« L’Éternel, ton Dieu, au milieu de toi, est puissant ; il sauvera ; il se réjouira avec joie à ton sujet : il se reposera dans son amour, il s’égayera en toi avec chant de triomphe »
(Soph. 3, 17 )
Le glanage, nous l’avons vu, constitue le grand sujet du deuxième chapitre ; dans les chapitres 3 et 4 , c’est le repos qui est le thème central. Dans le premier verset du chapitre 3 , ce repos est mentionné en relation avec Ruth : « Ma fille, ne te chercherai-je pas du repos ? ». Dans le dernier verset , il apparaît en relation avec Boaz : « l’homme n’aura pas de repos qu’il n’ait terminé l’affaire aujourd’hui ».
Il y a sans aucun doute un progrès méthodique dans les vérités présentées dans les quatre chapitres du livre de Ruth.
Dans le chapitre premier , Ruth représente la foi, l’amour et l’énergie consacrée d’une âme nouvellement convertie.
Dans le chapitre 2 , Ruth est une image de la croissance dans la grâce, par laquelle le croyant fait des progrès spirituels.
Dans le chapitre 3 , Ruth recherche la paix du cœur, qui seule donne satisfaction au croyant.
Dans le chapitre 4 , l’histoire de Ruth se termine sur le repos atteint, et montre comment Christ et le croyant parviennent au repos de Dieu.
I
Glaner dans les champs de Boaz et recevoir les bénédictions de ses propres mains, aussi heureux et juste que cela soit, ne peut donner une entière satisfaction et un repos parfait ni au cœur de Boaz, ni à celui de Ruth. Rien ne saurait mettre le cœur en repos hormis la possession de l’être aimé. C’est pourquoi, dans le chapitre 3 , Ruth cherche à gagner Boaz, et Boaz ne ménage pas ses efforts pour faire sienne la jeune femme. L’amour ne se satisfait jamais des dons, si précieux soient-ils, il lui faut le donateur.
Boaz, jusqu’ici, a montré dans son comportement à l’égard de Ruth une grâce merveilleuse. Il a mis à sa disposition ses champs, son grain, ses jeunes filles et ses jeunes hommes. Il lui a donné de l’eau de son puits, du grain rôti de sa table, et des poignées tirées des gerbes intentionnellement. Si toutes ces bénédictions ont permis de gagner la confiance de Ruth et de réveiller ses affections, elles n’ont cependant pas satisfait son cœur. Une fois les affections conquises, rien d’autre que la possession de la personne qui les a suscitées ne saura combler le cœur. Cela vaut tant pour les relations humaines que pour les relations divines. Nous le répétons, la grâce et les faveurs par lesquelles Boaz a su éveiller les affections de Ruth ne pouvaient en elles-mêmes satisfaire ces affections. C’est la possession de celui qui bénit et non pas les bénédictions, qui comble le cœur.
Telles sont les voies du Seigneur à l’égard des croyants. Il agit à notre égard de façon à nous amener à la conviction qu’Il est plus grand que toutes les bénédictions qu’Il octroie. Heureux sommes-nous lorsque nous avons appris que les bénédictions ne peuvent apporter de satisfaction en elles-mêmes. Christ seul peut satisfaire le cœur.
N’est-ce pas cette grande leçon que Pierre dut apprendre en Luc 5 ? Le Seigneur accorda à Pierre une grande bénédiction temporelle. Il lui donna de faire la plus grande prise de poissons de sa vie. C’était une bénédiction si considérable qu’elle ne pouvait être contenue dans ses filets et son bateau, mais c’est précisément par ce don que le Seigneur se révéla à Pierre de telle façon qu’Il devint dans l’estime de Son disciple plus grand que la bénédiction octroyée. Nous lisons en effet immédiatement après : « ils quittèrent tout et le suivirent ». Quoi ? Laisser les poissons donnés par le Seigneur ? Oui, Pierre abandonna tout — filet, bateau, poissons — pour suivre le Seigneur. S’il est une prise que Pierre avait le droit de garder pour lui, c’était bien celle que le Seigneur lui avait donnée ! Mais il laissa la bénédiction pour suivre Celui qui en est la source.
Une autre humble croyante fit la même expérience : Marie de Magdala. Elle avait été entièrement soumise au pouvoir du diable, puisque le Seigneur avait chassé d’elle sept démons . Si elle avait été richement bénie, son cœur s’était attaché à la source de ses bénédictions. C’est pourquoi, au matin de la résurrection, alors que les disciples s’en étaient retournés chez eux, Marie se tenait près du sépulcre, dehors, et pleurait. Les bénédictions reçues ne lui suffisaient pas ; elle ne pouvait trouver aucun repos dans ce monde sans Christ. Heureuse avec Lui, elle était inconsolable sans Lui.
De la même manière, le Seigneur s’occupa d’un homme qui avait autrefois blasphémé le nom de Christ et persécuté les saints. La grâce le toucha et le bénit de telle façon que Christ devint pour lui plus grand que toutes les bénédictions qu’il pouvait recevoir de Lui. Tout son désir se trouve exprimé dans ces mots : « que je le connaisse, lui » , et « afin que je gagne Christ » . Connaître toutes les bénédictions sur lesquelles Christ lui avait donné des droits ne pouvait le satisfaire ; il lui fallait connaître le donateur des bénédictions. Il ne lui suffisait pas de gagner le ciel, il lui fallait gagner Celui qui lui en avait assuré l’accès.
Nous sommes malheureusement bien lents à apprendre que Christ, et Christ seul, peut satisfaire nos cœurs. Parfois, nous cherchons notre repos dans nos bénédictions spirituelles. Nous consacrons nos efforts à maintenir dans nos âmes la joie ressentie à notre conversion, et le sentiment des bénédictions reçues. Mais s’il est légitime de jouir de son salut, de tels efforts sont tous voués à l’échec. Nous ne pouvons jouir des bénédictions en dehors de Celui qui les dispense ; Dieu n’a jamais eu une telle intention pour nous. Toutes les bénédictions reçues ont leur source en Christ, et ne peuvent être goûtées qu’en Sa compagnie.
D’autres cherchent leur satisfaction dans une activité débordante. Il est certes souhaitable d’être occupés au service du Seigneur, mais si ce service est effectué dans le but de trouver le repos, nous nous apercevrons, comme Marthe, qu’il nous distrait plutôt. Le service est bon en soi, mais il ne satisfait pas le cœur.
D’autres encore cherchent quelque satisfaction passagère dans les choses vaines de ce monde, mais seulement pour réaliser que plus nous nous entourons des choses terrestres, plus nous augmentons nos soucis, au lieu de trouver du repos. Le prophète déclare avec raison : « Levez-vous et allez-vous-en ! Car ce n’est pas ici un lieu de repos, à cause de la souillure » (Mich. 2, 10 ). Nous le répétons, seul Christ peut satisfaire le cœur.
Ainsi, pour une raison ou une autre, nous sommes contraints d’admettre qu’en tant que chrétiens, nous ne connaissons guère la satisfaction du cœur. Certes, tout vrai chrétien est sauvé, mais c’est une chose d’être sauvé, et une autre d’être satisfait. Une fois sauvés par l’œuvre de Christ, nous ne pouvons trouver de satisfaction qu’en la personne de Christ. La mesure dans laquelle nous jouissons de la compagnie de Christ est aussi la mesure de notre repos et de notre satisfaction. La satisfaction parfaite, nous ne la connaîtrons que lorsque poindra l’aurore de ce grand jour dont il est dit : « Les noces de l’Agneau sont venues ; et sa femme s’est préparée » (Apoc. 19, 7 ). C’est en mystère que cette grande vérité nous est présentée à la fin de la belle histoire de Ruth. Les deux premiers chapitres ont montré, en image, comment l’amour pour Christ est réveillé. Les deux derniers nous enseignent comment l’amour peut être satisfait.
II
Commençons par relever l’instruction donnée à Ruth aux versets 1 à 5 . Naomi enseigne à la jeune femme le secret du repos, dans le but de lui assurer le bonheur. Tout d’abord, elle dirige les pensées de Ruth sur la personne de Boaz, lui disant qui il est et ce qu’il fait. Elle déclare qu’il est « de nos amis ». Elle clame en quelque sorte : « Boaz est des nôtres et nous avons des droits sur lui ». Ainsi, nous avons le privilège de pouvoir considérer Christ comme « nôtre » : Il est devenu chair, a habité au milieu de nous, est mort pour nous et, après Sa résurrection, Il nous appelle Ses frères. Il peut dire à Marie : « Va vers mes frères, et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu » .
Deuxièmement, Naomi dit à Ruth ce que Boaz est en train de faire : « Voici, il vanne cette nuit les orges dans l’aire ». De même, notre divin parent, notre Boaz, passe toute la longue et sombre nuit de l’époque actuelle, si l’on ose s’exprimer ainsi, à vanner Son orge. Le Seigneur Jésus ne s’occupe pas de la balle aujourd’hui. Il le fera en jugement dans un jour futur ; pour le présent, Il s’occupe des siens, « il vanne les orges ». En d’autres termes, Il sanctifie Son Assemblée, afin de se la présenter à Lui-même sans tache, ni ride, ni rien de semblable . Le Seigneur dans les cieux s’emploie pour les siens en vue du jour qui va poindre.
Après avoir rappelé à Ruth ses droits sur Boaz, Naomi poursuit son instruction en lui montrant quel état convient à la présence de Boaz. Si nous réalisons que nous sommes de la parenté de Christ, que nous Lui appartenons et qu’Il est pour nous, nous désirerons sûrement Sa compagnie. Mais la conscience de Sa présence réclame un état d’âme approprié, que les instructions de Naomi à Ruth nous décrivent de manière imagée : « Lave-toi donc, et oins-toi, et mets sur toi tes habits ».
La première condition nécessaire, « lave-toi », ramène nos pensées au lavage des pieds en Jean 13 . Jean doit d’abord avoir les pieds lavés avant de pouvoir se pencher sur le sein de Jésus. Le lavage des pieds précède nécessairement le repos du cœur. Le Seigneur a dû déclarer à Pierre : « Si je ne te lave, tu n’as pas de part avec moi » (Jean 13, 8 ). Son œuvre nous a acquis une part en Lui, mais pour avoir une part avec Lui, pour jouir de la communion avec Lui dans la demeure où Il est allé, nous devons avoir nos pieds lavés, et nous sommes malheureusement si souvent négligents sur ce point-là. Nous permettons aux influences néfastes et polluantes du monde de s’infiltrer furtivement en nous et d’entraîner nos affections vers les choses de la terre.
Lorsque le lavage des pieds est négligé, les souillures s’accumulent jusqu’à encombrer notre esprit et émousser nos affections à tel point que notre communion avec Christ devient chose rare, voire inconnue. Soyons attentifs à l’avertissement du Seigneur : « Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites » . Il ne suffisait pas à Ruth d’accepter l’instruction de se laver ; encore fallait-il qu’elle s’exécute. De même, les bienfaits que nous pouvons retirer de Jean 13 ne résident pas dans la connaissance de la vérité présentée dans ce chapitre, mais dans sa mise en pratique.
Mais il faut plus encore. Après s’être lavée, Ruth doit aussi s’oindre. Il ne suffit pas de purifier nos esprits des influences polluantes, il nous faut aussi nous souvenir de l’exhortation de l’apôtre : « Au reste, frères, toutes les choses qui sont vraies, toutes les choses qui sont vénérables, toutes les choses qui sont justes, toutes les choses qui sont pures, toutes les choses qui sont aimables, toutes les choses qui sont de bonne renommée — s’il y a quelque vertu et quelque louange — que ces choses occupent vos pensées » (Phil. 4, 8 ). Le lavage est un acte négatif, dans le sens qu’il élimine la souillure. L’onction est un acte positif, qui dégage un parfum agréable. Non seulement il est nécessaire de purifier nos esprits et nos affections des mauvaises influences, mais il faut aussi les occuper des choses de Christ, pour que nous répandions autour de nous une odeur de Christ, qui convienne à Sa présence.
Après la mention de l’onction, Naomi ajoute : « mets sur toi tes habits ». Cela ne nous parle-t-il pas du fin lin, qui symbolise la justice pratique des saints ? Si le verset 8 de Philippiens 4 nous parle de l’onction, le verset 9 ne nous donne-t-il pas une réponse quant à la justice pratique ? « Ce que vous avez et appris, et reçu, et entendu, et vu en moi — faites ces choses … ». Le mot-clé de Philippiens 4, 8 est « pensées » ; le mot-clé du verset 9 est « faites ». Si nous avions un plus grand sentiment de la beauté de Christ, ne désirerions-nous pas plus ardemment Sa compagnie et la jouissance consciente de Sa présence ? De tels désirs nous exerceraient encore davantage à garder nos pensées, nos affections, nos paroles et nos voies pures de toute souillure, et à nous occuper de ce qui sied à Christ.
Une fois Ruth rendue propre à la présence de Boaz, sa ligne de conduite est claire : elle doit se coucher aux pieds de Boaz et écouter ses paroles car, comme Naomi le dit, « lui, te fera connaître ce que tu auras à faire » (Ruth 3, 4 ). Cela ne nous transporte-t-il pas dans nos pensées à cette heureuse scène de Béthanie, décrite en Luc 10 , où nous voyons Marie assise aux pieds de Jésus et écoutant Sa parole ? N’est-ce pas ce qui fait tant défaut aujourd’hui ! Dans l’agitation et le stress de la vie, il ne reste guère de temps pour se retrouver seul avec le Seigneur et écouter ce qu’Il veut nous dire. Puissions-nous entendre Sa voix à travers Naomi, et répondre comme Ruth : « Tout ce que tu as dit, je le ferai » (v. 5 ). Ainsi, lavés, oints, et revêtus, nous pourrons nous asseoir en Sa présence et écouter Sa Parole.
