On peut considérer le chapitre que nous venons de lire comme une digression dans l’histoire de la vie d’Israël au désert, excepté toutefois le court paragraphe touchant celui qui avait profané le sabbat. Il nous transporte dans l’avenir, alors que malgré tous ses péchés et toute sa folie, ses murmures et sa rébellion, Israël possédera la terre de Canaan et offrira des sacrifices de justice et des chants de louange au Dieu de son salut. Nous avons vu Jéhovah passant par-dessus l’incrédulité et la désobéissance (chap. 13 et 14 ), anticipant le plein et final accomplissement de Son dessein éternel, et la réalisation de Ses promesses à Abraham, à Isaac et à Jacob.
Puis le chapitre 16 reprend l’histoire du désert, histoire triste et humiliante quant à l’homme, mais brillante et bénie au point de vue de la patience inépuisable et de la grâce illimitée de Dieu. Ce sont les deux grandes leçons du désert. Nous y apprenons ce qu’est l’homme, mais aussi ce que Dieu est. Les deux choses se lient dans les pages du livre des Nombres. Ainsi, au chapitre 14 , nous avons l’homme et ses voies. Au chapitre 15 , nous avons Dieu et Ses voies. Puis, dans notre chapitre 16 , nous revenons à l’homme et à ses voies. Puissions-nous recueillir une profonde et solide instruction de cette double leçon !
« Et Coré, fils de Jitsehar, fils de Kehath, fils de Lévi, s’éleva dans son esprit, et Dathan et Abiram, fils d’Éliab, et On, fils de Péleth, qui étaient fils de Ruben ; et ils se levèrent devant Moïse, avec deux cent cinquante hommes des fils d’Israël, princes de l’assemblée, hommes appelés au conseil, des hommes de renom. Et ils s’attroupèrent contre Moïse et contre Aaron, et leur dirent : C’en est assez ! Car toute l’assemblée, eux tous sont saints, et l’Éternel est au milieu d’eux ; et pourquoi vous élevez-vous au-dessus de la congrégation de l’Éternel ? » (v. 1-3 ).
Ici nous arrivons à la solennelle histoire de ce que le Saint Esprit, par l’apôtre Jude, appelle « la contradiction de Coré » . La rébellion est attribuée à Coré, parce qu’il en était le chef religieux. Il semble avoir possédé une autorité suffisante pour réunir, autour de lui, un grand nombre d’hommes influents — « des princes ; des hommes appelés au conseil ; des hommes de renom ». En un mot, c’était une rébellion formidable et sérieuse ; et nous ferons bien d’en examiner attentivement la source et le caractère moral.
C’est toujours un moment très critique dans l’histoire d’une assemblée que celui où un esprit de désaffection s’y manifeste ; car, s’il n’est pas réprimé selon Dieu, les plus désastreuses conséquences en résulteront certainement. Il y a, dans chaque assemblée, des éléments d’opposition ; il suffit d’un esprit remuant et dominateur pour agir sur de tels éléments et changer en une flamme dévorante le feu qui couvait en secret. Il y a toujours des centaines et des milliers d’individus prêts à se rallier autour de l’étendard de la révolte, dès qu’il a été déployé, mais qui n’auraient eu ni la force ni le courage de le lever eux-mêmes. Satan ne prendra pas le premier venu comme instrument dans une telle œuvre. Il lui faut un homme rusé, adroit et énergique — un homme qui ait de la puissance morale, de l’influence sur l’esprit de ses semblables, et une volonté de fer pour poursuivre ses projets. Il est certain que Satan revêt de toutes ces choses les hommes qu’il emploie à ses entreprises diaboliques. Quoi qu’il en soit, nous savons, comme un fait assuré, que les grands conducteurs de toutes les révoltes ont généralement été des hommes d’un esprit supérieur, capables de gouverner à leur gré la foule inconstante qui, semblable à l’océan, se laisse soulever par tous les vents d’orage. De tels hommes savent remuer les passions des peuples, afin de s’en servir ensuite. Leur levier le plus efficace pour soulever les masses, c’est la question de leurs droits et de leur liberté. S’ils peuvent seulement réussir à persuader aux peuples que leur liberté est menacée, ou que leurs droits sont enfreints, ils sont sûrs de rassembler autour d’eux un grand nombre d’esprits agités et de causer beaucoup de mal.
Tel fut le cas de Coré et de ses complices. Ils essayèrent de persuader au peuple que Moïse et Aaron agissaient en maîtres avec leurs frères, et portaient atteinte à leurs droits et à leurs privilèges comme membres d’une sainte congrégation, dans laquelle, à leur jugement, tous étaient sur le même niveau, et où l’un avait autant que l’autre le droit d’agir.
« Vous entreprenez trop »[12] . Tel était leur chef d’accusation contre « l’homme le plus doux de toute la terre » . Mais qu’est-ce que Moïse avait pris sur lui-même ? Le plus rapide coup d’œil jeté sur l’histoire de ce bien-aimé serviteur aurait suffi pour convaincre une personne impartiale que, bien loin de s’emparer de dignités ou de responsabilités, il ne s’était montré que trop prêt à les refuser quand elles lui avaient été offertes et à succomber sous leur poids quand elles lui avaient été imposées. En conséquence, celui qui pouvait accuser Moïse de prendre trop sur lui, prouvait simplement qu’il était dans une complète ignorance du véritable esprit et du véritable caractère de cet homme. Assurément celui qui pouvait dire à Josué : « Es-tu jaloux pour moi ? Ah ! que plutôt tout le peuple de l’Éternel fût prophète ; que l’Éternel mît son esprit sur eux ! » n’était pas dans le cas de prendre tout sur lui.
Mais d’un autre côté, si Dieu distingue, appelle et qualifie un homme pour une œuvre — s’Il remplit et approprie un vase pour un service spécial, comment et pourquoi, alors, trouver à redire au don et à la charge conférés par Dieu ? En vérité, rien ne peut être plus absurde. « Un homme ne peut rien recevoir, à moins qu’il ne lui soit donné du ciel » (Jean 3, 27 ). Il est donc complètement inutile, sans cela, qu’un homme quelconque prétende être ou avoir quelque chose ; une telle prétention doit nécessairement aboutir au néant. Tôt ou tard, les ambitieux seront remis à leur place ; et rien ne subsistera que ce qui est de Dieu.
Coré et sa bande disputaient donc contre Dieu ; non contre Moïse et Aaron. Ceux-ci avaient été appelés, par Dieu, à occuper une certaine place, à accomplir une certaine œuvre ; et malheur à eux s’ils s’y étaient refusés, car ce n’était pas eux qui avaient aspiré à la place, ou qui s’étaient chargés de l’œuvre ; ils avaient été consacrés par Dieu. Ceci aurait dû résoudre la question et devait la résoudre pour tous, sauf pour les rebelles turbulents et occupés d’eux-mêmes, qui cherchaient à nuire aux vrais serviteurs de Dieu, dans le but de s’élever eux-mêmes. C’est toujours le cas des promoteurs de séditions et de mécontentements. Leur vrai but est de se rendre importants. Ils parlent hautement et d’une manière très plausible, des droits et des privilèges communs du peuple de Dieu ; mais, en réalité, ils aspirent à une position pour laquelle ils ne sont nullement qualifiés, et à des privilèges auxquels ils n’ont aucun droit.
Au fait la chose est aussi simple que possible. Dieu a-t-Il conféré à quelqu’un une position à occuper, ou une œuvre à faire ? Qui y contredira ? Que chacun donc reconnaisse sa place et la remplisse ; qu’il reconnaisse l’œuvre qui lui a été confiée et qu’il la fasse. C’est la chose la plus insensée du monde que de chercher à occuper la position ou à faire l’œuvre d’un autre. Nous l’avons vu en méditant sur les chapitres 3 et 4 de ce livre . Il faut que cela reste toujours vrai. Coré avait son œuvre, Moïse avait la sienne. Pourquoi l’un portait-il envie à l’autre ? Il serait tout aussi raisonnable d’accuser le soleil, la lune et les étoiles de se donner trop d’importance en brillant dans l’espace qui leur est assigné, que d’accuser un serviteur revêtu des dons de Christ, et qui accepte la responsabilité de leur emploi.
Or ce principe est d’une immense importance dans chaque assemblée, petite ou grande, et en toute circonstance où des chrétiens sont appelés à travailler ensemble. C’est une erreur de supposer que tous les membres du corps de Christ soient appelés à des places de distinction, ou que chaque membre puisse choisir sa place dans le corps. C’est entièrement et absolument l’affaire du décret de Dieu.
Tel est l’enseignement très clair de 1 Corinthiens 12, 14 à 18 : « Car aussi le corps n’est pas un seul membre, mais plusieurs. Si le pied disait : Parce que je ne suis pas main, je ne suis pas du corps, est-ce qu’à cause de cela il n’est pas du corps ?… Si le corps tout entier était œil, où serait l’ouïe ? Si tout était ouïe, où serait l’odorat ? Mais maintenant Dieu a placé les membres — chacun d’eux — dans le corps, comme il l’a voulu ».
Là se trouve la vraie, la seule vraie source du ministère dans l’Église de Dieu — dans le corps de Christ. « Dieu a placé les membres ». Ce n’est pas un homme qui en établit un autre ; encore moins est-ce un homme s’établissant lui-même. Il faut l’établissement divin ou rien ; l’établissement par l’homme n’est rien moins qu’une audacieuse usurpation des droits de Dieu.
Or, en examinant le sujet à la lumière du merveilleux enseignement de 1 Corinthiens 12 , que dirions-nous si les pieds accusaient les mains, ou si les oreilles accusaient les yeux de prendre trop d’importance ? Ne serait-ce pas ridicule au dernier point ?
Il est vrai que ces membres occupent une place distinguée dans le corps ; mais pourquoi ? Parce que Dieu les y a placés « comme il l’a voulu ». Et que font-ils dans cette position distinguée ? L’œuvre que Dieu leur a donnée à faire. Et dans quel but ? Pour le bien du corps entier. Il n’y a pas un seul membre, quelque obscur qu’il soit, qui ne recueille un avantage positif des fonctions bien accomplies par un membre distingué. D’un autre côté, le membre distingué jouit et profite des fonctions bien remplies par le membre le plus obscur. Que les yeux perdent leur puissance de vision, et chaque membre le sentira. Qu’il y ait une perturbation dans les fonctions du membre le plus insignifiant, et le membre le plus honorable souffrira.
Par conséquent, la question n’est pas de savoir si nous prenons beaucoup ou peu sur nous, mais si nous faisons l’œuvre qui nous a été assignée, et si nous occupons notre vraie place. C’est par la coopération énergique de tous les membres, selon la mesure de chaque partie, que s’effectue l’édification de tout le corps. Si cette grande vérité n’est pas saisie et maintenue, l’édification, bien loin d’être produite, sera positivement empêchée ; le Saint Esprit est étouffé et contristé ; les droits souverains de Christ sont niés ; Dieu est déshonoré. Chaque chrétien doit agir d’après ce principe divin, et témoigner contre tout ce qui l’obscurcit ou le nie.
L’introduction d’une profession sans vie dans la maison de Dieu ayant conduit à la ruine du témoignage que Dieu attendait de Son Église, doit être, pour les fidèles, un exemple à éviter et un puissant encouragement pour garder et pour pratiquer la vérité de Dieu, dont l’oubli, l’abandon et la négation ont produit cette ruine.
Le chrétien est toujours solennellement tenu de se soumettre à la pensée révélée de Dieu. Alléguer les circonstances comme une excuse pour faire le mal, ou pour négliger quelque vérité de Dieu, c’est uniquement se jouer de l’autorité divine et faire de Dieu l’auteur de notre désobéissance. Nous avons seulement rappelé ce sujet comme étant lié au chapitre que nous allons continuer à examiner.
Lorsque Moïse, le vrai serviteur de Dieu, entendit les paroles séditieuses de Coré et de sa bande, il « tomba sur sa face ». Nous avons vu en Exode 14 , ce bien-aimé serviteur, prosterné lorsqu’il aurait dû se tenir debout. Mais ici, c’était la chose la meilleure et la plus sûre qu’il pût faire. Il n’y a jamais d’avantage à contester avec les gens mécontents et turbulents ; il vaut beaucoup mieux les laisser entre les mains du Seigneur, car, en réalité, c’est avec Lui qu’ils ont affaire. Si Dieu place un homme dans une certaine position, qu’Il lui donne une certaine œuvre à faire, et que ses semblables lui cherchent querelle à cause de son obéissance à Dieu, alors leur querelle est réellement avec Dieu qui saura la vider selon Sa sagesse. Cette vérité donne un sain calme et une élévation morale au serviteur du Seigneur, toutes les fois que des esprits envieux et remuants s’élèvent contre lui. Il n’est guère possible d’occuper une place distinguée de service, ou d’être employé d’une manière particulière par Dieu, sans rencontrer de temps à autre les attaques de certains hommes volontaires et mécontents, qui ne peuvent pas supporter de voir quelqu’un plus honoré qu’eux-mêmes. Mais le vrai moyen de répondre à de telles gens, c’est de s’incliner dans l’humilité et dans le sentiment de son propre néant, puis de laisser passer sur soi le courant de la révolte.
« Et Moïse l’entendit, et tomba sur sa face ; et il parla à Coré et à toute son assemblée, disant : Demain, l’Éternel fera connaître (non pas Moïse donnera à connaître) qui est à lui, et qui est saint, et il le fera approcher de lui ; et celui qu’il a choisi , il le fera approcher de lui. Faites ceci : Prenez des encensoirs, Coré et toute son assemblée ; et demain, mettez-y du feu et placez de l’encens dessus, devant l’Éternel ; et il arrivera que l’homme que l’Éternel aura choisi , celui-là sera saint. C’en est assez, fils de Lévi ! » (v. 4-7 ).
C’était placer l’affaire en de bonnes mains. Moïse met en première ligne les droits souverains de Jéhovah. « L’Éternel fera connaître » et « l’Éternel choisira ». Il ne dit pas un seul mot sur lui-même ou sur Aaron. Toute la question repose sur la nomination et sur le choix, faits par l’Éternel. Les deux cent cinquante rebelles sont placés face à face avec le Dieu vivant. Ils sont appelés à paraître en Sa présence avec leurs encensoirs en leurs mains, afin que toute l’affaire soit examinée et définitivement résolue devant ce grand tribunal après lequel il ne peut pas y avoir d’appel. Il n’aurait évidemment servi de rien que Moïse et Aaron eussent prononcé un jugement, puisqu’ils étaient eux-mêmes mis en cause. Mais Moïse désirait que toutes les parties fussent citées devant Dieu pour y juger et vider le différend.
C’était la vraie humilité, la vraie sagesse. Il est toujours bon, quand les gens recherchent une position, de la leur laisser occuper, au contentement de leur cœur ; car assurément la place même à laquelle ils ont follement aspiré sera le théâtre de leur défaite et de leur confusion. On peut voir quelquefois des hommes porter envie à d’autres dans une certaine sphère d’activité, et aspirer à l’occuper eux-mêmes. Qu’ils l’essayent ; et ils sont sûrs de tomber à la fin, et de se retirer couverts de honte et de confusion. Le Seigneur les confondra certainement tous. Le mieux, pour ceux qui sont en butte à des attaques envieuses, sera toujours de tomber sur leur face devant Dieu, et de Lui laisser le soin de résoudre la question avec les mécontents.
« Et Moïse dit à Coré : Écoutez, fils de Lévi : Est-ce peu de chose pour vous que le Dieu d’Israël vous ait séparés de l’assemblée d’Israël, en vous faisant approcher de lui pour faire le service du tabernacle de l’Éternel, et pour vous tenir devant l’assemblée afin de la servir — qu’il t’ait fait approcher, toi et tous tes frères, les fils de Lévi, avec toi,… que vous recherchiez aussi la sacrificature ? C’est pourquoi, toi et toute ton assemblée, vous vous êtes rassemblés contre l’Éternel ; et Aaron, qui est-il, que vous murmuriez contre lui ? » (v. 8-11 ).
Ici nous sommes conduits à la véritable cause de cette terrible conspiration. Nous voyons l’homme qui l’a provoquée, et l’objet qu’il désirait. Moïse s’adresse à Coré et l’accuse d’aspirer à la sacrificature. Il est important que le lecteur saisisse clairement ce point, selon l’enseignement de l’Écriture. Il faut qu’il voie ce qu’était Coré — ce qu’était son œuvre — et quel était l’objet de sa turbulente ambition. Il faut qu’il voie toutes ces choses, s’il veut comprendre la vraie force et le vrai sens de cette expression de Jude : « la contradiction de Coré » .
Qu’était donc Coré ? C’était un Lévite qui, comme tel, était appelé à servir et à enseigner : « Ils enseigneront tes ordonnances à Jacob et ta loi à Israël » (Deut. 33, 10 ). Le Dieu d’Israël vous a fait « approcher de lui pour faire le service du tabernacle de l’Éternel, et pour vous tenir devant l’assemblée afin de la servir ». Tel était Coré, et telle était sa sphère d’activité. Mais à quoi aspirait-il ? À la sacrificature . Et vous rechercheriez aussi la sacrificature ?
Or un observateur superficiel pourrait ne pas remarquer que Coré recherchait quelque chose pour lui-même. Il semblait défendre les droits de toute l’assemblée. Mais Moïse, par l’Esprit de Dieu, démasque cet homme et montre que, sous ce prétexte plausible, il recherchait audacieusement la sacrificature pour lui-même. Il est bon de remarquer ceci. On verra généralement que ceux qui parlent bien haut des libertés, des droits et des privilèges du peuple de Dieu, cherchent en réalité leur propre élévation et leur propre avantage. Non contents de faire leur propre œuvre, ils cherchent une place qui ne leur convient pas. Cela n’est pas toujours visible ; mais il est sûr que Dieu le manifestera tôt ou tard. Rien n’est plus méprisable, dans l’assemblée, que de chercher une place pour soi-même. Cela doit inévitablement finir par le désappointement et la confusion. La grande chose pour chacun, c’est d’être trouvé occupant sa place assignée et faisant son œuvre déterminée ; plus cela se fera humblement, tranquillement et simplement, mieux cela vaudra.
Or Coré n’avait pas appris ce principe simple mais salutaire. Mécontent de sa position et de son service divinement assignés, il aspirait à quelque chose qui ne lui appartenait point du tout. Il aspirait à être sacrificateur. Son péché était celui de la rébellion contre le souverain sacrificateur de Dieu. C’était « la contradiction de Coré ».
Ce fait de l’histoire de Coré n’étant généralement pas compris, on accuse de son péché tous ceux qui cherchent à exercer un don quelconque qui leur aurait été conféré par le Chef de l’Église. Un tel jugement est totalement dénué de fondement. Prenez, par exemple, un homme auquel Christ a manifestement conféré le don d’évangélisation. Devons-nous le supposer coupable du péché de Coré parce qu’en vertu du don et de la mission de Dieu, il s’en va prêcher l’évangile ? Doit-il prêcher ou ne le doit-il pas ? Le don de Dieu et Son appel sont-ils suffisants ? Agit-il en rebelle celui qui prêche l’évangile, dans de telles conditions ?
Il en est de même pour ce qui regarde le pasteur ou le docteur. Est-il coupable du péché de Coré, en exerçant le don spécial qu’il a reçu du Chef de l’Église ? Le don de Christ ne fait-il pas un homme ministre ? Que lui manque-t-il pour servir ? N’est-il pas clair pour tout esprit sans préventions — pour quiconque se laisse enseigner par l’Écriture — que la possession d’un don, octroyé d’en haut, suffit seule pour faire d’un homme un ministre ? N’est-il pas également évident que, quoique un homme ait tout ce qu’il est possible d’avoir sans ce don de la part du Chef de l’Église, il n’est pas ministre ? Nous avouons ne pas comprendre comment on peut élever des doutes sur des questions aussi claires.
