« Ce sont ici les paroles que Moïse dit à tout Israël, en deçà du Jourdain, dans le désert, dans la plaine, vis-à-vis de Suph, entre Paran et Thophel, Laban, Hatséroth, et Di-Zahab. Il y a onze journées depuis Horeb, par le chemin de la montagne de Séhir, jusqu’à Kadès-Barnéa » (Deut. 1, 1, 2 ).
L’écrivain inspiré a soin de nous donner les renseignements les plus précis, quant à l’endroit où les paroles de ce livre furent prononcées, aux oreilles du peuple. Israël n’avait pas encore traversé le Jourdain. Ils en étaient tout près. Toute la situation est décrite avec une minutie qui montre l’importance que Dieu mettait à tout ce qui concernait Son peuple. Il veillait sur eux de jour et de nuit. Chaque étape de leur voyage était dirigée par Lui. Rien n’était trop petit pour qu’Il s’en occupât ; rien n’était trop grand pour Sa puissance.
S’il en était ainsi pour Israël dans le désert de jadis, il en est encore ainsi maintenant pour l’Église dans son ensemble et pour chaque membre en particulier. Les yeux d’un Père sont continuellement sur nous, Ses bras éternels sont autour de nous de jour et de nuit. « Il ne retire pas ses yeux de dessus le juste » (Job 36, 7 ). Il s’est chargé de tous nos besoins, de tous nos soucis. Il nous invite à nous décharger sur Lui de notre fardeau, qu’il soit gros ou petit, avec la douce conviction qu’Il prend soin de nous .
Tout cela est merveilleux et rempli de consolation, bien propre à tranquilliser le cœur, quoi qu’il arrive. Mais le croyons-nous ? Croyons-nous réellement que le « possesseur des cieux et de la terre » (Gen. 14, 19 ) est notre Père, et qu’Il s’est chargé de pourvoir à tous nos besoins, du commencement à la fin ? Hélas ! il est à craindre que nous ne connaissions guère la puissance de ces grandes mais simples vérités. Nous en parlons, nous en faisons profession, mais avec tout cela, nous prouvons par notre vie de chaque jour, combien peu nous nous les approprions. Si nous étions bien convaincus que Dieu pourvoit à tous nos besoins, si « toutes nos sources » étaient en Lui (Ps. 87, 7 ), pourrions-nous rechercher de pauvres sources terrestres, qui tarissent si promptement et désappointent nos cœurs ? Évidemment non. Nous nous imaginons souvent que nous vivons de foi, tandis qu’en réalité nous nous reposons sur quelque appui humain, qui nous manquera tôt ou tard. N’en est-il pas ainsi, lecteur ? Ne sommes-nous pas constamment portés à abandonner la source d’eau vive, pour nous creuser des citernes crevassées qui ne peuvent contenir de l’eau ? Et cependant nous croyons vivre de foi ! Nous faisons profession de ne nous attendre qu’à Dieu seul pour suppléer à nos besoins, quels qu’ils soient, tandis qu’en réalité, nous nous arrêtons à quelque source terrestre et y cherchons quelque chose. Est-il surprenant que nous soyons désappointés ? Comment pourrait-il en être autrement ? Notre Dieu ne veut pas que nous comptions sur quelqu’un d’autre ou sur autre chose que sur Lui-même. En maint endroit de Sa Parole, Il nous a donné Ses pensées quant au vrai caractère et au résultat certain de la confiance humaine. Prenons ce passage si solennel du prophète Jérémie : « Maudit l’homme qui se confie en l’homme, et qui fait de la chair son bras, et dont le cœur se retire de l’Éternel ! Et il sera comme un dénué dans le désert, et il ne verra pas quand le bien arrivera, mais il demeurera dans des lieux secs au désert, dans un pays de sel et inhabité ». Puis remarquez le contraste : « Béni l’homme qui se confie en l’Éternel, et de qui l’Éternel est la confiance ! Il sera comme un arbre planté près des eaux ; et il étendra ses racines vers le courant ; et il ne s’apercevra pas quand la chaleur viendra, et sa feuille sera toujours verte ; et dans l’année de la sécheresse il ne craindra pas, et il ne cessera de porter du fruit » (Jér. 17, 5-8 ).
Nous avons ici, dans un langage divinement clair et éloquent, les deux côtés de cet important sujet. La confiance terrestre amène une malédiction certaine ; son résultat est la stérilité et la désolation. Dieu, dans Sa fidélité même, fera tarir toutes les sources humaines, fera écrouler tous les appuis humains, afin que nous apprenions quelle est la folie de ceux qui se détournent de Lui. Quelles images frappantes que celles employées dans le passage cité : « les lieux secs du désert » — « une terre salée et inhabitée ». Telles sont les figures employées par le Saint Esprit pour représenter la confiance en l’homme.
D’un autre côté, quoi de plus beau, de plus rafraîchissant que les images adoptées pour représenter toutes les bénédictions de la confiance simple et entière en l’Éternel : — un arbre planté près des eaux, qui étend ses racines le long d’une eau courante — la feuille toujours verte — le fruit ne cessant jamais ! Il en est de même de l’homme qui se confie en l’Éternel et dont l’Éternel est l’espérance. Il est nourri par ces sources éternelles qui coulent du cœur de Dieu. Il boit gratuitement de la fontaine d’eau vive. Il trouve toutes ses sources dans le Dieu vivant. La chaleur peut survenir, mais il ne s’en aperçoit point. L’année de la sécheresse peut arriver, il ne s’en met point en peine. Des milliers de ruisseaux tributaires peuvent tarir, il ne s’en doute pas, parce qu’il ne dépend pas d’eux. Il habite à côté de la fontaine jaillissante. Il ne manquera jamais de rien. Il vit par la foi.
Et maintenant, puisque nous sommes sur ce sujet, tâchons de comprendre bien clairement ce que c’est que vivre de foi ; et demandons-nous si tel est notre cas. On parle souvent de la vie de foi d’une manière peu intelligente. On croit que c’est simplement se confier en Dieu pour la nourriture et le vêtement. On cite certaines personnes n’ayant ni fortune, ni revenu assuré, comme « vivant de foi », comme si la vie glorieuse et merveilleuse de la foi n’avait pas une sphère plus vaste, une portée plus haute que les choses temporelles et la satisfaction de nos besoins.
Nous ne saurions protester avec trop de force, contre cette misérable appréciation de la vie de la foi. Elle en limite la sphère, en abaisse la portée d’une manière intolérable pour quiconque en connaît quelque peu les saints et précieux mystères. Pouvons-nous admettre un instant qu’un chrétien qui se trouve avoir un revenu assuré, doive pour cela être privé du privilège de vivre de foi ? Cette vie bénie ne s’élève-t-elle pas plus haut que la confiance en Dieu pour nos besoins temporels ? Ne nous donne-t-elle pas de Dieu une idée plus élevée que celle-ci : Il ne nous laissera pas mourir de faim ni privés de vêtements ?
Loin de nous une telle pensée ! La vie de la foi ne doit pas être comprise de la sorte. Ce serait la déprécier grandement et faire un tort grave à ceux qui sont appelés à vivre de cette vie. Quelle est la signification de ces quelques paroles : « Le juste vivra de foi » ? Nous les trouvons pour la première fois dans Habakuk 2, 4 . Elles sont citées par l’apôtre en Romains 1, 17 , où il pose le solide fondement du christianisme. Il les cite encore en Galates 3, 11 , où il cherche anxieusement à ramener ces églises ensorcelées au fondement solide qu’elles abandonnaient dans leur folie. Enfin ces paroles se trouvent une quatrième fois au chapitre 10, 38, de l’épître aux Hébreux , où l’apôtre avertit ses frères du danger de rejeter leur confiance et de renoncer à atteindre le but.
Tout cela nous montre l’immense importance et la valeur pratique de ces quelques mots : « Le juste vivra de foi ». À qui s’appliquent-ils ? À quelques serviteurs du Seigneur qui n’ont pas de revenu assuré ? Non ; ils s’adressent à chaque enfant de Dieu et sont l’heureux privilège de tous ceux à qui peut s’appliquer le titre de « juste ». C’est une funeste erreur de limiter ce privilège. C’est donner la prééminence à une portion de la vie de la foi qui devrait être à l’arrière-plan, si une classification était ici permise, car il ne doit pas y en avoir. La vie de la foi est une. La foi est le grand principe de la vie divine, du commencement à la fin. Nous sommes justifiés par la foi et nous vivons par la foi ; nous sommes debout par la foi , et nous marchons par la foi . Du début à l’issue de la course chrétienne, tout est par la foi.
C’est donc une funeste erreur que de distinguer certaines personnes, qui dépendent du Seigneur pour leurs besoins temporels, et de dire qu’elles vivent de foi, comme si elles étaient les seules à le faire . Souvent même, on les donne en exemple à l’Église de Dieu, comme quelque chose de merveilleux, et le reste des chrétiens est amené à croire que le privilège de vivre de foi est entièrement au-dessus de leur portée ; ils sont ainsi trompés quant au vrai caractère et à la sphère de la vie de foi, et leur vie morale en souffre matériellement.
Que le lecteur chrétien comprenne donc clairement que c’est son heureux privilège, quelle que soit sa position sociale, de vivre d’une vie de foi dans toute l’acception de ce mot. Il peut, selon sa mesure, prendre le langage de l’apôtre et dire : « Ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi, la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Gal. 2, 20 ). Que personne ne lui ravisse ce précieux et saint privilège, qui appartient à tous les membres de la famille de la foi. Hélas ! trop souvent notre foi est faible, tandis qu’elle devrait toujours être forte, ferme et vigoureuse. Notre Dieu aime une foi ferme. Si nous étudions les évangiles, nous y verrons que rien ne réjouissait le cœur de Christ comme une foi qui Le comprenait, qui comptait largement sur Lui et qu’Il appelle « une grande foi ». Voyez, par exemple, la Syrophénicienne en Marc 7 , et le centurion en Luc 7 .
Il est vrai qu’Il venait aussi au-devant d’une petite foi — de la foi la plus faible. Il pouvait répondre à un : « Si tu veux », par un miséricordieux : « Je veux » — à un « Si tu peux », par un : « Le « Si tu peux », c’est : Crois ! Toutes choses sont possibles à celui qui croit » . Le cœur du Sauveur était réjoui et Son âme rafraîchie, lorsqu’Il pouvait dire : « Ô femme, ta foi est grande ; qu’il te soit fait comme tu veux » (Matt. 15, 28 ).
Nous pouvons être assurés qu’il en est de même aujourd’hui que lorsque notre bien-aimé Seigneur était sur la terre. Il aime qu’on se confie en Lui, qu’on se serve de Lui, qu’on compte sur Lui en toute occasion et pour toutes choses. Nous ne saurions aller trop loin en comptant sur Son amour ou sur Sa force. Il n’y a rien de trop petit, rien de trop grand, pour Lui. Il a toute puissance dans le ciel et sur la terre. Il est chef sur toutes choses à l’Assemblée . Il soutient l’univers et tout ce qu’il renferme par la parole de Sa puissance . Les philosophes parlent des forces et des lois de la nature. Le chrétien pense avec délices à Christ, à Sa Parole, à Sa toute-science, à Sa toute-puissance. Toutes choses ont été créées ou subsistent par Lui.
Son amour ! Quel repos de savoir que le Tout-puissant créateur et conservateur de l’univers est l’ami éternel de nos âmes ; qu’Il nous aime parfaitement ; que Ses yeux sont toujours sur nous ; qu’Il s’est chargé de pourvoir à tous nos besoins physiques, intellectuels ou spirituels. Il a des provisions pour toutes nos nécessités. Il est le trésor de Dieu pour nous.
Pourquoi chercherions-nous ailleurs ? Pourquoi faisons-nous, directement ou indirectement, connaître nos besoins à nos semblables et n’irions-nous pas tout droit à Jésus ? Nous faut-il de la sympathie ? Qui peut sympathiser avec nous comme notre miséricordieux souverain Sacrificateur, touché par nos infirmités ? Avons-nous besoin de secours ? Qui pourrait nous secourir comme notre puissant ami, le possesseur de richesses incalculables ? Nous faut-il des conseils et des directions ? Qui peut nous en donner comme Celui qui est la sagesse même de Dieu, et qui nous a été fait sagesse de Sa part ? N’affligeons pas Son cœur aimant, ne déshonorons pas Son nom glorieux en nous détournant de Lui. Luttons avec soin contre la tendance, qui nous est si naturelle, d’attendre des secours humains. Si nous nous tenons tout près de la source, nous n’aurons jamais à nous plaindre de voir tarir les ruisseaux. En un mot, cherchons à vivre de foi, et par là à glorifier Dieu dans notre vie.
Revenons maintenant à notre chapitre, et tout d’abord, nous attirerons l’attention du lecteur sur le verset 2 . C’est certainement une parenthèse bien remarquable : « Il y a onze journées depuis Horeb, par le chemin de la montagne de Séhir, jusqu’à Kadès-Barnéa ». Onze journées ! Et cependant ce trajet leur prit quarante années ! D’où cela vint-il ? Nous n’avons pas besoin d’aller loin pour trouver la réponse. N’en est-il pas de même pour nous ? Comme nous avançons lentement ! Que de tours et de détours ! Que de fois nous devons retourner en arrière et refaire le même chemin ! Nous avançons lentement, parce que nous apprenons lentement. Nous nous étonnons de ce qu’Israël ait mis quarante années à accomplir un voyage de onze jours ; nous aurions bien plus de raisons de nous en étonner pour nous-mêmes. Comme Israël, nous sommes retardés par notre incrédulité, par notre lenteur de cœur à croire ; mais nous sommes bien moins excusables, vu que nos privilèges sont bien plus élevés que les siens.
Les paroles de l’apôtre peuvent sûrement s’appliquer à beaucoup d’entre nous : « Car lorsque vous devriez être des docteurs, vu le temps, vous avez de nouveau besoin qu’on vous enseigne quels sont les premiers rudiments des oracles de Dieu, et vous êtes devenus tels, que vous avez besoin de lait et non de nourriture solide » (Héb. 5, 12 ). Notre Dieu est un maître fidèle et sage, aussi bien que clément et patient. Il ne nous permet pas d’apprendre superficiellement nos leçons. Quelquefois nous croyons en avoir bien appris une, et nous essayons de passer à une autre, mais notre sage instituteur sait ce qu’il en est ; Il voit la nécessité d’une étude plus approfondie. Il ne veut pas que nous nous en tenions à la théorie ou à la surface. Il nous gardera, s’il le faut, des années aux éléments jusqu’à ce que nous puissions aller plus loin.
Si cela est humiliant pour nous et prouve notre lenteur à apprendre, quelle bonté du Seigneur de se donner tant de peine pour nous instruire[2] .
« Et il arriva, en la quarantième année, au onzième mois, le premier jour du mois, que Moïse parla aux fils d’Israël, selon tout ce que l’Éternel lui avait commandé pour eux » (v. 3 ). Ces quelques mots renferment un volume d’instructions pour tous ceux qui sont appelés à expliquer la Parole. Moïse donnait au peuple ce qu’il avait lui-même reçu de Dieu ; rien de plus, rien de moins. Il le mettait en contact immédiat avec la parole vivante de l’Éternel. C’est là, en tout temps, le grand principe du ministère. La Parole de Dieu seule subsistera, car elle possède une puissance et une autorité divines.
Tous ceux donc qui enseignent dans l’assemblée de Dieu devraient mettre un soin jaloux à prêcher la Parole dans toute sa pureté, dans toute sa simplicité ; à la donner à leurs auditeurs comme ils la reçoivent de Dieu ; à les mettre en face du vrai langage de la sainte Écriture. Ainsi seulement leur ministère s’adressera réellement aux cœurs et aux consciences de ceux qui les écoutent. Il liera l’âme à Dieu Lui-même par le moyen de Sa Parole, et produira une assurance et une fermeté qu’aucun enseignement humain ne donnera jamais.
Voyez l’apôtre Paul : ce fidèle serviteur de Christ cherchait à amener les âmes de ses auditeurs en contact direct et personnel avec Dieu Lui-même. Il ne cherchait pas à les attacher à Paul. « Qui donc est Apollos, et qui Paul ? Des serviteurs par lesquels vous avez cru » (1 Cor. 3, 5 ). Le but de tout faux ministère est de s’attacher les âmes. Ainsi le ministre est élevé ; Dieu est mis de côté ; et l’âme est laissée sans base divine sur laquelle se reposer.
Voyons ce que dit encore notre apôtre sur cet important sujet : « Car je vous ai communiqué avant toutes choses ce que j’ai aussi reçu » — rien de plus, rien de moins — « que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures … et qu’il a été ressuscité le troisième jour, selon les Écritures » (1 Cor. 15, 1-4 ).
C’est de toute beauté et bien propre à attirer l’attention sérieuse de tous ceux qui désirent être de vrais ministres de Christ. L’apôtre avait soin de laisser le fleuve divin couler directement de sa source jaillissante, du cœur de Dieu, dans les âmes des Corinthiens. Il sentait que cela seul avait de la valeur. S’il avait cherché à se les attacher, il aurait déshonoré son Maître, leur aurait fait un grand tort, et lui-même en aurait assurément subi une perte en la journée de Christ.
Mais Paul était bien loin de chercher à se faire un parti. Notez ce qu’il dit à ses bien-aimés Thessaloniciens : « C’est pourquoi aussi nous, nous rendons sans cesse grâces à Dieu de ce que, ayant reçu de nous la parole de la prédication qui est de Dieu , vous avez accepté, non la parole des hommes , mais (ainsi qu’elle l’est véritablement ) la parole de Dieu , laquelle aussi opère en vous qui croyez » (1 Thess. 2, 13 ).
Nous nous sentons pressés de recommander ce sujet si important à l’examen sérieux de l’Église. Si tous les soi-disant ministères de Christ suivaient l’exemple de Moïse et de Paul, nous verrions un état de choses bien différent dans l’église professante. Mais, hélas ! il est de fait que l’Église de Christ, comme autrefois Israël, s’est complètement éloignée de l’autorité de Sa Parole. Où que l’on aille, on voit pratiquer et enseigner des choses qui n’ont pas de fondement dans l’Écriture. Non seulement, on tolère, mais on sanctionne et on défend à outrance des choses qui sont en opposition directe avec l’Esprit de Christ. Si l’on demande où est l’autorité divine pour telle ou telle pratique, on nous répond que Christ ne nous a pas donné de directions pour ce qui concerne les affaires d’église, qu’Il nous a laissés libres d’agir d’après nos consciences, notre jugement ou nos sentiments religieux ; qu’il est absurde d’exiger un : « ainsi a dit l’Éternel », pour tous les détails en rapport avec nos institutions religieuses ; qu’une large marge nous est laissée pour y faire entrer nos coutumes nationales et nos diverses manières de penser. On prétend que les chrétiens de profession sont libres de se former en soi-disant églises, de choisir la forme particulière de gouvernement de celles-ci, de faire leurs propres arrangements et de nommer leurs propres officiants.
En est-il ainsi ? se demandera le lecteur chrétien. Se peut-il que le Seigneur ait laissé Son Église sans directions sur des points aussi importants ? Se peut-il que l’Église de Dieu soit plus mal partagée à cet égard que le peuple d’Israël ? Dans nos études des livres de l’Exode , du Lévitique et des Nombres , nous avons vu quels soins admirables l’Éternel prenait pour instruire Son peuple des plus minutieux détails en rapport avec leur culte public et leur vie privée. Tout ce qui concernait le tabernacle, le temple, la sacrificature, les ordonnances, les fêtes et les sacrifices, les solennités périodiques, les années, les mois, les jours, les heures même, tout était prescrit et arrangé avec une précision divine. Rien n’était laissé au jugement de l’homme, à sa sagesse, à sa raison ; sa conscience n’avait absolument rien à voir dans tout cela. S’il en eût été autrement, nous n’aurions jamais eu cet admirable et profond système typique, que la plume inspirée de Moïse nous a présenté. Si Israël avait eu la liberté d’agir comme on voudrait nous faire croire que l’Église en a la liberté, quelle confusion, combien de querelles, de divisions, de partis en auraient été l’inévitable résultat !
Il n’en était point ainsi. La Parole de Dieu elle-même décidait de tout. « Selon tout ce que l’Éternel avait commandé à Moïse ». Cette phrase si significative précédait tout ce qui était prescrit et tout ce qui était défendu à Israël. Leurs institutions nationales, leurs habitudes domestiques, leur vie publique et privée — tout dépendait de ce commandement : « Ainsi a dit l’Éternel ». Il n’y avait pas lieu à ce qu’un membre de la congrégation pût dire : « Je ne puis voir ceci » ; ou « je ne puis comprendre ou approuver cela ». Un tel langage aurait été considéré comme un fruit de la volonté propre. Tout aussi bien aurait-il pu dire : « Je ne puis être d’accord avec l’Éternel ». Dieu Lui-même avait donné pour toutes choses des directions si claires et si simples, qu’il n’y avait plus de place pour des discussions humaines. Dans toute l’économie mosaïque, il n’y avait pas la largeur d’un cheveu où l’homme pût faire entrer son opinion ou son jugement. L’homme ne pouvait rien ajouter à ce vaste système d’ombres et de types divins, exposés dans un langage si simple et si compréhensible, que tout ce qu’Israël avait à faire c’était d’obéir — non pas raisonner, discuter, argumenter, mais obéir.
Hélas ! ils faillirent, nous le savons. Ils firent leur propre volonté ; ils suivirent leur propre chemin, ils firent « chacun ce qui était bon à ses yeux » (Jug. 21, 25 ). Ils s’écartèrent de la Parole de Dieu, pour suivre l’imagination et les conseils de leurs méchants cœurs ; ils s’attirèrent ainsi la colère et l’indignation dont ils souffrent encore aujourd’hui.
Mais tout cela n’a rien affaire avec le point qui nous occupe maintenant. Israël avait les oracles de Dieu, et ces oracles étaient divinement suffisants pour le guider en toutes choses. Il n’y avait aucune place laissée pour les commandements et les doctrines des hommes. La parole de l’Éternel prévoyait chaque circonstance, répondait à toutes les exigences, et cette parole était si claire qu’un commentaire humain était inutile.
L’Église de Dieu est-elle plus mal partagée que l’Israël de jadis, sous le rapport de la direction et de l’autorité ? Les chrétiens sont-ils chargés de choisir et d’organiser eux-mêmes ce qui concerne le culte et le service de Dieu ? Y a-t-il là matière à discussions humaines ? La Parole de Dieu est-elle suffisante ou ne l’est-elle pas ? A-t-elle laissé quelque chose sans y pourvoir ? Écoutons le témoignage suivant : « Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement accompli pour toute bonne œuvre » (2 Tim. 3, 16, 17 ).
Voilà qui est concluant. L’Écriture sainte renferme tout ce qu’il faut à l’homme de Dieu pour le rendre accompli, et propre à tout ce qui peut être appelé une « bonne œuvre ». Or, si cela est vrai quant à l’homme de Dieu individuellement, cela est vrai aussi quant à l’Église de Dieu collectivement. L’Écriture est pleinement suffisante pour l’un et pour l’autre, elle l’est pour tous. Dieu soit béni de ce qu’il en est ainsi ! Quelle grâce immense d’avoir un guide écrit ! Sans cela que ferions-nous ? Que deviendrions-nous ? De quel côté nous tournerions-nous ? Si nous étions laissés à la merci des traditions et des arrangements humains pour les choses de Dieu, quelle confusion désespérante ! Quel conflit d’opinions !
On nous dira peut-être que bien que nous soyons en possession des Saintes Écritures, nous avons néanmoins des sectes, des partis, des confessions, des écoles théologiques innombrables. D’où cela vient-il ? Simplement de ce que nous refusons de nous soumettre moralement à l’autorité de l’Écriture sainte. C’est le secret du mal, la vraie cause de toutes les sectes et de tous les partis, qui sont la honte et l’opprobre de l’Église de Dieu.
C’est en vain que l’on prendra la défense de cet état de choses, en disant qu’il est le résultat naturel du libre examen et du jugement personnel dont se vante et se glorifie la chrétienté protestante. Nous ne saurions croire un instant qu’une raison semblable subsistera devant le tribunal du Christ. Nous croyons au contraire que cette liberté de pensée, que cette indépendance de jugement si vantées, sont en opposition directe avec l’esprit d’obéissance implicite et respectueuse qui est due à notre adorable Seigneur et Maître. De quel droit un serviteur exercerait-il son jugement personnel, lorsque son maître lui a clairement exprimé sa volonté ? Son devoir est simplement d’obéir, non de raisonner ou de questionner. Il manque à ce devoir en exerçant son jugement particulier.
On convient de tout cela lorsqu’il s’agit des choses terrestres, mais dans les choses de Dieu, les hommes se croient libres de juger par eux-mêmes. C’est une fatale erreur. Dieu nous a donné Sa Parole, et cette Parole est si claire que nul ne saurait s’y tromper. Si donc nous nous laissions tous guider par elle, si nous nous inclinions tous, dans un esprit d’implicite obéissance, devant sa divine autorité, il ne saurait y avoir ni opinions contradictoires, ni sectes diverses. Il est impossible que l’Écriture sainte puisse enseigner des doctrines contradictoires. Elle ne saurait prêcher à l’un l’anglicanisme, à l’autre le presbytérianisme, à un troisième le méthodisme. Elle ne saurait absolument pas donner des bases opposées à diverses écoles de la pensée. Ce serait faire insulte au volume divin, que de lui attribuer toutes les tristes divisions de l’église professante ; une pensée aussi impie fera frissonner une âme pieuse. L’Écriture ne peut se contredire ; par conséquent si deux hommes ou si dix milliers d’hommes sont enseignés exclusivement par l’Écriture, ils penseront tous de même.
Voyez ce que l’apôtre dit à l’église de Corinthe et à nous aussi : « Or je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus Christ » — remarquez la force de cet appel — « à parler tous un même langage , et à ce qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous, mais que vous soyez parfaitement unis, dans un même sentiment et dans un même avis » (1 Cor. 1, 10 ).
Que fallait-il faire pour obtenir ce résultat béni ? Fallait-il que chacun se permît de juger par soi-même ? Hélas ! ce fut précisément cela qui donna naissance à toutes les divisions, à toutes les disputes de l’assemblée de Corinthe, et lui attira la sévère remontrance du Saint Esprit. Ces pauvres Corinthiens croyaient qu’ils avaient le droit de penser, de juger, de choisir par eux-mêmes, et quel en fut le résultat ? « Car, mes frères, il m’a été dit de vous, par ceux qui sont de chez Chloé, qu’il y a des dissensions parmi vous. Or voici ce que je dis, c’est que chacun de vous dit : Moi, je suis de Paul ; et moi, d’Apollos ; et moi, de Céphas ; et moi, de Christ. Le Christ est-il divisé ? » (1 Cor. 1, 11, 12 ).
Nous avons ici le jugement particulier et ses tristes et immanquables fruits. Un homme a tout autant le droit qu’un autre à juger par lui-même, et aucun n’a le droit d’imposer ses opinions à ses semblables. Que faut-il donc faire ? Jeter aux quatre vents nos pensées particulières, et nous soumettre avec révérence à l’autorité suprême et absolue de l’Écriture. Sinon, comment l’apôtre pouvait-il supplier les Corinthiens de « parler tous le même langage et d’être parfaitement unis dans un même sentiment et dans un même avis » ? Qui est-ce qui devait prescrire le « langage » qu’ils devaient tous « parler » ? Dans le « sentiment » ou dans « l’avis » de qui, devaient-ils « être parfaitement unis » ? Est-ce que tel membre de l’assemblée, quelque doué qu’il pût être, avait le moindre droit de prescrire ce que ses frères devaient dire, penser ou croire ? Certainement non. Il n’y avait qu’une autorité absolue, parce qu’elle était divine, à laquelle tous étaient tenus, ou plutôt avaient le privilège de se soumettre. Les opinions humaines, la conscience, la raison, le jugement, sont sans aucune valeur en matière d’autorité. La Parole de Dieu est la seule autorité, et si nous sommes tous gouvernés par elle, nous « parlerons tous le même langage », et il n’y aura pas de divisions parmi nous, car « nous serons parfaitement unis dans un même sentiment et dans un même avis ».
Condition admirable ! mais qui, hélas ! n’est pas actuellement celle de l’Église de Dieu ; c’est pourquoi il est parfaitement évident que nous ne sommes pas tous gouvernés par une seule et même autorité suprême, absolue et suffisante — la voix de l’Écriture sainte — cette voix bénie qui n’a jamais de note discordante, qui a toujours une harmonie divine pour l’oreille sanctifiée.
Voilà la racine de tout le mal. L’Église s’est éloignée de l’autorité de Christ, telle qu’elle est démontrée dans Sa Parole. Tant que cela n’est pas reconnu, il est inutile de discuter les droits des divers systèmes ecclésiastiques ou théologiques. Si un homme ne reconnaît pas que c’est son devoir sacré d’éprouver tout système, quel qu’il soit, au creuset de la Parole de Dieu, c’est en vain qu’on discutera avec lui. Si nous n’avons pas une autorité divine, un guide infaillible, comment est-il possible à qui que ce soit d’être certain qu’il marche dans le bon chemin ? S’il est vrai que nous avons la liberté de choisir nous-mêmes parmi les innombrables chemins qui nous entourent, alors, adieu à toute certitude, à la paix de l’âme, au repos du cœur, à toute sainte stabilité. Si nous ne pouvons pas dire de la place que nous occupons, du chemin que nous suivons, et du travail dans lequel nous sommes engagés : « C’est là ce que le Seigneur a commandé », nous pouvons être sûrs que nous sommes dans une fausse position, et plus tôt nous la quitterons mieux ce sera.
Grâce à Dieu, Son enfant ou Son serviteur n’est pas obligé de demeurer un instant en contact avec ce qui est mal. « Qu’il se retire de l’iniquité, quiconque prononce le nom du Seigneur » (2 Tim. 2, 19 ). Mais comment saurons-nous ce qui est iniquité ? Par la Parole de Dieu. Tout ce qui est contraire à l’Écriture dans la doctrine ou dans la morale est iniquité, et je dois m’en retirer, coûte que coûte. C’est une question individuelle : « Quiconque ». « Celui qui a des oreilles » (Matt. 11, 15 ). « Celui qui vaincra ». « Si quelqu’un entend ma voix » (Apoc. 3, 20, 21 ).
Voilà le grand point : c’est la voix de Christ , non celle de cet excellent homme-ci ou de cet excellent homme-là ; ce n’est pas la voix de l’Église, celle des pères ou celle des conciles, mais la voix de notre bien-aimé Seigneur et Maître. C’est la conscience individuelle mise en contact direct avec la voix de Christ, la Parole de Dieu vivante et éternelle, l’Écriture sainte. Pour être au clair et à l’abri de toute incertitude, il nous fallait une autorité suprême et inattaquable, un fanal immuable, et, grâce à Dieu, nous l’avons. Dieu a parlé, Il nous a donné Sa Parole, et c’est, à la fois, notre devoir, notre privilège, notre sécurité morale et notre bonheur que de Lui obéir.
Il est de toute importance que rien ne vienne se placer entre la conscience et la révélation divine. On parle de l’autorité de la voix de l’Église ; de quelle Église ? Est-ce l’église grecque, latine, protestante, presbytérienne ? Toutes diffèrent entre elles, et il y a même des partis, des sectes, des dissensions dans chacune d’elles. Les conciles ont différé ; les pères se sont disputés ; les papes se sont excommuniés l’un l’autre. Dans l’église anglicane, nous avons la haute église, la basse et la large, chacune différant des autres. Dans l’église d’Écosse ou presbytérienne, il y a aussi trois grandes divisions. Et si, dans sa perplexité, une pauvre âme angoissée se détourne de ces grands systèmes, pour chercher la lumière parmi les dissidents, s’en trouvera-t-elle mieux ?
Cher lecteur, le cas est sans espoir. L’église professante tout entière s’est révoltée contre l’autorité de Christ, et ne saurait être un guide ou une autorité pour personne. Dans les chapitres 2 et 3 de l’Apocalypse , nous voyons l’Église sous le jugement, et l’appel sept fois répété est : « Que celui qui a des oreilles écoute ». Écoute quoi ? La voix de l’Église ? Impossible ! Le Seigneur ne saurait nous dire d’écouter la voix de ce qui est soi-même sous le jugement. Qui doit-on donc écouter ? Qu’il écoute « ce que l’Esprit dit aux assemblées ».
Mais où cette voix se fait-elle entendre ? Seulement dans les Saintes Écritures données de Dieu, dans Sa grâce infinie, pour guider nos âmes dans le chemin de la paix et de la vérité, malgré la ruine totale de l’Église et les ténèbres et la confusion dans la chrétienté baptisée. Le langage humain ne saurait trouver de termes pour exprimer le bonheur de posséder une autorité et un guide divin et infaillible pour notre route ici-bas. Mais rappelons-nous, que nous sommes responsables de la manière dont nous suivons ce guide et nous soumettons à cette autorité. Il est vain et même dangereux moralement de faire profession d’avoir un guide et une autorité divine, si nous ne nous y soumettons pas entièrement. C’est là ce qui caractérisait les Juifs, aux jours de notre Seigneur. Ils avaient les Écritures, mais ils ne leur obéissaient pas. Et l’un des plus tristes caractères de la chrétienté de notre temps, c’est qu’elle se vante de posséder la Bible, tout en mettant hardiment de côté son autorité.
Nous sentons profondément le sérieux de tout ceci, et nous le mettons sur la conscience du lecteur chrétien. La Parole de Dieu est virtuellement mise de côté parmi nous. De toutes parts, on pratique et on sanctionne des choses qui, non seulement ne sont pas fondées sur l’Écriture, mais qui lui sont diamétralement opposées.
Nous sommes persuadés que ce qui caractérisera tous ceux qui veulent marcher fidèlement dans ces dernières heures de l’histoire terrestre de l’Église, c’est un profond respect pour la Parole de Dieu, et un attachement sincère à la personne de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. Ces deux choses sont liées ensemble par un anneau sacré et indestructible.
« L’Éternel, notre Dieu, nous parla en Horeb, disant : Vous avez assez demeuré dans cette montagne. Tournez-vous, et partez, et allez à la montagne des Amoréens et dans tous les lieux voisins, dans la plaine, dans la montagne, et dans le pays plat, et dans le midi, et sur le rivage de la mer, au pays des Cananéens et au Liban, jusqu’au grand fleuve, le fleuve Euphrate » (v. 6, 7 ).
Nous verrons, en parcourant ce livre, que l’Éternel s’y adresse à Son peuple, d’une manière beaucoup plus directe et plus simple, que dans les trois livres précédents. Nous savons, par le livre des Nombres, que les mouvements du camp étaient dirigés par la nuée, et annoncés par le son de la trompette. Mais, dans ce cinquième livre, il n’est fait allusion ni à l’un ni à l’autre ; c’est beaucoup plus simple et familier : « L’Éternel, notre Dieu, nous parla en Horeb, disant : Vous avez assez demeuré dans cette montagne ».
C’est de toute beauté, et cela nous rappelle l’admirable simplicité des temps des patriarches, lorsque l’Éternel leur parlait comme un homme parle à son ami .
Mais dans l’Exode, le Lévitique et les Nombres, nous avons quelque chose de tout à fait différent. Nous y voyons se déployer un vaste système de types et d’images, de rites, d’ordonnances et de cérémonies, qui étaient imposées au peuple pour un temps, et dont la signification nous est donnée dans l’épître aux Hébreux (Héb. 9, 8-10 ).
Sous ce système, les enfants d’Israël étaient tenus à distance de Dieu. Il n’en était pas pour eux comme du temps de leurs pères, dans le livre de la Genèse. Dieu était comme voilé. Les traits principaux des cérémonies lévitiques étaient, quant à ce qui concernait le peuple, servitude, obscurité, éloignement. Mais, d’un autre côté, leurs types et leurs images représentaient le grand sacrifice, qui est le fondement de tous les conseils merveilleux de Dieu, et par le moyen duquel Il peut, en toute justice et d’accord avec l’amour de Son cœur, s’acquérir un peuple qui Lui est cher, à la louange de la gloire de Sa grâce .
Nous l’avons déjà dit, nous trouverons comparativement, peu de rites et de cérémonies dans le livre du Deutéronome. L’Éternel communique plus directement avec le peuple ; les sacrificateurs même se présentent rarement à nous, et quand il est fait allusion à eux, c’est au point de vue moral plutôt que cérémoniel. Nous en aurons la preuve en avançant dans notre étude.
« L’Éternel, notre Dieu, nous parla en Horeb, disant : Vous avez assez demeuré dans cette montagne. Tournez-vous, et partez, et allez à la montagne des Amoréens ». Quel privilège d’avoir l’Éternel si près d’eux, s’intéressant à tous leurs mouvements et à tout ce qui les concernait ! Il savait combien de temps ils devaient rester dans un endroit, et de quel côté se diriger ensuite.
Que leur restait-il donc à faire ? Quel était leur devoir pur et simple ? Obéir. Là se trouvait le secret de leur paix, de leur bonheur, de leur sécurité morale. Ils n’avaient pas à s’inquiéter de leurs mouvements ; tout leur voyage était arrangé pour eux par Celui qui connaissait chaque pas du chemin depuis Horeb à Kadès-Barnéa ; ils n’avaient qu’à vivre au jour le jour, dans une heureuse dépendance de Lui.
Position bénie et privilégiée ! Mais elle demandait une volonté brisée. Si, lorsque l’Éternel avait dit : « Vous avez assez demeuré en cette montagne », ils avaient, au contraire, décidé d’y rester un peu plus longtemps, ils y seraient restés sans Lui ; Sa compagnie, Ses conseils et Son secours ne leur étaient assurés que sur le chemin de l’obéissance.
Il en est de même de nous. Nous avons le précieux privilège de pouvoir remettre tout ce qui nous concerne entre les mains, non seulement du Dieu de l’alliance, mais d’un Père qui nous aime. Sa bonne Parole nous dit : « Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces ». C’est alors que « la paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (Phil. 4, 6, 7 ).
Mais on demandera peut-être : « Comment Dieu dirige-t-Il Son peuple maintenant ? Nous ne pouvons espérer d’entendre Sa voix, nous disant ce que nous avons à faire ».
Nous pouvons être guidés de deux manières : par la Parole et par le Saint Esprit ; et nous devons nous rappeler que ces deux choses seront toujours d’accord. Une personne peut se croire amenée par le Saint Esprit à suivre une certaine ligne de conduite, dont les conséquences sont en opposition avec la Parole de Dieu. Son erreur sera mise en évidence. Il est très dangereux de se fier à ses impressions ou d’agir par impulsion ; les conséquences les plus fatales peuvent en résulter. Mais nous pouvons nous fier à l’Écriture sans aucune hésitation, et nous verrons toujours que l’homme conduit par le Saint Esprit n’agira jamais en contradiction avec la Parole de Dieu. C’est ce que nous pouvons appeler un axiome de la vie divine ; une règle immuable du christianisme pratique. Que n’y a-t-on prêté plus d’attention dans toutes les périodes de l’histoire de l’Église !
Un autre côté de cette question demande encore notre sérieuse considération. On entend souvent parler « de la divine providence », comme d’un guide auquel on peut se fier. Il se peut que ce ne soit là qu’une manière d’exprimer l’idée d’être guidé par les circonstances, ce qui est loin d’être une direction convenable pour un chrétien. Sans doute, le Seigneur nous fait connaître quelquefois Sa volonté, et nous montre notre chemin d’une manière que nous appelons providentielle ; mais nous devons vivre bien près de Lui pour pouvoir discerner convenablement ce fait ; sans cela, il se peut que ce que nous appelons « circonstances providentielles », ne soient que des pierres d’achoppement sur le sentier de l’obéissance. Les circonstances extérieures doivent être pesées en la présence de Dieu et jugées à la lumière de Sa Parole, sans quoi elles peuvent nous conduire aux plus graves erreurs. Bref, la Parole de Dieu est la pierre de touche parfaite pour toutes choses ; les circonstances extérieures, les impressions intimes et les sentiments — tout doit être placé dans la lumière de l’Écriture sainte, et jugé là calmement et sérieusement. C’est le vrai chemin de la paix, de la sûreté et de la bénédiction pour tout enfant de Dieu.
On peut répondre à tout ceci, que nous ne saurions nous attendre à trouver un passage de la Bible pour nous guider dans les mille détails de notre vie journalière. En effet ; mais il y a dans l’Écriture certains grands principes qui, appliqués à propos, seront une direction divine, même dans les cas où nous ne pourrions trouver un texte formel. En outre, nous avons l’assurance certaine, que notre Dieu peut guider Ses enfants en toutes choses, et qu’Il le fait. « Par l’Éternel les pas de l’homme sont affermis » (Ps. 37, 23 ). « Il fera marcher dans le droit chemin les débonnaires, et il enseignera sa voie aux débonnaires » (Ps. 25, 9 ). « Je te conseillerai, ayant mon œil sur toi » (Ps. 32, 8 ). Il peut nous montrer Sa volonté à l’égard de telle ou de telle chose ; sans cela où en serions-nous ? Dans quelque cas que ce soit Il peut nous donner, d’une manière parfaite, la certitude que nous faisons Sa volonté ; et, sans cette certitude, nous ne devrions jamais faire un pas. Si nous sommes indécis, restons tranquilles et attendons.
Souvent il arrive que nous nous tourmentons pour des choses que Dieu ne nous demande pas du tout. Quelqu’un disait un jour à un ami : « Je ne sais de quel côté me tourner ». « Eh bien ! ne vous tournez d’aucun côté », fut la sage réponse.
Mais ici se place un point moral de toute importance : c’est notre état d’âme , qui joue ici un grand rôle. Ce sont « les débonnaires qu’il fera marcher dans la justice et auxquels il enseignera sa voie ». Si nous sommes humbles et méfiants de nous-mêmes, si nous comptons sur Dieu en simplicité de cœur, Il nous dirigera sûrement. Mais c’est un fatal manque de droiture que de demander conseil à Dieu, lorsque nous avons un parti pris et que notre volonté est en jeu.
Prenez l’exemple de Josaphat, dans 1 Rois 22 : « Et il arriva, en la troisième année, que Josaphat, roi de Juda, descendit vers le roi d’Israël » — faute grave, pour commencer — « Et le roi d’Israël dit à ses serviteurs : Savez-vous que Ramoth de Galaad est à nous ? Et nous nous taisons, sans la reprendre de la main du roi de Syrie ! Et il dit à Josaphat : Viendras-tu avec moi à la guerre, à Ramoth de Galaad ? Et Josaphat dit au roi d’Israël : Moi, je suis comme toi, mon peuple comme ton peuple, mes chevaux comme tes chevaux, et », comme nous le lisons en 2 Chroniques 18, 3 : « je serai avec toi dans la guerre ».
Nous voyons ici que son parti était pris avant qu’il ne pensât à consulter Dieu dans cette affaire. Il était dans une fausse position. Il était tombé dans le piège de l’ennemi, faute de posséder un œil simple ; il n’était donc pas en état de recevoir la direction divine. Il était décidé à faire sa propre volonté, et le Seigneur lui en laisse recueillir les fruits. Sans la miséricorde infinie de Dieu, il serait tombé sous les coups des Syriens, et on l’aurait emporté mort du champ de bataille.
Il est vrai qu’il avait dit au roi d’Israël : « Enquiers-toi aujourd’hui, je te prie, de la parole de l’Éternel » . Mais à quoi cela servait-il après qu’il s’était engagé à faire cette guerre ? S’il eût été dans un bon état d’âme, il n’aurait jamais demandé conseil pour un cas pareil. Son état d’âme étant mauvais, sa position était fausse, et ses intentions en opposition directe avec les pensées et la volonté de Dieu. Par conséquent, quoiqu’il entendît le messager de l’Éternel prononcer un jugement solennel sur toute cette expédition, il n’en suivit pas moins son propre chemin et fut bien près d’y perdre la vie.
Nous voyons la même chose au chapitre 42 de Jérémie . Les Israélites s’adressent au prophète pour savoir s’ils doivent descendre en Égypte. Mais ils étaient déjà tout décidés. Ils voulaient faire leur propre volonté. S’ils avaient été humbles, ils n’auraient pas eu besoin de demander conseil à cet égard. « Et ils dirent à Jérémie : L’Éternel soit entre nous un témoin véritable et fidèle, si nous ne faisons pas selon toute la parole pour laquelle l’Éternel, ton Dieu, t’enverra vers nous ! Soit bien, soit mal, nous écouterons la voix de l’Éternel, notre Dieu, vers qui nous t’envoyons, afin qu’il nous arrive du bien, quand nous écouterons la voix de l’Éternel, notre Dieu ».
Tout cela paraît très bon et rempli de promesses. Mais remarquez la suite. Lorsqu’ils virent que le jugement et le conseil de Dieu ne s’accordaient pas avec leur volonté, « tous ces hommes orgueilleux parlèrent à Jérémie, disant (chap. 43, 2 ) : C’est un mensonge que tu dis ; l’Éternel, notre Dieu, ne t’a pas envoyé pour nous dire : N’allez point en Égypte pour y séjourner ».
L’orgueil et la volonté propre étaient à l’œuvre. Tous ces vœux et toutes ces promesses étaient illusoires : « Vous vous êtes séduits vous-mêmes dans vos âmes, dit Jérémie, quand vous m’avez envoyé vers l’Éternel, votre Dieu, disant : Prie l’Éternel, notre Dieu, pour nous, et selon tout ce que l’Éternel, notre Dieu, dira, ainsi déclare-nous, et nous le ferons ». Tout aurait bien été, si la réponse divine se fût accordée avec leur volonté dans cette affaire, mais comme elle lui était en opposition, ils la repoussent entièrement.
Combien souvent n’en est-il pas ainsi ? La Parole de Dieu ne convient pas à l’homme ; elle le juge ; elle est en directe opposition à sa volonté ; elle dérange ses plans ; c’est pourquoi il la rejette. La volonté et la raison humaines sont toujours en antagonisme avec la Parole. Le chrétien doit donc mettre de côté l’une et l’autre, s’il désire réellement être conduit par Dieu. Une volonté non brisée et l’aveugle raison, ne nous mèneront que dans les ténèbres, la misère et la désolation. Jonas voulut aller à Tarsis, quand il aurait dû aller à Ninive, et la conséquence fut qu’il se trouva « dans le sein du sépulcre », avec les algues enveloppant sa tête (Jon. 2, 6 ). Ainsi aussi Josaphat voulut monter à Ramoth de Galaad, quand il aurait dû être à Jérusalem ; la conséquence fut qu’il se trouva environné par les épées des Syriens. Le reste du peuple, aux jours de Jérémie, voulut descendre en Égypte, au lieu de rester à Jérusalem ; la conséquence fut qu’ils moururent par l’épée, par la famine et la peste, dans ce pays d’Égypte, « où ils désiraient aller pour y séjourner ».
Il en sera toujours ainsi. Le chemin de la propre volonté est un chemin de ténèbres et de misère. Le chemin de l’obéissance est un sentier de lumière et de bénédiction, un sentier sur lequel les rayons de la faveur divine brillent toujours avec éclat. Ce chemin peut paraître étroit, rude et solitaire, à l’œil humain ; mais, pour l’âme obéissante, c’est un sentier de vie, de paix et de sécurité morale. « Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante qui va croissant jusqu’à ce que le plein jour soit établi » (Prov. 4, 18 ). Sentier précieux ! Puissions-nous tous être trouvés y marchant d’un pas résolu !
Avant de quitter ce sujet si pratique de l’obéissance et de la direction divine, nous prierons nos lecteurs de s’arrêter avec nous quelques instants sur un beau passage du chapitre 11 de Luc ; ils le trouveront rempli d’instructions précieuses.
« La lampe du corps, c’est ton œil ; lorsque ton œil est simple, ton corps tout entier aussi est plein de lumière ; mais lorsqu’il est méchant, ton corps aussi est ténébreux. Prends donc garde que la lumière qui est en toi ne soit ténèbres. Si donc ton corps tout entier est plein de lumière, n’ayant aucune partie ténébreuse, il sera tout plein de lumière, comme quand la lampe t’éclaire de son éclat » (v. 34-36 ).
Rien ne peut égaler la beauté et la force morales de ce passage. Tout d’abord, nous avons « l’œil simple ». Il est essentiel pour la jouissance de la direction divine. Il indique une volonté brisée, un cœur honnêtement résolu à faire la volonté de Dieu, sans prétextes personnels ou autres, et quelle que puisse être cette volonté.
Quand l’âme est dans cette situation, la lumière divine y resplendit et le corps en est rempli. D’où il suit que, si le corps n’est pas plein de lumière, c’est que l’œil n’est pas simple ; la volonté propre, des motifs divers, des intérêts personnels sont en jeu ; nous ne sommes pas droits devant Dieu. Dans ce cas, la lumière que nous faisons profession d’avoir est ténèbres ; et il n’y a pas de ténèbres plus profondes et plus terribles, que ces ténèbres judiciaires, qui s’étendent sur un cœur gouverné par la propre volonté, tout en professant d’avoir la lumière de Dieu. Cela se verra avec toute son horreur dans la chrétienté, lorsque « sera révélé l’inique, que le Seigneur Jésus consumera par le souffle de sa bouche et qu’il anéantira par l’apparition de sa venue » (2 Thess. 2, 8 ).
Combien cela est terrible ! Et avec quelle solennité cela s’adresse à l’église professante tout entière ; à vous et à moi aussi, cher lecteur ! La lumière non utilisée devient ténèbres. « Si la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes les ténèbres » (Matt. 6, 23 ). D’autre part, une faible lumière, sincèrement suivie, augmentera sûrement, car « à celui qui a, il sera donné davantage » .
Ce progrès moral est admirablement exposé au verset 36 de Luc 11 : « Si donc ton corps tout entier est plein de lumière, n’ayant aucune partie ténébreuse » — pas de coin fermé aux rayons célestes — pas de réserve déloyale — tout ton être moral sera exposé à l’action de la lumière divine. De plus, l’âme obéissante a non seulement une lumière pour son propre sentier, mais cette lumière brille au-dehors, de sorte que d’autres la voient, comme l’éclat brillant d’une lampe. « Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, en sorte qu’ils voient vos bonnes œuvres et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux » (Matt. 5, 16 ).
Le sentier du juste est celui de la sagesse céleste, de la paix parfaite. N’oublions jamais que c’est notre grand privilège d’être dirigés par Dieu dans les plus petits détails de notre vie de chaque jour. Celui qui n’est pas ainsi guidé bronchera souvent ; il fera plus d’une chute, plus d’une triste expérience. Quel privilège béni que de marcher, jour après jour, dans le sentier tracé pour nous par notre Père ; sentier que l’œil de l’aigle n’a point vu, que le lionceau n’a point foulé ; sentier d’une sainte obéissance, dans lequel les humbles et les petits se trouveront toujours, à la louange et à la gloire de Celui qui le leur a ouvert.
Dans la suite de notre chapitre, Moïse répète au peuple, dans un langage d’une touchante simplicité, les faits relatifs à la nomination des juges et à la mission des espions. Ici, Moïse attribue l’établissement des juges à sa propre suggestion. La mission des espions fut proposée par le peuple. Ce cher serviteur de Dieu trouvait le poids de la congrégation trop lourd pour lui ; il était lourd en effet, bien que nous sachions que la grâce de Dieu était amplement suffisante pour tous les besoins, et de plus, que cette grâce pouvait agir tout aussi bien avec un seul homme qu’avec soixante et dix.
Nous pouvons néanmoins comprendre la crainte qu’éprouvait « l’homme le plus doux de la terre » , relativement à la responsabilité d’une charge aussi importante ; le langage qu’il emploie pour exprimer cette crainte est touchant au plus haut degré : « Et je vous parlai, en ce temps-là, disant : Je ne puis, moi seul, vous porter ». Non, assurément, nul homme ne l’aurait pu ; mais Dieu était là pour répondre aux besoins de tous les moments. « L’Éternel, votre Dieu, vous a multipliés, et vous voici aujourd’hui, en multitude, comme les étoiles des cieux. Que l’Éternel, le Dieu de vos pères, ajoute à votre nombre mille fois ce que vous êtes, et vous bénisse, comme il vous l’a dit ! » (v. 10-12 ). Belle parenthèse ! Souhaits d’un cœur généreux ! — « Comment porterais-je, moi seul, votre charge, et votre fardeau, et vos contestations ? ».
Le secret de beaucoup de leurs « charges et de leurs fardeaux » c’est qu’ils n’étaient pas d’accord entre eux ; il y avait des différends, des controverses et des procès ; et qui aurait pu porter un tel poids ? N’en aurait-il pas dû être autrement ? S’ils eussent marché d’accord, il n’y aurait pas eu de procès à juger, et par conséquent nul besoin de juges pour les juger. Si chaque membre de la congrégation eût cherché l’intérêt, l’avantage, le bonheur de ses frères, il n’y aurait pas eu de querelles.
Il n’en était point ainsi d’Israël dans le désert ; et, ce qui est bien plus humiliant, il n’en est pas ainsi de l’Église de Dieu, quoique nos privilèges soient bien plus grands.
À peine l’Assemblée eut-elle été formée, par la présence du Saint Esprit, que des accents de murmure et de mécontentement s’y firent entendre. Et pourquoi ? À propos d’une « négligence » réelle ou imaginaire (Act. 6 ). Quoi qu’il en soit, le moi était à l’œuvre. Si la négligence était imaginaire, les Grecs étaient blâmables ; si elle était réelle, alors les Hébreux étaient blâmables. Il arrive ordinairement en pareils cas, qu’il se trouve des fautes des deux côtés ; mais le seul moyen d’éviter les disputes, les dissensions et les murmures, c’est de fouler aux pieds le moi et de rechercher sincèrement le bien des autres. Si cela eût été compris et pratiqué dès le commencement, combien la tâche de l’historien sacré eût été différente ! Mais, hélas ! l’histoire de l’église professante n’est, dès son début, qu’un récit déplorable et humiliant de divisions et de divergences. En présence du Seigneur Lui-même, dont la vie tout entière était une vie d’abnégation complète, les disciples se disputent, pour savoir lequel d’entre eux sera le plus grand. Quiconque connaît la vraie grandeur morale, qui consiste à dépouiller le moi, ne recherchera pas la meilleure place. Être près de Christ, satisfait tellement un cœur humble, qu’il ne fait aucun cas des honneurs ou des distinctions. Mais quand le moi domine, on voit paraître l’envie et la jalousie, les dissensions, les querelles, et tout ce qui est mauvais.
Voyez la scène entre les deux fils de Zébédée et leurs dix frères, au chapitre 10 de Marc .
Le moi en était la cause. Les deux premiers pensaient à se procurer une bonne place dans le royaume, et les dix autres en « conçurent de l’indignation contre eux ». Si chacun avait mis de côté le moi et recherché le bien des autres, cette scène n’aurait jamais eu lieu.
Il est superflu de multiplier les exemples. Chaque siècle de l’histoire de l’Église prouve la vérité de notre assertion : que l’égoïsme et ses viles menées sont les causes qui produisent la division, depuis les temps des apôtres jusqu’à nos jours. En revanche, on verra que l’oubli de soi et de ses intérêts est le secret de la paix, de la concorde et de l’amour fraternel. Si nous apprenons à mettre le moi de côté, pour rechercher sincèrement la gloire de Christ et le bien de Son peuple bien-aimé, alors nous n’aurons guère de « procès » à juger.
Mais revenons à notre chapitre.
« Donnez-vous des hommes sages, et intelligents, et connus, selon vos tribus, et je les établirai chefs sur vous. Et vous me répondîtes et dîtes : La chose que tu as dit de faire est bonne. Et je pris les chefs de vos tribus, des hommes sages et connus » — des hommes préparés par Dieu, et possédant, parce qu’ils la méritaient, la confiance de la congrégation — « et je les établis chefs sur vous, chefs de milliers, et chefs de centaines, et chefs de cinquantaines, et chefs de dizaines, et officiers sur vos tribus » (v. 13-15 ).
Admirable arrangement ! Puisqu’il y avait lieu de le faire, rien n’était mieux adapté au maintien de l’ordre, que ces degrés d’autorité allant du gouverneur de dizaines au gouverneur de milliers — le législateur étant à la tête de tous, et lui-même en communication directe avec le Dieu d’Israël.
Il n’est pas fait allusion ici au fait rapporté au chapitre 18 de l’Exode , savoir que l’établissement de ces juges se fit à la suggestion de Jéthro, le beau-père de Moïse. Il n’est non plus pas fait mention de la scène du chapitre 11 des Nombres . Nous ferons remarquer au lecteur, que c’est là une des nombreuses preuves que ce livre est loin d’être une pure répétition des autres sections du Pentateuque. Ce livre a un caractère qui lui est particulier, et la manière dont les faits y sont présentés est en parfait accord avec le but du Saint Esprit, qui était de parler au cœur des enfants d’Israël, afin d’obtenir ce grand résultat, objet tout spécial du livre, savoir une obéissance filiale à toutes les ordonnances de l’Éternel, leur Dieu.
Les incrédules et les rationalistes voudraient nous faire voir des contradictions dans les divers récits donnés par les différents livres, mais le lecteur pieux rejettera avec une sainte indignation une telle suggestion, qui procède directement du père du mensonge, cet ennemi déclaré de la révélation. Si nous consentons à être aussi simples qu’un petit enfant, nous jouirons de la révélation de l’amour du Père, telle qu’elle nous est donnée par le Saint Esprit dans l’Écriture. D’un autre côté, ceux qui se croient sages et comptent sur leur savoir, leur philosophie et leur raison, qui se croient compétents pour juger la Parole de Dieu et, par conséquent, Dieu Lui-même, ceux-là seront laissés à leur aveuglement et à leur endurcissement de cœur. « Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le disputeur de ce siècle ? Dieu n’a-t-il pas fait de la sagesse du monde une folie ? » (1 Cor. 1, 20 ).
« Si quelqu’un veut être sage, qu’il devienne fou » . Tel est le secret de toute l’affaire.
Continuons maintenant notre étude.
« Et je commandai à vos juges, en ce temps-là, disant : Écoutez les différends entre vos frères, et jugez avec justice entre un homme et son frère, et l’étranger qui est avec lui. Vous ne ferez point acception des personnes dans le jugement ; vous entendrez aussi bien le petit que le grand ; vous n’aurez peur d’aucun homme , car le jugement est de Dieu ; et l’affaire qui sera trop difficile pour vous, vous me la présenterez, et je l’entendrai » (v. 16, 17 ).
Quelle sainte et juste impartialité ! Dans tous les cas de divergences, on devait entendre les deux parties, sans aucune acception de personnes. Le jugement devait se baser, non sur les impressions personnelles, mais sur les faits clairement établis. La position et les circonstances des plaignants n’étaient point prises en considération. La justice seule devait décider la question. « Vous entendrez aussi bien le petit que le grand ». Le pauvre devait avoir la même mesure que le riche, l’étranger que celui qui était né au pays.
Combien tout cela est rempli d’instruction pour nous tous ! Il est vrai que nous ne sommes pas tous appelés à être des juges, des chefs ou des gouverneurs, mais les grands principes moraux posés dans le passage cité plus haut, sont de toute importance pour chacun de nous, car il se présente constamment des cas qui en demandent l’application directe. Dans quelque position que nous soyons, nous pouvons être appelés à voir des divergences entre nos frères, des cas de torts réels ou imaginaires, et il nous est nécessaire d’être divinement instruits sur ce que nous avons à faire dans de semblables occasions.
Dans les cas de cette nature, nous ne saurions trop nous rappeler que notre jugement doit être basé sur tous les faits de l’un et de l’autre côtés. Nous ne nous laisserons pas influencer par nos impressions, car nous savons qu’elles peuvent nous tromper. Il nous faut des faits réels et irrécusables — des faits établis par deux ou trois témoins, comme l’Écriture le dit si clairement (Deut. 17, 6 ; Matt. 18, 16 ; 2 Cor. 13, 1 ; 1 Tim. 5, 19 ).
En outre, nous ne devons jamais nous borner, dans une affaire à juger, à une affirmation ex parte [3] . Chacun est sujet, même avec les meilleures intentions, à colorer ses assertions de telle ou telle manière, sans avoir la moindre idée de mentir ou de porter un faux témoignage. Le manque de mémoire ou telle autre cause, peut faire omettre un point important, ou, au contraire, lui donner trop d’importance, ou en altérer la signification. « Audi alteram partem » (écoute l’autre partie) est une maxime à suivre. Écoutons donc les deux parties, et nous pourrons porter un jugement juste et équitable. En règle générale, tout jugement formé sans une exacte connaissance de tous les faits, n’a aucune valeur. « Écoutez les différends entre vos frères, et jugez avec justice entre un homme et son frère, et l’étranger qui est avec lui ». Paroles utiles en tout temps.
Quelle injonction importante aussi au verset 17 : Comme ces paroles dévoilent le pauvre cœur humain ! Ne sommes-nous pas portés à avoir égard à l’apparence, à être influencés par les personnes, à mettre de l’importance à la position, à la fortune ; à craindre l’homme ?
L’antidote divin à tous ces maux est la crainte de Dieu. Si nous avons le Seigneur devant nos yeux en tout temps, cela nous délivrera de la pernicieuse influence de la partialité, des préventions et de la crainte des hommes, sources de tant de mal parmi les enfants de Dieu.
Voyons maintenant le récit fait par Moïse de la mission des espions, de son origine et de ses résultats.
« Et je vous commandai, en ce temps-là, toutes les choses que vous devez faire » (v. 18 ). Le sentier de l’obéissance était mis devant eux, ils n’avaient qu’à y marcher d’un pas ferme et avec un cœur soumis. Ils n’avaient pas à raisonner ou à peser les conséquences. Ils devaient laisser tout cela entre les mains de Dieu et avancer résolument dans ce sentier béni.
« Et nous partîmes d’Horeb, et nous traversâmes tout ce grand et terrible désert que vous avez vu, le chemin de la montagne des Amoréens, comme l’Éternel, notre Dieu, nous l’avait commandé, et nous vînmes jusqu’à Kadès-Barnéa. Et je vous dis : Vous êtes arrivés jusqu’à la montagne des Amoréens, laquelle l’Éternel, notre Dieu, nous donne. Regarde, l’Éternel, ton Dieu, a mis devant toi le pays : monte, prends possession comme l’Éternel, le Dieu de tes pères, te l’a dit ; ne crains point et ne t’effraye point » (v. 19-21 ).
Tel était leur mandat pour entrer en possession immédiate. L’Éternel, leur Dieu, leur avait donné le pays et l’avait mis devant eux. Il leur appartenait, c’était le don gratuit de Sa grâce souveraine en suite de l’alliance qu’Il avait faite avec leurs pères, Son dessein, de toute éternité. Cela aurait dû suffire pour mettre leur cœur en repos, non seulement quant à la nature du pays, mais encore quant à la manière dont ils y entreraient. Il n’y avait nul besoin d’espions. La foi ne demande pas à examiner ce que Dieu a donné, elle conclut que ce qu’Il a donné doit être bon à avoir, et qu’Il est capable de nous faire entrer en pleine possession de tout ce que Sa grâce nous a accordé. Israël aurait pu conclure que la même main qui les avait guidés « dans tout ce grand et terrible désert », pouvait les faire entrer et les affermir dans leur héritage.
C’est ainsi que la foi aurait raisonné, car elle va de Dieu aux circonstances, jamais des circonstances à Dieu. « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Rom. 8, 31 ). C’est l’argument de la foi, grand dans sa simplicité, et simple dans sa grandeur morale. Lorsque Dieu remplit tout l’horizon de la vision de l’âme, les difficultés sont de peu d’importance. Ou bien elles passent inaperçues, ou bien elles sont considérées comme des occasions pour le déploiement de la puissance divine. La foi aime à voir Dieu triompher des difficultés.
Mais, hélas ! le peuple n’était pas gouverné par la foi dans cette circonstance, c’est pourquoi il eut recours aux espions. C’est ce que Moïse leur rappelle dans un langage à la fois tendre et fidèle. « Et vous vous approchâtes tous de moi, et vous dîtes : Envoyons des hommes devant nous, et ils examineront le pays pour nous, et ils nous rapporteront des nouvelles du chemin par lequel nous pourrons monter et des villes auxquelles nous viendrons » (v. 22 ).
