« Et les fils d’Israël, toute l’assemblée, vinrent au désert de Tsin, le premier mois ; et le peuple habita à Kadès ; et Marie mourut là, et y fut enterrée » (v. 1 ).
Le chapitre que nous allons examiner offre un exemple remarquable de la vie et des expériences du désert. Nous y voyons Moïse, le serviteur de Dieu, traversant quelques-unes des scènes les plus pénibles de sa carrière si pleine d’événements. En premier lieu, Marie meurt. Celle dont on avait entendu la voix au milieu des scènes brillantes du chapitre 15 de l’Exode , chantant l’hymne de la victoire, disparaît, et sa dépouille est déposée dans le désert de Kadès. Le tambourin est mis de côté. Les chants s’éteignent dans le silence de la mort. Elle ne peut plus conduire les danses. Elle avait chanté mélodieusement en son temps ; elle avait saisi d’une manière heureuse le ton de ce magnifique cantique de louange entonné sur la rive de résurrection de la mer Rouge. Son chant personnifiait la grande vérité principale de la rédemption. « Chantez à l’Éternel, car il s’est hautement élevé ; il a précipité dans la mer le cheval et celui qui le montait » . C’était vraiment un thème sublime. C’était le langage convenable en cette joyeuse circonstance.
Mais maintenant la prophétesse disparaît de la scène ; la voix de mélodie est changée en voix de murmure. La vie du désert devient fatigante. Les expériences du désert mettent la nature à l’épreuve ; elles dévoilent ce qui est dans le cœur. Quarante années de fatigues et de labeurs produisent de grands changements dans le peuple. Il est rare, en vérité, de trouver des exemples de chrétiens chez lesquels la sève et la fraîcheur de la vie spirituelle soient conservées, et plus rarement encore augmentées, à travers toutes les phases de la vie et de la lutte chrétiennes. Ce fait ne devrait pas être si rare ; le contraire devrait avoir lieu, puisque les détails réels, les sérieuses réalités de notre sentier dans ce monde, sont pour nous autant d’occasions de faire l’expérience de ce que Dieu est. Béni soit Son nom ; Il prend occasion de chaque difficulté du chemin, pour se faire connaître à nous dans toute la douceur et la tendresse d’un amour qui ne varie jamais. Rien ne peut épuiser les sources de grâce qui sont dans le Dieu vivant ; Il demeurera ce qu’Il est, en dépit de toutes nos méchancetés. Dieu restera Dieu, quelles que soient l’infidélité et la culpabilité de l’homme.
Nous avons un encouragement, une vraie joie, et la source de notre force en ceci, que nous avons affaire avec le Dieu vivant. Quoi qu’il arrive, Il se montrera à la hauteur de tous les événements — amplement suffisant pour le besoin de chaque instant. Sa grâce patiente peut supporter nos nombreuses infirmités, nos chutes et nos égarements ; Sa force s’accomplit dans notre extrême faiblesse ; Sa fidélité ne fait jamais défaut ; Sa bonté est d’éternité en éternité. Les amis trompent ou disparaissent ; les liens de la plus tendre amitié se brisent, dans ce monde froid et sans cœur ; les compagnons de travail abandonnent leurs compagnons ; les Marie et les Aaron meurent ; mais Dieu reste. Ici se trouve le secret intime de tout bonheur vrai et solide. Si nous avons avec nous le cœur et la main du Dieu vivant, nous n’avons rien à craindre. Si nous pouvons dire : « L’Éternel est notre Berger », nous pouvons ajouter en toute certitude : « Nous ne manquerons de rien » .
Cependant il y a, dans le désert, des scènes de douleur et d’épreuves, et nous devons les traverser. C’est ce qui avait lieu pour Israël, dans le chapitre que nous lisons. Ils sont appelés à rencontrer les vents âpres du désert, et ils les rencontrent avec des accents d’impatience et de mécontentement. « Et il n’y avait pas d’eau pour l’assemblée ; et ils s’attroupèrent contre Moïse et contre Aaron. Et le peuple contesta avec Moïse, et ils parlèrent, disant : Que n’avons-nous péri, quand nos frères périrent devant l’Éternel ! Et pourquoi avez-vous amené la congrégation de l’Éternel dans ce désert, pour y mourir, nous et nos bêtes ? Et pourquoi nous avez-vous fait monter d’Égypte, pour nous amener dans ce mauvais lieu ? Ce n’est pas un lieu où l’on puisse semer ; on n’y trouve ni figuiers, ni vignes, ni grenadiers ; et il n’y a pas d’eau pour boire » (v. 2-5 ).
Ce fut un moment profondément pénible pour le cœur de Moïse. Nous ne pouvons pas nous faire une idée de ce que ce devait être d’affronter six cent mille mécontents, d’être obligé d’écouter leurs invectives, et de se voir chargé de tous les malheurs que leur propre incrédulité avait attirés sur eux. Tout cela n’était pas une épreuve ordinaire de patience ; aussi ne devons-nous pas nous étonner, si ce cher et honoré serviteur trouvait la circonstance trop difficile pour lui. « Et Moïse et Aaron vinrent de devant la congrégation à l’entrée de la tente d’assignation, et tombèrent sur leurs faces ; et la gloire de l’Éternel leur apparut » (v. 6 ).
Il est profondément touchant de voir Moïse sans cesse prosterné devant Dieu. C’était un doux soulagement pour lui, que d’échapper à une armée tumultueuse, en recourant à Celui-là seul dont les ressources étaient à la hauteur de toutes les circonstances. « Ils tombèrent sur leurs faces ; et la gloire de l’Éternel leur apparut ». Ils n’essayèrent point de répondre au peuple ; « ils vinrent de devant la congrégation », pour se reposer sur le Dieu vivant. Quel autre que le Dieu de toute grâce pouvait suffire aux mille nécessités de la vie du désert ? Moïse avait bien dit au commencement : « Si ta face ne vient pas, ne nous fais pas monter d’ici » . Assurément il avait raison, et il était sage en s’exprimant ainsi. La présence de Dieu était la seule réponse aux demandes d’une pareille assemblée ; et elle était une réponse tout à fait suffisante . Les trésors de Dieu sont inépuisables. Il ne peut jamais faire défaut au cœur qui se confie en Lui. Souvenons-nous-en. Dieu aime qu’on use de Lui. Il n’est jamais fatigué de pourvoir aux besoins de Son peuple. Si ces vérités étaient toujours présentes à nos cœurs, nous entendrions moins d’accents d’impatience et de mécontentement, et plus souvent le doux langage de la reconnaissance et de la louange. Mais, comme nous avons déjà eu souvent l’occasion de le remarquer, la vie du désert est pour chacun une pierre de touche qui manifeste ce qui est en nous ; et qui, Dieu en soit béni, dévoile ce qu’il y a pour nous en Lui .
« Et l’Éternel parla à Moïse, disant : Prends la verge, et réunis l’assemblée, toi et Aaron, ton frère, et vous parlerez devant leurs yeux au rocher, et il donnera ses eaux ; et tu leur feras sortir de l’eau du rocher, et tu donneras à boire à l’assemblée et à leurs bêtes. Et Moïse prit la verge de devant l’Éternel, comme il lui avait commandé. Et Moïse et Aaron réunirent la congrégation devant le rocher, et il leur dit : Écoutez, rebelles ! Vous ferons-nous sortir de l’eau de ce rocher ? Et Moïse leva sa main, et frappa le rocher de sa verge, deux fois ; et il en sortit des eaux en abondance, et l’assemblée but, et leurs bêtes » (v. 7-11 ).
Dans la citation précédente, deux objets requièrent l’attention du lecteur, savoir : « le rocher » et « la verge ». Tous deux présentent Christ à l’âme, d’une manière très bénie, mais chacun sous un aspect différent. En 1 Corinthiens 10, 4 , nous lisons : « Ils buvaient d’un rocher spirituel qui les suivait : et le rocher était le Christ ». Ceci est clair, positif, et ne laisse aucune place à l’exercice de l’imagination. « Le rocher était le Christ » — Christ frappé pour nous.
Ensuite, pour ce qui concerne « la verge », il faut nous rappeler que ce ne devait pas être celle de Moïse — la verge de l’autorité ou de la puissance. Celle-ci ne convenait point dans la circonstance actuelle ; elle avait fait son œuvre ; elle avait frappé le rocher une fois , et c’était assez. C’est ce que nous apprend Exode 17, où nous lisons : « Et l’Éternel dit à Moïse : Passe devant le peuple, et prends avec toi des anciens d’Israël ; et prends dans ta main ta verge avec laquelle tu as frappé le fleuve (Ex. 7, 20 ), et va. Voici, je me tiens là devant toi, sur le rocher, en Horeb ; et tu frapperas le rocher, et il en sortira des eaux, et le peuple boira. Et Moïse fit ainsi devant les yeux des anciens d’Israël » (v. 5, 6 ).
Nous avons là un type de Christ frappé pour nous par la main de Dieu, en jugement. Le lecteur remarquera l’expression : « Ta verge, avec laquelle tu as frappé le fleuve ». Pourquoi ce coup précédent de la verge sur le fleuve est-il rappelé ici ? Voici la réponse : « Et il (Moïse) leva la verge, et frappa les eaux qui étaient dans le fleuve, aux yeux du Pharaon et aux yeux de ses serviteurs : et toutes les eaux qui étaient dans le fleuve furent changées en sang » (Ex. 7, 20 ). La même verge qui avait changé les eaux en sang, avait dû frapper « le rocher qui était le Christ », afin qu’un fleuve de vie et de rafraîchissement pût couler en notre faveur. Or cette action de frapper Christ « le rocher » ne pouvait avoir lieu qu’une seule fois. Elle ne doit jamais être répétée. « Sachant que Christ, ayant été ressuscité d’entre les morts, ne meurt plus ; la mort ne domine plus sur lui. Car en ce qu’il est mort, il est mort une fois pour toutes au péché ; mais en ce qu’il vit, il vit à Dieu » (Rom. 6, 9, 10 ). « Mais maintenant, en la consommation des siècles, il a été manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice… ainsi le Christ aussi, ayant été offert une fois pour porter les péchés de plusieurs… » (Héb. 9, 26, 28 ). « Aussi Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin qu’il nous amenât à Dieu » (1 Pier. 3, 18 ).
Il ne peut pas y avoir de répétition de la mort de Christ ; en conséquence, Moïse eut tort de frapper le rocher deux fois avec sa verge — il eut tort de le frapper de nouveau. Il lui avait été ordonné de prendre « la verge » de devant la face de l’Éternel (v. 9 ) — la verge d’Aaron — la verge du sacrificateur ; puis de parler au rocher. L’œuvre expiatoire étant accomplie, notre grand souverain Sacrificateur est entré dans les cieux, afin d’y paraître pour nous devant la face de Dieu . Des eaux de rafraîchissement spirituel coulent d’en haut sur nous, en vertu d’une rédemption accomplie, et en rapport avec le ministère sacerdotal de Christ, dont la verge bourgeonnante d’Aaron est le type admirable.