Nous parlons, qu’on s’en souvienne, des dons spéciaux pour le service dans l’Église [13] . Sans doute chaque membre du corps de Christ a quelque ministère à remplir, quelque œuvre à faire. Ceci est compris par tout chrétien intelligent. Il est bien évident que l’édification du corps n’est pas seulement le fruit de l’action de quelques dons éminents, mais aussi de l’opération de tous les membres dans leurs positions respectives, comme nous le lisons en Éphésiens 4, 15 et 16 : « Mais que, étant vrais dans l’amour, nous croissions en toutes choses jusqu’à lui qui est le chef, le Christ ; duquel tout le corps, bien ajusté et lié ensemble par chaque jointure du fournissement , produit, selon l’opération de chaque partie dans sa mesure, l’accroissement du corps pour l’édification de lui-même en amour ».
Tout cela est aussi clair que l’Écriture peut le rendre. Mais quant aux dons spéciaux, tels que l’évangéliste, le pasteur, le prophète ou le docteur, Christ seul est celui qui les donne. La seule et unique possession des dons conférés à de tels hommes, en fait des ministres (Éph. 4, 11, 12 ; 1 Cor. 12, 11 ). D’un autre côté, toute l’éducation et toutes les institutions humaines, sous le soleil, ne pourraient pas faire d’un homme un évangéliste, un pasteur ou un docteur, à moins qu’il n’ait reçu, de la Tête de l’Église, un don spécial et positif. Nous croyons en avoir assez dit pour prouver au lecteur que c’est une très grave erreur que d’accuser des hommes de l’affreux péché de Coré, parce qu’ils exercent librement des dons qui leur ont été départis par le grand Chef de l’Église. Au fait, ils pécheraient gravement en ne les exerçant pas.
Or il existe une différence capitale entre le ministère (ou le service) et la sacrificature. Coré n’aspirait pas à devenir ministre ; il l’était. Il aspirait à devenir sacrificateur ; et il ne pouvait pas l’être. La sacrificature était dévolue à Aaron et à sa famille ; ç’aurait été, de la part de n’importe qui, en dehors de cette famille, une téméraire usurpation que de vouloir offrir des sacrifices, ou accomplir quelque autre fonction sacerdotale. Or Aaron était un type de notre grand souverain Sacrificateur qui est monté dans les cieux — Jésus, Fils de Dieu. Les cieux sont la sphère de Son ministère. « Si donc il était sur la terre, il ne serait pas sacrificateur » (Héb. 8, 4 ). « Notre Seigneur a surgi de Juda, tribu à l’égard de laquelle Moïse n’a rien dit concernant des sacrificateurs » (Héb. 7, 14 ). Il n’y a pas de sacrificature sur la terre, maintenant, sauf dans ce sens que tous les croyants sont sacrificateurs. Ainsi nous lisons dans Pierre : « Mais vous, vous êtes une race élue, une sacrificature royale » (première épître, chap. 2, 9 ). Tout chrétien est sacrificateur selon le sens de cette expression. Le plus faible croyant, dans l’Église de Dieu, est aussi bien sacrificateur que Paul l’était. Ce n’est pas une question de capacité ou de puissance spirituelles, mais purement de position. Tous les croyants sont des sacrificateurs et sont appelés, comme tels, à offrir des sacrifices spirituels, selon Hébreux 13, 15 et 16 : « Offrons donc, par lui, sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges , c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom. Mais n’oubliez pas la bienfaisance, et de faire part de vos biens, car Dieu prend plaisir à de tels sacrifices ».
Telle est la sacrificature chrétienne. Le lecteur est prié de remarquer soigneusement que, aspirer à quelque forme de sacrificature autre que celle-là — se charger de quelque autre prétendue fonction sacerdotale — établir une autre caste quelconque de sacrificateurs — séparer une caste sacerdotale, ou mettre à part un certain nombre d’hommes consacrés pour agir en faveur de leurs semblables, ou pour accomplir, à leur place , un culte ou tout autre service sacerdotal devant Dieu — c’est, en principe, exactement le péché de Coré. Nous ne parlons que du principe, et non des personnes. Le germe du péché est là, aussi distinct que possible. Le fruit ne manquera pas d’arriver à sa pleine maturité.
Le lecteur ne saurait être trop simple en étudiant tout ce sujet. Il est, nous pouvons le dire, d’une importance capitale en ce moment, et doit être examiné à la seule lumière des Saintes Écritures ; nullement sous l’influence de la tradition, ou de l’histoire ecclésiastique. « Quels sont aujourd’hui les vrais coupables du péché de Coré ? Ceux qui cherchent à exercer un don, quel qu’il soit, conféré à eux par la Tête de l’Église, ou bien ceux qui exercent un ministère ou qui s’attribuent un office sacerdotal, dépendant uniquement de Christ Lui-même ? ». Cette solennelle question ne doit être posée et résolue qu’à la lumière de la Parole. Puissions-nous l’examiner avec calme en la présence de Dieu et demeurer fidèles à Celui qui n’est pas seulement un Sauveur clément, mais notre souverain Seigneur !
Le reste du chapitre offre une peinture très saisissante du jugement de Dieu exécuté sur Coré et sur les siens. L’Éternel résout bien vite la question soulevée par ces hommes rebelles. Le récit seul en est effrayant au-delà de toute expression. Que doit donc avoir été le fait lui-même ? La terre ouvrit sa bouche et engloutit les trois principaux meneurs de la rébellion ; et le feu de l’Éternel descendit et consuma les deux cent cinquante hommes qui entreprirent d’offrir de l’encens (v. 35 ).
« Et Moïse dit : À ceci vous connaîtrez que l’Éternel m’a envoyé pour faire toutes ces œuvres, car elles ne sont pas sorties de mon cœur : si ceux-là meurent selon la mort de tout homme, et s’ils sont visités de la visitation de tout homme, l’Éternel ne m’a pas envoyé ; mais si l’Éternel crée une chose nouvelle, et que le sol ouvre sa bouche et les engloutisse avec tout ce qui est à eux, et qu’ils descendent vivants dans le shéol, alors vous saurez que ces hommes ont méprisé l’Éternel » (v. 28-30 ).
Moïse pose ainsi la question uniquement entre l’Éternel et les rebelles. Il peut en appeler à Dieu, et laisser tout entre Ses mains. C’est le vrai secret de la puissance morale. L’homme qui ne se recherche pas lui-même — qui n’a d’autre but ou d’autre objet que la gloire de Dieu, peut attendre avec confiance l’issue de toute difficulté. Mais, pour cela, son œil doit être simple, son cœur intègre, ses intentions pures. Les fausses prétentions, l’envie et la présomption, ne peuvent plus subsister lorsque la terre ouvre sa bouche et que le feu de l’Éternel dévore tout alentour. Il est aisé de faire le fanfaron, de se vanter et d’employer de grands mots, lorsque tout est en repos. Mais dès que Dieu paraît avec Son jugement terrible, l’aspect des choses change rapidement.
« Et il arriva, comme il achevait de prononcer toutes ces paroles, que le sol qui était sous eux se fendit ; et la terre ouvrit sa bouche, et les engloutit, eux et leurs maisons, et tous les hommes qui étaient à Coré, et tout leur avoir. Et ils descendirent vivants dans le shéol, eux et tout ce qui était à eux ; et la terre les couvrit, et ils périrent du milieu de la congrégation. Et tout Israël qui était autour d’eux s’enfuit à leur cri ; car ils disaient : … De peur que la terre ne nous engloutisse » (v. 31-34 ).
Vraiment « c’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant » . « Dieu est extrêmement redoutable dans l’assemblée des saints, et terrible au milieu de tous ceux qui l’entourent » . « Car aussi notre Dieu est un feu consumant » . Combien il eût mieux valu pour Coré qu’il se fût contenté de son service lévitique, lequel était de l’ordre le plus élevé. Son emploi comme Kehathite était de porter quelques-uns des objets les plus précieux du sanctuaire. Mais il aspirait à la sacrificature, et il tomba dans l’abîme.
Mais ce ne fut pas tout. À peine le sol s’était-il refermé sur les rebelles qu’« il sortit du feu de la part de l’Éternel, et il consuma les deux cent cinquante hommes qui présentaient l’encens ». Ce fut une scène épouvantable, une manifestation terrible du jugement de Dieu sur l’orgueil et les prétentions de l’homme. Il est inutile à l’homme de vouloir s’élever contre Dieu, car Il résiste aux orgueilleux, mais Il donne la grâce aux humbles . Quelle folie, pour de faibles créatures, que de vouloir s’élever contre le Dieu Tout-puissant !
Si Coré et ceux qui étaient avec lui avaient été humbles, soumis à Dieu, contents de la position que Dieu leur avait assignée, ils auraient été honorés par Lui et n’auraient pas rempli le cœur de leurs frères d’épouvante et de deuil. Ils voulurent être quelque chose quoique n’étant rien, et tombèrent dans l’abîme. Sous le gouvernement moral de Dieu, la destruction suit inévitablement l’orgueil. Puisons dans l’étude du chapitre 16 des Nombres un sentiment plus vif de la valeur d’un esprit humble et contrit. Nous sommes dans un moment où l’homme tend de plus en plus à s’élever. « Excelsior »[14] est une devise très populaire maintenant. Prenons garde à notre manière de l’interpréter et de l’appliquer. « Celui qui s’élève sera abaissé » . Si nous sommes gouvernés par la règle du royaume de Dieu, nous verrons que le seul moyen d’être élevé c’est de descendre. Celui qui occupe maintenant la place suprême dans les cieux est Celui qui a pris volontairement la place la plus humble ici-bas (Phil. 2, 5-11 ).
Voilà notre modèle comme chrétiens ; là aussi est l’antidote divin contre l’orgueil et l’ambition séditieuse des hommes de ce monde. Rien n’est plus triste que de voir un esprit présomptueux, remuant, vain et impatient, chez ceux qui font profession de suivre Celui qui était doux et humble de cœur. S’examiner dans la présence de Dieu, puis être souvent seul avec Lui, est le souverain remède contre l’orgueil et la satisfaction de soi-même. Puissions-nous en connaître la réalité dans le secret de nos âmes ! Que le Seigneur dans Sa bonté nous rende réellement humbles dans toutes nos voies, et nous donne de nous appuyer simplement sur Lui-même et de n’être rien à nos propres yeux.
Le dernier paragraphe de notre chapitre démontre, de la manière la plus frappante, le mal incorrigible du cœur naturel. On pouvait espérer qu’après les scènes impressionnantes qui s’étaient passées devant elle, l’assemblée aurait appris des leçons profondes et durables. On pouvait supposer que ce peuple, ayant vu la terre ouvrir sa bouche, ayant entendu les cris déchirants des rebelles qui disparaissaient dans l’abîme, ayant vu le feu de l’Éternel descendre et consumer, en un moment, deux cent cinquante des principaux de l’assemblée — ayant été témoins de telles preuves du jugement divin et d’un tel déploiement de la puissance et de la majesté de Dieu, allait désormais marcher paisiblement et humblement, sans que les accents du mécontentement et de la rébellion se fassent de nouveau entendre dans leurs tentes.
Hélas ! on aurait beau enseigner ces choses à l’homme, la chair est complètement incurable. Cette vérité se révèle à chaque page du volume de Dieu. Elle est démontrée dans les dernières lignes du chapitre 16 : « Et le lendemain ». Pensez-y ! Ce ne fut pas un an, ou un mois, ou même une semaine après les scènes effrayantes sur lesquelles nous nous sommes arrêtés ; mais « Et le lendemain, toute l’assemblée (non plus simplement quelques esprits téméraires) des fils d’Israël murmura contre Moïse et contre Aaron, disant : Vous avez mis à mort le peuple de l’Éternel. Et il arriva, comme l’assemblée se réunissait contre Moïse et contre Aaron, qu’ils regardèrent vers la tente d’assignation ; et voici, la nuée la couvrit, et la gloire de l’Éternel apparut. Et Moïse et Aaron vinrent devant la tente d’assignation. Et l’Éternel parla à Moïse, disant : Retirez-vous du milieu de cette assemblée, et je les consumerai en un moment » (v. 41-45 ).
Voici, pour Moïse, une nouvelle occasion d’intercession. L’assemblée entière est de nouveau menacée d’une prompte destruction. Tout paraît sans espoir. La longanimité de Dieu paraît être à bout ; l’épée du jugement est sur le point de tomber sur toute la congrégation, et l’on voit, justement alors, que les rebelles et le peuple trouvent leur seul espoir dans cette sacrificature qu’ils avaient méprisée, et que les hommes mêmes qu’ils avaient accusés de faire mourir le peuple de l’Éternel, sont des instruments de Dieu pour sauver leur vie. « Et ils tombèrent sur leurs faces. Et Moïse dit à Aaron : Prends l’encensoir, et mets-y du feu de dessus l’autel, et mets-y de l’encens, et porte-le promptement vers l’assemblée, et fais propitiation pour eux ; car la colère est sortie de devant l’Éternel, la plaie a commencé. Et Aaron le prit, comme Moïse lui avait dit, et il courut au milieu de la congrégation ; et voici, la plaie avait commencé au milieu du peuple. Et il mit l’encens, et fit propitiation pour le peuple. Et il se tint entre les morts et les vivants, et la plaie s’arrêta » (v. 46-48 ).
Cette sacrificature qui avait été si méprisée — pouvait seule sauver le peuple rebelle et obstiné. Il y a quelque chose d’indiciblement béni dans ce dernier paragraphe. Aaron, le souverain sacrificateur de Dieu, se tient là, entre les morts et les vivants, et de son encensoir s’élève un nuage d’encens qui monte jusqu’à Dieu — type frappant de Celui qui, plus grand qu’Aaron, ayant fait, par Lui-même, une parfaite expiation pour les péchés de Son peuple, est toujours devant Dieu dans tout le parfum de Sa personne et de Son œuvre. La sacrificature pouvait seule conduire le peuple à travers le désert. C’était la ressource si riche et parfaitement adaptée à la grâce divine. Le peuple était redevable à l’intercession du souverain sacrificateur d’être préservé des justes conséquences de ses murmures rebelles. S’il avait été traité simplement sur le principe de la justice, tout ce qui pouvait être dit, c’était : « Laissez-moi et je les consumerai en un moment ».
Tel est le langage de la pure et inflexible justice. La destruction immédiate est l’œuvre de la justice. La pleine et finale délivrance est l’œuvre glorieuse et caractéristique de la grâce divine — « grâce régnant par la justice » . Si Dieu avait agi uniquement en justice envers Son peuple, Son nom n’aurait pas été pleinement glorifié, puisque ce nom implique, outre Sa justice, d’autres attributs, tels que l’amour, la miséricorde, la bonté, la clémence, le support, une compassion profonde et inépuisable. Or aucune de ces choses n’aurait été connue si le peuple avait été consumé en un moment, et par conséquent le nom de Jéhovah n’aurait pas été glorifié, ou pleinement déclaré. « À cause de mon nom je différerai ma colère, et à cause de ma louange je me retiendrai à ton égard, pour ne pas te retrancher… À cause de moi-même, à cause de moi-même, je le ferai ; car comment mon nom serait-il profané ? Et je ne donnerai pas ma gloire à un autre » (És. 48, 9, 11 ).
Combien n’est-il pas précieux que Dieu agisse envers nous, pour nous, et en nous pour glorifier Son nom ! Combien il est merveilleux aussi que Sa gloire resplendisse sur tout, et même qu’elle ne soit pleinement manifestée que dans le vaste plan formé par Son cœur, et dans lequel Il se révèle comme « Dieu juste et Sauveur » . Précieux nom pour un pauvre pécheur perdu ! Il contient tout ce dont l’homme peut avoir besoin pour le temps et pour l’éternité. Il le saisit dans la profondeur de sa misère, comme un coupable digne de l’enfer ; le porte à travers les luttes variées, les épreuves et les douleurs du désert ; et, finalement, le conduit en haut, dans ce séjour heureux et béni où le péché et le chagrin ne peuvent jamais entrer.
Psaumes
Instruction d’Éthan, l’Ezrakhite.
89 ◊ 1 Je chanterai à toujours les bontés de l’Éternel ; de génération en génération je ferai connaître de ma bouche ta fidélité.
◊ 2 Car j’ai dit : La bonté sera édifiée pour toujours ; dans les cieux mêmes tu établiras ta fidélité.
◊ 3 * J’ai fait alliance avec mon élu, j’ai juré à David, mon serviteur :
◊ 4 J’établirai ta semence pour toujours, et j’édifierai ton trône de génération en génération. Sélah.
◊ 5 Et les cieux célébreront tes merveilles, ô Éternel ! oui, ta fidélité, dans la congrégation des saints.
◊ 6 Car qui, dans les nues, peut être comparé à l’Éternel ? Qui, parmi les fils des forts, est semblable à l’Éternel ?
◊ 7 *Dieu est extrêmement redoutable dans l’assemblée des saints, et terrible au milieu de tous ceux qui l’entourent.
◊ 8 Éternel, Dieu des armées, qui est comme toi, puissant Jah ? Et ta fidélité est tout autour de toi.
◊ 9 Toi, tu domines l’orgueil de la mer ; quand ses flots se soulèvent, toi tu les apaises.
◊ 10 Toi, tu as abattu Rahab comme un homme tué ; par le bras de ta force tu as dispersé tes ennemis.
◊ 11 À toi les cieux, et à toi la terre ; le monde et tout ce qu’il contient, toi tu l’as fondé.
◊ 12 Le nord et le midi, toi tu les as créés ; le Thabor et l’Hermon exultent en ton nom.
◊ 13 À toi est le bras de puissance ; ta main est forte ; ta droite est haut élevée.
◊ 14 La justice et le jugement sont les bases de ton trône ; la bonté et la vérité marchent devant ta face.
◊ 15 * Bienheureux le peuple qui connaît le cri de joie ! Ils marchent, ô Éternel ! à la lumière de ta face.
◊ 16 Ils s’égaient en ton nom tout le jour, et sont haut élevés par ta justice.
◊ 17 Car tu es la gloire de leur force ; et dans ton bon plaisir notre corne sera haut élevée.
◊ 18 Car l’Éternel est notre bouclier, et le Saint d’Israël, notre roi.
◊ 19 * Alors tu parlas en vision de ton saint, et tu dis : J’ai placé du secours sur un homme puissant, j’ai haut élevé un élu d’entre le peuple.
◊ 20 J’ai trouvé David, mon serviteur ; je l’ai oint de mon huile sainte ;
◊ 21 Ma main sera fermement avec lui, et mon bras le fortifiera ;
◊ 22 L’ennemi ne le pressurera pas et le fils d’iniquité ne l’affligera pas ;
◊ 23 J’abattrai ses adversaires devant sa face, et je frapperai ceux qui le haïssent ;
◊ 24 Et ma fidélité et ma bonté seront avec lui, et, par mon nom, sa corne sera élevée.
◊ 25 Et j’ai mis sa main à la mer, et sa droite dans les fleuves.
◊ 26 Lui me criera : Tu es mon père, mon *Dieu, et le rocher de mon salut.
◊ 27 Aussi moi, je ferai de lui le premier-né, le plus élevé des rois de la terre.
◊ 28 Je lui garderai ma bonté à toujours, et mon alliance lui sera assurée.
