« Et Jacob se mit en marche, et s’en alla au pays des fils de l’orient ». Ainsi que nous venons de le voir au chapitre 28 , Jacob ne sait pas saisir le vrai caractère de Dieu, et reçoit l’abondance de la grâce de Béthel avec un « si », accompagné d’un misérable marché pour du pain et des vêtements ; et nous avons à suivre Jacob maintenant dans une succession non interrompue de marchés. « Ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera » (Gal. 6, 7 ). Il est impossible d’échapper à cette conséquence. Jacob n’avait pas encore trouvé son niveau devant Dieu, et il faut que Dieu emploie des circonstances pour le châtier et l’humilier. Là est le secret de beaucoup de nos chagrins et de nos épreuves dans ce monde. Nos cœurs n’ont jamais été réellement brisés devant Dieu, nous ne nous sommes jamais jugés et n’avons jamais été dépouillés de nous-mêmes ; et de là vient que nous sommes toujours de nouveau comme des gens qui se heurteraient la tête contre un mur. Nul ne peut jouir réellement de Dieu avant que d’en avoir fini avec le « moi », par la raison bien simple que Dieu commence à se manifester là, précisément, où la chair a son terme. Si donc je n’en ai pas fini avec ma chair par une profonde et positive expérience, il est moralement impossible que j’aie une intelligence tant soit peu exacte du caractère de Dieu. Mais il faut que, d’une manière ou d’une autre, j’apprenne à connaître ce que vaut la nature ; et pour m’amener à cette connaissance, le Seigneur emploie différents moyens qui, quels qu’ils soient, ne sont efficaces qu’autant que c’est Lui qui les emploie pour révéler à nos yeux le vrai caractère de tout ce qu’il y a dans nos cœurs. Combien souvent n’arrive-t-il pas que, comme dans le cas de Jacob, le Seigneur vient tout près de nous et nous parle à l’oreille sans que nous discernions Sa voix, et sans que nous sachions prendre notre vraie place devant Lui. « L’Éternel est dans ce lieu, et moi je ne le savais pas… que ce lieu-ci est terrible ! ». Jacob ne reçut aucune instruction de tout cela, en sorte qu’il lui fallut une discipline de trente années à une dure école, qui ne suffit même pas pour le dompter.
Cependant il est remarquable de voir comment il rentre dans une atmosphère si parfaitement adaptée à sa constitution morale. Le faiseur de marchés, Jacob, rencontre le faiseur de marchés, Laban, et on les voit faisant assaut de ruse et d’adresse pour se tromper l’un l’autre. De la part de Laban, ceci ne doit pas nous étonner, car Laban n’avait pas été à Béthel ; il n’avait pas vu le ciel ouvert, ni l’échelle qui touchait la terre et le ciel ; il n’avait point entendu les promesses glorieuses de la bouche de l’Éternel, lui assurant la possession de la terre de Canaan et une innombrable postérité. Laban, l’homme du monde, n’a d’autre ressource que son esprit bas et cupide ; et il en use. Comment tirerait-on le pur de l’impur ? Mais rien n’est plus humiliant que de voir Jacob, après tout ce qu’il a vu et entendu à Béthel, lutter avec un homme du monde, et s’efforcer d’accumuler des biens par des moyens semblables à ceux qu’il emploie.
Hélas ! ce n’est point une chose rare que de voir des enfants de Dieu oublier leur haute destinée et leur héritage céleste au point de descendre dans l’arène avec les enfants de ce monde, et, là, lutter avec ceux-ci pour les richesses et les honneurs d’une terre frappée de la malédiction du péché. Cela est si vrai que, chez un grand nombre de personnes, il est difficile de découvrir quelques traces de ce principe, dont l’apôtre Jean dit qu’il est « victorieux du monde » (1 Jean 5, 5 ). En considérant et en jugeant Jacob et Laban au point de vue des principes de la nature, il serait difficile de découvrir la moindre différence entre eux. Il faudrait être derrière la scène, et entrer dans les pensées de Dieu à l’égard de chacun d’eux, pour voir à quel degré ils différaient. Mais c’est Dieu qui a mis de la différence entre eux, ce n’est pas Jacob ; et il en est de même maintenant. Bien qu’il puisse être difficile de la découvrir, il existe une immense différence entre les enfants de lumière et les enfants de ténèbres ; une différence fondée sur le fait solennel que les premiers sont des « vases de miséricorde que Dieu a préparés d’avance pour la gloire », tandis que les derniers sont des vases de colère tout préparés (non par Dieu, mais par le péché) pour la destruction (Rom. 9, 22, 23 )[15] . Les Jacob et les Laban diffèrent essentiellement, et différeront toujours, bien que les premiers puissent manquer d’une manière effrayante à réaliser et à manifester leur vrai et glorieux caractère.
Quant à Jacob, toute sa peine et tout son travail, ainsi que son misérable marché du chapitre précédent , ne sont que le résultat de son ignorance de la grâce et de son incapacité à se confier implicitement en la promesse de Dieu. Celui qui, après avoir reçu de Dieu la promesse sans réserve qu’Il lui donnerait la terre de Canaan, pouvait dire : « Si Dieu me donne du pain à manger et un vêtement pour me vêtir », ne devait avoir qu’une bien faible idée de Dieu et de ce qu’était Sa promesse. Aussi le voyons-nous s’efforcer de faire ses propres affaires de la manière la plus avantageuse pour lui. Il en est toujours ainsi quand la grâce n’est pas comprise. La profession que nous pouvons faire des principes de la grâce n’est pas la mesure de l’expérience que nous avons de la puissance de la grâce. Qui n’aurait cru que la vision aurait révélé à Jacob ce qu’était la grâce ? Mais la révélation de Dieu à Béthel et la conduite de Jacob à Charan sont bien différentes ! Cependant celle-ci n’était que l’expression de l’intelligence qu’il avait de la première. Le caractère et la conduite d’un homme sont la mesure réelle de l’expérience et de la conviction de son âme, quelque profession qu’il fasse d’ailleurs. Jacob n’avait pas encore été amené à se voir tel qu’il était devant Dieu, par conséquent, il ignorait ce que c’était que la grâce ; et il montra son ignorance en se mesurant avec Laban, et en adoptant ses maximes et ses voies.
On ne peut qu’être frappé du fait que ce fut parce qu’il n’avait pas appris à connaître et à juger devant Dieu le caractère inhérent à sa chair, que Jacob fut conduit par la providence de Dieu au milieu d’une sphère spécialement propre à manifester ce caractère en plein dans ses traits les plus saillants. Il fut conduit à Charan, le pays de Laban et de Rebecca, à l’école même d’où les principes qu’il mettait si habilement en pratique étaient sortis, et où ils étaient enseignés, appliqués et maintenus. Pour savoir ce que Dieu est, il fallait aller à Béthel ; pour savoir ce qu’était l’homme, il fallait aller à Charan : or Jacob n’ayant pas pu saisir la révélation que Dieu lui fit de Lui-même à Béthel, il dut aller à Charan pour que ce qu’il était fût manifesté ; et là, hélas ! que d’efforts pour réussir ! que de subterfuges ! que de ruses ! que d’artifices ! Point de sainte et glorieuse confiance en Dieu ! Point de simplicité, ni de patience de foi ! Dieu était avec Jacob, cela est vrai, car rien ne peut empêcher la grâce de resplendir. De plus, Jacob, en quelque mesure, reconnaissait la présence et la fidélité de Dieu ; cependant, il ne sait rien faire sans plan et sans projet. Il ne peut pas laisser à Dieu le soin de décider pour lui ce qui regarde ses femmes et ses gages ; il essaie de tout arranger par sa ruse et ses artifices. En un mot, du commencement à la fin, Jacob est « celui qui supplante ». Où trouver un exemple de ruse plus consommée que celui qui nous est rapporté au chapitre 30, 37 à 42 ? C’est un portrait parfait de Jacob. Au lieu de laisser à Dieu le soin de multiplier les brebis marquetées et tachetées et les agneaux foncés, ainsi que Dieu l’eût certainement fait si Jacob se fût confié en Lui, Jacob, pour arriver à ses fins, se sert d’un moyen que l’esprit seul d’un Jacob aurait pu imaginer. Il agit de la même manière pendant les vingt années de son séjour chez Laban ; et, à la fin, « il s’enfuit », restant ainsi en toutes choses conséquent avec lui-même.
Or, c’est en suivant Jacob et en observant son caractère, d’une période à l’autre de son histoire extraordinaire, que nous pouvons contempler les merveilles de la grâce de Dieu. Nul autre que Dieu n’aurait pu supporter un Jacob, comme aussi nul autre que Dieu n’eût voulu s’intéresser à lui. La grâce vient à nous dans notre plus bas état. Elle prend l’homme tel qu’il est, et agit envers lui dans la pleine intelligence de ce qu’il est. Il est de la plus haute importance de bien comprendre, dès le début, ce caractère de la grâce, afin d’être en état de supporter d’un cœur ferme les découvertes subséquentes que nous faisons de notre propre indignité, ces découvertes qui, si souvent, ébranlent la confiance et troublent la paix des enfants de Dieu.
Bon nombre de personnes ne comprennent pas d’abord la ruine complète de la nature, telle qu’elle apparaît à la lumière de la présence de Dieu, bien que leurs cœurs aient été réellement attirés par la grâce et que leurs consciences aient été tranquillisées en quelque degré par l’application du sang de Christ. Il en résulte que, à mesure qu’elles avancent dans la vie chrétienne, et qu’elles font des découvertes plus profondes du mal qui est en elles, cette connaissance de la grâce de Dieu et de la valeur du sang de Christ leur faisant défaut, elles doutent qu’elles soient réellement des enfants de Dieu. Elles sont ainsi détachées de Christ et rejetées sur elles-mêmes ; alors elles ont recours aux ordonnances pour maintenir le ton de leur piété ; ou bien elles retombent dans un état complet de mondanité. Tel est le sort de celui dont le cœur n’a pas été « affermi par la grâce » (Héb. 13, 9 ).
