La partie de notre livre à laquelle nous sommes arrivés, bien que ne demandant pas beaucoup d’explications, nous enseigne toutefois deux leçons pratiques très importantes. En premier lieu, plusieurs des institutions et des ordonnances que nous y trouvons, prouvent, d’une manière frappante, la terrible dépravation du cœur humain. Elles nous montrent avec évidence, de quoi l’homme est capable lorsqu’il est laissé à lui-même. N’oublions jamais, en lisant certains passages de cette portion du Deutéronome, que c’est le Saint Esprit qui les a dictés. Dans notre prétendue sagesse, nous sommes portés à demander pourquoi de tels passages ont été écrits, s’il est bien possible qu’ils ont réellement été inspirés par le Saint Esprit, et de quelle utilité ils peuvent être pour nous ? S’ils ont été écrits pour notre instruction , que nous enseignent-ils donc ?
La réponse à toutes ces questions est simple. Les passages mêmes que nous nous attendrions le moins à trouver dans les pages inspirées, nous montrent, à leur manière, de quoi nous sommes faits, et la profondeur de notre dépravation morale. Et cela n’est-il pas d’une grande importance ? N’est-il pas utile d’avoir devant nos yeux un miroir fidèle où nous pouvons voir se réfléchir chaque trait de notre être moral ? Évidemment. On parle beaucoup de la dignité de la nature humaine, et beaucoup de personnes trouvent difficile d’admettre qu’elles seraient vraiment capables de commettre quelques-uns des péchés défendus dans les chapitres dont nous nous occupons, et dans d’autres parties des Écritures ; mais nous pouvons être certains que lorsque Dieu nous dit de ne pas commettre tel ou tel péché, c’est parce que nous sommes vraiment capables de le commettre. La sagesse divine n’élèverait jamais une digue s’il n’y avait pas un torrent à contenir. Il n’y aurait nulle nécessité de dire à un ange de ne pas dérober, mais le vol est dans la nature de l’homme, et c’est pourquoi le commandement s’applique à lui. Il en est de même à l’égard de toutes les autres choses défendues ; la défense prouve la tendance. Nous devons admettre ce fait ou alors dire, ce qui serait un blasphème, que Dieu a parlé pour rien.
Mais plusieurs disent que si quelques êtres dégradés de l’humanité déchue sont capables de commettre certaines des abominations défendues dans l’Écriture, tous ne le sont pourtant pas. C’est une complète erreur. Écoutez ce que dit le Saint Esprit au chapitre 17 du prophète Jérémie : « Le cœur est trompeur par-dessus tout, et incurable ». Du cœur de qui parle-t-il ? Est-ce du cœur de quelque abominable criminel ou de quelque grossier païen ? Non, c’est du cœur humain en général, de celui de l’auteur et de celui du lecteur de ces lignes.
Écoutez aussi ce que notre Seigneur Jésus Christ dit à ce sujet : « Car du cœur viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les fornications, les vols, les faux témoignages, les injures » . De quel cœur ? Est-ce de celui de quelque misérable être dépravé, indigne de paraître dans une honnête société ? Non, c’est du cœur humain en général — du cœur de l’auteur et de celui du lecteur de ces lignes.
N’oublions pas cela : nous avons tous besoin de nous rappeler que si Dieu retirait un seul instant le secours de Sa grâce, il n’y a pas de profondeur d’iniquité où nous ne serions capables de descendre, et nous pouvons ajouter avec la plus vive reconnaissance, que c’est Sa main pleine de miséricorde qui nous garde et nous empêche de faire naufrage de toute manière, physiquement, moralement, spirituellement. Puissions-nous toujours garder cette pensée dans nos cœurs, afin de marcher avec humilité et vigilance, en nous appuyant sur ce bras qui seul peut nous soutenir et nous préserver du mal !
Mais nous avons dit qu’il se trouve un autre enseignement précieux dans cette partie de notre livre. Nous y voyons de quelle manière merveilleuse Dieu pourvoyait à tout ce qui concernait Son peuple. Rien n’échappait à Sa tendre sollicitude ; rien n’était au-dessous de Ses soins paternels. Une mère n’aurait pu être plus attentive aux besoins de son enfant, que le Dieu Tout-puissant, Créateur et Gouverneur de l’univers, ne l’était aux détails les plus minutieux de la vie journalière de Son peuple. Il les suivait de jour et de nuit, dans la veille et le sommeil, dans la maison et au-dehors. On est rempli d’étonnement, d’amour et d’adoration, en voyant de quelle manière admirable tout était réglé et arrangé pour le peuple d’Israël ; leurs vêtements, leur nourriture, leur conduite les uns envers les autres, la construction de leurs maisons, le labourage et l’ensemencement de leurs champs, et jusqu’aux détails les plus intimes de leur vie privée, Dieu avait pourvu à tout. Nous voyons par là d’une manière frappante qu’il n’y a rien de trop petit pour notre Dieu, lorsqu’il s’agit de Son peuple. Il prend un intérêt paternel à ses moindres circonstances. On est émerveillé de voir le Dieu très-haut, le Créateur des extrémités de la terre, Celui qui soutient le vaste univers, daigner donner des directions à l’égard d’un nid d’oiseau. Mais pourquoi nous en étonner, sachant que c’est la même chose pour Lui de nourrir un passereau que des milliers d’êtres humains ?
Mais le grand fait qui devait toujours être devant chaque membre de l’assemblée d’Israël, c’était celui de la présence divine au milieu d’eux. Ce fait devait agir sur toutes leurs habitudes et toute leur conduite. « Car l’Éternel, ton Dieu, marche au milieu de ton camp pour te délivrer et pour livrer tes ennemis devant toi ; et ton camp sera saint , afin qu’il ne voie parmi toi rien de malséant, et qu’il ne se détourne d’avec toi » (chap. 23, 14 ).
Quel précieux privilège d’avoir l’Éternel marchant au milieu d’eux ! Quel puissant motif pour avoir une conduite pure et une exquise délicatesse dans leurs mœurs et dans leurs habitudes journalières ! S’Il était au milieu d’eux pour leur assurer la victoire sur leurs ennemis, Il y était aussi pour exiger la sainteté de leur vie. Ils ne devaient jamais un seul instant oublier Celui qui cheminait avec eux. Et si cette pensée était désagréable à quelques-uns, ce ne pouvait être qu’à ceux qui n’aimaient pas la sainteté, la pureté et l’ordre moral. Tous les véritables Israélites devaient être heureux à la pensée qu’ils avaient, au milieu d’eux, Celui qui ne pouvait tolérer quoi que ce soit de souillé, de malséant ou d’impur.
Le lecteur chrétien ne manquera pas de saisir la force morale et l’application de ce principe. Nous avons le privilège d’avoir le Saint Esprit habitant en nous, individuellement et collectivement. Nous lisons en 1 Corinthiens 6, 19 : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous, et que vous avez de Dieu ? Et vous n’êtes pas à vous-mêmes ». Ceci est individuel. Chaque croyant est un temple du Saint Esprit, et cette vérité glorieuse et précieuse est la raison de l’exhortation donnée en Éphésiens 4, 30 : « N’attristez pas le Saint Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption ».
Combien il est important de garder cette pensée dans nos cœurs ! Quel puissant motif pour cultiver avec soin la pureté du cœur et la sainteté de la vie ! Lorsque nous sommes tentés de nous laisser aller à des pensées, à des sentiments, à des paroles, qui ne sont pas selon Dieu, quel puissant correctif que de réaliser le fait que le Saint Esprit habite dans nos corps comme dans Son temple ! Si nous pouvions toujours nous en souvenir, cela nous préserverait de bien des pensées vagabondes, de bien des paroles légères ou vaines, de bien des actes inconséquents.
Non seulement le Saint Esprit habite en chaque croyant individuellement, mais Il est aussi dans l’Église collectivement. « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » (1 Cor. 3, 16 ). C’est sur ce fait que l’apôtre fonde son exhortation de 1 Thessaloniciens 5, 19 . « N’éteignez pas l’Esprit ». Quelle perfection dans l’Écriture, et comme toutes ses parties se lient entre elles ! Le Saint Esprit habite en nous individuellement, par conséquent nous ne devons pas L’attrister . Il habite dans l’assemblée, par conséquent nous ne devons pas L’éteindre , mais Lui donner la place qui Lui revient et laisser toute liberté à Ses opérations. Puissent ces grandes vérités pratiques être enracinées dans nos cœurs, et exercer une plus puissante influence sur notre marche, soit dans la vie privée, soit dans l’assemblée !
Nous citerons maintenant quelques passages des chapitres auxquels nous sommes arrivés, passages qui nous montrent clairement la sagesse, la bonté, la tendresse, la sainteté et la justice qui caractérisaient toutes les dispensations de Dieu envers Son peuple. Prenez, par exemple, ce premier paragraphe : « Si tu vois le bœuf de ton frère, ou son mouton, égarés, tu ne te cacheras pas de devant eux : tu ne manqueras pas de les ramener à ton frère. Et si ton frère n’est pas près de toi, ou que tu ne le connaisses pas, tu mèneras la bête dans ta maison ; et elle sera chez toi jusqu’à ce que ton frère la cherche, alors tu la lui rendras. Et tu feras de même pour son âne, et tu feras de même pour son vêtement, et tu feras de même pour tout objet perdu que ton frère aura perdu et que tu auras trouvé : tu ne pourras pas te cacher . Si tu vois l’âne de ton frère, ou son bœuf, tombés sur le chemin, tu ne te cacheras pas de devant eux : tu ne manqueras pas de les relever avec lui » (chap. 22, 1-4 ).
Nous avons ici les deux leçons dont nous avons parlé. Quel tableau humiliant du cœur humain dans cette seule phrase : « Tu ne pourras pas te cacher » ! Nous sommes capables d’un égoïsme assez vil pour nous dérober aux demandes de sympathie et de secours de nos frères, pour refuser de nous occuper de leurs intérêts, pour prétendre ne pas voir le besoin qu’ils ont de notre aide. Tel est l’homme ; tels nous sommes tous !
Mais comme le caractère de notre Dieu brille dans ce passage ! Le bœuf d’un frère, ou son mouton, ou son âne, ne devait point être abandonné, mais ramené, soigné, et rendu sain et sauf à son propriétaire. De même pour les vêtements. Que c’est touchant ! Nous sentons le souffle de la présence divine, la pure atmosphère de la bonté, de la tendresse et de la sollicitude divines. Quel immense et saint privilège que d’être conduit, dirigé et formé par des ordonnances et des statuts aussi parfaits !
Voyons encore dans le passage suivant la preuve évidente de la sollicitude divine : « Si tu bâtis une maison neuve, tu feras un parapet à ton toit, afin que tu ne mettes pas du sang sur ta maison, si quelqu’un venait à en tomber ». L’Éternel voulait que Son peuple eût des soins et des égards pour autrui, et par conséquent, quand ils bâtissaient leurs maisons, ils ne devaient pas seulement penser à eux-mêmes et à leurs convenances, mais aussi à la sûreté des autres.
