Dublin, le 17 avril 1829
… Je vous assure, ma chère amie, que si j’avais eu un instant la pensée que vous fussiez si mal, je n’aurais pas attendu une réponse à ma lettre. Dieu vous a fait passer par de grandes afflictions, mais aussi Son amour a voulu qu’au milieu des douleurs vous pussiez reconnaître que Ses consolations ont recréé votre âme. Assurément nous sommes sans excuse d’être encore incrédules ; et cependant chaque fois qu’Il nous conduit au bord des eaux de la tribulation, nous tremblons et nous craignons d’y entrer, comme si les eaux n’avaient pas été partagées précédemment, et n’étaient pas devenues, de droite et de gauche, un mur de protection et de consolation. Quel bonheur pour nous d’être sous une dispensation de miséricorde dans laquelle Dieu prend plaisir à agir en grâce ! Nous pouvons discerner notre penchant à la propre justice par l’étonnement toujours nouveau que nous éprouvons chaque jour, en voyant que Dieu nous traite si différemment de ce que nous sentons avoir mérité. Souvent aussi nous voudrions par nos craintes dicter au Seigneur Son chemin ; mais Il est meilleur que toutes nos craintes, se souvenant de faire miséricorde au milieu même de Ses jugements. « Écoutez la verge et celui qui l’a assignée » , nous dit-Il, et souvent il semble qu’Il ne fait que l’agiter au-dessus de Ses enfants sans pouvoir, si j’ose parler ainsi, leur en faire sentir les coups. Puisque nos jouissances tiennent toutes à un fil si délié, allons en avant avec confiance tous les jours de notre vie, et apprenons à nous réjouir avec tremblement.
David s’est trouvé fréquemment dans de grandes détresses, mais il se fortifiait dans l’Éternel son Dieu ; et nous, nous sommes souvent affligés par des choses extérieures, et toujours par des choses intérieures. Nos cœurs sont si appesantis, si peu spirituels malgré tout ce que nous avons appris et de la terre et de Jésus, que souvent il me semble que nous avons encore tout à apprendre, tant nous sommes « stupides et sans connaissance, même comme des brutes en sa présence » . Fortifions-nous donc dans l’Éternel notre Dieu ; fortifions-nous dans la contemplation de Son cœur et de Sa miséricorde. Sa colère ne nous fermera pas la porte de Ses tendres compassions ; ce sont bien plutôt Ses tendres compassions qui nous fermeront la porte de Sa colère, car Sa miséricorde dure éternellement. Oh ! que Son amour et Sa gratuité soient notre haute retraite, le lieu où nous nous mettions à l’abri des péchés, des tentations, des chutes et de l’ingratitude ! Comme nous sentons que Sa tendresse est celle d’un Dieu jaloux, nous voudrions Lui cacher ce qui nous paraît propre à L’affliger ; mais notre Jésus n’est pas jaloux à la manière d’un ami terrestre ; Son amour ne saurait être ébranlé par le soupçon. Il connaît toute notre indignité, et cependant Il nous aime jusqu’à la fin ! Allons donc promptement Lui tout dire, jusqu’aux sentiments que nous voudrions pouvoir nous cacher à nous-mêmes ; apportons tout en Sa présence, et répandons dans le sein de notre Maître toute notre tristesse. Fréquemment nous tremblons à la seule pensée que dans Sa fidélité Il devra nous affliger, et dans le même moment nous pouvons dire avec calme que Lui seul peut nous suffire, et qu’Il nous restaurera, puisqu’Il s’est donné à nous tout entier. Quel étrange composé nous sommes ! Nous pouvons tout Lui confesser, car Il est notre haute retraite. Il peut sympathiser aux difficultés que la chair oppose à la volonté du Père, car Il a dit : « Père, sauve-moi de cette heure ! » .
Nous pouvons nous reposer sur Ses compassions. Nous pouvons nous jeter dans Ses bras, en disant : « Sois mon garant ! ». « Que je tombe entre les mains de l’Éternel, car ses compassions sont en grand nombre ! » . C’est le Dieu qui pensait même aux bêtes quand Il détournait Ses jugements de Ninive . Ne craignons pas de perdre notre volonté dans la sienne. Il est lent à la colère ; Il est prompt à pardonner ; et lorsque Ses prophètes perdaient patience jusqu’à intercéder contre le peuple, même alors Il ne pouvait rejeter ce peuple qu’Il avait mis à part pour l’amour de Son grand nom . Il ne peut pas davantage rejeter Ses enfants maintenant. Que notre joie abonde en Jésus ! Que notre amour soit aussi avide d’amour que le sien ! Qu’Il soit Lui-même notre but dans la joie comme dans la tristesse, tellement que nous puissions dire : « Pour moi, vivre c’est Christ » ! N’abusons pas de Ses compassions, et que chaque coup dont Sa verge nous frappe à cause de nos péchés, nous pousse plus près de Lui ! Oh ! ne soyons pas comme Son ancien peuple, qui, après chaque bénédiction, rejetait Ses lois avec endurcissement, et Le provoquait toujours davantage ! Conduisons-nous d’une manière digne de l’évangile de Jésus Christ, persistant en un même esprit, combattant ensemble d’un même courage pour la foi de l’évangile . Demandons à Dieu qu’Il ne nous épargne pas la verge à cause de nos cris, mais qu’Il ait compassion, car la chair est faible. Voici, qu’Il fasse de moi ce qu’il Lui semblera bon !
