Le chapitre 10 de cette épître présente la manière dont le croyant a été rendu propre pour le ciel. Sa conscience est purifiée (v. 1-18 ), de sorte qu’il peut maintenant entrer, en esprit, dans le lieu très saint (v. 19-22 ), tenir ferme dans sa marche au travers de ce monde sans chanceler ni tourner le dos (v. 23-31 ), affronter la persécution (v. 32-34 ) et suivre le sentier de la foi (v. 35-39 ).
La conscience purifiée (chap. 10, 1-18 ) Versets 1 à 4 — Au chapitre 9 , nous avons vu qu’une place est assurée au ciel pour chaque croyant, non par quelque chose que le croyant aurait fait, mais entièrement par l’œuvre de Christ et la position qu’Il occupe devant la face de Dieu. Le chapitre 10 présente la même œuvre appliquée à la conscience du croyant, afin qu’il puisse déjà maintenant jouir de cette nouvelle position et y entrer en esprit. Pour jouir de notre demeure avec Christ dans le ciel même, il faut une conscience purifiée. Les dix-huit premiers versets du chapitre 10 exposent clairement comment cette conscience purifiée nous est assurée.
À trois reprises, dans les chapitres 9 et 10 , l’apôtre parle d’une conscience « parfaite » ou « purifiée ». Au chapitre 9 verset 9 , il établit expressément que les sacrifices juifs ne pouvaient pas rendre parfait quant à la conscience celui qui offrait. Puis au verset 14 , il est parlé de l’offrande parfaite de Christ purifiant la conscience des œuvres mortes, de sorte que le croyant est rendu libre pour servir le Dieu vivant. Enfin, au chapitre 10 verset 2 , nous apprenons que l’adorateur qui a la conscience purifiée est quelqu’un qui n’a plus aucune conscience de péchés. Celui qui a conscience de péchés vit dans la crainte que Dieu l’amène un jour en jugement à cause de ses péchés ; il ne peut, par conséquent, jouir de la paix avec Dieu. Ne plus avoir aucune conscience de péchés implique que cette crainte du jugement est ôtée parce que nous savons que Dieu s’est occupé de tous nos péchés.
Mais, s’il est vrai que Dieu n’amènera jamais le croyant en jugement à cause de ses péchés, comme Père, Il peut avoir à agir en discipline, si, comme enfants, nous péchons (chap. 12, 5-11 ). Une conscience purifiée n’implique donc pas que nous ne péchons jamais ou que nous n’avons jamais conscience de chutes, passées ou présentes, mais elle implique que toute crainte d’un jugement futur à cause de nos péchés est entièrement ôtée. Ainsi, une conscience purifiée ne doit pas être confondue avec ce que nous appelons une bonne conscience. Si, par suite d’une marche légère, un vrai croyant pèche, sa conscience sera certainement troublée, et ce n’est que par la confession à Dieu qu’il retrouvera une bonne conscience. Mais cela ne touche pas la question du pardon éternel de ses péchés, qui lui donne une conscience purifiée.
Sous la loi, il était impossible d’avoir une conscience « parfaite » ou « purifiée ». Les sacrifices pouvaient tout au plus donner un soulagement momentané. Chaque nouveau péché demandait un nouveau sacrifice. Si les sacrifices avaient donné une conscience purifiée, ils n’auraient pas été répétés. La loi indiquait en fait qu’un sacrifice était nécessaire pour ôter les péchés, mais ce n’était qu’une ombre des biens à venir. Ce n’était pas la substance. Le sang de taureaux et de boucs ne peut aucunement ôter les péchés.
Comment alors avoir la conscience purifiée ? Les versets qui suivent répondent à cette question en plaçant devant nous trois grands faits :
1º la volonté de Dieu (v. 5-10 )
2º l’œuvre de Christ (v. 11-14 )
3º le témoignage de l’Esprit (v. 15-18 ).
Versets 5 à 7 — La volonté de Dieu était écrite dans le rouleau du livre. Il est évident qu’il ne s’agit pas du rouleau des Écritures, car cette référence au rouleau du livre fait partie de la citation du psaume 40 . Cela paraît être une allusion figurative aux conseils éternels de Dieu. En entrant dans le monde, le Seigneur déclare qu’Il est venu pour faire la volonté de Dieu. Sous la loi, les sacrifices et les offrandes ne pouvaient pas être l’accomplissement de la volonté de Dieu. Un corps devait être formé pour le Seigneur, afin qu’en accord avec les conseils de Dieu, Il puisse accomplir Sa volonté.
Versets 8 et 9 — Ce que le Seigneur a dit lorsqu’Il vint dans le monde avait déjà été dit auparavant dans le ciel. Accomplir la volonté de Dieu rendait nécessaire que la première alliance soit ôtée pour que la seconde soit établie.
Verset 10 — Au verset 10 , il nous est clairement dit ce qu’est la volonté de Dieu : « C’est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes ». Il est vain et inutile de regarder en soi pour s’efforcer de trouver dans notre foi, dans notre repentance, dans nos expériences ou dans nos sentiments ce qui apportera soulagement ou paix à la conscience chargée. D’une manière très précieuse, ce verset détourne entièrement nos pensées de nous-mêmes et nous occupe de la volonté de Dieu et de l’œuvre de Christ. Dieu nous découvre le secret merveilleux de Ses conseils : Sa volonté était de nous avoir, lavés de toute trace de péché, non pas par quelque chose que nous aurions fait ou que nous aurions pu faire, mais entièrement par l’œuvre d’un autre, celle du Seigneur Jésus Christ.
Versets 11 à 14 — Les versets 11 à 14 placent devant nous avec plus de détails l’œuvre de Christ par laquelle la volonté de Dieu est accomplie. Ces versets parlent exclusivement de Christ et de Son œuvre. Nous n’avons aucune part dans cette œuvre, sinon par les péchés qui l’ont rendue nécessaire. Nous devons mettre de côté nos sentiments et nos expériences, et avec une foi simple, nous tenir tranquilles et voir la délivrance du Seigneur (cf. Ex. 14, 13 ).
Le verset 11 place devant nous la totale inutilité des sacrifices juifs. Ce verset couvre une période de mille cinq cents ans et, les englobant dans une seule et vaste déclaration, fait table rase de tous les sacrificateurs juifs, de tous les jours de leur service, jamais terminé, et des innombrables sacrifices qu’ils offraient : tout ce déploiement d’énergie humaine, avec les flots de sang qui coulaient des autels juifs, ne peut « jamais ôter les péchés ».
Ayant ainsi mis de côté, dans un seul et court verset, tout le système juif, l’apôtre présente au verset 12 , en contraste, toute l’efficacité de l’œuvre de Christ. « Celui-ci », Christ — en contraste avec tous les sacrificateurs juifs — « ayant offert un seul sacrifice pour les péchés » — en contraste avec tous les sacrifices juifs — « s’est assis à perpétuité à la droite de Dieu » — en contraste avec les sacrificateurs qui se tenaient toujours debout, leur service n’étant jamais terminé.
Il faut souligner que « à perpétuité » se rattache à « s’est assis », preuve éternelle que Son œuvre est terminée. Pour ce qui est de l’expiation, Il n’aura plus jamais à se lever. En outre, puisqu’Il s’est assis à la droite de Dieu, nous savons que Son œuvre est agréée.
Les deux versets suivants présentent le résultat du fait que Christ s’est assis à perpétuité, pour Ses ennemis et pour les croyants. Pour Ses ennemis, cela implique le jugement ; car Son œuvre étant rejetée, il n’y a plus rien qui puisse être fait pour ôter les péchés. Christ attend désormais « jusqu’à ce que ses ennemis soient mis pour marchepied de ses pieds ».
Quant à ceux qui sont sanctifiés, Christ, en tant que ressuscité et glorifié, a été consommé — autrement dit rendu propre à remplir Son office (voir note chap. 2, 10 ) ; et par Son œuvre, Il a rendu le croyant parfait. Nous attendons de recevoir nos corps glorifiés, mais nos âmes ont été parfaitement purifiées des péchés aux yeux de Dieu par l’œuvre de Christ. Comme un autre l’a dit[2] : « Le Père et le Fils ne pourraient rien faire de plus pour nos péchés que ce qui est déjà accompli dans le sacrifice de Jésus, et révélé à notre foi dans la Parole écrite ». Non seulement Christ s’est assis à perpétuité, mais les croyants sont sanctifiés à perpétuité. Si Christ s’est assis à perpétuité, il s’ensuit que les croyants sont rendus parfaits à perpétuité.
Versets 15 à 18 — Nous avons vu la volonté de Dieu comme la source de notre bénédiction et l’œuvre de Christ comme le moyen efficace par lequel la bénédiction est assurée. Maintenant l’apôtre présente le témoignage de l’Esprit comme étant Celui qui nous amène à la connaissance de cette vérité avec une autorité divine , afin qu’elle puisse être possédée avec une certitude divine . Dans d’autres passages, il est parlé du témoignage de l’Esprit en nous (Rom. 8, 16 ) ; ici, c’est le témoignage que l’Esprit nous rend . Ce témoignage, c’est ce que l’Esprit a dit dans l’Écriture, comme nous lisons : « L’Esprit Saint… après avoir dit ». Suit la citation de Jérémie 31, 34 , déjà faite au chapitre 8 pour présenter les termes de la nouvelle alliance. Ici la citation est répétée pour prouver que l’efficacité de l’œuvre de Christ est telle que Dieu peut dire des croyants : « Je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités ». Dieu ne dit pas : Je ne me souviendrai pas de leurs péchés ni de leurs iniquités, mais : « Je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités ». Cela implique qu’ils ont tous été rappelés, confessés et portés, et que le jugement en a été subi. Ce jugement étant chose accomplie, Dieu est juste en disant qu’Il ne s’en souviendra « plus jamais ».
