Dans les temps de l’Ancien Testament, nous trouvons le Seigneur produisant de nouvelles ressources face à des manquements répétés, et la foi est toujours prête à les adopter, et même, par moments, à compter sur elles et à les attendre. Le manquement de toute chose sous la main de l’homme, ou comme sous son administration, est témoignée à de multiples reprises, mais les ressources de Dieu sont inépuisables, et la foi n’est pas découragée ni distraite.
Quand Israël, dans le désert, fit le veau d’or, et rompit ainsi le tout premier article de l’alliance sous laquelle tout était alors établi, Moïse agit comme quelqu’un qui comptait trouver quelque chose en Dieu pour répondre à la catastrophe (Ex. 33 ).
Quand la nation, introduite dans le pays sous Josué, rompit de nouveau l’alliance, comme ils le firent souvent, le Seigneur, dans l’énergie de Son Esprit, appela des juges pour leur délivrance, et la foi en eux est prête pour l’occasion.
Quand la sacrificature se fut ruinée ensuite, et qu’I-Cabod fut écrit sur le front d’Israël, Dieu a un prophète (une nouvelle et étrange ressource) dans le lieu secret de Son conseil et de Ses ressources, et Samuel, comme tel, conduit par la foi ce peuple tombé à Ében-Ézer, ou aide de Dieu.
Quand le royaume, dans le cours du temps, se ruina lui-même, comme l’avait fait le peuple dans le désert, et comme la nation sous les juges, et que le trône et la maison de David furent dans la poussière, et qu’Israël fut un captif, la foi attend toujours, dans l’assurance que Dieu n’a pas manqué, si même tout le reste l’a fait. Le temple peut être une désolation, l’arche peut avoir disparu, tout ce qui était sacré peut avoir été perdu, le pays lui-même être la propriété des incirconcis, et le peuple de Dieu les esclaves des Gentils — toutefois, un Daniel, un Néhémie et une Esther, et d’autres cœurs semblables, peuvent maintenir leur nazaréat, et attendre des jours de nouvelles découvertes de ce que Dieu est et a pour Israël.
Les ressources de Dieu ne peuvent ainsi pas être épuisées par les manquements de l’homme, ni la foi en être distraite.
Mais dans les jours actuels du Nouveau Testament, nous avons encore une autre chose à remarquer — et c’est celle-ci : la pleine satisfaction que la foi trouve dans ce que Dieu a déjà fourni, et la jalousie et le soin de l’Esprit que nous l’utilisions, et y tenions, dans la parfaite satisfaction de le trouver à la hauteur de toutes les nouvelles exigences croissantes.
La différence est donc celle-ci — en d’autres jours, la foi comptait sur ce qu’elle devait encore obtenir ; dans les jours actuels, elle est fidèle à et demeure dans ce qu’elle a déjà obtenu. Car elle a obtenu Christ, la fin de toutes les ressources divines.
Nous n’avons qu’à lire les épîtres pour le percevoir. Christ, le Christ de Dieu, et l’Écriture, la parole de Sa grâce, deviennent notre provision permanente. De quelle manière l’Esprit, là, garde-t-Il tout ce dont le cœur se glorifie, dans ce qui est ainsi déjà avec nous ! Et assurément, la foi saisit la pensée de l’Esprit. Comment les épîtres parlent-elles de Christ comme étant tout pour nous, nous exhortant à poursuivre avec Lui comme nous avons commencé avec Lui, à être édifiés en Lui comme nous avons été enracinés en Lui, à tenir ferme, à persévérer dans les choses que nous avons déjà apprises, et à demeurer tranquilles, refusant tout ce qui n’est pas Christ et la Parole. « Je vous recommande à Dieu et à la parole de sa grâce » , est le langage apostolique.
Il y a ici une différence. Mais il y a de la similarité entre le passé et le présent, entre les jours de l’Ancien et du Nouveau Testament, en ceci : que le manquement de la part de l’homme et la confusion qui en découle dans la scène qui nous entoure, ont un caractère semblable qui leur est donné. Et la foi est la même, connaissant et utilisant les ressources de Dieu en face de la confusion ; seulement, je le redis, avec cette différence, que la ressource, dans le passé, dans les jours de l’Ancien Testament, était quelque chose de nouveau ; maintenant, elle est toujours une et la même ; à savoir, Dieu et la parole de Sa grâce, Christ et l’Écriture.
Autrefois, la foi agissait de cette manière-là ; aujourd’hui, elle agit selon celle-ci .
