« En ce temps-là, l’Éternel me dit : Taille-toi deux tables de pierre comme les premières, et monte vers moi sur la montagne, et fais-toi une arche de bois ; et j’écrirai sur les tables les paroles qui étaient sur les premières tables que tu as brisées, et tu les mettras dans l’arche. Et je fis une arche de bois de sittim, et je taillai deux tables de pierre comme les premières ; et je montai sur la montagne, les deux tables dans ma main. — Et il écrivit sur les tables, selon ce qu’il avait écrit la première fois, les dix paroles que l’Éternel vous avait dites sur la montagne, du milieu du feu, le jour de la congrégation ; et l’Éternel me les donna. Et je me tournai, et je descendis de la montagne, et je mis les tables dans l’arche que j’avais faite, et elles sont là, comme l’Éternel me l’avait commandé » (v. 1-5 ).
Le vénérable serviteur de Dieu ne se lassait point de rappeler au peuple les mémorables scènes du passé. Pour lui, elles restaient toujours fraîches et précieuses ; il trouvait en elles un trésor inépuisable pour son propre cœur et un puisant levier moral pour le cœur d’Israël.
Cela nous rappelle les paroles que l’apôtre adressait à ses bien-aimés Philippiens : « Vous écrire les mêmes choses n’est pas pénible pour moi, et c’est votre sûreté » . Le cœur naturel, changeant et léger comme il l’est, désire toujours quelque chose de nouveau, mais le fidèle apôtre trouvait son bonheur à développer et à approfondir tout ce qui se rapporte à la personne et à la croix de son adorable Seigneur et Sauveur Jésus Christ. Il avait trouvé en Christ tout ce qu’il lui fallait pour le temps et pour l’éternité. La gloire de Sa personne avait complètement éclipsé toutes les gloires de la terre et de la nature. Il pouvait dire : « Les choses qui pour moi étaient un gain , je les ai regardées, à cause du Christ, comme une perte » (Phil. 3, 7 ).
Voilà le langage d’un vrai chrétien, d’un homme qui avait trouvé en Christ un objet qui le satisfaisait pleinement. Que pouvait offrir le monde à un tel homme ? Qu’il est déplorable et humiliant de voir un chrétien se tourner vers le monde, pour y chercher des jouissances, des amusements ou des passe-temps ! Cela prouve tout simplement, qu’il n’a pas trouvé que Christ fût suffisant pour son cœur. Nous pouvons poser ce principe certain, que le cœur qui est rempli de Christ n’a de place pour rien d’autre. Il n’est pas question de savoir si certaines choses sont bonnes ou mauvaises, mais le cœur ne les désire pas ; il ne s’en soucie point ; il a trouvé sa portion présente et éternelle dans la personne bénie de Celui qui remplit le cœur de Dieu et qui remplira l’univers tout entier des rayons de Sa gloire durant l’éternité.
Ces tables brisées ! — Quel fait remarquable et rempli d’instruction pour le peuple ! Que de choses il rappelait ! Oserait-on dire que nous n’avons ici qu’une simple répétition des faits racontés dans l’Exode ? Non, si l’on a la moindre foi en la divine inspiration du Pentateuque. Le chapitre 10 du Deutéronome remplit un vide et a sa portée propre. Le législateur y présente aux enfants d’Israël des scènes et des circonstances passées, de manière à les graver sur les tables de leur cœur. Il leur fait connaître la conversation qui eut lieu entre l’Éternel et lui ; il leur raconte ce qui se passa, durant ces quarante mystérieuses journées, sur la montagne environnée de nuages, et l’allusion de l’Éternel aux tables rompues — image frappante de la complète impuissance de l’homme à garder l’alliance qu’il a traitée. Car pourquoi ces tables furent-elles brisées ? Parce qu’ils avaient honteusement manqué à ce que Dieu demandait d’eux. Les tables brisées devaient prouver à Israël le fait solennel que, en tant qu’il s’agissait de leur alliance, ils étaient complètement ruinés, irrémédiablement perdus ; ils avaient fait banqueroute quant à la justice.
Mais les secondes tables, Dieu en soit béni, racontaient une histoire bien différente. Elles ne furent pas brisées. Dieu en prit soin. « Et je me tournai, et je descendis de la montagne, et je mis les tables dans l’arche que j’avais faite, et elles sont là , comme l’Éternel me l’avait commandé ».
Fait béni ! « Elles sont là » ! Oui, cachées dans l’arche qui parlait de Christ, de Celui qui seul a magnifié la loi et l’a rendue honorable (voyez És. 42, 21 ), qui en a établi chaque point pour la gloire de Dieu et pour la bénédiction éternelle de Son peuple. Ainsi, tandis que les fragments brisés des premières tables disaient la triste et humiliante histoire de la ruine totale d’Israël, les secondes tables enfermées intactes dans l’arche annonçaient la vérité glorieuse que Christ est « la fin de la loi pour justice à tout croyant » , « au Juif premièrement, et au Grec » .
Nous ne voulons pas dire qu’Israël comprît la profonde signification et la vaste application de ces faits merveilleux. Comme nation, il ne les comprirent certainement pas alors, mais ils les comprendront plus tard, par la grâce souveraine de Dieu. Il peut y avoir eu des exceptions, des âmes isolées qui comprenaient quelque chose des pensées de Dieu ; mais là n’est pas la question maintenant. Nous devons chercher à reconnaître et à nous approprier la précieuse vérité exposée dans ces deux couples de tables, savoir la ruine de tout ce qui a été mis entre les mains de l’homme et la stabilité éternelle de l’alliance de Dieu en grâce, ratifiée par le sang de Christ, et qui sera manifestée dans tous ses résultats glorieux dans le royaume à venir, lorsque le Fils de David régnera d’une mer à l’autre, et de la rivière aux bouts de la terre ; lorsque la postérité d’Abraham possédera la terre promise, et que toutes les nations de la terre se réjouiront sous le règne bienfaisant du Prince de la paix.
Perspective glorieuse pour le pays maintenant désolé d’Israël et pour notre pauvre terre ! Le Roi de justice et de paix gouvernera alors selon Sa volonté. Tout mal sera retranché d’une main puissante, car ce gouvernement sera sans faiblesse, et aucune langue rebelle n’osera s’élever avec insolence contre Ses décrets et Ses actes. Les démagogues insensés n’oseront pas troubler la paix du peuple ou insulter la majesté du trône. Tout abus sera redressé, tout élément de trouble sera neutralisé, toute pierre d’achoppement sera ôtée, et toute racine d’amertume sera arrachée. Les pauvres et les indigents seront rassasiés, oui, il sera pourvu à chacun d’une manière divine ; la douleur, la fatigue, la pauvreté seront inconnues ; le désert et le lieu aride se réjouiront, et le lieu solitaire s’égayera et fleurira comme une rose.
Lecteur, quels événements glorieux doivent encore s’accomplir dans ce pauvre et triste monde, pécheur et esclave de Satan ! Qu’il est rafraîchissant d’y penser ! Quelle consolation pour le cœur au milieu de la misère morale, de la dégradation et de tous les maux physiques qui nous entourent de tous côtés ! Dieu soit béni, le jour approche rapidement où le prince de ce monde sera précipité de son trône au fond de l’abîme, où le Prince du ciel, Emmanuel, étendra Son sceptre béni sur tout l’univers de Dieu, et où le ciel et la terre se réjouiront à la lumière de Sa face glorieuse. Combien nous avons sujet de nous écrier : « Seigneur, hâte les temps ! ».
« Et les fils d’Israël partirent de Beéroth-Bené-Jaakan pour Moséra. Là mourut Aaron, et il y fut enseveli ; et Éléazar, son fils, exerça la sacrificature à sa place. De là ils partirent pour Gudgoda, et de Gudgoda pour Jotbatha, un pays de ruisseaux d’eaux. — En ce temps-là, l’Éternel sépara la tribu de Lévi, pour porter l’arche de l’alliance de l’Éternel, pour se tenir devant l’Éternel, pour faire son service, et pour bénir en son nom, jusqu’à ce jour. C’est pourquoi Lévi n’a point de part ni d’héritage avec ses frères ; l’Éternel est son héritage, comme l’Éternel, ton Dieu, le lui a dit » (v. 6-9 ).
Il ne faut pas que le lecteur se laisse troubler par des doutes quant à l’ordre chronologique de ce passage. C’est simplement une parenthèse dans laquelle le législateur groupe d’une manière frappante et saisissante, des circonstances choisies avec soin dans l’histoire du peuple, et témoignant à la fois du gouvernement et de la grâce de Dieu. La mort d’Aaron montre le premier ; l’élection et l’élévation de Lévi présentent la seconde. Ces deux faits sont mentionnés ensemble, non point chronologiquement, mais pour le grand but moral qui était toujours présent à l’esprit de Moïse, but que la raison incrédule ne saurait comprendre, mais qui a toute sa valeur pour le cœur et l’intelligence de celui qui étudie sérieusement les Écritures. Qu’elles sont méprisables les chicanes des incrédules, quand on les considère à la brillante clarté de l’inspiration divine ! Quel misérable état que celui d’un esprit qui s’efforce de trouver dans des différences chronologiques, un défaut au volume divin, au lieu de saisir la vraie pensée et l’intention de l’auteur inspiré !
Mais pourquoi Moïse rappelle-t-il ainsi, d’une manière qui paraît brusque, justement ces deux événements de l’histoire d’Israël ? Simplement pour pousser le cœur du peuple à l’obéissance. Dans ce but, il choisit et groupe les faits selon la sagesse qui lui est donnée. Devons-nous nous attendre à trouver dans ce serviteur de Dieu, enseigné de Lui, la mesquine minutie d’un simple copiste ? Les incrédules affectent de le faire, mais les vrais chrétiens en savent plus long. Un simple scribe peut copier des événements dans leur ordre chronologique ; un véritable prophète choisira les événements de manière à agir sur le cœur et la conscience. Ainsi, tandis que le pauvre incrédule tâtonne dans les ténèbres qu’il s’est créées lui-même, le lecteur pieux trouvera son plaisir dans les gloires morales de ce volume incomparable, qui demeure comme un rocher contre lequel viennent se briser les vagues impuissantes de l’incrédulité.
Nous ne reviendrons pas sur les circonstances auxquelles il est fait allusion dans la parenthèse mentionnée ci-dessus ; nous nous en sommes occupés autre part ; nous nous bornerons ici à faire remarquer au lecteur, le point de vue deutéronomique des faits. Moïse s’en sert pour donner plus de force au dernier appel qu’il adresse au cœur et à la conscience du peuple, en lui montrant la nécessité absolue d’une obéissance implicite aux statuts et aux droits du Dieu de leur alliance. Voilà pourquoi il rappelait le fait solennel de la mort d’Aaron. Les enfants d’Israël devaient se souvenir que, malgré sa position élevée comme souverain sacrificateur d’Israël, Aaron mourut pour avoir désobéi à la parole de l’Éternel. Combien il était donc important qu’ils prissent garde. Le gouvernement de Dieu ne devait pas être traité à la légère, et le fait même de la haute position d’Aaron, rendait d’autant plus nécessaire que son péché fût jugé, afin que d’autres en prissent de la crainte.
Puis ils devaient aussi se souvenir des dispensations de l’Éternel envers Lévi ; dispensations dans lesquelles la grâce brille d’un si merveilleux éclat. Lévi, le fier, le cruel, le volontaire Lévi, est tiré du fond de sa ruine modale et rapproché de Dieu, « pour porter l’arche de l’alliance de l’Éternel, pour se tenir devant l’Éternel, pour faire son service, et pour bénir son nom ».
Pourquoi ce qui se rapporte à Lévi est-il associé à la mort d’Aaron ? Simplement pour montrer les conséquences bénies de l’obéissance. Si la mort d’Aaron faisait voir le terrible résultat de la désobéissance, l’élévation de Lévi témoignait des fruits précieux de l’obéissance. Écoutons ce que le prophète Malachie dit à ce sujet : « Et vous saurez que je vous ai envoyé ce commandement, afin que mon alliance subsiste avec Lévi, dit l’Éternel des armées. Mon alliance avec lui était la vie et la paix, et je les lui donnai pour qu’il craignît ; et il me craignit et trembla devant mon nom . La loi de vérité était dans sa bouche, et l’iniquité ne se trouva pas sur ses lèvres ; il marcha avec moi dans la paix et dans la droiture, et il détourna de l’iniquité beaucoup de gens » (chap. 2, 4-6 ).
Ce passage remarquable jette une grande clarté sur le sujet qui nous occupe. Il nous dit positivement que l’Éternel contracta une alliance de vie et de paix avec Lévi, à cause de son respect pour Son nom, dans la triste occasion du veau d’or qu’Aaron (lui-même un Lévite du plus haut rang) avait fait.
Pourquoi Aaron fut-il jugé ? À cause de sa rébellion aux eaux de Meriba (Nomb. 20, 24 ). Pourquoi Lévi fut-il béni ? À cause de son obéissance au pied du mont Horeb (Ex. 32 ). Pourquoi les trouvons-nous associés en Deutéronome 10 ? Afin d’imprimer sur le cœur et la conscience des Israélites, la nécessité d’une obéissance implicite aux commandements du Dieu de leur alliance. Que l’Écriture est parfaite dans toutes ses parties ! Comme elles se lient bien entre elles, et qu’il est évident pour le lecteur pieux que ce beau livre du Deutéronome a sa place assignée de Dieu dans les Écritures, et qu’il a un but spécial ! Combien il est clair que cette cinquième division du Pentateuque n’est ni une contradiction, ni une répétition, mais une application divine des livres précédents, divinement inspirés aussi ! Et lorsque les écrivains incrédules osent insulter les oracles de Dieu, ils ne savent ni ce qu’ils disent, ni ce qu’ils font , ils s’égarent, ne connaissant pas les Écritures, ni la puissance de Dieu [24] .
Au verset 10 de notre chapitre , Moïse revient au sujet de son discours : « Et moi, je me tins sur la montagne comme les jours précédents, quarante jours et quarante nuits ; et l’Éternel m’écouta aussi cette fois-là : l’Éternel ne voulut pas te détruire. Et l’Éternel me dit : Lève-toi, va, pour marcher devant le peuple, et qu’ils entrent dans le pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner, et qu’ils le possèdent ».
En dépit de tous les obstacles, l’Éternel voulait accomplir Sa promesse faite aux pères, et mettre Israël en pleine possession du pays qu’Il avait juré à Abraham, à Isaac et à Jacob, de donner à leur postérité en héritage perpétuel.
« Et maintenant, Israël ! qu’est-ce que l’Éternel, ton Dieu, demande de toi, sinon que tu craignes l’Éternel, ton Dieu, pour marcher dans toutes ses voies , et pour l’aimer, et pour servir l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme, en gardant les commandements de l’Éternel, et ses statuts, que je te commande aujourd’hui, pour ton bien ? ». C’était pour leur bien, pour leur prospérité et leur bénédiction, qu’ils devaient marcher dans la voie des commandements divins. Le sentier de l’obéissance du cœur est le seul qui conduise au vrai bonheur, et, Dieu en soit béni, ce sentier peut toujours être suivi par ceux qui aiment le Seigneur. Dieu nous a donné dans Sa précieuse Parole, la révélation parfaite de Ses pensées, et Il nous a donné ce qu’Israël n’avait pas, Son Saint Esprit pour habiter dans nos cœurs, et pour nous faire comprendre et apprécier cette Parole[25] . Nos obligations sont donc beaucoup plus grandes que celles d’Israël. Nous sommes appelés à une vie d’obéissance par tout ce qui peut agir sur le cœur et sur l’intelligence.
Et c’est notre prospérité que d’être obéissants. Il y a vraiment une « grande récompense » à garder les commandements de notre bon Père. Tous Ses soins pour nous, Son amour constant, Sa tendre sollicitude, Ses dispensations merveilleuses à notre égard, ne sont-ce pas autant de motifs pour attacher fortement nos cœurs à Lui, et affermir nos pas dans le sentier d’une obéissance filiale ? De quelque côté que nous tournions nos regards, nous rencontrons les preuves évidentes de Ses droits sur les affections de nos cœurs et sur toutes les facultés de notre être racheté. Et plus nous répondrons, par Sa grâce, à Ses droits précieux, plus aussi notre sentier sera lumineux et heureux. Il n’y a rien dans ce monde de plus béni que le chemin et la part d’une âme obéissante. « Grande est la paix de ceux qui aiment ta loi ; et pour eux il n’y a pas de chute » (Ps. 119, 165 ). L’humble disciple qui trouve nourriture et breuvage à faire la volonté de son Seigneur et Maître, possède une paix que le monde ne peut ni donner ni ôter. Il se peut qu’il soit incompris et mal jugé, il se peut qu’on l’appelle étroit, exclusif, et pire encore ; mais rien de tout cela ne l’émeut. L’approbation de son Seigneur le dédommage de tous les reproches sous lesquels les hommes voudraient l’accabler. Il sait ce que valent les pensées des hommes ; pour lui, elles sont comme la balle que le vent chasse au loin.
