À quoi doit viser le ministère Ce but et la fin de Dieu doivent être les nôtres. Avec nous, les moyens ne doivent jamais remplacer la fin. Quelle force et quelle puissance dans ces paroles : « Je suis né pour cela, et c’est pour cela que je suis venu au monde, afin de rendre témoignage à la vérité » ! Paul dit qu’il travaille à présenter tout homme parfait en Christ . Quel but que celui-là !
À mon avis, la responsabilité vis-à-vis de la vérité concernant l’Église, loin d’avoir été affaiblie par l’œuvre admirable d’évangélisation qui a miséricordieusement surgi dans ces derniers temps, s’est plutôt considérablement accrue. Le but que poursuit un homme empreint tous ses actes d’un certain caractère. Un but d’une nature basse ne saurait jamais élever, mais un but élevé a puissance pour retirer d’une très basse position ; et s’il est divin, il en sera comme du sentier du juste, et deviendra plus positif et plus clair à mesure qu’il sera poursuivi davantage . Aucun ministre de l’évangile ne doit se contenter pour un croyant quelconque d’une condition inférieure à ce qui est propre à satisfaire le cœur de Christ, non seulement eu égard à l’enfance d’une telle âme, mais à sa fertile maturité. « Pais mes brebis » , voilà ce qu’exige une sincère affection pour Christ ; mais si l’organisation qu’Il a donnée pour maintenant à l’Église, et Sa gloire future en elle, sont dédaignées ou désapprises, les secrets les plus précieux de Son amour ne sont-ils pas, par cela même, supprimés ou méconnus ? Celui qui, dans son ministère envers les saints du Seigneur, se propose la fin et le but que Dieu a en vue pour eux, et ne se propose rien de moins que cela, tout en ayant de plus en plus le sentiment de la responsabilité du service, sait aussi qu’il n’a besoin que de dispenser honnêtement et fidèlement ce qui lui a été confié, et que les besoins seront abondamment satisfaits.
La vérité est tellement tombée par les rues en ces jours-ci que chacun doit tenir à être apprécié pour la vérité, et non pas simplement pour la justesse d’une position. La vérité étant pleinement révélée par notre Seigneur Jésus Christ, il n’y en aura pas une autre révélation ; et si on en présente quelque partie sous un faux jour, il en résultera une évangélisation imparfaite, car l’évangile consiste en ce que « la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ » . Sommes-nous assez attentifs à la responsabilité sous laquelle nous sommes de veiller à ce que la vérité de Dieu, tue si longtemps, mais maintenant pleinement déclarée par notre Seigneur Jésus Christ, ne souffre pas des tentatives que nous faisons pour l’exposer dans sa plénitude et sa grandeur ? Comme les actes et les intentions de notre Seigneur sont tristement dénaturés dans les publications religieuses du jour les plus répandues ! Aussi n’hésité-je pas à dire que si quelqu’un ne voit pas comment il est appelé à défendre Christ en ce temps-ci, je vois peu d’utilité à obtenir qu’il approuve ma position. S’il s’agissait de justifier Dieu, nous devrions nous retirer sur-le-champ d’une œuvre pour laquelle nous sommes tout à fait incompétents ; mais le Seigneur Jésus L’a justifié en déclarant la vérité, et ce à quoi nous sommes appelés, c’est uniquement à donner notre pleine et entière adhésion à ce qu’Il a fait. Si « l’Esprit de vérité » travaille dans une âme, elle sera exercée au sujet de la vérité ; et dans l’enseignement des âmes, combien il importe d’être assuré qu’elles apprennent la vérité, que, par là, l’Esprit les conduit en elle.
Il n’y a que la vérité complète qui puisse nous préserver d’abandonner notre vraie position ; plus nous la connaissons pleinement, et mieux aussi notre position nous est connue ; car la vérité n’est autre chose que la pensée et le jugement de Celui auquel nous sommes d’autant plus liés que nous Le connaissons mieux, puisque nous trouvons ainsi combien Il est absolument pour notre bénédiction. Plus une ligne de vérités se propage, plus il est nécessaire qu’on insiste sur toutes les autres, ou bien cette symétrie morale qui appartient au corps de Christ sur la terre en souffrira. Que le Seigneur nous garde dans l’amour de la vérité — manifestation de Lui-même ! Il ne m’aime que bien peu, celui qui ne tiendrait pas à en savoir le plus possible à mon sujet, ou bien il faut que je sois un être bien indigne.
Quel privilège que Dieu nous admette à répandre les semences de la vérité dans le cœur des siens ; et combien nous devrions nous réjouir de chaque progrès que fait une âme dans l’intelligence de la vérité de notre Dieu.
« C’est le Dieu qui est notre Dieu pour toujours et à perpétuité ; il nous accompagnera jusqu’à la mort » .
Le bonheur d’adorer le vrai Dieu Si nous sommes dans le secret du cœur fidèles à notre Dieu, c’est une chose merveilleuse de voir combien Il permet que nous suivions souvent nos propres voies, afin que nous en découvrions la folie sans perdre notre confiance en Lui. David est l’homme selon le cœur de Dieu, parce que Dieu fut toujours son Dieu. Il tomba dans bien des erreurs et commit bien des fautes, mais dans toutes ses extrémités, Dieu fut toujours sa ressource. Si j’ai un faux dieu, je n’ai aucune ressource réelle ; c’est pourquoi, aussi longtemps que l’âme est véritablement zélée pour la vérité de Dieu et la maintient, bien qu’il puisse lui arriver souvent de vaciller dans la vie pratique, pourtant elle reviendra toujours à Lui, comme l’aiguille aimantée en revient toujours au pôle : elle ne se représente point sous un faux jour la nature de Dieu, et le cœur retourne à Lui de ses propres égarements.
Pierre peut faillir, mais sa foi en Dieu ne faillira point ; et, par elle, il est restauré. Si c’est un véritable Christ que l’âme possède, quelques nombreuses que puissent être ses vacillations, c’est là , néanmoins, qu’à la fin , elle doit graviter. Et voilà pourquoi il est si nécessaire qu’on se fasse une juste idée, qu’on ait une juste intelligence de Christ. Si nous ne l’avons pas, nous sommes comme les disciples quand ils étaient sur la mer, et que Christ était sur la terre. Si nous possédons cette vraie intelligence, bien que peut-être nous soyons incrédules comme eux, nous avons, en tout cas, l’assurance qu’Il est dans la nacelle avec nous. C’est pendant que nous courons dans la lice que nous découvrons les nombreux obstacles que notre nature oppose à nos progrès ; et à mesure que nous les découvrons, si nous sommes réellement désireux de ne point nous ralentir dans notre course, nous prions pour les surmonter et en être débarrassés. Mais pour cela , il faut que l’œil soit fixé sur le but. S’il en est ainsi, plus notre course sera rapide, plus, peut-être, sera grand notre écart, parce que nous serons exposés d’autant plus aux embarras occasionnés par notre activité naturelle, qui entrave constamment l’Esprit. Nous connaissons la fable du soleil et du vent. Le vent peut avoir pour effet de nous faire envelopper de nos manteaux, mais lorsque le soleil brille, nous les mettons vite de côté. Il en est de même de toute entrave morale, de tout fardeau naturel. L’œil sur Christ rend toujours témoignage de notre position, et donne le seul véritable moyen de sortir de toute voie fausse.
L’âme qui regarde à ses difficultés les surmonte rarement. C’est en fixant nos regards en haut, ou plutôt en y tenant notre cœur, que nous remportons la victoire ; et c’est une chose étonnante comme les mêmes difficultés nous apparaissent dans des proportions bien différentes, dans un temps et dans un autre, simplement parce que le cœur est avec le Seigneur (et quand nous sommes avec Lui, nous avons sur nous l’armure), ou qu’il est occupé de ses épreuves. Nos ennemis sont toujours moralement diminués par notre puissance pour leur faire face. Si nous avons de la puissance et que nous le sentions, nous allons à leur rencontre avec calme et confiance. Dans votre enfance, un oiseau peut-être vous a rempli de frayeur ; et pourquoi n’en avez-vous pas peur maintenant ? Parce que vous sentez que vous avez immensément plus de puissance que lui. Ce qu’il nous faut, c’est le sentiment de la puissance, et il ne s’obtient qu’en nous tenant près du Seigneur. Nous tenir près de Lui, c’est le tout. « Fortifie-toi dans le Seigneur et dans la puissance de sa force » . « Celui qui me mange vivra par moi » . Ne désespérez jamais ! Si vous ne voyez pas où vous manquez, vous ne saurez pas où vaincre. Nous manquons dans notre point faible ; mais c’est là où il y a faiblesse que la force de Christ est nécessaire. Par conséquent, nos diverses épreuves sont bien appropriées pour faire ressortir notre faiblesse, afin que nous puissions être revêtus de la force de Christ, de sorte que même nos fautes travaillent ensemble pour notre bien.
Si nous ne pouvons pas vaincre où nous sommes, nous ne saurons vaincre nulle part .
Il n’y a pas de crainte que nous ne puissions surmonter, à moins que nous ne soyons dans une position fausse ; et alors , la victoire consisterait à en sortir.
Notre œuvre nous éprouve Ce doit avoir été pour le nazaréen un exercice d’âme fort pénible, lorsqu’il avait souillé son nazaréat, de tout recommencer de nouveau . N’importe combien ses cheveux étaient longs et beaux, il fallait les raser .
Il en est de même pour nous aujourd’hui. Si nous avons fait l’œuvre du Seigneur d’une façon mélangée, il faut que tout parte ; le Seigneur sauvera les âmes sincères, mais il faut que le vaisseau soit mis en pièces.
Je crois que souvent, là où l’on a vu beaucoup de bénédiction apparente, il y a eu à l’œuvre une mauvaise influence secrète, et que Satan a déçu les âmes et les a empêchées de voir ce qui souillait toute l’œuvre, au moyen de l’état apparent qui annonçait, semblait-il, progrès et bénédiction. Parfois, en effet, l’ennemi s’abstient d’une opposition générale, afin de mûrir, sous le manteau du progrès spirituel, un plus fatal obstacle à la vérité, qu’il ne ferait par une hostilité ouverte. Lorsque le cas est tel, le vrai moyen d’amener réellement la bénédiction, c’est de « recommencer ». Plus d’un reconnaîtra combien il y a du mal en lui-même , qui ne voudra pas reconnaître que son œuvre se soit ressentie de ses fautes ; et c’est une chose remarquable que nos fautes doivent sûrement transpirer dans notre œuvre ; c’est-à-dire que notre œuvre sera pour nous une source de souffrance ou d’affliction dans le point même où nous avons manqué dans le service, en conséquence de notre faiblesse à insister auprès des âmes sur la ligne de vérité qui aurait prémuni contre la chute. Qu’une congrégation de saints soit instruite seulement dans ce qui tient aux sentiments, aux affections ou à la beauté morale des croyants, et, tôt ou tard, leur docteur aura à souffrir sûrement lui-même, de leur part, de ce manque de conscience qu’il aura négligé. Sa faiblesse ou son péché se trahiront en eux. Dieu n’exauce pas la prière : « Je te prie, qu’Ismaël vive devant toi ! » . Une pareille prière ne faisait que montrer combien Abraham était en ce temps éloigné de Dieu. Il nous faut prendre garde de ne pas donner des encouragements à une âme avant que la foi soit en œuvre en elle ; car si nous le faisons, nous ruinons l’âme pour la foi.
« Persévérer dans les bonnes œuvres » est merveilleusement efficace ; et être fidèle dans les petites choses garantit qu’on sera fidèle dans les grandes . Si dans toutes les occasions, petites ou grandes, nous savons être fidèles, nous glorifierons toujours le Seigneur et Sa grâce, et nous ajouterons à notre repos et à notre joie en Lui.
La véritable action de la Parole Nous savons qu’il est possible de prendre plaisir à écouter les paroles de l’Éternel comme une chanson agréable, et néanmoins de ne pas vouloir les suivre ; car le cœur va après la convoitise. Tous, je pense, nous savons en quelque mesure ce que c’est, et il nous faut être aussi soigneux d’adopter la vérité que nous entendons, que d’en jouir ; c’est-à-dire, qu’il faut que nous ayons conscience d’être soumis à ses droits sur nous. C’est là proprement la recevoir dans « un cœur honnête et sincère » . La vérité comprise et reçue nous touche le plus là où nous en avons le plus besoin, ainsi que, dans une chambre, la chaleur ira toujours à la partie la plus humide ; et par conséquent, si j’ai reçu la vérité, il faut que je la sente agir sur mon âme en ce en quoi je suis le plus en défaut, et où naturellement son action m’est le moins agréable. Si je laisse la Parole éprouver ma partie faible, alors je reçois instruction, quoiqu’il soit possible que je ne sois pas très heureux pendant que la chose se fait ; mais le bonheur qui en résulte est d’un ordre différent et plus élevé. Il nous faut bien prendre garde de ne pas nous contenter de l’exposition exacte de la vérité de Dieu, indépendamment de ce qu’elle demande de nous-mêmes , car on peut fort bien en voir la beauté, et être pénétré d’admiration pour elle, tout en manquant complètement à se l’approprier.
La Parole de Dieu est « l’épée de l’Esprit » . La foi est le bouclier qui vous protège contre votre adversaire ; mais être protégé contre ses assauts, ce n’est point l’avoir subjugué. La foi peut me protéger contre mes ennemis, mais elle ne m’en débarrassera point.
Quant à cela, rien que la Parole de Dieu ne saurait le faire, et il faut que je puisse appliquer la Parole convenable à sa vraie place. Non seulement le Seigneur Jésus se protégea (Sa foi Le protégeait toujours), mais Il confondit et mit en fuite le malin par la Parole de Dieu.
Accoutumez-vous à éprouver toutes choses par la Parole de Dieu ; mettez à cette épreuve toute action et tout jugement, et vous trouverez qu’il se fait bien des choses qui manquent de la sanction de l’Écriture, et, d’un autre côté, qu’un grand nombre que l’on déclare faire pour Dieu, se poursuivent d’une façon non scripturaire. C’est ici un temps où l’on retient le nom des vérités, mais où leur portée véritable, leur sens réel, est souvent corrompu ou ignoré. Qu’est-ce, par exemple, qu’un chrétien ? La définition que l’on donne ordinairement de ce terme approche-t-elle d’une manière quelconque de sa définition scripturaire ? La Parole est la pierre de touche, aussi bien que l’épée ; mais si elle nous éprouve et nous sonde, elle nous ranime aussi et nous fortifie.
Tenir la ligne Il n’y a rien d’aussi difficile que de tenir la ligne — toutefois si nous en sortons, il nous arrive comme à un train de chemin de fer — tout est en danger et en confusion. La ligne de l’un peut ne pas être celle de l’autre. Chacun a à fournir une carrière qui est ouverte devant lui selon son individualité particulière, et ce qui serait convenable pour quelqu’un ne le serait pas pour un autre ; mais avec la Parole de Dieu dans nos mains, si nous la lisons par l’Esprit de Dieu, il est facile de dire quand quelqu’un est hors de la ligne. Je remarque, lorsqu’il en est ainsi, que l’âme est souvent comme Pierre en Jean 21 , très active au travail de « pêcher » et « nue » aussi ! Il y a beaucoup de précipitation et d’agitation, et un constant désir de se justifier : — mais si on est sur la ligne, tout va sans effort dans le calme et la tranquillité.
Rien ne nous gardera sur la ligne, si ce n’est la présence d’un Christ ressuscité marchant avec nous dans un monde qui L’a rejeté. Je crains que nous ne sachions beaucoup mieux ce que c’est que marcher en cherchant à être utile, que marcher dans la conscience de l’influence qu’ajoute la présence de Christ. Nous pouvons savoir si quelqu’un est sous l’empire de Sa présence, parce qu’une telle personne manifeste involontairement les intérêts qui sont chers au Seigneur. Si je suis sous l’influence de quelqu’un que je révère, j’adopte et manifeste imperceptiblement, et toutefois d’une manière bien nette, le sujet principal de ses pensées et de ses voies. Si je ne le faisais pas, on pourrait dire avec vérité que je ne le révère pas et que sa présence n’a pas sur moi d’influence particulière. L’influence qu’exerce la présence personnelle est d’une nature si particulière, qu’aucun art ne saurait produire quelque chose qui lui ressemble. Si la personne est absente, ni mémoire, ni effort d’esprit, ne saurait rappeler cette influence ; mais du moment que la personne reparaît, toute l’influence revient. Nous pouvons bien rappeler les paroles d’un ami absent, mais non l’intérêt particulier que nous inspirait sa présence. Maintenant — comme les disciples qui allaient à Emmaüs — vous pouvez bien sentir votre cœur brûler au-dedans de vous, pendant que les Écritures vous sont ouvertes, mais la reconnaissance de la présence de Christ aura un effet qui dépassera infiniment ce que peut produire la plus admirable explication de l’Écriture. Ils retournèrent à cette même heure de la nuit vers leurs frères à Jérusalem. Tel fut le fruit de l’énergie qu’ils recueillirent du fait béni qu’ils reconnurent la présence du Seigneur. Je déplore pour moi-même de mieux connaître la joie que goûte le cœur à voir le Seigneur lui ouvrir l’Écriture, que celle qui provient du bonheur de Le reconnaître actuellement, Lui, le Seigneur ressuscité, par rapport à toutes les choses d’ici-bas.
Christ ou Ses dons ? Le kikajon attire les affections de Jonas ; mais sa disparition révèle toute l’insoumission que sa présence avait voilée ou supprimée pour un moment . Si nos cœurs sont plus occupés des dons de Dieu que de Dieu Lui-même, nous trouverons, tôt ou tard, que les dons nous ont cachés à nous-mêmes, et que nous n’avons pas crû (la croissance est le développement de la nature de Christ en détail) comme nous l’aurions fait si le Seigneur eût été la ressource de nos cœurs. Satan accusait Job de penser davantage aux dons qu’à Dieu , et quoique Job fût tourné vers Dieu, il eut toutefois à découvrir son propre néant dans la présence de Dieu ; non pas pour être plus misérable, mais pour que sa dépendance de Dieu fût établie d’une manière plus absolue, et qu’il fût indépendant de lui-même et de toutes choses excepté Dieu. Quand les dons disparaissent, vous découvrez si c’est sur Dieu ou sur les dons que votre cœur est arrêté. Le premier ne saurait disparaître ; et si je Le connais, comme Le connaissaient Abraham ou Marie, je puis, quoique tout dépouillé, avoir confiance en Dieu pour rendre les Isaac ou ressusciter les Lazare.
Je rencontre souvent des âmes qui ont appris la grâce de Dieu, marchent dans la pleine paix de leur acceptation et même Le servent avec dévouement, mais dont les affections sont très peu concentrées en Lui. La meilleure preuve que je L’aime, que mon cœur est arrêté sur Lui, c’est que j’aime comme Lui. Le cœur qui a appris la grâce de Dieu en notre Seigneur Jésus Christ, apprend pour la première fois qu’il peut et doit se confier pleinement en un homme véritable, et que, s’il le faisait, il serait constamment heureux et n’aurait jamais de déception ; mais, en général, c’est lentement et de différentes manières qu’il a à l’apprendre. Rien ne convient si parfaitement au cœur de l’homme, et n’est aussi propre à le satisfaire, comme cette sympathie et cette amitié. Rarement il y atteint en quelque perfection parmi les hommes : il peut et doit y arriver avec le Seigneur ; mais pour cela, le cœur a besoin d’apprendre d’une manière ou d’une autre que cela ne se trouve pleinement nulle part ailleurs. Quelquefois, il nous est permis d’en trouver une ressemblance dans la nature humaine, si seulement on l’emploie comme une image de ce que Dieu est ; c’est-à-dire que le cœur apprend par les affections humaines, qui lui tiennent de si près, la variété et l’activité de l’amour de Dieu. Envisagée à ce point de vue, l’amitié humaine est pour moi ce que son chariot est pour l’enfant qui apprend à marcher ; mais si, d’un autre côté, je me nourris tellement de l’amitié humaine que je sois en quelque mesure indépendant de la sympathie et de l’affection de Dieu, il est de toute évidence que le kikajon même qu’Il peut m’avoir envoyé est un obstacle à ma pleine bénédiction, et il faut qu’Il l’ôte. Néanmoins, tout ce temps-là (quoique j’aie remplacé l’affection du Seigneur par une affection inférieure), je me suis tellement accoutumé aux délices de l’amitié même d’un ordre inférieur, et Il sait cela, qu’il faut que mon cœur recherche l’affection la plus élevée, c’est-à-dire Dieu Lui-même — celle qui était « vraiment veuve » espérait en Dieu . Il y a dans l’humanité une lacune qui ne saurait jamais être remplie, une souffrance que ni temps ni soins ne sauraient adoucir. Le Seigneur sait parfaitement ce qu’est la souffrance humaine ; Il ne rencontra jamais que souffrance dans le cœur de l’homme, car la joie vient de Dieu ; et le dessein de Son amour qui surpasse toute intelligence est d’abattre notre nature pour nous remplir de la plénitude de Dieu. Il regardera à votre douleur ; où exprima-t-Il autant de sentiment que pour Marie quand Il se dirigeait vers le tombeau de Lazare ? Ce dont nous devrions être profondément affligés, c’est de voir combien nous dépendons d’autres choses à côté de Dieu. C’est réellement en cela que consiste le seul obstacle à notre plein soulagement.
L’effet de l’association En toute association, et il en est d’autant plus ainsi que l’association est plus intime, la tendance de la nature humaine est plutôt de descendre moralement que de monter ; de là grand dommage, grande perte pour celui qui s’allie avec quelqu’un qui lui est moralement ou spirituellement inférieur. De pareilles associations ne peuvent exister longtemps sans affecter l’élément le plus élevé ou le plus bas ; et la raison de la tendance du plus élevé à s’abaisser — c’est qu’il y a en nous un mal sympathique à quelque mal que ce soit avec lequel nous sommes mis en contact, et que ce contact doit avoir lieu du moment qu’il y a communications sur le pied de l’égalité. Par pied d’égalité, je veux dire où je puis largement me confondre en m’accommodant à un état de choses au-dessous de ce que je pourrais approuver avec mes lumières. Quand cette inégalité existe relativement aux choses de Dieu — une association pareille est, de tous les cas, celui que nous devrions le plus supplier le Seigneur de nous épargner, car indépendamment du sacrifice de la vérité, il faut que les idées de l’ordre le plus élevé et les sentiments sur le sujet le plus précieux demeurent non partagés ; et la conséquence en est invariablement ou bien que les deux parties déclinent graduellement, ou que l’une d’elles se relève et sent tous les jours davantage que rien n’est approprié et ne répond chez l’autre à l’activité et aux aspirations les plus nobles de l’âme. Nous devrions nous bien pénétrer de cela relativement à tous les genres d’association, qu’il s’agisse d’association spirituelle, ou de l’ordre naturel, car conjurer des inégalités pareilles n’est point faire preuve d’élévation d’esprit ; c’est parfaitement le contraire : plus je connais le Seigneur ou Sa vérité, moins je dois m’occuper de moi, mais je dois être d’autant plus jaloux de Sa gloire.