Quand, autrefois, comme nous l’avons vu, le veau d’or fut fait, la foi rechercha une nouvelle révélation du nom de Dieu. Quand la nation dans le pays eut perdu sa place sous l’aile de l’Éternel, la foi trouva son objet dans le juge ou le libérateur nouvellement suscité. Quand la sacrificature fut souillée, la foi utilisa le prophète. Quand le royaume fut en ruine, la foi attendit encore, dans l’espérance d’un repos souverain sûr et certain, dans de nouvelles manières adaptées à de nouvelles conditions — comme Mardochée le dit dans un temps semblable : « le soulagement et la délivrance surgiront pour les Juifs d’autre part » . Mais maintenant, en face de la faillite et de la confusion, quelque forme qu’elles prennent, la foi a Dieu et Sa Parole, Christ et l’Écriture, ressources pérennes et durables connues de même à tout moment dans les temps du Nouveau Testament ; rien de nouveau, mais ce qui est donné en grâce, la foi en fait usage, et reste calme et non distraite, quoique peinée et humiliée. Car « les fins des siècles » nous ont atteints (1 Cor. 10, 11 ). Nous ne recherchons pas de manifestations supplémentaires, mais nous utilisons ce que nous avons, quelles que soient la ruine de l’Église et la confusion dans la chrétienté. La foi tient ferme le commencement de son assurance jusqu’à la fin. La foi est préparée au manquement dans les administrations de Dieu ; mais L’ayant atteint, Lui, elle se repose à l’aise et est satisfaite.
La Sunamite, en 2 Rois 4 , illustre ces magnifiques voies de la foi, et le fait magnifiquement. Elle n’était pas découragés ou distraite par un jour de manquement et de confusion ; elle était prête à ceux-ci, sous la main de l’homme ; mais ayant saisi et atteint Dieu et Ses ressources, elle est satisfaite, et demeure là.
Cela se voit d’une belle manière dans son histoire. Au début de celle-ci, elle appréhende justement Élisée. Sans introduction, elle perçoit qu’il est « un homme de Dieu », et comme tel, elle l’accueille et l’entretient. Elle peut compter sur Dieu qui a Ses ressources à disposition, quoique le royaume soit réprouvé. Et elle fait cela de la manière qui convient. Elle connaît son caractère aussi bien que sa personne . S’il est un homme de Dieu, elle a confiance qu’il aura les goûts et les sympathies d’une telle personne, et comme tel, elle prépare pour lui une petite chambre sur le mur, et puis l’ameublement nécessaire, un lit, une table, un siège, et un chandelier. Sa pensée n’est pas d’étaler les richesses de sa maison, mais de répondre à son caractère ; et c’est la communion . Ses instincts sont justes, tout comme sa foi est forte et intelligente.
Le décor était céleste. Je veux dire que tout dans cette chambre parle d’étrangers célestes sur la terre, dans des jours de corruption et d’apostasie. Les choses étaient alors dans une ruine morale complète. La famille d’Achab, la maison d’Omri, était sur le trône, et rien dans le royaume n’était alors digne de Dieu. Alors, de petites choses conviennent, et conviennent seules, pour le peuple de Dieu. Dans les jours de Salomon, il pouvait en être autrement. Maintenant, un lit, une table, un siège et un chandelier, cela suffit — alors, des serviteurs, leur habillement et leur tenue, avec tout le reste, présentaient la grandeur terrestre et mondaine.
Tout ceci est plein de beauté et de signification. Cette chère femme comprend le témoin de Dieu dans ce jour mauvais. Elle sait que Dieu est vrai, quoique tout homme soit menteur . Elle sait que si les fondements sont détruits, Dieu est encore dans le temple de Sa sainteté . Dans ce jour mauvais, elle voit les ressources de Dieu dans ce vase. Il est un étranger, un homme seul, une sorte de Jonas à Ninive, non présenté, non accrédité. Mais elle le comprend — et l’ayant accepté, elle reste fermement attachée à lui. Son mari peut parler de nouvelles lunes et de sabbats ; Élisée lui-même peut parler du serviteur et du bâton — mais pour elle, le vase de Dieu est tout. Il a été le commencement de sa confiance, et elle veut l’avoir comme tel inébranlablement jusqu’à la fin.
Pour la foi, en ces jours actuels comme en ceux-là, tenons ferme les ressources de Dieu. La foi s’attend encore et encore, comme je l’ai dit, à de nouvelles ressources, tandis que de nouvelles exigences surgissent ; mais tandis que ces ressources étaient dans la main de Dieu pour Son peuple, jusqu’à ce qu’elles aient laissé la place à de nouvelles, à cause de nouvelles corruptions, la foi s’attache à elles. Ainsi, cette Sunamite envers le prophète, quand tout dans le royaume des dix tribus, que ce soit sur le trône ou dans le sanctuaire, était en ruines.
Actes
20 ◊ 1 Or, après que le tumulte eut cessé, Paul fit venir les disciples, et les ayant embrassés, il partit pour aller en Macédoine. ◊ 2 Et ayant traversé ces quartiers-là, et ayant beaucoup exhorté les [disciples], il vint en Grèce. ◊ 3 Et après qu’il y eut séjourné trois mois, les Juifs lui ayant dressé des embûches comme il allait s’embarquer pour la Syrie, on fut d’avis de s’en retourner par la Macédoine. ◊ 4 Et Sopater de Bérée, [fils] de Pyrrhus, l’accompagna jusqu’en Asie, et les Thessaloniciens Aristarque et Second, et Gaïus, et Timothée de Derbe, et Tychique et Trophime d’Asie. ◊ 5 Ceux-ci ayant pris les devants, nous attendirent en Troade. ◊ 6 Et pour nous, nous partîmes à force de voiles, de Philippes, après les jours des pains sans levain, et nous arrivâmes au bout de cinq jours auprès d’eux dans la Troade, et nous y séjournâmes sept jours.
