Ici nous voyons l’incrédulité s’emparer de l’esprit d’Abram et, encore une fois, le détourner pour un temps du sentier de l’heureuse et simple confiance en Dieu. « Et Saraï dit à Abram : Tu vois que l’Éternel m’a empêchée d’avoir des enfants » (v. 2 ). Ces paroles sont l’expression de l’impatience ordinaire de l’incrédulité ; Abram aurait dû les traiter en conséquence et attendre patiemment du Seigneur l’accomplissement de la promesse ; mais notre pauvre cœur naturel préfère tout autre chose à une position d’attente : il aura recours à des expédients, à un plan ; il usera d’une ressource quelconque plutôt que de rester dans une position qui lui pèse. Ce sont deux choses fort différentes que croire une promesse ou bien en attendre patiemment l’accomplissement. La conduite d’un enfant nous en fournit de nombreux exemples : quand nous promettons quelque chose à l’un de nos enfants, il n’a aucune idée de douter de notre parole ; néanmoins nous pouvons le voir grandement agité, et impatient de savoir quand et comment nous accomplirons notre promesse. Or, la conduite d’un enfant est un miroir dans lequel l’homme le plus sage peut contempler sa propre image. Abram montre de la foi au chapitre 15 ; et cependant il manque de patience au chapitre 16 ; et ainsi nous comprenons mieux le sens et la beauté de ce que nous lisons au chapitre 6 de l’épître aux Hébreux : « Afin que vous ne deveniez pas paresseux, mais imitateurs de ceux qui, par la foi et par la patience , héritent ce qui avait été promis ». Dieu fait une promesse et la foi croit cette promesse ; — l’espérance anticipe la promesse et la patience en attend tranquillement l’accomplissement.
Il y a dans le commerce ce qu’on appelle « la valeur actuelle » d’une lettre de change ou d’un billet à ordre : il en est de même dans le monde de la foi ; il y a aussi une valeur présente des promesses de Dieu, et la mesure qui règle cette valeur est la connaissance expérimentale de Dieu dans le cœur : car c’est de notre appréciation de Dieu que dépendra l’évaluation que nous ferons de Ses promesses ; de plus, l’âme soumise et patiente trouve une riche et pleine récompense en s’attendant ainsi à Dieu pour l’accomplissement de tout ce qu’Il a promis.
Quant à Saraï, ce qu’elle dit à Abram revenait réellement à ceci : « L’Éternel m’a manqué ; peut-être que ma servante égyptienne me sera une ressource ». Tout, excepté Dieu, convient au cœur incrédule ; et on est souvent étrangement surpris de voir à quelles futilités le croyant peut s’attacher, quand une fois il a perdu le sentiment de la présence de Dieu, et qu’il oublie que Sa fidélité ne fait jamais défaut et que Lui-même suffit à tout. L’âme perd ainsi cette disposition paisible et cet équilibre, si nécessaires pour le témoignage fidèle de celui qui marche par la foi ; comme le monde, elle a recours à toute espèce d’expédients pour atteindre son but ; et elle appelle cela : « faire un usage louable des moyens ».
Mais c’est une chose amère, et dont les conséquences sont toujours funestes, que de se soustraire à une dépendance absolue de Dieu. Si Saraï avait dit : « La nature m’a fait défaut, mais Dieu est ma ressource », tout eût été bien différent ; elle fût restée sur un terrain vrai, car, de fait, la nature lui avait fait défaut. Mais c’était la nature sous une forme ; et Saraï, qui n’avait pas encore appris à détourner ses regards de la nature sous toutes ses formes, voulut en essayer une autre. Au jugement de Dieu, comme à celui de la foi, la nature ne valait pas mieux en Agar qu’en Saraï : la nature, qu’elle soit vieille ou jeune, est la même aux yeux de Dieu et, partant, aux yeux de la foi. Mais cette vérité n’a de puissance sur nous qu’autant que, expérimentalement, Dieu est devenu le centre de notre existence. Du moment que nous détournons nos regards de ce Dieu glorieux, nous sommes capables de nous livrer aux inventions les plus viles de l’incrédulité ; et ce n’est qu’autant que nous nous appuyons sérieusement sur le Dieu vivant, seul vrai et seul sage, que nous pouvons renoncer à tout ce qui est de la créature. Non que nous méprisions les instruments dont Dieu se sert : ce serait de l’indifférence et non de la foi. La foi fait cas de l’instrument non à cause de lui-même, mais à cause de Celui qui l’emploie ; tandis que l’incrédulité ne regarde que l’instrument et fait dépendre le succès de la puissance apparente de cet instrument, au lieu d’en juger d’après la vertu toute-puissante de Celui qui, en grâce, se sert de lui. Saül, regardant David, et puis le Philistin, dit au premier : Tu ne saurais aller contre ce Philistin, pour combattre contre lui : car tu n’es qu’un jeune garçon . Mais pour David, la question n’est pas de savoir s’il pourra vaincre le Philistin, mais si l’Éternel en a le pouvoir.
Le sentier de la foi est un sentier très simple et très étroit. La foi ne déifie, ni ne méprise les moyens ; elle les apprécie pour autant que c’est Dieu réellement qui les emploie, et non pas au-delà. Or, il y a une différence très grande entre l’emploi que Dieu fait de la créature pour me servir, et l’emploi que l’homme en fait pour exclure Dieu ; on n’y prend pas assez garde. Dieu se servit des corbeaux pour nourrir Élie, mais Élie ne se servit pas d’eux pour exclure Dieu. Quand le cœur est réellement occupé de Dieu, il ne se préoccupe pas des moyens ; il compte sur Dieu, dans la douce assurance que, quels que soient les moyens dont Dieu usera, Il bénira, Il aidera, Il pourvoira.
Or, dans le cas qui nous occupe, il est évident qu’Agar n’était pas un instrument employé de Dieu pour accomplir la promesse qu’Il avait faite à Abram. Dieu avait promis un fils à Abram, mais Il n’avait pas dit que ce fils serait celui d’Agar, et le récit biblique nous apprend qu’Abram et Saraï, l’un et l’autre, augmentèrent leur peine, en ayant recours à Agar ; car, Agar, « voyant qu’elle avait conçu, sa maîtresse fut méprisée à ses yeux », et ce ne fut même là que le commencement de tous les chagrins qui furent le résultat de leur empressement à recourir à des moyens humains. La dignité de Saraï fut foulée aux pieds par une esclave égyptienne ; car Agar voyant l’état de faiblesse dans lequel était sa maîtresse, la méprisa. On ne conserve réellement sa dignité et son autorité qu’autant que l’on demeure dans une position de dépendance. Nul n’est aussi indépendant de tout ce qui l’entoure, que celui qui marche vraiment par la foi et qui ne s’attend qu’à Dieu ; mais dès que l’enfant de Dieu se rend débiteur de la nature ou du monde, il perd la dignité de sa position et ne tarde pas à le sentir. On ne comprend pas assez la perte qui résulte du plus petit écart dans le chemin de la foi. Tous ceux qui suivent ce chemin rencontreront, sans aucun doute, des épreuves et du travail, mais aussi ils peuvent être assurés qu’ils seront plus que dédommagés par la joie et le bonheur qui deviendront leur partage ; tandis que ceux qui s’écartent de ce chemin, rencontreront des épreuves bien plus grandes, sans compensation aucune.
« Et Saraï dit à Abram : Le tort qui m’est fait est sur toi ». Quand nous avons manqué, nous sommes souvent portés à jeter le blâme sur un autre : Saraï ne faisait que recueillir le fruit de sa proposition, cependant elle dit à Abram : « Le tort qui m’est fait est sur toi » ; puis, avec la permission d’Abram, elle cherche à se débarrasser de l’épreuve que son impatience lui a attirée. « Et Abram dit à Saraï : Voici, ta servante est entre tes mains, fais-lui comme il sera bon à tes yeux. Et Saraï la maltraita, et elle s’enfuit de devant elle » (v. 5, 6 ). Mais on ne réussit pas ainsi ; on ne se débarrasse pas de la « servante » par de mauvais traitements. Quand nous faisons des fautes et que nous sommes appelés à en subir les conséquences, nous ne pouvons pas nous soustraire à ces conséquences en usant d’orgueil et de violence. Nous essayons souvent de ce moyen, mais nous ne faisons qu’aggraver le mal. Quand nous avons manqué, nous devrions nous humilier, confesser notre faute et attendre de Dieu la délivrance. Mais nous ne voyons rien de semblable dans la conduite de Saraï ; tout au contraire : elle n’a pas la conscience d’avoir mal fait ; et loin d’attendre de Dieu la délivrance, elle cherche à se délivrer elle-même, à sa manière. Mais tous les efforts que nous faisons pour redresser nos erreurs, avant de les avoir pleinement confessés, ne tendent qu’à rendre notre sentier plus difficile. C’est pourquoi Dieu a voulu qu’Agar revînt à sa maîtresse, et mît au monde un fils, qui ne fut pas le fils de la promesse, mais une épreuve pour Abram et pour sa maison, comme nous le verrons par la suite.
Tout ceci doit être considéré à un double point de vue : en premier lieu, comme manifestation d’un principe pratique d’une haute importance ; ensuite sous le point de vue de la doctrine. D’abord, nous apprenons que, quand, par l’incrédulité de nos cœurs, nous sommes tombés dans quelque faute, ce n’est ni en un moment, ni par nos propres artifices, que nous pouvons remédier à ces fautes. Il faut que les choses suivent leur cours : « Ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera. Car celui qui sème pour sa propre chair moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle » (Gal. 6, 7, 8 ). C’est là un principe invariable que nous rencontrons partout dans l’Écriture, et dans notre propre histoire. Dieu pardonne le péché et restaure l’âme ; mais il faut que nous recueillons ce que nous avons semé. Abram et Saraï eurent à supporter pendant des années la présence de la servante et de son fils, et ils ne purent se débarrasser d’eux que conformément à la volonté de Dieu. Il y a une bénédiction particulière à s’abandonner à Dieu. Si Abram et Saraï eussent fait ainsi dans le cas qui nous occupe, ils n’auraient jamais été tourmentés par la présence de la servante et de son fils ; mais puisqu’ils avaient eu recours à la nature, il fallait qu’ils en subissent les conséquences. Souvent, hélas ! nous sommes « comme un taureau indompté », tandis que notre bonheur serait de soumettre et faire taire notre âme comme un enfant sevré auprès de sa mère (Ps. 131, 2 ). Le taureau indompté nous représente celui qui se débat follement sous le joug des circonstances, rendant son joug d’autant plus douloureux par les efforts qu’il fait pour s’en débarrasser ; un enfant sevré est l’image de celui qui courbe humblement la tête sous chaque dispensation et qui rend son lot d’autant plus agréable, par l’entière soumission de son esprit.