◊ 29 Et je ferai subsister sa semence à perpétuité, et son trône comme les jours des cieux.
◊ 30 Si ses fils abandonnent ma loi et ne marchent pas dans mes ordonnances,
◊ 31 S’ils violent mes statuts et ne gardent pas mes commandements,
◊ 32 Je visiterai leur transgression avec la verge, et leur iniquité avec des coups ;
◊ 33 Mais je ne retirerai pas de lui ma bonté, et je ne démentirai pas ma fidélité ;
◊ 34 Je ne violerai point mon alliance, et je ne changerai pas ce qui est sorti de mes lèvres.
◊ 35 J’ai une fois juré par ma sainteté, si [jamais] je mens à David !
◊ 36 Sa semence sera à toujours, et son trône comme le soleil devant moi.
◊ 37 Comme la lune, il sera affermi pour toujours ; et le témoin dans les nues en est ferme. Sélah.
◊ 38 * Mais tu l’as rejeté et tu l’as méprisé, tu as été courroucé contre ton oint.
◊ 39 Tu as répudié l’alliance de ton serviteur, tu as profané sa couronne jusqu’en terre ;
◊ 40 Tu as rompu toutes ses clôtures, tu as mis en ruine ses forteresses :
◊ 41 Tous ceux qui passent le pillent ; il est en opprobre à ses voisins.
◊ 42 Tu as élevé la droite de ses adversaires, tu as réjoui tous ses ennemis ;
◊ 43 Tu as retourné le tranchant de son épée, et tu ne l’as pas soutenu dans la bataille.
◊ 44 Tu as fait cesser son éclat, et tu as jeté par terre son trône ;
◊ 45 Tu as abrégé les jours de sa jeunesse, tu l’as couvert de honte. Sélah.
◊ 46 Jusques à quand, ô Éternel, te cacheras-tu à toujours, [et] ta fureur brûlera-t-elle comme un feu ?
◊ 47 Souviens-toi, quant à moi, de ce qu’est la vie : pourquoi as-tu créé tous les fils des hommes [pour n’être que] vanité ?
◊ 48 Qui est l’homme qui vit et qui ne verra pas la mort, — qui sauvera son âme de la main du shéol ? Sélah.
◊ 49 Où sont, Seigneur, tes premières bontés, que tu as jurées à David dans ta fidélité ?
◊ 50 Souviens-toi, Seigneur, de l’opprobre de tes serviteurs, — je porte dans mon sein [celui de] tous les grands peuples, —
◊ 51 [L’opprobre] dont tes ennemis couvrent, ô Éternel, dont ils couvrent les pas de ton oint.
◊ 52 Béni soit l’Éternel pour toujours ! Amen, oui, amen !
Nombres
13 ◊ 1 * Et après, le peuple partit de Hatséroth, et il campa au désert de Paran.
◊ 2 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 3 Envoie des hommes, et ils reconnaîtront le pays de Canaan, que je donne aux fils d’Israël ; vous enverrez un homme pour chaque tribu de ses pères, tous des princes parmi eux. ◊ 4 Et Moïse les envoya du désert de Paran, selon le commandement de l’Éternel. Tous ces hommes étaient des chefs des fils d’Israël.
◊ 5 Et ce sont ici leurs noms : pour la tribu de Ruben, Shammua, fils de Zaccur ; ◊ 6 pour la tribu de Siméon, Shaphath, fils de Hori ; ◊ 7 pour la tribu de Juda, Caleb, fils de Jephunné ; ◊ 8 pour la tribu d’Issacar, Jighal, fils de Joseph ; ◊ 9 pour la tribu d’Éphraïm, Osée, fils de Nun ; ◊ 10 pour la tribu de Benjamin, Palti, fils de Raphu ; ◊ 11 pour la tribu de Zabulon, Gaddiel, fils de Sodi ; ◊ 12 pour la tribu de Joseph, pour la tribu de Manassé, Gaddi, fils de Susi ; ◊ 13 pour la tribu de Dan, Ammiel, fils de Guemalli ; ◊ 14 pour la tribu d’Aser, Sethur, fils de Micaël ; ◊ 15 pour la tribu de Nephthali, Nakhbi, fils de Vophsi ; ◊ 16 pour la tribu de Gad, Gueuël, fils de Maki. ◊ 17 — Ce sont là les noms des hommes que Moïse envoya pour reconnaître le pays. Et Moïse appela Osée, fils de Nun, Josué.
◊ 18 Et Moïse les envoya pour reconnaître le pays de Canaan, et leur dit : Montez de ce côté, par le midi ; et vous monterez [dans] la montagne ; ◊ 19 et vous verrez le pays, ce qu’il est, et le peuple qui l’habite ; s’il est fort ou faible, s’il est en petit nombre ou en grand nombre ; ◊ 20 et quel est le pays où il habite, s’il est bon ou mauvais ; et quelles sont les villes dans lesquelles il habite, si c’est dans des camps ou dans des villes murées ; ◊ 21 et quel est le pays, s’il est gras ou maigre, s’il y a des arbres ou s’il n’y en a pas. Ayez bon courage, et prenez du fruit du pays. Or c’était le temps des premiers raisins.
◊ 22 Et ils montèrent et reconnurent le pays, depuis le désert de Tsin jusqu’à Rehob, quand on vient à Hamath. ◊ 23 Et ils montèrent par le midi, et vinrent jusqu’à Hébron ; et là étaient Akhiman, Shéshaï et Thalmaï, enfants d’Anak. Et Hébron avait été bâtie sept ans avant Tsoan d’Égypte. ◊ 24 Et ils vinrent jusqu’au torrent d’Eshcol, et coupèrent de là un sarment avec une grappe de raisin ; et ils le portèrent à deux au moyen d’une perche, et des grenades et des figues. ◊ 25 On appela ce lieu-là torrent d’Eshcol, à cause de la grappe que les fils d’Israël y coupèrent. ◊ 26 Et ils revinrent de la reconnaissance du pays au bout de quarante jours.
◊ 27 Et ils allèrent, et arrivèrent auprès de Moïse et d’Aaron, et de toute l’assemblée des fils d’Israël, au désert de Paran, à Kadès ; et ils leur rendirent compte, ainsi qu’à toute l’assemblée, et leur montrèrent le fruit du pays. ◊ 28 Et ils racontèrent à Moïse, et dirent : Nous sommes allés dans le pays où tu nous as envoyés ; et vraiment il est ruisselant de lait et de miel, et en voici le fruit. ◊ 29 Seulement, le peuple qui habite dans le pays est fort, et les villes sont fortifiées, très grandes ; et nous y avons vu aussi les enfants d’Anak. ◊ 30 Amalek habite le pays du midi ; et le Héthien, le Jébusien et l’Amoréen habitent la montagne ; et le Cananéen habite le long de la mer et sur le rivage du Jourdain. ◊ 31 Et Caleb fit taire le peuple devant Moïse, et dit : Montons hardiment et prenons possession du [pays], car nous sommes bien capables de le faire. ◊ 32 Mais les hommes qui étaient montés avec lui, dirent : Nous ne sommes pas capables de monter contre ce peuple, car il est plus fort que nous. ◊ 33 Et ils décrièrent devant les fils d’Israël le pays qu’ils avaient reconnu, disant : Le pays par lequel nous avons passé pour le reconnaître est un pays qui dévore ses habitants, et tout le peuple que nous y avons vu est de haute stature. ◊ 34 Et nous y avons vu les géants, fils d’Anak, qui est [de la race] des géants ; et nous étions à nos yeux comme des sauterelles, et nous étions de même à leurs yeux.
14 ◊ 1 * Et toute l’assemblée éleva sa voix, et jeta des cris, et le peuple pleura cette nuit-là. ◊ 2 Et tous les fils d’Israël murmurèrent contre Moïse et contre Aaron ; et toute l’assemblée leur dit : Oh ! si nous étions morts dans le pays d’Égypte ! Ou si nous étions morts dans ce désert ! ◊ 3 Et pourquoi l’Éternel nous fait-il venir dans ce pays, pour y tomber par l’épée, pour que nos femmes et nos petits enfants deviennent une proie ? Ne serait-il pas bon pour nous de retourner en Égypte ? ◊ 4 Et ils se dirent l’un à l’autre : Établissons un chef, et retournons en Égypte. ◊ 5 Et Moïse et Aaron tombèrent sur leurs faces devant toute la congrégation de l’assemblée des fils d’Israël.
◊ 6 Et Josué, fils de Nun, et Caleb, fils de Jephunné, qui étaient d’entre ceux qui avaient reconnu le pays, déchirèrent leurs vêtements, ◊ 7 et parlèrent à toute l’assemblée des fils d’Israël, disant : Le pays par lequel nous avons passé pour le reconnaître est un très bon pays. ◊ 8 Si l’Éternel prend plaisir en nous, il nous fera entrer dans ce pays-là et nous le donnera, un pays qui ruisselle de lait et de miel. ◊ 9 Seulement, ne vous rebellez pas contre l’Éternel ; et ne craignez pas le peuple du pays, car ils seront notre pain : leur protection s’est retirée de dessus eux, et l’Éternel est avec nous ; ne les craignez pas. ◊ 10 Et toute l’assemblée parla de les lapider avec des pierres. Et la gloire de l’Éternel apparut à tous les fils d’Israël à la tente d’assignation.
◊ 11 Et l’Éternel dit à Moïse : Jusques à quand ce peuple-ci me méprisera-t-il, et jusques à quand ne me croira-t-il pas, après tous les signes que j’ai faits au milieu de lui ? ◊ 12 Je le frapperai de peste, et je le détruirai ; et je ferai de toi une nation plus grande et plus forte que lui. ◊ 13 Et Moïse dit à l’Éternel : Mais les Égyptiens en entendront parler (car par ta force tu as fait monter ce peuple du milieu d’eux), ◊ 14 et ils [le] diront aux habitants de ce pays, qui ont entendu que toi, Éternel, tu étais au milieu de ce peuple, que toi, Éternel, tu te faisais voir face à face, et que ta nuée se tenait sur eux, et que tu marchais devant eux dans une colonne de nuée, le jour, et dans une colonne de feu, la nuit. ◊ 15 Si tu fais périr ce peuple comme un seul homme, les nations qui ont entendu parler de toi, parleront, disant : ◊ 16 Parce que l’Éternel ne pouvait pas faire entrer ce peuple dans le pays qu’il leur avait promis par serment, il les a tués dans le désert. ◊ 17 Et maintenant, je te prie, que la puissance du Seigneur soit magnifiée, comme tu as parlé, disant : ◊ 18 L’Éternel est lent à la colère, et grand en bonté, pardonnant l’iniquité et la transgression, et qui ne tient nullement [celui qui en est coupable] pour innocent, qui visite l’iniquité des pères sur les fils, sur la troisième et sur la quatrième [génération]. ◊ 19 Pardonne, je te prie, l’iniquité de ce peuple, selon la grandeur de ta bonté, et comme tu as pardonné à ce peuple depuis l’Égypte jusqu’ici. ◊ 20 Et l’Éternel dit : J’ai pardonné selon ta parole. ◊ 21 Mais, aussi vrai que je suis vivant, toute la terre sera remplie de la gloire de l’Éternel ! ◊ 22 Car tous ces hommes qui ont vu ma gloire, et mes signes, que j’ai faits en Égypte et dans le désert, et qui m’ont tenté ces dix fois, et qui n’ont pas écouté ma voix ;… ◊ 23 s’ils voient le pays que j’avais promis par serment à leurs pères ! Aucun de ceux qui m’ont méprisé ne le verra. ◊ 24 Mais mon serviteur Caleb, parce qu’il a été animé d’un autre esprit et qu’il m’a pleinement suivi, je l’introduirai dans le pays où il est entré, et sa semence le possédera. ◊ 25 Or l’Amalékite et le Cananéen habitent dans la vallée : demain tournez-vous, et partez pour le désert, vous dirigeant vers la mer Rouge.
◊ 26 Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron, disant : ◊ 27 Jusques à quand [supporterai-je] cette méchante assemblée qui murmure contre moi ? J’ai entendu les murmures des fils d’Israël, qu’ils murmurent contre moi. ◊ 28 Dis-leur : Je suis vivant, dit l’Éternel, si je ne vous fais comme vous avez parlé à mes oreilles… ! ◊ 29 Vos cadavres tomberont dans ce désert. Et tous ceux d’entre vous qui ont été dénombrés, selon tout le compte qui a été fait de vous, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, vous qui avez murmuré contre moi,… ◊ 30 si vous entrez dans le pays touchant lequel j’ai levé ma main pour vous y faire habiter, excepté Caleb, fils de Jephunné, et Josué, fils de Nun ! ◊ 31 Mais vos petits enfants, dont vous avez dit qu’ils seraient une proie, je les ferai entrer, et ils connaîtront le pays que vous avez méprisé. ◊ 32 Et quant à vous, vos cadavres tomberont dans ce désert. ◊ 33 Et vos fils seront paissant dans le désert quarante ans, et ils porteront [la peine de] vos prostitutions, jusqu’à ce que vos cadavres soient consumés dans le désert. ◊ 34 Selon le nombre des jours que vous avez mis à reconnaître le pays, quarante jours, un jour pour une année, vous porterez vos iniquités quarante ans, et vous connaîtrez ce que c’est que je me sois détourné de vous. ◊ 35 Moi, l’Éternel, j’ai parlé ; si je ne fais ceci à toute cette méchante assemblée qui s’est assemblée contre moi ! Ils seront consumés dans ce désert, et ils y mourront.
◊ 36 Et les hommes que Moïse avait envoyés pour reconnaître le pays, et qui revinrent et firent murmurer contre lui toute l’assemblée en décriant le pays, ◊ 37 ces hommes qui avaient décrié le pays, moururent de plaie devant l’Éternel. ◊ 38 Mais d’entre les hommes qui étaient allés pour reconnaître le pays, Josué, fils de Nun, et Caleb, fils de Jephunné, [seuls] vécurent.
◊ 39 Et Moïse dit ces choses à tous les fils d’Israël, et le peuple mena très grand deuil. ◊ 40 Et ils se levèrent de bon matin et montèrent sur le sommet de la montagne, disant : Nous voici ; nous monterons au lieu dont l’Éternel a parlé ; car nous avons péché. ◊ 41 Et Moïse dit : Pourquoi transgressez-vous ainsi le commandement de l’Éternel ? Cela ne réussira point. ◊ 42 Ne montez pas, car l’Éternel n’est pas au milieu de vous, afin que vous ne soyez pas battus devant vos ennemis ; ◊ 43 car l’Amalékite et le Cananéen sont là devant vous, et vous tomberez par l’épée ; car, parce que vous vous êtes détournés de l’Éternel, l’Éternel ne sera pas avec vous. ◊ 44 Toutefois ils s’obstinèrent à monter sur le sommet de la montagne ; mais l’arche de l’alliance de l’Éternel et Moïse ne bougèrent pas du milieu du camp. ◊ 45 Et les Amalékites et les Cananéens qui habitaient cette montagne-là, descendirent, et les battirent, et les taillèrent en pièces jusqu’à Horma.
Ésaïe
48 ◊ 1 Écoutez ceci, maison de Jacob, vous qui êtes appelés du nom d’Israël et qui sortez des eaux de Juda, qui jurez par le nom de l’Éternel, et faites mention du Dieu d’Israël, [mais] non pas en vérité ni en justice. ◊ 2 Car ils se nomment d’après la ville sainte, et s’appuient sur le Dieu d’Israël : l’Éternel des armées est son nom. ◊ 3 J’ai déclaré les premières choses dès longtemps, et elles sont sorties de ma bouche et je les ai fait entendre ; je les ai faites subitement, et elles sont arrivées. ◊ 4 Parce que je savais que tu es obstiné, et que ton cou est une barre de fer, et ton front, d’airain, ◊ 5 je te les ai déclarées dès longtemps ; avant qu’elles arrivassent je te les ai fait entendre, de peur que tu ne disses : Mon idole les a faites ; et mon image taillée ou mon image de fonte les a ordonnées. ◊ 6 Tu les as entendues, vois-les tout entières. Et vous, ne voulez-vous pas les déclarer ? Je t’ai fait entendre des choses nouvelles, dès maintenant, et des choses cachées et que tu n’as pas connues. ◊ 7 Elles sont créées maintenant, et non dès longtemps ; et avant ce jour tu ne les as pas entendues, de peur que tu ne disses : Voici, je les savais ! ◊ 8 Et tu n’as pas entendu, et tu n’as pas su, et dès longtemps ton oreille ne s’est pas ouverte ; car je [te] connais : tu agis toujours perfidement, et tu as été appelé transgresseur dès la matrice.
◊ 9 À cause de mon nom je différerai ma colère, et à cause de ma louange je me retiendrai à ton égard, pour ne pas te retrancher. ◊ 10 Voici, je te purifierai, mais non comme de l’argent : je t’ai choisi au creuset de l’affliction. ◊ 11 À cause de moi-même, à cause de moi-même, je [le] ferai ; car comment [mon nom] serait-il profané ? Et je ne donnerai pas ma gloire à un autre. ◊ 12 Écoute-moi, Jacob, et toi, Israël, que j’ai appelé. Moi, je suis le Même, — moi, le premier, et moi, le dernier. ◊ 13 Ma main aussi a fondé la terre, et ma droite a étendu les cieux ; moi je les appelle : ils se tiennent là ensemble. ◊ 14 Rassemblez-vous, vous tous, et écoutez. Qui d’entre eux a déclaré ces choses ? Celui que l’Éternel a aimé exécutera son bon plaisir sur Babylone, et son bras [sera sur] les Chaldéens. ◊ 15 Moi, moi j’ai parlé, moi je l’ai aussi appelé ; je l’ai fait venir, et son chemin prospérera. ◊ 16 Approchez-vous de moi, écoutez ceci : Je n’ai pas parlé en secret dès le commencement ; dès le temps où cela a existé, je suis là ; et maintenant le Seigneur l’Éternel m’a envoyé, et son Esprit.
◊ 17 Ainsi dit l’Éternel, ton rédempteur, le Saint d’Israël : Moi, je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’enseigne pour ton profit, qui te dirige dans le chemin [par lequel] tu dois marcher. ◊ 18 Oh ! si tu avais fait attention à mes commandements, ta paix aurait été comme un fleuve, et ta justice comme les flots de la mer ; ◊ 19 et ta semence aurait été comme le sable, et ceux qui sortent de tes entrailles, comme le gravier de la mer : son nom n’aurait pas été retranché ni détruit de devant moi.
◊ 20 Sortez de Babylone, fuyez du milieu des Chaldéens, avec une voix de chant de joie ! Déclarez et faites entendre ceci, portez-le jusqu’au bout de la terre ; dites : L’Éternel a racheté son serviteur Jacob ! ◊ 21 Et ils n’ont pas eu soif, quand il les fit marcher dans les déserts ; du rocher il a fait jaillir pour eux les eaux ; il a fendu le rocher, et les eaux ont coulé.
◊ 22 Il n’y a pas de paix, dit l’Éternel, pour les méchants.
