Nous avons noté plus haut que le chapitre 3 contenait une description d’ensemble comprenant toute la période où la muraille fut reconstruite. Les chapitres 4 à 6 nous entretiennent des difficultés que le peuple rencontra pendant ce travail. Le chapitre 4 nous a parlé de l’effort des ennemis pour contraindre les ouvriers à cesser leur travail. Cet effort fut brisé par l’énergie de Néhémie qui fit prendre les armes aux hommes de Juda, sans abandonner leur caractère d’ouvriers. Nous avons vu, au chapitre 5 , l’action de Satan pour créer du mécontentement et des contestations entre frères appelés à une œuvre commune. L’exemple de Néhémie, sacrifiant ses droits et ses intérêts pour le bien de ses frères, servit puissamment à apaiser leurs esprits et à ramener le contentement et la paix. Le chapitre 6 , dont nous allons nous occuper, nous présente l’assaut des ennemis sous une forme nouvelle. Néhémie était l’instrument employé de Dieu dans ces circonstances difficiles : les adversaires cherchent à le supprimer. Si leur plan réussit, l’œuvre tout entière tombera avec le serviteur auquel Dieu l’avait confiée. Cet effort, le plus dangereux de tous, fut déjoué, comme nous le verrons au cours de ce chapitre. Néhémie y montre de rares qualités pour résister à l’assaut de l’ennemi, mais ce qui, chez lui, prime tout, c’est une confiance entière en l’Éternel et une défiance absolue de lui-même. Sa confiance se traduit, au verset 9 , par cette parole : « Maintenant donc, fortifie mes mains ! ». Car il sait qu’il n’a aucune force et il cherche celle qui est en Dieu.
L’attaque dirigée contre la personne de Néhémie présente deux caractères successifs auxquels il est bon d’être attentif. Le plus dangereux vient comme toujours, le dernier. L’ennemi use d’une habile gradation dans cette entreprise, et ce n’est qu’à la fin qu’il lance ses meilleures troupes de réserve contre celui qu’il veut anéantir. Dans les versets 1 à 9 , l’attaque vient du dehors ; dans les versets 10 à 14 , elle est infiniment plus dangereuse, car elle naît dans l’enceinte même de Jérusalem.
(v. 1-9 ). — La muraille était rebâtie, mais les battants des portes n’étaient pas encore posés. Dans peu de jours, la ville allait être à l’abri d’une surprise. Avant qu’il soit trop tard, l’ennemi se hâte de mettre cette imperfection à profit. Il s’agit en premier lieu de supprimer le conducteur du peuple. Sanballat et consorts l’invitent à une conférence « dans les villages de la vallée d’Ono ». Néhémie leur répond avec une vraie prudence : « Je fais un grand travail et je ne puis descendre. Pourquoi le travail cesserait-il pendant que je le quitterais et que je descendrais vers vous ? » (v. 3 ). Il oppose à la démarche par laquelle on cherche à le surprendre, l’importance de l’œuvre. C’est comme le : « Sois-y tout entier », de 1 Timothée 4, 15 .
Ce refus ne rebute pas l’ennemi. Il arrive souvent, en effet, que nous lui opposons en premier lieu une fin de non-recevoir et qu’ensuite, de guerre lasse, nous finissons par céder. Après quatre essais infructueux, Sanballat revient une cinquième fois à la charge, avec une ruse des plus dangereuses. Il envoie son serviteur, une lettre ouverte à la main. Chacun pouvait en prendre connaissance, et l’ennemi ne se faisait pas faute de la communiquer, car il fallait que les accusations et les menaces qui y étaient contenues parvinssent aux oreilles du peuple pour gagner des auxiliaires à Sanballat.
Ces accusations et ces menaces portaient sur cinq chefs. 1º On entend dire parmi les nations, et Gashmu le dit, que toi et les Juifs vous pensez à vous révolter . 2º La construction de la muraille n’a pas d’autre but. 3º Le bruit court aussi (combien souvent on effraye les âmes avec ces mots : « le bruit court » !) que tu as des vues ambitieuses. Tu penses à devenir leur roi et tu vas être accusé de vouloir te substituer à l’autorité du souverain. 4º Ce dessein, toujours d’après les bruits qui courent, tu cherches à l’accomplir par des prophètes établis par toi pour dire : Il y a un roi en Juda ! 5º Maintenant l’on rapportera ces choses au roi.
Il y avait là de quoi faire fléchir le plus grand courage. Suspicion jetée sur le caractère et le but du serviteur de l’Éternel ; crainte de voir sa conduite calomniée auprès du roi qui avait mis sa confiance en lui ! La conclusion de la lettre était une invitation répétée pour la cinquième fois : « Viens donc maintenant, et tenons conseil ensemble ».
Néhémie n’ignore pas les desseins de l’ennemi ; il sait que pour qu’il s’enfuie, il faut lui résister ; il oppose la vérité aux mensonges qui ont pour but de l’effrayer : « Et je lui envoyai dire : Aucune des choses dont tu parles n’a eu lieu, mais tu les inventes dans ton propre cœur » (v. 8 ). De plus, il accompagne, selon son habitude, ses actes de la prière à Dieu : « Maintenant donc », dit-il, « fortifie mes mains ! » (v. 9 ). Oh ! comme il fait bon se confier en Dieu ! Si l’ennemi vient à nous, ne le craignons pas : nous trouverons au temps convenable la délivrance, si nous persévérons dans la prière.
Le second effort de Satan, plus dangereux encore que celui qui vient d’être mentionné, naît à Jérusalem même (v. 10-14 ). Shemahia, d’origine peut-être sacerdotale, assume ici le rôle de prophète, en s’adressant comme tel à Néhémie : « Il prononçait cette prophétie contre moi » (v. 12 ). « Il s’était enfermé », quand Néhémie vint à sa maison, simulant la peur, alors qu’il n’y avait rien à craindre. Cet homme était payé par Tobija et Sanballat : l’amour de l’argent en faisait un traître. Il dit : « Rencontrons-nous dans la maison de Dieu, à l’intérieur du temple, et fermons les portes du temple, car ils vont venir pour te tuer, et c’est de nuit qu’ils vont venir pour te tuer » (v. 10 ). Il pousse Néhémie à l’une ou à l’autre possibilité : fuir, poussé par la peur, ou bien se réfugier dans le temple, dont les sacrificateurs seuls avaient l’accès, afin d’échapper aux assassins. Or, s’il avait fui, il aurait été accusé d’avoir une mauvaise conscience ; s’il s’était réfugié dans le temple — de le profaner en désobéissant aux ordres formels de Dieu. De toute manière, Néhémie aurait été engagé dans une voie de péché qui lui aurait fait un mauvais renom et l’aurait couvert d’opprobre (v. 12 ).
La réponse de cet homme de Dieu est à la fois un exemple de dignité et d’humilité . Il revendique sa dignité devant les hommes, ses ennemis : « Un homme comme moi fuirait-il ? ». N’avait-il pas engagé le peuple dans l’œuvre ? Ne l’avait-il pas courageusement armé ? N’était-il pas intervenu avec autorité lors des différends entre ses frères ? Pensait-on qu’il renierait son caractère devant ces accusations mensongères ? Mais Néhémie dit aussi une parole d’humilité, plus importante que la première : « Quel homme comme moi entrerait dans le temple et vivrait ? » (v. 11 ). Un homme comme moi ! Il emploie le même mot que la première fois, mais pour se placer, dans l’humilité, en la présence de Dieu. On aurait pu, dans le premier cas, l’accuser d’orgueil ; dans le second, il montre que l’orgueil est bien loin de son cœur. Comment entrer dans le temple dont Dieu n’a permis l’accès qu’aux sacrificateurs ? Un roi de Juda avait osé le faire, se plaçant, comme roi, au-dessus de la sacrificature : il en avait été puni par la lèpre (2 Chron. 26, 16-21 ). Néhémie songeait-il à renouveler cet acte profane ? Un homme comme lui avait-il quelque valeur devant Dieu, ou quelque droit d’enfreindre Ses commandements ? On voulait, par la peur, le provoquer à le faire. Cette proposition venait du serpent ancien. C’était ainsi que Satan avait agi dès le commencement, induisant Adam à la désobéissance.
