Le voyage des mages de l’Orient, tel que nous le lisons en Matthieu 2 , et celui de la reine du Midi, tel que nous le trouvons en 2 Chroniques 9 , brillent devant nous d’une sorte de beauté et de signification semblables. Eux tous vont à Jérusalem — mais les mages de l’Orient ont commencé leur voyage sous le signe ou la prédication de l’étoile ; la reine du Midi a commencé le sien simplement sur la base d’un rapport qui lui était parvenu dans son pays lointain. Car, par moments, le Seigneur a visité et guidé Ses élus par des signes, des marques visibles, des songes, des voix, des visites d’ange, et choses semblables — et par moments, Il leur a simplement fait entendre un rapport, comme dans le cas de cette illustre dame. Mais quelle que soit la manière dont Il s’adresse à nous, la foi est au courant de Sa voix, comme dans ces cas-là. « Mes brebis écoutent ma voix — et elles me suivent » .
Les mages vinrent pour adorer, et prirent des offrandes avec eux ; la reine du Midi vint pour s’enquérir, à la porte de la sagesse, et pour apprendre des leçons de Dieu ; et faisant trafic de ce qui était plus précieux que l’or ou les rubis, elle prit avec elle les trésors les plus précieux de son royaume.
Le voyage des mages est riche en illustrations de la vie de foi. Mais Jérusalem ne les satisfit pas. Ils durent aller à Bethléhem pour atteindre l’objet de leur foi. Dans le voyage antérieur de la reine du Midi, Jérusalem répondit à toutes ses attentes. En cela, nous pouvons trouver quelques caractéristiques morales frappantes, qui comportent plusieurs exhortations salutaires et significatives pour nos propres âmes.
En premier lieu, j’observe que le rapport qui l’avait atteinte touchant le roi à Jérusalem, la rend immédiatement insatisfaite de sa condition actuelle, quelque riche qu’elle soit, et honorable dans une mesure exceptionnelle. Car elle se met immédiatement en route — laissant derrière elle son propre domaine royal, avec tous ses avantages dans la chair et dans le monde. Le fait de son voyage témoigne du malaise et de l’insatisfaction qu’avaient éveillés les nouvelles concernant Salomon et Jérusalem.
Cela parle à nos oreilles. Cela nous parle de l’opération sur notre cœur, que le rapport de ce qui s’est répandu au sujet d’un plus grand que Salomon, devrait produire. Dans le même esprit, en ce jour-ci, l’âme vivifiée, par le rapport qu’elle a reçu concernant Jésus, est convaincue, et rendue agitée dans cette condition dans laquelle la nature nous a laissés, et dans laquelle ce rapport nous a trouvés. Nous avons été bouleversés par lui — sortis de toute l’aise et la satisfaction que nous avions pu trouver auparavant en nous-mêmes et dans nos circonstances ou notre caractère.
Mais encore une fois, aussitôt que cette dame élue atteignit Jérusalem, elle se mit à considérer tout le domaine du roi là. Elle était venue pour cela, et elle le fit. Elle n’est pas oisive. Elle s’accoutume à tout. Elle pose au roi ses questions difficiles, écoute sa sagesse et contemple ses gloires. Le service et la tenue mêmes de ses serviteurs ne lui échappèrent pas — et certainement pas l’escalier par lequel il montait à la maison de Dieu.
Cela aussi parle à nos oreilles. Quand nous atteignons Jésus, notre âme fait de Lui son objet. Nous apprenons de Lui, nous parlons de Lui, nous recherchons les secrets de Sa grâce et de Sa gloire. Nous avons le sentiment de cette seule chose, que notre affaire est avec Lui. Il est notre objet.
Mais en troisième lieu, après que cette reine étrangère se fut accoutumée à tout ce qui appartenait au roi en Sion, elle fut satisfaite. Son âme fut rassasiée comme de moelle et de graisse . Elle ne savait pas que faire d’elle-même. Elle ne comprenait pas sa nouvelle condition. La joie était écrasante. Elle dit qu’on ne lui en avait pas dit la moitié ; et Salomon surpassait la réputation qui l’avait atteinte à son sujet. Il n’y eut plus d’esprit en elle. Elle retourne dans son pays et vers son peuple, comblée. Elle le quitte, comme la femme de Sichar quitta Jésus ; vidée de tout le reste, mais remplie et satisfaite de son nouveau trésor.
Tel avait été son merveilleux chemin. Son voyage avait commencé dans le sentiment agité et mal à l’aise du besoin ; toute sa belle apparence précédente de circonstances flatteuses étant brisée. Elle s’était accoutumée aux vastes et mystérieux trésors de l’endroit où son voyage l’avait conduite ; elle l’avait fait soigneusement, avec un cœur d’autant plus engagé et intéressé, qu’elle progressait dans sa recherche. Elle termina son voyage, ou revint dans son propre pays, comme quelqu’un de comblé à ras bord quant à toutes ses attentes et tous ses désirs .
Le voyage depuis le midi vers Jérusalem, rapporté dans le Nouveau Testament, a de nombreux caractères semblables. Je veux parler de celui de l’eunuque éthiopien, en Actes 8 .
Il commença son voyage avec une conscience troublée. Il était allé à Jérusalem pour adorer — mais il quitte cette ville de solennités, cette cité du temple et du service de Dieu, avec sa sacrificature et ses ordonnances, encore troublé — et nous le voyons, chercheur inquiet, dans son chemin de Jérusalem à Gaza au sud. Rien, dans ce centre de ressources et d’observations religieuses, n’avait donné du repos à son âme. Il était insatisfait de l’adoration qu’il avait rendue là. Sa conscience n’était pas purifiée. Il n’avait encore aucune réponse de Dieu. Il n’y avait aucun repos dans son esprit. Jérusalem, je dirais, l’avait déçu, comme elle l’avait fait pour les mages.
Mais si, comme la reine de Sheba, il était au début, en commençant son voyage, mal à l’aise et insatisfait, comme elle, il fut profondément impliqué dans ce que Dieu lui fournissait, par Ses témoins et Ses représentants. La Parole de Dieu s’adressait à son âme. Le prophète Ésaïe le sortait de lui-même. Il ne tressaillit pas de surprise à la voix de l’étranger dans ce lieu désert. Tout ce qui lui importait, tout ce à quoi il pensait, c’était le secret du Livre. Il inspectait ce témoin de la grâce de Dieu, comme la reine avait autrefois inspecté le domaine de Salomon, le témoin de sa gloire. Et Philippe le conduisit dans le secret qu’il recherchait.
Et alors, il est satisfait. Son cœur, comme celui de la reine, est rempli de ce qui lui a été désormais révélé. Il poursuit la seconde étape de son voyage, de Gaza en Éthiopie, « tout joyeux ». Philippe pouvait le laisser, mais il pouvait se passer de lui. La femme de Sichar pouvait aussi laisser sa cruche, et trouver que Jésus était tout pour elle. Avec une âme rassasiée comme de moelle et de graisse, il peut poursuivre son chemin. C’est un autre qui retourne vers le sud, Sheba ou l’Éthiopie, avec un cœur riche des découvertes qu’il avait faites lors de sa visite à Jérusalem.
Ces caractéristiques semblables se suivent facilement, dans ces deux récits. Mais c’était plutôt la conscience qui avait mis l’eunuque en route ; c’était le désir qui avait déplacé la reine. Et elle vint en contact avec la gloire , à la cour et dans le domaine de Salomon ; l’eunuque avec la grâce , dans les paroles du prophète Ésaïe. Mais que Dieu s’adresse à nous avec une révélation de Sa grâce ou de Sa gloire ; qu’Il s’adresse à la conscience ou au cœur, c’est Sa prérogative élevée et divine de nous combler — comme Il le fait pour ces deux individus distingués. Il rassasie l’âme d’une manifestation de Lui-même, quelque forme que prenne cette manifestation, ou qu’elle s’adapte à quelque exigence ou demande de l’âme qu’il lui plaise. Et nous obtenons une telle satisfaction d’une manière différente, mais très bénie, selon l’exemple que nous en donnent ces deux cas.