Mais lors même qu’on chercherait toujours à les conjurer, il n’est que trop vrai que ces inégalités existent et qu’on s’y engage constamment ; bien plus — je remarque que souvent le Seigneur nous permet de faire des choses et de contracter des alliances qui manifestent le véritable état de notre âme, ou du moins répondent à une ligne non encore soumise en nous. Un homme d’une spiritualité de sentiments élevé ne trouvera pas beaucoup d’intérêt dans quelqu’un dont les sentiments sont d’une nature inférieure. Si j’y en trouve, quoi que je puisse penser ou imaginer de mon état à cet égard, ma compagnie révèle mes dispositions véritables, et parce que je ne me juge pas moi-même en raison de mes goûts réels, le Seigneur permet que je m’unisse à ce qui indique véritablement mes prédilections, et par là amène la discipline qui m’est nécessaire. Le Seigneur avait dû voir Pierre portant l’épée, et cependant Il ne le reprit jamais pour cela, jusqu’à ce qu’il eût commis un acte manifeste , et Pierre aurait pu alléguer qu’Il lui avait dit de la prendre ; mais il était nécessaire pour Pierre que son acte propre montrât combien il était peu en communion avec l’esprit de son Maître. C’est bien humiliant que l’état de nos âmes soit tellement bas qu’il faille que le Seigneur en agisse ainsi avec nous. Mais c’est peut-être la seule manière de nous convaincre de la subtilité de nos cœurs.
Lorsqu’on a contracté irrévocablement une association inégale (car il ne nous est pas toujours possible, ou même permis, de revenir sur une fausse démarche), la position, lors même qu’elle ne soit pas effectivement mauvaise, est toujours dangereuse , et l’unique moyen d’éviter une chute, à laquelle il y aura tendance constamment, c’est de s’appuyer sur le Seigneur, et de rechercher Sa force pour conserver, d’une manière inébranlable, la mesure de lumière que nous avons reçue. La lumière est très généreuse et expressive, et toujours prête à communiquer sa vertu pour aider quiconque se trouve dans les ténèbres. Si je possède la lumière et que je marche dans la lumière, je connaîtrai la manière douce, insinuante, et pourtant directe et efficace, dont la lumière aborde les ténèbres ; mais si je revêts les ténèbres afin de ménager les ténèbres, il n’y a pas de doute que ma lumière se changera en fatales ténèbres. Rien de plus difficile que de conserver, vis-à-vis d’un chrétien qui vous est inférieur en lumière et en connaissance de la grâce du Seigneur (bien que peut-être au-dessus de vous quant à la pratique), cette puissance de témoignage à la vérité qui ferait sentir à sa conscience que votre présence agissait sur lui, et que, d’un autre côté, vous ne lâchez pas la vérité de Dieu afin d’être en communion avec quelqu’un qui est au-dessous d’elle. C’est une chose bien propre à atteindre profondément notre cœur (mais ne reculons pas devant cette pensée) que souvent la lumière soit absorbée par nous-mêmes, pour ainsi dire ; et lorsqu’il en est ainsi, il n’y a ni émanation, ni témoignage de sa puissance. « Si donc tout ton corps est éclairé, n’ayant aucune partie ténébreuse, il sera tout éclairé, comme quand la lampe t’éclaire de son éclat » . Je comprends par ce passage que si je suis moi-même parfaitement sous l’influence de la lumière (c’est-à-dire, si la lumière a pris possession de moi), alors les autres la verront comme on voit l’éclat d’une lampe. Ce qui explique comment nous manquons constamment à faire rayonner la lumière avec puissance, c’est qu’il n’en est pas ainsi de nous. N’étant pas nous-mêmes sous son influence, elle ne rayonne pas de nous comme la brillante lumière d’une lampe. Je puis ajouter, comme conclusion en terminant, que l’élément inférieur cède à l’élément supérieur, si ce dernier demeure fidèle à lui-même , quoique l’action de celui qui est dans les ténèbres doive être nécessairement accompagnée de plus ou moins de peine et de difficulté ; mais l’élément inférieur corrompt le supérieur, du moment que ce dernier s’abaisse jusqu’à la communion avec lui. Puissions-nous chercher à marcher avec le Seigneur dans Son élévation, et ne pas L’obliger, pour nous faire rentrer dans l’ordre, à descendre à notre niveau.
Le service le plus élevé ; ce qu’il requiert Je remarque que certains chrétiens, lorsqu’ils abandonnent une partie de la lumière qu’ils ont reçue, tombent, en proportion, dans le formalisme et l’esprit légal. On a recours à l’activité charnelle pour compenser la perte d’une marche spirituelle conséquente. Ceux qui allaient à la bataille donnaient de cinq cents, un, aux sacrificateurs ; et ceux qui n’y allaient point (ceux, ne puis-je pas dire, qui n’avaient pas été exercés spirituellement), donnaient de cinquante, un, aux Lévites (Nomb. 31 ). Ils donnaient plus et recevaient moins. L’exercice spirituel nous met en état d’user, en sacrificateurs pour Dieu, des dépouilles gagnées dans le combat ; tandis que la même portion du butin attribuée à celui qui était resté à la maison (l’âme non exercée), ne le conduisait jamais au-delà du service de Lévite.
Le genre de service le plus élevé est compris dans ces paroles : « M’aimes-tu ? — Pais mes brebis » . Quand nous aimons quelqu’un, c’est merveilleux comme nous découvrons vite et parfaitement ce qui peut lui plaire, et combien il nous est agréable de lui faire plaisir ; mais nous n’atteignons ce résultat qu’en étudiant son cœur et ses goûts. Nous n’imposons pas nos propres préférences à celui à qui nous avons le désir de plaire, ou, si nous le faisons, nous montrons clairement par là que nous sommes plus occupés de nos goûts que des siens ; et on peut voir que nous cherchons (peut-être sans intention, mais pourtant dans tous nos actes, car les actes d’un homme révèlent son cœur) à produire une impression, c’est-à-dire à être reconnus comme faisant et accordant des faveurs, plutôt que comme ayant réellement le désir de nous consacrer ainsi à rendre service et causer de la satisfaction à celui qui nous intéresse tant. Ainsi, si je ne sais pas quel est le désir du Seigneur, de fait, quelle est Sa pensée ? Je ne saurais jamais y répondre de manière à Le réjouir ; mais plus je Le connaîtrai, plus aussi je L’étudierai dans le but de faire ce que l’amour inspire.
Si on a suivi de près l’activité des hommes religieux de cette époque, on sentira combien il est difficile de soumettre le service simplement à cette épreuve : « Procède-t-il de l’amour pour Christ, et mon amour s’exprime-t-il en harmonie avec le caractère de Sa pensée au moment actuel ? ». Cette pierre de touche m’oblige à me placer à un point de vue, et à adopter une manière d’agir, complètement différents de ceux de tous les grands ouvriers populaires du jour. Je me trouverai d’un côté, tandis qu’ils seront de l’autre ; mais ma consolation sera que j’exerce mon cœur dans son amour pour mon Seigneur et Maître. Le but avoué que l’on poursuit en ce jour, c’est le bien et la bénédiction de l’homme, et non point que le souverain Pasteur des brebis obtienne du cœur de Ses serviteurs un témoignage d’amour et d’obéissance. Sans doute, la véritable bénédiction de l’homme ne peut jamais procéder que de Christ ; et je puis alléguer que, si c’est elle que je cherche, je dois prouver par là mon amour pour le Seigneur. Dans un sens, cela est vrai ; mais mon tort, c’est de faire d’un résultat mon but , au lieu d’avoir pour but la source même de toutes les parties du résultat, savoir le cœur de Jésus.
Rien ne saurait former le saint si ce n’est Christ, et la foi en Lui tel qu’Il est. Quiconque ne fait pas de cela son affaire capitale, doit devenir latitudinaire, et on verra que ce sont les hommes simplement qu’il cherche et non pas Christ. Un seul homme fidèle à Christ et vaillant pour Lui, fera plus de bien réel qu’un million de latitudinaires, même dévoués. Voici la grande pierre de touche en cette affaire : « Cela s’accorde-t-il avec la pensée de Celui que j’aime ? ». Je ne me mets pas en peine de la pensée d’aucun autre. Si je puis répondre à celle-là , je suis heureux, et je suis utile.
Suis-je jamais peiné de mon peu d’utilité ? Certainement je le suis. Mais si je demande quel est mon chemin ? Dois-je chercher à satisfaire mes propres sentiments en travaillant ; ou bien, faire exactement ce que Christ peut déterminer pour moi ? Est-ce que j’accomplis avec efficace et comme Il le désirerait le peu qu’Il met à ma portée ? Et s’il faut que je réponde honteusement « Non », comment puis-je attendre qu’Il m’introduise dans une sphère où je pourrais me voir plus utile, mais où Il ne serait pas la fin que je poursuivrais ? Je crois que c’est selon la mesure dans laquelle Christ est en nous, que nous servirons d’une manière agréable au Seigneur. Je ne saurais dire où ni comment, mais la veuve qui mit deux pites, surpassa tous les autres . C’est le motif et non point l’acte qui détermine la condition. Dans un sens, le Seigneur n’a pas pour nous d’occupation plus élevée que celle de Le servir. Que cet honneur est grand ! Mais, dans un certain sens, Il n’a jamais besoin d’un serviteur ; c’est-à-dire qu’Il peut aisément se pourvoir de serviteurs pour les choses générales ; mais Il a très peu de serviteurs de confiance : quant à des serviteurs de ce caractère, Il en cherche, et avant d’être tels, il faut qu’ils soient élevés dans Sa pensée. C’est là, je crois, l’occupation la plus haute que notre nature est portée à peu apprécier, ainsi que le firent peut-être Moïse au pays de Madian, Josué dans sa retraite, ou Paul en Arabie. L’œuvre et le service sont aujourd’hui de grands pièges. Le vase de parfum est trop souvent donné au peuple au lieu de l’être à Christ.
Qu’est-ce qu’un « père » (1 Jean 2, 13 ) ? Quelqu’un qui connaît « Celui qui est dès le commencement » — Christ. C’est là le point le plus haut, le plus grand à atteindre. Que notre but soit d’apprendre Christ afin qu’Il puisse nous employer comme Il voudra . Alors notre service aura véritablement un caractère sacerdotal, sera très agréable à Christ et L’honorera le plus.
Prendre une position, ou être affermi Un sujet intéressant, c’est de rechercher comment une âme est affermie. Je crois qu’il y a ce que j’appellerais un affermissement général et aussi un affermissement particulier. Romains 1, 11 montre clairement que Paul comptait que son ministère serait tellement en aide aux saints qu’ils seraient affermis. C’est là ce que j’appellerais être affermi d’une manière générale ; mais je ne doute point qu’il n’existe un affermissement particulier par rapport à chaque vérité spéciale reçue.
Nous pouvons observer que beaucoup de jeunes chrétiens passent par une période plus ou moins longue de vacillation, d’hésitation, et que cette indécision ne provient pas tant de l’incrédulité à la vérité, que de l’incertitude à l’égard de la question comment nous devrions agir, quand l’épreuve arrive ; car ce sont les tentations dans le sens général du mot qui mettent à l’épreuve la foi et la puissance de la vérité sur nos âmes. Si nous résistons à l’assaut comme Samson résista au jeune lion , nous sommes affermis d’autant, et nous prenons une position ; c’est notre impuissance à résister ainsi qui est, j’en suis convaincu, la raison secrète pour laquelle il y en a si peu qui soient réellement capables de prendre une position. Pierre est exhorté à fortifier ses frères quand il sera lui-même converti . Prendre une position serait ce que j’appellerais être affermi d’une manière générale ; et tel est le sens de 1 Pierre 5, 10 , où il s’agit des souffrances provenant de la persécution, et dont l’âme devait sortir, non seulement affermie contre la souffrance, mais aussi dans un sens plus général et plus étendu : « Lorsque vous aurez souffert un peu de temps, vous rendra lui-même accomplis (proprement vous mettra ensemble), vous fortifiera , etc. ».
Mais il me semble que le mot « affermir » est plus fréquemment employé par rapport à quelque vérité, quelque pratique, ou quelque épreuve particulière contre laquelle vous pouvez vous élever, et qui, lorsque vous êtes au clair à son sujet dans la puissance de l’intelligence de l’Esprit, vous communique une force qui vous met en état de demeurer ferme. Il est possible que cette question vous ait troublé ; mais à présent que vous êtes convaincu, et, par conséquent, affermi, vous recevrez de la force de la vérité ou de l’épreuve qui vous remplissait d’agitation et d’incertitude quand c’était une question indécise. Et ce n’est pas cela seulement, mais le fait même que vous êtes affermi sur un sujet particulier communique nécessairement à votre caractère de la fermeté et de la fixité. Son effet n’est en aucune manière limité à la vérité ou à la vue exacte de la question, ou à l’intention de l’épreuve qui y a donné lieu ; mais cet affermissement sur un point particulier communique à tout le caractère une décision dont le mot « affermir » suggère particulièrement l’idée.
Vous verrez même de vieux chrétiens dans un état de confusion et d’incertitude, parce qu’ils sont troublés par quelque question de doctrine ou de pratique qui a surgi, ou par quelque épreuve ; et jusqu’à ce qu’ils soient au clair là-dessus, leurs cœurs ne sont pas « affermis ».
Il y a, comme je l’ai dit, un affermissement dans la vérité, comme elle fut reçue au commencement, dont l’apôtre parle en Romains 16, 25 : « Or, à Celui qui est puissant pour vous affermir selon mon évangile » ; mais dans tous les autres passages, quoique l’effet dût être de produire l’affermissement général, sa nécessité, néanmoins, provenait de quelque cause spéciale. Pierre devait évidemment affermir sur le point particulier dans lequel il avait failli lui-même. En 1 Pierre 5, 10 , c’étaient la souffrance et le poids de la persécution qui rendaient nécessaire l’affermissement et le produisaient. Chez les saints de Thessalonique, c’était aussi en rapport avec le trouble et l’agitation auxquels la persécution donnait naissance, et les questions qui s’étaient élevées relativement au jour du Seigneur.
Le moyen le plus béni pour apprendre, c’est d’abord d’être affermi sur son titre, si je puis m’exprimer de la sorte, car jusque-là on ne saurait prendre de position ; et après cela, d’aborder toujours toute question, tout ce qui peut être de nature à troubler, avec la détermination d’être affermi à ce sujet : car il ne saurait y avoir ni force, ni bien-être, ni témoignage, jusqu’à ce que vous soyez capable de prendre une position sur la difficulté qui vous occupe pour le moment.
Être occupé de la Parole de Dieu, ou de ses expériences Nous pouvons observer que quelques-uns sont plus occupés de la Parole de Dieu, et d’autres des expériences qu’ils font de Lui et de Sa présence.
Sans vouloir déprécier le moins du monde la dernière manière d’agir, je dirais que la première est plus sûre. En effet, quand l’âme perd le sentiment de la présence de Dieu, comme cela arrive souvent, elle tombe dans les ténèbres et dans l’accablement ; tandis que si elle est tenue devant le Seigneur par Sa Parole, elle a toujours la conscience de Son appui.
« Il a mis sa parole au-dessus de tout son nom » (vers. angl.). Si la Parole occupait véritablement mon âme, elle m’introduirait toujours dans le sentier des sympathies de Christ, et ainsi Il me serait révélé Lui-même . La Parole me conduit à Son côté, et alors je monte du désert appuyé sur mon bien-aimé . Je puis avoir des sentiments très sincères, mais les sentiments ne sont pas l’essentiel pour le combat ou l’accroissement, quoique ils soient les conséquences du progrès et de la victoire. On ne saurait se reposer sur eux au-delà du présent, et un changement dans les circonstances les affecterait aussitôt.
La foi , elle-même, n’est pas une épée, bien qu’elle soit un bouclier, et nous trouvons, en conséquence, que la foi sans l’épée, pour la défendre, ne sera pas suffisante pour soutenir l’âme dans l’épreuve. Mes sentiments peuvent être parfaitement vrais et honorer le Seigneur, mais ils appartiennent plutôt à la salle du festin qu’au soldat ou à quelqu’un qui a besoin d’avoir des pieds semblables à ceux des biches, afin de pouvoir marcher sur les lieux élevés . Quelquefois, nous cherchons la joie de la salle du festin sans voir que, non seulement nous avons tout titre pour y entrer, ce que la robe de noces exprime, mais que nous sommes revêtus de toutes les armes de Dieu de manière à ne pas être repoussés ni délogés. Je dois voir que j’ai été rendu convenable pour l’hôte ; je dois porter le costume auquel il a pourvu pour moi, savoir, l’intelligence joyeuse de la manière dont Il m’accepte : « rendus agréables dans le Bien-aimé » ; mais si je me trouve en pays ennemi (comme c’est le cas pendant que nous sommes laissés ici-bas), il faut aussi que je voie que l’ennemi de l’hôte sera impuissant dans ses attaques contre moi. Quoique en pays ennemi, l’armée d’occupation peut festoyer avec le général ; mais ce n’est pas une raison pour qu’on ne monte pas bien la garde ; au contraire, en de pareilles circonstances, il faut que la garde soit d’autant plus attentive et vigilante, de peur qu’il n’y ait quelque surprise. En d’autres termes, quoique je sois préparé à jouir de mon Seigneur dans une condition digne de Lui-même, je dois aussi être pourvu et armé contre toutes les attaques par lesquelles Satan essaierait de troubler mon bonheur ; et cela ne peut se faire que par la Parole qui, en habitant richement en nous , produira à la fin dans nos cœurs une douce mélodie.
L’étude de l’Écriture, qui est réellement fortifiante, est celle qui ne s’occupe pas d’idées abstraites , mais bien d’une personne . L’énonciation d’un précepte ou d’une idée par une personne , qui en est elle-même le témoin, non seulement fortifie la conviction, mais communique de la force pour la retenir.
L’âme adopte progressivement la vérité en puissance, non pas tant en vertu de la force de raisonnement et de l’autorité avec lesquelles elle a été présentée, que par suite de la manière dont la personne qui la lui a présentée l’a imprimée sur elle. Vous ne pouvez demeurer (mentalement et moralement) avec un plus grand que vous sans contracter sa ressemblance.
Souvent, une glace qui a recouvert un certain temps une gravure présentera l’esquisse du tableau pendant un jour ou deux, après quoi l’image s’effacera, la ressemblance dépendant uniquement de l’association avec l’original, qui devrait être toujours gardée. C’est là une faible image de ce que produirait sur nous l’association avec la personne dans l’étude de la Parole.
Jonas
4 ◊ 1 Mais Jonas trouva [cela] très mauvais, et il fut irrité. ◊ 2 Et il pria l’Éternel, et dit : Éternel, je te prie, n’était-ce pas là ma parole, quand j’étais encore dans mon pays ? C’est pourquoi j’ai d’abord voulu m’enfuir à Tarsis, car je savais que tu es un *Dieu qui fais grâce et qui es miséricordieux, lent à la colère et grand en bonté et qui te repens du mal [dont tu as menacé] ; ◊ 3 et maintenant, Éternel, je t’en prie, prends-moi ma vie, car mieux me vaut la mort que la vie. ◊ 4 Et l’Éternel dit : Fais-tu bien de t’irriter ?
◊ 5 Et Jonas sortit de la ville, et s’assit à l’orient de la ville ; et il se fit là une cabane, et s’assit dessous à l’ombre, jusqu’à ce qu’il vît ce qui arriverait à la ville. ◊ 6 Et l’Éternel Dieu prépara un kikajon et le fit monter au-dessus de Jonas, pour faire ombre sur sa tête, pour le délivrer de sa misère, et Jonas se réjouit d’une grande joie à cause du kikajon. ◊ 7 Et Dieu prépara un ver le lendemain, au lever de l’aurore, et il rongea le kikajon, et il sécha. ◊ 8 Et il arriva que, quand le soleil se leva, Dieu prépara un doux vent d’orient, et le soleil frappa la tête de Jonas, et il défaillait, et il demanda la mort pour son âme, et dit : Mieux me vaut la mort que la vie. ◊ 9 Et Dieu dit à Jonas : Fais-tu bien de t’irriter à cause du kikajon ? Et il dit : Je fais bien de m’irriter jusqu’à la mort. ◊ 10 Et l’Éternel dit : Tu as pitié du kikajon pour lequel tu n’as pas travaillé, et que tu n’as pas fait croître ; qui, né en une nuit, a péri en une nuit ; ◊ 11 et moi, je n’aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, dans laquelle il y a plus de cent vingt mille êtres humains qui ne savent pas distinguer entre leur droite et leur gauche, et [aussi] beaucoup de bétail !
Genèse
17 ◊ 1 * Et Abram était âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans ; et l’Éternel apparut à Abram, et lui dit : Je suis le *Dieu Tout-puissant ; marche devant ma face, et sois parfait ; ◊ 2 et je mettrai mon alliance entre moi et toi, et je te multiplierai extrêmement. ◊ 3 Et Abram tomba sur sa face, et Dieu parla avec lui, disant : ◊ 4 Quant à moi, voici, mon alliance est avec toi, et tu seras père d’une multitude de nations ; ◊ 5 et ton nom ne sera plus appelé Abram, mais ton nom sera Abraham, car je t’ai établi père d’une multitude de nations. ◊ 6 Et je te ferai fructifier extrêmement, et je te ferai devenir des nations ; et des rois sortiront de toi. ◊ 7 Et j’établirai mon alliance entre moi et toi et ta semence après toi, en leurs générations, pour être une alliance perpétuelle, afin que je sois ton Dieu, à toi et à ta semence après toi. ◊ 8 Et je te donne, et à ta semence après toi, le pays de ton séjournement, tout le pays de Canaan, en possession perpétuelle ; et je serai leur Dieu. ◊ 9 Et Dieu dit à Abraham : Et toi, tu garderas mon alliance, toi et ta semence après toi, en leurs générations. ◊ 10 C’est ici mon alliance, que vous garderez entre moi et vous et ta semence après toi : que tout mâle d’entre vous soit circoncis. ◊ 11 Et vous circoncirez la chair de votre prépuce, et ce sera un signe d’alliance entre moi et vous. ◊ 12 Et tout mâle de huit jours, en vos générations, sera circoncis parmi vous, celui qui est né dans la maison, et celui qui est acheté à prix d’argent, tout fils d’étranger qui n’est point de ta semence. ◊ 13 On ne manquera point de circoncire celui qui est né dans ta maison et celui qui est acheté de ton argent ; et mon alliance sera en votre chair comme alliance perpétuelle. ◊ 14 Et le mâle incirconcis, qui n’aura point été circoncis en la chair de son prépuce, cette âme sera retranchée de ses peuples : il a violé mon alliance.
