Luc nous présente le Sauveur dans Son caractère de Fils de l’homme, manifestant la puissance de Jéhovah en grâce au milieu des hommes. Les premiers chapitres nous présentent, sans doute, Jésus en relation avec Israël, auquel Il avait été promis ; mais, plus loin, des principes moraux s’appliquant à l’homme comme tel, dans quelque position qu’il se trouve, sont mis en évidence. Ce qui caractérise avant tout le récit de Luc et lui donne un charme et un intérêt particuliers, c’est qu’il nous présente, non pas la gloire officielle du Christ comme Matthieu, ou Sa mission et Son service comme Marc, ou la révélation particulière de Sa gloire divine comme Jean, mais Christ Lui-même , Jésus Lui-même , tel qu’Il était, un homme sur la terre marchant au milieu des hommes journellement.
Versets 1 à 4 . — Plusieurs avaient entrepris de raconter ce qui était historiquement reçu au milieu des chrétiens, comme le leur avaient transmis ceux qui en avaient été les témoins oculaires ; mais quelque bonne qu’eût été l’intention des auteurs de ces récits, leur œuvre était une œuvre entreprise et exécutée par des hommes. Luc avait une exacte et intime connaissance de tout dès le commencement, et il trouve bon d’en écrire « par ordre » à Théophile, afin que celui-ci connût la certitude des choses dont il avait été instruit ; ainsi Dieu a pourvu aux besoins de l’Église par l’enseignement renfermé dans la peinture vivante de Jésus dont nous sommes redevables à cet homme de Dieu ; car Luc, quoiqu’il ait pu être personnellement déterminé par des motifs chrétiens, n’en était pas moins, je n’ai pas besoin de le dire, inspiré du Saint Esprit pour nous écrire.
Versets 5 à 17 . — Le récit de Luc nous place au milieu d’institutions, de pensées et d’espérances juives. C’est d’abord un sacrificateur de la classe d’Abia, l’une des vingt-quatre classes établies par David (voyez 1 Chron. 24 ), et sa femme qui était des filles d’Aaron. « Et ils étaient tous deux justes devant Dieu, marchant dans tous les commandements et dans toutes les ordonnances du Seigneur, sans reproche ». Tout en eux était selon la loi de Dieu au point de vue judaïque ; mais ils ne jouissaient pas de la bénédiction si ardemment désirée par tout Juif : ils n’avaient pas d’enfant. Il est dans l’ordre des voies de Dieu de bénir, tout en manifestant la faiblesse de l’instrument dont Il se sert. Le temps était venu où Dieu ne devait plus retenir la bénédiction si longuement désirée et demandée : quand Zacharie entre dans le temple pour offrir le parfum, l’ange de Jéhovah lui apparaît. Zacharie est troublé à sa vue ; mais l’ange lui dit : « Ne crains pas… parce que tes supplications ont été exaucées, et ta femme Élisabeth t’enfantera un fils, et tu appelleras son nom Jean », c’est-à-dire « la faveur de Jéhovah » ; et plusieurs se réjouiront de sa naissance, et il sera grand devant le Seigneur et sera rempli du Saint Esprit dès le ventre de sa mère. « Et il fera retourner plusieurs des fils d’Israël au Seigneur leur Dieu. Et il ira devant lui dans l’esprit et la puissance d’Élie… pour préparer au Seigneur un peuple bien disposé ». — « L’esprit d’Élie », c’est un zèle ferme et ardent pour la gloire de Jéhovah et pour le rétablissement, par la repentance, des relations d’Israël avec Lui. Le cœur de Jean s’attachait à ce lien du peuple avec Dieu, et c’est dans la force morale de son appel à la repentance que le précurseur est comparé ici à Élie.
Versets 18 à 23 . — Mais la foi de Zacharie, comme il arrive, hélas ! souvent, n’était pas à la hauteur de sa requête. Il ne sait pas marcher sur les traces d’Abraham et il demande encore comment ces choses arriveront (v. 18 ). La bonté de Dieu répond à l’incrédulité de Son serviteur par un châtiment profitable pour lui et qui servait en même temps de preuve, pour le peuple, qu’il avait été visité d’en haut. Zacharie reste muet jusqu’à ce que la parole de Jéhovah soit accomplie.
Versets 24 et 25 . — Élisabeth, avec le sentiment qui convenait si bien à une sainte femme, se souvenant de ce qui, ayant été un opprobre pour elle en Israël, n’était rendu que plus sensible par la bénédiction surnaturelle qui lui était accordée, se cache, en reconnaissant en même temps la bonté du Seigneur envers elle. Mais ce qui peut nous dérober à la vue des hommes a un grand prix devant Dieu.
Versets 26 à 38 . — Luc nous transporte maintenant ailleurs, afin d’introduire le Seigneur Lui-même sur la scène merveilleuse qui se déploie devant nos yeux. À Nazareth, ville méprisée, vivait une jeune vierge, inconnue du monde : son nom était Marie. Elle était fiancée à un homme nommé Joseph qui était de la maison de David ; tout était dans un tel désordre en Israël que ce descendant d’un roi était charpentier. Mais qu’est-ce que cela pour Dieu ? Marie était un vase d’élection ; elle avait trouvé grâce devant Dieu.
