Chapitre 1

J’ai pensé qu’il serait profitable de prendre un des évangiles, et de retracer, aussi simplement que le Seigneur me l’accordera, le plan général de la vérité qui y est révélée. C’est mon désir d’indiquer l’objet et le but spéciaux du Saint Esprit, de manière à fournir à ceux qui apprécient la Parole de Dieu des indications susceptibles de répondre à certaines difficultés qui se présentent à l’esprit de plusieurs, et aussi de mettre en lumière plus clairement de grandes vérités qui sont susceptibles d’être passées à la légère. Ici, je peux supposer que l’Esprit de Dieu ne nous a pas donné ces récits de notre Seigneur assujettis aux erreurs des hommes, mais qu’Il a, au contraire, mis Sa puissante et infaillible main sur ceux qui en eux-mêmes n’étaient que des hommes ayant les mêmes passions que nous. En un mot, le Saint Esprit a inspiré ces récits afin que nous ayons une pleine certitude qu’Il est leur auteur, et ainsi, ils sont scellés de Sa propre perfection. Puisqu’il Lui a plu de nous donner différents récits, Il avait donc un motif divin pour chacun d’eux. En bref, Dieu a cherché Sa propre gloire en cela, et l’a assurée.

Maintenant, il ne peut y avoir aucun doute, pour quiconque lit les évangiles avec le moindre discernement, que le premier est le plus remarquablement adapté pour répondre aux besoins des Juifs, et qu’il met en évidence les prophéties et autres écritures de l’Ancien Testament qui ont trouvé leur réalisation en Jésus. En conséquence, il y a davantage de citations de l’Écriture appliquées à la vie et à la mort du Seigneur, dans cet évangile, que dans tous les autres réunis. Tout cela n’était pas une chose laissée à la discrétion de Matthieu. Que le Saint Esprit ait utilisé l’esprit de l’homme en exécutant Son propre but est clair ; mais qu’Il se soit plu à le garder et à le diriger parfaitement dans ce qu’il devait produire, est ce que je veux faire comprendre en disant que Dieu a inspiré Matthieu dans ce but.

Au-delà de présenter notre Seigneur d’une manière telle qu’elle convenait le mieux aux pensées et aux sentiments, justes ou faux, d’un Juif ; au-delà de fournir des preuves plus particulièrement attendues pour satisfaire son esprit, il est évident, d’après le caractère des discours et des paraboles, que le rejet du Messie par Israël, et ses conséquences pour les Gentils, sont ici les grandes idées proéminentes dans la pensée du Saint Esprit. D’où le fait qu’on ne trouve pas la scène de l’ascension dans Matthieu. Le Juif, s’il avait compris les prophéties de l’Ancien Testament, se serait attendu à un Messie qui vienne, souffre, meure, et soit ressuscité, « selon les Écritures ». En Matthieu, nous avons Sa mort et Sa résurrection, mais Il est laissé là ; et nous ne saurions pas du tout, par les faits que lui nous a rapportés, que Christ a été élevé au ciel. Nous devrions savoir que c’était impliqué par certaines des paroles que Christ a prononcées ; mais de fait, Matthieu nous laisse avec Christ Lui-même encore sur la terre. Le dernier chapitre décrit, non pas l’ascension de Christ, ni Sa session à la droite de Dieu, mais Son discours aux disciples ici-bas. Une telle présentation de Christ était particulièrement ce que les Juifs avaient besoin de connaître. Elle leur est appropriée plus qu’à tout autre peuple sur la terre.

Et qui était l’agent employé, et avec quel à propos ? — Un des douze qui avaient accompagné notre Seigneur depuis le début de Son ministère jusqu’à ce qu’Il soit séparé d’eux. Jusque-là, bien sûr, il était un témoin évidemment compétent pour le Juif, et bien plus approprié que Marc ou Luc ne l’auraient été, eux qui n’étaient pas, pour autant que nous le sachions, des compagnons personnels du Seigneur. Mais il y avait cette particularité — que Matthieu était un publicain, ou collecteur d’impôts, de profession. Bien que Juif, il était employé par les Gentils, et sa position le rendait particulièrement odieux à ses concitoyens. Ils le regarderaient avec encore plus de suspicion qu’un étranger. Cela peut sembler, à première vue, une chose des plus extraordinaires, que le Saint Esprit emploie une telle personne pour donner le récit de Jésus comme Messie. Mais rappelons-nous qu’il y a un autre objet, tout du long de l’évangile de Matthieu ; que ce n’est pas seulement le récit de Jésus comme le vrai Messie d’Israël, mais qu’il nous montre Son rejet par Israël, et les conséquences de leur incrédulité fatale : — toutes les barrières qui avaient existé jusque-là entre Juifs et Gentils étant jetées à bas — la miséricorde de Dieu découlant envers ceux qui étaient méprisés, et bénissant le Gentil aussi volontiers et aussi pleinement que le Juif. Ainsi, l’admirable justesse d’employer Matthieu le publicain, et sa cohérence avec le cadre de sa tâche, sont manifestes.