Et laissez-moi ajouter un autre trait commun aux deux. Leur esprit était libre de toute réticence. La reine considérait les gloires de Salomon, elle pouvait contempler son domaine plus élevé, plus éminent et plus excellent, sans le moindre mouvement de jalousie ou d’envie. Elle était trop heureuse pour cela. Elle pouvait congratuler le roi en Sion, et ses serviteurs qui le servaient, et son peuple qui entendait sa sagesse, et rentrer chez elle comme quelqu’un qui était privilégiée d’avoir pu seulement le visiter ; mais elle n’enviait pas la part plus riche dont ils jouissaient. Sa propre part à la bénédiction la comblait, quoique son vase soit comparativement petit. Et de même pour l’eunuque, j’en suis tout à fait sûr. Il désirait être redevable à Philippe — savoir que c’est le moindre qui est béni par le plus excellent : Qu’il en soit ainsi, dirait son esprit. Il était heureux, il était comblé ; et s’il n’y avait aucun vide dans son esprit, comme nous pouvons nous en assurer, il n’y avait pas là d’envie.
Quelle joie devrait-il y avoir, en considérant de tels exemples de l’œuvre divine ! L’âme troublée en raison de sa propre condition — appliquée à une recherche zélée de Christ — satisfaite par la découverte de Lui-même — et alors, trop heureuse pour demeurer au milieu des tumultes et des désaccords de cette nature qui convoite avec envie ! Et combien le processus est effectué sans bruit ! Il se poursuit dans l’esprit d’un homme par la puissance qui opère selon l’exemple du vent qui souffle où il veut, mais sans que l’on sache d’où il vient ni où il va .
J’ai cependant une autre pensée sur ce sujet des voyages à Jérusalem.
Par moments, nous trouvons, comme dans le cas de la reine de Sheba, que cette grande ville répondit à toutes les attentes qui avaient été formées par le cœur qui la respectait. Ce qui était là l’avait pleinement et profondément satisfaite, comme nous l’avons vu. Mais par moments, Jérusalem avait gravement déçu le cœur. Elle le fit, comme je pourrais le dire encore, pour les mages de l’Orient, qui étaient venus là chercher le Roi des Juifs. Ils durent passer outre, et se mettre une nouvelle fois en chemin, jusqu’à Bethléhem dans le sud. Elle déçut aussi l’eunuque, comme je l’ai déjà observé. Il était venu là pour adorer — mais il s’en alla insatisfait dans son esprit, et recherchant ce repos que, comme nous l’avons vu, toutes les ressources religieuses de cette ville du temple et de la sacrificature ne lui donnaient pas, et ne le pouvaient pas. Et j’ajouterais qu’elle déçut le Seigneur Jésus de même. Au lieu d’y trouver un bon accueil pour Lui et Sa place, Il dut pleurer sur elle et déclarer sa ruine, et rencontrer là, dans Sa propre personne, ce que nous pouvons ici rappeler plutôt que mentionner.
Cependant, dans les derniers jours, pour ainsi dire, elle revivra et prendra de nouveau le caractère qui la remplissait dans les premiers jours. Elle répondra à toutes les plus riches attentes de ces foules qui monteront alors, comme la reine du Midi, pour voir le Roi dans Sa beauté. Les grandes routes seront alors envahies de joyeux visiteurs, et les cœurs des milliers des nations répèteront à nouveau ce qu’ils auront trouvé dans la ville sainte. « Toutes les nations y afflueront », comme nous le lisons ; « et beaucoup de peuples iront, et diront : Venez, et montons à la montagne de l’Éternel, à la maison du Dieu de Jacob, et il nous instruira de ses voies, et nous marcherons dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem, la parole de l’Éternel » . Et nous lisons aussi : « Et il arrivera que tous ceux qui resteront de toutes les nations qui seront venues contre Jérusalem, monteront d’année en année pour se prosterner devant le roi, l’Éternel des armées, et pour célébrer la fête des tabernacles » . Et encore : « Je me suis réjoui quand ils m’ont dit : Allons à la maison de l’Éternel ! Nos pieds se tiendront dans tes portes, ô Jérusalem ! Jérusalem, qui es bâtie comme une ville bien unie ensemble en elle-même ! C’est là que montent les tribus, les tribus de Jah, un témoignage à Israël, pour célébrer le nom de l’Éternel » . Ce sont quelques-uns des témoins divins inspirés des vertus satisfaisantes de ces voyages vers la ville du grand Roi, aux jours du royaume, quand le gage que le voyage de la reine de Sheba nous a donné sera pleinement réalisé dans la joie des cœurs des milliers des nations qui, dans le jour à venir du rétablissement de Sion, viendront là pour servir volontairement le Seigneur de toute la terre.
La suite est facilement évaluée. Les voyages à Jérusalem satisfont ou déçoivent ; et c’est le Seigneur Lui-même qui doit déterminer lequel des deux. Sa gloire était en ce temps-là manifestée ou réfléchie là, et c’est pourquoi sa visite satisfit la reine de Sheba ; Sa grâce n’était alors ni dispensée, ni témoignée là, et c’est pourquoi sa visite déçut l’eunuque d’Éthiopie. Et ainsi, la valeur de cette ville de solennités devait être mesurée d’après la présence de Christ là.
Et il en est ainsi, laissez-moi le dire, de toutes les ordonnances et de tous les services. Jérusalem n’est qu’une « cité des Jébusiens », si Jésus n’en est pas la vie et la gloire ; elle est « la joie de toute la terre », s’Il l’est. C’est comme le mont Sinaï ou Horeb. Il n’est que « le mont Sina en Arabie » , ou il prend la dignité de « la montagne de Dieu », selon que le Seigneur l’adopte ou non. Les ordonnances de la loi étaient « des ombres des biens à venir » , l’ameublement de la « belle maison » de Dieu, ou de simples « misérables éléments » , selon que Christ les utilise ou les renie.
Hébreux
7 ◊ 1 Car ce Melchisédec, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très-haut, qui alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, et qui le bénit, ◊ 2 auquel aussi Abraham donna pour part la dîme de tout, premièrement, étant interprété, roi de justice, et puis aussi roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix ; ◊ 3 sans père, sans mère, sans généalogie, n’ayant ni commencement de jours, ni fin de vie, mais assimilé au Fils de Dieu, demeure sacrificateur à perpétuité. ◊ 4 Mais considérez combien grand était celui à qui même Abraham donna une dîme du butin, lui le patriarche. ◊ 5 Et ceux d’entre les fils de Lévi qui reçoivent la sacrificature ont bien un commandement de dîmer le peuple selon la loi, c’est-à-dire leurs frères, bien qu’ils soient sortis des reins d’Abraham ; ◊ 6 mais celui qui ne tire pas généalogiquement son origine d’eux, a dîmé Abraham et a béni celui qui avait les promesses. ◊ 7 Or, sans contredit, le moindre est béni par celui qui est plus excellent. ◊ 8 Et ici, des hommes qui meurent reçoivent des dîmes ; mais là, celui de qui il est rendu témoignage qu’il vit ; ◊ 9 et, pour ainsi dire, Lévi même, qui reçoit des dîmes, a été dîmé en Abraham, ◊ 10 car il était encore dans les reins de son père quand Melchisédec alla au-devant de lui.
