Ces trois chapitres forment une portion distincte de notre livre — portion vraiment merveilleuse, abondante en instructions riches et variées. Ils nous présentent d’abord le prophète cupide, et ensuite ses prophéties sublimes. Il y a quelque chose de particulièrement terrible dans l’histoire de Balaam. Évidemment il aimait l’argent — amour fréquent, hélas ! de nos jours. L’or et l’argent de Balak furent, pour ce misérable, un appât trop attrayant pour qu’il pût y résister. Satan connaissait son homme, et le prix auquel il pouvait être acheté.
Si le cœur de Balaam avait été en règle avec Dieu, il en aurait bientôt fini avec les messages de Balak ; il n’aurait pas eu un instant d’hésitation avant de lui envoyer sa réponse. Mais le cœur de Balaam était en mauvais état ; nous le voyons, dès l’abord, dans la triste condition d’un homme agité par des sentiments opposés. Son cœur voulait aller, parce qu’il convoitait l’argent et l’or ; mais en même temps il avait une sorte de respect pour Dieu, une apparence de piété servant, comme un manteau, à couvrir ses cupides habitudes. Il soupirait après l’argent ; mais il désirait s’en emparer d’une manière religieuse. Misérable homme ! Son nom se trouve dans les pages inspirées comme l’expression d’une phase horrible et sombre dans l’histoire de la décadence de l’homme : « Malheur à eux, dit Jude, car ils ont marché dans le chemin de Caïn, et se sont abandonnés à l’erreur de Balaam pour une récompense , et ont péri dans la contradiction de Coré » . Pierre aussi présente Balaam comme une figure saillante dans un des tableaux les plus sinistres de l’humanité déchue — comme un modèle sur lequel sont formés quelques-uns des caractères les plus méprisables. Il parle de ceux qui ont « les yeux pleins d’adultère et ne cessant jamais de pécher ; amorçant les âmes mal affermies, ayant le cœur exercé à la cupidité, enfants de malédiction. Ayant laissé le droit chemin, ils se sont égarés, ayant suivi le chemin de Balaam, fils de Bosor, qui aima le salaire d’iniquité ; mais il fut repris de sa propre désobéissance : une bête de somme muette, parlant d’une voix d’homme, réprima la folie du prophète » (2 Pier. 2, 14-16 ).
Ces passages sont solennellement concluants quant au vrai caractère et au véritable esprit de Balaam. Son cœur était attaché à l’argent, « il aima le salaire d’iniquité », et son histoire a été écrite par le Saint Esprit, pour être un sérieux avertissement à tous les professants de se garder de l’avarice qui est une idolâtrie . Que le lecteur considère le tableau exposé en Nombres 22 . Qu’il en étudie les deux figures principales : un roi astucieux, un prophète cupide et volontaire. Nous ne doutons pas qu’il ne retire de cette étude un sentiment plus profond du mal qu’il y a dans la convoitise, du grand danger moral de diriger nos affections vers les richesses de ce monde ; mais aussi de l’immense bonheur du fidèle qui garde la crainte de Dieu devant ses yeux.
Examinons maintenant les merveilleuses prophéties que prononça Balaam, en présence de Balak, roi des Moabites.
Il est extrêmement intéressant d’assister à la scène qui se déroule dans les hauts lieux de Baal, d’observer le grand sujet mis en question, d’écouter ceux qui parlent, d’être admis à assister à une scène aussi importante. Combien peu Israël se doutait-il de ce qui se passait entre l’Éternel et l’ennemi. Peut-être murmuraient-ils dans leurs tentes, au moment même où Dieu proclamait leur perfection par la bouche du prophète avide. Balak aurait voulu faire maudire Israël ; mais, Dieu soit béni, Il ne permet pas que personne maudisse Son peuple. Il peut avoir affaire Lui-même avec eux, en secret, touchant beaucoup de choses ; mais Il ne permet pas qu’un autre parle contre eux. Il peut avoir à les reprendre ; mais Il ne permet pas à un autre de le faire.
Ceci est un point d’un immense intérêt. La grande question n’est pas tant de savoir ce que l’ennemi peut penser du peuple de Dieu, ni ce que ce peuple peut penser de lui-même, ou les uns penser des autres ; la vraie et importante question est celle-ci : Qu’est-ce que Dieu pense de Son peuple ? Il sait exactement tout ce qui le concerne : tout ce qu’il est, tout ce qu’il a fait et tout ce qui est en lui. Tout est entièrement à découvert sous Son regard pénétrant. Les plus intimes secrets du cœur, de la nature et de la vie — tout Lui est connu. Ni les anges, ni les hommes, ni les démons ne nous connaissent comme Dieu nous connaît. Il nous connaît parfaitement ; or c’est avec Lui que nous avons affaire, et nous pouvons dire dans le langage triomphant de l’apôtre : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » . Dieu nous voit, pense à nous, parle de nous, agit envers nous, selon ce qu’Il a opéré en nous, selon la perfection de Son œuvre. Les spectateurs peuvent voir beaucoup de fautes ; mais pour ce qui regarde notre position en vertu de la foi, notre Dieu ne nous voit que dans la beauté de Christ ; nous sommes « parfaits en Lui ». Quand Dieu regarde Son peuple, Il y voit Son propre ouvrage ; et il convient à la gloire de Son nom et à la louange de Son salut qu’on ne puisse découvrir une seule tache en ceux qui sont à Lui, en ceux qu’Il a faits siens dans Sa grâce souveraine. Son caractère, Son nom, Sa gloire et la perfection de Son œuvre, tout cela est manifesté dans la position de ceux qu’Il a amenés à Lui.
Voilà pourquoi, dès que l’ennemi ou l’accusateur entre en scène, l’Éternel s’avance Lui-même pour recevoir l’accusation et y répondre ; or Sa réponse est toujours fondée, non pas sur ce que Son peuple est en lui-même, mais sur ce que Dieu l’a fait être, selon la perfection de Sa propre œuvre. Sa gloire est liée à eux, et en les défendant, Il la maintient. C’est pourquoi Il se place entre eux et leurs accusateurs. Sa gloire demande qu’ils soient considérés dans toute la beauté dont Il les a revêtus. Si l’ennemi vient pour maudire et accuser, l’Éternel lui répond en donnant libre cours à l’éternelle satisfaction qu’Il prend en ceux qu’Il s’est choisis et qu’Il a rendus capables de demeurer en Sa présence pour toujours.
Tout cela est démontré d’une manière frappante dans le chapitre 3 du prophète Zacharie . Là aussi l’ennemi s’avance, pour s’opposer au représentant du peuple de Dieu. Comment Dieu lui répond-Il ? Simplement en purifiant, en revêtant et en couronnant celui que Satan aurait voulu maudire et accuser ; le résultat est que ce dernier est réduit au silence pour toujours. Les vêtements sales sont ôtés, et celui qui était un tison devient un prêtre orné de la tiare ; celui qui n’était digne que des flammes de l’enfer est maintenant digne d’aller et de venir dans les parvis de la maison de l’Éternel. Lorsque nous lisons le Cantique des cantiques, nous voyons la même chose. Là l’époux contemplant l’épouse lui dit : « Tu es toute belle , mon amie, et en toi il n’y a point de défaut » (chap. 4, 7 ). En parlant d’elle-même, elle ne peut que s’écrier : « Je suis noire » (chap. 1, 4, 5 ). De même, en Jean 13 , le Seigneur regarde Ses disciples et leur dit : « Vous êtes nets », quoique, quelques heures après, l’un d’eux dût Le renier et jurer qu’il ne Le connaissait pas ; tant est grande la différence entre ce que nous sommes en nous-mêmes et ce que nous sommes en Christ, entre notre position véritable et notre état variable.
Cette glorieuse vérité de la perfection de notre position devrait-elle nous rendre insouciants dans la vie pratique ? Loin de nous cette pensée ! La connaissance de notre position, absolument établie et parfaite en Christ, est la chose même dont le Saint Esprit se sert pour nous exciter à tendre vers la perfection pratique. Écoutez ces paroles puissantes de l’apôtre inspiré : « Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez les choses qui sont en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu ; pensez aux choses qui sont en haut, non pas à celles qui sont sur la terre ; car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. Quand le Christ qui est notre vie, sera manifesté, alors vous aussi, vous serez manifestés avec lui en gloire. Mortifiez donc vos membres, etc. » (Col. 3, 1-5 ). Nous ne devons jamais mesurer notre position par notre état ; mais, au contraire, toujours juger notre état par notre position. Abaisser la position à cause de l’état, c’est donner le coup de mort à tout progrès dans le christianisme pratique.
La vérité précédente est fortement démontrée dans les quatre discours de Balaam. Nous n’aurions jamais eu cette glorieuse notion d’Israël, selon « la vision du Tout-puissant » — du « sommet du rocher » — par « l’homme qui a l’œil ouvert » , si Balak n’avait pas cherché à le maudire. L’Éternel, béni soit Son nom, peut bien promptement ouvrir les yeux d’un homme sur le vrai état des choses qui sont en rapport avec la position de Son peuple, et avec le jugement qu’Il porte sur lui. Il revendique le privilège d’exposer Ses pensées à leur égard. Balak et Balaam, avec « tous les seigneurs de Moab », peuvent s’assembler pour entendre maudire et défier Israël ; ils peuvent « bâtir sept autels » et « offrir un taureau et un bélier sur chaque autel », l’argent et l’or de Balak peuvent briller aux regards avides du faux prophète ; mais tous les efforts réunis de la terre et de l’enfer, des hommes et des démons, ne parviennent pas à évoquer le moindre souffle de malédiction ou d’accusation contre l’Israël de Dieu. L’ennemi aurait tout aussi inutilement cherché à découvrir un défaut dans la belle création que Dieu venait de déclarer « très bonne » , que d’essayer de lancer une accusation contre les rachetés de l’Éternel. Oh ! non ; ils brillent dans toute la beauté dont Il les a revêtus, et pour les voir ainsi, nous n’avons qu’à monter « au sommet du rocher » — puis avoir « l’œil ouvert » en les considérant selon le point de vue de Dieu, c’est-à-dire dans « la vision du Tout-puissant ».
Ayant ainsi jeté un coup d’œil général sur le contenu de ces remarquables chapitres, nous allons parcourir rapidement chacun des quatre discours à part. Nous trouverons un point principal en chacun, un trait distinctif dans le caractère et la condition de ce peuple vu dans « la vision du Tout-puissant ».
Dans le premier des admirables discours de Balaam, on voit la séparation marquée du peuple de Dieu d’avec toutes les nations : « Comment maudirai-je ce que Dieu n’a pas maudit ? Et comment appellerai-je l’exécration sur celui que l’Éternel n’a pas en exécration ? Car du sommet des rochers je le vois, et des hauteurs je le contemple. Voici, c’est un peuple qui habitera seul, et il ne sera pas compté parmi les nations. Qui est-ce qui comptera la poussière de Jacob, et le nombre de la quatrième partie d’Israël ? Que mon âme meure de la mort des hommes droits, et que ma fin soit comme la leur »[21] (chap. 23, 8-10 ).
Ici nous avons Israël choisi et mis à part pour être un peuple séparé et particulier, un peuple qui, selon la pensée de Dieu à son égard, ne devait jamais, en quelque temps ou pour quelque raison que ce fût, se mêler avec les nations ou être compté parmi elles. « Le peuple habitera seul » ; c’est clair et énergique. C’est littéralement vrai de la semence d’Abraham ; et vrai de tous les croyants maintenant. D’immenses résultats pratiques découlent de ce grand principe. Le peuple de Dieu doit être à part pour Dieu ; non point parce qu’il est meilleur que les autres, mais seulement en vertu de ce que Dieu est et de ce qu’Il voudrait que Son peuple fût. Nous ne poursuivrons pas davantage ce sujet, que le lecteur fera bien d’examiner à la lumière de la Parole divine : Ce peuple « habitera seul, et il ne sera pas compté parmi les nations » .
Mais s’il plaît à l’Éternel, dans Sa grâce souveraine, de s’unir à un peuple, s’Il l’appelle à être un peuple séparé — à « vivre seul » dans le monde, et à briller pour Lui au milieu de ceux qui « demeurent encore dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort » , il faut que ce peuple soit dans un état qui Lui convienne. Il doit le rendre tel qu’Il voudrait l’avoir, afin qu’il soit à la louange de Son grand et glorieux nom. C’est pourquoi, dans son second discours, le prophète expose non seulement l’état négatif, mais l’état positif du peuple : « Et il proféra son discours sentencieux, et dit : Lève-toi, Balak, et écoute ! Prête-moi l’oreille, fils de Tsippor ! Dieu n’est pas un homme, pour mentir, ni un fils d’homme, pour se repentir : aura-t-il dit, et ne fera-t-il pas ? Aura-t-il parlé, et ne l’accomplira-t-il pas ? Voici, j’ai reçu mission de bénir : il a béni et je ne le révoquerai pas . Il n’a pas aperçu d’iniquité en Jacob, ni n’a vu d’injustice en Israël ; l’Éternel, son Dieu, est avec lui, et un chant de triomphe royal est au milieu de lui. Dieu les a fait sortir d’Égypte ; il a comme la force des buffles. Car il n’y a pas d’enchantement contre Jacob, ni de divination contre Israël. Selon ce temps il sera dit de Jacob et d’Israël : Qu’est-ce que Dieu a fait ? [Non pas qu’est-ce qu’Israël a fait.] Voici, le peuple se lèvera comme une lionne, et se dressera comme un lion ; et il ne se couchera pas qu’il n’ait mangé la proie, et bu le sang des tués » (chap. 23, 18-24 ).
Nous nous trouvons ici sur un terrain vraiment élevé, et aussi solide qu’élevé. C’est en vérité le « sommet du rocher » — l’air pur et la vaste étendue « des coteaux » où le peuple de Dieu n’est vu que dans la « vision du Tout-puissant » — vu comme Il le voit, sans tache, sans ride, ni rien de semblable — toutes ses difformités étant dérobées à la vue, parce qu’il est revêtu de la beauté de Dieu. Dans ce sublime discours, la bénédiction et la sécurité d’Israël dépendent non d’eux-mêmes, mais de la vérité et de la fidélité de l’Éternel. « Dieu n’est pas un homme, pour mentir, ni un fils d’homme, pour se repentir ». Ceci place Israël sur un terrain sûr. Dieu doit être vrai envers Lui-même. Y a-t-il aucune puissance qui puisse L’empêcher de tenir Sa parole et Son serment ? Assurément non. « Il a béni et je ne le révoquerai pas ». Dieu ne veut pas et Satan ne peut pas révoquer la bénédiction.
Ainsi tout est fini. « Tout est bien établi et assuré » . Dans le premier discours, c’était : « Dieu n’a pas maudit ». Il y a un progrès visible. Tandis que Balak conduit de lieu en lieu le prophète cupide, l’Éternel prend occasion de dévoiler de nouveaux traits de beauté en Son peuple, et de nouveaux points de sécurité dans sa position. Ainsi il ne montre pas seulement qu’il est un peuple séparé, habitant à part ; mais un peuple justifié, ayant l’Éternel son Dieu avec lui, et entendant un chant de triomphe royal au milieu de lui. « Il n’a pas aperçu d’iniquité en Jacob, ni n’a vu d’injustice en Israël ». L’ennemi peut dire qu’il s’y trouve pourtant de l’iniquité et de la perversité. Oui, mais qui peut les faire apercevoir à l’Éternel, puisqu’il Lui a plu de les couvrir comme d’un épais nuage pour l’amour de Son nom ? S’Il les a jetées derrière Lui, qui peut les ramener devant Sa face ? « C’est Dieu qui justifie ; qui est celui qui condamne ? » . Dieu voit Son peuple si complètement délivré de tout ce qui pourrait le condamner, qu’Il peut établir Sa demeure au milieu de lui et écouter sa voix. Nous pouvons donc avec raison nous écrier : « Qu’est-ce que Dieu a fait ? ». Ce n’est pas : « Qu’est-ce qu’Israël a fait ? ». Balak et Balaam auraient trouvé assez de motifs de malédiction si la conduite d’Israël avait été en question. Loué soit l’Éternel, c’est sur ce qu’Il a fait que Son peuple subsiste ; ce fondement sur lequel il repose est aussi inébranlable que le trône de Dieu. « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » . Si Dieu se tient entre nous et tous nos ennemis, qu’avons-nous à craindre ? S’Il entreprend de répondre en notre faveur à tout accusateur, alors assurément une paix parfaite est notre partage.