Ésaïe
45 ◊ 1 Ainsi dit l’Éternel à son oint, à Cyrus, dont j’ai tenu la droite pour soumettre devant lui des nations ;… et je délierai les reins des rois, pour ouvrir les deux battants devant lui afin que les portes ne soient pas fermées : ◊ 2 Moi, j’irai devant toi, et j’aplanirai les choses élevées ; je briserai les portes d’airain, et je casserai les barres de fer ; ◊ 3 et je te donnerai les trésors des ténèbres et les richesses des lieux cachés ; afin que tu saches que moi, l’Éternel, qui t’ai appelé par ton nom, je suis le Dieu d’Israël. ◊ 4 À cause de mon serviteur Jacob, et d’Israël, mon élu, je t’ai appelé par ton nom, je t’ai donné un nom, et tu ne me connaissais pas. ◊ 5 Moi, je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre ; il n’y a point de Dieu si ce n’est moi. Je t’ai ceint, et tu ne me connaissais pas ;… ◊ 6 afin qu’ils sachent, depuis le lever du soleil et depuis le couchant, qu’il n’y en a point hors moi. Moi, je suis l’Éternel, et il n’y en a pas d’autre, ◊ 7 — [moi] qui ai formé la lumière et qui ai créé les ténèbres ; qui fais la prospérité, et qui crée le malheur : moi, l’Éternel, je fais toutes ces choses.
◊ 8 Cieux, distillez d’en haut, et que les nuages fassent ruisseler la justice ; que la terre s’ouvre, et que, à la fois, le salut se produise et la justice germe ! Moi, l’Éternel, je l’ai créé. ◊ 9 Malheur à celui qui conteste avec celui qui l’a formé ! Qu’un tesson [conteste] avec des tessons de la terre… ! L’argile dira-t-elle à celui qui la forme : Que fais-tu ? — et ton œuvre : Il n’a pas de mains ? ◊ 10 Malheur à celui qui dit à son père : Qu’as-tu engendré ? et à sa mère : Qu’as-tu enfanté ? ◊ 11 Ainsi dit l’Éternel, le Saint d’Israël, et celui qui l’a formé : Enquérez-vous de moi touchant les choses à venir ; commandez-moi à l’égard de mes fils et à l’égard de l’œuvre de mes mains. ◊ 12 Moi, j’ai fait la terre, et j’ai créé l’homme sur elle ; c’est moi, ce sont mes mains qui ont étendu les cieux, et j’ai ordonné toute leur armée. ◊ 13 Moi, je l’ai suscité en justice, et je rendrai droites toutes ses voies : lui, bâtira ma ville, et renverra libres mes captifs, sans prix et sans présent, dit l’Éternel des armées.
◊ 14 Ainsi dit l’Éternel : Le travail de l’Égypte et le gain de l’Éthiopie et des Sabéens, hommes de haute taille, passeront vers toi et seront à toi. Ils marcheront après toi ; ils passeront enchaînés, et se prosterneront devant toi ; ils te supplieront, [disant] : Certainement *Dieu est au milieu de toi ; il n’y en a pas d’autre, point d’autre Dieu… ◊ 15 Certes, tu es un *Dieu qui te caches, le Dieu d’Israël, le sauveur… ◊ 16 Ils auront honte, et seront aussi tous confus ; ils s’en iront ensemble avec confusion, les fabricateurs d’idoles. ◊ 17 Israël sera sauvé par l’Éternel d’un salut éternel ; vous n’aurez pas honte et vous ne serez pas confus, aux siècles des siècles.
◊ 18 Car ainsi dit l’Éternel qui a créé les cieux, le Dieu qui a formé la terre et qui l’a faite, celui qui l’a établie, qui ne l’a pas créée [pour être] vide, qui l’a formée pour être habitée : Moi, je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre. ◊ 19 Je n’ai pas parlé en secret, dans un lieu ténébreux de la terre ; je n’ai pas dit à la semence de Jacob : Cherchez-moi en vain. Je suis l’Éternel parlant justice, déclarant ce qui est droit.
◊ 20 Rassemblez-vous et venez, approchez-vous ensemble, réchappés des nations ! — Ils n’ont point de connaissance, ceux qui portent le bois de leur image taillée et présentent leur supplication à un *dieu qui ne sauve pas. ◊ 21 — Déclarez, et faites-[les] approcher ! Oui, qu’ensemble ils consultent ! Qui a fait entendre cela d’ancienneté ? Qui l’a déclaré dès longtemps ? N’est-ce pas moi, l’Éternel ? Et hors moi il n’y a pas de Dieu ; — de *Dieu juste et sauveur, il n’y en a point si ce n’est moi. ◊ 22 Tournez-vous vers moi, et soyez sauvés, vous, tous les bouts de la terre ; car moi, je suis *Dieu, et il n’y en a pas d’autre. ◊ 23 J’ai juré par moi-même, la parole est sortie de ma bouche [en] justice, et ne reviendra pas, que devant moi tout genou se ploiera, [par moi] toute langue jurera. ◊ 24 En l’Éternel seul, dira-t-on, j’ai justice et force. C’est à lui qu’on viendra, et tous ceux qui s’irritent contre lui auront honte. ◊ 25 En l’Éternel sera justifiée et se glorifiera toute la semence d’Israël.
Luc
14 ◊ 1 Et il arriva que, comme il entrait, un sabbat, dans la maison d’un des principaux des pharisiens pour manger du pain, ils l’observaient. ◊ 2 Et voici, il y avait un homme hydropique devant lui. ◊ 3 Et Jésus, répondant, parla aux docteurs de la loi et aux pharisiens, disant : Est-il permis de guérir, un jour de sabbat ? ◊ 4 Et ils se turent. Et l’ayant pris, il le guérit, et le renvoya. ◊ 5 Et répondant, il leur dit : Qui sera celui de vous, qui, ayant un âne ou un bœuf, lequel vienne à tomber dans un puits, ne l’en retire aussitôt le jour du sabbat ? ◊ 6 Et ils ne pouvaient répliquer à ces choses.
◊ 7 Or il dit une parabole aux conviés, observant comment ils choisissaient les premières places ; et il leur disait : ◊ 8 Quand tu seras convié par quelqu’un à des noces, ne te mets pas à table à la première place, de peur qu’un plus honorable que toi ne soit convié par lui, ◊ 9 et que celui qui vous a conviés, toi et lui, ne vienne et ne te dise : Fais place à celui-ci ; et qu’alors tu ne te mettes avec honte à occuper la dernière place. ◊ 10 Mais, quand tu seras convié, va et assieds-toi à la dernière place, afin que, quand celui qui t’a convié viendra, il te dise : Ami, monte plus haut. Alors tu auras de la gloire devant tous ceux qui seront à table avec toi. ◊ 11 Car quiconque s’élève, sera abaissé ; et celui qui s’abaisse sera élevé.
◊ 12 Et il dit aussi à celui qui l’avait convié : Quand tu fais un dîner ou un souper, n’appelle pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; de peur qu’eux aussi ne te convient à leur tour, et que la pareille ne te soit rendue. ◊ 13 Mais quand tu fais un festin, convie les pauvres, les estropiés, les boiteux, les aveugles ; ◊ 14 et tu seras bienheureux, car ils n’ont pas de quoi te rendre la pareille : car la pareille te sera rendue en la résurrection des justes.
◊ 15 Et un de ceux qui étaient à table, ayant entendu ces choses, lui dit : Bienheureux celui qui mangera du pain dans le royaume de Dieu. ◊ 16 Et il lui dit : Un homme fit un grand souper et y convia beaucoup de gens. ◊ 17 Et à l’heure du souper, il envoya son esclave dire aux conviés : Venez, car déjà tout est prêt. ◊ 18 Et ils commencèrent tous unanimement à s’excuser. Le premier lui dit : J’ai acheté un champ, et il faut nécessairement que je m’en aille et que je le voie ; je te prie, tiens-moi pour excusé. ◊ 19 Et un autre dit : J’ai acheté cinq couples de bœufs, et je vais les essayer ; je te prie, tiens-moi pour excusé. ◊ 20 Et un autre dit : J’ai épousé une femme, et à cause de cela je ne puis aller. ◊ 21 Et l’esclave, s’en étant retourné, rapporta ces choses à son maître. Alors le maître de la maison, en colère, dit à son esclave : Va-t’en promptement dans les rues et dans les ruelles de la ville, et amène ici les pauvres, et les estropiés, et les aveugles, et les boiteux. ◊ 22 Et l’esclave dit : Maître, il a été fait ainsi que tu as commandé, et il y a encore de la place. ◊ 23 Et le maître dit à l’esclave : Va-t’en dans les chemins et [le long des] haies, et contrains [les gens] d’entrer, afin que ma maison soit remplie ; ◊ 24 car je vous dis, qu’aucun de ces hommes qui ont été conviés ne goûtera de mon souper.
◊ 25 Et de grandes foules allaient avec lui. Et se tournant, il leur dit : ◊ 26 Si quelqu’un vient à moi, et ne hait pas son père, et sa mère, et sa femme, et ses enfants, et ses frères, et ses sœurs, et même aussi sa propre vie, il ne peut être mon disciple. ◊ 27 Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne vient pas après moi, ne peut être mon disciple. ◊ 28 Car quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne s’asseye premièrement et ne calcule la dépense, [pour voir] s’il a de quoi l’achever ? ◊ 29 de peur que, en ayant jeté le fondement et n’ayant pu l’achever, tous ceux qui le voient ne se mettent à se moquer de lui, disant : ◊ 30 Cet homme a commencé à bâtir, et il n’a pu achever. ◊ 31 Ou, quel est le roi qui, partant pour faire la guerre à un autre roi, ne s’asseye premièrement et ne délibère s’il peut, avec dix mille [hommes], résister à celui qui vient contre lui avec vingt mille ? ◊ 32 Autrement, pendant qu’il est encore loin, il lui envoie une ambassade et s’informe des [conditions] de paix. ◊ 33 Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il a, ne peut être mon disciple. ◊ 34 Le sel donc est bon ; mais si le sel aussi a perdu sa saveur, avec quoi l’assaisonnera-t-on ? ◊ 35 Il n’est propre, ni pour la terre, ni pour le fumier ; on le jette dehors. Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende.
Exode
14 ◊ 1 * Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 2 Dis aux fils d’Israël qu’ils se détournent, et qu’ils campent devant Pi-Hahiroth, entre Migdol et la mer ; devant Baal-Tsephon, vis-à-vis, vous camperez près de la mer. ◊ 3 Et le Pharaon dira des fils d’Israël : Ils sont embarrassés dans le pays, le désert les a enfermés. ◊ 4 Et j’endurcirai le cœur du Pharaon, et il les poursuivra : et je serai glorifié dans le Pharaon et en toute son armée ; et les Égyptiens sauront que je suis l’Éternel. Et ils firent ainsi.
◊ 5 Et il fut rapporté au roi d’Égypte que le peuple s’était enfui ; et le cœur du Pharaon et de ses serviteurs fut changé à l’égard du peuple, et ils dirent : Qu’avons-nous fait de laisser aller Israël, pour qu’il ne nous servît plus ? ◊ 6 Et il attela son char, et prit son peuple avec lui. ◊ 7 Et il prit six cents chars d’élite, et tous les chars de l’Égypte, et des capitaines sur tous. ◊ 8 Et l’Éternel endurcit le cœur du Pharaon, roi d’Égypte, et il poursuivit les fils d’Israël. Et les fils d’Israël sortaient à main levée. ◊ 9 Et les Égyptiens les poursuivirent ; et tous les chevaux, les chars du Pharaon, et ses cavaliers et son armée, les atteignirent campés près de la mer, près de Pi-Hahiroth, devant Baal-Tsephon.
◊ 10 Et le Pharaon s’approcha, et les fils d’Israël levèrent leurs yeux, et voici, les Égyptiens marchaient après eux : et les fils d’Israël eurent une grande peur, et crièrent à l’Éternel ; ◊ 11 et ils dirent à Moïse : Est-ce parce qu’il n’y avait pas de sépulcres en Égypte, que tu nous as emmenés pour mourir dans le désert ? Que nous as-tu fait, de nous avoir fait sortir d’Égypte ? ◊ 12 N’est-ce pas ici la parole que nous te disions en Égypte, disant : Laisse-nous, et nous servirons les Égyptiens ? Car il nous vaut mieux servir les Égyptiens que de mourir dans le désert. ◊ 13 Et Moïse dit au peuple : Ne craignez point ; tenez-vous là, et voyez la délivrance de l’Éternel, qu’il opérera pour vous aujourd’hui ; car les Égyptiens que vous voyez aujourd’hui, vous ne les verrez plus, à jamais. ◊ 14 L’Éternel combattra pour vous, et vous, vous demeurerez tranquilles.
◊ 15 Et l’Éternel dit à Moïse : Que cries-tu à moi ? Parle aux fils d’Israël, et qu’ils marchent. ◊ 16 Et toi, lève ta verge, et étends ta main sur la mer, et fends-la ; et que les fils d’Israël entrent au milieu de la mer à sec. ◊ 17 Et moi, voici, j’endurcirai le cœur des Égyptiens, et ils entreront après eux ; et je me glorifierai dans le Pharaon et en toute son armée, en ses chars et en ses cavaliers ; ◊ 18 et les Égyptiens sauront que je suis l’Éternel, quand je serai glorifié dans le Pharaon, en ses chars et en ses cavaliers. ◊ 19 Et l’Ange de Dieu, qui allait devant le camp d’Israël, partit, et s’en alla derrière eux ; et la colonne de nuée partit de devant eux et se tint derrière eux ; ◊ 20 et elle vint entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël ; et elle fut [pour les uns] une nuée et des ténèbres, et [pour les autres] elle éclairait la nuit ; et l’un n’approcha pas de l’autre de toute la nuit. ◊ 21 Et Moïse étendit sa main sur la mer : et l’Éternel fit aller la mer toute la nuit par un fort vent d’orient, et mit la mer à sec, et les eaux se fendirent ; ◊ 22 et les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à sec ; et les eaux étaient pour eux un mur à leur droite et à leur gauche. ◊ 23 Et les Égyptiens les poursuivirent, et entrèrent après eux, tous les chevaux du Pharaon, ses chars et ses cavaliers, au milieu de la mer. ◊ 24 Et il arriva, sur la veille du matin, que l’Éternel, dans la colonne de feu et de nuée, regarda l’armée des Égyptiens, et mit en désordre l’armée des Égyptiens. ◊ 25 Et il ôta les roues de leurs chars, et fit qu’on les menait difficilement. Et les Égyptiens dirent : Fuyons devant Israël, car l’Éternel combat pour eux contre les Égyptiens.
◊ 26 Et l’Éternel dit à Moïse : Étends ta main sur la mer, et les eaux retourneront sur les Égyptiens, sur leurs chars et sur leurs cavaliers. ◊ 27 Et Moïse étendit sa main sur la mer : et, vers le matin, la mer reprit sa force ; et les Égyptiens s’enfuirent à sa rencontre ; et l’Éternel précipita les Égyptiens au milieu de la mer. ◊ 28 Et les eaux retournèrent et couvrirent les chars et les cavaliers de toute l’armée du Pharaon qui était entrée après eux dans la mer ; il n’en resta pas même un seul. ◊ 29 Et les fils d’Israël marchèrent à sec au milieu de la mer, et les eaux étaient pour eux un mur à leur droite et à leur gauche. ◊ 30 Et l’Éternel délivra en ce jour-là Israël de la main des Égyptiens, et Israël vit les Égyptiens morts sur le rivage de la mer. ◊ 31 Et Israël vit la grande puissance que l’Éternel avait déployée contre les Égyptiens ; et le peuple craignit l’Éternel, et ils crurent à l’Éternel, et à Moïse son serviteur.
Romains
5 ◊ 1 Ayant donc été justifiés sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre seigneur Jésus Christ, ◊ 2 par lequel nous avons trouvé aussi accès, par la foi, à cette faveur dans laquelle nous sommes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu.
◊ 3 Et non seulement [cela], mais aussi nous nous glorifions dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la patience, ◊ 4 et la patience l’expérience, et l’expérience l’espérance ; ◊ 5 et l’espérance ne rend point honteux, parce que l’amour de Dieu est versé dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. ◊ 6 Car Christ, alors que nous étions encore sans force, au temps convenable, est mort pour des impies. ◊ 7 Car à peine, pour un juste, quelqu’un mourra-t-il, (car pour l’homme de bien, peut-être, quelqu’un se résoudrait même à mourir) ; ◊ 8 mais Dieu constate son amour à lui envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. ◊ 9 Beaucoup plutôt donc, ayant été maintenant justifiés par son sang, serons-nous sauvés de la colère par lui. ◊ 10 Car si, étant ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, beaucoup plutôt, ayant été réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.
◊ 11 Et non seulement [cela], mais aussi nous nous glorifions en Dieu par notre seigneur Jésus Christ, par lequel nous avons maintenant reçu la réconciliation.
◊ 12 C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort a passé à tous les hommes, en ce que tous ont péché… ◊ 13 (car jusqu’à [la] loi [le] péché était dans le monde ; mais [le] péché n’est pas mis en compte quand il n’y a pas de loi ; ◊ 14 mais la mort régna depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui ne péchèrent pas selon la ressemblance de la transgression d’Adam, qui est la figure de celui qui devait venir. ◊ 15 Mais n’en est-il pas du don de grâce comme de la faute ? car si, par la faute d’un seul, plusieurs sont morts, beaucoup plutôt la grâce de Dieu et le don ont abondé envers plusieurs, par la grâce qui est d’un seul homme, Jésus Christ. ◊ 16 Et n’en est-il pas du don comme [de ce qui est arrivé] par un seul qui a péché ? car le jugement vient d’un seul en condamnation, — mais le don de grâce, de plusieurs fautes, en justification. ◊ 17 Car si, par la faute d’un seul, la mort a régné par un seul, beaucoup plutôt ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice, régneront-ils en vie par un seul, Jésus Christ) ; ◊ 18 ainsi donc, comme par une seule faute [les conséquences de cette faute furent] envers tous les hommes en condamnation, ainsi aussi par une seule justice [les conséquences de cette justice furent] envers tous les hommes en justification de vie. ◊ 19 Car comme par la désobéissance d’un seul homme plusieurs ont été constitués pécheurs, ainsi aussi par l’obéissance d’un seul, plusieurs seront constitués justes. ◊ 20 Or [la] loi est intervenue afin que la faute abondât ; mais là où le péché abondait, la grâce a surabondé, ◊ 21 afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi aussi la grâce régnât par [la] justice pour [la] vie éternelle par Jésus Christ notre Seigneur.
Philippiens
2 ◊ 1 Si donc il y a quelque consolation en Christ, si quelque soulagement d’amour, si quelque communion de l’Esprit, si quelque tendresse et quelques compassions, ◊ 2 rendez ma joie accomplie [en ceci] que vous ayez une même pensée, ayant un même amour, étant d’un même sentiment, pensant à une seule et même chose. ◊ 3 [Que] rien [ne se fasse] par esprit de parti, ou par vaine gloire ; mais que, dans l’humilité, l’un estime l’autre supérieur à lui-même, ◊ 4 chacun ne regardant pas à ce qui est à lui, mais chacun aussi à ce qui est aux autres. ◊ 5 Qu’il y ait donc en vous cette pensée qui a été aussi dans le christ Jésus, ◊ 6 lequel, étant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, ◊ 7 mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ; ◊ 8 et, étant trouvé en figure comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. ◊ 9 C’est pourquoi aussi Dieu l’a haut élevé et lui a donné un nom au-dessus de tout nom, ◊ 10 afin qu’au nom de Jésus se ploie tout genou des êtres célestes, et terrestres, et infernaux, ◊ 11 et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.