Ils auraient dû se reposer sur Dieu pour tout cela. Celui qui les avait fait sortir du pays d’Égypte, qui leur avait frayé un passage à travers la mer, qui les avait guidés dans le désert, était bien capable de les faire entrer dans le pays. Mais non, ils veulent envoyer des espions, parce que leurs cœurs n’avaient pas confiance dans le Dieu Tout-puissant.
C’était là le secret de l’affaire, soyons-en bien persuadés. S’il nous est dit dans les Nombres que l’Éternel commanda à Moïse d’envoyer les espions, c’est à cause de la condition morale du peuple. Nous voyons là la différence caractéristique, et, en même temps, la belle harmonie des deux livres. Les Nombres nous donnent l’histoire publique, le Deutéronome nous montre la raison secrète de la mission des espions. L’une est le complément de l’autre, et chacune en parfait accord avec le caractère du livre. Nous ne comprendrions pas le sujet à fond, si nous n’avions que le récit donné dans les Nombres. Le commentaire fourni par le Deutéronome complète le tableau.
Il se peut cependant que le lecteur demande comment ce pouvait être mal de les envoyer, puisque l’Éternel leur avait dit de le faire ? Nous répondrons : le mal n’était pas dans le fait qu’on les envoyait, mais dans leur désir de les envoyer. Ce désir était le fruit de l’incrédulité ; l’ordre de les envoyer fut donné à cause de cette incrédulité.
Nous voyons quelque chose de semblable en Matthieu 19 , touchant le divorce : « Moïse, à cause de votre dureté de cœur , vous a permis de répudier vos femmes ; mais, au commencement, il n’en était pas ainsi ».
Tout s’explique aussi dans l’affaire des espions. Israël n’aurait pas dû en avoir besoin ; une foi simple n’y aurait jamais pensé. Mais l’Éternel vit l’état des choses, et donna un ordre en accord avec cet état. De même, plusieurs siècles plus tard, il vit que le cœur du peuple désirait un roi, et il commanda à Samuel de leur en donner un (lisez 1 Sam. 8, 7-9 ).
Nous voyons que, lorsque Dieu satisfait un désir, ce n’est nullement une preuve que ce désir soit selon Lui. Israël n’aurait pas dû demander un roi, l’Éternel ne lui suffisait-Il pas ? N’était-Il pas leur roi ? Ne pouvait-Il pas, comme toujours, les conduire à la bataille et combattre pour eux ? Pourquoi rechercher le bras de la chair ? Tout pouvoir, toute sagesse, toute vraie bonté, se trouvaient en l’Éternel, leur Dieu, et ils pouvaient y avoir recours en tout temps et dans toutes leurs nécessités.
Et lorsqu’ils possédèrent le roi que leur cœur désirait, que fit ce roi pour eux ? « Tout le peuple le suivait en tremblant » (1 Sam. 13, 7 ). Plus nous étudions la triste histoire du règne de Saül, plus nous voyons que, du commencement à la fin, il fut un obstacle plutôt qu’une aide. Son règne fut un lamentable fiasco, exprimé par ces paroles du prophète Osée (13, 11 ) : « Je t’ai donné un roi dans ma colère, et je l’ai ôté dans ma fureur ». En un mot, Saül fut la réponse à l’incrédulité et à la volonté propre du peuple, c’est pourquoi toutes leurs brillantes espérances à son sujet furent bientôt totalement détruites. Il ne répondait point au cœur de Dieu, et, par conséquent, il ne répondit point aux besoins du peuple. Il se montra tout à fait indigne de la couronne, et sa mort ignominieuse sur la montagne de Guilboa fut en accord avec toute sa carrière.
Maintenant, si nous considérons la mission des espions, nous voyons qu’elle se termine aussi par un désappointement complet. Il n’en pouvait être autrement, puisqu’elle était le fruit de l’incrédulité. Il est vrai que Dieu leur donna des espions ; aussi Moïse dit-il, avec une grâce touchante : « Et la chose fut bonne à mes yeux, et je pris d’entre vous douze hommes, un homme par tribu ». C’était la grâce s’abaissant à l’état du peuple, et consentant à un projet qui convenait à cet état. Mais cela ne prouve nullement que, soit le projet, soit l’état du peuple, fussent selon Dieu. Béni soit Son nom, Il peut nous venir en aide dans notre incrédulité, quoiqu’Il soit affligé et déshonoré par elle. Il aime une foi ferme et franche, la seule chose au monde qui Lui donne Sa vraie place. C’est pourquoi, lorsque Moïse dit au peuple : « Regarde, l’Éternel, ton Dieu, a mis devant toi le pays : monte, prends possession, comme l’Éternel, le Dieu de tes pères, te l’a dit ; ne crains point et ne t’effraye point », quelle aurait dû être leur réponse ? « Nous voici, ô Éternel, conduis-nous à la victoire. Tu nous suffis. Avec toi pour chef, nous avancerons avec confiance. Pour toi les difficultés ne sont rien. Peu nous importe ce qui nous attend : les géants, les hautes murailles, les tours menaçantes, ne sont devant toi, ô Éternel, Dieu d’Israël, que comme des feuilles sèches devant l’orage. Conduis-nous donc, ô Éternel ! ».
Tel ne fut pas le langage d’Israël. Dieu ne leur suffisait pas. Ils ne se fiaient pas à ce qu’Il leur avait dit du pays. Le pauvre cœur humain veut tout essayer plutôt que de dépendre simplement de Dieu. L’homme naturel ne peut se confier en Dieu, parce qu’il ne Le connaît point. Il n’y a rien au monde de plus béni qu’une vie de foi simple et réelle. Mais on se fait illusion si l’on croit vivre de foi, tandis que le cœur s’appuie sur quelque soutien humain. Le vrai croyant n’a affaire qu’à Dieu. Toutes ses ressources sont en Lui. Ce n’est pas qu’il n’apprécie les instruments que Dieu veut bien employer ; au contraire, il les apprécie hautement, précisément parce qu’ils sont les moyens dont Dieu se sert pour venir en aide et bénir. Mais il ne leur donne pas la place de Dieu. Il dit : « Mais toi, mon âme, repose-toi paisiblement sur Dieu ; car mon attente est en lui. Lui seul est mon rocher » (Ps. 62, 5, 6 ).
Il y a une force toute particulière dans ce mot « seul ». Il sonde le cœur. S’attendre à l’homme, soit directement, soit indirectement, pour suppléer à un besoin quelconque, c’est, en principe, s’écarter de la vie de foi. Et quelle triste chose que de compter sur les moyens humains ! C’est, au point de vue moral, aussi dégradant que la vie de foi est ennoblissante — et c’est aussi illusoire que dégradant. Israël voulut envoyer des espions, et toute l’affaire tourna à sa confusion.
« Et ils se tournèrent, et montèrent dans la montagne, et vinrent jusqu’au torrent d’Eshcol, et explorèrent le pays. Et ils prirent dans leurs mains du fruit du pays et nous l’apportèrent, et ils nous rendirent compte et dirent : Le pays, que l’Éternel, notre Dieu, nous donne, est bon » (v. 24, 25 ). Puisque Dieu le donnait, il ne pouvait être que bon. Avaient-ils besoin d’espions pour leur dire que le don de Dieu était bon ? Assurément non. Une foi simple aurait raisonné ainsi : « Tout ce que Dieu donne doit être digne de Lui ; nous n’avons pas besoin d’espions pour nous en assurer ». Mais hélas ! cette foi simple est un joyau extrêmement rare, et ceux-là même qui le possèdent n’en connaissent que bien peu la valeur et ne savent guère s’en servir. Parler de la vie de foi et vivre de cette vie, c’est deux choses, comme le sont la théorie et la pratique. N’oublions jamais que c’est le privilège de tout enfant de Dieu de vivre de foi, et que cette vie embrasse tout ce qui est nécessaire au chrétien du commencement à la fin de sa carrière terrestre.
Le lecteur remarquera de quelle manière Moïse fait allusion à la mission des espions. Il se borne à cette portion de leur témoignage qui était selon la vérité. Il ne dit rien des dix espions infidèles. Ceci est en parfait accord avec le caractère et l’objet du livre. Tout s’y adresse à la conscience de l’assemblée. Il leur rappelle qu’ils avaient eux-mêmes proposé d’envoyer les espions, et que, quoique ces derniers eussent placé devant eux du fruit du pays, et témoigné de son excellence, ils ne voulurent pas y monter : « Mais vous ne voulûtes pas monter, et vous fûtes rebelles au commandement de l’Éternel, votre Dieu » (v. 26 ). Ils étaient sans excuse. Leur cœur était évidemment dans un état d’incrédulité et de rébellion, et la mission des espions, du commencement à la fin, ne fit que le manifester pleinement.
« Et vous murmurâtes dans vos tentes, et vous dites : C’est parce que l’Éternel nous hait » — terrible mensonge ! — « qu’il nous a fait sortir du pays d’Égypte, afin de nous livrer aux mains des Amoréens, pour nous détruire ». Combien les arguments de l’incrédulité sont absurdes ! Sûrement, si l’Éternel les eût haïs, rien ne Lui eût été plus facile que de les laisser mourir parmi les fours à briques des Égyptiens, sous le fouet cruel des exacteurs du Pharaon. Pourquoi s’était-Il donné tant de peine à leur sujet ? Pourquoi ces dix plaies envoyées sur le pays de leurs oppresseurs ? S’Il les haïssait, pourquoi n’avait-Il pas laissé les eaux de la mer Rouge les engloutir, comme elles avaient englouti leurs ennemis ? Pourquoi les avait-Il délivrés de l’épée d’Amalek ? Ah ! s’ils n’eussent pas été gouvernés par un esprit d’aveugle incrédulité, tant de preuves magnifiques de Son amour les auraient amenés à une conclusion tout opposée à celle qu’ils osèrent exprimer. Il n’y a rien sous le ciel de plus irrationnel que l’incrédulité ; il n’y a rien de plus logique que la simple confiance d’une foi enfantine. Puisse le lecteur faire toujours l’expérience de cette vérité !
« Et vous murmurâtes dans vos tentes ». L’incrédulité non seulement raisonne, mais elle murmure. Elle ne voit ni le bon, ni le beau côté des choses. Elle n’est jamais au clair, parce qu’elle met Dieu de côté et ne regarde qu’aux circonstances. Ils dirent : « Où monterions-nous ? Nos frères nous ont fait fondre le cœur, en disant : C’est un peuple plus grand et de plus haute taille que nous » ; — mais ils n’étaient pas plus grands que Jéhovah ; — « les villes sont grandes, et murées jusqu’aux cieux » ; — grossière exagération de l’incrédulité ! — « et de plus nous avons vu là des fils des Anakim ».
La foi aurait répondu : Eh bien ! si les villes sont murées jusqu’au ciel, notre Dieu est au-dessus d’elles, car Il est dans le ciel. Que sont les grandes cités et les hautes murailles pour Celui qui créa l’univers, et le soutient par la parole de Sa puissance ? Que sont les Anakim en présence du Dieu Tout-puissant ? Si le pays était couvert de villes murées, de Dan à Beër-Shéba, et si les géants étaient aussi nombreux que les feuilles d’une forêt, tout cela serait comme de la balle pour Celui qui avait promis de donner à toujours la propriété du pays de Canaan à la postérité d’Abraham, Son ami.
Mais Israël n’avait pas la foi, comme l’apôtre nous le dit au troisième chapitre des Hébreux : « Ils n’y purent entrer à cause de l’incrédulité ». Là était la difficulté. Les villes à hautes murailles et les terribles Anakim n’auraient pas été des obstacles, si Israël ne s’était confié qu’en Dieu, qui en aurait promptement eu raison. L’incrédulité nous prive toujours de la bénédiction. Elle s’oppose au rayonnement de la gloire de Dieu ; elle jette une ombre sur nos âmes, et nous ôte le privilège de faire l’expérience de la toute-suffisance de notre Dieu, pour suppléer à tous nos besoins et pour écarter toutes nos difficultés.
Béni soit-Il de ce qu’Il ne fait jamais défaut au cœur qui se confie en Lui, et plus on Lui demande, plus Il aime à donner. Ne nous dit-Il pas : « Ne crains pas, crois seulement » (Marc 5, 36 ), ou encore : « Qu’il vous soit fait selon votre foi » (Matt. 9, 29 ) ? Précieuses paroles ! Puissions-nous tous en réaliser pleinement la douceur et la force ! Nous pouvons être certains que nous ne saurions jamais aller trop loin en comptant sur Dieu. Nous manquons toujours en ne puisant pas assez dans Ses trésors infinis : « Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? » (Jean 11, 40 ).
L’envoi des espions finit comme il avait commencé : par l’incrédulité la plus déplorable. Dieu étant mis de côté, ils ne voyaient que les difficultés.
« Ils n’y purent entrer ». Ils ne purent voir la gloire de Dieu. Écoutons les paroles de Moïse ; elles font du bien au cœur ; elles en touchent les cordes les plus sensibles. « Et je vous dis : Ne vous épouvantez pas, et ne les craignez point ; l’Éternel, votre Dieu, qui marche devant vous, combattra lui-même pour vous ». — Dieu combattant pour le peuple ! L’Éternel, un homme de guerre ! — « Il combattra pour vous, selon tout ce qu’il a fait pour vous sous vos yeux, en Égypte, et dans le désert, où tu as vu que l’Éternel, ton Dieu, t’a porté comme un homme porte son fils , dans tout le chemin où vous avez marché, jusqu’à ce que vous soyez arrivés en ce lieu-ci. Mais, dans cette circonstances, vous ne crûtes point l’Éternel, votre Dieu , qui, afin de reconnaître pour vous un lieu pour que vous y campiez, allait devant vous dans le chemin, la nuit, dans le feu, pour vous faire voir le chemin où nous deviez marcher, et le jour, dans la nuée ».
Quelle force morale, quelle touchante douceur dans cet appel ! Comme nous voyons clairement ici, ainsi qu’à chaque page du livre, que le Deutéronome n’est pas une simple répétition de faits, mais un puissant commentaire de ces faits qui touche tout à fait le cœur. La manière d’agir si tendre de l’Éternel est indiquée ici avec une délicatesse inimitable. Qui ne serait frappé par cette douce image : « Comme un homme porte son fils » ? Si la force de la main de l’Éternel, ou la supériorité de Son intelligence , se voient dans la nature de Son action, l’amour de Son cœur se montre dans la manière dont Il l’accomplit.
Les Israélites, néanmoins, ne pouvaient croire que Dieu les ferait entrer au pays. Malgré les merveilleuses preuves qu’Il leur avait données de Sa puissance, de Sa fidélité, de Sa bonté, depuis les fours à briques d’Égypte, jusqu’aux confins du pays de Canaan, ils restaient incrédules. « Et l’Éternel entendit la voix de vos paroles et fut courroucé, et jura, disant : Si aucun de ces hommes, de cette génération méchante, voit ce bon pays que j’ai juré de donner à vos pères ! excepté Caleb, fils de Jephunné : lui, le verra, et je lui donnerai, et à ses fils, le pays où il a marché, parce qu’il a pleinement suivi l’Éternel » (v. 35, 36 ).
« Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? » (Jean 11, 40 ). Tel est l’ordre divin. Les hommes disent que voir c’est croire, mais dans le royaume de Dieu, croire c’est voir.
Pourquoi aucun des hommes de cette méchante génération ne put-il voir ce bon pays ? Simplement, parce qu’ils n’avaient pas cru l’Éternel, leur Dieu. Et pourquoi Caleb eut-il la permission de le voir et d’en prendre possession ? Simplement, parce qu’il avait cru. L’incrédulité est toujours ce qui nous empêche de voir la gloire de Dieu. « Il ne fit pas là beaucoup de miracles, à cause de leur incrédulité » (Matt. 13, 58 ). Si Israël eût cru, Il l’aurait amené et établi sur la montagne de Son héritage .
Il en est de même des chrétiens maintenant. Il n’y a pas de limites aux bénédictions dont nous pourrions jouir, si nous comptions davantage sur Dieu. « Toutes choses sont possibles à celui qui croit » (Marc 9, 23 ). Dieu ne nous dira jamais : « Tu as assez reçu ; tu attends trop ». Impossible, car c’est Sa joie de répondre aux espérances les plus vastes de la foi.
Tirons donc largement sur Lui : « Ouvre ta bouche toute grande, et je la remplirai » (Ps. 81, 10 ). Les trésors inépuisables du ciel sont ouverts à la foi. « Quoi que vous demandiez en priant, si vous croyez, vous le recevrez » (Matt. 21, 22 ). « Si quelqu’un de vous manque de sagesse, qu’il demande à Dieu qui donne à tous libéralement et qui ne fait pas de reproches, et il lui sera donné ; mais qu’il demande avec foi, ne doutant nullement » (Jacq. 1, 5-6 ). La foi n’hésite ni ne doute ; l’incrédulité est toujours hésitante et chancelante, c’est pourquoi elle ne voit jamais la gloire de Dieu, ni Sa puissance. Elle est sourde à Sa voix, et aveugle pour voir Ses actes. Elle affaiblit le cœur et les mains ; elle assombrit la route et empêche tout progrès. Elle retint Israël quarante ans loin du pays de Canaan ; et nous n’avons aucune idée de combien de bénédictions elle nous prive. Combien tout irait mieux parmi nous, si la foi était plus vivante dans nos cœurs ! Quelle est la cause de la déplorable stérilité de la chrétienté professante ? Comment expliquerons-nous notre pauvreté morale, notre peu de croissance ? Pourquoi voyons-nous de si faibles résultats de toutes les œuvres chrétiennes ? Pourquoi y a-t-il si peu de véritables conversions ? Pourquoi nos évangélistes sont-ils si souvent découragés à cause du petit nombre de leurs gerbes ? Nous répondrons à toutes ces questions : la cause de tout ce mal est notre incrédulité.
Sans doute que nos divisions y ont aussi leur part, de même que notre mondanité, l’état charnel de nos cœurs, notre égoïsme, notre amour de nos aises. Quel est le remède à tout cela ? Comment nos cœurs seront-ils attirés vers tous nos frères, dans un amour sincère ? Par « la foi » — ce principe précieux — « opérant par l’amour » (Gal. 5, 6 ). Ainsi l’apôtre peut dire aux chers nouveaux convertis de Thessalonique : « Votre foi augmente beaucoup », et puis encore (2 Thess. 1, 3 ) : « Et l’amour de chacun de vous tous, l’un pour l’autre, abonde ». Il en est toujours ainsi. La foi nous met en contact immédiat avec la source éternelle de l’amour en Dieu Lui-même, et la conséquence naturelle en est que nos cœurs sont attirés vers tous ceux qui Lui appartiennent, vers tous ceux dans lesquels nous retrouvons, quelque peu que ce soit, Son image bénie. Nous ne pouvons être près du Seigneur, et ne pas aimer tous ceux qui, en tous lieux, invoquent Son nom d’un cœur pur. Plus nous sommes près de Christ, plus nous serons intimement unis, dans l’amour fraternel, à chaque membre de Son corps.
Quant à la mondanité, sous toutes ses formes, comment la combattrons-nous ? Voici la réponse d’un autre apôtre : « Parce que tout ce qui est né de Dieu est victorieux du monde ; et c’est ici la victoire qui a vaincu le monde, savoir notre foi. Qui est celui qui est victorieux du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? » (1 Jean 5, 4, 5 ). Le nouvel homme marchant dans la puissance de la foi, vit au-dessus du monde, au-dessus de ses intérêts, de ses motifs, de ses usages. Il n’a rien de commun avec lui. Quoique dans le monde, il n’est pas du monde. Il se meut en sens contraire. Toutes ses sources viennent du ciel. Sa vie, ses espérances, son tout est là, et il lui tarde d’y être aussi, quand son œuvre sur la terre sera terminée.
La foi est donc un principe puissant. Elle purifie le cœur, elle opère par l’amour, elle est victorieuse du monde. Il n’est donc pas étonnant que Pierre l’appelle une « foi précieuse » ; elle l’est vraiment au-delà de toute expression.
Voyez comment ce principe agissait en Caleb, et quels fruits bénis il produisit. Caleb put réaliser la vérité de ces paroles, prononcées des centaines d’années plus tard : « Il vous sera fait selon votre foi » . Il crut que Dieu était capable de les faire entrer dans le pays, et que tous les obstacles et toutes les difficultés n’étaient là que pour exercer leur foi ; puis Dieu, comme Il le fait toujours, répondit à sa foi (voyez Jos. 14, 6-14 ). Qu’elle est édifiante l’expression d’une foi candide ! Quel contraste avec les accents de la sombre incrédulité qui déshonore Dieu ! — « Et Josué le bénit, et donna Hébron en héritage à Caleb, fils de Jephunné. C’est pourquoi Hébron appartient en héritage, jusqu’à ce jour, à Caleb, fils de Jephunné, le Kenizien, parce qu’il avait pleinement suivi l’Éternel, le Dieu d’Israël ».
Caleb, comme son père Abraham, était fort dans la foi, donnant gloire à Dieu. Nous pouvons dire, avec une entière certitude, que comme la foi honore toujours Dieu, Dieu à Son tour aime à honorer la foi ; et que si les chrétiens dépendaient plus entièrement de Dieu seul, s’ils puisaient davantage aux sources éternelles, nous verrions un état de choses bien différent autour de nous : « Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? » . Oh ! si nous avions une foi plus vivante ! Si nous saisissions plus fermement les promesses de Dieu ! Alors nous pourrions attendre des résultats plus glorieux de l’évangélisation ; nous verrions plus de zèle, plus d’énergie, et plus de dévouement dans l’Église, et plus de fruits de justice dans la vie de chaque croyant individuellement.
Au verset 37 , Moïse rappelle d’une manière touchante le fait de son exclusion de la terre promise. « Contre moi aussi l’Éternel s’irrita, à cause de vous , disant : Toi non plus, tu n’y entreras pas ». Remarquez ces mots : « à cause de vous ». Il était nécessaire de rappeler à l’assemblée que c’était à cause d’eux que Moïse, ce bien-aimé et honoré serviteur de l’Éternel, était empêché de traverser le Jourdain et de poser son pied dans le pays de Canaan. Il est vrai qu’il avait parlé « légèrement de ses lèvres », mais ils l’avaient provoqué en « chagrinant son esprit » (Ps. 106, 33 ). Combien cela aurait dû les toucher ! Non seulement ils ne purent entrer eux-mêmes à cause de leur incrédulité, mais encore ils furent la cause de l’exclusion de Moïse, qui désirait si ardemment « voir cette bonne montagne et le Liban » (Deut. 3, 25 ).
Le gouvernement de Dieu est une solennelle réalité. Le cœur humain s’étonnera peut-être que quelques paroles, prononcées à la légère, aient été une cause suffisante pour empêcher un bien-aimé serviteur d’atteindre l’objet de ses vœux. Nous n’avons qu’à courber la tête ; il ne nous appartient pas de juger ou de raisonner. « Le juge de toute la terre ne fera-t-il pas ce qui est juste ? » (Gen. 18, 25 ). Assurément. Il ne peut se tromper. « Grandes et merveilleuses sont tes œuvres, Seigneur, Dieu, Tout-puissant ! Justes et véritables sont tes voies, ô Roi des nations ! » (Apoc. 15, 3 ). « Dieu est extrêmement redoutable dans l’assemblée des saints, et terrible au milieu de tous ceux qui l’entourent » (Ps. 89, 7 ). « Notre Dieu est un feu consumant » (Héb. 12, 29 ), et : « C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant » (Héb. 10, 31 ).
La portée et l’action du gouvernement de Dieu seront-elles différentes, parce que nous, chrétiens, sommes sous la dispensation de la grâce ? Nullement. Il est aussi vrai aujourd’hui que jamais que « ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera » (Gal. 6, 7 ). Il ne s’agit donc pas de spéculer sur la liberté de la grâce divine, pour être à l’abri des actes du gouvernement divin. Ces deux choses sont parfaitement distinctes ; on ne devrait jamais les confondre. La grâce peut pardonner gratuitement et pour toujours ; mais les roues du gouvernement de l’Éternel continuent à tourner avec une puissance écrasante. La grâce pardonna le péché d’Adam, mais Sa justice le chassa d’Éden pour gagner son pain à la sueur de son front, parmi les épines et les ronces d’un sol maudit . La grâce pardonna le péché de David, mais l’épée du gouvernement resta sur sa maison jusqu’à la fin ; Bath-Shéba fut la mère de Salomon, mais Absalom fomenta une rébellion.
De même pour Moïse : la grâce le fait monter au sommet de Pisga et lui montre le pays , mais le gouvernement lui défend positivement d’y entrer. On objectera que Moïse, dans sa capacité officielle, en tant que représentant le système légal, ne pouvait amener le peuple dans le pays. Cela est vrai, mais ne touche en rien la solennelle vérité qui nous occupe. Ni dans le vingtième chapitre des Nombres , ni dans le premier chapitre du Deutéronome , nous ne voyons un mot de Moïse dans sa position officielle. C’est lui-même en personne qui est devant nous, et s’il ne peut entrer dans le pays de la promesse, c’est parce qu’il a parlé légèrement de ses lèvres.
Il sera bon pour nous de bien peser, devant Dieu, cette grande vérité pratique. Soyons certains que plus nous connaîtrons vraiment la grâce, plus nous sentirons la solennité du gouvernement, et plus nous en approuverons les arrêts. Il y a du danger à recevoir avec insouciance et légèreté la doctrine de la grâce, lorsque le cœur et la vie n’en subissent pas la sanctifiante influence. Il n’y a rien de plus terrible qu’une légèreté charnelle relativement à la vérité du salut par grâce. Elle ouvre la porte à toute espèce de licence. C’est pourquoi nous voudrions mettre sur la conscience du lecteur la vérité pratique du gouvernement de Dieu. Elle est utile en tout temps, mais surtout de nos jours, où règne la fatale tendance de changer « la grâce de notre Dieu en dissolution » (Jude 4 ). Nous verrons toujours que ceux qui sentent le plus profondément l’immense bénédiction d’être sous la dispensation de la grâce, seront aussi ceux qui accepteront le plus entièrement les arrêts du gouvernement de Dieu.
Nous apprenons, par la fin de notre chapitre, que le peuple n’était nullement disposé à se soumettre à ce gouvernement. Il ne voulait ni grâce, ni gouvernement. Quand on l’invite à monter pour aller prendre possession du pays avec l’aide de l’Éternel, il hésite, refuse, et se laisse aller à un esprit d’incrédulité. En vain, Josué et Caleb lui font entendre les paroles les plus encourageantes ; en vain, étalent-ils devant ses yeux les beaux fruits du bon pays ; en vain, Moïse cherche à l’émouvoir par les motifs les plus touchants ; Israël ne veut pas monter lorsqu’on lui dit de le faire. Qu’arrive-t-il alors ? Il est pris au mot. Il lui est fait selon son incrédulité. « Et vos petits enfants, dont vous avez dit qu’ils seraient une proie, et vos fils qui aujourd’hui ne connaissent pas le bien et le mal, ceux-là y entreront, et c’est à eux que je le donnerai, et ils le posséderont. Et vous, tournez-vous, et partez pour le désert, par le chemin de la mer Rouge » (v. 39, 40 ).
Il n’y avait pas d’alternative. S’ils ne voulaient pas monter au pays avec une foi simple, ils devaient retourner dans le désert. C’est à quoi ils ne veulent pas se soumettre. Ils ne voulaient ni profiter des provisions de la grâce, ni s’incliner sous la sentence du jugement : « Et vous répondîtes et me dîtes : Nous avons péché contre l’Éternel ; nous monterons, et nous combattrons, selon tout ce que l’Éternel, notre Dieu, nous a commandé. Et vous ceignîtes chacun ses armes de guerre, et légèrement vous entreprîtes de monter dans la montagne » (v. 41 ).
Cela ressemble à la contrition et au jugement de soi-même, mais il n’y en avait que l’apparence. Il est très facile de dire : « Nous avons péché ». Saül aussi l’a dit plus tard, mais sans avoir le sentiment de la signification de ces mots : « J’ai péché », comme on le voit par ce qui suit immédiatement : « Honore-moi maintenant, je te prie, en la présence des anciens de mon peuple » (1 Sam. 15, 30 ). Quelle étrange contradiction : « J’ai péché » ; mais pourtant, « honore-moi ». S’il eût réellement senti son péché, combien son langage aurait été différent, ainsi que toute sa conduite. Rempli de lui-même, se servant d’une formule, sans un atome de sentiment réel, Saül faisait montre d’adorer Dieu, afin de s’attirer de l’honneur ! Combien de telles choses doivent offenser Celui qui exige la vérité dans le cœur, et qui veut que ceux qui L’adorent, L’adorent en esprit et en vérité ! Les plus faibles soupirs d’un cœur brisé et contrit sont précieux au Seigneur ; mais Il abhorre les vaines formes de la religiosité, dont le but est d’exalter l’homme à ses propres yeux et aux yeux de ses semblables. La confession des lèvres n’a aucune valeur, si le cœur ne sent pas le péché. Un auteur moderne[4] l’a dit avec beaucoup de justesse : « C’est une chose facile de dire « nous avons péché », mais que de fois il nous faut apprendre qu’une prompte et brusque confession du péché n’est pas ce qui prouve que le péché est senti ! Elle est plutôt la preuve de la dureté de cœur. La conscience sent qu’un certain acte de confession est nécessaire, mais il n’y a peut-être rien qui endurcisse autant le cœur que l’habitude de confesser le péché sans le sentir. Un des grands pièges de la chrétienté est l’habitude de répéter au moyen d’une formule, une confession stéréotypée des péchés. Nous l’avons probablement tous fait d’une manière ou d’une autre ; car, sans posséder une formule écrite, le cœur naturel peut toujours s’en composer quelqu’une à son usage ».
Ainsi en fut-il pour Israël à Kadès : leur confession du péché était sans aucune valeur ; elle n’avait pas le cachet de la vérité. S’ils eussent senti ce qu’ils disaient, ils se seraient inclinés sous le jugement de Dieu et auraient accepté humblement la conséquence de leur péché. Voyez le cas de Moïse. Il courbe sa tête sous la discipline divine. « L’Éternel », dit-il, « s’irrita contre moi, à cause de vous, disant : Toi non plus, tu n’y entreras pas. Josué, fils de Nun, qui se tient devant toi, lui, y entrera ; fortifie-le, car c’est lui qui le fera hériter à Israël » (v. 37, 38 ).
Moïse leur montre qu’ils sont la cause de son exclusion du pays, et cependant pas une parole de murmure ne lui échappe ; il se soumet à la décision divine, non seulement résigné à être remplacé par un autre, mais prêt à nommer et à encourager son successeur. Il n’y a pas trace de jalousie ou d’envie en lui. Il n’était pas occupé de lui-même ou de ses intérêts, mais de la gloire de Dieu et du bien de Son peuple.
Ce dernier montrait un esprit bien différent. « Nous monterons, et nous combattrons ». Quelle folie ! Lorsque Dieu leur avait commandé de monter, et que Ses fidèles serviteurs les avaient encouragés à aller prendre possession du pays, ils avaient répondu : « Où monterions-nous ? ». Puis, lorsqu’il leur est ordonné de retourner dans le désert, ils disent : « Nous monterons, et nous combattrons ».
« Et l’Éternel me dit : Dis-leur : ne montez pas, et ne combattez pas, car je ne suis point au milieu de vous, afin que vous ne soyez pas battus par vos ennemis. Et je vous parlai ; mais vous n’écoutâtes point, et vous fûtes rebelles au commandement de l’Éternel, et vous fûtes présomptueux, et montâtes dans la montagne. Et l’Amoréen, qui habitait cette montagne, sortit à votre rencontre, et vous poursuivit, comme font les abeilles, et il vous tailla en pièces en Séhir, jusqu’à Horma » (v. 42-44 ).
Il n’était pas possible que l’Éternel les accompagnât sur le chemin de la volonté propre et de la rébellion, et sans la présence divine, Israël ne pouvait résister aux Amoréens. Si Dieu est pour nous et avec nous, nous devons être victorieux. Mais nous ne pouvons pas compter sur Dieu, si nous ne sommes pas dans le chemin de l’obéissance. C’est folie de s’imaginer que nous pouvons avoir Dieu avec nous si notre conduite n’est pas fidèle. « Le nom de l’Éternel est une forte tour ; le juste y court et s’y trouve en une haute retraite » (Prov. 18, 10 ). Si nous ne marchons pas dans la justice pratique, c’est une coupable présomption que de parler d’avoir le Seigneur pour notre forte tour.
Béni soit-Il de ce qu’Il peut nous agréer malgré toutes nos faiblesses et toutes nos misères, pourvu qu’Il voie en nous un sentiment sincère de notre vraie condition. « Confie-toi en l’Éternel et pratique le bien » (Ps. 37, 3 ), tel est l’ordre divin.
Prétendre s’assurer en l’Éternel, tandis qu’on fait le mal, c’est changer la grâce de notre Dieu en dissolution , et nous mettre entre les mains du diable qui ne cherche que notre ruine morale. « Car les yeux de l’Éternel parcourent toute la terre, afin qu’il se montre fort, en faveur de ceux qui sont d’un cœur parfait envers lui » (2 Chron. 16, 9 ). Quand nous avons une bonne conscience, nous pouvons lever la tête, et cheminer à travers toute espèce de difficultés ; mais vouloir marcher sur le sentier de la foi avec une mauvaise conscience est une chose des plus dangereuses. Ce n’est que lorsque nos reins sont ceints de vérité et que nous avons revêtu la cuirasse de la justice, que nous pouvons prendre le bouclier de la foi .
Il est de toute importance que les chrétiens recherchent la justice pratique dans tous ses détails. Ces paroles de l’apôtre Paul sont d’une grande valeur morale pour nous : « Moi aussi je m’exerce à avoir toujours une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes » . Nous devrions faire de même. Notre saint privilège est de fouler, jour après jour, d’un pas ferme, le sentier du devoir, de l’obéissance, celui sur lequel luit constamment la lumière de l’approbation de Dieu. Alors sûrement, nous pourrons compter sur Dieu, et ainsi avancer, en paix, vers notre patrie céleste.
Nous le répétons, ce n’est pas que nous ne puissions regarder à Dieu dans notre faiblesse, nos manquements, et même lorsque nous avons péché. Nous le pouvons et nous le devons ; Son oreille est toujours attentive à notre cri. « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1, 9 ). « Je t’ai invoqué des lieux profonds, ô Éternel ! Seigneur ! écoute ma voix ; que tes oreilles soient attentives à la voix de mes supplications. Ô Jah ! si tu prends garde aux iniquités, Seigneur, qui subsistera ? Mais il y a pardon auprès de toi, afin que tu sois craint » (Ps. 130, 1-4 ). Il n’y a aucune limite au pardon divin, par le fait qu’il n’y en a aucune à l’étendue de l’expiation, aucune à la vertu et à l’efficace du sang de Jésus Christ, le Fils de Dieu, qui purifie de tout péché ; aucune à la valeur de l’intercession de notre grand souverain Sacrificateur, qui peut sauver jusqu’au bout tous ceux qui s’approchent de Dieu par Lui .
Toutes ces vérités sont largement exposées et illustrées de diverses manières dans le volume inspiré. Mais la confession du péché et le pardon ne doivent pas être confondus avec la justice pratique. Ce sont deux conditions très distinctes dans lesquelles nous pouvons nous adresser à Dieu ; nous pouvons L’invoquer avec une profonde contrition, et être exaucés, ou bien nous pouvons Le prier avec une bonne conscience et être exaucés aussi. Néanmoins, les deux choses sont essentiellement distinctes et forment toutes deux un contraste marqué avec l’indifférence et la dureté de cœur, qui prétendent compter sur Dieu dans une marche de désobéissance positive. C’est là ce qui est si choquant aux yeux du Seigneur et qui attire Son juste jugement. Il reconnaît et Il approuve la justice pratique ; Il pardonne gratuitement et entièrement le péché confessé ; mais nous imaginer que nous pouvons nous confier en Dieu, tandis que nos pieds sont sur le chemin de l’iniquité, ce n’est rien moins que la plus épouvantable impiété. « Ne mettez pas votre confiance en des paroles de mensonge, disant : C’est ici le temple de l’Éternel, le temple de l’Éternel, le temple de l’Éternel ! Mais si vous amendez réellement vos voies et vos actions, si vous faites réellement la justice entre un homme et son prochain, si vous n’opprimez pas l’étranger, l’orphelin et la veuve, et que vous ne versiez pas le sang innocent dans ce lieu, et que vous ne marchiez pas après d’autres dieux pour votre dommage, je vous ferai demeurer dans ce lieu, dans le pays que j’ai donné à vos pères, de siècle en siècle. Voici, vous vous confiez en des paroles de mensonge, qui ne profitent pas. Quoi ? Voler, tuer, commettre adultère, jurer faussement, brûler de l’encens à Baal, marcher après d’autres dieux que vous ne connaissez pas !… et vous venez, et vous vous tenez devant moi dans cette maison qui est appelée de mon nom, et vous dites : Nous sommes délivrés pour faire toutes ces abominations » (Jér. 7, 4-10 ).
Dieu veut la réalité. Il désire la vérité dans le cœur, et si les hommes prétendent l’avoir et marchent dans l’impiété, il faut qu’ils s’attendent à Son juste jugement. Cette pensée nous fait trembler pour l’église professante. Le passage si solennel, que nous avons tiré du prophète Jérémie, quoique s’appliquant tout d’abord aux enfants de Juda et aux habitants de Jérusalem, a aussi une application très positive à la chrétienté. Nous voyons au troisième chapitre de la seconde épître à Timothée , que toutes les abominations du paganisme, énumérées à la fin du premier chapitre des Romains , seront reproduites aux derniers jours couvertes du manteau de la profession chrétienne, et en relation immédiate avec « une forme de piété » . Quelle doit être la fin d’un semblable état de choses ? La colère sans rémission. Les plus sévères jugements de Dieu en destruction sont réservés aux masses baptisées de cette profession, que nous appelons la chrétienté. Le moment approche rapidement où tous les bien-aimés enfants de Dieu, rachetés par le sang de Christ, seront enlevés de ce monde coupable et pécheur, bien que soi-disant « chrétien » , pour être à toujours avec le Seigneur dans ces demeures divines préparées dans la maison du Père. Alors « l’énergie d’erreur » (2 Thess. 2, 11 ) sera envoyée sur la chrétienté, sur ces mêmes pays où la lumière du christianisme a brillé avec éclat ; où l’évangile du salut gratuit a été prêché ; où la Bible a circulé par millions d’exemplaires, et où tous, plus ou moins, professent le nom de Christ et s’appellent chrétiens.
Qu’est-ce qui doit succéder à cette « énergie d’erreur » ? Un nouveau témoignage ? De nouvelles offres de grâce ? D’autres tentatives de la miséricorde divine ? Non ; pas pour la chrétienté ! Non ; pas pour ceux qui professent, sans Dieu et sans Christ, les formes creuses et vaines du christianisme. Les païens entendront « l’évangile éternel » (Apoc. 14, 6 ) ; « l’évangile du royaume » ; mais quant à cette chose terrible, quant à cette épouvantable anomalie qui s’appelle la chrétienté, rien ne reste pour elle que les ténèbres de dehors à jamais.
Lecteur, ce sont les paroles véritables de Dieu. Rien ne serait plus facile que de mettre sous vos yeux une foule de preuves convaincantes, tirées de l’Écriture ; mais cela nous écarterait de notre but actuel. Le Nouveau Testament, du commencement à la fin, enseigne la solennelle vérité énoncée ci-dessus, et tout système de théologie qui enseigne différemment, sera sur ce point du moins, reconnu complètement faux.
Matthieu
19 ◊ 1 Et il arriva, quand Jésus eut achevé ces discours, qu’il partit de la Galilée et vint vers les confins de la Judée, au-delà du Jourdain ; ◊ 2 et de grandes foules le suivirent, et il les guérit là.
◊ 3 Et les pharisiens vinrent à lui, l’éprouvant et [lui disant : Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour quelque cause que ce soit ? ◊ 4 Et lui, répondant, leur dit : N’avez-vous pas lu que celui qui les a faits, dès le commencement les a faits mâle et femelle, ◊ 5 et qu’il dit : « C’est pourquoi, l’homme laissera son père et sa mère et sera uni à sa femme ; et les deux seront une seule chair » ? ◊ 6 Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ce donc que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas. ◊ 7 Ils lui disent : Pourquoi donc Moïse a-t-il commandé de donner une lettre de divorce, et de la répudier ? ◊ 8 Il leur dit : Moïse, à cause de votre dureté de cœur, vous a permis de répudier vos femmes ; mais au commencement il n’en était pas ainsi. ◊ 9 Et je vous dis que quiconque répudiera sa femme, non pour cause de fornication, et en épousera une autre, commet adultère ; et celui qui épouse une femme répudiée, commet adultère. ◊ 10 Ses disciples lui disent : Si telle est la condition de l’homme à l’égard de la femme, il ne convient pas de se marier. ◊ 11 Mais il leur dit : Tous ne reçoivent pas cette parole, mais ceux à qui il est donné ; ◊ 12 car il y a des eunuques qui sont nés tels dès le ventre de leur mère ; et il y a des eunuques qui ont été faits eunuques par les hommes ; et il y a des eunuques qui se sont faits eux-mêmes eunuques pour le royaume des cieux. Que celui qui peut le recevoir, le reçoive.
◊ 13 Alors on lui apporta de petits enfants, afin qu’il leur imposât les mains et qu’il priât ; mais les disciples reprenaient ceux [qui les apportaient]. ◊ 14 Et Jésus dit : Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas ; car à de tels est le royaume des cieux. ◊ 15 Et leur ayant imposé les mains, il partit de là.
◊ 16 Et voici, quelqu’un s’approchant, lui dit : Maître, quel bien ferai-je pour avoir la vie éternelle ? ◊ 17 Et il lui dit : Pourquoi m’interroges-tu touchant ce qui est bon ? Un seul est bon. Mais si tu veux entrer dans la vie, garde les commandements. ◊ 18 Il lui dit : Lesquels ? Et Jésus dit : Tu ne tueras point ; tu ne commettras point adultère ; tu ne déroberas point ; tu ne diras point de faux témoignage ; ◊ 19 honore ton père et ta mère ; et, tu aimeras ton prochain comme toi-même. ◊ 20 Le jeune homme lui dit : J’ai gardé toutes ces choses ; que me manque-t-il encore ? ◊ 21 Jésus lui dit : Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu as, et donne aux pauvres ; et tu auras un trésor dans le ciel ; et viens, suis-moi. ◊ 22 Et le jeune homme, ayant entendu cette parole, s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. ◊ 23 Et Jésus dit à ses disciples : En vérité, je vous dis qu’un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux ; ◊ 24 et je vous le dis encore : Il est plus facile qu’un chameau entre par un trou d’aiguille, qu’un riche n’entre dans le royaume de Dieu. ◊ 25 Et les disciples, l’ayant entendu, s’étonnèrent fort, disant : Qui donc peut être sauvé ? ◊ 26 Et Jésus, [les] regardant, leur dit : Pour les hommes, cela est impossible ; mais pour Dieu, toutes choses sont possibles.
◊ 27 Alors Pierre, répondant, lui dit : Voici, nous avons tout quitté et nous t’avons suivi ; que nous adviendra-t-il donc ? ◊ 28 Et Jésus leur dit : En vérité, je vous dis que vous qui m’avez suivi, — dans la régénération, quand le fils de l’homme se sera assis sur le trône de sa gloire, vous aussi, vous serez assis sur douze trônes, jugeant les douze tribus d’Israël ; ◊ 29 et quiconque aura quitté maisons, ou frères, ou sœurs, ou père, ou mère, ou femme, ou enfants, ou champs, pour l’amour de mon nom, en recevra cent fois autant, et héritera de la vie éternelle. ◊ 30 Mais plusieurs qui sont les premiers seront les derniers, et des derniers seront les premiers.
Matthieu
13 ◊ 1 Et en ce jour-là, Jésus, étant sorti de la maison, s’assit près de la mer. ◊ 2 Et de grandes foules étaient rassemblées auprès de lui, de sorte que, montant dans une nacelle, il s’assit ; et toute la foule se tenait sur le rivage. ◊ 3 Et il leur dit beaucoup de choses par des paraboles, disant : Voici, un semeur sortit pour semer. ◊ 4 Et comme il semait, quelques [grains] tombèrent le long du chemin, et les oiseaux vinrent et les dévorèrent. ◊ 5 Et d’autres tombèrent sur les endroits rocailleux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; et aussitôt ils levèrent, parce qu’ils n’avaient pas une terre profonde ; ◊ 6 et, le soleil s’étant levé, ils furent brûlés, et parce qu’ils n’avaient pas de racine, ils séchèrent. ◊ 7 Et d’autres tombèrent entre les épines, et les épines montèrent et les étouffèrent. ◊ 8 Et d’autres tombèrent sur une bonne terre et produisirent du fruit, l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente. ◊ 9 Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende.
◊ 10 Et les disciples, s’approchant, lui dirent : Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? ◊ 11 Et lui, répondant, leur dit : C’est parce qu’à vous il est donné de connaître les mystères du royaume des cieux ; mais à eux, il n’est pas donné. ◊ 12 Car à quiconque a, il sera donné, et il sera dans l’abondance ; mais à quiconque n’a pas, cela même qu’il a sera ôté. ◊ 13 C’est pourquoi je leur parle en paraboles, parce que voyant ils ne voient pas, et qu’entendant ils n’entendent ni ne comprennent. ◊ 14 Et par eux s’accomplit la prophétie d’Ésaïe qui dit : « En entendant vous entendrez et vous ne comprendrez point, et en voyant vous verrez et vous n’apercevrez point ; ◊ 15 car le cœur de ce peuple s’est épaissi, et ils ont ouï dur de leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, de peur qu’ils ne voient des yeux, et qu’ils n’entendent des oreilles, et qu’ils ne comprennent du cœur, et qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse ». ◊ 16 Mais bienheureux sont vos yeux, car ils voient, et vos oreilles, car elles entendent ; ◊ 17 car en vérité, je vous dis, que plusieurs prophètes et [plusieurs] justes ont désiré de voir les choses que vous voyez, et ils ne les ont pas vues, et d’entendre les choses que vous entendez, et ils ne les ont pas entendues.
◊ 18 Vous donc, écoutez la parabole du semeur. ◊ 19 Toutes les fois que quelqu’un entend la parole du royaume, et ne [la] comprend pas, le méchant vient et ravit ce qui est semé dans son cœur ; c’est là celui qui a été semé le long du chemin. ◊ 20 Et celui qui a été semé sur les endroits rocailleux, c’est celui qui entend la parole, et qui la reçoit aussitôt avec joie ; ◊ 21 mais il n’a pas de racine en lui-même, mais n’est que pour un temps : et quand la tribulation ou la persécution survient à cause de la parole, il est aussitôt scandalisé. ◊ 22 Et celui qui a été semé dans les épines, c’est celui qui entend la parole ; et les soucis de ce siècle et la tromperie des richesses étouffent la parole, et il est sans fruit. ◊ 23 Et celui qui a été semé sur la bonne terre, c’est celui qui entend et comprend la parole, qui aussi porte du fruit, et produit l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente.
◊ 24 Il leur proposa une autre parabole, disant : Le royaume des cieux a été fait semblable à un homme qui semait de bonne semence dans son champ. ◊ 25 Mais pendant que les hommes dormaient, son ennemi vint et sema de l’ivraie parmi le froment, et s’en alla. ◊ 26 Et lorsque la tige monta et produisit du fruit, alors l’ivraie aussi parut. ◊ 27 Et les esclaves du maître de la maison, s’approchant, lui dirent : Seigneur, n’as-tu pas semé de bonne semence dans ton champ ? D’où vient donc qu’il a l’ivraie ? ◊ 28 Et il leur dit : Un ennemi a fait cela. Et les esclaves lui dirent : Veux-tu donc que nous allions et que nous la cueillions ? ◊ 29 Et il dit : Non, de peur qu’en cueillant l’ivraie, vous ne déraciniez le froment avec elle. ◊ 30 Laissez-les croître tous deux ensemble jusqu’à la moisson ; et au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Cueillez premièrement l’ivraie, et liez-la en bottes pour la brûler, mais assemblez le froment dans mon grenier.
◊ 31 Il leur proposa une autre parabole, disant : Le royaume des cieux est semblable à un grain de moutarde qu’un homme prit et sema dans son champ : ◊ 32 lequel est, il est vrai, plus petit que toutes les semences ; mais quand il a pris sa croissance, il est plus grand que les herbes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent et demeurent dans ses branches.
◊ 33 Il leur dit une autre parabole : Le royaume des cieux est semblable à du levain qu’une femme prit et qu’elle cacha parmi trois mesures de farine, jusqu’à ce que tout fût levé.
◊ 34 Jésus dit toutes ces choses aux foules en paraboles, et sans parabole il ne leur disait rien ; ◊ 35 en sorte que fût accompli ce qui a été dit par le prophète, disant : « J’ouvrirai ma bouche en paraboles, je proférerai des choses qui ont été cachées dès la fondation du monde ».
◊ 36 Alors, ayant congédié les foules, il entra dans la maison ; et ses disciples vinrent à lui, disant : Expose-nous la parabole de l’ivraie du champ. ◊ 37 Et lui, répondant, leur dit : Celui qui sème la bonne semence, c’est le fils de l’homme ; ◊ 38 et le champ, c’est le monde ; et la bonne semence, ce sont les fils du royaume ; et l’ivraie, ce sont les fils du méchant ; ◊ 39 et l’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; et la moisson, c’est la consommation du siècle ; et les moissonneurs sont des anges. ◊ 40 Comme donc l’ivraie est cueillie et brûlée au feu, il en sera de même à la consommation du siècle. ◊ 41 Le fils de l’homme enverra ses anges, et ils cueilleront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité, ◊ 42 et ils les jetteront dans la fournaise de feu : là seront les pleurs et les grincements de dents. ◊ 43 Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende.
◊ 44 Encore, le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans un champ, qu’un homme, après l’avoir trouvé, a caché ; et de la joie qu’il en a, il s’en va, et vend tout ce qu’il a, et achète ce champ-là.
◊ 45 Encore, le royaume des cieux est semblable à un marchand qui cherche de belles perles ; ◊ 46 et ayant trouvé une perle de très grand prix, il s’en alla, et vendit tout ce qu’il avait, et l’acheta.
◊ 47 Encore, le royaume des cieux est semblable à une seine jetée dans la mer et rassemblant [des poissons] de toute sorte ; ◊ 48 et quand elle fut pleine, ils la tirèrent sur le rivage, et s’asseyant, ils mirent ensemble les bons dans des vaisseaux, et jetèrent dehors les mauvais. ◊ 49 Il en sera de même à la consommation du siècle : les anges sortiront, et sépareront les méchants du milieu des justes, ◊ 50 et les jetteront dans la fournaise de feu : là seront les pleurs et les grincements de dents.
◊ 51 Jésus leur dit : Avez-vous compris toutes ces choses ? Ils lui disent : Oui, [Seigneur. ◊ 52 Et il leur dit : C’est pour cela que tout scribe qui a été fait disciple du royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui produit de son trésor des choses nouvelles et des choses vieilles.
◊ 53 Et il arriva que, quand Jésus eut achevé ces paraboles, il se retira de là. ◊ 54 Et étant venu dans son pays, il les enseignait dans leur synagogue, en sorte qu’ils étaient étonnés et disaient : D’où viennent à celui-ci cette sagesse et ces miracles ? ◊ 55 Celui-ci n’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie ? et ses frères, Jacques, et Joses, et Simon, et Jude ? ◊ 56 Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes auprès de nous ? D’où donc viennent à celui-ci toutes ces choses ? ◊ 57 Et ils étaient scandalisés en lui. Et Jésus leur dit : Un prophète n’est pas sans honneur, si ce n’est dans son pays et dans sa maison. ◊ 58 Et il ne fit pas là beaucoup de miracles, à cause de leur incrédulité.
Matthieu
11 ◊ 1 Et il arriva, quand Jésus eut achevé de donner ses ordres à ses douze disciples, qu’il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes.
◊ 2 Et Jean, ayant ouï parler dans la prison des œuvres du Christ, envoya par ses disciples, et lui dit : ◊ 3 Es-tu celui qui vient, ou devons-nous en attendre un autre ? ◊ 4 Et Jésus, répondant, leur dit : Allez, et rapportez à Jean les choses que vous entendez et que vous voyez : ◊ 5 les aveugles recouvrent la vue et les boiteux marchent ; les lépreux sont rendus nets et les sourds entendent, et les morts sont ressuscités, et l’évangile est annoncé aux pauvres. ◊ 6 Et bienheureux est quiconque n’aura pas été scandalisé en moi.
◊ 7 Et comme ils s’en allaient, Jésus se mit à dire de Jean aux foules : Qu’êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité par le vent ? ◊ 8 Mais qu’êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu de vêtements précieux ? Voici, ceux qui portent des choses précieuses sont dans les maisons des rois. ◊ 9 Mais qu’êtes-vous allés voir ? Un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète ; ◊ 10 car c’est ici celui dont il est écrit : « Voici, moi j’envoie mon messager devant ta face, lequel préparera ton chemin devant toi ». ◊ 11 En vérité, je vous dis : parmi ceux qui sont nés de femme, il n’en a été suscité aucun de plus grand que Jean le baptiseur ; mais le moindre dans le royaume des cieux est plus grand que lui. ◊ 12 Mais, depuis les jours de Jean le baptiseur jusqu’à maintenant, le royaume des cieux est pris par violence, et les violents le ravissent. ◊ 13 Car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu’à Jean. ◊ 14 Et si vous voulez recevoir [ce que je vous dis], celui-ci est Élie qui doit venir. ◊ 15 Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende. ◊ 16 Mais à qui comparerai-je cette génération ? Elle est semblable à de petits enfants assis dans les marchés, et criant à leurs compagnons, ◊ 17 et disant : Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé ; nous vous avons chanté des complaintes, et vous ne vous êtes pas lamentés. ◊ 18 Car Jean est venu ne mangeant ni ne buvant, et ils disent : Il a un démon. ◊ 19 Le fils de l’homme est venu mangeant et buvant, et ils disent : Voici un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des pécheurs. Et la sagesse a été justifiée par ses enfants.
◊ 20 Alors il commença à adresser des reproches aux villes dans lesquelles le plus grand nombre de ses miracles avaient été faits, parce qu’elles ne s’étaient pas repenties : ◊ 21 Malheur à toi, Chorazin ! malheur à toi, Bethsaïda ! car si les miracles qui ont été faits au milieu de vous eussent été faits dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps qu’elles se seraient repenties sous le sac et la cendre. ◊ 22 Mais je vous dis que le sort de Tyr et de Sidon sera plus supportable au jour de jugement que le vôtre. ◊ 23 Et toi, Capernaüm, qui as été élevée jusqu’au ciel, tu seras abaissée jusque dans le hadès ; car si les miracles qui ont été faits au milieu de toi eussent été faits dans Sodome, elle serait demeurée jusqu’à aujourd’hui. ◊ 24 Mais je vous dis que le sort du pays de Sodome sera plus supportable au jour de jugement que le tien.
◊ 25 En ce temps-là, Jésus répondit et dit : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants. ◊ 26 Oui, Père, car c’est ce que tu as trouvé bon devant toi. ◊ 27 Toutes choses m’ont été livrées par mon Père ; et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père ; ni personne ne connaît le Père, si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils voudra le révéler. ◊ 28 Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos. ◊ 29 Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi, car je suis débonnaire et humble de cœur ; et vous trouverez le repos de vos âmes. ◊ 30 Car mon joug est aisé et mon fardeau est léger.
Matthieu
18 ◊ 1 En cette heure-là les disciples vinrent à Jésus, disant : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? ◊ 2 Et Jésus, ayant appelé auprès de lui un petit enfant, le plaça au milieu d’eux, ◊ 3 et dit : En vérité, je vous dis : si vous ne vous convertissez et ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux. ◊ 4 Quiconque donc s’abaissera comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux ; ◊ 5 et quiconque reçoit un seul petit enfant tel que celui-ci en mon nom, me reçoit. ◊ 6 Et quiconque est une occasion de chute pour un de ces petits qui croient en moi, il serait avantageux pour lui qu’on lui eût pendu au cou une meule d’âne et qu’il eût été noyé dans les profondeurs de la mer. ◊ 7 Malheur au monde à cause des occasions de chute ! car il est nécessaire qu’il arrive des occasions de chute ; mais malheur à cet homme par qui l’occasion de chute arrive. ◊ 8 Et si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-les et jette-les loin de toi : il vaut mieux pour toi d’entrer dans la vie boiteux ou estropié, que d’avoir deux mains ou deux pieds, et d’être jeté dans le feu éternel. ◊ 9 Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il vaut mieux pour toi d’entrer dans la vie n’ayant qu’un œil, que d’avoir deux yeux, et d’être jeté dans la géhenne du feu. ◊ 10 Prenez garde de ne pas mépriser un de ces petits ; car je vous dis que, dans les cieux, leurs anges voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux. ◊ 11 Car le fils de l’homme est venu pour sauver ce qui était perdu. ◊ 12 Que vous en semble ? Si un homme a cent brebis, et que l’une d’elles se soit égarée, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf sur les montagnes, pour s’en aller chercher celle qui s’est égarée ? ◊ 13 Et s’il arrive qu’il la trouve, — en vérité, je vous dis qu’il a plus de joie de celle-là que des quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. ◊ 14 Ainsi, ce n’est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux, qu’un seul de ces petits périsse.
◊ 15 Et si ton frère pèche contre toi, va, reprends-le, entre toi et lui seul ; s’il t’écoute, tu as gagné ton frère ; ◊ 16 mais s’il ne t’écoute pas, prends avec toi encore une ou deux personnes, afin que par la bouche de deux ou de trois témoins toute parole soit établie. ◊ 17 Et s’il ne veut pas les écouter, dis-le à l’assemblée ; et s’il ne veut pas écouter l’assemblée non plus, qu’il te soit comme un homme des nations et comme un publicain. ◊ 18 En vérité, je vous dis : Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. ◊ 19 Je vous dis encore que si deux d’entre vous sont d’accord sur la terre pour une chose quelconque, quelle que soit la chose qu’ils demanderont, elle sera faite pour eux par mon Père qui est dans les cieux ; ◊ 20 car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux.
◊ 21 Alors Pierre, s’approchant de lui, dit : Seigneur, combien de fois mon frère péchera-t-il contre moi, et lui pardonnerai-je ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? ◊ 22 Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. ◊ 23 C’est pourquoi le royaume des cieux a été fait semblable à un roi qui voulut compter avec ses esclaves. ◊ 24 Et quand il eut commencé à compter, on lui en amena un qui lui devait dix mille talents. ◊ 25 Et comme il n’avait pas de quoi payer, son seigneur ordonna qu’il fût vendu, [lui], et sa femme, et ses enfants, et tout ce qu’il avait ; et que le payement fût fait. ◊ 26 L’esclave donc, se jetant à ses pieds, lui rendit hommage, disant : Seigneur, use de patience envers moi, et je te payerai tout. ◊ 27 Et le seigneur de cet esclave-là, touché de compassion, le relâcha et lui remit la dette. ◊ 28 Mais cet esclave, étant sorti, trouva un de ceux qui étaient esclaves avec lui, qui lui devait cent deniers ; et l’ayant saisi, il l’étranglait, disant : Paye, si tu dois quelque chose. ◊ 29 Celui donc qui était esclave avec lui, se jetant à ses pieds, le supplia, disant : Use de patience envers moi, et je te payerai. ◊ 30 Et il ne voulut pas ; mais il s’en alla et le jeta en prison jusqu’à ce qu’il eût payé la dette. ◊ 31 Or ceux qui étaient esclaves avec lui, voyant ce qui était arrivé, furent extrêmement affligés, et s’en vinrent et déclarèrent à leur seigneur tout ce qui s’était passé. ◊ 32 Alors son seigneur, l’ayant appelé auprès de lui, lui dit : Méchant esclave, je t’ai remis toute cette dette, parce que tu m’en as supplié ; ◊ 33 n’aurais-tu pas dû aussi avoir pitié de celui qui est esclave avec toi, comme moi aussi j’ai eu pitié de toi ? ◊ 34 Et son seigneur, étant en colère, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il eût payé tout ce qui lui était dû. ◊ 35 Ainsi aussi mon Père céleste vous fera, si vous ne pardonnez pas de tout votre cœur, chacun à son frère.
Matthieu
15 ◊ 1 Alors les scribes et les pharisiens de Jérusalem viennent à Jésus, disant : ◊ 2 Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens, car ils ne lavent pas leurs mains quand ils mangent du pain ? ◊ 3 Mais lui, répondant, leur dit : Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu à cause de votre tradition ? ◊ 4 car Dieu a commandé, disant : « Honore ton père et ta mère » ; et : « que celui qui médira de père ou de mère, meure de mort » ; ◊ 5 mais vous, vous dites : Quiconque dira à son père ou à sa mère : Tout ce dont tu pourrais tirer profit de ma part est un don, ◊ 6 — et il n’honorera point son père ou sa mère. Et vous avez annulé le commandement de Dieu à cause de votre tradition. ◊ 7 Hypocrites ! Ésaïe a bien prophétisé de vous, disant : ◊ 8 « Ce peuple m’honore des lèvres, mais leur cœur est fort éloigné de moi ; ◊ 9 mais ils m’honorent en vain, enseignant comme doctrines des commandements d’hommes ». ◊ 10 Et ayant appelé la foule, il leur dit : Écoutez et comprenez : ◊ 11 ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme ; mais ce qui sort de la bouche, c’est là ce qui souille l’homme.
◊ 12 Alors ses disciples, s’approchant, lui dirent : Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés en entendant cette parole ? ◊ 13 Mais lui, répondant, dit : Toute plante que mon Père céleste n’a pas plantée sera déracinée. ◊ 14 Laissez-les ; ce sont des aveugles, conducteurs d’aveugles : et si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse. ◊ 15 Et Pierre, répondant, lui dit : Expose-nous cette parabole. ◊ 16 Et il dit : Et vous aussi, êtes-vous encore sans intelligence ? ◊ 17 N’entendez-vous pas encore que tout ce qui entre dans la bouche va dans le ventre, et passe ensuite dans le lieu secret ? ◊ 18 Mais les choses qui sortent de la bouche viennent du cœur, et ces choses-là souillent l’homme. ◊ 19 Car du cœur viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les fornications, les vols, les faux témoignages, les injures : ◊ 20 ce sont ces choses qui souillent l’homme ; mais de manger avec des mains non lavées ne souille pas l’homme.
◊ 21 Et Jésus, partant de là, se retira dans les quartiers de Tyr et de Sidon. ◊ 22 Et voici, une femme cananéenne de ces contrées-là, sortant, s’écria, lui disant : Seigneur, Fils de David, aie pitié de moi ; ma fille est cruellement tourmentée d’un démon. ◊ 23 Et il ne lui répondit mot. Et ses disciples, s’approchant, le prièrent, disant : Renvoie-la, car elle crie après nous. ◊ 24 Mais lui, répondant, dit : Je ne suis envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. ◊ 25 Et elle vint et lui rendit hommage, disant : Seigneur, assiste-moi. ◊ 26 Et lui, répondant, dit : Il ne convient pas de prendre le pain des enfants et de le jeter aux chiens. ◊ 27 Et elle dit : Oui, Seigneur ; car même les chiens mangent des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. ◊ 28 Alors Jésus, répondant, lui dit : Ô femme, ta foi est grande ; qu’il te soit fait comme tu veux. Et dès cette heure-là sa fille fut guérie.
◊ 29 Et Jésus, étant parti de là, vint près de la mer de Galilée ; et montant sur une montagne, il s’assit là. ◊ 30 Et de grandes foules vinrent à lui, ayant avec elles des boiteux, des aveugles, des muets, des estropiés, et beaucoup d’autres ; et elles les jetèrent à ses pieds, et il les guérit ; ◊ 31 de sorte que les foules s’étonnèrent en voyant les muets parler, les estropiés guérir, les boiteux marcher, et les aveugles voir ; et elles glorifièrent le Dieu d’Israël. ◊ 32 Et Jésus, ayant appelé à lui ses disciples, dit : Je suis ému de compassion envers la foule, car voici trois jours déjà qu’ils demeurent auprès de moi, et ils n’ont rien à manger ; et je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur qu’ils ne défaillent en chemin. ◊ 33 Et ses disciples lui disent : D’où aurions-nous dans le désert assez de pains pour rassasier une si grande foule ? ◊ 34 Et Jésus leur dit : Combien avez-vous de pains ? Et ils dirent : Sept, et quelques petits poissons. ◊ 35 Et il commanda aux foules de s’asseoir sur la terre. ◊ 36 Et ayant pris les sept pains et les poissons, il rendit grâces et les rompit et les donna à ses disciples, et les disciples à la foule. ◊ 37 Et ils mangèrent tous et furent rassasiés ; et ils ramassèrent, des morceaux qui étaient de reste, sept corbeilles pleines. ◊ 38 Or ceux qui avaient mangé étaient quatre mille hommes, outre les femmes et les enfants. ◊ 39 Et ayant renvoyé les foules, il monta dans une nacelle et vint dans la contrée de Magadan.
