Les tentations de Satan se rencontrent partout sur notre chemin et nous avons continuellement à nous garder de ses ruses, mais il est des choses qui proviennent plus directement de lui, des erreurs sur lesquelles il cherche à tromper les chrétiens, à saper et à miner la vérité. L’un des principaux dangers est le rationalisme . Nous devons le démasquer comme procédant directement de l’ennemi. En nous opposant à lui, nous pouvons compter sur le secours divin, mais il n’en sera pas ainsi, si nous occupant de l’erreur, nous la traitons avec égards et ménagements.
C’est ce danger-là qui s’élève aujourd’hui de tous côtés autour de nous. L’incrédulité, les attaques déguisées contre la vérité et l’autorité de la Parole, se glissent partout. Ce fait ne surprend pas le chrétien familier avec l’Écriture ; au contraire, il confirme sa foi en la Parole, puisqu’elle-même l’avertit qu’il doit en être ainsi et qu’aux derniers jours il surviendra des temps fâcheux ; mais cela ne rend pas cette expérience moins douloureuse.
L’activité intellectuelle de l’Allemagne est le point de départ de ces attaques et des diverses phases qu’elles ont subies dans ces dernières années. Paulus, Strauss, Bauer, et les rationalistes depuis Semler et Eichhorn, en étaient les premiers représentants, puis d’autres pays furent infectés par ces doctrines.
Je n’ai nul désir de m’immiscer dans les affaires ecclésiastiques d’une petite section de la chrétienté, ayant attiré l’attention sur elle par la prétention publique à la pureté et à un rare désintéressement. Ses affaires intérieures ne regardent qu’elle, sauf que le chrétien doit avoir à cœur tout ce qui concerne la vérité de Christ et les intérêts de Ses rachetés. Quelques personnes appartenant à ce milieu préféreraient voir les rationalistes se retirer et faire bande à part, mais quand l’ennemi est à l’œuvre, et cela ne fait pas de doute, l’honnêteté n’est pas précisément ce qu’on peut attendre de ses agents.
La question n’est pas : Que doivent faire les églises, ainsi nommées ? mais : Que doivent faire ceux qui croient à l’inspiration de l’Écriture, quand le rationalisme a levé la tête et infecté des corps ecclésiastiques qui se jouent réellement de la foi ? Je ne me fie pas aux « églises » et ne sais vraiment laquelle mériterait confiance. Serait-ce la catholique ou la grecque ? La luthérienne, siège même de l’incrédulité, ou les églises réformées qui sont dans le même état ? la Hollande, pire qu’on ne nous la représente ? Il y a bien des années que le docteur Capadoce, juif converti bien connu, l’avait abandonnée à cause de son infidélité universelle. La France est notoire. L’Angleterre, l’Écosse, la Suisse, sont tombées dans la même ornière d’indifférence à la vérité. « Des cheveux gris sont parsemés sur Éphraïm et il ne le sait pas » . Ces attaques contre la Parole de Dieu ne proviennent pas des païens, comme autrefois, ou des incrédules avoués ; elles sortent du sein même de la chrétienté. Des hommes qui s’appellent les ministres de Christ sapent et détruisent la confiance des simples dans ce qui est la base même de leur foi, le vrai fondement de la foi, la Parole de Dieu. « Ce n’est pas un ennemi qui m’a outragé, alors je l’aurais supporté,… mais c’est toi, mon conseiller et mon ami » .
Ils vous disent qu’ils croient à la Bible, bien plus, à l’inspiration divine de l’Écriture, et que leur critique ne s’occupe que de questions littéraires . Cela est faux, complètement faux ! Personne ne peut nier que ce qu’ils nous présentent soit un plat réchauffé, cuisiné par les Eichhorn (ce dernier, dès longtemps dépassé), les de Wette, Bleek, Ewald, Riehm, Graf, Knobel, Bertheaut et toute une armée d’autres, sans parler de Kuenen qui avoue être unitairien et prêt à faire cause commune avec les Juifs. Je ne les ai pas tous lus, mais j’en ai lu un certain nombre. Tous ont le même système ; quelques-uns plus insolents ou plus hardis que d’autres, tels que Graf, Kuenen et de Wette (quoique l’histoire et les vues de ce dernier aient accusé, paraît-il, avant sa mort, un retour intéressant vers la vérité quant à Christ). Mais je ne viens pas parler ici des individus, n’en connaissant ou n’en ayant connu aucun personnellement. Je parle d’un système régulier exposé dans leurs livres et propagé maintenant par des professeurs et des ministres dans les églises libres d’Écosse et d’autres lieux. Tous ces auteurs diffèrent quant aux détails ; ayez même soin de vous enquérir dans quelle édition vous lisez les principaux d’entre eux, pour ne pas être accusé de fausses citations.
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Mais là n’est pas réellement la question. Tous ces auteurs développent un système qui détruit l’autorité de la Parole de Dieu, un système n’admettant pas qu’elle vienne de Dieu jusqu’à nous. On essaye de nier cela, de le cacher, de l’atténuer, pour ne pas effrayer trop tôt les esprits honnêtes, sans parler des cœurs chrétiens. Ce n’est qu’une ruse de Satan, et si ceux qui parlent de recherches littéraires sur l’histoire des écrits saints croient réellement que nous possédons la révélation de Dieu, ils doivent savoir que ce système la détruit et nie que nous ayons la révélation de Dieu avec une autorité divine . C’est ce que nous allons prouver.
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En passant sous silence des hommes comme Graf et autres qui renversent tout, de fond en comble, nous nous trouvons en présence de deux systèmes principaux : l’un fait du Deutéronome le premier livre écrit, un peu avant Josias, ou de son temps, mais seulement alors mis en circulation par le souverain sacrificateur ; — l’autre prétend que les ordonnances légales du Pentateuque furent ajoutées après la captivité de Babylone et qu’on se servit du nom de Moïse pour établir l’influence sacerdotale affirmée dans ces ordonnances.
Ai-je tort de supposer que ces systèmes sont le contraire de l’inspiration ?
Suivant Ewald, le grand recueil de ces lois fut rédigé par un sacrificateur peu après la construction du temple de Salomon. Il l’appelle le « Livre des origines ». Ewald admire beaucoup le caractère de cet écrit, « production d’un génie grand et supérieur », exalté par les règnes de David et de Salomon, mais ayant aussi pour but de consolider les droits et l’autorité des sacrificateurs. La création fait partie du Livre des origines. L’auteur étant un esprit supérieur pouvait remonter jusqu’à cette période éloignée pour se la représenter. Son ouvrage se prolongeait jusqu’au récit du temps des Juges, histoire maintenant perdue, et du reste relatée très brièvement. Ewald va jusqu’à nous apprendre quelles parties de cette histoire sont évidemment perdues.
Avant ce premier ouvrage il y avait, selon Ewald, un « Livre des alliances », mentionnant les diverses alliances d’Abraham et d’Abimélec, d’Isaac et de Jacob, etc., et comprenant encore les chapitres 20 à 23 de l’Exode. Ce livre fut écrit vers le temps de Samson.
Auparavant encore il existait des documents écrits, tels que des « chants », le « livre des guerres de l’Éternel » (Nomb. 21, 14 ) et le « livre de Jashar » (Jos. 10, 13 ).
Après le grand recueil du temps de Salomon (le Livre des origines), un troisième et un quatrième écrivain contribuèrent à ses premières éditions. Pour les dernières, un troisième, quatrième et cinquième complétèrent la restitution et le recueil des anciennes traditions, ajoutant, rapprochant, modifiant de diverses manières ; enfin survint un auteur qui rédigea le tout et ajouta quelques passages pour en faire un ensemble homogène.
Bleek est plus sobre qu’Ewald dans l’appréciation des détails, mais il ne croit pas le moins du monde à l’inspiration de la Parole de Dieu. Aucun de ces auteurs n’y songe . La difficulté de le prouver par des citations positives, vient de ce qu’ils tiennent la non-inspiration pour certaine. L’idée de l’inspiration ne traverse pas même leur esprit. Lange, dont on fait tant de cas, en parle dans sa « Vie de Christ », comme d’une « notion tombée en discrédit et faisant obstacle à tout développement de la vérité ».
Quant à Kuenen, Graf et autres, je n’en parle pas ; ils sont les représentants du mépris complet et non dissimulé de la Parole ; mais, je le répète, pas un ne la considère comme les « oracles de Dieu », pas un ne pense que « l’homme vivra de toute parole qui sort de Sa bouche » , selon le Sauveur quand, citant le Deutéronome, Il réduit Satan au silence.
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Quelques critiques moins négatifs que les autres[2] , veulent bien admettre que, lorsque les prophètes disent : « Ainsi dit l’Éternel », une révélation leur a été faite. Je leur demande si, quand les prophètes disent : « Ainsi dit l’Éternel », aucune révélation ne nous a été faite ? Ils ne répondent pas. Mais heureusement, si nous pouvons le découvrir par eux, ces paroles nous permettent de le découvrir sans eux .
En effet, la question tout entière est là : Une révélation nous a-t-elle été faite ? Elle ne consiste pas, comme ces critiques voudraient nous le faire croire, à savoir comment Dieu a révélé la vérité aux prophètes. Personne ne peut le dire, sauf pour certains cas particuliers dont l’Écriture nous parle (voyez Nomb. 12, 6, 8 ) ; mais ceux auxquels la parole de l’Éternel n’est pas venue de la même manière qu’aux prophètes, ne sont guère en état de le savoir. Je ne crois pas même qu’un prophète pût l’expliquer à quelqu’un qui n’en eût pas fait l’expérience. Voilà donc la question capitale : Cette parole, communiquée par le prophète, est-elle la parole de Dieu pour moi ? Vous avez le droit de ne pas répondre ; il n’en est pas moins clair qu’elle est pour moi , si les paroles : « Ainsi dit l’Éternel », sont vraies .
Ces mêmes critiques nous disent : « Il en est de même des apôtres. Je crois certainement qu’ils sont, avec autorité, les docteurs de l’Église et que, pour les rendre propres à cette fonction, des révélations spéciales leur ont été faites ». Je demande si ce que les apôtres ont écrit est la Parole de Dieu adressée à nous . L’apôtre Paul s’exprime très clairement là-dessus. « Dieu », dit-il, « nous a donné (à nous apôtres) non l’esprit du monde, mais l’Esprit qui est de Dieu, afin que nous connaissions les choses qui nous ont été librement données par Dieu ; desquelles aussi nous parlons , non point en paroles enseignées de sagesse humaine, mais en paroles enseignées de l’Esprit ». Et à ces deux degrés, il en ajoute un troisième : « L’homme animal ne reçoit pas les choses qui sont de l’Esprit de Dieu, car elles lui sont folies, et il ne peut les connaître, parce qu’elles se discernent spirituellement » (1 Cor. 2, 12-14 )[3] . Nous pouvons comparer avec ce passage les paroles du Seigneur au sujet du cas spécial où Ses disciples auraient à répondre devant les magistrats : « Ne soyez pas en souci comment vous parlerez, ni de ce que vous direz, car il vous sera donné dans cette heure-là ce que vous direz ; car ce n’est pas vous qui parlez, mais c’est l’Esprit de votre Père qui parle en vous » (Matt. 10, 19-20 ). Suivant la théorie de ces docteurs, le Seigneur mettrait Ses paroles dans la bouche de Ses serviteurs pour leurs difficultés, mais s’agit-il de la vérité pour l’Église dans tous les temps, et du fondement même de sa foi, s’agit-il de la mettre à l’abri de l’erreur, aucune communication directe (je ne parle pas d’une révélation) de la vérité ne nous a été faite par ceux auxquels Dieu avait fait la révélation dans ce but !
Ces critiques ne nient pas, dans le cas des prophètes, des révélations faites à des hommes, mais les distinguent avec soin de l’inspiration des Écritures, et nient ouvertement qu’aucune révélation nous ait été faite de cette manière. Mais, veuillez nous répondre : Lorsque les révélations ont été mises en circulation par ceux auxquels elles furent faites, qui donc les a reçues ? Pour qui étaient-elles ? Pour qui sont-elles devenues des révélations ? Il est vrai qu’il faut être « spirituel » pour en jouir, ou, quand il s’agit de l’évangile adressé au pécheur, qu’il faut l’action de la grâce pour se l’appliquer : ceci est une autre question. Mais quand Paul mettait en avant la révélation non frelatée , car il l’appelle ainsi — « ne falsifiant point la Parole de Dieu » (2 Cor. 4, 2 ) — quand il la communiquait à d’autres, ceux-ci la recevaient (sans doute selon la mesure de leur spiritualité) ; ils recevaient la révélation présentée — la révélation reçue par l’apôtre lui-même. C’était dans ce but qu’elle lui était donnée. « Quand il plut à Dieu, qui m’a mis à part dès le ventre de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce, de révéler son Fils en moi, pour que je l’annonçasse parmi les nations … » (Gal. 1, 15-16 ). Or son sujet de gloire était d’avoir, par l’Esprit, apporté cette révélation à d’autres, aussi pure qu’il l’avait reçue lui-même (2 Cor. 2, 17 ; 4, 2 ). Sans doute, la révélation de la vérité était la chose importante ; mais pour qui cette révélation ? Était-ce pour ceux qui l’entendaient et la lisaient ? Alors elle était, Dieu en soit béni ! la Parole de Dieu, à eux adressée, telle que les apôtres et prophètes l’avaient reçue.
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Je ne fais que constater en passant l’absurdité foncière d’une théorie qui prétend nous enseigner que Dieu, ayant en grâce le dessein de donner une révélation à toute l’Église et en quelque mesure à tous les hommes, la donne de telle sorte qu’elle ne dépasse pas, comme révélation, celui auquel elle est communiquée. Ce système peut fort bien convenir au clergé, désireux que nous acceptions ce qu’il nous donne, comme ayant, lui, autorité pour enseigner, mais quelle triste chose pour nous, chrétiens, que nous n’ayons pas une révélation de la part de Dieu ! Ces bons amis répliqueront : Les apôtres n’étaient-ils pas aussi des docteurs ayant autorité pour enseigner ? Sans doute, mais ils nous en disent le comment et le pourquoi : « C’est pourquoi aussi nous rendons sans cesse grâces à Dieu de ce que, ayant reçu de nous la parole de la prédication qui est de Dieu , vous avez accepté, non la parole des hommes , mais (ainsi qu’elle l’est véritablement) la Parole de Dieu , laquelle aussi opère en vous qui croyez » (1 Thess. 2, 13 ). C’était à eux qu’ils communiquaient l’évangile de Dieu. Il n’était pas « oui et non », mais « oui en Lui ». Pierre s’étudiait à ce que les disciples pussent se rappeler ces choses (2 Pier. 1, 15 ). Jean écrivait son épître afin qu’ils crussent (1 Jean 5, 13 ).
Il y avait non seulement alors des docteurs ayant autorité pour enseigner, ce qu’aucun chrétien ne nie, mais nous possédons ce qui était enseigné avec autorité, ce qui était, ce qui est la Parole de Dieu . De deux choses l’une, ou bien nous avons ce qui était révélé à Paul et à d’autres, aussi purement, aussi complètement qu’ils l’ont reçu eux-mêmes (et Paul le prétend, 2 Cor. 2, 17 ), ou bien les docteurs ayant autorité n’étant plus là, nous n’avons plus aucune parole de Dieu possédant de l’autorité.
Encore un mot, avant d’aborder un autre sujet. Les critiques dont nous parlons, croient les prophètes inspirés quand ils disent : « Ainsi dit l’Éternel ». Or, dans la plus grande partie du Pentateuque, nous trouvons : « Et l’Éternel parla à Moïse ». Il est ajouté d’habitude : « Parle à Aaron », ou « aux sacrificateurs », ou encore « aux fils d’Israël, et dis-leur… ». Cela est-il vrai ? Si oui, nous avons, non pas comme ils le prétendent, « une révélation de Dieu dans un document historique dont l’auteur est digne de créance », mais la Parole de Dieu qui nous est révélée. Ainsi nous lisons dans le Deutéronome : « Ce sont ici les paroles que Moïse dit à tout Israël » (1, 1 ), et au chapitre 4, 2 , il dit encore : « Vous n’ajouterez rien à la parole que je vous commande, et vous n’en retrancherez rien, afin de garder les commandements de l’Éternel, votre Dieu, que je vous commande ». Cela est-il vrai ? Moïse les a-t-il trompés ou non ? Si cela est vrai, tous les commandements qui, dans les quatre derniers livres du Pentateuque, sont inséparables de l’histoire (et l’histoire elle-même avec eux) sont la Parole de Dieu. Si ce n’est pas vrai, ou Moïse s’est trompé lui-même, ou il a voulu tromper les autres, et nous n’avons aucune garantie certaine de l’histoire, ni aucune révélation de Dieu. Si c’est vrai, nous avons la révélation faite par Dieu à Moïse.
Je ne veux pas insister sur l’absurdité d’un système qui fait des paroles d’avertissement aux Juifs par les prophètes, et des déclarations quant à leur histoire et à leurs espérances futures comme nation, une révélation de Dieu, tout en considérant comme n’étant pas du tout une révélation le récit de la chute d’Adam, les promesses, la loi, le jugement du monde entier, sujets infiniment plus importants pour nous tous.
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Ces mêmes critiques nous engagent à « saisir la distinction entre la révélation que Dieu fait de Lui-même, et la narration ou récit de cette révélation dans la Bible ». Notez que pour eux il n’y a pas de révélation dans le récit : « Tout ce que nous avons à déterminer, c’est la créance due au document historique ». « En tant qu’il s’agit du contenu historique de l’Écriture, disent-ils, la révélation aux prophètes et dans les écrits apostoliques demeure ferme, même s’il est prouvé qu’ils ne contiennent rien de semblable à une inspiration ». Permettez-moi de dire que cela est absurde en principe. Paul nous dit que « toute Écriture est inspirée de Dieu » (2 Tim. 3, 16 ). Nous ne reviendrons pas sur les preuves résumées rapidement dans notre premier traité[4] , mais aucun homme honnête ne niera que Christ et les apôtres ne citent comme inspirées toutes les parties des Écritures. Il est possible que ces docteurs ne soient pas d’accord avec Christ et les apôtres. C’est une chose sérieuse — sérieuse pour eux, qu’ils en soient assurés !
De fait, la vérité est présentée à la conscience et la conscience est atteinte par elle. Le résultat, selon l’Écriture, est que l’on croit le message et le messager . La femme de Samarie, quand sa conscience est atteinte, ne dit pas au Seigneur : Qui t’a dit cela ? Par quel document historique, par quel récit d’un premier témoin, sais-tu ces choses ? Elle dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète » . Son âme convaincue, reconnaît l’autorité et la source divines de la parole qui lui est dite. Les gens de Bérée, qualifiés de « nobles », quand il s’agissait de la vérité générale quant à Christ, « examinaient chaque jour les Écritures, pour savoir si les choses étaient ainsi » . Ils reconnaissaient ainsi leur autorité ; « plusieurs donc d’entre eux crurent ». Ils ne s’enquéraient pas si la vérité nouvelle « s’accordait », pour parler comme ces docteurs, « avec les idées qu’ils avaient reçues précédemment ». À coup sûr, elle ne s’accordait pas avec elles (car c’est toujours une vérité nouvelle qui met à l’épreuve la foi du cœur), mais ils se demandaient si elle s’accordait avec les Écritures, avec la Parole assurée de Dieu, avec la révélation divine. Une vérité nouvelle qui fait appel à la foi ne peut jamais être une partie de la révélation historique de Dieu, autrement elle ne serait pas nouvelle. Elle ne sera jamais en désaccord avec ce qui a été révélé auparavant, mais elle le confirmera. On peut se glorifier d’une vérité anciennement reçue et y adhérer, tout en rejetant une vérité nouvelle. « L’heure vient que quiconque vous tuera pensera rendre service à Dieu ». Tel était le cas de Saul de Tarse, dans son zèle pour la loi, pour la vérité ancienne. — « Et ils feront ces choses, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi » — c’était la vérité nouvelle (Jean 16, 2-3 ). Je ne doute pas que nous ayons maintenant dans l’Écriture toute la vérité révélée . Dans ces « temps fâcheux » (2 Tim. 3, 1 ), Dieu nous renvoie aux Écritures, comme expressément inspirées de Lui, et certainement pas aux « idées que nous avons reçues précédemment » ; et nous avons la promesse : « Ils seront tous enseignés de Dieu » (Jean 6, 45 ).
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On nous dit que les narrateurs du Nouveau Testament n’ont pas d’autre prétention que d’être des témoins oculaires, et l’on cite à ce propos les premiers versets de l’évangile de Luc, objection ordinaire des incrédules. C’est une chose très vraie et précieuse que le Seigneur condescendit dans Sa grâce à se servir de témoins oculaires, en sorte que les hommes n’eussent aucune excuse pour ne pas croire ; mais il est absolument faux de dire que « la créance due à l’Écriture n’est nullement fondée sur l’inspiration, donnant à l’évangéliste la connaissance d’événements qu’il ne pouvait connaître d’aucune autre manière, mais sur les fondements ordinaires d’une créance historique, c’est-à-dire que Luc avait, par des témoins oculaires, la connaissance des faits qu’il rapporte ».
Voyons ce que dit Luc : « Puisque plusieurs ont entrepris de rédiger un récit des choses qui sont reçues parmi nous avec une pleine certitude, comme nous les ont transmises ceux qui, dès le commencement, ont été les témoins oculaires et les ministres de la Parole ; il m’a semblé bon à moi aussi, qui ai suivi exactement [5] toutes choses depuis le commencement… » . D’autres avaient rapporté l’histoire transmise par des témoins oculaires ; mais cela ne satisfaisait pas Luc ; il avait donc écrit son évangile ayant une connaissance parfaite de toutes choses .
Remarquez que non seulement on nie l’inspiration quant à la connaissance des faits, on nie encore que l’écrivain ait été gardé de manière à ne pouvoir écrire une fausse narration. On dit qu’il avait « les fondements ordinaires d’une créance historique ». Or le Seigneur parle expressément aux apôtres de deux fondements. Il leur annonce la venue du Saint Esprit : « Celui-là », dit-Il, « rendra témoignage de moi , et vous aussi vous rendrez témoignage, parce que dès le commencement vous êtes avec moi » (Jean 15, 27 ). Et ce n’est pas tout. En Jean 14, le Seigneur dit à Ses disciples : « Le Consolateur, lui, vous enseignera toutes choses et vous rappellera toutes les choses que je vous ai dites » (v. 26 ).
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On nous dit que « nous pouvons avoir confiance dans le récit des apôtres, parce que leur état spirituel les rendait sensibles à la valeur, d’ordre très élevé, de tout ce qui était en Christ, et que nous entrons avec eux dans une région spirituelle, parce que nous sommes sous la conduite d’hommes spirituels ». On nous dit encore, qu’ayant « l’Esprit de Christ, ils étaient d’accord avec Lui sur les choses importantes ».
De telles assertions montrent le vide de toute cette théorie. On abandonne l’inspiration de l’histoire de Christ et même une direction pour empêcher les apôtres de commettre des erreurs, et on les remplace par l’affirmation que les apôtres étaient d’accord avec Christ comme hommes spirituels. Quand donc ? Voici ce qu’on nous répond : « Quand ils voyaient toutes les choses qui avaient lieu pendant Sa vie ici-bas, quoique sans doute nous puissions à peine supposer que les évangélistes aient vu tout ce qui devait être vu en Christ, mais nous ne pouvons voir que par eux . Il fallait donc qu’ils fussent d’accord avec Christ et considérassent comme importantes les choses qui Lui paraissaient importantes ».
Il est vrai que, par grâce, ils croyaient qu’Il était le Christ et qu’Il avait les paroles de la vie éternelle ; et ils Lui étaient attachés. Mais montrez-moi, je vous prie, un seul exemple où les disciples soient entrés dans la pensée du Maître et l’aient comprise, ou bien, l’ayant comprise, où ils ne se soient pas mis en contradiction absolue avec Ses paroles. Quand le Seigneur les mettait en garde contre le levain des pharisiens, ils disaient : « C’est parce que nous n’avons pas pris de pains » . Lorsque rejeté de la Judée, le cœur de notre bien-aimé Sauveur s’épanouissait devant la bénédiction qui atteignait au-delà des limites d’Israël, et convertissait une pauvre femme étrangère aux alliances et à la promesse, et qu’Il disait à Ses disciples : « J’ai une viande à manger que vous ne connaissez pas » , eux se demandaient : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? ». Quand Il leur annonçait qu’Il devait mourir et ressusciter le troisième jour, ils étaient « fort attristés » . Et, au sujet des mêmes paroles, Pierre venait Lui dire : « Seigneur, Dieu t’en préserve ! » .
Vous ne trouverez qu’un exemple unique où il en fût autrement. Un cœur dont l’affection s’élevait en proportion de la haine grandissante des Juifs, prêts à Le mettre à mort — le cœur d’une humble femme, venant dépenser pour Lui ce qu’elle avait de meilleur — et ce cas solitaire, si étrange pour Celui qui cherchait des consolateurs et n’en trouvait point , qu’il devait être et a été publié dans le monde entier, en quelque lieu que l’évangile fût prêché .
Même après Sa résurrection, deux disciples, en chemin avec Lui, Lui disent : « Nous espérions qu’il était celui qui doit délivrer Israël » , et les apôtres, intimement liés avec Lui et les uns avec les autres, « virent », c’est-à-dire qu’ils devinrent, remarquez-le, des témoins oculaires, et crurent, « car ils ne connaissaient pas encore l’Écriture, qu’il devait ressusciter d’entre les morts » (Jean 20, 9 ).
Une autre femme, ne pouvant se détacher de Sa tombe vide, image de ce qu’était pour elle le monde entier sans Lui, devient de la part du Seigneur, pour les apôtres eux-mêmes , la messagère des privilèges les plus élevés que le croyant puisse posséder.
Après cela , Il leur ouvre l’intelligence pour entendre les Écritures, mais Il leur affirme aussi que « bienheureux sont ceux qui n’ont point vu et qui ont cru » (Jean 20, 29 ).
Étaient-ils donc intelligents avant qu’Il leur eût ouvert l’intelligence ?
Et l’on nous dit qu’ils étaient intelligents, « possédant la révélation de première main, et que ces hommes témoins de la révélation, en étaient assez impressionnés et en voyaient assez le sens pour être poussés à la conserver et à en perpétuer l’impression pour d’autres » ! Voyons donc ce que Jean nous dit au sujet d’un de ces cas : « Les disciples ne comprirent pas d’abord ces choses, mais, quand Jésus eut été glorifié, ils se souvinrent que ces choses étaient écrites de Lui, et qu’ils avaient fait ces choses à son égard » (Jean 12, 16 ).
Bénissons Dieu de ce qu’ils n’ont pu nous dire cette merveilleuse histoire qu’après que le Seigneur eut été glorifié. Ils n’en ont certes ni reçu l’impression, ni connu le sens, tandis qu’Il était avec eux, mais lorsque le Saint Esprit fut descendu du ciel, ils nous donnèrent une histoire du Fils de Dieu, Fils de l’homme, comme le Saint Esprit seul pouvait la communiquer, nous la faire comprendre et nous en donner la jouissance.
Combien sont fausses ces théories ! Seules les ténèbres de l’esprit et du cœur humains peuvent prétendre que « les apôtres étaient des témoins compétents, parce qu’ils estimaient spirituellement ce que le Seigneur estimait, et que, sympathisant le plus avec les conseils de Dieu, et étant le plus pénétrés de Son Esprit, ils étaient le mieux préparés à voir et à reproduire Ses révélations ».
La chose est fausse de tout point. Et d’abord, qui aurait pu leur parler d’un Christ glorifié ? Ils pouvaient Le suivre jusqu’à la nuée qui L’emporta de devant leurs yeux ; entendre les anges leur dire qu’Il reviendrait, mais qu’auraient-ils pu savoir de Lui pendant Son absence, si le Consolateur n’était venu leur apporter et leur annoncer les choses qui étaient à Christ ? Tout ce que le Père avait était à Lui, c’est pourquoi Il dit que l’Esprit prendrait du sien et le leur annoncerait . Où étaient les témoins oculaires de ces choses ? Or, s’il est doux, quand on a la paix par Son sang précieux, de se nourrir constamment du pain descendu du ciel, et s’il a un pouvoir attractif même sur le pécheur, la bénédiction consiste avant tout à regarder, non aux choses visibles, mais aux invisibles qui sont éternelles, et à aimer les choses d’en haut, non celles qui sont sur la terre. Où trouvons-nous, pour nous servir de leurs misérables expressions, un Tite-Live ou un Thucydide, quand il s’agit de choses célestes ? N’est-il pas parfaitement clair que toutes ces choses précieuses, dignes de notre amour et parmi lesquelles nous devons converser, ne sont connues que par la révélation du Saint Esprit ? Le christianisme lui-même est le ministère de l’Esprit (2 Cor. 3 ) ; le voile qui était sur Moïse est ôté en Christ ; les sacrifices, les images des choses célestes et tout le dessein de Dieu, caché sous les ombres de la loi, reçoivent leur vraie force d’un Christ souffrant et glorifié, assis à la droite de Dieu le Père jusqu’à Son retour, où Ses ennemis seront mis pour marchepied de Ses pieds. Il ne peut y avoir une histoire des faits et de la gloire célestes. Ce que Paul entendait dans le paradis ne pouvait nullement être exprimé en langage humain, et l’histoire que, dans un sens, les ombres de la loi nous donnent de ces choses, n’a de signification pour nous, que lorsque l’Esprit nous les révèle.
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Remarquez encore qu’il n’en est pas autrement dans les évangiles, même quant à la révélation de Christ sur la terre. L’opération de l’Esprit de Dieu y est aussi évidente à l’intelligence spirituelle, pour la partie terrestre que pour la partie céleste de la vie du Seigneur. Comme on l’a remarqué depuis longtemps, les quatre évangiles nous révèlent Christ sous quatre caractères distincts. Matthieu nous Le présente comme Emmanuel-Messie ; Marc, comme serviteur-prophète ; Luc, comme Fils de l’homme en grâce (les deux premiers chapitres traitent de la position d’Israël et du résidu) ; Jean montre la Parole faite chair, la vie éternelle dans le Fils de Dieu, et à la fin de l’évangile, l’autre Consolateur, l’Esprit promis. Dans chaque évangile, l’Esprit Saint évoque, par le moyen de la pensée de l’évangéliste, les traits qui présentent le Seigneur dans le caractère qui lui est propre. Prenons pour exemple la scène de la passion. Dans l’évangile de Jean, tout est puissance, tout est divin. On n’y trouve pas les souffrances de Gethsémané et de la croix. Matthieu nous montre la brebis muette devant ceux qui la tondent , la victime souffrante sans personne pour avoir compassion d’elle, sans un consolateur. En Luc, nous voyons plus de souffrance exprimée en Gethsémané, aucune sur la croix, où tout est grâce et confiance. Marc est en substance semblable à Matthieu ; mais, au lieu de Son service actif, Jésus y prend une place de souffrance.
