2 Chroniques 20
Ce sont des circonstances d’épreuves et de difficultés extérieures que nous trouvons dans ce chapitre. Il n’y est point question de combat intérieur, qui souvent est réellement de l’incrédulité et la puissance non jugée de la chair. Ce n’est point là la vraie guerre du chrétien. Dans l’Écriture, le combat est la puissance du mal contre nous, parce que nous sommes avec Dieu et que nous le savons. C’est, ou bien l’agression du chrétien poussant plus loin sa prise de possession de la bénédiction et faisant des conquêtes pour le Seigneur ; ou bien, c’est la violence des assauts de l’ennemi contre nous, parce que nous sommes du côté de Dieu. Mais le véritable combat chrétien ne consiste jamais simplement dans l’expérience du péché en nous, quoiqu’elle ait pu être aussi tristement réalisée. Nous avons tant été tous sous la loi que souvent c’est avec une extrême difficulté que nous nous remettons de ses effets : elle est toujours prête à rentrer.
Là où les voies de Dieu sont comprises plus simplement selon Sa pensée et Sa Parole, nous trouvons un immense déploiement des forces de Satan qu’il fait avancer pour attaquer les saints de Dieu et les chasser de leur place de bénédiction. C’est ainsi qu’Israël nous apparaît ici environné d’ennemis ; mais il rechercha l’Éternel, et la manière dont l’Éternel fit tourner à bénédiction ces circonstances mêmes est ce qui a principalement frappé mon esprit et m’amène à dire ces quelques mots. Nous avons droit en effet, à cause que nous savons ce que Dieu est, d’être parfaitement certains qu’il n’y a pas un assaut du diable contre nous, à la suite duquel nous ne devions être plus bénis que jamais, si notre œil est fixé sur le Seigneur. « Croyez en l’Éternel notre Dieu », dit Josaphat, « et vous serez en sûreté ; croyez ses prophètes et vous prospérerez ». La bénédiction viendrait, par la bonté de Dieu, lors même qu’il n’y aurait pas la confiance paisible qui Lui est due ; mais il est clair que comme Ses enfants, ce n’est pas là ce que nous désirons.
Nous devons désirer de jouir de ce que Dieu nous donne dans ce dessein. Cette scène est destinée à nous enseigner une grande vérité. Quand l’adversaire a réuni contre nous des forces considérables, que nous ne voyons pas d’ouverture pour échapper, et que nous ne pouvons imaginer de quelle manière elles doivent être défaites, si notre œil seulement est simple dans la confiance de l’amour du Seigneur, nous avons le droit d’entrer dans ce qui paraît être la bataille avec des cantiques de joie. Et ce n’est pas simplement comme Israël après qu’il eut traversé la mer Rouge, lorsque c’en fut fait de tous ses ennemis, mais nous avons le privilège, même quand nous allons commencer la bataille, de pouvoir chanter comme si la victoire était gagnée. La bataille dont il s’agit ici est une des quelques batailles où ils ne frappèrent pas un coup. De quelle immense douceur n’est-ce pas, que Dieu se charge si manifestement de notre cause, qu’il n’y ait pas de notre part à frapper un seul coup ! C’est une chose pénible d’avoir personnellement à blesser quelqu’un, et c’est une grande miséricorde quand Dieu fait bien plus que répondre à la confiance qu’Il inspire et que l’ennemi est défait sans que nous combattions. L’intention de Dieu est que notre premier sentiment soit celui de l’épreuve, mais que notre meilleure pensée soit celle de ce que Dieu est pour nous , et de ce qu’Il éprouve à l’égard de ceux qui réunissent toute leur force pour écraser, si c’était possible, la gloire du Seigneur dans les pauvres pécheurs qui ont été l’objet de Son choix. Puissent nos cœurs être tournés vers Lui ! La vallée à travers laquelle nous avons chanté avant la bataille, est la vallée par laquelle nous retournerons en chantant encore, et enrichis de plus de trésors que nous ne saurions en porter.
Une alliance est un principe de relation avec Dieu sur la terre ; des conditions établies par Dieu, sous lesquelles l’homme doit vivre avec Lui. Il est possible peut-être que le mot soit employé d’une manière figurée ou par accommodation. Il est appliqué aux détails de la relation de Dieu avec Israël, mais strictement parlant, il n’y a que deux alliances, l’ancienne et la nouvelle. L’ancienne fut établie à Sinaï. La nouvelle est faite aussi avec les deux maisons d’Israël. L’évangile n’est point une alliance, mais la révélation du salut de Dieu. Il proclame le grand salut. Nous jouissons à la vérité de tous les privilèges essentiels de la nouvelle alliance, son fondement étant en Dieu ; mais nous en jouissons dans son esprit et non quant à la lettre. La nouvelle alliance sera établie formellement avec Israël dans le millénium.
2 Corinthiens 4, 10 et 11 ; 5, 10 . — Le corps a une place importante dans les exhortations de la Parole de Dieu. L’homme extérieur doit, aussi bien que l’homme intérieur, être témoin pour Christ. On a beau dire : Quoique je suive les habitudes du monde, mon cœur n’y est pas ; la vérité est que, si on jouit de Christ, les choses qui ne portent pas Son cachet, tombent comme des feuilles fanées. Il en est ainsi du genre de vie, de l’ameublement, des habitudes, etc., aussi bien que de notre extérieur. Seulement, il nous faut être patients à l’égard des autres, et donner à la vérité le temps de se développer et d’agir.