III
Une fois Ruth aux pieds de Boaz, le récit se concentre naturellement davantage sur ce que fait ce dernier. Boaz va travailler à satisfaire les désirs que son amour et sa grâce ont suscités, mais il va aussi agir en vue de la satisfaction de son propre cœur. Tout cela évoque à nos yeux le mystère beaucoup plus profond de Christ et de Ses désirs envers Son Église. Rien ne saura satisfaire Son cœur si ce n’est d’avoir les siens avec Lui et semblables à Lui. Son amour doit jouir de la compagnie de Ses bien-aimés. Nous allons au ciel parce que c’est l’amour qui nous désire là. Il n’a pas suffi au cœur du père d’ôter les haillons du fils prodigue et de suppléer à ses besoins ; il le voulait en sa propre compagnie, dans une tenue convenant à sa présence, revêtu de la plus belle robe, avec des sandales à ses pieds et un anneau à sa main. De même, le cœur de Christ ne saurait se contenter de nous délivrer du jugement et de nous purifier de nos péchés : Il veut nous avoir avec Lui et semblables à Lui .
C’est dans ce but qu’Il rassemblait les âmes autour de Lui tandis qu’Il traversait ce monde ; en effet, lorsqu’Il appela les douze, c’était en premier lieu pour qu’ils soient « avec lui » (Marc 3, 14 ).
Cela a été l’objet de Sa prière en Jean 17 : « Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi » (v. 24 ).
C’est dans ce but qu’Il est mort, « afin que, soit que nous veillions, soit que nous dormions, nous vivions ensemble avec lui » (1 Thess. 5, 10 ).
C’est également ce qu’Il poursuit aujourd’hui dans Son service à notre égard, nous lavant les pieds pour que nous ayons une part avec Lui .
C’est aussi ce qu’Il a en vue lorsqu’Il recueille l’un de Ses saints : Il veut lui donner d’être « avec Christ ».
Finalement, lorsque le Seigneur viendra sur la nuée pour nous prendre auprès de Lui, ce sera, afin que là où Il est, nous soyons aussi , pour « toujours avec le Seigneur » .
Telle est la vérité que nous apprenons à Ses pieds. Non seulement que nous Le désirons, mais que Lui nous désire. S’il n’est guère étonnant que nous soupirions après Lui, Son désir à notre égard restera un éternel sujet d’émerveillement. Marie apprit à Ses pieds qu’Il peut se passer de tout notre service, mais non pas de nous-mêmes. « Je suis à mon bien-aimé, et son désir se porte vers moi » (Cant. 7, 10 ) est la vérité — combien grande et glorieuse — que nous apprenons à Ses pieds. C’est de cette même vérité que nous parle Ruth, car aux pieds de Boaz, la jeune femme apprit non seulement qu’elle languissait auprès de lui, mais que lui aussi la désirait. Émerveillée par cette découverte, Ruth peut désormais attendre et laisser Boaz terminer l’affaire (v. 18 ).
IV
La démarche qu’entreprend Boaz pour assurer le repos et la satisfaction de son propre cœur comme de celui de Ruth est très significative. Il y a d’abord ce qu’il fait avec Ruth, puis l’œuvre qu’il fait pour Ruth. Au chapitre 2 , il gagne son affection ; au chapitre 3 , il lui donne la hardiesse de chercher à satisfaire l’affection qu’il a suscitée.
Après avoir refusé tout autre et suivi Boaz, elle reçoit en premier lieu l’assurance de la bénédiction : « Bénie sois-tu » (v. 10 ). Deuxièmement, Boaz enlève de son cœur tout vestige de crainte, en lui disant : « Ne crains pas » (v. 11 ). Puis il l’assure que tous les obstacles à l’accomplissement de son propos seront surmontés (v. 12, 13 ). Entre-temps, il pourvoit richement à ses besoins et lui donne six mesures d’orge. Lorsque Ruth avait cherché sa propre bénédiction, elle avait obtenu une mesure d’orge (Ruth 2, 17 ) ; mais lorsqu’elle recherche la personne même de Boaz, elle en obtient six. Notons toutefois qu’il y en a six seulement, et non pas sept, le nombre parfait. L’orge, en quelque quantité que ce soit, ne saurait procurer une satisfaction complète.
C’est ainsi également que le Seigneur agit envers les siens aujourd’hui. N’y a-t-il pas une bénédiction spéciale en réserve pour ceux qui ont appris le grand secret que le Seigneur nous désire pour Lui-même ? Cette certitude n’enlève-t-elle pas toute crainte de nos cœurs ? Ne nous donne-t-elle pas au contraire une sainte hardiesse, ainsi que l’assurance que nul obstacle ne saurait empêcher l’accomplissement de Son propos à notre égard ? En attendant, Il supplée à tous nos besoins, et nous rend ainsi capables de demeurer tranquilles, dans la ferme conviction qu’Il n’aura pas de repos tant qu’Il n’aura pas terminé ce qu’Il a commencé. « Celui qui a commencé en vous une bonne œuvre, l’achèvera jusqu’au jour de Jésus Christ » (Phil. 1, 6 ).
V
Dans le dernier chapitre , nous voyons comment Boaz œuvre en faveur de Ruth. Dans ce labeur, Ruth n’a aucune part. Boaz est seul lorsqu’il monte « à la porte » (v. 1 ). La porte d’une ville est l’endroit où s’exerce le jugement. En effet, la justice doit être satisfaite avant que Ruth puisse être bénie ou le dessein de Boaz réalisé. À la porte, Boaz répond à tout et règle tous les points qui peuvent être soulevés. Dix témoins sont convoqués. Boaz leur enjoint de s’asseoir, comme ils n’ont rien d’autre à faire que de constater l’incapacité du propre parent, tout en prenant acte que ses droits ont été pleinement reconnus et satisfaits. Ne voyons-nous pas là une image de l’œuvre puissante de notre grand Rédempteur, qui monta seul « à la porte », le lieu du jugement ? Là, sur la croix, Il régla toute question entre le croyant et Dieu. Là aussi, Il démontra pleinement l’incapacité de la loi de répondre à notre situation, tout en reconnaissant ses justes exigences et en y satisfaisant.
Une fois tout obstacle écarté, le jour des noces arrive, où « Boaz prit Ruth, et elle fut sa femme » (v. 13 ). « Et tout le peuple qui était à la porte, et les anciens, dirent : Nous en sommes témoins » (v. 11 ). Ils sont témoins de la bénédiction de Ruth, mais ils attribuent la puissance et la gloire à Boaz : « Deviens puissant en Éphrata, et fais-toi un nom dans Bethléhem » (v. 11 ).
L’heureuse conclusion de l’histoire de Ruth est une très belle préfiguration de ce grand jour en vue duquel l’Église a été fiancée à Christ, et que nous attendons encore, ce jour duquel nous lisons : « les noces de l’Agneau sont venues ; et sa femme s’est préparée » . En contemplant cette grande vision, le prophète Jean entend à nouveau, si l’on peut dire, la voix de « tout le peuple qui était à la porte, et des anciens », s’élever en louange, quoique la louange soit maintenant amplifiée en un chant d’une puissance infinie, puisque Jean entend « comme une voix d’une foule nombreuse, et comme une voix de grandes eaux, et comme une voix de forts tonnerres, disant : Alléluia ! car le Seigneur, notre Dieu, le Tout-puissant, est entré dans son règne. Réjouissons-nous et tressaillons de joie, et donnons-lui gloire » (Apoc. 19, 6, 7 ).
Le jour des noces de l’Agneau constituera la réponse magistrale à l’œuvre de la rédemption. La gloire répond à la croix. Ce jour-là, l’Épouse sera infiniment bénie, mais c’est à l’Agneau que seront la puissance et l’honneur. Toute la gloire Lui reviendra, mais plus encore, le Seigneur Jésus verra en ce jour-là le fruit du travail de Son âme et sera satisfait . Nous aussi, nous verrons Sa face en justice et serons rassasiés de Son image (cf. Ps. 17, 15 ).
Ruth
4 ◊ 1 * Et Boaz monta à la porte, et s’assit là. Et voici, celui qui avait le droit de rachat, [et] dont Boaz avait parlé, vint à passer ; et il dit : Toi, un tel, détourne-toi, assieds-toi ici. Et il se détourna et s’assit. ◊ 2 Et [Boaz] prit dix hommes des anciens de la ville, et dit : Asseyez-vous ici. Et ils s’assirent. ◊ 3 Et il dit à celui qui avait le droit de rachat : Naomi, qui est revenue des champs de Moab, vend la pièce de terre qui était à notre frère Élimélec. ◊ 4 Et moi, je me suis dit : Je t’en informerai, et je te dirai : Achète-la en la présence des habitants et en la présence des anciens de mon peuple. Si tu veux racheter, rachète ; et si tu ne veux pas racheter, déclare-le-moi, afin que je le sache ; car il n’y a personne que toi pour racheter, et moi je suis après toi. ◊ 5 Et il dit : Je rachèterai. Et Boaz dit : Au jour que tu achèteras le champ de la main de Naomi, tu l’achèteras aussi de Ruth, la Moabite, femme du défunt, pour relever le nom du défunt sur son héritage. ◊ 6 Et celui qui avait le droit de rachat dit : Je ne puis pas le racheter pour moi, de peur que je ne ruine mon héritage ; use, toi, de mon droit de rachat, car je ne puis racheter.
◊ 7 Or c’était jadis [une coutume] en Israël, en cas de rachat et d’échange, que, pour confirmer toute affaire, l’un ôtait sa sandale et la donnait à l’autre ; c’était là une coutume en Israël. ◊ 8 Et celui qui avait le droit de rachat dit à Boaz : Achète pour toi ; et il ôta sa sandale. ◊ 9 Et Boaz dit aux anciens et à tout le peuple : Vous êtes aujourd’hui témoins que j’ai acheté de la main de Naomi tout ce qui était à Élimélec, et tout ce qui était à Kilion et à Makhlon ; ◊ 10 et aussi que je me suis acquis pour femme Ruth, la Moabite, la femme de Makhlon, pour relever le nom du défunt sur son héritage, afin que le nom du défunt ne soit pas retranché d’entre ses frères et de la porte de son lieu : vous en êtes témoins aujourd’hui ! ◊ 11 Et tout le peuple qui était à la porte, et les anciens, dirent : [Nous en sommes] témoins. Fasse l’Éternel que la femme qui entre dans ta maison soit comme Rachel, et comme Léa, qui toutes deux ont bâti la maison d’Israël ! Et deviens puissant dans Éphrata, et fais-toi un nom dans Bethléhem ! ◊ 12 Et que, de la postérité que l’Éternel te donnera de cette jeune femme, ta maison soit comme la maison de Pérets, que Tamar enfanta à Juda !
◊ 13 Et Boaz prit Ruth, et elle fut sa femme ; et il vint vers elle ; et l’Éternel lui donna de concevoir, et elle enfanta un fils. ◊ 14 Et les femmes dirent à Naomi : Béni soit l’Éternel, qui ne t’a pas laissé manquer aujourd’hui d’un homme qui ait le droit de rachat ! et que son nom soit nommé en Israël. ◊ 15 Et il sera pour toi un restaurateur de ton âme, et un soutien de ta vieillesse ! Car ta belle-fille qui t’aime, l’a enfanté, elle qui vaut mieux pour toi que sept fils. ◊ 16 Et Naomi prit l’enfant, et le mit dans son sein, et elle lui tint lieu de nourrice. ◊ 17 Et les voisines lui donnèrent un nom, disant : Un fils est né à Naomi ! Et elles l’appelèrent du nom d’Obed. Ce fut le père d’Isaï, père de David.
◊ 18 Et ce sont ici les générations de Pérets : Pérets engendra Hetsron ; ◊ 19 et Hetsron engendra Ram ; et Ram engendra Amminadab ; ◊ 20 et Amminadab engendra Nakhshon ; et Nakhshon engendra Salma ; ◊ 21 et Salmon engendra Boaz ; et Boaz engendra Obed ; ◊ 22 et Obed engendra Isaï ; et Isaï engendra David.
Ruth
3 ◊ 1 * Et Naomi, sa belle-mère, lui dit : Ma fille, ne te chercherai-je pas du repos, afin que tu sois heureuse ? ◊ 2 Et maintenant, Boaz, avec les jeunes filles duquel tu as été, n’est-il pas de nos amis ? Voici, il vanne cette nuit les orges dans l’aire. ◊ 3 Lave-toi donc, et oins-toi, et mets sur toi tes habits, et descends dans l’aire ; ne te fais pas connaître à l’homme, jusqu’à ce qu’il ait achevé de manger et de boire. ◊ 4 Et lorsqu’il se couchera, alors tu remarqueras le lieu où il se couche, et tu entreras, et tu découvriras ses pieds, et tu te coucheras ; et lui, te fera connaître ce que tu auras à faire. ◊ 5 Et elle lui dit : Tout ce que tu as dit, je le ferai.
◊ 6 Et elle descendit à l’aire, et fit selon tout ce que sa belle-mère lui avait commandé. ◊ 7 Et Boaz mangea et but, et son cœur devint gai, et il alla se coucher au bout du tas des gerbes. Et elle vint tout doucement, et découvrit ses pieds, et se coucha. ◊ 8 Et il arriva au milieu de la nuit, que l’homme eut peur et se tourna ; et voici, une femme était couchée à ses pieds. ◊ 9 Et il dit : Qui es-tu ? Et elle dit : Je suis Ruth, ta servante ; et étends ton aile sur ta servante, car tu as le droit de rachat. ◊ 10 Et il dit : Bénie sois-tu de l’Éternel, ma fille ! Tu as montré plus de bonté à la fin qu’au commencement, en ce que tu n’es pas allée après les jeunes hommes, pauvres ou riches. ◊ 11 Et maintenant, ma fille, ne crains pas ; tout ce que tu [me] dis, je le ferai pour toi ; car toute la porte de mon peuple sait que tu es une femme vertueuse. ◊ 12 Et maintenant, il est bien vrai que j’ai le droit de rachat, toutefois il y en a un qui a le droit de rachat, [et qui est] plus proche que moi. ◊ 13 Passe [ici] la nuit ; et s’il arrive que, le matin, il veuille te racheter, c’est bien ! qu’il le fasse ; et s’il ne lui plaît pas de te racheter, l’Éternel est vivant que je le ferai, moi ! Reste couchée jusqu’au matin.