◊ 12 Ainsi donc, mes bien-aimés, de même que vous avez toujours obéi, non seulement comme en ma présence, mais beaucoup plus maintenant en mon absence, travaillez à votre propre salut avec crainte et tremblement : ◊ 13 car c’est Dieu qui opère en vous et le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. ◊ 14 Faites toutes choses sans murmures et sans raisonnements, ◊ 15 afin que vous soyez sans reproche et purs, des enfants de Dieu irréprochables, au milieu d’une génération tortue et perverse, parmi laquelle vous reluisez comme des luminaires dans le monde, ◊ 16 présentant la parole de vie, pour ma gloire au jour de Christ, [en témoignage] que je n’ai pas couru en vain ni travaillé en vain. ◊ 17 Mais si même je sers d’aspersion sur le sacrifice et le service de votre foi, j’en suis joyeux et je m’en réjouis avec vous tous. ◊ 18 Pareillement, vous aussi, soyez-en joyeux et réjouissez-vous-en avec moi.
◊ 19 Or j’espère dans le seigneur Jésus vous envoyer bientôt Timothée, afin que moi aussi j’aie bon courage quand j’aurai connu l’état de vos affaires ; ◊ 20 car je n’ai personne qui soit animé d’un même sentiment [avec moi] pour avoir une sincère sollicitude à l’égard de ce qui vous concerne ; ◊ 21 parce que tous cherchent leurs propres intérêts, non pas ceux de Jésus Christ. ◊ 22 Mais vous savez qu’il a été connu à l’épreuve, [savoir] qu’il a servi avec moi dans l’évangile comme un enfant [sert] son père. ◊ 23 J’espère donc l’envoyer incessamment, quand j’aurai vu la tournure que prendront mes affaires. ◊ 24 Mais j’ai confiance dans le Seigneur que, moi-même aussi, j’irai [vous voir] bientôt ; ◊ 25 mais j’ai estimé nécessaire de vous envoyer Épaphrodite mon frère, mon compagnon d’œuvre et mon compagnon d’armes, mais votre envoyé et ministre pour mes besoins. ◊ 26 Car il pensait à vous tous avec une vive affection, et il était fort abattu parce que vous aviez entendu dire qu’il était malade ; ◊ 27 en effet il a été malade, fort près de la mort, mais Dieu a eu pitié de lui, et non seulement de lui, mais aussi de moi, afin que je n’eusse pas tristesse sur tristesse. ◊ 28 Je l’ai donc envoyé avec d’autant plus d’empressement, afin qu’en le revoyant vous ayez de la joie, et que moi j’aie moins de tristesse. ◊ 29 Recevez-le donc dans le Seigneur avec toute sorte de joie, et honorez de tels hommes ; ◊ 30 car, pour l’œuvre, il a été proche de la mort, ayant exposé sa vie, afin de compléter ce qui manquait à votre service envers moi.
Nombres
16 ◊ 1 * Et Coré, fils de Jitsehar, fils de Kehath, fils de Lévi, s’éleva dans son esprit, et Dathan et Abiram, fils d’Éliab, et On, fils de Péleth, [qui étaient] fils de Ruben ; ◊ 2 et ils se levèrent devant Moïse, avec deux cent cinquante hommes des fils d’Israël, princes de l’assemblée, [hommes] appelés au conseil, des hommes de renom. ◊ 3 Et ils s’attroupèrent contre Moïse et contre Aaron, et leur dirent : C’en est assez ! car toute l’assemblée, eux tous sont saints, et l’Éternel est au milieu d’eux ; et pourquoi vous élevez-vous au-dessus de la congrégation de l’Éternel ? ◊ 4 Et Moïse l’entendit, et tomba sur sa face ; ◊ 5 et il parla à Coré et à toute son assemblée, disant : Demain, l’Éternel fera connaître qui est à lui, et qui est saint, et il le fera approcher de lui ; et celui qu’il a choisi, il le fera approcher de lui. ◊ 6 Faites ceci : Prenez des encensoirs, Coré et toute son assemblée ; ◊ 7 et demain, mettez-y du feu et placez de l’encens dessus, devant l’Éternel ; et il arrivera que l’homme que l’Éternel aura choisi, celui-là sera saint. C’en est assez, fils de Lévi ! ◊ 8 Et Moïse dit à Coré : Écoutez, fils de Lévi : ◊ 9 Est-ce peu de chose pour vous que le Dieu d’Israël vous ait séparés de l’assemblée d’Israël, en vous faisant approcher de lui pour faire le service du tabernacle de l’Éternel, et pour vous tenir devant l’assemblée afin de la servir, ◊ 10 — qu’il t’ait fait approcher, toi et tous tes frères, les fils de Lévi, avec toi,… que vous recherchiez aussi la sacrificature ? ◊ 11 C’est pourquoi, toi et toute ton assemblée, vous vous êtes rassemblés contre l’Éternel ; et Aaron, qui est-il, que vous murmuriez contre lui ?
◊ 12 Et Moïse envoya appeler Dathan et Abiram, fils d’Éliab ; mais ils dirent : Nous ne monterons pas. ◊ 13 Est-ce peu de chose que tu nous aies fait monter hors d’un pays ruisselant de lait et de miel, pour nous faire mourir dans le désert, que tu te fasses absolument dominateur sur nous ? ◊ 14 Certes tu ne nous as pas introduits dans un pays ruisselant de lait et de miel, et tu ne nous as pas donné un héritage de champs et de vignes ! Veux-tu crever les yeux de ces gens ? Nous ne monterons pas. ◊ 15 Et Moïse entra dans une ardente colère, et il dit à l’Éternel : N’aie pas égard à leur offrande ; je n’ai pas pris d’eux même un âne, et je n’ai pas fait tort à un seul d’entre eux.
◊ 16 Et Moïse dit à Coré : Toi, et toute ton assemblée, soyez demain devant l’Éternel, toi et eux, et Aaron. ◊ 17 Et prenez chacun votre encensoir, et mettez de l’encens dessus ; et présentez devant l’Éternel chacun votre encensoir, deux cent cinquante encensoirs ; et toi, et Aaron, chacun son encensoir. ◊ 18 Et ils prirent chacun son encensoir, et y mirent du feu, et placèrent de l’encens dessus, et se tinrent à l’entrée de la tente d’assignation, avec Moïse et Aaron. ◊ 19 Et Coré réunit contre eux toute l’assemblée à l’entrée de la tente d’assignation ; et la gloire de l’Éternel apparut à toute l’assemblée.
◊ 20 Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron, disant : ◊ 21 Séparez-vous du milieu de cette assemblée, et je les consumerai en un moment. ◊ 22 Et ils tombèrent sur leurs faces, et dirent : Ô *Dieu ! Dieu des esprits de toute chair ! un seul homme péchera, et tu seras courroucé contre toute l’assemblée ? ◊ 23 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 24 Parle à l’assemblée, en disant : Retirez-vous d’autour de la demeure de Coré, de Dathan et d’Abiram. ◊ 25 Et Moïse se leva et alla vers Dathan et Abiram ; et les anciens d’Israël allèrent après lui. ◊ 26 Et il parla à l’assemblée, disant : Éloignez-vous, je vous prie, d’auprès des tentes de ces méchants hommes, et ne touchez à rien qui leur appartienne, de peur que vous ne périssiez dans tous leurs péchés. ◊ 27 Et ils se retirèrent d’auprès de la demeure de Coré, de Dathan et d’Abiram, tout à l’entour. Et Dathan et Abiram sortirent, et se tinrent à l’entrée de leurs tentes avec leurs femmes, et leurs fils, et leurs petits enfants. ◊ 28 Et Moïse dit : À ceci vous connaîtrez que l’Éternel m’a envoyé pour faire toutes ces œuvres, car elles ne sont pas sorties de mon cœur : ◊ 29 si ceux-là meurent selon la mort de tout homme, et s’ils sont visités de la visitation de tout homme, l’Éternel ne m’a pas envoyé ; ◊ 30 mais si l’Éternel crée une chose nouvelle, et que le sol ouvre sa bouche et les engloutisse avec tout ce qui est à eux, et qu’ils descendent vivants dans le shéol, alors vous saurez que ces hommes ont méprisé l’Éternel. ◊ 31 Et il arriva, comme il achevait de prononcer toutes ces paroles, que le sol qui était sous eux se fendit ; ◊ 32 et la terre ouvrit sa bouche, et les engloutit, [eux] et leurs maisons, et tous les hommes qui étaient à Coré, et tout leur avoir. ◊ 33 Et ils descendirent vivants dans le shéol, eux et tout ce qui était à eux ; et la terre les couvrit, et ils périrent du milieu de la congrégation. ◊ 34 Et tout Israël qui était autour d’eux s’enfuit à leur cri ; car ils disaient :… De peur que la terre ne nous engloutisse ! ◊ 35 Et il sortit du feu de la part de l’Éternel, et il consuma les deux cent cinquante hommes qui présentaient l’encens.
◊ 36 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 37 Dis à Éléazar, fils d’Aaron, le sacrificateur, qu’il relève les encensoirs du milieu de l’incendie, et répands-en le feu au loin, car ils sont sanctifiés, ◊ 38 — les encensoirs de ceux-là qui ont péché contre leurs propres âmes ; et on en fera des lames aplaties pour en plaquer l’autel ; car ils les ont présentés devant l’Éternel, et ils sont sanctifiés ; et ils seront un signe aux fils d’Israël. ◊ 39 Et Éléazar, le sacrificateur, prit les encensoirs d’airain qu’avaient présentés les [hommes] qui furent brûlés, et on les aplatit pour plaquer l’autel, ◊ 40 en mémorial pour les fils d’Israël, afin qu’aucun étranger qui n’est pas de la semence d’Aaron ne s’approche pour brûler l’encens devant l’Éternel, et ne soit comme Coré et son assemblée, — selon que l’Éternel lui avait parlé par Moïse.
◊ 41 Et le lendemain, toute l’assemblée des fils d’Israël murmura contre Moïse et contre Aaron, disant : Vous avez mis à mort le peuple de l’Éternel. ◊ 42 Et il arriva, comme l’assemblée se réunissait contre Moïse et contre Aaron, qu’ils regardèrent vers la tente d’assignation, et voici, la nuée la couvrit, et la gloire de l’Éternel apparut. ◊ 43 Et Moïse et Aaron vinrent devant la tente d’assignation. ◊ 44 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 45 Retirez-vous du milieu de cette assemblée, et je les consumerai en un moment. Et ils tombèrent sur leurs faces. ◊ 46 Et Moïse dit à Aaron : Prends l’encensoir, et mets-y du feu de dessus l’autel, et mets-y de l’encens, et porte-le promptement vers l’assemblée, et fais propitiation pour eux ; car la colère est sortie de devant l’Éternel, la plaie a commencé. ◊ 47 Et Aaron le prit, comme Moïse lui avait dit, et il courut au milieu de la congrégation ; et voici, la plaie avait commencé au milieu du peuple. Et il mit l’encens, et fit propitiation pour le peuple. ◊ 48 Et il se tint entre les morts et les vivants, et la plaie s’arrêta. ◊ 49 Et il y en eut quatorze mille sept cents qui moururent de la plaie, outre ceux qui étaient morts dans l’affaire de Coré. ◊ 50 Et Aaron retourna vers Moïse, à l’entrée de la tente d’assignation ; et la plaie s’arrêta.
Jean
3 ◊ 1 Mais il y avait un homme d’entre les pharisiens, dont le nom était Nicodème, qui était un chef des Juifs. ◊ 2 Celui-ci vint à lui de nuit, et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que toi tu fais, si Dieu n’est avec lui. ◊ 3 Jésus répondit et lui dit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. ◊ 4 Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître ? ◊ 5 Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né d’eau et de l’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. ◊ 6 Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit. ◊ 7 Ne t’étonne pas de ce que je t’ai dit : Il vous faut être nés de nouveau. ◊ 8 Le vent souffle où il veut, et tu en entends le son ; mais tu ne sais pas d’où il vient, ni où il va : il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit. ◊ 9 Nicodème répondit et lui dit : Comment ces choses peuvent-elles se faire ? ◊ 10 Jésus répondit et lui dit : Tu es le docteur d’Israël, et tu ne connais pas ces choses ? ◊ 11 En vérité, en vérité, je te dis : Nous disons ce que nous connaissons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. ◊ 12 Si je vous ai parlé des choses terrestres, et que vous ne croyiez pas, comment croirez-vous, si je vous parle des choses célestes ? ◊ 13 Et personne n’est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le fils de l’homme qui est dans le ciel. ◊ 14 Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi il faut que le fils de l’homme soit élevé, ◊ 15 afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. ◊ 16 Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. ◊ 17 Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde afin qu’il jugeât le monde, mais afin que le monde fût sauvé par lui. ◊ 18 Celui qui croit en lui n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. ◊ 19 Or c’est ici le jugement, que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises ; ◊ 20 car quiconque fait des choses mauvaises hait la lumière, et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient reprises ; ◊ 21 mais celui qui pratique la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, qu’elles sont faites en Dieu.
◊ 22 Après ces choses, Jésus vint dans le pays de Judée, et ses disciples [avec lui] ; et il séjourna là avec eux, et baptisait. ◊ 23 Et Jean aussi baptisait en Énon, près de Salim, parce qu’il y avait là beaucoup d’eau ; et on venait, et on était baptisé. ◊ 24 Car Jean n’avait pas encore été jeté en prison. ◊ 25 Il y eut donc une discussion entre quelques-uns des disciples de Jean et un Juif, touchant la purification. ◊ 26 Et ils vinrent à Jean, et lui dirent : Rabbi, celui qui était avec toi au-delà du Jourdain, à qui tu as toi-même rendu témoignage, voilà, il baptise, et tous viennent à lui. ◊ 27 Jean répondit et dit : Un homme ne peut rien recevoir, à moins qu’il ne lui soit donné du ciel. ◊ 28 Vous-mêmes, vous me rendez témoignage que j’ai dit : Ce n’est pas moi qui suis le Christ, mais je suis envoyé devant lui. ◊ 29 Celui qui a l’épouse est l’époux ; mais l’ami de l’époux, qui assiste et l’entend, est tout réjoui à cause de la voix de l’époux ; cette joie donc, qui est la mienne, est accomplie. ◊ 30 Il faut que lui croisse, et que moi je diminue. ◊ 31 Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est de la terre, et parle [comme étant] de la terre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous ; ◊ 32 [et] de ce qu’il a vu et entendu, de cela il rend témoignage ; et personne ne reçoit son témoignage. ◊ 33 Celui qui a reçu son témoignage, a scellé que Dieu est vrai ; ◊ 34 car celui que Dieu a envoyé parle les paroles de Dieu, car Dieu ne donne pas l’Esprit par mesure. ◊ 35 Le Père aime le Fils, et a mis toutes choses entre ses mains. ◊ 36 Qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.
Nombres
15 ◊ 1 * Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 2 Parle aux fils d’Israël, et dis-leur : Quand vous serez entrés dans le pays de votre habitation, que je vous donne, ◊ 3 et que vous offrirez un sacrifice par feu à l’Éternel, un holocauste, ou un sacrifice pour s’acquitter d’un vœu, ou un sacrifice volontaire, ou dans vos jours solennels, pour offrir une odeur agréable à l’Éternel, de gros ou de menu bétail, ◊ 4 alors celui qui présentera son offrande à l’Éternel, présentera une offrande de gâteau d’un dixième de fleur de farine pétrie avec le quart d’un hin d’huile ; ◊ 5 et tu offriras le quart d’un hin de vin pour la libation, sur l’holocauste ou le sacrifice, pour un agneau. ◊ 6 Et pour un bélier, tu offriras comme offrande de gâteau deux dixièmes de fleur de farine pétrie avec le tiers d’un hin d’huile, ◊ 7 et le tiers d’un hin de vin pour la libation ; tu le présenteras comme odeur agréable à l’Éternel. ◊ 8 Et si tu offres un jeune taureau comme holocauste, ou comme sacrifice pour t’acquitter d’un vœu, ou comme sacrifice de prospérités à l’Éternel, ◊ 9 on présentera avec le jeune taureau, comme offrande de gâteau, trois dixièmes de fleur de farine pétrie avec un demi-hin d’huile ; ◊ 10 et tu présenteras un demi-hin de vin pour la libation, en sacrifice par feu, d’odeur agréable à l’Éternel. ◊ 11 On en fera ainsi pour un taureau, ou pour un bélier, ou pour un agneau, ou pour un chevreau, ◊ 12 selon le nombre que vous en offrirez ; vous en ferez ainsi pour chacun, selon leur nombre. ◊ 13 Tous les Israélites de naissance feront ces choses ainsi, en présentant un sacrifice par feu, d’odeur agréable à l’Éternel.
◊ 14 Et si un étranger séjourne parmi vous, ou si quelqu’un est au milieu de vous en vos générations, et qu’il offre un sacrifice par feu, d’odeur agréable à l’Éternel, — comme vous faites, ainsi il fera. ◊ 15 Pour ce qui est de la congrégation, il y aura un même statut pour vous et pour l’étranger en séjour, un statut perpétuel en vos générations ; comme vous, ainsi sera l’étranger devant l’Éternel. ◊ 16 Il y aura une même loi et une même ordonnance pour vous et pour l’étranger qui séjourne parmi vous.
◊ 17 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 18 Parle aux fils d’Israël, et dis-leur : Quand vous serez entrés dans le pays où je vous fais entrer, ◊ 19 et que vous mangerez du pain du pays, vous en offrirez à l’Éternel une offrande élevée ; ◊ 20 vous offrirez les prémices de votre pâte, une galette, en offrande élevée ; comme l’offrande élevée de l’aire, ainsi vous l’offrirez. ◊ 21 Vous donnerez, en vos générations, à l’Éternel, une offrande élevée des prémices de votre pâte.
◊ 22 Et lorsque vous aurez péché par erreur, et que vous n’aurez pas fait tous ces commandements que l’Éternel a dits à Moïse, ◊ 23 tout ce que l’Éternel vous a commandé par Moïse, depuis le jour que l’Éternel a donné ses commandements, et dans la suite en vos générations, ◊ 24 s’il arrive que la chose a été faite par erreur, loin des yeux de l’assemblée, alors toute l’assemblée offrira un jeune taureau en holocauste, en odeur agréable à l’Éternel, et son offrande de gâteau et sa libation, selon l’ordonnance, et un bouc en sacrifice pour le péché. ◊ 25 Et le sacrificateur fera propitiation pour toute l’assemblée des fils d’Israël, et il leur sera pardonné, car c’est une chose arrivée par erreur, et ils ont amené devant l’Éternel leur offrande, un sacrifice par feu à l’Éternel, et le sacrifice pour leur péché, à cause de leur erreur. ◊ 26 Et il sera pardonné à toute l’assemblée des fils d’Israël et à l’étranger qui séjourne parmi eux, car [cela est arrivé] à tout le peuple par erreur.
◊ 27 Et si une âme pèche par erreur, elle présentera une chèvre âgée d’un an pour sacrifice pour le péché. ◊ 28 Et le sacrificateur fera propitiation pour l’âme qui aura péché par erreur, quand elle aura péché par erreur devant l’Éternel, afin de faire propitiation pour elle, et il lui sera pardonné. ◊ 29 Il y aura une même loi pour vous quant à celui qui a agi par erreur, tant pour celui qui est né dans le pays parmi les fils d’Israël, que pour l’étranger qui séjourne au milieu d’eux. ◊ 30 Mais l’âme qui aura péché par fierté, tant l’Israélite de naissance que l’étranger, elle a outragé l’Éternel : cette âme sera retranchée du milieu de son peuple, ◊ 31 car elle a méprisé la parole de l’Éternel, et elle a enfreint son commandement : cette âme sera certainement retranchée ; son iniquité est sur elle. ◊ 32 Et comme les fils d’Israël étaient au désert, ils trouvèrent un homme qui ramassait du bois le jour du sabbat. ◊ 33 Et ceux qui le trouvèrent ramassant du bois, l’amenèrent à Moïse et à Aaron, et à toute l’assemblée. ◊ 34 Et on le mit sous garde, car ce qu’on devait lui faire n’avait pas été clairement indiqué. ◊ 35 — Et l’Éternel dit à Moïse : L’homme sera mis à mort ; que toute l’assemblée le lapide avec des pierres hors du camp. ◊ 36 Et toute l’assemblée le mena hors du camp, et ils le lapidèrent avec des pierres, et il mourut, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse.