Cependant le roi de Moab espérait et essayait encore d’atteindre son but ; Balaam faisait de même, sans doute, car ils s’étaient ligués contre l’Israël de Dieu, comme la bête et le faux prophète doivent s’élever et jouer un si terrible rôle dans l’avenir d’Israël. « Et Balaam vit qu’il était bon aux yeux de l’Éternel de bénir Israël, et il n’alla pas, comme d’autres fois, à la rencontre des enchantements (quelle effrayante révélation), mais il tourna sa face vers le désert. Et Balaam leva ses yeux et vit Israël habitant dans ses tentes selon ses tribus ; et l’Esprit de Dieu fut sur lui. Et il proféra son discours sentencieux, et dit : Balaam, fils de Béor, dit, et l’homme qui a l’œil ouvert, dit : Celui qui entend les paroles de Dieu , qui voit la vision du Tout-puissant , qui tombe et qui a les yeux ouverts, dit : Que tes tentes sont belles, ô Jacob ! et tes demeures, ô Israël ! Comme des vallées elles s’étendent, comme des jardins auprès d’un fleuve, comme des arbres d’aloès que l’Éternel a plantés, comme des cèdres auprès des eaux. L’eau coulera de ses seaux ; et sa semence sera au milieu de grandes eaux… et son royaume sera haut élevé. Dieu l’a fait sortir d’Égypte ; il a comme la force des buffles ; il dévorera les nations , ses ennemis (terrible avertissement pour Balak) ; il cassera leurs os, et les frappera de ses flèches. Il s’est courbé il s’est couché comme un lion, et comme une lionne : qui le fera lever ? Bénis sont ceux qui te bénissent, et maudits sont ceux qui te maudissent » (24, 1-9 ).
« Plus haut, toujours plus haut », telle est ici la devise. Nous pouvons bien nous écrier : « Excelsior » à mesure que nous nous élevons au sommet des rochers, et que nous écoutons les éclatantes paroles que le faux prophète était forcé de prononcer. C’était de mieux en mieux pour Israël — de plus en plus mauvais pour Balak. Il devait être présent ; et non seulement entendre « bénir » Israël, mais s’entendre « maudire » pour avoir cherché à le maudire. Quelle riche grâce brille en ce troisième discours : « Que tes tentes sont belles, ô Jacob ! et tes demeures, ô Israël ! ». Si quelqu’un était descendu pour examiner ces tentes et ces demeures dans « la vision » de l’homme, elles auraient pu lui apparaître « noires comme les tentes de Kédar » . Mais vues dans « la vision du Tout-puissant », elles étaient « belles », et quiconque ne les voyait pas ainsi, avait besoin d’avoir « l’œil ouvert ». Si je regarde les enfants de Dieu « du sommet du rocher », je les verrai tels que Dieu les voit, c’est-à-dire revêtus de la beauté de Christ — parfaits en Lui — acceptés dans le Bien-aimé. C’est ce qui me permettra de marcher avec eux, d’avoir communion avec eux, de m’élever au-dessus de leurs taches et de leurs défauts, de leurs chutes et de leurs infidélités[22] . Si je ne les contemple pas de cette place élevée, de ce terrain divin, je serai sûr d’arrêter mes yeux sur quelque défaut, sur quelque misère qui troubleront complètement ma communion, ou qui nuiront à l’amour.
Pour ce qui est d’Israël, nous verrons au chapitre suivant dans quel terrible mal il tomba. Ceci changea-t-il le jugement de l’Éternel ? Assurément non. « Il n’est pas un fils d’homme pour se repentir ». Il les jugeait et les châtiait pour leurs péchés, parce qu’Il est saint et ne peut jamais tolérer, en Son peuple, quoi que ce soit de contraire à Sa nature ; mais Il ne pouvait jamais révoquer l’appréciation qu’Il en avait faite. Il connaissait tout ce qui les concernait ; Il savait ce qu’ils étaient et ce qu’ils feraient ; et cependant Il avait dit : Je n’ai « pas aperçu d’iniquité en Jacob, ni vu d’injustice en Israël. Que tes tentes sont belles, ô Jacob ! et tes demeures, ô Israël ! ». Était-ce faire peu de cas de leurs péchés ? Le penser serait un blasphème. Il pouvait les châtier pour leurs péchés ; mais dès qu’un ennemi se présente pour les maudire ou les accuser, Il se tient à leur tête et dit : « Je ne vois point d’iniquité… Que tes tentes sont belles ! ».
Lecteur ! croyez-vous qu’une telle manière d’envisager la grâce divine conduise à un esprit d’antinomianisme ? Loin de nous cette idée ! Nous pouvons être convaincus que nous ne sommes jamais plus éloignés des atteintes de ce terrible mal, que lorsque nous respirons l’air pur et saint du « sommet du rocher » — ce terrain élevé du haut duquel le peuple de Dieu est considéré, non selon ce qu’il est en lui-même, mais selon ce qu’il est en Christ — non pas d’après les pensées de l’homme, mais d’après celles de Dieu. En outre, la seule manière vraie et efficace d’élever le niveau de la conduite morale, c’est de demeurer dans la foi à cette vérité si précieuse et si rassurante que Dieu nous voit parfaits en Christ.
Non seulement les demeures d’Israël sont belles aux yeux de l’Éternel, mais le peuple lui-même nous est présenté comme profitant des anciennes sources de la grâce et du ministère vivant qui se trouvent en Dieu. « Comme des vallées elles s’étendent, comme des jardins auprès d’un fleuve, comme des arbres d’aloès que l’Éternel a plantés, comme des cèdres auprès des eaux ». Que c’est exquis et parfaitement beau ! Et penser que nous sommes redevables de ces révélations sublimes à l’association impie de Balak et de Balaam ! Mais il y a plus que cela. Non seulement on voit Israël buvant aux sources éternelles de grâce et de salut ; mais comme cela doit toujours être, on le voit devenir un canal de bénédiction pour d’autres. « L’eau coulera de ses seaux ». C’est le dessein arrêté de Dieu que les douze tribus d’Israël deviennent encore un centre de riche bénédiction pour tous les bouts de la terre. C’est ce que nous apprenons par Ézéchiel 47 , et Zacharie 14 , chapitres qui développent la beauté merveilleuse de ces admirables discours. Le lecteur peut méditer, avec un grand profit spirituel, sur ces passages et d’autres analogues ; mais qu’il se garde soigneusement de ce fatal système, faussement nommé système spiritualisant, qui en effet consiste principalement à appliquer à l’Église professante toutes les bénédictions spéciales de la maison d’Israël, pour ne laisser à celle-ci que les malédictions d’une loi violée. Nous pouvons être sûrs que Dieu ne sanctionnera pas un système comme celui-là. Israël est bien-aimé à cause des pères ; et « les dons de grâce et l’appel de Dieu sont sans repentir » (Rom. 11, 28-29 ).
Nous terminerons ce chapitre par l’examen rapide du dernier discours de Balaam. Balak ayant entendu l’éclatant témoignage rendu à l’avenir d’Israël, et à la destruction de tous ses ennemis, fut extrêmement exaspéré : « Alors la colère de Balak s’embrasa contre Balaam, et il frappa des mains ; et Balak dit à Balaam : C’est pour maudire mes ennemis que je t’ai appelé, et voici, tu les as bénis expressément ces trois fois. Et maintenant, fuis en ton lieu. J’avais dit que je te comblerais d’honneurs ; et voici, l’Éternel t’a empêché d’en recevoir. Et Balaam dit à Balak : N’ai-je pas aussi parlé à tes messagers que tu as envoyés vers moi, disant : Quand Balak me donnerait plein sa maison d’argent et d’or (la chose même que son pauvre cœur demandait avec instance), je ne pourrais transgresser le commandement de l’Éternel pour faire de mon propre mouvement du bien ou du mal ; ce que l’Éternel dira, je le dirai. Et maintenant, voici, je m’en vais vers mon peuple ; viens, je t’avertirai de ce que ce peuple fera à ton peuple à la fin des jours (c’était toucher au fond de la question). Et il proféra son discours sentencieux, et dit : Balaam, fils de Béor, dit, et l’homme qui a l’œil ouvert, dit : Celui qui entend les paroles de Dieu, et qui connaît la connaissance du Très-haut, qui voit la vision du Tout-puissant, qui tombe et qui a les yeux ouverts, dit : Je le verrai, mais pas maintenant ; je le regarderai, mais pas de près (redoutable fait pour Balaam). Une étoile surgira de Jacob, et un sceptre s’élèvera d’Israël, et transpercera les coins de Moab, et détruira tous les fils de tumulte » (v. 10-17 ).
Ceci complète parfaitement le sujet de tous ces discours. La pierre du faîte est ici placée sur ce magnifique édifice. C’est vraiment la grâce et la gloire. Dans le premier discours, nous voyons l’absolue séparation du peuple ; dans le second, sa parfaite justification ; dans le troisième, sa beauté et son exubérance morales ; enfin, dans le quatrième, nous sommes au sommet même des coteaux — sur la plus haute cime des rochers, et nous contemplons de vastes plaines de gloire, se déployant au loin dans un vaste avenir sans bornes. Nous distinguons le Lion de la tribu de Juda se couchant, nous l’entendons rugir, nous le voyons saisissant tous ses ennemis et les anéantissant. L’étoile de Jacob se lève pour ne plus se coucher. Le vrai David monte sur le trône de Son Père, Israël domine sur la terre, et tous ses ennemis sont couverts de honte et d’éternel mépris.
Il est impossible de concevoir quelque chose de plus magnifique que ces discours, et ils sont d’autant plus remarquables qu’ils viennent à la fin même de la course d’Israël dans le désert, pendant laquelle ils avaient donné de nombreuses preuves de ce qu’ils étaient — de quelle matière ils étaient faits — et de ce qu’étaient leurs facultés et leurs penchants. Mais Dieu est au-dessus de tout, et rien ne change Son affection. Ceux qu’Il aime, Il les aime jusqu’à la fin ; c’est pourquoi l’association finale entre « la bête et le faux prophète » doit échouer ; Israël, étant béni de Dieu, ne devait être maudit de personne. « Et Balaam se leva, et s’en alla, et s’en retourna en son lieu ; et Balak aussi s’en alla son chemin ».
Nombres
25 ◊ 1 * Et Israël habitait en Sittim ; et le peuple commença à commettre fornication avec les filles de Moab ; ◊ 2 et elles invitèrent le peuple aux sacrifices de leurs dieux, et le peuple mangea, et se prosterna devant leurs dieux. ◊ 3 Et Israël s’attacha à Baal-Péor ; et la colère de l’Éternel s’embrasa contre Israël. ◊ 4 Et l’Éternel dit à Moïse : Prends tous les chefs du peuple et fais-les pendre devant l’Éternel, à la face du soleil, afin que l’ardeur de la colère de l’Éternel se détourne d’Israël. ◊ 5 Et Moïse dit aux juges d’Israël : Que chacun de vous tue ses hommes qui se sont attachés à Baal-Péor.
◊ 6 Et voici, un homme des fils d’Israël vint, et amena vers ses frères une Madianite, sous les yeux de Moïse et sous les yeux de toute l’assemblée des fils d’Israël qui pleuraient à l’entrée de la tente d’assignation. ◊ 7 Et Phinées, fils d’Éléazar, fils d’Aaron, le sacrificateur, le vit, et il se leva du milieu de l’assemblée, et prit une pique dans sa main, ◊ 8 et entra après l’homme d’Israël dans l’intérieur de la tente, et les transperça tous deux, l’homme d’Israël, et la femme, par le bas-ventre ; et la plaie s’arrêta de dessus les fils d’Israël. ◊ 9 Et ceux qui moururent de la plaie furent vingt-quatre mille.
◊ 10 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 11 Phinées, fils d’Éléazar, fils d’Aaron, le sacrificateur, a détourné mon courroux de dessus les fils d’Israël, étant jaloux de ma jalousie au milieu d’eux, de sorte que je ne consumasse pas les fils d’Israël dans ma jalousie. ◊ 12 C’est pourquoi dis : Voici, je lui donne mon alliance de paix ; ◊ 13 et ce sera une alliance de sacrificature perpétuelle, pour lui et pour sa semence après lui, parce qu’il a été jaloux pour son Dieu, et a fait propitiation pour les fils d’Israël. ◊ 14 Et le nom de l’homme d’Israël frappé, qui fut frappé avec la Madianite, était Zimri, fils de Salu, prince d’une maison de père des Siméonites. ◊ 15 Et le nom de la femme madianite qui fut frappée, était Cozbi, fille de Tsur, chef de peuplade d’une maison de père en Madian.
◊ 16 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 17 Serrez de près les Madianites, et frappez-les ; ◊ 18 car eux vous ont serrés de près par leurs ruses, par lesquelles ils vous ont séduits dans l’affaire de Péor, et dans l’affaire de Cozbi, fille d’un prince de Madian, leur sœur, qui a été frappée le jour de la plaie, à cause de l’affaire de Péor.
Nombres
24 ◊ 1 Et Balaam vit qu’il était bon aux yeux de l’Éternel de bénir Israël, et il n’alla pas, comme d’autres fois, à la rencontre des enchantements, mais il tourna sa face vers le désert. ◊ 2 Et Balaam leva ses yeux et vit Israël habitant dans ses tentes selon ses tribus ; et l’Esprit de Dieu fut sur lui. ◊ 3 Et il proféra son discours sentencieux, et dit :
Balaam, fils de Béor, dit, et l’homme qui a l’œil ouvert, dit :
◊ 4 Celui qui entend les paroles de *Dieu, qui voit la vision du Tout-puissant, qui tombe et qui a les yeux ouverts, dit :
◊ 5 Que tes tentes sont belles, ô Jacob ! et tes demeures, ô Israël !
◊ 6 Comme des vallées elles s’étendent, comme des jardins auprès d’un fleuve, comme des arbres d’aloès que l’Éternel a plantés, comme des cèdres auprès des eaux.
◊ 7 L’eau coulera de ses seaux ; et sa semence sera au milieu de grandes eaux ;
Et son roi sera élevé au-dessus d’Agag, et son royaume sera haut élevé.
◊ 8 *Dieu l’a fait sortir d’Égypte ; il a comme la force des buffles ; il dévorera les nations, ses ennemis ; il cassera leurs os, et les frappera de ses flèches.
◊ 9 Il s’est courbé, il s’est couché comme un lion, et comme une lionne : qui le fera lever ?
Bénis sont ceux qui te bénissent, et maudits sont ceux qui te maudissent.
◊ 10 Alors la colère de Balak s’embrasa contre Balaam, et il frappa des mains ; et Balak dit à Balaam : C’est pour maudire mes ennemis que je t’ai appelé, et voici, tu les as bénis expressément ces trois fois. ◊ 11 Et maintenant, fuis en ton lieu. J’avais dit que je te comblerais d’honneurs ; et voici, l’Éternel t’a empêché d’en recevoir. ◊ 12 Et Balaam dit à Balak : N’ai-je pas aussi parlé à tes messagers que tu as envoyés vers moi, disant : ◊ 13 Quand Balak me donnerait plein sa maison d’argent et d’or, je ne pourrais transgresser le commandement de l’Éternel pour faire de mon propre mouvement du bien ou du mal ; ce que l’Éternel dira, je le dirai. ◊ 14 Et maintenant, voici, je m’en vais vers mon peuple ; viens, je t’avertirai de ce que ce peuple fera à ton peuple à la fin des jours. ◊ 15 Et il proféra son discours sentencieux, et dit :
Balaam, fils de Béor, dit, et l’homme qui a l’œil ouvert, dit :
◊ 16 Celui qui entend les paroles de *Dieu, et qui connaît la connaissance du Très-haut, qui voit la vision du Tout-puissant, qui tombe et qui a les yeux ouverts, dit :
◊ 17 Je le verrai, mais pas maintenant ; je le regarderai, mais pas de près.
Une étoile surgira de Jacob, et un sceptre s’élèvera d’Israël, et transpercera les coins de Moab, et détruira tous les fils de tumulte.
◊ 18 Et Édom sera une possession, et Séhir sera une possession,… [eux], ses ennemis ; et Israël agira avec puissance.
◊ 19 Et celui qui sortira de Jacob dominera, et il fera périr de la ville le résidu.
◊ 20 Et il vit Amalek, et proféra son discours sentencieux, et dit : Amalek était la première des nations ; et sa fin sera la destruction.
◊ 21 Et il vit le Kénien, et il proféra son discours sentencieux, et dit : Forte est ta demeure, et tu as placé ton nid dans le rocher. ◊ 22 Toutefois le Kénien doit être consumé, jusqu’à ce qu’Assur t’emmène captif.
◊ 23 Et il proféra son discours sentencieux, et dit : Malheur ! Qui vivra, quand *Dieu fera ces choses ? ◊ 24 Et des navires viendront de la côte de Kittim, et affligeront Assur, et affligeront Héber, et lui aussi ira à la destruction.
◊ 25 Et Balaam se leva, et s’en alla, et s’en retourna en son lieu ; et Balak aussi s’en alla son chemin.