Les nouveaux adorateurs (chap. 10, 19-22 ) La vérité de la conscience purifiée ouvre la voie à l’adoration. L’apôtre a déjà parlé du nouveau sacrifice et du nouveau sanctuaire ; il présente maintenant le nouvel adorateur. En contraste avec le judaïsme, dans lequel celui qui offre n’avait pas accès dans les lieux saints, dans le christianisme le croyant a « une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus ». Il a été pourvu à ce qui était nécessaire pour ôter tout ce qui nous empêcherait de nous approcher de Dieu comme adorateur. Quant aux péchés, le sang de Jésus y a répondu. Christ, étant venu en chair et devenu homme, a ouvert aux hommes un chemin vivant pour entrer dans les lieux saints. Quant à nos infirmités, notre souverain sacrificateur y répond. Ni les péchés qu’il a commis, ni le corps dans lequel il se trouve, ni les infirmités qui sont sa part, ne peuvent empêcher le croyant d’entrer en esprit à l’intérieur du voile, dans le ciel même.
Approchons-nous donc de Dieu, dit l’apôtre, avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, les affections étant libérées d’une conscience qui condamne et le corps n’ayant rien à faire avec toute action qui souille.
Nous pouvons bien nous arrêter ici et nous demander : Que connaissons-nous de cette approche, de cette entrée à l’intérieur du voile ? Nous connaissons certes quelque chose de cette autre exhortation, au chapitre 4 , où il est dit : « Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce, afin que nous recevions miséricorde et que nous trouvions grâce pour avoir du secours au moment opportun ». S’approcher du trône de la grâce, c’est chercher un refuge à l’abri des tempêtes de la vie ; s’approcher pour entrer dans les lieux saints, c’est y trouver son chez-soi et la chaleur de l’amour. Il y a une grande différence entre un refuge et un chez-soi . Un refuge est un lieu vers lequel nous nous enfuyons pour être à l’abri au moment de la tempête. Un chez-soi est un lieu où nos affections trouvent leur repos. Nous connaissons tous Christ comme un refuge où nous courons dans nos difficultés, mais combien peu nous Le connaissons comme la demeure de nos affections. Christ est véritablement « une protection contre le vent et un abri contre l’orage,… un grand rocher dans un pays aride » (És. 32, 2 ). Et quelle bénédiction, tandis que nous traversons ce monde avec ses vents desséchants, son aridité et ses fatigues, d’avoir quelqu’un auprès de qui nous pouvons trouver protection et secours. Mais souvenons-nous que si nous n’allons à Christ que comme refuge au temps de la tempête, nous serons en danger, une fois celle-ci passée, de L’oublier. Hélas ! c’est ce qui nous arrive trop souvent à chacun. Nous nous tournons vers Lui dans la tourmente ; nous ne pensons plus à Lui quand elle est apaisée. Mais si nos affections sont attirées vers Lui là où Il se trouve, si nous réalisons que là où Il est, là est aussi notre place, dans le ciel même , alors le ciel deviendra le chez-nous de nos cœurs et nous y aurons communion avec Jésus. Jamais dans ce lieu ne descend l’ombre de la mort, et toutes les larmes y sont essuyées.
Le chemin et ses dangers (chap. 10, 23-39 ) Versets 23 à 25 — Plus nous réaliserons notre privilège de nous approcher de Dieu au-dedans du voile et plus nous en ferons usage, mieux nous serons à même d’affronter le chemin à travers le désert et ses dangers. C’est pourquoi l’exhortation : « Approchons-nous » est suivie de celle-ci : « Retenons la confession de notre espérance ». Une lumineuse espérance est placée devant nous, et Celui qui en a fait la promesse sera fidèle à Sa parole. Mais il y a le danger d’abandonner « la confession » de l’espérance en s’installant dans le monde. Ce n’est qu’en regardant à Celui qui est fidèle que nous serons capables de tenir ferme sans chanceler.
En outre, au milieu des peines, des difficultés et des dangers, nous aurons besoin de support les uns envers les autres. Il se peut que parfois nous soyons mis à l’épreuve par l’isolement, mais la communion pratique est ce que Dieu veut pour les siens. Prenons donc garde l’un à l’autre, et n’abandonnons pas le rassemblement de nous-mêmes. La vanité et la prétention de la chair peuvent estimer l’aide des autres comme ayant peu de valeur ; mais un sentiment vrai de notre propre néant nous amènera, non seulement à regarder d’abord et par-dessus tout à Celui qui est fidèle, mais aussi à apprécier l’aide de nos frères. Et ceux que nous apprécions, nous les estimerons, recherchant avec eux l’amour dont nous avons besoin et l’aide pratique de leurs bonnes œuvres. Hélas ! combien facilement la chair, emportée par quelque rancune, peut cracher son fiel et irriter délibérément et inutilement un frère par une parole volontairement blessante. Cherchons plutôt à nous exciter à l’amour en le manifestant nous-mêmes.
Le rassemblement des enfants de Dieu ne peut être négligé sans perte. Délaisser les rassemblements des saints est un signe certain d’une affection qui décline. Souvent une négligence habituelle des réunions précède l’abandon définitif pour retourner au monde ou à une religion mondaine. « Le jour » — le jour de gloire — approchant, les difficultés augmenteront, rendant d’autant plus nécessaire de rechercher l’aide les uns des autres et de ne pas négliger le rassemblement des saints.
Versets 26 à 31 — L’apôtre a considéré le danger de ne pas retenir notre espérance, de manquer d’égards les uns envers les autres et d’abandonner le rassemblement de nous-mêmes. Il nous met maintenant en garde contre le danger plus sérieux d’apostasie qui guette la profession chrétienne. Le péché volontaire consiste à apostasier de la foi chrétienne. L’apôtre ne parle pas de quelqu’un qui retournerait dans le monde, comme Démas dont nous parle une autre épître . Une telle personne peut être restaurée. L’apostat non seulement abandonne le christianisme, mais il adopte quelque religion humaine, après avoir professé le christianisme. C’est comme s’il disait : « J’ai essayé le christianisme, mais je trouve meilleur le judaïsme, ou le bouddhisme, ou quelque autre religion ». Pour un tel il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une certaine attente terrible de jugement. Cela revient à fouler aux pieds le Fils de Dieu, à mépriser le sacrifice de Christ et à outrager l’Esprit de grâce.
L’apostat doit être abandonné à Dieu. Il ne nous appartient pas d’exercer la vengeance. Dieu ne peut pas nous confier la vengeance. Il nous est expressément dit que la vengeance appartient au Seigneur . L’apostat éprouvera que c’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant.
Versets 32 à 34 — L’apôtre nous exhorte encore à ne pas nous laisser décourager par les souffrances, les opprobres et les afflictions. Il y a toujours le danger de s’effrayer devant le sentier de la foi, à cause de l’opprobre et de la souffrance qu’on y rencontre. Les croyants hébreux avaient bien commencé. Ayant été éclairés par la vérité, ils avaient aussitôt connu le combat pour la vérité. Mais ils l’avaient enduré et s’étaient associés de cœur à ceux qui souffraient pour le nom de Christ. Ils avaient même accepté avec joie l’enlèvement de leurs biens, sachant qu’ils avaient pour eux-mêmes des biens meilleurs et permanents dans les cieux.
Versets 35 à 39 — Une telle confiance aura une grande récompense, mais dans l’intervalle, nous aurons besoin de patience pour nous soumettre à la volonté de Dieu en attendant de recevoir les choses promises. Le temps d’attente n’est qu’un court moment, et « celui qui vient viendra, et il ne tardera pas ». Jusqu’à ce qu’Il vienne, le sentier du croyant est un sentier de foi. Il l’a toujours été, car autrefois comme aujourd’hui, selon les paroles du prophète Habakuk, « le juste vivra de foi » . Dieu ne prend pas plaisir en celui qui se retire. L’apostat se retire pour la perdition ; mais de ceux à qui l’apôtre écrit, il peut dire avec confiance : « nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour la perdition, mais de ceux qui croient pour la conservation de l’âme ».
Hébreux
10 ◊ 1 Car la loi, ayant l’ombre des biens à venir, non l’image même des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices que l’on offre continuellement chaque année, rendre parfaits ceux qui s’approchent. ◊ 2 Autrement n’eussent-ils pas cessé d’être offerts, puisque ceux qui rendent le culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de péchés ? ◊ 3 Mais il y a dans ces [sacrifices], chaque année, un acte remémoratif de péchés. ◊ 4 Car il est impossible que le sang de taureaux et de boucs ôte les péchés. ◊ 5 C’est pourquoi, en entrant dans le monde, il dit : « Tu n’as pas voulu de sacrifice ni d’offrande, mais tu m’as formé un corps. ◊ 6 Tu n’as pas pris plaisir aux holocaustes ni aux sacrifices pour le péché ; ◊ 7 alors j’ai dit : Voici, je viens, — il est écrit de moi dans le rouleau du livre — pour faire, ô Dieu, ta volonté ». ◊ 8 Ayant dit plus haut : « Tu n’as pas voulu de sacrifices, ni d’offrandes, ni d’holocaustes, ni de sacrifices pour le péché, et tu n’y as pas pris plaisir » — lesquels sont offerts selon la loi, ◊ 9 — alors il dit : « Voici, je viens pour faire ta volonté ». Il ôte le premier afin d’établir le second. ◊ 10 C’est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ [faite] une fois pour toutes. ◊ 11 — Et tout sacrificateur se tient debout chaque jour, faisant le service et offrant souvent les mêmes sacrifices qui ne peuvent jamais ôter les péchés ; ◊ 12 mais celui-ci, ayant offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis à perpétuité à la droite de Dieu, ◊ 13 attendant désormais « jusqu’à ce que ses ennemis soient mis pour marchepied de ses pieds ». ◊ 14 Car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés. ◊ 15 Et l’Esprit Saint aussi nous en rend témoignage ; car, après avoir dit : ◊ 16 « C’est ici l’alliance que j’établirai pour eux après ces jours-là, dit le *Seigneur : En mettant mes lois dans leurs cœurs, je les écrirai aussi sur leurs entendements », ◊ 17 [il dit] : « Et je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités ». ◊ 18 Or, là où il y a rémission de ces choses, il n’y a plus d’offrande pour le péché.
