« Le péché impardonnable »

(Traduit de l’anglais)
C.H. Mackintosh

[Courts articles 122]

Il y a des notions très fausses qui circulent quant au point sur lequel vous appelez notre attention, et beaucoup, comme vous-même, sont troublés par là. Nous sommes constamment interrogés au sujet du « péché impardonnable » et du « péché contre le Saint Esprit ». Si vous lisez soigneusement Matthieu 12, 24 à 32, vous verrez que notre Seigneur parle de « blasphème contre le Saint Esprit », dont étaient coupables les Juifs apostats. Pour cela, il n’y avait pas de pardon, et il ne pouvait pas y en avoir. Que pourrait-on faire pour ceux qui non seulement rejetaient le Fils, mais résistaient à l’Esprit Saint et attribuaient Son opération bénie à Béelzébul ? Ils ne pouvaient être ni pardonnés dans le « siècle » de la loi, ni dans celui du Messie. En bref, la question concerne entièrement, dans ce passage, la nation apostate d’Israël abandonnée à une perdition sans espoir. Nous savons que, juste avant l’ouverture du siècle millénaire, il y aura un résidu repentant pour lequel une source sera ouverte, et qui sera le noyau de la nation restaurée. Mais c’est un sujet bien trop vaste pour y entrer ici. Nous ajoutons simplement que nous estimons que c’est une tentation de Satan de vous amener à imaginer que vous avez commis « le péché impardonnable ». Vous pouvez demeurer assuré, cher ami, que vous n’avez jamais été coupable d’un seul péché qui ne puisse être annulé par ce sang qui nous purifie de tout péché.

Beaucoup trouvent une difficulté en 1 Jean 5, 16 : « Il y a un péché à la mort ». Nous croyons qu’il s’agit là d’une question au sujet des opérations gouvernementales de Dieu. Nous apprenons de 1 Corinthiens 11 que Dieu visite Son peuple par la maladie et même la mort physique, à cause de leurs voies ; mais dans aucun de ces passages, il ne se trouve la pensée d’un « péché impardonnable ». Nous ne croyons pas qu’un seul pécheur, dans cet an agréable, ce jour du salut, soit au-delà de l’atteinte de l’amour de Dieu qui pardonne et du sang expiatoire de Jésus. Ceux qui rejettent l’évangile seront abandonnés à « une énergie d’erreur » (2 Thess. 2, 10-12). Mais ce moment terrible n’est pas encore arrivé. « Le jour de la vengeance » est retenu, dans la miséricorde patiente de Dieu.