Mon désir est de pouvoir dire cela de l’esprit autant que de la bouche, du cœur autant que de l’intelligence. Fortifions-nous donc dans le Seigneur notre Dieu ; ne soyons point épouvantés par nos adversaires, mais rendons-Lui grâces de ce qu’Il nous a donné , non seulement de croire en Lui, mais aussi de souffrir pour Lui et avec Lui. Et puisqu’Il est pour nous si rempli de tendresse, faisons entendre nos alléluias de la haute retraite de Ses compassions, et que le nom de Jésus retentisse sous les voûtes mêmes du royaume de Satan !
Votre très affectionnée
Théodosia Powerscourt
Jean
12 ◊ 1 Jésus donc, six jours avant la Pâque, vint à Béthanie où était Lazare, le mort, que Jésus avait ressuscité d’entre les morts. ◊ 2 On lui fit donc là un souper ; et Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui étaient à table avec lui. ◊ 3 Marie donc, ayant pris une livre de parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus et lui essuya les pieds avec ses cheveux ; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum. ◊ 4 L’un de ses disciples donc, Judas Iscariote, [fils] de Simon, qui allait le livrer, dit : ◊ 5 Pourquoi ce parfum n’a-t-il pas été vendu trois cents deniers et donné aux pauvres ? ◊ 6 Or il dit cela, non pas qu’il se souciât des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et qu’il avait la bourse et portait ce qu’on y mettait. ◊ 7 Jésus donc dit : Permets-lui d’avoir gardé ceci pour le jour de ma sépulture. ◊ 8 Car vous avez les pauvres toujours avec vous ; mais moi, vous ne m’avez pas toujours.
◊ 9 Une grande foule d’entre les Juifs sut donc qu’il était là, et vint, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir Lazare qu’il avait ressuscité d’entre les morts. ◊ 10 Mais les principaux sacrificateurs tinrent conseil, afin de faire mourir aussi Lazare ; ◊ 11 car, à cause de lui, plusieurs des Juifs s’en allaient et croyaient en Jésus.
◊ 12 Le lendemain, une grande foule qui était venue à la fête, ayant ouï dire que Jésus venait à Jérusalem, ◊ 13 prit les rameaux des palmiers et sortit au-devant de lui, et criait : Hosanna ! béni soit celui qui vient au nom du *Seigneur, le roi d’Israël ! ◊ 14 Et Jésus, ayant trouvé un ânon, s’assit dessus, selon qu’il est écrit : ◊ 15 « Ne crains point, fille de Sion ; voici, ton roi vient, assis sur l’ânon d’une ânesse ». ◊ 16 Or ses disciples ne comprirent pas d’abord ces choses ; mais quand Jésus eut été glorifié, alors ils se souvinrent que ces choses étaient écrites de lui et qu’ils avaient fait ces choses à son égard. ◊ 17 La foule donc qui était avec lui, [lui] rendait témoignage, parce qu’il avait appelé Lazare hors du sépulcre, et qu’il l’avait ressuscité d’entre les morts. ◊ 18 C’est pourquoi aussi la foule alla au-devant de lui, parce qu’ils avaient appris qu’il avait fait ce miracle. ◊ 19 Les pharisiens donc dirent entre eux : Vous voyez que vous ne gagnez rien ; voici, le monde est allé après lui.
◊ 20 Or il y avait quelques Grecs, d’entre ceux qui étaient montés pour adorer pendant la fête. ◊ 21 Ceux-ci donc vinrent à Philippe qui était de Bethsaïda de Galilée, et ils le priaient, disant : Seigneur, nous désirons voir Jésus. ◊ 22 Philippe vient, et le dit à André ; et puis André vient, et Philippe, et ils le disent à Jésus. ◊ 23 Et Jésus leur répondit, disant : L’heure est venue pour que le fils de l’homme soit glorifié. ◊ 24 En vérité, en vérité, je vous dis : À moins que le grain de blé, tombant en terre, ne meure, il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. ◊ 25 Celui qui affectionne sa vie, la perdra ; et celui qui hait sa vie dans ce monde-ci, la conservera pour la vie éternelle. ◊ 26 Si quelqu’un me sert, qu’il me suive ; et où je suis, moi, là aussi sera mon serviteur : si quelqu’un me sert, le Père l’honorera.