Ce même fait donne à l’étude de l’histoire de Jacob un intérêt profond et une grande utilité. Nul ne peut lire les trois chapitres que nous méditons, sans être frappé de la grâce merveilleuse qui a pu s’intéresser à un être tel que Jacob, et qui a pu dire encore, après avoir découvert tout ce qui était en lui : « Il n’a pas aperçu d’iniquité en Jacob, ni n’a vu d’injustice en Israël » (comp. Nomb. 23, 21 ). Dieu ne dit pas qu’il n’y a pas en Jacob d’iniquité, ni d’injustice en Israël ; une pareille assertion ne serait pas vraie et ne donnerait pas au cœur cette assurance que Dieu a par-dessus tout en vue de communiquer. Dire à un pauvre pécheur qu’il n’y a point de péché en lui , ne lui donnera jamais d’assurance ; il sait, hélas ! trop bien qu’il y a en lui du péché ; mais si Dieu lui dit qu’Il ne voit pas de péché en lui, à cause du parfait sacrifice de Christ, la paix entrera infailliblement dans son cœur et sa conscience. Si Dieu eût pris à Lui Ésaü, nous n’aurions pas vu le même déploiement de la grâce, par la raison qu’Ésaü ne nous apparaît pas sous un jour aussi défavorable que Jacob. Plus l’homme descend à ses propres yeux, plus la grâce de Dieu s’élève et est magnifiée. À mesure que, dans mon appréciation, ma dette s’accroît de cinquante à cinq cents deniers, mon appréciation de la grâce s’élève en proportion, ainsi que l’expérience que j’ai de cet amour qui, alors que nous n’avions « pas de quoi payer », nous « quitta notre dette » (Luc 7, 42 ). C’est donc avec raison que l’apôtre dit : « Il est bon que le cœur soit affermi par la grâce, non par les viandes, lesquelles n’ont pas profité à ceux qui y ont marché » (Héb. 13, 9 ).
Job
14 ◊ 1 L’homme né de femme est de peu de jours et rassasié de trouble ;
◊ 2 Il sort comme une fleur, et il est fauché ; il s’enfuit comme une ombre, et il ne dure pas.
◊ 3 Pourtant, sur lui tu ouvres tes yeux, et tu me fais venir en jugement avec toi !
◊ 4 Qui est-ce qui tirera de l’impur un [homme] pur ? Pas un !
◊ 5 Si ses jours sont déterminés, si le nombre de ses mois est par-devers toi, si tu lui as posé ses limites, qu’il ne doit pas dépasser,
◊ 6 Détourne de lui ton regard, et il aura du repos, jusqu’à ce que, comme un mercenaire, il achève sa journée ;
◊ 7 Car il y a de l’espoir pour un arbre : s’il est coupé, il repoussera encore, et ses rejetons ne cesseront pas.
◊ 8 Si sa racine vieillit dans la terre, et si son tronc meurt dans la poussière,
◊ 9 À l’odeur de l’eau il poussera, et il fera des branches comme un jeune plant ;
◊ 10 Mais l’homme meurt et gît là ; l’homme expire, et où est-il ?
◊ 11 Les eaux s’en vont du lac ; et la rivière tarit et sèche :
◊ 12 Ainsi l’homme se couche et ne se relève pas : jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de cieux, ils ne s’éveillent pas, et ils ne se réveillent pas de leur sommeil.
◊ 13 * Oh ! si tu voulais me cacher dans le shéol, me tenir caché jusqu’à ce que ta colère se détourne, me fixer un temps arrêté, et puis te souvenir de moi, —
◊ 14 (Si un homme meurt, revivra-t-il ?) tous les jours de ma détresse, j’attendrais jusqu’à ce que mon état vînt à changer :
◊ 15 Tu appellerais, et moi je te répondrais ; ton désir serait tourné vers l’œuvre de tes mains ;
◊ 16 Car maintenant tu comptes mes pas : ne veilles-tu pas sur mon péché ?
◊ 17 Ma transgression est scellée dans un sac, et [dans tes pensées] tu ajoutes à mon iniquité.
◊ 18 Mais une montagne qui s’éboule est réduite en poussière, et le rocher est transporté de son lieu ;
◊ 19 Les eaux usent les pierres, leur débordement emporte la poussière de la terre : ainsi tu fais périr l’espoir de l’homme.
◊ 20 Tu le domines pour toujours, et il s’en va ; tu changes sa face, et tu le renvoies.
◊ 21 Ses fils sont honorés, et il ne le sait pas ; ils sont abaissés, et il ne s’en aperçoit pas.
◊ 22 Sa chair ne souffre que pour lui-même, et son âme ne mène deuil que sur lui-même.
Nombres
23 ◊ 1 Et Balaam dit à Balak : Bâtis-moi ici sept autels, et prépare-moi ici sept taureaux et sept béliers. ◊ 2 Et Balak fit comme Balaam avait dit ; et Balak et Balaam offrirent un taureau et un bélier sur [chaque] autel. ◊ 3 Et Balaam dit à Balak : Tiens-toi auprès de ton offrande, et je m’en irai ; peut-être que l’Éternel viendra à ma rencontre, et ce qu’il m’aura fait voir je te le rapporterai. Et il s’en alla sur une hauteur découverte. ◊ 4 Et Dieu rencontra Balaam, et [Balaam] lui dit : J’ai préparé sept autels, et j’ai offert un taureau et un bélier sur [chaque] autel. ◊ 5 Et l’Éternel mit une parole dans la bouche de Balaam, et dit : Retourne vers Balak, et tu parleras ainsi. ◊ 6 Et il s’en retourna vers lui ; et voici, il se tenait auprès de son offrande, lui et tous les seigneurs de Moab. ◊ 7 Et [Balaam] proféra son discours sentencieux, et dit :
Balak, roi de Moab, m’a amené d’Aram, des montagnes d’orient :
Viens, maudis-moi Jacob ! viens, appelle l’exécration sur Israël !
◊ 8 Comment maudirai-je ce que *Dieu n’a pas maudit ? Et comment appellerai-je l’exécration sur celui que l’Éternel n’a pas en exécration ?
◊ 9 Car du sommet des rochers je le vois, et des hauteurs je le contemple.
Voici, c’est un peuple qui habitera seul, et il ne sera pas compté parmi les nations.
◊ 10 Qui est-ce qui comptera la poussière de Jacob, et le nombre de la quatrième partie d’Israël ?
Que mon âme meure de la mort des hommes droits, et que ma fin soit comme la leur.
◊ 11 Et Balak dit à Balaam : Que m’as-tu fait ? Je t’avais pris pour maudire mes ennemis, et voici, tu les as bénis expressément. ◊ 12 Et il répondit et dit : Ne prendrai-je pas garde de dire ce que l’Éternel aura mis dans ma bouche ?
◊ 13 Et Balak lui dit : Viens, je te prie, avec moi, dans un autre lieu d’où tu puisses le voir ; tu n’en verras que l’extrémité, et tu ne le verras pas tout entier ; et maudis-le-moi de là. ◊ 14 Et il le conduisit au champ de Tsophim, au sommet du Pisga, et il bâtit sept autels, et offrit un taureau et un bélier sur [chaque] autel. ◊ 15 Et [Balaam] dit à Balak : Tiens-toi ici auprès de ton offrande, et moi, j’irai à la rencontre, là…
◊ 16 Et l’Éternel vint à la rencontre de Balaam, et mit une parole dans sa bouche, et dit : Retourne vers Balak, et tu parleras ainsi. ◊ 17 Et il vint à lui, et voici, il se tenait auprès de son offrande, et les seigneurs de Moab avec lui. Et Balak lui dit : Qu’a dit l’Éternel ? ◊ 18 Et il proféra son discours sentencieux, et dit :
Lève-toi, Balak, et écoute ! Prête-moi l’oreille, fils de Tsippor !
◊ 19 *Dieu n’est pas un homme, pour mentir, ni un fils d’homme, pour se repentir : aura-t-il dit, et ne fera-t-il pas ? aura-t-il parlé, et ne l’accomplira-t-il pas ?
◊ 20 Voici, j’ai reçu [mission] de bénir ; il a béni et je ne le révoquerai pas.
◊ 21 Il n’a pas aperçu d’iniquité en Jacob, ni n’a vu d’injustice en Israël ; l’Éternel, son Dieu, est avec lui, et un chant de triomphe royal est au milieu de lui.
◊ 22 *Dieu les a fait sortir d’Égypte ; il a comme la force des buffles.
◊ 23 Car il n’y a pas d’enchantement contre Jacob, ni de divination contre Israël. Selon ce temps il sera dit de Jacob et d’Israël : Qu’est-ce que *Dieu a fait ?
◊ 24 Voici, le peuple se lèvera comme une lionne, et se dressera comme un lion ; il ne se couchera pas qu’il n’ait mangé la proie, et bu le sang des tués.
◊ 25 Et Balak dit à Balaam : Ne le maudis donc pas ; mais du moins ne le bénis pas. ◊ 26 Et Balaam répondit et dit à Balak : Ne t’ai-je pas parlé, disant : Tout ce que l’Éternel dira, je le ferai ?