1 Corinthiens 11
Il y a quelque chose de profondément touchant dans le motif que met en avant notre Maître, au sujet de la cène, quand Il nous invite à la célébrer « en mémoire de Lui » . C’est un acte commémoratif, un acte qui montre qu’Il est Lui-même pour nous l’objet d’une affection personnelle : « Faites ceci en mémoire de moi ». Je suis convaincu que nos âmes sentent combien la doctrine est pauvre, eu égard à la vérité telle qu’elle nous est présentée en rapport avec la personne de Jésus . Ce qu’il y a de plus doux dans cet acte, c’est de le faire en mémoire de Lui . Puissions-nous tous nous souvenir de Jésus tout le long du désert, et sympathiser avec Lui dans Sa mort et dans Ses souffrances ! C’est là notre vraie place vis-à-vis de Lui. Et Lui, puisse-t-Il regarder à nous, Ses pauvres rachetés — pécheurs que nous sommes, tout en étant sauvés — et dire à Son Père : Il y en a quelques-uns, rassemblés en mon nom, qui se souviennent de moi ! C’est là pour Lui de la joie, un véritable rafraîchissement pour Son cœur. Il peut ainsi s’associer à notre joie, au souvenir de ce qu’Il a fait pour nous. Il y a dans cette affection qu’on Lui porte, dans ce souvenir qu’on garde de Lui, une douceur et une assurance qui ne se trouvent pas dans la simple connaissance de la doctrine. Très souvent, on rencontre beaucoup d’amour pour le Seigneur, là où il y a peu d’intelligence de la vérité. Nous ne pouvons pas célébrer la cène d’une manière intelligente, sans voir l’amour de Christ.
Ce ne sont pas les difficultés qui nous arrêtent dans notre course chrétienne, c’est notre manque de foi.
Si nous avons communion avec Celui qui ne bronche point, notre chemin sera toujours bien dressé.
Le plus sûr moyen d’honorer Jésus, c’est de suivre Ses pas.
Quand la gloire de Christ remplit notre cœur, nous désirons marcher en Lui ; quand Sa personne occupe nos affections, nous désirons être avec Lui, là où Il est.
Le vrai caractère de notre espérance, c’est d’être « toujours avec le Seigneur » . Ceux qui voient tout premièrement dans l’arrivée de Jésus la fin de leurs tribulations, ne peuvent dire : « Viens », que par un sentiment d’égoïsme.
Un pareil sentiment ne trouvera que confusion en la venue de Celui qui dit : « Je vous prendrai auprès de moi, afin que là où je suis, moi, vous, vous soyez aussi » .
Si donc nous avons bien saisi le caractère de notre espérance, nous désirerons Christ dans la proportion de notre attachement à Lui-même.
Il est naturel à ceux qui gémissent avec toute la création sous le péché et ses conséquences (la mort, la souffrance, l’épreuve, etc.) de soupirer après la délivrance ; mais il faut plus que la délivrance au cœur qui s’est attaché à Jésus : il lui faut la pleine et parfaite jouissance de son objet. C’est ce que nous aurons quand nous Le verrons tel qu’Il est.
Il en est du service comme de l’espérance : tout service qui n’est pas le fruit d’un amour dévoué pour Celui qu’on sert, n’est autre chose que du légalisme ou de la propre justice.
Mais un secret qui doit nous réjouir sans nous faire honneur, c’est que, en dépit de tous nos manquements et de tous nos mauvais motifs, Dieu prend toujours soin de Sa propre gloire.
2 Chroniques
20 ◊ 1 * Et il arriva, après ces choses, que les fils de Moab et les fils d’Ammon, et avec eux une partie des Maonites, vinrent contre Josaphat pour faire la guerre. ◊ 2 Et on vint et on rapporta à Josaphat, en disant : Il est venu contre toi une grande multitude, de l’autre côté de la mer, de la Syrie ; et voici, ils sont à Hatsatson-Thamar, qui est En-Guédi. ◊ 3 Et Josaphat craignit, et tourna sa face pour rechercher l’Éternel, et proclama un jeûne par tout Juda. ◊ 4 Et Juda s’assembla pour chercher [secours] de la part de l’Éternel : et on vint aussi de toutes les villes de Juda pour rechercher l’Éternel. ◊ 5 Et Josaphat se tint debout dans la congrégation de Juda et de Jérusalem, dans la maison de l’Éternel, devant le nouveau parvis ; ◊ 6 et il dit : Éternel, Dieu de nos pères ! n’es-tu pas le Dieu qui es dans les cieux, et [n’est-ce pas] toi qui domines sur tous les royaumes des nations ? Et en ta main est la puissance et la force, et nul ne peut te résister. ◊ 7 N’est-ce pas toi, notre Dieu, qui as dépossédé les habitants de ce pays devant ton peuple Israël, et qui l’as donné à toujours à la semence d’Abraham, ton ami ? ◊ 8 Et ils y ont habité, et t’y ont bâti un sanctuaire pour ton nom, disant : ◊ 9 S’il nous arrive du mal, épée, jugement, ou peste, ou famine, et que nous nous tenions devant cette maison et devant toi, car ton nom est dans cette maison, et que nous criions à toi à cause de notre angoisse, tu écouteras, et tu sauveras. ◊ 10 Et maintenant, voici, les fils d’Ammon et de Moab, et ceux de la montagne de Séhir, chez lesquels tu ne permis pas à Israël d’entrer lorsqu’ils venaient du pays d’Égypte (car ils se détournèrent d’eux, et ne les détruisirent pas), ◊ 11 les voici qui nous récompensent en venant pour nous chasser de ton héritage que tu nous as fait posséder. ◊ 12 Ô notre Dieu, ne les jugeras-tu pas ? car il n’y a point de force en nous devant cette grande multitude qui vient contre nous, et nous ne savons ce que nous devons faire, mais nos yeux sont sur toi ! ◊ 13 Et tout Juda se tenait devant l’Éternel, avec leurs petits enfants, leurs femmes et leurs fils.