Dans les derniers versets de notre chapitre, le législateur semble élever toujours plus haut les motifs de l’obéissance, et presser de plus près le cœur du peuple. « Voici », dit-il, « à l’Éternel, ton Dieu, appartiennent les cieux, et les cieux des cieux, la terre et tout ce qui est en elle. Cependant l’Éternel s’est attaché à tes pères pour les aimer ; et il vous a choisis, vous, leur semence, après eux, d’entre tous les peuples, comme il paraît aujourd’hui ». Quel merveilleux privilège que celui d’être choisis et aimés par le Possesseur du ciel et de la terre ! Quel honneur d’être appelés à Le servir et à Lui obéir ! Assurément il n’y a rien de meilleur ou de plus élevé en ce monde. Être identifiés et associés avec le Dieu Tout-puissant, être appelés de Son nom, être Son peuple particulier, Sa propriété, le peuple de Son choix, mis à part d’entre toutes les nations de la terre, pour être les serviteurs de l’Éternel et Ses témoins ! Que pouvait-il y avoir de meilleur que cela, nous le demandons, sauf ce que possède l’Église de Dieu et le croyant individuellement ?
Il est certain que nos privilèges sont plus élevés, vu que nous connaissons Dieu d’une manière plus intime, plus profonde, plus élevée qu’Israël. Nous Le connaissons comme le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ , et comme notre Dieu et notre Père. Nous avons le Saint Esprit demeurant en nous, versant l’amour de Dieu dans nos cœurs , et nous amenant à crier : Abba, Père . Tout cela est bien plus précieux que tout ce que le peuple terrestre de Dieu connut ou put connaître ; et puisque nos privilèges sont plus grands, Ses droits à notre entière et complète obéissance sont plus étendus aussi. Chaque appel fait à Israël devrait retentir avec une double force dans nos cœurs, bien-aimés lecteurs chrétiens ; chaque exhortation à eux adressée, devrait nous parler avec bien plus de puissance encore. Nous sommes sur le terrain le plus élevé qu’une créature puisse occuper. Ni la postérité d’Abraham sur la terre, ni les anges de Dieu dans le ciel, ne pourraient dire ce que nous disons, ou connaître ce que nous connaissons. Nous sommes unis et associés à toujours avec le Fils de Dieu ressuscité et glorifié. Nous pouvons adopter le langage merveilleux de 1 Jean 4, 17 , et dire : « Comme il est, Lui, nous sommes, nous aussi, dans ce monde ». Assurément il ne saurait y avoir rien de plus élevé que cela en privilège et en dignité, sauf d’être rendus conformes de corps, d’âme et d’esprit, à Son image adorable, ainsi que nous le serons bientôt, par la grâce infinie de Dieu.
N’oublions donc pas que nos obligations se mesurent d’après nos privilèges. Ne repoussons pas ce terme salutaire « d’obligation », sous prétexte qu’il sent le légalisme. C’est tout le contraire ; il serait impossible de concevoir quelque chose de plus éloigné du légalisme que les obligations qui résultent de la position chrétienne. On se trompe grandement en criant sans cesse au légalisme, lorsque les saintes responsabilités de notre position nous sont rappelées. Nous croyons que tout chrétien vraiment pieux, goûtera les appels et les exhortations que le Saint Esprit nous adresse au sujet de nos obligations, puisqu’elles reposent toutes sur des privilèges qui nous sont accordés par la grâce souveraine de Dieu, en vertu du précieux sang de Christ, et par le ministère du Saint Esprit.
Écoutons encore les puissants appels de Moïse ; ils ont leur utilité pour nous, malgré l’accroissement de nos lumières, de nos connaissances et de nos privilèges.
« Circoncisez donc votre cœur , et ne roidissez plus votre cou ; car l’Éternel, votre Dieu, est le Dieu des dieux, et le Seigneur des seigneurs, le Dieu grand, puissant et terrible, qui ne fait point acception de personnes, et qui ne prend pas de présents ; qui fait droit à l’orphelin et à la veuve, et qui aime l’étranger pour lui donner le pain et le vêtement ».
Moïse ne parle pas seulement ici de ce que Dieu fait, mais de Lui-même, de ce qu’Il est. Il est le Dieu des cieux, le Grand, le Puissant et le Terrible. Mais Il a un cœur plein d’amour pour la veuve et pour l’orphelin, pour ces pauvres êtres privés de leurs soutiens naturels. Dieu ne les oublie pas et en prend soin d’une manière toute spéciale ; ils ont des droits à Son amour et à Sa protection. « Dieu, dans sa demeure sainte, est le Père des orphelins et le Juge des veuves » (Ps. 68, 5 ). « Celle qui est vraiment veuve et qui est laissée seule, a mis son espérance en Dieu, et persévère dans les supplications et dans les prières, nuit et jour » (1 Tim. 5, 5 ). « Laisse tes orphelins, moi je les garderai en vie, et que tes veuves se confient en moi » (Jér. 49, 11 ).
Quelle riche provision il y a ici pour la veuve et l’orphelin ! Quels soins admirables Dieu a pour eux ! Combien n’y a-t-il pas de veuves qui sont plus heureuses que lorsqu’elles avaient leurs maris ! Combien d’orphelins qui sont mieux soignés que du temps de leurs parents ! Dieu en prend soin ; et cela suffit. Des milliers de maris et de parents sont tels, qu’il vaudrait mieux n’en point avoir ; mais Dieu ne manque jamais à ceux qui demeurent dans Sa dépendance. Il est toujours fidèle à Son nom, quel que soit le titre qu’Il prenne. Que toutes les veuves et que tous les orphelins s’en souviennent pour leur consolation et leur encouragement.
Le pauvre étranger n’est pas oublié non plus. « Il aime l’étranger, pour lui donner le pain et le vêtement ». Que c’est précieux ! Notre Dieu prend soin de tous ceux qui sont privés de soutiens terrestres, d’espérances humaines, d’appuis selon la chair. Tous ceux-là peuvent s’attendre à Lui d’une manière spéciale. Il ne manquera pas, dans Son amour, de répondre à leurs besoins.
Mais il faut Le connaître pour se confier en Lui. « Et ceux qui connaissent ton nom se confieront en toi ; car tu n’as pas abandonné ceux qui te cherchent, ô Éternel ! » (Ps. 9, 10 ). Ceux qui ne connaissent pas Dieu, préféreront de beaucoup à Ses promesses, une police d’assurance, ou une pension du gouvernement. Mais le vrai croyant trouve dans cette promesse l’appui assuré de Son cœur, parce qu’il connaît et aime Celui qui a promis et qu’il se confie en Lui. Il se réjouit à la pensée de dépendre entièrement de Dieu, et ne voudrait, pour rien au monde, changer de position. La chose même qui tourmenterait le plus un incrédule, est pour l’homme de foi, le sujet de la plus grande joie de son cœur. Il sera toujours prêt à s’écrier : « Mais toi, mon âme, repose-toi paisiblement sur Dieu ; car mon attente est en Lui. Lui seul est mon rocher » (Ps. 62, 5 ). Position bénie ! Précieuse part ! Puisse le lecteur la connaître comme une divine réalité, une puissance divine dans son cœur par la puissance du Saint Esprit ! Alors il sera indépendant des choses terrestres, ayant trouvé tout ce qu’il lui faut pour le temps et pour l’éternité, dans le Dieu vivant et en Son Christ.
Remarquons quelle est la provision que Dieu fait à l’étranger ; elle est fort simple : « le pain et le vêtement ». Mais c’est assez pour un véritable étranger, comme l’apôtre le dit à son fils Timothée : « Nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter. Mais ayant la nourriture et de quoi nous couvrir, nous serons satisfaits » (1 Tim. 6, 7-8 ).
Lecteur chrétien, réfléchissons à cela. Quel remède contre la vaine ambition et la convoitise ! Quelle heureuse délivrance de la poursuite fiévreuse des biens de la terre, dans le commerce et la spéculation, et de l’esprit avide du siècle où nous vivons ! Si nous nous contentions de la portion divine faite à l’étranger, quelle différence pour nous ! Combien notre vie journalière serait plus calme et plus régulière ! Que notre manière de vivre et nos goûts seraient plus simples ! nos esprits moins mondains ! Comme nous laisserions de côté le luxe et l’amour du confort, qui prévalent tellement aujourd’hui parmi les chrétiens ! Nous nous bornerions à avoir de quoi nous nourrir et nous vêtir, afin d’être à la gloire de Dieu, Ses serviteurs, et de maintenir nos corps dans la condition du travail. Aller au-delà, soit dans le manger, soit dans le boire, c’est se laisser aller aux « convoitises de la chair qui font la guerre à l’âme » .
Combien n’y en a-t-il pas dans le monde chrétien, comme on l’appelle, qui, à l’égard de la boisson spécialement, se laissent aller à ces convoitises honteuses, se dégradent et ruinent leurs corps et leurs âmes ! Nous ne voulons pas prêcher une croisade contre les boissons spiritueuses. Le mal n’est que dans l’abus que l’on en fait. L’apôtre lui-même prescrit à Timothée de prendre « un peu de vin, à cause de son estomac et de ses fréquentes indispositions » . Mais chacun est responsable de marcher dans la crainte de Dieu, par rapport au manger et au boire. Un malade peut avoir besoin d’une nourriture fortifiante, est-ce à dire qu’il doive être un gourmand ? Certainement non : le mal n’est pas dans la prescription d’un médecin, mais dans la misérable convoitise du cœur.
Là est la racine du mal, et le remède se trouve dans cette précieuse grâce de Dieu qui, tout en apportant le salut à tous les hommes, enseigne à ceux qui sont sauvés à vivre sobrement , justement et pieusement, dans le présent siècle (Tite 2, 12 ). Et qu’on se souvienne que « vivre sobrement » veut dire bien davantage que de pratiquer la tempérance dans le manger et dans le boire ; cela y est impliqué, sans doute, mais l’expression embrasse encore tout le gouvernement intérieur du cœur — des pensées, de l’humeur, de la langue. La grâce qui nous sauve ne nous dit pas seulement comment nous devons vivre, mais nous l’enseigne , et si nous suivons son enseignement, nous serons parfaitement satisfaits de la portion de l’étranger.
Il est intéressant et édifiant à la fois, de remarquer comment Moïse place Dieu Lui-même devant le peuple comme modèle à imiter. L’Éternel « aime l’étranger », dit-il, puis il continue « pour lui donner le pain et le vêtement. Et vous aimerez l’étranger ; car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte ». Non seulement ils devaient avoir le divin modèle devant leurs yeux, mais ils devaient aussi se souvenir de leur histoire et de leurs expériences passées, afin que leurs cœurs eussent de la sympathie et de la compassion envers le pauvre étranger. Le devoir et le privilège de l’Israël de Dieu était de se mettre à la place des autres et de tenir compte de leurs sentiments. Il devait être le représentant moral de Celui dont il était le peuple, et dont le nom était réclamé sur lui. Il devait L’imiter en suppléant aux besoins et en réjouissant les cœurs de l’orphelin, de la veuve et de l’étranger. Et si le peuple terrestre de Dieu était appelé à cette belle ligne de conduite, combien plus le sommes-nous, « nous qui sommes bénis de toute bénédiction spirituelle, dans les lieux célestes en Christ » . Puissions-nous nous tenir davantage en Sa présence, et nous abreuver de plus en plus de Son Esprit, afin de refléter plus fidèlement Ses gloires morales sur tous ceux avec lesquels nous sommes en contact !
Les lignes qui terminent notre chapitre nous donnent un beau résumé de l’enseignement pratique qui a attiré notre attention. « Tu craindras l’Éternel, ton Dieu ; tu le serviras, et tu t’attacheras à Lui, et tu jureras par son nom. Lui est ta louange, et Lui est ton Dieu, qui a fait pour toi ces choses grandes et terribles que tes yeux ont vues. Tes pères sont descendus en Égypte au nombre de soixante-dix âmes ; et maintenant l’Éternel, ton Dieu, t’a fait devenir comme les étoiles des cieux, en multitude ».
Tout cela est bien propre à nous encourager moralement, en liant nos cœurs à l’Éternel Lui-même, par le moyen de tout ce qu’Il est, de toutes Ses merveilleuses dispensations et de Ses voies en grâce. C’est, nous pouvons bien le dire, le ressort caché de tout vrai dévouement. Dieu veuille que soit l’auteur, soit le lecteur, le réalisent toujours !
Ésaïe
42 ◊ 1 Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu [en qui] mon âme trouve son plaisir. Je mettrai mon Esprit sur lui ; il fera valoir le jugement à l’égard des nations. ◊ 2 Il ne criera pas, et il n’élèvera pas sa voix, et il ne la fera pas entendre dans la rue. ◊ 3 Il ne brisera pas le roseau froissé, et n’éteindra pas le lin qui brûle à peine. Il fera valoir le jugement en faveur de la vérité. ◊ 4 Il ne se lassera pas, et il ne se hâtera pas, jusqu’à ce qu’il ait établi le juste jugement sur la terre ; et les îles s’attendront à sa loi.
◊ 5 Ainsi dit *Dieu, l’Éternel, qui a créé les cieux et les a déployés, qui a étendu la terre et ses produits, qui donne la respiration au peuple [qui est] sur elle, et un esprit à ceux qui y marchent : ◊ 6 Moi, l’Éternel, je t’ai appelé en justice ; et je tiendrai ta main ; et je te garderai ; et je te donnerai pour [être] une alliance du peuple, pour [être] une lumière des nations, ◊ 7 pour ouvrir les yeux aveugles, pour faire sortir de la prison le prisonnier, [et] du cachot ceux qui sont assis dans les ténèbres. ◊ 8 Je suis l’Éternel : c’est là mon nom ; et je ne donnerai pas ma gloire à un autre, ni ma louange à des images taillées. ◊ 9 Voici, les premières choses sont arrivées, et je déclare les choses nouvelles : avant qu’elles germent, je vous les ferai entendre.
◊ 10 Chantez à l’Éternel un cantique nouveau, sa louange du bout de la terre, vous qui descendez sur la mer, et ce qui la remplit, les îles et ceux qui les habitent ! ◊ 11 Que le désert et ses villes élèvent [la voix], les villages qu’habite Kédar ! Que les habitants du rocher exultent ! Que du haut des montagnes on jette des cris ! ◊ 12 Qu’on donne gloire à l’Éternel, et qu’on déclare sa louange dans les îles ! ◊ 13 L’Éternel sortira comme un homme vaillant, il éveillera la jalousie comme un homme de guerre ; il criera, oui, il jettera des cris ; contre ses ennemis il se montrera vaillant. ◊ 14 Dès longtemps je suis resté tranquille, je me suis tu, je me suis contenu. Je crierai comme une femme qui enfante, je soufflerai et je serai haletant à la fois. ◊ 15 Je dévasterai les montagnes et les collines, et je dessécherai toute leur verdure ; je changerai les rivières en îles, et je mettrai à sec les étangs ; ◊ 16 et je ferai marcher les aveugles par un chemin qu’ils n’ont pas connu, par des sentiers qu’ils n’ont pas connus je les conduirai. Je changerai les ténèbres en lumière devant eux, et les chemins tortueux en ce qui est droit. Je leur ferai ces choses, et je ne les abandonnerai pas. ◊ 17 Ils se retireront en arrière, ils seront couverts de honte, ceux qui mettent leur confiance en une image taillée, qui disent à une image de fonte : Vous êtes nos dieux. ◊ 18 Écoutez, sourds, et vous, aveugles, regardez pour voir.
