Dans les livres d’Esdras et de Néhémie que nous avons médités, nous avons vu les captifs ramenés à Jérusalem pour y attendre la venue du Messie, afin qu’il fût manifesté si Israël accepterait le Messager et Sauveur que Dieu voulait leur envoyer. Avec ce livre d’Esther, nous sommes dans une scène toute différente. Les Juifs sont encore au milieu des Gentils.
Nous l’examinerons dans la suite de ses dix chapitres ; et dans l’action dont ils font le récit, nous trouverons :
L’Éternel Dieu opérant d’une manière merveilleuse, mais en secret.
Les Juifs eux-mêmes.
Le Gentil, ou le pouvoir.
Le grand adversaire.
Chapitres 1 et 2
Le livre s’ouvre en nous présentant un tableau du Gentil maintenant en autorité. C’est, cependant, le Perse, et non le Chaldéen : « la poitrine d’argent », non pas « la tête d’or » de la grande statue que vit Nebucadnetsar . C’est plutôt le chapitre second de l’histoire de la suprématie des Gentils sur la terre que le chapitre premier, que nous lisons ici. Nous le voyons plutôt dans les progrès qu’au commencement de sa carrière ; mais sous le rapport moral, il est le même. Pareil à Moab, sa saveur lui demeure toujours, et son odeur ne s’est point changée . Toute la hauteur qui s’était manifestée en Nebucadnetsar, apparaît de nouveau chez Assuérus. On n’aperçoit dans cet homme de la terre nul esprit, nul fruit de repentance, nulle connaissance de lui-même, ou de ce qui lui convient en tant que créature. Le mensonge du serpent, qui façonna l’homme au commencement, est à l’œuvre avec autant d’ardeur que jamais. Le vieux désir d’être comme Dieu se révèle aujourd’hui chez le Perse, comme il s’était révélé auparavant chez le Chaldéen. L’un avait bâti sa ville royale, et la considérait avec orgueil et disait : « N’est-ce pas ici Babylone la grande que j’ai bâtie pour être la demeure royale par le pouvoir de ma force, et pour la gloire de ma magnificence ? » . L’autre fait maintenant un festin, et pendant cent quatre-vingts jours montre aux principaux seigneurs toute la puissance de son royaume, « les richesses de la gloire de son royaume, et la splendeur de l’excellence de sa grandeur ». Bien plus, car le Perse l’emporte : nous trouvons dans la Perse une audacieuse affectation d’être comme Dieu que nous n’avons pas vue à Babylone. Elle nous frappe dans trois ordonnances persanes célèbres :
1º Personne ne devait paraître en la présence du roi sans y avoir été appelé. Dans le cas de la violation de cette loi du royaume, la vie et la mort de l’infracteur dépendaient du bon plaisir du roi.
2º Personne ne devait être triste devant le roi ; tout son peuple devait considérer son visage ou sa présence comme la source efficace de la joie et de l’allégresse.
3º Aucun décret de son royaume ne pouvait être révoqué : il tenait ferme à toujours.
Voilà certes des prétentions ! C’est le comble dans la carrière de l’homme visant à se présenter comme Dieu ; et ne savons-nous pas que cet esprit travaillera jusqu’à ce que le Gentil ait rempli la mesure de son iniquité ? Mais la main de Dieu commence maintenant à opérer ses merveilles, au milieu même de la scène de fête et d’orgueil par laquelle le livre s’ouvre. La joie du banquet royal fut interrompue ; une tache dépare l’éclat de toute cette magnificence : la reine gentile refuse de servir d’occasion ou d’être tributaire de ce jour de réjouissance publique ; et cela conduit à la manifestation du Juif, et, en définitive, à l’élévation de ce peuple à la principale part dans l’action et à la position la plus éminente sur la terre, au-delà de tout ce qu’on avait pu penser ou prévoir.
C’était un bien petit commencement d’un pauvre caractère et d’une importance insignifiante. L’humeur de Vasthi, qui la poussa à une ligne de conduite qui mettait sa vie en péril, fut le premier petit feu « qui alluma quelle grande quantité de bois » : c’est une misérable, une méprisable circonstance. Que peut-il y avoir de plus bas que l’humeur, pouvons-nous dire, d’une femme altière ? Et pourtant, Dieu effectue par elle des résultats connus dès lors de Lui-même dans Son conseil, mais dont l’accomplissement sera vu au jour prochain de la gloire des Juifs.
« Avec une sagesse qui n’est jamais en défaut, il conserve soigneusement dans des mines dont on ne saurait sonder la profondeur, Ses brillants desseins, et accomplit Sa volonté souveraine ».
Vasthi est déposée . Elle est rejetée comme femme du Perse ; et il faut qu’on en cherche de plus dignes pour prendre sa place.
Ici peut s’élever la question : Jusqu’à quel point un membre du peuple juif pouvait-il profiter d’une occasion pareille ? La sainteté profite-t-elle de la corruption ? Le peuple de Dieu peut-il oublier son nazaréat, sa mise à part pour Lui ? Et néanmoins, Esther consent à se présenter devant le roi en ce moment-là, comme de pair avec toutes les filles de ses sujets incirconcis !
Cela est de nature à nous étonner, si nous jugeons des choses par une lumière moins pure et moins vive que celle dans laquelle Dieu Lui-même habite. Le simple sentiment moral de l’homme — l’injonction des ordonnances légales — la voix du Sinaï lui-même, souvent ne suffirait pas. Il nous faut marcher dans la lumière, comme Dieu est dans la lumière . Il faut que nous connaissions « les temps » comme jadis Issacar, avant que nous soyons capables de déclarer comme il faut « ce qu’Israël devait faire » .
Des hommes de Bethléhem de Juda n’ont-ils pas pris des femmes d’entre les filles de Moab, sans en être repris ? Joseph ne s’est-il pas écarté, dans son mariage, de la sainteté d’Abraham, et Moïse des ordonnances de la loi, dans le sien ? Rahab, toute fille qu’elle était des incirconcis, n’a-t-elle pas été adoptée par Juda, et n’a-t-elle pas eu une place éminente dans la suite des ancêtres selon la chair du Seigneur de David ? Et Samson ne prit-il pas pour femme, une femme de Thimna qui appartenait aux Philistins ?
Le peuple de Dieu n’était pas dans l’état normal , lors de ces événements étranges ; et c’est là leur justification morale . La lumière de la sagesse divine divinement dispensée devient le juge, plutôt que les ordonnances. Les Juifs étaient maintenant dans la dispersion. Joseph, si nous voulons nous exprimer ainsi, est de nouveau en Égypte ; Moïse en Madian ; et les fils de Bethléhem de Juda au pays de Moab ; et Esther est aussi peu reprise pour être allée vers le roi de Perse, que furent censurés Joseph pour avoir épousé Asnath, Moïse pour avoir épousé Séphora, ou Makhlon pour avoir épousé Ruth ; et ils ne sont ni les uns, ni les autres, l’objet d’un reproche ou d’un jugement devant Dieu pour ces choses ; absolument de la même manière que David, lorsqu’il mangea des pains de proposition. Bien plus, ces choses procédaient de Dieu, comme le mariage de Samson avec une femme d’entre les Philistins, semble nettement reconnu comme ayant ce caractère (Jug. 14, 4 ).
Les conseils de Dieu recevront leur accomplissement ; les fruits de Sa grâce seront recueillis ; et les ordonnances de justice, non plus que les arrangements qui nous conviennent, si nous étions dans l’intégrité de notre position et dans une condition bien réglée, n’interviendront pas.
Chapitre 3
Le Juif, chose étrange, devient, ainsi que nous l’avons vu, important pour le pouvoir — c’est-à-dire, pour le Perse ; mais plus important que je ne l’ai encore fait observer : il devient important pour sa sûreté aussi bien que pour ses jouissances . Car Mardochée devient son protecteur, comme Esther était devenue sa femme. Nous voyons cela à la fin du chapitre 2 . Le roi est redevable à l’une et à l’autre. En dépit de toute sa grandeur et de toutes les ressources, pour le bonheur et la force, qui s’attachaient à toute sa grandeur, il est le débiteur des dispersés de Juda. Ils ont de l’importance pour lui. Son cœur et sa tête, comme je puis bien m’exprimer, doivent tous deux reconnaître cela.
Mais si le Juif est ainsi personnellement amené d’une manière étrange à une position de faveur, l’ennemi du Juif s’est élevé d’une façon non moins étrange à une haute et honorable position, et s’est placé dans la position même qui lui donnera les moyens de satisfaire toute son inimitié. Un Amalékite est le premier après le roi, en dignité et dans le gouvernement : Haman l’Agaguite est élevé au-dessus de tous les seigneurs de la nation. Pour quelle raison ? C’est ce qui ne nous est point dit. Il n’est question ni de grandes qualités qu’il aurait possédées, ni de grands services publics qu’il aurait rendus ; et c’est, apparemment, le bon plaisir du roi qui l’avait ainsi voulu. Il était étranger à la nation, d’un pays éloigné, et d’une race presque entièrement oubliée, pourrions-nous dire, distinguée jadis au temps de l’enfance des nations, mais, à cette époque, à peu près effacée des pages de l’histoire, remplacée par d’autres d’une importance bien autrement grande que celle qu’elle eût jamais possédée : les Assyriens d’abord, puis les Chaldéens, et maintenant les Perses. Et néanmoins, c’est un Amalékite que nous voyons placé immédiatement après le roi, n’ayant que lui pour supérieur quant à la dignité, aux honneurs, et à la puissance.
Cela est étrange, certes. Le grand ennemi d’Israël aux jours où Israël était dans le désert, apparaît encore ici dans le même caractère et au temps de la dispersion d’Israël (voyez Ex. 17 ). Chose étrange, un Amalékite est le plus rapproché du trône de Perse ! Le cœur du grand monarque de cette époque est entièrement tourné en sa faveur pour le mettre en position de jouer le vieux rôle amalékite de défiance envers Dieu, et d’inimitié contre Son peuple. Nous ne nous serions pas attendus à une telle chose. Ce nom, le nom d’Amalek, devait être effacé de dessous les cieux , et depuis les jours de David jusques à maintenant, puis-je dire, on n’a point aperçu ce peuple. Mais aujourd’hui, voilà qu’il apparaît de nouveau, nous saurions à peine dire comment ; et il apparaît, environné d’éclat et de puissance comme dans un jour de triomphe.
En vérité, je le répète, cela est étrange. C’est quelqu’un de ressuscité ; quelqu’un dont la blessure mortelle a été guérie ; « qui était, et qui n’est pas, et qui sera présent » .
L’Agaguite est ici comme le représentant du grand ennemi, de l’orgueilleux apostat qui résiste à Dieu et à Son peuple, et à Ses desseins. Tous les âges ont vu de pareils représentants, qui ont préfiguré ce puissant apostat qui doit tomber au jour du Seigneur. Nimrod l’a représenté dans les jours de la Genèse ; Pharaon, en Égypte ; Amalek, dans le désert ; Abimélec au temps des juges, et Absalom en celui des rois ; Haman le représente ici, au jour de la dispersion ; et Hérode, dans le Nouveau Testament. L’exaltation du moi, une orgueilleuse incrédulité, et la défiance que produit la peur de Dieu, avec une profonde inimitié pour Son peuple, tels sont les traits que nous remarquons, en totalité ou en partie, chez eux tous ; comme on les verra déployés sous une forme parfaite d’audace, d’apostasie terrible, dans la personne de la bête qui, avec ses confédérés, tombe en présence du cavalier monté sur le cheval blanc, au jour du Seigneur, ou du jugement des vivants. Les prophètes ont parlé d’elle, comme du « roi qui fera sa volonté » ; comme de « l’étoile du matin, fille de l’aube du jour » ; comme « du prince de Tyr » , pouvons-nous ajouter ; comme « de l’insensé qui dit en son cœur qu’il n’y a point de Dieu » , et sous d’autres titres encore. Et l’Apocalypse de l’apôtre nous la présente sous la figure d’une bête qui a dressé son image pour le culte et l’étonnement de tout le monde, qui a imprimé sa marque comme une flétrissure sur le front de tous les hommes, dont la blessure mortelle était guérie, qui était, n’est plus, et néanmoins doit être.
Nous pouvons remarquer en outre que le dessein du grand adversaire est, aussi bien que sa personne , présenté dans ce grand Haman. Il lui faut le sang de tous les Juifs : son cœur ne saurait se contenter de la vie de celui qui avait refusé de s’incliner devant lui ; il lui faut la vie de tous les membres de la nation. Il respire l’esprit de l’ennemi d’Israël qui dira bientôt : « Venez, et détruisons-les en sorte qu’ils ne soient plus une nation, et qu’on ne fasse plus mention du nom d’Israël » (Ps. 83 ). L’Amalékite et sa société jettent le sort, pur , uniquement pour fixer le jour où on accomplirait cette œuvre d’extermination. Mais, comme nous le savons, on peut « jeter le sort au giron, mais tout ce qui en doit arriver est de par l’Éternel » (Prov. 16, 33 ). Et tel fut le cas ici. Il est accordé onze longs mois, depuis le treizième jour du premier mois jusqu’au treizième jour du douzième mois, c’est-à-dire, depuis le jour où le sort fut jeté jusqu’au jour désigné par le sort pour être celui du massacre de la nation, de manière à ce que Dieu fit mûrir Ses desseins envers Son peuple et à l’égard de Ses adversaires.
Quelle voix claire et forte cela fait retentir à nos oreilles ! Il n’y a ni discours, ni paroles, mais la voix est entendue ; Dieu n’est pas même nommé, mais c’est l’œuvre de Sa main et le conseil de Son cœur.
Haman ne trouve pas d’obstacle de la part du roi son maître. Il dit au roi qu’il y a un peuple dispersé dans toutes les provinces de son royaume, qu’il ne lui est pas avantageux de laisser vivre, parce que ses coutumes et ses lois sont différentes de celles de tous les autres peuples — secret de l’inimitié du monde alors et encore aujourd’hui (voyez Act. 16, 20, 21 ). Le décret, conformément au désir d’Haman, sort du palais de Suse, et il poursuit en toute hâte sa marche vers toutes les parties du monde, dans tout l’empire du grand monarque persan, « la poitrine d’argent ». Comme conséquence de ce décret, tous les membres de la nation reçoivent en eux-mêmes la sentence de mort. Il aurait atteint effectivement les captifs retournés à Jérusalem aussi bien que ceux de la dispersion, la Judée n’étant à cette époque qu’une province de l’empire perse. Mais les Juifs ont à apprendre à se confier en Celui qui ressuscite les morts, qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient , et qui agit en ce monde en puissance de résurrection. Il faut que le résidu d’Israël apprenne à marcher sur les traces de son père Abraham. C’est la foi qui doit être exercée — car « le Seigneur ne veut pas se révéler encore de quelque temps, quoiqu’Il pense à eux, et qu’Il les abrite sans se manifester à eux ».
Mardochée apparaît ici comme le représentant de ce résidu, le possesseur, à cette heure solennelle, de la foi semblable à la foi d’Abraham.
La piété de cet homme cher et honoré commence à se montrer dans son refus de se prosterner devant l’Amalékite. Le devoir ordinaire de n’adorer que le vrai Dieu, le Dieu d’Israël, lui aurait interdit cela ; et un Juif pouvait-il s’incliner devant un membre de cette race avec laquelle le Dieu des Juifs avait déjà déclaré qu’Il aurait toujours la guerre ? devant un homme qui, au lieu de se prosterner devant le Seigneur des cieux et de la terre, s’était même mis en avant pour insulter à Sa présence et à Sa majesté, et pour exterminer Son peuple même devant Sa face ? Mardochée risquera sa vie par ce refus ; eh bien, soit. Il est dans le même sentiment que ses frères Shadrac, Méshac, et Abed-Nego, qui peuvent dire à un Haman antérieur : « Il n’est pas besoin que nous te répondions sur ce sujet. Voici, notre Dieu que nous servons, nous peut délivrer de la fournaise du feu ardent, et il nous délivrera de ta main, ô roi. Sinon sache, ô roi, que nous ne servirons point tes dieux, et que nous ne nous prosternerons point devant la statue d’or que tu as dressée » .
Cette conduite est véritablement belle dans ce qui la produit, mais plus belle encore dans les traits qui l’accompagnent ; car l’excellence du caractère résulte de l’heureuse combinaison des qualités. Nous devons « renoncer à nous-mêmes comme hommes », et néanmoins « que tout parmi vous, se fasse dans l’amour » , est-il écrit. En Celui en qui se trouvait toute gloire morale, comme d’autres l’ont dit, il n’y a eu « rien de saillant », toutes les qualités se combinant chez Lui d’une manière parfaite. Nous apercevons en Mardochée cela. Il a « la bonté », et avec elle « la justice ». Il était rempli de bienveillance et de tendresse, et élevait sa cousine orpheline comme si elle eût été sa propre fille. Mais à présent il est fidèle et inflexible, et il s’abandonnera lui-même comme homme , si alors il a tout fait dans l’amour . Il ne s’inclinera pas et ne rendra pas hommage, au commandement du roi, quoique sa vie puisse en dépendre.
Chapitres 4 et 5
Les divers exercices d’âme, par lesquels nous voyons dans ces chapitres passer Esther et Mardochée, sont d’un grand intérêt. La main et l’Esprit de Dieu travaillent ainsi ensemble d’une manière merveilleuse dans l’histoire d’Israël, comme nous le remarquons dans les Psaumes et dans les Prophètes — la main formant les circonstances dans lesquelles ce peuple se trouve, et l’Esprit formant ses pensées : deux choses qui occupent une très grande portion de la parole prophétique. Et nous trouvons ici de vivantes illustrations personnelles de ce double fait, dans les exercices du cœur par lesquels passent ces deux saints de Dieu distingués, et dans les circonstances merveilleuses à travers lesquelles ils sont conduits.
À la publication du décret fatal, Mardochée jeûne et se lamente à grands cris, revêtu d’un sac ; mais en même temps, il compte sur la délivrance. Une telle harmonie, une telle combinaison de sentiments est pleine de gloire morale. Élie en fournit un exemple en son jour — car il savait que la pluie était proche, et il ne s’en penche pas moins contre terre, et n’en met pas moins son visage entre ses genoux, comme quelqu’un en « fervente supplication » (1 Rois 18 ; Jacq. 5, 16-18 ). Nous en trouvons un autre exemple dans le Seigneur Lui-même. Il sait et déclare qu’Il va réveiller Lazare de son sommeil, du sommeil de la mort ; et néanmoins Il pleure comme Il approche du tombeau. Il en est de même ici de Mardochée. Il ne veut pas quitter ses vêtements de deuil ; il refuse de se consoler pendant qu’il existe un décret contre son peuple, quoiqu’il compte, et compte sûrement, qu’il sera délivré d’une manière ou de l’autre. C’est là une de ces combinaisons qui sont nécessaires au caractère ou à la force morale, et dont j’ai déjà signalé un exemple dans ce « vrai Israélite ».
Esther n’est pas moins belle dans sa génération, comme un vaisseau plus faible. Il se peut qu’elle ait été fortifiée par Mardochée, mais elle sympathise profondément , avec tendresse , avec les angoisses de sa nation. Elle voit la difficulté et sent le danger ; et elle parle un moment de ses circonstances. Rien de mal en cela. Elle dit à Mardochée le risque qu’elle courrait si elle entrait dans la présence du roi sans y avoir été appelée. Rien de mal, je le répète, à parler ainsi du point de vue de ses circonstances, quoique ce pût être de la faiblesse. Mais Mardochée la conseille, comme un vaisseau plus fort ; et il apparaît comme quelqu’un au-dessus des circonstances et des affections, dans la cause de Dieu et de Son peuple. Il envoie à Esther un message péremptoire quoiqu’il eût tant d’affection pour elle ; et il demeure calme et d’un cœur ferme au milieu de ces dangers. Il est assis dans cette voie au-dessus des déluges d’eau, dans la précieuse force de Celui qui en a foulé pour nous toutes les vagues. Il ne se trouve ni levain ni miel , comme je puis m’exprimer, dans l’offrande qu’il fait — il ne prend pas conseil de la chair et du sang , et ne regarde pas non plus aux eaux grossissantes. Sa foi est en victoire — et le vaisseau le plus faible est fortifié par son moyen. Esther se décide à entrer vers le roi. Si elle doit périr, qu’elle périsse — mais elle est édifiée de manière à tout hasarder pour son peuple. Cependant, tout en ne se « décourageant » pas sous l’épreuve, elle ne la « méprisera » pas non plus — car elle veut que Mardochée et ses frères attendent dans un esprit d’humiliation et de dépendance, de sorte qu’elle puisse recevoir miséricorde, et que sa résolution de se présenter devant le roi ait un résultat heureux.
En conséquence, à l’expiration des trois jours de jeûne dont ils étaient convenus, elle prend sa vie en sa main, et se tient dans le parvis de dedans du palais du roi pendant que le roi était assis sur son trône royal. Mais les cœurs des rois sont dans la main du Seigneur ; et c’est ainsi que la chose se trouve être dans ce cas, et Esther trouve grâce aux yeux d’Assuérus qui lui tend le sceptre d’or.
C’était tout. Cet acte disait le résultat de toute l’affaire. Tout dépendait du mouvement du sceptre d’or. C’était l’Esprit de Dieu, le conseil et le bon plaisir, la souveraineté et la grâce de Dieu, qui avaient arrangé tout cela. La nation était déjà sauvée. Le sceptre avait tout décidé en faveur des Juifs et à la confusion de leurs adversaires, fussent-ils aussi élevés et puissants, aussi nombreux, et aussi subtils que possible. Dieu avait pris la chose en Sa propre main — et s’Il est pour nous, qui sera contre nous ? « Tu seras loin de l’oppression », disait maintenant l’Éternel à Son Israël, « et tu ne craindras rien ; tu seras, dis-je, loin de la frayeur ; car elle n’approchera point de toi. Voici, on ne manquera pas de comploter contre toi, mais ce ne sera pas de moi ; quiconque complotera contre toi, tombera pour l’amour de toi. Voici, c’est moi qui ai créé le forgeron soufflant le charbon au feu, et formant l’instrument pour son usage ; et c’est moi qui ai créé le destructeur pour dissiper — nulles armes forgées contre toi ne prospéreront, et tu convaincras de malice toute langue qui se sera élevée contre toi en jugement » (És. 54 ).
Esther s’approcha et toucha le sceptre. Elle usa de la grâce qui l’avait visitée ; mais elle en usa avec révérence ; et le sceptre fut fidèle à lui-même. Il n’éveilla pas une espérance qu’il ne fût pas prêt à réaliser. Il lui avait déjà parlé de paix ; et la paix, et bien plus que la paix, lui sera ratifiée. « Qu’as-tu reine Esther », lui dit Assuérus, « et quelle est ta demande ? Quand ce serait jusqu’à la moitié de mon royaume, il te sera donné ».
Cela est bien précieux. Le sceptre, disons-le encore, fut fidèle à lui-même. Quelle vérité nous est là présentée ! La promesse de Dieu, l’œuvre du Seigneur Jésus, sont comme ce sceptre. Elles ont précédé — gages signés pour ainsi dire de la main et émanés de la bouche de notre Dieu, et l’éternité leur sera fidèle ; et des âges innombrables de gloire, témoignant du salut, les ratifieront. Rien n’est trop précieux pour racheter de tels gages : — ici de même, la moitié de l’empire du roi est mise aux pieds et à la disposition d’Esther.
Mais la ligne de conduite qu’elle suivit à l’égard de l’occasion favorable qui lui était ainsi offerte, est l’un des fruits les plus excellents et les plus merveilleux de la lumière et de l’énergie de l’Esprit, que nous contemplons au milieu des nombreuses merveilles de ce livre, dans toute cette œuvre de la grande main de Dieu.
Au lieu de demander la moitié du royaume — au lieu de désirer sur le champ la tête du grand Amalékite, elle prie le roi de venir avec Haman au festin qu’elle leur a préparé. Voilà, certes, une chose étrange ! Qui se serait attendu à une telle manière d’accepter une pareille promesse et un gage pareil, en quelque sorte sans limites ? Elle rappelle à mon esprit la réponse du divin Maître, de Celui qui est « la sagesse de Dieu » , à la femme samaritaine. Elle demandait de l’eau vive, et Il lui dit d’aller appeler son mari ! Réponse étrange et inexplicable, semblerait-il. Mais, ainsi que nous le savons, c’était un rayon de la plus pure lumière jaillissant de la source même de la lumière. Il en est de même ici. Cette réponse d’Esther était certainement étrange ; mais on verra qu’elle n’était rien moins que la preuve de la parfaite sagesse de l’Esprit qui maintenant l’illuminait et la dirigeait. Elle fut le moyen de conduire le grand adversaire en avant à la pleine maturité de son apostasie, à cette immense élévation en orgueil, en contentement de soi, d’où la main de Dieu s’était préparée dès le commencement à le précipiter. Sous la direction de l’Esprit, Esther en agit avec Haman, comme la main de Dieu en avait jadis agi avec Pharaon en Égypte. Le vaisseau de colère s’était de nouveau préparé pour le jugement, et Dieu allait de nouveau démontrer en lui Sa puissance . Haman était le Pharaon du jour, « l’homme de la terre » de maintenant, « le roi de tous les enfants d’orgueil », et il devait tomber du faîte auquel ses propres convoitises et le dieu de ce siècle pressent ses pas. Esther est, entre les mains de Dieu, l’instrument qui lui fournit l’occasion de remplir ainsi la pleine mesure de son apostasie. Elle montre merveilleusement qu’elle est dans le secret de tout cela. Elle invite Haman et le roi le second jour aussi bien que le premier — eux deux seulement ; et cela fait, l’apostat avait atteint la hauteur vertigineuse d’où il était destiné à tomber.
Il ne peut supporter tout cela. C’est trop pour lui. Son cœur est surchargé ; l’orgueil satisfait l’a rassasié. Haman ne peut se contenir — mais la corruption le pousse dans la voie de la nature ; triste sentence contre la nature. Mais il en est ainsi. C’était naturel qu’il exposât toutes ses gloires à sa femme et à ses amis. La chair et le sang sont capables d’apprécier l’orgueil, et l’orgueil doit avoir autant de courtisans et d’admirateurs qu’il se peut. Il faut aussi qu’il ait ses victimes. Mardochée refuse encore de s’incliner, et un gibet haut de cinquante coudées est dressé pour qu’il puisse y être pendu.
Chapitres 6 et 7
Il n’y a rien de secret qui ne doive avoir son jour de mise en évidence. Ce que Mardochée avait appris au roi touchant les eunuques Théresh et Bigthan, quoique jusqu’ici resté dans l’oubli ou négligé, doit être rappelé maintenant. Les larmes, les baisers, et le nard de la pécheresse pleine d’amour de Luc 7 , ainsi que les manques d’égard correspondants du pharisien sont passés sous silence pour un moment ; mais ils sont tous mis en lumière avant que la scène finisse : car il n’est rien de secret qui ne doive venir en évidence . Dieu ne laisse rien passer. L’acte de Mardochée ne restera pas toujours dans l’oubli. Il sera reconnu, et il le sera à la face même de son grand adversaire — comme les actes de la pécheresse si pleine d’amour pour Jésus, furent tous récités à l’ouïe de son accusateur (Luc 7, 36-50 ).
La nuit qui suivit le premier festin de la reine Esther fut pour le roi Assuérus une nuit d’insomnie. Car, de même que Dieu envoie le sommeil à Ses bien-aimés , de même Il leur tient parfois les yeux éveillés par les pensées de leur tête sur leur lit. Il agit sur le cœur des enfants des hommes, en les instruisant par des méditations durant les heures de la nuit. Il en est ainsi pour le Perse dans le chapitre qui nous occupe. Ne pouvant dormir, le roi se fait apporter le livre des chroniques du royaume où se trouvait consigné l’acte de Mardochée, et y lit le récit de cet acte qui avait eu lieu quelques années auparavant. Et comme il est vrai de l’homme qu’il donnera tout ce qu’il a pour sa vie , le roi, à la soudaine découverte, à laquelle il ne s’attendait pas, de l’acte de Mardochée par lequel sa vie avait été préservée, estime maintenant qu’on ne saurait rien faire de trop élevé, ou de trop honorable en sa faveur.
Arrêtons-nous ici un moment, et considérons le merveilleux entrelacement de circonstances que nous trouvons dans cette histoire. Il y a mine et contre-mine, une roue au-dedans d’une autre roue , comme il est dit, circonstances dépendant d’autres circonstances ; et chacune en particulier et toutes ensemble arrangées pour coopérer à l’accomplissement des œuvres de Dieu.
Cette histoire nous présente la merveilleuse réapparition du Juif et de l’Amalékite . Étrange phénomène en vérité ! Comme je l’ai dit plus haut, qui aurait jamais pensé à une telle chose ? Le Juif et l’Amalékite reproduits dans les lointains royaumes de Perse, et placés là dans des positions diverses de faveur et d’autorité autour du trône ! Puis l’humeur de Vasthi et la beauté d’Esther qui se rencontrent au même moment ; le fait que c’est Mardochée qui surprend le secret du complot contre la vie du roi ; le sort désignant à onze mois de distance le jour du massacre d’Israël, pour que les conseils de Dieu aient le temps de mûrir, et que des changements puissent s’effectuer ; ensuite le cœur du roi mû à tendre le sceptre d’or à Esther ; et ici, maintenant, l’insomnie du roi, et ses pensées qui se portent vers le livre des mémoires du royaume ; et comme couronnement de ce concours merveilleux de circonstances, Haman qui entre à ce moment même dans le parvis du palais. Quel tissu à la fois de la chaîne et de la trame en tout cela ! Quel entrecroisement de circonstances ! Quel curieux ouvrage de couleurs diverses ! Et comme nous l’avons déjà vu et fait remarquer, Dieu qui ne se montre point, et n’est pas même nommé !
Pensée précieuse ! Satisfait de l’œuvre de Ses mains, et dans les conseils de Son esprit, le Seigneur peut être caché pour un temps, et rester sans être célébré. Dans notre mesure, nous sommes appelés à quelque chose de semblable. Nous devons éprouver notre propre œuvre, nous réjouir en nous-mêmes seulement et non dans un autre, sans faire connaître nos secrets, sans chercher à attirer les regards de nos compagnons. Et quelle grande chose véritablement de travailler sans être vu, de servir sans être remarqué ! Conseils profonds de cette sagesse qui connaît la fin depuis le commencement , et merveilleuse opération de cette main qui peut changer comme il lui plaît même les cœurs des rois !
Haman tombe. Qui dirait ce qu’un jour peut amener, comme on dit communément ? L’histoire de cet homme nous montre qu’il en est ainsi en effet. Zéresh et ses amis ont à recevoir, avant que commence le festin du second jour, un Haman bien différent de celui qu’ils avaient félicité après la fin du premier. Haman tombe, et tombe réellement. Mais nous devons nous arrêter un peu sur ce fait considérable, afin d’en bien connaître le caractère, car il est d’une grande importance pour faire ressortir le jugement de Dieu.
1. Il fut permis à Haman de prospérer ainsi et d’atteindre une telle maturité de grandeur, pour qu’il pût tomber à l’heure du comble de l’orgueil et de l’audace.
Cela est fort instructif, car telles ont été et sont encore les voies de Dieu. Les constructeurs de la tour de Babel purent continuer leur œuvre, jusqu’à ce qu’ils en eurent fait une merveille. Nebucadnetsar eut le temps de finir sa grande cité. La bête de l’Apocalypse prospérera jusqu’à ce que tout le monde soit dans l’admiration après elle . Ici de même Haman est supporté jusqu’à ce qu’il soit parvenu au faîte. C’est alors, au moment de leur élévation la plus orgueilleuse, que le jugement de Dieu les visite tous. Hérode, autre personnage pareil, fut frappé de Dieu et mourut, comme le peuple, en l’écoutant, s’écriait : « Voix d’un dieu, et non point d’un homme » (voyez Ps. 37, 35, 36 ).
2. Il est pris dans son propre piège. L’honneur qu’il avait préparé pour lui-même est accordé à Mardochée ; et le gibet qu’il avait préparé pour Mardochée, il s’y voit lui-même suspendu.
Ceci encore est propre à nous instruire ; car telles ont été et sont encore les voies de Dieu. Les accusateurs de Daniel sont jetés dans la fosse qu’ils avaient préparée pour lui , et les flammes dévorèrent les hommes qui avaient saisi les enfants de la captivité pour les jeter dans la fournaise . C’est de la même manière qu’il est prédit des adversaires et des apostats des derniers jours de l’histoire de ce monde : « leur propre iniquité viendra sur eux » (Ps. 7 ; 9 ; 10 ; 35 ; 57 , 141 ; etc.). Satan lui-même, qui possède l’empire de la mort, est détruit par le moyen de la mort.
3. Il tombe soudainement. Ainsi en sera-t-il du dernier grand ennemi. Le jugement de Dieu doit être semblable à un voleur dans la nuit ; semblable à l’éclair qui sort de l’orient et brille jusqu’à l’occident . « En une seule heure », est-il dit de la Babylone apocalyptique, « elle a été désolée » . Tels furent aussi les jugements qui éclatèrent sur le monde antédiluvien, et sur les villes de la plaine, « figures aussi », avec cette chute de l’Agaguite, d’un jugement à venir.
4. Il tombe complètement, entièrement détruit.
Telle est aussi la destinée du grand ennemi, et, avec lui, du cours de ce monde actuel.
Les enfants de Judas retranchés (Ps. 109 ), les petits enfants d’Édom froissés contre les pierres (Ps. 137 ), les fils d’Haman, tous pendus après lui — sont autant de traits qui illustrent, d’une manière instructive pour nous, la totale destruction et l’anéantissement de tout ce qui maintenant est sujet de scandale, la purification de tout par le balai du jugement divin. La « meule » d’Apocalypse 18 nous le déclare, et prophéties sur prophéties l’ont depuis longtemps annoncé.
Cette chute du grand Amalékite est pleine de signification typique dans tous les traits qui la signalent. Le moment actuel de l’histoire du monde la rend particulièrement significative et instructive pour nous. Jour après jour, nous voyons le Seigneur permettre aux desseins du monde de mûrir, de développer graduellement leurs merveilleux traits divers, et à l’ensemble de son système d’accomplir tous les genres de progrès, jusqu’à ce qu’il attire de nouveau sur lui, comme jadis la tour de Babel, la visitation du ciel en jugement. Et celle-ci accomplit aussi en un moment, d’une manière soudaine, toute son œuvre qui (chose précieuse à dire !) ne laissera pas subsister une trace du monde de l’homme, dont l’orgueil et la folie avec tout leur fruit seront consumés et auront disparu, et à la suite de laquelle brillera un monde tel qu’il le faut pour la présence du Seigneur de gloire.
Chapitres 8 à 10
Ce livre se clôt par la délivrance des Juifs au moment même fixé pour leur destruction, et par leur exaltation dans le royaume, et la célébration de leur joie.
Mystérieuse opération de la main de Dieu ! L’Amalékite, le grand adversaire, abattu au moment de sa plus orgueilleuse élévation, et entièrement détruit ; le Juif, sa victime, qu’il avait désignée et qu’il attendait, délivré quand il n’y avait plus qu’un pas entre lui et la mort, puis comblé de faveurs et d’honneurs, et élevé au premier rang et à la plus haute autorité après le roi.
Quelle histoire ! vraie dans toutes ses circonstances et typique aussi dans toutes ; tableau anticipé de ces derniers jours de l’histoire du Juif et de la terre dont les prophètes ont parlé maintes fois, de la ruine de l’homme de la terre, et de l’exaltation du peuple de Dieu en son propre royaume !
Au lieu de se tenir encore à la porte du roi, Mardochée vient maintenant devant le roi et reçoit l’anneau de son doigt, sceau de la charge et de l’autorité dans lesquelles il est établi. C’est ainsi que le Juif est transporté à la fin. Toute l’Écriture nous y prépare, et nous l’avons ici en figure. La partie historique de l’Ancien Testament finit ici, et ici finit comme dans un type l’histoire de la terre.
Voici, d’après la prophétie, les grands traits, les traits principaux de l’histoire d’Israël :
1. Le rejet de cette nation ; la face de Dieu lui est cachée, et néanmoins Sa providence veille à sa conservation au milieu des Gentils.
2. L’élection d’un résidu parmi les Juifs, et cette repentance à la fin, qui les mène, nationalement , au royaume.
3. Le jugement de leurs adversaires et de leurs oppresseurs, avec la ruine spéciale de leur grand ennemi infidèle.
4. Leur délivrance, leur exaltation, et leur bénédiction dans les jours du royaume, et leur suprématie sur les nations.
Ce sont là quelques-unes des grandes choses dont traitent les prophètes, et nous les trouvons dans ce petit livre d’Esther. De sorte que, puis-je dire encore, ce dernier document de l’histoire du peuple d’Israël sous les temps de l’Ancien Testament, garantit et typifie sa conservation à travers tout le cours de la suprématie des Gentils, et sa gloire dans les derniers jours, lorsque le jugement de leurs ennemis sera accompli.
Certains traits détachés du royaume millénial sont également représentés ici. La frayeur des Juifs tombe sur leurs ennemis, sur ceux qui étaient autour d’eux, et ils ne tentent pas de leur faire du mal. Telle avait été leur portion dans les jours glorieux de leur histoire, et telle elle sera encore selon les promesses de la prophétie. Suse, la capitale du monde gentil d’alors, se réjouit de l’exaltation du Juif ; et, comme toute l’Écriture nous le déclare, le monde entier se réjouira à l’ombre du trône d’Israël dans les jours prochains du royaume. Un grand nombre des gens du pays se firent Juifs ; et nous lisons fréquemment pareille chose dans les prophètes comme devant se réaliser à la fin ; dans ce passage, par exemple : « Et plusieurs peuples iront, et diront : Venez, et montons à la montagne de l’Éternel, à la maison du Dieu de Jacob, et il nous instruira de ses voies et nous marcherons dans ses sentiers ; car la loi sortira de Sion, et la parole de l’Éternel sortira de Jérusalem » . Le trône qui avait exalté le Juif et renversé son oppresseur, exerce la domination universelle, imposant un tribut sur le pays et sur les îles de la mer ; selon ce que nous savons, que, bientôt, le roi en Sion « dominera depuis une mer jusqu’à l’autre et depuis le fleuve jusqu’au bout de la terre » .
Et ici, qu’il me soit permis d’ajouter qu’Assuérus représente l’autorité , l’autorité royale sur la terre. Il occupait alors le trône qui avait l’autorité suprême parmi les nations. Il était « l’autorité », et il représente d’une manière mystique, ou en figure, l’autorité qui se trouvera dans un chef divin au jour du royaume. C’est ainsi, je l’accorde, que l’autorité remise aux mains de ce Perse est d’abord exercée en mal, servant, comme il le fit, les méchants desseins d’Haman, quoique maintenant il exalte le juste. Néanmoins, c’est l’autorité , l’autorité royale en la terre, qu’il représente. Précisément comme Salomon à Jérusalem. Personnellement, il fit le mal : il se peut qu’il se soit repenti ; mais ses voies personnelles n’en furent pas moins mauvaises aussi bien que bonnes. Cependant, en général et dans un sens typique, il représentait l’autorité, et était la figure de Christ sur le trône de Sa gloire, ce trône qui doit gouverner le monde en justice.
Tout cela est d’une beauté mystérieuse et plein de signification. Les jours d’Assuérus et de Mardochée étaient les jours de Salomon et de la prophétie, les jours du millénium qui approche, les jours du royaume de Dieu sur la terre et parmi les nations. C’étaient les jours de Joseph en Égypte. Mardochée en Perse était comme Joseph en Égypte — le premier livre historique de l’Ancien Testament et le dernier nous donnant ces aperçus divers, mais de même nature, du royaume qui s’établira au terme et après le jugement des royaumes des Gentils.
Les jours de Purim célèbrent tout cela. Ils constituent le triomphe après la victoire, la joie du royaume à la suite de l’établissement du royaume. Les Juifs prirent sur eux, conformément à la parole de Mardochée et d’Esther, de faire du quatorzième et du quinzième jours du douzième mois, le mois d’Adar, des jours de festin et de joie, parce que ces jours-là ils avaient eu du repos du côté de leurs ennemis, et que leur deuil s’était changé en allégresse, en lumière, et en gloire. C’était une espèce de Pâque, célébrant la délivrance du pays de Perse, comme cette fête célébrait celle du pays d’Égypte. Ou, si vous l’aimez mieux ainsi, Purim était un autre cantique sur le rivage de la mer Rouge , ou un autre cantique de Debora et de Barak sur la chute du Cananéen . Il redit encore le cantique qui doit être chanté sur la mer de verre en Apocalypse 15 , ou, dirai-je, si vous le préférez, la joie d’Israël dans les jours prochains du royaume, quand il puisera des eaux des fontaines de cette délivrance (És. 12 ). Les psaumes 124 et 126 , composés qu’ils sont pour les jours futurs de la gloire et de l’allégresse d’Israël, respirent véritablement l’esprit qui a dû animer Israël en ce jour de Mardochée et d’Esther. Il est beau de suivre toutes ces traces, de voir toutes ces répétitions, dirai-je, à mesure que nous poursuivons notre route, en attendant le chœur parfait des harmonies éternelles, jour, qui ne tardera pas à se lever, de la présence de la gloire. C’est dans cet esprit-là qu’en Actes 4 , l’Église aux jours de son enfance murmure le psaume 2 , quoiqu’il ait été composé pour le jour où le roi selon Dieu s’assied sur la montagne de Sion, après que l’ennemi a péri et que les rois de la terre ont appris à se prosterner devant Lui. Le Dieu bienheureux se réjouit dans Ses œuvres : « c’est pour ton plaisir qu’elles existent et qu’elles furent créées » (vers. angl. ). C’est pourquoi, Il conserve les œuvres de Ses mains comme leur Créateur. Il prend plaisir dans les conseils de Sa grâce et de Sa sagesse ; c’est pourquoi Il a conservé jusqu’à présent la nation juive, et Il la conservera jusqu’à ce que le fruit de Ses conseils se manifeste dans Son royaume. Et ainsi, Son royaume s’élèvera sur les ruines et le jugement des nations ; et le monde de Christ, « le monde à venir », resplendira de lumière, de pureté, et de bénédiction, après la disparition de « ce présent monde mauvais » .
Ce royaume qui vient, ce monde millénial, est le sujet dont les prophètes parlent sous toutes les formes du langage ; mais il nous a été aussi présenté depuis le commencement sous toutes les formes dans ses détails, ses fragments, ses spécimens, dirai-je, dans des morceaux historiques détachés, comme nous l’avons vu se montrer à la fin du livre d’Esther. Les ordonnances, les prophéties, et les livres historiques ont, d’une manière différente, accompli ce service.
Avant que les saints antédiluviens aient disparu de la scène, l’esprit de prophétie parle par Lémec et fait entendre, quant à eux, une parole de promesse relativement à la terre : qu’au temps convenable, il y aurait en elle soulagement au lieu de malédiction (Gen. 5 ).
En Noé, comme dans le monde nouveau, nous voyons une illustration de cette prophétie de Lémec ; car après le jugement du déluge, la terre s’élève de nouveau comme dans une forme nouvelle, ou un état de résurrection ; et nous avons devant nous un gage ou une préfiguration de l’époque milléniale.
Le pays d’Égypte, sous le gouvernement de Joseph, est une « figure pareille ». Sous la loi nous trouvons des figures du même repos millénial dans le sabbat hebdomadaire, dans la fête annuelle des Tabernacles, dans le jubilé de chaque cinquantième année.
Un moment dans les jours de Josué, quand les tribus d’Israël furent entrées dans le pays, célébrèrent la Pâque comme un peuple circoncis, et ensuite mangèrent des pains sans levain faits du blé du pays, nous avons, sous une autre forme, un témoignage rendu au même heureux mystère (Jos. 5 ).
Plus tard, le règne glorieux de Salomon nous dit le même secret sous une forme plus étendue, et d’une manière plus complète et plus riche.
J’aurais pu faire remarquer encore que la rencontre de Jéthro avec Israël racheté, à la montagne de Dieu, durant les jours du désert, était (quoique sous une forme différente) la préfiguration des mêmes jours glorieux qui approchent (Ex. 18 ).
Et ainsi maintenant, dans les jours de la dispersion, comme je puis les appeler, se trouve la même préfiguration, dans les événements racontés à la fin de ce livre d’Esther.
Prophéties sur prophéties accompagnent ces ordonnances et ces histoires ; de sorte que c’est par la bouche non seulement de beaucoup de témoins, mais de témoins variés, que le royaume qui a encore à être établi, et la gloire qui a encore à être révélée, nous sont attestés. Ce sont là des répétitions du grand, du magnifique résultat des conseils de Dieu, de ce dessein qui sera manifesté dans « l’administration de la plénitude des temps » .
Le Nouveau Testament nous fournit des figures et des promesses semblables. La transfiguration nous parle de ce résultat. Le rétablissement ou la palingénésie nous en parle. L’action dans l’Apocalypse a pour premier but de l’amener ; et ensuite, à la fin, il brille à notre vue, lorsque la sainte cité descend du ciel ayant la gloire de Dieu , et que les nations marchent à sa lumière.
Ainsi la fin d’Esther se trouve en harmonie avec les choses du commencement à la fin, avec tout ce que contient le volume, avec tous les actes et toutes les paroles de Dieu dans le cours de l’histoire de ce monde. C’est vraiment admirable ! Quel témoignage touchant les écrits qui se trouvent dans la Bible ! Quelle preuve que c’est le même Esprit qui respire dans toutes ses parties ! Avec quelle force cela nous crie que « de tout temps Dieu connaît toutes ses œuvres » ! Dans ce plan merveilleux, nous avons notre place propre et notre propre moment.
Conclusion
Après avoir lu séparément les livres d’Esdras et de Néhémie[1] comme l’histoire des captifs retournés à Jérusalem, et le livre d’Esther comme l’histoire des captifs dispersés, nous voudrions maintenant les méditer ensemble quelques moments. Ainsi que nous le voyons, ils nous présentent deux catégories de captifs distinctes l’une de l’autre, deux portions du peuple juif. Ils jettent du jour sur des parties différentes du conseil et de la sagesse de Dieu touchant ce peuple, et nous donnent des leçons qu’il importe extrêmement à nos âmes de bien apprendre.
Dans chacune de ces scènes, au milieu de chacune de ces deux grandes sections du peuple de Dieu, nous avons, pour ainsi dire, une estrade distincte, dressée pour l’exposition de plusieurs portions ou de portions différentes des voies de Dieu avec lui.
Les captifs de retour de Babylone sont ramenés chez eux et laissés au pays afin qu’ils soient mis de nouveau à l’épreuve — car éprouver les siens, telle a été la voie de Dieu depuis le commencement, quoiqu’Il l’ait fait de différentes manières. Israël avait déjà été mis à l’épreuve par le don de l’autorité . Il avait reçu un pays gras et bon, et avait été conduit de force en force jusqu’à ce qu’il eût formé un royaume florissant, un royaume qui avait attiré les regards des rois de la terre, et faisait l’admiration du monde.
Mais il avait été infidèle dans cette administration. Il avait abusé du pouvoir qui lui avait été confié, et s’était rebellé contre les droits souverains de Celui qui l’avait ainsi établi et ordonné comme le peuple chef, le peuple suzerain, sur la terre. Et en conséquence, le pouvoir, la suprématie sur la terre, ou la principale autorité parmi les nations, lui fut enlevée et donnée aux Gentils.
Cependant, voilà maintenant les Israélites de nouveau chez eux. La captivité dans laquelle leur infidélité les avait conduits a pris fin, et une partie du peuple se trouve de nouveau dans le pays de leurs pères. Car il entre dans le plan de Dieu de les soumettre à une autre épreuve. Dieu va leur envoyer le Messie dont la mission et le ministère auront pour but de leur offrir, dans une salutaire miséricorde, la grâce qui apporte le salut , afin qu’il soit manifesté s’ils répondront aux appels de l’amour , puisqu’ils ont déjà prouvé qu’ils n’avaient pas de fidélité pour Celui qui leur avait confié la puissance .
C’est là ce que nous dit le fait du retour d’Israël (ou de Juda) de Babylone. Ce sont encore des Juifs dans leur propre pays. Aussi, dès qu’ils se voient de nouveau chez eux, se comportent-ils en Juifs. Ils observent les ordonnances — ils dressent l’autel national — ils reconstruisent le temple — ils se tiennent séparés des païens — ils lisent les Écritures — ils gardent les voies du Dieu d’Israël, autant que le permet leur assujettissement à la puissance qui est en la main du Gentil. Et le Dieu d’Israël les avoue. Il les bénit. Il les garde. Il peut bien exercer leur foi et leur patience, mais Il n’en est pas moins avec eux. Comme dans les temps anciens, Il leur donne des chefs, des libérateurs et des docteurs ; Il leur envoie Ses prophètes, et leur accorde des jours de réveil, des jours de la nouvelle lune au septième mois.
Nous connaissons tout cela, certes. Ce fut véritablement une espèce de Réformation dans leur histoire religieuse. Dans la suite, ils ne se rendirent plus coupables d’idolâtrie ; mais d’autres corruptions pénétrèrent et travaillèrent rapidement — comme nous l’apprennent non seulement les livres d’Esdras et de Néhémie eux-mêmes, mais plus particulièrement la prophétie de Malachie. Et le premier des écrits du Nouveau Testament vient confirmer cela, car l’évangile de Matthieu nous laisse voir pleinement et d’une façon bien claire que les Juifs revenus de la captivité étaient profondément incrédules, aussi infidèles aux doctrines et aux offres de la miséricorde, que leurs pères l’avaient été dans l’administration du pouvoir. « Il vint chez soi, et les siens ne l’ont point reçu » [2] .
Il en est ainsi, en effet. Et de même qu’après qu’ils se furent montrés infidèles au sujet de la puissance , la puissance fut abandonnée aux Gentils, ainsi maintenant, depuis qu’ils sont infidèles à l’égard de la grâce , la grâce a visité le monde — car l’évangile est prêché partout et le salut de Dieu est présenté aux yeux de tous jusqu’aux extrémités de la terre.
Cette marche dans les voies de la sagesse divine, ou dans les dispensations de Dieu, est remarquablement belle et conséquente. Toute mise à l’épreuve aboutit pour l’homme à la chute, et il faut que Dieu agisse pour nous, et non pas avec nous. Cette épreuve nouvelle par le ministère du Messie ne fait que constater, comme par la bouche d’un autre témoin, que l’homme est incorrigible et incurable. Toute tentative ayant pour but de faire quelque chose de lui, ou de faire quelque chose avec lui, ne sert qu’à manifester une fois de plus la misère de sa condition, jusqu’à ce qu’il soit laissé nu à sa honte. Ce n’est point à titre de créature mise à l’épreuve qu’il peut entrer dans le royaume, même si c’est par la grâce qu’il a été éprouvé. Cette voie a toujours pour résultat son jugement, comme n’étant qu’« argent réprouvé » . « Le soufflet est brûlé, le plomb est consumé par le feu, le fondeur a fondu en vain » .
Oui, certainement, il faut qu’il soit sauvé par la grâce, et non pas simplement qu’il soit mis à l’épreuve par elle. Le premier avènement du Messie, ou l’offre du salut, n’introduisit pas Israël dans le royaume ; il le laissa peuple jugé, dispersé, pillé, non sauvé, et non béni, seulement condamné sur une démonstration de sa culpabilité plus complète que jamais.
Nous arrivons cependant à une scène différente. C’est une autre portion du peuple, les captifs dispersés, et non ceux qui étaient revenus, que nous allons considérer maintenant ; car en eux est dressée une autre estrade, comme je puis bien m’exprimer encore, pour l’exposition des voies de Dieu. Ils nous apparaîtront comme les gages et les témoins, non plus d’un peuple éprouvé, mais d’un peuple sauvé, sauvé par la grâce agissant dans sa souveraineté, et introduit dans le royaume.
Ceux-là n’avaient pas profité de l’occasion favorable qui leur avait été offerte de retourner chez eux. Leur position témoigne contre eux. Ils demeuraient parmi les incirconcis ; ils jouaient le rôle du corbeau dans l’arche de Noé ; ils semblaient se contenter du monde souillé. Ils sont, pouvons-nous dire, comme des Gentils ; et nous n’apercevons pas chez eux ni les fêtes, ni les ordonnances, ni même la Parole de Dieu. Mais j’accorde qu’ils sont encore Juifs. La grâce abonde à leur égard, et tels qu’un autre buisson tout en feu qui ne se consume pas , ils sont conservés en vie au milieu des Gentils. On ne voit pas Jéhovah les reconnaître, comme Il reconnaissait leurs frères retournés à Jérusalem : cependant Ses yeux sont sur eux, et ils sont gardés en vie ; et il en est ainsi jusqu’à ce que vienne le moment convenable pour qu’Il se lève pour agir avec eux d’une manière dont tous Ses prophètes ont parlé.
Tout cela se voit dans Esther, ce merveilleux petit livre qui clôt la partie historique de l’Ancien Testament. On y voit un résidu. Dieu s’occupe merveilleusement de lui tant par les actes de Sa main qu’au moyen de Son Esprit ; mais Il reste toujours caché. Nous avons remarqué ce fait, en méditant le livre d’Esther ; et nous citions en outre comme exemples des voies de Dieu avec Israël dans toutes les périodes de son histoire où il se trouvait dans un état irrégulier, anormal, le mariage de Joseph avec une Égyptienne, celui de Moïse avec une fille de Madian, d’autres cas analogues, et le mariage d’Esther avec Assuérus le Perse. Car ces faits étaient en harmonie avec les voies de Dieu Lui-même à l’égard des Israélites : quand ils Lui étaient infidèles, Il allait en visiter d’autres. La puissance d’abord, ainsi que nous l’avons vu, et maintenant la grâce et le salut, ont passé à d’autres, puisque Israël a été désobéissant et rebelle. Quelle harmonie en tout cela ! Quelle constance, quelle perfection, quelle unité dans les voies de la sainte sagesse de Dieu ! Les frères de Joseph lui furent infidèles et le chassèrent : il se maria et devint en Égypte un important personnage. Les frères de Moïse lui furent infidèles et le forcèrent de s’éloigner : il se maria et fut heureux en Madian. Le peuple de Jéhovah lui fut infidèle, et Il donna la puissance aux Gentils. Les siens furent infidèles au Messie, en ne Le recevant pas et Le rejetant : et c’est au monde entier que maintenant Il dispense la grâce et le salut.