Il faut remarquer qu’il s’agit ici de la naissance de l’enfant Jésus comme né de Marie. Il n’est pas autant question de la nature divine du Sauveur, la Parole qui était auprès de Dieu et qui fut faite chair (bien qu’assurément ce soit toujours la même précieuse personne), que de Jésus comme réellement et véritablement homme, né d’une vierge. Son nom devait être appelé Jésus, c’est-à-dire Jéhovah le Sauveur. « Il sera appelé le Fils du Très-haut ; et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ». L’Esprit parle ici en Le considérant toujours comme homme né dans le monde. Mais Il était Dieu aussi bien qu’homme. Saint par Sa naissance, conçu par la puissance de Dieu, ce Sauveur précieux qui, même en tant que né de Marie, est appelé cette « sainte chose », devait être appelé le « Fils de Dieu ».
L’ange annonce ensuite à Marie la bénédiction qui a été accordée à Élisabeth. La merveilleuse intervention de Dieu avait rendu Marie humble au lieu de l’élever ; elle avait vu Dieu et non pas elle-même dans ce qui était arrivé. Le moi lui était caché, parce que Dieu avait été amené si près d’elle — et elle se soumet à Sa sainte volonté : « Voici l’esclave du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole ».
Versets 39 à 45 . — Marie s’en va visiter Élisabeth, car son cœur aime à voir et à reconnaître la bonté du Seigneur. Élisabeth, parlant par l’Esprit, reconnaît Marie comme la mère de son Seigneur et annonce l’accomplissement de la promesse de Dieu : « Bienheureuse est celle qui a cru, car il y aura accomplissement des choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur ».
Versets 46 à 55 . — Le cœur de Marie est rempli de joie et elle élève sa voix en un cantique de louange. Elle reconnaît Dieu son Sauveur dans la grâce qui la remplit d’une telle joie, en même temps qu’elle reconnaît son propre néant ; car quelle que puisse être la sainteté de l’instrument que Dieu emploie, et c’était le cas de Marie — celle-ci n’était grande qu’aussi longtemps qu’elle se cachait, car alors Dieu était tout. En s’estimant quelque chose, Marie eût perdu sa place ; mais elle ne fit pas : elle fut gardée, afin que la grâce de Dieu fût pleinement manifestée.
Le caractère des pensées qui remplissent le cœur de Marie est juif. Son cantique nous rappelle celui d’Anne (1 Sam. 2 ) qui parle prophétiquement de cette même intervention de Dieu. Mais Marie remonte aux promesses faites aux pères et embrasse tout Israël.
Verset 56 . — Après être demeurée trois mois avec Élisabeth, Marie s’en retourne dans sa maison attendant humblement que les voies de Dieu s’accomplissent. Rien n’est plus beau à sa place que le tableau des rapports de ces saintes femmes, inconnues du monde, mais qui étaient des instruments de la grâce de Dieu pour l’accomplissement de Ses glorieux desseins. Elles se mouvaient dans une sphère où rien n’entrait que la piété et la grâce ; mais Dieu était là Lui-même, aussi inconnu du monde que l’étaient ces pauvres femmes, mais préparant et accomplissant ce que les anges désirent regarder de près .
Versets 57 à 80 . — Ce qui n’est connu que de la foi dans le secret, est finalement accompli devant tous les hommes. Le fils de Zacharie et d’Élisabeth naît et Zacharie, à qui la parole est rendue, prononce la précieuse prophétie rapportée dans les versets 68 à 79 . La visitation d’Israël par Jéhovah dont cette prophétie parle, embrasse toute la bénédiction millénaire liée à la présence de Jésus sur la terre. Toutes les promesses sont oui et amen en Lui . Toutes les prophéties L’entourent d’un cercle de gloire qui sera réalisé alors. Nous savons que, depuis Sa réjection et en Son absence, l’accomplissement de ces choses est nécessairement renvoyé à Son retour.
1 Chroniques
24 ◊ 1 Et quant aux fils d’Aaron, [voici] leurs classes : Fils d’Aaron : Nadab et Abihu, Éléazar et Ithamar. ◊ 2 Et Nadab et Abihu moururent avant leur père, et n’eurent point de fils. Et Éléazar et Ithamar exercèrent la sacrificature. ◊ 3 Et Tsadok, des fils d’Éléazar, et Akhimélec, des fils d’Ithamar, David les distribua en classes, selon leur office dans leur service : ◊ 4 et des fils d’Éléazar on trouva un plus grand nombre de chefs de famille que des fils d’Ithamar, et on les distribua en classes : des fils d’Éléazar, seize chefs de maisons de pères ; et des fils d’Ithamar, huit, selon leurs maisons de pères. ◊ 5 Et on les distribua en classes par le sort, les uns avec les autres ; car les chefs du lieu saint et les chefs de Dieu furent d’entre les fils d’Éléazar et parmi les fils d’Ithamar. ◊ 6 Et Shemahia, fils de Nethaneël, le scribe, d’entre les Lévites, les inscrivit en la présence du roi, et des chefs, et de Tsadok, le sacrificateur, et d’Akhimélec, fils d’Abiathar, et des chefs des pères des sacrificateurs et des Lévites : une maison de père était tirée pour Éléazar, et une était tirée pour Ithamar.