◊ 19 Qui est aveugle, si ce n’est mon serviteur, et sourd, comme mon messager que j’ai envoyé ? Qui est aveugle comme celui en qui je me confie, et aveugle comme le serviteur de l’Éternel, ◊ 20 pour voir bien des choses et ne pas y faire attention ? Les oreilles ouvertes, il n’entend pas. ◊ 21 L’Éternel a pris plaisir [en lui] à cause de sa justice : il a rendu la loi grande et honorable. ◊ 22 Mais c’est ici un peuple pillé et dépouillé ; ils sont tous liés dans des fosses, et ils sont cachés dans des prisons ; ils sont devenus un butin, et il n’y a personne qui délivre, — une proie, et il n’y a personne qui dise : Restitue ! ◊ 23 Qui parmi vous prêtera l’oreille à cela ? Qui fera attention, et écoutera ce qui est à venir ? ◊ 24 Qui a livré Jacob pour être une proie, et Israël à ceux qui le pillent ? N’est-ce pas l’Éternel, celui contre qui nous avons péché ? Et ils n’ont pas voulu marcher dans ses voies, et ils n’ont pas écouté sa loi ; ◊ 25 et il a versé sur lui l’ardeur de sa colère et la force de la guerre : et elle l’a embrasé de tous côtés, et il ne l’a pas su ; et elle l’a brûlé, et il ne l’a pas pris à cœur.
Philippiens
3 ◊ 1 Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur : vous écrire les mêmes choses n’est pas pénible pour moi, et c’est votre sûreté. ◊ 2 Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde à la concision ; ◊ 3 car nous sommes la circoncision, nous qui rendons culte par l’Esprit de Dieu, et qui nous glorifions dans le christ Jésus, et qui n’avons pas confiance en la chair : ◊ 4 bien que moi, j’aie [de quoi avoir] confiance même dans la chair. Si quelque autre s’imagine [pouvoir] se confier en la chair, moi davantage : ◊ 5 [moi] circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu des Hébreux ; quant à la loi, pharisien ; ◊ 6 quant au zèle, persécutant l’assemblée ; quant à la justice qui est par [la] loi, étant sans reproche. ◊ 7 Mais les choses qui pour moi étaient un gain, je les ai regardées, à cause du Christ, comme une perte. ◊ 8 Et je regarde même aussi toutes choses comme étant une perte, à cause de l’excellence de la connaissance du christ Jésus, mon Seigneur, à cause duquel j’ai fait la perte de toutes et je les estime comme des ordures, afin que je gagne Christ, ◊ 9 et que je sois trouvé en lui, n’ayant pas ma justice qui est de [la] loi, mais celle qui est par [la] foi en Christ, la justice qui est de Dieu, moyennant la foi ; ◊ 10 pour le connaître, lui, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, étant rendu conforme à sa mort, ◊ 11 si en quelque manière que ce soit je puis parvenir à la résurrection d’entre les morts. ◊ 12 Non que j’aie déjà reçu [le prix] ou que je sois déjà parvenu à la perfection ; mais je poursuis, cherchant à le saisir, vu aussi que j’ai été saisi par le Christ. ◊ 13 Frères, pour moi, je ne pense pas moi-même l’avoir saisi ; ◊ 14 mais [je fais] une chose : oubliant les choses qui sont derrière et tendant avec effort vers celles qui sont devant, je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le christ Jésus. ◊ 15 Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons ce sentiment ; et si en quelque chose vous avez un autre sentiment, cela aussi Dieu vous le révélera ; ◊ 16 cependant, dans les choses auxquelles nous sommes parvenus, marchons dans le même [sentier].
◊ 17 Soyez tous ensemble mes imitateurs, frères, et portez vos regards sur ceux qui marchent ainsi suivant le modèle que vous avez en nous. ◊ 18 Car plusieurs marchent, dont je vous ai dit souvent et dont maintenant je le dis même en pleurant, qu’ils sont ennemis de la croix du Christ, ◊ 19 dont la fin est la perdition, dont le dieu est le ventre et dont la gloire est dans leur honte, qui ont leurs pensées aux choses terrestres. ◊ 20 Car notre bourgeoisie est dans les cieux, d’où aussi nous attendons le Seigneur Jésus Christ [comme] Sauveur, ◊ 21 qui transformera le corps de notre abaissement en la conformité du corps de sa gloire, selon l’opération de ce pouvoir qu’il a de s’assujettir même toutes choses.
Psaumes
Au chef de musique. Sur Jeduthun. Psaume de David.
62 ◊ 1 Sur Dieu seul mon âme se repose paisiblement ; de lui vient mon salut.
◊ 2 Lui seul est mon rocher et mon salut, ma haute retraite ; je ne serai pas beaucoup ébranlé.
◊ 3 * Jusques à quand vous jetterez-vous sur un homme, [et chercherez]-vous tous à le renverser comme une muraille qui penche, comme un mur qui va crouler ?
◊ 4 Ils ne consultent que pour [le] précipiter de son élévation ; ils prennent plaisir au mensonge ; ils bénissent de leur bouche, et intérieurement ils maudissent. Sélah.
◊ 5 * Mais toi, mon âme, repose-toi paisiblement sur Dieu ; car mon attente est en lui.
◊ 6 Lui seul est mon rocher et mon salut, ma haute retraite : je ne serai pas ébranlé.
◊ 7 Sur Dieu [reposent] mon salut et ma gloire ; le rocher de ma force, mon refuge, est en Dieu.
◊ 8 Peuple, — confiez-vous en lui en tout temps, répandez votre cœur devant lui : Dieu est notre refuge. Sélah.
◊ 9 * Les fils des gens du commun ne sont que vanité, les fils des grands ne sont que mensonge : placés dans la balance, ils montent ensemble plus [légers] que la vanité.
◊ 10 N’ayez pas confiance dans l’oppression, et ne mettez pas un vain espoir dans la rapine ; si les biens augmentent, n’y mettez pas votre cœur.
◊ 11 Dieu a parlé une fois ;… deux fois j’ai entendu ceci, que la force est à Dieu.
◊ 12 Et à toi, Seigneur, est la bonté ; car toi tu rends à chacun selon son œuvre.
Exode
32 ◊ 1 * Et quand le peuple vit que Moïse tardait à descendre de la montagne, le peuple s’assembla auprès d’Aaron, et ils lui dirent : Lève-toi, fais-nous un dieu qui aille devant nous ; car ce Moïse, cet homme qui nous a fait monter du pays d’Égypte, nous ne savons ce qui lui est arrivé. ◊ 2 Et Aaron leur dit : Brisez les pendants d’or qui sont aux oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles, et apportez-les-moi. ◊ 3 Et tout le peuple arracha les pendants d’or qui étaient à leurs oreilles, et ils les apportèrent à Aaron ; ◊ 4 et il les prit de leurs mains, et il forma l’or avec un ciseau, et il en fit un veau de fonte. Et ils dirent : C’est ici ton dieu, ô Israël ! qui t’a fait monter du pays d’Égypte. ◊ 5 Et Aaron vit [le veau], et bâtit un autel devant lui ; et Aaron cria, et dit : Demain, une fête à l’Éternel ! ◊ 6 Et le lendemain, ils se levèrent de bonne heure, et offrirent des holocaustes, et amenèrent des sacrifices de prospérités. Et le peuple s’assit pour manger et pour boire, et ils se levèrent pour se divertir.
◊ 7 Et l’Éternel dit à Moïse : Va, descends ; car ton peuple, que tu as fait monter du pays d’Égypte, s’est corrompu ; ◊ 8 ils se sont vite détournés du chemin que je leur avais commandé ; ils se sont fait un veau de fonte, et se sont prosternés devant lui, et lui ont sacrifié, et ont dit : C’est ici ton dieu, ô Israël ! qui t’a fait monter du pays d’Égypte. ◊ 9 Et l’Éternel dit à Moïse : J’ai vu ce peuple, et voici, c’est un peuple de cou roide. ◊ 10 Et maintenant laisse-moi faire, afin que ma colère s’embrase contre eux, et que je les consume ; et je ferai de toi une grande nation.
◊ 11 Et Moïse implora l’Éternel, son Dieu, et dit : Pourquoi, ô Éternel, ta colère s’embraserait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte, avec grande puissance et à main forte ? ◊ 12 Pourquoi les Égyptiens parleraient-ils, disant : C’est pour leur mal qu’il les a fait sortir, pour les tuer dans les montagnes, et pour les consumer de dessus la face de la terre ? Reviens de l’ardeur de ta colère, et repens-toi du mal [que tu veux faire] à ton peuple. ◊ 13 Souviens-toi d’Abraham, d’Isaac, et d’Israël, tes serviteurs, auxquels tu as juré par toi-même, et auxquels tu as dit : Je multiplierai votre semence comme les étoiles des cieux, et je donnerai à votre semence tout ce pays dont j’ai parlé, et ils l’hériteront pour toujours. ◊ 14 Et l’Éternel se repentit du mal qu’il avait dit qu’il ferait à son peuple.
◊ 15 Et Moïse se tourna, et descendit de la montagne, les deux tables du témoignage dans sa main : les tables étaient écrites de leurs deux côtés ; elles étaient écrites deçà et delà. ◊ 16 Et les tables étaient l’ouvrage de Dieu, et l’écriture était l’écriture de Dieu, gravée sur les tables. ◊ 17 — Et Josué entendit la voix du peuple qui jetait des cris, et il dit à Moïse : Il y a un bruit de guerre au camp ! ◊ 18 Et [Moïse] dit : Ce n’est pas un bruit de cris de victoire, ni un bruit de cris de défaite ; j’entends une voix de gens qui chantent en s’entre-répondant. ◊ 19 — Et il arriva que, lorsque [Moïse] s’approcha du camp, il vit le veau et les danses ; et la colère de Moïse s’embrasa, et il jeta de ses mains les tables, et les brisa au pied de la montagne. ◊ 20 Et il prit le veau qu’ils avaient fait, et le brûla au feu, et le moulut jusqu’à ce qu’il fut en poudre ; puis il le répandit sur la surface de l’eau, et en fit boire aux fils d’Israël.
◊ 21 Et Moïse dit à Aaron : Que t’a fait ce peuple, pour que tu aies fait venir sur lui un si grand péché ? ◊ 22 Et Aaron dit : Que la colère de mon seigneur ne s’embrase point ; tu connais le peuple, qu’il est [plongé] dans le mal. ◊ 23 Or ils m’ont dit : Fais-nous un dieu qui marche devant nous ; car ce Moïse, cet homme qui nous a fait monter du pays d’Égypte, nous ne savons ce qui lui est arrivé. ◊ 24 Et je leur ai dit : Qui a de l’or ? Ils l’ont arraché, et me l’ont donné ; et je l’ai jeté au feu, et il en est sorti ce veau. ◊ 25 Et Moïse vit que le peuple était dans le désordre ; car Aaron l’avait livré au désordre, pour leur honte parmi leurs adversaires. ◊ 26 Et Moïse se tint à la porte du camp, et dit : À moi, quiconque est pour l’Éternel ! Et tous les fils de Lévi se rassemblèrent vers lui. ◊ 27 Et il leur dit : Ainsi dit l’Éternel, le Dieu d’Israël : Que chacun mette son épée sur sa cuisse ; passez et revenez d’une porte à l’autre dans le camp, et que chacun de vous tue son frère, et chacun son compagnon, et chacun son intime ami. ◊ 28 Et les fils de Lévi firent selon la parole de Moïse ; et il tomba d’entre le peuple, ce jour-là, environ trois mille hommes. ◊ 29 Et Moïse dit : Consacrez-vous aujourd’hui à l’Éternel, chacun dans son fils et dans son frère, afin de faire venir aujourd’hui sur vous [une] bénédiction.
◊ 30 Et il arriva, le lendemain, que Moïse dit au peuple : Vous avez commis un grand péché, et maintenant je monterai vers l’Éternel : peut-être ferai-je propitiation pour votre péché. ◊ 31 Et Moïse retourna vers l’Éternel, et dit : Hélas ! ce peuple a commis un grand péché, et ils se sont fait un dieu d’or. ◊ 32 Et maintenant, si tu pardonnes leur péché… ; sinon, efface-moi, je te prie, de ton livre que tu as écrit. ◊ 33 Et l’Éternel dit à Moïse : Celui qui aura péché contre moi, je l’effacerai de mon livre. ◊ 34 Et maintenant, va, conduis le peuple où je t’ai dit. Voici, mon Ange ira devant toi : et le jour où je visiterai, je visiterai sur eux leur péché. ◊ 35 Et l’Éternel frappa le peuple, parce qu’ils avaient fait le veau qu’Aaron avait fait.
Romains
10 ◊ 1 Frères, le souhait de mon cœur, et la supplication [que j’adresse] à Dieu pour eux, c’est qu’ils soient sauvés. ◊ 2 Car je leur rends témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais non selon la connaissance. ◊ 3 Car, ignorant la justice de Dieu et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu. ◊ 4 Car Christ est [la] fin de [la] loi pour justice à tout croyant.
◊ 5 Car Moïse décrit la justice qui vient de la loi : « L’homme qui aura pratiqué ces choses vivra par elles ». ◊ 6 Mais la justice qui est sur le principe de la foi parle ainsi : Ne dis pas en ton cœur : « Qui montera au ciel ? » — c’est à savoir pour en faire descendre Christ ; ◊ 7 ou : « Qui descendra dans l’abîme ? » — c’est à savoir pour faire monter Christ d’entre les morts. ◊ 8 Mais que dit-elle ? « La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur », c’est-à-dire la parole de la foi, laquelle nous prêchons, ◊ 9 [savoir] que, si tu confesses de ta bouche Jésus comme Seigneur et que tu croies dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé. ◊ 10 Car du cœur on croit à justice, et de la bouche on fait confession à salut. ◊ 11 Car l’écriture dit : « Quiconque croit en lui ne sera pas confus ». ◊ 12 Car il n’y a pas de différence de Juif et de Grec, car le même Seigneur de tous est riche envers tous ceux qui l’invoquent ; ◊ 13 « car quiconque invoquera le nom du *Seigneur sera sauvé ».
◊ 14 Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont point cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont point entendu parler ? Et comment entendront-ils sans quelqu’un qui prêche ? ◊ 15 Et comment prêcheront-ils, à moins qu’ils ne soient envoyés ? selon qu’il est écrit : « Combien sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix, de ceux qui annoncent de bonnes choses ». ◊ 16 Mais tous n’ont pas obéi à l’évangile ; car Ésaïe dit : « *Seigneur, qui est-ce qui a cru à ce qu’il a entendu de nous ? ». ◊ 17 Ainsi la foi est de ce qu’on entend, et ce qu’on entend par la parole de Dieu. ◊ 18 Mais je dis : N’ont-ils pas entendu ? Oui, certes, « leur voix est allée par toute la terre, et leurs paroles jusqu’aux extrémités de la terre habitée ». ◊ 19 Mais je dis : Israël n’a-t-il pas connu ? Moïse, le premier, dit : « Je vous exciterai à la jalousie par ce qui n’est pas une nation ; je vous provoquerai à la colère par une nation sans intelligence ». ◊ 20 Mais Ésaïe s’enhardit tout à fait, et dit : « J’ai été trouvé de ceux qui ne me cherchaient point, et j’ai été manifesté à ceux qui ne s’enquéraient point de moi ». ◊ 21 Mais quant à Israël, il dit : « Tout le long du jour j’ai étendu mes mains vers un peuple désobéissant et contredisant ».
Psaumes
Au chef de musique. De David. Psaume. Cantique.
68 ◊ 1 Que Dieu se lève, que ses ennemis soient dispersés, et que ceux qui le haïssent s’enfuient devant lui.
◊ 2 Comme la fumée est dissipée, tu les dissiperas ; comme la cire se fond devant le feu, les méchants périront devant Dieu.
◊ 3 Mais les justes se réjouiront, ils exulteront en la présence de Dieu et s’égayeront avec joie.
◊ 4 * Chantez à Dieu, chantez son nom, dressez un chemin à celui qui passe comme à cheval par les déserts : son nom est Jah ; réjouissez-vous devant lui.
◊ 5 Dieu, dans sa demeure sainte, est le père des orphelins et le juge des veuves.
◊ 6 Dieu fait habiter en famille ceux qui étaient seuls ; il fait sortir ceux qui étaient enchaînés, pour qu’ils jouissent de l’abondance ; mais les rebelles demeurent dans une terre aride.
◊ 7 * Ô Dieu ! quand tu sortis devant ton peuple, quand tu marchas dans le désert, (Sélah)
◊ 8 La terre trembla ; les cieux aussi distillèrent des eaux devant Dieu, ce Sinaï [trembla] devant Dieu, le Dieu d’Israël.