◊ 14 Et l’Esprit de l’Éternel vint, au milieu de la congrégation, sur Jakhaziel, fils de Zacharie, fils de Benaïa, fils de Jehiel, fils de Matthania, lévite d’entre les fils d’Asaph. ◊ 15 Et il dit : Soyez attentifs, vous, tout Juda, et vous, habitants de Jérusalem, et toi, roi Josaphat. Ainsi vous dit l’Éternel : Ne craignez point, et ne soyez point effrayés à cause de cette grande multitude ; car cette guerre n’est pas la vôtre, mais celle de Dieu. ◊ 16 Demain, descendez contre eux : voici, ils vont monter par la montée de Tsits, et vous les trouverez au bout de la vallée, devant le désert de Jeruel. ◊ 17 Ce n’est point à vous de combattre en cette affaire ; présentez-vous, [et] tenez-vous là, et voyez la délivrance de l’Éternel [qui est] avec vous. Juda et Jérusalem, ne craignez pas et ne soyez pas effrayés ; demain, sortez à leur rencontre, et l’Éternel sera avec vous. ◊ 18 Et Josaphat s’inclina le visage contre terre, et tout Juda et les habitants de Jérusalem tombèrent [sur leurs faces] devant l’Éternel, pour adorer l’Éternel. ◊ 19 Et les lévites d’entre les fils des Kehathites et d’entre les fils des Corites se levèrent pour louer l’Éternel, le Dieu d’Israël, à grande et haute voix.
◊ 20 Et ils se levèrent de bonne heure le matin, et sortirent vers le désert de Thekoa ; et comme ils sortaient, Josaphat se tint là et dit : Écoutez-moi, Juda, et vous, habitants de Jérusalem : Croyez à l’Éternel, votre Dieu, et vous serez affermis ; croyez ses prophètes, et vous prospérerez. ◊ 21 Et il tint conseil avec le peuple, et il établit des chantres pour l’Éternel, et ceux qui louaient dans la sainte magnificence, et disaient, en sortant devant les troupes équipées : Célébrez l’Éternel, car sa bonté [demeure] à toujours. ◊ 22 Et au moment où ils commençaient le chant de triomphe et la louange, l’Éternel mit des embûches contre les fils d’Ammon [et] de Moab et [ceux de] la montagne de Séhir, qui venaient contre Juda, et ils furent battus. ◊ 23 Et les fils d’Ammon et de Moab se levèrent contre les habitants de la montagne de Séhir, pour les exterminer et les détruire ; et quand ils en eurent fini avec les habitants de Séhir, ils s’aidèrent l’un l’autre à se détruire. ◊ 24 Et Juda vint sur un lieu élevé [d’où l’on voyait] le désert ; et ils regardèrent du côté de la multitude, et voici, c’étaient des cadavres étendus par terre, et personne n’était échappé. ◊ 25 Et Josaphat et son peuple vinrent pour piller leur butin, et ils trouvèrent parmi eux en abondance des richesses et des cadavres, et des objets précieux, et ils en ramassèrent à ne pouvoir les porter ; et ils furent trois jours à piller le butin, car il était abondant. ◊ 26 Et le quatrième jour, ils s’assemblèrent dans la vallée de Beraca, car là ils bénirent l’Éternel ; c’est pourquoi on a appelé ce lieu-là du nom de vallée de Beraca, jusqu’à ce jour. ◊ 27 Et tous les hommes de Juda et de Jérusalem, et Josaphat à leur tête, s’en retournèrent, revenant à Jérusalem avec joie ; car l’Éternel les avait réjouis au sujet de leurs ennemis. ◊ 28 Et ils vinrent à Jérusalem, à la maison de l’Éternel, avec des luths et des harpes et des trompettes. ◊ 29 Et la frayeur de Dieu fut sur tous les royaumes des pays, quand ils entendirent que l’Éternel combattait contre les ennemis d’Israël. ◊ 30 Et le royaume de Josaphat fut tranquille, et son Dieu lui donna du repos tout à l’entour.