◊ 7 Et le premier sort échut à Jehoïarib ; le second, à Jedahia ; ◊ 8 le troisième, à Harim ; le quatrième, à Seorim ; ◊ 9 le cinquième, à Malkija ; le sixième, à Mijamin ; ◊ 10 le septième, à Kots ; le huitième, à Abija ; ◊ 11 le neuvième, à Jéshua ; le dixième, à Shecania ; ◊ 12 le onzième, à Éliashib ; le douzième, à Jakim ; ◊ 13 le treizième, à Huppa ; le quatorzième, à Jéshébeab ; ◊ 14 le quinzième, à Bilga ; le seizième, à Immer ; ◊ 15 le dix-septième, à Hézir ; le dix-huitième, à Pitsets ; ◊ 16 le dix-neuvième, à Pethakhia ; le vingtième, à Ézéchiel ; ◊ 17 le vingt et unième, à Jakin ; le vingt-deuxième, à Gamul ; ◊ 18 le vingt-troisième, à Delaïa ; le vingt-quatrième, à Maazia. ◊ 19 Ce fut là leur distribution, pour leur service, pour entrer dans la maison de l’Éternel selon leur ordonnance [donnée] par Aaron, leur père, comme l’Éternel, le Dieu d’Israël, le lui avait commandé.
◊ 20 Et quant au reste des fils de Lévi, [les voici] : Des fils d’Amram, Shubaël ; des fils de Shubaël, Jekhdia. ◊ 21 De Rekhabia : des fils de Rekhabia, Jishija était le chef. ◊ 22 Des Jitseharites, Shelomoth ; des fils de Shelomoth, Jakhath. ◊ 23 Et les fils de [Hébron] : Jerija ; Amaria, le second ; Jakhaziel, le troisième ; Jekamham, le quatrième. ◊ 24 Les fils d’Uziel, Michée ; des fils de Michée, Shamir ; ◊ 25 le frère de Michée était Jishija ; des fils de Jishija, Zacharie. ◊ 26 Les fils de Merari, Makhli et Mushi ; les fils de Jaazija, son fils ; ◊ 27 les fils de Merari, de Jaazija, son fils : Shoham, et Zaccur, et Ibri ; ◊ 28 de Makhli, Éléazar, et il n’eut point de fils ; ◊ 29 de Kis, les fils de Kis, Jerakhmeël ; ◊ 30 et les fils de Mushi : Makhli, et Éder, et Jerimoth. Ce sont là les fils des Lévites, selon leurs maisons de pères. ◊ 31 Et eux aussi, comme leurs frères, les fils d’Aaron, tirèrent au sort devant le roi David, et Tsadok, et Akhimélec, et les chefs des pères des sacrificateurs et des Lévites, les chefs des pères comme le plus petit d’entre leurs frères.
Luc
1 ◊ 1 Puisque plusieurs ont entrepris de rédiger un récit des choses qui sont reçues parmi nous avec une pleine certitude, ◊ 2 comme nous les ont transmises ceux qui, dès le commencement, ont été les témoins oculaires et les ministres de la parole, ◊ 3 il m’a semblé bon à moi aussi, qui ai suivi exactement toutes choses depuis le commencement, très excellent Théophile, de te [les] écrire par ordre, ◊ 4 afin que tu connaisses la certitude des choses dont tu as été instruit.
◊ 5 Aux jours d’Hérode, roi de Judée, il y avait un certain sacrificateur, nommé Zacharie, de la classe d’Abia ; et sa femme était des filles d’Aaron, et son nom était Élisabeth. ◊ 6 Et ils étaient tous deux justes devant Dieu, marchant dans tous les commandements et dans toutes les ordonnances du *Seigneur, sans reproche. ◊ 7 Et ils n’avaient pas d’enfant, parce qu’Élisabeth était stérile ; et ils étaient tous deux fort avancés en âge. ◊ 8 Or il arriva, pendant qu’il exerçait la sacrificature devant Dieu dans l’ordre de sa classe, ◊ 9 que, selon la coutume de la sacrificature, le sort lui échut d’offrir le parfum en entrant dans le temple du *Seigneur. ◊ 10 Et toute la multitude du peuple priait dehors, à l’heure du parfum. ◊ 11 Et un ange du *Seigneur lui apparut, se tenant au côté droit de l’autel du parfum. ◊ 12 Et Zacharie, le voyant, fut troublé, et la crainte le saisit. ◊ 13 Et l’ange lui dit : Ne crains pas, Zacharie, parce que tes supplications ont été exaucées, et ta femme Élisabeth t’enfantera un fils, et tu appelleras son nom Jean. ◊ 14 Et il sera pour toi un sujet de joie et d’allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance ; ◊ 15 car il sera grand devant le *Seigneur, et il ne boira ni vin ni cervoise ; et il sera rempli de l’Esprit Saint déjà dès le ventre de sa mère. ◊ 16 Et il fera retourner plusieurs des fils d’Israël au *Seigneur leur Dieu. ◊ 17 Et il ira devant lui dans l’esprit et la puissance d’Élie, pour faire retourner les cœurs des pères vers les enfants, et les désobéissants à la pensée des justes, pour préparer au *Seigneur un peuple bien disposé. ◊ 18 Et Zacharie dit à l’ange : Comment connaîtrai-je cela ? car moi, je suis un vieillard, et ma femme est fort avancée en âge. ◊ 19 Et l’ange, répondant, lui dit : Moi, je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu, et j’ai été envoyé pour te parler et pour t’annoncer ces bonnes nouvelles. ◊ 20 Et voici, tu seras muet et tu ne pourras point parler jusqu’au jour où ces choses arriveront, parce que tu n’as pas cru mes paroles qui s’accompliront en leur temps. ◊ 21 Et le peuple attendait Zacharie ; et ils s’étonnaient de ce qu’il tardait tant dans le temple. ◊ 22 Et quand il fut sorti, il ne pouvait pas leur parler : et ils reconnurent qu’il avait vu une vision dans le temple ; et lui-même leur faisait des signes, et il demeura muet. ◊ 23 Et il arriva que, quand les jours de son ministère furent accomplis, il s’en alla dans sa maison.