◊ 15 Et Dieu dit à Abraham : Quant à Saraï, ta femme, tu n’appelleras plus son nom Saraï ; mais Sara sera son nom. ◊ 16 Et je la bénirai, et même je te donnerai d’elle un fils ; et je la bénirai, et elle deviendra des nations ; des rois de peuples sortiront d’elle. ◊ 17 Et Abraham tomba sur sa face, et il rit et dit en son cœur : Naîtrait-il [un fils] à un homme âgé de cent ans ? et Sara, âgée de quatre-vingt-dix ans, enfanterait-elle ? ◊ 18 Et Abraham dit à Dieu : Oh, qu’Ismaël vive devant toi ! ◊ 19 Et Dieu dit : Certainement Sara, ta femme, t’enfantera un fils ; et tu appelleras son nom Isaac ; et j’établirai mon alliance avec lui, comme alliance perpétuelle, pour sa semence après lui. ◊ 20 Et, à l’égard d’Ismaël, je t’ai exaucé : voici, je l’ai béni, et je le ferai fructifier et multiplier extrêmement ; il engendrera douze chefs, et je le ferai devenir une grande nation. ◊ 21 Mais mon alliance, je l’établirai avec Isaac, que Sara t’enfantera en cette saison, l’année qui vient. ◊ 22 Et ayant achevé de parler avec lui, Dieu monta d’auprès d’Abraham.
◊ 23 Et Abraham prit Ismaël, son fils, et tous ceux qui étaient nés dans sa maison, et tous ceux qui avaient été achetés de son argent, tous les mâles parmi les gens de la maison d’Abraham, et il circoncit la chair de leur prépuce en ce même jour-là, comme Dieu lui avait dit. ◊ 24 Et Abraham était âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans lorsqu’il fut circoncis en la chair de son prépuce ; ◊ 25 et Ismaël, son fils, était âgé de treize ans lorsqu’il fut circoncis en la chair de son prépuce. ◊ 26 En ce même jour-là Abraham fut circoncis, et Ismaël son fils, ◊ 27 et tous les hommes de sa maison, ceux qui étaient nés dans la maison, et ceux qui avaient été achetés à prix d’argent d’entre les fils de l’étranger, furent circoncis avec lui.
Jean
18 ◊ 1 Ayant dit ces choses, Jésus s’en alla avec ses disciples au-delà du torrent du Cédron, où était un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. ◊ 2 Et Judas aussi, qui le livrait, connaissait le lieu ; car Jésus s’y était souvent assemblé avec ses disciples. ◊ 3 Judas donc, ayant pris la compagnie [de soldats], et des huissiers, de la part des principaux sacrificateurs et des pharisiens, vient là, avec des lanternes et des flambeaux et des armes. ◊ 4 Jésus donc, sachant toutes les choses qui devaient lui arriver, s’avança et leur dit : Qui cherchez-vous ? ◊ 5 Ils lui répondirent : Jésus le Nazaréen. Jésus leur dit : C’est moi. Et Judas aussi qui le livrait était là avec eux. ◊ 6 Quand donc il leur dit : C’est moi, ils reculèrent, et tombèrent par terre. ◊ 7 Il leur demanda donc de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus le Nazaréen. ◊ 8 Jésus répondit : Je vous ai dit que c’est moi ; si donc vous me cherchez, laissez aller ceux-ci, ◊ 9 — afin que fût accomplie la parole qu’il avait dite : De ceux que tu m’as donnés, je n’en ai perdu aucun. ◊ 10 Simon Pierre donc, ayant une épée, la tira et frappa l’esclave du souverain sacrificateur et lui coupa l’oreille droite ; et le nom de l’esclave était Malchus. ◊ 11 Jésus donc dit à Pierre : Remets l’épée dans le fourreau : la coupe que le Père m’a donnée, ne la boirai-je pas ?
◊ 12 La compagnie [de soldats] donc, et le chiliarque, et les huissiers des Juifs, se saisirent de Jésus et le lièrent, ◊ 13 et l’amenèrent premièrement à Anne ; car il était beau-père de Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là. ◊ 14 Or Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs le conseil, qu’il était avantageux qu’un seul homme pérît pour le peuple. ◊ 15 Or Simon Pierre suivait Jésus, et l’autre disciple [aussi] ; et ce disciple-là était connu du souverain sacrificateur, et il entra avec Jésus dans le palais du souverain sacrificateur ; ◊ 16 mais Pierre se tenait dehors à la porte. L’autre disciple donc, qui était connu du souverain sacrificateur, sortit, et parla à la portière, et fit entrer Pierre. ◊ 17 La servante qui était portière dit donc à Pierre : Et toi, n’es-tu pas des disciples de cet homme ? Lui dit : Je n’en suis point. ◊ 18 Or les esclaves et les huissiers, ayant allumé un feu de charbon, se tenaient là, car il faisait froid, et ils se chauffaient ; et Pierre était avec eux, se tenant là et se chauffant. ◊ 19 Le souverain sacrificateur donc interrogea Jésus touchant ses disciples et touchant sa doctrine. ◊ 20 Jésus lui répondit : Moi, j’ai ouvertement parlé au monde ; j’ai toujours enseigné dans la synagogue, et dans le temple où tous les Juifs s’assemblent, et je n’ai rien dit en secret. ◊ 21 Pourquoi m’interroges-tu ? Interroge sur ce que je leur ai dit ceux qui m’ont entendu ; voilà, ils savent, eux, ce que moi j’ai dit. ◊ 22 Or comme il disait ces choses, un des huissiers qui se tenait là donna un soufflet à Jésus, disant : Réponds-tu ainsi au souverain sacrificateur ? ◊ 23 Jésus lui répondit : Si j’ai mal parlé, rends témoignage du mal ; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? ◊ 24 Anne donc l’avait envoyé lié à Caïphe, le souverain sacrificateur.
◊ 25 Et Simon Pierre se tenait là, et se chauffait ; ils lui dirent donc : Et toi, n’es-tu pas de ses disciples ? Il le nia, et dit : Je n’en suis point. ◊ 26 L’un d’entre les esclaves du souverain sacrificateur, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, dit : Ne t’ai-je pas vu, moi, dans le jardin avec lui ? ◊ 27 Pierre donc nia encore ; et aussitôt le coq chanta.
◊ 28 Ils mènent donc Jésus de chez Caïphe au prétoire (or c’était le matin) ; et eux-mêmes, ils n’entrèrent pas au prétoire, afin qu’ils ne fussent pas souillés ; mais qu’ils pussent manger la pâque. ◊ 29 Pilate donc sortit vers eux, et dit : Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? ◊ 30 Ils répondirent et lui dirent : Si cet homme n’était pas un malfaiteur, nous ne te l’eussions pas livré. ◊ 31 Pilate donc leur dit : Prenez-le, vous, et jugez-le selon votre loi. Les Juifs donc lui dirent : Il ne nous est pas permis de faire mourir personne ; ◊ 32 afin que fût accomplie la parole que Jésus avait dite, indiquant de quelle mort il devait mourir. ◊ 33 Pilate donc entra encore dans le prétoire, et appela Jésus, et lui dit : Toi, tu es le roi des Juifs ? ◊ 34 Jésus lui répondit : Dis-tu ceci de toi-même, ou d’autres te l’ont-ils dit de moi ? ◊ 35 Pilate répondit : Suis-je Juif, moi ? Ta nation et les principaux sacrificateurs t’ont livré à moi ; qu’as-tu fait ? ◊ 36 Jésus répondit : Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu, afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n’est pas d’ici. ◊ 37 Pilate donc lui dit : Tu es donc roi ? Jésus répondit : Tu le dis que moi je suis roi. Moi, je suis né pour ceci, et c’est pour ceci que je suis venu dans le monde, afin de rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité, écoute ma voix. ◊ 38 Pilate lui dit : Qu’est-ce que la vérité ? Et ayant dit cela, il sortit encore vers les Juifs ; et il leur dit : Moi, je ne trouve aucun crime en lui ; ◊ 39 mais vous avez une coutume, que je vous relâche quelqu’un à la Pâque ; voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? ◊ 40 Ils s’écrièrent donc tous encore, disant : Non pas celui-ci, mais Barabbas. Or Barabbas était un brigand.
Ézéchiel
33 ◊ 1 * * Et la parole de l’Éternel vint à moi, disant : ◊ 2 Fils d’homme, parle aux fils de ton peuple, et dis-leur : Si je fais venir l’épée sur un pays, et que le peuple du pays prenne un homme d’entre eux tous, et se le donne pour sentinelle ; ◊ 3 et qu’il voie venir l’épée sur le pays, et sonne de la trompette, et avertisse le peuple ; ◊ 4 et que quelqu’un entende bien le son de la trompette, mais ne reçoive pas l’avertissement, et que l’épée vienne et le saisisse, son sang sera sur sa tête. ◊ 5 Il a entendu le son de la trompette, et n’a pas reçu l’avertissement : son sang est sur lui ; alors que s’il eût reçu l’avertissement, il aurait délivré son âme. ◊ 6 Mais si la sentinelle voit venir l’épée, et ne sonne pas de la trompette, et que le peuple ne soit pas averti, et que l’épée vienne et saisisse quelqu’un d’entre eux, lui est saisi dans son iniquité ; mais je redemanderai son sang de la main de la sentinelle.
◊ 7 Et toi, fils d’homme, je t’ai établi sentinelle pour la maison d’Israël, et tu entendras la parole de ma bouche, et tu les avertiras de ma part. ◊ 8 Quand je dirai au méchant : Méchant, certainement tu mourras ! et que tu ne parleras pas pour avertir le méchant à l’égard de sa voie, lui, le méchant, mourra dans son iniquité ; mais je redemanderai son sang de ta main. ◊ 9 Et si tu avertis le méchant à l’égard de sa voie, pour qu’il s’en détourne, et qu’il ne se détourne pas de sa voie, il mourra, lui, dans son iniquité ; mais toi, tu as délivré ton âme.
◊ 10 Et toi, fils d’homme, dis à la maison d’Israël : Vous avez parlé ainsi, disant : Nos transgressions et nos péchés sont sur nous, et nous sommes consumés par eux, et comment vivrions-nous ? ◊ 11 Dis-leur : Je suis vivant, dit le Seigneur, l’Éternel, si je prends plaisir en la mort du méchant,… mais [plutôt] à ce que le méchant se détourne de sa voie et qu’il vive ! Détournez-vous, détournez-vous de vos mauvaises voies ; et pourquoi mourriez-vous, maison d’Israël ? ◊ 12 Et toi, fils d’homme, dis aux fils de ton peuple : La justice du juste ne le délivrera pas, au jour de sa transgression ; et la méchanceté du méchant ne le fera pas tomber, au jour où il se détournera de sa méchanceté ; et le juste ne pourra pas vivre par sa justice, au jour où il péchera. ◊ 13 Quand j’aurai dit au juste que certainement il vivra, et que lui se confie en sa justice et commette l’iniquité, de tous ses actes justes, aucun ne viendra en mémoire, mais dans son iniquité qu’il a commise il mourra.
◊ 14 Et quand j’aurai dit au méchant : Certainement tu mourras,… s’il se détourne de son péché, et pratique le jugement et la justice ; ◊ 15 si le méchant rend le gage, restitue ce qu’il a pillé, marche dans les statuts de la vie, en ne commettant pas l’iniquité, certainement il vivra, il ne mourra pas. ◊ 16 De tous ses péchés qu’il a commis, aucun ne viendra en mémoire contre lui : il a pratiqué le jugement et la justice ; certainement il vivra. ◊ 17 Et les fils de ton peuple disent : La voie du Seigneur n’est pas réglée ; mais c’est eux dont la voie n’est pas réglée.
◊ 18 Quand le juste se détournera de sa justice et pratiquera l’iniquité, il en mourra. ◊ 19 Et quand le méchant se détournera de sa méchanceté et pratiquera le jugement et la justice, il vivra à cause de cela. ◊ 20 Et vous dites : La voie du Seigneur n’est pas réglée. Je vous jugerai, chacun selon ses voies, maison d’Israël.
◊ 21 * Et il arriva, la douzième année de notre transportation, au dixième [mois], le cinquième [jour] du mois, qu’un réchappé de Jérusalem vint vers moi, disant : La ville est frappée. ◊ 22 Et la main de l’Éternel avait été sur moi le soir avant que vînt le réchappé, et elle avait ouvert ma bouche jusqu’à ce qu’il vînt vers moi le matin ; ainsi ma bouche fut ouverte, et je ne fus plus muet.
◊ 23 * Et la parole de l’Éternel vint à moi, disant : ◊ 24 Fils d’homme, les habitants de ces lieux désolés, sur la terre d’Israël, parlent, disant : Abraham était un seul, et il a hérité le pays ; et nous sommes plusieurs, le pays nous est donné pour héritage. ◊ 25 C’est pourquoi dis-leur : Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Vous mangez avec le sang, et vous levez vos yeux vers vos idoles, et vous versez le sang : et vous hériteriez le pays ? ◊ 26 Vous vous roidissez sur votre épée, vous commettez des abominations, et vous rendez impure, chacun de vous, la femme de son prochain : et vous hériteriez le pays ? ◊ 27 Tu leur diras ainsi : Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Je suis vivant, si ceux qui sont dans les lieux désolés ne tombent par l’épée ; et si je ne livre aux bêtes celui qui est par les champs, afin qu’elles le dévorent ; et si ceux qui sont dans les lieux forts et dans les cavernes ne meurent de la peste ! ◊ 28 Et je réduirai le pays en désolation et en désert ; et l’orgueil de sa force cessera ; et les montagnes d’Israël seront dévastées, de sorte que personne n’y passera. ◊ 29 Et ils sauront que je suis l’Éternel, quand j’aurai réduit le pays en désolation et en désert, à cause de toutes leurs abominations qu’ils ont commises.
◊ 30 Et toi, fils d’homme, les fils de ton peuple parlent contre toi auprès des murs et aux entrées des maisons, et ils parlent l’un avec l’autre, chacun avec son frère, disant : Venez donc, et écoutez quelle est la parole qui est sortie de la part de l’Éternel. ◊ 31 Et ils viennent vers toi comme vient un peuple, et ils s’asseyent devant toi [comme étant] mon peuple ; et ils entendent tes paroles, mais ils ne les pratiquent pas ; car de leur bouche ils disent des choses agréables, [mais] leur cœur va après leur gain déshonnête. ◊ 32 Et voici, tu es pour eux comme un chant agréable, une belle voix, et quelqu’un qui joue bien ; et ils entendent tes paroles, mais ils ne les pratiquent nullement. ◊ 33 Et quand la chose arrivera (la voici qui arrive), alors ils sauront qu’il y a eu un prophète au milieu d’eux.
Job
1 ◊ 1 Il y avait dans le pays d’Uts un homme dont le nom était Job ; et cet homme était parfait et droit, craignant Dieu et se retirant du mal. ◊ 2 Et il lui naquit sept fils et trois filles ; ◊ 3 et il possédait sept mille brebis, et trois mille chameaux, et cinq cents paires de bœufs, et cinq cents ânesses ; et [il avait] un très grand nombre de serviteurs ; et cet homme était plus grand que tous les fils de l’orient.
◊ 4 Et ses fils allaient et faisaient un festin, chacun dans [sa] maison, à son jour ; et ils envoyaient appeler leurs trois sœurs pour manger et pour boire avec eux. ◊ 5 Et il arrivait que, quand les jours de festin étaient terminés, Job envoyait [vers eux] et les sanctifiait : il se levait de bonne heure le matin et offrait des holocaustes selon leur nombre à tous, car Job disait : Peut-être mes fils ont-ils péché et ont-ils maudit Dieu dans leurs cœurs. Job faisait toujours ainsi.
◊ 6 Or, un jour, il arriva que les fils de Dieu vinrent se présenter devant l’Éternel, et Satan aussi vint au milieu d’eux. ◊ 7 Et l’Éternel dit à Satan : D’où viens-tu ? Et Satan répondit à l’Éternel et dit : De courir çà et là sur la terre et de m’y promener. ◊ 8 Et l’Éternel dit à Satan : As-tu considéré mon serviteur Job, qu’il n’y a sur la terre aucun homme comme lui, parfait et droit, craignant Dieu, et se retirant du mal ? ◊ 9 Et Satan répondit à l’Éternel et dit : Est-ce pour rien que Job craint Dieu ? ◊ 10 Ne l’as-tu pas, toi, entouré de toutes parts d’une haie de protection, lui, et sa maison, et tout ce qui lui appartient ? Tu as béni le travail de ses mains, et tu as fait abonder son avoir sur la terre. ◊ 11 Mais étends ta main et touche à tout ce qu’il a : [tu verras] s’il ne te maudit pas en face. ◊ 12 Et l’Éternel dit à Satan : Voici, tout ce qu’il a est en ta main, seulement tu n’étendras pas ta main sur lui. Et Satan sortit de la présence de l’Éternel.
◊ 13 Et, un jour, il arriva que ses fils et ses filles mangeaient et buvaient du vin dans la maison de leur frère premier-né ; ◊ 14 et un messager vint à Job et dit : Les bœufs labouraient et les ânesses paissaient auprès d’eux, ◊ 15 et ceux de Sheba sont tombés [sur eux] et les ont pris, et ils ont frappé les jeunes hommes par le tranchant de l’épée ; et j’ai échappé, moi seul, pour te l’annoncer. ◊ 16 Celui-ci parlait encore, qu’un autre vint et dit : Le feu de Dieu est tombé du ciel et a brûlé les brebis et les jeunes hommes, et les a consumés ; et j’ai échappé, moi seul, pour te l’annoncer. ◊ 17 Celui-ci parlait encore, qu’un autre vint et dit : Les Chaldéens ont formé trois bandes, et se sont jetés sur les chameaux et les ont pris, et ils ont frappé les jeunes hommes par le tranchant de l’épée ; et j’ai échappé, moi seul, pour te l’annoncer. ◊ 18 Celui-ci parlait encore, qu’un autre vint et dit : Tes fils et tes filles mangeaient et buvaient du vin dans la maison de leur frère premier-né, ◊ 19 et voici, un grand vent est venu de delà le désert et a donné contre les quatre coins de la maison, et elle est tombée sur les jeunes gens et ils sont morts ; et j’ai échappé, moi seul, pour te l’annoncer. ◊ 20 Et Job se leva, et déchira sa robe, et rasa sa tête, et se jeta à terre et se prosterna. ◊ 21 Et il dit : Nu je suis sorti du sein de ma mère, et nu j’y retournerai ; l’Éternel a donné, et l’Éternel a pris ; que le nom de l’Éternel soit béni ! ◊ 22 En tout cela Job ne pécha pas, et n’attribua rien à Dieu qui fût inconvenable.
Cantique des cantiques
8 ◊ 1 Oh ! que tu fusses pour moi comme un frère qui ait sucé les mamelles de ma mère ! Si je te trouvais dehors, je t’embrasserais, sans qu’on m’en méprisât. ◊ 2 Je t’amènerais, je t’introduirais dans la maison de ma mère : tu m’instruirais ; je te ferais boire du vin aromatisé, du jus de mes grenades. ◊ 3 Sa main gauche serait sous ma tête, et sa droite m’embrasserait !
◊ 4 Je vous adjure, filles de Jérusalem, pourquoi éveilleriez-vous, et pourquoi réveilleriez-vous [mon] amour, avant qu’elle le veuille !
◊ 5 * Qui est celle-ci qui monte du désert, s’appuyant sur son bien-aimé ? — Je t’ai réveillée sous le pommier : là ta mère t’a enfantée dans les douleurs, là celle qui t’a enfantée a été en travail.
◊ 6 Mets-moi comme un cachet sur ton cœur, comme un cachet sur ton bras ; car l’amour est fort comme la mort, la jalousie, cruelle comme le shéol ; ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de Jah. ◊ 7 Beaucoup d’eaux ne peuvent éteindre l’amour, et des fleuves ne le submergent pas ; si un homme donnait tous les biens de sa maison pour l’amour, on l’aurait en un profond mépris.
◊ 8 Nous avons une petite sœur, et elle n’a pas encore de seins. Que ferons-nous pour notre sœur, au jour qu’on parlera d’elle ? ◊ 9 — Si elle est une muraille, nous bâtirons sur elle une demeure d’argent ; et si elle est une porte, nous la fermerons avec une planche de cèdre.
◊ 10 Je suis une muraille, et mes seins sont des tours ; je fus alors à ses yeux comme celle qui a trouvé la paix. ◊ 11 — Salomon avait une vigne à Baal-Hamon : il remit la vigne à des gardiens ; chacun devait apporter pour son fruit mille [pièces] d’argent. ◊ 12 Ma vigne, qui est à moi, est devant moi. À toi, Salomon, les mille [pièces] ; et deux cents pour ceux qui en gardent le fruit.
◊ 13 Habitante des jardins, les compagnons sont attentifs à ta voix ! Fais que je l’entende !
◊ 14 Fuis, mon bien-aimé, et sois semblable à une gazelle ou au faon des biches, sur les montagnes des aromates.
Psaumes
Au chef de musique. Du serviteur de l’Éternel, de David, qui adressa à l’Éternel les paroles de ce cantique, le jour où l’Éternel l’eut délivré de la main de tous ses ennemis, et de la main de Saül. Et il dit :
18 ◊ 1 Je t’aimerai, ô Éternel, ma force !
◊ 2 Éternel, mon rocher, et mon lieu fort, et celui qui me délivre ! Mon *Dieu, mon rocher, en qui je me confie, mon bouclier et la corne de mon salut, ma haute retraite !
◊ 3 Je crierai à l’Éternel, qui est digne d’être loué, et je serai sauvé de mes ennemis.
◊ 4 * Les cordeaux de la mort m’ont environné, et les torrents de Bélial m’ont fait peur ;
◊ 5 Les cordeaux du shéol m’ont entouré, les filets de la mort m’ont surpris :
◊ 6 Dans ma détresse j’ai invoqué l’Éternel, et j’ai crié à mon Dieu : de son temple, il a entendu ma voix, et mon cri est parvenu devant lui à ses oreilles.
◊ 7 * Alors la terre fut ébranlée, et trembla, et les fondements des montagnes furent secoués et furent ébranlés, parce qu’il était irrité.
◊ 8 Une fumée montait de ses narines, et un feu sortant de sa bouche dévorait ; des charbons en jaillissaient embrasés.
◊ 9 Et il abaissa les cieux, et descendit ; et il y avait une obscurité profonde sous ses pieds.
◊ 10 Il était monté sur un chérubin, et volait, et il planait sur les ailes du vent.
◊ 11 Il mit les ténèbres pour sa demeure secrète comme sa tente autour de lui, des ténèbres d’eaux, d’épaisses nuées de l’air.
◊ 12 De la splendeur qui était devant lui, ses nuées épaisses passaient, de la grêle et des charbons de feu.
◊ 13 Et l’Éternel tonna dans les cieux, et le Très-haut fit retentir sa voix, — de la grêle et des charbons de feu.
◊ 14 Et il tira ses flèches et dispersa [mes ennemis] ; il lança des éclairs et les mit en déroute.
◊ 15 Alors les lits des eaux parurent, et les fondements du monde furent mis à découvert, quand tu les tanças, ô Éternel, par le souffle du vent de tes narines.
◊ 16 D’en haut il étendit [sa main], il me prit, il me tira des grandes eaux ;
◊ 17 Il me délivra de mon puissant ennemi et de ceux qui me haïssaient ; car ils étaient plus forts que moi.
◊ 18 Ils m’avaient surpris au jour de ma calamité, mais l’Éternel fut mon appui.
◊ 19 * Et il me fit sortir au large, il me délivra, parce qu’il prenait son plaisir en moi.