Matthieu
21 ◊ 1 Et quand ils approchèrent de Jérusalem et qu’ils furent arrivés à Bethphagé, vers la montagne des Oliviers, alors Jésus envoya deux disciples, ◊ 2 leur disant : Allez au village qui est vis-à-vis de vous, et aussitôt vous trouverez une ânesse attachée, et un ânon avec elle ; détachez-les et amenez-les-moi. ◊ 3 Et si quelqu’un vous dit quelque chose, vous direz : Le Seigneur en a besoin ; et aussitôt il les enverra. ◊ 4 Et tout cela arriva, afin que fût accompli ce qui avait été dit par le prophète, disant : ◊ 5 « Dites à la fille de Sion : Voici, ton roi vient à toi, débonnaire et monté sur une ânesse et sur un ânon, le petit d’une ânesse ». ◊ 6 Et les disciples, s’en étant allés et ayant fait comme Jésus leur avait ordonné, ◊ 7 amenèrent l’ânesse et l’ânon, et mirent leurs vêtements dessus ; et il s’y assit. ◊ 8 Et une immense foule étendit ses vêtements sur le chemin, et d’autres coupaient des rameaux des arbres et les répandaient sur le chemin. ◊ 9 Et les foules qui allaient devant lui, et celles qui suivaient, criaient, disant : Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du *Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts ! ◊ 10 Et comme il entrait dans Jérusalem, toute la ville fut émue, disant : Qui est celui-ci ? ◊ 11 Et les foules disaient : Celui-ci est Jésus, le prophète, qui est de Nazareth de Galilée.
◊ 12 Et Jésus entra dans le temple de Dieu, et chassa dehors tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple ; et il renversa les tables des changeurs et les sièges de ceux qui vendaient les colombes ; ◊ 13 et il leur dit : Il est écrit : « Ma maison sera appelée une maison de prière » ; mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs. ◊ 14 Et des aveugles et des boiteux vinrent à lui dans le temple, et il les guérit. ◊ 15 Et les principaux sacrificateurs et les scribes, voyant les merveilles qu’il faisait, et les enfants criant dans le temple et disant : Hosanna au fils de David ! en furent indignés, ◊ 16 et lui dirent : Entends-tu ce que ceux-ci disent ? Mais Jésus leur dit : Sans doute ; n’avez-vous jamais lu : « Par la bouche des petits enfants et de ceux qui tètent, tu as établi ta louange » ? ◊ 17 Et les ayant laissés, il sortit de la ville [et s’en alla] à Béthanie ; et il y passa la nuit.
◊ 18 Et le matin, comme il retournait à la ville, il eut faim. ◊ 19 Et voyant un figuier sur le chemin, il s’en approcha ; et il n’y trouva rien que des feuilles ; et il lui dit : Que jamais aucun fruit ne naisse plus de toi ! Et à l’instant le figuier sécha. ◊ 20 Et les disciples, le voyant, en furent étonnés, disant : Comment en un instant le figuier est-il devenu sec ! ◊ 21 Et Jésus, répondant, leur dit : En vérité, je vous dis : Si vous avez de la foi et que vous ne doutiez pas, non seulement vous ferez ce qui [a été fait] au figuier, mais si même vous disiez à cette montagne : Ôte-toi et jette-toi dans la mer, cela se ferait. ◊ 22 Et quoi que vous demandiez en priant, si vous croyez, vous le recevrez.
◊ 23 Et quand il fut entré dans le temple, les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple vinrent à lui, comme il enseignait, disant : Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité ? ◊ 24 Et Jésus, répondant, leur dit : Je vous demanderai, moi aussi, une chose ; et si vous me la dites, je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais ces choses. ◊ 25 Le baptême de Jean, d’où était-il ? du ciel, ou des hommes ? Et ils raisonnaient en eux-mêmes, disant : Si nous disons : Du ciel, il nous dira : Pourquoi donc ne l’avez-vous pas cru ? ◊ 26 Et si nous disons : Des hommes, nous craignons la foule, car tous tiennent Jean pour un prophète. ◊ 27 Et, répondant, ils dirent à Jésus : Nous ne savons. Lui aussi leur dit : Moi non plus, je ne vous dis pas par quelle autorité je fais ces choses. ◊ 28 Mais que vous en semble ? Un homme avait deux enfants ; et venant au premier, il dit : [Mon] enfant, va aujourd’hui travailler dans ma vigne. ◊ 29 Et lui, répondant, dit : Je ne veux pas ; mais après, ayant du remords, il y alla. ◊ 30 Et venant au second, il dit la même chose ; et lui, répondant, dit : Moi [j’y vais], seigneur ; et il n’y alla pas. ◊ 31 Lequel des deux fit la volonté du père ? Ils lui disent : Le premier. Jésus leur dit : En vérité, je vous dis que les publicains et les prostituées vous devancent dans le royaume de Dieu. ◊ 32 Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous ne l’avez pas cru ; mais les publicains et les prostituées l’ont cru ; et vous, l’ayant vu, vous n’en avez pas eu de remords ensuite pour le croire.
◊ 33 Écoutez une autre parabole : Il y avait un maître de maison, qui planta une vigne, et l’environna d’une clôture, et y creusa un pressoir, et y bâtit une tour ; et il la loua à des cultivateurs et s’en alla hors du pays. ◊ 34 Et lorsque la saison des fruits approcha, il envoya ses esclaves aux cultivateurs pour recevoir ses fruits. ◊ 35 Et les cultivateurs, ayant pris ses esclaves, battirent l’un, tuèrent l’autre, et en lapidèrent un autre. ◊ 36 Il envoya encore d’autres esclaves en plus grand nombre que les premiers, et ils leur firent de même. ◊ 37 Et enfin, il envoya auprès d’eux son fils, disant : Ils auront du respect pour mon fils. ◊ 38 Mais les cultivateurs, voyant le fils, dirent entre eux : Celui-ci est l’héritier ; venez, tuons-le, et possédons son héritage. ◊ 39 Et l’ayant pris, ils le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. ◊ 40 Quand donc le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces cultivateurs-là ? ◊ 41 Ils lui disent : Il fera périr misérablement ces méchants, et louera sa vigne à d’autres cultivateurs qui lui remettront les fruits en leur saison. ◊ 42 Jésus leur dit : N’avez-vous jamais lu dans les écritures : « La pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin ; celle-ci est de par le *Seigneur, et est merveilleuse devant nos yeux » ? ◊ 43 C’est pourquoi je vous dis que le royaume de Dieu vous sera ôté, et sera donné à une nation qui en rapportera les fruits. ◊ 44 Et celui qui tombera sur cette pierre sera brisé ; mais celui sur qui elle tombera, elle le broiera. ◊ 45 Les principaux sacrificateurs et les pharisiens, ayant entendu ses paraboles, connurent qu’il parlait d’eux. ◊ 46 Et, cherchant à se saisir de lui, ils craignaient les foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.
Josué
14 ◊ 1 * Et c’est ici ce que les fils d’Israël ont reçu en héritage dans le pays de Canaan, ce qu’Éléazar, le sacrificateur, et Josué, fils de Nun, et les chefs des pères des tribus des fils d’Israël, leur distribuèrent en héritage : ◊ 2 leur héritage fut [distribué] par le sort, comme l’Éternel l’avait commandé par Moïse, aux neuf tribus et à la demi-tribu. ◊ 3 Car Moïse avait donné un héritage à deux tribus et à une demi-tribu, de l’autre côté du Jourdain ; mais il n’avait pas donné d’héritage parmi eux aux Lévites. ◊ 4 Car les fils de Joseph étaient deux tribus : Manassé et Éphraïm ; et on ne donna point de part aux Lévites dans le pays, excepté les villes d’habitation, et leurs banlieues pour leurs troupeaux et pour leurs biens. ◊ 5 Les fils d’Israël firent comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse, et ils partagèrent le pays.
◊ 6 Et les fils de Juda s’approchèrent de Josué, à Guilgal ; et Caleb, fils de Jephunné, le Kenizien, lui dit : Tu sais la parole que l’Éternel a dite, à mon sujet et à ton sujet, à Moïse, homme de Dieu, à Kadès-Barnéa. ◊ 7 J’étais âgé de quarante ans quand Moïse, serviteur de l’Éternel, m’envoya de Kadès-Barnéa pour explorer le pays, et je lui rapportai la chose comme elle était dans mon cœur. ◊ 8 Et mes frères qui étaient montés avec moi faisaient fondre le cœur du peuple ; mais moi, je suivis pleinement l’Éternel, mon Dieu. ◊ 9 Et Moïse jura en ce jour-là, disant : Si le pays que ton pied a foulé n’est à toi pour héritage, et à tes fils, pour toujours ! car tu as pleinement suivi l’Éternel, mon Dieu. ◊ 10 Et maintenant, voici, comme il l’a dit, l’Éternel m’a conservé en vie ces quarante-cinq ans, depuis que l’Éternel a dit cette parole à Moïse, lorsque Israël marchait dans le désert ; et maintenant, voici, moi je suis aujourd’hui âgé de quatre-vingt-cinq ans. ◊ 11 Je suis encore aujourd’hui fort comme le jour où Moïse m’envoya ; telle que ma force était alors, telle ma force est maintenant, pour la guerre, et pour sortir et entrer. ◊ 12 Et maintenant, donne-moi cette montagne dont l’Éternel a parlé en ce jour-là ; car tu as entendu, en ce jour-là, que les Anakim y sont, et de grandes villes fortes ; peut-être que l’Éternel sera avec moi, et je les déposséderai, comme l’Éternel a dit. ◊ 13 Et Josué le bénit, et donna Hébron en héritage à Caleb, fils de Jephunné. ◊ 14 C’est pourquoi Hébron appartient en héritage, jusqu’à ce jour, à Caleb, fils de Jephunné, le Kenizien, parce qu’il avait pleinement suivi l’Éternel, le Dieu d’Israël. ◊ 15 Or le nom de Hébron était auparavant Kiriath-Arba ; [Arba] était le grand homme parmi les Anakim. Et le pays se reposa de la guerre.
Actes
6 ◊ 1 Or en ces jours-là, le nombre des disciples se multipliant, il s’éleva un murmure des Hellénistes contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans le service journalier. ◊ 2 Et les douze, ayant appelé la multitude des disciples, dirent : Il ne convient pas que, laissant la parole de Dieu, nous servions aux tables. ◊ 3 Jetez donc les yeux, frères, sur sept hommes d’entre vous, qui aient un [bon] témoignage, pleins de l’Esprit Saint et de sagesse, que nous établirons sur cette affaire. ◊ 4 Et, pour nous, nous persévérerons dans la prière et dans le service de la parole. ◊ 5 Et ce discours plut à toute la multitude ; et ils choisirent Étienne, homme plein de foi et de l’Esprit Saint, et Philippe, et Prochore, et Nicanor, et Timon, et Parménas, et Nicolas, prosélyte d’Antioche, ◊ 6 qu’ils présentèrent aux apôtres ; et, après avoir prié, ils leur imposèrent les mains.
◊ 7 Et la parole de Dieu croissait, et le nombre des disciples se multipliait beaucoup dans Jérusalem, et une grande foule de sacrificateurs obéissait à la foi.
◊ 8 Or Étienne, plein de grâce et de puissance, faisait parmi le peuple des prodiges et de grands miracles. ◊ 9 Et quelques-uns de la synagogue appelée des Libertins, et des Cyrénéens, et des Alexandrins, et de ceux de Cilicie et d’Asie, se levèrent, disputant contre Étienne. ◊ 10 Et ils ne pouvaient pas résister à la sagesse et à l’Esprit par lequel il parlait. ◊ 11 Alors ils subornèrent des hommes qui disaient : Nous l’avons ouï proférant des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu. ◊ 12 Et ils soulevèrent le peuple et les anciens et les scribes ; et tombant sur lui, ils l’enlevèrent et l’amenèrent devant le sanhédrin. ◊ 13 Et ils présentèrent de faux témoins qui disaient : Cet homme ne cesse pas de proférer des paroles contre le saint lieu et contre la loi ; ◊ 14 car nous l’avons entendu dire que ce Jésus le Nazaréen détruira ce lieu-ci, et changera les coutumes que Moïse nous a enseignées. ◊ 15 Et tous ceux qui étaient assis dans le sanhédrin, ayant leurs yeux arrêtés sur lui, virent son visage comme le visage d’un ange.
Psaumes
De David.
37 ◊ 1 Ne t’irrite pas à cause de ceux qui font le mal, ne sois pas jaloux de ceux qui pratiquent l’iniquité ; ◊ 2 car bientôt, comme l’herbe, ils seront fauchés, et, comme l’herbe verte, ils se faneront.
◊ 3 Confie-toi en l’Éternel et pratique le bien ; habite le pays, et repais-toi de fidélité, ◊ 4 et fais tes délices de l’Éternel : et il te donnera les demandes de ton cœur.
◊ 5 Remets ta voie sur l’Éternel, et confie-toi en lui ; ◊ 6 et lui, il agira, et il produira ta justice comme la lumière, et ton droit comme le plein midi.
◊ 7 Demeure tranquille, [appuyé] sur l’Éternel, et attends-toi à lui. Ne t’irrite pas à cause de celui qui prospère dans son chemin, à cause de l’homme qui vient à bout de ses desseins.
◊ 8 Laisse la colère et abandonne le courroux ; ne t’irrite pas, au moins pour faire le mal : ◊ 9 car ceux qui font le mal seront retranchés, et ceux qui s’attendent à l’Éternel, ceux-là posséderont le pays.
◊ 10 Encore un peu de temps, et le méchant ne sera plus ; et tu considéreras son lieu, et il n’y sera plus ; ◊ 11 et les débonnaires posséderont le pays, et feront leurs délices d’une abondance de paix.
◊ 12 * Le méchant complote contre le juste, et grince les dents contre lui : ◊ 13 le Seigneur se rira de lui, car il voit que son jour vient.
◊ 14 Les méchants ont tiré l’épée et ont bandé leur arc, pour faire tomber l’affligé et le pauvre, pour égorger ceux qui marchent dans la droiture : ◊ 15 leur épée entrera dans leur cœur, et leurs arcs seront brisés.
◊ 16 Mieux vaut le peu du juste que l’abondance de beaucoup de méchants ; ◊ 17 car les bras des méchants seront brisés, mais l’Éternel soutient les justes.
◊ 18 L’Éternel connaît les jours de ceux qui sont intègres, et leur héritage sera pour toujours : ◊ 19 ils ne seront pas confus au mauvais temps, et ils seront rassasiés aux jours de la famine.
◊ 20 Car les méchants périront, et les ennemis de l’Éternel comme la graisse des agneaux ; ils s’en iront, comme la fumée ils s’en iront.
◊ 21 Le méchant emprunte, et ne rend pas ; mais le juste use de grâce, et donne : ◊ 22 car ceux qui sont bénis de lui posséderont le pays ; mais ceux qui sont maudits de lui seront retranchés.
◊ 23 * Par l’Éternel les pas de l’homme sont affermis, et il prend plaisir à sa voie : ◊ 24 s’il tombe, il ne sera pas entièrement abattu ; car l’Éternel lui soutient la main.
◊ 25 J’ai été jeune, et je suis vieux, et je n’ai pas vu le juste abandonné, ni sa semence cherchant du pain : ◊ 26 il use de grâce tout le jour, et il prête ; et sa semence sera en bénédiction.
◊ 27 Retire-toi du mal, et fais le bien, et demeure pour toujours ; ◊ 28 car l’Éternel aime la droiture, et il n’abandonnera pas ses saints : ils seront gardés à toujours, mais la semence des méchants sera retranchée.
◊ 29 Les justes posséderont le pays, et ils l’habiteront à perpétuité.
◊ 30 * La bouche du juste profère la sagesse, et sa langue parle la droiture ; ◊ 31 la loi de son Dieu est dans son cœur, ses pas ne chancelleront pas.
◊ 32 Le méchant épie le juste, et cherche à le faire mourir : ◊ 33 l’Éternel ne l’abandonnera pas entre ses mains, et ne le condamnera pas, quand il sera jugé.
◊ 34 Attends-toi à l’Éternel, et garde sa voie ; et il t’élèvera afin que tu possèdes le pays : quand les méchants seront retranchés, tu le verras.
◊ 35 * J’ai vu le méchant puissant, et s’étendant comme un arbre vert croissant dans son lieu natal ; ◊ 36 mais il passa, et voici, il n’était plus ; et je l’ai cherché, et il ne s’est plus trouvé.
◊ 37 Prends garde à l’homme intègre, et regarde l’homme droit, car la fin d’un [tel] homme est la paix ; ◊ 38 mais les transgresseurs seront détruits ensemble ; la fin des méchants, c’est d’être retranché ;
◊ 39 Mais le salut des justes vient de l’Éternel ; il est leur force au temps de la détresse, et l’Éternel leur aidera et les délivrera ; ◊ 40 il les délivrera des méchants et les sauvera, car ils se sont confiés en lui.
Luc
11 ◊ 1 Et comme il était en prière dans un certain lieu, il arriva, après qu’il eut cessé, que quelqu’un de ses disciples lui dit : Seigneur, enseigne-nous à prier, comme aussi Jean l’a enseigné à ses disciples. ◊ 2 Et il leur dit : Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié ; que ton règne vienne ; ◊ 3 donne-nous chaque jour le pain qu’il nous faut ; ◊ 4 et remets-nous nos péchés, car nous-mêmes aussi nous remettons à tous ceux qui nous doivent ; et ne nous induis pas en tentation. ◊ 5 Et il leur dit : Qui sera celui d’entre vous qui, ayant un ami, aille à lui sur le minuit, et lui dise : Ami, prête-moi trois pains, ◊ 6 car mon ami est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui présenter ?… ◊ 7 et celui qui est dedans, répondant, dira : Ne m’importune pas ; la porte est déjà fermée, et mes enfants sont au lit avec moi ; je ne puis me lever et t’en donner. ◊ 8 — Je vous dis que, bien qu’il ne se lève pas et ne lui en donne pas parce qu’il est son ami, pourtant, à cause de son importunité, il se lèvera et lui en donnera autant qu’il en a besoin. ◊ 9 Et moi, je vous dis : Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez ; heurtez, et il vous sera ouvert ; ◊ 10 car quiconque demande, reçoit ; et celui qui cherche, trouve ; et à celui qui heurte, il sera ouvert. ◊ 11 Or quel est le père d’entre vous à qui son fils demandera un pain et qui lui donnera une pierre ? ou aussi, [s’il demande] un poisson, lui donnera, au lieu d’un poisson, un serpent ? ◊ 12 ou aussi, s’il demande un œuf, lui donnera un scorpion ? ◊ 13 Si donc vous qui êtes méchants, vous savez donner à vos enfants des choses bonnes, combien plus le Père qui est du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent.
◊ 14 Et il chassa un démon qui était muet. Et il arriva que, quand le démon fut sorti, le muet parla ; et les foules s’en étonnèrent. ◊ 15 Mais quelques-uns d’entre eux disaient : Il chasse les démons par Béelzébul, le chef des démons. ◊ 16 Et d’autres, pour l’éprouver, lui demandaient un signe du ciel. ◊ 17 Mais lui, connaissant leurs pensées, leur dit : Tout royaume divisé contre lui-même sera réduit en désert ; et une maison [divisée] contre elle-même tombe ; ◊ 18 et si Satan aussi est divisé contre lui-même, comment son royaume subsistera-t-il ? parce que vous dites que je chasse les démons par Béelzébul. ◊ 19 Or si c’est par Béelzébul que moi je chasse les démons, vos fils, par qui les chassent-ils ? C’est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. ◊ 20 Mais si je chasse les démons par le doigt de Dieu, alors le royaume de Dieu est parvenu jusqu’à vous. ◊ 21 Quand l’homme fort, revêtu de ses armes, garde son palais, ses biens sont en paix ; ◊ 22 mais s’il en survient un plus fort que lui qui le vainque, il lui ôte son armure à laquelle il se confiait, et fait le partage de ses dépouilles. ◊ 23 Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; et celui qui n’assemble pas avec moi, disperse. ◊ 24 Quand l’esprit immonde est sorti d’un homme, il va par des lieux secs, cherchant du repos ; et n’en trouvant point, il dit : Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti. ◊ 25 Et y étant venu, il la trouve balayée et ornée. ◊ 26 Alors il va, et prend sept autres esprits plus méchants que lui-même ; et étant entrés, ils habitent là ; et la dernière condition de cet homme-là est pire que la première. ◊ 27 Et il arriva, comme il disait ces choses, qu’une femme éleva sa voix du milieu de la foule et lui dit : Bienheureux est le ventre qui t’a porté, et les mamelles que tu as tétées. ◊ 28 Et il dit : Mais plutôt, bienheureux sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent.
◊ 29 Et comme les foules s’amassaient, il se mit à dire : Cette génération est une méchante génération ; elle demande un signe ; et il ne lui sera pas donné de signe, si ce n’est le signe de Jonas. ◊ 30 Car comme Jonas fut un signe aux Ninivites, ainsi aussi sera le fils de l’homme à cette génération. ◊ 31 Une reine du midi se lèvera au jugement avec les hommes de cette génération et les condamnera ; car elle vint des bouts de la terre pour entendre la sagesse de Salomon, et voici, il y a ici plus que Salomon. ◊ 32 Des hommes de Ninive se lèveront au jugement avec cette génération et la condamneront ; car ils se sont repentis à la prédication de Jonas, et voici, il y a ici plus que Jonas. ◊ 33 Or personne, après avoir allumé une lampe, ne la met dans un lieu caché, ni sous le boisseau, mais sur le pied de lampe, afin que ceux qui entrent voient la lumière. ◊ 34 La lampe du corps, c’est ton œil ; lorsque ton œil est simple, ton corps tout entier aussi est plein de lumière ; mais lorsqu’il est méchant, ton corps aussi est ténébreux. ◊ 35 Prends donc garde que la lumière qui est en toi ne soit ténèbres. ◊ 36 Si donc ton corps tout entier est plein de lumière, n’ayant aucune partie ténébreuse, il sera tout plein de lumière, comme quand la lampe t’éclaire de son éclat.
◊ 37 Et comme il parlait, un pharisien le pria de dîner chez lui ; et entrant, il se mit à table. ◊ 38 Mais le pharisien, voyant [cela], s’étonna parce qu’il ne s’était pas premièrement lavé avant le dîner. ◊ 39 Et le Seigneur lui dit : Pour vous, pharisiens, vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, mais au-dedans vous êtes pleins de rapine et de méchanceté. ◊ 40 Insensés ! celui qui a fait le dehors, n’a-t-il pas fait le dedans aussi ? ◊ 41 Mais donnez l’aumône de ce que vous avez ; et voici, toutes choses vous seront nettes. ◊ 42 Mais malheur à vous, pharisiens ! car vous payez la dîme de la menthe et de la rue et de toute sorte d’herbe, et vous négligez le jugement et l’amour de Dieu : il fallait faire ces choses-ci, et ne pas laisser celles-là. ◊ 43 Malheur à vous, pharisiens ! car vous aimez les premiers sièges dans les synagogues, et les salutations dans les places publiques. ◊ 44 Malheur à vous ! car vous êtes comme les sépulcres qui ne paraissent pas ; et les hommes, marchant dessus, n’en savent rien. ◊ 45 Et l’un des docteurs de la loi, répondant, lui dit : Maître, en disant ces choses tu nous dis aussi des injures. ◊ 46 Et il dit : À vous aussi, malheur, docteurs de la loi ! car vous chargez les hommes de fardeaux difficiles à porter, et vous-mêmes vous ne touchez pas ces fardeaux d’un seul de vos doigts. ◊ 47 Malheur à vous ! car vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et vos pères les ont tués. ◊ 48 Vous rendez donc témoignage aux œuvres de vos pères et vous y prenez plaisir ; car eux, ils les ont tués, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux. ◊ 49 C’est pourquoi aussi la sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, et ils en tueront et en chasseront par des persécutions : ◊ 50 afin que le sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde soit redemandé à cette génération, ◊ 51 depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui périt entre l’autel et la maison : oui, vous dis-je, il sera redemandé à cette génération. ◊ 52 Malheur à vous, les docteurs de la loi ! car vous avez enlevé la clef de la connaissance : vous n’êtes pas entrés vous-mêmes, et vous avez empêché ceux qui entraient. ◊ 53 Et comme il leur disait ces choses, les scribes et les pharisiens se mirent à le presser fortement ; et ils le provoquaient à parler de plusieurs choses, ◊ 54 lui dressant des pièges, et cherchant à surprendre quelque chose de sa bouche, afin de l’accuser.
Genèse
3 ◊ 1 * Or le serpent était plus rusé qu’aucun animal des champs que l’Éternel Dieu avait fait ; et il dit à la femme : Quoi, Dieu a dit : Vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin ? ◊ 2 Et la femme dit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin ; ◊ 3 mais du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point, et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. ◊ 4 Et le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point certainement ; ◊ 5 car Dieu sait qu’au jour où vous en mangerez vos yeux seront ouverts, et vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal. ◊ 6 Et la femme vit que l’arbre était bon à manger, et qu’il était un plaisir pour les yeux, et que l’arbre était désirable pour rendre intelligent ; et elle prit de son fruit et en mangea ; et elle en donna aussi à son mari [pour qu’il en mangeât] avec elle, et il en mangea. ◊ 7 Et les yeux de tous deux furent ouverts, et ils connurent qu’ils étaient nus ; et ils cousirent ensemble des feuilles de figuier et s’en firent des ceintures.
◊ 8 Et ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu qui se promenait dans le jardin au frais du jour. Et l’homme et sa femme se cachèrent de devant l’Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin. ◊ 9 Et l’Éternel Dieu appela l’homme, et lui dit : Où es-tu ? ◊ 10 Et il dit : J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, car je suis nu, et je me suis caché. ◊ 11 Et l’Éternel Dieu dit : Qui t’a montré que tu étais nu ? As-tu mangé de l’arbre dont je t’ai commandé de ne pas manger ? ◊ 12 Et l’homme dit : La femme que tu [m’]as donnée [pour être] avec moi, — elle, m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé. ◊ 13 Et l’Éternel Dieu dit à la femme : Qu’est-ce que tu as fait ? Et la femme dit : Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé. ◊ 14 Et l’Éternel Dieu dit au serpent : Parce que tu as fait cela, tu es maudit par-dessus tout le bétail et par-dessus toutes les bêtes des champs ; tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras la poussière tous les jours de ta vie ; ◊ 15 et je mettrai inimitié entre toi et la femme, et entre ta semence et sa semence. Elle te brisera la tête, et toi tu lui briseras le talon. ◊ 16 À la femme il dit : Je rendrai très grandes tes souffrances et ta grossesse ; en travail tu enfanteras des enfants, et ton désir sera [tourné] vers ton mari, et lui dominera sur toi. ◊ 17 Et à Adam il dit : Parce que tu as écouté la voix de ta femme et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’ai commandé, disant : Tu n’en mangeras pas, — maudit est le sol à cause de toi ; tu en mangeras [en travaillant] péniblement tous les jours de ta vie. ◊ 18 Et il te fera germer des épines et des ronces, et tu mangeras l’herbe des champs. ◊ 19 À la sueur de ton visage tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes au sol, car c’est de lui que tu as été pris ; car tu es poussière et tu retourneras à la poussière.
◊ 20 Et l’homme appela sa femme du nom d’Ève, parce qu’elle était la mère de tous les vivants.
◊ 21 Et l’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des vêtements de peau, et les revêtit.
◊ 22 Et l’Éternel Dieu dit : Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour connaître le bien et le mal ; et maintenant, — afin qu’il n’avance pas sa main et ne prenne aussi de l’arbre de vie et n’en mange et ne vive à toujours… ! ◊ 23 Et l’Éternel Dieu le mit hors du jardin d’Éden, pour labourer le sol, d’où il avait été pris : ◊ 24 il chassa l’homme, et plaça à l’orient du jardin d’Éden les chérubins et la lame de l’épée qui tournait çà et là, pour garder le chemin de l’arbre de vie.
Exode
15 ◊ 1 * Alors Moïse et les fils d’Israël chantèrent ce cantique à l’Éternel, et parlèrent, disant :
Je chanterai à l’Éternel, car il s’est hautement élevé ; il a précipité dans la mer le cheval et celui qui le montait.
◊ 2 Jah est ma force et mon cantique, et il a été mon salut. Il est mon *Dieu, et je lui préparerai une habitation, — le Dieu de mon père, et je l’exalterai.
◊ 3 L’Éternel est un homme de guerre ; l’Éternel est son nom.
◊ 4 Les chars du Pharaon, et son armée, il les a jetés dans la mer ; l’élite de ses capitaines a été enfoncée dans la mer Rouge.
◊ 5 Les abîmes les ont couverts ; ils sont descendus dans les eaux profondes, comme une pierre.
◊ 6 Ta droite, ô Éternel ! s’est montrée magnifique en force ; ta droite, ô Éternel ! a écrasé l’ennemi.
◊ 7 Et dans la grandeur de ta majesté, tu as détruit ceux qui s’élevaient contre toi ; tu as lâché ta colère, elle les a dévorés comme du chaume.
◊ 8 Et par le souffle de tes narines, les eaux se sont amoncelées ; les courants se sont dressés comme une muraille ; les abîmes sont devenus solides au cœur de la mer.
◊ 9 L’ennemi disait : Je poursuivrai, j’atteindrai, je partagerai le butin ; mon âme sera assouvie d’eux ; je tirerai mon épée, ma main les exterminera.
◊ 10 Tu as soufflé de ton souffle, la mer les a couverts ; ils se sont enfoncés comme du plomb dans les eaux magnifiques.
◊ 11 Qui est comme toi parmi les *dieux, ô Éternel ? Qui est comme toi, magnifique en sainteté, terrible en louanges, opérant des merveilles ?
◊ 12 Tu as étendu ta droite, la terre les a engloutis.
◊ 13 Tu as conduit par ta bonté ce peuple que tu as racheté ; tu l’as guidé par ta force jusqu’à la demeure de ta sainteté.
◊ 14 Les peuples l’ont entendu, ils ont tremblé ; l’effroi a saisi les habitants de la Philistie.
◊ 15 Alors les chefs d’Édom ont été épouvantés ; le tremblement a saisi les forts de Moab ; tous les habitants de Canaan se sont fondus.
◊ 16 La crainte et la frayeur sont tombées sur eux : par la grandeur de ton bras ils sont devenus muets comme une pierre, jusqu’à ce que ton peuple, ô Éternel, ait passé, jusqu’à ce qu’ait passé ce peuple que tu t’es acquis.
◊ 17 Tu les introduiras et tu les planteras sur la montagne de ton héritage, le lieu que tu as préparé pour ton habitation, ô Éternel ! le sanctuaire, ô Seigneur ! que tes mains ont établi.
◊ 18 L’Éternel régnera à toujours et à perpétuité.
◊ 19 Car le cheval du Pharaon est entré dans la mer, avec son char et ses cavaliers, et l’Éternel a fait retourner sur eux les eaux de la mer ; et les fils d’Israël ont marché à sec au milieu de la mer.
◊ 20 Et Marie, la prophétesse, sœur d’Aaron, prit un tambourin en sa main, et toutes les femmes sortirent après elle, avec des tambourins et en chœurs ; ◊ 21 et Marie leur répondait :
Chantez à l’Éternel, car il s’est hautement élevé ; il a précipité dans la mer le cheval et celui qui le montait.
◊ 22 Et Moïse fit partir Israël de la mer Rouge, et ils sortirent vers le désert de Shur ; et ils marchèrent trois jours dans le désert, et ne trouvèrent point d’eau. ◊ 23 Et ils vinrent à Mara ; mais ils ne pouvaient boire des eaux de Mara, car elles étaient amères : c’est pourquoi son nom fut appelé Mara. ◊ 24 Et le peuple murmura contre Moïse, disant : Que boirons-nous ? ◊ 25 Et il cria à l’Éternel ; et l’Éternel lui enseigna un bois, et il le jeta dans les eaux, et les eaux devinrent douces. Là il lui donna un statut et une ordonnance, et là il l’éprouva, et dit : ◊ 26 Si tu écoutes attentivement la voix de l’Éternel, ton Dieu, et si tu fais ce qui est droit à ses yeux, et si tu prêtes l’oreille à ses commandements, et si tu gardes tous ses statuts, je ne mettrai sur toi aucune des maladies que j’ai mises sur l’Égypte, car je suis l’Éternel qui te guérit. ◊ 27 Puis ils vinrent à Élim, où il y avait douze fontaines d’eau et soixante-dix palmiers ; et ils campèrent là, auprès des eaux.
Philippiens
4 ◊ 1 Ainsi donc, mes frères bien-aimés et ardemment désirés, ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur, bien-aimés. ◊ 2 Je supplie Évodie, et je supplie Syntyche, d’avoir une même pensée dans le Seigneur. ◊ 3 Oui, je te prie, toi aussi, vrai compagnon de travail, aide celles qui ont combattu avec moi dans l’évangile avec Clément aussi et mes autres compagnons d’œuvre, dont les noms sont dans le livre de vie.
◊ 4 Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; encore une fois, je vous le dirai : réjouissez-vous. ◊ 5 Que votre douceur soit connue de tous les hommes ; le Seigneur est proche ; ◊ 6 ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces ; ◊ 7 et la paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le christ Jésus.
◊ 8 Au reste, frères, toutes les choses qui sont vraies, toutes les choses qui sont vénérables, toutes les choses qui sont justes, toutes les choses qui sont pures, toutes les choses qui sont aimables, toutes les choses qui sont de bonne renommée, — s’il y a quelque vertu et quelque louange, — que ces choses occupent vos pensées : ◊ 9 ce que vous avez et appris, et reçu, et entendu, et vu en moi, — faites ces choses, et le Dieu de paix sera avec vous.
◊ 10 Or je me suis grandement réjoui dans le Seigneur de ce que maintenant enfin vous avez fait revivre votre pensée pour moi, quoique vous y ayez bien aussi pensé, mais l’occasion vous manquait ; ◊ 11 non que je parle ayant égard à des privations, car, moi, j’ai appris à être content en moi-même dans les circonstances où je me trouve. ◊ 12 Je sais être abaissé, je sais aussi être dans l’abondance ; en toutes choses et à tous égards, je suis enseigné aussi bien à être rassasié qu’à avoir faim, aussi bien à être dans l’abondance qu’à être dans les privations. ◊ 13 Je puis toutes choses en celui qui me fortifie. ◊ 14 Néanmoins vous avez bien fait de prendre part à mon affliction.
◊ 15 Or vous aussi, Philippiens, vous savez qu’au commencement de l’évangile, quand je quittai la Macédoine, aucune assemblée ne me communiqua [rien], pour ce qui est de donner et de recevoir, excepté vous seuls ; ◊ 16 car, même à Thessalonique, une fois et même deux fois, vous m’avez fait un envoi pour mes besoins ; ◊ 17 non que je recherche un don, mais je recherche du fruit qui abonde pour votre compte. ◊ 18 Or j’ai amplement de tout, et je suis dans l’abondance ; je suis comblé, ayant reçu d’Épaphrodite ce qui [m’a été envoyé] de votre part…, un parfum de bonne odeur, un sacrifice acceptable, agréable à Dieu : ◊ 19 mais mon Dieu suppléera à tous vos besoins selon ses richesses en gloire par le christ Jésus. ◊ 20 Or à notre Dieu et Père soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen.
◊ 21 Saluez chaque saint dans le christ Jésus. Les frères qui sont avec moi vous saluent. ◊ 22 Tous les saints vous saluent, et principalement ceux qui sont de la maison de César. ◊ 23 Que la grâce du seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit ! Amen.
Exode
18 ◊ 1 * Et Jéthro, sacrificateur de Madian, beau-père de Moïse, apprit tout ce que Dieu avait fait à Moïse et à Israël, son peuple, — que l’Éternel avait fait sortir Israël d’Égypte ; ◊ 2 et Jéthro, beau-père de Moïse, prit Séphora, la femme de Moïse, après que celui-ci l’eut renvoyée, ◊ 3 et ses deux fils, dont l’un s’appelait Guershom, car il avait dit : J’ai séjourné dans un pays étranger ; ◊ 4 et l’autre Éliézer : Car le Dieu de mon père m’a été en aide, et m’a délivré de l’épée du Pharaon. ◊ 5 Et Jéthro, beau-père de Moïse, vint, avec les fils et la femme de Moïse, vers celui-ci, au désert où il était campé, à la montagne de Dieu ; ◊ 6 et il fit dire à Moïse : Moi, ton beau-père Jéthro, je suis venu vers toi, et ta femme, et ses deux fils avec elle. ◊ 7 Et Moïse sortit à la rencontre de son beau-père, et se prosterna et le baisa ; et ils s’enquirent l’un de l’autre touchant leur bien-être, et entrèrent dans la tente. ◊ 8 Et Moïse raconta à son beau-père tout ce que l’Éternel avait fait au Pharaon et à l’Égypte à cause d’Israël, toute la fatigue qui les avait atteints en chemin, et comment l’Éternel les avait délivrés. ◊ 9 Et Jéthro se réjouit de tout le bien que l’Éternel avait fait à Israël, en ce qu’il l’avait délivré de la main des Égyptiens. ◊ 10 Et Jéthro dit : Béni soit l’Éternel, qui vous a délivrés de la main des Égyptiens et de la main du Pharaon, — qui a délivré le peuple de dessous la main des Égyptiens ! ◊ 11 Maintenant je connais que l’Éternel est plus grand que tous les dieux ; car en cela [même] en quoi ils ont agi présomptueusement, il a été au-dessus d’eux. ◊ 12 Et Jéthro, beau-père de Moïse, prit un holocauste et des sacrifices pour Dieu ; et Aaron et tous les anciens d’Israël vinrent pour manger le pain avec le beau-père de Moïse, en la présence de Dieu.
◊ 13 Et il arriva, le lendemain, que Moïse s’assit pour juger le peuple ; et le peuple se tint auprès de Moïse depuis le matin jusqu’au soir ; ◊ 14 et le beau-père de Moïse vit tout ce qu’il faisait avec le peuple, et il dit : Que fais-tu là avec le peuple ? Pourquoi es-tu assis seul, et tout le peuple se tient auprès de toi depuis le matin jusqu’au soir ? ◊ 15 Et Moïse dit à son beau-père : C’est que le peuple vient à moi pour consulter Dieu. ◊ 16 Quand ils ont quelque affaire, on vient à moi, et je juge entre l’un et l’autre, et je leur fais connaître les statuts de Dieu et ses lois. ◊ 17 Et le beau-père de Moïse lui dit : Ce que tu fais n’est pas bon. ◊ 18 Tu t’épuiseras certainement, toi et ce peuple qui est avec toi, car la chose est trop lourde pour toi ; tu ne peux la faire toi seul. ◊ 19 Maintenant, écoute ma voix, je te conseillerai, et Dieu sera avec toi. Sois pour le peuple auprès de Dieu, et rapporte les affaires à Dieu ; ◊ 20 et enseigne-leur les statuts et les lois, et fais-leur connaître la voie dans laquelle ils doivent marcher, et l’œuvre qu’ils ont à faire. ◊ 21 Et choisis d’entre tout le peuple des hommes capables, craignant Dieu, des hommes de vérité, haïssant le gain déshonnête, et établis-les sur eux, chefs de milliers, chefs de centaines, chefs de cinquantaines, et chefs de dizaines ; ◊ 22 et qu’ils jugent le peuple en tout temps : et il arrivera qu’ils porteront devant toi toutes les grandes affaires, et toutes les petites affaires ils les jugeront eux-mêmes. Tu allégeras ce qui [pèse] sur toi ; ils le porteront avec toi. ◊ 23 Si tu fais cela, et que Dieu te le commande, tu pourras subsister, et tout ce peuple aussi arrivera en paix en son lieu. ◊ 24 Et Moïse écouta la voix de son beau-père, et fit tout ce qu’il avait dit. ◊ 25 Et Moïse choisit d’entre tout Israël des hommes capables, et les établit chefs sur le peuple, chefs de milliers, chefs de centaines, chefs de cinquantaines, et chefs de dizaines ; ◊ 26 et ils jugèrent le peuple en tout temps : ils portaient devant Moïse les affaires difficiles, et toutes les petites affaires ils les jugeaient eux-mêmes. ◊ 27 Et Moïse laissa partir son beau-père, et il s’en alla dans son pays.
Apocalypse
3 ◊ 1 Et à l’ange de l’assemblée qui est à Sardes, écris : Voici ce que dit celui qui a les sept Esprits de Dieu et les sept étoiles :
Je connais tes œuvres, — que tu as le nom de vivre, et tu es mort. ◊ 2 Sois vigilant, et affermis ce qui reste, qui s’en va mourir, car je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu. ◊ 3 Souviens-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si donc tu ne veilles pas, je viendrai [sur toi] comme un voleur, et tu ne sauras point à quelle heure je viendrai sur toi. ◊ 4 Toutefois tu as quelques noms à Sardes qui n’ont pas souillé leurs vêtements ; et ils marcheront avec moi en [vêtements] blancs, car ils en sont dignes.
◊ 5 Celui qui vaincra, celui-là sera vêtu de vêtements blancs, et je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges.
◊ 6 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées.
◊ 7 Et à l’ange de l’assemblée qui est à Philadelphie, écris : Voici ce que dit le saint, le véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre et nul ne fermera, qui ferme et nul n’ouvrira :
◊ 8 Je connais tes œuvres. Voici, j’ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer, car tu as peu de force, et tu as gardé ma parole, et tu n’as pas renié mon nom. ◊ 9 Voici, je donne [de ceux] de la synagogue de Satan qui se disent être Juifs, — et ils ne le sont pas, mais ils mentent ; voici, je les ferai venir et se prosterner devant tes pieds, et ils connaîtront que moi je t’ai aimé. ◊ 10 Parce que tu as gardé la parole de ma patience, moi aussi je te garderai de l’heure de l’épreuve qui va venir sur la terre habitée tout entière, pour éprouver ceux qui habitent sur la terre. ◊ 11 Je viens bientôt ; tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne.
◊ 12 Celui qui vaincra, je le ferai une colonne dans le temple de mon Dieu, et il ne sortira plus jamais dehors ; et j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la cité de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nouveau nom.
◊ 13 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées.
◊ 14 Et à l’ange de l’assemblée qui est à Laodicée, écris : Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu :
◊ 15 Je connais tes œuvres, — que tu n’es ni froid ni bouillant. Je voudrais que tu fusses ou froid ou bouillant ! ◊ 16 Ainsi, parce que tu es tiède et que tu n’es ni froid ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche. ◊ 17 Parce que tu dis : Je suis riche, et je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et que tu ne connais pas que, toi, tu es le malheureux et le misérable, et pauvre, et aveugle, et nu : ◊ 18 je te conseille d’acheter de moi de l’or passé au feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. ◊ 19 Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime ; aie donc du zèle et repens-toi. ◊ 20 Voici, je me tiens à la porte et je frappe : si quelqu’un entend ma voix et qu’il ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je souperai avec lui, et lui avec moi.
◊ 21 Celui qui vaincra, — je lui donnerai de s’asseoir avec moi sur mon trône, comme moi aussi j’ai vaincu et je me suis assis avec mon Père sur son trône.
◊ 22 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées.
2 Corinthiens
13 ◊ 1 C’est ici la troisième fois que je viens à vous : par la bouche de deux ou de trois témoins toute affaire sera établie. ◊ 2 J’ai déjà dit, et je dis à l’avance, comme si j’étais présent pour la seconde fois, et maintenant étant absent, à ceux qui ont péché auparavant et à tous les autres, que si je viens encore une fois, je n’épargnerai pas. ◊ 3 Puisque vous cherchez une preuve que Christ parle en moi (lequel n’est pas faible envers vous, mais puissant au milieu de vous ; ◊ 4 car même s’il a été crucifié en infirmité, néanmoins il vit par la puissance de Dieu ; car aussi nous, nous sommes faibles en lui, mais nous vivrons avec lui, par la puissance de Dieu envers vous), ◊ 5 examinez-vous vous-mêmes, [et voyez] si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas à l’égard de vous-mêmes que Jésus Christ est en vous ? à moins que vous ne soyez des réprouvés ; ◊ 6 mais j’espère que vous connaîtrez que nous, nous ne sommes pas des réprouvés. ◊ 7 Mais nous prions Dieu que vous ne fassiez aucun mal, non afin que nous, nous paraissions approuvés, mais afin que vous, vous fassiez ce qui est bon, et que nous, nous soyons comme des réprouvés ; ◊ 8 car nous ne pouvons rien contre la vérité, mais pour la vérité. ◊ 9 Car nous nous réjouissons lorsque nous, nous sommes faibles, et que vous, vous êtes puissants : et nous demandons ceci aussi, votre perfectionnement. ◊ 10 C’est pourquoi j’écris ces choses étant absent, afin que, quand je serai présent, je n’use pas de sévérité, selon l’autorité que le Seigneur m’a donnée pour l’édification et non pas pour la destruction.
◊ 11 Au reste, frères, réjouissez-vous ; perfectionnez-vous ; soyez consolés ; ayez un même sentiment ; vivez en paix : et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous. ◊ 12 Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. ◊ 13 Tous les saints vous saluent. Que la grâce du seigneur Jésus Christ, et l’amour de Dieu, et la communion du Saint Esprit, soient avec vous tous !
1 Samuel
13 ◊ 1 * Saül était âgé de… ans lorsqu’il devint roi ; et il régna deux ans sur Israël. ◊ 2 — Et Saül se choisit d’Israël trois mille hommes : il y en avait deux mille avec Saül, à Micmash et sur la montagne de Béthel, et mille étaient avec Jonathan à Guibha de Benjamin. Et il renvoya le reste du peuple, chacun à sa tente. ◊ 3 Et Jonathan frappa le poste des Philistins qui était à Guéba, et les Philistins l’apprirent ; et Saül sonna de la trompette par tout le pays, disant : Que les Hébreux l’entendent ! ◊ 4 Et tout Israël ouït dire : Saül a frappé le poste des Philistins, et aussi Israël est détesté par les Philistins. Et le peuple se rassembla auprès de Saül à Guilgal. ◊ 5 Et les Philistins s’assemblèrent pour faire la guerre à Israël : trente mille chars, et six mille cavaliers, et un peuple nombreux comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ils montèrent et campèrent à Micmash, à l’orient de Beth-Aven.
◊ 6 Et les hommes d’Israël se virent dans la détresse, car le peuple était serré de près ; et le peuple se cacha dans les cavernes, et dans les broussailles, et dans les rochers, et dans les lieux forts, et dans les fosses. ◊ 7 Et les Hébreux passèrent le Jourdain [pour aller] au pays de Gad et de Galaad. Et Saül était encore à Guilgal, et tout le peuple le suivait en tremblant. ◊ 8 Et [Saül] attendit sept jours, jusqu’au temps assigné par Samuel. Et Samuel ne venait point à Guilgal, et le peuple se dispersait d’auprès de [Saül]. ◊ 9 Et Saül dit : Amenez-moi l’holocauste et les sacrifices de prospérités. Et il offrit l’holocauste. ◊ 10 Et comme il achevait d’offrir l’holocauste, voici que Samuel vint ; et Saül sortit à sa rencontre pour le saluer. ◊ 11 Et Samuel dit : Qu’as-tu fait ? Et Saül dit : Parce que je voyais que le peuple se dispersait d’auprès de moi, et que tu ne venais pas au jour assigné, et que les Philistins étaient assemblés à Micmash, ◊ 12 j’ai dit : Maintenant les Philistins descendront contre moi à Guilgal, et je n’ai pas supplié l’Éternel. Et je me suis fait violence et j’ai offert l’holocauste. ◊ 13 Et Samuel dit à Saül : Tu as agi follement, tu n’as pas gardé le commandement de l’Éternel, ton Dieu, qu’il t’avait ordonné ; car maintenant l’Éternel aurait établi pour toujours ton règne sur Israël ; ◊ 14 et maintenant ton règne ne subsistera pas : l’Éternel s’est cherché un homme selon son cœur, et l’Éternel l’a établi prince sur son peuple, car tu n’as pas gardé ce que l’Éternel t’avait commandé.
◊ 15 Et Samuel se leva et monta de Guilgal à Guibha de Benjamin. Et Saül dénombra le peuple qui se trouvait avec lui, environ six cents hommes. ◊ 16 Et Saül et Jonathan, son fils, et le peuple qui se trouvait avec eux, demeuraient à Guéba de Benjamin, et les Philistins campaient à Micmash. ◊ 17 Et les ravageurs sortirent du camp des Philistins en trois corps : un corps prit le chemin d’Ophra, vers le pays de Shual, ◊ 18 et un corps prit le chemin de Beth-Horon, et un corps prit le chemin de la frontière qui regarde la vallée de Tseboïm, vers le désert. ◊ 19 Et il ne se trouvait pas de forgeron dans tout le pays d’Israël ; car les Philistins avaient dit : Que les Hébreux ne puissent faire ni épée ni lance. ◊ 20 Et tout Israël descendait vers les Philistins pour aiguiser chacun son soc, et sa houe, et sa hache, et sa faucille, ◊ 21 lorsque le tranchant des faucilles et des houes et des tridents et des haches était émoussé, et pour redresser un aiguillon. ◊ 22 Et il arriva que, le jour du combat, il ne se trouva ni épée ni lance dans la main de tout le peuple qui était avec Saül et avec Jonathan ; il ne s’en trouvait que chez Saül et chez Jonathan, son fils. ◊ 23 Et le poste des Philistins sortit pour [occuper] le passage de Micmash.
1 Samuel
8 ◊ 1 Et il arriva que, lorsque Samuel fut vieux, il établit ses fils juges sur Israël. ◊ 2 Et le nom de son fils premier-né était Joël, et le nom de son second [fils], Abija : ils jugeaient à Beër-Shéba. ◊ 3 Et ses fils ne marchaient pas dans ses voies ; mais ils se détournaient après le gain déshonnête, et prenaient des présents, et faisaient fléchir le jugement. ◊ 4 Et tous les anciens d’Israël s’assemblèrent et vinrent vers Samuel, à Rama ; ◊ 5 et ils lui dirent : Voici, tu es vieux, et tes fils ne marchent pas dans tes voies ; maintenant, établis sur nous un roi pour nous juger, comme toutes les nations. ◊ 6 Et la chose fut mauvaise aux yeux de Samuel, qu’ils eussent dit : Donne-nous un roi pour nous juger. Et Samuel pria l’Éternel.
◊ 7 Et l’Éternel dit à Samuel : Écoute la voix du peuple en tout ce qu’ils te disent ; car ce n’est pas toi qu’ils ont rejeté, mais c’est moi qu’ils ont rejeté, afin que je ne règne pas sur eux. ◊ 8 Selon toutes les actions qu’ils ont commises, depuis le jour où je les ai fait monter d’Égypte, jusqu’à ce jour, en ce qu’ils m’ont abandonné et ont servi d’autres dieux : ainsi ils font aussi à ton égard. ◊ 9 Et maintenant, écoute leur voix ; seulement tu leur rendras clairement témoignage, et tu leur annonceras le régime du roi qui régnera sur eux.
◊ 10 Et Samuel dit toutes les paroles de l’Éternel au peuple qui lui demandait un roi. ◊ 11 Et il dit : Ce sera ici le régime du roi qui régnera sur vous : il prendra vos fils et les mettra pour lui sur son char et parmi ses cavaliers, et ils courront devant son char ; ◊ 12 et [il les prendra] pour s’en faire des chefs de milliers et des chefs de cinquantaines, et pour labourer ses champs, et pour récolter sa moisson, et pour faire ses instruments de guerre et l’attirail de ses chars. ◊ 13 Et il prendra vos filles pour parfumeuses et pour cuisinières et pour boulangères. ◊ 14 Et il prendra vos champs et vos vignes et vos oliviers, les meilleurs, et les donnera à ses serviteurs ; ◊ 15 et il prendra la dîme de vos semences et de vos vignes, et la donnera à ses eunuques et à ses serviteurs ; ◊ 16 et il prendra vos serviteurs et vos servantes et vos jeunes hommes d’élite, les meilleurs, et vos ânes, et les emploiera à ses ouvrages ; ◊ 17 il dîmera votre menu bétail, et vous serez ses serviteurs. ◊ 18 Et en ce jour-là vous crierez à cause de votre roi que vous vous serez choisi ; mais l’Éternel ne vous exaucera pas, en ce jour-là.
◊ 19 Et le peuple refusa d’écouter la voix de Samuel ; et ils dirent : Non, mais il y aura un roi sur nous, ◊ 20 et nous serons, nous aussi, comme toutes les nations ; et notre roi nous jugera, et il sortira devant nous et conduira nos guerres. ◊ 21 Et Samuel écouta toutes les paroles du peuple, et les rapporta aux oreilles de l’Éternel. ◊ 22 Et l’Éternel dit à Samuel : Écoute leur voix, et établis sur eux un roi. Et Samuel dit aux hommes d’Israël : Allez chacun dans sa ville.
1 Samuel
15 ◊ 1 * Et Samuel dit à Saül : L’Éternel m’a envoyé pour t’oindre comme roi sur son peuple, sur Israël ; et maintenant, écoute la voix des paroles de l’Éternel. ◊ 2 Ainsi dit l’Éternel des armées : J’ai considéré ce qu’Amalek a fait à Israël, comment il se plaça contre lui sur le chemin quand il montait d’Égypte. ◊ 3 Va maintenant, et frappe Amalek, et vous détruirez entièrement tout ce qui est à lui, et tu ne l’épargneras pas, mais tu feras mourir les hommes et les femmes, les enfants et ceux qui tètent, les bœufs et les moutons, les chameaux et les ânes. ◊ 4 Et Saül convoqua le peuple et le dénombra à Telaïm, deux cent mille hommes de pied, et dix mille hommes de Juda. ◊ 5 Et Saül vint jusqu’à la ville d’Amalek, et il plaça une embuscade dans la vallée. ◊ 6 Et Saül dit aux Kéniens : Allez, retirez-vous, descendez du milieu des Amalékites, de peur que je ne te détruise avec eux ; car toi, tu usas de bonté envers tous les fils d’Israël lorsqu’ils montèrent d’Égypte. Et le Kénien se retira du milieu d’Amalek. ◊ 7 Et Saül frappa Amalek depuis Havila en allant vers Shur, qui est en face de l’Égypte. ◊ 8 Et il prit vivant Agag, roi d’Amalek, et détruisit entièrement tout le peuple par le tranchant de l’épée. ◊ 9 Et Saül et le peuple épargnèrent Agag, et le meilleur du menu et du gros bétail, et les bêtes de la seconde portée, et les agneaux, et tout ce qui était bon, et ils ne voulurent pas les détruire entièrement ; mais tout ce qui était misérable et chétif, cela ils le détruisirent entièrement.
◊ 10 Et la parole de l’Éternel vint à Samuel, disant : ◊ 11 Je me repens d’avoir établi Saül pour roi ; car il s’est détourné de moi et n’a point exécuté mes paroles. Et Samuel fut fort attristé, et il cria à l’Éternel toute la nuit. ◊ 12 Et Samuel se leva de bonne heure pour aller le matin à la rencontre de Saül. Et on rapporta à Samuel, disant : Saül est allé à Carmel ; et voici, il s’est érigé un trophée, et il s’est tourné ailleurs, et a passé plus loin, et est descendu à Guilgal. ◊ 13 Et Samuel vint vers Saül, et Saül lui dit : Béni sois-tu de l’Éternel ! j’ai exécuté la parole de l’Éternel. ◊ 14 Et Samuel dit : Quel est donc ce bêlement de brebis à mes oreilles, et ce beuglement de bœufs que j’entends ? ◊ 15 Et Saül dit : Ils les ont amenés des Amalékites, car le peuple a épargné le meilleur du menu et du gros bétail, pour sacrifier à l’Éternel, ton Dieu ; et le reste, nous l’avons détruit entièrement. ◊ 16 Et Samuel dit à Saül : Arrête, et je te déclarerai ce que l’Éternel m’a dit cette nuit. Et il lui dit : Parle.
◊ 17 Et Samuel dit : N’est-ce pas, quand tu étais petit à tes propres yeux, tu es devenu chef des tribus d’Israël, et l’Éternel t’a oint pour roi sur Israël ? ◊ 18 Et l’Éternel t’avait envoyé par un chemin, et t’avait dit : Va et détruis entièrement ces pécheurs, les Amalékites, et fais-leur la guerre jusqu’à ce qu’ils soient consumés. ◊ 19 Et pourquoi n’as-tu pas écouté la voix de l’Éternel, et t’es-tu jeté sur le butin, et as-tu fait ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel ? ◊ 20 Et Saül dit à Samuel : J’ai écouté la voix de l’Éternel, et je suis allé par le chemin par lequel l’Éternel m’a envoyé ; et j’ai amené Agag, roi d’Amalek, et j’ai entièrement détruit Amalek. ◊ 21 Et le peuple a pris, dans le butin, du menu et du gros bétail, comme prémices de ce qui était voué à l’exécration, pour sacrifier à l’Éternel, ton Dieu, à Guilgal. ◊ 22 Et Samuel dit : L’Éternel prend-il plaisir aux holocaustes et aux sacrifices, comme à ce qu’on écoute la voix de l’Éternel ? Voici, écouter est meilleur que sacrifice, prêter l’oreille, meilleur que la graisse des béliers ; ◊ 23 car la rébellion est comme le péché de divination, et l’obstination comme une idolâtrie et des théraphim. Parce que tu as rejeté la parole de l’Éternel, il t’a aussi rejeté comme roi.
◊ 24 Et Saül dit à Samuel : J’ai péché, car j’ai transgressé le commandement de l’Éternel et tes paroles, car j’ai craint le peuple et j’ai écouté leur voix. ◊ 25 Et maintenant, pardonne, je te prie, mon péché, et retourne-t’en avec moi, et je me prosternerai devant l’Éternel. ◊ 26 Et Samuel dit à Saül : Je ne retournerai point avec toi ; car tu as rejeté la parole de l’Éternel, et l’Éternel t’a rejeté pour que tu ne sois plus roi sur Israël. ◊ 27 Et Samuel se tourna pour s’en aller, et [Saül] saisit le pan de sa robe, qui se déchira. ◊ 28 Et Samuel lui dit : L’Éternel a déchiré aujourd’hui la royauté d’Israël de dessus toi, et l’a donnée à ton prochain, qui est meilleur que toi. ◊ 29 Et aussi, la sûre Confiance d’Israël ne ment point et ne se repent point ; car il n’est pas un homme pour se repentir. ◊ 30 Et [Saül] dit : J’ai péché ; honore-moi maintenant, je te prie, en la présence des anciens de mon peuple et en la présence d’Israël, et retourne-t’en avec moi, et je me prosternerai devant l’Éternel, ton Dieu. ◊ 31 Et Samuel retourna après Saül, et Saül se prosterna devant l’Éternel.
◊ 32 Et Samuel dit : Amenez-moi Agag, roi d’Amalek. Et Agag vint à lui gaiement ; et Agag disait : Certainement l’amertume de la mort est passée. ◊ 33 Et Samuel dit : Comme ton épée a privé d’enfants les femmes, de même, entre les femmes, ta mère sera privée d’enfants. Et Samuel mit Agag en pièces devant l’Éternel, à Guilgal. ◊ 34 Et Samuel s’en alla à Rama ; et Saül monta à sa maison, à Guibha de Saül. ◊ 35 Et Samuel ne vit plus Saül jusqu’au jour de sa mort, car Samuel menait deuil sur Saül, parce que l’Éternel s’était repenti d’avoir établi Saül roi sur Israël.
Jean
11 ◊ 1 Or il y avait un certain homme malade, Lazare, de Béthanie, du village de Marie et de Marthe sa sœur. ◊ 2 (Et c’était la Marie qui oignit le Seigneur d’un parfum et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, de laquelle Lazare, le malade, était le frère.) ◊ 3 Les sœurs donc envoyèrent vers lui, disant : Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. ◊ 4 Jésus, l’ayant entendu, dit : Cette maladie n’est pas à la mort, mais pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. ◊ 5 Or Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare. ◊ 6 Après donc qu’il eut entendu que Lazare était malade, il demeura encore deux jours au lieu où il était. ◊ 7 Puis après cela, il dit à ses disciples : Retournons en Judée. ◊ 8 Les disciples lui disent : Rabbi, les Juifs cherchaient tout à l’heure à te lapider, et tu y vas encore ! ◊ 9 Jésus répondit : N’y a-t-il pas douze heures au jour ? Si quelqu’un marche de jour, il ne bronche pas, car il voit la lumière de ce monde ; ◊ 10 mais si quelqu’un marche de nuit, il bronche, car la lumière n’est pas en lui. ◊ 11 Il dit ces choses ; et après cela il leur dit : Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais pour l’éveiller. ◊ 12 Les disciples donc lui dirent : Seigneur, s’il s’est endormi, il sera guéri. ◊ 13 Or Jésus avait parlé de sa mort ; mais eux pensaient qu’il avait parlé du dormir du sommeil. ◊ 14 Jésus leur dit donc alors ouvertement : Lazare est mort ; ◊ 15 et je me réjouis, à cause de vous, de ce que je n’étais pas là, afin que vous croyiez. Mais allons vers lui. ◊ 16 Thomas donc, appelé Didyme, dit à ses condisciples : Allons-y, nous aussi, afin que nous mourions avec lui.
◊ 17 Jésus étant donc arrivé trouva qu’il était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre. ◊ 18 Or Béthanie était près de Jérusalem, à une distance d’environ quinze stades. ◊ 19 Et plusieurs d’entre les Juifs étaient venus auprès de Marthe et de Marie, pour les consoler au sujet de leur frère. ◊ 20 Marthe donc, quand elle eut ouï dire que Jésus venait, alla au-devant de lui ; mais Marie se tenait assise dans la maison. ◊ 21 Marthe donc dit à Jésus : Seigneur, si tu eusses été ici mon frère ne serait pas mort ; ◊ 22 [mais] même maintenant je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera. ◊ 23 Jésus lui dit : Ton frère ressuscitera. ◊ 24 Marthe lui dit : Je sais qu’il ressuscitera en la résurrection, au dernier jour. ◊ 25 Jésus lui dit : Moi, je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, encore qu’il soit mort, vivra ; ◊ 26 et quiconque vit, et croit en moi, ne mourra point, à jamais. Crois-tu cela ? ◊ 27 Elle lui dit : Oui, Seigneur, moi je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde. ◊ 28 Et ayant dit cela, elle s’en alla et appela secrètement Marie, sa sœur, disant : Le maître est venu, et il t’appelle. ◊ 29 Celle-ci, aussitôt qu’elle l’eut entendu, se lève promptement et s’en vient à lui. ◊ 30 (Or Jésus n’était pas encore arrivé dans le village ; mais il était au lieu où Marthe l’avait rencontré.) ◊ 31 Les Juifs donc qui étaient avec Marie dans la maison et qui la consolaient, ayant vu que Marie s’était levée promptement et était sortie, la suivirent, disant : Elle s’en va au sépulcre pour y pleurer. ◊ 32 Marie donc, quand elle fut venue là où était Jésus, et qu’elle l’eut vu, se jeta à ses pieds, lui disant : Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. ◊ 33 Jésus donc, quand il la vit pleurer, et les Juifs qui étaient venus avec elle, pleurer, frémit en [son] esprit, et se troubla, ◊ 34 et dit : Où l’avez-vous mis ? Ils lui disent : Seigneur, viens et vois. ◊ 35 Jésus pleura. ◊ 36 Les Juifs donc dirent : Voyez comme il l’affectionnait. ◊ 37 Mais quelques-uns d’entre eux dirent : Celui-ci, qui a ouvert les yeux de l’aveugle, n’aurait-il pas pu faire aussi que cet homme ne mourût pas ? ◊ 38 Jésus donc, frémissant encore en lui-même, vient au sépulcre (or c’était une grotte, et il y avait une pierre dessus). ◊ 39 Jésus dit : Ôtez la pierre. Marthe, la sœur du mort, lui dit : Seigneur, il sent déjà, car il est [là] depuis quatre jours. ◊ 40 Jésus lui dit : Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? ◊ 41 Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut et dit : Père, je te rends grâces de ce que tu m’as entendu. ◊ 42 Or moi je savais que tu m’entends toujours ; mais je l’ai dit à cause de la foule qui est autour de moi, afin qu’ils croient que toi, tu m’as envoyé. ◊ 43 Et ayant dit ces choses, il cria à haute voix : Lazare, sors dehors ! ◊ 44 Et le mort sortit, ayant les pieds et les mains liés de bandes ; et son visage était enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : Déliez-le, et laissez-le aller.