◊ 11 Si donc la perfection était par la sacrificature lévitique (car c’est en relation avec elle que le peuple a reçu sa loi,) quel besoin était-il encore qu’un autre sacrificateur se levât selon l’ordre de Melchisédec et qui ne fût pas nommé selon l’ordre d’Aaron ? ◊ 12 Car la sacrificature étant changée, il y a aussi par nécessité un changement de loi. ◊ 13 Car celui à l’égard duquel ces choses sont dites appartient à une autre tribu, dont personne n’a été attaché à l’autel ; ◊ 14 car il est évident que notre Seigneur a surgi de Juda, tribu à l’égard de laquelle Moïse n’a rien dit concernant des sacrificateurs. ◊ 15 Et cela est encore bien plus évident, si, à la ressemblance de Melchisédec, un autre sacrificateur se lève, ◊ 16 qui n’a pas été établi selon la loi d’un commandement charnel, mais selon la puissance d’une vie impérissable. ◊ 17 Car [ce] témoignage [lui] est rendu : « Tu es sacrificateur pour l’éternité, selon l’ordre de Melchisédec ».
◊ 18 Car il y a abrogation du commandement qui a précédé, à cause de sa faiblesse et de son inutilité ◊ 19 (car la loi n’a rien amené à la perfection), et introduction d’une meilleure espérance par laquelle nous approchons de Dieu. ◊ 20 Et en tant que [cela n’a] pas [eu lieu] sans serment ◊ 21 (car ceux-là sont devenus sacrificateurs sans serment, mais celui-ci [l’est devenu] avec serment, par celui qui a dit de lui : « Le *Seigneur a juré et ne se repentira pas : Tu es sacrificateur pour l’éternité [selon l’ordre de Melchisédec] »), ◊ 22 c’est d’une alliance d’autant meilleure que Jésus a été fait le garant. ◊ 23 Et ceux-là étaient plusieurs sacrificateurs, parce que la mort les empêchait de demeurer ; ◊ 24 mais celui-ci, parce qu’il demeure éternellement, a la sacrificature qui ne se transmet pas. ◊ 25 De là vient aussi qu’il peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder pour eux. ◊ 26 Car un tel souverain sacrificateur nous convenait, saint, innocent, sans souillure, séparé des pécheurs, et élevé plus haut que les cieux, ◊ 27 qui n’est pas journellement dans la nécessité, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple ; car cela, il l’a fait une fois pour toutes, s’étant offert lui-même. ◊ 28 Car la loi établit pour souverains sacrificateurs des hommes qui sont dans l’infirmité, mais la parole du serment, qui est après la loi, [établit] un Fils qui est consommé pour l’éternité.
Hébreux
10 ◊ 1 Car la loi, ayant l’ombre des biens à venir, non l’image même des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices que l’on offre continuellement chaque année, rendre parfaits ceux qui s’approchent. ◊ 2 Autrement n’eussent-ils pas cessé d’être offerts, puisque ceux qui rendent le culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de péchés ? ◊ 3 Mais il y a dans ces [sacrifices], chaque année, un acte remémoratif de péchés. ◊ 4 Car il est impossible que le sang de taureaux et de boucs ôte les péchés. ◊ 5 C’est pourquoi, en entrant dans le monde, il dit : « Tu n’as pas voulu de sacrifice ni d’offrande, mais tu m’as formé un corps. ◊ 6 Tu n’as pas pris plaisir aux holocaustes ni aux sacrifices pour le péché ; ◊ 7 alors j’ai dit : Voici, je viens, — il est écrit de moi dans le rouleau du livre — pour faire, ô Dieu, ta volonté ». ◊ 8 Ayant dit plus haut : « Tu n’as pas voulu de sacrifices, ni d’offrandes, ni d’holocaustes, ni de sacrifices pour le péché, et tu n’y as pas pris plaisir » — lesquels sont offerts selon la loi, ◊ 9 — alors il dit : « Voici, je viens pour faire ta volonté ». Il ôte le premier afin d’établir le second. ◊ 10 C’est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ [faite] une fois pour toutes. ◊ 11 — Et tout sacrificateur se tient debout chaque jour, faisant le service et offrant souvent les mêmes sacrifices qui ne peuvent jamais ôter les péchés ; ◊ 12 mais celui-ci, ayant offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis à perpétuité à la droite de Dieu, ◊ 13 attendant désormais « jusqu’à ce que ses ennemis soient mis pour marchepied de ses pieds ». ◊ 14 Car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés. ◊ 15 Et l’Esprit Saint aussi nous en rend témoignage ; car, après avoir dit : ◊ 16 « C’est ici l’alliance que j’établirai pour eux après ces jours-là, dit le *Seigneur : En mettant mes lois dans leurs cœurs, je les écrirai aussi sur leurs entendements », ◊ 17 [il dit] : « Et je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités ». ◊ 18 Or, là où il y a rémission de ces choses, il n’y a plus d’offrande pour le péché.
◊ 19 Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, ◊ 20 par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair, ◊ 21 et ayant un grand sacrificateur [établi] sur la maison de Dieu, ◊ 22 approchons-nous avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, [ayant] les cœurs par aspersion purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’eau pure. ◊ 23 Retenons la confession de notre espérance sans chanceler, car celui qui a promis est fidèle ; ◊ 24 et prenons garde l’un à l’autre pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres, ◊ 25 n’abandonnant pas le rassemblement de nous-mêmes, comme quelques-uns ont l’habitude [de faire], mais nous exhortant [l’un l’autre], et cela d’autant plus que vous voyez le jour approcher. ◊ 26 Car si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, ◊ 27 mais une certaine attente terrible de jugement et l’ardeur d’un feu qui va dévorer les adversaires. ◊ 28 Si quelqu’un a méprisé la loi de Moïse, il meurt sans miséricorde sur [la déposition de] deux ou [de] trois témoins : ◊ 29 d’une punition combien plus sévère pensez-vous que sera jugé digne celui qui a foulé aux pieds le Fils de Dieu, et qui a estimé profane le sang de l’alliance par lequel il avait été sanctifié, et qui a outragé l’Esprit de grâce ? ◊ 30 Car nous connaissons celui qui a dit : « À moi la vengeance ; moi je rendrai, dit le *Seigneur » ; et encore : « Le *Seigneur jugera son peuple ». ◊ 31 C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant !
◊ 32 Mais rappelez dans votre mémoire les jours précédents, dans lesquels, ayant été éclairés, vous avez enduré un grand combat de souffrances, ◊ 33 soit en ce que vous avez été offerts en spectacle par des opprobres et des afflictions, soit en ce que vous vous êtes associés à ceux qui ont été ainsi traités. ◊ 34 Car vous avez montré de la sympathie pour les prisonniers et vous avez accepté avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez pour vous-mêmes des biens meilleurs et permanents. ◊ 35 Ne rejetez donc pas loin votre confiance qui a une grande récompense. ◊ 36 Car vous avez besoin de patience, afin que, ayant fait la volonté de Dieu, vous receviez les choses promises. ◊ 37 Car encore très peu de temps, « et celui qui vient viendra, et il ne tardera pas. ◊ 38 Or le juste vivra de foi ; et : Si [quelqu’un] se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui ». ◊ 39 Mais pour nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour la perdition, mais de ceux qui croient pour la conservation de l’âme.