Sûrement le Seigneur connaît la fin depuis le commencement ; sûrement Sa voie est devant Lui.
« Sa sagesse veille toujours. Sa vue n’est jamais trouble. — Il connaît la voie qu’Il prend — Et je veux marcher avec Lui. »
Puisse-t-il nous être donné de dire cela et de le faire ! et de marcher aussi avec Lui dans le sentier de la sagesse et dans les voies de Ses dispensations, comme de gloire en gloire, de marcher dans la lumière comme Lui-même « est dans la lumière » .
Mais d’autres merveilles se présentent encore à nous sur cette double scène, c’est-à-dire, dans l’histoire des captifs de retour et dans l’histoire des captifs dispersés .
Ainsi que je l’ai déjà fait observer, Malachie commence à donner à entendre quelle sera la fin des captifs revenus à Jérusalem ou mis à l’épreuve. Tout faillira, comme tout a failli. Les écrits du Nouveau Testament affirment ce que Malachie a insinué ; les évangélistes justifient les pressentiments et les allusions des prophètes. Mais Esther nous fait connaître ce qu’il adviendra de la dispersion, ou de cette partie des captifs qui restèrent parmi les Gentils. Finalement Dieu agira à leur égard dans Sa grâce souveraine ; ils seront menés à travers « la grande tribulation » et, par ce chemin, conduits au royaume. Dans cette histoire, ou sur cette scène, nous voyons le peuple juif, conduit à la veille et au bord de son entière destruction, délivré par la main de Dieu opérant à cette fin des merveilles, et ensuite établi par le pouvoir qui régit la terre, dans les postes élevés de la gloire, de l’influence, et de l’autorité, tous ses ennemis étant jugés et détruits ou recherchant sa faveur et une part dans sa bénédiction[3] .
Tels sont les secrets que nous enseignent ces livres ou ces deux scènes d’action différente. L’homme est mis à l’épreuve et faillit. Le pécheur est l’objet de l’activité de la grâce, et il est sauvé.
Et c’est depuis le commencement que Dieu s’occupe de nous apprendre ces secrets ; et nous sommes destinés, destinée heureuse et bénie ! à les célébrer éternellement. L’homme est dévoilé dans toute la misère de sa nature ; Dieu est manifesté dans toutes les richesses et toute la gloire de la sienne. L’homme est entièrement mis à nu à sa honte ; Dieu est souverainement exalté, et Sa gloire brille de l’éclat le plus radieux.
Il en fut ainsi dans l’histoire d’Adam, dès les tout premiers jours. Il fut mis à l’épreuve, et y faillit, et se ruina lui-même. — Dieu alors s’occupa de lui en grâce, et il fut sauvé au moyen de la mort et de la résurrection de Christ, par la foi en la semence de la femme, semence qui tour à tour est brisée et brise .
Il en fut ainsi encore en Israël. Israël fut placé sous la loi. Mais les ombres des biens à venir accompagnaient la loi . Sous sa propre alliance, sous la loi, Israël fut ruiné comme Adam. Mais Dieu ne laisse pas d’agir au milieu du peuple qui s’est détruit lui-même, qui s’est volontairement ruiné, et, par des ordonnances, des prophéties, et des gages de différentes sortes, Il lui a toujours parlé de grâce et de salut final.
Et aujourd’hui, pareillement, l’évangile fait ressortir complètement ce que nous sommes, mais nous sauve pleinement, actuellement, parfaitement, et à jamais. Et dans tous les âges de la gloire, il sera proclamé que nous sommes un peuple lavé , un peuple racheté, qui devons tout à la grâce et à la rédemption, tout en étant glorifiés pour toujours.
De sorte que ces deux scènes, la scène dressée au milieu des captifs de retour et la scène dressée au milieu des captifs dispersés, sont en parfaite harmonie avec toutes les voies divines depuis le commencement, et avec ce qui doit être célébré et dont le souvenir doit rester éternellement. Seulement, nous avons encore à nous émerveiller de ce nouveau témoignage de la voie de Dieu, Sa voie nécessaire, parfaite, dans un monde tel que celui-ci.
Comme tout cela complète la partie historique divine de l’Ancien Testament ! Cette partie se termine ici, et nous sommes bien heureux de la posséder telle qu’elle est.
La voie du Seigneur Lui-même dans ce livre-ci est particulièrement surprenante. En apparence, Il néglige Son peuple. Il garde le « silence » à son égard ; Il ne se montre pas ; il n’y avait point de miracles. Son nom, comme nous l’avons tous remarqué, n’est pas mentionné une seule fois dans tout le livre. Son peuple, au milieu même de tous ses exercices de cœur, sous l’action des circonstances les plus accablantes, ne parle jamais de Dieu. À coup sûr, cela est bien propre à étonner. Mais c’est aussi admirable qu’étonnant. C’est parfait à sa place et à son moment ; car pendant ce présent siècle gentil, Dieu se tient à l’écart d’Israël, comme Joseph en Égypte, ou Moïse au pays de Madian, étaient loin de leurs frères — ainsi que je l’ai déjà remarqué, et que de nombreuses déclarations des prophètes l’ont annoncé à l’avance (voyez Ps. 74 ; És. 8, 17 ; 45, 15 ; 18, 4 ; Os. 5, 15 ; etc.). Et le Seigneur Jésus parlant comme le Dieu d’Israël, à la fin de Son ministère, leur dit : « Voici, votre maison vous est laissée déserte ; car je vous dis que désormais vous ne me verrez plus, jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Matt. 23, 39 ).
Mais Il s’occupe d’eux. Leurs noms sont écrits sur la paume de Ses mains . Il ne révoque pas le jugement ; mais au temps convenable, Il se réveillera pour leur délivrance. C’est Jésus endormi dans la barque , pendant qu’elle est ballottée par les vents et les flots ; mais à l’heure du besoin des siens, Il se réveilla, et se leva pour apaiser toute cette fureur qui s’était soulevée contre eux.
Psaumes
Cantique. Psaume d’Asaph.
83 ◊ 1 Ô Dieu ! ne garde pas le silence. Ne te tais pas, et ne te tiens pas tranquille, ô *Dieu !
◊ 2 Car voici, tes ennemis s’agitent, et ceux qui te haïssent lèvent la tête.
◊ 3 Ils trament avec astuce des complots contre ton peuple, et ils consultent contre tes [fidèles] cachés.
◊ 4 Ils ont dit : Venez, et exterminons-les, de sorte qu’ils ne soient plus une nation et qu’on ne fasse plus mention du nom d’Israël.
◊ 5 Car ils ont consulté ensemble d’un cœur, ils ont fait une alliance contre toi :
◊ 6 Les tentes d’Édom, et les Ismaélites, Moab, et les Hagaréniens,
◊ 7 Guebal, et Ammon, et Amalek, la Philistie, avec les habitants de Tyr ;
◊ 8 Assur aussi s’est joint à eux ; ils servent de bras aux fils de Lot. Sélah.
◊ 9 * Fais-leur comme à Madian, — comme à Sisera, comme à Jabin au torrent de Kison,
◊ 10 Qui ont été détruits à En-Dor, qui sont devenus du fumier pour la terre.
◊ 11 Fais que leurs nobles soient comme Oreb et comme Zeëb, et tous leurs princes comme Zébakh et comme Tsalmunna ;
◊ 12 Car ils ont dit : Prenons possession des habitations de Dieu.
◊ 13 Mon Dieu ! rends-les semblables à un tourbillon, comme la balle devant le vent.
◊ 14 Comme le feu brûle la forêt, et comme la flamme embrase les montagnes,
◊ 15 Ainsi poursuis-les par ta tempête, et épouvante-les par ton ouragan.
◊ 16 Remplis leurs faces d’ignominie, afin qu’ils cherchent ton nom, ô Éternel !
◊ 17 Qu’ils soient honteux et épouvantés à jamais, qu’ils soient confondus et qu’ils périssent ;
◊ 18 Et qu’ils sachent que toi seul, dont le nom est l’Éternel, tu es le Très-haut sur toute la terre.
Proverbes
21 ◊ 1 Le cœur d’un roi, dans la main de l’Éternel, est des ruisseaux d’eau ; il l’incline à tout ce qui lui plaît.
◊ 2 Toute voie de l’homme est droite à ses yeux ; mais l’Éternel pèse les cœurs.
◊ 3 Pratiquer ce qui est juste et droit, est une chose plus agréable à l’Éternel qu’un sacrifice.
◊ 4 L’élévation des yeux et un cœur qui s’enfle, la lampe des méchants, c’est péché.
◊ 5 Les pensées d’un homme diligent [ne mènent] qu’à l’abondance ; mais tout étourdi [ne court] qu’à la disette.
◊ 6 Acquérir des trésors par une langue fausse, c’est une vanité fugitive de ceux qui cherchent la mort.
◊ 7 La dévastation des méchants les emporte, car ils refusent de pratiquer ce qui est droit.
◊ 8 La voie d’un homme coupable est détournée ; mais l’œuvre de celui qui est pur est droite.
◊ 9 Mieux vaut habiter sur le coin d’un toit, que [d’avoir] une femme querelleuse et une maison en commun.
◊ 10 L’âme du méchant désire le mal ; son prochain ne trouve pas grâce à ses yeux.
◊ 11 Quand on punit le moqueur, le simple devient sage ; et quand on instruit le sage, il reçoit de la connaissance.
◊ 12 Il y a un juste qui considère attentivement la maison du méchant, il renverse les méchants dans le malheur.
◊ 13 Celui qui ferme son oreille au cri du pauvre, criera lui aussi, et on ne lui répondra pas.
◊ 14 Un don [fait] en secret apaise la colère, et un présent [mis] dans le sein [calme] une violente fureur.
◊ 15 C’est une joie pour le juste de pratiquer ce qui est droit, mais c’est la ruine pour les ouvriers d’iniquité.
◊ 16 L’homme qui s’égare du chemin de la sagesse demeurera dans l’assemblée des trépassés.
◊ 17 Celui qui aime la joie sera dans l’indigence ; celui qui aime le vin et l’huile ne s’enrichira pas.
◊ 18 Le méchant est une rançon pour le juste, et le perfide est à la place des hommes intègres.
◊ 19 Mieux vaut habiter dans une terre déserte, qu’avec une femme querelleuse et irritable.
◊ 20 Il y a un trésor désirable et de l’huile dans la demeure du sage ; mais l’homme insensé les engloutit.
◊ 21 Qui poursuit la justice et la bonté trouvera la vie, la justice, et la gloire.
◊ 22 Le sage monte dans la ville des hommes forts, et abat la force de ce qui en faisait la sécurité.
◊ 23 Qui garde sa bouche et sa langue, garde son âme de détresses.
◊ 24 Orgueilleux, arrogant, moqueur, est le nom de celui qui agit avec colère et orgueil.
◊ 25 Le désir du paresseux le tue, car ses mains refusent de travailler.
◊ 26 Tout le jour il désire avidement ; mais le juste donne et ne retient pas.
◊ 27 Le sacrifice des méchants est une abomination ; combien plus s’ils l’apportent avec une pensée mauvaise.
◊ 28 Le témoin menteur périra ; mais l’homme qui écoute parlera à toujours.
◊ 29 L’homme méchant enhardit son visage, mais celui qui est droit règle sa voie.
◊ 30 Il n’y a point de sagesse, et il n’y a point d’intelligence, et il n’y a point de conseil, en présence de l’Éternel.
◊ 31 Le cheval est préparé pour le jour de la bataille, mais la délivrance est à l’Éternel.
Marc
4 ◊ 1 Et il se mit encore à enseigner près de la mer. Et une grande foule se rassembla auprès de lui ; de sorte que, montant dans une nacelle, il s’assit sur la mer ; et toute la foule était à terre sur le bord de la mer. ◊ 2 Et il leur enseignait beaucoup de choses par des paraboles ; et il leur disait dans son enseignement : ◊ 3 Écoutez : Voici, un semeur sortit pour semer. ◊ 4 Et il arriva qu’en semant, quelques [grains] tombèrent le long du chemin ; et les oiseaux vinrent et les dévorèrent. ◊ 5 Et d’autres tombèrent sur les endroits rocailleux où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; et aussitôt ils levèrent, parce qu’ils n’avaient pas une terre profonde ; ◊ 6 et quand le soleil se leva, ils furent brûlés, et, parce qu’ils n’avaient pas de racine, ils furent séchés. ◊ 7 Et d’autres tombèrent dans les épines ; et les épines montèrent et les étouffèrent, et ils ne donnèrent pas de fruit. ◊ 8 Et d’autres tombèrent dans la bonne terre, et donnèrent du fruit, montant et croissant, et rapportèrent, l’un trente, et l’un soixante, et l’un cent. ◊ 9 Et il dit : Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende. ◊ 10 Et quand il fut en particulier, ceux qui étaient autour de lui, avec les douze, l’interrogèrent touchant la parabole. ◊ 11 Et il leur dit : À vous [il] est donné [de connaître] le mystère du royaume de Dieu ; mais pour ceux qui sont dehors, toutes choses se traitent par des paraboles, ◊ 12 afin qu’en voyant ils voient et n’aperçoivent pas, et qu’en entendant ils entendent et ne comprennent pas : de peur qu’ils ne se convertissent et que leurs péchés ne leur soient pardonnés. ◊ 13 Et il leur dit : Ne connaissez-vous pas cette parabole ? et comment connaîtrez-vous toutes les paraboles ? ◊ 14 Le semeur sème la parole. ◊ 15 Et ce sont ici ceux qui sont le long du chemin, là où la parole est semée ; et quand ils ont entendu, Satan vient aussitôt et ravit la parole semée en eux. ◊ 16 Et pareillement, ceux qui sont semés sur les endroits rocailleux, ce sont ceux qui, quand ils ont entendu la parole, la reçoivent aussitôt avec joie ; ◊ 17 et ils n’ont pas de racine en eux-mêmes, mais ne sont que pour un temps ; puis, quand la tribulation ou la persécution survient à cause de la parole, ils sont aussitôt scandalisés. ◊ 18 Et d’autres sont ceux qui sont semés dans les épines : ce sont ceux qui ont entendu la parole ; ◊ 19 et les soucis du siècle, et la tromperie des richesses, et les convoitises à l’égard des autres choses, entrant, étouffent la parole, et elle est sans fruit. ◊ 20 Et ceux qui sont semés sur la bonne terre, ce sont ceux qui entendent la parole, et la reçoivent, et portent du fruit : l’un trente, et l’un soixante, et l’un cent. ◊ 21 Et il leur dit : La lampe vient-elle pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas pour être mise sur le pied de lampe ? ◊ 22 Car il n’y a rien de secret qui ne soit manifesté, et rien de caché n’arrive, si ce n’est afin de venir en évidence. ◊ 23 Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende. ◊ 24 Et il leur dit : Prenez garde à ce que vous entendez : de la mesure dont vous mesurerez il vous sera mesuré ; et à vous [qui entendez, il sera ajouté ; ◊ 25 car à quiconque a, il sera donné ; et à celui qui n’a pas, cela même qu’il a sera ôté.
◊ 26 Il dit aussi : Ainsi est le royaume de Dieu : c’est comme si un homme jetait de la semence sur la terre, ◊ 27 et dormait et se levait de nuit et de jour, et que la semence germât et crût sans qu’il sache comment. ◊ 28 La terre produit spontanément du fruit, premièrement l’herbe, ensuite l’épi, et puis le plein froment dans l’épi ; ◊ 29 et quand le fruit est produit, on y met aussitôt la faucille, parce que la moisson est arrivée.
◊ 30 Il disait aussi : Comment comparerons-nous le royaume de Dieu, ou par quelle parabole le représenterons-nous ? ◊ 31 Il est semblable à un grain de moutarde, qui, lorsqu’il est semé sur la terre, est la plus petite de toutes les semences qui sont sur la terre ; ◊ 32 et après qu’il est semé, il monte et devient plus grand que toutes les herbes, et jette de grandes branches, de sorte que les oiseaux du ciel peuvent demeurer sous son ombre. ◊ 33 Et par plusieurs paraboles de cette sorte, il leur annonçait la parole, selon qu’ils pouvaient l’entendre ; ◊ 34 mais il ne leur parlait pas sans parabole ; et en particulier il interprétait tout à ses disciples.
◊ 35 Et en ce jour-là, le soir étant venu, il leur dit : Passons à l’autre rive. ◊ 36 Et ayant renvoyé la foule, ils le prennent dans une nacelle, comme il était ; et d’autres nacelles aussi étaient avec lui. ◊ 37 Et il se lève un grand tourbillon de vent, et les vagues se jetaient dans la nacelle, de sorte qu’elle s’emplissait déjà. ◊ 38 Et il était, lui, à la poupe, dormant sur un oreiller ; et ils le réveillent et lui disent : Maître, ne te mets-tu pas en peine que nous périssions ? ◊ 39 Et s’étant réveillé, il reprit le vent, et dit à la mer : Fais silence, tais-toi ! Et le vent tomba, et il se fit un grand calme. ◊ 40 Et il leur dit : Pourquoi êtes-vous ainsi craintifs ? Comment n’avez-vous pas de foi ? ◊ 41 Et ils furent saisis d’une grande peur, et ils dirent entre eux : Qui donc est celui-ci, que le vent même et la mer lui obéissent ?
Psaumes
Psaume de David.
141 ◊ 1 Éternel ! je t’ai invoqué ; hâte-toi vers moi. Prête l’oreille à ma voix, quand je crie à toi.
◊ 2 Que ma prière vienne devant toi comme l’encens, l’élévation de mes mains comme l’offrande du soir !
◊ 3 * Mets, ô Éternel ! une garde à ma bouche, veille sur l’entrée de mes lèvres.
◊ 4 N’incline mon cœur à aucune chose mauvaise, pour pratiquer de méchantes actions avec des hommes qui sont des ouvriers d’iniquité ; et que je ne mange pas de leurs délices.
◊ 5 Que le juste me frappe, c’est une faveur ; qu’il me reprenne, c’est une huile excellente ; ma tête ne la refusera pas, car ma prière sera encore là dans leurs calamités.
◊ 6 Que leurs juges soient précipités des rochers, alors ils entendront mes paroles, car elles sont douces.
◊ 7 * Nos os sont dispersés à la gueule du shéol, comme quand on coupe et qu’on fend [du bois] sur la terre.
◊ 8 Car, ô Éternel, Seigneur ! mes yeux sont sur toi, je me confie en toi ; n’abandonne pas mon âme.
◊ 9 Garde-moi du piège qu’ils m’ont tendu, et des lacets des ouvriers d’iniquité.
◊ 10 Que les méchants tombent dans leurs propres filets, tandis que moi je passe outre.
Job
2 ◊ 1 Or, un jour, il arriva que les fils de Dieu vinrent se présenter devant l’Éternel, et Satan aussi vint au milieu d’eux se présenter devant l’Éternel. ◊ 2 Et l’Éternel dit à Satan : D’où viens-tu ? Et Satan répondit à l’Éternel et dit : De courir çà et là sur la terre et de m’y promener. ◊ 3 Et l’Éternel dit à Satan : As-tu considéré mon serviteur Job, qu’il n’y a sur la terre aucun homme comme lui, parfait et droit, craignant Dieu, et se retirant du mal ? Et encore il reste ferme dans sa perfection, alors que tu m’as incité contre lui pour l’engloutir sans cause. ◊ 4 Et Satan répondit à l’Éternel et dit : Peau pour peau, et tout ce qu’un homme a, il le donnera pour sa vie ; ◊ 5 mais étends ta main et touche à ses os et à sa chair : [tu verras] s’il ne te maudit pas en face. ◊ 6 Et l’Éternel dit à Satan : Le voilà entre tes mains, seulement épargne sa vie. ◊ 7 Et Satan sortit de la présence de l’Éternel ; et il frappa Job d’un ulcère malin, depuis la plante de ses pieds jusqu’au sommet de sa tête. ◊ 8 Et il prit un tesson pour s’en gratter, et il était assis dans la cendre. ◊ 9 Et sa femme lui dit : Restes-tu encore ferme dans ta perfection ? Maudis Dieu et meurs. ◊ 10 Et il lui dit : Tu parles comme parlerait l’une des insensées ; nous avons reçu le bien aussi de la part de Dieu, et nous ne recevrions pas le mal ? En tout cela Job ne pécha point de ses lèvres.
◊ 11 Et trois amis de Job apprirent tout ce mal qui lui était arrivé et vinrent chacun de son lieu, Éliphaz, le Thémanite, et Bildad, le Shukhite, et Tsophar, le Naamathite ; et ils s’entendirent ensemble pour venir le plaindre et le consoler. ◊ 12 Et ils levèrent les yeux de loin, et ils ne le reconnurent pas ; et ils élevèrent leur voix et pleurèrent, et ils déchirèrent chacun sa robe et répandirent de la poussière sur leurs têtes [en la jetant] vers les cieux. ◊ 13 Et ils s’assirent avec lui à terre sept jours et sept nuits, et nul ne lui dit une parole, car ils voyaient que sa douleur était très grande.
Exode
3 ◊ 1 Et Moïse faisait paître le bétail de Jéthro, son beau-père, sacrificateur de Madian. Et il mena le troupeau derrière le désert, et il vint à la montagne de Dieu, à Horeb. ◊ 2 Et l’Ange de l’Éternel lui apparut dans une flamme de feu, du milieu d’un buisson à épines ; et il regarda, et voici, le buisson était [tout] ardent de feu, et le buisson n’était pas consumé. ◊ 3 Et Moïse dit : Je me détournerai, et je verrai cette grande vision, pourquoi le buisson ne se consume pas. ◊ 4 Et l’Éternel vit qu’il se détournait pour voir ; et Dieu l’appela du milieu du buisson, et dit : Moïse ! Moïse ! Et il dit : Me voici. ◊ 5 Et il dit : N’approche pas d’ici ; ôte tes sandales de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte. ◊ 6 Et il dit : Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob. Et Moïse cacha son visage, car il craignait de regarder vers Dieu.
◊ 7 Et l’Éternel dit : J’ai vu, j’ai vu l’affliction de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu le cri qu’il a jeté à cause de ses exacteurs ; car je connais ses douleurs. ◊ 8 Et je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens, et pour le faire monter de ce pays-là dans un pays bon et spacieux, dans un pays ruisselant de lait et de miel, dans le lieu d’habitation du Cananéen, et du Héthien, et de l’Amoréen, et du Phérézien, et du Hévien, et du Jébusien. ◊ 9 Et maintenant, voici, le cri des fils d’Israël est venu jusqu’à moi ; et j’ai aussi vu l’oppression dont les Égyptiens les oppriment. ◊ 10 Et maintenant, viens, et je t’enverrai vers le Pharaon, et tu feras sortir hors d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. ◊ 11 Et Moïse dit à Dieu : Qui suis-je, moi, pour que j’aille vers le Pharaon, et pour que je fasse sortir hors d’Égypte les fils d’Israël ? ◊ 12 Et il dit : Parce que je serai avec toi ; et ceci te sera le signe que c’est moi qui t’ai envoyé : lorsque tu auras fait sortir le peuple hors d’Égypte, vous servirez Dieu sur cette montagne. ◊ 13 Et Moïse dit à Dieu : Voici, quand je viendrai vers les fils d’Israël, et que je leur dirai : Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous, et qu’ils me diront : Quel est son nom ? que leur dirai-je ? ◊ 14 Et Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui suis . Et il dit : Tu diras ainsi aux fils d’Israël : Je suis m’a envoyé vers vous. ◊ 15 Et Dieu dit encore à Moïse : Tu diras ainsi aux fils d’Israël : L’Éternel, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob, m’a envoyé vers vous : c’est là mon nom éternellement, et c’est là mon mémorial de génération en génération. ◊ 16 Va, et assemble les anciens d’Israël, et dis-leur : L’Éternel, le Dieu de vos pères, m’est apparu, le Dieu d’Abraham, d’Isaac, et de Jacob, disant : Certainement je vous ai visités, et [j’ai vu] ce qu’on vous fait en Égypte ; ◊ 17 et j’ai dit : Je vous ferai monter hors de l’affliction de l’Égypte, dans le pays du Cananéen, et du Héthien, et de l’Amoréen, et du Phérézien, et du Hévien, et du Jébusien, dans un pays ruisselant de lait et de miel. ◊ 18 Et ils écouteront ta voix, et tu entreras, toi et les anciens d’Israël, vers le roi d’Égypte, et vous lui direz : L’Éternel, le Dieu des Hébreux, s’est rencontré avec nous ; et maintenant, nous te prions, laisse-nous aller le chemin de trois jours dans le désert, afin que nous sacrifiions à l’Éternel, notre Dieu. ◊ 19 Et je sais que le roi d’Égypte ne vous permettra pas de vous en aller, pas même [contraint] par main forte. ◊ 20 Et j’étendrai ma main, et je frapperai l’Égypte par toutes mes merveilles que je ferai au milieu d’elle ; et après cela il vous renverra. ◊ 21 Et je ferai trouver faveur à ce peuple aux yeux des Égyptiens, et il arrivera que, quand vous vous en irez, vous ne vous en irez pas à vide ; ◊ 22 et une femme demandera à sa voisine, et à celle qui séjourne dans sa maison, des objets d’argent, et des objets d’or, et des vêtements, et vous les mettrez sur vos fils et sur vos filles ; et vous dépouillerez les Égyptiens.
Ésaïe
45 ◊ 1 Ainsi dit l’Éternel à son oint, à Cyrus, dont j’ai tenu la droite pour soumettre devant lui des nations ;… et je délierai les reins des rois, pour ouvrir les deux battants devant lui afin que les portes ne soient pas fermées : ◊ 2 Moi, j’irai devant toi, et j’aplanirai les choses élevées ; je briserai les portes d’airain, et je casserai les barres de fer ; ◊ 3 et je te donnerai les trésors des ténèbres et les richesses des lieux cachés ; afin que tu saches que moi, l’Éternel, qui t’ai appelé par ton nom, je suis le Dieu d’Israël. ◊ 4 À cause de mon serviteur Jacob, et d’Israël, mon élu, je t’ai appelé par ton nom, je t’ai donné un nom, et tu ne me connaissais pas. ◊ 5 Moi, je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre ; il n’y a point de Dieu si ce n’est moi. Je t’ai ceint, et tu ne me connaissais pas ;… ◊ 6 afin qu’ils sachent, depuis le lever du soleil et depuis le couchant, qu’il n’y en a point hors moi. Moi, je suis l’Éternel, et il n’y en a pas d’autre, ◊ 7 — [moi] qui ai formé la lumière et qui ai créé les ténèbres ; qui fais la prospérité, et qui crée le malheur : moi, l’Éternel, je fais toutes ces choses.
◊ 8 Cieux, distillez d’en haut, et que les nuages fassent ruisseler la justice ; que la terre s’ouvre, et que, à la fois, le salut se produise et la justice germe ! Moi, l’Éternel, je l’ai créé. ◊ 9 Malheur à celui qui conteste avec celui qui l’a formé ! Qu’un tesson [conteste] avec des tessons de la terre… ! L’argile dira-t-elle à celui qui la forme : Que fais-tu ? — et ton œuvre : Il n’a pas de mains ? ◊ 10 Malheur à celui qui dit à son père : Qu’as-tu engendré ? et à sa mère : Qu’as-tu enfanté ? ◊ 11 Ainsi dit l’Éternel, le Saint d’Israël, et celui qui l’a formé : Enquérez-vous de moi touchant les choses à venir ; commandez-moi à l’égard de mes fils et à l’égard de l’œuvre de mes mains. ◊ 12 Moi, j’ai fait la terre, et j’ai créé l’homme sur elle ; c’est moi, ce sont mes mains qui ont étendu les cieux, et j’ai ordonné toute leur armée. ◊ 13 Moi, je l’ai suscité en justice, et je rendrai droites toutes ses voies : lui, bâtira ma ville, et renverra libres mes captifs, sans prix et sans présent, dit l’Éternel des armées.
◊ 14 Ainsi dit l’Éternel : Le travail de l’Égypte et le gain de l’Éthiopie et des Sabéens, hommes de haute taille, passeront vers toi et seront à toi. Ils marcheront après toi ; ils passeront enchaînés, et se prosterneront devant toi ; ils te supplieront, [disant] : Certainement *Dieu est au milieu de toi ; il n’y en a pas d’autre, point d’autre Dieu… ◊ 15 Certes, tu es un *Dieu qui te caches, le Dieu d’Israël, le sauveur… ◊ 16 Ils auront honte, et seront aussi tous confus ; ils s’en iront ensemble avec confusion, les fabricateurs d’idoles. ◊ 17 Israël sera sauvé par l’Éternel d’un salut éternel ; vous n’aurez pas honte et vous ne serez pas confus, aux siècles des siècles.
◊ 18 Car ainsi dit l’Éternel qui a créé les cieux, le Dieu qui a formé la terre et qui l’a faite, celui qui l’a établie, qui ne l’a pas créée [pour être] vide, qui l’a formée pour être habitée : Moi, je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre. ◊ 19 Je n’ai pas parlé en secret, dans un lieu ténébreux de la terre ; je n’ai pas dit à la semence de Jacob : Cherchez-moi en vain. Je suis l’Éternel parlant justice, déclarant ce qui est droit.
◊ 20 Rassemblez-vous et venez, approchez-vous ensemble, réchappés des nations ! — Ils n’ont point de connaissance, ceux qui portent le bois de leur image taillée et présentent leur supplication à un *dieu qui ne sauve pas. ◊ 21 — Déclarez, et faites-[les] approcher ! Oui, qu’ensemble ils consultent ! Qui a fait entendre cela d’ancienneté ? Qui l’a déclaré dès longtemps ? N’est-ce pas moi, l’Éternel ? Et hors moi il n’y a pas de Dieu ; — de *Dieu juste et sauveur, il n’y en a point si ce n’est moi. ◊ 22 Tournez-vous vers moi, et soyez sauvés, vous, tous les bouts de la terre ; car moi, je suis *Dieu, et il n’y en a pas d’autre. ◊ 23 J’ai juré par moi-même, la parole est sortie de ma bouche [en] justice, et ne reviendra pas, que devant moi tout genou se ploiera, [par moi] toute langue jurera. ◊ 24 En l’Éternel seul, dira-t-on, j’ai justice et force. C’est à lui qu’on viendra, et tous ceux qui s’irritent contre lui auront honte. ◊ 25 En l’Éternel sera justifiée et se glorifiera toute la semence d’Israël.
1 Corinthiens
1 ◊ 1 Paul, apôtre appelé de Jésus Christ par la volonté de Dieu, et Sosthène, le frère, ◊ 2 à l’assemblée de Dieu qui est à Corinthe, aux sanctifiés dans le christ Jésus, saints appelés, avec tous ceux qui en tout lieu invoquent le nom de notre seigneur Jésus Christ, et leur [seigneur] et le nôtre : ◊ 3 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !
◊ 4 Je rends toujours grâces à mon Dieu pour vous, à cause de la grâce de Dieu qui vous a été donnée dans le christ Jésus, ◊ 5 de ce qu’en toutes choses vous avez été enrichis en lui en toute parole et toute connaissance, ◊ 6 selon que le témoignage du Christ a été confirmé au milieu de vous, ◊ 7 de sorte que vous ne manquez d’aucun don de grâce pendant que vous attendez la révélation de notre seigneur Jésus Christ, ◊ 8 qui aussi vous affermira jusqu’à la fin [pour être] irréprochables dans la journée de notre seigneur Jésus Christ. ◊ 9 Dieu, par qui vous avez été appelés à la communion de son Fils Jésus Christ, notre Seigneur, est fidèle.
◊ 10 Or je vous exhorte, frères, par le nom de notre seigneur Jésus Christ, à parler tous un même langage, et à ce qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous, mais que vous soyez parfaitement unis dans un même sentiment et dans un même avis. ◊ 11 Car, mes frères, il m’a été dit de vous, par ceux qui sont de chez Chloé, qu’il y a des dissensions parmi vous. ◊ 12 Or voici ce que je dis, c’est que chacun de vous dit : Moi, je suis de Paul ; et moi, d’Apollos ; et moi, de Céphas ; et moi, de Christ. ◊ 13 Le Christ est-il divisé ? Paul a-t-il été crucifié pour vous ? ou avez-vous été baptisés pour le nom de Paul ? ◊ 14 Je rends grâces à Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous, sinon Crispus et Gaïus, ◊ 15 afin que personne ne dise que j’ai baptisé pour mon nom. ◊ 16 J’ai bien aussi baptisé la maison de Stéphanas ; du reste je ne sais pas si j’ai baptisé quelqu’un d’autre. ◊ 17 Car Christ ne m’a pas envoyé baptiser, mais évangéliser, non point avec sagesse de parole, afin que la croix du Christ ne soit pas rendue vaine ; ◊ 18 car la parole de la croix est folie pour ceux qui périssent, mais à nous qui obtenons le salut elle est la puissance de Dieu. ◊ 19 Car il est écrit : « Je détruirai la sagesse des sages et j’annulerai l’intelligence des intelligents ». ◊ 20 Où est le sage ? où est le scribe ? où est le disputeur de ce siècle ? Dieu n’a-t-il pas fait de la sagesse du monde une folie ? ◊ 21 Car, puisque, dans la sagesse de Dieu, le monde, par la sagesse, n’a pas connu Dieu, il a plu à Dieu, par la folie de la prédication, de sauver ceux qui croient ; ◊ 22 puisque les Juifs demandent des miracles et que les Grecs recherchent la sagesse ; ◊ 23 mais nous, nous prêchons Christ crucifié, aux Juifs occasion de chute, aux nations folie, ◊ 24 mais à ceux qui sont appelés, et Juifs et Grecs, Christ la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu ; ◊ 25 parce que la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et que la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes. ◊ 26 Car considérez votre appel, frères, — qu’il n’y a pas beaucoup de sages selon la chair, pas beaucoup de puissants, pas beaucoup de nobles,… ◊ 27 Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour couvrir de honte les [hommes] sages ; et Dieu a choisi les choses faibles du monde pour couvrir de honte les choses fortes ; ◊ 28 et Dieu a choisi les choses viles du monde, et celles qui sont méprisées, et celles qui ne sont pas, pour annuler celles qui sont ; ◊ 29 en sorte que nulle chair ne se glorifie devant Dieu. ◊ 30 Or vous êtes de lui dans le christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption, ◊ 31 afin que, comme il est écrit, « celui qui se glorifie, se glorifie dans le *Seigneur ».
Ésaïe
46 ◊ 1 Bel s’est affaissé, Nebo se courbe ; leurs idoles ont été [mises] sur les animaux et sur le bétail : celles que vous portiez sont chargées, — un fardeau pour la [bête] lassée ! ◊ 2 Ils se sont courbés, ils se sont affaissés ensemble ; ils n’ont pas pu sauver leur fardeau : eux-mêmes sont allés en captivité.
◊ 3 Écoutez-moi, maison de Jacob, et vous, tout le résidu de la maison d’Israël, vous qui avez été chargés dès le ventre, [et] qui avez été portés dès la matrice : ◊ 4 Jusqu’à votre vieillesse je suis le Même, et jusqu’aux cheveux blancs, je vous porterai. Moi, je l’ai fait ; moi, je porterai, et moi, je chargerai sur moi, et je délivrerai. ◊ 5 À qui me comparerez-vous et m’égalerez-vous ou m’assimilerez-vous, pour que nous soyons semblables ? ◊ 6 — Ils prodiguent l’or de la bourse, et pèsent l’argent à la balance ; ils louent un orfèvre pour qu’il en fasse un *dieu : ils se prosternent, oui, ils l’adorent ; ◊ 7 ils le chargent sur l’épaule, ils le portent, et le posent à sa place ; et il se tient debout, il ne quitte pas sa place ; on crie bien à lui, mais il ne répond pas, il ne les sauve pas de leur détresse. ◊ 8 Souvenez-vous de cela, et montrez-vous hommes ; rappelez-le à votre esprit, transgresseurs. ◊ 9 Souvenez-vous des premières choses de jadis. Car moi, je suis *Dieu, et il n’y en a pas d’autre ; [je suis] Dieu, et il n’y en a point comme moi, ◊ 10 déclarant dès le commencement ce qui sera à la fin, et d’ancienneté ce qui n’a pas été fait, disant : Mon conseil s’accomplira, et je ferai tout mon bon plaisir, ◊ 11 appelant du levant un oiseau de proie, d’un pays lointain l’homme de mon conseil. Oui, je l’ai dit, et je ferai que cela arrivera ; je me le suis proposé, et je l’effectuerai.
◊ 12 Écoutez-moi, vous au cœur dur, qui êtes éloignés de la justice ! ◊ 13 J’ai fait approcher ma justice ; elle ne sera pas éloignée, et mon salut ne tardera pas ; et je mets en Sion le salut, [et] sur Israël ma gloire.
Zacharie
9 ◊ 1 * L’oracle de la parole de l’Éternel [qui vient] dans le pays de Hadrac ; et Damas sera le lieu de son repos (car l’Éternel a l’œil sur les hommes et sur toutes les tribus d’Israël), ◊ 2 et Hamath aussi, [qui] est sur sa frontière, Tyr, et Sidon, bien qu’elle soit très sage. ◊ 3 Et Tyr s’est bâti une forteresse, et elle amasse l’argent comme de la poussière, et l’or comme la boue des rues. ◊ 4 Voici, le Seigneur s’en emparera et brisera sa force dans la mer, et elle sera dévorée par le feu. ◊ 5 Askalon le verra et aura peur ; Gaza aussi, et elle sera fort angoissée ; Ékron aussi, car elle sera honteuse de sa confiance ; et le roi sera retranché de Gaza, et Askalon ne sera pas habitée ; ◊ 6 et un bâtard demeurera à Asdod ; et je détruirai l’orgueil des Philistins ; ◊ 7 et j’ôterai son sang de sa bouche, et ses abominations d’entre ses dents ; mais celui qui restera, lui aussi, sera pour notre Dieu, et sera comme un chef en Juda, et Ékron, comme un Jébusien. ◊ 8 Et je camperai à côté de ma maison, à cause de l’armée, à cause des allants et des venants, et l’exacteur ne passera plus sur eux ; car maintenant j’ai vu de mes yeux.
◊ 9 Réjouis-toi avec transports, fille de Sion ; pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi ; il est juste et ayant le salut, humble et monté sur un âne, et sur un poulain, le petit d’une ânesse. ◊ 10 Et je retrancherai d’Éphraïm le char, et de Jérusalem, le cheval, et l’arc de guerre sera retranché. Et il annoncera la paix aux nations, et dominera d’une mer à l’autre, et depuis le fleuve jusqu’aux bouts de la terre. ◊ 11 Quant à toi aussi, à cause du sang de ton alliance, je renverrai tes prisonniers hors de la fosse où il n’y avait point d’eau. ◊ 12 Revenez à la place forte, prisonniers de l’espérance ! Aujourd’hui même, je le déclare : Je te rendrai le double. ◊ 13 Car j’ai bandé pour moi Juda, d’Éphraïm j’ai rempli mon arc, et je réveillerai tes fils, ô Sion, contre tes fils, ô Javan, et je te rendrai telle que l’épée d’un homme fort. ◊ 14 Et l’Éternel sera vu au-dessus d’eux, et sa flèche sortira comme l’éclair ; et le Seigneur, l’Éternel, sonnera de la trompette, et marchera avec les tourbillons du midi. ◊ 15 L’Éternel des armées les protégera, et ils dévoreront, et ils fouleront les pierres de fronde, et ils boiront, et bruiront comme par le vin, et ils seront remplis comme un bassin, comme les coins de l’autel. ◊ 16 Et l’Éternel leur Dieu les sauvera, en ce jour-là, comme le troupeau de son peuple ; car ils seront des pierres de couronne élevées sur sa terre. ◊ 17 Car combien grande est sa bonté ! et combien grande est sa beauté ! Le froment fera croître les jeunes gens, et le moût, les jeunes filles.
Psaumes
Au chef de musique. De David. Psaume.
109 ◊ 1 Ô Dieu de ma louange ! ne te tais point.
◊ 2 Car la bouche du méchant et la bouche de la fraude se sont ouvertes contre moi : ils parlent contre moi avec une langue menteuse,
◊ 3 Et ils m’ont entouré de paroles de haine, et ils me font la guerre sans cause.
◊ 4 Pour mon amour, ils ont été mes adversaires ; mais moi [je me suis adonné à la] prière.
◊ 5 Et ils m’ont rendu le mal pour le bien, et la haine pour mon amour.
◊ 6 * Prépose sur lui un méchant, et que l’adversaire se tienne à sa droite ;
◊ 7 Quand il sera jugé, qu’il soit déclaré méchant, et que sa prière lui soit [comptée] comme un péché ;
◊ 8 Que ses jours soient peu nombreux, qu’un autre prenne sa charge ;
◊ 9 Que ses fils soient orphelins, et sa femme veuve ;
◊ 10 Que ses fils soient vagabonds, et qu’ils mendient, et qu’ils aillent quêtant loin de leurs [demeures en] ruines.
◊ 11 Que l’usurier jette le filet sur tout ce qui est à lui, et que les étrangers pillent [le fruit de] son travail ;
◊ 12 Qu’il n’y ait personne qui étende sa bonté sur lui, et qu’il n’y ait personne qui use de grâce envers ses orphelins ;
◊ 13 Que sa postérité soit retranchée ; que, dans la génération qui suivra, leur nom soit effacé ;
◊ 14 Que l’iniquité de ses pères revienne en mémoire devant l’Éternel, et que le péché de sa mère ne soit point effacé ;
◊ 15 Qu’ils soient continuellement devant l’Éternel, et qu’il retranche leur mémoire de la terre ;
◊ 16 Parce qu’il ne s’est point souvenu d’user de bonté, et qu’il a persécuté l’affligé et le pauvre, et celui qui a le cœur brisé, pour le faire mourir.
◊ 17 Et il a aimé la malédiction : — qu’elle vienne sur lui ! Et il n’a pas pris plaisir à la bénédiction : — qu’elle soit loin de lui !
◊ 18 Et qu’il soit revêtu de la malédiction comme de sa robe ; et qu’elle entre au-dedans de lui comme de l’eau, et dans ses os comme de l’huile ;
◊ 19 Qu’elle lui soit comme un vêtement dont il se couvre, et comme une ceinture qui le ceigne continuellement.
◊ 20 Telle soit, de par l’Éternel, la récompense de mes adversaires et de ceux qui parlent en mal contre mon âme.
◊ 21 * Mais toi, Éternel ! Seigneur ! agis pour moi à cause de ton nom ; car ta gratuité est bonne ; délivre-moi ;
◊ 22 Car je suis affligé et pauvre, et mon cœur est blessé au-dedans de moi.
◊ 23 Je m’en vais comme l’ombre quand elle s’allonge ; je suis jeté çà et là comme la sauterelle ;
◊ 24 Mes genoux chancellent par le jeûne, et ma chair s’est amaigrie et n’a plus sa graisse.
◊ 25 Et moi, je leur suis en opprobre ; quand ils me voient, ils hochent la tête.
◊ 26 Aide-moi, Éternel, mon Dieu ! Sauve-moi selon ta bonté !
◊ 27 Et qu’on sache que c’est ici ta main, — que toi, ô Éternel ! tu l’as fait.
◊ 28 Qu’eux, ils maudissent ; mais toi, bénis. S’ils s’élèvent, qu’ils soient honteux, et que ton serviteur se réjouisse.
◊ 29 Que mes adversaires soient revêtus de confusion, et qu’ils se couvrent de leur honte comme d’un manteau.
◊ 30 * [Alors] de ma bouche je célébrerai hautement l’Éternel, et je le louerai au milieu de la multitude ;
◊ 31 Car il s’est tenu à la droite du pauvre, pour le sauver de ceux qui jugeaient son âme.
Ésaïe
49 ◊ 1 * * Écoutez-moi, îles, et soyez attentives, peuplades lointaines ! L’Éternel m’a appelé dès le ventre ; dès les entrailles de ma mère il a fait mention de mon nom. ◊ 2 Et il a rendu ma bouche semblable à une épée aiguë ; il m’a caché sous l’ombre de sa main, et il a fait de moi une flèche polie ; il m’a caché dans son carquois. ◊ 3 Et il m’a dit : Tu es mon serviteur, Israël, en qui je me glorifierai. ◊ 4 — Et moi j’ai dit : J’ai travaillé en vain, j’ai consumé ma force pour le néant et en vain ; toutefois mon jugement est par-devers l’Éternel, et mon œuvre par-devers mon Dieu.
◊ 5 Et maintenant, dit l’Éternel, qui m’a formé dès le ventre pour lui être serviteur afin de lui ramener Jacob… ; quoique Israël ne soit pas rassemblé, je serai glorifié aux yeux de l’Éternel, et mon Dieu sera ma force… ◊ 6 Et il [me] dit : C’est peu de chose que tu me sois serviteur pour rétablir les tribus de Jacob et pour ramener les préservés d’Israël ; je te donnerai aussi pour [être] une lumière des nations, pour être mon salut jusqu’au bout de la terre.
◊ 7 Ainsi dit l’Éternel, le rédempteur d’Israël, son Saint, à celui que l’homme méprise, à celui que la nation abhorre, au serviteur de ceux qui dominent : Des rois verront, et se lèveront, — des princes, et ils se prosterneront, à cause de l’Éternel qui est fidèle, du Saint d’Israël qui te choisira. ◊ 8 Ainsi dit l’Éternel : En un temps agréé je t’ai répondu, et au jour du salut je t’ai secouru ; et je te garderai, et je te donnerai pour [être] une alliance du peuple, pour rétablir le pays, pour faire hériter les héritages dévastés, ◊ 9 disant aux prisonniers : Sortez ! à ceux qui sont dans les ténèbres : Paraissez ! Ils paîtront sur les chemins, et sur toutes les hauteurs seront leurs pâturages. ◊ 10 Ils n’auront pas faim, et ils n’auront pas soif, la chaleur et le soleil ne les frapperont pas ; car celui qui a compassion d’eux les conduira et les mènera à des sources d’eau. ◊ 11 Et je ferai de toutes mes montagnes un chemin, et mes grandes routes seront élevées. ◊ 12 Voici, ceux-ci viendront de loin ; et voici, ceux-là, du nord et de l’ouest, et ceux-ci, du pays de Sinim. ◊ 13 Exultez, cieux, et égaye-toi, terre ! Montagnes, éclatez en chants de triomphe ! Car l’Éternel console son peuple et fera miséricorde à ses affligés.
◊ 14 Mais Sion a dit : L’Éternel m’a abandonnée, et le Seigneur m’a oubliée ! ◊ 15 Une femme oubliera-t-elle son nourrisson, pour ne pas avoir compassion du fruit de son ventre ? Même celles-là oublieront ;… mais moi, je ne t’oublierai pas. ◊ 16 Voici, je t’ai gravée sur les paumes de mes mains ; tes murs sont continuellement devant moi. ◊ 17 Tes fils se hâteront ; ceux qui te détruisaient et ceux qui te dévastaient sortiront d’avec toi. ◊ 18 Lève autour de toi tes yeux, et regarde : ils se rassemblent tous, ils viennent vers toi. Je suis vivant, dit l’Éternel, que tu te revêtiras d’eux tous comme d’un ornement, et que tu t’en ceindras comme une fiancée. ◊ 19 Car [dans] tes lieux déserts et tes contrées désolées et ton pays détruit, tu seras maintenant à l’étroit à cause des habitants, et ceux qui te dévoraient seront loin. ◊ 20 Les fils que tu as eus quand tu étais privée d’enfants diront encore à tes oreilles : Le lieu est trop étroit pour moi ; fais-moi place, afin que j’y habite. ◊ 21 Et tu diras en ton cœur : Qui m’a enfanté ceux-ci ? Et moi, j’étais privée d’enfants et abandonnée, captive et chassée ; et ceux-ci, qui les a élevés ? Voici, moi j’étais laissée seule, — ceux-ci, où étaient-ils ?
◊ 22 Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Voici, je lèverai ma main devant les nations, et j’élèverai mon étendard devant les peuples ; et ils apporteront tes fils sur [leurs] bras, et tes filles seront portées sur [leurs] épaules ; ◊ 23 et des rois seront tes nourriciers, et leurs princesses, tes nourrices ; ils se prosterneront devant toi le visage contre terre, et ils lécheront la poussière de tes pieds ; et tu sauras que moi je suis l’Éternel : ceux qui s’attendent à moi ne seront pas confus. ◊ 24 Ce qu’il a pris sera-t-il enlevé à l’homme fort, et celui qui est justement captif sera-t-il délivré ? ◊ 25 Car ainsi dit l’Éternel : Même le captif de l’homme fort [lui] sera enlevé, et ce qui a été pris par l’[homme] puissant sera délivré ; et moi je contesterai avec celui qui conteste avec toi, et je sauverai tes fils. ◊ 26 Et je donnerai à ceux qui t’oppriment leur propre chair à manger, et ils s’enivreront de leur sang comme avec du moût ; et toute chair saura que je suis l’Éternel, ton sauveur, et ton rédempteur, le Puissant de Jacob.
Psaumes
De David.
35 ◊ 1 Éternel ! conteste contre ceux qui contestent contre moi ; fais la guerre à ceux qui me font la guerre.
◊ 2 Saisis l’écu et le bouclier, et lève-toi à mon secours.
◊ 3 Tire la lance, et barre le chemin au-devant de ceux qui me poursuivent ! Dis à mon âme : Je suis ton salut !
◊ 4 * Que ceux qui cherchent ma vie soient honteux et confus ; que ceux qui complotent mon malheur se retirent en arrière et soient confondus.
◊ 5 Qu’ils soient comme la balle devant le vent, et que l’ange de l’Éternel les chasse !
◊ 6 Que leur chemin soit ténèbres et lieux glissants, et que l’ange de l’Éternel les poursuive !
◊ 7 Car, sans cause, ils ont préparé secrètement pour moi leur filet ; sans cause, ils ont creusé une fosse pour mon âme.
◊ 8 Qu’une ruine qu’il n’a pas connue vienne sur lui, et que son filet qu’il a caché le prenne : qu’il y tombe, pour sa ruine.
◊ 9 Et mon âme s’égayera en l’Éternel, elle se réjouira en son salut.
◊ 10 Tous mes os diront : Éternel ! qui est comme toi, qui délivres l’affligé de celui qui est plus fort que lui, et l’affligé et le pauvre de celui qui les pille ?
◊ 11 * Des témoins violents se lèvent, ils m’interrogent sur des choses que je n’ai pas connues ;
◊ 12 Ils m’ont rendu le mal pour le bien : mon âme est dans l’abandon.
◊ 13 Mais moi, quand ils ont été malades, je me vêtais d’un sac ; j’humiliais mon âme dans le jeûne, et ma prière retournait dans mon sein.
◊ 14 J’ai marché comme si c’eût été mon compagnon, mon frère ; triste, je me suis courbé comme celui qui mène deuil pour sa mère.
◊ 15 Mais, dans mon adversité, ils se sont réjouis et se sont rassemblés ; les calomniateurs se sont rassemblés contre moi, et je ne l’ai pas su ; ils m’ont déchiré et n’ont pas cessé ;
◊ 16 Avec d’impies parasites moqueurs ils ont grincé les dents contre moi.
◊ 17 * Seigneur ! jusques à quand regarderas-tu ? Retire mon âme de leurs destructions, mon unique, des jeunes lions.
◊ 18 Je te célébrerai dans la grande congrégation, je te louerai au milieu d’un grand peuple.
◊ 19 Que ceux qui sont à tort mes ennemis ne se réjouissent pas de moi ; que ceux qui me haïssent sans cause ne clignent pas l’œil.
◊ 20 Car ils ne parlent pas de paix ; mais ils méditent des tromperies contre les hommes paisibles du pays.
◊ 21 Et ils ont élargi leur bouche contre moi ; ils ont dit : Ha ha ! ha ha ! notre œil l’a vu.
◊ 22 Tu l’as vu, Éternel ! ne garde pas le silence : Seigneur ! ne t’éloigne pas de moi.
◊ 23 Éveille-toi, réveille-toi, pour me faire droit, mon Dieu et Seigneur, pour soutenir ma cause.
◊ 24 Juge-moi selon ta justice, ô Éternel, mon Dieu ! et qu’ils ne se réjouissent pas à mon sujet.
◊ 25 Qu’ils ne disent pas dans leur cœur : Ha ha ! [voilà] notre désir ! Qu’ils ne disent pas : Nous l’avons englouti.
◊ 26 Que ceux qui se réjouissent de mon malheur soient tous ensemble honteux et confus ; que ceux qui s’élèvent orgueilleusement contre moi soient couverts de honte et de confusion.
◊ 27 Qu’ils exultent et qu’ils se réjouissent ceux qui sont affectionnés à ma justice ; et qu’ils disent continuellement : Magnifié soit l’Éternel qui prend plaisir à la paix de son serviteur !
◊ 28 Et ma langue redira ta justice, ta louange, tout le jour.
Actes
4 ◊ 1 Mais comme ils parlaient au peuple, les sacrificateurs et le commandant du temple et les sadducéens survinrent, ◊ 2 étant en peine de ce qu’ils enseignaient le peuple et annonçaient par Jésus la résurrection d’entre les morts. ◊ 3 Et ils mirent les mains sur eux, et les firent garder jusqu’au lendemain, car c’était déjà le soir. ◊ 4 Mais plusieurs de ceux qui avaient ouï la parole crurent ; et le nombre des hommes se monta à environ cinq mille.