◊ 14 Et elle resta couchée là à ses pieds jusqu’au matin ; et elle se leva avant qu’on pût se reconnaître l’un l’autre. Et il dit : Qu’on ne sache pas qu’une femme est venue dans l’aire. ◊ 15 Et il [lui] dit : Donne le manteau qui est sur toi, et tiens-le. Et elle le tint, et il mesura six [mesures] d’orge, et les mit sur elle ; et il entra dans la ville. ◊ 16 Et elle vint vers sa belle-mère ; et celle-ci dit : Qui es-tu, ma fille ? Et elle lui raconta tout ce que l’homme avait fait pour elle ; ◊ 17 et elle dit : Il m’a donné ces six [mesures] d’orge ; car il m’a dit : Tu n’iras pas à vide vers ta belle-mère. ◊ 18 Et [Naomi] dit : Demeure, ma fille, jusqu’à ce que tu saches comment l’affaire tournera ; car l’homme n’aura pas de repos qu’il n’ait terminé l’affaire aujourd’hui.
Ruth
3 ◊ 1 * Et Naomi, sa belle-mère, lui dit : Ma fille, ne te chercherai-je pas du repos, afin que tu sois heureuse ? ◊ 2 Et maintenant, Boaz, avec les jeunes filles duquel tu as été, n’est-il pas de nos amis ? Voici, il vanne cette nuit les orges dans l’aire. ◊ 3 Lave-toi donc, et oins-toi, et mets sur toi tes habits, et descends dans l’aire ; ne te fais pas connaître à l’homme, jusqu’à ce qu’il ait achevé de manger et de boire. ◊ 4 Et lorsqu’il se couchera, alors tu remarqueras le lieu où il se couche, et tu entreras, et tu découvriras ses pieds, et tu te coucheras ; et lui, te fera connaître ce que tu auras à faire. ◊ 5 Et elle lui dit : Tout ce que tu as dit, je le ferai.
◊ 6 Et elle descendit à l’aire, et fit selon tout ce que sa belle-mère lui avait commandé. ◊ 7 Et Boaz mangea et but, et son cœur devint gai, et il alla se coucher au bout du tas des gerbes. Et elle vint tout doucement, et découvrit ses pieds, et se coucha. ◊ 8 Et il arriva au milieu de la nuit, que l’homme eut peur et se tourna ; et voici, une femme était couchée à ses pieds. ◊ 9 Et il dit : Qui es-tu ? Et elle dit : Je suis Ruth, ta servante ; et étends ton aile sur ta servante, car tu as le droit de rachat. ◊ 10 Et il dit : Bénie sois-tu de l’Éternel, ma fille ! Tu as montré plus de bonté à la fin qu’au commencement, en ce que tu n’es pas allée après les jeunes hommes, pauvres ou riches. ◊ 11 Et maintenant, ma fille, ne crains pas ; tout ce que tu [me] dis, je le ferai pour toi ; car toute la porte de mon peuple sait que tu es une femme vertueuse. ◊ 12 Et maintenant, il est bien vrai que j’ai le droit de rachat, toutefois il y en a un qui a le droit de rachat, [et qui est] plus proche que moi. ◊ 13 Passe [ici] la nuit ; et s’il arrive que, le matin, il veuille te racheter, c’est bien ! qu’il le fasse ; et s’il ne lui plaît pas de te racheter, l’Éternel est vivant que je le ferai, moi ! Reste couchée jusqu’au matin.
◊ 14 Et elle resta couchée là à ses pieds jusqu’au matin ; et elle se leva avant qu’on pût se reconnaître l’un l’autre. Et il dit : Qu’on ne sache pas qu’une femme est venue dans l’aire. ◊ 15 Et il [lui] dit : Donne le manteau qui est sur toi, et tiens-le. Et elle le tint, et il mesura six [mesures] d’orge, et les mit sur elle ; et il entra dans la ville. ◊ 16 Et elle vint vers sa belle-mère ; et celle-ci dit : Qui es-tu, ma fille ? Et elle lui raconta tout ce que l’homme avait fait pour elle ; ◊ 17 et elle dit : Il m’a donné ces six [mesures] d’orge ; car il m’a dit : Tu n’iras pas à vide vers ta belle-mère. ◊ 18 Et [Naomi] dit : Demeure, ma fille, jusqu’à ce que tu saches comment l’affaire tournera ; car l’homme n’aura pas de repos qu’il n’ait terminé l’affaire aujourd’hui.
4 ◊ 1 * Et Boaz monta à la porte, et s’assit là. Et voici, celui qui avait le droit de rachat, [et] dont Boaz avait parlé, vint à passer ; et il dit : Toi, un tel, détourne-toi, assieds-toi ici. Et il se détourna et s’assit. ◊ 2 Et [Boaz] prit dix hommes des anciens de la ville, et dit : Asseyez-vous ici. Et ils s’assirent. ◊ 3 Et il dit à celui qui avait le droit de rachat : Naomi, qui est revenue des champs de Moab, vend la pièce de terre qui était à notre frère Élimélec. ◊ 4 Et moi, je me suis dit : Je t’en informerai, et je te dirai : Achète-la en la présence des habitants et en la présence des anciens de mon peuple. Si tu veux racheter, rachète ; et si tu ne veux pas racheter, déclare-le-moi, afin que je le sache ; car il n’y a personne que toi pour racheter, et moi je suis après toi. ◊ 5 Et il dit : Je rachèterai. Et Boaz dit : Au jour que tu achèteras le champ de la main de Naomi, tu l’achèteras aussi de Ruth, la Moabite, femme du défunt, pour relever le nom du défunt sur son héritage. ◊ 6 Et celui qui avait le droit de rachat dit : Je ne puis pas le racheter pour moi, de peur que je ne ruine mon héritage ; use, toi, de mon droit de rachat, car je ne puis racheter.
◊ 7 Or c’était jadis [une coutume] en Israël, en cas de rachat et d’échange, que, pour confirmer toute affaire, l’un ôtait sa sandale et la donnait à l’autre ; c’était là une coutume en Israël. ◊ 8 Et celui qui avait le droit de rachat dit à Boaz : Achète pour toi ; et il ôta sa sandale. ◊ 9 Et Boaz dit aux anciens et à tout le peuple : Vous êtes aujourd’hui témoins que j’ai acheté de la main de Naomi tout ce qui était à Élimélec, et tout ce qui était à Kilion et à Makhlon ; ◊ 10 et aussi que je me suis acquis pour femme Ruth, la Moabite, la femme de Makhlon, pour relever le nom du défunt sur son héritage, afin que le nom du défunt ne soit pas retranché d’entre ses frères et de la porte de son lieu : vous en êtes témoins aujourd’hui ! ◊ 11 Et tout le peuple qui était à la porte, et les anciens, dirent : [Nous en sommes] témoins. Fasse l’Éternel que la femme qui entre dans ta maison soit comme Rachel, et comme Léa, qui toutes deux ont bâti la maison d’Israël ! Et deviens puissant dans Éphrata, et fais-toi un nom dans Bethléhem ! ◊ 12 Et que, de la postérité que l’Éternel te donnera de cette jeune femme, ta maison soit comme la maison de Pérets, que Tamar enfanta à Juda !
◊ 13 Et Boaz prit Ruth, et elle fut sa femme ; et il vint vers elle ; et l’Éternel lui donna de concevoir, et elle enfanta un fils. ◊ 14 Et les femmes dirent à Naomi : Béni soit l’Éternel, qui ne t’a pas laissé manquer aujourd’hui d’un homme qui ait le droit de rachat ! et que son nom soit nommé en Israël. ◊ 15 Et il sera pour toi un restaurateur de ton âme, et un soutien de ta vieillesse ! Car ta belle-fille qui t’aime, l’a enfanté, elle qui vaut mieux pour toi que sept fils. ◊ 16 Et Naomi prit l’enfant, et le mit dans son sein, et elle lui tint lieu de nourrice. ◊ 17 Et les voisines lui donnèrent un nom, disant : Un fils est né à Naomi ! Et elles l’appelèrent du nom d’Obed. Ce fut le père d’Isaï, père de David.
◊ 18 Et ce sont ici les générations de Pérets : Pérets engendra Hetsron ; ◊ 19 et Hetsron engendra Ram ; et Ram engendra Amminadab ; ◊ 20 et Amminadab engendra Nakhshon ; et Nakhshon engendra Salma ; ◊ 21 et Salmon engendra Boaz ; et Boaz engendra Obed ; ◊ 22 et Obed engendra Isaï ; et Isaï engendra David.
Ruth
2 ◊ 1 * Et Naomi avait un ami de son mari, homme puissant [et] riche, de la famille d’Élimélec, et son nom était Boaz. ◊ 2 Et Ruth, la Moabite, dit à Naomi : Je te prie, j’irai aux champs, et je glanerai parmi les épis, à la suite de celui aux yeux duquel je trouverai grâce. Et elle lui dit : Va, ma fille. ◊ 3 Et elle s’en alla, et entra, et glana dans un champ après les moissonneurs ; et il se rencontra fortuitement que c’était la portion de champ de Boaz, qui était de la famille d’Élimélec.
◊ 4 Et voici, Boaz vint de Bethléhem ; et il dit aux moissonneurs : L’Éternel soit avec vous ! Et ils lui dirent : L’Éternel te bénisse ! ◊ 5 Et Boaz dit à son serviteur qui était établi sur les moissonneurs : À qui est cette jeune femme ? ◊ 6 Et le serviteur qui était établi sur les moissonneurs répondit et dit : C’est la jeune Moabite qui est revenue avec Naomi des champs de Moab ; ◊ 7 et elle [nous] a dit : Permettez que je glane et que je ramasse entre les gerbes, après les moissonneurs. Et elle est venue, et est demeurée depuis le matin jusqu’à cette heure ; ce qu’elle a été assise dans la maison est peu de chose.
◊ 8 Et Boaz dit à Ruth : Tu entends, n’est-ce pas, ma fille ? ne va pas glaner dans un autre champ, et ne t’en va pas non plus d’ici, mais tiens-toi ici auprès de mes jeunes filles. ◊ 9 Aie les yeux sur le champ qu’on moissonne, et va après elles. N’ai-je pas commandé aux jeunes hommes de ne pas te toucher ? Et si tu as soif, tu iras aux vases, et tu boiras de ce que puisent les jeunes hommes. ◊ 10 Et elle tomba sur sa face, et se prosterna contre terre, et lui dit : Pourquoi ai-je trouvé grâce à tes yeux, que tu me reconnaisses, et je suis une étrangère ? ◊ 11 Et Boaz répondit et lui dit : Tout ce que tu as fait pour ta belle-mère après la mort de ton mari, m’a été rapporté, et comment tu as quitté ton père et ta mère, et le pays de ta naissance, et tu es venue vers un peuple que tu ne connaissais pas auparavant. ◊ 12 Que l’Éternel récompense ton œuvre, et que ton salaire soit entier de la part de l’Éternel, le Dieu d’Israël, sous les ailes duquel tu es venue t’abriter ! ◊ 13 Et elle dit : Mon seigneur, que je trouve grâce à tes yeux ! car tu m’as consolée, et tu as parlé au cœur de ta servante, et pourtant je ne suis pas comme une de tes servantes. ◊ 14 Et, au temps du repas, Boaz lui dit : Approche-toi ici, et mange du pain, et trempe ton morceau dans le vinaigre. Et elle s’assit à côté des moissonneurs, et il lui tendit du grain rôti ; et elle mangea, et fut rassasiée, et en laissa de reste. ◊ 15 Et elle se leva pour glaner ; et Boaz commanda à ses jeunes hommes, disant : Qu’elle glane même entre les gerbes, et ne lui en faites pas de reproche ; ◊ 16 et vous tirerez aussi pour elle [quelques épis] des poignées, et vous les laisserez ; et elle les glanera, et vous ne l’en reprendrez pas.
◊ 17 Et elle glana dans le champ jusqu’au soir, et elle battit ce qu’elle avait glané, et il y eut environ un épha d’orge. ◊ 18 Et elle le chargea [sur elle], et vint à la ville ; et sa belle-mère vit ce qu’elle avait glané. Et elle sortit ce qu’elle avait laissé de reste après avoir été rassasiée, et le lui donna. ◊ 19 Et sa belle-mère lui dit : Où as-tu glané aujourd’hui, et où as-tu travaillé ? Béni soit celui qui t’a reconnue ! Et elle raconta à sa belle-mère chez qui elle avait travaillé, et dit : Le nom de l’homme chez qui j’ai travaillé aujourd’hui est Boaz. ◊ 20 Et Naomi dit à sa belle-fille : Béni soit-il de l’Éternel, qui n’a pas discontinué sa bonté envers les vivants et envers les morts ! Et Naomi lui dit : L’homme nous est proche parent, il est de ceux qui ont sur nous le droit de rachat. ◊ 21 Et Ruth, la Moabite, dit : Même il m’a dit : Tiens-toi près de mes jeunes hommes jusqu’à ce qu’ils aient achevé toute la moisson que j’ai. ◊ 22 Et Naomi dit à Ruth, sa belle-fille : Il est bon, ma fille, que tu sortes avec ses jeunes filles, et qu’on ne te rencontre pas dans un autre champ. ◊ 23 Et elle se tint auprès des jeunes filles de Boaz, pour glaner, jusqu’à ce que la moisson des orges et la moisson des froments fût achevée ; et elle habitait avec sa belle-mère.
Ruth
1 ◊ 1 Et il arriva, dans les jours où les juges jugeaient, qu’il y eut une famine dans le pays ; et un homme s’en alla de Bethléhem de Juda, pour séjourner aux champs de Moab, lui et sa femme et ses deux fils. ◊ 2 Et le nom de l’homme était Élimélec, et le nom de sa femme, Naomi ; et les noms de ses deux fils, Makhlon et Kilion, Éphratiens, de Bethléhem de Juda ; et ils vinrent aux champs de Moab, et ils demeurèrent là.
◊ 3 Et Élimélec, mari de Naomi, mourut ; et elle resta avec ses deux fils. ◊ 4 Et ils prirent des femmes moabites : le nom de l’une était Orpa, et le nom de la seconde, Ruth ; et ils habitèrent là environ dix ans. ◊ 5 Et Makhlon et Kilion, eux deux aussi, moururent ; et la femme resta, [privée] de ses deux enfants et de son mari.