◊ 31 Et Josaphat régna sur Juda. Il était âgé de trente-cinq ans lorsqu’il commença de régner, et il régna vingt-cinq ans à Jérusalem ; et le nom de sa mère était Azuba, fille de Shilkhi. ◊ 32 Et il marcha dans la voie d’Asa, son père, et ne s’en détourna pas, faisant ce qui est droit aux yeux de l’Éternel. ◊ 33 Seulement, les hauts lieux ne furent pas ôtés, et le peuple n’avait pas encore disposé son cœur à [rechercher] le Dieu de ses pères. ◊ 34 Et le reste des actes de Josaphat, les premiers et les derniers, voici, ils sont écrits dans les paroles de Jéhu, fils de Hanani, lesquelles sont insérées dans le livre des rois d’Israël. ◊ 35 Et après cela, Josaphat, roi de Juda, se lia avec Achazia, roi d’Israël, qui agissait méchamment. ◊ 36 Et il s’associa avec lui pour construire des navires pour aller à Tarsis ; et ils construisirent les navires à Étsion-Guéber. ◊ 37 Et Éliézer, fils de Dodava, de Marésha, prophétisa contre Josaphat, disant : Parce que tu t’es lié avec Achazia, l’Éternel a détruit tes œuvres : et les navires furent brisés, et ne purent aller à Tarsis.
2 Corinthiens
5 ◊ 1 Car nous savons que, si notre maison terrestre qui n’est qu’une tente, est détruite, nous avons un édifice de la part de Dieu, une maison qui n’est pas faite de main, éternelle, dans les cieux. ◊ 2 Car aussi, dans cette tente, nous gémissons, désirant avec ardeur d’avoir revêtu notre domicile qui est du ciel, ◊ 3 si toutefois, même en étant vêtus, nous ne sommes pas trouvés nus. ◊ 4 Car aussi nous qui sommes dans la tente, nous gémissons, étant chargés ; non pas que nous désirions d’être dépouillés, mais [nous désirons] d’être revêtus, afin que ce qui est mortel soit absorbé par la vie. ◊ 5 Or celui qui nous a formés à cela même, c’est Dieu, qui nous a aussi donné les arrhes de l’Esprit. ◊ 6 Nous avons donc toujours confiance, et nous savons qu’étant présents dans le corps, nous sommes absents du Seigneur, ◊ 7 car nous marchons par la foi, non par la vue ; ◊ 8 nous avons, dis-je, de la confiance, et nous aimons mieux être absents du corps et être présents avec le Seigneur. ◊ 9 C’est pourquoi aussi, que nous soyons présents ou que nous soyons absents, nous nous appliquons avec ardeur à lui être agréables ; ◊ 10 car il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive les choses [accomplies] dans le corps, selon ce qu’il aura fait, soit bien, soit mal. ◊ 11 Connaissant donc combien le Seigneur doit être craint, nous persuadons les hommes, mais nous avons été manifestés à Dieu, et j’espère aussi que nous avons été manifestés dans vos consciences. ◊ 12 Nous ne nous recommandons pas de nouveau à vous, mais nous vous donnons occasion de vous glorifier de nous, afin que vous ayez [de quoi répondre] à ceux qui se glorifient extérieurement et non pas du cœur. ◊ 13 Car si nous sommes hors de nous-mêmes, c’est pour Dieu ; si nous sommes de sens rassis, c’est pour vous. ◊ 14 Car l’amour du Christ nous étreint, en ce que nous avons jugé ceci, que si un est mort pour tous, tous donc sont morts, ◊ 15 et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité. ◊ 16 En sorte que nous, désormais, nous ne connaissons personne selon la chair ; et, si même nous avons connu Christ selon la chair, toutefois maintenant nous ne le connaissons plus [ainsi]. ◊ 17 En sorte que si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles ; ◊ 18 et toutes sont du Dieu qui nous a réconciliés avec lui-même par Christ, et qui nous a donné le service de la réconciliation, ◊ 19 savoir, que Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, ne leur imputant pas leurs fautes et mettant en nous la parole de la réconciliation. ◊ 20 Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ, — Dieu, pour ainsi dire, exhortant par notre moyen ; nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! ◊ 21 Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devinssions justice de Dieu en lui.
2 Corinthiens
4 ◊ 1 C’est pourquoi, ayant ce ministère comme ayant obtenu miséricorde, nous ne nous lassons point, ◊ 2 mais nous avons entièrement renoncé aux choses honteuses qui se font en secret, ne marchant point avec ruse et ne falsifiant point la parole de Dieu, mais, par la manifestation de la vérité, nous recommandant nous-mêmes à toute conscience d’homme devant Dieu : ◊ 3 et si aussi notre évangile est voilé, il est voilé en ceux qui périssent, ◊ 4 en lesquels le dieu de ce siècle a aveuglé les pensées des incrédules, pour que la lumière de l’évangile de la gloire du Christ qui est l’image de Dieu, ne resplendît pas [pour eux]. ◊ 5 Car nous ne nous prêchons pas nous-mêmes, mais [nous prêchons] le christ Jésus comme Seigneur, et nous-mêmes comme vos esclaves pour l’amour de Jésus. ◊ 6 Car c’est le Dieu qui a dit que du sein des ténèbres la lumière resplendît, qui a relui dans nos cœurs pour faire luire la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ.