◊ 27 Maintenant mon âme est troublée ; et que dirai-je ? Père, délivre-moi de cette heure ; mais c’est pour cela que je suis venu à cette heure. ◊ 28 Père, glorifie ton nom. Il vint donc une voix du ciel : Et je l’ai glorifié, et je le glorifierai de nouveau. ◊ 29 La foule donc qui était là et qui avait entendu, dit qu’un coup de tonnerre avait eu lieu ; d’autres disaient : Un ange lui a parlé. ◊ 30 Jésus répondit et dit : Cette voix n’est pas venue pour moi, mais pour vous. ◊ 31 Maintenant est le jugement de ce monde ; maintenant le chef de ce monde sera jeté dehors. ◊ 32 Et moi, si je suis élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi-même. ◊ 33 Or il disait cela pour indiquer de quelle mort il allait mourir. ◊ 34 La foule lui répondit : Nous, nous avons appris de la loi, que le Christ demeure éternellement : et comment, toi, dis-tu qu’il faut que le fils de l’homme soit élevé ? Qui est ce fils de l’homme ? ◊ 35 Jésus donc leur dit : Encore pour un peu de temps la lumière est au milieu de vous ; marchez pendant que vous avez la lumière, afin que les ténèbres ne s’emparent pas de vous ; et celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va. ◊ 36 Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez fils de lumière. Jésus dit ces choses, et s’en allant, il se cacha de devant eux.
◊ 37 Et quoiqu’il eût fait tant de miracles devant eux, ils ne crurent pas en lui ; ◊ 38 afin que la parole d’Ésaïe le prophète, qu’il prononça, fût accomplie : « *Seigneur, qui est-ce qui a cru à ce qu’il a entendu de nous, et à qui le bras du *Seigneur a-t-il été révélé ? ». ◊ 39 C’est pourquoi ils ne pouvaient croire, parce qu’Ésaïe dit encore : ◊ 40 « Il a aveuglé leurs yeux et il a endurci leur cœur, afin qu’ils ne voient pas des yeux, et qu’ils n’entendent pas du cœur, et qu’ils ne soient convertis, et que je ne les guérisse ». ◊ 41 Ésaïe dit ces choses parce qu’il vit sa gloire et qu’il parla de lui. ◊ 42 Toutefois plusieurs d’entre les chefs mêmes crurent en lui ; mais à cause des pharisiens ils ne le confessaient pas, de peur d’être exclus de la synagogue ; ◊ 43 car ils ont aimé la gloire des hommes plutôt que la gloire de Dieu.
◊ 44 Et Jésus s’écria et dit : Celui qui croit en moi, ne croit pas en moi, mais en celui qui m’a envoyé ; ◊ 45 et celui qui me voit, voit celui qui m’a envoyé. ◊ 46 Moi, je suis venu dans le monde, [la] lumière, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. ◊ 47 Et si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde pas, moi, je ne le juge pas ; car je ne suis pas venu afin de juger le monde, mais afin de sauver le monde. ◊ 48 Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles, a qui le juge ; la parole que j’ai dite, celle-là le jugera au dernier jour. ◊ 49 Car moi, je n’ai pas parlé de moi-même ; mais le Père qui m’a envoyé, lui-même m’a commandé ce que je devais dire et comment j’avais à parler ; ◊ 50 et je sais que son commandement est la vie éternelle. Les choses donc que moi je dis, je les dis comme le Père m’a dit.
Jonas
4 ◊ 1 Mais Jonas trouva [cela] très mauvais, et il fut irrité. ◊ 2 Et il pria l’Éternel, et dit : Éternel, je te prie, n’était-ce pas là ma parole, quand j’étais encore dans mon pays ? C’est pourquoi j’ai d’abord voulu m’enfuir à Tarsis, car je savais que tu es un *Dieu qui fais grâce et qui es miséricordieux, lent à la colère et grand en bonté et qui te repens du mal [dont tu as menacé] ; ◊ 3 et maintenant, Éternel, je t’en prie, prends-moi ma vie, car mieux me vaut la mort que la vie. ◊ 4 Et l’Éternel dit : Fais-tu bien de t’irriter ?