◊ 19 Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, ◊ 20 par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair, ◊ 21 et ayant un grand sacrificateur [établi] sur la maison de Dieu, ◊ 22 approchons-nous avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, [ayant] les cœurs par aspersion purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’eau pure. ◊ 23 Retenons la confession de notre espérance sans chanceler, car celui qui a promis est fidèle ; ◊ 24 et prenons garde l’un à l’autre pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres, ◊ 25 n’abandonnant pas le rassemblement de nous-mêmes, comme quelques-uns ont l’habitude [de faire], mais nous exhortant [l’un l’autre], et cela d’autant plus que vous voyez le jour approcher. ◊ 26 Car si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, ◊ 27 mais une certaine attente terrible de jugement et l’ardeur d’un feu qui va dévorer les adversaires. ◊ 28 Si quelqu’un a méprisé la loi de Moïse, il meurt sans miséricorde sur [la déposition de] deux ou [de] trois témoins : ◊ 29 d’une punition combien plus sévère pensez-vous que sera jugé digne celui qui a foulé aux pieds le Fils de Dieu, et qui a estimé profane le sang de l’alliance par lequel il avait été sanctifié, et qui a outragé l’Esprit de grâce ? ◊ 30 Car nous connaissons celui qui a dit : « À moi la vengeance ; moi je rendrai, dit le *Seigneur » ; et encore : « Le *Seigneur jugera son peuple ». ◊ 31 C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant !
◊ 32 Mais rappelez dans votre mémoire les jours précédents, dans lesquels, ayant été éclairés, vous avez enduré un grand combat de souffrances, ◊ 33 soit en ce que vous avez été offerts en spectacle par des opprobres et des afflictions, soit en ce que vous vous êtes associés à ceux qui ont été ainsi traités. ◊ 34 Car vous avez montré de la sympathie pour les prisonniers et vous avez accepté avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez pour vous-mêmes des biens meilleurs et permanents. ◊ 35 Ne rejetez donc pas loin votre confiance qui a une grande récompense. ◊ 36 Car vous avez besoin de patience, afin que, ayant fait la volonté de Dieu, vous receviez les choses promises. ◊ 37 Car encore très peu de temps, « et celui qui vient viendra, et il ne tardera pas. ◊ 38 Or le juste vivra de foi ; et : Si [quelqu’un] se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui ». ◊ 39 Mais pour nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour la perdition, mais de ceux qui croient pour la conservation de l’âme.
Hébreux
12 ◊ 1 C’est pourquoi, nous aussi, ayant une si grande nuée de témoins qui nous entoure, rejetant tout fardeau et le péché qui [nous] enveloppe si aisément, courons avec patience la course qui est devant nous, ◊ 2 fixant les yeux sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, lequel, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu. ◊ 3 Car considérez celui qui a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne soyez pas las, étant découragés dans vos âmes.
◊ 4 Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang en combattant contre le péché, ◊ 5 et vous avez oublié l’exhortation qui s’adresse à vous comme à des fils : « Mon fils, ne méprise pas la discipline du *Seigneur, et ne perds pas courage quand tu es repris par lui ; ◊ 6 car celui que le *Seigneur aime, il le discipline, et il fouette tout fils qu’il agrée ». ◊ 7 Vous endurez [des peines] comme discipline : Dieu agit envers vous comme envers des fils, car qui est le fils que le père ne discipline pas ? ◊ 8 Mais si vous êtes sans [la] discipline à laquelle tous participent, alors vous êtes des bâtards et non pas des fils. ◊ 9 De plus, nous avons eu les pères de notre chair pour nous discipliner, et nous les avons respectés ; ne serons-nous pas beaucoup plutôt soumis au Père des esprits, et nous vivrons ? ◊ 10 Car ceux-là disciplinaient pendant peu de jours, selon qu’ils le trouvaient bon ; mais celui-ci [nous discipline] pour notre profit, afin que nous participions à sa sainteté. ◊ 11 Or aucune discipline, pour le présent, ne semble être [un sujet] de joie, mais de tristesse ; mais plus tard, elle rend le fruit paisible de la justice à ceux qui sont exercés par elle. ◊ 12 C’est pourquoi, redressez les mains lassées et les genoux défaillants, ◊ 13 et faites des sentiers droits à vos pieds, afin que ce qui est boiteux ne se dévoie pas, mais plutôt se guérisse. ◊ 14 Poursuivez la paix avec tous, et la sainteté, sans laquelle nul ne verra le Seigneur, ◊ 15 veillant de peur que quelqu’un ne manque de la grâce de Dieu ; de peur que quelque racine d’amertume, bourgeonnant en haut, ne [vous] trouble, et que par elle plusieurs ne soient souillés ; ◊ 16 de peur qu’il n’y ait quelque fornicateur, ou profane comme Ésaü, qui pour un seul mets vendit son droit de premier-né ; ◊ 17 car vous savez que, aussi, plus tard, désirant hériter de la bénédiction, il fut rejeté, (car il ne trouva pas lieu à la repentance,) quoiqu’il l’eût recherchée avec larmes.
◊ 18 Car vous n’êtes pas venus à la montagne qui peut être touchée, ni au feu brûlant, ni à l’obscurité, ni aux ténèbres, ni à la tempête, ◊ 19 ni au son de la trompette, ni à la voix de paroles, [voix telle] que ceux qui l’entendaient prièrent que la parole ne leur fût plus adressée ; ◊ 20 (car ils ne pouvaient supporter ce qui était enjoint : « Si même une bête touche la montagne, elle sera lapidée » ; ◊ 21 et Moïse, si terrible était ce qui paraissait, dit : Je suis épouvanté et tout tremblant ;) ◊ 22 mais vous êtes venus à la montagne de Sion ; et à la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste ; et à des myriades d’anges, l’assemblée universelle ; ◊ 23 et à l’assemblée des premiers-nés écrits dans les cieux ; et à Dieu, juge de tous ; et aux esprits des justes consommés ; ◊ 24 et à Jésus, médiateur d’une nouvelle alliance ; et au sang d’aspersion qui parle mieux qu’Abel. ◊ 25 Prenez garde que vous ne refusiez pas celui qui parle : car si ceux-là n’ont pas échappé qui refusèrent celui qui parlait en oracles sur la terre, combien moins [échapperons]-nous, si nous nous détournons de celui qui [parle ainsi] des cieux, ◊ 26 duquel la voix ébranla alors la terre ; mais maintenant il a promis, disant : « Encore une fois je secouerai non seulement la terre, mais aussi le ciel ». ◊ 27 Or ce « Encore une fois » indique le changement des choses muables, comme ayant été faites, afin que celles qui sont immuables demeurent. ◊ 28 C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, retenons la grâce par laquelle nous servions Dieu d’une manière qui lui soit agréable, avec révérence et avec crainte. ◊ 29 Car aussi notre Dieu est un feu consumant.
Psaumes
Au chef de musique. De David. Psaume.
40 ◊ 1 J’ai attendu patiemment l’Éternel ; et il s’est penché vers moi, et a entendu mon cri.
◊ 2 Il m’a fait monter hors du puits de la destruction, hors d’un bourbier fangeux ; et il a mis mes pieds sur un roc, il a établi mes pas.
◊ 3 Et il a mis dans ma bouche un cantique nouveau, la louange de notre Dieu. Plusieurs le verront et craindront, et se confieront en l’Éternel.
◊ 4 * Bienheureux l’homme qui a mis en l’Éternel sa confiance, et ne s’est pas tourné vers les orgueilleux et ceux qui se détournent vers le mensonge !
◊ 5 Tu as multiplié, toi, Éternel mon Dieu, tes œuvres merveilleuses et tes pensées envers nous ; on ne peut les arranger devant toi. Si je veux les déclarer et les dire, — elles sont trop nombreuses pour les raconter.
◊ 6 Au sacrifice et à l’offrande de gâteau tu n’as pas pris plaisir : tu m’as creusé des oreilles ; tu n’as pas demandé d’holocauste ni de sacrifice pour le péché.
◊ 7 Alors j’ai dit : Voici, je viens ; il est écrit de moi dans le rouleau du livre.
◊ 8 C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir, et ta loi est au-dedans de mes entrailles.
◊ 9 J’ai annoncé la justice dans la grande congrégation ; voici, je n’ai point retenu mes lèvres, Éternel ! tu le sais.
◊ 10 Je n’ai point caché ta justice au-dedans de mon cœur ; j’ai parlé de ta fidélité et de ton salut ; je n’ai point célé ta bonté et ta vérité dans la grande congrégation.
◊ 11 Toi, Éternel ! ne retiens pas loin de moi tes compassions ; que ta bonté et ta vérité me gardent continuellement.
◊ 12 Car des maux sans nombre m’ont entouré ; mes iniquités m’ont atteint, et je ne puis les regarder ; elles sont plus nombreuses que les cheveux de ma tête, et mon cœur m’a abandonné.
◊ 13 Qu’il te plaise, ô Éternel ! de me délivrer. Éternel ! hâte-toi de me secourir.