Nombres
23 ◊ 1 Et Balaam dit à Balak : Bâtis-moi ici sept autels, et prépare-moi ici sept taureaux et sept béliers. ◊ 2 Et Balak fit comme Balaam avait dit ; et Balak et Balaam offrirent un taureau et un bélier sur [chaque] autel. ◊ 3 Et Balaam dit à Balak : Tiens-toi auprès de ton offrande, et je m’en irai ; peut-être que l’Éternel viendra à ma rencontre, et ce qu’il m’aura fait voir je te le rapporterai. Et il s’en alla sur une hauteur découverte. ◊ 4 Et Dieu rencontra Balaam, et [Balaam] lui dit : J’ai préparé sept autels, et j’ai offert un taureau et un bélier sur [chaque] autel. ◊ 5 Et l’Éternel mit une parole dans la bouche de Balaam, et dit : Retourne vers Balak, et tu parleras ainsi. ◊ 6 Et il s’en retourna vers lui ; et voici, il se tenait auprès de son offrande, lui et tous les seigneurs de Moab. ◊ 7 Et [Balaam] proféra son discours sentencieux, et dit :
Balak, roi de Moab, m’a amené d’Aram, des montagnes d’orient :
Viens, maudis-moi Jacob ! viens, appelle l’exécration sur Israël !
◊ 8 Comment maudirai-je ce que *Dieu n’a pas maudit ? Et comment appellerai-je l’exécration sur celui que l’Éternel n’a pas en exécration ?
◊ 9 Car du sommet des rochers je le vois, et des hauteurs je le contemple.
Voici, c’est un peuple qui habitera seul, et il ne sera pas compté parmi les nations.
◊ 10 Qui est-ce qui comptera la poussière de Jacob, et le nombre de la quatrième partie d’Israël ?
Que mon âme meure de la mort des hommes droits, et que ma fin soit comme la leur.
◊ 11 Et Balak dit à Balaam : Que m’as-tu fait ? Je t’avais pris pour maudire mes ennemis, et voici, tu les as bénis expressément. ◊ 12 Et il répondit et dit : Ne prendrai-je pas garde de dire ce que l’Éternel aura mis dans ma bouche ?
◊ 13 Et Balak lui dit : Viens, je te prie, avec moi, dans un autre lieu d’où tu puisses le voir ; tu n’en verras que l’extrémité, et tu ne le verras pas tout entier ; et maudis-le-moi de là. ◊ 14 Et il le conduisit au champ de Tsophim, au sommet du Pisga, et il bâtit sept autels, et offrit un taureau et un bélier sur [chaque] autel. ◊ 15 Et [Balaam] dit à Balak : Tiens-toi ici auprès de ton offrande, et moi, j’irai à la rencontre, là…
◊ 16 Et l’Éternel vint à la rencontre de Balaam, et mit une parole dans sa bouche, et dit : Retourne vers Balak, et tu parleras ainsi. ◊ 17 Et il vint à lui, et voici, il se tenait auprès de son offrande, et les seigneurs de Moab avec lui. Et Balak lui dit : Qu’a dit l’Éternel ? ◊ 18 Et il proféra son discours sentencieux, et dit :
Lève-toi, Balak, et écoute ! Prête-moi l’oreille, fils de Tsippor !
◊ 19 *Dieu n’est pas un homme, pour mentir, ni un fils d’homme, pour se repentir : aura-t-il dit, et ne fera-t-il pas ? aura-t-il parlé, et ne l’accomplira-t-il pas ?
◊ 20 Voici, j’ai reçu [mission] de bénir ; il a béni et je ne le révoquerai pas.
◊ 21 Il n’a pas aperçu d’iniquité en Jacob, ni n’a vu d’injustice en Israël ; l’Éternel, son Dieu, est avec lui, et un chant de triomphe royal est au milieu de lui.
◊ 22 *Dieu les a fait sortir d’Égypte ; il a comme la force des buffles.
◊ 23 Car il n’y a pas d’enchantement contre Jacob, ni de divination contre Israël. Selon ce temps il sera dit de Jacob et d’Israël : Qu’est-ce que *Dieu a fait ?
◊ 24 Voici, le peuple se lèvera comme une lionne, et se dressera comme un lion ; il ne se couchera pas qu’il n’ait mangé la proie, et bu le sang des tués.
◊ 25 Et Balak dit à Balaam : Ne le maudis donc pas ; mais du moins ne le bénis pas. ◊ 26 Et Balaam répondit et dit à Balak : Ne t’ai-je pas parlé, disant : Tout ce que l’Éternel dira, je le ferai ?
◊ 27 Et Balak dit à Balaam : Viens donc, je te conduirai à un autre lieu : peut-être sera-t-il bon aux yeux de Dieu que tu me le maudisses de là. ◊ 28 Et Balak conduisit Balaam au sommet du Péor, qui se montre au-dessus de la surface du désert. ◊ 29 Et Balaam dit à Balak : Bâtis-moi ici sept autels, et prépare-moi ici sept taureaux et sept béliers. ◊ 30 Et Balak fit comme Balaam avait dit ; et il offrit un taureau et un bélier sur [chaque] autel.
Nombres
22 ◊ 1 * Et les fils d’Israël partirent, et campèrent dans les plaines de Moab, de l’autre côté du Jourdain de Jéricho.
◊ 2 Et Balak, fils de Tsippor, vit tout ce qu’Israël avait fait aux Amoréens ; ◊ 3 et Moab eut une fort grande peur du peuple, car il était nombreux ; et Moab fut dans l’effroi à cause des fils d’Israël. ◊ 4 Et Moab dit aux anciens de Madian : Maintenant, cette multitude broutera tout ce qui est autour de nous, comme le bœuf broute l’herbe des champs. Or Balak, fils de Tsippor, était roi de Moab en ce temps-là. ◊ 5 Et il envoya des messagers à Balaam, fils de Béor, à Pethor, qui est sur le fleuve, dans le pays des fils de son peuple, pour l’appeler, disant : Voici, un peuple est sorti d’Égypte ; voici, il couvre le dessus du pays, et il habite vis-à-vis de moi. ◊ 6 Et maintenant, viens, je te prie, maudis-moi ce peuple, car il est plus fort que moi : peut-être pourrai-je le frapper, et le chasserai-je du pays ; car je sais que celui que tu bénis est béni, et que celui que tu maudis est maudit. ◊ 7 Et les anciens de Moab et les anciens de Madian s’en allèrent, ayant dans leurs mains le salaire de la divination ; et ils vinrent à Balaam et lui dirent les paroles de Balak. ◊ 8 Et il leur dit : Passez ici la nuit, et je vous rapporterai la parole selon que l’Éternel m’aura parlé. Et les seigneurs de Moab demeurèrent avec Balaam. ◊ 9 Et Dieu vint à Balaam, et dit : Qui sont ces hommes [que tu as] chez toi ? ◊ 10 Et Balaam dit à Dieu : Balak, fils de Tsippor, roi de Moab, a envoyé vers moi : ◊ 11 Voici, un peuple est sorti d’Égypte, et il couvre le dessus du pays ; viens maintenant, maudis-le-moi : peut-être pourrai-je combattre contre lui, et le chasserai-je. ◊ 12 Et Dieu dit à Balaam : Tu n’iras pas avec eux ; tu ne maudiras pas le peuple, car il est béni. ◊ 13 Et Balaam se leva le matin, et dit aux seigneurs de Balak : Allez dans votre pays ; car l’Éternel refuse de me laisser aller avec vous. ◊ 14 Et les seigneurs de Moab se levèrent, et s’en allèrent vers Balak, et dirent : Balaam a refusé de venir avec nous.
◊ 15 Et Balak envoya encore des seigneurs, plus nombreux et plus considérables que ceux-là ; ◊ 16 et ils vinrent à Balaam, et lui dirent : Ainsi a dit Balak, fils de Tsippor : Je te prie, ne te laisse pas empêcher de venir vers moi ; ◊ 17 car je te comblerai d’honneurs, et tout ce que tu me diras, je le ferai ; viens donc, je te prie, maudis-moi ce peuple. ◊ 18 Et Balaam répondit et dit aux serviteurs de Balak : Quand Balak me donnerait plein sa maison d’argent et d’or, je ne pourrais transgresser le commandement de l’Éternel, mon Dieu, pour faire une chose petite ou grande ; ◊ 19 et maintenant, je vous prie, demeurez ici, vous aussi, cette nuit, et je saurai ce que l’Éternel aura de plus à me dire. ◊ 20 Et Dieu vint la nuit à Balaam, et lui dit : Si ces hommes sont venus pour t’appeler, lève-toi, va avec eux ; seulement, la parole que je te dirai, tu la feras. ◊ 21 Et Balaam se leva le matin, et sella son ânesse, et s’en alla avec les seigneurs de Moab.
◊ 22 Mais la colère de Dieu s’embrasa parce qu’il s’en allait ; et l’Ange de l’Éternel se plaça sur le chemin pour s’opposer à lui. Et il était monté sur son ânesse, et ses deux jeunes hommes étaient avec lui. ◊ 23 Et l’ânesse vit l’Ange de l’Éternel se tenant dans le chemin, son épée nue dans sa main ; et l’ânesse se détourna du chemin et alla dans les champs ; et Balaam frappa l’ânesse pour la faire retourner dans le chemin. ◊ 24 Et l’Ange de l’Éternel se tint dans un chemin creux, dans les vignes ; il y avait un mur d’un côté et un mur de l’autre côté. ◊ 25 Et l’ânesse vit l’Ange de l’Éternel, et elle se serra contre la muraille, et serra le pied de Balaam contre la muraille ; et il la frappa de nouveau. ◊ 26 Et l’Ange de l’Éternel passa plus loin, et se tint dans un lieu étroit où il n’y avait point de chemin pour se détourner à droite ou à gauche. ◊ 27 Et l’ânesse vit l’Ange de l’Éternel, et elle se coucha sous Balaam ; et la colère de Balaam s’embrasa, et il frappa l’ânesse avec le bâton. ◊ 28 Et l’Éternel ouvrit la bouche de l’ânesse, et elle dit à Balaam : Que t’ai-je fait, que tu m’aies frappée ces trois fois ? ◊ 29 Et Balaam dit à l’ânesse : Parce que tu t’es jouée de moi. Que n’ai-je une épée dans ma main ; certes je te tuerais maintenant ! ◊ 30 Et l’ânesse dit à Balaam : Ne suis-je pas ton ânesse, sur laquelle tu montes depuis que je suis à toi jusqu’à ce jour ? Ai-je accoutumé de te faire ainsi ? Et il dit : Non. ◊ 31 Et l’Éternel ouvrit les yeux de Balaam, et il vit l’Ange de l’Éternel qui se tenait sur le chemin, son épée nue dans sa main ; et il s’inclina et se prosterna sur sa face. ◊ 32 Et l’Ange de l’Éternel lui dit : Pourquoi as-tu frappé ton ânesse ces trois fois ? Voici, moi, je suis sorti pour m’opposer à toi, car ton chemin est pervers devant moi. ◊ 33 Et l’ânesse m’a vu et s’est détournée devant moi ces trois fois ; si elle ne se fût détournée de devant moi, je t’eusse maintenant tué ; et elle, je l’eusse laissée en vie. ◊ 34 Et Balaam dit à l’Ange de l’Éternel : J’ai péché, car je ne savais pas que tu te fusses placé à ma rencontre dans le chemin ; et maintenant, si cela est mauvais à tes yeux, je m’en retournerai. ◊ 35 Et l’Ange de l’Éternel dit à Balaam : Va avec les hommes ; mais seulement tu ne diras que la parole que je te dirai. Et Balaam s’en alla avec les seigneurs de Balak.
◊ 36 Et Balak entendit que Balaam venait, et il sortit à sa rencontre, jusqu’à la ville de Moab, sur la frontière de l’Arnon qui est à l’extrémité de la frontière. ◊ 37 Et Balak dit à Balaam : N’ai-je pas envoyé vers toi avec instance pour t’appeler ? Pourquoi n’es-tu pas venu vers moi ? Vraiment, ne puis-je pas te donner des honneurs ? ◊ 38 Et Balaam dit à Balak : Voici, je suis venu vers toi ; maintenant, puis-je dire quoi que ce soit ? La parole que Dieu m’aura mise dans la bouche, je la dirai. ◊ 39 Et Balaam alla avec Balak, et ils vinrent à Kiriath-Hutsoth. ◊ 40 Et Balak sacrifia du gros et du menu bétail, et il en envoya à Balaam et aux seigneurs qui étaient avec lui.
◊ 41 Et il arriva, le matin, que Balak prit Balaam et le fit monter aux hauts lieux de Baal, et de là il vit l’extrémité du peuple.
1 Corinthiens
5 ◊ 1 On entend dire partout qu’il y a de la fornication parmi vous, et une fornication telle qu’elle [n’existe] pas même parmi les nations, de sorte que quelqu’un aurait la femme de son père. ◊ 2 Et vous êtes enflés d’orgueil, et vous n’avez pas plutôt mené deuil, afin que celui qui a commis cette action fût ôté du milieu de vous. ◊ 3 Car pour moi, étant absent de corps, mais présent en esprit, j’ai déjà, comme présent, jugé ◊ 4 (vous et mon esprit étant assemblés, avec la puissance de notre seigneur Jésus Christ), [de livrer], au nom de notre seigneur Jésus Christ, celui qui a ainsi commis cette action, ◊ 5 [j’ai jugé, dis-je,] de livrer un tel homme à Satan pour la destruction de la chair, afin que l’esprit soit sauvé dans la journée du Seigneur Jésus. ◊ 6 Votre vanterie n’est pas bonne ; ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever la pâte tout entière ? ◊ 7 Ôtez le vieux levain, afin que vous soyez une nouvelle pâte, comme vous êtes sans levain. Car aussi notre pâque, Christ, a été sacrifiée : ◊ 8 c’est pourquoi célébrons la fête, non avec du vieux levain, ni avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec des pains sans levain de sincérité et de vérité.
◊ 9 Je vous ai écrit dans la lettre, de ne pas avoir de commerce avec des fornicateurs, ◊ 10 non pas absolument avec les fornicateurs de ce monde, ou les avares et les ravisseurs, ou les idolâtres, puisqu’ainsi il faudrait que vous sortissiez du monde ; ◊ 11 mais, maintenant, je vous ai écrit que, si quelqu’un appelé frère est fornicateur, ou avare, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, vous n’ayez pas de commerce avec lui, que vous ne mangiez pas même avec un tel homme. ◊ 12 Car qu’ai-je affaire de juger ceux de dehors aussi ? Vous, ne jugez-vous pas ceux qui sont de dedans ? ◊ 13 Mais ceux de dehors, Dieu les juge. Ôtez le méchant du milieu de vous-mêmes.
2 Samuel
23 ◊ 1 * Et ce sont ici les dernières paroles de David. David, le fils d’Isaï, a dit, et l’homme haut placé, l’oint du Dieu de Jacob, et le doux psalmiste d’Israël, a dit :
◊ 2 L’Esprit de l’Éternel a parlé en moi, et sa parole a été sur ma langue.
◊ 3 Le Dieu d’Israël a dit, le Rocher d’Israël m’a parlé :
Celui qui domine parmi les hommes sera juste, dominant en la crainte de Dieu, ◊ 4 et il sera comme la lumière du matin, quand le soleil se lève, un matin sans nuages : par sa clarté l’herbe tendre [germe] de la terre après la pluie.
◊ 5 Quoique ma maison ne soit pas ainsi avec *Dieu, cependant il a établi avec moi une alliance éternelle, à tous égards bien ordonnée et assurée, car c’est là tout mon salut et tout mon plaisir, quoiqu’il ne la fasse pas germer.
◊ 6 Mais [les fils de] Bélial sont tous comme des épines qu’on jette loin, car on ne les prend pas avec la main,
◊ 7 Et l’homme qui les touche se munit d’un fer ou d’un bois de lance ; et ils seront entièrement brûlés par le feu sur le lieu même.
◊ 8 * Ce sont ici les noms des hommes forts qu’avait David : Josheb-Bashébeth, Thacmonite, chef des principaux capitaines ; c’était Adino, l’Etsnite, qui eut le dessus sur huit cents hommes, qu’il tua en une fois.
◊ 9 Et après lui, Éléazar, fils de Dodo, fils d’un Akhokhite ; il était l’un des trois hommes forts qui étaient avec David, lorsqu’ils avaient défié les Philistins qui s’étaient assemblés là pour combattre, et que les hommes d’Israël étaient montés. ◊ 10 Il se leva, et frappa les Philistins, jusqu’à ce que sa main fut lasse et que sa main demeura attachée à l’épée ; et l’Éternel opéra une grande délivrance ce jour-là ; et le peuple revint après [Éléazar], seulement pour piller.