◊ 5 Or il arriva que, le lendemain, leurs chefs et leurs anciens et leurs scribes, s’assemblèrent à Jérusalem, ◊ 6 et Anne, le souverain sacrificateur, et Caïphe, et Jean, et Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race souveraine sacerdotale. ◊ 7 Et les ayant fait comparaître, ils [leur] demandaient : Par quelle puissance ou par quel nom avez-vous fait ceci ? ◊ 8 Alors Pierre, étant rempli de l’Esprit Saint, leur dit : Chefs du peuple et anciens d’Israël, ◊ 9 si aujourd’hui nous sommes interrogés au sujet de la bonne œuvre qui a été faite à un homme impotent, [et qu’on veuille apprendre] comment il a été guéri, ◊ 10 sachez, vous tous, et tout le peuple d’Israël, que ç’a été par le nom de Jésus Christ le Nazaréen, que vous, vous avez crucifié, [et] que Dieu a ressuscité d’entre les morts ; c’est, [dis-je], par ce [nom] que cet homme est ici devant vous plein de santé. ◊ 11 Celui-ci est la pierre méprisée par vous qui bâtissez, qui est devenue la pierre angulaire ; ◊ 12 et il n’y a de salut en aucun autre ; car aussi il n’y a point d’autre nom sous le ciel, qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faille être sauvés. ◊ 13 — Et, voyant la hardiesse de Pierre et de Jean, et s’étant aperçus qu’ils étaient des hommes illettrés et du commun, ils s’en étonnaient, et ils les reconnaissaient pour avoir été avec Jésus. ◊ 14 Et, voyant là présent avec eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à opposer. ◊ 15 Et leur ayant ordonné de sortir du sanhédrin, ils conférèrent entre eux, ◊ 16 disant : Que ferons-nous à ces hommes ? car il est apparent pour tous les habitants de Jérusalem, qu’un miracle notoire a été fait par eux, et nous ne pouvons le nier ; ◊ 17 mais afin que cela ne soit pas répandu davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces, de parler davantage en ce nom à qui que ce soit. ◊ 18 Et les ayant appelés, ils [leur] enjoignirent de ne plus parler ni enseigner, en aucune manière, au nom de Jésus. ◊ 19 Mais Pierre et Jean, répondant, leur dirent : Jugez s’il est juste devant Dieu de vous écouter plutôt que Dieu. ◊ 20 Car, pour nous, nous ne pouvons pas ne pas parler des choses que nous avons vues et entendues. ◊ 21 Et après les avoir menacés, ils les relâchèrent, ne trouvant pas comment ils pourraient les punir, à cause du peuple ; parce que tous glorifiaient Dieu de ce qui avait été fait. ◊ 22 Car l’homme en qui avait été faite cette miraculeuse guérison, avait plus de quarante ans.
◊ 23 Et ayant été relâchés, ils vinrent vers les leurs et leur rapportèrent tout ce que les principaux sacrificateurs et les anciens leur avaient dit. ◊ 24 Et l’ayant entendu, ils élevèrent d’un commun accord leur voix à Dieu, et dirent : Ô Souverain ! toi, tu es le Dieu qui as fait le ciel et la terre, et la mer, et toutes les choses qui y sont : ◊ 25 qui as dit, par la bouche de David ton serviteur : « Pourquoi se sont déchaînées les nations, et les peuples ont-ils projeté des choses vaines ? ◊ 26 Les rois de la terre se sont trouvés là, et les chefs se sont réunis ensemble, contre le *Seigneur et contre son Christ ». ◊ 27 Car en effet, dans cette ville, contre ton saint serviteur Jésus que tu as oint, se sont assemblés et Hérode et Ponce Pilate, avec les nations et les peuples d’Israël, ◊ 28 pour faire toutes les choses que ta main et ton conseil avaient à l’avance déterminé devoir être faites. ◊ 29 Et maintenant, Seigneur, regarde à leurs menaces, et donne à tes esclaves d’annoncer ta parole avec toute hardiesse, ◊ 30 en étendant ta main pour guérir, et pour qu’il se fasse des miracles et des prodiges par le nom de ton saint serviteur Jésus. ◊ 31 Et comme ils faisaient leur supplication, le lieu où ils étaient assemblés fut ébranlé, et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et annonçaient la parole de Dieu avec hardiesse.
◊ 32 Et la multitude de ceux qui avaient cru était un cœur et une âme ; et nul ne disait d’aucune des choses qu’il possédait, qu’elle fût à lui ; mais toutes choses étaient communes entre eux. ◊ 33 Et les apôtres rendaient avec une grande puissance le témoignage de la résurrection du seigneur Jésus ; et une grande grâce était sur eux tous. ◊ 34 Car il n’y avait parmi eux aucune personne nécessiteuse ; car tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, et apportaient le prix des choses vendues, ◊ 35 et le mettaient aux pieds des apôtres ; et il était distribué à chacun, selon que l’un ou l’autre pouvait en avoir besoin. ◊ 36 Et Joseph qui, par les apôtres, fut surnommé Barnabas (ce qui, étant interprété, est fils de consolation), lévite, et Cypriote de naissance, ◊ 37 ayant une terre, la vendit, et en apporta la valeur, et la mit aux pieds des apôtres.
Galates
1 ◊ 1 Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par l’homme, mais par Jésus Christ, et Dieu le Père qui l’a ressuscité d’entre les morts, ◊ 2 et tous les frères qui sont avec moi, aux assemblées de la Galatie : ◊ 3 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu le Père et de notre seigneur Jésus Christ, ◊ 4 qui s’est donné lui-même pour nos péchés, en sorte qu’il nous retirât du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, ◊ 5 auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen.
◊ 6 Je m’étonne de ce que vous passez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, à un évangile différent, ◊ 7 qui n’en est pas un autre ; mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent pervertir l’évangile du Christ. ◊ 8 Mais quand nous-mêmes, ou quand un ange venu du ciel vous évangéliserait outre ce que nous vous avons évangélisé, qu’il soit anathème. ◊ 9 Comme nous l’avons déjà dit, maintenant aussi je le dis encore : si quelqu’un vous évangélise outre ce que vous avez reçu, qu’il soit anathème. ◊ 10 Car maintenant, est-ce que je m’applique à satisfaire des hommes, ou Dieu ? Ou est-ce que je cherche à complaire à des hommes ? Si je complaisais encore à des hommes, je ne serais pas esclave de Christ.
◊ 11 Or je vous fais savoir, frères, que l’évangile qui a été annoncé par moi n’est pas selon l’homme. ◊ 12 Car moi, je ne l’ai pas reçu de l’homme non plus, ni appris, mais par la révélation de Jésus Christ. ◊ 13 Car vous avez ouï dire [quelle a été] autrefois ma conduite dans le judaïsme, comment je persécutais outre mesure l’assemblée de Dieu et la dévastais, ◊ 14 et comment j’avançais dans le judaïsme plus que plusieurs de ceux de mon âge dans ma nation, étant le plus ardent zélateur des traditions de mes pères. ◊ 15 Mais quand il plut à Dieu, qui m’a mis à part dès le ventre de ma mère et qui m’a appelé par sa grâce, ◊ 16 de révéler son Fils en moi, afin que je l’annonçasse parmi les nations, aussitôt, je ne pris pas conseil de la chair ni du sang, ◊ 17 ni ne montai à Jérusalem vers ceux qui étaient apôtres avant moi, mais je m’en allai en Arabie, et je retournai de nouveau à Damas. ◊ 18 Puis, trois ans après, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai chez lui quinze jours ; ◊ 19 et je ne vis aucun autre des apôtres, sinon Jacques le frère du Seigneur. ◊ 20 Or dans les choses que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point. ◊ 21 Ensuite j’allai dans les pays de Syrie et de Cilicie. ◊ 22 Or j’étais inconnu de visage aux assemblées de la Judée qui sont en Christ, ◊ 23 mais seulement elles entendaient dire : Celui qui nous persécutait autrefois, annonce maintenant la foi qu’il détruisait jadis ; ◊ 24 et elles glorifiaient Dieu à cause de moi.
Ésaïe
2 ◊ 1 * La parole qu’Ésaïe, fils d’Amots, vit, touchant Juda et Jérusalem.
◊ 2 Et il arrivera, à la fin des jours, que la montagne de la maison de l’Éternel sera établie sur le sommet des montagnes, et sera élevée au-dessus des collines ; et toutes les nations y afflueront ; ◊ 3 et beaucoup de peuples iront, et diront : Venez, et montons à la montagne de l’Éternel, à la maison du Dieu de Jacob, et il nous instruira de ses voies, et nous marcherons dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem, la parole de l’Éternel. ◊ 4 Et il jugera au milieu des nations, et prononcera le droit à beaucoup de peuples ; et de leurs épées ils forgeront des socs, et de leurs lances, des serpes : une nation ne lèvera pas l’épée contre une [autre] nation, et on n’apprendra plus la guerre. ◊ 5 Venez, maison de Jacob, et marchons dans la lumière de l’Éternel !
◊ 6 Car tu as abandonné ton peuple, la maison de Jacob, parce qu’ils sont remplis de ce qui vient de l’orient, et sont des pronostiqueurs, comme les Philistins, et s’allient avec les enfants des étrangers. ◊ 7 Et leur pays est rempli d’argent et d’or, et il n’y a pas de fin à leurs trésors ; et leur pays est rempli de chevaux, et il n’y a pas de fin à leurs chars ; ◊ 8 et leur pays est rempli d’idoles : ils se prosternent devant l’ouvrage de leurs mains, devant ce que leurs doigts ont fait. ◊ 9 Et l’homme du peuple se courbera, et le grand sera abaissé : et ne leur pardonne pas ! ◊ 10 Entre dans le rocher, et cache-toi dans la poussière, de devant la terreur de l’Éternel et de devant la magnificence de sa majesté. ◊ 11 Les yeux hautains de l’homme seront abaissés, et la hauteur des hommes sera humiliée, et l’Éternel seul sera haut élevé en ce jour-là.
◊ 12 Car il y a un jour de l’Éternel des armées contre tout ce qui s’exalte et s’élève, et contre tout ce qui est haut, et ils seront abaissés ; ◊ 13 et contre tous les cèdres du Liban, hauts et élevés, et contre tous les chênes de Basan ; ◊ 14 et contre toutes les hautes montagnes, et contre toutes les collines élevées ; ◊ 15 et contre toute haute tour, et contre toute muraille forte ; ◊ 16 et contre tous les navires de Tarsis, et contre tous les objets d’art agréables : ◊ 17 et la hauteur de l’homme sera humiliée, et l’élévation des hommes sera abaissée, et l’Éternel seul sera haut élevé en ce jour-là ; ◊ 18 et les idoles disparaîtront entièrement. ◊ 19 Et on entrera dans les cavernes des rochers, et dans les trous de la terre, de devant la terreur de l’Éternel, et de devant la magnificence de sa majesté, quand il se lèvera pour frapper d’épouvante la terre. ◊ 20 En ce jour-là, l’homme jettera ses idoles d’argent et ses idoles d’or, qu’il s’était faites pour se prosterner [devant elles], aux rats et aux chauves-souris, ◊ 21 pour entrer dans les fentes des rochers et dans les creux des escarpements, de devant la terreur de l’Éternel et de devant la magnificence de sa majesté, quand il se lèvera pour frapper d’épouvante la terre.
◊ 22 Finissez-en avec l’homme, dont le souffle est dans ses narines, car quel cas doit-on faire de lui ?
Psaumes
De David.
37 ◊ 1 Ne t’irrite pas à cause de ceux qui font le mal, ne sois pas jaloux de ceux qui pratiquent l’iniquité ; ◊ 2 car bientôt, comme l’herbe, ils seront fauchés, et, comme l’herbe verte, ils se faneront.
◊ 3 Confie-toi en l’Éternel et pratique le bien ; habite le pays, et repais-toi de fidélité, ◊ 4 et fais tes délices de l’Éternel : et il te donnera les demandes de ton cœur.
◊ 5 Remets ta voie sur l’Éternel, et confie-toi en lui ; ◊ 6 et lui, il agira, et il produira ta justice comme la lumière, et ton droit comme le plein midi.
◊ 7 Demeure tranquille, [appuyé] sur l’Éternel, et attends-toi à lui. Ne t’irrite pas à cause de celui qui prospère dans son chemin, à cause de l’homme qui vient à bout de ses desseins.
◊ 8 Laisse la colère et abandonne le courroux ; ne t’irrite pas, au moins pour faire le mal : ◊ 9 car ceux qui font le mal seront retranchés, et ceux qui s’attendent à l’Éternel, ceux-là posséderont le pays.
◊ 10 Encore un peu de temps, et le méchant ne sera plus ; et tu considéreras son lieu, et il n’y sera plus ; ◊ 11 et les débonnaires posséderont le pays, et feront leurs délices d’une abondance de paix.
◊ 12 * Le méchant complote contre le juste, et grince les dents contre lui : ◊ 13 le Seigneur se rira de lui, car il voit que son jour vient.
◊ 14 Les méchants ont tiré l’épée et ont bandé leur arc, pour faire tomber l’affligé et le pauvre, pour égorger ceux qui marchent dans la droiture : ◊ 15 leur épée entrera dans leur cœur, et leurs arcs seront brisés.
◊ 16 Mieux vaut le peu du juste que l’abondance de beaucoup de méchants ; ◊ 17 car les bras des méchants seront brisés, mais l’Éternel soutient les justes.
◊ 18 L’Éternel connaît les jours de ceux qui sont intègres, et leur héritage sera pour toujours : ◊ 19 ils ne seront pas confus au mauvais temps, et ils seront rassasiés aux jours de la famine.
◊ 20 Car les méchants périront, et les ennemis de l’Éternel comme la graisse des agneaux ; ils s’en iront, comme la fumée ils s’en iront.
◊ 21 Le méchant emprunte, et ne rend pas ; mais le juste use de grâce, et donne : ◊ 22 car ceux qui sont bénis de lui posséderont le pays ; mais ceux qui sont maudits de lui seront retranchés.
◊ 23 * Par l’Éternel les pas de l’homme sont affermis, et il prend plaisir à sa voie : ◊ 24 s’il tombe, il ne sera pas entièrement abattu ; car l’Éternel lui soutient la main.
◊ 25 J’ai été jeune, et je suis vieux, et je n’ai pas vu le juste abandonné, ni sa semence cherchant du pain : ◊ 26 il use de grâce tout le jour, et il prête ; et sa semence sera en bénédiction.
◊ 27 Retire-toi du mal, et fais le bien, et demeure pour toujours ; ◊ 28 car l’Éternel aime la droiture, et il n’abandonnera pas ses saints : ils seront gardés à toujours, mais la semence des méchants sera retranchée.
◊ 29 Les justes posséderont le pays, et ils l’habiteront à perpétuité.
◊ 30 * La bouche du juste profère la sagesse, et sa langue parle la droiture ; ◊ 31 la loi de son Dieu est dans son cœur, ses pas ne chancelleront pas.
◊ 32 Le méchant épie le juste, et cherche à le faire mourir : ◊ 33 l’Éternel ne l’abandonnera pas entre ses mains, et ne le condamnera pas, quand il sera jugé.
◊ 34 Attends-toi à l’Éternel, et garde sa voie ; et il t’élèvera afin que tu possèdes le pays : quand les méchants seront retranchés, tu le verras.
◊ 35 * J’ai vu le méchant puissant, et s’étendant comme un arbre vert croissant dans son lieu natal ; ◊ 36 mais il passa, et voici, il n’était plus ; et je l’ai cherché, et il ne s’est plus trouvé.
◊ 37 Prends garde à l’homme intègre, et regarde l’homme droit, car la fin d’un [tel] homme est la paix ; ◊ 38 mais les transgresseurs seront détruits ensemble ; la fin des méchants, c’est d’être retranché ;
◊ 39 Mais le salut des justes vient de l’Éternel ; il est leur force au temps de la détresse, et l’Éternel leur aidera et les délivrera ; ◊ 40 il les délivrera des méchants et les sauvera, car ils se sont confiés en lui.
Ézéchiel
1 ◊ 1 Et il arriva en la trentième année, au quatrième [mois], le cinquième [jour] du mois, comme j’étais au milieu des captifs, près du fleuve Kebar, que les cieux furent ouverts, et je vis des visions de Dieu. ◊ 2 Le cinquième [jour] du mois (c’était la cinquième année de la transportation du roi Jehoïakin), ◊ 3 la parole de l’Éternel vint expressément à Ézéchiel, le sacrificateur, fils de Buzi, dans le pays des Chaldéens, près du fleuve Kebar ; et la main de l’Éternel fut là sur lui.
◊ 4 Et je vis, et voici, un vent de tempête venait du nord, une grosse nuée, et un feu qui s’entortillait ; et il y avait une splendeur tout autour, et de son milieu, du milieu du feu, [brillait] comme l’apparence de l’airain luisant ; ◊ 5 et, du milieu, la ressemblance de quatre animaux ; et voici leur aspect : ils avaient la ressemblance d’un homme ; ◊ 6 et chacun d’eux avait quatre faces, et chacun avait quatre ailes ; ◊ 7 et leurs pieds étaient des pieds droits, et la plante de leurs pieds était comme la plante du pied d’un veau ; et ils étincelaient comme l’apparence de l’airain poli ; ◊ 8 et il y avait des mains d’homme sous leurs ailes sur leurs quatre côtés ; et ils avaient, les quatre, leurs faces et leurs ailes ; ◊ 9 leurs ailes étaient jointes l’une à l’autre ; ils ne se tournaient pas quand ils allaient : ils allaient chacun droit devant soi. ◊ 10 Et la ressemblance de leurs faces était la face d’un homme ; et, les quatre, ils avaient la face d’un lion, à droite ; et, les quatre, ils avaient la face d’un bœuf, à gauche ; et, les quatre, ils avaient la face d’un aigle ; ◊ 11 et leurs faces et leurs ailes étaient séparées par le haut : chacun avait deux [ailes] jointes l’une à l’autre, et deux qui couvraient leur corps. ◊ 12 Et ils allaient chacun droit devant soi : là où l’Esprit devait aller, ils allaient ; ils ne se tournaient point lorsqu’ils allaient.
◊ 13 Et quant à la ressemblance des animaux, leur aspect était comme des charbons de feu brûlants, comme l’aspect de torches ; le [feu] courait entre les animaux ; et le feu avait de l’éclat, et du feu sortaient des éclairs. ◊ 14 Et les animaux couraient et retournaient, comme l’aspect du sillon de l’éclair.
◊ 15 Et je regardais les animaux, et voici, une roue sur la terre, à côté des animaux, vers leurs quatre faces. ◊ 16 L’aspect et la structure des roues étaient comme l’apparence d’un chrysolithe ; et il y avait une même ressemblance pour les quatre, et leur aspect et leur structure étaient comme si une roue eût été au milieu d’une roue. ◊ 17 En allant, elles allaient sur leurs quatre côtés ; elles ne se tournaient point quand elles allaient. ◊ 18 Et quant à leurs jantes, elles étaient hautes et terribles, — et leurs jantes, à toutes les quatre, étaient pleines d’yeux tout autour. ◊ 19 Et quand les animaux allaient, les roues allaient à côté d’eux ; et quand les animaux s’élevaient de dessus la terre, les roues s’élevaient. ◊ 20 Là où l’Esprit devait aller, là ils allaient, là [leur] esprit tendait à aller ; et les roues s’élevaient auprès d’eux, car l’esprit de l’animal était dans les roues. ◊ 21 Quand ils allaient, elles allaient ; et quand ils s’arrêtaient, elles s’arrêtaient ; et quand ils s’élevaient de dessus la terre, les roues s’élevaient auprès d’eux, car l’esprit de l’animal était dans les roues.
◊ 22 Et au-dessus des têtes de l’animal, il y avait la ressemblance d’une étendue, comme l’apparence d’un cristal terrible étendu sur leurs têtes, en haut. ◊ 23 Et au-dessous de l’étendue, leurs ailes se tenaient droites, l’une vers l’autre : chacun en avait deux, qui couvraient [leur corps], d’un côté, et chacun en avait deux, qui couvraient leur corps, de l’autre côté. ◊ 24 Et j’entendis le bruit de leurs ailes quand ils volaient, comme le bruit de grandes eaux, comme la voix du Tout-puissant, un bruit tumultueux comme le bruit d’une armée. Quand ils s’arrêtaient, ils abaissaient leurs ailes ; ◊ 25 et il y avait une voix au-dessus de l’étendue qui était sur leurs têtes : quand ils s’arrêtaient, ils abaissaient leurs ailes.
◊ 26 Et au-dessus de l’étendue qui était sur leurs têtes, il y avait comme l’aspect d’une pierre de saphir, la ressemblance d’un trône ; et, sur la ressemblance du trône, une ressemblance comme l’aspect d’un homme, dessus, en haut. ◊ 27 Et je vis comme l’apparence de l’airain luisant, comme l’aspect du feu, au-dedans, tout autour : depuis l’aspect de ses reins vers le haut et depuis l’aspect de ses reins vers le bas, je vis comme l’aspect du feu ; et il y avait une splendeur tout autour. ◊ 28 Comme l’aspect de l’arc qui est dans la nuée en un jour de pluie, tel était l’aspect de la splendeur tout autour.
C’était là l’aspect de la ressemblance de la gloire de l’Éternel. Et je vis, et je tombai sur ma face, et j’entendis une voix qui parlait.
Psaumes
10 ◊ 1 Pourquoi, ô Éternel ! te tiens-tu loin, te caches-tu aux temps de la détresse ?
◊ 2 * Le méchant, dans son orgueil, poursuit ardemment l’affligé ; ils seront pris dans les trames qu’ils ont ourdies.
◊ 3 Car le méchant se glorifie du désir de son âme ; et il bénit l’avare, il méprise l’Éternel.
◊ 4 Le méchant, dans la fierté de sa face, [dit] : Il ne s’enquerra [de rien]. — Il n’y a point de Dieu : [voilà] toutes ses pensées.
◊ 5 Ses voies réussissent en tout temps ; tes jugements sont trop hauts pour être devant lui ; il souffle contre tous ses adversaires.
◊ 6 Il dit en son cœur : Je ne serai pas ébranlé ; de génération en génération [je ne tomberai] pas dans le malheur.
◊ 7 Sa bouche est pleine de malédiction, et de tromperies, et d’oppressions ; il n’y a sous sa langue que trouble et que vanité.
◊ 8 Il se tient aux embuscades des villages ; dans des lieux cachés, il tue l’innocent ; ses yeux épient le malheureux.
◊ 9 Il se tient aux embûches dans un lieu caché, comme un lion dans son fourré ; il se tient aux embûches pour enlever l’affligé ; il enlève l’affligé, quand il l’a attiré dans son filet.
◊ 10 Il se tapit, il se baisse, afin que les malheureux tombent par sa force.
◊ 11 Il dit en son cœur : *Dieu a oublié, il cache sa face, il ne verra pas, à jamais.
◊ 12 * Lève-toi, Éternel ! Ô *Dieu, élève ta main ! n’oublie pas les affligés.
◊ 13 Pourquoi le méchant méprise-t-il Dieu ? Il dit en son cœur : Tu ne t’enquerras pas.
◊ 14 Tu l’as vu, car toi tu regardes la peine et le chagrin pour [les] rendre par ta main ; le malheureux s’abandonne à toi, tu es le secours de l’orphelin.
◊ 15 Casse le bras du méchant, et recherche l’iniquité du méchant jusqu’à ce que tu n’en trouves plus.
◊ 16 * L’Éternel est roi à toujours et à perpétuité ; les nations ont péri de dessus sa terre.
◊ 17 Éternel ! tu as exaucé le désir des débonnaires, tu as établi leur cœur ; tu as prêté l’oreille,
◊ 18 Pour faire droit à l’orphelin et à l’opprimé, afin que l’homme qui est de la terre n’effraye plus.
Romains
4 ◊ 1 Que dirons-nous donc que, selon la chair, Abraham notre père a trouvé ? ◊ 2 Car si Abraham a été justifié sur le principe des œuvres, il a de quoi se glorifier, mais non pas relativement à Dieu ; ◊ 3 car que dit l’écriture ? « Et Abraham crut Dieu, et cela lui fut compté à justice ». ◊ 4 Or à celui qui fait des œuvres, le salaire n’est pas compté à titre de grâce, mais à titre de chose due ; ◊ 5 mais à celui qui ne fait pas des œuvres, mais qui croit en celui qui justifie l’impie, sa foi [lui] est comptée à justice ; ◊ 6 ainsi que David aussi exprime la béatitude de l’homme à qui Dieu compte la justice sans œuvres : ◊ 7 « Bienheureux ceux dont les iniquités ont été pardonnées et dont les péchés ont été couverts ; ◊ 8 bienheureux l’homme à qui le *Seigneur ne compte point le péché ».
◊ 9 Cette béatitude donc [vient-elle] sur la circoncision ou aussi sur l’incirconcision ? Car nous disons que la foi fut comptée à Abraham à justice. ◊ 10 Comment donc lui fut-elle comptée ? quand il était dans la circoncision, ou dans l’incirconcision ? — Non pas dans la circoncision, mais dans l’incirconcision. ◊ 11 Et il reçut le signe de la circoncision, comme sceau de la justice de la foi qu’[il avait] dans l’incirconcision, pour qu’il fût le père de tous ceux qui croient étant dans l’incirconcision, pour que la justice leur fût aussi comptée, ◊ 12 et qu’il fût père de circoncision, non seulement pour ceux qui sont de la circoncision, mais aussi pour ceux qui marchent sur les traces de la foi qu’a eue notre père Abraham, dans l’incirconcision.
◊ 13 Car ce n’est pas par [la] loi que la promesse d’être héritier du monde [a été faite] à Abraham ou à sa semence, mais par [la] justice de [la] foi. ◊ 14 Car si ceux qui sont du principe de [la] loi sont héritiers, la foi est rendue vaine et la promesse annulée ; ◊ 15 car [la] loi produit la colère, mais là où il n’y a pas de loi, il n’y a pas non plus de transgression. ◊ 16 Pour cette raison, [c’est] sur le principe de [la] foi, afin que [ce soit] selon [la] grâce, pour que la promesse soit assurée à toute la semence, non seulement à celle qui est de la loi, mais aussi à celle qui est de la foi d’Abraham, lequel est père de nous tous ◊ 17 (selon qu’il est écrit : « Je t’ai établi père de plusieurs nations »), devant Dieu qu’il a cru, — qui fait vivre les morts et appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient, ◊ 18 — qui, contre espérance, crut avec espérance, pour devenir père de plusieurs nations, selon ce qui a été dit : « Ainsi sera ta semence ». ◊ 19 Et n’étant pas faible dans la foi, il n’eut pas égard à son propre corps déjà amorti, âgé qu’il était d’environ cent ans, ni à l’état de mort du sein de Sara ; ◊ 20 et il ne forma point de doute sur la promesse de Dieu par incrédulité, mais il fut fortifié dans la foi, donnant gloire à Dieu, ◊ 21 et étant pleinement persuadé que ce qu’il a promis, il est puissant aussi pour l’accomplir. ◊ 22 C’est pourquoi aussi cela lui a été compté à justice. ◊ 23 Or ce n’est pas pour lui seul qu’il a été écrit que cela lui a été compté, ◊ 24 mais aussi pour nous, à qui il sera compté, à nous qui croyons en celui qui a ressuscité d’entre les morts Jésus notre Seigneur, ◊ 25 lequel a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification.
Genèse
3 ◊ 1 * Or le serpent était plus rusé qu’aucun animal des champs que l’Éternel Dieu avait fait ; et il dit à la femme : Quoi, Dieu a dit : Vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin ? ◊ 2 Et la femme dit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin ; ◊ 3 mais du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point, et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. ◊ 4 Et le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point certainement ; ◊ 5 car Dieu sait qu’au jour où vous en mangerez vos yeux seront ouverts, et vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal. ◊ 6 Et la femme vit que l’arbre était bon à manger, et qu’il était un plaisir pour les yeux, et que l’arbre était désirable pour rendre intelligent ; et elle prit de son fruit et en mangea ; et elle en donna aussi à son mari [pour qu’il en mangeât] avec elle, et il en mangea. ◊ 7 Et les yeux de tous deux furent ouverts, et ils connurent qu’ils étaient nus ; et ils cousirent ensemble des feuilles de figuier et s’en firent des ceintures.
◊ 8 Et ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu qui se promenait dans le jardin au frais du jour. Et l’homme et sa femme se cachèrent de devant l’Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin. ◊ 9 Et l’Éternel Dieu appela l’homme, et lui dit : Où es-tu ? ◊ 10 Et il dit : J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, car je suis nu, et je me suis caché. ◊ 11 Et l’Éternel Dieu dit : Qui t’a montré que tu étais nu ? As-tu mangé de l’arbre dont je t’ai commandé de ne pas manger ? ◊ 12 Et l’homme dit : La femme que tu [m’]as donnée [pour être] avec moi, — elle, m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé. ◊ 13 Et l’Éternel Dieu dit à la femme : Qu’est-ce que tu as fait ? Et la femme dit : Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé. ◊ 14 Et l’Éternel Dieu dit au serpent : Parce que tu as fait cela, tu es maudit par-dessus tout le bétail et par-dessus toutes les bêtes des champs ; tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras la poussière tous les jours de ta vie ; ◊ 15 et je mettrai inimitié entre toi et la femme, et entre ta semence et sa semence. Elle te brisera la tête, et toi tu lui briseras le talon. ◊ 16 À la femme il dit : Je rendrai très grandes tes souffrances et ta grossesse ; en travail tu enfanteras des enfants, et ton désir sera [tourné] vers ton mari, et lui dominera sur toi. ◊ 17 Et à Adam il dit : Parce que tu as écouté la voix de ta femme et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’ai commandé, disant : Tu n’en mangeras pas, — maudit est le sol à cause de toi ; tu en mangeras [en travaillant] péniblement tous les jours de ta vie. ◊ 18 Et il te fera germer des épines et des ronces, et tu mangeras l’herbe des champs. ◊ 19 À la sueur de ton visage tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes au sol, car c’est de lui que tu as été pris ; car tu es poussière et tu retourneras à la poussière.
◊ 20 Et l’homme appela sa femme du nom d’Ève, parce qu’elle était la mère de tous les vivants.
◊ 21 Et l’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des vêtements de peau, et les revêtit.
◊ 22 Et l’Éternel Dieu dit : Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour connaître le bien et le mal ; et maintenant, — afin qu’il n’avance pas sa main et ne prenne aussi de l’arbre de vie et n’en mange et ne vive à toujours… ! ◊ 23 Et l’Éternel Dieu le mit hors du jardin d’Éden, pour labourer le sol, d’où il avait été pris : ◊ 24 il chassa l’homme, et plaça à l’orient du jardin d’Éden les chérubins et la lame de l’épée qui tournait çà et là, pour garder le chemin de l’arbre de vie.
Exode
15 ◊ 1 * Alors Moïse et les fils d’Israël chantèrent ce cantique à l’Éternel, et parlèrent, disant :
Je chanterai à l’Éternel, car il s’est hautement élevé ; il a précipité dans la mer le cheval et celui qui le montait.
◊ 2 Jah est ma force et mon cantique, et il a été mon salut. Il est mon *Dieu, et je lui préparerai une habitation, — le Dieu de mon père, et je l’exalterai.
◊ 3 L’Éternel est un homme de guerre ; l’Éternel est son nom.
◊ 4 Les chars du Pharaon, et son armée, il les a jetés dans la mer ; l’élite de ses capitaines a été enfoncée dans la mer Rouge.
◊ 5 Les abîmes les ont couverts ; ils sont descendus dans les eaux profondes, comme une pierre.
◊ 6 Ta droite, ô Éternel ! s’est montrée magnifique en force ; ta droite, ô Éternel ! a écrasé l’ennemi.
◊ 7 Et dans la grandeur de ta majesté, tu as détruit ceux qui s’élevaient contre toi ; tu as lâché ta colère, elle les a dévorés comme du chaume.
◊ 8 Et par le souffle de tes narines, les eaux se sont amoncelées ; les courants se sont dressés comme une muraille ; les abîmes sont devenus solides au cœur de la mer.
◊ 9 L’ennemi disait : Je poursuivrai, j’atteindrai, je partagerai le butin ; mon âme sera assouvie d’eux ; je tirerai mon épée, ma main les exterminera.
◊ 10 Tu as soufflé de ton souffle, la mer les a couverts ; ils se sont enfoncés comme du plomb dans les eaux magnifiques.
◊ 11 Qui est comme toi parmi les *dieux, ô Éternel ? Qui est comme toi, magnifique en sainteté, terrible en louanges, opérant des merveilles ?
◊ 12 Tu as étendu ta droite, la terre les a engloutis.
◊ 13 Tu as conduit par ta bonté ce peuple que tu as racheté ; tu l’as guidé par ta force jusqu’à la demeure de ta sainteté.
◊ 14 Les peuples l’ont entendu, ils ont tremblé ; l’effroi a saisi les habitants de la Philistie.
◊ 15 Alors les chefs d’Édom ont été épouvantés ; le tremblement a saisi les forts de Moab ; tous les habitants de Canaan se sont fondus.
◊ 16 La crainte et la frayeur sont tombées sur eux : par la grandeur de ton bras ils sont devenus muets comme une pierre, jusqu’à ce que ton peuple, ô Éternel, ait passé, jusqu’à ce qu’ait passé ce peuple que tu t’es acquis.
◊ 17 Tu les introduiras et tu les planteras sur la montagne de ton héritage, le lieu que tu as préparé pour ton habitation, ô Éternel ! le sanctuaire, ô Seigneur ! que tes mains ont établi.
◊ 18 L’Éternel régnera à toujours et à perpétuité.
◊ 19 Car le cheval du Pharaon est entré dans la mer, avec son char et ses cavaliers, et l’Éternel a fait retourner sur eux les eaux de la mer ; et les fils d’Israël ont marché à sec au milieu de la mer.
◊ 20 Et Marie, la prophétesse, sœur d’Aaron, prit un tambourin en sa main, et toutes les femmes sortirent après elle, avec des tambourins et en chœurs ; ◊ 21 et Marie leur répondait :
Chantez à l’Éternel, car il s’est hautement élevé ; il a précipité dans la mer le cheval et celui qui le montait.
◊ 22 Et Moïse fit partir Israël de la mer Rouge, et ils sortirent vers le désert de Shur ; et ils marchèrent trois jours dans le désert, et ne trouvèrent point d’eau. ◊ 23 Et ils vinrent à Mara ; mais ils ne pouvaient boire des eaux de Mara, car elles étaient amères : c’est pourquoi son nom fut appelé Mara. ◊ 24 Et le peuple murmura contre Moïse, disant : Que boirons-nous ? ◊ 25 Et il cria à l’Éternel ; et l’Éternel lui enseigna un bois, et il le jeta dans les eaux, et les eaux devinrent douces. Là il lui donna un statut et une ordonnance, et là il l’éprouva, et dit : ◊ 26 Si tu écoutes attentivement la voix de l’Éternel, ton Dieu, et si tu fais ce qui est droit à ses yeux, et si tu prêtes l’oreille à ses commandements, et si tu gardes tous ses statuts, je ne mettrai sur toi aucune des maladies que j’ai mises sur l’Égypte, car je suis l’Éternel qui te guérit. ◊ 27 Puis ils vinrent à Élim, où il y avait douze fontaines d’eau et soixante-dix palmiers ; et ils campèrent là, auprès des eaux.
Genèse
5 ◊ 1 * C’est ici le livre des générations d’Adam. Au jour où Dieu créa Adam, il le fit à la ressemblance de Dieu. ◊ 2 Il les créa mâle et femelle, et les bénit ; et il appela leur nom Adam, au jour qu’ils furent créés.
◊ 3 Et Adam vécut cent trente ans, et engendra [un fils] à sa ressemblance, selon son image, et appela son nom Seth. ◊ 4 Et les jours d’Adam, après qu’il eut engendré Seth, furent huit cents ans ; et il engendra des fils et des filles. ◊ 5 Et tous les jours qu’Adam vécut furent neuf cent trente ans ; et il mourut.
◊ 6 Et Seth vécut cent cinq ans, et engendra Énosh. ◊ 7 Et Seth, après qu’il eut engendré Énosh, vécut huit cent sept ans ; et il engendra des fils et des filles. ◊ 8 Et tous les jours de Seth furent neuf cent douze ans ; et il mourut.
◊ 9 Et Énosh vécut quatre-vingt-dix ans, et engendra Kénan. ◊ 10 Et Énosh, après qu’il eut engendré Kénan, vécut huit cent quinze ans ; et il engendra des fils et des filles. ◊ 11 Et tous les jours d’Énosh furent neuf cent cinq ans ; et il mourut.
◊ 12 Et Kénan vécut soixante-dix ans, et engendra Mahalaleël. ◊ 13 Et Kénan, après qu’il eut engendré Mahalaleël, vécut huit cent quarante ans ; et il engendra des fils et des filles. ◊ 14 Et tous les jours de Kénan furent neuf cent dix ans ; et il mourut.
◊ 15 Et Mahalaleël vécut soixante-cinq ans, et engendra Jéred. ◊ 16 Et Mahalaleël, après qu’il eut engendré Jéred, vécut huit cent trente ans ; et il engendra des fils et des filles. ◊ 17 Et tous les jours de Mahalaleël furent huit cent quatre-vingt-quinze ans ; et il mourut.
◊ 18 Et Jéred vécut cent soixante-deux ans, et engendra Hénoc. ◊ 19 Et Jéred, après qu’il eut engendré Hénoc, vécut huit cents ans ; et il engendra des fils et des filles. ◊ 20 Et tous les jours de Jéred furent neuf cent soixante-deux ans ; et il mourut.
◊ 21 Et Hénoc vécut soixante-cinq ans, et engendra Methushélah. ◊ 22 Et Hénoc, après qu’il eut engendré Methushélah, marcha avec Dieu trois cents ans ; et il engendra des fils et des filles. ◊ 23 Et tous les jours de Hénoc furent trois cent soixante-cinq ans. ◊ 24 Et Hénoc marcha avec Dieu ; et il ne fut plus, car Dieu le prit.
◊ 25 Et Methushélah vécut cent quatre-vingt-sept ans, et engendra Lémec. ◊ 26 Et Methushélah, après qu’il eut engendré Lémec, vécut sept cent quatre-vingt-deux ans ; et il engendra des fils et des filles. ◊ 27 Et tous les jours de Methushélah furent neuf cent soixante-neuf ans ; et il mourut.
◊ 28 Et Lémec vécut cent quatre-vingt-deux ans, et engendra un fils ; ◊ 29 et il appela son nom Noé, disant : Celui-ci nous consolera à l’égard de notre ouvrage et du travail de nos mains, à cause du sol que l’Éternel a maudit. ◊ 30 Et Lémec, après qu’il eut engendré Noé, vécut cinq cent quatre-vingt-quinze ans ; et il engendra des fils et des filles. ◊ 31 Et tous les jours de Lémec furent sept cent soixante-dix-sept ans ; et il mourut.
◊ 32 Et Noé était âgé de cinq cents ans, et Noé engendra Sem, Cham, et Japheth.
Exode
17 ◊ 1 * Et toute l’assemblée des fils d’Israël partit du désert de Sin, selon leurs traites, d’après le commandement de l’Éternel, et ils campèrent à Rephidim ; et il n’y avait point d’eau à boire pour le peuple. ◊ 2 Et le peuple contesta avec Moïse, et ils dirent : Donnez-nous de l’eau pour que nous buvions. Et Moïse leur dit : Pourquoi contestez-vous avec moi ? Pourquoi tentez-vous l’Éternel ? ◊ 3 Et là, le peuple eut soif d’eau ; et le peuple murmura contre Moïse, et dit : Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte, pour nous faire mourir de soif, moi, et mes enfants, et mon bétail ? ◊ 4 Et Moïse cria à l’Éternel, disant : Que ferai-je à ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront. ◊ 5 Et l’Éternel dit à Moïse : Passe devant le peuple, et prends avec toi des anciens d’Israël ; et prends dans ta main ta verge avec laquelle tu as frappé le fleuve, et va. ◊ 6 Voici, je me tiens là devant toi, sur le rocher, en Horeb ; et tu frapperas le rocher, et il en sortira des eaux, et le peuple boira. Et Moïse fit ainsi devant les yeux des anciens d’Israël. ◊ 7 Et il appela le nom du lieu Massa et Meriba, à cause de la contestation des fils d’Israël, et parce qu’ils avaient tenté l’Éternel, en disant : L’Éternel est-il au milieu de nous, ou n’y est-il pas ?
◊ 8 Et Amalek vint, et combattit contre Israël, à Rephidim. ◊ 9 Et Moïse dit à Josué : Choisis-nous des hommes, et sors, combats contre Amalek ; demain je me tiendrai sur le sommet de la colline, la verge de Dieu dans ma main. ◊ 10 Et Josué fit comme Moïse lui avait dit, pour combattre contre Amalek ; et Moïse, Aaron, et Hur montèrent au sommet de la colline. ◊ 11 Et il arrivait, lorsque Moïse élevait sa main, qu’Israël avait le dessus ; et quand il reposait sa main, Amalek avait le dessus. ◊ 12 Mais les mains de Moïse étaient pesantes ; et ils prirent une pierre, et la mirent sous lui, et il s’assit dessus ; et Aaron et Hur soutenaient ses mains, l’un deçà, et l’autre delà ; et ses mains furent fermes jusqu’au coucher du soleil. ◊ 13 Et Josué abattit Amalek et son peuple au tranchant de l’épée. ◊ 14 Et l’Éternel dit à Moïse : Écris ceci pour mémorial dans le livre, et fais-le entendre à Josué, que j’effacerai entièrement la mémoire d’Amalek de dessous les cieux. ◊ 15 Et Moïse bâtit un autel, et appela son nom : Jéhovah-Nissi ; ◊ 16 et il dit : Parce que Jah a juré, l’Éternel aura la guerre contre Amalek de génération en génération.
Esther
8 ◊ 1 Ce jour-là, le roi Assuérus donna à la reine Esther la maison d’Haman, l’oppresseur des Juifs. Et Mardochée entra devant le roi, car Esther avait déclaré ce qu’il lui était. ◊ 2 Et le roi ôta son anneau qu’il avait retiré à Haman, et le donna à Mardochée. Et Esther établit Mardochée sur la maison d’Haman. ◊ 3 Et Esther parla encore devant le roi, et tomba à ses pieds et pleura, et le supplia de mettre à néant le mal médité par Haman, l’Agaguite, et le dessein qu’il avait formé contre les Juifs. ◊ 4 Et le roi tendit à Esther le sceptre d’or, et Esther se leva et se tint devant le roi, et elle dit : ◊ 5 Si le roi le trouve bon, et si j’ai trouvé faveur devant lui, et que le roi estime la chose avantageuse, et que moi, je sois agréable à ses yeux, qu’on écrive pour révoquer les lettres ourdies par Haman, fils d’Hammedatha, l’Agaguite, qu’il a écrites pour faire périr les Juifs qui sont dans toutes les provinces du roi. ◊ 6 Car comment pourrai-je voir le malheur qui atteindra mon peuple, et comment pourrai-je voir la destruction de ma race ? ◊ 7 Et le roi Assuérus dit à la reine Esther et à Mardochée, le Juif : Voici, j’ai donné à Esther la maison d’Haman ; et lui, on l’a pendu au bois parce qu’il a étendu sa main contre les Juifs. ◊ 8 Vous donc, écrivez au nom du roi à l’égard des Juifs ce qui vous paraîtra bon, et scellez-le avec l’anneau du roi. Car un écrit qui a été écrit au nom du roi et scellé avec l’anneau du roi ne peut être révoqué.
◊ 9 Et les scribes du roi furent appelés en ce temps-là, au troisième mois, qui est le mois de Sivan, le vingt-troisième [jour] du mois ; et, selon tout ce que Mardochée commanda, on écrivit aux Juifs, et aux satrapes, et aux gouverneurs, et aux chefs des provinces, depuis l’Inde jusqu’à l’Éthiopie, cent vingt-sept provinces, à chaque province selon son écriture, et à chaque peuple selon sa langue, et aux Juifs selon leur écriture et selon leur langue. ◊ 10 Et [Mardochée] écrivit au nom du roi Assuérus et scella avec l’anneau du roi ; et il envoya des lettres par des courriers à cheval, montés sur des coursiers, des chevaux de race, produits des haras. ◊ 11 [Ces lettres portaient] que le roi accordait aux Juifs, dans chaque ville, de s’assembler et de se mettre en défense pour leur vie, [et] de détruire, tuer, et faire périr toute force du peuple et de la province qui les opprimerait, — eux [et leurs] enfants et [leurs] femmes, et de mettre au pillage leurs biens, ◊ 12 en un même jour, dans toutes les provinces du roi Assuérus, le treizième [jour] du douzième mois, qui est le mois d’Adar. ◊ 13 Pour que l’édit fût rendu [public] dans chaque province, une copie de l’écrit fut portée à la connaissance de tous les peuples, afin que les Juifs fussent prêts pour ce jour-là, pour se venger de leurs ennemis. ◊ 14 Les courriers, montés sur les coursiers, des chevaux de race, partirent, hâtés et pressés par la parole du roi. Et l’édit fut rendu à Suse, la capitale.
◊ 15 Et Mardochée sortit de devant le roi, avec un vêtement royal bleu et blanc, une grande couronne d’or, et un manteau de byssus et de pourpre ; et la ville de Suse poussait des cris de joie et se réjouissait. ◊ 16 Pour les Juifs il y avait lumière et joie, et allégresse et honneur. ◊ 17 Et, dans chaque province et dans chaque ville, partout où parvenait la parole du roi et son édit, il y eut de la joie et de l’allégresse pour les Juifs, un festin et un jour de fête ; et beaucoup de gens parmi les peuples du pays se firent Juifs, car la frayeur des Juifs tomba sur eux.
9 ◊ 1 * Et au douzième mois, qui est le mois d’Adar, le treizième jour du mois, où la parole du roi et son édit allaient être exécutés, au jour où les ennemis des Juifs espéraient se rendre maîtres d’eux (mais la chose fut changée en ce que ces mêmes Juifs se rendirent maîtres de ceux qui les haïssaient), ◊ 2 les Juifs s’assemblèrent dans leurs villes, dans toutes les provinces du roi Assuérus, pour mettre la main sur ceux qui cherchaient leur malheur ; et personne ne tint devant eux, car la frayeur des [Juifs] tomba sur tous les peuples. ◊ 3 Et tous les chefs des provinces, et les satrapes, et les gouverneurs, et ceux qui faisaient les affaires du roi, assistaient les Juifs, car la frayeur de Mardochée était tombée sur eux. ◊ 4 Car Mardochée était grand dans la maison du roi, et sa renommée se répandait dans toutes les provinces ; car cet homme, Mardochée, allait toujours grandissant. ◊ 5 Et les Juifs frappèrent tous leurs ennemis à coups d’épée, [les] tuant et [les] faisant périr, et ils firent ce qu’ils voulurent à ceux qui les haïssaient. ◊ 6 Et à Suse, la capitale, les Juifs tuèrent et firent périr cinq cents hommes, ◊ 7 et ils tuèrent Parshandatha, et Dalphon, et Aspatha, ◊ 8 et Poratha, et Adalia, et Aridatha, ◊ 9 et Parmashtha, et Arisaï, et Aridaï, et Vajezatha, ◊ 10 les dix fils d’Haman, fils d’Hammedatha, l’oppresseur des Juifs ; mais ils ne mirent pas la main sur le butin.
◊ 11 En ce jour-là, on porta devant le roi le nombre de ceux qui avaient été tués dans Suse, la capitale. ◊ 12 Et le roi dit à la reine Esther : Les Juifs ont tué et fait périr dans Suse, la capitale, cinq cents hommes et les dix fils d’Haman ; qu’auront-ils fait dans les autres provinces du roi ? Et quelle est ta demande ? elle te sera accordée. Et quelle est encore ta requête ? et ce sera fait. ◊ 13 Et Esther dit : Si le roi le trouve bon, qu’il soit accordé encore demain aux Juifs qui sont à Suse de faire selon l’édit d’aujourd’hui ; et qu’on pende au bois les dix fils d’Haman. ◊ 14 Et le roi dit de faire ainsi ; et l’édit fut rendu dans Suse ; et on pendit les dix fils d’Haman. ◊ 15 Et les Juifs qui étaient à Suse s’assemblèrent aussi le quatorzième jour du mois d’Adar, et ils tuèrent dans Suse trois cents hommes ; mais ils ne mirent pas la main sur le butin. ◊ 16 Et le reste des Juifs qui étaient dans les provinces du roi s’assemblèrent et se mirent en défense pour leur vie, et eurent du repos de leurs ennemis ; et ils tuèrent soixante-quinze mille de ceux qui les haïssaient ; mais ils ne mirent pas la main sur le butin : ◊ 17 [ce fut] le treizième jour du mois d’Adar ; et le quatorzième [jour] du mois, ils se reposèrent, et ils en firent un jour de festin et de joie. ◊ 18 Et les Juifs qui étaient à Suse s’assemblèrent le treizième [jour] du mois et le quatorzième [jour], et ils se reposèrent le quinzième [jour], et en firent un jour de festin et de joie. ◊ 19 C’est pourquoi les Juifs de la campagne qui habitaient des villes ouvertes, firent du quatorzième [jour] du mois d’Adar un jour de joie et de festin, et un jour de fête, où l’on s’envoyait des portions l’un à l’autre.
◊ 20 Et Mardochée écrivit ces choses et envoya des lettres à tous les Juifs qui étaient dans toutes les provinces du roi Assuérus, à ceux qui étaient près et à ceux qui étaient loin, ◊ 21 afin d’établir pour eux qu’ils célébreraient le quatorzième jour du mois d’Adar et le quinzième jour, chaque année, ◊ 22 comme des jours dans lesquels les Juifs avaient eu du repos de leurs ennemis, et comme le mois où leur douleur avait été changée en joie, et leur deuil en un jour de fête, pour en faire des jours de festin et de joie, où l’on s’envoie des portions l’un à l’autre, et [où l’on fait] des dons aux pauvres.
◊ 23 Et les Juifs acceptèrent de faire ce qu’ils avaient commencé et ce que Mardochée leur avait écrit. ◊ 24 Car Haman, fils d’Hammedatha, l’Agaguite, l’oppresseur de tous les Juifs, avait tramé contre les Juifs de les faire périr, et avait fait jeter le pur, c’est-à-dire le sort, pour les détruire et les faire périr. ◊ 25 Et quand [Esther] vint devant le roi, il ordonna, par lettres, que le méchant dessein qu’[Haman] avait tramé contre les Juifs retombât sur sa propre tête, et on le pendit au bois, lui et ses fils. ◊ 26 C’est pourquoi on appela ces jours Purim, d’après le nom de pur. C’est pourquoi, à cause de toutes les paroles de cette lettre, et à cause de ce qu’ils avaient ainsi vu et de ce qui leur était arrivé, ◊ 27 les Juifs établirent et acceptèrent pour eux et pour leur semence, et pour tous ceux qui se joindraient à eux, de ne pas négliger de célébrer chaque année ces deux jours selon leur ordonnance et selon leur temps fixé ; ◊ 28 et qu’on se souviendrait de ces jours et qu’on les célébrerait dans toutes les générations, dans chaque famille, dans chaque province, et dans chaque ville ; et que ces jours de Purim ne seraient point négligés au milieu des Juifs, et que leur mémoire ne périrait jamais chez leur semence. ◊ 29 Et la reine Esther, fille d’Abikhaïl, et Mardochée, le Juif, écrivirent avec toute insistance pour confirmer cette seconde lettre sur les Purim ; ◊ 30 et à tous les Juifs dans les cent vingt-sept provinces du royaume d’Assuérus, il envoya des lettres [avec] des paroles de paix et de vérité, ◊ 31 pour confirmer ces jours de Purim à leurs époques fixes, comme Mardochée, le Juif, et la reine Esther les avaient établis pour eux, et comme ils les avaient établis pour eux-mêmes et pour leur semence, à l’occasion de leurs jeûnes et de leur cri. ◊ 32 Et l’ordre d’Esther établit ce qui concernait ces [jours de] Purim, et cela fut écrit dans le livre.
10 ◊ 1 * Et le roi Assuérus imposa un tribut sur le pays et sur les îles de la mer. ◊ 2 Et tous les actes de sa puissance et de sa force, et la déclaration de la grandeur de Mardochée, comment le roi l’éleva, ne sont-ils pas écrits dans le livre des chroniques des rois de Médie et de Perse ? ◊ 3 Car Mardochée, le Juif, fut le second après le roi Assuérus, et il fut grand parmi les Juifs et agréable à la multitude de ses frères, cherchant le bien de son peuple et parlant pour la paix de toute sa race.
Exode
18 ◊ 1 * Et Jéthro, sacrificateur de Madian, beau-père de Moïse, apprit tout ce que Dieu avait fait à Moïse et à Israël, son peuple, — que l’Éternel avait fait sortir Israël d’Égypte ; ◊ 2 et Jéthro, beau-père de Moïse, prit Séphora, la femme de Moïse, après que celui-ci l’eut renvoyée, ◊ 3 et ses deux fils, dont l’un s’appelait Guershom, car il avait dit : J’ai séjourné dans un pays étranger ; ◊ 4 et l’autre Éliézer : Car le Dieu de mon père m’a été en aide, et m’a délivré de l’épée du Pharaon. ◊ 5 Et Jéthro, beau-père de Moïse, vint, avec les fils et la femme de Moïse, vers celui-ci, au désert où il était campé, à la montagne de Dieu ; ◊ 6 et il fit dire à Moïse : Moi, ton beau-père Jéthro, je suis venu vers toi, et ta femme, et ses deux fils avec elle. ◊ 7 Et Moïse sortit à la rencontre de son beau-père, et se prosterna et le baisa ; et ils s’enquirent l’un de l’autre touchant leur bien-être, et entrèrent dans la tente. ◊ 8 Et Moïse raconta à son beau-père tout ce que l’Éternel avait fait au Pharaon et à l’Égypte à cause d’Israël, toute la fatigue qui les avait atteints en chemin, et comment l’Éternel les avait délivrés. ◊ 9 Et Jéthro se réjouit de tout le bien que l’Éternel avait fait à Israël, en ce qu’il l’avait délivré de la main des Égyptiens. ◊ 10 Et Jéthro dit : Béni soit l’Éternel, qui vous a délivrés de la main des Égyptiens et de la main du Pharaon, — qui a délivré le peuple de dessous la main des Égyptiens ! ◊ 11 Maintenant je connais que l’Éternel est plus grand que tous les dieux ; car en cela [même] en quoi ils ont agi présomptueusement, il a été au-dessus d’eux. ◊ 12 Et Jéthro, beau-père de Moïse, prit un holocauste et des sacrifices pour Dieu ; et Aaron et tous les anciens d’Israël vinrent pour manger le pain avec le beau-père de Moïse, en la présence de Dieu.