◊ 37 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 38 Parle aux fils d’Israël, et dis-leur qu’ils se fassent, en leurs générations, une houppe aux coins de leurs vêtements, et qu’ils mettent à la houppe du coin un cordon de bleu. ◊ 39 Et elle sera pour vous une houppe ; et vous la verrez, et il vous souviendra de tous les commandements de l’Éternel, afin que vous les fassiez, et que vous ne recherchiez pas [les pensées de] votre cœur, ni [les désirs de] vos yeux, après lesquels vous vous prostituez ; ◊ 40 afin que vous vous souveniez de tous mes commandements, et que vous les fassiez, et que vous soyez saints, [consacrés] à votre Dieu. ◊ 41 Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d’Égypte pour être votre Dieu. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu.
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14 ◊ 1 * Et toute l’assemblée éleva sa voix, et jeta des cris, et le peuple pleura cette nuit-là. ◊ 2 Et tous les fils d’Israël murmurèrent contre Moïse et contre Aaron ; et toute l’assemblée leur dit : Oh ! si nous étions morts dans le pays d’Égypte ! Ou si nous étions morts dans ce désert ! ◊ 3 Et pourquoi l’Éternel nous fait-il venir dans ce pays, pour y tomber par l’épée, pour que nos femmes et nos petits enfants deviennent une proie ? Ne serait-il pas bon pour nous de retourner en Égypte ? ◊ 4 Et ils se dirent l’un à l’autre : Établissons un chef, et retournons en Égypte. ◊ 5 Et Moïse et Aaron tombèrent sur leurs faces devant toute la congrégation de l’assemblée des fils d’Israël.
◊ 6 Et Josué, fils de Nun, et Caleb, fils de Jephunné, qui étaient d’entre ceux qui avaient reconnu le pays, déchirèrent leurs vêtements, ◊ 7 et parlèrent à toute l’assemblée des fils d’Israël, disant : Le pays par lequel nous avons passé pour le reconnaître est un très bon pays. ◊ 8 Si l’Éternel prend plaisir en nous, il nous fera entrer dans ce pays-là et nous le donnera, un pays qui ruisselle de lait et de miel. ◊ 9 Seulement, ne vous rebellez pas contre l’Éternel ; et ne craignez pas le peuple du pays, car ils seront notre pain : leur protection s’est retirée de dessus eux, et l’Éternel est avec nous ; ne les craignez pas. ◊ 10 Et toute l’assemblée parla de les lapider avec des pierres. Et la gloire de l’Éternel apparut à tous les fils d’Israël à la tente d’assignation.
◊ 11 Et l’Éternel dit à Moïse : Jusques à quand ce peuple-ci me méprisera-t-il, et jusques à quand ne me croira-t-il pas, après tous les signes que j’ai faits au milieu de lui ? ◊ 12 Je le frapperai de peste, et je le détruirai ; et je ferai de toi une nation plus grande et plus forte que lui. ◊ 13 Et Moïse dit à l’Éternel : Mais les Égyptiens en entendront parler (car par ta force tu as fait monter ce peuple du milieu d’eux), ◊ 14 et ils [le] diront aux habitants de ce pays, qui ont entendu que toi, Éternel, tu étais au milieu de ce peuple, que toi, Éternel, tu te faisais voir face à face, et que ta nuée se tenait sur eux, et que tu marchais devant eux dans une colonne de nuée, le jour, et dans une colonne de feu, la nuit. ◊ 15 Si tu fais périr ce peuple comme un seul homme, les nations qui ont entendu parler de toi, parleront, disant : ◊ 16 Parce que l’Éternel ne pouvait pas faire entrer ce peuple dans le pays qu’il leur avait promis par serment, il les a tués dans le désert. ◊ 17 Et maintenant, je te prie, que la puissance du Seigneur soit magnifiée, comme tu as parlé, disant : ◊ 18 L’Éternel est lent à la colère, et grand en bonté, pardonnant l’iniquité et la transgression, et qui ne tient nullement [celui qui en est coupable] pour innocent, qui visite l’iniquité des pères sur les fils, sur la troisième et sur la quatrième [génération]. ◊ 19 Pardonne, je te prie, l’iniquité de ce peuple, selon la grandeur de ta bonté, et comme tu as pardonné à ce peuple depuis l’Égypte jusqu’ici. ◊ 20 Et l’Éternel dit : J’ai pardonné selon ta parole. ◊ 21 Mais, aussi vrai que je suis vivant, toute la terre sera remplie de la gloire de l’Éternel ! ◊ 22 Car tous ces hommes qui ont vu ma gloire, et mes signes, que j’ai faits en Égypte et dans le désert, et qui m’ont tenté ces dix fois, et qui n’ont pas écouté ma voix ;… ◊ 23 s’ils voient le pays que j’avais promis par serment à leurs pères ! Aucun de ceux qui m’ont méprisé ne le verra. ◊ 24 Mais mon serviteur Caleb, parce qu’il a été animé d’un autre esprit et qu’il m’a pleinement suivi, je l’introduirai dans le pays où il est entré, et sa semence le possédera. ◊ 25 Or l’Amalékite et le Cananéen habitent dans la vallée : demain tournez-vous, et partez pour le désert, vous dirigeant vers la mer Rouge.
◊ 26 Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron, disant : ◊ 27 Jusques à quand [supporterai-je] cette méchante assemblée qui murmure contre moi ? J’ai entendu les murmures des fils d’Israël, qu’ils murmurent contre moi. ◊ 28 Dis-leur : Je suis vivant, dit l’Éternel, si je ne vous fais comme vous avez parlé à mes oreilles… ! ◊ 29 Vos cadavres tomberont dans ce désert. Et tous ceux d’entre vous qui ont été dénombrés, selon tout le compte qui a été fait de vous, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, vous qui avez murmuré contre moi,… ◊ 30 si vous entrez dans le pays touchant lequel j’ai levé ma main pour vous y faire habiter, excepté Caleb, fils de Jephunné, et Josué, fils de Nun ! ◊ 31 Mais vos petits enfants, dont vous avez dit qu’ils seraient une proie, je les ferai entrer, et ils connaîtront le pays que vous avez méprisé. ◊ 32 Et quant à vous, vos cadavres tomberont dans ce désert. ◊ 33 Et vos fils seront paissant dans le désert quarante ans, et ils porteront [la peine de] vos prostitutions, jusqu’à ce que vos cadavres soient consumés dans le désert. ◊ 34 Selon le nombre des jours que vous avez mis à reconnaître le pays, quarante jours, un jour pour une année, vous porterez vos iniquités quarante ans, et vous connaîtrez ce que c’est que je me sois détourné de vous. ◊ 35 Moi, l’Éternel, j’ai parlé ; si je ne fais ceci à toute cette méchante assemblée qui s’est assemblée contre moi ! Ils seront consumés dans ce désert, et ils y mourront.
◊ 36 Et les hommes que Moïse avait envoyés pour reconnaître le pays, et qui revinrent et firent murmurer contre lui toute l’assemblée en décriant le pays, ◊ 37 ces hommes qui avaient décrié le pays, moururent de plaie devant l’Éternel. ◊ 38 Mais d’entre les hommes qui étaient allés pour reconnaître le pays, Josué, fils de Nun, et Caleb, fils de Jephunné, [seuls] vécurent.
◊ 39 Et Moïse dit ces choses à tous les fils d’Israël, et le peuple mena très grand deuil. ◊ 40 Et ils se levèrent de bon matin et montèrent sur le sommet de la montagne, disant : Nous voici ; nous monterons au lieu dont l’Éternel a parlé ; car nous avons péché. ◊ 41 Et Moïse dit : Pourquoi transgressez-vous ainsi le commandement de l’Éternel ? Cela ne réussira point. ◊ 42 Ne montez pas, car l’Éternel n’est pas au milieu de vous, afin que vous ne soyez pas battus devant vos ennemis ; ◊ 43 car l’Amalékite et le Cananéen sont là devant vous, et vous tomberez par l’épée ; car, parce que vous vous êtes détournés de l’Éternel, l’Éternel ne sera pas avec vous. ◊ 44 Toutefois ils s’obstinèrent à monter sur le sommet de la montagne ; mais l’arche de l’alliance de l’Éternel et Moïse ne bougèrent pas du milieu du camp. ◊ 45 Et les Amalékites et les Cananéens qui habitaient cette montagne-là, descendirent, et les battirent, et les taillèrent en pièces jusqu’à Horma.
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12 ◊ 1 * Et Marie et Aaron parlèrent contre Moïse à l’occasion de la femme éthiopienne qu’il avait prise, car il avait pris une femme éthiopienne. ◊ 2 Et ils dirent : L’Éternel n’a-t-il parlé que par Moïse seulement ? n’a-t-il pas parlé aussi par nous ? Et l’Éternel l’entendit. ◊ 3 Et cet homme, Moïse, était très doux, plus que tous les hommes qui étaient sur la face de la terre. ◊ 4 Et soudain l’Éternel dit à Moïse, et à Aaron et à Marie : Sortez, vous trois, vers la tente d’assignation. Et ils sortirent eux trois. ◊ 5 Et l’Éternel descendit dans la colonne de nuée, et se tint à l’entrée de la tente ; et il appela Aaron et Marie, et ils sortirent eux deux. ◊ 6 Et il dit : Écoutez mes paroles : S’il y a un prophète parmi vous, moi l’Éternel, je me ferai connaître à lui en vision, je lui parlerai en songe. ◊ 7 Il n’en est pas ainsi de mon serviteur Moïse, qui est fidèle dans toute ma maison ; ◊ 8 je parle avec lui bouche à bouche, et [en me révélant] clairement, et non en énigmes ; et il voit la ressemblance de l’Éternel. Et pourquoi n’avez-vous pas craint de parler contre mon serviteur, contre Moïse ? ◊ 9 Et la colère de l’Éternel s’embrasa contre eux, et il s’en alla ; ◊ 10 et la nuée se retira de dessus la tente : et voici, Marie était lépreuse, comme la neige ; et Aaron se tourna vers Marie, et voici, elle était lépreuse. ◊ 11 — Et Aaron dit à Moïse : Ah, mon seigneur ! ne mets pas, je te prie, sur nous, ce péché par lequel nous avons agi follement et par lequel nous avons péché. ◊ 12 Je te prie, qu’elle ne soit pas comme un [enfant] mort, dont la chair est à demi consumée quand il sort du ventre de sa mère. ◊ 13 Et Moïse cria à l’Éternel, disant : Ô *Dieu ! je te prie, guéris-la, je te prie. ◊ 14 Et l’Éternel dit à Moïse : Si son père lui eût craché au visage, ne serait-elle pas pendant sept jours dans la honte ? Qu’elle soit exclue, sept jours, hors du camp, et après, qu’elle y soit recueillie. ◊ 15 Et Marie demeura exclue hors du camp sept jours ; et le peuple ne partit pas jusqu’à ce que Marie eût été recueillie.
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11 ◊ 1 * Et il arriva que comme le peuple se plaignait, cela fut mauvais aux oreilles de l’Éternel ; et l’Éternel l’entendit, et sa colère s’embrasa, et le feu de l’Éternel brûla parmi eux, et dévora au bout du camp. ◊ 2 Et le peuple cria à Moïse, et Moïse pria l’Éternel, et le feu s’éteignit. ◊ 3 Et on appela le nom de ce lieu Tabhéra, parce que le feu de l’Éternel avait brûlé parmi eux.
◊ 4 * Et le ramassis [de peuple] qui était au milieu d’eux s’éprit de convoitise, et les fils d’Israël aussi se mirent encore à pleurer, et dirent : Qui nous fera manger de la chair ? ◊ 5 Il nous souvient du poisson que nous mangions en Égypte pour rien, des concombres, et des melons, et des poireaux, et des oignons, et de l’ail ; ◊ 6 et maintenant notre âme est asséchée ; il n’y a rien, si ce n’est cette manne devant nos yeux. ◊ 7 — Et la manne était comme la graine de coriandre, et son apparence comme l’apparence du bdellium. ◊ 8 Le peuple se dispersait et la ramassait ; et ils la broyaient sous la meule ou la pilaient dans le mortier ; et ils la cuisaient dans des pots, et en faisaient des gâteaux ; et son goût était comme le goût d’un gâteau à l’huile. ◊ 9 Et quand la rosée descendait la nuit sur le camp la manne descendait dessus.
◊ 10 Et Moïse entendit le peuple pleurant, selon ses familles, chacun à l’entrée de sa tente ; et la colère de l’Éternel s’embrasa extrêmement, et cela fut mauvais aux yeux de Moïse. ◊ 11 Et Moïse dit à l’Éternel : Pourquoi as-tu fait ce mal à ton serviteur ? et pourquoi n’ai-je pas trouvé grâce à tes yeux, que tu aies mis sur moi le fardeau de tout ce peuple ? ◊ 12 Est-ce moi qui ai conçu tout ce peuple ? Est-ce moi qui l’ai enfanté, pour que tu me dises : Porte-le dans ton sein, comme le nourricier porte l’enfant qui tète, jusqu’au pays que tu as promis par serment à ses pères ? ◊ 13 D’où aurais-je de la chair pour en donner à tout ce peuple ? car ils pleurent après moi, disant : Donne-nous de la chair, afin que nous en mangions. ◊ 14 Je ne puis, moi seul, porter tout ce peuple, car il est trop pesant pour moi. ◊ 15 Et si tu agis ainsi avec moi, tue-moi donc, je te prie, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, et que je ne voie pas mon malheur. ◊ 16 Et l’Éternel dit à Moïse : Assemble-moi soixante-dix hommes des anciens d’Israël, que tu sais être les anciens du peuple et ses magistrats, et amène-les à la tente d’assignation, et ils se tiendront là avec toi. ◊ 17 Et je descendrai, et je parlerai là avec toi, et j’ôterai de l’Esprit qui est sur toi, et je le mettrai sur eux, afin qu’ils portent avec toi le fardeau du peuple, et que tu ne le portes pas toi seul. ◊ 18 Et tu diras au peuple : Sanctifiez-vous pour demain, et vous mangerez de la chair ; car vous avez pleuré aux oreilles de l’Éternel, disant : Qui nous fera manger de la chair ? car nous étions bien en Égypte ! Et l’Éternel vous donnera de la chair, et vous en mangerez. ◊ 19 Vous n’en mangerez pas un jour, ni deux jours, ni cinq jours, ni dix jours, ni vingt jours, ◊ 20 [mais] jusqu’à un mois entier, jusqu’à ce qu’elle vous sorte par les narines et que vous l’ayez en dégoût ; parce que vous avez méprisé l’Éternel qui est au milieu de vous, et que vous avez pleuré devant lui, disant : Pourquoi sommes-nous donc sortis d’Égypte ? ◊ 21 Et Moïse dit : Il y a six cent mille hommes de pied dans ce peuple au milieu duquel je suis, et tu as dit : Je leur donnerai de la chair, et ils en mangeront un mois entier. ◊ 22 Leur égorgera-t-on du menu et du gros bétail, afin qu’il y en ait assez pour eux ? ou assemblera-t-on tous les poissons de la mer pour eux, afin qu’il y en ait assez pour eux ? ◊ 23 Et l’Éternel dit à Moïse : La main de l’Éternel est-elle devenue courte ? Tu verras maintenant si ce que j’ai dit t’arrivera ou non.
◊ 24 Et Moïse sortit, et dit au peuple les paroles de l’Éternel ; et il assembla soixante-dix hommes des anciens du peuple, et les fit se tenir tout autour de la tente. ◊ 25 Et l’Éternel descendit dans la nuée, et lui parla ; et il ôta de l’Esprit qui était sur lui, et le mit sur les soixante-dix anciens. Et il arriva qu’aussitôt que l’Esprit reposa sur eux, ils prophétisèrent, mais ils ne continuèrent pas. ◊ 26 Et il était demeuré deux hommes dans le camp ; le nom de l’un était Eldad, et le nom du second, Médad ; et l’Esprit reposa sur eux ; et ils étaient de ceux qui avaient été inscrits, mais ils n’étaient pas sortis vers la tente, et ils prophétisèrent dans le camp. ◊ 27 Et un jeune homme courut et rapporta cela à Moïse, disant : Eldad et Médad prophétisent dans le camp. ◊ 28 Et Josué, fils de Nun, qui servait Moïse, l’un de ses jeunes gens, répondit et dit : Mon seigneur Moïse, empêche-les. ◊ 29 Et Moïse lui dit : Es-tu jaloux pour moi ? Ah ! que plutôt tout le peuple de l’Éternel fût prophète ; que l’Éternel mît son Esprit sur eux !
◊ 30 Et Moïse revint dans le camp, lui et les anciens d’Israël. ◊ 31 Et il se leva, de par l’Éternel, un vent qui fit venir de la mer des cailles, et les jeta sur le camp, environ une journée de chemin en deçà, et environ une journée de chemin en delà, tout autour du camp, et environ deux coudées sur la surface de la terre. ◊ 32 Et le peuple se leva tout ce jour-là, et toute la nuit, et tout le jour du lendemain, et amassa des cailles : celui qui en avait amassé le moins, en avait amassé dix khomers ; et ils les étendirent pour eux tout autour du camp. ◊ 33 — La chair était encore entre leurs dents, avant qu’elle fût mâchée, que la colère de l’Éternel s’embrasa contre le peuple, et que l’Éternel frappa le peuple d’un fort grand coup. ◊ 34 Et on appela le nom de ce lieu-là Kibroth-Hattaava, parce qu’on y enterra le peuple qui avait convoité. ◊ 35 De Kibroth-Hattaava le peuple partit pour Hatséroth, et ils furent à Hatséroth.
Deutéronome
33 ◊ 1 * Et c’est ici la bénédiction dont Moïse, homme de Dieu, bénit les fils d’Israël, avant sa mort. ◊ 2 Et il dit :
L’Éternel est venu de Sinaï, et il s’est levé pour eux de Séhir ; il a resplendi de la montagne de Paran, et est venu des saintes myriades ; de sa droite [sortit] une loi de feu pour eux.
◊ 3 Oui, il aime les peuples ; tous ses saints sont dans ta main, et ils se tiennent à tes pieds ; ils reçoivent tes paroles.
◊ 4 Moïse nous a commandé une loi, héritage de la congrégation de Jacob ; ◊ 5 et il a été roi en Jeshurun, quand les chefs du peuple se réunirent ensemble avec les tribus d’Israël.
◊ 6 * Que Ruben vive et ne meure pas, et que ses hommes soient en petit nombre.
◊ 7 * Et ceci pour Juda : et il dit : Éternel, écoute la voix de Juda, et amène-le à son peuple ; qu’il combatte de ses mains pour lui, et sois-lui en aide contre ses ennemis.
◊ 8 * Et de Lévi il dit : Tes thummim et tes urim sont à l’homme de ta bonté, que tu as éprouvé à Massa, [et] avec lequel tu as contesté aux eaux de Meriba ;
◊ 9 Qui dit de son père et de sa mère : Je ne l’ai point vu ; et qui n’a pas reconnu ses frères, et n’a pas connu ses fils. Car ils ont gardé tes paroles et observé ton alliance ;
◊ 10 Ils enseigneront tes ordonnances à Jacob et ta loi à Israël ; ils mettront l’encens sous tes narines et l’holocauste sur ton autel.