Ces quelques remarques peuvent aider à montrer qu’il y a le plus grand à-propos dans l’emploi du premier des quatre évangélistes pour accomplir la tâche qui lui est réservée. Si notre objet était d’examiner les autres, il serait tout aussi facile de rendre manifeste que chacun avait exactement le bon travail à faire. Au fur et à mesure que nous avancerons dans cet évangile, vous serez frappé, je n’en doute pas, par la sagesse qui a choisi un tel homme pour donner le récit du Messie rejeté, méprisé par Ses coupables frères selon la chair.

Mais je me limiterai à présent à montrer avec quelle sagesse Matthieu introduit un tel récit du Messie. Car beaucoup ont pu être plus ou moins arrêtés par la liste préliminaire des noms, et se sont peut-être demandé : Quel profit y a-t-il à avoir une liste telle que celle-ci ? Mais ne passons jamais sur quoi que ce soit dans l’Écriture, comme étant une chose peu importante, ou même douteuse. Il y a une profonde signification bénie dans le récit que Matthieu nous donne de la généalogie du Seigneur. Je dois donc m’attarder un peu sur la manière parfaite et de toute beauté avec laquelle l’Esprit de Dieu a ici retracé Sa lignée, et attirer l’attention brièvement sur la manière dont elle s’harmonise avec le récit divin de Jésus pour les Juifs, qui soulèveraient constamment la question de savoir si Jésus était bien le Messie.

On observera que la généalogie ici diffère totalement de celle que nous avons en Luc, où elle n’est pas donnée au commencement, mais à la fin du chapitre 3. Ainsi, dans ce dernier évangile, nous apprenons bien des choses sur le Seigneur Jésus avant que n’apparaisse Sa généalogie. Pourquoi cela ? Luc écrivait aux Gentils, qu’on ne pouvait pas supposer être également, ou de la même manière, intéressés par Ses relations comme Messie. Mais quand ils eurent appris dans une certaine mesure qui était Jésus, il devenait très intéressant de voir quelle était Sa lignée comme homme, et de la faire remonter de Lui jusqu’à Adam, le père de toute la famille humaine. Quoi de plus approprié que de Le relier à la tête de la race, si le but était de montrer la grâce qui allait s’étendre à toute l’humanité, la grâce de Dieu qui apporte le salut qui apparaît à tous les hommes ? On pourrait mettre ce passage de Tite 2 comme une sorte de frontispice à l’évangile de Luc. C’est la grâce de Dieu dans la personne de Son Fils, qui est devenu un homme, relié, pour ce qui concerne l’humanité, à toute la famille humaine, quoique la nature en Lui fut toujours, uniquement et entièrement, sainte.

Mais ici, en Matthieu, nous nous trouvons sur un terrain plus étroit, circonscrit à une famille particulière, la semence royale d’une certaine nation, le peuple choisi de Dieu. Abraham et David sont mentionnés dans le tout premier verset. « Livre de la généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham ». Pourquoi ces deux noms sont-ils ainsi sélectionnés ; et pourquoi sont-ils réunis ensemble ici dans ce court résumé ? Parce que toutes les espérances d’Israël étaient liées à ce qui avait été révélé à ces deux personnes. David était le grand chef du royaume, celui en qui la vraie lignée du trône du Messie était fondée. Saül était simplement le roi selon la chair qu’Israël avait cherché passagèrement pour eux-mêmes, de sa propre volonté. David était le roi choisi par Dieu, et il est ici mentionné comme l’ancêtre de l’Oint du Seigneur — « le Fils de David ». Abraham, de même, était celui en qui il avait été dit que toutes les nations de la terre seraient bénies. Ainsi, les mots d’introduction nous préparent à l’ensemble de l’évangile. Christ vint avec toute la réalité du royaume promis au fils de David. Mais s’Il devait être refusé comme Fils de David, toutefois, comme Fils d’Abraham, il y avait une bénédiction non seulement pour le Juif, mais pour le Gentil. Il est en effet le Messie ; mais si Israël ne veut pas de Lui, Dieu donnera aux nations de goûter Sa miséricorde, pendant leur incrédulité.

Nous ayant donné cette vue générale, nous en venons aux détails. Nous commençons avec Abraham, reliant Jésus non pas jusqu’à lui, mais depuis lui. Tout Israélite commencerait par Abraham et serait intéressé à suivre les étapes de la lignée provenant de lui, de qui tous tiennent[1]. « Abraham engendra Isaac, et Isaac engendra Jacob, et Jacob engendra Juda et ses frères » (v. 2). Cette note complète, « Juda et ses frères », semble avoir de l’importance, et ce, à plus d’un titre. Elle ne concorde pas avec l’idée que notre évangéliste, dans cette partie du chapitre, a simplement copié les enregistrements conservés par les Juifs. Nous pouvons être sûrs que les hommes n’enregistrent jamais de cette façon. Pourtant, elle est de façon évidente en plus stricte harmonie avec cet évangile, car elle donne la prééminence à la tribu royale à laquelle appartenait le Messie (Gen. 49, 10), tandis qu’elle rappelle à ceux qui sont plus favorisés que d’autres, depuis trop longtemps perdus de vue, n’étaient pas oubliés de Dieu, maintenant qu’Il donne la généalogie de Son Messie.

