Préface

On ne saurait donner trop de valeur et d’importance à la Parole de Dieu dans le moment actuel. On en attaque l’autorité et l’intégrité de tous côtés et de toute espèce de manières. « Si les fondements sont détruits, que fera le juste ? » (Ps. 11, 3).

Les pensées et les principes de l’incrédulité ne sont plus limités à quelques esprits spéculateurs, comme c’était le cas il y a cinquante ans, mais ils sont maintenant adoptés par un grand nombre de ceux qui devraient être les fidèles gardiens du christianisme et les défenseurs de la Bible, en tant que révélée de Dieu.

De cette manière une multitude d’âmes simples sont induites en erreur. Si le discours que l’on vient d’entendre a été agréable à l’oreille, les auditeurs sont satisfaits, et la conscience n’étant pas mise en activité, peu de personnes songent à le juger d’après la Parole de Dieu.

Mais quelle sera, en présence de l’éternité, la condition d’âmes immortelles, sous un tel ministère ? Sur qui repose le poids de la responsabilité ? De belles théories ne réveilleront jamais une âme endormie dans le péché. Il faut que le pécheur perdu soit mis en présence de la simple Parole de Dieu et des réalités solennelles de l’éternité. Là tout est clair, positif et absolu : « La parole du Seigneur demeure éternellement » (1 Pier. 1, 25).

Le livre du Deutéronome est bien propre à contrebalancer le relâchement et le vague de l’enseignement de nos jours. Le législateur juif y met avec instance les paroles de l’Éternel sur le cœur d’Israël. Ce n’est pas un livre de cérémonies, mais d’exhortations au peuple, à garder les commandements, les statuts et les jugements de l’Éternel.

Une obéissance et une soumission implicite à la volonté révélée de Dieu sont, en tout temps, le premier devoir de l’homme. Moïse parle aux enfants d’Israël comme un père ; il les exhorte de la manière la plus tendre et la plus touchante. « Et maintenant », leur dit-il, « écoutez les statuts et les ordonnances que je vous enseigne… Vous n’ajouterez rien à la parole que je vous commande, et vous n’en retrancherez rien, afin de garder les commandements de l’Éternel, votre Dieu, que je vous commande ». Et encore : « Tu les lieras comme un signe sur ta main, et elles te seront pour fronteau entre les yeux, et tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes » (Deut. 4, 1, 2 ; 6, 8, 9).

La prospérité du peuple, individuellement et comme nation, dépendait de leur fidèle observance de ces lois si souvent répétées. Les négliger, c’était attirer sur eux le déplaisir et les châtiments du Dieu d’Israël.

Le lecteur trouvera dans ces pages l’ample développement et l’application pratique de ces diverses exhortations et de ces avertissements.

L’auteur ne s’est pas borné à ce qu’enseigne le Deutéronome, mais il a développé ce qu’il suggère. De cette manière, nous y rencontrerons toutes les grandes vérités du christianisme et y trouverons des applications au chrétien, à la famille et à l’Église de Dieu.

Veuille le Seigneur, dans Sa bonté, se servir de ces pages pour la gloire de Son nom, l’avancement de Son peuple, et le salut éternel de beaucoup de précieuses âmes !

A.M.