Les chrétiens ne peuvent-ils rien apprendre de cela ? Combien ne sommes-nous pas portés à ne penser qu’à nous-mêmes, à nos propres intérêts, à notre confort, à nos convenances ? Qu’il est rare que nous pensions aux autres, lorsque nous bâtissons ou meublons nos maisons ! Hélas ! le moi est trop souvent notre mobile dans toutes nos entreprises, et il n’en peut être autrement à moins que le cœur ne soit gouverné par les motifs qui appartiennent au christianisme. Il faut que nous vivions dans la pure et céleste atmosphère de la nouvelle création pour pouvoir planer au-dessus du vil égoïsme qui caractérise l’humanité déchue. Tout homme inconverti, quel qu’il soit, n’a que le moi pour mobile, sous une forme ou sous une autre. Le moi est le centre, l’objet, le mobile de toutes les actions.
Il est vrai qu’il y a des personnes plus aimables, plus affectueuses, plus charitables, plus désintéressées, moins égoïstes que d’autres ; mais il est impossible que « l’homme naturel » puisse être dirigé par des motifs spirituels, ou qu’un homme charnel soit stimulé par les choses célestes. Hélas ! nous devons avouer avec une profonde humiliation, que nous qui faisons profession d’être spirituels, nous ne sommes que trop portés à vivre pour nous-mêmes, à rechercher nos propres intérêts, à consulter nos aises et nos convenances. Dès qu’il s’agit du moi, nous sommes tout zèle et toute énergie.
Tout cela est triste et humiliant, et ne serait pas si nous prenions davantage Christ comme notre grand exemple et notre modèle en toutes choses. L’occupation constante du cœur avec Christ, voilà le vrai secret de tout christianisme pratique. Ce ne sont pas les règles et les règlements qui nous ferons être semblables à Christ dans notre conduite, notre esprit, nos manières. Il nous faut être imprégnés de Son Esprit, marcher sur Ses traces, sonder Ses gloires morales, et alors nous serons rendus conformes à Son image. « Or nous tous, contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit » (2 Cor. 3, 18 ).
Les importantes instructions pratiques que nous trouvons dans les versets 9 à 11 , s’appliquent d’une manière remarquable à tous les ouvriers du Seigneur. « Tu ne sèmeras pas ta vigne de deux espèces de semence , de peur que la totalité de la semence que tu as semée et le rapport de ta vigne ne soient sanctifiés ».
Quel principe important ! Le comprenons-nous réellement ? En voyons-nous la vraie application spirituelle ? Il est à craindre qu’il n’y ait bien des « espèces de semence » semées dans la soi-disant vigne spirituelle d’aujourd’hui. Combien de « philosophie » et de « vaines déceptions » , combien de « science, faussement ainsi nommée » , et « d’éléments du monde », ne trouvons-nous pas mélangés avec l’enseignement et les prédications dans l’église professante ! Combien peu la pure semence de la Parole de Dieu, la « semence incorruptible » du précieux évangile de Christ est semée dans le champ de la chrétienté de nos jours ! Un petit nombre seulement de ceux qui sèment se contentent de s’en tenir à ce que renferme l’Écriture comme matériaux de leur ministère ; et ceux qui, par la grâce de Dieu, sont assez fidèles pour le faire, sont considérés comme des hommes qui n’ont qu’une idée, des hommes de la vieille école, étroits et arriérés.
Eh bien ! que Dieu bénisse les hommes qui n’ont qu’une idée, les hommes de la précieuse école de l’enseignement apostolique ! Nous les félicitons, de tout notre cœur, de leur heureuse étroitesse et de ce qu’ils restent en arrière de ces sombres temps d’incrédulité. Nous savons parfaitement à quoi nous nous exposons en nous exprimant de la sorte, mais peu nous importe. Nous sommes persuadés que tout vrai serviteur de Christ doit être un homme d’une seule idée, et cette idée c’est Christ ; il doit appartenir à la plus ancienne école, celle de Christ ; il doit être aussi étroit que la vérité de Dieu, et refuser avec la plus grande fermeté de faire un seul pas du côté de ce siècle incrédule. Nous ne saurions douter que les efforts que font les prédicateurs et les docteurs de la chrétienté, pour se maintenir au niveau de la littérature du jour, n’expliquent, en grande mesure, les progrès rapides du rationalisme et de l’incrédulité. Ils se sont écartés de la sainte Écriture, et ont cherché à orner leur ministère des ressources de la philosophie, de la science et de la littérature. Ils ont pensé plus à l’intelligence qu’au cœur et à la conscience. Les précieuses doctrines de la sainte Écriture, le lait pur de la Parole, l’évangile de la grâce de Dieu et de la gloire de Christ, ont été jugés insuffisants pour attirer et conserver de grandes congrégations. Tout comme Israël avait méprisé la manne, s’en était dégoûté, et l’appelait une nourriture légère, de même l’église professante s’est dégoûtée des pures doctrines de ce glorieux christianisme révélé dans les pages du Nouveau Testament, et a soupiré après quelque chose qui plaise à l’intelligence et qui nourrisse l’imagination. Les doctrines de la croix dans lesquelles se glorifiait l’apôtre, ont perdu leur attrait, et quiconque est assez fidèle pour s’en tenir uniquement à ces doctrines dans son ministère, peut être assuré de ne pas être populaire.
Néanmoins, que tous les vrais et fidèles ministres de Christ, que tous les véritables ouvriers dans Sa vigne, s’appliquent à suivre le principe spirituel exposé en Deutéronome 22, 9 ; qu’ils se refusent résolument à semer « deux espèces de semence » dans la vigne spirituelle ; qu’ils se bornent, dans leur ministère, aux « paroles de la foi et de la bonne doctrine » , et qu’ils cherchent toujours à « exposer justement la parole de la vérité » , afin de n’être pas couverts de honte, mais de recevoir une pleine récompense dans ce jour où l’œuvre de chacun sera éprouvée. Nous pouvons être assurés que la Parole de Dieu — la pure semence — est la seule que doive employer l’ouvrier spirituel. Nous ne méprisons point l’instruction, loin de là, nous la considérons comme très précieuse, quand elle est à sa vraie place. Les faits de la science et les ressources d’une saine philosophie peuvent aussi servir à développer et à expliquer les vérités de la sainte Écriture. Nous voyons le Maître Lui-même et Ses apôtres, faire usage, dans leur enseignement public, des faits de l’histoire et de la nature ; et personne ne songerait à mettre en doute la valeur et l’importance d’une connaissance suffisante des langues originales hébraïque et grecque, pour l’étude particulière et l’exposition publique de la Parole de Dieu.
Mais admettre tout cela, ne touche en rien le grand principe pratique qui nous occupe, et tous les serviteurs de Christ sont tenus de reconnaître que le Saint Esprit est la seule puissance, et la sainte Écriture la seule autorité, de tout vrai ministère dans l’évangile et dans l’Église de Dieu. Si cela était mieux compris et plus fidèlement pratiqué, nous verrions partout, dans la vigne de Christ, un état de choses bien différent.
Mais nous devons terminer nos chapitres. Nous avons traité ailleurs le sujet du « joug mal assorti ». Les Israélites ne devaient pas labourer avec un bœuf et un âne accouplés ensemble, et ils ne devaient pas se vêtir d’un drap tissé de diverses matières, comme de laine et de lin. L’application spirituelle de ces deux défenses est aussi simple qu’elle est importante. Le chrétien ne doit pas s’associer avec un incrédule pour quoi que ce soit, que le lien soit domestique, religieux, philanthropique ou commercial ; il ne doit pas non plus se laisser diriger par des principes mélangés. Il faut que son caractère soit formé et que sa conduite soit gouvernée par les principes purs et élevés de la Parole de Dieu. Puisse-t-il en être ainsi de tous ceux qui s’appellent chrétiens !
Matthieu
15 ◊ 1 Alors les scribes et les pharisiens de Jérusalem viennent à Jésus, disant : ◊ 2 Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens, car ils ne lavent pas leurs mains quand ils mangent du pain ? ◊ 3 Mais lui, répondant, leur dit : Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu à cause de votre tradition ? ◊ 4 car Dieu a commandé, disant : « Honore ton père et ta mère » ; et : « que celui qui médira de père ou de mère, meure de mort » ; ◊ 5 mais vous, vous dites : Quiconque dira à son père ou à sa mère : Tout ce dont tu pourrais tirer profit de ma part est un don, ◊ 6 — et il n’honorera point son père ou sa mère. Et vous avez annulé le commandement de Dieu à cause de votre tradition. ◊ 7 Hypocrites ! Ésaïe a bien prophétisé de vous, disant : ◊ 8 « Ce peuple m’honore des lèvres, mais leur cœur est fort éloigné de moi ; ◊ 9 mais ils m’honorent en vain, enseignant comme doctrines des commandements d’hommes ». ◊ 10 Et ayant appelé la foule, il leur dit : Écoutez et comprenez : ◊ 11 ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme ; mais ce qui sort de la bouche, c’est là ce qui souille l’homme.
◊ 12 Alors ses disciples, s’approchant, lui dirent : Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés en entendant cette parole ? ◊ 13 Mais lui, répondant, dit : Toute plante que mon Père céleste n’a pas plantée sera déracinée. ◊ 14 Laissez-les ; ce sont des aveugles, conducteurs d’aveugles : et si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse. ◊ 15 Et Pierre, répondant, lui dit : Expose-nous cette parabole. ◊ 16 Et il dit : Et vous aussi, êtes-vous encore sans intelligence ? ◊ 17 N’entendez-vous pas encore que tout ce qui entre dans la bouche va dans le ventre, et passe ensuite dans le lieu secret ? ◊ 18 Mais les choses qui sortent de la bouche viennent du cœur, et ces choses-là souillent l’homme. ◊ 19 Car du cœur viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les fornications, les vols, les faux témoignages, les injures : ◊ 20 ce sont ces choses qui souillent l’homme ; mais de manger avec des mains non lavées ne souille pas l’homme.
◊ 21 Et Jésus, partant de là, se retira dans les quartiers de Tyr et de Sidon. ◊ 22 Et voici, une femme cananéenne de ces contrées-là, sortant, s’écria, lui disant : Seigneur, Fils de David, aie pitié de moi ; ma fille est cruellement tourmentée d’un démon. ◊ 23 Et il ne lui répondit mot. Et ses disciples, s’approchant, le prièrent, disant : Renvoie-la, car elle crie après nous. ◊ 24 Mais lui, répondant, dit : Je ne suis envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. ◊ 25 Et elle vint et lui rendit hommage, disant : Seigneur, assiste-moi. ◊ 26 Et lui, répondant, dit : Il ne convient pas de prendre le pain des enfants et de le jeter aux chiens. ◊ 27 Et elle dit : Oui, Seigneur ; car même les chiens mangent des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. ◊ 28 Alors Jésus, répondant, lui dit : Ô femme, ta foi est grande ; qu’il te soit fait comme tu veux. Et dès cette heure-là sa fille fut guérie.