◊ 14 Que ceux qui cherchent mon âme pour la détruire soient tous ensemble honteux et confondus ; qu’ils se retirent en arrière et soient confus, ceux qui prennent plaisir à mon malheur.
◊ 15 Que ceux qui disent de moi : Ha ha ! ha ha ! soient désolés, en récompense de leur honte.
◊ 16 Que tous ceux qui te cherchent s’égayent et se réjouissent en toi ; que ceux qui aiment ton salut disent continuellement : Magnifié soit l’Éternel !
◊ 17 Et moi, je suis affligé et pauvre : le Seigneur pense à moi. Tu es mon secours et celui qui me délivre. Mon Dieu ! ne tarde pas.
Habakuk
2 ◊ 1 * Je me placerai en observation et je me tiendrai sur la tour, et je veillerai pour voir ce qu’il me dira, et ce que je répliquerai quand il contestera avec moi.
◊ 2 Et l’Éternel me répondit et dit : Écris la vision et grave-la sur des tablettes, afin que celui qui la lit puisse courir. ◊ 3 Car la vision est encore pour un temps déterminé, et elle parle de la fin, et ne mentira pas. Si elle tarde, attends-la, car elle viendra sûrement, elle ne sera pas différée. ◊ 4 Voici, son âme enflée d’orgueil n’est pas droite en lui ; mais le juste vivra par sa foi. ◊ 5 Et bien plus, le vin est perfide ; [cet] homme est arrogant et ne se tient pas tranquille, lui qui élargit son désir comme le shéol, et est comme la mort, et ne peut être rassasié ; et il rassemble vers lui toutes les nations, et recueille vers lui tous les peuples. ◊ 6 Tous ceux-ci ne proféreront-ils pas sur lui un proverbe, et une allégorie [et] des énigmes contre lui ? Et ils diront : Malheur à qui accumule ce qui n’est pas à lui :… jusques à quand ? — et qui se charge d’un fardeau de gages ! ◊ 7 Ne se lèveront-ils pas subitement, ceux qui te mordront ? et ne s’éveilleront-ils pas, ceux qui te tourmenteront ? et tu seras leur proie. ◊ 8 Car tu as pillé beaucoup de nations, [et] tout le reste des peuples te pillera, à cause du sang des hommes et de la violence [faite] au pays, à la ville, et à tous ceux qui y habitent.
◊ 9 Malheur à qui fait un gain inique pour sa maison, afin de placer haut son nid, pour échapper à la main du malheur. ◊ 10 Tu as pris conseil pour [couvrir de] honte ta maison, pour détruire beaucoup de peuples, et tu as péché contre ta propre âme. ◊ 11 Car de la muraille, la pierre crie, et de la charpente, le chevron répond ! ◊ 12 Malheur à celui qui bâtit une ville avec du sang et qui établit une cité sur l’iniquité ! ◊ 13 Voici, n’est-ce pas de par l’Éternel des armées que les peuples travaillent pour le feu, et que les peuplades se lassent pour néant ? ◊ 14 Car la terre sera pleine de la connaissance de la gloire de l’Éternel, comme les eaux couvrent [le fond de] la mer. ◊ 15 Malheur à celui qui donne à boire à son prochain, — à toi qui verses ton outre, et qui aussi enivres, afin que tu regardes leur nudité ! ◊ 16 Tu t’es rassasié d’ignominie plus que de gloire ; bois, toi aussi, et découvre ton incirconcision ! La coupe de la droite de l’Éternel s’est tournée vers toi, et il y aura un honteux vomissement sur ta gloire. ◊ 17 Car la violence [faite] au Liban te couvrira, et la destruction qui effraya les bêtes, à cause du sang des hommes, et de la violence [faite] au pays, à la ville et à tous ceux qui y habitent. ◊ 18 De quel profit est l’image taillée, que l’ouvrier l’ait taillée ? [À quoi sert] l’image de fonte, enseignant le mensonge, pour que l’ouvrier se confie en sa propre œuvre pour faire des idoles muettes ? ◊ 19 Malheur à celui qui dit au bois : Réveille-toi ! — à la pierre muette : Lève-toi ! Elle, elle enseignerait ? Voici, elle est plaquée d’or et d’argent, et il n’y a aucun souffle au-dedans d’elle. ◊ 20 L’Éternel est dans le palais de sa sainteté :… que toute la terre fasse silence devant lui !
Hébreux
4 ◊ 1 — Craignons donc qu’une promesse ayant été laissée d’entrer dans son repos, quelqu’un d’entre vous paraisse ne pas l’atteindre ; ◊ 2 car nous aussi, nous avons été évangélisés de même que ceux-là ; mais la parole qu’ils entendirent ne leur servit de rien, n’étant pas mêlée avec de la foi dans ceux qui l’entendirent. ◊ 3 Car nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, comme il a dit : « Ainsi je jurai dans ma colère : S’ils entrent dans mon repos », bien que les œuvres aient été faites dès la fondation du monde. ◊ 4 Car il a dit ainsi quelque part touchant le septième jour : « Et Dieu se reposa de toutes ses œuvres au septième jour » ; ◊ 5 et encore dans ce passage : « S’ils entrent dans mon repos ! » ◊ 6 Puis donc qu’il reste que quelques-uns y entrent, et que ceux qui auparavant avaient été évangélisés ne sont pas entrés à cause de leur désobéissance, ◊ 7 encore une fois il détermine un certain jour, disant, en David, si longtemps après : « Aujourd’hui », comme il a été dit auparavant : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. » ◊ 8 Car si Josué leur avait donné le repos, il n’aurait pas parlé après cela d’un autre jour. ◊ 9 Il reste donc un repos sabbatique pour le peuple de Dieu. ◊ 10 Car celui qui est entré dans son repos, lui aussi s’est reposé de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes propres. ◊ 11 Appliquons-nous donc à entrer dans ce repos-là, afin que personne ne tombe en imitant une semblable désobéissance. ◊ 12 Car la parole de Dieu est vivante et opérante, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants, et atteignant jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; et elle discerne les pensées et les intentions du cœur. ◊ 13 Et il n’y a aucune créature qui soit cachée devant lui, mais toutes choses sont nues et découvertes aux yeux de celui à qui nous avons affaire.
◊ 14 Ayant donc un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, tenons ferme [notre] confession ; ◊ 15 car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse sympathiser à nos infirmités, mais [nous en avons un qui a été] tenté en toutes choses comme nous, à part le péché. ◊ 16 Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce, afin que nous recevions miséricorde et que nous trouvions grâce pour [avoir du] secours au moment opportun.
Romains
8 ◊ 1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le christ Jésus ; ◊ 2 car la loi de l’Esprit de vie dans le christ Jésus, m’a affranchi de la loi du péché et de la mort ; ◊ 3 car ce qui était impossible à la loi, en ce qu’elle était faible par la chair, Dieu, ayant envoyé son propre Fils en ressemblance de chair de péché, et pour [le] péché, a condamné le péché dans la chair, ◊ 4 afin que la juste exigence de la loi fût accomplie en nous, qui ne marchons pas selon [la] chair, mais selon [l’]Esprit. ◊ 5 Car ceux qui sont selon [la] chair ont leurs pensées aux choses de la chair ; mais ceux qui sont selon [l’]Esprit, aux choses de l’Esprit ; ◊ 6 car la pensée de la chair est [la] mort ; mais la pensée de l’Esprit, vie et paix ; ◊ 7 — parce que la pensée de la chair est inimitié contre Dieu, car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, car aussi elle ne le peut pas. ◊ 8 Et ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu. ◊ 9 Or vous n’êtes pas dans [la] chair, mais dans [l’]Esprit, si du moins [l’]Esprit de Dieu habite en vous ; mais si quelqu’un n’a pas [l’]Esprit de Christ, celui-là n’est pas de lui. ◊ 10 Mais si Christ est en vous, le corps est bien mort à cause du péché, mais l’Esprit est vie à cause de [la] justice. ◊ 11 Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts vivifiera vos corps mortels aussi, à cause de son Esprit qui habite en vous.
◊ 12 Ainsi donc, frères, nous sommes débiteurs, non pas à la chair pour vivre selon [la] chair ; ◊ 13 car si vous vivez selon [la] chair, vous mourrez ; mais si par [l’]Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez. ◊ 14 Car tous ceux qui sont conduits par [l’]Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. ◊ 15 Car vous n’avez pas reçu un esprit de servitude pour être derechef dans la crainte, mais vous avez reçu [l’]Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba, Père ! ◊ 16 L’Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu ; ◊ 17 et si [nous sommes] enfants, [nous sommes] aussi héritiers ; héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ ; si du moins nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui.
