La veuve persévérante

(Traduit de l’anglais)
Luc 18, 1 à 8
W. Kelly

[Bible Treasury N2 p. 149-150]
[Paroles d’évangile 8.2]

Les derniers versets de Luc 17 traitent de l’apparition du Seigneur, quand Il viendra dans Son royaume et exécutera le jugement sur les vivants. C’est pourquoi la comparaison est faite avec les jours de Noé et de Lot. Ce n’est pas l’espérance céleste qui se levait, comme dans Luc 12, 32 à 38 ; mais « le jour où le fils de l’homme sera manifesté » (2 Thess. 1), quand les oiseaux de proie seront rassemblés sur le cadavre.

En relation morale avec Sa venue en jugement personnel sur la terre, le Seigneur insiste sur la valeur urgente de la prière.

« Et il leur dit aussi une parabole, pour montrer qu’ils devaient toujours prier et ne pas se lasser, disant : Il y avait dans une ville un certain juge qui ne craignait pas Dieu et qui ne respectait pas les hommes ; et dans cette ville-là il y avait une veuve, et elle alla vers lui, disant : Venge-moi de mon adversaire. Et il ne le voulut pas pour un temps. Mais après cela, il dit en lui-même : Quoique je ne craigne pas Dieu et que je ne respecte pas les hommes, néanmoins, parce que cette veuve m’ennuie, je lui ferai justice, de peur que, revenant sans cesse, elle ne me rompe la tête. Et le Seigneur dit : Écoutez ce que dit le juge inique. Et Dieu ne ferait-il point justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et il use de patience avant d’intervenir pour eux ? Je vous dis que bientôt il leur fera justice. Mais le fils de l’homme quand il viendra, trouvera-t-il de la foi sur la terre ? » (v. 1-8).

Tout comme l’appel de Dieu est la garantie de la foi, ainsi la foi est exercée dans la prière, et se repose toujours sur ce qui ne se voit pas, au milieu de l’expérience de ce qui se voit. Et quand les choses sont des plus exerçantes à cause du mal qui prévaut, ceux qui croient sont d’autant plus encouragés à crier : Jusques à quand, Seigneur ? Il met la foi à l’épreuve ; Il ne peut jamais se renier Lui-même, ni désappointer les siens. Mais la patience doit avoir son œuvre parfaite, afin qu’ils soient parfaits et accomplis, ne manquant de rien.

Les images employées étaient les meilleures possibles pour encourager : d’un côté, un juge injuste qui ne craignait pas Dieu ni ne respectait les hommes, de l’autre une veuve lésée par un adversaire assez proche pour lui infliger encore plus de mal, parce qu’il aurait dû être son protecteur. Pourtant, son cri persévérant use l’indifférence du juge. Il ne peut supporter ses appels continuels et, pour échapper à cet ennui, il finit par lui faire justice. Le Seigneur révèle les pensées et les motifs du cœur du juge, et attire l’attention du croyant sur la manière selon laquelle, encore maintenant, les voies providentielles de Dieu agissent dans ceux qui sont les plus téméraires et sans scrupules, en faveur des opprimés.

Mais combien plus en sera-t-il quand Dieu se lèvera pour le jugement du monde, comme Il le fera assurément dans la personne du Seigneur Jésus, à la consommation du siècle. Alors Il resplendira comme le Juge de la terre : et les élus verront leur cri, poussé nuit et jour, enfin entendu, et le méchant ne triomphera plus. Ils parlent arrogamment, actuellement, ils s’enorgueillissent. Ils tueront la veuve et l’étranger, et mettront à mort l’orphelin. Mais l’Éternel ne délaissera pas Son peuple, ni n’abandonnera Son héritage. Car le jugement, au lieu de dévier à droite ou à gauche, retournera à la justice, et tous ceux qui sont droits de cœur le suivront. Ainsi en sera-t-il au jour de l’apparition du Seigneur. Celle qui L’avait trompé pendant longtemps et avait recherché de nombreux amants, prendra en repentance la place d’une veuve désolée, et oubliera la honte de sa jeunesse, et Il ne se souviendra plus de l’opprobre de son veuvage. Car Celui qui l’a faite est son mari, en ce jour radieux ; et le Saint d’Israël est son rédempteur ; Il sera appelé le Dieu de toute la terre, comme Il l’est de fait, et elle le saura. Il peut être patient envers Ses élus dans leurs tribulations ; mais Il les vengera promptement, en ce jour-là. Car une coupe est dans Sa main, et le vin écume ; elle est pleine de mixtion, et Il en verse. Certainement, tous les méchants de la terre en suceront la lie, et la boiront ; et les cornes des justes seront élevées, alors que celles des méchants seront abattues. Mais ce sera une heure de ténèbres, non seulement sur le pays, mais partout, et la foi semblera alors éteinte, quant à ce qui regarde la profession publique, jusqu’à cette intervention puissante.

Ô mon lecteur, n’oubliez pas que vous entendez encore l’évangile. Voici, c’est maintenant le temps agréable ; voici, c’est maintenant le jour du salut. Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu L’a fait péché pour nous, afin que nous devinssions justice de Dieu en Lui. Tel est Son témoignage pour vous. Ce n’est pas une promesse ou une espérance ; c’est le plus merveilleux de tous les faits, dans la grâce de Dieu ; et vous, si vous n’avez pas déjà cru Dieu à ce sujet, êtes maintenant appelé à croire en Christ, qu’Il a donné et envoyé afin que vous soyez sauvé. C’est à Lui et à Son œuvre de rédemption, que le Saint Esprit rend maintenant témoignage dans l’évangile, qui est la bonne nouvelle de Dieu à quiconque croit. Ne jouez pas avec une grâce sans pareille. Remettre à plus tard, c’est prendre à la légère la volonté du Père, le travail du Fils, et le témoignage du Saint Esprit. Peut-il y avoir incrédulité plus flagrante ou plus coupable ?

Pourquoi tardez-vous maintenant ? L’œuvre expiatoire est faite. Sachez donc que par Christ vous est prêché la rémission des péchés ; et qu’en vertu de Lui, quiconque croit est justifié de tout ce dont vous n’avez pu être justifié par la loi de Moïse. Ce n’était pas un manquement dans Sa loi, qui de fait était la loi de Dieu et devait condamner, et non pas justifier, le pécheur. Mais l’évangile est, de la part de Dieu, la bonne nouvelle de Jésus le Seigneur, Son Fils, le Fils de l’homme venu chercher et sauver ce qui était perdu. Prenez donc garde, de peur que vienne sur vous ce qui a été dit par les prophètes : « Voyez, contempteurs, et étonnez-vous, et soyez anéantis ; car moi, je fais une œuvre en vos jours, une œuvre que vous ne croiriez point, si quelqu’un vous la racontait ».