◊ 11 Et après lui, Shamma, fils d’Agué, Hararite : les Philistins s’étaient assemblés en troupe ; et il y avait là une portion de champ pleine de lentilles, et le peuple avait fui devant les Philistins : ◊ 12 et il se plaça au milieu du champ, et le sauva, et frappa les Philistins ; et l’Éternel opéra une grande délivrance.
◊ 13 Et trois des trente chefs descendirent et vinrent au temps de la moisson vers David, dans la caverne d’Adullam, comme une troupe de Philistins était campée dans la vallée des Rephaïm. ◊ 14 Et David était alors dans le lieu fort, et il y avait alors un poste des Philistins à Bethléhem. ◊ 15 Et David convoita, et dit : Qui me fera boire de l’eau du puits de Bethléhem, qui est près de la porte ? ◊ 16 Et les trois hommes forts forcèrent le passage à travers le camp des Philistins, et puisèrent de l’eau du puits de Bethléhem, qui est près de la porte, et la prirent et l’apportèrent à David ; et il ne voulut pas la boire, mais il en fit une libation à l’Éternel. ◊ 17 Et il dit : Loin de moi, Éternel, que je fasse cela ! N’est-ce pas le sang des hommes qui sont allés au péril de leur vie ? Et il ne voulut pas la boire. Ces trois hommes forts firent cela.
◊ 18 Et Abishaï, frère de Joab, fils de Tseruïa, était chef de trois ; il leva sa lance contre trois cents hommes, qu’il tua. Et il eut un nom parmi les trois. ◊ 19 Ne fut-il pas le plus honoré des trois ? Et il fut leur chef ; mais il n’atteignit pas les trois [premiers].
◊ 20 Et Benaïa, fils de Jehoïada, fils d’un homme vaillant, de Kabtseël, grand en exploits, lui, frappa deux lions de Moab ; et il descendit, et frappa le lion dans une fosse, par un jour de neige. ◊ 21 Et c’est lui qui frappa un homme égyptien qui était de grande apparence, et l’Égyptien avait en sa main une lance ; et il descendit vers lui avec un bâton, et arracha la lance de la main de l’Égyptien, et le tua avec sa propre lance. ◊ 22 Voilà ce que fit Benaïa, fils de Jehoïada ; et il eut un nom parmi les trois hommes forts : ◊ 23 il fut plus honoré que les trente, mais il n’atteignit pas les trois [premiers]. Et David lui donna une place dans ses audiences privées.
◊ 24 Asçaël, frère de Joab, était des trente ; Elkhanan, fils de Dodo, de Bethléhem ; ◊ 25 Shamma, le Harodite ; Élika, le Harodite ; ◊ 26 Hélets, le Paltite ; Ira, fils d’Ikkesh, le Thekohite ; ◊ 27 Abiézer, l’Anathothite ; Mebunnaï, le Hushathite ; ◊ 28 Tsalmon, l’Akhokhite ; Maharaï, le Netophathite ; ◊ 29 Héleb, fils de Baana, le Netophathite ; Itthaï, fils de Ribaï, de Guibha des fils de Benjamin ; ◊ 30 Benaïa, le Pirhathonite ; Hiddaï, des torrents de Gaash ; ◊ 31 Abi-Albon, l’Arbathite ; Azmaveth, le Barkhumite ; ◊ 32 Éliakhba, le Shaalbonite ; Bené-Jashen ; Jonathan ; ◊ 33 Shamma, l’Hararite ; Akhiam, fils de Sharar, l’Ararite ; ◊ 34 Éliphéleth, fils d’Akhasbaï, fils d’un Maacathien ; Éliam, fils d’Akhitophel, le Guilonite ; ◊ 35 Hetsraï, le Carmélite ; Paaraï, l’Arbite ; ◊ 36 Jighal, fils de Nathan, de Tsoba ; Bani, le Gadite ; ◊ 37 Tsélek, l’Ammonite ; Nakharaï, le Beérothien, qui portait les armes de Joab, fils de Tseruïa ; ◊ 38 Ira, le Jéthrien ; Gareb, le Jéthrien ; ◊ 39 Urie, le Héthien : en tout, trente-sept.
Cantique des cantiques
4 ◊ 1 Voici, tu es belle, mon amie ; voici, tu es belle ! Tes yeux sont des colombes derrière ton voile ; tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres sur les pentes de la montagne de Galaad. ◊ 2 Tes dents sont comme un troupeau de [brebis] tondues, qui montent du lavoir, qui toutes ont des jumeaux, et pas une d’elles n’est stérile. ◊ 3 Tes lèvres sont comme un fil écarlate, et ta bouche est agréable ; ta joue est comme un quartier de grenade derrière ton voile. ◊ 4 Ton cou est comme la tour de David, bâtie pour y suspendre des armures ; mille boucliers y sont suspendus, tous les pavois des vaillants hommes. ◊ 5 Tes deux seins sont comme deux faons jumeaux d’une gazelle, qui paissent parmi les lis.
◊ 6 Jusqu’à ce que l’aube se lève, et que les ombres fuient, j’irai à la montagne de la myrrhe et à la colline de l’encens.
◊ 7 Tu es toute belle, mon amie, et en toi il n’y a point de défaut. ◊ 8 [Viens] avec moi du Liban, [ma] fiancée, viens du Liban avec moi ; regarde du sommet de l’Amana, du sommet du Senir et de l’Hermon, des tanières des lions, des montagnes des léopards. ◊ 9 Tu m’as ravi le cœur, ma sœur, [ma] fiancée ; tu m’as ravi le cœur par l’un de tes yeux, par l’un des colliers de ton cou. ◊ 10 Que de charme ont tes amours, ma sœur, [ma] fiancée ! Que tes amours sont meilleures que le vin, et l’odeur de tes parfums plus que tous les aromates ! ◊ 11 Tes lèvres, [ma] fiancée, distillent le miel ; sous ta langue il y a du miel et du lait, et l’odeur de tes vêtements est comme l’odeur du Liban. ◊ 12 [Tu es] un jardin clos, ma sœur, [ma] fiancée, une source fermée, une fontaine scellée. ◊ 13 Tes plants sont un paradis de grenadiers et de fruits exquis, de henné et de nard, ◊ 14 de nard et de safran, de roseau odorant et de cinnamome, avec tous les arbres à encens ; de myrrhe et d’aloès, avec tous les principaux aromates ; ◊ 15 une fontaine dans les jardins, un puits d’eaux vives, qui coulent du Liban !
◊ 16 Réveille-toi, nord, et viens, midi ; souffle dans mon jardin, pour que ses aromates s’exhalent ! Que mon bien-aimé vienne dans son jardin, et qu’il mange ses fruits exquis.
Zacharie
3 ◊ 1 * Et il me fit voir Joshua, le grand sacrificateur, debout devant l’Ange de l’Éternel, et Satan se tenant à sa droite pour s’opposer à lui.
◊ 2 Et l’Éternel dit à Satan : Que l’Éternel te tance, Satan ; que l’Éternel, qui a choisi Jérusalem, te tance ! Celui-ci n’est-il pas un tison sauvé du feu ? ◊ 3 Et Joshua était vêtu de vêtements sales, et se tenait devant l’Ange. ◊ 4 Et [l’Ange] prit la parole et parla à ceux qui se tenaient devant lui, disant : Ôtez de dessus lui les vêtements sales. Et il lui dit : Regarde, j’ai fait passer de dessus toi ton iniquité, et je te revêts d’habits de fête. ◊ 5 Et je dis : Qu’ils mettent une tiare pure sur sa tête ; et ils mirent la tiare pure sur sa tête, et le revêtirent de vêtements ; et l’Ange de l’Éternel se tenait là.
◊ 6 Et l’Ange de l’Éternel protesta à Joshua, disant : ◊ 7 Ainsi dit l’Éternel des armées : Si tu marches dans mes voies, et si tu fais l’acquit de la charge que je te confie, alors tu jugeras aussi ma maison, et tu auras aussi la garde de mes parvis, et je te donnerai de marcher au milieu de ceux-ci qui se tiennent [devant moi].
◊ 8 Écoute, Joshua, grand sacrificateur, toi et tes compagnons qui sont assis devant toi, car ce sont des hommes [qui servent] de signes ; car voici, je ferai venir mon serviteur, le Germe. ◊ 9 Car voici, la pierre que j’ai placée devant Joshua ; sur cette seule pierre, [il y aura] sept yeux ; voici, j’en graverai la gravure, dit l’Éternel des armées ; et j’ôterai l’iniquité de ce pays en un seul jour. ◊ 10 En ce jour-là, dit l’Éternel des armées, vous convierez chacun son prochain sous la vigne et sous le figuier.
Cantique des cantiques
1 ◊ 1 Le cantique des cantiques, qui est de Salomon.
◊ 2 Qu’il me baise des baisers de sa bouche ! car tes amours sont meilleures que le vin. ◊ 3 Tes parfums sont d’agréable odeur ; ton nom est un parfum répandu ; c’est pourquoi les jeunes filles t’aiment. ◊ 4 Tire-moi : nous courrons après toi. — Le roi m’a amenée dans ses chambres. — Nous nous égayerons, et nous nous réjouirons en toi ; nous nous souviendrons de tes amours plus que du vin. Elles t’aiment avec droiture.
◊ 5 Je suis noire, mais je suis agréable, filles de Jérusalem ! comme les tentes de Kédar, comme les tentures de Salomon. ◊ 6 Ne me regardez pas, parce que je suis noire, parce que le soleil m’a regardée : les fils de ma mère se sont irrités contre moi, ils m’ont mise à garder les vignes ; ma vigne qui est à moi, je ne l’ai point gardée.
◊ 7 Dis-moi, toi qu’aime mon âme, où tu pais [ton troupeau], où tu le fais reposer à midi ; car pourquoi serais-je comme une femme voilée auprès des troupeaux de tes compagnons ?
◊ 8 Si tu ne le sais pas, ô la plus belle parmi les femmes ! sors sur les traces du troupeau, et pais tes chevreaux près des habitations des bergers.
◊ 9 Je te compare, mon amie, à une jument aux chars du Pharaon. ◊ 10 Tes joues sont agréables avec des rangées de joyaux ; ton cou, avec des colliers. ◊ 11 Nous te ferons des chaînes d’or avec des paillettes d’argent.
◊ 12 Pendant que le roi est à table, mon nard exhale son odeur. ◊ 13 Mon bien-aimé est pour moi un bouquet de myrrhe ; il passera la nuit entre mes seins. ◊ 14 Mon bien-aimé est pour moi une grappe de henné dans les vignes d’En-Guédi.
◊ 15 Voici, tu es belle, mon amie ; voici, tu es belle ! Tes yeux sont des colombes.
◊ 16 Voici, tu es beau, mon bien-aimé ; oui, tu es agréable ! oui, notre lit est verdoyant. ◊ 17 Les solives de nos maisons sont des cèdres ; nos lambris des cyprès.
Genèse
1 ◊ 1 Au commencement Dieu créa les cieux et la terre.
◊ 2 Et la terre était désolation et vide, et il y avait des ténèbres sur la face de l’abîme. Et l’Esprit de Dieu planait sur la face des eaux.
◊ 3 Et Dieu dit : Que la lumière soit. Et la lumière fut. ◊ 4 Et Dieu vit la lumière, qu’elle était bonne ; et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres. ◊ 5 Et Dieu appela la lumière Jour ; et les ténèbres, il les appela Nuit. Et il y eut soir, et il y eut matin : — premier jour.
◊ 6 Et Dieu dit : Qu’il y ait une étendue entre les eaux, et qu’elle sépare les eaux d’avec les eaux. ◊ 7 Et Dieu fit l’étendue, et sépara les eaux qui sont au-dessous de l’étendue d’avec les eaux qui sont au-dessus de l’étendue. Et il fut ainsi. ◊ 8 Et Dieu appela l’étendue Cieux. Et il y eut soir, et il y eut matin : — second jour.
◊ 9 Et Dieu dit : Que les eaux [qui sont] au-dessous des cieux se rassemblent en un lieu, et que le sec paraisse. Et il fut ainsi. ◊ 10 Et Dieu appela le sec Terre, et le rassemblement des eaux, il l’appela Mers. Et Dieu vit que cela était bon. ◊ 11 Et Dieu dit : Que la terre produise l’herbe, la plante portant de la semence, l’arbre fruitier produisant du fruit selon son espèce, ayant sa semence en soi sur la terre. Et il fut ainsi. ◊ 12 Et la terre produisit l’herbe, la plante portant de la semence selon son espèce, et l’arbre produisant du fruit ayant sa semence en soi selon son espèce. Et Dieu vit que cela était bon. ◊ 13 Et il y eut soir, et il y eut matin : — troisième jour.
◊ 14 Et Dieu dit : Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue des cieux pour séparer le jour d’avec la nuit, et qu’ils soient pour signes et pour saisons [déterminées] et pour jours et pour années ; ◊ 15 et qu’ils soient pour luminaires dans l’étendue des cieux pour donner de la lumière sur la terre. Et il fut ainsi. ◊ 16 Et Dieu fit les deux grands luminaires, le grand luminaire pour dominer sur le jour, et le petit luminaire pour dominer sur la nuit ; et les étoiles. ◊ 17 Et Dieu les plaça dans l’étendue des cieux pour donner de la lumière sur la terre, ◊ 18 et pour dominer de jour et de nuit, et pour séparer la lumière d’avec les ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon. ◊ 19 Et il y eut soir, et il y eut matin : — quatrième jour.
◊ 20 Et Dieu dit : Que les eaux foisonnent d’un fourmillement d’êtres vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre devant l’étendue des cieux. ◊ 21 Et Dieu créa les grands animaux des eaux, et tout être vivant qui se meut, dont les eaux fourmillent, selon leurs espèces, et tout oiseau ailé selon son espèce. Et Dieu vit que cela était bon. ◊ 22 Et Dieu les bénit, disant : Fructifiez, et multipliez, et remplissez les eaux dans les mers, et que l’oiseau multiplie sur la terre. ◊ 23 Et il y eut soir, et il y eut matin : — cinquième jour.
◊ 24 Et Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, le bétail, et [tout] ce qui rampe, et les bêtes de la terre selon leur espèce. Et il fut ainsi. ◊ 25 Et Dieu fit les bêtes de la terre selon leur espèce, et le bétail selon son espèce, et tout reptile du sol selon son espèce. Et Dieu vit que cela était bon.
◊ 26 Et Dieu dit : Faisons [l’]homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’ils dominent sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur le bétail, et sur toute la terre, et sur tout [animal] rampant qui rampe sur la terre. ◊ 27 Et Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu ; il les créa mâle et femelle.
◊ 28 Et Dieu les bénit ; et Dieu leur dit : Fructifiez, et multipliez, et remplissez la terre et l’assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur tout être vivant qui se meut sur la terre. ◊ 29 Et Dieu dit : Voici, je vous ai donné toute plante portant semence, qui est sur la face de toute la terre, et tout arbre dans lequel il y a un fruit d’arbre, portant semence ; [cela] vous sera pour nourriture ; ◊ 30 et à tout animal de la terre, et à tout oiseau des cieux, et à tout ce qui rampe sur la terre, qui a en soi une âme vivante, [j’ai donné] toute plante verte pour nourriture. Et il fut ainsi.
◊ 31 Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici, cela était très bon. Et il y eut soir, et il y eut matin : — le sixième jour.
Romains
8 ◊ 1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le christ Jésus ; ◊ 2 car la loi de l’Esprit de vie dans le christ Jésus, m’a affranchi de la loi du péché et de la mort ; ◊ 3 car ce qui était impossible à la loi, en ce qu’elle était faible par la chair, Dieu, ayant envoyé son propre Fils en ressemblance de chair de péché, et pour [le] péché, a condamné le péché dans la chair, ◊ 4 afin que la juste exigence de la loi fût accomplie en nous, qui ne marchons pas selon [la] chair, mais selon [l’]Esprit. ◊ 5 Car ceux qui sont selon [la] chair ont leurs pensées aux choses de la chair ; mais ceux qui sont selon [l’]Esprit, aux choses de l’Esprit ; ◊ 6 car la pensée de la chair est [la] mort ; mais la pensée de l’Esprit, vie et paix ; ◊ 7 — parce que la pensée de la chair est inimitié contre Dieu, car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, car aussi elle ne le peut pas. ◊ 8 Et ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu. ◊ 9 Or vous n’êtes pas dans [la] chair, mais dans [l’]Esprit, si du moins [l’]Esprit de Dieu habite en vous ; mais si quelqu’un n’a pas [l’]Esprit de Christ, celui-là n’est pas de lui. ◊ 10 Mais si Christ est en vous, le corps est bien mort à cause du péché, mais l’Esprit est vie à cause de [la] justice. ◊ 11 Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts vivifiera vos corps mortels aussi, à cause de son Esprit qui habite en vous.
