Réconciliation

(Traduit de l’anglais)
C.H. Mackintosh

[Courts articles 110]

Le témoignage de l’Écriture est aussi clair que possible. Elle ne parle jamais de Dieu étant réconcilié avec nous. « Si, étant ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils » (Rom. 5, 10). Elle ne dit pas que Dieu a été réconcilié avec nous. La mort de Christ était essentielle à la réconciliation, mais l’homme était l’ennemi de Dieu et avait besoin d’être réconcilié. Ainsi, nous lisons en Colossiens 1, 21 : « Et vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis quant à votre entendement, dans les mauvaises œuvres, il vous a toutefois maintenant réconciliés ». Le fondement de cela est établi dans le verset précédent comme étant « le sang de sa croix ». Ainsi aussi en 2 Corinthiens 5, 19 : « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même ». Il n’est pas dit : « se réconciliant avec le monde ».

Ainsi, pour quiconque s’incline devant l’Écriture, la vérité est aussi claire qu’un rayon de soleil. « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ». « Il plut à l’Éternel de le meurtrir ». Il est de la plus grande importance de maintenir le véritable aspect de la nature et du caractère de Dieu, dans la présentation de l’évangile. Dire que « Christ est mort pour réconcilier le Père avec nous », c’est falsifier le caractère divin tel qu’il se voit dans la mission et dans la mort de Son Fils. Dieu n’était pas l’ennemi de l’homme, mais son ami. Il est vrai que le péché a dû être condamné ; la vérité, la sainteté et la majesté de Dieu ont dû être revendiquées. Tout cela fut fait d’une manière divine dans la croix, où nous voyons à la fois la haine de Dieu pour le péché, et Son amour pour le pécheur.

L’expiation est la base nécessaire de la réconciliation, mais il est très important de voir que c’est Dieu qui nous réconcilie avec Lui. Il le fait, béni soit Son nom, au prix de rien de moins que « la mort de Son Fils ». Tel était Son amour pour l’homme, Sa grâce, Sa bonté, Sa profonde compassion, que quand il n’y avait pas d’autre moyen possible, s’agissant du péché, par lequel l’homme, l’ennemi coupable et rebelle, puisse être réconcilié avec Lui, Il donna Son Fils de Son sein, et Le frappa sur le bois maudit du Calvaire. Louange éternelle et universelle à Son nom !