Par la grâce de Dieu, nous allons passer maintenant à l’étude du livre de l’Exode, dont le sujet principal est la rédemption . Les cinq premiers versets rappellent les dernières scènes du livre précédent. Les objets élus de la faveur de Dieu sont d’abord placés devant nous, après quoi l’auteur inspiré nous transporte immédiatement au milieu des faits qui forment le sujet de l’enseignement du livre.
Nous avons vu, en méditant la Genèse , que ce fut la conduite des frères de Joseph, à l’égard de ce dernier, qui amena la famille de Jacob en Égypte. On peut envisager ce fait de deux manières, et trouver d’abord dans la conduite d’Israël à l’égard de Dieu, un solennel enseignement ; puis, dans le déploiement des voies de Dieu envers Israël, une leçon pleine d’encouragement.
En premier lieu donc, pour ce qui regarde la conduite des enfants d’Israël à l’égard de Dieu, est-il rien de plus solennel que de suivre jusqu’au bout les résultats de la méchanceté dont ils usèrent envers celui en qui l’œil spirituel discerne le type frappant du Seigneur Jésus ? Sans égard pour l’angoisse dont son âme est remplie, les fils de Jacob livrent Joseph entre les mains des incirconcis. Et quelle est, pour eux, la conséquence de cet acte ? Ils sont conduits en Égypte pour y passer par ces profonds et douloureux exercices de cœur, que dépeignent d’une manière si simple et si touchante les derniers chapitres de la Genèse. Ce n’est pas tout : un long temps d’épreuve est réservé encore à leur postérité dans ce même pays où Joseph a trouvé une prison.
Mais Dieu était dans tout cela, aussi bien que l’homme ; et c’est la prérogative de Dieu de tirer le bien du mal. Les frères de Joseph peuvent bien le vendre aux Ismaélites ; ceux-ci peuvent le vendre à Potiphar, et Potiphar peut le jeter en prison, mais Jéhovah est au-dessus de tout, et Il accomplit Ses grands et merveilleux desseins. « La colère de l’homme te louera » (Ps. 76, 10 ). Le temps n’était pas encore venu, où les héritiers seraient prêts pour l’héritage, et l’héritage pour les héritiers. La postérité d’Abraham devait passer par la dure école du travail des briques, en Égypte, en attendant que l’iniquité des Amoréens fût venue à son comble au milieu des « montagnes et des vallées » de la terre promise (voyez Gen. 15, 16 et Deut. 11, 11 ).
Tout ceci est intéressant et instructif à un haut degré. Dans le gouvernement de Dieu, une roue est au milieu d’une roue (Éz. 1, 16 ). Dieu se sert de moyens infiniment variés pour accomplir Ses insondables desseins. La femme de Potiphar, le grand échanson du Pharaon, le songe du Pharaon, Pharaon lui-même, la prison, le trône, les fers, le cachet royal, la famine, tout cela est à Sa souveraine disposition, et Il fait tout concourir à l’accomplissement de Ses plans merveilleux. L’homme spirituel trouve son plaisir à méditer ces choses ; il aime à parcourir en esprit le vaste domaine de la création et de la providence, et à reconnaître partout cet agencement dont le Dieu tout-sage et tout-puissant se sert pour développer les desseins de Son amour rédempteur. On découvre, il est vrai, mainte trace du serpent, mainte empreinte profonde et bien marquée du pied de l’ennemi de Dieu et de l’homme ; nombre de choses que nous ne pouvons expliquer, ni même comprendre : l’innocence qui souffre et la méchanceté qui prospère peuvent donner aux raisonnements incrédules des sceptiques une apparence de fondement de vérité ; mais le vrai croyant se repose avec confiance sur la certitude que « le Juge de toute la terre » fera ce qui est juste (Gen. 18, 25 ). Il sait que l’incrédulité aveugle ne peut qu’errer, et qu’elle scrute en vain les voies de Celui qui est Lui-même Son propre interprète.
Bénissons Dieu pour la consolation et l’encouragement que notre âme puise dans des réflexions de cette nature. Nous en avons sans cesse besoin pendant que nous traversons ce monde mauvais, dans lequel l’Ennemi a introduit un mal et un désordre si effrayants, dans lequel les convoitises et les passions des hommes produisent des fruits si amers, et dans lequel le sentier du fidèle disciple est si raboteux que la nature, réduite à elle-même, ne pourrait jamais s’y maintenir. La foi sait, d’une manière parfaitement certaine, qu’il y a, derrière la scène, quelqu’un que le monde ne voit pas et duquel il ne se soucie pas ; et dans cette assurance, elle peut dire avec calme : « tout va bien », et « tout ira bien ».
Les premières lignes du livre de l’Exode nous ont suggéré les pensées qui précèdent. « Mon conseil s’accomplira, et je ferai tout mon bon plaisir » (És. 46, 10 ). L’Ennemi peut résister ; mais Dieu se montrera toujours plus fort que lui, et quant à nous, tout ce dont nous avons besoin, c’est de la simplicité et de l’esprit d’un petit enfant, qui se repose avec confiance sur Dieu et Ses desseins. L’incrédule regarde plutôt aux efforts que fait l’Ennemi pour contrecarrer les plans de Dieu, qu’à la puissance de Dieu pour les accomplir. La foi porte ses regards sur la puissance de Dieu ; elle remporte ainsi la victoire, et jouit d’une paix constante ; elle a affaire à Dieu et à Sa fidélité qui ne fait jamais défaut ; elle ne s’appuie pas sur le sable mouvant des choses humaines et des influences terrestres, mais sur le roc immuable de la Parole éternelle de Dieu. Cette Parole est le saint et sûr asile de la foi ; quoi qu’il arrive, le croyant demeure dans ce sanctuaire de la force. « Joseph mourut, et tous ses frères, et toute cette génération-là ». Mais qu’importe ? La mort porterait-elle atteinte aux conseils du Dieu vivant ? Non, assurément. Dieu n’attendait que le moment fixé, le temps convenable, pour faire servir au développement de Ses desseins les influences les plus hostiles.
« Et un nouveau roi se leva sur l’Égypte, qui n’avait point connu Joseph. Et il dit à son peuple : Voici, le peuple des fils d’Israël est plus nombreux et plus fort que nous. Allons, soyons prudents à son égard, de peur qu’il ne se multiplie, et que, s’il arrivait une guerre, il ne se joigne, lui aussi, à nos ennemis, et ne fasse la guerre contre nous, et ne monte hors du pays » (v. 8-10 ). Tel est le raisonnement d’un cœur qui n’a pas appris à faire entrer Dieu dans ses calculs. Un cœur irrégénéré ne peut pas tenir compte de Dieu ; aussi, du moment qu’il s’agit de Lui, tous ses raisonnements tombent dans le néant : en dehors de Dieu ou indépendamment de Lui, ses plans et ses calculs peuvent paraître fort sages, mais dès que Dieu est introduit sur la scène, leur complète folie est manifestée.
Pourquoi donc nous laisserions-nous, en aucune manière, influencer par des raisonnements dont l’apparence de vérité repose sur l’exclusion complète de Dieu ? Faire ainsi, c’est, en principe, de l’athéisme pratique. Le Pharaon pouvait juger exactement les diverses éventualités des affaires humaines : l’accroissement du peuple, la chance d’une guerre, la possibilité que les Israélites se joignissent à l’ennemi, leur fuite du pays ; il pouvait, avec une pénétration peu commune, mettre toutes les circonstances dans la balance, mais il ne lui est jamais venu un instant la pensée que Dieu pouvait avoir quelque chose à faire dans tout cela. Cette seule pensée, si elle fût montée dans son cœur, aurait renversé tous les raisonnements et mis à nu la folie de tous ses plans.
Or il est bon d’être persuadé qu’il en est toujours de même : les raisonnements de l’esprit incrédule de l’homme excluent Dieu absolument ; bien plus, leur vérité et leur force reposent sur cette exclusion même. L’introduction de Dieu sur la scène porte le coup mortel à tout scepticisme et à toute incrédulité. Si, jusqu’à ce que Dieu paraisse, ils peuvent se glorifier en faisant étalage de leur habileté, du moment que l’œil aperçoit le plus petit reflet du Dieu béni, ils se voient dépouillés de leur manteau et mis à nu dans toute leur difformité.
Pour ce qui regarde le roi d’Égypte, on peut bien dire qu’il « était dans une grande erreur », ne connaissant pas Dieu, ni Ses conseils immuables (comp. Marc 12, 24-27 ). Il ignorait que depuis des siècles, dès avant même qu’il eût respiré le souffle de la vie, la parole et le serment de Dieu, « ces deux choses immuables » , avaient assuré la délivrance complète et glorieuse de ce même peuple, que lui, Pharaon, se proposait d’écraser. Pharaon ne connaissait rien de tout cela ; toutes ses pensées et tous ses plans reposaient sur l’ignorance de cette grande vérité, fondement de toutes les vérités, savoir que Dieu est . Il s’imaginait follement que, par sa sagesse et son pouvoir, il pourrait empêcher l’accroissement de ce peuple, au sujet duquel Dieu avait dit : « Je multiplierai abondamment ta semence comme les étoiles des cieux et comme le sable qui est sur le bord de la mer » (Gen. 22, 17 ) : c’est pourquoi tous ses plans et toute sa sagesse n’étaient que folie.
L’erreur la plus grande dans laquelle un homme puisse tomber, c’est d’agir sans tenir compte de Dieu. Tôt ou tard, la pensée de Dieu s’imposera à son esprit, et alors tous ses plans et tous ses calculs seront anéantis. Tout ce que l’homme entreprend, indépendamment de Dieu, peut durer tout au plus pendant le temps présent. Tout ce qui n’est qu’humain, quelque solide, quelque brillant et attrayant que cela puisse être, est destiné à devenir la proie de la mort et à tomber en poussière dans les ténèbres et le silence de la tombe. Toute gloire et toute l’excellence de l’homme seront ensevelies sous les « mottes de la vallée » (Job 21, 33 ). L’homme porte sur son front le cachet de la mort, et tous ses projets s’évanouissent, car ils ne sont que passagers. En revanche, tout ce qui se rapporte à Dieu et repose sur Lui, demeure à jamais. « Son nom sera pour toujours ; son nom se perpétuera devant le soleil » (Ps. 72, 17 ).
