Compagnons d’œuvre

G. André

[Feuille aux jeunes n° 165]

Dans neuf des treize épîtres qui portent son nom, Paul s’intitule « apôtre ». Là où un enseignement erroné se répandait dans les assemblées (Corinthe, Galatie, Colosses), il était nécessaire de souligner l’autorité apostolique appelée à les combattre ; il en est de même dans les épîtres qui présentent tout particulièrement le fondement de la foi chrétienne, comme celles aux Romains et aux Éphésiens ; lorsque l’apôtre déléguait ses collaborateurs, Timothée et Tite, pour des tâches particulières dans les assemblées où ils se rendaient, il souligne aussi l’autorité apostolique qui lui était confiée.

Par contre, en écrivant aux Philippiens, aux Thessaloniciens, à Philémon, envers qui il n’était pas nécessaire de souligner cette autorité d’« envoyé » du Seigneur, Paul renonce à tout titre, ou simplement se désigne comme esclave ou prisonnier de Jésus Christ.

Et remarquons qu’en écrivant aux Colossiens comme « apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu », il souligne un peu plus loin qu’il prêche l’évangile comme « serviteur » (Col. 1, 23) ; c’est encore comme « serviteur de l’assemblée » qu’une administration particulière lui a été confiée (v. 25). Apôtre oui, et il le marque lorsque c’est nécessaire, mais aussi serviteur qui se dépense pour le bien de ceux auxquels son Maître l’envoie. Il répondait en cela à l’enseignement du Seigneur Jésus : « Que celui qui conduit parmi vous, soit comme celui qui sert » (Luc 22, 26).

Si l’apôtre savait, dans l’œuvre du Seigneur, prendre cette position de « serviteur », de l’évangile et de l’assemblée, d’esclave du Seigneur, il avait aussi avec lui dans ce travail des compagnons d’œuvre, nombreux et divers, dont maintes fois il relèvera les noms. Épaphras était un « bien-aimé compagnon de service » (Col. 1, 7). De même Tychique « bien-aimé frère et fidèle serviteur et compagnon de service » (Col. 4, 7 ; Éph. 6, 21), que l’apôtre envoyait aux frères pour les encourager. Aristarque (Col. 4, 10), Andronique et Junias (Rom. 16, 7) étaient des « compagnons de captivité » ; le premier, ainsi que Marc et Jésus, des « compagnons d’œuvre » qui avaient été en consolation. Luc, le médecin bien-aimé, l’avait accompagné dans plusieurs de ses voyages, comme nous le voyons dans les Actes ; comme Marc, il sera choisi par le Seigneur pour écrire l’un des évangiles.

De Timothée, l’apôtre peut dire : « Il s’emploie à l’œuvre du Seigneur comme moi-même » (1 Cor. 16, 10) ; il l’appelle son « compagnon d’œuvre » (Rom. 16, 21). Combien d’autres peuvent être ajoutés à cette liste : Prisca et Aquilas « mes compagnons d’œuvre » (Rom. 16, 3) ; Urbain (Rom. 16, 9) « compagnon d’œuvre en Christ » ; des sœurs, Évodie, Syntyche, et d’autres qui « ont combattu avec moi dans l’évangile » ; d’autres serviteurs encore qu’il ne nomme pas, mais « dont les noms sont dans le livre de vie » (Phil. 4, 2-3).

Bien des passages pourraient encore être cités pour montrer comme le Seigneur avait conduit l’apôtre à avoir avec lui dans Son œuvre des compagnons aux caractères divers, aux missions variées, aux dons différents, mais qui étaient d’un même cœur pour les intérêts du Seigneur, le salut des âmes et le bien des assemblées.

Quel que soit le service que le Seigneur a pu nous confier, si humble ou effacé qu’il nous apparaisse, combien il est heureux lorsque le Seigneur conduit quelques-uns à prier ensemble, à servir ensemble, à être « compagnons d’œuvre sous Dieu dans l’évangile du Christ » (1 Thess. 3, 2). Non pas, comme au temps des Juges, faire « chacun ce qui est bon à ses propres yeux », mais dans la dépendance du Seigneur et dans la communion de ses frères, accomplir ensemble la tâche à laquelle Il appelle. Sans doute l’appel du Seigneur est-il individuel et avons-nous à nous garder d’imiter autrui. Mais d’un autre côté l’exemple de l’apôtre est placé par la Parole devant nos yeux pour nous apprendre à « tenir ferme dans un seul et même esprit, combattant ensemble d’une même âme, avec la foi de l’évangile » (Phil. 1, 27).

Chaque jour les Écritures — J. Koechlin

Le premier numéro de la feuille « Aux jeunes » soulignait l’importance de la lecture matinale de la Parole de Dieu. Plusieurs, les plus jeunes surtout parmi nous, aimeraient dans une telle lecture avoir quelques explications qui les aident à saisir le texte du jour. On se propose donc de publier dès 1961, chaque année, un volume avec un feuillet journalier qui en cinq ans couvrira toute la Bible.

La première année, les livres de la Genèse à Josué seront considérés. Nous recommandons vivement à tous les jeunes dès treize ans de souscrire à ces notes journalières.

Joseph — G. André

La vie de Joseph est pour nous pleine d’enseignements pratiques : dans la maison paternelle, dans la mise à l’épreuve de sa foi et de sa fermeté, dans ses relations avec ses frères. Mais par-dessus tout, il est le type le plus remarquable du Seigneur Jésus dans l’Ancien Testament. Comme Moïse et David, il passe par la souffrance avant d’atteindre la gloire. Lui délivrera les siens de la famine ; comme Moïse libérera son peuple de l’esclavage ; et David, de la puissance de l’ennemi. Sujet bien propre à intéresser chacun, des plus jeunes (quinze/seize ans), aux plus âgés ; ils découvriront dans la Parole de Dieu toujours de nouveaux traits de Celui qu’elle veut avant tout nous présenter, même si le récit qui Le place devant nous est connu depuis l’enfance.