◊ 11 Éternel ! bénis sa force ; et que l’œuvre de ses mains te soit agréable ! Brise les reins de ceux qui s’élèvent contre lui, et de ceux qui le haïssent, en sorte qu’ils ne puissent plus se relever.
◊ 12 * De Benjamin il dit : Le bien-aimé de l’Éternel, — il habitera en sécurité auprès de lui ; [l’Éternel] le couvrira tout le jour, et il habitera entre ses épaules.
◊ 13 * Et de Joseph il dit : Son pays soit béni par l’Éternel de ce qu’il y a de plus précieux au ciel, de la rosée, et [de ce qui vient] des profondeurs qui gisent en bas ;
◊ 14 Et du plus précieux des produits du soleil, et du plus précieux des produits des mois ;
◊ 15 Et de [ce qui croît sur] le sommet des montagnes d’ancienneté, et du plus précieux des collines éternelles ;
◊ 16 Et du plus précieux de la terre et de sa plénitude.
Et que la faveur de celui qui demeurait dans le buisson, vienne sur la tête de Joseph, sur le sommet de la tête de celui qui a été mis à part de ses frères !
◊ 17 Sa magnificence est comme le premier-né de son taureau, et ses cornes sont des cornes de buffle.
Avec elles, il poussera les peuples ensemble jusqu’aux bouts de la terre.
Ce sont les myriades d’Éphraïm, et ce sont les milliers de Manassé.
◊ 18 * Et de Zabulon il dit : Réjouis-toi, Zabulon, en ta sortie ; et toi, Issacar, dans tes tentes !
◊ 19 Ils appelleront les peuples à la montagne ; là ils offriront des sacrifices de justice, car ils suceront l’abondance des mers, et les trésors cachés du sable.
◊ 20 * Et de Gad il dit : Béni soit celui qui élargit Gad. Il habite comme une lionne, et il déchire le bras, même le sommet de la tête.
◊ 21 Et il s’est choisi la première partie [du pays] ; car là était réservée la part du législateur ; et il est allé [avec] les chefs du peuple ; il a accompli avec Israël la justice de l’Éternel et ses jugements.
◊ 22 * Et de Dan il dit : Dan est un jeune lion, il s’élance de Basan.
◊ 23 * Et de Nephthali il dit : Nephthali, rassasié de faveurs et comblé de la bénédiction de l’Éternel, possède la mer et le Darôm !
◊ 24 * Et d’Aser il dit : Aser sera béni en fils ; il sera agréable à ses frères, et il trempera son pied dans l’huile.
◊ 25 Tes verrous seront de fer et d’airain, et ton repos comme tes jours.
◊ 26 * Nul n’est comme le *Dieu de Jeshurun, qui est porté sur les cieux à ton secours, et sur les nuées dans sa majesté.
◊ 27 Le Dieu d’ancienneté est [ta] demeure, et au-dessous [de toi] sont les bras éternels ; il chasse l’ennemi devant toi, et il dit : Détruis !
◊ 28 Et Israël habitera en sécurité, la source de Jacob, à part, dans un pays de froment et de moût, et ses cieux distilleront la rosée.
◊ 29 Tu es bienheureux, Israël ! Qui est comme toi, un peuple sauvé par l’Éternel, le bouclier de ton secours et l’épée de ta gloire ? Tes ennemis dissimuleront devant toi, et toi, tu marcheras sur leurs lieux élevés.
1 Corinthiens
12 ◊ 1 Or, pour ce qui est des [manifestations] spirituelles, frères, je ne veux pas que vous soyez ignorants. ◊ 2 Vous savez que, quand vous étiez [gens des] nations, [vous étiez] entraînés vers les idoles muettes, selon que vous étiez menés. ◊ 3 C’est pourquoi je vous fais savoir que nul homme parlant par l’Esprit de Dieu, ne dit : « Anathème [à] Jésus » ; et que nul ne peut dire « Seigneur Jésus », si ce n’est par l’Esprit Saint.
◊ 4 Or il y a diversité de dons de grâce, mais le même Esprit : ◊ 5 et il y a diversité de services, et le même Seigneur ; ◊ 6 et il y a diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. ◊ 7 Or à chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue de l’utilité. ◊ 8 Car à l’un est donnée, par l’Esprit, la parole de sagesse ; et à un autre la parole de connaissance, selon le même Esprit ; ◊ 9 et à un autre la foi, par le même Esprit ; et à un autre des dons de grâce de guérisons, par le même Esprit ; ◊ 10 et à un autre des opérations de miracles ; et à un autre la prophétie ; et à un autre des discernements d’esprits ; et à un autre [diverses] sortes de langues ; et à un autre l’interprétation des langues. ◊ 11 Mais le seul et même Esprit opère toutes ces choses, distribuant à chacun en particulier comme il lui plaît. ◊ 12 Car de même que le corps est un et qu’il a plusieurs membres, mais que tous les membres du corps, quoiqu’ils soient plusieurs, sont un seul corps, ainsi aussi est le Christ. ◊ 13 Car aussi nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit hommes libres ; et nous avons tous été abreuvés pour [l’unité d’]un seul Esprit. ◊ 14 Car aussi le corps n’est pas un seul membre, mais plusieurs. ◊ 15 Si le pied disait : Parce que je ne suis pas main, je ne suis pas du corps, est-ce qu’à cause de cela il n’est pas du corps ? ◊ 16 Et si l’oreille disait : Parce que je ne suis pas œil, je ne suis pas du corps, est-ce qu’à cause de cela elle n’est pas du corps ? ◊ 17 Si le corps tout entier était œil, où serait l’ouïe ? Si tout était ouïe, où serait l’odorat ? ◊ 18 Mais maintenant, Dieu a placé les membres, — chacun d’eux, — dans le corps, comme il l’a voulu. ◊ 19 Or, si tous étaient un seul membre, où serait le corps ? ◊ 20 Mais maintenant les membres sont plusieurs, mais le corps, un. ◊ 21 L’œil ne peut pas dire à la main : Je n’ai pas besoin de toi ; ou bien encore la tête, aux pieds : Je n’ai pas besoin de vous ; ◊ 22 — mais bien plutôt les membres du corps qui paraissent être les plus faibles, sont nécessaires ; ◊ 23 et les membres du corps que nous estimons être les moins honorables, nous les environnons d’un honneur plus grand ; et nos membres qui ne sont pas décents sont les plus parés, ◊ 24 tandis que nos membres décents n’en ont pas besoin. Mais Dieu a composé le corps en donnant un plus grand honneur à ce qui en manquait, ◊ 25 afin qu’il n’y ait point de division dans le corps, mais que les membres aient un égal soin les uns des autres. ◊ 26 Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ; si un membre est glorifié, tous les membres se réjouissent avec lui. ◊ 27 Or vous êtes le corps de Christ, et [ses] membres chacun en particulier. ◊ 28 Et Dieu a placé les uns dans l’assemblée : — d’abord des apôtres, en second lieu des prophètes, en troisième lieu des docteurs, ensuite des miracles, puis des dons de grâce de guérisons, des aides, des gouvernements, [diverses] sortes de langues. ◊ 29 Tous sont-ils apôtres ? Tous sont-ils prophètes ? Tous sont-ils docteurs ? Tous [font-ils] des miracles ? ◊ 30 Tous ont-ils des dons de grâce de guérisons ? Tous parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ? ◊ 31 Or désirez avec ardeur des dons de grâce plus grands : et je vous montre encore un chemin bien plus excellent.
Hébreux
7 ◊ 1 Car ce Melchisédec, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très-haut, qui alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, et qui le bénit, ◊ 2 auquel aussi Abraham donna pour part la dîme de tout, premièrement, étant interprété, roi de justice, et puis aussi roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix ; ◊ 3 sans père, sans mère, sans généalogie, n’ayant ni commencement de jours, ni fin de vie, mais assimilé au Fils de Dieu, demeure sacrificateur à perpétuité. ◊ 4 Mais considérez combien grand était celui à qui même Abraham donna une dîme du butin, lui le patriarche. ◊ 5 Et ceux d’entre les fils de Lévi qui reçoivent la sacrificature ont bien un commandement de dîmer le peuple selon la loi, c’est-à-dire leurs frères, bien qu’ils soient sortis des reins d’Abraham ; ◊ 6 mais celui qui ne tire pas généalogiquement son origine d’eux, a dîmé Abraham et a béni celui qui avait les promesses. ◊ 7 Or, sans contredit, le moindre est béni par celui qui est plus excellent. ◊ 8 Et ici, des hommes qui meurent reçoivent des dîmes ; mais là, celui de qui il est rendu témoignage qu’il vit ; ◊ 9 et, pour ainsi dire, Lévi même, qui reçoit des dîmes, a été dîmé en Abraham, ◊ 10 car il était encore dans les reins de son père quand Melchisédec alla au-devant de lui.
◊ 11 Si donc la perfection était par la sacrificature lévitique (car c’est en relation avec elle que le peuple a reçu sa loi,) quel besoin était-il encore qu’un autre sacrificateur se levât selon l’ordre de Melchisédec et qui ne fût pas nommé selon l’ordre d’Aaron ? ◊ 12 Car la sacrificature étant changée, il y a aussi par nécessité un changement de loi. ◊ 13 Car celui à l’égard duquel ces choses sont dites appartient à une autre tribu, dont personne n’a été attaché à l’autel ; ◊ 14 car il est évident que notre Seigneur a surgi de Juda, tribu à l’égard de laquelle Moïse n’a rien dit concernant des sacrificateurs. ◊ 15 Et cela est encore bien plus évident, si, à la ressemblance de Melchisédec, un autre sacrificateur se lève, ◊ 16 qui n’a pas été établi selon la loi d’un commandement charnel, mais selon la puissance d’une vie impérissable. ◊ 17 Car [ce] témoignage [lui] est rendu : « Tu es sacrificateur pour l’éternité, selon l’ordre de Melchisédec ».
◊ 18 Car il y a abrogation du commandement qui a précédé, à cause de sa faiblesse et de son inutilité ◊ 19 (car la loi n’a rien amené à la perfection), et introduction d’une meilleure espérance par laquelle nous approchons de Dieu. ◊ 20 Et en tant que [cela n’a] pas [eu lieu] sans serment ◊ 21 (car ceux-là sont devenus sacrificateurs sans serment, mais celui-ci [l’est devenu] avec serment, par celui qui a dit de lui : « Le *Seigneur a juré et ne se repentira pas : Tu es sacrificateur pour l’éternité [selon l’ordre de Melchisédec] »), ◊ 22 c’est d’une alliance d’autant meilleure que Jésus a été fait le garant. ◊ 23 Et ceux-là étaient plusieurs sacrificateurs, parce que la mort les empêchait de demeurer ; ◊ 24 mais celui-ci, parce qu’il demeure éternellement, a la sacrificature qui ne se transmet pas. ◊ 25 De là vient aussi qu’il peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder pour eux. ◊ 26 Car un tel souverain sacrificateur nous convenait, saint, innocent, sans souillure, séparé des pécheurs, et élevé plus haut que les cieux, ◊ 27 qui n’est pas journellement dans la nécessité, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple ; car cela, il l’a fait une fois pour toutes, s’étant offert lui-même. ◊ 28 Car la loi établit pour souverains sacrificateurs des hommes qui sont dans l’infirmité, mais la parole du serment, qui est après la loi, [établit] un Fils qui est consommé pour l’éternité.
Hébreux
8 ◊ 1 Or la somme de ce que nous disons, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur qui s’est assis à la droite du trône de la majesté dans les cieux, ◊ 2 ministre des lieux saints et du vrai tabernacle que le *Seigneur a dressé, non pas l’homme.
◊ 3 Car tout souverain sacrificateur est établi pour offrir des dons et des sacrifices ; c’est pourquoi il était nécessaire que celui-ci aussi eût quelque chose à offrir. ◊ 4 Si donc il était sur la terre, il ne serait pas sacrificateur, puisqu’il y a ceux qui offrent des dons selon la loi, ◊ 5 lesquels servent la figure et l’ombre des choses célestes : comme Moïse, quand il allait construire le tabernacle, a été averti divinement ; car : « Prends garde », dit-il, « à faire toutes choses selon le modèle qui t’a été montré sur la montagne ». ◊ 6 Or maintenant [Christ] a obtenu un ministère d’autant plus excellent, qu’il est médiateur d’une meilleure alliance qui est établie sur de meilleures promesses ; ◊ 7 car si cette première [alliance] avait été irréprochable, il n’eût jamais été cherché de lieu pour une seconde ; ◊ 8 car, en censurant, il leur dit : « Voici, des jours viennent, dit le *Seigneur, et je conclurai, pour la maison d’Israël et pour la maison de Juda, une nouvelle alliance, ◊ 9 non selon l’alliance que j’ai faite avec leurs pères, au jour où je les pris par la main pour les tirer du pays d’Égypte ; car ils n’ont pas persévéré dans mon alliance, et moi je les ai délaissés, dit le *Seigneur. ◊ 10 Car c’est ici l’alliance que j’établirai pour la maison d’Israël après ces jours-là, dit le *Seigneur : En mettant mes lois dans leur entendement, je les écrirai aussi sur leurs cœurs, et je leur serai pour Dieu, et ils me seront pour peuple, ◊ 11 et ils n’enseigneront point chacun son concitoyen et chacun son frère, disant : Connais le *Seigneur ; car ils me connaîtront tous, depuis le plus petit jusqu’au plus grand d’entre eux ; ◊ 12 car je serai clément à l’égard de leurs injustices, et je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités ». ◊ 13 En disant : « une nouvelle », il a rendu ancienne la première : or ce qui devient ancien et qui vieillit, est près de disparaître.
Jude
1 ◊ 1 Jude, esclave de Jésus Christ et frère de Jacques, aux appelés, bien-aimés en Dieu le Père, et conservés en Jésus Christ : ◊ 2 Que la miséricorde, et la paix, et l’amour vous soient multipliés !
◊ 3 Bien-aimés, quand j’usais de toute diligence pour vous écrire de notre commun salut, je me suis trouvé dans la nécessité de vous écrire afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a été une fois enseignée aux saints ; ◊ 4 car certains hommes se sont glissés [parmi les fidèles], inscrits jadis à l’avance pour ce jugement, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient notre seul maître et seigneur, Jésus Christ.
◊ 5 Or je désire vous rappeler, à vous qui une fois saviez tout, que le Seigneur, ayant délivré le peuple du pays d’Égypte, a détruit ensuite ceux qui n’ont pas cru ; ◊ 6 — et qu’il a réservé dans des liens éternels, sous l’obscurité, pour le jugement du grand jour, les anges qui n’ont pas gardé leur origine, mais qui ont abandonné leur propre demeure ; ◊ 7 comme Sodome et Gomorrhe, et les villes d’alentour, s’étant abandonnées à la fornication de la même manière que ceux-là, et étant allées après une autre chair, sont là comme exemple, subissant la peine d’un feu éternel. ◊ 8 De la même manière cependant, ces rêveurs aussi souillent la chair, et méprisent la domination, et injurient les dignités. ◊ 9 Mais Michel l’archange, quand, discutant avec le diable, il contestait touchant le corps de Moïse, n’osa pas proférer de jugement injurieux contre [lui] ; mais il dit : Que le *Seigneur te censure ! ◊ 10 Mais ceux-ci, ils injurient tout ce qu’ils ne connaissent pas, et se corrompent dans tout ce qu’ils comprennent naturellement comme des bêtes sans raison. ◊ 11 Malheur à eux, car ils ont marché dans le chemin de Caïn, et se sont abandonnés à l’erreur de Balaam pour une récompense, et ont péri dans la contradiction de Coré. ◊ 12 Ceux-ci, ils sont des taches dans vos agapes, faisant des festins avec vous sans crainte, se repaissant eux-mêmes : nuées sans eau, emportées par les vents ; arbres d’automne, sans fruit, deux fois morts, déracinés ; ◊ 13 vagues impétueuses de la mer, jetant l’écume de leurs infamies ; étoiles errantes, à qui l’obscurité des ténèbres est réservée pour toujours. ◊ 14 Or Énoch aussi, le septième depuis Adam, a prophétisé de ceux-ci, en disant : Voici, le Seigneur est venu au milieu de ses saintes myriades, ◊ 15 pour exécuter le jugement contre tous, et pour convaincre tous les impies d’entre eux de toutes leurs œuvres d’impiété qu’ils ont impiement commises et de toutes les [paroles] dures que les pécheurs impies ont proférées contre lui. ◊ 16 Ceux-ci, ils sont des murmurateurs, se plaignant de leur sort, marchant selon leurs propres convoitises (tandis que leur bouche prononce d’orgueilleux discours), et admirant les hommes en vue de [leur propre] profit.
◊ 17 Mais vous, bien-aimés, souvenez-vous des paroles qui ont été dites auparavant par les apôtres de notre seigneur Jésus Christ, ◊ 18 comment ils vous disaient que, à la fin du temps, il y aurait des moqueurs, marchant selon leurs propres convoitises d’impiétés ; ◊ 19 ceux-ci sont ceux qui se séparent [eux-mêmes], des hommes naturels, n’ayant pas l’Esprit. ◊ 20 Mais vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, priant par le Saint Esprit, ◊ 21 conservez-vous dans l’amour de Dieu, attendant la miséricorde de notre seigneur Jésus Christ pour la vie éternelle ; ◊ 22 et les uns qui contestent, reprenez-les ; ◊ 23 les autres sauvez-les avec crainte, les arrachant hors du feu, haïssant même le vêtement souillé par la chair.
◊ 24 Or, à celui qui a le pouvoir de vous garder sans que vous bronchiez et de vous placer irréprochables devant sa gloire avec abondance de joie, ◊ 25 — au seul Dieu, notre Sauveur, par notre seigneur Jésus Christ, gloire, majesté, force et pouvoir, dès avant tout siècle, et maintenant, et pour tous les siècles ! Amen.
1 Pierre
5 ◊ 1 J’exhorte les anciens qui sont parmi vous, moi qui suis ancien avec eux et témoin des souffrances de Christ, qui aussi ai part à la gloire qui va être révélée : ◊ 2 paissez le troupeau de Dieu qui est avec vous, le surveillant, non point par contrainte, mais volontairement, ni pour un gain honteux, mais de bon gré, ◊ 3 ni comme dominant sur des héritages, mais en étant [les] modèles du troupeau ; ◊ 4 et quand le souverain pasteur sera manifesté, vous recevrez la couronne inflétrissable de gloire.
◊ 5 Pareillement, vous, jeunes gens, soyez soumis aux anciens ; et tous, les uns à l’égard des autres, soyez revêtus d’humilité ; car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne [la] grâce aux humbles. ◊ 6 Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève quand le temps sera venu, ◊ 7 rejetant sur lui tout votre souci, car il a soin de vous.
◊ 8 Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde autour [de vous], cherchant qui il pourra dévorer. ◊ 9 Résistez-lui, étant fermes dans la foi, sachant que les mêmes souffrances s’accomplissent dans vos frères qui sont dans le monde. ◊ 10 Mais le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le christ Jésus, lorsque vous aurez souffert un peu de temps, vous rendra lui-même accomplis, vous affermira, vous fortifiera, et vous établira sur un fondement [inébranlable]. ◊ 11 À lui [la gloire et] la puissance, aux siècles des siècles ! Amen.
