Le résultat du premier appel au Pharaon semblait n’être rien moins qu’encourageant. La crainte de perdre les Israélites porta le roi à les tenir d’autant plus ferme et à les surveiller avec un redoublement de vigilance. Toutes les fois que les limites de la puissance de Satan viennent à être resserrées, la fureur de celui-ci augmente. Il en fut ainsi quand Moïse et Aaron apparurent pour la délivrance d’Israël. La fournaise était sur le point d’être éteinte par l’amour du libérateur ; mais avant qu’elle le soit, elle brûle avec plus d’intensité, et l’ardeur du feu augmente. Le diable n’aime à lâcher aucun de ceux qu’il a tenus sous sa terrible main. Il est cet « homme fort revêtu de ses armes » dont parle Luc (11, 21, 22 ), et dont, tandis qu’il « garde son palais » les « biens sont en paix ». Mais, Dieu soit béni, il y en a un qui est « plus fort que lui », et qui lui a ôté « son armure en laquelle il se confiait », et a fait le partage de ses dépouilles entre les heureux objets de Son amour éternel.
« Et après cela, Moïse et Aaron allèrent, et dirent au Pharaon : Ainsi dit l’Éternel, le Dieu d’Israël : Laisse aller mon peuple, afin qu’il me célèbre une fête dans le désert » (chap. 5, 1 ). Tel était le message de Jéhovah au Pharaon. Il demandait pour le peuple une entière délivrance, parce que Israël était Son peuple, et Il voulait qu’il Lui célébrât une fête solennelle dans le désert. Dieu, pour être satisfait, ne veut rien de moins pour Ses élus, qu’une délivrance complète du joug de l’esclavage. « Déliez-le, et laissez-le aller » (Jean 11, 44 ) est la grande devise des voies miséricordieuses de Dieu envers ceux qui, bien que tenus en esclavage par Satan, sont néanmoins ceux auxquels Il veut donner la vie éternelle.
Quand nous contemplons les enfants d’Israël au milieu des fours à briques de l’Égypte, nous avons devant nous une représentation exacte de la condition de tout enfant d’Adam, selon la nature. Ils étaient là, écrasés sous le joug pesant de l’Ennemi, sans aucune force pour se délivrer. La seule mention du nom de liberté ne fit que pousser l’oppresseur à renforcer les chaînes de ses captifs, et à charger ceux-ci d’un joug plus accablant. Il fallait nécessairement que la délivrance vînt du dehors. Mais d’où devait-elle venir ? Où étaient les ressources pour payer la rançon ? Où, la force pour briser les chaînes ? Et encore qu’on les eût trouvées, où était la volonté qui voulût accomplir l’œuvre et prendre la peine de délivrer ? Hélas ! il n’y avait point d’espérance pour Israël, ni au-dedans ni au-dehors. Le pauvre peuple n’avait d’autre ressource que de regarder en haut. Dieu était son refuge ; Lui avait le pouvoir et le vouloir ; Il pouvait racheter Israël à prix et par puissance. En Jéhovah, et en Lui seul, était le salut pour le peuple misérable et opprimé.
Il en est toujours ainsi. « Il n’y a de salut en aucun autre ; car aussi il n’y a point d’autre nom sous le ciel, qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faille être sauvés » (Act. 4, 12 ). Le pécheur est sous le joug d’un maître qui le gouverne avec un pouvoir despotique. Il est « vendu au péché » (Rom. 7, 14 ), captif de Satan pour faire sa volonté, enchaîné dans les liens de la convoitise, de la passion et de son caractère, « sans force » (Rom. 5, 6 ) — « sans espérance » — « sans Dieu » (Éph. 2, 12 ). Telle est la condition du pécheur. Comment donc se délivrera-t-il lui-même ? Esclave d’un autre, tout ce qu’il fait, il le fait en qualité d’esclave. Ses pensées, ses paroles, ses actions, sont les pensées, les paroles et les actions d’un esclave. Lors même qu’il pleurerait et soupirerait après la délivrance, ses pleurs et ses soupirs ne sont encore que la triste preuve de son esclavage. Il peut lutter pour la liberté ; mais ses efforts mêmes, bien qu’ils témoignent de son désir d’être libre, sont la déclaration positive de son asservissement.