Quelle n’est donc pas la folie du faible mortel qui s’élève contre le Dieu éternel, qui « court contre lui, le cou tendu, sous les bosses épaisses de ses boucliers » (Job 15, 26 ). Le monarque de l’Égypte aurait pu, tout aussi bien, tenter d’arrêter, de sa faible main, le mouvement des eaux de la mer, que de vouloir empêcher l’accroissement de ce peuple, objet des desseins éternels de Dieu. Aussi, lors même qu’il établit sur le peuple « des chefs de corvées pour l’opprimer par leurs fardeaux » (v. 11 ), « selon qu’ils l’opprimaient, il multipliait et croissait » (v. 12 ). Il en sera toujours ainsi. « Celui qui habite dans les cieux se rira d’eux, le Seigneur s’en moquera » (Ps. 2, 4 ). Une confusion éternelle reposera sur toute l’opposition des hommes et des démons. Cette assurance met le cœur en repos, dans un monde où tout apparaît si contraire à Dieu et à la foi. Si nous n’avions la ferme confiance que « la colère de l’homme louera Dieu » (Ps. 76, 10 ), nous serions souvent abattus en présence des circonstances et des influences au milieu desquelles nous nous trouvons dans le monde. Mais, que Dieu en soit béni, nos regards ne sont pas fixés sur les choses qui se voient, mais sur celles qui ne se voient pas ; car « celles qui ne se voient pas sont éternelles » (2 Cor. 4, 18 ). Avec cette certitude, nous pouvons bien dire : « Demeure tranquille, appuyé sur l’Éternel, et attends-toi à lui. Ne t’irrite pas à cause de celui qui prospère dans son chemin, à cause de l’homme qui vient à bout de ses desseins » (Ps. 37, 7 ). Comme la vérité de ces paroles se manifeste clairement dans le récit qui nous occupe, tant pour ce qui concerne les opprimés que pour ce qui regarde l’oppresseur ! Si Israël regardait aux choses « qui se voient », que voyait-il ? La colère du Pharaon, des commissaires d’impôts, un service rigoureux, une rude servitude, du mortier et des briques. Mais « les choses qui ne se voient pas », qu’étaient-elles ? Le dessein éternel de Dieu, Sa promesse infaillible, l’aurore prochaine d’un jour de salut, le « brandon de feu » de la délivrance de Jéhovah. Merveilleux contraste ! La foi seule pouvait le saisir, comme aussi ce n’est que par la foi qu’un pauvre Israélite opprimé pouvait détourner ses regards du four fumant de l’Égypte, pour les fixer sur les vertes campagnes et les riches vignobles de la terre de Canaan. La foi seule était capable de reconnaître, dans ces esclaves opprimés et asservis au rude travail des fours à briques de l’Égypte, les objets de l’intérêt et de la faveur spéciale du ciel.
Comme il en était alors, ainsi en est-il maintenant : « Nous marchons par la foi, non par la vue » (2 Cor. 5, 7 ). « Ce que nous serons n’a pas encore été manifesté » (1 Jean 3, 2 ). Nous sommes ici « présents dans le corps,… absents du Seigneur » (2 Cor. 5, 6 ). Si, de fait, nous sommes en Égypte, toutefois, en esprit, nous sommes dans la Canaan céleste. La foi place le cœur dans la puissance des choses célestes et invisibles, le rendant ainsi capable de s’élever au-dessus de tout ce qui est d’ici-bas, où règnent les ténèbres de la mort. Que n’avons-nous cette foi enfantine qui s’assied près de la source pure et éternelle de la vérité, s’abreuvant à longs traits à ces eaux rafraîchissantes qui relèvent l’âme abattue et qui communiquent à l’homme nouveau la force qu’il lui faut pour avancer dans sa course vers le ciel !
Les derniers versets de ce chapitre nous fournissent, dans la conduite de Shiphra et de Pua, femmes craignant Dieu, une édifiante leçon. Bravant la colère du roi, ces deux femmes ne voulurent point faire ce que le Pharaon avait ordonné, « et Dieu leur fit des maisons ». « Ceux qui m’honorent, je les honorerai ; et ceux qui me méprisent seront en petite estime » (1 Sam. 2, 30 ). Puissions-nous nous en souvenir toujours et agir pour Dieu en toutes circonstances !
Psaumes
Au chef de musique. Sur Neguinoth. Psaume d’Asaph. Cantique.
76 ◊ 1 Dieu est connu en Juda, son nom est grand en Israël ;
◊ 2 Et son tabernacle est en Salem, et son domicile en Sion.
◊ 3 Là, il a brisé les éclairs de l’arc, le bouclier, et l’épée, et la bataille. Sélah.
◊ 4 * Tu es plus resplendissant, plus magnifique que les montagnes de la rapine.
◊ 5 Les forts de cœur ont été dépouillés, ils ont dormi leur sommeil, et aucun des hommes vaillants n’a trouvé ses mains.
◊ 6 Quand tu les as tancés, ô Dieu de Jacob ! chars et chevaux se sont endormis profondément.
◊ 7 Tu es terrible, toi ; et qui est-ce qui subsistera devant toi, dès que ta colère [éclate] ?
◊ 8 Tu fis entendre des cieux le jugement ; la terre en eut peur, et se tint tranquille,
◊ 9 Quand tu te levas, ô Dieu, pour le jugement, pour sauver tous les débonnaires de la terre. Sélah.
◊ 10 * Car la colère de l’homme te louera ; tu te ceindras du reste de la colère.
◊ 11 Vouez, et acquittez [vos vœux] envers l’Éternel, votre Dieu ; que tous ceux qui l’entourent apportent des présents au Redoutable.
◊ 12 Il retranchera l’esprit des princes, il est terrible aux rois de la terre.
Ézéchiel
1 ◊ 1 Et il arriva en la trentième année, au quatrième [mois], le cinquième [jour] du mois, comme j’étais au milieu des captifs, près du fleuve Kebar, que les cieux furent ouverts, et je vis des visions de Dieu. ◊ 2 Le cinquième [jour] du mois (c’était la cinquième année de la transportation du roi Jehoïakin), ◊ 3 la parole de l’Éternel vint expressément à Ézéchiel, le sacrificateur, fils de Buzi, dans le pays des Chaldéens, près du fleuve Kebar ; et la main de l’Éternel fut là sur lui.
◊ 4 Et je vis, et voici, un vent de tempête venait du nord, une grosse nuée, et un feu qui s’entortillait ; et il y avait une splendeur tout autour, et de son milieu, du milieu du feu, [brillait] comme l’apparence de l’airain luisant ; ◊ 5 et, du milieu, la ressemblance de quatre animaux ; et voici leur aspect : ils avaient la ressemblance d’un homme ; ◊ 6 et chacun d’eux avait quatre faces, et chacun avait quatre ailes ; ◊ 7 et leurs pieds étaient des pieds droits, et la plante de leurs pieds était comme la plante du pied d’un veau ; et ils étincelaient comme l’apparence de l’airain poli ; ◊ 8 et il y avait des mains d’homme sous leurs ailes sur leurs quatre côtés ; et ils avaient, les quatre, leurs faces et leurs ailes ; ◊ 9 leurs ailes étaient jointes l’une à l’autre ; ils ne se tournaient pas quand ils allaient : ils allaient chacun droit devant soi. ◊ 10 Et la ressemblance de leurs faces était la face d’un homme ; et, les quatre, ils avaient la face d’un lion, à droite ; et, les quatre, ils avaient la face d’un bœuf, à gauche ; et, les quatre, ils avaient la face d’un aigle ; ◊ 11 et leurs faces et leurs ailes étaient séparées par le haut : chacun avait deux [ailes] jointes l’une à l’autre, et deux qui couvraient leur corps. ◊ 12 Et ils allaient chacun droit devant soi : là où l’Esprit devait aller, ils allaient ; ils ne se tournaient point lorsqu’ils allaient.
◊ 13 Et quant à la ressemblance des animaux, leur aspect était comme des charbons de feu brûlants, comme l’aspect de torches ; le [feu] courait entre les animaux ; et le feu avait de l’éclat, et du feu sortaient des éclairs. ◊ 14 Et les animaux couraient et retournaient, comme l’aspect du sillon de l’éclair.
◊ 15 Et je regardais les animaux, et voici, une roue sur la terre, à côté des animaux, vers leurs quatre faces. ◊ 16 L’aspect et la structure des roues étaient comme l’apparence d’un chrysolithe ; et il y avait une même ressemblance pour les quatre, et leur aspect et leur structure étaient comme si une roue eût été au milieu d’une roue. ◊ 17 En allant, elles allaient sur leurs quatre côtés ; elles ne se tournaient point quand elles allaient. ◊ 18 Et quant à leurs jantes, elles étaient hautes et terribles, — et leurs jantes, à toutes les quatre, étaient pleines d’yeux tout autour. ◊ 19 Et quand les animaux allaient, les roues allaient à côté d’eux ; et quand les animaux s’élevaient de dessus la terre, les roues s’élevaient. ◊ 20 Là où l’Esprit devait aller, là ils allaient, là [leur] esprit tendait à aller ; et les roues s’élevaient auprès d’eux, car l’esprit de l’animal était dans les roues. ◊ 21 Quand ils allaient, elles allaient ; et quand ils s’arrêtaient, elles s’arrêtaient ; et quand ils s’élevaient de dessus la terre, les roues s’élevaient auprès d’eux, car l’esprit de l’animal était dans les roues.
◊ 22 Et au-dessus des têtes de l’animal, il y avait la ressemblance d’une étendue, comme l’apparence d’un cristal terrible étendu sur leurs têtes, en haut. ◊ 23 Et au-dessous de l’étendue, leurs ailes se tenaient droites, l’une vers l’autre : chacun en avait deux, qui couvraient [leur corps], d’un côté, et chacun en avait deux, qui couvraient leur corps, de l’autre côté. ◊ 24 Et j’entendis le bruit de leurs ailes quand ils volaient, comme le bruit de grandes eaux, comme la voix du Tout-puissant, un bruit tumultueux comme le bruit d’une armée. Quand ils s’arrêtaient, ils abaissaient leurs ailes ; ◊ 25 et il y avait une voix au-dessus de l’étendue qui était sur leurs têtes : quand ils s’arrêtaient, ils abaissaient leurs ailes.
◊ 26 Et au-dessus de l’étendue qui était sur leurs têtes, il y avait comme l’aspect d’une pierre de saphir, la ressemblance d’un trône ; et, sur la ressemblance du trône, une ressemblance comme l’aspect d’un homme, dessus, en haut. ◊ 27 Et je vis comme l’apparence de l’airain luisant, comme l’aspect du feu, au-dedans, tout autour : depuis l’aspect de ses reins vers le haut et depuis l’aspect de ses reins vers le bas, je vis comme l’aspect du feu ; et il y avait une splendeur tout autour. ◊ 28 Comme l’aspect de l’arc qui est dans la nuée en un jour de pluie, tel était l’aspect de la splendeur tout autour.
C’était là l’aspect de la ressemblance de la gloire de l’Éternel. Et je vis, et je tombai sur ma face, et j’entendis une voix qui parlait.
Psaumes
Au sujet de Salomon.
72 ◊ 1 Ô Dieu ! donne tes jugements au roi, et ta justice au fils du roi.