◊ 5 Et Jonas sortit de la ville, et s’assit à l’orient de la ville ; et il se fit là une cabane, et s’assit dessous à l’ombre, jusqu’à ce qu’il vît ce qui arriverait à la ville. ◊ 6 Et l’Éternel Dieu prépara un kikajon et le fit monter au-dessus de Jonas, pour faire ombre sur sa tête, pour le délivrer de sa misère, et Jonas se réjouit d’une grande joie à cause du kikajon. ◊ 7 Et Dieu prépara un ver le lendemain, au lever de l’aurore, et il rongea le kikajon, et il sécha. ◊ 8 Et il arriva que, quand le soleil se leva, Dieu prépara un doux vent d’orient, et le soleil frappa la tête de Jonas, et il défaillait, et il demanda la mort pour son âme, et dit : Mieux me vaut la mort que la vie. ◊ 9 Et Dieu dit à Jonas : Fais-tu bien de t’irriter à cause du kikajon ? Et il dit : Je fais bien de m’irriter jusqu’à la mort. ◊ 10 Et l’Éternel dit : Tu as pitié du kikajon pour lequel tu n’as pas travaillé, et que tu n’as pas fait croître ; qui, né en une nuit, a péri en une nuit ; ◊ 11 et moi, je n’aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, dans laquelle il y a plus de cent vingt mille êtres humains qui ne savent pas distinguer entre leur droite et leur gauche, et [aussi] beaucoup de bétail !
Michée
6 ◊ 1 * Écoutez, je vous prie, ce que dit l’Éternel : Lève-toi, plaide devant les montagnes, et que les collines entendent ta voix ! ◊ 2 Écoutez, montagnes, le plaidoyer de l’Éternel, et vous, fondements immuables de la terre ; car l’Éternel a un débat avec son peuple, et il conteste avec Israël. ◊ 3 Mon peuple, que t’ai-je fait, et en quoi t’ai-je lassé ? Réponds-moi ! ◊ 4 Car je t’ai fait monter du pays d’Égypte, et je t’ai racheté de la maison de servitude ; et j’ai envoyé devant toi Moïse, Aaron et Marie. ◊ 5 Mon peuple, souviens-toi, je te prie, du dessein que forma Balak, roi de Moab, et de ce que Balaam, fils de Béor, lui répondit, de Sittim jusqu’à Guilgal, afin que vous connaissiez la justice de l’Éternel.
◊ 6 Avec quoi m’approcherai-je de l’Éternel, m’inclinerai-je devant le Dieu d’en haut ? M’approcherai-je de lui avec des holocaustes, avec des veaux âgés d’un an ? ◊ 7 L’Éternel prendra-t-il plaisir à des milliers de béliers, à des myriades de torrents d’huile ? Donnerai-je mon premier-né pour ma transgression, le fruit de mon ventre pour le péché de mon âme ? ◊ 8 Il t’a déclaré, ô homme, ce qui est bon. Et qu’est-ce que l’Éternel recherche de ta part, sinon que tu fasses ce qui est droit, que tu aimes la bonté, et que tu marches humblement avec ton Dieu ?
◊ 9 La voix de l’Éternel crie à la ville, et la sagesse a l’œil sur ton nom. Écoutez la verge et celui qui l’a décrétée ! ◊ 10 Y a-t-il encore des trésors de méchanceté dans la maison du méchant, et un épha petit, chose maudite ? ◊ 11 Serai-je pur avec une balance inique et avec un sac de faux poids ? ◊ 12 Parce que ses riches sont pleins de violence, et que ses habitants disent des mensonges, et que leur langue est fausse dans leur bouche : ◊ 13 moi aussi, je te rendrai malade en te frappant, je te rendrai désolée à cause de tes péchés. ◊ 14 Tu mangeras, et tu ne seras pas rassasiée, et ton ventre sera vide ; et tu emporteras, mais tu ne sauveras pas ; et ce que tu sauveras, je le livrerai à l’épée. ◊ 15 Tu sèmeras, et tu ne moissonneras pas ; tu fouleras les olives, mais tu ne t’oindras pas d’huile, et le moût, mais tu ne boiras pas de vin. ◊ 16 Car on observe les statuts d’Omri et toutes les œuvres de la maison d’Achab ; et vous marchez selon leurs conseils, afin que je fasse de toi une désolation, et de ses habitants un objet de sifflement ; et vous porterez l’opprobre de mon peuple.
2 Samuel
24 ◊ 1 * Et la colère de l’Éternel s’embrasa de nouveau contre Israël ; et il incita David contre eux, disant : Va, dénombre Israël et Juda. ◊ 2 Et le roi dit à Joab, chef de l’armée, qui était avec lui : Parcours, je te prie, toutes les tribus d’Israël depuis Dan jusqu’à Beër-Shéba, et qu’on dénombre le peuple, afin que je sache le nombre du peuple. ◊ 3 Et Joab dit au roi : Que l’Éternel, ton Dieu, ajoute au peuple cent fois autant qu’il y en a, et que les yeux du roi, mon seigneur, le voient ! Mais pourquoi le roi, mon seigneur, prend-il plaisir à cela ? ◊ 4 Mais la parole du roi prévalut sur Joab, et sur les chefs de l’armée ; et Joab et les chefs de l’armée sortirent de devant le roi pour dénombrer le peuple, Israël.