◊ 13 Et il arriva, le lendemain, que Moïse s’assit pour juger le peuple ; et le peuple se tint auprès de Moïse depuis le matin jusqu’au soir ; ◊ 14 et le beau-père de Moïse vit tout ce qu’il faisait avec le peuple, et il dit : Que fais-tu là avec le peuple ? Pourquoi es-tu assis seul, et tout le peuple se tient auprès de toi depuis le matin jusqu’au soir ? ◊ 15 Et Moïse dit à son beau-père : C’est que le peuple vient à moi pour consulter Dieu. ◊ 16 Quand ils ont quelque affaire, on vient à moi, et je juge entre l’un et l’autre, et je leur fais connaître les statuts de Dieu et ses lois. ◊ 17 Et le beau-père de Moïse lui dit : Ce que tu fais n’est pas bon. ◊ 18 Tu t’épuiseras certainement, toi et ce peuple qui est avec toi, car la chose est trop lourde pour toi ; tu ne peux la faire toi seul. ◊ 19 Maintenant, écoute ma voix, je te conseillerai, et Dieu sera avec toi. Sois pour le peuple auprès de Dieu, et rapporte les affaires à Dieu ; ◊ 20 et enseigne-leur les statuts et les lois, et fais-leur connaître la voie dans laquelle ils doivent marcher, et l’œuvre qu’ils ont à faire. ◊ 21 Et choisis d’entre tout le peuple des hommes capables, craignant Dieu, des hommes de vérité, haïssant le gain déshonnête, et établis-les sur eux, chefs de milliers, chefs de centaines, chefs de cinquantaines, et chefs de dizaines ; ◊ 22 et qu’ils jugent le peuple en tout temps : et il arrivera qu’ils porteront devant toi toutes les grandes affaires, et toutes les petites affaires ils les jugeront eux-mêmes. Tu allégeras ce qui [pèse] sur toi ; ils le porteront avec toi. ◊ 23 Si tu fais cela, et que Dieu te le commande, tu pourras subsister, et tout ce peuple aussi arrivera en paix en son lieu. ◊ 24 Et Moïse écouta la voix de son beau-père, et fit tout ce qu’il avait dit. ◊ 25 Et Moïse choisit d’entre tout Israël des hommes capables, et les établit chefs sur le peuple, chefs de milliers, chefs de centaines, chefs de cinquantaines, et chefs de dizaines ; ◊ 26 et ils jugèrent le peuple en tout temps : ils portaient devant Moïse les affaires difficiles, et toutes les petites affaires ils les jugeaient eux-mêmes. ◊ 27 Et Moïse laissa partir son beau-père, et il s’en alla dans son pays.
Jean
1 ◊ 1 Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu. ◊ 2 Elle était au commencement auprès de Dieu. ◊ 3 Toutes choses furent faites par elle, et sans elle pas une seule chose ne fut faite de ce qui a été fait. ◊ 4 En elle était [la] vie, et la vie était la lumière des hommes. ◊ 5 Et la lumière luit dans les ténèbres ; et les ténèbres ne l’ont pas comprise.
◊ 6 Il y eut un homme envoyé de Dieu ; son nom était Jean. ◊ 7 Celui-ci vint pour [rendre] témoignage, pour rendre témoignage de la lumière, afin que tous crussent par lui. ◊ 8 Lui n’était pas la lumière, mais pour rendre témoignage de la lumière : ◊ 9 la vraie lumière était celle, qui, venant dans le monde, éclaire tout homme. ◊ 10 Il était dans le monde, et le monde fut fait par lui ; et le monde ne l’a pas connu. ◊ 11 Il vint chez soi ; et les siens ne l’ont pas reçu. ◊ 12 Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, [savoir] à ceux qui croient en son nom ; ◊ 13 lesquels sont nés, non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.
◊ 14 Et la Parole devint chair, et habita au milieu de nous (et nous vîmes sa gloire, une gloire comme d’un fils unique de la part du Père) pleine de grâce et de vérité ; ◊ 15 — Jean rend témoignage de lui, et a crié, disant : C’était celui-ci duquel je disais : Celui qui vient après moi prend place avant moi ; car il était avant moi ; ◊ 16 — car, de sa plénitude, nous tous nous avons reçu, et grâce sur grâce. ◊ 17 Car la loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité vinrent par Jésus Christ. ◊ 18 Personne ne vit jamais Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître.
◊ 19 Et c’est ici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des lévites, pour lui demander : Toi, qui es-tu ? ◊ 20 Et il confessa, et ne nia pas, et confessa : Moi, je ne suis pas le Christ. ◊ 21 Et ils lui demandèrent : Quoi donc ? Es-tu Élie ? Et il dit : Je ne le suis pas. Es-tu le prophète ? Et il répondit : Non. ◊ 22 Ils lui dirent donc : Qui es-tu, afin que nous donnions réponse à ceux qui nous ont envoyés ? Que dis-tu de toi-même ? ◊ 23 Il dit : Moi, je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Faites droit le chemin du *Seigneur, comme dit Ésaïe le prophète. ◊ 24 Et ils avaient été envoyés d’entre les pharisiens. ◊ 25 Et ils l’interrogèrent et lui dirent : Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le prophète ? ◊ 26 Jean leur répondit, disant : Moi, je baptise d’eau ; [mais] au milieu de vous il y en a un que vous ne connaissez pas, ◊ 27 celui qui vient après moi, duquel moi je ne suis pas digne de délier la courroie de la sandale. ◊ 28 Ces choses arrivèrent à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.
◊ 29 Le lendemain, il voit Jésus venant à lui, et il dit : Voilà l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! ◊ 30 C’est de celui-ci que moi, je disais : Après moi vient un homme qui prend place avant moi, car il était avant moi. ◊ 31 Et pour moi, je ne le connaissais pas ; mais afin qu’il fût manifesté à Israël, à cause de cela, je suis venu baptiser d’eau.
◊ 32 Et Jean rendit témoignage, disant : J’ai vu l’Esprit descendant du ciel comme une colombe, et il demeura sur lui. ◊ 33 Et pour moi, je ne le connaissais pas ; mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau, celui-là me dit : Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre, et demeurer sur lui, c’est celui-là qui baptise de l’Esprit Saint. ◊ 34 Et moi, j’ai vu et j’ai rendu témoignage que celui-ci est le Fils de Dieu.
◊ 35 Le lendemain encore, Jean se tint là, et deux de ses disciples ; ◊ 36 et regardant Jésus qui marchait, il dit : Voilà l’agneau de Dieu ! ◊ 37 Et les deux disciples l’entendirent parler, et ils suivirent Jésus. ◊ 38 Et Jésus se retournant, et voyant qu’ils le suivaient, ◊ 39 leur dit : Que cherchez-vous ? Et ils lui dirent : Rabbi (ce qui, interprété, signifie maître), où demeures-tu ? ◊ 40 Il leur dit : Venez et voyez. Ils allèrent donc, et virent où il demeurait ; et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là : c’était environ la dixième heure. ◊ 41 André, le frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient ouï parler [de lui] à Jean, et qui l’avaient suivi. ◊ 42 Celui-ci trouve d’abord son propre frère Simon, et lui dit : Nous avons trouvé le Messie (ce qui, interprété, est Christ). ◊ 43 Et il le mena à Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, le fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas (qui est interprété Pierre).
◊ 44 Le lendemain, il voulut s’en aller en Galilée. Et Jésus trouve Philippe, et lui dit : Suis-moi. ◊ 45 Or Philippe était de Bethsaïda, de la ville d’André et de Pierre. ◊ 46 Philippe trouve Nathanaël et lui dit : Nous avons trouvé celui duquel Moïse a écrit dans la loi et duquel les prophètes ont écrit, Jésus, le fils de Joseph, qui est de Nazareth. ◊ 47 Et Nathanaël lui dit : Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? Philippe lui dit : Viens et vois. ◊ 48 Jésus vit Nathanaël venir vers lui, et il dit de lui : Voici un vrai Israélite, en qui il n’y a pas de fraude. ◊ 49 Nathanaël lui dit : D’où me connais-tu ? Jésus répondit et lui dit : Avant que Philippe t’eût appelé, quand tu étais sous le figuier, je te voyais. ◊ 50 Nathanaël répondit et lui dit : Rabbi, tu es le Fils de Dieu ; tu es le roi d’Israël. ◊ 51 Jésus répondit et lui dit : Parce que je t’ai dit que je te voyais sous le figuier, tu crois ? tu verras de plus grandes choses que celles-ci. ◊ 52 Et il lui dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Désormais vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu montant et descendant sur le fils de l’homme.
Genèse
8 ◊ 1 Et Dieu se souvint de Noé, et de tous les animaux et de tout le bétail, qui étaient avec lui dans l’arche ; et Dieu fit passer un vent sur la terre, et les eaux baissèrent ; ◊ 2 et les fontaines de l’abîme et les écluses des cieux furent fermées, et la pluie qui tombait du ciel fut retenue. ◊ 3 Et les eaux se retirèrent de dessus la terre, allant et se retirant ; et les eaux diminuèrent au bout de cent cinquante jours. ◊ 4 Et l’arche reposa sur les montagnes d’Ararat, au septième mois, au dix-septième jour du mois. ◊ 5 Et les eaux allèrent diminuant jusqu’au dixième mois ; au dixième [mois], le premier [jour] du mois, les sommets des montagnes apparurent.
◊ 6 Et il arriva, au bout de quarante jours, que Noé ouvrit la fenêtre de l’arche qu’il avait faite ; ◊ 7 et il lâcha le corbeau, qui sortit, allant et revenant jusqu’à ce que les eaux eussent séché de dessus la terre. ◊ 8 Et il lâcha d’avec lui la colombe, pour voir si les eaux avaient baissé sur la face du sol ; ◊ 9 mais la colombe ne trouva pas où poser la plante de son pied, et revint à lui dans l’arche, car les eaux étaient sur la face de toute la terre ; et il étendit sa main, et la prit, et la fit entrer auprès de lui dans l’arche. ◊ 10 Et il attendit encore sept autres jours, et il lâcha de nouveau la colombe hors de l’arche. ◊ 11 Et la colombe vint à lui au temps du soir, et voici, dans son bec, une feuille d’olivier arrachée. Et Noé sut que les eaux avaient baissé sur la terre. ◊ 12 Et il attendit encore sept autres jours, et il lâcha la colombe, et elle ne revint plus de nouveau vers lui.
◊ 13 Et il arriva, l’an six cent un, au premier [mois], le premier [jour] du mois, que les eaux furent séchées de dessus la terre ; et Noé ôta la couverture de l’arche et regarda, et voici, la face du sol avait séché. ◊ 14 Et au second mois, le vingt-septième jour du mois, la terre fut sèche.
◊ 15 Et Dieu parla à Noé, disant : ◊ 16 Sors de l’arche, toi, et ta femme et tes fils et les femmes de tes fils avec toi. ◊ 17 Fais sortir avec toi tout animal qui est avec toi, de toute chair, tant oiseaux que bétail, et tout reptile qui rampe sur la terre, et qu’ils foisonnent en la terre, et fructifient et multiplient sur la terre. ◊ 18 Et Noé sortit, et ses fils, et sa femme et les femmes de ses fils avec lui. ◊ 19 Tout animal, tout reptile et tout oiseau, tout ce qui se meut sur la terre, selon leurs espèces, sortirent de l’arche. ◊ 20 Et Noé bâtit un autel à l’Éternel, et prit de toute bête pure et de tout oiseau pur, et offrit des holocaustes sur l’autel. ◊ 21 Et l’Éternel flaira une odeur agréable ; et l’Éternel dit en son cœur : Je ne maudirai plus de nouveau le sol à cause de l’homme, car l’imagination du cœur de l’homme est mauvaise dès sa jeunesse ; et je ne frapperai plus de nouveau tout ce qui est vivant, comme je l’ai fait. ◊ 22 Désormais, tant que seront les jours de la terre, les semailles et la moisson, et le froid et le chaud, et l’été et l’hiver, et le jour et la nuit, ne cesseront pas.
Apocalypse
4 ◊ 1 Après ces choses, je vis : et voici, une porte ouverte dans le ciel, et la première voix que j’avais ouïe, comme d’une trompette parlant avec moi, disant : Monte ici, et je te montrerai les choses qui doivent arriver après celles-ci.
◊ 2 Sur-le-champ je fus en Esprit : et voici, un trône était placé dans le ciel, et sur le trône, [quelqu’un était] assis ; ◊ 3 et celui qui était assis était, à le voir, semblable à une pierre de jaspe et de sardius ; et autour du trône, un arc-en-ciel, à le voir, semblable à une émeraude ; ◊ 4 et autour du trône, vingt-quatre trônes, et sur les trônes, vingt-quatre anciens assis, vêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d’or. ◊ 5 Et du trône sortent des éclairs et des voix et des tonnerres ; et [il y a] sept lampes de feu, brûlant devant le trône, qui sont les sept Esprits de Dieu ; ◊ 6 et devant le trône, comme une mer de verre, semblable à du cristal ; et au milieu du trône et à l’entour du trône, quatre animaux pleins d’yeux devant et derrière. ◊ 7 Et le premier animal est semblable à un lion ; et le second animal, semblable à un veau ; et le troisième animal a la face comme d’un homme ; et le quatrième animal est semblable à un aigle volant. ◊ 8 Et les quatre animaux, chacun d’eux ayant six ailes, sont, tout autour et au-dedans, pleins d’yeux ; et ils ne cessent de dire, jour et nuit : Saint, saint, saint, *Seigneur, Dieu, Tout-puissant, celui qui était, et qui est, et qui vient. ◊ 9 Et quand les animaux rendront gloire et honneur et action de grâces à celui qui est assis sur le trône, à celui qui vit aux siècles des siècles, ◊ 10 les vingt-quatre anciens tomberont [sur leurs faces] devant celui qui est assis sur le trône, et se prosterneront devant celui qui vit aux siècles des siècles ; et ils jetteront leurs couronnes devant le trône, disant : ◊ 11 Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, et l’honneur, et la puissance ; car c’est toi qui as créé toutes choses, et c’est à cause de ta volonté qu’elles étaient, et qu’elles furent créées.
Esther
3 ◊ 1 * Après ces choses, le roi Assuérus agrandit Haman, fils d’Hammedatha, l’Agaguite, et l’éleva, et plaça son siège au-dessus de tous les princes qui étaient avec lui ; ◊ 2 et tous les serviteurs du roi qui étaient à la porte du roi se courbaient et se prosternaient devant Haman : car le roi l’avait ainsi commandé à son égard. Mais Mardochée ne se courbait pas et ne se prosternait pas. ◊ 3 Alors les serviteurs du roi qui étaient à la porte du roi dirent à Mardochée : Pourquoi transgresses-tu le commandement du roi ? ◊ 4 Et il arriva que, comme ils lui parlaient jour après jour et qu’il ne les écoutait pas, ils informèrent Haman, pour voir si les affaires de Mardochée se maintiendraient ; car il leur avait déclaré qu’il était Juif. ◊ 5 Et Haman vit que Mardochée ne se courbait pas et ne se prosternait pas devant lui ; et Haman fut rempli de fureur. ◊ 6 Mais c’eût été une chose méprisable à ses yeux que de mettre la main sur Mardochée seul, car on lui avait appris [quel était] le peuple de Mardochée, et Haman chercha à détruire tous les Juifs qui étaient dans tout le royaume d’Assuérus, le peuple de Mardochée.
◊ 7 Au premier mois, qui est le mois de Nisan, la douzième année du roi Assuérus, on jeta le pur, c’est-à-dire le sort, devant Haman, pour chaque jour et pour chaque mois jusqu’au douzième [mois], qui est le mois d’Adar. ◊ 8 Et Haman dit au roi Assuérus : Il y a un peuple dispersé et répandu parmi les peuples, dans toutes les provinces de ton royaume, et leurs lois sont différentes [de celles] de tous les peuples ; ils ne pratiquent pas les lois du roi, et il ne convient pas au roi de les laisser faire. ◊ 9 Si le roi le trouve bon, qu’on écrive [l’ordre] de les détruire, et je pèserai dix mille talents d’argent entre les mains de ceux qui font les affaires, pour qu’on les porte dans le trésor du roi. ◊ 10 Et le roi ôta son anneau de sa main et le donna à Haman, fils d’Hammedatha, l’Agaguite, l’adversaire des Juifs. ◊ 11 Et le roi dit à Haman : L’argent t’est donné, et le peuple, pour en faire ce qui sera bon à tes yeux. ◊ 12 Et les scribes du roi furent appelés, le premier mois, le treizième jour du mois, et suivant tout ce qu’Haman commanda, on écrivit aux satrapes du roi et aux gouverneurs qui étaient [préposés] sur chaque province, et aux chefs de chaque peuple, à chaque province selon son écriture et à chaque peuple selon sa langue ; ce fut au nom du roi Assuérus qu’on écrivit, et on scella avec l’anneau du roi. ◊ 13 Et les lettres furent envoyées par des courriers dans toutes les provinces du roi, pour détruire, tuer et faire périr tous les Juifs, depuis le jeune garçon jusqu’au vieillard, les enfants et les femmes, et pour que leurs biens fussent mis au pillage, en un même jour, le treizième [jour] du douzième mois, qui est le mois d’Adar. ◊ 14 Pour que l’édit fût rendu [public] dans chaque province, une copie de l’écrit fut portée à la connaissance de tous les peuples, afin qu’ils fussent prêts pour ce jour-là. ◊ 15 Les courriers partirent, pressés par la parole du roi. Et l’édit fut rendu à Suse, la capitale. Et le roi et Haman étaient assis à boire ; mais la ville de Suse était dans la consternation.
Jean
5 ◊ 1 Après ces choses, il y avait une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem. ◊ 2 Or il y a à Jérusalem, près de la porte des brebis, un réservoir d’eau, appelé en hébreu Béthesda, ayant cinq portiques, ◊ 3 dans lesquels étaient couchés une multitude d’infirmes, d’aveugles, de boiteux et de gens qui avaient les membres secs, [attendant le mouvement de l’eau. ◊ 4 Car à de certaines saisons un ange descendait dans le réservoir et agitait l’eau ; le premier donc qui entrait après que l’eau avait été agitée, était guéri, de quelque maladie qu’il fût pris]. ◊ 5 Or il y avait là un homme infirme depuis trente-huit ans. ◊ 6 Jésus, le voyant couché là, et sachant qu’il était dans cet état déjà depuis longtemps, lui dit : Veux-tu être guéri ? ◊ 7 Le malade lui répondit : Seigneur, je n’ai personne qui, lorsque l’eau a été agitée, me jette dans le réservoir ; et, pendant que moi je viens, un autre descend avant moi. ◊ 8 Jésus lui dit : Lève-toi, prends ton petit lit, et marche. ◊ 9 Et aussitôt l’homme fut guéri, et il prit son petit lit, et marcha. Or c’était sabbat ce jour-là. ◊ 10 Les Juifs donc dirent à celui qui avait été guéri : C’est [un jour de] sabbat ; il ne t’est pas permis de prendre ton petit lit. ◊ 11 Il leur répondit : Celui qui m’a guéri, celui-là m’a dit : Prends ton petit lit, et marche. ◊ 12 Ils lui demandèrent donc : Qui est l’homme qui t’a dit : Prends ton petit lit, et marche ? ◊ 13 Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était ; car Jésus s’était retiré de là, une foule se trouvant dans ce lieu. ◊ 14 Après ces choses, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit : Voici, tu es guéri ; ne pèche plus, de peur que pis ne t’arrive. ◊ 15 L’homme s’en alla et annonça aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. ◊ 16 Et à cause de cela les Juifs persécutaient Jésus [et cherchaient à le faire mourir], parce qu’il avait fait ces choses en un jour de sabbat. ◊ 17 Mais Jésus leur répondit : Mon Père travaille jusqu’à maintenant, et moi je travaille. ◊ 18 À cause de cela donc les Juifs cherchaient d’autant plus à le faire mourir, parce que non seulement il violait le sabbat, mais aussi parce qu’il disait que Dieu était son propre Père, se faisant égal à Dieu. ◊ 19 Jésus donc répondit et leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Le Fils ne peut rien faire de lui-même, à moins qu’il ne voie faire une chose au Père, car quelque chose que celui-ci fasse, cela, le Fils aussi de même le fait. ◊ 20 Car le Père aime le Fils, et lui montre toutes les choses qu’il fait lui-même, et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l’admiration. ◊ 21 Car comme le Père réveille les morts et les vivifie, de même aussi le Fils vivifie ceux qu’il veut ; ◊ 22 car aussi le Père ne juge personne, mais il a donné tout le jugement au Fils ; ◊ 23 afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils, n’honore pas le Père qui l’a envoyé. ◊ 24 En vérité, en vérité, je vous dis que celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie. ◊ 25 En vérité, en vérité, je vous dis que l’heure vient, et elle est maintenant, que les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. ◊ 26 Car comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils aussi d’avoir la vie en lui-même ; ◊ 27 et il lui a donné autorité de juger aussi, parce qu’il est fils de l’homme. ◊ 28 Ne vous étonnez pas de cela ; car l’heure vient en laquelle tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix ; ◊ 29 et ils sortiront, ceux qui auront pratiqué le bien, en résurrection de vie ; et ceux qui auront fait le mal, en résurrection de jugement. ◊ 30 Je ne puis rien faire, moi, de moi-même ; je juge selon ce que j’entends, et mon jugement est juste ; car je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. ◊ 31 Si moi je rends témoignage de moi-même, mon témoignage n’est pas vrai. ◊ 32 C’est un autre qui rend témoignage de moi ; et je sais que le témoignage qu’il rend de moi est vrai. ◊ 33 Vous, vous avez envoyé auprès de Jean, et il a rendu témoignage à la vérité ; ◊ 34 mais moi, je ne reçois pas témoignage de l’homme, mais je dis ces choses afin que vous, vous soyez sauvés. ◊ 35 Celui-là était la lampe ardente et brillante ; et vous, vous avez voulu vous réjouir pour un temps à sa lumière ; ◊ 36 mais moi, j’ai un témoignage plus grand que celui de Jean ; car les œuvres que le Père m’a données pour les accomplir, ces œuvres mêmes que je fais rendent témoignage de moi, que le Père m’a envoyé. ◊ 37 Et le Père qui m’a envoyé, lui, a rendu témoignage de moi. Jamais vous n’avez entendu sa voix, ni vu sa figure ; ◊ 38 et vous n’avez pas sa parole demeurant en vous ; car celui-là que lui a envoyé, vous, vous ne le croyez pas. ◊ 39 Sondez les écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi : ◊ 40 — et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie. ◊ 41 Je ne reçois pas de gloire des hommes ; ◊ 42 mais je vous connais, [et je sais] que vous n’avez pas l’amour de Dieu en vous. ◊ 43 Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, celui-là vous le recevrez. ◊ 44 Comment pouvez-vous croire, vous qui recevez de la gloire l’un de l’autre et qui ne cherchez pas la gloire qui [vient] de Dieu seul ? ◊ 45 Ne pensez pas que moi, je vous accuserai devant le Père ; il y en a un qui vous accuse, Moïse en qui vous espérez. ◊ 46 Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi ; car lui a écrit de moi. ◊ 47 Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ?
Esther
2 ◊ 1 * Après ces choses, quand la colère du roi Assuérus se fut calmée, il se souvint de Vasthi et de ce qu’elle avait fait, et de ce qui avait été décrété contre elle. ◊ 2 Et les serviteurs du roi, qui le servaient dirent : Qu’on cherche pour le roi des jeunes filles vierges, belles de figure ; ◊ 3 et que le roi prépose des commissaires dans toutes les provinces de son royaume, et qu’ils rassemblent toutes les jeunes filles vierges, belles de figure, à Suse, la capitale, dans la maison des femmes, sous la surveillance d’Hégaï, eunuque du roi, gardien des femmes ; et qu’on [leur] donne les parfums nécessaires pour leur purification ; ◊ 4 et que la jeune fille qui plaira au roi soit reine à la place de Vasthi. Et la chose fut bonne aux yeux du roi. Et il fit ainsi.
◊ 5 Il y avait à Suse, la capitale, un homme juif, et son nom était Mardochée, fils de Jaïr, fils de Shimhi, fils de Kis, Benjaminite ; ◊ 6 il avait été transporté de Jérusalem avec les captifs qui avaient été transportés avec Jéconias, roi de Juda, que Nebucadnetsar, roi de Babylone, avait transportés. ◊ 7 Et il élevait Hadassa (qui est Esther), fille de son oncle, car elle n’avait ni père ni mère. Et la jeune fille était belle de taille et belle de figure. Et à la mort de son père et de sa mère, Mardochée la prit pour fille. ◊ 8 Et il arriva que, lorsque la parole du roi et son édit furent connus et que beaucoup de jeunes filles furent rassemblées à Suse, la capitale, sous la surveillance d’Hégaï, Esther aussi fut amenée dans la maison du roi, sous la surveillance d’Hégaï, gardien des femmes. ◊ 9 Et la jeune fille lui plut et trouva faveur devant lui ; et il se hâta de lui donner les parfums nécessaires pour sa purification, et ses portions, et de lui donner les sept jeunes filles choisies de la maison du roi ; et il la transféra avec ses jeunes filles dans le meilleur [appartement] de la maison des femmes. ◊ 10 Esther n’avait pas fait connaître son peuple et sa naissance, car Mardochée lui avait commandé de ne pas les faire connaître. ◊ 11 Et chaque jour Mardochée se promenait devant la cour de la maison des femmes, pour savoir comment Esther se trouvait et ce qu’on faisait à son égard.
◊ 12 Et quand venait le tour pour chaque jeune fille d’entrer auprès du roi Assuérus, après qu’il lui avait été fait pendant douze mois selon la règle établie pour les femmes (car c’est ainsi que se complétaient les jours de leur purification : six mois avec de l’huile de myrrhe, et six mois avec des aromates, et les parfums nécessaires à la purification des femmes : ◊ 13 et ainsi la jeune fille entrait auprès du roi), tout ce qu’elle demandait lui était donné pour passer avec elle de la maison des femmes dans la maison du roi. ◊ 14 Le soir elle allait, et le matin elle s’en revenait à la seconde maison des femmes, sous la surveillance de Shaashgaz, eunuque du roi, gardien des concubines. Elle n’entrait plus auprès du roi, à moins que le roi ne trouvât plaisir en elle, et qu’elle ne fût appelée par [son] nom.
◊ 15 Et quand arriva le tour d’Esther, fille d’Abikhaïl, oncle de Mardochée, qui l’avait prise pour fille, d’entrer auprès du roi, elle ne demanda rien, sauf ce que dit Hégaï, eunuque du roi, gardien des femmes. Et Esther trouvait faveur aux yeux de tous ceux qui la voyaient. ◊ 16 Et Esther fut conduite auprès du roi Assuérus, dans sa maison royale, au dixième mois (c’est le mois de Tébeth), la septième année de son règne. ◊ 17 Et le roi aima Esther plus que toutes les femmes, et elle trouva grâce et faveur devant lui plus que toutes les vierges, et il mit la couronne du royaume sur sa tête et la fit reine à la place de Vasthi. ◊ 18 Et le roi fit un grand festin à tous ses princes et ses serviteurs, le festin d’Esther ; et il octroya un dégrèvement aux provinces et fit des dons selon la puissance du roi.
◊ 19 Et lorsque les vierges furent rassemblées pour la seconde fois, Mardochée était assis à la porte du roi. ◊ 20 Esther, ainsi que le lui avait commandé Mardochée, n’avait pas fait connaître sa naissance et son peuple ; et Esther faisait ce que Mardochée disait, comme lorsqu’elle était élevée chez lui. ◊ 21 — En ces jours-là, Mardochée étant assis à la porte du roi, deux des eunuques du roi, d’entre les gardiens du seuil, Bigthan et Théresh, se mirent en colère et cherchèrent à porter la main sur le roi Assuérus. ◊ 22 Et la chose vint à la connaissance de Mardochée, et il la rapporta à la reine Esther, et Esther la dit au roi au nom de Mardochée. ◊ 23 Et on fit une enquête sur la chose, et elle fut trouvée telle, et les deux [eunuques] furent pendus à un bois. Et cela fut écrit dans le livre des chroniques en présence du roi.
Jean
4 ◊ 1 Quand donc le Seigneur connut que les pharisiens avaient entendu dire : Jésus fait et baptise plus de disciples que Jean ◊ 2 (toutefois Jésus lui-même ne baptisait pas, mais ses disciples), ◊ 3 il quitta la Judée, et s’en alla encore en Galilée. ◊ 4 Et il fallait qu’il traversât la Samarie. ◊ 5 Il vient donc à une ville de la Samarie, nommée Sichar, près de la terre que Jacob donna à Joseph son fils. ◊ 6 Et il y avait là une fontaine de Jacob. Jésus donc, étant lassé du chemin, se tenait là assis sur la fontaine ; c’était environ la sixième heure. ◊ 7 Une femme de la Samarie vient pour puiser de l’eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire ◊ 8 (car ses disciples s’en étaient allés à la ville pour acheter des vivres). ◊ 9 La femme samaritaine lui dit donc : Comment toi qui es Juif, me demandes-tu à boire à moi qui suis une femme samaritaine ? (Car les Juifs n’ont point de relations avec les Samaritains.) ◊ 10 Jésus répondit et lui dit : Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, toi, tu lui eusses demandé, et il t’eût donné de l’eau vive. ◊ 11 La femme lui dit : Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond ; d’où as-tu donc cette eau vive ? ◊ 12 Es-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné le puits ; et lui-même en a bu, et ses fils, et son bétail ? ◊ 13 Jésus répondit et lui dit : Quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif ; ◊ 14 mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif à jamais ; mais l’eau que je lui donnerai, sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle. ◊ 15 La femme lui dit : Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie pas soif et que je ne vienne pas ici pour puiser. ◊ 16 Jésus lui dit : Va, appelle ton mari, et viens ici. ◊ 17 La femme répondit et dit : Je n’ai pas de mari. Jésus lui dit : Tu as bien dit : Je n’ai pas de mari ; ◊ 18 car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; en cela tu as dit vrai. ◊ 19 La femme lui dit : Seigneur, je vois que tu es un prophète. ◊ 20 Nos pères ont adoré sur cette montagne-ci, et vous, vous dites qu’à Jérusalem est le lieu où il faut adorer. ◊ 21 Jésus lui dit : Femme, crois-moi : l’heure vient que vous n’adorerez le Père, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem. ◊ 22 Vous, vous adorez, vous ne savez quoi ; nous, nous savons ce que nous adorons ; car le salut vient des Juifs. ◊ 23 Mais l’heure vient, et elle est maintenant, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi le Père en cherche de tels qui l’adorent. ◊ 24 Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité. ◊ 25 La femme lui dit : Je sais que le Messie qui est appelé le Christ, vient ; quand celui-là sera venu, il nous fera connaître toutes choses. ◊ 26 Jésus lui dit : Je le suis, moi qui te parle. ◊ 27 Et là-dessus ses disciples vinrent ; et ils s’étonnaient de ce qu’il parlait avec une femme ; toutefois nul ne dit : Que lui demandes-tu ? ou, de quoi parles-tu avec elle ?
◊ 28 La femme donc laissa sa cruche et s’en alla à la ville, et dit aux hommes : ◊ 29 Venez, voyez un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ; celui-ci n’est-il point le Christ ? ◊ 30 Ils sortirent de la ville, et ils venaient vers lui.
◊ 31 Mais pendant ce temps, les disciples le priaient, disant : Rabbi, mange. ◊ 32 Mais il leur dit : Moi, j’ai de la viande à manger que vous, vous ne connaissez pas. ◊ 33 Les disciples donc dirent entre eux : Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? ◊ 34 Jésus leur dit : Ma viande est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre. ◊ 35 Ne dites-vous pas, vous : Il y a encore quatre mois, et la moisson vient ? Voici, je vous dis : Levez vos yeux et regardez les campagnes ; car elles sont déjà blanches pour la moisson. ◊ 36 Celui qui moissonne reçoit un salaire et assemble du fruit en vie éternelle ; afin que, et celui qui sème et celui qui moissonne, se réjouissent ensemble. ◊ 37 Car en ceci est [vérifiée] la vraie parole : L’un sème, et un autre moissonne. ◊ 38 Moi, je vous ai envoyés moissonner ce à quoi vous n’avez pas travaillé ; d’autres ont travaillé, et vous, vous êtes entrés dans leur travail.
◊ 39 Or plusieurs des Samaritains de cette ville-là crurent en lui, à cause de la parole de la femme qui avait rendu témoignage : Il m’a dit tout ce que j’ai fait. ◊ 40 Quand donc les Samaritains furent venus vers lui, ils le priaient de demeurer avec eux ; et il demeura là deux jours. ◊ 41 Et beaucoup plus de gens crurent à cause de sa parole ; ◊ 42 et ils disaient à la femme : Ce n’est plus à cause de ton dire que nous croyons ; car nous-mêmes nous [l’]avons entendu, et nous connaissons que celui-ci est véritablement le Sauveur du monde.
◊ 43 Or, après les deux jours, il partit de là, et s’en alla en Galilée ; ◊ 44 car Jésus lui-même rendait témoignage qu’un prophète n’est pas honoré dans son propre pays. ◊ 45 Quand donc il fut venu en Galilée, les Galiléens le reçurent, ayant vu toutes les choses qu’il avait faites à Jérusalem pendant la fête ; car eux aussi allaient à la fête.
◊ 46 Il vint donc encore à Cana de Galilée, où il avait, de l’eau, fait du vin. Et il y avait à Capernaüm un seigneur de la cour, duquel le fils était malade ; ◊ 47 celui-ci, ayant ouï dire que Jésus était venu de la Judée en Galilée, s’en alla vers lui, et le pria de descendre et de guérir son fils ; car il allait mourir. ◊ 48 Jésus donc lui dit : Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croirez point. ◊ 49 Le seigneur de la cour lui dit : Seigneur, descends avant que mon enfant meure. ◊ 50 Jésus lui dit : Va, ton fils vit. Et l’homme crut la parole que Jésus lui avait dite, et s’en alla. ◊ 51 Et, déjà comme il descendait, ses esclaves vinrent au-devant de lui, et lui rapportèrent que son fils vivait. ◊ 52 Alors il s’enquit d’eux à quelle heure il s’était trouvé mieux ; et ils lui dirent : Hier, à la septième heure, la fièvre l’a quitté. ◊ 53 Le père donc connut que c’était à cette heure-là à laquelle Jésus lui avait dit : Ton fils vit. Et il crut, lui et toute sa maison. ◊ 54 Jésus fit encore ce second miracle, quand il fut venu de Judée en Galilée.
Romains
8 ◊ 1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le christ Jésus ; ◊ 2 car la loi de l’Esprit de vie dans le christ Jésus, m’a affranchi de la loi du péché et de la mort ; ◊ 3 car ce qui était impossible à la loi, en ce qu’elle était faible par la chair, Dieu, ayant envoyé son propre Fils en ressemblance de chair de péché, et pour [le] péché, a condamné le péché dans la chair, ◊ 4 afin que la juste exigence de la loi fût accomplie en nous, qui ne marchons pas selon [la] chair, mais selon [l’]Esprit. ◊ 5 Car ceux qui sont selon [la] chair ont leurs pensées aux choses de la chair ; mais ceux qui sont selon [l’]Esprit, aux choses de l’Esprit ; ◊ 6 car la pensée de la chair est [la] mort ; mais la pensée de l’Esprit, vie et paix ; ◊ 7 — parce que la pensée de la chair est inimitié contre Dieu, car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, car aussi elle ne le peut pas. ◊ 8 Et ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu. ◊ 9 Or vous n’êtes pas dans [la] chair, mais dans [l’]Esprit, si du moins [l’]Esprit de Dieu habite en vous ; mais si quelqu’un n’a pas [l’]Esprit de Christ, celui-là n’est pas de lui. ◊ 10 Mais si Christ est en vous, le corps est bien mort à cause du péché, mais l’Esprit est vie à cause de [la] justice. ◊ 11 Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts vivifiera vos corps mortels aussi, à cause de son Esprit qui habite en vous.
◊ 12 Ainsi donc, frères, nous sommes débiteurs, non pas à la chair pour vivre selon [la] chair ; ◊ 13 car si vous vivez selon [la] chair, vous mourrez ; mais si par [l’]Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez. ◊ 14 Car tous ceux qui sont conduits par [l’]Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. ◊ 15 Car vous n’avez pas reçu un esprit de servitude pour être derechef dans la crainte, mais vous avez reçu [l’]Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba, Père ! ◊ 16 L’Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu ; ◊ 17 et si [nous sommes] enfants, [nous sommes] aussi héritiers ; héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ ; si du moins nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui.
◊ 18 Car j’estime que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes [d’être comparées] avec la gloire à venir qui doit nous être révélée. ◊ 19 Car la vive attente de la création attend la révélation des fils de Dieu. ◊ 20 Car la création a été assujettie à la vanité (non de sa volonté, mais à cause de celui qui l’a assujettie), ◊ 21 dans l’espérance que la création elle-même aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour [jouir de] la liberté de la gloire des enfants de Dieu. ◊ 22 Car nous savons que toute la création ensemble soupire et est en travail jusqu’à maintenant ; ◊ 23 et non seulement [elle], mais nous-mêmes aussi qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi, nous soupirons en nous-mêmes, attendant l’adoption, la délivrance de notre corps. ◊ 24 Car nous avons été sauvés en espérance : or une espérance qu’on voit n’est pas une espérance ; car ce que quelqu’un voit, pourquoi aussi l’espère-t-il ? ◊ 25 Mais si ce que nous ne voyons pas, nous l’espérons, nous l’attendons avec patience. ◊ 26 De même aussi l’Esprit nous est en aide dans notre infirmité ; car nous ne savons pas ce qu’il faut demander comme il convient ; mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; ◊ 27 — et celui qui sonde les cœurs sait quelle est la pensée de l’Esprit, car il intercède pour les saints, selon Dieu ; ◊ 28 — mais nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon [son] propos. ◊ 29 Car ceux qu’il a préconnus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, pour qu’il soit premier-né entre plusieurs frères. ◊ 30 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
◊ 31 Que dirons-nous donc à ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? ◊ 32 Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? ◊ 33 Qui intentera accusation contre des élus de Dieu ? — C’est Dieu qui justifie ; ◊ 34 qui est celui qui condamne ? — C’est Christ qui est mort, mais plutôt qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous ; ◊ 35 qui est-ce qui nous séparera de l’amour du Christ ? Tribulation, ou détresse, ou persécution, ou famine, ou nudité, ou péril, ou épée ? ◊ 36 Selon qu’il est écrit : « Pour l’amour de toi, nous sommes mis à mort tout le jour ; nous avons été estimés comme des brebis de tuerie ». ◊ 37 Au contraire, dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. ◊ 38 Car je suis assuré que ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni choses présentes, ni choses à venir, ni puissances, ◊ 39 ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le christ Jésus, notre Seigneur.
Romains
9 ◊ 1 Je dis la vérité en Christ ; je ne mens point, ma conscience me rendant témoignage par l’Esprit Saint, ◊ 2 que j’ai une grande tristesse et une douleur continuelle dans mon cœur ; ◊ 3 car moi-même j’ai souhaité d’être [par] anathème [séparé] du Christ, pour mes frères, mes parents selon la chair, ◊ 4 qui sont Israélites, auxquels sont l’adoption, et la gloire, et les alliances, et le don de la loi, et le service [divin], et les promesses ; ◊ 5 auxquels sont les pères, et desquels, selon la chair, est [issu] le Christ, qui est sur toutes choses Dieu béni éternellement. Amen ! ◊ 6 — Ce n’est pas cependant comme si la parole de Dieu avait été sans effet, car tous ceux qui sont [issus] d’Israël ne sont pas Israël ; ◊ 7 aussi, pour être [la] semence d’Abraham, ils ne sont pas tous enfants ; mais « en Isaac te sera appelée [une] semence » ; ◊ 8 c’est-à-dire, ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu ; mais les enfants de la promesse sont comptés pour semence. ◊ 9 Car cette parole est [une parole] de promesse : « En cette saison-ci, je viendrai, et Sara aura un fils ». ◊ 10 Et non seulement [cela], mais aussi quant à Rebecca, lorsqu’elle conçut d’un, d’Isaac, notre père, ◊ 11 (car avant que les enfants fussent nés et qu’ils eussent rien fait de bon ou de mauvais, afin que le propos de Dieu selon l’élection demeurât, non point sur le principe des œuvres, mais de celui qui appelle,) ◊ 12 il lui fut dit : « Le plus grand sera asservi au plus petit » ; ◊ 13 ainsi qu’il est écrit : « J’ai aimé Jacob, et j’ai haï Ésaü ».
◊ 14 Que dirons-nous donc ? Y a-t-il de l’injustice en Dieu ? Qu’ainsi n’advienne ! ◊ 15 Car il dit à Moïse : « Je ferai miséricorde à celui à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion ». ◊ 16 Ainsi donc ce n’est pas de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. ◊ 17 Car l’écriture dit au Pharaon : « C’est pour cela même que je t’ai suscité, pour montrer en toi ma puissance, et pour que mon nom soit publié dans toute la terre ». ◊ 18 Ainsi donc il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut.
◊ 19 Tu me diras donc : Pourquoi se plaint-il encore ? car qui est-ce qui a résisté à sa volonté ? ◊ 20 Mais plutôt, toi, ô homme, qui es-tu, qui contestes contre Dieu ? La chose formée dira-t-elle à celui qui l’a formée : Pourquoi m’as-tu ainsi faite ? ◊ 21 Le potier n’a-t-il pas pouvoir sur l’argile pour faire de la même masse un vase à honneur et un autre à déshonneur ? ◊ 22 Et si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience des vases de colère tout préparés pour la destruction ; ◊ 23 — et afin de faire connaître les richesses de sa gloire dans des vases de miséricorde qu’il a préparés d’avance pour la gloire… ? ◊ 24 lesquels aussi il a appelés, [savoir] nous, non seulement d’entre les Juifs, mais aussi d’entre les nations : ◊ 25 comme aussi il dit en Osée : « J’appellerai mon peuple celui qui n’était pas mon peuple, et bien-aimée celle qui n’était pas bien-aimée » ; ◊ 26 « et il arrivera que dans le lieu où il leur a été dit : Vous n’êtes pas mon peuple, là ils seront appelés fils du Dieu vivant ». ◊ 27 Mais Ésaïe s’écrie au sujet d’Israël : « Quand le nombre des fils d’Israël serait comme le sable de la mer, le résidu [seul] sera sauvé. ◊ 28 Car il consomme et abrège l’affaire en justice, parce que le *Seigneur fera une affaire abrégée sur la terre ». ◊ 29 Et comme Ésaïe a dit auparavant : « Si le *Seigneur Sabaoth ne nous avait laissé [quelque] semence, nous serions devenus comme Sodome et nous aurions été semblables à Gomorrhe ».
◊ 30 Que dirons-nous donc ? Que les nations qui ne poursuivaient pas [la] justice, ont trouvé [la] justice, [la] justice qui est sur le principe de [la] foi. ◊ 31 Mais Israël, poursuivant une loi de justice, n’est point parvenu à [cette] loi. ◊ 32 Pourquoi ? — Parce que ce n’a point été sur le principe de la foi, mais comme sur le principe des œuvres : car ils ont heurté contre la pierre d’achoppement, ◊ 33 selon qu’il est écrit : « Voici, je mets en Sion une pierre d’achoppement, et un rocher de chute », et « celui qui croit en lui ne sera pas confus ».
Ésaïe
54 ◊ 1 * Exulte, stérile, qui n’enfantais pas ; éclate en chants de triomphe, et pousse des cris de joie, toi qui n’as pas été en travail ! car les fils de la désolée sont plus nombreux que les fils de la femme mariée, dit l’Éternel. ◊ 2 Élargis le lieu de ta tente, et qu’on étende les tentures de tes tabernacles ; n’épargne pas, allonge tes cordages et affermis tes pieux. ◊ 3 Car tu t’étendras à droite et à gauche, et ta semence possédera les nations et fera que les villes désolées seront habitées. ◊ 4 Ne crains pas, car tu ne seras pas honteuse ; et ne sois pas confuse, car tu n’auras pas à rougir ; car tu oublieras la honte de ta jeunesse, et tu ne te souviendras plus de l’opprobre de ton veuvage. ◊ 5 Car celui qui t’a faite est ton mari ; son nom est l’Éternel des armées, et ton rédempteur, le Saint d’Israël : il sera appelé Dieu de toute la terre. ◊ 6 Car l’Éternel t’a appelée comme une femme délaissée et affligée d’esprit, et une épouse de la jeunesse [et] qu’on a méprisée, dit ton Dieu. ◊ 7 Pour un petit moment je t’ai abandonnée, mais avec de grandes compassions je te rassemblerai. ◊ 8 Dans l’effusion de la colère, je t’ai caché ma face pour un moment ; mais avec une bonté éternelle j’aurai compassion de toi, dit ton rédempteur, l’Éternel. ◊ 9 Car ceci m’est [comme] les eaux de Noé, lorsque je jurai que les eaux de Noé ne passeraient plus sur la terre : ainsi j’ai juré que je ne serais plus courroucé contre toi, et que je ne te tancerais plus. ◊ 10 Car les montagnes se retireraient et les collines seraient ébranlées, que ma bonté ne se retirerait pas d’avec toi, et que mon alliance de paix ne serait pas ébranlée, dit l’Éternel, qui a compassion de toi.
◊ 11 Ô affligée, battue de la tempête, qui ne trouves pas de consolation, voici, moi je pose tes pierres dans la stibine, et je te fonde sur des saphirs ; ◊ 12 et je ferai tes créneaux de rubis, et tes portes d’escarboucles, et toute ton enceinte de pierres précieuses. ◊ 13 Et tous tes fils [seront] enseignés de l’Éternel, et la paix de tes fils sera grande. ◊ 14 Tu seras établie en justice ; tu seras loin de l’oppression, car tu ne craindras pas, — et de l’effroi, car il n’approchera pas de toi. ◊ 15 Voici, ils s’assembleront, [mais] ce ne sera pas de par moi : celui qui s’assemble contre toi tombera à cause de toi. ◊ 16 Voici, moi j’ai créé le forgeron qui souffle le feu du charbon et forme un instrument pour son ouvrage ; et moi, j’ai créé le destructeur pour ruiner. ◊ 17 Aucun instrument formé contre toi ne réussira, et toute langue qui se lèvera contre toi en jugement, tu la condamneras. C’est là l’héritage des serviteurs de l’Éternel, et leur justice est de par moi, dit l’Éternel.
Ésaïe
14 ◊ 1 Car l’Éternel aura compassion de Jacob et choisira encore Israël, et les établira en repos sur leur terre ; et l’étranger se joindra à eux, et sera ajouté à la maison de Jacob. ◊ 2 Et les peuples les prendront et les feront venir en leur lieu, et la maison d’Israël les possédera, sur la terre de l’Éternel, pour serviteurs et pour servantes : et ils mèneront captifs ceux qui les tenaient captifs, et ils domineront sur leurs oppresseurs.
◊ 3 Et il arrivera, au jour où l’Éternel te donnera du repos de ton labeur et de ton trouble et du dur service auquel on t’a asservi, ◊ 4 que tu prononceras ce cantique sentencieux sur le roi de Babylone, et tu diras : Comment l’oppresseur a-t-il cessé ? comment l’exactrice a-t-elle cessé ? ◊ 5 L’Éternel a brisé le bâton des méchants, le sceptre des dominateurs. ◊ 6 Celui qui, dans sa fureur, frappait de coups les peuples, sans relâche, dominant les nations dans sa colère, est poursuivi sans trêve. ◊ 7 Toute la terre est en repos [et] tranquille ; elle éclate en chants de triomphe. ◊ 8 Les cyprès aussi se réjouissent de toi, les cèdres du Liban : Depuis que tu es tombé, l’abatteur n’est plus monté contre nous ! ◊ 9 — Le shéol d’en bas s’émeut pour toi, te rencontrant à ta venue, réveillant pour toi les trépassés, tous les boucs de la terre, faisant lever de leurs trônes tous les rois des nations. ◊ 10 Tous, ils prendront la parole et te diront : Toi aussi, tu as été rendu faible, comme nous ; tu es devenu semblable à nous. ◊ 11 — Ton orgueil est descendu dans le shéol, le son de tes luths. Les vers sont étendus sous toi, et les larves sont ta couverture.
◊ 12 Comment es-tu tombé des cieux, astre brillant, fils de l’aurore ? Tu es abattu jusqu’à terre, toi qui subjuguais les nations ! ◊ 13 Et toi, tu as dit dans ton cœur : Je monterai aux cieux, j’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de *Dieu, et je m’assiérai sur la montagne de l’assignation, au fond du nord. ◊ 14 Je monterai sur les hauteurs des nues, je serai semblable au Très-haut. ◊ 15 Toutefois, on t’a fait descendre dans le shéol, au fond de la fosse. ◊ 16 Ceux qui te voient fixent leurs regards sur toi, ils te considèrent, [disant] : Est-ce ici l’homme qui a fait trembler la terre, qui ébranlait les royaumes, ◊ 17 qui a fait du monde un désert, et qui ruinait ses villes ? Ses prisonniers, il ne les renvoyait pas chez eux. ◊ 18 — Tous les rois des nations, eux tous, reposent dans leur gloire, chacun dans sa maison ; ◊ 19 mais toi, tu as été jeté hors de ton sépulcre comme une branche qui fait horreur, recouvert de tués, percés par l’épée, descendus jusqu’aux pierres d’une fosse,… comme un cadavre foulé aux pieds. ◊ 20 Tu ne seras pas réuni avec eux dans le sépulcre ; car tu as ruiné ton pays, tu as tué ton peuple. De la race des méchants il ne sera jamais fait mention.
◊ 21 Préparez la tuerie pour ses fils, à cause de l’iniquité de leurs pères ; qu’ils ne se lèvent pas, ni ne possèdent la terre, ni ne remplissent de villes la face du monde ! ◊ 22 Je me lèverai contre eux, dit l’Éternel des armées, et je retrancherai de Babylone le nom et le reste, enfants et postérité, dit l’Éternel ; ◊ 23 et j’en ferai une possession du butor, et des mares d’eau ; et je la balayerai avec le balai de la destruction, dit l’Éternel des armées.
◊ 24 L’Éternel des armées a juré, disant : Pour certain, comme j’ai pensé, ainsi il arrivera, et, comme j’ai pris conseil, la chose s’accomplira, ◊ 25 de briser l’Assyrien dans mon pays ; et je le foulerai aux pieds sur mes montagnes ; et son joug sera ôté de dessus eux, et son fardeau sera ôté de dessus leurs épaules. ◊ 26 C’est là le conseil qui est arrêté contre toute la terre, et c’est là la main qui est étendue sur toutes les nations. ◊ 27 Car l’Éternel des armées a pris [ce] conseil, et qui l’annulera ? Et sa main est étendue, et qui la [lui] fera retirer ?
◊ 28 * L’année de la mort du roi Achaz, fut [prononcé] cet oracle :
◊ 29 Ne te réjouis pas, Philistie tout entière, de ce que la verge qui t’a frappée est brisée ; car de la racine du serpent sortira une vipère, et son fruit sera un serpent brûlant qui vole ; ◊ 30 et les premiers-nés des misérables paîtront, et les pauvres se coucheront en assurance ; mais je ferai mourir de faim ta racine, et tes restes, on les tuera. ◊ 31 Hurle, porte ! Ville, pousse des cris ! Sois dissoute, Philistie tout entière ! car une fumée vient du nord, et nul ne reste à l’écart dans ses rassemblements de troupes. ◊ 32 Et que répondra-t-on aux messagers des nations ? Que l’Éternel a fondé Sion, et que les pauvres de son peuple y trouvent un refuge.
Tite
2 ◊ 1 Mais toi, annonce les choses qui conviennent au sain enseignement : ◊ 2 que les vieillards soient sobres, graves, sages, sains dans la foi, dans l’amour, dans la patience. ◊ 3 De même, que les femmes âgées soient, dans toute leur manière d’être, comme il convient à de saintes femmes, — ni médisantes, ni asservies à beaucoup de vin, enseignant de bonnes choses, ◊ 4 afin qu’elles instruisent les jeunes femmes à aimer leurs maris, à aimer leurs enfants, ◊ 5 à être sages, pures, occupées des soins de la maison, bonnes, soumises à leurs propres maris, afin que la parole de Dieu ne soit pas blasphémée. ◊ 6 Exhorte de même les jeunes hommes à être sobres, ◊ 7 te montrant toi-même en toutes choses un modèle de bonnes œuvres, [faisant preuve] dans l’enseignement, de pureté de doctrine, ◊ 8 de gravité, de parole saine qu’on ne peut condamner, afin que celui qui s’oppose ait honte, n’ayant rien de mauvais à dire de nous. ◊ 9 [Exhorte] les esclaves à être soumis à leurs propres maîtres, à leur complaire en toutes choses, n’étant pas contredisants ; ◊ 10 ne détournant rien, mais montrant toute bonne fidélité, afin qu’ils ornent en toutes choses l’enseignement qui est de notre Dieu sauveur. ◊ 11 Car la grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes, ◊ 12 nous enseignant que, reniant l’impiété et les convoitises mondaines, nous vivions dans le présent siècle sobrement, et justement, et pieusement, ◊ 13 attendant la bienheureuse espérance et l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ, ◊ 14 qui s’est donné lui-même pour nous, afin qu’il nous rachetât de toute iniquité et qu’il purifiât pour lui-même un peuple acquis, zélé pour les bonnes œuvres. ◊ 15 Annonce ces choses, exhorte et reprends, avec toute autorité de commander. Que personne ne te méprise.