Or il ne s’agit pas seulement de la condition du pécheur ; sa nature même est radicalement corrompue et tout entière soumise à la puissance de Satan. Ainsi le pécheur n’a pas seulement besoin d’être introduit dans une nouvelle position ; il faut encore qu’il soit doué d’une nouvelle nature. La nature et la position vont ensemble. S’il était au pouvoir du pécheur d’améliorer la condition dans laquelle il se trouve, à quoi cela lui servirait-il aussi longtemps que sa nature serait irrémédiablement mauvaise ? Un noble peut bien recueillir et adopter un mendiant, et lui octroyer la fortune et la position d’un noble, mais il ne pourra jamais lui donner en partage la noblesse de nature ; et ainsi, la nature d’un mendiant ne se trouvera jamais à son aise dans la position d’un noble. Il faut une nature qui corresponde à la position, et une position qui corresponde avec les capacités, les désirs, les affections et les tendances de la nature de celui qui s’y trouve. Or l’évangile de la grâce de Dieu nous apprend que le croyant est introduit dans une condition entièrement nouvelle ; qu’il n’est plus considéré comme étant encore dans son précédent état de culpabilité et de condamnation, mais comme étant dans un état de parfaite et éternelle justification. La condition dans laquelle Dieu le voit maintenant, n’est pas seulement un état de pardon complet, mais un état tel que la sainteté infinie ne peut y découvrir aucune tache. Le croyant a été retiré de sa condition première de culpabilité, et placé, d’une manière absolue et pour l’éternité, dans une condition nouvelle de justice parfaite et pure. Ce n’est pas qu’en aucune manière son ancienne condition ait été améliorée ; car « ce qui est tordu ne peut être redressé » (Eccl. 1, 15 ). « L’Éthiopien peut-il changer sa peau, et le léopard ses taches ? » (Jér. 13, 23 ). Rien n’est plus opposé à la vérité fondamentale de l’évangile que la théorie d’une amélioration graduelle dans la condition du pécheur. Né dans une condition déterminée, il faut qu’il soit « né de nouveau » pour entrer dans une autre. Il pourra essayer de s’améliorer ; prendre la résolution de devenir meilleur à l’avenir ; de commencer une nouvelle page ; de changer sa manière de vivre, mais pour cela, il ne sera pas, même au moindre degré, sorti de sa condition réelle, comme pécheur. Il pourra devenir ce qu’on appelle « religieux » ; il pourra essayer de prier ; il pourra suivre assidûment les ordonnances du culte et revêtir toutes les apparences d’une réforme morale, mais rien de tout cela ne peut changer quoi que ce soit à son état réel devant Dieu.
Il en est de même pour ce qui concerne la nature . Comment un homme pourrait-il changer sa nature ? Il peut lui faire subir une succession d’opérations ; il peut essayer de la dompter, de la soumettre à une discipline ; avec tout cela, ce sera toujours la nature : « Ce qui est né de la chair, est chair » (Jean 3, 6 ). Il faut à l’homme une nouvelle nature aussi bien qu’une nouvelle condition. Mais comment l’acquérir ? En croyant le témoignage que Dieu a rendu de Son Fils. « À tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, savoir à ceux qui croient en son nom , lesquels sont nés, non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu » (Jean 1, 12, 13 ). Nous apprenons ici que ceux qui croient au nom du Fils unique de Dieu, ont le droit ou le privilège d’être enfants de Dieu ; ils sont rendus participants d’une nouvelle nature ; ils ont la vie éternelle. « Qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3, 36 ). « En vérité, en vérité, je vous dis que celui qui entend ma parole, et qui croit Celui qui m’a envoyé a la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5, 24 ). « Et c’est ici la vie éternelle, qu’ils te connaissent seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ » (Jean 17, 3 ). « Et c’est ici le témoignage : que Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils : Celui qui a le Fils a la vie » (1 Jean 5, 11, 12 ).