◊ 9 Ô Dieu ! tu répandis une pluie abondante sur ton héritage, et, quand il était las, tu l’établis.
◊ 10 Ton troupeau a habité là ; dans ta bonté, tu préparas [tes biens] pour l’affligé, ô Dieu !
◊ 11 Le Seigneur donna la parole : grande fut la foule des femmes qui répandirent la bonne nouvelle.
◊ 12 Les rois des armées s’enfuirent ; ils s’enfuirent, et celle qui demeurait dans la maison partagea le butin.
◊ 13 Quoique vous ayez été couchés au milieu des étables, vous serez [comme] les ailes d’une colombe couverte d’argent, et dont le plumage est comme l’or vert.
◊ 14 Quand le Tout-puissant y dispersa des rois, [le pays] devint blanc comme la neige du Tsalmon.
◊ 15 * Une montagne de Basan est la montagne de Dieu, une montagne à plusieurs sommets, une montagne de Basan.
◊ 16 Pourquoi, montagnes à plusieurs sommets, regardez-vous avec jalousie la montagne que Dieu a désirée pour y habiter ? Oui, l’Éternel y demeurera pour toujours.
◊ 17 Les chars de Dieu sont par vingt mille, par milliers redoublés ; le Seigneur est au milieu d’eux : c’est un Sinaï en sainteté.
◊ 18 Tu es monté en haut, tu as emmené captive la captivité ; tu as reçu des dons dans l’homme, et même [pour] les rebelles, afin que Jah, Dieu, ait une demeure.
◊ 19 Béni soit le Seigneur, qui, de jour en jour, nous comble [de ses dons], le *Dieu qui nous sauve. Sélah.
◊ 20 Notre *Dieu est un *Dieu de salut ; et c’est à l’Éternel, le Seigneur, de faire sortir de la mort.
◊ 21 Mais Dieu brisera la tête de ses ennemis, le crâne chevelu de ceux qui marchent dans leurs iniquités.
◊ 22 Le Seigneur a dit : Je ramènerai [les miens] de Basan, je les ramènerai des profondeurs de la mer ;
◊ 23 Afin que tu trempes ton pied dans le sang de [tes] ennemis, [et] que la langue de tes chiens en ait sa part.
◊ 24 * Ils ont vu ta marche, ô Dieu ! la marche de mon *Dieu, de mon roi, dans le lieu saint :
◊ 25 Les chanteurs allaient devant, ensuite les joueurs d’instruments à cordes, au milieu des jeunes filles jouant du tambourin.
◊ 26 Dans les congrégations bénissez Dieu, le Seigneur, — vous qui êtes de la source d’Israël !
◊ 27 Là est Benjamin, le petit, qui domine sur eux ; les princes de Juda, leur troupe ; les princes de Zabulon, les princes de Nephthali.
◊ 28 * Ton Dieu a commandé ta force. Établis en force, ô Dieu, ce que tu as fait pour nous !
◊ 29 À cause de ton temple, à Jérusalem, les rois t’apporteront des présents.
◊ 30 Tance la bête des roseaux, l’assemblée des forts taureaux, avec les veaux des peuples : [chacun] se prosterne, offrant des lingots d’argent. Disperse les peuples qui trouvent leurs délices dans la guerre.
◊ 31 Des grands viendront d’Égypte ; Cush s’empressera d’étendre ses mains vers Dieu.
◊ 32 * Royaumes de la terre, chantez à Dieu, chantez les louanges du Seigneur, (Sélah)
◊ 33 À celui qui passe comme à cheval sur les cieux, sur les cieux d’ancienneté ! Voici, il fait retentir sa voix, une voix puissante.
◊ 34 Attribuez la force à Dieu : sa majesté est sur Israël, et sa force dans les nuées.
◊ 35 Tu es terrible, ô Dieu ! du milieu de tes sanctuaires. Le *Dieu d’Israël, c’est lui qui donne la puissance et la force à son peuple. Béni soit Dieu !
Psaumes
Au chef de musique. Sur Muth-Labben. Psaume de David.
9 ◊ 1 Je célébrerai l’Éternel de tout mon cœur ; je raconterai toutes tes merveilles.
◊ 2 Je me réjouirai et je m’égayerai en toi ; je chanterai ton nom, ô Très-haut !
◊ 3 * Quand mes ennemis sont retournés en arrière, ils ont bronché, et ont péri devant toi.
◊ 4 Car tu as maintenu mon droit et ma cause ; tu t’es assis sur le trône, toi qui juges justement.
◊ 5 Tu as tancé les nations, tu as fait périr le méchant ; tu as effacé leur nom pour toujours et à perpétuité.
◊ 6 Ô ennemi ! les dévastations sont venues à leur fin pour toujours. Tu as aussi rasé des villes, leur mémoire a péri avec elles.
◊ 7 Mais l’Éternel est assis pour toujours ; il a préparé son trône pour le jugement,
◊ 8 Et il jugera le monde avec justice, et exercera le jugement sur les peuples avec droiture.
◊ 9 Et l’Éternel sera une haute retraite pour l’opprimé, une haute retraite dans les temps de détresse.
◊ 10 Et ceux qui connaissent ton nom se confieront en toi ; car tu n’as pas abandonné ceux qui te cherchent, ô Éternel !
◊ 11 * Chantez à l’Éternel qui habite en Sion, annoncez parmi les peuples ses [hauts] faits.
◊ 12 Car en recherchant le sang il se souvient d’eux ; il n’oublie pas le cri des affligés.
◊ 13 Ô Éternel ! use de grâce envers moi ; regarde mon affliction [que je souffre] de la part de ceux qui me haïssent, toi qui me fais remonter des portes de la mort ;
◊ 14 Afin que je raconte toutes tes louanges dans les portes de la fille de Sion. Je me réjouirai en ton salut.
◊ 15 * Les nations se sont enfoncées dans la fosse qu’elles ont faite ; au filet même qu’elles ont caché, leur pied a été pris.
◊ 16 L’Éternel s’est fait connaître par le jugement qu’il a exécuté ; le méchant est enlacé dans l’œuvre de ses mains. Higgaïon. Sélah.
◊ 17 Les méchants seront repoussés jusque dans le shéol, toutes les nations qui oublient Dieu ;
◊ 18 Car le pauvre ne sera pas oublié à jamais, l’attente des débonnaires ne périra pas pour toujours.
◊ 19 * Lève-toi, Éternel ! que l’homme ne prévale pas. Que les nations soient jugées devant ta face.
◊ 20 Éternel ! remplis-les de frayeur. Que les nations sachent qu’elles ne sont que des hommes. Sélah.
Jérémie
49 ◊ 1 Sur les fils d’Ammon.
Ainsi dit l’Éternel : Israël n’a-t-il point de fils ? n’a-t-il point d’héritier ? Pourquoi leur roi a-t-il hérité de Gad, et son peuple demeure-t-il dans ses villes ? ◊ 2 — C’est pourquoi, voici, des jours viennent, dit l’Éternel, et je ferai entendre dans Rabba des fils d’Ammon la clameur de la guerre, et elle sera un monceau de ruines, et ses villes seront brûlées par le feu, et Israël aura en héritage ceux qui étaient ses héritiers, dit l’Éternel. ◊ 3 Hurle, Hesbon ! car Aï est dévastée. Criez, filles de Rabba, ceignez-vous de sacs, lamentez-vous, et courez çà et là entre les clôtures, car leur roi ira en captivité, ses sacrificateurs et ses princes ensemble. ◊ 4 Pourquoi te glorifies-tu des vallées ? Ta vallée ruissellera, fille infidèle, qui te confies en tes trésors, [disant] : Qui viendra contre moi ? ◊ 5 Voici, je fais venir, de tous tes alentours, la frayeur contre toi, dit le Seigneur, l’Éternel des armées ; et vous serez chassés chacun devant soi, et il n’y aura personne qui rassemble les fugitifs.
◊ 6 Et après cela, je rétablirai les captifs des fils d’Ammon, dit l’Éternel.
◊ 7 Sur Édom.
Ainsi dit l’Éternel des armées : N’y a-t-il plus de sagesse dans Théman ? Le conseil des intelligents a-t-il péri ? leur sagesse est-elle perdue ? ◊ 8 Fuyez, tournez le dos, habitez dans les lieux profonds, vous, habitants de Dedan, car je ferai venir sur Ésaü sa calamité, le temps où je le visiterai. ◊ 9 Si des vendangeurs venaient chez toi, ne laisseraient-ils pas des grappillages ? si c’étaient des voleurs de nuit, ils ne détruiraient que ce qui leur suffirait. ◊ 10 Mais moi, j’ai dépouillé Ésaü, j’ai découvert ses lieux secrets ; il ne peut se cacher. Sa semence est dévastée, et ses frères et ses voisins, et il n’est plus. ◊ 11 Laisse tes orphelins, moi je les garderai en vie, et que tes veuves se confient en moi. ◊ 12 Car ainsi dit l’Éternel : Voici, ceux dont le jugement n’était pas de boire la coupe, la boiront certainement ; et toi tu resterais entièrement impuni ? Tu ne resteras pas impuni, mais tu la boiras certainement. ◊ 13 Car j’ai juré par moi-même, dit l’Éternel, que Botsra sera une désolation, un opprobre, un désert, et une malédiction, et que toutes ses villes seront des déserts perpétuels.
◊ 14 J’ai entendu une rumeur de par l’Éternel, et un ambassadeur a été envoyé parmi les nations : Assemblez-vous, et venez contre lui, et levez-vous pour la guerre. ◊ 15 Car voici, je t’ai fait petit parmi les nations, méprisé parmi les hommes. ◊ 16 Ta fierté, l’arrogance de ton cœur, t’a séduit, toi qui demeures dans les creux du rocher, [et] qui t’es emparé du haut de la colline. Quand tu élèverais ton nid comme l’aigle, je te ferai descendre de là, dit l’Éternel. ◊ 17 Et Édom sera une désolation ; quiconque passera près de lui, sera étonné et sifflera à cause de toutes ses plaies. ◊ 18 Comme dans la subversion de Sodome et de Gomorrhe et des villes voisines, dit l’Éternel, personne n’y habitera et aucun fils d’homme n’y séjournera. ◊ 19 Voici, comme un lion, il monte de la crue du Jourdain contre la demeure forte ; car je les en chasserai précipitamment. Et qui est l’homme choisi, que je préposerai sur lui ? Car qui est comme moi, et qui m’assignera le temps, et qui sera le pasteur qui se tiendra devant moi ? ◊ 20 C’est pourquoi, écoutez le conseil de l’Éternel, qu’il a formé contre Édom, et les pensées qu’il a pensées contre les habitants de Théman : Si les petits du troupeau ne les entraînent ! S’il ne rend désolée pour eux leur habitation ! ◊ 21 Au bruit de leur chute la terre tremble ; il y a un cri ! le bruit en est entendu à la mer Rouge. ◊ 22 Voici, il monte comme un aigle, et il vole, et il étend ses ailes sur Botsra ; et le cœur des hommes forts d’Édom sera en ce jour-là comme le cœur d’une femme en travail.
◊ 23 Sur Damas.
Hamath et Arpad sont honteuses, car elles ont entendu un bruit de malheur ; elles défaillent ; il y a une tourmente dans la mer, elle ne peut rester tranquille. ◊ 24 Damas est devenue lâche, elle se tourne pour fuir, l’effroi l’a saisie ; la détresse et les angoisses se sont emparées d’elle comme d’une femme qui enfante. ◊ 25 Dans quel abandonnement n’est-elle pas, la ville de la louange, la cité de mon délice ! ◊ 26 Aussi ses jeunes gens sont tombés dans ses places et tous ses hommes de guerre sont détruits en ce jour, dit l’Éternel des armées. ◊ 27 Et j’allumerai un feu dans les murs de Damas, et il dévorera les palais de Ben-Hadad.
◊ 28 Sur Kédar et sur les royaumes de Hatsor, que Nebucadretsar, roi de Babylone, frappa.
Ainsi dit l’Éternel : Levez-vous, montez contre Kédar, et détruisez les fils de l’orient. ◊ 29 On prendra leurs tentes et leur menu bétail, on emmènera leurs tapis, et tous leurs bagages, et leurs chameaux ; et on leur criera : La terreur de tous côtés ! ◊ 30 Fuyez, enfuyez-vous très loin, habitez dans les lieux profonds, vous, habitants de Hatsor, dit l’Éternel ; car Nebucadretsar, roi de Babylone, a formé un dessein contre vous, et il a conçu une pensée contre eux. ◊ 31 Levez-vous, montez vers la nation qui jouit de la paix, qui habite en sécurité, dit l’Éternel ; elle n’a ni portes ni barres ; ils demeurent seuls. ◊ 32 Et leurs chameaux seront un butin, et la multitude de leurs troupeaux sera une proie ; et je les disperserai à tout vent, ceux qui coupent les coins [de leur barbe], et je ferai venir de tous les côtés leur calamité, dit l’Éternel. ◊ 33 Et Hatsor deviendra un repaire de chacals, une désolation à toujours ; personne n’y habitera et aucun fils d’homme n’y séjournera.
◊ 34 La parole de l’Éternel, qui vint à Jérémie le prophète, sur Élam, au commencement du règne de Sédécias, roi de Juda, disant :
◊ 35 Ainsi dit l’Éternel des armées : Voici, je briserai l’arc d’Élam, les prémices de sa force. ◊ 36 Et je ferai venir contre Élam les quatre vents, des quatre bouts des cieux, et je les disperserai à tous ces vents ; et il n’y aura point de nation où ne viennent les fugitifs d’Élam. ◊ 37 Et je ferai trembler les Élamites devant leurs ennemis et devant ceux qui cherchent leur vie ; et je ferai venir du mal sur eux, l’ardeur de ma colère, dit l’Éternel ; et j’enverrai après eux l’épée, jusqu’à ce que je les aie consumés. ◊ 38 Et je mettrai mon trône en Élam, et j’en ferai périr le roi et les princes, dit l’Éternel.
◊ 39 Et il arrivera, à la fin des jours, que je rétablirai les captifs d’Élam, dit l’Éternel.
Nombres
20 ◊ 1 * Et les fils d’Israël, toute l’assemblée, vinrent au désert de Tsin, le premier mois ; et le peuple habita à Kadès ; et Marie mourut là, et y fut enterrée.
◊ 2 Et il n’y avait pas d’eau pour l’assemblée ; et ils s’attroupèrent contre Moïse et contre Aaron. ◊ 3 Et le peuple contesta avec Moïse, et ils parlèrent, disant : Que n’avons-nous péri, quand nos frères périrent devant l’Éternel ! ◊ 4 Et pourquoi avez-vous amené la congrégation de l’Éternel dans ce désert, pour y mourir, nous et nos bêtes ? ◊ 5 Et pourquoi nous avez-vous fait monter d’Égypte, pour nous amener dans ce mauvais lieu ? Ce n’est pas un lieu où l’on puisse semer ; [on n’y trouve] ni figuiers, ni vignes, ni grenadiers, et il n’y a pas d’eau pour boire. ◊ 6 Et Moïse et Aaron vinrent de devant la congrégation à l’entrée de la tente d’assignation, et tombèrent sur leurs faces ; et la gloire de l’Éternel leur apparut.
◊ 7 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 8 Prends la verge, et réunis l’assemblée, toi et Aaron, ton frère, et vous parlerez devant leurs yeux au rocher, et il donnera ses eaux ; et tu leur feras sortir de l’eau du rocher, et tu donneras à boire à l’assemblée et à leurs bêtes. ◊ 9 Et Moïse prit la verge de devant l’Éternel, comme il lui avait commandé. ◊ 10 Et Moïse et Aaron réunirent la congrégation devant le rocher, et il leur dit : Écoutez, rebelles ! Vous ferons-nous sortir de l’eau de ce rocher ? ◊ 11 Et Moïse leva sa main, et frappa le rocher de sa verge, deux fois ; et il en sortit des eaux en abondance, et l’assemblée but, et leurs bêtes. ◊ 12 Et l’Éternel dit à Moïse et à Aaron : Parce que vous ne m’avez pas cru, pour me sanctifier aux yeux des fils d’Israël, à cause de cela vous n’introduirez pas cette congrégation dans le pays que je leur donne. ◊ 13 Ce sont là les eaux de Meriba, où les fils d’Israël contestèrent avec l’Éternel ; et il se sanctifia en eux.