◊ 6 Et elle se leva, elle et ses belles-filles, et s’en revint des champs de Moab ; car elle avait entendu dire, au pays de Moab, que l’Éternel avait visité son peuple pour leur donner du pain. ◊ 7 Et elle partit du lieu où elle était, et ses deux belles-filles avec elle ; et elles se mirent en chemin pour retourner dans le pays de Juda. ◊ 8 Et Naomi dit à ses deux belles-filles : Allez, retournez chacune dans la maison de sa mère. Que l’Éternel use de bonté envers vous, comme vous avez fait envers les morts et envers moi ! ◊ 9 L’Éternel vous donne de trouver du repos, chacune dans la maison de son mari ! Et elle les baisa ; et elles élevèrent leur voix et pleurèrent. ◊ 10 Et elles lui dirent : [Non], mais nous retournerons avec toi vers ton peuple. ◊ 11 Et Naomi dit : Retournez, mes filles ; pourquoi iriez-vous avec moi ? Ai-je encore des fils dans mon sein, de sorte qu’ils soient vos maris ? ◊ 12 Retournez, mes filles, allez ; car je suis trop vieille pour être à un mari ; si je disais que j’en ai l’espérance, quand cette nuit même je serais à un mari, et que même j’enfanterais des fils : ◊ 13 attendriez-vous pour cela jusqu’à ce qu’ils fussent grands ? Resteriez-vous pour cela sans être à un mari ? Non, mes filles ; car je suis dans une plus grande amertume que vous, car la main de l’Éternel s’est étendue contre moi. ◊ 14 Et elles élevèrent leur voix, et pleurèrent encore ; et Orpa baisa sa belle-mère, mais Ruth s’attacha à elle.
◊ 15 Et [Naomi] dit : Voici, ta belle-sœur est retournée vers son peuple et vers ses dieux ; retourne-t’en après ta belle-sœur. ◊ 16 Et Ruth dit : Ne me prie pas de te laisser, pour que je m’en retourne d’avec toi ; car où tu iras, j’irai, et où tu demeureras, je demeurerai : ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu. ◊ 17 Là où tu mourras, je mourrai et j’y serai enterrée. Ainsi me fasse l’Éternel, et ainsi il y ajoute, si la mort [seule] ne me sépare de toi ! ◊ 18 Et [Naomi] vit qu’elle était résolue d’aller avec elle, et elle cessa de lui parler. ◊ 19 Et elles marchèrent les deux jusqu’à ce qu’elles arrivèrent à Bethléhem. Et il arriva que, comme elles entraient dans Bethléhem, toute la ville s’émut à leur sujet ; et les [femmes] disaient : Est-ce là Naomi ? ◊ 20 Et elle leur dit : Ne m’appelez pas Naomi, appelez-moi Mara ; car le Tout-puissant m’a remplie d’amertume. ◊ 21 Je m’en allai comblée, et l’Éternel me ramène à vide. Pourquoi m’appelez-vous Naomi, quand l’Éternel m’a abattue, et que le Tout-puissant m’a affligée ?
◊ 22 Ainsi Naomi revint, et avec elle Ruth, la Moabite, sa belle-fille, qui était venue des champs de Moab ; et elles vinrent à Bethléhem, au commencement de la moisson des orges.
Marc
16 ◊ 1 Et le sabbat étant passé, Marie de Magdala, et Marie, la [mère] de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates pour venir l’embaumer. ◊ 2 Et de fort grand matin, le premier jour de la semaine, elles viennent au sépulcre, comme le soleil se levait. ◊ 3 Et elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre de devant la porte du sépulcre ? ◊ 4 Et ayant regardé, elles voient que la pierre était roulée ; car elle était fort grande. ◊ 5 Et étant entrées dans le sépulcre, elles virent un jeune homme assis du côté droit, vêtu d’une robe blanche, et elles s’épouvantèrent. ◊ 6 Et lui leur dit : Ne vous épouvantez point ; vous cherchez Jésus le Nazarénien, le crucifié : il est ressuscité, il n’est pas ici ; voici le lieu où on l’avait mis. ◊ 7 Mais allez, dites à ses disciples et à Pierre : Il s’en va devant vous en Galilée ; là vous le verrez, comme il vous l’a dit. ◊ 8 Et sortant, elles s’enfuirent du sépulcre. Et le tremblement et le trouble les avaient saisies ; et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.
◊ 9 Et étant ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, il apparut premièrement à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons. ◊ 10 Elle, s’en allant, l’annonça à ceux qui avaient été avec lui, qui étaient dans le deuil et pleuraient. ◊ 11 Et ceux-ci, apprenant qu’il était vivant et qu’il avait été vu d’elle, ne le crurent point. ◊ 12 Et après ces choses, il apparut sous une autre forme à deux d’entre eux qui étaient en chemin, allant aux champs. ◊ 13 Et ceux-ci s’en allèrent et l’annoncèrent aux autres ; mais ils ne crurent pas ceux-là non plus. ◊ 14 Plus tard, il apparut aux onze, comme ils étaient à table, et leur reprocha leur incrédulité et leur dureté de cœur, parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient vu ressuscité. ◊ 15 Et il leur dit : Allez dans tout le monde, et prêchez l’évangile à toute la création. ◊ 16 Celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé ; et celui qui n’aura pas cru sera condamné. ◊ 17 Et ce sont ici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ◊ 18 ils prendront des serpents ; et quand ils auront bu quelque chose de mortel, cela ne leur nuira point ; ils imposeront les mains aux infirmes, et ceux-ci se porteront bien.
◊ 19 Le Seigneur donc, après leur avoir parlé, fut élevé en haut dans le ciel, et s’assit à la droite de Dieu. ◊ 20 — Et eux, étant partis, prêchèrent partout, le Seigneur coopérant avec eux, et confirmant la parole par les signes qui l’accompagnaient.
Jean
13 ◊ 1 Or, avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue pour passer de ce monde au Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à la fin. ◊ 2 Et pendant qu’ils étaient à souper, le diable ayant déjà mis dans le cœur de Judas Iscariote, [fils] de Simon, de le livrer, ◊ 3 — [Jésus], sachant que le Père lui avait mis toutes choses entre les mains, et qu’il était venu de Dieu, et s’en allait à Dieu, ◊ 4 se lève du souper et met de côté ses vêtements ; et ayant pris un linge, il s’en ceignit. ◊ 5 Puis il verse de l’eau dans le bassin, et se met à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. ◊ 6 Il vient donc à Simon Pierre ; et celui-ci lui dit : Seigneur, me laves-tu, toi, les pieds ? ◊ 7 Jésus répondit et lui dit : Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le sauras dans la suite. ◊ 8 Pierre lui dit : Tu ne me laveras jamais les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’as pas de part avec moi. ◊ 9 Simon Pierre lui dit : Seigneur, non pas mes pieds seulement, mais aussi mes mains et ma tête. ◊ 10 Jésus lui dit : Celui qui a tout le corps lavé n’a besoin que de se laver les pieds ; mais il est tout net ; et vous, vous êtes nets, mais non pas tous. ◊ 11 Car il savait qui le livrerait ; c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous nets.
◊ 12 Quand donc il eut lavé leurs pieds et qu’il eut repris ses vêtements, s’étant remis à table, il leur dit : Savez-vous ce que je vous ai fait ? ◊ 13 Vous m’appelez maître et seigneur, et vous dites bien, car je le suis ; ◊ 14 si donc moi, le seigneur et le maître, j’ai lavé vos pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. ◊ 15 Car je vous ai donné un exemple, afin que, comme je vous ai fait, moi, vous aussi vous fassiez. ◊ 16 En vérité, en vérité, je vous dis : L’esclave n’est pas plus grand que son seigneur, ni l’envoyé plus grand que celui qui l’a envoyé. ◊ 17 Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites. ◊ 18 Je ne parle pas de vous tous ; moi, je connais ceux que j’ai choisis ; mais c’est afin que l’écriture soit accomplie : « Celui qui mange le pain avec moi a levé son talon contre moi ». ◊ 19 Je vous le dis dès maintenant, avant que cela arrive, afin que, quand ce sera arrivé, vous croyiez que c’est moi. ◊ 20 En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui reçoit quelqu’un que j’envoie, me reçoit ; et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.
◊ 21 Ayant dit ces choses, Jésus fut troublé dans [son] esprit, et rendit témoignage et dit : En vérité, en vérité, je vous dis que l’un d’entre vous me livrera. ◊ 22 Les disciples se regardaient donc les uns les autres, étant en perplexité, [ne sachant] de qui il parlait. ◊ 23 Or l’un d’entre ses disciples, que Jésus aimait, était à table dans le sein de Jésus. ◊ 24 Simon Pierre donc lui fait signe de demander lequel était celui dont il parlait. ◊ 25 Et lui, s’étant penché sur la poitrine de Jésus, lui dit : Seigneur, lequel est-ce ? ◊ 26 Jésus répond : C’est celui à qui moi je donnerai le morceau après l’avoir trempé. Et ayant trempé le morceau, il le donne à Judas Iscariote, [fils] de Simon. ◊ 27 Et après le morceau, alors Satan entra en lui. Jésus donc lui dit : Ce que tu fais, fais-le promptement. ◊ 28 Mais aucun de ceux qui étaient à table ne comprit pourquoi il lui avait dit cela ; ◊ 29 car quelques-uns pensaient que, puisque Judas avait la bourse, Jésus lui avait dit : Achète ce dont nous avons besoin pour la fête ; ou, qu’il donnât quelque chose aux pauvres. ◊ 30 Ayant donc reçu le morceau, il sortit aussitôt ; or il était nuit.
◊ 31 Lors donc qu’il fut sorti, Jésus dit : Maintenant le fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. ◊ 32 Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même ; et incontinent il le glorifiera. ◊ 33 Enfants, je suis encore pour un peu de temps avec vous : vous me chercherez ; et, comme j’ai dit aux Juifs : Là où moi je vais, vous, vous ne pouvez venir, je vous le dis aussi maintenant à vous. ◊ 34 Je vous donne un commandement nouveau, que vous vous aimiez l’un l’autre ; comme je vous ai aimés, que vous aussi vous vous aimiez l’un l’autre. ◊ 35 À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour entre vous. ◊ 36 Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus lui répondit : Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant, mais tu me suivras plus tard. ◊ 37 Pierre lui dit : Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je laisserai ma vie pour toi. ◊ 38 Jésus répond : Tu laisseras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te dis : Le coq ne chantera point, que tu ne m’aies renié trois fois.
1 Thessaloniciens
5 ◊ 1 Mais pour ce qui est des temps et des saisons, frères, vous n’avez pas besoin qu’on vous en écrive ; ◊ 2 car vous savez vous-mêmes parfaitement que le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit. ◊ 3 Quand ils diront : « Paix et sûreté », alors une subite destruction viendra sur eux, comme les douleurs sur celle qui est enceinte, et ils n’échapperont point.
◊ 4 Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, en sorte que le jour vous surprenne comme un voleur ; ◊ 5 car vous êtes tous des fils de la lumière et des fils du jour ; nous ne sommes pas de la nuit ni des ténèbres. ◊ 6 Ainsi donc ne dormons pas comme les autres, mais veillons et soyons sobres ; ◊ 7 car ceux qui dorment, dorment la nuit, et ceux qui s’enivrent, s’enivrent la nuit ; ◊ 8 mais nous qui sommes du jour, soyons sobres, revêtant la cuirasse de la foi et de l’amour, et, pour casque, l’espérance du salut ; ◊ 9 car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l’acquisition du salut par notre seigneur Jésus Christ, ◊ 10 qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous dormions, nous vivions ensemble avec lui. ◊ 11 C’est pourquoi exhortez-vous l’un l’autre et édifiez-vous l’un l’autre, chacun en particulier, comme aussi vous le faites.
◊ 12 Or nous vous prions, frères, de connaître ceux qui travaillent parmi vous, et qui sont à la tête parmi vous dans le Seigneur, et qui vous avertissent, ◊ 13 et de les estimer très haut en amour à cause de leur œuvre. Soyez en paix entre vous. ◊ 14 Or nous vous exhortons, frères : avertissez les déréglés, consolez ceux qui sont découragés, venez en aide aux faibles, usez de patience envers tous. ◊ 15 Prenez garde que nul ne rende à personne mal pour mal ; mais poursuivez toujours ce qui est bon, et entre vous, et à l’égard de tous les hommes. ◊ 16 Réjouissez-vous toujours. ◊ 17 Priez sans cesse. ◊ 18 En toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le christ Jésus à votre égard. ◊ 19 N’éteignez pas l’Esprit ; ◊ 20 ne méprisez pas les prophéties, ◊ 21 mais éprouvez toutes choses ; retenez ce qui est bon. ◊ 22 Abstenez-vous de toute forme de mal.
◊ 23 Or le Dieu de paix lui-même vous sanctifie entièrement ; et que votre esprit, et votre âme, et votre corps tout entiers, soient conservés sans reproche en la venue de notre seigneur Jésus Christ. ◊ 24 Celui qui vous appelle est fidèle, qui aussi le fera.
◊ 25 Frères, priez pour nous. ◊ 26 Saluez tous les frères par un saint baiser. ◊ 27 Je vous adjure par le Seigneur que la lettre soit lue à tous les saints frères. ◊ 28 Que la grâce de notre seigneur Jésus Christ soit avec vous !
Jean
14 ◊ 1 Que votre cœur ne soit pas troublé ; vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. ◊ 2 Dans la maison de mon Père, il y a plusieurs demeures ; s’il en était autrement, je vous l’eusse dit, car je vais vous préparer une place. ◊ 3 Et si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi. ◊ 4 Et vous savez où moi je vais, et vous en savez le chemin. ◊ 5 Thomas lui dit : Seigneur, nous ne savons pas où tu vas ; et comment pouvons-nous en savoir le chemin ? ◊ 6 Jésus lui dit : Moi, je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; nul ne vient au Père que par moi. ◊ 7 Si vous m’aviez connu, vous auriez connu aussi mon Père ; et dès maintenant vous le connaissez et vous l’avez vu. ◊ 8 Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. ◊ 9 Jésus lui dit : Je suis depuis si longtemps avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ? Celui qui m’a vu, a vu le Père ; et comment toi, dis-tu : Montre-nous le Père ? ◊ 10 Ne crois-tu pas que moi je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que moi je vous dis, je ne les dis pas de par moi-même ; mais le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres. ◊ 11 Croyez-moi, que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ; sinon, croyez-moi à cause des œuvres elles-mêmes. ◊ 12 En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que moi je fais, et il en fera de plus grandes que celles-ci ; parce que moi, je m’en vais au Père. ◊ 13 Et quoi que vous demandiez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. ◊ 14 Si vous demandez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai.