« Et Juda engendra Pharès et Zara, de Thamar » (v. 3). Pour quelle raison introduire une femme, et nommer Tamar ici ? Il y avait des femmes très remarquables dans la lignée du Messie — des personnes que les Juifs regardaient naturellement comme saintes et honorables. Quel cœur juif ne rayonnerait pas naturellement de forts sentiments de respect, en entendant parler de Sara et de Rebecca, et des autres saintes femmes bien connues rapportées dans l’histoire de l’Ancien Testament ? Mais il n’est pas fait mention d’elles ici. D’un autre côté, Tamar est mentionnée. Pourquoi cela ? La grâce sous-tend cela, reprenant la chair de la façon la plus vive, mais des plus précieuses, à sa manière. Il y a quatre femmes, et seulement quatre, qui apparaissent dans la lignée, et sur chacune d’elles, il y avait une tache. Non pas que tous les motifs de reproche ou de honte étaient de la même sorte. Mais pour un Juif orgueilleux, avec toutes ces femmes était associé ce qui était humiliant — quelque chose qu’il aurait gardé dans l’obscurité. Oh, merveilleuse voie de Dieu ! Que ne peut-Il faire ? Combien il est frappant que le Saint Esprit n’attire pas ici l’attention sur celles qui auraient amené de l’honneur aux yeux d’Israël — non, mais qu’Il distingue celles qu’un Israélite charnel aurait tenues dans le mépris ! Le Messie devait surgir d’une lignée dans laquelle il y avait eu de sombres péchés. Et là où tout ce qui est dans l’homme tenterait de cacher et de retenir, l’Esprit de Dieu manifeste clairement la chose, de façon à ce qu’elle demeure non seulement dans les enregistrements éternels de l’histoire de l’Ancien Testament, mais soit répétée ici. Celles-ci, en qui il y avait de telles taches infectes au jugement de l’homme, sont les seules femmes placées spécialement devant nous. Qu’est-ce que l’homme ? Et qu’est-ce que Dieu ? Qu’est-ce que l’homme, que de telles choses aient jamais pu avoir lieu ? Et qu’est-ce que Dieu qui, au lieu de la couvrir, en a fait sortir l’histoire de l’obscurité et l’a placée dans la lumière pleinement révélée, mise comme un blason, si je puis dire, dans la généalogie de Son propre Fils ! Absolument pas comme si le péché n’était pas excessivement pécheur ; ni comme si Dieu pensait peu aux privilèges de Son peuple — encore moins à la gloire de Son Fils, ou à ce qui Lui est dû. Mais Dieu, sentant que le péché de Son propre peuple est le pire de tous les péchés, quoiqu’ayant introduit dans ce Messie même le seul qui pouvait sauver Son peuple de leurs péchés, n’hésite pas à amener leur péché en présence de la grâce qui peut et veut l’ôter entièrement. Les Juifs pensaient-ils que c’était un scandale ou un déshonneur fait au Messie ? De cette même semence, leur Messie devait surgir, et d’aucune autre lignée. Elle était circonscrite à la maison de David, et à la lignée de Salomon, et ils étaient en ligne directe les descendants de Pharès, fils de Juda. Aucun Juif ne pouvait échapper à la difficulté. Que ne nous est-il pas enseigné par là ! Si le Messie daigne se mettre Lui-même en relation avec une telle famille — si Dieu se plaît à ordonner les choses de manière à ce que de cette souche, quant à la chair, Son propre Fils, le Saint d’Israël, doive naître — certainement, personne ne pouvait être trop mauvais pour être reçu par Lui. Il vint pour « sauver Son peuple de leurs péchés », non pas pour trouver un peuple qui n’avait pas de péchés. Il vint avec toute puissance pour sauver : Il montra la grâce par la famille même de laquelle Il lui plut d’être une — ou plutôt la — branche. Dieu n’est jamais déconcerté ; ni, par grâce, celui qui croit, parce qu’il se repose sur ce que Dieu est pour lui. Nous ne pouvons jamais être quelque chose pour Dieu, jusqu’à ce que nous sachions que Dieu est tout pour nous et envers nous. Mais quand nous connaissons un Dieu et Père, tel que Jésus nous L’a révélé, d’un côté plein de bonté, et de l’autre n’ayant en Lui aucunes ténèbres, que ne pouvons-nous attendre de Lui ? Qui ne pourrait pas maintenant être né de Dieu ? Qui serait celui qu’un tel Dieu rejetterait ? Une mention telle qu’en Matthieu 1 ouvre la voie pour les merveilles de la grâce qui apparaîtront après. En un sens, aucun homme n’a une telle position d’anciens privilèges comme le Juif ; oui, même quant au Messie, c’est le récit que le Saint Esprit donne de Sa lignée. Aucune chair ne se glorifiera en présence du Seigneur.