◊ 12 Ainsi donc, frères, nous sommes débiteurs, non pas à la chair pour vivre selon [la] chair ; ◊ 13 car si vous vivez selon [la] chair, vous mourrez ; mais si par [l’]Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez. ◊ 14 Car tous ceux qui sont conduits par [l’]Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. ◊ 15 Car vous n’avez pas reçu un esprit de servitude pour être derechef dans la crainte, mais vous avez reçu [l’]Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba, Père ! ◊ 16 L’Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu ; ◊ 17 et si [nous sommes] enfants, [nous sommes] aussi héritiers ; héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ ; si du moins nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui.
◊ 18 Car j’estime que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes [d’être comparées] avec la gloire à venir qui doit nous être révélée. ◊ 19 Car la vive attente de la création attend la révélation des fils de Dieu. ◊ 20 Car la création a été assujettie à la vanité (non de sa volonté, mais à cause de celui qui l’a assujettie), ◊ 21 dans l’espérance que la création elle-même aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour [jouir de] la liberté de la gloire des enfants de Dieu. ◊ 22 Car nous savons que toute la création ensemble soupire et est en travail jusqu’à maintenant ; ◊ 23 et non seulement [elle], mais nous-mêmes aussi qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi, nous soupirons en nous-mêmes, attendant l’adoption, la délivrance de notre corps. ◊ 24 Car nous avons été sauvés en espérance : or une espérance qu’on voit n’est pas une espérance ; car ce que quelqu’un voit, pourquoi aussi l’espère-t-il ? ◊ 25 Mais si ce que nous ne voyons pas, nous l’espérons, nous l’attendons avec patience. ◊ 26 De même aussi l’Esprit nous est en aide dans notre infirmité ; car nous ne savons pas ce qu’il faut demander comme il convient ; mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; ◊ 27 — et celui qui sonde les cœurs sait quelle est la pensée de l’Esprit, car il intercède pour les saints, selon Dieu ; ◊ 28 — mais nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon [son] propos. ◊ 29 Car ceux qu’il a préconnus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, pour qu’il soit premier-né entre plusieurs frères. ◊ 30 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
◊ 31 Que dirons-nous donc à ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? ◊ 32 Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? ◊ 33 Qui intentera accusation contre des élus de Dieu ? — C’est Dieu qui justifie ; ◊ 34 qui est celui qui condamne ? — C’est Christ qui est mort, mais plutôt qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous ; ◊ 35 qui est-ce qui nous séparera de l’amour du Christ ? Tribulation, ou détresse, ou persécution, ou famine, ou nudité, ou péril, ou épée ? ◊ 36 Selon qu’il est écrit : « Pour l’amour de toi, nous sommes mis à mort tout le jour ; nous avons été estimés comme des brebis de tuerie ». ◊ 37 Au contraire, dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. ◊ 38 Car je suis assuré que ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni choses présentes, ni choses à venir, ni puissances, ◊ 39 ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le christ Jésus, notre Seigneur.
Luc
1 ◊ 1 Puisque plusieurs ont entrepris de rédiger un récit des choses qui sont reçues parmi nous avec une pleine certitude, ◊ 2 comme nous les ont transmises ceux qui, dès le commencement, ont été les témoins oculaires et les ministres de la parole, ◊ 3 il m’a semblé bon à moi aussi, qui ai suivi exactement toutes choses depuis le commencement, très excellent Théophile, de te [les] écrire par ordre, ◊ 4 afin que tu connaisses la certitude des choses dont tu as été instruit.
◊ 5 Aux jours d’Hérode, roi de Judée, il y avait un certain sacrificateur, nommé Zacharie, de la classe d’Abia ; et sa femme était des filles d’Aaron, et son nom était Élisabeth. ◊ 6 Et ils étaient tous deux justes devant Dieu, marchant dans tous les commandements et dans toutes les ordonnances du *Seigneur, sans reproche. ◊ 7 Et ils n’avaient pas d’enfant, parce qu’Élisabeth était stérile ; et ils étaient tous deux fort avancés en âge. ◊ 8 Or il arriva, pendant qu’il exerçait la sacrificature devant Dieu dans l’ordre de sa classe, ◊ 9 que, selon la coutume de la sacrificature, le sort lui échut d’offrir le parfum en entrant dans le temple du *Seigneur. ◊ 10 Et toute la multitude du peuple priait dehors, à l’heure du parfum. ◊ 11 Et un ange du *Seigneur lui apparut, se tenant au côté droit de l’autel du parfum. ◊ 12 Et Zacharie, le voyant, fut troublé, et la crainte le saisit. ◊ 13 Et l’ange lui dit : Ne crains pas, Zacharie, parce que tes supplications ont été exaucées, et ta femme Élisabeth t’enfantera un fils, et tu appelleras son nom Jean. ◊ 14 Et il sera pour toi un sujet de joie et d’allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance ; ◊ 15 car il sera grand devant le *Seigneur, et il ne boira ni vin ni cervoise ; et il sera rempli de l’Esprit Saint déjà dès le ventre de sa mère. ◊ 16 Et il fera retourner plusieurs des fils d’Israël au *Seigneur leur Dieu. ◊ 17 Et il ira devant lui dans l’esprit et la puissance d’Élie, pour faire retourner les cœurs des pères vers les enfants, et les désobéissants à la pensée des justes, pour préparer au *Seigneur un peuple bien disposé. ◊ 18 Et Zacharie dit à l’ange : Comment connaîtrai-je cela ? car moi, je suis un vieillard, et ma femme est fort avancée en âge. ◊ 19 Et l’ange, répondant, lui dit : Moi, je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu, et j’ai été envoyé pour te parler et pour t’annoncer ces bonnes nouvelles. ◊ 20 Et voici, tu seras muet et tu ne pourras point parler jusqu’au jour où ces choses arriveront, parce que tu n’as pas cru mes paroles qui s’accompliront en leur temps. ◊ 21 Et le peuple attendait Zacharie ; et ils s’étonnaient de ce qu’il tardait tant dans le temple. ◊ 22 Et quand il fut sorti, il ne pouvait pas leur parler : et ils reconnurent qu’il avait vu une vision dans le temple ; et lui-même leur faisait des signes, et il demeura muet. ◊ 23 Et il arriva que, quand les jours de son ministère furent accomplis, il s’en alla dans sa maison.
◊ 24 Or après ces jours, Élisabeth sa femme conçut, et elle se cacha cinq mois, disant : ◊ 25 Le *Seigneur m’a ainsi fait aux jours où il m’a regardée, pour ôter mon opprobre parmi les hommes.
◊ 26 Et au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, nommée Nazareth, ◊ 27 à une vierge, fiancée à un homme dont le nom était Joseph, de la maison de David ; et le nom de la vierge était Marie. ◊ 28 Et l’ange étant entré auprès d’elle, dit : Je te salue, toi que [Dieu] fait jouir de sa faveur ! Le *Seigneur est avec toi ; tu es bénie entre les femmes. ◊ 29 Et elle, le voyant, fut troublée à sa parole ; et elle raisonnait en elle-même sur ce que pourrait être cette salutation. ◊ 30 Et l’ange lui dit : Ne crains pas, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. ◊ 31 Et voici, tu concevras dans ton ventre, et tu enfanteras un fils, et tu appelleras son nom Jésus. ◊ 32 Il sera grand et sera appelé le Fils du Très-haut ; et le *Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; ◊ 33 et il régnera sur la maison de Jacob à toujours, et il n’y aura pas de fin à son royaume. ◊ 34 Et Marie dit à l’ange : Comment ceci arrivera-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? ◊ 35 Et l’ange répondant, lui dit : L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi aussi la sainte chose qui naîtra sera appelée Fils de Dieu. ◊ 36 Et voici, Élisabeth ta parente, elle aussi a conçu un fils dans sa vieillesse, et c’est ici le sixième mois pour celle qui était appelée stérile ; ◊ 37 car rien ne sera impossible à Dieu. ◊ 38 Et Marie dit : Voici l’esclave du *Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. Et l’ange se retira d’auprès d’elle.
◊ 39 Et Marie, se levant en ces jours-là, s’en alla en hâte au pays des montagnes, dans une ville de Juda. ◊ 40 Et elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. ◊ 41 Et il arriva, comme Élisabeth entendait la salutation de Marie, que le petit enfant tressaillit dans son ventre ; et Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, ◊ 42 et elle s’écria à haute voix et dit : Tu es bénie entre les femmes, et béni est le fruit de ton ventre ! ◊ 43 Et d’où me vient ceci, que la mère de mon Seigneur vienne vers moi ? ◊ 44 Car voici, dès que la voix de ta salutation est parvenue à mes oreilles, le petit enfant a tressailli de joie dans mon ventre. ◊ 45 Et bienheureuse est celle qui a cru ; car il y aura un accomplissement des choses qui lui ont été dites de la part du *Seigneur.
◊ 46 Et Marie dit : Mon âme magnifie le *Seigneur, ◊ 47 et mon esprit s’est réjoui en Dieu mon Sauveur, ◊ 48 car il a regardé l’humble état de son esclave ; car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse ; ◊ 49 car le Puissant m’a fait de grandes choses, et son nom est saint ; ◊ 50 et sa miséricorde est de générations en générations sur ceux qui le craignent. ◊ 51 Il a agi puissamment par son bras ; il a dispersé les orgueilleux dans la pensée de leur cœur ; ◊ 52 il a fait descendre les puissants de leurs trônes, et il a élevé les petits ; ◊ 53 il a rempli de biens ceux qui avaient faim, et il a renvoyé les riches à vide ; ◊ 54 il a pris la cause d’Israël, son serviteur, pour se souvenir de sa miséricorde ◊ 55 (selon qu’il avait parlé à nos pères) envers Abraham et envers sa semence, à jamais. ◊ 56 — Et Marie demeura avec elle environ trois mois ; et elle s’en retourna en sa maison.
◊ 57 Or le temps où elle devait accoucher fut accompli pour Élisabeth, et elle mit au monde un fils. ◊ 58 Et ses voisins et ses parents apprirent que le *Seigneur avait magnifié sa miséricorde envers elle, et ils se réjouirent avec elle. ◊ 59 Et il arriva qu’au huitième jour ils vinrent pour circoncire le petit enfant ; et ils l’appelaient Zacharie, du nom de son père. ◊ 60 Et sa mère, répondant, dit : Non, mais il sera appelé Jean. ◊ 61 Et ils lui dirent : Il n’y a personne dans ta parenté qui soit appelé de ce nom. ◊ 62 Et ils firent signe à son père [qu’il déclarât] comment il voulait qu’il fût appelé. ◊ 63 Et ayant demandé des tablettes, il écrivit, disant : Jean est son nom. Et ils en furent tous étonnés. ◊ 64 Et à l’instant sa bouche fut ouverte et sa langue [déliée] ; et il parlait, louant Dieu. ◊ 65 Et tous leurs voisins furent saisis de crainte ; et on s’entretenait de toutes ces choses par tout le pays des montagnes de la Judée ; ◊ 66 et tous ceux qui les entendirent, les mirent dans leur cœur, disant : Que sera donc cet enfant ? Et la main du *Seigneur était avec lui.
◊ 67 Et Zacharie, son père, fut rempli de l’Esprit Saint, et prophétisa, disant : ◊ 68 Béni soit le *Seigneur, le Dieu d’Israël, car il a visité et sauvé son peuple, ◊ 69 et nous a suscité une corne de délivrance dans la maison de David son serviteur, ◊ 70 selon ce qu’il avait dit par la bouche de ses saints prophètes, qui ont été de tout temps, ◊ 71 une délivrance de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent ; ◊ 72 pour accomplir la miséricorde envers nos pères et pour se souvenir de sa sainte alliance, ◊ 73 du serment qu’il a juré à Abraham notre père, ◊ 74 de nous accorder, étant libérés de la main de nos ennemis, de le servir sans crainte, ◊ 75 en sainteté et en justice devant lui, tous nos jours. ◊ 76 Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-haut : car tu iras devant la face du *Seigneur pour préparer ses voies, ◊ 77 pour donner la connaissance du salut à son peuple, dans la rémission de leurs péchés, ◊ 78 par les entrailles de miséricorde de notre Dieu, selon lesquelles l’Orient d’en haut nous a visités, ◊ 79 afin de luire à ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort, pour conduire nos pieds dans le chemin de la paix.
◊ 80 Et l’enfant croissait et se fortifiait en esprit ; et il fut dans les déserts jusqu’au jour de sa manifestation à Israël.
Ézéchiel
47 ◊ 1 Et il me fit retourner à l’entrée de la maison, et voici des eaux qui sortaient de dessous le seuil de la maison, vers l’orient, car la façade de la maison était [tournée] vers l’orient. Et les eaux descendaient de dessous, du côté droit de la maison, au midi de l’autel. ◊ 2 Et il me fit sortir par le chemin de la porte du nord, et il me fit faire le tour par-dehors vers la porte extérieure, vers [la porte] qui regarde vers l’orient ; et voici des eaux qui coulaient du côté droit. ◊ 3 Quand l’homme sortit vers l’orient, il avait un cordeau dans sa main ; et il mesura mille coudées, et me fit traverser les eaux, — des eaux [montant] jusqu’aux chevilles des pieds. ◊ 4 Et il mesura mille [coudées], et me fit traverser les eaux, — des eaux [montant] jusqu’aux genoux. Et il mesura mille [coudées], et me fit traverser, — des eaux [montant] jusqu’aux reins. ◊ 5 Et il mesura mille [coudées] : c’était une rivière que je ne pouvais traverser, car les eaux avaient crû, des eaux où il fallait nager, une rivière qu’on ne pouvait traverser.
◊ 6 Et il me dit : As-tu vu, fils d’homme ? Et il me fit aller et retourner sur le bord de la rivière. ◊ 7 Quand j’y fus retourné, voici, au bord de la rivière, des arbres en très grand nombre, d’un côté et de l’autre. ◊ 8 Et il me dit : Ces eaux sortent vers la contrée orientale, et elles descendent dans la plaine et parviennent jusqu’à la mer ; lorsqu’elles se seront déversées dans la mer, les eaux [de la mer] seront rendues saines. ◊ 9 Et il arrivera que tout être vivant qui se meut partout où parvient la double rivière, vivra. Et il y aura une très grande quantité de poissons, car ces eaux parviendront là, et [les eaux de la mer] seront rendues saines ; et tout vivra, là où parviendra la rivière. ◊ 10 Et les pêcheurs se tiendront auprès d’elle : depuis En-Guédi jusqu’à En-Églaïm, ce sera [un lieu] pour étendre les filets. Leur poisson sera selon ses espèces, comme le poisson de la grande mer, en très grand nombre. ◊ 11 Ses marais et ses étangs ne seront pas assainis, ils seront abandonnés au sel. ◊ 12 Et sur la rivière, sur son bord, d’un côté et de l’autre, croissaient toutes sortes d’arbres dont on mange. Leur feuille ne se flétrira pas, et leur fruit ne cessera pas : tous les mois ils porteront du fruit mûr ; car ses eaux sortent du sanctuaire. Et leur fruit sera pour nourrir, et leur feuille, pour guérir.
◊ 13 * Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : C’est ici la frontière selon laquelle vous donnerez le pays en héritage aux douze tribus d’Israël. Joseph [aura deux] parts. ◊ 14 Et vous l’hériterez l’un comme l’autre, [le pays] au sujet duquel j’ai levé ma main de le donner à vos pères ; et ce pays vous écherra en héritage.
◊ 15 Et c’est ici la frontière du pays : Du côté du nord, depuis la grande mer, le chemin de Hethlon, quand on va à Tsedad ; ◊ 16 Hamath, Bérotha, Sibraïm, qui est entre la frontière de Damas et la frontière de Hamath, Hatser-Hatthicon qui est sur la frontière du Hauran. ◊ 17 Et la frontière, depuis la mer, sera Hatsar-Énon, la frontière de Damas, et le nord, vers le nord, et la frontière de Hamath ; c’est là le côté du nord. ◊ 18 — Et le côté de l’orient : vous mesurerez d’entre le Hauran et Damas, et Galaad, et le pays d’Israël, le long du Jourdain, — depuis la frontière jusqu’à la mer orientale ; c’est là le côté de l’orient. ◊ 19 — Et le côté du midi, vers le sud : depuis Thamar jusqu’aux eaux de Meriba de Kadès, la rivière jusqu’à la grande mer ; c’est là le côté du sud, vers le midi. ◊ 20 — Et le côté de l’occident : la grande mer, depuis la frontière jusque vis-à-vis de l’entrée de Hamath ; c’est le côté de l’occident. ◊ 21 Et vous vous partagerez ce pays entre les tribus d’Israël.
