« Et l’Éternel parla à Moïse, disant : Parle aux fils d’Israël, et dis-leur : Si un homme ou une femme se consacre en faisant vœu de nazaréat, pour se séparer afin d’être à l’Éternel, il s’abstiendra de vin et de boisson forte, il ne boira ni vinaigre de vin, ni vinaigre de boisson forte, et il ne boira d’aucune liqueur de raisins, et ne mangera point de raisins, frais ou secs. Pendant tous les jours de son nazaréat, il ne mangera rien de ce qui est fait de la vigne, depuis les pépins jusqu’à la peau. Pendant tous les jours du vœu de son nazaréat, le rasoir ne passera pas sur sa tête ; jusqu’à l’accomplissement des jours pour lesquels il s’est séparé [pour être] à l’Éternel, il sera saint ; il laissera croître les boucles des cheveux de sa tête. Pendant tous les jours de sa consécration à l’Éternel, il ne s’approchera d’aucune personne morte. Il ne se rendra pas impur pour son père, ni pour sa mère, ni pour son frère, ni pour sa sœur, quand ils mourront ; car le nazaréat de son Dieu est sur sa tête. Pendant tous les jours de son nazaréat, il est consacré à l’Éternel » (v. 1-8 ).
L’ordonnance du nazaréat est pleine d’intérêt et d’instruction pratique. En elle nous voyons le cas de celui qui se met à part, très strictement, des choses qui, n’étant pas absolument coupables en elles-mêmes, sont néanmoins propres à nuire à cette entière consécration du cœur qui se montre dans le vrai nazaréat.
En premier lieu, le nazaréen ne devait pas boire de vin. Le fruit de la vigne, sous quelque forme qu’il se présentât, lui était interdit. Or le vin, comme nous savons, est le symbole tout naturel de la joie terrestre, l’expression de cette jouissance sociale à laquelle le cœur humain est si pleinement enclin à se livrer. Le nazaréen devait s’en garder soigneusement dans le désert. Pour lui c’était une ordonnance littérale. Il ne devait pas exciter la nature par des boissons fortes. Pendant les jours de sa séparation, il était appelé à observer la plus stricte abstinence du vin.
Tel était le type, écrit pour notre instruction, dans ce merveilleux livre des Nombres si riche en leçons pour le désert. C’est d’ailleurs ce que nous devions nous attendre à y rencontrer. L’institution frappante du nazaréat trouve sa place naturelle dans le livre des Nombres. Elle est en parfaite harmonie avec le caractère de ce livre, qui contient, ainsi que nous l’avons déjà fait observer, tout ce qui concerne spécialement la vie dans le désert.
Recherchons donc quelle est la leçon qui nous est enseignée dans la privation du nazaréen de tout ce qui appartenait à la vigne, depuis les pépins jusqu’à la peau du raisin.
Il n’y a qu’un seul nazaréen véritable et parfait dans ce monde, Celui qui, du commencement à la fin, a observé la plus complète séparation de toute joie purement terrestre. Depuis le moment où Il entra dans Son œuvre publique, Il se tint Lui-même en dehors de tout ce qui était de ce monde. Son cœur s’occupait de Dieu et de Son œuvre, avec un dévouement que rien ne pouvait ébranler. Il ne laissa jamais un seul instant les prétentions de la terre ou de la nature se placer entre Son cœur et cette œuvre qu’Il était venu accomplir. « Ne saviez-vous pas qu’il me faut être aux affaires de mon Père ? » . Et encore : « Qu’y a-t-il entre moi et toi, femme ? » . Avec de semblable paroles, le vrai Nazaréen cherchait-Il à satisfaire aux droits de la nature ? Il avait une chose à faire, et pour cela Il se séparait Lui-même parfaitement de tout le reste. Son œil était simple et son cœur n’était point partagé. C’est ce qu’on voit d’un bout à l’autre de Sa carrière. Il pouvait dire à Ses disciples : « J’ai de la viande à manger que vous, vous ne connaissez pas » ; et lorsque ceux-ci, ne comprenant pas la signification profonde de ces paroles, disaient : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Il répondit : « Ma viande est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre » (Jean 4, 33, 34 ). Aussi, au terme de Sa carrière ici-bas, nous L’entendons prononcer des paroles comme celles-ci, en prenant dans Sa main la coupe : « Prenez ceci et le distribuez entre vous, car je vous dis que je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu » (Luc 22, 17, 18 ).
Ainsi nous voyons comment le parfait Nazaréen se comportait en tout. Il ne pouvait avoir aucune joie sur la terre, aucune joie dans la nation d’Israël. Le temps n’était pas venu pour cela, et par conséquent Il se détachait de tout ce que l’affection purement humaine pouvait trouver avec les siens, afin de se vouer au seul grand objet qui occupait toujours Son esprit. Le temps viendra où, comme Messie, Il se réjouira dans Son peuple et dans la terre ; mais jusqu’à ce que vienne ce moment béni, Il est à part comme le vrai Nazaréen et Son peuple Lui est associé. « Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les par la vérité ; ta parole est la vérité. Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde. Et moi, je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité » (Jean 17, 16-19 ).
Lecteur chrétien, étudions sérieusement ce premier grand trait du caractère du nazaréen. Il est important que nous nous examinions fidèlement à sa lumière. C’est vraiment une très grave question que de savoir jusqu’à quel point, comme chrétiens, nous comprenons réellement le sens et la puissance de cette entière séparation de toute excitation de la nature et de toute joie purement terrestre. On peut dire peut-être : « Quel mal y a-t-il à s’accorder un léger amusement ou une petite récréation ? Assurément nous ne sommes pas appelés à être des moines. Dieu ne nous a-t-Il pas donné richement toutes choses pour en jouir ? Et tandis que nous sommes dans le monde, n’est-il pas à propos que nous en jouissions ? ».
À tout cela nous répondrons : Il ne s’agit pas ici du mal de ceci ou de cela. Il n’y avait pas de mal, en règle générale, dans l’usage du vin ; rien de mauvais dans le fruit de la vigne, en lui-même. Mais voici la vraie question : Si quelqu’un se proposait d’être nazaréen, s’il aspirait à cette sainte séparation pour le Seigneur, alors il devait s’abstenir entièrement de l’usage du vin et des boissons enivrantes. D’autres pouvaient en boire, mais le nazaréen ne devait pas y toucher.
Or, la question pour nous est celle-ci : Aspirons-nous à être nazaréens ? Soupirons-nous après une séparation complète et un dévouement de nous-mêmes, corps, âme et esprit, à Dieu ? S’il en est ainsi, il faut que nous nous tenions en dehors de toutes ces choses, dans lesquelles la nature trouve ses jouissances. C’est sur cette vérité que repose toute la question. Il ne s’agit certes pas de demander : « Devons-nous être des moines ? » mais : « Sentons-nous le besoin d’être des nazaréens ? ». Est-ce le désir de notre cœur d’être comme Christ notre Seigneur, mis à part de toute joie simplement terrestre, d’être séparés pour Dieu de toutes ces choses qui, bien que n’étant pas absolument coupables en elles-mêmes, tendent néanmoins à empêcher cette entière consécration du cœur qui est le vrai secret de tout nazaréat spirituel ? Le lecteur chrétien ne sait-il pas qu’il y a, en réalité, beaucoup de pareilles choses ? Ne sent-il pas qu’il y a en a d’innombrables qui exercent une influence distrayante et affaiblissante sur son esprit, et qui, cependant, si elles étaient éprouvées à la mesure de la morale ordinaire, pourraient passer comme innocentes ?
Mais nous devons nous souvenir que les nazaréens de Dieu ne mesurent pas les choses à une telle règle. Leur morale n’est point du tout une morale ordinaire. Ils regardent les choses d’un point de vue céleste et divin, et par conséquent ils ne peuvent laisser passer comme innocent rien de ce qui tend, en quelque manière que ce soit, à porter atteinte à ce caractère élevé de consécration à Dieu, après lequel soupirent ardemment leurs âmes.
Puissions-nous obtenir de Dieu la grâce de peser ces choses, et de nous tenir en garde contre toute influence corruptrice. Chacun doit être instruit de ce qui, dans son cas, se trouverait être pour lui comme le vin ou les boissons fortes. Cela peut paraître une bagatelle ; mais nous pouvons être assurés que rien de ce qui rompt le cours de la communion de notre âme avec Dieu, et nous prive de cette sainte intimité dont la jouissance est notre privilège, ne peut jamais être une bagatelle.
Mais il y avait autre chose qui caractérisait le nazaréen. Il ne devait pas raser sa tête. « Pendant tous les jours du vœu de son nazaréat, le rasoir ne passera pas sur sa tête ; jusqu’à l’accomplissement des jours pour lesquels il s’est séparé pour être à l’Éternel, il sera saint ; il laissera croître les boucles des cheveux de sa tête » (v. 5 ).
Dans 1 Corinthiens 11, 14 , nous apprenons qu’une longue chevelure est regardée comme un manque de dignité pour l’homme. « La nature même ne vous enseigne-t-elle pas que, si un homme a une longue chevelure, c’est un déshonneur pour lui ? ». Cela nous montre que, si nous désirons réellement vivre d’une vie de séparation pour Dieu, nous devons être prêts à renoncer à notre dignité naturelle. C’est ce que notre Seigneur Jésus Christ a fait parfaitement. Il s’est anéanti Lui-même . Il a renoncé à Ses droits en toutes choses. Il pouvait dire : « Je suis un ver, et non point un homme » . Il se dépouilla entièrement Lui-même et prit la place la plus humble. Il se négligeait pour prendre soin des autres. En un mot, Son nazaréat fut parfait en ceci comme en toute autre chose.
Or, c’est justement là ce que nous aimons si peu à faire. Nous défendons naturellement notre dignité et nous cherchons à maintenir nos droits, ce qui est considéré comme une action virile. Mais l’homme parfait ne le fit jamais ; et si nous aspirons à être nazaréens, nous ne le ferons pas non plus. Nous devons faire l’abandon des dignités de la nature, et nous départir des joies de la terre, si nous voulons marcher ici-bas dans un sentier de complète séparation pour Dieu. Plus tard, bientôt, ces deux choses iront ensemble, mais non point maintenant.
Remarquons encore qu’ici la question n’est pas de savoir si tel ou tel cas est licite ou mauvais. En règle générale, il convenait à un homme de se couper les cheveux ; mais, pour un nazaréen, ce n’était pas bien, c’était même tout à fait mal. Voilà ce qui fait toute la différence. Pour un homme ordinaire, c’était bien de se raser et de boire du vin ; mais le nazaréen n’était pas un homme ordinaire ; il était mis à part de tout ce qui était ordinaire pour marcher dans un sentier particulier, et ç’aurait été pour lui l’abandonner entièrement que d’employer le rasoir ou de goûter du vin. Par conséquent, si quelqu’un demande : « N’est-ce pas bien de jouir des plaisirs de la terre et de maintenir les dignités de la nature ? » nous répondrons : « C’est très bien, si nous devons marcher comme les hommes ; mais c’est entièrement mauvais, ou absolument funeste, si nous désirons marcher comme des nazaréens ».
Cela simplifie étonnamment les choses, répond à mille questions et résout mille difficultés. Il est inutile d’être méticuleux au sujet du mal qui peut se trouver dans ceci ou dans cela. La question est : Quels sont notre but et notre objet réels ? Désirons-nous simplement nous conduire comme les hommes, ou notre besoin est-il de vivre comme de vrais nazaréens ? Selon le langage de 1 Corinthiens 3, 3 , les expressions : « marcher à la manière des hommes » et « être charnel » sont synonymes. Entrons-nous dans l’esprit d’une telle écriture, en sentons-nous tous les effets ? Ou bien sommes-nous dirigés par l’esprit et les principes d’un monde sans Dieu et sans Christ ? Il n’est pas utile de perdre notre temps à discuter des points qui ne seraient jamais soulevés, si nos âmes étaient dans une bonne atmosphère morale, dans une bonne attitude spirituelle. Sans doute, il est parfaitement légitime et naturel pour les hommes de ce monde, de jouir de tout ce qu’il a à leur offrir, et de maintenir, de tout leur pouvoir, leurs droits et leurs dignités. Il serait puéril de mettre cela en question. Mais, d’un autre côté, ce qui est légitime et naturel pour les hommes de ce monde, est mauvais, contre nature et inconséquent pour les nazaréens de Dieu. Tel est l’état de la question, si nous nous laissons gouverner par la simple vérité de Dieu. Nous voyons au chapitre 6 des Nombres que, si un nazaréen buvait du vin ou rasait ses cheveux, il rendait impure la tête de son nazaréat. Ceci n’a-t-il pas de voix et de leçon pour nous ? Assurément oui. Il nous enseigne que si nos âmes désirent continuer à marcher dans une entière consécration du cœur à Dieu, nous devons nous abstenir des joies de la terre, et renoncer aux dignités et aux droits de la nature. Il faut qu’il en soit ainsi, vu que Dieu et le monde, la chair et l’Esprit ne se concilient pas et ne peuvent pas se concilier. Le temps viendra où il en sera autrement ; mais maintenant tous ceux qui veulent vivre pour Dieu et marcher par l’Esprit, doivent vivre séparés du monde et mortifier la chair. Que Dieu, dans Sa grande miséricorde, nous rende capable de le faire !
Il nous reste à mentionner un autre fait particulier au nazaréen. Il ne devait pas toucher un corps mort. « Pendant tous les jours de sa consécration à l’Éternel, il ne s’approchera d’aucune personne morte. Il ne se rendra pas impur pour son père, ni pour sa mère, ni pour son frère, ni pour sa sœur, quand ils mourront ; car le nazaréat de son Dieu est sur sa tête » (v. 6, 7 ).
Ainsi nous voyons que, soit que l’on bût du vin, que l’on rasât sa chevelure, ou que l’on touchât un mort, l’effet était le même ! Chacune de ces trois choses entraînait la souillure de la tête du nazaréat. C’est pourquoi il est évident que boire du vin ou raser sa tête souillait le nazaréen tout autant que de toucher une personne morte. Il est bon de considérer cela. Nous sommes disposés à faire des distinctions qui ne soutiendront pas un seul instant la lumière de la présence divine. Quand une fois la consécration à Dieu reposait sur la tête de quelqu’un, ce grand fait devenait la règle et la pierre de touche de toute moralité. Il plaçait l’individu sur un terrain entièrement nouveau et particulier, et lui faisait un devoir d’envisager toute chose à un point de vue nouveau et particulier. Il n’avait plus à demander ce qui lui convenait comme homme, mais ce qui lui convenait comme nazaréen. Par conséquent, si son plus cher ami tombait mort à côté de lui, il ne devait pas le toucher. Il était appelé à se tenir lui-même à part de l’influence impure de la mort, et tout cela parce que « le nazaréat de Dieu était sur sa tête ».
Or, dans ce sujet complet du nazaréat, il est nécessaire pour le lecteur de bien comprendre qu’il n’est, ici, en aucune manière, question du salut de l’âme, de la vie éternelle, ou de la parfaite sécurité du croyant en Christ. Si l’on ne saisit pas clairement cette distinction, l’esprit peut être jeté dans la perplexité et dans les ténèbres. Il y a dans le christianisme deux grands anneaux qui, bien que très intimement unis, sont tout à fait distincts, savoir : l’anneau de la vie éternelle, et l’anneau de la communion personnelle. Le premier ne peut jamais être rompu par quoi que ce soit ; le second peut l’être en un moment par la cause la plus chétive. C’est au second de ces anneaux que se rapporte la doctrine du nazaréat.
Nous voyons, dans la personne du nazaréen, un type de celui qui entre dans une position particulière de dévouement ou de consécration à Christ. La puissance pour persister dans ce sentier gît dans une secrète communion avec Dieu, de sorte que si la communion est interrompue, la puissance cesse. Ceci rend le sujet particulièrement sérieux. Il y a un très grand danger à vouloir suivre un chemin, lorsque ce qui constitue la source de la puissance pour cela fait défaut. Cela est très fâcheux, et demande une extrême vigilance. Nous avons brièvement examiné les diverses choses qui tendent à interrompre la communion du nazaréen ; mais il serait tout à fait impossible de dépeindre, par des paroles quelconques, l’effet moral des essais que l’on fait pour conserver l’apparence du nazaréat, quand la réalité intérieure a disparu. C’est extrêmement dangereux. Il vaut infiniment mieux confesser notre chute et prendre notre vraie place, que de garder une fausse apparence. Dieu veut de la réalité ; et nous pouvons être convaincus que, tôt ou tard, notre faiblesse et notre folie seront manifestées. C’est une chose très déplorable et très humiliante quand les nazaréens qui « étaient plus purs que la neige » deviennent « plus sombres que le noir » (Lam. 4, 7, 8 ) ; mais c’est bien pis encore lorsque ceux qui sont devenus noirs, ont la prétention d’être nets.
Considérons le cas solennel de Samson, qui nous est décrit dans le chapitre 16 des Juges . Dans une heure funeste, il trahit son secret et perdit sa force, et il la perdit sans le savoir. Mais l’ennemi le sut bientôt ; il fut aussi bientôt rendu manifeste pour tous que le nazaréen avait souillé la tête de son nazaréat. « Et il arriva, comme elle le tourmentait par ses paroles tous les jours et le pressait, que son âme en fut ennuyée jusqu’à la mort ; et il lui déclara tout ce qui était dans son cœur, et lui dit : Le rasoir n’a jamais passé sur ma tête, car je suis nazaréen de Dieu dès le ventre de ma mère. Si j’étais rasé, ma force s’en irait de moi, et je deviendrais faible, et je serais comme tous les hommes » (v. 16, 17 ).
Hélas ! c’était la révélation du secret intime et saint de tout son pouvoir. Jusque-là son sentier avait été un sentier de force et de victoire, simplement parce qu’il avait été celui du saint nazaréat. Mais le cœur de Samson fut vaincu par les séductions de Delila, et ce que mille Philistins n’avaient pu faire, l’influence séduisante d’une seule femme le fit. Samson tomba de la haute élévation du nazaréat au niveau d’un homme ordinaire.
« Et Delila vit qu’il lui avait déclaré tout ce qui était dans son cœur ; et elle envoya, et appela les princes des Philistins, disant : Montez cette fois, car il m’a déclaré tout ce qui est dans son cœur. Et les princes des Philistins montèrent vers elle, et apportèrent l’argent dans leur main. Et elle l’endormit sur ses genoux (fatal sommeil, hélas ! pour le nazaréen de Dieu !), et appela un homme, et rasa les sept tresses de sa tête ; et elle commença de l’humilier, et sa force se retira de lui. Et elle dit : Les Philistins sont sur toi, Samson ! Et il se réveilla de son sommeil, et se dit : Je m’en irai comme les autres fois, et je me dégagerai. Or il ne savait pas que l’Éternel s’était retiré de lui. Et les Philistins le saisirent et lui crevèrent les yeux, et le firent descendre à Gaza, et le lièrent avec des chaînes d’airain ; et il tournait la meule dans la maison des prisonniers » (Jug. 16, 18-21 ).
Ô lecteur, quel tableau ! Qu’il est solennel ! Et quel avertissement il donne ! Quel triste spectacle pour Samson se levant pour sortir des mains des Philistins « comme les autres fois » ! Hélas ! « comme » était hors de place. Il pouvait se tirer de leurs mains, mais ce n’était plus « comme les autres fois », car la force avait disparu ; l’Éternel s’était retiré de lui ; et le nazaréen, naguère puissant, devint un prisonnier aveugle ; et au lieu de triompher des Philistins, il dut tourner la meule dans leur prison. Voilà ce qui arrive lorsqu’on cède à la nature. Samson ne recouvra jamais sa liberté. Il lui fut permis, par la volonté de Dieu, de remporter une victoire de plus sur les incirconcis ; mais elle lui coûta la vie. Les nazaréens de Dieu doivent se conserver purs, sinon ils perdent leur puissance. Pour eux la puissance et la pureté sont inséparables. Ils ne peuvent pas avancer s’ils n’ont pas la sainteté intérieure ; de là pour eux l’urgente nécessité d’être toujours en garde contre les diverses choses qui tendent à entraîner le cœur, à distraire l’esprit et à abaisser le degré de spiritualité. Ne perdons jamais de vue ces paroles de notre chapitre : « Pendant tous les jours de son nazaréat, il est consacré à l’Éternel ». La sainteté est le grand et indispensable caractère de tous les jours du nazaréat, de sorte que si une fois la sainteté est perdue, le nazaréat est près de sa fin.
Que faut-il donc faire ? pourrait-on demander. L’Écriture nous donne la réponse. « Et si quelqu’un vient à mourir subitement auprès de lui, d’une manière imprévue, et qu’il ait rendu impure la tête de son nazaréat, il rasera sa tête au jour de sa purification ; il la rasera le septième jour. Et le huitième jour il apportera au sacrificateur deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, à l’entrée de la tente d’assignation. Et le sacrificateur offrira l’un en sacrifice pour le péché, et l’autre en holocauste, et fera propitiation pour lui de ce qu’il a péché à l’occasion du mort ; et il sanctifiera sa tête ce jour-là. Et il consacrera à l’Éternel les jours de son nazaréat, et il amènera un agneau, âgé d’un an, en sacrifice pour le délit ; et les premiers jours seront comptés pour rien, car il a rendu impur son nazaréat » (Nomb. 6, 9-12 ).
Nous trouvons ici l’expiation sous ses deux grands aspects, comme étant le seul principe d’après lequel le nazaréen pouvait retrouver la communion. Il avait contracté une souillure ; et cette souillure ne pouvait être enlevée que par le sang du sacrifice. Nous pourrions traiter à la légère le fait de toucher un corps mort, et surtout dans de pareilles circonstances. On pourrait dire : « Comment aurait-il pu s’empêcher de toucher une personne morte quand elle était tombée à ses côtés ? ». La réponse est à la fois simple et grave. Les nazaréens de Dieu doivent maintenir leur pureté personnelle ; et de plus la mesure par laquelle leur pureté doit être réglée n’est pas humaine, mais divine. Le simple attouchement de la mort était suffisant pour rompre l’anneau de la communion ; et si le nazaréen avait voulu continuer, comme s’il ne fût rien survenu, il aurait désobéi aux commandements de Dieu et aurait amené sur lui-même un sévère jugement.
Mais, béni soit Dieu, la grâce avait pourvu à cela. Il y avait l’holocauste, type de la mort de Christ relativement à Dieu. Il y avait le sacrifice pour le péché, type de la même mort relativement à nous. Il y avait encore le sacrifice pour le délit, type de la mort de Christ, dans son application non seulement à la racine ou au principe du mal en la chair, mais aussi au péché commis actuellement. En un mot, il fallait la plénitude de l’efficace de la mort du Christ pour enlever la souillure causée par le simple attouchement d’un corps mort. Ceci est particulièrement sérieux. Le péché est une chose extrêmement odieuse aux yeux de Dieu. Une seule pensée, un seul regard, une seule parole coupables suffisent pour jeter sur l’âme un lourd et sombre nuage qui cachera à notre vue la clarté de la face de Dieu et nous plongera dans une détresse et une misère profondes.
Gardons-nous donc de traiter légèrement le péché. Rappelons-nous que pour effacer une seule tache de la culpabilité du péché, même la plus petite, le Seigneur Jésus Christ a dû passer par toutes les inexprimables horreurs du Calvaire. Ce cri profondément amer : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » est la seule chose qui puisse nous donner une juste idée de ce qu’est le péché ; et nul mortel ou nul ange ne pourrait pénétrer les profondeurs immenses de ce cri. Et, quoique nous ne puissions jamais sonder les mystérieux abîmes des souffrances du Christ, nous devons au moins chercher à méditer plus habituellement sur Sa croix et sur Sa passion, et à obtenir, par là, une intelligence beaucoup plus profonde de l’odieux caractère du péché, aux yeux de Dieu. Si, en effet, le péché était tellement affreux et tellement abominable pour un Dieu saint, qu’Il était contraint de détourner la clarté de Sa face du Bien-aimé qui avait habité dans Son sein de toute éternité ; s’Il L’avait abandonné parce qu’Il portait le péché en Son corps sur le bois , que doit donc être le péché ?
Ô lecteur ! considérons sérieusement ces choses. Puissent-elles toujours avoir une place profondément établie dans nos cœurs qui sont si aisément entraînés dans le péché ! Combien nous pensons légèrement parfois qu’il a coûté au Seigneur Jésus, non seulement la vie, mais ce qui est meilleur et plus cher que la vie : la clarté de la face de Dieu ! Puissions-nous avoir un sentiment beaucoup plus réel du caractère odieux du péché ! Puissions-nous nous tenir assidûment en garde contre un seul coup d’œil dans une mauvaise direction ; car nous pouvons être certains que le cœur suivra l’œil, que les pieds suivront le cœur, et ainsi nous nous éloignerons du Seigneur, nous perdrons le sentiment de Sa présence et de Son amour, et nous deviendrons misérables, ou, si nous ne sommes pas misérables, nous serons, ce qui est bien autrement mauvais, morts, froids, insensibles, « endurcis par la séduction du péché » .
Que Dieu, dans Sa grâce infinie, veuille nous garder de chute ! Qu’Il nous fasse la grâce de veiller, avec plus de zèle, à tout ce qui pourrait souiller la tête de notre nazaréat ! C’est une chose sérieuse de sortir de la communion ; et une chose des plus dangereuses d’essayer de continuer d’agir dans le service du Seigneur avec une conscience souillée. Il est vrai que la grâce pardonne et restaure, mais nous ne regagnerons jamais ce que nous avons perdu. C’est ce que démontre, avec une force solennelle, le passage de l’Écriture qui est devant nous : « Il consacrera à l’Éternel les jours de son nazaréat, et il amènera un agneau, âgé d’un an, en sacrifice pour le délit ; et les premiers jours seront comptés pour rien , car il a rendu impur son nazaréat ».
Ceci est une partie de notre sujet, pleine d’instruction et d’avertissements pour nos âmes. Quand le nazaréen avait été souillé par une cause quelconque, ne fût-ce que par l’attouchement d’un mort, il devait tout recommencer. Ce n’était pas seulement les jours de sa souillure qui étaient perdus ou qui ne comptaient pour rien, mais réellement tous les jours de son nazaréat précédent.
Qu’est-ce que cela nous enseigne ? Tout au moins ceci, savoir, que lorsque nous nous écartons, ne fût-ce que de la largeur d’un cheveu, de l’étroit sentier de la communion, et que nous nous éloignons du Seigneur, nous devons retourner au point même d’où nous sommes partis et commencer tout à nouveau. Nous en avons plusieurs exemples dans l’Écriture ; et il serait sage de notre part de les considérer, et de peser aussi la grande vérité pratique qui en découle.
Prenez le cas d’Abram, lors de sa descente en Égypte, comme elle nous est racontée au chapitre 12 de la Genèse . Évidemment, il s’était détourné de son sentier. Et quelle en fut la conséquence ? Les jours passés en Égypte furent perdus ou ne comptèrent pour rien ; il dut retourner au point d’où il s’était éloigné et recommencer sa marche. Ainsi, en Genèse 12, 8 , nous lisons : « Et il se transporta de là vers la montagne, à l’orient de Béthel, et tendit sa tente, ayant Béthel à l’occident et Aï à l’orient ; et il bâtit là un autel à l’Éternel et invoqua le nom de l’Éternel ». Puis, après son retour du pays d’Égypte, nous lisons : « Et il s’en alla, en ses traites, du midi jusqu’à Béthel, jusqu’au lieu où était sa tente au commencement , entre Béthel et Aï, au lieu où était l’autel qu’il avait fait auparavant ; et Abram invoqua là le nom de l’Éternel » (Gen. 13, 3, 4 ). Tout le temps passé en Égypte fut annulé. Il n’y avait là aucun autel, aucun culte, aucune communion ; et Abram dut retourner exactement au même lieu qu’il avait quitté.