◊ 29 Et Jésus, étant parti de là, vint près de la mer de Galilée ; et montant sur une montagne, il s’assit là. ◊ 30 Et de grandes foules vinrent à lui, ayant avec elles des boiteux, des aveugles, des muets, des estropiés, et beaucoup d’autres ; et elles les jetèrent à ses pieds, et il les guérit ; ◊ 31 de sorte que les foules s’étonnèrent en voyant les muets parler, les estropiés guérir, les boiteux marcher, et les aveugles voir ; et elles glorifièrent le Dieu d’Israël. ◊ 32 Et Jésus, ayant appelé à lui ses disciples, dit : Je suis ému de compassion envers la foule, car voici trois jours déjà qu’ils demeurent auprès de moi, et ils n’ont rien à manger ; et je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur qu’ils ne défaillent en chemin. ◊ 33 Et ses disciples lui disent : D’où aurions-nous dans le désert assez de pains pour rassasier une si grande foule ? ◊ 34 Et Jésus leur dit : Combien avez-vous de pains ? Et ils dirent : Sept, et quelques petits poissons. ◊ 35 Et il commanda aux foules de s’asseoir sur la terre. ◊ 36 Et ayant pris les sept pains et les poissons, il rendit grâces et les rompit et les donna à ses disciples, et les disciples à la foule. ◊ 37 Et ils mangèrent tous et furent rassasiés ; et ils ramassèrent, des morceaux qui étaient de reste, sept corbeilles pleines. ◊ 38 Or ceux qui avaient mangé étaient quatre mille hommes, outre les femmes et les enfants. ◊ 39 Et ayant renvoyé les foules, il monta dans une nacelle et vint dans la contrée de Magadan.
2 Timothée
2 ◊ 1 Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est dans le christ Jésus ; ◊ 2 et les choses que tu as entendues de moi devant plusieurs témoins, commets-les à des hommes fidèles qui soient capables d’instruire aussi les autres. ◊ 3 Prends ta part des souffrances comme un bon soldat de Jésus Christ. ◊ 4 Nul homme qui va à la guerre ne s’embarrasse dans les affaires de la vie, afin qu’il plaise à celui qui l’a enrôlé pour la guerre ; ◊ 5 de même si quelqu’un combat dans la lice, il n’est pas couronné s’il n’a pas combattu selon les lois ; ◊ 6 il faut que le laboureur travaille premièrement, pour qu’il jouisse des fruits.
◊ 7 Considère ce que je dis ; car le Seigneur te donnera de l’intelligence en toutes choses.
◊ 8 Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, de la semence de David, selon mon évangile, ◊ 9 dans lequel j’endure des souffrances jusqu’à être lié de chaînes comme un malfaiteur ; toutefois la parole de Dieu n’est pas liée. ◊ 10 C’est pourquoi j’endure tout pour l’amour des élus, afin qu’eux aussi obtiennent le salut qui est dans le christ Jésus, avec la gloire éternelle. ◊ 11 Cette parole est certaine ; car si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui ; ◊ 12 si nous souffrons, nous régnerons aussi avec lui ; si nous le renions, lui aussi nous reniera ; ◊ 13 si nous sommes incrédules, lui demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même.
◊ 14 Remets ces choses en mémoire, protestant devant le Seigneur qu’on n’ait pas de disputes de mots, [ce qui est] sans aucun profit, [et] pour la subversion des auditeurs. ◊ 15 Étudie-toi à te présenter approuvé à Dieu, ouvrier qui n’a pas à avoir honte, exposant justement la parole de la vérité ; ◊ 16 mais évite les discours vains et profanes, car [ceux qui s’y livrent] iront plus avant dans l’impiété, ◊ 17 et leur parole rongera comme une gangrène, desquels sont Hyménée et Philète ◊ 18 qui se sont écartés de la vérité, disant que la résurrection a déjà eu lieu, et qui renversent la foi de quelques-uns. ◊ 19 Toutefois le solide fondement de Dieu demeure, ayant ce sceau : Le Seigneur connaît ceux qui sont siens, et : Qu’il se retire de l’iniquité, quiconque prononce le nom du Seigneur. ◊ 20 Or, dans une grande maison, il n’y a pas seulement des vases d’or et d’argent, mais aussi de bois et de terre ; et les uns à honneur, les autres à déshonneur. ◊ 21 Si donc quelqu’un se purifie de ceux-ci, il sera un vase à honneur, sanctifié, utile au maître, préparé pour toute bonne œuvre. ◊ 22 Mais fuis les convoitises de la jeunesse, et poursuis la justice, la foi, l’amour, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur ; ◊ 23 mais évite les questions folles et insensées, sachant qu’elles engendrent des contestations. ◊ 24 Et il ne faut pas que l’esclave du Seigneur conteste, mais qu’il soit doux envers tous, propre à enseigner, ayant du support ; ◊ 25 enseignant avec douceur les opposants, [attendant] si Dieu, peut-être, ne leur donnera pas la repentance pour reconnaître la vérité, ◊ 26 et s’ils ne se réveilleront pas du piège du diable, par qui ils ont été pris, pour faire sa volonté.
Romains
15 ◊ 1 Or nous devons, nous les forts, porter les infirmités des faibles, et non pas nous plaire à nous-mêmes. ◊ 2 Que chacun de nous cherche à plaire à son prochain, en vue du bien, pour l’édification. ◊ 3 Car aussi le Christ n’a point cherché à plaire à lui-même, mais selon qu’il est écrit : « Les outrages de ceux qui t’outragent sont tombés sur moi ». ◊ 4 Car toutes les choses qui ont été écrites auparavant ont été écrites pour notre instruction, afin que, par la patience et par la consolation des écritures, nous ayons espérance. ◊ 5 Or le Dieu de patience et de consolation vous donne d’avoir entre vous un même sentiment selon le christ Jésus, ◊ 6 afin que, d’un commun accord, d’une même bouche, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ. ◊ 7 C’est pourquoi recevez-vous les uns les autres, comme aussi le Christ vous a reçus, à la gloire de Dieu.
◊ 8 Car je dis que Jésus Christ a été serviteur de [la] circoncision, pour la vérité de Dieu, pour la confirmation des promesses [faites] aux pères, ◊ 9 et pour que les nations glorifiassent Dieu pour [la] miséricorde, selon qu’il est écrit : « C’est pourquoi je te célébrerai parmi les nations, et je psalmodierai à ton nom ». ◊ 10 Et encore, il dit : « Nations, réjouissez-vous avec son peuple ». ◊ 11 Et encore : « Louez le *Seigneur, vous toutes les nations, et que tous les peuples le célèbrent ». ◊ 12 Et encore Ésaïe dit : « Il y aura la racine de Jessé, et il y en aura un qui s’élèvera pour gouverner les nations ; c’est en lui que les nations espéreront ». ◊ 13 Or que le Dieu d’espérance vous remplisse de toute joie et paix en croyant, pour que vous abondiez en espérance par la puissance de l’Esprit Saint.
◊ 14 Or je suis persuadé, mes frères, moi-même aussi, à votre égard, que vous-mêmes aussi vous êtes pleins de bonté, remplis de toute connaissance et capables de vous exhorter l’un l’autre. ◊ 15 Mais je vous ai écrit en quelque sorte plus hardiment, frères, comme réveillant vos souvenirs, à cause de la grâce qui m’a été donnée par Dieu, ◊ 16 pour que je sois ministre du christ Jésus envers les nations, exerçant la sacrificature dans l’évangile de Dieu, afin que l’offrande des nations soit agréable, étant sanctifiée par l’Esprit Saint. ◊ 17 J’ai donc de quoi me glorifier dans le christ Jésus, dans les choses qui concernent Dieu. ◊ 18 Car je n’oserai rien dire que Christ n’ait accompli par moi pour l’obéissance des nations, par parole et par œuvre, ◊ 19 par la puissance de miracles et de prodiges, par la puissance de l’Esprit [de Dieu] ; de sorte que, depuis Jérusalem, et tout alentour, jusqu’en Illyrie, j’ai pleinement annoncé l’évangile du Christ ; ◊ 20 mais ainsi m’attachant à évangéliser, non pas là où Christ avait été prêché, (afin que je n’édifiasse pas sur le fondement d’autrui) ◊ 21 mais selon qu’il est écrit : « Ceux à qui il n’a pas été annoncé, verront, et ceux qui n’ont pas entendu, comprendront ». ◊ 22 C’est pourquoi aussi j’ai été souvent empêché d’aller vers vous ; ◊ 23 mais maintenant, n’ayant plus de sujet [de m’arrêter] dans ces pays-ci, et ayant depuis plusieurs années un grand désir d’aller vers vous, ◊ 24 pour le cas où je me rendrais en Espagne… ; car j’espère que je vous verrai à mon passage, et que vous me ferez la conduite de ce côté-là, quand j’aurai d’abord un peu joui de vous ; ◊ 25 mais à présent je vais à Jérusalem, étant occupé au service des saints ; ◊ 26 car la Macédoine et l’Achaïe ont trouvé bon de subvenir, par une contribution, aux besoins des pauvres d’entre les saints qui sont à Jérusalem ; ◊ 27 car elles l’ont pris à cœur, et elles sont leurs débiteurs ; car si les nations ont participé à leurs [biens] spirituels, elles sont aussi sous l’obligation de les servir dans les choses charnelles. ◊ 28 Après donc que j’aurai achevé cette [œuvre] et que je leur aurai scellé ce fruit, j’irai en Espagne en passant par [chez] vous. ◊ 29 Et je sais qu’en allant auprès de vous, j’irai dans la plénitude de la bénédiction de Christ. ◊ 30 Mais je vous exhorte, frères, par notre seigneur Jésus Christ et par l’amour de l’Esprit, à combattre avec moi dans vos prières à Dieu pour moi, ◊ 31 afin que je sois délivré des incrédules qui sont en Judée, et que mon service que j’ai [à accomplir] à Jérusalem soit agréable aux saints, ◊ 32 afin que j’aille vers vous avec joie par la volonté de Dieu, et que je me récrée avec vous. ◊ 33 Or, que le Dieu de paix soit avec vous tous ! Amen.
2 Corinthiens
3 ◊ 1 Commençons-nous de nouveau à nous recommander nous-mêmes ? Ou avons-nous besoin, comme quelques-uns, de lettres de recommandation pour vous ou de lettres de recommandation de votre part ? ◊ 2 Vous êtes, vous, notre lettre, écrite dans nos cœurs, connue et lue de tous les hommes ; ◊ 3 car vous êtes manifestés comme étant la lettre de Christ, dressée par notre ministère, écrite non avec de l’encre, mais par l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur les tables de chair du cœur. ◊ 4 Or nous avons une telle confiance par le Christ envers Dieu : ◊ 5 non que nous soyons capables par nous-mêmes de penser quelque chose comme de nous-mêmes, mais notre capacité vient de Dieu, ◊ 6 qui nous a rendus propres aussi pour être des ministres de la nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit, car la lettre tue, mais l’Esprit vivifie.