C’était donc une grave erreur de la part de Moïse de frapper le rocher une seconde fois — une autre erreur de le frapper avec sa verge (v. 11 ). Même s’il eût frappé avec la verge d’Aaron, les charmantes fleurs de celle-ci en auraient été gâtées, comme nous pouvons le comprendre. Avec la verge de la sacrificature, celle de la grâce, un mot aurait suffi. Moïse ne sut pas voir cela ; il ne sut pas glorifier Dieu. Il parla inconsidérément de ses lèvres ; et, comme conséquence, il lui fut défendu de traverser le Jourdain. Sa verge ne pouvait pas faire passer le peuple — car que pouvait faire la simple autorité sur une armée qui murmurait — et il ne lui fut pas permis de passer lui-même, parce qu’il n’avait pas glorifié l’Éternel à la vue de la congrégation.
L’Éternel prit soin de Sa propre gloire. Il se glorifia Lui-même devant le peuple ; car, malgré leurs murmures, les erreurs et la faute de Moïse, l’assemblée de l’Éternel vit des flots jaillissants sortir du rocher qui avait été frappé. Non seulement la grâce triompha en donnant à boire aux troupes murmurantes d’Israël ; mais, quant à Moïse lui-même, elle éclata de la manière la plus brillante, comme nous pouvons le voir en Deutéronome 34 . Ce fut la grâce qui conduisit Moïse sur le sommet du Pisga (ou de la colline), et lui fit voir de là le pays de Canaan. Ce fut la grâce qui fit que l’Éternel procura un sépulcre à Son serviteur et l’y enterra. Il valait mieux voir la terre de Canaan, dans la compagnie de Dieu, que d’y entrer dans la compagnie d’Israël. Cependant nous ne devons pas oublier que Moïse ne put pas entrer dans le pays, parce qu’il avait parlé d’une manière irréfléchie (v. 10 ). Dieu, agissant en gouvernement, tint Moïse en dehors de Canaan ; agissant en grâce, Il l’amena sur le sommet de la colline. Ces deux faits de l’histoire de Moïse démontrent clairement la différence qui existe entre la grâce et le gouvernement — sujet du plus profond intérêt et d’une grande valeur pratique. La grâce pardonne et bénit ; mais le gouvernement suit son cours. Rappelons-nous toujours ceci : « Ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera » . Ce principe se retrouve dans toutes les voies de Dieu en gouvernement, et rien ne peut être plus solennel ; néanmoins la grâce règne « par la justice pour la vie éternelle par Jésus Christ notre Seigneur » .
Dans les versets 14 à 20 de ce chapitre , nous avons les communications échangées entre Moïse et le roi d’Édom. Il est instructif et intéressant d’observer le ton de chacun d’eux et de le comparer avec le récit donné en Genèse 32 et 33 . Ésaü (ou Édom) avait une sérieuse rancune contre Jacob ; et quoique, par l’intervention directe de Dieu, il ne lui ait pas été permis de toucher à un cheveu de la tête de son frère, cependant, d’un autre côté, Israël, successeur de Jacob, qui avait supplanté Ésaü, ne devait pas inquiéter Édom dans ses possessions. « Commande au peuple, disant : Vous allez passer par les confins de vos frères, les fils d’Ésaü, qui habitent en Séhir, et ils auront peur de vous ; et soyez bien sur vos gardes ; vous n’engagerez pas de lutte avec eux, car je ne vous donnerai rien de leur pays, pas même de quoi poser la plante du pied, car j’ai donné la montagne de Séhir en possession à Ésaü. Vous achèterez d’eux la nourriture à prix d’argent, et vous la mangerez ; et l’eau aussi, vous l’achèterez d’eux à prix d’argent, et vous la boirez » (Deut. 2, 4-6 ). Ainsi le même Dieu, qui ne pouvait pas permettre qu’Ésaü touchât Jacob (Gen. 33 ), ne veut pas maintenant permettre qu’Israël touche Édom.
Le dernier paragraphe du chapitre 20 est fort émouvant. Nous ne le citerons pas, mais le lecteur fera bien de le lire et de le comparer soigneusement avec la scène décrite en Exode 4, 1 à 17 . Moïse avait jugé que la compagnie d’Aaron lui était indispensable ; mais il la trouva, par la suite, comme une épine douloureuse à son côté ; puis, finalement, il est obligé de le faire dépouiller de ses vêtements, et de le voir recueilli auprès de ses pères. Tout ceci est très instructif, sous quelque aspect que nous le considérions ; soit pour ce qui concerne Moïse, soit pour ce qui concerne Aaron. Nous avons déjà traité ailleurs ce sujet ; nous ne nous y arrêterons donc pas, mais veuille le Seigneur en graver profondément les sérieuses leçons dans nos cœurs !
Genèse
33 ◊ 1 Et Jacob leva ses yeux, et regarda ; et voici, Ésaü venait, et quatre cents hommes avec lui. Et il partagea les enfants entre Léa et Rachel et les deux servantes. ◊ 2 Et il mit à la tête les servantes et leurs enfants, et puis Léa et ses enfants, et puis Rachel et Joseph. ◊ 3 Et il passa devant eux, et se prosterna en terre par sept fois, jusqu’à ce qu’il fût proche de son frère. ◊ 4 Et Ésaü courut à sa rencontre, et l’embrassa, et se jeta à son cou, et le baisa ; et ils pleurèrent. ◊ 5 Et il leva ses yeux, et vit les femmes et les enfants, et dit : Que te sont-ils, ceux-là ? Et il dit : Ce sont les enfants que Dieu a donnés à ton serviteur. ◊ 6 Et les servantes s’approchèrent, elles et leurs enfants, et se prosternèrent. ◊ 7 Et Léa aussi s’approcha avec ses enfants, et ils se prosternèrent ; et ensuite Joseph et Rachel s’approchèrent, et se prosternèrent. ◊ 8 Et il dit : Que veux-tu avec tout ce camp que j’ai rencontré ? Et il dit : C’est pour trouver grâce aux yeux de mon seigneur. ◊ 9 Et Ésaü dit : J’ai [de tout] en abondance, mon frère ; que ce qui est à toi soit à toi. ◊ 10 Et Jacob dit : Non, je te prie ; si j’ai trouvé grâce à tes yeux, prends mon présent de ma main, car c’est pour cela que j’ai vu ta face comme si j’avais vu la face de Dieu, et que tu m’as accueilli favorablement. ◊ 11 Prends, je te prie, mon présent qui t’a été amené ; car Dieu a usé de grâce envers moi, et j’ai de tout. Et il le pressa, et il le prit. ◊ 12 Et [Ésaü] dit : Partons et allons-nous-en, et je marcherai devant toi. ◊ 13 Et [Jacob] lui dit : Mon seigneur sait que les enfants sont délicats, et que je suis chargé de menu et de gros bétail qui allaite ; et si on les presse un seul jour, ils mourront — tout le troupeau. ◊ 14 Que mon seigneur, je te prie, passe devant son serviteur ; et moi je cheminerai tout doucement au pas de ce bétail qui est devant moi, et au pas des enfants, jusqu’à ce que j’arrive auprès de mon seigneur, à Séhir. ◊ 15 Et Ésaü dit : Je te prie, que je laisse avec toi quelques-uns des gens qui sont avec moi. Et il dit : Pourquoi cela ? Que je trouve grâce aux yeux de mon seigneur ! ◊ 16 Et Ésaü s’en retourna ce jour-là, par son chemin, à Séhir.
◊ 17 * Et Jacob s’en alla à Succoth, et bâtit une maison pour lui, et fit des cabanes pour son bétail : c’est pourquoi on appela le nom du lieu Succoth.
◊ 18 Et Jacob arriva en paix à la ville de Sichem, qui est dans le pays de Canaan, comme il venait de Paddan-Aram ; et il campa en face de la ville. ◊ 19 Et il acheta de la main des fils de Hamor, père de Sichem, pour cent kesitas, la portion du champ où il avait dressé sa tente ; ◊ 20 et il dressa là un autel et l’appela El-Élohé-Israël.
Nombres
20 ◊ 1 * Et les fils d’Israël, toute l’assemblée, vinrent au désert de Tsin, le premier mois ; et le peuple habita à Kadès ; et Marie mourut là, et y fut enterrée.
◊ 2 Et il n’y avait pas d’eau pour l’assemblée ; et ils s’attroupèrent contre Moïse et contre Aaron. ◊ 3 Et le peuple contesta avec Moïse, et ils parlèrent, disant : Que n’avons-nous péri, quand nos frères périrent devant l’Éternel ! ◊ 4 Et pourquoi avez-vous amené la congrégation de l’Éternel dans ce désert, pour y mourir, nous et nos bêtes ? ◊ 5 Et pourquoi nous avez-vous fait monter d’Égypte, pour nous amener dans ce mauvais lieu ? Ce n’est pas un lieu où l’on puisse semer ; [on n’y trouve] ni figuiers, ni vignes, ni grenadiers, et il n’y a pas d’eau pour boire. ◊ 6 Et Moïse et Aaron vinrent de devant la congrégation à l’entrée de la tente d’assignation, et tombèrent sur leurs faces ; et la gloire de l’Éternel leur apparut.
◊ 7 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 8 Prends la verge, et réunis l’assemblée, toi et Aaron, ton frère, et vous parlerez devant leurs yeux au rocher, et il donnera ses eaux ; et tu leur feras sortir de l’eau du rocher, et tu donneras à boire à l’assemblée et à leurs bêtes. ◊ 9 Et Moïse prit la verge de devant l’Éternel, comme il lui avait commandé. ◊ 10 Et Moïse et Aaron réunirent la congrégation devant le rocher, et il leur dit : Écoutez, rebelles ! Vous ferons-nous sortir de l’eau de ce rocher ? ◊ 11 Et Moïse leva sa main, et frappa le rocher de sa verge, deux fois ; et il en sortit des eaux en abondance, et l’assemblée but, et leurs bêtes. ◊ 12 Et l’Éternel dit à Moïse et à Aaron : Parce que vous ne m’avez pas cru, pour me sanctifier aux yeux des fils d’Israël, à cause de cela vous n’introduirez pas cette congrégation dans le pays que je leur donne. ◊ 13 Ce sont là les eaux de Meriba, où les fils d’Israël contestèrent avec l’Éternel ; et il se sanctifia en eux.
◊ 14 * Et Moïse envoya de Kadès des messagers au roi d’Édom : Ainsi dit ton frère, Israël : Tu sais toute la fatigue qui nous a atteints. ◊ 15 Nos pères descendirent en Égypte, et nous avons habité en Égypte longtemps, et les Égyptiens nous ont maltraités, nous et nos pères. ◊ 16 Et nous avons crié à l’Éternel, et il a entendu notre voix, et il a envoyé un ange, et nous a fait sortir d’Égypte. Et voici, nous sommes à Kadès, ville à l’extrémité de tes limites. ◊ 17 Je te prie, que nous passions par ton pays ; nous ne passerons pas par les champs, ni par les vignes, et nous ne boirons pas de l’eau des puits ; nous marcherons par le chemin du roi, nous ne nous détournerons ni à droite ni à gauche, jusqu’à ce que nous ayons passé tes limites. ◊ 18 Et Édom lui dit : Tu ne passeras pas chez moi, de peur que je ne sorte à ta rencontre avec l’épée. ◊ 19 Et les fils d’Israël lui dirent : Nous monterons par le chemin battu ; et si nous buvons de tes eaux, moi et mon bétail, j’en donnerai le prix ; seulement, sans autre chose, je passerai avec mes pieds. ◊ 20 Et [Édom] dit : Tu ne passeras pas. Et Édom sortit à sa rencontre avec un grand peuple, et à main forte. ◊ 21 Et Édom refusa de laisser passer Israël par ses limites ; et Israël se détourna d’auprès de lui.