◊ 27 Et Balak dit à Balaam : Viens donc, je te conduirai à un autre lieu : peut-être sera-t-il bon aux yeux de Dieu que tu me le maudisses de là. ◊ 28 Et Balak conduisit Balaam au sommet du Péor, qui se montre au-dessus de la surface du désert. ◊ 29 Et Balaam dit à Balak : Bâtis-moi ici sept autels, et prépare-moi ici sept taureaux et sept béliers. ◊ 30 Et Balak fit comme Balaam avait dit ; et il offrit un taureau et un bélier sur [chaque] autel.
Genèse
30 ◊ 1 Et Rachel vit qu’elle ne donnait pas d’enfants à Jacob, et Rachel fut jalouse de sa sœur, et dit à Jacob : Donne-moi des fils, sinon je meurs. ◊ 2 Et la colère de Jacob s’enflamma contre Rachel, et il dit : Suis-je à la place de Dieu, qui t’a refusé le fruit du ventre ? ◊ 3 Et elle dit : Voici ma servante Bilha : va vers elle ; et elle enfantera sur mes genoux, et moi aussi j’aurai des enfants par elle. ◊ 4 Et elle lui donna Bilha, sa servante, pour femme ; et Jacob vint vers elle. ◊ 5 Et Bilha conçut, et enfanta un fils à Jacob. ◊ 6 Et Rachel dit : Dieu m’a fait justice, et il a aussi entendu ma voix, et m’a donné un fils ; c’est pourquoi elle appela son nom Dan. ◊ 7 Et Bilha, servante de Rachel, conçut encore, et enfanta un second fils à Jacob. ◊ 8 Et Rachel dit : J’ai soutenu des luttes de Dieu avec ma sœur, aussi je l’ai emporté. Et elle appela son nom Nephthali.
◊ 9 Et Léa vit qu’elle avait cessé d’enfanter, et elle prit Zilpa, sa servante, et la donna pour femme à Jacob. ◊ 10 Et Zilpa, servante de Léa, enfanta un fils à Jacob. ◊ 11 Et Léa dit : La bonne fortune vient. Et elle appela son nom Gad. ◊ 12 Et Zilpa, servante de Léa, enfanta un second fils à Jacob. ◊ 13 Et Léa dit : Pour mon bonheur ! car les filles me diront bienheureuse. Et elle appela son nom Aser.
◊ 14 Et Ruben sortit aux jours de la moisson du froment, et il trouva des mandragores dans les champs, et les apporta à Léa, sa mère. Et Rachel dit à Léa : Donne-moi, je te prie, des mandragores de ton fils. ◊ 15 Et elle lui dit : Est-ce peu de chose que tu m’aies pris mon mari, et tu prends aussi les mandragores de mon fils ! Et Rachel dit : Eh bien, il couchera avec toi cette nuit pour les mandragores de ton fils. ◊ 16 Et Jacob vint des champs sur le soir, et Léa sortit à sa rencontre, et dit : C’est vers moi que tu viendras, car je t’ai loué pour les mandragores de mon fils. Et il coucha avec elle cette nuit-là. ◊ 17 Et Dieu entendit Léa, et elle conçut, et enfanta à Jacob un cinquième fils. ◊ 18 Et Léa dit : Dieu m’a donné mon salaire, parce que j’ai donné ma servante à mon mari. Et elle appela son nom Issacar. ◊ 19 Et Léa conçut encore, et enfanta à Jacob un sixième fils. ◊ 20 Et Léa dit : Dieu m’a fait un beau don ; cette fois mon mari habitera avec moi, car je lui ai enfanté six fils. Et elle appela son nom Zabulon. ◊ 21 Et après, elle enfanta une fille, et appela son nom Dina.
◊ 22 Et Dieu se souvint de Rachel ; et Dieu l’écouta et ouvrit sa matrice. ◊ 23 Et elle conçut, et enfanta un fils, et dit : Dieu a ôté mon opprobre. ◊ 24 Et elle appela son nom Joseph, en disant : Que l’Éternel m’ajoute un autre fils !
◊ 25 Et il arriva, quand Rachel eut enfanté Joseph, que Jacob dit à Laban : Renvoie-moi, et j’irai dans mon lieu et dans mon pays. ◊ 26 Donne-moi mes femmes pour lesquelles je t’ai servi, et mes enfants, et je m’en irai ; car tu sais quel a été le service que je t’ai rendu. ◊ 27 Et Laban lui dit : [Écoute], si au moins j’ai trouvé grâce à tes yeux ! J’ai aperçu que l’Éternel m’a béni à cause de toi. ◊ 28 Et il dit : Fixe-moi ton salaire, et je te le donnerai. ◊ 29 Et il lui dit : Tu sais comment je t’ai servi, et ce qu’est devenu ton troupeau avec moi ; ◊ 30 car ce que tu avais avant moi était peu de chose, et s’est accru et est devenu une multitude ; et l’Éternel t’a béni depuis que je suis venu. Et maintenant, quand travaillerai-je, moi aussi, pour ma maison ? ◊ 31 Et [Laban] dit : Que te donnerai-je ? Et Jacob dit : Tu ne me donneras rien. Si tu veux faire ceci pour moi, je paîtrai encore ton bétail, [et] je le garderai : ◊ 32 je passerai aujourd’hui par tout ton bétail, j’en ôterai toute bête marquetée et tachetée, et tous les agneaux foncés, et ce qui est tacheté et marqueté parmi les chèvres ; et ce sera là mon salaire. ◊ 33 Et ma justice répondra pour moi désormais, quand elle viendra devant toi pour mon salaire ; tout ce qui ne sera pas marqueté et tacheté parmi les chèvres, et foncé parmi les agneaux, auprès de moi, sera tenu pour volé. ◊ 34 Et Laban dit : Voici, qu’il en soit selon ta parole. ◊ 35 Et il ôta ce jour-là les boucs rayés et tachetés, et toutes les chèvres marquetées et tachetées, toutes celles qui avaient du blanc, et tout ce qui était foncé parmi les agneaux, et il les remit entre les mains de ses fils. ◊ 36 Et il mit trois journées de chemin entre lui et Jacob ; et Jacob paissait le reste du bétail de Laban. ◊ 37 — Et Jacob prit des branches fraîches de peuplier blanc, de coudrier, et d’érable, et y pela des raies blanches, mettant à nu le blanc qui était aux branches. ◊ 38 Et il plaça les branches, qu’il avait pelées, devant le bétail dans les auges, dans les abreuvoirs où le bétail venait boire ; et le bétail entrait en chaleur lorsqu’il venait boire ; ◊ 39 le bétail entrait en chaleur devant les branches, et il faisait des petits, rayés, marquetés, et tachetés. ◊ 40 Et Jacob sépara les agneaux, et tourna la face du troupeau vers ce qui était rayé et tout ce qui était foncé dans le bétail de Laban ; et il mit ses troupeaux à part, et ne les mit pas auprès du bétail de Laban. ◊ 41 Et il arrivait que toutes les fois que les bêtes vigoureuses entraient en chaleur, Jacob mettait les branches dans les auges, devant les yeux du bétail, afin qu’elles entrassent en chaleur en face des branches. ◊ 42 Mais quand les bêtes étaient chétives, il ne les mettait pas ; et les chétives étaient à Laban, et les vigoureuses à Jacob. ◊ 43 Et l’homme s’accrut extrêmement, et eut un bétail nombreux, et des servantes et des serviteurs, et des chameaux et des ânes.
1 Jean
5 ◊ 1 Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu ; et quiconque aime celui qui a engendré, aime aussi celui qui est engendré de lui. ◊ 2 Par ceci nous savons que nous aimons les enfants de Dieu, c’est quand nous aimons Dieu et que nous gardons ses commandements ; ◊ 3 car c’est ici l’amour de Dieu, que nous gardions ses commandements, et ses commandements ne sont pas pénibles, ◊ 4 parce que tout ce qui est né de Dieu est victorieux du monde ; et c’est ici la victoire qui a vaincu le monde, [savoir] notre foi. ◊ 5 Qui est celui qui est victorieux du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?
◊ 6 C’est lui qui est venu par [l’]eau et par [le] sang, Jésus le Christ, non seulement dans [la puissance de] l’eau, mais dans [la puissance de] l’eau et du sang ; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, car l’Esprit est la vérité ; ◊ 7 car il y en a trois qui rendent témoignage : ◊ 8 l’Esprit, et l’eau, et le sang, et les trois sont [d’accord] pour un même [témoignage]. ◊ 9 Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car c’est ici le témoignage de Dieu qu’il a rendu au sujet de son Fils. ◊ 10 Celui qui croit au Fils de Dieu, a le témoignage au-dedans de lui-même ; celui qui ne croit pas Dieu, l’a fait menteur, car il n’a pas cru au témoignage que Dieu a rendu au sujet de son Fils. ◊ 11 Et c’est ici le témoignage : que Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils : ◊ 12 Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.
◊ 13 Je vous ai écrit ces choses afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu.
◊ 14 Et c’est ici la confiance que nous avons en lui, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute ; ◊ 15 et si nous savons qu’il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons les choses que nous lui avons demandées.
◊ 16 Si quelqu’un voit son frère pécher d’un péché qui ne soit pas à la mort, il demandera [pour lui] ; et il lui donnera la vie, [savoir] à ceux qui ne pèchent pas à la mort. Il y a un péché à la mort : pour ce péché-là, je ne dis pas qu’il demande. ◊ 17 Toute iniquité est péché, et il y a tel péché qui n’est pas à la mort. ◊ 18 Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche pas, mais celui qui est né de Dieu se conserve lui-même, et le méchant ne le touche pas. ◊ 19 Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier gît dans le méchant. ◊ 20 Or nous savons que le Fils de Dieu est venu, et il nous a donné une intelligence afin que nous connaissions le Véritable, et nous sommes dans le Véritable, [savoir] dans son Fils Jésus Christ : lui est le Dieu véritable et la vie éternelle.