◊ 2 Il jugera ton peuple en justice, et tes affligés avec droiture.
◊ 3 Les montagnes porteront la paix au peuple, et les coteaux, — par la justice.
◊ 4 Il fera justice aux affligés du peuple, il sauvera les fils du pauvre, et il brisera l’oppresseur.
◊ 5 * Ils te craindront, de génération en génération, tant que dureront le soleil et la lune.
◊ 6 * Il descendra comme la pluie sur un pré fauché, comme les gouttes d’une ondée sur la terre.
◊ 7 En ses jours le juste fleurira, et il y aura abondance de paix, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de lune.
◊ 8 Et il dominera d’une mer à l’autre mer, et depuis le fleuve jusqu’aux bouts de la terre.
◊ 9 Les habitants du désert se courberont devant lui, et ses ennemis lécheront la poussière.
◊ 10 Les rois de Tarsis et des îles lui apporteront des présents, les rois de Sheba et de Seba lui présenteront des dons.
◊ 11 Oui, tous les rois se prosterneront devant lui, toutes les nations le serviront.
◊ 12 Car il délivrera le pauvre qui crie [à lui], et l’affligé qui n’a pas de secours.
◊ 13 Il aura compassion du misérable et du pauvre, et il sauvera les âmes des pauvres.
◊ 14 Il rachètera leur âme de l’oppression et de la violence, et leur sang sera précieux à ses yeux.
◊ 15 Et il vivra, et on lui donnera de l’or de Sheba, et on priera pour lui continuellement ; et on le bénira tout le jour.
◊ 16 Il y aura abondance de froment sur la terre, sur le sommet des montagnes ; son fruit bruira comme le Liban ; et les [hommes] de la ville fleuriront comme l’herbe de la terre.
◊ 17 Son nom sera pour toujours ; son nom se perpétuera devant le soleil, et on se bénira en lui : toutes les nations le diront bienheureux.
◊ 18 Béni soit l’Éternel, Dieu, le Dieu d’Israël, qui seul fait des choses merveilleuses !
◊ 19 Et béni soit le nom de sa gloire, à toujours ; et que toute la terre soit pleine de sa gloire ! Amen ! oui, amen !
◊ 20 Les prières de David, fils d’Isaï, sont finies.
1 Jean
3 ◊ 1 — Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu ; c’est pourquoi le monde ne nous connaît pas, parce qu’il ne l’a pas connu. ◊ 2 Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; nous savons que quand il sera manifesté, nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est. ◊ 3 Et quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui est pur.
◊ 4 Quiconque pratique le péché, pratique aussi l’iniquité, et le péché est l’iniquité. ◊ 5 Et vous savez que lui a été manifesté, afin qu’il ôtât nos péchés ; et il n’y a point de péché en lui. ◊ 6 Quiconque demeure en lui ne pèche pas ; quiconque pèche ne l’a pas vu, ni ne l’a pas connu.
◊ 7 Enfants, que personne ne vous égare : celui qui pratique la justice est juste, comme lui est juste. ◊ 8 Celui qui pratique le péché est du diable, car dès le commencement le diable pèche. C’est pour ceci que le Fils de Dieu a été manifesté, afin qu’il détruisît les œuvres du diable. ◊ 9 Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, car la semence de Dieu demeure en lui, et il ne peut pas pécher, parce qu’il est né de Dieu. ◊ 10 Par ceci sont [rendus] manifestes les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, et celui qui n’aime pas son frère. ◊ 11 Car c’est ici le message que vous avez entendu dès le commencement, [savoir] que nous nous aimions l’un l’autre, ◊ 12 non comme Caïn était du méchant et tua son frère. Et pour quelle raison le tua-t-il ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises et que celles de son frère étaient justes.
◊ 13 Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait. ◊ 14 Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères ; celui qui n’aime pas son frère demeure dans la mort. ◊ 15 Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui.
◊ 16 Par ceci nous avons connu l’amour, c’est que lui a laissé sa vie pour nous ; et nous, nous devons laisser nos vies pour les frères. ◊ 17 Mais celui qui a les biens de ce monde, et qui voit son frère dans le besoin, et qui lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ?
◊ 18 Enfants, n’aimons pas de parole ni de langue, mais en action et en vérité. ◊ 19 Et par ceci nous saurons que nous sommes de la vérité, et nous assurerons nos cœurs devant lui ◊ 20 — que, si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur et il sait toutes choses. ◊ 21 Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance envers Dieu ; ◊ 22 et quoi que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous pratiquons les choses qui sont agréables devant lui. ◊ 23 — Et c’est ici son commandement, que nous croyions au nom de son Fils Jésus Christ et que nous nous aimions l’un l’autre, selon qu’il nous en a donné le commandement ; ◊ 24 et celui qui garde ses commandements demeure en lui, et lui en cet homme ; et par ceci nous savons qu’il demeure en nous, [savoir] par l’Esprit qu’il nous a donné.
Job
15 ◊ 1 * Et Éliphaz, le Thémanite, répondit et dit :
◊ 2 Le sage répondra-t-il avec une connaissance [qui n’est que] du vent, et gonflera-t-il sa poitrine du vent d’orient,
◊ 3 Contestant en paroles qui ne profitent pas et en discours qui ne servent à rien ?
◊ 4 Certes tu détruis la crainte [de Dieu], et tu restreins la méditation devant *Dieu.
◊ 5 Car ta bouche fait connaître ton iniquité, et tu as choisi le langage des [hommes] rusés.
◊ 6 Ta bouche te condamnera, et non pas moi, et tes lèvres déposent contre toi.
◊ 7 * Es-tu né le premier des hommes, et as-tu été enfanté avant les collines ?
◊ 8 As-tu entendu [ce qui se dit] dans le conseil secret de +Dieu, et as-tu accaparé pour toi la sagesse ?
◊ 9 Que sais-tu que nous ne sachions ? que comprends-tu qui ne soit également avec nous ?
◊ 10 Parmi nous il y a aussi des hommes à cheveux blancs et des vieillards plus âgés que ton père.
◊ 11 Est-ce trop peu pour toi que les consolations de *Dieu et la parole douce qui se fait entendre à toi ?
◊ 12 Comment ton cœur t’emporte-t-il, et comment tes yeux clignent-ils,
◊ 13 Que tu tournes contre *Dieu ton esprit et que tu fasses sortir de ta bouche des discours ?
◊ 14 Qu’est-ce que l’homme mortel, pour qu’il soit pur, et celui qui est né d’une femme, pour qu’il soit juste ?
◊ 15 Voici, il ne se fie pas à ses saints, et les cieux ne sont pas purs à ses yeux :
◊ 16 Combien plus l’homme, qui boit l’iniquité comme l’eau, est-il abominable et corrompu !
◊ 17 * Je t’enseignerai, écoute-moi ; et ce que j’ai vu je te le raconterai,
◊ 18 Ce que les sages ont déclaré d’après leurs pères et n’ont pas caché ; —
◊ 19 À eux seuls la terre fut donnée, et aucun étranger ne passa au milieu d’eux : —
◊ 20 Tous ses jours, le méchant est tourmenté, et peu d’années sont réservées à l’homme violent ;
◊ 21 La voix des choses effrayantes est dans ses oreilles ; au milieu de la prospérité, le dévastateur arrive sur lui ;
◊ 22 Il ne croit pas revenir des ténèbres, et l’épée l’attend ;
◊ 23 Il erre çà et là pour du pain : — où en trouver ? Il sait qu’à son côté un jour de ténèbres est préparé ;
◊ 24 La détresse et l’angoisse le jettent dans l’alarme, elles l’assaillent comme un roi prêt pour la mêlée.
◊ 25 Car il a étendu sa main contre *Dieu, et il s’élève contre le Tout-puissant ;
◊ 26 Il court contre lui, le cou [tendu], sous les bosses épaisses de ses boucliers.
◊ 27 Car il a couvert sa face de sa graisse, et a rendu gras ses flancs.
◊ 28 Et il habitera des villes ruinées, des maisons que personne n’habite, qui vont devenir des monceaux de pierres.
◊ 29 Il ne deviendra pas riche, et son bien ne subsistera pas, et ses possessions ne s’étendront pas sur la terre.
◊ 30 Il ne sortira pas des ténèbres ; la flamme séchera ses rejetons, et il s’en ira par le souffle de sa bouche.
◊ 31 Qu’il ne compte pas sur la vanité : il sera déçu, car la vanité sera sa récompense ;
◊ 32 Avant son jour, elle sera complète, et son rameau ne verdira pas.
◊ 33 Il se défait, comme une vigne, de ses grappes vertes, et, comme un olivier, il rejette ses fleurs.
◊ 34 Car la famille des impies sera stérile, et le feu dévorera les tentes [où entrent] les présents.
◊ 35 Il conçoit la misère et enfante le malheur, et son sein prépare la tromperie.
Genèse
22 ◊ 1 * Et il arriva, après ces choses, que Dieu éprouva Abraham, et lui dit : Abraham ! Et il dit : Me voici. ◊ 2 Et [Dieu] dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste, sur une des montagnes que je te dirai. ◊ 3 Et Abraham se leva de bon matin et bâta son âne et prit avec lui deux de ses jeunes hommes, et Isaac, son fils ; et il fendit le bois pour l’holocauste, et se leva, et s’en alla vers le lieu que Dieu lui avait dit.
◊ 4 Le troisième jour, Abraham leva ses yeux, et vit le lieu de loin. ◊ 5 Et Abraham dit à ses jeunes hommes : Restez ici, vous, avec l’âne ; et moi et l’enfant nous irons jusque-là, et nous adorerons ; et nous reviendrons vers vous. ◊ 6 Et Abraham prit le bois de l’holocauste, et le mit sur Isaac, son fils ; et il prit dans sa main le feu et le couteau ; et ils allaient les deux ensemble. ◊ 7 Et Isaac parla à Abraham, son père, et dit : Mon père ! Et il dit : Me voici, mon fils. Et il dit : Voici le feu et le bois ; mais où est l’agneau pour l’holocauste ? ◊ 8 Et Abraham dit : Mon fils, Dieu se pourvoira de l’agneau pour l’holocauste. Et ils allaient les deux ensemble. ◊ 9 Et ils arrivèrent au lieu que Dieu lui avait dit. Et Abraham bâtit là l’autel, et arrangea le bois, et lia Isaac, son fils, et le mit sur l’autel, sur le bois. ◊ 10 Et Abraham étendit sa main et prit le couteau pour égorger son fils. ◊ 11 Mais l’Ange de l’Éternel lui cria des cieux, et dit : Abraham ! Abraham ! Et il dit : Me voici. ◊ 12 Et il dit : N’étends pas ta main sur l’enfant, et ne lui fais rien ; car maintenant je sais que tu crains Dieu, et que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. ◊ 13 Et Abraham leva ses yeux, et vit, et voici, il y avait derrière [lui] un bélier retenu à un buisson par les cornes ; et Abraham alla et prit le bélier, et l’offrit en holocauste à la place de son fils. ◊ 14 Et Abraham appela le nom de ce lieu-là : Jéhovah-Jiré, comme on dit aujourd’hui : En la montagne de l’Éternel il y sera pourvu.