Ayant refusé de s’engager dans cette mauvaise voie, Néhémie ne va pas plus loin et laisse l’affaire entre les mains de Dieu. Il est important de noter cela. Cet homme de Dieu aurait pu ameuter le peuple contre Shemahia, l’accuser d’être un faux prophète, prouver en public qu’il était un traître, dévoiler les turpitudes de Sanballat et de Tobija. Rien de pareil ! Il remet le jugement à Dieu : « Souviens-toi, ô Dieu, de Tobija et de Sanballat selon ces œuvres qu’ils ont faites ; et aussi de Noadia, la prophétesse, et du reste des prophètes qui voulaient m’effrayer ! » (v. 14 ). Le nom des adversaires, ennemis du peuple, vient en premier, celui de Shemahia n’apparaît pas du tout ici. Bel exemple d’un cœur qui ne se laisse pas aller à des ressentiments personnels contre celui qui lui a fait un tort si grave ! Bel exemple aussi de délicatesse envers un frère qu’il sait corrompu et soudoyé, et auquel il aurait pu dire : Va arrière de moi, Satan ! Noadia n’apparaît qu’ici, une vraie prophétesse qui avait prêté les mains à cette intrigue avec le reste des prophètes. Cette femme était inexcusable ainsi que ses compagnons, car l’iniquité qui se cache sous le manteau des prophètes doit être signalée !
Ce fut ainsi que Néhémie tint tête aux attaques et aux embûches de l’adversaire. Il avait devant les yeux un but invariable et, pour l’atteindre, il ajoutait à la foi la vertu , le courage moral qui surmonte toutes les difficultés, en rejetant le péché qui enveloppe si aisément .
Malgré toute l’opposition, la muraille fut achevée le vingt-cinquième jour du mois d’Élul, sixième mois de cette année juive qui commençait au mois d’Abib, où les épis mûrissent, mois de la pâque et de la sortie d’Égypte. Grâce à l’intervention de la puissance divine, il n’avait fallu que cinquante-deux jours pour mener à bien cet immense travail. C’était une preuve aux yeux de toutes les nations environnantes que « cette œuvre avait été faite de par notre Dieu » ; aussi n’y a-t-il pas lieu de s’étonner qu’en apprenant ces choses, « elles craignirent et furent fort abaissées à leurs propres yeux ». Mais alors surgit un dernier danger, suscité par les gens considérés parmi le peuple. « En ces jours-là des nobles de Juda envoyèrent lettres sur lettres à Tobija, et celles de Tobija leur arrivaient ; car plusieurs en Juda lui avaient prêté serment ». Pourquoi s’étaient-ils soumis à lui et reconnaissaient-ils son autorité ? Chose triste et si commune, hélas ! ils y trouvaient leur avantage. Tobija, nous l’avons dit plus haut, était gendre de Shecania, fils d’Arakh, l’un des plus considérés parmi le peuple ; et Jokhanan, fils de Tobija, était lui-même gendre de Meshullam, fils de Bérékia, de race sacerdotale. Ces nobles de Juda étaient doubles de cœur ; ils cherchaient à gagner Néhémie, en s’entretenant devant lui des « bonnes actions » de Tobija. C’est un homme aimable, disaient-ils sans doute, qui a cherché l’alliance du peuple de Dieu. Combien de fois n’avons-nous pas entendu vanter les qualités personnelles d’un adversaire, pour atténuer son hostilité et engager les âmes à le recevoir comme associé ! Or ces mêmes intrigants rapportaient à Tobija les paroles de Néhémie. Cette correspondance par lettres avait pour but, non pas certes de gagner l’ennemi, mais d’effrayer le conducteur du peuple (v. 16-19 ).
C’est ainsi que l’adversaire jetait toutes ses troupes de réserve à l’assaut d’un seul homme. Mais Dieu était là et fortifiait les mains de Son serviteur. Comme Il le dit autrefois à Jérémie, Il pouvait dire à ce nouveau témoin : « Je te ferai être, à l’égard de ce peuple, une muraille d’airain bien forte ; ils combattront contre toi, mais ils ne prévaudront pas sur toi ; car je suis avec toi pour te sauver et pour te délivrer, dit l’Éternel ; et je te délivrerai de la main des iniques et te rachèterai de la main des violents » (Jér. 15, 20, 21 ).
Néhémie
5 ◊ 1 Et il y eut un grand cri du peuple et de leurs femmes contre les Juifs, leurs frères. ◊ 2 Et il y en avait qui disaient : Nous, nos fils et nos filles, nous sommes nombreux, et nous demandons du blé afin que nous mangions et que nous vivions. ◊ 3 Et il y en avait qui disaient : Nous avons dû engager nos champs et nos vignes et nos maisons pour nous procurer du blé dans la disette. ◊ 4 Et il y en avait qui disaient : Nous avons emprunté de l’argent sur nos champs et nos vignes pour le tribut du roi ; ◊ 5 et pourtant notre chair est comme la chair de nos frères, nos fils comme leurs fils ; et voici, nous réduisons nos fils et nos filles à la servitude, et parmi nos filles, il y en a qui sont [déjà] asservies, et il n’est pas au pouvoir de nos mains [de les racheter], car nos champs et nos vignes sont à d’autres.
◊ 6 Et je fus très irrité lorsque j’entendis leur cri et ces paroles. ◊ 7 Et mon cœur se consulta sur cela, et je querellai les nobles et les chefs, et je leur dis : Vous exigez de l’intérêt, chacun de son frère ! Et je leur opposai une grande congrégation ; ◊ 8 et je leur dis : Nous avons racheté, selon notre pouvoir, nos frères, les Juifs, qui avaient été vendus aux nations ; et vous voulez vous-mêmes vendre vos frères ? Et c’est à nous qu’ils se vendraient ? Et ils se turent et ne trouvèrent rien à dire. ◊ 9 Et je dis : Ce que vous faites n’est pas bien. Ne devriez-vous pas marcher dans la crainte de notre Dieu, pour n’être pas dans l’opprobre parmi les nations qui nous sont ennemies ? ◊ 10 Moi aussi, mes frères et mes jeunes hommes, nous pourrions exiger d’eux, comme intérêt, de l’argent et du blé. Laissons, je vous prie, cette usure. ◊ 11 Rendez-leur, aujourd’hui même, je vous prie, leurs champs, leurs vignes, leurs oliviers et leurs maisons, et le centième de l’argent et du blé, du moût et de l’huile, que vous avez exigé d’eux comme intérêt. ◊ 12 Et ils dirent : Nous les rendrons et nous ne leur demanderons rien ; nous ferons ainsi, comme tu l’as dit. Et j’appelai les sacrificateurs, et je les fis jurer de faire selon cette parole. ◊ 13 Je secouai aussi le pan de ma robe, et je dis : Que Dieu secoue ainsi de sa maison et du fruit de son labeur quiconque n’accomplira pas cette parole, et qu’il soit ainsi secoué et à vide ! Et toute la congrégation dit : Amen ! Et ils louèrent l’Éternel. Et le peuple fit selon cette parole.
