Raison et révélation

(Traduit de l’anglais)
C.H. Mackintosh

[Courts articles 78]

Sentant la profonde solennité du temps actuel et le danger qui assaille de tous côtés le chemin du croyant, nous insistons auprès de nos lecteurs sur l’immense importance de la Parole de Dieu et sur la soumission implicite à sa sainte autorité en toutes choses.

Nous ne nous sentons pas exactement appelés à réagir formellement aux attaques contre la Parole. Nous considérons de telles attaques comme l’œuvre directe et positive de Satan, qui cherche par tous les moyens possibles à ébranler les fondements de notre très sainte foi et à ouvrir la voie à l’avancée de l’incrédulité et du blasphème, qui assombriront bientôt l’ensemble du monde civilisé. Il est assurément très affreux de penser que les pasteurs et docteurs professants du christianisme seront les hommes mêmes qui se lèveront et poseront des mains impies sur les piliers sur lesquels repose le christianisme. Que le Seigneur ait pitié d’eux et ouvre leurs yeux, afin qu’ils voient leur folie, leur culpabilité et le danger, et fuient se réfugier dans ce précieux sang qui purifie de tout péché !

De plus, quoique nous n’estimions pas que ce soit notre place de considérer ou d’exposer des livres infidèles, nous voulons pousser un cri d’avertissement contre l’influence de principes infidèles. Nous voyons dans toutes les directions un effort pour humaniser tout ce qui est divin et sacré ; pour faire descendre toutes choses au niveau de la raison aveugle et pervertie de l’homme ; pour exclure tout ce qui est mystérieux, tout ce qui est céleste et divin ; pour exalter la raison et insulter la révélation ; pour exclure Dieu. Oui, bien-aimé lecteur, c’est là le grand effort de l’ennemi — exclure Dieu et renverser la révélation de Dieu. Nous regardons d’un côté, et nous voyons des docteurs se déclarant chrétiens cherchant à saper le christianisme. Nous tournons nos yeux dans une autre direction, et nous contemplons un évêque soi-disant chrétien occupé à juger le Pentateuque et reniant d’un ton de défi son inspiration divine. Nous regardons encore et en voyons certains oser s’approcher du profond mystère de la croix, pour spéculer comme des médecins sur les causes de la mort de Christ !

Nous tremblons à cette contemplation. Nous demandons : Où en sommes-nous ? Quelle sera la suite ? Dieu doit-Il être chassé de tout ? Ne doit-Il pas parler du tout ? Doit-on refuser de Lui prêter l’oreille, s’Il prononce une parole que la raison stupide de l’homme ne peut pas comprendre ? La foi vient-elle par la raison, et la raison par la parole de l’homme ? Il semblerait qu’il en soit ainsi. Les rares et exquises touches de la plume de l’inspiration doivent être éprouvées par les règles maladroites de l’arithmétique, ou par celles bien plus mauvaises encore du sentiment moral des infidèles. Le précieux sacrifice du Fils de Dieu doit être davantage traité comme le sujet de l’ouvrage de référence d’un docteur, que comme un saint mystère révélé dans les pages du Livre de Dieu.

Que Dieu préserve Ses saints, en ces temps périlleux ! Qu’Il remplisse nos cœurs d’un sentiment très profond de la solennité du moment présent, et nous conduise à demeurer près de Lui et de Sa Parole ! Alors nous serons à l’abri de toute influence hostile. Alors nous ne considérerons pas le ricanement du sceptique ou les arguments de l’infidèle. Nous saurons d’où viennent et où aboutissent de telles choses. Christ sera la portion dont nous jouirons, Sa Parole et Son Esprit seront notre guide, Sa venue sera l’espérance de notre cœur.