◊ 7 Mais nous avons ce trésor dans des vases de terre, afin que l’excellence de la puissance soit de Dieu et non pas de nous : ◊ 8 étant dans la tribulation de toute manière, mais non pas réduits à l’étroit ; dans la perplexité, mais non pas sans ressource ; ◊ 9 persécutés, mais non pas abandonnés ; abattus, mais ne périssant pas ; ◊ 10 portant toujours partout dans le corps la mort de Jésus, afin que la vie aussi de Jésus soit manifestée dans notre corps. ◊ 11 Car nous qui vivons, nous sommes toujours livrés à la mort pour l’amour de Jésus, afin que la vie aussi de Jésus soit manifestée dans notre chair mortelle. ◊ 12 Ainsi donc la mort opère en nous, mais la vie en vous. ◊ 13 Or, ayant le même esprit de foi, selon ce qui est écrit : « J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé », nous aussi nous croyons, c’est pourquoi aussi nous parlons : ◊ 14 sachant que celui qui a ressuscité le seigneur Jésus, nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous présentera avec vous. ◊ 15 Car toutes choses sont pour vous, afin que la grâce, abondant par le moyen de plusieurs, multiplie les actions de grâces à la gloire de Dieu.
◊ 16 C’est pourquoi nous ne nous lassons point ; mais si même notre homme extérieur dépérit, toutefois l’homme intérieur est renouvelé de jour en jour. ◊ 17 Car notre légère tribulation d’un moment, opère pour nous, en mesure surabondante, un poids éternel de gloire, ◊ 18 nos regards n’étant pas fixés sur les choses qui se voient, mais sur celles qui ne se voient pas : car les choses qui se voient sont pour un temps, mais celles qui ne se voient pas sont éternelles.
Jean
14 ◊ 1 Que votre cœur ne soit pas troublé ; vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. ◊ 2 Dans la maison de mon Père, il y a plusieurs demeures ; s’il en était autrement, je vous l’eusse dit, car je vais vous préparer une place. ◊ 3 Et si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi. ◊ 4 Et vous savez où moi je vais, et vous en savez le chemin. ◊ 5 Thomas lui dit : Seigneur, nous ne savons pas où tu vas ; et comment pouvons-nous en savoir le chemin ? ◊ 6 Jésus lui dit : Moi, je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; nul ne vient au Père que par moi. ◊ 7 Si vous m’aviez connu, vous auriez connu aussi mon Père ; et dès maintenant vous le connaissez et vous l’avez vu. ◊ 8 Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. ◊ 9 Jésus lui dit : Je suis depuis si longtemps avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ? Celui qui m’a vu, a vu le Père ; et comment toi, dis-tu : Montre-nous le Père ? ◊ 10 Ne crois-tu pas que moi je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que moi je vous dis, je ne les dis pas de par moi-même ; mais le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres. ◊ 11 Croyez-moi, que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ; sinon, croyez-moi à cause des œuvres elles-mêmes. ◊ 12 En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que moi je fais, et il en fera de plus grandes que celles-ci ; parce que moi, je m’en vais au Père. ◊ 13 Et quoi que vous demandiez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. ◊ 14 Si vous demandez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai.
◊ 15 Si vous m’aimez, gardez mes commandements ; ◊ 16 et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, pour être avec vous éternellement, ◊ 17 l’Esprit de vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous, et qu’il sera en vous. ◊ 18 Je ne vous laisserai pas orphelins ; je viens à vous. ◊ 19 Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez ; parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez. ◊ 20 En ce jour-là, vous connaîtrez que moi je suis en mon Père, et vous en moi et moi en vous. ◊ 21 Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime, sera aimé de mon Père ; et moi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. ◊ 22 Jude (non pas l’Iscariote) lui dit : Seigneur, comment se fait-il que tu vas te manifester à nous, et non pas au monde ? ◊ 23 Jésus répondit et lui dit : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; et nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. ◊ 24 Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas la mienne, mais celle du Père qui m’a envoyé. ◊ 25 Je vous ai dit ces choses demeurant avec vous ; ◊ 26 mais le Consolateur, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera toutes choses et vous rappellera toutes les choses que je vous ai dites. ◊ 27 Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne. Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif. ◊ 28 Vous avez entendu que moi je vous ai dit : Je m’en vais, et je viens à vous. Si vous m’aviez aimé, vous vous seriez réjouis de ce que je m’en vais au Père, car mon Père est plus grand que moi. ◊ 29 Et maintenant je vous l’ai dit avant que cela arrive, afin que, quand ce sera arrivé, vous croyiez. ◊ 30 Je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le chef du monde vient, et il n’a rien en moi ; ◊ 31 mais afin que le monde connaisse que j’aime le Père ; et selon que le Père m’a commandé, ainsi je fais. Levez-vous, partons d’ici !
1 Corinthiens
11 ◊ 1 Soyez mes imitateurs, comme moi aussi je le suis de Christ.