◊ 14 * Et Moïse envoya de Kadès des messagers au roi d’Édom : Ainsi dit ton frère, Israël : Tu sais toute la fatigue qui nous a atteints. ◊ 15 Nos pères descendirent en Égypte, et nous avons habité en Égypte longtemps, et les Égyptiens nous ont maltraités, nous et nos pères. ◊ 16 Et nous avons crié à l’Éternel, et il a entendu notre voix, et il a envoyé un ange, et nous a fait sortir d’Égypte. Et voici, nous sommes à Kadès, ville à l’extrémité de tes limites. ◊ 17 Je te prie, que nous passions par ton pays ; nous ne passerons pas par les champs, ni par les vignes, et nous ne boirons pas de l’eau des puits ; nous marcherons par le chemin du roi, nous ne nous détournerons ni à droite ni à gauche, jusqu’à ce que nous ayons passé tes limites. ◊ 18 Et Édom lui dit : Tu ne passeras pas chez moi, de peur que je ne sorte à ta rencontre avec l’épée. ◊ 19 Et les fils d’Israël lui dirent : Nous monterons par le chemin battu ; et si nous buvons de tes eaux, moi et mon bétail, j’en donnerai le prix ; seulement, sans autre chose, je passerai avec mes pieds. ◊ 20 Et [Édom] dit : Tu ne passeras pas. Et Édom sortit à sa rencontre avec un grand peuple, et à main forte. ◊ 21 Et Édom refusa de laisser passer Israël par ses limites ; et Israël se détourna d’auprès de lui.
◊ 22 * Et ils partirent de Kadès ; et les fils d’Israël, toute l’assemblée, vinrent à la montagne de Hor. ◊ 23 Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron, dans la montagne de Hor, sur la limite du pays d’Édom, en disant : ◊ 24 Aaron sera recueilli vers ses peuples, car il n’entrera pas dans le pays que j’ai donné aux fils d’Israël, parce que vous vous êtes rebellés contre mon commandement aux eaux de Meriba. ◊ 25 Prends Aaron et Éléazar, son fils, et fais-les monter sur la montagne de Hor ; ◊ 26 et dépouille Aaron de ses vêtements, et fais-les revêtir à Éléazar, son fils ; et Aaron sera recueilli, et mourra là. ◊ 27 Et Moïse fit comme l’Éternel avait commandé ; et ils montèrent sur la montagne de Hor aux yeux de toute l’assemblée. ◊ 28 Et Moïse dépouilla Aaron de ses vêtements, et en revêtit Éléazar, son fils ; et Aaron mourut là, au sommet de la montagne ; puis Moïse et Éléazar descendirent de la montagne. ◊ 29 Et toute l’assemblée vit qu’Aaron avait expiré, et toute la maison d’Israël pleura Aaron trente jours.
Romains
5 ◊ 1 Ayant donc été justifiés sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre seigneur Jésus Christ, ◊ 2 par lequel nous avons trouvé aussi accès, par la foi, à cette faveur dans laquelle nous sommes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu.
◊ 3 Et non seulement [cela], mais aussi nous nous glorifions dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la patience, ◊ 4 et la patience l’expérience, et l’expérience l’espérance ; ◊ 5 et l’espérance ne rend point honteux, parce que l’amour de Dieu est versé dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. ◊ 6 Car Christ, alors que nous étions encore sans force, au temps convenable, est mort pour des impies. ◊ 7 Car à peine, pour un juste, quelqu’un mourra-t-il, (car pour l’homme de bien, peut-être, quelqu’un se résoudrait même à mourir) ; ◊ 8 mais Dieu constate son amour à lui envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. ◊ 9 Beaucoup plutôt donc, ayant été maintenant justifiés par son sang, serons-nous sauvés de la colère par lui. ◊ 10 Car si, étant ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, beaucoup plutôt, ayant été réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.
◊ 11 Et non seulement [cela], mais aussi nous nous glorifions en Dieu par notre seigneur Jésus Christ, par lequel nous avons maintenant reçu la réconciliation.
◊ 12 C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort a passé à tous les hommes, en ce que tous ont péché… ◊ 13 (car jusqu’à [la] loi [le] péché était dans le monde ; mais [le] péché n’est pas mis en compte quand il n’y a pas de loi ; ◊ 14 mais la mort régna depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui ne péchèrent pas selon la ressemblance de la transgression d’Adam, qui est la figure de celui qui devait venir. ◊ 15 Mais n’en est-il pas du don de grâce comme de la faute ? car si, par la faute d’un seul, plusieurs sont morts, beaucoup plutôt la grâce de Dieu et le don ont abondé envers plusieurs, par la grâce qui est d’un seul homme, Jésus Christ. ◊ 16 Et n’en est-il pas du don comme [de ce qui est arrivé] par un seul qui a péché ? car le jugement vient d’un seul en condamnation, — mais le don de grâce, de plusieurs fautes, en justification. ◊ 17 Car si, par la faute d’un seul, la mort a régné par un seul, beaucoup plutôt ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice, régneront-ils en vie par un seul, Jésus Christ) ; ◊ 18 ainsi donc, comme par une seule faute [les conséquences de cette faute furent] envers tous les hommes en condamnation, ainsi aussi par une seule justice [les conséquences de cette justice furent] envers tous les hommes en justification de vie. ◊ 19 Car comme par la désobéissance d’un seul homme plusieurs ont été constitués pécheurs, ainsi aussi par l’obéissance d’un seul, plusieurs seront constitués justes. ◊ 20 Or [la] loi est intervenue afin que la faute abondât ; mais là où le péché abondait, la grâce a surabondé, ◊ 21 afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi aussi la grâce régnât par [la] justice pour [la] vie éternelle par Jésus Christ notre Seigneur.
Romains
1 ◊ 1 Paul, esclave de Jésus Christ, apôtre appelé, mis à part pour l’évangile de Dieu ◊ 2 (lequel il avait auparavant promis par ses prophètes dans de saintes écritures), ◊ 3 touchant son Fils (né de la semence de David, selon la chair, ◊ 4 déterminé Fils de Dieu, en puissance, selon [l’]Esprit de sainteté, par [la] résurrection des morts), Jésus Christ, notre Seigneur, ◊ 5 par lequel nous avons reçu grâce et apostolat, pour [l’]obéissance de [la] foi parmi toutes les nations, pour son nom, ◊ 6 parmi lesquelles vous aussi, vous êtes des appelés de Jésus Christ, ◊ 7 — à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome, saints appelés : Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !
◊ 8 Premièrement, je rends grâces à mon Dieu, par Jésus Christ, pour vous tous, de ce que votre foi est publiée dans le monde entier. ◊ 9 Car Dieu, que je sers dans mon esprit dans l’évangile de son Fils, m’est témoin que sans cesse je fais mention de vous, ◊ 10 demandant toujours dans mes prières, si en quelque manière, maintenant une fois, il me sera accordé par la volonté de Dieu d’aller vers vous. ◊ 11 Car je désire ardemment de vous voir, afin de vous faire part de quelque don de grâce spirituel, pour que vous soyez affermis, ◊ 12 c’est-à-dire pour que nous soyons consolés ensemble au milieu de vous, vous et moi, chacun par la foi qui est dans l’autre. ◊ 13 Or je ne veux pas que vous ignoriez, frères, que je me suis souvent proposé d’aller vers vous (et que j’en ai été empêché jusqu’à présent), afin de recueillir quelque fruit parmi vous aussi, comme parmi les autres nations. ◊ 14 Je suis débiteur et envers les Grecs et envers les barbares, et envers les sages et envers les inintelligents : ◊ 15 ainsi, pour autant qu’il dépend de moi, je suis tout prêt à vous annoncer l’évangile, à vous aussi qui êtes à Rome.
◊ 16 Car je n’ai pas honte de l’évangile, car il est [la] puissance de Dieu en salut à quiconque croit, et au Juif premièrement, et au Grec. ◊ 17 Car [la] justice de Dieu y est révélée sur le principe de la foi pour la foi, selon qu’il est écrit : « Or le juste vivra de foi ».
◊ 18 Car [la] colère de Dieu est révélée du ciel contre toute impiété et toute iniquité des hommes qui possèdent la vérité [tout en vivant] dans l’iniquité : ◊ 19 parce que ce qui se peut connaître de Dieu est manifeste parmi eux ; car Dieu le leur a manifesté ; ◊ 20 car, depuis la fondation du monde, ce qui ne se peut voir de lui, [savoir] et sa puissance éternelle et sa divinité, se discerne par le moyen de l’intelligence, par les choses qui sont faites, de manière à les rendre inexcusables : ◊ 21 — parce que, ayant connu Dieu, ils ne le glorifièrent point comme Dieu, ni ne lui rendirent grâces ; mais ils devinrent vains dans leurs raisonnements, et leur cœur destitué d’intelligence fut rempli de ténèbres : ◊ 22 se disant sages, ils sont devenus fous, ◊ 23 et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en la ressemblance de l’image d’un homme corruptible et d’oiseaux et de quadrupèdes et de reptiles. ◊ 24 C’est pourquoi Dieu les a aussi livrés, dans les convoitises de leurs cœurs, à l’impureté, en sorte que leurs corps soient déshonorés entre eux-mêmes : ◊ 25 eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et ont honoré et servi la créature plutôt que celui qui l’a créée, qui est béni éternellement. Amen ! ◊ 26 C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes, car leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature ; ◊ 27 et les hommes aussi pareillement, laissant l’usage naturel de la femme, se sont embrasés dans leur convoitise l’un envers l’autre, commettant l’infamie, mâles avec mâles, et recevant en eux-mêmes la due récompense de leur égarement. ◊ 28 Et comme ils n’ont pas eu de sens moral pour garder la connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à un esprit réprouvé, pour pratiquer des choses qui ne conviennent pas, ◊ 29 étant remplis de toute injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice, — pleins d’envie, de meurtres, de querelles, de fraude, de mauvaises mœurs, ◊ 30 — délateurs, médisants, haïssables pour Dieu, outrageux, hautains, vantards, inventeurs de mauvaises choses, désobéissants à leurs parents, ◊ 31 sans intelligence, ne tenant pas ce qu’ils ont promis, sans affection naturelle, sans miséricorde, ◊ 32 [et] qui, ayant connu la juste sentence de Dieu, que ceux qui commettent de telles choses sont dignes de mort, non seulement les pratiquent, mais encore trouvent leur plaisir en ceux qui les commettent.
Romains
8 ◊ 1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le christ Jésus ; ◊ 2 car la loi de l’Esprit de vie dans le christ Jésus, m’a affranchi de la loi du péché et de la mort ; ◊ 3 car ce qui était impossible à la loi, en ce qu’elle était faible par la chair, Dieu, ayant envoyé son propre Fils en ressemblance de chair de péché, et pour [le] péché, a condamné le péché dans la chair, ◊ 4 afin que la juste exigence de la loi fût accomplie en nous, qui ne marchons pas selon [la] chair, mais selon [l’]Esprit. ◊ 5 Car ceux qui sont selon [la] chair ont leurs pensées aux choses de la chair ; mais ceux qui sont selon [l’]Esprit, aux choses de l’Esprit ; ◊ 6 car la pensée de la chair est [la] mort ; mais la pensée de l’Esprit, vie et paix ; ◊ 7 — parce que la pensée de la chair est inimitié contre Dieu, car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, car aussi elle ne le peut pas. ◊ 8 Et ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu. ◊ 9 Or vous n’êtes pas dans [la] chair, mais dans [l’]Esprit, si du moins [l’]Esprit de Dieu habite en vous ; mais si quelqu’un n’a pas [l’]Esprit de Christ, celui-là n’est pas de lui. ◊ 10 Mais si Christ est en vous, le corps est bien mort à cause du péché, mais l’Esprit est vie à cause de [la] justice. ◊ 11 Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts vivifiera vos corps mortels aussi, à cause de son Esprit qui habite en vous.
◊ 12 Ainsi donc, frères, nous sommes débiteurs, non pas à la chair pour vivre selon [la] chair ; ◊ 13 car si vous vivez selon [la] chair, vous mourrez ; mais si par [l’]Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez. ◊ 14 Car tous ceux qui sont conduits par [l’]Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. ◊ 15 Car vous n’avez pas reçu un esprit de servitude pour être derechef dans la crainte, mais vous avez reçu [l’]Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba, Père ! ◊ 16 L’Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu ; ◊ 17 et si [nous sommes] enfants, [nous sommes] aussi héritiers ; héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ ; si du moins nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui.
◊ 18 Car j’estime que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes [d’être comparées] avec la gloire à venir qui doit nous être révélée. ◊ 19 Car la vive attente de la création attend la révélation des fils de Dieu. ◊ 20 Car la création a été assujettie à la vanité (non de sa volonté, mais à cause de celui qui l’a assujettie), ◊ 21 dans l’espérance que la création elle-même aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour [jouir de] la liberté de la gloire des enfants de Dieu. ◊ 22 Car nous savons que toute la création ensemble soupire et est en travail jusqu’à maintenant ; ◊ 23 et non seulement [elle], mais nous-mêmes aussi qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi, nous soupirons en nous-mêmes, attendant l’adoption, la délivrance de notre corps. ◊ 24 Car nous avons été sauvés en espérance : or une espérance qu’on voit n’est pas une espérance ; car ce que quelqu’un voit, pourquoi aussi l’espère-t-il ? ◊ 25 Mais si ce que nous ne voyons pas, nous l’espérons, nous l’attendons avec patience. ◊ 26 De même aussi l’Esprit nous est en aide dans notre infirmité ; car nous ne savons pas ce qu’il faut demander comme il convient ; mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; ◊ 27 — et celui qui sonde les cœurs sait quelle est la pensée de l’Esprit, car il intercède pour les saints, selon Dieu ; ◊ 28 — mais nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon [son] propos. ◊ 29 Car ceux qu’il a préconnus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, pour qu’il soit premier-né entre plusieurs frères. ◊ 30 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
◊ 31 Que dirons-nous donc à ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? ◊ 32 Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? ◊ 33 Qui intentera accusation contre des élus de Dieu ? — C’est Dieu qui justifie ; ◊ 34 qui est celui qui condamne ? — C’est Christ qui est mort, mais plutôt qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous ; ◊ 35 qui est-ce qui nous séparera de l’amour du Christ ? Tribulation, ou détresse, ou persécution, ou famine, ou nudité, ou péril, ou épée ? ◊ 36 Selon qu’il est écrit : « Pour l’amour de toi, nous sommes mis à mort tout le jour ; nous avons été estimés comme des brebis de tuerie ». ◊ 37 Au contraire, dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. ◊ 38 Car je suis assuré que ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni choses présentes, ni choses à venir, ni puissances, ◊ 39 ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le christ Jésus, notre Seigneur.
Tite
2 ◊ 1 Mais toi, annonce les choses qui conviennent au sain enseignement : ◊ 2 que les vieillards soient sobres, graves, sages, sains dans la foi, dans l’amour, dans la patience. ◊ 3 De même, que les femmes âgées soient, dans toute leur manière d’être, comme il convient à de saintes femmes, — ni médisantes, ni asservies à beaucoup de vin, enseignant de bonnes choses, ◊ 4 afin qu’elles instruisent les jeunes femmes à aimer leurs maris, à aimer leurs enfants, ◊ 5 à être sages, pures, occupées des soins de la maison, bonnes, soumises à leurs propres maris, afin que la parole de Dieu ne soit pas blasphémée. ◊ 6 Exhorte de même les jeunes hommes à être sobres, ◊ 7 te montrant toi-même en toutes choses un modèle de bonnes œuvres, [faisant preuve] dans l’enseignement, de pureté de doctrine, ◊ 8 de gravité, de parole saine qu’on ne peut condamner, afin que celui qui s’oppose ait honte, n’ayant rien de mauvais à dire de nous. ◊ 9 [Exhorte] les esclaves à être soumis à leurs propres maîtres, à leur complaire en toutes choses, n’étant pas contredisants ; ◊ 10 ne détournant rien, mais montrant toute bonne fidélité, afin qu’ils ornent en toutes choses l’enseignement qui est de notre Dieu sauveur. ◊ 11 Car la grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes, ◊ 12 nous enseignant que, reniant l’impiété et les convoitises mondaines, nous vivions dans le présent siècle sobrement, et justement, et pieusement, ◊ 13 attendant la bienheureuse espérance et l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ, ◊ 14 qui s’est donné lui-même pour nous, afin qu’il nous rachetât de toute iniquité et qu’il purifiât pour lui-même un peuple acquis, zélé pour les bonnes œuvres. ◊ 15 Annonce ces choses, exhorte et reprends, avec toute autorité de commander. Que personne ne te méprise.