◊ 7 (Or si le ministère de la mort, gravé en lettres sur des pierres, a été introduit avec gloire, de sorte que les fils d’Israël ne pouvaient arrêter leurs yeux sur la face de Moïse, à cause de la gloire de sa face, laquelle devait prendre fin, ◊ 8 combien plus le ministère de l’Esprit ne subsistera-t-il pas en gloire ! ◊ 9 Car si le ministère de la condamnation a été gloire, combien plus le ministère de la justice abonde-t-il en gloire ! ◊ 10 Car aussi ce qui a été glorifié n’a pas été glorifié sous ce rapport, à cause de la gloire qui l’emporte de beaucoup. ◊ 11 Car si ce qui devait prendre fin [a été introduit] avec gloire, bien plus ce qui demeure [subsistera-t-il] en gloire ! ◊ 12 Ayant donc une telle espérance, nous usons d’une grande liberté ; ◊ 13 et [nous ne faisons] pas comme Moïse qui mettait un voile sur sa face, pour que les fils d’Israël n’arrêtassent pas leurs yeux sur la consommation de ce qui devait prendre fin. ◊ 14 Mais leurs entendements ont été endurcis, car jusqu’à aujourd’hui, dans la lecture de l’ancienne alliance, ce même voile demeure sans être levé, lequel prend fin en Christ. ◊ 15 Mais jusqu’à aujourd’hui, lorsque Moïse est lu, le voile demeure sur leur cœur ; ◊ 16 mais quand il se tournera vers le Seigneur, le voile sera ôté.) ◊ 17 Or le Seigneur est l’esprit ; mais là où est l’Esprit du Seigneur, il y a la liberté. ◊ 18 Or nous tous, contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit.
1 Thessaloniciens
5 ◊ 1 Mais pour ce qui est des temps et des saisons, frères, vous n’avez pas besoin qu’on vous en écrive ; ◊ 2 car vous savez vous-mêmes parfaitement que le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit. ◊ 3 Quand ils diront : « Paix et sûreté », alors une subite destruction viendra sur eux, comme les douleurs sur celle qui est enceinte, et ils n’échapperont point.
◊ 4 Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, en sorte que le jour vous surprenne comme un voleur ; ◊ 5 car vous êtes tous des fils de la lumière et des fils du jour ; nous ne sommes pas de la nuit ni des ténèbres. ◊ 6 Ainsi donc ne dormons pas comme les autres, mais veillons et soyons sobres ; ◊ 7 car ceux qui dorment, dorment la nuit, et ceux qui s’enivrent, s’enivrent la nuit ; ◊ 8 mais nous qui sommes du jour, soyons sobres, revêtant la cuirasse de la foi et de l’amour, et, pour casque, l’espérance du salut ; ◊ 9 car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l’acquisition du salut par notre seigneur Jésus Christ, ◊ 10 qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous dormions, nous vivions ensemble avec lui. ◊ 11 C’est pourquoi exhortez-vous l’un l’autre et édifiez-vous l’un l’autre, chacun en particulier, comme aussi vous le faites.
◊ 12 Or nous vous prions, frères, de connaître ceux qui travaillent parmi vous, et qui sont à la tête parmi vous dans le Seigneur, et qui vous avertissent, ◊ 13 et de les estimer très haut en amour à cause de leur œuvre. Soyez en paix entre vous. ◊ 14 Or nous vous exhortons, frères : avertissez les déréglés, consolez ceux qui sont découragés, venez en aide aux faibles, usez de patience envers tous. ◊ 15 Prenez garde que nul ne rende à personne mal pour mal ; mais poursuivez toujours ce qui est bon, et entre vous, et à l’égard de tous les hommes. ◊ 16 Réjouissez-vous toujours. ◊ 17 Priez sans cesse. ◊ 18 En toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le christ Jésus à votre égard. ◊ 19 N’éteignez pas l’Esprit ; ◊ 20 ne méprisez pas les prophéties, ◊ 21 mais éprouvez toutes choses ; retenez ce qui est bon. ◊ 22 Abstenez-vous de toute forme de mal.
◊ 23 Or le Dieu de paix lui-même vous sanctifie entièrement ; et que votre esprit, et votre âme, et votre corps tout entiers, soient conservés sans reproche en la venue de notre seigneur Jésus Christ. ◊ 24 Celui qui vous appelle est fidèle, qui aussi le fera.
◊ 25 Frères, priez pour nous. ◊ 26 Saluez tous les frères par un saint baiser. ◊ 27 Je vous adjure par le Seigneur que la lettre soit lue à tous les saints frères. ◊ 28 Que la grâce de notre seigneur Jésus Christ soit avec vous !
1 Corinthiens
6 ◊ 1 Quelqu’un de vous, lorsqu’il a une affaire avec un autre, ose-t-il entrer en procès devant les injustes et non devant les saints ? ◊ 2 Ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde ? Et si le monde est jugé par vous, êtes-vous indignes des plus petits jugements ? ◊ 3 Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? et [nous ne jugerions] pas les affaires de cette vie ? ◊ 4 Si donc vous avez des procès pour les affaires de cette vie, établissez ceux-là [pour juges] qui sont peu estimés dans l’assemblée. ◊ 5 Je parle pour vous faire honte : ainsi il n’y a pas d’[homme] sage parmi vous, pas même un seul, qui soit capable de décider entre ses frères ? ◊ 6 Mais un frère entre en procès avec un frère, et cela devant les incrédules. ◊ 7 C’est donc de toute manière déjà une faute en vous, que vous ayez des procès entre vous. Pourquoi ne supportez-vous pas plutôt des injustices ? pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt faire tort ? ◊ 8 Mais vous, vous faites des injustices et vous faites tort, et cela à vos frères. ◊ 9 Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point du royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni fornicateurs, ni idolâtres, ni adultères, ni efféminés, ni ceux qui abusent d’eux-mêmes avec des hommes, ◊ 10 ni voleurs, ni avares, ni ivrognes, ni outrageux, ni ravisseurs, n’hériteront du royaume de Dieu. ◊ 11 Et quelques-uns de vous, vous étiez tels ; mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du seigneur Jésus, et par l’Esprit de notre Dieu.
◊ 12 Toutes choses me sont permises, mais toutes choses ne sont pas avantageuses ; toutes choses me sont permises, mais je ne me laisserai, moi, asservir par aucune. ◊ 13 Les viandes pour l’estomac, et l’estomac pour les viandes ; mais Dieu mettra à néant et celui-ci et celles-là.
Or le corps n’est pas pour la fornication, mais pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps. ◊ 14 Mais Dieu a ressuscité le Seigneur, et il nous ressuscitera par sa puissance. ◊ 15 Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ ? Prendrai-je donc les membres du Christ pour en faire les membres d’une prostituée ? Qu’ainsi n’advienne ! ◊ 16 Ne savez-vous pas que celui qui est uni à une prostituée est un seul corps [avec elle] ? « Car les deux, dit-il, seront une seule chair » ; ◊ 17 mais celui qui est uni au Seigneur est un seul esprit [avec lui]. ◊ 18 Fuyez la fornication : quelque péché que l’homme commette, il est hors du corps, mais le fornicateur pèche contre son propre corps. ◊ 19 Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous, et que vous avez de Dieu ? Et vous n’êtes pas à vous-mêmes ; ◊ 20 car vous avez été achetés à prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps.
Deutéronome
22 ◊ 1 Si tu vois le bœuf de ton frère, ou son mouton, égarés, tu ne te cacheras pas de devant eux : tu ne manqueras pas de les ramener à ton frère. ◊ 2 Et si ton frère n’est pas près de toi, ou que tu ne le connaisses pas, tu mèneras la bête dans ta maison ; et elle sera chez toi jusqu’à ce que ton frère la cherche, alors tu la lui rendras. ◊ 3 Et tu feras de même pour son âne, et tu feras de même pour son vêtement, et tu feras de même pour tout objet perdu que ton frère aura perdu et que tu auras trouvé : tu ne pourras pas te cacher. ◊ 4 Si tu vois l’âne de ton frère, ou son bœuf, tombés sur le chemin, tu ne te cacheras pas de devant eux : tu ne manqueras pas de les relever avec lui.
◊ 5 La femme ne portera pas un habit d’homme, et l’homme ne se vêtira pas d’un vêtement de femme ; car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel, ton Dieu.
◊ 6 Si tu rencontres devant toi dans le chemin, sur quelque arbre ou sur la terre, un nid d’oiseau avec des petits ou des œufs, et que la mère soit assise sur les petits ou sur les œufs, tu ne prendras pas la mère avec les petits ; ◊ 7 tu ne manqueras pas de laisser aller la mère, et tu prendras les petits pour toi ; afin que tu prospères et que tu prolonges tes jours.
◊ 8 Si tu bâtis une maison neuve, tu feras un parapet à ton toit, afin que tu ne mettes pas du sang sur ta maison, si quelqu’un venait à en tomber.
◊ 9 Tu ne sèmeras pas ta vigne de deux espèces [de semence], de peur que la totalité de la semence que tu as semée et le rapport de ta vigne ne soient sanctifiés. ◊ 10 — Tu ne laboureras pas avec un bœuf et un âne [attelés] ensemble. ◊ 11 — Tu ne te vêtiras pas d’une étoffe mélangée, de laine et de lin [tissés] ensemble.
◊ 12 Tu te feras des houppes aux quatre coins de ton vêtement, dont tu te couvres.
◊ 13 Si un homme a pris une femme, et est allé vers elle, et qu’il la haïsse, ◊ 14 et lui impute des actes qui donnent occasion de parler, et fasse courir sur elle quelque mauvais bruit, et dise : J’ai pris cette femme, et je me suis approché d’elle, et je ne l’ai pas trouvée vierge : ◊ 15 alors le père de la jeune femme, et sa mère, prendront les signes de la virginité de la jeune femme et les produiront devant les anciens de la ville, à la porte ; ◊ 16 et le père de la jeune femme dira aux anciens : J’ai donné ma fille pour femme à cet homme, et il la hait ; ◊ 17 et voici, il lui impute des actes qui donnent occasion de parler, disant : Je n’ai pas trouvé ta fille vierge ; et voici les signes de la virginité de ma fille. Et ils déploieront le drap devant les anciens de la ville. ◊ 18 Et les anciens de cette ville prendront l’homme et le châtieront. ◊ 19 Et parce qu’il aura fait courir un mauvais bruit sur une vierge d’Israël, ils lui feront payer une amende de cent pièces d’argent, et ils les donneront au père de la jeune femme ; et elle restera sa femme, et il ne pourra pas la renvoyer, tous ses jours. ◊ 20 — Mais si cette chose est vraie, si les signes de la virginité n’ont pas été trouvés chez la jeune femme, ◊ 21 alors ils feront sortir la jeune femme à l’entrée de la maison de son père, et les hommes de sa ville l’assommeront de pierres, et elle mourra ; car elle a commis une infamie en Israël, en se prostituant dans la maison de son père ; et tu ôteras le mal du milieu de toi.