Il en est ainsi dans tous les cas ; ce qui explique les progrès misérablement lents de quelques-uns de nous dans notre carrière pratique. Nous tombons, nous nous détournons, nous nous éloignons du Seigneur, nous sommes plongés dans les ténèbres spirituelles ; alors Sa voix d’amour, puissante et fortifiante, parvient jusqu’à nous et nous ramène au point d’où nous nous étions éloignés ; nos âmes sont restaurées, mais nous avons perdu notre temps et nous avons inexprimablement souffert. Cela est très sérieux et devrait nous faire marcher avec une sainte vigilance et avec circonspection, de telle sorte que nous n’ayons pas à rebrousser chemin, et à perdre ce qu’on ne peut jamais regagner. Il est vrai que nos égarements, nos trébuchements, et nos chutes nous éclairent sur l’état de nos propres cœurs, nous apprennent à nous défier de nous-mêmes, et amènent le déploiement de la grâce immuable et sans bornes de notre Dieu. Tout cela est parfaitement vrai ; néanmoins, il y a un moyen tout autre, bien meilleur que les égarements, les trébuchements et les chutes, de nous connaître nous-mêmes et de connaître Dieu. Notre moi , dans toutes les fatales profondeurs de ce mot, doit être jugé dans la pure lumière de la présence de Dieu, là où nos âmes croissent aussi dans la connaissance de Dieu, tel qu’Il se révèle Lui-même par le Saint Esprit, dans la face de Jésus Christ, et dans les précieuses pages de la sainte Écriture. Ceci est assurément le plus excellent moyen de connaître et nous-mêmes et Dieu ; et c’est aussi la puissance de toute vraie séparation du nazaréen. L’âme, qui vit habituellement dans le sanctuaire de Dieu ou, en d’autres termes, qui marche dans une communion continuelle avec Dieu, est celle qui aura un sentiment vrai de ce qu’est la nature dans toutes ses phases, sans avoir eu cependant à l’apprendre par de cruelles expériences ; et non seulement cela, mais elle aura en outre un sentiment plus profond et plus juste de ce qu’est Christ en Lui-même et de ce qu’Il est pour tous ceux qui mettent leur espérance en Lui. C’est une pauvre chose que d’apprendre à se connaître par des expériences. Nous pouvons être sûrs que le vrai moyen d’apprendre, c’est d’être en communion ; et quand nous l’apprendrons ainsi, nous ne serons pas continuellement préoccupés de la pensée de notre état d’abjection, mais nous serons plutôt occupés de ce qui est en dehors et au-dessus de nous-mêmes, c’est-à-dire de l’excellence de la connaissance du Christ Jésus, notre Seigneur .
En terminant cette section, nous citerons au long pour le lecteur l’exposé de la loi du nazaréat : « Au jour où les jours de son nazaréat seront accomplis, on le fera venir à l’entrée de la tente d’assignation ; et il présentera son offrande à l’Éternel, un agneau mâle, âgé d’un an, sans défaut, pour holocauste, et un agneau femelle, âgé d’un an, sans défaut, en sacrifice pour le péché, et un bélier sans défaut, pour sacrifice de prospérités ; et une corbeille de pains sans levain, des gâteaux de fleur de farine pétris à l’huile, et des galettes sans levain ointes d’huile, et leur offrande de gâteau et leurs libations. Et le sacrificateur les présentera devant l’Éternel, et il offrira son sacrifice pour le péché, et son holocauste ; et il offrira le bélier en sacrifice de prospérités à l’Éternel, avec la corbeille des pains sans levain ; et le sacrificateur offrira son offrande de gâteau et sa libation. Et le nazaréen rasera, à l’entrée de la tente d’assignation, la tête de son nazaréat, et il prendra les cheveux de la tête de son nazaréat et les mettra sur le feu qui est sous le sacrifice de prospérités. Et le sacrificateur prendra l’épaule cuite du bélier, et un gâteau sans levain de la corbeille, et une galette sans levain, et il les mettra sur les paumes des mains du nazaréen, après qu’il aura fait raser les cheveux de son nazaréat. Et le sacrificateur les tournoiera en offrande tournoyée devant l’Éternel : c’est une chose sainte qui appartient au sacrificateur, avec la poitrine tournoyée, et avec l’épaule élevée. Et après cela le nazaréen boira du vin . Telle est la loi du nazaréen qui se sera voué, telle son offrande à l’Éternel pour son nazaréat, outre ce que sa main aura pu atteindre ; selon son vœu qu’il aura fait, ainsi il fera, suivant la loi de son nazaréat » (Nomb. 6, 13-21 ).
Cette merveilleuse « loi » nous conduit à quelque chose de futur, quand le résultat complet de l’œuvre parfaite du Christ apparaîtra, et lorsque à la fin de Son nazaréat le Seigneur goûtera, comme Messie d’Israël, une véritable joie dans Son peuple bien-aimé et dans cette terre. Alors, pour le Nazaréen, le temps sera venu de boire du vin. Il se tient à part de tout cela pour l’accomplissement de cette grande œuvre, si pleinement exposée, sous tous ses aspects et dans toute sa portée, dans la « loi » précédente. Il est séparé de la nation, séparé de ce monde, dans la puissance du vrai nazaréat, comme Il le dit Lui-même à Ses disciples, en cette nuit mémorable : « Désormais (άπʹ άρτι ) je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu’à ce jour où je le boirai nouveau avec vous dans le royaume de mon Père » (Matt. 26, 29 ).
Mais il y a un brillant jour à venir, où l’Éternel, le Messie se réjouira en Jérusalem et dans Son peuple. Les prophéties d’Ésaïe à Malachie, sont pleines de glorieuses et émouvantes allusions à ce jour heureux et éclatant. Nous remplirions littéralement un volume à citer les passages qui s’y rapportent. Mais si le lecteur veut chercher les derniers chapitres des prophéties d’Ésaïe, il y trouvera un exemple de ce que nous voulons dire. Il rencontrera aussi plusieurs autres passages semblables dans les divers livres des prophètes.
L’Église peut sans doute trouver une très précieuse instruction, de la lumière, de l’encouragement et de l’édification dans cette grande division du volume inspiré. Mais elle ne le trouvera que dans la proportion où elle pourra, par l’enseignement de l’Esprit, discerner la véritable application et le véritable but de cette portion du Livre de Dieu. Supposer un instant que nous ne pouvons retirer d’encouragement et de profit que de ce qui se rapporte exclusivement ou tout premièrement à nous, ce serait avoir une vue des choses très étroite, pour ne pas dire égoïste. Ne pouvons-nous rien apprendre du livre du Lévitique ? Et cependant qui pourrait affirmer qu’il se rapporte à l’Église ?
Une étude faite avec calme, sans idée préconçue et avec prière, de « la loi et des prophètes », vous convaincra que le grand sujet de l’un et de l’autre, c’est le gouvernement du monde par Dieu, en rapport immédiat avec Israël. Il est vrai que partout, par « Moïse et par tous les prophètes », il y a des choses qui concernent le Seigneur Lui-même. Cela est évident d’après Luc 24, 27 . Mais c’est « Lui-même », considéré dans Son gouvernement de ce monde et d’Israël en particulier. Si ce fait n’est pas clairement saisi, nous étudierons l’Ancien Testament avec peu d’intelligence ou peu de profit.
Il peut sembler à quelques-uns de nos lecteurs, que c’est une assertion exagérée que d’affirmer qu’il n’y a rien sur l’Église proprement dite, dans tous les prophètes, ou même dans tout l’Ancien Testament ; mais un passage ou deux de la plume inspirée de Paul résoudront toute la question pour quiconque veut réellement se soumettre à l’autorité de la sainte Écriture. Ainsi en Romains 16, nous lisons : « Or, à celui qui est puissant pour vous affermir selon mon évangile et la prédication de Jésus Christ, selon la révélation du mystère à l’égard duquel le silence a été gardé dès les temps éternels , mais qui a été manifesté maintenant , et qui, par des écrits prophétiques (évidemment du Nouveau Testament), a été donné à connaître à toutes les nations, selon le commandement du Dieu éternel, pour l’obéissance de la foi » (v. 25, 26 ). De même dans le chapitre 3 de l’épître aux Éphésiens, nous lisons : « C’est pour cela que moi, Paul, le prisonnier du Christ Jésus pour vous, les nations — (si du moins vous avez entendu parler de l’administration de la grâce de Dieu qui m’a été donnée envers vous : comment, par révélation, le mystère m’a été donné à connaître… lequel, en d’autres générations, n’a pas été donné à connaître aux fils des hommes, comme il a été maintenant révélé à ses saints apôtres et prophètes [6] par l’Esprit : savoir que les nations seraient cohéritières et d’un même corps et coparticipantes de sa promesse dans le Christ Jésus, par l’évangile… et de mettre en lumière devant tous quelle est l’administration du mystère caché dès les siècles en Dieu qui a créé toutes choses ; afin que la sagesse si diverse de Dieu soit maintenant donnée à connaître aux principautés et aux autorités dans les lieux célestes, par l’assemblée » (v. 1-10 ).
Mais nous ne poursuivrons pas plus avant le sujet profondément intéressant de l’Église ; nous avons seulement rappelé les passages ci-dessus de l’Écriture, afin d’attirer l’attention du lecteur sur le fait que la doctrine de l’Église, telle qu’elle est enseignée par Paul, ne se trouve nulle part dans les pages de l’Ancien Testament ; et par conséquent, lorsqu’il lit les prophètes et qu’il rencontre les mots « Israël », « Jérusalem », « Sion », il ne doit pas les appliquer à l’Église de Dieu, vu qu’ils concernent le peuple d’Israël lui-même, la semence d’Abraham, la terre de Canaan, et la ville de Jérusalem[7] . Dieu sait ce qu’Il dit ; aussi ne devons-nous jamais approuver quoi que ce soit qui ressemble à une manière légère et irrévérencieuse de se servir de la Parole de Dieu. Quand l’Esprit parle de Jérusalem, il s’agit de Jérusalem ; s’Il voulait parler de l’Église, Il le dirait. Nous n’aurions pas l’idée de traiter un document humain respectable comme nous traitons le Volume inspiré. Nous regardons comme certain, qu’un homme sait, non seulement ce qu’il a l’intention de dire, mais qu’il dit ce qu’il a voulu dire ; et si cela est vrai d’un faible mortel, sujet à l’erreur, à plus forte raison l’est-il pour le Dieu vivant, seul sage, qui ne peut mentir.
Mais nous devons mettre fin à l’étude de ce sujet et laisser le lecteur méditer seul sur l’ordonnance du nazaréat, si féconde en saintes leçons pour le cœur. Nous désirons qu’il examine, tout spécialement, le fait que le Saint Esprit nous a donné l’exposé complet de la loi du nazaréat dans le livre des Nombres — le livre du désert. Puis encore, qu’il considère non seulement le fait, mais, soigneusement aussi, l’institution elle-même. Qu’il tâche de bien comprendre pourquoi le nazaréen ne devait pas boire de vin, pourquoi il ne devait pas raser sa chevelure, pourquoi il ne devait pas toucher une personne morte. Qu’il médite sur ces trois points, et qu’il cherche à recueillir les instructions qui y sont contenues. Qu’il se demande : « Est-ce que je désire réellement être un nazaréen ? — marcher dans l’étroit sentier de la séparation pour Dieu ? Et s’il en est ainsi, suis-je prêt à abandonner tout ce qui tend à souiller, à distraire et à entraver les nazaréens de Dieu ? ». Enfin, qu’il se rappelle que le temps vient, où « le nazaréen pourra boire du vin » ; c’est-à-dire un temps où il ne sera plus nécessaire de veiller contre les diverses formes du mal intérieur ou extérieur ; où tout sera pur ; où les affections pourront avoir leur libre cours ; où il n’y aura pas de mal dont il faille se séparer et, par conséquent, où il n’y aura pas lieu de parler de séparation. En un mot, il y aura : « de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habite » . Que Dieu, dans Sa grâce infinie, nous garde jusqu’à ces heureux temps dans une vraie consécration de cœur à Lui-même.
Le lecteur remarquera que nous touchons ici à la fin d’une section très distincte de notre livre. Le camp est dûment arrangé ; chaque guerrier occupe sa propre place (chap. 1 et 2 ) ; chaque ouvrier est à son propre travail (chap. 3 et 4 ) ; la congrégation est purifiée de la souillure (chap. 5 ) ; il est pourvu au suprême caractère de séparation pour Dieu (chap. 6 ). Tout cela est bien spécifié. L’ordre est d’une beauté remarquable. Nous avons devant nous non seulement un camp purifié et bien ordonné, mais aussi un caractère de consécration à Dieu qu’il est impossible de dépasser, attendu qu’il n’a été vu, dans toute son intégrité, que dans la vie de notre Seigneur Jésus Christ Lui-même. Ayant donc atteint ce point élevé, il ne nous reste qu’à voir l’Éternel prononçant Sa bénédiction sur la congrégation entière ; en conséquence, nous trouvons cette bénédiction à la fin du chapitre 6 ; et nous pouvons assurément dire que c’est une bénédiction tout à fait royale. Lisons et examinons.
« Et l’Éternel parla à Moïse, disant : Parle à Aaron et à ses fils, disant : Vous bénirez ainsi les fils d’Israël, en leur disant : L’Éternel te bénisse, et te garde ! L’Éternel fasse lever la lumière de sa face sur toi et use de grâce envers toi ! L’Éternel lève sa face sur toi et te donne la paix ! Et ils mettront mon nom sur les fils d’Israël ; et moi, je les bénirai » (v. 22-27 ).
Cette riche bénédiction se répand par le canal du sacerdoce. Aaron et ses fils sont chargés de la prononcer. L’assemblée de Dieu doit être bénie et gardée par Dieu continuellement ; elle doit toujours se réchauffer aux rayons de Sa face miséricordieuse ; sa paix doit couler comme un fleuve ; le nom de l’Éternel doit être réclamé sur elle ; Il est toujours là pour bénir.
Quelle richesse ! Oh ! si Israël en avait usé, s’il en avait réalisé la puissance ! Mais ils ne le firent pas.
Ils se détournèrent bientôt, comme nous le verrons. Ils échangèrent la clarté de la face de Dieu contre les ténèbres du mont Sinaï. Ils abandonnèrent le terrain de la grâce et se placèrent eux-mêmes sous la loi. Au lieu d’être satisfaits de ce qui leur était donné dans le Dieu de leurs pères, ils convoitèrent d’autres choses (comp. Ps. 105 et 106 ). Au lieu de l’ordre, de la pureté et de la séparation pour Dieu, que nous trouvons au commencement de notre livre, nous avons le désordre, la souillure et l’idolâtrie.
Mais, béni soit Dieu, le moment s’approche où la magnifique bénédiction du chapitre 6 des Nombres aura sa pleine application : quand les douze tribus d’Israël seront rangées autour de cette impérissable bannière : « Jéhovah Shamma » (l’Éternel est là, Éz. 48, 35 ), quand elles seront purifiées de toutes leurs souillures, et consacrées à Dieu dans la puissance du vrai nazaréat. Ces choses sont présentées de la manière la plus parfaite et la plus claire, dans les prophètes. Tous ces témoignages inspirés, sans qu’il y ait même une seule dissonance, annoncent le glorieux avenir réservé à Israël lui-même ; ils montrent tous les temps où les lourds nuages, amassés, et encore suspendus à l’horizon des nations, seront chassés au loin devant les brillants rayons du « soleil de justice » ; le temps où Israël jouira d’un matin sans nuage de bénédiction et de gloire, sous les vignes et sous les figuiers du pays que Dieu donna en possession éternelle à Abraham, à Isaac et à Jacob.
Si nous nions ce qui précède, nous pouvons tout aussi bien retrancher une partie considérable de l’Ancien Testament, et aussi une grande partie du Nouveau ; car, dans l’un et dans l’autre, le Saint Esprit rend très clairement et sans équivoque témoignage à ce fait précieux, savoir : la grâce, le salut et la bénédiction pour la semence de Jacob. Nous n’hésitons pas à déclarer notre conviction, que nul ne peut vraiment comprendre les prophètes, s’il ne voit pas cette vérité : il y a un brillant avenir réservé aux bien-aimés de Dieu, quoiqu’ils soient maintenant un peuple rejeté. Prenons garde à la manière dont nous traitons ce fait. C’est une chose très grave que d’essayer d’introduire, de quelque façon que ce soit, nos propres pensées dans l’application vraie de la Parole de Dieu. Dieu s’est engagé à bénir le peuple d’Israël, gardons-nous soigneusement de chercher à détourner le courant de la bénédiction pour le faire couler dans une autre direction. C’est une chose sérieuse de dénaturer le propos arrêté, le dessein manifesté de Dieu. Il a déclaré que Son ferme propos est de donner la terre de Canaan en possession perpétuelle à la postérité de Jacob, et si cela est mis en question, nous ne voyons pas comment nous pouvons maintenir l’intégrité d’une portion quelconque de la Parole de Dieu. Si nous nous permettons de traiter légèrement une grande division du Canon inspiré — et très assurément c’est la traiter légèrement que de vouloir la détourner de son véritable objet — alors quelle sécurité aurons-nous jamais quant à l’application de l’Écriture en général ? Si Dieu ne sait pas ce qu’Il dit quand Il parle d’Israël et de la terre de Canaan, comment savons-nous qu’Il sait ce qu’Il dit quand Il parle de l’Église et de sa part céleste en Christ ? Si le Juif est dépouillé de son glorieux avenir, quelle sécurité le chrétien aura-t-il pour le sien ?
Lecteur, rappelons-nous que « toutes les promesses de Dieu (non pas seulement quelques-unes) sont oui et amen dans le Christ Jésus » . Et tout en nous réjouissant de l’application qui nous est faite de cette précieuse affirmation, ne cherchons pas à nier qu’elle soit applicable à d’autres. Nous devons croire fermement que les enfants d’Israël jouiront encore de la plénitude de la bénédiction, présentée au dernier paragraphe du chapitre 6 des Nombres , et jusqu’alors l’Église de Dieu est appelée à participer aux bénédictions qui lui sont propres. Elle a le privilège de savoir que la présence de Dieu est continuellement avec elle et au milieu d’elle — de demeurer dans la clarté de Sa face — de boire au fleuve de la paix — d’être bénie et gardée de jour en jour par Celui qui ne sommeille et ne dort jamais. Mais n’oublions point, ou plutôt rappelons-nous sérieusement et constamment, que le sentiment pratique et la jouissance expérimentale de ces bénédictions et de ces prérogatives immenses seront en proportion exacte avec la mesure dans laquelle l’Église cherche à maintenir l’ordre, la pureté, la séparation nazaréenne, choses auxquelles elle est appelée, comme étant la demeure de Dieu, le corps de Christ, l’habitation du Saint Esprit.
Puissent ces pensées pénétrer dans nos cœurs et exercer leur influence sanctifiante sur notre vie entière et sur tout notre caractère !
1 Corinthiens
3 ◊ 1 Et moi, frères, je n’ai pas pu vous parler comme à des hommes spirituels, mais comme à des hommes charnels, comme à de petits enfants en Christ. ◊ 2 Je vous ai donné du lait à boire, non pas de la viande, car vous ne pouviez pas encore [la supporter], et même maintenant encore vous ne le pouvez pas, ◊ 3 car vous êtes encore charnels. Car, puisqu’il y a parmi vous de l’envie et des querelles, n’êtes-vous pas charnels et ne marchez-vous pas à la manière des hommes ? ◊ 4 Car quand l’un dit : Moi, je suis de Paul ; et l’autre : moi, je suis d’Apollos, n’êtes-vous pas des hommes ? ◊ 5 Qui donc est Apollos, et qui Paul ? Des serviteurs par lesquels vous avez cru, et comme le Seigneur a donné à chacun d’eux. ◊ 6 Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais Dieu a donné l’accroissement. ◊ 7 De sorte que ni celui qui plante n’est rien, ni celui qui arrose, mais Dieu qui donne l’accroissement. ◊ 8 Or celui qui plante et celui qui arrose sont un ; mais chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail. ◊ 9 Car nous sommes collaborateurs de Dieu ; vous êtes le labourage de Dieu, l’édifice de Dieu. ◊ 10 Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, comme un sage architecte, j’ai posé le fondement, et un autre édifie dessus ; mais que chacun considère comment il édifie dessus. ◊ 11 Car personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui est posé, lequel est Jésus Christ. ◊ 12 Or si quelqu’un édifie sur ce fondement de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, ◊ 13 l’ouvrage de chacun sera rendu manifeste, car le jour le fera connaître, parce qu’il est révélé en feu ; et quel est l’ouvrage de chacun, le feu l’éprouvera. ◊ 14 Si l’ouvrage de quelqu’un qu’il aura édifié dessus demeure, il recevra une récompense ; ◊ 15 si l’ouvrage de quelqu’un vient à être consumé, il en éprouvera une perte, mais lui-même il sera sauvé, toutefois comme à travers le feu.
◊ 16 Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? ◊ 17 Si quelqu’un corrompt le temple de Dieu, Dieu le détruira, car le temple de Dieu est saint, et tels vous êtes.
◊ 18 Que personne ne s’abuse soi-même : si quelqu’un parmi vous a l’air d’être sage dans ce siècle, qu’il devienne fou, afin de devenir sage ; ◊ 19 car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu ; car il est écrit : « Celui qui prend les sages dans leurs ruses », ◊ 20 et encore : « Le *Seigneur connaît les raisonnements des sages, qu’ils sont vains ». ◊ 21 Que personne donc ne se glorifie dans les hommes, car toutes choses sont à vous, ◊ 22 soit Paul, soit Apollos, soit Céphas, soit monde, soit vie, soit mort, soit choses présentes, soit choses à venir : toutes choses sont à vous, ◊ 23 et vous à Christ, et Christ à Dieu.
Lamentations de Jérémie
4 ◊ 1 * Comment l’or est-il devenu obscur, et l’or fin a-t-il été changé ! [Comment] les pierres du lieu saint sont-elles répandues au coin de toutes les rues !
◊ 2 Les fils de Sion, si précieux, estimés à l’égal de l’or fin, comment sont-ils réputés des vases de terre, ouvrage des mains d’un potier ?
◊ 3 Les chacals même présentent la mamelle, allaitent leurs petits ; la fille de mon peuple est devenue cruelle comme les autruches du désert.
◊ 4 La langue de celui qui tétait se colle par la soif à son palais ; les petits enfants demandent du pain, personne ne le rompt pour eux.
◊ 5 Ceux qui mangeaient des mets délicats sont là, périssant dans les rues ; ceux qui étaient élevés sur l’écarlate embrassent le fumier.
◊ 6 Et la peine de l’iniquité de la fille de mon peuple est plus grande que la peine du péché de Sodome qui fut renversée comme en un moment sans qu’on ait porté les mains sur elle.
◊ 7 * Ses nazaréens étaient plus purs que la neige, plus blancs que le lait ; leur corps était plus vermeil que des rubis, leur taille un saphir.
◊ 8 Leur figure est plus sombre que le noir, on ne les connaît pas dans les rues ; leur peau s’attache à leurs os, elle est sèche comme du bois.
◊ 9 Ceux qui ont été tués par l’épée ont été plus heureux que ceux qui sont morts par la famine ; parce que ceux-ci ont dépéri, consumés par le manque du produit des champs.
◊ 10 Les mains de femmes tendres ont cuit leurs enfants, ils ont été leur viande dans la ruine de la fille de mon peuple.
◊ 11 * L’Éternel a accompli sa fureur, il a versé l’ardeur de sa colère et a allumé dans Sion un feu qui en a dévoré les fondements.
◊ 12 Les rois de la terre et tous les habitants du monde n’eussent pas cru que l’adversaire et l’ennemi entreraient dans les portes de Jérusalem.
◊ 13 C’est à cause des péchés de ses prophètes, des iniquités de ses sacrificateurs, qui versaient au milieu d’elle le sang des justes.
◊ 14 Ils erraient aveugles par les rues, ils étaient souillés de sang, de sorte qu’on ne pouvait toucher leurs vêtements.
◊ 15 Retirez-vous ! un impur ! leur criait-on ; retirez-vous, retirez-vous, ne touchez pas !… Quand ils se sont enfuis, ils ont erré çà et là ; on a dit parmi les nations : Ils n’auront plus leur demeure !
◊ 16 La face de l’Éternel les a coupés en deux ; il ne veut plus les regarder. Ils n’ont pas respecté la face des sacrificateurs, ils n’ont pas usé de grâce envers les vieillards.
◊ 17 Pour nous, nos yeux se consumaient après un secours de vanité ; nous avons attendu continuellement une nation qui ne sauvait pas.
◊ 18 Ils ont fait la chasse à nos pas, de manière que nous ne pouvions pas marcher sur nos places : notre fin est proche, nos jours sont accomplis ; notre fin est venue !
◊ 19 Ceux qui nous poursuivaient ont été plus rapides que les aigles des cieux, ils nous ont donné la chasse sur les montagnes, ils nous ont tendu des embûches dans le désert.
◊ 20 Le souffle de nos narines, l’oint de l’Éternel, a été pris dans leurs fosses, celui dont nous disions : Nous vivrons sous son ombre parmi les nations.
◊ 21 * Sois dans l’allégresse et réjouis-toi, fille d’Édom, qui habites dans le pays d’Uts ! La coupe passera aussi vers toi ; tu en seras enivrée, et tu te mettras à nu !
◊ 22 La peine de ton iniquité a pris fin, fille de Sion ; il ne te mènera plus captive. Il visitera ton iniquité, fille d’Édom ; il découvrira tes péchés.
Psaumes
105 ◊ 1 Célébrez l’Éternel, invoquez son nom ; faites connaître parmi les peuples ses actes !
◊ 2 Chantez-lui, chantez-lui des cantiques ! Méditez toutes ses œuvres merveilleuses.
◊ 3 Glorifiez-vous de son saint nom ; que le cœur de ceux qui cherchent l’Éternel se réjouisse !
◊ 4 * Recherchez l’Éternel et sa force, cherchez continuellement sa face ;
◊ 5 Souvenez-vous de ses œuvres merveilleuses qu’il a faites, de ses prodiges, et des jugements de sa bouche,
◊ 6 Vous, semence d’Abraham, son serviteur ; vous, fils de Jacob, ses élus.
◊ 7 Lui, l’Éternel, est notre Dieu ; ses jugements sont en toute la terre.
◊ 8 * Il s’est souvenu pour toujours de son alliance, de la parole qu’il commanda pour mille générations,
◊ 9 [De l’alliance] qu’il a faite avec Abraham, et qu’il a jurée à Isaac,
◊ 10 Et qu’il a établie pour Jacob comme statut, pour Israël comme alliance perpétuelle,
◊ 11 Disant : Je te donnerai le pays de Canaan, le lot de votre héritage ;
◊ 12 Quand ils étaient un petit nombre d’hommes, peu de chose, et étrangers dans le [pays],
◊ 13 Et allant de nation en nation, d’un royaume vers un autre peuple.
◊ 14 Il ne permit à personne de les opprimer, et il reprit des rois à cause d’eux,
◊ 15 [Disant] : Ne touchez pas à mes oints, et ne faites pas de mal à mes prophètes.
◊ 16 Et il appela la famine sur la terre ; il brisa tout le bâton du pain.
◊ 17 Il envoya un homme devant eux : Joseph fut vendu pour être esclave.
◊ 18 On lui serra les pieds dans les ceps, son âme entra dans les fers,
◊ 19 Jusqu’au temps où arriva ce qu’il avait dit : la parole de l’Éternel l’éprouva.
◊ 20 Le roi envoya, et il le mit en liberté ; le dominateur des peuples le relâcha.