◊ 22 * Et ils partirent de Kadès ; et les fils d’Israël, toute l’assemblée, vinrent à la montagne de Hor. ◊ 23 Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron, dans la montagne de Hor, sur la limite du pays d’Édom, en disant : ◊ 24 Aaron sera recueilli vers ses peuples, car il n’entrera pas dans le pays que j’ai donné aux fils d’Israël, parce que vous vous êtes rebellés contre mon commandement aux eaux de Meriba. ◊ 25 Prends Aaron et Éléazar, son fils, et fais-les monter sur la montagne de Hor ; ◊ 26 et dépouille Aaron de ses vêtements, et fais-les revêtir à Éléazar, son fils ; et Aaron sera recueilli, et mourra là. ◊ 27 Et Moïse fit comme l’Éternel avait commandé ; et ils montèrent sur la montagne de Hor aux yeux de toute l’assemblée. ◊ 28 Et Moïse dépouilla Aaron de ses vêtements, et en revêtit Éléazar, son fils ; et Aaron mourut là, au sommet de la montagne ; puis Moïse et Éléazar descendirent de la montagne. ◊ 29 Et toute l’assemblée vit qu’Aaron avait expiré, et toute la maison d’Israël pleura Aaron trente jours.
Exode
4 ◊ 1 Et Moïse répondit, et dit : Mais voici, ils ne me croiront pas, et n’écouteront pas ma voix ; car ils diront : L’Éternel ne t’est point apparu. ◊ 2 Et l’Éternel lui dit : Qu’est-ce [que tu as] dans ta main ? Et il dit : Une verge. ◊ 3 Et il dit : Jette-la à terre. Et il la jeta à terre, et elle devint un serpent ; et Moïse fuyait devant lui. ◊ 4 Et l’Éternel dit à Moïse : Étends ta main, et saisis-le par la queue (et il étendit sa main, et le saisit, et il devint une verge dans sa main), ◊ 5 afin qu’ils croient que l’Éternel, le Dieu de leurs pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob, t’est apparu.
◊ 6 Et l’Éternel lui dit encore : Mets maintenant ta main dans ton sein. Et il mit sa main dans son sein ; et il la retira, et voici, sa main était lépreuse, [blanche] comme neige. ◊ 7 Et il dit : Remets ta main dans ton sein. Et il remit sa main dans son sein ; et il la retira de son sein, et voici, elle était redevenue comme sa chair. ◊ 8 Et il arrivera que, s’ils ne te croient pas et n’écoutent pas la voix du premier signe, ils croiront la voix de l’autre signe. ◊ 9 Et il arrivera que, s’ils ne croient pas même à ces deux signes, et n’écoutent pas ta voix, tu prendras de l’eau du fleuve et tu la verseras sur le sec ; et l’eau que tu auras prise du fleuve deviendra du sang sur le sec.
◊ 10 Et Moïse dit à l’Éternel : Ah, Seigneur ! je ne suis pas un homme éloquent, — ni d’hier, ni d’avant-hier, ni depuis que tu parles à ton serviteur ; car j’ai la bouche pesante et la langue pesante. ◊ 11 Et l’Éternel lui dit : Qui est-ce qui a donné une bouche à l’homme ? ou qui a fait le muet, ou le sourd, ou le voyant, ou l’aveugle ? N’est-ce pas moi, l’Éternel ? ◊ 12 Et maintenant, va, et je serai avec ta bouche, et je t’enseignerai ce que tu diras. ◊ 13 Et il dit : Ah, Seigneur ! envoie, je te prie, par celui que tu enverras. ◊ 14 Alors la colère de l’Éternel s’embrasa contre Moïse, et il dit : Aaron, le Lévite, n’est-il pas ton frère ? Je sais qu’il parlera très bien ; et aussi le voici qui sort à ta rencontre, et quand il te verra, il se réjouira dans son cœur. ◊ 15 Et tu lui parleras, et tu mettras les paroles dans sa bouche ; et moi, je serai avec ta bouche et avec sa bouche, et je vous enseignerai ce que vous ferez ; ◊ 16 et il parlera pour toi au peuple, et il arrivera qu’il te sera en la place de bouche, et toi, tu lui seras en la place de Dieu. ◊ 17 Et tu prendras dans ta main cette verge, avec laquelle tu feras les signes.
◊ 18 Et Moïse s’en alla, et retourna vers Jéthro, son beau-père, et lui dit : Je te prie, laisse-moi m’en aller, et retourner vers mes frères qui sont en Égypte, afin que je voie s’ils vivent encore. Et Jéthro dit à Moïse : Va en paix.
◊ 19 Et l’Éternel dit à Moïse, en Madian : Va, retourne en Égypte ; car tous les hommes qui cherchaient ta vie sont morts. ◊ 20 Et Moïse prit sa femme et ses fils, et les fit monter sur un âne, et retourna au pays d’Égypte. Et Moïse prit la verge de Dieu dans sa main.
◊ 21 Et l’Éternel dit à Moïse : Quand tu t’en iras pour retourner en Égypte, vois tous les miracles que j’ai mis dans ta main, et tu les feras devant le Pharaon ; et moi, j’endurcirai son cœur, et il ne laissera pas aller le peuple. ◊ 22 Et tu diras au Pharaon : Ainsi a dit l’Éternel : Israël est mon fils, mon premier-né. ◊ 23 Et je te dis : Laisse aller mon fils pour qu’il me serve ; et si tu refuses de le laisser aller, voici, je tuerai ton fils, ton premier-né.
◊ 24 Et il arriva, en chemin, dans le caravansérail, que l’Éternel vint contre lui, et chercha à le faire mourir. ◊ 25 Et Séphora prit une pierre tranchante et coupa le prépuce de son fils, et le jeta à ses pieds, et dit : Certes tu m’es un époux de sang ! Et [l’Éternel] le laissa. ◊ 26 Alors elle dit : Époux de sang ! à cause de la circoncision.
◊ 27 Et l’Éternel dit à Aaron : Va à la rencontre de Moïse, au désert. Et il alla, et le rencontra en la montagne de Dieu, et le baisa. ◊ 28 Et Moïse raconta à Aaron toutes les paroles de l’Éternel qui l’avait envoyé, et tous les signes qu’il lui avait commandés. ◊ 29 Et Moïse et Aaron allèrent, et assemblèrent tous les anciens des fils d’Israël ; ◊ 30 et Aaron dit toutes les paroles que l’Éternel avait dites à Moïse, et fit les signes devant les yeux du peuple. ◊ 31 Et le peuple crut ; et ils apprirent que l’Éternel avait visité les fils d’Israël, et qu’il avait vu leur affliction ; et ils s’inclinèrent et se prosternèrent.
Exode
7 ◊ 1 * Et l’Éternel dit à Moïse : Vois, je t’ai fait Dieu pour le Pharaon ; et Aaron, ton frère, sera ton prophète. ◊ 2 Toi, tu diras tout ce que je te commanderai ; et Aaron, ton frère, parlera au Pharaon, pour qu’il laisse aller les fils d’Israël hors de son pays. ◊ 3 Et moi, j’endurcirai le cœur du Pharaon, et je multiplierai mes signes et mes miracles dans le pays d’Égypte. ◊ 4 Et le Pharaon ne vous écoutera pas ; et je mettrai ma main sur l’Égypte, et je ferai sortir mes armées, mon peuple, les fils d’Israël, hors du pays d’Égypte, par de grands jugements ; ◊ 5 et les Égyptiens sauront que je suis l’Éternel, lorsque j’aurai étendu ma main sur l’Égypte et que j’aurai fait sortir les fils d’Israël du milieu d’eux.
◊ 6 Et Moïse et Aaron firent comme l’Éternel leur avait commandé ; ils firent ainsi. ◊ 7 Et Moïse était âgé de quatre-vingts ans, et Aaron âgé de quatre-vingt-trois ans, quand ils parlèrent au Pharaon.
◊ 8 Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron, disant : ◊ 9 Quand le Pharaon vous parlera, en disant : Montrez pour vous un miracle, tu diras à Aaron : Prends ta verge, et jette-la devant le Pharaon : elle deviendra un serpent. ◊ 10 Et Moïse et Aaron vinrent vers le Pharaon, et firent ainsi, selon que l’Éternel avait commandé ; et Aaron jeta sa verge devant le Pharaon et devant ses serviteurs, et elle devint un serpent. ◊ 11 Et le Pharaon appela aussi les sages et les magiciens ; et eux aussi, les devins d’Égypte, firent ainsi par leurs enchantements : ◊ 12 ils jetèrent chacun sa verge, et elles devinrent des serpents ; mais la verge d’Aaron engloutit leurs verges. ◊ 13 Et le cœur du Pharaon s’endurcit, et il ne les écouta point, comme avait dit l’Éternel.
◊ 14 Et l’Éternel dit à Moïse : Le cœur du Pharaon est endurci ; il refuse de laisser aller le peuple. ◊ 15 Va, le matin, vers le Pharaon ; voici, il sortira vers l’eau : et tu te présenteras à sa rencontre, sur le bord du fleuve, et tu prendras dans ta main la verge qui a été changée en serpent ; ◊ 16 et tu lui diras : L’Éternel, le Dieu des Hébreux, m’a envoyé vers toi, disant : Laisse aller mon peuple, pour qu’ils me servent dans le désert. Et voici, tu n’as point écouté jusqu’ici. ◊ 17 Ainsi dit l’Éternel : À ceci tu connaîtras que je suis l’Éternel : Voici, je frappe de la verge qui est dans ma main les eaux qui sont dans le fleuve, et elles seront changées en sang ; ◊ 18 et le poisson qui est dans le fleuve mourra, et le fleuve deviendra puant, et les Égyptiens seront dégoûtés de boire des eaux du fleuve. ◊ 19 Et l’Éternel dit à Moïse : Dis à Aaron : Prends ta verge, et étends ta main sur les eaux des Égyptiens, sur leurs rivières, sur leurs canaux, et sur leurs étangs, et sur tous leurs amas d’eau ; et elles deviendront du sang ; et il y aura du sang par tout le pays d’Égypte, et dans les vases de bois et dans les vases de pierre. ◊ 20 Et Moïse et Aaron firent ainsi, selon que l’Éternel l’avait commandé. Et il leva la verge, et frappa les eaux qui étaient dans le fleuve, aux yeux du Pharaon et aux yeux de ses serviteurs : et toutes les eaux qui étaient dans le fleuve furent changées en sang ; ◊ 21 et le poisson qui était dans le fleuve mourut ; et le fleuve devint puant, et les Égyptiens ne pouvaient boire de l’eau du fleuve ; et il y avait du sang dans tout le pays d’Égypte. ◊ 22 Et les devins d’Égypte firent de même par leurs enchantements. Et le cœur du Pharaon s’endurcit, et il ne les écouta point, comme avait dit l’Éternel. ◊ 23 Et le Pharaon se tourna, et entra dans sa maison, et n’appliqua pas son cœur à cela non plus. ◊ 24 Et tous les Égyptiens creusèrent autour du fleuve [pour trouver] de l’eau à boire, car ils ne pouvaient boire des eaux du fleuve. ◊ 25 Et sept jours s’accomplirent après que l’Éternel eut frappé le fleuve.