◊ 7 Et le premier jour de la semaine, lorsque nous étions assemblés pour rompre le pain, Paul qui devait partir le lendemain, leur fit un discours, et il prolongea le discours jusqu’à minuit. ◊ 8 Or il y avait beaucoup de lampes dans la chambre haute où nous étions assemblés. ◊ 9 Et un jeune homme nommé Eutyche, qui était assis sur la fenêtre, accablé d’un profond sommeil, comme Paul prêchait très longuement, tomba, accablé par le sommeil, du troisième étage en bas, et fut relevé mort. ◊ 10 Mais Paul étant descendu, se pencha sur lui, et l’ayant embrassé, il dit : Ne soyez pas troublés, car son âme est en lui. ◊ 11 Et après qu’il fut remonté, et qu’il eut rompu le pain et mangé, et qu’il eut conversé longtemps jusqu’à l’aube, il partit. ◊ 12 Et ils amenèrent le jeune garçon vivant, et furent extrêmement consolés.
◊ 13 Or pour nous, ayant pris les devants sur un navire, nous fîmes voile vers Assos où nous devions prendre Paul à bord ; car il l’avait ainsi ordonné, étant dans l’intention d’aller lui-même à pied. ◊ 14 Et lorsqu’il nous eut rejoints à Assos, nous le prîmes à bord, et nous allâmes à Mitylène. ◊ 15 Et ayant fait voile de là, nous arrivâmes le lendemain à la hauteur de Chios ; et le jour suivant nous touchâmes à Samos ; et, nous étant arrêtés à Trogylle, nous vînmes le jour d’après à Milet ; ◊ 16 car Paul avait résolu de passer devant Éphèse, de manière à ne pas dépenser son temps en Asie ; car il se hâtait pour être, s’il lui était possible, le jour de la Pentecôte, à Jérusalem.
◊ 17 Or il envoya de Milet à Éphèse, et appela auprès de lui les anciens de l’assemblée ; ◊ 18 et quand ils furent venus vers lui, il leur dit : Vous savez de quelle manière je me suis conduit envers vous tout le temps, depuis le premier jour que je suis entré en Asie, ◊ 19 servant le Seigneur en toute humilité, et avec des larmes, et des épreuves qui me sont arrivées par les embûches des Juifs ; ◊ 20 comment je n’ai rien caché des choses qui étaient profitables, en sorte que je ne vous eusse pas prêché et enseigné publiquement et dans les maisons, ◊ 21 insistant et auprès des Juifs et auprès des Grecs sur la repentance envers Dieu et la foi en notre seigneur Jésus Christ. ◊ 22 Et maintenant, voici, étant lié dans mon esprit, je m’en vais à Jérusalem, ignorant les choses qui m’y doivent arriver, ◊ 23 sauf que l’Esprit Saint rend témoignage de ville en ville, me disant que des liens et de la tribulation m’attendent. ◊ 24 Mais je ne fais aucun cas de ma vie, [ni ne la tiens] pour précieuse à moi-même, pourvu que j’achève ma course, et le service que j’ai reçu du seigneur Jésus pour rendre témoignage à l’évangile de la grâce de Dieu. ◊ 25 Et maintenant, voici, moi je sais que vous tous, parmi lesquels j’ai passé en prêchant le royaume de Dieu, vous ne verrez plus mon visage. ◊ 26 C’est pourquoi je vous prends aujourd’hui à témoin, que je suis net du sang de tous ; ◊ 27 car je n’ai mis aucune réserve à vous annoncer tout le conseil de Dieu. ◊ 28 Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau au milieu duquel l’Esprit Saint vous a établis surveillants pour paître l’assemblée de Dieu, laquelle il a acquise par le sang de son propre [fils]. ◊ 29 Moi je sais qu’après mon départ il entrera parmi vous des loups redoutables qui n’épargneront pas le troupeau ; ◊ 30 et il se lèvera d’entre vous-mêmes des hommes qui annonceront des [doctrines] perverses pour attirer les disciples après eux. ◊ 31 C’est pourquoi veillez, vous souvenant que, durant trois ans, je n’ai cessé nuit et jour d’avertir chacun [de vous] avec larmes. ◊ 32 Et maintenant je vous recommande à Dieu, et à la parole de sa grâce, qui a la puissance d’édifier et de [vous] donner un héritage avec tous les sanctifiés. ◊ 33 Je n’ai convoité ni l’argent, ni l’or, ni la robe de personne. ◊ 34 Vous savez vous-mêmes que ces mains ont été employées pour mes besoins et pour les personnes qui étaient avec moi. ◊ 35 Je vous ai montré en toutes choses, qu’en travaillant ainsi il nous faut secourir les faibles, et nous souvenir des paroles du seigneur Jésus, qui lui-même a dit : Il est plus heureux de donner que de recevoir. ◊ 36 Et ayant dit ces choses, il se mit à genoux et pria avec eux tous. ◊ 37 Et ils versaient tous beaucoup de larmes, et se jetant au cou de Paul, ils le couvraient de baisers, ◊ 38 étant surtout peinés de la parole qu’il avait dite, qu’ils ne verraient plus son visage. Et ils l’accompagnèrent au navire.