Psaumes
119 ◊ 1 * Bienheureux ceux qui sont intègres dans leur voie, qui marchent dans la loi de l’Éternel.
◊ 2 Bienheureux ceux qui gardent ses témoignages, qui le cherchent de tout leur cœur,
◊ 3 Qui aussi ne font pas d’iniquité ; ils marchent dans ses voies.
◊ 4 Tu as commandé tes préceptes pour qu’on les garde soigneusement.
◊ 5 Oh, que mes voies fussent dressées, pour garder tes statuts !
◊ 6 Alors je ne serai pas honteux quand je regarderai à tous tes commandements.
◊ 7 Je te célébrerai d’un cœur droit, quand j’aurai appris les ordonnances de ta justice.
◊ 8 Je garderai tes statuts ; ne me délaisse pas tout à fait.
◊ 9 * Comment un jeune homme rendra-t-il pure sa voie ? Ce sera en y prenant garde selon ta parole.
◊ 10 Je t’ai cherché de tout mon cœur ; ne me laisse pas m’égarer de tes commandements.
◊ 11 J’ai caché ta parole dans mon cœur, afin que je ne pèche pas contre toi.
◊ 12 Éternel ! tu es béni ; enseigne-moi tes statuts.
◊ 13 J’ai raconté de mes lèvres toutes les ordonnances de ta bouche.
◊ 14 J’ai pris plaisir au chemin de tes témoignages, autant qu’à toutes les richesses.
◊ 15 Je méditerai tes préceptes et je regarderai à tes sentiers.
◊ 16 Je fais mes délices de tes statuts, je n’oublierai pas ta parole.
◊ 17 * Fais du bien à ton serviteur, [et] je vivrai et je garderai ta parole.
◊ 18 Ouvre mes yeux, et je verrai les merveilles qui sont dans ta loi.
◊ 19 Je suis étranger dans le pays ; ne me cache pas tes commandements.
◊ 20 Mon âme est brisée par l’ardent désir qu’elle a en tout temps pour tes ordonnances.
◊ 21 Tu as tancé les orgueilleux, les maudits, qui s’égarent de tes commandements.
◊ 22 Roule de dessus moi l’opprobre et le mépris ; car je garde tes témoignages.
◊ 23 Les princes même se sont assis [et] parlent contre moi ; ton serviteur médite tes statuts.
◊ 24 Tes témoignages sont aussi mes délices, les hommes de mon conseil.
◊ 25 * Mon âme est attachée à la poussière ; fais-moi vivre selon ta parole.
◊ 26 Je [t’]ai déclaré mes voies, et tu m’as répondu ; enseigne-moi tes statuts.
◊ 27 Fais-moi comprendre la voie de tes préceptes, et je méditerai sur tes merveilles.
◊ 28 Mon âme, de tristesse, se fond en larmes ; affermis-moi selon ta parole.
◊ 29 Éloigne de moi la voie du mensonge, et, dans ta grâce, donne-moi ta loi.
◊ 30 J’ai choisi la voie de la fidélité, j’ai placé [devant moi] tes jugements.
◊ 31 Je suis attaché à tes témoignages : Éternel ! ne me rends point honteux.
◊ 32 Je courrai dans la voie de tes commandements, quand tu auras mis mon cœur au large.
◊ 33 * Éternel ! enseigne-moi la voie de tes statuts, et je l’observerai jusqu’à la fin.
◊ 34 Donne-moi de l’intelligence, et j’observerai ta loi, et je la garderai de tout mon cœur.
◊ 35 Fais-moi marcher dans le chemin de tes commandements, car j’y prends plaisir.
◊ 36 Incline mon cœur à tes témoignages, et non point au gain.
◊ 37 Détourne mes yeux pour qu’ils ne regardent pas la vanité ; fais-moi vivre dans ta voie.
◊ 38 Confirme ta parole à ton serviteur, qui est [adonné] à ta crainte.
◊ 39 Détourne de moi l’opprobre que je crains ; car tes jugements sont bons.
◊ 40 Voici, j’ai ardemment désiré tes préceptes ; fais-moi vivre dans ta justice.
◊ 41 * Et que ta bonté vienne à moi, ô Éternel ! — ton salut, selon ta parole !
◊ 42 Et j’aurai de quoi répondre à celui qui m’outrage ; car je me suis confié en ta parole.
◊ 43 Et n’ôte pas entièrement de ma bouche la parole de la vérité ; car je me suis attendu à tes jugements.
◊ 44 Alors je garderai ta loi continuellement, à toujours et à perpétuité ;
◊ 45 Et je marcherai au large, car j’ai recherché tes préceptes ;
◊ 46 Et je parlerai de tes témoignages devant des rois, et je ne serai pas honteux ;
◊ 47 Et je trouverai mes délices en tes commandements que j’ai aimés ;
◊ 48 Et je lèverai mes mains vers tes commandements que j’ai aimés, et je méditerai tes statuts.
◊ 49 * Souviens-toi de ta parole à ton serviteur, à laquelle tu as fait que je me suis attendu.
◊ 50 C’est ici ma consolation dans mon affliction, que ta parole m’a fait vivre.
◊ 51 Les orgueilleux se sont moqués de moi excessivement : je n’ai pas dévié de ta loi ;
◊ 52 Je me suis souvenu de tes ordonnances de jadis, ô Éternel ! et je me suis consolé.
◊ 53 Une ardente indignation m’a saisi à cause des méchants qui abandonnent ta loi.
◊ 54 Tes statuts m’ont été des cantiques, dans la maison de mon pèlerinage.
◊ 55 Je me suis souvenu de ton nom pendant la nuit, ô Éternel ! et j’ai gardé ta loi.
◊ 56 Cela m’est arrivé, car j’ai observé tes préceptes.
◊ 57 * Ma part, ô Éternel ! je l’ai dit, c’est de garder tes paroles.
◊ 58 Je t’ai imploré de tout mon cœur : use de grâce envers moi selon ta parole.
◊ 59 J’ai pensé à mes voies, et j’ai tourné mes pieds vers tes témoignages.
◊ 60 Je me suis hâté, et je n’ai point différé de garder tes commandements.
◊ 61 Les cordes des méchants m’ont entouré : je n’ai pas oublié ta loi.
◊ 62 Je me lève à minuit pour te célébrer à cause des ordonnances de ta justice.
◊ 63 Je suis le compagnon de tous ceux qui te craignent, et de ceux qui gardent tes préceptes.
◊ 64 La terre, ô Éternel ! est pleine de ta bonté ; enseigne-moi tes statuts.
◊ 65 * Tu as fait du bien à ton serviteur, ô Éternel ! selon ta parole.
◊ 66 Enseigne-moi le bon sens et la connaissance ; car j’ai ajouté foi à tes commandements.
◊ 67 Avant que je fusse affligé, j’errais ; mais maintenant je garde ta parole.
◊ 68 Tu es bon et bienfaisant ; enseigne-moi tes statuts.
◊ 69 Les orgueilleux ont inventé contre moi des mensonges ; j’observerai tes préceptes de tout mon cœur.
◊ 70 Leur cœur est épaissi comme la graisse ; moi, je trouve mes délices en ta loi.
◊ 71 Il est bon pour moi que j’aie été affligé, afin que j’apprenne tes statuts.
◊ 72 La loi de ta bouche est meilleure pour moi que des milliers [de pièces] d’or et d’argent.
◊ 73 * Tes mains m’ont fait et façonné ; rends-moi intelligent, et j’apprendrai tes commandements.
◊ 74 Ceux qui te craignent me verront, et se réjouiront ; car je me suis attendu à ta parole.
◊ 75 Je sais, ô Éternel ! que tes jugements sont justice, et que c’est en fidélité que tu m’as affligé.
◊ 76 Que ta bonté, je te prie, soit ma consolation, selon ta parole à ton serviteur.
◊ 77 Que tes compassions viennent sur moi, et je vivrai ; car ta loi fait mes délices.
◊ 78 Que les orgueilleux soient couverts de honte, car sans cause ils ont agi perversement envers moi ; moi, je médite tes préceptes.
◊ 79 Que ceux qui te craignent se tournent vers moi, et ceux qui connaissent tes témoignages.
◊ 80 Que mon cœur soit intègre dans tes statuts, afin que je ne sois pas honteux.
◊ 81 * Mon âme languit après ton salut ; je m’attends à ta parole.
◊ 82 Mes yeux languissent après ta parole ; et j’ai dit : Quand me consoleras-tu ?
◊ 83 Car je suis devenu comme une outre mise à la fumée ; je n’oublie pas tes statuts.
◊ 84 Combien [dureront] les jours de ton serviteur ? Quand exécuteras-tu le jugement contre ceux qui me persécutent ?
◊ 85 Les orgueilleux ont creusé pour moi des fosses, ce qui n’est pas selon ta loi.
◊ 86 Tous tes commandements sont fidélité. On me persécute sans cause ; aide-moi !
◊ 87 Peu s’en est fallu qu’ils ne m’eussent consumé sur la terre ; mais moi, je n’ai pas abandonné tes préceptes.
◊ 88 Selon ta bonté, fais-moi vivre, et je garderai le témoignage de ta bouche.
◊ 89 * Éternel ! ta parole est établie à toujours dans les cieux.
◊ 90 Ta fidélité est de génération en génération. Tu as établi la terre, et elle demeure ferme.
◊ 91 Selon tes ordonnances, [ces choses] demeurent fermes aujourd’hui ; car toutes choses te servent.
◊ 92 Si ta loi n’eût fait mes délices, j’eusse péri dans mon affliction.
◊ 93 Jamais je n’oublierai tes préceptes, car par eux tu m’as fait vivre.
◊ 94 Je suis à toi, sauve-moi ; car j’ai recherché tes préceptes.
◊ 95 Les méchants m’attendent pour me faire périr ; [mais] je suis attentif à tes témoignages.
◊ 96 J’ai vu la fin de toute perfection ; ton commandement est fort étendu.
◊ 97 * Combien j’aime ta loi ! tout le jour je la médite.
◊ 98 Tes commandements m’ont rendu plus sage que mes ennemis, car ils sont toujours avec moi.
◊ 99 J’ai plus d’intelligence que tous ceux qui m’enseignent, parce que je médite tes préceptes.
◊ 100 J’ai plus de sens que les anciens, parce que j’observe tes préceptes.
◊ 101 J’ai gardé mes pieds de toute mauvaise voie, afin que je garde ta parole.
◊ 102 Je ne me suis pas détourné de tes ordonnances, car c’est toi qui m’as instruit.
◊ 103 Que tes paroles ont été douces à mon palais, plus que le miel à ma bouche !
◊ 104 Par tes préceptes je suis devenu intelligent ; c’est pourquoi je hais toute voie de mensonge.
◊ 105 * Ta parole est une lampe à mon pied, et une lumière à mon sentier.
◊ 106 J’ai juré, et je le tiendrai, de garder les ordonnances de ta justice.
◊ 107 Je suis extrêmement affligé, ô Éternel ! fais-moi vivre selon ta parole !
◊ 108 Agrée, je te prie, ô Éternel ! les offrandes volontaires de ma bouche, et enseigne-moi tes ordonnances.
◊ 109 Ma vie est continuellement dans ma main, mais je n’oublie pas ta loi.
◊ 110 Les méchants m’ont tendu un piège ; mais je ne me suis pas égaré de tes préceptes.
◊ 111 Tes témoignages me sont un héritage à toujours ; car ils sont la joie de mon cœur.
◊ 112 J’ai incliné mon cœur à pratiquer tes statuts, à toujours, jusqu’à la fin.
◊ 113 * J’ai eu en haine ceux qui sont doubles de cœur, mais j’aime ta loi.
◊ 114 Tu es mon asile et mon bouclier ; je me suis attendu à ta parole.
◊ 115 Retirez-vous de moi, vous qui faites le mal, et j’observerai les commandements de mon Dieu.
◊ 116 Soutiens-moi selon ta parole, et je vivrai ; et ne me laisse pas être confus en mon espérance.
◊ 117 Soutiens-moi, et je serai sauvé, et je regarderai continuellement tes statuts.
◊ 118 Tu as rejeté tous ceux qui s’égarent de tes statuts ; car leur tromperie n’est que mensonge.
◊ 119 Tu ôtes tous les méchants de la terre, comme des scories ; c’est pourquoi j’aime tes témoignages.
◊ 120 Ma chair frissonne de la frayeur que j’ai de toi, et j’ai craint à cause de tes jugements.
◊ 121 * J’ai pratiqué le jugement et la justice ; ne m’abandonne pas à mes oppresseurs.
◊ 122 Sois le garant de ton serviteur pour [son] bien ; que les orgueilleux ne m’oppriment pas.
◊ 123 Mes yeux languissent après ton salut et la parole de ta justice.
◊ 124 Agis envers ton serviteur selon ta bonté, et enseigne-moi tes statuts.
◊ 125 Je suis ton serviteur ; rends-moi intelligent, et je connaîtrai tes témoignages.
◊ 126 Il est temps que l’Éternel agisse : ils ont annulé ta loi.
◊ 127 C’est pourquoi j’aime tes commandements plus que l’or, et que l’or épuré.
◊ 128 C’est pourquoi j’estime droits tous [tes] préceptes, à l’égard de toutes choses ; je hais toute voie de mensonge.
◊ 129 * Tes témoignages sont merveilleux ; c’est pourquoi mon âme les observe.
◊ 130 L’entrée de tes paroles illumine, donnant de l’intelligence aux simples.
◊ 131 J’ai ouvert ma bouche, et j’ai soupiré ; car j’ai un ardent désir de tes commandements.
◊ 132 Tourne-toi vers moi et use de grâce envers moi, selon ta coutume envers ceux qui aiment ton nom.
◊ 133 Affermis mes pas dans ta parole, et qu’aucune iniquité ne domine en moi.
◊ 134 Rachète-moi de l’oppression de l’homme, et je garderai tes préceptes.
◊ 135 Fais luire ta face sur ton serviteur, et enseigne-moi tes statuts.
◊ 136 Des ruisseaux d’eau coulent de mes yeux, parce qu’on ne garde pas ta loi.
◊ 137 * Tu es juste, ô Éternel ! et droit dans tes jugements.
◊ 138 Tu as commandé la justice de tes témoignages, et la fidélité, strictement.
◊ 139 Mon zèle m’a dévoré ; car mes oppresseurs ont oublié tes paroles.
◊ 140 Ta parole est bien affinée, et ton serviteur l’aime.
◊ 141 Je suis petit et méprisé ; je n’ai pas oublié tes préceptes.
◊ 142 Ta justice est une justice à toujours, et ta loi est vérité.
◊ 143 La détresse et l’angoisse m’avaient atteint ; tes commandements sont mes délices.
◊ 144 La justice de tes témoignages est à toujours ; donne-moi de l’intelligence, et je vivrai.
◊ 145 * J’ai crié de tout mon cœur ; réponds-moi, Éternel ! j’observerai tes statuts.
◊ 146 Je t’invoque : sauve-moi ! et je garderai tes témoignages.
◊ 147 J’ai devancé le crépuscule, et j’ai crié ; je me suis attendu à ta parole.
◊ 148 Mes yeux ont devancé les veilles de la nuit pour méditer ta parole.
◊ 149 Écoute ma voix, selon ta bonté, ô Éternel ! Fais-moi vivre selon ton ordonnance.
◊ 150 Ceux qui poursuivent la méchanceté se sont approchés de moi ; ils s’éloignent de ta loi.
◊ 151 Éternel ! tu es proche ; et tous tes commandements sont vérité.
◊ 152 Dès longtemps j’ai connu, d’après tes témoignages, que tu les as fondés pour toujours.
◊ 153 * Vois mon affliction, et délivre-moi ! Car je n’ai pas oublié ta loi.
◊ 154 Prends en main ma cause, et rachète-moi ! Fais-moi vivre selon ta parole.
◊ 155 Le salut est loin des méchants, car ils ne recherchent pas tes statuts.
◊ 156 Tes compassions sont en grand nombre, ô Éternel ! — fais-moi vivre selon tes ordonnances.
◊ 157 Mes persécuteurs et mes oppresseurs sont en grand nombre ; je n’ai point dévié de tes témoignages.
◊ 158 J’ai vu les perfides, et j’en ai eu horreur, parce qu’ils ne gardaient pas ta parole.