Mais ce n’est pas tout. « Pharès engendra Esrom… et Salmon engendra Booz, de Rachab » (v. 3-5). Et qui et qu’était-elle ? Une gentile, et autrefois une prostituée ! Mais Rahab est tirée de tout ce qui lui appartenait — séparée de tout ce qui était sa part par nature. Et elle se trouve là, dans cet évangile de Jésus écrit pour les Juifs — pour le peuple même qui Le méprisait et Le haïssait parce qu’Il considérait un Gentil. Rahab avait déjà été nommée pour le ciel, et aucun Juif ne pouvait le nier. Elle fut visitée de Dieu ; elle fut délivrée extérieurement et intérieurement par Sa grâce puissante, introduite et faite une partie d’Israël sur la terre — oui, par la grâce souveraine, faisant partie de la lignée royale de laquelle devait venir le Messie, et de laquelle, de fait, Jésus, qui est Dieu sur toutes choses, béni éternellement, était né. Oh, quelles merveilles de grâce nous apparaissent, alors que nous nous attardons sur la simple liste des noms, que l’incrédulité voudrait dénigrer comme un appendice stérile, sinon incorrect, à la Parole de Dieu ! Mais la foi dit : Je ne peux pas me passer de la sagesse de Dieu. Certainement, Sa sagesse brille dans tout ce qu’Il a écrit ici. Celui qui se glorifie, doit se glorifier dans le Seigneur.

Peut-on penser que Rahab a été appelée à une époque lointaine ? Mais non : « Salmon engendra Booz, de Rachab ; et Booz engendra Obed, de Ruth ; et Obed engendra Jessé ; et Jessé engendra David le roi ». Ruth, tout aimable qu’elle fût, était pourtant pour un Juif d’une origine particulièrement odieuse. Elle était une Moabite, et de ce fait interdite par la loi d’entrer dans la congrégation de l’Éternel jusqu’à la dixième génération. Même l’Édomite ou l’Égyptien étaient considérés avec moins d’horreur, et leurs enfants pouvaient entrer à la troisième génération (Deut. 23, 3-8). Ainsi était donné un témoignage encore plus profond que la grâce sortirait et bénirait au pire des Gentils. Que cela plaise ou non aux Juifs, Dieu avait introduit Rahab, la Gentile autrefois immorale, et Ruth, la douce fille de Moab, non seulement dans la nation, mais dans la lignée directe de laquelle devait surgir le Messie.

« Et Jessé engendra David le roi ; et David le roi engendra Salomon, de celle [qui avait été femme] d’Urie » (v. 6). Dans la succession de seulement quelques générations, nous avons ces trois femmes, qui auraient été, pour une raison ou l’autre, morale ou cérémonielle, complètement méprisées et exclues par le même esprit qui rejetait Jésus et la grâce de Dieu. Ce n’était alors pas une pensée nouvelle — la miséricorde divine qui sortait pour rassembler les exclus d’entre les Gentils, qui regarderait à ceux qui étaient vils pour les délivrer et les sanctifier. C’était la manière de faire de Dieu depuis longtemps. Ils ne pouvaient pas lire le récit qu’Il donne du tronc de leur propre Messie sans voir qu’il en était ainsi. Et que ce soit le canal divinement prescrit, aucun Juif ne pouvait le nier. Ils devaient tous reconnaître que le Messie ne devait venir que dans la seule lignée de Salomon. Oh, quelle grâce envers nous, qui savons ce que nous avons été comme pauvres pécheurs d’entre les Gentils, quelle méchanceté était la nôtre, et cela à cause de la culpabilité et du péché ! « Et quelques-uns de vous, vous étiez tels ; mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du seigneur Jésus, et par l’Esprit de notre Dieu ».

C’est pourquoi les premiers mots qui introduisent le Messie présentent la même vérité bénie, s’il y avait une oreille pour entendre, ou un œil pour voir, ce que Dieu avait en réserve et indiquait maintenant en eux. Dans le dernier cas mentionné, il y avait quelque chose de plus humiliant que dans les autres. Car bien que, autrefois, l’histoire de Tamar avait été misérable, cependant il y avait d’autres traits, fausseté et lubricité et violence, qui se trouvaient dans le cas de celle qui avait appartenu à Urie. Et c’était d’autant plus triste que la faute principale provenait de l’homme que Dieu s’était plu à honorer, à savoir « David le roi ». Qui ne sait que cela a amené la plus profonde et la plus touchante confession personnelle du péché jamais inspirée par l’Esprit de Dieu (Ps. 51) ? Et pourtant, là encore, nous voyons que celui qui avait affaire avec ce récit d’horreurs, et qui prononçait ce psaume de douloureuse confession, était l’ancêtre direct du Messie. En sorte que, si le Juif regardait à ceux dont était issu le Messie, tel devait-Il être, selon Ses ancêtres terrestres. Mais Dieu enregistre la manifestation bénie de Ses voies, à la fois pour gagner le pécheur le plus grand, le plus endurci et le plus orgueilleux, et pour la consolation et le rafraîchissement infaillibles de ceux qui L’aiment.