◊ 15 Et l’Ange de l’Éternel cria des cieux à Abraham, une seconde fois, ◊ 16 et dit : J’ai juré par moi-même, dit l’Éternel : Parce que tu as fait cette chose-là, et que tu n’as pas refusé ton fils, ton unique, ◊ 17 certainement je te bénirai, et je multiplierai abondamment ta semence comme les étoiles des cieux et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta semence possédera la porte de ses ennemis. ◊ 18 Et toutes les nations de la terre se béniront en ta semence, parce que tu as écouté ma voix.
◊ 19 Et Abraham retourna vers ses jeunes hommes ; et ils se levèrent, et s’en allèrent ensemble à Beër-Shéba ; et Abraham habita à Beër-Shéba.
◊ 20 * Et il arriva, après ces choses, qu’on rapporta à Abraham en disant : Voici, Milca, elle aussi, a enfanté des enfants à Nakhor, ton frère : ◊ 21 Uts, son premier-né ; et Buz, son frère ; et Kemuel, père d’Aram ; ◊ 22 et Késed, et Hazo, et Pildash, et Jidlaph, et Bethuel. ◊ 23 Or Bethuel engendra Rebecca. Milca enfanta ces huit à Nakhor, frère d’Abraham. ◊ 24 Et sa concubine, nommée Reüma, elle aussi enfanta Tébakh, et Gakham, et Thakhash, et Maaca.
1 Samuel
2 ◊ 1 * Et Anne pria, et dit :
Mon cœur s’égaie en l’Éternel ; ma corne est élevée en l’Éternel ; ma bouche s’ouvre sur mes ennemis, car je me réjouis en ton salut.
◊ 2 Nul n’est saint comme l’Éternel, car il n’y en a point d’autre que toi ; et il n’y a pas de rocher comme notre Dieu.
◊ 3 Ne multipliez pas vos paroles hautaines ; que l’insolence ne sorte pas de votre bouche ; car l’Éternel est un *Dieu de connaissance, et par lui les actions sont pesées.
◊ 4 L’arc des puissants est brisé, et ceux qui chancelaient se ceignent de force.
◊ 5 Ceux qui étaient rassasiés se sont loués pour du pain ; et ceux qui étaient affamés ont cessé de l’être ; même la stérile en enfante sept, et celle qui avait beaucoup de fils est devenue languissante.
◊ 6 L’Éternel fait mourir et fait vivre ; il fait descendre au shéol et [en] fait monter.
◊ 7 L’Éternel appauvrit et enrichit ; il abaisse, et il élève aussi.
◊ 8 De la poussière il fait lever le misérable, de dessus le fumier il élève le pauvre, pour les faire asseoir avec les nobles : et il leur donne en héritage un trône de gloire ; car les piliers de la terre sont à l’Éternel, et sur eux il a posé le monde.
◊ 9 Il garde les pieds de ses saints, et les méchants se taisent dans les ténèbres ; car l’homme ne prévaut pas par sa force.
◊ 10 Ceux qui contestent contre l’Éternel seront brisés ; il tonnera sur eux dans les cieux. L’Éternel jugera les bouts de la terre, et il donnera la force à son roi, et élèvera la corne de son oint.
◊ 11 Et Elkana s’en alla à Rama, dans sa maison ; et le jeune garçon servait l’Éternel en la présence d’Éli, le sacrificateur.
◊ 12 * Et les fils d’Éli étaient des fils de Bélial, ils ne connaissaient pas l’Éternel. ◊ 13 Et la coutume des sacrificateurs à l’égard du peuple [était celle-ci] : quand quelqu’un sacrifiait un sacrifice, le serviteur du sacrificateur venait, lorsqu’on faisait bouillir la chair, ayant en sa main une fourchette à trois dents, ◊ 14 et il piquait dans la chaudière, ou dans le chaudron, ou dans la marmite, ou dans le pot : le sacrificateur en prenait tout ce que la fourchette amenait en haut. Ils faisaient ainsi à tous ceux d’Israël qui venaient là, à Silo. ◊ 15 Même, avant qu’on eût fait fumer la graisse, le serviteur du sacrificateur venait, et disait à l’homme qui sacrifiait : Donne de la chair à rôtir pour le sacrificateur ; et il ne prendra pas de toi de la chair bouillie, mais [de la chair] crue. ◊ 16 Si l’homme lui disait : On va d’abord faire fumer la graisse, puis tu prendras selon le désir de ton âme, alors il [lui] disait : Non, car tu en donneras maintenant ; sinon, j’en prendrai de force. ◊ 17 Et le péché de ces jeunes hommes fut très grand devant l’Éternel ; car les hommes méprisaient l’offrande de l’Éternel.
◊ 18 Et Samuel servait devant l’Éternel, jeune garçon, ceint d’un éphod de lin. ◊ 19 Et sa mère lui faisait une petite robe et la lui apportait d’année en année quand elle montait avec son mari pour sacrifier le sacrifice annuel. ◊ 20 Et Éli bénit Elkana et sa femme, et dit : Que l’Éternel te donne des enfants de cette femme, à la place du prêt qui a été fait à l’Éternel ! Et ils s’en retournèrent chez lui. ◊ 21 Et l’Éternel visita Anne, et elle conçut, et enfanta trois fils et deux filles ; et le jeune garçon Samuel grandissait auprès de l’Éternel.
◊ 22 Et Éli était fort âgé, et il apprit tout ce que ses fils faisaient à l’égard de tout Israël, et qu’ils couchaient avec les femmes qui servaient à l’entrée de la tente d’assignation. ◊ 23 Et il leur dit : Pourquoi faites-vous des actions comme celles-là ? Car, de tout le peuple, j’apprends vos méchantes actions. ◊ 24 Non, mes fils ; car ce que j’entends dire n’est pas bon : vous entraînez à la transgression le peuple de l’Éternel. ◊ 25 Si un homme a péché contre un homme, Dieu le jugera ; mais si un homme pèche contre l’Éternel, qui priera pour lui ? Mais ils n’écoutèrent pas la voix de leur père, car c’était le bon plaisir de l’Éternel de les faire mourir.
◊ 26 Et le jeune garçon Samuel allait grandissant, agréable à l’Éternel et aux hommes.
◊ 27 Et un homme de Dieu vint vers Éli, et lui dit : Ainsi dit l’Éternel : Je me suis clairement révélé à la maison de ton père, quand ils étaient en Égypte dans la maison du Pharaon, ◊ 28 et je l’ai choisi d’entre toutes les tribus d’Israël, pour être mon sacrificateur, pour offrir [des sacrifices] sur mon autel, pour faire fumer l’encens, pour porter l’éphod devant moi ; et j’ai donné à la maison de ton père tous les sacrifices des fils d’Israël faits par feu. ◊ 29 Pourquoi foulez-vous aux pieds mon sacrifice et mon offrande, que j’ai commandé [de faire] dans ma demeure ? Et tu honores tes fils plus que moi, pour vous engraisser des prémices de toutes les offrandes d’Israël, mon peuple. ◊ 30 C’est pourquoi l’Éternel, le Dieu d’Israël, dit : J’avais bien dit : Ta maison et la maison de ton père marcheront devant moi à toujours ; mais maintenant l’Éternel dit : Que cela soit loin de moi ; car ceux qui m’honorent, je les honorerai ; et ceux qui me méprisent seront en petite estime. ◊ 31 Voici, les jours viennent que je couperai ton bras et le bras de la maison de ton père, de sorte qu’il n’y aura plus de vieillard dans ta maison. ◊ 32 Et tu verras un adversaire [établi dans ma] demeure, dans tout le bien qui aura été fait à Israël ; et il n’y aura plus de vieillard dans ta maison à jamais. ◊ 33 Et celui des tiens que je ne retrancherai pas d’auprès de mon autel, sera pour consumer tes yeux et attrister ton âme ; et tout l’accroissement de ta maison : — ils mourront à la fleur de l’âge. ◊ 34 Et ceci t’en sera le signe : ce qui arrivera à tes deux fils, Hophni et Phinées ; ils mourront tous deux en un seul jour. ◊ 35 Et je me susciterai un sacrificateur fidèle : il fera selon ce qui est dans mon cœur et dans mon âme, et je lui bâtirai une maison stable, et il marchera toujours devant mon oint. ◊ 36 Et il arrivera que quiconque restera de ta maison viendra et se prosternera devant lui, pour avoir une pièce d’argent et un rond de pain, et dira : Place-moi, je te prie, dans quelqu’une des charges de la sacrificature, afin que je mange une bouchée de pain !
Genèse
15 ◊ 1 * Après ces choses, la parole de l’Éternel fut [adressée] à Abram dans une vision, disant : Abram, ne crains point ; moi, je suis ton bouclier [et] ta très grande récompense. ◊ 2 Et Abram dit : Seigneur Éternel, que me donneras-tu ? Je m’en vais sans enfants, et l’héritier de ma maison, c’est Éliézer de Damas. ◊ 3 Et Abram dit : Voici, tu ne m’as pas donné de postérité ; et voici, celui qui est né dans ma maison est mon héritier. ◊ 4 Et voici, la parole de l’Éternel [vint] à lui, disant : Celui-ci ne sera pas ton héritier ; mais celui qui sortira de tes entrailles, lui, sera ton héritier. ◊ 5 Et il le fit sortir dehors, et dit : Regarde vers les cieux, et compte les étoiles, si tu peux les compter. Et il lui dit : Ainsi sera ta semence. ◊ 6 Et il crut l’Éternel ; et il lui compta cela à justice. ◊ 7 Et il lui dit : Moi, je suis l’Éternel, qui t’ai fait sortir d’Ur des Chaldéens, afin de te donner ce pays-ci pour le posséder. ◊ 8 Et il dit : Seigneur Éternel, à quoi connaîtrai-je que je le posséderai ? ◊ 9 Et il lui dit : Prends une génisse de trois ans, et une chèvre de trois ans, et un bélier de trois ans, et une tourterelle, et un jeune pigeon. ◊ 10 Et il prit toutes ces choses, et les partagea par le milieu, et en mit les moitiés l’une vis-à-vis de l’autre ; mais il ne partagea pas les oiseaux. ◊ 11 Et les oiseaux de proie descendirent sur ces bêtes mortes ; et Abram les écarta. ◊ 12 Et comme le soleil se couchait, un profond sommeil tomba sur Abram ; et voici, une frayeur, une grande obscurité, tomba sur lui. ◊ 13 Et [l’Éternel] dit à Abram : Sache certainement que ta semence séjournera dans un pays qui n’est pas le sien, et ils l’asserviront, et l’opprimeront pendant quatre cents ans. ◊ 14 Mais aussi je jugerai, moi, la nation qui les aura asservis ; et après cela ils sortiront avec de grands biens. ◊ 15 Et toi, tu t’en iras vers tes pères en paix ; tu seras enterré en bonne vieillesse. ◊ 16 Et en la quatrième génération ils reviendront ici, car l’iniquité des Amoréens n’est pas encore venue à son comble. ◊ 17 Et il arriva que le soleil s’étant couché, il y eut une obscurité épaisse ; et voici une fournaise fumante, et un brandon de feu qui passa entre les pièces des animaux. ◊ 18 En ce jour-là, l’Éternel fit une alliance avec Abram, disant : Je donne ce pays à ta semence, depuis le fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, le fleuve Euphrate : ◊ 19 le Kénien, et le Kenizien, et le Kadmonien, ◊ 20 et le Héthien, et le Phérézien, et les Rephaïm, ◊ 21 et l’Amoréen, et le Cananéen, et le Guirgasien, et le Jébusien.