Psaumes
Louez Jah.
106 ◊ 1 Célébrez l’Éternel ! Car il est bon ; car sa bonté demeure à toujours.
◊ 2 Qui dira les actes puissants de l’Éternel ? Qui fera entendre toute sa louange ?
◊ 3 Bienheureux ceux qui gardent le juste jugement, qui pratiquent la justice en tout temps !
◊ 4 Souviens-toi de moi, Éternel ! selon [ta] faveur envers ton peuple ; visite-moi par ton salut.
◊ 5 Afin que je voie le bien de tes élus, que je me réjouisse de la joie de ta nation, [et] que je me glorifie avec ton héritage.
◊ 6 * Nous avons péché avec nos pères ; nous avons commis l’iniquité, nous avons agi méchamment.
◊ 7 Nos pères, en Égypte, n’ont pas été attentifs à tes merveilles ; ils ne se sont pas souvenus de la multitude de tes bontés ; mais ils ont été rebelles, près de la mer, à la mer Rouge.
◊ 8 Cependant il les sauva à cause de son nom, afin de donner à connaître sa puissance.
◊ 9 Et il tança la mer Rouge, et elle sécha ; et il les fit marcher par les abîmes comme par un désert.
◊ 10 Et il les sauva de la main de celui qui les haïssait, et les racheta de la main de l’ennemi.
◊ 11 Et les eaux couvrirent leurs oppresseurs : il n’en resta pas un seul.
◊ 12 Alors ils crurent à ses paroles, ils chantèrent sa louange.
◊ 13 * Ils oublièrent vite ses œuvres, ils ne s’attendirent point à son conseil.
◊ 14 Et ils furent remplis de convoitise dans le désert, et ils tentèrent *Dieu dans le lieu désolé ;
◊ 15 Et il leur donna ce qu’ils avaient demandé, mais il envoya la consomption dans leurs âmes.
◊ 16 Ils furent jaloux de Moïse dans le camp, [et] d’Aaron, le saint de l’Éternel :
◊ 17 La terre s’ouvrit, et engloutit Dathan, et couvrit l’assemblée d’Abiram ;
◊ 18 Et un feu s’alluma dans leur assemblée, une flamme consuma les méchants.
◊ 19 * Ils firent un veau en Horeb, et se prosternèrent devant une image de fonte ;
◊ 20 Et ils changèrent leur gloire en la figure d’un bœuf qui mange l’herbe.
◊ 21 Ils oublièrent *Dieu, leur sauveur, qui avait fait de grandes choses en Égypte,
◊ 22 Des choses merveilleuses dans le pays de Cham, des choses terribles près de la mer Rouge.
◊ 23 Et il dit qu’il les eût détruits, — si Moïse, son élu, ne s’était pas tenu à la brèche devant lui, pour détourner sa fureur de sorte qu’il ne les détruisît pas.
◊ 24 * Et ils méprisèrent le pays désirable ; ils ne crurent point à sa parole ;
◊ 25 Et ils murmurèrent dans leurs tentes, ils n’écoutèrent pas la voix de l’Éternel.
◊ 26 Et il jura à leur sujet qu’il les ferait tomber dans le désert,
◊ 27 Et qu’il ferait tomber leur semence parmi les nations, et les disperserait par les pays.
◊ 28 * Et ils s’attachèrent à Baal-Péor, et mangèrent des sacrifices des morts ;
◊ 29 Et ils provoquèrent [Dieu] par leurs œuvres, et une peste éclata parmi eux.
◊ 30 Alors Phinées se leva, et exécuta le jugement, et la peste fut arrêtée ;
◊ 31 Et cela lui a été compté à justice, de génération en génération, pour toujours.
◊ 32 * Et ils l’irritèrent aux eaux de Meriba, et il en arriva du mal à Moïse à cause d’eux ;
◊ 33 Car ils chagrinèrent son esprit, de sorte qu’il parla légèrement de ses lèvres.
◊ 34 * Ils ne détruisirent point les peuples, comme l’Éternel leur avait dit ;
◊ 35 Mais ils se mêlèrent parmi les nations, et ils apprirent leurs œuvres ;
◊ 36 Et ils servirent leurs idoles, et elles leur furent en piège ;
◊ 37 Et ils sacrifièrent leurs fils et leurs filles aux démons,
◊ 38 Et versèrent le sang innocent, le sang de leurs fils et de leurs filles, qu’ils sacrifièrent aux idoles de Canaan ; et le pays fut profané par le sang.
◊ 39 Et ils se rendirent impurs par leurs œuvres, et se prostituèrent par leurs pratiques.
◊ 40 * Et la colère de l’Éternel s’embrasa contre son peuple, et il abhorra son héritage ;
◊ 41 Et il les livra en la main des nations ; et ceux qui les haïssaient dominèrent sur eux ;
◊ 42 Et leurs ennemis les opprimèrent, et ils furent humiliés sous leur main.
◊ 43 Maintes fois il les délivra ; mais ils le chagrinèrent par leur conseil, et ils déchurent par leur iniquité.
◊ 44 Il les regarda dans leur détresse, quand il entendit leur cri,
◊ 45 Et il se souvint en leur faveur de son alliance, et se repentit selon la multitude de ses bontés ;
◊ 46 Et il leur fit trouver compassion auprès de tous ceux qui les avaient emmenés captifs.
◊ 47 * Sauve-nous, Éternel, notre Dieu ! et rassemble-nous d’entre les nations, afin que nous célébrions ton saint nom, et que nous nous glorifiions de ta louange.
◊ 48 Béni soit l’Éternel, le Dieu d’Israël, de l’éternité jusqu’en éternité ! et que tout le peuple dise : Amen ! Louez Jah !
Deutéronome
2 ◊ 1 Et nous nous tournâmes, et nous partîmes pour le désert, par le chemin de la mer Rouge, comme l’Éternel m’avait dit, et nous tournâmes autour de la montagne de Séhir, plusieurs jours. ◊ 2 Et l’Éternel me parla, disant : ◊ 3 Vous avez assez tourné autour de cette montagne ; dirigez-vous vers le nord. ◊ 4 Et commande au peuple, disant : Vous allez passer par les confins de vos frères, les fils d’Ésaü, qui habitent en Séhir, et ils auront peur de vous ; et soyez bien sur vos gardes ; ◊ 5 vous n’engagerez pas de lutte avec eux, car je ne vous donnerai rien de leur pays, pas même de quoi poser la plante du pied, car j’ai donné la montagne de Séhir en possession à Ésaü. ◊ 6 Vous achèterez d’eux la nourriture à prix d’argent, et vous la mangerez ; et l’eau aussi, vous l’achèterez d’eux à prix d’argent, et vous la boirez. ◊ 7 Car l’Éternel, ton Dieu, t’a béni dans toute l’œuvre de ta main ; il a connu ta marche par ce grand désert ; pendant ces quarante ans, l’Éternel, ton Dieu, a été avec toi ; tu n’as manqué de rien.
◊ 8 Et nous laissâmes nos frères, les fils d’Ésaü, qui habitent en Séhir, passant devant la plaine, devant Élath et Étsion-Guéber, et nous nous tournâmes, et nous passâmes par le chemin du désert de Moab. ◊ 9 Et l’Éternel me dit : Tu n’attaqueras pas Moab, et tu ne te mettras pas en guerre avec eux ; car je ne te donnerai rien de leur pays en possession, car j’ai donné Ar en possession aux fils de Lot. ◊ 10 (Les Émim y habitaient auparavant, un peuple grand et nombreux et de haute stature comme les Anakim ; ◊ 11 ils sont réputés, eux aussi, des géants, comme les Anakim, mais les Moabites les appellent Émim. ◊ 12 Et les Horiens habitaient auparavant en Séhir, et les fils d’Ésaü les dépossédèrent, et les détruisirent devant eux, et habitèrent à leur place, comme a fait Israël dans le pays de sa possession, que l’Éternel lui a donné.) ◊ 13 Maintenant, levez-vous et passez le torrent de Zéred. — Et nous passâmes le torrent de Zéred.
◊ 14 Et les jours que nous avons marché depuis Kadès-Barnéa jusqu’à ce que nous ayons passé le torrent de Zéred, ont été trente-huit ans, jusqu’à ce que toute la génération des hommes de guerre ait péri du milieu du camp, comme l’Éternel le leur avait juré. ◊ 15 Et la main de l’Éternel a aussi été contre eux, pour les détruire du milieu du camp, jusqu’à ce qu’ils eussent péri.
◊ 16 Et il arriva que, lorsque tous les hommes de guerre eurent péri du milieu du peuple par la mort, ◊ 17 l’Éternel me parla, disant : ◊ 18 Tu vas passer aujourd’hui la frontière de Moab, [qui est] Ar, ◊ 19 et tu t’approcheras vis-à-vis des fils d’Ammon ; tu ne les attaqueras pas, et tu n’engageras pas de lutte avec eux, car je ne te donnerai rien du pays des fils d’Ammon en possession, parce que je l’ai donné en possession aux fils de Lot. ◊ 20 (Il est aussi réputé pays des Rephaïm ; les Rephaïm y habitaient auparavant, et les Ammonites les appellent Zamzummim, ◊ 21 peuple grand et nombreux et de haute stature comme les Anakim ; mais l’Éternel les détruisit devant eux, et ils les dépossédèrent et habitèrent à leur place, ◊ 22 — comme il fit pour les fils d’Ésaü, qui habitent en Séhir, lorsqu’il détruisit les Horiens devant eux, et qu’ils les dépossédèrent ; et ils ont habité à leur place jusqu’à ce jour. ◊ 23 Et quant aux Avviens qui habitaient dans des hameaux jusqu’à Gaza, les Caphtorim, sortis de Caphtor, les détruisirent et habitèrent à leur place.) ◊ 24 Levez-vous, partez, et passez le torrent de l’Arnon. Regarde, j’ai livré en ta main Sihon, roi de Hesbon, l’Amoréen, et son pays : commence, prends possession, et fais-lui la guerre. ◊ 25 Aujourd’hui je commencerai à mettre la frayeur et la peur de toi sur les peuples, sous tous les cieux ; car ils entendront le bruit de ce que tu fais, et ils trembleront, et seront en angoisse devant toi.