2 Rois
4 ◊ 1 Et une femme d’entre les femmes des fils des prophètes cria à Élisée, disant : Ton serviteur, mon mari, est mort ; et tu sais que ton serviteur craignait l’Éternel ; et le créancier est venu pour prendre mes deux enfants, afin qu’ils soient ses serviteurs. ◊ 2 Et Élisée lui dit : Que ferai-je pour toi ? Dis-moi ce que tu as à la maison. Et elle dit : Ta servante n’a rien du tout dans la maison qu’un pot d’huile. ◊ 3 Et il dit : Va, demande pour toi, du dehors, des vases à tous tes voisins, des vases vides (n’en demande pas peu) ; ◊ 4 et rentre, et ferme la porte sur toi et sur tes fils, et verse dans tous ces vases, et ôte ceux qui seront remplis. ◊ 5 Et elle s’en alla d’auprès de lui, et elle ferma la porte sur elle et sur ses fils : ceux-ci lui apportaient [les vases], et elle versait. ◊ 6 Et il arriva que, quand les vases furent remplis, elle dit à son fils : Apporte-moi encore un vase. Et il lui dit : Il n’y a plus de vase. Et l’huile s’arrêta. ◊ 7 Et elle s’en vint et le raconta à l’homme de Dieu, et il dit : Va, vends l’huile, et paye ta dette ; et vous vivrez, toi et tes fils, de ce qui restera.
◊ 8 Et, un jour, il arriva qu’Élisée passa par Sunem ; et il y avait là une femme riche, et elle le retint pour manger le pain. Et il se trouva que, chaque fois qu’il passait, il se retirait là pour manger le pain. ◊ 9 Et elle dit à son mari : Voici, je connais que c’est un saint homme de Dieu qui passe chez nous continuellement. ◊ 10 Faisons, je te prie, une petite chambre haute en maçonnerie, et mettons-y pour lui un lit, et une table, et un siège, et un chandelier ; et il arrivera que, quand il viendra chez nous, il se retirera là. ◊ 11 Or, un jour, il arriva qu’il vint là, et qu’il se retira dans la chambre haute et y coucha. ◊ 12 Et il dit à Guéhazi, son jeune homme : Appelle cette Sunamite. Et il l’appela, et elle se tint devant lui. ◊ 13 Et il dit à Guéhazi : Dis-lui, je te prie : Voici, tu as montré pour nous tout cet empressement ; qu’y a-t-il à faire pour toi ? Faut-il parler pour toi au roi, ou au chef de l’armée ? Et elle dit : J’habite au milieu de mon peuple. ◊ 14 Et il dit : Qu’y a-t-il donc à faire pour elle ? Et Guéhazi dit : Eh bien, elle n’a pas de fils, et son mari est vieux. ◊ 15 Et [Élisée] dit : Appelle-la. Et il l’appela. Et elle se tint dans la porte. ◊ 16 Et il [lui] dit : À cette même époque, quand ton terme sera là, tu embrasseras un fils. Et elle dit : Non, mon seigneur, homme de Dieu, ne mens pas à ta servante ! ◊ 17 Et la femme conçut, et enfanta un fils à cette même époque, quand son terme fut là, comme Élisée lui avait dit.
◊ 18 Et l’enfant grandit : et il arriva qu’un jour il sortit vers son père, vers les moissonneurs ; ◊ 19 et il dit à son père : Ma tête ! ma tête ! Et [le père] dit au serviteur : Porte-le à sa mère. ◊ 20 Et il l’emporta, et l’amena à sa mère ; et il resta sur ses genoux jusqu’à midi, et mourut. ◊ 21 Et elle monta, et le coucha sur le lit de l’homme de Dieu ; et elle ferma la porte sur lui, et sortit. ◊ 22 Et elle appela son mari, et dit : Envoie-moi, je te prie, un des jeunes hommes, et une des ânesses, et je courrai jusqu’à l’homme de Dieu ; et je reviendrai. ◊ 23 Et il dit : Pourquoi vas-tu vers lui aujourd’hui ? Ce n’est ni nouvelle lune ni sabbat. Et elle dit : Tout va bien. ◊ 24 Et elle fit seller l’ânesse, et dit à son jeune homme : Mène-la, et marche ; ne m’arrête pas dans la course, à moins que je ne te le dise.