Galates
4 ◊ 1 Or je dis qu’aussi longtemps que l’héritier est en bas âge, il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit seigneur de tout ; ◊ 2 mais il est sous des tuteurs et des curateurs jusqu’à l’époque fixée par le père. ◊ 3 Ainsi aussi nous, lorsque nous étions en bas âge, nous étions asservis sous les éléments du monde ; ◊ 4 mais, quand l’accomplissement du temps est venu, Dieu a envoyé son Fils, né de femme, né sous [la] loi, ◊ 5 afin qu’il rachetât ceux [qui étaient] sous [la] loi, afin que nous reçussions l’adoption. ◊ 6 Et, parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant : Abba, Père : ◊ 7 de sorte que tu n’es plus esclave, mais fils ; et, si fils, héritier aussi par Dieu. ◊ 8 Mais alors, ne connaissant pas Dieu, vous étiez asservis à ceux qui, par [leur] nature, ne sont pas dieux : ◊ 9 mais maintenant, ayant connu Dieu, mais plutôt ayant été connus de Dieu, comment retournez-vous de nouveau aux faibles et misérables éléments auxquels vous voulez encore derechef être asservis ? ◊ 10 Vous observez des jours, et des mois, et des temps, et des années. ◊ 11 Je crains, quant à vous, que peut-être je n’aie travaillé en vain pour vous.
◊ 12 Soyez comme moi, car moi aussi [je suis] comme vous, frères ; je vous en prie. Vous ne m’avez fait aucun tort ; ◊ 13 — et vous savez que dans l’infirmité de la chair je vous ai évangélisé au commencement ; ◊ 14 et vous n’avez point méprisé, ni rejeté avec dégoût ma tentation qui était en ma chair ; mais vous m’avez reçu comme un ange de Dieu, comme le christ Jésus. ◊ 15 Quel était donc votre bonheur ? Car je vous rends témoignage que, si cela eût été possible, arrachant vos propres yeux, vous me les eussiez donnés. ◊ 16 Je suis donc devenu votre ennemi en vous disant la vérité ? ◊ 17 Ils ne sont pas zélés à votre égard comme il faut, mais ils veulent vous exclure, afin que vous soyez zélés à leur égard. ◊ 18 Mais il est bon d’être toujours zélé pour le bien, et de ne pas l’être seulement quand je suis présent avec vous.
◊ 19 Mes enfants, pour l’enfantement desquels je travaille de nouveau jusqu’à ce que Christ ait été formé en vous, ◊ 20 oui, je voudrais être maintenant auprès de vous et changer de langage, car je suis en perplexité à votre sujet.
◊ 21 Dites-moi, vous qui voulez être sous [la] loi, n’écoutez-vous pas la loi ? ◊ 22 Car il est écrit qu’Abraham a eu deux fils, l’un de la servante, et l’autre de la femme libre. ◊ 23 Mais celui qui [naquit] de la servante naquit selon la chair, et celui qui [naquit] de la femme libre [naquit] par la promesse. ◊ 24 Ces choses doivent être prises dans un sens allégorique : car ce sont deux alliances, l’une du mont Sina, enfantant pour la servitude, et c’est Agar. ◊ 25 Car « Agar » est le mont Sina, en Arabie, et correspond à la Jérusalem de maintenant, car elle est dans la servitude avec ses enfants. ◊ 26 Mais la Jérusalem d’en haut est la femme libre qui est notre mère. ◊ 27 Car il est écrit : « Réjouis-toi, stérile qui n’enfantes point ; éclate [de joie] et pousse des cris, toi qui n’es point en travail d’enfant ; car les enfants de la délaissée sont plus nombreux que [les enfants] de celle qui a un mari ». ◊ 28 Or vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de promesse. ◊ 29 Mais, comme alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui [était né] selon l’Esprit, [il en est] de même aussi maintenant. ◊ 30 Mais que dit l’écriture ? « Chasse la servante et son fils, car le fils de la servante n’héritera point avec le fils de la femme libre ». ◊ 31 Ainsi, frères, nous ne sommes pas enfants de [la] servante, mais de la femme libre.
Matthieu
2 ◊ 1 Or, après que Jésus fut né à Bethléhem de Judée, aux jours du roi Hérode, voici, des mages de l’orient arrivèrent à Jérusalem, disant : ◊ 2 Où est le roi des Juifs qui a été mis au monde ? car nous avons vu son étoile dans l’orient, et nous sommes venus lui rendre hommage.
◊ 3 Mais le roi Hérode, l’ayant ouï dire, en fut troublé, et tout Jérusalem avec lui ; ◊ 4 et ayant assemblé tous les principaux sacrificateurs et scribes du peuple, il s’enquit d’eux où le Christ devait naître. ◊ 5 Et ils lui dirent : À Bethléhem de Judée ; car il est ainsi écrit par le prophète : ◊ 6 « Et toi, Bethléhem, terre de Juda, tu n’es nullement la plus petite parmi les gouverneurs de Juda, car de toi sortira un conducteur qui paîtra mon peuple Israël ».
◊ 7 Alors Hérode, ayant appelé secrètement les mages, s’informa exactement auprès d’eux du temps de l’étoile qui apparaissait ; ◊ 8 et les ayant envoyés à Bethléhem, il dit : Allez et enquérez-vous exactement touchant le petit enfant ; et quand vous l’aurez trouvé, faites-le-moi savoir, en sorte que moi aussi j’aille lui rendre hommage. ◊ 9 Et eux, ayant ouï le roi, s’en allèrent ; et voici, l’étoile qu’ils avaient vue dans l’orient allait devant eux, jusqu’à ce qu’elle vint et se tint au-dessus du lieu où était le petit enfant. ◊ 10 Et quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une fort grande joie. ◊ 11 Et étant entrés dans la maison, ils virent le petit enfant avec Marie sa mère ; et, se prosternant, ils lui rendirent hommage ; et ayant ouvert leurs trésors, ils lui offrirent des dons, de l’or, et de l’encens, et de la myrrhe. ◊ 12 Et étant avertis divinement, en songe, de ne pas retourner vers Hérode, ils se retirèrent dans leur pays par un autre chemin.
◊ 13 Or, après qu’ils se furent retirés, voici, un ange du *Seigneur apparut en songe à Joseph, disant : Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, et fuis en Égypte, et demeure là jusqu’à ce que je te le dise ; car Hérode cherchera le petit enfant pour le faire périr. ◊ 14 Et lui, s’étant levé, prit de nuit le petit enfant et sa mère, et se retira en Égypte. ◊ 15 Et il fut là jusqu’à la mort d’Hérode, afin que fût accompli ce que le *Seigneur avait dit par le prophète, disant : « J’ai appelé mon fils hors d’Égypte ». ◊ 16 Alors Hérode, voyant que les mages s’étaient joués de lui, fut fort en colère ; et il envoya, et fit tuer tous les enfants qui étaient dans Bethléhem et dans tout son territoire, depuis l’âge de deux ans et au-dessous, selon le temps dont il s’était enquis exactement auprès des mages. ◊ 17 Alors fut accompli ce qui a été dit par Jérémie le prophète, disant : ◊ 18 « Une voix a été ouïe à Rama, [des lamentations, et] des pleurs, et de grands gémissements, Rachel pleurant ses enfants ; et elle n’a pas voulu être consolée, parce qu’ils ne sont pas ».
◊ 19 Or, Hérode étant mort, voici, un ange du *Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte, disant : ◊ 20 Lève-toi et prends le petit enfant et sa mère, et va dans la terre d’Israël ; car ceux qui cherchaient la vie du petit enfant sont morts. ◊ 21 Et lui, s’étant levé, prit le petit enfant et sa mère, et s’en vint dans la terre d’Israël ; ◊ 22 mais, ayant ouï dire qu’Archélaüs régnait en Judée à la place d’Hérode son père, il craignit d’y aller ; et ayant été averti divinement, en songe, il se retira dans les quartiers de la Galilée, ◊ 23 et alla et habita dans une ville appelée Nazareth ; en sorte que fût accompli ce qui avait été dit par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen.
Psaumes
Psaume de David ; quand il était dans le désert de Juda.