◊ 2 Or je vous loue de ce que vous vous souvenez de moi en toutes choses, et de ce que vous gardez les enseignements, comme je vous les ai donnés. ◊ 3 Mais je veux que vous sachiez que le chef de tout homme, c’est le Christ, et que le chef de la femme, c’est l’homme, et que le chef du Christ, c’est Dieu. ◊ 4 Tout homme qui prie ou qui prophétise en ayant [quelque chose] sur la tête, déshonore sa tête ; ◊ 5 et toute femme qui prie ou qui prophétise, la tête découverte, déshonore sa tête, car c’est la même chose qu’une femme qui serait rasée. ◊ 6 Car si la femme n’est pas couverte, qu’on lui coupe aussi les cheveux. Mais s’il est déshonnête pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle soit couverte. ◊ 7 Car l’homme, étant l’image et la gloire de Dieu, ne doit pas se couvrir la tête ; mais la femme est la gloire de l’homme. ◊ 8 Car l’homme ne procède pas de la femme, mais la femme de l’homme ; ◊ 9 car aussi l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme à cause de l’homme. ◊ 10 C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête [une marque de l’]autorité [à laquelle elle est soumise]. ◊ 11 Toutefois, ni la femme n’est sans l’homme, ni l’homme sans la femme, dans le Seigneur ; ◊ 12 car comme la femme procède de l’homme, ainsi aussi l’homme est par la femme ; mais toutes choses procèdent de Dieu. ◊ 13 Jugez-en en vous-mêmes : est-il convenable qu’une femme prie Dieu sans être couverte ? ◊ 14 La nature même ne vous enseigne-t-elle pas que, si un homme a une longue chevelure, c’est un déshonneur pour lui ? ◊ 15 Mais si une femme a une longue chevelure, c’est une gloire pour elle, parce que la chevelure lui est donnée en guise de voile. ◊ 16 Mais si quelqu’un paraît vouloir contester, nous, nous n’avons pas une telle coutume, ni les assemblées de Dieu.
◊ 17 Or, en prescrivant ceci, je ne [vous] loue pas, — c’est que vous vous réunissez, non pas pour votre profit, mais à votre détriment. ◊ 18 Car d’abord, quand vous vous réunissez en assemblée, j’entends dire qu’il y a des divisions parmi vous, et je le crois en partie ; ◊ 19 car il faut aussi qu’il y ait des sectes parmi vous, afin que ceux qui sont approuvés soient manifestes parmi vous.
◊ 20 Quand donc vous vous réunissez ensemble, ce n’est pas manger la cène dominicale : ◊ 21 car lorsqu’on mange, chacun prend par avance son propre souper, et l’un a faim, et l’autre s’enivre. ◊ 22 N’avez-vous donc pas des maisons pour manger et pour boire ? Ou méprisez-vous l’assemblée de Dieu, et faites-vous honte à ceux qui n’ont rien ? Que vous dirai-je ? Vous louerai-je ? En cela, je ne vous loue pas. ◊ 23 Car moi, j’ai reçu du Seigneur ce qu’aussi je vous ai enseigné : c’est que le seigneur Jésus, la nuit qu’il fut livré, prit du pain, ◊ 24 et après avoir rendu grâces, il le rompit et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. » ◊ 25 De même [il prit] la coupe aussi, après le souper, en disant : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang : faites ceci, toutes les fois que vous la boirez, en mémoire de moi. » ◊ 26 Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne. ◊ 27 Ainsi quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement sera coupable à l’égard du corps et du sang du Seigneur. ◊ 28 Mais que chacun s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe ; ◊ 29 car celui qui mange et qui boit, mange et boit un jugement contre lui-même, ne distinguant pas le corps. ◊ 30 C’est pour cela que plusieurs sont faibles et malades parmi vous, et qu’un assez grand nombre dorment. ◊ 31 Mais si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. ◊ 32 Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde. ◊ 33 Ainsi, mes frères, quand vous vous réunissez pour manger, attendez-vous l’un l’autre ; ◊ 34 si quelqu’un a faim, qu’il mange chez lui, afin que vous ne vous réunissiez pas pour être jugés. Or, quant aux autres points, je les réglerai quand j’irai [vers vous].
1 Thessaloniciens
4 ◊ 1 Au reste donc, frères, nous vous prions et nous vous exhortons par le seigneur Jésus, pour que, comme vous avez reçu de nous de quelle manière il faut que vous marchiez et plaisiez à Dieu, comme aussi vous marchez, vous y abondiez de plus en plus. ◊ 2 Car vous savez quels commandements nous vous avons donnés par le seigneur Jésus. ◊ 3 Car c’est ici la volonté de Dieu, votre sainteté, que vous vous absteniez de la fornication, ◊ 4 que chacun de vous sache posséder son propre vase en sainteté et en honneur, ◊ 5 non dans la passion de la convoitise comme font les nations aussi qui ne connaissent pas Dieu ; ◊ 6 que personne ne circonvienne son frère ni ne lui fasse tort dans l’affaire, parce que le Seigneur est le vengeur de toutes ces choses, comme aussi nous vous l’avons dit précédemment et affirmé. ◊ 7 Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais dans la sainteté. ◊ 8 C’est pourquoi celui qui méprise, ne méprise pas l’homme, mais Dieu, qui vous a aussi donné son Esprit Saint.