◊ 5 Et ils passèrent le Jourdain et campèrent à Aroër, à droite de la ville qui est au milieu du torrent de Gad, et vers Jahzer. ◊ 6 Et ils vinrent en Galaad, et dans le bas pays de Hodshi, et vinrent à Dan-Jaan, et dans les environs de Sidon. ◊ 7 Et ils vinrent à la ville forte de Tyr, et dans toutes les villes des Héviens et des Cananéens, et sortirent au midi de Juda, à Beër-Shéba. ◊ 8 Et ils parcoururent tout le pays, et revinrent à Jérusalem au bout de neuf mois et vingt jours. ◊ 9 Et Joab donna au roi le chiffre du recensement du peuple ; et il y avait d’Israël huit cent mille hommes de guerre tirant l’épée, et des hommes de Juda, cinq cent mille hommes.
◊ 10 Et le cœur de David le reprit, après qu’il eut dénombré le peuple ; et David dit à l’Éternel : J’ai grandement péché dans ce que j’ai fait ; et maintenant, ô Éternel, fais passer, je te prie, l’iniquité de ton serviteur, car j’ai agi très follement. ◊ 11 Et le matin, quand David se leva, la parole de l’Éternel vint à Gad, le prophète, le voyant de David, disant : ◊ 12 Va, et parle à David : Ainsi dit l’Éternel : Je t’impose [l’une de ces] trois choses ; choisis-en une, et je te la ferai. ◊ 13 Et Gad vint vers David, et lui rapporta [cela], et lui dit : La famine viendra-t-elle sur toi sept ans dans ton pays ; ou veux-tu fuir trois mois devant tes ennemis, et qu’ils te poursuivent ; ou y aura-t-il trois jours de peste dans ton pays ? Sache maintenant, et vois quelle parole je rapporterai à celui qui m’a envoyé. ◊ 14 Et David dit à Gad : Je suis dans une grande détresse. Que nous tombions, je te prie, dans les mains de l’Éternel, car ses compassions sont grandes ; et que je ne tombe point dans la main des hommes.
◊ 15 Et l’Éternel envoya la peste en Israël depuis le matin jusqu’au temps assigné ; et il mourut du peuple, depuis Dan jusqu’à Beër-Shéba, soixante-dix mille hommes. ◊ 16 Et l’ange étendit sa main sur Jérusalem pour la détruire ; et l’Éternel se repentit de ce mal, et dit à l’ange qui détruisait parmi le peuple : Assez ! Retire maintenant ta main. Or l’ange de l’Éternel était près de l’aire d’Arauna, le Jébusien.
◊ 17 Et David, quand il vit l’ange qui frappait parmi le peuple, parla à l’Éternel, et dit : Voici, moi j’ai péché, et moi j’ai commis l’iniquité ; mais ces brebis, qu’ont-elles fait ? Que ta main, je te prie, soit sur moi et sur la maison de mon père.
◊ 18 Et Gad vint vers David, ce jour-là, et lui dit : Monte, dresse un autel à l’Éternel dans l’aire d’Arauna, le Jébusien. ◊ 19 Et David monta selon la parole de Gad, comme l’Éternel l’avait commandé. ◊ 20 Et Arauna regarda, et il vit le roi et ses serviteurs qui passaient vers lui ; et Arauna sortit, et se prosterna devant le roi, le visage contre terre. ◊ 21 Et Arauna dit : Pourquoi le roi, mon seigneur, vient-il vers son serviteur ? Et David dit : Pour acheter de toi l’aire, pour bâtir un autel à l’Éternel, afin que la plaie soit arrêtée de dessus le peuple. ◊ 22 Et Arauna dit à David : Que le roi, mon seigneur, prenne et offre ce qui est bon à ses yeux. Vois, les bœufs seront pour l’holocauste, et les traîneaux à fouler et l’attirail des bœufs, pour le bois. ◊ 23 Tout cela, ô roi ! Arauna le donne au roi. Et Arauna dit au roi : L’Éternel, ton Dieu, veuille t’avoir pour agréable ! ◊ 24 Et le roi dit à Arauna : Non, car certainement j’achèterai de toi pour un prix, et je n’offrirai pas à l’Éternel, mon Dieu, des holocaustes qui ne coûtent rien. Et David acheta l’aire et les bœufs pour cinquante sicles d’argent. ◊ 25 Et David bâtit là un autel à l’Éternel, et offrit des holocaustes et des sacrifices de prospérités. Et l’Éternel fut propice au pays ; et la plaie fut arrêtée de dessus Israël.