63 ◊ 1 Ô Dieu ! tu es mon *Dieu ; je te cherche au point du jour ; mon âme a soif de toi, ma chair languit après toi, dans une terre aride et altérée, sans eau,
◊ 2 Pour voir ta force et ta gloire, comme je t’ai contemplé dans le lieu saint.
◊ 3 Car ta bonté est meilleure que la vie ; mes lèvres te loueront.
◊ 4 Ainsi je te bénirai durant ma vie, j’élèverai mes mains en ton nom.
◊ 5 Mon âme est rassasiée comme de moelle et de graisse, et ma bouche [te] louera avec des lèvres qui chantent de joie.
◊ 6 Quand je me souviens de toi sur mon lit, je médite de toi durant les veilles de la nuit ;
◊ 7 Car tu as été mon secours, et à l’ombre de tes ailes je chanterai de joie.
◊ 8 * Mon âme s’attache à toi pour te suivre, ta droite me soutient.
◊ 9 Mais ceux qui cherchent ma vie pour sa ruine entreront dans les parties inférieures de la terre ;
◊ 10 On les livrera à la puissance de l’épée, ils seront la portion des renards.
◊ 11 Mais le roi se réjouira en Dieu, [et] quiconque jure par lui se glorifiera ; car la bouche de ceux qui parlent faussement sera fermée.
Psaumes
Cantique des degrés. De David.
122 ◊ 1 Je me suis réjoui quand ils m’ont dit : Allons à la maison de l’Éternel !
◊ 2 Nos pieds se tiendront dans tes portes, ô Jérusalem !
◊ 3 * Jérusalem, qui es bâtie comme une ville bien unie ensemble en elle-même !
◊ 4 C’est là que montent les tribus, les tribus de Jah, un témoignage à Israël, pour célébrer le nom de l’Éternel.
◊ 5 Car là sont placés les trônes de jugement, les trônes de la maison de David.
◊ 6 * Demandez la paix de Jérusalem ; ceux qui t’aiment prospéreront.
◊ 7 Que la paix soit dans tes murs, la prospérité dans tes palais !
◊ 8 À cause de mes frères et de mes compagnons, je dirai : Que la paix soit en toi !
◊ 9 À cause de la maison de l’Éternel, notre Dieu, je rechercherai ton bien.
Jean
10 ◊ 1 En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie des brebis, mais qui y monte par ailleurs, celui-là est un voleur et un larron. ◊ 2 Mais celui qui entre par la porte, est le berger des brebis. ◊ 3 À celui-ci le portier ouvre ; et les brebis écoutent sa voix ; et il appelle ses propres brebis par leur nom, et les mène dehors. ◊ 4 Et quand il a mis dehors toutes ses propres [brebis], il va devant elles ; et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix ; ◊ 5 mais elles ne suivront point un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. ◊ 6 Jésus leur dit cette similitude ; mais ils ne comprirent pas ce que c’était qu’il leur disait.
◊ 7 Jésus donc leur dit encore : En vérité, en vérité, je vous dis que moi je suis la porte des brebis. ◊ 8 Tous, autant qu’il en est venu avant moi, sont des voleurs et des larrons ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. ◊ 9 Moi, je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; et il entrera et il sortira, et il trouvera de la pâture. ◊ 10 Le voleur ne vient que pour voler, et tuer, et détruire : moi, je suis venu afin qu’elles aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance. ◊ 11 Moi, je suis le bon berger : le bon berger met sa vie pour les brebis ; ◊ 12 mais l’homme qui reçoit des gages, et qui n’est pas le berger, à qui les brebis n’appartiennent pas en propre, voit venir le loup, et laisse les brebis, et s’enfuit ; et le loup les ravit, et il disperse les brebis. ◊ 13 Or l’homme à gages s’enfuit, parce qu’il est un homme à gages et qu’il ne se met pas en souci des brebis. ◊ 14 Moi, je suis le bon berger, et je connais les miens et je suis connu des miens, ◊ 15 comme le Père me connaît et moi je connais le Père ; et je mets ma vie pour les brebis. ◊ 16 Et j’ai d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie ; il faut que je les amène, elles aussi ; et elles écouteront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. ◊ 17 À cause de ceci le Père m’aime, c’est que moi je laisse ma vie, afin que je la reprenne. ◊ 18 Personne ne me l’ôte, mais moi, je la laisse de moi-même ; j’ai le pouvoir de la laisser, et j’ai le pouvoir de la reprendre : j’ai reçu ce commandement de mon Père. ◊ 19 Il y eut encore de la division parmi les Juifs à cause de ces paroles ; ◊ 20 et plusieurs d’entre eux disaient : Il a un démon, et il est fou ; pourquoi l’écoutez-vous ? ◊ 21 D’autres disaient : Ces paroles ne sont pas d’un démoniaque ; un démon peut-il ouvrir les yeux des aveugles ?
◊ 22 Or la fête de la Dédicace se célébrait à Jérusalem, et c’était en hiver. ◊ 23 Et Jésus se promenait dans le temple, au portique de Salomon. ◊ 24 Les Juifs donc l’environnèrent et lui dirent : Jusques à quand tiens-tu notre âme en suspens ? Si toi, tu es le Christ, dis-le-nous franchement. ◊ 25 Jésus leur répondit : Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que moi je fais au nom de mon Père, celles-ci rendent témoignage de moi ; ◊ 26 mais vous, vous ne croyez pas, car vous n’êtes pas de mes brebis, comme je vous l’ai dit. ◊ 27 Mes brebis écoutent ma voix, et moi je les connais, et elles me suivent, ◊ 28 et moi, je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront jamais ; et personne ne les ravira de ma main. ◊ 29 Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous, et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. ◊ 30 Moi et le Père, nous sommes un.
◊ 31 Les Juifs donc levèrent encore des pierres pour le lapider. ◊ 32 Jésus leur répondit : Je vous ai fait voir plusieurs bonnes œuvres de la part de mon Père : pour laquelle de ces œuvres me lapidez-vous ? ◊ 33 Les Juifs lui répondirent : Nous ne te lapidons pas pour une bonne œuvre, mais pour blasphème ; et parce que toi, étant homme, tu te fais Dieu. ◊ 34 Jésus leur répondit : N’est-il pas écrit dans votre loi : « Moi j’ai dit : Vous êtes des dieux » ? ◊ 35 S’il appelle dieux ceux à qui la parole de Dieu est venue (et l’écriture ne peut être anéantie), ◊ 36 dites-vous à celui que le Père a sanctifié, et qu’il a envoyé dans le monde : Tu blasphèmes, parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu ? ◊ 37 Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas ; ◊ 38 mais si je les fais, alors même que vous ne me croiriez pas, croyez les œuvres, afin que vous connaissiez et que vous croyiez que le Père est en moi, et moi en lui.
◊ 39 Ils cherchaient donc encore à le prendre ; mais il échappa de leur main ◊ 40 et s’en alla encore au-delà du Jourdain, à l’endroit où Jean avait baptisé au commencement, et il demeura là. ◊ 41 Et plusieurs vinrent à lui, et ils disaient : Jean n’a fait aucun miracle ; mais toutes les choses que Jean a dites de celui-ci étaient vraies. ◊ 42 Et plusieurs crurent là en lui.
Actes
8 ◊ 1 et Saul consentait à sa mort.
Or en ce temps-là, il y eut une grande persécution contre l’assemblée qui était à Jérusalem ; et tous furent dispersés dans les contrées de la Judée et de la Samarie, excepté les apôtres. ◊ 2 Et des hommes pieux emportèrent Étienne pour l’ensevelir, et menèrent un grand deuil sur lui.