Ensuite, au point de vue de la doctrine, nous sommes autorisés à considérer Agar et son fils comme des figures de l’alliance des œuvres et de tous ceux qui, par elle, sont nés pour la servitude. « Car il est écrit qu’Abraham a eu deux fils, l’un de la servante, et l’autre de la femme libre. Mais celui qui naquit de la servante naquit selon la chair, et celui qui naquit de la femme libre naquit par la promesse. Ces choses doivent être prises dans un sens allégorique : car ce sont deux alliances, l’une du mont Sina, enfantant pour la servitude, et c’est Agar… » (Gal. 4, 22-24 ). Dans cet important passage, la chair est mise en contraste avec la promesse, et nous apprenons ainsi quelle est la pensée de Dieu non seulement quand à la signification du mot chair, mais encore quant à l’effort que fait Abram pour obtenir la semence promise, par le moyen d’Agar, au lieu de se confier en la promesse de Dieu. Les deux alliances sont figurées par Agar et Sara, et sont diamétralement opposées l’une à l’autre. « L’une enfantant pour la servitude », en ce qu’elle soulevait la question de la capacité de l’homme « à faire » et « à ne pas faire », et faisant dépendre la vie entièrement de cette capacité : « Celui qui aura fait ces choses, vivra par elles » . C’est l’alliance d’Agar. Mais l’alliance de Sara révèle Dieu comme le Dieu de la promesse, promesse entièrement indépendante de l’homme et fondée sur le bon vouloir et le pouvoir de Dieu pour l’accomplir. Dieu n’attache aucun « si » à Ses promesses. Il les fait sans conditions, et est décidé à les accomplir ; et la foi compte sur Lui, dans une parfaite liberté de cœur. Aucun effort de la nature n’est nécessaire à l’accomplissement des promesses de Dieu : et c’est précisément à cet égard qu’Abram et Saraï faillirent. Ils tentèrent d’atteindre un certain but qui leur avait été absolument assuré par une promesse de Dieu. Ainsi fait l’incrédulité. Par son activité inquiète, elle soulève des nuages qui enveloppent l’âme et empêchent que les rayons de la gloire de Dieu ne l’atteignent. « Et il ne fit pas là beaucoup de miracles à cause de leur incrédulité » (Matt. 13, 58 ). Un des caractères distinctifs de la foi, c’est qu’elle laisse toujours à Dieu le champ libre pour la manifestation de Lui-même ; et assurément, quand Dieu se manifeste, la place qui convient à l’homme est celle d’un heureux adorateur.
L’erreur dans laquelle les Galates s’étaient laissés entraîner, consistait à ajouter quelque chose qui était de « la nature », à ce que Christ avait déjà accompli sur la croix. L’évangile que Paul leur avait annoncé, et que les Galates avaient reçu, était la simple présentation de la grâce de Dieu, absolue, sans réserve et sans condition. « Jésus Christ a été dépeint, crucifié au milieu de vous » (Gal. 3, 1 ). Ce n’était pas simplement une promesse de Dieu, mais une promesse divinement et glorieusement accomplie. Un Christ crucifié réglait tout quant aux droits de Dieu et aux besoins de l’homme ; mais les faux docteurs renversaient ou cherchaient à renverser tout l’évangile de Christ, en disant : « Si vous n’avez pas été circoncis selon l’usage de Moïse, vous ne pouvez être sauvés » (Act. 15, 1 ) ; et ainsi, selon la déclaration de l’apôtre lui-même, ils annulaient réellement la grâce de Dieu ; et Christ était mort pour rien (Gal. 2, 21 ). Il faut que Christ soit un Sauveur complet , sinon Il n’est pas un Sauveur du tout. Dès que quelqu’un dit : « À moins que vous ne soyez ceci ou cela, vous ne pourrez être sauvés », il renverse de fond en comble l’évangile de Christ, attendu que cet évangile me révèle Dieu descendant jusqu’à moi, tel que je suis , pécheur coupable, misérable et perdu par ma propre faute ; et de plus m’apportant une entière rémission de tous mes péchés, et une pleine délivrance de mon état de perdition, en vertu de l’œuvre accomplie par Lui-même sur la croix. C’est pourquoi si quelqu’un dit : « Il faut que vous soyez ceci ou cela, pour être sauvé », il dépouille la croix de toute sa gloire et nous enlève toute notre paix ; car, si le salut dépend de que nous soyons, ou de ce que nous fassions quelque chose, nous serons inévitablement perdus. Mais, Dieu en soit béni, il n’en est pas ainsi. Le grand principe fondamental de l’évangile, c’est que Dieu est tout , et l’homme rien : ce n’est pas un mélange de Dieu et de l’homme ; tout est de Dieu. La paix que donne l’évangile ne repose pas en partie sur l’œuvre de Christ, et en partie sur l’œuvre de l’homme ; mais entièrement et uniquement sur l’œuvre de Christ, parce que cette œuvre est parfaite, parfaite pour toujours, et qu’elle rend parfaits comme elle-même tous ceux qui mettent leur confiance en elle.
Sous la loi, Dieu se tenait, en quelque sorte, tranquille pour voir ce que l’homme pourrait faire : tandis que, dans l’évangile, nous voyons Dieu agissant et l’homme appelé à se tenir tranquille pour voir la délivrance de Dieu (2 Chron. 20, 17 ). Cela étant, l’apôtre n’hésite pas à dire aux Galates : Vous avez rompu vos liens avec Christ, vous tous qui vous justifiez par la loi (en nomô ) ; vous êtes déchus de la grâce (Gal. 5, 4 ). Si l’homme a quelque chose à faire dans l’œuvre du salut, Dieu est exclu ; et si Dieu est exclu, le salut est impossible, attendu qu’il est impossible que l’homme accomplisse un salut par ce qui démontre qu’il est un être perdu ; si donc le salut est une question de grâce , il faut que tout soit grâce. Il ne peut être moitié loi et moitié grâce ; les deux alliances sont parfaitement distinctes. C’est Sara ou Agar : si c’est Agar, Dieu reste en dehors ; si c’est Sara, l’homme reste en dehors, et il en est ainsi depuis le commencement jusqu’à la fin. La loi s’adresse à l’homme ; elle le met à l’épreuve, elle manifeste quelle est réellement sa valeur, elle démontre qu’il est déchu, elle le place et le tient sous la malédiction aussi longtemps qu’il a affaire avec elle, c’est-à-dire aussi longtemps qu’il est vivant. « La loi a autorité sur l’homme aussi longtemps qu’il vit » (Rom. 7, 1 ), mais quand il est mort, son autorité cesse nécessairement pour ce qui est de lui (voyez Rom. 7, 1-6 ; Gal. 2, 19 ; Col. 2, 20 ; 3, 3 ), bien qu’elle conserve cette autorité dans toute sa force pour maudire tout homme vivant . L’évangile, au contraire, affirmant que l’homme est perdu, déchu, mort, révèle Dieu tel qu’Il est, comme le Sauveur de ceux qui sont perdus ; comme Celui qui pardonne aux coupables, qui vivifie ceux qui sont morts ; il ne nous présente pas Dieu comme exigeant quoi que ce soit de l’homme (car que pourrait-on attendre d’un homme qui est mort en faillite ?), mais comme manifestant Sa libre grâce en rédemption.
La différence entre les deux alliances, de la loi et de la grâce, est donc immense, et fait comprendre la force extraordinaire du langage de l’apôtre dans l’épître aux Galates : « Je m’étonne » ; — « Qui vous a ensorcelés ? » — « Je crains pour vous » . — « Je suis en perplexité à votre sujet » . — « Je voudrais que ceux qui vous bouleversent se retranchassent même » ! — Tel est le langage du Saint Esprit qui connaît la valeur d’un Christ complet, d’un salut complet, et qui sait aussi combien la connaissance de l’un et de l’autre est nécessaire à un pécheur perdu. Nous ne retrouvons ce même langage dans aucune autre épître, pas même dans celle aux Corinthiens, bien qu’il y eût parmi ceux-ci des désordres de la nature la plus grossière à réprimer. Toute faute et toute erreur de l’homme peuvent être corrigées par l’introduction de la grâce de Dieu ; mais les Galates, comme Abram dans ce chapitre, se détournaient de Dieu et revenaient à la chair. Quel remède imaginer pour un pareil cas ? Comment corriger une erreur qui consiste à abandonner ce qui seul peut remédier à tout ? Déchoir de la grâce, c’est retourner sous la loi, de laquelle on ne peut recueillir que « la malédiction ».
Matthieu
13 ◊ 1 Et en ce jour-là, Jésus, étant sorti de la maison, s’assit près de la mer. ◊ 2 Et de grandes foules étaient rassemblées auprès de lui, de sorte que, montant dans une nacelle, il s’assit ; et toute la foule se tenait sur le rivage. ◊ 3 Et il leur dit beaucoup de choses par des paraboles, disant : Voici, un semeur sortit pour semer. ◊ 4 Et comme il semait, quelques [grains] tombèrent le long du chemin, et les oiseaux vinrent et les dévorèrent. ◊ 5 Et d’autres tombèrent sur les endroits rocailleux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; et aussitôt ils levèrent, parce qu’ils n’avaient pas une terre profonde ; ◊ 6 et, le soleil s’étant levé, ils furent brûlés, et parce qu’ils n’avaient pas de racine, ils séchèrent. ◊ 7 Et d’autres tombèrent entre les épines, et les épines montèrent et les étouffèrent. ◊ 8 Et d’autres tombèrent sur une bonne terre et produisirent du fruit, l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente. ◊ 9 Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende.
◊ 10 Et les disciples, s’approchant, lui dirent : Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? ◊ 11 Et lui, répondant, leur dit : C’est parce qu’à vous il est donné de connaître les mystères du royaume des cieux ; mais à eux, il n’est pas donné. ◊ 12 Car à quiconque a, il sera donné, et il sera dans l’abondance ; mais à quiconque n’a pas, cela même qu’il a sera ôté. ◊ 13 C’est pourquoi je leur parle en paraboles, parce que voyant ils ne voient pas, et qu’entendant ils n’entendent ni ne comprennent. ◊ 14 Et par eux s’accomplit la prophétie d’Ésaïe qui dit : « En entendant vous entendrez et vous ne comprendrez point, et en voyant vous verrez et vous n’apercevrez point ; ◊ 15 car le cœur de ce peuple s’est épaissi, et ils ont ouï dur de leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, de peur qu’ils ne voient des yeux, et qu’ils n’entendent des oreilles, et qu’ils ne comprennent du cœur, et qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse ». ◊ 16 Mais bienheureux sont vos yeux, car ils voient, et vos oreilles, car elles entendent ; ◊ 17 car en vérité, je vous dis, que plusieurs prophètes et [plusieurs] justes ont désiré de voir les choses que vous voyez, et ils ne les ont pas vues, et d’entendre les choses que vous entendez, et ils ne les ont pas entendues.
◊ 18 Vous donc, écoutez la parabole du semeur. ◊ 19 Toutes les fois que quelqu’un entend la parole du royaume, et ne [la] comprend pas, le méchant vient et ravit ce qui est semé dans son cœur ; c’est là celui qui a été semé le long du chemin. ◊ 20 Et celui qui a été semé sur les endroits rocailleux, c’est celui qui entend la parole, et qui la reçoit aussitôt avec joie ; ◊ 21 mais il n’a pas de racine en lui-même, mais n’est que pour un temps : et quand la tribulation ou la persécution survient à cause de la parole, il est aussitôt scandalisé. ◊ 22 Et celui qui a été semé dans les épines, c’est celui qui entend la parole ; et les soucis de ce siècle et la tromperie des richesses étouffent la parole, et il est sans fruit. ◊ 23 Et celui qui a été semé sur la bonne terre, c’est celui qui entend et comprend la parole, qui aussi porte du fruit, et produit l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente.