Je ne m’attarderai pas particulièrement sur les noms qui suivent. Nous pouvons voir péché sur péché, tache sur tache, entremêlés dans leurs diverses histoires. C’était un tissu continu de ce qui ferait honte à un Juif — ce qu’un homme n’aurait jamais osé de lui-même faire ressortir au sujet d’un roi qu’il honorait. Dieu, dans Son infinie bonté, ne voulait pas permettre à ces choses de rester en sommeil. Pas un mot n’est dit des femmes qui vinrent après la fin de l’enregistrement de l’Écriture ; mais quel Juif pouvait nier les oracles vivants qui leur furent confiés ? Omettre ce en quoi un Juif se glorifiait, et mettre en évidence ce qu’il aurait caché avec honte, et tout cela en tendre bonté envers Israël, envers des pécheurs, était de fait divin. Nous pouvons voir, de ce fait, que la mention de ces quatre femmes est particulièrement instructive. L’homme n’aurait pas pu en être à l’origine : notre place est d’apprendre et d’adorer. Chacune des femmes qui est nommée est une femme que la nature aurait soigneusement exclue de l’enregistrement ; mais la grâce les met davantage en évidence dans celui-ci. Ainsi, la vérité enseignée par ce moyen ne devait jamais être oubliée, et le Juif qui voulait connaître les droits de Jésus à être le Messie, devait apprendre là ce qui préparerait son cœur et sa conscience pour un Messie tel qu’était Jésus. Il est un Messie venu à la recherche de pécheurs, qui ne mépriserait aucun nécessiteux — pas même un pauvre publicain ou une prostituée. Le Messie reflétait si parfaitement ce que Dieu est dans Son amour saint, était si fidèle à tous les propos de Dieu, était une expression si parfaite de la grâce qui est en Dieu, qu’il n’y eut jamais une pensée, ou un sentiment, ou une parole de grâce dans Sa parole, sinon ce que le Messie était venu maintenant faire comme bien dans Ses actes envers les pauvres âmes, et tout d’abord envers les Juifs.