Genèse
18 ◊ 1 * Et l’Éternel lui apparut auprès des chênes de Mamré ; et il était assis à l’entrée de la tente, pendant la chaleur du jour. ◊ 2 Et il leva les yeux et regarda ; et voici, trois hommes se tenaient près de lui ; et quand il les vit, il courut de l’entrée de la tente à leur rencontre, et se prosterna en terre ; ◊ 3 et il dit : Seigneur, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, ne passe point outre, je te prie, d’auprès de ton serviteur. ◊ 4 Qu’on prenne, je te prie, un peu d’eau, et vous laverez vos pieds, et vous vous reposerez sous l’arbre ; ◊ 5 et je prendrai un morceau de pain, et vous réconforterez votre cœur, après quoi vous passerez outre ; car c’est pour cela que vous avez passé près de votre serviteur. Et ils dirent : Fais ainsi, comme tu l’as dit.
◊ 6 Et Abraham alla en hâte dans la tente vers Sara, et dit : Prends vite trois mesures de fleur de farine, pétris, et fais des gâteaux. ◊ 7 Et Abraham courut au troupeau, et prit un veau tendre et bon, et le donna à un jeune homme qui se hâta de l’apprêter. ◊ 8 Et il prit de la crème et du lait, et le veau qu’il avait apprêté, et le mit devant eux, et il se tint auprès d’eux sous l’arbre, et ils mangèrent.
◊ 9 Et ils lui dirent : Où est Sara, ta femme ? Et il dit : Voici, dans la tente. ◊ 10 Et il dit : Je reviendrai certainement vers toi quand [son] terme sera là, et voici, Sara, ta femme, aura un fils. Et Sara écoutait à l’entrée de la tente, qui était derrière lui. ◊ 11 Or Abraham et Sara étaient vieux, avancés en âge ; Sara avait cessé d’avoir ce qu’ont les femmes. ◊ 12 Et Sara rit en elle-même, disant : Étant vieille, aurai-je du plaisir ?… mon seigneur aussi est âgé. ◊ 13 Et l’Éternel dit à Abraham : Pourquoi Sara a-t-elle ri, disant : Est-ce que vraiment j’aurai un enfant, moi qui suis vieille ? ◊ 14 Y a-t-il quelque chose qui soit trop difficile pour l’Éternel ? Au temps fixé je reviendrai vers toi, quand [son] terme sera là, et Sara aura un fils. ◊ 15 Et Sara [le] nia, disant : Je n’ai pas ri ; car elle eut peur. Et il dit : Non, car tu as ri.
◊ 16 Et les hommes se levèrent de là, et regardèrent du côté de Sodome ; et Abraham allait avec eux pour leur faire la conduite. ◊ 17 Et l’Éternel dit : Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire, ◊ 18 puisque Abraham doit certainement devenir une nation grande et forte, et qu’en lui seront bénies toutes les nations de la terre ? ◊ 19 Car je le connais, [et je sais] qu’il commandera à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l’Éternel, pour pratiquer ce qui est juste et droit, afin que l’Éternel fasse venir sur Abraham ce qu’il a dit à son égard. ◊ 20 Et l’Éternel dit : Parce que le cri de Sodome et de Gomorrhe est grand, et que leur péché est très aggravé, ◊ 21 eh bien, je descendrai, et je verrai s’ils ont fait entièrement selon le cri qui en est venu jusqu’à moi ; et sinon, je le saurai.
◊ 22 Et les hommes se détournèrent de là, et ils allaient vers Sodome ; et Abraham se tenait encore devant l’Éternel. ◊ 23 Et Abraham s’approcha, et dit : Feras-tu périr le juste avec le méchant ? ◊ 24 Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville ; [la] détruiras-tu, et ne pardonneras-tu pas à la ville à cause des cinquante justes qui seront en elle ? ◊ 25 Loin de toi d’agir de cette manière, de faire mourir le juste avec le méchant, et qu’il en soit du juste comme du méchant ! Loin de toi ! Le juge de toute la terre ne fera-t-il pas ce qui est juste ? ◊ 26 Et l’Éternel dit : Si je trouve dans Sodome cinquante justes, au-dedans de la ville, je pardonnerai à tout le lieu à cause d’eux. ◊ 27 Et Abraham répondit et dit : Voici, je te prie, j’ai osé parler au Seigneur, moi qui suis poussière et cendre. ◊ 28 Peut-être en manquera-t-il cinq, des cinquante justes ; détruiras-tu pour cinq toute la ville ? Et il dit : Je ne la détruirai pas, si j’y en trouve quarante-cinq. ◊ 29 Et il continua encore de lui parler, et dit : Peut-être s’y en trouvera-t-il quarante ? Et il dit : Je ne le ferai pas, à cause des quarante. ◊ 30 Et il dit : Je te prie, que le Seigneur ne s’irrite pas, et je parlerai : Peut-être s’y en trouvera-t-il trente ? Et il dit : Je ne le ferai pas, si j’y en trouve trente. ◊ 31 Et il dit : Voici, j’ai osé parler au Seigneur : Peut-être s’y en trouvera-t-il vingt ? Et il dit : Je ne la détruirai pas, à cause des vingt. ◊ 32 Et il dit : Je te prie, que le Seigneur ne s’irrite pas, et je parlerai encore une seule fois : Peut-être s’y en trouvera-t-il dix ? Et il dit : Je ne la détruirai pas, à cause des dix. ◊ 33 Et l’Éternel s’en alla quand il eut achevé de parler à Abraham ; et Abraham s’en retourna en son lieu.
Psaumes
2 ◊ 1 Pourquoi s’agitent les nations, et les peuples méditent-ils la vanité ?
◊ 2 Les rois de la terre se lèvent, et les princes consultent ensemble contre l’Éternel et contre son Oint :
◊ 3 Rompons leurs liens, et jetons loin de nous leurs cordes !
◊ 4 * Celui qui habite dans les cieux se rira [d’eux], le Seigneur s’en moquera.
◊ 5 Alors il leur parlera dans sa colère, et, dans sa fureur, il les épouvantera :
◊ 6 Et moi, j’ai oint mon roi sur Sion, la montagne de ma sainteté.
◊ 7 * Je raconterai le décret : l’Éternel m’a dit : Tu es mon Fils ; aujourd’hui, je t’ai engendré.
◊ 8 Demande-moi, et je te donnerai les nations pour héritage, et, pour ta possession, les bouts de la terre ;
◊ 9 Tu les briseras avec un sceptre de fer ; comme un vase de potier tu les mettras en pièces.
◊ 10 * Et maintenant, ô rois, soyez intelligents ; vous, juges de la terre, recevez instruction :
◊ 11 Servez l’Éternel avec crainte, et réjouissez-vous avec tremblement ;
◊ 12 Baisez le Fils, de peur qu’il ne s’irrite, et que vous ne périssiez dans le chemin, quand sa colère s’embrasera tant soit peu. Bienheureux tous ceux qui se confient en lui !
Hébreux
6 ◊ 1 C’est pourquoi, laissant la parole du commencement du Christ, avançons vers l’état d’hommes faits, ne posant pas de nouveau [le] fondement de la repentance des œuvres mortes et de la foi en Dieu, ◊ 2 de la doctrine des ablutions et de l’imposition des mains, et de la résurrection des morts et du jugement éternel. ◊ 3 Et c’est ce que nous ferons, si Dieu le permet. ◊ 4 Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, et qui ont goûté du don céleste, et qui sont devenus participants de l’Esprit Saint, ◊ 5 et qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les miracles du siècle à venir, ◊ 6 et qui sont tombés, soient renouvelés encore à la repentance, crucifiant pour eux-mêmes le Fils de Dieu et l’exposant à l’opprobre. ◊ 7 Car la terre qui boit la pluie qui vient souvent sur elle, et qui produit des herbes utiles pour ceux pour qui elle est aussi labourée, reçoit de Dieu de la bénédiction ; ◊ 8 mais si elle porte des épines et des chardons, elle est réprouvée et près de la malédiction, et sa fin est d’être brûlée. ◊ 9 Mais nous sommes persuadés, en ce qui vous concerne, bien-aimés, de choses meilleures et qui tiennent au salut, quoique nous parlions ainsi. ◊ 10 Car Dieu n’est pas injuste pour oublier votre œuvre et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant servi les saints et les servant [encore]. ◊ 11 Mais nous désirons que chacun de vous montre la même diligence pour la pleine assurance de l’espérance jusqu’au bout ; ◊ 12 afin que vous ne deveniez pas paresseux, mais imitateurs de ceux qui, par la foi et par la patience, héritent ce qui avait été promis. ◊ 13 Car lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, puisqu’il n’avait personne de plus grand par qui jurer, il jura par lui-même, ◊ 14 disant : « Certes, en bénissant je te bénirai, et en multipliant je te multiplierai ». ◊ 15 Et ainsi Abraham, ayant eu patience, obtint ce qui avait été promis. ◊ 16 Car les hommes jurent par quelqu’un qui est plus grand qu’eux, et le serment est pour eux un terme à toute dispute, pour rendre ferme [ce qui est convenu]. ◊ 17 Et Dieu, voulant en cela montrer plus abondamment aux héritiers de la promesse l’immutabilité de son conseil, est intervenu par un serment, ◊ 18 afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il était impossible que Dieu mentît, nous ayons une ferme consolation, nous qui nous sommes enfuis pour saisir l’espérance proposée, ◊ 19 laquelle nous avons comme une ancre de l’âme, sûre et ferme, et qui entre jusqu’au-dedans du voile ◊ 20 où Jésus est entré comme précurseur pour nous, étant devenu souverain sacrificateur pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédec.
