Année 1, 13 février

Genèse 26, 17-35

Et Isaac partit de là, et campa dans la vallée de Guérar, et y habita. Et Isaac recreusa les puits d’eau qu’on avait creusés aux jours d’Abraham, son père, et que les Philistins avaient bouchés après la mort d’Abraham ; et il leur donna des noms selon les noms que son père leur avait donnés. Et les serviteurs d’Isaac creusèrent dans la vallée, et ils y trouvèrent un puits d’eau vive. Et les bergers de Guérar contestèrent avec les bergers d’Isaac, disant : L’eau est à nous. Et il appela le nom du puits Ések, parce qu’ils s’étaient disputés avec lui. Et ils creusèrent un autre puits, et ils contestèrent aussi pour celui-là ; et il appela son nom Sitna. Et il se transporta de là, et creusa un autre puits, et ils ne contestèrent pas pour celui-là ; et il appela son nom Rehoboth, parce que, dit-il, l’Éternel nous a maintenant donné de l’espace, et nous fructifierons dans le pays.

Et de là il monta à Beër-Shéba. Et l’Éternel lui apparut cette nuit-là, et dit : Je suis le Dieu d’Abraham ton père ; ne crains pas, car je suis avec toi ; et je te bénirai, et je multiplierai ta semence, à cause d’Abraham, mon serviteur. Et il bâtit là un autel, et invoqua le nom de l’Éternel ; et il y dressa sa tente ; et les serviteurs d’Isaac y creusèrent un puits. Et Abimélec alla de Guérar vers lui, avec Akhuzzath, son ami, et Picol, chef de son armée. Et Isaac leur dit : Pourquoi venez-vous vers moi, puisque vous me haïssez et que vous m’avez renvoyé d’auprès de vous ? Et ils dirent : Nous avons vu clairement que l’Éternel est avec toi, et nous avons dit : Qu’il y ait donc un serment entre nous, entre nous et toi ; et nous ferons une alliance avec toi : que tu ne nous feras pas de mal, comme nous ne t’avons pas touché, et comme nous ne t’avons fait que du bien, et t’avons renvoyé en paix. Tu es maintenant le béni de l’Éternel. Et il leur fit un festin, et ils mangèrent et burent. Et ils se levèrent de bon matin, et se jurèrent l’un à l’autre ; et Isaac les renvoya, et ils s’en allèrent d’avec lui en paix. Et il arriva, en ce jour-là, que les serviteurs d’Isaac vinrent, et l’avertirent au sujet du puits qu’ils avaient creusé, et lui dirent : Nous avons trouvé de l’eau. Et il l’appela Shéba ; c’est pourquoi le nom de la ville a été Beër-Shéba, jusqu’à aujourd’hui.

Et Ésaü était âgé de quarante ans, et il prit pour femmes Judith, fille de Beéri, le Héthien, et Basmath, fille d’Élon, le Héthien ; et elles furent une amertume d’esprit pour Isaac et pour Rebecca.


Ces puits d’Abraham, bouchés par les Philistins, Isaac les recreuse l’un après l’autre. Demandons au Seigneur la même énergie, la même persévérance, pour nous approprier les vérités dont ont vécu nos devanciers, afin que, par un « creusement » personnel, elles deviennent notre propriété. À chaque effort de l’ennemi pour le priver des fruits de son travail, Isaac répond en creusant ailleurs, sans se décourager. Mais il s’abstient de contester, illustrant l’exhortation de 2 Timothée 2, 24. Sa douceur peut être connue de tous (Phil. 4, 5). Souffrant l’injustice, il ne menace pas mais s’en remet à Celui qui juge justement (1 Pier. 2, 23). En même temps, il rend ainsi témoignage de sa foi. L’héritage lui appartient ; à quoi bon l’arracher par la force. L’Éternel a promis « tout ces pays » à sa semence (v. 4). Isaac s’attend à Lui pour les recevoir le moment venu. — Les versets 34, 35 nous montrent Ésaü méprisant de nouveau la volonté divine en se choisissant ses femmes parmi les Cananéens, dont l’Éternel avait absolument séparé sa famille. Il cause ainsi un profond chagrin à Isaac et à Rebecca. Que le Seigneur donne à tous nos jeunes lecteurs d’écouter leurs parents et de profiter de leur expérience pour n’être pas plus tard une cause d’amertume et de soucis pour eux.