◊ 45 Plusieurs donc d’entre les Juifs qui étaient venus auprès de Marie, et qui avaient vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui ; ◊ 46 mais quelques-uns d’entre eux s’en allèrent auprès des pharisiens et leur dirent ce que Jésus avait fait. ◊ 47 Les principaux sacrificateurs et les pharisiens donc assemblèrent un sanhédrin, et dirent : Que faisons-nous ? car cet homme fait beaucoup de miracles. ◊ 48 Si nous le laissons ainsi [faire], tous croiront en lui, et les Romains viendront, et ôteront et notre lieu et notre nation. ◊ 49 Et l’un d’entre eux, [appelé] Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là, leur dit : ◊ 50 Vous ne savez rien, ni ne considérez qu’il nous est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple et que la nation entière ne périsse pas. ◊ 51 Or il ne dit pas cela de lui-même ; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; ◊ 52 et non pas seulement pour la nation, mais aussi pour rassembler en un les enfants de Dieu dispersés. ◊ 53 Depuis ce jour-là donc, ils consultèrent [ensemble] pour le faire mourir. ◊ 54 Jésus donc ne marcha plus ouvertement parmi les Juifs ; mais il s’en alla de là dans la contrée qui est près du désert, en une ville appelée Éphraïm ; et il séjourna là avec les disciples.
◊ 55 Or la Pâque des Juifs était proche, et plusieurs montèrent de la campagne à Jérusalem, avant la Pâque, afin de se purifier. ◊ 56 Ils cherchaient donc Jésus, et se disaient l’un à l’autre, comme ils étaient dans le temple : Que vous semble ? [Pensez-vous] qu’il ne viendra point à la fête ? ◊ 57 Or les principaux sacrificateurs et les pharisiens avaient donné ordre que si quelqu’un savait où il était, il le déclarât, afin qu’on le prît.
Psaumes
Au chef de musique. Sur Jeduthun. Psaume de David.
62 ◊ 1 Sur Dieu seul mon âme se repose paisiblement ; de lui vient mon salut.
◊ 2 Lui seul est mon rocher et mon salut, ma haute retraite ; je ne serai pas beaucoup ébranlé.
◊ 3 * Jusques à quand vous jetterez-vous sur un homme, [et chercherez]-vous tous à le renverser comme une muraille qui penche, comme un mur qui va crouler ?
◊ 4 Ils ne consultent que pour [le] précipiter de son élévation ; ils prennent plaisir au mensonge ; ils bénissent de leur bouche, et intérieurement ils maudissent. Sélah.
◊ 5 * Mais toi, mon âme, repose-toi paisiblement sur Dieu ; car mon attente est en lui.
◊ 6 Lui seul est mon rocher et mon salut, ma haute retraite : je ne serai pas ébranlé.
◊ 7 Sur Dieu [reposent] mon salut et ma gloire ; le rocher de ma force, mon refuge, est en Dieu.
◊ 8 Peuple, — confiez-vous en lui en tout temps, répandez votre cœur devant lui : Dieu est notre refuge. Sélah.
◊ 9 * Les fils des gens du commun ne sont que vanité, les fils des grands ne sont que mensonge : placés dans la balance, ils montent ensemble plus [légers] que la vanité.
◊ 10 N’ayez pas confiance dans l’oppression, et ne mettez pas un vain espoir dans la rapine ; si les biens augmentent, n’y mettez pas votre cœur.
◊ 11 Dieu a parlé une fois ;… deux fois j’ai entendu ceci, que la force est à Dieu.
◊ 12 Et à toi, Seigneur, est la bonté ; car toi tu rends à chacun selon son œuvre.
1 Corinthiens
15 ◊ 1 Or je vous fais savoir, frères, l’évangile que je vous ai annoncé, que vous avez aussi reçu, et dans lequel vous êtes, ◊ 2 par lequel aussi vous êtes sauvés, si vous tenez ferme la parole que je vous ai annoncée, à moins que vous n’ayez cru en vain. ◊ 3 Car je vous ai communiqué avant toutes choses ce que j’ai aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les écritures, ◊ 4 et qu’il a été enseveli, et qu’il a été ressuscité le troisième jour, selon les écritures ; ◊ 5 et qu’il a été vu de Céphas, puis des douze. ◊ 6 Ensuite il a été vu de plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont demeurés [en vie] jusqu’à présent, mais quelques-uns aussi se sont endormis. ◊ 7 Ensuite il a été vu de Jacques, puis de tous les apôtres ; ◊ 8 et, après tous, comme d’un avorton, il a été vu aussi de moi. ◊ 9 Car je suis le moindre des apôtres, moi qui ne suis pas digne d’être appelé apôtre, parce que j’ai persécuté l’assemblée de Dieu. ◊ 10 Mais par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis ; et sa grâce envers moi n’a pas été vaine, mais j’ai travaillé beaucoup plus qu’eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. ◊ 11 Soit donc moi, soit eux, nous prêchons ainsi, et vous avez cru ainsi. ◊ 12 Or si Christ est prêché, — qu’il a été ressuscité d’entre les morts, comment disent quelques-uns parmi vous qu’il n’y a pas de résurrection de morts ? ◊ 13 Mais s’il n’y a pas de résurrection de morts, Christ n’a pas été ressuscité non plus ; ◊ 14 et si Christ n’a pas été ressuscité, notre prédication donc est vaine aussi, et votre foi aussi est vaine ; ◊ 15 et même nous sommes trouvés de faux témoins de Dieu, car nous avons rendu témoignage à l’égard de Dieu qu’il a ressuscité Christ, lequel il n’a pas ressuscité si réellement les morts ne ressuscitent pas. ◊ 16 Car si les morts ne ressuscitent pas, Christ n’a pas été ressuscité non plus ; ◊ 17 et si Christ n’a pas été ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés : ◊ 18 ceux donc aussi qui se sont endormis en Christ ont péri. ◊ 19 Si, pour cette vie seulement, nous avons espérance en Christ, nous sommes plus misérables que tous les hommes.
◊ 20 (Mais maintenant Christ a été ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui sont endormis. ◊ 21 Car puisque la mort est par l’homme, c’est par l’homme aussi qu’est la résurrection des morts ; ◊ 22 car, comme dans l’Adam tous meurent, de même aussi dans le Christ tous seront rendus vivants ; ◊ 23 mais chacun dans son propre rang : les prémices, Christ ; puis ceux qui sont du Christ, à sa venue ; ◊ 24 ensuite la fin, quand il aura remis le royaume à Dieu le Père, quand il aura aboli toute principauté, et toute autorité, et [toute] puissance. ◊ 25 Car il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait mis tous les ennemis sous ses pieds : ◊ 26 le dernier ennemi qui sera aboli, c’est la mort. ◊ 27 Car « il a assujetti toutes choses sous ses pieds ». Or, quand il dit que toutes choses sont assujetties, il est évident que c’est à l’exclusion de celui qui lui a assujetti toutes choses. ◊ 28 Mais quand toutes choses lui auront été assujetties, alors le Fils aussi lui-même sera assujetti à celui qui lui a assujetti toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous.)
◊ 29 Autrement, que feront ceux qui sont baptisés pour les morts, si les morts ne ressuscitent absolument pas ? Pourquoi aussi sont-ils baptisés pour eux ? ◊ 30 Pourquoi aussi nous, bravons-nous le péril à toute heure ? ◊ 31 Par votre confiance que j’ai dans le christ Jésus notre Seigneur, je meurs chaque jour. ◊ 32 Si, [pour parler] à la manière des hommes, j’ai combattu contre les bêtes à Éphèse, quel profit en ai-je si les morts ne ressuscitent pas ? « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons ». ◊ 33 Ne soyez pas séduits : les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. ◊ 34 Réveillez-vous [pour vivre] justement, et ne péchez pas ; car quelques-uns sont dans l’ignorance de Dieu, je vous le dis à votre honte.
◊ 35 Mais quelqu’un dira : Comment ressuscitent les morts, et avec quel corps viennent-ils ? ◊ 36 Insensé ! ce que tu sèmes n’est pas vivifié s’il ne meurt ; ◊ 37 et quant à ce que tu sèmes, tu ne sèmes pas le corps qui sera, mais le simple grain, de blé, comme il se rencontre, ou de quelqu’une des autres semences ; ◊ 38 mais Dieu lui donne un corps comme il a voulu, et à chacune des semences son propre corps. ◊ 39 Toute chair n’est pas la même chair ; mais autre est celle des hommes, autre la chair des bêtes, autre celle des oiseaux, autre celle des poissons : ◊ 40 et il y a des corps célestes et des corps terrestres ; mais différente est la gloire des célestes, et différente celle des terrestres ; ◊ 41 autre la gloire du soleil, et autre la gloire de la lune, et autre la gloire des étoiles, car une étoile diffère d’une [autre] étoile en gloire. ◊ 42 Ainsi aussi est la résurrection des morts : il est semé en corruption, il ressuscite en incorruptibilité ; ◊ 43 il est semé en déshonneur, il ressuscite en gloire ; il est semé en faiblesse, il ressuscite en puissance ; ◊ 44 il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps animal, il y en a aussi un spirituel ; ◊ 45 c’est ainsi aussi qu’il est écrit : « Le premier homme Adam devint une âme vivante », le dernier Adam, un esprit vivifiant. ◊ 46 Mais ce qui est spirituel n’est pas le premier, mais ce qui est animal ; ensuite ce qui est spirituel. ◊ 47 Le premier homme est [tiré] de la terre, — poussière ; le second homme est [venu] du ciel. ◊ 48 Tel qu’est celui qui est poussière, tels aussi sont ceux qui sont poussière ; et tel qu’est le céleste, tels aussi sont les célestes. ◊ 49 Et comme nous avons porté l’image de celui qui est poussière, nous porterons aussi l’image du céleste. ◊ 50 Or je dis ceci, frères, que la chair et le sang ne peuvent pas hériter du royaume de Dieu, et que la corruption non plus n’hérite pas de l’incorruptibilité.
◊ 51 Voici, je vous dis un mystère : Nous ne nous endormirons pas tous, mais nous serons tous changés : ◊ 52 en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette, car la trompette sonnera et les morts seront ressuscités incorruptibles, et nous, nous serons changés. ◊ 53 Car il faut que ce corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce mortel revête l’immortalité. ◊ 54 Or quand ce corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite : « La mort a été engloutie en victoire ». ◊ 55 « Où est, ô mort, ton aiguillon ? où est, ô mort, ta victoire ? ». ◊ 56 Or l’aiguillon de la mort, c’est le péché ; et la puissance du péché, c’est la loi. ◊ 57 Mais grâces à Dieu, qui nous donne la victoire par notre seigneur Jésus Christ ! ◊ 58 Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, abondant toujours dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur.
Genèse
14 ◊ 1 * Et il arriva, aux jours d’Amraphel, roi de Shinhar, d’Arioc, roi d’Ellasar, de Kedor-Laomer, roi d’Élam, et de Tidhal, roi des nations, ◊ 2 qu’ils firent la guerre contre Béra, roi de Sodome, et contre Birsha, roi de Gomorrhe, [contre] Shineab, roi d’Adma, et [contre] Shéméber, roi de Tseboïm, et [contre] le roi de Béla, qui est Tsoar. ◊ 3 Tous ceux-ci se joignirent dans la vallée de Siddim, qui est la mer Salée. ◊ 4 Douze ans, ils avaient été asservis à Kedor-Laomer, mais, la treizième année, ils se révoltèrent. ◊ 5 Et la quatorzième année, Kedor-Laomer vint, et les rois qui étaient avec lui, et ils frappèrent les Rephaïm à Ashteroth-Karnaïm, et les Zuzim à Ham, et les Émim à Shavé-Kiriathaïm, ◊ 6 et les Horiens dans leur montagne de Séhir, jusqu’à El-Paran, qui est près du désert. ◊ 7 Et ils retournèrent, et vinrent à En-Mishpath, qui est Kadès, et ils frappèrent toute la contrée des Amalékites, et aussi les Amoréens qui habitaient à Hatsatson-Thamar. ◊ 8 Et le roi de Sodome, et le roi de Gomorrhe, et le roi d’Adma, et le roi de Tseboïm, et le roi de Béla, qui est Tsoar, sortirent et se rangèrent en bataille contre eux dans la vallée de Siddim, ◊ 9 contre Kedor-Laomer, roi d’Élam, et Tidhal, roi des nations, et Amraphel, roi de Shinhar, et Arioc, roi d’Ellasar : quatre rois contre cinq. ◊ 10 Et la vallée de Siddim était pleine de puits de bitume ; et les rois de Sodome et de Gomorrhe s’enfuirent, et y tombèrent ; et ceux qui restèrent s’enfuirent dans la montagne. ◊ 11 Et ils prirent tous les biens de Sodome et de Gomorrhe, et tous leurs vivres, et ils s’en allèrent. ◊ 12 Ils prirent aussi Lot, fils du frère d’Abram, et son bien, et ils s’en allèrent ; car [Lot] habitait dans Sodome.
◊ 13 Et un homme qui était échappé, vint et le rapporta à Abram, l’Hébreu, qui demeurait auprès des chênes de Mamré, l’Amoréen, frère d’Eshcol et frère d’Aner : ceux-ci étaient alliés d’Abram. ◊ 14 Et Abram apprit que son frère avait été emmené captif, et il mit en campagne ses hommes exercés, trois cent dix-huit [hommes], nés dans sa maison, et poursuivit [les rois] jusqu’à Dan ; ◊ 15 et il divisa [sa troupe, et se jeta] sur eux de nuit, lui et ses serviteurs, et il les frappa, et les poursuivit jusqu’à Hoba, qui est à la gauche de Damas. ◊ 16 Et il ramena tout le bien, et ramena aussi Lot, son frère, et son bien, et aussi les femmes et le peuple. ◊ 17 Et comme il s’en revenait après avoir frappé Kedor-Laomer et les rois qui étaient avec lui, le roi de Sodome sortit à sa rencontre dans la vallée de Shavé, qui est la vallée du roi. ◊ 18 Et Melchisédec, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin, (or il était sacrificateur du *Dieu Très-haut) ; ◊ 19 et il le bénit, et dit : Béni soit Abram de par le *Dieu Très-haut, possesseur des cieux et de la terre ! ◊ 20 Et béni soit le *Dieu Très-haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains ! Et [Abram] lui donna la dîme de tout. ◊ 21 Et le roi de Sodome dit à Abram : Donne-moi les personnes, et prends les biens pour toi. ◊ 22 Et Abram dit au roi de Sodome : J’ai levé ma main vers l’Éternel, le *Dieu Très-haut, possesseur des cieux et de la terre : ◊ 23 si, depuis un fil jusqu’à une courroie de sandale, oui, si, de tout ce qui est à toi, je prends quoi que ce soit,… afin que tu ne dises pas : Moi, j’ai enrichi Abram !… ◊ 24 sauf seulement ce qu’ont mangé les jeunes gens, et la part des hommes qui sont allés avec moi, Aner, Eshcol et Mamré : eux, ils prendront leur part.
Osée
13 ◊ 1 Quand Éphraïm parlait, c’était une terreur ; il s’éleva en Israël : mais il se rendit coupable par Baal, et mourut. ◊ 2 Et maintenant ils continuent de pécher et se sont fait avec leur argent des images de fonte, des idoles selon leurs pensées, toutes un travail d’artisans, desquelles ils disent : Que les hommes qui sacrifient baisent les veaux ! ◊ 3 C’est pourquoi ils seront comme la nuée du matin et comme la rosée qui s’en va de bonne heure, comme la balle chassée par le tourbillon hors de l’aire, et comme la fumée qui sort par le treillis. ◊ 4 Et moi, je suis l’Éternel, ton Dieu, dès le pays d’Égypte ; et tu n’as pas connu d’[autre] Dieu que moi, et il n’y a pas de sauveur hors moi. ◊ 5 Moi, je t’ai connu dans le désert, dans une terre aride. ◊ 6 Selon qu’étaient leurs pâturages, ils furent rassasiés ; ils furent rassasiés, et leur cœur s’éleva ; c’est pourquoi ils m’ont oublié. ◊ 7 Et je leur serai comme un lion ; comme un léopard, je les guetterai sur le chemin. ◊ 8 Je les attaquerai comme une ourse privée de ses petits ; je déchirerai l’enveloppe de leur cœur, et je les dévorerai là, comme une lionne ; les bêtes des champs les dépèceront.
◊ 9 C’est ta destruction, Israël, que tu aies été contre moi, contre ton secours. ◊ 10 Où donc est ton roi ? pour qu’il te sauve dans toutes tes villes. Où sont tes juges, dont tu as dit : Donne-moi un roi et des princes ?… ◊ 11 Je t’ai donné un roi dans ma colère, et je l’ai ôté dans ma fureur.
◊ 12 L’iniquité d’Éphraïm est liée ensemble ; son péché est tenu en réserve. ◊ 13 Les douleurs de celle qui enfante viendront sur lui. C’est un fils qui n’est pas sensé, car au temps de la sortie des enfants, il ne se tint pas là. ◊ 14 Je les délivrerai de la main du shéol, je les rachèterai de la mort. Ô mort, où sont tes pestes ? Ô shéol, où est ta destruction ? Le repentir est caché à mes yeux.
◊ 15 Car il a porté du fruit parmi [ses] frères : un vent d’orient viendra, le vent de l’Éternel qui monte du désert, et il desséchera ses sources et fera tarir ses fontaines. Il pillera le trésor de tous les objets d’agrément. ◊ 16 Samarie portera son iniquité, car elle s’est révoltée contre son Dieu ; ils tomberont par l’épée, leurs petits enfants seront écrasés, et on fendra le ventre à leurs femmes enceintes.
Genèse
18 ◊ 1 * Et l’Éternel lui apparut auprès des chênes de Mamré ; et il était assis à l’entrée de la tente, pendant la chaleur du jour. ◊ 2 Et il leva les yeux et regarda ; et voici, trois hommes se tenaient près de lui ; et quand il les vit, il courut de l’entrée de la tente à leur rencontre, et se prosterna en terre ; ◊ 3 et il dit : Seigneur, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, ne passe point outre, je te prie, d’auprès de ton serviteur. ◊ 4 Qu’on prenne, je te prie, un peu d’eau, et vous laverez vos pieds, et vous vous reposerez sous l’arbre ; ◊ 5 et je prendrai un morceau de pain, et vous réconforterez votre cœur, après quoi vous passerez outre ; car c’est pour cela que vous avez passé près de votre serviteur. Et ils dirent : Fais ainsi, comme tu l’as dit.
◊ 6 Et Abraham alla en hâte dans la tente vers Sara, et dit : Prends vite trois mesures de fleur de farine, pétris, et fais des gâteaux. ◊ 7 Et Abraham courut au troupeau, et prit un veau tendre et bon, et le donna à un jeune homme qui se hâta de l’apprêter. ◊ 8 Et il prit de la crème et du lait, et le veau qu’il avait apprêté, et le mit devant eux, et il se tint auprès d’eux sous l’arbre, et ils mangèrent.
◊ 9 Et ils lui dirent : Où est Sara, ta femme ? Et il dit : Voici, dans la tente. ◊ 10 Et il dit : Je reviendrai certainement vers toi quand [son] terme sera là, et voici, Sara, ta femme, aura un fils. Et Sara écoutait à l’entrée de la tente, qui était derrière lui. ◊ 11 Or Abraham et Sara étaient vieux, avancés en âge ; Sara avait cessé d’avoir ce qu’ont les femmes. ◊ 12 Et Sara rit en elle-même, disant : Étant vieille, aurai-je du plaisir ?… mon seigneur aussi est âgé. ◊ 13 Et l’Éternel dit à Abraham : Pourquoi Sara a-t-elle ri, disant : Est-ce que vraiment j’aurai un enfant, moi qui suis vieille ? ◊ 14 Y a-t-il quelque chose qui soit trop difficile pour l’Éternel ? Au temps fixé je reviendrai vers toi, quand [son] terme sera là, et Sara aura un fils. ◊ 15 Et Sara [le] nia, disant : Je n’ai pas ri ; car elle eut peur. Et il dit : Non, car tu as ri.
◊ 16 Et les hommes se levèrent de là, et regardèrent du côté de Sodome ; et Abraham allait avec eux pour leur faire la conduite. ◊ 17 Et l’Éternel dit : Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire, ◊ 18 puisque Abraham doit certainement devenir une nation grande et forte, et qu’en lui seront bénies toutes les nations de la terre ? ◊ 19 Car je le connais, [et je sais] qu’il commandera à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l’Éternel, pour pratiquer ce qui est juste et droit, afin que l’Éternel fasse venir sur Abraham ce qu’il a dit à son égard. ◊ 20 Et l’Éternel dit : Parce que le cri de Sodome et de Gomorrhe est grand, et que leur péché est très aggravé, ◊ 21 eh bien, je descendrai, et je verrai s’ils ont fait entièrement selon le cri qui en est venu jusqu’à moi ; et sinon, je le saurai.
◊ 22 Et les hommes se détournèrent de là, et ils allaient vers Sodome ; et Abraham se tenait encore devant l’Éternel. ◊ 23 Et Abraham s’approcha, et dit : Feras-tu périr le juste avec le méchant ? ◊ 24 Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville ; [la] détruiras-tu, et ne pardonneras-tu pas à la ville à cause des cinquante justes qui seront en elle ? ◊ 25 Loin de toi d’agir de cette manière, de faire mourir le juste avec le méchant, et qu’il en soit du juste comme du méchant ! Loin de toi ! Le juge de toute la terre ne fera-t-il pas ce qui est juste ? ◊ 26 Et l’Éternel dit : Si je trouve dans Sodome cinquante justes, au-dedans de la ville, je pardonnerai à tout le lieu à cause d’eux. ◊ 27 Et Abraham répondit et dit : Voici, je te prie, j’ai osé parler au Seigneur, moi qui suis poussière et cendre. ◊ 28 Peut-être en manquera-t-il cinq, des cinquante justes ; détruiras-tu pour cinq toute la ville ? Et il dit : Je ne la détruirai pas, si j’y en trouve quarante-cinq. ◊ 29 Et il continua encore de lui parler, et dit : Peut-être s’y en trouvera-t-il quarante ? Et il dit : Je ne le ferai pas, à cause des quarante. ◊ 30 Et il dit : Je te prie, que le Seigneur ne s’irrite pas, et je parlerai : Peut-être s’y en trouvera-t-il trente ? Et il dit : Je ne le ferai pas, si j’y en trouve trente. ◊ 31 Et il dit : Voici, j’ai osé parler au Seigneur : Peut-être s’y en trouvera-t-il vingt ? Et il dit : Je ne la détruirai pas, à cause des vingt. ◊ 32 Et il dit : Je te prie, que le Seigneur ne s’irrite pas, et je parlerai encore une seule fois : Peut-être s’y en trouvera-t-il dix ? Et il dit : Je ne la détruirai pas, à cause des dix. ◊ 33 Et l’Éternel s’en alla quand il eut achevé de parler à Abraham ; et Abraham s’en retourna en son lieu.
Exode
33 ◊ 1 * Et l’Éternel dit à Moïse : Va, monte d’ici, toi et le peuple que tu as fait monter du pays d’Égypte, dans le pays que j’ai promis par serment à Abraham, à Isaac, et à Jacob, disant : ◊ 2 Je le donnerai à ta semence ; et j’enverrai un ange devant toi, et je chasserai le Cananéen, l’Amoréen, et le Héthien, et le Phérézien, le Hévien, et le Jébusien, ◊ 3 — dans un pays ruisselant de lait et de miel ; car je ne monterai pas au milieu de toi, car tu es un peuple de cou roide ; de peur que je ne te consume en chemin.
◊ 4 Et le peuple entendit cette parole fâcheuse, et mena deuil, et personne ne mit ses ornements sur soi. ◊ 5 Or l’Éternel avait dit à Moïse : Dis aux fils d’Israël : Vous êtes un peuple de cou roide ; je monterai en un instant au milieu de toi, et je te consumerai ; et maintenant, ôte tes ornements de dessus toi, et je saurai ce que je te ferai. ◊ 6 Et les fils d’Israël se dépouillèrent de leurs ornements, à la montagne de Horeb.
◊ 7 Et Moïse prit une tente, et la tendit pour lui hors du camp, loin du camp, et il l’appela la tente d’assignation ; et il arriva que tous ceux qui cherchaient l’Éternel sortirent vers la tente d’assignation qui était hors du camp. ◊ 8 Et il arriva que, lorsque Moïse sortit vers la tente, tout le peuple se leva, et se tint chacun à l’entrée de sa tente, et suivit des yeux Moïse, jusqu’à ce qu’il entra dans la tente. ◊ 9 Et il arriva que, comme Moïse entrait dans la tente, la colonne de nuée descendit, et se tint à l’entrée de la tente, et [l’Éternel] parla avec Moïse. ◊ 10 Et tout le peuple vit la colonne de nuée se tenant à l’entrée de la tente ; et tout le peuple se leva, et ils se prosternèrent, chacun à l’entrée de sa tente. ◊ 11 Et l’Éternel parlait à Moïse face à face, comme un homme parle avec son ami ; et [Moïse] retournait au camp ; et son serviteur Josué, fils de Nun, jeune homme, ne sortait pas de l’intérieur de la tente.
◊ 12 Et Moïse dit à l’Éternel : Regarde, tu me dis : Fais monter ce peuple ; et tu ne m’as pas fait connaître celui que tu enverras avec moi ; et tu as dit : Je te connais par nom, et tu as aussi trouvé grâce à mes yeux. ◊ 13 Et maintenant, je te prie, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, fais-moi connaître, je te prie, ton chemin, et je te connaîtrai, afin que je trouve grâce à tes yeux ; et considère que cette nation est ton peuple. ◊ 14 Et [l’Éternel] dit : Ma face ira, et je te donnerai du repos. ◊ 15 Et [Moïse] lui dit : Si ta face ne vient pas, ne nous fais pas monter d’ici ; ◊ 16 car à quoi connaîtra-t-on que j’ai trouvé grâce à tes yeux, moi et ton peuple ? Ne sera-ce pas en ce que tu marcheras avec nous ? Ainsi, moi et ton peuple, nous serons séparés de tout peuple qui est sur la face de la terre.
◊ 17 Et l’Éternel dit à Moïse : Je ferai cela aussi dont tu as parlé ; car tu as trouvé grâce à mes yeux, et je te connais par nom. ◊ 18 Et [Moïse] dit : Fais-moi voir, je te prie, ta gloire. ◊ 19 Et il dit : Je ferai passer toute ma bonté devant ta face, et je crierai le nom de l’Éternel devant toi ; et je ferai grâce à qui je ferai grâce, et je ferai miséricorde à qui je ferai miséricorde. ◊ 20 Et il dit : Tu ne peux pas voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre. ◊ 21 Et l’Éternel dit : Voici un lieu près de moi, et tu te tiendras sur le rocher ; ◊ 22 et il arrivera, quand ma gloire passera, que je te mettrai dans la fente du rocher, et je te couvrirai de ma main jusqu’à ce que je sois passé ; ◊ 23 puis je retirerai ma main, et tu me verras par derrière ; mais ma face ne se verra pas.
2 Timothée
2 ◊ 1 Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est dans le christ Jésus ; ◊ 2 et les choses que tu as entendues de moi devant plusieurs témoins, commets-les à des hommes fidèles qui soient capables d’instruire aussi les autres. ◊ 3 Prends ta part des souffrances comme un bon soldat de Jésus Christ. ◊ 4 Nul homme qui va à la guerre ne s’embarrasse dans les affaires de la vie, afin qu’il plaise à celui qui l’a enrôlé pour la guerre ; ◊ 5 de même si quelqu’un combat dans la lice, il n’est pas couronné s’il n’a pas combattu selon les lois ; ◊ 6 il faut que le laboureur travaille premièrement, pour qu’il jouisse des fruits.
◊ 7 Considère ce que je dis ; car le Seigneur te donnera de l’intelligence en toutes choses.
◊ 8 Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, de la semence de David, selon mon évangile, ◊ 9 dans lequel j’endure des souffrances jusqu’à être lié de chaînes comme un malfaiteur ; toutefois la parole de Dieu n’est pas liée. ◊ 10 C’est pourquoi j’endure tout pour l’amour des élus, afin qu’eux aussi obtiennent le salut qui est dans le christ Jésus, avec la gloire éternelle. ◊ 11 Cette parole est certaine ; car si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui ; ◊ 12 si nous souffrons, nous régnerons aussi avec lui ; si nous le renions, lui aussi nous reniera ; ◊ 13 si nous sommes incrédules, lui demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même.
◊ 14 Remets ces choses en mémoire, protestant devant le Seigneur qu’on n’ait pas de disputes de mots, [ce qui est] sans aucun profit, [et] pour la subversion des auditeurs. ◊ 15 Étudie-toi à te présenter approuvé à Dieu, ouvrier qui n’a pas à avoir honte, exposant justement la parole de la vérité ; ◊ 16 mais évite les discours vains et profanes, car [ceux qui s’y livrent] iront plus avant dans l’impiété, ◊ 17 et leur parole rongera comme une gangrène, desquels sont Hyménée et Philète ◊ 18 qui se sont écartés de la vérité, disant que la résurrection a déjà eu lieu, et qui renversent la foi de quelques-uns. ◊ 19 Toutefois le solide fondement de Dieu demeure, ayant ce sceau : Le Seigneur connaît ceux qui sont siens, et : Qu’il se retire de l’iniquité, quiconque prononce le nom du Seigneur. ◊ 20 Or, dans une grande maison, il n’y a pas seulement des vases d’or et d’argent, mais aussi de bois et de terre ; et les uns à honneur, les autres à déshonneur. ◊ 21 Si donc quelqu’un se purifie de ceux-ci, il sera un vase à honneur, sanctifié, utile au maître, préparé pour toute bonne œuvre. ◊ 22 Mais fuis les convoitises de la jeunesse, et poursuis la justice, la foi, l’amour, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur ; ◊ 23 mais évite les questions folles et insensées, sachant qu’elles engendrent des contestations. ◊ 24 Et il ne faut pas que l’esclave du Seigneur conteste, mais qu’il soit doux envers tous, propre à enseigner, ayant du support ; ◊ 25 enseignant avec douceur les opposants, [attendant] si Dieu, peut-être, ne leur donnera pas la repentance pour reconnaître la vérité, ◊ 26 et s’ils ne se réveilleront pas du piège du diable, par qui ils ont été pris, pour faire sa volonté.
2 Timothée
3 ◊ 1 Or sache ceci, que dans les derniers jours il surviendra des temps fâcheux ; ◊ 2 car les hommes seront égoïstes, avares, vantards, hautains, outrageux, désobéissants à leurs parents, ingrats, sans piété, ◊ 3 sans affection naturelle, implacables, calomniateurs, incontinents, cruels, n’aimant pas le bien, ◊ 4 traîtres, téméraires, enflés d’orgueil, amis des voluptés plutôt qu’amis de Dieu, ◊ 5 ayant la forme de la piété, mais en ayant renié la puissance. Or détourne-toi de telles gens. ◊ 6 Car d’entre eux sont ceux qui s’introduisent dans les maisons et qui mènent captives des femmelettes chargées de péchés, entraînées par des convoitises diverses, ◊ 7 qui apprennent toujours et qui ne peuvent jamais parvenir à la connaissance de la vérité. ◊ 8 Or de la même manière dont Jannès et Jambrès résistèrent à Moïse, ainsi aussi ceux-ci résistent à la vérité, hommes corrompus dans leur entendement, réprouvés quant à la foi : ◊ 9 mais ils n’iront pas plus avant, car leur folie sera manifeste pour tous, comme a été celle de ceux-là aussi. ◊ 10 Mais toi, tu as pleinement compris ma doctrine, ma conduite, mon but constant, ma foi, mon support, mon amour, ma patience, ◊ 11 mes persécutions, mes souffrances, telles qu’elles me sont arrivées à Antioche, à Iconium et à Lystre, quelles persécutions j’ai endurées ; — et le Seigneur m’a délivré de toutes. ◊ 12 Et tous ceux aussi qui veulent vivre pieusement dans le christ Jésus, seront persécutés ; ◊ 13 mais les hommes méchants et les imposteurs iront de mal en pis, séduisant et étant séduits. ◊ 14 Mais toi, demeure dans les choses que tu as apprises et dont tu as été pleinement convaincu, sachant de qui tu les as apprises, ◊ 15 et que, dès l’enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi qui est dans le christ Jésus. ◊ 16 Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, ◊ 17 afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement accompli pour toute bonne œuvre.
Proverbes
4 ◊ 1 Fils, écoutez l’instruction d’un père et soyez attentifs pour connaître l’intelligence ; ◊ 2 car je vous donne une bonne doctrine : n’abandonnez pas mon enseignement. ◊ 3 Car j’ai été un fils pour mon père, tendre et unique auprès de ma mère. ◊ 4 Il m’a enseigné et m’a dit : Que ton cœur retienne mes paroles ; garde mes commandements, et tu vivras. ◊ 5 Acquiers la sagesse, acquiers l’intelligence ; ne [l’]oublie pas, et ne te détourne pas des paroles de ma bouche. ◊ 6 Ne l’abandonne pas, et elle te gardera ; aime-la, et elle te conservera. ◊ 7 Le commencement de la sagesse, c’est : Acquiers la sagesse, et, au prix de toutes tes acquisitions, acquiers l’intelligence. ◊ 8 Exalte-la, et elle t’élèvera ; elle t’honorera quand tu l’auras embrassée. ◊ 9 Elle mettra sur ta tête une guirlande de grâce, elle te donnera une couronne de gloire.
◊ 10 Écoute, mon fils, et reçois mes paroles, et les années de ta vie te seront multipliées. ◊ 11 Je t’enseignerai la voie de la sagesse, je te dirigerai dans les chemins de la droiture. ◊ 12 Quand tu marcheras, tes pas ne seront pas gênés, et si tu cours, tu ne broncheras pas. ◊ 13 Tiens ferme l’instruction, ne la lâche pas ; garde-la, car elle est ta vie.
◊ 14 N’entre pas dans le sentier des méchants, et ne marche pas dans la voie des iniques. ◊ 15 Éloigne-t’en, n’y passe point ; détourne-t’en, et passe outre. ◊ 16 Car ils ne dormiraient pas s’ils n’avaient fait du mal, et le sommeil leur serait ôté s’ils n’avaient fait trébucher [quelqu’un] ; ◊ 17 car ils mangent le pain de méchanceté, et ils boivent le vin des violences. ◊ 18 Mais le sentier des justes est comme la lumière resplendissante qui va croissant jusqu’à ce que le plein jour soit établi. ◊ 19 Le chemin des méchants est comme l’obscurité ; ils ne savent contre quoi ils trébucheront.
◊ 20 Mon fils, sois attentif à mes paroles, incline ton oreille à mes discours. ◊ 21 Qu’ils ne s’éloignent point de tes yeux ; garde-les au-dedans de ton cœur ; ◊ 22 car ils sont la vie de ceux qui les trouvent, et la santé de toute leur chair.
◊ 23 Garde ton cœur plus que tout ce que l’on garde, car de lui sont les issues de la vie.
◊ 24 Écarte de toi la fausseté de la bouche, et éloigne de toi la perversité des lèvres.
◊ 25 Que tes yeux regardent droit en avant, et que tes paupières se dirigent droit devant toi.
◊ 26 Pèse le chemin de tes pieds, et que toutes tes voies soient bien réglées. ◊ 27 N’incline ni à droite ni à gauche ; éloigne ton pied du mal.
2 Chroniques
18 ◊ 1 Et Josaphat eut beaucoup de richesses et de gloire ; et il s’allia par mariage avec Achab. ◊ 2 Et au bout de quelques années, il descendit vers Achab à Samarie ; et Achab tua pour lui et pour le peuple qui était avec lui du menu et du gros bétail en abondance, et il le persuada de monter contre Ramoth de Galaad. ◊ 3 Et Achab, roi d’Israël, dit à Josaphat, roi de Juda : Viendras-tu avec moi à Ramoth de Galaad ? Et il lui dit : Moi, je suis comme toi, et mon peuple comme ton peuple ; et [je serai] avec toi dans la guerre.
◊ 4 Et Josaphat dit au roi d’Israël : Enquiers-toi aujourd’hui, je te prie, de la parole de l’Éternel. ◊ 5 Et le roi d’Israël rassembla les prophètes, quatre cents hommes, et leur dit : Irons-nous à la guerre contre Ramoth de Galaad, ou m’en abstiendrai-je ? Et ils dirent : Monte ; et Dieu la livrera en la main du roi. ◊ 6 Et Josaphat dit : N’y a-t-il pas ici encore un prophète de l’Éternel, pour que nous nous enquérions auprès de lui ? ◊ 7 Et le roi d’Israël dit à Josaphat : Il y a encore un homme, pour consulter l’Éternel par lui ; mais je le hais, car il ne prophétise pas du bien à mon égard, mais toujours du mal ; c’est Michée, fils de Jimla. Et Josaphat dit : Que le roi ne parle pas ainsi ! ◊ 8 Et le roi d’Israël appela un eunuque, et dit : Fais promptement venir Michée, fils de Jimla. ◊ 9 Et le roi d’Israël et Josaphat, roi de Juda, étaient assis chacun sur son trône, revêtus de leurs robes ; ils étaient assis sur une place ouverte à l’entrée de la porte de Samarie ; et tous les prophètes prophétisaient devant eux. ◊ 10 Et Sédécias, fils de Kenaana, se fit des cornes de fer, et dit : Ainsi dit l’Éternel : Avec celles-ci tu heurteras les Syriens jusqu’à les exterminer. ◊ 11 Et tous les prophètes prophétisaient de même, disant : Monte à Ramoth de Galaad, et prospère ; et l’Éternel la livrera en la main du roi.
◊ 12 Et le messager qui était allé pour appeler Michée lui parla, disant : Voici, les paroles des prophètes, d’une seule bouche, [annoncent] du bien au roi ; que ta parole donc soit, je te prie, comme celle de l’un d’eux, et annonce du bien. ◊ 13 Mais Michée dit : L’Éternel est vivant, que ce que mon Dieu dira, je l’annoncerai. Et il vint vers le roi. ◊ 14 Et le roi lui dit : Michée, irons-nous à la guerre à Ramoth de Galaad, ou m’en abstiendrai-je ? Et il dit : Montez et prospérez ; et ils seront livrés entre vos mains. ◊ 15 Et le roi lui dit : Combien de fois t’adjurerai-je de ne me dire que la vérité au nom de l’Éternel ? ◊ 16 Et [Michée] dit : J’ai vu tout Israël dispersé sur les montagnes comme un troupeau qui n’a pas de berger ; et l’Éternel a dit : Ceux-ci n’ont pas de seigneur ; qu’ils s’en retournent en paix chacun à sa maison. ◊ 17 Et le roi d’Israël dit à Josaphat : Ne t’ai-je pas dit qu’il ne prophétise pas du bien à mon égard, mais du mal ?
◊ 18 Et [Michée] dit : C’est pourquoi, écoutez la parole de l’Éternel. J’ai vu l’Éternel assis sur son trône, et toute l’armée des cieux se tenant à sa droite et à sa gauche ; ◊ 19 et l’Éternel dit : Qui persuadera Achab, roi d’Israël, afin qu’il monte et qu’il tombe à Ramoth de Galaad ? Et on parla, celui-ci disant ainsi, et celui-là disant ainsi. ◊ 20 Et un esprit sortit, et se tint devant l’Éternel, et dit : Moi, je le persuaderai. Et l’Éternel lui dit : Comment ? ◊ 21 Et il dit : Je sortirai, et je serai un esprit de mensonge dans la bouche de tous ses prophètes. Et [l’Éternel] dit : Tu le persuaderas, et aussi tu réussiras : sors, et fais ainsi. ◊ 22 Et maintenant, voici, l’Éternel a mis un esprit de mensonge dans la bouche de tes prophètes que voilà, et l’Éternel a prononcé du mal à ton sujet. ◊ 23 Et Sédécias, fils de Kenaana, s’approcha et frappa Michée sur la joue, et dit : Par quel chemin a passé l’Esprit de l’Éternel, d’avec moi, pour te parler ? ◊ 24 Et Michée dit : Voici, tu le verras ce jour-là, quand tu iras de chambre en chambre pour te cacher. ◊ 25 Et le roi d’Israël dit : Prenez Michée, et emmenez-le à Amon, chef de la ville, et à Joas, fils du roi ; ◊ 26 et vous direz : Ainsi dit le roi : Mettez cet [homme] en prison, et donnez-lui à manger le pain d’affliction et l’eau d’affliction, jusqu’à ce que je revienne en paix. ◊ 27 Et Michée dit : Si jamais tu reviens en paix, l’Éternel n’a point parlé par moi. Et il dit : Peuples, entendez-le tous !
◊ 28 Et le roi d’Israël monta, et Josaphat, roi de Juda, à Ramoth de Galaad. ◊ 29 Et le roi d’Israël dit à Josaphat : Je me déguiserai, et j’irai à la bataille ; mais toi, revêts-toi de tes robes. Et le roi d’Israël se déguisa, et ils allèrent à la bataille. ◊ 30 Et le roi de Syrie commanda aux chefs de ses chars, disant : Ne combattez ni contre petit, ni contre grand, mais contre le roi d’Israël seul. ◊ 31 Et il arriva que, quand les chefs des chars virent Josaphat, ils dirent : C’est le roi d’Israël. Et ils l’entourèrent pour combattre contre lui. Et Josaphat cria, et l’Éternel le secourut ; et Dieu les porta [à s’éloigner] de lui. ◊ 32 Et il arriva que, lorsque les chefs des chars virent que ce n’était pas le roi d’Israël, ils s’en revinrent de sa poursuite.
◊ 33 Et un homme tira de l’arc à l’aventure et frappa le roi d’Israël entre les pièces d’attache et la cuirasse ; et [Achab] dit au conducteur du char : Tourne ta main, et mène-moi hors de l’armée, car je suis blessé. ◊ 34 Et la bataille se renforça ce jour-là, et le roi d’Israël se soutint sur [son] char, vis-à-vis des Syriens, jusqu’au soir ; et il mourut vers le temps où le soleil se couchait.
2 Chroniques
16 ◊ 1 La trente-sixième année du règne d’Asa, Baësha, roi d’Israël, monta contre Juda ; et il bâtit Rama, afin de ne permettre à personne de sortir de chez Asa, roi de Juda, ou d’entrer vers lui. ◊ 2 Et Asa tira l’argent et l’or des trésors de la maison de l’Éternel et de la maison du roi, et envoya vers Ben-Hadad, roi de Syrie, qui habitait à Damas, disant : ◊ 3 Il y a alliance entre moi et toi, et entre mon père et ton père ; voici, je t’envoie de l’argent et de l’or : va, romps ton alliance avec Baësha, roi d’Israël, afin qu’il s’en aille d’auprès de moi. ◊ 4 Et Ben-Hadad écouta le roi Asa, et envoya les chefs de ses troupes contre les villes d’Israël, et ils frappèrent Ijon, et Dan, et Abel-Maïm, et tous les entrepôts des villes de Nephthali. ◊ 5 Et il arriva, quand Baësha l’apprit, qu’il se désista de bâtir Rama, et fit cesser ses travaux. ◊ 6 Et le roi Asa prit tout Juda, et ils emportèrent les pierres de Rama, et les bois avec lesquels Baësha bâtissait ; et il en bâtit Guéba et Mitspa.
◊ 7 Et en ce temps-là Hanani, le voyant, vint vers Asa, roi de Juda, et lui dit : Parce que tu t’es appuyé sur le roi de Syrie, et que tu ne t’es pas appuyé sur l’Éternel, ton Dieu, à cause de cela, l’armée du roi de Syrie est échappée de ta main. ◊ 8 Les Éthiopiens et les Libyens n’étaient-ils pas une armée nombreuse, avec des chars et des cavaliers en très grand nombre ? Et quand tu t’appuyais sur l’Éternel, il les livra entre tes mains. ◊ 9 Car les yeux de l’Éternel parcourent toute la terre, afin qu’il se montre fort, en faveur de ceux qui sont d’un cœur parfait envers lui. En cela, tu as agi follement ; car désormais tu auras des guerres. ◊ 10 Et Asa s’irrita contre le voyant, et le mit en prison ; car il était indigné contre lui à cause de cela. Et en ce temps-là, Asa opprima quelques-uns du peuple.
◊ 11 Et voici, les actes d’Asa, les premiers et les derniers, voici, ils sont écrits dans le livre des rois de Juda et d’Israël. ◊ 12 Et la trente-neuvième année de son règne, Asa fut malade des pieds, jusqu’à ce que son mal fut extrêmement grand ; et dans sa maladie aussi, il ne rechercha pas l’Éternel, mais les médecins. ◊ 13 Et Asa s’endormit avec ses pères, et mourut la quarante et unième année de son règne. ◊ 14 Et on l’enterra dans son sépulcre, qu’il s’était creusé dans la ville de David ; et on le coucha dans un lit qu’on remplit d’aromates et d’un mélange d’épices composé selon l’art du parfumeur ; et on en brûla pour lui en très grande abondance.
Jérémie
43 ◊ 1 Et lorsque Jérémie eut achevé de dire à tout le peuple toutes les paroles de l’Éternel, leur Dieu, toutes ces paroles avec lesquelles l’Éternel, leur Dieu, l’avait envoyé vers eux, ◊ 2 il arriva qu’Azaria, fils de Hoshahia, et Jokhanan, fils de Karéakh, et tous les hommes orgueilleux, parlèrent à Jérémie, disant : C’est un mensonge que tu dis ; l’Éternel, notre Dieu, ne t’a pas envoyé pour [nous] dire : N’allez point en Égypte pour y séjourner. ◊ 3 Mais Baruc, fils de Nérija, t’incite contre nous, afin de nous livrer en la main des Chaldéens, pour nous faire mourir et pour nous transporter à Babylone.
◊ 4 Et Jokhanan, fils de Karéakh, et tous les chefs des forces, et tout le peuple, n’écoutèrent point la voix de l’Éternel, pour habiter dans le pays de Juda. ◊ 5 Et Jokhanan, fils de Karéakh, et tous les chefs des forces, prirent tout le reste de Juda, ceux qui, de toutes les nations parmi lesquelles ils avaient été chassés, étaient retournés pour séjourner dans le pays de Juda : ◊ 6 les hommes forts, et les femmes, et les petits enfants, et les filles du roi, et toutes les âmes que Nebuzaradan, chef des gardes, avait laissées avec Guedalia, fils d’Akhikam, fils de Shaphan, et Jérémie le prophète, et Baruc, fils de Nérija ; ◊ 7 et ils entrèrent dans le pays d’Égypte, car ils n’avaient pas écouté la voix de l’Éternel ; et ils vinrent jusqu’à Takhpanès.
◊ 8 Et la parole de l’Éternel vint à Jérémie, à Takhpanès, disant : ◊ 9 Prends dans ta main de grosses pierres, et cache-les dans l’argile, dans le four à briques qui est à l’entrée de la maison du Pharaon, à Takhpanès, sous les yeux des Juifs ; et dis-leur : ◊ 10 Ainsi dit l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : Voici, j’envoie, et je prendrai Nebucadretsar, roi de Babylone, mon serviteur ; et je mettrai son trône au-dessus de ces pierres que j’ai cachées, et il étendra sur elles sa tente magnifique ; ◊ 11 et il viendra, et frappera le pays d’Égypte : qui pour la mort, à la mort, et qui pour la captivité, à la captivité, et qui pour l’épée, à l’épée. ◊ 12 Et j’allumerai un feu dans les maisons des dieux d’Égypte, et [Nebucadretsar] les brûlera, et les emmènera captifs ; et il se revêtira du pays d’Égypte comme un berger se revêt de son vêtement, et il en sortira en paix. ◊ 13 Et il brisera les stèles de Beth-Shémesh, qui est dans le pays d’Égypte, et brûlera par le feu les maisons des dieux de l’Égypte.
Jérémie
42 ◊ 1 Et tous les chefs des forces, et Jokhanan, fils de Karéakh, et Jezania, fils de Hoshahia, et tout le peuple, depuis le petit jusqu’au grand, ◊ 2 s’approchèrent et dirent à Jérémie le prophète : Que notre supplication soit reçue devant toi, et prie l’Éternel, ton Dieu, pour nous, pour tout ce reste ; car, de beaucoup [que nous étions], nous sommes restés peu, selon que tes yeux nous voient ; ◊ 3 et que l’Éternel, ton Dieu, nous montre le chemin par lequel nous devons marcher, et ce que nous devons faire. ◊ 4 Et Jérémie le prophète, leur dit : J’ai entendu ; voici, je prierai l’Éternel, votre Dieu, selon vos paroles ; et il arrivera que, tout ce que l’Éternel vous répondra, je vous le déclarerai : je ne vous cacherai rien. ◊ 5 Et ils dirent à Jérémie : L’Éternel soit entre nous un témoin véritable et fidèle, si nous ne faisons selon toute la parole pour laquelle l’Éternel, ton Dieu, t’enverra vers nous ! ◊ 6 Soit bien, soit mal, nous écouterons la voix de l’Éternel notre Dieu, vers qui nous t’envoyons, afin qu’il nous arrive du bien, quand nous écouterons la voix de l’Éternel, notre Dieu.
◊ 7 Et il arriva, au bout de dix jours, que la parole de l’Éternel vint à Jérémie. ◊ 8 Et il appela Jokhanan, fils de Karéakh, et tous les chefs des forces qui étaient avec lui, et tout le peuple, depuis le petit jusqu’au grand, ◊ 9 et leur dit : Ainsi dit l’Éternel, le Dieu d’Israël, vers qui vous m’avez envoyé pour présenter votre supplication devant lui : ◊ 10 Si vous continuez à habiter dans ce pays, je vous bâtirai, et je ne vous renverserai pas, et je vous planterai, et je ne vous arracherai pas ; car je me repens du mal que je vous ai fait. ◊ 11 Ne craignez point le roi de Babylone, dont vous avez peur ; ne le craignez pas, dit l’Éternel ; car je suis avec vous pour vous sauver et pour vous délivrer de sa main ; ◊ 12 et j’userai de miséricorde envers vous, et il aura pitié de vous, et vous fera retourner dans votre terre. ◊ 13 Mais si vous dites : Nous n’habiterons pas dans ce pays, et que vous n’écoutiez pas la voix de l’Éternel, votre Dieu, disant : ◊ 14 Non, mais nous irons dans le pays d’Égypte, où nous ne verrons pas la guerre, et où nous n’entendrons pas le son de la trompette, et où nous n’aurons pas disette de pain ; et nous habiterons là ;… ◊ 15 et maintenant, à cause de cela, écoutez la parole de l’Éternel, vous, le reste de Juda : Ainsi dit l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : Si vous tournez vos faces pour aller en Égypte, et que vous y alliez pour y demeurer, ◊ 16 il arrivera que l’épée dont vous avez peur vous atteindra là, dans le pays d’Égypte, et la famine que vous craignez vous suivra de près, là, en Égypte, et vous y mourrez. ◊ 17 Et il arrivera que tous les hommes qui auront tourné leur face pour aller en Égypte afin d’y séjourner, mourront par l’épée, par la famine, et par la peste ; et il n’y aura pour eux ni reste ni réchappé de devant le mal que je fais venir sur eux. ◊ 18 Car ainsi dit l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : Comme ma colère et ma fureur ont été versées sur les habitants de Jérusalem, ainsi ma fureur sera versée sur vous si vous allez en Égypte ; et vous serez une exécration, et une désolation, et une malédiction, et un opprobre ; et vous ne verrez plus ce lieu. ◊ 19 L’Éternel vous a dit, reste de Juda : N’allez pas en Égypte. Sachez certainement que je vous ai avertis aujourd’hui ; ◊ 20 car vous vous êtes séduits vous-mêmes dans vos âmes quand vous m’avez envoyé vers l’Éternel, votre Dieu, disant : Prie l’Éternel, notre Dieu, pour nous, et selon tout ce que l’Éternel, notre Dieu, dira, ainsi déclare-nous, et nous le ferons. ◊ 21 Et je vous l’ai déclaré aujourd’hui ; et vous n’avez pas écouté la voix de l’Éternel, votre Dieu, ni tout ce avec quoi il m’a envoyé vers vous. ◊ 22 Et maintenant, sachez certainement que vous mourrez par l’épée, par la famine, et par la peste, dans le lieu où vous avez désiré d’aller pour y séjourner.
2 Thessaloniciens
1 ◊ 1 Paul, et Silvain, et Timothée, à l’assemblée des Thessaloniciens, en Dieu notre Père et dans le seigneur Jésus Christ : ◊ 2 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !
◊ 3 Nous devons toujours rendre grâces à Dieu pour vous, frères, comme il est juste, parce que votre foi augmente beaucoup et que l’amour de chacun de vous tous, l’un pour l’autre, abonde, ◊ 4 en sorte que nous-mêmes nous nous glorifions de vous dans les assemblées de Dieu au sujet de votre patience et de votre foi dans toutes vos persécutions et dans les tribulations que vous supportez, ◊ 5 [lesquelles sont] une démonstration du juste jugement de Dieu, pour que vous soyez estimés dignes du royaume de Dieu pour lequel aussi vous souffrez ; ◊ 6 si du moins c’est une chose juste devant Dieu que de rendre la tribulation à ceux qui vous font subir la tribulation, ◊ 7 et [que de vous donner], à vous qui subissez la tribulation, du repos avec nous dans la révélation du seigneur Jésus du ciel avec les anges de sa puissance, ◊ 8 en flammes de feu, exerçant la vengeance contre ceux qui ne connaissent pas Dieu, et contre ceux qui n’obéissent pas à l’évangile de notre seigneur Jésus Christ ; ◊ 9 lesquels subiront le châtiment d’une destruction éternelle de devant la présence du Seigneur et de devant la gloire de sa force, ◊ 10 quand il viendra pour être, dans ce jour-là, glorifié dans ses saints et admiré dans tous ceux qui auront cru, car notre témoignage envers vous a été cru. ◊ 11 C’est pour cela que nous prions aussi toujours pour vous, que notre Dieu vous juge dignes de l’appel, et qu’il accomplisse tout le bon plaisir de sa bonté et l’œuvre de la foi en puissance, ◊ 12 en sorte que le nom de notre seigneur Jésus [Christ] soit glorifié en vous, et vous en lui, selon la grâce de notre Dieu et du seigneur Jésus Christ.
2 Corinthiens
5 ◊ 1 Car nous savons que, si notre maison terrestre qui n’est qu’une tente, est détruite, nous avons un édifice de la part de Dieu, une maison qui n’est pas faite de main, éternelle, dans les cieux. ◊ 2 Car aussi, dans cette tente, nous gémissons, désirant avec ardeur d’avoir revêtu notre domicile qui est du ciel, ◊ 3 si toutefois, même en étant vêtus, nous ne sommes pas trouvés nus. ◊ 4 Car aussi nous qui sommes dans la tente, nous gémissons, étant chargés ; non pas que nous désirions d’être dépouillés, mais [nous désirons] d’être revêtus, afin que ce qui est mortel soit absorbé par la vie. ◊ 5 Or celui qui nous a formés à cela même, c’est Dieu, qui nous a aussi donné les arrhes de l’Esprit. ◊ 6 Nous avons donc toujours confiance, et nous savons qu’étant présents dans le corps, nous sommes absents du Seigneur, ◊ 7 car nous marchons par la foi, non par la vue ; ◊ 8 nous avons, dis-je, de la confiance, et nous aimons mieux être absents du corps et être présents avec le Seigneur. ◊ 9 C’est pourquoi aussi, que nous soyons présents ou que nous soyons absents, nous nous appliquons avec ardeur à lui être agréables ; ◊ 10 car il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive les choses [accomplies] dans le corps, selon ce qu’il aura fait, soit bien, soit mal. ◊ 11 Connaissant donc combien le Seigneur doit être craint, nous persuadons les hommes, mais nous avons été manifestés à Dieu, et j’espère aussi que nous avons été manifestés dans vos consciences. ◊ 12 Nous ne nous recommandons pas de nouveau à vous, mais nous vous donnons occasion de vous glorifier de nous, afin que vous ayez [de quoi répondre] à ceux qui se glorifient extérieurement et non pas du cœur. ◊ 13 Car si nous sommes hors de nous-mêmes, c’est pour Dieu ; si nous sommes de sens rassis, c’est pour vous. ◊ 14 Car l’amour du Christ nous étreint, en ce que nous avons jugé ceci, que si un est mort pour tous, tous donc sont morts, ◊ 15 et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité. ◊ 16 En sorte que nous, désormais, nous ne connaissons personne selon la chair ; et, si même nous avons connu Christ selon la chair, toutefois maintenant nous ne le connaissons plus [ainsi]. ◊ 17 En sorte que si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles ; ◊ 18 et toutes sont du Dieu qui nous a réconciliés avec lui-même par Christ, et qui nous a donné le service de la réconciliation, ◊ 19 savoir, que Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, ne leur imputant pas leurs fautes et mettant en nous la parole de la réconciliation. ◊ 20 Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ, — Dieu, pour ainsi dire, exhortant par notre moyen ; nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! ◊ 21 Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devinssions justice de Dieu en lui.
2 Thessaloniciens
2 ◊ 1 Or nous vous prions, frères, par la venue de notre seigneur Jésus Christ et par notre rassemblement auprès de lui, ◊ 2 de ne pas vous laisser promptement bouleverser dans vos pensées, ni troubler, ni par esprit, ni par parole, ni par lettre, comme [si c’était] par nous, comme si le jour du Seigneur était là. ◊ 3 Que personne ne vous séduise en aucune manière, car [ce jour-là ne viendra pas] que l’apostasie ne soit arrivée auparavant et que l’homme de péché n’ait été révélé, le fils de perdition, ◊ 4 qui s’oppose et s’élève contre tout ce qui est appelé Dieu ou qui est un objet de vénération, en sorte que lui-même s’assiéra au temple de Dieu, se présentant lui-même comme étant Dieu. ◊ 5 Ne vous souvenez-vous pas que, quand j’étais encore auprès de vous, je vous disais ces choses ? ◊ 6 Et maintenant vous savez ce qui retient pour qu’il soit révélé en son propre temps. ◊ 7 Car le mystère d’iniquité opère déjà ; seulement celui qui retient maintenant, [le fera] jusqu’à ce qu’il soit loin. ◊ 8 Et alors sera révélé l’inique, que le seigneur Jésus consumera par le souffle de sa bouche et qu’il anéantira par l’apparition de sa venue ; ◊ 9 duquel la venue est selon l’opération de Satan, en toute sorte de miracles et signes et prodiges de mensonge, ◊ 10 et en toute séduction d’injustice pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. ◊ 11 Et à cause de cela, Dieu leur envoie une énergie d’erreur pour qu’ils croient au mensonge, ◊ 12 afin que tous ceux-là soient jugés qui n’ont pas cru la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice.
◊ 13 Mais nous, nous devons toujours rendre grâces à Dieu pour vous, frères aimés du Seigneur, de ce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, dans la sainteté de l’Esprit et la foi de la vérité, ◊ 14 à quoi il vous a appelés par notre évangile, pour que vous obteniez la gloire de notre seigneur Jésus Christ. ◊ 15 Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les enseignements que vous avez appris soit par parole, soit par notre lettre. ◊ 16 Or notre seigneur Jésus Christ lui-même, et notre Dieu et Père, qui nous a aimés et [nous] a donné une consolation éternelle et une bonne espérance par grâce, ◊ 17 veuille consoler vos cœurs et [vous] affermir en toute bonne œuvre et en toute bonne parole.
2 Corinthiens
1 ◊ 1 Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, et Timothée, le frère, à l’assemblée de Dieu qui est à Corinthe, avec tous les saints qui sont dans l’Achaïe tout entière : ◊ 2 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !
◊ 3 Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, ◊ 4 qui nous console à l’égard de toute notre affliction, afin que nous soyons capables de consoler ceux qui sont dans quelque affliction que ce soit, par la consolation dont nous sommes nous-mêmes consolés de Dieu. ◊ 5 Car comme les souffrances du Christ abondent à notre égard, ainsi, par le Christ, notre consolation aussi abonde. ◊ 6 Et soit que nous soyons affligés, c’est pour votre consolation et votre salut, qui est opéré en ce que vous endurez les mêmes souffrances que nous aussi nous souffrons (et notre espérance à votre égard est ferme) ; soit que nous soyons consolés, c’est pour votre consolation et votre salut ; ◊ 7 sachant que, comme vous avez part aux souffrances, de même aussi vous avez part à la consolation.
◊ 8 Car nous ne voulons pas, frères, que vous ignoriez, quant à notre affliction qui [nous] est arrivée en Asie, que nous avons été excessivement chargés, au-delà de notre force, de sorte que nous avons désespéré même de vivre. ◊ 9 Mais nous-mêmes nous avions en nous-mêmes la sentence de mort, afin que nous n’eussions pas confiance en nous-mêmes, mais en Dieu qui ressuscite les morts, ◊ 10 qui nous a délivrés d’une si grande mort, et qui nous délivre ; en qui nous espérons qu’il nous délivrera aussi encore, ◊ 11 vous aussi coopérant par vos supplications pour nous, afin que, pour le don de grâce qui nous est [accordé] par le moyen de plusieurs personnes, des actions de grâces soient rendues pour nous par plusieurs. ◊ 12 Car notre gloire est celle-ci, [savoir] le témoignage de notre conscience, qu’avec simplicité et sincérité de Dieu, non pas avec une sagesse charnelle, mais par la grâce de Dieu, nous nous sommes conduits dans le monde et plus encore envers vous. ◊ 13 Car nous ne vous écrivons pas autre chose que ce que vous savez, et que vous reconnaissez, et que vous reconnaîtrez, je l’espère, jusqu’à la fin, ◊ 14 comme aussi vous nous avez reconnus en partie, que nous sommes votre sujet de gloire, comme vous êtes aussi le nôtre dans la journée du seigneur Jésus. ◊ 15 Et dans cette confiance j’avais voulu aller auprès de vous d’abord, afin que vous eussiez une seconde grâce, ◊ 16 et par chez vous passer en Macédoine, et de Macédoine de nouveau aller auprès de vous ; et puis que vous me fissiez la conduite vers la Judée. ◊ 17 En me proposant donc cela, est-ce que j’aurais usé de légèreté ? Ou les choses que je me propose, me les proposé-je selon la chair, en sorte qu’il y ait en moi le oui, oui, et le non, non ? ◊ 18 Mais Dieu est fidèle, que notre parole que nous vous avons adressée, n’est pas oui et non. ◊ 19 Car le Fils de Dieu, Jésus Christ, qui a été prêché par nous au milieu de vous, [savoir] par moi et par Silvain et par Timothée, n’a pas été oui et non, mais il y a oui en lui ; ◊ 20 car autant il y a de promesses de Dieu, en lui est le oui et en lui l’amen, à la gloire de Dieu par nous. ◊ 21 Or celui qui nous lie fermement avec vous à Christ et qui nous a oints, c’est Dieu, ◊ 22 qui aussi nous a scellés, et nous a donné les arrhes de l’Esprit dans nos cœurs.
◊ 23 Or, moi, j’appelle Dieu à témoin sur mon âme, que ç’a été pour vous épargner que je ne suis pas encore allé à Corinthe, ◊ 24 non que nous dominions sur votre foi, mais nous coopérons à votre joie : car c’est par la foi que vous êtes debout.
Psaumes
Des fils de Coré. Psaume. Cantique.
87 ◊ 1 La fondation qu’il a posée est dans les montagnes de sainteté.