◊ 15 Si vous m’aimez, gardez mes commandements ; ◊ 16 et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, pour être avec vous éternellement, ◊ 17 l’Esprit de vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous, et qu’il sera en vous. ◊ 18 Je ne vous laisserai pas orphelins ; je viens à vous. ◊ 19 Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez ; parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez. ◊ 20 En ce jour-là, vous connaîtrez que moi je suis en mon Père, et vous en moi et moi en vous. ◊ 21 Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime, sera aimé de mon Père ; et moi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. ◊ 22 Jude (non pas l’Iscariote) lui dit : Seigneur, comment se fait-il que tu vas te manifester à nous, et non pas au monde ? ◊ 23 Jésus répondit et lui dit : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; et nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. ◊ 24 Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas la mienne, mais celle du Père qui m’a envoyé. ◊ 25 Je vous ai dit ces choses demeurant avec vous ; ◊ 26 mais le Consolateur, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera toutes choses et vous rappellera toutes les choses que je vous ai dites. ◊ 27 Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne. Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif. ◊ 28 Vous avez entendu que moi je vous ai dit : Je m’en vais, et je viens à vous. Si vous m’aviez aimé, vous vous seriez réjouis de ce que je m’en vais au Père, car mon Père est plus grand que moi. ◊ 29 Et maintenant je vous l’ai dit avant que cela arrive, afin que, quand ce sera arrivé, vous croyiez. ◊ 30 Je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le chef du monde vient, et il n’a rien en moi ; ◊ 31 mais afin que le monde connaisse que j’aime le Père ; et selon que le Père m’a commandé, ainsi je fais. Levez-vous, partons d’ici !
1 Thessaloniciens
4 ◊ 1 Au reste donc, frères, nous vous prions et nous vous exhortons par le seigneur Jésus, pour que, comme vous avez reçu de nous de quelle manière il faut que vous marchiez et plaisiez à Dieu, comme aussi vous marchez, vous y abondiez de plus en plus. ◊ 2 Car vous savez quels commandements nous vous avons donnés par le seigneur Jésus. ◊ 3 Car c’est ici la volonté de Dieu, votre sainteté, que vous vous absteniez de la fornication, ◊ 4 que chacun de vous sache posséder son propre vase en sainteté et en honneur, ◊ 5 non dans la passion de la convoitise comme font les nations aussi qui ne connaissent pas Dieu ; ◊ 6 que personne ne circonvienne son frère ni ne lui fasse tort dans l’affaire, parce que le Seigneur est le vengeur de toutes ces choses, comme aussi nous vous l’avons dit précédemment et affirmé. ◊ 7 Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais dans la sainteté. ◊ 8 C’est pourquoi celui qui méprise, ne méprise pas l’homme, mais Dieu, qui vous a aussi donné son Esprit Saint.
◊ 9 Or, quant à l’amour fraternel, vous n’avez pas besoin que je vous en écrive ; car vous-mêmes, vous êtes enseignés de Dieu à vous aimer l’un l’autre ; ◊ 10 car aussi c’est ce que vous faites à l’égard de tous les frères qui sont dans toute la Macédoine ; mais nous vous exhortons, frères, à y abonder de plus en plus, ◊ 11 et à vous appliquer à vivre paisiblement, à faire vos propres affaires et à travailler de vos propres mains, ainsi que nous vous l’avons ordonné, ◊ 12 afin que vous marchiez honorablement envers ceux de dehors et que vous n’ayez besoin de personne.
◊ 13 Or nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance à l’égard de ceux qui dorment, afin que vous ne soyez pas affligés comme les autres qui n’ont pas d’espérance. ◊ 14 Car si nous croyons que Jésus mourut et qu’il est ressuscité, de même aussi, avec lui, Dieu amènera ceux qui se sont endormis par Jésus. ◊ 15 (Car nous vous disons ceci par la parole du Seigneur : que nous, les vivants, qui demeurons jusqu’à la venue du Seigneur, nous ne devancerons aucunement ceux qui se sont endormis. ◊ 16 Car le Seigneur lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange, et avec [la] trompette de Dieu, descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront premièrement ; ◊ 17 puis nous, les vivants qui demeurons, nous serons ravis ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air ; et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. ◊ 18 Consolez-vous donc l’un l’autre par ces paroles.)
Jean
17 ◊ 1 Jésus dit ces choses, et leva ses yeux au ciel, et dit : Père, l’heure est venue ; glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, ◊ 2 comme tu lui as donné autorité sur toute chair, afin que, [quant à] tout ce que tu lui as donné, il leur donne la vie éternelle. ◊ 3 Et c’est ici la vie éternelle, qu’ils te connaissent seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. ◊ 4 Moi, je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire ; ◊ 5 et maintenant glorifie-moi, toi, Père, auprès de toi-même, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût.
◊ 6 J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu m’as donnés du monde ; ils étaient à toi, et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta parole. ◊ 7 Maintenant ils ont connu que tout ce que tu m’as donné vient de toi ; ◊ 8 car je leur ai donné les paroles que tu m’as données, et ils les ont reçues ; et ils ont vraiment connu que je suis sorti d’auprès de toi, et ils ont cru que toi tu m’as envoyé. ◊ 9 Moi, je fais des demandes pour eux ; je ne fais pas de demandes pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi ◊ 10 (et tout ce qui est à moi, est à toi ; et ce qui est à toi est à moi), et je suis glorifié en eux. ◊ 11 Et je ne suis plus dans le monde, et ceux-ci sont dans le monde, et moi, je viens à toi. Père saint, garde-les en ton nom que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous. ◊ 12 Quand j’étais avec eux, moi je les gardais en ton nom ; j’ai gardé ceux que tu m’as donnés, et aucun d’entre eux n’est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l’écriture fût accomplie. ◊ 13 Et maintenant je viens à toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu’ils aient ma joie accomplie en eux-mêmes. ◊ 14 Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. ◊ 15 Je ne fais pas la demande que tu les ôtes du monde, mais que tu les gardes du mal. ◊ 16 Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. ◊ 17 Sanctifie-les par la vérité ; ta parole est la vérité. ◊ 18 Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde. ◊ 19 Et moi, je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité. ◊ 20 Or je ne fais pas seulement des demandes pour ceux-ci, mais aussi pour ceux qui croient en moi par leur parole ; ◊ 21 afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi ; afin qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que toi tu m’as envoyé. ◊ 22 Et la gloire que tu m’as donnée, moi, je la leur ai donnée, afin qu’ils soient un, comme nous, nous sommes un ; ◊ 23 moi en eux, et toi en moi ; afin qu’ils soient consommés en un, et que le monde connaisse que toi tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. ◊ 24 Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire, que tu m’as donnée ; car tu m’as aimé avant la fondation du monde. ◊ 25 Père juste ; — et le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu ; et ceux-ci ont connu que toi tu m’as envoyé. ◊ 26 Et je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et moi en eux.
Michée
2 ◊ 1 Malheur à ceux qui méditent la vanité et qui préparent le mal sur leurs lits ! À la lumière du matin, ils l’exécutent, parce que c’est au pouvoir de leur main. ◊ 2 Et ils convoitent des champs et les ravissent, et des maisons, et ils s’en emparent ; et ils oppriment l’homme et sa maison, l’homme et son héritage. ◊ 3 C’est pourquoi, ainsi dit l’Éternel : Voici, je médite contre cette famille un mal d’où vous ne pourrez pas retirer vos cous ; et vous ne marcherez pas la tête haute, car c’est un temps mauvais. ◊ 4 En ce jour-là, on vous prendra pour proverbe, et on se lamentera dans une douloureuse lamentation ; on dira : Nous sommes entièrement détruits ; il a changé la portion de mon peuple : comme il me l’a ôtée ! À celui qui se détourne [de l’Éternel] il a partagé nos champs. ◊ 5 C’est pourquoi tu n’auras personne qui étende le cordeau pour [faire] un lot dans la congrégation de l’Éternel.
◊ 6 Ne prophétisez point, prophétisent-ils. S’ils ne prophétisent pas à ceux-ci, l’ignominie ne s’éloignera pas. ◊ 7 Toi qui es appelée la maison de Jacob : l’Éternel est-il impatient ? Sont-ce là ses actes ? Mes paroles ne font-elles pas du bien à celui qui marche avec droiture ? ◊ 8 Naguère encore mon peuple s’est levé comme un ennemi : vous enlevez le manteau avec la tunique à ceux qui passent en sécurité, qui se détournent de la guerre ; ◊ 9 vous avez chassé les femmes de mon peuple des maisons de leurs délices ; de dessus leurs enfants, vous avez ôté ma magnificence, pour toujours. ◊ 10 Levez-vous et allez-vous-en ! car ce n’est pas ici un lieu de repos, à cause de la souillure qui amène la ruine : la ruine est terrible ! ◊ 11 S’il y a un homme qui marche selon le vent et le mensonge, qui mente, [disant] : Je te prophétiserai au sujet du vin et de la boisson forte ! il sera le prophète de ce peuple. ◊ 12 Je te rassemblerai certainement, Jacob, toi, tout entier ; je réunirai certainement le résidu d’Israël ; je les mettrai ensemble comme le menu bétail de Botsra, comme un troupeau au milieu de son pâturage. Ils bruiront à cause [de la multitude] des hommes. ◊ 13 Celui qui fait la brèche est monté devant eux ; ils ont fait la brèche et ont passé par la porte, et sont sortis par elle, et leur roi est passé devant eux, et l’Éternel est à leur tête.
Marc
3 ◊ 1 Et il entra encore dans la synagogue ; et il y avait là un homme qui avait la main desséchée. ◊ 2 Et ils l’observaient [pour voir] s’il le guérirait le jour de sabbat, afin de l’accuser. ◊ 3 Et il dit à l’homme qui avait la main desséchée : Lève-toi là devant tous. ◊ 4 Et il leur dit : Est-il permis de faire du bien le jour de sabbat, ou de faire du mal ? de sauver la vie, ou de tuer ? Mais ils gardaient le silence. ◊ 5 Et les ayant regardés à l’entour avec colère, étant attristé de l’endurcissement de leur cœur, il dit à l’homme : Étends ta main. Et il l’étendit, et sa main fut rétablie. ◊ 6 Et les pharisiens, sortant aussitôt avec les hérodiens, tinrent conseil contre lui pour le faire périr.
◊ 7 Et Jésus se retira avec ses disciples vers la mer ; et une grande multitude le suivit de la Galilée, ◊ 8 et de la Judée, et de Jérusalem, et de l’Idumée, et de par-delà le Jourdain. Et ceux des environs de Tyr et de Sidon, une grande multitude, ayant entendu les choses qu’il faisait, vinrent vers lui. ◊ 9 Et il dit à ses disciples qu’une petite nacelle fût là à sa disposition, à cause de la foule, afin qu’elle ne le pressât pas ; ◊ 10 car il en guérit beaucoup, de sorte que tous ceux qui étaient affligés de quelque fléau se jetaient sur lui afin de le toucher. ◊ 11 Et les esprits immondes, quand ils le voyaient, se jetaient devant lui et s’écriaient, disant : Tu es le Fils de Dieu. ◊ 12 Et il leur défendait très expressément de le faire connaître.
◊ 13 Et il monte sur une montagne, et il appelle ceux qu’il voulait ; et ils vinrent à lui ; ◊ 14 et il en établit douze pour être avec lui, et pour les envoyer prêcher, ◊ 15 et pour avoir autorité [de guérir les maladies et de chasser les démons ; ◊ 16 et il surnomma Simon, Pierre ; ◊ 17 et Jacques le [fils] de Zébédée et Jean le frère de Jacques, et il les surnomma Boanergès, ce qui est : fils de tonnerre ; ◊ 18 et André, et Philippe, et Barthélemy, et Matthieu, et Thomas, et Jacques le [fils] d’Alphée, et Thaddée, et Simon le Cananéen, ◊ 19 et Judas Iscariote, qui aussi le livra.
◊ 20 Et ils viennent à la maison ; et la foule s’assemble de nouveau, en sorte qu’ils ne pouvaient pas même manger leur pain. ◊ 21 Et ses proches, ayant entendu cela, sortirent pour se saisir de lui ; car ils disaient : Il est hors de sens. ◊ 22 Et les scribes qui étaient descendus de Jérusalem, dirent : Il a Béelzébul ; et : Par le chef des démons, il chasse les démons. ◊ 23 Et les ayant appelés, il leur dit par des paraboles : Comment Satan peut-il chasser Satan ? ◊ 24 Et si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume-là ne peut pas subsister. ◊ 25 Et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison-là ne peut pas subsister. ◊ 26 Et si Satan s’élève contre lui-même et est divisé, il ne peut pas subsister, mais il vient à sa fin. ◊ 27 Nul ne peut entrer dans la maison de l’homme fort, et piller ses biens, si premièrement il n’a lié l’homme fort ; et alors il pillera sa maison. ◊ 28 En vérité, je vous dis que tous les péchés seront pardonnés aux fils des hommes, et les paroles injurieuses, quelles qu’elles soient, par lesquelles ils blasphèment ; ◊ 29 mais quiconque proférera des paroles injurieuses contre l’Esprit Saint n’aura jamais de pardon ; mais il est passible du jugement éternel. ◊ 30 C’était parce qu’ils disaient : Il a un esprit immonde.
◊ 31 Ses frères et sa mère donc viennent ; et se tenant dehors, ils l’envoyèrent appeler ; ◊ 32 et la foule était assise autour de lui. Et on lui dit : Voici, ta mère et tes frères, là dehors, te cherchent. ◊ 33 Et il leur répondit, disant : Qui est ma mère, ou [qui sont] mes frères ? ◊ 34 Et regardant tout à l’entour ceux qui étaient assis autour de lui, il dit : Voici ma mère et mes frères ; ◊ 35 car quiconque fera la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère.