Philippiens
1 ◊ 1 Paul et Timothée, esclaves de Jésus Christ, à tous les saints dans le christ Jésus qui sont à Philippes, avec les surveillants et les serviteurs : ◊ 2 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !
◊ 3 Je rends grâces à mon Dieu pour tout le souvenir que j’ai de vous, ◊ 4 dans chacune de mes supplications, faisant toujours des supplications pour vous tous, avec joie, ◊ 5 à cause de la part que vous prenez à l’évangile depuis le premier jour jusqu’à maintenant ; ◊ 6 étant assuré de ceci même, que celui qui a commencé en vous une bonne œuvre, l’achèvera jusqu’au jour de Jésus Christ : ◊ 7 comme il est juste que je pense ainsi de vous tous, parce que vous m’avez dans votre cœur, et que, dans mes liens et dans la défense et la confirmation de l’évangile, vous avez tous été participants de la grâce avec moi. ◊ 8 Car Dieu m’est témoin que je pense avec une vive affection à vous tous, dans les entrailles du christ Jésus. ◊ 9 Et je demande ceci dans mes prières, que votre amour abonde encore de plus en plus en connaissance et toute intelligence, ◊ 10 pour que vous discerniez les choses excellentes, afin que vous soyez purs et que vous ne bronchiez pas jusqu’au jour de Christ, ◊ 11 étant remplis du fruit de la justice, qui est par Jésus Christ à la gloire et à la louange de Dieu.
◊ 12 Or, frères, je veux que vous sachiez que les circonstances par lesquelles je passe sont plutôt arrivées pour l’avancement de l’évangile ; ◊ 13 en sorte que mes liens sont devenus manifestes comme étant en Christ, dans tout le prétoire et à tous les autres, ◊ 14 et que la plupart des frères, ayant, dans le Seigneur, pris confiance par mes liens, ont beaucoup plus de hardiesse pour annoncer la parole sans crainte. ◊ 15 Quelques-uns, il est vrai, prêchent le Christ aussi par envie et par un esprit de dispute, mais quelques-uns aussi de bonne volonté ; ◊ 16 ceux-ci par amour, sachant que je suis établi pour la défense de l’évangile ; ◊ 17 ceux-là annoncent le Christ par esprit de parti, non pas purement, croyant susciter de la tribulation pour mes liens. ◊ 18 Quoi donc ? — Toutefois, de toute manière, soit comme prétexte, soit en vérité, Christ est annoncé ; et en cela je me réjouis et aussi je me réjouirai. ◊ 19 Car je sais que ceci me tournera à salut par vos supplications et par les secours de l’Esprit de Jésus Christ, ◊ 20 selon ma vive attente et mon espérance que je ne serai confus en rien, mais qu’avec toute hardiesse, maintenant encore comme toujours, Christ sera magnifié dans mon corps, soit par la vie, soit par la mort. ◊ 21 Car pour moi, vivre c’est Christ ; et mourir, un gain ; ◊ 22 mais si [je dois] vivre dans la chair, il en vaut bien la peine ; et ce que je dois choisir, je n’en sais rien ; ◊ 23 mais je suis pressé des deux côtés, ayant le désir de déloger et d’être avec Christ, [car] cela est de beaucoup meilleur ; ◊ 24 mais il est plus nécessaire à cause de vous que je demeure dans la chair. ◊ 25 Et ayant cette confiance, je sais que je demeurerai et que je resterai avec vous tous pour l’avancement et la joie de votre foi, ◊ 26 afin qu’en moi vous ayez plus abondamment sujet de vous glorifier dans le christ Jésus, par mon retour au milieu de vous. ◊ 27 Seulement conduisez-vous d’une manière digne de l’évangile du Christ, afin que, soit que je vienne et que je vous voie, soit que je sois absent, j’apprenne à votre sujet que vous tenez ferme dans un seul et même esprit, combattant ensemble d’une même âme, avec la foi de l’évangile, ◊ 28 et n’étant en rien épouvantés par les adversaires : ce qui pour eux est une démonstration de perdition, mais de votre salut, et cela de la part de Dieu : ◊ 29 parce qu’à vous, il a été gratuitement donné, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais aussi de souffrir pour lui, ◊ 30 ayant [à soutenir] le même combat que vous avez vu en moi et que vous apprenez être maintenant en moi.
Psaumes
Psaume d’Asaph.
73 ◊ 1 Certainement Dieu est bon envers Israël, envers ceux qui sont purs de cœur.