◊ 22 Et il arrivera que vous le partagerez par le sort, comme un héritage pour vous et pour les étrangers qui séjournent au milieu de vous, qui engendreront des fils au milieu de vous ; et ils vous seront comme les Israélites de naissance ; ils hériteront avec vous par le sort, au milieu des tribus d’Israël. ◊ 23 Et il arrivera que, dans la tribu chez laquelle l’étranger séjourne, là vous [lui] donnerez son héritage, dit le Seigneur, l’Éternel.
Zacharie
14 ◊ 1 Voici, un jour vient pour l’Éternel, et tes dépouilles seront partagées au milieu de toi. ◊ 2 Et j’assemblerai toutes les nations contre Jérusalem, pour le combat ; et la ville sera prise, et les maisons seront pillées, et les femmes violées, et la moitié de la ville s’en ira en captivité ; et le reste du peuple ne sera pas retranché de la ville.
◊ 3 Et l’Éternel sortira et combattra contre ces nations comme au jour où il a combattu au jour de la bataille. ◊ 4 Et ses pieds se tiendront, en ce jour-là, sur la montagne des Oliviers, qui est en face de Jérusalem, vers l’orient ; et la montagne des Oliviers se fendra par le milieu, vers le levant, et vers l’occident, — une fort grande vallée ; et la moitié de la montagne se retirera vers le nord, et la moitié vers le midi. ◊ 5 Et vous fuirez dans la vallée de mes montagnes ; car la vallée des montagnes s’étendra jusqu’à Atsal ; et vous fuirez comme vous avez fui devant le tremblement de terre, aux jours d’Ozias, roi de Juda. — Et l’Éternel, mon Dieu, viendra, [et] tous les saints avec toi.
◊ 6 Et il arrivera, en ce jour-là, qu’il n’y aura pas de lumière, les luminaires seront obscurcis ; ◊ 7 mais ce sera un jour connu de l’Éternel, — pas jour et pas nuit ; et au temps du soir il y aura de la lumière.
◊ 8 Et il arrivera, en ce jour-là, que des eaux vives sortiront de Jérusalem, la moitié vers la mer orientale, et la moitié vers la mer d’occident ; cela aura lieu été et hiver. ◊ 9 Et l’Éternel sera roi sur toute la terre. En ce jour-là, il y aura un Éternel, et son nom sera un. ◊ 10 Tout le pays, de Guéba à Rimmon [qui est] au midi de Jérusalem, sera changé [pour être] comme l’Araba, et [Jérusalem] sera élevée et demeurera en son lieu, depuis la porte de Benjamin jusqu’à l’endroit de la première porte, jusqu’à la porte du coin, et depuis la tour de Hananeël jusqu’aux pressoirs du roi. ◊ 11 Et on y habitera, et il n’y aura plus d’anathème ; et Jérusalem habitera en sécurité.
◊ 12 Et c’est ici la plaie dont l’Éternel frappera tous les peuples qui auront fait la guerre contre Jérusalem : leur chair se fondra tandis qu’ils seront debout sur leurs pieds, et leurs yeux se fondront dans leurs orbites, et leur langue se fondra dans leur bouche. ◊ 13 Et il arrivera, en ce jour-là, qu’il y aura, de par l’Éternel, un grand trouble parmi eux, et ils saisiront la main l’un de l’autre, et lèveront la main l’un contre l’autre. ◊ 14 Et Juda aussi combattra à Jérusalem ; et les richesses de toutes les nations d’alentour seront rassemblées, or et argent et vêtements en grande quantité. ◊ 15 Et ainsi sera la plaie du cheval, du mulet, du chameau, et de l’âne, et de toute bête qui sera dans ces camps : [elle sera] selon cette plaie-là. ◊ 16 Et il arrivera que tous ceux qui resteront de toutes les nations qui seront venues contre Jérusalem, monteront d’année en année pour se prosterner devant le roi, l’Éternel des armées, et pour célébrer la fête des tabernacles. ◊ 17 Et il arrivera que, celle des familles de la terre qui ne montera pas à Jérusalem pour se prosterner devant le roi, l’Éternel des armées,… sur celle-là, il n’y aura pas de pluie ; ◊ 18 et si la famille d’Égypte ne monte pas et ne vient pas, il n’y en aura pas sur elle : ce sera la plaie dont l’Éternel frappera les nations qui ne monteront pas pour célébrer la fête des tabernacles. ◊ 19 Ceci sera la peine du péché de l’Égypte et la peine du péché de toutes les nations qui ne monteront pas pour célébrer la fête des tabernacles. ◊ 20 En ce jour-là, il y aura sur les clochettes des chevaux : Sainteté à l’Éternel ; et les chaudières dans la maison de l’Éternel seront comme les bassins devant l’autel. ◊ 21 Et toute chaudière dans Jérusalem et en Juda sera une chose sainte, [consacrée] à l’Éternel des armées ; et tous ceux qui offriront des sacrifices viendront et en prendront, et y cuiront. Et il n’y aura plus de Cananéen dans la maison de l’Éternel des armées, en ce jour-là.
Nombres
22 ◊ 1 * Et les fils d’Israël partirent, et campèrent dans les plaines de Moab, de l’autre côté du Jourdain de Jéricho.
◊ 2 Et Balak, fils de Tsippor, vit tout ce qu’Israël avait fait aux Amoréens ; ◊ 3 et Moab eut une fort grande peur du peuple, car il était nombreux ; et Moab fut dans l’effroi à cause des fils d’Israël. ◊ 4 Et Moab dit aux anciens de Madian : Maintenant, cette multitude broutera tout ce qui est autour de nous, comme le bœuf broute l’herbe des champs. Or Balak, fils de Tsippor, était roi de Moab en ce temps-là. ◊ 5 Et il envoya des messagers à Balaam, fils de Béor, à Pethor, qui est sur le fleuve, dans le pays des fils de son peuple, pour l’appeler, disant : Voici, un peuple est sorti d’Égypte ; voici, il couvre le dessus du pays, et il habite vis-à-vis de moi. ◊ 6 Et maintenant, viens, je te prie, maudis-moi ce peuple, car il est plus fort que moi : peut-être pourrai-je le frapper, et le chasserai-je du pays ; car je sais que celui que tu bénis est béni, et que celui que tu maudis est maudit. ◊ 7 Et les anciens de Moab et les anciens de Madian s’en allèrent, ayant dans leurs mains le salaire de la divination ; et ils vinrent à Balaam et lui dirent les paroles de Balak. ◊ 8 Et il leur dit : Passez ici la nuit, et je vous rapporterai la parole selon que l’Éternel m’aura parlé. Et les seigneurs de Moab demeurèrent avec Balaam. ◊ 9 Et Dieu vint à Balaam, et dit : Qui sont ces hommes [que tu as] chez toi ? ◊ 10 Et Balaam dit à Dieu : Balak, fils de Tsippor, roi de Moab, a envoyé vers moi : ◊ 11 Voici, un peuple est sorti d’Égypte, et il couvre le dessus du pays ; viens maintenant, maudis-le-moi : peut-être pourrai-je combattre contre lui, et le chasserai-je. ◊ 12 Et Dieu dit à Balaam : Tu n’iras pas avec eux ; tu ne maudiras pas le peuple, car il est béni. ◊ 13 Et Balaam se leva le matin, et dit aux seigneurs de Balak : Allez dans votre pays ; car l’Éternel refuse de me laisser aller avec vous. ◊ 14 Et les seigneurs de Moab se levèrent, et s’en allèrent vers Balak, et dirent : Balaam a refusé de venir avec nous.
◊ 15 Et Balak envoya encore des seigneurs, plus nombreux et plus considérables que ceux-là ; ◊ 16 et ils vinrent à Balaam, et lui dirent : Ainsi a dit Balak, fils de Tsippor : Je te prie, ne te laisse pas empêcher de venir vers moi ; ◊ 17 car je te comblerai d’honneurs, et tout ce que tu me diras, je le ferai ; viens donc, je te prie, maudis-moi ce peuple. ◊ 18 Et Balaam répondit et dit aux serviteurs de Balak : Quand Balak me donnerait plein sa maison d’argent et d’or, je ne pourrais transgresser le commandement de l’Éternel, mon Dieu, pour faire une chose petite ou grande ; ◊ 19 et maintenant, je vous prie, demeurez ici, vous aussi, cette nuit, et je saurai ce que l’Éternel aura de plus à me dire. ◊ 20 Et Dieu vint la nuit à Balaam, et lui dit : Si ces hommes sont venus pour t’appeler, lève-toi, va avec eux ; seulement, la parole que je te dirai, tu la feras. ◊ 21 Et Balaam se leva le matin, et sella son ânesse, et s’en alla avec les seigneurs de Moab.
◊ 22 Mais la colère de Dieu s’embrasa parce qu’il s’en allait ; et l’Ange de l’Éternel se plaça sur le chemin pour s’opposer à lui. Et il était monté sur son ânesse, et ses deux jeunes hommes étaient avec lui. ◊ 23 Et l’ânesse vit l’Ange de l’Éternel se tenant dans le chemin, son épée nue dans sa main ; et l’ânesse se détourna du chemin et alla dans les champs ; et Balaam frappa l’ânesse pour la faire retourner dans le chemin. ◊ 24 Et l’Ange de l’Éternel se tint dans un chemin creux, dans les vignes ; il y avait un mur d’un côté et un mur de l’autre côté. ◊ 25 Et l’ânesse vit l’Ange de l’Éternel, et elle se serra contre la muraille, et serra le pied de Balaam contre la muraille ; et il la frappa de nouveau. ◊ 26 Et l’Ange de l’Éternel passa plus loin, et se tint dans un lieu étroit où il n’y avait point de chemin pour se détourner à droite ou à gauche. ◊ 27 Et l’ânesse vit l’Ange de l’Éternel, et elle se coucha sous Balaam ; et la colère de Balaam s’embrasa, et il frappa l’ânesse avec le bâton. ◊ 28 Et l’Éternel ouvrit la bouche de l’ânesse, et elle dit à Balaam : Que t’ai-je fait, que tu m’aies frappée ces trois fois ? ◊ 29 Et Balaam dit à l’ânesse : Parce que tu t’es jouée de moi. Que n’ai-je une épée dans ma main ; certes je te tuerais maintenant ! ◊ 30 Et l’ânesse dit à Balaam : Ne suis-je pas ton ânesse, sur laquelle tu montes depuis que je suis à toi jusqu’à ce jour ? Ai-je accoutumé de te faire ainsi ? Et il dit : Non. ◊ 31 Et l’Éternel ouvrit les yeux de Balaam, et il vit l’Ange de l’Éternel qui se tenait sur le chemin, son épée nue dans sa main ; et il s’inclina et se prosterna sur sa face. ◊ 32 Et l’Ange de l’Éternel lui dit : Pourquoi as-tu frappé ton ânesse ces trois fois ? Voici, moi, je suis sorti pour m’opposer à toi, car ton chemin est pervers devant moi. ◊ 33 Et l’ânesse m’a vu et s’est détournée devant moi ces trois fois ; si elle ne se fût détournée de devant moi, je t’eusse maintenant tué ; et elle, je l’eusse laissée en vie. ◊ 34 Et Balaam dit à l’Ange de l’Éternel : J’ai péché, car je ne savais pas que tu te fusses placé à ma rencontre dans le chemin ; et maintenant, si cela est mauvais à tes yeux, je m’en retournerai. ◊ 35 Et l’Ange de l’Éternel dit à Balaam : Va avec les hommes ; mais seulement tu ne diras que la parole que je te dirai. Et Balaam s’en alla avec les seigneurs de Balak.
◊ 36 Et Balak entendit que Balaam venait, et il sortit à sa rencontre, jusqu’à la ville de Moab, sur la frontière de l’Arnon qui est à l’extrémité de la frontière. ◊ 37 Et Balak dit à Balaam : N’ai-je pas envoyé vers toi avec instance pour t’appeler ? Pourquoi n’es-tu pas venu vers moi ? Vraiment, ne puis-je pas te donner des honneurs ? ◊ 38 Et Balaam dit à Balak : Voici, je suis venu vers toi ; maintenant, puis-je dire quoi que ce soit ? La parole que Dieu m’aura mise dans la bouche, je la dirai. ◊ 39 Et Balaam alla avec Balak, et ils vinrent à Kiriath-Hutsoth. ◊ 40 Et Balak sacrifia du gros et du menu bétail, et il en envoya à Balaam et aux seigneurs qui étaient avec lui.
◊ 41 Et il arriva, le matin, que Balak prit Balaam et le fit monter aux hauts lieux de Baal, et de là il vit l’extrémité du peuple.
23 ◊ 1 Et Balaam dit à Balak : Bâtis-moi ici sept autels, et prépare-moi ici sept taureaux et sept béliers. ◊ 2 Et Balak fit comme Balaam avait dit ; et Balak et Balaam offrirent un taureau et un bélier sur [chaque] autel. ◊ 3 Et Balaam dit à Balak : Tiens-toi auprès de ton offrande, et je m’en irai ; peut-être que l’Éternel viendra à ma rencontre, et ce qu’il m’aura fait voir je te le rapporterai. Et il s’en alla sur une hauteur découverte. ◊ 4 Et Dieu rencontra Balaam, et [Balaam] lui dit : J’ai préparé sept autels, et j’ai offert un taureau et un bélier sur [chaque] autel. ◊ 5 Et l’Éternel mit une parole dans la bouche de Balaam, et dit : Retourne vers Balak, et tu parleras ainsi. ◊ 6 Et il s’en retourna vers lui ; et voici, il se tenait auprès de son offrande, lui et tous les seigneurs de Moab. ◊ 7 Et [Balaam] proféra son discours sentencieux, et dit :
Balak, roi de Moab, m’a amené d’Aram, des montagnes d’orient :
Viens, maudis-moi Jacob ! viens, appelle l’exécration sur Israël !
◊ 8 Comment maudirai-je ce que *Dieu n’a pas maudit ? Et comment appellerai-je l’exécration sur celui que l’Éternel n’a pas en exécration ?
◊ 9 Car du sommet des rochers je le vois, et des hauteurs je le contemple.
Voici, c’est un peuple qui habitera seul, et il ne sera pas compté parmi les nations.
◊ 10 Qui est-ce qui comptera la poussière de Jacob, et le nombre de la quatrième partie d’Israël ?
Que mon âme meure de la mort des hommes droits, et que ma fin soit comme la leur.
◊ 11 Et Balak dit à Balaam : Que m’as-tu fait ? Je t’avais pris pour maudire mes ennemis, et voici, tu les as bénis expressément. ◊ 12 Et il répondit et dit : Ne prendrai-je pas garde de dire ce que l’Éternel aura mis dans ma bouche ?
◊ 13 Et Balak lui dit : Viens, je te prie, avec moi, dans un autre lieu d’où tu puisses le voir ; tu n’en verras que l’extrémité, et tu ne le verras pas tout entier ; et maudis-le-moi de là. ◊ 14 Et il le conduisit au champ de Tsophim, au sommet du Pisga, et il bâtit sept autels, et offrit un taureau et un bélier sur [chaque] autel. ◊ 15 Et [Balaam] dit à Balak : Tiens-toi ici auprès de ton offrande, et moi, j’irai à la rencontre, là…
◊ 16 Et l’Éternel vint à la rencontre de Balaam, et mit une parole dans sa bouche, et dit : Retourne vers Balak, et tu parleras ainsi. ◊ 17 Et il vint à lui, et voici, il se tenait auprès de son offrande, et les seigneurs de Moab avec lui. Et Balak lui dit : Qu’a dit l’Éternel ? ◊ 18 Et il proféra son discours sentencieux, et dit :
Lève-toi, Balak, et écoute ! Prête-moi l’oreille, fils de Tsippor !
◊ 19 *Dieu n’est pas un homme, pour mentir, ni un fils d’homme, pour se repentir : aura-t-il dit, et ne fera-t-il pas ? aura-t-il parlé, et ne l’accomplira-t-il pas ?
◊ 20 Voici, j’ai reçu [mission] de bénir ; il a béni et je ne le révoquerai pas.
◊ 21 Il n’a pas aperçu d’iniquité en Jacob, ni n’a vu d’injustice en Israël ; l’Éternel, son Dieu, est avec lui, et un chant de triomphe royal est au milieu de lui.
◊ 22 *Dieu les a fait sortir d’Égypte ; il a comme la force des buffles.
◊ 23 Car il n’y a pas d’enchantement contre Jacob, ni de divination contre Israël. Selon ce temps il sera dit de Jacob et d’Israël : Qu’est-ce que *Dieu a fait ?
◊ 24 Voici, le peuple se lèvera comme une lionne, et se dressera comme un lion ; il ne se couchera pas qu’il n’ait mangé la proie, et bu le sang des tués.
