Citations

(Traduit de l’anglais)
J.G. Bellett

[Courtes méditations 5]

Des passages de l’Ancien Testament sont cités tels quels dans toutes les parties du Nouveau Testament, avec bien d’autres références en coup d’œil, ou tacitement, ou non exprimées, qui lient toutes les parties du Livre ensemble, et lui donnent un caractère d’unité et de complétude. Le contenu lui-même du Livre fait de même. Il lui donne aussi son unité et sa complétude — car ce sont une série d’événements qui s’étendent du commencement à la fin, de la création au royaume. Et les prophéties dans l’Ancien Testament d’événements dans le Nouveau, sont comme les citations dans le Nouveau des passages de l’Ancien. Et ainsi, dans la bouche de plusieurs témoins de la plus haute dignité, nous avons l’unité et l’homogénéité du Volume divin, du début à la fin, pleinement présentées et établies.

Cela nous dirait, que tout provient du souffle du seul et même Esprit. L’Écriture elle-même annonce la même chose. Et de nouveau, le contenu lui-même parle aussi dans ce sens. « Sa lumière et sa puissance évidentes », les gloires morales dans lesquelles il reluit si brillamment, si abondamment et de façon si variée, témoignent que Dieu en est la source. Et ainsi, l’origine divine du Livre, ainsi que son unité et son homogénéité, est établie. Et nous tenons ferme pour ces vérités, en face de toutes les insultes qui sont jetées sur elles par les hommes insensés et méchants — les oppositions de la critique, faussement ainsi nommée, qui ne font que se dépenser en vain, comme des vagues en colère sur le rivage de la mer. Dieu Lui-même a établi les limites ; et ces choses ne font que retourner à elles-mêmes, écumant à leur propre honte.

Dans le cours des Écritures du Nouveau Testament, le Seigneur et le Saint Esprit, à leurs manières diverses et de saison, utilisent les Écritures de l’Ancien. C’est un sceau sur celles-ci, s’il était nécessaire. Mais il en est ainsi. C’est Dieu mettant Son sceau sur elles, après qu’elles ont été présentées, comme ce fut Lui qui les inspira avant qu’elles soient dévoilées.

Quant au Seigneur, nous trouvons qu’Il utilise les Écritures de l’Ancien Testament de différentes manières.

1. Il les observe de façon obéissante, ordonnant Sa vie, formant Son caractère, si je puis dire, d’après elles.

2. Il les utilise comme Ses armes de guerre, ou bouclier de défense, quand Il est assailli par le tentateur ou par le monde.

3. Il les traite comme faisant autorité, quand il enseigne ou raisonne.

4. Il reconnaît et affirme leur origine divine, et leur caractère indestructible, et cela même dans chaque point ou trait de lettre.

5. Il les accomplit, ne se retirant pas de Sa position de service et de souffrance, jusqu’à ce qu’Il puisse considérer leur ensemble (dans la mesure où ce service et cette souffrance se rapportaient à elles) comme réalisées, vérifiées et accomplies.

Par de telles façons, et peut-être d’autres, le Seigneur honore les Écritures. Quel spectacle ! Quel fait précieux ! Combien il est béni de Le voir dans de telles relations avec la Parole de Dieu, cette Parole qui est la base et le témoin de toute la confiance, la liberté et la paix que nous connaissons devant Dieu ! Nous lisons le psaume 119, qui retrace la relation d’un adorateur avec l’Écriture, et nous trouvons édifiant d’y remarquer les aspirations d’un saint sous les enseignements, les attractions et les inspirations de l’Esprit Saint. Mais c’est une chose qui nous affecte encore plus, de remarquer et de suivre les relations dans lesquelles le Seigneur Jésus se place avec ces mêmes Écritures.

Alors, une fois que le ministère du Seigneur est terminé, quand le Fils est retourné au ciel, et que l’Esprit est descendu, Il se montre (comme dans les apôtres qu’Il remplit pour écrire les épîtres) accomplissant le même service pour nous. Car dans toutes les épîtres, nous trouvons des citations des écrits de l’Ancien Testament.