◊ 9 Or, quant à l’amour fraternel, vous n’avez pas besoin que je vous en écrive ; car vous-mêmes, vous êtes enseignés de Dieu à vous aimer l’un l’autre ; ◊ 10 car aussi c’est ce que vous faites à l’égard de tous les frères qui sont dans toute la Macédoine ; mais nous vous exhortons, frères, à y abonder de plus en plus, ◊ 11 et à vous appliquer à vivre paisiblement, à faire vos propres affaires et à travailler de vos propres mains, ainsi que nous vous l’avons ordonné, ◊ 12 afin que vous marchiez honorablement envers ceux de dehors et que vous n’ayez besoin de personne.
◊ 13 Or nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance à l’égard de ceux qui dorment, afin que vous ne soyez pas affligés comme les autres qui n’ont pas d’espérance. ◊ 14 Car si nous croyons que Jésus mourut et qu’il est ressuscité, de même aussi, avec lui, Dieu amènera ceux qui se sont endormis par Jésus. ◊ 15 (Car nous vous disons ceci par la parole du Seigneur : que nous, les vivants, qui demeurons jusqu’à la venue du Seigneur, nous ne devancerons aucunement ceux qui se sont endormis. ◊ 16 Car le Seigneur lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange, et avec [la] trompette de Dieu, descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront premièrement ; ◊ 17 puis nous, les vivants qui demeurons, nous serons ravis ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air ; et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. ◊ 18 Consolez-vous donc l’un l’autre par ces paroles.)
Luc
22 ◊ 1 Or la fête des pains sans levain, qui est appelée la Pâque, approchait. ◊ 2 Et les principaux sacrificateurs et les scribes cherchaient comment ils pourraient le faire mourir ; car ils craignaient le peuple.
◊ 3 Et Satan entra dans Judas, surnommé Iscariote, qui était du nombre des douze ; ◊ 4 et il s’en alla et parla avec les principaux sacrificateurs et [les] capitaines sur la manière dont il le leur livrerait. ◊ 5 Et ils se réjouirent, et convinrent de lui donner de l’argent. ◊ 6 Et il s’engagea ; et il cherchait une bonne occasion pour le leur livrer sans que la foule y fût.
◊ 7 Et le jour des pains sans levain, dans lequel il fallait sacrifier la pâque, arriva. ◊ 8 Et il envoya Pierre et Jean, disant : Allez, et apprêtez-nous la pâque, afin que nous la mangions. ◊ 9 Et ils lui dirent : Où veux-tu que nous l’apprêtions ? ◊ 10 Et il leur dit : Voici, quand vous entrerez dans la ville, un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre ; suivez-le dans la maison où il entrera. ◊ 11 Et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le logis où je mangerai la pâque avec mes disciples ? ◊ 12 Et lui vous montrera une grande chambre garnie ; apprêtez là [la pâque]. ◊ 13 Et s’en étant allés, ils trouvèrent [tout] comme il leur avait dit ; et ils apprêtèrent la pâque.
◊ 14 Et quand l’heure fut venue, il se mit à table, et les [douze] apôtres avec lui. ◊ 15 Et il leur dit : J’ai fort désiré de manger cette pâque avec vous, avant que je souffre ; ◊ 16 car je vous dis que je n’en mangerai plus jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. ◊ 17 Et ayant reçu une coupe, il rendit grâces et dit : Prenez ceci et le distribuez entre vous, ◊ 18 car je vous dis que je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. ◊ 19 Et ayant pris un pain, [et] ayant rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ; ◊ 20 — de même la coupe aussi, après le souper, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous ; ◊ 21 mais voici, la main de celui qui me livre est avec moi à table. ◊ 22 Et le fils de l’homme s’en va bien, selon ce qui est déterminé ; mais malheur à cet homme par qui il est livré ! ◊ 23 Et ils se mirent à s’entre-demander l’un à l’autre, qui donc serait celui d’entre eux qui allait faire cela.
◊ 24 Et il arriva aussi une contestation entre eux [pour savoir] lequel d’entre eux serait estimé le plus grand. ◊ 25 Et il leur dit : Les rois des nations les dominent, et ceux qui exercent l’autorité sur elles sont appelés bienfaiteurs ; ◊ 26 mais il n’en sera pas ainsi de vous ; mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus jeune, et celui qui conduit comme celui qui sert. ◊ 27 Car lequel est le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Or moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert. ◊ 28 Mais vous, vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes tentations. ◊ 29 Et moi, je vous confère un royaume comme mon Père m’en a conféré un, ◊ 30 afin que vous mangiez et que vous buviez à ma table dans mon royaume ; et que vous soyez assis sur des trônes, jugeant les douze tribus d’Israël.
◊ 31 Et le Seigneur dit : Simon, Simon, voici, Satan a demandé à vous avoir pour vous cribler comme le blé ; ◊ 32 mais moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ; et toi, quand une fois tu seras revenu, fortifie tes frères. ◊ 33 — Et il lui dit : Seigneur, avec toi, je suis prêt à aller et en prison et à la mort. ◊ 34 — Et il dit : Pierre, je te dis : le coq ne chantera point aujourd’hui, que premièrement tu n’aies nié trois fois de me connaître.