◊ 2 * Et pour moi, il s’en est fallu de peu que mes pieds ne m’aient manqué, — d’un rien que mes pas n’aient glissé ;
◊ 3 Car j’ai porté envie aux arrogants, en voyant la prospérité des méchants.
◊ 4 Car [il n’y a] pas de tourments dans leur mort, et leur corps est gras ;
◊ 5 Ils n’ont point de part aux peines des humains, et ils ne sont pas frappés avec les hommes.
◊ 6 C’est pourquoi l’orgueil les entoure comme un collier, la violence les couvre comme un vêtement ;
◊ 7 Les yeux leur sortent de graisse ; ils dépassent les imaginations de leur cœur.
◊ 8 Ils sont railleurs et parlent méchamment d’opprimer ; ils parlent avec hauteur ;
◊ 9 Ils placent leur bouche dans les cieux, et leur langue se promène sur la terre.
◊ 10 C’est pourquoi son peuple se tourne de ce côté-là, et on lui verse l’eau à plein bord,
◊ 11 Et ils disent : Comment *Dieu connaîtrait-il, et y aurait-il de la connaissance chez le Très-haut ?
◊ 12 Voici, ceux-ci sont des méchants, et ils prospèrent dans le monde, ils augmentent leurs richesses.
◊ 13 * Certainement c’est en vain que j’ai purifié mon cœur et que j’ai lavé mes mains dans l’innocence :
◊ 14 J’ai été battu tout le jour, et mon châtiment [revenait] chaque matin.
◊ 15 Si j’avais dit : Je parlerai ainsi, voici, j’aurais été infidèle à la génération de tes fils.
◊ 16 Quand j’ai médité pour connaître cela, ce fut un travail pénible à mes yeux,
◊ 17 Jusqu’à ce que je fusse entré dans les sanctuaires de *Dieu… : j’ai compris leur fin.
◊ 18 Certainement tu les places en des lieux glissants, tu les fais tomber en ruines.
◊ 19 Comme ils sont détruits en un moment ! Ils sont péris, consumés par la frayeur.
◊ 20 Comme un songe, quand on s’éveille, tu mépriseras, Seigneur, leur image, lorsque tu t’éveilleras.
◊ 21 * Quand mon cœur s’aigrissait, et que je me tourmentais dans mes reins,
◊ 22 J’étais alors stupide et je n’avais pas de connaissance ; j’étais avec toi comme une brute.
◊ 23 Mais je suis toujours avec toi : tu m’as tenu par la main droite ;
◊ 24 Tu me conduiras par ton conseil, et, après la gloire, tu me recevras.
◊ 25 Qui ai-je dans les cieux ? Et je n’ai eu de plaisir sur la terre qu’en toi.
◊ 26 Ma chair et mon cœur sont consumés ; Dieu est le rocher de mon cœur, et mon partage pour toujours.
◊ 27 * Car voici, ceux qui sont loin de toi périront ; tu détruiras tous ceux qui se prostituent en se détournant de toi.
◊ 28 Mais, pour moi, m’approcher de Dieu est mon bien ; j’ai mis ma confiance dans le Seigneur, l’Éternel, pour raconter tous tes faits.
1 Samuel
30 ◊ 1 * Et il se trouva que, lorsque David et ses hommes arrivèrent à Tsiklag, le troisième jour, les Amalékites avaient fait une incursion sur le [pays du] midi, et sur Tsiklag ; et ils avaient frappé Tsiklag et l’avaient brûlée par le feu ; ◊ 2 et ils avaient emmené captives les femmes qui y étaient ; depuis le petit jusqu’au grand, ils n’avaient fait mourir personne, mais ils les avaient emmenés et s’en étaient allés leur chemin. ◊ 3 Et David et ses hommes vinrent à la ville ; et voici, elle était brûlée par le feu, et leurs femmes, et leurs fils, et leurs filles, étaient emmenés captifs. ◊ 4 Et David et le peuple qui était avec lui élevèrent leurs voix et pleurèrent, jusqu’à ce qu’il n’y eut plus en eux de force pour pleurer. ◊ 5 Et les deux femmes de David, Akhinoam, la Jizreélite, et Abigaïl, femme de Nabal, le Carmélite, étaient emmenées captives. ◊ 6 Et David fut dans une grande détresse, car le peuple parlait de le lapider ; car l’âme de tout le peuple était pleine d’amertume, chacun à cause de ses fils et à cause de ses filles. Et David se fortifia en l’Éternel, son Dieu.