◊ 26 Et j’envoyai, du désert de Kedémoth, des messagers à Sihon, roi de Hesbon, avec des paroles de paix, disant : ◊ 27 Je passerai par ton pays ; j’irai seulement par le chemin, je ne m’écarterai ni à droite ni à gauche. ◊ 28 Tu me vendras de la nourriture à prix d’argent, afin que je mange ; et tu me donneras de l’eau à prix d’argent, afin que je boive ; je ne ferai que passer avec mes pieds : ◊ 29 comme m’ont fait les fils d’Ésaü qui habitent en Séhir, et les Moabites qui habitent à Ar ; jusqu’à ce que je passe le Jourdain [et que j’entre] dans le pays que l’Éternel, notre Dieu, nous donne. ◊ 30 Et Sihon, roi de Hesbon, ne voulut pas nous laisser passer par son [pays] ; car l’Éternel, ton Dieu, avait endurci son esprit et roidi son cœur, afin de le livrer en ta main, comme [il paraît] aujourd’hui. ◊ 31 Et l’Éternel me dit : Regarde, j’ai commencé à livrer devant toi Sihon et son pays : commence, prends possession, afin que tu possèdes son pays. ◊ 32 — Et Sihon sortit à notre rencontre, lui et tout son peuple, à Jahats, pour livrer bataille. ◊ 33 Et l’Éternel, notre Dieu, le livra devant nous ; et nous le battîmes, lui, et ses fils, et tout son peuple ; ◊ 34 et nous prîmes toutes ses villes, en ce temps-là, et nous détruisîmes entièrement toutes les villes, hommes, et femmes, et enfants ; nous ne laissâmes pas un réchappé ; ◊ 35 seulement, nous pillâmes pour nous les bêtes et le butin des villes que nous avions prises. ◊ 36 Depuis Aroër, qui est sur le bord du torrent de l’Arnon, et la ville qui est dans le torrent, jusqu’à Galaad, il n’y eut pas de ville qui fût trop haute pour nous ; l’Éternel, notre Dieu, livra tout devant nous. ◊ 37 Seulement, tu ne t’es pas approché du pays des fils d’Ammon, de toute la rive du torrent de Jabbok, ni des villes de la montagne, ni de tout ce que l’Éternel, notre Dieu, nous avait commandé [de ne pas toucher].
Romains
6 ◊ 1 Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché afin que la grâce abonde ? ◊ 2 — Qu’ainsi n’advienne ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrons-nous encore dans le péché ? ◊ 3 — Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés pour le christ Jésus, nous avons été baptisés pour sa mort ? ◊ 4 Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême, pour la mort, afin que comme Christ a été ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, ainsi nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. ◊ 5 Car si nous avons été identifiés avec lui dans la ressemblance de sa mort, nous le serons donc aussi [dans la ressemblance] de [sa] résurrection ; ◊ 6 sachant ceci, que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché soit annulé, pour que nous ne servions plus le péché. ◊ 7 Car celui qui est mort est justifié du péché. ◊ 8 Or si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, ◊ 9 sachant que Christ, ayant été ressuscité d’entre les morts, ne meurt plus ; la mort ne domine plus sur lui. ◊ 10 Car en ce qu’il est mort, il est mort une fois pour toutes au péché ; mais en ce qu’il vit, il vit à Dieu. ◊ 11 De même vous aussi, tenez-vous vous-mêmes pour morts au péché, mais pour vivants à Dieu dans le christ Jésus.
◊ 12 Que le péché donc ne règne point dans votre corps mortel pour que vous obéissiez aux convoitises de celui-ci ; ◊ 13 et ne livrez pas vos membres au péché comme instruments d’iniquité, mais livrez-vous vous-mêmes à Dieu, comme d’entre les morts étant [faits] vivants, — et vos membres à Dieu, comme instruments de justice. ◊ 14 Car le péché ne dominera pas sur vous, parce que vous n’êtes pas sous [la] loi, mais sous [la] grâce.
◊ 15 Quoi donc ! pécherions-nous, parce que nous ne sommes pas sous [la] loi, mais sous [la] grâce ? — Qu’ainsi n’advienne ! ◊ 16 Ne savez-vous pas qu’à quiconque vous vous livrez vous-mêmes comme esclaves pour obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché pour [la] mort, soit de l’obéissance pour [la] justice. ◊ 17 Or grâces à Dieu de ce que vous étiez esclaves du péché, mais de ce que [ensuite] vous avez obéi de cœur à la forme de doctrine dans laquelle vous avez été instruits. ◊ 18 Mais ayant été affranchis du péché, vous avez été asservis à la justice ◊ 19 (je parle à la façon des hommes, à cause de l’infirmité de votre chair). Car ainsi que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’iniquité pour l’iniquité, ainsi livrez maintenant vos membres comme esclaves à la justice pour la sainteté. ◊ 20 Car lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice. ◊ 21 Quel fruit donc aviez-vous alors des choses dont maintenant vous avez honte ? car la fin de ces choses est la mort. ◊ 22 — Mais maintenant, ayant été affranchis du péché et asservis à Dieu, vous avez votre fruit dans la sainteté et pour fin la vie éternelle. ◊ 23 Car les gages du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le christ Jésus, notre Seigneur.
Romains
5 ◊ 1 Ayant donc été justifiés sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre seigneur Jésus Christ, ◊ 2 par lequel nous avons trouvé aussi accès, par la foi, à cette faveur dans laquelle nous sommes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu.
◊ 3 Et non seulement [cela], mais aussi nous nous glorifions dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la patience, ◊ 4 et la patience l’expérience, et l’expérience l’espérance ; ◊ 5 et l’espérance ne rend point honteux, parce que l’amour de Dieu est versé dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. ◊ 6 Car Christ, alors que nous étions encore sans force, au temps convenable, est mort pour des impies. ◊ 7 Car à peine, pour un juste, quelqu’un mourra-t-il, (car pour l’homme de bien, peut-être, quelqu’un se résoudrait même à mourir) ; ◊ 8 mais Dieu constate son amour à lui envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. ◊ 9 Beaucoup plutôt donc, ayant été maintenant justifiés par son sang, serons-nous sauvés de la colère par lui. ◊ 10 Car si, étant ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, beaucoup plutôt, ayant été réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.
◊ 11 Et non seulement [cela], mais aussi nous nous glorifions en Dieu par notre seigneur Jésus Christ, par lequel nous avons maintenant reçu la réconciliation.
◊ 12 C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort a passé à tous les hommes, en ce que tous ont péché… ◊ 13 (car jusqu’à [la] loi [le] péché était dans le monde ; mais [le] péché n’est pas mis en compte quand il n’y a pas de loi ; ◊ 14 mais la mort régna depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui ne péchèrent pas selon la ressemblance de la transgression d’Adam, qui est la figure de celui qui devait venir. ◊ 15 Mais n’en est-il pas du don de grâce comme de la faute ? car si, par la faute d’un seul, plusieurs sont morts, beaucoup plutôt la grâce de Dieu et le don ont abondé envers plusieurs, par la grâce qui est d’un seul homme, Jésus Christ. ◊ 16 Et n’en est-il pas du don comme [de ce qui est arrivé] par un seul qui a péché ? car le jugement vient d’un seul en condamnation, — mais le don de grâce, de plusieurs fautes, en justification. ◊ 17 Car si, par la faute d’un seul, la mort a régné par un seul, beaucoup plutôt ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice, régneront-ils en vie par un seul, Jésus Christ) ; ◊ 18 ainsi donc, comme par une seule faute [les conséquences de cette faute furent] envers tous les hommes en condamnation, ainsi aussi par une seule justice [les conséquences de cette justice furent] envers tous les hommes en justification de vie. ◊ 19 Car comme par la désobéissance d’un seul homme plusieurs ont été constitués pécheurs, ainsi aussi par l’obéissance d’un seul, plusieurs seront constitués justes. ◊ 20 Or [la] loi est intervenue afin que la faute abondât ; mais là où le péché abondait, la grâce a surabondé, ◊ 21 afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi aussi la grâce régnât par [la] justice pour [la] vie éternelle par Jésus Christ notre Seigneur.
Exode
15 ◊ 1 * Alors Moïse et les fils d’Israël chantèrent ce cantique à l’Éternel, et parlèrent, disant :
Je chanterai à l’Éternel, car il s’est hautement élevé ; il a précipité dans la mer le cheval et celui qui le montait.
◊ 2 Jah est ma force et mon cantique, et il a été mon salut. Il est mon *Dieu, et je lui préparerai une habitation, — le Dieu de mon père, et je l’exalterai.
◊ 3 L’Éternel est un homme de guerre ; l’Éternel est son nom.
◊ 4 Les chars du Pharaon, et son armée, il les a jetés dans la mer ; l’élite de ses capitaines a été enfoncée dans la mer Rouge.
◊ 5 Les abîmes les ont couverts ; ils sont descendus dans les eaux profondes, comme une pierre.
◊ 6 Ta droite, ô Éternel ! s’est montrée magnifique en force ; ta droite, ô Éternel ! a écrasé l’ennemi.
◊ 7 Et dans la grandeur de ta majesté, tu as détruit ceux qui s’élevaient contre toi ; tu as lâché ta colère, elle les a dévorés comme du chaume.
◊ 8 Et par le souffle de tes narines, les eaux se sont amoncelées ; les courants se sont dressés comme une muraille ; les abîmes sont devenus solides au cœur de la mer.
◊ 9 L’ennemi disait : Je poursuivrai, j’atteindrai, je partagerai le butin ; mon âme sera assouvie d’eux ; je tirerai mon épée, ma main les exterminera.
◊ 10 Tu as soufflé de ton souffle, la mer les a couverts ; ils se sont enfoncés comme du plomb dans les eaux magnifiques.
◊ 11 Qui est comme toi parmi les *dieux, ô Éternel ? Qui est comme toi, magnifique en sainteté, terrible en louanges, opérant des merveilles ?
◊ 12 Tu as étendu ta droite, la terre les a engloutis.
◊ 13 Tu as conduit par ta bonté ce peuple que tu as racheté ; tu l’as guidé par ta force jusqu’à la demeure de ta sainteté.
◊ 14 Les peuples l’ont entendu, ils ont tremblé ; l’effroi a saisi les habitants de la Philistie.
◊ 15 Alors les chefs d’Édom ont été épouvantés ; le tremblement a saisi les forts de Moab ; tous les habitants de Canaan se sont fondus.
◊ 16 La crainte et la frayeur sont tombées sur eux : par la grandeur de ton bras ils sont devenus muets comme une pierre, jusqu’à ce que ton peuple, ô Éternel, ait passé, jusqu’à ce qu’ait passé ce peuple que tu t’es acquis.
◊ 17 Tu les introduiras et tu les planteras sur la montagne de ton héritage, le lieu que tu as préparé pour ton habitation, ô Éternel ! le sanctuaire, ô Seigneur ! que tes mains ont établi.
◊ 18 L’Éternel régnera à toujours et à perpétuité.
◊ 19 Car le cheval du Pharaon est entré dans la mer, avec son char et ses cavaliers, et l’Éternel a fait retourner sur eux les eaux de la mer ; et les fils d’Israël ont marché à sec au milieu de la mer.
◊ 20 Et Marie, la prophétesse, sœur d’Aaron, prit un tambourin en sa main, et toutes les femmes sortirent après elle, avec des tambourins et en chœurs ; ◊ 21 et Marie leur répondait :
Chantez à l’Éternel, car il s’est hautement élevé ; il a précipité dans la mer le cheval et celui qui le montait.