◊ 14 Dès le jour aussi où je fus établi leur gouverneur dans le pays de Juda, depuis la vingtième année jusqu’à la trente-deuxième année du roi Artaxerxès, pendant douze ans, ni moi, ni mes frères, nous n’avons mangé le pain du gouverneur. ◊ 15 Mais les gouverneurs précédents qui avaient été avant moi, avaient été à charge au peuple, et ils avaient pris d’eux du pain et du vin, et, de plus, quarante sicles d’argent ; leurs jeunes hommes aussi dominaient sur le peuple. Mais moi, je n’ai pas fait ainsi, à cause de la crainte de Dieu. ◊ 16 Et j’ai aussi tenu ferme, dans ce travail de la muraille, et nous n’avons acheté aucun champ, et tous mes jeunes hommes étaient rassemblés là pour l’ouvrage. ◊ 17 J’avais aussi à ma table cent cinquante Juifs et chefs, outre ceux qui nous venaient du milieu des nations qui nous entouraient. ◊ 18 Or ce qui m’était apprêté pour un jour, c’était un bœuf, [et] six moutons choisis ; on m’apprêtait aussi de la volaille, et, tous les dix jours, toutes sortes de vins en abondance ; et avec cela, je n’ai point réclamé le pain du gouverneur, parce que le service pesait lourdement sur ce peuple. ◊ 19 Souviens-toi en bien pour moi, ô mon Dieu, de tout ce que j’ai fait pour ce peuple !
Néhémie
6 ◊ 1 Et il arriva que, lorsque Sanballat, et Tobija, et Guéshem, l’Arabe, et le reste de nos ennemis, apprirent que j’avais bâti la muraille et qu’il n’y restait aucune brèche, quoique jusqu’à ce temps-là je n’eusse pas posé les battants aux portes, ◊ 2 Sanballat et Guéshem m’envoyèrent dire : Viens et rencontrons-nous ensemble dans les villages de la vallée d’Ono. Mais ils pensaient à me faire du mal. ◊ 3 Et je leur envoyai des messagers, disant : Je fais un grand travail et je ne puis descendre. Pourquoi le travail cesserait-il pendant que je le quitterais et que je descendrais vers vous ? ◊ 4 Et ils m’envoyèrent dire la même chose quatre fois, et je leur répondis de la même manière. ◊ 5 Et Sanballat m’envoya son serviteur, une cinquième fois, de la même manière, une lettre ouverte à la main. ◊ 6 Il y était écrit : On entend dire parmi les nations, et Gashmu le dit, que toi et les Juifs vous pensez à vous révolter ; c’est pour cela que tu bâtis la muraille ; et, d’après ces dires, c’est toi qui deviendras leur roi. ◊ 7 Et même tu as établi des prophètes pour proclamer et dire de toi dans Jérusalem : Il y a un roi en Juda ! Et maintenant, on fera entendre au roi ces mêmes choses ; viens donc maintenant, et tenons conseil ensemble. ◊ 8 Et je lui envoyai dire : Aucune des choses dont tu parles n’a eu lieu ; mais tu les inventes dans ton propre cœur. ◊ 9 Car ils voulaient tous nous effrayer, disant : Leurs mains se lasseront du travail, et il ne se fera pas. Maintenant donc, fortifie mes mains !
◊ 10 Et moi, je vins à la maison de Shemahia, fils de Delaïa, fils de Mehétabeël (et il s’était enfermé) ; et il dit : Rencontrons-nous dans la maison de Dieu, à l’intérieur du temple, et fermons les portes du temple, car ils vont venir pour te tuer, et c’est de nuit qu’ils vont venir pour te tuer. ◊ 11 Et je dis : Un homme comme moi fuirait-il ? Et quel homme comme moi entrerait dans le temple et vivrait ? Je n’entrerai pas. ◊ 12 Et je reconnus que, voici, ce n’était pas Dieu qui l’avait envoyé, car il prononçait cette prophétie contre moi, et Tobija et Sanballat le soudoyaient. ◊ 13 C’est pour cela qu’il était payé, pour que j’eusse peur et que je fisse ainsi et péchasse, et qu’ils eussent de quoi me faire un mauvais renom, afin de me couvrir d’opprobre. ◊ 14 Souviens-toi, ô Dieu, de Tobija et de Sanballat selon ces œuvres qu’ils ont faites ; et aussi de Noadia, la prophétesse, et du reste des prophètes qui voulaient m’effrayer !
◊ 15 Et la muraille fut achevée le vingt-cinquième [jour du mois] d’Élul, en cinquante-deux jours. ◊ 16 Et il arriva que, lorsque tous nos ennemis l’apprirent, toutes les nations qui nous environnaient craignirent et furent fort abaissées à leurs propres yeux, et elles reconnurent que cette œuvre avait été faite de par notre Dieu. ◊ 17 En ces jours-là aussi, des nobles de Juda envoyèrent lettres sur lettres à Tobija, et celles de Tobija leur arrivaient ; ◊ 18 car plusieurs en Juda lui avaient prêté serment, car il était gendre de Shecania, fils d’Arakh, et Jokhanan, son fils, avait pris la fille de Meshullam, fils de Bérékia. ◊ 19 Ils disaient aussi devant moi ses bonnes actions, et ils lui rapportaient mes paroles. Tobija envoyait des lettres pour m’effrayer.
Néhémie
4 ◊ 1 * Et il arriva que, lorsque Sanballat apprit que nous bâtissions la muraille, il se mit en colère et fut extrêmement irrité, et il se moqua des Juifs. ◊ 2 Et il parla devant ses frères et devant l’armée de Samarie, et dit : Que font ces faibles Juifs ? Les laissera-t-on faire ? Offriront-ils des sacrifices ? Achèveront-ils en un jour ? Feront-ils revivre les pierres des monceaux de poussière, quand elles sont brûlées ? ◊ 3 Et Tobija, l’Ammonite, était à côté de lui, et il dit : Au reste, pour ce que ceux-ci bâtissent, si un renard y montait, il ferait crouler leur muraille de pierres. ◊ 4 — Écoute, ô notre Dieu, car nous sommes méprisés, et fais retomber leur outrage sur leurs propres têtes, et livre-les au mépris dans un pays de captivité ; ◊ 5 et ne couvre pas leur iniquité, et que leur péché ne soit pas effacé de devant toi, car ils ont provoqué ceux qui bâtissent. ◊ 6 Mais nous rebâtîmes la muraille, et toute la muraille fut reliée jusqu’à la moitié ; et le peuple avait le cœur au travail.
◊ 7 Mais il arriva que, lorsque Sanballat et Tobija, et les Arabes, et les Ammonites, et les Asdodiens, apprirent que la réparation des murs de Jérusalem avançait, que les brèches commençaient à se fermer, ils se mirent dans une grande colère ; ◊ 8 et ils se liguèrent tous ensemble pour venir faire la guerre contre Jérusalem et pour lui causer du dommage. ◊ 9 Et nous priâmes notre Dieu, et nous établîmes une garde contre eux, jour et nuit, à cause d’eux. ◊ 10 Et Juda dit : Les forces des porteurs de fardeaux faiblissent, et il y a beaucoup de décombres : nous ne pouvons bâtir la muraille. ◊ 11 Et nos ennemis disaient : Ils ne le sauront pas et ne le verront pas, jusqu’à ce que nous arrivions au milieu d’eux : et nous les tuerons, et nous ferons cesser l’ouvrage. ◊ 12 Et il arriva que, comme les Juifs qui habitaient près d’eux vinrent et nous le dirent par dix fois, de tous les lieux d’où ils revenaient vers nous, ◊ 13 j’établis [des postes] dans les endroits bas, dans l’espace derrière la muraille, en des lieux découverts, et je plaçai le peuple par familles avec leurs épées, leurs piques et leurs arcs. ◊ 14 Et je regardai et je me levai, et je dis aux nobles et aux chefs, et au reste du peuple : Ne les craignez pas ; souvenez-vous du Seigneur, qui est grand et terrible, et combattez pour vos frères, pour vos fils et pour vos filles, pour vos femmes et pour vos maisons.
◊ 15 Et quand nos ennemis apprirent que nous étions informés, et que Dieu avait dissipé leur conseil, il arriva que nous retournâmes tous à la muraille, chacun à son travail. ◊ 16 Et, dès ce jour-là, la moitié de mes jeunes hommes travaillait à l’œuvre, et la moitié tenait les piques, et les boucliers, et les arcs, et les cuirasses ; et les chefs étaient derrière toute la maison de Juda. ◊ 17 Ceux qui bâtissaient la muraille, et ceux qui portaient les fardeaux [et] ceux qui les chargeaient, faisaient le travail d’une main, et, de l’autre main, tenaient une arme. ◊ 18 Et ceux qui bâtissaient avaient chacun leur épée ceinte sur leurs reins et bâtissaient, et celui qui sonnait de la trompette était à côté de moi.