La mission des disciples est distincte dans chaque évangile. Je ne puis entrer ici dans tous ces détails. Remarquez seulement que les disciples ne nous donnent pas ces récits comme témoins oculaires. Matthieu était présent quand tous reculèrent et tombèrent par terre, et il n’en dit rien. Pendant l’agonie de Gethsémané, Jean était plus près du Seigneur que Matthieu ; il n’en parle pas, parce que ce n’est pas son sujet. Marc n’était pas avec Jean et les deux autres, et il nous transmet la scène en détail. Qui donc a raconté aux évangélistes la naissance du Seigneur ? Si nous en croyons Lange, c’était Marie, et il y ajoute toute sorte d’inepties.
Le Seigneur Jésus, le Fils de Dieu, la Parole faite chair, était digne d’un seul historien, l’Esprit de Dieu, seul capable d’écrire Son histoire. Heureux ceux qui sont devenus les instruments de l’Esprit pour le faire ! Aucun chrétien ne nie que les douze, et d’autres avec eux, ne fussent des témoins oculaires, et chacun apprécie la grâce dont, en cela, Dieu fait preuve envers les hommes. Mais personne, à moins qu’il ne soit incrédule à la révélation de Dieu, ne peut nier l’opération de l’Esprit de Dieu dans le témoignage rendu par les disciples.
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Il me reste quelques mots à dire sur les principes de l’école rationaliste. Remarquez d’abord que vous ne trouvez pas deux de ces auteurs de la « haute critique » d’accord sur les détails. Bleek, par exemple, déclare que l’opinion d’Ewald est entièrement dénuée de preuves et sans fondement. Ilgen de même. Ces détails, il est vrai, n’ont trait qu’aux dates auxquelles les diverses histoires qui composent le Pentateuque auraient été écrites. D’une manière générale, comme nous l’avons dit plus haut, ils forment deux écoles, l’une estimant que le Deutéronome est le premier livre, tandis que le corps du Pentateuque aurait été terminé après la captivité, au moyen de quelque tradition mosaïque — à part cela, aucun livre régulier de la loi jusqu’au temps de Josias. L’autre nous dit que le corps des lois est de Moïse, mais n’a pas été écrit par lui, sauf un ou deux chants et le registre du voyage, le Deutéronome et Josué restant dans leur ordre naturel.
Tous mettent entièrement hors de question qu’il y ait eu une révélation par Moïse et, de fait, nient toute révélation. La Bible, pour eux, n’est pas une révélation, mais un récit des faits historiques dans lesquels Dieu s’est révélé, comme, par exemple, le déluge, etc. Il est une chose à laquelle pas un ne pense, c’est que Dieu ait une part quelconque à la confection du récit. Pour eux, la première chose requise, est une connaissance de première main des faits eux-mêmes ; mais cela, disent-ils, nous ne le possédons pas du tout. Quelques fragments ont pu être conservés, des chants, des généalogies et divers documents, très peu d’entre eux de première main, et ces derniers tronqués, surchargés d’additions, transformés selon les pensées de ceux qui ont donné à ces livres leur forme définitive. En sorte que ce que nous possédons pourrait être, mais pourrait aussi ne pas être de première main pour une partie de l’histoire, quel qu’en ait été l’auteur . En tout cas, ces documents ont reçu une forme définitive, en sorte que nous n’avons certainement pas un ensemble de première main.
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Mais il y a d’autres difficultés, sérieuses à coup sûr, qui ne semblent pas aborder la pensée de ces critiques. Bien que les livres historiques contiennent des faits importants qui révèlent les voies de Dieu, pour la plus grande partie ils ne sont pas du tout composés de faits . On y trouve des lois, des promesses, des avertissements, des prophéties ; des institutions, ombres des choses à venir ; des fêtes, figures des grandes voies futures de Dieu ; des choses ordonnées à dessein pour être le modèle des choses célestes. On y trouve l’homme apprécié par Dieu, sa conduite établissant le fondement des voies de Dieu envers lui ; les éléments de ces voies futures dans l’exemple d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ; l’apparition de personnages impliquant d’immenses principes des voies de Dieu, principes s’étendant, au milieu d’incidents insignifiants en apparence, à travers ces voies jusqu’à la gloire, sans qu’il y ait, dans les actes eux-mêmes, une révélation éclatante de Dieu (citons, par exemple Melchisédec) — des choses enfin « qui leur arrivaient en types et sont écrites pour notre instruction, à nous que les fins des siècles ont atteints » .
Ne semble-t-il pas qu’il y ait ici un dessein, un but spécial ? Le but de qui ? Serait-ce celui des premiers qui nous ont raconté ces révélations dans tous leurs détails, ou de ceux qui ont donné à ces livres leur forme définitive ?… Ou bien, serait-ce peut-être le but de Dieu , dans Ses conseils de sagesse et de sainteté ?
J’ai encore une petite remarque à faire au sujet de l’assertion que « Dieu nous a donné des révélations de Lui-même dans Ses actes, et qu’ensuite nous en avons un récit digne de créance par des témoins oculaires, le donnant de première main ». Prenons un de leurs exemples, le déluge. Quels témoins oculaires nous en ont donné le récit ? Ou celui de la tour de Babel, ou des autels d’Abraham, ou de la lutte de Jacob ? Est-ce qu’Adam a raconté pour le bien de sa postérité sa désobéissance et son péché, son expulsion du paradis, et le chemin de l’arbre de vie barré pour lui, fait dont dépend toute l’histoire de l’homme, de Satan, la rédemption et, d’une manière médiate ou immédiate, le jugement ? Quelle « première main » a écrit l’histoire « ordinaire et digne de créance » de ce qui s’est passé dans le jardin d’Éden ? Nous pourrions, s’il le fallait, remonter plus haut. Est-ce que ces messieurs ont peut-être découvert « les étoiles du matin chantant ensemble et les fils de Dieu éclatant de joie » , capables de nous donner une « histoire digne de créance » de la création ? Y avait-il quelque témoin oculaire ou auriculaire, quand Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image » ?
Mais à quoi bon continuer ? Y eut-il jamais non-sens pareil ? Que nous considérions dans la Parole, les plus délicates nuances de pensée en des milliers de cas, ou de tout petits événements de la dernière importance, ou des exposés de ce que Dieu a dit et pensé, ou une multitude de faits qu’aucun œil n’a jamais vus — tout cela faisant partie d’un immense plan de Dieu quant à l’homme, de Sa gloire en Christ, dans lequel Il veut réunir toutes choses — chaque portion de ce récit que, grâce à Dieu, nous possédons, montre l’absurdité grossière et insensée de tout leur échafaudage.
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Ce n’est pas ici le lieu d’entrer dans le détail des vues d’Ewald sur le Pentateuque et sur Josué. Ce qu’on doit conclure de tout son travail, c’est que nous n’avons rien dans ces livres qui soit réellement de Dieu. Ce sont d’anciennes légendes, les premières remontant à une centaine d’années après Moïse et contenant un chapitre et demi sur Jéthro. Ensuite viennent un certain nombre d’ouvrages dont les deux principaux auteurs vivaient au temps des Juges et de Salomon. Ces ouvrages ont été transformés, travaillés et retravaillés, et ont reçu des additions durant des siècles. Enfin, le Deutéronome et Josué y ont été ajoutés, et le tout a reçu sa forme définitive. Quand ces livres annoncent quelque événement prophétique, c’est la preuve que l’ouvrage fut écrit au temps de cette prophétie supposée. Ainsi la prophétie d’un événement nous donne la date de l’écrit où elle se trouve, parce que l’allusion faite à l’événement montre que l’auteur avait ce dernier sous les yeux . Le résultat est dès lors facile à comprendre.
Quel sort inaccoutumé ce grand ouvrage n’a-t-il pas subi avant de recevoir sa forme actuelle ! Combien, partant d’un petit commencement, il a grandi et subi d’altérations, avec chaque changement important de toute la littérature hébraïque, jusqu’à la fin du septième ou au début du sixième siècle ! Et combien il est naturel qu’au cours des importantes modifications et transformations qu’il a subies, une grande partie de son contenu ait de plus en plus perdu sa clarté primitive et son caractère particulier !
Heureuse perspective pour ceux qui se préparent à lire la Parole de Dieu, ou même une « histoire digne de créance » des révélations que Dieu nous a faites !
Bleek retient la notion des documents élohistes et jéhovistes, inventée par Astruc[6] , mais avec un jugement plus sobre que la plupart de ces auteurs. Il tient que le grand corps des lois de Moïse était fait pour le désert, ce que prouvent les expressions contenues dans ces lois ; il croit que cet écrit est contemporain des décrets édictés, mais que les contradictions, les dislocations, les répétitions des mêmes scènes, dénotent une compilation à laquelle divers documents ont concouru.
Riehm estime que les preuves données par Bleek (allusions au camp, mention du nom d’Aaron) que Moïse ou quelque autre est l’auteur contemporain des lois, n’ont aucune valeur.
De fait, il suffit de lire les divers systèmes de ces auteurs pour s’apercevoir du peu de confiance qu’ils méritent.
Ils s’accordent seulement sur un point : la négation de l’inspiration, si explicitement affirmée par l’apôtre Paul, que naturellement ils ignorent, comme en réalité ils ignorent le Seigneur Lui-même qui nous enseigne à « vivre de chaque parole qui sort de la bouche de Dieu » . Et où trouver ces paroles, si l’Écriture n’est pas inspirée ?
Remarquez l’immense différence entre l’intelligence de l’Écriture introduite par l’inspiration, et les faux systèmes dans lesquels ces hommes s’engagent en la niant. Et d’abord, ils ont absolument perdu le dessein général et la pensée de Dieu. Ce ne sont plus pour eux que les notions ou le sentiment individuel de l’écrivain qui gouvernent les récits. Le fil conducteur pour comprendre la portée d’un passage est abandonné ; ils ignorent la différence entre la grâce de Dieu et Son gouvernement sous la loi. Puis, la négation de l’inspiration excluant la prophétie, une allusion quelconque à ces événements subséquents est pour eux la preuve que cette allusion a été faite après les événements, et placée ensuite sous une forme poétique dans la bouche de Moïse, d’Abraham, etc.
L’apôtre Paul nous dit que « ces choses leur arrivèrent comme types et qu’elles ont été écrites pour nous servir d’avertissement, à nous que les fins des siècles ont atteints » (1 Cor. 10, 11 ). Or, si Dieu est l’auteur de ces écrits, j’y trouverai, en les étudiant avec patience et humilité, l’avertissement contenu dans ces choses, mais si tout ce que je possède est une histoire, produit des sentiments de son auteur, et qui pourrait être digne de créance, je ne puis m’attendre à y rencontrer ce que l’apôtre déclare s’y trouver.
Là où l’inspiration n’existe pas, on ne peut chercher la pensée de Dieu . Un simple arrangement de faits dignes de créance avec des motifs humains ne constitue pas un fondement de la pensée divine. Il n’y a donc dans ce livre, pour les auteurs dont nous parlons, aucune idée quelconque de la pensée de Dieu. Mais si une telle pensée existe, ces hommes ont complètement perdu la clef de son interprétation, et celle de l’ordre des divers livres de l’Écriture.
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Notez bien qu’il n’est pas question, comme on voudrait nous le faire croire, d’une théorie de l’inspiration , mais bien de ceci : Il n’y a dans ce livre aucune révélation quelconque de la pensée de Dieu .
Bleek ne le cache pas ; en réalité il ne construit pas même un système moyen entre l’inspiration verbale et l’œuvre humaine. Il dit : « Carpzov estime que les historiens bibliques ont généralement reçu le contenu tout entier de leurs œuvres, la matière et la forme, par l’inspiration immédiate de l’Esprit Saint et non par la tradition ou par des recherches indépendantes. Mais une telle assertion est à la fois déraisonnable et intenable, quand nous considérons sans parti pris, le contenu et la forme des livres historiques de l’Écriture sainte. Sans doute les opinions varient quant à la manière exacte de la coopération du Saint Esprit, etc., mais chacun reconnaîtra sans hésiter que si ces récits traitent de temps et d’événements dans lesquels les auteurs n’ont pas vécu ou auxquels ils n’ont pas pris part, la connaissance de ces choses doit leur être venue par la tradition… Mais il y a toujours une plus grande probabilité pour que la tradition transmise depuis les temps reculés soit pure, quand elle vient par des écrits aussi rapprochés que possibles des événements, que lorsqu’elle est simplement orale ».
Je me permets, en passant, de douter de cette assertion. La tradition orale peut, sans doute, être vague, mais les rapports écrits de cette catégorie ne sont pas une histoire sobre ; ce sont des mythes arrangés par les prêtres en rapport avec leurs faux dieux, avec le culte des ancêtres, ou dans l’intérêt de l’influence sacerdotale. Prenez les rapports écrits dans les « Anciens fragments de Cory », ou les Vedas et Puranas, ou même le récit du déluge de G. Smith, l’une des plus frappantes de ces légendes, ou l’histoire de Deucalion, ou celle des Titans, et voyez si les documents écrits sont un gage d’exactitude. On me dira que c’est tout simplement de la poésie ou des mythes. Tous ces anciens récits n’en sont pas, sauf, ce qui est le point même sur lequel j’insiste, qu’ils cherchent toujours le merveilleux. Des récits oraux sont transmis, et quand ils le sont par les hommes laissés à eux-mêmes, ces derniers en font dans chaque pays des mythes, tandis que l’Écriture nous donne le récit divin d’événements qui sont devenus des mythes entre les mains des hommes.
Il doit donc y avoir quelque chose de supérieur à l’homme pour nous présenter la vérité, la pensée divine, et même pour donner un récit d’événements qui nous reportent bien en arrière dans l’histoire du monde. Et de plus, qui donc choisira les faits moralement importants de manière à présenter dans leur ordre la responsabilité, la promesse, la loi, à établir les bases de la grâce d’un côté sur le péché et de l’autre sur l’amour souverain de Dieu, à donner une espérance par la prophétie, tout en insistant sur la loi et sur la responsabilité, jusqu’à ce que la réjection du Fils de Dieu, venu ici-bas en amour, ait démontré que la grâce seule peut convenir à l’homme ?
D’où vient encore que l’ordonnance des sacrifices lévitiques nous donne une vue bien plus complète de l’offrande de Christ que quoi que ce soit dans le Nouveau Testament, bien que, sous la loi, ils ne pussent être compris ? Ils forment un tout que, certes, jamais l’homme n’a pu composer. Je n’ai aucune objection quelconque, je l’ai dit autre part en réponse à ces vues incrédules, à admettre mille documents, à condition que ce soit Dieu qui ait soin d’en extraire Sa pensée et de me la communiquer. Mais ceux qui éliminent Dieu des Écritures, ne peuvent, cela va sans dire, y discerner Sa sagesse et l’ordre qu’Il y a introduits.
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Toute la partie de l’Ancien Testament qui a trait à la loi, affirme l’existence de communications divines. Jéhovah, ou Jahvé, si ces messieurs le préfèrent, parle à Moïse. Il ne s’agit pas ici de « témoins dignes de créance », ni de faits dont ils puissent être les témoins, ou comme ils disent, de « faits dans lesquels Dieu s’est révélé », mais de « paroles sorties de la bouche de Dieu ». Cela est-il vrai ou faux ? Dieu a-t-Il, oui ou non, parlé à Moïse ? Notez que ce n’étaient pas des choses qui eussent des témoins, sauf lors de la première révélation au pied du Sinaï. Le grand législateur pouvait prouver que Dieu avait parlé par lui, en faisant que la terre engloutît ceux qui résistaient à l’autorité que cette parole de Dieu lui avait conférée (Nomb. 16, 28-30 ). Telle n’est, sans doute, pas la manière d’agir de Dieu dans les jours de grâce que nous traversons ; je veux seulement montrer qu’il n’y avait pas de témoins de ces communications.
Toute cette partie importante du Pentateuque n’est donc ni le récit de témoins dignes de créance, ni celui d’événements par lesquels Dieu s’est révélé. C’est Dieu, donnant une révélation de Sa volonté par Sa parole, sans aucun fait quelconque. Quant à la chute et à toutes ses circonstances, c’est, sauf la venue du Sauveur pour nous en racheter, le fait le plus important qui ait jamais eu lieu dans le monde. Le connaître de première main serait un simple non-sens,… à moins — ce que nos adversaires nient ouvertement — que ce ne soit de première main par Dieu Lui-même .
L’Écriture ne donne pas simplement des faits dans lesquels Dieu s’est révélé. Elle nous raconte des choses dans lesquelles l’homme s’est révélé, sans l’existence d’aucun fait divin quelconque — dans lesquelles le diable, avec ses voies et ses ruses, s’est révélé et se révèlera jusqu’à ce qu’il soit jeté dans l’étang de feu. Elle nous raconte tout le développement des relations diverses entre Dieu et l’homme, jusqu’à ce que ce dernier ait rejeté le Fils de Dieu. On peut dire qu’elle relate toute l’histoire du monde, comme étant en relation avec Dieu, avec tout ce qui se rapporte à cette histoire, dans l’homme, en Dieu et en Satan. Historiquement, des faits insignifiants, dans lesquels Dieu n’intervenait pas, mais dont tout dépendait — la responsabilité et la puissance vivifiante, dans toute leur portée et leur relation l’une avec l’autre, depuis le jardin d’Éden jusqu’à la gloire et au jugement — l’homme responsable dans l’innocence, sans loi, sous la loi, sous la grâce, en présence de la croix et du Saint Esprit donné, enfin sous le régime de la gloire et devant le jugement. Où trouver le discernement pour choisir les faits nécessaires destinés à exprimer ces choses ?
En réalité, cette théorie rabaisse toute la nature, toute la valeur morale de l’Écriture, outre le système ridicule que nous devons connaître les faits de la Genèse par des témoins oculaires dignes de créance.
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Encore un point, et je termine. Il n’est pas honnête de nous dire comme ils le font qu’ils combattent une « théorie de l’inspiration ». Les hommes peuvent avoir sur l’inspiration des théories sages ou peu sages, à mon avis peu sages en général, car la manière dont Dieu fait des communications, bien que le sujet soit mentionné partiellement dans le cas de Marie et d’Aaron, n’est guère de notre ressort ; et de plus, comme je l’ai dit plus haut, si j’étais inspiré, je ne pourrais communiquer la manière dont je le suis à quelqu’un qui ne l’est pas. Quand il est dit : « La parole de l’Éternel vint », c’est évidemment l’inspiration directe, mais quel est le sens de ces mots quant à la manière dont elle a lieu ? Encore une fois, ceux qui nous disent qu’ils diffèrent quant à la théorie de l’inspiration , manquent de droiture , car ils nient que les parties historiques de l’Écriture soient en rien une révélation. Pour eux, l’Écriture n’est pas du tout la révélation de Dieu. Ils prétendent que des hommes, dignes de créance, peuvent faire le récit des actes divins, mais que c’est une œuvre humaine .
Leur assertion est un non-sens, parce que la plus grande partie de l’Écriture historique, citée dans le Nouveau Testament comme divine, est composée de choses qui ne sont nullement les « grands actes » de Dieu. Cependant tout s’y tient d’une manière inséparable, en nous présentant ce qui a trait à la responsabilité de l’homme et ce que Dieu a souvent fait en conséquence.
Leur assertion est un non-sens, parce que de la plus importante partie de ces livres vous n’avez et ne pouvez avoir aucun récit de première main par des témoins oculaires.
Leur assertion est un non-sens moral, parce que l’homme ne peut être compétent pour choisir les faits dont moralement toute l’histoire dépend, et que, dans son domaine, en dehors de l’Écriture, il a prouvé son incompétence, même quant aux grands actes de Dieu, puisqu’il en a changé la tradition en mythes, tous plus absurdes les uns que les autres, et, quant à ceux qui se rapprochent le plus de l’Écriture, reliant cette tradition à ses faux dieux et à de mauvais principes, et falsifiant les faits eux-mêmes, comme dans le récit babylonien du déluge.
Enfin, cette assertion est absurde, parce qu’elle suppose que Dieu entendait se révéler à l’homme, mais qu’Il s’y est pris de manière à ce que la révélation ne pût l’atteindre avec une certitude quelconque dans les points les plus importants, et, de fait, en aucun point.
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La grande question vitale qui se pose est celle-ci : Avons-nous dans l’Écriture, c’est-à-dire (puisqu’on l’attaque sur ce point) dans sa partie historique, une révélation de la part de Dieu ? Et notez que cette partie historique comprend nécessairement toutes les paroles de Christ et des apôtres, car tous la traitent comme étant une révélation de Dieu.
Dans quelles folies les hommes ne tombent-ils pas quand la Parole de Dieu leur manque ! Ils nous disent qu’ils examinent le Pentateuque au point de vue littéraire en contraste avec le point de vue religieux. En contraste, à coup sûr ! Seulement il faut se souvenir que « le point de vue littéraire » nie absolument tout ce qui ferait de l’histoire biblique un livre religieux, car, selon eux, les premiers écrivains et les derniers éditeurs l’ont composé et arrangé selon leurs vues particulières. Dieu n’y a aucune part.
Quelle bénédiction pour nous, simples chrétiens, de posséder et de croire la précieuse Parole de Dieu , déclarée authentique par le Seigneur Jésus et par les apôtres !
Job
38 ◊ 1 * Et l’Éternel répondit à Job du milieu du tourbillon, et dit :
◊ 2 Qui est celui-ci qui obscurcit le conseil par des discours sans connaissance ?
◊ 3 Ceins tes reins comme un homme, et je t’interrogerai et tu m’instruiras !
◊ 4 Où étais-tu quand j’ai fondé la terre ? Déclare-le-moi, si tu as de l’intelligence.
◊ 5 Qui lui a établi sa mesure, — si tu le sais ? Ou qui a étendu le cordeau sur elle ?
◊ 6 Sur quoi ses bases sont-elles assises, ou qui a placé sa pierre angulaire,
◊ 7 Quand les étoiles du matin chantaient ensemble, et que tous les fils de Dieu éclataient de joie ?
◊ 8 Et qui a renfermé la mer dans des portes, quand elle rompit [les bornes] et sortit de la matrice,
◊ 9 Quand je fis de la nuée son vêtement, et de l’obscurité ses langes ;
◊ 10 Quand je lui découpai ses limites et lui mis des barres et des portes,
◊ 11 Et que je dis : Tu viendras jusqu’ici et tu n’iras pas plus loin, et ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots ?
◊ 12 * As-tu, de ta vie, commandé au matin ? As-tu montré à l’aube du jour sa place,
◊ 13 Pour qu’elle saisisse les bords de la terre, et que les méchants en soient secoués ?
◊ 14 Elle se change comme l’argile d’un sceau, et [toutes choses] se présentent parées comme d’un vêtement ;
◊ 15 Et leur lumière est ôtée aux méchants, et le bras levé est cassé.
◊ 16 * Es-tu allé aux sources de la mer, et t’es-tu promené dans les profondeurs de l’abîme ?
◊ 17 Les portes de la mort se sont-elles découvertes à toi ? Et as-tu vu les portes de l’ombre de la mort ?
◊ 18 Ton regard a-t-il pénétré jusque dans les vastes espaces de la terre ? Dis-le, si tu connais tout cela.
◊ 19 * Où est le chemin vers le séjour de la lumière ? et les ténèbres, où est leur place ?
◊ 20 Pour que tu les prennes à leur limite, et que tu connaisses les sentiers de leur maison ?
◊ 21 Tu le sais, car tu étais né alors, et le nombre de tes jours est grand !
◊ 22 * Es-tu allé aux trésors de la neige, et as-tu vu les trésors de la grêle,
◊ 23 Que j’ai mis en réserve pour le temps de la détresse, pour le jour du combat et de la guerre ?
◊ 24 Par quel chemin se distribue la lumière, et le vent d’orient se répand-il sur la terre ?
◊ 25 Qui a découpé des canaux aux torrents de pluie, et un chemin à l’éclair des tonnerres,
◊ 26 Pour faire pleuvoir sur une terre où il n’y a personne, sur le désert où il n’y a pas d’hommes ;
◊ 27 Pour rassasier les lieux désolés et déserts, pour faire germer les pousses de l’herbe ?
◊ 28 La pluie a-t-elle un père ? ou qui engendre les gouttes de la rosée ?
◊ 29 Du sein de qui sort la glace ? et le frimas des cieux, qui l’enfante ?
◊ 30 Devenues pierre, les eaux se cachent, et la surface de l’abîme se prend.
◊ 31 * Peux-tu serrer les liens des Pléiades, ou détacher les cordes d’Orion ?
◊ 32 Fais-tu sortir les signes du zodiaque en leurs saisons, et mènes-tu la grande Ourse avec ses filles ?
◊ 33 Connais-tu les lois des cieux, ou établis-tu leur empire sur la terre ?
◊ 34 Peux-tu élever ta voix vers les nuages, en sorte que des torrents d’eau te couvrent ?
◊ 35 As-tu lancé la foudre, en sorte qu’elle soit allée et t’ait dit : Me voici ?
◊ 36 Qui a mis la sagesse dans les reins, ou qui donna l’intelligence à l’esprit ?
◊ 37 Qui a compté les nuages dans [sa] sagesse ? et qui verse les outres des cieux,
◊ 38 Quand la poussière coule comme du métal en fusion et que les mottes se soudent entre elles ?
Jean
12 ◊ 1 Jésus donc, six jours avant la Pâque, vint à Béthanie où était Lazare, le mort, que Jésus avait ressuscité d’entre les morts. ◊ 2 On lui fit donc là un souper ; et Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui étaient à table avec lui. ◊ 3 Marie donc, ayant pris une livre de parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus et lui essuya les pieds avec ses cheveux ; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum. ◊ 4 L’un de ses disciples donc, Judas Iscariote, [fils] de Simon, qui allait le livrer, dit : ◊ 5 Pourquoi ce parfum n’a-t-il pas été vendu trois cents deniers et donné aux pauvres ? ◊ 6 Or il dit cela, non pas qu’il se souciât des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et qu’il avait la bourse et portait ce qu’on y mettait. ◊ 7 Jésus donc dit : Permets-lui d’avoir gardé ceci pour le jour de ma sépulture. ◊ 8 Car vous avez les pauvres toujours avec vous ; mais moi, vous ne m’avez pas toujours.
◊ 9 Une grande foule d’entre les Juifs sut donc qu’il était là, et vint, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir Lazare qu’il avait ressuscité d’entre les morts. ◊ 10 Mais les principaux sacrificateurs tinrent conseil, afin de faire mourir aussi Lazare ; ◊ 11 car, à cause de lui, plusieurs des Juifs s’en allaient et croyaient en Jésus.
◊ 12 Le lendemain, une grande foule qui était venue à la fête, ayant ouï dire que Jésus venait à Jérusalem, ◊ 13 prit les rameaux des palmiers et sortit au-devant de lui, et criait : Hosanna ! béni soit celui qui vient au nom du *Seigneur, le roi d’Israël ! ◊ 14 Et Jésus, ayant trouvé un ânon, s’assit dessus, selon qu’il est écrit : ◊ 15 « Ne crains point, fille de Sion ; voici, ton roi vient, assis sur l’ânon d’une ânesse ». ◊ 16 Or ses disciples ne comprirent pas d’abord ces choses ; mais quand Jésus eut été glorifié, alors ils se souvinrent que ces choses étaient écrites de lui et qu’ils avaient fait ces choses à son égard. ◊ 17 La foule donc qui était avec lui, [lui] rendait témoignage, parce qu’il avait appelé Lazare hors du sépulcre, et qu’il l’avait ressuscité d’entre les morts. ◊ 18 C’est pourquoi aussi la foule alla au-devant de lui, parce qu’ils avaient appris qu’il avait fait ce miracle. ◊ 19 Les pharisiens donc dirent entre eux : Vous voyez que vous ne gagnez rien ; voici, le monde est allé après lui.
◊ 20 Or il y avait quelques Grecs, d’entre ceux qui étaient montés pour adorer pendant la fête. ◊ 21 Ceux-ci donc vinrent à Philippe qui était de Bethsaïda de Galilée, et ils le priaient, disant : Seigneur, nous désirons voir Jésus. ◊ 22 Philippe vient, et le dit à André ; et puis André vient, et Philippe, et ils le disent à Jésus. ◊ 23 Et Jésus leur répondit, disant : L’heure est venue pour que le fils de l’homme soit glorifié. ◊ 24 En vérité, en vérité, je vous dis : À moins que le grain de blé, tombant en terre, ne meure, il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. ◊ 25 Celui qui affectionne sa vie, la perdra ; et celui qui hait sa vie dans ce monde-ci, la conservera pour la vie éternelle. ◊ 26 Si quelqu’un me sert, qu’il me suive ; et où je suis, moi, là aussi sera mon serviteur : si quelqu’un me sert, le Père l’honorera.
◊ 27 Maintenant mon âme est troublée ; et que dirai-je ? Père, délivre-moi de cette heure ; mais c’est pour cela que je suis venu à cette heure. ◊ 28 Père, glorifie ton nom. Il vint donc une voix du ciel : Et je l’ai glorifié, et je le glorifierai de nouveau. ◊ 29 La foule donc qui était là et qui avait entendu, dit qu’un coup de tonnerre avait eu lieu ; d’autres disaient : Un ange lui a parlé. ◊ 30 Jésus répondit et dit : Cette voix n’est pas venue pour moi, mais pour vous. ◊ 31 Maintenant est le jugement de ce monde ; maintenant le chef de ce monde sera jeté dehors. ◊ 32 Et moi, si je suis élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi-même. ◊ 33 Or il disait cela pour indiquer de quelle mort il allait mourir. ◊ 34 La foule lui répondit : Nous, nous avons appris de la loi, que le Christ demeure éternellement : et comment, toi, dis-tu qu’il faut que le fils de l’homme soit élevé ? Qui est ce fils de l’homme ? ◊ 35 Jésus donc leur dit : Encore pour un peu de temps la lumière est au milieu de vous ; marchez pendant que vous avez la lumière, afin que les ténèbres ne s’emparent pas de vous ; et celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va. ◊ 36 Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez fils de lumière. Jésus dit ces choses, et s’en allant, il se cacha de devant eux.