◊ 20 L’Éternel m’a récompensé selon ma justice, il m’a rendu selon la pureté de mes mains ;
◊ 21 Car j’ai gardé les voies de l’Éternel, et je ne me suis point méchamment détourné de mon Dieu.
◊ 22 Car toutes ses ordonnances ont été devant moi ; et ses statuts, je ne les ai pas écartés de moi.
◊ 23 Et j’ai été parfait avec lui, et je me suis gardé de mon iniquité.
◊ 24 Et l’Éternel m’a rendu selon ma justice, selon la pureté de mes mains devant ses yeux.
◊ 25 Avec celui qui use de grâce, tu uses de grâce ; avec l’homme parfait, tu te montres parfait ;
◊ 26 Avec celui qui est pur, tu te montres pur ; et avec le pervers, tu es roide.
◊ 27 Car toi tu sauveras le peuple affligé, et tu abaisseras les yeux hautains.
◊ 28 Car c’est toi qui fais luire ma lampe : l’Éternel, mon Dieu, fait resplendir mes ténèbres.
◊ 29 Car, par toi, je courrai au travers d’une troupe, et, par mon Dieu, je franchirai une muraille.
◊ 30 * Quant à *Dieu, sa voie est parfaite ; la parole de l’Éternel est affinée ; il est un bouclier à tous ceux qui se confient en lui.
◊ 31 Car qui est +Dieu, hormis l’Éternel, et qui est un rocher, si ce n’est notre Dieu,
◊ 32 Le *Dieu qui me ceint de force et qui rend ma voie parfaite ? —
◊ 33 Qui rend mes pieds pareils à ceux des biches, et me fait tenir debout sur mes lieux élevés ;
◊ 34 Qui enseigne mes mains à combattre, et mes bras bandent un arc d’airain.
◊ 35 Et tu m’as donné le bouclier de ton salut, et ta droite m’a soutenu, et ta débonnaireté m’a agrandi.
◊ 36 Tu as mis au large mes pas sous moi, et les chevilles de mes pieds n’ont pas chancelé.
◊ 37 J’ai poursuivi mes ennemis, et je les ai atteints ; et je ne m’en suis pas retourné que je ne les aie consumés.
◊ 38 Je les ai transpercés, et ils n’ont pu se relever ; ils sont tombés sous mes pieds.
◊ 39 Et tu m’as ceint de force pour le combat ; tu as courbé sous moi ceux qui s’élevaient contre moi.
◊ 40 Et tu as fait que mes ennemis m’ont tourné le dos ; et ceux qui me haïssaient, je les ai détruits.
◊ 41 Ils criaient, et il n’y avait point de sauveur ; [ils criaient] à l’Éternel, et il ne leur a pas répondu.
◊ 42 Et je les ai brisés menu comme la poussière devant le vent ; je les ai jetés loin comme la boue des rues.
◊ 43 * Tu m’as délivré des débats du peuple ; tu m’as établi chef des nations ; un peuple que je ne connaissais pas me servira.
◊ 44 Dès qu’ils ont entendu de leur oreille, ils m’ont obéi ; les fils de l’étranger se sont soumis à moi en dissimulant.
◊ 45 Les fils de l’étranger ont dépéri, et ils sont sortis en tremblant de leurs lieux cachés.
◊ 46 * L’Éternel est vivant ; et que mon Rocher soit béni ! Et que le Dieu de mon salut soit exalté,
◊ 47 Le *Dieu qui m’a donné des vengeances, et qui m’a assujetti les peuples,
◊ 48 Qui m’a délivré de mes ennemis ! Même tu m’as élevé au-dessus de ceux qui s’élèvent contre moi, tu m’as délivré de l’homme violent.
◊ 49 C’est pourquoi, Éternel ! je te célébrerai parmi les nations, et je chanterai des cantiques à [la gloire de] ton nom.
◊ 50 [C’est lui] qui a donné de grandes délivrances à son roi, et qui use de bonté envers son oint, envers David, et envers sa semence, à toujours.
Luc
16 ◊ 1 Et il dit aussi à ses disciples : Il y avait un homme riche qui avait un économe ; et celui-ci fut accusé devant lui comme dissipant ses biens. ◊ 2 Et l’ayant appelé, il lui dit : Qu’est-ce que ceci que j’entends dire de toi ? Rends compte de ton administration ; car tu ne pourras plus administrer. ◊ 3 Et l’économe dit en lui-même : Que ferai-je, car mon maître m’ôte l’administration ? Je ne puis pas bêcher la terre ; j’ai honte de mendier : ◊ 4 je sais ce que je ferai, afin que, quand je serai renvoyé de mon administration, je sois reçu dans leurs maisons. ◊ 5 Et ayant appelé chacun des débiteurs de son maître, il dit au premier : Combien dois-tu à mon maître ? ◊ 6 Et il dit : Cent baths d’huile. Et il lui dit : Prends ton écrit, et assieds-toi promptement et écris cinquante. ◊ 7 Puis il dit à un autre : Et toi, combien dois-tu ? Et il dit : Cent cors de froment. Et il lui dit : Prends ton écrit, et écris quatre-vingts. ◊ 8 Et le maître loua l’économe injuste parce qu’il avait agi prudemment. Car les fils de ce siècle sont plus prudents, par rapport à leur propre génération, que les fils de la lumière. ◊ 9 Et moi, je vous dis : Faites-vous des amis avec les richesses injustes, afin que, quand vous viendrez à manquer, vous soyez reçus dans les tabernacles éternels. ◊ 10 Celui qui est fidèle dans ce qui est très petit, est fidèle aussi dans ce qui est grand ; et celui qui est injuste dans ce qui est très petit, est injuste aussi dans ce qui est grand. ◊ 11 Si donc vous n’avez pas été fidèles dans les richesses injustes, qui vous confiera les vraies ? ◊ 12 Et si, dans ce qui est à autrui, vous n’avez pas été fidèles, qui vous donnera ce qui est vôtre ? ◊ 13 Nul serviteur ne peut servir deux maîtres ; car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre : vous ne pouvez servir Dieu et les richesses.
◊ 14 Et les pharisiens aussi, qui étaient avares, entendirent toutes ces choses, et ils se moquèrent de lui. ◊ 15 Et il leur dit : Vous êtes ceux qui se justifient eux-mêmes devant les hommes ; mais Dieu connaît vos cœurs : car ce qui est haut estimé parmi les hommes est une abomination devant Dieu. ◊ 16 La loi et les prophètes [ont été] jusqu’à Jean ; dès lors le royaume de Dieu est annoncé et chacun use de violence pour y entrer. ◊ 17 Or il est plus facile que le ciel et la terre passent, qu’il ne l’est qu’un seul trait de lettre de la loi tombe. ◊ 18 Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre, commet adultère ; et quiconque épouse une femme répudiée par son mari, commet adultère.
◊ 19 Or il y avait un homme riche qui se vêtait de pourpre et de fin lin, et qui faisait joyeuse chère, chaque jour, splendidement. ◊ 20 Et il y avait un pauvre, nommé Lazare, couché à sa porte, tout couvert d’ulcères, ◊ 21 et qui désirait de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche ; mais les chiens aussi venaient lécher ses ulcères. ◊ 22 Et il arriva que le pauvre mourut, et qu’il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham. Et le riche aussi mourut, et fut enseveli. ◊ 23 Et, en hadès, levant ses yeux, comme il était dans les tourments, il voit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. ◊ 24 Et s’écriant, il dit : Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare, afin qu’il trempe dans l’eau le bout de son doigt, et qu’il rafraîchisse ma langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. ◊ 25 Mais Abraham dit : [Mon] enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement les maux ; et maintenant lui est consolé ici, et toi tu es tourmenté. ◊ 26 Et outre tout cela, un grand gouffre est fermement établi entre nous et vous ; en sorte que ceux qui veulent passer d’ici vers vous ne le peuvent, et que ceux qui [veulent passer] de là ne traversent pas non plus vers nous. ◊ 27 Et il dit : Je te prie donc, père, de l’envoyer dans la maison de mon père, ◊ 28 car j’ai cinq frères, en sorte qu’il les adjure ; de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de tourment. ◊ 29 Mais Abraham lui dit : Ils ont Moïse et les prophètes ; qu’ils les écoutent. ◊ 30 Mais il dit : Non, père Abraham ; mais si quelqu’un va des morts vers eux, ils se repentiront. ◊ 31 Et il lui dit : S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne seront pas persuadés non plus si quelqu’un ressuscitait d’entre les morts.
Luc
11 ◊ 1 Et comme il était en prière dans un certain lieu, il arriva, après qu’il eut cessé, que quelqu’un de ses disciples lui dit : Seigneur, enseigne-nous à prier, comme aussi Jean l’a enseigné à ses disciples. ◊ 2 Et il leur dit : Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié ; que ton règne vienne ; ◊ 3 donne-nous chaque jour le pain qu’il nous faut ; ◊ 4 et remets-nous nos péchés, car nous-mêmes aussi nous remettons à tous ceux qui nous doivent ; et ne nous induis pas en tentation. ◊ 5 Et il leur dit : Qui sera celui d’entre vous qui, ayant un ami, aille à lui sur le minuit, et lui dise : Ami, prête-moi trois pains, ◊ 6 car mon ami est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui présenter ?… ◊ 7 et celui qui est dedans, répondant, dira : Ne m’importune pas ; la porte est déjà fermée, et mes enfants sont au lit avec moi ; je ne puis me lever et t’en donner. ◊ 8 — Je vous dis que, bien qu’il ne se lève pas et ne lui en donne pas parce qu’il est son ami, pourtant, à cause de son importunité, il se lèvera et lui en donnera autant qu’il en a besoin. ◊ 9 Et moi, je vous dis : Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez ; heurtez, et il vous sera ouvert ; ◊ 10 car quiconque demande, reçoit ; et celui qui cherche, trouve ; et à celui qui heurte, il sera ouvert. ◊ 11 Or quel est le père d’entre vous à qui son fils demandera un pain et qui lui donnera une pierre ? ou aussi, [s’il demande] un poisson, lui donnera, au lieu d’un poisson, un serpent ? ◊ 12 ou aussi, s’il demande un œuf, lui donnera un scorpion ? ◊ 13 Si donc vous qui êtes méchants, vous savez donner à vos enfants des choses bonnes, combien plus le Père qui est du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent.
◊ 14 Et il chassa un démon qui était muet. Et il arriva que, quand le démon fut sorti, le muet parla ; et les foules s’en étonnèrent. ◊ 15 Mais quelques-uns d’entre eux disaient : Il chasse les démons par Béelzébul, le chef des démons. ◊ 16 Et d’autres, pour l’éprouver, lui demandaient un signe du ciel. ◊ 17 Mais lui, connaissant leurs pensées, leur dit : Tout royaume divisé contre lui-même sera réduit en désert ; et une maison [divisée] contre elle-même tombe ; ◊ 18 et si Satan aussi est divisé contre lui-même, comment son royaume subsistera-t-il ? parce que vous dites que je chasse les démons par Béelzébul. ◊ 19 Or si c’est par Béelzébul que moi je chasse les démons, vos fils, par qui les chassent-ils ? C’est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. ◊ 20 Mais si je chasse les démons par le doigt de Dieu, alors le royaume de Dieu est parvenu jusqu’à vous. ◊ 21 Quand l’homme fort, revêtu de ses armes, garde son palais, ses biens sont en paix ; ◊ 22 mais s’il en survient un plus fort que lui qui le vainque, il lui ôte son armure à laquelle il se confiait, et fait le partage de ses dépouilles. ◊ 23 Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; et celui qui n’assemble pas avec moi, disperse. ◊ 24 Quand l’esprit immonde est sorti d’un homme, il va par des lieux secs, cherchant du repos ; et n’en trouvant point, il dit : Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti. ◊ 25 Et y étant venu, il la trouve balayée et ornée. ◊ 26 Alors il va, et prend sept autres esprits plus méchants que lui-même ; et étant entrés, ils habitent là ; et la dernière condition de cet homme-là est pire que la première. ◊ 27 Et il arriva, comme il disait ces choses, qu’une femme éleva sa voix du milieu de la foule et lui dit : Bienheureux est le ventre qui t’a porté, et les mamelles que tu as tétées. ◊ 28 Et il dit : Mais plutôt, bienheureux sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent.
◊ 29 Et comme les foules s’amassaient, il se mit à dire : Cette génération est une méchante génération ; elle demande un signe ; et il ne lui sera pas donné de signe, si ce n’est le signe de Jonas. ◊ 30 Car comme Jonas fut un signe aux Ninivites, ainsi aussi sera le fils de l’homme à cette génération. ◊ 31 Une reine du midi se lèvera au jugement avec les hommes de cette génération et les condamnera ; car elle vint des bouts de la terre pour entendre la sagesse de Salomon, et voici, il y a ici plus que Salomon. ◊ 32 Des hommes de Ninive se lèveront au jugement avec cette génération et la condamneront ; car ils se sont repentis à la prédication de Jonas, et voici, il y a ici plus que Jonas. ◊ 33 Or personne, après avoir allumé une lampe, ne la met dans un lieu caché, ni sous le boisseau, mais sur le pied de lampe, afin que ceux qui entrent voient la lumière. ◊ 34 La lampe du corps, c’est ton œil ; lorsque ton œil est simple, ton corps tout entier aussi est plein de lumière ; mais lorsqu’il est méchant, ton corps aussi est ténébreux. ◊ 35 Prends donc garde que la lumière qui est en toi ne soit ténèbres. ◊ 36 Si donc ton corps tout entier est plein de lumière, n’ayant aucune partie ténébreuse, il sera tout plein de lumière, comme quand la lampe t’éclaire de son éclat.
◊ 37 Et comme il parlait, un pharisien le pria de dîner chez lui ; et entrant, il se mit à table. ◊ 38 Mais le pharisien, voyant [cela], s’étonna parce qu’il ne s’était pas premièrement lavé avant le dîner. ◊ 39 Et le Seigneur lui dit : Pour vous, pharisiens, vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, mais au-dedans vous êtes pleins de rapine et de méchanceté. ◊ 40 Insensés ! celui qui a fait le dehors, n’a-t-il pas fait le dedans aussi ? ◊ 41 Mais donnez l’aumône de ce que vous avez ; et voici, toutes choses vous seront nettes. ◊ 42 Mais malheur à vous, pharisiens ! car vous payez la dîme de la menthe et de la rue et de toute sorte d’herbe, et vous négligez le jugement et l’amour de Dieu : il fallait faire ces choses-ci, et ne pas laisser celles-là. ◊ 43 Malheur à vous, pharisiens ! car vous aimez les premiers sièges dans les synagogues, et les salutations dans les places publiques. ◊ 44 Malheur à vous ! car vous êtes comme les sépulcres qui ne paraissent pas ; et les hommes, marchant dessus, n’en savent rien. ◊ 45 Et l’un des docteurs de la loi, répondant, lui dit : Maître, en disant ces choses tu nous dis aussi des injures. ◊ 46 Et il dit : À vous aussi, malheur, docteurs de la loi ! car vous chargez les hommes de fardeaux difficiles à porter, et vous-mêmes vous ne touchez pas ces fardeaux d’un seul de vos doigts. ◊ 47 Malheur à vous ! car vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et vos pères les ont tués. ◊ 48 Vous rendez donc témoignage aux œuvres de vos pères et vous y prenez plaisir ; car eux, ils les ont tués, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux. ◊ 49 C’est pourquoi aussi la sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, et ils en tueront et en chasseront par des persécutions : ◊ 50 afin que le sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde soit redemandé à cette génération, ◊ 51 depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui périt entre l’autel et la maison : oui, vous dis-je, il sera redemandé à cette génération. ◊ 52 Malheur à vous, les docteurs de la loi ! car vous avez enlevé la clef de la connaissance : vous n’êtes pas entrés vous-mêmes, et vous avez empêché ceux qui entraient. ◊ 53 Et comme il leur disait ces choses, les scribes et les pharisiens se mirent à le presser fortement ; et ils le provoquaient à parler de plusieurs choses, ◊ 54 lui dressant des pièges, et cherchant à surprendre quelque chose de sa bouche, afin de l’accuser.
1 Pierre
5 ◊ 1 J’exhorte les anciens qui sont parmi vous, moi qui suis ancien avec eux et témoin des souffrances de Christ, qui aussi ai part à la gloire qui va être révélée : ◊ 2 paissez le troupeau de Dieu qui est avec vous, le surveillant, non point par contrainte, mais volontairement, ni pour un gain honteux, mais de bon gré, ◊ 3 ni comme dominant sur des héritages, mais en étant [les] modèles du troupeau ; ◊ 4 et quand le souverain pasteur sera manifesté, vous recevrez la couronne inflétrissable de gloire.
◊ 5 Pareillement, vous, jeunes gens, soyez soumis aux anciens ; et tous, les uns à l’égard des autres, soyez revêtus d’humilité ; car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne [la] grâce aux humbles. ◊ 6 Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève quand le temps sera venu, ◊ 7 rejetant sur lui tout votre souci, car il a soin de vous.
◊ 8 Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde autour [de vous], cherchant qui il pourra dévorer. ◊ 9 Résistez-lui, étant fermes dans la foi, sachant que les mêmes souffrances s’accomplissent dans vos frères qui sont dans le monde. ◊ 10 Mais le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le christ Jésus, lorsque vous aurez souffert un peu de temps, vous rendra lui-même accomplis, vous affermira, vous fortifiera, et vous établira sur un fondement [inébranlable]. ◊ 11 À lui [la gloire et] la puissance, aux siècles des siècles ! Amen.
◊ 12 Je vous ai écrit brièvement par Silvain, qui est un frère fidèle, comme je le pense, vous exhortant et attestant que cette [grâce] dans laquelle vous êtes est la vraie grâce de Dieu. ◊ 13 Celle qui est élue avec vous à Babylone, vous salue, et Marc, mon fils. ◊ 14 Saluez-vous les uns les autres par un baiser d’amour. Paix soit à vous tous qui êtes en Christ !
Proverbes
4 ◊ 1 Fils, écoutez l’instruction d’un père et soyez attentifs pour connaître l’intelligence ; ◊ 2 car je vous donne une bonne doctrine : n’abandonnez pas mon enseignement. ◊ 3 Car j’ai été un fils pour mon père, tendre et unique auprès de ma mère. ◊ 4 Il m’a enseigné et m’a dit : Que ton cœur retienne mes paroles ; garde mes commandements, et tu vivras. ◊ 5 Acquiers la sagesse, acquiers l’intelligence ; ne [l’]oublie pas, et ne te détourne pas des paroles de ma bouche. ◊ 6 Ne l’abandonne pas, et elle te gardera ; aime-la, et elle te conservera. ◊ 7 Le commencement de la sagesse, c’est : Acquiers la sagesse, et, au prix de toutes tes acquisitions, acquiers l’intelligence. ◊ 8 Exalte-la, et elle t’élèvera ; elle t’honorera quand tu l’auras embrassée. ◊ 9 Elle mettra sur ta tête une guirlande de grâce, elle te donnera une couronne de gloire.
◊ 10 Écoute, mon fils, et reçois mes paroles, et les années de ta vie te seront multipliées. ◊ 11 Je t’enseignerai la voie de la sagesse, je te dirigerai dans les chemins de la droiture. ◊ 12 Quand tu marcheras, tes pas ne seront pas gênés, et si tu cours, tu ne broncheras pas. ◊ 13 Tiens ferme l’instruction, ne la lâche pas ; garde-la, car elle est ta vie.
◊ 14 N’entre pas dans le sentier des méchants, et ne marche pas dans la voie des iniques. ◊ 15 Éloigne-t’en, n’y passe point ; détourne-t’en, et passe outre. ◊ 16 Car ils ne dormiraient pas s’ils n’avaient fait du mal, et le sommeil leur serait ôté s’ils n’avaient fait trébucher [quelqu’un] ; ◊ 17 car ils mangent le pain de méchanceté, et ils boivent le vin des violences. ◊ 18 Mais le sentier des justes est comme la lumière resplendissante qui va croissant jusqu’à ce que le plein jour soit établi. ◊ 19 Le chemin des méchants est comme l’obscurité ; ils ne savent contre quoi ils trébucheront.
◊ 20 Mon fils, sois attentif à mes paroles, incline ton oreille à mes discours. ◊ 21 Qu’ils ne s’éloignent point de tes yeux ; garde-les au-dedans de ton cœur ; ◊ 22 car ils sont la vie de ceux qui les trouvent, et la santé de toute leur chair.
◊ 23 Garde ton cœur plus que tout ce que l’on garde, car de lui sont les issues de la vie.
◊ 24 Écarte de toi la fausseté de la bouche, et éloigne de toi la perversité des lèvres.
◊ 25 Que tes yeux regardent droit en avant, et que tes paupières se dirigent droit devant toi.
◊ 26 Pèse le chemin de tes pieds, et que toutes tes voies soient bien réglées. ◊ 27 N’incline ni à droite ni à gauche ; éloigne ton pied du mal.
Romains
16 ◊ 1 Or je vous recommande Phœbé, notre sœur, qui est servante de l’assemblée qui est à Cenchrée, ◊ 2 afin que vous la receviez dans le Seigneur, comme il convient à des saints, et que vous l’assistiez dans toute affaire pour laquelle elle aurait besoin de vous ; car elle-même aussi a été en aide à plusieurs, et à moi-même. ◊ 3 Saluez Prisca et Aquilas, mes compagnons d’œuvre dans le christ Jésus ◊ 4 (qui, pour ma vie, ont exposé leur propre cou ; auxquels je ne rends pas grâces moi seul, mais aussi toutes les assemblées des nations), ◊ 5 et l’assemblée qui [se réunit] dans leur maison. Saluez Épaïnète, mon bien-aimé, qui est les prémices de l’Asie pour Christ. ◊ 6 Saluez Marie, qui a beaucoup travaillé pour vous. ◊ 7 Saluez Andronique et Junias, mes parents et mes compagnons de captivité, qui sont distingués parmi les apôtres, qui même ont été avant moi en Christ. ◊ 8 Saluez Amplias, mon bien-aimé dans le Seigneur. ◊ 9 Saluez Urbain, notre compagnon d’œuvre en Christ, et Stachys, mon bien-aimé. ◊ 10 Saluez Appellès, approuvé en Christ. Saluez ceux de chez Aristobule. ◊ 11 Saluez Hérodion, mon parent. Saluez ceux de chez Narcisse qui sont dans le Seigneur. ◊ 12 Saluez Tryphène et Tryphose, lesquelles travaillent dans le Seigneur. Saluez Persis, la bien-aimée, qui a beaucoup travaillé dans le Seigneur. ◊ 13 Saluez Rufus, l’élu dans le Seigneur, et sa mère, qui est aussi la mienne. ◊ 14 Saluez Asyncrite, Phlégon, Hermas, Patrobas, Hermès, et les frères qui sont avec eux. ◊ 15 Saluez Philologue, et Julie, Nérée et sa sœur, et Olympas, et tous les saints qui sont avec eux. ◊ 16 Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Toutes les assemblées du Christ vous saluent.