◊ 25 Et elle s’en alla, et vint vers l’homme de Dieu, sur la montagne du Carmel. Et il arriva que, quand l’homme de Dieu la vit de loin, il dit à Guéhazi, son jeune homme : Voici cette Sunamite ! ◊ 26 Cours maintenant, je te prie, à sa rencontre, et dis-lui : Tout va-t-il bien ? Ton mari va-t-il bien ? L’enfant va-t-il bien ? Et elle dit : Bien. ◊ 27 Et elle vint vers l’homme de Dieu sur la montagne, et elle le saisit par les pieds ; et Guéhazi s’approcha pour la repousser ; et l’homme de Dieu dit : Laisse-la, car son âme est dans l’amertume, et l’Éternel me l’a caché et ne me l’a pas déclaré. ◊ 28 Alors elle dit : Ai-je demandé un fils à mon seigneur ? N’ai-je pas dit : Ne me trompe pas ? ◊ 29 Et il dit à Guéhazi : Ceins tes reins, et prends mon bâton en ta main, et va-t’en : si tu trouves quelqu’un, ne le salue pas, et si quelqu’un te salue, ne lui réponds pas, et tu mettras mon bâton sur le visage du jeune garçon. ◊ 30 Et la mère du jeune garçon dit : L’Éternel est vivant, et ton âme est vivante, que je ne te laisserai point ! Et il se leva, et s’en alla après elle. ◊ 31 Et Guéhazi les devança, et il mit le bâton sur le visage du jeune garçon, mais il n’y eut pas de voix, pas de signe d’attention. Et il s’en retourna à la rencontre d’Élisée, et lui rapporta, disant : Le jeune garçon ne s’est pas réveillé.
◊ 32 Et Élisée entra dans la maison, et voici, le jeune garçon était mort, couché sur son lit. ◊ 33 Et il entra, et ferma la porte sur eux deux, et supplia l’Éternel. ◊ 34 Et il monta, et se coucha sur l’enfant, et mit sa bouche sur sa bouche, et ses yeux sur ses yeux, et ses mains sur ses mains, et se courba sur lui ; et la chair de l’enfant se réchauffa. ◊ 35 Et il se retirait et allait par la maison, tantôt ici, tantôt là ; et il montait, et se courbait sur lui. Et le jeune garçon éternua par sept fois, et le jeune garçon ouvrit ses yeux. ◊ 36 Et [Élisée] appela Guéhazi, et [lui] dit : Appelle cette Sunamite. Et il l’appela, et elle vint vers lui. Et il dit : Prends ton fils. ◊ 37 Et elle vint et tomba à ses pieds, et se prosterna en terre ; et elle prit son fils et sortit.
◊ 38 Et Élisée retourna à Guilgal. Or il y avait une famine dans le pays. Et les fils des prophètes étaient assis devant lui ; et il dit à son jeune homme : Mets la grande marmite, et cuis un potage pour les fils des prophètes. ◊ 39 Et l’un [d’eux] sortit aux champs pour cueillir des herbes, et il trouva de la vigne sauvage et y cueillit des coloquintes sauvages, plein sa robe ; et il rentra et les coupa en morceaux dans la marmite du potage, car on ne les connaissait pas. ◊ 40 Et on versa à manger aux hommes ; et il arriva que, comme ils mangeaient du potage, on cria et dit : Homme de Dieu, la mort est dans la marmite ! Et ils n’en pouvaient manger. ◊ 41 Et il dit : Apportez de la farine. Et il la jeta dans la marmite, et dit : Verses-en à ce peuple, et qu’ils mangent. Et il n’y avait rien de mauvais dans la marmite.
◊ 42 Et il vint de Baal-Shalisha un homme qui apporta à l’homme de Dieu du pain des premiers fruits, vingt pains d’orge et du grain en épi dans son sac. Et [Élisée] dit : Donne [cela] au peuple, et qu’ils mangent. ◊ 43 Et celui qui le servait, dit : Comment mettrai-je ceci devant cent hommes ? Et il dit : Donne-le au peuple, et qu’ils mangent ; car ainsi dit l’Éternel : On mangera, et il y en aura de reste. ◊ 44 Et il le mit devant eux, et ils mangèrent, et ils en eurent de reste, selon la parole de l’Éternel.
Psaumes
Au chef de musique. De David.
11 ◊ 1 Je me suis confié en l’Éternel ; — pourquoi dites-vous à mon âme : Oiseau, envole-toi vers votre montagne ?
◊ 2 * Car voici, les méchants bandent l’arc, ils ajustent leur flèche sur la corde, pour tirer dans les ténèbres sur ceux qui sont droits de cœur.
◊ 3 Si les fondements sont détruits, que fera le juste ?
◊ 4 L’Éternel est dans le palais de sa sainteté, l’Éternel a son trône dans les cieux ; ses yeux voient, ses paupières sondent les fils des hommes.
◊ 5 * L’Éternel sonde le juste et le méchant ; et celui qui aime la violence, son âme le hait.
◊ 6 Il fera pleuvoir sur les méchants des pièges, du feu et du soufre ; et un vent brûlant sera la portion de leur coupe.
◊ 7 Car l’Éternel juste aime la justice ; sa face regarde l’homme droit.
Romains
3 ◊ 1 Quel est donc l’avantage du Juif, ou quel est le profit de la circoncision ? ◊ 2 — Grand de toute manière, et d’abord en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés. ◊ 3 Quoi donc ? Si quelques-uns n’ont pas cru, leur incrédulité annulera-t-elle la fidélité de Dieu ? ◊ 4 Qu’ainsi n’advienne ! mais que Dieu soit vrai et tout homme menteur, selon ce qui est écrit : « En sorte que tu sois justifié dans tes paroles, et que tu aies gain de cause quand tu es jugé ». ◊ 5 Mais si notre injustice constate la justice de Dieu, que dirons-nous ? Dieu est-il injuste quand il donne cours à la colère ? — Je parle selon l’homme. ◊ 6 — Qu’ainsi n’advienne ! puisqu’[alors], comment Dieu jugera-t-il le monde ? ◊ 7 Car si la vérité de Dieu dans mon mensonge a abondé pour sa gloire, pourquoi moi aussi suis-je encore jugé comme pécheur ? ◊ 8 Et non, comme nous sommes calomnieusement accusés et que quelques-uns prétendent que nous disons : Faisons du mal, afin qu’arrive le bien ? — desquels le jugement est juste.