◊ 2 L’Éternel aime les portes de Sion plus que toutes les demeures de Jacob.
◊ 3 * Des choses glorieuses sont dites de toi, cité de Dieu. Sélah.
◊ 4 Je ferai mention de Rahab et de Babylone à ceux qui me connaissent ; voici la Philistie, et Tyr, avec l’Éthiopie : celui-ci était né là.
◊ 5 Et de Sion il sera dit : Celui-ci et celui-là sont nés en elle ; et le Très-haut, lui, l’établira.
◊ 6 Quand l’Éternel enregistrera les peuples, il comptera : Celui-ci est né là. Sélah.
◊ 7 Et en chantant et en dansant, [ils diront] : Toutes mes sources sont en toi !
Psaumes
Instruction d’Éthan, l’Ezrakhite.
89 ◊ 1 Je chanterai à toujours les bontés de l’Éternel ; de génération en génération je ferai connaître de ma bouche ta fidélité.
◊ 2 Car j’ai dit : La bonté sera édifiée pour toujours ; dans les cieux mêmes tu établiras ta fidélité.
◊ 3 * J’ai fait alliance avec mon élu, j’ai juré à David, mon serviteur :
◊ 4 J’établirai ta semence pour toujours, et j’édifierai ton trône de génération en génération. Sélah.
◊ 5 Et les cieux célébreront tes merveilles, ô Éternel ! oui, ta fidélité, dans la congrégation des saints.
◊ 6 Car qui, dans les nues, peut être comparé à l’Éternel ? Qui, parmi les fils des forts, est semblable à l’Éternel ?
◊ 7 *Dieu est extrêmement redoutable dans l’assemblée des saints, et terrible au milieu de tous ceux qui l’entourent.
◊ 8 Éternel, Dieu des armées, qui est comme toi, puissant Jah ? Et ta fidélité est tout autour de toi.
◊ 9 Toi, tu domines l’orgueil de la mer ; quand ses flots se soulèvent, toi tu les apaises.
◊ 10 Toi, tu as abattu Rahab comme un homme tué ; par le bras de ta force tu as dispersé tes ennemis.
◊ 11 À toi les cieux, et à toi la terre ; le monde et tout ce qu’il contient, toi tu l’as fondé.
◊ 12 Le nord et le midi, toi tu les as créés ; le Thabor et l’Hermon exultent en ton nom.
◊ 13 À toi est le bras de puissance ; ta main est forte ; ta droite est haut élevée.
◊ 14 La justice et le jugement sont les bases de ton trône ; la bonté et la vérité marchent devant ta face.
◊ 15 * Bienheureux le peuple qui connaît le cri de joie ! Ils marchent, ô Éternel ! à la lumière de ta face.
◊ 16 Ils s’égaient en ton nom tout le jour, et sont haut élevés par ta justice.
◊ 17 Car tu es la gloire de leur force ; et dans ton bon plaisir notre corne sera haut élevée.
◊ 18 Car l’Éternel est notre bouclier, et le Saint d’Israël, notre roi.
◊ 19 * Alors tu parlas en vision de ton saint, et tu dis : J’ai placé du secours sur un homme puissant, j’ai haut élevé un élu d’entre le peuple.
◊ 20 J’ai trouvé David, mon serviteur ; je l’ai oint de mon huile sainte ;
◊ 21 Ma main sera fermement avec lui, et mon bras le fortifiera ;
◊ 22 L’ennemi ne le pressurera pas et le fils d’iniquité ne l’affligera pas ;
◊ 23 J’abattrai ses adversaires devant sa face, et je frapperai ceux qui le haïssent ;
◊ 24 Et ma fidélité et ma bonté seront avec lui, et, par mon nom, sa corne sera élevée.
◊ 25 Et j’ai mis sa main à la mer, et sa droite dans les fleuves.
◊ 26 Lui me criera : Tu es mon père, mon *Dieu, et le rocher de mon salut.
◊ 27 Aussi moi, je ferai de lui le premier-né, le plus élevé des rois de la terre.
◊ 28 Je lui garderai ma bonté à toujours, et mon alliance lui sera assurée.
◊ 29 Et je ferai subsister sa semence à perpétuité, et son trône comme les jours des cieux.
◊ 30 Si ses fils abandonnent ma loi et ne marchent pas dans mes ordonnances,
◊ 31 S’ils violent mes statuts et ne gardent pas mes commandements,
◊ 32 Je visiterai leur transgression avec la verge, et leur iniquité avec des coups ;
◊ 33 Mais je ne retirerai pas de lui ma bonté, et je ne démentirai pas ma fidélité ;
◊ 34 Je ne violerai point mon alliance, et je ne changerai pas ce qui est sorti de mes lèvres.
◊ 35 J’ai une fois juré par ma sainteté, si [jamais] je mens à David !
◊ 36 Sa semence sera à toujours, et son trône comme le soleil devant moi.
◊ 37 Comme la lune, il sera affermi pour toujours ; et le témoin dans les nues en est ferme. Sélah.
◊ 38 * Mais tu l’as rejeté et tu l’as méprisé, tu as été courroucé contre ton oint.
◊ 39 Tu as répudié l’alliance de ton serviteur, tu as profané sa couronne jusqu’en terre ;
◊ 40 Tu as rompu toutes ses clôtures, tu as mis en ruine ses forteresses :
◊ 41 Tous ceux qui passent le pillent ; il est en opprobre à ses voisins.
◊ 42 Tu as élevé la droite de ses adversaires, tu as réjoui tous ses ennemis ;
◊ 43 Tu as retourné le tranchant de son épée, et tu ne l’as pas soutenu dans la bataille.
◊ 44 Tu as fait cesser son éclat, et tu as jeté par terre son trône ;
◊ 45 Tu as abrégé les jours de sa jeunesse, tu l’as couvert de honte. Sélah.
◊ 46 Jusques à quand, ô Éternel, te cacheras-tu à toujours, [et] ta fureur brûlera-t-elle comme un feu ?
◊ 47 Souviens-toi, quant à moi, de ce qu’est la vie : pourquoi as-tu créé tous les fils des hommes [pour n’être que] vanité ?
◊ 48 Qui est l’homme qui vit et qui ne verra pas la mort, — qui sauvera son âme de la main du shéol ? Sélah.
◊ 49 Où sont, Seigneur, tes premières bontés, que tu as jurées à David dans ta fidélité ?
◊ 50 Souviens-toi, Seigneur, de l’opprobre de tes serviteurs, — je porte dans mon sein [celui de] tous les grands peuples, —
◊ 51 [L’opprobre] dont tes ennemis couvrent, ô Éternel, dont ils couvrent les pas de ton oint.
◊ 52 Béni soit l’Éternel pour toujours ! Amen, oui, amen !
Jérémie
7 ◊ 1 * La parole qui vint à Jérémie de par l’Éternel, disant : ◊ 2 Tiens-toi dans la porte de la maison de l’Éternel, et là, crie cette parole et dis : Écoutez la parole de l’Éternel, vous, tout Juda, qui entrez par ces portes pour vous prosterner devant l’Éternel. ◊ 3 Ainsi dit l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : Amendez vos voies et vos actions, et je vous ferai demeurer dans ce lieu. ◊ 4 Ne mettez pas votre confiance en des paroles de mensonge, disant : C’est ici le temple de l’Éternel, le temple de l’Éternel, le temple de l’Éternel ! ◊ 5 Mais si vous amendez réellement vos voies et vos actions, si vous faites réellement la justice entre un homme et son prochain, ◊ 6 si vous n’opprimez pas l’étranger, l’orphelin et la veuve, et que vous ne versiez pas le sang innocent dans ce lieu, et que vous ne marchiez pas après d’autres dieux pour votre dommage, ◊ 7 je vous ferai demeurer dans ce lieu, dans le pays que j’ai donné à vos pères, de siècle en siècle. ◊ 8 Voici, vous vous confiez en des paroles de mensonge, qui ne profitent pas. ◊ 9 Quoi ? voler, tuer, commettre adultère, jurer faussement, brûler de l’encens à Baal, marcher après d’autres dieux que vous ne connaissez pas !… ◊ 10 et vous venez, et vous vous tenez devant moi dans cette maison qui est appelée de mon nom, et vous dites : Nous sommes délivrés pour faire toutes ces abominations. ◊ 11 Cette maison qui est appelée de mon nom, est-elle une caverne de voleurs à vos yeux ? Moi aussi, voici, je l’ai vu, dit l’Éternel. ◊ 12 Car allez à mon lieu qui était à Silo, où j’ai fait demeurer mon nom au commencement, et regardez ce que je lui ai fait, à cause de l’iniquité de mon peuple Israël. ◊ 13 Et maintenant, parce que vous avez fait toutes ces actions, dit l’Éternel, et que je vous ai parlé, me levant de bonne heure et parlant, et que vous n’avez pas écouté, et que je vous ai appelés et que vous n’avez pas répondu, ◊ 14 je ferai à cette maison qui est appelée de mon nom, en laquelle vous avez mis votre confiance, et au lieu que je vous ai donné, à vous et à vos pères, comme j’ai fait à Silo ; ◊ 15 et je vous chasserai de devant ma face, comme j’ai chassé tous vos frères, toute la semence d’Éphraïm. ◊ 16 Et toi, ne prie pas pour ce peuple, et ne fais monter pour eux ni cri ni prière ; et n’insiste pas auprès de moi, car je ne t’écouterai pas.
◊ 17 Ne vois-tu pas ce qu’ils font dans les villes de Juda, et dans les rues de Jérusalem ? ◊ 18 Les fils ramassent le bois, et les pères allument le feu, et les femmes pétrissent la pâte pour faire des gâteaux à la reine des cieux, et pour répandre des libations à d’autres dieux, afin de me provoquer à colère. ◊ 19 Est-ce moi qu’ils provoquent à colère ? dit l’Éternel. N’est-ce pas eux-mêmes, à la honte de leur visage ? ◊ 20 C’est pourquoi, ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Voici, ma colère et ma fureur vont être versées sur ce lieu-ci, sur l’homme et sur la bête, sur l’arbre des champs et sur le fruit de la terre ; et elles s’embraseront et ne s’éteindront pas.
◊ 21 Ainsi dit l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : Ajoutez vos holocaustes à vos sacrifices, et mangez de la chair. ◊ 22 Car je n’ai point parlé avec vos pères, et je ne leur ai point commandé touchant des holocaustes et des sacrifices, au jour que je les fis sortir du pays d’Égypte. ◊ 23 Mais je leur ai commandé ceci, disant : Écoutez ma voix, et je serai votre Dieu, et vous serez mon peuple ; et marchez dans toute la voie que je vous commande, afin que vous vous trouviez bien. ◊ 24 Et ils n’écoutèrent pas et n’inclinèrent pas leur oreille ; mais ils marchèrent dans les conseils, dans l’obstination de leur mauvais cœur, et ils sont allés en arrière et non en avant. ◊ 25 Depuis le jour que vos pères sortirent du pays d’Égypte, jusqu’à ce jour, je vous ai envoyé tous mes serviteurs les prophètes, chaque jour me levant de bonne heure, et les envoyant. ◊ 26 Mais ils ne m’ont point écouté, et ils n’ont point incliné leur oreille ; et ils ont roidi leur cou, ils ont fait pis que leurs pères. ◊ 27 Et tu leur diras toutes ces paroles, mais ils ne t’écouteront pas ; et tu crieras après eux, mais ils ne te répondront pas. ◊ 28 Et tu leur diras : C’est ici la nation qui n’a point écouté la voix de l’Éternel, son Dieu, et qui n’a point accepté la correction ; la fidélité a péri, et est retranchée de leur bouche.
◊ 29 Coupe ta chevelure, et jette-la loin, et, sur les hauteurs, élève une complainte ; car l’Éternel a rejeté et abandonné la génération de sa colère. ◊ 30 Car les fils de Juda ont fait ce qui est mauvais à mes yeux, dit l’Éternel ; ils ont mis leurs abominations dans la maison qui est appelée de mon nom, pour la rendre impure. ◊ 31 Et ils ont bâti les hauts lieux de Topheth, qui est dans la vallée du fils de Hinnom, pour brûler au feu leurs fils et leurs filles, ce que je n’ai point commandé et qui ne m’est point monté au cœur. ◊ 32 C’est pourquoi, voici, des jours viennent, dit l’Éternel, où l’on ne dira plus Topheth et la vallée du fils de Hinnom, mais la vallée de la tuerie ; et on enterrera à Topheth, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de place. ◊ 33 Et les cadavres de ce peuple seront en pâture aux oiseaux des cieux et aux bêtes de la terre, et il n’y aura personne qui les effraye. ◊ 34 Et je ferai cesser dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem la voix de l’allégresse et la voix de la joie, la voix de l’époux et la voix de l’épouse ; car le pays deviendra un désert.
Job
36 ◊ 1 Et Élihu continua et dit :
◊ 2 Attends-moi un peu, et je te montrerai que j’ai encore des paroles pour +Dieu.
◊ 3 J’apporterai de loin ce que je sais, et je donnerai justice à mon créateur.
◊ 4 Car certainement mes discours ne sont pas des mensonges ; celui qui est parfait en connaissances est avec toi.
◊ 5 * Voici, *Dieu est puissant et ne méprise personne ; il est puissant en force d’intelligence.
◊ 6 Il ne fait pas vivre le méchant, mais il fait droit aux malheureux.
◊ 7 Il ne retire pas ses yeux de dessus le juste, et [celui-ci] est avec les rois sur le trône, et il les fait asseoir à toujours, et ils sont élevés.
◊ 8 Et si, liés dans les chaînes, ils sont pris dans les cordeaux du malheur,
◊ 9 Il leur montre ce qu’ils ont fait, et leurs transgressions, parce qu’elles sont devenues grandes ;
◊ 10 Et il ouvre leurs oreilles à la discipline, et leur dit de revenir de l’iniquité.
◊ 11 S’ils écoutent et le servent, ils accompliront leurs jours dans la prospérité et leurs années dans les choses agréables [de la vie] ;
◊ 12 Mais s’ils n’écoutent pas, ils s’en iront par l’épée, et expireront sans connaissance.
◊ 13 Les hypocrites de cœur amassent la colère ; ils ne crient pas quand [Dieu] les lie.
◊ 14 Ils mourront dans la jeunesse, et leur vie est parmi les hommes voués à l’infamie.
◊ 15 Il délivre le malheureux dans son malheur, et lui ouvre l’oreille dans l’oppression.
◊ 16 Il t’aurait aussi tiré de la gueule de la détresse [et mis] au large, là où il n’y a point de gêne, et la graisse abonderait dans les mets de ta table.
◊ 17 Mais tu es plein des jugements des méchants ; le jugement et la justice [te] saisiront.
◊ 18 Puisqu’il y a de la colère, prends garde qu’elle ne t’enlève par le châtiment ; et une grande rançon ne te le fera pas éviter.
◊ 19 Tiendra-t-il compte de tes richesses ? Non ; — ni de l’or, ni de toutes les ressources de la puissance.
◊ 20 Ne soupire pas après la nuit qui enlèvera les peuples de leur place.
◊ 21 Prends garde à toi ! Ne te tourne pas vers l’iniquité, car c’est ce que tu as choisi plutôt que l’affliction.
◊ 22 * Voici, *Dieu se montre élevé dans sa puissance : qui enseigne comme lui ?
◊ 23 Qui lui a prescrit son chemin, et qui a dit : Tu as mal agi ?
◊ 24 Souviens-toi de glorifier son œuvre, que les hommes célèbrent :
◊ 25 Tout homme la contemple, le mortel la regarde de loin.
◊ 26 Voici, *Dieu est grand, et nous ne le connaissons pas ; le nombre de ses années, nul ne le sonde.
◊ 27 Car il attire les gouttes d’eau : des vapeurs qu’il forme elles distillent la pluie,
◊ 28 Que les nuages font couler ; ils tombent en gouttes sur les hommes, abondamment.
◊ 29 Mais qui peut comprendre le déploiement de la nuée, le fracas de son tabernacle ?
◊ 30 Voici, il étend sa lumière autour de lui, et couvre le fond de la mer.
◊ 31 Car par ces choses il juge les peuples, il donne la nourriture en abondance.
◊ 32 Il couvre ses mains de l’éclair, et lui commande où il doit frapper ;
◊ 33 Son bruit l’annonce, le bétail même en présage la venue !
Jonas
2 ◊ 1 Et l’Éternel prépara un grand poisson pour engloutir Jonas ; et Jonas fut dans les entrailles du poisson trois jours et trois nuits. ◊ 2 Et Jonas pria l’Éternel, son Dieu, des entrailles du poisson, ◊ 3 et il dit :
J’ai crié à l’Éternel du fond de ma détresse, et il m’a répondu.
Du sein du shéol, j’ai crié ; tu as entendu ma voix.
◊ 4 Tu m’as jeté dans l’abîme, dans le cœur des mers, et le courant m’a entouré ; toutes tes vagues et tes flots ont passé sur moi.
◊ 5 Et moi je disais : Je suis rejeté de devant tes yeux : toutefois, je regarderai encore vers le temple de ta sainteté.
◊ 6 Les eaux m’ont environné jusqu’à l’âme, l’abîme m’a entouré, les algues ont enveloppé ma tête.
◊ 7 Je suis descendu jusqu’aux fondements des montagnes ; les barres de la terre s’étaient fermées sur moi pour toujours ; mais, ô Éternel, mon Dieu, tu as fait remonter ma vie de la fosse.
◊ 8 Quand mon âme défaillait en moi, je me suis souvenu de l’Éternel, et ma prière est venue jusqu’à toi, dans le temple de ta sainteté.
◊ 9 Ceux qui regardent aux vanités mensongères abandonnent la grâce qui est à eux.
◊ 10 Mais moi, je te sacrifierai avec une voix de louange ; je m’acquitterai de ce que j’ai voué. La délivrance est de l’Éternel.
◊ 11 Et l’Éternel commanda au poisson, et il vomit Jonas sur la terre.
Psaumes
Au chef de musique. Sur Guitthith. D’Asaph.
81 ◊ 1 Chantez joyeusement à Dieu, notre force ; poussez des cris de joie vers le Dieu de Jacob.
◊ 2 Entonnez le cantique, et faites résonner le tambourin, la harpe agréable, avec le luth.
◊ 3 Sonnez de la trompette à la nouvelle lune, au temps fixé, au jour de notre fête ;
◊ 4 Car c’est un statut pour Israël, une ordonnance du Dieu de Jacob :
◊ 5 Il l’établit comme un témoignage en Joseph, lorsqu’il sortit à travers le pays d’Égypte, où j’entendis une langue que je ne connaissais pas.
◊ 6 * J’ai retiré son épaule de dessous le fardeau, ses mains ont été déchargées des corbeilles.
◊ 7 Dans la détresse tu as crié, et je t’ai délivré ; je t’ai répondu du lieu secret du tonnerre ; je t’ai éprouvé auprès des eaux de Meriba. Sélah.
◊ 8 Écoute, mon peuple, et je témoignerai au milieu de toi ; Israël, oh ! si tu voulais m’écouter !
◊ 9 Il n’y aura point au milieu de toi de *dieu étranger, et tu ne te prosterneras pas devant un *dieu de l’étranger.
◊ 10 Moi, je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait monter du pays d’Égypte ; ouvre ta bouche toute grande, et je la remplirai.
◊ 11 Mais mon peuple n’a pas écouté ma voix, et Israël n’a pas voulu de moi.
◊ 12 Alors je les ai abandonnés à l’obstination de leur cœur : ils ont marché selon leurs conseils.
◊ 13 * Oh ! si mon peuple m’avait écouté ! si Israël avait marché dans mes voies !
◊ 14 J’aurais bientôt subjugué leurs ennemis, et tourné ma main contre leurs adversaires.
◊ 15 Ceux qui haïssent l’Éternel se seraient soumis à lui ; et leur temps, à eux, eût été à toujours ;
◊ 16 Et il les aurait nourris de la moelle du froment, et je t’aurais rassasié du miel du rocher.
1 Thessaloniciens
2 ◊ 1 Car vous-mêmes vous savez, frères, que notre entrée au milieu de vous n’a pas été vaine ; ◊ 2 mais, après avoir auparavant souffert et avoir été outragés à Philippes, comme vous le savez, nous avons eu toute hardiesse en notre Dieu pour vous annoncer l’évangile de Dieu avec beaucoup de combats. ◊ 3 Car notre exhortation n’a eu pour principe ni séduction, ni impureté, et [nous n’y avons] pas [usé] de ruse ; ◊ 4 mais comme nous avons été approuvés de Dieu pour que l’évangile nous fût confié, nous parlons ainsi, non comme plaisant aux hommes, mais à Dieu qui éprouve nos cœurs. ◊ 5 Car aussi nous n’avons jamais usé de parole de flatterie, comme vous le savez, ni de prétexte de cupidité, Dieu en est témoin ; ◊ 6 et nous n’avons pas cherché la gloire qui vient des hommes, ni de votre part, ni de la part des autres, quand nous aurions pu [vous] être à charge comme apôtres de Christ ; ◊ 7 mais nous avons été doux au milieu de vous. Comme une nourrice chérit ses propres enfants, ◊ 8 ainsi, vous étant tendrement affectionnés, nous aurions été tout disposés à vous communiquer non seulement l’évangile de Dieu, mais aussi nos propres vies, parce que vous nous étiez devenus fort chers. ◊ 9 Car vous vous souvenez, frères, de notre peine et de notre labeur ; c’est en travaillant nuit et jour pour n’être à charge à aucun de vous, que nous vous avons prêché l’évangile de Dieu. ◊ 10 Vous-mêmes, vous êtes témoins, et Dieu aussi, combien nous nous sommes conduits saintement, et justement, et irréprochablement envers vous qui croyez, ◊ 11 ainsi que vous savez comment [nous avons exhorté] chacun de vous, comme un père ses propres enfants, vous exhortant, et vous consolant, et rendant témoignage, ◊ 12 pour que vous marchiez d’une manière digne de Dieu qui vous appelle à son propre royaume et à sa propre gloire. ◊ 13 Et c’est pourquoi aussi nous, nous rendons sans cesse grâces à Dieu de ce que, ayant reçu de nous la parole de la prédication [qui est] de Dieu, vous avez accepté, non la parole des hommes, mais (ainsi qu’elle l’est véritablement) la parole de Dieu, laquelle aussi opère en vous qui croyez. ◊ 14 Car vous, frères, vous êtes devenus les imitateurs des assemblées de Dieu qui sont dans la Judée dans le christ Jésus ; car vous aussi, vous avez souffert de la part de vos propres compatriotes les mêmes choses qu’elles aussi [ont souffertes] de la part des Juifs, ◊ 15 qui ont mis à mort et le seigneur Jésus et les prophètes, et qui nous ont chassés par la persécution, et qui ne plaisent pas à Dieu, et qui sont opposés à tous les hommes, ◊ 16 — nous empêchant de parler aux nations afin qu’elles soient sauvées, pour combler toujours la mesure de leurs péchés ; mais la colère est venue sur eux au dernier terme.
◊ 17 Or pour nous, frères, ayant été séparés de vous pour un temps, de visage et non de cœur, nous avons d’autant plus, avec un fort grand désir, cherché à voir votre visage ; ◊ 18 c’est pourquoi nous avons voulu aller vers vous, moi Paul, et une fois et deux fois, et Satan nous en a empêchés. ◊ 19 Car quelle est notre espérance, ou notre joie, ou la couronne dont nous nous glorifions ? N’est-ce pas bien vous devant notre seigneur Jésus, à sa venue ? ◊ 20 Car vous, vous êtes notre gloire et notre joie.
Marc
5 ◊ 1 Et ils arrivèrent à l’autre rive de la mer, dans le pays des Gadaréniens. ◊ 2 Et aussitôt, comme il sortait de la nacelle, un homme possédé d’un esprit immonde, ◊ 3 [et] qui avait sa demeure dans les sépulcres, sortant des sépulcres, le rencontra ; et personne ne pouvait le lier, pas même avec des chaînes ; ◊ 4 car souvent, quand il avait été lié de fers aux pieds et de chaînes, il avait rompu les chaînes et mis les fers en pièces, et personne ne pouvait le dompter. ◊ 5 Et il était continuellement, de nuit et de jour, dans les sépulcres et dans les montagnes, criant et se meurtrissant avec des pierres. ◊ 6 Et voyant Jésus de loin, il courut et se prosterna devant lui ; ◊ 7 et, criant avec une voix forte, il dit : Qu’y a-t-il entre moi et toi, Jésus, Fils du Dieu Très-haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas. ◊ 8 Car il lui disait : Sors de cet homme, esprit immonde ! ◊ 9 Et il lui demanda : Quel est ton nom ? Et il lui dit : J’ai nom Légion, car nous sommes plusieurs. ◊ 10 Et il le priait instamment pour qu’il ne les envoyât pas hors du pays. ◊ 11 Et il y avait là, vers la montagne, un grand troupeau de pourceaux qui paissait. ◊ 12 Et ils le prièrent, disant : Envoie-nous dans les pourceaux, afin que nous entrions en eux. ◊ 13 Et aussitôt Jésus le leur permit. Et les esprits immondes, sortant, entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se rua du haut de la côte dans la mer ; [or ils étaient environ deux mille ; et ils furent étouffés dans la mer. ◊ 14 Et ceux qui les paissaient s’enfuirent, et portèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes. Et ils sortirent pour voir ce qui était arrivé ; ◊ 15 et ils viennent vers Jésus, et voient le démoniaque, assis, vêtu, et dans son bon sens, celui qui avait Légion ; et ils eurent peur. ◊ 16 Et ceux qui avaient vu [ce qui s’était passé], leur racontèrent ce qui était arrivé au démoniaque et ce qui concernait les pourceaux ; ◊ 17 et ils se mirent à le prier de s’en aller de leur territoire. ◊ 18 Et comme il montait dans la nacelle, celui qui avait été démoniaque le pria [de permettre] qu’il fût avec lui. ◊ 19 Et il ne le lui permit pas, mais lui dit : Va dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur t’a fait, et [comment] il a usé de miséricorde envers toi. ◊ 20 Et il s’en alla, et se mit à publier en Décapolis tout ce que Jésus lui avait fait ; et tous s’en étonnaient.
◊ 21 Et Jésus, ayant encore repassé à l’autre rive, dans la nacelle, une grande foule se rassembla auprès de lui ; et il était au bord de la mer. ◊ 22 Et un des chefs de synagogue, nommé Jaïrus, vient ; et le voyant, il se jette à ses pieds ; ◊ 23 et il le suppliait instamment, disant : Ma fille est à l’extrémité ; [je te prie] de venir et de lui imposer les mains, afin qu’elle soit sauvée, et qu’elle vive. ◊ 24 Et il s’en alla avec lui ; et une grande foule le suivit, et elle le pressait.
◊ 25 Et une femme qui avait une perte de sang depuis douze ans, ◊ 26 et qui avait beaucoup souffert d’un grand nombre de médecins, et avait dépensé tout son bien, et n’en avait retiré aucun profit, mais plutôt allait en empirant, ◊ 27 ayant ouï parler de Jésus, vint dans la foule par-derrière, et toucha son vêtement ; ◊ 28 car elle disait : Si je touche, ne fût-ce que ses vêtements, je serai guérie. ◊ 29 Et aussitôt son flux de sang tarit ; et elle connut en son corps qu’elle était guérie du fléau. ◊ 30 Et aussitôt Jésus, connaissant en lui-même la puissance qui était sortie de lui, se retournant dans la foule, dit : Qui a touché mes vêtements ? ◊ 31 Et ses disciples lui dirent : Tu vois la foule qui te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? ◊ 32 Et il regardait tout à l’entour pour voir celle qui avait fait cela. ◊ 33 Et la femme, effrayée et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint et se jeta devant lui, et lui déclara toute la vérité. ◊ 34 Et il lui dit : [Ma] fille, ta foi t’a guérie ; va en paix, et sois guérie de ton fléau.
◊ 35 Comme il parlait encore, il vient des gens de chez le chef de synagogue, disant : Ta fille est morte ; pourquoi tourmentes-tu encore le maître ? ◊ 36 Et Jésus, ayant entendu la parole qui avait été dite, dit aussitôt au chef de synagogue : Ne crains pas, crois seulement. ◊ 37 Et il ne permit à personne de le suivre, sinon à Pierre et à Jacques et à Jean le frère de Jacques. ◊ 38 Et il vient à la maison du chef de synagogue ; et il voit le tumulte, et ceux qui pleuraient et jetaient de grands cris. ◊ 39 Et étant entré, il leur dit : Pourquoi faites-vous ce tumulte, et pourquoi pleurez-vous ? L’enfant n’est pas morte, mais elle dort. ◊ 40 Et ils se riaient de lui. Mais les ayant tous mis dehors, il prend le père de l’enfant et la mère, et ceux qui étaient avec lui, et entre là où l’enfant était couchée. ◊ 41 Et ayant pris la main de l’enfant, il lui dit : Talitha coumi ; ce qui, interprété, est : Jeune fille, je te dis, lève-toi. ◊ 42 Et aussitôt la jeune fille se leva et marcha, car elle avait douze ans ; et ils furent transportés d’une grande admiration. ◊ 43 Et il leur enjoignit fort que personne ne le sût ; et il dit qu’on lui donnât à manger.
1 Corinthiens
3 ◊ 1 Et moi, frères, je n’ai pas pu vous parler comme à des hommes spirituels, mais comme à des hommes charnels, comme à de petits enfants en Christ. ◊ 2 Je vous ai donné du lait à boire, non pas de la viande, car vous ne pouviez pas encore [la supporter], et même maintenant encore vous ne le pouvez pas, ◊ 3 car vous êtes encore charnels. Car, puisqu’il y a parmi vous de l’envie et des querelles, n’êtes-vous pas charnels et ne marchez-vous pas à la manière des hommes ? ◊ 4 Car quand l’un dit : Moi, je suis de Paul ; et l’autre : moi, je suis d’Apollos, n’êtes-vous pas des hommes ? ◊ 5 Qui donc est Apollos, et qui Paul ? Des serviteurs par lesquels vous avez cru, et comme le Seigneur a donné à chacun d’eux. ◊ 6 Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais Dieu a donné l’accroissement. ◊ 7 De sorte que ni celui qui plante n’est rien, ni celui qui arrose, mais Dieu qui donne l’accroissement. ◊ 8 Or celui qui plante et celui qui arrose sont un ; mais chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail. ◊ 9 Car nous sommes collaborateurs de Dieu ; vous êtes le labourage de Dieu, l’édifice de Dieu. ◊ 10 Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, comme un sage architecte, j’ai posé le fondement, et un autre édifie dessus ; mais que chacun considère comment il édifie dessus. ◊ 11 Car personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui est posé, lequel est Jésus Christ. ◊ 12 Or si quelqu’un édifie sur ce fondement de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, ◊ 13 l’ouvrage de chacun sera rendu manifeste, car le jour le fera connaître, parce qu’il est révélé en feu ; et quel est l’ouvrage de chacun, le feu l’éprouvera. ◊ 14 Si l’ouvrage de quelqu’un qu’il aura édifié dessus demeure, il recevra une récompense ; ◊ 15 si l’ouvrage de quelqu’un vient à être consumé, il en éprouvera une perte, mais lui-même il sera sauvé, toutefois comme à travers le feu.
◊ 16 Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? ◊ 17 Si quelqu’un corrompt le temple de Dieu, Dieu le détruira, car le temple de Dieu est saint, et tels vous êtes.
◊ 18 Que personne ne s’abuse soi-même : si quelqu’un parmi vous a l’air d’être sage dans ce siècle, qu’il devienne fou, afin de devenir sage ; ◊ 19 car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu ; car il est écrit : « Celui qui prend les sages dans leurs ruses », ◊ 20 et encore : « Le *Seigneur connaît les raisonnements des sages, qu’ils sont vains ». ◊ 21 Que personne donc ne se glorifie dans les hommes, car toutes choses sont à vous, ◊ 22 soit Paul, soit Apollos, soit Céphas, soit monde, soit vie, soit mort, soit choses présentes, soit choses à venir : toutes choses sont à vous, ◊ 23 et vous à Christ, et Christ à Dieu.
Nombres
20 ◊ 1 * Et les fils d’Israël, toute l’assemblée, vinrent au désert de Tsin, le premier mois ; et le peuple habita à Kadès ; et Marie mourut là, et y fut enterrée.
◊ 2 Et il n’y avait pas d’eau pour l’assemblée ; et ils s’attroupèrent contre Moïse et contre Aaron. ◊ 3 Et le peuple contesta avec Moïse, et ils parlèrent, disant : Que n’avons-nous péri, quand nos frères périrent devant l’Éternel ! ◊ 4 Et pourquoi avez-vous amené la congrégation de l’Éternel dans ce désert, pour y mourir, nous et nos bêtes ? ◊ 5 Et pourquoi nous avez-vous fait monter d’Égypte, pour nous amener dans ce mauvais lieu ? Ce n’est pas un lieu où l’on puisse semer ; [on n’y trouve] ni figuiers, ni vignes, ni grenadiers, et il n’y a pas d’eau pour boire. ◊ 6 Et Moïse et Aaron vinrent de devant la congrégation à l’entrée de la tente d’assignation, et tombèrent sur leurs faces ; et la gloire de l’Éternel leur apparut.
◊ 7 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 8 Prends la verge, et réunis l’assemblée, toi et Aaron, ton frère, et vous parlerez devant leurs yeux au rocher, et il donnera ses eaux ; et tu leur feras sortir de l’eau du rocher, et tu donneras à boire à l’assemblée et à leurs bêtes. ◊ 9 Et Moïse prit la verge de devant l’Éternel, comme il lui avait commandé. ◊ 10 Et Moïse et Aaron réunirent la congrégation devant le rocher, et il leur dit : Écoutez, rebelles ! Vous ferons-nous sortir de l’eau de ce rocher ? ◊ 11 Et Moïse leva sa main, et frappa le rocher de sa verge, deux fois ; et il en sortit des eaux en abondance, et l’assemblée but, et leurs bêtes. ◊ 12 Et l’Éternel dit à Moïse et à Aaron : Parce que vous ne m’avez pas cru, pour me sanctifier aux yeux des fils d’Israël, à cause de cela vous n’introduirez pas cette congrégation dans le pays que je leur donne. ◊ 13 Ce sont là les eaux de Meriba, où les fils d’Israël contestèrent avec l’Éternel ; et il se sanctifia en eux.
◊ 14 * Et Moïse envoya de Kadès des messagers au roi d’Édom : Ainsi dit ton frère, Israël : Tu sais toute la fatigue qui nous a atteints. ◊ 15 Nos pères descendirent en Égypte, et nous avons habité en Égypte longtemps, et les Égyptiens nous ont maltraités, nous et nos pères. ◊ 16 Et nous avons crié à l’Éternel, et il a entendu notre voix, et il a envoyé un ange, et nous a fait sortir d’Égypte. Et voici, nous sommes à Kadès, ville à l’extrémité de tes limites. ◊ 17 Je te prie, que nous passions par ton pays ; nous ne passerons pas par les champs, ni par les vignes, et nous ne boirons pas de l’eau des puits ; nous marcherons par le chemin du roi, nous ne nous détournerons ni à droite ni à gauche, jusqu’à ce que nous ayons passé tes limites. ◊ 18 Et Édom lui dit : Tu ne passeras pas chez moi, de peur que je ne sorte à ta rencontre avec l’épée. ◊ 19 Et les fils d’Israël lui dirent : Nous monterons par le chemin battu ; et si nous buvons de tes eaux, moi et mon bétail, j’en donnerai le prix ; seulement, sans autre chose, je passerai avec mes pieds. ◊ 20 Et [Édom] dit : Tu ne passeras pas. Et Édom sortit à sa rencontre avec un grand peuple, et à main forte. ◊ 21 Et Édom refusa de laisser passer Israël par ses limites ; et Israël se détourna d’auprès de lui.
◊ 22 * Et ils partirent de Kadès ; et les fils d’Israël, toute l’assemblée, vinrent à la montagne de Hor. ◊ 23 Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron, dans la montagne de Hor, sur la limite du pays d’Édom, en disant : ◊ 24 Aaron sera recueilli vers ses peuples, car il n’entrera pas dans le pays que j’ai donné aux fils d’Israël, parce que vous vous êtes rebellés contre mon commandement aux eaux de Meriba. ◊ 25 Prends Aaron et Éléazar, son fils, et fais-les monter sur la montagne de Hor ; ◊ 26 et dépouille Aaron de ses vêtements, et fais-les revêtir à Éléazar, son fils ; et Aaron sera recueilli, et mourra là. ◊ 27 Et Moïse fit comme l’Éternel avait commandé ; et ils montèrent sur la montagne de Hor aux yeux de toute l’assemblée. ◊ 28 Et Moïse dépouilla Aaron de ses vêtements, et en revêtit Éléazar, son fils ; et Aaron mourut là, au sommet de la montagne ; puis Moïse et Éléazar descendirent de la montagne. ◊ 29 Et toute l’assemblée vit qu’Aaron avait expiré, et toute la maison d’Israël pleura Aaron trente jours.
1 Corinthiens
1 ◊ 1 Paul, apôtre appelé de Jésus Christ par la volonté de Dieu, et Sosthène, le frère, ◊ 2 à l’assemblée de Dieu qui est à Corinthe, aux sanctifiés dans le christ Jésus, saints appelés, avec tous ceux qui en tout lieu invoquent le nom de notre seigneur Jésus Christ, et leur [seigneur] et le nôtre : ◊ 3 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !
◊ 4 Je rends toujours grâces à mon Dieu pour vous, à cause de la grâce de Dieu qui vous a été donnée dans le christ Jésus, ◊ 5 de ce qu’en toutes choses vous avez été enrichis en lui en toute parole et toute connaissance, ◊ 6 selon que le témoignage du Christ a été confirmé au milieu de vous, ◊ 7 de sorte que vous ne manquez d’aucun don de grâce pendant que vous attendez la révélation de notre seigneur Jésus Christ, ◊ 8 qui aussi vous affermira jusqu’à la fin [pour être] irréprochables dans la journée de notre seigneur Jésus Christ. ◊ 9 Dieu, par qui vous avez été appelés à la communion de son Fils Jésus Christ, notre Seigneur, est fidèle.
◊ 10 Or je vous exhorte, frères, par le nom de notre seigneur Jésus Christ, à parler tous un même langage, et à ce qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous, mais que vous soyez parfaitement unis dans un même sentiment et dans un même avis. ◊ 11 Car, mes frères, il m’a été dit de vous, par ceux qui sont de chez Chloé, qu’il y a des dissensions parmi vous. ◊ 12 Or voici ce que je dis, c’est que chacun de vous dit : Moi, je suis de Paul ; et moi, d’Apollos ; et moi, de Céphas ; et moi, de Christ. ◊ 13 Le Christ est-il divisé ? Paul a-t-il été crucifié pour vous ? ou avez-vous été baptisés pour le nom de Paul ? ◊ 14 Je rends grâces à Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous, sinon Crispus et Gaïus, ◊ 15 afin que personne ne dise que j’ai baptisé pour mon nom. ◊ 16 J’ai bien aussi baptisé la maison de Stéphanas ; du reste je ne sais pas si j’ai baptisé quelqu’un d’autre. ◊ 17 Car Christ ne m’a pas envoyé baptiser, mais évangéliser, non point avec sagesse de parole, afin que la croix du Christ ne soit pas rendue vaine ; ◊ 18 car la parole de la croix est folie pour ceux qui périssent, mais à nous qui obtenons le salut elle est la puissance de Dieu. ◊ 19 Car il est écrit : « Je détruirai la sagesse des sages et j’annulerai l’intelligence des intelligents ». ◊ 20 Où est le sage ? où est le scribe ? où est le disputeur de ce siècle ? Dieu n’a-t-il pas fait de la sagesse du monde une folie ? ◊ 21 Car, puisque, dans la sagesse de Dieu, le monde, par la sagesse, n’a pas connu Dieu, il a plu à Dieu, par la folie de la prédication, de sauver ceux qui croient ; ◊ 22 puisque les Juifs demandent des miracles et que les Grecs recherchent la sagesse ; ◊ 23 mais nous, nous prêchons Christ crucifié, aux Juifs occasion de chute, aux nations folie, ◊ 24 mais à ceux qui sont appelés, et Juifs et Grecs, Christ la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu ; ◊ 25 parce que la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et que la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes. ◊ 26 Car considérez votre appel, frères, — qu’il n’y a pas beaucoup de sages selon la chair, pas beaucoup de puissants, pas beaucoup de nobles,… ◊ 27 Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour couvrir de honte les [hommes] sages ; et Dieu a choisi les choses faibles du monde pour couvrir de honte les choses fortes ; ◊ 28 et Dieu a choisi les choses viles du monde, et celles qui sont méprisées, et celles qui ne sont pas, pour annuler celles qui sont ; ◊ 29 en sorte que nulle chair ne se glorifie devant Dieu. ◊ 30 Or vous êtes de lui dans le christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption, ◊ 31 afin que, comme il est écrit, « celui qui se glorifie, se glorifie dans le *Seigneur ».
Psaumes
Louez Jah.
106 ◊ 1 Célébrez l’Éternel ! Car il est bon ; car sa bonté demeure à toujours.
◊ 2 Qui dira les actes puissants de l’Éternel ? Qui fera entendre toute sa louange ?
◊ 3 Bienheureux ceux qui gardent le juste jugement, qui pratiquent la justice en tout temps !
◊ 4 Souviens-toi de moi, Éternel ! selon [ta] faveur envers ton peuple ; visite-moi par ton salut.
◊ 5 Afin que je voie le bien de tes élus, que je me réjouisse de la joie de ta nation, [et] que je me glorifie avec ton héritage.
◊ 6 * Nous avons péché avec nos pères ; nous avons commis l’iniquité, nous avons agi méchamment.
◊ 7 Nos pères, en Égypte, n’ont pas été attentifs à tes merveilles ; ils ne se sont pas souvenus de la multitude de tes bontés ; mais ils ont été rebelles, près de la mer, à la mer Rouge.
◊ 8 Cependant il les sauva à cause de son nom, afin de donner à connaître sa puissance.
◊ 9 Et il tança la mer Rouge, et elle sécha ; et il les fit marcher par les abîmes comme par un désert.
◊ 10 Et il les sauva de la main de celui qui les haïssait, et les racheta de la main de l’ennemi.
◊ 11 Et les eaux couvrirent leurs oppresseurs : il n’en resta pas un seul.
◊ 12 Alors ils crurent à ses paroles, ils chantèrent sa louange.
◊ 13 * Ils oublièrent vite ses œuvres, ils ne s’attendirent point à son conseil.
◊ 14 Et ils furent remplis de convoitise dans le désert, et ils tentèrent *Dieu dans le lieu désolé ;
◊ 15 Et il leur donna ce qu’ils avaient demandé, mais il envoya la consomption dans leurs âmes.
◊ 16 Ils furent jaloux de Moïse dans le camp, [et] d’Aaron, le saint de l’Éternel :
◊ 17 La terre s’ouvrit, et engloutit Dathan, et couvrit l’assemblée d’Abiram ;
◊ 18 Et un feu s’alluma dans leur assemblée, une flamme consuma les méchants.
◊ 19 * Ils firent un veau en Horeb, et se prosternèrent devant une image de fonte ;
◊ 20 Et ils changèrent leur gloire en la figure d’un bœuf qui mange l’herbe.
◊ 21 Ils oublièrent *Dieu, leur sauveur, qui avait fait de grandes choses en Égypte,
◊ 22 Des choses merveilleuses dans le pays de Cham, des choses terribles près de la mer Rouge.
◊ 23 Et il dit qu’il les eût détruits, — si Moïse, son élu, ne s’était pas tenu à la brèche devant lui, pour détourner sa fureur de sorte qu’il ne les détruisît pas.
◊ 24 * Et ils méprisèrent le pays désirable ; ils ne crurent point à sa parole ;
◊ 25 Et ils murmurèrent dans leurs tentes, ils n’écoutèrent pas la voix de l’Éternel.
◊ 26 Et il jura à leur sujet qu’il les ferait tomber dans le désert,
◊ 27 Et qu’il ferait tomber leur semence parmi les nations, et les disperserait par les pays.
◊ 28 * Et ils s’attachèrent à Baal-Péor, et mangèrent des sacrifices des morts ;
◊ 29 Et ils provoquèrent [Dieu] par leurs œuvres, et une peste éclata parmi eux.
◊ 30 Alors Phinées se leva, et exécuta le jugement, et la peste fut arrêtée ;
◊ 31 Et cela lui a été compté à justice, de génération en génération, pour toujours.
◊ 32 * Et ils l’irritèrent aux eaux de Meriba, et il en arriva du mal à Moïse à cause d’eux ;
◊ 33 Car ils chagrinèrent son esprit, de sorte qu’il parla légèrement de ses lèvres.
◊ 34 * Ils ne détruisirent point les peuples, comme l’Éternel leur avait dit ;
◊ 35 Mais ils se mêlèrent parmi les nations, et ils apprirent leurs œuvres ;
◊ 36 Et ils servirent leurs idoles, et elles leur furent en piège ;
◊ 37 Et ils sacrifièrent leurs fils et leurs filles aux démons,
◊ 38 Et versèrent le sang innocent, le sang de leurs fils et de leurs filles, qu’ils sacrifièrent aux idoles de Canaan ; et le pays fut profané par le sang.
◊ 39 Et ils se rendirent impurs par leurs œuvres, et se prostituèrent par leurs pratiques.
◊ 40 * Et la colère de l’Éternel s’embrasa contre son peuple, et il abhorra son héritage ;
◊ 41 Et il les livra en la main des nations ; et ceux qui les haïssaient dominèrent sur eux ;
◊ 42 Et leurs ennemis les opprimèrent, et ils furent humiliés sous leur main.
◊ 43 Maintes fois il les délivra ; mais ils le chagrinèrent par leur conseil, et ils déchurent par leur iniquité.
◊ 44 Il les regarda dans leur détresse, quand il entendit leur cri,
◊ 45 Et il se souvint en leur faveur de son alliance, et se repentit selon la multitude de ses bontés ;
◊ 46 Et il leur fit trouver compassion auprès de tous ceux qui les avaient emmenés captifs.
◊ 47 * Sauve-nous, Éternel, notre Dieu ! et rassemble-nous d’entre les nations, afin que nous célébrions ton saint nom, et que nous nous glorifiions de ta louange.
◊ 48 Béni soit l’Éternel, le Dieu d’Israël, de l’éternité jusqu’en éternité ! et que tout le peuple dise : Amen ! Louez Jah !
Deutéronome
1 ◊ 1 Ce sont ici les paroles que Moïse dit à tout Israël, en deçà du Jourdain, dans le désert, dans la plaine, vis-à-vis de Suph, entre Paran et Thophel, Laban, Hatséroth et Di-Zahab.
◊ 2 Il y a onze journées depuis Horeb, par le chemin de la montagne de Séhir, jusqu’à Kadès-Barnéa. ◊ 3 — Et il arriva, en la quarantième année, au onzième mois, le premier [jour] du mois, que Moïse parla aux fils d’Israël, selon tout ce que l’Éternel lui avait commandé pour eux, ◊ 4 après qu’il eut frappé Sihon, roi des Amoréens, qui habitait à Hesbon, et Og, roi de Basan, qui habitait à Ashtaroth, à Édréhi. ◊ 5 En deçà du Jourdain, dans le pays de Moab, Moïse commença à exposer cette loi, en disant : ◊ 6 L’Éternel, notre Dieu, nous parla en Horeb, disant : Vous avez assez demeuré dans cette montagne. ◊ 7 Tournez-vous, et partez, et allez à la montagne des Amoréens et dans tous les lieux voisins, dans la plaine, dans la montagne, et dans le pays plat, et dans le midi, et sur le rivage de la mer, au pays des Cananéens et au Liban, jusqu’au grand fleuve, le fleuve Euphrate. ◊ 8 Regarde, j’ai mis le pays devant vous : entrez, et possédez le pays que l’Éternel a juré à vos pères, à Abraham, à Isaac, et à Jacob, de leur donner, et à leur semence après eux. ◊ 9 Et je vous parlai, en ce temps-là, disant : Je ne puis, moi seul, vous porter. ◊ 10 L’Éternel, votre Dieu, vous a multipliés, et vous voici aujourd’hui, en multitude, comme les étoiles des cieux. ◊ 11 Que l’Éternel, le Dieu de vos pères, ajoute à votre nombre mille fois ce que vous êtes, et vous bénisse, comme il vous l’a dit ! ◊ 12 Comment porterais-je, moi seul, votre charge, et votre fardeau, et vos contestations ? ◊ 13 Donnez-vous des hommes sages, et intelligents, et connus, selon vos tribus, et je les établirai chefs sur vous. ◊ 14 Et vous me répondîtes et dîtes : La chose que tu as dit de faire est bonne. ◊ 15 Et je pris les chefs de vos tribus, des hommes sages et connus, et je les établis chefs sur vous, chefs de milliers, et chefs de centaines, et chefs de cinquantaines, et chefs de dizaines, et officiers sur vos tribus. ◊ 16 — Et je commandai à vos juges, en ce temps-là, disant : Écoutez [les différends] entre vos frères, et jugez avec justice entre un homme et son frère, et l’étranger qui est avec lui. ◊ 17 Vous ne ferez point acception des personnes dans le jugement ; vous entendrez aussi bien le petit que le grand ; vous n’aurez peur d’aucun homme, car le jugement est de Dieu ; et l’affaire qui sera trop difficile pour vous, vous me la présenterez, et je l’entendrai. ◊ 18 Et je vous commandai, en ce temps-là, toutes les choses que vous devez faire.
◊ 19 Et nous partîmes d’Horeb, et nous traversâmes tout ce grand et terrible désert que vous avez vu, le chemin de la montagne des Amoréens, comme l’Éternel, notre Dieu, nous l’avait commandé, et nous vînmes jusqu’à Kadès-Barnéa. ◊ 20 Et je vous dis : Vous êtes arrivés jusqu’à la montagne des Amoréens, laquelle l’Éternel, notre Dieu, nous donne. ◊ 21 Regarde, l’Éternel, ton Dieu, a mis devant toi le pays : monte, prends possession, comme l’Éternel, le Dieu de tes pères, te l’a dit ; ne crains point et ne t’effraye point. ◊ 22 Et vous vous approchâtes tous de moi, et vous dîtes : Envoyons des hommes devant nous, et ils examineront le pays pour nous, et ils nous rapporteront des nouvelles du chemin par lequel nous pourrons monter et des villes auxquelles nous viendrons. ◊ 23 Et la chose fut bonne à mes yeux, et je pris d’entre vous douze hommes, un homme par tribu. ◊ 24 Et ils se tournèrent, et montèrent dans la montagne, et vinrent jusqu’au torrent d’Eshcol, et explorèrent le [pays]. ◊ 25 Et ils prirent dans leurs mains du fruit du pays et nous l’apportèrent, et ils nous rendirent compte et dirent : Le pays que l’Éternel, notre Dieu, nous donne, est bon. ◊ 26 Mais vous ne voulûtes pas monter, et vous fûtes rebelles au commandement de l’Éternel, votre Dieu. ◊ 27 Et vous murmurâtes dans vos tentes et vous dîtes : C’est parce que l’Éternel nous hait, qu’il nous a fait sortir du pays d’Égypte, afin de nous livrer aux mains des Amoréens, pour nous détruire. ◊ 28 Où monterions-nous ? Nos frères nous ont fait fondre le cœur, en disant : [C’est] un peuple plus grand et de plus haute taille que nous ; les villes sont grandes, et murées jusqu’aux cieux ; et de plus nous avons vu là des fils des Anakim. ◊ 29 — Et je vous dis : Ne vous épouvantez pas, et ne les craignez point ; ◊ 30 l’Éternel, votre Dieu, qui marche devant vous, combattra lui-même pour vous, selon tout ce qu’il a fait pour vous sous vos yeux, en Égypte, et dans le désert, ◊ 31 où tu as vu que l’Éternel, ton Dieu, t’a porté comme un homme porte son fils, dans tout le chemin où vous avez marché, jusqu’à ce que vous soyez arrivés en ce lieu-ci. ◊ 32 Mais, dans cette circonstance, vous ne crûtes point l’Éternel, votre Dieu, ◊ 33 qui, afin de reconnaître pour vous un lieu pour que vous y campiez, allait devant vous dans le chemin, la nuit, dans le feu, pour vous faire voir le chemin où vous deviez marcher, et, le jour, dans la nuée. ◊ 34 Et l’Éternel entendit la voix de vos paroles et fut courroucé, et jura, disant : ◊ 35 Si aucun de ces hommes, de cette génération méchante, voit ce bon pays que j’ai juré de donner à vos pères !… ◊ 36 excepté Caleb, fils de Jephunné : lui, le verra, et je lui donnerai, et à ses fils, le pays où il a marché, parce qu’il a pleinement suivi l’Éternel. ◊ 37 Contre moi aussi l’Éternel s’irrita, à cause de vous, disant : Toi non plus, tu n’y entreras pas. ◊ 38 Josué, fils de Nun, qui se tient devant toi, lui, y entrera ; fortifie-le, car c’est lui qui le fera hériter à Israël. ◊ 39 Et vos petits enfants dont vous avez dit qu’ils seraient une proie, et vos fils qui aujourd’hui ne connaissent pas le bien et le mal, ceux-là y entreront, et c’est à eux que je le donnerai, et ils le posséderont. ◊ 40 Et vous, tournez-vous, et partez pour le désert, par le chemin de la mer Rouge. ◊ 41 — Et vous répondîtes et me dîtes : Nous avons péché contre l’Éternel ; nous monterons, et nous combattrons, selon tout ce que l’Éternel, notre Dieu, nous a commandé. Et vous ceignîtes chacun ses armes de guerre, et légèrement vous entreprîtes de monter dans la montagne. ◊ 42 Et l’Éternel me dit : Dis-leur : Ne montez pas, et ne combattez pas, car je ne suis point au milieu de vous, afin que vous ne soyez pas battus par vos ennemis. ◊ 43 Et je vous parlai ; mais vous n’écoutâtes point, et vous fûtes rebelles au commandement de l’Éternel, et vous fûtes présomptueux, et montâtes dans la montagne. ◊ 44 Et l’Amoréen, qui habitait cette montagne, sortit à votre rencontre, et vous poursuivit, comme font les abeilles, et il vous tailla en pièces en Séhir, jusqu’à Horma. ◊ 45 Et à votre retour vous pleurâtes devant l’Éternel ; et l’Éternel n’écouta point votre voix et ne vous prêta point l’oreille. ◊ 46 Et vous demeurâtes à Kadès plusieurs jours, selon les jours que vous y avez habité.
Marc
7 ◊ 1 Et les pharisiens et quelques-uns des scribes, qui étaient venus de Jérusalem, s’assemblent auprès de lui. ◊ 2 Et voyant quelques-uns de ses disciples mangeant du pain avec des mains souillées, c’est-à-dire non lavées… ; ◊ 3 car les pharisiens et tous les Juifs ne mangent pas qu’ils ne lavent soigneusement leurs mains, retenant la tradition des anciens ; ◊ 4 et [étant de retour] du marché, ils ne mangent pas qu’ils ne soient lavés. Et il y a beaucoup d’autres choses qu’ils ont reçues traditionnellement pour les observer, [comme] de laver les coupes, les pots, les vases d’airain, et les lits. ◊ 5 — Sur cela, les pharisiens et les scribes l’interrogent, [disant] : Pourquoi tes disciples ne marchent-ils pas selon la tradition des anciens, mais mangent-ils du pain avec des mains souillées ? ◊ 6 Mais lui, répondant, leur dit : Ésaïe a bien prophétisé de vous, hypocrites ; comme il est écrit : « Ce peuple-ci m’honore des lèvres, mais leur cœur est fort éloigné de moi ; ◊ 7 mais ils m’honorent en vain, enseignant, comme doctrines, des commandements d’hommes ». ◊ 8 Car, laissant le commandement de Dieu, vous observez la tradition des hommes, de laver les pots et les coupes ; et vous faites beaucoup d’autres choses semblables. ◊ 9 Et il leur dit : Vous annulez bien le commandement de Dieu, afin de garder votre tradition. ◊ 10 Car Moïse a dit : « Honore ton père et ta mère » ; et : « que celui qui médira de père ou de mère, meure de mort » ; ◊ 11 mais vous, vous dites : Si un homme dit à son père ou à sa mère : Tout ce dont tu pourrais tirer profit de ma part est corban, c’est-à-dire don… ◊ 12 Et vous ne lui permettez plus de rien faire pour son père ou pour sa mère, ◊ 13 annulant la parole de Dieu par votre tradition que vous vous êtes transmise [les uns aux autres] ; et vous faites beaucoup de choses semblables. ◊ 14 Et ayant de nouveau appelé la foule, il leur dit : Écoutez-moi, vous tous, et comprenez : ◊ 15 Il n’y a rien en dehors de l’homme, qui, entrant au-dedans de lui, puisse le souiller ; mais les choses qui sortent de lui, ce sont celles qui souillent l’homme. ◊ 16 Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende.
◊ 17 Et quand il fut entré dans la maison, [s’étant retiré] d’avec la foule, ses disciples l’interrogèrent touchant cette parabole. ◊ 18 Et il leur dit : Vous aussi, êtes-vous ainsi sans intelligence ? N’entendez-vous pas que tout ce qui est de dehors, entrant dans l’homme, ne peut pas le souiller, ◊ 19 parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, et s’en va dans le lieu secret, purifiant toutes les viandes ? ◊ 20 Et il dit : Ce qui sort de l’homme, c’est là ce qui souille l’homme ; ◊ 21 car du dedans, du cœur des hommes, sortent les mauvaises pensées, les adultères, les fornications, les meurtres, les vols, ◊ 22 la cupidité, les méchancetés, la fraude, l’impudicité, l’œil méchant, les injures, l’orgueil, la folie. ◊ 23 Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans et souillent l’homme.
◊ 24 Et se levant, il s’en alla de là vers les frontières de Tyr et de Sidon ; et étant entré dans une maison, il ne voulait pas que personne le sût : et il ne put être caché ; ◊ 25 car une femme dont la fille avait un esprit immonde, ayant ouï parler de lui, vint et se jeta à ses pieds ; ◊ 26 (or la femme était grecque, syrophénicienne de race ;) et elle le pria qu’il chassât le démon hors de sa fille. ◊ 27 Et Jésus lui dit : Laisse premièrement rassasier les enfants ; car il ne convient pas de prendre le pain des enfants et de le jeter aux chiens. ◊ 28 Et elle répondit et lui dit : Oui, Seigneur ; car même les chiens, sous la table, mangent des miettes des enfants. ◊ 29 Et il lui dit : À cause de cette parole, va, le démon est sorti de ta fille. ◊ 30 Et s’en allant en sa maison, elle trouva le démon sorti, et sa fille couchée sur le lit.
◊ 31 Et étant de nouveau parti des confins de Tyr et de Sidon, il vint vers la mer de Galilée, à travers le pays de Décapolis. ◊ 32 Et on lui amène un sourd qui parlait avec peine, et on le prie pour qu’il lui impose la main. ◊ 33 Et l’ayant tiré à l’écart, hors de la foule, il lui mit les doigts dans les oreilles ; et ayant craché, il lui toucha la langue ; ◊ 34 et regardant vers le ciel, il soupira, et lui dit : Ephphatha, c’est-à-dire, ouvre-toi. ◊ 35 Et aussitôt ses oreilles s’ouvrirent, et le lien de sa langue se délia, et il parlait distinctement. ◊ 36 Et Jésus leur enjoignit de ne le dire à personne ; mais plus il le leur défendait, d’autant plus ils le publiaient. ◊ 37 Et ils étaient extrêmement étonnés, disant : il fait toutes choses bien ; il fait entendre les sourds et parler les muets.
Jérémie
17 ◊ 1 Le péché de Juda est écrit avec un style de fer, avec une pointe de diamant ; il est gravé sur la table de leur cœur, et sur les cornes de leurs autels, ◊ 2 comme leurs fils se souviennent de leurs autels et de leurs ashères auprès des arbres verts, sur les hautes collines. ◊ 3 Ma montagne dans les champs, ton bien, tous tes trésors, je les livrerai au pillage, — tes hauts lieux, à cause de [ton] péché dans tous tes confins. ◊ 4 Et, à cause de toi-même, tu délaisseras ton héritage que je t’avais donné, et je t’asservirai à tes ennemis dans un pays que tu ne connais pas ; car vous avez allumé un feu dans ma colère ; il brûlera à toujours.
◊ 5 Ainsi dit l’Éternel : Maudit l’homme qui se confie en l’homme, et qui fait de la chair son bras, et dont le cœur se retire de l’Éternel ! ◊ 6 Et il sera comme un dénué dans le désert, et il ne verra pas quand le bien arrivera, mais il demeurera dans des lieux secs au désert, dans un pays de sel et inhabité. ◊ 7 Béni l’homme qui se confie en l’Éternel, et de qui l’Éternel est la confiance ! ◊ 8 Il sera comme un arbre planté près des eaux ; et il étendra ses racines vers le courant ; et il ne s’apercevra pas quand la chaleur viendra, et sa feuille sera [toujours] verte ; et dans l’année de la sécheresse il ne craindra pas, et il ne cessera de porter du fruit.
◊ 9 Le cœur est trompeur par-dessus tout, et incurable ; qui le connaît ? ◊ 10 Moi, l’Éternel, je sonde le cœur, j’éprouve les reins ; et [cela] pour rendre à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses actions. ◊ 11 Comme la perdrix qui couve ce qu’elle n’a pas pondu, celui qui acquiert des richesses, et non avec droiture, les laissera au milieu de ses jours, et, à sa fin, il sera un insensé.
◊ 12 Le lieu de notre sanctuaire est un trône de gloire, un lieu haut élevé dès le commencement. ◊ 13 Attente d’Israël, Éternel ! tous ceux qui t’abandonnent seront honteux. Ceux qui se retirent de moi seront écrits sur la terre, car ils ont délaissé la source des eaux vives, l’Éternel. ◊ 14 Guéris-moi, Éternel ! et je serai guéri ; sauve-moi, et je serai sauvé ; car c’est toi qui es ma louange ! ◊ 15 Voici, ceux-ci me disent : Où est la parole de l’Éternel ? Qu’elle vienne donc ! ◊ 16 Mais moi, je ne me suis pas hâté de cesser d’être pasteur en te suivant, et je n’ai pas désiré le mauvais jour, tu le sais ; ce qui est sorti de mes lèvres a été devant ta face. ◊ 17 Ne me sois point une épouvante : tu es mon refuge au mauvais jour. ◊ 18 Que ceux qui me persécutent soient honteux, et que moi, je ne sois pas honteux ; qu’ils aient peur, et que moi, je n’aie pas peur ; fais venir sur eux le jour de malheur, et ruine-les d’une double ruine.
◊ 19 Ainsi m’a dit l’Éternel : Va, et tiens-toi dans la porte des fils du peuple, par laquelle entrent les rois de Juda et par laquelle ils sortent, et dans toutes les portes de Jérusalem ; ◊ 20 et dis-leur : Écoutez la parole de l’Éternel, vous, rois de Juda, et tout Juda, et vous tous, habitants de Jérusalem, qui entrez par ces portes : ◊ 21 Ainsi dit l’Éternel : Prenez garde à vos âmes, et ne portez pas de fardeau le jour du sabbat, ni n’en faites passer par les portes de Jérusalem. ◊ 22 Et ne portez pas de fardeau hors de vos maisons, le jour du sabbat, et ne faites aucune œuvre, et sanctifiez le jour du sabbat, comme j’ai commandé à vos pères ; ◊ 23 mais ils n’écoutèrent pas, et n’inclinèrent pas leur oreille ; mais ils roidirent leur cou, pour ne pas écouter et pour ne pas recevoir l’instruction. ◊ 24 Et il arrivera, si vous m’écoutez attentivement, dit l’Éternel, pour ne pas faire passer de fardeau par les portes de cette ville, le jour du sabbat, et pour sanctifier le jour du sabbat, pour ne faire aucune œuvre ce jour-là, ◊ 25 qu’alors entreront par les portes de cette ville les rois et les princes assis sur le trône de David, montés sur des chars et sur des chevaux, eux et leurs princes, les hommes de Juda et les habitants de Jérusalem ; et cette ville sera habitée à toujours ; ◊ 26 et on viendra des villes de Juda, et des environs de Jérusalem, et du pays de Benjamin, et du pays plat, et de la montagne, et du midi, apportant des holocaustes, et des sacrifices, et des offrandes de gâteau, et de l’encens, et apportant des actions de grâces à la maison de l’Éternel. ◊ 27 Mais si vous ne m’écoutez pas pour sanctifier le jour du sabbat, et pour ne pas porter de fardeau en entrant par les portes de Jérusalem le jour du sabbat, j’allumerai un feu dans ses portes, et il dévorera les palais de Jérusalem, et ne sera pas éteint.