◊ 25 Et Balak dit à Balaam : Ne le maudis donc pas ; mais du moins ne le bénis pas. ◊ 26 Et Balaam répondit et dit à Balak : Ne t’ai-je pas parlé, disant : Tout ce que l’Éternel dira, je le ferai ?
◊ 27 Et Balak dit à Balaam : Viens donc, je te conduirai à un autre lieu : peut-être sera-t-il bon aux yeux de Dieu que tu me le maudisses de là. ◊ 28 Et Balak conduisit Balaam au sommet du Péor, qui se montre au-dessus de la surface du désert. ◊ 29 Et Balaam dit à Balak : Bâtis-moi ici sept autels, et prépare-moi ici sept taureaux et sept béliers. ◊ 30 Et Balak fit comme Balaam avait dit ; et il offrit un taureau et un bélier sur [chaque] autel.
24 ◊ 1 Et Balaam vit qu’il était bon aux yeux de l’Éternel de bénir Israël, et il n’alla pas, comme d’autres fois, à la rencontre des enchantements, mais il tourna sa face vers le désert. ◊ 2 Et Balaam leva ses yeux et vit Israël habitant dans ses tentes selon ses tribus ; et l’Esprit de Dieu fut sur lui. ◊ 3 Et il proféra son discours sentencieux, et dit :
Balaam, fils de Béor, dit, et l’homme qui a l’œil ouvert, dit :
◊ 4 Celui qui entend les paroles de *Dieu, qui voit la vision du Tout-puissant, qui tombe et qui a les yeux ouverts, dit :
◊ 5 Que tes tentes sont belles, ô Jacob ! et tes demeures, ô Israël !
◊ 6 Comme des vallées elles s’étendent, comme des jardins auprès d’un fleuve, comme des arbres d’aloès que l’Éternel a plantés, comme des cèdres auprès des eaux.
◊ 7 L’eau coulera de ses seaux ; et sa semence sera au milieu de grandes eaux ;
Et son roi sera élevé au-dessus d’Agag, et son royaume sera haut élevé.
◊ 8 *Dieu l’a fait sortir d’Égypte ; il a comme la force des buffles ; il dévorera les nations, ses ennemis ; il cassera leurs os, et les frappera de ses flèches.
◊ 9 Il s’est courbé, il s’est couché comme un lion, et comme une lionne : qui le fera lever ?
Bénis sont ceux qui te bénissent, et maudits sont ceux qui te maudissent.
◊ 10 Alors la colère de Balak s’embrasa contre Balaam, et il frappa des mains ; et Balak dit à Balaam : C’est pour maudire mes ennemis que je t’ai appelé, et voici, tu les as bénis expressément ces trois fois. ◊ 11 Et maintenant, fuis en ton lieu. J’avais dit que je te comblerais d’honneurs ; et voici, l’Éternel t’a empêché d’en recevoir. ◊ 12 Et Balaam dit à Balak : N’ai-je pas aussi parlé à tes messagers que tu as envoyés vers moi, disant : ◊ 13 Quand Balak me donnerait plein sa maison d’argent et d’or, je ne pourrais transgresser le commandement de l’Éternel pour faire de mon propre mouvement du bien ou du mal ; ce que l’Éternel dira, je le dirai. ◊ 14 Et maintenant, voici, je m’en vais vers mon peuple ; viens, je t’avertirai de ce que ce peuple fera à ton peuple à la fin des jours. ◊ 15 Et il proféra son discours sentencieux, et dit :
Balaam, fils de Béor, dit, et l’homme qui a l’œil ouvert, dit :
◊ 16 Celui qui entend les paroles de *Dieu, et qui connaît la connaissance du Très-haut, qui voit la vision du Tout-puissant, qui tombe et qui a les yeux ouverts, dit :
◊ 17 Je le verrai, mais pas maintenant ; je le regarderai, mais pas de près.
Une étoile surgira de Jacob, et un sceptre s’élèvera d’Israël, et transpercera les coins de Moab, et détruira tous les fils de tumulte.
◊ 18 Et Édom sera une possession, et Séhir sera une possession,… [eux], ses ennemis ; et Israël agira avec puissance.
◊ 19 Et celui qui sortira de Jacob dominera, et il fera périr de la ville le résidu.
◊ 20 Et il vit Amalek, et proféra son discours sentencieux, et dit : Amalek était la première des nations ; et sa fin sera la destruction.
◊ 21 Et il vit le Kénien, et il proféra son discours sentencieux, et dit : Forte est ta demeure, et tu as placé ton nid dans le rocher. ◊ 22 Toutefois le Kénien doit être consumé, jusqu’à ce qu’Assur t’emmène captif.
◊ 23 Et il proféra son discours sentencieux, et dit : Malheur ! Qui vivra, quand *Dieu fera ces choses ? ◊ 24 Et des navires viendront de la côte de Kittim, et affligeront Assur, et affligeront Héber, et lui aussi ira à la destruction.
◊ 25 Et Balaam se leva, et s’en alla, et s’en retourna en son lieu ; et Balak aussi s’en alla son chemin.
Jean
13 ◊ 1 Or, avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue pour passer de ce monde au Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à la fin. ◊ 2 Et pendant qu’ils étaient à souper, le diable ayant déjà mis dans le cœur de Judas Iscariote, [fils] de Simon, de le livrer, ◊ 3 — [Jésus], sachant que le Père lui avait mis toutes choses entre les mains, et qu’il était venu de Dieu, et s’en allait à Dieu, ◊ 4 se lève du souper et met de côté ses vêtements ; et ayant pris un linge, il s’en ceignit. ◊ 5 Puis il verse de l’eau dans le bassin, et se met à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. ◊ 6 Il vient donc à Simon Pierre ; et celui-ci lui dit : Seigneur, me laves-tu, toi, les pieds ? ◊ 7 Jésus répondit et lui dit : Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le sauras dans la suite. ◊ 8 Pierre lui dit : Tu ne me laveras jamais les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’as pas de part avec moi. ◊ 9 Simon Pierre lui dit : Seigneur, non pas mes pieds seulement, mais aussi mes mains et ma tête. ◊ 10 Jésus lui dit : Celui qui a tout le corps lavé n’a besoin que de se laver les pieds ; mais il est tout net ; et vous, vous êtes nets, mais non pas tous. ◊ 11 Car il savait qui le livrerait ; c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous nets.
◊ 12 Quand donc il eut lavé leurs pieds et qu’il eut repris ses vêtements, s’étant remis à table, il leur dit : Savez-vous ce que je vous ai fait ? ◊ 13 Vous m’appelez maître et seigneur, et vous dites bien, car je le suis ; ◊ 14 si donc moi, le seigneur et le maître, j’ai lavé vos pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. ◊ 15 Car je vous ai donné un exemple, afin que, comme je vous ai fait, moi, vous aussi vous fassiez. ◊ 16 En vérité, en vérité, je vous dis : L’esclave n’est pas plus grand que son seigneur, ni l’envoyé plus grand que celui qui l’a envoyé. ◊ 17 Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites. ◊ 18 Je ne parle pas de vous tous ; moi, je connais ceux que j’ai choisis ; mais c’est afin que l’écriture soit accomplie : « Celui qui mange le pain avec moi a levé son talon contre moi ». ◊ 19 Je vous le dis dès maintenant, avant que cela arrive, afin que, quand ce sera arrivé, vous croyiez que c’est moi. ◊ 20 En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui reçoit quelqu’un que j’envoie, me reçoit ; et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.
◊ 21 Ayant dit ces choses, Jésus fut troublé dans [son] esprit, et rendit témoignage et dit : En vérité, en vérité, je vous dis que l’un d’entre vous me livrera. ◊ 22 Les disciples se regardaient donc les uns les autres, étant en perplexité, [ne sachant] de qui il parlait. ◊ 23 Or l’un d’entre ses disciples, que Jésus aimait, était à table dans le sein de Jésus. ◊ 24 Simon Pierre donc lui fait signe de demander lequel était celui dont il parlait. ◊ 25 Et lui, s’étant penché sur la poitrine de Jésus, lui dit : Seigneur, lequel est-ce ? ◊ 26 Jésus répond : C’est celui à qui moi je donnerai le morceau après l’avoir trempé. Et ayant trempé le morceau, il le donne à Judas Iscariote, [fils] de Simon. ◊ 27 Et après le morceau, alors Satan entra en lui. Jésus donc lui dit : Ce que tu fais, fais-le promptement. ◊ 28 Mais aucun de ceux qui étaient à table ne comprit pourquoi il lui avait dit cela ; ◊ 29 car quelques-uns pensaient que, puisque Judas avait la bourse, Jésus lui avait dit : Achète ce dont nous avons besoin pour la fête ; ou, qu’il donnât quelque chose aux pauvres. ◊ 30 Ayant donc reçu le morceau, il sortit aussitôt ; or il était nuit.
◊ 31 Lors donc qu’il fut sorti, Jésus dit : Maintenant le fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. ◊ 32 Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même ; et incontinent il le glorifiera. ◊ 33 Enfants, je suis encore pour un peu de temps avec vous : vous me chercherez ; et, comme j’ai dit aux Juifs : Là où moi je vais, vous, vous ne pouvez venir, je vous le dis aussi maintenant à vous. ◊ 34 Je vous donne un commandement nouveau, que vous vous aimiez l’un l’autre ; comme je vous ai aimés, que vous aussi vous vous aimiez l’un l’autre. ◊ 35 À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour entre vous. ◊ 36 Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus lui répondit : Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant, mais tu me suivras plus tard. ◊ 37 Pierre lui dit : Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je laisserai ma vie pour toi. ◊ 38 Jésus répond : Tu laisseras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te dis : Le coq ne chantera point, que tu ne m’aies renié trois fois.
Matthieu
6 ◊ 1 Prenez garde de ne pas faire votre aumône devant les hommes, pour être vus par eux ; autrement vous n’avez pas de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. ◊ 2 Quand donc tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, pour être glorifiés par les hommes. En vérité, je vous dis : ils ont déjà leur récompense ! ◊ 3 Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, ◊ 4 en sorte que ton aumône soit [faite] dans le secret ; et ton Père qui voit dans le secret, te récompensera.
◊ 5 Et quand tu pries, ne sois pas comme les hypocrites, car ils aiment à prier en se tenant debout dans les synagogues et aux coins des rues, en sorte qu’ils soient vus des hommes. En vérité, je vous dis : ils ont déjà leur récompense ! ◊ 6 Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, et ayant fermé ta porte, prie ton Père qui [demeure] dans le secret ; et ton Père qui voit dans le secret, te récompensera. ◊ 7 Et quand vous priez, n’usez pas de vaines redites, comme ceux des nations, car ils s’imaginent qu’ils seront exaucés en parlant beaucoup. ◊ 8 Ne leur ressemblez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. ◊ 9 Vous donc, priez ainsi : Notre Père qui es dans les cieux, que ton nom soit sanctifié ; ◊ 10 que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite, comme dans le ciel, aussi sur la terre. ◊ 11 Donne-nous aujourd’hui le pain qu’il nous faut ; ◊ 12 et remets-nous nos dettes, comme nous aussi nous remettons à nos débiteurs ; ◊ 13 et ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du mal. ◊ 14 Car si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi à vous ; ◊ 15 mais si vous ne pardonnez pas aux hommes leurs fautes, votre Père ne pardonnera pas non plus vos fautes.
◊ 16 Et quand vous jeûnez, ne prenez pas, comme les hypocrites, un air morne, car ils donnent à leur visage un air défait, en sorte qu’il paraisse aux hommes qu’ils jeûnent. En vérité, je vous dis : ils ont déjà leur récompense ! ◊ 17 Mais toi, quand tu jeûnes, oins ta tête et lave ton visage, ◊ 18 en sorte qu’il ne paraisse pas aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui [demeure] dans le secret ; et ton Père qui voit dans le secret, te récompensera.
◊ 19 Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille gâtent, et où les voleurs percent et dérobent ; ◊ 20 mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où ni la teigne ni la rouille ne gâtent, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent ; ◊ 21 car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur.
◊ 22 La lampe du corps, c’est l’œil ; si donc ton œil est simple, ton corps tout entier sera [plein de] lumière ; ◊ 23 mais si ton œil est méchant, ton corps tout entier sera ténébreux ; si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes les ténèbres !
◊ 24 Nul ne peut servir deux maîtres ; car, ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre : vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. ◊ 25 C’est pourquoi je vous dis : Ne soyez pas en souci pour votre vie, de ce que vous mangerez et de ce que vous boirez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus : la vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? ◊ 26 Regardez aux oiseaux du ciel : ils ne sèment, ni ne moissonnent, ni n’assemblent dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup mieux qu’eux ? ◊ 27 Et qui d’entre vous, par le souci qu’il se donne, peut ajouter une coudée à sa taille ? ◊ 28 Et pourquoi êtes-vous en souci du vêtement ? Étudiez les lis des champs, comment ils croissent : ils ne travaillent ni ne filent ; ◊ 29 cependant je vous dis que, même Salomon dans toute sa gloire, n’était pas vêtu comme l’un d’eux. ◊ 30 Et si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs qui est aujourd’hui, et qui demain est jetée dans le four, ne vous [vêtira-t-il] pas beaucoup plutôt, gens de petite foi ? ◊ 31 Ne soyez donc pas en souci, disant : Que mangerons-nous ? ou que boirons-nous ? ou de quoi serons-nous vêtus ? ◊ 32 car les nations recherchent toutes ces choses ; car votre Père céleste sait que vous avez besoin de toutes ces choses ; ◊ 33 mais cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par-dessus. ◊ 34 Ne soyez donc pas en souci pour le lendemain, car le lendemain sera en souci de lui-même : à chaque jour suffit sa peine.
2 Pierre
2 ◊ 1 Or il y a eu aussi de faux prophètes parmi le peuple, comme aussi il y aura parmi vous de faux docteurs qui introduiront furtivement des sectes de perdition, reniant aussi le maître qui les a achetés, faisant venir sur eux-mêmes une prompte destruction ; ◊ 2 et plusieurs suivront leurs excès : et à cause d’eux la voie de la vérité sera blasphémée ; ◊ 3 et, par cupidité, ils feront trafic de vous avec des paroles artificieuses ; mais leur jugement, dès longtemps, ne demeure pas oisif, et leur destruction ne sommeille pas. ◊ 4 Car, si Dieu n’a pas épargné les anges qui ont péché, mais, les ayant précipités dans l’abîme, les a livrés pour être gardés dans des chaînes d’obscurité pour le jugement ; ◊ 5 — et s’il n’a pas épargné l’ancien monde, mais a préservé Noé, lui huitième, prédicateur de justice, faisant venir [le] déluge sur un monde d’impies ; ◊ 6 — et si, réduisant en cendres les villes de Sodome et de Gomorrhe, il les a condamnées par une totale subversion, les établissant pour être un exemple à ceux qui vivraient dans l’impiété ; ◊ 7 et s’il a délivré le juste Lot, accablé par la conduite débauchée de ces hommes pervers, ◊ 8 (car ce juste qui habitait parmi eux, les voyant et les entendant, tourmentait de jour en jour son âme juste à cause de leurs actions iniques,) ◊ 9 — le Seigneur sait délivrer de la tentation les hommes pieux, et réserver les injustes pour le jour du jugement, pour être punis, ◊ 10 mais spécialement ceux qui suivent la chair dans la convoitise de l’impureté et qui méprisent la domination. Gens audacieux, adonnés à leur sens, ils ne tremblent pas en injuriant les dignités, ◊ 11 tandis que les anges, plus grands en force et en puissance, ne portent pas contre elles de jugement injurieux devant le *Seigneur. ◊ 12 Mais ceux-ci, comme des bêtes sans raison, [purement] animales, nées pour être prises et détruites, parlant injurieusement dans les choses qu’ils ignorent, périront aussi dans leur propre corruption, ◊ 13 recevant la récompense de l’iniquité, estimant plaisir les voluptés d’un jour ; — des taches et des souillures, s’abandonnant aux délices de leurs propres tromperies tout en faisant des festins avec vous ; ◊ 14 ayant les yeux pleins d’adultère et ne cessant jamais de pécher ; amorçant les âmes mal affermies, ayant le cœur exercé à la cupidité, enfants de malédiction. ◊ 15 Ayant laissé le droit chemin, ils se sont égarés, ayant suivi le chemin de Balaam, [fils] de Bosor, qui aima le salaire d’iniquité ; ◊ 16 mais il fut repris de sa propre désobéissance : une bête de somme muette, parlant d’une voix d’homme, réprima la folie du prophète. ◊ 17 Ce sont des fontaines sans eau et des nuages poussés par la tempête, [des gens] à qui l’obscurité des ténèbres est réservée pour toujours ; ◊ 18 car, en prononçant d’orgueilleux discours de vanité, ils amorcent par les convoitises de la chair, par leurs impudicités, ceux qui avaient depuis peu échappé à ceux qui vivent dans l’erreur ; ◊ 19 — leur promettant la liberté, eux qui sont esclaves de la corruption ; car on est esclave de celui par qui on est vaincu. ◊ 20 Car, si, après avoir échappé aux souillures du monde par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, étant de nouveau enlacés, ils sont vaincus par elles, leur dernière condition est pire que la première ; ◊ 21 car il leur eût mieux valu n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné ; ◊ 22 mais ce que dit le proverbe véritable leur est arrivé : Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi lui-même, et la truie lavée, à se vautrer au bourbier.