◊ 9 Quoi donc ? Sommes-nous plus excellents ? Nullement. Car nous avons ci-devant accusé et Juifs et Grecs d’être tous sous [le] péché, ◊ 10 selon qu’il est écrit : « Il n’y a point de juste, non pas même un seul ; ◊ 11 il n’y a personne qui ait de l’intelligence, il n’y a personne qui recherche Dieu ; ◊ 12 ils se sont tous détournés, ils se sont tous ensemble rendus inutiles ; il n’y en a aucun qui exerce la bonté, il n’y en a pas même un seul » ; ◊ 13 « c’est un sépulcre ouvert que leur gosier ; ils ont frauduleusement usé de leurs langues » ; « il y a du venin d’aspic sous leurs lèvres » ; ◊ 14 « et leur bouche est pleine de malédiction et d’amertume » ; ◊ 15 « leurs pieds sont rapides pour verser le sang ; ◊ 16 la destruction et la misère sont dans leurs voies, ◊ 17 et ils n’ont point connu la voie de la paix » ; ◊ 18 « il n’y a point de crainte de Dieu devant leurs yeux ». ◊ 19 Or nous savons que tout ce que la loi dit, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit coupable devant Dieu. ◊ 20 C’est pourquoi nulle chair ne sera justifiée devant lui par des œuvres de loi, car par [la] loi est la connaissance du péché.
◊ 21 Mais maintenant, sans loi, [la] justice de Dieu est manifestée, témoignage lui étant rendu par la loi et [par] les prophètes, ◊ 22 [la] justice, dis-je, de Dieu par [la] foi en Jésus Christ envers tous, et sur tous ceux qui croient ; car il n’y a pas de différence, ◊ 23 car tous ont péché et n’atteignent pas à la gloire de Dieu, ◊ 24 — étant justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le christ Jésus, ◊ 25 lequel Dieu a présenté pour propitiatoire, par la foi en son sang, afin de montrer sa justice à cause du support des péchés précédents dans la patience de Dieu, ◊ 26 afin de montrer, [dis-je], sa justice dans le temps présent, en sorte qu’il soit juste et justifiant celui qui est de la foi de Jésus.
◊ 27 Où donc est la vanterie ? — Elle a été exclue. — Par quelle loi ? — celle des œuvres ? — Non, mais par la loi de la foi ; ◊ 28 car nous concluons que l’homme est justifié par [la] foi, sans œuvres de loi. ◊ 29 [Dieu] est-il seulement le Dieu des Juifs ? ne l’est-il pas aussi des nations ? — Certes, aussi des nations ; ◊ 30 puisque c’est un seul Dieu qui justifiera la circoncision sur le principe de [la] foi et l’incirconcision par la foi. ◊ 31 Annulons-nous donc [la] loi par la foi ? Qu’ainsi n’advienne ! au contraire, nous établissons [la] loi.
Exode
33 ◊ 1 * Et l’Éternel dit à Moïse : Va, monte d’ici, toi et le peuple que tu as fait monter du pays d’Égypte, dans le pays que j’ai promis par serment à Abraham, à Isaac, et à Jacob, disant : ◊ 2 Je le donnerai à ta semence ; et j’enverrai un ange devant toi, et je chasserai le Cananéen, l’Amoréen, et le Héthien, et le Phérézien, le Hévien, et le Jébusien, ◊ 3 — dans un pays ruisselant de lait et de miel ; car je ne monterai pas au milieu de toi, car tu es un peuple de cou roide ; de peur que je ne te consume en chemin.
◊ 4 Et le peuple entendit cette parole fâcheuse, et mena deuil, et personne ne mit ses ornements sur soi. ◊ 5 Or l’Éternel avait dit à Moïse : Dis aux fils d’Israël : Vous êtes un peuple de cou roide ; je monterai en un instant au milieu de toi, et je te consumerai ; et maintenant, ôte tes ornements de dessus toi, et je saurai ce que je te ferai. ◊ 6 Et les fils d’Israël se dépouillèrent de leurs ornements, à la montagne de Horeb.