◊ 19 Et je dis aux nobles et aux chefs, et au reste du peuple : L’ouvrage est grand et étendu, et nous sommes épars sur la muraille, éloignés l’un de l’autre. ◊ 20 Au lieu où vous entendrez le son de la trompette, là, rassemblez-vous vers nous ; notre Dieu combattra pour nous. ◊ 21 Ainsi nous faisions l’ouvrage ; et la moitié d’entre eux tenait les piques depuis le lever de l’aurore jusqu’à l’apparition des étoiles. ◊ 22 Dans ce temps-là aussi je dis au peuple : Que chacun, avec son serviteur, passe la nuit à l’intérieur de Jérusalem, afin que de nuit ils nous soient une garde, et que de jour [ils fassent] le travail. ◊ 23 Et ni moi, ni mes frères, ni mes jeunes hommes, ni les hommes de la garde qui me suivaient, nous n’ôtâmes nos vêtements ; chacun [avait] son arme à sa droite.
5 ◊ 1 Et il y eut un grand cri du peuple et de leurs femmes contre les Juifs, leurs frères. ◊ 2 Et il y en avait qui disaient : Nous, nos fils et nos filles, nous sommes nombreux, et nous demandons du blé afin que nous mangions et que nous vivions. ◊ 3 Et il y en avait qui disaient : Nous avons dû engager nos champs et nos vignes et nos maisons pour nous procurer du blé dans la disette. ◊ 4 Et il y en avait qui disaient : Nous avons emprunté de l’argent sur nos champs et nos vignes pour le tribut du roi ; ◊ 5 et pourtant notre chair est comme la chair de nos frères, nos fils comme leurs fils ; et voici, nous réduisons nos fils et nos filles à la servitude, et parmi nos filles, il y en a qui sont [déjà] asservies, et il n’est pas au pouvoir de nos mains [de les racheter], car nos champs et nos vignes sont à d’autres.
◊ 6 Et je fus très irrité lorsque j’entendis leur cri et ces paroles. ◊ 7 Et mon cœur se consulta sur cela, et je querellai les nobles et les chefs, et je leur dis : Vous exigez de l’intérêt, chacun de son frère ! Et je leur opposai une grande congrégation ; ◊ 8 et je leur dis : Nous avons racheté, selon notre pouvoir, nos frères, les Juifs, qui avaient été vendus aux nations ; et vous voulez vous-mêmes vendre vos frères ? Et c’est à nous qu’ils se vendraient ? Et ils se turent et ne trouvèrent rien à dire. ◊ 9 Et je dis : Ce que vous faites n’est pas bien. Ne devriez-vous pas marcher dans la crainte de notre Dieu, pour n’être pas dans l’opprobre parmi les nations qui nous sont ennemies ? ◊ 10 Moi aussi, mes frères et mes jeunes hommes, nous pourrions exiger d’eux, comme intérêt, de l’argent et du blé. Laissons, je vous prie, cette usure. ◊ 11 Rendez-leur, aujourd’hui même, je vous prie, leurs champs, leurs vignes, leurs oliviers et leurs maisons, et le centième de l’argent et du blé, du moût et de l’huile, que vous avez exigé d’eux comme intérêt. ◊ 12 Et ils dirent : Nous les rendrons et nous ne leur demanderons rien ; nous ferons ainsi, comme tu l’as dit. Et j’appelai les sacrificateurs, et je les fis jurer de faire selon cette parole. ◊ 13 Je secouai aussi le pan de ma robe, et je dis : Que Dieu secoue ainsi de sa maison et du fruit de son labeur quiconque n’accomplira pas cette parole, et qu’il soit ainsi secoué et à vide ! Et toute la congrégation dit : Amen ! Et ils louèrent l’Éternel. Et le peuple fit selon cette parole.
◊ 14 Dès le jour aussi où je fus établi leur gouverneur dans le pays de Juda, depuis la vingtième année jusqu’à la trente-deuxième année du roi Artaxerxès, pendant douze ans, ni moi, ni mes frères, nous n’avons mangé le pain du gouverneur. ◊ 15 Mais les gouverneurs précédents qui avaient été avant moi, avaient été à charge au peuple, et ils avaient pris d’eux du pain et du vin, et, de plus, quarante sicles d’argent ; leurs jeunes hommes aussi dominaient sur le peuple. Mais moi, je n’ai pas fait ainsi, à cause de la crainte de Dieu. ◊ 16 Et j’ai aussi tenu ferme, dans ce travail de la muraille, et nous n’avons acheté aucun champ, et tous mes jeunes hommes étaient rassemblés là pour l’ouvrage. ◊ 17 J’avais aussi à ma table cent cinquante Juifs et chefs, outre ceux qui nous venaient du milieu des nations qui nous entouraient. ◊ 18 Or ce qui m’était apprêté pour un jour, c’était un bœuf, [et] six moutons choisis ; on m’apprêtait aussi de la volaille, et, tous les dix jours, toutes sortes de vins en abondance ; et avec cela, je n’ai point réclamé le pain du gouverneur, parce que le service pesait lourdement sur ce peuple. ◊ 19 Souviens-toi en bien pour moi, ô mon Dieu, de tout ce que j’ai fait pour ce peuple !
6 ◊ 1 Et il arriva que, lorsque Sanballat, et Tobija, et Guéshem, l’Arabe, et le reste de nos ennemis, apprirent que j’avais bâti la muraille et qu’il n’y restait aucune brèche, quoique jusqu’à ce temps-là je n’eusse pas posé les battants aux portes, ◊ 2 Sanballat et Guéshem m’envoyèrent dire : Viens et rencontrons-nous ensemble dans les villages de la vallée d’Ono. Mais ils pensaient à me faire du mal. ◊ 3 Et je leur envoyai des messagers, disant : Je fais un grand travail et je ne puis descendre. Pourquoi le travail cesserait-il pendant que je le quitterais et que je descendrais vers vous ? ◊ 4 Et ils m’envoyèrent dire la même chose quatre fois, et je leur répondis de la même manière. ◊ 5 Et Sanballat m’envoya son serviteur, une cinquième fois, de la même manière, une lettre ouverte à la main. ◊ 6 Il y était écrit : On entend dire parmi les nations, et Gashmu le dit, que toi et les Juifs vous pensez à vous révolter ; c’est pour cela que tu bâtis la muraille ; et, d’après ces dires, c’est toi qui deviendras leur roi. ◊ 7 Et même tu as établi des prophètes pour proclamer et dire de toi dans Jérusalem : Il y a un roi en Juda ! Et maintenant, on fera entendre au roi ces mêmes choses ; viens donc maintenant, et tenons conseil ensemble. ◊ 8 Et je lui envoyai dire : Aucune des choses dont tu parles n’a eu lieu ; mais tu les inventes dans ton propre cœur. ◊ 9 Car ils voulaient tous nous effrayer, disant : Leurs mains se lasseront du travail, et il ne se fera pas. Maintenant donc, fortifie mes mains !
◊ 10 Et moi, je vins à la maison de Shemahia, fils de Delaïa, fils de Mehétabeël (et il s’était enfermé) ; et il dit : Rencontrons-nous dans la maison de Dieu, à l’intérieur du temple, et fermons les portes du temple, car ils vont venir pour te tuer, et c’est de nuit qu’ils vont venir pour te tuer. ◊ 11 Et je dis : Un homme comme moi fuirait-il ? Et quel homme comme moi entrerait dans le temple et vivrait ? Je n’entrerai pas. ◊ 12 Et je reconnus que, voici, ce n’était pas Dieu qui l’avait envoyé, car il prononçait cette prophétie contre moi, et Tobija et Sanballat le soudoyaient. ◊ 13 C’est pour cela qu’il était payé, pour que j’eusse peur et que je fisse ainsi et péchasse, et qu’ils eussent de quoi me faire un mauvais renom, afin de me couvrir d’opprobre. ◊ 14 Souviens-toi, ô Dieu, de Tobija et de Sanballat selon ces œuvres qu’ils ont faites ; et aussi de Noadia, la prophétesse, et du reste des prophètes qui voulaient m’effrayer !
