La porte

(Traduit de l’anglais)
Jean 10, 7 à 10
W. Kelly

[Bible Treasury N2 p. 212-214]
[Paroles d’évangile 8.6]

Dans les versets précédents, notre Seigneur parle de Lui-même comme du Berger des brebis qui entre dans la bergerie d’Israël par la porte, ou selon les moyens prévus par Dieu.

Ici, pour les meilleures raisons et pour une manifestation plus complète de la grâce et de la vérité qui vinrent par Lui, Il se présente Lui-même comme la porte des brebis, plutôt que de la bergerie.

« Jésus donc leur dit encore : En vérité, en vérité, je vous dis que moi je suis la porte des brebis. Tous, autant qu’il en est venu avant moi, sont des voleurs et des larrons ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; et il entrera et il sortira, et il trouvera de la pâture. Le voleur ne vient que pour voler, et tuer, et détruire : moi, je suis venu afin qu’elles aient la vie, et qu’elles [l]’aient en abondance » (v. 7-10).

La bergerie est ici laissée de côté. Que pouvait apporter le judaïsme aux saints plus qu’aux pécheurs ? Christ est la porte des brebis. Elles peuvent être chassées dehors, comme l’aveugle qu’Il avait rendu voyant. Vers où devaient-elles se tourner, et où aller ? « Je suis la porte des brebis ». Il est l’entrée vers les bénédictions nouvelles et permanentes de la part de Dieu pour les siens, l’entrée vers le Dieu qui les bénit, oui, vers le Père, comme ils l’apprendront au temps convenable. Il est l’objet de la foi désormais, plus clairement que jamais ; comme Il l’avait été en vérité, quoique indistinctement, depuis que le péché est entré dans le monde. Tous les croyants ont regardé vers Celui qui devait venir, le Messie ; mais maintenant, Il est révélé comme incomparablement davantage.

Quelqu’un a-t-il réclamé les brebis ? « Tous, autant qu’il en est venu avant moi, sont des voleurs et des larrons ; mais les brebis ne les ont pas écoutés ». Car Dieu protège les siens. Ils peuvent se vanter et dire qu’ils sont quelqu’un, comme Theudas ; ils peuvent attirer après eux un peuple en révolte, comme Judas le Galiléen. Mais ils n’étaient que des voleurs et des larrons ; et nul de ceux que le Fils avait rendu libres ne les suivit, seulement la semence d’Abraham, mais non pas ses enfants.

Au verset 9, Il se dépeint Lui-même en encore moins de mots, mais qui en disent bien plus : « Je suis la porte ». Ce n’est plus simplement « des brebis » ; c’est pour quiconque. « Je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; et il entrera et il sortira, et il trouvera de la pâture ». Peut-il y avoir des paroles plus précises ou plus complètes ? La bénédiction pour une âme dans le besoin peut-elle être plus adaptée, riche et assurée ? Il est la porte de façon absolue, hors de tout mal et vers tout bien.

C’est le christianisme, en contraste avec le judaïsme ou toute autre religion terrestre. Entrer par la porte, c’est croire en Jésus, le Fils de Dieu. Celui qui le fait est, par Sa parole, assuré du salut : « il sera sauvé ». Remarquez-le bien, cela est donné à celui qui entre par Christ. Une telle assurance ne va à nul autre qu’au Fils de Dieu. Il est le Sauveur, et personne d’autre ne l’est. L’Église est constituée de ceux qui sont sauvés, mais elle ne peut sauver : seul Christ le peut, et Il le fait. Une fausse église peut s’établir pour sauver ; la véritable église rejette une telle prétention comme étant un mensonge et un blasphème. Elle n’est que le corps, Lui est la Tête ; elle est l’Épouse, Lui est l’Époux. Elle, étant vraie, est jalouse de Son honneur ; elle rejette avec horreur toute pensée de s’établir elle-même à Sa place, comme le fit Satan. Elle a maintenant l’Esprit, comme Lui L’avait quand Il était ici-bas ; mais l’Esprit ne la glorifie pas elle, mais Lui. Tous ses privilèges sont en vertu de Lui, et sont à juste titre tournés seulement à Sa louange.

Le salut donc, comme étant par la grâce de Dieu, est par Christ. « Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ». Ce n’est pas seulement pour le Juif, mais aussi pour le Gentil ; c’est pour « quiconque ». Mais il doit entrer par Christ. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé. Il peut être baptisé et être perdu ; il peut prendre la cène du Seigneur et être perdu. Si quelqu’un entre par Christ, il sera sauvé. C’est ce qu’Il déclare ; et Ses paroles demeureront, quand le ciel et la terre passeront.

Ô mon lecteur, croyez-vous Ses paroles ? Croyez-vous en Lui ? S’Il n’avait pas été ce qu’Il est, s’Il n’avait pas été qui Il est, ni vous ni aucun autre pécheur ne pourrait être sauvé. Mais étant le Fils et étant devenu le sacrifice pour le péché, le salut est maintenant ouvert au plus pauvre des pécheurs qui croit en Lui. « Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ». Il est la porte ; et Il vous le dit. L’avez-vous entendu et êtes-vous entré ? L’avez-vous pris au mot ? C’est cela, croire. Croyez-vous donc au Fils de Dieu ?

Le salut n’est pas tout ce qu’Il donne maintenant. Il donne la liberté : ou, comme Il le dit ici de « quiconque » qui entre par Lui, « il entrera et il sortira ». C’est en contraste avec la condition confinée des brebis sous le judaïsme. La loi engendre la servitude ; elle ne peut conférer la liberté. Seule la vérité, le Fils, rend libre ; et « si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres ». Ainsi ici, « il entrera et il sortira ». C’est l’émancipation divine, pour nous sans argent et sans prix, pour Dieu au prix de Son Fils.

Il y a encore davantage. Car nous avons maintenant besoin, non seulement de salut et de liberté, mais de nourriture ; et c’est ce qu’Il nous garantit ensuite. Celui qui entre par Christ « trouvera de la pâture ». Comme Il l’a enseigné auparavant, la meilleure nourriture est Lui-même, non pas seulement incarné, mais mort pour nous, afin que par la foi, nous mangions Sa chair et buvions Son sang. C’est ce qui nourrit le mieux l’âme, la communion avec Sa mort.

Ô mon lecteur, ne faites pas la sourde oreille aux bonnes nouvelles de Dieu. Craignez de traiter avec indifférence un tel Sauveur. Prenez garde de reporter à un moment plus convenable. On ne se moque pas de Dieu. Négliger la loi de Dieu était mauvais ; négliger Son évangile est bien pire. L’ennemi est actif et proche. « Le voleur ne vient que pour voler, et tuer, et détruire ». C’est ce qu’aime Satan, et ses serviteurs sont nombreux. « Je suis venu », dit le Seigneur, « afin qu’elles [les croyants] aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance ». Ici, Il fait une brève transition vers Sa mort et Sa résurrection, afin que ceux qui sont sauvés jouissent de la vie, comme c’est le cas maintenant, dans la puissance de Sa résurrection.