◊ 7 Et Moïse prit une tente, et la tendit pour lui hors du camp, loin du camp, et il l’appela la tente d’assignation ; et il arriva que tous ceux qui cherchaient l’Éternel sortirent vers la tente d’assignation qui était hors du camp. ◊ 8 Et il arriva que, lorsque Moïse sortit vers la tente, tout le peuple se leva, et se tint chacun à l’entrée de sa tente, et suivit des yeux Moïse, jusqu’à ce qu’il entra dans la tente. ◊ 9 Et il arriva que, comme Moïse entrait dans la tente, la colonne de nuée descendit, et se tint à l’entrée de la tente, et [l’Éternel] parla avec Moïse. ◊ 10 Et tout le peuple vit la colonne de nuée se tenant à l’entrée de la tente ; et tout le peuple se leva, et ils se prosternèrent, chacun à l’entrée de sa tente. ◊ 11 Et l’Éternel parlait à Moïse face à face, comme un homme parle avec son ami ; et [Moïse] retournait au camp ; et son serviteur Josué, fils de Nun, jeune homme, ne sortait pas de l’intérieur de la tente.
◊ 12 Et Moïse dit à l’Éternel : Regarde, tu me dis : Fais monter ce peuple ; et tu ne m’as pas fait connaître celui que tu enverras avec moi ; et tu as dit : Je te connais par nom, et tu as aussi trouvé grâce à mes yeux. ◊ 13 Et maintenant, je te prie, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, fais-moi connaître, je te prie, ton chemin, et je te connaîtrai, afin que je trouve grâce à tes yeux ; et considère que cette nation est ton peuple. ◊ 14 Et [l’Éternel] dit : Ma face ira, et je te donnerai du repos. ◊ 15 Et [Moïse] lui dit : Si ta face ne vient pas, ne nous fais pas monter d’ici ; ◊ 16 car à quoi connaîtra-t-on que j’ai trouvé grâce à tes yeux, moi et ton peuple ? Ne sera-ce pas en ce que tu marcheras avec nous ? Ainsi, moi et ton peuple, nous serons séparés de tout peuple qui est sur la face de la terre.
◊ 17 Et l’Éternel dit à Moïse : Je ferai cela aussi dont tu as parlé ; car tu as trouvé grâce à mes yeux, et je te connais par nom. ◊ 18 Et [Moïse] dit : Fais-moi voir, je te prie, ta gloire. ◊ 19 Et il dit : Je ferai passer toute ma bonté devant ta face, et je crierai le nom de l’Éternel devant toi ; et je ferai grâce à qui je ferai grâce, et je ferai miséricorde à qui je ferai miséricorde. ◊ 20 Et il dit : Tu ne peux pas voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre. ◊ 21 Et l’Éternel dit : Voici un lieu près de moi, et tu te tiendras sur le rocher ; ◊ 22 et il arrivera, quand ma gloire passera, que je te mettrai dans la fente du rocher, et je te couvrirai de ma main jusqu’à ce que je sois passé ; ◊ 23 puis je retirerai ma main, et tu me verras par derrière ; mais ma face ne se verra pas.
1 Corinthiens
10 ◊ 1 Car je ne veux pas que vous ignoriez, frères, que nos pères ont tous été sous la nuée, et que tous ils ont passé à travers la mer, ◊ 2 et que tous ils ont été baptisés pour Moïse dans la nuée et dans la mer, ◊ 3 et que tous ils ont mangé la même viande spirituelle, ◊ 4 et que tous ils ont bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient d’un rocher spirituel qui les suivait : et le rocher était le Christ. ◊ 5 Mais Dieu n’a point pris plaisir en la plupart d’entre eux, car ils tombèrent dans le désert. ◊ 6 Or ces choses arrivèrent comme types de ce qui nous concerne, afin que nous ne convoitions pas des choses mauvaises, comme ceux-là aussi ont convoité. ◊ 7 Ne soyez pas non plus idolâtres, comme quelques-uns d’eux, ainsi qu’il est écrit : « Le peuple s’assit pour manger et pour boire, et ils se levèrent pour jouer ». ◊ 8 Ne commettons pas non plus la fornication, comme quelques-uns d’eux ont commis la fornication, et il en est tombé en un seul jour vingt-trois mille. ◊ 9 Ne tentons pas non plus le Christ, comme quelques-uns d’eux l’ont tenté et ont péri par les serpents. ◊ 10 Ne murmurez pas non plus, comme quelques-uns d’eux ont murmuré et ont péri par le destructeur. ◊ 11 Or toutes ces choses leur arrivèrent comme types, et elles ont été écrites pour nous servir d’avertissement, à nous que les fins des siècles ont atteints. ◊ 12 Ainsi, que celui qui croit être debout prenne garde qu’il ne tombe. ◊ 13 Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été une tentation humaine ; et Dieu est fidèle, qui ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de ce que vous pouvez [supporter], mais avec la tentation il fera aussi l’issue, afin que vous puissiez la supporter.
◊ 14 C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie. ◊ 15 Je parle comme à des personnes intelligentes : jugez vous-mêmes de ce que je dis. ◊ 16 La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion du sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion du corps du Christ ? ◊ 17 Car nous qui sommes plusieurs, sommes un seul pain, un seul corps, car nous participons tous à un seul et même pain. ◊ 18 Considérez l’Israël selon la chair : ceux qui mangent les sacrifices n’ont-ils pas communion avec l’autel ? ◊ 19 Que dis-je donc ? que ce qui est sacrifié à une idole soit quelque chose ? ou qu’une idole soit quelque chose ? ◊ 20 [Non], mais que les choses que les nations sacrifient, elles les sacrifient à des démons et non pas à Dieu : or je ne veux pas que vous ayez communion avec les démons. ◊ 21 Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons ; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur et à la table des démons. ◊ 22 Provoquons-nous le Seigneur à la jalousie ? Sommes-nous plus forts que lui ?