Marc
9 ◊ 1 Et il leur dit : En vérité, je vous dis, que de ceux qui sont ici présents, il y en a quelques-uns qui ne goûteront point la mort jusqu’à ce qu’ils aient vu le royaume de Dieu venu avec puissance.
◊ 2 Et après six jours, Jésus prend avec lui Pierre et Jacques et Jean, et les mène seuls à l’écart, sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux ; ◊ 3 et ses vêtements devinrent brillants et d’une extrême blancheur, comme de la neige, tels qu’il n’y a point de foulon sur la terre qui puisse ainsi blanchir. ◊ 4 Et Élie leur apparut avec Moïse, et ils parlaient avec Jésus. ◊ 5 Et Pierre, répondant, dit à Jésus : Rabbi, il est bon que nous soyons ici ; et faisons trois tentes : une pour toi, et une pour Moïse, et une pour Élie. ◊ 6 Car il ne savait que dire ; car ils étaient épouvantés. ◊ 7 Et il vint une nuée qui les couvrit, et il vint de la nuée une voix : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. ◊ 8 Et aussitôt, ayant regardé de tous côtés, ils ne virent plus personne, sinon Jésus seul avec eux.
◊ 9 Et comme ils descendaient de la montagne, il leur enjoignit de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, sinon lorsque le fils de l’homme serait ressuscité d’entre les morts. ◊ 10 Et ils gardèrent cette parole, s’entre-demandant ce que c’était que ressusciter d’entre les morts. ◊ 11 Et ils l’interrogèrent, disant : Pourquoi les scribes disent-ils qu’il faut qu’Élie vienne premièrement ? ◊ 12 Et lui, répondant, leur dit : En effet, Élie vient premièrement et rétablit toutes choses ; — et comment il est écrit du fils de l’homme, qu’il souffrira beaucoup et qu’il sera chargé de mépris. ◊ 13 Mais je vous dis qu’aussi Élie est venu, et ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu, comme il est écrit de lui.
◊ 14 Et venant vers les disciples, il vit autour d’eux une grande foule, et des scribes qui disputaient avec eux. ◊ 15 Et aussitôt toute la foule, le voyant, fut saisie d’étonnement ; et ils accoururent et le saluèrent. ◊ 16 Et il les interrogea, [disant] : De quoi disputez-vous avec eux ? ◊ 17 Et quelqu’un de la foule lui répondit : Maître, je t’ai amené mon fils qui a un esprit muet, ◊ 18 et, partout où il le saisit, il l’agite violemment ; et il écume, et grince des dents, et il devient sec ; et j’ai dit à tes disciples de le chasser, et ils n’ont pas pu. ◊ 19 Et lui, leur répondant, dit : Ô génération incrédule, jusques à quand serai-je avec vous ? jusques à quand vous supporterai-je ? Amenez-le-moi. ◊ 20 Et ils le lui amenèrent ; et quand il l’eut vu, aussitôt l’esprit le déchira ; et [l’enfant], tombant à terre, se roulait en écumant. ◊ 21 Et Jésus demanda au père de l’enfant : Combien y a-t-il de temps que ceci lui est arrivé ? Et il dit : Dès son enfance ; ◊ 22 et souvent il l’a jeté dans le feu et dans les eaux pour le faire périr ; mais si tu peux quelque chose, assiste-nous, étant ému de compassion envers nous. ◊ 23 Et Jésus lui dit : Le « Si tu peux », c’est : Crois ! toutes choses sont possibles à celui qui croit. ◊ 24 Et aussitôt le père de l’enfant, s’écriant, dit avec larmes : Je crois, viens en aide à mon incrédulité. ◊ 25 Et Jésus, voyant que la foule accourait ensemble, tança l’esprit immonde, lui disant : Esprit muet et sourd, je te commande, moi, sors de lui et n’y rentre plus. ◊ 26 Et ayant crié et l’ayant violemment déchiré, il sortit ; et [l’enfant] devint comme mort, de sorte que la plupart disaient : Il est mort. ◊ 27 Et Jésus, l’ayant pris par la main, le redressa ; et il se leva.
◊ 28 Et lorsqu’il fut entré dans la maison, ses disciples lui demandèrent en particulier : Pourquoi n’avons-nous pu le chasser ? ◊ 29 Et il leur dit : Cette sorte ne peut sortir en aucune façon, si ce n’est par la prière et par le jeûne.
◊ 30 Et étant sortis de là, ils traversèrent la Galilée ; et il ne voulut pas que personne le sût. ◊ 31 Car il enseignait ses disciples et leur disait : Le fils de l’homme est livré entre les mains des hommes, et ils le feront mourir ; et ayant été mis à mort, il ressuscitera le troisième jour. ◊ 32 Mais ils ne comprenaient pas ce discours, et ils craignaient de l’interroger.
◊ 33 Et il vint à Capernaüm ; et quand il fut dans la maison, il leur demanda : Sur quoi raisonniez-vous en chemin ? ◊ 34 Et ils gardaient le silence, car ils avaient disputé entre eux, en chemin, qui serait le plus grand. ◊ 35 Et lorsqu’il se fut assis, il appela les douze et leur dit : Si quelqu’un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous. ◊ 36 Et ayant pris un petit enfant, il le plaça au milieu d’eux ; et l’ayant pris entre ses bras, il leur dit : ◊ 37 Quiconque recevra l’un de tels petits enfants en mon nom, me reçoit ; et quiconque me recevra, ce n’est pas moi qu’il reçoit, mais c’est celui qui m’a envoyé. ◊ 38 Et Jean lui répondit, disant : Maître, nous avons vu quelqu’un qui chassait des démons en ton nom, qui ne nous suit pas ; et nous le lui avons défendu, parce qu’il ne nous suit pas. ◊ 39 Et Jésus leur dit : Ne le lui défendez pas ; car il n’y a personne qui fasse un miracle en mon nom, et qui puisse aussitôt mal parler de moi, ◊ 40 car celui qui n’est pas contre nous est pour nous. ◊ 41 Car quiconque vous donnera à boire une coupe d’eau en [mon] nom, parce que vous êtes de Christ, en vérité, je vous dis qu’il ne perdra point sa récompense. ◊ 42 Et quiconque sera une occasion de chute pour un des petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui mît au cou une pierre de meule, et qu’il fût jeté dans la mer. ◊ 43 Et si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la : il vaut mieux pour toi d’entrer estropié dans la vie, que d’avoir les deux mains, et d’aller dans la géhenne, dans le feu inextinguible, ◊ 44 là où leur ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas. ◊ 45 Et si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le : il vaut mieux pour toi d’entrer boiteux dans la vie, que d’avoir les deux pieds, et d’être jeté dans la géhenne, dans le feu inextinguible, ◊ 46 là où leur ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas. ◊ 47 Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le : il vaut mieux pour toi d’entrer dans le royaume de Dieu, n’ayant qu’un œil, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans la géhenne de feu, ◊ 48 là où leur ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas. ◊ 49 Car chacun sera salé de feu ; et tout sacrifice sera salé de sel. ◊ 50 Le sel est bon ; mais si le sel devient insipide, avec quoi lui donnerez-vous de la saveur ? ◊ 51 Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix entre vous.
Deutéronome
3 ◊ 1 Et nous nous tournâmes, et nous montâmes par le chemin de Basan ; et Og, le roi de Basan, sortit à notre rencontre, lui et tout son peuple, à Édréhi, pour livrer bataille. ◊ 2 Et l’Éternel me dit : Ne le crains pas, car je l’ai livré en ta main, lui et tout son peuple, et son pays ; et tu lui feras comme tu as fait à Sihon, roi des Amoréens, qui habitait à Hesbon. ◊ 3 — Et l’Éternel, notre Dieu, livra aussi en notre main Og, le roi de Basan, et tout son peuple ; et nous le battîmes jusqu’à ne pas lui laisser un réchappé. ◊ 4 Et nous prîmes toutes ses villes, en ce temps-là ; il n’y eut point de ville que nous ne leur prissions : soixante villes, toute la région d’Argob, le royaume d’Og, en Basan ; ◊ 5 toutes ces villes-là étaient fortifiées avec de hautes murailles, des portes et des barres, outre les villes ouvertes, en fort grand nombre ; ◊ 6 et nous les détruisîmes entièrement, comme nous avions fait à Sihon, roi de Hesbon, détruisant toutes les villes, hommes, femmes, et enfants. ◊ 7 Et nous pillâmes pour nous toutes les bêtes, et le butin des villes. ◊ 8 Et nous prîmes en ce temps-là, de la main des deux rois des Amoréens, le pays qui était en deçà du Jourdain, depuis le torrent de l’Arnon jusqu’à la montagne de l’Hermon ; ◊ 9 (les Sidoniens appellent l’Hermon, Sirion, et les Amoréens l’appellent Senir) ; ◊ 10 toutes les villes du plateau, et tout Galaad, et tout Basan jusqu’à Salca et à Édréhi, villes du royaume d’Og, en Basan. ◊ 11 Car Og, le roi de Basan, était seul demeuré du reste des Rephaïm. Voici, son lit, un lit de fer, n’est-il pas dans Rabba des fils d’Ammon ? Sa longueur est de neuf coudées, et sa largeur de quatre coudées, en coudées d’homme. ◊ 12 Et nous prîmes possession de ce pays-là, en ce même temps. Depuis Aroër, qui est sur le torrent de l’Arnon, la moitié de la montagne de Galaad, et ses villes, je les donnai aux Rubénites et aux Gadites ; ◊ 13 et le reste de Galaad, et tout Basan, le royaume d’Og, je le donnai à la demi-tribu de Manassé. (Toute la région d’Argob, comme tout Basan, était appelée le pays des Rephaïm. ◊ 14 Jaïr, fils de Manassé, prit toute la région d’Argob, jusqu’à la frontière des Gueshuriens et des Maacathiens ; et il appela de son nom Basan, Havoth-Jaïr, [ce qui est son nom] jusqu’à aujourd’hui.) ◊ 15 Et je donnai Galaad à Makir. ◊ 16 Et aux Rubénites et aux Gadites je donnai depuis Galaad jusqu’au torrent de l’Arnon, le milieu du torrent et ce qui y confine, et jusqu’au torrent du Jabbok, frontière des fils d’Ammon ; ◊ 17 et la plaine, et le Jourdain et [sa] rive depuis Kinnéreth jusqu’à la mer de la plaine, la mer Salée, sous les pentes du Pisga, vers le levant.
◊ 18 Et, en ce temps-là, je vous commandai, disant : L’Éternel, votre Dieu, vous a donné ce pays pour le posséder ; vous passerez équipés devant vos frères, les fils d’Israël, vous tous, les hommes valides. ◊ 19 Seulement, vos femmes, et vos enfants, et vos troupeaux — je sais que vos troupeaux sont nombreux — demeureront dans vos villes que je vous ai données, ◊ 20 jusqu’à ce que l’Éternel ait donné du repos à vos frères comme à vous, et qu’eux aussi possèdent le pays que l’Éternel, votre Dieu, leur donne au-delà du Jourdain ; alors vous retournerez chacun dans sa possession, que je vous ai donnée. ◊ 21 Et je commandai à Josué en ce temps-là, disant : Tes yeux ont vu tout ce que l’Éternel, votre Dieu, a fait à ces deux rois ; l’Éternel fera ainsi à tous les royaumes où tu vas passer. ◊ 22 Ne les craignez pas ; car l’Éternel, votre Dieu, est celui qui combat pour vous.
◊ 23 Et en ce temps-là, je suppliai l’Éternel, disant : ◊ 24 Seigneur Éternel ! tu as commencé à faire voir à ton serviteur ta grandeur et ta main forte, car quel est le *Dieu, dans les cieux et sur la terre, qui fasse [des œuvres] comme tes œuvres et selon ta force ? ◊ 25 Que je passe, je te prie, et que je voie ce bon pays qui est au-delà du Jourdain, cette bonne montagne, et le Liban. ◊ 26 — Et l’Éternel fut irrité contre moi à cause de vous, et il ne m’écouta point ; et l’Éternel me dit : C’est assez, ne me parle plus de cette affaire. ◊ 27 Monte au sommet du Pisga, et élève tes yeux vers l’occident, et vers le nord, et vers le midi, et vers le levant, et regarde de tes yeux ; car tu ne passeras pas ce Jourdain. ◊ 28 Mais commande à Josué, et fortifie-le et affermis-le ; car lui, passera devant ce peuple, et lui, les mettra en possession du pays que tu verras.
◊ 29 Et nous habitâmes dans la vallée, vis-à-vis de Beth-Péor.
Romains
3 ◊ 1 Quel est donc l’avantage du Juif, ou quel est le profit de la circoncision ? ◊ 2 — Grand de toute manière, et d’abord en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés. ◊ 3 Quoi donc ? Si quelques-uns n’ont pas cru, leur incrédulité annulera-t-elle la fidélité de Dieu ? ◊ 4 Qu’ainsi n’advienne ! mais que Dieu soit vrai et tout homme menteur, selon ce qui est écrit : « En sorte que tu sois justifié dans tes paroles, et que tu aies gain de cause quand tu es jugé ». ◊ 5 Mais si notre injustice constate la justice de Dieu, que dirons-nous ? Dieu est-il injuste quand il donne cours à la colère ? — Je parle selon l’homme. ◊ 6 — Qu’ainsi n’advienne ! puisqu’[alors], comment Dieu jugera-t-il le monde ? ◊ 7 Car si la vérité de Dieu dans mon mensonge a abondé pour sa gloire, pourquoi moi aussi suis-je encore jugé comme pécheur ? ◊ 8 Et non, comme nous sommes calomnieusement accusés et que quelques-uns prétendent que nous disons : Faisons du mal, afin qu’arrive le bien ? — desquels le jugement est juste.
◊ 9 Quoi donc ? Sommes-nous plus excellents ? Nullement. Car nous avons ci-devant accusé et Juifs et Grecs d’être tous sous [le] péché, ◊ 10 selon qu’il est écrit : « Il n’y a point de juste, non pas même un seul ; ◊ 11 il n’y a personne qui ait de l’intelligence, il n’y a personne qui recherche Dieu ; ◊ 12 ils se sont tous détournés, ils se sont tous ensemble rendus inutiles ; il n’y en a aucun qui exerce la bonté, il n’y en a pas même un seul » ; ◊ 13 « c’est un sépulcre ouvert que leur gosier ; ils ont frauduleusement usé de leurs langues » ; « il y a du venin d’aspic sous leurs lèvres » ; ◊ 14 « et leur bouche est pleine de malédiction et d’amertume » ; ◊ 15 « leurs pieds sont rapides pour verser le sang ; ◊ 16 la destruction et la misère sont dans leurs voies, ◊ 17 et ils n’ont point connu la voie de la paix » ; ◊ 18 « il n’y a point de crainte de Dieu devant leurs yeux ». ◊ 19 Or nous savons que tout ce que la loi dit, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit coupable devant Dieu. ◊ 20 C’est pourquoi nulle chair ne sera justifiée devant lui par des œuvres de loi, car par [la] loi est la connaissance du péché.
◊ 21 Mais maintenant, sans loi, [la] justice de Dieu est manifestée, témoignage lui étant rendu par la loi et [par] les prophètes, ◊ 22 [la] justice, dis-je, de Dieu par [la] foi en Jésus Christ envers tous, et sur tous ceux qui croient ; car il n’y a pas de différence, ◊ 23 car tous ont péché et n’atteignent pas à la gloire de Dieu, ◊ 24 — étant justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le christ Jésus, ◊ 25 lequel Dieu a présenté pour propitiatoire, par la foi en son sang, afin de montrer sa justice à cause du support des péchés précédents dans la patience de Dieu, ◊ 26 afin de montrer, [dis-je], sa justice dans le temps présent, en sorte qu’il soit juste et justifiant celui qui est de la foi de Jésus.
◊ 27 Où donc est la vanterie ? — Elle a été exclue. — Par quelle loi ? — celle des œuvres ? — Non, mais par la loi de la foi ; ◊ 28 car nous concluons que l’homme est justifié par [la] foi, sans œuvres de loi. ◊ 29 [Dieu] est-il seulement le Dieu des Juifs ? ne l’est-il pas aussi des nations ? — Certes, aussi des nations ; ◊ 30 puisque c’est un seul Dieu qui justifiera la circoncision sur le principe de [la] foi et l’incirconcision par la foi. ◊ 31 Annulons-nous donc [la] loi par la foi ? Qu’ainsi n’advienne ! au contraire, nous établissons [la] loi.
Romains
1 ◊ 1 Paul, esclave de Jésus Christ, apôtre appelé, mis à part pour l’évangile de Dieu ◊ 2 (lequel il avait auparavant promis par ses prophètes dans de saintes écritures), ◊ 3 touchant son Fils (né de la semence de David, selon la chair, ◊ 4 déterminé Fils de Dieu, en puissance, selon [l’]Esprit de sainteté, par [la] résurrection des morts), Jésus Christ, notre Seigneur, ◊ 5 par lequel nous avons reçu grâce et apostolat, pour [l’]obéissance de [la] foi parmi toutes les nations, pour son nom, ◊ 6 parmi lesquelles vous aussi, vous êtes des appelés de Jésus Christ, ◊ 7 — à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome, saints appelés : Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !
◊ 8 Premièrement, je rends grâces à mon Dieu, par Jésus Christ, pour vous tous, de ce que votre foi est publiée dans le monde entier. ◊ 9 Car Dieu, que je sers dans mon esprit dans l’évangile de son Fils, m’est témoin que sans cesse je fais mention de vous, ◊ 10 demandant toujours dans mes prières, si en quelque manière, maintenant une fois, il me sera accordé par la volonté de Dieu d’aller vers vous. ◊ 11 Car je désire ardemment de vous voir, afin de vous faire part de quelque don de grâce spirituel, pour que vous soyez affermis, ◊ 12 c’est-à-dire pour que nous soyons consolés ensemble au milieu de vous, vous et moi, chacun par la foi qui est dans l’autre. ◊ 13 Or je ne veux pas que vous ignoriez, frères, que je me suis souvent proposé d’aller vers vous (et que j’en ai été empêché jusqu’à présent), afin de recueillir quelque fruit parmi vous aussi, comme parmi les autres nations. ◊ 14 Je suis débiteur et envers les Grecs et envers les barbares, et envers les sages et envers les inintelligents : ◊ 15 ainsi, pour autant qu’il dépend de moi, je suis tout prêt à vous annoncer l’évangile, à vous aussi qui êtes à Rome.
◊ 16 Car je n’ai pas honte de l’évangile, car il est [la] puissance de Dieu en salut à quiconque croit, et au Juif premièrement, et au Grec. ◊ 17 Car [la] justice de Dieu y est révélée sur le principe de la foi pour la foi, selon qu’il est écrit : « Or le juste vivra de foi ».
◊ 18 Car [la] colère de Dieu est révélée du ciel contre toute impiété et toute iniquité des hommes qui possèdent la vérité [tout en vivant] dans l’iniquité : ◊ 19 parce que ce qui se peut connaître de Dieu est manifeste parmi eux ; car Dieu le leur a manifesté ; ◊ 20 car, depuis la fondation du monde, ce qui ne se peut voir de lui, [savoir] et sa puissance éternelle et sa divinité, se discerne par le moyen de l’intelligence, par les choses qui sont faites, de manière à les rendre inexcusables : ◊ 21 — parce que, ayant connu Dieu, ils ne le glorifièrent point comme Dieu, ni ne lui rendirent grâces ; mais ils devinrent vains dans leurs raisonnements, et leur cœur destitué d’intelligence fut rempli de ténèbres : ◊ 22 se disant sages, ils sont devenus fous, ◊ 23 et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en la ressemblance de l’image d’un homme corruptible et d’oiseaux et de quadrupèdes et de reptiles. ◊ 24 C’est pourquoi Dieu les a aussi livrés, dans les convoitises de leurs cœurs, à l’impureté, en sorte que leurs corps soient déshonorés entre eux-mêmes : ◊ 25 eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et ont honoré et servi la créature plutôt que celui qui l’a créée, qui est béni éternellement. Amen ! ◊ 26 C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes, car leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature ; ◊ 27 et les hommes aussi pareillement, laissant l’usage naturel de la femme, se sont embrasés dans leur convoitise l’un envers l’autre, commettant l’infamie, mâles avec mâles, et recevant en eux-mêmes la due récompense de leur égarement. ◊ 28 Et comme ils n’ont pas eu de sens moral pour garder la connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à un esprit réprouvé, pour pratiquer des choses qui ne conviennent pas, ◊ 29 étant remplis de toute injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice, — pleins d’envie, de meurtres, de querelles, de fraude, de mauvaises mœurs, ◊ 30 — délateurs, médisants, haïssables pour Dieu, outrageux, hautains, vantards, inventeurs de mauvaises choses, désobéissants à leurs parents, ◊ 31 sans intelligence, ne tenant pas ce qu’ils ont promis, sans affection naturelle, sans miséricorde, ◊ 32 [et] qui, ayant connu la juste sentence de Dieu, que ceux qui commettent de telles choses sont dignes de mort, non seulement les pratiquent, mais encore trouvent leur plaisir en ceux qui les commettent.
Jean
4 ◊ 1 Quand donc le Seigneur connut que les pharisiens avaient entendu dire : Jésus fait et baptise plus de disciples que Jean ◊ 2 (toutefois Jésus lui-même ne baptisait pas, mais ses disciples), ◊ 3 il quitta la Judée, et s’en alla encore en Galilée. ◊ 4 Et il fallait qu’il traversât la Samarie. ◊ 5 Il vient donc à une ville de la Samarie, nommée Sichar, près de la terre que Jacob donna à Joseph son fils. ◊ 6 Et il y avait là une fontaine de Jacob. Jésus donc, étant lassé du chemin, se tenait là assis sur la fontaine ; c’était environ la sixième heure. ◊ 7 Une femme de la Samarie vient pour puiser de l’eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire ◊ 8 (car ses disciples s’en étaient allés à la ville pour acheter des vivres). ◊ 9 La femme samaritaine lui dit donc : Comment toi qui es Juif, me demandes-tu à boire à moi qui suis une femme samaritaine ? (Car les Juifs n’ont point de relations avec les Samaritains.) ◊ 10 Jésus répondit et lui dit : Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, toi, tu lui eusses demandé, et il t’eût donné de l’eau vive. ◊ 11 La femme lui dit : Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond ; d’où as-tu donc cette eau vive ? ◊ 12 Es-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné le puits ; et lui-même en a bu, et ses fils, et son bétail ? ◊ 13 Jésus répondit et lui dit : Quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif ; ◊ 14 mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif à jamais ; mais l’eau que je lui donnerai, sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle. ◊ 15 La femme lui dit : Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie pas soif et que je ne vienne pas ici pour puiser. ◊ 16 Jésus lui dit : Va, appelle ton mari, et viens ici. ◊ 17 La femme répondit et dit : Je n’ai pas de mari. Jésus lui dit : Tu as bien dit : Je n’ai pas de mari ; ◊ 18 car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; en cela tu as dit vrai. ◊ 19 La femme lui dit : Seigneur, je vois que tu es un prophète. ◊ 20 Nos pères ont adoré sur cette montagne-ci, et vous, vous dites qu’à Jérusalem est le lieu où il faut adorer. ◊ 21 Jésus lui dit : Femme, crois-moi : l’heure vient que vous n’adorerez le Père, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem. ◊ 22 Vous, vous adorez, vous ne savez quoi ; nous, nous savons ce que nous adorons ; car le salut vient des Juifs. ◊ 23 Mais l’heure vient, et elle est maintenant, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi le Père en cherche de tels qui l’adorent. ◊ 24 Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité. ◊ 25 La femme lui dit : Je sais que le Messie qui est appelé le Christ, vient ; quand celui-là sera venu, il nous fera connaître toutes choses. ◊ 26 Jésus lui dit : Je le suis, moi qui te parle. ◊ 27 Et là-dessus ses disciples vinrent ; et ils s’étonnaient de ce qu’il parlait avec une femme ; toutefois nul ne dit : Que lui demandes-tu ? ou, de quoi parles-tu avec elle ?
◊ 28 La femme donc laissa sa cruche et s’en alla à la ville, et dit aux hommes : ◊ 29 Venez, voyez un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ; celui-ci n’est-il point le Christ ? ◊ 30 Ils sortirent de la ville, et ils venaient vers lui.
◊ 31 Mais pendant ce temps, les disciples le priaient, disant : Rabbi, mange. ◊ 32 Mais il leur dit : Moi, j’ai de la viande à manger que vous, vous ne connaissez pas. ◊ 33 Les disciples donc dirent entre eux : Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? ◊ 34 Jésus leur dit : Ma viande est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre. ◊ 35 Ne dites-vous pas, vous : Il y a encore quatre mois, et la moisson vient ? Voici, je vous dis : Levez vos yeux et regardez les campagnes ; car elles sont déjà blanches pour la moisson. ◊ 36 Celui qui moissonne reçoit un salaire et assemble du fruit en vie éternelle ; afin que, et celui qui sème et celui qui moissonne, se réjouissent ensemble. ◊ 37 Car en ceci est [vérifiée] la vraie parole : L’un sème, et un autre moissonne. ◊ 38 Moi, je vous ai envoyés moissonner ce à quoi vous n’avez pas travaillé ; d’autres ont travaillé, et vous, vous êtes entrés dans leur travail.
◊ 39 Or plusieurs des Samaritains de cette ville-là crurent en lui, à cause de la parole de la femme qui avait rendu témoignage : Il m’a dit tout ce que j’ai fait. ◊ 40 Quand donc les Samaritains furent venus vers lui, ils le priaient de demeurer avec eux ; et il demeura là deux jours. ◊ 41 Et beaucoup plus de gens crurent à cause de sa parole ; ◊ 42 et ils disaient à la femme : Ce n’est plus à cause de ton dire que nous croyons ; car nous-mêmes nous [l’]avons entendu, et nous connaissons que celui-ci est véritablement le Sauveur du monde.
◊ 43 Or, après les deux jours, il partit de là, et s’en alla en Galilée ; ◊ 44 car Jésus lui-même rendait témoignage qu’un prophète n’est pas honoré dans son propre pays. ◊ 45 Quand donc il fut venu en Galilée, les Galiléens le reçurent, ayant vu toutes les choses qu’il avait faites à Jérusalem pendant la fête ; car eux aussi allaient à la fête.
◊ 46 Il vint donc encore à Cana de Galilée, où il avait, de l’eau, fait du vin. Et il y avait à Capernaüm un seigneur de la cour, duquel le fils était malade ; ◊ 47 celui-ci, ayant ouï dire que Jésus était venu de la Judée en Galilée, s’en alla vers lui, et le pria de descendre et de guérir son fils ; car il allait mourir. ◊ 48 Jésus donc lui dit : Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croirez point. ◊ 49 Le seigneur de la cour lui dit : Seigneur, descends avant que mon enfant meure. ◊ 50 Jésus lui dit : Va, ton fils vit. Et l’homme crut la parole que Jésus lui avait dite, et s’en alla. ◊ 51 Et, déjà comme il descendait, ses esclaves vinrent au-devant de lui, et lui rapportèrent que son fils vivait. ◊ 52 Alors il s’enquit d’eux à quelle heure il s’était trouvé mieux ; et ils lui dirent : Hier, à la septième heure, la fièvre l’a quitté. ◊ 53 Le père donc connut que c’était à cette heure-là à laquelle Jésus lui avait dit : Ton fils vit. Et il crut, lui et toute sa maison. ◊ 54 Jésus fit encore ce second miracle, quand il fut venu de Judée en Galilée.
Romains
8 ◊ 1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le christ Jésus ; ◊ 2 car la loi de l’Esprit de vie dans le christ Jésus, m’a affranchi de la loi du péché et de la mort ; ◊ 3 car ce qui était impossible à la loi, en ce qu’elle était faible par la chair, Dieu, ayant envoyé son propre Fils en ressemblance de chair de péché, et pour [le] péché, a condamné le péché dans la chair, ◊ 4 afin que la juste exigence de la loi fût accomplie en nous, qui ne marchons pas selon [la] chair, mais selon [l’]Esprit. ◊ 5 Car ceux qui sont selon [la] chair ont leurs pensées aux choses de la chair ; mais ceux qui sont selon [l’]Esprit, aux choses de l’Esprit ; ◊ 6 car la pensée de la chair est [la] mort ; mais la pensée de l’Esprit, vie et paix ; ◊ 7 — parce que la pensée de la chair est inimitié contre Dieu, car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, car aussi elle ne le peut pas. ◊ 8 Et ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu. ◊ 9 Or vous n’êtes pas dans [la] chair, mais dans [l’]Esprit, si du moins [l’]Esprit de Dieu habite en vous ; mais si quelqu’un n’a pas [l’]Esprit de Christ, celui-là n’est pas de lui. ◊ 10 Mais si Christ est en vous, le corps est bien mort à cause du péché, mais l’Esprit est vie à cause de [la] justice. ◊ 11 Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts vivifiera vos corps mortels aussi, à cause de son Esprit qui habite en vous.
◊ 12 Ainsi donc, frères, nous sommes débiteurs, non pas à la chair pour vivre selon [la] chair ; ◊ 13 car si vous vivez selon [la] chair, vous mourrez ; mais si par [l’]Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez. ◊ 14 Car tous ceux qui sont conduits par [l’]Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. ◊ 15 Car vous n’avez pas reçu un esprit de servitude pour être derechef dans la crainte, mais vous avez reçu [l’]Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba, Père ! ◊ 16 L’Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu ; ◊ 17 et si [nous sommes] enfants, [nous sommes] aussi héritiers ; héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ ; si du moins nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui.
◊ 18 Car j’estime que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes [d’être comparées] avec la gloire à venir qui doit nous être révélée. ◊ 19 Car la vive attente de la création attend la révélation des fils de Dieu. ◊ 20 Car la création a été assujettie à la vanité (non de sa volonté, mais à cause de celui qui l’a assujettie), ◊ 21 dans l’espérance que la création elle-même aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour [jouir de] la liberté de la gloire des enfants de Dieu. ◊ 22 Car nous savons que toute la création ensemble soupire et est en travail jusqu’à maintenant ; ◊ 23 et non seulement [elle], mais nous-mêmes aussi qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi, nous soupirons en nous-mêmes, attendant l’adoption, la délivrance de notre corps. ◊ 24 Car nous avons été sauvés en espérance : or une espérance qu’on voit n’est pas une espérance ; car ce que quelqu’un voit, pourquoi aussi l’espère-t-il ? ◊ 25 Mais si ce que nous ne voyons pas, nous l’espérons, nous l’attendons avec patience. ◊ 26 De même aussi l’Esprit nous est en aide dans notre infirmité ; car nous ne savons pas ce qu’il faut demander comme il convient ; mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; ◊ 27 — et celui qui sonde les cœurs sait quelle est la pensée de l’Esprit, car il intercède pour les saints, selon Dieu ; ◊ 28 — mais nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon [son] propos. ◊ 29 Car ceux qu’il a préconnus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, pour qu’il soit premier-né entre plusieurs frères. ◊ 30 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
◊ 31 Que dirons-nous donc à ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? ◊ 32 Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? ◊ 33 Qui intentera accusation contre des élus de Dieu ? — C’est Dieu qui justifie ; ◊ 34 qui est celui qui condamne ? — C’est Christ qui est mort, mais plutôt qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous ; ◊ 35 qui est-ce qui nous séparera de l’amour du Christ ? Tribulation, ou détresse, ou persécution, ou famine, ou nudité, ou péril, ou épée ? ◊ 36 Selon qu’il est écrit : « Pour l’amour de toi, nous sommes mis à mort tout le jour ; nous avons été estimés comme des brebis de tuerie ». ◊ 37 Au contraire, dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. ◊ 38 Car je suis assuré que ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni choses présentes, ni choses à venir, ni puissances, ◊ 39 ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le christ Jésus, notre Seigneur.
Nombres
12 ◊ 1 * Et Marie et Aaron parlèrent contre Moïse à l’occasion de la femme éthiopienne qu’il avait prise, car il avait pris une femme éthiopienne. ◊ 2 Et ils dirent : L’Éternel n’a-t-il parlé que par Moïse seulement ? n’a-t-il pas parlé aussi par nous ? Et l’Éternel l’entendit. ◊ 3 Et cet homme, Moïse, était très doux, plus que tous les hommes qui étaient sur la face de la terre. ◊ 4 Et soudain l’Éternel dit à Moïse, et à Aaron et à Marie : Sortez, vous trois, vers la tente d’assignation. Et ils sortirent eux trois. ◊ 5 Et l’Éternel descendit dans la colonne de nuée, et se tint à l’entrée de la tente ; et il appela Aaron et Marie, et ils sortirent eux deux. ◊ 6 Et il dit : Écoutez mes paroles : S’il y a un prophète parmi vous, moi l’Éternel, je me ferai connaître à lui en vision, je lui parlerai en songe. ◊ 7 Il n’en est pas ainsi de mon serviteur Moïse, qui est fidèle dans toute ma maison ; ◊ 8 je parle avec lui bouche à bouche, et [en me révélant] clairement, et non en énigmes ; et il voit la ressemblance de l’Éternel. Et pourquoi n’avez-vous pas craint de parler contre mon serviteur, contre Moïse ? ◊ 9 Et la colère de l’Éternel s’embrasa contre eux, et il s’en alla ; ◊ 10 et la nuée se retira de dessus la tente : et voici, Marie était lépreuse, comme la neige ; et Aaron se tourna vers Marie, et voici, elle était lépreuse. ◊ 11 — Et Aaron dit à Moïse : Ah, mon seigneur ! ne mets pas, je te prie, sur nous, ce péché par lequel nous avons agi follement et par lequel nous avons péché. ◊ 12 Je te prie, qu’elle ne soit pas comme un [enfant] mort, dont la chair est à demi consumée quand il sort du ventre de sa mère. ◊ 13 Et Moïse cria à l’Éternel, disant : Ô *Dieu ! je te prie, guéris-la, je te prie. ◊ 14 Et l’Éternel dit à Moïse : Si son père lui eût craché au visage, ne serait-elle pas pendant sept jours dans la honte ? Qu’elle soit exclue, sept jours, hors du camp, et après, qu’elle y soit recueillie. ◊ 15 Et Marie demeura exclue hors du camp sept jours ; et le peuple ne partit pas jusqu’à ce que Marie eût été recueillie.
Nombres
11 ◊ 1 * Et il arriva que comme le peuple se plaignait, cela fut mauvais aux oreilles de l’Éternel ; et l’Éternel l’entendit, et sa colère s’embrasa, et le feu de l’Éternel brûla parmi eux, et dévora au bout du camp. ◊ 2 Et le peuple cria à Moïse, et Moïse pria l’Éternel, et le feu s’éteignit. ◊ 3 Et on appela le nom de ce lieu Tabhéra, parce que le feu de l’Éternel avait brûlé parmi eux.
◊ 4 * Et le ramassis [de peuple] qui était au milieu d’eux s’éprit de convoitise, et les fils d’Israël aussi se mirent encore à pleurer, et dirent : Qui nous fera manger de la chair ? ◊ 5 Il nous souvient du poisson que nous mangions en Égypte pour rien, des concombres, et des melons, et des poireaux, et des oignons, et de l’ail ; ◊ 6 et maintenant notre âme est asséchée ; il n’y a rien, si ce n’est cette manne devant nos yeux. ◊ 7 — Et la manne était comme la graine de coriandre, et son apparence comme l’apparence du bdellium. ◊ 8 Le peuple se dispersait et la ramassait ; et ils la broyaient sous la meule ou la pilaient dans le mortier ; et ils la cuisaient dans des pots, et en faisaient des gâteaux ; et son goût était comme le goût d’un gâteau à l’huile. ◊ 9 Et quand la rosée descendait la nuit sur le camp la manne descendait dessus.
◊ 10 Et Moïse entendit le peuple pleurant, selon ses familles, chacun à l’entrée de sa tente ; et la colère de l’Éternel s’embrasa extrêmement, et cela fut mauvais aux yeux de Moïse. ◊ 11 Et Moïse dit à l’Éternel : Pourquoi as-tu fait ce mal à ton serviteur ? et pourquoi n’ai-je pas trouvé grâce à tes yeux, que tu aies mis sur moi le fardeau de tout ce peuple ? ◊ 12 Est-ce moi qui ai conçu tout ce peuple ? Est-ce moi qui l’ai enfanté, pour que tu me dises : Porte-le dans ton sein, comme le nourricier porte l’enfant qui tète, jusqu’au pays que tu as promis par serment à ses pères ? ◊ 13 D’où aurais-je de la chair pour en donner à tout ce peuple ? car ils pleurent après moi, disant : Donne-nous de la chair, afin que nous en mangions. ◊ 14 Je ne puis, moi seul, porter tout ce peuple, car il est trop pesant pour moi. ◊ 15 Et si tu agis ainsi avec moi, tue-moi donc, je te prie, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, et que je ne voie pas mon malheur. ◊ 16 Et l’Éternel dit à Moïse : Assemble-moi soixante-dix hommes des anciens d’Israël, que tu sais être les anciens du peuple et ses magistrats, et amène-les à la tente d’assignation, et ils se tiendront là avec toi. ◊ 17 Et je descendrai, et je parlerai là avec toi, et j’ôterai de l’Esprit qui est sur toi, et je le mettrai sur eux, afin qu’ils portent avec toi le fardeau du peuple, et que tu ne le portes pas toi seul. ◊ 18 Et tu diras au peuple : Sanctifiez-vous pour demain, et vous mangerez de la chair ; car vous avez pleuré aux oreilles de l’Éternel, disant : Qui nous fera manger de la chair ? car nous étions bien en Égypte ! Et l’Éternel vous donnera de la chair, et vous en mangerez. ◊ 19 Vous n’en mangerez pas un jour, ni deux jours, ni cinq jours, ni dix jours, ni vingt jours, ◊ 20 [mais] jusqu’à un mois entier, jusqu’à ce qu’elle vous sorte par les narines et que vous l’ayez en dégoût ; parce que vous avez méprisé l’Éternel qui est au milieu de vous, et que vous avez pleuré devant lui, disant : Pourquoi sommes-nous donc sortis d’Égypte ? ◊ 21 Et Moïse dit : Il y a six cent mille hommes de pied dans ce peuple au milieu duquel je suis, et tu as dit : Je leur donnerai de la chair, et ils en mangeront un mois entier. ◊ 22 Leur égorgera-t-on du menu et du gros bétail, afin qu’il y en ait assez pour eux ? ou assemblera-t-on tous les poissons de la mer pour eux, afin qu’il y en ait assez pour eux ? ◊ 23 Et l’Éternel dit à Moïse : La main de l’Éternel est-elle devenue courte ? Tu verras maintenant si ce que j’ai dit t’arrivera ou non.
◊ 24 Et Moïse sortit, et dit au peuple les paroles de l’Éternel ; et il assembla soixante-dix hommes des anciens du peuple, et les fit se tenir tout autour de la tente. ◊ 25 Et l’Éternel descendit dans la nuée, et lui parla ; et il ôta de l’Esprit qui était sur lui, et le mit sur les soixante-dix anciens. Et il arriva qu’aussitôt que l’Esprit reposa sur eux, ils prophétisèrent, mais ils ne continuèrent pas. ◊ 26 Et il était demeuré deux hommes dans le camp ; le nom de l’un était Eldad, et le nom du second, Médad ; et l’Esprit reposa sur eux ; et ils étaient de ceux qui avaient été inscrits, mais ils n’étaient pas sortis vers la tente, et ils prophétisèrent dans le camp. ◊ 27 Et un jeune homme courut et rapporta cela à Moïse, disant : Eldad et Médad prophétisent dans le camp. ◊ 28 Et Josué, fils de Nun, qui servait Moïse, l’un de ses jeunes gens, répondit et dit : Mon seigneur Moïse, empêche-les. ◊ 29 Et Moïse lui dit : Es-tu jaloux pour moi ? Ah ! que plutôt tout le peuple de l’Éternel fût prophète ; que l’Éternel mît son Esprit sur eux !
◊ 30 Et Moïse revint dans le camp, lui et les anciens d’Israël. ◊ 31 Et il se leva, de par l’Éternel, un vent qui fit venir de la mer des cailles, et les jeta sur le camp, environ une journée de chemin en deçà, et environ une journée de chemin en delà, tout autour du camp, et environ deux coudées sur la surface de la terre. ◊ 32 Et le peuple se leva tout ce jour-là, et toute la nuit, et tout le jour du lendemain, et amassa des cailles : celui qui en avait amassé le moins, en avait amassé dix khomers ; et ils les étendirent pour eux tout autour du camp. ◊ 33 — La chair était encore entre leurs dents, avant qu’elle fût mâchée, que la colère de l’Éternel s’embrasa contre le peuple, et que l’Éternel frappa le peuple d’un fort grand coup. ◊ 34 Et on appela le nom de ce lieu-là Kibroth-Hattaava, parce qu’on y enterra le peuple qui avait convoité. ◊ 35 De Kibroth-Hattaava le peuple partit pour Hatséroth, et ils furent à Hatséroth.
2 Samuel
12 ◊ 1 Et l’Éternel envoya Nathan à David ; et il vint vers lui, et lui dit : Il y avait deux hommes dans une ville, l’un riche, et l’autre pauvre. ◊ 2 Le riche avait du menu et du gros bétail en grande quantité ; ◊ 3 mais le pauvre n’avait rien du tout qu’une seule petite brebis, qu’il avait achetée, et qu’il nourrissait, et qui grandissait auprès de lui et ensemble avec ses fils : elle mangeait de ses morceaux et buvait de sa coupe, et elle couchait dans son sein, et était pour lui comme une fille. ◊ 4 Et un voyageur vint chez l’homme riche ; et il évita de prendre de son menu ou de son gros bétail pour en apprêter au voyageur qui était venu chez lui, et il a pris la brebis de l’homme pauvre, et l’a apprêtée pour l’homme qui était venu vers lui. ◊ 5 Et la colère de David s’embrasa fort contre l’homme ; et il dit à Nathan : L’Éternel est vivant que l’homme qui a fait cela est digne de mort ! ◊ 6 et il rendra la brebis au quadruple, parce qu’il a fait cette chose-là et qu’il n’a pas eu de pitié.
◊ 7 Et Nathan dit à David : Tu es cet homme ! Ainsi dit l’Éternel, le Dieu d’Israël : Je t’ai oint pour roi sur Israël, et je t’ai délivré de la main de Saül, ◊ 8 et je t’ai donné la maison de ton seigneur, et les femmes de ton seigneur dans ton sein, et je t’ai donné la maison d’Israël et de Juda ; et si c’était peu, je t’eusse ajouté telle et telle chose. ◊ 9 Pourquoi as-tu méprisé la parole de l’Éternel, en faisant ce qui est mauvais à ses yeux ? Tu as frappé avec l’épée Urie, le Héthien ; et sa femme, tu l’as prise pour en faire ta femme, et lui, tu l’as tué par l’épée des fils d’Ammon. ◊ 10 Et maintenant, l’épée ne s’éloignera pas de ta maison, à jamais, parce que tu m’as méprisé, et que tu as pris la femme d’Urie, le Héthien, pour qu’elle fût ta femme. ◊ 11 Ainsi dit l’Éternel : Voici, je susciterai de ta propre maison un mal contre toi : je prendrai tes femmes devant tes yeux, et je les donnerai à ton compagnon, et il couchera avec tes femmes à la vue de ce soleil ; ◊ 12 car tu l’as fait en secret, et moi, je ferai cette chose-là devant tout Israël et devant le soleil.
◊ 13 Et David dit à Nathan : J’ai péché contre l’Éternel. Et Nathan dit à David : Aussi l’Éternel a fait passer ton péché : tu ne mourras pas ; ◊ 14 toutefois, comme par cette chose tu as donné occasion aux ennemis de l’Éternel de blasphémer, le fils qui t’est né mourra certainement. ◊ 15 Et Nathan s’en alla dans sa maison.
Et l’Éternel frappa l’enfant que la femme d’Urie avait enfanté à David ; et il fut très malade. ◊ 16 Et David supplia Dieu pour l’enfant, et David jeûna ; et il alla et passa la nuit couché sur la terre. ◊ 17 Et les anciens de sa maison se levèrent [et vinrent] vers lui pour le faire lever de terre ; mais il ne voulut pas, et ne mangea pas le pain avec eux. ◊ 18 Et il arriva, le septième jour, que l’enfant mourut ; et les serviteurs de David craignirent de lui apprendre que l’enfant était mort, car ils disaient : Voici, lorsque l’enfant était en vie, nous lui avons parlé, et il n’a pas écouté notre voix ; et comment lui dirions-nous : L’enfant est mort ? Il fera quelque mal. ◊ 19 Et David vit que ses serviteurs parlaient bas, et David comprit que l’enfant était mort ; et David dit à ses serviteurs : L’enfant est-il mort ? Et ils dirent : Il est mort. ◊ 20 Et David se leva de terre, et se lava et s’oignit, et changea de vêtements ; et il entra dans la maison de l’Éternel et se prosterna ; et il rentra dans sa maison, et demanda qu’on mît du pain devant lui, et il mangea. ◊ 21 Et ses serviteurs lui dirent : Qu’est-ce que tu fais ? Tu as jeûné et tu as pleuré à cause de l’enfant, pendant qu’il était en vie ; et quand l’enfant est mort, tu te lèves et tu manges. ◊ 22 Et il dit : Tant que l’enfant vivait encore, j’ai jeûné et j’ai pleuré, car je disais : Qui sait : l’Éternel me fera grâce, et l’enfant vivra ? ◊ 23 Mais maintenant qu’il est mort, pourquoi jeûnerais-je ? Pourrais-je le faire revenir encore ? Moi, je vais vers lui, mais lui ne reviendra pas vers moi.
◊ 24 Et David consola Bath-Shéba, sa femme, et vint vers elle et coucha avec elle ; et elle enfanta un fils, et il appela son nom Salomon ; et l’Éternel l’aima ; ◊ 25 et il envoya par Nathan le prophète, et l’appela du nom de Jedidia, à cause de l’Éternel.
◊ 26 Et Joab fit la guerre contre Rabba des fils d’Ammon, et il prit la ville royale. ◊ 27 Et Joab envoya des messagers à David, et dit : J’ai fait la guerre contre Rabba, et j’ai aussi pris la ville des eaux. ◊ 28 Et maintenant, assemble le reste du peuple, et campe contre la ville et prends-la, de peur que moi je ne prenne la ville, et qu’elle ne soit appelée de mon nom. ◊ 29 Et David assembla tout le peuple, et marcha sur Rabba ; et il combattit contre elle, et la prit. ◊ 30 Et il prit la couronne de leur roi de dessus sa tête (et son poids était d’un talent d’or, et elle [avait] des pierres précieuses) ; et elle fut [mise] sur la tête de David ; et il emmena de la ville une grande quantité de butin. ◊ 31 Et il fit sortir le peuple qui s’y trouvait, et les mit sous la scie, et sous des herses de fer, et sous des haches de fer, et les fit passer par un four à briques : il fit ainsi à toutes les villes des fils d’Ammon. Et David et tout le peuple s’en retournèrent à Jérusalem.
Marc
10 ◊ 1 Et de là, se levant, il vient vers les confins de la Judée, et au-delà du Jourdain ; et des foules se rassemblent encore auprès de lui ; et il les enseignait encore, comme il avait accoutumé.
◊ 2 Et des pharisiens vinrent à lui, et, pour l’éprouver, lui demandèrent : Est-il permis à un homme de répudier sa femme ? ◊ 3 Et lui, répondant, leur dit : Qu’est-ce que Moïse vous a commandé ? ◊ 4 Et ils dirent : Moïse a permis d’écrire une lettre de divorce, et de répudier [sa femme]. ◊ 5 Et Jésus, répondant, leur dit : Il vous a écrit ce commandement à cause de votre dureté de cœur ; ◊ 6 mais au commencement de la création, Dieu les fit mâle et femelle : ◊ 7 c’est pourquoi l’homme laissera son père et sa mère et sera uni à sa femme, ◊ 8 et les deux seront une seule chair ; ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. ◊ 9 Ce donc que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas. ◊ 10 Et dans la maison encore, ses disciples l’interrogèrent sur ce sujet ; ◊ 11 et il leur dit : Quiconque répudiera sa femme et en épousera une autre, commet adultère envers la première ; ◊ 12 et si une femme répudie son mari, et en épouse un autre, elle commet adultère.
◊ 13 Et on lui apporta de petits enfants, afin qu’il les touchât ; et les disciples reprenaient ceux qui les apportaient ; ◊ 14 et Jésus, voyant [cela], en fut indigné, et leur dit : Laissez venir à moi les petits enfants ; ne les en empêchez pas ; car à de tels est le royaume de Dieu. ◊ 15 En vérité, je vous dis : quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant, n’y entrera point. ◊ 16 Et les ayant pris entre ses bras, il posa les mains sur eux et les bénit.
◊ 17 Et comme il sortait sur la route, un homme accourut, et, se jetant à genoux devant lui, il lui demanda : Bon maître, que ferai-je afin que j’hérite de la vie éternelle ? ◊ 18 Et Jésus lui dit : Pourquoi m’appelles-tu bon ? Nul n’est bon, sinon un [seul], Dieu. ◊ 19 Tu sais les commandements : Ne commets point adultère ; ne tue point ; ne dérobe point ; ne dis point de faux témoignage ; ne fais tort à personne ; honore ton père et ta mère. ◊ 20 Et répondant, il lui dit : Maître, j’ai gardé toutes ces choses dès ma jeunesse. ◊ 21 Et Jésus, l’ayant regardé, l’aima, et lui dit : Une chose te manque : va, vends tout ce que tu as et donne aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel, et viens, suis-moi, ayant chargé la croix. ◊ 22 Et lui, affligé de cette parole, s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. ◊ 23 Et Jésus, ayant regardé tout à l’entour, dit à ses disciples : Combien difficilement ceux qui ont des biens entreront-ils dans le royaume de Dieu ! ◊ 24 Et les disciples s’étonnèrent de ses paroles ; et Jésus, répondant encore, leur dit : Enfants, combien il est difficile à ceux qui se confient aux richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! ◊ 25 Il est plus facile qu’un chameau passe par un trou d’aiguille, qu’un riche n’entre dans le royaume de Dieu. ◊ 26 Et ils s’en étonnèrent excessivement, disant entre eux : Et qui peut être sauvé ? ◊ 27 Et Jésus, les ayant regardés, dit : Pour les hommes, cela est impossible, mais non pas pour Dieu ; car toutes choses sont possibles pour Dieu.
◊ 28 Pierre se mit à lui dire : Voici, nous avons tout quitté et nous t’avons suivi. ◊ 29 Jésus, répondant, dit : En vérité, je vous dis : il n’y a personne qui ait quitté maison, ou frères, ou sœurs, ou père, ou mère, [ou femme, ou enfants, ou champs, pour l’amour de moi et pour l’amour de l’évangile, ◊ 30 qui n’en reçoive maintenant, en ce temps-ci, cent fois autant, maisons, et frères, et sœurs, et mères, et enfants, et champs, avec des persécutions, et dans le siècle qui vient, la vie éternelle. ◊ 31 Mais plusieurs qui sont les premiers seront les derniers ; et les derniers seront les premiers.
◊ 32 Et ils étaient en chemin, montant à Jérusalem, et Jésus allait devant eux ; et ils étaient stupéfiés et craignaient en le suivant. Et prenant encore une fois les douze avec lui, il se mit à leur dire les choses qui devaient lui arriver : ◊ 33 Voici, nous montons à Jérusalem ; et le fils de l’homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes ; et ils le condamneront à mort, et le livreront aux nations ; ◊ 34 et ils se moqueront de lui, et le fouetteront, et cracheront contre lui, et le feront mourir ; et il ressuscitera le troisième jour.
◊ 35 Et Jacques et Jean, fils de Zébédée, viennent à lui, disant : Maître, nous voudrions que tu fisses pour nous tout ce que nous te demanderons. ◊ 36 Et il leur dit : Que voulez-vous que je fasse pour vous ? ◊ 37 Et ils lui dirent : Accorde-nous que nous soyons assis, l’un à ta droite et l’un à ta gauche, dans ta gloire. ◊ 38 Et Jésus leur dit : Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que moi je bois, ou être baptisés du baptême dont moi je serai baptisé ? ◊ 39 Et ils lui dirent : Nous le pouvons. Et Jésus leur dit : Vous boirez bien la coupe que moi je bois, et vous serez baptisés du baptême dont moi je serai baptisé ; ◊ 40 mais de s’asseoir à ma droite ou à ma gauche, n’est pas à moi pour le donner, sinon à ceux pour lesquels cela est préparé. ◊ 41 Et les dix, l’ayant entendu, en conçurent de l’indignation à l’égard de Jacques et de Jean. ◊ 42 Et Jésus, les ayant appelés auprès de lui, leur dit : Vous savez que ceux qui sont réputés gouverner les nations dominent sur elles, et que les grands d’entre eux usent d’autorité sur elles ; ◊ 43 mais il n’en est pas ainsi parmi vous, mais quiconque voudra devenir grand parmi vous, sera votre serviteur, ◊ 44 et quiconque d’entre vous voudra devenir le premier, sera l’esclave de tous. ◊ 45 Car aussi le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie en rançon pour plusieurs.
◊ 46 Et ils arrivent à Jéricho ; et comme il sortait de Jéricho avec ses disciples et une grande foule, Bartimée l’aveugle, le fils de Timée, était assis sur le bord du chemin et mendiait. ◊ 47 Et ayant entendu dire que c’était Jésus le Nazarénien, il se mit à crier et à dire : Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! ◊ 48 Et plusieurs le reprirent afin qu’il se tût ; mais il criait d’autant plus fort : Fils de David ! aie pitié de moi ! ◊ 49 Et Jésus, s’arrêtant, dit qu’on l’appelât ; et ils appellent l’aveugle, lui disant : Aie bon courage, lève-toi, il t’appelle. ◊ 50 Et jetant loin son vêtement, il se leva en hâte et s’en vint à Jésus. ◊ 51 Et Jésus, répondant, lui dit : Que veux-tu que je te fasse ? Et l’aveugle lui dit : Rabboni, que je recouvre la vue. ◊ 52 Et Jésus lui dit : Va, ta foi t’a guéri ; et aussitôt il recouvra la vue, et il le suivit dans le chemin.
Deutéronome
34 ◊ 1 * Et Moïse monta des plaines de Moab sur le mont Nebo, le sommet du Pisga, qui est vis-à-vis de Jéricho ; et l’Éternel lui fit voir tout le pays : ◊ 2 Galaad, jusqu’à Dan, et tout Nephthali, et le pays d’Éphraïm et de Manassé, et tout le pays de Juda jusqu’à la mer d’occident, ◊ 3 et le midi, et la plaine [du Jourdain], la vallée de Jéricho, la ville des palmiers, jusqu’à Tsoar. ◊ 4 — Et l’Éternel lui dit : C’est ici le pays au sujet duquel j’ai juré à Abraham, à Isaac, et à Jacob, disant : Je le donnerai à ta semence. Je te l’ai fait voir de tes yeux, mais tu n’y passeras pas. ◊ 5 Et Moïse, serviteur de l’Éternel, mourut là dans le pays de Moab, selon la parole de l’Éternel. ◊ 6 Et il l’enterra dans la vallée, dans le pays de Moab, vis-à-vis de Beth-Péor ; et personne ne connaît son sépulcre, jusqu’à aujourd’hui.
◊ 7 Et Moïse était âgé de cent vingt ans quand il mourut ; son œil n’était pas affaibli, et sa vigueur ne s’en était pas allée. ◊ 8 — Et les fils d’Israël pleurèrent Moïse dans les plaines de Moab, trente jours ; et les jours des pleurs du deuil de Moïse furent terminés.
◊ 9 Et Josué, fils de Nun, était rempli de l’esprit de sagesse, car Moïse avait posé ses mains sur lui ; et les fils d’Israël l’écoutèrent, et firent comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse. ◊ 10 Et il ne s’est plus levé en Israël de prophète tel que Moïse, que l’Éternel ait connu face à face, ◊ 11 selon tous les signes et les merveilles que l’Éternel l’envoya faire dans le pays d’Égypte contre le Pharaon et tous ses serviteurs et tout son pays, ◊ 12 et selon toute cette main forte, et selon tous les terribles prodiges que fit Moïse aux yeux de tout Israël.
Luc
7 ◊ 1 Or, quand il eut achevé tous ses discours, le peuple l’entendant, il entra dans Capernaüm. ◊ 2 Et l’esclave d’un certain centurion, à qui il était fort cher, était malade et s’en allait mourir. ◊ 3 Et ayant ouï parler de Jésus, il envoya vers lui des anciens des Juifs, le priant de venir sauver son esclave. ◊ 4 Et étant venus à Jésus, ils le priaient instamment, disant : Il est digne que tu lui accordes cela, ◊ 5 car il aime notre nation et nous a lui-même bâti la synagogue. ◊ 6 Et Jésus alla avec eux. Et déjà comme il n’était plus guère loin de la maison, le centurion envoya des amis vers lui, lui disant : Seigneur, ne te donne pas de fatigue, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ; ◊ 7 c’est pourquoi je ne me suis pas cru digne moi-même non plus d’aller vers toi ; mais dis une parole et mon serviteur sera guéri. ◊ 8 Car moi aussi, je suis un homme placé sous l’autorité [d’autrui], ayant sous moi des soldats ; et je dis à l’un : Va, et il va ; et à un autre : Viens, et il vient ; et à mon esclave : Fais cela, et il le fait. ◊ 9 Et Jésus, ayant entendu ces choses, l’admira ; et se tournant vers la foule qui le suivait, il dit : Je vous dis que je n’ai pas trouvé, même en Israël, une si grande foi. ◊ 10 Et ceux qui avaient été envoyés, s’en étant retournés à la maison, trouvèrent bien portant l’esclave malade.
◊ 11 Et le jour suivant, il arriva que [Jésus] allait à une ville appelée Naïn, et plusieurs de ses disciples et une grande foule allaient avec lui. ◊ 12 Et comme il approchait de la porte de la ville, voici, on portait dehors un mort, fils unique de sa mère, et elle était veuve ; et une foule considérable de la ville était avec elle. ◊ 13 Et le Seigneur, la voyant, fut ému de compassion envers elle et lui dit : Ne pleure pas. ◊ 14 Et s’approchant, il toucha la bière ; et ceux qui la portaient s’arrêtèrent ; et il dit : Jeune homme, je te dis, lève-toi. ◊ 15 Et le mort se leva sur son séant, et commença à parler ; et il le donna à sa mère. ◊ 16 Et ils furent tous saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu, disant : Un grand prophète a été suscité parmi nous, et Dieu a visité son peuple. ◊ 17 Et le bruit de ce fait se répandit à son sujet dans toute la Judée et dans tout le pays d’alentour.
◊ 18 Et les disciples de Jean lui rapportèrent toutes ces choses. ◊ 19 Et ayant appelé deux de ses disciples, Jean les envoya vers Jésus, disant : Es-tu celui qui vient, ou devons-nous en attendre un autre ? ◊ 20 Et les hommes, étant venus à lui, dirent : Jean le baptiseur nous a envoyés auprès de toi, disant : Es-tu celui qui vient, ou devons-nous en attendre un autre ? ◊ 21 (En cette heure-là, il guérit plusieurs personnes de maladies et de fléaux et de mauvais esprits, et il donna la vue à plusieurs aveugles.) ◊ 22 Et Jésus, répondant, leur dit : Allez, et rapportez à Jean les choses que vous avez vues et entendues : que les aveugles recouvrent la vue, que les boiteux marchent, que les lépreux sont rendus nets, que les sourds entendent, que les morts ressuscitent, et que l’évangile est annoncé aux pauvres. ◊ 23 Et bienheureux est quiconque n’aura pas été scandalisé en moi.
◊ 24 Et lorsque les messagers de Jean s’en furent allés, il se mit à dire de Jean aux foules : Qu’êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité par le vent ? ◊ 25 Mais qu’êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu de vêtements précieux ? Voici, ceux qui sont vêtus magnifiquement et qui vivent dans les délices, sont dans les palais des rois. ◊ 26 Mais qu’êtes-vous allés voir ? Un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète. ◊ 27 C’est ici celui dont il est écrit : « Voici, j’envoie mon messager devant ta face, lequel préparera ton chemin devant toi » ; ◊ 28 car je vous dis : Parmi ceux qui sont nés de femme, il n’y a aucun prophète plus grand que Jean le baptiseur ; mais le moindre dans le royaume de Dieu est plus grand que lui. ◊ 29 (Et tout le peuple qui entendait cela, et les publicains, justifiaient Dieu, ayant été baptisés du baptême de Jean ; ◊ 30 mais les pharisiens et les docteurs de la loi rejetaient contre eux-mêmes le conseil de Dieu, n’ayant pas été baptisés par lui.) ◊ 31 À qui donc comparerai-je les hommes de cette génération, et à qui ressemblent-ils ? ◊ 32 Ils sont semblables à des petits enfants qui sont assis au marché et qui crient les uns aux autres et disent : Nous vous avons joué de la flûte et vous n’avez pas dansé ; nous vous avons chanté des complaintes et vous n’avez pas pleuré. ◊ 33 Car Jean le baptiseur est venu, ne mangeant pas de pain et ne buvant pas de vin, et vous dites : Il a un démon. ◊ 34 Le fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et vous dites : Voici un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des pécheurs. ◊ 35 Et la sagesse a été justifiée par tous ses enfants.
◊ 36 Et un des pharisiens le pria de manger avec lui. Et entrant dans la maison du pharisien, il se mit à table. ◊ 37 Et voici, une femme dans la ville, qui était une pécheresse, et qui savait qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre [plein] de parfum ; ◊ 38 et se tenant derrière à ses pieds, et pleurant, elle se mit à les arroser de ses larmes, et elle les essuyait avec les cheveux de sa tête, et couvrait ses pieds de baisers, et les oignait avec le parfum. ◊ 39 Et le pharisien qui l’avait convié, voyant cela, dit en lui-même : Celui-ci, s’il était prophète, saurait qui et quelle est cette femme qui le touche, car c’est une pécheresse. ◊ 40 Et Jésus, répondant, lui dit : Simon, j’ai quelque chose à te dire. Et il dit : Maître, dis-le. ◊ 41 Un créancier avait deux débiteurs : l’un lui devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante ; ◊ 42 et comme ils n’avaient pas de quoi payer, il quitta la dette à l’un et à l’autre. Dis donc lequel des deux l’aimera le plus. ◊ 43 Et Simon, répondant, dit : J’estime que c’est celui à qui il a été quitté davantage. Et il lui dit : Tu as jugé justement. ◊ 44 Et se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison ; tu ne m’as pas donné d’eau pour mes pieds, mais elle a arrosé mes pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux. ◊ 45 Tu ne m’as pas donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, n’a pas cessé de couvrir mes pieds de baisers. ◊ 46 Tu n’as pas oint ma tête d’huile, mais elle a oint mes pieds avec un parfum. ◊ 47 C’est pourquoi je te dis : Ses nombreux péchés sont pardonnés, car elle a beaucoup aimé ; mais celui à qui il est peu pardonné, aime peu. ◊ 48 Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés. ◊ 49 Et ceux qui étaient à table avec lui, se mirent à dire en eux-mêmes : Qui est celui-ci qui même pardonne les péchés ? ◊ 50 Et il dit à la femme : Ta foi t’a sauvée, va-t’en en paix.
Habakuk
2 ◊ 1 * Je me placerai en observation et je me tiendrai sur la tour, et je veillerai pour voir ce qu’il me dira, et ce que je répliquerai quand il contestera avec moi.