◊ 22 Si un homme a été trouvé couché avec une femme mariée, ils mourront tous deux, l’homme qui a couché avec la femme, et la femme ; et tu ôteras le mal [du milieu] d’Israël. ◊ 23 — Si une jeune fille vierge est fiancée à un homme, et qu’un homme la trouve dans la ville et couche avec elle, ◊ 24 vous les ferez sortir tous les deux à la porte de cette ville, et vous les assommerez de pierres, et ils mourront : la jeune fille, parce que, étant dans la ville, elle n’a pas crié, et l’homme, parce qu’il a humilié la femme de son prochain ; et tu ôteras le mal du milieu de toi. ◊ 25 Et si c’est dans les champs, que l’homme a trouvé la jeune fille fiancée, et que, lui faisant violence, il couche avec elle, alors l’homme qui aura couché avec elle mourra, lui seul ; ◊ 26 et tu ne feras rien à la jeune fille : il n’y a pas de péché digne de mort sur la jeune fille ; car c’est comme si quelqu’un s’élevait contre son prochain et le tuait : ainsi est ce cas ; ◊ 27 car il l’a trouvée dans les champs, la jeune fille fiancée a crié, et il n’y a eu personne pour la sauver.
◊ 28 Si un homme trouve une jeune fille vierge qui n’est pas fiancée, et qu’il la saisisse et couche avec elle, et qu’ils soient trouvés, ◊ 29 l’homme qui aura couché avec elle donnera au père de la jeune fille cinquante pièces d’argent, et elle sera sa femme, puisqu’il l’a humiliée ; il ne pourra pas la renvoyer, tous ses jours.
◊ 30 Un homme ne prendra pas la femme de son père, et ne relèvera pas le pan du vêtement de son père.
23 ◊ 1 Celui qui est eunuque, soit pour avoir été froissé, soit pour avoir été taillé, n’entrera point dans la congrégation de l’Éternel. ◊ 2 L’enfant illégitime n’entrera pas dans la congrégation de l’Éternel ; même sa dixième génération n’entrera pas dans la congrégation de l’Éternel. ◊ 3 L’Ammonite et le Moabite n’entreront pas dans la congrégation de l’Éternel ; même leur dixième génération n’entrera pas dans la congrégation de l’Éternel, à jamais ; ◊ 4 parce qu’ils ne sont pas venus à votre rencontre avec du pain et de l’eau dans le chemin, lorsque vous sortiez d’Égypte, et parce qu’ils ont loué [à prix d’argent] contre toi, Balaam, fils de Béor, de Pethor, en Mésopotamie, pour te maudire. ◊ 5 Mais l’Éternel, ton Dieu, ne voulut pas écouter Balaam ; et l’Éternel, ton Dieu, a changé pour toi la malédiction en bénédiction, car l’Éternel, ton Dieu, t’a aimé. ◊ 6 Tu ne chercheras jamais leur paix, ni leur prospérité, tous tes jours. ◊ 7 — Tu n’auras pas en abomination l’Édomite, car il est ton frère ; tu n’auras pas en abomination l’Égyptien, car tu as séjourné comme étranger dans son pays. ◊ 8 Les fils qui leur naîtront, à la troisième génération, entreront dans la congrégation de l’Éternel.
◊ 9 Lorsque le camp sortira contre tes ennemis, garde-toi de toute chose mauvaise. ◊ 10 S’il y a parmi toi un homme qui ne soit pas pur, pour quelque accident de nuit, il sortira hors du camp ; il n’entrera pas dans l’intérieur du camp ; ◊ 11 et sur le soir il se lavera dans l’eau ; et au coucher du soleil il entrera dans l’intérieur du camp. ◊ 12 Et tu auras un endroit hors du camp, et tu sortiras là dehors ; ◊ 13 et tu auras, outre tes armes, un pieu ; et il arrivera, quand tu t’assiéras dehors, que tu creuseras avec ce [pieu], et tu te retourneras, et tu couvriras ce qui est sorti de toi. ◊ 14 Car l’Éternel, ton Dieu, marche au milieu de ton camp pour te délivrer et pour livrer tes ennemis devant toi ; et ton camp sera saint, afin qu’il ne voie parmi toi rien de malséant, et qu’il ne se détourne d’avec toi.
◊ 15 Tu ne livreras point à son maître le serviteur qui se sera sauvé chez toi d’auprès de son maître ; ◊ 16 il habitera avec toi, au milieu de toi, dans le lieu qu’il choisira en l’une de tes portes, là où bon lui semble : tu ne l’opprimeras pas.
◊ 17 Il n’y aura, d’entre les filles d’Israël, aucune femme vouée à la prostitution, et il n’y aura, d’entre les fils d’Israël, aucun homme voué à la prostitution. ◊ 18 Tu n’apporteras point dans la maison de l’Éternel, ton Dieu, pour aucun vœu, le salaire d’une prostituée, ni le prix d’un chien ; car ils sont tous les deux en abomination à l’Éternel, ton Dieu.
◊ 19 Tu ne prendras pas d’intérêt de ton frère, intérêt d’argent, intérêt de vivres, intérêt de quelque chose que ce soit qu’on prête à intérêt. ◊ 20 Tu prendras un intérêt de l’étranger, mais de ton frère tu ne prendras pas d’intérêt ; afin que l’Éternel, ton Dieu, te bénisse en tout ce à quoi tu mets la main, dans le pays où tu entres pour le posséder.
◊ 21 Quand tu voueras un vœu à l’Éternel, ton Dieu, tu ne tarderas pas à l’acquitter ; car l’Éternel, ton Dieu, le redemandera certainement de ta part, et il y aura du péché sur toi ; ◊ 22 mais si tu t’abstiens de faire un vœu, il n’y aura pas du péché sur toi. ◊ 23 Ce qui sera sorti de tes lèvres, l’offrande volontaire que tu auras promise de ta bouche, tu prendras garde à le faire, comme tu auras voué à l’Éternel, ton Dieu.
◊ 24 Si tu entres dans la vigne de ton prochain, tu pourras manger des raisins selon ton appétit et te rassasier ; mais tu n’en mettras pas dans ta corbeille. ◊ 25 Si tu entres dans les blés de ton prochain, tu pourras arracher des épis avec ta main ; mais tu ne lèveras pas la faucille sur les blés de ton prochain.
24 ◊ 1 Si un homme prend une femme et l’épouse, et qu’il arrive qu’elle ne trouve pas grâce à ses yeux, parce qu’il aura trouvé en elle quelque chose de malséant, il écrira pour elle une lettre de divorce, et la lui mettra dans la main, et la renverra hors de sa maison. ◊ 2 Et elle sortira de sa maison et s’en ira, et elle pourra être à un autre homme. ◊ 3 Et si le dernier mari la hait, et qu’il lui écrive une lettre de divorce et la lui mette dans la main, et la renvoie de sa maison, ou si le dernier mari qui l’avait prise pour sa femme vient à mourir : ◊ 4 alors son premier mari, qui l’a renvoyée, ne pourra pas la reprendre pour être sa femme, après qu’elle aura été rendue impure ; car c’est une abomination devant l’Éternel : tu ne chargeras pas de péché le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne en héritage.
◊ 5 Si un homme a nouvellement pris une femme, il n’ira point à l’armée, et il ne sera chargé d’aucune affaire : il en sera exempt, pour sa maison, pendant une année, et il réjouira sa femme qu’il a prise.
◊ 6 On ne prendra point en gage les deux meules, ni la meule tournante, car ce serait prendre en gage la vie.
◊ 7 Si on trouve un homme qui ait volé l’un d’entre ses frères, les fils d’Israël, et qui l’ait traité en esclave et l’ait vendu, ce voleur mourra ; et tu ôteras le mal du milieu de toi.
◊ 8 Prends garde à la plaie de la lèpre, afin de bien observer et de faire selon tout ce que les sacrificateurs, les Lévites, vous enseigneront ; vous prendrez garde à faire comme je leur ai commandé. ◊ 9 Souviens-toi de ce que l’Éternel, ton Dieu, fit à Marie dans le chemin, quand vous sortiez d’Égypte.
◊ 10 Lorsque tu feras à ton prochain un prêt quelconque, tu n’entreras pas dans sa maison pour recevoir son gage ; ◊ 11 tu te tiendras dehors, et l’homme à qui tu prêtes t’apportera le gage dehors. ◊ 12 Et si l’homme est pauvre, tu ne te coucheras pas sur son gage ; ◊ 13 tu ne manqueras pas de lui rendre le gage au coucher du soleil ; et il couchera dans son vêtement, et te bénira ; et cela te sera justice devant l’Éternel, ton Dieu.
◊ 14 Tu n’opprimeras pas l’homme à gages affligé et pauvre d’entre tes frères ou d’entre tes étrangers qui sont dans ton pays, dans tes portes. ◊ 15 En son jour, tu lui donneras son salaire ; le soleil ne se couchera pas sur lui, car il est pauvre et son désir s’y porte ; afin qu’il ne crie pas contre toi à l’Éternel et qu’il n’y ait pas du péché sur toi.
◊ 16 Les pères ne seront pas mis à mort pour les fils, et les fils ne seront pas mis à mort pour les pères : ils seront mis à mort chacun pour son péché.
◊ 17 Tu ne feras pas fléchir le jugement de l’étranger [ni] de l’orphelin, et tu ne prendras pas en gage le vêtement de la veuve. ◊ 18 Et tu te souviendras que tu as été serviteur en Égypte, et que l’Éternel, ton Dieu, t’a racheté de là ; c’est pourquoi je te commande de faire cela.
◊ 19 Quand tu feras ta moisson dans ton champ, et que tu auras oublié une gerbe dans ton champ, tu ne retourneras pas pour la prendre ; elle sera pour l’étranger, pour l’orphelin, et pour la veuve, afin que l’Éternel, ton Dieu, te bénisse dans toute l’œuvre de tes mains. ◊ 20 Quand tu battras ton olivier, tu ne reviendras pas cueillir ce qui reste aux branches après toi ; ce sera pour l’étranger, pour l’orphelin, et pour la veuve. ◊ 21 Quand tu vendangeras ta vigne, tu ne grappilleras pas après ; ce sera pour l’étranger, pour l’orphelin, et pour la veuve. ◊ 22 Et tu te souviendras que tu as été serviteur dans le pays d’Égypte ; c’est pourquoi je te commande de faire cela.
25 ◊ 1 Quand il y aura une contestation entre des hommes, et qu’ils viendront devant la justice et qu’on les jugera, on déclarera juste le juste, et on déclarera méchant le méchant. ◊ 2 Et s’il arrive que le méchant ait mérité d’être battu, le juge le fera mettre par terre et battre devant lui d’un certain nombre [de coups], selon la mesure de sa méchanceté. ◊ 3 Il le fera battre de quarante [coups], sans les dépasser, de peur que s’il continuait à le battre de beaucoup de coups outre ceux-là, ton frère ne soit méprisable à tes yeux.
◊ 4 Tu n’emmuselleras pas le bœuf, pendant qu’il foule [le grain].