◊ 18 Car j’estime que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes [d’être comparées] avec la gloire à venir qui doit nous être révélée. ◊ 19 Car la vive attente de la création attend la révélation des fils de Dieu. ◊ 20 Car la création a été assujettie à la vanité (non de sa volonté, mais à cause de celui qui l’a assujettie), ◊ 21 dans l’espérance que la création elle-même aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour [jouir de] la liberté de la gloire des enfants de Dieu. ◊ 22 Car nous savons que toute la création ensemble soupire et est en travail jusqu’à maintenant ; ◊ 23 et non seulement [elle], mais nous-mêmes aussi qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi, nous soupirons en nous-mêmes, attendant l’adoption, la délivrance de notre corps. ◊ 24 Car nous avons été sauvés en espérance : or une espérance qu’on voit n’est pas une espérance ; car ce que quelqu’un voit, pourquoi aussi l’espère-t-il ? ◊ 25 Mais si ce que nous ne voyons pas, nous l’espérons, nous l’attendons avec patience. ◊ 26 De même aussi l’Esprit nous est en aide dans notre infirmité ; car nous ne savons pas ce qu’il faut demander comme il convient ; mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; ◊ 27 — et celui qui sonde les cœurs sait quelle est la pensée de l’Esprit, car il intercède pour les saints, selon Dieu ; ◊ 28 — mais nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon [son] propos. ◊ 29 Car ceux qu’il a préconnus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, pour qu’il soit premier-né entre plusieurs frères. ◊ 30 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
◊ 31 Que dirons-nous donc à ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? ◊ 32 Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? ◊ 33 Qui intentera accusation contre des élus de Dieu ? — C’est Dieu qui justifie ; ◊ 34 qui est celui qui condamne ? — C’est Christ qui est mort, mais plutôt qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous ; ◊ 35 qui est-ce qui nous séparera de l’amour du Christ ? Tribulation, ou détresse, ou persécution, ou famine, ou nudité, ou péril, ou épée ? ◊ 36 Selon qu’il est écrit : « Pour l’amour de toi, nous sommes mis à mort tout le jour ; nous avons été estimés comme des brebis de tuerie ». ◊ 37 Au contraire, dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. ◊ 38 Car je suis assuré que ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni choses présentes, ni choses à venir, ni puissances, ◊ 39 ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le christ Jésus, notre Seigneur.
Hébreux
2 ◊ 1 C’est pourquoi nous devons porter une plus grande attention aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne nous écartions. ◊ 2 Car si la parole prononcée par les anges a été ferme, et si toute transgression et désobéissance a reçu une juste rétribution, ◊ 3 comment échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut, qui, ayant commencé par être annoncé par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’avaient entendu, ◊ 4 Dieu rendant témoignage avec eux par des signes et des prodiges, et par divers miracles et distributions de l’Esprit Saint, selon sa propre volonté ?
◊ 5 Car ce n’est point aux anges qu’il a assujetti le monde habité à venir dont nous parlons ; ◊ 6 mais quelqu’un a rendu ce témoignage quelque part, disant : « Qu’est-ce que l’homme que tu te souviennes de lui, ou le fils de l’homme que tu le visites ? ◊ 7 Tu l’as fait un peu moindre que les anges ; tu l’as couronné de gloire et d’honneur, [et l’as établi sur les œuvres de tes mains] ; ◊ 8 tu as assujetti toutes choses sous ses pieds » ; car en lui assujettissant toutes choses, il n’a rien laissé qui ne lui soit assujetti ; mais maintenant nous ne voyons pas encore que toutes choses lui soient assujetties ; ◊ 9 mais nous voyons Jésus, qui a été fait un peu moindre que les anges à cause de la passion de la mort, couronné de gloire et d’honneur, en sorte que, par la grâce de Dieu, il goûtât la mort pour tout. ◊ 10 Car il convenait pour lui, à cause de qui sont toutes choses et par qui sont toutes choses, que, amenant plusieurs fils à la gloire, il consommât le chef de leur salut par des souffrances. ◊ 11 Car, et celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous d’un ; c’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères, ◊ 12 disant : « J’annoncerai ton nom à mes frères ; au milieu de l’assemblée je chanterai tes louanges ». ◊ 13 Et encore : « Moi, je me confierai en lui ». Et encore : « Me voici, moi, et les enfants que Dieu m’a donnés ». ◊ 14 Puis donc que les enfants ont eu part au sang et à la chair, lui aussi semblablement y a participé, afin que, par la mort, il rendît impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable ; ◊ 15 et qu’il délivrât tous ceux qui, par la crainte de la mort, étaient, pendant toute leur vie, assujettis à la servitude. ◊ 16 Car, certes, il ne prend pas les anges, mais il prend la semence d’Abraham. ◊ 17 C’est pourquoi il dut, en toutes choses, être rendu semblable à ses frères, afin qu’il fût un miséricordieux et fidèle souverain sacrificateur dans les choses qui concernent Dieu, pour faire propitiation pour les péchés du peuple. ◊ 18 Car, en ce qu’il a souffert lui-même, étant tenté, il est à même de secourir ceux qui sont tentés.
Ésaïe
32 ◊ 1 Voici, un roi régnera en justice, et des princes domineront avec droiture ; ◊ 2 et il y aura un homme [qui sera] comme une protection contre le vent et un abri contre l’orage, comme des ruisseaux d’eau dans un lieu sec, comme l’ombre d’un grand rocher dans un pays aride. ◊ 3 Et les yeux de ceux qui voient ne seront pas aveuglés, et les oreilles de ceux qui entendent écouteront, ◊ 4 et le cœur de ceux qui vont étourdiment sera intelligent dans la connaissance, et la langue de ceux qui bégaient parlera promptement et clairement. ◊ 5 L’homme vil ne sera plus appelé noble, et on ne dira pas l’avare généreux. ◊ 6 Car l’homme vil dira des choses viles, et son cœur commettra l’iniquité pour pratiquer l’impiété et pour dire l’erreur contre l’Éternel, pour rendre vide l’âme qui a faim et ôter la boisson à celui qui a soif. ◊ 7 Les armes de l’avare sont mauvaises ; il trame des artifices pour détruire les débonnaires par des dires mensongers, même quand le pauvre parle droitement. ◊ 8 Mais l’homme noble se propose des choses nobles, et il se maintiendra par des choses nobles.
◊ 9 Levez-vous, femmes qui êtes à votre aise, écoutez ma voix ; vous filles qui vivez en sécurité, prêtez l’oreille à ce que je dis : ◊ 10 Dans un an et des jours vous serez agitées, vous qui êtes en sécurité ; car c’en est fait de la vendange, la récolte ne viendra pas. ◊ 11 Tremblez, vous femmes qui êtes à votre aise ; soyez agitées, vous qui vivez en sécurité. Dépouillez-vous, et mettez-vous nues, et ceignez [le sac] sur vos reins. ◊ 12 On se frappe la poitrine à cause des champs agréables, à cause des vignes fertiles. ◊ 13 Sur la terre de mon peuple croissent des épines et des ronces, même sur toutes les maisons de délices de la cité joyeuse. ◊ 14 Car le palais est délaissé, le tumulte de la ville est abandonné. Ophel et la tour de la sentinelle seront des cavernes pour toujours, les délices des ânes sauvages, un pâturage des troupeaux, ◊ 15 jusqu’à ce que l’Esprit soit répandu d’en haut sur nous, et que le désert devienne un champ fertile, et que le champ fertile soit réputé une forêt. ◊ 16 Et la droiture demeurera dans le désert, et la justice habitera le champ fertile ; ◊ 17 et l’œuvre de la justice sera la paix, et le travail de la justice, repos et sécurité à toujours. ◊ 18 Et mon peuple habitera une demeure de paix et des habitations sûres, et des lieux de repos tranquilles. ◊ 19 Et la grêle tombera sur la forêt, et la ville sera abaissée dans un lieu bas.
◊ 20 Bienheureux, vous qui semez près de toutes les eaux, envoyant [partout] le pied du bœuf et de l’âne !
Hébreux
8 ◊ 1 Or la somme de ce que nous disons, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur qui s’est assis à la droite du trône de la majesté dans les cieux, ◊ 2 ministre des lieux saints et du vrai tabernacle que le *Seigneur a dressé, non pas l’homme.
◊ 3 Car tout souverain sacrificateur est établi pour offrir des dons et des sacrifices ; c’est pourquoi il était nécessaire que celui-ci aussi eût quelque chose à offrir. ◊ 4 Si donc il était sur la terre, il ne serait pas sacrificateur, puisqu’il y a ceux qui offrent des dons selon la loi, ◊ 5 lesquels servent la figure et l’ombre des choses célestes : comme Moïse, quand il allait construire le tabernacle, a été averti divinement ; car : « Prends garde », dit-il, « à faire toutes choses selon le modèle qui t’a été montré sur la montagne ». ◊ 6 Or maintenant [Christ] a obtenu un ministère d’autant plus excellent, qu’il est médiateur d’une meilleure alliance qui est établie sur de meilleures promesses ; ◊ 7 car si cette première [alliance] avait été irréprochable, il n’eût jamais été cherché de lieu pour une seconde ; ◊ 8 car, en censurant, il leur dit : « Voici, des jours viennent, dit le *Seigneur, et je conclurai, pour la maison d’Israël et pour la maison de Juda, une nouvelle alliance, ◊ 9 non selon l’alliance que j’ai faite avec leurs pères, au jour où je les pris par la main pour les tirer du pays d’Égypte ; car ils n’ont pas persévéré dans mon alliance, et moi je les ai délaissés, dit le *Seigneur. ◊ 10 Car c’est ici l’alliance que j’établirai pour la maison d’Israël après ces jours-là, dit le *Seigneur : En mettant mes lois dans leur entendement, je les écrirai aussi sur leurs cœurs, et je leur serai pour Dieu, et ils me seront pour peuple, ◊ 11 et ils n’enseigneront point chacun son concitoyen et chacun son frère, disant : Connais le *Seigneur ; car ils me connaîtront tous, depuis le plus petit jusqu’au plus grand d’entre eux ; ◊ 12 car je serai clément à l’égard de leurs injustices, et je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités ». ◊ 13 En disant : « une nouvelle », il a rendu ancienne la première : or ce qui devient ancien et qui vieillit, est près de disparaître.
Hébreux
9 ◊ 1 La première donc avait aussi des ordonnances pour le culte, et le sanctuaire, un [sanctuaire] terrestre. ◊ 2 Car un tabernacle fut construit, — le premier, qui est appelé saint, dans lequel était le chandelier, et la table, et la proposition des pains ; ◊ 3 et, après le second voile, un tabernacle qui est appelé saint des saints, ◊ 4 ayant l’encensoir d’or, et l’arche de l’alliance entièrement couverte d’or tout autour, dans laquelle était la cruche d’or qui renfermait la manne, et la verge d’Aaron qui avait bourgeonné, et les tables de l’alliance ; ◊ 5 et, au-dessus de l’arche, des chérubins de gloire ombrageant le propitiatoire ; sur quoi nous n’avons pas à parler dans ce moment en détail.