◊ 2 Et l’Éternel me répondit et dit : Écris la vision et grave-la sur des tablettes, afin que celui qui la lit puisse courir. ◊ 3 Car la vision est encore pour un temps déterminé, et elle parle de la fin, et ne mentira pas. Si elle tarde, attends-la, car elle viendra sûrement, elle ne sera pas différée. ◊ 4 Voici, son âme enflée d’orgueil n’est pas droite en lui ; mais le juste vivra par sa foi. ◊ 5 Et bien plus, le vin est perfide ; [cet] homme est arrogant et ne se tient pas tranquille, lui qui élargit son désir comme le shéol, et est comme la mort, et ne peut être rassasié ; et il rassemble vers lui toutes les nations, et recueille vers lui tous les peuples. ◊ 6 Tous ceux-ci ne proféreront-ils pas sur lui un proverbe, et une allégorie [et] des énigmes contre lui ? Et ils diront : Malheur à qui accumule ce qui n’est pas à lui :… jusques à quand ? — et qui se charge d’un fardeau de gages ! ◊ 7 Ne se lèveront-ils pas subitement, ceux qui te mordront ? et ne s’éveilleront-ils pas, ceux qui te tourmenteront ? et tu seras leur proie. ◊ 8 Car tu as pillé beaucoup de nations, [et] tout le reste des peuples te pillera, à cause du sang des hommes et de la violence [faite] au pays, à la ville, et à tous ceux qui y habitent.
◊ 9 Malheur à qui fait un gain inique pour sa maison, afin de placer haut son nid, pour échapper à la main du malheur. ◊ 10 Tu as pris conseil pour [couvrir de] honte ta maison, pour détruire beaucoup de peuples, et tu as péché contre ta propre âme. ◊ 11 Car de la muraille, la pierre crie, et de la charpente, le chevron répond ! ◊ 12 Malheur à celui qui bâtit une ville avec du sang et qui établit une cité sur l’iniquité ! ◊ 13 Voici, n’est-ce pas de par l’Éternel des armées que les peuples travaillent pour le feu, et que les peuplades se lassent pour néant ? ◊ 14 Car la terre sera pleine de la connaissance de la gloire de l’Éternel, comme les eaux couvrent [le fond de] la mer. ◊ 15 Malheur à celui qui donne à boire à son prochain, — à toi qui verses ton outre, et qui aussi enivres, afin que tu regardes leur nudité ! ◊ 16 Tu t’es rassasié d’ignominie plus que de gloire ; bois, toi aussi, et découvre ton incirconcision ! La coupe de la droite de l’Éternel s’est tournée vers toi, et il y aura un honteux vomissement sur ta gloire. ◊ 17 Car la violence [faite] au Liban te couvrira, et la destruction qui effraya les bêtes, à cause du sang des hommes, et de la violence [faite] au pays, à la ville et à tous ceux qui y habitent. ◊ 18 De quel profit est l’image taillée, que l’ouvrier l’ait taillée ? [À quoi sert] l’image de fonte, enseignant le mensonge, pour que l’ouvrier se confie en sa propre œuvre pour faire des idoles muettes ? ◊ 19 Malheur à celui qui dit au bois : Réveille-toi ! — à la pierre muette : Lève-toi ! Elle, elle enseignerait ? Voici, elle est plaquée d’or et d’argent, et il n’y a aucun souffle au-dedans d’elle. ◊ 20 L’Éternel est dans le palais de sa sainteté :… que toute la terre fasse silence devant lui !
Hébreux
3 ◊ 1 C’est pourquoi, frères saints, participants à l’appel céleste, considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de notre confession, Jésus, ◊ 2 qui est fidèle à celui qui l’a établi, comme Moïse aussi [l’a été] dans toute sa maison. ◊ 3 Car celui-là a été jugé digne d’une gloire d’autant plus grande que celle de Moïse, que celui qui a bâti la maison a plus d’honneur que la maison. ◊ 4 Car toute maison est bâtie par quelqu’un ; mais celui qui a bâti toutes choses, est Dieu. ◊ 5 Et Moïse a bien été fidèle dans toute sa maison, comme serviteur, en témoignage des choses qui devaient être dites ; ◊ 6 mais Christ, comme Fils, sur sa maison ; et nous sommes sa maison, si du moins nous retenons ferme jusqu’au bout la confiance et la gloire de l’espérance.
◊ 7 C’est pourquoi, — comme dit l’Esprit Saint : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, ◊ 8 n’endurcissez pas vos cœurs comme dans l’irritation au jour de la tentation dans le désert, ◊ 9 où vos pères m’ont tenté en m’éprouvant, et ont vu mes œuvres durant quarante ans. ◊ 10 C’est pourquoi j’ai été indigné contre cette génération, et j’ai dit : Ils s’égarent toujours dans leur cœur et ils n’ont point connu mes voies. ◊ 11 Ainsi je jurai dans ma colère : S’ils entrent dans mon repos ! ». ◊ 12 Prenez garde, frères, qu’il n’y ait en quelqu’un de vous un méchant cœur d’incrédulité, en ce qu’il abandonne le Dieu vivant ; ◊ 13 mais exhortez-vous l’un l’autre chaque jour, aussi longtemps qu’il est dit : « Aujourd’hui », afin qu’aucun d’entre vous ne s’endurcisse par la séduction du péché. ◊ 14 Car nous sommes devenus les compagnons du Christ, si du moins nous retenons ferme jusqu’au bout le commencement de notre assurance, ◊ 15 selon qu’il est dit : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs, comme dans l’irritation. » ◊ 16 (Car qui sont ceux qui, l’ayant entendu, l’irritèrent ? Mais [est-ce que ce ne furent] pas tous ceux qui sont sortis d’Égypte par Moïse ? ◊ 17 Et contre lesquels fut-il indigné durant quarante ans ? N’est-ce pas contre ceux qui ont péché et dont les corps sont tombés dans le désert ? ◊ 18 Et auxquels jura-t-il qu’ils n’entreraient pas dans son repos, sinon à ceux qui ont désobéi ? ◊ 19 Et nous voyons qu’ils n’y purent entrer à cause de [l’]incrédulité.)
Hébreux
1 ◊ 1 Dieu ayant autrefois, à plusieurs reprises et en plusieurs manières, parlé aux pères par les prophètes, ◊ 2 à la fin de ces jours-là, nous a parlé dans [le] Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel aussi il a fait les mondes, ◊ 3 qui, étant le resplendissement de sa gloire et l’empreinte de sa substance, et soutenant toutes choses par la parole de sa puissance, ayant fait par lui-même la purification des péchés, s’est assis à la droite de la majesté dans les hauts [lieux] ; ◊ 4 étant devenu d’autant plus excellent que les anges, qu’il a hérité d’un nom plus excellent qu’eux. ◊ 5 Car auquel des anges a-t-il jamais dit : « Tu es mon Fils, moi je t’ai aujourd’hui engendré » ? Et encore : « Moi, je lui serai pour père, et lui me sera pour fils » ? ◊ 6 Et encore, quand il introduit le Premier-né dans le monde habité, il dit : « Et que tous les anges de Dieu lui rendent hommage ». ◊ 7 Et quant aux anges, il dit : « Qui fait ses anges des esprits, et ses ministres une flamme de feu ». ◊ 8 Mais quant au Fils : « Ton trône, ô Dieu, [est] aux siècles des siècles ; c’est un sceptre de droiture que le sceptre de ton règne ; ◊ 9 tu as aimé la justice et haï l’iniquité ; c’est pourquoi Dieu, ton Dieu, t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes compagnons ». ◊ 10 Et : « Toi, dans les commencements, *Seigneur, tu as fondé la terre, et les cieux sont les œuvres de tes mains : ◊ 11 eux, ils périront, mais toi, tu demeures ; et ils vieilliront tous comme un habit, ◊ 12 et tu les plieras comme un vêtement, et ils seront changés ; mais toi, tu es le même, et tes ans ne cesseront point ». ◊ 13 Et auquel des anges a-t-il jamais dit : « Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis pour marchepied de tes pieds » ? ◊ 14 Ne sont-ils pas tous des esprits administrateurs, envoyés pour servir en faveur de ceux qui vont hériter du salut ?
Hébreux
7 ◊ 1 Car ce Melchisédec, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très-haut, qui alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, et qui le bénit, ◊ 2 auquel aussi Abraham donna pour part la dîme de tout, premièrement, étant interprété, roi de justice, et puis aussi roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix ; ◊ 3 sans père, sans mère, sans généalogie, n’ayant ni commencement de jours, ni fin de vie, mais assimilé au Fils de Dieu, demeure sacrificateur à perpétuité. ◊ 4 Mais considérez combien grand était celui à qui même Abraham donna une dîme du butin, lui le patriarche. ◊ 5 Et ceux d’entre les fils de Lévi qui reçoivent la sacrificature ont bien un commandement de dîmer le peuple selon la loi, c’est-à-dire leurs frères, bien qu’ils soient sortis des reins d’Abraham ; ◊ 6 mais celui qui ne tire pas généalogiquement son origine d’eux, a dîmé Abraham et a béni celui qui avait les promesses. ◊ 7 Or, sans contredit, le moindre est béni par celui qui est plus excellent. ◊ 8 Et ici, des hommes qui meurent reçoivent des dîmes ; mais là, celui de qui il est rendu témoignage qu’il vit ; ◊ 9 et, pour ainsi dire, Lévi même, qui reçoit des dîmes, a été dîmé en Abraham, ◊ 10 car il était encore dans les reins de son père quand Melchisédec alla au-devant de lui.
◊ 11 Si donc la perfection était par la sacrificature lévitique (car c’est en relation avec elle que le peuple a reçu sa loi,) quel besoin était-il encore qu’un autre sacrificateur se levât selon l’ordre de Melchisédec et qui ne fût pas nommé selon l’ordre d’Aaron ? ◊ 12 Car la sacrificature étant changée, il y a aussi par nécessité un changement de loi. ◊ 13 Car celui à l’égard duquel ces choses sont dites appartient à une autre tribu, dont personne n’a été attaché à l’autel ; ◊ 14 car il est évident que notre Seigneur a surgi de Juda, tribu à l’égard de laquelle Moïse n’a rien dit concernant des sacrificateurs. ◊ 15 Et cela est encore bien plus évident, si, à la ressemblance de Melchisédec, un autre sacrificateur se lève, ◊ 16 qui n’a pas été établi selon la loi d’un commandement charnel, mais selon la puissance d’une vie impérissable. ◊ 17 Car [ce] témoignage [lui] est rendu : « Tu es sacrificateur pour l’éternité, selon l’ordre de Melchisédec ».
◊ 18 Car il y a abrogation du commandement qui a précédé, à cause de sa faiblesse et de son inutilité ◊ 19 (car la loi n’a rien amené à la perfection), et introduction d’une meilleure espérance par laquelle nous approchons de Dieu. ◊ 20 Et en tant que [cela n’a] pas [eu lieu] sans serment ◊ 21 (car ceux-là sont devenus sacrificateurs sans serment, mais celui-ci [l’est devenu] avec serment, par celui qui a dit de lui : « Le *Seigneur a juré et ne se repentira pas : Tu es sacrificateur pour l’éternité [selon l’ordre de Melchisédec] »), ◊ 22 c’est d’une alliance d’autant meilleure que Jésus a été fait le garant. ◊ 23 Et ceux-là étaient plusieurs sacrificateurs, parce que la mort les empêchait de demeurer ; ◊ 24 mais celui-ci, parce qu’il demeure éternellement, a la sacrificature qui ne se transmet pas. ◊ 25 De là vient aussi qu’il peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder pour eux. ◊ 26 Car un tel souverain sacrificateur nous convenait, saint, innocent, sans souillure, séparé des pécheurs, et élevé plus haut que les cieux, ◊ 27 qui n’est pas journellement dans la nécessité, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple ; car cela, il l’a fait une fois pour toutes, s’étant offert lui-même. ◊ 28 Car la loi établit pour souverains sacrificateurs des hommes qui sont dans l’infirmité, mais la parole du serment, qui est après la loi, [établit] un Fils qui est consommé pour l’éternité.
Matthieu
5 ◊ 1 Or, voyant les foules, il monta sur la montagne ; et lorsqu’il se fut assis, ses disciples s’approchèrent de lui ; ◊ 2 et ayant ouvert la bouche, il les enseignait, disant : ◊ 3 Bienheureux les pauvres en esprit, car c’est à eux qu’est le royaume des cieux ; ◊ 4 bienheureux ceux qui mènent deuil, car c’est eux qui seront consolés ; ◊ 5 bienheureux les débonnaires, car c’est eux qui hériteront de la terre ; ◊ 6 bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car c’est eux qui seront rassasiés ; ◊ 7 bienheureux les miséricordieux, car c’est à eux que miséricorde sera faite ; ◊ 8 bienheureux ceux qui sont purs de cœur, car c’est eux qui verront Dieu ; ◊ 9 bienheureux ceux qui procurent la paix, car c’est eux qui seront appelés fils de Dieu ; ◊ 10 bienheureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice, car c’est à eux qu’est le royaume des cieux. ◊ 11 Vous êtes bienheureux quand on vous injuriera, et qu’on vous persécutera, et qu’on dira, en mentant, toute espèce de mal contre vous, à cause de moi. ◊ 12 Réjouissez-vous et tressaillez de joie, car votre récompense est grande dans les cieux ; car on a persécuté ainsi les prophètes qui ont été avant vous.
◊ 13 Vous êtes le sel de la terre ; mais si le sel a perdu sa saveur, avec quoi sera-t-il salé ? Il n’est plus bon à rien qu’à être jeté dehors et à être foulé aux pieds par les hommes.
◊ 14 Vous êtes la lumière du monde : une ville située sur une montagne ne peut être cachée. ◊ 15 Aussi n’allume-t-on pas une lampe pour la mettre ensuite sous le boisseau, mais sur le pied de lampe ; et elle luit pour tous ceux qui sont dans la maison. ◊ 16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, en sorte qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.
◊ 17 Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes : je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir ; ◊ 18 car, en vérité, je vous dis : Jusqu’à ce que le ciel et la terre passent, un seul iota ou un seul trait de lettre ne passera point de la loi, que tout ne soit accompli. ◊ 19 Quiconque donc aura supprimé l’un de ces plus petits commandements et aura enseigné ainsi les hommes, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; et quiconque l’aura pratiqué et enseigné, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. ◊ 20 Car je vous dis que, si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux.
◊ 21 Vous avez ouï qu’il a été dit aux anciens : « Tu ne tueras pas ; et quiconque tuera, sera passible du jugement ». ◊ 22 Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère légèrement contre son frère sera passible du jugement ; et quiconque dira à son frère : « Raca », sera passible [du jugement] du sanhédrin ; et quiconque dira « fou », sera passible de la géhenne du feu. ◊ 23 Si donc tu offres ton don à l’autel, et que là il te souvienne que ton frère a quelque chose contre toi, ◊ 24 laisse là ton don devant l’autel, et va d’abord, réconcilie-toi avec ton frère ; et alors viens et offre ton don. ◊ 25 Mets-toi promptement d’accord avec ta partie adverse, pendant que tu es en chemin avec elle, de peur que ta partie adverse ne te livre au juge, et que le juge ne te livre au sergent, et que tu ne sois jeté en prison ; ◊ 26 en vérité, je te dis : Tu ne sortiras point de là, jusqu’à ce que tu aies payé le dernier quadrant.
◊ 27 Vous avez ouï qu’il a été dit : « Tu ne commettras pas adultère ». ◊ 28 Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter, a déjà commis adultère avec elle dans son cœur. ◊ 29 Mais si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un de tes membres périsse, et que tout ton corps ne soit pas jeté dans la géhenne. ◊ 30 Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un de tes membres périsse, et que tout ton corps ne soit pas jeté dans la géhenne.
◊ 31 Il a été dit aussi : « Si quelqu’un répudie sa femme, qu’il lui donne une lettre de divorce ». ◊ 32 Mais moi, je vous dis que quiconque répudiera sa femme, si ce n’est pour cause de fornication, la fait commettre adultère ; et quiconque épousera une femme répudiée, commet adultère.
◊ 33 Vous avez encore ouï qu’il a été dit aux anciens : « Tu ne te parjureras pas, mais tu rendras justement au *Seigneur tes serments ». ◊ 34 Mais moi, je vous dis de ne pas jurer du tout ; ni par le ciel, car il est le trône de Dieu ; ◊ 35 ni par la terre, car elle est le marchepied de ses pieds ; ni par Jérusalem, car elle est la ville du grand Roi. ◊ 36 Tu ne jureras pas non plus par ta tête, car tu ne peux faire blanc ou noir un cheveu. ◊ 37 Mais que votre parole soit : Oui, oui ; non, non ; car ce qui est de plus vient du mal.
◊ 38 Vous avez ouï qu’il a été dit : « Œil pour œil, et dent pour dent ». ◊ 39 Mais moi, je vous dis : Ne résistez pas au mal ; mais si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre ; ◊ 40 et à celui qui veut plaider contre toi et t’ôter ta tunique, laisse-lui encore le manteau ; ◊ 41 et si quelqu’un veut te contraindre de faire un mille, vas-en deux avec lui. ◊ 42 Donne à qui te demande, et ne te détourne pas de qui veut emprunter de toi.
◊ 43 Vous avez ouï qu’il a été dit : « Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi ». ◊ 44 Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, [bénissez, et priez pour ceux qui [vous font du tort et] vous persécutent, ◊ 45 en sorte que vous soyez les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et envoie sa pluie sur les justes et sur les injustes. ◊ 46 Car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense avez-vous ? Les publicains même n’en font-ils pas autant ? ◊ 47 Et si vous saluez vos frères seulement, que faites-vous de plus [que les autres] ? Les nations même ne font-elles pas ainsi ? ◊ 48 Vous, soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait.
Hébreux
5 ◊ 1 Car tout souverain sacrificateur pris d’entre les hommes est établi pour les hommes dans les choses qui concernent Dieu, afin qu’il offre et des dons et des sacrifices pour les péchés, ◊ 2 étant capable d’avoir de l’indulgence pour les ignorants et les errants, puisqu’il est aussi lui-même enveloppé d’infirmité ; ◊ 3 et, à cause de cette infirmité, il doit offrir pour les péchés, comme pour le peuple, ainsi aussi pour lui-même. ◊ 4 Or nul ne s’arroge cet honneur ; mais [seulement] s’il est appelé de Dieu, ainsi que le fut aussi Aaron. ◊ 5 De même le Christ aussi ne s’est pas glorifié lui-même pour être fait souverain sacrificateur, mais celui-là [l’a glorifié] qui lui a dit : « Tu es mon Fils ; moi je t’ai aujourd’hui engendré » ; ◊ 6 comme il dit aussi dans un autre passage : « Tu es sacrificateur pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédec » ; ◊ 7 — qui, durant les jours de sa chair, ayant offert, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, ◊ 8 quoiqu’il fût Fils, a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes ; ◊ 9 et ayant été consommé, il est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l’auteur du salut éternel, ◊ 10 étant salué par Dieu souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédec, ◊ 11 au sujet duquel nous avons beaucoup de choses à dire et qui sont difficiles à expliquer, puisque vous êtes devenus paresseux à écouter. ◊ 12 Car lorsque vous devriez être des docteurs, vu le temps, vous avez de nouveau besoin qu’on vous enseigne quels sont les premiers rudiments des oracles de Dieu, et vous êtes devenus tels, que vous avez besoin de lait et non de nourriture solide ; ◊ 13 car quiconque use de lait est inexpérimenté dans la parole de la justice, car il est un petit enfant ; ◊ 14 mais la nourriture solide est pour les hommes faits, qui, par le fait de l’habitude, ont les sens exercés à discerner le bien et le mal.
Juges
21 ◊ 1 Et les hommes d’Israël jurèrent à Mitspa, disant : Nul de nous ne donnera sa fille pour femme à Benjamin. ◊ 2 Et le peuple vint à Béthel, et ils demeurèrent là jusqu’au soir devant Dieu ; et ils élevèrent leur voix et pleurèrent amèrement, ◊ 3 et dirent : Éternel, Dieu d’Israël, pourquoi ceci est-il arrivé en Israël, qu’il manque aujourd’hui à Israël une tribu ? ◊ 4 Et le lendemain, il arriva que le peuple se leva de bonne heure et bâtit là un autel ; et ils offrirent des holocaustes et des sacrifices de prospérités. ◊ 5 Et les fils d’Israël dirent : Qui est celui qui n’est pas monté vers l’Éternel, dans la congrégation, d’entre toutes les tribus d’Israël ? Car un grand serment avait été [fait] contre celui qui ne monterait pas vers l’Éternel, à Mitspa, disant : Il sera certainement mis à mort. ◊ 6 Et les fils d’Israël se repentirent à l’égard de Benjamin, leur frère, et ils dirent : Une tribu a été aujourd’hui retranchée d’Israël. ◊ 7 Que ferons-nous pour ceux qui restent, pour qu’ils aient des femmes, vu que nous avons juré par l’Éternel de ne pas leur donner de nos filles pour femmes ? ◊ 8 Et ils dirent : Y a-t-il quelqu’un d’entre les tribus d’Israël qui ne soit pas monté vers l’Éternel à Mitspa ? Or voici, aucun homme de Jabès de Galaad n’était venu au camp, à la congrégation. ◊ 9 Et le peuple fut dénombré : et voici, il n’y avait là aucun homme des habitants de Jabès de Galaad. ◊ 10 Et l’assemblée y envoya douze mille d’entre les vaillants hommes, et on leur commanda, disant : Allez, et frappez les habitants de Jabès de Galaad par le tranchant de l’épée, et les femmes et les enfants. ◊ 11 Et voici ce que vous ferez : vous exterminerez tout mâle, ainsi que toute femme qui aura eu compagnie d’homme. ◊ 12 Et ils trouvèrent parmi les habitants de Jabès de Galaad quatre cents jeunes filles vierges qui n’avaient point connu d’homme en couchant avec lui ; et ils les amenèrent dans le camp, à Silo, qui est dans le pays de Canaan. ◊ 13 Et toute l’assemblée envoya parler aux fils de Benjamin, qui étaient au rocher de Rimmon, et leur annonça la paix. ◊ 14 Et, en ce temps-là, Benjamin revint, et on leur donna les femmes qu’on avait laissé vivre d’entre les femmes de Jabès de Galaad ; mais ainsi ils n’en trouvèrent pas assez pour eux.
◊ 15 Et le peuple se repentait au sujet de Benjamin, parce que l’Éternel avait fait une brèche dans les tribus d’Israël. ◊ 16 Et les anciens de l’assemblée dirent : Que ferons-nous pour ceux qui restent, pour qu’ils aient des femmes, car les femmes ont été détruites en Benjamin ? ◊ 17 Et ils dirent : Il faut une possession pour ceux de Benjamin qui sont réchappés, afin qu’une tribu ne soit pas effacée d’Israël. ◊ 18 Et nous, nous ne pouvons pas leur donner des femmes d’entre nos filles ; car les fils d’Israël ont juré, disant : Maudit celui qui donne une femme à Benjamin ! ◊ 19 Et ils dirent : Voici, il y a tous les ans une fête à l’Éternel à Silo, qui est au nord de Béthel, au soleil levant de la route qui monte de Béthel à Sichem, et au midi de Lebona. ◊ 20 Et ils commandèrent aux fils de Benjamin, disant : Allez, et mettez-vous en embuscade dans les vignes. ◊ 21 Et vous regarderez, et voici, quand les filles de Silo sortiront en chœurs pour danser, alors vous sortirez des vignes et vous ravirez pour vous, chacun sa femme d’entre les filles de Silo, et vous vous en irez dans le pays de Benjamin. ◊ 22 Et s’il arrive que leurs pères ou leurs frères viennent nous quereller, nous leur dirons : Usez de grâce envers nous à leur sujet, car nous n’avons pas reçu chacun sa femme par la guerre ; car ce n’est pas vous qui les leur avez données, de sorte que vous soyez coupables maintenant. ◊ 23 Et les fils de Benjamin firent ainsi, et enlevèrent des femmes selon leur nombre, d’entre les danseuses dont ils s’emparèrent ; et ils s’en allèrent et retournèrent dans leur héritage, et rebâtirent les villes et y habitèrent. ◊ 24 Et les fils d’Israël s’en allèrent de là, en ce temps-là, chacun dans sa tribu et dans sa famille ; et ils partirent de là chacun pour son héritage.
◊ 25 En ces jours-là, il n’y avait pas de roi en Israël ; chacun faisait ce qui était bon à ses yeux.
Matthieu
6 ◊ 1 Prenez garde de ne pas faire votre aumône devant les hommes, pour être vus par eux ; autrement vous n’avez pas de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. ◊ 2 Quand donc tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, pour être glorifiés par les hommes. En vérité, je vous dis : ils ont déjà leur récompense ! ◊ 3 Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, ◊ 4 en sorte que ton aumône soit [faite] dans le secret ; et ton Père qui voit dans le secret, te récompensera.
◊ 5 Et quand tu pries, ne sois pas comme les hypocrites, car ils aiment à prier en se tenant debout dans les synagogues et aux coins des rues, en sorte qu’ils soient vus des hommes. En vérité, je vous dis : ils ont déjà leur récompense ! ◊ 6 Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, et ayant fermé ta porte, prie ton Père qui [demeure] dans le secret ; et ton Père qui voit dans le secret, te récompensera. ◊ 7 Et quand vous priez, n’usez pas de vaines redites, comme ceux des nations, car ils s’imaginent qu’ils seront exaucés en parlant beaucoup. ◊ 8 Ne leur ressemblez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. ◊ 9 Vous donc, priez ainsi : Notre Père qui es dans les cieux, que ton nom soit sanctifié ; ◊ 10 que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite, comme dans le ciel, aussi sur la terre. ◊ 11 Donne-nous aujourd’hui le pain qu’il nous faut ; ◊ 12 et remets-nous nos dettes, comme nous aussi nous remettons à nos débiteurs ; ◊ 13 et ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du mal. ◊ 14 Car si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi à vous ; ◊ 15 mais si vous ne pardonnez pas aux hommes leurs fautes, votre Père ne pardonnera pas non plus vos fautes.
◊ 16 Et quand vous jeûnez, ne prenez pas, comme les hypocrites, un air morne, car ils donnent à leur visage un air défait, en sorte qu’il paraisse aux hommes qu’ils jeûnent. En vérité, je vous dis : ils ont déjà leur récompense ! ◊ 17 Mais toi, quand tu jeûnes, oins ta tête et lave ton visage, ◊ 18 en sorte qu’il ne paraisse pas aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui [demeure] dans le secret ; et ton Père qui voit dans le secret, te récompensera.
◊ 19 Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille gâtent, et où les voleurs percent et dérobent ; ◊ 20 mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où ni la teigne ni la rouille ne gâtent, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent ; ◊ 21 car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur.
◊ 22 La lampe du corps, c’est l’œil ; si donc ton œil est simple, ton corps tout entier sera [plein de] lumière ; ◊ 23 mais si ton œil est méchant, ton corps tout entier sera ténébreux ; si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes les ténèbres !
◊ 24 Nul ne peut servir deux maîtres ; car, ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre : vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. ◊ 25 C’est pourquoi je vous dis : Ne soyez pas en souci pour votre vie, de ce que vous mangerez et de ce que vous boirez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus : la vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? ◊ 26 Regardez aux oiseaux du ciel : ils ne sèment, ni ne moissonnent, ni n’assemblent dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup mieux qu’eux ? ◊ 27 Et qui d’entre vous, par le souci qu’il se donne, peut ajouter une coudée à sa taille ? ◊ 28 Et pourquoi êtes-vous en souci du vêtement ? Étudiez les lis des champs, comment ils croissent : ils ne travaillent ni ne filent ; ◊ 29 cependant je vous dis que, même Salomon dans toute sa gloire, n’était pas vêtu comme l’un d’eux. ◊ 30 Et si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs qui est aujourd’hui, et qui demain est jetée dans le four, ne vous [vêtira-t-il] pas beaucoup plutôt, gens de petite foi ? ◊ 31 Ne soyez donc pas en souci, disant : Que mangerons-nous ? ou que boirons-nous ? ou de quoi serons-nous vêtus ? ◊ 32 car les nations recherchent toutes ces choses ; car votre Père céleste sait que vous avez besoin de toutes ces choses ; ◊ 33 mais cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par-dessus. ◊ 34 Ne soyez donc pas en souci pour le lendemain, car le lendemain sera en souci de lui-même : à chaque jour suffit sa peine.
Hébreux
9 ◊ 1 La première donc avait aussi des ordonnances pour le culte, et le sanctuaire, un [sanctuaire] terrestre. ◊ 2 Car un tabernacle fut construit, — le premier, qui est appelé saint, dans lequel était le chandelier, et la table, et la proposition des pains ; ◊ 3 et, après le second voile, un tabernacle qui est appelé saint des saints, ◊ 4 ayant l’encensoir d’or, et l’arche de l’alliance entièrement couverte d’or tout autour, dans laquelle était la cruche d’or qui renfermait la manne, et la verge d’Aaron qui avait bourgeonné, et les tables de l’alliance ; ◊ 5 et, au-dessus de l’arche, des chérubins de gloire ombrageant le propitiatoire ; sur quoi nous n’avons pas à parler dans ce moment en détail.
◊ 6 Or ces choses étant ainsi disposées, les sacrificateurs entrent constamment dans le premier tabernacle, accomplissant le service ; ◊ 7 mais, dans le second, le seul souverain sacrificateur, une fois l’an, non sans du sang qu’il offre pour lui-même et pour les fautes du peuple, ◊ 8 l’Esprit Saint indiquant ceci : le chemin des lieux saints n’a pas encore été manifesté, tandis que le premier tabernacle a encore sa place, ◊ 9 lequel est une figure pour le temps présent, dans lequel sont offerts des dons et des sacrifices qui ne peuvent pas rendre parfait quant à la conscience celui qui rend le culte, ◊ 10 [culte qui consiste] seulement en viandes, en breuvages, en diverses ablutions, ordonnances charnelles imposées jusqu’au temps du redressement. ◊ 11 Mais Christ étant venu, souverain sacrificateur des biens à venir, par le tabernacle plus grand et plus parfait qui n’est pas fait de main, c’est-à-dire qui n’est pas de cette création, ◊ 12 et non avec le sang de boucs et de veaux, mais avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle. ◊ 13 Car si le sang de boucs et de taureaux, — et la cendre d’une génisse avec laquelle on fait aspersion sur ceux qui sont souillés, — sanctifie pour la pureté de la chair, ◊ 14 combien plus le sang du Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, pour que vous serviez le Dieu vivant ! ◊ 15 Et c’est pourquoi il est médiateur d’une nouvelle alliance, en sorte que, la mort étant intervenue pour la rançon des transgressions qui étaient sous la première alliance, ceux qui sont appelés reçoivent l’héritage éternel qui a été promis. ◊ 16 (Car là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur intervienne ; ◊ 17 car un testament est valide lorsque la mort est intervenue, puisqu’il n’a pas de force tant que le testateur vit.) ◊ 18 De là vient qu’aussi la première [alliance] n’a pas été inaugurée sans du sang. ◊ 19 Car chaque commandement, pour ce qui concerne la loi, ayant été proclamé par Moïse à tout le peuple, il prit le sang des veaux et des boucs, avec de l’eau et de la laine écarlate et de l’hysope, et en fit aspersion sur le livre lui-même et sur tout le peuple, ◊ 20 en disant : « C’est ici le sang de l’alliance que Dieu vous a ordonnée ». ◊ 21 Et, de la même manière, il fit aspersion du sang sur le tabernacle aussi et sur tous les ustensiles du service. ◊ 22 Et presque toutes choses sont purifiées par du sang, selon la loi ; et sans effusion de sang il n’y a pas de rémission. ◊ 23 Il était donc nécessaire que les images des choses qui sont dans les cieux fussent purifiées par de telles choses, mais que les choses célestes elles-mêmes le fussent par de meilleurs sacrifices que ceux-là. ◊ 24 Car le Christ n’est pas entré dans des lieux saints faits de main, copies des vrais, mais dans le ciel même, afin de paraître maintenant pour nous devant la face de Dieu, ◊ 25 — ni, non plus, afin de s’offrir lui-même plusieurs fois, ainsi que le souverain sacrificateur entre dans les lieux saints chaque année avec un sang autre [que le sien] ◊ 26 (puisque [dans ce cas] il aurait fallu qu’il souffrît plusieurs fois depuis la fondation du monde) ; mais maintenant, en la consommation des siècles, il a été manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice. ◊ 27 Et comme il est réservé aux hommes de mourir une fois, — et après cela [le] jugement, ◊ 28 ainsi le Christ aussi, ayant été offert une fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra une seconde fois, sans péché, à salut à ceux qui l’attendent.
Jude
1 ◊ 1 Jude, esclave de Jésus Christ et frère de Jacques, aux appelés, bien-aimés en Dieu le Père, et conservés en Jésus Christ : ◊ 2 Que la miséricorde, et la paix, et l’amour vous soient multipliés !
◊ 3 Bien-aimés, quand j’usais de toute diligence pour vous écrire de notre commun salut, je me suis trouvé dans la nécessité de vous écrire afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a été une fois enseignée aux saints ; ◊ 4 car certains hommes se sont glissés [parmi les fidèles], inscrits jadis à l’avance pour ce jugement, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient notre seul maître et seigneur, Jésus Christ.
◊ 5 Or je désire vous rappeler, à vous qui une fois saviez tout, que le Seigneur, ayant délivré le peuple du pays d’Égypte, a détruit ensuite ceux qui n’ont pas cru ; ◊ 6 — et qu’il a réservé dans des liens éternels, sous l’obscurité, pour le jugement du grand jour, les anges qui n’ont pas gardé leur origine, mais qui ont abandonné leur propre demeure ; ◊ 7 comme Sodome et Gomorrhe, et les villes d’alentour, s’étant abandonnées à la fornication de la même manière que ceux-là, et étant allées après une autre chair, sont là comme exemple, subissant la peine d’un feu éternel. ◊ 8 De la même manière cependant, ces rêveurs aussi souillent la chair, et méprisent la domination, et injurient les dignités. ◊ 9 Mais Michel l’archange, quand, discutant avec le diable, il contestait touchant le corps de Moïse, n’osa pas proférer de jugement injurieux contre [lui] ; mais il dit : Que le *Seigneur te censure ! ◊ 10 Mais ceux-ci, ils injurient tout ce qu’ils ne connaissent pas, et se corrompent dans tout ce qu’ils comprennent naturellement comme des bêtes sans raison. ◊ 11 Malheur à eux, car ils ont marché dans le chemin de Caïn, et se sont abandonnés à l’erreur de Balaam pour une récompense, et ont péri dans la contradiction de Coré. ◊ 12 Ceux-ci, ils sont des taches dans vos agapes, faisant des festins avec vous sans crainte, se repaissant eux-mêmes : nuées sans eau, emportées par les vents ; arbres d’automne, sans fruit, deux fois morts, déracinés ; ◊ 13 vagues impétueuses de la mer, jetant l’écume de leurs infamies ; étoiles errantes, à qui l’obscurité des ténèbres est réservée pour toujours. ◊ 14 Or Énoch aussi, le septième depuis Adam, a prophétisé de ceux-ci, en disant : Voici, le Seigneur est venu au milieu de ses saintes myriades, ◊ 15 pour exécuter le jugement contre tous, et pour convaincre tous les impies d’entre eux de toutes leurs œuvres d’impiété qu’ils ont impiement commises et de toutes les [paroles] dures que les pécheurs impies ont proférées contre lui. ◊ 16 Ceux-ci, ils sont des murmurateurs, se plaignant de leur sort, marchant selon leurs propres convoitises (tandis que leur bouche prononce d’orgueilleux discours), et admirant les hommes en vue de [leur propre] profit.
◊ 17 Mais vous, bien-aimés, souvenez-vous des paroles qui ont été dites auparavant par les apôtres de notre seigneur Jésus Christ, ◊ 18 comment ils vous disaient que, à la fin du temps, il y aurait des moqueurs, marchant selon leurs propres convoitises d’impiétés ; ◊ 19 ceux-ci sont ceux qui se séparent [eux-mêmes], des hommes naturels, n’ayant pas l’Esprit. ◊ 20 Mais vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, priant par le Saint Esprit, ◊ 21 conservez-vous dans l’amour de Dieu, attendant la miséricorde de notre seigneur Jésus Christ pour la vie éternelle ; ◊ 22 et les uns qui contestent, reprenez-les ; ◊ 23 les autres sauvez-les avec crainte, les arrachant hors du feu, haïssant même le vêtement souillé par la chair.
◊ 24 Or, à celui qui a le pouvoir de vous garder sans que vous bronchiez et de vous placer irréprochables devant sa gloire avec abondance de joie, ◊ 25 — au seul Dieu, notre Sauveur, par notre seigneur Jésus Christ, gloire, majesté, force et pouvoir, dès avant tout siècle, et maintenant, et pour tous les siècles ! Amen.
Matthieu
8 ◊ 1 Et quand il fut descendu de la montagne, de grandes foules le suivirent. ◊ 2 Et voici, un lépreux s’approchant, se prosterna devant lui, disant : Seigneur, si tu veux, tu peux me rendre net. ◊ 3 Et [Jésus], étendant la main, le toucha, disant : Je veux, sois net. Et aussitôt il fut nettoyé de sa lèpre. ◊ 4 Et Jésus lui dit : Prends garde de ne le dire à personne ; mais va, montre-toi au sacrificateur et offre le don que Moïse a ordonné, pour qu’il leur serve de témoignage.
◊ 5 Et comme il entrait dans Capernaüm, un centurion vint à lui, le suppliant, ◊ 6 et disant : Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, atteint de paralysie, horriblement tourmenté. ◊ 7 Et Jésus lui dit : J’irai, moi, et je le guérirai. ◊ 8 Et le centurion répondit et dit : Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ; mais dis seulement une parole, et mon serviteur sera guéri ; ◊ 9 car moi aussi, je suis un homme placé sous l’autorité [d’autrui], ayant sous moi des soldats ; et je dis à l’un : Va, et il va ; et à un autre : Viens, et il vient ; et à mon esclave : Fais cela, et il le fait. ◊ 10 Et Jésus, l’ayant entendu, s’en étonna, et dit à ceux qui [le] suivaient : En vérité, je vous dis : je n’ai pas trouvé, même en Israël, une si grande foi. ◊ 11 Et je vous dis que plusieurs viendront d’orient et d’occident, et s’assiéront avec Abraham et Isaac et Jacob dans le royaume des cieux ; ◊ 12 mais les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres de dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents. ◊ 13 Et Jésus dit au centurion : Va, et qu’il te soit fait comme tu as cru ; et à cette heure-là son serviteur fut guéri.
◊ 14 Et Jésus, étant venu dans la maison de Pierre, vit la belle-mère de Pierre couchée là et ayant la fièvre ; ◊ 15 et il lui toucha la main, et la fièvre la quitta ; et elle se leva et le servit.
◊ 16 Et le soir étant venu, on lui apporta beaucoup de démoniaques ; et il chassa les esprits par [une] parole, et guérit tous ceux qui se portaient mal ; ◊ 17 en sorte que fût accompli ce qui a été dit par Ésaïe le prophète, disant : « Lui-même a pris nos langueurs, et a porté nos maladies ».
◊ 18 Or Jésus, voyant de grandes foules autour de lui, commanda de passer à l’autre rive. ◊ 19 Et un scribe s’approchant, lui dit : Maître, je te suivrai où que tu ailles. ◊ 20 Et Jésus lui dit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des demeures ; mais le fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête. ◊ 21 Et un autre de ses disciples lui dit : Seigneur, permets-moi de m’en aller premièrement et d’ensevelir mon père. ◊ 22 Mais Jésus lui dit : Suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts.
◊ 23 Et quand il fut monté dans la nacelle, ses disciples le suivirent ; ◊ 24 et voici, une grande tourmente s’éleva sur la mer, en sorte que la nacelle était couverte par les vagues ; mais lui dormait. ◊ 25 Et les disciples s’approchèrent et le réveillèrent, disant : Seigneur, sauve-[nous] ! nous périssons. ◊ 26 Et il leur dit : Pourquoi êtes-vous craintifs, gens de petite foi ? Alors, s’étant levé, il reprit les vents et la mer, et il se fit un grand calme. ◊ 27 Et les gens s’en étonnèrent, disant : Quel est celui-ci, que les vents même et la mer lui obéissent !
◊ 28 Et quand il arriva à l’autre rive, dans le pays des Gergéséniens, deux démoniaques, sortant des sépulcres, vinrent à sa rencontre ; [et ils étaient] très violents, en sorte que personne ne pouvait passer par ce chemin-là. ◊ 29 Et voici, ils s’écrièrent, disant : Qu’y a-t-il entre nous et toi, Jésus, Fils de Dieu ? Es-tu venu ici avant le temps pour nous tourmenter ? ◊ 30 Et il y avait, loin d’eux, un grand troupeau de pourceaux qui paissait. ◊ 31 Et les démons le priaient, disant : Si tu nous chasses, permets-nous de nous en aller dans le troupeau des pourceaux. ◊ 32 Et il leur dit : Allez. Et eux, sortant, s’en allèrent dans le troupeau des pourceaux ; et voici, tout le troupeau des pourceaux se rua du haut de la côte dans la mer ; et ils moururent dans les eaux. ◊ 33 Et ceux qui les paissaient s’enfuirent ; et, s’en étant allés dans la ville, ils racontèrent tout, et ce qui était arrivé aux démoniaques. ◊ 34 Et voici, toute la ville sortit au-devant de Jésus ; et l’ayant vu, ils le prièrent de se retirer de leur territoire.
Matthieu
9 ◊ 1 Et étant monté dans la nacelle, il passa à l’autre rive, et vint dans sa propre ville. ◊ 2 Et voici, on lui apporta un paralytique couché sur un lit. Et Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : Aie bon courage, [mon] enfant, tes péchés sont pardonnés. ◊ 3 Et voici, quelques-uns des scribes dirent en eux-mêmes : Cet homme blasphème. ◊ 4 Et Jésus, voyant leurs pensées, dit : Pourquoi pensez-vous du mal dans vos cœurs ? ◊ 5 Car lequel est le plus facile, de dire : Tes péchés sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi et marche ? ◊ 6 Or, afin que vous sachiez que le fils de l’homme a le pouvoir sur la terre de pardonner les péchés… ; alors il dit au paralytique : Lève-toi, prends ton lit, et va dans ta maison. ◊ 7 Et il se leva et s’en alla dans sa maison. ◊ 8 Et les foules, ayant vu cela, furent saisies de crainte, et elles glorifièrent Dieu qui donnait un tel pouvoir aux hommes.
◊ 9 Et Jésus, passant de là plus avant, vit un homme nommé Matthieu, assis au bureau de recette ; et il lui dit : Suis-moi. Et se levant, il le suivit. ◊ 10 Et il arriva, comme il était à table dans la maison, que voici, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent et se mirent à table avec Jésus et ses disciples ; ◊ 11 ce que les pharisiens ayant vu, ils dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? ◊ 12 Et Jésus, l’ayant entendu, leur dit : Ceux qui sont en bonne santé n’ont pas besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal. ◊ 13 Mais allez et apprenez ce que c’est que : « Je veux miséricorde et non pas sacrifice » ; car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.
◊ 14 Alors les disciples de Jean viennent à lui, disant : Pourquoi, nous et les pharisiens, jeûnons-nous souvent, et tes disciples ne jeûnent pas ? ◊ 15 Et Jésus leur dit : Les fils de la chambre nuptiale peuvent-ils mener deuil tant que l’époux est avec eux ? Mais des jours viendront, lorsque l’époux leur aura été ôté ; et alors ils jeûneront. ◊ 16 Et personne ne met un morceau de drap neuf à un vieil habit, car la pièce emporte [une partie] de l’habit, et la déchirure en devient plus mauvaise. ◊ 17 On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement les outres se rompent, et le vin se répand, et les outres sont perdues ; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et tous les deux se conservent.
◊ 18 Comme il leur disait ces choses, voici, un chef [de synagogue] s’étant approché lui rendit hommage, disant : Ma fille vient de mourir, mais viens et pose ta main sur elle, et elle vivra. ◊ 19 Et Jésus se levant le suivit, ainsi que ses disciples. ◊ 20 Et voici, une femme qui avait une perte de sang depuis douze ans s’approcha par-derrière et toucha le bord de son vêtement ; ◊ 21 car elle disait en elle-même : Si seulement je touche son vêtement, je serai guérie. ◊ 22 Et Jésus, s’étant retourné et la voyant, dit : Aie bon courage, [ma] fille ; ta foi t’a guérie. Et la femme fut guérie dès cette heure. ◊ 23 Et Jésus, étant arrivé à la maison du chef [de synagogue], et voyant les joueurs de flûte et la foule qui faisait un grand bruit, dit : ◊ 24 Retirez-vous, car la jeune fille n’est pas morte, mais elle dort. Et ils se riaient de lui. ◊ 25 Et lorsque la foule eut été mise dehors, il entra et prit sa main, et la jeune fille se leva. ◊ 26 Et le bruit s’en répandit par tout ce pays-là.
◊ 27 Et comme Jésus passait de là plus avant, deux aveugles le suivirent, criant et disant : Aie pitié de nous, Fils de David ! ◊ 28 Et quand il fut arrivé dans la maison, les aveugles vinrent à lui. Et Jésus leur dit : Croyez-vous que je puisse faire ceci ? Ils lui disent : Oui, Seigneur. ◊ 29 Alors il toucha leurs yeux, disant : Qu’il vous soit fait selon votre foi. ◊ 30 Et leurs yeux furent ouverts. Et Jésus leur parla sévèrement, disant : Prenez garde que personne ne le sache. ◊ 31 Mais eux, étant partis, répandirent sa renommée dans tout ce pays-là.
◊ 32 Et comme ils sortaient, voici, on lui amena un homme muet, démoniaque. ◊ 33 Et le démon ayant été chassé, le muet parla. Et les foules s’en étonnèrent, disant : Il ne s’est jamais rien vu de pareil en Israël ; ◊ 34 mais les pharisiens disaient : Il chasse les démons par le chef des démons.
◊ 35 Et Jésus allait par toutes les villes et par les villages, enseignant dans leurs synagogues, et prêchant l’évangile du royaume, et guérissant toute maladie et toute langueur.
◊ 36 Et voyant les foules, il fut ému de compassion pour elles, parce qu’ils étaient las et dispersés, comme des brebis qui n’ont pas de berger. ◊ 37 Alors il dit à ses disciples : La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers : ◊ 38 suppliez donc le Seigneur de la moisson, en sorte qu’il pousse des ouvriers dans sa moisson.
1 Pierre
5 ◊ 1 J’exhorte les anciens qui sont parmi vous, moi qui suis ancien avec eux et témoin des souffrances de Christ, qui aussi ai part à la gloire qui va être révélée : ◊ 2 paissez le troupeau de Dieu qui est avec vous, le surveillant, non point par contrainte, mais volontairement, ni pour un gain honteux, mais de bon gré, ◊ 3 ni comme dominant sur des héritages, mais en étant [les] modèles du troupeau ; ◊ 4 et quand le souverain pasteur sera manifesté, vous recevrez la couronne inflétrissable de gloire.
◊ 5 Pareillement, vous, jeunes gens, soyez soumis aux anciens ; et tous, les uns à l’égard des autres, soyez revêtus d’humilité ; car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne [la] grâce aux humbles. ◊ 6 Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève quand le temps sera venu, ◊ 7 rejetant sur lui tout votre souci, car il a soin de vous.
◊ 8 Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde autour [de vous], cherchant qui il pourra dévorer. ◊ 9 Résistez-lui, étant fermes dans la foi, sachant que les mêmes souffrances s’accomplissent dans vos frères qui sont dans le monde. ◊ 10 Mais le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le christ Jésus, lorsque vous aurez souffert un peu de temps, vous rendra lui-même accomplis, vous affermira, vous fortifiera, et vous établira sur un fondement [inébranlable]. ◊ 11 À lui [la gloire et] la puissance, aux siècles des siècles ! Amen.
◊ 12 Je vous ai écrit brièvement par Silvain, qui est un frère fidèle, comme je le pense, vous exhortant et attestant que cette [grâce] dans laquelle vous êtes est la vraie grâce de Dieu. ◊ 13 Celle qui est élue avec vous à Babylone, vous salue, et Marc, mon fils. ◊ 14 Saluez-vous les uns les autres par un baiser d’amour. Paix soit à vous tous qui êtes en Christ !
Galates
3 ◊ 1 Ô Galates insensés, qui vous a ensorcelés, vous devant les yeux de qui Jésus Christ a été dépeint, crucifié [au milieu de vous] ? ◊ 2 Je voudrais seulement apprendre ceci de vous : avez-vous reçu l’Esprit sur le principe des œuvres de loi, ou de l’ouïe de [la] foi ? ◊ 3 Êtes-vous si insensés ? Ayant commencé par l’Esprit, achèveriez-vous maintenant par la chair ? ◊ 4 Avez-vous tant souffert en vain, si toutefois c’est en vain ? ◊ 5 Celui donc qui vous fournit l’Esprit et qui opère des miracles au milieu de vous, [le fait-il] sur le principe des œuvres de loi, ou de l’ouïe de [la] foi ? ◊ 6 comme Abraham a cru Dieu, et cela lui fut compté à justice. ◊ 7 Sachez donc que ceux qui sont sur le principe de [la] foi, ceux-là sont fils d’Abraham. ◊ 8 Or l’écriture, prévoyant que Dieu justifierait les nations sur le principe de [la] foi, a d’avance annoncé la bonne nouvelle à Abraham : « En toi toutes les nations seront bénies ». ◊ 9 De sorte que ceux qui sont sur le principe de [la] foi sont bénis avec le croyant Abraham. ◊ 10 Car tous ceux qui sont sur le principe des œuvres de loi sont sous malédiction ; car il est écrit : « Maudit est quiconque ne persévère pas dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi pour les faire ». ◊ 11 Or que par [la] loi personne ne soit justifié devant Dieu, cela est évident, parce que : « Le juste vivra de foi ». ◊ 12 Mais la loi n’est pas sur le principe de [la] foi, mais : « Celui qui aura fait ces choses vivra par elles ». ◊ 13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous (car il est écrit : « Maudit est quiconque est pendu au bois »), ◊ 14 afin que la bénédiction d’Abraham parvînt aux nations dans le christ Jésus, afin que nous reçussions par la foi l’Esprit promis.
◊ 15 Frères, je parle selon l’homme : personne n’annule une alliance qui est confirmée, même [celle] d’un homme, ni n’y ajoute. ◊ 16 Or c’est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa semence. Il ne dit pas : « et aux semences », comme [parlant] de plusieurs ; mais comme [parlant] d’un seul : — « et à ta semence », qui est Christ. ◊ 17 Or je dis ceci : que la loi, qui est survenue quatre cent trente ans après, n’annule point une alliance antérieurement confirmée par Dieu, de manière à rendre la promesse sans effet.
◊ 18 Car si l’héritage est sur le principe de loi, il n’est plus sur le principe de promesse ; mais Dieu a fait le don à Abraham par promesse.
◊ 19 Pourquoi donc la loi ? Elle a été ajoutée à cause des transgressions, jusqu’à ce que vînt la semence à laquelle la promesse est faite, ayant été ordonnée par des anges, par la main d’un médiateur. ◊ 20 Or un médiateur n’est pas [médiateur] d’un seul, mais Dieu est un seul.
◊ 21 La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Qu’ainsi n’advienne ! Car s’il avait été donné une loi qui eût le pouvoir de faire vivre, la justice serait en réalité sur le principe de [la] loi. ◊ 22 Mais l’écriture a renfermé toutes choses sous le péché, afin que la promesse, sur le principe de [la] foi en Jésus Christ, fût donnée à ceux qui croient. ◊ 23 Or avant que la foi vînt, nous étions gardés sous [la] loi, renfermés pour la foi qui devait être révélée ; ◊ 24 de sorte que la loi a été notre conducteur jusqu’à Christ, afin que nous fussions justifiés sur le principe de [la] foi ; ◊ 25 mais, la foi étant venue, nous ne sommes plus sous un conducteur, ◊ 26 car vous êtes tous fils de Dieu par la foi dans le christ Jésus. ◊ 27 Car vous tous qui avez été baptisés pour Christ, vous avez revêtu Christ : ◊ 28 il n’y a ni Juif, ni Grec ; il n’y a ni esclave, ni homme libre ; il n’y a ni mâle, ni femelle ; car vous tous, vous êtes un dans le christ Jésus. ◊ 29 Or si vous êtes de Christ, vous êtes donc [la] semence d’Abraham, héritiers selon [la] promesse.
Psaumes
De David. Instruction.
32 ◊ 1 Bienheureux celui dont la transgression est pardonnée, [et] dont le péché est couvert !
◊ 2 Bienheureux l’homme à qui l’Éternel ne compte pas l’iniquité, et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude !
◊ 3 * Quand je me suis tu, mes os ont dépéri, quand je rugissais tout le jour ;
◊ 4 Car jour et nuit ta main s’appesantissait sur moi ; ma vigueur s’est changée en une sécheresse d’été. Sélah.
◊ 5 * Je t’ai fait connaître mon péché, et je n’ai pas couvert mon iniquité ; j’ai dit : Je confesserai mes transgressions à l’Éternel ; et toi, tu as pardonné l’iniquité de mon péché. Sélah.
◊ 6 C’est pourquoi tout homme pieux te priera au temps où l’on te trouve ; certainement, en un déluge de grandes eaux, celles-ci ne l’atteindront pas.
◊ 7 Tu es mon asile ; tu me gardes de détresse, tu m’entoures des chants de triomphe de la délivrance. Sélah.
◊ 8 * Je t’instruirai, et je t’enseignerai le chemin où tu dois marcher ; je te conseillerai, ayant mon œil sur toi.
◊ 9 Ne soyez pas comme le cheval, comme le mulet, qui n’ont pas d’intelligence, dont l’ornement est la bride et le mors, pour les refréner quand ils ne veulent pas s’approcher de toi.
◊ 10 * Le méchant a beaucoup d’afflictions ; mais [l’homme] qui se confie en l’Éternel, la bonté l’environnera.
◊ 11 * Réjouissez-vous en l’Éternel, et égayez-vous, justes ! et jetez des cris de joie, vous tous qui êtes droits de cœur.
Hébreux
10 ◊ 1 Car la loi, ayant l’ombre des biens à venir, non l’image même des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices que l’on offre continuellement chaque année, rendre parfaits ceux qui s’approchent. ◊ 2 Autrement n’eussent-ils pas cessé d’être offerts, puisque ceux qui rendent le culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de péchés ? ◊ 3 Mais il y a dans ces [sacrifices], chaque année, un acte remémoratif de péchés. ◊ 4 Car il est impossible que le sang de taureaux et de boucs ôte les péchés. ◊ 5 C’est pourquoi, en entrant dans le monde, il dit : « Tu n’as pas voulu de sacrifice ni d’offrande, mais tu m’as formé un corps. ◊ 6 Tu n’as pas pris plaisir aux holocaustes ni aux sacrifices pour le péché ; ◊ 7 alors j’ai dit : Voici, je viens, — il est écrit de moi dans le rouleau du livre — pour faire, ô Dieu, ta volonté ». ◊ 8 Ayant dit plus haut : « Tu n’as pas voulu de sacrifices, ni d’offrandes, ni d’holocaustes, ni de sacrifices pour le péché, et tu n’y as pas pris plaisir » — lesquels sont offerts selon la loi, ◊ 9 — alors il dit : « Voici, je viens pour faire ta volonté ». Il ôte le premier afin d’établir le second. ◊ 10 C’est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ [faite] une fois pour toutes. ◊ 11 — Et tout sacrificateur se tient debout chaque jour, faisant le service et offrant souvent les mêmes sacrifices qui ne peuvent jamais ôter les péchés ; ◊ 12 mais celui-ci, ayant offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis à perpétuité à la droite de Dieu, ◊ 13 attendant désormais « jusqu’à ce que ses ennemis soient mis pour marchepied de ses pieds ». ◊ 14 Car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés. ◊ 15 Et l’Esprit Saint aussi nous en rend témoignage ; car, après avoir dit : ◊ 16 « C’est ici l’alliance que j’établirai pour eux après ces jours-là, dit le *Seigneur : En mettant mes lois dans leurs cœurs, je les écrirai aussi sur leurs entendements », ◊ 17 [il dit] : « Et je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités ». ◊ 18 Or, là où il y a rémission de ces choses, il n’y a plus d’offrande pour le péché.
◊ 19 Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, ◊ 20 par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair, ◊ 21 et ayant un grand sacrificateur [établi] sur la maison de Dieu, ◊ 22 approchons-nous avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, [ayant] les cœurs par aspersion purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’eau pure. ◊ 23 Retenons la confession de notre espérance sans chanceler, car celui qui a promis est fidèle ; ◊ 24 et prenons garde l’un à l’autre pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres, ◊ 25 n’abandonnant pas le rassemblement de nous-mêmes, comme quelques-uns ont l’habitude [de faire], mais nous exhortant [l’un l’autre], et cela d’autant plus que vous voyez le jour approcher. ◊ 26 Car si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, ◊ 27 mais une certaine attente terrible de jugement et l’ardeur d’un feu qui va dévorer les adversaires. ◊ 28 Si quelqu’un a méprisé la loi de Moïse, il meurt sans miséricorde sur [la déposition de] deux ou [de] trois témoins : ◊ 29 d’une punition combien plus sévère pensez-vous que sera jugé digne celui qui a foulé aux pieds le Fils de Dieu, et qui a estimé profane le sang de l’alliance par lequel il avait été sanctifié, et qui a outragé l’Esprit de grâce ? ◊ 30 Car nous connaissons celui qui a dit : « À moi la vengeance ; moi je rendrai, dit le *Seigneur » ; et encore : « Le *Seigneur jugera son peuple ». ◊ 31 C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant !
◊ 32 Mais rappelez dans votre mémoire les jours précédents, dans lesquels, ayant été éclairés, vous avez enduré un grand combat de souffrances, ◊ 33 soit en ce que vous avez été offerts en spectacle par des opprobres et des afflictions, soit en ce que vous vous êtes associés à ceux qui ont été ainsi traités. ◊ 34 Car vous avez montré de la sympathie pour les prisonniers et vous avez accepté avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez pour vous-mêmes des biens meilleurs et permanents. ◊ 35 Ne rejetez donc pas loin votre confiance qui a une grande récompense. ◊ 36 Car vous avez besoin de patience, afin que, ayant fait la volonté de Dieu, vous receviez les choses promises. ◊ 37 Car encore très peu de temps, « et celui qui vient viendra, et il ne tardera pas. ◊ 38 Or le juste vivra de foi ; et : Si [quelqu’un] se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui ». ◊ 39 Mais pour nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour la perdition, mais de ceux qui croient pour la conservation de l’âme.
Galates
2 ◊ 1 Ensuite, au bout de quatorze ans, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, prenant aussi Tite avec moi. ◊ 2 Or j’y montai selon une révélation, et je leur exposai l’évangile que je prêche parmi les nations, mais, dans le particulier, à ceux qui étaient considérés, de peur qu’en quelque manière je ne courusse ou n’eusse couru en vain ◊ 3 (cependant, même Tite qui était avec moi, quoiqu’il fût Grec, ne fut pas contraint à être circoncis) : ◊ 4 et cela à cause des faux frères, furtivement introduits, qui s’étaient insinués pour épier la liberté que nous avons dans le christ Jésus, afin de nous réduire à la servitude ; ◊ 5 auxquels nous n’avons pas cédé par soumission, non pas même un moment, afin que la vérité de l’évangile demeurât avec vous. ◊ 6 Or, de ceux qui étaient considérés comme étant quelque chose…, quels qu’ils aient pu être, cela ne m’importe en rien : Dieu n’a point égard à l’apparence de l’homme…, à moi, certes, ceux qui étaient considérés n’ont rien communiqué de plus ; ◊ 7 mais au contraire, ayant vu que l’évangile de l’incirconcision m’a été confié, comme celui de la circoncision l’a été à Pierre, ◊ 8 (car celui qui a opéré en Pierre pour l’apostolat de la circoncision a opéré en moi aussi envers les nations), ◊ 9 et ayant reconnu la grâce qui m’a été donnée, Jacques, et Céphas, et Jean, qui étaient considérés comme étant des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous [allassions] vers les nations, et eux vers la circoncision, ◊ 10 [voulant] seulement que nous nous souvinssions des pauvres, ce qu’aussi je me suis appliqué à faire.
◊ 11 Mais quand Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était condamné. ◊ 12 Car, avant que quelques-uns fussent venus d’auprès de Jacques, il mangeait avec ceux des nations ; mais quand ceux-là furent venus, il se retira et se sépara lui-même, craignant ceux de la circoncision ; ◊ 13 et les autres Juifs aussi usèrent de dissimulation avec lui, de sorte que Barnabas même fut entraîné avec eux par leur dissimulation. ◊ 14 Mais quand je vis qu’ils ne marchaient pas droit, selon la vérité de l’évangile, je dis à Céphas devant tous : Si toi qui es Juif, tu vis comme les nations et non pas comme les Juifs, comment contrains-tu les nations à judaïser ? ◊ 15 Nous qui, de nature, sommes Juifs et non point pécheurs d’entre les nations, ◊ 16 sachant néanmoins que l’homme n’est pas justifié sur le principe des œuvres de loi, ni autrement que par la foi en Jésus Christ, nous aussi, nous avons cru au christ Jésus, afin que nous fussions justifiés sur le principe de la foi en Christ et non pas sur le principe des œuvres de loi : parce que sur le principe des œuvres de loi nulle chair ne sera justifiée. ◊ 17 Or si, en cherchant à être justifiés en Christ, nous-mêmes aussi nous avons été trouvés pécheurs, Christ donc est ministre de péché ? Qu’ainsi n’advienne ! ◊ 18 Car si ces mêmes choses que j’ai renversées, je les réédifie, je me constitue transgresseur moi-même. ◊ 19 Car moi, par [la] loi, je suis mort à [la] loi, afin que je vive à Dieu. ◊ 20 Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi ; — et ce que je vis maintenant dans [la] chair, je le vis dans [la] foi, la [foi] au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. ◊ 21 Je n’annule pas la grâce de Dieu ; car si [la] justice est par [la] loi, Christ est donc mort pour rien.
Galates
5 ◊ 1 Christ nous a placés dans la liberté en nous affranchissant ; tenez-vous donc fermes, et ne soyez pas de nouveau retenus sous un joug de servitude. ◊ 2 Voici, moi Paul, je vous dis que si vous êtes circoncis, Christ ne vous profitera de rien ; ◊ 3 et je proteste de nouveau à tout homme circoncis, qu’il est tenu d’accomplir toute la loi. ◊ 4 Vous vous êtes séparés de tout le bénéfice qu’il y a dans le Christ, vous tous qui vous justifiez par [la] loi ; vous êtes déchus de la grâce. ◊ 5 Car nous, par [l’]Esprit, sur le principe de [la] foi, nous attendons l’espérance de la justice. ◊ 6 Car, dans le christ Jésus, ni circoncision, ni incirconcision, n’ont de valeur, mais [la] foi opérante par [l’]amour. ◊ 7 Vous couriez bien, qui est-ce qui vous a arrêtés pour que vous n’obéissiez pas à la vérité ? ◊ 8 La persuasion ne vient pas de celui qui vous appelle. ◊ 9 Un peu de levain fait lever la pâte tout entière. ◊ 10 J’ai confiance à votre égard par le Seigneur, que vous n’aurez point d’autre sentiment ; mais celui qui vous trouble, quel qu’il soit, en portera le jugement.
◊ 11 Mais moi, frères, si je prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je encore persécuté ? — alors le scandale de la croix est anéanti. ◊ 12 Je voudrais que ceux qui vous bouleversent se retranchassent même.
◊ 13 Car vous, frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement [n’usez] pas de la liberté comme d’une occasion pour la chair, mais, par amour, servez-vous l’un l’autre ; ◊ 14 car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». ◊ 15 Mais si vous vous mordez et vous dévorez l’un l’autre, prenez garde que vous ne soyez consumés l’un par l’autre.