◊ 15 Et la muraille fut achevée le vingt-cinquième [jour du mois] d’Élul, en cinquante-deux jours. ◊ 16 Et il arriva que, lorsque tous nos ennemis l’apprirent, toutes les nations qui nous environnaient craignirent et furent fort abaissées à leurs propres yeux, et elles reconnurent que cette œuvre avait été faite de par notre Dieu. ◊ 17 En ces jours-là aussi, des nobles de Juda envoyèrent lettres sur lettres à Tobija, et celles de Tobija leur arrivaient ; ◊ 18 car plusieurs en Juda lui avaient prêté serment, car il était gendre de Shecania, fils d’Arakh, et Jokhanan, son fils, avait pris la fille de Meshullam, fils de Bérékia. ◊ 19 Ils disaient aussi devant moi ses bonnes actions, et ils lui rapportaient mes paroles. Tobija envoyait des lettres pour m’effrayer.
Hébreux
12 ◊ 1 C’est pourquoi, nous aussi, ayant une si grande nuée de témoins qui nous entoure, rejetant tout fardeau et le péché qui [nous] enveloppe si aisément, courons avec patience la course qui est devant nous, ◊ 2 fixant les yeux sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, lequel, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu. ◊ 3 Car considérez celui qui a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne soyez pas las, étant découragés dans vos âmes.
◊ 4 Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang en combattant contre le péché, ◊ 5 et vous avez oublié l’exhortation qui s’adresse à vous comme à des fils : « Mon fils, ne méprise pas la discipline du *Seigneur, et ne perds pas courage quand tu es repris par lui ; ◊ 6 car celui que le *Seigneur aime, il le discipline, et il fouette tout fils qu’il agrée ». ◊ 7 Vous endurez [des peines] comme discipline : Dieu agit envers vous comme envers des fils, car qui est le fils que le père ne discipline pas ? ◊ 8 Mais si vous êtes sans [la] discipline à laquelle tous participent, alors vous êtes des bâtards et non pas des fils. ◊ 9 De plus, nous avons eu les pères de notre chair pour nous discipliner, et nous les avons respectés ; ne serons-nous pas beaucoup plutôt soumis au Père des esprits, et nous vivrons ? ◊ 10 Car ceux-là disciplinaient pendant peu de jours, selon qu’ils le trouvaient bon ; mais celui-ci [nous discipline] pour notre profit, afin que nous participions à sa sainteté. ◊ 11 Or aucune discipline, pour le présent, ne semble être [un sujet] de joie, mais de tristesse ; mais plus tard, elle rend le fruit paisible de la justice à ceux qui sont exercés par elle. ◊ 12 C’est pourquoi, redressez les mains lassées et les genoux défaillants, ◊ 13 et faites des sentiers droits à vos pieds, afin que ce qui est boiteux ne se dévoie pas, mais plutôt se guérisse. ◊ 14 Poursuivez la paix avec tous, et la sainteté, sans laquelle nul ne verra le Seigneur, ◊ 15 veillant de peur que quelqu’un ne manque de la grâce de Dieu ; de peur que quelque racine d’amertume, bourgeonnant en haut, ne [vous] trouble, et que par elle plusieurs ne soient souillés ; ◊ 16 de peur qu’il n’y ait quelque fornicateur, ou profane comme Ésaü, qui pour un seul mets vendit son droit de premier-né ; ◊ 17 car vous savez que, aussi, plus tard, désirant hériter de la bénédiction, il fut rejeté, (car il ne trouva pas lieu à la repentance,) quoiqu’il l’eût recherchée avec larmes.
◊ 18 Car vous n’êtes pas venus à la montagne qui peut être touchée, ni au feu brûlant, ni à l’obscurité, ni aux ténèbres, ni à la tempête, ◊ 19 ni au son de la trompette, ni à la voix de paroles, [voix telle] que ceux qui l’entendaient prièrent que la parole ne leur fût plus adressée ; ◊ 20 (car ils ne pouvaient supporter ce qui était enjoint : « Si même une bête touche la montagne, elle sera lapidée » ; ◊ 21 et Moïse, si terrible était ce qui paraissait, dit : Je suis épouvanté et tout tremblant ;) ◊ 22 mais vous êtes venus à la montagne de Sion ; et à la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste ; et à des myriades d’anges, l’assemblée universelle ; ◊ 23 et à l’assemblée des premiers-nés écrits dans les cieux ; et à Dieu, juge de tous ; et aux esprits des justes consommés ; ◊ 24 et à Jésus, médiateur d’une nouvelle alliance ; et au sang d’aspersion qui parle mieux qu’Abel. ◊ 25 Prenez garde que vous ne refusiez pas celui qui parle : car si ceux-là n’ont pas échappé qui refusèrent celui qui parlait en oracles sur la terre, combien moins [échapperons]-nous, si nous nous détournons de celui qui [parle ainsi] des cieux, ◊ 26 duquel la voix ébranla alors la terre ; mais maintenant il a promis, disant : « Encore une fois je secouerai non seulement la terre, mais aussi le ciel ». ◊ 27 Or ce « Encore une fois » indique le changement des choses muables, comme ayant été faites, afin que celles qui sont immuables demeurent. ◊ 28 C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, retenons la grâce par laquelle nous servions Dieu d’une manière qui lui soit agréable, avec révérence et avec crainte. ◊ 29 Car aussi notre Dieu est un feu consumant.
Néhémie
3 ◊ 1 * Alors Éliashib, le grand sacrificateur, et ses frères, les sacrificateurs, se levèrent et bâtirent la porte des brebis ; ils la sanctifièrent, et en posèrent les battants ; et ils la sanctifièrent jusqu’à la tour de Méa, jusqu’à la tour de Hananeël.
◊ 2 Et à côté d’eux bâtirent les hommes de Jéricho ; et à côté d’eux bâtit Zaccur, fils d’Imri.
◊ 3 Et les fils de Senaa bâtirent la porte des poissons ; ils en firent la charpenterie, et en posèrent les battants, les verrous et les barres.
◊ 4 Et à côté d’eux répara Merémoth, fils d’Urie, fils d’Hakkots. Et à côté d’eux répara Meshullam, fils de Bérékia, fils de Meshézabeël. Et à côté d’eux répara Tsadok, fils de Baana. ◊ 5 Et à côté d’eux réparèrent les Thekohites ; mais les principaux d’entre eux ne plièrent pas leur cou au service de leur Seigneur.
◊ 6 Et Jehoïada, fils de Paséakh, et Meshullam, fils de Besodia, réparèrent la porte du vieux [mur] ; ils en firent la charpenterie, et en posèrent les battants, et les verrous et les barres.
◊ 7 Et à côté d’eux réparèrent Melatia, le Gabaonite, et Jadon, le Méronothite, les hommes de Gabaon et de Mitspa, vers le siège du gouverneur de l’autre côté du fleuve. ◊ 8 À côté d’eux répara Uziel, fils de Harhaïa, [l’un] des orfèvres ; et à côté de lui répara Hanania, d’entre les parfumeurs ; et ils laissèrent Jérusalem [en son état], jusqu’à la muraille large. ◊ 9 Et à côté d’eux répara Rephaïa, fils de Hur, chef de la moitié du district de Jérusalem. ◊ 10 Et à côté d’eux répara Jedaïa, fils de Harumaph, savoir vis-à-vis de sa maison. Et à côté de lui répara Hattush, fils de Hashabnia. ◊ 11 Malkija, fils de Harim, et Hashub, fils de Pakhath-Moab, réparèrent une seconde portion et la tour des fours. ◊ 12 Et à côté d’eux réparèrent Shallum, fils d’Hallokhesh, chef de la moitié du district de Jérusalem, lui et ses filles.