◊ 17 Or je vous exhorte, frères, à avoir l’œil sur ceux qui causent les divisions et les occasions de chute par [des choses qui ne sont] pas selon la doctrine que vous avez apprise ; et éloignez-vous d’eux. ◊ 18 Car ces sortes de gens ne servent pas notre seigneur Christ, mais leur propre ventre ; et par de douces paroles et un beau langage, ils séduisent les cœurs des simples. ◊ 19 Car votre obéissance est venue à [la connaissance de] tous. Je me réjouis donc à votre sujet ; mais je désire que vous soyez sages quant au bien, et simples quant au mal. ◊ 20 Or le Dieu de paix brisera bientôt Satan sous vos pieds. Que la grâce de notre seigneur Jésus Christ soit avec vous !
◊ 21 Timothée, mon compagnon d’œuvre, et Lucius, et Jason, et Sosipater, mes parents, vous saluent.
◊ 22 Moi, Tertius, qui ai écrit la lettre, je vous salue dans le Seigneur. ◊ 23 Gaïus, mon hôte et celui de toute l’assemblée, vous salue. Éraste, l’administrateur de la ville, et le frère Quartus vous saluent. ◊ 24 Que la grâce de notre seigneur Jésus Christ soit avec vous tous ! Amen.
◊ 25 Or, à celui qui est puissant pour vous affermir selon mon évangile et la prédication de Jésus Christ, selon la révélation du mystère à l’égard duquel le silence a été gardé dès les temps éternels, ◊ 26 mais qui a été manifesté maintenant, et qui, par des écrits prophétiques, a été donné à connaître à toutes les nations, selon le commandement du Dieu éternel, pour [l’]obéissance de [la] foi,… ◊ 27 au Dieu qui seul est sage, par Jésus Christ, — auquel soit la gloire éternellement ! Amen.
Romains
2 ◊ 1 C’est pourquoi tu es inexcusable, ô homme, qui que tu sois qui juges ; car en ce que tu juges autrui, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu commets les mêmes choses. ◊ 2 Or nous savons que le jugement de Dieu est selon la vérité contre ceux qui commettent de telles choses. ◊ 3 Et penses-tu, ô homme qui juges ceux qui commettent de telles choses et qui les pratiques, que tu échapperas au jugement de Dieu ? ◊ 4 Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, et de sa patience, et de sa longue attente, ne connaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? ◊ 5 Mais, selon ta dureté et selon ton cœur sans repentance, tu amasses pour toi-même la colère dans le jour de la colère et de la révélation du juste jugement de Dieu, ◊ 6 qui rendra à chacun selon ses œuvres : ◊ 7 à ceux qui, en persévérant dans les bonnes œuvres, cherchent la gloire et l’honneur et l’incorruptibilité, — la vie éternelle ; ◊ 8 mais à ceux qui sont disputeurs et qui désobéissent à la vérité, et obéissent à l’iniquité, — la colère et l’indignation ; ◊ 9 tribulation et angoisse sur toute âme d’homme qui fait le mal, et du Juif premièrement, et du Grec ; ◊ 10 mais gloire et honneur et paix à tout [homme] qui fait le bien, et au Juif premièrement, et au Grec ; ◊ 11 car il n’y a pas d’acception de personnes auprès de Dieu. ◊ 12 Car tous ceux qui ont péché sans loi, périront aussi sans loi ; et tous ceux qui ont péché sous [la] loi, seront jugés par [la] loi ◊ 13 (car ce ne sont pas les auditeurs de la loi qui sont justes devant Dieu ; mais ce sont ceux qui accomplissent la loi qui seront justifiés ; ◊ 14 car quand les nations qui n’ont point de loi, font naturellement les choses de la loi, n’ayant pas de loi, elles sont loi à elles-mêmes, ◊ 15 et elles montrent l’œuvre de la loi, écrite dans leurs cœurs, leur conscience rendant en même temps témoignage, et leurs pensées s’accusant entre elles, ou aussi s’excusant), ◊ 16 [seront jugés, dis-je,] au jour où Dieu jugera par Jésus Christ les secrets des hommes, selon mon évangile.
◊ 17 Or si toi, tu portes le nom de Juif, et que tu te reposes entièrement sur la loi, et que tu te glorifies en Dieu, ◊ 18 et que tu connaisses la volonté, et que tu saches discerner les choses excellentes, étant instruit par la loi, ◊ 19 et que tu croies que tu es conducteur d’aveugles, lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, ◊ 20 instructeur des hommes dépourvus d’intelligence, maître de petits enfants, ayant la formule de la connaissance et de la vérité dans la loi ; ◊ 21 toi donc qui enseignes les autres, ne t’enseignes-tu pas toi-même ? Toi qui prêches qu’on ne doit pas dérober, dérobes-tu ? ◊ 22 Toi qui dis qu’on ne doit pas commettre adultère, commets-tu adultère ? Toi qui as en abomination les idoles, commets-tu des sacrilèges ? ◊ 23 Toi qui te glorifies en [la] loi, déshonores-tu Dieu par la transgression de la loi ? ◊ 24 Car le nom de Dieu est blasphémé à cause de vous parmi les nations, comme il est écrit. ◊ 25 Car en effet [la] circoncision est profitable si tu accomplis [la] loi ; mais si tu es transgresseur de [la] loi, ta circoncision est devenue incirconcision. ◊ 26 Si donc l’incirconcision garde les exigences de la loi, son incirconcision ne sera-t-elle pas comptée pour circoncision ; ◊ 27 et l’incirconcision qui l’est par nature, en accomplissant la loi, ne te jugera-t-elle pas, toi qui, dans la lettre et la circoncision, es transgresseur de [la] loi ? ◊ 28 Car celui-là n’est pas Juif qui l’est au-dehors, et celle-là n’est pas la circoncision qui l’est au-dehors dans la chair ; ◊ 29 mais celui-là est Juif qui l’est au-dedans, et la circoncision est du cœur, en esprit, non pas dans la lettre ; et la louange de ce [Juif] ne vient pas des hommes, mais de Dieu.
1 Jean
2 ◊ 1 Mes enfants, je vous écris ces choses afin que vous ne péchiez pas ; et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ, le juste ; ◊ 2 et lui est la propitiation pour nos péchés, et non pas seulement pour les nôtres, mais aussi pour le monde entier.
◊ 3 Et par ceci nous savons que nous le connaissons, [savoir] si nous gardons ses commandements. ◊ 4 Celui qui dit : Je le connais, et qui ne garde pas ses commandements, est menteur, et la vérité n’est pas en lui. ◊ 5 Mais quiconque garde sa parole, — en lui l’amour de Dieu est véritablement consommé : par cela nous savons que nous sommes en lui. ◊ 6 Celui qui dit demeurer en lui, doit lui-même aussi marcher comme lui a marché.
◊ 7 Bien-aimés, je ne vous écris pas un commandement nouveau, mais un commandement ancien que vous avez eu dès le commencement. Le commandement ancien est la parole que vous avez entendue. ◊ 8 Encore une fois, je vous écris un commandement nouveau, ce qui est vrai en lui et en vous, parce que les ténèbres s’en vont et que la vraie lumière luit déjà. ◊ 9 Celui qui dit être dans la lumière et qui hait son frère, est dans les ténèbres jusqu’à maintenant. ◊ 10 Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et il n’y a point en lui d’occasion de chute. ◊ 11 Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, et il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.
◊ 12 Je vous écris, enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés par son nom.
◊ 13 Je vous écris, pères, parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement.
Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le méchant.
Je vous écris, petits enfants, parce que vous connaissez le Père.
◊ 14 Je vous ai écrit, pères, parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement.
Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le méchant. ◊ 15 N’aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde : si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui ; ◊ 16 parce que tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, et la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, n’est pas du Père, mais est du monde ; ◊ 17 et le monde s’en va et sa convoitise, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement.
◊ 18 Petits enfants, c’est la dernière heure ; et comme vous avez entendu que l’antichrist vient, maintenant aussi il y a plusieurs antichrists, par quoi nous savons que c’est la dernière heure : ◊ 19 ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n’étaient pas des nôtres ; car s’ils eussent été des nôtres, ils fussent demeurés avec nous ; mais c’est afin qu’ils fussent manifestés comme n’étant aucun [d’eux] des nôtres. ◊ 20 Et vous, vous avez l’onction de la part du Saint et vous connaissez toutes choses. ◊ 21 Je ne vous ai pas écrit parce que vous ne connaissez pas la vérité, mais parce que vous la connaissez et qu’aucun mensonge ne vient de la vérité. ◊ 22 Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l’antichrist, qui nie le Père et le Fils. ◊ 23 Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père ; celui qui confesse le Fils a aussi le Père. ◊ 24 Pour vous, que ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous : si ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous, vous aussi vous demeurerez dans le Fils et dans le Père. ◊ 25 Et c’est ici la promesse que lui nous a promise, — la vie éternelle. ◊ 26 Je vous ai écrit ces choses touchant ceux qui vous égarent ; ◊ 27 et, pour vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin que personne vous enseigne ; mais comme la même onction vous enseigne à l’égard de toutes choses, et qu’elle est vraie et n’est pas mensonge, — et selon qu’elle vous a enseignés, vous demeurerez en lui.
◊ 28 Et maintenant, enfants, demeurez en lui, afin que, quand il sera manifesté, nous ayons de l’assurance et que nous ne soyons pas couverts de honte, de par lui, à sa venue.
◊ 29 Si vous savez qu’il est juste, sachez que quiconque pratique la justice est né de lui.
Jean
21 ◊ 1 Après ces choses, Jésus se manifesta encore aux disciples près de la mer de Tibérias ; et il se manifesta ainsi : ◊ 2 Simon Pierre, et Thomas, appelé Didyme, et Nathanaël de Cana de Galilée, et les [fils] de Zébédée, et deux autres de ses disciples étaient ensemble. ◊ 3 Simon Pierre leur dit : Je m’en vais pêcher. Ils lui disent : Nous allons aussi avec toi. Ils sortirent, et montèrent dans la nacelle : et cette nuit-là ils ne prirent rien. ◊ 4 Et le matin venant déjà, Jésus se tint sur le rivage ; les disciples toutefois ne savaient pas que ce fût Jésus. ◊ 5 Jésus donc leur dit : Enfants, avez-vous quelque chose à manger ? Ils lui répondirent : Non. ◊ 6 Et il leur dit : Jetez le filet au côté droit de la nacelle, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le tirer, à cause de la multitude des poissons. ◊ 7 Ce disciple donc que Jésus aimait, dit à Pierre : C’est le Seigneur. Simon Pierre donc, ayant entendu que c’était le Seigneur, ceignit sa robe de dessus, car il était nu, et se jeta dans la mer. ◊ 8 Et les autres disciples vinrent dans la petite nacelle (car ils n’étaient pas loin de terre, mais à environ deux cents coudées), traînant le filet de poissons. ◊ 9 Quand ils furent donc descendus à terre, ils voient là de la braise, et du poisson mis dessus, et du pain. ◊ 10 Jésus leur dit : Apportez quelques-uns des poissons que vous venez de prendre. ◊ 11 Simon Pierre monta, et tira le filet à terre, plein de cent cinquante-trois gros poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet n’avait pas été déchiré. ◊ 12 Jésus leur dit : Venez, dînez. Et aucun des disciples n’osait lui demander : Qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. ◊ 13 Jésus vient et prend le pain, et le leur donne, et de même le poisson. ◊ 14 Ce fut là la troisième fois déjà que Jésus fut manifesté aux disciples, après qu’il fut ressuscité d’entre les morts.
◊ 15 Lors donc qu’ils eurent dîné, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, [fils] de Jonas, m’aimes-tu plus que [ne font] ceux-ci ? Il lui dit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Il lui dit : Pais mes agneaux. ◊ 16 Il lui dit encore une seconde fois : Simon, [fils] de Jonas, m’aimes-tu ? Il lui dit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Il lui dit : Sois berger de mes brebis. ◊ 17 Il lui dit pour la troisième fois : Simon, [fils] de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui disait pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui dit : Seigneur, tu connais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. ◊ 18 En vérité, en vérité, je te dis : Quand tu étais jeune, tu te ceignais, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras devenu vieux, tu étendras les mains, et un autre te ceindra, et te conduira où tu ne veux pas. ◊ 19 Or il dit cela pour indiquer de quelle mort il glorifierait Dieu. Et quand il eut dit cela, il lui dit : Suis-moi. ◊ 20 Pierre, se retournant, voit suivre le disciple que Jésus aimait, qui aussi, durant le souper, s’était penché sur sa poitrine, et avait dit : Seigneur, lequel est celui qui te livrera ? ◊ 21 Pierre, le voyant, dit à Jésus : Seigneur, et celui-ci, — que [lui arrivera-t-il] ? ◊ 22 Jésus lui dit : Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. ◊ 23 Cette parole donc se répandit parmi les frères, que ce disciple-là ne mourrait pas. Et Jésus ne lui avait pas dit qu’il ne mourrait pas, mais : Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ?
◊ 24 C’est ce disciple-là qui rend témoignage de ces choses, et qui a écrit ces choses, et nous savons que son témoignage est vrai. ◊ 25 Et il y a aussi plusieurs autres choses que Jésus a faites, lesquelles, si elles étaient écrites une à une, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qui seraient écrits.
Romains
1 ◊ 1 Paul, esclave de Jésus Christ, apôtre appelé, mis à part pour l’évangile de Dieu ◊ 2 (lequel il avait auparavant promis par ses prophètes dans de saintes écritures), ◊ 3 touchant son Fils (né de la semence de David, selon la chair, ◊ 4 déterminé Fils de Dieu, en puissance, selon [l’]Esprit de sainteté, par [la] résurrection des morts), Jésus Christ, notre Seigneur, ◊ 5 par lequel nous avons reçu grâce et apostolat, pour [l’]obéissance de [la] foi parmi toutes les nations, pour son nom, ◊ 6 parmi lesquelles vous aussi, vous êtes des appelés de Jésus Christ, ◊ 7 — à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome, saints appelés : Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !
◊ 8 Premièrement, je rends grâces à mon Dieu, par Jésus Christ, pour vous tous, de ce que votre foi est publiée dans le monde entier. ◊ 9 Car Dieu, que je sers dans mon esprit dans l’évangile de son Fils, m’est témoin que sans cesse je fais mention de vous, ◊ 10 demandant toujours dans mes prières, si en quelque manière, maintenant une fois, il me sera accordé par la volonté de Dieu d’aller vers vous. ◊ 11 Car je désire ardemment de vous voir, afin de vous faire part de quelque don de grâce spirituel, pour que vous soyez affermis, ◊ 12 c’est-à-dire pour que nous soyons consolés ensemble au milieu de vous, vous et moi, chacun par la foi qui est dans l’autre. ◊ 13 Or je ne veux pas que vous ignoriez, frères, que je me suis souvent proposé d’aller vers vous (et que j’en ai été empêché jusqu’à présent), afin de recueillir quelque fruit parmi vous aussi, comme parmi les autres nations. ◊ 14 Je suis débiteur et envers les Grecs et envers les barbares, et envers les sages et envers les inintelligents : ◊ 15 ainsi, pour autant qu’il dépend de moi, je suis tout prêt à vous annoncer l’évangile, à vous aussi qui êtes à Rome.
◊ 16 Car je n’ai pas honte de l’évangile, car il est [la] puissance de Dieu en salut à quiconque croit, et au Juif premièrement, et au Grec. ◊ 17 Car [la] justice de Dieu y est révélée sur le principe de la foi pour la foi, selon qu’il est écrit : « Or le juste vivra de foi ».
◊ 18 Car [la] colère de Dieu est révélée du ciel contre toute impiété et toute iniquité des hommes qui possèdent la vérité [tout en vivant] dans l’iniquité : ◊ 19 parce que ce qui se peut connaître de Dieu est manifeste parmi eux ; car Dieu le leur a manifesté ; ◊ 20 car, depuis la fondation du monde, ce qui ne se peut voir de lui, [savoir] et sa puissance éternelle et sa divinité, se discerne par le moyen de l’intelligence, par les choses qui sont faites, de manière à les rendre inexcusables : ◊ 21 — parce que, ayant connu Dieu, ils ne le glorifièrent point comme Dieu, ni ne lui rendirent grâces ; mais ils devinrent vains dans leurs raisonnements, et leur cœur destitué d’intelligence fut rempli de ténèbres : ◊ 22 se disant sages, ils sont devenus fous, ◊ 23 et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en la ressemblance de l’image d’un homme corruptible et d’oiseaux et de quadrupèdes et de reptiles. ◊ 24 C’est pourquoi Dieu les a aussi livrés, dans les convoitises de leurs cœurs, à l’impureté, en sorte que leurs corps soient déshonorés entre eux-mêmes : ◊ 25 eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et ont honoré et servi la créature plutôt que celui qui l’a créée, qui est béni éternellement. Amen ! ◊ 26 C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes, car leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature ; ◊ 27 et les hommes aussi pareillement, laissant l’usage naturel de la femme, se sont embrasés dans leur convoitise l’un envers l’autre, commettant l’infamie, mâles avec mâles, et recevant en eux-mêmes la due récompense de leur égarement. ◊ 28 Et comme ils n’ont pas eu de sens moral pour garder la connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à un esprit réprouvé, pour pratiquer des choses qui ne conviennent pas, ◊ 29 étant remplis de toute injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice, — pleins d’envie, de meurtres, de querelles, de fraude, de mauvaises mœurs, ◊ 30 — délateurs, médisants, haïssables pour Dieu, outrageux, hautains, vantards, inventeurs de mauvaises choses, désobéissants à leurs parents, ◊ 31 sans intelligence, ne tenant pas ce qu’ils ont promis, sans affection naturelle, sans miséricorde, ◊ 32 [et] qui, ayant connu la juste sentence de Dieu, que ceux qui commettent de telles choses sont dignes de mort, non seulement les pratiquent, mais encore trouvent leur plaisir en ceux qui les commettent.
Jean
1 ◊ 1 Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu. ◊ 2 Elle était au commencement auprès de Dieu. ◊ 3 Toutes choses furent faites par elle, et sans elle pas une seule chose ne fut faite de ce qui a été fait. ◊ 4 En elle était [la] vie, et la vie était la lumière des hommes. ◊ 5 Et la lumière luit dans les ténèbres ; et les ténèbres ne l’ont pas comprise.
◊ 6 Il y eut un homme envoyé de Dieu ; son nom était Jean. ◊ 7 Celui-ci vint pour [rendre] témoignage, pour rendre témoignage de la lumière, afin que tous crussent par lui. ◊ 8 Lui n’était pas la lumière, mais pour rendre témoignage de la lumière : ◊ 9 la vraie lumière était celle, qui, venant dans le monde, éclaire tout homme. ◊ 10 Il était dans le monde, et le monde fut fait par lui ; et le monde ne l’a pas connu. ◊ 11 Il vint chez soi ; et les siens ne l’ont pas reçu. ◊ 12 Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, [savoir] à ceux qui croient en son nom ; ◊ 13 lesquels sont nés, non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.
◊ 14 Et la Parole devint chair, et habita au milieu de nous (et nous vîmes sa gloire, une gloire comme d’un fils unique de la part du Père) pleine de grâce et de vérité ; ◊ 15 — Jean rend témoignage de lui, et a crié, disant : C’était celui-ci duquel je disais : Celui qui vient après moi prend place avant moi ; car il était avant moi ; ◊ 16 — car, de sa plénitude, nous tous nous avons reçu, et grâce sur grâce. ◊ 17 Car la loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité vinrent par Jésus Christ. ◊ 18 Personne ne vit jamais Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître.
◊ 19 Et c’est ici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des lévites, pour lui demander : Toi, qui es-tu ? ◊ 20 Et il confessa, et ne nia pas, et confessa : Moi, je ne suis pas le Christ. ◊ 21 Et ils lui demandèrent : Quoi donc ? Es-tu Élie ? Et il dit : Je ne le suis pas. Es-tu le prophète ? Et il répondit : Non. ◊ 22 Ils lui dirent donc : Qui es-tu, afin que nous donnions réponse à ceux qui nous ont envoyés ? Que dis-tu de toi-même ? ◊ 23 Il dit : Moi, je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Faites droit le chemin du *Seigneur, comme dit Ésaïe le prophète. ◊ 24 Et ils avaient été envoyés d’entre les pharisiens. ◊ 25 Et ils l’interrogèrent et lui dirent : Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le prophète ? ◊ 26 Jean leur répondit, disant : Moi, je baptise d’eau ; [mais] au milieu de vous il y en a un que vous ne connaissez pas, ◊ 27 celui qui vient après moi, duquel moi je ne suis pas digne de délier la courroie de la sandale. ◊ 28 Ces choses arrivèrent à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.
◊ 29 Le lendemain, il voit Jésus venant à lui, et il dit : Voilà l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! ◊ 30 C’est de celui-ci que moi, je disais : Après moi vient un homme qui prend place avant moi, car il était avant moi. ◊ 31 Et pour moi, je ne le connaissais pas ; mais afin qu’il fût manifesté à Israël, à cause de cela, je suis venu baptiser d’eau.
◊ 32 Et Jean rendit témoignage, disant : J’ai vu l’Esprit descendant du ciel comme une colombe, et il demeura sur lui. ◊ 33 Et pour moi, je ne le connaissais pas ; mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau, celui-là me dit : Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre, et demeurer sur lui, c’est celui-là qui baptise de l’Esprit Saint. ◊ 34 Et moi, j’ai vu et j’ai rendu témoignage que celui-ci est le Fils de Dieu.
◊ 35 Le lendemain encore, Jean se tint là, et deux de ses disciples ; ◊ 36 et regardant Jésus qui marchait, il dit : Voilà l’agneau de Dieu ! ◊ 37 Et les deux disciples l’entendirent parler, et ils suivirent Jésus. ◊ 38 Et Jésus se retournant, et voyant qu’ils le suivaient, ◊ 39 leur dit : Que cherchez-vous ? Et ils lui dirent : Rabbi (ce qui, interprété, signifie maître), où demeures-tu ? ◊ 40 Il leur dit : Venez et voyez. Ils allèrent donc, et virent où il demeurait ; et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là : c’était environ la dixième heure. ◊ 41 André, le frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient ouï parler [de lui] à Jean, et qui l’avaient suivi. ◊ 42 Celui-ci trouve d’abord son propre frère Simon, et lui dit : Nous avons trouvé le Messie (ce qui, interprété, est Christ). ◊ 43 Et il le mena à Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, le fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas (qui est interprété Pierre).
◊ 44 Le lendemain, il voulut s’en aller en Galilée. Et Jésus trouve Philippe, et lui dit : Suis-moi. ◊ 45 Or Philippe était de Bethsaïda, de la ville d’André et de Pierre. ◊ 46 Philippe trouve Nathanaël et lui dit : Nous avons trouvé celui duquel Moïse a écrit dans la loi et duquel les prophètes ont écrit, Jésus, le fils de Joseph, qui est de Nazareth. ◊ 47 Et Nathanaël lui dit : Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? Philippe lui dit : Viens et vois. ◊ 48 Jésus vit Nathanaël venir vers lui, et il dit de lui : Voici un vrai Israélite, en qui il n’y a pas de fraude. ◊ 49 Nathanaël lui dit : D’où me connais-tu ? Jésus répondit et lui dit : Avant que Philippe t’eût appelé, quand tu étais sous le figuier, je te voyais. ◊ 50 Nathanaël répondit et lui dit : Rabbi, tu es le Fils de Dieu ; tu es le roi d’Israël. ◊ 51 Jésus répondit et lui dit : Parce que je t’ai dit que je te voyais sous le figuier, tu crois ? tu verras de plus grandes choses que celles-ci. ◊ 52 Et il lui dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Désormais vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu montant et descendant sur le fils de l’homme.