◊ 16 Mais je dis : Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point la convoitise de la chair. ◊ 17 Car la chair convoite contre l’Esprit, et l’Esprit contre la chair ; et ces choses sont opposées l’une à l’autre, afin que vous ne pratiquiez pas les choses que vous voudriez. ◊ 18 Mais si vous êtes conduits par [l’]Esprit, vous n’êtes pas sous [la] loi. ◊ 19 Or les œuvres de la chair sont manifestes, lesquelles sont la fornication, l’impureté, l’impudicité, ◊ 20 l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les colères, les intrigues, les divisions, les sectes, ◊ 21 les envies, les meurtres, les ivrogneries, les orgies, et les choses semblables à celles-là, au sujet desquelles je vous déclare d’avance, comme aussi je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront pas du royaume de Dieu. ◊ 22 Mais le fruit de l’Esprit est l’amour, la joie, la paix, la longanimité, la bienveillance, la bonté, la fidélité, ◊ 23 la douceur, la tempérance : contre de telles choses, il n’y a pas de loi. ◊ 24 Or ceux qui sont du Christ ont crucifié la chair avec les passions et les convoitises. ◊ 25 Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit. ◊ 26 Ne soyons pas désireux de vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres [et] en nous portant envie les uns aux autres.
1 Jean
5 ◊ 1 Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu ; et quiconque aime celui qui a engendré, aime aussi celui qui est engendré de lui. ◊ 2 Par ceci nous savons que nous aimons les enfants de Dieu, c’est quand nous aimons Dieu et que nous gardons ses commandements ; ◊ 3 car c’est ici l’amour de Dieu, que nous gardions ses commandements, et ses commandements ne sont pas pénibles, ◊ 4 parce que tout ce qui est né de Dieu est victorieux du monde ; et c’est ici la victoire qui a vaincu le monde, [savoir] notre foi. ◊ 5 Qui est celui qui est victorieux du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?
◊ 6 C’est lui qui est venu par [l’]eau et par [le] sang, Jésus le Christ, non seulement dans [la puissance de] l’eau, mais dans [la puissance de] l’eau et du sang ; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, car l’Esprit est la vérité ; ◊ 7 car il y en a trois qui rendent témoignage : ◊ 8 l’Esprit, et l’eau, et le sang, et les trois sont [d’accord] pour un même [témoignage]. ◊ 9 Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car c’est ici le témoignage de Dieu qu’il a rendu au sujet de son Fils. ◊ 10 Celui qui croit au Fils de Dieu, a le témoignage au-dedans de lui-même ; celui qui ne croit pas Dieu, l’a fait menteur, car il n’a pas cru au témoignage que Dieu a rendu au sujet de son Fils. ◊ 11 Et c’est ici le témoignage : que Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils : ◊ 12 Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.
◊ 13 Je vous ai écrit ces choses afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu.
◊ 14 Et c’est ici la confiance que nous avons en lui, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute ; ◊ 15 et si nous savons qu’il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons les choses que nous lui avons demandées.
◊ 16 Si quelqu’un voit son frère pécher d’un péché qui ne soit pas à la mort, il demandera [pour lui] ; et il lui donnera la vie, [savoir] à ceux qui ne pèchent pas à la mort. Il y a un péché à la mort : pour ce péché-là, je ne dis pas qu’il demande. ◊ 17 Toute iniquité est péché, et il y a tel péché qui n’est pas à la mort. ◊ 18 Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche pas, mais celui qui est né de Dieu se conserve lui-même, et le méchant ne le touche pas. ◊ 19 Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier gît dans le méchant. ◊ 20 Or nous savons que le Fils de Dieu est venu, et il nous a donné une intelligence afin que nous connaissions le Véritable, et nous sommes dans le Véritable, [savoir] dans son Fils Jésus Christ : lui est le Dieu véritable et la vie éternelle.
◊ 21 Enfants, gardez-vous des idoles.
Hébreux
12 ◊ 1 C’est pourquoi, nous aussi, ayant une si grande nuée de témoins qui nous entoure, rejetant tout fardeau et le péché qui [nous] enveloppe si aisément, courons avec patience la course qui est devant nous, ◊ 2 fixant les yeux sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, lequel, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu. ◊ 3 Car considérez celui qui a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne soyez pas las, étant découragés dans vos âmes.
◊ 4 Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang en combattant contre le péché, ◊ 5 et vous avez oublié l’exhortation qui s’adresse à vous comme à des fils : « Mon fils, ne méprise pas la discipline du *Seigneur, et ne perds pas courage quand tu es repris par lui ; ◊ 6 car celui que le *Seigneur aime, il le discipline, et il fouette tout fils qu’il agrée ». ◊ 7 Vous endurez [des peines] comme discipline : Dieu agit envers vous comme envers des fils, car qui est le fils que le père ne discipline pas ? ◊ 8 Mais si vous êtes sans [la] discipline à laquelle tous participent, alors vous êtes des bâtards et non pas des fils. ◊ 9 De plus, nous avons eu les pères de notre chair pour nous discipliner, et nous les avons respectés ; ne serons-nous pas beaucoup plutôt soumis au Père des esprits, et nous vivrons ? ◊ 10 Car ceux-là disciplinaient pendant peu de jours, selon qu’ils le trouvaient bon ; mais celui-ci [nous discipline] pour notre profit, afin que nous participions à sa sainteté. ◊ 11 Or aucune discipline, pour le présent, ne semble être [un sujet] de joie, mais de tristesse ; mais plus tard, elle rend le fruit paisible de la justice à ceux qui sont exercés par elle. ◊ 12 C’est pourquoi, redressez les mains lassées et les genoux défaillants, ◊ 13 et faites des sentiers droits à vos pieds, afin que ce qui est boiteux ne se dévoie pas, mais plutôt se guérisse. ◊ 14 Poursuivez la paix avec tous, et la sainteté, sans laquelle nul ne verra le Seigneur, ◊ 15 veillant de peur que quelqu’un ne manque de la grâce de Dieu ; de peur que quelque racine d’amertume, bourgeonnant en haut, ne [vous] trouble, et que par elle plusieurs ne soient souillés ; ◊ 16 de peur qu’il n’y ait quelque fornicateur, ou profane comme Ésaü, qui pour un seul mets vendit son droit de premier-né ; ◊ 17 car vous savez que, aussi, plus tard, désirant hériter de la bénédiction, il fut rejeté, (car il ne trouva pas lieu à la repentance,) quoiqu’il l’eût recherchée avec larmes.
◊ 18 Car vous n’êtes pas venus à la montagne qui peut être touchée, ni au feu brûlant, ni à l’obscurité, ni aux ténèbres, ni à la tempête, ◊ 19 ni au son de la trompette, ni à la voix de paroles, [voix telle] que ceux qui l’entendaient prièrent que la parole ne leur fût plus adressée ; ◊ 20 (car ils ne pouvaient supporter ce qui était enjoint : « Si même une bête touche la montagne, elle sera lapidée » ; ◊ 21 et Moïse, si terrible était ce qui paraissait, dit : Je suis épouvanté et tout tremblant ;) ◊ 22 mais vous êtes venus à la montagne de Sion ; et à la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste ; et à des myriades d’anges, l’assemblée universelle ; ◊ 23 et à l’assemblée des premiers-nés écrits dans les cieux ; et à Dieu, juge de tous ; et aux esprits des justes consommés ; ◊ 24 et à Jésus, médiateur d’une nouvelle alliance ; et au sang d’aspersion qui parle mieux qu’Abel. ◊ 25 Prenez garde que vous ne refusiez pas celui qui parle : car si ceux-là n’ont pas échappé qui refusèrent celui qui parlait en oracles sur la terre, combien moins [échapperons]-nous, si nous nous détournons de celui qui [parle ainsi] des cieux, ◊ 26 duquel la voix ébranla alors la terre ; mais maintenant il a promis, disant : « Encore une fois je secouerai non seulement la terre, mais aussi le ciel ». ◊ 27 Or ce « Encore une fois » indique le changement des choses muables, comme ayant été faites, afin que celles qui sont immuables demeurent. ◊ 28 C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, retenons la grâce par laquelle nous servions Dieu d’une manière qui lui soit agréable, avec révérence et avec crainte. ◊ 29 Car aussi notre Dieu est un feu consumant.
Galates
6 ◊ 1 Frères, quand même un homme s’est laissé surprendre par quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez un tel homme dans un esprit de douceur, prenant garde à toi-même, de peur que toi aussi tu ne sois tenté.
◊ 2 Portez les charges les uns des autres, et ainsi accomplissez la loi du Christ ; ◊ 3 car si, n’étant rien, quelqu’un pense être quelque chose, il se séduit lui-même ; ◊ 4 mais que chacun éprouve sa propre œuvre, et alors il aura de quoi se glorifier, relativement à lui-même seulement et non relativement à autrui : ◊ 5 car chacun portera son propre fardeau.
◊ 6 Que celui qui est enseigné dans la parole fasse participer à tous les biens [temporels] celui qui enseigne.
◊ 7 Ne soyez pas séduits ; on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera. ◊ 8 Car celui qui sème pour sa propre chair moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle. ◊ 9 Or ne nous lassons pas en faisant le bien, car, au temps propre, nous moissonnerons, si nous ne défaillons pas. ◊ 10 Ainsi donc, comme nous en avons l’occasion, faisons du bien à tous, mais surtout à ceux de la maison de la foi.
◊ 11 Vous voyez quelle longue lettre je vous ai écrite de ma propre main. ◊ 12 Tous ceux qui veulent avoir une belle apparence dans la chair, ceux-là vous contraignent à être circoncis, seulement afin qu’ils ne soient pas persécutés à cause de la croix de Christ. ◊ 13 Car ceux-là qui sont circoncis, eux-mêmes ne gardent pas [la] loi ; mais ils veulent que vous soyez circoncis, afin de se glorifier dans votre chair. ◊ 14 Mais qu’il ne m’arrive pas à moi de me glorifier, sinon en la croix de notre seigneur Jésus Christ, par laquelle le monde m’est crucifié, et moi au monde. ◊ 15 Car ni la circoncision, ni l’incirconcision ne sont rien, mais une nouvelle création. ◊ 16 Et à l’égard de tous ceux qui marcheront selon cette règle, paix et miséricorde sur eux et sur l’Israël de Dieu !
◊ 17 Désormais que personne ne vienne me troubler, car moi je porte en mon corps les marques du seigneur Jésus. ◊ 18 Que la grâce de notre seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit, frères ! Amen.
1 Rois
22 ◊ 1 * Et on resta trois ans sans qu’il y eût guerre entre la Syrie et Israël. ◊ 2 Et il arriva, en la troisième année, que Josaphat, roi de Juda, descendit vers le roi d’Israël. ◊ 3 Et le roi d’Israël dit à ses serviteurs : Savez-vous que Ramoth de Galaad est à nous ? Et nous nous taisons, sans la reprendre de la main du roi de Syrie ! ◊ 4 Et il dit à Josaphat : Viendras-tu avec moi à la guerre, à Ramoth de Galaad ? Et Josaphat dit au roi d’Israël : Moi, je suis comme toi, mon peuple comme ton peuple, mes chevaux comme tes chevaux.
◊ 5 Et Josaphat dit au roi d’Israël : Enquiers-toi aujourd’hui, je te prie, de la parole de l’Éternel. ◊ 6 Et le roi d’Israël rassembla les prophètes, environ quatre cents hommes, et leur dit : Irai-je à la guerre contre Ramoth de Galaad, ou m’en abstiendrai-je ? Et ils dirent : Monte ; et le Seigneur la livrera en la main du roi. ◊ 7 Et Josaphat dit : N’y a-t-il pas ici encore un prophète de l’Éternel, pour que nous nous enquérions auprès de lui ? ◊ 8 Et le roi d’Israël dit à Josaphat : Il y a encore un homme, pour consulter l’Éternel par lui ; mais je le hais, car il ne prophétise pas du bien à mon égard, mais du mal ; c’est Michée, fils de Jimla. Et Josaphat dit : Que le roi ne parle pas ainsi ! ◊ 9 Et le roi d’Israël appela un eunuque, et dit : Fais promptement venir Michée, fils de Jimla. ◊ 10 Et le roi d’Israël et Josaphat, roi de Juda, étaient assis chacun sur son trône, revêtus de leurs robes, sur une place ouverte, à l’entrée de la porte de Samarie ; et tous les prophètes prophétisaient devant eux. ◊ 11 Et Sédécias, fils de Kenaana, se fit des cornes de fer, et dit : Ainsi dit l’Éternel : Avec celles-ci tu heurteras les Syriens, jusqu’à les exterminer. ◊ 12 Et tous les prophètes prophétisaient de même, disant : Monte à Ramoth de Galaad, et prospère ; et l’Éternel la livrera en la main du roi.
◊ 13 Et le messager qui était allé pour appeler Michée, lui parla, disant : Voici, les paroles des prophètes, d’une seule bouche, [annoncent] du bien au roi ; que ta parole soit, je te prie, comme la parole de l’un d’eux, et annonce du bien. ◊ 14 Mais Michée dit : L’Éternel est vivant, que ce que l’Éternel me dira, je l’annoncerai. Et il vint vers le roi. ◊ 15 Et le roi lui dit : Michée, irons-nous à la guerre à Ramoth de Galaad, ou nous en abstiendrons-nous ? Et il lui dit : Monte et prospère ; et l’Éternel la livrera en la main du roi. ◊ 16 Et le roi lui dit : Combien de fois t’adjurerai-je de ne me dire que la vérité au nom de l’Éternel ? ◊ 17 Et [Michée] dit : J’ai vu tout Israël dispersé sur les montagnes, comme un troupeau qui n’a pas de berger ; et l’Éternel a dit : Ceux-ci n’ont pas de seigneur ; qu’ils s’en retournent en paix chacun à sa maison. ◊ 18 Et le roi d’Israël dit à Josaphat : Ne t’ai-je pas dit qu’il ne prophétise pas du bien à mon égard, mais du mal ?
◊ 19 Et [Michée] dit : C’est pourquoi, écoute la parole de l’Éternel. J’ai vu l’Éternel assis sur son trône, et toute l’armée des cieux se tenant près de lui, à sa droite et à sa gauche ; ◊ 20 et l’Éternel dit : Qui persuadera Achab, afin qu’il monte et qu’il tombe à Ramoth de Galaad ? Et celui-ci dit ainsi, et celui-là dit ainsi. ◊ 21 Et un esprit sortit, et se tint devant l’Éternel, et dit : Moi, je le persuaderai. Et l’Éternel lui dit : Comment ? ◊ 22 Et il dit : Je sortirai, et je serai un esprit de mensonge dans la bouche de tous ses prophètes. Et [l’Éternel] dit : Tu le persuaderas, et aussi tu réussiras : sors, et fais ainsi. ◊ 23 Et maintenant, voici, l’Éternel a mis un esprit de mensonge dans la bouche de tous tes prophètes que voilà, et l’Éternel a prononcé du mal à ton sujet. ◊ 24 Et Sédécias, fils de Kenaana, s’approcha et frappa Michée sur la joue, et dit : Par où a passé l’Esprit de l’Éternel, d’avec moi, pour te parler ? ◊ 25 Et Michée dit : Voici, tu le verras ce jour-là, quand tu iras de chambre en chambre pour te cacher. ◊ 26 Et le roi d’Israël dit : Prends Michée, et emmène-le à Amon, chef de la ville, et à Joas, fils du roi ; ◊ 27 et tu diras : Ainsi dit le roi : Mettez cet [homme] en prison, et donnez-lui à manger le pain d’affliction et l’eau d’affliction, jusqu’à ce que je revienne en paix. ◊ 28 Et Michée dit : Si jamais tu reviens en paix, l’Éternel n’a point parlé par moi. Et il dit : Peuples, entendez-le tous !
◊ 29 Et le roi d’Israël monta, et Josaphat, roi de Juda, à Ramoth de Galaad. ◊ 30 Et le roi d’Israël dit à Josaphat : Je me déguiserai, et j’irai à la bataille ; mais toi, revêts-toi de tes robes. Et le roi d’Israël se déguisa et fut à la bataille. ◊ 31 Et le roi de Syrie commanda aux trente-deux chefs de ses chars, disant : Ne combattez ni contre petit ni contre grand, mais contre le roi d’Israël seul. ◊ 32 Et il arriva que, quand les chefs des chars virent Josaphat, ils dirent : Certainement c’est le roi d’Israël. Et ils se détournèrent, pour combattre contre lui ; et Josaphat cria. ◊ 33 Et il arriva que, lorsque les chefs des chars virent que ce n’était pas le roi d’Israël, ils s’en revinrent de sa poursuite.
◊ 34 Et un homme tira de l’arc à l’aventure et frappa le roi d’Israël entre les pièces d’attache et la cuirasse ; et [Achab] dit au conducteur de son char : Tourne ta main, et mène-moi hors de l’armée, car je suis blessé. ◊ 35 Et la bataille se renforça ce jour-là, et le roi fut soutenu debout sur [son] char, vis-à-vis des Syriens ; et il mourut le soir ; et le sang de la blessure coulait dans le fond du char. ◊ 36 Et une proclamation passa par le camp, au coucher du soleil, disant : Chacun à sa ville, et chacun à son pays ! ◊ 37 Et le roi mourut, et on l’amena à Samarie ; et on enterra le roi à Samarie. ◊ 38 Et on lava le char à l’étang de Samarie, et les chiens léchèrent le sang d’Achab, là où les prostituées se lavaient, selon la parole de l’Éternel qu’il avait prononcée.
◊ 39 Et le reste des actes d’Achab, et tout ce qu’il fit, et la maison d’ivoire qu’il bâtit, et toutes les villes qu’il bâtit : ces choses ne sont-elles pas écrites dans le livre des chroniques des rois d’Israël ? ◊ 40 Et Achab s’endormit avec ses pères ; et Achazia, son fils, régna à sa place.
◊ 41 * Et Josaphat, fils d’Asa, commença de régner sur Juda, la quatrième année d’Achab, roi d’Israël. ◊ 42 Josaphat était âgé de trente-cinq ans, lorsqu’il commença de régner, et il régna vingt-cinq ans à Jérusalem ; et le nom de sa mère était Azuba, fille de Shilkhi. ◊ 43 Et il marcha dans toute la voie d’Asa, son père ; il ne s’en détourna pas, faisant ce qui est droit aux yeux de l’Éternel. ◊ 44 Seulement, les hauts lieux ne furent pas ôtés : le peuple sacrifiait encore et faisait fumer de l’encens sur les hauts lieux. ◊ 45 Et Josaphat fut en paix avec le roi d’Israël.
◊ 46 Et le reste des actes de Josaphat, et la puissance qu’il montra, et les guerres qu’il fit, cela n’est-il pas écrit dans le livre des chroniques des rois de Juda ? ◊ 47 Et il extermina du pays le reste des hommes voués à la prostitution, qui étaient restés dans les jours d’Asa, son père. ◊ 48 Et il n’y avait pas de roi en Édom ; un gouverneur y régnait. ◊ 49 Josaphat construisit des navires de Tarsis pour aller à Ophir chercher de l’or ; mais ils n’allèrent pas, car les navires furent brisés à Étsion-Guéber. ◊ 50 Alors Achazia, fils d’Achab, dit à Josaphat : Que mes serviteurs aillent avec tes serviteurs dans les navires ; et Josaphat ne le voulut pas. ◊ 51 Et Josaphat s’endormit avec ses pères, et il fut enterré avec ses pères dans la ville de David, son père ; et Joram, son fils, régna à sa place.
◊ 52 * Achazia, fils d’Achab, commença de régner sur Israël, à Samarie, la dix-septième année de Josaphat, roi de Juda ; et il régna sur Israël deux ans. ◊ 53 Et il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, et il marcha dans la voie de son père, et dans la voie de sa mère, et dans la voie de Jéroboam, fils de Nebath, qui fit pécher Israël. ◊ 54 Et il servit Baal, et se prosterna devant lui, et provoqua à colère l’Éternel, le Dieu d’Israël, selon tout ce que son père avait fait.
Jacques
1 ◊ 1 Jacques, esclave de Dieu et du seigneur Jésus Christ, aux douze tribus qui sont dans la dispersion, salut !
◊ 2 Estimez-le comme une parfaite joie, mes frères, quand vous serez en butte à diverses tentations, ◊ 3 sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. ◊ 4 Mais que la patience ait son œuvre parfaite, afin que vous soyez parfaits et accomplis, ne manquant de rien. ◊ 5 Et si quelqu’un de vous manque de sagesse, qu’il demande à Dieu qui donne à tous libéralement et qui ne fait pas de reproches, et il lui sera donné ; ◊ 6 mais qu’il demande avec foi, ne doutant nullement ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et jeté çà et là ; ◊ 7 or que cet homme-là ne pense pas qu’il recevra quoi que ce soit du Seigneur : ◊ 8 il est un homme incertain dans ses pensées, inconstant dans toutes ses voies.
◊ 9 Or que le frère de basse condition se glorifie dans son élévation, ◊ 10 et le riche dans son abaissement, car il passera comme la fleur de l’herbe. ◊ 11 Car le soleil s’est levé avec sa brûlante chaleur et a séché l’herbe, et sa fleur est tombée, et la grâce de sa forme a péri : ainsi aussi le riche se flétrira dans ses voies. ◊ 12 Bienheureux est l’homme qui endure la tentation ; car, quand il aura été manifesté fidèle par l’épreuve il recevra la couronne de vie, qu’Il a promise à ceux qui l’aiment.
◊ 13 Que nul, quand il est tenté, ne dise : Je suis tenté par Dieu ; — car Dieu ne peut être tenté par le mal, et lui ne tente personne. ◊ 14 Mais chacun est tenté, étant attiré et amorcé par sa propre convoitise ; ◊ 15 puis la convoitise, ayant conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort.
◊ 16 Ne vous égarez pas, mes frères bien-aimés : ◊ 17 tout ce qui nous est donné de bon et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, en qui il n’y a pas de variation ou d’ombre de changement. ◊ 18 De sa propre volonté, il nous a engendrés par la parole de la vérité, pour que nous soyons une sorte de prémices de ses créatures.
◊ 19 Ainsi, mes frères bien-aimés, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à la colère ; ◊ 20 car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu. ◊ 21 C’est pourquoi, rejetant toute saleté et tout débordement de malice, recevez avec douceur la parole implantée, qui a la puissance de sauver vos âmes. ◊ 22 Mais mettez la parole en pratique, et ne l’écoutez pas seulement, vous séduisant vous-mêmes. ◊ 23 Car si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui considère sa face naturelle dans un miroir ; ◊ 24 car il s’est considéré lui-même et s’en est allé, et aussitôt il a oublié quel il était. ◊ 25 Mais celui qui aura regardé de près dans la loi parfaite, celle de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais un faiseur d’œuvre, celui-là sera bienheureux dans son faire. ◊ 26 Si quelqu’un pense être religieux et qu’il ne tienne pas sa langue en bride, mais séduise son cœur, le service religieux de cet homme est vain. ◊ 27 Le service religieux pur et sans tache devant Dieu le Père, est celui-ci : de visiter les orphelins et les veuves dans leur affliction, de se conserver pur du monde.
1 Jean
1 ◊ 1 Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de la vie ◊ 2 (et la vie a été manifestée ; et nous avons vu, et nous déclarons, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée) ; ◊ 3 ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, afin que vous aussi vous ayez communion avec nous : or notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ. ◊ 4 Et nous vous écrivons ces choses, afin que votre joie soit accomplie.
◊ 5 Et c’est ici le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons, [savoir] que Dieu est lumière et qu’il n’y a en lui aucunes ténèbres.
◊ 6 Si nous disons que nous avons communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons et nous ne pratiquons pas la vérité ; ◊ 7 mais si nous marchons dans la lumière, comme lui-même est dans la lumière, nous avons communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché.
◊ 8 Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous.
◊ 9 Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité.
◊ 10 Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous le faisons menteur et sa parole n’est pas en nous.
Proverbes
18 ◊ 1 Celui qui se tient à l’écart recherche ce qui lui plaît ; il conteste contre toute sagesse.
◊ 2 Le sot ne prend pas plaisir à l’intelligence, mais à ce que son cœur soit manifesté.
◊ 3 Quand vient le méchant, le mépris vient aussi, et avec l’ignominie, l’opprobre.
◊ 4 Les paroles de la bouche d’un homme sont des eaux profondes, et la fontaine de la sagesse est un torrent qui coule.
◊ 5 Ce n’est pas bien d’avoir acception de la personne du méchant pour faire frustrer le juste dans le jugement.
◊ 6 Les lèvres du sot entrent en dispute, et sa bouche appelle les coups.
◊ 7 La bouche du sot est sa ruine, et ses lèvres sont un piège pour son âme.
◊ 8 Les paroles du rapporteur sont comme des friandises, et elles descendent jusqu’au-dedans des entrailles.
◊ 9 Celui-là aussi qui est lâche dans son ouvrage est frère du destructeur.
◊ 10 Le nom de l’Éternel est une forte tour ; le juste y court et s’y trouve en une haute retraite.
◊ 11 Les biens du riche sont sa ville forte, et comme une haute muraille, dans son imagination.
◊ 12 Avant la ruine le cœur de l’homme s’élève, et la débonnaireté va devant la gloire.
◊ 13 Répondre avant d’avoir entendu, c’est une folie et une confusion pour qui le fait.
◊ 14 L’esprit d’un homme soutient son infirmité ; mais l’esprit abattu, qui le supportera ?
◊ 15 Le cœur de l’homme intelligent acquiert la connaissance, et l’oreille des sages cherche la connaissance.
◊ 16 Le don d’un homme lui fait faire place et l’introduit devant les grands.
◊ 17 Celui qui est le premier dans son procès est juste ; son prochain vient, et l’examine.
◊ 18 Le sort fait cesser les querelles et sépare les puissants.
◊ 19 Un frère offensé est plus [difficile] à gagner qu’une ville forte, et les querelles sont comme les verrous d’un palais.
◊ 20 Le ventre d’un homme est rassasié du fruit de sa bouche ; du revenu de ses lèvres il est rassasié.
◊ 21 La mort et la vie sont au pouvoir de la langue, et celui qui l’aime mangera de son fruit.
◊ 22 Celui qui a trouvé une femme a trouvé une bonne chose, et il a obtenu faveur de la part de l’Éternel.
◊ 23 Le pauvre parle en supplications, mais le riche répond des choses dures.
◊ 24 L’homme qui a [beaucoup] de compagnons va se ruinant ; mais il est tel ami plus attaché qu’un frère.
Matthieu
25 ◊ 1 Alors le royaume des cieux sera fait semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, sortirent à la rencontre de l’époux. ◊ 2 Et cinq d’entre elles étaient prudentes, et cinq folles. ◊ 3 Celles qui étaient folles, en prenant leurs lampes, ne prirent pas d’huile avec elles ; ◊ 4 mais les prudentes prirent de l’huile dans leurs vaisseaux avec leurs lampes. ◊ 5 Or, comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. ◊ 6 Mais au milieu de la nuit il se fit un cri : Voici l’époux ; sortez à sa rencontre. ◊ 7 Alors toutes ces vierges se levèrent et apprêtèrent leurs lampes. ◊ 8 Et les folles dirent aux prudentes : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent. ◊ 9 Mais les prudentes répondirent, disant : [Non], de peur qu’il n’y en ait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt vers ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous-mêmes. ◊ 10 Or, comme elles s’en allaient pour en acheter, l’époux vint ; et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui aux noces ; et la porte fut fermée. ◊ 11 Ensuite viennent aussi les autres vierges, disant : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! ◊ 12 Mais lui, répondant, dit : En vérité, je vous dis : je ne vous connais pas. ◊ 13 Veillez donc ; car vous ne savez ni le jour ni l’heure.
◊ 14 Car c’est comme un homme qui, s’en allant hors du pays, appela ses propres esclaves et leur remit ses biens. ◊ 15 Et à l’un, il donna cinq talents ; à un autre, deux ; à un autre, un ; à chacun selon sa propre capacité ; et aussitôt il s’en alla hors du pays. ◊ 16 Or celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla et les fit valoir, et acquit cinq autres talents. ◊ 17 De même aussi, celui qui avait reçu les deux, en gagna, lui aussi, deux autres. ◊ 18 Mais celui qui en avait reçu un, s’en alla et creusa dans la terre, et cacha l’argent de son maître. ◊ 19 Et longtemps après, le maître de ces esclaves vient et règle compte avec eux. ◊ 20 Et celui qui avait reçu les cinq talents vint et apporta cinq autres talents, disant : Maître, tu m’as remis cinq talents ; voici, j’ai gagné cinq autres talents par-dessus. ◊ 21 Son maître lui dit : Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en peu de chose, je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître. ◊ 22 Et celui qui avait reçu les deux talents vint aussi et dit : Maître, tu m’as remis deux talents ; voici, j’ai gagné deux autres talents par-dessus. ◊ 23 Son maître lui dit : Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en peu de chose, je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître. ◊ 24 Et celui qui avait reçu un talent vint aussi et dit : Maître, je te connaissais, que tu es un homme dur, moissonnant où tu n’as pas semé et recueillant où tu n’as pas répandu ; ◊ 25 et, craignant, je m’en suis allé et j’ai caché ton talent dans la terre ; voici, tu as ce qui est à toi. ◊ 26 Et son maître, répondant, lui dit : Méchant et paresseux esclave, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que je recueille où je n’ai pas répandu, ◊ 27 — tu aurais donc dû placer mon argent chez les banquiers, et, quand je serais venu, j’aurais reçu ce qui est à moi avec l’intérêt. ◊ 28 Ôtez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents ; ◊ 29 car à chacun qui a il sera donné, et il sera dans l’abondance ; mais à celui qui n’a pas, cela même qu’il a lui sera ôté. ◊ 30 Et jetez l’esclave inutile dans les ténèbres de dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents.
◊ 31 Or, quand le fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il s’assiéra sur le trône de sa gloire, ◊ 32 et toutes les nations seront assemblées devant lui ; et il séparera les uns d’avec les autres, comme un berger sépare les brebis d’avec les chèvres ; ◊ 33 et il mettra les brebis à sa droite et les chèvres à sa gauche. ◊ 34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, les bénis de mon Père, héritez du royaume qui vous est préparé dès la fondation du monde ; ◊ 35 car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli ; ◊ 36 j’étais nu, et vous m’avez vêtu ; j’étais infirme, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus auprès de moi. ◊ 37 Alors les justes lui répondront, disant : Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim, et que nous t’avons nourri ; ou avoir soif, et que nous t’avons donné à boire ? ◊ 38 Et quand est-ce que nous t’avons vu étranger, et que nous t’avons recueilli ; ou nu, et que nous t’avons vêtu ? ◊ 39 Et quand est-ce que nous t’avons vu infirme, ou en prison, et que nous sommes venus auprès de toi ? ◊ 40 Et le roi, répondant, leur dira : En vérité, je vous dis : En tant que vous l’avez fait à l’un des plus petits de ceux-ci [qui sont] mes frères, vous me l’avez fait à moi. ◊ 41 Alors il dira aussi à ceux qui seront à sa gauche : Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges ; ◊ 42 car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; ◊ 43 j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli ; nu, et vous ne m’avez pas vêtu ; infirme et en prison, et vous ne m’avez pas visité. ◊ 44 Alors eux aussi répondront, disant : Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim, ou avoir soif, ou être étranger, ou nu, ou infirme, ou en prison, et que nous ne t’avons pas servi ? ◊ 45 Alors il leur répondra, disant : En vérité, je vous dis : En tant que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, vous ne me l’avez pas fait non plus à moi. ◊ 46 Et ceux-ci s’en iront dans les tourments éternels, et les justes, dans la vie éternelle.
Apocalypse
14 ◊ 1 Et je vis : et voici l’Agneau se tenant sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre milliers, ayant son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts. ◊ 2 Et j’ouïs une voix venant du ciel, comme une voix de grandes eaux et comme une voix d’un grand tonnerre ; et la voix que j’entendis était comme de joueurs de harpe, jouant de leurs harpes ; ◊ 3 et ils chantent un cantique nouveau devant le trône, et devant les quatre animaux et les anciens. Et personne ne pouvait apprendre le cantique, sinon les cent quarante-quatre milliers qui ont été achetés de la terre. ◊ 4 Ce sont ceux qui ne se sont point souillés avec les femmes, car ils sont vierges ; ce sont ceux qui suivent l’Agneau où qu’il aille ; ceux-ci ont été achetés d’entre les hommes, des prémices à Dieu et à l’Agneau ; ◊ 5 et il n’a pas été trouvé de mensonge dans leur bouche ; ils sont irréprochables.
◊ 6 Et je vis un [autre] ange volant par le milieu du ciel, ayant l’évangile éternel pour l’annoncer à ceux qui sont établis sur la terre, et à toute nation et tribu et langue et peuple, ◊ 7 disant à haute voix : Craignez Dieu et donnez-lui gloire, car l’heure de son jugement est venue ; et rendez hommage à celui qui a fait le ciel et la terre et la mer et les fontaines d’eaux.
◊ 8 Et un autre, un second ange, suivit, disant : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande, qui, du vin de la fureur de sa fornication, a fait boire à toutes les nations.
◊ 9 Et un autre, un troisième ange, suivit ceux-là, disant à haute voix : Si quelqu’un rend hommage à la bête et à son image, et qu’il reçoive une marque sur son front ou sur sa main, ◊ 10 lui aussi boira du vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans la coupe de sa colère ; et il sera tourmenté dans le feu et le soufre devant les saints anges et devant l’Agneau. ◊ 11 Et la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles ; et ils n’ont aucun repos, ni jour, ni nuit, ceux qui rendent hommage à la bête et à son image, et si quelqu’un prend la marque de son nom. ◊ 12 Ici est la patience des saints ; [ici], ceux qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus.
◊ 13 Et j’ouïs une voix venant du ciel, disant : Écris : Bienheureux les morts qui meurent dans le Seigneur, dorénavant. Oui, dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent.
◊ 14 Et je vis : et voici une nuée blanche, et sur la nuée [quelqu’un] assis, semblable au Fils de l’homme, ayant sur sa tête une couronne d’or et dans sa main une faucille tranchante. ◊ 15 Et un autre ange sortit du temple, criant à haute voix à celui qui était assis sur la nuée : Lance ta faucille et moissonne ; car l’heure de moissonner est venue, parce que la moisson de la terre est desséchée. ◊ 16 Et celui qui était assis sur la nuée mit sa faucille sur la terre, et la terre fut moissonnée.
◊ 17 Et un autre ange sortit du temple qui est dans le ciel, ayant lui aussi une faucille tranchante. ◊ 18 Et un autre ange, ayant pouvoir sur le feu, sortit de l’autel et, en jetant un grand cri, il cria à celui qui avait la faucille tranchante, disant : Lance ta faucille tranchante et vendange les grappes de la vigne de la terre, car ses raisins ont mûri. ◊ 19 Et l’ange mit sa faucille sur la terre, et vendangea la vigne de la terre, et jeta [les grappes] dans la grande cuve du courroux de Dieu. ◊ 20 Et la cuve fut foulée hors de la ville ; et de la cuve il sortit du sang jusqu’aux mors des chevaux, sur un espace de mille six cents stades.
Apocalypse
2 ◊ 1 À l’ange de l’assemblée qui est à Éphèse, écris : Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa droite, qui marche au milieu des sept lampes d’or :
◊ 2 Je connais tes œuvres, et ton travail, et ta patience, et que tu ne peux supporter les méchants ; et tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et ne le sont pas, et tu les as trouvés menteurs ; ◊ 3 et tu as patience, et tu as supporté [des afflictions] pour mon nom, et tu ne t’es pas lassé ; ◊ 4 mais j’ai contre toi que tu as abandonné ton premier amour. ◊ 5 Souviens-toi donc d’où tu es déchu, et repens-toi, et fais les premières œuvres ; autrement, je viens à toi et j’ôterai ta lampe de son lieu, à moins que tu ne te repentes. ◊ 6 Mais tu as ceci, que tu hais les œuvres des Nicolaïtes, lesquelles moi aussi je hais.
◊ 7 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées. À celui qui vaincra, je lui donnerai de manger de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu.
◊ 8 Et à l’ange de l’assemblée qui est à Smyrne, écris : Voici ce que dit le premier et le dernier, qui a été mort et qui a repris vie :
◊ 9 Je connais ta tribulation, et ta pauvreté (mais tu es riche), et l’outrage de ceux qui se disent être Juifs ; et ils ne le sont pas, mais ils sont la synagogue de Satan. ◊ 10 Ne crains en aucune manière les choses que tu vas souffrir. Voici, le diable va jeter [quelques-uns] d’entre vous en prison, afin que vous soyez éprouvés : et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort et je te donnerai la couronne de vie.
◊ 11 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées. Celui qui vaincra n’aura point à souffrir de la seconde mort.
◊ 12 Et à l’ange de l’assemblée qui est à Pergame, écris : Voici ce que dit celui qui a l’épée aiguë à deux tranchants :
◊ 13 Je sais où tu habites, là où est le trône de Satan ; et tu tiens ferme mon nom, et tu n’as pas renié ma foi, même dans les jours dans lesquels Antipas était mon fidèle témoin, qui a été mis à mort parmi vous, là où Satan habite. ◊ 14 Mais j’ai quelques choses contre toi : c’est que tu as là des gens qui tiennent la doctrine de Balaam, lequel enseignait à Balac à jeter une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangeassent des choses sacrifiées aux idoles et qu’ils commissent la fornication. ◊ 15 Ainsi tu en as, toi aussi, qui tiennent la doctrine des Nicolaïtes pareillement. ◊ 16 Repens-toi donc ; autrement je viens à toi promptement, et je combattrai contre eux par l’épée de ma bouche.
◊ 17 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées. À celui qui vaincra, je lui donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc, et, sur le caillou, un nouveau nom écrit, que nul ne connaît, sinon celui qui le reçoit.
◊ 18 Et à l’ange de l’assemblée qui est à Thyatire, écris : Voici ce que dit le Fils de Dieu, qui a ses yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à de l’airain brillant :
◊ 19 Je connais tes œuvres, et ton amour, et ta foi, et ton service, et ta patience, et tes dernières œuvres qui dépassent les premières. ◊ 20 Mais j’ai contre toi, que tu laisses faire la femme Jésabel qui se dit prophétesse ; et elle enseigne et égare mes esclaves [en les entraînant] à commettre la fornication et à manger des choses sacrifiées aux idoles. ◊ 21 Et je lui ai donné du temps afin qu’elle se repentît ; et elle ne veut pas se repentir de sa fornication. ◊ 22 Voici, je la jette sur un lit, et ceux qui commettent adultère avec elle, dans une grande tribulation, à moins qu’ils ne se repentent de ses œuvres ; ◊ 23 et je ferai mourir de mort ses enfants ; et toutes les assemblées connaîtront que c’est moi qui sonde les reins et les cœurs ; et je vous donnerai à chacun selon vos œuvres. ◊ 24 Mais à vous je dis, aux autres qui sont à Thyatire, autant qu’il y en a qui n’ont pas cette doctrine, qui n’ont pas connu les profondeurs de Satan, comme ils disent : je ne vous impose pas d’autre charge ; ◊ 25 mais seulement, ce que vous avez, tenez-le ferme jusqu’à ce que je vienne. ◊ 26 Et celui qui vaincra, et celui qui gardera mes œuvres jusqu’à la fin, — je lui donnerai autorité sur les nations ; ◊ 27 et il les paîtra avec une verge de fer, comme sont brisés les vases de poterie, selon que moi aussi j’ai reçu de mon Père ; ◊ 28 et je lui donnerai l’étoile du matin.
◊ 29 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées.
3 ◊ 1 Et à l’ange de l’assemblée qui est à Sardes, écris : Voici ce que dit celui qui a les sept Esprits de Dieu et les sept étoiles :
Je connais tes œuvres, — que tu as le nom de vivre, et tu es mort. ◊ 2 Sois vigilant, et affermis ce qui reste, qui s’en va mourir, car je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu. ◊ 3 Souviens-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si donc tu ne veilles pas, je viendrai [sur toi] comme un voleur, et tu ne sauras point à quelle heure je viendrai sur toi. ◊ 4 Toutefois tu as quelques noms à Sardes qui n’ont pas souillé leurs vêtements ; et ils marcheront avec moi en [vêtements] blancs, car ils en sont dignes.
◊ 5 Celui qui vaincra, celui-là sera vêtu de vêtements blancs, et je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges.
◊ 6 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées.
◊ 7 Et à l’ange de l’assemblée qui est à Philadelphie, écris : Voici ce que dit le saint, le véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre et nul ne fermera, qui ferme et nul n’ouvrira :
◊ 8 Je connais tes œuvres. Voici, j’ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer, car tu as peu de force, et tu as gardé ma parole, et tu n’as pas renié mon nom. ◊ 9 Voici, je donne [de ceux] de la synagogue de Satan qui se disent être Juifs, — et ils ne le sont pas, mais ils mentent ; voici, je les ferai venir et se prosterner devant tes pieds, et ils connaîtront que moi je t’ai aimé. ◊ 10 Parce que tu as gardé la parole de ma patience, moi aussi je te garderai de l’heure de l’épreuve qui va venir sur la terre habitée tout entière, pour éprouver ceux qui habitent sur la terre. ◊ 11 Je viens bientôt ; tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne.
◊ 12 Celui qui vaincra, je le ferai une colonne dans le temple de mon Dieu, et il ne sortira plus jamais dehors ; et j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la cité de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nouveau nom.
◊ 13 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées.
◊ 14 Et à l’ange de l’assemblée qui est à Laodicée, écris : Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu :
◊ 15 Je connais tes œuvres, — que tu n’es ni froid ni bouillant. Je voudrais que tu fusses ou froid ou bouillant ! ◊ 16 Ainsi, parce que tu es tiède et que tu n’es ni froid ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche. ◊ 17 Parce que tu dis : Je suis riche, et je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et que tu ne connais pas que, toi, tu es le malheureux et le misérable, et pauvre, et aveugle, et nu : ◊ 18 je te conseille d’acheter de moi de l’or passé au feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. ◊ 19 Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime ; aie donc du zèle et repens-toi. ◊ 20 Voici, je me tiens à la porte et je frappe : si quelqu’un entend ma voix et qu’il ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je souperai avec lui, et lui avec moi.
◊ 21 Celui qui vaincra, — je lui donnerai de s’asseoir avec moi sur mon trône, comme moi aussi j’ai vaincu et je me suis assis avec mon Père sur son trône.
◊ 22 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées.
1 Timothée
5 ◊ 1 Ne reprends pas rudement l’homme âgé, mais exhorte-le comme un père, les jeunes gens comme des frères, ◊ 2 les femmes âgées comme des mères, les jeunes comme des sœurs, en toute pureté. ◊ 3 Honore les veuves qui sont vraiment veuves ; ◊ 4 mais si quelque veuve a des enfants ou des descendants, qu’ils apprennent premièrement à montrer leur piété envers leur propre maison et à rendre à ceux dont ils descendent les soins qu’ils en ont reçus, car cela est agréable devant Dieu. ◊ 5 Or celle qui est vraiment veuve et qui est laissée seule, a mis son espérance en Dieu, et persévère dans les supplications et dans les prières nuit et jour. ◊ 6 Mais celle qui vit dans le plaisir est morte en vivant. ◊ 7 Ordonne aussi ces choses, afin qu’elles soient irrépréhensibles. ◊ 8 Mais si quelqu’un n’a pas soin des siens et spécialement de ceux de sa famille, il a renié la foi et il est pire qu’un incrédule. ◊ 9 Que la veuve soit inscrite, n’ayant pas moins de soixante ans, [ayant été] femme d’un seul mari, ◊ 10 ayant le témoignage [d’avoir marché] dans les bonnes œuvres, — si elle a élevé des enfants, si elle a logé des étrangers, si elle a lavé les pieds des saints, si elle a secouru ceux qui sont dans la tribulation, si elle s’est appliquée à toute bonne œuvre. ◊ 11 Mais refuse les veuves qui sont jeunes ; car, quand elles s’élèvent contre le Christ en s’abandonnant à leurs désirs, elles veulent se marier, ◊ 12 étant en faute parce qu’elles ont rejeté leur première foi ; ◊ 13 et en même temps elles apprennent aussi à être oisives, allant de maison en maison ; et non seulement oisives, mais aussi causeuses, se mêlant de tout, disant des choses qui ne conviennent pas. ◊ 14 Je veux donc que les jeunes se marient, aient des enfants, gouvernent leur maison, ne donnent aucune occasion à l’adversaire à cause des mauvais propos ; ◊ 15 car déjà quelques-unes se sont détournées après Satan. ◊ 16 Si un fidèle ou une fidèle a des veuves, qu’il les assiste et que l’assemblée n’en soit pas chargée, afin qu’elle vienne au secours de celles qui sont vraiment veuves.
◊ 17 Que les anciens qui président dûment soient estimés dignes d’un double honneur, spécialement ceux qui travaillent dans la parole et dans l’enseignement ; ◊ 18 car l’écriture dit : « Tu n’emmuselleras pas le bœuf qui foule le grain », et : « L’ouvrier est digne de son salaire ». ◊ 19 Ne reçois pas d’accusation contre un ancien, si ce n’est quand il y a deux ou trois témoins. ◊ 20 Ceux qui pèchent, convaincs-les devant tous, afin que les autres aussi aient de la crainte. ◊ 21 Je t’adjure devant Dieu et le christ Jésus et les anges élus, que tu gardes ces choses, sans préférence, ne faisant rien avec partialité.
◊ 22 N’impose les mains précipitamment à personne et ne participe pas aux péchés d’autrui ; garde-toi pur toi-même. ◊ 23 Ne bois plus de l’eau seulement, mais use d’un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes indispositions. ◊ 24 Les péchés de quelques hommes sont manifestes d’avance et vont devant pour le jugement ; mais ceux d’autres [hommes] aussi les suivent après. ◊ 25 De même aussi les bonnes œuvres sont manifestes d’avance, et celles qui sont autrement ne peuvent être cachées.
Apocalypse
15 ◊ 1 Et je vis dans le ciel un autre signe, grand et merveilleux : sept anges, ayant sept plaies, les dernières ; car en elles le courroux de Dieu est consommé.
◊ 2 Et je vis comme une mer de verre, mêlée de feu, et ceux qui avaient remporté la victoire sur la bête, et sur son image, et sur le nombre de son nom, se tenant debout sur la mer de verre, ayant des harpes de Dieu. ◊ 3 Et ils chantent le cantique de Moïse, esclave de Dieu, et le cantique de l’Agneau, disant : Grandes et merveilleuses sont tes œuvres, *Seigneur, Dieu, Tout-puissant ! Justes et véritables sont tes voies, ô Roi des nations ! ◊ 4 Qui ne te craindrait, *Seigneur, et qui ne glorifierait ton nom ? car seul tu es saint ; car toutes les nations viendront et se prosterneront devant toi ; parce que tes faits justes ont été manifestés.
◊ 5 Et après ces choses je vis : et le temple du tabernacle du témoignage dans le ciel fut ouvert. ◊ 6 Et les sept anges qui avaient les sept plaies sortirent du temple, vêtus d’un lin pur et éclatant, et ceints sur leurs poitrines de ceintures d’or. ◊ 7 Et l’un des quatre animaux donna aux sept anges sept coupes d’or, pleines du courroux de Dieu qui vit aux siècles des siècles. ◊ 8 Et le temple fut rempli de la fumée qui procédait de la gloire de Dieu et de sa puissance ; et personne ne pouvait entrer dans le temple, jusqu’à ce que les sept plaies des sept anges fussent consommées.
Éphésiens
1 ◊ 1 Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, aux saints et fidèles dans le christ Jésus, qui sont à Éphèse : ◊ 2 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !
◊ 3 Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ; ◊ 4 selon qu’il nous a élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous fussions saints et irréprochables devant lui en amour, ◊ 5 nous ayant prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, ◊ 6 à la louange de la gloire de sa grâce dans laquelle il nous a rendus agréables dans le Bien-aimé ; ◊ 7 en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des fautes selon les richesses de sa grâce : ◊ 8 laquelle il a fait abonder envers nous en toute sagesse et intelligence, ◊ 9 nous ayant fait connaître le mystère de sa volonté selon son bon plaisir, ◊ 10 qu’il s’est proposé en lui-même pour l’administration de la plénitude des temps, [savoir] de réunir en un toutes choses dans le Christ, les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre, en lui, ◊ 11 en qui nous avons aussi été faits héritiers, ayant été prédestinés selon le propos de celui qui opère toutes choses selon le conseil de sa volonté, ◊ 12 afin que nous soyons à la louange de sa gloire, nous qui avons espéré à l’avance dans le Christ : ◊ 13 en qui vous aussi [vous avez espéré], ayant entendu la parole de la vérité, l’évangile de votre salut ; auquel aussi ayant cru, vous avez été scellés du Saint Esprit de la promesse, ◊ 14 qui est les arrhes de notre héritage, pour la rédemption de la possession acquise, à la louange de sa gloire.
◊ 15 C’est pourquoi moi aussi, ayant ouï parler de la foi au seigneur Jésus qui est en vous, et de l’amour que [vous avez] pour tous les saints, ◊ 16 je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention [de vous] dans mes prières, ◊ 17 afin que le Dieu de notre seigneur Jésus Christ, le Père de gloire, vous donne [l’]esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance, ◊ 18 les yeux de votre cœur étant éclairés, pour que vous sachiez quelle est l’espérance de son appel, et quelles sont les richesses de la gloire de son héritage dans les saints, ◊ 19 et quelle est l’excellente grandeur de sa puissance envers nous qui croyons, selon l’opération de la puissance de sa force, ◊ 20 qu’il a opérée dans le Christ, en le ressuscitant d’entre les morts ; — (et il l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes, ◊ 21 au-dessus de toute principauté, et autorité, et puissance, et domination, et de tout nom qui se nomme, non seulement dans ce siècle, mais aussi dans celui qui est à venir ; ◊ 22 et il a assujetti toutes choses sous ses pieds, et l’a donné [pour être] chef sur toutes choses à l’assemblée, ◊ 23 qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous ;)
Psaumes
Cantique des degrés.
130 ◊ 1 Je t’ai invoqué des lieux profonds, ô Éternel !
◊ 2 Seigneur ! écoute ma voix ; que tes oreilles soient attentives à la voix de mes supplications.
◊ 3 Ô Jah ! si tu prends garde aux iniquités, Seigneur, qui subsistera ?
◊ 4 Mais il y a pardon auprès de toi, afin que tu sois craint.
◊ 5 * J’ai attendu l’Éternel ; mon âme l’a attendu, et j’ai eu mon attente en sa parole.
◊ 6 Mon âme [attend] le Seigneur, plus que les sentinelles [n’attendent] le matin, que les sentinelles [n’attendent] le matin.
◊ 7 Israël, attends-toi à l’Éternel ; car auprès de l’Éternel est la bonté, et il y a rédemption en abondance auprès de lui ;
◊ 8 Et lui rachètera Israël de toutes ses iniquités.
Actes
24 ◊ 1 Or cinq jours après, le souverain sacrificateur Ananias descendit avec les anciens et un certain orateur [nommé] Tertulle, et ils portèrent plainte devant le gouverneur contre Paul. ◊ 2 Et quand celui-ci eut été appelé, Tertulle se mit à l’accuser, disant : ◊ 3 Puisque nous jouissons par ton moyen d’une grande tranquillité, et que par ta prévoyance des mesures excellentes sont prises en vue de cette nation, très excellent Félix, nous l’acceptons, en tout et partout, avec une entière gratitude. ◊ 4 Mais afin de ne pas t’arrêter davantage, je te prie de nous entendre brièvement selon ta clémence ; ◊ 5 car nous avons trouvé que cet homme est une peste, et qu’il excite des séditions parmi tous les Juifs dans toute la terre habitée, et qu’il est un meneur de la secte des Nazaréens ; ◊ 6 il a même tenté de profaner le temple : aussi l’avons-nous saisi, [et nous avons voulu le juger selon notre loi ; ◊ 7 mais Lysias, le chiliarque, étant survenu, l’a emmené en l’arrachant d’entre nos mains avec une grande violence, ◊ 8 donnant ordre que ses accusateurs vinssent auprès de toi] ; et par lui tu pourras toi-même, en l’interrogeant, arriver à la pleine connaissance de toutes ces choses dont nous l’accusons. ◊ 9 Et les Juifs aussi se joignirent à lui pour insister contre [Paul], affirmant que les choses étaient ainsi. ◊ 10 Et Paul, après que le gouverneur lui eut fait signe de parler, répondit : Sachant que depuis plusieurs années tu es juge de cette nation, je fais mon apologie avec plus de courage : ◊ 11 car tu peux connaître qu’il ne s’est pas passé plus de douze jours depuis que je suis monté pour adorer à Jérusalem. ◊ 12 Et ils ne m’ont trouvé, ni dans le temple, disputant avec quelqu’un ou ameutant la foule, ni dans les synagogues, ni dans la ville ; ◊ 13 et ils ne peuvent pas soutenir les choses dont ils m’accusent présentement. ◊ 14 Mais je te confesse bien ceci, que, selon la voie qu’ils appellent secte, ainsi je sers le Dieu de mes pères, croyant toutes les choses qui sont écrites dans la loi et dans les prophètes, ◊ 15 ayant espérance en Dieu, — [espérance] que ceux-ci nourrissent aussi eux-mêmes, — qu’il y aura une résurrection, tant des justes que des injustes. ◊ 16 À cause de cela, moi aussi je m’exerce à avoir toujours une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes. ◊ 17 Or, après plusieurs années, je suis venu pour faire des aumônes à ma nation et des offrandes. ◊ 18 Sur ces entrefaites, ils me trouvèrent purifié dans le temple, sans attroupement et sans tumulte. ◊ 19 Or c’étaient certains Juifs d’Asie, qui auraient dû être ici devant toi et m’accuser, s’ils avaient quelque chose contre moi ; ◊ 20 ou bien, que ceux-ci eux-mêmes disent quelle injustice ils ont trouvée en moi, quand j’ai été devant le sanhédrin, ◊ 21 si ce n’est ce seul cri que je fis entendre, étant au milieu d’eux : C’est pour la résurrection des morts que je suis aujourd’hui mis en jugement par vous.
◊ 22 Mais Félix, ayant plus exactement connaissance de ce qui regardait la voie, les ajourna, disant : Quand le chiliarque Lysias sera descendu, je prendrai connaissance de votre affaire, ◊ 23 — ordonnant au centurion que [Paul] fût gardé, et qu’il eût [quelque] liberté, et qu’on n’empêchât aucun des siens de le servir. ◊ 24 Or quelques jours après, Félix étant venu avec Drusille sa femme qui était Juive, manda Paul et l’entendit sur la foi en Christ. ◊ 25 Et comme il discourait sur la justice et sur la tempérance et sur le jugement à venir, Félix tout effrayé répondit : Pour le présent va-t’en ; quand je trouverai un moment convenable, je te ferai appeler, ◊ 26 — espérant en même temps que Paul lui donnerait quelque argent ; c’est pourquoi aussi il le faisait venir souvent et s’entretenait avec lui.
◊ 27 Or, quand deux ans furent accomplis, Félix eut pour successeur Porcius Festus ; et, voulant gagner la faveur des Juifs, Félix laissa Paul prisonnier.
Deutéronome
17 ◊ 1 Tu ne sacrifieras à l’Éternel, ton Dieu, ni bœuf ni mouton qui ait un défaut corporel, quoi que ce soit de mauvais ; car c’est une abomination pour l’Éternel, ton Dieu.
◊ 2 S’il se trouve au milieu de toi, dans une de tes portes, que l’Éternel, ton Dieu, te donne, un homme ou une femme qui fasse ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, ton Dieu, en transgressant son alliance, ◊ 3 et qui aille et serve d’autres dieux, et s’incline devant eux, soit devant le soleil, ou devant la lune, ou devant toute l’armée des cieux, ce que je n’ai pas commandé ; ◊ 4 et que cela t’ait été rapporté, et que tu l’aies entendu, alors tu rechercheras bien ; et si c’est la vérité, si la chose est établie, si cette abomination a été commise en Israël, ◊ 5 tu feras sortir vers tes portes cet homme ou cette femme, qui auront fait cette mauvaise chose, l’homme ou la femme, et tu les assommeras de pierres, et ils mourront. ◊ 6 Sur la déposition de deux témoins ou de trois témoins, celui qui doit mourir sera mis à mort ; il ne sera pas mis à mort sur la déposition d’un seul témoin. ◊ 7 La main des témoins sera la première contre lui pour le mettre à mort, et la main de tout le peuple ensuite ; et tu ôteras le mal du milieu de toi.
◊ 8 Lorsqu’une affaire sera pour toi trop difficile à juger, entre sang et sang, entre cause et cause, et entre coup et coup, — des cas de dispute dans tes portes, alors tu te lèveras, et tu monteras au lieu que l’Éternel, ton Dieu, aura choisi ; ◊ 9 et tu viendras vers les sacrificateurs, les Lévites, et vers le juge qu’il y aura en ces jours-là, et tu rechercheras, et ils te déclareront la sentence du jugement. ◊ 10 Et tu agiras conformément à la sentence qu’ils t’auront déclarée, de ce lieu que l’Éternel aura choisi, et tu prendras garde à faire selon tout ce qu’ils t’auront enseigné. ◊ 11 Tu agiras conformément à la loi qu’ils t’auront enseignée, et selon le droit qu’ils t’auront annoncé ; tu ne t’écarteras, ni à droite ni à gauche, de la sentence qu’ils t’auront déclarée. ◊ 12 Et l’homme qui agira avec fierté, n’écoutant point le sacrificateur qui se tiendra là pour servir l’Éternel ton Dieu, ou le juge, cet homme-là mourra, et tu ôteras le mal [du milieu] d’Israël ; ◊ 13 et tout le peuple l’entendra, et craindra, et n’agira plus avec fierté.
◊ 14 Quand tu seras entré dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, et que tu le possèderas et y habiteras, et que tu diras : J’établirai un roi sur moi, comme toutes les nations qui sont autour de moi : ◊ 15 tu établiras sur toi le roi que l’Éternel, ton Dieu, choisira ; tu établiras sur toi un roi d’entre tes frères ; tu ne pourras pas établir sur toi un homme étranger, qui ne soit pas ton frère. ◊ 16 Seulement, il n’aura pas une multitude de chevaux, et il ne fera pas retourner le peuple en Égypte pour avoir beaucoup de chevaux ; car l’Éternel vous a dit : Vous ne retournerez plus jamais par ce chemin-là. ◊ 17 Et il n’aura pas un grand nombre de femmes, afin que son cœur ne se détourne pas ; et il ne s’amassera pas beaucoup d’argent et d’or. ◊ 18 Et il arrivera, lorsqu’il sera assis sur le trône de son royaume, qu’il écrira pour lui, dans un livre, une copie de cette loi, faite d’après le livre qui est devant les sacrificateurs, les Lévites. ◊ 19 Et il l’aura auprès de lui ; et il y lira tous les jours de sa vie, afin qu’il apprenne à craindre l’Éternel, son Dieu, [et] à garder toutes les paroles de cette loi, et ces statuts, pour les faire ; ◊ 20 en sorte que son cœur ne s’élève pas au-dessus de ses frères, et qu’il ne s’écarte pas du commandement, ni à droite ni à gauche ; afin qu’il prolonge ses jours dans son royaume, lui et ses fils, au milieu d’Israël.
Éphésiens
6 ◊ 1 Enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car cela est juste. ◊ 2 « Honore ton père et ta mère », (c’est le premier commandement avec promesse,) ◊ 3 « afin que tu prospères et que tu vives longtemps sur la terre ». ◊ 4 Et vous, pères, ne provoquez pas vos enfants, mais élevez-les dans la discipline et sous les avertissements du Seigneur.
◊ 5 Esclaves, obéissez à vos maîtres selon la chair avec crainte et tremblement, en simplicité de cœur, comme à Christ, ◊ 6 ne servant pas sous leurs yeux seulement, comme voulant plaire aux hommes, mais comme esclaves de Christ, faisant de cœur la volonté de Dieu, ◊ 7 servant joyeusement, comme asservis au Seigneur et non pas aux hommes, ◊ 8 sachant que chacun, soit esclave, soit homme libre, quelque bien qu’il fasse, le recevra du Seigneur. ◊ 9 Et vous, maîtres, faites-en de même envers eux, renonçant aux menaces, sachant que et leur maître et le vôtre est dans les cieux, et qu’il n’y a pas d’acception de personnes auprès de lui.
◊ 10 Au reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force ; ◊ 11 revêtez-vous de l’armure complète de Dieu, afin que vous puissiez tenir ferme contre les artifices du diable : ◊ 12 car notre lutte n’est pas contre le sang et la chair, mais contre les principautés, contre les autorités, contre les dominateurs de ces ténèbres, contre la [puissance] spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes. ◊ 13 C’est pourquoi prenez l’armure complète de Dieu, afin que, au mauvais jour, vous puissiez résister, et, après avoir tout surmonté, tenir ferme. ◊ 14 Tenez donc ferme, ayant ceint vos reins de [la] vérité, et ayant revêtu la cuirasse de la justice, ◊ 15 et ayant chaussé vos pieds de la préparation de l’évangile de paix ; ◊ 16 par-dessus tout, prenant le bouclier de la foi par lequel vous pourrez éteindre tous les dards enflammés du méchant. ◊ 17 Prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu ; ◊ 18 priant par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillant à cela avec toute persévérance et des supplications pour tous les saints, ◊ 19 et pour moi, afin qu’il me soit donné de parler à bouche ouverte pour donner à connaître avec hardiesse le mystère de l’évangile, ◊ 20 pour lequel je suis un ambassadeur lié de chaînes, afin que j’use de hardiesse en lui, comme je dois parler.
◊ 21 Mais afin que vous aussi vous sachiez ce qui me concerne, comment je me trouve, Tychique, le bien-aimé frère et fidèle serviteur dans le Seigneur, vous fera tout savoir : ◊ 22 je l’ai envoyé vers vous tout exprès, afin que vous connaissiez l’état de nos affaires, et qu’il console vos cœurs.
◊ 23 Paix aux frères, et amour, avec la foi, de la part de Dieu le Père et du seigneur Jésus Christ ! ◊ 24 Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre seigneur Jésus Christ en pureté !
Psaumes
De David.
25 ◊ 1 À toi, Éternel, j’élève mon âme.
◊ 2 Mon Dieu, en toi j’ai mis ma confiance ; que je ne sois pas confus, que mes ennemis ne triomphent pas de moi.
◊ 3 Non, aucun de ceux qui s’attendent à toi ne sera confus ; ceux-là seront confus qui agissent perfidement sans cause.
◊ 4 * Fais-moi connaître tes voies, ô Éternel ! enseigne-moi tes sentiers.
◊ 5 Fais-moi marcher dans ta vérité, et enseigne-moi, car tu es le Dieu de mon salut ; c’est à toi que je m’attends tout le jour.
◊ 6 Souviens-toi de ta miséricorde, ô Éternel, et de ta bonté ; car elles sont de tout temps.
◊ 7 Ne te souviens pas des péchés de ma jeunesse ni de mes transgressions ; selon ta gratuité souviens-toi de moi à cause de ta bonté, ô Éternel.
◊ 8 * L’Éternel est bon et droit ; c’est pourquoi il enseignera le chemin aux pécheurs.
◊ 9 Il fera marcher dans le droit [chemin] les débonnaires, et il enseignera sa voie aux débonnaires.
◊ 10 Tous les sentiers de l’Éternel sont gratuité et vérité, pour ceux qui gardent son alliance et ses témoignages.
◊ 11 À cause de ton nom, ô Éternel ! tu me pardonneras mon iniquité ; car elle est grande.
◊ 12 Qui est l’homme qui craint l’Éternel ? Il lui enseignera le chemin qu’il doit choisir.
◊ 13 Son âme habitera au milieu du bien, et sa semence possédera la terre.
◊ 14 Le secret de l’Éternel est pour ceux qui le craignent, pour leur faire connaître son alliance.
◊ 15 Mes yeux sont continuellement sur l’Éternel ; car c’est lui qui fera sortir mes pieds du filet.
◊ 16 * Tourne-toi vers moi et use de grâce envers moi, car je suis seul et affligé.
◊ 17 Les détresses de mon cœur se sont agrandies ; fais-moi sortir de mes angoisses.
◊ 18 Regarde mon affliction et mes peines, et pardonne tous mes péchés.
◊ 19 Regarde mes ennemis, car ils sont nombreux, et ils me haïssent d’une haine violente.
◊ 20 Garde mon âme, et délivre-moi ; que je ne sois pas confus, car je me suis confié en toi.
◊ 21 Que l’intégrité et la droiture me gardent, car je me suis attendu à toi.
◊ 22 Ô Dieu ! rachète Israël de toutes ses détresses.