◊ 21 Il l’établit seigneur sur sa maison, et gouverneur sur toutes ses possessions,
◊ 22 Pour lier ses princes à son plaisir, et pour rendre sages ses anciens.
◊ 23 * Alors Israël entra en Égypte, et Jacob séjourna dans le pays de Cham.
◊ 24 Et [l’Éternel] fit beaucoup multiplier son peuple, et le rendit plus puissant que ses oppresseurs.
◊ 25 Il changea leur cœur pour qu’ils haïssent son peuple, pour qu’ils complotassent contre ses serviteurs.
◊ 26 Il envoya Moïse, son serviteur, Aaron qu’il avait choisi.
◊ 27 Ils opérèrent au milieu d’eux ses signes, et des prodiges dans le pays de Cham.
◊ 28 Il envoya des ténèbres, et fit une obscurité ; et ils ne se rebellèrent pas contre sa parole.
◊ 29 Il changea leurs eaux en sang, et fit mourir leurs poissons.
◊ 30 Leur terre fourmilla de grenouilles, [jusque] dans les chambres de leurs rois.
◊ 31 Il parla, et il vint des mouches venimeuses, [et] des moustiques dans tous leurs confins.
◊ 32 Il leur donna pour pluie de la grêle, un feu de flammes dans leur pays ;
◊ 33 Et il frappa leurs vignes et leurs figuiers, et brisa les arbres de leur contrée.
◊ 34 Il parla, et les sauterelles vinrent, et des yéleks sans nombre ;
◊ 35 Et ils dévorèrent toutes les plantes dans leur pays, et dévorèrent le fruit de leur sol.
◊ 36 Et il frappa tout premier-né dans leur pays, les prémices de toute leur vigueur.
◊ 37 Et il les fit sortir avec de l’argent et de l’or, et il n’y eut aucun infirme dans ses tribus.
◊ 38 L’Égypte se réjouit à leur sortie, car la frayeur d’Israël était tombée sur eux.
◊ 39 * Il étendit une nuée pour couverture, et un feu pour éclairer de nuit.
◊ 40 Ils demandèrent, et il fit venir des cailles, et il les rassasia du pain des cieux.
◊ 41 Il ouvrit le rocher, et les eaux en découlèrent ; elles allèrent par les lieux secs, comme une rivière.
◊ 42 Car il se souvint de sa parole sainte, [et] d’Abraham, son serviteur.
◊ 43 Et il fit sortir son peuple avec joie, ses élus avec chant de triomphe ;
◊ 44 Et il leur donna les pays des nations, et ils possédèrent le travail des peuples ;
◊ 45 Afin qu’ils gardassent ses statuts, et qu’ils observassent ses lois. Louez Jah !
Louez Jah.
◊ 1 Célébrez l’Éternel ! Car il est bon ; car sa bonté demeure à toujours.
◊ 2 Qui dira les actes puissants de l’Éternel ? Qui fera entendre toute sa louange ?
◊ 3 Bienheureux ceux qui gardent le juste jugement, qui pratiquent la justice en tout temps !
◊ 4 Souviens-toi de moi, Éternel ! selon [ta] faveur envers ton peuple ; visite-moi par ton salut.
◊ 5 Afin que je voie le bien de tes élus, que je me réjouisse de la joie de ta nation, [et] que je me glorifie avec ton héritage.
◊ 6 * Nous avons péché avec nos pères ; nous avons commis l’iniquité, nous avons agi méchamment.
◊ 7 Nos pères, en Égypte, n’ont pas été attentifs à tes merveilles ; ils ne se sont pas souvenus de la multitude de tes bontés ; mais ils ont été rebelles, près de la mer, à la mer Rouge.
◊ 8 Cependant il les sauva à cause de son nom, afin de donner à connaître sa puissance.
◊ 9 Et il tança la mer Rouge, et elle sécha ; et il les fit marcher par les abîmes comme par un désert.
◊ 10 Et il les sauva de la main de celui qui les haïssait, et les racheta de la main de l’ennemi.
◊ 11 Et les eaux couvrirent leurs oppresseurs : il n’en resta pas un seul.
◊ 12 Alors ils crurent à ses paroles, ils chantèrent sa louange.
◊ 13 * Ils oublièrent vite ses œuvres, ils ne s’attendirent point à son conseil.
◊ 14 Et ils furent remplis de convoitise dans le désert, et ils tentèrent *Dieu dans le lieu désolé ;
◊ 15 Et il leur donna ce qu’ils avaient demandé, mais il envoya la consomption dans leurs âmes.
◊ 16 Ils furent jaloux de Moïse dans le camp, [et] d’Aaron, le saint de l’Éternel :
◊ 17 La terre s’ouvrit, et engloutit Dathan, et couvrit l’assemblée d’Abiram ;
◊ 18 Et un feu s’alluma dans leur assemblée, une flamme consuma les méchants.
◊ 19 * Ils firent un veau en Horeb, et se prosternèrent devant une image de fonte ;
◊ 20 Et ils changèrent leur gloire en la figure d’un bœuf qui mange l’herbe.
◊ 21 Ils oublièrent *Dieu, leur sauveur, qui avait fait de grandes choses en Égypte,
◊ 22 Des choses merveilleuses dans le pays de Cham, des choses terribles près de la mer Rouge.
◊ 23 Et il dit qu’il les eût détruits, — si Moïse, son élu, ne s’était pas tenu à la brèche devant lui, pour détourner sa fureur de sorte qu’il ne les détruisît pas.
◊ 24 * Et ils méprisèrent le pays désirable ; ils ne crurent point à sa parole ;
◊ 25 Et ils murmurèrent dans leurs tentes, ils n’écoutèrent pas la voix de l’Éternel.
◊ 26 Et il jura à leur sujet qu’il les ferait tomber dans le désert,
◊ 27 Et qu’il ferait tomber leur semence parmi les nations, et les disperserait par les pays.
◊ 28 * Et ils s’attachèrent à Baal-Péor, et mangèrent des sacrifices des morts ;
◊ 29 Et ils provoquèrent [Dieu] par leurs œuvres, et une peste éclata parmi eux.
◊ 30 Alors Phinées se leva, et exécuta le jugement, et la peste fut arrêtée ;
◊ 31 Et cela lui a été compté à justice, de génération en génération, pour toujours.
◊ 32 * Et ils l’irritèrent aux eaux de Meriba, et il en arriva du mal à Moïse à cause d’eux ;
◊ 33 Car ils chagrinèrent son esprit, de sorte qu’il parla légèrement de ses lèvres.
◊ 34 * Ils ne détruisirent point les peuples, comme l’Éternel leur avait dit ;
◊ 35 Mais ils se mêlèrent parmi les nations, et ils apprirent leurs œuvres ;
◊ 36 Et ils servirent leurs idoles, et elles leur furent en piège ;
◊ 37 Et ils sacrifièrent leurs fils et leurs filles aux démons,
◊ 38 Et versèrent le sang innocent, le sang de leurs fils et de leurs filles, qu’ils sacrifièrent aux idoles de Canaan ; et le pays fut profané par le sang.
◊ 39 Et ils se rendirent impurs par leurs œuvres, et se prostituèrent par leurs pratiques.
◊ 40 * Et la colère de l’Éternel s’embrasa contre son peuple, et il abhorra son héritage ;
◊ 41 Et il les livra en la main des nations ; et ceux qui les haïssaient dominèrent sur eux ;
◊ 42 Et leurs ennemis les opprimèrent, et ils furent humiliés sous leur main.
◊ 43 Maintes fois il les délivra ; mais ils le chagrinèrent par leur conseil, et ils déchurent par leur iniquité.
◊ 44 Il les regarda dans leur détresse, quand il entendit leur cri,
◊ 45 Et il se souvint en leur faveur de son alliance, et se repentit selon la multitude de ses bontés ;
◊ 46 Et il leur fit trouver compassion auprès de tous ceux qui les avaient emmenés captifs.
◊ 47 * Sauve-nous, Éternel, notre Dieu ! et rassemble-nous d’entre les nations, afin que nous célébrions ton saint nom, et que nous nous glorifiions de ta louange.
◊ 48 Béni soit l’Éternel, le Dieu d’Israël, de l’éternité jusqu’en éternité ! et que tout le peuple dise : Amen ! Louez Jah !
Romains
4 ◊ 1 Que dirons-nous donc que, selon la chair, Abraham notre père a trouvé ? ◊ 2 Car si Abraham a été justifié sur le principe des œuvres, il a de quoi se glorifier, mais non pas relativement à Dieu ; ◊ 3 car que dit l’écriture ? « Et Abraham crut Dieu, et cela lui fut compté à justice ». ◊ 4 Or à celui qui fait des œuvres, le salaire n’est pas compté à titre de grâce, mais à titre de chose due ; ◊ 5 mais à celui qui ne fait pas des œuvres, mais qui croit en celui qui justifie l’impie, sa foi [lui] est comptée à justice ; ◊ 6 ainsi que David aussi exprime la béatitude de l’homme à qui Dieu compte la justice sans œuvres : ◊ 7 « Bienheureux ceux dont les iniquités ont été pardonnées et dont les péchés ont été couverts ; ◊ 8 bienheureux l’homme à qui le *Seigneur ne compte point le péché ».
◊ 9 Cette béatitude donc [vient-elle] sur la circoncision ou aussi sur l’incirconcision ? Car nous disons que la foi fut comptée à Abraham à justice. ◊ 10 Comment donc lui fut-elle comptée ? quand il était dans la circoncision, ou dans l’incirconcision ? — Non pas dans la circoncision, mais dans l’incirconcision. ◊ 11 Et il reçut le signe de la circoncision, comme sceau de la justice de la foi qu’[il avait] dans l’incirconcision, pour qu’il fût le père de tous ceux qui croient étant dans l’incirconcision, pour que la justice leur fût aussi comptée, ◊ 12 et qu’il fût père de circoncision, non seulement pour ceux qui sont de la circoncision, mais aussi pour ceux qui marchent sur les traces de la foi qu’a eue notre père Abraham, dans l’incirconcision.
◊ 13 Car ce n’est pas par [la] loi que la promesse d’être héritier du monde [a été faite] à Abraham ou à sa semence, mais par [la] justice de [la] foi. ◊ 14 Car si ceux qui sont du principe de [la] loi sont héritiers, la foi est rendue vaine et la promesse annulée ; ◊ 15 car [la] loi produit la colère, mais là où il n’y a pas de loi, il n’y a pas non plus de transgression. ◊ 16 Pour cette raison, [c’est] sur le principe de [la] foi, afin que [ce soit] selon [la] grâce, pour que la promesse soit assurée à toute la semence, non seulement à celle qui est de la loi, mais aussi à celle qui est de la foi d’Abraham, lequel est père de nous tous ◊ 17 (selon qu’il est écrit : « Je t’ai établi père de plusieurs nations »), devant Dieu qu’il a cru, — qui fait vivre les morts et appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient, ◊ 18 — qui, contre espérance, crut avec espérance, pour devenir père de plusieurs nations, selon ce qui a été dit : « Ainsi sera ta semence ». ◊ 19 Et n’étant pas faible dans la foi, il n’eut pas égard à son propre corps déjà amorti, âgé qu’il était d’environ cent ans, ni à l’état de mort du sein de Sara ; ◊ 20 et il ne forma point de doute sur la promesse de Dieu par incrédulité, mais il fut fortifié dans la foi, donnant gloire à Dieu, ◊ 21 et étant pleinement persuadé que ce qu’il a promis, il est puissant aussi pour l’accomplir. ◊ 22 C’est pourquoi aussi cela lui a été compté à justice. ◊ 23 Or ce n’est pas pour lui seul qu’il a été écrit que cela lui a été compté, ◊ 24 mais aussi pour nous, à qui il sera compté, à nous qui croyons en celui qui a ressuscité d’entre les morts Jésus notre Seigneur, ◊ 25 lequel a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification.
Philippiens
2 ◊ 1 Si donc il y a quelque consolation en Christ, si quelque soulagement d’amour, si quelque communion de l’Esprit, si quelque tendresse et quelques compassions, ◊ 2 rendez ma joie accomplie [en ceci] que vous ayez une même pensée, ayant un même amour, étant d’un même sentiment, pensant à une seule et même chose. ◊ 3 [Que] rien [ne se fasse] par esprit de parti, ou par vaine gloire ; mais que, dans l’humilité, l’un estime l’autre supérieur à lui-même, ◊ 4 chacun ne regardant pas à ce qui est à lui, mais chacun aussi à ce qui est aux autres. ◊ 5 Qu’il y ait donc en vous cette pensée qui a été aussi dans le christ Jésus, ◊ 6 lequel, étant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, ◊ 7 mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ; ◊ 8 et, étant trouvé en figure comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. ◊ 9 C’est pourquoi aussi Dieu l’a haut élevé et lui a donné un nom au-dessus de tout nom, ◊ 10 afin qu’au nom de Jésus se ploie tout genou des êtres célestes, et terrestres, et infernaux, ◊ 11 et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.
◊ 12 Ainsi donc, mes bien-aimés, de même que vous avez toujours obéi, non seulement comme en ma présence, mais beaucoup plus maintenant en mon absence, travaillez à votre propre salut avec crainte et tremblement : ◊ 13 car c’est Dieu qui opère en vous et le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. ◊ 14 Faites toutes choses sans murmures et sans raisonnements, ◊ 15 afin que vous soyez sans reproche et purs, des enfants de Dieu irréprochables, au milieu d’une génération tortue et perverse, parmi laquelle vous reluisez comme des luminaires dans le monde, ◊ 16 présentant la parole de vie, pour ma gloire au jour de Christ, [en témoignage] que je n’ai pas couru en vain ni travaillé en vain. ◊ 17 Mais si même je sers d’aspersion sur le sacrifice et le service de votre foi, j’en suis joyeux et je m’en réjouis avec vous tous. ◊ 18 Pareillement, vous aussi, soyez-en joyeux et réjouissez-vous-en avec moi.
◊ 19 Or j’espère dans le seigneur Jésus vous envoyer bientôt Timothée, afin que moi aussi j’aie bon courage quand j’aurai connu l’état de vos affaires ; ◊ 20 car je n’ai personne qui soit animé d’un même sentiment [avec moi] pour avoir une sincère sollicitude à l’égard de ce qui vous concerne ; ◊ 21 parce que tous cherchent leurs propres intérêts, non pas ceux de Jésus Christ. ◊ 22 Mais vous savez qu’il a été connu à l’épreuve, [savoir] qu’il a servi avec moi dans l’évangile comme un enfant [sert] son père. ◊ 23 J’espère donc l’envoyer incessamment, quand j’aurai vu la tournure que prendront mes affaires. ◊ 24 Mais j’ai confiance dans le Seigneur que, moi-même aussi, j’irai [vous voir] bientôt ; ◊ 25 mais j’ai estimé nécessaire de vous envoyer Épaphrodite mon frère, mon compagnon d’œuvre et mon compagnon d’armes, mais votre envoyé et ministre pour mes besoins. ◊ 26 Car il pensait à vous tous avec une vive affection, et il était fort abattu parce que vous aviez entendu dire qu’il était malade ; ◊ 27 en effet il a été malade, fort près de la mort, mais Dieu a eu pitié de lui, et non seulement de lui, mais aussi de moi, afin que je n’eusse pas tristesse sur tristesse. ◊ 28 Je l’ai donc envoyé avec d’autant plus d’empressement, afin qu’en le revoyant vous ayez de la joie, et que moi j’aie moins de tristesse. ◊ 29 Recevez-le donc dans le Seigneur avec toute sorte de joie, et honorez de tels hommes ; ◊ 30 car, pour l’œuvre, il a été proche de la mort, ayant exposé sa vie, afin de compléter ce qui manquait à votre service envers moi.
Philippiens
3 ◊ 1 Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur : vous écrire les mêmes choses n’est pas pénible pour moi, et c’est votre sûreté. ◊ 2 Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde à la concision ; ◊ 3 car nous sommes la circoncision, nous qui rendons culte par l’Esprit de Dieu, et qui nous glorifions dans le christ Jésus, et qui n’avons pas confiance en la chair : ◊ 4 bien que moi, j’aie [de quoi avoir] confiance même dans la chair. Si quelque autre s’imagine [pouvoir] se confier en la chair, moi davantage : ◊ 5 [moi] circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu des Hébreux ; quant à la loi, pharisien ; ◊ 6 quant au zèle, persécutant l’assemblée ; quant à la justice qui est par [la] loi, étant sans reproche. ◊ 7 Mais les choses qui pour moi étaient un gain, je les ai regardées, à cause du Christ, comme une perte. ◊ 8 Et je regarde même aussi toutes choses comme étant une perte, à cause de l’excellence de la connaissance du christ Jésus, mon Seigneur, à cause duquel j’ai fait la perte de toutes et je les estime comme des ordures, afin que je gagne Christ, ◊ 9 et que je sois trouvé en lui, n’ayant pas ma justice qui est de [la] loi, mais celle qui est par [la] foi en Christ, la justice qui est de Dieu, moyennant la foi ; ◊ 10 pour le connaître, lui, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, étant rendu conforme à sa mort, ◊ 11 si en quelque manière que ce soit je puis parvenir à la résurrection d’entre les morts. ◊ 12 Non que j’aie déjà reçu [le prix] ou que je sois déjà parvenu à la perfection ; mais je poursuis, cherchant à le saisir, vu aussi que j’ai été saisi par le Christ. ◊ 13 Frères, pour moi, je ne pense pas moi-même l’avoir saisi ; ◊ 14 mais [je fais] une chose : oubliant les choses qui sont derrière et tendant avec effort vers celles qui sont devant, je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le christ Jésus. ◊ 15 Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons ce sentiment ; et si en quelque chose vous avez un autre sentiment, cela aussi Dieu vous le révélera ; ◊ 16 cependant, dans les choses auxquelles nous sommes parvenus, marchons dans le même [sentier].
◊ 17 Soyez tous ensemble mes imitateurs, frères, et portez vos regards sur ceux qui marchent ainsi suivant le modèle que vous avez en nous. ◊ 18 Car plusieurs marchent, dont je vous ai dit souvent et dont maintenant je le dis même en pleurant, qu’ils sont ennemis de la croix du Christ, ◊ 19 dont la fin est la perdition, dont le dieu est le ventre et dont la gloire est dans leur honte, qui ont leurs pensées aux choses terrestres. ◊ 20 Car notre bourgeoisie est dans les cieux, d’où aussi nous attendons le Seigneur Jésus Christ [comme] Sauveur, ◊ 21 qui transformera le corps de notre abaissement en la conformité du corps de sa gloire, selon l’opération de ce pouvoir qu’il a de s’assujettir même toutes choses.
Nombres
5 ◊ 1 * Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 2 Commande aux fils d’Israël qu’ils mettent hors du camp tout lépreux, et quiconque a un flux, et quiconque est impur pour un mort. ◊ 3 Tant homme que femme, vous les mettrez dehors ; vous les mettrez hors du camp, afin qu’ils ne rendent pas impurs leurs camps, au milieu desquels j’habite. ◊ 4 Et les fils d’Israël firent ainsi, et les mirent hors du camp ; comme l’Éternel avait dit à Moïse, ainsi firent les fils d’Israël.
◊ 5 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 6 Parle aux fils d’Israël : Si un homme ou une femme a commis quelqu’un de tous les péchés de l’homme, en commettant une infidélité envers l’Éternel, et que cette âme-là se soit rendue coupable, ◊ 7 ils confesseront leur péché qu’ils ont commis ; et le coupable restituera en principal ce en quoi il s’est rendu coupable, et il y ajoutera un cinquième, et le donnera à celui envers qui il s’est rendu coupable. ◊ 8 Et si l’homme n’a pas de proche parent à qui restituer la chose due, alors la chose due, restituée à l’Éternel, sera au sacrificateur, outre le bélier de propitiation avec lequel on fera propitiation pour lui. ◊ 9 Et toute offrande élevée de toutes les choses saintes des fils d’Israël qu’ils présenteront au sacrificateur, sera à lui. ◊ 10 Et les choses saintes de chacun seront à lui ; ce que chacun donnera au sacrificateur sera à lui.
◊ 11 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 12 Parle aux fils d’Israël, et dis-leur : Si la femme de quelqu’un se détourne et lui devient infidèle, ◊ 13 et qu’un homme couche avec elle, ayant commerce avec elle, et que cela soit caché aux yeux de son mari, et qu’elle se soit rendue impure en secret, et qu’il n’y ait pas de témoin contre elle, et qu’elle n’ait pas été surprise ; ◊ 14 — et que l’esprit de jalousie vienne sur lui et qu’il soit jaloux de sa femme, et qu’elle se soit rendue impure ; ou si l’esprit de jalousie vient sur lui et qu’il soit jaloux de sa femme, et qu’elle ne se soit pas rendue impure ; ◊ 15 — alors l’homme amènera sa femme au sacrificateur, et il apportera pour elle son offrande, le dixième d’un épha de farine d’orge ; il ne versera pas d’huile dessus et n’y mettra pas d’encens, car c’est une offrande de gâteau de jalousie, un gâteau de mémorial, qui met en mémoire l’iniquité. ◊ 16 Et le sacrificateur la fera approcher, et la fera se tenir devant l’Éternel ; ◊ 17 et le sacrificateur prendra de l’eau sainte dans un vase de terre, et le sacrificateur prendra de la poussière qui sera sur le sol du tabernacle, et la mettra dans l’eau. ◊ 18 Et le sacrificateur fera tenir la femme debout devant l’Éternel, et découvrira la tête de la femme et mettra sur les paumes de ses mains le gâteau de mémorial ; c’est un gâteau de jalousie ; et dans la main du sacrificateur seront les eaux amères qui apportent la malédiction. ◊ 19 Et le sacrificateur adjurera la femme, et lui dira : Si un homme n’a pas couché avec toi, et si tu ne t’es pas détournée et rendue impure en étant avec un autre que ton mari, sois quitte de [l’effet de] ces eaux amères qui apportent la malédiction. ◊ 20 Mais si tu t’es détournée en étant avec un autre que ton mari, et que tu te sois rendue impure, et qu’un autre que ton mari ait couché avec toi :… ◊ 21 alors le sacrificateur adjurera la femme avec un serment d’exécration, et le sacrificateur dira à la femme : Que l’Éternel fasse de toi une exécration et un serment, au milieu de ton peuple, l’Éternel faisant dessécher ta hanche et enfler ton ventre ; ◊ 22 et ces eaux qui apportent la malédiction entreront dans tes entrailles pour te faire enfler le ventre et pour faire dessécher ta hanche. Et la femme dira : Amen ! amen ! ◊ 23 — Et le sacrificateur écrira ces exécrations dans un livre, et les effacera avec les eaux amères. ◊ 24 Et il fera boire à la femme les eaux amères qui apportent la malédiction, et les eaux qui apportent la malédiction entreront en elle, pour être amères. ◊ 25 Et le sacrificateur prendra, de la main de la femme, le gâteau de jalousie, et tournoiera le gâteau devant l’Éternel, et le présentera à l’autel. ◊ 26 Et le sacrificateur prendra de l’offrande de gâteau une poignée pour mémorial, et la fera fumer sur l’autel ; et après, il fera boire les eaux à la femme. ◊ 27 Quand il lui aura fait boire les eaux, il arrivera que, si elle s’est rendue impure et qu’elle ait été infidèle à son mari, les eaux qui apportent la malédiction entreront en elle pour être amères, et son ventre enflera, et sa hanche se desséchera : et la femme sera une exécration au milieu de son peuple. ◊ 28 Et si la femme ne s’est pas rendue impure, mais qu’elle soit pure, alors elle sera quitte, et elle aura des enfants. ◊ 29 Telle est la loi de jalousie, quand une femme se sera détournée pour être avec un autre que son mari et se sera rendue impure, ◊ 30 ou si l’esprit de jalousie est venu sur un homme et qu’il soit jaloux de sa femme : il fera tenir la femme debout devant l’Éternel, et le sacrificateur lui appliquera toute cette loi ; ◊ 31 l’homme sera exempt d’iniquité, et cette femme portera son iniquité.
Jean
4 ◊ 1 Quand donc le Seigneur connut que les pharisiens avaient entendu dire : Jésus fait et baptise plus de disciples que Jean ◊ 2 (toutefois Jésus lui-même ne baptisait pas, mais ses disciples), ◊ 3 il quitta la Judée, et s’en alla encore en Galilée. ◊ 4 Et il fallait qu’il traversât la Samarie. ◊ 5 Il vient donc à une ville de la Samarie, nommée Sichar, près de la terre que Jacob donna à Joseph son fils. ◊ 6 Et il y avait là une fontaine de Jacob. Jésus donc, étant lassé du chemin, se tenait là assis sur la fontaine ; c’était environ la sixième heure. ◊ 7 Une femme de la Samarie vient pour puiser de l’eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire ◊ 8 (car ses disciples s’en étaient allés à la ville pour acheter des vivres). ◊ 9 La femme samaritaine lui dit donc : Comment toi qui es Juif, me demandes-tu à boire à moi qui suis une femme samaritaine ? (Car les Juifs n’ont point de relations avec les Samaritains.) ◊ 10 Jésus répondit et lui dit : Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, toi, tu lui eusses demandé, et il t’eût donné de l’eau vive. ◊ 11 La femme lui dit : Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond ; d’où as-tu donc cette eau vive ? ◊ 12 Es-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné le puits ; et lui-même en a bu, et ses fils, et son bétail ? ◊ 13 Jésus répondit et lui dit : Quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif ; ◊ 14 mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif à jamais ; mais l’eau que je lui donnerai, sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle. ◊ 15 La femme lui dit : Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie pas soif et que je ne vienne pas ici pour puiser. ◊ 16 Jésus lui dit : Va, appelle ton mari, et viens ici. ◊ 17 La femme répondit et dit : Je n’ai pas de mari. Jésus lui dit : Tu as bien dit : Je n’ai pas de mari ; ◊ 18 car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; en cela tu as dit vrai. ◊ 19 La femme lui dit : Seigneur, je vois que tu es un prophète. ◊ 20 Nos pères ont adoré sur cette montagne-ci, et vous, vous dites qu’à Jérusalem est le lieu où il faut adorer. ◊ 21 Jésus lui dit : Femme, crois-moi : l’heure vient que vous n’adorerez le Père, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem. ◊ 22 Vous, vous adorez, vous ne savez quoi ; nous, nous savons ce que nous adorons ; car le salut vient des Juifs. ◊ 23 Mais l’heure vient, et elle est maintenant, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi le Père en cherche de tels qui l’adorent. ◊ 24 Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité. ◊ 25 La femme lui dit : Je sais que le Messie qui est appelé le Christ, vient ; quand celui-là sera venu, il nous fera connaître toutes choses. ◊ 26 Jésus lui dit : Je le suis, moi qui te parle. ◊ 27 Et là-dessus ses disciples vinrent ; et ils s’étonnaient de ce qu’il parlait avec une femme ; toutefois nul ne dit : Que lui demandes-tu ? ou, de quoi parles-tu avec elle ?
◊ 28 La femme donc laissa sa cruche et s’en alla à la ville, et dit aux hommes : ◊ 29 Venez, voyez un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ; celui-ci n’est-il point le Christ ? ◊ 30 Ils sortirent de la ville, et ils venaient vers lui.