1 Timothée
5 ◊ 1 Ne reprends pas rudement l’homme âgé, mais exhorte-le comme un père, les jeunes gens comme des frères, ◊ 2 les femmes âgées comme des mères, les jeunes comme des sœurs, en toute pureté. ◊ 3 Honore les veuves qui sont vraiment veuves ; ◊ 4 mais si quelque veuve a des enfants ou des descendants, qu’ils apprennent premièrement à montrer leur piété envers leur propre maison et à rendre à ceux dont ils descendent les soins qu’ils en ont reçus, car cela est agréable devant Dieu. ◊ 5 Or celle qui est vraiment veuve et qui est laissée seule, a mis son espérance en Dieu, et persévère dans les supplications et dans les prières nuit et jour. ◊ 6 Mais celle qui vit dans le plaisir est morte en vivant. ◊ 7 Ordonne aussi ces choses, afin qu’elles soient irrépréhensibles. ◊ 8 Mais si quelqu’un n’a pas soin des siens et spécialement de ceux de sa famille, il a renié la foi et il est pire qu’un incrédule. ◊ 9 Que la veuve soit inscrite, n’ayant pas moins de soixante ans, [ayant été] femme d’un seul mari, ◊ 10 ayant le témoignage [d’avoir marché] dans les bonnes œuvres, — si elle a élevé des enfants, si elle a logé des étrangers, si elle a lavé les pieds des saints, si elle a secouru ceux qui sont dans la tribulation, si elle s’est appliquée à toute bonne œuvre. ◊ 11 Mais refuse les veuves qui sont jeunes ; car, quand elles s’élèvent contre le Christ en s’abandonnant à leurs désirs, elles veulent se marier, ◊ 12 étant en faute parce qu’elles ont rejeté leur première foi ; ◊ 13 et en même temps elles apprennent aussi à être oisives, allant de maison en maison ; et non seulement oisives, mais aussi causeuses, se mêlant de tout, disant des choses qui ne conviennent pas. ◊ 14 Je veux donc que les jeunes se marient, aient des enfants, gouvernent leur maison, ne donnent aucune occasion à l’adversaire à cause des mauvais propos ; ◊ 15 car déjà quelques-unes se sont détournées après Satan. ◊ 16 Si un fidèle ou une fidèle a des veuves, qu’il les assiste et que l’assemblée n’en soit pas chargée, afin qu’elle vienne au secours de celles qui sont vraiment veuves.
◊ 17 Que les anciens qui président dûment soient estimés dignes d’un double honneur, spécialement ceux qui travaillent dans la parole et dans l’enseignement ; ◊ 18 car l’écriture dit : « Tu n’emmuselleras pas le bœuf qui foule le grain », et : « L’ouvrier est digne de son salaire ». ◊ 19 Ne reçois pas d’accusation contre un ancien, si ce n’est quand il y a deux ou trois témoins. ◊ 20 Ceux qui pèchent, convaincs-les devant tous, afin que les autres aussi aient de la crainte. ◊ 21 Je t’adjure devant Dieu et le christ Jésus et les anges élus, que tu gardes ces choses, sans préférence, ne faisant rien avec partialité.
◊ 22 N’impose les mains précipitamment à personne et ne participe pas aux péchés d’autrui ; garde-toi pur toi-même. ◊ 23 Ne bois plus de l’eau seulement, mais use d’un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes indispositions. ◊ 24 Les péchés de quelques hommes sont manifestes d’avance et vont devant pour le jugement ; mais ceux d’autres [hommes] aussi les suivent après. ◊ 25 De même aussi les bonnes œuvres sont manifestes d’avance, et celles qui sont autrement ne peuvent être cachées.
Colossiens
1 ◊ 1 Paul, apôtre du christ Jésus par la volonté de Dieu, et Timothée, le frère, ◊ 2 aux saints et fidèles frères en Christ qui sont à Colasses : Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père [et du seigneur !
◊ 3 Nous rendons grâces au Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, priant toujours pour vous, ◊ 4 ayant ouï parler de votre foi dans le christ Jésus et de l’amour que vous avez pour tous les saints, ◊ 5 à cause de l’espérance qui vous est réservée dans les cieux et dont vous avez déjà ouï parler dans la parole de la vérité de l’évangile, ◊ 6 qui est parvenu jusqu’à vous, comme aussi [il l’est] dans tout le monde, et qui porte du fruit et croît, comme aussi parmi vous, depuis le jour où vous avez entendu et connu la grâce de Dieu en vérité, ◊ 7 comme vous l’avez entendue d’Épaphras, notre bien-aimé compagnon de service, qui est un fidèle serviteur du Christ pour vous, ◊ 8 qui nous a aussi fait connaître votre amour dans l’Esprit.
◊ 9 C’est pourquoi nous aussi, depuis le jour où nous en avons ouï parler, nous ne cessons pas de prier et de demander pour vous que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, ◊ 10 pour marcher d’une manière digne du Seigneur pour lui plaire à tous égards, portant du fruit en toute bonne œuvre, et croissant par la connaissance de Dieu : ◊ 11 étant fortifiés en toute force, selon la puissance de sa gloire, pour toute patience et constance, avec joie, ◊ 12 rendant grâces au Père qui nous a rendus capables de participer au lot des saints dans la lumière ; ◊ 13 qui nous a délivrés du pouvoir des ténèbres, et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, ◊ 14 en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés ; ◊ 15 qui est [l’]image du Dieu invisible, [le] premier-né de toute [la] création ; ◊ 16 car par lui ont été créées toutes choses, les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre, les visibles et les invisibles, soit trônes, ou seigneuries, ou principautés, ou autorités : toutes choses ont été créées par lui et pour lui ; ◊ 17 et lui est avant toutes choses, et toutes choses subsistent par lui ; ◊ 18 et il est le chef du corps, de l’assemblée, lui qui est [le] commencement, [le] premier-né d’entre les morts, afin qu’en toutes choses il tienne, lui, la première place ; ◊ 19 car, en lui, toute la plénitude s’est plu à habiter, ◊ 20 et, par lui, à réconcilier toutes choses avec elle-même, ayant fait la paix par le sang de sa croix, par lui, soit les choses qui sont sur la terre, soit les choses qui sont dans les cieux. ◊ 21 Et vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis quant à votre entendement, dans les mauvaises œuvres, il vous a toutefois maintenant réconciliés ◊ 22 dans le corps de sa chair, par la mort, pour vous présenter saints et irréprochables et irrépréhensibles devant lui, ◊ 23 si du moins vous demeurez dans la foi, fondés et fermes, et ne vous laissant pas détourner de l’espérance de l’évangile que vous avez ouï, lequel a été prêché dans toute la création qui est sous le ciel, [et] duquel moi, Paul, je suis devenu serviteur.
◊ 24 Maintenant, je me réjouis dans les souffrances pour vous, et j’accomplis dans ma chair ce qui reste [encore à souffrir] des afflictions du Christ pour son corps qui est l’assemblée, ◊ 25 de laquelle moi je suis devenu serviteur selon l’administration de Dieu qui m’a été donnée envers vous, pour compléter la parole de Dieu, ◊ 26 [savoir] le mystère qui avait été caché dès les siècles et dès les générations, mais qui a été maintenant manifesté à ses saints, ◊ 27 auxquels Dieu a voulu donner à connaître quelles sont les richesses de la gloire de ce mystère parmi les nations, c’est-[à-dire] Christ en vous l’espérance de la gloire, ◊ 28 lequel nous annonçons, exhortant tout homme et enseignant tout homme en toute sagesse, afin que nous présentions tout homme parfait en Christ : ◊ 29 à quoi aussi je travaille, combattant selon son opération qui opère en moi avec puissance.
Jean
6 ◊ 1 Après ces choses Jésus s’en alla de l’autre côté de la mer de Galilée, [qui est la mer] de Tibérias. ◊ 2 Et une grande foule le suivit, parce qu’ils voyaient les miracles qu’il faisait sur ceux qui étaient malades. ◊ 3 Et Jésus monta sur la montagne, et s’assit là avec ses disciples. ◊ 4 Or la Pâque, la fête des Juifs, était proche. ◊ 5 Jésus donc, ayant levé les yeux, et voyant qu’une grande foule venait à lui, dit à Philippe : D’où achèterons-nous des pains, afin que ceux-ci mangent ? ◊ 6 Mais il disait cela pour l’éprouver, car lui savait ce qu’il allait faire. ◊ 7 Philippe lui répondit : Pour deux cents deniers de pain ne leur suffirait pas, pour que chacun en reçût quelque peu. ◊ 8 L’un de ses disciples, André, le frère de Simon Pierre, lui dit : ◊ 9 Il y a ici un petit garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons ; mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ? ◊ 10 Et Jésus dit : Faites asseoir les gens (or il y avait beaucoup d’herbe en ce lieu-là). Les hommes donc s’assirent, au nombre d’environ cinq mille. ◊ 11 Et Jésus prit les pains ; et ayant rendu grâces, il les distribua à ceux qui étaient assis ; de même aussi des poissons, autant qu’ils en voulaient. ◊ 12 Et après qu’ils furent rassasiés, il dit à ses disciples : Amassez les morceaux qui sont de reste, afin que rien ne soit perdu. ◊ 13 Ils les amassèrent donc et remplirent douze paniers des morceaux qui étaient de reste des cinq pains d’orge, lorsqu’ils eurent mangé. ◊ 14 Les hommes donc, ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient : Celui-ci est véritablement le prophète qui vient dans le monde. ◊ 15 Jésus donc, sachant qu’ils allaient venir et l’enlever afin de le faire roi, se retira encore sur la montagne, lui tout seul.
◊ 16 Et quand le soir fut venu, ses disciples descendirent à la mer. ◊ 17 Et étant montés sur une nacelle, ils allèrent de l’autre côté de la mer, à Capernaüm. Et il faisait déjà nuit, et Jésus n’était pas venu à eux. ◊ 18 Et la mer s’élevait par un grand vent qui soufflait. ◊ 19 Ayant donc ramé environ vingt-cinq ou trente stades, ils voient Jésus marchant sur la mer et s’approchant de la nacelle ; et ils furent saisis de peur. ◊ 20 Mais il leur dit : C’est moi, n’ayez point de peur. ◊ 21 Ils étaient donc tout disposés à le recevoir dans la nacelle ; et aussitôt la nacelle prit terre au lieu où ils allaient.
◊ 22 Le lendemain, la foule qui était de l’autre côté de la mer, voyant qu’il n’y avait point là d’autre petite nacelle que celle-là sur laquelle ses disciples étaient montés, et que Jésus n’était pas entré avec ses disciples dans la nacelle, mais que ses disciples s’en étaient allés seuls ◊ 23 (mais d’autres petites nacelles étaient venues de Tibérias, près du lieu où ils avaient mangé le pain, après que le Seigneur eut rendu grâces) ; ◊ 24 — lors donc que la foule vit que Jésus n’était point là, ni ses disciples, ils montèrent eux-mêmes sur les nacelles, et vinrent à Capernaüm, cherchant Jésus. ◊ 25 Et l’ayant trouvé de l’autre côté de la mer, ils lui dirent : Rabbi, quand es-tu venu ici ? ◊ 26 Jésus leur répondit et dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Vous me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés. ◊ 27 Travaillez, non point pour la viande qui périt, mais pour la viande qui demeure jusque dans la vie éternelle, laquelle le fils de l’homme vous donnera ; car c’est lui que le Père, Dieu, a scellé. ◊ 28 Ils lui dirent donc : Que ferons-nous pour faire les œuvres de Dieu ? ◊ 29 Jésus répondit et leur dit : C’est ici l’œuvre de Dieu, que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. ◊ 30 Ils lui dirent donc : Quel miracle fais-tu donc, toi, afin que nous le voyions, et que nous te croyions ? Quelle œuvre fais-tu ? ◊ 31 Nos pères ont mangé la manne au désert, ainsi qu’il est écrit : « Il leur a donné à manger du pain venant du ciel ». ◊ 32 Jésus donc leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Moïse ne vous a pas donné le pain qui vient du ciel, mais mon Père vous donne le véritable pain qui vient du ciel. ◊ 33 Car le pain de Dieu est celui qui descend du ciel, et qui donne la vie au monde. ◊ 34 Ils lui dirent donc : Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. ◊ 35 Et Jésus leur dit : Moi, je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; et celui qui croit en moi n’aura jamais soif. ◊ 36 Mais je vous ai dit qu’aussi vous m’avez vu, et vous ne croyez pas. ◊ 37 Tout ce que le Père me donne viendra à moi ; et je ne mettrai point dehors celui qui vient à moi ; ◊ 38 car je suis descendu du ciel, non pour faire ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. ◊ 39 Or c’est ici la volonté de celui qui m’a envoyé : que je ne perde rien de tout ce qu’il m’a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour. ◊ 40 Car c’est ici la volonté de mon Père : que quiconque discerne le Fils et croit en lui, ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. ◊ 41 Les Juifs donc murmuraient contre lui, parce qu’il avait dit : Moi, je suis le pain descendu du ciel ; ◊ 42 et ils disaient : N’est-ce pas ici Jésus, le fils de Joseph, duquel nous connaissons le père et la mère ? Comment donc celui-ci dit-il : Je suis descendu du ciel ? ◊ 43 Jésus donc répondit et leur dit : Ne murmurez pas entre vous. ◊ 44 Nul ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m’a envoyé ne le tire ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. ◊ 45 Il est écrit dans les prophètes : « Et ils seront tous enseignés de Dieu ». Quiconque a entendu le Père et a appris [de lui], vient à moi. ◊ 46 Non pas que quelqu’un ait vu le Père, sinon celui qui est de Dieu ; celui-là a vu le Père. ◊ 47 En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui croit [en moi], a la vie éternelle. ◊ 48 Moi, je suis le pain de vie. ◊ 49 Vos pères ont mangé la manne au désert, et sont morts ; ◊ 50 c’est ici le pain qui descend du ciel, afin que quelqu’un en mange et ne meure pas. ◊ 51 Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; or le pain aussi que moi je donnerai, c’est ma chair, laquelle moi je donnerai pour la vie du monde. ◊ 52 Les Juifs disputaient donc entre eux, disant : Comment celui-ci peut-il nous donner sa chair à manger ? ◊ 53 Jésus donc leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Si vous ne mangez la chair du fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’avez pas la vie en vous-mêmes. ◊ 54 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. ◊ 55 Car ma chair est en vérité un aliment, et mon sang est en vérité un breuvage. ◊ 56 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi et moi en lui. ◊ 57 Comme le Père [qui est] vivant m’a envoyé, et que moi, je vis à cause du Père, de même celui qui me mangera, celui-là aussi vivra à cause de moi. ◊ 58 C’est ici le pain qui est descendu du ciel, non pas comme les pères mangèrent et moururent : celui qui mangera ce pain vivra éternellement. ◊ 59 Il dit ces choses dans la synagogue, enseignant à Capernaüm.
◊ 60 Plusieurs donc de ses disciples, l’ayant entendu, dirent : Cette parole est dure ; qui peut l’ouïr ? ◊ 61 Et Jésus, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient là-dessus, leur dit : Ceci vous scandalise-t-il ? ◊ 62 Si donc vous voyez le fils de l’homme monter où il était auparavant… ? ◊ 63 C’est l’Esprit qui vivifie ; la chair ne profite de rien : les paroles que moi je vous ai dites sont esprit et sont vie ; ◊ 64 mais il y en a quelques-uns d’entre vous qui ne croient pas ; car Jésus savait, dès le commencement, qui étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait. ◊ 65 Et il dit : C’est pour cela que je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, à moins qu’il ne lui soit donné du Père. ◊ 66 Dès lors plusieurs de ses disciples se retirèrent ; et ils ne marchaient plus avec lui. ◊ 67 Jésus donc dit aux douze : Et vous, voulez-vous aussi vous en aller ? ◊ 68 Simon Pierre lui répondit : Seigneur, auprès de qui nous en irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ; ◊ 69 et nous, nous croyons et nous savons que toi, tu es le Saint de Dieu. ◊ 70 Jésus leur répondit : N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous, les douze, et l’un d’entre vous est un diable ? ◊ 71 Or il parlait de Judas Iscariote, [fils] de Simon ; car c’était lui qui allait le livrer, lui qui était l’un des douze.
Colossiens
3 ◊ 1 Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez les choses qui sont en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu ; ◊ 2 pensez aux choses qui sont en haut, non pas à celles qui sont sur la terre ; ◊ 3 car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. ◊ 4 Quand le Christ qui est notre vie, sera manifesté, alors vous aussi, vous serez manifestés avec lui en gloire.
◊ 5 Mortifiez donc vos membres qui sont sur la terre, la fornication, l’impureté, les affections déréglées, la mauvaise convoitise, et la cupidité, qui est de l’idolâtrie ; ◊ 6 à cause desquelles la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance ; ◊ 7 parmi lesquels vous aussi vous avez marché autrefois, quand vous viviez dans ces choses.
◊ 8 Mais maintenant, renoncez, vous aussi, à toutes ces choses : colère, courroux, malice, injures, paroles honteuses venant de votre bouche. ◊ 9 Ne mentez point l’un à l’autre, ayant dépouillé le vieil homme avec ses actions ◊ 10 et ayant revêtu le nouvel [homme] qui est renouvelé en connaissance, selon [l’]image de celui qui l’a créé, ◊ 11 où il n’y a pas Grec et Juif, circoncision et incirconcision, barbare, Scythe, esclave, homme libre ; mais où Christ est tout et en tous.
◊ 12 Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de longanimité, ◊ 13 vous supportant l’un l’autre et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a un sujet de plainte contre un autre ; comme aussi le Christ vous a pardonné, vous aussi [faites] de même. ◊ 14 Et par-dessus toutes ces choses, [revêtez-vous] de l’amour, qui est le lien de la perfection. ◊ 15 Et que la paix du Christ, à laquelle aussi vous avez été appelés en un seul corps, préside dans vos cœurs ; et soyez reconnaissants.
◊ 16 Que la parole du Christ habite en vous richement, — en toute sagesse vous enseignant et vous exhortant l’un l’autre, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos cœurs à Dieu dans [un esprit de] grâce. ◊ 17 Et quelque chose que vous fassiez, en parole ou en œuvre, [faites] tout au nom du seigneur Jésus, rendant grâces par lui à Dieu le Père.
◊ 18 Femmes, soyez soumises à vos maris, comme il convient dans le Seigneur. ◊ 19 Maris, aimez vos femmes et ne vous aigrissez pas contre elles. ◊ 20 Enfants, obéissez à vos parents en toutes choses, car cela est agréable dans le Seigneur. ◊ 21 Pères, n’irritez pas vos enfants, afin qu’ils ne soient pas découragés. ◊ 22 Esclaves, obéissez en toutes choses à vos maîtres selon la chair, ne servant pas sous leurs yeux seulement, comme voulant plaire aux hommes, mais en simplicité de cœur, craignant le Seigneur. ◊ 23 Quoi que vous fassiez, faites-[le] de cœur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes, ◊ 24 sachant que du Seigneur vous recevrez la récompense de l’héritage : vous servez le seigneur Christ. ◊ 25 Car celui qui agit injustement, recevra ce qu’il aura fait injustement ; et il n’y a pas d’acception de personnes.
Nombres
31 ◊ 1 * Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 2 Exécute la vengeance des fils d’Israël sur les Madianites ; ensuite tu seras recueilli vers tes peuples. ◊ 3 Et Moïse parla au peuple, disant : Équipez d’entre vous des hommes pour l’armée, afin qu’ils marchent contre Madian, pour exécuter la vengeance de l’Éternel sur Madian. ◊ 4 Vous enverrez à l’armée mille [hommes] par tribu, de toutes les tribus d’Israël. ◊ 5 Et on détacha d’entre les milliers d’Israël mille [hommes] par tribu, douze mille [hommes] équipés en guerre ; ◊ 6 et Moïse les envoya à l’armée, mille par tribu, à la guerre, eux et Phinées, fils d’Éléazar, le sacrificateur ; et il avait en sa main les ustensiles du lieu saint, savoir les trompettes au son éclatant. ◊ 7 Et ils firent la guerre contre Madian, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse, et ils tuèrent tous les mâles. ◊ 8 Et ils tuèrent les rois de Madian, outre ceux qui leur furent tués, Évi, et Rékem, et Tsur, et Hur, et Réba, cinq rois de Madian ; et ils tuèrent par l’épée Balaam, fils de Béor. ◊ 9 Et les fils d’Israël emmenèrent captives les femmes de Madian et leurs petits enfants, et pillèrent tout leur bétail et tous leurs troupeaux et tout leur bien ; ◊ 10 et ils brûlèrent par le feu toutes les villes de leurs habitations, et tous leurs campements ; ◊ 11 et ils emportèrent tout le butin et tout ce qu’ils avaient pris, en hommes et en bêtes ; ◊ 12 et ils amenèrent les captifs, et ce qu’ils avaient pris, et le butin, à Moïse et à Éléazar, le sacrificateur, et à l’assemblée des fils d’Israël, au camp, dans les plaines de Moab, qui sont auprès du Jourdain de Jéricho.
◊ 13 Et Moïse et Éléazar, le sacrificateur, et tous les princes de l’assemblée, sortirent à leur rencontre, hors du camp. ◊ 14 Et Moïse se mit en colère contre les commandants de l’armée, les chefs de milliers et les chefs de centaines, qui revenaient du service de la guerre. ◊ 15 Et Moïse leur dit : Avez-vous laissé en vie toutes les femmes ? ◊ 16 Voici, ce sont elles qui, à la parole de Balaam, ont donné occasion aux fils d’Israël de commettre une infidélité contre l’Éternel, dans l’affaire de Péor, et il y eut une plaie sur l’assemblée de l’Éternel. ◊ 17 Et maintenant, tuez tous les mâles parmi les enfants, et tuez toute femme qui a connu un homme, en couchant avec lui ; ◊ 18 et vous laisserez en vie, pour vous, tous les enfants, les jeunes filles qui n’ont pas eu compagnie d’homme. ◊ 19 Et vous, demeurez hors du camp, sept jours, quiconque aura tué un homme, et quiconque aura touché quelqu’un de tué ; vous vous purifierez le troisième jour et le septième jour, vous et vos captifs. ◊ 20 Et vous purifierez tout vêtement, et tout objet [fait] de peau, et tout ouvrage en poil de chèvres, et tout ustensile de bois.
◊ 21 Et Éléazar, le sacrificateur, dit aux hommes de l’armée, qui étaient allés à la guerre : C’est ici le statut de la loi que l’Éternel a commandée à Moïse : ◊ 22 L’or, et l’argent, l’airain, le fer, l’étain, et le plomb, ◊ 23 tout ce qui peut supporter le feu, vous le ferez passer par le feu, et ce sera pur ; seulement, on le purifiera avec l’eau de séparation ; et tout ce qui ne peut pas supporter le feu, vous le ferez passer par l’eau. ◊ 24 Et vous laverez vos vêtements le septième jour, et vous serez purs ; et, après cela, vous entrerez dans le camp.