◊ 21 Enfants, gardez-vous des idoles.
Hébreux
13 ◊ 1 Que l’amour fraternel demeure. ◊ 2 N’oubliez pas l’hospitalité ; car par elle quelques-uns, à leur insu, ont logé des anges. ◊ 3 Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez liés avec eux, de ceux qui sont maltraités, comme étant vous-mêmes aussi dans le corps. ◊ 4 Que le mariage soit [tenu] en honneur à tous égards, et le lit sans souillure ; mais Dieu jugera les fornicateurs et les adultères. ◊ 5 Que votre conduite soit sans avarice, étant contents de ce que vous avez présentement ; car lui-même a dit : « Je ne te laisserai point et je ne t’abandonnerai point » ; ◊ 6 en sorte que, pleins de confiance, nous disions : « Le *Seigneur est mon aide et je ne craindrai point : que me fera l’homme ? ».
◊ 7 Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu, et, considérant l’issue de leur conduite, imitez leur foi.
◊ 8 Jésus Christ est le même, hier, et aujourd’hui, et éternellement. ◊ 9 Ne soyez pas séduits par des doctrines diverses et étrangères, car il est bon que le cœur soit affermi par la grâce, non par les viandes, lesquelles n’ont pas profité à ceux qui y ont marché. ◊ 10 Nous avons un autel dont ceux qui servent le tabernacle n’ont pas le droit de manger ; ◊ 11 car les corps des animaux dont le sang est porté, pour le péché, dans les lieux saints, par le souverain sacrificateur, sont brûlés hors du camp. ◊ 12 C’est pourquoi aussi Jésus, afin qu’il sanctifiât le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. ◊ 13 Ainsi donc, sortons vers lui hors du camp, portant son opprobre ; ◊ 14 car nous n’avons pas ici de cité permanente, mais nous recherchons celle qui est à venir. ◊ 15 Offrons donc, par lui, sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom. ◊ 16 Mais n’oubliez pas la bienfaisance, et de faire part de vos biens, car Dieu prend plaisir à de tels sacrifices.
◊ 17 Obéissez à vos conducteurs et soyez soumis, car ils veillent pour vos âmes, comme ayant à rendre compte ; afin qu’ils fassent cela avec joie, et non en gémissant, car cela ne vous serait pas profitable.
◊ 18 Priez pour nous, car nous croyons que nous avons une bonne conscience, désirant de nous bien conduire en toutes choses. ◊ 19 Mais je vous prie d’autant plus instamment de faire cela, afin que je vous sois rendu plus tôt.
◊ 20 Or le Dieu de paix qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis, dans [la puissance du] sang de l’alliance éternelle, notre seigneur Jésus, ◊ 21 vous rende accomplis en toute bonne œuvre pour faire sa volonté, faisant en vous ce qui est agréable devant lui, par Jésus Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen.
◊ 22 Or je vous exhorte, frères, à supporter la parole d’exhortation, car ce n’est qu’en peu de mots que je vous ai écrit.
◊ 23 Sachez que notre frère Timothée a été mis en liberté : s’il vient bientôt, je vous verrai avec lui. ◊ 24 Saluez tous vos conducteurs et tous les saints. Ceux d’Italie vous saluent. ◊ 25 Que la grâce soit avec vous tous ! Amen.
Galates
6 ◊ 1 Frères, quand même un homme s’est laissé surprendre par quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez un tel homme dans un esprit de douceur, prenant garde à toi-même, de peur que toi aussi tu ne sois tenté.
◊ 2 Portez les charges les uns des autres, et ainsi accomplissez la loi du Christ ; ◊ 3 car si, n’étant rien, quelqu’un pense être quelque chose, il se séduit lui-même ; ◊ 4 mais que chacun éprouve sa propre œuvre, et alors il aura de quoi se glorifier, relativement à lui-même seulement et non relativement à autrui : ◊ 5 car chacun portera son propre fardeau.
◊ 6 Que celui qui est enseigné dans la parole fasse participer à tous les biens [temporels] celui qui enseigne.
◊ 7 Ne soyez pas séduits ; on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera. ◊ 8 Car celui qui sème pour sa propre chair moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle. ◊ 9 Or ne nous lassons pas en faisant le bien, car, au temps propre, nous moissonnerons, si nous ne défaillons pas. ◊ 10 Ainsi donc, comme nous en avons l’occasion, faisons du bien à tous, mais surtout à ceux de la maison de la foi.
◊ 11 Vous voyez quelle longue lettre je vous ai écrite de ma propre main. ◊ 12 Tous ceux qui veulent avoir une belle apparence dans la chair, ceux-là vous contraignent à être circoncis, seulement afin qu’ils ne soient pas persécutés à cause de la croix de Christ. ◊ 13 Car ceux-là qui sont circoncis, eux-mêmes ne gardent pas [la] loi ; mais ils veulent que vous soyez circoncis, afin de se glorifier dans votre chair. ◊ 14 Mais qu’il ne m’arrive pas à moi de me glorifier, sinon en la croix de notre seigneur Jésus Christ, par laquelle le monde m’est crucifié, et moi au monde. ◊ 15 Car ni la circoncision, ni l’incirconcision ne sont rien, mais une nouvelle création. ◊ 16 Et à l’égard de tous ceux qui marcheront selon cette règle, paix et miséricorde sur eux et sur l’Israël de Dieu !
◊ 17 Désormais que personne ne vienne me troubler, car moi je porte en mon corps les marques du seigneur Jésus. ◊ 18 Que la grâce de notre seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit, frères ! Amen.
Matthieu
25 ◊ 1 Alors le royaume des cieux sera fait semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, sortirent à la rencontre de l’époux. ◊ 2 Et cinq d’entre elles étaient prudentes, et cinq folles. ◊ 3 Celles qui étaient folles, en prenant leurs lampes, ne prirent pas d’huile avec elles ; ◊ 4 mais les prudentes prirent de l’huile dans leurs vaisseaux avec leurs lampes. ◊ 5 Or, comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. ◊ 6 Mais au milieu de la nuit il se fit un cri : Voici l’époux ; sortez à sa rencontre. ◊ 7 Alors toutes ces vierges se levèrent et apprêtèrent leurs lampes. ◊ 8 Et les folles dirent aux prudentes : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent. ◊ 9 Mais les prudentes répondirent, disant : [Non], de peur qu’il n’y en ait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt vers ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous-mêmes. ◊ 10 Or, comme elles s’en allaient pour en acheter, l’époux vint ; et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui aux noces ; et la porte fut fermée. ◊ 11 Ensuite viennent aussi les autres vierges, disant : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! ◊ 12 Mais lui, répondant, dit : En vérité, je vous dis : je ne vous connais pas. ◊ 13 Veillez donc ; car vous ne savez ni le jour ni l’heure.
◊ 14 Car c’est comme un homme qui, s’en allant hors du pays, appela ses propres esclaves et leur remit ses biens. ◊ 15 Et à l’un, il donna cinq talents ; à un autre, deux ; à un autre, un ; à chacun selon sa propre capacité ; et aussitôt il s’en alla hors du pays. ◊ 16 Or celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla et les fit valoir, et acquit cinq autres talents. ◊ 17 De même aussi, celui qui avait reçu les deux, en gagna, lui aussi, deux autres. ◊ 18 Mais celui qui en avait reçu un, s’en alla et creusa dans la terre, et cacha l’argent de son maître. ◊ 19 Et longtemps après, le maître de ces esclaves vient et règle compte avec eux. ◊ 20 Et celui qui avait reçu les cinq talents vint et apporta cinq autres talents, disant : Maître, tu m’as remis cinq talents ; voici, j’ai gagné cinq autres talents par-dessus. ◊ 21 Son maître lui dit : Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en peu de chose, je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître. ◊ 22 Et celui qui avait reçu les deux talents vint aussi et dit : Maître, tu m’as remis deux talents ; voici, j’ai gagné deux autres talents par-dessus. ◊ 23 Son maître lui dit : Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en peu de chose, je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître. ◊ 24 Et celui qui avait reçu un talent vint aussi et dit : Maître, je te connaissais, que tu es un homme dur, moissonnant où tu n’as pas semé et recueillant où tu n’as pas répandu ; ◊ 25 et, craignant, je m’en suis allé et j’ai caché ton talent dans la terre ; voici, tu as ce qui est à toi. ◊ 26 Et son maître, répondant, lui dit : Méchant et paresseux esclave, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que je recueille où je n’ai pas répandu, ◊ 27 — tu aurais donc dû placer mon argent chez les banquiers, et, quand je serais venu, j’aurais reçu ce qui est à moi avec l’intérêt. ◊ 28 Ôtez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents ; ◊ 29 car à chacun qui a il sera donné, et il sera dans l’abondance ; mais à celui qui n’a pas, cela même qu’il a lui sera ôté. ◊ 30 Et jetez l’esclave inutile dans les ténèbres de dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents.