◊ 31 Mais pendant ce temps, les disciples le priaient, disant : Rabbi, mange. ◊ 32 Mais il leur dit : Moi, j’ai de la viande à manger que vous, vous ne connaissez pas. ◊ 33 Les disciples donc dirent entre eux : Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? ◊ 34 Jésus leur dit : Ma viande est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre. ◊ 35 Ne dites-vous pas, vous : Il y a encore quatre mois, et la moisson vient ? Voici, je vous dis : Levez vos yeux et regardez les campagnes ; car elles sont déjà blanches pour la moisson. ◊ 36 Celui qui moissonne reçoit un salaire et assemble du fruit en vie éternelle ; afin que, et celui qui sème et celui qui moissonne, se réjouissent ensemble. ◊ 37 Car en ceci est [vérifiée] la vraie parole : L’un sème, et un autre moissonne. ◊ 38 Moi, je vous ai envoyés moissonner ce à quoi vous n’avez pas travaillé ; d’autres ont travaillé, et vous, vous êtes entrés dans leur travail.
◊ 39 Or plusieurs des Samaritains de cette ville-là crurent en lui, à cause de la parole de la femme qui avait rendu témoignage : Il m’a dit tout ce que j’ai fait. ◊ 40 Quand donc les Samaritains furent venus vers lui, ils le priaient de demeurer avec eux ; et il demeura là deux jours. ◊ 41 Et beaucoup plus de gens crurent à cause de sa parole ; ◊ 42 et ils disaient à la femme : Ce n’est plus à cause de ton dire que nous croyons ; car nous-mêmes nous [l’]avons entendu, et nous connaissons que celui-ci est véritablement le Sauveur du monde.
◊ 43 Or, après les deux jours, il partit de là, et s’en alla en Galilée ; ◊ 44 car Jésus lui-même rendait témoignage qu’un prophète n’est pas honoré dans son propre pays. ◊ 45 Quand donc il fut venu en Galilée, les Galiléens le reçurent, ayant vu toutes les choses qu’il avait faites à Jérusalem pendant la fête ; car eux aussi allaient à la fête.
◊ 46 Il vint donc encore à Cana de Galilée, où il avait, de l’eau, fait du vin. Et il y avait à Capernaüm un seigneur de la cour, duquel le fils était malade ; ◊ 47 celui-ci, ayant ouï dire que Jésus était venu de la Judée en Galilée, s’en alla vers lui, et le pria de descendre et de guérir son fils ; car il allait mourir. ◊ 48 Jésus donc lui dit : Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croirez point. ◊ 49 Le seigneur de la cour lui dit : Seigneur, descends avant que mon enfant meure. ◊ 50 Jésus lui dit : Va, ton fils vit. Et l’homme crut la parole que Jésus lui avait dite, et s’en alla. ◊ 51 Et, déjà comme il descendait, ses esclaves vinrent au-devant de lui, et lui rapportèrent que son fils vivait. ◊ 52 Alors il s’enquit d’eux à quelle heure il s’était trouvé mieux ; et ils lui dirent : Hier, à la septième heure, la fièvre l’a quitté. ◊ 53 Le père donc connut que c’était à cette heure-là à laquelle Jésus lui avait dit : Ton fils vit. Et il crut, lui et toute sa maison. ◊ 54 Jésus fit encore ce second miracle, quand il fut venu de Judée en Galilée.
Nombres
6 ◊ 1 * Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 2 Parle aux fils d’Israël, et dis-leur : Si un homme ou une femme se consacre en faisant vœu de nazaréat, pour se séparer [afin d’être] à l’Éternel, ◊ 3 il s’abstiendra de vin et de boisson forte, il ne boira ni vinaigre de vin, ni vinaigre de boisson forte, et il ne boira d’aucune liqueur de raisins, et ne mangera point de raisins, frais ou secs. ◊ 4 Pendant tous les jours de son nazaréat, il ne mangera rien de ce qui est fait de la vigne, depuis les pépins jusqu’à la peau. ◊ 5 Pendant tous les jours du vœu de son nazaréat, le rasoir ne passera pas sur sa tête ; jusqu’à l’accomplissement des jours pour lesquels il s’est séparé [pour être] à l’Éternel, il sera saint ; il laissera croître les boucles des cheveux de sa tête. ◊ 6 Pendant tous les jours de sa consécration à l’Éternel, il ne s’approchera d’aucune personne morte. ◊ 7 Il ne se rendra pas impur pour son père, ni pour sa mère, [ni] pour son frère, ni pour sa sœur, quand ils mourront ; car le nazaréat de son Dieu est sur sa tête. ◊ 8 Pendant tous les jours de son nazaréat, il est consacré à l’Éternel. ◊ 9 Et si quelqu’un vient à mourir subitement auprès de lui, d’une manière imprévue, et qu’il ait rendu impure la tête de son nazaréat, il rasera sa tête au jour de sa purification ; il la rasera le septième jour. ◊ 10 Et le huitième jour il apportera au sacrificateur deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, à l’entrée de la tente d’assignation. ◊ 11 Et le sacrificateur offrira l’un en sacrifice pour le péché, et l’autre en holocauste, et fera propitiation pour lui de ce qu’il a péché à l’occasion du mort ; et il sanctifiera sa tête ce jour-là. ◊ 12 Et il consacrera à l’Éternel les jours de son nazaréat, et il amènera un agneau, âgé d’un an, en sacrifice pour le délit ; et les premiers jours seront comptés pour rien, car il a rendu impur son nazaréat.
◊ 13 Et c’est ici la loi du nazaréen : au jour où les jours de son nazaréat seront accomplis, on le fera venir à l’entrée de la tente d’assignation ; ◊ 14 et il présentera son offrande à l’Éternel, un agneau mâle, âgé d’un an, sans défaut, pour holocauste, et un agneau femelle, âgé d’un an, sans défaut, en sacrifice pour le péché, et un bélier sans défaut, pour sacrifice de prospérités ; ◊ 15 et une corbeille de pains sans levain, des gâteaux de fleur de farine pétris à l’huile, et des galettes sans levain ointes d’huile, et leur offrande de gâteau et leurs libations. ◊ 16 Et le sacrificateur les présentera devant l’Éternel, et il offrira son sacrifice pour le péché, et son holocauste ; ◊ 17 et il offrira le bélier en sacrifice de prospérités à l’Éternel, avec la corbeille des pains sans levain ; et le sacrificateur offrira son offrande de gâteau et sa libation. ◊ 18 Et le nazaréen rasera, à l’entrée de la tente d’assignation, la tête de son nazaréat, et il prendra les cheveux de la tête de son nazaréat et les mettra sur le feu qui est sous le sacrifice de prospérités. ◊ 19 Et le sacrificateur prendra l’épaule cuite du bélier, et un gâteau sans levain de la corbeille, et une galette sans levain, et il les mettra sur les paumes des mains du nazaréen, après qu’il aura fait raser [les cheveux de] son nazaréat. ◊ 20 Et le sacrificateur les tournoiera en offrande tournoyée devant l’Éternel : c’est une chose sainte qui appartient au sacrificateur, avec la poitrine tournoyée, et avec l’épaule élevée. Et après cela le nazaréen boira du vin.
◊ 21 Telle est la loi du nazaréen qui se sera voué, [telle] son offrande à l’Éternel pour son nazaréat, outre ce que sa main aura pu atteindre ; selon son vœu qu’il aura fait, ainsi il fera, suivant la loi de son nazaréat.
◊ 22 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 23 Parle à Aaron et à ses fils, disant : Vous bénirez ainsi les fils d’Israël, en leur disant : ◊ 24 L’Éternel te bénisse, et te garde ! ◊ 25 L’Éternel fasse lever la lumière de sa face sur toi et use de grâce envers toi ! ◊ 26 L’Éternel lève sa face sur toi et te donne la paix ! ◊ 27 Et ils mettront mon nom sur les fils d’Israël ; et moi, je les bénirai.
Jean
2 ◊ 1 Et le troisième jour, il y eut une noce à Cana de Galilée, et la mère de Jésus était là. ◊ 2 Et Jésus fut aussi convié à la noce, ainsi que ses disciples. ◊ 3 Et le vin étant venu à manquer, la mère de Jésus lui dit : Ils n’ont pas de vin. ◊ 4 Jésus lui dit : Qu’y a-t-il entre moi et toi, femme ? Mon heure n’est pas encore venue. ◊ 5 Sa mère dit aux serviteurs : Faites tout ce qu’il vous dira. ◊ 6 Or il y avait là six vaisseaux de pierre, pour tenir de l’eau, placés là selon [l’usage de] la purification des Juifs, pouvant recevoir chacun deux ou trois mesures. ◊ 7 Jésus leur dit : Emplissez d’eau les vaisseaux. Et ils les emplirent jusqu’au haut. ◊ 8 Et il leur dit : Puisez maintenant, et portez-en au maître d’hôtel. Et ils lui en portèrent. ◊ 9 Mais lorsque le maître d’hôtel eut goûté l’eau qui était devenue du vin, et qu’il ne savait point d’où celui-ci venait (mais les serviteurs qui avaient puisé l’eau le savaient), le maître d’hôtel appelle l’époux, ◊ 10 et lui dit : Tout homme sert le bon vin le premier, et puis le moindre, après qu’on a bien bu ; toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. ◊ 11 Jésus fit ce commencement de [ses] miracles à Cana de Galilée, et il manifesta sa gloire ; et ses disciples crurent en lui.
◊ 12 Après cela, il descendit à Capernaüm, lui et sa mère et ses frères et ses disciples ; et ils y demeurèrent peu de jours.
◊ 13 Et la Pâque des Juifs était proche, et Jésus monta à Jérusalem. ◊ 14 Et il trouva dans le temple les vendeurs de bœufs et de brebis et de colombes, et les changeurs qui y étaient assis. ◊ 15 Et ayant fait un fouet de cordes, il les chassa tous hors du temple, et les brebis et les bœufs ; et il répandit la monnaie des changeurs et renversa les tables. ◊ 16 Et il dit à ceux qui vendaient les colombes : Ôtez ces choses d’ici ; ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. ◊ 17 [Et] ses disciples se souvinrent qu’il est écrit : « Le zèle de ta maison me dévore ». ◊ 18 Les Juifs donc répondirent et lui dirent : Quel miracle nous montres-tu, que tu fasses ces choses ? ◊ 19 Jésus répondit et leur dit : Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. ◊ 20 Les Juifs donc dirent : On a été quarante-six ans à bâtir ce temple, et toi, tu le relèveras en trois jours ! ◊ 21 Mais lui parlait du temple de son corps. ◊ 22 Lors donc qu’il fut ressuscité d’entre les morts, ses disciples se souvinrent qu’il avait dit cela ; et ils crurent à l’écriture, et à la parole que Jésus avait dite.
◊ 23 Et comme il était à Jérusalem, à la Pâque, pendant la fête, plusieurs crurent en son nom, contemplant les miracles qu’il faisait. ◊ 24 Mais Jésus lui-même ne se fiait pas à eux, parce qu’il connaissait tous [les hommes], ◊ 25 et qu’il n’avait pas besoin que quelqu’un rendît témoignage au sujet de l’homme ; car lui-même connaissait ce qui était dans l’homme.
Ézéchiel
48 ◊ 1 Et ce sont ici les noms des tribus.
Depuis l’extrémité nord, le long du chemin de Hethlon quand on va à Hamath [et] Hatsar-Énan, la frontière de Damas, au nord près de Hamath, — le côté de l’orient, [et] l’occident, seront à lui, — une [part] pour Dan. ◊ 2 Et sur la frontière de Dan, depuis le côté de l’orient jusqu’au côté de l’occident : une [part] pour Aser. ◊ 3 Et sur la frontière d’Aser, depuis le côté de l’orient jusqu’au côté de l’occident : une [part] pour Nephthali. ◊ 4 Et sur la frontière de Nephthali, depuis le côté de l’orient jusqu’au côté de l’occident : une [part] pour Manassé. ◊ 5 Et sur la frontière de Manassé, depuis le côté de l’orient jusqu’au côté de l’occident : une [part] pour Éphraïm. ◊ 6 Et sur la frontière d’Éphraïm, depuis le côté de l’orient jusqu’au côté de l’occident : une [part] pour Ruben. ◊ 7 Et sur la frontière de Ruben, depuis le côté de l’orient jusqu’au côté de l’occident : une [part] pour Juda.
◊ 8 Et sur la frontière de Juda, depuis le côté de l’orient jusqu’au côté de l’occident, sera l’offrande élevée que vous offrirez : vingt-cinq mille [coudées] en largeur, et la longueur comme l’une des [autres] parts, depuis le côté de l’orient jusqu’au côté de l’occident ; et le sanctuaire sera au milieu. ◊ 9 L’offrande élevée que vous offrirez à l’Éternel sera de vingt-cinq mille en longueur, et de dix mille en largeur. ◊ 10 Et cette [portion] sera pour les sacrificateurs, la sainte offrande : au nord, vingt-cinq mille ; et à l’occident, la largeur, dix mille ; et à l’orient, la largeur, dix mille ; et au midi, la longueur, vingt-cinq mille ; et le sanctuaire de l’Éternel sera au milieu. ◊ 11 [L’offrande sera] pour les sacrificateurs qui sont sanctifiés d’entre les fils de Tsadok, qui ont fait l’acquit de la charge que je leur ai confiée, qui ne se sont pas égarés dans les égarements des fils d’Israël, comme les Lévites se sont égarés. ◊ 12 Et, sur l’offrande du pays, ils auront une offrande élevée, une chose très sainte, sur la frontière des Lévites.
◊ 13 Et le long de la frontière des sacrificateurs, les Lévites auront une longueur de vingt-cinq mille, et une largeur de dix mille ; toute la longueur sera de vingt-cinq mille, et la largeur, de dix mille. ◊ 14 Ils n’en vendront rien, et n’en feront pas d’échange, et ils n’aliéneront pas les prémices du pays, car il est saint, [consacré] à l’Éternel.
◊ 15 Et les cinq mille qui restent de la largeur en face des vingt-cinq mille seront [un espace] profane pour la ville, pour des habitations et pour une banlieue ; et la ville sera au milieu. ◊ 16 Et ce sont ici ses mesures : le côté du nord, quatre mille cinq cents ; et le côté du midi, quatre mille cinq cents ; et le côté de l’orient, quatre mille cinq cents ; et le côté de l’occident, quatre mille cinq cents. ◊ 17 Et la banlieue de la ville, au nord, sera de deux cent cinquante, et au midi, de deux cent cinquante, et à l’orient, de deux cent cinquante, et à l’occident, de deux cent cinquante. ◊ 18 Et ce qui reste sur la longueur, le long de la sainte offrande, sera de dix mille vers l’orient, et de dix mille vers l’occident : il sera le long de la sainte offrande élevée, et son rapport sera pour la nourriture de ceux qui servent la ville. ◊ 19 Et ceux qui servent la ville la serviront, de toutes les tribus d’Israël.
◊ 20 Toute l’offrande élevée sera de vingt-cinq mille sur vingt-cinq mille ; vous offrirez la sainte offrande élevée, un carré, avec la possession de la ville.
◊ 21 Et le restant [sera] pour le prince, d’un côté et de l’autre de la sainte offrande et de la possession de la ville, en face des vingt-cinq mille de l’offrande élevée jusqu’à la frontière d’orient, et, vers l’occident, en face des vingt-cinq mille jusqu’à la frontière d’occident, le long des [autres] portions : [cela sera] pour le prince. Et la sainte offrande élevée et le sanctuaire de la maison seront au milieu d’elle. ◊ 22 Et depuis la possession des Lévites et la possession de la ville, qui sont au milieu de ce qui sera au prince, — [ce qui est] entre la frontière de Juda et la frontière de Benjamin sera pour le prince.
◊ 23 Et quant au reste des tribus, depuis le côté de l’orient jusqu’au côté de l’occident : une [part] pour Benjamin. ◊ 24 Et sur la frontière de Benjamin, depuis le côté de l’orient jusqu’au côté de l’occident : une [part] pour Siméon. ◊ 25 Et sur la frontière de Siméon, depuis le côté de l’orient jusqu’au côté de l’occident : une [part] pour Issacar. ◊ 26 Et sur la frontière d’Issacar, depuis le côté de l’orient jusqu’au côté de l’occident : une [part] pour Zabulon. ◊ 27 Et sur la frontière de Zabulon, depuis le côté de l’orient jusqu’au côté de l’occident : une [part] pour Gad. ◊ 28 Et sur la frontière de Gad, du côté du midi, vers le sud, la frontière sera depuis Thamar [jusqu’aux] eaux de Meriba de Kadès, la rivière jusqu’à la grande mer. ◊ 29 C’est là le pays que vous partagerez par le sort, comme héritage entre les tribus d’Israël, et ce sont là leurs parts, dit le Seigneur, l’Éternel.
◊ 30 * Et ce sont ici les issues de la ville : du côté du nord, une mesure de quatre mille cinq cents [coudées] ; ◊ 31 et les portes de la ville [seront] selon les noms des tribus d’Israël : trois portes vers le nord : la porte de Ruben, une ; la porte de Juda, une ; la porte de Lévi, une. ◊ 32 Et vers le côté de l’orient, quatre mille cinq cents, et trois portes : la porte de Joseph, une ; la porte de Benjamin, une ; la porte de Dan, une. ◊ 33 Et du côté du midi, une mesure de quatre mille cinq cents [coudées], et trois portes : la porte de Siméon, une ; la porte d’Issacar, une ; la porte de Zabulon, une. ◊ 34 Du côté de l’occident, quatre mille cinq cents, [et] leurs trois portes : la porte de Gad, une ; la porte d’Aser, une ; la porte de Nephthali, une. ◊ 35 Le circuit était de dix-huit mille [coudées] ; et le nom de la ville, dès ce jour : l’Éternel est là.
Luc
2 ◊ 1 Or il arriva, en ces jours-là, qu’un décret fut rendu de la part de César Auguste, [portant] qu’il fût fait un recensement de toute la terre habitée. ◊ 2 (Le recensement lui-même se fit seulement lorsque Cyrénius eut le gouvernement de la Syrie.) ◊ 3 Et tous allaient pour être enregistrés, chacun en sa propre ville. ◊ 4 Et Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, dans la ville de David qui est appelée Bethléhem, parce qu’il était de la maison et de la famille de David, ◊ 5 pour être enregistré avec Marie, la femme qui lui était fiancée, laquelle était enceinte. ◊ 6 Et il arriva, pendant qu’ils étaient là, que les jours où elle devait accoucher s’accomplirent ; ◊ 7 et elle mit au monde son fils premier-né, et l’emmaillota, et le coucha dans la crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie.
◊ 8 Et il y avait dans la même contrée des bergers demeurant aux champs, et gardant leur troupeau durant les veilles de la nuit. ◊ 9 Et voici, un ange du *Seigneur se trouva avec eux, et la gloire du *Seigneur resplendit autour d’eux ; et ils furent saisis d’une fort grande peur. ◊ 10 Et l’ange leur dit : N’ayez point de peur, car voici, je vous annonce un grand sujet de joie qui sera pour tout le peuple ; ◊ 11 car aujourd’hui, dans la cité de David, vous est né un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. ◊ 12 Et ceci en est le signe pour vous, c’est que vous trouverez un petit enfant emmailloté et couché dans une crèche. ◊ 13 Et soudain il y eut avec l’ange une multitude de l’armée céleste, louant Dieu, et disant : ◊ 14 Gloire à Dieu dans les lieux très hauts ; et sur la terre, paix ; et bon plaisir dans les hommes ! ◊ 15 Et il arriva, lorsque les anges s’en furent allés d’avec eux au ciel, que les bergers dirent entre eux : Allons donc jusqu’à Bethléhem, et voyons cette chose qui est arrivée que le *Seigneur nous a fait connaître. ◊ 16 Et ils allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. ◊ 17 Et l’ayant vu, ils divulguèrent la parole qui leur avait été dite touchant ce petit enfant. ◊ 18 Et tous ceux qui l’ouïrent s’étonnèrent des choses qui leur étaient dites par les bergers. ◊ 19 Et Marie gardait toutes ces choses par-devers elle, les repassant dans son cœur. ◊ 20 Et les bergers s’en retournèrent, glorifiant et louant Dieu de toutes les choses qu’ils avaient entendues et vues, selon qu’il leur en avait été parlé.
◊ 21 Et quand huit jours furent accomplis pour le circoncire, son nom fut appelé Jésus, nom duquel il avait été appelé par l’ange avant qu’il fût conçu dans le ventre.
◊ 22 Et quand les jours de leur purification, selon la loi de Moïse, furent accomplis, ils le portèrent à Jérusalem, pour le présenter au *Seigneur ◊ 23 (selon qu’il est écrit dans la loi du *Seigneur, que tout mâle qui ouvre la matrice sera appelé saint au *Seigneur), ◊ 24 et pour offrir un sacrifice, selon ce qui est prescrit dans la loi du *Seigneur, une paire de tourterelles ou deux jeunes colombes.
◊ 25 Et voici, il y avait à Jérusalem un homme dont le nom était Siméon ; et cet homme était juste et pieux, et il attendait la consolation d’Israël ; et l’Esprit Saint était sur lui. ◊ 26 Et il avait été averti divinement par l’Esprit Saint qu’il ne verrait pas la mort, que premièrement il n’eût vu le Christ du *Seigneur. ◊ 27 Et il vint par l’Esprit dans le temple ; et comme les parents apportaient le petit enfant Jésus pour faire à son égard selon l’usage de la loi, ◊ 28 il le prit entre ses bras et bénit Dieu et dit : ◊ 29 Maintenant, Seigneur, tu laisses aller ton esclave en paix selon ta parole ; ◊ 30 car mes yeux ont vu ton salut, ◊ 31 lequel tu as préparé devant la face de tous les peuples : ◊ 32 une lumière pour la révélation des nations, et la gloire de ton peuple Israël. ◊ 33 Et son père et sa mère s’étonnaient des choses qui étaient dites de lui. ◊ 34 Et Siméon les bénit et dit à Marie sa mère : Voici, celui-ci est mis pour la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et pour un signe que l’on contredira ◊ 35 (et même une épée transpercera ta propre âme), en sorte que les pensées de plusieurs cœurs soient révélées.
◊ 36 Et il y avait Anne, une prophétesse, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser (elle était fort avancée en âge, ayant vécu avec un mari sept ans depuis sa virginité, ◊ 37 et veuve d’environ quatre-vingt-quatre ans), qui ne quittait pas le temple, servant [Dieu] en jeûnes et en prières, nuit et jour ; ◊ 38 celle-ci, survenant en ce même moment, louait le *Seigneur, et parlait de lui à tous ceux qui, à Jérusalem, attendaient la délivrance.
◊ 39 Et quand ils eurent tout accompli selon la loi du *Seigneur, ils s’en retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville. ◊ 40 Et l’enfant croissait et se fortifiait, étant rempli de sagesse ; et la faveur de Dieu était sur lui.
◊ 41 Et ses parents allaient chaque année à Jérusalem, à la fête de Pâque. ◊ 42 Et quand il eut douze ans, comme ils étaient montés à Jérusalem, selon la coutume de la fête, ◊ 43 et qu’ils avaient accompli les jours [de la fête], comme ils s’en retournaient, l’enfant Jésus demeura dans Jérusalem ; et ses parents ne le savaient pas. ◊ 44 Mais croyant qu’il était dans la troupe des voyageurs, ils marchèrent le chemin d’un jour et le cherchèrent parmi leurs parents et leurs connaissances ; ◊ 45 et ne le trouvant pas, ils s’en retournèrent à Jérusalem à sa recherche. ◊ 46 Et il arriva qu’après trois jours ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant. ◊ 47 Et tous ceux qui l’entendaient s’étonnaient de son intelligence et de ses réponses. ◊ 48 Et quand ils le virent, ils furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait ainsi ? Voici, ton père et moi nous te cherchions, étant en grande peine. ◊ 49 Et il leur dit : Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être aux affaires de mon Père ? ◊ 50 Et ils ne comprirent pas la parole qu’il leur disait. ◊ 51 Et il descendit avec eux, et vint à Nazareth, et leur était soumis. Et sa mère conservait toutes ces paroles dans son cœur. ◊ 52 Et Jésus avançait en sagesse et en stature, et en faveur auprès de Dieu et des hommes.
Psaumes
Au chef de musique. Sur Ajéleth-Hasha-khar. Psaume de David.
22 ◊ 1 Mon *Dieu ! mon *Dieu ! pourquoi m’as-tu abandonné, [te tenant] loin de mon salut, — des paroles de mon rugissement ?
◊ 2 Mon Dieu ! je crie de jour, mais tu ne réponds point ; et de nuit, et il n’y a point de repos pour moi.
◊ 3 Et toi, tu es saint, toi qui habites [au milieu des] louanges d’Israël.
◊ 4 * Nos pères se sont confiés en toi ; ils se sont confiés, et tu les as délivrés.
◊ 5 Ils ont crié vers toi, et ils ont été sauvés ; ils se sont confiés en toi, et ils n’ont point été confus.
◊ 6 Mais moi, je suis un ver, et non point un homme ; l’opprobre des hommes, et le méprisé du peuple.
◊ 7 Tous ceux qui me voient se moquent de moi ; ils ouvrent la bouche, ils hochent la tête :
◊ 8 Il se confie à l’Éternel : qu’il le fasse échapper, qu’il le délivre, car il prend son plaisir en lui !
◊ 9 Mais c’est toi qui m’as tiré du sein [qui m’a porté] ; tu m’as donné confiance sur les mamelles de ma mère.
◊ 10 C’est à toi que je fus remis dès la matrice ; tu es mon *Dieu dès le ventre de ma mère.
◊ 11 Ne te tiens pas loin de moi, car la détresse est proche, car il n’y a personne qui secoure.
◊ 12 * Beaucoup de taureaux m’ont environné, des puissants de Basan m’ont entouré ;
◊ 13 Ils ouvrent leur gueule contre moi, comme un lion déchirant et rugissant.
◊ 14 Je suis répandu comme de l’eau, et tous mes os se déjoignent ; mon cœur est comme de la cire, il est fondu au-dedans de mes entrailles.
◊ 15 Ma vigueur est desséchée comme un têt, et ma langue est attachée à mon palais ; et tu m’as mis dans la poussière de la mort.
◊ 16 * Car des chiens m’ont environné, une assemblée de méchants m’a entouré ; ils ont percé mes mains et mes pieds ;
◊ 17 Je compterais tous mes os. Ils me contemplent, ils me regardent ;
◊ 18 Ils partagent entre eux mes vêtements, et sur ma robe ils jettent le sort.
◊ 19 Et toi, Éternel ! ne te tiens pas loin ; ma Force ! hâte-toi de me secourir.
◊ 20 Délivre mon âme de l’épée, mon unique de la patte du chien.
◊ 21 Sauve-moi de la gueule du lion.
* Tu m’as répondu d’entre les cornes des buffles.
◊ 22 J’annoncerai ton nom à mes frères, je te louerai au milieu de la congrégation.
◊ 23 Vous qui craignez l’Éternel, louez-le ; toute la semence de Jacob, glorifiez-le ; et révérez-le, vous, toute la semence d’Israël ;
◊ 24 Car il n’a pas méprisé ni rejeté l’affliction de l’affligé, et n’a point caché sa face de lui ; mais, quand il a crié vers lui, il l’a écouté.
◊ 25 * De toi [vient] ma louange dans la grande congrégation. Je payerai mes vœux devant ceux qui le craignent.
◊ 26 Les débonnaires mangeront et seront rassasiés ; ceux qui cherchent l’Éternel le loueront ; votre cœur vivra à toujours.
◊ 27 * Tous les bouts de la terre se souviendront, et ils se tourneront vers l’Éternel, et toutes les familles des nations se prosterneront devant toi.
◊ 28 Car le royaume est à l’Éternel, et il domine au milieu des nations.
◊ 29 Tous les gras de la terre mangeront et se prosterneront : devant lui se courberont tous ceux qui descendent dans la poussière, et celui qui ne peut faire vivre son âme.
◊ 30 * Une semence le servira ; elle sera comptée au Seigneur comme une génération.
