« Apporte le manteau que j’ai laissé en Troade… Empresse-toi de venir avant l’hiver »
2 Tim. 4, 13, 21
« Apporte le manteau… avant l’hiver ».
Enfermé comme les criminels de droit commun, dans la prison Mamertine, nous dit la tradition, humide et sombre, où l’on ne pouvait pas même se tenir debout, celui qui avait tant proclamé l’évangile à travers l’empire, parcouru les routes, les fleuves, les déserts, était parvenu au soir de la vie : « Le temps de mon départ est arrivé ».
L’un après l’autre, les compagnons d’autrefois, sauf Luc, s’en étaient allés ; les uns, il est vrai, pour le service de l’évangile, d’autres comme Démas « ayant aimé le présent siècle ». Dans sa défense, personne n’avait été avec lui, mais tous l’avaient abandonné. Prédicateur et apôtre et docteur des nations, n’avait-il pourtant pas pleinement accompli son service, combattu le bon combat, gardé la foi ? Et dans cette assemblée de Rome qu’il s’était réjoui de voir, dont les frères l’avaient quelques années auparavant encouragé, plus personne, semble-t-il, ne se souciait du « vieillard prisonnier » et ne lui procurait de quoi se couvrir, quand le froid viendrait. Du fond de la Troade, il devait faire venir son manteau. En vérité « l’hiver » était venu.
Et cette supplication se répète : « Empresse-toi de venir bientôt auprès de moi… Empresse-toi de venir avant l’hiver ». Bientôt les bourreaux emmèneraient le condamné sur la route d’Ostie pour le décapiter ; aurait-il auparavant au moins la consolation de revoir son « enfant Timothée » ?
Bien des serviteurs et des servantes du Seigneur parmi nous ont avancé en âge. Pour eux, « l’hiver » est arrivé ; les forces ont décliné, la résistance n’est plus là, les pensées parfois se voilent. Mais n’ont-ils pas eux aussi ce désir que des plus jeunes viennent les voir, des amis qui, sans oublier les besoins matériels, pensent surtout à ce qui pourrait réjouir leur cœur, être comme un rayon de lumière dans des circonstances souvent sombres ?
Mais si l’apôtre était conscient de la solitude et du dénuement où il se trouvait, une présence dominait dans son cœur. Alexandre avait pu montrer envers lui beaucoup de méchanceté : « Le Seigneur lui rendra selon ses œuvres ». Dans son procès, tous l’ont abandonné… mais « le Seigneur s’est tenu près de moi »… « le Seigneur me délivrera ». J’ai achevé la course… « le Seigneur me donnera la couronne de justice ». Du chemin de Damas à la prison de Rome, Il était resté l’ami fidèle, qui tant de fois l’avait encouragé : à Corinthe où il était arrivé dans la crainte et le tremblement ; à Jérusalem, la nuit de son arrestation ; dans la tempête, alors que tout espoir de se sauver avait abandonné les passagers. « L’hiver » arrivait avec son cortège de souffrances et d’abandons, mais une fois de plus « le Seigneur » se tenait près de lui.
Quel souvenir laisser à son jeune ami qui n’arrivera peut-être même pas à le revoir ? — Une dernière parole, un dernier souhait : « Le Seigneur Jésus Christ soit avec ton esprit ». Timothée, à son tour, doit endurer les souffrances, accomplir pleinement son service ; où en trouverait-il la ressource sinon auprès de Celui qui remplissait la vision de son père spirituel ? Pas seulement « … avec toi », mais « avec ton esprit » qui si facilement pourrait être perplexe, découragé ou troublé.
N’en est-il pas de même pour nous aujourd’hui ? Si ceux qui nous ont guidés dans notre enfance et notre jeunesse sont repris les uns après les autres, si la tâche qui est devant nous, les besoins nombreux, les difficultés réelles, se montrent de tous côtés, la même promesse demeure : « Le Seigneur Jésus soit avec ton esprit ».
Comme nous l’avions fait pour les numéros antérieurs — actuellement épuisés — nous avons relié en un volume les numéros 139-178 de notre feuille. Cela permet ainsi à chacun d’avoir une collection complète, ou de donner le volume soit aux élèves les plus âgés des écoles du dimanche, soit à des jeunes dans les occasions que le Seigneur place devant nous.
Le tabernacle en image
Dans la brochure « Le tabernacle et le service des Lévites », nous avons essayé de donner une esquisse des enseignements de la Parole relatifs à ce sujet si important, soit en rapport avec la personne du Seigneur Jésus, soit avec l’Assemblée. Mais il est toujours difficile de se représenter clairement la manière dont le tabernacle était constitué. Un de nos frères a préparé une plaquette illustrée se référant à la brochure ci-dessus. Elle illustre soit l’ensemble, soit les diverses parties du tabernacle, soit les vêtements du souverain sacrificateur. Elle sera certainement des plus utiles à tous ceux qui ont à cœur d’étudier de plus près ce type remarquable.