Matthieu
10 ◊ 1 Et ayant appelé ses douze disciples, il leur donna autorité sur les esprits immondes pour les chasser, et pour guérir toute maladie et toute langueur. ◊ 2 Or ce sont ici les noms des douze apôtres : le premier, Simon appelé Pierre, et André son frère ; Jacques le [fils] de Zébédée, et Jean son frère ; ◊ 3 Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques le [fils] d’Alphée, et Lebbée surnommé Thaddée ; ◊ 4 Simon le Cananéen, et Judas l’Iscariote, qui aussi le livra.
◊ 5 Jésus envoya ces douze et leur donna des ordres, disant : Ne vous en allez pas sur le chemin des nations, et n’entrez dans aucune ville de Samaritains ; ◊ 6 mais allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. ◊ 7 Et quand vous irez, prêchez, disant : Le royaume des cieux s’est approché. ◊ 8 Guérissez les infirmes ; [ressuscitez les morts] ; rendez nets les lépreux ; chassez les démons : vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. ◊ 9 Ne faites provision ni d’or, ni d’argent, ni de cuivre dans vos ceintures, ◊ 10 ni d’un sac pour le chemin, ni de deux tuniques, ni de sandales, ni d’un bâton, car l’ouvrier est digne de sa nourriture. ◊ 11 Et dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous qui y est digne ; et demeurez là jusqu’à ce que vous partiez. ◊ 12 Et quand vous entrerez dans une maison, saluez-la. ◊ 13 Et si la maison [en] est digne, que votre paix vienne sur elle ; mais si elle n’[en] est pas digne, que votre paix retourne à vous. ◊ 14 Et si quelqu’un ne vous reçoit pas et n’écoute pas vos paroles, — quand vous partirez de cette maison ou de cette ville, secouez la poussière de vos pieds. ◊ 15 En vérité, je vous dis : le sort du pays de Sodome et de Gomorrhe sera plus supportable au jour de jugement que celui de cette ville-là. ◊ 16 Voici, moi je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ; soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes ; ◊ 17 et soyez en garde contre les hommes, car ils vous livreront aux sanhédrins et vous fouetteront dans leurs synagogues ; ◊ 18 et vous serez menés même devant les gouverneurs et les rois, à cause de moi, en témoignage à eux et aux nations. ◊ 19 Et quand ils vous livreront, ne soyez pas en souci comment vous parlerez, ni de ce que vous direz ; car il vous sera donné dans cette heure-là ce que vous direz ; ◊ 20 car ce n’est pas vous qui parlez, mais c’est l’Esprit de votre Père qui parle en vous. ◊ 21 Et le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant ; et les enfants s’élèveront contre leurs parents et les feront mourir ; ◊ 22 et vous serez haïs de tous à cause de mon nom ; et celui qui persévérera jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. ◊ 23 Mais quand on vous persécutera dans cette ville, fuyez dans l’autre ; car, en vérité, je vous dis : Vous n’aurez point achevé [de parcourir] les villes d’Israël, que le fils de l’homme ne soit venu. ◊ 24 Le disciple n’est pas au-dessus du maître, ni l’esclave au-dessus de son seigneur. ◊ 25 Il suffit au disciple qu’il soit comme son maître, et à l’esclave qu’il soit comme son seigneur : s’ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul, combien plus les gens de sa maison ? ◊ 26 Ne les craignez donc pas ; car il n’y a rien de couvert qui ne sera révélé, ni rien de secret qui ne sera connu. ◊ 27 Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le dans la lumière ; et ce qui vous est dit à l’oreille, prêchez-le sur les toits. ◊ 28 Et ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent pas tuer l’âme ; mais craignez plutôt celui qui peut détruire et l’âme et le corps, dans la géhenne. ◊ 29 Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou ? Et pas un seul d’entre eux ne tombe en terre, sans votre Père. ◊ 30 Et pour vous, les cheveux même de votre tête sont tous comptés. ◊ 31 Ne craignez donc pas : vous valez mieux que beaucoup de passereaux. ◊ 32 Quiconque donc me confessera devant les hommes, moi aussi je le confesserai devant mon Père qui est dans les cieux ; ◊ 33 mais quiconque me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux. ◊ 34 Ne pensez pas que je sois venu mettre la paix sur la terre ; je ne suis pas venu mettre la paix, mais l’épée : ◊ 35 car je suis venu jeter la division entre un homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; ◊ 36 et les ennemis d’un homme seront les gens de sa maison. ◊ 37 Celui qui aime père ou mère plus que moi, n’est pas digne de moi ; et celui qui aime fils ou fille plus que moi, n’est pas digne de moi ; ◊ 38 et celui qui ne prend pas sa croix et ne vient pas après moi, n’est pas digne de moi. ◊ 39 Celui qui aura trouvé sa vie, la perdra ; et celui qui aura perdu sa vie pour l’amour de moi, la trouvera. ◊ 40 Celui qui vous reçoit, me reçoit ; et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé. ◊ 41 Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète, recevra la récompense d’un prophète ; et celui qui reçoit un juste en qualité de juste, recevra la récompense d’un juste. ◊ 42 Et quiconque aura donné à boire seulement une coupe d’eau froide à l’un de ces petits, en qualité de disciple, en vérité, je vous dis, il ne perdra point sa récompense.
Juges
14 ◊ 1 Et Samson descendit à Thimna ; et il vit à Thimna une femme d’entre les filles des Philistins. ◊ 2 Et il remonta et le raconta à son père et à sa mère, et dit : J’ai vu à Thimna une femme d’entre les filles des Philistins ; et maintenant, prenez-la-moi pour femme. ◊ 3 Et son père et sa mère lui dirent : N’y a-t-il pas de femme parmi les filles de tes frères, et dans tout mon peuple, que tu ailles prendre une femme d’entre les Philistins, les incirconcis ? Et Samson dit à son père : Prends celle-là pour moi, car elle plaît à mes yeux. ◊ 4 Et son père et sa mère ne savaient pas que cela venait de l’Éternel ; car [Samson] cherchait une occasion de la part des Philistins. Or en ce temps-là les Philistins dominaient sur Israël.
◊ 5 Et Samson descendit à Thimna avec son père et sa mère ; et ils arrivèrent jusqu’aux vignes de Thimna. Et voici, un jeune lion rugissant [vint] à sa rencontre. ◊ 6 Et l’Esprit de l’Éternel le saisit : et il le déchira, comme on déchire un chevreau, quoiqu’il n’eût rien en sa main ; et il ne déclara point à son père ni à sa mère ce qu’il avait fait. ◊ 7 Et il descendit, et parla à la femme, et elle plut aux yeux de Samson. ◊ 8 Et il retourna quelque temps après pour la prendre, et se détourna pour voir le cadavre du lion ; et voici, il y avait dans le corps du lion un essaim d’abeilles, et du miel ; ◊ 9 et il en prit dans ses mains, et s’en alla, mangeant en chemin ; et il alla vers son père et vers sa mère, et leur en donna, et ils en mangèrent ; mais il ne leur raconta pas qu’il avait tiré le miel du corps du lion.
◊ 10 Et son père descendit vers la femme, et Samson fit là un festin ; car c’est ainsi que les jeunes gens avaient l’habitude de faire. ◊ 11 Et il arriva que, quand ils le virent, ils prirent trente compagnons, et ils furent avec lui. ◊ 12 Et Samson leur dit : Je vous proposerai, s’il vous plaît, une énigme ; si vous me l’expliquez dans les sept jours du festin et si vous la trouvez, je vous donnerai trente chemises, et trente vêtements de rechange. ◊ 13 Mais si vous ne pouvez pas me l’expliquer, c’est vous qui me donnerez trente chemises, et trente vêtements de rechange. Et ils lui dirent : Propose ton énigme, et nous l’entendrons. ◊ 14 Et il leur dit :
De celui qui mange est sorti le manger, et du fort est sortie la douceur.
Et pendant trois jours ils ne purent expliquer l’énigme. ◊ 15 Et il arriva, le septième jour, qu’ils dirent à la femme de Samson : Persuade ton mari, et il nous expliquera l’énigme, de peur que nous ne te brûlions au feu, toi et la maison de ton père. C’est pour nous dépouiller que vous nous avez appelés, n’est-ce pas ? ◊ 16 Et la femme de Samson pleura auprès de lui, et dit : Tu n’as pour moi que de la haine, et tu ne m’aimes pas ; tu as proposé une énigme aux fils de mon peuple, et tu ne me l’as pas expliquée. Et il lui dit : Voici, je ne l’ai pas expliquée à mon père et à ma mère, et je te l’expliquerais à toi ? ◊ 17 Et elle pleura auprès de lui pendant les sept jours qu’ils eurent le festin ; et il arriva, le septième jour, qu’il la lui expliqua, parce qu’elle le tourmentait ; et elle expliqua l’énigme aux fils de son peuple. ◊ 18 Et le septième jour, avant que le soleil se couchât, les hommes de la ville lui dirent : Qu’y a-t-il de plus doux que le miel, et qu’y a-t-il de plus fort que le lion ? Et il leur dit : Si vous n’aviez pas labouré avec ma génisse, vous n’auriez pas trouvé mon énigme. ◊ 19 Et l’Esprit de l’Éternel le saisit ; et il descendit à Askalon, et en tua trente hommes, et prit leurs dépouilles, et donna les vêtements de rechange à ceux qui avaient expliqué l’énigme. Et sa colère s’embrasa, et il monta à la maison de son père. ◊ 20 Et la femme de Samson fut [donnée] à son compagnon, dont il avait fait son ami.
Ésaïe
12 ◊ 1 Et tu diras en ce jour-là : Je te célébrerai, Éternel, car tu étais en colère contre moi, [et] ta colère s’est détournée, et tu m’as consolé. ◊ 2 Voici, *Dieu est mon salut ; j’aurai confiance, et je ne craindrai pas ; car Jah, Jéhovah, est ma force et mon cantique, et il a été mon salut. ◊ 3 Et vous puiserez de l’eau avec joie aux fontaines du salut. ◊ 4 Et vous direz en ce jour-là : Célébrez l’Éternel, invoquez son nom ; faites connaître parmi les peuples ses actes, rappelez que son nom est haut élevé. ◊ 5 Chantez l’Éternel, car il a fait des choses magnifiques. Cela est connu dans toute la terre. ◊ 6 Pousse des cris de joie et exulte, habitante de Sion, car grand, au milieu de toi, est le Saint d’Israël.
Ésaïe
18 ◊ 1 * Ha ! pays qui fais ombre avec tes ailes, [toi] qui es au-delà des fleuves de Cush, ◊ 2 qui envoies des ambassadeurs sur la mer et dans des vaisseaux de papyrus, sur la face des eaux, [disant] : Allez, messagers rapides, vers une nation répandue loin et ravagée, vers un peuple merveilleux dès ce temps et au-delà, vers une nation qui attend, attend, et qui est foulée aux pieds, de laquelle les rivières ont ravagé le pays. ◊ 3 Vous tous, habitants du monde, et vous qui demeurez sur la terre, quand l’étendard sera élevé sur les montagnes, voyez ; et quand la trompette sonnera, écoutez ! ◊ 4 Car ainsi m’a dit l’Éternel : Je resterai tranquille, et je regarderai de ma demeure, comme une chaleur sereine sur la verdure, comme une nuée de rosée dans la chaleur de la moisson. ◊ 5 Car avant la moisson, lorsque la floraison est finie et que la fleur devient un raisin vert qui mûrit, il coupera les pousses avec des serpes, et il ôtera [et] retranchera les sarments. ◊ 6 Ils seront abandonnés ensemble aux oiseaux de proie des montagnes et aux bêtes de la terre ; et les oiseaux de proie passeront l’été sur eux, et toutes les bêtes de la terre passeront l’hiver sur eux. ◊ 7 En ce temps-là, un présent sera apporté à l’Éternel des armées, [le présent] d’un peuple répandu loin et ravagé, — et de la part d’un peuple merveilleux dès ce temps et au-delà, de la part d’une nation qui attend, attend, et qui est foulée aux pieds, de laquelle les rivières ont ravagé le pays,… au lieu où est le nom de l’Éternel des armées, à la montagne de Sion.
Luc
7 ◊ 1 Or, quand il eut achevé tous ses discours, le peuple l’entendant, il entra dans Capernaüm. ◊ 2 Et l’esclave d’un certain centurion, à qui il était fort cher, était malade et s’en allait mourir. ◊ 3 Et ayant ouï parler de Jésus, il envoya vers lui des anciens des Juifs, le priant de venir sauver son esclave. ◊ 4 Et étant venus à Jésus, ils le priaient instamment, disant : Il est digne que tu lui accordes cela, ◊ 5 car il aime notre nation et nous a lui-même bâti la synagogue. ◊ 6 Et Jésus alla avec eux. Et déjà comme il n’était plus guère loin de la maison, le centurion envoya des amis vers lui, lui disant : Seigneur, ne te donne pas de fatigue, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ; ◊ 7 c’est pourquoi je ne me suis pas cru digne moi-même non plus d’aller vers toi ; mais dis une parole et mon serviteur sera guéri. ◊ 8 Car moi aussi, je suis un homme placé sous l’autorité [d’autrui], ayant sous moi des soldats ; et je dis à l’un : Va, et il va ; et à un autre : Viens, et il vient ; et à mon esclave : Fais cela, et il le fait. ◊ 9 Et Jésus, ayant entendu ces choses, l’admira ; et se tournant vers la foule qui le suivait, il dit : Je vous dis que je n’ai pas trouvé, même en Israël, une si grande foi. ◊ 10 Et ceux qui avaient été envoyés, s’en étant retournés à la maison, trouvèrent bien portant l’esclave malade.
◊ 11 Et le jour suivant, il arriva que [Jésus] allait à une ville appelée Naïn, et plusieurs de ses disciples et une grande foule allaient avec lui. ◊ 12 Et comme il approchait de la porte de la ville, voici, on portait dehors un mort, fils unique de sa mère, et elle était veuve ; et une foule considérable de la ville était avec elle. ◊ 13 Et le Seigneur, la voyant, fut ému de compassion envers elle et lui dit : Ne pleure pas. ◊ 14 Et s’approchant, il toucha la bière ; et ceux qui la portaient s’arrêtèrent ; et il dit : Jeune homme, je te dis, lève-toi. ◊ 15 Et le mort se leva sur son séant, et commença à parler ; et il le donna à sa mère. ◊ 16 Et ils furent tous saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu, disant : Un grand prophète a été suscité parmi nous, et Dieu a visité son peuple. ◊ 17 Et le bruit de ce fait se répandit à son sujet dans toute la Judée et dans tout le pays d’alentour.
◊ 18 Et les disciples de Jean lui rapportèrent toutes ces choses. ◊ 19 Et ayant appelé deux de ses disciples, Jean les envoya vers Jésus, disant : Es-tu celui qui vient, ou devons-nous en attendre un autre ? ◊ 20 Et les hommes, étant venus à lui, dirent : Jean le baptiseur nous a envoyés auprès de toi, disant : Es-tu celui qui vient, ou devons-nous en attendre un autre ? ◊ 21 (En cette heure-là, il guérit plusieurs personnes de maladies et de fléaux et de mauvais esprits, et il donna la vue à plusieurs aveugles.) ◊ 22 Et Jésus, répondant, leur dit : Allez, et rapportez à Jean les choses que vous avez vues et entendues : que les aveugles recouvrent la vue, que les boiteux marchent, que les lépreux sont rendus nets, que les sourds entendent, que les morts ressuscitent, et que l’évangile est annoncé aux pauvres. ◊ 23 Et bienheureux est quiconque n’aura pas été scandalisé en moi.
◊ 24 Et lorsque les messagers de Jean s’en furent allés, il se mit à dire de Jean aux foules : Qu’êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité par le vent ? ◊ 25 Mais qu’êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu de vêtements précieux ? Voici, ceux qui sont vêtus magnifiquement et qui vivent dans les délices, sont dans les palais des rois. ◊ 26 Mais qu’êtes-vous allés voir ? Un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète. ◊ 27 C’est ici celui dont il est écrit : « Voici, j’envoie mon messager devant ta face, lequel préparera ton chemin devant toi » ; ◊ 28 car je vous dis : Parmi ceux qui sont nés de femme, il n’y a aucun prophète plus grand que Jean le baptiseur ; mais le moindre dans le royaume de Dieu est plus grand que lui. ◊ 29 (Et tout le peuple qui entendait cela, et les publicains, justifiaient Dieu, ayant été baptisés du baptême de Jean ; ◊ 30 mais les pharisiens et les docteurs de la loi rejetaient contre eux-mêmes le conseil de Dieu, n’ayant pas été baptisés par lui.) ◊ 31 À qui donc comparerai-je les hommes de cette génération, et à qui ressemblent-ils ? ◊ 32 Ils sont semblables à des petits enfants qui sont assis au marché et qui crient les uns aux autres et disent : Nous vous avons joué de la flûte et vous n’avez pas dansé ; nous vous avons chanté des complaintes et vous n’avez pas pleuré. ◊ 33 Car Jean le baptiseur est venu, ne mangeant pas de pain et ne buvant pas de vin, et vous dites : Il a un démon. ◊ 34 Le fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et vous dites : Voici un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des pécheurs. ◊ 35 Et la sagesse a été justifiée par tous ses enfants.
◊ 36 Et un des pharisiens le pria de manger avec lui. Et entrant dans la maison du pharisien, il se mit à table. ◊ 37 Et voici, une femme dans la ville, qui était une pécheresse, et qui savait qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre [plein] de parfum ; ◊ 38 et se tenant derrière à ses pieds, et pleurant, elle se mit à les arroser de ses larmes, et elle les essuyait avec les cheveux de sa tête, et couvrait ses pieds de baisers, et les oignait avec le parfum. ◊ 39 Et le pharisien qui l’avait convié, voyant cela, dit en lui-même : Celui-ci, s’il était prophète, saurait qui et quelle est cette femme qui le touche, car c’est une pécheresse. ◊ 40 Et Jésus, répondant, lui dit : Simon, j’ai quelque chose à te dire. Et il dit : Maître, dis-le. ◊ 41 Un créancier avait deux débiteurs : l’un lui devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante ; ◊ 42 et comme ils n’avaient pas de quoi payer, il quitta la dette à l’un et à l’autre. Dis donc lequel des deux l’aimera le plus. ◊ 43 Et Simon, répondant, dit : J’estime que c’est celui à qui il a été quitté davantage. Et il lui dit : Tu as jugé justement. ◊ 44 Et se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison ; tu ne m’as pas donné d’eau pour mes pieds, mais elle a arrosé mes pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux. ◊ 45 Tu ne m’as pas donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, n’a pas cessé de couvrir mes pieds de baisers. ◊ 46 Tu n’as pas oint ma tête d’huile, mais elle a oint mes pieds avec un parfum. ◊ 47 C’est pourquoi je te dis : Ses nombreux péchés sont pardonnés, car elle a beaucoup aimé ; mais celui à qui il est peu pardonné, aime peu. ◊ 48 Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés. ◊ 49 Et ceux qui étaient à table avec lui, se mirent à dire en eux-mêmes : Qui est celui-ci qui même pardonne les péchés ? ◊ 50 Et il dit à la femme : Ta foi t’a sauvée, va-t’en en paix.
Daniel
11 ◊ 1 Et moi, dans la première année de Darius, le Mède, je me tins là pour l’aider et le fortifier. ◊ 2 Et maintenant, je te déclarerai la vérité : Voici, il s’élèvera encore trois rois en Perse ; et le quatrième deviendra riche de grandes richesses plus que tous, et quand il sera devenu fort par ses richesses, il excitera tout contre le royaume de Javan.
◊ 3 Et un roi vaillant se lèvera et exercera une grande domination, et il agira selon son bon plaisir. ◊ 4 Et quand il se sera levé, son royaume sera brisé et sera divisé vers les quatre vents des cieux, et [ne passera] pas à sa postérité, et ne sera pas selon la domination qu’il exerçait ; car son royaume sera arraché, et sera à d’autres, outre ceux-là.
◊ 5 Et le roi du midi sera fort, et un de ses chefs ; mais [un autre] sera plus fort que lui, et dominera ; sa domination sera une grande domination. ◊ 6 Et au bout de [plusieurs] années, ils s’uniront ensemble ; et la fille du roi du midi viendra vers le roi du nord pour faire un arrangement droit ; mais elle ne conservera pas la force de son bras ; et il ne subsistera pas, ni son bras ; et elle sera livrée, elle, et ceux qui l’ont amenée, et celui qui l’a engendrée, et celui qui lui aidait dans ces temps-là.
◊ 7 Mais d’un rejeton de ses racines se lèvera à sa place [un homme], et il viendra à l’armée, et il entrera dans la forteresse du roi du nord ; et il agira contre eux et se montrera puissant ; ◊ 8 et même il emmènera captifs, en Égypte, leurs dieux et leurs princes, avec leurs objets précieux, l’argent et l’or ; et il subsistera plus d’années que le roi du nord. ◊ 9 Et celui-ci viendra dans le royaume du roi du midi et il retournera dans son pays.
◊ 10 Mais ses fils s’irriteront et rassembleront une multitude de forces nombreuses ; et [l’un d’eux] viendra et inondera et passera outre ; et il reviendra et poussera le combat jusqu’à sa forteresse. ◊ 11 Et le roi du midi s’exaspérera, et sortira, et fera la guerre contre lui, contre le roi du nord ; et celui-ci mettra sur pied une grande multitude, mais la multitude sera livrée en sa main. ◊ 12 Et quand la multitude sera ôtée, son cœur s’exaltera, et il fera tomber des myriades ; mais il ne prévaudra pas. ◊ 13 Et le roi du nord reviendra et mettra sur pied une multitude plus grande que la première ; et au bout d’une période d’années, il s’avancera avec une armée nombreuse et de grandes richesses. ◊ 14 Et, dans ces temps-là, plusieurs se lèveront contre le roi du midi, et les violents de ton peuple s’élèveront pour accomplir la vision ; mais ils tomberont. ◊ 15 Et le roi du nord viendra, et il élèvera une terrasse, et s’emparera de la ville forte ; et les forces du midi ne tiendront pas, ni l’élite de son peuple ; et il n’y aura pas de force [en lui] pour se maintenir. ◊ 16 Mais celui qui vient contre lui agira selon son gré, et il n’y aura personne qui lui résiste ; et il se tiendra dans le pays de beauté, ayant la destruction dans sa main ; ◊ 17 et il dirigera sa face pour venir avec les forces de tout son royaume, et des hommes droits avec lui, et il agira ; et il lui donnera la fille des femmes pour la pervertir ; mais elle ne tiendra pas, et elle ne sera pas pour lui. ◊ 18 Et il tournera sa face vers les îles, et il en prendra beaucoup. Mais un chef mettra fin, pour lui, à son opprobre, [et] le fera retomber sur lui-même, sans opprobre pour lui ; ◊ 19 et il tournera sa face vers les forteresses de son propre pays ; et il bronchera et tombera, et ne sera pas trouvé.
◊ 20 Puis il s’en élèvera un à sa place qui fera passer l’exacteur par la gloire du royaume ; mais en quelques jours il sera brisé, non par colère, ni par guerre.
◊ 21 Et un [homme] méprisé s’élèvera à sa place, auquel on ne donnera pas l’honneur du royaume ; mais il entrera paisiblement, et prendra possession du royaume par des flatteries ; ◊ 22 et les forces qui débordent seront débordées devant lui et seront brisées, et même le prince de l’alliance. ◊ 23 Et dès qu’il se sera associé à lui, il agira avec fraude, et il montera, et sera fort avec peu de gens. ◊ 24 En pleine paix il entrera dans les lieux les plus riches de la province, et il fera ce que ses pères et les pères de ses pères n’ont pas fait ; il leur distribuera du butin, et des dépouilles, et des richesses, et il tramera ses desseins contre les places fortes, et [cela] pour un temps.
◊ 25 Et il réveillera sa puissance et son cœur contre le roi du midi, avec une grande armée. Et le roi du midi s’engagera dans la guerre avec une grande et très puissante armée. Mais il ne tiendra pas, car ils trameront leurs desseins contre lui ; ◊ 26 et ceux qui mangeaient ses mets délicats le briseront ; et son armée se dissoudra, et beaucoup de gens tomberont tués. ◊ 27 Et ces deux rois auront à cœur de faire du mal, et diront des mensonges à une même table ; mais cela ne réussira pas, car la fin sera encore pour le temps déterminé. ◊ 28 Et il retournera dans son pays avec de grandes richesses, et son cœur sera contre la sainte alliance, et il agira, et retournera dans son pays.
◊ 29 Au temps déterminé il retournera et viendra dans le midi ; mais il n’en sera pas la dernière fois comme la première ; ◊ 30 car les navires de Kittim viendront contre lui ; et il sera découragé, et retournera et sera courroucé contre la sainte alliance, et il agira ; et il retournera et portera son attention sur ceux qui abandonnent la sainte alliance. ◊ 31 Et des forces se tiendront là de sa part, et elles profaneront le sanctuaire de la forteresse, et ôteront le [sacrifice] continuel, et elles placeront l’abomination qui cause la désolation. ◊ 32 Et, par de douces paroles, il entraînera à l’impiété ceux qui agissent méchamment à l’égard de l’alliance ; mais le peuple qui connaît son Dieu sera fort et agira. ◊ 33 Et les sages du peuple enseigneront la multitude ; et ils tomberont par l’épée et par la flamme, par la captivité et par le pillage, plusieurs jours. ◊ 34 Et quand ils tomberont, ils seront secourus avec un peu de secours, et plusieurs se joindront à eux par des flatteries. ◊ 35 Et d’entre les sages il en tombera pour les éprouver ainsi, et pour les purifier, et pour les blanchir, jusqu’au temps de la fin ; car ce sera encore pour le temps déterminé.
◊ 36 Et le roi agira selon son bon plaisir, et s’exaltera, et s’élèvera contre tout *dieu, et proférera des choses impies contre le *Dieu des *dieux ; et il prospérera jusqu’à ce que l’indignation soit accomplie ; car ce qui est déterminé sera fait. ◊ 37 Et il n’aura point égard au Dieu de ses pères, et il n’aura point égard à l’objet du désir des femmes, ni à aucun +dieu ; car il s’agrandira au-dessus de tout ; ◊ 38 et, à sa place, il honorera le +dieu des forteresses : avec de l’or, et avec de l’argent, et avec des pierres précieuses, et avec des choses désirables, il honorera un +dieu que n’ont pas connu ses pères ; ◊ 39 et il agira dans les lieux forts des forteresses, avec un +dieu étranger : à qui le reconnaîtra il multipliera la gloire ; et il les fera dominer sur la multitude et [leur] partagera le pays en récompense.
◊ 40 Et, au temps de la fin, le roi du midi heurtera contre lui, et le roi du nord fondra sur lui comme une tempête, avec des chars et des cavaliers, et avec beaucoup de navires, et entrera dans les pays et inondera et passera outre ; ◊ 41 et il viendra dans le pays de beauté, et plusieurs [pays] tomberont ; mais ceux-ci échapperont de sa main : Édom, et Moab, et les principaux des fils d’Ammon. ◊ 42 Et il étendra sa main sur les pays, et le pays d’Égypte n’échappera pas. ◊ 43 Et il aura sous sa puissance les trésors d’or et d’argent, et toutes les choses désirables de l’Égypte ; et les Libyens et les Éthiopiens suivront ses pas. ◊ 44 Mais des nouvelles de l’orient et du nord l’effrayeront, et il sortira en grande fureur pour exterminer et détruire entièrement beaucoup de gens. ◊ 45 Et il plantera les tentes de son palais entre la mer et la montagne de sainte beauté ; et il viendra à sa fin, et il n’y aura personne pour le secourir.
Jérémie
6 ◊ 1 Fils de Benjamin, fuyez du milieu de Jérusalem, et sonnez de la trompette à Thekoa, et élevez un signal sur Beth-Hakkérem ! car du nord apparaît le mal, et une grande ruine. ◊ 2 La belle et la délicate, la fille de Sion, je la détruis. ◊ 3 Les pasteurs et leurs troupeaux viennent contre elle ; ils dressent leurs tentes contre elle tout à l’entour ; ils broutent chacun son quartier. ◊ 4 Préparez le combat contre elle ; levez-vous, et montons en plein midi. Malheur à nous ! car le jour baisse, car les ombres du soir s’allongent. ◊ 5 Levez-vous, et montons de nuit, et détruisons ses palais. ◊ 6 Car ainsi dit l’Éternel des armées : Coupez des arbres, et élevez des terrasses contre Jérusalem : c’est la ville qui doit être visitée ; tout est oppression au milieu d’elle. ◊ 7 Comme un puits fait couler ses eaux, ainsi elle fait sourdre son iniquité ; on entend en elle la violence et la dévastation ; il y a devant moi continuellement souffrance et blessure. ◊ 8 Reçois instruction, ô Jérusalem, de peur que mon âme ne se détache de toi, de peur que je ne fasse de toi une désolation, une terre inhabitée.
◊ 9 Ainsi dit l’Éternel des armées : On grappillera entièrement, comme une vigne, le reste d’Israël. Remets, comme le vendangeur, ta main dans les paniers. ◊ 10 À qui parlerai-je, et qui avertirai-je, pour qu’ils entendent ? Voici, leur oreille est incirconcise, et ils ne peuvent prêter attention ; voici, la parole de l’Éternel est en opprobre parmi eux, ils n’y trouvent point de plaisir. ◊ 11 Et je suis plein de la fureur de l’Éternel, je suis las de la retenir. Verse-la sur les petits enfants dans la rue, et sur l’assemblée des jeunes gens réunis ; car et l’homme et la femme seront pris, le vieillard et celui qui est comblé de jours. ◊ 12 Et leurs maisons passeront à d’autres, les champs et les femmes également ; car j’étendrai ma main sur les habitants du pays, dit l’Éternel ; ◊ 13 car, depuis le petit d’entre eux jusqu’au grand, ils sont tous adonnés au gain déshonnête, et, depuis le prophète jusqu’au sacrificateur, tous usent de fausseté. ◊ 14 Et ils ont pansé la plaie de la fille de mon peuple légèrement, disant : Paix, paix ! et il n’y avait point de paix. ◊ 15 Avaient-ils honte, parce qu’ils avaient commis l’abomination ? Ils n’ont eu même aucune honte, ils n’ont même pas connu la confusion ; c’est pourquoi ils tomberont parmi ceux qui tombent ; au temps où je les visiterai, ils trébucheront, dit l’Éternel.
◊ 16 Ainsi dit l’Éternel : Tenez-vous sur les chemins, et regardez, et enquérez-vous touchant les sentiers anciens, quelle est la bonne voie ; et marchez-y, et vous trouverez du repos pour vos âmes. Mais ils ont dit : Nous n’y marcherons pas. ◊ 17 J’ai aussi établi sur vous des sentinelles : soyez attentifs à la voix de la trompette. Mais ils ont dit : Nous n’y serons pas attentifs. ◊ 18 C’est pourquoi, écoutez, nations ; et toi, assemblée, sache ce qui est au milieu d’eux. ◊ 19 Écoute, terre : Voici, je fais venir un mal sur ce peuple, le fruit de leurs pensées ; car ils n’ont pas été attentifs à mes paroles, et ma loi, ils l’ont rejetée. ◊ 20 À quoi me sert que l’encens vienne de Sheba, et le doux roseau du pays lointain ? Vos holocaustes ne me sont pas agréables, et vos sacrifices ne me plaisent pas. ◊ 21 C’est pourquoi, ainsi dit l’Éternel : Voici, je mets devant ce peuple des pierres d’achoppement, et les pères et les fils ensemble trébucheront contre elles, le voisin et son compagnon périront. ◊ 22 Ainsi dit l’Éternel : Voici, un peuple vient du pays du nord, et une grande nation se réveille des extrémités de la terre. ◊ 23 Ils saisissent l’arc et le javelot ; ils sont cruels, et ils n’ont pas de compassion ; leur voix bruit comme la mer, et ils sont montés sur des chevaux, préparés comme un homme pour la guerre, contre toi, fille de Sion. ◊ 24 Nous en avons entendu la rumeur ; nos mains sont devenues lâches, la détresse nous a saisis, l’angoisse comme celle d’une femme qui enfante. ◊ 25 Ne sortez pas dans les champs, et n’allez point par le chemin ; car l’épée de l’ennemi, la terreur est partout.
◊ 26 Fille de mon peuple, ceins-toi d’un sac, et roule-toi dans la cendre ; mène deuil comme pour un fils unique, [fais] une lamentation amère, car le dévastateur est venu subitement sur nous.
◊ 27 Je t’ai établi comme un essayeur au milieu de mon peuple, une forteresse, afin que tu connaisses et que tu éprouves leur voie. ◊ 28 Ils sont tous des rebelles entre les rebelles ; ils marchent dans la calomnie ; ils sont de l’airain et du fer ; ils sont tous des corrupteurs. ◊ 29 Le soufflet brûle, le plomb est consumé par le feu, on affine, on affine en vain : les mauvais n’ont point été ôtés. ◊ 30 On les nommera : Argent réprouvé ; car l’Éternel les a rejetés.
Daniel
2 ◊ 1 Et en la seconde année du règne de Nebucadnetsar, Nebucadnetsar songea des songes, et son esprit fut agité, et son sommeil le quitta. ◊ 2 Et le roi commanda d’appeler les devins, et les enchanteurs, et les magiciens, et les Chaldéens, pour exposer au roi ses songes ; et ils vinrent et se tinrent devant le roi. ◊ 3 Et le roi leur dit : J’ai songé un songe, et mon esprit est agité pour connaître le songe. ◊ 4 Et les Chaldéens dirent au roi, en syriaque : Ô roi, vis à jamais ! Dis le songe à tes serviteurs, et nous en indiquerons l’interprétation. ◊ 5 Le roi répondit et dit aux Chaldéens : La chose est par moi prononcée : si vous ne me faites pas connaître le songe et son interprétation, vous serez mis en pièces, et vos maisons seront réduites en tas d’immondices ; ◊ 6 mais, si vous indiquez le songe et son interprétation, vous recevrez de ma part des dons, et des présents, et de grands honneurs. Indiquez-moi donc le songe et son interprétation. ◊ 7 Ils répondirent pour la seconde fois et dirent : Que le roi dise le songe à ses serviteurs, et nous en indiquerons l’interprétation. ◊ 8 Le roi répondit et dit : Je sais très certainement que vous voulez gagner du temps, parce que vous voyez que la chose est par moi prononcée ; ◊ 9 or, si vous ne me faites pas connaître le songe, il y a un seul et même décret pour vous ; car vous avez préparé une parole mensongère et perverse pour la dire devant moi, en attendant que le temps ait changé. C’est pourquoi, dites-moi le songe, et je saurai que vous pouvez m’en indiquer l’interprétation. ◊ 10 Les Chaldéens répondirent devant le roi et dirent : Il n’existe pas un homme sur la terre qui puisse indiquer la chose que le roi demande ; c’est pourquoi aucun roi, quelque grand et puissant qu’il fût, n’a demandé chose pareille d’aucun devin, ou enchanteur, ou Chaldéen ; ◊ 11 et la chose que le roi demande est difficile, et il n’existe personne qui puisse l’indiquer devant le roi, excepté les dieux, dont la demeure n’est pas avec la chair.
◊ 12 À cause de cela, le roi s’irrita et se mit dans une très grande colère, et commanda de détruire tous les sages de Babylone. ◊ 13 Et un décret fut promulgué [portant] que les sages fussent tués ; et on chercha Daniel et ses compagnons, pour les tuer. ◊ 14 Alors Daniel répondit avec prudence et avec sens à Arioc, chef des gardes du roi, qui était sorti pour tuer les sages de Babylone ; ◊ 15 il répondit et dit à Arioc, le grand officier du roi : Pourquoi ce décret est-il si rigoureux de par le roi ? Alors Arioc fit connaître la chose à Daniel. ◊ 16 Et Daniel entra et demanda au roi de lui accorder du temps pour indiquer au roi l’interprétation.
◊ 17 Alors Daniel s’en alla à sa maison et fit connaître la chose à Hanania, Mishaël et Azaria, ses compagnons, ◊ 18 pour implorer, de la part du Dieu des cieux, [ses] compassions au sujet de ce secret, afin que Daniel et ses compagnons ne fussent pas détruits avec le reste des sages de Babylone. ◊ 19 Alors le secret fut révélé à Daniel dans une vision de la nuit. Alors Daniel bénit le Dieu des cieux. ◊ 20 Daniel répondit et dit : Béni soit le nom de Dieu, d’éternité en éternité ! car la sagesse et la puissance sont à lui, ◊ 21 et c’est lui qui change les temps et les saisons, qui dépose les rois et établit les rois, qui donne la sagesse aux sages et la connaissance à ceux qui connaissent l’intelligence : ◊ 22 c’est lui qui révèle les choses profondes et secrètes ; il sait ce qui est dans les ténèbres, et la lumière demeure auprès de lui. ◊ 23 Toi, Dieu de mes pères, je te célèbre et je te loue, parce que tu m’as donné sagesse et puissance, et que maintenant tu m’as fait connaître ce que nous t’avons demandé, nous ayant fait connaître la chose que réclame le roi.
◊ 24 C’est pourquoi Daniel entra auprès d’Arioc, que le roi avait établi pour détruire les sages de Babylone ; il alla, et lui parla ainsi : Ne détruis pas les sages de Babylone ; conduis-moi devant le roi, et j’indiquerai au roi l’interprétation. ◊ 25 Alors Arioc fit entrer Daniel en hâte devant le roi, et lui parla ainsi : J’ai trouvé un homme, des fils de la captivité de Juda, qui fera connaître au roi l’interprétation. ◊ 26 Le roi répondit et dit à Daniel, dont le nom était Belteshatsar : Peux-tu me faire connaître le songe que j’ai vu et son interprétation ? ◊ 27 Daniel répondit devant le roi, et dit : Le secret que le roi demande, les sages, les enchanteurs, les devins, les augures, n’ont pu l’indiquer au roi ; ◊ 28 mais il y a un Dieu dans les cieux qui révèle les secrets et fait savoir au roi Nebucadnetsar ce qui arrivera à la fin des jours. Ton songe et les visions de ta tête, sur ton lit, les voici :
◊ 29 Toi, ô roi,… tes pensées, sur ton lit, sont montées [dans ton esprit], ce qui doit arriver ci-après ; et celui qui révèle les secrets te fait savoir ce qui va arriver. ◊ 30 Et quant à moi, ce n’est pas par quelque sagesse qui soit en moi plus qu’en tous les vivants, que ce secret m’a été révélé : c’est afin que l’interprétation soit connue du roi, et que tu connaisses les pensées de ton cœur.
◊ 31 Toi, ô roi, tu voyais, et voici une grande statue : cette statue était grande, et sa splendeur, extraordinaire ; elle se tint devant toi, et son aspect était terrible. ◊ 32 La tête de cette statue était d’or pur ; sa poitrine et ses bras, d’argent ; son ventre et ses cuisses, d’airain ; ses jambes, de fer ; ◊ 33 ses pieds, en partie de fer et en partie d’argile. ◊ 34 Tu vis, jusqu’à ce qu’une pierre se détacha sans mains ; et elle frappa la statue dans ses pieds de fer et d’argile, et les broya ; ◊ 35 alors furent broyés ensemble le fer, l’argile, l’airain, l’argent et l’or, et ils devinrent comme la balle de l’aire d’été ; et le vent les emporta, et il ne se trouva aucun lieu pour eux ; et la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne qui remplit toute la terre. ◊ 36 C’est là le songe, et nous en dirons l’interprétation devant le roi.
◊ 37 Toi, ô roi, tu es le roi des rois, auquel le Dieu des cieux a donné le royaume, la puissance, et la force, et la gloire ; ◊ 38 et partout où habitent les fils des hommes, les bêtes des champs et les oiseaux des cieux, il les a mis entre tes mains et t’a fait dominer sur eux tous. Toi, tu es cette tête d’or. ◊ 39 Et après toi s’élèvera un autre royaume, inférieur à toi ; puis un troisième [et] autre royaume, d’airain, qui dominera sur toute la terre. ◊ 40 Et le quatrième royaume sera fort comme le fer. De même que le fer broie et écrase tout, et que le fer brise toutes ces choses, il broiera et brisera. ◊ 41 Et selon que tu as vu les pieds et les orteils en partie d’argile de potier et en partie de fer, le royaume sera divisé ; et il y aura en lui de la dureté du fer, selon que tu as vu le fer mêlé avec de l’argile grasse ; ◊ 42 et quant à ce que les orteils des pieds étaient en partie de fer et en partie d’argile, le royaume sera en partie fort et sera en partie fragile. ◊ 43 Et selon que tu as vu le fer mêlé avec de l’argile grasse, ils se mêleront à la semence des hommes, mais ils n’adhéreront pas l’un à l’autre, de même que le fer ne se mêle pas avec l’argile. ◊ 44 Et dans les jours de ces rois, le Dieu des cieux établira un royaume qui ne sera jamais détruit ; et ce royaume ne passera point à un autre peuple ; il broiera et détruira tous ces royaumes, mais lui, il subsistera à toujours. ◊ 45 Selon que tu as vu que, de la montagne, la pierre s’est détachée sans mains, et qu’elle a broyé le fer, l’airain, l’argile, l’argent et l’or, le grand Dieu fait connaître au roi ce qui arrivera ci-après. Et le songe est certain, et son interprétation est sûre.
◊ 46 Alors le roi Nebucadnetsar tomba sur sa face et se prosterna devant Daniel, et commanda de lui présenter une offrande et des parfums. ◊ 47 Le roi répondit et dit à Daniel : En vérité, votre Dieu est le Dieu des dieux et le Seigneur des rois, et le révélateur des secrets, puisque tu as pu révéler ce secret. ◊ 48 Alors le roi éleva Daniel en dignité, et lui fit beaucoup de grands dons, et l’établit gouverneur sur toute la province de Babylone, et grand intendant de tous les sages de Babylone. ◊ 49 Et Daniel fit une demande au roi, qui établit Shadrac, Méshac et Abed-Nego sur les services de la province de Babylone. Et Daniel [se tenait] à la porte du roi.
Daniel
3 ◊ 1 * Nebucadnetsar, le roi, fit une statue d’or ; sa hauteur était de soixante coudées, sa largeur, de six coudées ; il la dressa dans la plaine de Dura, dans la province de Babylone. ◊ 2 Et Nebucadnetsar, le roi, envoya [un ordre] pour assembler les satrapes, les préfets, les gouverneurs, les grands juges, les trésoriers, les conseillers, les légistes, et tous les magistrats des provinces, afin qu’ils vinssent pour la dédicace de la statue que Nebucadnetsar, le roi, avait dressée. ◊ 3 Alors s’assemblèrent les satrapes, les préfets, les gouverneurs, les grands juges, les trésoriers, les conseillers, les légistes, et tous les magistrats des provinces, pour la dédicace de la statue que Nebucadnetsar, le roi, avait dressée ; et ils se tinrent devant la statue que Nebucadnetsar avait dressée.
◊ 4 Et un héraut cria avec force : Il vous est ordonné, peuples, peuplades, et langues : ◊ 5 Aussitôt que vous entendrez le son du cor, de la flûte, de la cithare, de la sambuque, du psaltérion, de la musette, et toute espèce de musique, vous vous prosternerez et vous adorerez la statue d’or que Nebucadnetsar, le roi, a dressée ; ◊ 6 et quiconque ne se prosternera pas et n’adorera pas, sera jeté à l’heure même au milieu d’une fournaise de feu ardent. ◊ 7 C’est pourquoi, au moment même où tous les peuples entendirent le son du cor, de la flûte, de la cithare, de la sambuque, du psaltérion, et toute espèce de musique, tous les peuples, peuplades et langues, se prosternèrent [et] adorèrent la statue d’or que Nebucadnetsar, le roi, avait dressée.
◊ 8 À cause de cela, en ce même moment, des hommes chaldéens s’approchèrent et accusèrent les Juifs. ◊ 9 Ils prirent la parole et dirent au roi Nebucadnetsar : ◊ 10 Ô roi, vis à jamais ! Toi, ô roi, tu as donné ordre que tout homme qui entendrait le son du cor, de la flûte, de la cithare, de la sambuque, du psaltérion, de la musette, et toute espèce de musique, se prosterne et adore la statue d’or, ◊ 11 et que quiconque ne se prosternerait pas et n’adorerait pas, serait jeté au milieu d’une fournaise de feu ardent. ◊ 12 Il y a des hommes juifs, que tu as établis sur les services de la province de Babylone, Shadrac, Méshac et Abed-Nego : ces hommes ne tiennent pas compte de toi, ô roi ; ils ne servent pas tes dieux, et la statue d’or que tu as dressée ils ne l’adorent pas. ◊ 13 Alors Nebucadnetsar, en colère et en fureur, commanda d’amener Shadrac, Méshac et Abed-Nego ; alors on amena ces hommes devant le roi. ◊ 14 Nebucadnetsar prit la parole et leur dit : Est-ce à dessein, Shadrac, Méshac et Abed-Nego, que vous ne servez pas mon dieu, et que vous n’adorez pas la statue d’or que j’ai dressée ? ◊ 15 Maintenant, si, au moment où vous entendrez le son du cor, de la flûte, de la cithare, de la sambuque, du psaltérion, de la musette, et toute espèce de musique, vous êtes prêts à vous prosterner et à adorer la statue que j’ai faite… ; mais si vous ne l’adorez pas, à l’instant même vous serez jetés au milieu de la fournaise de feu ardent. Et qui est le Dieu qui vous délivrera de ma main ? ◊ 16 Shadrac, Méshac et Abed-Nego répondirent et dirent au roi : Nebucadnetsar, il n’est pas nécessaire que nous te répondions sur ce sujet. ◊ 17 S’il en est [comme tu dis], notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise de feu ardent, et il [nous] délivrera de ta main, ô roi ! ◊ 18 Et sinon, sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux, et que nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as dressée.
◊ 19 Alors Nebucadnetsar fut rempli de fureur, et l’apparence de son visage fut changée envers Shadrac, Méshac et Abed-Nego. Il prit la parole et commanda de chauffer la fournaise sept fois plus qu’on n’était accoutumé de la chauffer ; ◊ 20 et il commanda aux hommes les plus vaillants de son armée, de lier Shadrac, Méshac et Abed-Nego, et de les jeter dans la fournaise de feu ardent. ◊ 21 Alors ces hommes furent liés dans leurs caleçons, leurs tuniques, et leurs manteaux et leurs vêtements, et jetés au milieu de la fournaise de feu ardent. ◊ 22 Parce que la parole du roi était rigoureuse et la fournaise extrêmement chauffée, la flamme du feu tua ces hommes qui avaient fait monter Shadrac, Méshac et Abed-Nego ; ◊ 23 et ces trois hommes, Shadrac, Méshac et Abed-Nego, tombèrent liés au milieu de la fournaise de feu ardent.
◊ 24 Alors le roi Nebucadnetsar, consterné, se leva précipitamment [et] prit la parole et dit à ses conseillers : N’avons-nous pas jeté au milieu du feu trois hommes liés ? Ils répondirent et dirent au roi : Certainement, ô roi ! ◊ 25 Il répondit et dit : Voici, je vois quatre hommes déliés, se promenant au milieu du feu, et ils n’ont aucun mal ; et l’aspect du quatrième est semblable à un fils de Dieu. ◊ 26 Alors Nebucadnetsar s’approcha de l’ouverture de la fournaise de feu ardent ; il prit la parole et dit : Shadrac, Méshac et Abed-Nego, serviteurs du Dieu Très-haut, sortez et venez ! Alors Shadrac, Méshac et Abed-Nego sortirent du milieu du feu. ◊ 27 Et les satrapes, les préfets, les gouverneurs, et les conseillers du roi, qui étaient assemblés, virent ces hommes sur le corps desquels le feu n’avait eu aucune puissance : les cheveux de leur tête n’avaient pas été brûlés, et leurs caleçons n’avaient pas changé, et l’odeur du feu n’avait pas passé sur eux. ◊ 28 Nebucadnetsar prit la parole et dit : Béni soit le Dieu de Shadrac, de Méshac et d’Abed-Nego, qui a envoyé son ange et a sauvé ses serviteurs qui se sont confiés en lui, et ont changé la parole du roi, et ont livré leurs corps, afin de ne servir et n’adorer aucun autre dieu que leur Dieu. ◊ 29 Et de par moi l’ordre est donné qu’en tout peuple, peuplade, et langue, quiconque parlera mal du Dieu de Shadrac, de Méshac et d’Abed-Nego, sera mis en pièces, et sa maison sera réduite en un tas d’immondices, parce qu’il n’y a pas d’autre Dieu qui puisse sauver ainsi. ◊ 30 Alors le roi éleva Shadrac, Méshac et Abed-Nego dans la province de Babylone.
Daniel
4 ◊ 1 * Nebucadnetsar, le roi, à tous les peuples, peuplades et langues, qui habitent sur toute la terre : Que votre paix soit multipliée ! ◊ 2 Il m’a semblé bon de faire connaître les signes et les prodiges que le Dieu Très-haut a opérés à mon égard. ◊ 3 Ses signes, combien ils sont grands ! Et ses prodiges, combien ils sont puissants ! Son royaume est un royaume éternel, et sa domination est de génération en génération. ◊ 4 Moi, Nebucadnetsar, j’étais en paix dans ma maison, et florissant dans mon palais. ◊ 5 Je vis un songe, et il m’effraya, et les pensées que j’avais sur mon lit, et les visions de ma tête, me troublèrent. ◊ 6 Et de par moi fut donné un ordre qu’on amenât devant moi tous les sages de Babylone pour qu’ils me fissent connaître l’interprétation du songe. ◊ 7 Alors vinrent les devins, les enchanteurs, les Chaldéens, et les augures ; et je dis le songe devant eux, mais ils ne m’en firent pas connaître l’interprétation ; ◊ 8 mais, à la fin, entra devant moi Daniel, dont le nom est Belteshatsar, selon le nom de mon dieu, et en qui est l’esprit des dieux saints ; et je dis le songe devant lui.
◊ 9 Belteshatsar, chef des devins, puisque je sais que l’esprit des dieux saints est en toi, et qu’aucun secret ne t’embarrasse, dis-moi les visions du songe que j’ai vu, et son interprétation. ◊ 10 Or les visions de ma tête, sur mon lit, [étaient celles-ci] : je voyais, et voici, un arbre au milieu de la terre, et sa hauteur était grande. ◊ 11 L’arbre crût et devint fort, et sa hauteur atteignit jusqu’aux cieux, et on le voyait jusqu’au bout de toute la terre. ◊ 12 Son feuillage était beau et son fruit abondant, et en lui il y avait de la nourriture pour tous ; sous son ombre se tenaient les bêtes des champs, et dans ses branches habitaient les oiseaux des cieux ; et de lui toute chair se nourrissait. ◊ 13 Je voyais, dans les visions de ma tête, sur mon lit, et voici un veillant, un saint, descendit des cieux. ◊ 14 Il cria avec force, et dit ainsi : Abattez l’arbre et coupez ses branches, faites tomber son feuillage et dispersez son fruit ; que les bêtes s’enfuient de dessous lui, et les oiseaux, de ses branches. ◊ 15 Toutefois, laissez dans la terre le tronc de ses racines, avec un lien de fer et d’airain [autour de lui], dans l’herbe des champs ; et qu’il soit baigné de la rosée des cieux, et qu’il ait, avec les bêtes, sa part à l’herbe de la terre ; ◊ 16 que son cœur d’homme soit changé, et qu’un cœur de bête lui soit donné ; et que sept temps passent sur lui. ◊ 17 Cette sentence est par le décret des veillants, et la chose, par la parole des saints, afin que les vivants sachent que le Très-haut domine sur le royaume des hommes, et qu’il le donne à qui il veut, et y élève le plus vil des hommes. ◊ 18 Ce songe, moi, le roi Nebucadnetsar, je l’ai vu ; et toi, Belteshatsar, dis-en l’interprétation, puisque tous les sages de mon royaume n’ont pas pu me faire connaître l’interprétation ; mais toi, tu le peux, car l’esprit des dieux saints est en toi.
◊ 19 Alors Daniel, dont le nom est Belteshatsar, fut stupéfié pour une heure environ, et ses pensées le troublèrent. Le roi prit la parole et dit : Belteshatsar, que le songe et son interprétation ne te troublent pas. Belteshatsar répondit et dit : Mon seigneur ! que le songe soit pour ceux qui te haïssent, et son interprétation pour tes ennemis. ◊ 20 L’arbre que tu as vu, qui croissait et devenait fort, et dont la hauteur atteignait jusqu’aux cieux, et qu’on voyait de toute la terre, ◊ 21 et dont le feuillage était beau et le fruit abondant, et qui avait de la nourriture pour tous, sous lequel habitaient les bêtes des champs, et dans les branches duquel demeuraient les oiseaux des cieux : ◊ 22 c’est toi, ô roi, qui t’es agrandi et es devenu puissant ; et ta grandeur s’est accrue et atteint jusqu’aux cieux, et ta domination, jusqu’au bout de la terre. ◊ 23 Et quant à ce que le roi a vu un veillant, un saint, descendre des cieux et dire : Abattez l’arbre et détruisez-le ; toutefois laissez dans la terre le tronc de ses racines, avec un lien de fer et d’airain [autour de lui], dans l’herbe des champs, et qu’il soit baigné de la rosée des cieux, et qu’il ait sa part avec les bêtes des champs jusqu’à ce que sept temps passent sur lui, ◊ 24 — c’est ici l’interprétation, ô roi, et la décision du Très-haut, ce qui va arriver au roi, mon seigneur : ◊ 25 On te chassera du milieu des hommes, et ta demeure sera avec les bêtes des champs, et on te fera manger l’herbe comme les bœufs, et tu seras baigné de la rosée des cieux, et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu connaisses que le Très-haut domine sur le royaume des hommes, et qu’il le donne à qui il veut. ◊ 26 Et quant à ce qu’on a dit de laisser le tronc des racines de l’arbre, ton royaume te demeurera, quand tu auras connu que les cieux dominent. ◊ 27 C’est pourquoi, ô roi, que mon conseil te soit agréable ; et romps avec tes péchés par la justice, et avec ton iniquité, par la compassion envers les affligés, si ce peut être un prolongement de ta paix.