◊ 31 Ils viendront et raconteront sa justice à un peuple qui naîtra,… qu’il a fait [ces choses].
Juges
16 ◊ 1 * Et Samson alla à Gaza, et il vit là une prostituée et entra vers elle. ◊ 2 [Et on rapporta] aux Gazites, disant : Samson est venu ici. Et ils l’entourèrent, et le guettèrent toute la nuit à la porte de la ville, et se tinrent tranquilles toute la nuit, disant : À la lumière du matin, nous le tuerons. ◊ 3 Et Samson resta couché jusqu’au milieu de la nuit ; et il se leva au milieu de la nuit ; et il saisit les battants de la porte de la ville et les deux poteaux, et les arracha avec la barre, et les mit sur ses épaules, et les porta au sommet de la montagne qui est en face de Hébron.
◊ 4 Et il arriva, après cela, qu’il aima une femme dans la vallée de Sorek, et son nom était Delila. ◊ 5 Et les princes des Philistins montèrent vers elle, et lui dirent : Persuade-le, et vois en quoi [consiste] sa grande force, et comment nous pourrions le vaincre et le lier pour l’humilier ; et nous te donnerons chacun onze cents [pièces] d’argent. ◊ 6 Et Delila dit à Samson : Déclare-moi, je te prie, en quoi [consiste] ta grande force, et avec quoi tu pourrais être lié pour t’humilier. ◊ 7 Et Samson lui dit : Si on me liait avec sept cordelettes fraîches, qui ne fussent pas desséchées, alors je deviendrais faible, et je serais comme un autre homme. ◊ 8 Et les princes des Philistins lui apportèrent sept cordelettes fraîches, qui n’étaient pas desséchées, et elle le lia avec ces [cordelettes]. ◊ 9 Et des hommes embusqués étaient chez elle dans la chambre ; et elle lui dit : Les Philistins sont sur toi, Samson ! Et il rompit les cordelettes comme se rompt une ficelle d’étoupe lorsqu’elle sent le feu ; et sa force ne fut pas découverte.
◊ 10 Et Delila dit à Samson : Voici, tu t’es moqué de moi et tu m’as dit des mensonges ; maintenant déclare-moi, je te prie, avec quoi tu pourrais être lié. ◊ 11 Et il lui dit : Si on me liait bien avec des cordes neuves, dont on n’aurait fait aucun usage, alors je deviendrais faible, et je serais comme un autre homme. ◊ 12 Et Delila prit des cordes neuves, et le lia avec ces [cordes], et lui dit : Les Philistins sont sur toi, Samson ! Et les hommes embusqués étaient dans la chambre. Et il les rompit de dessus ses bras comme un fil.
◊ 13 Et Delila dit à Samson : Jusqu’ici tu t’es moqué de moi, et tu m’as dit des mensonges ; déclare-moi avec quoi tu pourrais être lié. Et il lui dit : Si tu tissais sept tresses de ma tête avec le fil à tisser. ◊ 14 Et elle les fixa avec la cheville, et lui dit : Les Philistins sont sur toi, Samson ! Et il se réveilla de son sommeil, et arracha la cheville du tissu et le fil.
◊ 15 Et elle lui dit : Comment dis-tu : Je t’aime, — et ton cœur n’est pas avec moi ? Tu t’es moqué de moi ces trois fois ; et tu ne m’as pas déclaré en quoi [consiste] ta grande force. ◊ 16 Et il arriva, comme elle le tourmentait par ses paroles tous les jours et le pressait, que son âme en fut ennuyée jusqu’à la mort ; ◊ 17 et il lui déclara tout [ce qui était dans] son cœur, et lui dit : Le rasoir n’a jamais passé sur ma tête, car je suis nazaréen de Dieu dès le ventre de ma mère. Si j’étais rasé, ma force s’en irait de moi, et je deviendrais faible, et je serais comme tous les hommes.
◊ 18 Et Delila vit qu’il lui avait déclaré tout [ce qui était dans] son cœur ; et elle envoya, et appela les princes des Philistins, disant : Montez cette fois, car il m’a déclaré tout [ce qui est dans] son cœur. Et les princes des Philistins montèrent vers elle, et apportèrent l’argent dans leur main. ◊ 19 Et elle l’endormit sur ses genoux, et appela un homme, et rasa les sept tresses de sa tête ; et elle commença de l’humilier, et sa force se retira de lui. ◊ 20 Et elle dit : Les Philistins sont sur toi, Samson ! Et il se réveilla de son sommeil, et se dit : Je m’en irai comme les autres fois, et je me dégagerai. Or il ne savait pas que l’Éternel s’était retiré de lui. ◊ 21 Et les Philistins le saisirent et lui crevèrent les yeux, et le firent descendre à Gaza, et le lièrent avec des chaînes d’airain ; et il tournait la meule dans la maison des prisonniers. ◊ 22 Et les cheveux de sa tête commencèrent à croître, après qu’il eut été rasé.
◊ 23 Et les princes des Philistins s’assemblèrent pour offrir un grand sacrifice à Dagon, leur dieu, et pour se réjouir ; et ils dirent : Notre dieu a livré entre nos mains Samson, notre ennemi. ◊ 24 Et le peuple le vit, et ils louèrent leur dieu, car ils disaient : Notre dieu a livré entre nos mains notre ennemi, et le dévastateur de notre pays, et celui qui multipliait nos tués. ◊ 25 Et il arriva, comme ils avaient le cœur joyeux, qu’ils dirent : Appelez Samson, et qu’il nous amuse ! Et ils appelèrent Samson de la maison des prisonniers ; et il joua devant eux ; et ils le placèrent entre les colonnes. ◊ 26 Et Samson dit au garçon qui le tenait par la main : Laisse-moi, et fais-moi toucher les colonnes sur lesquelles la maison est assise, et que je m’y appuie. ◊ 27 Et la maison était remplie d’hommes et de femmes ; et tous les princes des Philistins étaient là, et, sur le toit, environ trois mille hommes et femmes qui regardaient Samson jouer. ◊ 28 Et Samson cria à l’Éternel, et dit : Seigneur Éternel ! souviens-toi de moi, je te prie, et fortifie-moi, je te prie, seulement cette fois, ô Dieu ! afin que, d’une seule vengeance, je me venge des Philistins pour mes deux yeux. ◊ 29 Et Samson saisit les deux colonnes du milieu, sur lesquelles la maison était assise (et il s’appuya sur elles), l’une de sa main droite, et l’autre de sa main gauche. ◊ 30 Et Samson dit : Que mon âme meure avec les Philistins ! Et il se pencha avec force, et la maison tomba sur les princes et sur tout le peuple qui y était. Et les morts qu’il fit mourir dans sa mort furent plus nombreux que ceux qu’il avait fait mourir pendant sa vie. ◊ 31 Et ses frères et toute la maison de son père descendirent, et l’emportèrent ; et ils le remontèrent, et l’enterrèrent entre Tsorha et Eshtaol dans le sépulcre de Manoah, son père. Et il avait jugé Israël vingt ans.
Genèse
12 ◊ 1 Et l’Éternel avait dit à Abram : Va-t’en de ton pays, et de ta parenté, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai ; ◊ 2 et je te ferai devenir une grande nation, et je te bénirai, et je rendrai ton nom grand, et tu seras une bénédiction ; ◊ 3 et je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et en toi seront bénies toutes les familles de la terre. ◊ 4 Et Abram s’en alla, comme l’Éternel lui avait dit ; et Lot s’en alla avec lui. Et Abram était âgé de soixante-quinze ans lorsqu’il sortit de Charan. ◊ 5 Et Abram prit Saraï, sa femme, et Lot, fils de son frère, et tout leur bien qu’ils avaient amassé, et les âmes qu’ils avaient acquises à Charan, et ils sortirent pour aller au pays de Canaan ; et ils entrèrent au pays de Canaan. ◊ 6 Et Abram passa au travers du pays, jusqu’au lieu de Sichem, jusqu’au chêne de Moré. ◊ 7 Et le Cananéen était alors dans le pays. Et l’Éternel apparut à Abram, et dit : Je donnerai ce pays à ta semence. Et [Abram] bâtit là un autel à l’Éternel, qui lui était apparu. ◊ 8 Et il se transporta de là vers la montagne, à l’orient de Béthel, et tendit sa tente, [ayant] Béthel à l’occident et Aï à l’orient ; et il bâtit là un autel à l’Éternel et invoqua le nom de l’Éternel.
◊ 9 Et Abram partit, marchant et allant vers le midi. ◊ 10 Et il y eut une famine dans le pays ; et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. ◊ 11 Et il arriva, comme il était près d’entrer en Égypte, qu’il dit à Saraï, sa femme : Voici, je sais que tu es une femme belle de visage ; ◊ 12 et il arrivera que lorsque les Égyptiens te verront, ils diront : C’est sa femme ; et ils me tueront, et te laisseront vivre. ◊ 13 Dis, je te prie, que tu es ma sœur, afin qu’il m’arrive du bien en considération de toi, et que mon âme vive à cause de toi.
◊ 14 Et il arriva que, lorsque Abram entra en Égypte, les Égyptiens virent sa femme, qu’elle était très belle. ◊ 15 Et les princes du Pharaon la virent, et la louèrent devant le Pharaon ; et la femme fut emmenée dans la maison du Pharaon. ◊ 16 Et il traita bien Abram à cause d’elle ; et il eut du menu bétail et du gros bétail, et des ânes, et des serviteurs et des servantes, et des ânesses, et des chameaux. ◊ 17 Et l’Éternel frappa de grandes plaies le Pharaon et sa maison, à cause de Saraï, femme d’Abram. ◊ 18 Et le Pharaon appela Abram, et dit : Qu’est-ce que tu m’as fait ? Pourquoi ne m’as-tu pas déclaré qu’elle était ta femme ? ◊ 19 Pourquoi as-tu dit : Elle est ma sœur, de sorte que je l’ai prise pour ma femme ; et maintenant, voici ta femme : prends-la, et va-t’en. ◊ 20 Et le Pharaon donna ordre à ses gens à son sujet, et ils le renvoyèrent, lui, et sa femme, et tout ce qui était à lui.
Genèse
13 ◊ 1 Et Abram monta d’Égypte vers le midi, lui, et sa femme, et tout ce qui était à lui, et Lot avec lui. ◊ 2 Et Abram était très riche en troupeaux, en argent et en or. ◊ 3 Et il s’en alla, en ses traites, du midi jusqu’à Béthel, jusqu’au lieu où était sa tente au commencement, entre Béthel et Aï, ◊ 4 au lieu où était l’autel qu’il y avait fait auparavant ; et Abram invoqua là le nom de l’Éternel.
◊ 5 Et Lot aussi, qui allait avec Abram, avait du menu et du gros bétail, et des tentes. ◊ 6 Et le pays ne pouvait les porter pour qu’ils habitassent ensemble ; car leur bien était grand, et ils ne pouvaient habiter ensemble. ◊ 7 Et il y eut querelle entre les bergers des troupeaux d’Abram et les bergers des troupeaux de Lot. Et le Cananéen et le Phérézien habitaient alors dans le pays. ◊ 8 Et Abram dit à Lot : Qu’il n’y ait point, je te prie, de contestation entre moi et toi, et entre mes bergers et tes bergers, car nous sommes frères. ◊ 9 Tout le pays n’est-il pas devant toi ? Sépare-toi, je te prie, d’avec moi. Si [tu prends] la gauche, j’irai à droite ; et si [tu prends] la droite, j’irai à gauche. ◊ 10 Et Lot leva ses yeux et vit toute la plaine du Jourdain, qui était arrosée partout, avant que l’Éternel détruisît Sodome et Gomorrhe, comme le jardin de l’Éternel, comme le pays d’Égypte, quand tu viens à Tsoar. ◊ 11 Et Lot choisit pour lui toute la plaine du Jourdain ; et Lot partit vers l’orient. Et ils se séparèrent l’un de l’autre : ◊ 12 Abram habita dans le pays de Canaan, et Lot habita dans les villes de la plaine, et dressa ses tentes jusqu’à Sodome. ◊ 13 Or les hommes de Sodome étaient méchants, et grands pécheurs devant l’Éternel.
◊ 14 Et l’Éternel dit à Abram, après que Lot se fut séparé de lui : Lève tes yeux, et regarde, du lieu où tu es, vers le nord, et vers le midi, et vers l’orient, et vers l’occident ; ◊ 15 car tout le pays que tu vois, je te le donnerai, et à ta semence, pour toujours ; ◊ 16 et je ferai que ta semence sera comme la poussière de la terre ; en sorte que, si quelqu’un peut compter la poussière de la terre, ta semence aussi sera comptée. ◊ 17 Lève-toi, et promène-toi dans le pays en long et en large, car je te le donnerai. ◊ 18 Et Abram leva ses tentes, et vint et habita auprès des chênes de Mamré, qui sont à Hébron ; et il bâtit là un autel à l’Éternel.
1 Corinthiens
11 ◊ 1 Soyez mes imitateurs, comme moi aussi je le suis de Christ.
◊ 2 Or je vous loue de ce que vous vous souvenez de moi en toutes choses, et de ce que vous gardez les enseignements, comme je vous les ai donnés. ◊ 3 Mais je veux que vous sachiez que le chef de tout homme, c’est le Christ, et que le chef de la femme, c’est l’homme, et que le chef du Christ, c’est Dieu. ◊ 4 Tout homme qui prie ou qui prophétise en ayant [quelque chose] sur la tête, déshonore sa tête ; ◊ 5 et toute femme qui prie ou qui prophétise, la tête découverte, déshonore sa tête, car c’est la même chose qu’une femme qui serait rasée. ◊ 6 Car si la femme n’est pas couverte, qu’on lui coupe aussi les cheveux. Mais s’il est déshonnête pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle soit couverte. ◊ 7 Car l’homme, étant l’image et la gloire de Dieu, ne doit pas se couvrir la tête ; mais la femme est la gloire de l’homme. ◊ 8 Car l’homme ne procède pas de la femme, mais la femme de l’homme ; ◊ 9 car aussi l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme à cause de l’homme. ◊ 10 C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête [une marque de l’]autorité [à laquelle elle est soumise]. ◊ 11 Toutefois, ni la femme n’est sans l’homme, ni l’homme sans la femme, dans le Seigneur ; ◊ 12 car comme la femme procède de l’homme, ainsi aussi l’homme est par la femme ; mais toutes choses procèdent de Dieu. ◊ 13 Jugez-en en vous-mêmes : est-il convenable qu’une femme prie Dieu sans être couverte ? ◊ 14 La nature même ne vous enseigne-t-elle pas que, si un homme a une longue chevelure, c’est un déshonneur pour lui ? ◊ 15 Mais si une femme a une longue chevelure, c’est une gloire pour elle, parce que la chevelure lui est donnée en guise de voile. ◊ 16 Mais si quelqu’un paraît vouloir contester, nous, nous n’avons pas une telle coutume, ni les assemblées de Dieu.
◊ 17 Or, en prescrivant ceci, je ne [vous] loue pas, — c’est que vous vous réunissez, non pas pour votre profit, mais à votre détriment. ◊ 18 Car d’abord, quand vous vous réunissez en assemblée, j’entends dire qu’il y a des divisions parmi vous, et je le crois en partie ; ◊ 19 car il faut aussi qu’il y ait des sectes parmi vous, afin que ceux qui sont approuvés soient manifestes parmi vous.
◊ 20 Quand donc vous vous réunissez ensemble, ce n’est pas manger la cène dominicale : ◊ 21 car lorsqu’on mange, chacun prend par avance son propre souper, et l’un a faim, et l’autre s’enivre. ◊ 22 N’avez-vous donc pas des maisons pour manger et pour boire ? Ou méprisez-vous l’assemblée de Dieu, et faites-vous honte à ceux qui n’ont rien ? Que vous dirai-je ? Vous louerai-je ? En cela, je ne vous loue pas. ◊ 23 Car moi, j’ai reçu du Seigneur ce qu’aussi je vous ai enseigné : c’est que le seigneur Jésus, la nuit qu’il fut livré, prit du pain, ◊ 24 et après avoir rendu grâces, il le rompit et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. » ◊ 25 De même [il prit] la coupe aussi, après le souper, en disant : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang : faites ceci, toutes les fois que vous la boirez, en mémoire de moi. » ◊ 26 Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne. ◊ 27 Ainsi quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement sera coupable à l’égard du corps et du sang du Seigneur. ◊ 28 Mais que chacun s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe ; ◊ 29 car celui qui mange et qui boit, mange et boit un jugement contre lui-même, ne distinguant pas le corps. ◊ 30 C’est pour cela que plusieurs sont faibles et malades parmi vous, et qu’un assez grand nombre dorment. ◊ 31 Mais si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. ◊ 32 Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde. ◊ 33 Ainsi, mes frères, quand vous vous réunissez pour manger, attendez-vous l’un l’autre ; ◊ 34 si quelqu’un a faim, qu’il mange chez lui, afin que vous ne vous réunissiez pas pour être jugés. Or, quant aux autres points, je les réglerai quand j’irai [vers vous].
Hébreux
3 ◊ 1 C’est pourquoi, frères saints, participants à l’appel céleste, considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de notre confession, Jésus, ◊ 2 qui est fidèle à celui qui l’a établi, comme Moïse aussi [l’a été] dans toute sa maison. ◊ 3 Car celui-là a été jugé digne d’une gloire d’autant plus grande que celle de Moïse, que celui qui a bâti la maison a plus d’honneur que la maison. ◊ 4 Car toute maison est bâtie par quelqu’un ; mais celui qui a bâti toutes choses, est Dieu. ◊ 5 Et Moïse a bien été fidèle dans toute sa maison, comme serviteur, en témoignage des choses qui devaient être dites ; ◊ 6 mais Christ, comme Fils, sur sa maison ; et nous sommes sa maison, si du moins nous retenons ferme jusqu’au bout la confiance et la gloire de l’espérance.
◊ 7 C’est pourquoi, — comme dit l’Esprit Saint : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, ◊ 8 n’endurcissez pas vos cœurs comme dans l’irritation au jour de la tentation dans le désert, ◊ 9 où vos pères m’ont tenté en m’éprouvant, et ont vu mes œuvres durant quarante ans. ◊ 10 C’est pourquoi j’ai été indigné contre cette génération, et j’ai dit : Ils s’égarent toujours dans leur cœur et ils n’ont point connu mes voies. ◊ 11 Ainsi je jurai dans ma colère : S’ils entrent dans mon repos ! ». ◊ 12 Prenez garde, frères, qu’il n’y ait en quelqu’un de vous un méchant cœur d’incrédulité, en ce qu’il abandonne le Dieu vivant ; ◊ 13 mais exhortez-vous l’un l’autre chaque jour, aussi longtemps qu’il est dit : « Aujourd’hui », afin qu’aucun d’entre vous ne s’endurcisse par la séduction du péché. ◊ 14 Car nous sommes devenus les compagnons du Christ, si du moins nous retenons ferme jusqu’au bout le commencement de notre assurance, ◊ 15 selon qu’il est dit : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs, comme dans l’irritation. » ◊ 16 (Car qui sont ceux qui, l’ayant entendu, l’irritèrent ? Mais [est-ce que ce ne furent] pas tous ceux qui sont sortis d’Égypte par Moïse ? ◊ 17 Et contre lesquels fut-il indigné durant quarante ans ? N’est-ce pas contre ceux qui ont péché et dont les corps sont tombés dans le désert ? ◊ 18 Et auxquels jura-t-il qu’ils n’entreraient pas dans son repos, sinon à ceux qui ont désobéi ? ◊ 19 Et nous voyons qu’ils n’y purent entrer à cause de [l’]incrédulité.)
Jean
17 ◊ 1 Jésus dit ces choses, et leva ses yeux au ciel, et dit : Père, l’heure est venue ; glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, ◊ 2 comme tu lui as donné autorité sur toute chair, afin que, [quant à] tout ce que tu lui as donné, il leur donne la vie éternelle. ◊ 3 Et c’est ici la vie éternelle, qu’ils te connaissent seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. ◊ 4 Moi, je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire ; ◊ 5 et maintenant glorifie-moi, toi, Père, auprès de toi-même, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût.
◊ 6 J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu m’as donnés du monde ; ils étaient à toi, et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta parole. ◊ 7 Maintenant ils ont connu que tout ce que tu m’as donné vient de toi ; ◊ 8 car je leur ai donné les paroles que tu m’as données, et ils les ont reçues ; et ils ont vraiment connu que je suis sorti d’auprès de toi, et ils ont cru que toi tu m’as envoyé. ◊ 9 Moi, je fais des demandes pour eux ; je ne fais pas de demandes pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi ◊ 10 (et tout ce qui est à moi, est à toi ; et ce qui est à toi est à moi), et je suis glorifié en eux. ◊ 11 Et je ne suis plus dans le monde, et ceux-ci sont dans le monde, et moi, je viens à toi. Père saint, garde-les en ton nom que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous. ◊ 12 Quand j’étais avec eux, moi je les gardais en ton nom ; j’ai gardé ceux que tu m’as donnés, et aucun d’entre eux n’est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l’écriture fût accomplie. ◊ 13 Et maintenant je viens à toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu’ils aient ma joie accomplie en eux-mêmes. ◊ 14 Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. ◊ 15 Je ne fais pas la demande que tu les ôtes du monde, mais que tu les gardes du mal. ◊ 16 Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. ◊ 17 Sanctifie-les par la vérité ; ta parole est la vérité. ◊ 18 Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde. ◊ 19 Et moi, je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité. ◊ 20 Or je ne fais pas seulement des demandes pour ceux-ci, mais aussi pour ceux qui croient en moi par leur parole ; ◊ 21 afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi ; afin qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que toi tu m’as envoyé. ◊ 22 Et la gloire que tu m’as donnée, moi, je la leur ai donnée, afin qu’ils soient un, comme nous, nous sommes un ; ◊ 23 moi en eux, et toi en moi ; afin qu’ils soient consommés en un, et que le monde connaisse que toi tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. ◊ 24 Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire, que tu m’as donnée ; car tu m’as aimé avant la fondation du monde. ◊ 25 Père juste ; — et le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu ; et ceux-ci ont connu que toi tu m’as envoyé. ◊ 26 Et je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et moi en eux.
Nombres
3 ◊ 1 * Et ce sont ici les générations d’Aaron et de Moïse, au jour que l’Éternel parla à Moïse sur la montagne de Sinaï. ◊ 2 Et ce sont ici les noms des fils d’Aaron : le premier-né, Nadab, et Abihu, Éléazar et Ithamar. ◊ 3 Ce sont là les noms des fils d’Aaron, les sacrificateurs oints qui furent consacrés pour exercer la sacrificature. ◊ 4 Et Nadab et Abihu moururent devant l’Éternel, lorsqu’ils présentèrent un feu étranger devant l’Éternel dans le désert de Sinaï, et ils n’eurent point de fils ; et Éléazar et Ithamar exercèrent la sacrificature en présence d’Aaron, leur père.
◊ 5 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 6 Fais approcher la tribu de Lévi, et fais-la se tenir devant Aaron, le sacrificateur, afin qu’ils le servent, ◊ 7 et qu’ils accomplissent ce qui appartient à son service, et au service de toute l’assemblée, devant la tente d’assignation, pour faire le service du tabernacle ; ◊ 8 et ils auront la charge de tous les ustensiles de la tente d’assignation, et de ce qui se rapporte au service des fils d’Israël, pour faire le service du tabernacle. ◊ 9 Et tu donneras les Lévites à Aaron et à ses fils ; ils lui sont absolument donnés d’entre les fils d’Israël. ◊ 10 Et tu établiras Aaron et ses fils, afin qu’ils accomplissent les devoirs de leur sacrificature ; et l’étranger qui approchera sera mis à mort.
◊ 11 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 12 Et moi, voici, j’ai pris les Lévites du milieu des fils d’Israël, à la place de tout premier-né d’entre les fils d’Israël qui ouvre la matrice ; et les Lévites seront à moi ; ◊ 13 car tout premier-né est à moi. Le jour où j’ai frappé tout premier-né dans le pays d’Égypte, je me suis sanctifié tout premier-né en Israël, depuis l’homme jusqu’à la bête : ils seront à moi. Je suis l’Éternel.
◊ 14 Et l’Éternel parla à Moïse, dans le désert de Sinaï, disant : ◊ 15 Dénombre les fils de Lévi selon leurs maisons de pères, selon leurs familles : tu dénombreras tous les mâles depuis l’âge d’un mois et au-dessus. ◊ 16 Et Moïse les dénombra selon le commandement de l’Éternel, comme il lui avait été commandé.
◊ 17 Ce sont ici les fils de Lévi, selon leurs noms : Guershon, et Kehath, et Merari. ◊ 18 Et ce sont ici les noms des fils de Guershon, selon leurs familles : Libni et Shimhi. ◊ 19 Et les fils de Kehath, selon leurs familles : Amram, et Jitsehar, Hébron, et Uziel. ◊ 20 Et les fils de Merari, selon leurs familles : Makhli et Mushi. Ce sont là les familles de Lévi, selon leurs maisons de pères.
◊ 21 De Guershon, la famille des Libnites et la famille des Shimhites ; ce sont là les familles des Guershonites : ◊ 22 ceux d’entre eux qui furent dénombrés, en comptant tous les mâles depuis l’âge d’un mois et au-dessus, ceux qui furent dénombrés furent sept mille cinq cents. ◊ 23 Les familles des Guershonites campèrent derrière le tabernacle, vers l’occident ; ◊ 24 et le prince de la maison de père des Guershonites était Éliasaph, fils de Laël. ◊ 25 Et la charge des fils de Guershon, à la tente d’assignation, était le tabernacle et la tente, sa couverture, et le rideau de l’entrée de la tente d’assignation, ◊ 26 et les tentures du parvis, et le rideau de l’entrée du parvis qui entoure le tabernacle et l’autel, et ses cordages pour tout son service.
◊ 27 Et de Kehath, la famille des Amramites, et la famille des Jitseharites, et la famille des Hébronites, et la famille des Uziélites ; ce sont là les familles des Kehathites : ◊ 28 en comptant tous les mâles, depuis l’âge d’un mois et au-dessus, il y en eut huit mille six cents, qui avaient la charge du lieu saint. ◊ 29 Les familles des fils de Kehath campèrent à côté du tabernacle, vers le midi ; ◊ 30 et le prince de la maison de père des familles des Kehathites était Élitsaphan, fils d’Uziel. ◊ 31 Et leur charge était l’arche, et la table, et le chandelier, et les autels, et les ustensiles du lieu saint, avec lesquels on fait le service, et le rideau et tout le service qui s’y rattachait. ◊ 32 — Et le prince des princes des Lévites était Éléazar, fils d’Aaron, le sacrificateur ; il était établi sur ceux qui avaient la charge du lieu saint.
◊ 33 De Merari, la famille des Makhlites et la famille des Mushites ; ce sont là les familles de Merari : ◊ 34 et ceux d’entre eux qui furent dénombrés, en comptant tous les mâles depuis l’âge d’un mois et au-dessus, furent six mille deux cents. ◊ 35 Et le prince de la maison de père des familles de Merari était Tsuriel, fils d’Abikhaïl. Ils campèrent du côté du tabernacle, vers le nord. ◊ 36 Et la surveillance des ais du tabernacle, et de ses traverses, et de ses piliers, et de ses bases, et de tous ses ustensiles, et tout le service qui s’y rattachait, ◊ 37 et les piliers du parvis tout autour, et leurs bases, et leurs pieux, et leurs cordages, furent confiés aux fils de Merari.
◊ 38 Et ceux qui campèrent devant le tabernacle, vers l’orient, devant la tente d’assignation, vers le levant, furent Moïse et Aaron et ses fils, veillant au service du sanctuaire pour ce qui était confié aux fils d’Israël. — Et l’étranger qui approchera sera mis à mort.