◊ 159 Considère que j’ai aimé tes préceptes ; Éternel ! fais-moi vivre selon ta bonté.
◊ 160 La somme de ta parole est [la] vérité, et toute ordonnance de ta justice est pour toujours.
◊ 161 * Des princes m’ont persécuté sans cause ; mais mon cœur a eu peur de ta parole.
◊ 162 J’ai de la joie en ta parole, comme un [homme] qui trouve un grand butin.
◊ 163 Je hais, et j’ai en horreur le mensonge ; j’aime ta loi.
◊ 164 Sept fois le jour je te loue, à cause des ordonnances de ta justice.
◊ 165 Grande est la paix de ceux qui aiment ta loi ; et pour eux il n’y a pas de chute.
◊ 166 J’ai espéré en ton salut, ô Éternel ! et j’ai pratiqué tes commandements.
◊ 167 Mon âme a gardé tes témoignages, et je les aime beaucoup.
◊ 168 J’ai gardé tes préceptes et tes témoignages ; car toutes mes voies sont devant toi.
◊ 169 * Que mon cri parvienne devant toi, ô Éternel ! Rends-moi intelligent, selon ta parole !
◊ 170 Que ma supplication vienne devant toi ; délivre-moi selon ta parole !
◊ 171 Mes lèvres publieront [ta] louange, quand tu m’auras enseigné tes statuts.
◊ 172 Ma langue parlera haut de ta parole ; car tous tes commandements sont justice.
◊ 173 Ta main me sera pour secours, car j’ai choisi tes préceptes.
◊ 174 J’ai ardemment désiré ton salut, ô Éternel ! et ta loi est mes délices.
◊ 175 Que mon âme vive, et elle te louera ; et fais que tes ordonnances me soient en aide !
◊ 176 J’ai erré comme une brebis qui périt : cherche ton serviteur, car je n’ai pas oublié tes commandements.
Malachie
2 ◊ 1 Et maintenant, sacrificateurs, ce commandement est pour vous.
◊ 2 Si vous n’écoutez pas, et si vous ne prenez pas à cœur de donner gloire à mon nom, dit l’Éternel des armées, j’enverrai parmi vous la malédiction et je maudirai vos bénédictions, et même je les ai maudites, parce que vous ne le prenez pas à cœur. ◊ 3 Voici, je vais flétrir vos semences, et je répandrai de la fiente sur vos visages, la fiente de vos fêtes, et on vous emportera avec elle. ◊ 4 Et vous saurez que je vous ai envoyé ce commandement, afin que mon alliance subsiste avec Lévi, dit l’Éternel des armées. ◊ 5 Mon alliance avec lui était la vie et la paix, et je les lui donnai pour qu’il craignît ; et il me craignit et trembla devant mon nom. ◊ 6 La loi de vérité était dans sa bouche, et l’iniquité ne se trouva pas sur ses lèvres ; il marcha avec moi dans la paix et dans la droiture, et il détourna de l’iniquité beaucoup de gens. ◊ 7 Car les lèvres du sacrificateur gardent la connaissance, et c’est de sa bouche qu’on recherche la loi, car il est le messager de l’Éternel des armées. ◊ 8 Mais vous vous êtes écartés du chemin, vous avez fait broncher beaucoup de gens à l’égard de la loi, vous avez corrompu l’alliance de Lévi, dit l’Éternel des armées. ◊ 9 Et moi aussi, je vous ai rendus méprisables et vils devant tout le peuple, parce que vous n’avez pas gardé mes voies, et avez fait acception des personnes dans ce qui concerne la loi. ◊ 10 N’y a-t-il pas pour nous tous un seul père ? Un seul *Dieu ne nous a-t-il pas créés ? Pourquoi agissons-nous perfidement chacun envers son frère, en profanant l’alliance de nos pères ?
◊ 11 Juda a agi perfidement, et l’abomination se commet en Israël et dans Jérusalem ; car Juda a profané le sanctuaire de l’Éternel, qu’il aima, et a épousé la fille d’un *dieu étranger. ◊ 12 L’Éternel retranchera des tentes de Jacob l’homme qui fait cela, celui qui veille et celui qui répond, et celui qui apporte une offrande à l’Éternel des armées. ◊ 13 Et en second lieu, voici ce que vous faites : vous couvrez l’autel de l’Éternel de larmes, de pleurs et de gémissements, de sorte qu’il n’a plus égard à l’offrande, ni ne l’agrée de vos mains. ◊ 14 Et vous dites : Pourquoi ? Parce que l’Éternel est témoin entre toi et la femme de ta jeunesse, envers laquelle tu as agi perfidement ; cependant elle est ta compagne et la femme de ton alliance. ◊ 15 Et un seul ne [les] a-t-il pas faits ? Toutefois il avait le reste de l’Esprit. Et pourquoi ce seul [a-t-il fait ainsi] ? Il cherchait une semence de Dieu. Or prenez garde à votre esprit ; et n’agis pas perfidement envers la femme de ta jeunesse ◊ 16 (car je hais la répudiation, dit l’Éternel, le Dieu d’Israël)… ; il couvre aussi de violence son vêtement, dit l’Éternel des armées. Prenez donc garde à votre esprit, et n’agissez pas perfidement. ◊ 17 Vous fatiguez l’Éternel par vos paroles, et vous dites : En quoi l’avons-nous fatigué ? — En ce que vous dites : Quiconque fait le mal est bon aux yeux de l’Éternel, et c’est en eux qu’il prend plaisir — ou bien : Où est le Dieu de jugement ?
1 Timothée
1 ◊ 1 Paul, apôtre de Jésus Christ, selon le commandement de Dieu notre Sauveur et du christ Jésus notre espérance, ◊ 2 à Timothée, [mon] véritable enfant dans la foi : Grâce, miséricorde, paix, de la part de Dieu le Père et du christ Jésus notre Seigneur !
◊ 3 Comme je t’ai prié de rester à Éphèse lorsque j’allais en Macédoine, afin que tu ordonnasses à certaines personnes de ne pas enseigner des doctrines étrangères, ◊ 4 et de ne pas s’attacher aux fables et aux généalogies interminables, qui produisent des disputes plutôt que l’administration de Dieu, qui est par la foi… ◊ 5 Or la fin de l’ordonnance, c’est l’amour qui procède d’un cœur pur et d’une bonne conscience et d’une foi sincère, ◊ 6 desquels quelques-uns s’étant écartés, se sont détournés à un vain babil, ◊ 7 voulant être docteurs de la loi, n’entendant ni ce qu’ils disent, ni ce sur quoi ils insistent. ◊ 8 Mais nous savons que la loi est bonne, si quelqu’un en use légitimement, ◊ 9 sachant ceci, que [la] loi n’est pas pour le juste, mais pour les iniques et les insubordonnés, pour les impies et les pécheurs, pour les gens sans piété et les profanes, pour les batteurs de père et les batteurs de mère, pour les homicides, ◊ 10 pour les fornicateurs, pour ceux qui abusent d’eux-mêmes avec des hommes, pour les voleurs d’hommes, les menteurs, les parjures, et s’il y a quelque autre chose qui soit opposée à la saine doctrine, ◊ 11 suivant l’évangile de la gloire du Dieu bienheureux, qui m’a été confié. ◊ 12 Et je rends grâces au christ Jésus, notre Seigneur, qui m’a fortifié, de ce qu’il m’a estimé fidèle, m’ayant établi dans le service, ◊ 13 moi qui auparavant étais un blasphémateur, et un persécuteur, et un outrageux ; mais miséricorde m’a été faite, parce que j’ai agi dans l’ignorance, dans l’incrédulité ; ◊ 14 et la grâce de notre Seigneur a surabondé avec la foi et l’amour qui est dans le christ Jésus. ◊ 15 Cette parole est certaine et digne de toute acceptation, que le christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont moi je suis le premier. ◊ 16 Mais miséricorde m’a été faite, à cause de ceci, [savoir] afin qu’en moi, le premier, Jésus Christ montrât toute sa patience, afin que je fusse un exemple de ceux qui viendront à croire en lui pour la vie éternelle. ◊ 17 Or, qu’au roi des siècles, l’incorruptible, invisible, seul Dieu, soit honneur et gloire aux siècles des siècles ! Amen.
◊ 18 Je te confie cette ordonnance, [mon] enfant Timothée, selon les prophéties qui ont été précédemment faites à ton sujet, afin que par elles tu combattes le bon combat, ◊ 19 gardant la foi et une bonne conscience, que quelques-uns ayant rejetée, ils ont fait naufrage quant à la foi ; ◊ 20 du nombre desquels sont Hyménée et Alexandre, que j’ai livrés à Satan, afin qu’ils apprennent à ne pas blasphémer.
1 Jean
4 ◊ 1 Bien-aimés, ne croyez pas tout esprit, mais éprouvez les esprits [pour voir] s’ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes sont sortis dans le monde. ◊ 2 Par ceci vous connaissez l’Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus Christ venu en chair est de Dieu, ◊ 3 et tout esprit qui ne confesse pas Jésus Christ venu en chair n’est pas de Dieu ; et ceci est l’[esprit] de l’antichrist, duquel vous avez ouï dire qu’il vient, et déjà maintenant il est dans le monde. ◊ 4 Pour vous, enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. ◊ 5 Pour eux, ils sont du monde ; c’est pourquoi ils parlent selon les principes du monde, et le monde les écoute. ◊ 6 Nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas : à cela nous connaissons l’esprit de vérité et l’esprit d’erreur.
◊ 7 Bien-aimés, aimons-nous l’un l’autre, car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. ◊ 8 Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. ◊ 9 En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous, c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui ; ◊ 10 en ceci est l’amour, non en ce que nous, nous ayons aimé Dieu, mais en ce que lui nous aima et qu’il envoya son Fils [pour être la] propitiation pour nos péchés.
◊ 11 Bien-aimés, si Dieu nous aima ainsi, nous aussi nous devons nous aimer l’un l’autre. ◊ 12 Personne ne vit jamais Dieu ; si nous nous aimons l’un l’autre, Dieu demeure en nous, et son amour est consommé en nous. ◊ 13 Par ceci nous savons que nous demeurons en lui et lui en nous, c’est qu’il nous a donné de son Esprit ; ◊ 14 et nous, nous avons vu et nous témoignons que le Père a envoyé le Fils [pour être le] Sauveur du monde.
◊ 15 Quiconque confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui et lui en Dieu. ◊ 16 Et nous avons connu et cru l’amour que Dieu a pour nous. Dieu est amour, et celui qui demeure dans l’amour, demeure en Dieu et Dieu en lui. ◊ 17 En ceci est consommé l’amour avec nous, afin que nous ayons toute assurance au jour du jugement, c’est que, comme il est, lui, nous sommes, nous aussi, dans ce monde. ◊ 18 Il n’y a pas de crainte dans l’amour, mais l’amour parfait chasse la crainte, car la crainte porte avec elle du tourment ; et celui qui craint n’est pas consommé dans l’amour. ◊ 19 Nous, nous l’aimons parce que lui nous a aimés le premier.
◊ 20 Si quelqu’un dit : J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, il est menteur ; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? ◊ 21 Et nous avons ce commandement de sa part, que celui qui aime Dieu, aime aussi son frère.
1 Pierre
2 ◊ 1 Rejetant donc toute malice et toute fraude, et l’hypocrisie et l’envie, et toutes médisances, ◊ 2 désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait intellectuel, afin que vous croissiez par lui à salut, ◊ 3 si toutefois vous avez goûté que le Seigneur est bon ; ◊ 4 duquel vous approchant [comme] d’une pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse auprès de Dieu, ◊ 5 vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, êtes édifiés une maison spirituelle, une sainte sacrificature, pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ. ◊ 6 Parce qu’on trouve dans l’écriture : « Voici, je pose en Sion une maîtresse pierre de coin, élue, précieuse ; et celui qui croit en elle ne sera point confus ». ◊ 7 C’est donc pour vous qui croyez, qu’elle a ce prix ; mais pour les désobéissants, « la pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin », ◊ 8 « et une pierre d’achoppement et un rocher de chute », lesquels heurtent contre la parole, étant désobéissants, à quoi aussi ils ont été destinés. ◊ 9 Mais vous, vous êtes une race élue, une sacrificature royale, une nation sainte, un peuple acquis, pour que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ; ◊ 10 vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, mais qui maintenant êtes le peuple de Dieu ; vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, mais qui maintenant avez obtenu miséricorde.
◊ 11 Bien-aimés, je vous exhorte, comme forains et étrangers, à vous abstenir des convoitises charnelles, lesquelles font la guerre à l’âme, ◊ 12 ayant une conduite honnête parmi les nations, afin que, quant aux choses dans lesquelles ils médisent de vous comme de gens qui font le mal, ils glorifient Dieu au jour de la visitation, à cause de vos bonnes œuvres qu’ils observent.
◊ 13 Soyez donc soumis à tout ordre humain pour l’amour du Seigneur, soit au roi comme étant au-dessus de tous, ◊ 14 soit aux gouverneurs comme à ceux qui sont envoyés de sa part pour punir ceux qui font le mal et pour louer ceux qui font le bien ; ◊ 15 car c’est ici la volonté de Dieu, qu’en faisant le bien vous fermiez la bouche à l’ignorance des hommes dépourvus de sens, ◊ 16 comme libres, et non comme ayant la liberté pour voile de la méchanceté, mais comme esclaves de Dieu. ◊ 17 Honorez tous les hommes ; aimez tous les frères ; craignez Dieu ; honorez le roi.
◊ 18 Vous, domestiques, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont fâcheux ; ◊ 19 car c’est une chose digne de louange, si quelqu’un, par conscience envers Dieu, supporte des afflictions, souffrant injustement. ◊ 20 Car quelle gloire y a-t-il, si, souffletés pour avoir mal fait, vous l’endurez ? mais si, en faisant le bien, vous souffrez, et que vous l’enduriez, cela est digne de louange devant Dieu, ◊ 21 car c’est à cela que vous avez été appelés ; car aussi Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces, ◊ 22 « lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il n’a pas été trouvé de fraude » ; ◊ 23 qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas d’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement ; ◊ 24 qui lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts aux péchés, nous vivions à la justice ; « par la meurtrissure duquel vous avez été guéris » ; ◊ 25 car vous étiez errants comme des brebis, mais maintenant vous êtes retournés au berger et au surveillant de vos âmes.
Matthieu
22 ◊ 1 Et Jésus, répondant, leur parla encore en paraboles, disant : ◊ 2 Le royaume des cieux a été fait semblable à un roi qui fit des noces pour son fils, ◊ 3 et envoya ses esclaves pour convier ceux qui étaient invités aux noces ; et ils ne voulurent pas venir. ◊ 4 Il envoya encore d’autres esclaves, disant : Dites aux conviés : Voici, j’ai apprêté mon dîner ; mes taureaux et mes bêtes grasses sont tués et tout est prêt : venez aux noces. ◊ 5 Mais eux, n’en ayant pas tenu compte, s’en allèrent, l’un à son champ, et un autre à son trafic ; ◊ 6 et les autres, s’étant saisis de ses esclaves, les outragèrent et les tuèrent. ◊ 7 Et le roi, [l’ayant entendu, en] fut irrité ; et ayant envoyé ses troupes, il fit périr ces meurtriers-là et brûla leur ville. ◊ 8 Alors il dit à ses esclaves : Les noces sont prêtes, mais les conviés n’en étaient pas dignes ; ◊ 9 allez donc dans les carrefours des chemins, et autant de gens que vous trouverez, conviez-les aux noces. ◊ 10 Et ces esclaves-là, étant sortis, [s’en allèrent] par les chemins, et assemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, tant mauvais que bons ; et la [salle] des noces fut remplie de gens qui étaient à table. ◊ 11 Et le roi, étant entré pour voir ceux qui étaient à table, aperçut là un homme qui n’était pas vêtu d’une robe de noces. ◊ 12 Et il lui dit : Ami, comment es-tu entré ici, sans avoir une robe de noces ? Et il eut la bouche fermée. ◊ 13 Alors le roi dit aux serviteurs : Liez-le pieds et mains, emportez-le, et jetez-le dans les ténèbres de dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents. ◊ 14 Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.