Sophonie
3 ◊ 1 Malheur à la rebelle, à la corrompue, à la ville qui opprime ! ◊ 2 Elle n’écoute pas la voix, elle ne reçoit pas l’instruction, elle ne se confie pas en l’Éternel, elle ne s’approche pas de son Dieu. ◊ 3 Ses princes au milieu d’elle sont des lions rugissants ; ses juges, des loups du soir : ils ne laissent rien jusqu’au matin. ◊ 4 Ses prophètes sont des vantards, des hommes perfides ; ses sacrificateurs profanent le lieu saint, ils font violence à la loi. ◊ 5 L’Éternel juste est au milieu d’elle ; il ne commet pas l’iniquité ; chaque matin il met en lumière son juste jugement ; il ne fait pas défaut ; mais l’inique ne connaît pas la honte. ◊ 6 J’ai retranché des nations, leurs créneaux sont dévastés ; j’ai rendu désolées leurs rues, de sorte que personne n’y passe ; leurs villes sont ravagées, de sorte qu’il n’y a plus d’homme, point d’habitant. ◊ 7 J’ai dit : Crains-moi seulement, reçois l’instruction ; et sa demeure ne sera pas retranchée, quelle que soit la punition que je lui inflige. Mais ils se sont levés de bonne heure [et] ont corrompu toutes leurs actions.
◊ 8 C’est pourquoi, attendez-moi, dit l’Éternel, pour le jour où je me lèverai pour le butin. Car ma détermination c’est de rassembler les nations, de réunir les royaumes pour verser sur eux mon indignation, toute l’ardeur de ma colère ; car toute la terre sera dévorée par le feu de ma jalousie. ◊ 9 Car alors, je changerai la [langue] des peuples en une langue purifiée, pour qu’ils invoquent tous le nom de l’Éternel pour le servir d’un seul cœur. ◊ 10 D’au-delà des fleuves de l’Éthiopie, mes suppliants, la fille de mes dispersés, apporteront mon offrande. ◊ 11 En ce jour-là, tu ne seras pas honteuse à cause de toutes tes actions par lesquelles tu t’es rebellée contre moi ; car alors, j’ôterai du milieu de toi ceux qui s’égaient en ton orgueil, et tu ne seras plus hautaine à cause de ma montagne sainte. ◊ 12 Et je laisserai au milieu de toi un peuple affligé et abaissé, et ils se confieront au nom de l’Éternel. ◊ 13 Le résidu d’Israël ne pratiquera pas l’iniquité, et ne dira pas de mensonge, et une langue trompeuse ne se trouvera pas dans leur bouche ; car ils paîtront et se coucheront, et il n’y aura personne qui les effraye.
◊ 14 Exulte, fille de Sion ; pousse des cris, Israël ! Réjouis-toi et égaye-toi de tout ton cœur, fille de Jérusalem ! ◊ 15 L’Éternel a éloigné tes jugements, il a écarté ton ennemi. Le roi d’Israël, l’Éternel, est au milieu de toi : tu ne verras plus le mal. ◊ 16 En ce jour-là, il sera dit à Jérusalem : Ne crains pas ! Sion, que tes mains ne soient pas lâches ! ◊ 17 L’Éternel, ton Dieu, au milieu de toi, est puissant ; il sauvera ; il se réjouira avec joie à ton sujet : il se reposera dans son amour, il s’égayera en toi avec chant de triomphe. ◊ 18 Je rassemblerai ceux qui se lamentent à cause des assemblées solennelles ; ils étaient de toi ; sur eux pesait l’opprobre. ◊ 19 Voici, en ce temps-là, j’agirai à l’égard de tous ceux qui t’affligent, et je sauverai celle qui boitait, et je recueillerai celle qui était chassée, et je ferai d’elles une louange et un nom dans tous les pays où elles étaient couvertes de honte. ◊ 20 En ce temps-là, je vous amènerai, dans ce même temps où je vous rassemblerai, car je ferai de vous un nom et une louange parmi tous les peuples de la terre, quand je rétablirai vos captifs, devant vos yeux, dit l’Éternel.
Cantique des cantiques
7 ◊ 1 Que tes pieds sont beaux dans ta chaussure, fille de prince ! Les contours de tes hanches sont comme des joyaux, ouvrage des mains d’un artiste. ◊ 2 Ton nombril est une coupe arrondie, où le vin aromatique ne manque pas ; ton ventre, un tas de froment, entouré de lis. ◊ 3 Tes deux seins sont comme deux faons jumeaux d’une gazelle. ◊ 4 Ton cou est comme une tour d’ivoire ; tes yeux sont comme les étangs [qui sont] à Hesbon, vers la porte de Bath-Rabbim ; ton nez est comme la tour du Liban, qui regarde vers Damas ; ◊ 5 ta tête, sur toi, comme le Carmel, et les cheveux de ta tête comme la pourpre. Un roi est enchaîné par [tes] boucles. ◊ 6 Que tu es belle, et que tu es agréable, mon amour, dans tes délices ! ◊ 7 Ta taille ressemble à un palmier, et tes seins à des grappes. ◊ 8 J’ai dit : Je monterai sur le palmier, je saisirai ses rameaux ; et que tes seins soient comme les grappes de la vigne, et le parfum de ton nez comme des pommes, ◊ 9 et ton palais comme le bon vin,…
Qui coule aisément pour mon bien-aimé, [et] qui glisse sur les lèvres de ceux qui s’endorment. ◊ 10 Je suis à mon bien-aimé, et son désir se porte vers moi. ◊ 11 — Viens, mon bien-aimé, sortons aux champs, passons la nuit dans les villages. ◊ 12 Nous nous lèverons dès le matin, [pour aller] aux vignes ; nous verrons si la vigne bourgeonne, si la fleur s’ouvre, si les grenadiers s’épanouissent : là je te donnerai mes amours. ◊ 13 Les mandragores donnent [leur] parfum ; et à nos portes il y a tous les fruits exquis, nouveaux et anciens : mon bien-aimé, je les ai gardés pour toi !
Psaumes
Prière de David.
17 ◊ 1 Écoute, ô Éternel, la justice ; sois attentif à mon cri ; prête l’oreille à ma prière, qui ne s’élève pas de lèvres trompeuses.
◊ 2 Que mon droit sorte de ta présence, que tes yeux regardent à la droiture.
◊ 3 Tu as sondé mon cœur, tu [m’]as visité de nuit ; tu m’as éprouvé au creuset, tu n’as rien trouvé ; ma pensée ne va pas au-delà de ma parole.
◊ 4 Quant aux actions de l’homme, par la parole de tes lèvres je me suis gardé des voies de l’homme violent.
◊ 5 Quand tu soutiens mes pas dans tes sentiers, mes pieds ne chancellent point.
◊ 6 * Je t’ai invoqué, car tu m’exauceras, ô *Dieu ! Incline ton oreille vers moi, écoute mes paroles.
◊ 7 Rends admirable ta bonté, toi qui, par ta droite, sauves de [leurs] adversaires ceux qui se confient [en toi].
◊ 8 Garde-moi comme la prunelle de l’œil ; cache-moi sous l’ombre de tes ailes,
◊ 9 De devant ces méchants qui me dévastent, mes ardents ennemis qui m’entourent.
◊ 10 Ils sont enfermés dans leur propre graisse ; de leur bouche, ils parlent avec hauteur.
◊ 11 À [chacun de] nos pas, maintenant ils nous environnent ; ils fixent leurs yeux, se baissant jusqu’à terre :
◊ 12 Il est semblable au lion avide de déchirer, et comme le lionceau qui se tient dans les lieux cachés.
◊ 13 Lève-toi, Éternel ! devance-le, renverse-le ; délivre mon âme du méchant [par] ton épée,
◊ 14 [Délivre-moi] des hommes [par] ta main, ô Éternel ! des hommes de ce monde, [qui ont] leur portion dans cette vie, et dont tu remplis le ventre de tes biens cachés ; ils sont rassasiés de fils, et ils laissent le reste de leurs [biens] à leurs enfants.
◊ 15 * Moi, je verrai ta face en justice ; quand je serai réveillé, je serai rassasié de ton image.
Luc
10 ◊ 1 Or après ces choses, le Seigneur en désigna aussi soixante-dix autres, et les envoya deux à deux devant sa face dans toutes les villes et dans tous les lieux où il devait lui-même aller. ◊ 2 Il leur disait donc : La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers : suppliez donc le Seigneur de la moisson, en sorte qu’il pousse des ouvriers dans sa moisson. ◊ 3 Allez ; voici, moi je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. ◊ 4 Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales ; et ne saluez personne en chemin. ◊ 5 Mais, dans quelque maison que vous entriez, dites premièrement : Paix sur cette maison ! ◊ 6 Et si un fils de paix est là, votre paix reposera sur elle, sinon elle retournera sur vous. ◊ 7 Et demeurez dans la même maison, mangeant et buvant de ce qui [vous sera offert] de leur part ; car l’ouvrier est digne de son salaire. Ne passez pas de maison en maison. ◊ 8 Et dans quelque ville que vous entriez et qu’on vous reçoive, mangez de ce qui sera mis devant vous, ◊ 9 et guérissez les infirmes qui y seront, et dites-leur : Le royaume de Dieu s’est approché de vous. ◊ 10 Mais dans quelque ville que vous soyez entrés et qu’on ne vous reçoive pas, sortez dans ses rues et dites : ◊ 11 La poussière même de votre ville, qui s’est attachée à nos pieds, nous la secouons contre vous ; mais sachez ceci, que le royaume de Dieu s’est approché. ◊ 12 Je vous dis que le sort de Sodome sera plus supportable en ce jour-là que celui de cette ville-là. ◊ 13 Malheur à toi, Chorazin ! malheur à toi, Bethsaïda ! car si les miracles qui ont été faits au milieu de vous eussent été faits dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps qu’elles se seraient repenties, s’étant assises dans le sac et la cendre ; ◊ 14 mais le sort de Tyr et de Sidon, au jugement, sera plus supportable que le vôtre. ◊ 15 Et toi, Capernaüm, qui as été élevée jusqu’au ciel, tu seras abaissée jusque dans le hadès. ◊ 16 Celui qui vous écoute, m’écoute ; et celui qui vous rejette, me rejette ; et celui qui me rejette, rejette celui qui m’a envoyé.
◊ 17 Et les soixante-dix s’en revinrent avec joie, disant : Seigneur, les démons mêmes nous sont assujettis en ton nom. ◊ 18 Et il leur dit : Je voyais Satan tombant du ciel comme un éclair. ◊ 19 Voici, je vous donne l’autorité de marcher sur les serpents et sur les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi ; et rien ne vous nuira ; ◊ 20 toutefois ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont assujettis, mais réjouissez-vous parce que vos noms sont écrits dans les cieux. ◊ 21 — En cette même heure, Jésus se réjouit en esprit et dit : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants. Oui, Père, car c’est ce que tu as trouvé bon devant toi. ◊ 22 Toutes choses m’ont été livrées par mon Père ; et personne ne connaît qui est le Fils, si ce n’est le Père ; ni qui est le Père, si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils voudra le révéler. ◊ 23 Et se tournant vers les disciples, il leur dit en particulier : Bienheureux sont les yeux qui voient ce que vous voyez ! ◊ 24 Car je vous dis que plusieurs prophètes et [plusieurs] rois ont désiré de voir les choses que vous voyez, et ils ne les ont pas vues, et d’entendre les choses que vous entendez, et ils ne les ont pas entendues.
◊ 25 Et voici, un docteur de la loi se leva pour l’éprouver, et dit : Maître, que faut-il que j’aie fait pour hériter de la vie éternelle ? ◊ 26 Et il lui dit : Qu’est-il écrit dans la loi ? Comment lis-tu ? ◊ 27 Et répondant, il dit : « Tu aimeras le *Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta force, et de toute ta pensée » ; « et ton prochain comme toi-même ». ◊ 28 Et il lui dit : Tu as bien répondu ; fais cela, et tu vivras. ◊ 29 Mais lui, voulant se justifier lui-même, dit à Jésus : Et qui est mon prochain ? ◊ 30 Et Jésus, répondant, dit : Un homme descendit de Jérusalem à Jéricho, et tomba entre [les mains des] voleurs, qui aussi, l’ayant dépouillé et l’ayant couvert de blessures, s’en allèrent, le laissant à demi mort. ◊ 31 Or, par aventure, un sacrificateur descendait par ce chemin-là, et, le voyant, passa outre de l’autre côté ; ◊ 32 et pareillement aussi un lévite, étant arrivé en cet endroit-là, s’en vint, et, le voyant, passa outre de l’autre côté ; ◊ 33 mais un Samaritain, allant son chemin, vint à lui, et, le voyant, fut ému de compassion, ◊ 34 et s’approcha et banda ses plaies, y versant de l’huile et du vin ; et l’ayant mis sur sa propre bête, il le mena dans l’hôtellerie et eut soin de lui. ◊ 35 Et le lendemain, s’en allant, il tira deux deniers et les donna à l’hôtelier, et lui dit : Prends soin de lui ; et ce que tu dépenseras de plus, moi, à mon retour, je te le rendrai. ◊ 36 Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé entre les [mains des] voleurs ? ◊ 37 Et il dit : C’est celui qui a usé de miséricorde envers lui. Et Jésus lui dit : Va, et toi fais de même.
◊ 38 Et il arriva, comme ils étaient en chemin, qu’il entra dans un village. Et une femme nommée Marthe le reçut dans sa maison. ◊ 39 Et elle avait une sœur appelée Marie, qui aussi, s’étant assise aux pieds de Jésus, écoutait sa parole ; ◊ 40 mais Marthe était distraite par beaucoup de service. Et étant venue à Jésus, elle dit : Seigneur, ne te soucies-tu pas de ce que ma sœur me laisse toute seule à servir ? Dis-lui donc qu’elle m’aide. ◊ 41 Et Jésus, lui répondant, dit : Marthe, Marthe, tu es en souci et tu te tourmentes de beaucoup de choses, ◊ 42 mais il n’est besoin que d’une seule ; et Marie a choisi la bonne part qui ne lui sera pas ôtée.
Apocalypse
19 ◊ 1 Après ces choses, j’ouïs comme une grande voix d’une foule nombreuse dans le ciel, disant : Alléluia ! Le salut et la gloire et la puissance de notre Dieu ! ◊ 2 car ses jugements sont véritables et justes ; car il a jugé la grande prostituée qui corrompait la terre par sa fornication, et il a vengé le sang de ses esclaves, [le réclamant] de sa main. ◊ 3 Et ils dirent une seconde fois : Alléluia ! Et sa fumée monte aux siècles des siècles. ◊ 4 Et les vingt-quatre anciens et les quatre animaux tombèrent [sur leurs faces] et rendirent hommage à Dieu qui était assis sur le trône, disant : Amen ! Alléluia ! ◊ 5 Et une voix sortit du trône, disant : Louez notre Dieu, vous tous ses esclaves et vous qui le craignez, petits et grands.