◊ 24 Il leur proposa une autre parabole, disant : Le royaume des cieux a été fait semblable à un homme qui semait de bonne semence dans son champ. ◊ 25 Mais pendant que les hommes dormaient, son ennemi vint et sema de l’ivraie parmi le froment, et s’en alla. ◊ 26 Et lorsque la tige monta et produisit du fruit, alors l’ivraie aussi parut. ◊ 27 Et les esclaves du maître de la maison, s’approchant, lui dirent : Seigneur, n’as-tu pas semé de bonne semence dans ton champ ? D’où vient donc qu’il a l’ivraie ? ◊ 28 Et il leur dit : Un ennemi a fait cela. Et les esclaves lui dirent : Veux-tu donc que nous allions et que nous la cueillions ? ◊ 29 Et il dit : Non, de peur qu’en cueillant l’ivraie, vous ne déraciniez le froment avec elle. ◊ 30 Laissez-les croître tous deux ensemble jusqu’à la moisson ; et au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Cueillez premièrement l’ivraie, et liez-la en bottes pour la brûler, mais assemblez le froment dans mon grenier.
◊ 31 Il leur proposa une autre parabole, disant : Le royaume des cieux est semblable à un grain de moutarde qu’un homme prit et sema dans son champ : ◊ 32 lequel est, il est vrai, plus petit que toutes les semences ; mais quand il a pris sa croissance, il est plus grand que les herbes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent et demeurent dans ses branches.
◊ 33 Il leur dit une autre parabole : Le royaume des cieux est semblable à du levain qu’une femme prit et qu’elle cacha parmi trois mesures de farine, jusqu’à ce que tout fût levé.
◊ 34 Jésus dit toutes ces choses aux foules en paraboles, et sans parabole il ne leur disait rien ; ◊ 35 en sorte que fût accompli ce qui a été dit par le prophète, disant : « J’ouvrirai ma bouche en paraboles, je proférerai des choses qui ont été cachées dès la fondation du monde ».
◊ 36 Alors, ayant congédié les foules, il entra dans la maison ; et ses disciples vinrent à lui, disant : Expose-nous la parabole de l’ivraie du champ. ◊ 37 Et lui, répondant, leur dit : Celui qui sème la bonne semence, c’est le fils de l’homme ; ◊ 38 et le champ, c’est le monde ; et la bonne semence, ce sont les fils du royaume ; et l’ivraie, ce sont les fils du méchant ; ◊ 39 et l’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; et la moisson, c’est la consommation du siècle ; et les moissonneurs sont des anges. ◊ 40 Comme donc l’ivraie est cueillie et brûlée au feu, il en sera de même à la consommation du siècle. ◊ 41 Le fils de l’homme enverra ses anges, et ils cueilleront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité, ◊ 42 et ils les jetteront dans la fournaise de feu : là seront les pleurs et les grincements de dents. ◊ 43 Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende.
◊ 44 Encore, le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans un champ, qu’un homme, après l’avoir trouvé, a caché ; et de la joie qu’il en a, il s’en va, et vend tout ce qu’il a, et achète ce champ-là.
◊ 45 Encore, le royaume des cieux est semblable à un marchand qui cherche de belles perles ; ◊ 46 et ayant trouvé une perle de très grand prix, il s’en alla, et vendit tout ce qu’il avait, et l’acheta.
◊ 47 Encore, le royaume des cieux est semblable à une seine jetée dans la mer et rassemblant [des poissons] de toute sorte ; ◊ 48 et quand elle fut pleine, ils la tirèrent sur le rivage, et s’asseyant, ils mirent ensemble les bons dans des vaisseaux, et jetèrent dehors les mauvais. ◊ 49 Il en sera de même à la consommation du siècle : les anges sortiront, et sépareront les méchants du milieu des justes, ◊ 50 et les jetteront dans la fournaise de feu : là seront les pleurs et les grincements de dents.
◊ 51 Jésus leur dit : Avez-vous compris toutes ces choses ? Ils lui disent : Oui, [Seigneur. ◊ 52 Et il leur dit : C’est pour cela que tout scribe qui a été fait disciple du royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui produit de son trésor des choses nouvelles et des choses vieilles.
◊ 53 Et il arriva que, quand Jésus eut achevé ces paraboles, il se retira de là. ◊ 54 Et étant venu dans son pays, il les enseignait dans leur synagogue, en sorte qu’ils étaient étonnés et disaient : D’où viennent à celui-ci cette sagesse et ces miracles ? ◊ 55 Celui-ci n’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie ? et ses frères, Jacques, et Joses, et Simon, et Jude ? ◊ 56 Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes auprès de nous ? D’où donc viennent à celui-ci toutes ces choses ? ◊ 57 Et ils étaient scandalisés en lui. Et Jésus leur dit : Un prophète n’est pas sans honneur, si ce n’est dans son pays et dans sa maison. ◊ 58 Et il ne fit pas là beaucoup de miracles, à cause de leur incrédulité.
Genèse
15 ◊ 1 * Après ces choses, la parole de l’Éternel fut [adressée] à Abram dans une vision, disant : Abram, ne crains point ; moi, je suis ton bouclier [et] ta très grande récompense. ◊ 2 Et Abram dit : Seigneur Éternel, que me donneras-tu ? Je m’en vais sans enfants, et l’héritier de ma maison, c’est Éliézer de Damas. ◊ 3 Et Abram dit : Voici, tu ne m’as pas donné de postérité ; et voici, celui qui est né dans ma maison est mon héritier. ◊ 4 Et voici, la parole de l’Éternel [vint] à lui, disant : Celui-ci ne sera pas ton héritier ; mais celui qui sortira de tes entrailles, lui, sera ton héritier. ◊ 5 Et il le fit sortir dehors, et dit : Regarde vers les cieux, et compte les étoiles, si tu peux les compter. Et il lui dit : Ainsi sera ta semence. ◊ 6 Et il crut l’Éternel ; et il lui compta cela à justice. ◊ 7 Et il lui dit : Moi, je suis l’Éternel, qui t’ai fait sortir d’Ur des Chaldéens, afin de te donner ce pays-ci pour le posséder. ◊ 8 Et il dit : Seigneur Éternel, à quoi connaîtrai-je que je le posséderai ? ◊ 9 Et il lui dit : Prends une génisse de trois ans, et une chèvre de trois ans, et un bélier de trois ans, et une tourterelle, et un jeune pigeon. ◊ 10 Et il prit toutes ces choses, et les partagea par le milieu, et en mit les moitiés l’une vis-à-vis de l’autre ; mais il ne partagea pas les oiseaux. ◊ 11 Et les oiseaux de proie descendirent sur ces bêtes mortes ; et Abram les écarta. ◊ 12 Et comme le soleil se couchait, un profond sommeil tomba sur Abram ; et voici, une frayeur, une grande obscurité, tomba sur lui. ◊ 13 Et [l’Éternel] dit à Abram : Sache certainement que ta semence séjournera dans un pays qui n’est pas le sien, et ils l’asserviront, et l’opprimeront pendant quatre cents ans. ◊ 14 Mais aussi je jugerai, moi, la nation qui les aura asservis ; et après cela ils sortiront avec de grands biens. ◊ 15 Et toi, tu t’en iras vers tes pères en paix ; tu seras enterré en bonne vieillesse. ◊ 16 Et en la quatrième génération ils reviendront ici, car l’iniquité des Amoréens n’est pas encore venue à son comble. ◊ 17 Et il arriva que le soleil s’étant couché, il y eut une obscurité épaisse ; et voici une fournaise fumante, et un brandon de feu qui passa entre les pièces des animaux. ◊ 18 En ce jour-là, l’Éternel fit une alliance avec Abram, disant : Je donne ce pays à ta semence, depuis le fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, le fleuve Euphrate : ◊ 19 le Kénien, et le Kenizien, et le Kadmonien, ◊ 20 et le Héthien, et le Phérézien, et les Rephaïm, ◊ 21 et l’Amoréen, et le Cananéen, et le Guirgasien, et le Jébusien.
Genèse
16 ◊ 1 Et Saraï, femme d’Abram, ne lui donnait pas d’enfant ; et elle avait une servante égyptienne, et son nom était Agar. ◊ 2 Et Saraï dit à Abram : Tu vois que l’Éternel m’a empêchée d’avoir des enfants ; va, je te prie, vers ma servante ; peut-être me bâtirai-je [une maison] par elle. Et Abram écouta la voix de Saraï. ◊ 3 Et Saraï, femme d’Abram, prit Agar, l’Égyptienne, sa servante, après qu’Abram eut demeuré dix ans au pays de Canaan, et la donna à Abram, son mari, pour femme.
◊ 4 Et il vint vers Agar, et elle conçut ; et elle vit qu’elle avait conçu, et sa maîtresse fut méprisée à ses yeux. ◊ 5 Et Saraï dit à Abram : Le tort qui m’est fait est sur toi : moi, je t’ai donné ma servante dans ton sein ; et elle voit qu’elle a conçu, et je suis méprisée à ses yeux. L’Éternel jugera entre moi et toi ! ◊ 6 Et Abram dit à Saraï : Voici, ta servante est entre tes mains, fais-lui comme il sera bon à tes yeux. Et Saraï la maltraita, et elle s’enfuit de devant elle.
◊ 7 Mais l’Ange de l’Éternel la trouva près d’une fontaine d’eau dans le désert, près de la fontaine qui est sur le chemin de Shur. ◊ 8 Et il dit : Agar, servante de Saraï, d’où viens-tu, et où vas-tu ? Et elle dit : Je m’enfuis de devant Saraï, ma maîtresse. ◊ 9 Et l’Ange de l’Éternel lui dit : Retourne vers ta maîtresse, et humilie-toi sous sa main. ◊ 10 Et l’Ange de l’Éternel lui dit : Je multiplierai beaucoup ta semence, et elle ne pourra se nombrer à cause de sa multitude. ◊ 11 Et l’Ange de l’Éternel lui dit : Voici, tu es enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu appelleras son nom Ismaël, car l’Éternel a entendu ton affliction. ◊ 12 Et lui, sera un âne sauvage ; sa main sera contre tous, et la main de tous sera contre lui ; et il habitera à la vue de tous ses frères. ◊ 13 Et elle appela le nom de l’Éternel qui lui avait parlé : Tu es le *Dieu qui te révèles ; car elle dit : N’ai-je pas aussi vu ici, après qu’il s’est révélé ? ◊ 14 C’est pourquoi on a appelé le puits : Beër-Lakhaï-roï ; voici, il est entre Kadès et Béred.
◊ 15 Et Agar enfanta un fils à Abram ; et Abram appela le nom de son fils, qu’Agar enfanta, Ismaël. ◊ 16 Et Abram était âgé de quatre-vingt-six ans lorsque Agar enfanta Ismaël à Abram.