Exode
1 ◊ 1 Et ce sont ici les noms des fils d’Israël qui entrèrent en Égypte ; ils y entrèrent avec Jacob, chacun avec sa famille : ◊ 2 Ruben, Siméon, Lévi et Juda ; ◊ 3 Issacar, Zabulon et Benjamin ; ◊ 4 Dan et Nephthali ; Gad et Aser. ◊ 5 Et toutes les âmes issues des reins de Jacob étaient soixante-dix âmes ; or Joseph était en Égypte.
◊ 6 Et Joseph mourut, et tous ses frères, et toute cette génération-là.
◊ 7 Et les fils d’Israël fructifièrent et foisonnèrent, et multiplièrent, et devinrent extrêmement forts ; et le pays en fut rempli.
◊ 8 * Et un nouveau roi se leva sur l’Égypte, qui n’avait point connu Joseph. ◊ 9 Et il dit à son peuple : Voici, le peuple des fils d’Israël est plus nombreux et plus fort que nous. ◊ 10 Allons, soyons prudents à son égard, de peur qu’il ne se multiplie, et que, s’il arrivait une guerre, il ne se joigne, lui aussi, à nos ennemis, et ne fasse la guerre contre nous, et ne monte hors du pays. ◊ 11 Et ils établirent sur lui des chefs de corvées pour l’opprimer par leurs fardeaux. Et il bâtit pour le Pharaon des villes à greniers, Pithom et Ramsès. ◊ 12 Et selon qu’ils l’opprimaient, il multipliait et croissait ; et ils eurent peur des fils d’Israël. ◊ 13 Et les Égyptiens firent servir les fils d’Israël avec dureté, ◊ 14 et ils leur rendirent la vie amère par un dur service, en argile, et en briques, et par toute sorte de service aux champs : tout le service dans lequel on les faisait servir était avec dureté.
◊ 15 Et le roi d’Égypte parla aux sages-femmes hébreues, dont l’une avait nom Shiphra et la seconde se nommait Pua, et il dit : ◊ 16 Quand vous accoucherez les femmes hébreues et que vous les verrez sur les sièges, si c’est un fils, vous le ferez mourir, et si c’est une fille, elle vivra. ◊ 17 Mais les sages-femmes craignirent Dieu, et ne firent pas comme le roi d’Égypte leur avait dit ; et elles laissèrent vivre les enfants mâles. ◊ 18 Et le roi d’Égypte appela les sages-femmes, et leur dit : Pourquoi avez-vous fait cela, et avez-vous laissé vivre les enfants mâles ? ◊ 19 Et les sages-femmes dirent au Pharaon : Parce que les femmes hébreues ne sont pas comme les Égyptiennes ; car elles sont vigoureuses : avant que la sage-femme vienne vers elles, elles ont enfanté. ◊ 20 Et Dieu fit du bien aux sages-femmes ; et le peuple multiplia, et devint très fort. ◊ 21 Et il arriva, parce que les sages-femmes craignirent Dieu, qu’il leur fit des maisons. ◊ 22 Et le Pharaon commanda à tout son peuple, disant : Tout fils qui naîtra, jetez-le dans le fleuve ; mais toute fille, laissez-la vivre.
Marc
12 ◊ 1 Et il se mit à leur dire en paraboles : Un homme planta une vigne, et l’environna d’une clôture, et y creusa une fosse pour un pressoir, et y bâtit une tour ; et il la loua à des cultivateurs et s’en alla hors du pays. ◊ 2 Et en la saison, il envoya un esclave aux cultivateurs pour recevoir des cultivateurs du fruit de la vigne ; ◊ 3 mais eux, le prenant, le battirent et le renvoyèrent à vide. ◊ 4 Et il leur envoya encore un autre esclave ; et à celui-là ils lui meurtrirent la tête, et le couvrirent d’outrages. ◊ 5 Et il en envoya un autre, et celui-là ils le tuèrent ; et plusieurs autres, battant les uns, et tuant les autres. ◊ 6 Ayant donc encore un unique fils bien-aimé, il le leur envoya, lui aussi, le dernier, disant : Ils auront du respect pour mon fils. ◊ 7 Mais ces cultivateurs-là dirent entre eux : Celui-ci est l’héritier ; venez, tuons-le, et l’héritage sera à nous. ◊ 8 Et l’ayant pris, ils le tuèrent et le jetèrent hors de la vigne. ◊ 9 Que fera donc le maître de la vigne ? Il viendra et fera périr les cultivateurs et donnera la vigne à d’autres. ◊ 10 Et n’avez-vous pas même lu cette écriture : « La pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin ; ◊ 11 celle-ci est de par le *Seigneur, et est merveilleuse devant nos yeux » ? ◊ 12 Et ils cherchaient à se saisir de lui ; et ils craignirent la foule, car ils connurent qu’il avait dit cette parabole contre eux ; et le laissant, ils s’en allèrent.
◊ 13 Et ils lui envoient quelques-uns des pharisiens et des hérodiens pour le surprendre dans [ses] paroles. ◊ 14 Et étant venus, ils lui disent : Maître, nous savons que tu es vrai, et que tu ne t’embarrasses de personne ; car tu ne regardes pas à l’apparence des hommes, mais tu enseignes la voie de Dieu avec vérité. Est-il permis de payer le tribut à César, ou non ? Payerons-nous, ou ne payerons-nous pas ? ◊ 15 Et lui, connaissant leur hypocrisie, leur dit : Pourquoi me tentez-vous ? Apportez-moi un denier, que je le voie. ◊ 16 Et ils le lui apportèrent. Et il leur dit : De qui est cette image et cette inscription ? Et ils lui dirent : De César. ◊ 17 Et Jésus, répondant, leur dit : Rendez les choses de César à César, et les choses de Dieu à Dieu ! Et ils étaient dans l’étonnement à son sujet.
◊ 18 Et les sadducéens, qui disent qu’il n’y a pas de résurrection, viennent à lui ; et ils l’interrogèrent, disant : ◊ 19 Maître ! Moïse nous a écrit que si le frère de quelqu’un meurt et laisse une femme, et ne laisse pas d’enfants, son frère prenne sa femme et suscite de la postérité à son frère. ◊ 20 Il y avait sept frères ; et le premier prit une femme, et en mourant ne laissa pas de postérité ; ◊ 21 et le second la prit et mourut ; et lui non plus ne laissa pas de postérité ; et le troisième de même ; ◊ 22 et les sept la prirent et ne laissèrent pas de postérité. La dernière de tous, la femme aussi mourut. ◊ 23 Dans la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d’entre eux sera-t-elle la femme, car les sept l’ont eue pour femme ? ◊ 24 Et Jésus, répondant, leur dit : N’est-ce pas à cause de ceci que vous errez, c’est que vous ne connaissez pas les écritures, ni la puissance de Dieu ? ◊ 25 Car, quand on ressuscite d’entre les morts, on ne se marie, ni on n’est donné en mariage, mais on est comme des anges dans les cieux. ◊ 26 Et quant aux morts [et] à ce qu’ils ressuscitent, n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au [titre] : « Du buisson », comment Dieu lui parla, disant : « Moi, je suis le Dieu d’Abraham, et le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob » ? ◊ 27 Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous êtes donc dans une grande erreur.
◊ 28 Et l’un des scribes, qui les avait ouïs disputer, voyant qu’il leur avait bien répondu, s’approcha et lui demanda : Quel est le premier de tous les commandements ? ◊ 29 Et Jésus lui répondit : Le premier de tous les commandements est : « Écoute, Israël, le *Seigneur notre Dieu est un seul *Seigneur ; ◊ 30 et tu aimeras le *Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée, et de toute ta force ». C’est là le premier commandement. ◊ 31 Et le second lui est semblable : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Il n’y a point d’autre commandement plus grand que ceux-ci. ◊ 32 Et le scribe lui dit : Bien, maître, tu as dit selon la vérité, car il y en a un, et il n’y en a point d’autre que lui ; ◊ 33 et que de l’aimer de tout son cœur, et de toute son intelligence, et de toute son âme, et de toute sa force, et d’aimer son prochain comme soi-même, c’est plus que tous les holocaustes et les sacrifices. ◊ 34 Et Jésus, voyant qu’il avait répondu avec intelligence, lui dit : Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. Et personne n’osait plus l’interroger.
◊ 35 Et comme il enseignait dans le temple, Jésus répondit et dit : Comment disent les scribes que le Christ est fils de David ? ◊ 36 Car David lui-même a dit par l’Esprit Saint : « Le *Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je mette tes ennemis pour marchepied de tes pieds ». ◊ 37 David lui-même donc l’appelle seigneur ; et comment est-il son fils ? Et la grande foule prenait plaisir à l’entendre.
◊ 38 Et il leur disait dans son enseignement : Gardez-vous des scribes, qui se plaisent à se promener en longues robes et [qui aiment] les salutations dans les places publiques, ◊ 39 et les premiers sièges dans les synagogues, et les premières places dans les repas ; ◊ 40 qui dévorent les maisons des veuves, et pour prétexte font de longues prières ; — ceux-ci recevront une sentence plus sévère.
◊ 41 Et Jésus, étant assis vis-à-vis du trésor [du temple], regardait comment la foule jetait de la monnaie au trésor ; et plusieurs riches y jetaient beaucoup. ◊ 42 Et une pauvre veuve vint, et y jeta deux pites, qui font un quadrant. ◊ 43 Et ayant appelé ses disciples, il leur dit : En vérité, je vous dis que cette pauvre veuve a plus jeté au trésor que tous ceux qui y ont mis ; ◊ 44 car tous y ont mis de leur superflu, mais celle-ci y a mis de son indigence, tout ce qu’elle avait, toute sa subsistance.
Ésaïe
46 ◊ 1 Bel s’est affaissé, Nebo se courbe ; leurs idoles ont été [mises] sur les animaux et sur le bétail : celles que vous portiez sont chargées, — un fardeau pour la [bête] lassée ! ◊ 2 Ils se sont courbés, ils se sont affaissés ensemble ; ils n’ont pas pu sauver leur fardeau : eux-mêmes sont allés en captivité.