◊ 6 Or ces choses étant ainsi disposées, les sacrificateurs entrent constamment dans le premier tabernacle, accomplissant le service ; ◊ 7 mais, dans le second, le seul souverain sacrificateur, une fois l’an, non sans du sang qu’il offre pour lui-même et pour les fautes du peuple, ◊ 8 l’Esprit Saint indiquant ceci : le chemin des lieux saints n’a pas encore été manifesté, tandis que le premier tabernacle a encore sa place, ◊ 9 lequel est une figure pour le temps présent, dans lequel sont offerts des dons et des sacrifices qui ne peuvent pas rendre parfait quant à la conscience celui qui rend le culte, ◊ 10 [culte qui consiste] seulement en viandes, en breuvages, en diverses ablutions, ordonnances charnelles imposées jusqu’au temps du redressement. ◊ 11 Mais Christ étant venu, souverain sacrificateur des biens à venir, par le tabernacle plus grand et plus parfait qui n’est pas fait de main, c’est-à-dire qui n’est pas de cette création, ◊ 12 et non avec le sang de boucs et de veaux, mais avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle. ◊ 13 Car si le sang de boucs et de taureaux, — et la cendre d’une génisse avec laquelle on fait aspersion sur ceux qui sont souillés, — sanctifie pour la pureté de la chair, ◊ 14 combien plus le sang du Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, pour que vous serviez le Dieu vivant ! ◊ 15 Et c’est pourquoi il est médiateur d’une nouvelle alliance, en sorte que, la mort étant intervenue pour la rançon des transgressions qui étaient sous la première alliance, ceux qui sont appelés reçoivent l’héritage éternel qui a été promis. ◊ 16 (Car là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur intervienne ; ◊ 17 car un testament est valide lorsque la mort est intervenue, puisqu’il n’a pas de force tant que le testateur vit.) ◊ 18 De là vient qu’aussi la première [alliance] n’a pas été inaugurée sans du sang. ◊ 19 Car chaque commandement, pour ce qui concerne la loi, ayant été proclamé par Moïse à tout le peuple, il prit le sang des veaux et des boucs, avec de l’eau et de la laine écarlate et de l’hysope, et en fit aspersion sur le livre lui-même et sur tout le peuple, ◊ 20 en disant : « C’est ici le sang de l’alliance que Dieu vous a ordonnée ». ◊ 21 Et, de la même manière, il fit aspersion du sang sur le tabernacle aussi et sur tous les ustensiles du service. ◊ 22 Et presque toutes choses sont purifiées par du sang, selon la loi ; et sans effusion de sang il n’y a pas de rémission. ◊ 23 Il était donc nécessaire que les images des choses qui sont dans les cieux fussent purifiées par de telles choses, mais que les choses célestes elles-mêmes le fussent par de meilleurs sacrifices que ceux-là. ◊ 24 Car le Christ n’est pas entré dans des lieux saints faits de main, copies des vrais, mais dans le ciel même, afin de paraître maintenant pour nous devant la face de Dieu, ◊ 25 — ni, non plus, afin de s’offrir lui-même plusieurs fois, ainsi que le souverain sacrificateur entre dans les lieux saints chaque année avec un sang autre [que le sien] ◊ 26 (puisque [dans ce cas] il aurait fallu qu’il souffrît plusieurs fois depuis la fondation du monde) ; mais maintenant, en la consommation des siècles, il a été manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice. ◊ 27 Et comme il est réservé aux hommes de mourir une fois, — et après cela [le] jugement, ◊ 28 ainsi le Christ aussi, ayant été offert une fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra une seconde fois, sans péché, à salut à ceux qui l’attendent.
Hébreux
9 ◊ 1 La première donc avait aussi des ordonnances pour le culte, et le sanctuaire, un [sanctuaire] terrestre. ◊ 2 Car un tabernacle fut construit, — le premier, qui est appelé saint, dans lequel était le chandelier, et la table, et la proposition des pains ; ◊ 3 et, après le second voile, un tabernacle qui est appelé saint des saints, ◊ 4 ayant l’encensoir d’or, et l’arche de l’alliance entièrement couverte d’or tout autour, dans laquelle était la cruche d’or qui renfermait la manne, et la verge d’Aaron qui avait bourgeonné, et les tables de l’alliance ; ◊ 5 et, au-dessus de l’arche, des chérubins de gloire ombrageant le propitiatoire ; sur quoi nous n’avons pas à parler dans ce moment en détail.
◊ 6 Or ces choses étant ainsi disposées, les sacrificateurs entrent constamment dans le premier tabernacle, accomplissant le service ; ◊ 7 mais, dans le second, le seul souverain sacrificateur, une fois l’an, non sans du sang qu’il offre pour lui-même et pour les fautes du peuple, ◊ 8 l’Esprit Saint indiquant ceci : le chemin des lieux saints n’a pas encore été manifesté, tandis que le premier tabernacle a encore sa place, ◊ 9 lequel est une figure pour le temps présent, dans lequel sont offerts des dons et des sacrifices qui ne peuvent pas rendre parfait quant à la conscience celui qui rend le culte, ◊ 10 [culte qui consiste] seulement en viandes, en breuvages, en diverses ablutions, ordonnances charnelles imposées jusqu’au temps du redressement. ◊ 11 Mais Christ étant venu, souverain sacrificateur des biens à venir, par le tabernacle plus grand et plus parfait qui n’est pas fait de main, c’est-à-dire qui n’est pas de cette création, ◊ 12 et non avec le sang de boucs et de veaux, mais avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle. ◊ 13 Car si le sang de boucs et de taureaux, — et la cendre d’une génisse avec laquelle on fait aspersion sur ceux qui sont souillés, — sanctifie pour la pureté de la chair, ◊ 14 combien plus le sang du Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, pour que vous serviez le Dieu vivant ! ◊ 15 Et c’est pourquoi il est médiateur d’une nouvelle alliance, en sorte que, la mort étant intervenue pour la rançon des transgressions qui étaient sous la première alliance, ceux qui sont appelés reçoivent l’héritage éternel qui a été promis. ◊ 16 (Car là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur intervienne ; ◊ 17 car un testament est valide lorsque la mort est intervenue, puisqu’il n’a pas de force tant que le testateur vit.) ◊ 18 De là vient qu’aussi la première [alliance] n’a pas été inaugurée sans du sang. ◊ 19 Car chaque commandement, pour ce qui concerne la loi, ayant été proclamé par Moïse à tout le peuple, il prit le sang des veaux et des boucs, avec de l’eau et de la laine écarlate et de l’hysope, et en fit aspersion sur le livre lui-même et sur tout le peuple, ◊ 20 en disant : « C’est ici le sang de l’alliance que Dieu vous a ordonnée ». ◊ 21 Et, de la même manière, il fit aspersion du sang sur le tabernacle aussi et sur tous les ustensiles du service. ◊ 22 Et presque toutes choses sont purifiées par du sang, selon la loi ; et sans effusion de sang il n’y a pas de rémission. ◊ 23 Il était donc nécessaire que les images des choses qui sont dans les cieux fussent purifiées par de telles choses, mais que les choses célestes elles-mêmes le fussent par de meilleurs sacrifices que ceux-là. ◊ 24 Car le Christ n’est pas entré dans des lieux saints faits de main, copies des vrais, mais dans le ciel même, afin de paraître maintenant pour nous devant la face de Dieu, ◊ 25 — ni, non plus, afin de s’offrir lui-même plusieurs fois, ainsi que le souverain sacrificateur entre dans les lieux saints chaque année avec un sang autre [que le sien] ◊ 26 (puisque [dans ce cas] il aurait fallu qu’il souffrît plusieurs fois depuis la fondation du monde) ; mais maintenant, en la consommation des siècles, il a été manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice. ◊ 27 Et comme il est réservé aux hommes de mourir une fois, — et après cela [le] jugement, ◊ 28 ainsi le Christ aussi, ayant été offert une fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra une seconde fois, sans péché, à salut à ceux qui l’attendent.
10 ◊ 1 Car la loi, ayant l’ombre des biens à venir, non l’image même des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices que l’on offre continuellement chaque année, rendre parfaits ceux qui s’approchent. ◊ 2 Autrement n’eussent-ils pas cessé d’être offerts, puisque ceux qui rendent le culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de péchés ? ◊ 3 Mais il y a dans ces [sacrifices], chaque année, un acte remémoratif de péchés. ◊ 4 Car il est impossible que le sang de taureaux et de boucs ôte les péchés. ◊ 5 C’est pourquoi, en entrant dans le monde, il dit : « Tu n’as pas voulu de sacrifice ni d’offrande, mais tu m’as formé un corps. ◊ 6 Tu n’as pas pris plaisir aux holocaustes ni aux sacrifices pour le péché ; ◊ 7 alors j’ai dit : Voici, je viens, — il est écrit de moi dans le rouleau du livre — pour faire, ô Dieu, ta volonté ». ◊ 8 Ayant dit plus haut : « Tu n’as pas voulu de sacrifices, ni d’offrandes, ni d’holocaustes, ni de sacrifices pour le péché, et tu n’y as pas pris plaisir » — lesquels sont offerts selon la loi, ◊ 9 — alors il dit : « Voici, je viens pour faire ta volonté ». Il ôte le premier afin d’établir le second. ◊ 10 C’est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ [faite] une fois pour toutes. ◊ 11 — Et tout sacrificateur se tient debout chaque jour, faisant le service et offrant souvent les mêmes sacrifices qui ne peuvent jamais ôter les péchés ; ◊ 12 mais celui-ci, ayant offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis à perpétuité à la droite de Dieu, ◊ 13 attendant désormais « jusqu’à ce que ses ennemis soient mis pour marchepied de ses pieds ». ◊ 14 Car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés. ◊ 15 Et l’Esprit Saint aussi nous en rend témoignage ; car, après avoir dit : ◊ 16 « C’est ici l’alliance que j’établirai pour eux après ces jours-là, dit le *Seigneur : En mettant mes lois dans leurs cœurs, je les écrirai aussi sur leurs entendements », ◊ 17 [il dit] : « Et je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités ». ◊ 18 Or, là où il y a rémission de ces choses, il n’y a plus d’offrande pour le péché.
