Paix

(Traduit de l’anglais)
J.G. Bellett

[Courtes méditations 30]

À la naissance du Seigneur, la terre fut saluée par des paroles de paix. « Paix sur la terre », proclamèrent les anges dans les champs de Bethléhem.

Cela n’était toutefois qu’une salutation. Ce n’était pas la proclamation solennelle de la paix. C’était comme la parole que le Seigneur mit plus tard dans la bouche de Ses douze disciples, ou plutôt des soixante-dix, en Luc 10, quand Il les envoya, car Il leur dit alors, que dans quelque maison qu’ils entreraient, ils disent d’abord : « Paix sur cette maison ». C’était une salutation, un bon souhait, la proclamation de la bonne volonté envers la maison, et non une déclaration solennelle de paix : celle-ci découlerait plutôt du fait de découvrir qu’un fils de paix s’y trouvait.

Après la résurrection du Seigneur, toutefois, nous avons une autre chose. « Paix vous soit », dit le Sauveur ressuscité à Ses disciples, après être revenu vers eux — et quand Il eut dit cela, Il leur montra Ses mains et Son côté. Il leur donne à lire leur droit à la paix. La paix était désormais, non pas seulement souhaitée, mais solennellement prononcée, leur étant communiquée sur le fondement de la croix. Jésus leur donnait maintenant la paix, parce qu’Il l’avait déjà faite pour eux. Et c’est la paix dont nous, qui y sommes, pouvons témoigner à nos semblables pécheurs. Nous ne disons pas seulement, comme les soixante-dix : « Paix sur cette maison », comme la saluant, ou la lui souhaitant ; mais nous lui annonçons une paix sûre, établie, acquise, à laquelle ont droit les pécheurs, par le sang de la croix.