◊ 35 Et il leur dit : Quand je vous ai envoyés sans bourse, sans sac et sans sandales, avez-vous manqué de quelque chose ? Et ils dirent : De rien. ◊ 36 Il leur dit donc : Mais maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, et de même [celui qui a] un sac, et que celui qui n’a pas [d’épée] vende son vêtement et achète une épée. ◊ 37 Car je vous dis, qu’il faut encore que ceci qui est écrit, soit accompli en moi : « Et il a été compté parmi les iniques ». Car aussi les choses qui me concernent vont avoir leur fin. ◊ 38 Et ils dirent : Seigneur, voici ici deux épées. Et il leur dit : C’est assez.
◊ 39 Et sortant, il s’en alla, selon sa coutume, à la montagne des Oliviers, et les disciples aussi le suivirent. ◊ 40 Et quand il fut en ce lieu-là, il leur dit : Priez que vous n’entriez pas en tentation. ◊ 41 Et il s’éloigna d’eux lui-même environ d’un jet de pierre, et s’étant mis à genoux, il priait, ◊ 42 disant : Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi ! Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite. ◊ 43 Et un ange du ciel lui apparut, le fortifiant. ◊ 44 Et étant dans [l’angoisse du] combat, il priait plus instamment ; et sa sueur devint comme des grumeaux de sang découlant sur la terre. ◊ 45 Et s’étant levé de sa prière, il vint vers les disciples, qu’il trouva endormis de tristesse ; ◊ 46 et il leur dit : Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous, et priez afin que vous n’entriez pas en tentation.
◊ 47 Comme il parlait encore, voici une foule, et celui qui avait nom Judas, l’un des douze, les précédait ; et il s’approcha de Jésus, pour le baiser. ◊ 48 Et Jésus lui dit : Judas, tu livres le fils de l’homme par un baiser ? ◊ 49 Et ceux qui étaient autour de lui, voyant ce qui allait arriver, lui dirent : Seigneur, frapperons-nous de l’épée ? ◊ 50 Et l’un d’entre eux frappa l’esclave du souverain sacrificateur et lui emporta l’oreille droite. ◊ 51 Mais Jésus, répondant, dit : Laissez [faire] jusqu’ici ; et lui ayant touché l’oreille, il le guérit. ◊ 52 Et Jésus dit aux principaux sacrificateurs et aux capitaines du temple et aux anciens qui étaient venus contre lui : Êtes-vous sortis comme contre un brigand avec des épées et des bâtons ? ◊ 53 Lorsque j’étais tous les jours avec vous, dans le temple, vous n’avez pas étendu vos mains contre moi ; mais c’est ici votre heure, et le pouvoir des ténèbres.
◊ 54 Et se saisissant de lui, ils l’emmenèrent, et le conduisirent dans la maison du souverain sacrificateur. Or Pierre suivait de loin. ◊ 55 Et lorsqu’ils eurent allumé un feu au milieu de la cour et qu’ils se furent assis ensemble, Pierre s’assit au milieu d’eux. ◊ 56 Et une servante, le voyant assis auprès de la lumière, et l’ayant regardé fixement, dit : Celui-ci aussi était avec lui. ◊ 57 Mais il le renia, disant : Femme, je ne le connais pas. ◊ 58 Et peu après, un autre le voyant, dit : Et toi, tu es de ces gens-là. Mais Pierre dit : Ô homme, je n’en suis point. ◊ 59 Et environ une heure après, un autre affirma, disant : En vérité, celui-ci aussi était avec lui ; car aussi il est Galiléen. ◊ 60 Et Pierre dit : Ô homme, je ne sais ce que tu dis. Et à l’instant, comme il parlait encore, le coq chanta. ◊ 61 Et le Seigneur, se tournant, regarda Pierre ; et Pierre se ressouvint de la parole du Seigneur, comme il lui avait dit : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. ◊ 62 Et Pierre, étant sorti dehors, pleura amèrement.
◊ 63 Et les hommes qui tenaient Jésus se moquaient de lui et le frappaient ; ◊ 64 et lui couvrant [les yeux], ils l’interrogeaient, disant : Prophétise ; qui est celui qui t’a frappé ? ◊ 65 Et ils disaient plusieurs autres choses contre lui, en l’outrageant.
◊ 66 Et quand le jour fut venu, le corps des anciens du peuple, principaux sacrificateurs et scribes, s’assembla ; et ils l’amenèrent dans leur sanhédrin, disant : ◊ 67 Si toi, tu es le Christ, dis-le-nous. Et il leur dit : Si je vous le disais, vous ne le croiriez point ; ◊ 68 et si je vous interroge, vous ne me répondrez point [ou ne me laisserez point aller]. ◊ 69 Mais désormais le fils de l’homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. ◊ 70 Et ils dirent tous : Toi, tu es donc le Fils de Dieu ? Et il leur dit : Vous dites vous-mêmes que je le suis. ◊ 71 Et ils dirent : Qu’avons-nous encore besoin de témoignage ? Car nous-mêmes nous l’avons entendu de sa bouche.