◊ 3 Écoutez-moi, maison de Jacob, et vous, tout le résidu de la maison d’Israël, vous qui avez été chargés dès le ventre, [et] qui avez été portés dès la matrice : ◊ 4 Jusqu’à votre vieillesse je suis le Même, et jusqu’aux cheveux blancs, je vous porterai. Moi, je l’ai fait ; moi, je porterai, et moi, je chargerai sur moi, et je délivrerai. ◊ 5 À qui me comparerez-vous et m’égalerez-vous ou m’assimilerez-vous, pour que nous soyons semblables ? ◊ 6 — Ils prodiguent l’or de la bourse, et pèsent l’argent à la balance ; ils louent un orfèvre pour qu’il en fasse un *dieu : ils se prosternent, oui, ils l’adorent ; ◊ 7 ils le chargent sur l’épaule, ils le portent, et le posent à sa place ; et il se tient debout, il ne quitte pas sa place ; on crie bien à lui, mais il ne répond pas, il ne les sauve pas de leur détresse. ◊ 8 Souvenez-vous de cela, et montrez-vous hommes ; rappelez-le à votre esprit, transgresseurs. ◊ 9 Souvenez-vous des premières choses de jadis. Car moi, je suis *Dieu, et il n’y en a pas d’autre ; [je suis] Dieu, et il n’y en a point comme moi, ◊ 10 déclarant dès le commencement ce qui sera à la fin, et d’ancienneté ce qui n’a pas été fait, disant : Mon conseil s’accomplira, et je ferai tout mon bon plaisir, ◊ 11 appelant du levant un oiseau de proie, d’un pays lointain l’homme de mon conseil. Oui, je l’ai dit, et je ferai que cela arrivera ; je me le suis proposé, et je l’effectuerai.
◊ 12 Écoutez-moi, vous au cœur dur, qui êtes éloignés de la justice ! ◊ 13 J’ai fait approcher ma justice ; elle ne sera pas éloignée, et mon salut ne tardera pas ; et je mets en Sion le salut, [et] sur Israël ma gloire.
Deutéronome
11 ◊ 1 Tu aimeras donc l’Éternel, ton Dieu, et tu garderas ce qu’il te donne à garder, et ses statuts, et ses ordonnances, et ses commandements, toujours. ◊ 2 Et vous savez aujourd’hui,… car [je ne parle] pas à vos fils, qui n’ont pas connu et n’ont pas vu le châtiment de l’Éternel, votre Dieu, sa grandeur, sa main forte, et son bras étendu, ◊ 3 et ses signes et ses œuvres, qu’il a faits au milieu de l’Égypte, au Pharaon, roi d’Égypte, et à tout son pays ; ◊ 4 et ce qu’il a fait à l’armée de l’Égypte, à ses chevaux et à ses chars, sur lesquels il a fait déborder les eaux de la mer Rouge, lorsqu’ils vous poursuivaient, et l’Éternel les a fait périr, jusqu’à aujourd’hui ; ◊ 5 — et ce qu’il vous a fait dans le désert, jusqu’à ce que vous soyez arrivés en ce lieu-ci ; ◊ 6 et ce qu’il a fait à Dathan et à Abiram, les fils d’Éliab, fils de Ruben, quand la terre ouvrit sa bouche, et les engloutit, avec leurs maisons et leurs tentes et tout ce qui était à leur suite, au milieu de tout Israël ; ◊ 7 car ce sont vos yeux qui ont vu toute la grande œuvre de l’Éternel, qu’il a faite. ◊ 8 Vous garderez donc tout le commandement que je vous commande aujourd’hui, afin que vous soyez forts, et que vous entriez, et que vous possédiez le pays dans lequel vous passez pour le posséder, ◊ 9 et afin que vous prolongiez vos jours sur la terre que l’Éternel a juré à vos pères de leur donner, à eux et à leur semence, un pays ruisselant de lait et de miel.
◊ 10 Car le pays où tu entres pour le posséder n’est pas comme le pays d’Égypte d’où vous êtes sortis, où tu semais ta semence et où tu l’arrosais avec ton pied comme un jardin à légumes. ◊ 11 Mais le pays dans lequel vous allez passer pour le posséder est un pays de montagnes et de vallées ; il boit l’eau de la pluie des cieux, ◊ 12 — un pays dont l’Éternel, ton Dieu, a soin, sur lequel l’Éternel, ton Dieu, a continuellement les yeux, depuis le commencement de l’année jusqu’à la fin de l’année. ◊ 13 — Et il arrivera que, si vous écoutez attentivement mes commandements que je vous commande aujourd’hui, pour aimer l’Éternel, votre Dieu, et pour le servir de tout votre cœur et de toute votre âme, ◊ 14 alors je donnerai la pluie de votre pays en son temps, la pluie de la première saison et la pluie de la dernière saison ; et tu recueilleras ton froment, et ton moût, et ton huile ; ◊ 15 et je donnerai l’herbe dans tes champs, pour ton bétail ; et tu mangeras, et tu seras rassasié.
◊ 16 Prenez garde à vous, de peur que votre cœur ne soit séduit, et que vous ne vous détourniez, et ne serviez d’autres dieux et ne vous prosterniez devant eux, ◊ 17 et que la colère de l’Éternel ne s’embrase contre vous, et qu’il ne ferme les cieux, en sorte qu’il n’y ait pas de pluie, et que la terre ne donne pas son rapport, et que vous périssiez rapidement de dessus ce bon pays que l’Éternel vous donne. ◊ 18 Et mettez ces miennes paroles dans votre cœur et dans votre âme, et liez-les pour signes sur vos mains, et qu’elles soient comme des fronteaux entre vos yeux ; ◊ 19 et vous les enseignerez à vos fils, en leur en parlant, quand tu seras assis dans ta maison, et quand tu marcheras par le chemin, et quand tu te coucheras, et quand tu te lèveras ; ◊ 20 et tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes, ◊ 21 afin que vos jours et les jours de vos fils, sur la terre que l’Éternel a juré à vos pères de leur donner, soient multipliés comme les jours des cieux [qui sont] au-dessus de la terre.
◊ 22 Car si vous gardez soigneusement tout ce commandement que je vous commande, pour le pratiquer, en aimant l’Éternel, votre Dieu, en marchant dans toutes ses voies et en vous attachant à lui, ◊ 23 l’Éternel dépossédera toutes ces nations devant vous ; et vous prendrez possession de nations plus grandes et plus fortes que vous. ◊ 24 Tout lieu que foulera la plante de votre pied sera à vous : votre limite sera depuis le désert et le Liban, depuis le fleuve, le fleuve Euphrate, jusqu’à la mer d’occident. ◊ 25 Personne ne pourra tenir devant vous ; l’Éternel, votre Dieu, mettra la frayeur et la crainte de vous sur la face de tout le pays que vous foulerez, comme il vous l’a dit. ◊ 26 Regarde, je mets aujourd’hui devant vous la bénédiction et la malédiction : ◊ 27 la bénédiction, si vous écoutez les commandements de l’Éternel, votre Dieu, que je vous commande aujourd’hui ; ◊ 28 la malédiction, si vous n’écoutez pas les commandements de l’Éternel, votre Dieu, et si vous vous détournez du chemin que je vous commande aujourd’hui, pour aller après d’autres dieux, que vous n’avez pas connus.
◊ 29 Et il arrivera que, quand l’Éternel, ton Dieu, t’aura fait entrer dans le pays où tu vas pour le posséder, tu mettras la bénédiction sur la montagne de Garizim, et la malédiction sur la montagne d’Ébal. ◊ 30 Ces [montagnes] ne sont-elles pas de l’autre côté du Jourdain, par-delà le chemin du soleil couchant, qui traverse le pays des Cananéens qui habitent dans la plaine, vis-à-vis de Guilgal, à côté des chênes de Moré ? ◊ 31 Car vous allez passer le Jourdain pour entrer, pour posséder le pays que l’Éternel, votre Dieu, vous donne ; et vous le posséderez, et vous y habiterez. ◊ 32 Et vous prendrez garde à pratiquer tous les statuts et les ordonnances que je mets aujourd’hui devant vous.
Job
21 ◊ 1 * Et Job répondit et dit :
◊ 2 Écoutez, écoutez mon discours, et cela tiendra lieu de vos consolations.
◊ 3 Supportez-moi, et moi je parlerai, et après mes paroles, moque-toi !
◊ 4 Ma plainte s’adresse-t-elle à un homme ? Et pourquoi mon esprit ne serait-il pas à bout de patience ?
◊ 5 Tournez-vous vers moi, et soyez étonnés, et mettez la main sur la bouche.
◊ 6 Quand je m’en souviens, je suis terrifié, et le frisson saisit ma chair :
◊ 7 Pourquoi les méchants vivent-ils, deviennent-ils âgés, et croissent-ils même en force ?
◊ 8 Leur postérité s’établit devant eux, auprès d’eux, et leurs descendants devant leurs yeux.
◊ 9 Leurs maisons sont en paix, loin de la frayeur, et la verge de +Dieu n’est pas sur eux.
◊ 10 Leur taureau engendre sans manquer, leur vache vêle et n’avorte pas.
◊ 11 Ils font sortir leurs jeunes enfants comme un troupeau, et leurs enfants s’ébattent.
◊ 12 Ils chantent au son du tambourin et de la harpe, et se réjouissent au son du chalumeau.
◊ 13 Ils passent leurs jours dans le bonheur, et en un moment descendent dans le shéol.
◊ 14 Et ils disent à *Dieu : Retire-toi de nous, nous ne prenons pas plaisir à la connaissance de tes voies.
◊ 15 Qu’est-ce que le Tout-puissant pour que nous le servions, et que nous profitera-t-il de nous adresser à lui ?
◊ 16 Voici, leur bonheur n’est pas dans leur main. Loin de moi le conseil des méchants !
◊ 17 * Combien de fois la lampe des méchants s’éteint-elle, et leur calamité vient-elle sur eux, [et] leur distribue-t-Il des douleurs dans sa colère,
◊ 18 [Et] sont-ils comme la paille devant le vent, et comme la balle chassée par la tempête ?
◊ 19 +Dieu réserve à ses fils [la punition de] sa méchanceté : il la lui rend, et il le saura ;
◊ 20 Ses yeux verront sa calamité, et il boira de la fureur du Tout-puissant.
◊ 21 Car quel plaisir [a-t-il] à sa maison après lui, quand le nombre de ses mois est tranché ?
◊ 22 Est-ce à *Dieu qu’on enseignera la connaissance, quand c’est lui qui juge ceux qui sont haut élevés ?
◊ 23 L’un meurt en pleine vigueur, entièrement tranquille et à l’aise ;
◊ 24 Ses flancs sont garnis de graisse, et la moelle de ses os est abreuvée.
◊ 25 Et l’autre meurt dans l’amertume de son âme et n’a jamais goûté le bonheur.
◊ 26 Ils gisent ensemble sur la poussière, et les vers les couvrent.
◊ 27 * Voici, je connais vos pensées, et vos plans contre moi pour me faire violence.
◊ 28 Car vous dites : Où est la maison du noble, et où la tente des demeures des méchants ?
◊ 29 Ne l’avez-vous pas demandé à ceux qui passent par le chemin ? Et n’avez-vous pas reconnu ce qui les distingue :
◊ 30 Que le méchant est épargné pour le jour de la calamité, qu’ils sont emmenés au jour de la fureur ?