◊ 31 Or, quand le fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il s’assiéra sur le trône de sa gloire, ◊ 32 et toutes les nations seront assemblées devant lui ; et il séparera les uns d’avec les autres, comme un berger sépare les brebis d’avec les chèvres ; ◊ 33 et il mettra les brebis à sa droite et les chèvres à sa gauche. ◊ 34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, les bénis de mon Père, héritez du royaume qui vous est préparé dès la fondation du monde ; ◊ 35 car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli ; ◊ 36 j’étais nu, et vous m’avez vêtu ; j’étais infirme, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus auprès de moi. ◊ 37 Alors les justes lui répondront, disant : Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim, et que nous t’avons nourri ; ou avoir soif, et que nous t’avons donné à boire ? ◊ 38 Et quand est-ce que nous t’avons vu étranger, et que nous t’avons recueilli ; ou nu, et que nous t’avons vêtu ? ◊ 39 Et quand est-ce que nous t’avons vu infirme, ou en prison, et que nous sommes venus auprès de toi ? ◊ 40 Et le roi, répondant, leur dira : En vérité, je vous dis : En tant que vous l’avez fait à l’un des plus petits de ceux-ci [qui sont] mes frères, vous me l’avez fait à moi. ◊ 41 Alors il dira aussi à ceux qui seront à sa gauche : Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges ; ◊ 42 car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; ◊ 43 j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli ; nu, et vous ne m’avez pas vêtu ; infirme et en prison, et vous ne m’avez pas visité. ◊ 44 Alors eux aussi répondront, disant : Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim, ou avoir soif, ou être étranger, ou nu, ou infirme, ou en prison, et que nous ne t’avons pas servi ? ◊ 45 Alors il leur répondra, disant : En vérité, je vous dis : En tant que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, vous ne me l’avez pas fait non plus à moi. ◊ 46 Et ceux-ci s’en iront dans les tourments éternels, et les justes, dans la vie éternelle.
Genèse
28 ◊ 1 Et Isaac appela Jacob, et le bénit, et lui commanda, et lui dit : Tu ne prendras pas de femme d’entre les filles de Canaan. ◊ 2 Lève-toi, va à Paddan-Aram, à la maison de Bethuel, père de ta mère, et prends de là une femme d’entre les filles de Laban, frère de ta mère. ◊ 3 Et que le *Dieu Tout-puissant te bénisse, et te fasse fructifier et te multiplie, afin que tu deviennes une assemblée de peuples ; ◊ 4 et qu’il te donne la bénédiction d’Abraham, à toi et à ta semence avec toi, afin que tu possèdes le pays où tu as séjourné, lequel Dieu a donné à Abraham. ◊ 5 Et Isaac fit partir Jacob, qui s’en alla à Paddan-Aram, vers Laban, fils de Bethuel, l’Araméen, frère de Rebecca, mère de Jacob et d’Ésaü.
◊ 6 Et Ésaü vit qu’Isaac avait béni Jacob, et l’avait fait partir pour Paddan-Aram pour y prendre une femme, et qu’en le bénissant il lui avait commandé, disant : Tu ne prendras pas de femme d’entre les filles de Canaan ; ◊ 7 et que Jacob avait écouté son père et sa mère, et s’en était allé à Paddan-Aram ; ◊ 8 alors Ésaü vit que les filles de Canaan étaient mal vues d’Isaac, son père ; ◊ 9 et Ésaü s’en alla vers Ismaël, et prit pour femme, outre les femmes qu’il avait, Mahalath, fille d’Ismaël, fils d’Abraham, sœur de Nebaïoth.
◊ 10 Et Jacob sortit de Beër-Shéba, et s’en alla à Charan ; ◊ 11 et il se rencontra en un lieu où il passa la nuit, car le soleil était couché ; et il prit des pierres du lieu, et s’en fit un chevet, et se coucha en ce lieu-là. ◊ 12 Et il songea : et voici une échelle dressée sur la terre, et son sommet touchait aux cieux ; et voici, les anges de Dieu montaient et descendaient sur elle. ◊ 13 Et voici, l’Éternel se tenait sur elle, et il dit : Je suis l’Éternel, le Dieu d’Abraham, ton père, et le Dieu d’Isaac ; la terre, sur laquelle tu es couché, je te la donnerai, et à ta semence ; ◊ 14 et ta semence sera comme la poussière de la terre ; et tu t’étendras à l’occident, et à l’orient, et au nord, et au midi ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta semence. ◊ 15 Et voici, je suis avec toi ; et je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai dans cette terre-ci, car je ne t’abandonnerai pas jusqu’à ce que j’aie fait ce que je t’ai dit. ◊ 16 Et Jacob se réveilla de son sommeil, et il dit : Certainement, l’Éternel est dans ce lieu, et moi je ne le savais pas. ◊ 17 Et il eut peur, et dit : Que ce lieu-ci est terrible ! Ce n’est autre chose que la maison de Dieu, et c’est ici la porte des cieux ! ◊ 18 Et Jacob se leva de bon matin, et prit la pierre dont il avait fait son chevet, et la dressa en stèle, et versa de l’huile sur son sommet. ◊ 19 Et il appela le nom de ce lieu-là Béthel ; mais premièrement le nom de la ville était Luz. ◊ 20 Et Jacob fit un vœu, en disant : Si Dieu est avec moi et me garde dans ce chemin où je marche, et qu’il me donne du pain à manger et un vêtement pour me vêtir, ◊ 21 et que je retourne en paix à la maison de mon père, l’Éternel sera mon Dieu. ◊ 22 Et cette pierre que j’ai dressée en stèle sera la maison de Dieu ; et de tout ce que tu me donneras, je t’en donnerai la dîme.
Romains
9 ◊ 1 Je dis la vérité en Christ ; je ne mens point, ma conscience me rendant témoignage par l’Esprit Saint, ◊ 2 que j’ai une grande tristesse et une douleur continuelle dans mon cœur ; ◊ 3 car moi-même j’ai souhaité d’être [par] anathème [séparé] du Christ, pour mes frères, mes parents selon la chair, ◊ 4 qui sont Israélites, auxquels sont l’adoption, et la gloire, et les alliances, et le don de la loi, et le service [divin], et les promesses ; ◊ 5 auxquels sont les pères, et desquels, selon la chair, est [issu] le Christ, qui est sur toutes choses Dieu béni éternellement. Amen ! ◊ 6 — Ce n’est pas cependant comme si la parole de Dieu avait été sans effet, car tous ceux qui sont [issus] d’Israël ne sont pas Israël ; ◊ 7 aussi, pour être [la] semence d’Abraham, ils ne sont pas tous enfants ; mais « en Isaac te sera appelée [une] semence » ; ◊ 8 c’est-à-dire, ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu ; mais les enfants de la promesse sont comptés pour semence. ◊ 9 Car cette parole est [une parole] de promesse : « En cette saison-ci, je viendrai, et Sara aura un fils ». ◊ 10 Et non seulement [cela], mais aussi quant à Rebecca, lorsqu’elle conçut d’un, d’Isaac, notre père, ◊ 11 (car avant que les enfants fussent nés et qu’ils eussent rien fait de bon ou de mauvais, afin que le propos de Dieu selon l’élection demeurât, non point sur le principe des œuvres, mais de celui qui appelle,) ◊ 12 il lui fut dit : « Le plus grand sera asservi au plus petit » ; ◊ 13 ainsi qu’il est écrit : « J’ai aimé Jacob, et j’ai haï Ésaü ».
◊ 14 Que dirons-nous donc ? Y a-t-il de l’injustice en Dieu ? Qu’ainsi n’advienne ! ◊ 15 Car il dit à Moïse : « Je ferai miséricorde à celui à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion ». ◊ 16 Ainsi donc ce n’est pas de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. ◊ 17 Car l’écriture dit au Pharaon : « C’est pour cela même que je t’ai suscité, pour montrer en toi ma puissance, et pour que mon nom soit publié dans toute la terre ». ◊ 18 Ainsi donc il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut.
◊ 19 Tu me diras donc : Pourquoi se plaint-il encore ? car qui est-ce qui a résisté à sa volonté ? ◊ 20 Mais plutôt, toi, ô homme, qui es-tu, qui contestes contre Dieu ? La chose formée dira-t-elle à celui qui l’a formée : Pourquoi m’as-tu ainsi faite ? ◊ 21 Le potier n’a-t-il pas pouvoir sur l’argile pour faire de la même masse un vase à honneur et un autre à déshonneur ? ◊ 22 Et si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience des vases de colère tout préparés pour la destruction ; ◊ 23 — et afin de faire connaître les richesses de sa gloire dans des vases de miséricorde qu’il a préparés d’avance pour la gloire… ? ◊ 24 lesquels aussi il a appelés, [savoir] nous, non seulement d’entre les Juifs, mais aussi d’entre les nations : ◊ 25 comme aussi il dit en Osée : « J’appellerai mon peuple celui qui n’était pas mon peuple, et bien-aimée celle qui n’était pas bien-aimée » ; ◊ 26 « et il arrivera que dans le lieu où il leur a été dit : Vous n’êtes pas mon peuple, là ils seront appelés fils du Dieu vivant ». ◊ 27 Mais Ésaïe s’écrie au sujet d’Israël : « Quand le nombre des fils d’Israël serait comme le sable de la mer, le résidu [seul] sera sauvé. ◊ 28 Car il consomme et abrège l’affaire en justice, parce que le *Seigneur fera une affaire abrégée sur la terre ». ◊ 29 Et comme Ésaïe a dit auparavant : « Si le *Seigneur Sabaoth ne nous avait laissé [quelque] semence, nous serions devenus comme Sodome et nous aurions été semblables à Gomorrhe ».
◊ 30 Que dirons-nous donc ? Que les nations qui ne poursuivaient pas [la] justice, ont trouvé [la] justice, [la] justice qui est sur le principe de [la] foi. ◊ 31 Mais Israël, poursuivant une loi de justice, n’est point parvenu à [cette] loi. ◊ 32 Pourquoi ? — Parce que ce n’a point été sur le principe de la foi, mais comme sur le principe des œuvres : car ils ont heurté contre la pierre d’achoppement, ◊ 33 selon qu’il est écrit : « Voici, je mets en Sion une pierre d’achoppement, et un rocher de chute », et « celui qui croit en lui ne sera pas confus ».