Telle est la doctrine de l’Écriture pour ce qui concerne les importantes questions relatives à la condition de la nature. Mais comment et sur quel fondement le croyant est-il introduit dans une condition de justice divine, et rendu participant de la nature divine ? Ce grand changement dépend tout entier de cette bienheureuse vérité : que « Jésus mourut et qu’il est ressuscité » (1 Thess. 4, 14 ). Cet Être béni quitta le trône de la gloire, les demeures de la lumière ; Il descendit dans ce monde de péché et de misère, en ressemblance de chair de péché et, après avoir parfaitement manifesté et glorifié Dieu dans tous les actes de Sa vie ici-bas, Il mourut sur la croix, sous le poids de toutes les transgressions de Son peuple. Il a ainsi divinement satisfait à tout ce qui était ou pouvait être contre nous. « Il a rendu la loi grande et honorable » (És. 42, 21 ) ; puis Il fut fait malédiction, étant pendu au bois. Tout droit fut satisfait par Lui, tout ennemi réduit au silence, tout obstacle ôté. « La bonté et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont entre-baisées » (Ps. 85, 10 ). La justice infinie ayant été satisfaite, l’amour infini peut se déverser dans le cœur brisé du pécheur, pour le calmer et le réjouir par sa vertu, en même temps que l’eau et le sang, qui découlèrent du côté percé de Jésus, satisfont parfaitement à tous les besoins d’une conscience coupable et convaincue de péché. Le Seigneur Jésus était à notre place sur la croix ; Il était notre représentant. Il mourut, « le juste pour les injustes » (1 Pier. 3, 18 ). Il fut fait « péché pour nous » (2 Cor. 5, 21 ). Il fut mis au rang des transgresseurs ; Il fut enseveli et Il ressuscita, ayant tout accompli. Ainsi il n’y a plus rien désormais qui soit contre le pécheur : il est uni à Christ et dans la même condition de justice que Christ. « Comme il est, lui, nous sommes, nous aussi, dans ce monde » (1 Jean 4, 17 ).
Voilà ce qui donne à la conscience une paix solide et bien établie. Si nous ne sommes plus dans un état de culpabilité, mais dans un état de justification ; si Dieu ne nous voit qu’en Christ et comme Christ, alors une paix parfaite est notre partage. « Ayant été justifiés sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu » (Rom. 5, 1 ). Le sang de l’Agneau a ôté toute la culpabilité du croyant, a effacé sa lourde dette, et lui a donné, en présence de cette sainteté « qui ne peut contempler l’oppression » (Hab. 1, 13 ), un vêtement parfaitement blanc.
Mais le croyant n’a pas seulement trouvé la paix avec Dieu ; il est fait enfant de Dieu , en sorte qu’il peut jouir des douceurs de la communion avec le Père et le Fils, par la puissance du Saint Esprit. Il faut envisager la croix sous deux points de vue : d’abord elle satisfait aux droits de Dieu et à ce qu’exige Sa gloire ; ensuite elle est l’expression de l’amour de Dieu. Si nous considérons nos péchés en vue des droits de Dieu comme Juge, nous trouvons que la croix a satisfait à tous ces droits. Dieu, comme Juge, a été divinement satisfait et glorifié à la croix. Mais il y a plus que cela : Dieu a des affections aussi bien que des droits ; et la croix du Seigneur Jésus révèle au pécheur toutes ces affections d’une manière touchante et persuasive ; tandis que, en même temps, le pécheur est rendu participant d’une nouvelle nature, capable de jouir de ces affections, et d’avoir communion avec le cœur duquel elles découlent. « Car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin qu’il nous amenât à Dieu » (1 Pier. 3, 18 ). Nous ne sommes donc pas seulement introduits dans un nouvel état, mais amenés à une personne , savoir à Dieu Lui-même, et nous sommes faits participants d’une nature qui est capable de trouver ses délices en Lui. « Nous nous glorifions en Dieu par notre seigneur Jésus Christ, par lequel nous avons maintenant reçu la réconciliation » (Rom. 5, 11 ).