◊ 25 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 26 Relève la somme de ce qui a été pris et mené captif, en hommes et en bêtes, toi et Éléazar, le sacrificateur, et les chefs des pères de l’assemblée ; ◊ 27 et partage le butin par moitié entre ceux qui ont pris part à la guerre, qui sont allés à l’armée, et toute l’assemblée. ◊ 28 Et tu lèveras pour l’Éternel un tribut sur les hommes de guerre qui sont allés à l’armée, un sur cinq cents, tant des hommes que du gros bétail, et des ânes, et du menu bétail ; ◊ 29 vous le prendrez de leur moitié, et tu le donneras à Éléazar, le sacrificateur, comme offrande élevée à l’Éternel. ◊ 30 Et de la moitié qui revient aux fils d’Israël, tu prendras une part sur cinquante, des hommes, du gros bétail, des ânes, et du menu bétail, de toutes les bêtes, et tu les donneras aux Lévites, qui vaquent au service du tabernacle de l’Éternel. ◊ 31 Et Moïse et Éléazar, le sacrificateur, firent comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse. ◊ 32 Et ce qui fut pris, le reste du pillage dont le peuple de l’armée s’était emparé, était de six cent soixante-quinze mille [têtes de] menu bétail, ◊ 33 soixante-douze mille [têtes de] gros bétail, ◊ 34 soixante et un mille ânes, ◊ 35 et les personnes, les femmes qui n’avaient pas eu compagnie d’homme, en tout, trente-deux mille âmes. ◊ 36 Et la moitié, la part de ceux qui étaient allés à l’armée, fut, en nombre, de trois cent trente-sept mille cinq cents [têtes de] menu bétail, ◊ 37 — et le tribut pour l’Éternel, du menu bétail, fut de six cent soixante-quinze ; ◊ 38 — et trente-six mille [têtes de] gros bétail, dont le tribut pour l’Éternel fut de soixante-douze ; ◊ 39 et trente mille cinq cents ânes, dont le tribut pour l’Éternel fut de soixante et un ; ◊ 40 et seize mille personnes, dont le tribut pour l’Éternel fut de trente-deux âmes. ◊ 41 Et Moïse donna le tribut de l’offrande élevée de l’Éternel à Éléazar, le sacrificateur, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse. ◊ 42 Et de la moitié qui revenait aux fils d’Israël, que Moïse avait séparée [de celle] des hommes qui avaient été à la guerre ◊ 43 (or la moitié qui était à l’assemblée fut de trois cent trente-sept mille cinq cents [têtes de] menu bétail, ◊ 44 trente-six mille [têtes de] gros bétail, ◊ 45 trente mille cinq cents ânes, ◊ 46 et seize mille personnes),… ◊ 47 de cette moitié qui était aux fils d’Israël, Moïse prit une part sur cinquante, tant des hommes que du bétail, et les donna aux Lévites, qui vaquent au service du tabernacle de l’Éternel, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse.
◊ 48 Et ceux qui étaient préposés sur les milliers de l’armée, les chefs de milliers et les chefs de centaines, s’approchèrent de Moïse ; ◊ 49 et ils dirent à Moïse : Tes serviteurs ont relevé la somme des hommes de guerre qui sont sous notre main, et il ne manque pas un seul homme d’entre nous. ◊ 50 Et nous présentons une offrande à l’Éternel, chacun ce qu’il a trouvé, des objets d’or, des bracelets pour les bras, et des bracelets pour les mains, des anneaux, des pendants d’oreilles, et des colliers, afin de faire propitiation pour nos âmes devant l’Éternel. ◊ 51 Et Moïse et Éléazar, le sacrificateur, prirent d’eux cet or, tous les objets ouvragés. ◊ 52 Et tout l’or de l’offrande élevée, qu’ils avaient offert à l’Éternel, fut de seize mille sept cent cinquante sicles, de la part des chefs de milliers et des chefs de centaines ; ◊ 53 (les hommes de l’armée avaient pillé chacun pour soi). ◊ 54 Et Moïse et Éléazar, le sacrificateur, prirent l’or des chefs de milliers et des chefs de centaines, et l’apportèrent à la tente d’assignation, comme mémorial pour les fils d’Israël, devant l’Éternel.
Éphésiens
1 ◊ 1 Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, aux saints et fidèles dans le christ Jésus, qui sont à Éphèse : ◊ 2 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !
◊ 3 Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ; ◊ 4 selon qu’il nous a élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous fussions saints et irréprochables devant lui en amour, ◊ 5 nous ayant prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, ◊ 6 à la louange de la gloire de sa grâce dans laquelle il nous a rendus agréables dans le Bien-aimé ; ◊ 7 en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des fautes selon les richesses de sa grâce : ◊ 8 laquelle il a fait abonder envers nous en toute sagesse et intelligence, ◊ 9 nous ayant fait connaître le mystère de sa volonté selon son bon plaisir, ◊ 10 qu’il s’est proposé en lui-même pour l’administration de la plénitude des temps, [savoir] de réunir en un toutes choses dans le Christ, les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre, en lui, ◊ 11 en qui nous avons aussi été faits héritiers, ayant été prédestinés selon le propos de celui qui opère toutes choses selon le conseil de sa volonté, ◊ 12 afin que nous soyons à la louange de sa gloire, nous qui avons espéré à l’avance dans le Christ : ◊ 13 en qui vous aussi [vous avez espéré], ayant entendu la parole de la vérité, l’évangile de votre salut ; auquel aussi ayant cru, vous avez été scellés du Saint Esprit de la promesse, ◊ 14 qui est les arrhes de notre héritage, pour la rédemption de la possession acquise, à la louange de sa gloire.
◊ 15 C’est pourquoi moi aussi, ayant ouï parler de la foi au seigneur Jésus qui est en vous, et de l’amour que [vous avez] pour tous les saints, ◊ 16 je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention [de vous] dans mes prières, ◊ 17 afin que le Dieu de notre seigneur Jésus Christ, le Père de gloire, vous donne [l’]esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance, ◊ 18 les yeux de votre cœur étant éclairés, pour que vous sachiez quelle est l’espérance de son appel, et quelles sont les richesses de la gloire de son héritage dans les saints, ◊ 19 et quelle est l’excellente grandeur de sa puissance envers nous qui croyons, selon l’opération de la puissance de sa force, ◊ 20 qu’il a opérée dans le Christ, en le ressuscitant d’entre les morts ; — (et il l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes, ◊ 21 au-dessus de toute principauté, et autorité, et puissance, et domination, et de tout nom qui se nomme, non seulement dans ce siècle, mais aussi dans celui qui est à venir ; ◊ 22 et il a assujetti toutes choses sous ses pieds, et l’a donné [pour être] chef sur toutes choses à l’assemblée, ◊ 23 qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous ;)
Juges
14 ◊ 1 Et Samson descendit à Thimna ; et il vit à Thimna une femme d’entre les filles des Philistins. ◊ 2 Et il remonta et le raconta à son père et à sa mère, et dit : J’ai vu à Thimna une femme d’entre les filles des Philistins ; et maintenant, prenez-la-moi pour femme. ◊ 3 Et son père et sa mère lui dirent : N’y a-t-il pas de femme parmi les filles de tes frères, et dans tout mon peuple, que tu ailles prendre une femme d’entre les Philistins, les incirconcis ? Et Samson dit à son père : Prends celle-là pour moi, car elle plaît à mes yeux. ◊ 4 Et son père et sa mère ne savaient pas que cela venait de l’Éternel ; car [Samson] cherchait une occasion de la part des Philistins. Or en ce temps-là les Philistins dominaient sur Israël.
◊ 5 Et Samson descendit à Thimna avec son père et sa mère ; et ils arrivèrent jusqu’aux vignes de Thimna. Et voici, un jeune lion rugissant [vint] à sa rencontre. ◊ 6 Et l’Esprit de l’Éternel le saisit : et il le déchira, comme on déchire un chevreau, quoiqu’il n’eût rien en sa main ; et il ne déclara point à son père ni à sa mère ce qu’il avait fait. ◊ 7 Et il descendit, et parla à la femme, et elle plut aux yeux de Samson. ◊ 8 Et il retourna quelque temps après pour la prendre, et se détourna pour voir le cadavre du lion ; et voici, il y avait dans le corps du lion un essaim d’abeilles, et du miel ; ◊ 9 et il en prit dans ses mains, et s’en alla, mangeant en chemin ; et il alla vers son père et vers sa mère, et leur en donna, et ils en mangèrent ; mais il ne leur raconta pas qu’il avait tiré le miel du corps du lion.
◊ 10 Et son père descendit vers la femme, et Samson fit là un festin ; car c’est ainsi que les jeunes gens avaient l’habitude de faire. ◊ 11 Et il arriva que, quand ils le virent, ils prirent trente compagnons, et ils furent avec lui. ◊ 12 Et Samson leur dit : Je vous proposerai, s’il vous plaît, une énigme ; si vous me l’expliquez dans les sept jours du festin et si vous la trouvez, je vous donnerai trente chemises, et trente vêtements de rechange. ◊ 13 Mais si vous ne pouvez pas me l’expliquer, c’est vous qui me donnerez trente chemises, et trente vêtements de rechange. Et ils lui dirent : Propose ton énigme, et nous l’entendrons. ◊ 14 Et il leur dit :
De celui qui mange est sorti le manger, et du fort est sortie la douceur.
Et pendant trois jours ils ne purent expliquer l’énigme. ◊ 15 Et il arriva, le septième jour, qu’ils dirent à la femme de Samson : Persuade ton mari, et il nous expliquera l’énigme, de peur que nous ne te brûlions au feu, toi et la maison de ton père. C’est pour nous dépouiller que vous nous avez appelés, n’est-ce pas ? ◊ 16 Et la femme de Samson pleura auprès de lui, et dit : Tu n’as pour moi que de la haine, et tu ne m’aimes pas ; tu as proposé une énigme aux fils de mon peuple, et tu ne me l’as pas expliquée. Et il lui dit : Voici, je ne l’ai pas expliquée à mon père et à ma mère, et je te l’expliquerais à toi ? ◊ 17 Et elle pleura auprès de lui pendant les sept jours qu’ils eurent le festin ; et il arriva, le septième jour, qu’il la lui expliqua, parce qu’elle le tourmentait ; et elle expliqua l’énigme aux fils de son peuple. ◊ 18 Et le septième jour, avant que le soleil se couchât, les hommes de la ville lui dirent : Qu’y a-t-il de plus doux que le miel, et qu’y a-t-il de plus fort que le lion ? Et il leur dit : Si vous n’aviez pas labouré avec ma génisse, vous n’auriez pas trouvé mon énigme. ◊ 19 Et l’Esprit de l’Éternel le saisit ; et il descendit à Askalon, et en tua trente hommes, et prit leurs dépouilles, et donna les vêtements de rechange à ceux qui avaient expliqué l’énigme. Et sa colère s’embrasa, et il monta à la maison de son père. ◊ 20 Et la femme de Samson fut [donnée] à son compagnon, dont il avait fait son ami.
Éphésiens
6 ◊ 1 Enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car cela est juste. ◊ 2 « Honore ton père et ta mère », (c’est le premier commandement avec promesse,) ◊ 3 « afin que tu prospères et que tu vives longtemps sur la terre ». ◊ 4 Et vous, pères, ne provoquez pas vos enfants, mais élevez-les dans la discipline et sous les avertissements du Seigneur.
◊ 5 Esclaves, obéissez à vos maîtres selon la chair avec crainte et tremblement, en simplicité de cœur, comme à Christ, ◊ 6 ne servant pas sous leurs yeux seulement, comme voulant plaire aux hommes, mais comme esclaves de Christ, faisant de cœur la volonté de Dieu, ◊ 7 servant joyeusement, comme asservis au Seigneur et non pas aux hommes, ◊ 8 sachant que chacun, soit esclave, soit homme libre, quelque bien qu’il fasse, le recevra du Seigneur. ◊ 9 Et vous, maîtres, faites-en de même envers eux, renonçant aux menaces, sachant que et leur maître et le vôtre est dans les cieux, et qu’il n’y a pas d’acception de personnes auprès de lui.
◊ 10 Au reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force ; ◊ 11 revêtez-vous de l’armure complète de Dieu, afin que vous puissiez tenir ferme contre les artifices du diable : ◊ 12 car notre lutte n’est pas contre le sang et la chair, mais contre les principautés, contre les autorités, contre les dominateurs de ces ténèbres, contre la [puissance] spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes. ◊ 13 C’est pourquoi prenez l’armure complète de Dieu, afin que, au mauvais jour, vous puissiez résister, et, après avoir tout surmonté, tenir ferme. ◊ 14 Tenez donc ferme, ayant ceint vos reins de [la] vérité, et ayant revêtu la cuirasse de la justice, ◊ 15 et ayant chaussé vos pieds de la préparation de l’évangile de paix ; ◊ 16 par-dessus tout, prenant le bouclier de la foi par lequel vous pourrez éteindre tous les dards enflammés du méchant. ◊ 17 Prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu ; ◊ 18 priant par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillant à cela avec toute persévérance et des supplications pour tous les saints, ◊ 19 et pour moi, afin qu’il me soit donné de parler à bouche ouverte pour donner à connaître avec hardiesse le mystère de l’évangile, ◊ 20 pour lequel je suis un ambassadeur lié de chaînes, afin que j’use de hardiesse en lui, comme je dois parler.
◊ 21 Mais afin que vous aussi vous sachiez ce qui me concerne, comment je me trouve, Tychique, le bien-aimé frère et fidèle serviteur dans le Seigneur, vous fera tout savoir : ◊ 22 je l’ai envoyé vers vous tout exprès, afin que vous connaissiez l’état de nos affaires, et qu’il console vos cœurs.
◊ 23 Paix aux frères, et amour, avec la foi, de la part de Dieu le Père et du seigneur Jésus Christ ! ◊ 24 Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre seigneur Jésus Christ en pureté !
Luc
24 ◊ 1 Or le premier jour de la semaine, de très grand matin, elles vinrent au sépulcre, apportant les aromates qu’elles avaient préparés. ◊ 2 Et elles trouvèrent la pierre roulée de devant le sépulcre. ◊ 3 Et étant entrées, elles ne trouvèrent pas le corps du seigneur Jésus. ◊ 4 Et il arriva, comme elles étaient en grande perplexité à ce sujet, que voici, deux hommes se trouvèrent avec elles, en vêtements éclatants de lumière. ◊ 5 Et comme elles étaient épouvantées et baissaient le visage contre terre, ils leur dirent : Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? ◊ 6 Il n’est point ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous comment il vous parla quand il était encore en Galilée, disant : ◊ 7 Il faut que le fils de l’homme soit livré entre les mains des pécheurs, et qu’il soit crucifié, et qu’il ressuscite le troisième jour. ◊ 8 Et elles se souvinrent de ses paroles. ◊ 9 Et, laissant le sépulcre, elles s’en retournèrent et rapportèrent toutes ces choses aux onze et à tous les autres. ◊ 10 Or ce furent Marie de Magdala, et Jeanne, et Marie, la [mère] de Jacques, et les autres femmes avec elles, qui dirent ces choses aux apôtres. ◊ 11 Et leurs paroles semblèrent à leurs yeux comme des contes, et ils ne les crurent pas. ◊ 12 Mais Pierre, s’étant levé, courut au sépulcre ; et, se baissant, il voit les linges là tout seuls ; et il s’en alla chez lui, s’étonnant de ce qui était arrivé.
◊ 13 Et voici, deux d’entre eux étaient ce même jour en chemin, pour aller à un village dont le nom était Emmaüs, éloigné de Jérusalem de soixante stades. ◊ 14 Et ils s’entretenaient ensemble de toutes ces choses qui étaient arrivées. ◊ 15 Et il arriva, comme ils s’entretenaient et raisonnaient ensemble, que Jésus lui-même, s’étant approché, se mit à marcher avec eux. ◊ 16 Mais leurs yeux étaient retenus, de manière qu’ils ne le reconnurent pas. ◊ 17 Et il leur dit : Quels sont ces discours que vous tenez entre vous en marchant, et vous êtes tristes ? ◊ 18 Et l’un d’eux, dont le nom était Cléopas, répondant, lui dit : Est-ce que tu séjournes tout seul dans Jérusalem, que tu ne saches pas les choses qui y sont arrivées ces jours-ci ? ◊ 19 Et il leur dit : Lesquelles ? Et ils lui dirent : Celles touchant Jésus le Nazaréen, qui était un prophète puissant en œuvre et en parole devant Dieu et devant tout le peuple ; ◊ 20 et comment les principaux sacrificateurs et nos chefs l’ont livré pour être condamné à mort, et l’ont crucifié. ◊ 21 Or nous, nous espérions qu’il était celui qui doit délivrer Israël ; mais encore, avec tout cela, c’est aujourd’hui le troisième jour depuis que ces choses sont arrivées. ◊ 22 Mais aussi quelques femmes d’entre nous nous ont fort étonnés ; ayant été de grand matin au sépulcre, ◊ 23 et n’ayant pas trouvé son corps, elles sont venues, disant qu’elles avaient vu aussi une vision d’anges qui disent qu’il est vivant. ◊ 24 Et quelques-uns de ceux qui sont avec nous, sont allés au sépulcre, et ont trouvé [les choses] ainsi que les femmes aussi avaient dit ; mais pour lui, ils ne l’ont point vu. ◊ 25 Et lui leur dit : Ô gens sans intelligence et lents de cœur à croire toutes les choses que les prophètes ont dites ! ◊ 26 Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire ? ◊ 27 Et commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliquait, dans toutes les écritures, les choses qui le regardent. ◊ 28 Et ils approchèrent du village où ils allaient ; et lui, il fit comme s’il allait plus loin. ◊ 29 Et ils le forcèrent, disant : Demeure avec nous, car le soir approche et le jour a baissé. Et il entra pour rester avec eux. ◊ 30 Et il arriva que, comme il était à table avec eux, il prit le pain et il bénit ; et l’ayant rompu, il le leur distribua. ◊ 31 Et leurs yeux furent ouverts, et ils le reconnurent ; mais lui devint invisible [et disparut] de devant eux. ◊ 32 Et ils dirent entre eux : Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait par le chemin, et lorsqu’il nous ouvrait les écritures ? ◊ 33 Et se levant à l’heure même, ils s’en retournèrent à Jérusalem, et trouvèrent assemblés les onze et ceux qui étaient avec eux, ◊ 34 disant : Le Seigneur est réellement ressuscité, et il est apparu à Simon. ◊ 35 Et ils racontèrent les choses qui étaient arrivées en chemin, et comment il s’était fait connaître à eux dans la fraction du pain.
◊ 36 Et comme ils disaient ces choses, il se trouva lui-même là au milieu d’eux, et leur dit : Paix vous soit ! ◊ 37 Et eux, tout effrayés et remplis de crainte, croyaient voir un esprit. ◊ 38 Et il leur dit : Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi monte-t-il des pensées dans vos cœurs ? ◊ 39 Voyez mes mains et mes pieds ; — que c’est moi-même : touchez-moi, et voyez ; car un esprit n’a pas de la chair et des os, comme vous voyez que j’ai. ◊ 40 Et en disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds. ◊ 41 Et comme, de joie, ils ne croyaient pas encore et s’étonnaient, il leur dit : Avez-vous ici quelque chose à manger ? ◊ 42 Et ils lui donnèrent un morceau de poisson cuit et [quelque peu] d’un rayon de miel ; ◊ 43 et l’ayant pris, il en mangea devant eux. ◊ 44 Et il leur dit : Ce sont ici les paroles que je vous disais quand j’étais encore avec vous, qu’il fallait que toutes les choses qui sont écrites de moi dans la loi de Moïse, et dans les prophètes, et dans les psaumes, fussent accomplies. ◊ 45 Alors il leur ouvrit l’intelligence pour entendre les écritures. ◊ 46 Et il leur dit : Il est ainsi écrit ; et ainsi il fallait que le Christ souffrît, et qu’il ressuscitât d’entre les morts le troisième jour, ◊ 47 et que la repentance et la rémission des péchés fussent prêchées en son nom à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. ◊ 48 Et vous, vous êtes témoins de ces choses ; ◊ 49 et voici, moi, j’envoie sur vous la promesse de mon Père. Mais vous, demeurez dans la ville, jusqu’à ce que vous soyez revêtus de puissance d’en haut.
◊ 50 Et il les mena dehors jusqu’à Béthanie, et, levant ses mains en haut, il les bénit. ◊ 51 Et il arriva qu’en les bénissant, il fut séparé d’eux, et fut élevé dans le ciel. ◊ 52 Et eux, lui ayant rendu hommage, s’en retournèrent à Jérusalem avec une grande joie. ◊ 53 Et ils étaient continuellement dans le temple, louant et bénissant Dieu.
Luc
8 ◊ 1 Et il arriva après cela, qu’il passait par les villes et par les villages, prêchant et annonçant le royaume de Dieu ; et les douze [étaient] avec lui, ◊ 2 et des femmes aussi qui avaient été guéries d’esprits malins et d’infirmités, Marie, qu’on appelait Magdeleine, de laquelle étaient sortis sept démons, ◊ 3 et Jeanne, femme de Chuzas intendant d’Hérode, et Susanne, et plusieurs autres, qui l’assistaient de leurs biens.
◊ 4 Et comme une grande foule s’assemblait, et qu’on venait à lui de toutes les villes, il dit en parabole : ◊ 5 Le semeur sortit pour semer sa semence. Et comme il semait, quelques [grains] tombèrent le long du chemin, et furent foulés aux pieds, et les oiseaux du ciel les dévorèrent. ◊ 6 Et d’autres tombèrent sur le roc ; et ayant levé, ils séchèrent, parce qu’ils n’avaient pas d’humidité. ◊ 7 Et d’autres tombèrent au milieu des épines ; et les épines levèrent avec eux et les étouffèrent. ◊ 8 Et d’autres tombèrent dans la bonne terre, et ils levèrent, et produisirent du fruit au centuple. En disant ces choses, il criait : Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende. ◊ 9 Et ses disciples l’interrogèrent, disant : Qu’est-ce que cette parabole ? ◊ 10 Et il dit : À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu ; mais [il en est parlé] aux autres en paraboles, afin que voyant, ils ne voient pas, et qu’entendant, ils ne comprennent pas. ◊ 11 Or voici ce qu’est la parabole : La semence est la parole de Dieu ; ◊ 12 et ceux qui sont le long du chemin, sont ceux qui entendent [la parole] ; ensuite vient le diable, et il ôte de leur cœur la parole, de peur qu’en croyant, ils ne soient sauvés. ◊ 13 Et ceux qui sont sur le roc, sont ceux qui, lorsqu’ils entendent la parole, la reçoivent avec joie ; et ceux-ci n’ont pas de racine : ils ne croient que pour un temps, et au temps de la tentation ils se retirent. ◊ 14 Et ce qui est tombé dans les épines, ce sont ceux qui, ayant entendu [la parole] et s’en étant allés, sont étouffés par les soucis et par les richesses et par les voluptés de la vie, et ils ne portent pas de fruit à maturité. ◊ 15 Mais ce qui est dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole, la retiennent dans un cœur honnête et bon, et portent du fruit avec patience. ◊ 16 Or personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase, ni ne la met sous un lit ; mais il la place sur un pied de lampe, afin que ceux qui entrent voient la lumière. ◊ 17 Car il n’y a rien de secret qui ne deviendra manifeste, ni rien de caché qui ne se connaîtra et ne vienne en évidence. ◊ 18 Prenez donc garde comment vous entendez ; car à quiconque a, il sera donné, et à quiconque n’a pas, cela même qu’il paraît avoir sera ôté.