◊ 13 Hanun et les habitants de Zanoakh réparèrent la porte de la vallée ; ils la bâtirent et posèrent ses battants, ses verrous et ses barres, et [firent] mille coudées de la muraille, jusqu’à la porte du fumier.
◊ 14 Et Malkija, fils de Récab, chef du district de Beth-Hakkérem, répara la porte du fumier ; il la bâtit et posa ses battants, ses verrous et ses barres.
◊ 15 Et Shallun, fils de Col-Hozé, chef du district de Mitspa, répara la porte de la fontaine ; il la bâtit et la couvrit, et posa ses battants, ses verrous et ses barres ; [il fit] aussi la muraille de l’étang de Siloé, près du jardin du roi, et jusqu’aux degrés qui descendent de la ville de David.
◊ 16 Après lui Néhémie, fils d’Azbuk, chef de la moitié du district de Beth-Tsur, répara jusque vis-à-vis des sépulcres de David, et jusqu’à l’étang qui avait été fait, et jusqu’à la maison des hommes forts.
◊ 17 Et après lui réparèrent les Lévites : Rehum, fils de Bani. À côté de lui Hashabia, chef de la moitié du district de Kehila, répara pour son district. ◊ 18 Après lui réparèrent leurs frères, Bavvaï, fils de Hénadad, chef de la moitié du district de Kehila. ◊ 19 Et, à côté de lui, Ézer, fils de Jéshua, chef de Mitspa, répara une seconde portion, vis-à-vis de la montée de l’arsenal de l’angle. ◊ 20 Après lui, Baruc, fils de Zabbaï, répara avec zèle une autre portion, depuis l’angle jusqu’à l’entrée de la maison d’Éliashib, le grand sacrificateur. ◊ 21 Après lui Merémoth, fils d’Urie, fils d’Hakkots, répara une autre portion, depuis l’entrée de la maison d’Éliashib jusqu’au bout de la maison d’Éliashib. ◊ 22 Et après lui réparèrent les sacrificateurs, hommes de la plaine [du Jourdain]. ◊ 23 Après eux, Benjamin et Hashub réparèrent vis-à-vis de leur maison. Après eux, Azaria, fils de Maascéïa, fils d’Anania, répara à côté de sa maison. ◊ 24 Après lui, Binnuï, fils de Hénadad, répara une seconde portion, depuis la maison d’Azaria jusqu’à l’angle et jusqu’au coin. ◊ 25 Palal, fils d’Uzaï, [répara] vis-à-vis de l’angle et de la haute tour saillante de la maison du roi, qui touche à la cour de la prison. Après lui [répara] Pedaïa, fils de Parhosh. ◊ 26 (Or les Nethiniens demeuraient en Ophel, jusque vis-à-vis de la porte des eaux au levant, et de la tour saillante.) ◊ 27 Après lui, les Thekohites réparèrent une seconde portion, vis-à-vis de la grande tour saillante, et jusqu’au mur d’Ophel. ◊ 28 Les sacrificateurs réparèrent au-dessus de la porte des chevaux, chacun vis-à-vis de sa maison. ◊ 29 Après eux, Tsadok, fils d’Immer, répara vis-à-vis de sa maison. Et après lui répara Shemahia, fils de Shecania, gardien de la porte du levant. ◊ 30 Après lui, Hanania, fils de Shélémia, et Hanun, sixième fils de Tsalaph, réparèrent une seconde portion. Après eux, Meshullam, fils de Bérékia, répara vis-à-vis de sa demeure. ◊ 31 Après lui, Malkija, d’entre les orfèvres, répara jusqu’à la maison des Nethiniens et des commerçants, vis-à-vis de la porte de Miphkad, et jusqu’à la montée du coin. ◊ 32 Et entre la montée du coin et la porte des brebis réparèrent les orfèvres et les commerçants.
Néhémie
4 ◊ 1 * Et il arriva que, lorsque Sanballat apprit que nous bâtissions la muraille, il se mit en colère et fut extrêmement irrité, et il se moqua des Juifs. ◊ 2 Et il parla devant ses frères et devant l’armée de Samarie, et dit : Que font ces faibles Juifs ? Les laissera-t-on faire ? Offriront-ils des sacrifices ? Achèveront-ils en un jour ? Feront-ils revivre les pierres des monceaux de poussière, quand elles sont brûlées ? ◊ 3 Et Tobija, l’Ammonite, était à côté de lui, et il dit : Au reste, pour ce que ceux-ci bâtissent, si un renard y montait, il ferait crouler leur muraille de pierres. ◊ 4 — Écoute, ô notre Dieu, car nous sommes méprisés, et fais retomber leur outrage sur leurs propres têtes, et livre-les au mépris dans un pays de captivité ; ◊ 5 et ne couvre pas leur iniquité, et que leur péché ne soit pas effacé de devant toi, car ils ont provoqué ceux qui bâtissent. ◊ 6 Mais nous rebâtîmes la muraille, et toute la muraille fut reliée jusqu’à la moitié ; et le peuple avait le cœur au travail.
◊ 7 Mais il arriva que, lorsque Sanballat et Tobija, et les Arabes, et les Ammonites, et les Asdodiens, apprirent que la réparation des murs de Jérusalem avançait, que les brèches commençaient à se fermer, ils se mirent dans une grande colère ; ◊ 8 et ils se liguèrent tous ensemble pour venir faire la guerre contre Jérusalem et pour lui causer du dommage. ◊ 9 Et nous priâmes notre Dieu, et nous établîmes une garde contre eux, jour et nuit, à cause d’eux. ◊ 10 Et Juda dit : Les forces des porteurs de fardeaux faiblissent, et il y a beaucoup de décombres : nous ne pouvons bâtir la muraille. ◊ 11 Et nos ennemis disaient : Ils ne le sauront pas et ne le verront pas, jusqu’à ce que nous arrivions au milieu d’eux : et nous les tuerons, et nous ferons cesser l’ouvrage. ◊ 12 Et il arriva que, comme les Juifs qui habitaient près d’eux vinrent et nous le dirent par dix fois, de tous les lieux d’où ils revenaient vers nous, ◊ 13 j’établis [des postes] dans les endroits bas, dans l’espace derrière la muraille, en des lieux découverts, et je plaçai le peuple par familles avec leurs épées, leurs piques et leurs arcs. ◊ 14 Et je regardai et je me levai, et je dis aux nobles et aux chefs, et au reste du peuple : Ne les craignez pas ; souvenez-vous du Seigneur, qui est grand et terrible, et combattez pour vos frères, pour vos fils et pour vos filles, pour vos femmes et pour vos maisons.
◊ 15 Et quand nos ennemis apprirent que nous étions informés, et que Dieu avait dissipé leur conseil, il arriva que nous retournâmes tous à la muraille, chacun à son travail. ◊ 16 Et, dès ce jour-là, la moitié de mes jeunes hommes travaillait à l’œuvre, et la moitié tenait les piques, et les boucliers, et les arcs, et les cuirasses ; et les chefs étaient derrière toute la maison de Juda. ◊ 17 Ceux qui bâtissaient la muraille, et ceux qui portaient les fardeaux [et] ceux qui les chargeaient, faisaient le travail d’une main, et, de l’autre main, tenaient une arme. ◊ 18 Et ceux qui bâtissaient avaient chacun leur épée ceinte sur leurs reins et bâtissaient, et celui qui sonnait de la trompette était à côté de moi.