◊ 22 Et Moïse fit partir Israël de la mer Rouge, et ils sortirent vers le désert de Shur ; et ils marchèrent trois jours dans le désert, et ne trouvèrent point d’eau. ◊ 23 Et ils vinrent à Mara ; mais ils ne pouvaient boire des eaux de Mara, car elles étaient amères : c’est pourquoi son nom fut appelé Mara. ◊ 24 Et le peuple murmura contre Moïse, disant : Que boirons-nous ? ◊ 25 Et il cria à l’Éternel ; et l’Éternel lui enseigna un bois, et il le jeta dans les eaux, et les eaux devinrent douces. Là il lui donna un statut et une ordonnance, et là il l’éprouva, et dit : ◊ 26 Si tu écoutes attentivement la voix de l’Éternel, ton Dieu, et si tu fais ce qui est droit à ses yeux, et si tu prêtes l’oreille à ses commandements, et si tu gardes tous ses statuts, je ne mettrai sur toi aucune des maladies que j’ai mises sur l’Égypte, car je suis l’Éternel qui te guérit. ◊ 27 Puis ils vinrent à Élim, où il y avait douze fontaines d’eau et soixante-dix palmiers ; et ils campèrent là, auprès des eaux.
Exode
17 ◊ 1 * Et toute l’assemblée des fils d’Israël partit du désert de Sin, selon leurs traites, d’après le commandement de l’Éternel, et ils campèrent à Rephidim ; et il n’y avait point d’eau à boire pour le peuple. ◊ 2 Et le peuple contesta avec Moïse, et ils dirent : Donnez-nous de l’eau pour que nous buvions. Et Moïse leur dit : Pourquoi contestez-vous avec moi ? Pourquoi tentez-vous l’Éternel ? ◊ 3 Et là, le peuple eut soif d’eau ; et le peuple murmura contre Moïse, et dit : Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte, pour nous faire mourir de soif, moi, et mes enfants, et mon bétail ? ◊ 4 Et Moïse cria à l’Éternel, disant : Que ferai-je à ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront. ◊ 5 Et l’Éternel dit à Moïse : Passe devant le peuple, et prends avec toi des anciens d’Israël ; et prends dans ta main ta verge avec laquelle tu as frappé le fleuve, et va. ◊ 6 Voici, je me tiens là devant toi, sur le rocher, en Horeb ; et tu frapperas le rocher, et il en sortira des eaux, et le peuple boira. Et Moïse fit ainsi devant les yeux des anciens d’Israël. ◊ 7 Et il appela le nom du lieu Massa et Meriba, à cause de la contestation des fils d’Israël, et parce qu’ils avaient tenté l’Éternel, en disant : L’Éternel est-il au milieu de nous, ou n’y est-il pas ?
◊ 8 Et Amalek vint, et combattit contre Israël, à Rephidim. ◊ 9 Et Moïse dit à Josué : Choisis-nous des hommes, et sors, combats contre Amalek ; demain je me tiendrai sur le sommet de la colline, la verge de Dieu dans ma main. ◊ 10 Et Josué fit comme Moïse lui avait dit, pour combattre contre Amalek ; et Moïse, Aaron, et Hur montèrent au sommet de la colline. ◊ 11 Et il arrivait, lorsque Moïse élevait sa main, qu’Israël avait le dessus ; et quand il reposait sa main, Amalek avait le dessus. ◊ 12 Mais les mains de Moïse étaient pesantes ; et ils prirent une pierre, et la mirent sous lui, et il s’assit dessus ; et Aaron et Hur soutenaient ses mains, l’un deçà, et l’autre delà ; et ses mains furent fermes jusqu’au coucher du soleil. ◊ 13 Et Josué abattit Amalek et son peuple au tranchant de l’épée. ◊ 14 Et l’Éternel dit à Moïse : Écris ceci pour mémorial dans le livre, et fais-le entendre à Josué, que j’effacerai entièrement la mémoire d’Amalek de dessous les cieux. ◊ 15 Et Moïse bâtit un autel, et appela son nom : Jéhovah-Nissi ; ◊ 16 et il dit : Parce que Jah a juré, l’Éternel aura la guerre contre Amalek de génération en génération.
Deutéronome
34 ◊ 1 * Et Moïse monta des plaines de Moab sur le mont Nebo, le sommet du Pisga, qui est vis-à-vis de Jéricho ; et l’Éternel lui fit voir tout le pays : ◊ 2 Galaad, jusqu’à Dan, et tout Nephthali, et le pays d’Éphraïm et de Manassé, et tout le pays de Juda jusqu’à la mer d’occident, ◊ 3 et le midi, et la plaine [du Jourdain], la vallée de Jéricho, la ville des palmiers, jusqu’à Tsoar. ◊ 4 — Et l’Éternel lui dit : C’est ici le pays au sujet duquel j’ai juré à Abraham, à Isaac, et à Jacob, disant : Je le donnerai à ta semence. Je te l’ai fait voir de tes yeux, mais tu n’y passeras pas. ◊ 5 Et Moïse, serviteur de l’Éternel, mourut là dans le pays de Moab, selon la parole de l’Éternel. ◊ 6 Et il l’enterra dans la vallée, dans le pays de Moab, vis-à-vis de Beth-Péor ; et personne ne connaît son sépulcre, jusqu’à aujourd’hui.
◊ 7 Et Moïse était âgé de cent vingt ans quand il mourut ; son œil n’était pas affaibli, et sa vigueur ne s’en était pas allée. ◊ 8 — Et les fils d’Israël pleurèrent Moïse dans les plaines de Moab, trente jours ; et les jours des pleurs du deuil de Moïse furent terminés.
◊ 9 Et Josué, fils de Nun, était rempli de l’esprit de sagesse, car Moïse avait posé ses mains sur lui ; et les fils d’Israël l’écoutèrent, et firent comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse. ◊ 10 Et il ne s’est plus levé en Israël de prophète tel que Moïse, que l’Éternel ait connu face à face, ◊ 11 selon tous les signes et les merveilles que l’Éternel l’envoya faire dans le pays d’Égypte contre le Pharaon et tous ses serviteurs et tout son pays, ◊ 12 et selon toute cette main forte, et selon tous les terribles prodiges que fit Moïse aux yeux de tout Israël.
Psaumes
Psaume de David.
23 ◊ 1 L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien.
◊ 2 Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me mène à des eaux paisibles.
◊ 3 Il restaure mon âme ; il me conduit dans des sentiers de justice, à cause de son nom.
◊ 4 * Même quand je marcherais par la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton, ce sont eux qui me consolent.
◊ 5 Tu dresses devant moi une table, en la présence de mes ennemis ; tu as oint ma tête d’huile, ma coupe est comble.
◊ 6 * Oui, la bonté et la gratuité me suivront tous les jours de ma vie, et mon habitation sera dans la maison de l’Éternel pour de longs jours.
1 Corinthiens
10 ◊ 1 Car je ne veux pas que vous ignoriez, frères, que nos pères ont tous été sous la nuée, et que tous ils ont passé à travers la mer, ◊ 2 et que tous ils ont été baptisés pour Moïse dans la nuée et dans la mer, ◊ 3 et que tous ils ont mangé la même viande spirituelle, ◊ 4 et que tous ils ont bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient d’un rocher spirituel qui les suivait : et le rocher était le Christ. ◊ 5 Mais Dieu n’a point pris plaisir en la plupart d’entre eux, car ils tombèrent dans le désert. ◊ 6 Or ces choses arrivèrent comme types de ce qui nous concerne, afin que nous ne convoitions pas des choses mauvaises, comme ceux-là aussi ont convoité. ◊ 7 Ne soyez pas non plus idolâtres, comme quelques-uns d’eux, ainsi qu’il est écrit : « Le peuple s’assit pour manger et pour boire, et ils se levèrent pour jouer ». ◊ 8 Ne commettons pas non plus la fornication, comme quelques-uns d’eux ont commis la fornication, et il en est tombé en un seul jour vingt-trois mille. ◊ 9 Ne tentons pas non plus le Christ, comme quelques-uns d’eux l’ont tenté et ont péri par les serpents. ◊ 10 Ne murmurez pas non plus, comme quelques-uns d’eux ont murmuré et ont péri par le destructeur. ◊ 11 Or toutes ces choses leur arrivèrent comme types, et elles ont été écrites pour nous servir d’avertissement, à nous que les fins des siècles ont atteints. ◊ 12 Ainsi, que celui qui croit être debout prenne garde qu’il ne tombe. ◊ 13 Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été une tentation humaine ; et Dieu est fidèle, qui ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de ce que vous pouvez [supporter], mais avec la tentation il fera aussi l’issue, afin que vous puissiez la supporter.
◊ 14 C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie. ◊ 15 Je parle comme à des personnes intelligentes : jugez vous-mêmes de ce que je dis. ◊ 16 La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion du sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion du corps du Christ ? ◊ 17 Car nous qui sommes plusieurs, sommes un seul pain, un seul corps, car nous participons tous à un seul et même pain. ◊ 18 Considérez l’Israël selon la chair : ceux qui mangent les sacrifices n’ont-ils pas communion avec l’autel ? ◊ 19 Que dis-je donc ? que ce qui est sacrifié à une idole soit quelque chose ? ou qu’une idole soit quelque chose ? ◊ 20 [Non], mais que les choses que les nations sacrifient, elles les sacrifient à des démons et non pas à Dieu : or je ne veux pas que vous ayez communion avec les démons. ◊ 21 Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons ; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur et à la table des démons. ◊ 22 Provoquons-nous le Seigneur à la jalousie ? Sommes-nous plus forts que lui ?
◊ 23 Toutes choses sont permises, mais toutes choses ne sont pas avantageuses ; toutes choses sont permises, mais toutes choses n’édifient pas. ◊ 24 Que personne ne cherche son propre intérêt, mais celui d’autrui. ◊ 25 Mangez de tout ce qui se vend à la boucherie, sans vous enquérir de rien à cause de la conscience : ◊ 26 « car la terre est au *Seigneur, et tout ce qu’elle contient ». ◊ 27 Or si quelqu’un des incrédules vous convie, et que vous vouliez aller, mangez de tout ce qui est mis devant vous, sans vous enquérir de rien à cause de la conscience. ◊ 28 Mais si quelqu’un vous dit : Ceci a été offert en sacrifice, — n’en mangez pas, à cause de celui qui vous a avertis, et à cause de la conscience. ◊ 29 Or je dis : la conscience, non la tienne, mais celle de l’autre ; car pourquoi ma liberté est-elle jugée par la conscience d’autrui ? ◊ 30 Si moi, je participe avec action de grâces, pourquoi suis-je blâmé pour une chose dont moi je rends grâces ? ◊ 31 Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, ou quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. ◊ 32 Ne devenez une cause d’achoppement ni aux Juifs, ni aux Grecs, ni à l’assemblée de Dieu ; ◊ 33 comme moi aussi je complais à tous en toutes choses, ne cherchant pas mon avantage propre, mais celui du grand nombre, afin qu’ils soient sauvés.
Hébreux
9 ◊ 1 La première donc avait aussi des ordonnances pour le culte, et le sanctuaire, un [sanctuaire] terrestre. ◊ 2 Car un tabernacle fut construit, — le premier, qui est appelé saint, dans lequel était le chandelier, et la table, et la proposition des pains ; ◊ 3 et, après le second voile, un tabernacle qui est appelé saint des saints, ◊ 4 ayant l’encensoir d’or, et l’arche de l’alliance entièrement couverte d’or tout autour, dans laquelle était la cruche d’or qui renfermait la manne, et la verge d’Aaron qui avait bourgeonné, et les tables de l’alliance ; ◊ 5 et, au-dessus de l’arche, des chérubins de gloire ombrageant le propitiatoire ; sur quoi nous n’avons pas à parler dans ce moment en détail.