◊ 37 Et quoiqu’il eût fait tant de miracles devant eux, ils ne crurent pas en lui ; ◊ 38 afin que la parole d’Ésaïe le prophète, qu’il prononça, fût accomplie : « *Seigneur, qui est-ce qui a cru à ce qu’il a entendu de nous, et à qui le bras du *Seigneur a-t-il été révélé ? ». ◊ 39 C’est pourquoi ils ne pouvaient croire, parce qu’Ésaïe dit encore : ◊ 40 « Il a aveuglé leurs yeux et il a endurci leur cœur, afin qu’ils ne voient pas des yeux, et qu’ils n’entendent pas du cœur, et qu’ils ne soient convertis, et que je ne les guérisse ». ◊ 41 Ésaïe dit ces choses parce qu’il vit sa gloire et qu’il parla de lui. ◊ 42 Toutefois plusieurs d’entre les chefs mêmes crurent en lui ; mais à cause des pharisiens ils ne le confessaient pas, de peur d’être exclus de la synagogue ; ◊ 43 car ils ont aimé la gloire des hommes plutôt que la gloire de Dieu.
◊ 44 Et Jésus s’écria et dit : Celui qui croit en moi, ne croit pas en moi, mais en celui qui m’a envoyé ; ◊ 45 et celui qui me voit, voit celui qui m’a envoyé. ◊ 46 Moi, je suis venu dans le monde, [la] lumière, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. ◊ 47 Et si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde pas, moi, je ne le juge pas ; car je ne suis pas venu afin de juger le monde, mais afin de sauver le monde. ◊ 48 Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles, a qui le juge ; la parole que j’ai dite, celle-là le jugera au dernier jour. ◊ 49 Car moi, je n’ai pas parlé de moi-même ; mais le Père qui m’a envoyé, lui-même m’a commandé ce que je devais dire et comment j’avais à parler ; ◊ 50 et je sais que son commandement est la vie éternelle. Les choses donc que moi je dis, je les dis comme le Père m’a dit.
Luc
1 ◊ 1 Puisque plusieurs ont entrepris de rédiger un récit des choses qui sont reçues parmi nous avec une pleine certitude, ◊ 2 comme nous les ont transmises ceux qui, dès le commencement, ont été les témoins oculaires et les ministres de la parole, ◊ 3 il m’a semblé bon à moi aussi, qui ai suivi exactement toutes choses depuis le commencement, très excellent Théophile, de te [les] écrire par ordre, ◊ 4 afin que tu connaisses la certitude des choses dont tu as été instruit.
◊ 5 Aux jours d’Hérode, roi de Judée, il y avait un certain sacrificateur, nommé Zacharie, de la classe d’Abia ; et sa femme était des filles d’Aaron, et son nom était Élisabeth. ◊ 6 Et ils étaient tous deux justes devant Dieu, marchant dans tous les commandements et dans toutes les ordonnances du *Seigneur, sans reproche. ◊ 7 Et ils n’avaient pas d’enfant, parce qu’Élisabeth était stérile ; et ils étaient tous deux fort avancés en âge. ◊ 8 Or il arriva, pendant qu’il exerçait la sacrificature devant Dieu dans l’ordre de sa classe, ◊ 9 que, selon la coutume de la sacrificature, le sort lui échut d’offrir le parfum en entrant dans le temple du *Seigneur. ◊ 10 Et toute la multitude du peuple priait dehors, à l’heure du parfum. ◊ 11 Et un ange du *Seigneur lui apparut, se tenant au côté droit de l’autel du parfum. ◊ 12 Et Zacharie, le voyant, fut troublé, et la crainte le saisit. ◊ 13 Et l’ange lui dit : Ne crains pas, Zacharie, parce que tes supplications ont été exaucées, et ta femme Élisabeth t’enfantera un fils, et tu appelleras son nom Jean. ◊ 14 Et il sera pour toi un sujet de joie et d’allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance ; ◊ 15 car il sera grand devant le *Seigneur, et il ne boira ni vin ni cervoise ; et il sera rempli de l’Esprit Saint déjà dès le ventre de sa mère. ◊ 16 Et il fera retourner plusieurs des fils d’Israël au *Seigneur leur Dieu. ◊ 17 Et il ira devant lui dans l’esprit et la puissance d’Élie, pour faire retourner les cœurs des pères vers les enfants, et les désobéissants à la pensée des justes, pour préparer au *Seigneur un peuple bien disposé. ◊ 18 Et Zacharie dit à l’ange : Comment connaîtrai-je cela ? car moi, je suis un vieillard, et ma femme est fort avancée en âge. ◊ 19 Et l’ange, répondant, lui dit : Moi, je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu, et j’ai été envoyé pour te parler et pour t’annoncer ces bonnes nouvelles. ◊ 20 Et voici, tu seras muet et tu ne pourras point parler jusqu’au jour où ces choses arriveront, parce que tu n’as pas cru mes paroles qui s’accompliront en leur temps. ◊ 21 Et le peuple attendait Zacharie ; et ils s’étonnaient de ce qu’il tardait tant dans le temple. ◊ 22 Et quand il fut sorti, il ne pouvait pas leur parler : et ils reconnurent qu’il avait vu une vision dans le temple ; et lui-même leur faisait des signes, et il demeura muet. ◊ 23 Et il arriva que, quand les jours de son ministère furent accomplis, il s’en alla dans sa maison.
◊ 24 Or après ces jours, Élisabeth sa femme conçut, et elle se cacha cinq mois, disant : ◊ 25 Le *Seigneur m’a ainsi fait aux jours où il m’a regardée, pour ôter mon opprobre parmi les hommes.
◊ 26 Et au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, nommée Nazareth, ◊ 27 à une vierge, fiancée à un homme dont le nom était Joseph, de la maison de David ; et le nom de la vierge était Marie. ◊ 28 Et l’ange étant entré auprès d’elle, dit : Je te salue, toi que [Dieu] fait jouir de sa faveur ! Le *Seigneur est avec toi ; tu es bénie entre les femmes. ◊ 29 Et elle, le voyant, fut troublée à sa parole ; et elle raisonnait en elle-même sur ce que pourrait être cette salutation. ◊ 30 Et l’ange lui dit : Ne crains pas, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. ◊ 31 Et voici, tu concevras dans ton ventre, et tu enfanteras un fils, et tu appelleras son nom Jésus. ◊ 32 Il sera grand et sera appelé le Fils du Très-haut ; et le *Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; ◊ 33 et il régnera sur la maison de Jacob à toujours, et il n’y aura pas de fin à son royaume. ◊ 34 Et Marie dit à l’ange : Comment ceci arrivera-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? ◊ 35 Et l’ange répondant, lui dit : L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi aussi la sainte chose qui naîtra sera appelée Fils de Dieu. ◊ 36 Et voici, Élisabeth ta parente, elle aussi a conçu un fils dans sa vieillesse, et c’est ici le sixième mois pour celle qui était appelée stérile ; ◊ 37 car rien ne sera impossible à Dieu. ◊ 38 Et Marie dit : Voici l’esclave du *Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. Et l’ange se retira d’auprès d’elle.
◊ 39 Et Marie, se levant en ces jours-là, s’en alla en hâte au pays des montagnes, dans une ville de Juda. ◊ 40 Et elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. ◊ 41 Et il arriva, comme Élisabeth entendait la salutation de Marie, que le petit enfant tressaillit dans son ventre ; et Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, ◊ 42 et elle s’écria à haute voix et dit : Tu es bénie entre les femmes, et béni est le fruit de ton ventre ! ◊ 43 Et d’où me vient ceci, que la mère de mon Seigneur vienne vers moi ? ◊ 44 Car voici, dès que la voix de ta salutation est parvenue à mes oreilles, le petit enfant a tressailli de joie dans mon ventre. ◊ 45 Et bienheureuse est celle qui a cru ; car il y aura un accomplissement des choses qui lui ont été dites de la part du *Seigneur.
◊ 46 Et Marie dit : Mon âme magnifie le *Seigneur, ◊ 47 et mon esprit s’est réjoui en Dieu mon Sauveur, ◊ 48 car il a regardé l’humble état de son esclave ; car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse ; ◊ 49 car le Puissant m’a fait de grandes choses, et son nom est saint ; ◊ 50 et sa miséricorde est de générations en générations sur ceux qui le craignent. ◊ 51 Il a agi puissamment par son bras ; il a dispersé les orgueilleux dans la pensée de leur cœur ; ◊ 52 il a fait descendre les puissants de leurs trônes, et il a élevé les petits ; ◊ 53 il a rempli de biens ceux qui avaient faim, et il a renvoyé les riches à vide ; ◊ 54 il a pris la cause d’Israël, son serviteur, pour se souvenir de sa miséricorde ◊ 55 (selon qu’il avait parlé à nos pères) envers Abraham et envers sa semence, à jamais. ◊ 56 — Et Marie demeura avec elle environ trois mois ; et elle s’en retourna en sa maison.
◊ 57 Or le temps où elle devait accoucher fut accompli pour Élisabeth, et elle mit au monde un fils. ◊ 58 Et ses voisins et ses parents apprirent que le *Seigneur avait magnifié sa miséricorde envers elle, et ils se réjouirent avec elle. ◊ 59 Et il arriva qu’au huitième jour ils vinrent pour circoncire le petit enfant ; et ils l’appelaient Zacharie, du nom de son père. ◊ 60 Et sa mère, répondant, dit : Non, mais il sera appelé Jean. ◊ 61 Et ils lui dirent : Il n’y a personne dans ta parenté qui soit appelé de ce nom. ◊ 62 Et ils firent signe à son père [qu’il déclarât] comment il voulait qu’il fût appelé. ◊ 63 Et ayant demandé des tablettes, il écrivit, disant : Jean est son nom. Et ils en furent tous étonnés. ◊ 64 Et à l’instant sa bouche fut ouverte et sa langue [déliée] ; et il parlait, louant Dieu. ◊ 65 Et tous leurs voisins furent saisis de crainte ; et on s’entretenait de toutes ces choses par tout le pays des montagnes de la Judée ; ◊ 66 et tous ceux qui les entendirent, les mirent dans leur cœur, disant : Que sera donc cet enfant ? Et la main du *Seigneur était avec lui.
◊ 67 Et Zacharie, son père, fut rempli de l’Esprit Saint, et prophétisa, disant : ◊ 68 Béni soit le *Seigneur, le Dieu d’Israël, car il a visité et sauvé son peuple, ◊ 69 et nous a suscité une corne de délivrance dans la maison de David son serviteur, ◊ 70 selon ce qu’il avait dit par la bouche de ses saints prophètes, qui ont été de tout temps, ◊ 71 une délivrance de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent ; ◊ 72 pour accomplir la miséricorde envers nos pères et pour se souvenir de sa sainte alliance, ◊ 73 du serment qu’il a juré à Abraham notre père, ◊ 74 de nous accorder, étant libérés de la main de nos ennemis, de le servir sans crainte, ◊ 75 en sainteté et en justice devant lui, tous nos jours. ◊ 76 Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-haut : car tu iras devant la face du *Seigneur pour préparer ses voies, ◊ 77 pour donner la connaissance du salut à son peuple, dans la rémission de leurs péchés, ◊ 78 par les entrailles de miséricorde de notre Dieu, selon lesquelles l’Orient d’en haut nous a visités, ◊ 79 afin de luire à ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort, pour conduire nos pieds dans le chemin de la paix.
◊ 80 Et l’enfant croissait et se fortifiait en esprit ; et il fut dans les déserts jusqu’au jour de sa manifestation à Israël.
2 ◊ 1 Or il arriva, en ces jours-là, qu’un décret fut rendu de la part de César Auguste, [portant] qu’il fût fait un recensement de toute la terre habitée. ◊ 2 (Le recensement lui-même se fit seulement lorsque Cyrénius eut le gouvernement de la Syrie.) ◊ 3 Et tous allaient pour être enregistrés, chacun en sa propre ville. ◊ 4 Et Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, dans la ville de David qui est appelée Bethléhem, parce qu’il était de la maison et de la famille de David, ◊ 5 pour être enregistré avec Marie, la femme qui lui était fiancée, laquelle était enceinte. ◊ 6 Et il arriva, pendant qu’ils étaient là, que les jours où elle devait accoucher s’accomplirent ; ◊ 7 et elle mit au monde son fils premier-né, et l’emmaillota, et le coucha dans la crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie.
◊ 8 Et il y avait dans la même contrée des bergers demeurant aux champs, et gardant leur troupeau durant les veilles de la nuit. ◊ 9 Et voici, un ange du *Seigneur se trouva avec eux, et la gloire du *Seigneur resplendit autour d’eux ; et ils furent saisis d’une fort grande peur. ◊ 10 Et l’ange leur dit : N’ayez point de peur, car voici, je vous annonce un grand sujet de joie qui sera pour tout le peuple ; ◊ 11 car aujourd’hui, dans la cité de David, vous est né un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. ◊ 12 Et ceci en est le signe pour vous, c’est que vous trouverez un petit enfant emmailloté et couché dans une crèche. ◊ 13 Et soudain il y eut avec l’ange une multitude de l’armée céleste, louant Dieu, et disant : ◊ 14 Gloire à Dieu dans les lieux très hauts ; et sur la terre, paix ; et bon plaisir dans les hommes ! ◊ 15 Et il arriva, lorsque les anges s’en furent allés d’avec eux au ciel, que les bergers dirent entre eux : Allons donc jusqu’à Bethléhem, et voyons cette chose qui est arrivée que le *Seigneur nous a fait connaître. ◊ 16 Et ils allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. ◊ 17 Et l’ayant vu, ils divulguèrent la parole qui leur avait été dite touchant ce petit enfant. ◊ 18 Et tous ceux qui l’ouïrent s’étonnèrent des choses qui leur étaient dites par les bergers. ◊ 19 Et Marie gardait toutes ces choses par-devers elle, les repassant dans son cœur. ◊ 20 Et les bergers s’en retournèrent, glorifiant et louant Dieu de toutes les choses qu’ils avaient entendues et vues, selon qu’il leur en avait été parlé.
◊ 21 Et quand huit jours furent accomplis pour le circoncire, son nom fut appelé Jésus, nom duquel il avait été appelé par l’ange avant qu’il fût conçu dans le ventre.
◊ 22 Et quand les jours de leur purification, selon la loi de Moïse, furent accomplis, ils le portèrent à Jérusalem, pour le présenter au *Seigneur ◊ 23 (selon qu’il est écrit dans la loi du *Seigneur, que tout mâle qui ouvre la matrice sera appelé saint au *Seigneur), ◊ 24 et pour offrir un sacrifice, selon ce qui est prescrit dans la loi du *Seigneur, une paire de tourterelles ou deux jeunes colombes.
◊ 25 Et voici, il y avait à Jérusalem un homme dont le nom était Siméon ; et cet homme était juste et pieux, et il attendait la consolation d’Israël ; et l’Esprit Saint était sur lui. ◊ 26 Et il avait été averti divinement par l’Esprit Saint qu’il ne verrait pas la mort, que premièrement il n’eût vu le Christ du *Seigneur. ◊ 27 Et il vint par l’Esprit dans le temple ; et comme les parents apportaient le petit enfant Jésus pour faire à son égard selon l’usage de la loi, ◊ 28 il le prit entre ses bras et bénit Dieu et dit : ◊ 29 Maintenant, Seigneur, tu laisses aller ton esclave en paix selon ta parole ; ◊ 30 car mes yeux ont vu ton salut, ◊ 31 lequel tu as préparé devant la face de tous les peuples : ◊ 32 une lumière pour la révélation des nations, et la gloire de ton peuple Israël. ◊ 33 Et son père et sa mère s’étonnaient des choses qui étaient dites de lui. ◊ 34 Et Siméon les bénit et dit à Marie sa mère : Voici, celui-ci est mis pour la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et pour un signe que l’on contredira ◊ 35 (et même une épée transpercera ta propre âme), en sorte que les pensées de plusieurs cœurs soient révélées.
◊ 36 Et il y avait Anne, une prophétesse, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser (elle était fort avancée en âge, ayant vécu avec un mari sept ans depuis sa virginité, ◊ 37 et veuve d’environ quatre-vingt-quatre ans), qui ne quittait pas le temple, servant [Dieu] en jeûnes et en prières, nuit et jour ; ◊ 38 celle-ci, survenant en ce même moment, louait le *Seigneur, et parlait de lui à tous ceux qui, à Jérusalem, attendaient la délivrance.
◊ 39 Et quand ils eurent tout accompli selon la loi du *Seigneur, ils s’en retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville. ◊ 40 Et l’enfant croissait et se fortifiait, étant rempli de sagesse ; et la faveur de Dieu était sur lui.
◊ 41 Et ses parents allaient chaque année à Jérusalem, à la fête de Pâque. ◊ 42 Et quand il eut douze ans, comme ils étaient montés à Jérusalem, selon la coutume de la fête, ◊ 43 et qu’ils avaient accompli les jours [de la fête], comme ils s’en retournaient, l’enfant Jésus demeura dans Jérusalem ; et ses parents ne le savaient pas. ◊ 44 Mais croyant qu’il était dans la troupe des voyageurs, ils marchèrent le chemin d’un jour et le cherchèrent parmi leurs parents et leurs connaissances ; ◊ 45 et ne le trouvant pas, ils s’en retournèrent à Jérusalem à sa recherche. ◊ 46 Et il arriva qu’après trois jours ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant. ◊ 47 Et tous ceux qui l’entendaient s’étonnaient de son intelligence et de ses réponses. ◊ 48 Et quand ils le virent, ils furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait ainsi ? Voici, ton père et moi nous te cherchions, étant en grande peine. ◊ 49 Et il leur dit : Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être aux affaires de mon Père ? ◊ 50 Et ils ne comprirent pas la parole qu’il leur disait. ◊ 51 Et il descendit avec eux, et vint à Nazareth, et leur était soumis. Et sa mère conservait toutes ces paroles dans son cœur. ◊ 52 Et Jésus avançait en sagesse et en stature, et en faveur auprès de Dieu et des hommes.
Jean
15 ◊ 1 Moi, je suis le vrai cep, et mon Père est le cultivateur. ◊ 2 Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit, il l’ôte ; et tout sarment qui porte du fruit, il le nettoie, afin qu’il porte plus de fruit. ◊ 3 Vous, vous êtes déjà nets, à cause de la parole que je vous ai dite. ◊ 4 Demeurez en moi, et moi en vous. Comme le sarment ne peut pas porter de fruit de lui-même, à moins qu’il ne demeure dans le cep, de même vous non plus [vous ne le pouvez pas], à moins que vous ne demeuriez en moi. ◊ 5 Moi, je suis le cep, vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; car, séparés de moi, vous ne pouvez rien faire. ◊ 6 Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment, et il sèche ; et on les amasse, et on les met au feu, et ils brûlent. ◊ 7 Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez, et il vous sera fait. ◊ 8 En ceci mon Père est glorifié, que vous portiez beaucoup de fruit ; et vous serez mes disciples. ◊ 9 Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés ; demeurez dans mon amour. ◊ 10 Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour ; comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. ◊ 11 Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit accomplie. ◊ 12 C’est ici mon commandement : Que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés. ◊ 13 Personne n’a un plus grand amour que celui-ci, qu’il laisse sa vie pour ses amis. ◊ 14 Vous êtes mes amis, si vous faites tout ce que moi je vous commande. ◊ 15 Je ne vous appelle plus esclaves, car l’esclave ne sait pas ce que son maître fait ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai ouï de mon Père. ◊ 16 Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais c’est moi qui vous ai choisis et qui vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure ; afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. ◊ 17 Je vous commande ces choses, c’est que vous vous aimiez les uns les autres. ◊ 18 Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. ◊ 19 Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui serait sien ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, mais que moi je vous ai choisis du monde, à cause de cela le monde vous hait. ◊ 20 Souvenez-vous de la parole que moi je vous ai dite : L’esclave n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. ◊ 21 Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé. ◊ 22 Si je n’étais pas venu, et que je ne leur eusse pas parlé, ils n’auraient pas eu de péché ; mais maintenant ils n’ont pas de prétexte pour leur péché. ◊ 23 Celui qui me hait, hait aussi mon Père. ◊ 24 Si je n’avais pas fait parmi eux les œuvres qu’aucun autre n’a faites, ils n’auraient pas eu de péché ; mais maintenant ils ont, et vu, et haï et moi et mon Père. ◊ 25 Mais c’est afin que fût accomplie la parole qui est écrite dans leur loi : « Ils m’ont haï sans cause ». ◊ 26 Mais quand le Consolateur sera venu, lequel moi je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité, qui procède du Père, celui-là rendra témoignage de moi. ◊ 27 Et vous aussi, vous rendrez témoignage ; parce que dès le commencement vous êtes avec moi.
Jean
16 ◊ 1 Je vous ai dit ces choses, afin que vous ne soyez pas scandalisés. ◊ 2 Ils vous excluront des synagogues ; même l’heure vient que quiconque vous tuera pensera rendre service à Dieu. ◊ 3 Et ils feront ces choses, parce qu’ils n’ont connu ni le Père, ni moi. ◊ 4 Mais je vous ai dit ces choses, afin que, quand l’heure sera venue, il vous souvienne que moi je vous les ai dites ; et je ne vous ai pas dit ces choses dès le commencement, parce que j’étais avec vous. ◊ 5 Mais maintenant je m’en vais à celui qui m’a envoyé, et aucun d’entre vous ne me demande : Où vas-tu ? ◊ 6 Mais parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur. ◊ 7 Toutefois, je vous dis la vérité : Il vous est avantageux que moi je m’en aille ; car si je ne m’en vais, le Consolateur ne viendra pas à vous ; mais si je m’en vais, je vous l’enverrai. ◊ 8 Et quand celui-là sera venu, il convaincra le monde de péché, et de justice, et de jugement : ◊ 9 de péché, parce qu’ils ne croient pas en moi ; ◊ 10 de justice, parce que je m’en vais à mon Père, et que vous ne me voyez plus ; ◊ 11 de jugement, parce que le chef de ce monde est jugé.
◊ 12 J’ai encore beaucoup de choses à vous dire ; mais vous ne pouvez les supporter maintenant. ◊ 13 Mais quand celui-là, l’Esprit de vérité, sera venu, il vous conduira dans toute la vérité : car il ne parlera pas de par lui-même ; mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses qui vont arriver. ◊ 14 Celui-là me glorifiera ; car il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. ◊ 15 Tout ce qu’a le Père est à moi ; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prend du mien, et qu’il vous l’annoncera. ◊ 16 Un peu de temps et vous ne me verrez pas, et encore un peu de temps et vous me verrez, [parce que je m’en vais au Père]. ◊ 17 Quelques-uns donc d’entre ses disciples se dirent les uns aux autres : Qu’est-ce que ceci qu’il nous dit : Un peu de temps et vous ne me verrez pas, et encore un peu de temps et vous me verrez, et : Parce que je m’en vais au Père ? ◊ 18 Ils disaient donc : Qu’est-ce que ceci qu’il dit : Un peu de temps ? Nous ne savons ce qu’il dit. ◊ 19 Jésus donc savait qu’ils voulaient l’interroger, et il leur dit : Vous vous enquérez entre vous touchant ceci, que j’ai dit : Un peu de temps et vous ne me verrez pas, et encore un peu de temps et vous me verrez. ◊ 20 En vérité, en vérité, je vous dis, que vous, vous pleurerez et vous vous lamenterez, et le monde se réjouira ; et vous, vous serez dans la tristesse ; mais votre tristesse sera changée en joie. ◊ 21 La femme, quand elle enfante, a de la tristesse, parce que son heure est venue ; mais après qu’elle a donné le jour à l’enfant, il ne lui souvient plus de son angoisse, à cause de la joie qu’elle a de ce qu’un homme est né dans le monde. ◊ 22 Et vous donc, vous avez maintenant de la tristesse ; mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira : et personne ne vous ôte votre joie. ◊ 23 Et en ce jour-là vous ne me ferez pas de demandes. En vérité, en vérité, je vous dis, que toutes les choses que vous demanderez au Père en mon nom, il vous les donnera. ◊ 24 Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit accomplie. ◊ 25 Je vous ai dit ces choses par des similitudes : l’heure vient que je ne vous parlerai plus par similitudes, mais je vous parlerai ouvertement du Père. ◊ 26 En ce jour-là, vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis pas que moi je ferai des demandes au Père pour vous ; ◊ 27 car le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et que vous avez cru que moi je suis sorti d’auprès de Dieu. ◊ 28 Je suis sorti d’auprès du Père, et je suis venu dans le monde ; et de nouveau je laisse le monde, et je m’en vais au Père.
◊ 29 Ses disciples lui disent : Voici, maintenant tu parles ouvertement, et tu ne dis aucune similitude. ◊ 30 Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et que tu n’as pas besoin que personne te fasse des demandes ; à cause de cela, nous croyons que tu es venu de Dieu. ◊ 31 Jésus leur répondit : Vous croyez maintenant ? ◊ 32 Voici, l’heure vient, et elle est venue, que vous serez dispersés chacun chez soi, et que vous me laisserez seul ; — et je ne suis pas seul, car le Père est avec moi. ◊ 33 Je vous ai dit ces choses, afin qu’en moi vous ayez la paix. Vous avez de la tribulation dans le monde ; mais ayez bon courage, moi j’ai vaincu le monde.
Josué
10 ◊ 1 Et il arriva que, lorsque Adoni-Tsédek, roi de Jérusalem, eut entendu que Josué avait pris Aï et l’avait entièrement détruite, qu’il avait fait à Aï et à son roi comme il avait fait à Jéricho et à son roi, et que les habitants de Gabaon avaient fait la paix avec Israël et étaient au milieu d’eux, ils eurent une grande peur ; ◊ 2 car Gabaon était une grande ville, comme une des villes royales, et elle était plus grande qu’Aï, et tous ses hommes étaient vaillants. ◊ 3 Et Adoni-Tsédek, roi de Jérusalem, envoya vers Hoham, roi de Hébron, et vers Piream, roi de Jarmuth, et vers Japhia, roi de Lakis, et vers Debir, roi d’Églon, disant : ◊ 4 Montez vers moi, et aidez-moi, et frappons Gabaon ; car elle a fait la paix avec Josué et avec les fils d’Israël. ◊ 5 Et les cinq rois des Amoréens, le roi de Jérusalem, le roi de Hébron, le roi de Jarmuth, le roi de Lakis, le roi d’Églon, s’assemblèrent et montèrent, eux et toutes leurs armées, et ils campèrent contre Gabaon, et lui firent la guerre. ◊ 6 Et les hommes de Gabaon envoyèrent à Josué, au camp, à Guilgal, disant : Ne retire pas tes mains de tes serviteurs ; monte vers nous en hâte, et sauve-nous et aide-nous ; car tous les rois des Amoréens qui habitent dans la montagne se sont réunis contre nous.
◊ 7 Et Josué monta de Guilgal, lui et tout le peuple de guerre avec lui, tous les vaillants hommes. ◊ 8 Et l’Éternel dit à Josué : Ne les crains pas, car je les ai livrés en ta main ; pas un d’entre eux ne tiendra devant toi. ◊ 9 Et Josué arriva sur eux tout à coup ; il monta de Guilgal toute la nuit. ◊ 10 Et l’Éternel les mit en déroute devant Israël, qui leur infligea une grande défaite près de Gabaon, et les poursuivit par le chemin de la montée de Beth-Horon, et les battit jusqu’à Azéka et jusqu’à Makkéda. ◊ 11 Et il arriva que, comme ils fuyaient devant Israël — ils étaient à la descente de Beth-Horon, — l’Éternel jeta des cieux de grosses pierres sur eux, jusqu’à Azéka, et ils moururent ; ceux qui moururent des pierres de grêle furent plus nombreux que ceux que les fils d’Israël tuèrent par l’épée.
◊ 12 Alors Josué parla à l’Éternel, le jour où l’Éternel livra les Amoréens entre les mains des fils d’Israël ; et il dit en présence d’Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon ; et toi, lune, en la vallée d’Ajalon ! ◊ 13 Et le soleil s’arrêta, et la lune demeura où elle était, jusqu’à ce que la nation se fût vengée de ses ennemis. Cela n’est-il pas écrit dans le livre de Jashar ? Et le soleil demeura au milieu des cieux, et ne se hâta point de se coucher, environ un jour entier. ◊ 14 Et il n’y a point eu de jour comme celui-là, ni avant ni après, où l’Éternel écoutât la voix d’un homme, car l’Éternel combattait pour Israël.
◊ 15 Et Josué, et tout Israël avec lui, retourna au camp, à Guilgal.
◊ 16 Et ces cinq rois s’enfuirent et se cachèrent dans la caverne, à Makkéda. ◊ 17 Et on rapporta à Josué, en disant : Les cinq rois ont été trouvés cachés dans la caverne, à Makkéda. ◊ 18 Et Josué dit : Roulez de grandes pierres à l’ouverture de la caverne, et postez près d’elle des hommes pour les garder ; ◊ 19 et vous, ne vous arrêtez pas ; poursuivez vos ennemis, et frappez-les en queue ; ne les laissez pas entrer dans leurs villes ; car l’Éternel, votre Dieu, les a livrés en votre main. ◊ 20 Et quand Josué et les fils d’Israël eurent achevé de leur infliger une très grande défaite, jusqu’à les détruire, il arriva que les fuyards d’entre eux échappèrent et entrèrent dans les villes fortifiées ; ◊ 21 et tout le peuple retourna en paix au camp, vers Josué, à Makkéda ; personne ne remua sa langue contre les fils d’Israël.
◊ 22 Et Josué dit : Ouvrez l’entrée de la caverne, et amenez-moi ces cinq rois hors de la caverne. ◊ 23 Et ils firent ainsi, et ils lui amenèrent hors de la caverne ces cinq rois : le roi de Jérusalem, le roi de Hébron, le roi de Jarmuth, le roi de Lakis, le roi d’Églon. ◊ 24 Et lorsqu’ils eurent amené ces rois à Josué, il arriva que Josué appela tous les hommes d’Israël, et dit aux capitaines des hommes de guerre qui avaient marché avec lui : Approchez-vous, mettez vos pieds sur les cous de ces rois. Et ils s’approchèrent, et mirent leurs pieds sur leurs cous. ◊ 25 Et Josué leur dit : Ne craignez point, et ne soyez pas effrayés ; fortifiez-vous, et soyez fermes ; car l’Éternel fera ainsi à tous vos ennemis contre lesquels vous combattez. ◊ 26 Et après cela Josué les frappa et les fit mourir, et il les pendit à cinq arbres ; et ils pendirent aux arbres jusqu’au soir. ◊ 27 Et au temps du coucher du soleil, il arriva que Josué commanda, et on les descendit des arbres, et on les jeta dans la caverne où ils s’étaient cachés ; et on mit à l’ouverture de la caverne de grandes pierres, [qui sont demeurées] jusqu’à ce jour même.