◊ 5 Quand des frères habiteront ensemble, et que l’un d’entre eux mourra, et qu’il n’aura pas de fils, la femme du mort n’ira pas s’allier dehors à un homme étranger ; son lévir viendra vers elle, et la prendra pour femme et s’acquittera envers elle de son devoir de lévir. ◊ 6 Et il arrivera que le premier-né qu’elle enfantera succédera au nom du frère mort, et son nom ne sera pas effacé d’Israël. ◊ 7 Et s’il ne plaît pas à l’homme de prendre sa belle-sœur, sa belle-sœur montera à la porte vers les anciens, et dira : Mon lévir refuse de relever le nom de son frère en Israël, il ne veut pas s’acquitter envers moi de son lévirat. ◊ 8 Et les anciens de sa ville l’appelleront, et lui parleront ; et s’il tient ferme, et dit : Il ne me plaît pas de la prendre, ◊ 9 alors sa belle-sœur s’approchera de lui devant les yeux des anciens, et lui ôtera la sandale de son pied, et lui crachera à la figure, et elle répondra et dira : C’est ainsi qu’il sera fait à l’homme qui ne bâtira pas la maison de son frère. ◊ 10 Et son nom sera appelé en Israël la maison du déchaussé.
◊ 11 Si des hommes ont une rixe l’un avec l’autre, et que la femme de l’un s’approche pour délivrer son mari de la main de celui qui le frappe, et qu’elle étende sa main et saisisse celui-ci par les parties honteuses, ◊ 12 tu lui couperas la main : ton œil ne l’épargnera point.
◊ 13 Tu n’auras pas dans ton sac deux poids différents, un grand et un petit ; ◊ 14 tu n’auras pas dans ta maison deux éphas différents, un grand et un petit. ◊ 15 Tu auras un poids exact et juste, tu auras un épha exact et juste, afin que tes jours soient prolongés sur la terre que l’Éternel, ton Dieu, te donne. ◊ 16 Car quiconque fait ces choses, quiconque pratique l’iniquité, est en abomination à l’Éternel, ton Dieu.
◊ 17 Souviens-toi de ce que t’a fait Amalek, en chemin, quand vous sortiez d’Égypte : ◊ 18 comment il te rencontra dans le chemin, et tomba en queue sur toi, sur tous les faibles qui se traînaient après toi, lorsque tu étais las et harassé, et ne craignit pas Dieu. ◊ 19 Et quand l’Éternel, ton Dieu, t’aura donné du repos de tous tes ennemis à l’entour, dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne en héritage pour le posséder, il arrivera que tu effaceras la mémoire d’Amalek de dessous les cieux : tu ne l’oublieras pas.
1 Corinthiens
3 ◊ 1 Et moi, frères, je n’ai pas pu vous parler comme à des hommes spirituels, mais comme à des hommes charnels, comme à de petits enfants en Christ. ◊ 2 Je vous ai donné du lait à boire, non pas de la viande, car vous ne pouviez pas encore [la supporter], et même maintenant encore vous ne le pouvez pas, ◊ 3 car vous êtes encore charnels. Car, puisqu’il y a parmi vous de l’envie et des querelles, n’êtes-vous pas charnels et ne marchez-vous pas à la manière des hommes ? ◊ 4 Car quand l’un dit : Moi, je suis de Paul ; et l’autre : moi, je suis d’Apollos, n’êtes-vous pas des hommes ? ◊ 5 Qui donc est Apollos, et qui Paul ? Des serviteurs par lesquels vous avez cru, et comme le Seigneur a donné à chacun d’eux. ◊ 6 Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais Dieu a donné l’accroissement. ◊ 7 De sorte que ni celui qui plante n’est rien, ni celui qui arrose, mais Dieu qui donne l’accroissement. ◊ 8 Or celui qui plante et celui qui arrose sont un ; mais chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail. ◊ 9 Car nous sommes collaborateurs de Dieu ; vous êtes le labourage de Dieu, l’édifice de Dieu. ◊ 10 Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, comme un sage architecte, j’ai posé le fondement, et un autre édifie dessus ; mais que chacun considère comment il édifie dessus. ◊ 11 Car personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui est posé, lequel est Jésus Christ. ◊ 12 Or si quelqu’un édifie sur ce fondement de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, ◊ 13 l’ouvrage de chacun sera rendu manifeste, car le jour le fera connaître, parce qu’il est révélé en feu ; et quel est l’ouvrage de chacun, le feu l’éprouvera. ◊ 14 Si l’ouvrage de quelqu’un qu’il aura édifié dessus demeure, il recevra une récompense ; ◊ 15 si l’ouvrage de quelqu’un vient à être consumé, il en éprouvera une perte, mais lui-même il sera sauvé, toutefois comme à travers le feu.
◊ 16 Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? ◊ 17 Si quelqu’un corrompt le temple de Dieu, Dieu le détruira, car le temple de Dieu est saint, et tels vous êtes.
◊ 18 Que personne ne s’abuse soi-même : si quelqu’un parmi vous a l’air d’être sage dans ce siècle, qu’il devienne fou, afin de devenir sage ; ◊ 19 car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu ; car il est écrit : « Celui qui prend les sages dans leurs ruses », ◊ 20 et encore : « Le *Seigneur connaît les raisonnements des sages, qu’ils sont vains ». ◊ 21 Que personne donc ne se glorifie dans les hommes, car toutes choses sont à vous, ◊ 22 soit Paul, soit Apollos, soit Céphas, soit monde, soit vie, soit mort, soit choses présentes, soit choses à venir : toutes choses sont à vous, ◊ 23 et vous à Christ, et Christ à Dieu.
Jérémie
17 ◊ 1 Le péché de Juda est écrit avec un style de fer, avec une pointe de diamant ; il est gravé sur la table de leur cœur, et sur les cornes de leurs autels, ◊ 2 comme leurs fils se souviennent de leurs autels et de leurs ashères auprès des arbres verts, sur les hautes collines. ◊ 3 Ma montagne dans les champs, ton bien, tous tes trésors, je les livrerai au pillage, — tes hauts lieux, à cause de [ton] péché dans tous tes confins. ◊ 4 Et, à cause de toi-même, tu délaisseras ton héritage que je t’avais donné, et je t’asservirai à tes ennemis dans un pays que tu ne connais pas ; car vous avez allumé un feu dans ma colère ; il brûlera à toujours.
◊ 5 Ainsi dit l’Éternel : Maudit l’homme qui se confie en l’homme, et qui fait de la chair son bras, et dont le cœur se retire de l’Éternel ! ◊ 6 Et il sera comme un dénué dans le désert, et il ne verra pas quand le bien arrivera, mais il demeurera dans des lieux secs au désert, dans un pays de sel et inhabité. ◊ 7 Béni l’homme qui se confie en l’Éternel, et de qui l’Éternel est la confiance ! ◊ 8 Il sera comme un arbre planté près des eaux ; et il étendra ses racines vers le courant ; et il ne s’apercevra pas quand la chaleur viendra, et sa feuille sera [toujours] verte ; et dans l’année de la sécheresse il ne craindra pas, et il ne cessera de porter du fruit.
◊ 9 Le cœur est trompeur par-dessus tout, et incurable ; qui le connaît ? ◊ 10 Moi, l’Éternel, je sonde le cœur, j’éprouve les reins ; et [cela] pour rendre à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses actions. ◊ 11 Comme la perdrix qui couve ce qu’elle n’a pas pondu, celui qui acquiert des richesses, et non avec droiture, les laissera au milieu de ses jours, et, à sa fin, il sera un insensé.
◊ 12 Le lieu de notre sanctuaire est un trône de gloire, un lieu haut élevé dès le commencement. ◊ 13 Attente d’Israël, Éternel ! tous ceux qui t’abandonnent seront honteux. Ceux qui se retirent de moi seront écrits sur la terre, car ils ont délaissé la source des eaux vives, l’Éternel. ◊ 14 Guéris-moi, Éternel ! et je serai guéri ; sauve-moi, et je serai sauvé ; car c’est toi qui es ma louange ! ◊ 15 Voici, ceux-ci me disent : Où est la parole de l’Éternel ? Qu’elle vienne donc ! ◊ 16 Mais moi, je ne me suis pas hâté de cesser d’être pasteur en te suivant, et je n’ai pas désiré le mauvais jour, tu le sais ; ce qui est sorti de mes lèvres a été devant ta face. ◊ 17 Ne me sois point une épouvante : tu es mon refuge au mauvais jour. ◊ 18 Que ceux qui me persécutent soient honteux, et que moi, je ne sois pas honteux ; qu’ils aient peur, et que moi, je n’aie pas peur ; fais venir sur eux le jour de malheur, et ruine-les d’une double ruine.
◊ 19 Ainsi m’a dit l’Éternel : Va, et tiens-toi dans la porte des fils du peuple, par laquelle entrent les rois de Juda et par laquelle ils sortent, et dans toutes les portes de Jérusalem ; ◊ 20 et dis-leur : Écoutez la parole de l’Éternel, vous, rois de Juda, et tout Juda, et vous tous, habitants de Jérusalem, qui entrez par ces portes : ◊ 21 Ainsi dit l’Éternel : Prenez garde à vos âmes, et ne portez pas de fardeau le jour du sabbat, ni n’en faites passer par les portes de Jérusalem. ◊ 22 Et ne portez pas de fardeau hors de vos maisons, le jour du sabbat, et ne faites aucune œuvre, et sanctifiez le jour du sabbat, comme j’ai commandé à vos pères ; ◊ 23 mais ils n’écoutèrent pas, et n’inclinèrent pas leur oreille ; mais ils roidirent leur cou, pour ne pas écouter et pour ne pas recevoir l’instruction. ◊ 24 Et il arrivera, si vous m’écoutez attentivement, dit l’Éternel, pour ne pas faire passer de fardeau par les portes de cette ville, le jour du sabbat, et pour sanctifier le jour du sabbat, pour ne faire aucune œuvre ce jour-là, ◊ 25 qu’alors entreront par les portes de cette ville les rois et les princes assis sur le trône de David, montés sur des chars et sur des chevaux, eux et leurs princes, les hommes de Juda et les habitants de Jérusalem ; et cette ville sera habitée à toujours ; ◊ 26 et on viendra des villes de Juda, et des environs de Jérusalem, et du pays de Benjamin, et du pays plat, et de la montagne, et du midi, apportant des holocaustes, et des sacrifices, et des offrandes de gâteau, et de l’encens, et apportant des actions de grâces à la maison de l’Éternel. ◊ 27 Mais si vous ne m’écoutez pas pour sanctifier le jour du sabbat, et pour ne pas porter de fardeau en entrant par les portes de Jérusalem le jour du sabbat, j’allumerai un feu dans ses portes, et il dévorera les palais de Jérusalem, et ne sera pas éteint.