◊ 39 Tous les Lévites dénombrés, que Moïse et Aaron dénombrèrent selon leurs familles, selon le commandement de l’Éternel, tous les mâles, depuis l’âge d’un mois et au-dessus, furent vingt-deux mille.
◊ 40 Et l’Éternel dit à Moïse : Dénombre tous les premiers-nés mâles des fils d’Israël, depuis l’âge d’un mois et au-dessus, et relève le nombre de leurs noms. ◊ 41 Et tu prendras les Lévites pour moi (je suis l’Éternel), à la place de tous les premiers-nés parmi les fils d’Israël, et le bétail des Lévites à la place de tous les premiers-nés parmi le bétail des fils d’Israël. ◊ 42 Et Moïse fit le dénombrement de tous les premiers-nés parmi les fils d’Israël, comme l’Éternel lui avait commandé ; ◊ 43 et tous les premiers-nés mâles, selon le nombre des noms, depuis l’âge d’un mois et au-dessus, selon leur dénombrement, furent vingt-deux mille deux cent soixante-treize.
◊ 44 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 45 Prends les Lévites, à la place de tous les premiers-nés parmi les fils d’Israël, et le bétail des Lévites, à la place de leur bétail ; et les Lévites seront à moi. Je suis l’Éternel. ◊ 46 Et quant à ceux qu’il faut racheter, les deux cent soixante-treize parmi les premiers-nés des fils d’Israël, qui sont de plus que les Lévites, ◊ 47 tu prendras cinq sicles par tête ; tu les prendras selon le sicle du sanctuaire, le sicle à vingt guéras, ◊ 48 et tu donneras à Aaron et à ses fils l’argent de ceux qui sont rachetés, qui sont de plus que les [Lévites]. ◊ 49 Et Moïse prit l’argent du rachat, de ceux qui étaient de plus que le nombre de ceux qui avaient été rachetés par les Lévites ; ◊ 50 il prit l’argent de la part des premiers-nés des fils d’Israël, mille trois cent soixante-cinq [sicles], selon le sicle du sanctuaire. ◊ 51 Et Moïse donna l’argent des rachetés à Aaron et à ses fils, selon le commandement de l’Éternel, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse.
4 ◊ 1 * Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron, disant : ◊ 2 Relève la somme des fils de Kehath d’entre les fils de Lévi, selon leurs familles, selon leurs maisons de pères, ◊ 3 depuis l’âge de trente ans et au-dessus, jusqu’à l’âge de cinquante ans, tous ceux qui entrent en service pour faire l’œuvre dans la tente d’assignation. ◊ 4 C’est ici le service des fils de Kehath, dans la tente d’assignation : c’est une chose très sainte. ◊ 5 — Et lorsque le camp partira, Aaron et ses fils entreront, et ils démonteront le voile qui sert de rideau, et en couvriront l’arche du témoignage ; ◊ 6 et ils mettront dessus une couverture de peaux de taissons, et étendront par-dessus un drap tout de bleu ; et ils y placeront les barres. ◊ 7 Et ils étendront un drap de bleu sur la table des pains de proposition, et mettront sur elle les plats, et les coupes, et les vases, et les gobelets de libation ; et le pain continuel sera sur elle. ◊ 8 Et ils étendront sur ces choses un drap d’écarlate, et ils le couvriront d’une couverture de peaux de taissons, et ils y placeront les barres. ◊ 9 Et ils prendront un drap de bleu, et en couvriront le chandelier du luminaire, et ses lampes, et ses mouchettes, et ses vases à cendre, et tous ses vases à huile, dont on fait usage pour son service ; ◊ 10 et ils le mettront, avec tous ses ustensiles, dans une couverture de peaux de taissons, et le mettront sur une perche. ◊ 11 Et sur l’autel d’or ils étendront un drap de bleu, et le couvriront d’une couverture de peaux de taissons, et y placeront les barres. ◊ 12 Et ils prendront tous les ustensiles du service avec lesquels on sert dans le lieu saint, et ils les mettront dans un drap de bleu, et les couvriront d’une couverture de peaux de taissons, et les mettront sur une perche. ◊ 13 Et ils ôteront les cendres de l’autel, et ils étendront sur lui un drap de pourpre. ◊ 14 Et ils mettront dessus tous ses ustensiles dont on fait usage pour son service : les brasiers, les fourchettes, et les pelles, et les bassins, tous les ustensiles de l’autel ; et ils étendront dessus une couverture de peaux de taissons, et y placeront les barres. ◊ 15 — Et lorsque Aaron et ses fils auront achevé de couvrir le lieu saint et tous les ustensiles du lieu saint, lors du départ du camp, après cela les fils de Kehath viendront pour les porter, afin qu’ils ne touchent pas les choses saintes, et ne meurent pas. C’est là ce que les fils de Kehath porteront de la tente d’assignation.
◊ 16 Et Éléazar, fils d’Aaron, le sacrificateur, aura la surveillance de l’huile du luminaire, et de l’encens des drogues odoriférantes, et de l’offrande de gâteau continuelle, et de l’huile de l’onction, la surveillance de tout le tabernacle et de tout ce qui y est, du lieu saint et de ses ustensiles.
◊ 17 Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron, disant : ◊ 18 Ne faites pas que la tribu des familles des Kehathites soit retranchée d’entre les Lévites ; ◊ 19 et faites ceci pour eux, afin qu’ils vivent et ne meurent pas, en s’approchant du lieu très saint : Aaron et ses fils viendront, et les placeront chacun à son service et à son fardeau. ◊ 20 Et ils n’entreront pas pour voir, quand on enveloppera les choses saintes, afin qu’ils ne meurent pas.
◊ 21 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 22 Relève aussi la somme des fils de Guershon, selon leurs maisons de pères, selon leurs familles ; ◊ 23 tu les dénombreras depuis l’âge de trente ans et au-dessus, jusqu’à l’âge de cinquante ans : tous ceux qui entrent en service pour s’employer au service, à la tente d’assignation. ◊ 24 C’est ici le service des familles des Guershonites, pour servir et pour porter : ◊ 25 ils porteront les tapis du tabernacle et la tente d’assignation, sa couverture, et la couverture de peaux de taissons qui est sur elle par-dessus, et le rideau de l’entrée de la tente d’assignation, ◊ 26 et les tentures du parvis, et le rideau de l’entrée de la porte du parvis qui entoure le tabernacle et l’autel, et leurs cordages, et tous les ustensiles de leur service ; tout ce qui doit être fait avec eux constituera leur service. ◊ 27 Tout le service des fils des Guershonites, dans tout ce qu’ils portent et dans tout leur service, sera selon les ordres d’Aaron et de ses fils ; et vous leur donnerez en charge tout ce qu’ils doivent porter. ◊ 28 C’est là le service des familles des fils des Guershonites à la tente d’assignation ; et leur charge sera sous la main d’Ithamar, fils d’Aaron, le sacrificateur.
◊ 29 Quant aux fils de Merari, tu les dénombreras selon leurs familles, selon leurs maisons de pères. ◊ 30 Tu les dénombreras depuis l’âge de trente ans et au-dessus, jusqu’à l’âge de cinquante ans, tous ceux qui entrent en service pour s’employer au service de la tente d’assignation. ◊ 31 Et c’est ici la charge de ce qu’ils auront à porter, selon tout leur service à la tente d’assignation : les ais du tabernacle, et ses traverses, et ses piliers, et ses bases, ◊ 32 et les piliers du parvis tout autour, et leurs bases, et leurs pieux, et leurs cordages, tous leurs ustensiles, selon tout leur service ; et vous leur compterez, [en les désignant] par nom, les objets qu’ils auront charge de porter. ◊ 33 C’est là le service des familles des fils de Merari, pour tout leur service à la tente d’assignation, sous la main d’Ithamar, fils d’Aaron, le sacrificateur.
◊ 34 Et Moïse et Aaron, et les princes de l’assemblée, dénombrèrent les fils des Kehathites, selon leurs familles et selon leurs maisons de pères, ◊ 35 depuis l’âge de trente ans et au-dessus, jusqu’à l’âge de cinquante ans, tous ceux qui entraient en service pour servir dans la tente d’assignation : ◊ 36 leurs dénombrés, selon leurs familles, furent deux mille sept cent cinquante. ◊ 37 Ce sont là les dénombrés des familles des Kehathites, tous ceux qui servaient dans la tente d’assignation, que Moïse et Aaron dénombrèrent selon le commandement de l’Éternel par Moïse.
◊ 38 Et ceux qui furent dénombrés d’entre les fils de Guershon, selon leurs familles, et selon leurs maisons de pères, ◊ 39 depuis l’âge de trente ans et au-dessus, jusqu’à l’âge de cinquante ans, tous ceux qui entraient en service pour servir à la tente d’assignation : ◊ 40 leurs dénombrés, selon leurs familles, selon leurs maisons de pères, furent deux mille six cent trente. ◊ 41 Ce sont là les dénombrés des familles des fils de Guershon, tous ceux qui servaient à la tente d’assignation, que Moïse et Aaron dénombrèrent selon le commandement de l’Éternel.
◊ 42 Et ceux qui furent dénombrés d’entre les familles des fils de Merari, selon leurs familles, selon leurs maisons de pères, ◊ 43 depuis l’âge de trente ans et au-dessus, jusqu’à l’âge de cinquante ans, tous ceux qui entraient en service pour servir à la tente d’assignation : ◊ 44 leurs dénombrés, selon leurs familles, furent trois mille deux cents. ◊ 45 Ce sont là les dénombrés des familles des fils de Merari, que Moïse et Aaron dénombrèrent selon le commandement de l’Éternel par Moïse.
◊ 46 Tous ceux qui furent dénombrés, que Moïse et Aaron et les princes d’Israël dénombrèrent, savoir les Lévites, selon leurs familles et selon leurs maisons de pères, ◊ 47 depuis l’âge de trente ans et au-dessus, jusqu’à l’âge de cinquante ans, tous ceux qui entraient pour s’employer à l’œuvre du service et à l’œuvre du portage, à la tente d’assignation, ◊ 48 — les dénombrés, furent huit mille cinq cent quatre-vingts. ◊ 49 On les dénombra selon le commandement de l’Éternel par Moïse, chacun selon son service et selon son fardeau ; et ils furent dénombrés par lui, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse.
2 Pierre
3 ◊ 1 Je vous écris déjà, bien-aimés, cette seconde lettre ; et, dans l’une et dans l’autre, je réveille votre pure intelligence en rappelant [ces choses] à votre mémoire, ◊ 2 afin que vous vous souveniez des paroles qui ont été dites à l’avance par les saints prophètes, et du commandement du Seigneur et Sauveur par vos apôtres, ◊ 3 sachant tout d’abord ceci, qu’aux derniers jours des moqueurs viendront, marchant dans la moquerie selon leurs propres convoitises et disant : ◊ 4 Où est la promesse de sa venue ? car, depuis que les pères se sont endormis, toutes choses demeurent au même état dès le commencement de la création. ◊ 5 Car ils ignorent volontairement ceci, que, par la parole de Dieu, des cieux subsistaient jadis, et une terre [tirée] des eaux et subsistant au milieu des eaux, ◊ 6 par lesquelles le monde d’alors fut détruit, étant submergé par de l’eau. ◊ 7 Mais les cieux et la terre de maintenant sont réservés par sa parole pour le feu, gardés pour le jour du jugement et de la destruction des hommes impies. ◊ 8 Mais n’ignorez pas cette chose, bien-aimés, c’est qu’un jour est devant le *Seigneur comme mille ans, et mille ans comme un jour. ◊ 9 Le *Seigneur ne tarde pas pour ce qui concerne la promesse, comme quelques-uns estiment qu’il y a du retardement ; mais il est patient envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance. ◊ 10 Or le jour du *Seigneur viendra comme un voleur ; et, dans ce jour-là, les cieux passeront avec un bruit sifflant, et les éléments embrasés seront dissous, et la terre et les œuvres qui sont en elle seront brûlées entièrement.
◊ 11 Toutes ces choses devant donc se dissoudre, quelles [gens] devriez-vous être en sainte conduite et en piété, ◊ 12 attendant et hâtant la venue du jour de Dieu, à cause duquel les cieux en feu seront dissous et les éléments embrasés se fondront. ◊ 13 Mais, selon sa promesse, nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre, dans lesquels la justice habite. ◊ 14 C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant ces choses, étudiez-vous à être trouvés sans tache et irréprochables devant lui, en paix ; ◊ 15 et estimez que la patience de notre Seigneur est salut, comme notre bien-aimé frère Paul aussi vous a écrit selon la sagesse qui lui a été donnée, ◊ 16 ainsi qu’[il le fait] aussi dans toutes ses lettres, où il parle de ces choses, parmi lesquelles il y en a de difficiles à comprendre, que les ignorants et les mal affermis tordent, comme aussi les autres écritures, à leur propre destruction.
◊ 17 Vous donc, bien-aimés, sachant [ces choses] à l’avance, prenez garde, de peur qu’étant entraînés par l’erreur des pervers, vous ne veniez à déchoir de votre propre fermeté ; ◊ 18 mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. À lui la gloire, et maintenant et jusqu’au jour d’éternité ! Amen.
Malachie
4 ◊ 1 Car voici, le jour vient, brûlant comme un four ; et tous les orgueilleux, et tous ceux qui pratiquent la méchanceté seront du chaume, et le jour qui vient les brûlera, dit l’Éternel des armées, de manière à ne leur laisser ni racine, ni branche. ◊ 2 Et pour vous qui craignez mon nom, se lèvera le soleil de justice ; et la guérison sera dans ses ailes ; et vous sortirez, et vous prospérerez comme des veaux à l’engrais. ◊ 3 Et vous foulerez les méchants, car ils seront de la cendre sous la plante de vos pieds, au jour que je ferai, dit l’Éternel des armées.
◊ 4 Souvenez-vous de la loi de Moïse, mon serviteur, que je lui commandai en Horeb pour tout Israël, — des statuts et des ordonnances. ◊ 5 Voici, je vous envoie Élie, le prophète, avant que vienne le grand et terrible jour de l’Éternel. ◊ 6 Et il fera retourner le cœur des pères vers les fils, et le cœur des fils vers leurs pères, de peur que je ne vienne et ne frappe le pays de malédiction.
Nombres
1 ◊ 1 Et l’Éternel parla à Moïse, au désert de Sinaï, dans la tente d’assignation, le premier [jour] du second mois de la seconde année après leur sortie du pays d’Égypte, disant : ◊ 2 Relevez la somme de toute l’assemblée des fils d’Israël, selon leurs familles, selon leurs maisons de pères, suivant le nombre des noms, tous les mâles, par tête : ◊ 3 depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, tous ceux d’Israël qui sont propres au service militaire, vous les compterez selon leurs armées, toi et Aaron. ◊ 4 Et, avec vous, il y aura un homme par tribu, un homme chef de sa maison de pères. ◊ 5 Et ce sont ici les noms des hommes qui se tiendront avec vous : pour Ruben, Élitsur, fils de Shedéur ; ◊ 6 pour Siméon, Shelumiel, fils de Tsurishaddaï ; ◊ 7 pour Juda, Nakhshon, fils d’Amminadab ; ◊ 8 pour Issacar, Nethaneël, fils de Tsuar ; ◊ 9 pour Zabulon, Éliab, fils de Hélon ; ◊ 10 pour les fils de Joseph, pour Éphraïm, Élishama, fils d’Ammihud ; pour Manassé, Gameliel, fils de Pedahtsur ; ◊ 11 pour Benjamin, Abidan, fils de Guidhoni ; ◊ 12 pour Dan, Akhiézer, fils d’Ammishaddaï ; ◊ 13 pour Aser, Paghiel, fils d’Ocran ; ◊ 14 pour Gad, Éliasaph, fils de Dehuel ; ◊ 15 pour Nephthali, Akhira, fils d’Énan. ◊ 16 Ce sont là ceux qui furent les principaux de l’assemblée, les princes des tribus de leurs pères, les chefs des milliers d’Israël. ◊ 17 Et Moïse et Aaron prirent ces hommes-là, qui avaient été désignés par leurs noms, ◊ 18 et ils réunirent toute l’assemblée, le premier [jour] du second mois ; et chacun déclara sa filiation, selon leurs familles, selon leurs maisons de pères, suivant le nombre des noms, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, par tête. ◊ 19 Comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse, ainsi il les dénombra dans le désert de Sinaï.
◊ 20 Et les fils de Ruben, premier-né d’Israël, leurs générations, selon leurs familles, selon leurs maisons de pères, suivant le nombre des noms, par tête, tous les mâles, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui étaient propres au service militaire, ◊ 21 ceux qui furent dénombrés de la tribu de Ruben furent quarante-six mille cinq cents.
◊ 22 Des fils de Siméon : leurs générations, selon leurs familles, selon leurs maisons de pères, ceux qui furent dénombrés suivant le nombre des noms, par tête, tous les mâles, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui étaient propres au service militaire, ◊ 23 ceux qui furent dénombrés de la tribu de Siméon furent cinquante-neuf mille trois cents.
◊ 24 Des fils de Gad : leurs générations, selon leurs familles, selon leurs maisons de pères, suivant le nombre des noms, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui étaient propres au service militaire, ◊ 25 ceux qui furent dénombrés de la tribu de Gad furent quarante-cinq mille six cent cinquante.
◊ 26 Des fils de Juda : leurs générations, selon leurs familles, selon leurs maisons de pères, suivant le nombre des noms, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui étaient propres au service militaire, ◊ 27 ceux qui furent dénombrés de la tribu de Juda furent soixante-quatorze mille six cents.
◊ 28 Des fils d’Issacar : leurs générations, selon leurs familles, selon leurs maisons de pères, suivant le nombre des noms, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui étaient propres au service militaire, ◊ 29 ceux qui furent dénombrés de la tribu d’Issacar furent cinquante-quatre mille quatre cents.
◊ 30 Des fils de Zabulon : leurs générations, selon leurs familles, selon leurs maisons de pères, suivant le nombre des noms, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui étaient propres au service militaire, ◊ 31 ceux qui furent dénombrés de la tribu de Zabulon furent cinquante-sept mille quatre cents.
◊ 32 Des fils de Joseph, des fils d’Éphraïm : leurs générations, selon leurs familles, selon leurs maisons de pères, suivant le nombre des noms, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui étaient propres au service militaire, ◊ 33 ceux qui furent dénombrés de la tribu d’Éphraïm furent quarante mille cinq cents.
◊ 34 Des fils de Manassé : leurs générations, selon leurs familles, selon leurs maisons de pères, suivant le nombre des noms, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui étaient propres au service militaire, ◊ 35 ceux qui furent dénombrés de la tribu de Manassé furent trente-deux mille deux cents.
◊ 36 Des fils de Benjamin : leurs générations, selon leurs familles, selon leurs maisons de pères, suivant le nombre des noms, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui étaient propres au service militaire, ◊ 37 ceux qui furent dénombrés de la tribu de Benjamin furent trente-cinq mille quatre cents.
◊ 38 Des fils de Dan : leurs générations, selon leurs familles, selon leurs maisons de pères, suivant le nombre des noms, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui étaient propres au service militaire, ◊ 39 ceux qui furent dénombrés de la tribu de Dan furent soixante-deux mille sept cents.
◊ 40 Des fils d’Aser : leurs générations, selon leurs familles, selon leurs maisons de pères, suivant le nombre des noms, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui étaient propres au service militaire, ◊ 41 ceux qui furent dénombrés de la tribu d’Aser furent quarante et un mille cinq cents.
◊ 42 Des fils de Nephthali : leurs générations, selon leurs familles, selon leurs maisons de pères, suivant le nombre des noms, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui étaient propres au service militaire, ◊ 43 ceux qui furent dénombrés de la tribu de Nephthali furent cinquante-trois mille quatre cents.
◊ 44 Ce sont là les dénombrés que Moïse et Aaron et les douze hommes, princes d’Israël, dénombrèrent : il y avait un homme pour chaque maison de pères. ◊ 45 Et tous les dénombrés des fils d’Israël, selon leurs maisons de pères, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui étaient propres au service militaire en Israël, ◊ 46 tous les dénombrés, furent six cent trois mille cinq cent cinquante.
◊ 47 Mais les Lévites, selon la tribu de leurs pères, ne furent pas dénombrés parmi eux. ◊ 48 Car l’Éternel avait parlé à Moïse, disant : ◊ 49 Seulement, tu ne dénombreras pas la tribu de Lévi et tu n’en relèveras pas la somme parmi les fils d’Israël. ◊ 50 Et toi, tu préposeras les Lévites sur le tabernacle du témoignage, et sur tous ses ustensiles, et sur tout ce qui lui appartient : ce seront eux qui porteront le tabernacle et tous ses ustensiles ; ils en feront le service, et camperont autour du tabernacle ; ◊ 51 et quand le tabernacle partira, les Lévites le démonteront, et quand le tabernacle campera, les Lévites le dresseront ; et l’étranger qui en approchera sera mis à mort. ◊ 52 Et les fils d’Israël camperont chacun dans son camp, et chacun près de sa bannière, selon leurs armées. ◊ 53 Et les Lévites camperont autour du tabernacle du témoignage, afin qu’il n’y ait point de colère sur l’assemblée des fils d’Israël ; et les Lévites auront la garde du tabernacle du témoignage. ◊ 54 Et les fils d’Israël firent selon tout ce que l’Éternel avait commandé à Moïse ; ils firent ainsi.
2 ◊ 1 * Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron, disant : ◊ 2 Les fils d’Israël camperont chacun près de sa bannière, sous les enseignes de leurs maisons de pères ; ils camperont autour de la tente d’assignation, à distance, vis-à-vis.
◊ 3 [Voici] ceux qui camperont à l’orient, vers le levant, [sous] la bannière du camp de Juda, selon leurs armées : le prince des fils de Juda, Nakhshon, fils d’Amminadab, ◊ 4 et son armée ; et ses dénombrés, soixante-quatorze mille six cents. ◊ 5 — Et ceux qui camperont près de lui, sont la tribu d’Issacar : le prince des fils d’Issacar, Nethaneël, fils de Tsuar, ◊ 6 et son armée ; et ses dénombrés, cinquante-quatre mille quatre cents. ◊ 7 — [Avec eux] sera la tribu de Zabulon : le prince des fils de Zabulon, Éliab, fils de Hélon, ◊ 8 et son armée ; et ses dénombrés, cinquante-sept mille quatre cents. ◊ 9 — Tous les dénombrés du camp de Juda, cent quatre-vingt-six mille quatre cents, selon leurs armées ; ils partiront les premiers.
◊ 10 La bannière du camp de Ruben, selon ses armées, sera vers le midi : le prince des fils de Ruben, Élitsur, fils de Shedéur, ◊ 11 et son armée ; et ses dénombrés, quarante-six mille cinq cents. ◊ 12 — Et ceux qui camperont près de lui, sont la tribu de Siméon : le prince des fils de Siméon, Shelumiel, fils de Tsurishaddaï, ◊ 13 et son armée ; et ses dénombrés, cinquante-neuf mille trois cents. ◊ 14 — Et [avec eux] sera la tribu de Gad : le prince des fils de Gad, Éliasaph, fils de Rehuel, ◊ 15 et son armée ; et ses dénombrés, quarante-cinq mille six cent cinquante. ◊ 16 — Tous les dénombrés du camp de Ruben, cent cinquante et un mille quatre cent cinquante, selon leurs armées ; et ils partiront les seconds.
◊ 17 Et la tente d’assignation partira, le camp des Lévites étant au milieu des camps ; comme ils auront campé, ainsi ils partiront, chacun à sa place, selon leurs bannières.
◊ 18 La bannière du camp d’Éphraïm, selon ses armées, sera vers l’occident : le prince des fils d’Éphraïm, Élishama, fils d’Ammihud, ◊ 19 et son armée ; et ses dénombrés, quarante mille cinq cents. ◊ 20 — Et près de lui la tribu de Manassé : le prince des fils de Manassé, Gameliel, fils de Pedahtsur, ◊ 21 et son armée ; et ses dénombrés, trente-deux mille deux cents. ◊ 22 — Et [avec eux] sera la tribu de Benjamin : le prince des fils de Benjamin, Abidan, fils de Guidhoni, ◊ 23 et son armée ; et ses dénombrés, trente-cinq mille quatre cents. ◊ 24 — Tous les dénombrés du camp d’Éphraïm, cent huit mille cent, selon leurs armées ; et ils partiront les troisièmes.
◊ 25 La bannière du camp de Dan, selon ses armées, sera vers le nord : le prince des fils de Dan, Akhiézer, fils d’Ammishaddaï, ◊ 26 et son armée ; et ses dénombrés, soixante-deux mille sept cents. ◊ 27 — Et ceux qui camperont près de lui, sont la tribu d’Aser : le prince des fils d’Aser, Paghiel, fils d’Ocran, ◊ 28 et son armée ; et ses dénombrés, quarante et un mille cinq cents. ◊ 29 — Et [avec eux] sera la tribu de Nephthali : le prince des fils de Nephthali, Akhira, fils d’Énan, ◊ 30 et son armée ; et ses dénombrés, cinquante-trois mille quatre cents. ◊ 31 — Tous les dénombrés du camp de Dan, cent cinquante-sept mille six cents ; ils partiront les derniers, selon leurs bannières.
◊ 32 Ce sont là les dénombrés des fils d’Israël, selon leurs maisons de pères. Tous les dénombrés des camps, selon leurs armées, furent six cent trois mille cinq cent cinquante. ◊ 33 Mais les Lévites ne furent pas dénombrés parmi les fils d’Israël, ainsi que l’Éternel l’avait commandé à Moïse. ◊ 34 Et les fils d’Israël firent selon tout ce que l’Éternel avait commandé à Moïse : ainsi ils campèrent selon leurs bannières, et ainsi ils partirent, chacun selon leurs familles, selon leurs maisons de pères.
Galates
3 ◊ 1 Ô Galates insensés, qui vous a ensorcelés, vous devant les yeux de qui Jésus Christ a été dépeint, crucifié [au milieu de vous] ? ◊ 2 Je voudrais seulement apprendre ceci de vous : avez-vous reçu l’Esprit sur le principe des œuvres de loi, ou de l’ouïe de [la] foi ? ◊ 3 Êtes-vous si insensés ? Ayant commencé par l’Esprit, achèveriez-vous maintenant par la chair ? ◊ 4 Avez-vous tant souffert en vain, si toutefois c’est en vain ? ◊ 5 Celui donc qui vous fournit l’Esprit et qui opère des miracles au milieu de vous, [le fait-il] sur le principe des œuvres de loi, ou de l’ouïe de [la] foi ? ◊ 6 comme Abraham a cru Dieu, et cela lui fut compté à justice. ◊ 7 Sachez donc que ceux qui sont sur le principe de [la] foi, ceux-là sont fils d’Abraham. ◊ 8 Or l’écriture, prévoyant que Dieu justifierait les nations sur le principe de [la] foi, a d’avance annoncé la bonne nouvelle à Abraham : « En toi toutes les nations seront bénies ». ◊ 9 De sorte que ceux qui sont sur le principe de [la] foi sont bénis avec le croyant Abraham. ◊ 10 Car tous ceux qui sont sur le principe des œuvres de loi sont sous malédiction ; car il est écrit : « Maudit est quiconque ne persévère pas dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi pour les faire ». ◊ 11 Or que par [la] loi personne ne soit justifié devant Dieu, cela est évident, parce que : « Le juste vivra de foi ». ◊ 12 Mais la loi n’est pas sur le principe de [la] foi, mais : « Celui qui aura fait ces choses vivra par elles ». ◊ 13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous (car il est écrit : « Maudit est quiconque est pendu au bois »), ◊ 14 afin que la bénédiction d’Abraham parvînt aux nations dans le christ Jésus, afin que nous reçussions par la foi l’Esprit promis.