◊ 28 Et Josué prit en ce jour-là Makkéda, et la frappa par le tranchant de l’épée ; et son roi, lui, et toute âme qui s’y trouvait, il les détruisit entièrement : il ne laissa pas un réchappé ; et il fit au roi de Makkéda comme il avait fait au roi de Jéricho. ◊ 29 Et Josué, et tout Israël avec lui, passa de Makkéda à Libna, et fit la guerre à Libna. ◊ 30 Et l’Éternel la livra, elle aussi et son roi, en la main d’Israël ; et il la frappa par le tranchant de l’épée, ainsi que toute âme qui s’y trouvait ; il n’y laissa pas un réchappé ; et il fit à son roi comme il avait fait au roi de Jéricho. ◊ 31 Et Josué, et tout Israël avec lui, passa de Libna à Lakis, et campa contre elle, et lui fit la guerre. ◊ 32 Et l’Éternel livra Lakis en la main d’Israël, et il la prit le second jour et la frappa par le tranchant de l’épée, ainsi que toute âme qui s’y trouvait, selon tout ce qu’il avait fait à Libna. ◊ 33 Alors Horam, roi de Guézer, monta pour secourir Lakis ; et Josué le frappa, lui et son peuple, jusqu’à ne pas lui laisser un réchappé. ◊ 34 Et Josué, et tout Israël avec lui, passa de Lakis à Églon, et ils campèrent contre elle, et lui firent la guerre ; ◊ 35 et ils la prirent ce jour-là, et la frappèrent par le tranchant de l’épée ; et il détruisit entièrement ce jour-là toute âme qui s’y trouvait, selon tout ce qu’il avait fait à Lakis. ◊ 36 Et Josué, et tout Israël avec lui, monta d’Églon à Hébron, et ils lui firent la guerre ; ◊ 37 et ils la prirent, et la frappèrent par le tranchant de l’épée, et son roi, et toutes ses villes, et toute âme qui s’y trouvait : il ne laissa pas un réchappé, selon tout ce qu’il avait fait à Églon ; il la détruisit entièrement, ainsi que toute âme qui s’y trouvait. ◊ 38 Et Josué, et tout Israël avec lui, rebroussa chemin vers Debir, et ils lui firent la guerre ; ◊ 39 et il la prit, et son roi, et toutes ses villes ; et ils les frappèrent par le tranchant de l’épée, et détruisirent entièrement toute âme qui s’y trouvait : il ne laissa pas un réchappé. Comme il avait fait à Hébron, et comme il avait fait à Libna et à son roi, ainsi il fit à Debir et à son roi.
◊ 40 Et Josué frappa tout le pays, la montagne, et le midi, et le pays plat, et les pentes des montagnes, et tous leurs rois : il ne laissa pas un réchappé ; mais il détruisit entièrement tout ce qui respirait, comme l’Éternel, le Dieu d’Israël, l’avait commandé. ◊ 41 Et Josué les frappa depuis Kadès-Barnéa jusqu’à Gaza, et tout le pays de Goshen, jusqu’à Gabaon. ◊ 42 Et Josué prit en une seule fois tous ces rois et leur pays ; car l’Éternel, le Dieu d’Israël, combattait pour Israël.
◊ 43 Et Josué, et tout Israël avec lui, retourna au camp, à Guilgal.
Jean
14 ◊ 1 Que votre cœur ne soit pas troublé ; vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. ◊ 2 Dans la maison de mon Père, il y a plusieurs demeures ; s’il en était autrement, je vous l’eusse dit, car je vais vous préparer une place. ◊ 3 Et si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi. ◊ 4 Et vous savez où moi je vais, et vous en savez le chemin. ◊ 5 Thomas lui dit : Seigneur, nous ne savons pas où tu vas ; et comment pouvons-nous en savoir le chemin ? ◊ 6 Jésus lui dit : Moi, je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; nul ne vient au Père que par moi. ◊ 7 Si vous m’aviez connu, vous auriez connu aussi mon Père ; et dès maintenant vous le connaissez et vous l’avez vu. ◊ 8 Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. ◊ 9 Jésus lui dit : Je suis depuis si longtemps avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ? Celui qui m’a vu, a vu le Père ; et comment toi, dis-tu : Montre-nous le Père ? ◊ 10 Ne crois-tu pas que moi je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que moi je vous dis, je ne les dis pas de par moi-même ; mais le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres. ◊ 11 Croyez-moi, que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ; sinon, croyez-moi à cause des œuvres elles-mêmes. ◊ 12 En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que moi je fais, et il en fera de plus grandes que celles-ci ; parce que moi, je m’en vais au Père. ◊ 13 Et quoi que vous demandiez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. ◊ 14 Si vous demandez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai.
◊ 15 Si vous m’aimez, gardez mes commandements ; ◊ 16 et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, pour être avec vous éternellement, ◊ 17 l’Esprit de vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous, et qu’il sera en vous. ◊ 18 Je ne vous laisserai pas orphelins ; je viens à vous. ◊ 19 Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez ; parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez. ◊ 20 En ce jour-là, vous connaîtrez que moi je suis en mon Père, et vous en moi et moi en vous. ◊ 21 Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime, sera aimé de mon Père ; et moi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. ◊ 22 Jude (non pas l’Iscariote) lui dit : Seigneur, comment se fait-il que tu vas te manifester à nous, et non pas au monde ? ◊ 23 Jésus répondit et lui dit : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; et nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. ◊ 24 Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas la mienne, mais celle du Père qui m’a envoyé. ◊ 25 Je vous ai dit ces choses demeurant avec vous ; ◊ 26 mais le Consolateur, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera toutes choses et vous rappellera toutes les choses que je vous ai dites. ◊ 27 Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne. Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif. ◊ 28 Vous avez entendu que moi je vous ai dit : Je m’en vais, et je viens à vous. Si vous m’aviez aimé, vous vous seriez réjouis de ce que je m’en vais au Père, car mon Père est plus grand que moi. ◊ 29 Et maintenant je vous l’ai dit avant que cela arrive, afin que, quand ce sera arrivé, vous croyiez. ◊ 30 Je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le chef du monde vient, et il n’a rien en moi ; ◊ 31 mais afin que le monde connaisse que j’aime le Père ; et selon que le Père m’a commandé, ainsi je fais. Levez-vous, partons d’ici !
Matthieu
17 ◊ 1 Et après six jours, Jésus prend avec lui Pierre, et Jacques, et Jean son frère, et les mène à l’écart sur une haute montagne. ◊ 2 Et il fut transfiguré devant eux ; et son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. ◊ 3 Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, parlant avec lui. ◊ 4 Et Pierre, répondant, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu le veux, faisons ici trois tentes : une pour toi, et une pour Moïse, et une pour Élie. ◊ 5 Comme il parlait encore, voici, une nuée lumineuse les couvrit ; et voici une voix de la nuée, disant : Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir ; écoutez-le. ◊ 6 Ce que les disciples ayant entendu, ils tombèrent le visage contre terre et furent saisis d’une très grande peur. ◊ 7 Et Jésus, s’approchant, les toucha et dit : Levez-vous, et n’ayez point de peur. ◊ 8 Et eux, levant leurs yeux, ne virent personne que Jésus seul.
◊ 9 Et comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur enjoignit, disant : Ne dites à personne la vision, jusqu’à ce que le fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. ◊ 10 Et ses disciples l’interrogèrent, disant : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’il faut qu’Élie vienne premièrement ? ◊ 11 Et lui, répondant, leur dit : En effet, Élie vient premièrement, et il rétablira toutes choses ; ◊ 12 mais je vous dis qu’Élie est déjà venu, et ils ne l’ont pas reconnu ; mais ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu ; ainsi aussi le fils de l’homme va souffrir de leur part. ◊ 13 Alors les disciples comprirent qu’il leur parlait de Jean le baptiseur.
◊ 14 Et quand ils furent venus auprès de la foule, un homme s’approcha de lui, se jetant à genoux devant lui, et disant : ◊ 15 Seigneur, aie pitié de mon fils, car il est lunatique et souffre cruellement, car souvent il tombe dans le feu, et souvent dans l’eau ; ◊ 16 et je l’ai apporté à tes disciples, et ils n’ont pu le guérir. ◊ 17 Et Jésus, répondant, dit : Ô génération incrédule et perverse, jusques à quand serai-je avec vous ; jusques à quand vous supporterai-je ? Amenez-le-moi ici. ◊ 18 Et Jésus le tança ; et le démon sortit de lui ; et le jeune garçon fut guéri dès cette heure-là.
◊ 19 Alors les disciples, venant à Jésus à l’écart, dirent : Pourquoi n’avons-nous pu le chasser ? ◊ 20 Et Jésus leur dit : À cause de votre incrédulité ; car, en vérité, je vous dis : si vous aviez de la foi comme un grain de moutarde, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait ; et rien ne vous serait impossible. ◊ 21 Mais cette sorte ne sort que par la prière et par le jeûne.
◊ 22 Et comme ils séjournaient en Galilée, Jésus leur dit : Le fils de l’homme va être livré entre les mains des hommes ; ◊ 23 et ils le feront mourir ; et le troisième jour il sera ressuscité. Et ils furent fort attristés.
◊ 24 Et lorsqu’ils furent venus à Capernaüm, les receveurs des didrachmes vinrent à Pierre, et dirent : Votre maître ne paye-t-il pas les didrachmes ? ◊ 25 Il dit : Oui. Et quand il fut entré dans la maison, Jésus le prévint, disant : Que t’en semble, Simon ? Les rois de la terre, de qui reçoivent-ils des tributs ou des impôts, de leurs fils ou des étrangers ? ◊ 26 Pierre lui dit : Des étrangers. Jésus lui dit : Les fils en sont donc exempts. ◊ 27 Mais, afin que nous ne les scandalisions pas, va-t’en à la mer, jette un hameçon, et prends le premier poisson qui montera ; et quand tu lui auras ouvert la bouche, tu y trouveras un statère ; prends-le, et donne-le-leur pour moi et pour toi.
1 Corinthiens
10 ◊ 1 Car je ne veux pas que vous ignoriez, frères, que nos pères ont tous été sous la nuée, et que tous ils ont passé à travers la mer, ◊ 2 et que tous ils ont été baptisés pour Moïse dans la nuée et dans la mer, ◊ 3 et que tous ils ont mangé la même viande spirituelle, ◊ 4 et que tous ils ont bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient d’un rocher spirituel qui les suivait : et le rocher était le Christ. ◊ 5 Mais Dieu n’a point pris plaisir en la plupart d’entre eux, car ils tombèrent dans le désert. ◊ 6 Or ces choses arrivèrent comme types de ce qui nous concerne, afin que nous ne convoitions pas des choses mauvaises, comme ceux-là aussi ont convoité. ◊ 7 Ne soyez pas non plus idolâtres, comme quelques-uns d’eux, ainsi qu’il est écrit : « Le peuple s’assit pour manger et pour boire, et ils se levèrent pour jouer ». ◊ 8 Ne commettons pas non plus la fornication, comme quelques-uns d’eux ont commis la fornication, et il en est tombé en un seul jour vingt-trois mille. ◊ 9 Ne tentons pas non plus le Christ, comme quelques-uns d’eux l’ont tenté et ont péri par les serpents. ◊ 10 Ne murmurez pas non plus, comme quelques-uns d’eux ont murmuré et ont péri par le destructeur. ◊ 11 Or toutes ces choses leur arrivèrent comme types, et elles ont été écrites pour nous servir d’avertissement, à nous que les fins des siècles ont atteints. ◊ 12 Ainsi, que celui qui croit être debout prenne garde qu’il ne tombe. ◊ 13 Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été une tentation humaine ; et Dieu est fidèle, qui ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de ce que vous pouvez [supporter], mais avec la tentation il fera aussi l’issue, afin que vous puissiez la supporter.
◊ 14 C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie. ◊ 15 Je parle comme à des personnes intelligentes : jugez vous-mêmes de ce que je dis. ◊ 16 La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion du sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion du corps du Christ ? ◊ 17 Car nous qui sommes plusieurs, sommes un seul pain, un seul corps, car nous participons tous à un seul et même pain. ◊ 18 Considérez l’Israël selon la chair : ceux qui mangent les sacrifices n’ont-ils pas communion avec l’autel ? ◊ 19 Que dis-je donc ? que ce qui est sacrifié à une idole soit quelque chose ? ou qu’une idole soit quelque chose ? ◊ 20 [Non], mais que les choses que les nations sacrifient, elles les sacrifient à des démons et non pas à Dieu : or je ne veux pas que vous ayez communion avec les démons. ◊ 21 Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons ; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur et à la table des démons. ◊ 22 Provoquons-nous le Seigneur à la jalousie ? Sommes-nous plus forts que lui ?
◊ 23 Toutes choses sont permises, mais toutes choses ne sont pas avantageuses ; toutes choses sont permises, mais toutes choses n’édifient pas. ◊ 24 Que personne ne cherche son propre intérêt, mais celui d’autrui. ◊ 25 Mangez de tout ce qui se vend à la boucherie, sans vous enquérir de rien à cause de la conscience : ◊ 26 « car la terre est au *Seigneur, et tout ce qu’elle contient ». ◊ 27 Or si quelqu’un des incrédules vous convie, et que vous vouliez aller, mangez de tout ce qui est mis devant vous, sans vous enquérir de rien à cause de la conscience. ◊ 28 Mais si quelqu’un vous dit : Ceci a été offert en sacrifice, — n’en mangez pas, à cause de celui qui vous a avertis, et à cause de la conscience. ◊ 29 Or je dis : la conscience, non la tienne, mais celle de l’autre ; car pourquoi ma liberté est-elle jugée par la conscience d’autrui ? ◊ 30 Si moi, je participe avec action de grâces, pourquoi suis-je blâmé pour une chose dont moi je rends grâces ? ◊ 31 Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, ou quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. ◊ 32 Ne devenez une cause d’achoppement ni aux Juifs, ni aux Grecs, ni à l’assemblée de Dieu ; ◊ 33 comme moi aussi je complais à tous en toutes choses, ne cherchant pas mon avantage propre, mais celui du grand nombre, afin qu’ils soient sauvés.
1 Thessaloniciens
2 ◊ 1 Car vous-mêmes vous savez, frères, que notre entrée au milieu de vous n’a pas été vaine ; ◊ 2 mais, après avoir auparavant souffert et avoir été outragés à Philippes, comme vous le savez, nous avons eu toute hardiesse en notre Dieu pour vous annoncer l’évangile de Dieu avec beaucoup de combats. ◊ 3 Car notre exhortation n’a eu pour principe ni séduction, ni impureté, et [nous n’y avons] pas [usé] de ruse ; ◊ 4 mais comme nous avons été approuvés de Dieu pour que l’évangile nous fût confié, nous parlons ainsi, non comme plaisant aux hommes, mais à Dieu qui éprouve nos cœurs. ◊ 5 Car aussi nous n’avons jamais usé de parole de flatterie, comme vous le savez, ni de prétexte de cupidité, Dieu en est témoin ; ◊ 6 et nous n’avons pas cherché la gloire qui vient des hommes, ni de votre part, ni de la part des autres, quand nous aurions pu [vous] être à charge comme apôtres de Christ ; ◊ 7 mais nous avons été doux au milieu de vous. Comme une nourrice chérit ses propres enfants, ◊ 8 ainsi, vous étant tendrement affectionnés, nous aurions été tout disposés à vous communiquer non seulement l’évangile de Dieu, mais aussi nos propres vies, parce que vous nous étiez devenus fort chers. ◊ 9 Car vous vous souvenez, frères, de notre peine et de notre labeur ; c’est en travaillant nuit et jour pour n’être à charge à aucun de vous, que nous vous avons prêché l’évangile de Dieu. ◊ 10 Vous-mêmes, vous êtes témoins, et Dieu aussi, combien nous nous sommes conduits saintement, et justement, et irréprochablement envers vous qui croyez, ◊ 11 ainsi que vous savez comment [nous avons exhorté] chacun de vous, comme un père ses propres enfants, vous exhortant, et vous consolant, et rendant témoignage, ◊ 12 pour que vous marchiez d’une manière digne de Dieu qui vous appelle à son propre royaume et à sa propre gloire. ◊ 13 Et c’est pourquoi aussi nous, nous rendons sans cesse grâces à Dieu de ce que, ayant reçu de nous la parole de la prédication [qui est] de Dieu, vous avez accepté, non la parole des hommes, mais (ainsi qu’elle l’est véritablement) la parole de Dieu, laquelle aussi opère en vous qui croyez. ◊ 14 Car vous, frères, vous êtes devenus les imitateurs des assemblées de Dieu qui sont dans la Judée dans le christ Jésus ; car vous aussi, vous avez souffert de la part de vos propres compatriotes les mêmes choses qu’elles aussi [ont souffertes] de la part des Juifs, ◊ 15 qui ont mis à mort et le seigneur Jésus et les prophètes, et qui nous ont chassés par la persécution, et qui ne plaisent pas à Dieu, et qui sont opposés à tous les hommes, ◊ 16 — nous empêchant de parler aux nations afin qu’elles soient sauvées, pour combler toujours la mesure de leurs péchés ; mais la colère est venue sur eux au dernier terme.
◊ 17 Or pour nous, frères, ayant été séparés de vous pour un temps, de visage et non de cœur, nous avons d’autant plus, avec un fort grand désir, cherché à voir votre visage ; ◊ 18 c’est pourquoi nous avons voulu aller vers vous, moi Paul, et une fois et deux fois, et Satan nous en a empêchés. ◊ 19 Car quelle est notre espérance, ou notre joie, ou la couronne dont nous nous glorifions ? N’est-ce pas bien vous devant notre seigneur Jésus, à sa venue ? ◊ 20 Car vous, vous êtes notre gloire et notre joie.
Matthieu
16 ◊ 1 Et les pharisiens et les sadducéens, s’approchant, lui demandèrent, pour l’éprouver, de leur montrer un signe du ciel. ◊ 2 Mais lui, répondant, leur dit : Quand le soir est venu, vous dites : Il fera beau temps, car le ciel est rouge ; ◊ 3 et le matin : Il y aura aujourd’hui de l’orage, car le ciel est rouge et sombre. Vous savez discerner l’apparence du ciel ; et ne pouvez-vous pas [discerner] les signes des temps ? ◊ 4 Une génération méchante et adultère recherche un signe ; et il ne lui sera pas donné de signe, si ce n’est le signe de Jonas. Et les laissant, il s’en alla.
◊ 5 Et quand les disciples furent venus à l’autre rive, ils avaient oublié de prendre du pain. ◊ 6 Et Jésus leur dit : Voyez, et soyez en garde contre le levain des pharisiens et des sadducéens. ◊ 7 Et ils raisonnaient en eux-mêmes, disant : C’est parce que nous n’avons pas pris du pain. ◊ 8 Mais Jésus, le sachant, dit : Pourquoi raisonnez-vous en vous-mêmes, gens de petite foi, sur ce que vous n’avez pas pris du pain ? ◊ 9 N’entendez-vous pas encore, et ne vous souvient-il pas des cinq pains des cinq mille hommes, et combien de paniers vous en recueillîtes ? ◊ 10 ni des sept pains des quatre mille hommes, et combien de corbeilles vous en recueillîtes ? ◊ 11 Comment n’entendez-vous pas que ce n’était pas touchant du pain que je vous disais : Soyez en garde contre le levain des pharisiens et des sadducéens ? ◊ 12 Alors ils comprirent que ce n’était pas contre le levain du pain qu’il leur avait dit d’être en garde, mais contre la doctrine des pharisiens et des sadducéens.
◊ 13 Or, lorsque Jésus fut venu aux quartiers de Césarée de Philippe, il interrogea ses disciples, disant : Qui disent les hommes que je suis, moi, le fils de l’homme ? ◊ 14 Et ils dirent : Les uns [disent] : Jean le baptiseur ; les autres : Élie ; et d’autres : Jérémie ou l’un des prophètes. ◊ 15 Il leur dit : Et vous, qui dites-vous que je suis ? ◊ 16 Et Simon Pierre, répondant, dit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. ◊ 17 Et Jésus, répondant, lui dit : Tu es bienheureux, Simon Barjonas, car la chair et le sang ne t’ont pas révélé [cela], mais mon Père qui est dans les cieux. ◊ 18 Et moi aussi, je te dis que tu es Pierre ; et sur ce roc je bâtirai mon assemblée, et [les] portes du hadès ne prévaudront pas contre elle. ◊ 19 Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux ; et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. ◊ 20 Alors il enjoignit aux disciples de ne dire à personne qu’il fût le Christ.
◊ 21 Dès lors Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, et qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens et des principaux sacrificateurs et des scribes, et qu’il fût mis à mort, et qu’il fût ressuscité le troisième jour. ◊ 22 Et Pierre, le prenant à part, se mit à le reprendre, disant : Seigneur, Dieu t’en préserve, cela ne t’arrivera point ! ◊ 23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : Va arrière de moi, Satan, tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas aux choses de Dieu, mais à celles des hommes. ◊ 24 Alors Jésus dit à ses disciples : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il se renonce soi-même, et qu’il prenne sa croix, et me suive : ◊ 25 car quiconque voudra sauver sa vie la perdra ; et quiconque perdra sa vie pour l’amour de moi, la trouvera. ◊ 26 Car que profitera-t-il à un homme s’il gagne le monde entier, et qu’il fasse la perte de son âme ; ou que donnera un homme en échange de son âme ? ◊ 27 Car le fils de l’homme viendra dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon sa conduite. ◊ 28 En vérité, je vous dis : Il y en a quelques-uns de ceux qui sont ici présents, qui ne goûteront point la mort jusqu’à ce qu’ils aient vu le fils de l’homme venant dans son royaume.
Matthieu
4 ◊ 1 Alors Jésus fut emmené dans le désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. ◊ 2 Et ayant jeûné quarante jours et quarante nuits, après cela il eut faim. ◊ 3 Et le tentateur, s’approchant de lui, dit : Si tu es Fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains. ◊ 4 Mais lui, répondant, dit : Il est écrit : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ».
◊ 5 Alors le diable le transporte dans la ville sainte, et le place sur le faîte du temple, ◊ 6 et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas, car il est écrit : « Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, et ils te porteront sur [leurs] mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre une pierre ». ◊ 7 Jésus lui dit : Il est encore écrit : « Tu ne tenteras pas le *Seigneur ton Dieu ».
◊ 8 Le diable le transporte encore sur une fort haute montagne, et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire, ◊ 9 et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si, te prosternant, tu me rends hommage. ◊ 10 Alors Jésus lui dit : Va-t’en, Satan, car il est écrit : « Tu rendras hommage au *Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui seul ».
◊ 11 Alors le diable le laisse : et voici, des anges s’approchèrent et le servirent.
◊ 12 Or, ayant ouï dire que Jean avait été livré, il se retira en Galilée ; ◊ 13 et ayant quitté Nazareth, il alla demeurer à Capernaüm, qui est au bord de la mer, sur les confins de Zabulon et de Nephthali, ◊ 14 afin que fût accompli ce qui avait été dit par Ésaïe le prophète, disant : ◊ 15 « Terre de Zabulon, et terre de Nephthali, chemin de la mer au-delà du Jourdain, Galilée des nations : ◊ 16 le peuple assis dans les ténèbres a vu une grande lumière ; et sur ceux qui sont assis dans la région et dans l’ombre de la mort, la lumière s’est levée ». ◊ 17 Dès lors Jésus commença à prêcher et à dire : Repentez-vous, car le royaume des cieux s’est approché.
◊ 18 Et comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon appelé Pierre, et André son frère, qui jetaient un filet dans la mer, car ils étaient pêcheurs ; ◊ 19 et il leur dit : Venez après moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. ◊ 20 Et eux aussitôt, ayant laissé leurs filets, le suivirent. ◊ 21 Et, passant de là plus avant, il vit deux autres frères, Jacques le [fils] de Zébédée, et Jean son frère, dans la nacelle avec Zébédée leur père, raccommodant leurs filets, et il les appela ; ◊ 22 et eux aussitôt, ayant quitté la nacelle et leur père, le suivirent.
◊ 23 Et Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans leurs synagogues, et prêchant l’évangile du royaume, et guérissant toute sorte de maladies et toute sorte de langueurs parmi le peuple. ◊ 24 Et sa renommée se répandit dans toute la Syrie ; et on lui amena tous ceux qui se portaient mal, qui étaient affligés de diverses maladies et de divers tourments, et des démoniaques, et des lunatiques, et des paralytiques, et il les guérit. ◊ 25 Et de grandes foules le suivirent de la Galilée, et de Décapolis, et de Jérusalem, et de Judée, et de par-delà le Jourdain.
Osée
7 ◊ 1 Quand j’ai voulu guérir Israël, l’iniquité d’Éphraïm s’est découverte, et les méchancetés de Samarie ; car ils ont pratiqué la fausseté, et le voleur entre, [et] la troupe des brigands assaille dehors. ◊ 2 Et ils ne se sont pas dit dans leur cœur que je me souviens de toute leur méchanceté. Maintenant leurs méfaits les environnent, ils sont devant ma face. ◊ 3 Ils réjouissent le roi par leur méchanceté, et les princes par leurs mensonges. ◊ 4 Tous, ils commettent l’adultère, comme un four allumé par le boulanger, qui cesse de l’attiser depuis qu’il s’est mis à pétrir la pâte jusqu’à ce qu’elle ait levé. ◊ 5 Au jour de notre roi, les princes se sont rendus malades par l’ardeur du vin ; il a tendu sa main aux moqueurs. ◊ 6 Car ils ont appliqué leur cœur comme un four à leurs embûches : toute la nuit, leur boulanger dort ; le matin, il brûle comme un feu de flammes. ◊ 7 Ils sont tous ardents comme un four, et ils dévorent leurs juges : tous leurs rois sont tombés ; nul d’entre eux ne m’invoque.
◊ 8 Éphraïm s’est mêlé avec les peuples ; Éphraïm est un gâteau qu’on n’a pas retourné. ◊ 9 Des étrangers ont consumé sa force, et il ne le sait pas. Des cheveux gris sont aussi parsemés sur lui, et il ne le sait pas. ◊ 10 Et l’orgueil d’Israël témoigne en face contre lui, et ils ne se tournent pas vers l’Éternel, leur Dieu, et ils ne le recherchent pas malgré tout cela. ◊ 11 Éphraïm est devenu comme une colombe niaise, sans intelligence ; ils appellent l’Égypte, ils vont vers l’Assyrie. ◊ 12 Dès qu’ils iront, j’étendrai sur eux mon filet, je les ferai descendre comme les oiseaux des cieux. Je les châtierai selon que leur assemblée l’a entendu.
◊ 13 Malheur à eux, car ils se sont enfuis loin de moi ! Ruine sur eux, car ils se sont rebellés contre moi ! Et moi, je voulais les racheter, mais ils disent des mensonges contre moi ; ◊ 14 et ils n’ont pas crié à moi dans leur cœur, quand ils ont hurlé sur leurs lits. Ils se rassemblent pour du froment et du moût ; ils se sont retirés de moi. ◊ 15 Et moi, j’ai châtié ; j’ai fortifié leurs bras : et ils ont médité le mal contre moi ; ◊ 16 ils retournent, [mais] non au [Très]-Haut ; ils sont comme un arc trompeur. Leurs princes tomberont par l’épée, à cause de l’insolence de leur langue : cela fera d’eux un objet de risée dans le pays d’Égypte.
Nombres
21 ◊ 1 * Et le Cananéen, le roi d’Arad, qui habitait le midi, entendit qu’Israël venait par le chemin d’Atharim, et il combattit contre Israël, et lui emmena des prisonniers. ◊ 2 Et Israël fit un vœu à l’Éternel, et dit : Si tu livres ce peuple en ma main, je détruirai entièrement ses villes. ◊ 3 Et l’Éternel entendit la voix d’Israël, et [lui] livra les Cananéens ; et il les détruisit entièrement, ainsi que leurs villes. Et on appela le nom de ce lieu Horma.
◊ 4 Et ils partirent de la montagne de Hor, par le chemin de la mer Rouge, pour faire le tour du pays d’Édom ; et le cœur du peuple se découragea en chemin. ◊ 5 Et le peuple parla contre Dieu et contre Moïse : Pourquoi nous avez-vous fait monter hors d’Égypte, pour mourir dans le désert ? car il n’y a pas de pain, et il n’y a pas d’eau, et notre âme est dégoûtée de ce pain misérable. ◊ 6 Et l’Éternel envoya parmi le peuple les serpents brûlants, et ils mordaient le peuple ; et, de ceux d’Israël, il mourut un grand peuple. ◊ 7 Et le peuple vint à Moïse, et dit : Nous avons péché, car nous avons parlé contre l’Éternel et contre toi ; prie l’Éternel qu’il retire de dessus nous les serpents. Et Moïse pria pour le peuple. ◊ 8 Et l’Éternel dit à Moïse : Fais-toi un [serpent] brûlant, et mets-le sur une perche ; et il arrivera que quiconque sera mordu, et le regardera, vivra. ◊ 9 Et Moïse fit un serpent d’airain, et le mit sur une perche ; et il arrivait que, lorsqu’un serpent avait mordu un homme, et qu’il regardait le serpent d’airain, il vivait.
◊ 10 Et les fils d’Israël partirent, et campèrent à Oboth. ◊ 11 Et ils partirent d’Oboth, et campèrent à Ijim-Abarim, dans le désert qui est vis-à-vis de Moab, vers le soleil levant. ◊ 12 De là ils partirent, et campèrent dans la vallée de Zéred. ◊ 13 De là ils partirent, et campèrent de l’autre côté de l’Arnon, qui est dans le désert, sortant des limites des Amoréens ; car l’Arnon est la frontière de Moab, entre Moab et l’Amoréen. ◊ 14 C’est pourquoi il est dit dans le livre des guerres de l’Éternel :
Vaheb en Supha, et les rivières de l’Arnon ;
◊ 15 Et le cours des rivières, qui tend vers l’habitation d’Ar,
Et qui s’appuie sur la frontière de Moab.
◊ 16 Et de là [ils vinrent] à Beër. C’est là le puits au sujet duquel l’Éternel dit à Moïse : Assemble le peuple, et je leur donnerai de l’eau. ◊ 17 Alors Israël chanta ce cantique :
Monte, puits ! Chantez-lui :
◊ 18 Puits, que des princes ont creusé, que les hommes nobles du peuple, avec le législateur, ont creusé avec leurs bâtons !
◊ 19 Et du désert, [ils vinrent] à Matthana ; et de Matthana, à Nakhaliel ; ◊ 20 et de Nakhaliel, à Bamoth ; et de Bamoth, à la vallée qui est dans les champs de Moab, au sommet du Pisga, qui se montre au-dessus de la surface du désert.