◊ 24 Or après ces jours, Élisabeth sa femme conçut, et elle se cacha cinq mois, disant : ◊ 25 Le *Seigneur m’a ainsi fait aux jours où il m’a regardée, pour ôter mon opprobre parmi les hommes.
◊ 26 Et au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, nommée Nazareth, ◊ 27 à une vierge, fiancée à un homme dont le nom était Joseph, de la maison de David ; et le nom de la vierge était Marie. ◊ 28 Et l’ange étant entré auprès d’elle, dit : Je te salue, toi que [Dieu] fait jouir de sa faveur ! Le *Seigneur est avec toi ; tu es bénie entre les femmes. ◊ 29 Et elle, le voyant, fut troublée à sa parole ; et elle raisonnait en elle-même sur ce que pourrait être cette salutation. ◊ 30 Et l’ange lui dit : Ne crains pas, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. ◊ 31 Et voici, tu concevras dans ton ventre, et tu enfanteras un fils, et tu appelleras son nom Jésus. ◊ 32 Il sera grand et sera appelé le Fils du Très-haut ; et le *Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; ◊ 33 et il régnera sur la maison de Jacob à toujours, et il n’y aura pas de fin à son royaume. ◊ 34 Et Marie dit à l’ange : Comment ceci arrivera-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? ◊ 35 Et l’ange répondant, lui dit : L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi aussi la sainte chose qui naîtra sera appelée Fils de Dieu. ◊ 36 Et voici, Élisabeth ta parente, elle aussi a conçu un fils dans sa vieillesse, et c’est ici le sixième mois pour celle qui était appelée stérile ; ◊ 37 car rien ne sera impossible à Dieu. ◊ 38 Et Marie dit : Voici l’esclave du *Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. Et l’ange se retira d’auprès d’elle.
◊ 39 Et Marie, se levant en ces jours-là, s’en alla en hâte au pays des montagnes, dans une ville de Juda. ◊ 40 Et elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. ◊ 41 Et il arriva, comme Élisabeth entendait la salutation de Marie, que le petit enfant tressaillit dans son ventre ; et Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, ◊ 42 et elle s’écria à haute voix et dit : Tu es bénie entre les femmes, et béni est le fruit de ton ventre ! ◊ 43 Et d’où me vient ceci, que la mère de mon Seigneur vienne vers moi ? ◊ 44 Car voici, dès que la voix de ta salutation est parvenue à mes oreilles, le petit enfant a tressailli de joie dans mon ventre. ◊ 45 Et bienheureuse est celle qui a cru ; car il y aura un accomplissement des choses qui lui ont été dites de la part du *Seigneur.
◊ 46 Et Marie dit : Mon âme magnifie le *Seigneur, ◊ 47 et mon esprit s’est réjoui en Dieu mon Sauveur, ◊ 48 car il a regardé l’humble état de son esclave ; car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse ; ◊ 49 car le Puissant m’a fait de grandes choses, et son nom est saint ; ◊ 50 et sa miséricorde est de générations en générations sur ceux qui le craignent. ◊ 51 Il a agi puissamment par son bras ; il a dispersé les orgueilleux dans la pensée de leur cœur ; ◊ 52 il a fait descendre les puissants de leurs trônes, et il a élevé les petits ; ◊ 53 il a rempli de biens ceux qui avaient faim, et il a renvoyé les riches à vide ; ◊ 54 il a pris la cause d’Israël, son serviteur, pour se souvenir de sa miséricorde ◊ 55 (selon qu’il avait parlé à nos pères) envers Abraham et envers sa semence, à jamais. ◊ 56 — Et Marie demeura avec elle environ trois mois ; et elle s’en retourna en sa maison.
◊ 57 Or le temps où elle devait accoucher fut accompli pour Élisabeth, et elle mit au monde un fils. ◊ 58 Et ses voisins et ses parents apprirent que le *Seigneur avait magnifié sa miséricorde envers elle, et ils se réjouirent avec elle. ◊ 59 Et il arriva qu’au huitième jour ils vinrent pour circoncire le petit enfant ; et ils l’appelaient Zacharie, du nom de son père. ◊ 60 Et sa mère, répondant, dit : Non, mais il sera appelé Jean. ◊ 61 Et ils lui dirent : Il n’y a personne dans ta parenté qui soit appelé de ce nom. ◊ 62 Et ils firent signe à son père [qu’il déclarât] comment il voulait qu’il fût appelé. ◊ 63 Et ayant demandé des tablettes, il écrivit, disant : Jean est son nom. Et ils en furent tous étonnés. ◊ 64 Et à l’instant sa bouche fut ouverte et sa langue [déliée] ; et il parlait, louant Dieu. ◊ 65 Et tous leurs voisins furent saisis de crainte ; et on s’entretenait de toutes ces choses par tout le pays des montagnes de la Judée ; ◊ 66 et tous ceux qui les entendirent, les mirent dans leur cœur, disant : Que sera donc cet enfant ? Et la main du *Seigneur était avec lui.
