Le mystère de la vie

(Traduit de l’anglais)
J.G. Bellett

[Courtes méditations 7]

Laissez-moi dire avec quelle force l’Esprit de Dieu nous enseigne le secret de la vie, dans l’Écriture. Avec quel sentiment intense veut-Il imprimer sur nos âmes que nous l’avons perdue, mais que Christ l’a pour nous.

L’épée flamboyante dans la main du chérubin, gardant de tous côtés le chemin de l’arbre de vie, en était l’expression, aussitôt que le péché fut commis et que la mort fut introduite. Cette lumière fit apprendre à Adam, et à chacun de nous par Adam, que cette vie que nous avons perdue, nous ne pouvons jamais la regagner.

Les ordonnances qui interdisaient de manger le sang, établies dès que la chair des animaux fut donnée comme nourriture, et perpétuées et répétées jalousement dans le pays, étaient un témoin de la même vérité, un témoin permanent, qui parlait au cœur et à la conscience de l’homme, depuis les jours de Noé jusqu’au temps de l’évangile, et peut-être même jusqu’au temps actuel (Act. 15).

L’évangile enseigne abondamment la même grande vérité. Nul ne peut la remettre en question : l’homme est mort, mort dans ses fautes et dans ses péchés ; et il est sans force et ne peut jamais se restaurer ou se réanimer.

De cette manière intense et emphatique, l’Écriture fait savoir à l’homme, du commencement à la fin, qu’il a perdu la vie, et qu’il l’a perdue de façon irrémédiable.

Avec la même intensité, l’autre grand secret est dévoilé — cette vie est en Christ, le Fils de Dieu, et en Lui pour nous.

Il fut donné à Pierre de connaître cela — que la vie était en Jésus, qui n’était rien moins que le Fils de Dieu. Et sur cette confession (Matt. 16), le Seigneur poursuit immédiatement en révélant la vérité qui suit, que cette vie, qu’ils reconnaissaient être en Lui, était une vie victorieuse qui devrait être utilisée pour l’Assemblée.

Je ne m’arrête pas pour donner les magnifiques preuves que le ministère du Seigneur offrent de cette vie éternelle, cette vie victorieuse, cette vie de « l’Esprit vivifiant » qui était en Jésus tout au long de Son passage ici-bas ; mais nous la voyons manifestée de façon glorieuse après Sa mort. Le sépulcre vide, tel que nous le voyons en Jean 20, 5 à 7, est le témoin particulier qu’un vainqueur s’est trouvé dans les domaines de la mort ; et qu’Il a alors été vu, comme nous le savons, de témoins choisis pendant quarante jours après avoir été ressuscité.

Mais, désirant méditer un peu sur le grand fait que cette vie victorieuse en Jésus le Fils de Dieu est pour nous, je me tourne vers les trois premiers chapitres de l’épître aux Hébreux.

Là, Celui qui a été mort est de nouveau vivant. Il n’est pas simplement mort pour manifester Sa victoire, pour montrer qu’Il était l’homme plus fort, quoiqu’étant dans les mains de l’homme fort ; mais Sa mort est déclarée avoir été pour nous. Elle nous dit, comme Matthieu 16 l’a promis, que le Fils utilise Sa vie victorieuse pour l’Assemblée. Il s’est assis en ayant ôté nos péchés.

Par la grâce de Dieu, Il a goûté la mort pour tous. Par la mort, Il a rencontré celui qui nous gardait toute notre vie assujettis à la servitude par la crainte de la mort. Ce sont les interprétations de Sa mort que nous trouvons dans les deux premiers chapitres.

Au début du troisième, il nous est enjoint de considérer Celui qui fut fidèle — fidèle à Celui qui Lui avait alors confié d’entreprendre de nous donner la vie par la mort. Nous devons Le considérer pour fonder notre foi et pour consoler notre âme, nous familiarisant avec ce grand secret, que le Fils du Dieu vivant a été en lutte avec la mort, et dans le lieu de la mort, afin qu’Il en ramène la vie pour nous qui l’avions perdue, et perdue de façon irrécupérable.

Et comme nous sommes exhortés à Le considérer, de même sommes-nous de plus exhortés à Le tenir ferme et inébranlable, comme poursuit ce même chapitre.

Et quel est l’avertissement — quel doit être l’avertissement — après un tel enseignement ? « Prenez garde qu’il n’y ait en quelqu’un de vous un méchant cœur d’incrédulité, en ce qu’il abandonne le Dieu vivant ». Combien c’est simple, quoique toutefois nécessaire, et combien c’est béni ! Rien de moins que le Dieu vivant, a été fait nôtre dans le Christ Jésus ; et c’est pourquoi il est facile de dire que notre tout dépend de ce que nous demeurons en Lui.