◊ 6 Or ces choses étant ainsi disposées, les sacrificateurs entrent constamment dans le premier tabernacle, accomplissant le service ; ◊ 7 mais, dans le second, le seul souverain sacrificateur, une fois l’an, non sans du sang qu’il offre pour lui-même et pour les fautes du peuple, ◊ 8 l’Esprit Saint indiquant ceci : le chemin des lieux saints n’a pas encore été manifesté, tandis que le premier tabernacle a encore sa place, ◊ 9 lequel est une figure pour le temps présent, dans lequel sont offerts des dons et des sacrifices qui ne peuvent pas rendre parfait quant à la conscience celui qui rend le culte, ◊ 10 [culte qui consiste] seulement en viandes, en breuvages, en diverses ablutions, ordonnances charnelles imposées jusqu’au temps du redressement. ◊ 11 Mais Christ étant venu, souverain sacrificateur des biens à venir, par le tabernacle plus grand et plus parfait qui n’est pas fait de main, c’est-à-dire qui n’est pas de cette création, ◊ 12 et non avec le sang de boucs et de veaux, mais avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle. ◊ 13 Car si le sang de boucs et de taureaux, — et la cendre d’une génisse avec laquelle on fait aspersion sur ceux qui sont souillés, — sanctifie pour la pureté de la chair, ◊ 14 combien plus le sang du Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, pour que vous serviez le Dieu vivant ! ◊ 15 Et c’est pourquoi il est médiateur d’une nouvelle alliance, en sorte que, la mort étant intervenue pour la rançon des transgressions qui étaient sous la première alliance, ceux qui sont appelés reçoivent l’héritage éternel qui a été promis. ◊ 16 (Car là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur intervienne ; ◊ 17 car un testament est valide lorsque la mort est intervenue, puisqu’il n’a pas de force tant que le testateur vit.) ◊ 18 De là vient qu’aussi la première [alliance] n’a pas été inaugurée sans du sang. ◊ 19 Car chaque commandement, pour ce qui concerne la loi, ayant été proclamé par Moïse à tout le peuple, il prit le sang des veaux et des boucs, avec de l’eau et de la laine écarlate et de l’hysope, et en fit aspersion sur le livre lui-même et sur tout le peuple, ◊ 20 en disant : « C’est ici le sang de l’alliance que Dieu vous a ordonnée ». ◊ 21 Et, de la même manière, il fit aspersion du sang sur le tabernacle aussi et sur tous les ustensiles du service. ◊ 22 Et presque toutes choses sont purifiées par du sang, selon la loi ; et sans effusion de sang il n’y a pas de rémission. ◊ 23 Il était donc nécessaire que les images des choses qui sont dans les cieux fussent purifiées par de telles choses, mais que les choses célestes elles-mêmes le fussent par de meilleurs sacrifices que ceux-là. ◊ 24 Car le Christ n’est pas entré dans des lieux saints faits de main, copies des vrais, mais dans le ciel même, afin de paraître maintenant pour nous devant la face de Dieu, ◊ 25 — ni, non plus, afin de s’offrir lui-même plusieurs fois, ainsi que le souverain sacrificateur entre dans les lieux saints chaque année avec un sang autre [que le sien] ◊ 26 (puisque [dans ce cas] il aurait fallu qu’il souffrît plusieurs fois depuis la fondation du monde) ; mais maintenant, en la consommation des siècles, il a été manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice. ◊ 27 Et comme il est réservé aux hommes de mourir une fois, — et après cela [le] jugement, ◊ 28 ainsi le Christ aussi, ayant été offert une fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra une seconde fois, sans péché, à salut à ceux qui l’attendent.
Exode
33 ◊ 1 * Et l’Éternel dit à Moïse : Va, monte d’ici, toi et le peuple que tu as fait monter du pays d’Égypte, dans le pays que j’ai promis par serment à Abraham, à Isaac, et à Jacob, disant : ◊ 2 Je le donnerai à ta semence ; et j’enverrai un ange devant toi, et je chasserai le Cananéen, l’Amoréen, et le Héthien, et le Phérézien, le Hévien, et le Jébusien, ◊ 3 — dans un pays ruisselant de lait et de miel ; car je ne monterai pas au milieu de toi, car tu es un peuple de cou roide ; de peur que je ne te consume en chemin.
◊ 4 Et le peuple entendit cette parole fâcheuse, et mena deuil, et personne ne mit ses ornements sur soi. ◊ 5 Or l’Éternel avait dit à Moïse : Dis aux fils d’Israël : Vous êtes un peuple de cou roide ; je monterai en un instant au milieu de toi, et je te consumerai ; et maintenant, ôte tes ornements de dessus toi, et je saurai ce que je te ferai. ◊ 6 Et les fils d’Israël se dépouillèrent de leurs ornements, à la montagne de Horeb.
◊ 7 Et Moïse prit une tente, et la tendit pour lui hors du camp, loin du camp, et il l’appela la tente d’assignation ; et il arriva que tous ceux qui cherchaient l’Éternel sortirent vers la tente d’assignation qui était hors du camp. ◊ 8 Et il arriva que, lorsque Moïse sortit vers la tente, tout le peuple se leva, et se tint chacun à l’entrée de sa tente, et suivit des yeux Moïse, jusqu’à ce qu’il entra dans la tente. ◊ 9 Et il arriva que, comme Moïse entrait dans la tente, la colonne de nuée descendit, et se tint à l’entrée de la tente, et [l’Éternel] parla avec Moïse. ◊ 10 Et tout le peuple vit la colonne de nuée se tenant à l’entrée de la tente ; et tout le peuple se leva, et ils se prosternèrent, chacun à l’entrée de sa tente. ◊ 11 Et l’Éternel parlait à Moïse face à face, comme un homme parle avec son ami ; et [Moïse] retournait au camp ; et son serviteur Josué, fils de Nun, jeune homme, ne sortait pas de l’intérieur de la tente.
◊ 12 Et Moïse dit à l’Éternel : Regarde, tu me dis : Fais monter ce peuple ; et tu ne m’as pas fait connaître celui que tu enverras avec moi ; et tu as dit : Je te connais par nom, et tu as aussi trouvé grâce à mes yeux. ◊ 13 Et maintenant, je te prie, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, fais-moi connaître, je te prie, ton chemin, et je te connaîtrai, afin que je trouve grâce à tes yeux ; et considère que cette nation est ton peuple. ◊ 14 Et [l’Éternel] dit : Ma face ira, et je te donnerai du repos. ◊ 15 Et [Moïse] lui dit : Si ta face ne vient pas, ne nous fais pas monter d’ici ; ◊ 16 car à quoi connaîtra-t-on que j’ai trouvé grâce à tes yeux, moi et ton peuple ? Ne sera-ce pas en ce que tu marcheras avec nous ? Ainsi, moi et ton peuple, nous serons séparés de tout peuple qui est sur la face de la terre.
◊ 17 Et l’Éternel dit à Moïse : Je ferai cela aussi dont tu as parlé ; car tu as trouvé grâce à mes yeux, et je te connais par nom. ◊ 18 Et [Moïse] dit : Fais-moi voir, je te prie, ta gloire. ◊ 19 Et il dit : Je ferai passer toute ma bonté devant ta face, et je crierai le nom de l’Éternel devant toi ; et je ferai grâce à qui je ferai grâce, et je ferai miséricorde à qui je ferai miséricorde. ◊ 20 Et il dit : Tu ne peux pas voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre. ◊ 21 Et l’Éternel dit : Voici un lieu près de moi, et tu te tiendras sur le rocher ; ◊ 22 et il arrivera, quand ma gloire passera, que je te mettrai dans la fente du rocher, et je te couvrirai de ma main jusqu’à ce que je sois passé ; ◊ 23 puis je retirerai ma main, et tu me verras par derrière ; mais ma face ne se verra pas.
1 Pierre
3 ◊ 1 Pareillement, vous, femmes, soyez soumises à vos propres maris, afin que, si même il y en a qui n’obéissent pas à la parole, ils soient gagnés sans [la] parole, par la conduite de leurs femmes, ◊ 2 ayant observé la pureté de votre conduite dans la crainte, ◊ 3 — vous, dont la parure ne doit pas être [une parure] extérieure qui consiste à avoir les cheveux tressés et à être paré d’or et habillé de [beaux] vêtements, ◊ 4 mais l’homme caché du cœur, dans l’incorruptibilité d’un esprit doux et paisible qui est d’un grand prix devant Dieu ; ◊ 5 car c’est ainsi que jadis se paraient aussi les saintes femmes qui espéraient en Dieu, étant soumises à leurs propres maris, ◊ 6 comme Sara obéissait à Abraham, l’appelant seigneur, de laquelle vous êtes devenues les enfants, en faisant le bien et en ne craignant aucune frayeur.
◊ 7 Pareillement, vous, maris, demeurez avec elles selon la connaissance, comme avec un vase plus faible, [c’est-à-dire] féminin, leur portant honneur comme étant aussi ensemble héritiers de la grâce de la vie, pour que vos prières ne soient pas interrompues.
◊ 8 Enfin, soyez tous d’un même sentiment, sympathisants, fraternels, compatissants, humbles, ◊ 9 ne rendant pas mal pour mal, ou outrage pour outrage, mais au contraire bénissant, parce que vous avez été appelés à ceci, c’est que vous héritiez de la bénédiction ; ◊ 10 « car celui qui veut aimer la vie et voir d’heureux jours, qu’il garde sa langue de mal, et ses lèvres de proférer la fraude ; ◊ 11 qu’il se détourne du mal et qu’il fasse le bien ; qu’il recherche la paix et qu’il la poursuive ; ◊ 12 car les yeux du *Seigneur sont sur les justes et ses oreilles sont [tournées] vers leurs supplications ; mais la face du *Seigneur est contre ceux qui font le mal ». ◊ 13 Et qui est-ce qui vous fera du mal, si vous êtes devenus les imitateurs de celui qui est bon ? ◊ 14 Mais, si même vous souffrez pour la justice, vous êtes bienheureux ; « et ne craignez pas leurs craintes, et ne soyez pas troublés, ◊ 15 mais sanctifiez le *Seigneur le Christ dans vos cœurs » ; et soyez toujours prêts à répondre, mais avec douceur et crainte, à quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous, ◊ 16 ayant une bonne conscience, afin que, quant aux choses dans lesquelles ils médisent de vous comme de gens qui font le mal, ceux qui calomnient votre bonne conduite en Christ, soient confus. ◊ 17 Car il vaut mieux, si la volonté de Dieu le voulait, souffrir en faisant le bien, qu’en faisant le mal ; ◊ 18 car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés, [le] juste pour les injustes, afin qu’il nous amenât à Dieu, ayant été mis à mort en chair, mais vivifié par l’Esprit, ◊ 19 par lequel aussi étant allé, il a prêché aux esprits [qui sont] en prison, ◊ 20 qui ont été autrefois désobéissants, quand la patience de Dieu attendait dans les jours de Noé, tandis que l’arche se construisait, dans laquelle un petit nombre, savoir huit personnes, furent sauvées à travers l’eau ; ◊ 21 or cet antitype vous sauve aussi maintenant, [c’est-à-dire] le baptême, non le dépouillement de la saleté de la chair, mais la demande à Dieu d’une bonne conscience, par la résurrection de Jésus Christ, ◊ 22 qui est à la droite de Dieu (étant allé au ciel), anges, et autorités, et puissances lui étant soumis.