◊ 19 Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, ◊ 20 par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair, ◊ 21 et ayant un grand sacrificateur [établi] sur la maison de Dieu, ◊ 22 approchons-nous avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, [ayant] les cœurs par aspersion purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’eau pure. ◊ 23 Retenons la confession de notre espérance sans chanceler, car celui qui a promis est fidèle ; ◊ 24 et prenons garde l’un à l’autre pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres, ◊ 25 n’abandonnant pas le rassemblement de nous-mêmes, comme quelques-uns ont l’habitude [de faire], mais nous exhortant [l’un l’autre], et cela d’autant plus que vous voyez le jour approcher. ◊ 26 Car si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, ◊ 27 mais une certaine attente terrible de jugement et l’ardeur d’un feu qui va dévorer les adversaires. ◊ 28 Si quelqu’un a méprisé la loi de Moïse, il meurt sans miséricorde sur [la déposition de] deux ou [de] trois témoins : ◊ 29 d’une punition combien plus sévère pensez-vous que sera jugé digne celui qui a foulé aux pieds le Fils de Dieu, et qui a estimé profane le sang de l’alliance par lequel il avait été sanctifié, et qui a outragé l’Esprit de grâce ? ◊ 30 Car nous connaissons celui qui a dit : « À moi la vengeance ; moi je rendrai, dit le *Seigneur » ; et encore : « Le *Seigneur jugera son peuple ». ◊ 31 C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant !
◊ 32 Mais rappelez dans votre mémoire les jours précédents, dans lesquels, ayant été éclairés, vous avez enduré un grand combat de souffrances, ◊ 33 soit en ce que vous avez été offerts en spectacle par des opprobres et des afflictions, soit en ce que vous vous êtes associés à ceux qui ont été ainsi traités. ◊ 34 Car vous avez montré de la sympathie pour les prisonniers et vous avez accepté avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez pour vous-mêmes des biens meilleurs et permanents. ◊ 35 Ne rejetez donc pas loin votre confiance qui a une grande récompense. ◊ 36 Car vous avez besoin de patience, afin que, ayant fait la volonté de Dieu, vous receviez les choses promises. ◊ 37 Car encore très peu de temps, « et celui qui vient viendra, et il ne tardera pas. ◊ 38 Or le juste vivra de foi ; et : Si [quelqu’un] se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui ». ◊ 39 Mais pour nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour la perdition, mais de ceux qui croient pour la conservation de l’âme.
Jérémie
31 ◊ 1 En ce temps-là, dit l’Éternel, je serai le Dieu de toutes les familles d’Israël, et ils seront mon peuple. ◊ 2 Ainsi dit l’Éternel : Le peuple des réchappés de l’épée a trouvé grâce dans le désert ; je m’en vais donner du repos à Israël. ◊ 3 L’Éternel m’est apparu de loin : Je t’ai aimée d’un amour éternel ; c’est pourquoi je t’attire avec bonté. ◊ 4 Je te bâtirai encore, et tu seras bâtie, vierge d’Israël ! Tu te pareras encore de tes tambourins, et tu sortiras dans la danse de ceux qui s’égaient. ◊ 5 Tu planteras encore des vignes sur les montagnes de Samarie ; les planteurs les planteront, et en mangeront le fruit. ◊ 6 Car il y a un jour auquel les gardes crieront sur la montagne d’Éphraïm : Levez-vous, et nous monterons à Sion, vers l’Éternel, notre Dieu.
◊ 7 Car ainsi dit l’Éternel : Exultez d’allégresse au sujet de Jacob, et poussez des cris de joie, à la tête des nations ; faites éclater la louange, et dites : Éternel, sauve ton peuple, le reste d’Israël. ◊ 8 Voici, je les fais venir du pays du nord, et je les rassemble des extrémités de la terre, [et] parmi eux l’aveugle et le boiteux, la femme enceinte et celle qui enfante, [tous] ensemble, — une grande congrégation : ils retourneront ici. ◊ 9 Ils viendront avec des larmes, et je les conduirai avec des supplications ; je les ferai marcher vers des torrents d’eaux par un chemin droit ; ils n’y trébucheront pas ; car je serai pour père à Israël, et Éphraïm sera mon premier-né. ◊ 10 Nations, écoutez la parole de l’Éternel, et annoncez-la aux îles éloignées, et dites : Celui qui a dispersé Israël le rassemblera et le gardera comme un berger son troupeau. ◊ 11 Car l’Éternel a délivré Jacob, et l’a racheté de la main d’un plus fort que lui. ◊ 12 Et ils viendront et exulteront avec chant de triomphe sur les hauteurs de Sion, et ils afflueront vers les biens de l’Éternel, au blé, et au moût, et à l’huile, et au fruit du menu et du gros bétail ; et leur âme sera comme un jardin arrosé, et ils ne seront plus languissants. ◊ 13 Alors la vierge se réjouira dans la danse, et les jeunes gens et les vieillards, [tous] ensemble. Et je changerai leur deuil en allégresse, et je les consolerai, et je les réjouirai [en les délivrant] de leur douleur ; ◊ 14 et je rassasierai de graisse l’âme des sacrificateurs, et mon peuple sera rassasié de mes biens, dit l’Éternel.
◊ 15 Ainsi dit l’Éternel : Une voix a été ouïe à Rama, une lamentation, des pleurs amers, Rachel pleurant ses fils, refusant d’être consolée au sujet de ses fils, parce qu’ils ne sont pas. ◊ 16 Ainsi dit l’Éternel : Retiens ta voix de pleurer et tes yeux [de verser] des larmes ; car il y a un salaire pour ton travail, dit l’Éternel ; et ils reviendront du pays de l’ennemi. ◊ 17 Et il y a espoir pour ta fin, dit l’Éternel, et tes fils reviendront dans leurs confins.
◊ 18 J’ai très bien entendu Éphraïm se lamentant : Tu m’as corrigé, et j’ai été corrigé comme un veau indompté ; convertis-moi, et je serai converti, car tu es l’Éternel, mon Dieu. ◊ 19 Car, après que j’ai été converti, je me suis repenti ; et, après que je me suis connu, j’ai frappé sur ma cuisse ; j’ai été honteux, et j’ai aussi été confus, car je porte l’opprobre de ma jeunesse. ◊ 20 Éphraïm m’est-il un fils précieux, un enfant de prédilection ? Car depuis que j’ai parlé contre lui, je me souviens de lui encore constamment ; c’est pourquoi mes entrailles se sont émues pour lui ; certainement j’aurai compassion de lui, dit l’Éternel.
◊ 21 Dresse-toi des signaux, place-toi des poteaux, mets ton cœur au chemin battu, au chemin par lequel tu es venue. Retourne, vierge d’Israël, retourne à ces tiennes villes. ◊ 22 Jusques à quand seras-tu errante, fille infidèle ? Car l’Éternel a créé une chose nouvelle sur la terre : une femme entourera l’homme. ◊ 23 Ainsi dit l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : On dira encore cette parole dans le pays de Juda et dans ses villes, quand j’aurai rétabli leurs captifs : L’Éternel te bénisse, demeure de justice, montagne de sainteté ! ◊ 24 Et Juda y habitera, et toutes ses villes ensemble, les laboureurs, et ceux qui partent avec les troupeaux. ◊ 25 Car j’ai rassasié l’âme lassée, et j’ai rempli toute âme languissante. ◊ 26 — Là-dessus je me suis réveillé, et j’ai regardé, et mon sommeil m’a été doux.
◊ 27 Voici, des jours viennent, dit l’Éternel, où j’ensemencerai la maison d’Israël et la maison de Juda de semence d’hommes et de semence de bêtes. ◊ 28 Et il arrivera que, comme j’ai veillé sur eux pour arracher, et pour démolir, et pour renverser, et pour détruire, et pour faire du mal, ainsi je veillerai sur eux pour bâtir et pour planter, dit l’Éternel. ◊ 29 En ces jours-là on ne dira plus : Les pères ont mangé du raisin vert et les dents des fils en sont agacées. ◊ 30 Car chacun mourra dans son iniquité : tout homme qui mangera du raisin vert, en aura ses dents agacées.
◊ 31 Voici, des jours viennent, dit l’Éternel, et j’établirai avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda une nouvelle alliance, ◊ 32 non selon l’alliance que je fis avec leurs pères, au jour où je les pris par la main pour les faire sortir du pays d’Égypte, mon alliance qu’ils ont rompue, quoique je les eusse épousés, dit l’Éternel. ◊ 33 Car c’est ici l’alliance que j’établirai avec la maison d’Israël, après ces jours-là, dit l’Éternel : Je mettrai ma loi au-dedans d’eux, et je l’écrirai sur leur cœur, et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple ; ◊ 34 et ils n’enseigneront plus chacun son prochain, et chacun son frère, disant : Connaissez l’Éternel ; car ils me connaîtront tous, depuis le petit d’entre eux jusqu’au grand, dit l’Éternel ; car je pardonnerai leur iniquité, et je ne me souviendrai plus de leur péché.