Et il n’y a pas de limite à cela. Ces citations se trouvent dans toutes les parties du Nouveau Testament, et sont prises de toutes les parties de l’Ancien, de la Genèse à Malachie — et cela, de façon très large. De sorte que nous avons, dans la structure du Volume divin, rien de moins que l’entrelacement le plus étroit, le plus complet et le plus imbriqué de toutes les parties entre elles, la fin revenant aussi au commencement, et le commencement anticipant la fin. Dans un certain sens, nous sommes dans toutes les parties du Livre, quand nous sommes dans l’une quelconque d’entre elles, quoique la variété des communications, en révélant les dispensations de Dieu, soit infinie.

Et assurément, nous disons que ces qualités du saint Livre sont divines, dans le sens le plus élevé ; comme son contenu ou ses matériaux englobent et manifestent en eux-mêmes des gloires morales d’une excellence pleine et intacte, qui parle indubitablement, de la manière la plus claire, de Dieu au cœur et à la conscience.

Mais allons plus loin. L’Écriture se relie à l’éternité.

Si nous avons des prédictions dans l’Ancien Testament d’événements du Nouveau, de même nous avons, à la fois dans l’Ancien et le Nouveau, des prédictions de l’éternité à venir.

Si nous avons des citations dans le Nouveau Testament de passages de l’Ancien, de même nous avons à la fois dans l’Ancien et le Nouveau, des références à l’éternité passée. L’Écriture passe par-dessus ses limites, pour ainsi dire, et se trouve dans les scènes et les gloires de l’éternité à venir — l’Écriture se retire aussi en deçà de ses limites, et se retrouve dans les scènes et les conseils de l’éternité passée, ouvrant les sceaux du « rouleau du livre », et dévoilant les prédestinations qui furent formées et établies en Christ avant que le monde fût.

C’est assurément merveilleux ! Mais l’Esprit de Celui qui connaît la fin dès le commencement, nous présente cela — mais rien de moins ne le peut. Et le Livre, comme on l’a dit, est un miracle plus grand que n’importe lequel de ceux qu’il rapporte.

Et il est béni pour nous de connaître et d’éprouver, qu’il nous prépare pour tout, pour tout ce qui nous environne en ce moment. La confusion et la corruption peuvent être infinies, mais nous avons tout cela anticipé dans et par le Livre, que nous écoutons comme le témoin de toutes choses, pour nous, dans le nom et la vérité de Dieu. Nous n’avons pas besoin de craindre avec étonnement, puisque nous l’avons. Nous pouvons (si tant est que ce soit une sainte action de l’âme) « railler », et non « craindre », l’insolente impiété du jour ; et si la grâce nous en est faite, prions pour ces hommes méchants, afin que Dieu leur donne la repentance pour reconnaître la vérité.

Et j’ajouterais à cela — que ces citations de Ses propres écrits par Dieu Lui-même, tout d’abord dans la personne du Fils, puis dans la personne du Saint Esprit, sont magnifiques dans ce caractère auquel j’ai fait allusion précédemment — que comme Il a présenté ces écrits comme venant de Lui, au commencement, étant leur source, ainsi après qu’ils ont été dévoilés, et incarnés dans des formes humaines, et acceptés des hommes, comme dans toutes les langues des nations, et établis au sein de la famille humaine, Lui-même vient les accréditer là. Il les a inspirés et scellés — et nous les recevons ainsi tels qu’Il nous les présente — et nous ne demandons rien de plus.

Et nous pouvons dire des Écritures, du début à la fin, qu’on ne peut en toucher une partie sans que toutes en soient affectées. Pour utiliser le langage inspiré : « si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » ; Dieu a ainsi mêlé harmonieusement tout l’ensemble. Et j’irai même plus loin dans la même analogie, et dirai que les parties les plus désagréables ont reçu un honneur plus grand — comme par exemple, dans le livre des Proverbes, nous trouvons comme un riche témoin béni du Christ de Dieu dans Ses gloires mystérieuses, comme nulle part ailleurs.

Oui, et je prendrai sur moi d’ajouter que si toutes les autres parties, comme des membres d’un seul corps, ressentent l’atteinte et le mal fait à une partie quelconque, ainsi l’Esprit dira de même de Dieu et de l’Écriture, comme Il le fait de Dieu et de Ses saints : « Celui qui vous touche, touche la prunelle de son œil ». J’en suis sûr. Dieu fera sienne toute querelle contre l’Écriture. « Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles », dit le Seigneur Jésus, « a qui le juge ».