◊ 15 Frères, je parle selon l’homme : personne n’annule une alliance qui est confirmée, même [celle] d’un homme, ni n’y ajoute. ◊ 16 Or c’est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa semence. Il ne dit pas : « et aux semences », comme [parlant] de plusieurs ; mais comme [parlant] d’un seul : — « et à ta semence », qui est Christ. ◊ 17 Or je dis ceci : que la loi, qui est survenue quatre cent trente ans après, n’annule point une alliance antérieurement confirmée par Dieu, de manière à rendre la promesse sans effet.
◊ 18 Car si l’héritage est sur le principe de loi, il n’est plus sur le principe de promesse ; mais Dieu a fait le don à Abraham par promesse.
◊ 19 Pourquoi donc la loi ? Elle a été ajoutée à cause des transgressions, jusqu’à ce que vînt la semence à laquelle la promesse est faite, ayant été ordonnée par des anges, par la main d’un médiateur. ◊ 20 Or un médiateur n’est pas [médiateur] d’un seul, mais Dieu est un seul.
◊ 21 La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Qu’ainsi n’advienne ! Car s’il avait été donné une loi qui eût le pouvoir de faire vivre, la justice serait en réalité sur le principe de [la] loi. ◊ 22 Mais l’écriture a renfermé toutes choses sous le péché, afin que la promesse, sur le principe de [la] foi en Jésus Christ, fût donnée à ceux qui croient. ◊ 23 Or avant que la foi vînt, nous étions gardés sous [la] loi, renfermés pour la foi qui devait être révélée ; ◊ 24 de sorte que la loi a été notre conducteur jusqu’à Christ, afin que nous fussions justifiés sur le principe de [la] foi ; ◊ 25 mais, la foi étant venue, nous ne sommes plus sous un conducteur, ◊ 26 car vous êtes tous fils de Dieu par la foi dans le christ Jésus. ◊ 27 Car vous tous qui avez été baptisés pour Christ, vous avez revêtu Christ : ◊ 28 il n’y a ni Juif, ni Grec ; il n’y a ni esclave, ni homme libre ; il n’y a ni mâle, ni femelle ; car vous tous, vous êtes un dans le christ Jésus. ◊ 29 Or si vous êtes de Christ, vous êtes donc [la] semence d’Abraham, héritiers selon [la] promesse.
Romains
16 ◊ 1 Or je vous recommande Phœbé, notre sœur, qui est servante de l’assemblée qui est à Cenchrée, ◊ 2 afin que vous la receviez dans le Seigneur, comme il convient à des saints, et que vous l’assistiez dans toute affaire pour laquelle elle aurait besoin de vous ; car elle-même aussi a été en aide à plusieurs, et à moi-même. ◊ 3 Saluez Prisca et Aquilas, mes compagnons d’œuvre dans le christ Jésus ◊ 4 (qui, pour ma vie, ont exposé leur propre cou ; auxquels je ne rends pas grâces moi seul, mais aussi toutes les assemblées des nations), ◊ 5 et l’assemblée qui [se réunit] dans leur maison. Saluez Épaïnète, mon bien-aimé, qui est les prémices de l’Asie pour Christ. ◊ 6 Saluez Marie, qui a beaucoup travaillé pour vous. ◊ 7 Saluez Andronique et Junias, mes parents et mes compagnons de captivité, qui sont distingués parmi les apôtres, qui même ont été avant moi en Christ. ◊ 8 Saluez Amplias, mon bien-aimé dans le Seigneur. ◊ 9 Saluez Urbain, notre compagnon d’œuvre en Christ, et Stachys, mon bien-aimé. ◊ 10 Saluez Appellès, approuvé en Christ. Saluez ceux de chez Aristobule. ◊ 11 Saluez Hérodion, mon parent. Saluez ceux de chez Narcisse qui sont dans le Seigneur. ◊ 12 Saluez Tryphène et Tryphose, lesquelles travaillent dans le Seigneur. Saluez Persis, la bien-aimée, qui a beaucoup travaillé dans le Seigneur. ◊ 13 Saluez Rufus, l’élu dans le Seigneur, et sa mère, qui est aussi la mienne. ◊ 14 Saluez Asyncrite, Phlégon, Hermas, Patrobas, Hermès, et les frères qui sont avec eux. ◊ 15 Saluez Philologue, et Julie, Nérée et sa sœur, et Olympas, et tous les saints qui sont avec eux. ◊ 16 Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Toutes les assemblées du Christ vous saluent.
◊ 17 Or je vous exhorte, frères, à avoir l’œil sur ceux qui causent les divisions et les occasions de chute par [des choses qui ne sont] pas selon la doctrine que vous avez apprise ; et éloignez-vous d’eux. ◊ 18 Car ces sortes de gens ne servent pas notre seigneur Christ, mais leur propre ventre ; et par de douces paroles et un beau langage, ils séduisent les cœurs des simples. ◊ 19 Car votre obéissance est venue à [la connaissance de] tous. Je me réjouis donc à votre sujet ; mais je désire que vous soyez sages quant au bien, et simples quant au mal. ◊ 20 Or le Dieu de paix brisera bientôt Satan sous vos pieds. Que la grâce de notre seigneur Jésus Christ soit avec vous !
◊ 21 Timothée, mon compagnon d’œuvre, et Lucius, et Jason, et Sosipater, mes parents, vous saluent.
◊ 22 Moi, Tertius, qui ai écrit la lettre, je vous salue dans le Seigneur. ◊ 23 Gaïus, mon hôte et celui de toute l’assemblée, vous salue. Éraste, l’administrateur de la ville, et le frère Quartus vous saluent. ◊ 24 Que la grâce de notre seigneur Jésus Christ soit avec vous tous ! Amen.
◊ 25 Or, à celui qui est puissant pour vous affermir selon mon évangile et la prédication de Jésus Christ, selon la révélation du mystère à l’égard duquel le silence a été gardé dès les temps éternels, ◊ 26 mais qui a été manifesté maintenant, et qui, par des écrits prophétiques, a été donné à connaître à toutes les nations, selon le commandement du Dieu éternel, pour [l’]obéissance de [la] foi,… ◊ 27 au Dieu qui seul est sage, par Jésus Christ, — auquel soit la gloire éternellement ! Amen.
1 Pierre
2 ◊ 1 Rejetant donc toute malice et toute fraude, et l’hypocrisie et l’envie, et toutes médisances, ◊ 2 désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait intellectuel, afin que vous croissiez par lui à salut, ◊ 3 si toutefois vous avez goûté que le Seigneur est bon ; ◊ 4 duquel vous approchant [comme] d’une pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse auprès de Dieu, ◊ 5 vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, êtes édifiés une maison spirituelle, une sainte sacrificature, pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ. ◊ 6 Parce qu’on trouve dans l’écriture : « Voici, je pose en Sion une maîtresse pierre de coin, élue, précieuse ; et celui qui croit en elle ne sera point confus ». ◊ 7 C’est donc pour vous qui croyez, qu’elle a ce prix ; mais pour les désobéissants, « la pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin », ◊ 8 « et une pierre d’achoppement et un rocher de chute », lesquels heurtent contre la parole, étant désobéissants, à quoi aussi ils ont été destinés. ◊ 9 Mais vous, vous êtes une race élue, une sacrificature royale, une nation sainte, un peuple acquis, pour que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ; ◊ 10 vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, mais qui maintenant êtes le peuple de Dieu ; vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, mais qui maintenant avez obtenu miséricorde.
◊ 11 Bien-aimés, je vous exhorte, comme forains et étrangers, à vous abstenir des convoitises charnelles, lesquelles font la guerre à l’âme, ◊ 12 ayant une conduite honnête parmi les nations, afin que, quant aux choses dans lesquelles ils médisent de vous comme de gens qui font le mal, ils glorifient Dieu au jour de la visitation, à cause de vos bonnes œuvres qu’ils observent.
◊ 13 Soyez donc soumis à tout ordre humain pour l’amour du Seigneur, soit au roi comme étant au-dessus de tous, ◊ 14 soit aux gouverneurs comme à ceux qui sont envoyés de sa part pour punir ceux qui font le mal et pour louer ceux qui font le bien ; ◊ 15 car c’est ici la volonté de Dieu, qu’en faisant le bien vous fermiez la bouche à l’ignorance des hommes dépourvus de sens, ◊ 16 comme libres, et non comme ayant la liberté pour voile de la méchanceté, mais comme esclaves de Dieu. ◊ 17 Honorez tous les hommes ; aimez tous les frères ; craignez Dieu ; honorez le roi.
◊ 18 Vous, domestiques, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont fâcheux ; ◊ 19 car c’est une chose digne de louange, si quelqu’un, par conscience envers Dieu, supporte des afflictions, souffrant injustement. ◊ 20 Car quelle gloire y a-t-il, si, souffletés pour avoir mal fait, vous l’endurez ? mais si, en faisant le bien, vous souffrez, et que vous l’enduriez, cela est digne de louange devant Dieu, ◊ 21 car c’est à cela que vous avez été appelés ; car aussi Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces, ◊ 22 « lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il n’a pas été trouvé de fraude » ; ◊ 23 qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas d’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement ; ◊ 24 qui lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts aux péchés, nous vivions à la justice ; « par la meurtrissure duquel vous avez été guéris » ; ◊ 25 car vous étiez errants comme des brebis, mais maintenant vous êtes retournés au berger et au surveillant de vos âmes.
Galates
6 ◊ 1 Frères, quand même un homme s’est laissé surprendre par quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez un tel homme dans un esprit de douceur, prenant garde à toi-même, de peur que toi aussi tu ne sois tenté.
◊ 2 Portez les charges les uns des autres, et ainsi accomplissez la loi du Christ ; ◊ 3 car si, n’étant rien, quelqu’un pense être quelque chose, il se séduit lui-même ; ◊ 4 mais que chacun éprouve sa propre œuvre, et alors il aura de quoi se glorifier, relativement à lui-même seulement et non relativement à autrui : ◊ 5 car chacun portera son propre fardeau.
◊ 6 Que celui qui est enseigné dans la parole fasse participer à tous les biens [temporels] celui qui enseigne.
◊ 7 Ne soyez pas séduits ; on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera. ◊ 8 Car celui qui sème pour sa propre chair moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle. ◊ 9 Or ne nous lassons pas en faisant le bien, car, au temps propre, nous moissonnerons, si nous ne défaillons pas. ◊ 10 Ainsi donc, comme nous en avons l’occasion, faisons du bien à tous, mais surtout à ceux de la maison de la foi.
◊ 11 Vous voyez quelle longue lettre je vous ai écrite de ma propre main. ◊ 12 Tous ceux qui veulent avoir une belle apparence dans la chair, ceux-là vous contraignent à être circoncis, seulement afin qu’ils ne soient pas persécutés à cause de la croix de Christ. ◊ 13 Car ceux-là qui sont circoncis, eux-mêmes ne gardent pas [la] loi ; mais ils veulent que vous soyez circoncis, afin de se glorifier dans votre chair. ◊ 14 Mais qu’il ne m’arrive pas à moi de me glorifier, sinon en la croix de notre seigneur Jésus Christ, par laquelle le monde m’est crucifié, et moi au monde. ◊ 15 Car ni la circoncision, ni l’incirconcision ne sont rien, mais une nouvelle création. ◊ 16 Et à l’égard de tous ceux qui marcheront selon cette règle, paix et miséricorde sur eux et sur l’Israël de Dieu !
◊ 17 Désormais que personne ne vienne me troubler, car moi je porte en mon corps les marques du seigneur Jésus. ◊ 18 Que la grâce de notre seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit, frères ! Amen.
1 Timothée
6 ◊ 1 Que tous les esclaves qui sont sous le joug estiment leurs propres maîtres dignes de tout honneur, afin que le nom de Dieu et la doctrine ne soient pas blasphémés ; ◊ 2 et que ceux qui ont des maîtres croyants ne les méprisent pas parce qu’ils sont frères, mais qu’ils les servent d’autant plus que ceux qui profitent de leur bon et prompt service sont des fidèles et des bien-aimés. Enseigne ces choses et exhorte. ◊ 3 Si quelqu’un enseigne autrement et ne se range pas à de saines paroles, [savoir] à celles de notre seigneur Jésus Christ et à la doctrine qui est selon la piété, ◊ 4 il est enflé d’orgueil, ne sachant rien, mais ayant la maladie des questions et des disputes de mots, d’où naissent l’envie, les querelles, les paroles injurieuses, les mauvais soupçons, ◊ 5 les vaines disputes d’hommes corrompus dans leur entendement et privés de la vérité, qui estiment que la piété est une source de gain. ◊ 6 Or la piété avec le contentement est un grand gain. ◊ 7 Car nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter. ◊ 8 Mais ayant la nourriture et de quoi nous couvrir, nous serons satisfaits. ◊ 9 Or ceux qui veulent devenir riches tombent dans la tentation et dans un piège, et dans plusieurs désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition ; ◊ 10 car c’est une racine de toutes sortes de maux que l’amour de l’argent : ce que quelques-uns ayant ambitionné, ils se sont égarés de la foi et se sont transpercés eux-mêmes de beaucoup de douleurs. ◊ 11 Mais toi, ô homme de Dieu, fuis ces choses, et poursuis la justice, la piété, la foi, l’amour, la patience, la douceur d’esprit ; ◊ 12 combats le bon combat de la foi ; saisis la vie éternelle, pour laquelle tu as été appelé et tu as fait la belle confession devant beaucoup de témoins. ◊ 13 Je t’ordonne devant Dieu qui appelle toutes choses à l’existence, et devant le christ Jésus qui a fait la belle confession devant Ponce Pilate, ◊ 14 que tu gardes ce commandement, sans tache, irrépréhensible, jusqu’à l’apparition de notre seigneur Jésus Christ, ◊ 15 laquelle le bienheureux et seul Souverain, le roi de ceux qui règnent et le seigneur de ceux qui dominent, montrera au temps propre, ◊ 16 lui qui seul possède l’immortalité, qui habite la lumière inaccessible, lequel aucun des hommes n’a vu, ni ne peut voir, — auquel soit honneur et force éternelle ! Amen.
◊ 17 Ordonne à ceux qui sont riches dans le présent siècle, qu’ils ne soient pas hautains et qu’ils ne mettent pas leur confiance dans l’incertitude des richesses, mais dans le Dieu qui nous donne toutes choses richement pour en jouir ; ◊ 18 qu’ils fassent du bien ; qu’ils soient riches en bonnes œuvres ; qu’ils soient prompts à donner, libéraux, ◊ 19 s’amassant comme trésor un bon fondement pour l’avenir, afin qu’ils saisissent ce qui est vraiment la vie.
◊ 20 Ô Timothée, garde ce qui t’a été confié, fuyant les discours vains et profanes et l’opposition de la connaissance faussement ainsi nommée, ◊ 21 de laquelle quelques-uns faisant profession, se sont écartés de la foi. Que la grâce soit avec toi !
Matthieu
26 ◊ 1 Et il arriva, lorsque Jésus eut achevé tous ces discours, qu’il dit à ses disciples : ◊ 2 Vous savez que la Pâque est dans deux jours, et le fils de l’homme est livré pour être crucifié.
◊ 3 Alors les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple s’assemblèrent dans le palais du souverain sacrificateur, appelé Caïphe, ◊ 4 et tinrent conseil ensemble pour se saisir de Jésus par ruse et le faire mourir ; ◊ 5 mais ils disaient : Non pas pendant la fête, afin qu’il n’y ait pas de tumulte parmi le peuple.
◊ 6 Et comme Jésus était à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, ◊ 7 une femme, ayant un vase d’albâtre [plein] d’un parfum de grand prix, vint à lui et le répandit sur sa tête comme il était à table. ◊ 8 Et les disciples, le voyant, en furent indignés, disant : À quoi bon cette perte ? ◊ 9 Car ce [parfum] aurait pu être vendu pour une forte somme, et être donné aux pauvres. ◊ 10 Et Jésus, le sachant, leur dit : Pourquoi donnez-vous du déplaisir à cette femme ? car elle a fait une bonne œuvre envers moi ; ◊ 11 car vous avez toujours les pauvres avec vous, mais moi, vous ne m’avez pas toujours ; ◊ 12 car cette femme, en répandant ce parfum sur mon corps, l’a fait pour ma sépulture. ◊ 13 En vérité, je vous dis : En quelque lieu que cet évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce que cette femme a fait, en mémoire d’elle.
◊ 14 Alors l’un des douze, appelé Judas Iscariote, s’en alla vers les principaux sacrificateurs, ◊ 15 et dit : Que voulez-vous me donner, et moi, je vous le livrerai ? Et ils lui comptèrent trente pièces d’argent. ◊ 16 Et dès lors, il cherchait une bonne occasion pour le livrer.
◊ 17 Et, le premier jour des pains sans levain, les disciples vinrent à Jésus, disant : Où veux-tu que nous te préparions [ce qu’il faut] pour manger la pâque ? ◊ 18 Et il dit : Allez à la ville auprès d’un tel, et dites-lui : Le maître dit : Mon temps est proche ; je ferai la pâque chez toi avec mes disciples. ◊ 19 Et les disciples firent comme Jésus leur avait ordonné, et ils apprêtèrent la pâque.
◊ 20 Et le soir étant venu, il se mit à table avec les douze. ◊ 21 Et comme ils mangeaient, il dit : En vérité, je vous dis que l’un d’entre vous me livrera. ◊ 22 Et, en étant fort attristés, ils commencèrent, chacun d’eux, à lui dire : Seigneur, est-ce moi ? ◊ 23 Et lui, répondant, dit : Celui qui aura trempé la main avec moi dans le plat, celui-là me livrera. ◊ 24 Le fils de l’homme s’en va, selon qu’il est écrit de lui ; mais malheur à cet homme par qui le fils de l’homme est livré ! Il eût été bon pour cet homme-là qu’il ne fût pas né. ◊ 25 Et Judas qui le livrait, répondant, dit : Est-ce moi, Rabbi ? Il lui dit : Tu l’as dit.
◊ 26 Et comme ils mangeaient, Jésus ayant pris le pain et ayant béni, le rompit et le donna aux disciples, et dit : Prenez, mangez ; ceci est mon corps. ◊ 27 Et, ayant pris la coupe et ayant rendu grâces, il la leur donna, disant : Buvez-en tous. ◊ 28 Car ceci est mon sang, le [sang] de la nouvelle alliance, qui est versé pour plusieurs en rémission de péchés. ◊ 29 Mais je vous dis que désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu’à ce jour où je le boirai nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. ◊ 30 Et ayant chanté une hymne, ils sortirent [et s’en allèrent] à la montagne des Oliviers.
◊ 31 Alors Jésus leur dit : Vous serez tous scandalisés en moi cette nuit ; car il est écrit : « Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées » ; ◊ 32 mais, après que j’aurai été ressuscité, j’irai devant vous en Galilée. ◊ 33 Et Pierre, répondant, lui dit : Si tous étaient scandalisés en toi, moi, je ne serai jamais scandalisé [en toi]. ◊ 34 Jésus lui dit : En vérité, je te dis, que cette nuit-ci, avant que le coq ait chanté, tu me renieras trois fois. ◊ 35 Pierre lui dit : Quand même il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai point. Et tous les disciples dirent la même chose.
◊ 36 Alors Jésus s’en vient avec eux en un lieu appelé Gethsémané, et dit aux disciples : Asseyez-vous ici, jusqu’à ce que, m’en étant allé, j’aie prié là. ◊ 37 Et ayant pris Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à être attristé et fort angoissé. ◊ 38 Alors il leur dit : Mon âme est saisie de tristesse jusqu’à la mort ; demeurez ici et veillez avec moi. ◊ 39 Et s’en allant un peu plus avant, il tomba sur sa face, priant et disant : Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ; toutefois, non pas comme moi je veux, mais comme toi [tu veux]. ◊ 40 Et il vient vers les disciples, et il les trouve dormant ; et il dit à Pierre : Ainsi, vous n’avez pas pu veiller une heure avec moi ? ◊ 41 Veillez et priez, afin que vous n’entriez pas en tentation ; l’esprit est prompt, mais la chair est faible. ◊ 42 Il s’en alla de nouveau, une seconde fois, et il pria, disant : Mon Père, s’il n’est pas possible que ceci passe loin de moi, sans que je le boive, que ta volonté soit faite. ◊ 43 Et étant venu, il les trouva de nouveau dormant ; car leurs yeux étaient appesantis. ◊ 44 Et les laissant, il s’en alla de nouveau, et pria une troisième fois, disant les mêmes paroles. ◊ 45 Alors il vient vers les disciples, et leur dit : Dormez dorénavant et reposez-vous ; voici, l’heure s’est approchée, et le fils de l’homme est livré entre les mains des pécheurs. ◊ 46 Levez-vous, allons ; voici, celui qui me livre s’est approché.
◊ 47 Et comme il parlait encore, voici Judas, l’un des douze, vint, et avec lui une grande foule avec des épées et des bâtons, de la part des principaux sacrificateurs et des anciens du peuple. ◊ 48 Et celui qui le livrait leur donna un signe, disant : Celui que je baiserai, c’est lui ; saisissez-le. ◊ 49 Et aussitôt, s’approchant de Jésus, il dit : Je te salue, Rabbi ; et il le baisa avec empressement. ◊ 50 Et Jésus lui dit : Ami, pourquoi es-tu venu ? Alors, s’étant approchés, ils mirent les mains sur Jésus et se saisirent de lui. ◊ 51 Et voici, l’un de ceux qui étaient avec Jésus, étendant la main tira son épée, et frappant l’esclave du souverain sacrificateur, lui emporta l’oreille. ◊ 52 Alors Jésus lui dit : Remets ton épée en son lieu ; car tous ceux qui auront pris l’épée périront par l’épée. ◊ 53 Penses-tu que je ne puisse pas maintenant prier mon Père, et il me fournira plus de douze légions d’anges ? ◊ 54 Comment donc seraient accomplies les écritures, [qui disent] qu’il faut qu’il en arrive ainsi ?
◊ 55 En cette heure-là Jésus dit aux foules : Êtes-vous sortis comme après un brigand, avec des épées et des bâtons, pour me prendre ? J’étais tous les jours assis parmi vous, enseignant dans le temple ; et vous ne vous êtes pas saisis de moi. ◊ 56 Mais tout ceci est arrivé, afin que les écritures des prophètes soient accomplies. Alors tous les disciples le laissèrent et s’enfuirent.
◊ 57 Et ceux qui s’étaient saisis de Jésus l’amenèrent à Caïphe le souverain sacrificateur, où les scribes et les anciens étaient assemblés. ◊ 58 Et Pierre le suivait de loin, jusqu’au palais du souverain sacrificateur ; et étant entré, il s’assit avec les huissiers pour voir la fin.
◊ 59 Or les principaux sacrificateurs et les anciens et tout le sanhédrin cherchaient [quelque] faux témoignage contre Jésus, de manière à le faire mourir ; ◊ 60 et ils n’en trouvèrent point, — bien que plusieurs faux témoins fussent venus. Mais, à la fin, deux faux témoins vinrent, ◊ 61 et dirent : Celui-ci a dit : Je puis détruire le temple de Dieu, et en trois jours le bâtir. ◊ 62 Et le souverain sacrificateur, se levant, lui dit : Ne réponds-tu rien ? De quoi ceux-ci témoignent-ils contre toi ? ◊ 63 Mais Jésus garda le silence. Et le souverain sacrificateur, répondant, lui dit : Je t’adjure, par le Dieu vivant, que tu nous dises si toi, tu es le Christ, le Fils de Dieu. ◊ 64 Jésus lui dit : Tu l’as dit. De plus, je vous dis : dorénavant vous verrez le fils de l’homme assis à la droite de la puissance, et venant sur les nuées du ciel. ◊ 65 Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, disant : Il a blasphémé ; qu’avons-nous encore besoin de témoins ? Voici, vous avez ouï maintenant [son] blasphème : ◊ 66 que vous en semble ? Et répondant, ils dirent : Il mérite la mort. ◊ 67 Alors ils lui crachèrent au visage et lui donnèrent des soufflets ; et quelques-uns le frappèrent, ◊ 68 disant : Prophétise-nous, Christ ; qui est celui qui t’a frappé ?
◊ 69 Or Pierre était assis dehors, dans la cour ; et une servante vint à lui, disant : Et toi, tu étais avec Jésus le Galiléen. ◊ 70 Et il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu dis. ◊ 71 Et une autre [servante] le vit, comme il était sorti dans le vestibule ; et elle dit à ceux qui étaient là : Celui-ci aussi était avec Jésus le Nazaréen. ◊ 72 Et il le nia de nouveau avec serment : Je ne connais pas cet homme ! ◊ 73 Et un peu après, ceux qui se trouvaient là s’approchèrent et dirent à Pierre : Certainement, toi, tu es aussi de ces gens-là ; car aussi ton langage te fait reconnaître. ◊ 74 Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme ! Et aussitôt le coq chanta. ◊ 75 Et Pierre se souvint de la parole de Jésus, qui lui avait dit : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti dehors, il pleura amèrement.
Matthieu
27 ◊ 1 Or, quand le matin fut venu, tous les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire mourir. ◊ 2 Et l’ayant lié, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Ponce Pilate, le gouverneur.
◊ 3 Alors Judas qui l’avait livré, voyant qu’il était condamné, ayant du remords, reporta les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens, ◊ 4 disant : J’ai péché en livrant le sang innocent. Mais ils dirent : Que nous importe ! tu y aviseras. ◊ 5 Et ayant jeté l’argent dans le temple, il se retira ; et s’en étant allé, il se pendit. ◊ 6 Mais les principaux sacrificateurs, ayant pris les pièces d’argent, dirent : Il n’est pas permis de les mettre dans le trésor sacré, puisque c’est le prix du sang. ◊ 7 Et ayant tenu conseil, ils achetèrent avec cet [argent] le champ du potier, pour la sépulture des étrangers ; ◊ 8 c’est pourquoi ce champ-là a été appelé Champ de sang, jusqu’à aujourd’hui. ◊ 9 Alors fut accompli ce qui avait été dit par Jérémie le prophète, disant : Et ils ont pris les trente pièces d’argent, le prix de celui qui a été évalué, lequel ceux d’entre les fils d’Israël ont évalué ; ◊ 10 et ils les ont données pour le champ du potier, comme le *Seigneur m’avait ordonné.
◊ 11 Or Jésus se tenait devant le gouverneur ; et le gouverneur l’interrogea, disant : Es-tu, toi, le roi des Juifs ? Et Jésus lui dit : Tu le dis. ◊ 12 Et étant accusé par les principaux sacrificateurs et les anciens, il ne répondit rien. ◊ 13 Alors Pilate lui dit : N’entends-tu pas de combien de choses ils portent témoignage contre toi ? ◊ 14 Et il ne lui répondit pas même un seul mot ; en sorte que le gouverneur s’en étonnait fort. ◊ 15 Or, à la fête, le gouverneur avait coutume de relâcher un prisonnier à la foule, celui qu’ils voulaient. ◊ 16 Et il y avait alors un prisonnier fameux, nommé Barabbas. ◊ 17 Comme donc ils étaient assemblés, Pilate leur dit : Lequel voulez-vous que je vous relâche, Barabbas, ou Jésus qui est appelé Christ ? ◊ 18 Car il savait qu’ils l’avaient livré par envie. ◊ 19 Et comme il était assis sur le tribunal, sa femme lui envoya dire : N’aie rien à faire avec ce juste ; car j’ai beaucoup souffert aujourd’hui à son sujet dans un songe. ◊ 20 Mais les principaux sacrificateurs et les anciens persuadèrent aux foules de demander Barabbas et de faire périr Jésus. ◊ 21 Et le gouverneur, répondant, leur dit : Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? Et ils dirent : Barabbas. ◊ 22 Pilate leur dit : Que ferai-je donc de Jésus, qui est appelé Christ ? Ils disent tous : Qu’il soit crucifié ! ◊ 23 Et le gouverneur dit : Mais quel mal a-t-il fait ? Et ils s’écriaient encore plus fort, disant : Qu’il soit crucifié ! ◊ 24 Et Pilate, voyant qu’il ne gagnait rien, mais que plutôt il s’élevait un tumulte, prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, disant : Je suis innocent du sang de ce juste ; vous, vous y aviserez. ◊ 25 Et tout le peuple, répondant, dit : Que son sang soit sur nous et sur nos enfants ! ◊ 26 Alors il leur relâcha Barabbas ; et ayant fait fouetter Jésus, il le livra pour être crucifié.