◊ 31 Qui lui dira en face sa voie ? et ce qu’il a fait, qui le lui rendra ?
◊ 32 Il sera conduit dans un sépulcre, et sur le tertre il veillera.
◊ 33 Les mottes de la vallée lui sont douces ; et après lui tout homme suit à la file, et ceux qui l’ont précédé sont sans nombre.
◊ 34 Et comment me consolez-vous avec de vaines [consolations] ? Vos réponses restent perfides.
2 Corinthiens
5 ◊ 1 Car nous savons que, si notre maison terrestre qui n’est qu’une tente, est détruite, nous avons un édifice de la part de Dieu, une maison qui n’est pas faite de main, éternelle, dans les cieux. ◊ 2 Car aussi, dans cette tente, nous gémissons, désirant avec ardeur d’avoir revêtu notre domicile qui est du ciel, ◊ 3 si toutefois, même en étant vêtus, nous ne sommes pas trouvés nus. ◊ 4 Car aussi nous qui sommes dans la tente, nous gémissons, étant chargés ; non pas que nous désirions d’être dépouillés, mais [nous désirons] d’être revêtus, afin que ce qui est mortel soit absorbé par la vie. ◊ 5 Or celui qui nous a formés à cela même, c’est Dieu, qui nous a aussi donné les arrhes de l’Esprit. ◊ 6 Nous avons donc toujours confiance, et nous savons qu’étant présents dans le corps, nous sommes absents du Seigneur, ◊ 7 car nous marchons par la foi, non par la vue ; ◊ 8 nous avons, dis-je, de la confiance, et nous aimons mieux être absents du corps et être présents avec le Seigneur. ◊ 9 C’est pourquoi aussi, que nous soyons présents ou que nous soyons absents, nous nous appliquons avec ardeur à lui être agréables ; ◊ 10 car il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive les choses [accomplies] dans le corps, selon ce qu’il aura fait, soit bien, soit mal. ◊ 11 Connaissant donc combien le Seigneur doit être craint, nous persuadons les hommes, mais nous avons été manifestés à Dieu, et j’espère aussi que nous avons été manifestés dans vos consciences. ◊ 12 Nous ne nous recommandons pas de nouveau à vous, mais nous vous donnons occasion de vous glorifier de nous, afin que vous ayez [de quoi répondre] à ceux qui se glorifient extérieurement et non pas du cœur. ◊ 13 Car si nous sommes hors de nous-mêmes, c’est pour Dieu ; si nous sommes de sens rassis, c’est pour vous. ◊ 14 Car l’amour du Christ nous étreint, en ce que nous avons jugé ceci, que si un est mort pour tous, tous donc sont morts, ◊ 15 et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité. ◊ 16 En sorte que nous, désormais, nous ne connaissons personne selon la chair ; et, si même nous avons connu Christ selon la chair, toutefois maintenant nous ne le connaissons plus [ainsi]. ◊ 17 En sorte que si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles ; ◊ 18 et toutes sont du Dieu qui nous a réconciliés avec lui-même par Christ, et qui nous a donné le service de la réconciliation, ◊ 19 savoir, que Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, ne leur imputant pas leurs fautes et mettant en nous la parole de la réconciliation. ◊ 20 Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ, — Dieu, pour ainsi dire, exhortant par notre moyen ; nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! ◊ 21 Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devinssions justice de Dieu en lui.
2 Corinthiens
4 ◊ 1 C’est pourquoi, ayant ce ministère comme ayant obtenu miséricorde, nous ne nous lassons point, ◊ 2 mais nous avons entièrement renoncé aux choses honteuses qui se font en secret, ne marchant point avec ruse et ne falsifiant point la parole de Dieu, mais, par la manifestation de la vérité, nous recommandant nous-mêmes à toute conscience d’homme devant Dieu : ◊ 3 et si aussi notre évangile est voilé, il est voilé en ceux qui périssent, ◊ 4 en lesquels le dieu de ce siècle a aveuglé les pensées des incrédules, pour que la lumière de l’évangile de la gloire du Christ qui est l’image de Dieu, ne resplendît pas [pour eux]. ◊ 5 Car nous ne nous prêchons pas nous-mêmes, mais [nous prêchons] le christ Jésus comme Seigneur, et nous-mêmes comme vos esclaves pour l’amour de Jésus. ◊ 6 Car c’est le Dieu qui a dit que du sein des ténèbres la lumière resplendît, qui a relui dans nos cœurs pour faire luire la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ.
◊ 7 Mais nous avons ce trésor dans des vases de terre, afin que l’excellence de la puissance soit de Dieu et non pas de nous : ◊ 8 étant dans la tribulation de toute manière, mais non pas réduits à l’étroit ; dans la perplexité, mais non pas sans ressource ; ◊ 9 persécutés, mais non pas abandonnés ; abattus, mais ne périssant pas ; ◊ 10 portant toujours partout dans le corps la mort de Jésus, afin que la vie aussi de Jésus soit manifestée dans notre corps. ◊ 11 Car nous qui vivons, nous sommes toujours livrés à la mort pour l’amour de Jésus, afin que la vie aussi de Jésus soit manifestée dans notre chair mortelle. ◊ 12 Ainsi donc la mort opère en nous, mais la vie en vous. ◊ 13 Or, ayant le même esprit de foi, selon ce qui est écrit : « J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé », nous aussi nous croyons, c’est pourquoi aussi nous parlons : ◊ 14 sachant que celui qui a ressuscité le seigneur Jésus, nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous présentera avec vous. ◊ 15 Car toutes choses sont pour vous, afin que la grâce, abondant par le moyen de plusieurs, multiplie les actions de grâces à la gloire de Dieu.
◊ 16 C’est pourquoi nous ne nous lassons point ; mais si même notre homme extérieur dépérit, toutefois l’homme intérieur est renouvelé de jour en jour. ◊ 17 Car notre légère tribulation d’un moment, opère pour nous, en mesure surabondante, un poids éternel de gloire, ◊ 18 nos regards n’étant pas fixés sur les choses qui se voient, mais sur celles qui ne se voient pas : car les choses qui se voient sont pour un temps, mais celles qui ne se voient pas sont éternelles.
Psaumes
De David.
37 ◊ 1 Ne t’irrite pas à cause de ceux qui font le mal, ne sois pas jaloux de ceux qui pratiquent l’iniquité ; ◊ 2 car bientôt, comme l’herbe, ils seront fauchés, et, comme l’herbe verte, ils se faneront.
◊ 3 Confie-toi en l’Éternel et pratique le bien ; habite le pays, et repais-toi de fidélité, ◊ 4 et fais tes délices de l’Éternel : et il te donnera les demandes de ton cœur.
◊ 5 Remets ta voie sur l’Éternel, et confie-toi en lui ; ◊ 6 et lui, il agira, et il produira ta justice comme la lumière, et ton droit comme le plein midi.
◊ 7 Demeure tranquille, [appuyé] sur l’Éternel, et attends-toi à lui. Ne t’irrite pas à cause de celui qui prospère dans son chemin, à cause de l’homme qui vient à bout de ses desseins.
◊ 8 Laisse la colère et abandonne le courroux ; ne t’irrite pas, au moins pour faire le mal : ◊ 9 car ceux qui font le mal seront retranchés, et ceux qui s’attendent à l’Éternel, ceux-là posséderont le pays.
◊ 10 Encore un peu de temps, et le méchant ne sera plus ; et tu considéreras son lieu, et il n’y sera plus ; ◊ 11 et les débonnaires posséderont le pays, et feront leurs délices d’une abondance de paix.
◊ 12 * Le méchant complote contre le juste, et grince les dents contre lui : ◊ 13 le Seigneur se rira de lui, car il voit que son jour vient.
◊ 14 Les méchants ont tiré l’épée et ont bandé leur arc, pour faire tomber l’affligé et le pauvre, pour égorger ceux qui marchent dans la droiture : ◊ 15 leur épée entrera dans leur cœur, et leurs arcs seront brisés.
◊ 16 Mieux vaut le peu du juste que l’abondance de beaucoup de méchants ; ◊ 17 car les bras des méchants seront brisés, mais l’Éternel soutient les justes.
◊ 18 L’Éternel connaît les jours de ceux qui sont intègres, et leur héritage sera pour toujours : ◊ 19 ils ne seront pas confus au mauvais temps, et ils seront rassasiés aux jours de la famine.
◊ 20 Car les méchants périront, et les ennemis de l’Éternel comme la graisse des agneaux ; ils s’en iront, comme la fumée ils s’en iront.
◊ 21 Le méchant emprunte, et ne rend pas ; mais le juste use de grâce, et donne : ◊ 22 car ceux qui sont bénis de lui posséderont le pays ; mais ceux qui sont maudits de lui seront retranchés.
◊ 23 * Par l’Éternel les pas de l’homme sont affermis, et il prend plaisir à sa voie : ◊ 24 s’il tombe, il ne sera pas entièrement abattu ; car l’Éternel lui soutient la main.
◊ 25 J’ai été jeune, et je suis vieux, et je n’ai pas vu le juste abandonné, ni sa semence cherchant du pain : ◊ 26 il use de grâce tout le jour, et il prête ; et sa semence sera en bénédiction.
◊ 27 Retire-toi du mal, et fais le bien, et demeure pour toujours ; ◊ 28 car l’Éternel aime la droiture, et il n’abandonnera pas ses saints : ils seront gardés à toujours, mais la semence des méchants sera retranchée.
◊ 29 Les justes posséderont le pays, et ils l’habiteront à perpétuité.
◊ 30 * La bouche du juste profère la sagesse, et sa langue parle la droiture ; ◊ 31 la loi de son Dieu est dans son cœur, ses pas ne chancelleront pas.
◊ 32 Le méchant épie le juste, et cherche à le faire mourir : ◊ 33 l’Éternel ne l’abandonnera pas entre ses mains, et ne le condamnera pas, quand il sera jugé.
◊ 34 Attends-toi à l’Éternel, et garde sa voie ; et il t’élèvera afin que tu possèdes le pays : quand les méchants seront retranchés, tu le verras.
◊ 35 * J’ai vu le méchant puissant, et s’étendant comme un arbre vert croissant dans son lieu natal ; ◊ 36 mais il passa, et voici, il n’était plus ; et je l’ai cherché, et il ne s’est plus trouvé.
◊ 37 Prends garde à l’homme intègre, et regarde l’homme droit, car la fin d’un [tel] homme est la paix ; ◊ 38 mais les transgresseurs seront détruits ensemble ; la fin des méchants, c’est d’être retranché ;
◊ 39 Mais le salut des justes vient de l’Éternel ; il est leur force au temps de la détresse, et l’Éternel leur aidera et les délivrera ; ◊ 40 il les délivrera des méchants et les sauvera, car ils se sont confiés en lui.