◊ 28 Tout cela arriva au roi Nebucadnetsar. ◊ 29 Au bout de douze mois, il se promenait sur le palais du royaume de Babylone. ◊ 30 Le roi prit la parole et dit : N’est-ce pas ici Babylone la grande, que j’ai bâtie pour être la maison de mon royaume, par la puissance de ma force et pour la gloire de ma magnificence ? ◊ 31 La parole était encore dans la bouche du roi, qu’une voix tomba des cieux : Roi Nebucadnetsar, il t’est dit : Le royaume s’en est allé d’avec toi ; ◊ 32 et on te chassera du milieu des hommes, et ta demeure sera avec les bêtes des champs ; on te fera manger de l’herbe comme les bœufs, et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu connaisses que le Très-haut domine sur le royaume des hommes et qu’il le donne à qui il veut. ◊ 33 Au même instant la parole s’accomplit sur Nebucadnetsar : il fut chassé du milieu des hommes, et il mangea de l’herbe comme les bœufs, et son corps fut baigné de la rosée des cieux, jusqu’à ce que ses cheveux fussent devenus longs comme [les plumes] de l’aigle, et ses ongles, comme ceux des oiseaux.
◊ 34 Et à la fin de ces jours, moi, Nebucadnetsar, j’élevai mes yeux vers les cieux, et mon intelligence me revint, et je bénis le Très-haut, et je louai et magnifiai celui qui vit éternellement, duquel la domination est une domination éternelle, et dont le royaume est de génération en génération ; ◊ 35 et tous les habitants de la terre sont réputés comme néant, et il agit selon son bon plaisir dans l’armée des cieux et parmi les habitants de la terre ; et il n’y a personne qui puisse arrêter sa main et lui dire : Que fais-tu ? ◊ 36 Dans ce temps-là, mon intelligence me revint, et, pour la gloire de mon royaume, ma magnificence et ma splendeur me revinrent, et mes conseillers et mes grands me cherchèrent, et je fus rétabli dans mon royaume, et ma grandeur fut extraordinairement augmentée. ◊ 37 Maintenant, moi, Nebucadnetsar, je loue et j’exalte et je magnifie le roi des cieux, dont toutes les œuvres sont vérité, et les voies, jugement, et qui est puissant pour abaisser ceux qui marchent avec orgueil.
Jean
11 ◊ 1 Or il y avait un certain homme malade, Lazare, de Béthanie, du village de Marie et de Marthe sa sœur. ◊ 2 (Et c’était la Marie qui oignit le Seigneur d’un parfum et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, de laquelle Lazare, le malade, était le frère.) ◊ 3 Les sœurs donc envoyèrent vers lui, disant : Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. ◊ 4 Jésus, l’ayant entendu, dit : Cette maladie n’est pas à la mort, mais pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. ◊ 5 Or Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare. ◊ 6 Après donc qu’il eut entendu que Lazare était malade, il demeura encore deux jours au lieu où il était. ◊ 7 Puis après cela, il dit à ses disciples : Retournons en Judée. ◊ 8 Les disciples lui disent : Rabbi, les Juifs cherchaient tout à l’heure à te lapider, et tu y vas encore ! ◊ 9 Jésus répondit : N’y a-t-il pas douze heures au jour ? Si quelqu’un marche de jour, il ne bronche pas, car il voit la lumière de ce monde ; ◊ 10 mais si quelqu’un marche de nuit, il bronche, car la lumière n’est pas en lui. ◊ 11 Il dit ces choses ; et après cela il leur dit : Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais pour l’éveiller. ◊ 12 Les disciples donc lui dirent : Seigneur, s’il s’est endormi, il sera guéri. ◊ 13 Or Jésus avait parlé de sa mort ; mais eux pensaient qu’il avait parlé du dormir du sommeil. ◊ 14 Jésus leur dit donc alors ouvertement : Lazare est mort ; ◊ 15 et je me réjouis, à cause de vous, de ce que je n’étais pas là, afin que vous croyiez. Mais allons vers lui. ◊ 16 Thomas donc, appelé Didyme, dit à ses condisciples : Allons-y, nous aussi, afin que nous mourions avec lui.
◊ 17 Jésus étant donc arrivé trouva qu’il était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre. ◊ 18 Or Béthanie était près de Jérusalem, à une distance d’environ quinze stades. ◊ 19 Et plusieurs d’entre les Juifs étaient venus auprès de Marthe et de Marie, pour les consoler au sujet de leur frère. ◊ 20 Marthe donc, quand elle eut ouï dire que Jésus venait, alla au-devant de lui ; mais Marie se tenait assise dans la maison. ◊ 21 Marthe donc dit à Jésus : Seigneur, si tu eusses été ici mon frère ne serait pas mort ; ◊ 22 [mais] même maintenant je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera. ◊ 23 Jésus lui dit : Ton frère ressuscitera. ◊ 24 Marthe lui dit : Je sais qu’il ressuscitera en la résurrection, au dernier jour. ◊ 25 Jésus lui dit : Moi, je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, encore qu’il soit mort, vivra ; ◊ 26 et quiconque vit, et croit en moi, ne mourra point, à jamais. Crois-tu cela ? ◊ 27 Elle lui dit : Oui, Seigneur, moi je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde. ◊ 28 Et ayant dit cela, elle s’en alla et appela secrètement Marie, sa sœur, disant : Le maître est venu, et il t’appelle. ◊ 29 Celle-ci, aussitôt qu’elle l’eut entendu, se lève promptement et s’en vient à lui. ◊ 30 (Or Jésus n’était pas encore arrivé dans le village ; mais il était au lieu où Marthe l’avait rencontré.) ◊ 31 Les Juifs donc qui étaient avec Marie dans la maison et qui la consolaient, ayant vu que Marie s’était levée promptement et était sortie, la suivirent, disant : Elle s’en va au sépulcre pour y pleurer. ◊ 32 Marie donc, quand elle fut venue là où était Jésus, et qu’elle l’eut vu, se jeta à ses pieds, lui disant : Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. ◊ 33 Jésus donc, quand il la vit pleurer, et les Juifs qui étaient venus avec elle, pleurer, frémit en [son] esprit, et se troubla, ◊ 34 et dit : Où l’avez-vous mis ? Ils lui disent : Seigneur, viens et vois. ◊ 35 Jésus pleura. ◊ 36 Les Juifs donc dirent : Voyez comme il l’affectionnait. ◊ 37 Mais quelques-uns d’entre eux dirent : Celui-ci, qui a ouvert les yeux de l’aveugle, n’aurait-il pas pu faire aussi que cet homme ne mourût pas ? ◊ 38 Jésus donc, frémissant encore en lui-même, vient au sépulcre (or c’était une grotte, et il y avait une pierre dessus). ◊ 39 Jésus dit : Ôtez la pierre. Marthe, la sœur du mort, lui dit : Seigneur, il sent déjà, car il est [là] depuis quatre jours. ◊ 40 Jésus lui dit : Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? ◊ 41 Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut et dit : Père, je te rends grâces de ce que tu m’as entendu. ◊ 42 Or moi je savais que tu m’entends toujours ; mais je l’ai dit à cause de la foule qui est autour de moi, afin qu’ils croient que toi, tu m’as envoyé. ◊ 43 Et ayant dit ces choses, il cria à haute voix : Lazare, sors dehors ! ◊ 44 Et le mort sortit, ayant les pieds et les mains liés de bandes ; et son visage était enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : Déliez-le, et laissez-le aller.
◊ 45 Plusieurs donc d’entre les Juifs qui étaient venus auprès de Marie, et qui avaient vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui ; ◊ 46 mais quelques-uns d’entre eux s’en allèrent auprès des pharisiens et leur dirent ce que Jésus avait fait. ◊ 47 Les principaux sacrificateurs et les pharisiens donc assemblèrent un sanhédrin, et dirent : Que faisons-nous ? car cet homme fait beaucoup de miracles. ◊ 48 Si nous le laissons ainsi [faire], tous croiront en lui, et les Romains viendront, et ôteront et notre lieu et notre nation. ◊ 49 Et l’un d’entre eux, [appelé] Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là, leur dit : ◊ 50 Vous ne savez rien, ni ne considérez qu’il nous est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple et que la nation entière ne périsse pas. ◊ 51 Or il ne dit pas cela de lui-même ; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; ◊ 52 et non pas seulement pour la nation, mais aussi pour rassembler en un les enfants de Dieu dispersés. ◊ 53 Depuis ce jour-là donc, ils consultèrent [ensemble] pour le faire mourir. ◊ 54 Jésus donc ne marcha plus ouvertement parmi les Juifs ; mais il s’en alla de là dans la contrée qui est près du désert, en une ville appelée Éphraïm ; et il séjourna là avec les disciples.
◊ 55 Or la Pâque des Juifs était proche, et plusieurs montèrent de la campagne à Jérusalem, avant la Pâque, afin de se purifier. ◊ 56 Ils cherchaient donc Jésus, et se disaient l’un à l’autre, comme ils étaient dans le temple : Que vous semble ? [Pensez-vous] qu’il ne viendra point à la fête ? ◊ 57 Or les principaux sacrificateurs et les pharisiens avaient donné ordre que si quelqu’un savait où il était, il le déclarât, afin qu’on le prît.
Daniel
6 ◊ 1 * Il plut à Darius d’établir sur le royaume cent vingt satrapes, pour qu’ils fussent dans tout le royaume ; ◊ 2 et au-dessus d’eux, trois présidents, dont Daniel était l’un, pour que ces satrapes leur rendissent compte, et que le roi ne souffrît aucun dommage. ◊ 3 Et ce Daniel surpassa les présidents et les satrapes, parce qu’il y avait en lui un esprit extraordinaire ; et le roi pensa à l’établir sur tout le royaume.
◊ 4 Alors les présidents et les satrapes cherchèrent à trouver dans [l’administration du] royaume quelque sujet d’accusation contre Daniel ; et ils ne pouvaient trouver aucun sujet d’accusation ni aucune faute, parce qu’il était fidèle ; et aucun manquement ni aucune faute ne se trouva en lui. ◊ 5 Et ces hommes dirent : Nous ne trouverons dans ce Daniel aucun sujet d’accusation, à moins que nous n’en trouvions contre lui à cause de la loi de son Dieu. ◊ 6 Alors ces présidents et ces satrapes s’assemblèrent en foule auprès du roi, et lui parlèrent ainsi : Roi Darius, vis à jamais ! ◊ 7 Tous les présidents du royaume, les préfets et les satrapes, les conseillers et les gouverneurs, ont tenu conseil ensemble pour établir un statut royal et mettre en vigueur une défense, [portant] que quiconque fera une demande à quelque dieu ou à quelque homme que ce soit, durant trente jours, excepté à toi, ô roi, sera jeté dans la fosse aux lions. ◊ 8 Maintenant, ô roi, établis la défense, et signe l’écrit afin qu’il ne soit pas changé, selon la loi des Mèdes et des Perses, qui ne peut être abrogée. ◊ 9 À cause de cela, le roi Darius signa l’écrit et la défense.
◊ 10 Or Daniel, quand il sut que l’écrit était signé, entra dans sa maison ; et, ses fenêtres étant ouvertes dans sa chambre haute, du côté de Jérusalem, il s’agenouillait sur ses genoux trois fois le jour, et priait, et rendait grâce devant son Dieu, comme il avait fait auparavant. ◊ 11 Mais ces hommes s’assemblèrent en foule et trouvèrent Daniel qui priait et présentait sa supplication devant son Dieu. ◊ 12 Alors ils s’approchèrent et dirent devant le roi, touchant la défense du roi : N’as-tu pas signé une défense, [portant] que tout homme qui, durant trente jours, ferait une demande à quelque dieu ou à quelque homme que ce fût, excepté à toi, ô roi, serait jeté dans la fosse aux lions ? Le roi répondit et dit : La chose est certaine, selon la loi des Mèdes et des Perses, qui ne peut être abrogée. ◊ 13 Alors ils répondirent et dirent devant le roi : Daniel, qui est d’entre les fils de la captivité de Juda, ne tient pas compte de toi, ô roi, ni de la défense que tu as signée, mais il fait sa requête trois fois par jour. ◊ 14 Alors le roi, quand il entendit ces paroles, en fut fort affligé, et il pensa avec sollicitude à Daniel afin de le sauver, et jusqu’au coucher du soleil il s’efforça de le délivrer. ◊ 15 Alors ces hommes s’assemblèrent en foule auprès du roi, et dirent au roi : Sache, ô roi, que c’est la loi des Mèdes et des Perses, qu’aucune défense ou statut que le roi a établi, ne peut être changé. ◊ 16 Alors le roi donna des ordres, et on amena Daniel, et on le jeta dans la fosse aux lions.
Le roi prit la parole et dit à Daniel : Ton Dieu que tu sers continuellement, lui, te sauvera. ◊ 17 Et une pierre fut apportée et mise sur l’ouverture de la fosse, et le roi la scella de son cachet et du cachet de ses grands, afin que l’intention à l’égard de Daniel ne fût pas changée. ◊ 18 Alors le roi s’en alla dans son palais, et il passa la nuit en jeûnant, et ne voulut pas qu’on lui amenât des concubines ; et son sommeil s’enfuit loin de lui.
◊ 19 Ensuite le roi se leva avec l’aurore, au point du jour, et s’en alla en hâte à la fosse aux lions. ◊ 20 Et comme il approchait de la fosse, il cria à Daniel d’une voix triste. Le roi prit la parole et dit à Daniel : Daniel, serviteur du Dieu vivant, ton Dieu, que tu sers continuellement, a-t-il pu te délivrer des lions ? ◊ 21 Alors Daniel parla au roi : Ô roi, vis à jamais ! ◊ 22 Mon Dieu a envoyé son ange et a fermé la gueule des lions, et ils ne m’ont fait aucun mal, parce que devant lui l’innocence s’est trouvée en moi, et devant toi non plus, ô roi, je n’ai rien fait de mal. ◊ 23 Alors le roi fut très joyeux et dit qu’on tirât Daniel de la fosse. Et Daniel fut tiré de la fosse, et aucun mal ne fut trouvé sur lui, parce qu’il s’était confié en son Dieu. ◊ 24 Et le roi donna des ordres, et on amena ces hommes qui avaient accusé Daniel, et on les jeta dans la fosse aux lions, eux, leurs enfants et leurs femmes ; et ils n’étaient pas parvenus au fond de la fosse, que déjà les lions se rendirent maîtres d’eux et leur brisèrent tous les os.
◊ 25 Alors le roi Darius écrivit : À tous les peuples, peuplades et langues, qui habitent sur toute la terre ! Que votre paix soit multipliée ! ◊ 26 De par moi l’ordre est donné que, dans tous les gouvernements de mon royaume, on tremble devant le Dieu de Daniel et on le craigne ; car il est le Dieu vivant, et il subsiste à jamais, et son royaume est [un royaume] qui ne sera pas détruit, et sa domination [durera] jusqu’à la fin. ◊ 27 Il sauve et il délivre, et il opère des signes et des prodiges dans les cieux et sur la terre : c’est lui qui a sauvé Daniel de la puissance des lions.
◊ 28 Et ce Daniel prospéra pendant le règne de Darius et pendant le règne de Cyrus, le Perse.
Esther
4 ◊ 1 Et Mardochée sut tout ce qui s’était fait ; et Mardochée déchira ses vêtements et se couvrit d’un sac et de cendre, et sortit au milieu de la ville et poussa un cri grand et amer. ◊ 2 Et il vint jusque devant la porte du roi, car il n’était pas permis d’entrer, vêtu d’un sac, dans la porte du roi. ◊ 3 Et dans chaque province, partout où parvint la parole du roi et son édit, il y eut un grand deuil parmi les Juifs, des jeûnes et des pleurs, et des lamentations ; beaucoup firent leur lit du sac et de la cendre. ◊ 4 Et les jeunes filles d’Esther et ses eunuques vinrent et le lui rapportèrent, et la reine en fut dans une grande angoisse ; et elle envoya des vêtements pour vêtir Mardochée, et pour lui faire ôter son sac de dessus lui, mais il ne les accepta pas. ◊ 5 Et Esther appela Hathac, l’un des eunuques du roi, qu’il avait placé auprès d’elle, et elle lui commanda [d’aller] vers Mardochée pour savoir ce que c’était et pourquoi c’était. ◊ 6 Et Hathac sortit vers Mardochée sur la place de la ville qui était devant la porte du roi. ◊ 7 Et Mardochée l’informa de tout ce qui lui était arrivé, et de la somme d’argent qu’Haman avait dit qu’il payerait au trésor du roi en vue des Juifs, pour les détruire ; ◊ 8 et il lui donna une copie de l’écrit de l’édit qui avait été rendu à Suse pour les détruire, afin de le montrer à Esther et de le lui faire connaître, et pour lui commander d’entrer vers le roi, de le supplier et de faire requête devant lui en faveur de son peuple.
◊ 9 Et Hathac vint et rapporta à Esther les paroles de Mardochée. ◊ 10 Et Esther dit à Hathac et le chargea [de dire] à Mardochée : ◊ 11 Tous les serviteurs du roi et le peuple des provinces du roi savent que pour quiconque, homme ou femme, entre auprès du roi, dans la cour intérieure, sans avoir été appelé, [il existe] une même loi [prescrivant] de le mettre à mort, à moins que le roi ne lui tende le sceptre d’or, pour qu’il vive ; et moi, je n’ai pas été appelée à entrer vers le roi ces trente jours. ◊ 12 Et on rapporta à Mardochée les paroles d’Esther. ◊ 13 Et Mardochée dit de répondre à Esther : Ne pense pas en ton âme d’échapper, dans la maison du roi, plutôt que tous les Juifs ; ◊ 14 car, si tu gardes le silence en ce temps-ci, le soulagement et la délivrance surgiront pour les Juifs d’autre part, mais toi et la maison de ton père vous périrez. Et qui sait si ce n’est pas pour un temps comme celui-ci que tu es parvenue à la royauté ? ◊ 15 Et Esther dit de répondre à Mardochée : ◊ 16 Va, rassemble tous les Juifs qui se trouvent à Suse, et jeûnez pour moi, et ne mangez ni ne buvez pendant trois jours, ni la nuit, ni le jour ; moi aussi, et mes jeunes filles, nous jeûnerons de même ; et ainsi, j’entrerai vers le roi, ce qui n’est pas selon la loi ; et si je péris, je périrai. ◊ 17 Et Mardochée s’en alla et fit selon tout ce qu’Esther lui avait commandé.
5 ◊ 1 Et il arriva, au troisième jour, qu’Esther se revêtit de son vêtement royal et se présenta dans la cour intérieure de la maison du roi, vis-à-vis de la maison du roi. Et le roi était assis sur le trône de son royaume dans la maison royale, en face de l’entrée de la maison. ◊ 2 Et aussitôt que le roi vit la reine Esther se tenant dans la cour, elle trouva faveur à ses yeux. Et le roi tendit à Esther le sceptre d’or qui était dans sa main. Et Esther s’approcha et toucha le bout du sceptre. ◊ 3 Et le roi lui dit : Que veux-tu, reine Esther, et quelle est ta requête ? [Quand ce serait] jusqu’à la moitié du royaume, elle te sera donnée. ◊ 4 Et Esther dit : Si le roi le trouve bon, que le roi, et Haman [avec lui], vienne aujourd’hui au festin que je lui ai préparé. ◊ 5 Et le roi dit : Qu’on cherche vite Haman pour faire ce qu’Esther a dit. Et le roi et Haman vinrent au festin qu’Esther avait préparé. ◊ 6 Et le roi dit à Esther pendant qu’on buvait le vin : Quelle est ta demande ? Elle te sera accordée. Et quelle est ta requête ? [Quand ce serait] jusqu’à la moitié du royaume, ce sera fait. ◊ 7 Et Esther répondit et dit : [Voici] ma demande et ma requête : ◊ 8 Si j’ai trouvé faveur aux yeux du roi, et si le roi trouve bon d’accorder ma demande et de faire selon ma requête, que le roi et Haman viennent au festin que je leur préparerai, et demain je ferai selon la parole du roi.
◊ 9 Et ce jour-là Haman sortit joyeux et le cœur gai. Mais lorsque Haman vit à la porte du roi, Mardochée qui ne se leva ni ne bougea pour lui, Haman fut rempli de fureur contre Mardochée. ◊ 10 Mais Haman se contint et rentra dans sa maison ; et il envoya et fit venir ses amis et Zéresh, sa femme. ◊ 11 Et Haman leur raconta la gloire de ses richesses, et le nombre de ses fils, et tout ce en quoi le roi l’avait agrandi et l’avait élevé au-dessus des princes et des serviteurs du roi. ◊ 12 Et Haman dit : La reine Esther n’a même fait venir personne avec le roi au festin qu’elle a fait, excepté moi ; et pour demain aussi, je suis invité chez elle avec le roi. ◊ 13 Mais tout cela ne me sert de rien, aussi longtemps que je vois Mardochée, le Juif, assis à la porte du roi. ◊ 14 Et Zéresh, sa femme, et tous ses amis lui dirent : Qu’on prépare un bois, haut de cinquante coudées ; et au matin, parle au roi, pour qu’on y pende Mardochée ; et va-t’en joyeux au festin avec le roi. Et la chose plut à Haman, et il fit préparer le bois.
1 Corinthiens
16 ◊ 1 Or pour ce qui est de la collecte qui [se fait] pour les saints, comme j’en ai ordonné aux assemblées de Galatie, ainsi faites, vous aussi. ◊ 2 Que chaque premier jour de la semaine chacun de vous mette à part chez lui, accumulant selon qu’il aura prospéré, afin que, lorsque je serai arrivé, il ne se fasse pas alors de collectes. ◊ 3 Et quand je serai là, ceux que vous approuverez, je les enverrai avec des lettres, pour porter votre libéralité à Jérusalem. ◊ 4 Et s’il convient que j’y aille moi-même, ils iront avec moi. ◊ 5 Or je me rendrai auprès de vous quand j’aurai traversé la Macédoine, car je traverse la Macédoine ; ◊ 6 et peut-être séjournerai-je auprès de vous, ou même y passerai-je l’hiver, afin que vous me fassiez la conduite où que ce soit que j’aille ; ◊ 7 car je ne veux pas vous voir maintenant en passant, car j’espère que je demeurerai avec vous quelque temps, si le Seigneur le permet. ◊ 8 Mais je demeurerai à Éphèse jusqu’à la Pentecôte ; ◊ 9 car une porte grande et efficace m’est ouverte, et il y a beaucoup d’adversaires.
◊ 10 Or, si Timothée vient, ayez soin qu’il soit sans crainte au milieu de vous, car il s’emploie à l’œuvre du Seigneur comme moi-même. ◊ 11 Que personne donc ne le méprise ; mais faites-lui la conduite en paix, afin qu’il vienne vers moi, car je l’attends avec les frères. ◊ 12 Or, pour ce qui est du frère Apollos, je l’ai beaucoup prié d’aller auprès de vous avec les frères, mais ce n’a pas été du tout sa volonté d’y aller maintenant ; mais il ira quand il trouvera l’occasion favorable. ◊ 13 Veillez, tenez ferme dans la foi ; soyez hommes, affermissez-vous. ◊ 14 Que toutes choses parmi vous se fassent dans l’amour.
◊ 15 Or je vous exhorte, frères — (vous connaissez la maison de Stéphanas, qu’elle est les prémices de l’Achaïe, et qu’ils se sont voués au service des saints,) ◊ 16 — à vous soumettre, vous aussi, à de tels hommes et à quiconque coopère à l’œuvre et travaille. ◊ 17 Or je me réjouis de la venue de Stéphanas, et de Fortunat, et d’Achaïque, parce qu’ils ont suppléé à ce qui a manqué de votre part ; ◊ 18 car ils ont récréé mon esprit et le vôtre : reconnaissez donc de tels hommes.
◊ 19 Les assemblées de l’Asie vous saluent. Aquilas et Priscilla, avec l’assemblée qui [se réunit] dans leur maison, vous saluent affectueusement dans le Seigneur. ◊ 20 Tous les frères vous saluent. Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. ◊ 21 La salutation, de la propre main de moi, Paul. ◊ 22 — Si quelqu’un n’aime pas le seigneur [Jésus Christ], qu’il soit anathème, Maranatha ! ◊ 23 Que la grâce du Seigneur Jésus Christ soit avec vous ! ◊ 24 Mon amour est avec vous tous dans le christ Jésus. Amen.
1 Rois
18 ◊ 1 * Et il arriva, après bien des jours, que la parole de l’Éternel vint à Élie, la troisième année, disant : Va, montre-toi à Achab, et je donnerai de la pluie sur la face de la terre. ◊ 2 Et Élie s’en alla pour se montrer à Achab.
Et la famine était forte à Samarie. ◊ 3 Et Achab appela Abdias qui était [préposé] sur sa maison ; (et Abdias craignait beaucoup l’Éternel. ◊ 4 Et il était arrivé, quand Jézabel exterminait les prophètes de l’Éternel, qu’Abdias avait pris cent prophètes et les avait cachés par cinquante hommes dans une caverne, et les avait nourris de pain et d’eau.) ◊ 5 Et Achab dit à Abdias : Va dans le pays, à toutes les sources d’eaux, et à tous les torrents ; peut-être trouverons-nous de l’herbage, et nous conserverons la vie aux chevaux et aux mulets, et nous ne serons pas obligés de détruire de [nos] bêtes. ◊ 6 Et ils se partagèrent le pays pour le parcourir. Achab s’en alla seul par un chemin, et Abdias alla seul par un autre chemin.
◊ 7 Et comme Abdias était en chemin, voici, Élie le rencontra ; et il le reconnut, et tomba sur sa face, et dit : Est-ce bien toi, mon seigneur Élie ? ◊ 8 Et il lui dit : [C’est] moi ; va, dis à ton seigneur : Voici Élie ! ◊ 9 Et il dit : Quel péché ai-je commis, que tu livres ton serviteur en la main d’Achab, pour me faire mourir ? ◊ 10 L’Éternel, ton Dieu, est vivant, s’il y a nation ou royaume où mon seigneur n’ait pas envoyé pour te chercher ! Et quand ils disaient : Il n’est pas [ici], il faisait jurer le royaume ou la nation qu’on ne t’avait pas trouvé. ◊ 11 Et maintenant, tu dis : Va, dis à ton seigneur : Voici Élie ! ◊ 12 Et il arrivera, dès que je m’en irai d’auprès de toi, que l’Esprit de l’Éternel te portera je ne sais où ; et je serai venu informer Achab, et il ne te trouvera pas, et il me tuera. Et ton serviteur craint l’Éternel dès sa jeunesse. ◊ 13 N’a-t-on pas rapporté à mon seigneur ce que j’ai fait quand Jézabel tuait les prophètes de l’Éternel, comment j’ai caché cent hommes des prophètes de l’Éternel, par cinquante hommes dans une caverne, et je les ai nourris de pain et d’eau ? ◊ 14 Et maintenant tu dis : Va, dis à ton seigneur : Voici Élie ! Et il me tuera. ◊ 15 Et Élie dit : L’Éternel des armées, devant qui je me tiens, est vivant, qu’aujourd’hui je me montrerai à lui. ◊ 16 Et Abdias s’en alla à la rencontre d’Achab, et le lui rapporta.
Et Achab alla à la rencontre d’Élie. ◊ 17 Et il arriva que, quand Achab vit Élie, Achab lui dit : Est-ce bien toi, — celui qui trouble Israël ? ◊ 18 Et il dit : Je ne trouble pas Israël, mais c’est toi et la maison de ton père, parce que vous avez abandonné les commandements de l’Éternel et que tu as marché après les Baals. ◊ 19 Et maintenant, envoie, rassemble vers moi tout Israël, à la montagne du Carmel, et les quatre cent cinquante prophètes de Baal et les quatre cents prophètes des ashères, qui mangent à la table de Jézabel. ◊ 20 Et Achab envoya à tous les fils d’Israël, et rassembla les prophètes à la montagne du Carmel.
◊ 21 Et Élie s’approcha de tout le peuple, et dit : Combien de temps hésiterez-vous entre les deux côtés ? Si l’Éternel est Dieu, suivez-le ; et si c’est Baal, suivez-le ! Et le peuple ne lui répondit mot.
◊ 22 Et Élie dit au peuple : Je reste, moi seul, prophète de l’Éternel, et les prophètes de Baal sont quatre cent cinquante hommes. ◊ 23 Qu’on nous donne deux taureaux ; et qu’ils choisissent pour eux l’un des taureaux, et qu’ils le dépècent, et qu’ils le placent sur le bois, et qu’ils n’y mettent pas de feu ; et moi j’offrirai l’autre taureau, et je le placerai sur le bois, et je n’y mettrai pas de feu. ◊ 24 Et vous invoquerez le nom de votre dieu, et moi j’invoquerai le nom de l’Éternel, et le dieu qui répondra par le feu, lui, sera Dieu. Et tout le peuple répondit et dit : La parole est bonne.
◊ 25 Et Élie dit aux prophètes de Baal : Choisissez pour vous l’un des taureaux, et offrez les premiers, car vous êtes nombreux, et invoquez le nom de votre dieu, et ne mettez pas de feu. ◊ 26 Et ils prirent le taureau qu’on leur avait donné, et l’offrirent, et invoquèrent le nom de Baal depuis le matin jusqu’à midi, disant : Ô Baal, réponds-nous ! Mais il n’y eut pas de voix, ni personne qui répondît. Et ils sautaient autour de l’autel qu’on avait fait. ◊ 27 Et il arriva qu’à midi Élie se moqua d’eux, et dit : Criez à haute voix, car il est un dieu ; car il médite, ou il est allé à l’écart, ou il est en voyage ; peut-être qu’il dort, et il se réveillera ! ◊ 28 Et ils crièrent à haute voix, et se firent des incisions, selon leur coutume, avec des épées et des piques, jusqu’à faire couler le sang sur eux. ◊ 29 Et il arriva, quand midi fut passé, qu’ils prophétisèrent jusqu’à [l’heure] où l’on offre le gâteau ; et il n’y eut pas de voix, et personne qui répondît, et personne qui fît attention.
◊ 30 Alors Élie dit à tout le peuple : Approchez-vous de moi. Et tout le peuple s’approcha de lui. Et il répara l’autel de l’Éternel, qui avait été renversé. ◊ 31 Et Élie prit douze pierres, selon le nombre des tribus des fils de Jacob, auquel vint la parole de l’Éternel, disant : Israël sera ton nom ; ◊ 32 et il bâtit avec les pierres un autel au nom de l’Éternel, et fit autour de l’autel un fossé de la capacité de deux mesures de semence ; ◊ 33 et il arrangea le bois, et dépeça le taureau, et le plaça sur le bois. ◊ 34 Et il dit : Remplissez d’eau quatre cruches, et versez-les sur l’holocauste et sur le bois. Et il dit : Faites-le une seconde fois ; et ils le firent une seconde fois. Et il dit : Faites-le une troisième fois ; et ils le firent une troisième fois. ◊ 35 Et l’eau coula autour de l’autel ; et il remplit d’eau aussi le fossé. ◊ 36 Et il arriva, à [l’heure] où l’on offre le gâteau, qu’Élie, le prophète, s’approcha, et dit : Éternel, Dieu d’Abraham, d’Isaac, et d’Israël, qu’il soit connu aujourd’hui que toi tu es Dieu en Israël, et que moi je suis ton serviteur, et que c’est par ta parole que j’ai fait toutes ces choses. ◊ 37 Réponds-moi, Éternel, réponds-moi, et que ce peuple sache que toi, Éternel, tu es Dieu, et que tu as ramené leur cœur. ◊ 38 Et le feu de l’Éternel tomba, et consuma l’holocauste, et le bois, et les pierres, et la poussière, et lécha l’eau qui était dans le fossé. ◊ 39 Et tout le peuple le vit ; et ils tombèrent sur leurs faces, et dirent : L’Éternel, c’est lui qui est Dieu ! L’Éternel, c’est lui qui est Dieu !
◊ 40 Et Élie leur dit : Saisissez les prophètes de Baal, que pas un d’entre eux n’échappe ! Et ils les saisirent ; et Élie les fit descendre au torrent de Kison, et les égorgea là.
◊ 41 Et Élie dit à Achab : Monte, mange et bois, car il y a un bruit d’une abondance de pluie. ◊ 42 Et Achab monta pour manger et pour boire. Et Élie monta au sommet du Carmel, et il se courba jusqu’à terre, et mit sa face entre ses genoux. ◊ 43 Et il dit à son jeune homme : Monte, je te prie ; regarde du côté de l’ouest. Et il monta, et regarda, et il dit : Il n’y a rien. Et il dit : Retournes-y sept fois. ◊ 44 Et il arriva qu’à la septième fois, il dit : Voici un petit nuage, comme la main d’un homme, qui s’élève de la mer. Et il dit : Lève-toi, dis à Achab : Attelle, et descends, afin que la pluie ne t’arrête pas. ◊ 45 Et il arriva, en attendant, que les cieux devinrent noirs par d’épais nuages accompagnés de vent, et il y eut une forte pluie ; et Achab monta dans son char et s’en alla à Jizreël. ◊ 46 Et la main de l’Éternel fut sur Élie, et il ceignit ses reins, et courut devant Achab jusque là où tu arrives à Jizreël.
Esther
6 ◊ 1 * Cette nuit-là le sommeil fuyait le roi, et il ordonna d’apporter le livre d’annales des chroniques, et on les lut devant le roi ; ◊ 2 et on y trouva écrit que Mardochée avait fait connaître, à l’égard de Bigthan et de Théresh, les deux eunuques du roi, gardiens du seuil, qu’ils avaient cherché à porter la main sur le roi Assuérus. ◊ 3 Et le roi dit : Quel honneur et quelle distinction a-t-on conférés à Mardochée, à cause de cela ? Et les serviteurs du roi qui le servaient, dirent : On n’a rien fait pour lui. ◊ 4 Et le roi dit : Qui est dans la cour ? Or Haman était venu dans la cour extérieure de la maison du roi, pour dire au roi de faire pendre Mardochée au bois qu’il avait dressé pour lui. ◊ 5 Et les serviteurs du roi lui dirent : Voici Haman, qui se tient dans la cour. ◊ 6 Et le roi dit : Qu’il entre. Et Haman entra. Et le roi lui dit : Que faut-il faire à l’homme que le roi se plaît à honorer ? Et Haman pensa dans son cœur : À quel autre qu’à moi plairait-il au roi de faire honneur ? ◊ 7 Et Haman dit au roi : Quant à l’homme que le roi se plaît à honorer, ◊ 8 qu’on apporte le vêtement royal dont le roi se revêt, et le cheval que le roi monte, et sur la tête duquel on met la couronne royale ; ◊ 9 et que le vêtement et le cheval soient remis aux mains d’un des princes du roi les plus illustres ; et qu’on revête l’homme que le roi se plaît à honorer, et qu’on le promène par les rues de la ville, monté sur le cheval, et qu’on crie devant lui : C’est ainsi qu’on fait à l’homme que le roi se plaît à honorer.
◊ 10 Et le roi dit à Haman : Hâte-toi, prends le vêtement et le cheval, comme tu l’as dit, et fais ainsi à Mardochée, le Juif, qui est assis à la porte du roi. N’omets rien de tout ce que tu as dit. ◊ 11 Et Haman prit le vêtement et le cheval, et revêtit Mardochée et le promena à cheval par les rues de la ville, et il criait devant lui : C’est ainsi qu’on fait à l’homme que le roi se plaît à honorer ! ◊ 12 Et Mardochée revint à la porte du roi. Et Haman se rendit en hâte à sa maison, triste et la tête couverte. ◊ 13 Et Haman raconta à Zéresh, sa femme, et à tous ses amis, tout ce qui lui était arrivé. Et ses sages et Zéresh, sa femme, lui dirent : Si Mardochée devant lequel tu as commencé de tomber est de la race des Juifs, tu ne l’emporteras pas sur lui, mais tu tomberas certainement devant lui. ◊ 14 Comme ils parlaient encore avec lui, les eunuques du roi s’approchèrent et se hâtèrent de conduire Haman au festin qu’Esther avait préparé.
7 ◊ 1 Et le roi et Haman vinrent pour boire avec la reine Esther. ◊ 2 Et le roi dit à Esther, le second jour aussi, pendant qu’on buvait le vin : Quelle est ta demande, reine Esther ? et elle te sera accordée. Et quelle est ta requête ? [Quand ce serait] jusqu’à la moitié du royaume, ce sera fait. ◊ 3 Et la reine Esther répondit et dit : Si j’ai trouvé faveur à tes yeux, ô roi, et si le roi le trouve bon, qu’à ma demande il m’accorde ma vie, et mon peuple à ma requête ! ◊ 4 Car nous sommes vendus, moi et mon peuple, pour être détruits [et] tués, et pour périr. Or si nous avions été vendus pour être serviteurs et servantes, j’aurais gardé le silence, bien que l’ennemi ne pût compenser le dommage fait au roi. ◊ 5 Et le roi Assuérus parla et dit à la reine Esther : Qui est-il, et où est-il, celui que son cœur a rempli [de la pensée] de faire ainsi ? ◊ 6 Et Esther dit : L’adversaire et l’ennemi, c’est ce méchant Haman. Et Haman fut terrifié devant le roi et la reine. ◊ 7 Et le roi, dans sa fureur, se leva du festin, [et s’en alla] dans le jardin du palais. Et Haman resta pour faire requête pour sa vie auprès de la reine Esther ; car il voyait que son malheur était décidé de la part du roi. ◊ 8 Et le roi revint du jardin du palais dans la maison du festin. Et Haman était tombé sur le divan sur lequel était Esther. Et le roi dit : Veut-il encore faire violence à la reine, chez moi, dans la maison ? La parole sortit de la bouche du roi, et on couvrit la face d’Haman. ◊ 9 Et Harbona, l’un des eunuques, dit devant le roi : Voici, le bois, haut de cinquante coudées, qu’Haman avait préparé pour Mardochée, qui a parlé pour le bien du roi, est dressé dans la maison d’Haman. Et le roi dit : Qu’on l’y pende ! ◊ 10 Et on pendit Haman au bois qu’il avait dressé pour Mardochée. Et la colère du roi s’apaisa.
Psaumes
Cantique des degrés. De David.
124 ◊ 1 N’eût été l’Éternel, qui a été pour nous, — qu’Israël le dise,
◊ 2 N’eût été l’Éternel, qui a été pour nous quand les hommes se sont élevés contre nous, —
◊ 3 Alors ils nous eussent engloutis vivants, quand leur colère s’enflammait contre nous ;
◊ 4 Alors les eaux nous eussent submergés, un torrent eût passé sur notre âme ;
◊ 5 Alors les eaux orgueilleuses eussent passé sur notre âme.
◊ 6 Béni soit l’Éternel, qui ne nous a pas livrés en proie à leurs dents !
◊ 7 Notre âme est échappée comme un oiseau du piège des oiseleurs : le piège s’est rompu, et nous sommes échappés.
◊ 8 Notre secours est dans le nom de l’Éternel, qui a fait les cieux et la terre.
Actes
12 ◊ 1 Or vers ce temps-là, le roi Hérode mit les mains sur quelques-uns de ceux de l’assemblée pour les maltraiter, ◊ 2 et il fit mourir par l’épée Jacques, le frère de Jean. ◊ 3 Et voyant que cela était agréable aux Juifs, il continua, en faisant prendre aussi Pierre ; (or c’étaient les jours des pains sans levain ;) ◊ 4 et quand il l’eut fait prendre, il le mit en prison, et le livra à quatre bandes de quatre soldats chacune pour le garder, voulant, après la Pâque, le produire devant le peuple. ◊ 5 Pierre donc était gardé dans la prison ; mais l’assemblée faisait d’instantes prières à Dieu pour lui. ◊ 6 Mais lorsque Hérode allait le produire, cette nuit-là, Pierre dormait entre deux soldats, lié de deux chaînes ; et des gardes, devant la porte, gardaient la prison. ◊ 7 Et voici, un ange du *Seigneur survint, et une lumière resplendit dans la prison ; et frappant le côté de Pierre, il le réveilla, disant : Lève-toi promptement. Et les chaînes tombèrent de ses mains. ◊ 8 Et l’ange lui dit : Ceins-toi et chausse tes sandales. Et il fit ainsi. Et il lui dit : Jette ton vêtement sur toi et suis-moi. ◊ 9 Et sortant, il le suivit ; et il ne savait pas que ce qui se faisait par l’ange était réel, mais il croyait voir une vision. ◊ 10 Et ayant passé la première et la seconde garde, ils vinrent à la porte de fer qui conduit à la ville, et elle s’ouvrit à eux d’elle-même ; et, étant sortis, ils allèrent jusqu’au bout d’une rue ; et aussitôt l’ange se retira d’avec lui. ◊ 11 Et Pierre, étant revenu à lui, dit : Je connais à présent certainement que le Seigneur a envoyé son ange, et m’a délivré de la main d’Hérode et de toute l’attente du peuple des Juifs. ◊ 12 Et s’étant reconnu, il se rendit à la maison de Marie, mère de Jean surnommé Marc, où plusieurs étaient assemblés et priaient. ◊ 13 Et comme il heurtait à la porte du vestibule, une servante nommée Rhode vint pour écouter ; ◊ 14 et reconnaissant la voix de Pierre, de joie elle n’ouvrit point le vestibule ; mais étant rentrée en courant, elle rapporta que Pierre se tenait devant le vestibule. ◊ 15 Et ils lui dirent : Tu es folle. Mais elle affirmait qu’il en était ainsi. Et ils disaient : C’est son ange. ◊ 16 Mais Pierre continuait à heurter ; et quand ils eurent ouvert, ils le virent et furent hors d’eux. ◊ 17 Et leur ayant fait signe de la main de se taire, il leur raconta comment le Seigneur l’avait fait sortir de la prison ; et il dit : Rapportez ces choses à Jacques et aux frères. Et sortant, il s’en alla en un autre lieu.
◊ 18 Mais le jour étant venu, il y eut un grand trouble parmi les soldats au sujet de ce que Pierre était donc devenu. ◊ 19 Et Hérode, l’ayant cherché et ne l’ayant pas trouvé, fit subir un interrogatoire aux gardes et donna ordre qu’ils fussent emmenés au supplice. Et descendant de la Judée à Césarée, il y séjourna. ◊ 20 Or il était très irrité contre les Tyriens et les Sidoniens ; mais ils vinrent à lui d’un commun accord, et ayant gagné Blaste le chambellan du roi, ils demandèrent la paix, parce que leur pays était nourri par celui du roi. ◊ 21 Et, à un jour marqué, Hérode, revêtu d’une robe royale et assis sur une estrade, les haranguait. ◊ 22 Et le peuple s’écriait : Voix d’un dieu et non pas d’un homme ! ◊ 23 Et à l’instant un ange du *Seigneur le frappa, parce qu’il n’avait pas donné la gloire à Dieu ; et, étant rongé par les vers, il expira.
◊ 24 Mais la parole de Dieu croissait et se multipliait. ◊ 25 Et Barnabas et Saul, ayant accompli leur service, s’en retournèrent de Jérusalem, emmenant aussi avec eux Jean qui était surnommé Marc.
Osée
5 ◊ 1 * Écoutez ceci, sacrificateurs ; et sois attentive, maison d’Israël, et prête l’oreille, maison du roi, car c’est contre vous qu’est le jugement ; car vous avez été un piège à Mitspa, et un filet étendu sur le Thabor. ◊ 2 Ils se sont enfoncés dans la corruption de l’apostasie, et moi, je les châtierai tous. ◊ 3 Je connais Éphraïm, et Israël ne m’est point caché ; car maintenant, Éphraïm, tu as commis la fornication ; Israël s’est souillé. ◊ 4 Leurs méfaits ne leur permettent pas de retourner à leur Dieu ; car l’esprit de fornication est au milieu d’eux et ils ne connaissent pas l’Éternel. ◊ 5 Et l’orgueil d’Israël témoigne en face contre lui ; et Israël et Éphraïm tomberont par leur iniquité ; Juda aussi tombera avec eux. ◊ 6 Avec leurs brebis et avec leurs bœufs, ils iront pour chercher l’Éternel, mais ils ne le trouveront pas : il s’est retiré d’eux. ◊ 7 Ils ont agi perfidement envers l’Éternel, car ils ont engendré des fils étrangers : maintenant, un mois les dévorera avec leurs biens.
◊ 8 Sonnez du cor en Guibha, de la trompette à Rama. Criez dans Beth-Aven : Derrière toi, Benjamin ! ◊ 9 Éphraïm sera une désolation au jour du châtiment : je fais savoir parmi les tribus d’Israël une chose certaine. ◊ 10 Les princes de Juda sont comme ceux qui reculent les bornes : je répandrai sur eux ma fureur comme de l’eau. ◊ 11 Éphraïm est opprimé, brisé par le jugement, parce que, selon sa propre volonté, il est allé après le commandement [de l’homme] ; ◊ 12 et moi, je serai comme une teigne pour Éphraïm, et comme de la vermoulure pour la maison de Juda.
◊ 13 Et Éphraïm a vu sa maladie, et Juda, sa plaie ; et Éphraïm s’en est allé en Assyrie et a envoyé vers le roi Jareb ; mais lui n’a pu vous guérir, et ne vous a pas ôté votre plaie. ◊ 14 Car je serai comme un lion à Éphraïm, et comme un jeune lion à la maison de Juda : moi, moi, je déchirerai, et je m’en irai ; j’emporterai, et il n’y aura personne qui délivre ! ◊ 15 Je m’en irai, je retournerai en mon lieu, jusqu’à ce qu’ils se reconnaissent coupables et recherchent ma face. Dans leur détresse, ils me chercheront dès le matin.
Psaumes
Cantique des degrés.
126 ◊ 1 Quand l’Éternel rétablit les captifs de Sion, nous étions comme ceux qui songent.
◊ 2 Alors notre bouche fut remplie de rire, et notre langue de chants de joie ; alors on dit parmi les nations : L’Éternel a fait de grandes choses pour ceux-ci !
◊ 3 L’Éternel a fait de grandes choses pour nous ; nous en avons été réjouis.
◊ 4 * Ô Éternel ! rétablis nos captifs, comme les ruisseaux dans le midi !
◊ 5 Ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec chant de joie.
◊ 6 Il va en pleurant, portant la semence qu’il répand ; il revient avec chant de joie, portant ses gerbes.
Actes
15 ◊ 1 Et quelques-uns, étant descendus de Judée, enseignaient les frères [disant] : Si vous n’avez pas été circoncis selon l’usage de Moïse, vous ne pouvez être sauvés. ◊ 2 Une contestation s’étant donc élevée et une grande dispute, entre Paul et Barnabas et eux, ils résolurent que Paul et Barnabas et quelques autres d’entre eux monteraient à Jérusalem vers les apôtres et les anciens pour cette question. ◊ 3 Eux donc, ayant été accompagnés par l’assemblée, traversèrent la Phénicie et la Samarie, racontant la conversion des nations ; et ils causèrent une grande joie à tous les frères. ◊ 4 Et étant arrivés à Jérusalem, ils furent reçus par l’assemblée et les apôtres et les anciens ; et ils racontèrent toutes les choses que Dieu avait faites avec eux. ◊ 5 Et quelques-uns de la secte des pharisiens, qui avaient cru, s’élevèrent, disant qu’il faut les circoncire et leur enjoindre de garder la loi de Moïse.
◊ 6 Et les apôtres et les anciens s’assemblèrent pour examiner cette affaire. ◊ 7 Et une grande discussion ayant eu lieu, Pierre se leva et leur dit : Hommes frères, vous savez vous-mêmes que, dès les jours anciens, Dieu m’a choisi entre vous, afin que par ma bouche les nations ouïssent la parole de l’évangile, et qu’elles crussent. ◊ 8 Et Dieu qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage, leur ayant donné l’Esprit Saint comme à nous-mêmes ; ◊ 9 et il n’a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs cœurs par la foi. ◊ 10 Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter ? ◊ 11 Mais nous croyons être sauvés par la grâce du seigneur Jésus, de la même manière qu’eux aussi. ◊ 12 Et toute la multitude se tut ; et ils écoutaient Barnabas et Paul qui racontaient quels miracles et quels prodiges Dieu avait faits par leur moyen parmi les nations. ◊ 13 Et après qu’ils se furent tus, Jacques répondit, disant : Hommes frères, écoutez-moi : ◊ 14 Siméon a raconté comment Dieu a premièrement visité les nations pour en tirer un peuple pour son nom. ◊ 15 Et avec cela s’accordent les paroles des prophètes, selon qu’il est écrit : ◊ 16 « Après ces choses, je retournerai et je réédifierai le tabernacle de David, qui est tombé, et je réédifierai ses ruines et je le relèverai, ◊ 17 en sorte que le résidu des hommes recherche le *Seigneur, et toutes les nations sur lesquelles mon nom est réclamé, dit le *Seigneur, qui fait ces choses » ◊ 18 connues de tout temps. ◊ 19 C’est pourquoi moi, je suis d’avis de ne pas inquiéter ceux des nations qui se tournent vers Dieu, ◊ 20 mais de leur écrire qu’ils s’abstiennent des souillures des idoles, et de la fornication, et de ce qui est étouffé, et du sang ; ◊ 21 car Moïse, dès les générations anciennes, a dans chaque ville ceux qui le prêchent, étant lu dans les synagogues chaque sabbat.
◊ 22 Alors il sembla bon aux apôtres et aux anciens, avec toute l’assemblée, de choisir parmi eux des hommes, et de les envoyer à Antioche avec Paul et Barnabas : [savoir] Judas appelé Barsabbas, et Silas, hommes [d’entre ceux] qui tenaient la première place parmi les frères. ◊ 23 Et ils écrivirent par leur main en ces termes : Les apôtres et les anciens et les frères, aux frères d’entre les nations qui sont à Antioche et en Syrie et en Cilicie : Salut ! ◊ 24 Comme nous avons ouï dire que quelques-uns qui sont sortis d’entre nous, vous ont troublés par des discours, bouleversant vos âmes, [disant qu’il faut être circoncis et garder la loi], (auxquels nous n’avons donné aucun ordre,) ◊ 25 il nous a semblé bon, étant tous d’accord, de choisir parmi nous des hommes et de les envoyer vers vous avec nos bien-aimés Barnabas et Paul, ◊ 26 hommes qui ont exposé leurs vies pour le nom de notre seigneur Jésus Christ. ◊ 27 Nous avons donc envoyé Judas et Silas, qui vous annonceront de bouche les mêmes choses. ◊ 28 Car il a semblé bon au Saint Esprit et à nous de ne mettre sur vous aucun autre fardeau que ces choses-ci qui sont nécessaires : ◊ 29 qu’on s’abstienne des choses sacrifiées aux idoles, et du sang, et de ce qui est étouffé, et de la fornication. Si vous vous gardez de ces choses, vous ferez bien. Portez-vous bien.
◊ 30 Eux donc ayant été congédiés, vinrent à Antioche, et ayant assemblé la multitude, ils remirent la lettre. ◊ 31 Et l’ayant lue, ils se réjouirent de la consolation. ◊ 32 Et Judas et Silas qui eux aussi étaient prophètes, exhortèrent les frères par plusieurs discours et les fortifièrent. ◊ 33 Et après avoir séjourné là quelque temps, ils furent renvoyés en paix par les frères vers ceux qui les avaient envoyés. ◊ 35 Et Paul et Barnabas séjournèrent à Antioche, enseignant et annonçant, avec plusieurs autres aussi, la parole du Seigneur.
◊ 36 Et quelques jours après, Paul dit à Barnabas : Retournons maintenant visiter les frères par toutes les villes où nous avons annoncé la parole du Seigneur, [pour voir] comment ils vont. ◊ 37 Et Barnabas se proposait de prendre avec eux Jean aussi, appelé Marc. ◊ 38 Mais Paul trouvait bon de ne pas prendre avec eux un homme qui les avait abandonnés dès la Pamphylie et qui n’était pas allé à l’œuvre avec eux. ◊ 39 Il y eut donc [entre eux] de l’irritation, en sorte qu’ils se séparèrent l’un de l’autre, et que Barnabas, prenant Marc, fit voile pour Chypre. ◊ 40 Mais Paul, ayant fait choix pour lui de Silas, partit, après avoir été recommandé à la grâce du Seigneur par les frères. ◊ 41 Et il parcourait la Syrie et la Cilicie, fortifiant les assemblées.
Actes
16 ◊ 1 Et il arriva à Derbe et à Lystre. Et voici, il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d’une femme juive croyante, mais d’un père grec, ◊ 2 lequel avait un [bon] témoignage des frères qui étaient à Lystre et à Iconium. ◊ 3 Paul voulut que celui-ci allât avec lui, et l’ayant pris, il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là ; car tous, ils savaient que son père était Grec. ◊ 4 Et comme ils passaient par les villes, ils leur remirent pour les garder, les ordonnances établies par les apôtres et les anciens qui étaient à Jérusalem. ◊ 5 Les assemblées donc étaient affermies dans la foi et croissaient en nombre chaque jour.
◊ 6 Et ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie, ayant été empêchés par le Saint Esprit d’annoncer la parole en Asie ; ◊ 7 et étant venus jusqu’en Mysie, ils essayèrent de se rendre en Bithynie, mais l’Esprit de Jésus ne le leur permit pas. ◊ 8 Mais ayant passé par la Mysie, ils descendirent dans la Troade. ◊ 9 Et Paul vit de nuit une vision : un homme macédonien se tenait là, le priant et disant : Passe en Macédoine et aide-nous. ◊ 10 Et quand il eut vu la vision, aussitôt nous cherchâmes à partir pour la Macédoine, concluant que le Seigneur nous avait appelés à les évangéliser. ◊ 11 Quittant donc la Troade, nous fîmes voile, tirant droit sur Samothrace, et le lendemain à Néapolis, ◊ 12 et de là à Philippes, qui est la première ville du quartier de la Macédoine, [et] une colonie ; et nous séjournâmes quelques jours dans cette ville.
◊ 13 Et le jour du sabbat, nous sortîmes hors de la porte [et nous nous rendîmes] au bord du fleuve, où l’on avait coutume de faire la prière ; et, nous étant assis, nous parlions aux femmes qui étaient assemblées. ◊ 14 Et une femme nommée Lydie, marchande de pourpre de la ville de Thyatire, qui servait Dieu, écoutait ; et le Seigneur lui ouvrit le cœur pour qu’elle fût attentive aux choses que Paul disait. ◊ 15 Et après qu’elle eut été baptisée ainsi que sa maison, elle [nous] pria, disant : Si vous jugez que je suis fidèle au Seigneur, entrez dans ma maison, et demeurez-y. Et elle nous y contraignit.