Deutéronome
23 ◊ 1 Celui qui est eunuque, soit pour avoir été froissé, soit pour avoir été taillé, n’entrera point dans la congrégation de l’Éternel. ◊ 2 L’enfant illégitime n’entrera pas dans la congrégation de l’Éternel ; même sa dixième génération n’entrera pas dans la congrégation de l’Éternel. ◊ 3 L’Ammonite et le Moabite n’entreront pas dans la congrégation de l’Éternel ; même leur dixième génération n’entrera pas dans la congrégation de l’Éternel, à jamais ; ◊ 4 parce qu’ils ne sont pas venus à votre rencontre avec du pain et de l’eau dans le chemin, lorsque vous sortiez d’Égypte, et parce qu’ils ont loué [à prix d’argent] contre toi, Balaam, fils de Béor, de Pethor, en Mésopotamie, pour te maudire. ◊ 5 Mais l’Éternel, ton Dieu, ne voulut pas écouter Balaam ; et l’Éternel, ton Dieu, a changé pour toi la malédiction en bénédiction, car l’Éternel, ton Dieu, t’a aimé. ◊ 6 Tu ne chercheras jamais leur paix, ni leur prospérité, tous tes jours. ◊ 7 — Tu n’auras pas en abomination l’Édomite, car il est ton frère ; tu n’auras pas en abomination l’Égyptien, car tu as séjourné comme étranger dans son pays. ◊ 8 Les fils qui leur naîtront, à la troisième génération, entreront dans la congrégation de l’Éternel.
◊ 9 Lorsque le camp sortira contre tes ennemis, garde-toi de toute chose mauvaise. ◊ 10 S’il y a parmi toi un homme qui ne soit pas pur, pour quelque accident de nuit, il sortira hors du camp ; il n’entrera pas dans l’intérieur du camp ; ◊ 11 et sur le soir il se lavera dans l’eau ; et au coucher du soleil il entrera dans l’intérieur du camp. ◊ 12 Et tu auras un endroit hors du camp, et tu sortiras là dehors ; ◊ 13 et tu auras, outre tes armes, un pieu ; et il arrivera, quand tu t’assiéras dehors, que tu creuseras avec ce [pieu], et tu te retourneras, et tu couvriras ce qui est sorti de toi. ◊ 14 Car l’Éternel, ton Dieu, marche au milieu de ton camp pour te délivrer et pour livrer tes ennemis devant toi ; et ton camp sera saint, afin qu’il ne voie parmi toi rien de malséant, et qu’il ne se détourne d’avec toi.
◊ 15 Tu ne livreras point à son maître le serviteur qui se sera sauvé chez toi d’auprès de son maître ; ◊ 16 il habitera avec toi, au milieu de toi, dans le lieu qu’il choisira en l’une de tes portes, là où bon lui semble : tu ne l’opprimeras pas.
◊ 17 Il n’y aura, d’entre les filles d’Israël, aucune femme vouée à la prostitution, et il n’y aura, d’entre les fils d’Israël, aucun homme voué à la prostitution. ◊ 18 Tu n’apporteras point dans la maison de l’Éternel, ton Dieu, pour aucun vœu, le salaire d’une prostituée, ni le prix d’un chien ; car ils sont tous les deux en abomination à l’Éternel, ton Dieu.
◊ 19 Tu ne prendras pas d’intérêt de ton frère, intérêt d’argent, intérêt de vivres, intérêt de quelque chose que ce soit qu’on prête à intérêt. ◊ 20 Tu prendras un intérêt de l’étranger, mais de ton frère tu ne prendras pas d’intérêt ; afin que l’Éternel, ton Dieu, te bénisse en tout ce à quoi tu mets la main, dans le pays où tu entres pour le posséder.
◊ 21 Quand tu voueras un vœu à l’Éternel, ton Dieu, tu ne tarderas pas à l’acquitter ; car l’Éternel, ton Dieu, le redemandera certainement de ta part, et il y aura du péché sur toi ; ◊ 22 mais si tu t’abstiens de faire un vœu, il n’y aura pas du péché sur toi. ◊ 23 Ce qui sera sorti de tes lèvres, l’offrande volontaire que tu auras promise de ta bouche, tu prendras garde à le faire, comme tu auras voué à l’Éternel, ton Dieu.
◊ 24 Si tu entres dans la vigne de ton prochain, tu pourras manger des raisins selon ton appétit et te rassasier ; mais tu n’en mettras pas dans ta corbeille. ◊ 25 Si tu entres dans les blés de ton prochain, tu pourras arracher des épis avec ta main ; mais tu ne lèveras pas la faucille sur les blés de ton prochain.
Deutéronome
22 ◊ 1 Si tu vois le bœuf de ton frère, ou son mouton, égarés, tu ne te cacheras pas de devant eux : tu ne manqueras pas de les ramener à ton frère. ◊ 2 Et si ton frère n’est pas près de toi, ou que tu ne le connaisses pas, tu mèneras la bête dans ta maison ; et elle sera chez toi jusqu’à ce que ton frère la cherche, alors tu la lui rendras. ◊ 3 Et tu feras de même pour son âne, et tu feras de même pour son vêtement, et tu feras de même pour tout objet perdu que ton frère aura perdu et que tu auras trouvé : tu ne pourras pas te cacher. ◊ 4 Si tu vois l’âne de ton frère, ou son bœuf, tombés sur le chemin, tu ne te cacheras pas de devant eux : tu ne manqueras pas de les relever avec lui.
◊ 5 La femme ne portera pas un habit d’homme, et l’homme ne se vêtira pas d’un vêtement de femme ; car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel, ton Dieu.
◊ 6 Si tu rencontres devant toi dans le chemin, sur quelque arbre ou sur la terre, un nid d’oiseau avec des petits ou des œufs, et que la mère soit assise sur les petits ou sur les œufs, tu ne prendras pas la mère avec les petits ; ◊ 7 tu ne manqueras pas de laisser aller la mère, et tu prendras les petits pour toi ; afin que tu prospères et que tu prolonges tes jours.
◊ 8 Si tu bâtis une maison neuve, tu feras un parapet à ton toit, afin que tu ne mettes pas du sang sur ta maison, si quelqu’un venait à en tomber.
◊ 9 Tu ne sèmeras pas ta vigne de deux espèces [de semence], de peur que la totalité de la semence que tu as semée et le rapport de ta vigne ne soient sanctifiés. ◊ 10 — Tu ne laboureras pas avec un bœuf et un âne [attelés] ensemble. ◊ 11 — Tu ne te vêtiras pas d’une étoffe mélangée, de laine et de lin [tissés] ensemble.
◊ 12 Tu te feras des houppes aux quatre coins de ton vêtement, dont tu te couvres.
◊ 13 Si un homme a pris une femme, et est allé vers elle, et qu’il la haïsse, ◊ 14 et lui impute des actes qui donnent occasion de parler, et fasse courir sur elle quelque mauvais bruit, et dise : J’ai pris cette femme, et je me suis approché d’elle, et je ne l’ai pas trouvée vierge : ◊ 15 alors le père de la jeune femme, et sa mère, prendront les signes de la virginité de la jeune femme et les produiront devant les anciens de la ville, à la porte ; ◊ 16 et le père de la jeune femme dira aux anciens : J’ai donné ma fille pour femme à cet homme, et il la hait ; ◊ 17 et voici, il lui impute des actes qui donnent occasion de parler, disant : Je n’ai pas trouvé ta fille vierge ; et voici les signes de la virginité de ma fille. Et ils déploieront le drap devant les anciens de la ville. ◊ 18 Et les anciens de cette ville prendront l’homme et le châtieront. ◊ 19 Et parce qu’il aura fait courir un mauvais bruit sur une vierge d’Israël, ils lui feront payer une amende de cent pièces d’argent, et ils les donneront au père de la jeune femme ; et elle restera sa femme, et il ne pourra pas la renvoyer, tous ses jours. ◊ 20 — Mais si cette chose est vraie, si les signes de la virginité n’ont pas été trouvés chez la jeune femme, ◊ 21 alors ils feront sortir la jeune femme à l’entrée de la maison de son père, et les hommes de sa ville l’assommeront de pierres, et elle mourra ; car elle a commis une infamie en Israël, en se prostituant dans la maison de son père ; et tu ôteras le mal du milieu de toi.
◊ 22 Si un homme a été trouvé couché avec une femme mariée, ils mourront tous deux, l’homme qui a couché avec la femme, et la femme ; et tu ôteras le mal [du milieu] d’Israël. ◊ 23 — Si une jeune fille vierge est fiancée à un homme, et qu’un homme la trouve dans la ville et couche avec elle, ◊ 24 vous les ferez sortir tous les deux à la porte de cette ville, et vous les assommerez de pierres, et ils mourront : la jeune fille, parce que, étant dans la ville, elle n’a pas crié, et l’homme, parce qu’il a humilié la femme de son prochain ; et tu ôteras le mal du milieu de toi. ◊ 25 Et si c’est dans les champs, que l’homme a trouvé la jeune fille fiancée, et que, lui faisant violence, il couche avec elle, alors l’homme qui aura couché avec elle mourra, lui seul ; ◊ 26 et tu ne feras rien à la jeune fille : il n’y a pas de péché digne de mort sur la jeune fille ; car c’est comme si quelqu’un s’élevait contre son prochain et le tuait : ainsi est ce cas ; ◊ 27 car il l’a trouvée dans les champs, la jeune fille fiancée a crié, et il n’y a eu personne pour la sauver.
◊ 28 Si un homme trouve une jeune fille vierge qui n’est pas fiancée, et qu’il la saisisse et couche avec elle, et qu’ils soient trouvés, ◊ 29 l’homme qui aura couché avec elle donnera au père de la jeune fille cinquante pièces d’argent, et elle sera sa femme, puisqu’il l’a humiliée ; il ne pourra pas la renvoyer, tous ses jours.
◊ 30 Un homme ne prendra pas la femme de son père, et ne relèvera pas le pan du vêtement de son père.
1 Timothée
6 ◊ 1 Que tous les esclaves qui sont sous le joug estiment leurs propres maîtres dignes de tout honneur, afin que le nom de Dieu et la doctrine ne soient pas blasphémés ; ◊ 2 et que ceux qui ont des maîtres croyants ne les méprisent pas parce qu’ils sont frères, mais qu’ils les servent d’autant plus que ceux qui profitent de leur bon et prompt service sont des fidèles et des bien-aimés. Enseigne ces choses et exhorte. ◊ 3 Si quelqu’un enseigne autrement et ne se range pas à de saines paroles, [savoir] à celles de notre seigneur Jésus Christ et à la doctrine qui est selon la piété, ◊ 4 il est enflé d’orgueil, ne sachant rien, mais ayant la maladie des questions et des disputes de mots, d’où naissent l’envie, les querelles, les paroles injurieuses, les mauvais soupçons, ◊ 5 les vaines disputes d’hommes corrompus dans leur entendement et privés de la vérité, qui estiment que la piété est une source de gain. ◊ 6 Or la piété avec le contentement est un grand gain. ◊ 7 Car nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter. ◊ 8 Mais ayant la nourriture et de quoi nous couvrir, nous serons satisfaits. ◊ 9 Or ceux qui veulent devenir riches tombent dans la tentation et dans un piège, et dans plusieurs désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition ; ◊ 10 car c’est une racine de toutes sortes de maux que l’amour de l’argent : ce que quelques-uns ayant ambitionné, ils se sont égarés de la foi et se sont transpercés eux-mêmes de beaucoup de douleurs. ◊ 11 Mais toi, ô homme de Dieu, fuis ces choses, et poursuis la justice, la piété, la foi, l’amour, la patience, la douceur d’esprit ; ◊ 12 combats le bon combat de la foi ; saisis la vie éternelle, pour laquelle tu as été appelé et tu as fait la belle confession devant beaucoup de témoins. ◊ 13 Je t’ordonne devant Dieu qui appelle toutes choses à l’existence, et devant le christ Jésus qui a fait la belle confession devant Ponce Pilate, ◊ 14 que tu gardes ce commandement, sans tache, irrépréhensible, jusqu’à l’apparition de notre seigneur Jésus Christ, ◊ 15 laquelle le bienheureux et seul Souverain, le roi de ceux qui règnent et le seigneur de ceux qui dominent, montrera au temps propre, ◊ 16 lui qui seul possède l’immortalité, qui habite la lumière inaccessible, lequel aucun des hommes n’a vu, ni ne peut voir, — auquel soit honneur et force éternelle ! Amen.