◊ 6 Et j’ouïs comme une voix d’une foule nombreuse, et comme une voix de grandes eaux, et comme une voix de forts tonnerres, disant : Alléluia ! car le *Seigneur, notre Dieu, le Tout-puissant, est entré dans son règne. ◊ 7 Réjouissons-nous et tressaillons de joie, et donnons-lui gloire ; car les noces de l’Agneau sont venues ; et sa femme s’est préparée ; ◊ 8 et il lui a été donné d’être vêtue de fin lin, éclatant [et] pur, car le fin lin, ce sont les justices des saints. ◊ 9 Et il me dit : Écris : Bienheureux ceux qui sont conviés au banquet des noces de l’Agneau. Et il me dit : Ce sont ici les véritables paroles de Dieu. ◊ 10 — Et je tombai devant ses pieds pour lui rendre hommage. Et il me dit : Garde-toi de le faire ; je suis ton compagnon d’esclavage et [celui] de tes frères qui ont le témoignage de Jésus : rends hommage à Dieu, car l’esprit de prophétie est le témoignage de Jésus.
◊ 11 Et je vis le ciel ouvert : et voici un cheval blanc, et celui qui est assis dessus [appelé] fidèle et véritable ; et il juge et combat en justice. ◊ 12 Et ses yeux sont une flamme de feu ; et sur sa tête il y a plusieurs diadèmes ; et il porte un nom écrit que nul ne connaît que lui seul ; ◊ 13 et il est vêtu d’un vêtement teint dans le sang ; et son nom s’appelle : « La Parole de Dieu » ; ◊ 14 et les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, vêtues de fin lin, blanc et pur ; ◊ 15 et une épée aiguë à deux tranchants sort de sa bouche, afin qu’il en frappe les nations ; et lui les paîtra avec une verge de fer, et lui foule la cuve du vin de la fureur de la colère de Dieu le Tout-puissant ; ◊ 16 et il a sur son vêtement et sur sa cuisse un nom écrit : « Roi des rois, et Seigneur des seigneurs ».
◊ 17 Et je vis un ange se tenant dans le soleil ; et il cria à haute voix, disant à tous les oiseaux qui volent par le milieu du ciel : Venez, assemblez-vous au grand souper de Dieu ; ◊ 18 afin que vous mangiez la chair des rois, et la chair des chiliarques, et la chair des puissants, et la chair des chevaux et de ceux qui sont assis dessus, et la chair de tous, libres et esclaves, petits et grands.
◊ 19 Et je vis la bête, et les rois de la terre, et leurs armées assemblées pour livrer combat à celui qui était assis sur le cheval et à son armée. ◊ 20 Et la bête fut prise, et le faux prophète qui était avec elle, qui avait fait devant elle les miracles par lesquels il avait séduit ceux qui recevaient la marque de la bête, et ceux qui rendaient hommage à son image. Ils furent tous deux jetés vifs dans l’étang de feu embrasé par le soufre ; ◊ 21 et le reste fut tué par l’épée de celui qui était assis sur le cheval, laquelle sortait de sa bouche, et tous les oiseaux furent rassasiés de leur chair.
Philippiens
1 ◊ 1 Paul et Timothée, esclaves de Jésus Christ, à tous les saints dans le christ Jésus qui sont à Philippes, avec les surveillants et les serviteurs : ◊ 2 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !
◊ 3 Je rends grâces à mon Dieu pour tout le souvenir que j’ai de vous, ◊ 4 dans chacune de mes supplications, faisant toujours des supplications pour vous tous, avec joie, ◊ 5 à cause de la part que vous prenez à l’évangile depuis le premier jour jusqu’à maintenant ; ◊ 6 étant assuré de ceci même, que celui qui a commencé en vous une bonne œuvre, l’achèvera jusqu’au jour de Jésus Christ : ◊ 7 comme il est juste que je pense ainsi de vous tous, parce que vous m’avez dans votre cœur, et que, dans mes liens et dans la défense et la confirmation de l’évangile, vous avez tous été participants de la grâce avec moi. ◊ 8 Car Dieu m’est témoin que je pense avec une vive affection à vous tous, dans les entrailles du christ Jésus. ◊ 9 Et je demande ceci dans mes prières, que votre amour abonde encore de plus en plus en connaissance et toute intelligence, ◊ 10 pour que vous discerniez les choses excellentes, afin que vous soyez purs et que vous ne bronchiez pas jusqu’au jour de Christ, ◊ 11 étant remplis du fruit de la justice, qui est par Jésus Christ à la gloire et à la louange de Dieu.
◊ 12 Or, frères, je veux que vous sachiez que les circonstances par lesquelles je passe sont plutôt arrivées pour l’avancement de l’évangile ; ◊ 13 en sorte que mes liens sont devenus manifestes comme étant en Christ, dans tout le prétoire et à tous les autres, ◊ 14 et que la plupart des frères, ayant, dans le Seigneur, pris confiance par mes liens, ont beaucoup plus de hardiesse pour annoncer la parole sans crainte. ◊ 15 Quelques-uns, il est vrai, prêchent le Christ aussi par envie et par un esprit de dispute, mais quelques-uns aussi de bonne volonté ; ◊ 16 ceux-ci par amour, sachant que je suis établi pour la défense de l’évangile ; ◊ 17 ceux-là annoncent le Christ par esprit de parti, non pas purement, croyant susciter de la tribulation pour mes liens. ◊ 18 Quoi donc ? — Toutefois, de toute manière, soit comme prétexte, soit en vérité, Christ est annoncé ; et en cela je me réjouis et aussi je me réjouirai. ◊ 19 Car je sais que ceci me tournera à salut par vos supplications et par les secours de l’Esprit de Jésus Christ, ◊ 20 selon ma vive attente et mon espérance que je ne serai confus en rien, mais qu’avec toute hardiesse, maintenant encore comme toujours, Christ sera magnifié dans mon corps, soit par la vie, soit par la mort. ◊ 21 Car pour moi, vivre c’est Christ ; et mourir, un gain ; ◊ 22 mais si [je dois] vivre dans la chair, il en vaut bien la peine ; et ce que je dois choisir, je n’en sais rien ; ◊ 23 mais je suis pressé des deux côtés, ayant le désir de déloger et d’être avec Christ, [car] cela est de beaucoup meilleur ; ◊ 24 mais il est plus nécessaire à cause de vous que je demeure dans la chair. ◊ 25 Et ayant cette confiance, je sais que je demeurerai et que je resterai avec vous tous pour l’avancement et la joie de votre foi, ◊ 26 afin qu’en moi vous ayez plus abondamment sujet de vous glorifier dans le christ Jésus, par mon retour au milieu de vous. ◊ 27 Seulement conduisez-vous d’une manière digne de l’évangile du Christ, afin que, soit que je vienne et que je vous voie, soit que je sois absent, j’apprenne à votre sujet que vous tenez ferme dans un seul et même esprit, combattant ensemble d’une même âme, avec la foi de l’évangile, ◊ 28 et n’étant en rien épouvantés par les adversaires : ce qui pour eux est une démonstration de perdition, mais de votre salut, et cela de la part de Dieu : ◊ 29 parce qu’à vous, il a été gratuitement donné, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais aussi de souffrir pour lui, ◊ 30 ayant [à soutenir] le même combat que vous avez vu en moi et que vous apprenez être maintenant en moi.
Jean
20 ◊ 1 Et le premier jour de la semaine, Marie de Magdala vint le matin au sépulcre, comme il faisait encore nuit ; et elle voit la pierre ôtée du sépulcre. ◊ 2 Elle court donc, et vient vers Simon Pierre et vers l’autre disciple que Jésus aimait, et elle leur dit : On a enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où on l’a mis. ◊ 3 Pierre donc sortit, et l’autre disciple, et ils s’en allèrent au sépulcre. ◊ 4 Et ils couraient les deux ensemble ; et l’autre disciple courut en avant plus vite que Pierre, et arriva le premier au sépulcre ; ◊ 5 et s’étant baissé, il voit les linges à terre ; cependant il n’entra pas. ◊ 6 Simon Pierre donc, qui le suivait, arrive ; et il entra dans le sépulcre ; et il voit les linges à terre, ◊ 7 et le suaire qui avait été sur sa tête, lequel n’était pas avec les linges, mais plié en un lieu à part. ◊ 8 Alors donc l’autre disciple aussi, qui était arrivé le premier au sépulcre, entra, et il vit, et crut ; ◊ 9 car ils ne connaissaient pas encore l’écriture, qu’il devait ressusciter d’entre les morts. ◊ 10 Les disciples s’en retournèrent donc chez eux.
◊ 11 Mais Marie se tenait près du sépulcre, dehors, et pleurait. Comme elle pleurait donc, elle se baissa dans le sépulcre ; ◊ 12 et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis, un à la tête et un aux pieds, là où le corps de Jésus avait été couché. ◊ 13 Et ils lui disent : Femme, pourquoi pleures-tu ? Elle leur dit : Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais où on l’a mis. ◊ 14 Ayant dit cela, elle se tourna en arrière, et elle voit Jésus qui était là ; et elle ne savait pas que ce fût Jésus. ◊ 15 Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Elle, pensant que c’était le jardinier, lui dit : Seigneur, si toi tu l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi je l’ôterai. ◊ 16 Jésus lui dit : Marie ! Elle, s’étant retournée, lui dit en hébreu : Rabboni (ce qui veut dire, maître) ! ◊ 17 Jésus lui dit : Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères, et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu. ◊ 18 Marie de Magdala vient rapporter aux disciples qu’elle a vu le Seigneur, et qu’il lui a dit ces choses.
◊ 19 Le soir donc étant [venu], ce jour-là, le premier de la semaine, et les portes [du lieu] où les disciples étaient, par crainte des Juifs, étant fermées, Jésus vint, et se tint au milieu d’eux. Et il leur dit : Paix vous soit ! ◊ 20 Et ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples se réjouirent donc quand ils virent le Seigneur. ◊ 21 Jésus donc leur dit encore : Paix vous soit ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. ◊ 22 Et ayant dit cela, il souffla en eux, et leur dit : Recevez [l’]Esprit Saint. ◊ 23 À quiconque vous remettrez les péchés, ils sont remis ; [et] à quiconque vous les retiendrez, ils sont retenus.
◊ 24 Or Thomas, l’un des douze, appelé Didyme, n’était pas avec eux quand Jésus vint. ◊ 25 Les autres disciples donc lui dirent : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : À moins que je ne voie en ses mains la marque des clous, et que je ne mette mon doigt dans la marque des clous, et que je ne mette ma main dans son côté, je ne le croirai point. ◊ 26 Et huit jours après, ses disciples étaient de nouveau dans la maison, et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant fermées ; et il se tint au milieu d’eux et dit : Paix vous soit ! ◊ 27 Puis il dit à Thomas : Avance ton doigt ici, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais croyant. ◊ 28 Thomas répondit et lui dit : Mon Seigneur et mon Dieu ! ◊ 29 Jésus lui dit : Parce que tu m’as vu, tu as cru ; bienheureux ceux qui n’ont point vu et qui ont cru.
◊ 30 Jésus donc fit aussi devant ses disciples beaucoup d’autres miracles, qui ne sont pas écrits dans ce livre. ◊ 31 Mais ces choses sont écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie par son nom.
Philippiens
4 ◊ 1 Ainsi donc, mes frères bien-aimés et ardemment désirés, ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur, bien-aimés. ◊ 2 Je supplie Évodie, et je supplie Syntyche, d’avoir une même pensée dans le Seigneur. ◊ 3 Oui, je te prie, toi aussi, vrai compagnon de travail, aide celles qui ont combattu avec moi dans l’évangile avec Clément aussi et mes autres compagnons d’œuvre, dont les noms sont dans le livre de vie.
◊ 4 Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; encore une fois, je vous le dirai : réjouissez-vous. ◊ 5 Que votre douceur soit connue de tous les hommes ; le Seigneur est proche ; ◊ 6 ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces ; ◊ 7 et la paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le christ Jésus.
◊ 8 Au reste, frères, toutes les choses qui sont vraies, toutes les choses qui sont vénérables, toutes les choses qui sont justes, toutes les choses qui sont pures, toutes les choses qui sont aimables, toutes les choses qui sont de bonne renommée, — s’il y a quelque vertu et quelque louange, — que ces choses occupent vos pensées : ◊ 9 ce que vous avez et appris, et reçu, et entendu, et vu en moi, — faites ces choses, et le Dieu de paix sera avec vous.
◊ 10 Or je me suis grandement réjoui dans le Seigneur de ce que maintenant enfin vous avez fait revivre votre pensée pour moi, quoique vous y ayez bien aussi pensé, mais l’occasion vous manquait ; ◊ 11 non que je parle ayant égard à des privations, car, moi, j’ai appris à être content en moi-même dans les circonstances où je me trouve. ◊ 12 Je sais être abaissé, je sais aussi être dans l’abondance ; en toutes choses et à tous égards, je suis enseigné aussi bien à être rassasié qu’à avoir faim, aussi bien à être dans l’abondance qu’à être dans les privations. ◊ 13 Je puis toutes choses en celui qui me fortifie. ◊ 14 Néanmoins vous avez bien fait de prendre part à mon affliction.
◊ 15 Or vous aussi, Philippiens, vous savez qu’au commencement de l’évangile, quand je quittai la Macédoine, aucune assemblée ne me communiqua [rien], pour ce qui est de donner et de recevoir, excepté vous seuls ; ◊ 16 car, même à Thessalonique, une fois et même deux fois, vous m’avez fait un envoi pour mes besoins ; ◊ 17 non que je recherche un don, mais je recherche du fruit qui abonde pour votre compte. ◊ 18 Or j’ai amplement de tout, et je suis dans l’abondance ; je suis comblé, ayant reçu d’Épaphrodite ce qui [m’a été envoyé] de votre part…, un parfum de bonne odeur, un sacrifice acceptable, agréable à Dieu : ◊ 19 mais mon Dieu suppléera à tous vos besoins selon ses richesses en gloire par le christ Jésus. ◊ 20 Or à notre Dieu et Père soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen.
◊ 21 Saluez chaque saint dans le christ Jésus. Les frères qui sont avec moi vous saluent. ◊ 22 Tous les saints vous saluent, et principalement ceux qui sont de la maison de César. ◊ 23 Que la grâce du seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit ! Amen.
