Communion

(Traduit de l’anglais)
J.G. Bellett

[Courtes méditations 6]

Nous pouvons mettre en contraste la communion dans laquelle Jean, dans le premier chapitre de sa première épître, introduit l’âme, avec celle que lui donne Paul à la fin de Romains 8, et aussi avec celle que le même apôtre lui donne à la fin de Romains 11.

En Romains 1 à 8, l’apôtre nous instruit du secret de la paix, que le sang de Christ a fournie à la conscience ; et à la fin de ce passage, il prépare un triomphe à la conscience, ou une riche communion avec Dieu qui exulte, au sujet de l’œuvre de Christ pour les siens.

En Romains 9 à 11, il nous instruit des conseils et de la sagesse dispensationnelle de Dieu ; et à la fin de ce passage, il prépare un triomphe pour l’intelligence réjouie et élargie du saint, ou la communion avec Dieu au sujet des richesses de Sa sagesse et de Sa connaissance.

Mais en 1 Jean 1, ce n’est ni l’une ni l’autre de celles-ci. Ce n’est pas la communion à cause de l’œuvre pleinement suffisante de Christ pour les pécheurs, ou à cause des voies de Dieu merveilleuses et pleines de gloire. C’est la communion avec Lui-même, une communion personnelle, à cause d’une relation bien connue entre Lui et nous. C’est une autre sorte de communion — et d’une nature en quelque sorte plus élevée.

Et nous pouvons poursuivre cela plus loin.

Cette dernière communion dans laquelle Jean nous introduit, ne conduit pas l’âme, comme les deux premières, au triomphe et à l’exultation, mais à la calme satisfaction du cœur, appelée la « plénitude de joie ». C’est plutôt l’exercice du cœur dans le sentiment d’une relation personnelle, non pas l’exercice de la conscience dans son affirmation de liberté et de victoire à cause du sang de Christ, ni l’exercice de la pensée, de l’intelligence renouvelée, dans des délices d’admiration et d’adoration, à cause des trésors de la sagesse révélée de Dieu.