Baptême

(Traduit de l’anglais)
C.H. Mackintosh

[Courts articles 114]

L’Écriture nous présente le simple fait que les croyants devraient être baptisés. Elle ne dit rien quant à savoir si ce devrait être en public ou en privé. Elle ne nous dit pas que ce devrait être « dans un lieu accessible au public ». Elle laisse cela entièrement ouvert. Qui fut témoin du baptême de l’eunuque ? Où Paul fut-il baptisé ? ou Lydie ? ou le geôlier ? Où, dans le Nouveau Testament, nous est-il enseigné à voir du public, soit lors du baptême, soit lors de la cène du Seigneur ? Sans doute, « l’ignorant ou l’incrédule » peut venir au lieu où les chrétiens sont assemblés, mais le témoignage au monde n’est pas le but quand des chrétiens se réunissent pour la communion ou l’adoration. Matthieu 10, 32 ne se rapporte pas spécialement à l’acte du baptême. Toute notre vie devrait être un témoignage pour Christ. Le chrétien lui-même est « l’épître de Christ, connue et lue de tous les hommes ».

Nous croyons que Matthieu 28, 19 fournit la formule appropriée pour le baptême chrétien. Nous ne connaissons pas de révélation subséquente à ce sujet. « Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ». Nous avons là la pleine révélation de la déité, le vrai fondement de la doctrine chrétienne. Nous ne voyons aucune raison pour s’écarter de la forme des paroles prescrites par notre Seigneur Jésus Christ. Son commandement ne s’impose-t-il pas davantage à nous que l’exemple de l’un ou de tous Ses serviteurs ?

Il est fort à désirer que les chrétiens aient le même point de vue sur chaque sujet, mais on peut difficilement s’y attendre, et très certainement, nous ne devrions pas permettre que notre heureuse communion avec les membres du corps de Christ soit altérée dans la moindre mesure par des différences de jugement sur la question du baptême. Du moment qu’un homme est vrai envers Christ — Son nom, Sa cause, Sa vérité, Sa gloire — je peux l’aimer de tout mon cœur, quoique je puisse estimer qu’il se trompe quant à ses vues concernant le baptême. Que le Seigneur nous attache plus étroitement à Lui et l’un à l’autre par le précieux ministère du Saint Esprit !

Je suis heureux que vous ayez attiré mon attention sur mon petit livre : « Toi et ta maison ». Je suis au courant de l’utilisation qui en a été faite dans un traité récent sur le sujet du « baptême ». Je n’ai aucune sympathie quelconque avec la théorie de ce traité ; encore moins avec ses déclarations monstrueuses. Je crois que le chemin de certains de nos amis en insistant sur cette question du baptême, conduira, à moins que Dieu ne s’interpose dans Sa grâce, aux résultats les plus désastreux. Je ne me plains pas de quiconque tient en conscience cette vue-ci ou cette vue-là sur ce sujet, mais je plains ceux qui, au lieu de prêcher et d’enseigner Jésus Christ, troublent les pensées du peuple de Dieu en insistant auprès d’eux sur le baptême des enfants. Pour ce qui me concerne — vu qu’on m’a imposé cette question — je peux seulement dire que j’ai demandé en vain pendant trente-deux ans une seule ligne de l’Écriture parlant de baptiser quiconque en dehors des croyants ou ceux qui professent croire. J’ai eu des raisonnements — des inférences, des conclusions et des déductions — mais pas un seul mot de l’autorité directe de l’Écriture. Il n’y a pas un mot sur le baptême du début à la fin de mon livre, « Toi et ta maison ».