◊ 7 Et David dit à Abiathar, le sacrificateur, fils d’Akhimélec : Je te prie, apporte-moi l’éphod. Et Abiathar apporta l’éphod à David. ◊ 8 Et David interrogea l’Éternel, disant : Poursuivrai-je cette troupe ? l’atteindrai-je ? Et il lui dit : Poursuis, car tu l’atteindras certainement, et tu recouvreras tout. ◊ 9 Et David s’en alla, lui et les six cents hommes qui étaient avec lui, et ils arrivèrent au torrent de Besçor ; et ceux qui restaient en arrière s’arrêtèrent. ◊ 10 Et David et quatre cents hommes firent la poursuite, et deux cents hommes s’arrêtèrent, qui étaient trop fatigués pour passer le torrent de Besçor.
◊ 11 Et ils trouvèrent dans les champs un homme égyptien, et ils l’amenèrent à David ; et ils lui donnèrent du pain, et il mangea, et ils lui donnèrent de l’eau à boire ; ◊ 12 ils lui donnèrent aussi un morceau de gâteau de figues sèches et deux gâteaux de raisins secs, et il mangea ; et l’esprit lui revint, car il n’avait pas mangé de pain et n’avait pas bu d’eau, pendant trois jours et trois nuits. ◊ 13 Et David lui dit : À qui es-tu ? et d’où es-tu ? Et il dit : Je suis un garçon égyptien, serviteur d’un homme amalékite ; et mon maître m’a abandonné, il y a trois jours, car j’étais malade. ◊ 14 Nous avons fait une incursion au midi des Keréthiens, et sur ce qui est à Juda, et sur le midi de Caleb, et nous avons brûlé Tsiklag par le feu. ◊ 15 Et David lui dit : Me ferais-tu descendre vers cette troupe ? Et il dit : Jure-moi par Dieu que tu ne me feras pas mourir, et que tu ne me livreras pas en la main de mon maître, et je te ferai descendre vers cette troupe.
◊ 16 Et il l’y fit descendre. Et voici, ils étaient répandus sur la face de tout le pays, mangeant et buvant, et dansant, à cause de tout le grand butin qu’ils avaient enlevé du pays des Philistins et du pays de Juda. ◊ 17 Et David les frappa depuis le crépuscule jusqu’au soir du lendemain, et aucun d’eux n’échappa, sauf quatre cents jeunes hommes qui s’enfuirent montés sur des chameaux. ◊ 18 Et David recouvra tout ce qu’Amalek avait pris, et David recouvra ses deux femmes. ◊ 19 Et il n’y eut rien qui leur manquât, petits ou grands, fils ou filles, butin, ou quoi que ce fût qu’on leur avait pris : David ramena tout. ◊ 20 Et David prit tout le menu et le gros bétail qu’on fit marcher devant ce troupeau-là ; et on dit : C’est ici le butin de David.
◊ 21 Et David vint vers les deux cents hommes qui avaient été trop fatigués pour suivre David, et qu’on avait fait rester auprès du torrent de Besçor ; et ils sortirent à la rencontre de David et à la rencontre du peuple qui était avec lui ; et David s’approcha du peuple, et les interrogea touchant leur bien-être. ◊ 22 Et tout homme méchant et inique, d’entre les hommes qui étaient allés avec David, répondit et dit : Puisqu’ils ne sont pas venus avec nous, nous ne leur donnerons pas du butin que nous avons recouvré, sauf à chacun sa femme et ses fils ; et qu’ils les emmènent et s’en aillent. ◊ 23 Mais David dit : Vous ne ferez pas ainsi mes frères, avec ce que nous a donné l’Éternel, qui nous a gardés et a livré entre nos mains la troupe qui était venue contre nous. ◊ 24 Et qui vous écoutera dans cette affaire ? Car telle qu’est la part de celui qui descend à la bataille, telle sera la part de celui qui demeure auprès du bagage : ils partageront ensemble. ◊ 25 Et il en fut [ainsi] depuis ce jour-là et dans la suite, et on l’établit comme statut et comme ordonnance en Israël, jusqu’à ce jour.
◊ 26 Et David revint à Tsiklag, et envoya du butin aux anciens de Juda, à ses amis, disant : Voici un présent pour vous, sur le butin des ennemis de l’Éternel. ◊ 27 [Il en envoya] à ceux qui étaient à Béthel, et à ceux qui étaient à Ramoth du midi, et à ceux qui étaient à Jatthir, ◊ 28 et à ceux qui étaient à Aroër, et à ceux qui étaient à Siphmoth, et à ceux qui étaient à Eshtemoa, ◊ 29 et à ceux qui étaient à Racal, et à ceux qui étaient dans les villes des Jerakhmeélites, et à ceux qui étaient dans les villes des Kéniens, ◊ 30 et à ceux qui étaient à Horma, et à ceux qui étaient à Cor-Ashan, et à ceux qui étaient à Athac, ◊ 31 et à ceux qui étaient à Hébron, et dans tous les lieux où David était allé et venu, lui et ses hommes.