Hébreux
6 ◊ 1 C’est pourquoi, laissant la parole du commencement du Christ, avançons vers l’état d’hommes faits, ne posant pas de nouveau [le] fondement de la repentance des œuvres mortes et de la foi en Dieu, ◊ 2 de la doctrine des ablutions et de l’imposition des mains, et de la résurrection des morts et du jugement éternel. ◊ 3 Et c’est ce que nous ferons, si Dieu le permet. ◊ 4 Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, et qui ont goûté du don céleste, et qui sont devenus participants de l’Esprit Saint, ◊ 5 et qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les miracles du siècle à venir, ◊ 6 et qui sont tombés, soient renouvelés encore à la repentance, crucifiant pour eux-mêmes le Fils de Dieu et l’exposant à l’opprobre. ◊ 7 Car la terre qui boit la pluie qui vient souvent sur elle, et qui produit des herbes utiles pour ceux pour qui elle est aussi labourée, reçoit de Dieu de la bénédiction ; ◊ 8 mais si elle porte des épines et des chardons, elle est réprouvée et près de la malédiction, et sa fin est d’être brûlée. ◊ 9 Mais nous sommes persuadés, en ce qui vous concerne, bien-aimés, de choses meilleures et qui tiennent au salut, quoique nous parlions ainsi. ◊ 10 Car Dieu n’est pas injuste pour oublier votre œuvre et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant servi les saints et les servant [encore]. ◊ 11 Mais nous désirons que chacun de vous montre la même diligence pour la pleine assurance de l’espérance jusqu’au bout ; ◊ 12 afin que vous ne deveniez pas paresseux, mais imitateurs de ceux qui, par la foi et par la patience, héritent ce qui avait été promis. ◊ 13 Car lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, puisqu’il n’avait personne de plus grand par qui jurer, il jura par lui-même, ◊ 14 disant : « Certes, en bénissant je te bénirai, et en multipliant je te multiplierai ». ◊ 15 Et ainsi Abraham, ayant eu patience, obtint ce qui avait été promis. ◊ 16 Car les hommes jurent par quelqu’un qui est plus grand qu’eux, et le serment est pour eux un terme à toute dispute, pour rendre ferme [ce qui est convenu]. ◊ 17 Et Dieu, voulant en cela montrer plus abondamment aux héritiers de la promesse l’immutabilité de son conseil, est intervenu par un serment, ◊ 18 afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il était impossible que Dieu mentît, nous ayons une ferme consolation, nous qui nous sommes enfuis pour saisir l’espérance proposée, ◊ 19 laquelle nous avons comme une ancre de l’âme, sûre et ferme, et qui entre jusqu’au-dedans du voile ◊ 20 où Jésus est entré comme précurseur pour nous, étant devenu souverain sacrificateur pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédec.
Actes
15 ◊ 1 Et quelques-uns, étant descendus de Judée, enseignaient les frères [disant] : Si vous n’avez pas été circoncis selon l’usage de Moïse, vous ne pouvez être sauvés. ◊ 2 Une contestation s’étant donc élevée et une grande dispute, entre Paul et Barnabas et eux, ils résolurent que Paul et Barnabas et quelques autres d’entre eux monteraient à Jérusalem vers les apôtres et les anciens pour cette question. ◊ 3 Eux donc, ayant été accompagnés par l’assemblée, traversèrent la Phénicie et la Samarie, racontant la conversion des nations ; et ils causèrent une grande joie à tous les frères. ◊ 4 Et étant arrivés à Jérusalem, ils furent reçus par l’assemblée et les apôtres et les anciens ; et ils racontèrent toutes les choses que Dieu avait faites avec eux. ◊ 5 Et quelques-uns de la secte des pharisiens, qui avaient cru, s’élevèrent, disant qu’il faut les circoncire et leur enjoindre de garder la loi de Moïse.
◊ 6 Et les apôtres et les anciens s’assemblèrent pour examiner cette affaire. ◊ 7 Et une grande discussion ayant eu lieu, Pierre se leva et leur dit : Hommes frères, vous savez vous-mêmes que, dès les jours anciens, Dieu m’a choisi entre vous, afin que par ma bouche les nations ouïssent la parole de l’évangile, et qu’elles crussent. ◊ 8 Et Dieu qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage, leur ayant donné l’Esprit Saint comme à nous-mêmes ; ◊ 9 et il n’a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs cœurs par la foi. ◊ 10 Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter ? ◊ 11 Mais nous croyons être sauvés par la grâce du seigneur Jésus, de la même manière qu’eux aussi. ◊ 12 Et toute la multitude se tut ; et ils écoutaient Barnabas et Paul qui racontaient quels miracles et quels prodiges Dieu avait faits par leur moyen parmi les nations. ◊ 13 Et après qu’ils se furent tus, Jacques répondit, disant : Hommes frères, écoutez-moi : ◊ 14 Siméon a raconté comment Dieu a premièrement visité les nations pour en tirer un peuple pour son nom. ◊ 15 Et avec cela s’accordent les paroles des prophètes, selon qu’il est écrit : ◊ 16 « Après ces choses, je retournerai et je réédifierai le tabernacle de David, qui est tombé, et je réédifierai ses ruines et je le relèverai, ◊ 17 en sorte que le résidu des hommes recherche le *Seigneur, et toutes les nations sur lesquelles mon nom est réclamé, dit le *Seigneur, qui fait ces choses » ◊ 18 connues de tout temps. ◊ 19 C’est pourquoi moi, je suis d’avis de ne pas inquiéter ceux des nations qui se tournent vers Dieu, ◊ 20 mais de leur écrire qu’ils s’abstiennent des souillures des idoles, et de la fornication, et de ce qui est étouffé, et du sang ; ◊ 21 car Moïse, dès les générations anciennes, a dans chaque ville ceux qui le prêchent, étant lu dans les synagogues chaque sabbat.
◊ 22 Alors il sembla bon aux apôtres et aux anciens, avec toute l’assemblée, de choisir parmi eux des hommes, et de les envoyer à Antioche avec Paul et Barnabas : [savoir] Judas appelé Barsabbas, et Silas, hommes [d’entre ceux] qui tenaient la première place parmi les frères. ◊ 23 Et ils écrivirent par leur main en ces termes : Les apôtres et les anciens et les frères, aux frères d’entre les nations qui sont à Antioche et en Syrie et en Cilicie : Salut ! ◊ 24 Comme nous avons ouï dire que quelques-uns qui sont sortis d’entre nous, vous ont troublés par des discours, bouleversant vos âmes, [disant qu’il faut être circoncis et garder la loi], (auxquels nous n’avons donné aucun ordre,) ◊ 25 il nous a semblé bon, étant tous d’accord, de choisir parmi nous des hommes et de les envoyer vers vous avec nos bien-aimés Barnabas et Paul, ◊ 26 hommes qui ont exposé leurs vies pour le nom de notre seigneur Jésus Christ. ◊ 27 Nous avons donc envoyé Judas et Silas, qui vous annonceront de bouche les mêmes choses. ◊ 28 Car il a semblé bon au Saint Esprit et à nous de ne mettre sur vous aucun autre fardeau que ces choses-ci qui sont nécessaires : ◊ 29 qu’on s’abstienne des choses sacrifiées aux idoles, et du sang, et de ce qui est étouffé, et de la fornication. Si vous vous gardez de ces choses, vous ferez bien. Portez-vous bien.
◊ 30 Eux donc ayant été congédiés, vinrent à Antioche, et ayant assemblé la multitude, ils remirent la lettre. ◊ 31 Et l’ayant lue, ils se réjouirent de la consolation. ◊ 32 Et Judas et Silas qui eux aussi étaient prophètes, exhortèrent les frères par plusieurs discours et les fortifièrent. ◊ 33 Et après avoir séjourné là quelque temps, ils furent renvoyés en paix par les frères vers ceux qui les avaient envoyés. ◊ 35 Et Paul et Barnabas séjournèrent à Antioche, enseignant et annonçant, avec plusieurs autres aussi, la parole du Seigneur.
◊ 36 Et quelques jours après, Paul dit à Barnabas : Retournons maintenant visiter les frères par toutes les villes où nous avons annoncé la parole du Seigneur, [pour voir] comment ils vont. ◊ 37 Et Barnabas se proposait de prendre avec eux Jean aussi, appelé Marc. ◊ 38 Mais Paul trouvait bon de ne pas prendre avec eux un homme qui les avait abandonnés dès la Pamphylie et qui n’était pas allé à l’œuvre avec eux. ◊ 39 Il y eut donc [entre eux] de l’irritation, en sorte qu’ils se séparèrent l’un de l’autre, et que Barnabas, prenant Marc, fit voile pour Chypre. ◊ 40 Mais Paul, ayant fait choix pour lui de Silas, partit, après avoir été recommandé à la grâce du Seigneur par les frères. ◊ 41 Et il parcourait la Syrie et la Cilicie, fortifiant les assemblées.
2 Chroniques
20 ◊ 1 * Et il arriva, après ces choses, que les fils de Moab et les fils d’Ammon, et avec eux une partie des Maonites, vinrent contre Josaphat pour faire la guerre. ◊ 2 Et on vint et on rapporta à Josaphat, en disant : Il est venu contre toi une grande multitude, de l’autre côté de la mer, de la Syrie ; et voici, ils sont à Hatsatson-Thamar, qui est En-Guédi. ◊ 3 Et Josaphat craignit, et tourna sa face pour rechercher l’Éternel, et proclama un jeûne par tout Juda. ◊ 4 Et Juda s’assembla pour chercher [secours] de la part de l’Éternel : et on vint aussi de toutes les villes de Juda pour rechercher l’Éternel. ◊ 5 Et Josaphat se tint debout dans la congrégation de Juda et de Jérusalem, dans la maison de l’Éternel, devant le nouveau parvis ; ◊ 6 et il dit : Éternel, Dieu de nos pères ! n’es-tu pas le Dieu qui es dans les cieux, et [n’est-ce pas] toi qui domines sur tous les royaumes des nations ? Et en ta main est la puissance et la force, et nul ne peut te résister. ◊ 7 N’est-ce pas toi, notre Dieu, qui as dépossédé les habitants de ce pays devant ton peuple Israël, et qui l’as donné à toujours à la semence d’Abraham, ton ami ? ◊ 8 Et ils y ont habité, et t’y ont bâti un sanctuaire pour ton nom, disant : ◊ 9 S’il nous arrive du mal, épée, jugement, ou peste, ou famine, et que nous nous tenions devant cette maison et devant toi, car ton nom est dans cette maison, et que nous criions à toi à cause de notre angoisse, tu écouteras, et tu sauveras. ◊ 10 Et maintenant, voici, les fils d’Ammon et de Moab, et ceux de la montagne de Séhir, chez lesquels tu ne permis pas à Israël d’entrer lorsqu’ils venaient du pays d’Égypte (car ils se détournèrent d’eux, et ne les détruisirent pas), ◊ 11 les voici qui nous récompensent en venant pour nous chasser de ton héritage que tu nous as fait posséder. ◊ 12 Ô notre Dieu, ne les jugeras-tu pas ? car il n’y a point de force en nous devant cette grande multitude qui vient contre nous, et nous ne savons ce que nous devons faire, mais nos yeux sont sur toi ! ◊ 13 Et tout Juda se tenait devant l’Éternel, avec leurs petits enfants, leurs femmes et leurs fils.
◊ 14 Et l’Esprit de l’Éternel vint, au milieu de la congrégation, sur Jakhaziel, fils de Zacharie, fils de Benaïa, fils de Jehiel, fils de Matthania, lévite d’entre les fils d’Asaph. ◊ 15 Et il dit : Soyez attentifs, vous, tout Juda, et vous, habitants de Jérusalem, et toi, roi Josaphat. Ainsi vous dit l’Éternel : Ne craignez point, et ne soyez point effrayés à cause de cette grande multitude ; car cette guerre n’est pas la vôtre, mais celle de Dieu. ◊ 16 Demain, descendez contre eux : voici, ils vont monter par la montée de Tsits, et vous les trouverez au bout de la vallée, devant le désert de Jeruel. ◊ 17 Ce n’est point à vous de combattre en cette affaire ; présentez-vous, [et] tenez-vous là, et voyez la délivrance de l’Éternel [qui est] avec vous. Juda et Jérusalem, ne craignez pas et ne soyez pas effrayés ; demain, sortez à leur rencontre, et l’Éternel sera avec vous. ◊ 18 Et Josaphat s’inclina le visage contre terre, et tout Juda et les habitants de Jérusalem tombèrent [sur leurs faces] devant l’Éternel, pour adorer l’Éternel. ◊ 19 Et les lévites d’entre les fils des Kehathites et d’entre les fils des Corites se levèrent pour louer l’Éternel, le Dieu d’Israël, à grande et haute voix.