◊ 23 Toutes choses sont permises, mais toutes choses ne sont pas avantageuses ; toutes choses sont permises, mais toutes choses n’édifient pas. ◊ 24 Que personne ne cherche son propre intérêt, mais celui d’autrui. ◊ 25 Mangez de tout ce qui se vend à la boucherie, sans vous enquérir de rien à cause de la conscience : ◊ 26 « car la terre est au *Seigneur, et tout ce qu’elle contient ». ◊ 27 Or si quelqu’un des incrédules vous convie, et que vous vouliez aller, mangez de tout ce qui est mis devant vous, sans vous enquérir de rien à cause de la conscience. ◊ 28 Mais si quelqu’un vous dit : Ceci a été offert en sacrifice, — n’en mangez pas, à cause de celui qui vous a avertis, et à cause de la conscience. ◊ 29 Or je dis : la conscience, non la tienne, mais celle de l’autre ; car pourquoi ma liberté est-elle jugée par la conscience d’autrui ? ◊ 30 Si moi, je participe avec action de grâces, pourquoi suis-je blâmé pour une chose dont moi je rends grâces ? ◊ 31 Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, ou quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. ◊ 32 Ne devenez une cause d’achoppement ni aux Juifs, ni aux Grecs, ni à l’assemblée de Dieu ; ◊ 33 comme moi aussi je complais à tous en toutes choses, ne cherchant pas mon avantage propre, mais celui du grand nombre, afin qu’ils soient sauvés.
Esther
4 ◊ 1 Et Mardochée sut tout ce qui s’était fait ; et Mardochée déchira ses vêtements et se couvrit d’un sac et de cendre, et sortit au milieu de la ville et poussa un cri grand et amer. ◊ 2 Et il vint jusque devant la porte du roi, car il n’était pas permis d’entrer, vêtu d’un sac, dans la porte du roi. ◊ 3 Et dans chaque province, partout où parvint la parole du roi et son édit, il y eut un grand deuil parmi les Juifs, des jeûnes et des pleurs, et des lamentations ; beaucoup firent leur lit du sac et de la cendre. ◊ 4 Et les jeunes filles d’Esther et ses eunuques vinrent et le lui rapportèrent, et la reine en fut dans une grande angoisse ; et elle envoya des vêtements pour vêtir Mardochée, et pour lui faire ôter son sac de dessus lui, mais il ne les accepta pas. ◊ 5 Et Esther appela Hathac, l’un des eunuques du roi, qu’il avait placé auprès d’elle, et elle lui commanda [d’aller] vers Mardochée pour savoir ce que c’était et pourquoi c’était. ◊ 6 Et Hathac sortit vers Mardochée sur la place de la ville qui était devant la porte du roi. ◊ 7 Et Mardochée l’informa de tout ce qui lui était arrivé, et de la somme d’argent qu’Haman avait dit qu’il payerait au trésor du roi en vue des Juifs, pour les détruire ; ◊ 8 et il lui donna une copie de l’écrit de l’édit qui avait été rendu à Suse pour les détruire, afin de le montrer à Esther et de le lui faire connaître, et pour lui commander d’entrer vers le roi, de le supplier et de faire requête devant lui en faveur de son peuple.
◊ 9 Et Hathac vint et rapporta à Esther les paroles de Mardochée. ◊ 10 Et Esther dit à Hathac et le chargea [de dire] à Mardochée : ◊ 11 Tous les serviteurs du roi et le peuple des provinces du roi savent que pour quiconque, homme ou femme, entre auprès du roi, dans la cour intérieure, sans avoir été appelé, [il existe] une même loi [prescrivant] de le mettre à mort, à moins que le roi ne lui tende le sceptre d’or, pour qu’il vive ; et moi, je n’ai pas été appelée à entrer vers le roi ces trente jours. ◊ 12 Et on rapporta à Mardochée les paroles d’Esther. ◊ 13 Et Mardochée dit de répondre à Esther : Ne pense pas en ton âme d’échapper, dans la maison du roi, plutôt que tous les Juifs ; ◊ 14 car, si tu gardes le silence en ce temps-ci, le soulagement et la délivrance surgiront pour les Juifs d’autre part, mais toi et la maison de ton père vous périrez. Et qui sait si ce n’est pas pour un temps comme celui-ci que tu es parvenue à la royauté ? ◊ 15 Et Esther dit de répondre à Mardochée : ◊ 16 Va, rassemble tous les Juifs qui se trouvent à Suse, et jeûnez pour moi, et ne mangez ni ne buvez pendant trois jours, ni la nuit, ni le jour ; moi aussi, et mes jeunes filles, nous jeûnerons de même ; et ainsi, j’entrerai vers le roi, ce qui n’est pas selon la loi ; et si je péris, je périrai. ◊ 17 Et Mardochée s’en alla et fit selon tout ce qu’Esther lui avait commandé.