Justice

(Traduit de l’anglais)
C.H. Mackintosh

[Courts articles 111]

Christ est la justice du croyant, comme nous le lisons en 1 Corinthiens 1, 30 : « Qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption ». Et encore en 2 Corinthiens 5, 21 : « Celui [Christ] qui n’a pas connu le péché, il [Dieu] l’a fait péché pour nous, afin que nous devinssions justice de Dieu en lui ». Quand nous n’avions aucune justice pour Dieu, Il nous a fourni une justice, et cette justice est Christ — un Christ crucifié, ressuscité et glorifié. Dans la loi, Dieu exigeait la justice de l’homme. Dans l’évangile, Dieu fournit la justice à l’homme. Cela fait une immense et merveilleuse différence pour quiconque lutte et peine honnêtement pour se procurer une justice devant Dieu.

Il y avait une grande différence entre la ceinture de feuilles d’Adam et le manteau de Dieu. Dieu ne fit jamais un seul point dans la première, et l’homme n’en fit jamais un dans le dernier. Il n’y avait rien de Dieu dans la ceinture ; il n’y avait rien de l’homme dans le manteau. C’est pourquoi nous voyons que la ceinture d’Adam se révéla inutile, au moment du besoin. Du moment qu’il entendit la voix de l’Éternel Dieu, il eut peur et s’enfuit pour se cacher parce que, comme il le dit, « je suis nu ». Il ignorait sa propre ceinture ! Elle ne lui servait absolument à rien. Elle ne pouvait pas même satisfaire sa propre conscience. Il n’en fut pas ainsi, toutefois, quand il revêtit le manteau de Dieu. Il put alors dire : « Je suis vêtu », parce que Dieu l’avait revêtu. Le manteau qu’il portait était fabriqué par Dieu. De plus, il était fondé sur le sang répandu — une vérité cardinale de toute importance. La justice divine repose sur le fondement d’une rédemption accomplie. La croix est le grand fondement, la grande vérité centrale du christianisme.