◊ 20 Et ils se levèrent de bonne heure le matin, et sortirent vers le désert de Thekoa ; et comme ils sortaient, Josaphat se tint là et dit : Écoutez-moi, Juda, et vous, habitants de Jérusalem : Croyez à l’Éternel, votre Dieu, et vous serez affermis ; croyez ses prophètes, et vous prospérerez. ◊ 21 Et il tint conseil avec le peuple, et il établit des chantres pour l’Éternel, et ceux qui louaient dans la sainte magnificence, et disaient, en sortant devant les troupes équipées : Célébrez l’Éternel, car sa bonté [demeure] à toujours. ◊ 22 Et au moment où ils commençaient le chant de triomphe et la louange, l’Éternel mit des embûches contre les fils d’Ammon [et] de Moab et [ceux de] la montagne de Séhir, qui venaient contre Juda, et ils furent battus. ◊ 23 Et les fils d’Ammon et de Moab se levèrent contre les habitants de la montagne de Séhir, pour les exterminer et les détruire ; et quand ils en eurent fini avec les habitants de Séhir, ils s’aidèrent l’un l’autre à se détruire. ◊ 24 Et Juda vint sur un lieu élevé [d’où l’on voyait] le désert ; et ils regardèrent du côté de la multitude, et voici, c’étaient des cadavres étendus par terre, et personne n’était échappé. ◊ 25 Et Josaphat et son peuple vinrent pour piller leur butin, et ils trouvèrent parmi eux en abondance des richesses et des cadavres, et des objets précieux, et ils en ramassèrent à ne pouvoir les porter ; et ils furent trois jours à piller le butin, car il était abondant. ◊ 26 Et le quatrième jour, ils s’assemblèrent dans la vallée de Beraca, car là ils bénirent l’Éternel ; c’est pourquoi on a appelé ce lieu-là du nom de vallée de Beraca, jusqu’à ce jour. ◊ 27 Et tous les hommes de Juda et de Jérusalem, et Josaphat à leur tête, s’en retournèrent, revenant à Jérusalem avec joie ; car l’Éternel les avait réjouis au sujet de leurs ennemis. ◊ 28 Et ils vinrent à Jérusalem, à la maison de l’Éternel, avec des luths et des harpes et des trompettes. ◊ 29 Et la frayeur de Dieu fut sur tous les royaumes des pays, quand ils entendirent que l’Éternel combattait contre les ennemis d’Israël. ◊ 30 Et le royaume de Josaphat fut tranquille, et son Dieu lui donna du repos tout à l’entour.
◊ 31 Et Josaphat régna sur Juda. Il était âgé de trente-cinq ans lorsqu’il commença de régner, et il régna vingt-cinq ans à Jérusalem ; et le nom de sa mère était Azuba, fille de Shilkhi. ◊ 32 Et il marcha dans la voie d’Asa, son père, et ne s’en détourna pas, faisant ce qui est droit aux yeux de l’Éternel. ◊ 33 Seulement, les hauts lieux ne furent pas ôtés, et le peuple n’avait pas encore disposé son cœur à [rechercher] le Dieu de ses pères. ◊ 34 Et le reste des actes de Josaphat, les premiers et les derniers, voici, ils sont écrits dans les paroles de Jéhu, fils de Hanani, lesquelles sont insérées dans le livre des rois d’Israël. ◊ 35 Et après cela, Josaphat, roi de Juda, se lia avec Achazia, roi d’Israël, qui agissait méchamment. ◊ 36 Et il s’associa avec lui pour construire des navires pour aller à Tarsis ; et ils construisirent les navires à Étsion-Guéber. ◊ 37 Et Éliézer, fils de Dodava, de Marésha, prophétisa contre Josaphat, disant : Parce que tu t’es lié avec Achazia, l’Éternel a détruit tes œuvres : et les navires furent brisés, et ne purent aller à Tarsis.
Galates
1 ◊ 1 Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par l’homme, mais par Jésus Christ, et Dieu le Père qui l’a ressuscité d’entre les morts, ◊ 2 et tous les frères qui sont avec moi, aux assemblées de la Galatie : ◊ 3 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu le Père et de notre seigneur Jésus Christ, ◊ 4 qui s’est donné lui-même pour nos péchés, en sorte qu’il nous retirât du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, ◊ 5 auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen.
◊ 6 Je m’étonne de ce que vous passez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, à un évangile différent, ◊ 7 qui n’en est pas un autre ; mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent pervertir l’évangile du Christ. ◊ 8 Mais quand nous-mêmes, ou quand un ange venu du ciel vous évangéliserait outre ce que nous vous avons évangélisé, qu’il soit anathème. ◊ 9 Comme nous l’avons déjà dit, maintenant aussi je le dis encore : si quelqu’un vous évangélise outre ce que vous avez reçu, qu’il soit anathème. ◊ 10 Car maintenant, est-ce que je m’applique à satisfaire des hommes, ou Dieu ? Ou est-ce que je cherche à complaire à des hommes ? Si je complaisais encore à des hommes, je ne serais pas esclave de Christ.
◊ 11 Or je vous fais savoir, frères, que l’évangile qui a été annoncé par moi n’est pas selon l’homme. ◊ 12 Car moi, je ne l’ai pas reçu de l’homme non plus, ni appris, mais par la révélation de Jésus Christ. ◊ 13 Car vous avez ouï dire [quelle a été] autrefois ma conduite dans le judaïsme, comment je persécutais outre mesure l’assemblée de Dieu et la dévastais, ◊ 14 et comment j’avançais dans le judaïsme plus que plusieurs de ceux de mon âge dans ma nation, étant le plus ardent zélateur des traditions de mes pères. ◊ 15 Mais quand il plut à Dieu, qui m’a mis à part dès le ventre de ma mère et qui m’a appelé par sa grâce, ◊ 16 de révéler son Fils en moi, afin que je l’annonçasse parmi les nations, aussitôt, je ne pris pas conseil de la chair ni du sang, ◊ 17 ni ne montai à Jérusalem vers ceux qui étaient apôtres avant moi, mais je m’en allai en Arabie, et je retournai de nouveau à Damas. ◊ 18 Puis, trois ans après, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai chez lui quinze jours ; ◊ 19 et je ne vis aucun autre des apôtres, sinon Jacques le frère du Seigneur. ◊ 20 Or dans les choses que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point. ◊ 21 Ensuite j’allai dans les pays de Syrie et de Cilicie. ◊ 22 Or j’étais inconnu de visage aux assemblées de la Judée qui sont en Christ, ◊ 23 mais seulement elles entendaient dire : Celui qui nous persécutait autrefois, annonce maintenant la foi qu’il détruisait jadis ; ◊ 24 et elles glorifiaient Dieu à cause de moi.
Galates
3 ◊ 1 Ô Galates insensés, qui vous a ensorcelés, vous devant les yeux de qui Jésus Christ a été dépeint, crucifié [au milieu de vous] ? ◊ 2 Je voudrais seulement apprendre ceci de vous : avez-vous reçu l’Esprit sur le principe des œuvres de loi, ou de l’ouïe de [la] foi ? ◊ 3 Êtes-vous si insensés ? Ayant commencé par l’Esprit, achèveriez-vous maintenant par la chair ? ◊ 4 Avez-vous tant souffert en vain, si toutefois c’est en vain ? ◊ 5 Celui donc qui vous fournit l’Esprit et qui opère des miracles au milieu de vous, [le fait-il] sur le principe des œuvres de loi, ou de l’ouïe de [la] foi ? ◊ 6 comme Abraham a cru Dieu, et cela lui fut compté à justice. ◊ 7 Sachez donc que ceux qui sont sur le principe de [la] foi, ceux-là sont fils d’Abraham. ◊ 8 Or l’écriture, prévoyant que Dieu justifierait les nations sur le principe de [la] foi, a d’avance annoncé la bonne nouvelle à Abraham : « En toi toutes les nations seront bénies ». ◊ 9 De sorte que ceux qui sont sur le principe de [la] foi sont bénis avec le croyant Abraham. ◊ 10 Car tous ceux qui sont sur le principe des œuvres de loi sont sous malédiction ; car il est écrit : « Maudit est quiconque ne persévère pas dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi pour les faire ». ◊ 11 Or que par [la] loi personne ne soit justifié devant Dieu, cela est évident, parce que : « Le juste vivra de foi ». ◊ 12 Mais la loi n’est pas sur le principe de [la] foi, mais : « Celui qui aura fait ces choses vivra par elles ». ◊ 13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous (car il est écrit : « Maudit est quiconque est pendu au bois »), ◊ 14 afin que la bénédiction d’Abraham parvînt aux nations dans le christ Jésus, afin que nous reçussions par la foi l’Esprit promis.
◊ 15 Frères, je parle selon l’homme : personne n’annule une alliance qui est confirmée, même [celle] d’un homme, ni n’y ajoute. ◊ 16 Or c’est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa semence. Il ne dit pas : « et aux semences », comme [parlant] de plusieurs ; mais comme [parlant] d’un seul : — « et à ta semence », qui est Christ. ◊ 17 Or je dis ceci : que la loi, qui est survenue quatre cent trente ans après, n’annule point une alliance antérieurement confirmée par Dieu, de manière à rendre la promesse sans effet.
◊ 18 Car si l’héritage est sur le principe de loi, il n’est plus sur le principe de promesse ; mais Dieu a fait le don à Abraham par promesse.
◊ 19 Pourquoi donc la loi ? Elle a été ajoutée à cause des transgressions, jusqu’à ce que vînt la semence à laquelle la promesse est faite, ayant été ordonnée par des anges, par la main d’un médiateur. ◊ 20 Or un médiateur n’est pas [médiateur] d’un seul, mais Dieu est un seul.
◊ 21 La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Qu’ainsi n’advienne ! Car s’il avait été donné une loi qui eût le pouvoir de faire vivre, la justice serait en réalité sur le principe de [la] loi. ◊ 22 Mais l’écriture a renfermé toutes choses sous le péché, afin que la promesse, sur le principe de [la] foi en Jésus Christ, fût donnée à ceux qui croient. ◊ 23 Or avant que la foi vînt, nous étions gardés sous [la] loi, renfermés pour la foi qui devait être révélée ; ◊ 24 de sorte que la loi a été notre conducteur jusqu’à Christ, afin que nous fussions justifiés sur le principe de [la] foi ; ◊ 25 mais, la foi étant venue, nous ne sommes plus sous un conducteur, ◊ 26 car vous êtes tous fils de Dieu par la foi dans le christ Jésus. ◊ 27 Car vous tous qui avez été baptisés pour Christ, vous avez revêtu Christ : ◊ 28 il n’y a ni Juif, ni Grec ; il n’y a ni esclave, ni homme libre ; il n’y a ni mâle, ni femelle ; car vous tous, vous êtes un dans le christ Jésus. ◊ 29 Or si vous êtes de Christ, vous êtes donc [la] semence d’Abraham, héritiers selon [la] promesse.