◊ 21 Et Israël envoya des messagers à Sihon, roi des Amoréens, disant : ◊ 22 Je passerai par ton pays : nous ne nous détournerons pas dans les champs, ni dans les vignes ; nous ne boirons pas de l’eau des puits ; nous marcherons par le chemin du roi, jusqu’à ce que nous ayons passé tes limites. ◊ 23 Mais Sihon ne permit pas à Israël de passer par ses limites ; et Sihon rassembla tout son peuple, et sortit à la rencontre d’Israël, au désert, et vint à Jahats et combattit contre Israël. ◊ 24 Et Israël le frappa par le tranchant de l’épée, et prit possession de son pays depuis l’Arnon jusqu’au Jabbok, jusqu’aux fils d’Ammon ; car la frontière des fils d’Ammon était forte. ◊ 25 Et Israël prit toutes ces villes, et Israël habita dans toutes les villes des Amoréens, à Hesbon et dans tous les villages de son ressort. ◊ 26 Car Hesbon était la ville de Sihon, roi des Amoréens ; et il avait fait la guerre au précédent roi de Moab, et avait pris de sa main tout son pays jusqu’à l’Arnon. ◊ 27 C’est pourquoi les poètes disent :
Venez à Hesbon ; que la ville de Sihon soit bâtie et établie ;
◊ 28 Car un feu est sorti de Hesbon, une flamme, de la cité de Sihon ; il a dévoré Ar de Moab, les seigneurs des hauts lieux de l’Arnon.
◊ 29 Malheur à toi, Moab ! tu es perdu, peuple de Kemosh ! Il a livré ses fils qui avaient échappé, et ses filles, à la captivité, à Sihon, roi des Amoréens.
◊ 30 Nous avons tiré contre eux ; Hesbon est périe jusqu’à Dibon ; et nous avons dévasté jusqu’à Nophakh,… avec du feu jusqu’à Médeba.
◊ 31 Et Israël habita dans le pays des Amoréens.
◊ 32 Et Moïse envoya pour explorer Jahzer ; et ils prirent les villages de son ressort, et en dépossédèrent les Amoréens qui y étaient. ◊ 33 Puis ils se tournèrent et montèrent par le chemin de Basan ; et Og, le roi de Basan, sortit à leur rencontre, lui et tout son peuple, à Édréhi, pour livrer bataille. ◊ 34 Et l’Éternel dit à Moïse : Ne le crains pas, car je l’ai livré en ta main, lui et tout son peuple, et son pays ; et tu lui feras comme tu as fait à Sihon, roi des Amoréens, qui habitait à Hesbon. ◊ 35 Et ils le frappèrent, lui et ses fils, et tout son peuple, jusqu’à ne pas lui laisser un réchappé ; et ils prirent possession de son pays.
2 Pierre
1 ◊ 1 Siméon Pierre, esclave et apôtre de Jésus Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi de pareil prix avec nous, par [la] justice de notre Dieu et Sauveur Jésus Christ : ◊ 2 Que la grâce et la paix vous soient multipliées dans la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur !
◊ 3 Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui regarde la vie et la piété, par la connaissance de celui qui nous a appelés par [la] gloire et par [la] vertu, ◊ 4 par lesquelles il nous a donné les très grandes et précieuses promesses, afin que par elles vous participiez de la nature divine, ayant échappé à la corruption qui est dans le monde par la convoitise… ; ◊ 5 pour cette même raison aussi, y apportant tout empressement, joignez à votre foi, la vertu ; et à la vertu, la connaissance ; ◊ 6 et à la connaissance, la tempérance ; et à la tempérance, la patience ; et à la patience, la piété ; ◊ 7 et à la piété, l’affection fraternelle ; et à l’affection fraternelle, l’amour ; ◊ 8 car, si ces choses sont en vous et y abondent, elles font que vous ne serez pas oisifs ni stériles pour ce qui regarde la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ ; ◊ 9 car celui en qui ces choses ne se trouvent pas est aveugle, et ne voit pas loin, ayant oublié la purification de ses péchés d’autrefois. ◊ 10 C’est pourquoi, frères, étudiez-vous d’autant plus à affermir votre appel et votre élection, car en faisant ces choses vous ne faillirez jamais ; ◊ 11 car ainsi l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ vous sera richement donnée.
◊ 12 C’est pourquoi je m’appliquerai à vous faire souvenir toujours de ces choses, quoique vous les connaissiez et que vous soyez affermis dans la vérité présente. ◊ 13 Mais j’estime qu’il est juste, tant que je suis dans cette tente, de vous réveiller en rappelant [ces choses] à votre mémoire, ◊ 14 sachant que le moment de déposer ma tente s’approche rapidement, comme aussi notre Seigneur Jésus Christ me l’a montré ; ◊ 15 mais je m’étudierai à ce qu’après mon départ vous puissiez aussi en tout temps vous rappeler ces choses. ◊ 16 Car ce n’est pas en suivant des fables ingénieusement imaginées, que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ, mais comme ayant été témoins oculaires de sa majesté. ◊ 17 Car il reçut de Dieu le Père honneur et gloire, lorsqu’une telle voix lui fut adressée par la gloire magnifique : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir ». ◊ 18 Et nous, nous entendîmes cette voix venue du ciel, étant avec lui sur la sainte montagne. ◊ 19 Et nous avons la parole prophétique [rendue] plus ferme, (à laquelle vous faites bien d’être attentifs, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur), jusqu’à ce que [le] jour ait commencé à luire et que [l’]étoile du matin se soit levée dans vos cœurs, ◊ 20 sachant ceci premièrement, qu’aucune prophétie de l’écriture ne s’interprète elle-même. ◊ 21 Car [la] prophétie n’est jamais venue par la volonté de l’homme, mais de saints hommes de Dieu ont parlé, étant poussés par l’Esprit Saint.
1 Corinthiens
2 ◊ 1 Et moi-même, quand je suis allé auprès de vous, frères, je ne suis pas allé avec excellence de parole ou de sagesse, en vous annonçant le témoignage de Dieu ; ◊ 2 car je n’ai pas jugé bon de savoir quoi que ce soit parmi vous, sinon Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié. ◊ 3 Et moi-même j’ai été parmi vous dans la faiblesse, et dans la crainte, et dans un grand tremblement ; ◊ 4 et ma parole et ma prédication n’ont pas été en paroles persuasives de sagesse, mais en démonstration de l’Esprit et de puissance, ◊ 5 afin que votre foi ne repose pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.
◊ 6 Or nous parlons sagesse parmi les parfaits, sagesse toutefois non pas de ce siècle, ni des chefs de ce siècle qui s’en vont ; ◊ 7 mais nous parlons la sagesse de Dieu en mystère, la [sagesse] cachée, laquelle Dieu avait préordonnée avant les siècles pour notre gloire ; ◊ 8 qu’aucun des chefs de ce siècle n’a connue, (car s’ils l’eussent connue, ils n’eussent pas crucifié le Seigneur de gloire,) ◊ 9 — mais selon qu’il est écrit : « Ce que l’œil n’a pas vu, et que l’oreille n’a pas entendu, et qui n’est pas monté au cœur de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment », ◊ 10 — mais Dieu nous l’a révélée par son Esprit ; car l’Esprit sonde toutes choses, même les choses profondes de Dieu. ◊ 11 Car qui des hommes connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? Ainsi personne ne connaît les choses de Dieu non plus, si ce n’est l’Esprit de Dieu. ◊ 12 Mais nous, nous avons reçu, non l’esprit du monde, mais l’Esprit qui est de Dieu, afin que nous connaissions les choses qui nous ont été librement données par Dieu ; ◊ 13 desquelles aussi nous parlons, non point en paroles enseignées de sagesse humaine, mais en paroles enseignées de l’Esprit, communiquant des choses spirituelles par des moyens spirituels. ◊ 14 Or l’homme animal ne reçoit pas les choses qui sont de l’Esprit de Dieu, car elles lui sont folie ; et il ne peut les connaître, parce qu’elles se discernent spirituellement. ◊ 15 Mais celui qui est spirituel discerne toutes choses ; mais lui n’est discerné par personne ; ◊ 16 car « qui a connu la pensée du *Seigneur pour qu’il l’instruise » ? Mais nous, nous avons la pensée de Christ.
2 Timothée
3 ◊ 1 Or sache ceci, que dans les derniers jours il surviendra des temps fâcheux ; ◊ 2 car les hommes seront égoïstes, avares, vantards, hautains, outrageux, désobéissants à leurs parents, ingrats, sans piété, ◊ 3 sans affection naturelle, implacables, calomniateurs, incontinents, cruels, n’aimant pas le bien, ◊ 4 traîtres, téméraires, enflés d’orgueil, amis des voluptés plutôt qu’amis de Dieu, ◊ 5 ayant la forme de la piété, mais en ayant renié la puissance. Or détourne-toi de telles gens. ◊ 6 Car d’entre eux sont ceux qui s’introduisent dans les maisons et qui mènent captives des femmelettes chargées de péchés, entraînées par des convoitises diverses, ◊ 7 qui apprennent toujours et qui ne peuvent jamais parvenir à la connaissance de la vérité. ◊ 8 Or de la même manière dont Jannès et Jambrès résistèrent à Moïse, ainsi aussi ceux-ci résistent à la vérité, hommes corrompus dans leur entendement, réprouvés quant à la foi : ◊ 9 mais ils n’iront pas plus avant, car leur folie sera manifeste pour tous, comme a été celle de ceux-là aussi. ◊ 10 Mais toi, tu as pleinement compris ma doctrine, ma conduite, mon but constant, ma foi, mon support, mon amour, ma patience, ◊ 11 mes persécutions, mes souffrances, telles qu’elles me sont arrivées à Antioche, à Iconium et à Lystre, quelles persécutions j’ai endurées ; — et le Seigneur m’a délivré de toutes. ◊ 12 Et tous ceux aussi qui veulent vivre pieusement dans le christ Jésus, seront persécutés ; ◊ 13 mais les hommes méchants et les imposteurs iront de mal en pis, séduisant et étant séduits. ◊ 14 Mais toi, demeure dans les choses que tu as apprises et dont tu as été pleinement convaincu, sachant de qui tu les as apprises, ◊ 15 et que, dès l’enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi qui est dans le christ Jésus. ◊ 16 Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, ◊ 17 afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement accompli pour toute bonne œuvre.
Actes
17 ◊ 1 Et ayant traversé Amphipolis et Apollonie, ils vinrent à Thessalonique, où était la synagogue des Juifs. ◊ 2 Et selon sa coutume, Paul entra vers eux, et, pendant trois sabbats, il discourut avec eux d’après les écritures, ◊ 3 expliquant et exposant qu’il fallait que le Christ souffrît et qu’il ressuscitât d’entre les morts ; — et [disant], que celui-ci, Jésus, que moi je vous annonce, est le Christ. ◊ 4 Et quelques-uns d’entre eux furent persuadés et se joignirent à Paul et à Silas, et une grande multitude de Grecs qui servaient [Dieu], et des femmes de premier rang en assez grand nombre.
◊ 5 Mais les Juifs, pleins de jalousie, ayant pris quelques méchants hommes de la populace, et ayant fait un amas de peuple, troublèrent la ville, et ayant assailli la maison de Jason, ils cherchèrent Paul et Silas pour les amener au peuple. ◊ 6 Mais ne les ayant pas trouvés, ils traînèrent Jason et quelques frères devant les magistrats de la ville, en criant : Ces gens qui ont bouleversé la terre habitée, sont aussi venus ici ; ◊ 7 et Jason les a reçus chez lui, et ils contreviennent tous aux ordonnances de César, disant qu’il y a un autre roi, Jésus. ◊ 8 Et la foule et les magistrats de la ville, qui entendaient ces choses, furent troublés. ◊ 9 Et après avoir reçu caution de Jason et des autres, ils les relâchèrent.
◊ 10 Et aussitôt les frères envoyèrent Paul et Silas, de nuit, à Bérée, lesquels étant arrivés, entrèrent dans la synagogue des Juifs. ◊ 11 Or ceux-ci étaient plus nobles que ceux de Thessalonique ; et ils reçurent la parole avec toute bonne volonté, examinant chaque jour les écritures [pour voir] si les choses étaient ainsi. ◊ 12 Plusieurs donc d’entre eux crurent, et des femmes grecques de qualité et des hommes aussi, en assez grand nombre. ◊ 13 Mais quand les Juifs de Thessalonique surent que la parole de Dieu était aussi annoncée par Paul à Bérée, ils y vinrent aussi, agitant les foules. ◊ 14 Mais alors les frères renvoyèrent aussitôt Paul, comme pour aller à la mer ; mais Silas et Timothée demeurèrent encore là. ◊ 15 Et ceux qui conduisaient Paul le menèrent jusqu’à Athènes ; et après avoir reçu pour Silas et pour Timothée l’ordre de le rejoindre au plus tôt, ils partirent.
◊ 16 Et comme Paul les attendait à Athènes, son esprit était excité au-dedans de lui, en voyant la ville remplie d’idoles. ◊ 17 Il discourait donc dans la synagogue avec les Juifs et avec ceux qui servaient [Dieu], et tous les jours sur la place publique avec ceux qui s’y rencontraient. ◊ 18 Et quelques-uns aussi des philosophes épicuriens et des philosophes stoïciens s’en prirent à lui ; et les uns disaient : Que veut dire ce discoureur ? et d’autres : Il semble annoncer des divinités étrangères ; parce qu’il leur annonçait Jésus et la résurrection.
◊ 19 Et l’ayant pris, ils le menèrent à l’Aréopage, disant : Pourrions-nous savoir quelle est cette nouvelle doctrine dont tu parles ? ◊ 20 car tu nous fais entendre certaines choses étranges ; nous voudrions donc savoir ce que veulent dire ces choses. ◊ 21 Or tous les Athéniens et les étrangers séjournant [à Athènes], ne passaient leur temps à autre chose qu’à dire ou à ouïr quelque nouvelle.
◊ 22 Mais Paul, se tenant au milieu de l’Aréopage, dit : Hommes athéniens, je vois qu’en toutes choses vous êtes voués au culte des démons ; ◊ 23 car, en passant et en contemplant les objets de votre culte, j’ai trouvé aussi un autel sur lequel était inscrit : Au dieu inconnu ! Celui donc que vous honorez sans le connaître, c’est celui que moi je vous annonce. ◊ 24 Le Dieu qui a fait le monde et toutes les choses qui y sont, lui qui est le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite pas dans des temples faits de main ; ◊ 25 et il n’est pas servi par des mains d’hommes, comme s’il avait besoin de quelque chose, lui qui donne à tous la vie et la respiration et toutes choses ; ◊ 26 et il a fait d’un seul sang toutes les races des hommes pour habiter sur toute la face de la terre, ayant déterminé les temps ordonnés et les bornes de leur habitation, ◊ 27 pour qu’ils cherchent Dieu, s’ils pourraient en quelque sorte le toucher en tâtonnant et le trouver, quoiqu’il ne soit pas loin de chacun de nous ; ◊ 28 car en lui nous vivons et nous nous mouvons et nous sommes, comme aussi quelques-uns de vos poètes ont dit : « Car aussi nous sommes sa race ». ◊ 29 Étant donc la race de Dieu, nous ne devons pas penser que la divinité soit semblable à de l’or, ou à de l’argent, ou à de la pierre, à une œuvre sculptée de l’art et de l’imagination de l’homme. ◊ 30 Dieu donc, ayant passé par-dessus les temps de l’ignorance, ordonne maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent ; ◊ 31 parce qu’il a établi un jour auquel il doit juger en justice la terre habitée, par l’homme qu’il a destiné [à cela], de quoi il a donné une preuve certaine à tous, l’ayant ressuscité d’entre les morts.
◊ 32 Mais quand ils ouïrent parler de la résurrection des morts, les uns s’en moquaient, et les autres disaient : Nous t’entendrons encore sur ce sujet. ◊ 33 Ainsi Paul sortit du milieu d’eux. ◊ 34 Mais quelques hommes se joignirent à lui et crurent, entre lesquels aussi était Denys, l’Aréopagite, et une femme nommée Damaris, et d’autres avec eux.
Deutéronome
1 ◊ 1 Ce sont ici les paroles que Moïse dit à tout Israël, en deçà du Jourdain, dans le désert, dans la plaine, vis-à-vis de Suph, entre Paran et Thophel, Laban, Hatséroth et Di-Zahab.
◊ 2 Il y a onze journées depuis Horeb, par le chemin de la montagne de Séhir, jusqu’à Kadès-Barnéa. ◊ 3 — Et il arriva, en la quarantième année, au onzième mois, le premier [jour] du mois, que Moïse parla aux fils d’Israël, selon tout ce que l’Éternel lui avait commandé pour eux, ◊ 4 après qu’il eut frappé Sihon, roi des Amoréens, qui habitait à Hesbon, et Og, roi de Basan, qui habitait à Ashtaroth, à Édréhi. ◊ 5 En deçà du Jourdain, dans le pays de Moab, Moïse commença à exposer cette loi, en disant : ◊ 6 L’Éternel, notre Dieu, nous parla en Horeb, disant : Vous avez assez demeuré dans cette montagne. ◊ 7 Tournez-vous, et partez, et allez à la montagne des Amoréens et dans tous les lieux voisins, dans la plaine, dans la montagne, et dans le pays plat, et dans le midi, et sur le rivage de la mer, au pays des Cananéens et au Liban, jusqu’au grand fleuve, le fleuve Euphrate. ◊ 8 Regarde, j’ai mis le pays devant vous : entrez, et possédez le pays que l’Éternel a juré à vos pères, à Abraham, à Isaac, et à Jacob, de leur donner, et à leur semence après eux. ◊ 9 Et je vous parlai, en ce temps-là, disant : Je ne puis, moi seul, vous porter. ◊ 10 L’Éternel, votre Dieu, vous a multipliés, et vous voici aujourd’hui, en multitude, comme les étoiles des cieux. ◊ 11 Que l’Éternel, le Dieu de vos pères, ajoute à votre nombre mille fois ce que vous êtes, et vous bénisse, comme il vous l’a dit ! ◊ 12 Comment porterais-je, moi seul, votre charge, et votre fardeau, et vos contestations ? ◊ 13 Donnez-vous des hommes sages, et intelligents, et connus, selon vos tribus, et je les établirai chefs sur vous. ◊ 14 Et vous me répondîtes et dîtes : La chose que tu as dit de faire est bonne. ◊ 15 Et je pris les chefs de vos tribus, des hommes sages et connus, et je les établis chefs sur vous, chefs de milliers, et chefs de centaines, et chefs de cinquantaines, et chefs de dizaines, et officiers sur vos tribus. ◊ 16 — Et je commandai à vos juges, en ce temps-là, disant : Écoutez [les différends] entre vos frères, et jugez avec justice entre un homme et son frère, et l’étranger qui est avec lui. ◊ 17 Vous ne ferez point acception des personnes dans le jugement ; vous entendrez aussi bien le petit que le grand ; vous n’aurez peur d’aucun homme, car le jugement est de Dieu ; et l’affaire qui sera trop difficile pour vous, vous me la présenterez, et je l’entendrai. ◊ 18 Et je vous commandai, en ce temps-là, toutes les choses que vous devez faire.
◊ 19 Et nous partîmes d’Horeb, et nous traversâmes tout ce grand et terrible désert que vous avez vu, le chemin de la montagne des Amoréens, comme l’Éternel, notre Dieu, nous l’avait commandé, et nous vînmes jusqu’à Kadès-Barnéa. ◊ 20 Et je vous dis : Vous êtes arrivés jusqu’à la montagne des Amoréens, laquelle l’Éternel, notre Dieu, nous donne. ◊ 21 Regarde, l’Éternel, ton Dieu, a mis devant toi le pays : monte, prends possession, comme l’Éternel, le Dieu de tes pères, te l’a dit ; ne crains point et ne t’effraye point. ◊ 22 Et vous vous approchâtes tous de moi, et vous dîtes : Envoyons des hommes devant nous, et ils examineront le pays pour nous, et ils nous rapporteront des nouvelles du chemin par lequel nous pourrons monter et des villes auxquelles nous viendrons. ◊ 23 Et la chose fut bonne à mes yeux, et je pris d’entre vous douze hommes, un homme par tribu. ◊ 24 Et ils se tournèrent, et montèrent dans la montagne, et vinrent jusqu’au torrent d’Eshcol, et explorèrent le [pays]. ◊ 25 Et ils prirent dans leurs mains du fruit du pays et nous l’apportèrent, et ils nous rendirent compte et dirent : Le pays que l’Éternel, notre Dieu, nous donne, est bon. ◊ 26 Mais vous ne voulûtes pas monter, et vous fûtes rebelles au commandement de l’Éternel, votre Dieu. ◊ 27 Et vous murmurâtes dans vos tentes et vous dîtes : C’est parce que l’Éternel nous hait, qu’il nous a fait sortir du pays d’Égypte, afin de nous livrer aux mains des Amoréens, pour nous détruire. ◊ 28 Où monterions-nous ? Nos frères nous ont fait fondre le cœur, en disant : [C’est] un peuple plus grand et de plus haute taille que nous ; les villes sont grandes, et murées jusqu’aux cieux ; et de plus nous avons vu là des fils des Anakim. ◊ 29 — Et je vous dis : Ne vous épouvantez pas, et ne les craignez point ; ◊ 30 l’Éternel, votre Dieu, qui marche devant vous, combattra lui-même pour vous, selon tout ce qu’il a fait pour vous sous vos yeux, en Égypte, et dans le désert, ◊ 31 où tu as vu que l’Éternel, ton Dieu, t’a porté comme un homme porte son fils, dans tout le chemin où vous avez marché, jusqu’à ce que vous soyez arrivés en ce lieu-ci. ◊ 32 Mais, dans cette circonstance, vous ne crûtes point l’Éternel, votre Dieu, ◊ 33 qui, afin de reconnaître pour vous un lieu pour que vous y campiez, allait devant vous dans le chemin, la nuit, dans le feu, pour vous faire voir le chemin où vous deviez marcher, et, le jour, dans la nuée. ◊ 34 Et l’Éternel entendit la voix de vos paroles et fut courroucé, et jura, disant : ◊ 35 Si aucun de ces hommes, de cette génération méchante, voit ce bon pays que j’ai juré de donner à vos pères !… ◊ 36 excepté Caleb, fils de Jephunné : lui, le verra, et je lui donnerai, et à ses fils, le pays où il a marché, parce qu’il a pleinement suivi l’Éternel. ◊ 37 Contre moi aussi l’Éternel s’irrita, à cause de vous, disant : Toi non plus, tu n’y entreras pas. ◊ 38 Josué, fils de Nun, qui se tient devant toi, lui, y entrera ; fortifie-le, car c’est lui qui le fera hériter à Israël. ◊ 39 Et vos petits enfants dont vous avez dit qu’ils seraient une proie, et vos fils qui aujourd’hui ne connaissent pas le bien et le mal, ceux-là y entreront, et c’est à eux que je le donnerai, et ils le posséderont. ◊ 40 Et vous, tournez-vous, et partez pour le désert, par le chemin de la mer Rouge. ◊ 41 — Et vous répondîtes et me dîtes : Nous avons péché contre l’Éternel ; nous monterons, et nous combattrons, selon tout ce que l’Éternel, notre Dieu, nous a commandé. Et vous ceignîtes chacun ses armes de guerre, et légèrement vous entreprîtes de monter dans la montagne. ◊ 42 Et l’Éternel me dit : Dis-leur : Ne montez pas, et ne combattez pas, car je ne suis point au milieu de vous, afin que vous ne soyez pas battus par vos ennemis. ◊ 43 Et je vous parlai ; mais vous n’écoutâtes point, et vous fûtes rebelles au commandement de l’Éternel, et vous fûtes présomptueux, et montâtes dans la montagne. ◊ 44 Et l’Amoréen, qui habitait cette montagne, sortit à votre rencontre, et vous poursuivit, comme font les abeilles, et il vous tailla en pièces en Séhir, jusqu’à Horma. ◊ 45 Et à votre retour vous pleurâtes devant l’Éternel ; et l’Éternel n’écouta point votre voix et ne vous prêta point l’oreille. ◊ 46 Et vous demeurâtes à Kadès plusieurs jours, selon les jours que vous y avez habité.
Galates
1 ◊ 1 Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par l’homme, mais par Jésus Christ, et Dieu le Père qui l’a ressuscité d’entre les morts, ◊ 2 et tous les frères qui sont avec moi, aux assemblées de la Galatie : ◊ 3 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu le Père et de notre seigneur Jésus Christ, ◊ 4 qui s’est donné lui-même pour nos péchés, en sorte qu’il nous retirât du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, ◊ 5 auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen.
◊ 6 Je m’étonne de ce que vous passez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, à un évangile différent, ◊ 7 qui n’en est pas un autre ; mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent pervertir l’évangile du Christ. ◊ 8 Mais quand nous-mêmes, ou quand un ange venu du ciel vous évangéliserait outre ce que nous vous avons évangélisé, qu’il soit anathème. ◊ 9 Comme nous l’avons déjà dit, maintenant aussi je le dis encore : si quelqu’un vous évangélise outre ce que vous avez reçu, qu’il soit anathème. ◊ 10 Car maintenant, est-ce que je m’applique à satisfaire des hommes, ou Dieu ? Ou est-ce que je cherche à complaire à des hommes ? Si je complaisais encore à des hommes, je ne serais pas esclave de Christ.
◊ 11 Or je vous fais savoir, frères, que l’évangile qui a été annoncé par moi n’est pas selon l’homme. ◊ 12 Car moi, je ne l’ai pas reçu de l’homme non plus, ni appris, mais par la révélation de Jésus Christ. ◊ 13 Car vous avez ouï dire [quelle a été] autrefois ma conduite dans le judaïsme, comment je persécutais outre mesure l’assemblée de Dieu et la dévastais, ◊ 14 et comment j’avançais dans le judaïsme plus que plusieurs de ceux de mon âge dans ma nation, étant le plus ardent zélateur des traditions de mes pères. ◊ 15 Mais quand il plut à Dieu, qui m’a mis à part dès le ventre de ma mère et qui m’a appelé par sa grâce, ◊ 16 de révéler son Fils en moi, afin que je l’annonçasse parmi les nations, aussitôt, je ne pris pas conseil de la chair ni du sang, ◊ 17 ni ne montai à Jérusalem vers ceux qui étaient apôtres avant moi, mais je m’en allai en Arabie, et je retournai de nouveau à Damas. ◊ 18 Puis, trois ans après, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai chez lui quinze jours ; ◊ 19 et je ne vis aucun autre des apôtres, sinon Jacques le frère du Seigneur. ◊ 20 Or dans les choses que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point. ◊ 21 Ensuite j’allai dans les pays de Syrie et de Cilicie. ◊ 22 Or j’étais inconnu de visage aux assemblées de la Judée qui sont en Christ, ◊ 23 mais seulement elles entendaient dire : Celui qui nous persécutait autrefois, annonce maintenant la foi qu’il détruisait jadis ; ◊ 24 et elles glorifiaient Dieu à cause de moi.
Deutéronome
4 ◊ 1 * Et maintenant, Israël, écoute les statuts et les ordonnances que je vous enseigne, pour les pratiquer, afin que vous viviez, et que vous entriez dans le pays que l’Éternel, le Dieu de vos pères, vous donne, et que vous le possédiez. ◊ 2 Vous n’ajouterez rien à la parole que je vous commande, et vous n’en retrancherez rien, afin de garder les commandements de l’Éternel, votre Dieu, que je vous commande. ◊ 3 Vos yeux ont vu ce que l’Éternel a fait à cause de Baal-Péor ; car tout homme qui était allé après Baal-Péor, l’Éternel, ton Dieu, l’a détruit du milieu de toi ; ◊ 4 et vous qui vous êtes tenus attachés à l’Éternel, votre Dieu, vous êtes tous vivants aujourd’hui. ◊ 5 Regarde, je vous ai enseigné les statuts et les ordonnances, comme l’Éternel, mon Dieu, me l’a commandé, afin que vous fassiez ainsi au milieu du pays où vous allez entrer pour le posséder. ◊ 6 Et vous les garderez et les pratiquerez ; car ce sera là votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples qui entendront tous ces statuts et diront : Quel peuple sage et intelligent que cette grande nation ! ◊ 7 Car quelle est la grande nation qui ait Dieu près d’elle, comme l’Éternel, notre Dieu, [est près de nous], dans tout ce pour quoi nous l’invoquons ? ◊ 8 Et quelle est la grande nation qui ait des statuts et des ordonnances justes, comme toute cette loi que je mets aujourd’hui devant vous ? ◊ 9 Seulement, prends garde à toi et garde soigneusement ton âme, de peur que tu n’oublies les choses que tes yeux ont vues (et afin que, tous les jours de ta vie, elles ne s’éloignent pas de ton cœur, mais que tu les fasses connaître à tes fils et aux fils de tes fils), ◊ 10 le jour où tu te tins devant l’Éternel, ton Dieu, à Horeb, quand l’Éternel me dit : Assemble-moi le peuple, et je leur ferai entendre mes paroles, qu’ils apprendront pour me craindre tous les jours qu’ils seront vivants sur la terre, et qu’ils enseigneront à leurs fils ; ◊ 11 alors vous vous approchâtes et vous vous tîntes au bas de la montagne (et la montagne était brûlante de feu jusqu’au cœur des cieux,… ténèbres, nuées, et profonde obscurité), ◊ 12 et l’Éternel vous parla du milieu du feu ; vous entendiez la voix de [ses] paroles, mais vous ne vîtes aucune forme, seulement [vous entendiez] une voix. ◊ 13 Et il vous déclara son alliance, qu’il vous commanda de pratiquer, les dix paroles ; et il les écrivit sur deux tables de pierre.
◊ 14 Et l’Éternel me commanda, en ce temps-là, de vous enseigner des statuts et des ordonnances, pour que vous les pratiquiez dans le pays dans lequel vous allez passer pour le posséder. ◊ 15 Et vous prendrez bien garde à vos âmes (car vous n’avez vu aucune forme au jour où l’Éternel vous parla du milieu du feu, à Horeb), ◊ 16 de peur que vous ne vous corrompiez, et que vous ne vous fassiez quelque image taillée, la forme d’une image quelconque, la figure d’un mâle ou d’une femelle, ◊ 17 la figure de quelque bête qui soit sur la terre, la figure de quelque oiseau ailé qui vole dans les cieux, ◊ 18 la figure de quelque reptile du sol, la figure de quelque poisson qui soit dans les eaux, au-dessous de la terre ; ◊ 19 et de peur que tu ne lèves tes yeux vers les cieux et que tu ne voies le soleil, et la lune et les étoiles, toute l’armée des cieux, et que tu ne te laisses séduire et ne te prosternes devant eux, et ne les serves : lesquels l’Éternel, ton Dieu, a donnés en partage à tous les peuples, sous tous les cieux. ◊ 20 Mais vous, l’Éternel vous a pris, et vous a fait sortir d’Égypte, de la fournaise de fer, afin que vous soyez le peuple de sa possession, comme [vous l’êtes] aujourd’hui.