◊ 15 Alors les pharisiens vinrent et tinrent conseil pour l’enlacer dans [ses] paroles. ◊ 16 Et ils lui envoient leurs disciples avec les hérodiens, disant : Maître, nous savons que tu es vrai et que tu enseignes la voie de Dieu en vérité, et que tu ne t’embarrasses de personne, car tu ne regardes pas à l’apparence des hommes. ◊ 17 Dis-nous donc, que t’en semble : est-il permis de payer le tribut à César, ou non ? ◊ 18 Et Jésus, connaissant leur méchanceté, dit : Pourquoi me tentez-vous, hypocrites ? ◊ 19 Montrez-moi la monnaie du tribut. Et ils lui apportèrent un denier. ◊ 20 Et il leur dit : De qui est cette image et cette inscription ? ◊ 21 Ils lui disent : De César. Alors il leur dit : Rendez donc les choses de César à César, et les choses de Dieu à Dieu. ◊ 22 Et l’ayant entendu, ils furent étonnés ; et le laissant, ils s’en allèrent.
◊ 23 En ce jour-là, des sadducéens, qui disent qu’il n’y a pas de résurrection, vinrent à lui et l’interrogèrent, ◊ 24 disant : Maître, Moïse dit : Si quelqu’un meurt n’ayant pas d’enfants, son frère épousera sa femme, et suscitera de la postérité à son frère. ◊ 25 Or il y avait parmi nous sept frères ; et le premier s’étant marié, mourut, et n’ayant pas de postérité, il laissa sa femme à son frère ; ◊ 26 de la même manière le second aussi et le troisième, jusqu’au septième ; ◊ 27 et après eux tous, la femme aussi mourut. ◊ 28 Dans la résurrection donc, duquel des sept sera-t-elle la femme, car tous l’ont eue ? ◊ 29 Et Jésus, répondant, leur dit : Vous errez, ne connaissant pas les écritures, ni la puissance de Dieu ; ◊ 30 car, dans la résurrection, on ne se marie ni on n’est donné en mariage, mais on est comme des anges de Dieu dans le ciel. ◊ 31 Et quant à la résurrection des morts, n’avez-vous pas lu ce qui vous est dit par Dieu, disant : ◊ 32 « Moi, je suis le Dieu d’Abraham, et le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob » ? Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. ◊ 33 Et les foules, ayant entendu [cela], s’étonnèrent de sa doctrine.
◊ 34 Et les pharisiens, ayant ouï dire qu’il avait fermé la bouche aux sadducéens, s’assemblèrent en un même lieu. ◊ 35 Et l’un d’eux, docteur de la loi, l’interrogea pour l’éprouver, disant : ◊ 36 Maître, quel est le grand commandement dans la loi ? ◊ 37 Et il lui dit : « Tu aimeras le *Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée ». ◊ 38 C’est là le grand et premier commandement. ◊ 39 Et le second lui est semblable : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». ◊ 40 De ces deux commandements dépendent la loi tout entière et les prophètes.
◊ 41 Et les pharisiens étant assemblés, Jésus les interrogea, disant : ◊ 42 Que vous semble-t-il du Christ ? — de qui est-il fils ? Ils lui disent : De David. ◊ 43 Il leur dit : Comment donc David, en Esprit, l’appelle-t-il seigneur, disant : ◊ 44 « Le *Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je mette tes ennemis sous tes pieds » ? ◊ 45 Si donc David l’appelle seigneur, comment est-il son fils ? ◊ 46 Et personne ne pouvait lui répondre un mot ; et personne, depuis ce jour-là, n’osa plus l’interroger.
1 Timothée
6 ◊ 1 Que tous les esclaves qui sont sous le joug estiment leurs propres maîtres dignes de tout honneur, afin que le nom de Dieu et la doctrine ne soient pas blasphémés ; ◊ 2 et que ceux qui ont des maîtres croyants ne les méprisent pas parce qu’ils sont frères, mais qu’ils les servent d’autant plus que ceux qui profitent de leur bon et prompt service sont des fidèles et des bien-aimés. Enseigne ces choses et exhorte. ◊ 3 Si quelqu’un enseigne autrement et ne se range pas à de saines paroles, [savoir] à celles de notre seigneur Jésus Christ et à la doctrine qui est selon la piété, ◊ 4 il est enflé d’orgueil, ne sachant rien, mais ayant la maladie des questions et des disputes de mots, d’où naissent l’envie, les querelles, les paroles injurieuses, les mauvais soupçons, ◊ 5 les vaines disputes d’hommes corrompus dans leur entendement et privés de la vérité, qui estiment que la piété est une source de gain. ◊ 6 Or la piété avec le contentement est un grand gain. ◊ 7 Car nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter. ◊ 8 Mais ayant la nourriture et de quoi nous couvrir, nous serons satisfaits. ◊ 9 Or ceux qui veulent devenir riches tombent dans la tentation et dans un piège, et dans plusieurs désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition ; ◊ 10 car c’est une racine de toutes sortes de maux que l’amour de l’argent : ce que quelques-uns ayant ambitionné, ils se sont égarés de la foi et se sont transpercés eux-mêmes de beaucoup de douleurs. ◊ 11 Mais toi, ô homme de Dieu, fuis ces choses, et poursuis la justice, la piété, la foi, l’amour, la patience, la douceur d’esprit ; ◊ 12 combats le bon combat de la foi ; saisis la vie éternelle, pour laquelle tu as été appelé et tu as fait la belle confession devant beaucoup de témoins. ◊ 13 Je t’ordonne devant Dieu qui appelle toutes choses à l’existence, et devant le christ Jésus qui a fait la belle confession devant Ponce Pilate, ◊ 14 que tu gardes ce commandement, sans tache, irrépréhensible, jusqu’à l’apparition de notre seigneur Jésus Christ, ◊ 15 laquelle le bienheureux et seul Souverain, le roi de ceux qui règnent et le seigneur de ceux qui dominent, montrera au temps propre, ◊ 16 lui qui seul possède l’immortalité, qui habite la lumière inaccessible, lequel aucun des hommes n’a vu, ni ne peut voir, — auquel soit honneur et force éternelle ! Amen.
◊ 17 Ordonne à ceux qui sont riches dans le présent siècle, qu’ils ne soient pas hautains et qu’ils ne mettent pas leur confiance dans l’incertitude des richesses, mais dans le Dieu qui nous donne toutes choses richement pour en jouir ; ◊ 18 qu’ils fassent du bien ; qu’ils soient riches en bonnes œuvres ; qu’ils soient prompts à donner, libéraux, ◊ 19 s’amassant comme trésor un bon fondement pour l’avenir, afin qu’ils saisissent ce qui est vraiment la vie.
◊ 20 Ô Timothée, garde ce qui t’a été confié, fuyant les discours vains et profanes et l’opposition de la connaissance faussement ainsi nommée, ◊ 21 de laquelle quelques-uns faisant profession, se sont écartés de la foi. Que la grâce soit avec toi !
1 Timothée
5 ◊ 1 Ne reprends pas rudement l’homme âgé, mais exhorte-le comme un père, les jeunes gens comme des frères, ◊ 2 les femmes âgées comme des mères, les jeunes comme des sœurs, en toute pureté. ◊ 3 Honore les veuves qui sont vraiment veuves ; ◊ 4 mais si quelque veuve a des enfants ou des descendants, qu’ils apprennent premièrement à montrer leur piété envers leur propre maison et à rendre à ceux dont ils descendent les soins qu’ils en ont reçus, car cela est agréable devant Dieu. ◊ 5 Or celle qui est vraiment veuve et qui est laissée seule, a mis son espérance en Dieu, et persévère dans les supplications et dans les prières nuit et jour. ◊ 6 Mais celle qui vit dans le plaisir est morte en vivant. ◊ 7 Ordonne aussi ces choses, afin qu’elles soient irrépréhensibles. ◊ 8 Mais si quelqu’un n’a pas soin des siens et spécialement de ceux de sa famille, il a renié la foi et il est pire qu’un incrédule. ◊ 9 Que la veuve soit inscrite, n’ayant pas moins de soixante ans, [ayant été] femme d’un seul mari, ◊ 10 ayant le témoignage [d’avoir marché] dans les bonnes œuvres, — si elle a élevé des enfants, si elle a logé des étrangers, si elle a lavé les pieds des saints, si elle a secouru ceux qui sont dans la tribulation, si elle s’est appliquée à toute bonne œuvre. ◊ 11 Mais refuse les veuves qui sont jeunes ; car, quand elles s’élèvent contre le Christ en s’abandonnant à leurs désirs, elles veulent se marier, ◊ 12 étant en faute parce qu’elles ont rejeté leur première foi ; ◊ 13 et en même temps elles apprennent aussi à être oisives, allant de maison en maison ; et non seulement oisives, mais aussi causeuses, se mêlant de tout, disant des choses qui ne conviennent pas. ◊ 14 Je veux donc que les jeunes se marient, aient des enfants, gouvernent leur maison, ne donnent aucune occasion à l’adversaire à cause des mauvais propos ; ◊ 15 car déjà quelques-unes se sont détournées après Satan. ◊ 16 Si un fidèle ou une fidèle a des veuves, qu’il les assiste et que l’assemblée n’en soit pas chargée, afin qu’elle vienne au secours de celles qui sont vraiment veuves.
◊ 17 Que les anciens qui président dûment soient estimés dignes d’un double honneur, spécialement ceux qui travaillent dans la parole et dans l’enseignement ; ◊ 18 car l’écriture dit : « Tu n’emmuselleras pas le bœuf qui foule le grain », et : « L’ouvrier est digne de son salaire ». ◊ 19 Ne reçois pas d’accusation contre un ancien, si ce n’est quand il y a deux ou trois témoins. ◊ 20 Ceux qui pèchent, convaincs-les devant tous, afin que les autres aussi aient de la crainte. ◊ 21 Je t’adjure devant Dieu et le christ Jésus et les anges élus, que tu gardes ces choses, sans préférence, ne faisant rien avec partialité.
◊ 22 N’impose les mains précipitamment à personne et ne participe pas aux péchés d’autrui ; garde-toi pur toi-même. ◊ 23 Ne bois plus de l’eau seulement, mais use d’un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes indispositions. ◊ 24 Les péchés de quelques hommes sont manifestes d’avance et vont devant pour le jugement ; mais ceux d’autres [hommes] aussi les suivent après. ◊ 25 De même aussi les bonnes œuvres sont manifestes d’avance, et celles qui sont autrement ne peuvent être cachées.
Éphésiens
1 ◊ 1 Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, aux saints et fidèles dans le christ Jésus, qui sont à Éphèse : ◊ 2 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !
◊ 3 Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ; ◊ 4 selon qu’il nous a élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous fussions saints et irréprochables devant lui en amour, ◊ 5 nous ayant prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, ◊ 6 à la louange de la gloire de sa grâce dans laquelle il nous a rendus agréables dans le Bien-aimé ; ◊ 7 en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des fautes selon les richesses de sa grâce : ◊ 8 laquelle il a fait abonder envers nous en toute sagesse et intelligence, ◊ 9 nous ayant fait connaître le mystère de sa volonté selon son bon plaisir, ◊ 10 qu’il s’est proposé en lui-même pour l’administration de la plénitude des temps, [savoir] de réunir en un toutes choses dans le Christ, les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre, en lui, ◊ 11 en qui nous avons aussi été faits héritiers, ayant été prédestinés selon le propos de celui qui opère toutes choses selon le conseil de sa volonté, ◊ 12 afin que nous soyons à la louange de sa gloire, nous qui avons espéré à l’avance dans le Christ : ◊ 13 en qui vous aussi [vous avez espéré], ayant entendu la parole de la vérité, l’évangile de votre salut ; auquel aussi ayant cru, vous avez été scellés du Saint Esprit de la promesse, ◊ 14 qui est les arrhes de notre héritage, pour la rédemption de la possession acquise, à la louange de sa gloire.
◊ 15 C’est pourquoi moi aussi, ayant ouï parler de la foi au seigneur Jésus qui est en vous, et de l’amour que [vous avez] pour tous les saints, ◊ 16 je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention [de vous] dans mes prières, ◊ 17 afin que le Dieu de notre seigneur Jésus Christ, le Père de gloire, vous donne [l’]esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance, ◊ 18 les yeux de votre cœur étant éclairés, pour que vous sachiez quelle est l’espérance de son appel, et quelles sont les richesses de la gloire de son héritage dans les saints, ◊ 19 et quelle est l’excellente grandeur de sa puissance envers nous qui croyons, selon l’opération de la puissance de sa force, ◊ 20 qu’il a opérée dans le Christ, en le ressuscitant d’entre les morts ; — (et il l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes, ◊ 21 au-dessus de toute principauté, et autorité, et puissance, et domination, et de tout nom qui se nomme, non seulement dans ce siècle, mais aussi dans celui qui est à venir ; ◊ 22 et il a assujetti toutes choses sous ses pieds, et l’a donné [pour être] chef sur toutes choses à l’assemblée, ◊ 23 qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous ;)
Deutéronome
10 ◊ 1 En ce temps-là, l’Éternel me dit : Taille-toi deux tables de pierre comme les premières, et monte vers moi sur la montagne, et fais-toi une arche de bois ; ◊ 2 et j’écrirai sur les tables les paroles qui étaient sur les premières tables que tu as brisées, et tu les mettras dans l’arche. ◊ 3 Et je fis une arche de bois de sittim, et je taillai deux tables de pierre comme les premières ; et je montai sur la montagne, les deux tables dans ma main. ◊ 4 — Et il écrivit sur les tables, selon ce qu’il avait écrit la première fois, les dix paroles que l’Éternel vous avait dites sur la montagne, du milieu du feu, le jour de la congrégation ; et l’Éternel me les donna. ◊ 5 Et je me tournai, et je descendis de la montagne, et je mis les tables dans l’arche que j’avais faite, et elles sont là, comme l’Éternel me l’avait commandé. ◊ 6 (Et les fils d’Israël partirent de Beéroth-Bené-Jaakan pour Moséra. Là mourut Aaron, et il y fut enseveli ; et Éléazar, son fils, exerça la sacrificature à sa place. ◊ 7 De là ils partirent pour Gudgoda, et de Gudgoda pour Jotbatha, un pays de ruisseaux d’eau.) ◊ 8 — En ce temps-là, l’Éternel sépara la tribu de Lévi pour porter l’arche de l’alliance de l’Éternel, pour se tenir devant l’Éternel, pour faire son service, et pour bénir en son nom, jusqu’à ce jour. ◊ 9 C’est pourquoi Lévi n’a point de part ni d’héritage avec ses frères ; l’Éternel est son héritage, comme l’Éternel, ton Dieu, le lui a dit.
◊ 10 Et moi, je me tins sur la montagne comme les jours précédents, quarante jours et quarante nuits ; et l’Éternel m’écouta aussi cette fois-là : l’Éternel ne voulut pas te détruire. ◊ 11 Et l’Éternel me dit : Lève-toi, va, pour marcher devant le peuple, et qu’ils entrent dans le pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner, et qu’ils le possèdent.
◊ 12 Et maintenant, Israël ! qu’est-ce que l’Éternel, ton Dieu, demande de toi, sinon que tu craignes l’Éternel, ton Dieu, pour marcher dans toutes ses voies, et pour l’aimer, et pour servir l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme, ◊ 13 en gardant les commandements de l’Éternel, et ses statuts, que je te commande aujourd’hui, pour ton bien ? ◊ 14 Voici, à l’Éternel, ton Dieu, appartiennent les cieux, et les cieux des cieux, la terre et tout ce qui est en elle. ◊ 15 Cependant l’Éternel s’est attaché à tes pères pour les aimer ; et il vous a choisis, vous, leur semence, après eux, d’entre tous les peuples, comme [il paraît] aujourd’hui. ◊ 16 Circoncisez donc votre cœur, et ne roidissez plus votre cou ; ◊ 17 car l’Éternel, votre Dieu, est le Dieu des dieux et le Seigneur des seigneurs, le *Dieu grand, puissant, et terrible, qui ne fait point acception de personnes, et qui ne prend pas de présents ; ◊ 18 qui fait droit à l’orphelin et à la veuve, et qui aime l’étranger pour lui donner le pain et le vêtement. ◊ 19 Et vous aimerez l’étranger ; car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte. ◊ 20 Tu craindras l’Éternel, ton Dieu ; tu le serviras, et tu t’attacheras à lui, et tu jureras par son nom. ◊ 21 Lui est ta louange, et lui est ton Dieu, qui a fait pour toi ces choses grandes et terribles que tes yeux ont vues. ◊ 22 Tes pères sont descendus en Égypte au nombre de soixante-dix âmes ; et maintenant l’Éternel, ton Dieu, t’a fait devenir comme les étoiles des cieux, en multitude.