Galates
2 ◊ 1 Ensuite, au bout de quatorze ans, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, prenant aussi Tite avec moi. ◊ 2 Or j’y montai selon une révélation, et je leur exposai l’évangile que je prêche parmi les nations, mais, dans le particulier, à ceux qui étaient considérés, de peur qu’en quelque manière je ne courusse ou n’eusse couru en vain ◊ 3 (cependant, même Tite qui était avec moi, quoiqu’il fût Grec, ne fut pas contraint à être circoncis) : ◊ 4 et cela à cause des faux frères, furtivement introduits, qui s’étaient insinués pour épier la liberté que nous avons dans le christ Jésus, afin de nous réduire à la servitude ; ◊ 5 auxquels nous n’avons pas cédé par soumission, non pas même un moment, afin que la vérité de l’évangile demeurât avec vous. ◊ 6 Or, de ceux qui étaient considérés comme étant quelque chose…, quels qu’ils aient pu être, cela ne m’importe en rien : Dieu n’a point égard à l’apparence de l’homme…, à moi, certes, ceux qui étaient considérés n’ont rien communiqué de plus ; ◊ 7 mais au contraire, ayant vu que l’évangile de l’incirconcision m’a été confié, comme celui de la circoncision l’a été à Pierre, ◊ 8 (car celui qui a opéré en Pierre pour l’apostolat de la circoncision a opéré en moi aussi envers les nations), ◊ 9 et ayant reconnu la grâce qui m’a été donnée, Jacques, et Céphas, et Jean, qui étaient considérés comme étant des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous [allassions] vers les nations, et eux vers la circoncision, ◊ 10 [voulant] seulement que nous nous souvinssions des pauvres, ce qu’aussi je me suis appliqué à faire.
◊ 11 Mais quand Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était condamné. ◊ 12 Car, avant que quelques-uns fussent venus d’auprès de Jacques, il mangeait avec ceux des nations ; mais quand ceux-là furent venus, il se retira et se sépara lui-même, craignant ceux de la circoncision ; ◊ 13 et les autres Juifs aussi usèrent de dissimulation avec lui, de sorte que Barnabas même fut entraîné avec eux par leur dissimulation. ◊ 14 Mais quand je vis qu’ils ne marchaient pas droit, selon la vérité de l’évangile, je dis à Céphas devant tous : Si toi qui es Juif, tu vis comme les nations et non pas comme les Juifs, comment contrains-tu les nations à judaïser ? ◊ 15 Nous qui, de nature, sommes Juifs et non point pécheurs d’entre les nations, ◊ 16 sachant néanmoins que l’homme n’est pas justifié sur le principe des œuvres de loi, ni autrement que par la foi en Jésus Christ, nous aussi, nous avons cru au christ Jésus, afin que nous fussions justifiés sur le principe de la foi en Christ et non pas sur le principe des œuvres de loi : parce que sur le principe des œuvres de loi nulle chair ne sera justifiée. ◊ 17 Or si, en cherchant à être justifiés en Christ, nous-mêmes aussi nous avons été trouvés pécheurs, Christ donc est ministre de péché ? Qu’ainsi n’advienne ! ◊ 18 Car si ces mêmes choses que j’ai renversées, je les réédifie, je me constitue transgresseur moi-même. ◊ 19 Car moi, par [la] loi, je suis mort à [la] loi, afin que je vive à Dieu. ◊ 20 Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi ; — et ce que je vis maintenant dans [la] chair, je le vis dans [la] foi, la [foi] au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. ◊ 21 Je n’annule pas la grâce de Dieu ; car si [la] justice est par [la] loi, Christ est donc mort pour rien.
Romains
7 ◊ 1 Ignorez-vous, frères, (car je parle à gens qui entendent ce que c’est que [la] loi,) que la loi a autorité sur l’homme aussi longtemps qu’il vit ? ◊ 2 Car la femme qui est soumise à un mari, est liée à son mari par [la] loi, tant qu’il vit ; mais si le mari meurt, elle est déliée de la loi du mari. ◊ 3 Ainsi donc, le mari étant vivant, elle sera appelée adultère si elle est à un autre homme ; mais si le mari meurt, elle est libre de la loi, de sorte qu’elle n’est pas adultère en étant à un autre homme. ◊ 4 C’est pourquoi, mes frères, vous aussi, vous avez été mis à mort à la loi par le corps du Christ, pour être à un autre, à celui qui est ressuscité d’entre les morts, afin que nous portions du fruit pour Dieu. ◊ 5 Car, quand nous étions dans la chair, les passions des péchés, lesquelles sont par la loi, agissaient dans nos membres pour porter du fruit pour la mort ; ◊ 6 mais maintenant nous avons été déliés de la loi, étant morts dans ce en quoi nous étions tenus, en sorte que nous servions en nouveauté d’esprit, et non pas en vieillesse de lettre.
◊ 7 Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? — Qu’ainsi n’advienne ! Mais je n’eusse pas connu le péché, si ce n’eût été par [la] loi ; car je n’eusse pas eu conscience de la convoitise, si la loi n’eût dit : « Tu ne convoiteras point ». ◊ 8 Mais le péché, ayant trouvé une occasion par le commandement, a produit en moi toutes les convoitises, car sans [la] loi [le] péché est mort. ◊ 9 Or moi, étant autrefois sans loi, je vivais ; mais le commandement étant venu, le péché a repris vie, et moi je mourus ; ◊ 10 et le commandement qui était pour la vie, a été trouvé lui-même pour moi pour la mort. ◊ 11 Car le péché, ayant trouvé une occasion par le commandement, me séduisit, et par lui me tua.
◊ 12 La loi donc est sainte, et le commandement est saint, et juste, et bon. ◊ 13 Ce qui est bon est-il donc devenu pour moi [la] mort ? — Qu’ainsi n’advienne ! Mais le péché, afin qu’il parût péché, m’a causé la mort par ce qui est bon, afin que le péché devînt par le commandement excessivement pécheur. ◊ 14 Car nous savons que la loi est spirituelle : mais moi je suis charnel, vendu au péché ; ◊ 15 car ce que je fais, je ne le reconnais pas, car ce n’est pas ce que je veux, que je fais, mais ce que je hais, je le pratique. ◊ 16 Or si c’est ce que je ne veux pas que je pratique, j’approuve la loi, [reconnaissant] qu’elle est bonne. ◊ 17 Or maintenant, ce n’est plus moi qui fais cela, mais c’est le péché qui habite en moi. ◊ 18 Car je sais qu’en moi, c’est-à-dire en ma chair, il n’habite point de bien ; car le vouloir est avec moi, mais accomplir le bien, [cela] je ne le trouve pas. ◊ 19 Car le bien que je veux, je ne le pratique pas ; mais le mal que je ne veux pas, je le fais. ◊ 20 Or si ce que je ne veux pas, moi, — je le pratique, ce n’est plus moi qui l’accomplis, mais c’est le péché qui habite en moi. ◊ 21 Je trouve donc cette loi pour moi qui veux pratiquer le bien, que le mal est avec moi. ◊ 22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu selon l’homme intérieur ; ◊ 23 mais je vois dans mes membres une autre loi qui combat contre la loi de mon entendement et qui me rend captif de la loi du péché qui existe dans mes membres. ◊ 24 Misérable homme que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort ? ◊ 25 Je rends grâces à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur. Ainsi donc moi-même, de l’entendement je sers la loi de Dieu ; mais de la chair, la loi du péché.
Galates
5 ◊ 1 Christ nous a placés dans la liberté en nous affranchissant ; tenez-vous donc fermes, et ne soyez pas de nouveau retenus sous un joug de servitude. ◊ 2 Voici, moi Paul, je vous dis que si vous êtes circoncis, Christ ne vous profitera de rien ; ◊ 3 et je proteste de nouveau à tout homme circoncis, qu’il est tenu d’accomplir toute la loi. ◊ 4 Vous vous êtes séparés de tout le bénéfice qu’il y a dans le Christ, vous tous qui vous justifiez par [la] loi ; vous êtes déchus de la grâce. ◊ 5 Car nous, par [l’]Esprit, sur le principe de [la] foi, nous attendons l’espérance de la justice. ◊ 6 Car, dans le christ Jésus, ni circoncision, ni incirconcision, n’ont de valeur, mais [la] foi opérante par [l’]amour. ◊ 7 Vous couriez bien, qui est-ce qui vous a arrêtés pour que vous n’obéissiez pas à la vérité ? ◊ 8 La persuasion ne vient pas de celui qui vous appelle. ◊ 9 Un peu de levain fait lever la pâte tout entière. ◊ 10 J’ai confiance à votre égard par le Seigneur, que vous n’aurez point d’autre sentiment ; mais celui qui vous trouble, quel qu’il soit, en portera le jugement.
◊ 11 Mais moi, frères, si je prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je encore persécuté ? — alors le scandale de la croix est anéanti. ◊ 12 Je voudrais que ceux qui vous bouleversent se retranchassent même.
◊ 13 Car vous, frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement [n’usez] pas de la liberté comme d’une occasion pour la chair, mais, par amour, servez-vous l’un l’autre ; ◊ 14 car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». ◊ 15 Mais si vous vous mordez et vous dévorez l’un l’autre, prenez garde que vous ne soyez consumés l’un par l’autre.
◊ 16 Mais je dis : Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point la convoitise de la chair. ◊ 17 Car la chair convoite contre l’Esprit, et l’Esprit contre la chair ; et ces choses sont opposées l’une à l’autre, afin que vous ne pratiquiez pas les choses que vous voudriez. ◊ 18 Mais si vous êtes conduits par [l’]Esprit, vous n’êtes pas sous [la] loi. ◊ 19 Or les œuvres de la chair sont manifestes, lesquelles sont la fornication, l’impureté, l’impudicité, ◊ 20 l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les colères, les intrigues, les divisions, les sectes, ◊ 21 les envies, les meurtres, les ivrogneries, les orgies, et les choses semblables à celles-là, au sujet desquelles je vous déclare d’avance, comme aussi je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront pas du royaume de Dieu. ◊ 22 Mais le fruit de l’Esprit est l’amour, la joie, la paix, la longanimité, la bienveillance, la bonté, la fidélité, ◊ 23 la douceur, la tempérance : contre de telles choses, il n’y a pas de loi. ◊ 24 Or ceux qui sont du Christ ont crucifié la chair avec les passions et les convoitises. ◊ 25 Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit. ◊ 26 Ne soyons pas désireux de vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres [et] en nous portant envie les uns aux autres.
Galates
4 ◊ 1 Or je dis qu’aussi longtemps que l’héritier est en bas âge, il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit seigneur de tout ; ◊ 2 mais il est sous des tuteurs et des curateurs jusqu’à l’époque fixée par le père. ◊ 3 Ainsi aussi nous, lorsque nous étions en bas âge, nous étions asservis sous les éléments du monde ; ◊ 4 mais, quand l’accomplissement du temps est venu, Dieu a envoyé son Fils, né de femme, né sous [la] loi, ◊ 5 afin qu’il rachetât ceux [qui étaient] sous [la] loi, afin que nous reçussions l’adoption. ◊ 6 Et, parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant : Abba, Père : ◊ 7 de sorte que tu n’es plus esclave, mais fils ; et, si fils, héritier aussi par Dieu. ◊ 8 Mais alors, ne connaissant pas Dieu, vous étiez asservis à ceux qui, par [leur] nature, ne sont pas dieux : ◊ 9 mais maintenant, ayant connu Dieu, mais plutôt ayant été connus de Dieu, comment retournez-vous de nouveau aux faibles et misérables éléments auxquels vous voulez encore derechef être asservis ? ◊ 10 Vous observez des jours, et des mois, et des temps, et des années. ◊ 11 Je crains, quant à vous, que peut-être je n’aie travaillé en vain pour vous.