◊ 67 Et Zacharie, son père, fut rempli de l’Esprit Saint, et prophétisa, disant : ◊ 68 Béni soit le *Seigneur, le Dieu d’Israël, car il a visité et sauvé son peuple, ◊ 69 et nous a suscité une corne de délivrance dans la maison de David son serviteur, ◊ 70 selon ce qu’il avait dit par la bouche de ses saints prophètes, qui ont été de tout temps, ◊ 71 une délivrance de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent ; ◊ 72 pour accomplir la miséricorde envers nos pères et pour se souvenir de sa sainte alliance, ◊ 73 du serment qu’il a juré à Abraham notre père, ◊ 74 de nous accorder, étant libérés de la main de nos ennemis, de le servir sans crainte, ◊ 75 en sainteté et en justice devant lui, tous nos jours. ◊ 76 Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-haut : car tu iras devant la face du *Seigneur pour préparer ses voies, ◊ 77 pour donner la connaissance du salut à son peuple, dans la rémission de leurs péchés, ◊ 78 par les entrailles de miséricorde de notre Dieu, selon lesquelles l’Orient d’en haut nous a visités, ◊ 79 afin de luire à ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort, pour conduire nos pieds dans le chemin de la paix.
◊ 80 Et l’enfant croissait et se fortifiait en esprit ; et il fut dans les déserts jusqu’au jour de sa manifestation à Israël.
1 Pierre
1 ◊ 1 Pierre, apôtre de Jésus Christ, à ceux de la dispersion, du Pont, de la Galatie, de la Cappadoce, de l’Asie et de la Bithynie, qui séjournent [parmi les nations], ◊ 2 élus selon la préconnaissance de Dieu le Père, en sainteté de l’Esprit, pour l’obéissance et l’aspersion du sang de Jésus Christ : Que la grâce et la paix vous soient multipliées !
◊ 3 Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, ◊ 4 pour un héritage incorruptible, sans souillure, immarcescible, conservé dans les cieux pour vous, ◊ 5 qui êtes gardés par la puissance de Dieu par la foi, pour un salut qui est prêt à être révélé au dernier temps ; ◊ 6 en quoi vous vous réjouissez, tout en étant affligés maintenant pour un peu de temps par diverses tentations, si cela est nécessaire, ◊ 7 afin que l’épreuve de votre foi, bien plus précieuse que celle de l’or qui périt et qui toutefois est éprouvé par le feu, soit trouvée [tourner] à louange, et à gloire, et à honneur, dans la révélation de Jésus Christ, ◊ 8 lequel, quoique vous ne l’ayez pas vu, vous aimez ; et, croyant en lui, quoique maintenant vous ne le voyiez pas, vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse, ◊ 9 recevant la fin de votre foi, [le] salut des âmes ; ◊ 10 duquel salut les prophètes qui ont prophétisé de la grâce qui vous était destinée se sont informés et enquis avec soin, ◊ 11 recherchant quel temps ou quelle sorte de temps l’Esprit de Christ qui était en eux indiquait, rendant par avance témoignage des souffrances qui devaient être la part de Christ et des gloires qui suivraient ; ◊ 12 et il leur fut révélé que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu’ils administraient ces choses, qui vous sont maintenant annoncées par ceux qui vous ont annoncé la bonne nouvelle par l’Esprit Saint envoyé du ciel, dans lesquelles des anges désirent de regarder de près.
◊ 13 C’est pourquoi, ayant ceint les reins de votre entendement et étant sobres, espérez parfaitement dans la grâce qui vous sera apportée à la révélation de Jésus Christ, ◊ 14 — comme des enfants d’obéissance, ne vous conformant pas à vos convoitises d’autrefois pendant votre ignorance ; ◊ 15 mais, comme celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute [votre] conduite ; ◊ 16 parce qu’il est écrit : « Soyez saints, car moi je suis saint ». ◊ 17 Et si vous invoquez comme père celui qui, sans acception de personnes, juge selon l’œuvre de chacun, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre séjour [ici-bas], ◊ 18 sachant que vous avez été rachetés de votre vaine conduite qui vous avait été enseignée par vos pères, non par des choses corruptibles, de l’argent ou de l’or, ◊ 19 mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache, ◊ 20 préconnu dès avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps pour vous, ◊ 21 qui, par lui, croyez en Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance fussent en Dieu. ◊ 22 Ayant purifié vos âmes par l’obéissance à la vérité, pour [que vous ayez] une affection fraternelle sans hypocrisie, aimez-vous l’un l’autre ardemment, d’un cœur pur, ◊ 23 vous qui êtes régénérés, non par une semence corruptible, mais [par une semence] incorruptible, par la vivante et permanente parole de Dieu : ◊ 24 parce que « toute chair est comme l’herbe, et toute sa gloire comme la fleur de l’herbe : l’herbe a séché et sa fleur est tombée, ◊ 25 mais la parole du *Seigneur demeure éternellement ». Or c’est cette parole qui vous a été annoncée.
Jean
1 ◊ 1 Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu. ◊ 2 Elle était au commencement auprès de Dieu. ◊ 3 Toutes choses furent faites par elle, et sans elle pas une seule chose ne fut faite de ce qui a été fait. ◊ 4 En elle était [la] vie, et la vie était la lumière des hommes. ◊ 5 Et la lumière luit dans les ténèbres ; et les ténèbres ne l’ont pas comprise.
◊ 6 Il y eut un homme envoyé de Dieu ; son nom était Jean. ◊ 7 Celui-ci vint pour [rendre] témoignage, pour rendre témoignage de la lumière, afin que tous crussent par lui. ◊ 8 Lui n’était pas la lumière, mais pour rendre témoignage de la lumière : ◊ 9 la vraie lumière était celle, qui, venant dans le monde, éclaire tout homme. ◊ 10 Il était dans le monde, et le monde fut fait par lui ; et le monde ne l’a pas connu. ◊ 11 Il vint chez soi ; et les siens ne l’ont pas reçu. ◊ 12 Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, [savoir] à ceux qui croient en son nom ; ◊ 13 lesquels sont nés, non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.