Telle est donc la généalogie de Christ qui nous est donnée ici. Il y a certaines omissions dans la liste, et des personnes assez instruites ont été assez faibles et téméraires, pour imputer à Matthieu une erreur qu’aucun élève intelligent de l’école du dimanche n’aurait faite. Car un enfant pouvait copier ce qui était clairement écrit devant lui ; et certainement, Matthieu aurait facilement pu prendre l’Ancien Testament et reproduire la liste des noms et des générations qui nous sont données dans les Chroniques et ailleurs. Mais il y avait une raison divine pour omettre les noms particuliers d’Achazia, Joas et Amatsia du verset 8 — trois générations. Pourquoi donc, nous permettons-nous de demander, l’apôtre Matthieu laisse-t-il tomber, bien entendu par inspiration, certains chaînons de la lignée ? L’Esprit de Dieu s’est plu à arranger les ancêtres de notre Seigneur en trois divisions de quatorze générations chacune. Or, comme il y avait en réalité plus de quatorze générations entre David et la transportation, il était nécessaire que certains soient omis afin de rendre égales les séries, et donc, seules quatorze sont enregistrées. En fait, si vous examinez les Écritures de l’Ancien Testament, vous trouverez qu’il n’est pas rare du tout, dans les généalogies, de laisser tomber certains des éléments de la chaîne. Plus du double de ce qui manque dans notre verset est omis en un même endroit (Esdr. 7, 3). Pourtant, c’était Esdras lui-même qui a écrit ce livre, et bien entendu, il connaissait sa propre lignée bien plus familièrement que nous. Et si n’importe lequel d’entre nous, en comparant avec d’autres parties, peut trouver les liens manquants, combien plus le pouvait-il. Et pourtant, en donnant sa propre généalogie (chap. 7), l’Esprit de Dieu s’est plu par son moyen à omettre non moins de sept générations. Ceci est d’autant plus remarquable que personne ne pouvait exercer ses droits de sacrificateur à moins qu’il ne puisse tracer sa lignée depuis Aaron sans aucune question quant à la succession. Je n’ai pas de doute qu’il y avait des raisons particulières pour ces omissions ailleurs, tout autant que dans notre évangile ; mais les motifs pour cela sont une question très différente. J’ai cité l’une d’elles. Il y avait plus de deux fois sept générations, au moins dans la seconde division ; et cela a pu être une des raisons pour lesquelles l’écrivain en omette plusieurs. Mais pourquoi ceux-ci en particulier ? Athalie, la fille d’Achab, roi d’Israël, et femme de Joram, était ainsi entrée par mariage dans la maison royale de David ; et ce fut de fait une heure douloureuse pour Juda. Car Athalie, enragée par la fin prématurée de son fils, le roi Achazia, se rendit coupable d’une tentative trop réussie pour détruire la semence royale. Mais elle ne pouvait l’être totalement ; car cette famille avait été choisie d’entre toutes les familles du peuple de Dieu, pour ne jamais être éteinte jusqu’à ce que Shilo vienne. Il ne restait qu’un tout jeune descendant, que Jehoshabhath sauva en le cachant dans la maison de l’Éternel. La lumière était couverte par un boisseau pour un temps ; mais elle n’était pas éteinte. Puis le fils de David apparut. C’était un temps où Juda était tombé dans un mal multiple et toujours plus grand. Mais, aussi certainement que ce jeune Joas fut tiré de ses ténèbres — aussi véritablement que le sacrificateur était là pour oindre le roi, et que l’union des deux accomplissait le grand propos de Dieu, ainsi en sera-t-il quand les années de la rébellion de l’homme contre Dieu seront complètes. Il s’avancera, Celui qui a été pendant longtemps caché et oublié, et tous les ennemis seront écrasés ; et alors Juda fleurira de fait sous le Roi, le vrai Fils de David. Car tout cela était le type de la réapparition bientôt du vrai Messie. Mais mon but n’est pas tant d’insister sur cela maintenant, que de rechercher et suggérer brièvement pourquoi ces quelques rois sont omis. La réponse me semble être, qu’ils sont issus d’Athalie. Par conséquent, ils ont été complètement ignorés. Nous voyons que Dieu marque ainsi Son ressentiment quant à l’introduction de cette méchante et idolâtre descendante de la maison d’Achab. Les descendants d’Athalie ne sont pas mentionnés jusqu’à la troisième génération. Cela semble être la raison morale du fait que nous trouvons ces trois personnes omises à cet endroit particulier. Puis, dans le verset 11, nous lisons : « Et Josias engendra Jéchonias et ses frères, au temps de la transportation de Babylone ». Il est évident que la manière de faire est résumée, Joakhaz, que le peuple avait fait roi, et qui ne régna que trois mois, n’étant pas spécifié, et Jehoïakim étant souvent appelé du même nom que son fils Jéchonias.

Mais je ne m’attarderai pas sur les moindres caractéristiques de la généalogie. La Parole de Dieu est infinie ; et, peu importe ce que nous avons déjà pu en apprendre, elle nous met seulement dans une position qui révèle notre ignorance. Quand des personnes sont complètement dans les ténèbres, elles pensent connaître tout ce qui peut être connu. Mais à mesure que nous faisons de réels progrès, nous acquérons un sentiment plus profond de combien peu nous connaissons, et en même temps davantage de patience envers d’autres qui peuvent connaître un petit peu moins d’un côté et, très probablement, un peu plus d’un autre. L’intelligence spirituelle, au lieu d’enfler le cœur qui aime, produit un sentiment croissant de notre petitesse. Là où il n’en est pas ainsi, nous avons des raisons de craindre que la pensée dépasse la conscience, et que tous deux sont loin d’être soumis à l’Esprit Saint.

Les générations sont divisées en trois sections distinctes. La première va d’Abraham à David, l’aube de la gloire pour les Juifs. Quand David « le roi » était présent, c’était le plein midi en Israël — tristement parcouru, il est vrai, et assombri par le péché ; mais toutefois, c’était le midi du jour de l’homme en Israël. La deuxième division part de là jusqu’à la transportation à Babylone. La troisième va de cette captivité jusqu’à Christ. Cette dernière était clairement l’histoire du soir du passé d’Israël. Mais ce soir n’est pas la fin. Il se termine par la lumière la plus brillante de toutes — type du jour où au temps du soir, il y aura de la lumière. Tout comme le prophète Aggée parle de la maison de Dieu, telle qu’elle était alors, n’étant rien en comparaison de sa première gloire, et dit : « la dernière gloire de cette maison sera plus grande que la première, dit l’Éternel des armées », ainsi un plus grand que Salomon était là. Bien qu’il y ait eu le déclin de la splendeur d’Israël, et qu’Israël était maintenant brisé et assujetti aux Gentils, le déclin enregistré se termine à la naissance du vrai Messie. Tout du long de cette captivité prolongée, aucune persécution n’a pu détruire cette famille élue ; parce que Jésus, le Messie de Dieu, devait naître d’elle. Au moment où Jésus acheva Sa carrière ici-bas, la chaîne put sembler brisée pour toujours, pour ce qui regarde la terre, mais ce n’est que pour être rivée au trône de Dieu dans le ciel. Jésus est là, vivant de nouveau et pour jamais. Et Jésus reviendra, et les Juifs verront et pleureront, même ceux qui sont écrits dans le livre ; et l’Éternel leur Roi, c’est-à-dire Jésus, moissonnera avec joie ce qu’Il aura semé dans les larmes et avec Son propre sang.