◊ 17 Ordonne à ceux qui sont riches dans le présent siècle, qu’ils ne soient pas hautains et qu’ils ne mettent pas leur confiance dans l’incertitude des richesses, mais dans le Dieu qui nous donne toutes choses richement pour en jouir ; ◊ 18 qu’ils fassent du bien ; qu’ils soient riches en bonnes œuvres ; qu’ils soient prompts à donner, libéraux, ◊ 19 s’amassant comme trésor un bon fondement pour l’avenir, afin qu’ils saisissent ce qui est vraiment la vie.
◊ 20 Ô Timothée, garde ce qui t’a été confié, fuyant les discours vains et profanes et l’opposition de la connaissance faussement ainsi nommée, ◊ 21 de laquelle quelques-uns faisant profession, se sont écartés de la foi. Que la grâce soit avec toi !
1 Timothée
4 ◊ 1 Or l’Esprit dit expressément qu’aux derniers temps quelques-uns apostasieront de la foi, s’attachant à des esprits séducteurs et à des enseignements de démons, ◊ 2 disant des mensonges par hypocrisie, ayant leur propre conscience cautérisée, ◊ 3 défendant de se marier, [prescrivant] de s’abstenir des viandes que Dieu a créées pour être prises avec action de grâces par les fidèles et par ceux qui connaissent la vérité ; ◊ 4 car toute créature de Dieu est bonne et il n’y en a aucune qui soit à rejeter, étant prise avec action de grâces, ◊ 5 car elle est sanctifiée par la parole de Dieu et par la prière. ◊ 6 En proposant ces choses aux frères, tu seras un bon serviteur du christ Jésus, nourri dans les paroles de la foi et de la bonne doctrine que tu as pleinement comprise. ◊ 7 Mais rejette les fables profanes et de vieilles femmes, et exerce-toi toi-même à la piété : ◊ 8 car l’exercice corporel est utile à peu de chose, mais la piété est utile à toutes choses, ayant la promesse de la vie présente et de la vie qui est à venir. ◊ 9 Cette parole est certaine et digne de toute acceptation ; ◊ 10 car si nous travaillons et sommes dans l’opprobre, c’est parce que nous espérons dans le Dieu vivant qui est [le] conservateur de tous les hommes, spécialement des fidèles. ◊ 11 Ordonne ces choses et enseigne-les. ◊ 12 Que personne ne méprise ta jeunesse ; mais sois le modèle des fidèles, en parole, en conduite, en amour, en foi, en pureté. ◊ 13 Jusqu’à ce que je vienne, attache-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement. ◊ 14 Ne néglige pas le don de grâce qui est en toi, qui t’a été donné par prophétie avec l’imposition des mains du corps des anciens. ◊ 15 Occupe-toi de ces choses ; sois-y tout entier, afin que tes progrès soient évidents à tous. ◊ 16 Sois attentif à toi-même et à l’enseignement ; persévère dans ces choses, car en faisant ainsi tu te sauveras toi-même et ceux qui t’écoutent.
Colossiens
2 ◊ 1 Car je veux que vous sachiez quel combat j’ai pour vous et pour ceux qui sont à Laodicée, et tous ceux qui n’ont point vu mon visage en la chair, ◊ 2 afin que leurs cœurs soient consolés, étant unis ensemble dans l’amour et pour toutes les richesses de la pleine certitude d’intelligence, pour la connaissance du mystère de Dieu, ◊ 3 dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. ◊ 4 Or je dis ceci, afin que personne ne vous séduise par des discours spécieux ; ◊ 5 car lors même que je suis absent de corps, toutefois je suis avec vous en esprit, me réjouissant et voyant votre ordre, et la fermeté de votre foi en Christ.
◊ 6 Comme donc vous avez reçu le christ Jésus, le Seigneur, ◊ 7 marchez en lui, enracinés et édifiés en lui, et affermis dans la foi, selon que vous avez été enseignés, abondant en elle avec des actions de grâces.
◊ 8 Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par de vaines déceptions, selon l’enseignement des hommes, selon les éléments du monde, et non selon Christ ; ◊ 9 car en lui habite toute la plénitude de la déité corporellement ; ◊ 10 et vous êtes accomplis en lui, qui est le chef de toute principauté et autorité, ◊ 11 en qui aussi vous avez été circoncis d’une circoncision qui n’a pas été faite de main, dans le dépouillement du corps de la chair par la circoncision du Christ, ◊ 12 étant ensevelis avec lui dans le baptême, dans lequel aussi vous avez été ressuscités ensemble par la foi en l’opération de Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts. ◊ 13 Et vous, lorsque vous étiez morts dans vos fautes et dans l’incirconcision de votre chair, il vous a vivifiés ensemble avec lui, nous ayant pardonné toutes nos fautes, ◊ 14 ayant effacé l’obligation qui était contre nous, [laquelle consistait] en ordonnances [et] qui nous était contraire, et il l’a ôtée en la clouant à la croix : ◊ 15 ayant dépouillé les principautés et les autorités, il les a produites en public, triomphant d’elles en la [croix].
◊ 16 Que personne donc ne vous juge en ce qui concerne le manger ou le boire, ou à propos d’un jour de fête ou de nouvelle lune, ou de sabbats, ◊ 17 qui sont une ombre des choses à venir ; mais le corps est du Christ. ◊ 18 Que personne ne vous frustre du prix [du combat], faisant sa volonté propre dans [l’]humilité et dans [le] culte des anges, s’ingérant dans les choses qu’il n’a pas vues, enflé d’un vain orgueil par les pensées de sa chair, ◊ 19 et ne tenant pas ferme le chef, duquel tout le corps, alimenté et bien uni ensemble par des jointures et des liens, croît de l’accroissement de Dieu.
◊ 20 Si vous êtes morts avec Christ aux éléments du monde, pourquoi, comme si vous étiez encore en vie dans le monde, établissez-vous des ordonnances, ◊ 21 — ne prends pas, ne goûte pas, ne touche pas ! ◊ 22 — (choses qui sont toutes destinées à périr par l’usage,) selon les commandements et les enseignements des hommes ◊ 23 (qui ont bien une apparence de sagesse en dévotion volontaire et en humilité, et en ce qu’elles n’épargnent pas le corps, ne [lui] rendant pas un certain honneur), pour la satisfaction de la chair ?
Éphésiens
4 ◊ 1 Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le Seigneur, à marcher d’une manière digne de l’appel dont vous avez été appelés, ◊ 2 avec toute humilité et douceur, avec longanimité, vous supportant l’un l’autre dans l’amour ; ◊ 3 vous appliquant à garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix. ◊ 4 [Il y a] un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés pour une seule espérance de votre appel. ◊ 5 [Il y a] un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême. ◊ 6 [Il y a] un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tout, et partout, et en nous tous. ◊ 7 Mais à chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ. ◊ 8 C’est pourquoi il dit : « Étant monté en haut, il a emmené captive la captivité, et a donné des dons aux hommes ». ◊ 9 Or, qu’il soit monté, qu’est-ce, sinon qu’il est aussi descendu dans les parties inférieures de la terre ? ◊ 10 Celui qui est descendu est le même que celui qui est aussi monté au-dessus de tous les cieux, afin qu’il remplît toutes choses ; ◊ 11 et lui, a donné les uns [comme] apôtres, les autres [comme] prophètes, les autres [comme] évangélistes, les autres [comme] pasteurs et docteurs ; ◊ 12 en vue du perfectionnement des saints, pour l’œuvre du service, pour l’édification du corps de Christ ; ◊ 13 jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature de la plénitude du Christ : ◊ 14 afin que nous ne soyons plus de petits enfants, ballottés et emportés çà et là par tout vent de doctrine dans la tromperie des hommes, dans leur habileté à user de voies détournées pour égarer ; ◊ 15 mais que, étant vrais dans l’amour, nous croissions en toutes choses jusqu’à lui qui est le chef, le Christ ; ◊ 16 duquel tout le corps, bien ajusté et lié ensemble par chaque jointure du fournissement, produit, selon l’opération de chaque partie dans sa mesure, l’accroissement du corps pour l’édification de lui-même en amour.
◊ 17 Voici donc ce que je dis et témoigne dans le Seigneur, c’est que vous ne marchiez plus comme le reste des nations marche, dans la vanité de leurs pensées, ◊ 18 ayant leur entendement obscurci, étant étrangers à la vie de Dieu à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur cœur ; ◊ 19 et qui, ayant perdu tout sentiment moral, se sont livrés à la débauche, pour pratiquer avidement toute impureté.
◊ 20 Mais vous n’avez pas ainsi appris le Christ, ◊ 21 si du moins vous l’avez entendu et avez été instruits en lui selon que la vérité est en Jésus : ◊ 22 [c’est-à-dire], en ce qui concerne votre première manière de vivre, d’avoir dépouillé le vieil homme qui se corrompt selon les convoitises trompeuses, ◊ 23 et d’être renouvelés dans l’esprit de votre entendement, ◊ 24 et d’avoir revêtu le nouvel homme, créé selon Dieu, en justice et sainteté de la vérité.
◊ 25 C’est pourquoi, ayant dépouillé le mensonge, parlez la vérité chacun à son prochain ; car nous sommes membres les uns des autres. ◊ 26 Mettez-vous en colère et ne péchez pas : que le soleil ne se couche pas sur votre irritation ; ◊ 27 et ne donnez pas occasion au diable. ◊ 28 Que celui qui dérobait ne dérobe plus, mais plutôt qu’il travaille en faisant de ses propres mains ce qui est bon, afin qu’il ait de quoi donner à celui qui est dans le besoin. ◊ 29 Qu’aucune parole déshonnête ne sorte de votre bouche, mais celle-là qui est bonne, [propre] à l’édification selon le besoin, afin qu’elle communique la grâce à ceux qui l’entendent. ◊ 30 Et n’attristez pas le Saint Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. ◊ 31 Que toute amertume, et tout courroux, et toute colère, et toute crierie, et toute injure, soient ôtés du milieu de vous, de même que toute malice ; ◊ 32 mais soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant les uns aux autres comme Dieu aussi, en Christ, vous a pardonné.