◊ 14 Et la Parole devint chair, et habita au milieu de nous (et nous vîmes sa gloire, une gloire comme d’un fils unique de la part du Père) pleine de grâce et de vérité ; ◊ 15 — Jean rend témoignage de lui, et a crié, disant : C’était celui-ci duquel je disais : Celui qui vient après moi prend place avant moi ; car il était avant moi ; ◊ 16 — car, de sa plénitude, nous tous nous avons reçu, et grâce sur grâce. ◊ 17 Car la loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité vinrent par Jésus Christ. ◊ 18 Personne ne vit jamais Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître.
◊ 19 Et c’est ici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des lévites, pour lui demander : Toi, qui es-tu ? ◊ 20 Et il confessa, et ne nia pas, et confessa : Moi, je ne suis pas le Christ. ◊ 21 Et ils lui demandèrent : Quoi donc ? Es-tu Élie ? Et il dit : Je ne le suis pas. Es-tu le prophète ? Et il répondit : Non. ◊ 22 Ils lui dirent donc : Qui es-tu, afin que nous donnions réponse à ceux qui nous ont envoyés ? Que dis-tu de toi-même ? ◊ 23 Il dit : Moi, je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Faites droit le chemin du *Seigneur, comme dit Ésaïe le prophète. ◊ 24 Et ils avaient été envoyés d’entre les pharisiens. ◊ 25 Et ils l’interrogèrent et lui dirent : Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le prophète ? ◊ 26 Jean leur répondit, disant : Moi, je baptise d’eau ; [mais] au milieu de vous il y en a un que vous ne connaissez pas, ◊ 27 celui qui vient après moi, duquel moi je ne suis pas digne de délier la courroie de la sandale. ◊ 28 Ces choses arrivèrent à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.
◊ 29 Le lendemain, il voit Jésus venant à lui, et il dit : Voilà l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! ◊ 30 C’est de celui-ci que moi, je disais : Après moi vient un homme qui prend place avant moi, car il était avant moi. ◊ 31 Et pour moi, je ne le connaissais pas ; mais afin qu’il fût manifesté à Israël, à cause de cela, je suis venu baptiser d’eau.
◊ 32 Et Jean rendit témoignage, disant : J’ai vu l’Esprit descendant du ciel comme une colombe, et il demeura sur lui. ◊ 33 Et pour moi, je ne le connaissais pas ; mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau, celui-là me dit : Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre, et demeurer sur lui, c’est celui-là qui baptise de l’Esprit Saint. ◊ 34 Et moi, j’ai vu et j’ai rendu témoignage que celui-ci est le Fils de Dieu.
◊ 35 Le lendemain encore, Jean se tint là, et deux de ses disciples ; ◊ 36 et regardant Jésus qui marchait, il dit : Voilà l’agneau de Dieu ! ◊ 37 Et les deux disciples l’entendirent parler, et ils suivirent Jésus. ◊ 38 Et Jésus se retournant, et voyant qu’ils le suivaient, ◊ 39 leur dit : Que cherchez-vous ? Et ils lui dirent : Rabbi (ce qui, interprété, signifie maître), où demeures-tu ? ◊ 40 Il leur dit : Venez et voyez. Ils allèrent donc, et virent où il demeurait ; et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là : c’était environ la dixième heure. ◊ 41 André, le frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient ouï parler [de lui] à Jean, et qui l’avaient suivi. ◊ 42 Celui-ci trouve d’abord son propre frère Simon, et lui dit : Nous avons trouvé le Messie (ce qui, interprété, est Christ). ◊ 43 Et il le mena à Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, le fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas (qui est interprété Pierre).
◊ 44 Le lendemain, il voulut s’en aller en Galilée. Et Jésus trouve Philippe, et lui dit : Suis-moi. ◊ 45 Or Philippe était de Bethsaïda, de la ville d’André et de Pierre. ◊ 46 Philippe trouve Nathanaël et lui dit : Nous avons trouvé celui duquel Moïse a écrit dans la loi et duquel les prophètes ont écrit, Jésus, le fils de Joseph, qui est de Nazareth. ◊ 47 Et Nathanaël lui dit : Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? Philippe lui dit : Viens et vois. ◊ 48 Jésus vit Nathanaël venir vers lui, et il dit de lui : Voici un vrai Israélite, en qui il n’y a pas de fraude. ◊ 49 Nathanaël lui dit : D’où me connais-tu ? Jésus répondit et lui dit : Avant que Philippe t’eût appelé, quand tu étais sous le figuier, je te voyais. ◊ 50 Nathanaël répondit et lui dit : Rabbi, tu es le Fils de Dieu ; tu es le roi d’Israël. ◊ 51 Jésus répondit et lui dit : Parce que je t’ai dit que je te voyais sous le figuier, tu crois ? tu verras de plus grandes choses que celles-ci. ◊ 52 Et il lui dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Désormais vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu montant et descendant sur le fils de l’homme.
1 Samuel
2 ◊ 1 * Et Anne pria, et dit :
Mon cœur s’égaie en l’Éternel ; ma corne est élevée en l’Éternel ; ma bouche s’ouvre sur mes ennemis, car je me réjouis en ton salut.