Galates
6 ◊ 1 Frères, quand même un homme s’est laissé surprendre par quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez un tel homme dans un esprit de douceur, prenant garde à toi-même, de peur que toi aussi tu ne sois tenté.
◊ 2 Portez les charges les uns des autres, et ainsi accomplissez la loi du Christ ; ◊ 3 car si, n’étant rien, quelqu’un pense être quelque chose, il se séduit lui-même ; ◊ 4 mais que chacun éprouve sa propre œuvre, et alors il aura de quoi se glorifier, relativement à lui-même seulement et non relativement à autrui : ◊ 5 car chacun portera son propre fardeau.
◊ 6 Que celui qui est enseigné dans la parole fasse participer à tous les biens [temporels] celui qui enseigne.
◊ 7 Ne soyez pas séduits ; on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera. ◊ 8 Car celui qui sème pour sa propre chair moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle. ◊ 9 Or ne nous lassons pas en faisant le bien, car, au temps propre, nous moissonnerons, si nous ne défaillons pas. ◊ 10 Ainsi donc, comme nous en avons l’occasion, faisons du bien à tous, mais surtout à ceux de la maison de la foi.
◊ 11 Vous voyez quelle longue lettre je vous ai écrite de ma propre main. ◊ 12 Tous ceux qui veulent avoir une belle apparence dans la chair, ceux-là vous contraignent à être circoncis, seulement afin qu’ils ne soient pas persécutés à cause de la croix de Christ. ◊ 13 Car ceux-là qui sont circoncis, eux-mêmes ne gardent pas [la] loi ; mais ils veulent que vous soyez circoncis, afin de se glorifier dans votre chair. ◊ 14 Mais qu’il ne m’arrive pas à moi de me glorifier, sinon en la croix de notre seigneur Jésus Christ, par laquelle le monde m’est crucifié, et moi au monde. ◊ 15 Car ni la circoncision, ni l’incirconcision ne sont rien, mais une nouvelle création. ◊ 16 Et à l’égard de tous ceux qui marcheront selon cette règle, paix et miséricorde sur eux et sur l’Israël de Dieu !
◊ 17 Désormais que personne ne vienne me troubler, car moi je porte en mon corps les marques du seigneur Jésus. ◊ 18 Que la grâce de notre seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit, frères ! Amen.
Genèse
32 ◊ 1 * Et Jacob alla son chemin. Et les anges de Dieu le rencontrèrent ; ◊ 2 et Jacob dit, quand il les vit : C’est l’armée de Dieu. Et il appela le nom de ce lieu-là Mahanaïm.
◊ 3 Et Jacob envoya devant lui des messagers à Ésaü, son frère, au pays de Séhir, dans la campagne d’Édom ; ◊ 4 et il leur commanda, disant : Vous parlerez ainsi à mon seigneur Ésaü : Ainsi a dit ton serviteur Jacob : J’ai séjourné chez Laban, et m’y suis arrêté jusqu’à présent ; ◊ 5 et j’ai des bœufs, et des ânes, du menu bétail, et des serviteurs et des servantes ; et je l’ai envoyé annoncer à mon seigneur, afin de trouver grâce à tes yeux.
◊ 6 Et les messagers revinrent vers Jacob, disant : Nous sommes allés vers ton frère, vers Ésaü, et même il vient à ta rencontre, et quatre cents hommes avec lui. ◊ 7 Et Jacob craignit beaucoup, et fut dans l’angoisse ; et il partagea le peuple qui était avec lui, et le menu bétail et le gros bétail, et les chameaux, en deux bandes ; ◊ 8 et il dit : Si Ésaü vient à l’une des bandes et la frappe, la bande qui restera pourra échapper. ◊ 9 Et Jacob dit : Dieu de mon père Abraham, et Dieu de mon père Isaac ! Éternel, qui m’as dit : Retourne en ton pays et vers ta parenté, et je te ferai du bien ! ◊ 10 Je suis trop petit pour toutes les grâces et pour toute la vérité dont tu as usé envers ton serviteur ; car j’ai passé ce Jourdain avec mon bâton ; et maintenant je suis devenu deux bandes. ◊ 11 Délivre-moi, je te prie, de la main de mon frère, de la main d’Ésaü, car je le crains, de peur qu’il ne vienne et ne me frappe — la mère avec les fils. ◊ 12 Et toi, tu as dit : Certes, je te ferai du bien, et je ferai devenir ta semence comme le sable de la mer, qui ne se peut nombrer à cause de son abondance. ◊ 13 Et il passa là cette nuit ; et il prit, de ce qui lui vint sous la main, un présent pour Ésaü, son frère : ◊ 14 deux cents chèvres, et vingt boucs ; deux cents brebis, et vingt béliers ; ◊ 15 trente chamelles allaitantes, et leurs petits ; quarante vaches, et dix taureaux ; vingt ânesses, et dix ânons. ◊ 16 Et il les mit entre les mains de ses serviteurs, chaque troupeau à part, et il dit à ses serviteurs : Passez devant moi, et mettez de l’espace entre troupeau et troupeau. ◊ 17 Et il commanda au premier, disant : Quand Ésaü, mon frère, te rencontrera, et t’interrogera, disant : À qui es-tu ? et où vas-tu ? et à qui sont ces [troupeaux] devant toi ? ◊ 18 tu diras : À ton serviteur Jacob ; c’est un présent envoyé à mon seigneur Ésaü ; et voici, lui-même aussi [vient] après nous. ◊ 19 Et il commanda de même au second, de même au troisième, de même à tous ceux qui suivaient les troupeaux, disant : Selon cette parole vous parlerez à Ésaü, quand vous le trouverez ; ◊ 20 et vous direz aussi : Voici, ton serviteur Jacob [vient] après nous. Car il disait : Je l’apaiserai par le présent qui va devant moi, et après cela je verrai sa face ; peut-être qu’il m’accueillera favorablement. ◊ 21 Et le présent passa devant lui ; mais, pour lui, il passa cette nuit-là dans le camp.
◊ 22 Et il se leva cette nuit-là, et prit ses deux femmes, et ses deux servantes, et ses onze enfants, et passa le gué de Jabbok. ◊ 23 Il les prit, et leur fit passer le torrent ; et il fit passer ce qui était à lui.
◊ 24 Et Jacob resta seul ; et un homme lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore. ◊ 25 Et lorsqu’il vit qu’il ne prévalait pas sur lui, il toucha l’emboîture de sa hanche ; et l’emboîture de la hanche de Jacob fut luxée, comme il luttait avec lui. ◊ 26 Et il dit : Laisse-moi aller, car l’aurore se lève. Et il dit : Je ne te laisserai point aller sans que tu m’aies béni. ◊ 27 Et il lui dit : Quel est ton nom ? Et il dit : Jacob. ◊ 28 Et il dit : Ton nom ne sera plus appelé Jacob, mais Israël ; car tu as lutté avec Dieu et avec les hommes, et tu as prévalu. ◊ 29 Et Jacob demanda, et dit : Je te prie, déclare-moi ton nom. Et il dit : Pourquoi demandes-tu mon nom ? Et il le bénit là. ◊ 30 Et Jacob appela le nom du lieu Peniel : Car j’ai vu Dieu face à face, et mon âme a été délivrée. ◊ 31 Et le soleil se levait sur lui comme il passait Peniel ; et il boitait sur sa cuisse. ◊ 32 C’est pourquoi, jusqu’à ce jour, les fils d’Israël ne mangent point du tendon qui est sur l’emboîture de la hanche ; car il toucha l’emboîture de la hanche de Jacob sur le tendon.
33 ◊ 1 Et Jacob leva ses yeux, et regarda ; et voici, Ésaü venait, et quatre cents hommes avec lui. Et il partagea les enfants entre Léa et Rachel et les deux servantes. ◊ 2 Et il mit à la tête les servantes et leurs enfants, et puis Léa et ses enfants, et puis Rachel et Joseph. ◊ 3 Et il passa devant eux, et se prosterna en terre par sept fois, jusqu’à ce qu’il fût proche de son frère. ◊ 4 Et Ésaü courut à sa rencontre, et l’embrassa, et se jeta à son cou, et le baisa ; et ils pleurèrent. ◊ 5 Et il leva ses yeux, et vit les femmes et les enfants, et dit : Que te sont-ils, ceux-là ? Et il dit : Ce sont les enfants que Dieu a donnés à ton serviteur. ◊ 6 Et les servantes s’approchèrent, elles et leurs enfants, et se prosternèrent. ◊ 7 Et Léa aussi s’approcha avec ses enfants, et ils se prosternèrent ; et ensuite Joseph et Rachel s’approchèrent, et se prosternèrent. ◊ 8 Et il dit : Que veux-tu avec tout ce camp que j’ai rencontré ? Et il dit : C’est pour trouver grâce aux yeux de mon seigneur. ◊ 9 Et Ésaü dit : J’ai [de tout] en abondance, mon frère ; que ce qui est à toi soit à toi. ◊ 10 Et Jacob dit : Non, je te prie ; si j’ai trouvé grâce à tes yeux, prends mon présent de ma main, car c’est pour cela que j’ai vu ta face comme si j’avais vu la face de Dieu, et que tu m’as accueilli favorablement. ◊ 11 Prends, je te prie, mon présent qui t’a été amené ; car Dieu a usé de grâce envers moi, et j’ai de tout. Et il le pressa, et il le prit. ◊ 12 Et [Ésaü] dit : Partons et allons-nous-en, et je marcherai devant toi. ◊ 13 Et [Jacob] lui dit : Mon seigneur sait que les enfants sont délicats, et que je suis chargé de menu et de gros bétail qui allaite ; et si on les presse un seul jour, ils mourront — tout le troupeau. ◊ 14 Que mon seigneur, je te prie, passe devant son serviteur ; et moi je cheminerai tout doucement au pas de ce bétail qui est devant moi, et au pas des enfants, jusqu’à ce que j’arrive auprès de mon seigneur, à Séhir. ◊ 15 Et Ésaü dit : Je te prie, que je laisse avec toi quelques-uns des gens qui sont avec moi. Et il dit : Pourquoi cela ? Que je trouve grâce aux yeux de mon seigneur ! ◊ 16 Et Ésaü s’en retourna ce jour-là, par son chemin, à Séhir.
◊ 17 * Et Jacob s’en alla à Succoth, et bâtit une maison pour lui, et fit des cabanes pour son bétail : c’est pourquoi on appela le nom du lieu Succoth.
◊ 18 Et Jacob arriva en paix à la ville de Sichem, qui est dans le pays de Canaan, comme il venait de Paddan-Aram ; et il campa en face de la ville. ◊ 19 Et il acheta de la main des fils de Hamor, père de Sichem, pour cent kesitas, la portion du champ où il avait dressé sa tente ; ◊ 20 et il dressa là un autel et l’appela El-Élohé-Israël.