◊ 3 Or Saul ravageait l’assemblée, entrant dans les maisons ; et traînant hommes et femmes, il les livrait [pour être jetés] en prison.
◊ 4 Ceux donc qui avaient été dispersés allaient çà et là, annonçant la parole. ◊ 5 Et Philippe, étant descendu dans une ville de la Samarie, leur prêcha le Christ. ◊ 6 Et les foules, d’un commun accord, étaient attentives aux choses que Philippe disait, l’entendant, et voyant les miracles qu’il faisait ; ◊ 7 car les esprits immondes, criant à haute voix, sortaient de plusieurs qui en étaient possédés ; et beaucoup de paralytiques et de boiteux furent guéris ; ◊ 8 et il y eut une grande joie dans cette ville-là.
◊ 9 Or, avant cela, il y avait dans la ville un homme nommé Simon, qui exerçait la magie et étonnait le peuple de la Samarie, se disant être quelque grand personnage ; ◊ 10 auquel tous s’attachaient, depuis le petit jusqu’au grand, disant : Celui-ci est la puissance de Dieu appelée la grande. ◊ 11 Et ils s’attachaient à lui, parce que depuis longtemps il les étonnait par sa magie. ◊ 12 Mais quand ils eurent cru Philippe qui leur annonçait les bonnes nouvelles touchant le royaume de Dieu et le nom de Jésus Christ, tant les hommes que les femmes furent baptisés. ◊ 13 Et Simon crut aussi lui-même ; et après avoir été baptisé, il se tenait toujours auprès de Philippe ; et voyant les prodiges et les grands miracles qui se faisaient, il était dans l’étonnement.
◊ 14 Or les apôtres qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la parole de Dieu, leur envoyèrent Pierre et Jean, ◊ 15 qui, étant descendus, prièrent pour eux, pour qu’ils reçussent l’Esprit Saint : ◊ 16 car il n’était encore tombé sur aucun d’eux, mais seulement ils avaient été baptisés pour le nom du seigneur Jésus. ◊ 17 Puis ils leur imposèrent les mains, et ils reçurent l’Esprit Saint. ◊ 18 Or Simon, voyant que l’Esprit Saint était donné par l’imposition des mains des apôtres, leur offrit de l’argent, ◊ 19 disant : Donnez-moi aussi ce pouvoir, afin que tous ceux à qui j’imposerai les mains reçoivent l’Esprit Saint. ◊ 20 Mais Pierre lui dit : Que ton argent périsse avec toi, parce que tu as pensé acquérir avec de l’argent le don de Dieu. ◊ 21 Tu n’as ni part ni portion dans cette affaire ; car ton cœur n’est pas droit devant Dieu. ◊ 22 Repens-toi donc de cette méchanceté, et supplie le Seigneur, afin que, si faire se peut, la pensée de ton cœur te soit pardonnée ; ◊ 23 car je vois que tu es dans un fiel d’amertume et dans un lien d’iniquité. ◊ 24 Et Simon, répondant, dit : Vous, suppliez le Seigneur pour moi, en sorte que rien ne vienne sur moi de ce dont vous avez parlé. ◊ 25 Eux donc, après avoir rendu témoignage et avoir annoncé la parole du Seigneur, s’en retournaient à Jérusalem ; et ils évangélisaient plusieurs villages des Samaritains.
◊ 26 Et un ange du *Seigneur parla à Philippe, disant : Lève-toi, et va vers le midi, sur le chemin qui descend de Jérusalem à Gaza, lequel est désert. ◊ 27 Et lui, se levant, s’en alla. Et voici, un Éthiopien, eunuque, homme puissant à la cour de Candace, reine des Éthiopiens, intendant de tous ses trésors, et qui était venu pour adorer à Jérusalem, s’en retournait ; ◊ 28 et il était assis dans son char et lisait le prophète Ésaïe. ◊ 29 Et l’Esprit dit à Philippe : Approche-toi et joins-toi à ce char. ◊ 30 Et Philippe étant accouru, l’entendit qui lisait le prophète Ésaïe ; et il dit : Mais comprends-tu ce que tu lis ? ◊ 31 Et il dit : Comment donc le pourrais-je, si quelqu’un ne me conduit ? Et il pria Philippe de monter et de s’asseoir avec lui. ◊ 32 Or le passage de l’écriture qu’il lisait était celui-ci : « Il a été mené comme une brebis à la boucherie ; et comme un agneau, muet devant celui qui le tond, ainsi il n’ouvre point sa bouche ; ◊ 33 dans son humiliation, son jugement a été ôté ; et qui racontera sa génération ? car sa vie est ôtée de la terre ». ◊ 34 Et l’eunuque, répondant, dit à Philippe : Je te prie, de qui le prophète dit-il cela ? De lui-même, ou de quelque autre ? ◊ 35 Et Philippe, ouvrant sa bouche et commençant par cette écriture, lui annonça Jésus. ◊ 36 Et comme ils continuaient leur chemin, ils arrivèrent à une eau, et l’eunuque dit : Voici de l’eau, qu’est-ce qui m’empêche d’être baptisé ? ◊ 38 Et il donna l’ordre qu’on arrêtât le char, et ils descendirent tous deux à l’eau, et Philippe et l’eunuque ; et [Philippe] le baptisa. ◊ 39 Et, quand ils furent remontés hors de l’eau, l’Esprit du Seigneur enleva Philippe, et l’eunuque ne le vit plus, car il continua son chemin tout joyeux ; ◊ 40 mais Philippe fut trouvé à Azot ; et en passant au travers [du pays], il évangélisa toutes les villes, jusqu’à ce qu’il fut arrivé à Césarée.
Jean
3 ◊ 1 Mais il y avait un homme d’entre les pharisiens, dont le nom était Nicodème, qui était un chef des Juifs. ◊ 2 Celui-ci vint à lui de nuit, et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que toi tu fais, si Dieu n’est avec lui. ◊ 3 Jésus répondit et lui dit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. ◊ 4 Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître ? ◊ 5 Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né d’eau et de l’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. ◊ 6 Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit. ◊ 7 Ne t’étonne pas de ce que je t’ai dit : Il vous faut être nés de nouveau. ◊ 8 Le vent souffle où il veut, et tu en entends le son ; mais tu ne sais pas d’où il vient, ni où il va : il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit. ◊ 9 Nicodème répondit et lui dit : Comment ces choses peuvent-elles se faire ? ◊ 10 Jésus répondit et lui dit : Tu es le docteur d’Israël, et tu ne connais pas ces choses ? ◊ 11 En vérité, en vérité, je te dis : Nous disons ce que nous connaissons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. ◊ 12 Si je vous ai parlé des choses terrestres, et que vous ne croyiez pas, comment croirez-vous, si je vous parle des choses célestes ? ◊ 13 Et personne n’est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le fils de l’homme qui est dans le ciel. ◊ 14 Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi il faut que le fils de l’homme soit élevé, ◊ 15 afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. ◊ 16 Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. ◊ 17 Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde afin qu’il jugeât le monde, mais afin que le monde fût sauvé par lui. ◊ 18 Celui qui croit en lui n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. ◊ 19 Or c’est ici le jugement, que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises ; ◊ 20 car quiconque fait des choses mauvaises hait la lumière, et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient reprises ; ◊ 21 mais celui qui pratique la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, qu’elles sont faites en Dieu.