◊ 21 Et l’Éternel s’irrita contre moi, à cause de vous, et il jura que je ne passerais pas le Jourdain et que je n’entrerais pas dans le bon pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne en héritage ; ◊ 22 car, pour moi, je mourrai dans ce pays, je ne passerai pas le Jourdain ; mais vous allez le passer, et vous posséderez ce bon pays. ◊ 23 Prenez garde à vous, de peur que vous n’oubliiez l’alliance de l’Éternel, votre Dieu, qu’il a traitée avec vous, et que vous ne vous fassiez une image taillée, la forme d’une chose quelconque, — ce que l’Éternel, ton Dieu, t’a commandé [de ne pas faire]. ◊ 24 Car l’Éternel, ton Dieu, est un feu consumant, un *Dieu jaloux.
◊ 25 Quand tu auras engendré des fils et des petits-fils, et que vous aurez vécu longtemps dans le pays, et que vous vous serez corrompus, et que vous aurez fait une image taillée, la forme d’une chose quelconque, et que vous aurez fait ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, ton Dieu, pour le provoquer à colère, ◊ 26 j’appelle aujourd’hui à témoin contre vous les cieux et la terre, que vous périrez bientôt entièrement de dessus le pays où, en passant le Jourdain, vous [entrez] afin de le posséder ; vous n’y prolongerez pas vos jours, car vous serez entièrement détruits. ◊ 27 Et l’Éternel vous dispersera parmi les peuples ; et vous resterez en petit nombre parmi les nations où l’Éternel vous mènera. ◊ 28 Et vous servirez là des dieux, ouvrage de mains d’homme, du bois et de la pierre, qui ne voient, ni n’entendent, ni ne mangent, ni ne flairent.
◊ 29 Et de là vous chercherez l’Éternel, ton Dieu ; et tu le trouveras, si tu le cherches de tout ton cœur et de toute ton âme. ◊ 30 Dans ta détresse, et lorsque toutes ces choses t’auront atteint, à la fin des jours, tu retourneras à l’Éternel, ton Dieu, et tu écouteras sa voix. ◊ 31 Car l’Éternel, ton Dieu, est un *Dieu miséricordieux, il ne t’abandonnera pas et ne te détruira pas ; et il n’oubliera pas l’alliance de tes pères, qu’il leur a jurée. ◊ 32 Car, enquiers-toi donc des premiers jours qui ont été avant toi, depuis le jour où Dieu a créé l’homme sur la terre, et d’un bout des cieux jusqu’à l’autre bout des cieux, si [jamais] il est rien arrivé comme cette grande chose, et s’il a été rien entendu de semblable. ◊ 33 Est-ce qu’un peuple a entendu la voix de Dieu parlant du milieu du feu, comme toi tu l’as entendue, et est demeuré en vie ? ◊ 34 Ou Dieu a-t-il essayé de venir prendre pour lui une nation du milieu d’une nation, par des épreuves, par des signes, et par des prodiges, et par la guerre, et à main forte, et à bras étendu, et par de grandes terreurs, selon tout ce que l’Éternel, votre Dieu, a fait pour vous en Égypte, sous tes yeux ? ◊ 35 Cela t’a été montré, afin que tu connusses que l’Éternel est Dieu, et qu’il n’y en a point d’autre que lui. ◊ 36 Des cieux, il t’a fait entendre sa voix pour t’instruire, et, sur la terre, il t’a fait voir son grand feu, et tu as entendu ses paroles du milieu du feu. ◊ 37 Et parce qu’il a aimé tes pères, et qu’il a choisi leur semence après eux, il t’a fait sortir d’Égypte par sa face, par sa grande puissance, ◊ 38 pour déposséder devant toi des nations plus grandes et plus fortes que toi, pour t’introduire dans leur pays, afin de te le donner en héritage, comme [il paraît] aujourd’hui.
◊ 39 Sache donc aujourd’hui, et médite en ton cœur, que l’Éternel est Dieu dans les cieux en haut, et sur la terre en bas : il n’y en a point d’autre. ◊ 40 Et garde ses statuts et ses commandements que je te commande aujourd’hui, afin que tu prospères, toi et tes fils après toi, et que tu prolonges tes jours sur la terre que l’Éternel, ton Dieu, te donne, pour toujours.
◊ 41 * Alors Moïse sépara trois villes, en deçà du Jourdain, vers le soleil levant, ◊ 42 afin que l’homicide qui aurait tué son prochain sans le savoir, et qui ne l’aurait pas haï auparavant, s’y enfuît, et que, s’enfuyant dans l’une de ces villes-là, il vécût : ◊ 43 Bétser, dans le désert, sur le plateau, [qui est] aux Rubénites ; et Ramoth, en Galaad, [qui est] aux Gadites ; et Golan, en Basan, [qui est] aux Manassites.
◊ 44 * Et c’est ici la loi que Moïse plaça devant les fils d’Israël ; ◊ 45 ce sont ici les témoignages, et les statuts, et les ordonnances que Moïse exposa aux fils d’Israël, à leur sortie d’Égypte, ◊ 46 en deçà du Jourdain, dans la vallée vis-à-vis de Beth-Péor, dans le pays de Sihon, roi des Amoréens, qui habitait à Hesbon, que Moïse et les fils d’Israël frappèrent à leur sortie d’Égypte ; ◊ 47 et ils possédèrent son pays, et le pays d’Og, roi de Basan, deux rois des Amoréens, qui étaient en deçà du Jourdain, vers le soleil levant, ◊ 48 depuis Aroër qui est sur le bord du torrent de l’Arnon, jusqu’à la montagne de Scion qui est l’Hermon, ◊ 49 et toute la plaine en deçà du Jourdain, vers le levant et jusqu’à la mer de la plaine, sous les pentes du Pisga.
Genèse
1 ◊ 1 Au commencement Dieu créa les cieux et la terre.
◊ 2 Et la terre était désolation et vide, et il y avait des ténèbres sur la face de l’abîme. Et l’Esprit de Dieu planait sur la face des eaux.
◊ 3 Et Dieu dit : Que la lumière soit. Et la lumière fut. ◊ 4 Et Dieu vit la lumière, qu’elle était bonne ; et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres. ◊ 5 Et Dieu appela la lumière Jour ; et les ténèbres, il les appela Nuit. Et il y eut soir, et il y eut matin : — premier jour.
◊ 6 Et Dieu dit : Qu’il y ait une étendue entre les eaux, et qu’elle sépare les eaux d’avec les eaux. ◊ 7 Et Dieu fit l’étendue, et sépara les eaux qui sont au-dessous de l’étendue d’avec les eaux qui sont au-dessus de l’étendue. Et il fut ainsi. ◊ 8 Et Dieu appela l’étendue Cieux. Et il y eut soir, et il y eut matin : — second jour.
◊ 9 Et Dieu dit : Que les eaux [qui sont] au-dessous des cieux se rassemblent en un lieu, et que le sec paraisse. Et il fut ainsi. ◊ 10 Et Dieu appela le sec Terre, et le rassemblement des eaux, il l’appela Mers. Et Dieu vit que cela était bon. ◊ 11 Et Dieu dit : Que la terre produise l’herbe, la plante portant de la semence, l’arbre fruitier produisant du fruit selon son espèce, ayant sa semence en soi sur la terre. Et il fut ainsi. ◊ 12 Et la terre produisit l’herbe, la plante portant de la semence selon son espèce, et l’arbre produisant du fruit ayant sa semence en soi selon son espèce. Et Dieu vit que cela était bon. ◊ 13 Et il y eut soir, et il y eut matin : — troisième jour.
◊ 14 Et Dieu dit : Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue des cieux pour séparer le jour d’avec la nuit, et qu’ils soient pour signes et pour saisons [déterminées] et pour jours et pour années ; ◊ 15 et qu’ils soient pour luminaires dans l’étendue des cieux pour donner de la lumière sur la terre. Et il fut ainsi. ◊ 16 Et Dieu fit les deux grands luminaires, le grand luminaire pour dominer sur le jour, et le petit luminaire pour dominer sur la nuit ; et les étoiles. ◊ 17 Et Dieu les plaça dans l’étendue des cieux pour donner de la lumière sur la terre, ◊ 18 et pour dominer de jour et de nuit, et pour séparer la lumière d’avec les ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon. ◊ 19 Et il y eut soir, et il y eut matin : — quatrième jour.
◊ 20 Et Dieu dit : Que les eaux foisonnent d’un fourmillement d’êtres vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre devant l’étendue des cieux. ◊ 21 Et Dieu créa les grands animaux des eaux, et tout être vivant qui se meut, dont les eaux fourmillent, selon leurs espèces, et tout oiseau ailé selon son espèce. Et Dieu vit que cela était bon. ◊ 22 Et Dieu les bénit, disant : Fructifiez, et multipliez, et remplissez les eaux dans les mers, et que l’oiseau multiplie sur la terre. ◊ 23 Et il y eut soir, et il y eut matin : — cinquième jour.
◊ 24 Et Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, le bétail, et [tout] ce qui rampe, et les bêtes de la terre selon leur espèce. Et il fut ainsi. ◊ 25 Et Dieu fit les bêtes de la terre selon leur espèce, et le bétail selon son espèce, et tout reptile du sol selon son espèce. Et Dieu vit que cela était bon.
◊ 26 Et Dieu dit : Faisons [l’]homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’ils dominent sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur le bétail, et sur toute la terre, et sur tout [animal] rampant qui rampe sur la terre. ◊ 27 Et Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu ; il les créa mâle et femelle.
◊ 28 Et Dieu les bénit ; et Dieu leur dit : Fructifiez, et multipliez, et remplissez la terre et l’assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur tout être vivant qui se meut sur la terre. ◊ 29 Et Dieu dit : Voici, je vous ai donné toute plante portant semence, qui est sur la face de toute la terre, et tout arbre dans lequel il y a un fruit d’arbre, portant semence ; [cela] vous sera pour nourriture ; ◊ 30 et à tout animal de la terre, et à tout oiseau des cieux, et à tout ce qui rampe sur la terre, qui a en soi une âme vivante, [j’ai donné] toute plante verte pour nourriture. Et il fut ainsi.
◊ 31 Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici, cela était très bon. Et il y eut soir, et il y eut matin : — le sixième jour.
1 Jean
5 ◊ 1 Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu ; et quiconque aime celui qui a engendré, aime aussi celui qui est engendré de lui. ◊ 2 Par ceci nous savons que nous aimons les enfants de Dieu, c’est quand nous aimons Dieu et que nous gardons ses commandements ; ◊ 3 car c’est ici l’amour de Dieu, que nous gardions ses commandements, et ses commandements ne sont pas pénibles, ◊ 4 parce que tout ce qui est né de Dieu est victorieux du monde ; et c’est ici la victoire qui a vaincu le monde, [savoir] notre foi. ◊ 5 Qui est celui qui est victorieux du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?
◊ 6 C’est lui qui est venu par [l’]eau et par [le] sang, Jésus le Christ, non seulement dans [la puissance de] l’eau, mais dans [la puissance de] l’eau et du sang ; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, car l’Esprit est la vérité ; ◊ 7 car il y en a trois qui rendent témoignage : ◊ 8 l’Esprit, et l’eau, et le sang, et les trois sont [d’accord] pour un même [témoignage]. ◊ 9 Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car c’est ici le témoignage de Dieu qu’il a rendu au sujet de son Fils. ◊ 10 Celui qui croit au Fils de Dieu, a le témoignage au-dedans de lui-même ; celui qui ne croit pas Dieu, l’a fait menteur, car il n’a pas cru au témoignage que Dieu a rendu au sujet de son Fils. ◊ 11 Et c’est ici le témoignage : que Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils : ◊ 12 Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.
◊ 13 Je vous ai écrit ces choses afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu.
◊ 14 Et c’est ici la confiance que nous avons en lui, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute ; ◊ 15 et si nous savons qu’il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons les choses que nous lui avons demandées.
◊ 16 Si quelqu’un voit son frère pécher d’un péché qui ne soit pas à la mort, il demandera [pour lui] ; et il lui donnera la vie, [savoir] à ceux qui ne pèchent pas à la mort. Il y a un péché à la mort : pour ce péché-là, je ne dis pas qu’il demande. ◊ 17 Toute iniquité est péché, et il y a tel péché qui n’est pas à la mort. ◊ 18 Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche pas, mais celui qui est né de Dieu se conserve lui-même, et le méchant ne le touche pas. ◊ 19 Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier gît dans le méchant. ◊ 20 Or nous savons que le Fils de Dieu est venu, et il nous a donné une intelligence afin que nous connaissions le Véritable, et nous sommes dans le Véritable, [savoir] dans son Fils Jésus Christ : lui est le Dieu véritable et la vie éternelle.
◊ 21 Enfants, gardez-vous des idoles.
Psaumes
Au chef de musique. Sur Neguinoth ; pour instruire. De David.
55 ◊ 1 Prête l’oreille, ô Dieu, à ma prière, et ne te cache pas de ma supplication.
◊ 2 Écoute-moi, et réponds-moi ; je m’agite dans ma plainte et je me lamente,
◊ 3 À cause de la voix de l’ennemi [et] devant l’oppression du méchant ; car ils font tomber sur moi l’iniquité, et me poursuivent avec passion.
◊ 4 * Mon cœur est dans l’angoisse au-dedans de moi, et des frayeurs mortelles sont tombées sur moi ;
◊ 5 La crainte et le tremblement sont venus sur moi, et un frisson de terreur m’a couvert.
◊ 6 Et j’ai dit : Oh ! si j’avais des ailes comme une colombe, je m’envolerais et je demeurerais tranquille ;
◊ 7 Voici, je m’enfuirais loin, et je me logerais au désert. Sélah.
◊ 8 Je me hâterais de m’échapper loin du vent de tempête, loin de l’ouragan.
◊ 9 * Engloutis-[les], Seigneur ! divise leur langue ; car j’ai vu la violence et les querelles dans la ville.
◊ 10 Jour et nuit ils font la ronde sur ses murailles ; et l’iniquité et le tourment sont au milieu d’elle ;
◊ 11 La perversité est au milieu d’elle, et l’oppression et la fraude ne s’éloignent pas de ses places.
◊ 12 * Car ce n’est pas un ennemi qui m’a outragé, alors je l’aurais supporté ; ce n’est point celui qui me hait qui s’est élevé orgueilleusement contre moi, alors je me serais caché de lui ;
◊ 13 Mais c’est toi, un homme comme moi, mon conseiller et mon ami :
◊ 14 Nous avions ensemble de douces communications ; nous allions avec la foule dans la maison de Dieu.
◊ 15 Que la mort les saisisse ! qu’ils descendent vivants dans le shéol ! Car la malice est dans leur demeure, au milieu d’eux.
◊ 16 * Moi, je crie à Dieu ; et l’Éternel me sauvera.
◊ 17 Le soir, et le matin, et à midi, je médite et je me lamente ; et il entendra ma voix.
◊ 18 Il a mis en paix mon âme, la rachetant de la guerre qu’on me fait, car ils étaient plusieurs autour de moi.
◊ 19 * Dieu a entendu, et il les accablera : il demeure dès les jours d’autrefois ; (Sélah)… car il n’y a point de changement en eux, et ils ne craignent pas Dieu.
◊ 20 * [Le méchant] a étendu ses mains sur ceux qui sont en paix avec lui ; il a profané son alliance.
◊ 21 [Les paroles de] sa bouche étaient lisses comme le beurre, mais la guerre était dans son cœur ; ses paroles étaient douces comme l’huile, mais elles sont des épées nues.
◊ 22 * Rejette ton fardeau sur l’Éternel, et il te soutiendra ; il ne permettra jamais que le juste soit ébranlé.
◊ 23 Et toi, ô Dieu ! tu les feras descendre dans le puits de la destruction : les hommes de sang et de fourbe n’atteindront pas la moitié de leurs jours ; mais moi, je me confierai en toi.
Jean
20 ◊ 1 Et le premier jour de la semaine, Marie de Magdala vint le matin au sépulcre, comme il faisait encore nuit ; et elle voit la pierre ôtée du sépulcre. ◊ 2 Elle court donc, et vient vers Simon Pierre et vers l’autre disciple que Jésus aimait, et elle leur dit : On a enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où on l’a mis. ◊ 3 Pierre donc sortit, et l’autre disciple, et ils s’en allèrent au sépulcre. ◊ 4 Et ils couraient les deux ensemble ; et l’autre disciple courut en avant plus vite que Pierre, et arriva le premier au sépulcre ; ◊ 5 et s’étant baissé, il voit les linges à terre ; cependant il n’entra pas. ◊ 6 Simon Pierre donc, qui le suivait, arrive ; et il entra dans le sépulcre ; et il voit les linges à terre, ◊ 7 et le suaire qui avait été sur sa tête, lequel n’était pas avec les linges, mais plié en un lieu à part. ◊ 8 Alors donc l’autre disciple aussi, qui était arrivé le premier au sépulcre, entra, et il vit, et crut ; ◊ 9 car ils ne connaissaient pas encore l’écriture, qu’il devait ressusciter d’entre les morts. ◊ 10 Les disciples s’en retournèrent donc chez eux.
◊ 11 Mais Marie se tenait près du sépulcre, dehors, et pleurait. Comme elle pleurait donc, elle se baissa dans le sépulcre ; ◊ 12 et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis, un à la tête et un aux pieds, là où le corps de Jésus avait été couché. ◊ 13 Et ils lui disent : Femme, pourquoi pleures-tu ? Elle leur dit : Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais où on l’a mis. ◊ 14 Ayant dit cela, elle se tourna en arrière, et elle voit Jésus qui était là ; et elle ne savait pas que ce fût Jésus. ◊ 15 Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Elle, pensant que c’était le jardinier, lui dit : Seigneur, si toi tu l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi je l’ôterai. ◊ 16 Jésus lui dit : Marie ! Elle, s’étant retournée, lui dit en hébreu : Rabboni (ce qui veut dire, maître) ! ◊ 17 Jésus lui dit : Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères, et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu. ◊ 18 Marie de Magdala vient rapporter aux disciples qu’elle a vu le Seigneur, et qu’il lui a dit ces choses.
◊ 19 Le soir donc étant [venu], ce jour-là, le premier de la semaine, et les portes [du lieu] où les disciples étaient, par crainte des Juifs, étant fermées, Jésus vint, et se tint au milieu d’eux. Et il leur dit : Paix vous soit ! ◊ 20 Et ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples se réjouirent donc quand ils virent le Seigneur. ◊ 21 Jésus donc leur dit encore : Paix vous soit ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. ◊ 22 Et ayant dit cela, il souffla en eux, et leur dit : Recevez [l’]Esprit Saint. ◊ 23 À quiconque vous remettrez les péchés, ils sont remis ; [et] à quiconque vous les retiendrez, ils sont retenus.
◊ 24 Or Thomas, l’un des douze, appelé Didyme, n’était pas avec eux quand Jésus vint. ◊ 25 Les autres disciples donc lui dirent : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : À moins que je ne voie en ses mains la marque des clous, et que je ne mette mon doigt dans la marque des clous, et que je ne mette ma main dans son côté, je ne le croirai point. ◊ 26 Et huit jours après, ses disciples étaient de nouveau dans la maison, et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant fermées ; et il se tint au milieu d’eux et dit : Paix vous soit ! ◊ 27 Puis il dit à Thomas : Avance ton doigt ici, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais croyant. ◊ 28 Thomas répondit et lui dit : Mon Seigneur et mon Dieu ! ◊ 29 Jésus lui dit : Parce que tu m’as vu, tu as cru ; bienheureux ceux qui n’ont point vu et qui ont cru.
◊ 30 Jésus donc fit aussi devant ses disciples beaucoup d’autres miracles, qui ne sont pas écrits dans ce livre. ◊ 31 Mais ces choses sont écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie par son nom.
Jean
4 ◊ 1 Quand donc le Seigneur connut que les pharisiens avaient entendu dire : Jésus fait et baptise plus de disciples que Jean ◊ 2 (toutefois Jésus lui-même ne baptisait pas, mais ses disciples), ◊ 3 il quitta la Judée, et s’en alla encore en Galilée. ◊ 4 Et il fallait qu’il traversât la Samarie. ◊ 5 Il vient donc à une ville de la Samarie, nommée Sichar, près de la terre que Jacob donna à Joseph son fils. ◊ 6 Et il y avait là une fontaine de Jacob. Jésus donc, étant lassé du chemin, se tenait là assis sur la fontaine ; c’était environ la sixième heure. ◊ 7 Une femme de la Samarie vient pour puiser de l’eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire ◊ 8 (car ses disciples s’en étaient allés à la ville pour acheter des vivres). ◊ 9 La femme samaritaine lui dit donc : Comment toi qui es Juif, me demandes-tu à boire à moi qui suis une femme samaritaine ? (Car les Juifs n’ont point de relations avec les Samaritains.) ◊ 10 Jésus répondit et lui dit : Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, toi, tu lui eusses demandé, et il t’eût donné de l’eau vive. ◊ 11 La femme lui dit : Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond ; d’où as-tu donc cette eau vive ? ◊ 12 Es-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné le puits ; et lui-même en a bu, et ses fils, et son bétail ? ◊ 13 Jésus répondit et lui dit : Quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif ; ◊ 14 mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif à jamais ; mais l’eau que je lui donnerai, sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle. ◊ 15 La femme lui dit : Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie pas soif et que je ne vienne pas ici pour puiser. ◊ 16 Jésus lui dit : Va, appelle ton mari, et viens ici. ◊ 17 La femme répondit et dit : Je n’ai pas de mari. Jésus lui dit : Tu as bien dit : Je n’ai pas de mari ; ◊ 18 car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; en cela tu as dit vrai. ◊ 19 La femme lui dit : Seigneur, je vois que tu es un prophète. ◊ 20 Nos pères ont adoré sur cette montagne-ci, et vous, vous dites qu’à Jérusalem est le lieu où il faut adorer. ◊ 21 Jésus lui dit : Femme, crois-moi : l’heure vient que vous n’adorerez le Père, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem. ◊ 22 Vous, vous adorez, vous ne savez quoi ; nous, nous savons ce que nous adorons ; car le salut vient des Juifs. ◊ 23 Mais l’heure vient, et elle est maintenant, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi le Père en cherche de tels qui l’adorent. ◊ 24 Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité. ◊ 25 La femme lui dit : Je sais que le Messie qui est appelé le Christ, vient ; quand celui-là sera venu, il nous fera connaître toutes choses. ◊ 26 Jésus lui dit : Je le suis, moi qui te parle. ◊ 27 Et là-dessus ses disciples vinrent ; et ils s’étonnaient de ce qu’il parlait avec une femme ; toutefois nul ne dit : Que lui demandes-tu ? ou, de quoi parles-tu avec elle ?
◊ 28 La femme donc laissa sa cruche et s’en alla à la ville, et dit aux hommes : ◊ 29 Venez, voyez un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ; celui-ci n’est-il point le Christ ? ◊ 30 Ils sortirent de la ville, et ils venaient vers lui.
◊ 31 Mais pendant ce temps, les disciples le priaient, disant : Rabbi, mange. ◊ 32 Mais il leur dit : Moi, j’ai de la viande à manger que vous, vous ne connaissez pas. ◊ 33 Les disciples donc dirent entre eux : Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? ◊ 34 Jésus leur dit : Ma viande est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre. ◊ 35 Ne dites-vous pas, vous : Il y a encore quatre mois, et la moisson vient ? Voici, je vous dis : Levez vos yeux et regardez les campagnes ; car elles sont déjà blanches pour la moisson. ◊ 36 Celui qui moissonne reçoit un salaire et assemble du fruit en vie éternelle ; afin que, et celui qui sème et celui qui moissonne, se réjouissent ensemble. ◊ 37 Car en ceci est [vérifiée] la vraie parole : L’un sème, et un autre moissonne. ◊ 38 Moi, je vous ai envoyés moissonner ce à quoi vous n’avez pas travaillé ; d’autres ont travaillé, et vous, vous êtes entrés dans leur travail.
◊ 39 Or plusieurs des Samaritains de cette ville-là crurent en lui, à cause de la parole de la femme qui avait rendu témoignage : Il m’a dit tout ce que j’ai fait. ◊ 40 Quand donc les Samaritains furent venus vers lui, ils le priaient de demeurer avec eux ; et il demeura là deux jours. ◊ 41 Et beaucoup plus de gens crurent à cause de sa parole ; ◊ 42 et ils disaient à la femme : Ce n’est plus à cause de ton dire que nous croyons ; car nous-mêmes nous [l’]avons entendu, et nous connaissons que celui-ci est véritablement le Sauveur du monde.
◊ 43 Or, après les deux jours, il partit de là, et s’en alla en Galilée ; ◊ 44 car Jésus lui-même rendait témoignage qu’un prophète n’est pas honoré dans son propre pays. ◊ 45 Quand donc il fut venu en Galilée, les Galiléens le reçurent, ayant vu toutes les choses qu’il avait faites à Jérusalem pendant la fête ; car eux aussi allaient à la fête.
◊ 46 Il vint donc encore à Cana de Galilée, où il avait, de l’eau, fait du vin. Et il y avait à Capernaüm un seigneur de la cour, duquel le fils était malade ; ◊ 47 celui-ci, ayant ouï dire que Jésus était venu de la Judée en Galilée, s’en alla vers lui, et le pria de descendre et de guérir son fils ; car il allait mourir. ◊ 48 Jésus donc lui dit : Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croirez point. ◊ 49 Le seigneur de la cour lui dit : Seigneur, descends avant que mon enfant meure. ◊ 50 Jésus lui dit : Va, ton fils vit. Et l’homme crut la parole que Jésus lui avait dite, et s’en alla. ◊ 51 Et, déjà comme il descendait, ses esclaves vinrent au-devant de lui, et lui rapportèrent que son fils vivait. ◊ 52 Alors il s’enquit d’eux à quelle heure il s’était trouvé mieux ; et ils lui dirent : Hier, à la septième heure, la fièvre l’a quitté. ◊ 53 Le père donc connut que c’était à cette heure-là à laquelle Jésus lui avait dit : Ton fils vit. Et il crut, lui et toute sa maison. ◊ 54 Jésus fit encore ce second miracle, quand il fut venu de Judée en Galilée.
Matthieu
26 ◊ 1 Et il arriva, lorsque Jésus eut achevé tous ces discours, qu’il dit à ses disciples : ◊ 2 Vous savez que la Pâque est dans deux jours, et le fils de l’homme est livré pour être crucifié.
◊ 3 Alors les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple s’assemblèrent dans le palais du souverain sacrificateur, appelé Caïphe, ◊ 4 et tinrent conseil ensemble pour se saisir de Jésus par ruse et le faire mourir ; ◊ 5 mais ils disaient : Non pas pendant la fête, afin qu’il n’y ait pas de tumulte parmi le peuple.
◊ 6 Et comme Jésus était à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, ◊ 7 une femme, ayant un vase d’albâtre [plein] d’un parfum de grand prix, vint à lui et le répandit sur sa tête comme il était à table. ◊ 8 Et les disciples, le voyant, en furent indignés, disant : À quoi bon cette perte ? ◊ 9 Car ce [parfum] aurait pu être vendu pour une forte somme, et être donné aux pauvres. ◊ 10 Et Jésus, le sachant, leur dit : Pourquoi donnez-vous du déplaisir à cette femme ? car elle a fait une bonne œuvre envers moi ; ◊ 11 car vous avez toujours les pauvres avec vous, mais moi, vous ne m’avez pas toujours ; ◊ 12 car cette femme, en répandant ce parfum sur mon corps, l’a fait pour ma sépulture. ◊ 13 En vérité, je vous dis : En quelque lieu que cet évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce que cette femme a fait, en mémoire d’elle.
◊ 14 Alors l’un des douze, appelé Judas Iscariote, s’en alla vers les principaux sacrificateurs, ◊ 15 et dit : Que voulez-vous me donner, et moi, je vous le livrerai ? Et ils lui comptèrent trente pièces d’argent. ◊ 16 Et dès lors, il cherchait une bonne occasion pour le livrer.
◊ 17 Et, le premier jour des pains sans levain, les disciples vinrent à Jésus, disant : Où veux-tu que nous te préparions [ce qu’il faut] pour manger la pâque ? ◊ 18 Et il dit : Allez à la ville auprès d’un tel, et dites-lui : Le maître dit : Mon temps est proche ; je ferai la pâque chez toi avec mes disciples. ◊ 19 Et les disciples firent comme Jésus leur avait ordonné, et ils apprêtèrent la pâque.
◊ 20 Et le soir étant venu, il se mit à table avec les douze. ◊ 21 Et comme ils mangeaient, il dit : En vérité, je vous dis que l’un d’entre vous me livrera. ◊ 22 Et, en étant fort attristés, ils commencèrent, chacun d’eux, à lui dire : Seigneur, est-ce moi ? ◊ 23 Et lui, répondant, dit : Celui qui aura trempé la main avec moi dans le plat, celui-là me livrera. ◊ 24 Le fils de l’homme s’en va, selon qu’il est écrit de lui ; mais malheur à cet homme par qui le fils de l’homme est livré ! Il eût été bon pour cet homme-là qu’il ne fût pas né. ◊ 25 Et Judas qui le livrait, répondant, dit : Est-ce moi, Rabbi ? Il lui dit : Tu l’as dit.
◊ 26 Et comme ils mangeaient, Jésus ayant pris le pain et ayant béni, le rompit et le donna aux disciples, et dit : Prenez, mangez ; ceci est mon corps. ◊ 27 Et, ayant pris la coupe et ayant rendu grâces, il la leur donna, disant : Buvez-en tous. ◊ 28 Car ceci est mon sang, le [sang] de la nouvelle alliance, qui est versé pour plusieurs en rémission de péchés. ◊ 29 Mais je vous dis que désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu’à ce jour où je le boirai nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. ◊ 30 Et ayant chanté une hymne, ils sortirent [et s’en allèrent] à la montagne des Oliviers.
◊ 31 Alors Jésus leur dit : Vous serez tous scandalisés en moi cette nuit ; car il est écrit : « Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées » ; ◊ 32 mais, après que j’aurai été ressuscité, j’irai devant vous en Galilée. ◊ 33 Et Pierre, répondant, lui dit : Si tous étaient scandalisés en toi, moi, je ne serai jamais scandalisé [en toi]. ◊ 34 Jésus lui dit : En vérité, je te dis, que cette nuit-ci, avant que le coq ait chanté, tu me renieras trois fois. ◊ 35 Pierre lui dit : Quand même il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai point. Et tous les disciples dirent la même chose.