Quelle force et quelle beauté ne découvrons-nous pas dans ces paroles de délivrance : « Laisse aller mon peuple, afin qu’il me célèbre une fête dans le désert » (chap. 5, 1 ). « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer de bonnes nouvelles aux pauvres ; il m’a envoyé pour publier aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue ; pour renvoyer libres ceux qui sont foulés » (Luc 4, 18, 19 ). La bonne nouvelle de l’évangile annonce la délivrance de tout joug et de toute servitude. La paix et la liberté, comme Dieu l’a déclaré, sont des dons que l’évangile apporte à ceux qui le reçoivent par la foi.
Remarquez qu’il est dit : « Afin qu’il me célèbre une fête ». Si les enfants d’Israël devaient en finir avec le Pharaon, c’était pour qu’ils commençassent avec Dieu. Le changement était grand. Au lieu de se fatiguer sous le joug des commissaires d’impôts du Pharaon, ils devaient faire la fête avec Jéhovah ; et, bien que pour cela il fallût passer de l’Égypte au désert, la présence divine devait les y accompagner ; et si le désert était triste et sauvage, il était le chemin qui conduisait en Canaan. Il était dans les desseins de Dieu qu’Israël célébrât une fête solennelle à l’Éternel dans le désert, et à cet effet il fallait qu’on le « laissât aller » hors d’Égypte.
Toutefois, le Pharaon n’était aucunement disposé à obéir à l’ordre divin. « Qui est, dit-il, l’Éternel, pour que j’écoute sa voix et que je laisse aller Israël ? » (v. 2 ). Par ces paroles, le Pharaon exprime de la manière la plus frappante sa véritable condition morale, son ignorance et sa désobéissance. Ces deux choses vont ensemble. Si on ne connaît pas Dieu, on ne peut pas Lui obéir, car l’obéissance est toujours fondée sur la connaissance. Une âme qui a le bonheur de connaître Dieu, éprouve que cette connaissance est la vie (Jean 17, 3 ) ; et la vie est la puissance ; et avec la puissance on peut agir. Il est évident que celui qui n’a pas la vie ne peut pas agir ; il y a donc un grand manque d’intelligence à vouloir faire accomplir à quelqu’un certains actes, afin qu’il obtienne ainsi ce par quoi seul il est capable de faire quoi que ce soit.
Puis le Pharaon ne se connaissait pas plus lui-même qu’il ne connaissait Dieu. Il ne savait pas qu’il était un pauvre ver de terre, suscité dans le but exprès de faire connaître la gloire de Celui duquel il disait qu’il ne Le connaissait pas (Ex. 9, 16 ; Rom. 9, 17 ). « Et ils dirent : Le Dieu des Hébreux s’est rencontré avec nous. Nous te prions, laisse-nous aller le chemin de trois jours dans le désert, et que nous sacrifiions à l’Éternel, notre Dieu ; de peur qu’il ne se jette sur nous par la peste ou par l’épée. Et le roi d’Égypte leur dit : Moïse et Aaron, pourquoi détournez-vous le peuple de son ouvrage ? Allez à vos corvées. … Que le service pèse sur ces hommes, et qu’ils s’y occupent, et ne regardent pas à des paroles de mensonge » (v. 3-9 ).
Quelle révélation des secrets ressorts du cœur humain ne trouvons-nous pas ici ? Quelle complète incapacité d’entrer dans les choses de Dieu ? Tous les droits divins et toutes les révélations divines étaient, selon l’estimation du Pharaon, des « paroles de mensonge ». — Que lui importait « le chemin de trois jours dans le désert », ou « une fête à Jéhovah » ? Comment aurait-il pu comprendre la nécessité d’un pareil voyage, ou la nature ou le but d’une pareille fête ? Il pouvait comprendre ce que c’était que de porter des charges et de faire des briques ; ces choses avaient, à son jugement, un air de réalité, mais quant à Dieu, à Son service ou à Son culte, il ne pouvait y voir qu’une vraie chimère, inventée par ceux qui ne cherchaient qu’une excuse pour échapper aux austères réalités de la vie.