◊ 35 Ainsi dit l’Éternel, qui donne le soleil pour la lumière du jour, les ordonnances de la lune et des étoiles pour la lumière de la nuit ; qui soulève la mer, et ses flots mugissent ; l’Éternel des armées est son nom : ◊ 36 Si jamais ces ordonnances s’en vont de devant moi, dit l’Éternel, la semence d’Israël cessera aussi d’être une nation devant moi pour toujours ! ◊ 37 Ainsi dit l’Éternel : Si on mesure les cieux en haut, et qu’on sonde les fondements de la terre en bas, alors aussi moi, je rejetterai toute la race d’Israël, à cause de tout ce qu’ils ont fait, dit l’Éternel. ◊ 38 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, où la ville sera bâtie à l’Éternel depuis la tour de Hananeël jusqu’à la porte du coin ; ◊ 39 et le cordeau à mesurer sortira encore vis-à-vis d’elle jusqu’à la colline de Gareb et fera le tour jusqu’à Goath ; ◊ 40 et toute la vallée des cadavres et des cendres, et tous les champs jusqu’au torrent du Cédron, jusqu’au coin de la porte des chevaux vers le levant, seront saints, [consacrés] à l’Éternel : elle ne sera plus arrachée ni renversée, à jamais.
Exode
14 ◊ 1 * Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 2 Dis aux fils d’Israël qu’ils se détournent, et qu’ils campent devant Pi-Hahiroth, entre Migdol et la mer ; devant Baal-Tsephon, vis-à-vis, vous camperez près de la mer. ◊ 3 Et le Pharaon dira des fils d’Israël : Ils sont embarrassés dans le pays, le désert les a enfermés. ◊ 4 Et j’endurcirai le cœur du Pharaon, et il les poursuivra : et je serai glorifié dans le Pharaon et en toute son armée ; et les Égyptiens sauront que je suis l’Éternel. Et ils firent ainsi.
◊ 5 Et il fut rapporté au roi d’Égypte que le peuple s’était enfui ; et le cœur du Pharaon et de ses serviteurs fut changé à l’égard du peuple, et ils dirent : Qu’avons-nous fait de laisser aller Israël, pour qu’il ne nous servît plus ? ◊ 6 Et il attela son char, et prit son peuple avec lui. ◊ 7 Et il prit six cents chars d’élite, et tous les chars de l’Égypte, et des capitaines sur tous. ◊ 8 Et l’Éternel endurcit le cœur du Pharaon, roi d’Égypte, et il poursuivit les fils d’Israël. Et les fils d’Israël sortaient à main levée. ◊ 9 Et les Égyptiens les poursuivirent ; et tous les chevaux, les chars du Pharaon, et ses cavaliers et son armée, les atteignirent campés près de la mer, près de Pi-Hahiroth, devant Baal-Tsephon.
◊ 10 Et le Pharaon s’approcha, et les fils d’Israël levèrent leurs yeux, et voici, les Égyptiens marchaient après eux : et les fils d’Israël eurent une grande peur, et crièrent à l’Éternel ; ◊ 11 et ils dirent à Moïse : Est-ce parce qu’il n’y avait pas de sépulcres en Égypte, que tu nous as emmenés pour mourir dans le désert ? Que nous as-tu fait, de nous avoir fait sortir d’Égypte ? ◊ 12 N’est-ce pas ici la parole que nous te disions en Égypte, disant : Laisse-nous, et nous servirons les Égyptiens ? Car il nous vaut mieux servir les Égyptiens que de mourir dans le désert. ◊ 13 Et Moïse dit au peuple : Ne craignez point ; tenez-vous là, et voyez la délivrance de l’Éternel, qu’il opérera pour vous aujourd’hui ; car les Égyptiens que vous voyez aujourd’hui, vous ne les verrez plus, à jamais. ◊ 14 L’Éternel combattra pour vous, et vous, vous demeurerez tranquilles.
◊ 15 Et l’Éternel dit à Moïse : Que cries-tu à moi ? Parle aux fils d’Israël, et qu’ils marchent. ◊ 16 Et toi, lève ta verge, et étends ta main sur la mer, et fends-la ; et que les fils d’Israël entrent au milieu de la mer à sec. ◊ 17 Et moi, voici, j’endurcirai le cœur des Égyptiens, et ils entreront après eux ; et je me glorifierai dans le Pharaon et en toute son armée, en ses chars et en ses cavaliers ; ◊ 18 et les Égyptiens sauront que je suis l’Éternel, quand je serai glorifié dans le Pharaon, en ses chars et en ses cavaliers. ◊ 19 Et l’Ange de Dieu, qui allait devant le camp d’Israël, partit, et s’en alla derrière eux ; et la colonne de nuée partit de devant eux et se tint derrière eux ; ◊ 20 et elle vint entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël ; et elle fut [pour les uns] une nuée et des ténèbres, et [pour les autres] elle éclairait la nuit ; et l’un n’approcha pas de l’autre de toute la nuit. ◊ 21 Et Moïse étendit sa main sur la mer : et l’Éternel fit aller la mer toute la nuit par un fort vent d’orient, et mit la mer à sec, et les eaux se fendirent ; ◊ 22 et les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à sec ; et les eaux étaient pour eux un mur à leur droite et à leur gauche. ◊ 23 Et les Égyptiens les poursuivirent, et entrèrent après eux, tous les chevaux du Pharaon, ses chars et ses cavaliers, au milieu de la mer. ◊ 24 Et il arriva, sur la veille du matin, que l’Éternel, dans la colonne de feu et de nuée, regarda l’armée des Égyptiens, et mit en désordre l’armée des Égyptiens. ◊ 25 Et il ôta les roues de leurs chars, et fit qu’on les menait difficilement. Et les Égyptiens dirent : Fuyons devant Israël, car l’Éternel combat pour eux contre les Égyptiens.
◊ 26 Et l’Éternel dit à Moïse : Étends ta main sur la mer, et les eaux retourneront sur les Égyptiens, sur leurs chars et sur leurs cavaliers. ◊ 27 Et Moïse étendit sa main sur la mer : et, vers le matin, la mer reprit sa force ; et les Égyptiens s’enfuirent à sa rencontre ; et l’Éternel précipita les Égyptiens au milieu de la mer. ◊ 28 Et les eaux retournèrent et couvrirent les chars et les cavaliers de toute l’armée du Pharaon qui était entrée après eux dans la mer ; il n’en resta pas même un seul. ◊ 29 Et les fils d’Israël marchèrent à sec au milieu de la mer, et les eaux étaient pour eux un mur à leur droite et à leur gauche. ◊ 30 Et l’Éternel délivra en ce jour-là Israël de la main des Égyptiens, et Israël vit les Égyptiens morts sur le rivage de la mer. ◊ 31 Et Israël vit la grande puissance que l’Éternel avait déployée contre les Égyptiens ; et le peuple craignit l’Éternel, et ils crurent à l’Éternel, et à Moïse son serviteur.
2 Timothée
4 ◊ 1 Je t’en adjure devant Dieu et le christ Jésus, qui va juger vivants et morts, et par son apparition et par son règne : ◊ 2 prêche la parole, insiste en temps et hors de temps, convaincs, reprends, exhorte, avec toute longanimité et doctrine ; ◊ 3 car il y aura un temps où ils ne supporteront pas le sain enseignement ; mais, ayant des oreilles qui leur démangent, ils s’amasseront des docteurs selon leurs propres convoitises, ◊ 4 et ils détourneront leurs oreilles de la vérité et se tourneront vers les fables. ◊ 5 Mais toi, sois sobre en toutes choses, endure les souffrances, fais l’œuvre d’un évangéliste, accomplis pleinement ton service ; ◊ 6 car, pour moi, je sers déjà de libation, et le temps de mon départ est arrivé ; ◊ 7 j’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi : ◊ 8 désormais m’est réservée la couronne de justice, que le Seigneur juste juge me donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui aiment son apparition.
◊ 9 Empresse-toi de venir bientôt auprès de moi, ◊ 10 car Démas m’a abandonné, ayant aimé le présent siècle ; et il s’en est allé à Thessalonique, Crescens en Galatie, Tite en Dalmatie ; ◊ 11 Luc seul est avec moi. Prends Marc et amène-le avec toi, car il m’est utile pour le service. ◊ 12 Or j’ai envoyé Tychique à Éphèse. ◊ 13 Quand tu viendras, apporte le manteau que j’ai laissé en Troade chez Carpus, et les livres, spécialement les parchemins. ◊ 14 Alexandre, l’ouvrier en cuivre, a montré envers moi beaucoup de méchanceté ; le Seigneur lui rendra selon ses œuvres. ◊ 15 Garde-toi aussi de lui, car il s’est fort opposé à nos paroles. ◊ 16 Dans ma première défense, personne n’a été avec moi, mais tous m’ont abandonné : que cela ne leur soit pas imputé. ◊ 17 Mais le Seigneur s’est tenu près de moi et m’a fortifié, afin que par moi la prédication fût pleinement accomplie et que toutes les nations l’entendissent ; et j’ai été délivré de la gueule du lion. ◊ 18 Le Seigneur me délivrera de toute mauvaise œuvre et me conservera pour son royaume céleste. À lui la gloire, aux siècles des siècles ! Amen.
◊ 19 Salue Prisca et Aquilas et la maison d’Onésiphore. ◊ 20 Éraste est demeuré à Corinthe, et j’ai laissé Trophime malade à Milet. ◊ 21 Empresse-toi de venir avant l’hiver. Eubulus et Pudens, et Linus et Claudia, et tous les frères, te saluent. ◊ 22 Le seigneur Jésus Christ soit avec ton esprit. Que la grâce soit avec vous !