Genèse
29 ◊ 1 * Et Jacob se mit en marche, et s’en alla au pays des fils de l’orient. ◊ 2 Et il regarda, et voici un puits dans les champs, et voilà trois troupeaux de menu bétail couchés auprès, (car de ce puits-là on abreuvait les troupeaux) ; et il y avait une grosse pierre sur l’ouverture du puits. ◊ 3 Et tous les troupeaux se rassemblaient là, et on roulait la pierre de dessus l’ouverture du puits, et on abreuvait le bétail ; puis on remettait la pierre à sa place, sur l’ouverture du puits. ◊ 4 Et Jacob leur dit : Mes frères, d’où êtes-vous ? Et ils dirent : Nous sommes de Charan. ◊ 5 Et il leur dit : Connaissez-vous Laban, fils de Nakhor ? Et ils dirent : Nous le connaissons. ◊ 6 Et il leur dit : Se porte-t-il bien ? Et ils dirent : Bien ; et voici Rachel, sa fille, qui vient avec le bétail. ◊ 7 Et il dit : Voici, il est encore grand jour, il n’est pas temps de rassembler les troupeaux ; abreuvez le bétail, et allez, faites-le paître. ◊ 8 Et ils dirent : Nous ne le pouvons pas, jusqu’à ce que tous les troupeaux soient rassemblés ; alors on roule la pierre de dessus l’ouverture du puits, et nous abreuvons le bétail. ◊ 9 Comme il parlait encore avec eux, Rachel vint avec le bétail qui était à son père ; car elle était bergère. ◊ 10 Et il arriva, quand Jacob vit Rachel, fille de Laban, frère de sa mère, et le bétail de Laban, frère de sa mère, que Jacob s’approcha, et roula la pierre de dessus l’ouverture du puits, et abreuva le bétail de Laban, frère de sa mère. ◊ 11 Et Jacob baisa Rachel, et éleva sa voix, et pleura. ◊ 12 Et Jacob apprit à Rachel qu’il était frère de son père et qu’il était fils de Rebecca ; et elle courut le rapporter à son père. ◊ 13 Et il arriva que, lorsque Laban apprit les nouvelles de Jacob, fils de sa sœur, il courut à sa rencontre, et l’embrassa et le baisa, et le fit entrer dans sa maison ; et [Jacob] raconta à Laban toutes ces choses. ◊ 14 Et Laban lui dit : Certes, tu es mon os et ma chair. Et il demeura avec lui un mois de temps.
◊ 15 Et Laban dit à Jacob : Parce que tu es mon frère, me serviras-tu pour rien ? Dis-moi quel sera ton salaire ? ◊ 16 Or Laban avait deux filles ; le nom de l’aînée était Léa, et le nom de la plus jeune, Rachel. ◊ 17 Et Léa avait les yeux délicats ; mais Rachel était belle de taille et belle de visage. ◊ 18 Et Jacob aimait Rachel, et il dit : Je te servirai sept ans pour Rachel, ta plus jeune fille. ◊ 19 Et Laban dit : Mieux vaut que je te la donne que de la donner à un autre homme ; demeure avec moi. ◊ 20 Et Jacob servit pour Rachel sept années ; et elles furent à ses yeux comme peu de jours, parce qu’il l’aimait.
◊ 21 Et Jacob dit à Laban : Donne-moi ma femme ; car mes jours sont accomplis, et je viendrai vers elle. ◊ 22 Et Laban rassembla tous les gens du lieu, et fit un festin. ◊ 23 Et il arriva, le soir, qu’il prit Léa, sa fille, et la lui amena ; et il vint vers elle. ◊ 24 Et Laban donna Zilpa, sa servante, à Léa, sa fille, pour servante. ◊ 25 Et il arriva, au matin, que voici, c’était Léa. Et il dit à Laban : Que m’as-tu fait ? N’est-ce pas pour Rachel que je t’ai servi ? et pourquoi m’as-tu trompé ? ◊ 26 Et Laban dit : On ne fait pas ainsi, dans notre lieu, de donner la plus jeune avant l’aînée. ◊ 27 Accomplis la semaine de celle-ci, et nous te donnerons aussi celle-là, pour le service que tu feras chez moi encore sept autres années. ◊ 28 Et Jacob fit ainsi, et il accomplit la semaine de celle-ci. Et [Laban] lui donna Rachel, sa fille, pour femme. ◊ 29 Et Laban donna Bilha, sa servante, à Rachel, sa fille, pour servante. ◊ 30 Et il vint aussi vers Rachel ; et il aima aussi Rachel plus que Léa. Et il servit Laban encore sept autres années.
◊ 31 Et l’Éternel vit que Léa était haïe, et il ouvrit sa matrice ; mais Rachel était stérile. ◊ 32 Et Léa conçut, et enfanta un fils, et elle appela son nom Ruben, car elle dit : Parce que l’Éternel a regardé mon affliction ; car maintenant mon mari m’aimera. ◊ 33 Et elle conçut encore, et enfanta un fils, et dit : Parce que l’Éternel a entendu que j’étais haïe, il m’a donné aussi celui-ci ; et elle appela son nom Siméon. ◊ 34 Et elle conçut encore, et enfanta un fils, et dit : Maintenant, cette fois, mon mari s’attachera à moi, car je lui ai enfanté trois fils ; c’est pourquoi on appela son nom Lévi. ◊ 35 Et elle conçut encore, et enfanta un fils, et dit : Cette fois, je louerai l’Éternel ; c’est pourquoi elle appela son nom Juda ; et elle cessa d’enfanter.
30 ◊ 1 Et Rachel vit qu’elle ne donnait pas d’enfants à Jacob, et Rachel fut jalouse de sa sœur, et dit à Jacob : Donne-moi des fils, sinon je meurs. ◊ 2 Et la colère de Jacob s’enflamma contre Rachel, et il dit : Suis-je à la place de Dieu, qui t’a refusé le fruit du ventre ? ◊ 3 Et elle dit : Voici ma servante Bilha : va vers elle ; et elle enfantera sur mes genoux, et moi aussi j’aurai des enfants par elle. ◊ 4 Et elle lui donna Bilha, sa servante, pour femme ; et Jacob vint vers elle. ◊ 5 Et Bilha conçut, et enfanta un fils à Jacob. ◊ 6 Et Rachel dit : Dieu m’a fait justice, et il a aussi entendu ma voix, et m’a donné un fils ; c’est pourquoi elle appela son nom Dan. ◊ 7 Et Bilha, servante de Rachel, conçut encore, et enfanta un second fils à Jacob. ◊ 8 Et Rachel dit : J’ai soutenu des luttes de Dieu avec ma sœur, aussi je l’ai emporté. Et elle appela son nom Nephthali.
◊ 9 Et Léa vit qu’elle avait cessé d’enfanter, et elle prit Zilpa, sa servante, et la donna pour femme à Jacob. ◊ 10 Et Zilpa, servante de Léa, enfanta un fils à Jacob. ◊ 11 Et Léa dit : La bonne fortune vient. Et elle appela son nom Gad. ◊ 12 Et Zilpa, servante de Léa, enfanta un second fils à Jacob. ◊ 13 Et Léa dit : Pour mon bonheur ! car les filles me diront bienheureuse. Et elle appela son nom Aser.
◊ 14 Et Ruben sortit aux jours de la moisson du froment, et il trouva des mandragores dans les champs, et les apporta à Léa, sa mère. Et Rachel dit à Léa : Donne-moi, je te prie, des mandragores de ton fils. ◊ 15 Et elle lui dit : Est-ce peu de chose que tu m’aies pris mon mari, et tu prends aussi les mandragores de mon fils ! Et Rachel dit : Eh bien, il couchera avec toi cette nuit pour les mandragores de ton fils. ◊ 16 Et Jacob vint des champs sur le soir, et Léa sortit à sa rencontre, et dit : C’est vers moi que tu viendras, car je t’ai loué pour les mandragores de mon fils. Et il coucha avec elle cette nuit-là. ◊ 17 Et Dieu entendit Léa, et elle conçut, et enfanta à Jacob un cinquième fils. ◊ 18 Et Léa dit : Dieu m’a donné mon salaire, parce que j’ai donné ma servante à mon mari. Et elle appela son nom Issacar. ◊ 19 Et Léa conçut encore, et enfanta à Jacob un sixième fils. ◊ 20 Et Léa dit : Dieu m’a fait un beau don ; cette fois mon mari habitera avec moi, car je lui ai enfanté six fils. Et elle appela son nom Zabulon. ◊ 21 Et après, elle enfanta une fille, et appela son nom Dina.
◊ 22 Et Dieu se souvint de Rachel ; et Dieu l’écouta et ouvrit sa matrice. ◊ 23 Et elle conçut, et enfanta un fils, et dit : Dieu a ôté mon opprobre. ◊ 24 Et elle appela son nom Joseph, en disant : Que l’Éternel m’ajoute un autre fils !