◊ 22 Après ces choses, Jésus vint dans le pays de Judée, et ses disciples [avec lui] ; et il séjourna là avec eux, et baptisait. ◊ 23 Et Jean aussi baptisait en Énon, près de Salim, parce qu’il y avait là beaucoup d’eau ; et on venait, et on était baptisé. ◊ 24 Car Jean n’avait pas encore été jeté en prison. ◊ 25 Il y eut donc une discussion entre quelques-uns des disciples de Jean et un Juif, touchant la purification. ◊ 26 Et ils vinrent à Jean, et lui dirent : Rabbi, celui qui était avec toi au-delà du Jourdain, à qui tu as toi-même rendu témoignage, voilà, il baptise, et tous viennent à lui. ◊ 27 Jean répondit et dit : Un homme ne peut rien recevoir, à moins qu’il ne lui soit donné du ciel. ◊ 28 Vous-mêmes, vous me rendez témoignage que j’ai dit : Ce n’est pas moi qui suis le Christ, mais je suis envoyé devant lui. ◊ 29 Celui qui a l’épouse est l’époux ; mais l’ami de l’époux, qui assiste et l’entend, est tout réjoui à cause de la voix de l’époux ; cette joie donc, qui est la mienne, est accomplie. ◊ 30 Il faut que lui croisse, et que moi je diminue. ◊ 31 Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est de la terre, et parle [comme étant] de la terre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous ; ◊ 32 [et] de ce qu’il a vu et entendu, de cela il rend témoignage ; et personne ne reçoit son témoignage. ◊ 33 Celui qui a reçu son témoignage, a scellé que Dieu est vrai ; ◊ 34 car celui que Dieu a envoyé parle les paroles de Dieu, car Dieu ne donne pas l’Esprit par mesure. ◊ 35 Le Père aime le Fils, et a mis toutes choses entre ses mains. ◊ 36 Qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.
Ésaïe
2 ◊ 1 * La parole qu’Ésaïe, fils d’Amots, vit, touchant Juda et Jérusalem.
◊ 2 Et il arrivera, à la fin des jours, que la montagne de la maison de l’Éternel sera établie sur le sommet des montagnes, et sera élevée au-dessus des collines ; et toutes les nations y afflueront ; ◊ 3 et beaucoup de peuples iront, et diront : Venez, et montons à la montagne de l’Éternel, à la maison du Dieu de Jacob, et il nous instruira de ses voies, et nous marcherons dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem, la parole de l’Éternel. ◊ 4 Et il jugera au milieu des nations, et prononcera le droit à beaucoup de peuples ; et de leurs épées ils forgeront des socs, et de leurs lances, des serpes : une nation ne lèvera pas l’épée contre une [autre] nation, et on n’apprendra plus la guerre. ◊ 5 Venez, maison de Jacob, et marchons dans la lumière de l’Éternel !
◊ 6 Car tu as abandonné ton peuple, la maison de Jacob, parce qu’ils sont remplis de ce qui vient de l’orient, et sont des pronostiqueurs, comme les Philistins, et s’allient avec les enfants des étrangers. ◊ 7 Et leur pays est rempli d’argent et d’or, et il n’y a pas de fin à leurs trésors ; et leur pays est rempli de chevaux, et il n’y a pas de fin à leurs chars ; ◊ 8 et leur pays est rempli d’idoles : ils se prosternent devant l’ouvrage de leurs mains, devant ce que leurs doigts ont fait. ◊ 9 Et l’homme du peuple se courbera, et le grand sera abaissé : et ne leur pardonne pas ! ◊ 10 Entre dans le rocher, et cache-toi dans la poussière, de devant la terreur de l’Éternel et de devant la magnificence de sa majesté. ◊ 11 Les yeux hautains de l’homme seront abaissés, et la hauteur des hommes sera humiliée, et l’Éternel seul sera haut élevé en ce jour-là.
◊ 12 Car il y a un jour de l’Éternel des armées contre tout ce qui s’exalte et s’élève, et contre tout ce qui est haut, et ils seront abaissés ; ◊ 13 et contre tous les cèdres du Liban, hauts et élevés, et contre tous les chênes de Basan ; ◊ 14 et contre toutes les hautes montagnes, et contre toutes les collines élevées ; ◊ 15 et contre toute haute tour, et contre toute muraille forte ; ◊ 16 et contre tous les navires de Tarsis, et contre tous les objets d’art agréables : ◊ 17 et la hauteur de l’homme sera humiliée, et l’élévation des hommes sera abaissée, et l’Éternel seul sera haut élevé en ce jour-là ; ◊ 18 et les idoles disparaîtront entièrement. ◊ 19 Et on entrera dans les cavernes des rochers, et dans les trous de la terre, de devant la terreur de l’Éternel, et de devant la magnificence de sa majesté, quand il se lèvera pour frapper d’épouvante la terre. ◊ 20 En ce jour-là, l’homme jettera ses idoles d’argent et ses idoles d’or, qu’il s’était faites pour se prosterner [devant elles], aux rats et aux chauves-souris, ◊ 21 pour entrer dans les fentes des rochers et dans les creux des escarpements, de devant la terreur de l’Éternel et de devant la magnificence de sa majesté, quand il se lèvera pour frapper d’épouvante la terre.
◊ 22 Finissez-en avec l’homme, dont le souffle est dans ses narines, car quel cas doit-on faire de lui ?
Zacharie
14 ◊ 1 Voici, un jour vient pour l’Éternel, et tes dépouilles seront partagées au milieu de toi. ◊ 2 Et j’assemblerai toutes les nations contre Jérusalem, pour le combat ; et la ville sera prise, et les maisons seront pillées, et les femmes violées, et la moitié de la ville s’en ira en captivité ; et le reste du peuple ne sera pas retranché de la ville.
◊ 3 Et l’Éternel sortira et combattra contre ces nations comme au jour où il a combattu au jour de la bataille. ◊ 4 Et ses pieds se tiendront, en ce jour-là, sur la montagne des Oliviers, qui est en face de Jérusalem, vers l’orient ; et la montagne des Oliviers se fendra par le milieu, vers le levant, et vers l’occident, — une fort grande vallée ; et la moitié de la montagne se retirera vers le nord, et la moitié vers le midi. ◊ 5 Et vous fuirez dans la vallée de mes montagnes ; car la vallée des montagnes s’étendra jusqu’à Atsal ; et vous fuirez comme vous avez fui devant le tremblement de terre, aux jours d’Ozias, roi de Juda. — Et l’Éternel, mon Dieu, viendra, [et] tous les saints avec toi.
◊ 6 Et il arrivera, en ce jour-là, qu’il n’y aura pas de lumière, les luminaires seront obscurcis ; ◊ 7 mais ce sera un jour connu de l’Éternel, — pas jour et pas nuit ; et au temps du soir il y aura de la lumière.
◊ 8 Et il arrivera, en ce jour-là, que des eaux vives sortiront de Jérusalem, la moitié vers la mer orientale, et la moitié vers la mer d’occident ; cela aura lieu été et hiver. ◊ 9 Et l’Éternel sera roi sur toute la terre. En ce jour-là, il y aura un Éternel, et son nom sera un. ◊ 10 Tout le pays, de Guéba à Rimmon [qui est] au midi de Jérusalem, sera changé [pour être] comme l’Araba, et [Jérusalem] sera élevée et demeurera en son lieu, depuis la porte de Benjamin jusqu’à l’endroit de la première porte, jusqu’à la porte du coin, et depuis la tour de Hananeël jusqu’aux pressoirs du roi. ◊ 11 Et on y habitera, et il n’y aura plus d’anathème ; et Jérusalem habitera en sécurité.