◊ 12 Soyez comme moi, car moi aussi [je suis] comme vous, frères ; je vous en prie. Vous ne m’avez fait aucun tort ; ◊ 13 — et vous savez que dans l’infirmité de la chair je vous ai évangélisé au commencement ; ◊ 14 et vous n’avez point méprisé, ni rejeté avec dégoût ma tentation qui était en ma chair ; mais vous m’avez reçu comme un ange de Dieu, comme le christ Jésus. ◊ 15 Quel était donc votre bonheur ? Car je vous rends témoignage que, si cela eût été possible, arrachant vos propres yeux, vous me les eussiez donnés. ◊ 16 Je suis donc devenu votre ennemi en vous disant la vérité ? ◊ 17 Ils ne sont pas zélés à votre égard comme il faut, mais ils veulent vous exclure, afin que vous soyez zélés à leur égard. ◊ 18 Mais il est bon d’être toujours zélé pour le bien, et de ne pas l’être seulement quand je suis présent avec vous.
◊ 19 Mes enfants, pour l’enfantement desquels je travaille de nouveau jusqu’à ce que Christ ait été formé en vous, ◊ 20 oui, je voudrais être maintenant auprès de vous et changer de langage, car je suis en perplexité à votre sujet.
◊ 21 Dites-moi, vous qui voulez être sous [la] loi, n’écoutez-vous pas la loi ? ◊ 22 Car il est écrit qu’Abraham a eu deux fils, l’un de la servante, et l’autre de la femme libre. ◊ 23 Mais celui qui [naquit] de la servante naquit selon la chair, et celui qui [naquit] de la femme libre [naquit] par la promesse. ◊ 24 Ces choses doivent être prises dans un sens allégorique : car ce sont deux alliances, l’une du mont Sina, enfantant pour la servitude, et c’est Agar. ◊ 25 Car « Agar » est le mont Sina, en Arabie, et correspond à la Jérusalem de maintenant, car elle est dans la servitude avec ses enfants. ◊ 26 Mais la Jérusalem d’en haut est la femme libre qui est notre mère. ◊ 27 Car il est écrit : « Réjouis-toi, stérile qui n’enfantes point ; éclate [de joie] et pousse des cris, toi qui n’es point en travail d’enfant ; car les enfants de la délaissée sont plus nombreux que [les enfants] de celle qui a un mari ». ◊ 28 Or vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de promesse. ◊ 29 Mais, comme alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui [était né] selon l’Esprit, [il en est] de même aussi maintenant. ◊ 30 Mais que dit l’écriture ? « Chasse la servante et son fils, car le fils de la servante n’héritera point avec le fils de la femme libre ». ◊ 31 Ainsi, frères, nous ne sommes pas enfants de [la] servante, mais de la femme libre.
Galates
6 ◊ 1 Frères, quand même un homme s’est laissé surprendre par quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez un tel homme dans un esprit de douceur, prenant garde à toi-même, de peur que toi aussi tu ne sois tenté.
◊ 2 Portez les charges les uns des autres, et ainsi accomplissez la loi du Christ ; ◊ 3 car si, n’étant rien, quelqu’un pense être quelque chose, il se séduit lui-même ; ◊ 4 mais que chacun éprouve sa propre œuvre, et alors il aura de quoi se glorifier, relativement à lui-même seulement et non relativement à autrui : ◊ 5 car chacun portera son propre fardeau.
◊ 6 Que celui qui est enseigné dans la parole fasse participer à tous les biens [temporels] celui qui enseigne.
◊ 7 Ne soyez pas séduits ; on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera. ◊ 8 Car celui qui sème pour sa propre chair moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle. ◊ 9 Or ne nous lassons pas en faisant le bien, car, au temps propre, nous moissonnerons, si nous ne défaillons pas. ◊ 10 Ainsi donc, comme nous en avons l’occasion, faisons du bien à tous, mais surtout à ceux de la maison de la foi.
◊ 11 Vous voyez quelle longue lettre je vous ai écrite de ma propre main. ◊ 12 Tous ceux qui veulent avoir une belle apparence dans la chair, ceux-là vous contraignent à être circoncis, seulement afin qu’ils ne soient pas persécutés à cause de la croix de Christ. ◊ 13 Car ceux-là qui sont circoncis, eux-mêmes ne gardent pas [la] loi ; mais ils veulent que vous soyez circoncis, afin de se glorifier dans votre chair. ◊ 14 Mais qu’il ne m’arrive pas à moi de me glorifier, sinon en la croix de notre seigneur Jésus Christ, par laquelle le monde m’est crucifié, et moi au monde. ◊ 15 Car ni la circoncision, ni l’incirconcision ne sont rien, mais une nouvelle création. ◊ 16 Et à l’égard de tous ceux qui marcheront selon cette règle, paix et miséricorde sur eux et sur l’Israël de Dieu !
◊ 17 Désormais que personne ne vienne me troubler, car moi je porte en mon corps les marques du seigneur Jésus. ◊ 18 Que la grâce de notre seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit, frères ! Amen.
Colossiens
2 ◊ 1 Car je veux que vous sachiez quel combat j’ai pour vous et pour ceux qui sont à Laodicée, et tous ceux qui n’ont point vu mon visage en la chair, ◊ 2 afin que leurs cœurs soient consolés, étant unis ensemble dans l’amour et pour toutes les richesses de la pleine certitude d’intelligence, pour la connaissance du mystère de Dieu, ◊ 3 dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. ◊ 4 Or je dis ceci, afin que personne ne vous séduise par des discours spécieux ; ◊ 5 car lors même que je suis absent de corps, toutefois je suis avec vous en esprit, me réjouissant et voyant votre ordre, et la fermeté de votre foi en Christ.
◊ 6 Comme donc vous avez reçu le christ Jésus, le Seigneur, ◊ 7 marchez en lui, enracinés et édifiés en lui, et affermis dans la foi, selon que vous avez été enseignés, abondant en elle avec des actions de grâces.
◊ 8 Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par de vaines déceptions, selon l’enseignement des hommes, selon les éléments du monde, et non selon Christ ; ◊ 9 car en lui habite toute la plénitude de la déité corporellement ; ◊ 10 et vous êtes accomplis en lui, qui est le chef de toute principauté et autorité, ◊ 11 en qui aussi vous avez été circoncis d’une circoncision qui n’a pas été faite de main, dans le dépouillement du corps de la chair par la circoncision du Christ, ◊ 12 étant ensevelis avec lui dans le baptême, dans lequel aussi vous avez été ressuscités ensemble par la foi en l’opération de Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts. ◊ 13 Et vous, lorsque vous étiez morts dans vos fautes et dans l’incirconcision de votre chair, il vous a vivifiés ensemble avec lui, nous ayant pardonné toutes nos fautes, ◊ 14 ayant effacé l’obligation qui était contre nous, [laquelle consistait] en ordonnances [et] qui nous était contraire, et il l’a ôtée en la clouant à la croix : ◊ 15 ayant dépouillé les principautés et les autorités, il les a produites en public, triomphant d’elles en la [croix].
◊ 16 Que personne donc ne vous juge en ce qui concerne le manger ou le boire, ou à propos d’un jour de fête ou de nouvelle lune, ou de sabbats, ◊ 17 qui sont une ombre des choses à venir ; mais le corps est du Christ. ◊ 18 Que personne ne vous frustre du prix [du combat], faisant sa volonté propre dans [l’]humilité et dans [le] culte des anges, s’ingérant dans les choses qu’il n’a pas vues, enflé d’un vain orgueil par les pensées de sa chair, ◊ 19 et ne tenant pas ferme le chef, duquel tout le corps, alimenté et bien uni ensemble par des jointures et des liens, croît de l’accroissement de Dieu.
◊ 20 Si vous êtes morts avec Christ aux éléments du monde, pourquoi, comme si vous étiez encore en vie dans le monde, établissez-vous des ordonnances, ◊ 21 — ne prends pas, ne goûte pas, ne touche pas ! ◊ 22 — (choses qui sont toutes destinées à périr par l’usage,) selon les commandements et les enseignements des hommes ◊ 23 (qui ont bien une apparence de sagesse en dévotion volontaire et en humilité, et en ce qu’elles n’épargnent pas le corps, ne [lui] rendant pas un certain honneur), pour la satisfaction de la chair ?
Colossiens
3 ◊ 1 Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez les choses qui sont en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu ; ◊ 2 pensez aux choses qui sont en haut, non pas à celles qui sont sur la terre ; ◊ 3 car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. ◊ 4 Quand le Christ qui est notre vie, sera manifesté, alors vous aussi, vous serez manifestés avec lui en gloire.
◊ 5 Mortifiez donc vos membres qui sont sur la terre, la fornication, l’impureté, les affections déréglées, la mauvaise convoitise, et la cupidité, qui est de l’idolâtrie ; ◊ 6 à cause desquelles la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance ; ◊ 7 parmi lesquels vous aussi vous avez marché autrefois, quand vous viviez dans ces choses.
◊ 8 Mais maintenant, renoncez, vous aussi, à toutes ces choses : colère, courroux, malice, injures, paroles honteuses venant de votre bouche. ◊ 9 Ne mentez point l’un à l’autre, ayant dépouillé le vieil homme avec ses actions ◊ 10 et ayant revêtu le nouvel [homme] qui est renouvelé en connaissance, selon [l’]image de celui qui l’a créé, ◊ 11 où il n’y a pas Grec et Juif, circoncision et incirconcision, barbare, Scythe, esclave, homme libre ; mais où Christ est tout et en tous.
◊ 12 Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de longanimité, ◊ 13 vous supportant l’un l’autre et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a un sujet de plainte contre un autre ; comme aussi le Christ vous a pardonné, vous aussi [faites] de même. ◊ 14 Et par-dessus toutes ces choses, [revêtez-vous] de l’amour, qui est le lien de la perfection. ◊ 15 Et que la paix du Christ, à laquelle aussi vous avez été appelés en un seul corps, préside dans vos cœurs ; et soyez reconnaissants.
◊ 16 Que la parole du Christ habite en vous richement, — en toute sagesse vous enseignant et vous exhortant l’un l’autre, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos cœurs à Dieu dans [un esprit de] grâce. ◊ 17 Et quelque chose que vous fassiez, en parole ou en œuvre, [faites] tout au nom du seigneur Jésus, rendant grâces par lui à Dieu le Père.
◊ 18 Femmes, soyez soumises à vos maris, comme il convient dans le Seigneur. ◊ 19 Maris, aimez vos femmes et ne vous aigrissez pas contre elles. ◊ 20 Enfants, obéissez à vos parents en toutes choses, car cela est agréable dans le Seigneur. ◊ 21 Pères, n’irritez pas vos enfants, afin qu’ils ne soient pas découragés. ◊ 22 Esclaves, obéissez en toutes choses à vos maîtres selon la chair, ne servant pas sous leurs yeux seulement, comme voulant plaire aux hommes, mais en simplicité de cœur, craignant le Seigneur. ◊ 23 Quoi que vous fassiez, faites-[le] de cœur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes, ◊ 24 sachant que du Seigneur vous recevrez la récompense de l’héritage : vous servez le seigneur Christ. ◊ 25 Car celui qui agit injustement, recevra ce qu’il aura fait injustement ; et il n’y a pas d’acception de personnes.