◊ 36 Alors Jésus s’en vient avec eux en un lieu appelé Gethsémané, et dit aux disciples : Asseyez-vous ici, jusqu’à ce que, m’en étant allé, j’aie prié là. ◊ 37 Et ayant pris Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à être attristé et fort angoissé. ◊ 38 Alors il leur dit : Mon âme est saisie de tristesse jusqu’à la mort ; demeurez ici et veillez avec moi. ◊ 39 Et s’en allant un peu plus avant, il tomba sur sa face, priant et disant : Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ; toutefois, non pas comme moi je veux, mais comme toi [tu veux]. ◊ 40 Et il vient vers les disciples, et il les trouve dormant ; et il dit à Pierre : Ainsi, vous n’avez pas pu veiller une heure avec moi ? ◊ 41 Veillez et priez, afin que vous n’entriez pas en tentation ; l’esprit est prompt, mais la chair est faible. ◊ 42 Il s’en alla de nouveau, une seconde fois, et il pria, disant : Mon Père, s’il n’est pas possible que ceci passe loin de moi, sans que je le boive, que ta volonté soit faite. ◊ 43 Et étant venu, il les trouva de nouveau dormant ; car leurs yeux étaient appesantis. ◊ 44 Et les laissant, il s’en alla de nouveau, et pria une troisième fois, disant les mêmes paroles. ◊ 45 Alors il vient vers les disciples, et leur dit : Dormez dorénavant et reposez-vous ; voici, l’heure s’est approchée, et le fils de l’homme est livré entre les mains des pécheurs. ◊ 46 Levez-vous, allons ; voici, celui qui me livre s’est approché.
◊ 47 Et comme il parlait encore, voici Judas, l’un des douze, vint, et avec lui une grande foule avec des épées et des bâtons, de la part des principaux sacrificateurs et des anciens du peuple. ◊ 48 Et celui qui le livrait leur donna un signe, disant : Celui que je baiserai, c’est lui ; saisissez-le. ◊ 49 Et aussitôt, s’approchant de Jésus, il dit : Je te salue, Rabbi ; et il le baisa avec empressement. ◊ 50 Et Jésus lui dit : Ami, pourquoi es-tu venu ? Alors, s’étant approchés, ils mirent les mains sur Jésus et se saisirent de lui. ◊ 51 Et voici, l’un de ceux qui étaient avec Jésus, étendant la main tira son épée, et frappant l’esclave du souverain sacrificateur, lui emporta l’oreille. ◊ 52 Alors Jésus lui dit : Remets ton épée en son lieu ; car tous ceux qui auront pris l’épée périront par l’épée. ◊ 53 Penses-tu que je ne puisse pas maintenant prier mon Père, et il me fournira plus de douze légions d’anges ? ◊ 54 Comment donc seraient accomplies les écritures, [qui disent] qu’il faut qu’il en arrive ainsi ?
◊ 55 En cette heure-là Jésus dit aux foules : Êtes-vous sortis comme après un brigand, avec des épées et des bâtons, pour me prendre ? J’étais tous les jours assis parmi vous, enseignant dans le temple ; et vous ne vous êtes pas saisis de moi. ◊ 56 Mais tout ceci est arrivé, afin que les écritures des prophètes soient accomplies. Alors tous les disciples le laissèrent et s’enfuirent.
◊ 57 Et ceux qui s’étaient saisis de Jésus l’amenèrent à Caïphe le souverain sacrificateur, où les scribes et les anciens étaient assemblés. ◊ 58 Et Pierre le suivait de loin, jusqu’au palais du souverain sacrificateur ; et étant entré, il s’assit avec les huissiers pour voir la fin.
◊ 59 Or les principaux sacrificateurs et les anciens et tout le sanhédrin cherchaient [quelque] faux témoignage contre Jésus, de manière à le faire mourir ; ◊ 60 et ils n’en trouvèrent point, — bien que plusieurs faux témoins fussent venus. Mais, à la fin, deux faux témoins vinrent, ◊ 61 et dirent : Celui-ci a dit : Je puis détruire le temple de Dieu, et en trois jours le bâtir. ◊ 62 Et le souverain sacrificateur, se levant, lui dit : Ne réponds-tu rien ? De quoi ceux-ci témoignent-ils contre toi ? ◊ 63 Mais Jésus garda le silence. Et le souverain sacrificateur, répondant, lui dit : Je t’adjure, par le Dieu vivant, que tu nous dises si toi, tu es le Christ, le Fils de Dieu. ◊ 64 Jésus lui dit : Tu l’as dit. De plus, je vous dis : dorénavant vous verrez le fils de l’homme assis à la droite de la puissance, et venant sur les nuées du ciel. ◊ 65 Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, disant : Il a blasphémé ; qu’avons-nous encore besoin de témoins ? Voici, vous avez ouï maintenant [son] blasphème : ◊ 66 que vous en semble ? Et répondant, ils dirent : Il mérite la mort. ◊ 67 Alors ils lui crachèrent au visage et lui donnèrent des soufflets ; et quelques-uns le frappèrent, ◊ 68 disant : Prophétise-nous, Christ ; qui est celui qui t’a frappé ?
◊ 69 Or Pierre était assis dehors, dans la cour ; et une servante vint à lui, disant : Et toi, tu étais avec Jésus le Galiléen. ◊ 70 Et il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu dis. ◊ 71 Et une autre [servante] le vit, comme il était sorti dans le vestibule ; et elle dit à ceux qui étaient là : Celui-ci aussi était avec Jésus le Nazaréen. ◊ 72 Et il le nia de nouveau avec serment : Je ne connais pas cet homme ! ◊ 73 Et un peu après, ceux qui se trouvaient là s’approchèrent et dirent à Pierre : Certainement, toi, tu es aussi de ces gens-là ; car aussi ton langage te fait reconnaître. ◊ 74 Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme ! Et aussitôt le coq chanta. ◊ 75 Et Pierre se souvint de la parole de Jésus, qui lui avait dit : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti dehors, il pleura amèrement.
Nombres
16 ◊ 1 * Et Coré, fils de Jitsehar, fils de Kehath, fils de Lévi, s’éleva dans son esprit, et Dathan et Abiram, fils d’Éliab, et On, fils de Péleth, [qui étaient] fils de Ruben ; ◊ 2 et ils se levèrent devant Moïse, avec deux cent cinquante hommes des fils d’Israël, princes de l’assemblée, [hommes] appelés au conseil, des hommes de renom. ◊ 3 Et ils s’attroupèrent contre Moïse et contre Aaron, et leur dirent : C’en est assez ! car toute l’assemblée, eux tous sont saints, et l’Éternel est au milieu d’eux ; et pourquoi vous élevez-vous au-dessus de la congrégation de l’Éternel ? ◊ 4 Et Moïse l’entendit, et tomba sur sa face ; ◊ 5 et il parla à Coré et à toute son assemblée, disant : Demain, l’Éternel fera connaître qui est à lui, et qui est saint, et il le fera approcher de lui ; et celui qu’il a choisi, il le fera approcher de lui. ◊ 6 Faites ceci : Prenez des encensoirs, Coré et toute son assemblée ; ◊ 7 et demain, mettez-y du feu et placez de l’encens dessus, devant l’Éternel ; et il arrivera que l’homme que l’Éternel aura choisi, celui-là sera saint. C’en est assez, fils de Lévi ! ◊ 8 Et Moïse dit à Coré : Écoutez, fils de Lévi : ◊ 9 Est-ce peu de chose pour vous que le Dieu d’Israël vous ait séparés de l’assemblée d’Israël, en vous faisant approcher de lui pour faire le service du tabernacle de l’Éternel, et pour vous tenir devant l’assemblée afin de la servir, ◊ 10 — qu’il t’ait fait approcher, toi et tous tes frères, les fils de Lévi, avec toi,… que vous recherchiez aussi la sacrificature ? ◊ 11 C’est pourquoi, toi et toute ton assemblée, vous vous êtes rassemblés contre l’Éternel ; et Aaron, qui est-il, que vous murmuriez contre lui ?
◊ 12 Et Moïse envoya appeler Dathan et Abiram, fils d’Éliab ; mais ils dirent : Nous ne monterons pas. ◊ 13 Est-ce peu de chose que tu nous aies fait monter hors d’un pays ruisselant de lait et de miel, pour nous faire mourir dans le désert, que tu te fasses absolument dominateur sur nous ? ◊ 14 Certes tu ne nous as pas introduits dans un pays ruisselant de lait et de miel, et tu ne nous as pas donné un héritage de champs et de vignes ! Veux-tu crever les yeux de ces gens ? Nous ne monterons pas. ◊ 15 Et Moïse entra dans une ardente colère, et il dit à l’Éternel : N’aie pas égard à leur offrande ; je n’ai pas pris d’eux même un âne, et je n’ai pas fait tort à un seul d’entre eux.
◊ 16 Et Moïse dit à Coré : Toi, et toute ton assemblée, soyez demain devant l’Éternel, toi et eux, et Aaron. ◊ 17 Et prenez chacun votre encensoir, et mettez de l’encens dessus ; et présentez devant l’Éternel chacun votre encensoir, deux cent cinquante encensoirs ; et toi, et Aaron, chacun son encensoir. ◊ 18 Et ils prirent chacun son encensoir, et y mirent du feu, et placèrent de l’encens dessus, et se tinrent à l’entrée de la tente d’assignation, avec Moïse et Aaron. ◊ 19 Et Coré réunit contre eux toute l’assemblée à l’entrée de la tente d’assignation ; et la gloire de l’Éternel apparut à toute l’assemblée.
◊ 20 Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron, disant : ◊ 21 Séparez-vous du milieu de cette assemblée, et je les consumerai en un moment. ◊ 22 Et ils tombèrent sur leurs faces, et dirent : Ô *Dieu ! Dieu des esprits de toute chair ! un seul homme péchera, et tu seras courroucé contre toute l’assemblée ? ◊ 23 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 24 Parle à l’assemblée, en disant : Retirez-vous d’autour de la demeure de Coré, de Dathan et d’Abiram. ◊ 25 Et Moïse se leva et alla vers Dathan et Abiram ; et les anciens d’Israël allèrent après lui. ◊ 26 Et il parla à l’assemblée, disant : Éloignez-vous, je vous prie, d’auprès des tentes de ces méchants hommes, et ne touchez à rien qui leur appartienne, de peur que vous ne périssiez dans tous leurs péchés. ◊ 27 Et ils se retirèrent d’auprès de la demeure de Coré, de Dathan et d’Abiram, tout à l’entour. Et Dathan et Abiram sortirent, et se tinrent à l’entrée de leurs tentes avec leurs femmes, et leurs fils, et leurs petits enfants. ◊ 28 Et Moïse dit : À ceci vous connaîtrez que l’Éternel m’a envoyé pour faire toutes ces œuvres, car elles ne sont pas sorties de mon cœur : ◊ 29 si ceux-là meurent selon la mort de tout homme, et s’ils sont visités de la visitation de tout homme, l’Éternel ne m’a pas envoyé ; ◊ 30 mais si l’Éternel crée une chose nouvelle, et que le sol ouvre sa bouche et les engloutisse avec tout ce qui est à eux, et qu’ils descendent vivants dans le shéol, alors vous saurez que ces hommes ont méprisé l’Éternel. ◊ 31 Et il arriva, comme il achevait de prononcer toutes ces paroles, que le sol qui était sous eux se fendit ; ◊ 32 et la terre ouvrit sa bouche, et les engloutit, [eux] et leurs maisons, et tous les hommes qui étaient à Coré, et tout leur avoir. ◊ 33 Et ils descendirent vivants dans le shéol, eux et tout ce qui était à eux ; et la terre les couvrit, et ils périrent du milieu de la congrégation. ◊ 34 Et tout Israël qui était autour d’eux s’enfuit à leur cri ; car ils disaient :… De peur que la terre ne nous engloutisse ! ◊ 35 Et il sortit du feu de la part de l’Éternel, et il consuma les deux cent cinquante hommes qui présentaient l’encens.
◊ 36 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 37 Dis à Éléazar, fils d’Aaron, le sacrificateur, qu’il relève les encensoirs du milieu de l’incendie, et répands-en le feu au loin, car ils sont sanctifiés, ◊ 38 — les encensoirs de ceux-là qui ont péché contre leurs propres âmes ; et on en fera des lames aplaties pour en plaquer l’autel ; car ils les ont présentés devant l’Éternel, et ils sont sanctifiés ; et ils seront un signe aux fils d’Israël. ◊ 39 Et Éléazar, le sacrificateur, prit les encensoirs d’airain qu’avaient présentés les [hommes] qui furent brûlés, et on les aplatit pour plaquer l’autel, ◊ 40 en mémorial pour les fils d’Israël, afin qu’aucun étranger qui n’est pas de la semence d’Aaron ne s’approche pour brûler l’encens devant l’Éternel, et ne soit comme Coré et son assemblée, — selon que l’Éternel lui avait parlé par Moïse.
◊ 41 Et le lendemain, toute l’assemblée des fils d’Israël murmura contre Moïse et contre Aaron, disant : Vous avez mis à mort le peuple de l’Éternel. ◊ 42 Et il arriva, comme l’assemblée se réunissait contre Moïse et contre Aaron, qu’ils regardèrent vers la tente d’assignation, et voici, la nuée la couvrit, et la gloire de l’Éternel apparut. ◊ 43 Et Moïse et Aaron vinrent devant la tente d’assignation. ◊ 44 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 45 Retirez-vous du milieu de cette assemblée, et je les consumerai en un moment. Et ils tombèrent sur leurs faces. ◊ 46 Et Moïse dit à Aaron : Prends l’encensoir, et mets-y du feu de dessus l’autel, et mets-y de l’encens, et porte-le promptement vers l’assemblée, et fais propitiation pour eux ; car la colère est sortie de devant l’Éternel, la plaie a commencé. ◊ 47 Et Aaron le prit, comme Moïse lui avait dit, et il courut au milieu de la congrégation ; et voici, la plaie avait commencé au milieu du peuple. Et il mit l’encens, et fit propitiation pour le peuple. ◊ 48 Et il se tint entre les morts et les vivants, et la plaie s’arrêta. ◊ 49 Et il y en eut quatorze mille sept cents qui moururent de la plaie, outre ceux qui étaient morts dans l’affaire de Coré. ◊ 50 Et Aaron retourna vers Moïse, à l’entrée de la tente d’assignation ; et la plaie s’arrêta.
Nombres
12 ◊ 1 * Et Marie et Aaron parlèrent contre Moïse à l’occasion de la femme éthiopienne qu’il avait prise, car il avait pris une femme éthiopienne. ◊ 2 Et ils dirent : L’Éternel n’a-t-il parlé que par Moïse seulement ? n’a-t-il pas parlé aussi par nous ? Et l’Éternel l’entendit. ◊ 3 Et cet homme, Moïse, était très doux, plus que tous les hommes qui étaient sur la face de la terre. ◊ 4 Et soudain l’Éternel dit à Moïse, et à Aaron et à Marie : Sortez, vous trois, vers la tente d’assignation. Et ils sortirent eux trois. ◊ 5 Et l’Éternel descendit dans la colonne de nuée, et se tint à l’entrée de la tente ; et il appela Aaron et Marie, et ils sortirent eux deux. ◊ 6 Et il dit : Écoutez mes paroles : S’il y a un prophète parmi vous, moi l’Éternel, je me ferai connaître à lui en vision, je lui parlerai en songe. ◊ 7 Il n’en est pas ainsi de mon serviteur Moïse, qui est fidèle dans toute ma maison ; ◊ 8 je parle avec lui bouche à bouche, et [en me révélant] clairement, et non en énigmes ; et il voit la ressemblance de l’Éternel. Et pourquoi n’avez-vous pas craint de parler contre mon serviteur, contre Moïse ? ◊ 9 Et la colère de l’Éternel s’embrasa contre eux, et il s’en alla ; ◊ 10 et la nuée se retira de dessus la tente : et voici, Marie était lépreuse, comme la neige ; et Aaron se tourna vers Marie, et voici, elle était lépreuse. ◊ 11 — Et Aaron dit à Moïse : Ah, mon seigneur ! ne mets pas, je te prie, sur nous, ce péché par lequel nous avons agi follement et par lequel nous avons péché. ◊ 12 Je te prie, qu’elle ne soit pas comme un [enfant] mort, dont la chair est à demi consumée quand il sort du ventre de sa mère. ◊ 13 Et Moïse cria à l’Éternel, disant : Ô *Dieu ! je te prie, guéris-la, je te prie. ◊ 14 Et l’Éternel dit à Moïse : Si son père lui eût craché au visage, ne serait-elle pas pendant sept jours dans la honte ? Qu’elle soit exclue, sept jours, hors du camp, et après, qu’elle y soit recueillie. ◊ 15 Et Marie demeura exclue hors du camp sept jours ; et le peuple ne partit pas jusqu’à ce que Marie eût été recueillie.
Jean
6 ◊ 1 Après ces choses Jésus s’en alla de l’autre côté de la mer de Galilée, [qui est la mer] de Tibérias. ◊ 2 Et une grande foule le suivit, parce qu’ils voyaient les miracles qu’il faisait sur ceux qui étaient malades. ◊ 3 Et Jésus monta sur la montagne, et s’assit là avec ses disciples. ◊ 4 Or la Pâque, la fête des Juifs, était proche. ◊ 5 Jésus donc, ayant levé les yeux, et voyant qu’une grande foule venait à lui, dit à Philippe : D’où achèterons-nous des pains, afin que ceux-ci mangent ? ◊ 6 Mais il disait cela pour l’éprouver, car lui savait ce qu’il allait faire. ◊ 7 Philippe lui répondit : Pour deux cents deniers de pain ne leur suffirait pas, pour que chacun en reçût quelque peu. ◊ 8 L’un de ses disciples, André, le frère de Simon Pierre, lui dit : ◊ 9 Il y a ici un petit garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons ; mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ? ◊ 10 Et Jésus dit : Faites asseoir les gens (or il y avait beaucoup d’herbe en ce lieu-là). Les hommes donc s’assirent, au nombre d’environ cinq mille. ◊ 11 Et Jésus prit les pains ; et ayant rendu grâces, il les distribua à ceux qui étaient assis ; de même aussi des poissons, autant qu’ils en voulaient. ◊ 12 Et après qu’ils furent rassasiés, il dit à ses disciples : Amassez les morceaux qui sont de reste, afin que rien ne soit perdu. ◊ 13 Ils les amassèrent donc et remplirent douze paniers des morceaux qui étaient de reste des cinq pains d’orge, lorsqu’ils eurent mangé. ◊ 14 Les hommes donc, ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient : Celui-ci est véritablement le prophète qui vient dans le monde. ◊ 15 Jésus donc, sachant qu’ils allaient venir et l’enlever afin de le faire roi, se retira encore sur la montagne, lui tout seul.
◊ 16 Et quand le soir fut venu, ses disciples descendirent à la mer. ◊ 17 Et étant montés sur une nacelle, ils allèrent de l’autre côté de la mer, à Capernaüm. Et il faisait déjà nuit, et Jésus n’était pas venu à eux. ◊ 18 Et la mer s’élevait par un grand vent qui soufflait. ◊ 19 Ayant donc ramé environ vingt-cinq ou trente stades, ils voient Jésus marchant sur la mer et s’approchant de la nacelle ; et ils furent saisis de peur. ◊ 20 Mais il leur dit : C’est moi, n’ayez point de peur. ◊ 21 Ils étaient donc tout disposés à le recevoir dans la nacelle ; et aussitôt la nacelle prit terre au lieu où ils allaient.
◊ 22 Le lendemain, la foule qui était de l’autre côté de la mer, voyant qu’il n’y avait point là d’autre petite nacelle que celle-là sur laquelle ses disciples étaient montés, et que Jésus n’était pas entré avec ses disciples dans la nacelle, mais que ses disciples s’en étaient allés seuls ◊ 23 (mais d’autres petites nacelles étaient venues de Tibérias, près du lieu où ils avaient mangé le pain, après que le Seigneur eut rendu grâces) ; ◊ 24 — lors donc que la foule vit que Jésus n’était point là, ni ses disciples, ils montèrent eux-mêmes sur les nacelles, et vinrent à Capernaüm, cherchant Jésus. ◊ 25 Et l’ayant trouvé de l’autre côté de la mer, ils lui dirent : Rabbi, quand es-tu venu ici ? ◊ 26 Jésus leur répondit et dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Vous me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés. ◊ 27 Travaillez, non point pour la viande qui périt, mais pour la viande qui demeure jusque dans la vie éternelle, laquelle le fils de l’homme vous donnera ; car c’est lui que le Père, Dieu, a scellé. ◊ 28 Ils lui dirent donc : Que ferons-nous pour faire les œuvres de Dieu ? ◊ 29 Jésus répondit et leur dit : C’est ici l’œuvre de Dieu, que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. ◊ 30 Ils lui dirent donc : Quel miracle fais-tu donc, toi, afin que nous le voyions, et que nous te croyions ? Quelle œuvre fais-tu ? ◊ 31 Nos pères ont mangé la manne au désert, ainsi qu’il est écrit : « Il leur a donné à manger du pain venant du ciel ». ◊ 32 Jésus donc leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Moïse ne vous a pas donné le pain qui vient du ciel, mais mon Père vous donne le véritable pain qui vient du ciel. ◊ 33 Car le pain de Dieu est celui qui descend du ciel, et qui donne la vie au monde. ◊ 34 Ils lui dirent donc : Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. ◊ 35 Et Jésus leur dit : Moi, je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; et celui qui croit en moi n’aura jamais soif. ◊ 36 Mais je vous ai dit qu’aussi vous m’avez vu, et vous ne croyez pas. ◊ 37 Tout ce que le Père me donne viendra à moi ; et je ne mettrai point dehors celui qui vient à moi ; ◊ 38 car je suis descendu du ciel, non pour faire ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. ◊ 39 Or c’est ici la volonté de celui qui m’a envoyé : que je ne perde rien de tout ce qu’il m’a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour. ◊ 40 Car c’est ici la volonté de mon Père : que quiconque discerne le Fils et croit en lui, ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. ◊ 41 Les Juifs donc murmuraient contre lui, parce qu’il avait dit : Moi, je suis le pain descendu du ciel ; ◊ 42 et ils disaient : N’est-ce pas ici Jésus, le fils de Joseph, duquel nous connaissons le père et la mère ? Comment donc celui-ci dit-il : Je suis descendu du ciel ? ◊ 43 Jésus donc répondit et leur dit : Ne murmurez pas entre vous. ◊ 44 Nul ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m’a envoyé ne le tire ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. ◊ 45 Il est écrit dans les prophètes : « Et ils seront tous enseignés de Dieu ». Quiconque a entendu le Père et a appris [de lui], vient à moi. ◊ 46 Non pas que quelqu’un ait vu le Père, sinon celui qui est de Dieu ; celui-là a vu le Père. ◊ 47 En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui croit [en moi], a la vie éternelle. ◊ 48 Moi, je suis le pain de vie. ◊ 49 Vos pères ont mangé la manne au désert, et sont morts ; ◊ 50 c’est ici le pain qui descend du ciel, afin que quelqu’un en mange et ne meure pas. ◊ 51 Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; or le pain aussi que moi je donnerai, c’est ma chair, laquelle moi je donnerai pour la vie du monde. ◊ 52 Les Juifs disputaient donc entre eux, disant : Comment celui-ci peut-il nous donner sa chair à manger ? ◊ 53 Jésus donc leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Si vous ne mangez la chair du fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’avez pas la vie en vous-mêmes. ◊ 54 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. ◊ 55 Car ma chair est en vérité un aliment, et mon sang est en vérité un breuvage. ◊ 56 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi et moi en lui. ◊ 57 Comme le Père [qui est] vivant m’a envoyé, et que moi, je vis à cause du Père, de même celui qui me mangera, celui-là aussi vivra à cause de moi. ◊ 58 C’est ici le pain qui est descendu du ciel, non pas comme les pères mangèrent et moururent : celui qui mangera ce pain vivra éternellement. ◊ 59 Il dit ces choses dans la synagogue, enseignant à Capernaüm.
◊ 60 Plusieurs donc de ses disciples, l’ayant entendu, dirent : Cette parole est dure ; qui peut l’ouïr ? ◊ 61 Et Jésus, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient là-dessus, leur dit : Ceci vous scandalise-t-il ? ◊ 62 Si donc vous voyez le fils de l’homme monter où il était auparavant… ? ◊ 63 C’est l’Esprit qui vivifie ; la chair ne profite de rien : les paroles que moi je vous ai dites sont esprit et sont vie ; ◊ 64 mais il y en a quelques-uns d’entre vous qui ne croient pas ; car Jésus savait, dès le commencement, qui étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait. ◊ 65 Et il dit : C’est pour cela que je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, à moins qu’il ne lui soit donné du Père. ◊ 66 Dès lors plusieurs de ses disciples se retirèrent ; et ils ne marchaient plus avec lui. ◊ 67 Jésus donc dit aux douze : Et vous, voulez-vous aussi vous en aller ? ◊ 68 Simon Pierre lui répondit : Seigneur, auprès de qui nous en irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ; ◊ 69 et nous, nous croyons et nous savons que toi, tu es le Saint de Dieu. ◊ 70 Jésus leur répondit : N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous, les douze, et l’un d’entre vous est un diable ? ◊ 71 Or il parlait de Judas Iscariote, [fils] de Simon ; car c’était lui qui allait le livrer, lui qui était l’un des douze.
Luc
1 ◊ 1 Puisque plusieurs ont entrepris de rédiger un récit des choses qui sont reçues parmi nous avec une pleine certitude, ◊ 2 comme nous les ont transmises ceux qui, dès le commencement, ont été les témoins oculaires et les ministres de la parole, ◊ 3 il m’a semblé bon à moi aussi, qui ai suivi exactement toutes choses depuis le commencement, très excellent Théophile, de te [les] écrire par ordre, ◊ 4 afin que tu connaisses la certitude des choses dont tu as été instruit.
◊ 5 Aux jours d’Hérode, roi de Judée, il y avait un certain sacrificateur, nommé Zacharie, de la classe d’Abia ; et sa femme était des filles d’Aaron, et son nom était Élisabeth. ◊ 6 Et ils étaient tous deux justes devant Dieu, marchant dans tous les commandements et dans toutes les ordonnances du *Seigneur, sans reproche. ◊ 7 Et ils n’avaient pas d’enfant, parce qu’Élisabeth était stérile ; et ils étaient tous deux fort avancés en âge. ◊ 8 Or il arriva, pendant qu’il exerçait la sacrificature devant Dieu dans l’ordre de sa classe, ◊ 9 que, selon la coutume de la sacrificature, le sort lui échut d’offrir le parfum en entrant dans le temple du *Seigneur. ◊ 10 Et toute la multitude du peuple priait dehors, à l’heure du parfum. ◊ 11 Et un ange du *Seigneur lui apparut, se tenant au côté droit de l’autel du parfum. ◊ 12 Et Zacharie, le voyant, fut troublé, et la crainte le saisit. ◊ 13 Et l’ange lui dit : Ne crains pas, Zacharie, parce que tes supplications ont été exaucées, et ta femme Élisabeth t’enfantera un fils, et tu appelleras son nom Jean. ◊ 14 Et il sera pour toi un sujet de joie et d’allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance ; ◊ 15 car il sera grand devant le *Seigneur, et il ne boira ni vin ni cervoise ; et il sera rempli de l’Esprit Saint déjà dès le ventre de sa mère. ◊ 16 Et il fera retourner plusieurs des fils d’Israël au *Seigneur leur Dieu. ◊ 17 Et il ira devant lui dans l’esprit et la puissance d’Élie, pour faire retourner les cœurs des pères vers les enfants, et les désobéissants à la pensée des justes, pour préparer au *Seigneur un peuple bien disposé. ◊ 18 Et Zacharie dit à l’ange : Comment connaîtrai-je cela ? car moi, je suis un vieillard, et ma femme est fort avancée en âge. ◊ 19 Et l’ange, répondant, lui dit : Moi, je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu, et j’ai été envoyé pour te parler et pour t’annoncer ces bonnes nouvelles. ◊ 20 Et voici, tu seras muet et tu ne pourras point parler jusqu’au jour où ces choses arriveront, parce que tu n’as pas cru mes paroles qui s’accompliront en leur temps. ◊ 21 Et le peuple attendait Zacharie ; et ils s’étonnaient de ce qu’il tardait tant dans le temple. ◊ 22 Et quand il fut sorti, il ne pouvait pas leur parler : et ils reconnurent qu’il avait vu une vision dans le temple ; et lui-même leur faisait des signes, et il demeura muet. ◊ 23 Et il arriva que, quand les jours de son ministère furent accomplis, il s’en alla dans sa maison.
◊ 24 Or après ces jours, Élisabeth sa femme conçut, et elle se cacha cinq mois, disant : ◊ 25 Le *Seigneur m’a ainsi fait aux jours où il m’a regardée, pour ôter mon opprobre parmi les hommes.
◊ 26 Et au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, nommée Nazareth, ◊ 27 à une vierge, fiancée à un homme dont le nom était Joseph, de la maison de David ; et le nom de la vierge était Marie. ◊ 28 Et l’ange étant entré auprès d’elle, dit : Je te salue, toi que [Dieu] fait jouir de sa faveur ! Le *Seigneur est avec toi ; tu es bénie entre les femmes. ◊ 29 Et elle, le voyant, fut troublée à sa parole ; et elle raisonnait en elle-même sur ce que pourrait être cette salutation. ◊ 30 Et l’ange lui dit : Ne crains pas, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. ◊ 31 Et voici, tu concevras dans ton ventre, et tu enfanteras un fils, et tu appelleras son nom Jésus. ◊ 32 Il sera grand et sera appelé le Fils du Très-haut ; et le *Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; ◊ 33 et il régnera sur la maison de Jacob à toujours, et il n’y aura pas de fin à son royaume. ◊ 34 Et Marie dit à l’ange : Comment ceci arrivera-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? ◊ 35 Et l’ange répondant, lui dit : L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi aussi la sainte chose qui naîtra sera appelée Fils de Dieu. ◊ 36 Et voici, Élisabeth ta parente, elle aussi a conçu un fils dans sa vieillesse, et c’est ici le sixième mois pour celle qui était appelée stérile ; ◊ 37 car rien ne sera impossible à Dieu. ◊ 38 Et Marie dit : Voici l’esclave du *Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. Et l’ange se retira d’auprès d’elle.
◊ 39 Et Marie, se levant en ces jours-là, s’en alla en hâte au pays des montagnes, dans une ville de Juda. ◊ 40 Et elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. ◊ 41 Et il arriva, comme Élisabeth entendait la salutation de Marie, que le petit enfant tressaillit dans son ventre ; et Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, ◊ 42 et elle s’écria à haute voix et dit : Tu es bénie entre les femmes, et béni est le fruit de ton ventre ! ◊ 43 Et d’où me vient ceci, que la mère de mon Seigneur vienne vers moi ? ◊ 44 Car voici, dès que la voix de ta salutation est parvenue à mes oreilles, le petit enfant a tressailli de joie dans mon ventre. ◊ 45 Et bienheureuse est celle qui a cru ; car il y aura un accomplissement des choses qui lui ont été dites de la part du *Seigneur.