◊ 16 Or il arriva que, comme nous allions à la prière, une servante qui avait un esprit de python et qui, en prophétisant, procurait à ses maîtres un grand gain, vint au-devant de nous. ◊ 17 Et marchant après Paul et nous, elle criait, disant : Ces hommes sont les esclaves du Dieu Très-haut, qui vous annoncent la voie du salut. ◊ 18 Et elle fit cela pendant plusieurs jours. Mais Paul, affligé, se retourna et dit à l’esprit : Je te commande au nom de Jésus Christ de sortir d’elle. Et à l’heure même il sortit. ◊ 19 Mais ses maîtres, voyant que l’espérance de leur gain s’en était allée, ayant saisi Paul et Silas les traînèrent dans la place publique devant les magistrats. ◊ 20 Et les ayant présentés aux préteurs, ils dirent : Ces hommes-ci, qui sont Juifs, mettent tout en trouble dans notre ville ◊ 21 et annoncent des coutumes qu’il ne nous est pas permis de recevoir ni de pratiquer, à nous qui sommes Romains. ◊ 22 Et la foule se souleva ensemble contre eux ; et les préteurs, leur ayant fait arracher leurs vêtements, donnèrent l’ordre de les fouetter. ◊ 23 Et leur ayant fait donner un grand nombre de coups, ils les jetèrent en prison, en commandant au geôlier de les garder sûrement. ◊ 24 Celui-ci, ayant reçu un tel ordre, les jeta dans la prison intérieure et fixa sûrement leurs pieds dans le bois. ◊ 25 Or sur le minuit, Paul et Silas, en priant, chantaient les louanges de Dieu ; et les prisonniers les écoutaient. ◊ 26 Et tout d’un coup il se fit un grand tremblement de terre, de sorte que les fondements de la prison furent ébranlés ; et au même instant toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous furent détachés. ◊ 27 Et le geôlier, s’étant éveillé et voyant les portes de la prison ouvertes, tira son épée et allait se tuer, croyant que les prisonniers s’étaient enfuis. ◊ 28 Mais Paul cria à haute voix, disant : Ne te fais point de mal, car nous sommes tous ici. ◊ 29 Et ayant demandé de la lumière, le geôlier s’élança dans [la prison], et tout tremblant il se jeta aux pieds de Paul et de Silas. ◊ 30 Et les ayant menés dehors, il dit : Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ? ◊ 31 Et ils dirent : Crois au seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta maison. ◊ 32 Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui étaient dans sa maison. ◊ 33 Et il les prit en cette même heure de la nuit, et lava leurs plaies ; et sur-le-champ il fut baptisé, lui et tous les siens. ◊ 34 Et il les fit monter dans sa maison, et fit dresser une table ; et croyant Dieu, il se réjouit avec toute sa maison.
◊ 35 Et le jour étant venu, les préteurs envoyèrent les licteurs, disant : Relâche ces hommes. ◊ 36 Et le geôlier rapporta ces paroles à Paul, [disant] : Les préteurs ont envoyé afin que vous soyez relâchés ; sortez donc maintenant, et allez-vous-en en paix. ◊ 37 Mais Paul leur dit : Après nous avoir fait battre publiquement, sans que nous fussions condamnés, nous qui sommes Romains, ils nous ont jetés en prison ; et maintenant ils nous mettent dehors en secret ! Non certes, mais qu’ils viennent eux-mêmes et qu’ils nous mènent dehors ! ◊ 38 Les licteurs rapportèrent ces paroles aux préteurs ; et ils eurent peur, ayant appris qu’ils étaient Romains. ◊ 39 Et ils vinrent et les prièrent [de se rendre à leur vœu], et les ayant menés dehors, leur demandèrent de sortir de la ville. ◊ 40 Et étant sortis de la prison, ils entrèrent chez Lydie ; et ayant vu les frères, ils les exhortèrent et partirent.
Psaumes
Au chef de musique. Psaume de David.
19 ◊ 1 Les cieux racontent la gloire de *Dieu, et l’étendue annonce l’ouvrage de ses mains.
◊ 2 Un jour en proclame la parole à l’autre jour, et une nuit la fait connaître à l’autre nuit.
◊ 3 Il n’y a point de langage, il n’y a point de paroles ; toutefois leur voix est entendue.
◊ 4 Leur cordeau s’étend par toute la terre, et leur langage jusqu’au bout du monde. En eux, il a mis une tente pour le soleil.
◊ 5 Il sort comme un époux de sa chambre nuptiale ; comme un homme vaillant, il se réjouit de courir sa carrière.
◊ 6 Sa sortie est d’un bout des cieux, et son tour jusqu’à l’autre bout ; et rien n’est caché à sa chaleur.
◊ 7 * La loi de l’Éternel est parfaite, restaurant l’âme ; les témoignages de l’Éternel sont sûrs, rendant sages les sots.
◊ 8 Les ordonnances de l’Éternel sont droites, réjouissant le cœur ; le commandement de l’Éternel est pur, illuminant les yeux.
◊ 9 La crainte de l’Éternel est pure, subsistant pour toujours ; les jugements de l’Éternel sont la vérité, justes tous ensemble.
◊ 10 Ils sont plus précieux que l’or et que beaucoup d’or fin, et plus doux que le miel et que ce qui distille des rayons de miel.
◊ 11 Aussi ton serviteur est instruit par eux ; il y a un grand salaire à les garder.
◊ 12 * Qui est-ce qui comprend ses erreurs ? Purifie-moi de mes [fautes] cachées.
◊ 13 Garde aussi ton serviteur des péchés commis avec fierté ; qu’ils ne dominent pas sur moi : alors je serai irréprochable, et je serai innocent de la grande transgression.
◊ 14 Que les paroles de ma bouche et la méditation de mon cœur soient agréables devant toi, ô Éternel, mon rocher et mon rédempteur !
Psaumes
Au chef de musique. De David.
14 ◊ 1 L’insensé a dit en son cœur : Il n’y a point de Dieu.
* Ils se sont corrompus, ils ont rendu abominables leurs actions ; il n’y a personne qui fasse le bien.
◊ 2 * L’Éternel a regardé des cieux sur les fils des hommes, pour voir s’il y a quelqu’un qui soit intelligent, qui recherche Dieu :
◊ 3 Ils se sont tous détournés, ils se sont tous ensemble corrompus ; il n’y a personne qui fasse le bien, non pas même un seul.
◊ 4 * Tous les ouvriers d’iniquité n’ont-ils aucune connaissance ? Ils dévorent mon peuple comme on mange du pain ; ils n’invoquent point l’Éternel.
◊ 5 Là, ils ont été saisis de frayeur ; car Dieu est au milieu de la génération juste.
◊ 6 Vous jetez l’opprobre sur le conseil de l’affligé, parce que l’Éternel était sa confiance.
◊ 7 * Oh ! si de Sion le salut d’Israël était venu ! Quand l’Éternel rétablira les captifs de son peuple, Jacob s’égayera, Israël se réjouira.
Psaumes
Cantique des degrés. De Salomon.
127 ◊ 1 Si l’Éternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent y travaillent en vain ; si l’Éternel ne garde la ville, celui qui la garde veille en vain ;
◊ 2 C’est en vain que vous vous levez matin, que vous vous couchez tard, que vous mangez le pain de douleurs. Ainsi, il donne le sommeil à son bien-aimé.
◊ 3 * Voici, les fils sont un héritage de l’Éternel, [et] le fruit du ventre est une récompense.
◊ 4 Comme des flèches dans la main d’un homme puissant, tels sont les fils de la jeunesse.
◊ 5 Bienheureux l’homme qui en a rempli son carquois ! Ils n’auront pas honte quand ils parleront avec des ennemis dans la porte.
Psaumes
Au chef de musique. Al-Tashkheth. De David. Mictam ; quand il fuyait devant Saül, dans la caverne.
57 ◊ 1 Use de grâce envers moi, ô Dieu ! use de grâce envers moi ; car en toi mon âme se réfugie, et sous l’ombre de tes ailes je me réfugie, jusqu’à ce que les calamités soient passées.
◊ 2 * Je crierai au Dieu Très-haut, à *Dieu qui mène [tout] à bonne fin pour moi.
◊ 3 Il a envoyé des cieux, et m’a sauvé ; il a couvert de honte celui qui veut m’engloutir. Sélah. Dieu a envoyé sa bonté et sa vérité.
◊ 4 Mon âme est au milieu de lions ; je suis couché parmi ceux qui soufflent des flammes, — les fils des hommes, dont les dents sont des lances et des flèches, et la langue une épée aiguë.
◊ 5 Élève-toi, ô Dieu ! au-dessus des cieux ; que ta gloire soit au-dessus de toute la terre !
◊ 6 * Ils ont préparé un filet pour mes pas, mon âme se courbait ; ils ont creusé devant moi une fosse, ils sont tombés dedans. Sélah.
◊ 7 * Mon cœur est affermi, ô Dieu ! mon cœur est affermi ; je chanterai et je psalmodierai.
◊ 8 Éveille-toi, mon âme ! Éveillez-vous, luth et harpe ! Je m’éveillerai à l’aube du jour.
◊ 9 Je te célébrerai parmi les peuples, ô Seigneur ! je chanterai tes louanges parmi les peuplades ;
◊ 10 Car ta bonté est grande jusqu’aux cieux, et ta vérité jusqu’aux nues.
◊ 11 * Élève-toi, ô Dieu ! au-dessus des cieux ; que ta gloire soit au-dessus de toute la terre !
Hébreux
10 ◊ 1 Car la loi, ayant l’ombre des biens à venir, non l’image même des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices que l’on offre continuellement chaque année, rendre parfaits ceux qui s’approchent. ◊ 2 Autrement n’eussent-ils pas cessé d’être offerts, puisque ceux qui rendent le culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de péchés ? ◊ 3 Mais il y a dans ces [sacrifices], chaque année, un acte remémoratif de péchés. ◊ 4 Car il est impossible que le sang de taureaux et de boucs ôte les péchés. ◊ 5 C’est pourquoi, en entrant dans le monde, il dit : « Tu n’as pas voulu de sacrifice ni d’offrande, mais tu m’as formé un corps. ◊ 6 Tu n’as pas pris plaisir aux holocaustes ni aux sacrifices pour le péché ; ◊ 7 alors j’ai dit : Voici, je viens, — il est écrit de moi dans le rouleau du livre — pour faire, ô Dieu, ta volonté ». ◊ 8 Ayant dit plus haut : « Tu n’as pas voulu de sacrifices, ni d’offrandes, ni d’holocaustes, ni de sacrifices pour le péché, et tu n’y as pas pris plaisir » — lesquels sont offerts selon la loi, ◊ 9 — alors il dit : « Voici, je viens pour faire ta volonté ». Il ôte le premier afin d’établir le second. ◊ 10 C’est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ [faite] une fois pour toutes. ◊ 11 — Et tout sacrificateur se tient debout chaque jour, faisant le service et offrant souvent les mêmes sacrifices qui ne peuvent jamais ôter les péchés ; ◊ 12 mais celui-ci, ayant offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis à perpétuité à la droite de Dieu, ◊ 13 attendant désormais « jusqu’à ce que ses ennemis soient mis pour marchepied de ses pieds ». ◊ 14 Car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés. ◊ 15 Et l’Esprit Saint aussi nous en rend témoignage ; car, après avoir dit : ◊ 16 « C’est ici l’alliance que j’établirai pour eux après ces jours-là, dit le *Seigneur : En mettant mes lois dans leurs cœurs, je les écrirai aussi sur leurs entendements », ◊ 17 [il dit] : « Et je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités ». ◊ 18 Or, là où il y a rémission de ces choses, il n’y a plus d’offrande pour le péché.
◊ 19 Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, ◊ 20 par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair, ◊ 21 et ayant un grand sacrificateur [établi] sur la maison de Dieu, ◊ 22 approchons-nous avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, [ayant] les cœurs par aspersion purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’eau pure. ◊ 23 Retenons la confession de notre espérance sans chanceler, car celui qui a promis est fidèle ; ◊ 24 et prenons garde l’un à l’autre pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres, ◊ 25 n’abandonnant pas le rassemblement de nous-mêmes, comme quelques-uns ont l’habitude [de faire], mais nous exhortant [l’un l’autre], et cela d’autant plus que vous voyez le jour approcher. ◊ 26 Car si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, ◊ 27 mais une certaine attente terrible de jugement et l’ardeur d’un feu qui va dévorer les adversaires. ◊ 28 Si quelqu’un a méprisé la loi de Moïse, il meurt sans miséricorde sur [la déposition de] deux ou [de] trois témoins : ◊ 29 d’une punition combien plus sévère pensez-vous que sera jugé digne celui qui a foulé aux pieds le Fils de Dieu, et qui a estimé profane le sang de l’alliance par lequel il avait été sanctifié, et qui a outragé l’Esprit de grâce ? ◊ 30 Car nous connaissons celui qui a dit : « À moi la vengeance ; moi je rendrai, dit le *Seigneur » ; et encore : « Le *Seigneur jugera son peuple ». ◊ 31 C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant !
◊ 32 Mais rappelez dans votre mémoire les jours précédents, dans lesquels, ayant été éclairés, vous avez enduré un grand combat de souffrances, ◊ 33 soit en ce que vous avez été offerts en spectacle par des opprobres et des afflictions, soit en ce que vous vous êtes associés à ceux qui ont été ainsi traités. ◊ 34 Car vous avez montré de la sympathie pour les prisonniers et vous avez accepté avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez pour vous-mêmes des biens meilleurs et permanents. ◊ 35 Ne rejetez donc pas loin votre confiance qui a une grande récompense. ◊ 36 Car vous avez besoin de patience, afin que, ayant fait la volonté de Dieu, vous receviez les choses promises. ◊ 37 Car encore très peu de temps, « et celui qui vient viendra, et il ne tardera pas. ◊ 38 Or le juste vivra de foi ; et : Si [quelqu’un] se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui ». ◊ 39 Mais pour nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour la perdition, mais de ceux qui croient pour la conservation de l’âme.
Jacques
3 ◊ 1 Ne soyez pas beaucoup de docteurs, mes frères, sachant que nous en recevrons un jugement plus sévère ; ◊ 2 car nous faillissons tous à plusieurs égards. Si quelqu’un ne faillit pas en paroles, celui-là est un homme parfait, capable de tenir aussi tout le corps en bride. ◊ 3 Voici, nous mettons les mors des chevaux dans leurs bouches, pour qu’ils nous obéissent, et nous dirigeons çà et là leur corps tout entier. ◊ 4 Voici, les navires aussi, qui sont si grands et qui sont poussés par des vents violents, sont dirigés çà et là par un très petit gouvernail, où que ce soit que le veuille l’impulsion de celui qui les gouverne. ◊ 5 Ainsi aussi la langue est un petit membre et elle se vante de grandes choses. Voici, un petit feu, quelle grande forêt allume-t-il ! ◊ 6 Et la langue est un feu. La langue, un monde d’iniquité, est établie parmi nos membres ; c’est elle qui souille tout le corps, et enflamme tout le cours de la nature, et est enflammée par la géhenne. ◊ 7 Car toute espèce de bêtes sauvages et d’oiseaux, de reptiles et d’animaux marins, se dompte et a été domptée par l’espèce humaine ; ◊ 8 mais pour la langue, aucun des hommes ne peut la dompter : c’est un mal désordonné, plein d’un venin mortel. ◊ 9 Par elle nous bénissons le Seigneur et Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à la ressemblance de Dieu ; ◊ 10 de la même bouche procède la bénédiction et la malédiction. Mes frères, il ne devrait pas en être ainsi. ◊ 11 Une fontaine fait-elle jaillir par une même ouverture le doux et l’amer ? ◊ 12 Mes frères, un figuier peut-il produire des olives, ou une vigne, des figues ? De l’eau salée ne peut pas non plus faire de l’eau douce.
◊ 13 Qui est sage et intelligent parmi vous ? Que par une bonne conduite il montre ses œuvres avec la douceur de la sagesse. ◊ 14 Mais si vous avez une jalousie amère et un esprit de querelle dans vos cœurs, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. ◊ 15 Ce n’est pas là la sagesse qui descend d’en haut, mais [une sagesse] terrestre, animale, diabolique. ◊ 16 Car où il y a de la jalousie et un esprit de querelle, là il y a du désordre et toute espèce de mauvaises actions. ◊ 17 Mais la sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite paisible, modérée, traitable, pleine de miséricorde et de bons fruits, sans partialité, sans hypocrisie. ◊ 18 Or le fruit de la justice, dans la paix, se sème pour ceux qui procurent la paix.
Josué
5 ◊ 1 * Et il arriva que, lorsque tous les rois des Amoréens qui étaient en deçà du Jourdain vers l’occident, et tous les rois des Cananéens qui étaient près de la mer, entendirent comment l’Éternel avait mis à sec les eaux du Jourdain devant les fils d’Israël, jusqu’à ce que nous fussions passés, leur cœur se fondit, et il n’y eut plus de courage en eux, à cause des fils d’Israël.
◊ 2 En ce temps-là, l’Éternel dit à Josué : Fais-toi des couteaux de pierre, et circoncis encore une fois les fils d’Israël. ◊ 3 Et Josué se fit des couteaux de pierre, et circoncit les fils d’Israël à la colline d’Araloth. ◊ 4 Et c’est ici la raison pour laquelle Josué [les] circoncit : tout le peuple qui était sorti d’Égypte, les mâles, tous les hommes de guerre, étaient morts dans le désert, en chemin, après être sortis d’Égypte ; ◊ 5 car tout le peuple qui était sorti avait bien été circoncis, mais de tout le peuple né dans le désert, en chemin, après être sorti d’Égypte, aucun n’avait été circoncis. ◊ 6 Car les fils d’Israël avaient marché dans le désert quarante ans, jusqu’à ce qu’eût péri toute la nation des hommes de guerre sortis d’Égypte, qui n’avaient pas écouté la voix de l’Éternel, auxquels l’Éternel avait juré de ne point leur faire voir le pays que l’Éternel avait juré à leurs pères de nous donner, pays ruisselant de lait et de miel. ◊ 7 Et il suscita leurs fils à leur place : ceux-là, Josué les circoncit, car ils étaient incirconcis, parce qu’on ne les avait pas circoncis en chemin. ◊ 8 Et il arriva que, lorsqu’on eut achevé de circoncire toute la nation, ils demeurèrent à leur place dans le camp, jusqu’à ce qu’ils fussent guéris. ◊ 9 Et l’Éternel dit à Josué : Aujourd’hui j’ai roulé de dessus vous l’opprobre de l’Égypte. Et on appela le nom de ce lieu-là Guilgal, jusqu’à ce jour.
◊ 10 Et les fils d’Israël campèrent à Guilgal ; et ils célébrèrent la Pâque, le quatorzième jour du mois, au soir, dans les plaines de Jéricho. ◊ 11 Et dès le lendemain de la Pâque, ils mangèrent du vieux blé du pays, des pains sans levain et du grain rôti, en ce même jour-là. ◊ 12 Et la manne cessa dès le lendemain, après qu’ils eurent mangé du vieux blé du pays ; et il n’y eut plus de manne pour les fils d’Israël ; et ils mangèrent du cru du pays de Canaan cette année-là.
◊ 13 Et il arriva, comme Josué était près de Jéricho, qu’il leva ses yeux et vit ; et voici, un homme se tenait debout devant lui, son épée nue dans sa main ; et Josué alla vers lui et lui dit : Es-tu pour nous, ou pour nos ennemis ? ◊ 14 Et il dit : Non, car c’est comme chef de l’armée de l’Éternel que je suis venu maintenant. Et Josué tomba sur sa face contre terre, et lui rendit hommage, et lui dit : Qu’est-ce que mon Seigneur dit à son serviteur ? ◊ 15 Et le chef de l’armée de l’Éternel dit à Josué : Ôte ta sandale de ton pied, car le lieu sur lequel tu te tiens est saint. Et Josué fit ainsi.
Ésaïe
8 ◊ 1 Et l’Éternel me dit : Prends-toi une grande plaque, et écris dessus avec un style d’homme : Maher-Shalal-Hash-Baz. ◊ 2 Et je me pris de fidèles témoins pour témoigner, Urie, le sacrificateur, et Zacharie, fils de Jebérékia. ◊ 3 Et je m’approchai de la prophétesse, et elle conçut, et enfanta un fils ; et l’Éternel me dit : Appelle son nom : Maher-Shalal-Hash-Baz ; ◊ 4 car avant que l’enfant sache crier : Mon père, et, Ma mère, on emportera la puissance de Damas et le butin de Samarie devant le roi d’Assyrie.
◊ 5 Et l’Éternel me parla encore, disant : ◊ 6 Parce que ce peuple rejette les eaux de Siloé qui vont doucement, et qu’il trouve son plaisir en Retsin et dans le fils de Remalia ; ◊ 7 à cause de cela, voici, le Seigneur fait monter sur eux les eaux du fleuve, fortes et grosses, le roi d’Assyrie et toute sa gloire ; et il montera sur tout son lit, et s’en ira par-dessus tous ses bords ; ◊ 8 et il traversera Juda, il débordera et passera outre, il atteindra jusqu’au cou ; et le déploiement de ses ailes remplira la largeur de ton pays, ô Emmanuel.
◊ 9 Associez-vous, peuples, et vous serez brisés ; et prêtez l’oreille, vous tous qui habitez au loin sur la terre ! Ceignez-vous, et vous serez brisés ! Ceignez-vous, et vous serez brisés ! ◊ 10 Prenez un conseil, et il n’aboutira à rien ; dites la parole, et elle n’aura pas d’effet : car *Dieu est avec nous. ◊ 11 Car ainsi m’a dit l’Éternel avec main forte, et il m’a averti de ne pas marcher dans le chemin de ce peuple, disant : ◊ 12 Ne dites pas conjuration, de tout ce dont ce peuple dira conjuration, et ne craignez pas leur crainte, et ne soyez pas effrayés ; ◊ 13 l’Éternel des armées, lui, sanctifiez-le, et que lui soit votre crainte, et lui, votre frayeur ; ◊ 14 et il sera pour sanctuaire, et pour pierre d’achoppement et rocher de trébuchement aux deux maisons d’Israël, pour piège et pour lacet aux habitants de Jérusalem. ◊ 15 Et beaucoup d’entre eux trébucheront, et tomberont, et seront brisés, et enlacés, et pris. ◊ 16 Lie le témoignage, scelle la loi parmi mes disciples. ◊ 17 Et je m’attendrai à l’Éternel qui cache sa face de la maison de Jacob, et je l’attendrai.
◊ 18 Voici, moi et les enfants que l’Éternel m’a donnés, nous sommes pour signes et pour prodiges en Israël de la part de l’Éternel des armées qui demeure en la montagne de Sion. ◊ 19 Et s’ils vous disent : Enquérez-vous des évocateurs d’esprits et des diseurs de bonne aventure, qui murmurent et qui chuchotent,… un peuple ne s’enquiert-il pas de son Dieu ? [ira-t-il] aux morts pour les vivants ? ◊ 20 À la loi et au témoignage ! S’ils ne parlent pas selon cette parole, il n’y a pas d’aurore pour lui.
◊ 21 Et il passera là, affligé et ayant faim ; et il arrivera que, lorsqu’il aura faim, il se dépitera, et maudira son roi et son Dieu ; ◊ 22 et il regardera en haut, et il fixera son regard sur la terre, et voici la détresse et les ténèbres, l’obscurité de l’angoisse ! et il est repoussé dans d’épaisses ténèbres.
1 Jean
1 ◊ 1 Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de la vie ◊ 2 (et la vie a été manifestée ; et nous avons vu, et nous déclarons, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée) ; ◊ 3 ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, afin que vous aussi vous ayez communion avec nous : or notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ. ◊ 4 Et nous vous écrivons ces choses, afin que votre joie soit accomplie.
◊ 5 Et c’est ici le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons, [savoir] que Dieu est lumière et qu’il n’y a en lui aucunes ténèbres.
◊ 6 Si nous disons que nous avons communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons et nous ne pratiquons pas la vérité ; ◊ 7 mais si nous marchons dans la lumière, comme lui-même est dans la lumière, nous avons communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché.
◊ 8 Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous.
◊ 9 Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité.
◊ 10 Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous le faisons menteur et sa parole n’est pas en nous.
Psaumes
Pour instruire. D’Asaph.
74 ◊ 1 Pourquoi, ô Dieu, [nous] as-tu rejetés pour toujours, [et] ta colère fume-t-elle contre le troupeau de ta pâture ?
◊ 2 Souviens-toi de ton assemblée, que tu as acquise autrefois, que tu as rachetée pour être la portion de ton héritage, — de la montagne de Sion, où tu as habité.
◊ 3 Élève tes pas vers les ruines perpétuelles ; l’ennemi a tout saccagé dans le lieu saint.
◊ 4 Tes adversaires rugissent au milieu des lieux assignés pour ton service ; ils ont mis leurs signes pour signes.
◊ 5 Un homme se faisait connaître quand il élevait la hache dans l’épaisseur de la forêt ;
◊ 6 Et maintenant, avec des cognées et des marteaux, ils brisent ses sculptures toutes ensemble.
◊ 7 Ils ont mis le feu à ton sanctuaire, ils ont profané par terre la demeure de ton nom ;
◊ 8 Ils ont dit en leur cœur : Détruisons-les tous ensemble. Ils ont brûlé tous les lieux assignés [pour le service] de *Dieu dans le pays.
◊ 9 Nous ne voyons plus nos signes ; il n’y a plus de prophète, et il n’y a personne avec nous qui sache jusques à quand.
◊ 10 Jusques à quand, ô Dieu ! l’adversaire dira-t-il des outrages ? L’ennemi méprisera-t-il ton nom à jamais ?
◊ 11 Pourquoi détournes-tu ta main, et ta droite ? [Tire-la] de ton sein : détruis !
◊ 12 * Et Dieu est d’ancienneté mon roi, opérant des délivrances au milieu de la terre.
◊ 13 Tu as fendu la mer par ta puissance, tu as brisé les têtes des monstres sur les eaux ;
◊ 14 Tu as écrasé les têtes du léviathan, tu l’as donné pour pâture au peuple, — aux bêtes du désert.
◊ 15 Tu as fait sortir la source et le torrent ; tu as séché les grosses rivières.
◊ 16 À toi est le jour, à toi aussi la nuit ; toi tu as établi la lune et le soleil.
◊ 17 Tu as posé toutes les bornes de la terre ; l’été et l’hiver, c’est toi qui les as formés.
◊ 18 * Souviens-toi de ceci, que l’ennemi a outragé l’Éternel ! et qu’un peuple insensé a méprisé ton nom.
◊ 19 Ne livre pas à la bête sauvage l’âme de ta tourterelle ; n’oublie pas à jamais la troupe de tes affligés.
◊ 20 Regarde à l’alliance ! Car les lieux ténébreux de la terre sont pleins d’habitations de violence.
◊ 21 Que l’opprimé ne s’en retourne pas confus ; que l’affligé et le pauvre louent ton nom.
◊ 22 * Lève-toi, ô Dieu ! plaide ta cause, souviens-toi des outrages que te fait tous les jours l’insensé.
◊ 23 N’oublie pas la voix de tes adversaires : le tumulte de ceux qui s’élèvent contre toi monte continuellement.
Matthieu
24 ◊ 1 Et Jésus sortit et s’en alla du temple ; et ses disciples s’approchèrent pour lui montrer les bâtiments du temple. ◊ 2 Et lui, répondant, leur dit : Ne voyez-vous pas toutes ces choses ? En vérité, je vous dis : Il ne sera point laissé ici pierre sur pierre qui ne soit jetée à bas. ◊ 3 Et comme il était assis sur la montagne des Oliviers, les disciples vinrent à lui en particulier, disant : Dis-nous quand ces choses auront lieu, et quel sera le signe de ta venue et de la consommation du siècle. ◊ 4 Et Jésus, répondant, leur dit : Prenez garde que personne ne vous séduise ; ◊ 5 car plusieurs viendront en mon nom, disant : Moi, je suis le Christ ; et ils en séduiront plusieurs. ◊ 6 Et vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres ; prenez garde que vous ne soyez troublés, car il faut que tout arrive ; mais la fin n’est pas encore. ◊ 7 Car nation s’élèvera contre nation, et royaume contre royaume ; et il y aura des famines, et des pestes, et des tremblements de terre en divers lieux. ◊ 8 Mais toutes ces choses sont un commencement de douleurs. ◊ 9 Alors ils vous livreront pour être affligés, et ils vous feront mourir ; et vous serez haïs de toutes les nations à cause de mon nom. ◊ 10 Et alors plusieurs seront scandalisés, et se livreront l’un l’autre, et se haïront l’un l’autre ; ◊ 11 et plusieurs faux prophètes s’élèveront et en séduiront plusieurs : ◊ 12 et parce que l’iniquité prévaudra, l’amour de plusieurs sera refroidi ; ◊ 13 mais celui qui persévérera jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. ◊ 14 Et cet évangile du royaume sera prêché dans la terre habitée tout entière, en témoignage à toutes les nations ; et alors viendra la fin.
◊ 15 Quand donc vous verrez l’abomination de la désolation, dont il a été parlé par Daniel le prophète, établie dans [le] lieu saint (que celui qui lit comprenne), ◊ 16 alors que ceux qui sont en Judée s’enfuient dans les montagnes ; ◊ 17 que celui qui est sur le toit ne descende pas pour emporter ses effets hors de sa maison ; ◊ 18 et que celui qui est aux champs ne retourne pas en arrière pour emporter son vêtement. ◊ 19 Mais malheur à celles qui sont enceintes et à celles qui allaitent en ces jours-là ! ◊ 20 Et priez que votre fuite n’ait pas lieu en hiver, ni un jour de sabbat ; ◊ 21 car alors il y aura une grande tribulation, telle qu’il n’y en a point eu depuis le commencement du monde jusqu’à maintenant, et qu’il n’y en aura jamais. ◊ 22 Et si ces jours-là n’eussent été abrégés, nulle chair n’eût été sauvée ; mais, à cause des élus, ces jours-là seront abrégés. ◊ 23 Alors, si quelqu’un vous dit : Voici, le Christ est ici, ou : Il est là, ne le croyez pas. ◊ 24 Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes ; et ils montreront de grands signes et des prodiges, de manière à séduire, si possible, même les élus. ◊ 25 Voici, je vous l’ai dit à l’avance. ◊ 26 Si donc on vous dit : Voici, il est au désert, ne sortez pas ; voici, il est dans les chambres intérieures, ne le croyez pas. ◊ 27 Car comme l’éclair sort de l’orient et apparaît jusqu’à l’occident, ainsi sera la venue du fils de l’homme. ◊ 28 Car, où que soit le corps mort, là s’assembleront les aigles.
◊ 29 Et aussitôt après la tribulation de ces jours-là, le soleil sera obscurci, et la lune ne donnera pas sa lumière, et les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées. ◊ 30 Et alors paraîtra le signe du fils de l’homme dans le ciel : et alors toutes les tribus de la terre se lamenteront et verront le fils de l’homme venant sur les nuées du ciel, avec puissance et une grande gloire. ◊ 31 Et il enverra ses anges avec un grand son de trompette ; et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis l’un des bouts du ciel jusqu’à l’autre bout.
◊ 32 Mais apprenez du figuier la parabole [qu’il vous offre] : Quand déjà son rameau est tendre et qu’il pousse des feuilles, vous connaissez que l’été est proche. ◊ 33 De même aussi vous, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que cela est proche, à la porte. ◊ 34 En vérité, je vous dis : Cette génération ne passera point que toutes ces choses ne soient arrivées. ◊ 35 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. ◊ 36 Mais, quant à ce jour-là et à l’heure, personne n’en a connaissance, pas même les anges des cieux, si ce n’est mon Père seul. ◊ 37 Mais comme ont été les jours de Noé, ainsi sera aussi la venue du fils de l’homme. ◊ 38 Car, comme dans les jours avant le déluge on mangeait et on buvait, on se mariait et on donnait en mariage, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche, ◊ 39 et ils ne connurent rien, jusqu’à ce que le déluge vint et les emporta tous, ainsi sera aussi la venue du fils de l’homme. ◊ 40 Alors deux hommes seront au champ, l’un sera pris et l’autre laissé ; ◊ 41 deux femmes moudront à la meule, l’une sera prise et l’autre laissée. ◊ 42 Veillez donc ; car vous ne savez pas à quelle heure votre Seigneur vient. ◊ 43 Mais sachez ceci, que si le maître de la maison eût su à quelle veille le voleur devait venir, il eût veillé, et n’eût pas laissé percer sa maison. ◊ 44 C’est pourquoi, vous aussi, soyez prêts ; car, à l’heure que vous ne pensez pas, le fils de l’homme vient. ◊ 45 Qui donc est l’esclave fidèle et prudent, que son maître a établi sur les domestiques de sa maison pour leur donner leur nourriture au temps convenable ? ◊ 46 Bienheureux est cet esclave-là que son maître, lorsqu’il viendra, trouvera faisant ainsi. ◊ 47 En vérité, je vous dis qu’il l’établira sur tous ses biens. ◊ 48 Mais si ce méchant esclave-là dit en son cœur : Mon maître tarde à venir, ◊ 49 et qu’il se mette à battre ceux qui sont esclaves avec lui, et qu’il mange et boive avec les ivrognes, ◊ 50 le maître de cet esclave-là viendra en un jour qu’il n’attend pas, et à une heure qu’il ne sait pas, ◊ 51 et il le coupera en deux et lui donnera sa part avec les hypocrites : là seront les pleurs et les grincements de dents.
Jacques
5 ◊ 1 À vous maintenant, riches ! Pleurez en poussant des cris, à cause des misères qui vont venir sur vous. ◊ 2 Vos richesses sont pourries et vos vêtements sont rongés par les vers ; ◊ 3 votre or et votre argent sont rouillés, et leur rouille sera en témoignage contre vous et dévorera votre chair comme le feu : vous avez amassé un trésor dans les derniers jours. ◊ 4 Voici, le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs et duquel ils ont été frustrés par vous, crie, et les cris de ceux qui ont moissonné sont parvenus aux oreilles du *Seigneur Sabaoth. ◊ 5 Vous avez vécu dans les délices sur la terre, et vous vous êtes livrés aux voluptés ; vous avez rassasié vos cœurs [comme] en un jour de sacrifice ; ◊ 6 vous avez condamné, vous avez mis à mort le juste : il ne vous résiste pas.
◊ 7 Usez donc de patience, frères, jusqu’à la venue du Seigneur. Voici, le laboureur attend le fruit précieux de la terre, prenant patience à son égard, jusqu’à ce qu’il reçoive les pluies de la première et de la dernière saison. ◊ 8 Vous aussi, usez de patience ; affermissez vos cœurs, car la venue du Seigneur est proche. ◊ 9 Ne murmurez pas les uns contre les autres, frères, afin que vous ne soyez pas jugés : voici, le juge se tient devant la porte. ◊ 10 Mes frères, prenez pour exemple de souffrance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du *Seigneur. ◊ 11 Voici, nous disons bienheureux ceux qui endurent [l’épreuve avec patience]. Vous avez ouï parler de la patience de Job, et vous avez vu la fin du *Seigneur, [savoir] que le *Seigneur est plein de compassion et miséricordieux.
◊ 12 Mais avant toutes choses, mes frères, ne jurez pas, ni par le ciel, ni par la terre, ni par aucun autre serment ; mais que votre oui soit oui, et votre non, non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement.
◊ 13 Quelqu’un parmi vous est-il maltraité, qu’il prie. Quelqu’un est-il joyeux, qu’il chante des cantiques. ◊ 14 Quelqu’un parmi vous est-il malade, qu’il appelle les anciens de l’assemblée, et qu’ils prient pour lui en l’oignant d’huile au nom du Seigneur ; ◊ 15 et la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné. ◊ 16 Confessez donc vos fautes l’un à l’autre, et priez l’un pour l’autre, en sorte que vous soyez guéris : la fervente supplication du juste peut beaucoup. ◊ 17 Élie était un homme ayant les mêmes passions que nous, et il pria avec instance qu’il ne plût pas, et il ne tomba pas de pluie sur la terre durant trois ans et six mois ; ◊ 18 et il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit.
◊ 19 Mes frères, si quelqu’un parmi vous s’égare de la vérité, et que quelqu’un le ramène, ◊ 20 qu’il sache que celui qui aura ramené un pécheur de l’égarement de son chemin, sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés.
Apocalypse
13 ◊ 1 et je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème. ◊ 2 Et la bête que je vis était semblable à un léopard, et ses pieds comme ceux d’un ours, et sa bouche comme la bouche d’un lion ; et le dragon lui donna sa puissance et son trône, et un grand pouvoir. ◊ 3 Et [je vis] l’une de ses têtes comme frappée à mort ; et sa plaie mortelle avait été guérie ; et la terre tout entière était dans l’admiration de la bête. ◊ 4 Et ils rendirent hommage au dragon, parce qu’il avait donné le pouvoir à la bête ; et ils rendirent hommage à la bête, disant : Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle ? ◊ 5 Et il lui fut donné une bouche qui proférait de grandes choses et des blasphèmes ; — et le pouvoir d’agir quarante-deux mois lui fut donné. ◊ 6 Et elle ouvrit sa bouche en blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom, et son habitation, et ceux qui habitent dans le ciel. ◊ 7 Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints et de les vaincre. Et il lui fut donné pouvoir sur toute tribu et peuple et langue et nation. ◊ 8 Et tous ceux qui habitent sur la terre, dont le nom n’a pas été écrit, dès la fondation du monde, dans le livre de vie de l’Agneau immolé, lui rendront hommage. ◊ 9 Si quelqu’un a des oreilles, qu’il écoute ! ◊ 10 Si quelqu’un [mène] en captivité, il ira en captivité ; si quelqu’un tue avec l’épée, il faut qu’il soit tué par l’épée. C’est ici la patience et la foi des saints.
◊ 11 Et je vis une autre bête montant de la terre ; et elle avait deux cornes semblables à un agneau ; et elle parlait comme un dragon. ◊ 12 Et elle exerce tout le pouvoir de la première bête devant elle, et fait que la terre et ceux qui habitent sur elle rendent hommage à la première bête dont la plaie mortelle avait été guérie. ◊ 13 Et elle fait de grands miracles, en sorte que même elle fait descendre le feu du ciel sur la terre, devant les hommes. ◊ 14 Et elle séduit ceux qui habitent sur la terre, à cause des miracles qu’il lui fut donné de faire devant la bête, disant à ceux qui habitent sur la terre de faire une image à la bête qui a la plaie de l’épée et qui a repris vie. ◊ 15 Et il lui fut donné de donner la respiration à l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât même, et qu’elle fît que tous ceux qui ne rendraient pas hommage à l’image de la bête fussent mis à mort. ◊ 16 Et elle fait qu’à tous, petits et grands, et riches et pauvres, et libres et esclaves, on leur donne une marque sur leur main droite ou sur leur front ; ◊ 17 et que personne ne peut acheter ou vendre, sinon celui qui a la marque, le nom de la bête, ou le nombre de son nom. ◊ 18 Ici est la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence compte le nombre de la bête, car c’est un nombre d’homme ; et son nombre est six cent soixante-six.
Matthieu
23 ◊ 1 Alors Jésus parla aux foules et à ses disciples, disant : ◊ 2 Les scribes et les pharisiens se sont assis dans la chaire de Moïse. ◊ 3 Toutes les choses donc qu’ils vous diront, faites-les et observez-les ; mais ne faites pas selon leurs œuvres, car ils disent et ne font pas ; ◊ 4 mais ils lient des fardeaux pesants et difficiles à porter, et les mettent sur les épaules des hommes, mais eux, ils ne veulent pas les remuer de leur doigt. ◊ 5 Et ils font toutes leurs œuvres pour être vus des hommes ; car ils élargissent leurs phylactères et donnent plus de largeur aux franges [de leurs vêtements], ◊ 6 et ils aiment la première place dans les repas et les premiers sièges dans les synagogues, ◊ 7 et les salutations dans les places publiques, et à être appelés par les hommes : Rabbi, Rabbi ! ◊ 8 Mais vous, ne soyez pas appelés : Rabbi ; car un seul est votre conducteur, [le Christ] ; et vous, vous êtes tous frères. ◊ 9 Et n’appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre père, celui qui est dans les cieux. ◊ 10 Ne soyez pas non plus appelés conducteurs ; car un seul est votre conducteur, le Christ. ◊ 11 Mais le plus grand de vous sera votre serviteur. ◊ 12 Et quiconque s’élèvera sera abaissé ; et quiconque s’abaissera sera élevé.
◊ 13 Mais malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! car vous fermez le royaume des cieux devant les hommes ; car vous n’entrez pas vous-mêmes, ni ne permettez à ceux qui entrent, d’entrer. ◊ 15 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! car vous parcourez la mer et la terre pour faire un prosélyte ; et quand il l’est devenu, vous le rendez fils de la géhenne deux fois plus que vous. ◊ 16 Malheur à vous, guides aveugles, qui dites : Quiconque aura juré par le temple, ce n’est rien ; mais quiconque aura juré par l’or du temple, est obligé. ◊ 17 Fous et aveugles ! car lequel est le plus grand, ou l’or, ou le temple qui sanctifie l’or ? ◊ 18 Et quiconque aura juré par l’autel, ce n’est rien ; mais quiconque aura juré par le don qui est dessus, est obligé. ◊ 19 Aveugles ! car lequel est le plus grand, ou le don, ou l’autel qui sanctifie le don ? ◊ 20 Celui donc qui jure par l’autel, jure par l’autel et par toutes les choses qui sont dessus ; ◊ 21 et celui qui jure par le temple jure par le temple et par celui qui y habite ; ◊ 22 et celui qui jure par le ciel, jure par le trône de Dieu et par celui qui est assis dessus. ◊ 23 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! car vous payez la dîme de la menthe et de l’aneth et du cumin, et vous avez laissé les choses plus importantes de la loi, le jugement et la miséricorde et la fidélité ; il fallait faire ces choses-ci, et ne pas laisser celles-là. ◊ 24 Guides aveugles, qui coulez le moucheron et qui avalez le chameau ! ◊ 25 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! car vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat ; mais au-dedans, ils sont pleins de rapine et d’intempérance. ◊ 26 Pharisien aveugle ! nettoie premièrement le dedans de la coupe et du plat, afin que le dehors aussi soit net. ◊ 27 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! car vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au-dehors, mais qui, au-dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute sorte d’impureté. ◊ 28 Ainsi, vous aussi, au-dehors vous paraissez justes aux hommes, mais au-dedans vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité. ◊ 29 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! car vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et vous ornez les sépulcres des justes, ◊ 30 et vous dites : Si nous avions été dans les jours de nos pères, nous n’aurions pas pris part avec eux au sang des prophètes ; ◊ 31 en sorte que vous êtes témoins contre vous-mêmes que vous êtes les fils de ceux qui ont tué les prophètes ; ◊ 32 et vous, — comblez la mesure de vos pères ! ◊ 33 Serpents, race de vipères ! comment échapperez-vous au jugement de la géhenne ? ◊ 34 C’est pourquoi voici, moi, je vous envoie des prophètes, et des sages, et des scribes ; et vous en tuerez et vous en crucifierez, et vous en fouetterez dans vos synagogues, et vous les persécuterez de ville en ville, ◊ 35 en sorte que vienne sur vous tout le sang juste versé sur la terre, depuis le sang d’Abel le juste, jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez tué entre le temple et l’autel. ◊ 36 En vérité, je vous dis : toutes ces choses viendront sur cette génération. ◊ 37 Jérusalem, Jérusalem, la [ville] qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui sont envoyés, que de fois j’ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu ! ◊ 38 Voici, votre maison vous est laissée déserte, ◊ 39 car je vous dis : Vous ne me verrez plus désormais, jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du *Seigneur !
Apocalypse
15 ◊ 1 Et je vis dans le ciel un autre signe, grand et merveilleux : sept anges, ayant sept plaies, les dernières ; car en elles le courroux de Dieu est consommé.
◊ 2 Et je vis comme une mer de verre, mêlée de feu, et ceux qui avaient remporté la victoire sur la bête, et sur son image, et sur le nombre de son nom, se tenant debout sur la mer de verre, ayant des harpes de Dieu. ◊ 3 Et ils chantent le cantique de Moïse, esclave de Dieu, et le cantique de l’Agneau, disant : Grandes et merveilleuses sont tes œuvres, *Seigneur, Dieu, Tout-puissant ! Justes et véritables sont tes voies, ô Roi des nations ! ◊ 4 Qui ne te craindrait, *Seigneur, et qui ne glorifierait ton nom ? car seul tu es saint ; car toutes les nations viendront et se prosterneront devant toi ; parce que tes faits justes ont été manifestés.
◊ 5 Et après ces choses je vis : et le temple du tabernacle du témoignage dans le ciel fut ouvert. ◊ 6 Et les sept anges qui avaient les sept plaies sortirent du temple, vêtus d’un lin pur et éclatant, et ceints sur leurs poitrines de ceintures d’or. ◊ 7 Et l’un des quatre animaux donna aux sept anges sept coupes d’or, pleines du courroux de Dieu qui vit aux siècles des siècles. ◊ 8 Et le temple fut rempli de la fumée qui procédait de la gloire de Dieu et de sa puissance ; et personne ne pouvait entrer dans le temple, jusqu’à ce que les sept plaies des sept anges fussent consommées.
Apocalypse
17 ◊ 1 Et l’un des sept anges qui avaient les sept coupes, vint et me parla, disant : Viens ici ; je te montrerai la sentence de la grande prostituée qui est assise sur plusieurs eaux, ◊ 2 avec laquelle les rois de la terre ont commis fornication ; et ceux qui habitent sur la terre ont été enivrés du vin de sa fornication. ◊ 3 Et il m’emporta en esprit dans un désert : et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes. ◊ 4 Et la femme était vêtue de pourpre et d’écarlate, et parée d’or et de pierres précieuses et de perles, ayant dans sa main une coupe d’or pleine d’abominations, et les impuretés de sa fornication ; ◊ 5 et [il y avait] sur son front un nom écrit : Mystère, Babylone la grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre. ◊ 6 Et je vis la femme enivrée du sang des saints, et du sang des témoins de Jésus ; et, en la voyant, je fus saisi d’un grand étonnement. ◊ 7 Et l’ange me dit : Pourquoi es-tu étonné ? Je te dirai, moi, le mystère de la femme et de la bête qui la porte, qui a les sept têtes et les dix cornes.
◊ 8 La bête que tu as vue était, et n’est pas, et va monter de l’abîme et aller à la perdition ; et ceux qui habitent sur la terre, dont les noms ne sont pas écrits dès la fondation du monde au livre de vie, s’étonneront, en voyant la bête, — qu’elle était, et qu’elle n’est pas, et qu’elle sera présente.
◊ 9 Ici est l’entendement, qui a de la sagesse : Les sept têtes sont sept montagnes où la femme est assise ; ◊ 10 ce sont aussi sept rois : cinq sont tombés ; l’un est ; l’autre n’est pas encore venu, et, quand il sera venu, il faut qu’il demeure un peu de temps. ◊ 11 Et la bête qui était et qui n’est pas, est, elle aussi, un huitième, et elle est d’entre les sept, et elle s’en va à la perdition.
◊ 12 Et les dix cornes que tu as vues sont dix rois qui n’ont pas encore reçu de royaume, mais reçoivent pouvoir comme rois, une heure, avec la bête. ◊ 13 Ceux-ci ont une seule et même pensée, et ils donnent leur puissance et leur pouvoir à la bête. ◊ 14 Ceux-ci combattront contre l’Agneau ; et l’Agneau les vaincra, car il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois, et ceux qui sont avec lui, appelés, et élus, et fidèles.
◊ 15 Et il me dit : Les eaux que tu as vues, où la prostituée est assise, sont des peuples et des foules et des nations et des langues. ◊ 16 Et les dix cornes que tu as vues et la bête, — celles-ci haïront la prostituée et la rendront déserte et nue, et mangeront sa chair et la brûleront au feu ; ◊ 17 car Dieu a mis dans leurs cœurs d’exécuter sa pensée, et d’exécuter une seule et même pensée, et de donner leur royaume à la bête, jusqu’à ce que les paroles de Dieu soient accomplies.
◊ 18 Et la femme que tu as vue est la grande ville qui a la royauté sur les rois de la terre.
Proverbes
16 ◊ 1 La préparation du cœur est à l’homme, mais de l’Éternel est la réponse de la langue.
◊ 2 Toutes les voies d’un homme sont pures à ses propres yeux, mais l’Éternel pèse les esprits.
◊ 3 Remets tes affaires à l’Éternel, et tes pensées seront accomplies.
◊ 4 L’Éternel a tout fait pour lui-même, et même le méchant pour le jour du malheur.
◊ 5 Tout cœur orgueilleux est en abomination à l’Éternel ; certes, il ne sera pas tenu pour innocent.
◊ 6 Par la bonté et par la vérité, propitiation est faite pour l’iniquité, et par la crainte de l’Éternel on se détourne du mal.
◊ 7 Quand les voies d’un homme plaisent à l’Éternel, il met ses ennemis mêmes en paix avec lui.
◊ 8 Mieux vaut peu avec justice, que beaucoup de revenu sans ce qui est juste.
◊ 9 Le cœur de l’homme se propose sa voie, mais l’Éternel dispose ses pas.
◊ 10 Un oracle est sur les lèvres du roi, sa bouche n’erre pas dans le jugement.
◊ 11 La balance et les plateaux justes sont de l’Éternel ; tous les poids du sac sont son ouvrage.
◊ 12 C’est une abomination pour les rois de faire l’iniquité ; car, par la justice, le trône est rendu ferme.
◊ 13 Les lèvres justes sont le plaisir des rois, et le [roi] aime celui qui parle droitement.
◊ 14 La fureur du roi, ce sont des messagers de mort ; mais l’homme sage l’apaisera.
◊ 15 Dans la lumière de la face du roi est la vie, et sa faveur est comme un nuage de pluie dans la dernière saison.
◊ 16 Combien acquérir la sagesse est meilleur que l’or fin, et acquérir l’intelligence, préférable à l’argent !
◊ 17 Le chemin des hommes droits, c’est de se détourner du mal ; celui-là garde son âme qui veille sur sa voie.
◊ 18 L’orgueil va devant la ruine, et l’esprit hautain devant la chute.
◊ 19 Mieux vaut être humble d’esprit avec les débonnaires, que de partager le butin avec les orgueilleux.
◊ 20 Celui qui prend garde à la parole trouvera le bien, et qui se confie en l’Éternel est bienheureux.
◊ 21 L’homme sage de cœur sera appelé intelligent, et la douceur des lèvres accroît la science.
◊ 22 L’intelligence est une fontaine de vie pour ceux qui la possèdent, mais l’instruction des fous est folie.
◊ 23 Le cœur du sage rend sa bouche sensée, et, sur ses lèvres, accroît la science.
◊ 24 Les paroles agréables sont un rayon de miel, douceur pour l’âme et santé pour les os.
◊ 25 Il y a telle voie qui semble droite à un homme, mais des voies de mort en sont la fin.
◊ 26 L’âme de celui qui travaille, travaille pour lui, car sa bouche l’y contraint.
◊ 27 L’homme de Bélial creuse, [à la recherche] du mal, et sur ses lèvres il y a comme un feu brûlant.
◊ 28 L’homme pervers sème les querelles, et le rapporteur divise les intimes amis.
◊ 29 L’homme violent entraîne son compagnon et le fait marcher dans une voie qui n’est pas bonne.
◊ 30 Celui qui ferme ses yeux pour machiner la perversité, celui qui pince ses lèvres, accomplit le mal.
◊ 31 Les cheveux blancs sont une couronne de gloire s’ils se trouvent dans la voie de la justice.
◊ 32 Qui est lent à la colère vaut mieux que l’homme fort, et qui gouverne son esprit vaut mieux que celui qui prend une ville.
◊ 33 On jette le sort dans le giron, mais toute décision est de par l’Éternel.
Apocalypse
18 ◊ 1 Après ces choses, je vis un autre ange descendant du ciel, ayant un grand pouvoir ; et la terre fut illuminée de sa gloire. ◊ 2 Et il cria avec une forte voix, disant : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande ! et elle est devenue la demeure de démons, et le repaire de tout esprit immonde, et le repaire de tout oiseau immonde et exécrable ; ◊ 3 car toutes les nations ont bu du vin de la fureur de sa fornication, et les rois de la terre ont commis fornication avec elle, et les marchands de la terre sont devenus riches par la puissance de son luxe.