Philippiens
3 ◊ 1 Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur : vous écrire les mêmes choses n’est pas pénible pour moi, et c’est votre sûreté. ◊ 2 Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde à la concision ; ◊ 3 car nous sommes la circoncision, nous qui rendons culte par l’Esprit de Dieu, et qui nous glorifions dans le christ Jésus, et qui n’avons pas confiance en la chair : ◊ 4 bien que moi, j’aie [de quoi avoir] confiance même dans la chair. Si quelque autre s’imagine [pouvoir] se confier en la chair, moi davantage : ◊ 5 [moi] circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu des Hébreux ; quant à la loi, pharisien ; ◊ 6 quant au zèle, persécutant l’assemblée ; quant à la justice qui est par [la] loi, étant sans reproche. ◊ 7 Mais les choses qui pour moi étaient un gain, je les ai regardées, à cause du Christ, comme une perte. ◊ 8 Et je regarde même aussi toutes choses comme étant une perte, à cause de l’excellence de la connaissance du christ Jésus, mon Seigneur, à cause duquel j’ai fait la perte de toutes et je les estime comme des ordures, afin que je gagne Christ, ◊ 9 et que je sois trouvé en lui, n’ayant pas ma justice qui est de [la] loi, mais celle qui est par [la] foi en Christ, la justice qui est de Dieu, moyennant la foi ; ◊ 10 pour le connaître, lui, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, étant rendu conforme à sa mort, ◊ 11 si en quelque manière que ce soit je puis parvenir à la résurrection d’entre les morts. ◊ 12 Non que j’aie déjà reçu [le prix] ou que je sois déjà parvenu à la perfection ; mais je poursuis, cherchant à le saisir, vu aussi que j’ai été saisi par le Christ. ◊ 13 Frères, pour moi, je ne pense pas moi-même l’avoir saisi ; ◊ 14 mais [je fais] une chose : oubliant les choses qui sont derrière et tendant avec effort vers celles qui sont devant, je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le christ Jésus. ◊ 15 Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons ce sentiment ; et si en quelque chose vous avez un autre sentiment, cela aussi Dieu vous le révélera ; ◊ 16 cependant, dans les choses auxquelles nous sommes parvenus, marchons dans le même [sentier].
◊ 17 Soyez tous ensemble mes imitateurs, frères, et portez vos regards sur ceux qui marchent ainsi suivant le modèle que vous avez en nous. ◊ 18 Car plusieurs marchent, dont je vous ai dit souvent et dont maintenant je le dis même en pleurant, qu’ils sont ennemis de la croix du Christ, ◊ 19 dont la fin est la perdition, dont le dieu est le ventre et dont la gloire est dans leur honte, qui ont leurs pensées aux choses terrestres. ◊ 20 Car notre bourgeoisie est dans les cieux, d’où aussi nous attendons le Seigneur Jésus Christ [comme] Sauveur, ◊ 21 qui transformera le corps de notre abaissement en la conformité du corps de sa gloire, selon l’opération de ce pouvoir qu’il a de s’assujettir même toutes choses.
Ésaïe
53 ◊ 1 Qui a cru à ce que nous avons fait entendre, et à qui le bras de l’Éternel a-t-il été révélé ? ◊ 2 Il montera devant lui comme un rejeton, et comme une racine [sortant] d’une terre aride. Il n’a ni forme, ni éclat ; quand nous le voyons, il n’y a point d’apparence [en lui] pour nous le faire désirer. ◊ 3 Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et sachant ce que c’est que la langueur, et comme quelqu’un de qui on cache sa face ; il est méprisé, et nous n’avons eu pour lui aucune estime.
◊ 4 Certainement, lui, a porté nos langueurs, et s’est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l’avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé ; ◊ 5 mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris. ◊ 6 Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et l’Éternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous. ◊ 7 Il a été opprimé et affligé, et il n’a pas ouvert sa bouche. Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n’a pas ouvert sa bouche. ◊ 8 Il est ôté de l’angoisse et du jugement ; et sa génération, qui la racontera ? Car il a été retranché de la terre des vivants ; à cause de la transgression de mon peuple, lui, a été frappé. ◊ 9 Et on lui donna son sépulcre avec les méchants ; mais il a été avec le riche dans sa mort, parce qu’il n’avait fait aucune violence, et qu’il n’y avait pas de fraude dans sa bouche. ◊ 10 Mais il plut à l’Éternel de le meurtrir ; il l’a soumis à la souffrance. S’il livre son âme en sacrifice pour le péché, il verra une semence ; il prolongera ses jours, et le plaisir de l’Éternel prospérera en sa main. ◊ 11 Il verra [du fruit] du travail de son âme, [et] sera satisfait. Par sa connaissance mon serviteur juste enseignera la justice à plusieurs, et lui, il portera leurs iniquités. ◊ 12 C’est pourquoi je lui assignerai une part avec les grands, et il partagera le butin avec les forts, parce qu’il aura livré son âme à la mort, et qu’il aura été compté parmi les transgresseurs, et qu’il a porté le péché de plusieurs, et qu’il a intercédé pour les transgresseurs.
Éphésiens
5 ◊ 1 Soyez donc imitateurs de Dieu comme de bien-aimés enfants, ◊ 2 et marchez dans l’amour, comme aussi le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu, en parfum de bonne odeur.
◊ 3 Mais que ni la fornication, ni aucune impureté ou cupidité, ne soient même nommées parmi vous, comme il convient à des saints ; ◊ 4 ni aucune chose honteuse, ni parole folle ou plaisanterie, lesquelles ne sont pas bienséantes, mais plutôt des actions de grâces. ◊ 5 Cela en effet vous le savez, connaissant qu’aucun fornicateur, ou impur, ou cupide (qui est un idolâtre), n’a d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu. ◊ 6 Que personne ne vous séduise par de vaines paroles ; car, à cause de ces choses, la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance. ◊ 7 N’ayez donc pas de participation avec eux ; ◊ 8 car vous étiez autrefois ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur ; marchez comme des enfants de lumière ◊ 9 (car le fruit de la lumière [consiste] en toute bonté, et justice, et vérité), ◊ 10 éprouvant ce qui est agréable au Seigneur. ◊ 11 Et n’ayez rien de commun avec les œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt reprenez-les aussi ; ◊ 12 car les choses qu’ils font en secret, il est honteux même de les dire. ◊ 13 Mais toutes choses, étant reprises par la lumière, sont manifestées ; car ce qui manifeste tout, c’est la lumière ; ◊ 14 c’est pourquoi il dit : « Réveille-toi, toi qui dors, et relève-toi d’entre les morts, et le Christ luira sur toi ». ◊ 15 Prenez donc garde à marcher soigneusement, non pas comme étant dépourvus de sagesse, mais comme étant sages ; ◊ 16 saisissant l’occasion, parce que les jours sont mauvais. ◊ 17 C’est pourquoi ne soyez pas sans intelligence, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur. ◊ 18 Et ne vous enivrez pas de vin, en quoi il y a de la dissolution ; mais soyez remplis de l’Esprit, ◊ 19 vous entretenant par des psaumes et des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et psalmodiant de votre cœur au Seigneur ; ◊ 20 rendant toujours grâces pour toutes choses, au nom de notre seigneur Jésus Christ, à Dieu le Père ; ◊ 21 étant soumis les uns aux autres dans la crainte de Christ.
◊ 22 Femmes, soyez soumises à vos propres maris comme au Seigneur ; ◊ 23 parce que le mari est le chef de la femme, comme aussi le Christ est le chef de l’assemblée, lui, le sauveur du corps. ◊ 24 Mais comme l’assemblée est soumise au Christ, ainsi que les femmes le soient aussi à leurs maris en toutes choses. ◊ 25 Maris, aimez vos propres femmes, comme aussi le Christ a aimé l’assemblée et s’est livré lui-même pour elle, ◊ 26 afin qu’il la sanctifiât, en la purifiant par le lavage d’eau par [la] parole ; ◊ 27 afin que lui se présentât l’assemblée à lui-même, glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais afin qu’elle fût sainte et irréprochable. ◊ 28 De même aussi, les maris doivent aimer leurs propres femmes comme leurs propres corps ; celui qui aime sa propre femme s’aime lui-même. ◊ 29 Car personne n’a jamais haï sa propre chair, mais il la nourrit et la chérit, comme aussi le Christ l’assemblée : ◊ 30 car nous sommes membres de son corps, — de sa chair et de ses os. ◊ 31 « C’est pour cela que l’homme laissera son père et sa mère et sera joint à sa femme ; et les deux seront une seule chair ». ◊ 32 Ce mystère est grand ; mais moi je parle relativement à Christ et à l’assemblée. ◊ 33 Toutefois, que chacun de vous aussi en particulier aime sa propre femme comme lui-même ; et quant à la femme, qu’elle craigne son mari.
Luc
5 ◊ 1 Or il arriva, comme la foule se jetait sur lui pour entendre la parole de Dieu, qu’il se tenait sur le bord du lac de Génésareth. ◊ 2 Et il vit deux nacelles qui étaient au bord du lac. Or les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. ◊ 3 Et montant dans l’une des nacelles qui était à Simon, il le pria de s’éloigner un peu de terre ; et, s’étant assis, il enseignait les foules de dessus la nacelle. ◊ 4 Et quand il eut cessé de parler, il dit à Simon : Mène en pleine eau, et lâchez vos filets pour la pêche. ◊ 5 Et Simon, répondant, lui dit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit, et nous n’avons rien pris ; mais sur ta parole je lâcherai le filet. ◊ 6 Et ayant fait cela, ils enfermèrent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. ◊ 7 Et ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre nacelle de venir les aider ; et ils vinrent et remplirent les deux nacelles, de sorte qu’elles enfonçaient. ◊ 8 Et Simon Pierre, ayant vu cela, se jeta aux genoux de Jésus, disant : Seigneur, retire-toi de moi, car je suis un homme pécheur. ◊ 9 Car la frayeur l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la prise de poissons qu’ils venaient de faire ; ◊ 10 de même que Jacques et Jean aussi, fils de Zébédée, qui étaient associés de Simon. Et Jésus dit à Simon : Ne crains pas ; dorénavant tu prendras des hommes. ◊ 11 Et ayant mené les nacelles à terre, ils quittèrent tout et le suivirent.
◊ 12 Et il arriva, comme il était dans une des villes, que voici un homme plein de lèpre ; et voyant Jésus, il se jeta sur sa face et le supplia, disant : Seigneur, si tu veux, tu peux me rendre net. ◊ 13 Et étendant la main, il le toucha, disant : Je veux, sois net. Et aussitôt la lèpre se retira de lui. ◊ 14 Et il lui commanda de ne le dire à personne : mais va et montre-toi au sacrificateur, et offre pour ta purification selon ce que Moïse a ordonné, pour que cela leur serve de témoignage. ◊ 15 Et sa renommée se répandait de plus en plus ; et de grandes foules s’assemblèrent pour l’entendre et pour être guéries de leurs infirmités ; ◊ 16 mais lui, se tenait retiré dans les déserts et priait.
◊ 17 Et il arriva, l’un de ces jours, qu’il enseignait. Et des pharisiens et des docteurs de la loi, qui étaient venus de chaque bourgade de Galilée, et de Judée, et de Jérusalem, étaient assis [là], et la puissance du *Seigneur était [là] pour les guérir. ◊ 18 Et voici des hommes portant sur un lit un homme qui était paralysé ; et ils cherchaient à l’introduire et à le mettre devant lui. ◊ 19 Et ne trouvant pas par quel moyen ils pourraient l’introduire, à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et le descendirent par les tuiles, avec son petit lit, au milieu, devant Jésus. ◊ 20 Et voyant leur foi, il dit : Homme, tes péchés te sont pardonnés. ◊ 21 Et les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner, disant : Qui est celui-ci qui profère des blasphèmes ? Qui peut pardonner les péchés, si ce n’est Dieu seul ? ◊ 22 Et Jésus, connaissant leurs pensées, répondant, leur dit : Pourquoi raisonnez-vous dans vos cœurs ? ◊ 23 Lequel est le plus facile, de dire : Tes péchés te sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi et marche ? ◊ 24 Or, afin que vous sachiez que le fils de l’homme a le pouvoir sur la terre de pardonner les péchés (il dit au paralytique) : Je te dis, lève-toi, et, prenant ton petit lit, va dans ta maison. ◊ 25 Et à l’instant, s’étant levé devant eux, il prit [le lit] sur lequel il était couché, et s’en alla dans sa maison, glorifiant Dieu. ◊ 26 Et ils furent tous saisis d’étonnement, et glorifiaient Dieu ; et ils furent remplis de crainte, disant : Nous avons vu aujourd’hui des choses étranges.
◊ 27 Et après cela il sortit ; et il vit un publicain nommé Lévi, assis au bureau de recette, et il lui dit : Suis-moi. ◊ 28 Et quittant tout, il se leva et le suivit. ◊ 29 Et Lévi lui fit un grand festin dans sa maison ; et il y avait une grande foule de publicains et d’autres gens qui étaient avec eux à table. ◊ 30 Et leurs scribes et les pharisiens murmuraient contre ses disciples, disant : Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? ◊ 31 Et Jésus, répondant, leur dit : Ceux qui sont en santé n’ont pas besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal. ◊ 32 Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs à la repentance. ◊ 33 Et ils lui dirent : Pourquoi les disciples de Jean jeûnent-ils souvent et font-ils des prières, pareillement aussi ceux des pharisiens, mais les tiens mangent et boivent ? ◊ 34 Et il leur dit : Pouvez-vous faire jeûner les fils de la chambre nuptiale pendant que l’époux est avec eux ? ◊ 35 Mais des jours viendront, où aussi l’époux leur aura été ôté ; alors ils jeûneront en ces jours-là. ◊ 36 Et il leur dit aussi une parabole : Personne ne met un morceau d’un habit neuf à un vieil habit ; autrement il déchirera le neuf, et aussi la pièce [prise] du neuf ne s’accordera pas avec le vieux. ◊ 37 Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement le vin nouveau rompra les outres, et il se répandra, et les outres seront perdues ; ◊ 38 mais le vin nouveau doit être mis dans des outres neuves, et tous les deux se conservent. ◊ 39 Et il n’y a personne qui ait bu du vieux, qui veuille aussitôt du nouveau ; car il dit : Le vieux est meilleur.