◊ 19 Et je dis aux nobles et aux chefs, et au reste du peuple : L’ouvrage est grand et étendu, et nous sommes épars sur la muraille, éloignés l’un de l’autre. ◊ 20 Au lieu où vous entendrez le son de la trompette, là, rassemblez-vous vers nous ; notre Dieu combattra pour nous. ◊ 21 Ainsi nous faisions l’ouvrage ; et la moitié d’entre eux tenait les piques depuis le lever de l’aurore jusqu’à l’apparition des étoiles. ◊ 22 Dans ce temps-là aussi je dis au peuple : Que chacun, avec son serviteur, passe la nuit à l’intérieur de Jérusalem, afin que de nuit ils nous soient une garde, et que de jour [ils fassent] le travail. ◊ 23 Et ni moi, ni mes frères, ni mes jeunes hommes, ni les hommes de la garde qui me suivaient, nous n’ôtâmes nos vêtements ; chacun [avait] son arme à sa droite.
1 Timothée
4 ◊ 1 Or l’Esprit dit expressément qu’aux derniers temps quelques-uns apostasieront de la foi, s’attachant à des esprits séducteurs et à des enseignements de démons, ◊ 2 disant des mensonges par hypocrisie, ayant leur propre conscience cautérisée, ◊ 3 défendant de se marier, [prescrivant] de s’abstenir des viandes que Dieu a créées pour être prises avec action de grâces par les fidèles et par ceux qui connaissent la vérité ; ◊ 4 car toute créature de Dieu est bonne et il n’y en a aucune qui soit à rejeter, étant prise avec action de grâces, ◊ 5 car elle est sanctifiée par la parole de Dieu et par la prière. ◊ 6 En proposant ces choses aux frères, tu seras un bon serviteur du christ Jésus, nourri dans les paroles de la foi et de la bonne doctrine que tu as pleinement comprise. ◊ 7 Mais rejette les fables profanes et de vieilles femmes, et exerce-toi toi-même à la piété : ◊ 8 car l’exercice corporel est utile à peu de chose, mais la piété est utile à toutes choses, ayant la promesse de la vie présente et de la vie qui est à venir. ◊ 9 Cette parole est certaine et digne de toute acceptation ; ◊ 10 car si nous travaillons et sommes dans l’opprobre, c’est parce que nous espérons dans le Dieu vivant qui est [le] conservateur de tous les hommes, spécialement des fidèles. ◊ 11 Ordonne ces choses et enseigne-les. ◊ 12 Que personne ne méprise ta jeunesse ; mais sois le modèle des fidèles, en parole, en conduite, en amour, en foi, en pureté. ◊ 13 Jusqu’à ce que je vienne, attache-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement. ◊ 14 Ne néglige pas le don de grâce qui est en toi, qui t’a été donné par prophétie avec l’imposition des mains du corps des anciens. ◊ 15 Occupe-toi de ces choses ; sois-y tout entier, afin que tes progrès soient évidents à tous. ◊ 16 Sois attentif à toi-même et à l’enseignement ; persévère dans ces choses, car en faisant ainsi tu te sauveras toi-même et ceux qui t’écoutent.
Matthieu
16 ◊ 1 Et les pharisiens et les sadducéens, s’approchant, lui demandèrent, pour l’éprouver, de leur montrer un signe du ciel. ◊ 2 Mais lui, répondant, leur dit : Quand le soir est venu, vous dites : Il fera beau temps, car le ciel est rouge ; ◊ 3 et le matin : Il y aura aujourd’hui de l’orage, car le ciel est rouge et sombre. Vous savez discerner l’apparence du ciel ; et ne pouvez-vous pas [discerner] les signes des temps ? ◊ 4 Une génération méchante et adultère recherche un signe ; et il ne lui sera pas donné de signe, si ce n’est le signe de Jonas. Et les laissant, il s’en alla.
◊ 5 Et quand les disciples furent venus à l’autre rive, ils avaient oublié de prendre du pain. ◊ 6 Et Jésus leur dit : Voyez, et soyez en garde contre le levain des pharisiens et des sadducéens. ◊ 7 Et ils raisonnaient en eux-mêmes, disant : C’est parce que nous n’avons pas pris du pain. ◊ 8 Mais Jésus, le sachant, dit : Pourquoi raisonnez-vous en vous-mêmes, gens de petite foi, sur ce que vous n’avez pas pris du pain ? ◊ 9 N’entendez-vous pas encore, et ne vous souvient-il pas des cinq pains des cinq mille hommes, et combien de paniers vous en recueillîtes ? ◊ 10 ni des sept pains des quatre mille hommes, et combien de corbeilles vous en recueillîtes ? ◊ 11 Comment n’entendez-vous pas que ce n’était pas touchant du pain que je vous disais : Soyez en garde contre le levain des pharisiens et des sadducéens ? ◊ 12 Alors ils comprirent que ce n’était pas contre le levain du pain qu’il leur avait dit d’être en garde, mais contre la doctrine des pharisiens et des sadducéens.
◊ 13 Or, lorsque Jésus fut venu aux quartiers de Césarée de Philippe, il interrogea ses disciples, disant : Qui disent les hommes que je suis, moi, le fils de l’homme ? ◊ 14 Et ils dirent : Les uns [disent] : Jean le baptiseur ; les autres : Élie ; et d’autres : Jérémie ou l’un des prophètes. ◊ 15 Il leur dit : Et vous, qui dites-vous que je suis ? ◊ 16 Et Simon Pierre, répondant, dit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. ◊ 17 Et Jésus, répondant, lui dit : Tu es bienheureux, Simon Barjonas, car la chair et le sang ne t’ont pas révélé [cela], mais mon Père qui est dans les cieux. ◊ 18 Et moi aussi, je te dis que tu es Pierre ; et sur ce roc je bâtirai mon assemblée, et [les] portes du hadès ne prévaudront pas contre elle. ◊ 19 Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux ; et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. ◊ 20 Alors il enjoignit aux disciples de ne dire à personne qu’il fût le Christ.
◊ 21 Dès lors Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, et qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens et des principaux sacrificateurs et des scribes, et qu’il fût mis à mort, et qu’il fût ressuscité le troisième jour. ◊ 22 Et Pierre, le prenant à part, se mit à le reprendre, disant : Seigneur, Dieu t’en préserve, cela ne t’arrivera point ! ◊ 23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : Va arrière de moi, Satan, tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas aux choses de Dieu, mais à celles des hommes. ◊ 24 Alors Jésus dit à ses disciples : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il se renonce soi-même, et qu’il prenne sa croix, et me suive : ◊ 25 car quiconque voudra sauver sa vie la perdra ; et quiconque perdra sa vie pour l’amour de moi, la trouvera. ◊ 26 Car que profitera-t-il à un homme s’il gagne le monde entier, et qu’il fasse la perte de son âme ; ou que donnera un homme en échange de son âme ? ◊ 27 Car le fils de l’homme viendra dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon sa conduite. ◊ 28 En vérité, je vous dis : Il y en a quelques-uns de ceux qui sont ici présents, qui ne goûteront point la mort jusqu’à ce qu’ils aient vu le fils de l’homme venant dans son royaume.