◊ 4 Et j’ouïs une autre voix venant du ciel, disant : Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez pas à ses péchés et que vous ne receviez pas de ses plaies : ◊ 5 car ses péchés se sont amoncelés jusqu’au ciel, et Dieu s’est souvenu de ses iniquités. ◊ 6 Donnez-lui comme elle [vous] a donné, et doublez-lui le double, selon ses œuvres ; dans la coupe qu’elle a mixtionnée, versez-lui le double. ◊ 7 Autant elle s’est glorifiée et a été dans les délices, autant donnez-lui de tourment et de deuil. Parce qu’elle dit dans son cœur : Je suis assise en reine, et je ne suis point veuve, et je ne verrai point de deuil ; ◊ 8 — c’est pourquoi en un seul jour viendront ses plaies, mort, et deuil, et famine, et elle sera brûlée au feu ; car le *Seigneur Dieu qui l’a jugée est puissant ! ◊ 9 Et les rois de la terre qui ont commis fornication et qui ont vécu dans les délices avec elle, pleureront et se lamenteront sur elle, quand ils verront la fumée de son embrasement, ◊ 10 — se tenant loin par crainte de son tourment, et disant : Hélas ! hélas ! la grande ville, Babylone, la ville forte ! car en une seule heure son jugement est venu. ◊ 11 Et les marchands de la terre pleurent et mènent deuil sur elle, parce que personne n’achète plus leur marchandise, ◊ 12 marchandise d’or, et d’argent, et de pierres précieuses, et de perles, et de fin lin, et de pourpre, et de soie, et d’écarlate, et tout bois de thuya, et tout article d’ivoire, et tout article en bois très précieux, et en airain, et en fer, et en marbre ; ◊ 13 et de la cannelle, et de l’amome, et des parfums, et de l’huile aromatique, et de l’encens, et du vin, et de l’huile, et de la fine farine, et du froment, et du bétail, et des brebis, et des chevaux, et des chariots, et des esclaves, et des âmes d’hommes. ◊ 14 Et les fruits du désir de ton âme se sont éloignés de toi ; et toutes les choses délicates et éclatantes ont péri pour toi ; et on ne les trouvera plus jamais. ◊ 15 Les marchands de ces choses, qui se sont enrichis par elle, se tiendront loin à cause de la crainte de son tourment, pleurant et menant deuil, ◊ 16 [et] disant : Hélas ! hélas ! la grande ville qui était vêtue de fin lin et de pourpre et d’écarlate, et parée d’or et de pierres précieuses et de perles ! car, en une seule heure, tant de richesses ont été changées en désolation ! ◊ 17 Et tout pilote, et quiconque navigue vers [quelque] lieu, et les matelots, et ceux qui sont occupés sur mer, se tenaient loin ; ◊ 18 et voyant la fumée de son embrasement, ils s’écrièrent, disant : Quelle [ville] est semblable à la grande ville ! ◊ 19 Et ils jetèrent de la poussière sur leurs têtes, et, pleurant et menant deuil, ils s’écriaient, disant : Hélas ! hélas ! la grande ville, dans laquelle, par son opulence, tous ceux qui avaient des navires sur la mer étaient devenus riches ! car, en une seule heure, elle a été désolée !
◊ 20 Ô ciel, réjouis-toi sur elle, et [vous] les saints et les apôtres et les prophètes ! car Dieu a jugé votre cause [en tirant vengeance] d’elle.
◊ 21 Et un ange puissant leva une pierre, comme une grande meule, et la jeta dans la mer, disant : Ainsi sera jetée avec violence Babylone la grande ville, et elle ne sera plus trouvée. ◊ 22 Et la voix des joueurs de harpe, et des musiciens, et des joueurs de hautbois, et de ceux qui sonnent de la trompette, ne sera plus ouïe en toi ; et aucun ouvrier, d’aucun métier, ne sera plus trouvé en toi ; et le bruit de la meule ne sera plus ouï en toi. ◊ 23 Et la lumière de la lampe ne luira plus en toi ; et la voix de l’époux et de l’épouse ne sera plus ouïe en toi ; car tes marchands étaient les grands de la terre ; car, par ta magie, toutes les nations ont été égarées. ◊ 24 Et en elle a été trouvé le sang des prophètes, et des saints, et de tous ceux qui ont été immolés sur la terre.
Lévitique
2 ◊ 1 * Et quand quelqu’un présentera en offrande une offrande de gâteau à l’Éternel, son offrande sera de fleur de farine, et il versera de l’huile sur elle, et mettra de l’encens dessus ; ◊ 2 et il l’apportera aux fils d’Aaron, les sacrificateurs ; et le sacrificateur prendra une pleine poignée de la fleur de farine et de l’huile, avec tout l’encens, et il en fera fumer le mémorial sur l’autel : [c’est] un sacrifice par feu, une odeur agréable à l’Éternel ; ◊ 3 et le reste de l’offrande de gâteau sera pour Aaron et pour ses fils : [c’est] une chose très sainte entre les sacrifices de l’Éternel faits par feu.
◊ 4 Et quand tu présenteras en offrande une offrande de gâteau cuit au four, ce sera de la fleur de farine, des gâteaux sans levain, pétris à l’huile, et des galettes sans levain ointes d’huile. ◊ 5 Et si ton offrande est une offrande de gâteau cuit sur la plaque, elle sera de fleur de farine pétrie à l’huile, sans levain. ◊ 6 Tu la briseras en morceaux, et tu verseras de l’huile dessus : c’est une offrande de gâteau. ◊ 7 Et si ton offrande est une offrande de gâteau cuit dans la poêle, elle sera faite de fleur de farine, avec de l’huile. ◊ 8 Et tu apporteras à l’Éternel l’offrande de gâteau qui est faite de ces choses, et on la présentera au sacrificateur, et il l’apportera à l’autel. ◊ 9 Et le sacrificateur lèvera de l’offrande de gâteau son mémorial, et le fera fumer sur l’autel : [c’est] un sacrifice par feu, une odeur agréable à l’Éternel. ◊ 10 Et le reste de l’offrande de gâteau sera pour Aaron et pour ses fils : [c’est] une chose très sainte entre les sacrifices de l’Éternel faits par feu.
◊ 11 Aucune offrande de gâteau que vous présenterez à l’Éternel ne sera faite avec du levain ; car du levain et du miel, vous n’en ferez point fumer comme sacrifice par feu à l’Éternel. ◊ 12 Pour l’offrande des prémices, vous les présenterez à l’Éternel ; mais ils ne seront point brûlés sur l’autel en odeur agréable. ◊ 13 Et toute offrande de ton offrande de gâteau, tu la saleras de sel, et tu ne laisseras point manquer sur ton offrande de gâteau le sel de l’alliance de ton Dieu ; sur toutes tes offrandes tu présenteras du sel.
◊ 14 Et si tu présentes à l’Éternel une offrande de gâteau des premiers fruits, tu présenteras, pour l’offrande de gâteau de tes premiers fruits, des épis nouveaux rôtis au feu, les grains broyés d’épis grenus ; ◊ 15 et tu mettras de l’huile dessus, et tu placeras de l’encens dessus : c’est une offrande de gâteau. ◊ 16 Et le sacrificateur en fera fumer le mémorial, une portion de ses grains broyés et de son huile, avec tout son encens : [c’est] un sacrifice par feu à l’Éternel.
Psaumes
137 ◊ 1 Auprès des fleuves de Babylone, là nous nous sommes assis, et nous avons pleuré quand nous nous sommes souvenus de Sion.
◊ 2 Aux saules qui étaient au milieu d’elle nous avons suspendu nos harpes.
◊ 3 Car là, ceux qui nous avaient emmenés captifs nous demandaient des cantiques, et ceux qui nous faisaient gémir, de la joie : Chantez-nous un des cantiques de Sion.
◊ 4 * Comment chanterions-nous un cantique de l’Éternel sur un sol étranger ?
◊ 5 Si je t’oublie, ô Jérusalem, que ma droite s’oublie !
◊ 6 Que ma langue s’attache à mon palais si je ne me souviens de toi, si je n’élève Jérusalem au-dessus de la première de mes joies !
◊ 7 Éternel ! souviens-toi des fils d’Édom, qui, dans la journée de Jérusalem, disaient : Rasez, rasez jusqu’à ses fondements !
◊ 8 Fille de Babylone, qui vas être détruite, bienheureux qui te rendra la pareille de ce que tu nous as fait !
◊ 9 Bienheureux qui saisira tes petits enfants, et les écrasera contre le roc !
Psaumes
2 ◊ 1 Pourquoi s’agitent les nations, et les peuples méditent-ils la vanité ?
◊ 2 Les rois de la terre se lèvent, et les princes consultent ensemble contre l’Éternel et contre son Oint :
◊ 3 Rompons leurs liens, et jetons loin de nous leurs cordes !
◊ 4 * Celui qui habite dans les cieux se rira [d’eux], le Seigneur s’en moquera.
◊ 5 Alors il leur parlera dans sa colère, et, dans sa fureur, il les épouvantera :
◊ 6 Et moi, j’ai oint mon roi sur Sion, la montagne de ma sainteté.
◊ 7 * Je raconterai le décret : l’Éternel m’a dit : Tu es mon Fils ; aujourd’hui, je t’ai engendré.
◊ 8 Demande-moi, et je te donnerai les nations pour héritage, et, pour ta possession, les bouts de la terre ;
◊ 9 Tu les briseras avec un sceptre de fer ; comme un vase de potier tu les mettras en pièces.
◊ 10 * Et maintenant, ô rois, soyez intelligents ; vous, juges de la terre, recevez instruction :
◊ 11 Servez l’Éternel avec crainte, et réjouissez-vous avec tremblement ;
◊ 12 Baisez le Fils, de peur qu’il ne s’irrite, et que vous ne périssiez dans le chemin, quand sa colère s’embrasera tant soit peu. Bienheureux tous ceux qui se confient en lui !
Ézéchiel
28 ◊ 1 Et la parole de l’Éternel vint à moi, disant : ◊ 2 Fils d’homme, dis au prince de Tyr : Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Parce que ton cœur s’est élevé et que tu as dit : Je suis *Dieu, je suis assis sur le siège d’un dieu, au cœur des mers (et tu es un homme, et non pas *Dieu), et que tu élèves ton cœur comme un cœur de dieu ◊ 3 (voici, tu es plus sage que Daniel ! rien de caché n’est obscur pour toi ; ◊ 4 par ta sagesse et par ton intelligence tu t’es acquis de la puissance et tu as amassé de l’or et de l’argent dans tes trésors ; ◊ 5 par la grandeur de ta sagesse, tu as, par ton négoce, multiplié ta richesse ; et ton cœur s’est élevé à cause de ta richesse) ◊ 6 — à cause de cela, ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Parce que tu as élevé ton cœur comme un cœur de dieu, ◊ 7 à cause de cela, voici, je fais venir contre toi des étrangers, les terribles d’entre les nations ; et ils tireront leurs épées contre la beauté de ta sagesse, et ils profaneront ta splendeur ; ◊ 8 ils te feront descendre dans la fosse, et tu mourras de la mort de ceux qui sont tués au cœur des mers. ◊ 9 Diras-tu peut-être devant celui qui te tue : Je suis Dieu ? Mais tu seras un homme, et non pas *Dieu, dans la main de celui qui te transperce. ◊ 10 Tu mourras de la mort des incirconcis, par la main des étrangers ; car j’ai parlé, dit le Seigneur, l’Éternel.
◊ 11 Et la parole de l’Éternel vint à moi, disant : ◊ 12 Fils d’homme, élève une complainte sur le roi de Tyr, et dis-lui : Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Toi, tu étais la forme accomplie de la perfection, plein de sagesse, et parfait en beauté ; ◊ 13 tu as été en Éden, le jardin de Dieu ; toutes les pierres précieuses te couvraient, le sardius, la topaze et le diamant, le chrysolithe, l’onyx et le jaspe, le saphir, l’escarboucle et l’émeraude, et l’or ; le riche travail de tes tambourins et de tes flûtes était en toi ; au jour où tu fus créé ils étaient préparés. ◊ 14 Tu étais un chérubin oint, qui couvrait, et je t’avais établi [tel] ; tu étais dans la sainte montagne de Dieu, tu marchais parmi les pierres de feu. ◊ 15 Tu fus parfait dans tes voies depuis le jour où tu fus créé, jusqu’à ce que l’iniquité s’est trouvée en toi. ◊ 16 Par l’abondance de ton trafic, ton intérieur a été rempli de violence, et tu as péché ; et je t’ai précipité de la montagne de Dieu comme une chose profane, et je t’ai détruit du milieu des pierres de feu, ô chérubin qui couvrait ! ◊ 17 Ton cœur s’est élevé pour ta beauté, tu as corrompu ta sagesse à cause de ta splendeur ; je t’ai jeté à terre, je t’ai mis devant les rois, afin qu’ils te voient. ◊ 18 Par la multitude de tes iniquités, par l’injustice de ton trafic, tu as profané tes sanctuaires ; et j’ai fait sortir un feu du milieu de toi : il t’a dévoré, et je t’ai réduit en cendre sur la terre, aux yeux de tous ceux qui te voient. ◊ 19 Tous ceux qui te connaissent parmi les peuples sont dans la stupeur à cause de toi ; tu es devenu une terreur, et tu ne seras plus, à jamais.
◊ 20 * Et la parole de l’Éternel vint à moi, disant : ◊ 21 Fils d’homme, tourne ta face vers Sidon, et prophétise contre elle, ◊ 22 et dis : Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Voici, j’en veux à toi, Sidon, et je serai glorifié au milieu de toi ; et on saura que je suis l’Éternel, quand j’exécuterai des jugements au milieu d’elle et que j’aurai été sanctifié en elle. ◊ 23 Et j’enverrai chez elle la peste, et le sang dans ses rues ; et les blessés à mort tomberont au milieu d’elle par l’épée qui sera tout autour contre elle ; et ils sauront que je suis l’Éternel. ◊ 24 Et il n’y aura plus pour la maison d’Israël d’aiguillon qui blesse, ni d’épine qui cause de la douleur, d’entre tous ceux qui étaient autour d’eux et qui les méprisaient ; et ils sauront que je suis le Seigneur, l’Éternel.
◊ 25 Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Quand je rassemblerai la maison d’Israël d’entre les peuples parmi lesquels ils seront dispersés, et que je serai sanctifié en eux aux yeux des nations, alors ils habiteront sur leur terre que j’ai donnée à mon serviteur Jacob : ◊ 26 ils y habiteront en sécurité ; ils bâtiront des maisons, et ils planteront des vignes, et ils habiteront en sécurité, quand j’aurai exécuté des jugements sur tous ceux qui les méprisaient, tout autour d’eux ; et ils sauront que je suis l’Éternel, leur Dieu.
Esther
1 ◊ 1 Et aux jours d’Assuérus (cet Assuérus régnait depuis l’Inde jusqu’à l’Éthiopie sur cent vingt-sept provinces), ◊ 2 en ces jours-là, il arriva que le roi Assuérus, étant assis sur le trône de son royaume, à Suse, la capitale, ◊ 3 la troisième année de son règne, fit un festin à tous ses princes et ses serviteurs, les puissants de la Perse et de la Médie, les nobles et les chefs des provinces étant devant lui, ◊ 4 — montrant les richesses glorieuses de son royaume et le faste magnifique de sa grandeur pendant nombre de jours, pendant cent quatre-vingts jours.
◊ 5 Et quand ces jours furent accomplis, le roi fit à tout le peuple qui se trouvait à Suse, la capitale, depuis le grand jusqu’au petit, un festin de sept jours, dans la cour du jardin du palais du roi : ◊ 6 [des draperies] blanches, vertes, et bleues, étaient attachées par des cordons de byssus et de pourpre à des anneaux d’argent et à des colonnes de marbre blanc ; les lits étaient d’or et d’argent, [placés] sur un pavement de marbre rouge et blanc, d’albâtre, et de marbre noir. ◊ 7 Et on donna à boire dans des vases d’or, les vases différant les uns des autres, et il y avait du vin royal en abondance, selon la puissance du roi. ◊ 8 Et on buvait, selon l’édit : on ne forçait personne ; car c’est ainsi que le roi avait ordonné à tous les grands de sa maison, de faire selon le gré de chacun.
◊ 9 La reine Vasthi aussi fit un festin pour les femmes de la maison royale du roi Assuérus.
◊ 10 Au septième jour, comme le cœur du roi était gai par le vin, il dit à Mehuman, à Biztha, à Harbona, à Bigtha, et à Abagtha, à Zéthar, et à Carcas, les sept eunuques qui servaient devant le roi Assuérus, ◊ 11 d’amener la reine Vasthi devant le roi, avec la couronne du royaume, pour montrer sa beauté aux peuples et aux princes, car elle était belle de figure. ◊ 12 Mais la reine Vasthi refusa de venir à la parole du roi transmise par les eunuques. Et le roi se mit fort en colère, et sa fureur s’embrasa en lui.
◊ 13 Et le roi dit aux sages qui connaissaient les temps (car les affaires du roi [se traitaient] ainsi devant tous ceux qui connaissaient la loi et le droit : ◊ 14 et les plus rapprochés de lui étaient Carshena, Shéthar, Admatha, Tarsis, Mérès, Marsena, Memucan, les sept princes de la Perse et de la Médie qui voyaient la face du roi, qui siégeaient au premier rang dans le royaume) : ◊ 15 Que faut-il faire à la reine Vasthi, selon la loi, pour n’avoir pas fait ce que le roi Assuérus a commandé par l’intermédiaire des eunuques ? ◊ 16 Et Memucan dit devant le roi et les princes : Ce n’est pas contre le roi seulement que la reine Vasthi a mal agi, mais contre tous les princes et contre tous les peuples qui sont dans toutes les provinces du roi Assuérus ; ◊ 17 car cette affaire de la reine se répandra parmi toutes les femmes, de manière à rendre leurs maris méprisables à leurs yeux, en ce qu’elles diront que le roi Assuérus a commandé d’amener la reine Vasthi devant lui, et qu’elle n’est pas venue. ◊ 18 Et aujourd’hui les princesses de la Perse et de la Médie qui auront appris l’affaire de la reine parleront [de même] à tous les princes du roi ; et il y aura assez de mépris et de colère. ◊ 19 Si le roi le trouve bon, qu’un ordre royal émane de lui et soit inscrit dans les lois de la Perse et de la Médie, et ne passe pas, que Vasthi n’entrera plus devant le roi Assuérus ; et que le roi donne la dignité royale de Vasthi à une autre qui sera meilleure qu’elle ; ◊ 20 et l’édit du roi, qu’il aura fait, sera connu dans tout son royaume, car il est grand, et toutes les femmes rendront honneur à leurs maris, depuis le grand jusqu’au petit. ◊ 21 Et cette parole fut bonne aux yeux du roi et des princes. Et le roi fit selon la parole de Memucan, ◊ 22 et il envoya des lettres à toutes les provinces du roi, à chaque province selon son écriture, et à chaque peuple selon sa langue, [portant] que tout homme serait maître dans sa maison, et parlerait selon la langue de son peuple.
2 ◊ 1 * Après ces choses, quand la colère du roi Assuérus se fut calmée, il se souvint de Vasthi et de ce qu’elle avait fait, et de ce qui avait été décrété contre elle. ◊ 2 Et les serviteurs du roi, qui le servaient dirent : Qu’on cherche pour le roi des jeunes filles vierges, belles de figure ; ◊ 3 et que le roi prépose des commissaires dans toutes les provinces de son royaume, et qu’ils rassemblent toutes les jeunes filles vierges, belles de figure, à Suse, la capitale, dans la maison des femmes, sous la surveillance d’Hégaï, eunuque du roi, gardien des femmes ; et qu’on [leur] donne les parfums nécessaires pour leur purification ; ◊ 4 et que la jeune fille qui plaira au roi soit reine à la place de Vasthi. Et la chose fut bonne aux yeux du roi. Et il fit ainsi.
◊ 5 Il y avait à Suse, la capitale, un homme juif, et son nom était Mardochée, fils de Jaïr, fils de Shimhi, fils de Kis, Benjaminite ; ◊ 6 il avait été transporté de Jérusalem avec les captifs qui avaient été transportés avec Jéconias, roi de Juda, que Nebucadnetsar, roi de Babylone, avait transportés. ◊ 7 Et il élevait Hadassa (qui est Esther), fille de son oncle, car elle n’avait ni père ni mère. Et la jeune fille était belle de taille et belle de figure. Et à la mort de son père et de sa mère, Mardochée la prit pour fille. ◊ 8 Et il arriva que, lorsque la parole du roi et son édit furent connus et que beaucoup de jeunes filles furent rassemblées à Suse, la capitale, sous la surveillance d’Hégaï, Esther aussi fut amenée dans la maison du roi, sous la surveillance d’Hégaï, gardien des femmes. ◊ 9 Et la jeune fille lui plut et trouva faveur devant lui ; et il se hâta de lui donner les parfums nécessaires pour sa purification, et ses portions, et de lui donner les sept jeunes filles choisies de la maison du roi ; et il la transféra avec ses jeunes filles dans le meilleur [appartement] de la maison des femmes. ◊ 10 Esther n’avait pas fait connaître son peuple et sa naissance, car Mardochée lui avait commandé de ne pas les faire connaître. ◊ 11 Et chaque jour Mardochée se promenait devant la cour de la maison des femmes, pour savoir comment Esther se trouvait et ce qu’on faisait à son égard.
◊ 12 Et quand venait le tour pour chaque jeune fille d’entrer auprès du roi Assuérus, après qu’il lui avait été fait pendant douze mois selon la règle établie pour les femmes (car c’est ainsi que se complétaient les jours de leur purification : six mois avec de l’huile de myrrhe, et six mois avec des aromates, et les parfums nécessaires à la purification des femmes : ◊ 13 et ainsi la jeune fille entrait auprès du roi), tout ce qu’elle demandait lui était donné pour passer avec elle de la maison des femmes dans la maison du roi. ◊ 14 Le soir elle allait, et le matin elle s’en revenait à la seconde maison des femmes, sous la surveillance de Shaashgaz, eunuque du roi, gardien des concubines. Elle n’entrait plus auprès du roi, à moins que le roi ne trouvât plaisir en elle, et qu’elle ne fût appelée par [son] nom.
◊ 15 Et quand arriva le tour d’Esther, fille d’Abikhaïl, oncle de Mardochée, qui l’avait prise pour fille, d’entrer auprès du roi, elle ne demanda rien, sauf ce que dit Hégaï, eunuque du roi, gardien des femmes. Et Esther trouvait faveur aux yeux de tous ceux qui la voyaient. ◊ 16 Et Esther fut conduite auprès du roi Assuérus, dans sa maison royale, au dixième mois (c’est le mois de Tébeth), la septième année de son règne. ◊ 17 Et le roi aima Esther plus que toutes les femmes, et elle trouva grâce et faveur devant lui plus que toutes les vierges, et il mit la couronne du royaume sur sa tête et la fit reine à la place de Vasthi. ◊ 18 Et le roi fit un grand festin à tous ses princes et ses serviteurs, le festin d’Esther ; et il octroya un dégrèvement aux provinces et fit des dons selon la puissance du roi.
◊ 19 Et lorsque les vierges furent rassemblées pour la seconde fois, Mardochée était assis à la porte du roi. ◊ 20 Esther, ainsi que le lui avait commandé Mardochée, n’avait pas fait connaître sa naissance et son peuple ; et Esther faisait ce que Mardochée disait, comme lorsqu’elle était élevée chez lui. ◊ 21 — En ces jours-là, Mardochée étant assis à la porte du roi, deux des eunuques du roi, d’entre les gardiens du seuil, Bigthan et Théresh, se mirent en colère et cherchèrent à porter la main sur le roi Assuérus. ◊ 22 Et la chose vint à la connaissance de Mardochée, et il la rapporta à la reine Esther, et Esther la dit au roi au nom de Mardochée. ◊ 23 Et on fit une enquête sur la chose, et elle fut trouvée telle, et les deux [eunuques] furent pendus à un bois. Et cela fut écrit dans le livre des chroniques en présence du roi.
Éphésiens
1 ◊ 1 Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, aux saints et fidèles dans le christ Jésus, qui sont à Éphèse : ◊ 2 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !
◊ 3 Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ; ◊ 4 selon qu’il nous a élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous fussions saints et irréprochables devant lui en amour, ◊ 5 nous ayant prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, ◊ 6 à la louange de la gloire de sa grâce dans laquelle il nous a rendus agréables dans le Bien-aimé ; ◊ 7 en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des fautes selon les richesses de sa grâce : ◊ 8 laquelle il a fait abonder envers nous en toute sagesse et intelligence, ◊ 9 nous ayant fait connaître le mystère de sa volonté selon son bon plaisir, ◊ 10 qu’il s’est proposé en lui-même pour l’administration de la plénitude des temps, [savoir] de réunir en un toutes choses dans le Christ, les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre, en lui, ◊ 11 en qui nous avons aussi été faits héritiers, ayant été prédestinés selon le propos de celui qui opère toutes choses selon le conseil de sa volonté, ◊ 12 afin que nous soyons à la louange de sa gloire, nous qui avons espéré à l’avance dans le Christ : ◊ 13 en qui vous aussi [vous avez espéré], ayant entendu la parole de la vérité, l’évangile de votre salut ; auquel aussi ayant cru, vous avez été scellés du Saint Esprit de la promesse, ◊ 14 qui est les arrhes de notre héritage, pour la rédemption de la possession acquise, à la louange de sa gloire.
◊ 15 C’est pourquoi moi aussi, ayant ouï parler de la foi au seigneur Jésus qui est en vous, et de l’amour que [vous avez] pour tous les saints, ◊ 16 je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention [de vous] dans mes prières, ◊ 17 afin que le Dieu de notre seigneur Jésus Christ, le Père de gloire, vous donne [l’]esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance, ◊ 18 les yeux de votre cœur étant éclairés, pour que vous sachiez quelle est l’espérance de son appel, et quelles sont les richesses de la gloire de son héritage dans les saints, ◊ 19 et quelle est l’excellente grandeur de sa puissance envers nous qui croyons, selon l’opération de la puissance de sa force, ◊ 20 qu’il a opérée dans le Christ, en le ressuscitant d’entre les morts ; — (et il l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes, ◊ 21 au-dessus de toute principauté, et autorité, et puissance, et domination, et de tout nom qui se nomme, non seulement dans ce siècle, mais aussi dans celui qui est à venir ; ◊ 22 et il a assujetti toutes choses sous ses pieds, et l’a donné [pour être] chef sur toutes choses à l’assemblée, ◊ 23 qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous ;)
1 Chroniques
12 ◊ 1 Et ceux-ci vinrent vers David à Tsiklag, lorsqu’il se tenait loin encore de la face de Saül, fils de Kis ; et ceux-ci étaient parmi les hommes forts qui lui donnaient du secours dans la guerre, armés d’arcs, ◊ 2 se servant de la main droite et de la main gauche [pour lancer] des pierres, et [pour tirer] des flèches avec l’arc ; ils étaient d’entre les frères de Saül, de Benjamin : ◊ 3 le chef Akhiézer, et Joas, [tous deux] fils de Shemaa, le Guibhathite ; et Jeziel, et Péleth, les fils d’Azmaveth ; et Beraca, et Jéhu, l’Anathothite ; ◊ 4 et Jishmahia, le Gabaonite, homme fort parmi les trente, et au-dessus des trente ; et Jérémie, et Jakhaziel, et Jokhanan, et Jozabad, le Guedérathite ; ◊ 5 Elhuzaï, et Jerimoth, et Bealia, et Shemaria, et Shephatia, le Haruphite ; ◊ 6 Elkana, et Jishija, et Azareël, et Joézer, et Jashobham, Corites ; ◊ 7 et Joéla et Zebadia, les fils de Jerokham, de Guedor.
◊ 8 Et, des Gadites, il se détacha, [pour se joindre] à David dans le lieu fort au désert, des hommes forts et vaillants, hommes exercés pour la guerre, armés de boucliers et de piques ; et leurs faces étaient comme des faces de lions, et ils étaient prompts comme des gazelles sur les montagnes : ◊ 9 Ézer, le premier ; Abdias, le second ; Éliab, le troisième ; ◊ 10 Mishmanna, le quatrième ; Jérémie, le cinquième ; ◊ 11 Atthaï, le sixième ; Éliel, le septième ; ◊ 12 Jokhanan, le huitième ; Elzabad, le neuvième ; ◊ 13 Jérémie, le dixième ; Macbannaï, le onzième. ◊ 14 Ceux-là, d’entre les fils de Gad, étaient chefs de l’armée ; le moindre [était chef] de cent [hommes], et le plus grand, de mille. ◊ 15 Ce sont ceux qui traversèrent le Jourdain au premier mois, quand il regorge par-dessus tous ses bords ; et ils mirent en fuite ceux de toutes les vallées, vers le levant et vers le couchant.
◊ 16 Et des fils de Benjamin et de Juda allèrent vers David dans le lieu fort. ◊ 17 Et David sortit à leur rencontre, et prit la parole et leur dit : Si c’est pour la paix que vous venez vers moi, pour m’aider, mon cœur sera uni à vous ; mais si c’est pour me livrer à mes ennemis, quand il n’y a pas de violence en ma main, que le Dieu de nos pères regarde, et punisse. ◊ 18 Et l’Esprit revêtit Amasçaï, chef des principaux capitaines : Nous sommes à toi, David, et avec toi, fils d’Isaï ! Paix, paix à toi, et paix à ceux qui t’aident, car ton Dieu t’aide ! Et David les reçut, et les établit chefs de bandes.
◊ 19 Et, de Manassé, il y en eut qui passèrent à David quand il vint avec les Philistins pour la bataille contre Saül ; mais ils ne leur aidèrent point, car, après avoir tenu conseil, les princes des Philistins le renvoyèrent, disant : Au péril de nos têtes il passera à son seigneur Saül. ◊ 20 Quand il s’en alla à Tsiklag, [ceux-ci] de Manassé, passèrent à lui : Adnakh, et Jozabad, et Jediaël, et Micaël, et Jozabad, et Élihu, et Tsilthaï, chef des milliers, qui étaient dans Manassé ; ◊ 21 et ils aidèrent David dans ses expéditions, car ils étaient tous forts et vaillants, et ils furent chefs dans l’armée. ◊ 22 Car de jour en jour il arrivait [des gens] vers David pour l’aider, jusqu’à ce que le camp fut grand, comme un camp de Dieu.
◊ 23 Et c’est ici le nombre des hommes équipés pour l’armée, qui vinrent vers David à Hébron, afin de lui transférer le royaume de Saül, selon le commandement de l’Éternel : ◊ 24 Fils de Juda, portant le bouclier et la pique, six mille huit cents, équipés pour l’armée. ◊ 25 Des fils de Siméon, hommes forts et vaillants pour l’armée, sept mille cent. ◊ 26 Des fils de Lévi, quatre mille six cents. ◊ 27 Et Jehoïada, prince [des fils] d’Aaron, et avec lui trois mille sept cents. ◊ 28 Et Tsadok, jeune homme fort et vaillant ; et la maison de son père, vingt-deux chefs. ◊ 29 Et, des fils de Benjamin, frères de Saül, trois mille ; car jusqu’alors la plus grande partie d’entre eux faisaient la garde de la maison de Saül. ◊ 30 Et, des fils d’Éphraïm, vingt mille huit cents hommes forts et vaillants, hommes de renom dans leurs maisons de pères. ◊ 31 Et, de la demi-tribu de Manassé, dix-huit mille, qu’on avait nommés par nom pour aller établir David roi. ◊ 32 Et, des fils d’Issacar, qui savaient discerner les temps pour savoir ce que devait faire Israël : leurs chefs, deux cents, et tous leurs frères à leur commandement. ◊ 33 De Zabulon, ceux qui allaient à l’armée, préparés pour le combat, avec toutes les armes de guerre : cinquante mille, gardant leur rang, n’ayant point un cœur double. ◊ 34 Et, de Nephthali, mille chefs, et avec eux, portant le bouclier et la lance, trente-sept mille. ◊ 35 Et, des Danites, préparés pour la guerre, vingt-huit mille six cents. ◊ 36 Et, d’Aser, qui allaient à l’armée pour se mettre en ordre de bataille pour le combat, quarante mille. ◊ 37 Et, de delà le Jourdain, des Rubénites, et des Gadites, et de ceux de la demi-tribu de Manassé, avec toutes les armes de guerre pour combattre : cent vingt mille.
◊ 38 Tous ceux-là, hommes de guerre, gardant leurs rangs en ordre de bataille, vinrent à Hébron d’un cœur droit, pour établir David roi sur tout Israël ; et aussi tout le reste d’Israël était d’un seul cœur pour établir David roi. ◊ 39 Et ils furent là avec David trois jours, mangeant et buvant ; car leurs frères leur avaient [tout] préparé. ◊ 40 Et même, ceux qui étaient le plus rapprochés d’eux, jusqu’à Issacar et à Zabulon et à Nephthali, apportaient des vivres sur des ânes et sur des chameaux et sur des mulets et sur des bœufs, des aliments de farine, des gâteaux de figues sèches, et des gâteaux de raisins secs, et du vin, et de l’huile, et du gros et du menu bétail en abondance ; car il y avait de la joie en Israël.
Apocalypse
21 ◊ 1 Et je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés, et la mer n’est plus.
◊ 2 Et je vis la sainte cité, nouvelle Jérusalem, descendant du ciel d’auprès de Dieu, préparée comme une épouse ornée pour son mari. ◊ 3 Et j’ouïs une grande voix venant du ciel, disant : Voici, l’habitation de Dieu est avec les hommes, et il habitera avec eux ; et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux, leur Dieu. ◊ 4 Et [Dieu] essuiera toute larme de leurs yeux ; et la mort ne sera plus ; et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni peine, car les premières choses sont passées. ◊ 5 Et celui qui était assis sur le trône dit : Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il [me] dit : Écris, car ces paroles sont certaines et véritables. ◊ 6 Et il me dit : C’est fait. Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. À celui qui a soif, je donnerai, moi, gratuitement, de la fontaine de l’eau de la vie. ◊ 7 Celui qui vaincra héritera de ces choses, et je lui serai Dieu, et lui me sera fils. ◊ 8 Mais quant aux timides, et aux incrédules, et à ceux qui se sont souillés avec des abominations, et aux meurtriers, et aux fornicateurs, et aux magiciens, et aux idolâtres, et à tous les menteurs, leur part sera dans l’étang brûlant de feu et de soufre, qui est la seconde mort.
◊ 9 Et l’un des sept anges qui avaient eu les sept coupes pleines des sept dernières plaies, vint et me parla, disant : Viens ici, je te montrerai l’épouse, la femme de l’Agneau. ◊ 10 Et il m’emporta en esprit sur une grande et haute montagne, et il me montra la sainte cité, Jérusalem, descendant du ciel d’auprès de Dieu, ◊ 11 ayant la gloire de Dieu. Son luminaire était semblable à une pierre très précieuse, comme à une pierre de jaspe cristallin. ◊ 12 Elle avait une grande et haute muraille ; elle avait douze portes, et aux portes douze anges, et des noms écrits sur [elles], qui sont ceux des douze tribus des fils d’Israël : ◊ 13 à l’orient, trois portes ; et au nord, trois portes ; et au midi, trois portes ; et à l’occident, trois portes. ◊ 14 Et la muraille de la cité avait douze fondements, et sur eux les douze noms des douze apôtres de l’Agneau.
◊ 15 Et celui qui me parlait avait pour mesure un roseau d’or, pour mesurer la cité et ses portes et sa muraille. ◊ 16 Et la cité est bâtie en carré, et sa longueur est aussi grande que sa largeur. Et il mesura la cité avec le roseau, jusqu’à douze mille stades : sa longueur et sa largeur, et sa hauteur étaient égales. ◊ 17 Et il mesura sa muraille, cent quarante-quatre coudées, mesure d’homme, c’est-à-dire d’ange.
◊ 18 Et sa muraille était bâtie de jaspe ; et la cité était d’or pur, semblable à du verre pur. ◊ 19 Les fondements de la muraille de la cité étaient ornés de toute pierre précieuse : le premier fondement était de jaspe, le second de saphir, le troisième de calcédoine, le quatrième d’émeraude, ◊ 20 le cinquième de sardonix, le sixième de sardius, le septième de chrysolithe, le huitième de béryl, le neuvième de topaze, le dixième de chrysoprase, le onzième d’hyacinthe, le douzième d’améthyste. ◊ 21 Et les douze portes étaient douze perles ; chacune des portes était d’une seule perle ; et la rue de la cité était d’or pur, comme du verre transparent. ◊ 22 Et je ne vis pas de temple en elle ; car le *Seigneur, Dieu, le Tout-puissant, et l’Agneau, en sont le temple. ◊ 23 Et la cité n’a pas besoin du soleil ni de la lune, pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’a illuminée, et l’Agneau est sa lampe. ◊ 24 Et les nations marcheront par sa lumière ; et les rois de la terre lui apporteront leur gloire. ◊ 25 Et ses portes ne seront point fermées de jour : car il n’y aura pas de nuit là. ◊ 26 Et on lui apportera la gloire et l’honneur des nations. ◊ 27 Et il n’y entrera aucune chose souillée, ni ce qui fait une abomination et un mensonge : mais seulement ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l’Agneau.
Jérémie
48 ◊ 1 Sur Moab.
Ainsi dit l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : Malheur à Nebo ! car elle est dévastée. Kiriathaïm est honteuse, elle est prise. Misgab est honteuse et terrifiée. ◊ 2 C’en est fait de la louange de Moab. À Hesbon, ils ont machiné contre lui du mal : Venez, et retranchons-le, qu’il ne soit plus une nation ! Toi aussi, Madmen, tu seras détruite ; l’épée ira après toi. ◊ 3 La voix d’un cri [qui vient] de Horonaïm ! Dévastation et grande ruine ! ◊ 4 Moab est ruiné, ses petits enfants ont fait entendre un cri ;… ◊ 5 car de la montée de Lukhith montent pleurs sur pleurs ; car à la descente de Horonaïm on a entendu un cri d’angoisse de ruine. ◊ 6 Fuyez, sauvez vos vies ; et vous serez comme la bruyère dans le désert ! ◊ 7 Car, parce que tu as eu confiance en tes ouvrages et en tes trésors, toi aussi tu seras pris ; et Kemosh s’en ira en captivité, ses sacrificateurs et ses princes ensemble. ◊ 8 Et le dévastateur viendra contre chaque ville, et pas une ville n’échappera ; et la vallée périra, et le plateau sera dévasté, comme l’Éternel l’a dit.
◊ 9 Donnez des ailes à Moab ! car il partira au vol, et ses villes seront désolées, sans qu’il y ait personne qui y habite. ◊ 10 Maudit celui qui fera l’œuvre de l’Éternel frauduleusement ! Maudit celui qui retiendra son épée loin du sang ! ◊ 11 Moab a été à son aise dès sa jeunesse, et tranquille sur sa lie ; il n’a pas été versé de vase en vase, et il n’est pas allé en captivité : c’est pourquoi son goût lui est demeuré, et son parfum ne s’est point changé. ◊ 12 C’est pourquoi, voici, des jours viennent, dit l’Éternel, où je lui enverrai des transvaseurs qui le transvaseront, et qui videront ses vases, et qui briseront ses cruches. ◊ 13 Et Moab sera honteux de Kemosh, comme la maison d’Israël a été honteuse de Béthel, sa confiance.
◊ 14 Comment dites-vous : Nous sommes des hommes forts, des hommes vaillants pour la guerre ? ◊ 15 Moab est dévasté, et ses villes montent [en fumée], et l’élite de ses jeunes gens descend à la tuerie, dit le Roi ; l’Éternel des armées est son nom. ◊ 16 La calamité de Moab est près d’arriver, et son malheur se hâte beaucoup. ◊ 17 Lamentez-vous sur lui, vous tous qui êtes autour de lui ; et vous tous qui connaissez son nom, dites : Comment a été brisée la verge de force, le bâton de magnificence ! ◊ 18 Descends de la gloire, et assieds-toi dans la soif, habitante, fille de Dibon ! car le dévastateur de Moab est monté contre toi, il a détruit tes forteresses. ◊ 19 Tiens-toi sur le chemin, et veille, habitante d’Aroër ; interroge celui qui fuit et celle qui est échappée ; dis : Qu’est-il arrivé ? ◊ 20 Moab est honteux, car il est brisé. Hurlez et criez, annoncez dans Arnon que Moab est dévasté. ◊ 21 Et le jugement est venu sur le pays du plateau, sur Holon, et sur Jahtsa, et sur Méphaath, ◊ 22 et sur Dibon, et sur Nebo, et sur Beth-Diblathaïm, ◊ 23 et sur Kiriathaïm, et sur Beth-Gamul, et sur Beth-Méon, ◊ 24 et sur Kerijoth, et sur Botsra, et sur toutes les villes du pays de Moab, éloignées et proches. ◊ 25 La corne de Moab est coupée, et son bras est cassé, dit l’Éternel. ◊ 26 Enivrez-le, car il s’est exalté contre l’Éternel ; et Moab se roulera dans son vomissement, et il sera, lui aussi, un objet de dérision. ◊ 27 Et Israël n’a-t-il pas été un objet de dérision pour toi ? A-t-il été pris parmi les voleurs ? Car chaque fois que tu as parlé de lui, tu as secoué [la tête].
◊ 28 Abandonnez les villes, et demeurez dans les rochers, habitants de Moab, et soyez comme une colombe qui fait son nid aux côtés de l’entrée d’une caverne. ◊ 29 Nous avons entendu l’orgueil de Moab, le très hautain, son arrogance, et son orgueil, et sa fierté, et son cœur altier ! ◊ 30 Je connais, dit l’Éternel, sa rage : ses vanteries ne sont que vanité, ils ne font pas ce [qu’ils disent]. ◊ 31 C’est pourquoi je hurlerai sur Moab ; au sujet de tout Moab je crierai ; on gémira sur les hommes de Kir-Hérès. ◊ 32 Plus que des pleurs de Jahzer, je pleurerai sur toi, ô vigne de Sibma ; tes sarments ont passé au-delà de la mer, ils ont atteint jusqu’à la mer de Jahzer ; le dévastateur est tombé sur tes fruits d’été et sur ta vendange. ◊ 33 Et la joie et l’allégresse ont disparu des champs fertiles, et du pays de Moab, et j’ai fait cesser le vin des cuves : on ne foulera plus avec des cris de joie, le cri de joie ne sera plus un cri de joie. ◊ 34 À cause du cri de Hesbon, ils ont fait retentir leurs voix jusqu’à Elhalé, jusqu’à Jahats, de Tsoar jusqu’à Horonaïm, [jusqu’à] Églath-Shelishija ; car aussi les eaux de Nimrim sont devenues des désolations. ◊ 35 Et je ferai cesser en Moab, dit l’Éternel, celui qui offre sur le haut lieu et qui brûle de l’encens à ses dieux. ◊ 36 C’est pourquoi mon cœur bruira sur Moab comme des flûtes, et mon cœur bruira comme des flûtes sur les hommes de Kir-Hérès, parce que les biens qu’ils avaient acquis ont péri. ◊ 37 Car toute tête sera chauve, et toute barbe sera coupée ; sur toutes les mains il y aura des incisions, et le sac sera sur les reins ; ◊ 38 sur tous les toits de Moab et dans ses places, tout est lamentation, car j’ai brisé Moab comme un vase auquel on ne prend pas plaisir, dit l’Éternel. ◊ 39 Ils hurleront : Comment a-t-il été brisé ! Comment Moab a-t-il tourné le dos, [tout] honteux ! Et Moab sera un objet de dérision et d’effroi à tous ceux qui l’entourent.
◊ 40 Car ainsi dit l’Éternel : Voici, il volera comme un aigle, et il étendra ses ailes sur Moab. ◊ 41 Kerijoth est prise et on s’est emparé des lieux forts ; et le cœur des hommes forts de Moab sera en ce jour-là comme le cœur d’une femme en travail. ◊ 42 Et Moab sera détruit de manière à n’être plus un peuple, car il s’est exalté contre l’Éternel. ◊ 43 La frayeur, et la fosse, et le piège sont sur toi, habitant de Moab ! dit l’Éternel. ◊ 44 Celui qui s’enfuit à cause de la frayeur tombera dans la fosse ; et celui qui monte de la fosse sera pris dans le piège ; car je ferai venir sur lui, sur Moab, l’année de leur visitation, dit l’Éternel. ◊ 45 À l’ombre de Hesbon se sont tenus ceux qui fuyaient devant la force ; car un feu est sorti de Hesbon, et une flamme du milieu de Sihon, et elle a dévoré le coin de Moab et le sommet de la tête des fils du tumulte. ◊ 46 Malheur à toi, Moab ! le peuple de Kemosh est perdu ; car tes fils ont été pris captifs, et tes filles, captives.
◊ 47 Et je rétablirai les captifs de Moab à la fin des jours, dit l’Éternel. Jusqu’ici est le jugement de Moab.
Juges
5 ◊ 1 Et Debora chanta, en ce jour-là, avec Barak, fils d’Abinoam, en disant :
◊ 2 Parce que des chefs se sont mis en avant en Israël, parce que le peuple a été porté de bonne volonté, bénissez l’Éternel !
◊ 3 Rois, écoutez ! princes, prêtez l’oreille ! Moi, moi, je chanterai à l’Éternel ; je chanterai un hymne à l’Éternel, le Dieu d’Israël.
◊ 4 Éternel ! quand tu sortis de Séhir, quand tu t’avanças des champs d’Édom, la terre trembla, et les cieux distillèrent, et les nuées distillèrent des eaux.
◊ 5 Les montagnes se fondirent devant l’Éternel, ce Sinaï, devant l’Éternel, le Dieu d’Israël.
◊ 6 * Aux jours de Shamgar, fils d’Anath, aux jours de Jaël, les chemins étaient délaissés, et ceux qui allaient par les grands chemins allaient par des sentiers détournés ;
◊ 7 Les villes ouvertes étaient délaissées en Israël, elles étaient délaissées, — jusqu’à ce que je me suis levée, moi Debora, jusqu’à ce que je me suis levée, une mère en Israël.
◊ 8 On choisissait de nouveaux dieux, alors la guerre était aux portes ! On ne voyait ni bouclier ni pique chez quarante milliers en Israël.
◊ 9 Mon cœur est aux gouverneurs d’Israël qui ont été portés de bonne volonté parmi le peuple. Bénissez l’Éternel !
◊ 10 Vous qui montez sur des ânesses blanches, vous qui êtes assis sur des tapis, et vous qui allez par les chemins, méditez !
◊ 11 À cause de la voix de ceux qui partagent [le butin], au milieu des lieux où l’on puise l’eau : là, ils racontent les justes actes de l’Éternel, ses justes actes envers ses villes ouvertes en Israël. Alors le peuple de l’Éternel est descendu aux portes.
◊ 12 * Réveille-toi, réveille-toi, Debora ! Réveille-toi, réveille-toi, dis un cantique ! Lève-toi, Barak, et emmène captifs tes captifs, fils d’Abinoam !
◊ 13 Alors descends, toi, le résidu des nobles, [comme son] peuple ; Éternel ! descends avec moi au milieu des hommes forts.
◊ 14 D’Éphraïm [sont venus] ceux dont la racine est en Amalek ; derrière toi [vient] Benjamin, au milieu de tes peuples. De Makir sont descendus les gouverneurs, et de Zabulon sont venus ceux qui tiennent le bâton du commandant.
◊ 15 Et les princes d’Issacar ont été avec Debora, et Issacar, comme Barak ; [il a été] envoyé sur ses pas dans la vallée. Aux divisions de Ruben, grandes considérations de cœur !
◊ 16 Pourquoi es-tu resté entre les barres des étables, à écouter le bêlement des troupeaux ? Aux divisions de Ruben, grandes délibérations de cœur !
◊ 17 Galaad est demeuré au-delà du Jourdain ; et Dan, pourquoi a-t-il séjourné sur les navires ? Aser est resté au bord de la mer, et il est demeuré dans ses ports.
◊ 18 Zabulon est un peuple qui a exposé son âme à la mort, Nephthali aussi, sur les hauteurs des champs.
◊ 19 * Les rois sont venus, ils ont combattu ; alors les rois de Canaan ont combattu à Thaanac, près des eaux de Meguiddo ; [mais], de butin d’argent, ils n’en ont pas emporté.
◊ 20 On a combattu des cieux ; du chemin qu’elles parcourent, les étoiles ont combattu contre Sisera.
◊ 21 Le torrent de Kison les a emportés, le torrent des anciens temps, le torrent de Kison. Mon âme, tu as foulé aux pieds la force !
◊ 22 Alors les talons des chevaux battirent [le sol] à cause de la course rapide, de la course rapide de leurs [hommes] vaillants.
◊ 23 Maudissez Méroz, dit l’Ange de l’Éternel ; maudissez, maudissez ses habitants ! car ils ne sont pas venus au secours de l’Éternel, au secours de l’Éternel, avec les hommes forts.
◊ 24 * Bénie soit, au-dessus des femmes, Jaël, femme de Héber, le Kénien ! Qu’elle soit bénie au-dessus des femmes qui se tiennent dans les tentes !
◊ 25 Il a demandé de l’eau, elle lui a donné du lait ; dans la coupe des nobles elle lui a présenté du caillé.
◊ 26 Elle a étendu sa main vers le pieu, et sa droite vers le marteau des ouvriers ; elle a frappé Sisera, elle lui a brisé la tête, elle lui a fracassé et transpercé la tempe.
◊ 27 Entre ses pieds il s’est courbé, il est tombé, il s’est étendu [par terre] ; entre ses pieds il s’est courbé, il est tombé ; là où il s’est courbé, là il est tombé anéanti.
◊ 28 La mère de Sisera regarde par la fenêtre, et s’écrie à travers le treillis : Pourquoi son char tarde-t-il à venir ? Pourquoi la marche de ses chars est-elle si lente ?
◊ 29 Les sages d’entre ses princesses lui répondent ; elle s’est donné la réponse à elle-même.
◊ 30 N’ont-ils pas trouvé, n’ont-ils pas divisé le butin ? Une jeune fille, deux jeunes filles par tête d’homme ; du butin de vêtements de couleur pour Sisera, du butin de vêtements de couleur brodés, deux vêtements de couleur brodés, pour le cou des captives !
◊ 31 * Qu’ainsi périssent tous tes ennemis, ô Éternel ! mais que ceux qui t’aiment soient comme le soleil quand il sort dans sa force !
Et le pays fut en repos quarante ans.
Psaumes
Au chef de musique. Sur Muth-Labben. Psaume de David.
9 ◊ 1 Je célébrerai l’Éternel de tout mon cœur ; je raconterai toutes tes merveilles.
◊ 2 Je me réjouirai et je m’égayerai en toi ; je chanterai ton nom, ô Très-haut !
◊ 3 * Quand mes ennemis sont retournés en arrière, ils ont bronché, et ont péri devant toi.
◊ 4 Car tu as maintenu mon droit et ma cause ; tu t’es assis sur le trône, toi qui juges justement.
◊ 5 Tu as tancé les nations, tu as fait périr le méchant ; tu as effacé leur nom pour toujours et à perpétuité.
◊ 6 Ô ennemi ! les dévastations sont venues à leur fin pour toujours. Tu as aussi rasé des villes, leur mémoire a péri avec elles.
◊ 7 Mais l’Éternel est assis pour toujours ; il a préparé son trône pour le jugement,
◊ 8 Et il jugera le monde avec justice, et exercera le jugement sur les peuples avec droiture.
◊ 9 Et l’Éternel sera une haute retraite pour l’opprimé, une haute retraite dans les temps de détresse.
◊ 10 Et ceux qui connaissent ton nom se confieront en toi ; car tu n’as pas abandonné ceux qui te cherchent, ô Éternel !
◊ 11 * Chantez à l’Éternel qui habite en Sion, annoncez parmi les peuples ses [hauts] faits.
◊ 12 Car en recherchant le sang il se souvient d’eux ; il n’oublie pas le cri des affligés.
◊ 13 Ô Éternel ! use de grâce envers moi ; regarde mon affliction [que je souffre] de la part de ceux qui me haïssent, toi qui me fais remonter des portes de la mort ;
◊ 14 Afin que je raconte toutes tes louanges dans les portes de la fille de Sion. Je me réjouirai en ton salut.
◊ 15 * Les nations se sont enfoncées dans la fosse qu’elles ont faite ; au filet même qu’elles ont caché, leur pied a été pris.
◊ 16 L’Éternel s’est fait connaître par le jugement qu’il a exécuté ; le méchant est enlacé dans l’œuvre de ses mains. Higgaïon. Sélah.
◊ 17 Les méchants seront repoussés jusque dans le shéol, toutes les nations qui oublient Dieu ;
◊ 18 Car le pauvre ne sera pas oublié à jamais, l’attente des débonnaires ne périra pas pour toujours.
◊ 19 * Lève-toi, Éternel ! que l’homme ne prévale pas. Que les nations soient jugées devant ta face.
◊ 20 Éternel ! remplis-les de frayeur. Que les nations sachent qu’elles ne sont que des hommes. Sélah.
Psaumes
Shiggaïon de David, qu’il chanta à l’Éternel à l’occasion des paroles de Cush, le Benjaminite.
7 ◊ 1 Éternel, mon Dieu ! en toi j’ai mis ma confiance : sauve-moi de tous ceux qui me poursuivent, et délivre-moi ;
◊ 2 De peur qu’il ne déchire mon âme comme un lion qui met en pièces, et il n’y a personne qui délivre.
◊ 3 * Éternel, mon Dieu ! si j’ai fait cela, s’il y a de la méchanceté dans mes mains,
◊ 4 Si j’ai rendu le mal à celui qui était en paix avec moi (mais j’ai délivré celui qui me pressait sans cause),
◊ 5 Que l’ennemi poursuive mon âme et l’atteigne, et qu’il foule à terre ma vie, et qu’il fasse demeurer ma gloire dans la poussière. Sélah.
◊ 6 * Lève-toi dans ta colère, ô Éternel ! Élève-toi contre les fureurs de ceux qui me pressent, et réveille-toi pour moi : tu as commandé le jugement.
◊ 7 Et l’assemblée des peuplades t’environnera ; et [toi], à cause d’elle, retourne en haut.
◊ 8 * L’Éternel jugera les peuples. Juge-moi, ô Éternel, selon ma justice et selon mon intégrité qui est en moi.
◊ 9 Que la malice des méchants prenne fin, je te prie, et affermis le juste, toi, le Dieu juste, qui sondes les cœurs et les reins.
◊ 10 * Mon bouclier est par-devers Dieu qui sauve ceux qui sont droits de cœur.
◊ 11 Dieu est un juste juge, et un *Dieu qui s’irrite tout le jour.
◊ 12 Si [le méchant] ne se retourne pas, [Dieu] aiguisera son épée : il a bandé son arc, et l’a ajusté,
◊ 13 Et il a préparé contre lui des instruments de mort, il a rendu brûlantes ses flèches.
◊ 14 Voici, [le méchant] est en travail pour l’iniquité, et il conçoit le trouble et il enfante le mensonge.
◊ 15 Il a creusé une fosse, et il l’a rendue profonde ; et il est tombé dans la fosse qu’il a faite.
◊ 16 Le trouble qu’il avait préparé retombera sur sa tête, et sa violence descendra sur son crâne.
◊ 17 * Je célébrerai l’Éternel selon sa justice, et je chanterai le nom de l’Éternel, le Très-haut.