◊ 27 Alors les soldats du gouverneur, ayant emmené Jésus au prétoire, assemblèrent contre lui toute la cohorte. ◊ 28 Et lui ayant ôté ses vêtements, ils lui mirent un manteau d’écarlate ; ◊ 29 et ayant tressé une couronne d’épines, ils la mirent sur sa tête, et un roseau dans sa main droite ; et fléchissant les genoux devant lui, ils se moquaient de lui, disant : Salut, roi des Juifs ! ◊ 30 Et ayant craché contre lui, ils prirent le roseau et lui en frappaient la tête. ◊ 31 Et après qu’ils se furent moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau, et le revêtirent de ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier.
◊ 32 Et comme ils sortaient, ils trouvèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, qu’ils contraignirent de porter sa croix. ◊ 33 Et étant arrivés au lieu appelé Golgotha, ce qui signifie lieu du crâne, ◊ 34 ils lui donnèrent à boire du vinaigre mêlé de fiel ; et l’ayant goûté, il n’en voulut pas boire. ◊ 35 Et l’ayant crucifié, ils partagèrent ses vêtements, en tirant au sort ; ◊ 36 et s’étant assis, ils veillaient là sur lui. ◊ 37 Et ils placèrent au-dessus de sa tête son accusation écrite : Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. ◊ 38 Alors sont crucifiés avec lui deux brigands, un à la droite, et un à la gauche.
◊ 39 Et ceux qui passaient par là l’injuriaient, hochant la tête, ◊ 40 et disant : Toi qui détruis le temple et qui le bâtis en trois jours, sauve-toi toi-même. Si tu es Fils de Dieu, descends de la croix. ◊ 41 Et pareillement aussi les principaux sacrificateurs avec les scribes et les anciens, se moquant, disaient : ◊ 42 Il a sauvé les autres, il ne peut se sauver lui-même ; s’il est le roi d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui. ◊ 43 Il s’est confié en Dieu ; qu’il le délivre maintenant, s’il tient à lui ; car il a dit : Je suis fils de Dieu. ◊ 44 Et les brigands aussi qui avaient été crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière.
◊ 45 Mais, depuis la sixième heure, il y eut des ténèbres sur tout le pays, jusqu’à la neuvième heure. ◊ 46 Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une forte voix, disant : Éli, Éli, lama sabachthani ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ◊ 47 Et quelques-uns de ceux qui se tenaient là, ayant entendu [cela], disaient : Il appelle Élie, celui-ci ! ◊ 48 Et aussitôt l’un d’entre eux courut et prit une éponge, et l’ayant remplie de vinaigre, la mit au bout d’un roseau, et lui donna à boire. ◊ 49 Mais les autres disaient : Laisse, voyons si Élie vient pour le sauver.
◊ 50 Et Jésus, ayant encore crié d’une forte voix, rendit l’esprit. ◊ 51 Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; et la terre trembla, et les rochers se fendirent, ◊ 52 et les sépulcres s’ouvrirent ; et beaucoup de corps des saints endormis ressuscitèrent, ◊ 53 et étant sortis des sépulcres après sa résurrection, ils entrèrent dans la sainte ville, et apparurent à plusieurs.
◊ 54 Et le centurion et ceux qui avec lui veillaient sur Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d’arriver, eurent une fort grande peur, disant : Certainement celui-ci était Fils de Dieu. ◊ 55 Et il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin, qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée, en le servant, ◊ 56 entre lesquelles étaient Marie de Magdala, et Marie, la mère de Jacques et de Joses, et la mère des fils de Zébédée.
◊ 57 Et, le soir étant venu, il arriva un homme riche d’Arimathée, dont le nom était Joseph, qui aussi lui-même était disciple de Jésus. ◊ 58 Celui-ci étant allé auprès de Pilate, demanda le corps de Jésus ; alors Pilate donna l’ordre que le corps fût livré. ◊ 59 Et Joseph, ayant pris le corps, l’enveloppa d’un linceul net, ◊ 60 et le mit dans son sépulcre neuf qu’il avait taillé dans le roc ; et ayant roulé une grande pierre contre la porte du sépulcre, il s’en alla. ◊ 61 Et Marie de Magdala et l’autre Marie étaient là, assises vis-à-vis du sépulcre.
◊ 62 Et le lendemain, qui est après la Préparation, les principaux sacrificateurs et les pharisiens s’assemblèrent auprès de Pilate, ◊ 63 disant : Seigneur, il nous souvient que ce séducteur, pendant qu’il était encore en vie, disait : Après trois jours, je ressuscite. ◊ 64 Ordonne donc que le sépulcre soit gardé avec soin jusqu’au troisième jour ; de peur que ses disciples ne viennent et ne le dérobent, et ne disent au peuple : Il est ressuscité des morts ; et ce dernier égarement sera pire que le premier. ◊ 65 Et Pilate leur dit : Vous avez une garde ; allez, rendez-le sûr comme vous l’entendez. ◊ 66 Et eux, s’en allant, rendirent le sépulcre sûr, scellant la pierre, et y mettant la garde.
Éphésiens
3 ◊ 1 C’est pour cela que moi, Paul, le prisonnier du christ Jésus pour vous, les nations ◊ 2 — (si du moins vous avez entendu parler de l’administration de la grâce de Dieu qui m’a été donnée envers vous : ◊ 3 comment, par révélation, le mystère m’a été donné à connaître (ainsi que je l’ai déjà écrit en peu de mots ; ◊ 4 d’après quoi, en le lisant, vous pouvez comprendre quelle est mon intelligence dans le mystère du Christ), ◊ 5 lequel, en d’autres générations, n’a pas été donné à connaître aux fils des hommes, comme il a été maintenant révélé à ses saints apôtres et prophètes par l’Esprit : ◊ 6 [savoir] que les nations seraient cohéritières et d’un même corps et coparticipantes de sa promesse dans le christ Jésus, par l’évangile ; ◊ 7 duquel je suis devenu serviteur, selon le don de la grâce de Dieu qui m’a été donné selon l’opération de sa puissance. ◊ 8 À moi, qui suis moins que le moindre de tous les saints, cette grâce a été donnée d’annoncer parmi les nations les richesses insondables du Christ, ◊ 9 et de mettre en lumière devant tous quelle est l’administration du mystère caché dès les siècles en Dieu qui a créé toutes choses ; ◊ 10 afin que la sagesse si diverse de Dieu soit maintenant donnée à connaître aux principautés et aux autorités dans les lieux célestes, par l’assemblée, ◊ 11 selon le propos des siècles, lequel il a établi dans le christ Jésus notre Seigneur, ◊ 12 en qui nous avons hardiesse et accès en confiance, par la foi en lui. ◊ 13 C’est pourquoi je [vous] prie de ne pas perdre courage à cause de mes afflictions pour vous, ce qui est votre gloire. ◊ 14 — C’est pour cela que je fléchis mes genoux devant le Père [de notre seigneur Jésus Christ], ◊ 15 duquel est nommée toute famille dans les cieux et sur la terre ; ◊ 16 afin que, selon les richesses de sa gloire, il vous donne d’être fortifiés en puissance par son Esprit, quant à l’homme intérieur ; ◊ 17 de sorte que le Christ habite, par la foi, dans vos cœurs, ◊ 18 [et que vous soyez] enracinés et fondés dans l’amour ; afin que vous soyez capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur, et la profondeur et la hauteur, ◊ 19 — et de connaître l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance ; afin que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu. ◊ 20 Or, à celui qui peut faire infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons, selon la puissance qui opère en nous, ◊ 21 à lui gloire dans l’assemblée dans le christ Jésus, pour toutes les générations du siècle des siècles ! Amen.)
Luc
24 ◊ 1 Or le premier jour de la semaine, de très grand matin, elles vinrent au sépulcre, apportant les aromates qu’elles avaient préparés. ◊ 2 Et elles trouvèrent la pierre roulée de devant le sépulcre. ◊ 3 Et étant entrées, elles ne trouvèrent pas le corps du seigneur Jésus. ◊ 4 Et il arriva, comme elles étaient en grande perplexité à ce sujet, que voici, deux hommes se trouvèrent avec elles, en vêtements éclatants de lumière. ◊ 5 Et comme elles étaient épouvantées et baissaient le visage contre terre, ils leur dirent : Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? ◊ 6 Il n’est point ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous comment il vous parla quand il était encore en Galilée, disant : ◊ 7 Il faut que le fils de l’homme soit livré entre les mains des pécheurs, et qu’il soit crucifié, et qu’il ressuscite le troisième jour. ◊ 8 Et elles se souvinrent de ses paroles. ◊ 9 Et, laissant le sépulcre, elles s’en retournèrent et rapportèrent toutes ces choses aux onze et à tous les autres. ◊ 10 Or ce furent Marie de Magdala, et Jeanne, et Marie, la [mère] de Jacques, et les autres femmes avec elles, qui dirent ces choses aux apôtres. ◊ 11 Et leurs paroles semblèrent à leurs yeux comme des contes, et ils ne les crurent pas. ◊ 12 Mais Pierre, s’étant levé, courut au sépulcre ; et, se baissant, il voit les linges là tout seuls ; et il s’en alla chez lui, s’étonnant de ce qui était arrivé.
◊ 13 Et voici, deux d’entre eux étaient ce même jour en chemin, pour aller à un village dont le nom était Emmaüs, éloigné de Jérusalem de soixante stades. ◊ 14 Et ils s’entretenaient ensemble de toutes ces choses qui étaient arrivées. ◊ 15 Et il arriva, comme ils s’entretenaient et raisonnaient ensemble, que Jésus lui-même, s’étant approché, se mit à marcher avec eux. ◊ 16 Mais leurs yeux étaient retenus, de manière qu’ils ne le reconnurent pas. ◊ 17 Et il leur dit : Quels sont ces discours que vous tenez entre vous en marchant, et vous êtes tristes ? ◊ 18 Et l’un d’eux, dont le nom était Cléopas, répondant, lui dit : Est-ce que tu séjournes tout seul dans Jérusalem, que tu ne saches pas les choses qui y sont arrivées ces jours-ci ? ◊ 19 Et il leur dit : Lesquelles ? Et ils lui dirent : Celles touchant Jésus le Nazaréen, qui était un prophète puissant en œuvre et en parole devant Dieu et devant tout le peuple ; ◊ 20 et comment les principaux sacrificateurs et nos chefs l’ont livré pour être condamné à mort, et l’ont crucifié. ◊ 21 Or nous, nous espérions qu’il était celui qui doit délivrer Israël ; mais encore, avec tout cela, c’est aujourd’hui le troisième jour depuis que ces choses sont arrivées. ◊ 22 Mais aussi quelques femmes d’entre nous nous ont fort étonnés ; ayant été de grand matin au sépulcre, ◊ 23 et n’ayant pas trouvé son corps, elles sont venues, disant qu’elles avaient vu aussi une vision d’anges qui disent qu’il est vivant. ◊ 24 Et quelques-uns de ceux qui sont avec nous, sont allés au sépulcre, et ont trouvé [les choses] ainsi que les femmes aussi avaient dit ; mais pour lui, ils ne l’ont point vu. ◊ 25 Et lui leur dit : Ô gens sans intelligence et lents de cœur à croire toutes les choses que les prophètes ont dites ! ◊ 26 Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire ? ◊ 27 Et commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliquait, dans toutes les écritures, les choses qui le regardent. ◊ 28 Et ils approchèrent du village où ils allaient ; et lui, il fit comme s’il allait plus loin. ◊ 29 Et ils le forcèrent, disant : Demeure avec nous, car le soir approche et le jour a baissé. Et il entra pour rester avec eux. ◊ 30 Et il arriva que, comme il était à table avec eux, il prit le pain et il bénit ; et l’ayant rompu, il le leur distribua. ◊ 31 Et leurs yeux furent ouverts, et ils le reconnurent ; mais lui devint invisible [et disparut] de devant eux. ◊ 32 Et ils dirent entre eux : Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait par le chemin, et lorsqu’il nous ouvrait les écritures ? ◊ 33 Et se levant à l’heure même, ils s’en retournèrent à Jérusalem, et trouvèrent assemblés les onze et ceux qui étaient avec eux, ◊ 34 disant : Le Seigneur est réellement ressuscité, et il est apparu à Simon. ◊ 35 Et ils racontèrent les choses qui étaient arrivées en chemin, et comment il s’était fait connaître à eux dans la fraction du pain.
◊ 36 Et comme ils disaient ces choses, il se trouva lui-même là au milieu d’eux, et leur dit : Paix vous soit ! ◊ 37 Et eux, tout effrayés et remplis de crainte, croyaient voir un esprit. ◊ 38 Et il leur dit : Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi monte-t-il des pensées dans vos cœurs ? ◊ 39 Voyez mes mains et mes pieds ; — que c’est moi-même : touchez-moi, et voyez ; car un esprit n’a pas de la chair et des os, comme vous voyez que j’ai. ◊ 40 Et en disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds. ◊ 41 Et comme, de joie, ils ne croyaient pas encore et s’étonnaient, il leur dit : Avez-vous ici quelque chose à manger ? ◊ 42 Et ils lui donnèrent un morceau de poisson cuit et [quelque peu] d’un rayon de miel ; ◊ 43 et l’ayant pris, il en mangea devant eux. ◊ 44 Et il leur dit : Ce sont ici les paroles que je vous disais quand j’étais encore avec vous, qu’il fallait que toutes les choses qui sont écrites de moi dans la loi de Moïse, et dans les prophètes, et dans les psaumes, fussent accomplies. ◊ 45 Alors il leur ouvrit l’intelligence pour entendre les écritures. ◊ 46 Et il leur dit : Il est ainsi écrit ; et ainsi il fallait que le Christ souffrît, et qu’il ressuscitât d’entre les morts le troisième jour, ◊ 47 et que la repentance et la rémission des péchés fussent prêchées en son nom à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. ◊ 48 Et vous, vous êtes témoins de ces choses ; ◊ 49 et voici, moi, j’envoie sur vous la promesse de mon Père. Mais vous, demeurez dans la ville, jusqu’à ce que vous soyez revêtus de puissance d’en haut.
◊ 50 Et il les mena dehors jusqu’à Béthanie, et, levant ses mains en haut, il les bénit. ◊ 51 Et il arriva qu’en les bénissant, il fut séparé d’eux, et fut élevé dans le ciel. ◊ 52 Et eux, lui ayant rendu hommage, s’en retournèrent à Jérusalem avec une grande joie. ◊ 53 Et ils étaient continuellement dans le temple, louant et bénissant Dieu.
2 Corinthiens
1 ◊ 1 Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, et Timothée, le frère, à l’assemblée de Dieu qui est à Corinthe, avec tous les saints qui sont dans l’Achaïe tout entière : ◊ 2 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !
◊ 3 Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, ◊ 4 qui nous console à l’égard de toute notre affliction, afin que nous soyons capables de consoler ceux qui sont dans quelque affliction que ce soit, par la consolation dont nous sommes nous-mêmes consolés de Dieu. ◊ 5 Car comme les souffrances du Christ abondent à notre égard, ainsi, par le Christ, notre consolation aussi abonde. ◊ 6 Et soit que nous soyons affligés, c’est pour votre consolation et votre salut, qui est opéré en ce que vous endurez les mêmes souffrances que nous aussi nous souffrons (et notre espérance à votre égard est ferme) ; soit que nous soyons consolés, c’est pour votre consolation et votre salut ; ◊ 7 sachant que, comme vous avez part aux souffrances, de même aussi vous avez part à la consolation.
◊ 8 Car nous ne voulons pas, frères, que vous ignoriez, quant à notre affliction qui [nous] est arrivée en Asie, que nous avons été excessivement chargés, au-delà de notre force, de sorte que nous avons désespéré même de vivre. ◊ 9 Mais nous-mêmes nous avions en nous-mêmes la sentence de mort, afin que nous n’eussions pas confiance en nous-mêmes, mais en Dieu qui ressuscite les morts, ◊ 10 qui nous a délivrés d’une si grande mort, et qui nous délivre ; en qui nous espérons qu’il nous délivrera aussi encore, ◊ 11 vous aussi coopérant par vos supplications pour nous, afin que, pour le don de grâce qui nous est [accordé] par le moyen de plusieurs personnes, des actions de grâces soient rendues pour nous par plusieurs. ◊ 12 Car notre gloire est celle-ci, [savoir] le témoignage de notre conscience, qu’avec simplicité et sincérité de Dieu, non pas avec une sagesse charnelle, mais par la grâce de Dieu, nous nous sommes conduits dans le monde et plus encore envers vous. ◊ 13 Car nous ne vous écrivons pas autre chose que ce que vous savez, et que vous reconnaissez, et que vous reconnaîtrez, je l’espère, jusqu’à la fin, ◊ 14 comme aussi vous nous avez reconnus en partie, que nous sommes votre sujet de gloire, comme vous êtes aussi le nôtre dans la journée du seigneur Jésus. ◊ 15 Et dans cette confiance j’avais voulu aller auprès de vous d’abord, afin que vous eussiez une seconde grâce, ◊ 16 et par chez vous passer en Macédoine, et de Macédoine de nouveau aller auprès de vous ; et puis que vous me fissiez la conduite vers la Judée. ◊ 17 En me proposant donc cela, est-ce que j’aurais usé de légèreté ? Ou les choses que je me propose, me les proposé-je selon la chair, en sorte qu’il y ait en moi le oui, oui, et le non, non ? ◊ 18 Mais Dieu est fidèle, que notre parole que nous vous avons adressée, n’est pas oui et non. ◊ 19 Car le Fils de Dieu, Jésus Christ, qui a été prêché par nous au milieu de vous, [savoir] par moi et par Silvain et par Timothée, n’a pas été oui et non, mais il y a oui en lui ; ◊ 20 car autant il y a de promesses de Dieu, en lui est le oui et en lui l’amen, à la gloire de Dieu par nous. ◊ 21 Or celui qui nous lie fermement avec vous à Christ et qui nous a oints, c’est Dieu, ◊ 22 qui aussi nous a scellés, et nous a donné les arrhes de l’Esprit dans nos cœurs.
◊ 23 Or, moi, j’appelle Dieu à témoin sur mon âme, que ç’a été pour vous épargner que je ne suis pas encore allé à Corinthe, ◊ 24 non que nous dominions sur votre foi, mais nous coopérons à votre joie : car c’est par la foi que vous êtes debout.
Luc
22 ◊ 1 Or la fête des pains sans levain, qui est appelée la Pâque, approchait. ◊ 2 Et les principaux sacrificateurs et les scribes cherchaient comment ils pourraient le faire mourir ; car ils craignaient le peuple.
◊ 3 Et Satan entra dans Judas, surnommé Iscariote, qui était du nombre des douze ; ◊ 4 et il s’en alla et parla avec les principaux sacrificateurs et [les] capitaines sur la manière dont il le leur livrerait. ◊ 5 Et ils se réjouirent, et convinrent de lui donner de l’argent. ◊ 6 Et il s’engagea ; et il cherchait une bonne occasion pour le leur livrer sans que la foule y fût.
◊ 7 Et le jour des pains sans levain, dans lequel il fallait sacrifier la pâque, arriva. ◊ 8 Et il envoya Pierre et Jean, disant : Allez, et apprêtez-nous la pâque, afin que nous la mangions. ◊ 9 Et ils lui dirent : Où veux-tu que nous l’apprêtions ? ◊ 10 Et il leur dit : Voici, quand vous entrerez dans la ville, un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre ; suivez-le dans la maison où il entrera. ◊ 11 Et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le logis où je mangerai la pâque avec mes disciples ? ◊ 12 Et lui vous montrera une grande chambre garnie ; apprêtez là [la pâque]. ◊ 13 Et s’en étant allés, ils trouvèrent [tout] comme il leur avait dit ; et ils apprêtèrent la pâque.
◊ 14 Et quand l’heure fut venue, il se mit à table, et les [douze] apôtres avec lui. ◊ 15 Et il leur dit : J’ai fort désiré de manger cette pâque avec vous, avant que je souffre ; ◊ 16 car je vous dis que je n’en mangerai plus jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. ◊ 17 Et ayant reçu une coupe, il rendit grâces et dit : Prenez ceci et le distribuez entre vous, ◊ 18 car je vous dis que je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. ◊ 19 Et ayant pris un pain, [et] ayant rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ; ◊ 20 — de même la coupe aussi, après le souper, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous ; ◊ 21 mais voici, la main de celui qui me livre est avec moi à table. ◊ 22 Et le fils de l’homme s’en va bien, selon ce qui est déterminé ; mais malheur à cet homme par qui il est livré ! ◊ 23 Et ils se mirent à s’entre-demander l’un à l’autre, qui donc serait celui d’entre eux qui allait faire cela.
◊ 24 Et il arriva aussi une contestation entre eux [pour savoir] lequel d’entre eux serait estimé le plus grand. ◊ 25 Et il leur dit : Les rois des nations les dominent, et ceux qui exercent l’autorité sur elles sont appelés bienfaiteurs ; ◊ 26 mais il n’en sera pas ainsi de vous ; mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus jeune, et celui qui conduit comme celui qui sert. ◊ 27 Car lequel est le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Or moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert. ◊ 28 Mais vous, vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes tentations. ◊ 29 Et moi, je vous confère un royaume comme mon Père m’en a conféré un, ◊ 30 afin que vous mangiez et que vous buviez à ma table dans mon royaume ; et que vous soyez assis sur des trônes, jugeant les douze tribus d’Israël.
◊ 31 Et le Seigneur dit : Simon, Simon, voici, Satan a demandé à vous avoir pour vous cribler comme le blé ; ◊ 32 mais moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ; et toi, quand une fois tu seras revenu, fortifie tes frères. ◊ 33 — Et il lui dit : Seigneur, avec toi, je suis prêt à aller et en prison et à la mort. ◊ 34 — Et il dit : Pierre, je te dis : le coq ne chantera point aujourd’hui, que premièrement tu n’aies nié trois fois de me connaître.
◊ 35 Et il leur dit : Quand je vous ai envoyés sans bourse, sans sac et sans sandales, avez-vous manqué de quelque chose ? Et ils dirent : De rien. ◊ 36 Il leur dit donc : Mais maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, et de même [celui qui a] un sac, et que celui qui n’a pas [d’épée] vende son vêtement et achète une épée. ◊ 37 Car je vous dis, qu’il faut encore que ceci qui est écrit, soit accompli en moi : « Et il a été compté parmi les iniques ». Car aussi les choses qui me concernent vont avoir leur fin. ◊ 38 Et ils dirent : Seigneur, voici ici deux épées. Et il leur dit : C’est assez.
◊ 39 Et sortant, il s’en alla, selon sa coutume, à la montagne des Oliviers, et les disciples aussi le suivirent. ◊ 40 Et quand il fut en ce lieu-là, il leur dit : Priez que vous n’entriez pas en tentation. ◊ 41 Et il s’éloigna d’eux lui-même environ d’un jet de pierre, et s’étant mis à genoux, il priait, ◊ 42 disant : Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi ! Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite. ◊ 43 Et un ange du ciel lui apparut, le fortifiant. ◊ 44 Et étant dans [l’angoisse du] combat, il priait plus instamment ; et sa sueur devint comme des grumeaux de sang découlant sur la terre. ◊ 45 Et s’étant levé de sa prière, il vint vers les disciples, qu’il trouva endormis de tristesse ; ◊ 46 et il leur dit : Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous, et priez afin que vous n’entriez pas en tentation.
◊ 47 Comme il parlait encore, voici une foule, et celui qui avait nom Judas, l’un des douze, les précédait ; et il s’approcha de Jésus, pour le baiser. ◊ 48 Et Jésus lui dit : Judas, tu livres le fils de l’homme par un baiser ? ◊ 49 Et ceux qui étaient autour de lui, voyant ce qui allait arriver, lui dirent : Seigneur, frapperons-nous de l’épée ? ◊ 50 Et l’un d’entre eux frappa l’esclave du souverain sacrificateur et lui emporta l’oreille droite. ◊ 51 Mais Jésus, répondant, dit : Laissez [faire] jusqu’ici ; et lui ayant touché l’oreille, il le guérit. ◊ 52 Et Jésus dit aux principaux sacrificateurs et aux capitaines du temple et aux anciens qui étaient venus contre lui : Êtes-vous sortis comme contre un brigand avec des épées et des bâtons ? ◊ 53 Lorsque j’étais tous les jours avec vous, dans le temple, vous n’avez pas étendu vos mains contre moi ; mais c’est ici votre heure, et le pouvoir des ténèbres.
◊ 54 Et se saisissant de lui, ils l’emmenèrent, et le conduisirent dans la maison du souverain sacrificateur. Or Pierre suivait de loin. ◊ 55 Et lorsqu’ils eurent allumé un feu au milieu de la cour et qu’ils se furent assis ensemble, Pierre s’assit au milieu d’eux. ◊ 56 Et une servante, le voyant assis auprès de la lumière, et l’ayant regardé fixement, dit : Celui-ci aussi était avec lui. ◊ 57 Mais il le renia, disant : Femme, je ne le connais pas. ◊ 58 Et peu après, un autre le voyant, dit : Et toi, tu es de ces gens-là. Mais Pierre dit : Ô homme, je n’en suis point. ◊ 59 Et environ une heure après, un autre affirma, disant : En vérité, celui-ci aussi était avec lui ; car aussi il est Galiléen. ◊ 60 Et Pierre dit : Ô homme, je ne sais ce que tu dis. Et à l’instant, comme il parlait encore, le coq chanta. ◊ 61 Et le Seigneur, se tournant, regarda Pierre ; et Pierre se ressouvint de la parole du Seigneur, comme il lui avait dit : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. ◊ 62 Et Pierre, étant sorti dehors, pleura amèrement.
◊ 63 Et les hommes qui tenaient Jésus se moquaient de lui et le frappaient ; ◊ 64 et lui couvrant [les yeux], ils l’interrogeaient, disant : Prophétise ; qui est celui qui t’a frappé ? ◊ 65 Et ils disaient plusieurs autres choses contre lui, en l’outrageant.
◊ 66 Et quand le jour fut venu, le corps des anciens du peuple, principaux sacrificateurs et scribes, s’assembla ; et ils l’amenèrent dans leur sanhédrin, disant : ◊ 67 Si toi, tu es le Christ, dis-le-nous. Et il leur dit : Si je vous le disais, vous ne le croiriez point ; ◊ 68 et si je vous interroge, vous ne me répondrez point [ou ne me laisserez point aller]. ◊ 69 Mais désormais le fils de l’homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. ◊ 70 Et ils dirent tous : Toi, tu es donc le Fils de Dieu ? Et il leur dit : Vous dites vous-mêmes que je le suis. ◊ 71 Et ils dirent : Qu’avons-nous encore besoin de témoignage ? Car nous-mêmes nous l’avons entendu de sa bouche.