◊ 12 Je vous ai écrit brièvement par Silvain, qui est un frère fidèle, comme je le pense, vous exhortant et attestant que cette [grâce] dans laquelle vous êtes est la vraie grâce de Dieu. ◊ 13 Celle qui est élue avec vous à Babylone, vous salue, et Marc, mon fils. ◊ 14 Saluez-vous les uns les autres par un baiser d’amour. Paix soit à vous tous qui êtes en Christ !
Hébreux
10 ◊ 1 Car la loi, ayant l’ombre des biens à venir, non l’image même des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices que l’on offre continuellement chaque année, rendre parfaits ceux qui s’approchent. ◊ 2 Autrement n’eussent-ils pas cessé d’être offerts, puisque ceux qui rendent le culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de péchés ? ◊ 3 Mais il y a dans ces [sacrifices], chaque année, un acte remémoratif de péchés. ◊ 4 Car il est impossible que le sang de taureaux et de boucs ôte les péchés. ◊ 5 C’est pourquoi, en entrant dans le monde, il dit : « Tu n’as pas voulu de sacrifice ni d’offrande, mais tu m’as formé un corps. ◊ 6 Tu n’as pas pris plaisir aux holocaustes ni aux sacrifices pour le péché ; ◊ 7 alors j’ai dit : Voici, je viens, — il est écrit de moi dans le rouleau du livre — pour faire, ô Dieu, ta volonté ». ◊ 8 Ayant dit plus haut : « Tu n’as pas voulu de sacrifices, ni d’offrandes, ni d’holocaustes, ni de sacrifices pour le péché, et tu n’y as pas pris plaisir » — lesquels sont offerts selon la loi, ◊ 9 — alors il dit : « Voici, je viens pour faire ta volonté ». Il ôte le premier afin d’établir le second. ◊ 10 C’est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ [faite] une fois pour toutes. ◊ 11 — Et tout sacrificateur se tient debout chaque jour, faisant le service et offrant souvent les mêmes sacrifices qui ne peuvent jamais ôter les péchés ; ◊ 12 mais celui-ci, ayant offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis à perpétuité à la droite de Dieu, ◊ 13 attendant désormais « jusqu’à ce que ses ennemis soient mis pour marchepied de ses pieds ». ◊ 14 Car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés. ◊ 15 Et l’Esprit Saint aussi nous en rend témoignage ; car, après avoir dit : ◊ 16 « C’est ici l’alliance que j’établirai pour eux après ces jours-là, dit le *Seigneur : En mettant mes lois dans leurs cœurs, je les écrirai aussi sur leurs entendements », ◊ 17 [il dit] : « Et je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités ». ◊ 18 Or, là où il y a rémission de ces choses, il n’y a plus d’offrande pour le péché.
◊ 19 Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, ◊ 20 par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair, ◊ 21 et ayant un grand sacrificateur [établi] sur la maison de Dieu, ◊ 22 approchons-nous avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, [ayant] les cœurs par aspersion purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’eau pure. ◊ 23 Retenons la confession de notre espérance sans chanceler, car celui qui a promis est fidèle ; ◊ 24 et prenons garde l’un à l’autre pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres, ◊ 25 n’abandonnant pas le rassemblement de nous-mêmes, comme quelques-uns ont l’habitude [de faire], mais nous exhortant [l’un l’autre], et cela d’autant plus que vous voyez le jour approcher. ◊ 26 Car si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, ◊ 27 mais une certaine attente terrible de jugement et l’ardeur d’un feu qui va dévorer les adversaires. ◊ 28 Si quelqu’un a méprisé la loi de Moïse, il meurt sans miséricorde sur [la déposition de] deux ou [de] trois témoins : ◊ 29 d’une punition combien plus sévère pensez-vous que sera jugé digne celui qui a foulé aux pieds le Fils de Dieu, et qui a estimé profane le sang de l’alliance par lequel il avait été sanctifié, et qui a outragé l’Esprit de grâce ? ◊ 30 Car nous connaissons celui qui a dit : « À moi la vengeance ; moi je rendrai, dit le *Seigneur » ; et encore : « Le *Seigneur jugera son peuple ». ◊ 31 C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant !
◊ 32 Mais rappelez dans votre mémoire les jours précédents, dans lesquels, ayant été éclairés, vous avez enduré un grand combat de souffrances, ◊ 33 soit en ce que vous avez été offerts en spectacle par des opprobres et des afflictions, soit en ce que vous vous êtes associés à ceux qui ont été ainsi traités. ◊ 34 Car vous avez montré de la sympathie pour les prisonniers et vous avez accepté avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez pour vous-mêmes des biens meilleurs et permanents. ◊ 35 Ne rejetez donc pas loin votre confiance qui a une grande récompense. ◊ 36 Car vous avez besoin de patience, afin que, ayant fait la volonté de Dieu, vous receviez les choses promises. ◊ 37 Car encore très peu de temps, « et celui qui vient viendra, et il ne tardera pas. ◊ 38 Or le juste vivra de foi ; et : Si [quelqu’un] se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui ». ◊ 39 Mais pour nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour la perdition, mais de ceux qui croient pour la conservation de l’âme.
Hébreux
13 ◊ 1 Que l’amour fraternel demeure. ◊ 2 N’oubliez pas l’hospitalité ; car par elle quelques-uns, à leur insu, ont logé des anges. ◊ 3 Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez liés avec eux, de ceux qui sont maltraités, comme étant vous-mêmes aussi dans le corps. ◊ 4 Que le mariage soit [tenu] en honneur à tous égards, et le lit sans souillure ; mais Dieu jugera les fornicateurs et les adultères. ◊ 5 Que votre conduite soit sans avarice, étant contents de ce que vous avez présentement ; car lui-même a dit : « Je ne te laisserai point et je ne t’abandonnerai point » ; ◊ 6 en sorte que, pleins de confiance, nous disions : « Le *Seigneur est mon aide et je ne craindrai point : que me fera l’homme ? ».
◊ 7 Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu, et, considérant l’issue de leur conduite, imitez leur foi.
◊ 8 Jésus Christ est le même, hier, et aujourd’hui, et éternellement. ◊ 9 Ne soyez pas séduits par des doctrines diverses et étrangères, car il est bon que le cœur soit affermi par la grâce, non par les viandes, lesquelles n’ont pas profité à ceux qui y ont marché. ◊ 10 Nous avons un autel dont ceux qui servent le tabernacle n’ont pas le droit de manger ; ◊ 11 car les corps des animaux dont le sang est porté, pour le péché, dans les lieux saints, par le souverain sacrificateur, sont brûlés hors du camp. ◊ 12 C’est pourquoi aussi Jésus, afin qu’il sanctifiât le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. ◊ 13 Ainsi donc, sortons vers lui hors du camp, portant son opprobre ; ◊ 14 car nous n’avons pas ici de cité permanente, mais nous recherchons celle qui est à venir. ◊ 15 Offrons donc, par lui, sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom. ◊ 16 Mais n’oubliez pas la bienfaisance, et de faire part de vos biens, car Dieu prend plaisir à de tels sacrifices.
◊ 17 Obéissez à vos conducteurs et soyez soumis, car ils veillent pour vos âmes, comme ayant à rendre compte ; afin qu’ils fassent cela avec joie, et non en gémissant, car cela ne vous serait pas profitable.
◊ 18 Priez pour nous, car nous croyons que nous avons une bonne conscience, désirant de nous bien conduire en toutes choses. ◊ 19 Mais je vous prie d’autant plus instamment de faire cela, afin que je vous sois rendu plus tôt.
◊ 20 Or le Dieu de paix qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis, dans [la puissance du] sang de l’alliance éternelle, notre seigneur Jésus, ◊ 21 vous rende accomplis en toute bonne œuvre pour faire sa volonté, faisant en vous ce qui est agréable devant lui, par Jésus Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen.
◊ 22 Or je vous exhorte, frères, à supporter la parole d’exhortation, car ce n’est qu’en peu de mots que je vous ai écrit.
◊ 23 Sachez que notre frère Timothée a été mis en liberté : s’il vient bientôt, je vous verrai avec lui. ◊ 24 Saluez tous vos conducteurs et tous les saints. Ceux d’Italie vous saluent. ◊ 25 Que la grâce soit avec vous tous ! Amen.
1 Pierre
2 ◊ 1 Rejetant donc toute malice et toute fraude, et l’hypocrisie et l’envie, et toutes médisances, ◊ 2 désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait intellectuel, afin que vous croissiez par lui à salut, ◊ 3 si toutefois vous avez goûté que le Seigneur est bon ; ◊ 4 duquel vous approchant [comme] d’une pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse auprès de Dieu, ◊ 5 vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, êtes édifiés une maison spirituelle, une sainte sacrificature, pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ. ◊ 6 Parce qu’on trouve dans l’écriture : « Voici, je pose en Sion une maîtresse pierre de coin, élue, précieuse ; et celui qui croit en elle ne sera point confus ». ◊ 7 C’est donc pour vous qui croyez, qu’elle a ce prix ; mais pour les désobéissants, « la pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin », ◊ 8 « et une pierre d’achoppement et un rocher de chute », lesquels heurtent contre la parole, étant désobéissants, à quoi aussi ils ont été destinés. ◊ 9 Mais vous, vous êtes une race élue, une sacrificature royale, une nation sainte, un peuple acquis, pour que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ; ◊ 10 vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, mais qui maintenant êtes le peuple de Dieu ; vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, mais qui maintenant avez obtenu miséricorde.
◊ 11 Bien-aimés, je vous exhorte, comme forains et étrangers, à vous abstenir des convoitises charnelles, lesquelles font la guerre à l’âme, ◊ 12 ayant une conduite honnête parmi les nations, afin que, quant aux choses dans lesquelles ils médisent de vous comme de gens qui font le mal, ils glorifient Dieu au jour de la visitation, à cause de vos bonnes œuvres qu’ils observent.
◊ 13 Soyez donc soumis à tout ordre humain pour l’amour du Seigneur, soit au roi comme étant au-dessus de tous, ◊ 14 soit aux gouverneurs comme à ceux qui sont envoyés de sa part pour punir ceux qui font le mal et pour louer ceux qui font le bien ; ◊ 15 car c’est ici la volonté de Dieu, qu’en faisant le bien vous fermiez la bouche à l’ignorance des hommes dépourvus de sens, ◊ 16 comme libres, et non comme ayant la liberté pour voile de la méchanceté, mais comme esclaves de Dieu. ◊ 17 Honorez tous les hommes ; aimez tous les frères ; craignez Dieu ; honorez le roi.
◊ 18 Vous, domestiques, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont fâcheux ; ◊ 19 car c’est une chose digne de louange, si quelqu’un, par conscience envers Dieu, supporte des afflictions, souffrant injustement. ◊ 20 Car quelle gloire y a-t-il, si, souffletés pour avoir mal fait, vous l’endurez ? mais si, en faisant le bien, vous souffrez, et que vous l’enduriez, cela est digne de louange devant Dieu, ◊ 21 car c’est à cela que vous avez été appelés ; car aussi Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces, ◊ 22 « lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il n’a pas été trouvé de fraude » ; ◊ 23 qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas d’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement ; ◊ 24 qui lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts aux péchés, nous vivions à la justice ; « par la meurtrissure duquel vous avez été guéris » ; ◊ 25 car vous étiez errants comme des brebis, mais maintenant vous êtes retournés au berger et au surveillant de vos âmes.
Hébreux
12 ◊ 1 C’est pourquoi, nous aussi, ayant une si grande nuée de témoins qui nous entoure, rejetant tout fardeau et le péché qui [nous] enveloppe si aisément, courons avec patience la course qui est devant nous, ◊ 2 fixant les yeux sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, lequel, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu. ◊ 3 Car considérez celui qui a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne soyez pas las, étant découragés dans vos âmes.
◊ 4 Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang en combattant contre le péché, ◊ 5 et vous avez oublié l’exhortation qui s’adresse à vous comme à des fils : « Mon fils, ne méprise pas la discipline du *Seigneur, et ne perds pas courage quand tu es repris par lui ; ◊ 6 car celui que le *Seigneur aime, il le discipline, et il fouette tout fils qu’il agrée ». ◊ 7 Vous endurez [des peines] comme discipline : Dieu agit envers vous comme envers des fils, car qui est le fils que le père ne discipline pas ? ◊ 8 Mais si vous êtes sans [la] discipline à laquelle tous participent, alors vous êtes des bâtards et non pas des fils. ◊ 9 De plus, nous avons eu les pères de notre chair pour nous discipliner, et nous les avons respectés ; ne serons-nous pas beaucoup plutôt soumis au Père des esprits, et nous vivrons ? ◊ 10 Car ceux-là disciplinaient pendant peu de jours, selon qu’ils le trouvaient bon ; mais celui-ci [nous discipline] pour notre profit, afin que nous participions à sa sainteté. ◊ 11 Or aucune discipline, pour le présent, ne semble être [un sujet] de joie, mais de tristesse ; mais plus tard, elle rend le fruit paisible de la justice à ceux qui sont exercés par elle. ◊ 12 C’est pourquoi, redressez les mains lassées et les genoux défaillants, ◊ 13 et faites des sentiers droits à vos pieds, afin que ce qui est boiteux ne se dévoie pas, mais plutôt se guérisse. ◊ 14 Poursuivez la paix avec tous, et la sainteté, sans laquelle nul ne verra le Seigneur, ◊ 15 veillant de peur que quelqu’un ne manque de la grâce de Dieu ; de peur que quelque racine d’amertume, bourgeonnant en haut, ne [vous] trouble, et que par elle plusieurs ne soient souillés ; ◊ 16 de peur qu’il n’y ait quelque fornicateur, ou profane comme Ésaü, qui pour un seul mets vendit son droit de premier-né ; ◊ 17 car vous savez que, aussi, plus tard, désirant hériter de la bénédiction, il fut rejeté, (car il ne trouva pas lieu à la repentance,) quoiqu’il l’eût recherchée avec larmes.
◊ 18 Car vous n’êtes pas venus à la montagne qui peut être touchée, ni au feu brûlant, ni à l’obscurité, ni aux ténèbres, ni à la tempête, ◊ 19 ni au son de la trompette, ni à la voix de paroles, [voix telle] que ceux qui l’entendaient prièrent que la parole ne leur fût plus adressée ; ◊ 20 (car ils ne pouvaient supporter ce qui était enjoint : « Si même une bête touche la montagne, elle sera lapidée » ; ◊ 21 et Moïse, si terrible était ce qui paraissait, dit : Je suis épouvanté et tout tremblant ;) ◊ 22 mais vous êtes venus à la montagne de Sion ; et à la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste ; et à des myriades d’anges, l’assemblée universelle ; ◊ 23 et à l’assemblée des premiers-nés écrits dans les cieux ; et à Dieu, juge de tous ; et aux esprits des justes consommés ; ◊ 24 et à Jésus, médiateur d’une nouvelle alliance ; et au sang d’aspersion qui parle mieux qu’Abel. ◊ 25 Prenez garde que vous ne refusiez pas celui qui parle : car si ceux-là n’ont pas échappé qui refusèrent celui qui parlait en oracles sur la terre, combien moins [échapperons]-nous, si nous nous détournons de celui qui [parle ainsi] des cieux, ◊ 26 duquel la voix ébranla alors la terre ; mais maintenant il a promis, disant : « Encore une fois je secouerai non seulement la terre, mais aussi le ciel ». ◊ 27 Or ce « Encore une fois » indique le changement des choses muables, comme ayant été faites, afin que celles qui sont immuables demeurent. ◊ 28 C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, retenons la grâce par laquelle nous servions Dieu d’une manière qui lui soit agréable, avec révérence et avec crainte. ◊ 29 Car aussi notre Dieu est un feu consumant.
Éphésiens
4 ◊ 1 Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le Seigneur, à marcher d’une manière digne de l’appel dont vous avez été appelés, ◊ 2 avec toute humilité et douceur, avec longanimité, vous supportant l’un l’autre dans l’amour ; ◊ 3 vous appliquant à garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix. ◊ 4 [Il y a] un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés pour une seule espérance de votre appel. ◊ 5 [Il y a] un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême. ◊ 6 [Il y a] un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tout, et partout, et en nous tous. ◊ 7 Mais à chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ. ◊ 8 C’est pourquoi il dit : « Étant monté en haut, il a emmené captive la captivité, et a donné des dons aux hommes ». ◊ 9 Or, qu’il soit monté, qu’est-ce, sinon qu’il est aussi descendu dans les parties inférieures de la terre ? ◊ 10 Celui qui est descendu est le même que celui qui est aussi monté au-dessus de tous les cieux, afin qu’il remplît toutes choses ; ◊ 11 et lui, a donné les uns [comme] apôtres, les autres [comme] prophètes, les autres [comme] évangélistes, les autres [comme] pasteurs et docteurs ; ◊ 12 en vue du perfectionnement des saints, pour l’œuvre du service, pour l’édification du corps de Christ ; ◊ 13 jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature de la plénitude du Christ : ◊ 14 afin que nous ne soyons plus de petits enfants, ballottés et emportés çà et là par tout vent de doctrine dans la tromperie des hommes, dans leur habileté à user de voies détournées pour égarer ; ◊ 15 mais que, étant vrais dans l’amour, nous croissions en toutes choses jusqu’à lui qui est le chef, le Christ ; ◊ 16 duquel tout le corps, bien ajusté et lié ensemble par chaque jointure du fournissement, produit, selon l’opération de chaque partie dans sa mesure, l’accroissement du corps pour l’édification de lui-même en amour.
◊ 17 Voici donc ce que je dis et témoigne dans le Seigneur, c’est que vous ne marchiez plus comme le reste des nations marche, dans la vanité de leurs pensées, ◊ 18 ayant leur entendement obscurci, étant étrangers à la vie de Dieu à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur cœur ; ◊ 19 et qui, ayant perdu tout sentiment moral, se sont livrés à la débauche, pour pratiquer avidement toute impureté.
◊ 20 Mais vous n’avez pas ainsi appris le Christ, ◊ 21 si du moins vous l’avez entendu et avez été instruits en lui selon que la vérité est en Jésus : ◊ 22 [c’est-à-dire], en ce qui concerne votre première manière de vivre, d’avoir dépouillé le vieil homme qui se corrompt selon les convoitises trompeuses, ◊ 23 et d’être renouvelés dans l’esprit de votre entendement, ◊ 24 et d’avoir revêtu le nouvel homme, créé selon Dieu, en justice et sainteté de la vérité.
◊ 25 C’est pourquoi, ayant dépouillé le mensonge, parlez la vérité chacun à son prochain ; car nous sommes membres les uns des autres. ◊ 26 Mettez-vous en colère et ne péchez pas : que le soleil ne se couche pas sur votre irritation ; ◊ 27 et ne donnez pas occasion au diable. ◊ 28 Que celui qui dérobait ne dérobe plus, mais plutôt qu’il travaille en faisant de ses propres mains ce qui est bon, afin qu’il ait de quoi donner à celui qui est dans le besoin. ◊ 29 Qu’aucune parole déshonnête ne sorte de votre bouche, mais celle-là qui est bonne, [propre] à l’édification selon le besoin, afin qu’elle communique la grâce à ceux qui l’entendent. ◊ 30 Et n’attristez pas le Saint Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. ◊ 31 Que toute amertume, et tout courroux, et toute colère, et toute crierie, et toute injure, soient ôtés du milieu de vous, de même que toute malice ; ◊ 32 mais soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant les uns aux autres comme Dieu aussi, en Christ, vous a pardonné.