◊ 25 Et il arriva, quand Rachel eut enfanté Joseph, que Jacob dit à Laban : Renvoie-moi, et j’irai dans mon lieu et dans mon pays. ◊ 26 Donne-moi mes femmes pour lesquelles je t’ai servi, et mes enfants, et je m’en irai ; car tu sais quel a été le service que je t’ai rendu. ◊ 27 Et Laban lui dit : [Écoute], si au moins j’ai trouvé grâce à tes yeux ! J’ai aperçu que l’Éternel m’a béni à cause de toi. ◊ 28 Et il dit : Fixe-moi ton salaire, et je te le donnerai. ◊ 29 Et il lui dit : Tu sais comment je t’ai servi, et ce qu’est devenu ton troupeau avec moi ; ◊ 30 car ce que tu avais avant moi était peu de chose, et s’est accru et est devenu une multitude ; et l’Éternel t’a béni depuis que je suis venu. Et maintenant, quand travaillerai-je, moi aussi, pour ma maison ? ◊ 31 Et [Laban] dit : Que te donnerai-je ? Et Jacob dit : Tu ne me donneras rien. Si tu veux faire ceci pour moi, je paîtrai encore ton bétail, [et] je le garderai : ◊ 32 je passerai aujourd’hui par tout ton bétail, j’en ôterai toute bête marquetée et tachetée, et tous les agneaux foncés, et ce qui est tacheté et marqueté parmi les chèvres ; et ce sera là mon salaire. ◊ 33 Et ma justice répondra pour moi désormais, quand elle viendra devant toi pour mon salaire ; tout ce qui ne sera pas marqueté et tacheté parmi les chèvres, et foncé parmi les agneaux, auprès de moi, sera tenu pour volé. ◊ 34 Et Laban dit : Voici, qu’il en soit selon ta parole. ◊ 35 Et il ôta ce jour-là les boucs rayés et tachetés, et toutes les chèvres marquetées et tachetées, toutes celles qui avaient du blanc, et tout ce qui était foncé parmi les agneaux, et il les remit entre les mains de ses fils. ◊ 36 Et il mit trois journées de chemin entre lui et Jacob ; et Jacob paissait le reste du bétail de Laban. ◊ 37 — Et Jacob prit des branches fraîches de peuplier blanc, de coudrier, et d’érable, et y pela des raies blanches, mettant à nu le blanc qui était aux branches. ◊ 38 Et il plaça les branches, qu’il avait pelées, devant le bétail dans les auges, dans les abreuvoirs où le bétail venait boire ; et le bétail entrait en chaleur lorsqu’il venait boire ; ◊ 39 le bétail entrait en chaleur devant les branches, et il faisait des petits, rayés, marquetés, et tachetés. ◊ 40 Et Jacob sépara les agneaux, et tourna la face du troupeau vers ce qui était rayé et tout ce qui était foncé dans le bétail de Laban ; et il mit ses troupeaux à part, et ne les mit pas auprès du bétail de Laban. ◊ 41 Et il arrivait que toutes les fois que les bêtes vigoureuses entraient en chaleur, Jacob mettait les branches dans les auges, devant les yeux du bétail, afin qu’elles entrassent en chaleur en face des branches. ◊ 42 Mais quand les bêtes étaient chétives, il ne les mettait pas ; et les chétives étaient à Laban, et les vigoureuses à Jacob. ◊ 43 Et l’homme s’accrut extrêmement, et eut un bétail nombreux, et des servantes et des serviteurs, et des chameaux et des ânes.
31 ◊ 1 Et il entendit les paroles des fils de Laban, qui disaient : Jacob a pris tout ce qui était à notre père ; et c’est avec ce qui était à notre père qu’il s’est fait toute cette gloire. ◊ 2 Et Jacob regarda le visage de Laban ; et voici, il n’était pas envers lui comme auparavant. ◊ 3 Et l’Éternel dit à Jacob : Retourne au pays de tes pères et vers ta parenté, et je serai avec toi. ◊ 4 Et Jacob envoya, et appela Rachel et Léa aux champs, vers son troupeau ; ◊ 5 et il leur dit : Je vois le visage de votre père, qu’il n’est pas envers moi comme auparavant ; mais le Dieu de mon père a été avec moi. ◊ 6 Et vous savez vous-mêmes que j’ai servi votre père de toute ma force. ◊ 7 Et votre père s’est moqué de moi, et a changé dix fois mon salaire ; mais Dieu ne lui a pas permis de me faire du mal. ◊ 8 S’il disait ainsi : Les marquetés seront ton salaire, alors tout le bétail faisait des marquetés. Et s’il disait ainsi : Les rayés seront ton salaire, alors tout le bétail faisait des rayés. ◊ 9 Et Dieu a ôté le troupeau de votre père et me l’a donné. ◊ 10 Et il arriva, au temps où le bétail entrait en chaleur, que je levai mes yeux, et je vis en songe, et voici, les boucs qui couvraient le menu bétail étaient rayés, marquetés, et picotés de blanc. ◊ 11 Et l’Ange de Dieu me dit en songe : Jacob ! Et je dis : Me voici. ◊ 12 Et il dit : Lève tes yeux, et vois : tous les boucs qui couvrent le menu bétail sont rayés, marquetés, et picotés de blanc ; car j’ai vu tout ce que t’a fait Laban. ◊ 13 Je suis le *Dieu de Béthel, où tu oignis une stèle, où tu me fis un vœu. Maintenant, lève-toi, sors de ce pays, et retourne au pays de ta parenté. ◊ 14 Et Rachel et Léa répondirent et lui dirent : Avons-nous encore une portion et un héritage dans la maison de notre père ? ◊ 15 N’avons-nous pas été réputées par lui des étrangères ? car il nous a vendues, et a même toujours mangé notre argent. ◊ 16 Car toutes les richesses que Dieu a ôtées à notre père sont à nous et à nos enfants. Et maintenant, fais tout ce que Dieu t’a dit.
◊ 17 Et Jacob se leva, et fit monter ses fils et ses femmes sur les chameaux ; ◊ 18 et il emmena tous ses troupeaux et tout son bien qu’il avait acquis, les troupeaux qu’il possédait, qu’il avait acquis à Paddan-Aram, pour aller vers Isaac, son père, au pays de Canaan. ◊ 19 Et Laban était allé tondre son menu bétail, et Rachel vola les théraphim qui étaient à son père. ◊ 20 Et Jacob trompa Laban, l’Araméen, car il ne lui apprit pas qu’il s’enfuyait. ◊ 21 Et il s’enfuit, lui, et tout ce qui était à lui ; et il se leva, et passa le fleuve, et dressa sa face vers la montagne de Galaad.
◊ 22 Et le troisième jour on rapporta à Laban que Jacob s’était enfui. ◊ 23 Et il prit ses frères avec lui, et le poursuivit le chemin de sept jours, et l’atteignit à la montagne de Galaad. ◊ 24 Et Dieu vint vers Laban, l’Araméen, dans un songe, la nuit, et lui dit : Garde-toi de parler à Jacob, ni en bien, ni en mal. ◊ 25 Et Laban atteignit Jacob ; et Jacob avait dressé sa tente sur la montagne ; et Laban dressa [la sienne] avec ses frères, sur la montagne de Galaad. ◊ 26 Et Laban dit à Jacob : Qu’as-tu fait de m’avoir trompé, et d’avoir emmené mes filles comme des captives de guerre. ◊ 27 Pourquoi t’es-tu enfui en cachette, et t’es-tu dérobé d’avec moi, et ne m’as-tu pas averti ? Et je t’eusse renvoyé avec joie, et avec des chants, avec le tambourin et avec la harpe. ◊ 28 Et tu ne m’as pas laissé baiser mes fils et mes filles ; en cela, tu as agi follement. ◊ 29 J’ai en ma main le pouvoir de vous faire du mal ; mais le Dieu de votre père m’a parlé la nuit passée, disant : Garde-toi de parler à Jacob, ni en bien, ni en mal. ◊ 30 Et maintenant que tu t’en es allé, parce que tu languissais tant après la maison de ton père, pourquoi as-tu volé mes dieux ? ◊ 31 Et Jacob répondit et dit à Laban : Parce que j’ai craint ; car j’ai dit : De peur que tu ne me ravisses tes filles. ◊ 32 Qu’il ne vive pas, celui auprès de qui tu trouveras tes dieux ! Devant nos frères reconnais ce qui est à toi chez moi, et prends-le. Or Jacob ne savait pas que Rachel les avait volés. ◊ 33 Et Laban entra dans la tente de Jacob, et dans la tente de Léa, et dans la tente des deux servantes, et ne trouva [rien] ; et il sortit de la tente de Léa, et entra dans la tente de Rachel. ◊ 34 Or Rachel avait pris les théraphim, et les avait mis dans le bât du chameau, et s’était assise dessus ; et Laban fouilla toute la tente, et ne trouva [rien]. ◊ 35 Et elle dit à son père : Que mon seigneur ne voie pas d’un œil irrité que je ne puis me lever devant toi, car j’ai ce que les femmes ont coutume d’avoir. Et il chercha, mais il ne trouva pas les théraphim. ◊ 36 Et Jacob se mit en colère, et querella Laban ; et Jacob répondit et dit à Laban : Quelle est ma faute, quel est mon péché, que tu m’aies poursuivi avec ardeur ? ◊ 37 Quand tu as fouillé tous mes effets, qu’as-tu trouvé de tous les effets de ta maison ? Mets-le ici devant mes frères et tes frères, et qu’ils jugent entre nous deux. ◊ 38 Ces vingt années j’ai été avec toi ; tes brebis et tes chèvres n’ont pas avorté, et je n’ai pas mangé les béliers de ton troupeau. ◊ 39 Ce qui a été déchiré, je ne te l’ai pas rapporté ; moi j’ai dû en souffrir la perte ; tu as redemandé de ma main ce qui m’avait été volé de jour et ce qui m’avait été volé de nuit. ◊ 40 J’en étais là, que, de jour, la sécheresse me dévorait, et de nuit, la gelée ; et mon sommeil fuyait mes yeux. ◊ 41 Ces vingt années j’ai été dans ta maison ; je t’ai servi quatorze ans pour tes deux filles, et six ans pour ton menu bétail, et tu as changé dix fois mon salaire. ◊ 42 Si le Dieu de mon père, le Dieu d’Abraham et la frayeur d’Isaac, n’eût été pour moi, certes, tu m’eusses maintenant renvoyé à vide. Dieu a vu mon affliction et le labeur de mes mains, et il t’a repris la nuit passée. ◊ 43 Et Laban répondit et dit à Jacob : Les filles sont mes filles, et les fils sont mes fils, et le bétail est mon bétail, et tout ce que tu vois est à moi ! Et que ferais-je aujourd’hui à celles-ci, mes filles, ou à leurs fils qu’elles ont enfantés ? ◊ 44 Et maintenant, viens, nous ferons une alliance, moi et toi ; et elle sera en témoignage entre moi et toi.