◊ 2 Nul n’est saint comme l’Éternel, car il n’y en a point d’autre que toi ; et il n’y a pas de rocher comme notre Dieu.
◊ 3 Ne multipliez pas vos paroles hautaines ; que l’insolence ne sorte pas de votre bouche ; car l’Éternel est un *Dieu de connaissance, et par lui les actions sont pesées.
◊ 4 L’arc des puissants est brisé, et ceux qui chancelaient se ceignent de force.
◊ 5 Ceux qui étaient rassasiés se sont loués pour du pain ; et ceux qui étaient affamés ont cessé de l’être ; même la stérile en enfante sept, et celle qui avait beaucoup de fils est devenue languissante.
◊ 6 L’Éternel fait mourir et fait vivre ; il fait descendre au shéol et [en] fait monter.
◊ 7 L’Éternel appauvrit et enrichit ; il abaisse, et il élève aussi.
◊ 8 De la poussière il fait lever le misérable, de dessus le fumier il élève le pauvre, pour les faire asseoir avec les nobles : et il leur donne en héritage un trône de gloire ; car les piliers de la terre sont à l’Éternel, et sur eux il a posé le monde.
◊ 9 Il garde les pieds de ses saints, et les méchants se taisent dans les ténèbres ; car l’homme ne prévaut pas par sa force.
◊ 10 Ceux qui contestent contre l’Éternel seront brisés ; il tonnera sur eux dans les cieux. L’Éternel jugera les bouts de la terre, et il donnera la force à son roi, et élèvera la corne de son oint.
◊ 11 Et Elkana s’en alla à Rama, dans sa maison ; et le jeune garçon servait l’Éternel en la présence d’Éli, le sacrificateur.
◊ 12 * Et les fils d’Éli étaient des fils de Bélial, ils ne connaissaient pas l’Éternel. ◊ 13 Et la coutume des sacrificateurs à l’égard du peuple [était celle-ci] : quand quelqu’un sacrifiait un sacrifice, le serviteur du sacrificateur venait, lorsqu’on faisait bouillir la chair, ayant en sa main une fourchette à trois dents, ◊ 14 et il piquait dans la chaudière, ou dans le chaudron, ou dans la marmite, ou dans le pot : le sacrificateur en prenait tout ce que la fourchette amenait en haut. Ils faisaient ainsi à tous ceux d’Israël qui venaient là, à Silo. ◊ 15 Même, avant qu’on eût fait fumer la graisse, le serviteur du sacrificateur venait, et disait à l’homme qui sacrifiait : Donne de la chair à rôtir pour le sacrificateur ; et il ne prendra pas de toi de la chair bouillie, mais [de la chair] crue. ◊ 16 Si l’homme lui disait : On va d’abord faire fumer la graisse, puis tu prendras selon le désir de ton âme, alors il [lui] disait : Non, car tu en donneras maintenant ; sinon, j’en prendrai de force. ◊ 17 Et le péché de ces jeunes hommes fut très grand devant l’Éternel ; car les hommes méprisaient l’offrande de l’Éternel.
◊ 18 Et Samuel servait devant l’Éternel, jeune garçon, ceint d’un éphod de lin. ◊ 19 Et sa mère lui faisait une petite robe et la lui apportait d’année en année quand elle montait avec son mari pour sacrifier le sacrifice annuel. ◊ 20 Et Éli bénit Elkana et sa femme, et dit : Que l’Éternel te donne des enfants de cette femme, à la place du prêt qui a été fait à l’Éternel ! Et ils s’en retournèrent chez lui. ◊ 21 Et l’Éternel visita Anne, et elle conçut, et enfanta trois fils et deux filles ; et le jeune garçon Samuel grandissait auprès de l’Éternel.
◊ 22 Et Éli était fort âgé, et il apprit tout ce que ses fils faisaient à l’égard de tout Israël, et qu’ils couchaient avec les femmes qui servaient à l’entrée de la tente d’assignation. ◊ 23 Et il leur dit : Pourquoi faites-vous des actions comme celles-là ? Car, de tout le peuple, j’apprends vos méchantes actions. ◊ 24 Non, mes fils ; car ce que j’entends dire n’est pas bon : vous entraînez à la transgression le peuple de l’Éternel. ◊ 25 Si un homme a péché contre un homme, Dieu le jugera ; mais si un homme pèche contre l’Éternel, qui priera pour lui ? Mais ils n’écoutèrent pas la voix de leur père, car c’était le bon plaisir de l’Éternel de les faire mourir.
◊ 26 Et le jeune garçon Samuel allait grandissant, agréable à l’Éternel et aux hommes.