Mais considérons un peu le reste de l’aperçu qui nous est donné de notre Seigneur Jésus dans ce chapitre. Joseph est particulièrement mis en avant. La généalogie elle-même est celle de Joseph, non celle de Marie. D’un autre côté, Marie est la principale figure des deux en Luc, et on trouve là, je crois, sa généalogie. Pourquoi cela ? Il était nécessaire, pour un Juif, que Jésus soit l’héritier de Joseph. La raison en est que Joseph était le descendant en ligne directe de la branche royale de la maison de David. Il y avait deux lignées qui arrivaient sans interruption jusqu’à ces jours-là — la maison de Salomon et la maison de Nathan. Marie était la représentante de la famille de Nathan, et Joseph celui de celle de Salomon. Si Marie avait été mentionnée sans son lien avec son mari, il n’y aurait pas eu de droit légal au trône de David. Il était nécessaire que le Messie soit né, non simplement d’une vierge, ni même d’une vierge fille de David, mais d’une qui soit légalement unie à Joseph, c’est-à-dire, au regard de la loi, réellement sa femme. C’est ce qui est soigneusement enregistré ici pour l’instruction particulière d’Israël ; car un Juif intelligent aurait immédiatement posé cette question, et tout doit être protégé de toutes parts avec une sainte jalousie. Que les gens calomnient à leur gré, Marie doit être épousée par Joseph ; sinon, le Seigneur Jésus n’aurait pas eu de titre convenable au trône de David, et de là vient que l’accent ici est mis non pas sur Marie, mais sur Joseph, parce que la loi aurait toujours maintenu le droit de Joseph. D’un autre côté, si Joseph avait été le véritable père, il n’aurait pas pu y avoir de Sauveur du tout. En l’état, la merveille de la sagesse divine brille plus ostensiblement, faisant de Lui légalement le fils de Joseph, en réalité le fils de Marie, et dans la vérité de Sa nature le Fils de Dieu. Et ces trois aspects se rejoignent et se fondent dans la personne de Jésus de Nazareth. Il doit être l’héritier indiscutable de Joseph selon la loi, et Joseph devait épouser Marie. L’enfant doit naître avant même que Joseph vive avec Marie comme sa femme, et ceci nous est soigneusement montré ici.

« Or la naissance de Jésus Christ[2] arriva ainsi : sa mère, Marie, étant fiancée à Joseph, avant qu’ils fussent ensemble, se trouva enceinte par l’Esprit Saint. Mais Joseph, son mari, étant juste, et ne voulant pas faire d’elle un exemple, se proposa de la répudier secrètement. Mais comme il méditait sur ces choses, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe », etc. (v. 18-20). Ici, l’ange apparaît à Joseph dans un songe. En Luc, l’ange apparaît à Marie. Il en est ainsi en Matthieu parce que Joseph était la personne importante, au regard de la loi ; et pourtant le Messie ne devait pas être, en fait, le fils de Joseph. Toute la sagesse de l’homme n’aurait pas pu comprendre ces voies auparavant ; toute sa puissance n’aurait pas pu arranger les circonstances. Si la loi exigeait que Jésus soit l’héritier de Joseph, le prophète demandait qu’Il ne soit pas le fils de Joseph, mais d’une vierge. Dieu s’abaissant Lui-même était ce dont l’homme avait besoin ; l’homme exalté était le conseil de Dieu. Comment toutes ces choses, et bien plus encore, devaient-elles être réunies et réconciliées en une personne ? Jéhovah Jésus est la réponse à cela. « L’ange du Seigneur lui apparut en songe, disant : Joseph, fils de David, ne craint pas de prendre auprès de toi Marie ta femme, car ce qui a été conçu en elle est de l’Esprit Saint » (v. 20).