◊ 45 Et Jacob prit une pierre, et la dressa en stèle. ◊ 46 Et Jacob dit à ses frères : Amassez des pierres. Et ils prirent des pierres, et en firent un monceau ; et ils mangèrent là sur le monceau. ◊ 47 Et Laban l’appela Jegar-Sahadutha, et Jacob l’appela Galhed. ◊ 48 Et Laban dit : Ce monceau est aujourd’hui témoin entre moi et toi. C’est pourquoi il appela son nom Galhed, ◊ 49 et Mitspa, parce qu’il dit : Que l’Éternel veille entre moi et toi, quand nous serons cachés l’un à l’autre. ◊ 50 Si tu maltraites mes filles, et si tu prends des femmes outre mes filles (il n’y a aucun homme avec nous), regarde, Dieu est témoin entre moi et toi. ◊ 51 Et Laban dit à Jacob : Voici ce monceau, et voici la stèle que j’ai élevée entre moi et toi ; ◊ 52 ce monceau sera témoin, et la stèle sera témoin, que moi je ne passerai point ce monceau [pour aller] vers toi, et que toi, tu ne passeras point ce monceau et cette stèle [pour venir] vers moi, pour [faire] du mal. ◊ 53 Que le Dieu d’Abraham et le Dieu de Nakhor, le Dieu de leur père, juge entre nous. Et Jacob jura par la frayeur de son père Isaac. ◊ 54 Et Jacob offrit un sacrifice sur la montagne et invita ses frères à manger le pain : et ils mangèrent le pain, et passèrent la nuit sur la montagne.
◊ 55 Et Laban se leva de bon matin, et il baisa ses fils et ses filles, et les bénit ; et Laban s’en alla, et retourna en son lieu.
Luc
7 ◊ 1 Or, quand il eut achevé tous ses discours, le peuple l’entendant, il entra dans Capernaüm. ◊ 2 Et l’esclave d’un certain centurion, à qui il était fort cher, était malade et s’en allait mourir. ◊ 3 Et ayant ouï parler de Jésus, il envoya vers lui des anciens des Juifs, le priant de venir sauver son esclave. ◊ 4 Et étant venus à Jésus, ils le priaient instamment, disant : Il est digne que tu lui accordes cela, ◊ 5 car il aime notre nation et nous a lui-même bâti la synagogue. ◊ 6 Et Jésus alla avec eux. Et déjà comme il n’était plus guère loin de la maison, le centurion envoya des amis vers lui, lui disant : Seigneur, ne te donne pas de fatigue, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ; ◊ 7 c’est pourquoi je ne me suis pas cru digne moi-même non plus d’aller vers toi ; mais dis une parole et mon serviteur sera guéri. ◊ 8 Car moi aussi, je suis un homme placé sous l’autorité [d’autrui], ayant sous moi des soldats ; et je dis à l’un : Va, et il va ; et à un autre : Viens, et il vient ; et à mon esclave : Fais cela, et il le fait. ◊ 9 Et Jésus, ayant entendu ces choses, l’admira ; et se tournant vers la foule qui le suivait, il dit : Je vous dis que je n’ai pas trouvé, même en Israël, une si grande foi. ◊ 10 Et ceux qui avaient été envoyés, s’en étant retournés à la maison, trouvèrent bien portant l’esclave malade.
◊ 11 Et le jour suivant, il arriva que [Jésus] allait à une ville appelée Naïn, et plusieurs de ses disciples et une grande foule allaient avec lui. ◊ 12 Et comme il approchait de la porte de la ville, voici, on portait dehors un mort, fils unique de sa mère, et elle était veuve ; et une foule considérable de la ville était avec elle. ◊ 13 Et le Seigneur, la voyant, fut ému de compassion envers elle et lui dit : Ne pleure pas. ◊ 14 Et s’approchant, il toucha la bière ; et ceux qui la portaient s’arrêtèrent ; et il dit : Jeune homme, je te dis, lève-toi. ◊ 15 Et le mort se leva sur son séant, et commença à parler ; et il le donna à sa mère. ◊ 16 Et ils furent tous saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu, disant : Un grand prophète a été suscité parmi nous, et Dieu a visité son peuple. ◊ 17 Et le bruit de ce fait se répandit à son sujet dans toute la Judée et dans tout le pays d’alentour.
◊ 18 Et les disciples de Jean lui rapportèrent toutes ces choses. ◊ 19 Et ayant appelé deux de ses disciples, Jean les envoya vers Jésus, disant : Es-tu celui qui vient, ou devons-nous en attendre un autre ? ◊ 20 Et les hommes, étant venus à lui, dirent : Jean le baptiseur nous a envoyés auprès de toi, disant : Es-tu celui qui vient, ou devons-nous en attendre un autre ? ◊ 21 (En cette heure-là, il guérit plusieurs personnes de maladies et de fléaux et de mauvais esprits, et il donna la vue à plusieurs aveugles.) ◊ 22 Et Jésus, répondant, leur dit : Allez, et rapportez à Jean les choses que vous avez vues et entendues : que les aveugles recouvrent la vue, que les boiteux marchent, que les lépreux sont rendus nets, que les sourds entendent, que les morts ressuscitent, et que l’évangile est annoncé aux pauvres. ◊ 23 Et bienheureux est quiconque n’aura pas été scandalisé en moi.
◊ 24 Et lorsque les messagers de Jean s’en furent allés, il se mit à dire de Jean aux foules : Qu’êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité par le vent ? ◊ 25 Mais qu’êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu de vêtements précieux ? Voici, ceux qui sont vêtus magnifiquement et qui vivent dans les délices, sont dans les palais des rois. ◊ 26 Mais qu’êtes-vous allés voir ? Un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète. ◊ 27 C’est ici celui dont il est écrit : « Voici, j’envoie mon messager devant ta face, lequel préparera ton chemin devant toi » ; ◊ 28 car je vous dis : Parmi ceux qui sont nés de femme, il n’y a aucun prophète plus grand que Jean le baptiseur ; mais le moindre dans le royaume de Dieu est plus grand que lui. ◊ 29 (Et tout le peuple qui entendait cela, et les publicains, justifiaient Dieu, ayant été baptisés du baptême de Jean ; ◊ 30 mais les pharisiens et les docteurs de la loi rejetaient contre eux-mêmes le conseil de Dieu, n’ayant pas été baptisés par lui.) ◊ 31 À qui donc comparerai-je les hommes de cette génération, et à qui ressemblent-ils ? ◊ 32 Ils sont semblables à des petits enfants qui sont assis au marché et qui crient les uns aux autres et disent : Nous vous avons joué de la flûte et vous n’avez pas dansé ; nous vous avons chanté des complaintes et vous n’avez pas pleuré. ◊ 33 Car Jean le baptiseur est venu, ne mangeant pas de pain et ne buvant pas de vin, et vous dites : Il a un démon. ◊ 34 Le fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et vous dites : Voici un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des pécheurs. ◊ 35 Et la sagesse a été justifiée par tous ses enfants.
◊ 36 Et un des pharisiens le pria de manger avec lui. Et entrant dans la maison du pharisien, il se mit à table. ◊ 37 Et voici, une femme dans la ville, qui était une pécheresse, et qui savait qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre [plein] de parfum ; ◊ 38 et se tenant derrière à ses pieds, et pleurant, elle se mit à les arroser de ses larmes, et elle les essuyait avec les cheveux de sa tête, et couvrait ses pieds de baisers, et les oignait avec le parfum. ◊ 39 Et le pharisien qui l’avait convié, voyant cela, dit en lui-même : Celui-ci, s’il était prophète, saurait qui et quelle est cette femme qui le touche, car c’est une pécheresse. ◊ 40 Et Jésus, répondant, lui dit : Simon, j’ai quelque chose à te dire. Et il dit : Maître, dis-le. ◊ 41 Un créancier avait deux débiteurs : l’un lui devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante ; ◊ 42 et comme ils n’avaient pas de quoi payer, il quitta la dette à l’un et à l’autre. Dis donc lequel des deux l’aimera le plus. ◊ 43 Et Simon, répondant, dit : J’estime que c’est celui à qui il a été quitté davantage. Et il lui dit : Tu as jugé justement. ◊ 44 Et se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison ; tu ne m’as pas donné d’eau pour mes pieds, mais elle a arrosé mes pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux. ◊ 45 Tu ne m’as pas donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, n’a pas cessé de couvrir mes pieds de baisers. ◊ 46 Tu n’as pas oint ma tête d’huile, mais elle a oint mes pieds avec un parfum. ◊ 47 C’est pourquoi je te dis : Ses nombreux péchés sont pardonnés, car elle a beaucoup aimé ; mais celui à qui il est peu pardonné, aime peu. ◊ 48 Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés. ◊ 49 Et ceux qui étaient à table avec lui, se mirent à dire en eux-mêmes : Qui est celui-ci qui même pardonne les péchés ? ◊ 50 Et il dit à la femme : Ta foi t’a sauvée, va-t’en en paix.