◊ 27 Et un homme de Dieu vint vers Éli, et lui dit : Ainsi dit l’Éternel : Je me suis clairement révélé à la maison de ton père, quand ils étaient en Égypte dans la maison du Pharaon, ◊ 28 et je l’ai choisi d’entre toutes les tribus d’Israël, pour être mon sacrificateur, pour offrir [des sacrifices] sur mon autel, pour faire fumer l’encens, pour porter l’éphod devant moi ; et j’ai donné à la maison de ton père tous les sacrifices des fils d’Israël faits par feu. ◊ 29 Pourquoi foulez-vous aux pieds mon sacrifice et mon offrande, que j’ai commandé [de faire] dans ma demeure ? Et tu honores tes fils plus que moi, pour vous engraisser des prémices de toutes les offrandes d’Israël, mon peuple. ◊ 30 C’est pourquoi l’Éternel, le Dieu d’Israël, dit : J’avais bien dit : Ta maison et la maison de ton père marcheront devant moi à toujours ; mais maintenant l’Éternel dit : Que cela soit loin de moi ; car ceux qui m’honorent, je les honorerai ; et ceux qui me méprisent seront en petite estime. ◊ 31 Voici, les jours viennent que je couperai ton bras et le bras de la maison de ton père, de sorte qu’il n’y aura plus de vieillard dans ta maison. ◊ 32 Et tu verras un adversaire [établi dans ma] demeure, dans tout le bien qui aura été fait à Israël ; et il n’y aura plus de vieillard dans ta maison à jamais. ◊ 33 Et celui des tiens que je ne retrancherai pas d’auprès de mon autel, sera pour consumer tes yeux et attrister ton âme ; et tout l’accroissement de ta maison : — ils mourront à la fleur de l’âge. ◊ 34 Et ceci t’en sera le signe : ce qui arrivera à tes deux fils, Hophni et Phinées ; ils mourront tous deux en un seul jour. ◊ 35 Et je me susciterai un sacrificateur fidèle : il fera selon ce qui est dans mon cœur et dans mon âme, et je lui bâtirai une maison stable, et il marchera toujours devant mon oint. ◊ 36 Et il arrivera que quiconque restera de ta maison viendra et se prosternera devant lui, pour avoir une pièce d’argent et un rond de pain, et dira : Place-moi, je te prie, dans quelqu’une des charges de la sacrificature, afin que je mange une bouchée de pain !
2 Corinthiens
1 ◊ 1 Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, et Timothée, le frère, à l’assemblée de Dieu qui est à Corinthe, avec tous les saints qui sont dans l’Achaïe tout entière : ◊ 2 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !
◊ 3 Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, ◊ 4 qui nous console à l’égard de toute notre affliction, afin que nous soyons capables de consoler ceux qui sont dans quelque affliction que ce soit, par la consolation dont nous sommes nous-mêmes consolés de Dieu. ◊ 5 Car comme les souffrances du Christ abondent à notre égard, ainsi, par le Christ, notre consolation aussi abonde. ◊ 6 Et soit que nous soyons affligés, c’est pour votre consolation et votre salut, qui est opéré en ce que vous endurez les mêmes souffrances que nous aussi nous souffrons (et notre espérance à votre égard est ferme) ; soit que nous soyons consolés, c’est pour votre consolation et votre salut ; ◊ 7 sachant que, comme vous avez part aux souffrances, de même aussi vous avez part à la consolation.
◊ 8 Car nous ne voulons pas, frères, que vous ignoriez, quant à notre affliction qui [nous] est arrivée en Asie, que nous avons été excessivement chargés, au-delà de notre force, de sorte que nous avons désespéré même de vivre. ◊ 9 Mais nous-mêmes nous avions en nous-mêmes la sentence de mort, afin que nous n’eussions pas confiance en nous-mêmes, mais en Dieu qui ressuscite les morts, ◊ 10 qui nous a délivrés d’une si grande mort, et qui nous délivre ; en qui nous espérons qu’il nous délivrera aussi encore, ◊ 11 vous aussi coopérant par vos supplications pour nous, afin que, pour le don de grâce qui nous est [accordé] par le moyen de plusieurs personnes, des actions de grâces soient rendues pour nous par plusieurs. ◊ 12 Car notre gloire est celle-ci, [savoir] le témoignage de notre conscience, qu’avec simplicité et sincérité de Dieu, non pas avec une sagesse charnelle, mais par la grâce de Dieu, nous nous sommes conduits dans le monde et plus encore envers vous. ◊ 13 Car nous ne vous écrivons pas autre chose que ce que vous savez, et que vous reconnaissez, et que vous reconnaîtrez, je l’espère, jusqu’à la fin, ◊ 14 comme aussi vous nous avez reconnus en partie, que nous sommes votre sujet de gloire, comme vous êtes aussi le nôtre dans la journée du seigneur Jésus. ◊ 15 Et dans cette confiance j’avais voulu aller auprès de vous d’abord, afin que vous eussiez une seconde grâce, ◊ 16 et par chez vous passer en Macédoine, et de Macédoine de nouveau aller auprès de vous ; et puis que vous me fissiez la conduite vers la Judée. ◊ 17 En me proposant donc cela, est-ce que j’aurais usé de légèreté ? Ou les choses que je me propose, me les proposé-je selon la chair, en sorte qu’il y ait en moi le oui, oui, et le non, non ? ◊ 18 Mais Dieu est fidèle, que notre parole que nous vous avons adressée, n’est pas oui et non. ◊ 19 Car le Fils de Dieu, Jésus Christ, qui a été prêché par nous au milieu de vous, [savoir] par moi et par Silvain et par Timothée, n’a pas été oui et non, mais il y a oui en lui ; ◊ 20 car autant il y a de promesses de Dieu, en lui est le oui et en lui l’amen, à la gloire de Dieu par nous. ◊ 21 Or celui qui nous lie fermement avec vous à Christ et qui nous a oints, c’est Dieu, ◊ 22 qui aussi nous a scellés, et nous a donné les arrhes de l’Esprit dans nos cœurs.
◊ 23 Or, moi, j’appelle Dieu à témoin sur mon âme, que ç’a été pour vous épargner que je ne suis pas encore allé à Corinthe, ◊ 24 non que nous dominions sur votre foi, mais nous coopérons à votre joie : car c’est par la foi que vous êtes debout.