◊ 46 Et Marie dit : Mon âme magnifie le *Seigneur, ◊ 47 et mon esprit s’est réjoui en Dieu mon Sauveur, ◊ 48 car il a regardé l’humble état de son esclave ; car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse ; ◊ 49 car le Puissant m’a fait de grandes choses, et son nom est saint ; ◊ 50 et sa miséricorde est de générations en générations sur ceux qui le craignent. ◊ 51 Il a agi puissamment par son bras ; il a dispersé les orgueilleux dans la pensée de leur cœur ; ◊ 52 il a fait descendre les puissants de leurs trônes, et il a élevé les petits ; ◊ 53 il a rempli de biens ceux qui avaient faim, et il a renvoyé les riches à vide ; ◊ 54 il a pris la cause d’Israël, son serviteur, pour se souvenir de sa miséricorde ◊ 55 (selon qu’il avait parlé à nos pères) envers Abraham et envers sa semence, à jamais. ◊ 56 — Et Marie demeura avec elle environ trois mois ; et elle s’en retourna en sa maison.
◊ 57 Or le temps où elle devait accoucher fut accompli pour Élisabeth, et elle mit au monde un fils. ◊ 58 Et ses voisins et ses parents apprirent que le *Seigneur avait magnifié sa miséricorde envers elle, et ils se réjouirent avec elle. ◊ 59 Et il arriva qu’au huitième jour ils vinrent pour circoncire le petit enfant ; et ils l’appelaient Zacharie, du nom de son père. ◊ 60 Et sa mère, répondant, dit : Non, mais il sera appelé Jean. ◊ 61 Et ils lui dirent : Il n’y a personne dans ta parenté qui soit appelé de ce nom. ◊ 62 Et ils firent signe à son père [qu’il déclarât] comment il voulait qu’il fût appelé. ◊ 63 Et ayant demandé des tablettes, il écrivit, disant : Jean est son nom. Et ils en furent tous étonnés. ◊ 64 Et à l’instant sa bouche fut ouverte et sa langue [déliée] ; et il parlait, louant Dieu. ◊ 65 Et tous leurs voisins furent saisis de crainte ; et on s’entretenait de toutes ces choses par tout le pays des montagnes de la Judée ; ◊ 66 et tous ceux qui les entendirent, les mirent dans leur cœur, disant : Que sera donc cet enfant ? Et la main du *Seigneur était avec lui.
◊ 67 Et Zacharie, son père, fut rempli de l’Esprit Saint, et prophétisa, disant : ◊ 68 Béni soit le *Seigneur, le Dieu d’Israël, car il a visité et sauvé son peuple, ◊ 69 et nous a suscité une corne de délivrance dans la maison de David son serviteur, ◊ 70 selon ce qu’il avait dit par la bouche de ses saints prophètes, qui ont été de tout temps, ◊ 71 une délivrance de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent ; ◊ 72 pour accomplir la miséricorde envers nos pères et pour se souvenir de sa sainte alliance, ◊ 73 du serment qu’il a juré à Abraham notre père, ◊ 74 de nous accorder, étant libérés de la main de nos ennemis, de le servir sans crainte, ◊ 75 en sainteté et en justice devant lui, tous nos jours. ◊ 76 Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-haut : car tu iras devant la face du *Seigneur pour préparer ses voies, ◊ 77 pour donner la connaissance du salut à son peuple, dans la rémission de leurs péchés, ◊ 78 par les entrailles de miséricorde de notre Dieu, selon lesquelles l’Orient d’en haut nous a visités, ◊ 79 afin de luire à ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort, pour conduire nos pieds dans le chemin de la paix.
◊ 80 Et l’enfant croissait et se fortifiait en esprit ; et il fut dans les déserts jusqu’au jour de sa manifestation à Israël.
Ésaïe
53 ◊ 1 Qui a cru à ce que nous avons fait entendre, et à qui le bras de l’Éternel a-t-il été révélé ? ◊ 2 Il montera devant lui comme un rejeton, et comme une racine [sortant] d’une terre aride. Il n’a ni forme, ni éclat ; quand nous le voyons, il n’y a point d’apparence [en lui] pour nous le faire désirer. ◊ 3 Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et sachant ce que c’est que la langueur, et comme quelqu’un de qui on cache sa face ; il est méprisé, et nous n’avons eu pour lui aucune estime.
◊ 4 Certainement, lui, a porté nos langueurs, et s’est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l’avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé ; ◊ 5 mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris. ◊ 6 Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et l’Éternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous. ◊ 7 Il a été opprimé et affligé, et il n’a pas ouvert sa bouche. Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n’a pas ouvert sa bouche. ◊ 8 Il est ôté de l’angoisse et du jugement ; et sa génération, qui la racontera ? Car il a été retranché de la terre des vivants ; à cause de la transgression de mon peuple, lui, a été frappé. ◊ 9 Et on lui donna son sépulcre avec les méchants ; mais il a été avec le riche dans sa mort, parce qu’il n’avait fait aucune violence, et qu’il n’y avait pas de fraude dans sa bouche. ◊ 10 Mais il plut à l’Éternel de le meurtrir ; il l’a soumis à la souffrance. S’il livre son âme en sacrifice pour le péché, il verra une semence ; il prolongera ses jours, et le plaisir de l’Éternel prospérera en sa main. ◊ 11 Il verra [du fruit] du travail de son âme, [et] sera satisfait. Par sa connaissance mon serviteur juste enseignera la justice à plusieurs, et lui, il portera leurs iniquités. ◊ 12 C’est pourquoi je lui assignerai une part avec les grands, et il partagera le butin avec les forts, parce qu’il aura livré son âme à la mort, et qu’il aura été compté parmi les transgresseurs, et qu’il a porté le péché de plusieurs, et qu’il a intercédé pour les transgresseurs.
Matthieu
10 ◊ 1 Et ayant appelé ses douze disciples, il leur donna autorité sur les esprits immondes pour les chasser, et pour guérir toute maladie et toute langueur. ◊ 2 Or ce sont ici les noms des douze apôtres : le premier, Simon appelé Pierre, et André son frère ; Jacques le [fils] de Zébédée, et Jean son frère ; ◊ 3 Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques le [fils] d’Alphée, et Lebbée surnommé Thaddée ; ◊ 4 Simon le Cananéen, et Judas l’Iscariote, qui aussi le livra.
◊ 5 Jésus envoya ces douze et leur donna des ordres, disant : Ne vous en allez pas sur le chemin des nations, et n’entrez dans aucune ville de Samaritains ; ◊ 6 mais allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. ◊ 7 Et quand vous irez, prêchez, disant : Le royaume des cieux s’est approché. ◊ 8 Guérissez les infirmes ; [ressuscitez les morts] ; rendez nets les lépreux ; chassez les démons : vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. ◊ 9 Ne faites provision ni d’or, ni d’argent, ni de cuivre dans vos ceintures, ◊ 10 ni d’un sac pour le chemin, ni de deux tuniques, ni de sandales, ni d’un bâton, car l’ouvrier est digne de sa nourriture. ◊ 11 Et dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous qui y est digne ; et demeurez là jusqu’à ce que vous partiez. ◊ 12 Et quand vous entrerez dans une maison, saluez-la. ◊ 13 Et si la maison [en] est digne, que votre paix vienne sur elle ; mais si elle n’[en] est pas digne, que votre paix retourne à vous. ◊ 14 Et si quelqu’un ne vous reçoit pas et n’écoute pas vos paroles, — quand vous partirez de cette maison ou de cette ville, secouez la poussière de vos pieds. ◊ 15 En vérité, je vous dis : le sort du pays de Sodome et de Gomorrhe sera plus supportable au jour de jugement que celui de cette ville-là. ◊ 16 Voici, moi je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ; soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes ; ◊ 17 et soyez en garde contre les hommes, car ils vous livreront aux sanhédrins et vous fouetteront dans leurs synagogues ; ◊ 18 et vous serez menés même devant les gouverneurs et les rois, à cause de moi, en témoignage à eux et aux nations. ◊ 19 Et quand ils vous livreront, ne soyez pas en souci comment vous parlerez, ni de ce que vous direz ; car il vous sera donné dans cette heure-là ce que vous direz ; ◊ 20 car ce n’est pas vous qui parlez, mais c’est l’Esprit de votre Père qui parle en vous. ◊ 21 Et le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant ; et les enfants s’élèveront contre leurs parents et les feront mourir ; ◊ 22 et vous serez haïs de tous à cause de mon nom ; et celui qui persévérera jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. ◊ 23 Mais quand on vous persécutera dans cette ville, fuyez dans l’autre ; car, en vérité, je vous dis : Vous n’aurez point achevé [de parcourir] les villes d’Israël, que le fils de l’homme ne soit venu. ◊ 24 Le disciple n’est pas au-dessus du maître, ni l’esclave au-dessus de son seigneur. ◊ 25 Il suffit au disciple qu’il soit comme son maître, et à l’esclave qu’il soit comme son seigneur : s’ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul, combien plus les gens de sa maison ? ◊ 26 Ne les craignez donc pas ; car il n’y a rien de couvert qui ne sera révélé, ni rien de secret qui ne sera connu. ◊ 27 Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le dans la lumière ; et ce qui vous est dit à l’oreille, prêchez-le sur les toits. ◊ 28 Et ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent pas tuer l’âme ; mais craignez plutôt celui qui peut détruire et l’âme et le corps, dans la géhenne. ◊ 29 Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou ? Et pas un seul d’entre eux ne tombe en terre, sans votre Père. ◊ 30 Et pour vous, les cheveux même de votre tête sont tous comptés. ◊ 31 Ne craignez donc pas : vous valez mieux que beaucoup de passereaux. ◊ 32 Quiconque donc me confessera devant les hommes, moi aussi je le confesserai devant mon Père qui est dans les cieux ; ◊ 33 mais quiconque me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux. ◊ 34 Ne pensez pas que je sois venu mettre la paix sur la terre ; je ne suis pas venu mettre la paix, mais l’épée : ◊ 35 car je suis venu jeter la division entre un homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; ◊ 36 et les ennemis d’un homme seront les gens de sa maison. ◊ 37 Celui qui aime père ou mère plus que moi, n’est pas digne de moi ; et celui qui aime fils ou fille plus que moi, n’est pas digne de moi ; ◊ 38 et celui qui ne prend pas sa croix et ne vient pas après moi, n’est pas digne de moi. ◊ 39 Celui qui aura trouvé sa vie, la perdra ; et celui qui aura perdu sa vie pour l’amour de moi, la trouvera. ◊ 40 Celui qui vous reçoit, me reçoit ; et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé. ◊ 41 Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète, recevra la récompense d’un prophète ; et celui qui reçoit un juste en qualité de juste, recevra la récompense d’un juste. ◊ 42 Et quiconque aura donné à boire seulement une coupe d’eau froide à l’un de ces petits, en qualité de disciple, en vérité, je vous dis, il ne perdra point sa récompense.
Luc
24 ◊ 1 Or le premier jour de la semaine, de très grand matin, elles vinrent au sépulcre, apportant les aromates qu’elles avaient préparés. ◊ 2 Et elles trouvèrent la pierre roulée de devant le sépulcre. ◊ 3 Et étant entrées, elles ne trouvèrent pas le corps du seigneur Jésus. ◊ 4 Et il arriva, comme elles étaient en grande perplexité à ce sujet, que voici, deux hommes se trouvèrent avec elles, en vêtements éclatants de lumière. ◊ 5 Et comme elles étaient épouvantées et baissaient le visage contre terre, ils leur dirent : Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? ◊ 6 Il n’est point ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous comment il vous parla quand il était encore en Galilée, disant : ◊ 7 Il faut que le fils de l’homme soit livré entre les mains des pécheurs, et qu’il soit crucifié, et qu’il ressuscite le troisième jour. ◊ 8 Et elles se souvinrent de ses paroles. ◊ 9 Et, laissant le sépulcre, elles s’en retournèrent et rapportèrent toutes ces choses aux onze et à tous les autres. ◊ 10 Or ce furent Marie de Magdala, et Jeanne, et Marie, la [mère] de Jacques, et les autres femmes avec elles, qui dirent ces choses aux apôtres. ◊ 11 Et leurs paroles semblèrent à leurs yeux comme des contes, et ils ne les crurent pas. ◊ 12 Mais Pierre, s’étant levé, courut au sépulcre ; et, se baissant, il voit les linges là tout seuls ; et il s’en alla chez lui, s’étonnant de ce qui était arrivé.
◊ 13 Et voici, deux d’entre eux étaient ce même jour en chemin, pour aller à un village dont le nom était Emmaüs, éloigné de Jérusalem de soixante stades. ◊ 14 Et ils s’entretenaient ensemble de toutes ces choses qui étaient arrivées. ◊ 15 Et il arriva, comme ils s’entretenaient et raisonnaient ensemble, que Jésus lui-même, s’étant approché, se mit à marcher avec eux. ◊ 16 Mais leurs yeux étaient retenus, de manière qu’ils ne le reconnurent pas. ◊ 17 Et il leur dit : Quels sont ces discours que vous tenez entre vous en marchant, et vous êtes tristes ? ◊ 18 Et l’un d’eux, dont le nom était Cléopas, répondant, lui dit : Est-ce que tu séjournes tout seul dans Jérusalem, que tu ne saches pas les choses qui y sont arrivées ces jours-ci ? ◊ 19 Et il leur dit : Lesquelles ? Et ils lui dirent : Celles touchant Jésus le Nazaréen, qui était un prophète puissant en œuvre et en parole devant Dieu et devant tout le peuple ; ◊ 20 et comment les principaux sacrificateurs et nos chefs l’ont livré pour être condamné à mort, et l’ont crucifié. ◊ 21 Or nous, nous espérions qu’il était celui qui doit délivrer Israël ; mais encore, avec tout cela, c’est aujourd’hui le troisième jour depuis que ces choses sont arrivées. ◊ 22 Mais aussi quelques femmes d’entre nous nous ont fort étonnés ; ayant été de grand matin au sépulcre, ◊ 23 et n’ayant pas trouvé son corps, elles sont venues, disant qu’elles avaient vu aussi une vision d’anges qui disent qu’il est vivant. ◊ 24 Et quelques-uns de ceux qui sont avec nous, sont allés au sépulcre, et ont trouvé [les choses] ainsi que les femmes aussi avaient dit ; mais pour lui, ils ne l’ont point vu. ◊ 25 Et lui leur dit : Ô gens sans intelligence et lents de cœur à croire toutes les choses que les prophètes ont dites ! ◊ 26 Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire ? ◊ 27 Et commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliquait, dans toutes les écritures, les choses qui le regardent. ◊ 28 Et ils approchèrent du village où ils allaient ; et lui, il fit comme s’il allait plus loin. ◊ 29 Et ils le forcèrent, disant : Demeure avec nous, car le soir approche et le jour a baissé. Et il entra pour rester avec eux. ◊ 30 Et il arriva que, comme il était à table avec eux, il prit le pain et il bénit ; et l’ayant rompu, il le leur distribua. ◊ 31 Et leurs yeux furent ouverts, et ils le reconnurent ; mais lui devint invisible [et disparut] de devant eux. ◊ 32 Et ils dirent entre eux : Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait par le chemin, et lorsqu’il nous ouvrait les écritures ? ◊ 33 Et se levant à l’heure même, ils s’en retournèrent à Jérusalem, et trouvèrent assemblés les onze et ceux qui étaient avec eux, ◊ 34 disant : Le Seigneur est réellement ressuscité, et il est apparu à Simon. ◊ 35 Et ils racontèrent les choses qui étaient arrivées en chemin, et comment il s’était fait connaître à eux dans la fraction du pain.
◊ 36 Et comme ils disaient ces choses, il se trouva lui-même là au milieu d’eux, et leur dit : Paix vous soit ! ◊ 37 Et eux, tout effrayés et remplis de crainte, croyaient voir un esprit. ◊ 38 Et il leur dit : Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi monte-t-il des pensées dans vos cœurs ? ◊ 39 Voyez mes mains et mes pieds ; — que c’est moi-même : touchez-moi, et voyez ; car un esprit n’a pas de la chair et des os, comme vous voyez que j’ai. ◊ 40 Et en disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds. ◊ 41 Et comme, de joie, ils ne croyaient pas encore et s’étonnaient, il leur dit : Avez-vous ici quelque chose à manger ? ◊ 42 Et ils lui donnèrent un morceau de poisson cuit et [quelque peu] d’un rayon de miel ; ◊ 43 et l’ayant pris, il en mangea devant eux. ◊ 44 Et il leur dit : Ce sont ici les paroles que je vous disais quand j’étais encore avec vous, qu’il fallait que toutes les choses qui sont écrites de moi dans la loi de Moïse, et dans les prophètes, et dans les psaumes, fussent accomplies. ◊ 45 Alors il leur ouvrit l’intelligence pour entendre les écritures. ◊ 46 Et il leur dit : Il est ainsi écrit ; et ainsi il fallait que le Christ souffrît, et qu’il ressuscitât d’entre les morts le troisième jour, ◊ 47 et que la repentance et la rémission des péchés fussent prêchées en son nom à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. ◊ 48 Et vous, vous êtes témoins de ces choses ; ◊ 49 et voici, moi, j’envoie sur vous la promesse de mon Père. Mais vous, demeurez dans la ville, jusqu’à ce que vous soyez revêtus de puissance d’en haut.
◊ 50 Et il les mena dehors jusqu’à Béthanie, et, levant ses mains en haut, il les bénit. ◊ 51 Et il arriva qu’en les bénissant, il fut séparé d’eux, et fut élevé dans le ciel. ◊ 52 Et eux, lui ayant rendu hommage, s’en retournèrent à Jérusalem avec une grande joie. ◊ 53 Et ils étaient continuellement dans le temple, louant et bénissant Dieu.
2 Corinthiens
4 ◊ 1 C’est pourquoi, ayant ce ministère comme ayant obtenu miséricorde, nous ne nous lassons point, ◊ 2 mais nous avons entièrement renoncé aux choses honteuses qui se font en secret, ne marchant point avec ruse et ne falsifiant point la parole de Dieu, mais, par la manifestation de la vérité, nous recommandant nous-mêmes à toute conscience d’homme devant Dieu : ◊ 3 et si aussi notre évangile est voilé, il est voilé en ceux qui périssent, ◊ 4 en lesquels le dieu de ce siècle a aveuglé les pensées des incrédules, pour que la lumière de l’évangile de la gloire du Christ qui est l’image de Dieu, ne resplendît pas [pour eux]. ◊ 5 Car nous ne nous prêchons pas nous-mêmes, mais [nous prêchons] le christ Jésus comme Seigneur, et nous-mêmes comme vos esclaves pour l’amour de Jésus. ◊ 6 Car c’est le Dieu qui a dit que du sein des ténèbres la lumière resplendît, qui a relui dans nos cœurs pour faire luire la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ.
◊ 7 Mais nous avons ce trésor dans des vases de terre, afin que l’excellence de la puissance soit de Dieu et non pas de nous : ◊ 8 étant dans la tribulation de toute manière, mais non pas réduits à l’étroit ; dans la perplexité, mais non pas sans ressource ; ◊ 9 persécutés, mais non pas abandonnés ; abattus, mais ne périssant pas ; ◊ 10 portant toujours partout dans le corps la mort de Jésus, afin que la vie aussi de Jésus soit manifestée dans notre corps. ◊ 11 Car nous qui vivons, nous sommes toujours livrés à la mort pour l’amour de Jésus, afin que la vie aussi de Jésus soit manifestée dans notre chair mortelle. ◊ 12 Ainsi donc la mort opère en nous, mais la vie en vous. ◊ 13 Or, ayant le même esprit de foi, selon ce qui est écrit : « J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé », nous aussi nous croyons, c’est pourquoi aussi nous parlons : ◊ 14 sachant que celui qui a ressuscité le seigneur Jésus, nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous présentera avec vous. ◊ 15 Car toutes choses sont pour vous, afin que la grâce, abondant par le moyen de plusieurs, multiplie les actions de grâces à la gloire de Dieu.
◊ 16 C’est pourquoi nous ne nous lassons point ; mais si même notre homme extérieur dépérit, toutefois l’homme intérieur est renouvelé de jour en jour. ◊ 17 Car notre légère tribulation d’un moment, opère pour nous, en mesure surabondante, un poids éternel de gloire, ◊ 18 nos regards n’étant pas fixés sur les choses qui se voient, mais sur celles qui ne se voient pas : car les choses qui se voient sont pour un temps, mais celles qui ne se voient pas sont éternelles.
Psaumes
Au chef de musique. Sur Shoshannim. De David.
69 ◊ 1 Sauve-moi, ô Dieu ! car les eaux [me] sont entrées jusque dans l’âme.
◊ 2 Je suis enfoncé dans une boue profonde, et il n’y a pas où prendre pied ; je suis entré dans la profondeur des eaux, et le courant me submerge.
◊ 3 Je suis las de crier ; mon gosier est desséché ; mes yeux se consument, pendant que j’attends mon Dieu.
◊ 4 Ceux qui me haïssent sans cause sont plus nombreux que les cheveux de ma tête ; ceux qui voudraient me perdre, qui sont à tort mes ennemis, sont puissants ; ce que je n’avais pas ravi, je l’ai alors rendu.
◊ 5 * Ô Dieu ! tu connais ma folie, et mes fautes ne te sont pas cachées.
◊ 6 Que ceux qui s’attendent à toi ne soient pas rendus honteux à cause de moi, Seigneur, Éternel des armées ! Que ceux qui te cherchent ne soient pas rendus confus à cause de moi, ô Dieu d’Israël !
◊ 7 Car à cause de toi j’ai porté l’opprobre, la confusion a couvert mon visage.
◊ 8 Je suis devenu un étranger à mes frères, et un inconnu aux fils de ma mère ;
◊ 9 Car le zèle de ta maison m’a dévoré, et les outrages de ceux qui t’outragent sont tombés sur moi.
◊ 10 Et j’ai pleuré, mon âme était dans le jeûne ; et cela m’a été en opprobre.
◊ 11 J’ai pris aussi un sac pour mon vêtement, et je leur suis devenu un proverbe.
◊ 12 Ceux qui sont assis dans la porte parlent contre moi, et je sers de chanson aux buveurs.
◊ 13 Mais, pour moi, ma prière s’adresse à toi, Éternel, en un temps agréé. — Ô Dieu ! selon la grandeur de ta bonté, réponds-moi selon la vérité de ton salut.
◊ 14 Délivre-moi du bourbier, et que je n’y enfonce point ; que je sois délivré de ceux qui me haïssent et des profondeurs des eaux.
◊ 15 Que le courant des eaux ne me submerge pas, et que la profondeur ne m’engloutisse pas, et que le puits ne ferme pas sa gueule sur moi.
◊ 16 Réponds-moi, ô Éternel ! car ta gratuité est bonne ; selon la grandeur de tes compassions, tourne-toi vers moi ;
◊ 17 Et ne cache pas ta face de ton serviteur, car je suis en détresse. Hâte-toi, réponds-moi.
◊ 18 Approche-toi de mon âme, sois son rédempteur ; rachète-moi à cause de mes ennemis.
◊ 19 Toi, tu connais mon opprobre, et ma honte, et ma confusion : tous mes adversaires sont devant toi.
◊ 20 * L’opprobre m’a brisé le cœur, et je suis accablé ; et j’ai attendu que [quelqu’un] eût compassion [de moi], mais il n’y a eu personne,… et des consolateurs, mais je n’en ai pas trouvé.
◊ 21 Ils ont mis du fiel dans ma nourriture, et, dans ma soif, ils m’ont abreuvé de vinaigre.
◊ 22 Que leur table soit un piège devant eux, et que ce qui tend à la prospérité leur soit un filet ;
◊ 23 Que leurs yeux soient obscurcis de sorte qu’ils ne voient pas, et fais continuellement chanceler leurs reins.
◊ 24 Répands sur eux ton indignation, et que l’ardeur de ta colère les atteigne.
◊ 25 Que leur demeure soit désolée, qu’il n’y ait personne qui habite dans leurs tentes.
◊ 26 Car ils persécutent celui que toi tu as frappé, et parlent pour la douleur de ceux que tu as blessés.
◊ 27 Mets iniquité sur leur iniquité, et qu’ils n’entrent pas en ta justice ;
◊ 28 Qu’ils soient effacés du livre de vie, et qu’ils ne soient pas inscrits avec les justes.
◊ 29 Mais pour moi, je suis affligé et dans la douleur : que ton salut, ô Dieu, m’élève en un lieu de sûreté !
◊ 30 Je louerai le nom de Dieu dans un cantique, et je le magnifierai par ma louange ;
◊ 31 Et cela plaira plus à l’Éternel qu’un taureau, un bœuf qui a des cornes et l’ongle divisé.
◊ 32 * Les débonnaires le verront, ils se réjouiront ; vous qui cherchez Dieu, votre cœur vivra.
◊ 33 Car l’Éternel écoute les pauvres, et ne méprise pas ses prisonniers.
◊ 34 Les cieux et la terre le loueront, les mers et tout ce qui se meut en elles.
◊ 35 Car Dieu sauvera Sion, et bâtira les villes de Juda ; et on y habitera, et on la possédera ;
◊ 36 Et la semence de ses serviteurs l’héritera, et ceux qui aiment son nom y demeureront.
2 Corinthiens
3 ◊ 1 Commençons-nous de nouveau à nous recommander nous-mêmes ? Ou avons-nous besoin, comme quelques-uns, de lettres de recommandation pour vous ou de lettres de recommandation de votre part ? ◊ 2 Vous êtes, vous, notre lettre, écrite dans nos cœurs, connue et lue de tous les hommes ; ◊ 3 car vous êtes manifestés comme étant la lettre de Christ, dressée par notre ministère, écrite non avec de l’encre, mais par l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur les tables de chair du cœur. ◊ 4 Or nous avons une telle confiance par le Christ envers Dieu : ◊ 5 non que nous soyons capables par nous-mêmes de penser quelque chose comme de nous-mêmes, mais notre capacité vient de Dieu, ◊ 6 qui nous a rendus propres aussi pour être des ministres de la nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit, car la lettre tue, mais l’Esprit vivifie.
◊ 7 (Or si le ministère de la mort, gravé en lettres sur des pierres, a été introduit avec gloire, de sorte que les fils d’Israël ne pouvaient arrêter leurs yeux sur la face de Moïse, à cause de la gloire de sa face, laquelle devait prendre fin, ◊ 8 combien plus le ministère de l’Esprit ne subsistera-t-il pas en gloire ! ◊ 9 Car si le ministère de la condamnation a été gloire, combien plus le ministère de la justice abonde-t-il en gloire ! ◊ 10 Car aussi ce qui a été glorifié n’a pas été glorifié sous ce rapport, à cause de la gloire qui l’emporte de beaucoup. ◊ 11 Car si ce qui devait prendre fin [a été introduit] avec gloire, bien plus ce qui demeure [subsistera-t-il] en gloire ! ◊ 12 Ayant donc une telle espérance, nous usons d’une grande liberté ; ◊ 13 et [nous ne faisons] pas comme Moïse qui mettait un voile sur sa face, pour que les fils d’Israël n’arrêtassent pas leurs yeux sur la consommation de ce qui devait prendre fin. ◊ 14 Mais leurs entendements ont été endurcis, car jusqu’à aujourd’hui, dans la lecture de l’ancienne alliance, ce même voile demeure sans être levé, lequel prend fin en Christ. ◊ 15 Mais jusqu’à aujourd’hui, lorsque Moïse est lu, le voile demeure sur leur cœur ; ◊ 16 mais quand il se tournera vers le Seigneur, le voile sera ôté.) ◊ 17 Or le Seigneur est l’esprit ; mais là où est l’Esprit du Seigneur, il y a la liberté. ◊ 18 Or nous tous, contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit.
2 Corinthiens
2 ◊ 1 Mais j’ai jugé ceci en moi-même, de ne pas retourner auprès de vous avec de la tristesse. ◊ 2 Car si moi je vous attriste, qui est-ce donc qui me réjouit, sinon celui qui est attristé par moi ? ◊ 3 Et j’ai écrit ceci même, afin que, quand j’arriverai, je n’aie pas de tristesse de la part de ceux de qui je devais me réjouir, ayant cette confiance à l’égard de vous tous, que ma joie est celle de vous tous ; ◊ 4 car je vous ai écrit dans une grande affliction et avec serrement de cœur, avec beaucoup de larmes, non afin que vous fussiez attristés, mais afin que vous connussiez l’amour que j’ai si abondamment pour vous.
◊ 5 Mais si quelqu’un a causé de la tristesse, ce n’est pas moi qu’il a attristé, mais, en quelque sorte (afin que je ne vous surcharge pas), c’est vous tous. ◊ 6 Il suffit, pour un tel homme, de cette punition [qui lui a été infligée] par le grand nombre, ◊ 7 de sorte qu’au contraire vous devriez plutôt pardonner et consoler, de peur qu’un tel homme ne soit accablé par une tristesse excessive. ◊ 8 C’est pourquoi je vous exhorte à ratifier envers lui votre amour. ◊ 9 Car c’est aussi pour cela que je vous ai écrit, afin que je connaisse, à l’épreuve, si vous êtes obéissants en toutes choses. ◊ 10 Or à celui à qui vous pardonnez quelque chose, moi aussi [je pardonne] ; car moi aussi, ce que j’ai pardonné, si j’ai pardonné quelque chose, [je l’ai fait] à cause de vous dans la personne de Christ ; ◊ 11 afin que nous ne soyons pas circonvenus par Satan, car nous n’ignorons pas ses desseins.
◊ 12 Or, étant arrivé dans la Troade pour l’évangile du Christ, et une porte m’y étant ouverte dans le Seigneur, ◊ 13 je n’ai point eu de repos dans mon esprit, parce que je n’ai pas trouvé Tite, mon frère ; mais, ayant pris congé d’eux, je suis parti pour la Macédoine. ◊ 14 Or grâces à Dieu qui nous mène toujours en triomphe dans le Christ et manifeste par nous l’odeur de sa connaissance en tout lieu. ◊ 15 Car nous sommes la bonne odeur de Christ pour Dieu, à l’égard de ceux qui sont sauvés et à l’égard de ceux qui périssent : ◊ 16 aux uns une odeur de mort pour la mort, et aux autres une odeur de vie pour la vie. Et qui est suffisant pour ces choses ? ◊ 17 Car nous ne sommes pas comme plusieurs, qui frelatent la parole de Dieu ; mais comme avec sincérité, comme de la part de Dieu, devant Dieu, nous parlons en Christ.