◊ 19 Or sa mère et ses frères vinrent auprès de lui ; et ils ne pouvaient l’aborder, à cause de la foule. ◊ 20 Et cela lui fut rapporté par [quelques-uns] qui disaient : Ta mère et tes frères se tiennent dehors, désirant te voir. ◊ 21 Mais lui, répondant, leur dit : Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la mettent en pratique.
◊ 22 Et il arriva, l’un de ces jours, qu’il monta dans une nacelle, et ses disciples [avec lui]. Et il leur dit : Passons à l’autre rive du lac. Et ils prirent le large. ◊ 23 Et comme ils voguaient, il s’endormit ; et un vent impétueux fondit sur le lac, et [la nacelle] s’emplissait, et ils étaient en péril. ◊ 24 Et ils vinrent et le réveillèrent, disant : Maître, maître, nous périssons ! Et lui, s’étant levé, reprit le vent et les flots ; et ils s’apaisèrent, et il se fit un calme. ◊ 25 Et il leur dit : Où est votre foi ? Mais eux, saisis de crainte, étaient dans l’étonnement, disant entre eux : Qui donc est celui-ci, qui commande même aux vents et à l’eau, et ils lui obéissent ?
◊ 26 Et ils abordèrent dans le pays des Gadaréniens, qui est vis-à-vis de la Galilée. ◊ 27 Et quand il fut descendu à terre, un homme de la ville vint à sa rencontre, qui depuis longtemps avait des démons, et ne portait pas de vêtements, et ne demeurait pas dans une maison, mais dans les sépulcres. ◊ 28 Et ayant aperçu Jésus, et s’étant écrié, il se jeta devant lui, et dit à haute voix : Qu’y a-t-il entre moi et toi, Jésus, Fils du Dieu Très-haut ? Je te supplie, ne me tourmente pas. ◊ 29 Car [Jésus] avait commandé à l’esprit immonde de sortir de l’homme ; car depuis longtemps il s’était saisi de lui, et [l’homme] avait été lié et gardé dans les chaînes et avec les fers aux pieds ; et brisant ses liens, il était emporté par le démon dans les déserts. ◊ 30 Et Jésus lui demanda, disant : Quel est ton nom ? Et il dit : Légion ; car beaucoup de démons étaient entrés en lui. ◊ 31 Et ils le priaient pour qu’il ne leur commandât pas de s’en aller dans l’abîme. ◊ 32 Et il y avait là un grand troupeau de pourceaux paissant sur la montagne, et ils le priaient de leur permettre d’entrer en eux ; et il le leur permit. ◊ 33 Et les démons, sortant de l’homme, entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se rua du haut de la côte dans le lac, et fut étouffé. ◊ 34 Et ceux qui le paissaient, voyant ce qui était arrivé, s’enfuirent, et le racontèrent dans la ville et dans les campagnes. ◊ 35 Et ils sortirent pour voir ce qui était arrivé, et vinrent vers Jésus, et trouvèrent assis, vêtu et dans son bon sens, aux pieds de Jésus, l’homme duquel les démons étaient sortis ; et ils eurent peur. ◊ 36 Et ceux qui avaient vu [ce qui s’était passé], leur racontèrent aussi comment le démoniaque avait été délivré. ◊ 37 Et toute la multitude du pays environnant des Gadaréniens, pria Jésus de s’en aller de chez eux, car ils étaient saisis d’une grande frayeur : et lui, étant monté dans la nacelle, s’en retourna. ◊ 38 Et l’homme duquel les démons étaient sortis, le supplia [de lui permettre] d’être avec lui ; mais il le renvoya, disant : ◊ 39 Retourne dans ta maison et raconte tout ce que Dieu t’a fait. Et il s’en alla, publiant par toute la ville tout ce que Jésus lui avait fait.
◊ 40 Et quand Jésus fut de retour, il arriva que la foule l’accueillit, car tous l’attendaient. ◊ 41 Et voici, un homme dont le nom était Jaïrus, — et il était chef de la synagogue, — vint, et se jetant aux pieds de Jésus, le supplia de venir dans sa maison, ◊ 42 car il avait une fille unique, d’environ douze ans, et elle se mourait. Et comme il s’en allait, les foules le serraient. ◊ 43 — Et une femme qui avait une perte de sang depuis douze ans, et qui, ayant dépensé tout son bien en médecins, n’avait pu être guérie par aucun, ◊ 44 s’approcha par-derrière et toucha le bord de son vêtement ; et à l’instant sa perte de sang s’arrêta. ◊ 45 Et Jésus dit : Qui est-ce qui m’a touché ? Et comme tous niaient, Pierre dit, et ceux qui étaient avec lui : Maître, les foules te serrent et te pressent, et tu dis : Qui est-ce qui m’a touché ? ◊ 46 Et Jésus dit : Quelqu’un m’a touché, car je sais qu’il est sorti de moi de la puissance. ◊ 47 Et la femme, voyant qu’elle n’était pas cachée, vint en tremblant, et, se jetant devant lui, déclara devant tout le peuple pour quelle raison elle l’avait touché, et comment elle avait été guérie instantanément. ◊ 48 Et il lui dit : Aie bon courage, [ma] fille ; ta foi t’a guérie ; va-t’en en paix. ◊ 49 — Comme il parlait encore, il vient quelqu’un de chez le chef de synagogue, lui disant : Ta fille est morte, ne tourmente pas le maître. ◊ 50 Et Jésus, l’ayant entendu, lui répondit, disant : Ne crains pas, crois seulement, et elle sera sauvée. ◊ 51 Et quand il fut arrivé à la maison, il ne permit à personne d’entrer, sinon à Pierre et à Jean et à Jacques, et au père de la jeune fille et à la mère. ◊ 52 Et tous pleuraient et se lamentaient sur elle ; et il leur dit : Ne pleurez pas, car elle n’est pas morte, mais elle dort. ◊ 53 Et ils se riaient de lui, sachant qu’elle était morte. ◊ 54 Mais lui, les ayant tous mis dehors, et l’ayant prise par la main, cria, disant : Jeune fille, lève-toi. ◊ 55 Et son esprit retourna [en elle], et elle se leva immédiatement ; et il commanda qu’on lui donnât à manger. ◊ 56 Et ses parents étaient hors d’eux ; et il leur enjoignit de ne dire à personne ce qui était arrivé.
Luc
21 ◊ 1 Et comme il regardait, il vit des riches qui jetaient leurs dons au trésor. ◊ 2 Et il vit aussi une pauvre veuve qui y jetait deux pites. ◊ 3 Et il dit : En vérité, je vous dis que cette pauvre veuve a jeté plus que tous [les autres] ; ◊ 4 car tous ceux-ci ont jeté aux offrandes [de Dieu] de leur superflu, mais celle-ci y a jeté de sa pénurie, tout ce qu’elle avait pour vivre.
◊ 5 Et comme quelques-uns parlaient du temple [et disaient] qu’il était orné de belles pierres et de dons, il dit : ◊ 6 Quant à ces choses que vous regardez, les jours viendront où il ne sera laissé pierre sur pierre qui ne soit jetée à bas. ◊ 7 Et ils l’interrogèrent, disant : Maître, quand donc ces choses auront-elles lieu, et quel sera le signe quand ces choses devront arriver ? ◊ 8 Et il dit : Prenez garde que vous ne soyez séduits ; car plusieurs viendront en mon nom, disant : C’est moi, et le temps est proche ; n’allez point après eux. ◊ 9 Et quand vous entendrez parler de guerres et de séditions, ne vous épouvantez pas ; car il faut que ces choses arrivent premièrement ; mais la fin ne sera pas tout aussitôt. ◊ 10 Alors il leur dit : Nation s’élèvera contre nation, et royaume contre royaume ; ◊ 11 et il y aura de grands tremblements de terre en divers lieux, et des famines, et des pestes ; et il y aura des sujets d’épouvantement et de grands signes du ciel. ◊ 12 Mais, avant toutes ces choses, ils mettront les mains sur vous, et vous persécuteront, vous livrant aux synagogues et [vous mettant] en prison ; et vous serez menés devant les rois et les gouverneurs à cause de mon nom. ◊ 13 Et cela se tournera pour vous en témoignage. ◊ 14 Mettez donc dans vos cœurs de ne pas vous préoccuper à l’avance de votre défense, ◊ 15 car moi je vous donnerai une bouche et une sagesse, à laquelle tous vos adversaires ne pourront répondre ou résister. ◊ 16 Et vous serez aussi livrés par des parents et par des frères, et par des proches et par des amis, et on fera mourir [quelques-uns] d’entre vous ; ◊ 17 et vous serez haïs de tous, à cause de mon nom. ◊ 18 Et pas un cheveu de votre tête ne périra. ◊ 19 Possédez vos âmes par votre patience. ◊ 20 Et quand vous verrez Jérusalem environnée d’armées, sachez alors que sa désolation est proche. ◊ 21 Alors, que ceux qui sont en Judée s’enfuient dans les montagnes ; et que ceux qui sont au milieu de Jérusalem s’en retirent ; et que ceux qui sont dans les campagnes n’entrent pas en elle. ◊ 22 Car ce sont là des jours de vengeance ; afin que toutes les choses qui sont écrites soient accomplies. ◊ 23 Mais malheur à celles qui sont enceintes et à celles qui allaitent en ces jours-là ! car il y aura une grande détresse sur le pays, et de la colère contre ce peuple. ◊ 24 Et ils tomberont sous le tranchant de l’épée, et seront menés captifs parmi toutes les nations ; et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis. ◊ 25 Et il y aura des signes dans le soleil et la lune et les étoiles, et sur la terre une angoisse des nations en perplexité devant le grand bruit de la mer et des flots, ◊ 26 les hommes rendant l’âme de peur et à cause de l’attente des choses qui viennent sur la terre habitée, car les puissances des cieux seront ébranlées. ◊ 27 Et alors on verra le fils de l’homme venant sur une nuée avec puissance et une grande gloire. ◊ 28 Et quand ces choses commenceront à arriver, regardez en haut, et levez vos têtes, parce que votre rédemption approche.
◊ 29 Et il leur dit une parabole : Voyez le figuier et tous les arbres : ◊ 30 quand ils ont déjà commencé à pousser, vous connaissez par vous-mêmes, en les voyant, que l’été est déjà proche. ◊ 31 De même aussi vous, quand vous verrez arriver ces choses, sachez que le royaume de Dieu est proche. ◊ 32 En vérité, je vous dis que cette génération ne passera point que tout ne soit arrivé. ◊ 33 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. ◊ 34 Et prenez garde à vous-mêmes, de peur que vos cœurs ne soient appesantis par la gourmandise et l’ivrognerie, et par les soucis de la vie, et que ce jour-là ne vous surprenne inopinément ; ◊ 35 car il viendra comme un filet sur tous ceux qui habitent sur la face de toute la terre. ◊ 36 Veillez donc, priant en tout temps, afin que vous soyez estimés dignes d’échapper à toutes ces choses qui doivent arriver, et de vous tenir devant le fils de l’homme.
◊ 37 Et il passait les jours dans le temple à enseigner ; et les nuits il sortait et demeurait dans la montagne qui est appelée des Oliviers. ◊ 38 Et tout le peuple, dès le point du jour, venait à lui dans le temple, pour l’entendre.
Psaumes
De David.
138 ◊ 1 Je te célébrerai de tout mon cœur ; je chanterai tes louanges devant les dieux.
◊ 2 Je me prosternerai vers le temple de ta sainteté, et je célébrerai ton nom à cause de ta bonté et à cause de ta vérité ; car tu as exalté ta parole au-dessus de tout ton nom.
◊ 3 * Au jour que j’ai crié, tu m’as répondu ; tu as augmenté la force de mon âme.
◊ 4 Tous les rois de la terre te célébreront, ô Éternel ! quand ils auront entendu les paroles de ta bouche ;
◊ 5 Et ils chanteront dans les voies de l’Éternel, car grande est la gloire de l’Éternel.
◊ 6 * Car l’Éternel est haut élevé ; mais il voit ceux qui sont en bas état, et il connaît de loin les hautains.
◊ 7 Si je marche au milieu de la détresse, tu me feras vivre, tu étendras ta main contre la colère de mes ennemis, et ta droite me sauvera.
◊ 8 L’Éternel achèvera ce qui me concerne. Éternel ! ta bonté demeure à toujours. N’abandonne pas les œuvres de tes mains.
Psaumes
Cantique. Psaume des fils de Coré.
48 ◊ 1 L’Éternel est grand et fort digne de louange dans la ville de notre Dieu, dans sa montagne sainte.
◊ 2 * Belle dans son élévation, la joie de toute la terre, est la montagne de Sion, aux côtés du nord, la ville du grand roi ;
◊ 3 Dieu est connu dans ses palais pour une haute retraite.
◊ 4 Car voici, les rois se sont assemblés, ils ont passé outre ensemble :
◊ 5 Ils ont vu, — ils ont été étonnés ; ils ont été troublés, ils se sont enfuis consternés.
◊ 6 Là, le tremblement les a saisis, une angoisse comme [celle de] la femme qui enfante.
◊ 7 Par le vent d’orient tu as brisé les navires de Tarsis.
◊ 8 * Comme nous avons entendu, ainsi nous l’avons vu dans la ville de l’Éternel des armées, dans la ville de notre Dieu : Dieu l’établit pour toujours. Sélah.
◊ 9 Ô Dieu ! nous avons pensé à ta bonté, au milieu de ton temple.
◊ 10 Ô Dieu ! comme ton nom, ainsi est ta louange, jusqu’aux bouts de la terre ; ta droite est pleine de justice.
◊ 11 * Que la montagne de Sion se réjouisse, que les filles de Juda s’égayent, à cause de tes jugements.
◊ 12 Faites le tour de Sion, et faites-en le circuit ; comptez ses tours,
◊ 13 Faites attention à son rempart, considérez ses palais, afin que vous le racontiez à la génération à venir.
◊ 14 Car ce Dieu est notre Dieu, pour toujours et à perpétuité ; il sera notre guide jusqu’à la mort.
Luc
22 ◊ 1 Or la fête des pains sans levain, qui est appelée la Pâque, approchait. ◊ 2 Et les principaux sacrificateurs et les scribes cherchaient comment ils pourraient le faire mourir ; car ils craignaient le peuple.
◊ 3 Et Satan entra dans Judas, surnommé Iscariote, qui était du nombre des douze ; ◊ 4 et il s’en alla et parla avec les principaux sacrificateurs et [les] capitaines sur la manière dont il le leur livrerait. ◊ 5 Et ils se réjouirent, et convinrent de lui donner de l’argent. ◊ 6 Et il s’engagea ; et il cherchait une bonne occasion pour le leur livrer sans que la foule y fût.
◊ 7 Et le jour des pains sans levain, dans lequel il fallait sacrifier la pâque, arriva. ◊ 8 Et il envoya Pierre et Jean, disant : Allez, et apprêtez-nous la pâque, afin que nous la mangions. ◊ 9 Et ils lui dirent : Où veux-tu que nous l’apprêtions ? ◊ 10 Et il leur dit : Voici, quand vous entrerez dans la ville, un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre ; suivez-le dans la maison où il entrera. ◊ 11 Et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le logis où je mangerai la pâque avec mes disciples ? ◊ 12 Et lui vous montrera une grande chambre garnie ; apprêtez là [la pâque]. ◊ 13 Et s’en étant allés, ils trouvèrent [tout] comme il leur avait dit ; et ils apprêtèrent la pâque.
◊ 14 Et quand l’heure fut venue, il se mit à table, et les [douze] apôtres avec lui. ◊ 15 Et il leur dit : J’ai fort désiré de manger cette pâque avec vous, avant que je souffre ; ◊ 16 car je vous dis que je n’en mangerai plus jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. ◊ 17 Et ayant reçu une coupe, il rendit grâces et dit : Prenez ceci et le distribuez entre vous, ◊ 18 car je vous dis que je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. ◊ 19 Et ayant pris un pain, [et] ayant rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ; ◊ 20 — de même la coupe aussi, après le souper, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous ; ◊ 21 mais voici, la main de celui qui me livre est avec moi à table. ◊ 22 Et le fils de l’homme s’en va bien, selon ce qui est déterminé ; mais malheur à cet homme par qui il est livré ! ◊ 23 Et ils se mirent à s’entre-demander l’un à l’autre, qui donc serait celui d’entre eux qui allait faire cela.
◊ 24 Et il arriva aussi une contestation entre eux [pour savoir] lequel d’entre eux serait estimé le plus grand. ◊ 25 Et il leur dit : Les rois des nations les dominent, et ceux qui exercent l’autorité sur elles sont appelés bienfaiteurs ; ◊ 26 mais il n’en sera pas ainsi de vous ; mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus jeune, et celui qui conduit comme celui qui sert. ◊ 27 Car lequel est le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Or moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert. ◊ 28 Mais vous, vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes tentations. ◊ 29 Et moi, je vous confère un royaume comme mon Père m’en a conféré un, ◊ 30 afin que vous mangiez et que vous buviez à ma table dans mon royaume ; et que vous soyez assis sur des trônes, jugeant les douze tribus d’Israël.
◊ 31 Et le Seigneur dit : Simon, Simon, voici, Satan a demandé à vous avoir pour vous cribler comme le blé ; ◊ 32 mais moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ; et toi, quand une fois tu seras revenu, fortifie tes frères. ◊ 33 — Et il lui dit : Seigneur, avec toi, je suis prêt à aller et en prison et à la mort. ◊ 34 — Et il dit : Pierre, je te dis : le coq ne chantera point aujourd’hui, que premièrement tu n’aies nié trois fois de me connaître.
◊ 35 Et il leur dit : Quand je vous ai envoyés sans bourse, sans sac et sans sandales, avez-vous manqué de quelque chose ? Et ils dirent : De rien. ◊ 36 Il leur dit donc : Mais maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, et de même [celui qui a] un sac, et que celui qui n’a pas [d’épée] vende son vêtement et achète une épée. ◊ 37 Car je vous dis, qu’il faut encore que ceci qui est écrit, soit accompli en moi : « Et il a été compté parmi les iniques ». Car aussi les choses qui me concernent vont avoir leur fin. ◊ 38 Et ils dirent : Seigneur, voici ici deux épées. Et il leur dit : C’est assez.
◊ 39 Et sortant, il s’en alla, selon sa coutume, à la montagne des Oliviers, et les disciples aussi le suivirent. ◊ 40 Et quand il fut en ce lieu-là, il leur dit : Priez que vous n’entriez pas en tentation. ◊ 41 Et il s’éloigna d’eux lui-même environ d’un jet de pierre, et s’étant mis à genoux, il priait, ◊ 42 disant : Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi ! Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite. ◊ 43 Et un ange du ciel lui apparut, le fortifiant. ◊ 44 Et étant dans [l’angoisse du] combat, il priait plus instamment ; et sa sueur devint comme des grumeaux de sang découlant sur la terre. ◊ 45 Et s’étant levé de sa prière, il vint vers les disciples, qu’il trouva endormis de tristesse ; ◊ 46 et il leur dit : Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous, et priez afin que vous n’entriez pas en tentation.
◊ 47 Comme il parlait encore, voici une foule, et celui qui avait nom Judas, l’un des douze, les précédait ; et il s’approcha de Jésus, pour le baiser. ◊ 48 Et Jésus lui dit : Judas, tu livres le fils de l’homme par un baiser ? ◊ 49 Et ceux qui étaient autour de lui, voyant ce qui allait arriver, lui dirent : Seigneur, frapperons-nous de l’épée ? ◊ 50 Et l’un d’entre eux frappa l’esclave du souverain sacrificateur et lui emporta l’oreille droite. ◊ 51 Mais Jésus, répondant, dit : Laissez [faire] jusqu’ici ; et lui ayant touché l’oreille, il le guérit. ◊ 52 Et Jésus dit aux principaux sacrificateurs et aux capitaines du temple et aux anciens qui étaient venus contre lui : Êtes-vous sortis comme contre un brigand avec des épées et des bâtons ? ◊ 53 Lorsque j’étais tous les jours avec vous, dans le temple, vous n’avez pas étendu vos mains contre moi ; mais c’est ici votre heure, et le pouvoir des ténèbres.
◊ 54 Et se saisissant de lui, ils l’emmenèrent, et le conduisirent dans la maison du souverain sacrificateur. Or Pierre suivait de loin. ◊ 55 Et lorsqu’ils eurent allumé un feu au milieu de la cour et qu’ils se furent assis ensemble, Pierre s’assit au milieu d’eux. ◊ 56 Et une servante, le voyant assis auprès de la lumière, et l’ayant regardé fixement, dit : Celui-ci aussi était avec lui. ◊ 57 Mais il le renia, disant : Femme, je ne le connais pas. ◊ 58 Et peu après, un autre le voyant, dit : Et toi, tu es de ces gens-là. Mais Pierre dit : Ô homme, je n’en suis point. ◊ 59 Et environ une heure après, un autre affirma, disant : En vérité, celui-ci aussi était avec lui ; car aussi il est Galiléen. ◊ 60 Et Pierre dit : Ô homme, je ne sais ce que tu dis. Et à l’instant, comme il parlait encore, le coq chanta. ◊ 61 Et le Seigneur, se tournant, regarda Pierre ; et Pierre se ressouvint de la parole du Seigneur, comme il lui avait dit : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. ◊ 62 Et Pierre, étant sorti dehors, pleura amèrement.
◊ 63 Et les hommes qui tenaient Jésus se moquaient de lui et le frappaient ; ◊ 64 et lui couvrant [les yeux], ils l’interrogeaient, disant : Prophétise ; qui est celui qui t’a frappé ? ◊ 65 Et ils disaient plusieurs autres choses contre lui, en l’outrageant.
◊ 66 Et quand le jour fut venu, le corps des anciens du peuple, principaux sacrificateurs et scribes, s’assembla ; et ils l’amenèrent dans leur sanhédrin, disant : ◊ 67 Si toi, tu es le Christ, dis-le-nous. Et il leur dit : Si je vous le disais, vous ne le croiriez point ; ◊ 68 et si je vous interroge, vous ne me répondrez point [ou ne me laisserez point aller]. ◊ 69 Mais désormais le fils de l’homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. ◊ 70 Et ils dirent tous : Toi, tu es donc le Fils de Dieu ? Et il leur dit : Vous dites vous-mêmes que je le suis. ◊ 71 Et ils dirent : Qu’avons-nous encore besoin de témoignage ? Car nous-mêmes nous l’avons entendu de sa bouche.