Dieu répond aux scrupules du pieux Israélite, et lui indique ce très grand honneur qu’Il a accordé à Marie, sous une apparence qui pour un moment, l’avait assombrie et affligée. Elle était la véritable vierge que Dieu avait prédite des centaines d’années auparavant — « Elle enfantera un fils, et tu appelleras son nom Jésus ». Là encore, Joseph devait être celui qui agissait publiquement, alors qu’en Luc (Luc 1, 31) c’est Marie qui nomme. La différence vient du point de vue que le Saint Esprit nous donne de la personne de notre Seigneur dans les deux évangiles. En Luc, Il prouvait que Jésus, quoique Dieu, était bien un homme — participant à l’humanité à part le péché. Dans notre cas, c’est une nature humaine pécheresse ; dans le sien, elle était sainte. Ainsi donc, en parlant de Lui simplement comme un homme, il est dit dans Luc : « c’est pourquoi aussi la sainte chose qui naîtra sera appelée Fils de Dieu ». Ainsi Il était des plus véritablement et proprement un homme — l’enfant de Sa mère vierge ; et comme tel aussi, Il est appelé le Fils de Dieu. Dans cet évangile, un point essentiel était de prouver Son humanité sainte ; de montrer combien pleinement et convenablement Il pouvait être un Sauveur des hommes, et prendre les malheurs et la misère, et souffrir sur la croix pour le péché des autres — Lui-même étant le Saint. Il était le Fils de Dieu, qui avait véritablement pris la nature humaine dans Sa propre personne, qui était parfaitement et véritablement un homme tout aussi bien que l’un de nous ; mais un homme sans péché, mais saint, et non pas simplement innocent. Adam était innocent ; Jésus était saint. La sainteté ne veut pas simplement dire l’absence de mal, mais une puissance intérieure selon Dieu, et ainsi la puissance de résister au mal. Quand Adam fut tenté, il tomba. Jésus fut éprouvé par toute sorte de tentations, et Satan épuisa ses ruses en vain contre Lui. Tout cela, cependant, est très approprié à l’évangile de Luc, où il est montré en conséquence que l’humanité propre de Jésus découlait de Sa naissance (c’est-à-dire, de Sa mère). Son droit légal au trône de David découlait de Joseph, et Joseph, en accord avec cela, est le personnage mis en avant dans l’évangile selon Matthieu.

Mais Il avait un droit plus grand que tout ce que Joseph pouvait transmettre même de David ou d’Abraham ; et cela devait être attesté par Son nom, Son humble nom de Jésus, Jéhovah le Sauveur. « Tu appelleras son nom Jésus ; car c’est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés ». Le peuple de l’Éternel était Son peuple ; et Il les sauverait, non seulement de leurs ennemis, mais de leurs péchés. Quel témoignage rendu à Lui et pour eux ! Béni à entendre pour toute âme pécheresse ; combien nécessaire en particulier pour un peuple alors enflé d’espérances illimitées d’agrandissement terrestre dans leur Messie attendu !

Ici aussi, le seul de tous les évangiles, nous entendons parler de Jésus comme « Emmanuel ». Cela aussi est beau et instructif, parce que les Juifs étaient susceptibles de l’oublier. Attendaient-ils un Messie divin — quelqu’un qui était Dieu aussi bien qu’homme ? Bien loin de là. Relativement peu de Juifs attendaient quelque chose d’aussi étonnant que cela. Ils désiraient et attendaient un puissant roi et un conquérant, mais pourtant toujours un simple homme. Mais là, nous trouvons que le Saint Esprit, par leur propre prophète Ésaïe, en plus de parler de Lui comme homme, prend soin de montrer qu’Il était bien plus qu’un homme, qu’Il était Dieu (v. 22, 23). Matthieu seul fait ressortir ce témoignage clair du grand prophète évangélique — « Dieu avec nous ». Dieu fournissait ainsi parfaitement aux besoins de ces pauvres Juifs, et développait les graines négligées de leurs prophéties, et réfléchissait la lumière sur les parties obscures de leur loi, de sorte que si un Juif rejetait le Messie, il le faisait à sa propre ruine éternelle. Outre le fait d’être un fils de David et d’Abraham, donc, Il était Dieu avec nous. Tel était le vrai Messie, et tel était le témoin qui était donné à Israël. Pouvaient-ils rejeter l’histoire de Matthieu, s’ils recevaient la prophétie d’Ésaïe ? Ils adoraient Dieu en vain, enseignant comme doctrine des commandements d’hommes.

« Or Joseph, étant réveillé de son sommeil, fit comme l’ange du Seigneur le lui avait ordonné, et prit sa femme auprès de lui ; et il ne la connut point jusqu’à ce qu’elle eût enfanté son fils premier-né ; et il appela son nom Jésus » (v. 24, 25). Quelques-unes des meilleures autorités (le Sinaïticus, le Vaticanus, etc.) omettent « son premier-né », et ont donc simplement « un fils ». Mais il n’y a pas de doute que ces mots sont authentiques en Luc 2, alors qu’ils pourraient avoir été introduits ici. La forme la plus courte me semble suffisante pour le but de notre évangéliste.

Nous avons suivi ce qui aurait été d’un intérêt tout spécial pour un Juif ; mais nous pouvons aussi trouver de la bénédiction pour nos âmes dans ces vérités. Tout ce qui exalte Jésus, tout ce qui manifeste la grâce de Dieu et abat l’orgueil de l’homme, est riche de bénédiction pour nous. Par la bénédiction de Dieu, en poursuivant ces leçons encore plus loin, nous verrons comment la sagesse de chaque parole de Sa part est justifiée, en nous attendant au témoignage le plus illustre rendu à Jésus le Messie, à Sa réjection par Israël, et aux bénédictions qui en découlent ainsi pour nous, autrefois pauvres Gentils.