Psaumes
Cantique des degrés. De David.
131 ◊ 1 Éternel ! mon cœur n’est pas hautain, et mes yeux ne s’élèvent pas ; et je n’ai pas marché en des choses trop grandes et trop merveilleuses pour moi.
◊ 2 N’ai-je pas soumis et fait taire mon âme, comme un enfant sevré auprès de sa mère ? Mon âme est en moi comme l’enfant sevré.
◊ 3 Israël, attends-toi à l’Éternel, dès maintenant et à toujours !
1 Samuel
17 ◊ 1 * Et les Philistins rassemblèrent leurs armées pour faire la guerre, et ils s’assemblèrent à Soco, qui appartient à Juda, et campèrent entre Soco et Azéka, à Éphès-Dammim. ◊ 2 Et Saül et les hommes d’Israël se rassemblèrent, et campèrent dans la vallée d’Éla, et se rangèrent en bataille contre les Philistins. ◊ 3 Et les Philistins se tenaient sur la montagne, d’un côté, et Israël se tenait sur la montagne, de l’autre côté, et le ravin était entre eux.
◊ 4 Et il sortit du camp des Philistins un champion [de l’armée] ; son nom était Goliath, il était de Gath ; sa hauteur était de six coudées et un empan. ◊ 5 Et il avait un casque d’airain sur sa tête, et était revêtu d’une cotte de mailles à écailles ; et le poids de la cotte de mailles était de cinq mille sicles d’airain ; ◊ 6 et il avait des jambières d’airain aux jambes, et un javelot d’airain entre ses épaules ; ◊ 7 et le bois de sa lance était comme l’ensouple des tisserands, et le fer de sa lance pesait six cents sicles de fer ; et celui qui portait son bouclier marchait devant lui. ◊ 8 Et il se tenait là et criait aux troupes rangées d’Israël, et leur disait : Pourquoi sortez-vous pour vous ranger en bataille ? Ne suis-je pas le Philistin, et vous, des serviteurs de Saül ? Choisissez-vous un homme, et qu’il descende contre moi. ◊ 9 S’il est capable de combattre avec moi et qu’il me tue, nous serons vos serviteurs ; et si moi j’ai l’avantage sur lui et que je le tue, c’est vous qui serez nos serviteurs et qui nous servirez. ◊ 10 Et le Philistin dit : Moi, j’ai outragé aujourd’hui les troupes rangées d’Israël ! Donnez-moi un homme, et nous combattrons ensemble. ◊ 11 Et Saül et tout Israël entendirent ces paroles du Philistin, et ils furent effrayés et eurent une grande peur.
◊ 12 Et David était fils de cet homme éphratien de Bethléhem de Juda, dont le nom était Isaï ; et il avait huit fils ; et cet homme, aux jours de Saül, était vieux, avancé en âge parmi les hommes. ◊ 13 Et les trois fils aînés d’Isaï étaient partis, ils avaient suivi Saül à la guerre. Et les noms de ses trois fils qui étaient partis pour la guerre, étaient : Éliab, le premier-né, et Abinadab, le second, et Shamma, le troisième. ◊ 14 Et David était le plus jeune ; et les trois aînés avaient suivi Saül. ◊ 15 Et David allait et revenait d’auprès de Saül pour paître le menu bétail de son père à Bethléhem.
◊ 16 Et le Philistin s’approchait le matin et le soir, et il se présenta pendant quarante jours.
◊ 17 Et Isaï dit à David, son fils : Prends, je te prie, pour tes frères, cet épha de froment rôti et ces dix pains, et porte-les vite au camp vers tes frères. ◊ 18 Et ces dix fromages de lait, tu les porteras au chef du millier ; et tu t’informeras touchant le bien-être de tes frères, et tu prendras d’eux un gage.
◊ 19 Or Saül, et eux, et tous les hommes d’Israël, étaient dans la vallée d’Éla, faisant la guerre contre les Philistins.
◊ 20 Et David se leva de bonne heure le matin et laissa le menu bétail à un gardien, et prit sa charge et s’en alla, comme Isaï le lui avait commandé ; et il vint à l’enceinte formée par les chars. Or l’armée sortait pour se ranger en bataille, et on poussait le cri de guerre ; ◊ 21 et Israël et les Philistins se rangèrent en bataille, ligne contre ligne. ◊ 22 Et David laissa aux mains de celui qui gardait le bagage les objets qu’il portait, et courut vers la ligne de bataille ; et il vint et interrogea ses frères touchant leur bien-être. ◊ 23 Et comme il parlait avec eux, voici le champion, nommé Goliath, le Philistin de Gath, qui s’avançait hors des rangs des Philistins et il proféra les mêmes paroles ; et David l’entendit. ◊ 24 Et tous les hommes d’Israël, voyant l’homme, s’enfuirent de devant lui et eurent très peur. ◊ 25 Et les hommes d’Israël dirent : Avez-vous vu cet homme-là qui monte ? car c’est pour outrager Israël qu’il est monté. Et il arrivera que l’homme qui le frappera, le roi l’enrichira de grandes richesses, et il lui donnera sa fille, et affranchira la maison de son père en Israël. ◊ 26 Et David parla aux hommes qui se tenaient là avec lui, disant : Que sera-t-il fait à l’homme qui aura frappé ce Philistin-là, et qui aura ôté l’opprobre de dessus Israël ? Car qui est ce Philistin, cet incirconcis, pour outrager les troupes rangées du Dieu vivant ? ◊ 27 Et le peuple lui parla selon cette parole, et dit : C’est ainsi qu’on fera à l’homme qui l’aura frappé. ◊ 28 Et Éliab, son frère aîné, entendit pendant qu’il parlait à ces hommes ; et la colère d’Éliab s’embrasa contre David, et il [lui] dit : Pourquoi donc es-tu descendu ? et à qui as-tu laissé ce peu de brebis dans le désert ? Je connais, moi, ton orgueil et la méchanceté de ton cœur ; car c’est pour voir la bataille que tu es descendu. ◊ 29 Et David dit : Qu’ai-je fait maintenant ? N’y a-t-il pas de quoi ? ◊ 30 Et il se détourna d’auprès de lui vers un autre, et dit les mêmes paroles ; et le peuple lui répondit comme la première fois.
◊ 31 Et les paroles que David avait dites furent entendues, et on les rapporta en la présence de Saül ; et il le fit venir. ◊ 32 Et David dit à Saül : Que le cœur ne défaille à personne à cause de lui ! Ton serviteur ira et combattra avec ce Philistin. ◊ 33 Et Saül dit à David : Tu n’es pas capable d’aller contre ce Philistin pour combattre avec lui ; car tu es un jeune homme, et lui, il est homme de guerre dès sa jeunesse. ◊ 34 Et David dit à Saül : Ton serviteur paissait le menu bétail de son père, et un lion vint, et un ours : et il enleva un mouton du troupeau. ◊ 35 Et je sortis après lui et le frappai, et je délivrai [le mouton] de sa gueule ; et il se leva contre moi, et je le saisis par sa barbe, et le frappai, et le tuai. ◊ 36 Ton serviteur a frappé et le lion et l’ours ; et ce Philistin, cet incirconcis, sera comme l’un d’eux, car il a outragé les troupes rangées du Dieu vivant. ◊ 37 Et David dit : L’Éternel qui m’a délivré de la patte du lion et de la patte de l’ours, lui me délivrera de la main de ce Philistin. Et Saül dit à David : Va, et que l’Éternel soit avec toi.
◊ 38 Et Saül revêtit David de ses vêtements, et lui mit un casque d’airain sur la tête, et le revêtit d’une cotte de mailles. ◊ 39 Et David ceignit son épée par-dessus ses vêtements, et voulut marcher, car il ne l’avait pas essayé. Et David dit à Saül : Je ne puis marcher avec ces choses, car je ne l’ai [jamais] essayé. Et David les ôta de dessus lui ; ◊ 40 et il prit son bâton en sa main, et se choisit du torrent cinq pierres lisses, et les mit dans le sac de berger qu’il avait, dans la poche ; et il avait sa fronde à la main. Et il s’approcha du Philistin.
◊ 41 Et le Philistin s’avança, allant et s’approchant de David, et, devant lui, l’homme qui portait son bouclier. ◊ 42 Et le Philistin regarda et vit David, et le méprisa ; car c’était un jeune homme au teint rosé, et beau de visage. ◊ 43 Et le Philistin dit à David : Suis-je un chien, moi, que tu viennes à moi avec des bâtons ? Et le Philistin maudit David par ses dieux. ◊ 44 Et le Philistin dit à David : Viens vers moi, et je donnerai ta chair aux oiseaux des cieux et aux bêtes des champs. ◊ 45 Et David dit au Philistin : Toi, tu viens à moi avec une épée, et avec une lance, et avec un javelot ; et moi, je viens à toi au nom de l’Éternel des armées, du Dieu des troupes rangées d’Israël, que tu as outragé. ◊ 46 En ce jour, l’Éternel te livrera en ma main ; et je te frapperai, et j’ôterai ta tête de dessus toi, et je donnerai en ce jour les cadavres du camp des Philistins aux oiseaux des cieux et aux animaux de la terre ; et toute la terre saura qu’il y a un Dieu pour Israël : ◊ 47 et toute cette congrégation saura que ce n’est ni par l’épée, ni par la lance, que l’Éternel sauve ; car la bataille est à l’Éternel, et il vous livrera entre nos mains.
◊ 48 Et il arriva que, comme le Philistin se levait et s’avançait, et s’approchait à la rencontre de David, David se hâta et courut vers la ligne de bataille, à la rencontre du Philistin. ◊ 49 Et David mit sa main à son sac, et y prit une pierre, et la lança avec sa fronde ; et il frappa le Philistin au front, et la pierre s’enfonça dans son front ; et il tomba sur sa face contre terre. ◊ 50 Et David, avec une fronde et une pierre, fut plus fort que le Philistin, et frappa le Philistin et le tua ; et David n’avait pas d’épée en sa main. ◊ 51 Et David courut, et se tint sur le Philistin, et prit son épée, et la tira de son fourreau, et le tua, et lui coupa la tête. Et les Philistins, voyant que leur homme fort était mort, s’enfuirent. ◊ 52 Et les hommes d’Israël et de Juda se levèrent et poussèrent des cris, et poursuivirent les Philistins jusqu’à l’entrée du ravin et jusqu’aux portes d’Ékron ; et les Philistins tombèrent tués, sur le chemin de Shaaraïm, et jusqu’à Gath, et jusqu’à Ékron. ◊ 53 Et les fils d’Israël s’en revinrent de la poursuite des Philistins et pillèrent leur camp. ◊ 54 Et David prit la tête du Philistin et l’apporta à Jérusalem ; et ses armes, il les mit dans sa tente.
◊ 55 Et quand Saül avait vu David sortant à la rencontre du Philistin, il avait dit à Abner, chef de l’armée : Abner, de qui ce jeune homme est-il fils ? Et Abner avait dit : Ton âme est vivante, ô roi ! je n’en sais rien. ◊ 56 Et le roi dit : Enquiers-toi de qui ce jeune homme est fils. ◊ 57 Et comme David revenait d’avoir frappé le Philistin, Abner le prit et l’amena devant Saül, ayant la tête du Philistin à la main. ◊ 58 Et Saül lui dit : Jeune homme, de qui es-tu fils ? Et David dit : Je suis fils de ton serviteur Isaï, le Bethléhémite.