◊ 12 Et c’est ici la plaie dont l’Éternel frappera tous les peuples qui auront fait la guerre contre Jérusalem : leur chair se fondra tandis qu’ils seront debout sur leurs pieds, et leurs yeux se fondront dans leurs orbites, et leur langue se fondra dans leur bouche. ◊ 13 Et il arrivera, en ce jour-là, qu’il y aura, de par l’Éternel, un grand trouble parmi eux, et ils saisiront la main l’un de l’autre, et lèveront la main l’un contre l’autre. ◊ 14 Et Juda aussi combattra à Jérusalem ; et les richesses de toutes les nations d’alentour seront rassemblées, or et argent et vêtements en grande quantité. ◊ 15 Et ainsi sera la plaie du cheval, du mulet, du chameau, et de l’âne, et de toute bête qui sera dans ces camps : [elle sera] selon cette plaie-là. ◊ 16 Et il arrivera que tous ceux qui resteront de toutes les nations qui seront venues contre Jérusalem, monteront d’année en année pour se prosterner devant le roi, l’Éternel des armées, et pour célébrer la fête des tabernacles. ◊ 17 Et il arrivera que, celle des familles de la terre qui ne montera pas à Jérusalem pour se prosterner devant le roi, l’Éternel des armées,… sur celle-là, il n’y aura pas de pluie ; ◊ 18 et si la famille d’Égypte ne monte pas et ne vient pas, il n’y en aura pas sur elle : ce sera la plaie dont l’Éternel frappera les nations qui ne monteront pas pour célébrer la fête des tabernacles. ◊ 19 Ceci sera la peine du péché de l’Égypte et la peine du péché de toutes les nations qui ne monteront pas pour célébrer la fête des tabernacles. ◊ 20 En ce jour-là, il y aura sur les clochettes des chevaux : Sainteté à l’Éternel ; et les chaudières dans la maison de l’Éternel seront comme les bassins devant l’autel. ◊ 21 Et toute chaudière dans Jérusalem et en Juda sera une chose sainte, [consacrée] à l’Éternel des armées ; et tous ceux qui offriront des sacrifices viendront et en prendront, et y cuiront. Et il n’y aura plus de Cananéen dans la maison de l’Éternel des armées, en ce jour-là.
2 Chroniques
9 ◊ 1 * Et la reine de Sheba entendit parler de la renommée de Salomon, et elle vint à Jérusalem, pour éprouver Salomon par des énigmes, avec un fort grand train, et des chameaux qui portaient des aromates et de l’or en grande quantité, et des pierres précieuses ; et elle vint vers Salomon et parla avec lui de tout ce qu’elle avait sur son cœur. ◊ 2 Et Salomon lui expliqua toutes les choses dont elle parlait ; et il n’y eut pas une chose cachée pour Salomon, [pas une chose] qu’il ne lui expliquât.
◊ 3 Et la reine de Sheba vit la sagesse de Salomon, et la maison qu’il avait bâtie, ◊ 4 et les mets de sa table, et la tenue de ses serviteurs, et l’ordre de service de ses officiers, et leurs vêtements, et ses échansons, et leurs vêtements, et la rampe par laquelle il montait dans la maison de l’Éternel, et il n’y eut plus d’esprit en elle ; ◊ 5 et elle dit au roi : Ce que j’ai entendu dire dans mon pays sur tout ton état et sur ta sagesse était la vérité ; ◊ 6 mais je n’ai pas cru leurs paroles, jusqu’à ce que je sois venue et que mes yeux aient vu ; et voici, on ne m’avait pas rapporté la moitié de la grandeur de ta sagesse : tu surpasses la rumeur que j’en ai entendue. ◊ 7 Heureux tes gens, et heureux ceux-ci, tes serviteurs, qui se tiennent continuellement devant toi, et qui entendent ta sagesse ! ◊ 8 Béni soit l’Éternel, ton Dieu, qui a pris plaisir en toi, pour te placer sur son trône comme roi pour l’Éternel, ton Dieu ! Parce que ton Dieu a aimé Israël pour l’établir à toujours, il t’a fait roi sur eux pour faire droit et justice.
◊ 9 Et elle donna au roi cent vingt talents d’or, et des aromates en très grande quantité, et des pierres précieuses ; et il n’y a pas eu d’aromates pareils à ceux que la reine de Sheba donna au roi Salomon. ◊ 10 (Et les serviteurs de Hiram aussi, et les serviteurs de Salomon, qui apportèrent de l’or d’Ophir, apportèrent du bois d’algummim et des pierres précieuses. ◊ 11 Et, avec le bois d’algummim, le roi fit des escaliers pour la maison de l’Éternel et pour la maison du roi, et des harpes et des luths pour les chanteurs : et on n’en avait pas vu de semblable auparavant dans le pays de Juda.) ◊ 12 Et le roi Salomon donna à la reine de Sheba tout son désir, [tout ce] qu’elle demanda, outre ce qu’elle avait apporté au roi. Et elle s’en retourna, et s’en alla dans son pays, elle et ses serviteurs.
◊ 13 * Et le poids de l’or qui arrivait à Salomon dans une année était de six cent soixante-six talents d’or, ◊ 14 outre ce qu’apportaient les commerçants ambulants et les trafiquants, et ce qu’apportaient à Salomon tous les rois de l’Arabie, et les gouverneurs du pays, en fait d’or et d’argent. ◊ 15 Et le roi Salomon fit deux cents grands boucliers d’or battu, mettant à chaque bouclier six cents [sicles] d’or battu, ◊ 16 et trois cents petits boucliers d’or battu, mettant à chaque bouclier trois cents [sicles] d’or ; et le roi les mit dans la maison de la forêt du Liban. ◊ 17 Et le roi fit un grand trône d’ivoire, et le recouvrit d’or pur ; ◊ 18 et le trône avait six degrés et un marchepied d’or attenants au trône, et des bras d’un côté et de l’autre à l’endroit du siège, et deux lions qui se tenaient à côté des bras, ◊ 19 et douze lions qui se tenaient là sur les six degrés, d’un côté et de l’autre : il ne s’en était point fait de pareil dans aucun royaume. ◊ 20 Et tous les vases à boire du roi Salomon étaient d’or, et tous les vases de la maison de la forêt du Liban, d’or pur : l’argent, aux jours de Salomon, n’était compté pour rien. ◊ 21 Car les navires du roi allaient à Tarsis avec les serviteurs de Hiram : une fois tous les trois ans les navires de Tarsis venaient, apportant de l’or et de l’argent, de l’ivoire, et des singes et des paons.
◊ 22 Et le roi Salomon fut plus grand que tous les rois de la terre en richesse et en sagesse. ◊ 23 Et tous les rois de la terre recherchaient la face de Salomon, pour entendre sa sagesse, que Dieu avait mise dans son cœur. ◊ 24 Et ils apportaient chacun son présent : des vases d’argent et des vases d’or, et des vêtements, des armes, et des aromates, des chevaux et des mulets : chaque année le tribut de l’année. ◊ 25 Et Salomon avait quatre mille stalles pour des chevaux et des chars, et douze mille cavaliers ; et il les plaça dans les villes à chars, et auprès du roi à Jérusalem. ◊ 26 Et il dominait sur tous les rois, depuis le fleuve jusqu’au pays des Philistins et jusqu’à la frontière d’Égypte. ◊ 27 Et le roi fit que l’argent, dans Jérusalem, était comme les pierres, et il fit que les cèdres étaient, en quantité, comme les sycomores qui sont dans le pays plat. ◊ 28 Et l’on exportait d’Égypte et de tous les pays des chevaux pour Salomon.
◊ 29 Et le reste des actes de Salomon, les premiers et les derniers, ne sont-ils pas écrits dans les paroles de Nathan, le prophète, et dans la prophétie d’Akhija, le Silonite, et dans la vision de Jehdo, le voyant, touchant Jéroboam, fils de Nebath ? ◊ 30 Et Salomon régna à Jérusalem sur tout Israël quarante ans. ◊ 31 Et Salomon s’endormit avec ses pères ; et on l’enterra dans la ville de David, son père ; et Roboam, son fils, régna à sa place.