L’apôtre Jean, par le Saint Esprit, nous enseigne que « Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie ». La personne que vous décrivez n’a pas le Fils de Dieu. Quiconque nie que Jésus est Dieu, n’a pas le Fils de Dieu. Il est un blasphémateur. Quant à ce qu’il dit que « Dieu était en Lui plus qu’en n’importe qui d’autre sur la terre », c’est une illusion aveuglante et une tromperie de l’ennemi. Si Jésus n’était pas Dieu, c’est la plus simple absurdité que de parler de Lui comme étant un homme bon, ou le meilleur des hommes qui ait jamais vécu, ou de Dieu étant en Lui. Car pour quiconque autre que Dieu, parler comme Jésus le fit, serait un blasphème.
Nous devons soit confesser la déité essentielle de l’homme Christ Jésus, ou Le renier complètement. Il n’y a pas l’épaisseur d’un cheveu de terrain intermédiaire. Mais, béni soit Dieu, l’Écriture est claire et catégorique. Elle revendique pour notre adorable Sauveur, non seulement la divinité, mais la déité essentielle. C’est ce qui est démontré d’une manière très particulière et énergique par le fait qu’en Romains 1, où l’apôtre parle du témoignage de la création, il dit : « Car, depuis la fondation du monde, ce qui ne se peut voir de lui, savoir et sa puissance éternelle et sa divinité, se discerne par le moyen de l’intelligence, par les choses qui sont faites ». En Colossiens 2, 9, en parlant de la personne de Christ, il dit : « En lui habite toute la plénitude de la déité corporellement ». Dans l’original grec de ces deux passages, nous avons un mot différent pour « déité » ou « divinité ». En Romains 1, 20, le mot est divinité. En Colossiens 2, 9, c’est déité. Le païen aurait dû apprendre qu’il y avait quelque chose de supérieur à l’homme, quelque chose de divin dans la création ; mais le Saint Esprit ne se contente pas de revendiquer la divinité pour la personne de Christ, mais la déité absolue. C’est magnifiquement frappant.
Nous ne pouvons pas vous comprendre, cher ami, quand vous parlez d’un blasphémateur de Christ comme « d’une personne de bonne vie, gardant les commandements de Dieu ». Quoi ! « une personne de bonne vie », quoique reniant la déité de Jésus ! « gardant les commandements de Dieu », quoique blasphémant le Fils de Son amour ! Ne soyez pas offensé, cher ami, par notre langage clair. Nous devons parler clairement. Nous détestons absolument et abhorrons la fausse tolérance du jour actuel, une tolérance qui peut déverser ses compliments sur les hommes, mais nier le Christ de Dieu. Nous considérons qu’il est totalement impossible pour quiconque vit et meurt dans le reniement de Christ, d’être sauvé. Une telle personne n’a pas de Sauveur, à moins qu’il y ait quelque autre moyen que Christ pour être sauvé. Que Dieu ouvre les yeux de votre ami pour qu’il discerne sa culpabilité et le danger qui le menace — en dépit de sa « bonne vie » et de ce qu’il « garde les commandements de Dieu » — et pour fuir par la foi vers le refuge fourni pour ceux qui sont perdus dans la précieuse propitiation de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ ! Nous regrettons d’avoir à écrire d’une telle manière, concernant quelqu’un qui « vous est très proche et vous est cher » ; mais nous devions soit écrire comme nous l’avons fait, soit laisser votre lettre sans aucune réponse. Notre Seigneur Christ est davantage pour nous que tous les amis dans le monde.
En Galates 5, 9, l’apôtre, en parlant de mauvaise doctrine, utilise la même forme de phrase qu’en 1 Corinthiens 5, 6, qu’il applique à la mauvaise conduite. Mais la mauvaise doctrine en question touchait au fondement même du christianisme. Ainsi aussi en 2 Jean 10, l’apôtre appelle la dame élue à fermer sa porte à quiconque n’apportait pas la vraie doctrine de Christ. Si un homme renie Christ, nous ne pouvons le reconnaître ni le saluer ni lui souhaiter bonne route. Le faire serait nous rendre participants de ses mauvaises œuvres. Quelle est la différence entre celui qui enseigne une erreur fondamentale et celui qui le reçoit en connaissance de cause, ou qui lui souhaite bonne continuation ? La loi distingue-t-elle entre un traître et quelqu’un qui cache délibérément le traître ? Pouvez-vous avoir communion avec quelqu’un qui nie la personne ou l’œuvre de Christ ?
Il est très frappant de remarquer combien les gens sont beaucoup plus sensibles aux mauvaises mœurs qu’à une mauvaise doctrine. Une personne vivant dans le scandale est rejetée à juste titre, mais quelqu’un peut nier la déité ou l’éternité de Christ comme Fils, et être reçu et honoré dans les cercles les plus élevés de la société soi-disant chrétienne. Un homme qui vole dans la poche de son prochain est envoyé en prison à juste titre, mais quelqu’un peut blasphémer contre le Fils de Dieu, et être pourtant considéré comme un chrétien respectable ! Comment cela se fait-il ? Parce que l’homme pense davantage à lui et à sa respectabilité qu’à Christ !
Mais qui songerait un instant à placer une vérité fondamentale au même niveau qu’une question comme le baptême ou l’interprétation d’un passage ? Faire ainsi serait le summum de la folie. Si quelqu’un tient la vérité concernant Christ et cherche à vivre en accord avec elle, nous pouvons lui donner la main de communion, bien que peut-être nous ne soyons pas d’accord avec lui quant au baptême ou à bien d’autres points mineurs. Une différence de jugement sur des questions mineures est une preuve de la faiblesse humaine ; mais si on permet à cette différence de grandir jusqu’à prendre une importance indue, c’est une preuve du pouvoir de Satan. Quand Christ est l’objet qui nous absorbe et nous commande, toutes les différences mineures trouvent bientôt leur juste niveau.