2 Chroniques
26 ◊ 1 * Et tout le peuple de Juda prit Ozias, qui était âgé de seize ans, et ils le firent roi à la place de son père Amatsia. ◊ 2 Ce fut lui qui bâtit Éloth, et la recouvra pour Juda, après que le roi se fut endormi avec ses pères. ◊ 3 Ozias était âgé de seize ans lorsqu’il commença de régner ; et il régna cinquante-deux ans à Jérusalem ; et le nom de sa mère était Jecolia, de Jérusalem. ◊ 4 Et il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, selon tout ce qu’avait fait Amatsia, son père. ◊ 5 Et il rechercha Dieu pendant les jours de Zacharie, qui avait l’intelligence des visions de Dieu ; et pendant les jours où il rechercha l’Éternel, Dieu le fit prospérer. ◊ 6 Et il sortit, et fit la guerre contre les Philistins, et abattit la muraille de Gath, et la muraille de Jabné, et la muraille d’Asdod ; et il bâtit des villes autour d’Asdod et au milieu des Philistins. ◊ 7 Et Dieu l’aida contre les Philistins, et contre les Arabes qui habitaient à Gur-Baal, et contre les Maonites. ◊ 8 Et les Ammonites apportèrent des présents à Ozias : et son renom parvint jusqu’à l’entrée de l’Égypte, car il était devenu extrêmement fort. ◊ 9 Et Ozias bâtit des tours à Jérusalem, sur la porte du coin, et sur la porte de la vallée, et sur l’angle, et les fortifia ; ◊ 10 et il bâtit des tours dans le désert, et creusa beaucoup de puits, car il avait beaucoup de bétail dans le pays plat et sur le plateau, [et] des laboureurs et des vignerons dans les montagnes et en Carmel ; car il aimait la campagne. ◊ 11 Et Ozias avait une armée pour faire la guerre, allant au combat par bandes, selon le chiffre de leur recensement [fait] par la main de Jehiel, le scribe, et de Maascéïa, l’intendant, sous la main de Hanania, l’un des chefs du roi. ◊ 12 Tout le nombre des chefs des pères, des hommes forts et vaillants, était de deux mille six cents. ◊ 13 Et il y avait sous leur main une armée de trois cent sept mille cinq cents [hommes] pour faire la guerre avec une force puissante, afin d’aider le roi contre l’ennemi. ◊ 14 Et Ozias leur prépara, pour toute l’armée, des boucliers, et des piques, et des casques, et des cuirasses, et des arcs, et jusqu’à des pierres de fronde. ◊ 15 Et il fit à Jérusalem des machines, inventées par des ingénieurs, pour être [placées] sur les tours et sur le haut des remparts, pour lancer des flèches et de grosses pierres. Et son renom s’étendit au loin ; car il fut merveilleusement aidé jusqu’à ce qu’il devint fort.
◊ 16 Mais quand il fut devenu fort, son cœur s’éleva jusqu’à le perdre, et il pécha contre l’Éternel, son Dieu, et entra dans le temple de l’Éternel pour faire fumer [l’encens] sur l’autel de l’encens. ◊ 17 Et Azaria, le sacrificateur, entra après lui, et avec lui les sacrificateurs de l’Éternel, quatre-vingts hommes vaillants. ◊ 18 Et ils s’opposèrent au roi Ozias, et lui dirent : Ce n’est pas à toi, Ozias, de faire fumer l’encens à l’Éternel, mais aux sacrificateurs, fils d’Aaron, qui sont sanctifiés pour faire fumer l’encens. Sors du sanctuaire ; car tu as péché, et [cela] ne sera pas à ta gloire de la part de l’Éternel Dieu. ◊ 19 Et Ozias s’emporta ; et il avait en sa main un encensoir pour faire fumer l’encens ; et comme il s’emportait contre les sacrificateurs, la lèpre éclata sur son front devant les sacrificateurs, dans la maison de l’Éternel, auprès de l’autel de l’encens. ◊ 20 Et Azaria, le principal sacrificateur, et tous les sacrificateurs, le regardèrent ; et voici, il était lépreux au front ; et ils le chassèrent de là ; et lui aussi se hâta de sortir, car l’Éternel l’avait frappé. ◊ 21 Et le roi Ozias fut lépreux jusqu’au jour de sa mort ; et il habita, lépreux, dans une maison d’isolement, car il fut exclu de la maison de l’Éternel ; et Jotham, son fils, fut chef de la maison du roi, jugeant le peuple du pays.
◊ 22 Et le reste des actes d’Ozias, les premiers et les derniers, Ésaïe, fils d’Amots, le prophète, les a écrits. ◊ 23 Et Ozias s’endormit avec ses pères, et on l’enterra auprès de ses pères, dans le champ de la sépulture des rois ; car on dit : Il est lépreux. Et Jotham, son fils, régna à sa place.
Jérémie
15 ◊ 1 Et l’Éternel me dit : Quand Moïse et Samuel se tiendraient devant moi, mon âme ne serait pas [tournée] vers ce peuple ; renvoie-les de devant moi, et qu’ils sortent. ◊ 2 Et il arrivera que, s’ils te disent : Où sortirons-nous ? tu leur diras : Ainsi dit l’Éternel : Ceux qui sont pour la mort, à la mort ; et ceux qui sont pour l’épée, à l’épée ; et ceux qui sont pour la famine, à la famine ; et ceux qui sont pour la captivité, à la captivité. ◊ 3 Et j’établirai sur eux quatre espèces de punitions, dit l’Éternel : l’épée pour tuer, et les chiens pour traîner, et les oiseaux des cieux et les bêtes de la terre pour dévorer et pour détruire. ◊ 4 Et je les livrerai pour être chassés çà et là par tous les royaumes de la terre, à cause de Manassé, fils d’Ézéchias, roi de Juda, pour ce qu’il a fait dans Jérusalem.
◊ 5 Car qui aurait compassion de toi, Jérusalem, et qui te plaindrait ? et qui se détournerait pour s’enquérir de ta paix ? ◊ 6 Tu m’as délaissé, dit l’Éternel, tu t’en es allée en arrière ; et j’ai étendu ma main sur toi, et je te détruirai : je suis las de me repentir. ◊ 7 Je les vannerai avec un van aux portes du pays ; je priverai d’enfants [et] je ferai périr mon peuple : ils ne reviennent pas de leurs voies. ◊ 8 Les veuves sont multipliées devant moi plus que le sable des mers ; je fais venir contre eux, sur la mère des jeunes hommes, un dévastateur en plein midi ; je fais tomber sur elle subitement l’angoisse et l’épouvante ; ◊ 9 celle qui en avait enfanté sept languit, elle rend l’âme ; son soleil s’est couché pendant qu’il faisait encore jour ; elle est couverte de honte et d’opprobre. Et ce qui reste d’eux, je le livrerai à l’épée devant leurs ennemis, dit l’Éternel.
◊ 10 Malheur à moi, ma mère ! de ce que tu m’as enfanté homme de débat et homme de contestation à tout le pays ; je n’ai pas prêté à usure, on ne m’a pas prêté à usure, [et] chacun me maudit ! ◊ 11 L’Éternel dit : Si je ne te délivre pour le bien ! Si je ne fais venir au-devant de toi l’ennemi, au temps du malheur, et au temps de la détresse ! ◊ 12 Le fer se brisera-t-il, le fer du nord et l’airain ? ◊ 13 — Tes biens et tes trésors, je les livrerai au pillage, sans en faire le prix, et [cela] à cause de tous tes péchés, et dans tous tes confins ; ◊ 14 et je [les] ferai passer avec tes ennemis dans un pays que tu ne connais pas ; car un feu est allumé dans ma colère, il brûlera contre vous.
◊ 15 Tu le sais, ô Éternel ! Souviens-toi de moi, et visite-moi, et venge-moi de mes persécuteurs. Selon la lenteur de ta colère, ne m’enlève pas ; sache que, pour toi, je porte l’opprobre. ◊ 16 Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur ; car je suis appelé de ton nom, ô Éternel, Dieu des armées ! ◊ 17 Je ne me suis pas assis dans l’assemblée des moqueurs, ni ne me suis égayé : à cause de ta main, je me suis assis solitaire, parce que tu m’as rempli d’indignation. ◊ 18 Pourquoi ma douleur est-elle continuelle, et ma plaie, incurable ? Elle refuse d’être guérie. Me serais-tu bien comme une source qui trompe, comme des eaux qui ne sont pas constantes ?
◊ 19 C’est pourquoi, ainsi dit l’Éternel : Si tu te retournes, je te ramènerai, tu te tiendras devant moi ; et si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, tu seras comme ma bouche. Qu’ils reviennent vers toi, mais toi ne retourne pas vers eux. ◊ 20 Et je te ferai être à l’égard de ce peuple une muraille d’airain bien forte ; ils combattront contre toi, mais ils ne prévaudront pas sur toi ; car je suis avec toi pour te sauver et pour te délivrer, dit l’Éternel ; ◊ 21 et je te délivrerai de la main des iniques et te rachèterai de la main des violents.