Jude
1 ◊ 1 Jude, esclave de Jésus Christ et frère de Jacques, aux appelés, bien-aimés en Dieu le Père, et conservés en Jésus Christ : ◊ 2 Que la miséricorde, et la paix, et l’amour vous soient multipliés !
◊ 3 Bien-aimés, quand j’usais de toute diligence pour vous écrire de notre commun salut, je me suis trouvé dans la nécessité de vous écrire afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a été une fois enseignée aux saints ; ◊ 4 car certains hommes se sont glissés [parmi les fidèles], inscrits jadis à l’avance pour ce jugement, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient notre seul maître et seigneur, Jésus Christ.
◊ 5 Or je désire vous rappeler, à vous qui une fois saviez tout, que le Seigneur, ayant délivré le peuple du pays d’Égypte, a détruit ensuite ceux qui n’ont pas cru ; ◊ 6 — et qu’il a réservé dans des liens éternels, sous l’obscurité, pour le jugement du grand jour, les anges qui n’ont pas gardé leur origine, mais qui ont abandonné leur propre demeure ; ◊ 7 comme Sodome et Gomorrhe, et les villes d’alentour, s’étant abandonnées à la fornication de la même manière que ceux-là, et étant allées après une autre chair, sont là comme exemple, subissant la peine d’un feu éternel. ◊ 8 De la même manière cependant, ces rêveurs aussi souillent la chair, et méprisent la domination, et injurient les dignités. ◊ 9 Mais Michel l’archange, quand, discutant avec le diable, il contestait touchant le corps de Moïse, n’osa pas proférer de jugement injurieux contre [lui] ; mais il dit : Que le *Seigneur te censure ! ◊ 10 Mais ceux-ci, ils injurient tout ce qu’ils ne connaissent pas, et se corrompent dans tout ce qu’ils comprennent naturellement comme des bêtes sans raison. ◊ 11 Malheur à eux, car ils ont marché dans le chemin de Caïn, et se sont abandonnés à l’erreur de Balaam pour une récompense, et ont péri dans la contradiction de Coré. ◊ 12 Ceux-ci, ils sont des taches dans vos agapes, faisant des festins avec vous sans crainte, se repaissant eux-mêmes : nuées sans eau, emportées par les vents ; arbres d’automne, sans fruit, deux fois morts, déracinés ; ◊ 13 vagues impétueuses de la mer, jetant l’écume de leurs infamies ; étoiles errantes, à qui l’obscurité des ténèbres est réservée pour toujours. ◊ 14 Or Énoch aussi, le septième depuis Adam, a prophétisé de ceux-ci, en disant : Voici, le Seigneur est venu au milieu de ses saintes myriades, ◊ 15 pour exécuter le jugement contre tous, et pour convaincre tous les impies d’entre eux de toutes leurs œuvres d’impiété qu’ils ont impiement commises et de toutes les [paroles] dures que les pécheurs impies ont proférées contre lui. ◊ 16 Ceux-ci, ils sont des murmurateurs, se plaignant de leur sort, marchant selon leurs propres convoitises (tandis que leur bouche prononce d’orgueilleux discours), et admirant les hommes en vue de [leur propre] profit.
◊ 17 Mais vous, bien-aimés, souvenez-vous des paroles qui ont été dites auparavant par les apôtres de notre seigneur Jésus Christ, ◊ 18 comment ils vous disaient que, à la fin du temps, il y aurait des moqueurs, marchant selon leurs propres convoitises d’impiétés ; ◊ 19 ceux-ci sont ceux qui se séparent [eux-mêmes], des hommes naturels, n’ayant pas l’Esprit. ◊ 20 Mais vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, priant par le Saint Esprit, ◊ 21 conservez-vous dans l’amour de Dieu, attendant la miséricorde de notre seigneur Jésus Christ pour la vie éternelle ; ◊ 22 et les uns qui contestent, reprenez-les ; ◊ 23 les autres sauvez-les avec crainte, les arrachant hors du feu, haïssant même le vêtement souillé par la chair.
◊ 24 Or, à celui qui a le pouvoir de vous garder sans que vous bronchiez et de vous placer irréprochables devant sa gloire avec abondance de joie, ◊ 25 — au seul Dieu, notre Sauveur, par notre seigneur Jésus Christ, gloire, majesté, force et pouvoir, dès avant tout siècle, et maintenant, et pour tous les siècles ! Amen.
Romains
11 ◊ 1 Je dis donc : Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Qu’ainsi n’advienne ! Car moi aussi je suis Israélite, de la semence d’Abraham, de la tribu de Benjamin. ◊ 2 Dieu n’a point rejeté son peuple, lequel il a préconnu. Ne savez-vous pas ce que l’écriture dit dans [l’histoire d’]Élie, comment il fait requête à Dieu contre Israël ? ◊ 3 « *Seigneur, ils ont tué tes prophètes ; ils ont renversé tes autels ; et moi, je suis demeuré seul, et ils cherchent ma vie ». ◊ 4 Mais que lui dit la réponse divine ? « Je me suis réservé sept mille hommes qui n’ont pas fléchi le genou devant Baal ». ◊ 5 Ainsi donc, au temps actuel aussi, il y a un résidu selon [l’]élection de [la] grâce. ◊ 6 Or, si c’est par la grâce, ce n’est plus sur le principe des œuvres, puisque autrement la grâce n’est plus [la] grâce. ◊ 7 Quoi donc ? Ce qu’Israël recherche, il ne l’a pas obtenu, mais l’élection l’a obtenu, et les autres ont été endurcis, ◊ 8 selon qu’il est écrit : « Dieu leur a donné un esprit d’étourdissement, des yeux pour ne point voir et des oreilles pour ne point entendre, jusqu’au jour d’aujourd’hui ». ◊ 9 Et David dit : « Que leur table devienne pour eux un filet, et un piège, et une occasion de chute, et une rétribution ; ◊ 10 que leurs yeux soient obscurcis pour ne point voir ; et courbe continuellement leur dos ».
◊ 11 Je dis donc : Ont-ils bronché afin qu’ils tombassent ? Qu’ainsi n’advienne ! Mais par leur chute, le salut [parvient] aux nations pour les exciter à la jalousie. ◊ 12 Or, si leur chute est la richesse du monde, et leur diminution, la richesse des nations, combien plus le sera leur plénitude ! ◊ 13 Car je parle à vous, nations, en tant que moi je suis en effet apôtre des nations, je glorifie mon ministère, ◊ 14 si en quelque façon je puis exciter à la jalousie ma chair et sauver quelques-uns d’entre eux. ◊ 15 Car si leur réjection est la réconciliation du monde, quelle sera leur réception, sinon la vie d’entre les morts.
◊ 16 Or, si les prémices sont saintes, la masse l’est aussi ; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi. ◊ 17 Or, si quelques-unes des branches ont été arrachées, et si toi qui étais un olivier sauvage, as été enté au milieu d’elles, et es devenu coparticipant de la racine et de la graisse de l’olivier, ◊ 18 ne te glorifie pas contre les branches ; mais si tu te glorifies, ce n’est pas toi qui portes la racine, mais c’est la racine qui te porte. ◊ 19 Tu diras donc : Les branches ont été arrachées, afin que moi je fusse enté. ◊ 20 Bien ! elles ont été arrachées pour cause d’incrédulité, et toi tu es debout par la foi. Ne t’enorgueillis pas, ◊ 21 mais crains (si en effet Dieu n’a pas épargné les branches [qui sont telles] selon la nature), qu’il ne t’épargne pas non plus. ◊ 22 Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu : la sévérité envers ceux qui sont tombés ; la bonté de Dieu envers toi, si tu persévères dans cette bonté ; puisque autrement, toi aussi, tu seras coupé. ◊ 23 Et eux aussi, s’ils ne persévèrent pas dans l’incrédulité, ils seront entés, car Dieu est puissant pour les enter de nouveau. ◊ 24 Car si toi, tu as été coupé de l’olivier qui selon la nature était sauvage, et as été enté contre nature sur l’olivier franc, combien plus ceux qui en sont selon la nature seront-ils entés sur leur propre olivier ? ◊ 25 Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère-ci, afin que vous ne soyez pas sages à vos propres yeux : c’est qu’un endurcissement partiel est arrivé à Israël jusqu’à ce que la plénitude des nations soit entrée ; ◊ 26 et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit : « Le libérateur viendra de Sion ; il détournera de Jacob l’impiété. ◊ 27 Et c’est là l’alliance de ma part pour eux, lorsque j’ôterai leurs péchés ». ◊ 28 En ce qui concerne l’évangile, ils sont ennemis à cause de vous ; mais en ce qui concerne l’élection, ils sont bien-aimés à cause des pères. ◊ 29 Car les dons de grâce et l’appel de Dieu sont sans repentir. ◊ 30 Car comme vous aussi vous avez été autrefois désobéissants à Dieu et que maintenant vous êtes devenus des objets de miséricorde par la désobéissance de ceux-ci, ◊ 31 de même ceux-ci aussi ont été maintenant désobéissants à votre miséricorde, afin qu’eux aussi deviennent des objets de miséricorde. ◊ 32 Car Dieu a renfermé tous, [Juifs et nations], dans la désobéissance, afin de faire miséricorde à tous. ◊ 33 Ô profondeur des richesses et de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies introuvables ! ◊ 34 Car qui a connu la pensée du *Seigneur, ou qui a été son conseiller ? ◊ 35 ou qui lui a donné le premier, et il lui sera rendu ? ◊ 36 Car de lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses ! À lui soit la gloire éternellement ! Amen.
Colossiens
3 ◊ 1 Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez les choses qui sont en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu ; ◊ 2 pensez aux choses qui sont en haut, non pas à celles qui sont sur la terre ; ◊ 3 car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. ◊ 4 Quand le Christ qui est notre vie, sera manifesté, alors vous aussi, vous serez manifestés avec lui en gloire.
◊ 5 Mortifiez donc vos membres qui sont sur la terre, la fornication, l’impureté, les affections déréglées, la mauvaise convoitise, et la cupidité, qui est de l’idolâtrie ; ◊ 6 à cause desquelles la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance ; ◊ 7 parmi lesquels vous aussi vous avez marché autrefois, quand vous viviez dans ces choses.
◊ 8 Mais maintenant, renoncez, vous aussi, à toutes ces choses : colère, courroux, malice, injures, paroles honteuses venant de votre bouche. ◊ 9 Ne mentez point l’un à l’autre, ayant dépouillé le vieil homme avec ses actions ◊ 10 et ayant revêtu le nouvel [homme] qui est renouvelé en connaissance, selon [l’]image de celui qui l’a créé, ◊ 11 où il n’y a pas Grec et Juif, circoncision et incirconcision, barbare, Scythe, esclave, homme libre ; mais où Christ est tout et en tous.
◊ 12 Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de longanimité, ◊ 13 vous supportant l’un l’autre et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a un sujet de plainte contre un autre ; comme aussi le Christ vous a pardonné, vous aussi [faites] de même. ◊ 14 Et par-dessus toutes ces choses, [revêtez-vous] de l’amour, qui est le lien de la perfection. ◊ 15 Et que la paix du Christ, à laquelle aussi vous avez été appelés en un seul corps, préside dans vos cœurs ; et soyez reconnaissants.
◊ 16 Que la parole du Christ habite en vous richement, — en toute sagesse vous enseignant et vous exhortant l’un l’autre, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos cœurs à Dieu dans [un esprit de] grâce. ◊ 17 Et quelque chose que vous fassiez, en parole ou en œuvre, [faites] tout au nom du seigneur Jésus, rendant grâces par lui à Dieu le Père.
◊ 18 Femmes, soyez soumises à vos maris, comme il convient dans le Seigneur. ◊ 19 Maris, aimez vos femmes et ne vous aigrissez pas contre elles. ◊ 20 Enfants, obéissez à vos parents en toutes choses, car cela est agréable dans le Seigneur. ◊ 21 Pères, n’irritez pas vos enfants, afin qu’ils ne soient pas découragés. ◊ 22 Esclaves, obéissez en toutes choses à vos maîtres selon la chair, ne servant pas sous leurs yeux seulement, comme voulant plaire aux hommes, mais en simplicité de cœur, craignant le Seigneur. ◊ 23 Quoi que vous fassiez, faites-[le] de cœur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes, ◊ 24 sachant que du Seigneur vous recevrez la récompense de l’héritage : vous servez le seigneur Christ. ◊ 25 Car celui qui agit injustement, recevra ce qu’il aura fait injustement ; et il n’y a pas d’acception de personnes.
Éphésiens
5 ◊ 1 Soyez donc imitateurs de Dieu comme de bien-aimés enfants, ◊ 2 et marchez dans l’amour, comme aussi le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu, en parfum de bonne odeur.
◊ 3 Mais que ni la fornication, ni aucune impureté ou cupidité, ne soient même nommées parmi vous, comme il convient à des saints ; ◊ 4 ni aucune chose honteuse, ni parole folle ou plaisanterie, lesquelles ne sont pas bienséantes, mais plutôt des actions de grâces. ◊ 5 Cela en effet vous le savez, connaissant qu’aucun fornicateur, ou impur, ou cupide (qui est un idolâtre), n’a d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu. ◊ 6 Que personne ne vous séduise par de vaines paroles ; car, à cause de ces choses, la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance. ◊ 7 N’ayez donc pas de participation avec eux ; ◊ 8 car vous étiez autrefois ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur ; marchez comme des enfants de lumière ◊ 9 (car le fruit de la lumière [consiste] en toute bonté, et justice, et vérité), ◊ 10 éprouvant ce qui est agréable au Seigneur. ◊ 11 Et n’ayez rien de commun avec les œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt reprenez-les aussi ; ◊ 12 car les choses qu’ils font en secret, il est honteux même de les dire. ◊ 13 Mais toutes choses, étant reprises par la lumière, sont manifestées ; car ce qui manifeste tout, c’est la lumière ; ◊ 14 c’est pourquoi il dit : « Réveille-toi, toi qui dors, et relève-toi d’entre les morts, et le Christ luira sur toi ». ◊ 15 Prenez donc garde à marcher soigneusement, non pas comme étant dépourvus de sagesse, mais comme étant sages ; ◊ 16 saisissant l’occasion, parce que les jours sont mauvais. ◊ 17 C’est pourquoi ne soyez pas sans intelligence, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur. ◊ 18 Et ne vous enivrez pas de vin, en quoi il y a de la dissolution ; mais soyez remplis de l’Esprit, ◊ 19 vous entretenant par des psaumes et des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et psalmodiant de votre cœur au Seigneur ; ◊ 20 rendant toujours grâces pour toutes choses, au nom de notre seigneur Jésus Christ, à Dieu le Père ; ◊ 21 étant soumis les uns aux autres dans la crainte de Christ.
◊ 22 Femmes, soyez soumises à vos propres maris comme au Seigneur ; ◊ 23 parce que le mari est le chef de la femme, comme aussi le Christ est le chef de l’assemblée, lui, le sauveur du corps. ◊ 24 Mais comme l’assemblée est soumise au Christ, ainsi que les femmes le soient aussi à leurs maris en toutes choses. ◊ 25 Maris, aimez vos propres femmes, comme aussi le Christ a aimé l’assemblée et s’est livré lui-même pour elle, ◊ 26 afin qu’il la sanctifiât, en la purifiant par le lavage d’eau par [la] parole ; ◊ 27 afin que lui se présentât l’assemblée à lui-même, glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais afin qu’elle fût sainte et irréprochable. ◊ 28 De même aussi, les maris doivent aimer leurs propres femmes comme leurs propres corps ; celui qui aime sa propre femme s’aime lui-même. ◊ 29 Car personne n’a jamais haï sa propre chair, mais il la nourrit et la chérit, comme aussi le Christ l’assemblée : ◊ 30 car nous sommes membres de son corps, — de sa chair et de ses os. ◊ 31 « C’est pour cela que l’homme laissera son père et sa mère et sera joint à sa femme ; et les deux seront une seule chair ». ◊ 32 Ce mystère est grand ; mais moi je parle relativement à Christ et à l’assemblée. ◊ 33 Toutefois, que chacun de vous aussi en particulier aime sa propre femme comme lui-même ; et quant à la femme, qu’elle craigne son mari.