Trop souvent il en a été de même pour les sages et les grands de ce monde, qui toujours ont été les premiers à taxer de folie et de vanité les témoignages divins. Écoutez, par exemple, l’estimation que fit le « très excellent Festus » de la grande question débattue entre Paul et les Juifs. « Ils avaient contre lui quelques questions touchant leur culte religieux et touchant un certain Jésus mort, que Paul affirmait être vivant » (Act. 25, 19 ). Hélas ! combien peu il savait ce qu’il disait ! Combien peu il comprenait ce qu’impliquait la question de savoir si « Jésus » était « mort » ou « vivant » ! Il ne pensait pas à l’immense portée de cette question pour lui-même et pour ses amis, Agrippa et Bérénice ; mais cela ne changeait rien au fait lui-même ; lui et eux savent maintenant davantage sur ce sujet, bien que, dans les jours passagers de leur gloire terrestre, ils ne l’aient considérée que comme une question superstitieuse, indigne de l’attention d’hommes sensés, et uniquement propre à occuper le cerveau dérangé de visionnaires enthousiastes. Oui, la grande question qui décide de la destinée de tout enfant d’Adam, cette question sur laquelle repose la condition présente et éternelle de l’Église et du monde et à laquelle se rattachent tous les conseils de Dieu, elle était, selon le jugement de Festus, une vaine superstition.
Il en fut de même pour le Pharaon. Il ne savait rien de « Jéhovah, le Dieu des Hébreux », le grand « Je suis » ; aussi regardait-il tout ce que Moïse et Aaron lui avaient dit d’un sacrifice à Dieu comme « des paroles de mensonge ». Les choses de Dieu doivent toujours paraître à l’esprit profane de l’homme, vaines, inutiles et dépourvues de sens. Le nom de Dieu peut faire partie de la phraséologie d’une froide religion de formalisme, mais Dieu Lui-même n’est pas connu. Son nom précieux, dans lequel se trouve renfermé tout ce que le cœur du croyant peut désirer et dont il peut avoir besoin, n’a pour l’incrédule ni signification, ni puissance, ni vertu, et ainsi tout ce qui traite de Dieu ou se rapporte à Lui, à Ses paroles, à Ses conseils, à Ses pensées, à Ses voies, est regardé comme des « paroles de mensonge ».
Mais le temps approche rapidement auquel il n’en sera plus ainsi. Le tribunal de Christ, les terreurs du monde à venir, les vagues du lac de feu, ne seront pas des « paroles de mensonge ». Non, assurément ; et tous ceux qui, par la grâce, croient que ces choses sont des réalités, devraient s’efforcer de réveiller à leur égard la conscience de ceux qui, comme le Pharaon, tiennent « la fabrication des briques » pour la seule chose digne d’occuper la pensée, la seule vraie réalité !
Hélas ! combien souvent les chrétiens mêmes vivent dans la région des choses visibles, dans la région de la terre et de la nature, de manière à perdre le sens profond, immuable et puissant de la réalité des choses divines et célestes. Nous avons besoin de vivre davantage dans la région de la foi, dans la région du ciel et de la « nouvelle création ». Alors nous verrions les choses comme Dieu les voit ; nous penserions à leur égard comme Dieu pense, et notre vie tout entière serait plus élevée, plus désintéressée, plus complètement séparée de la terre et des choses terrestres.
Cependant l’épreuve la plus douloureuse pour Moïse ne vient pas du jugement porté par le Pharaon sur sa mission. Le serviteur fidèle, dont le cœur est tout entier à Christ, doit toujours s’attendre à n’être regardé par les hommes du monde que comme un enthousiaste visionnaire. Ils contemplent le croyant à un point de vue qui ne nous permet pas d’attendre d’eux un autre jugement. Plus un serviteur sera fidèle à son céleste Maître, plus il marchera sur Ses traces, plus il sera conforme à Son image, plus aussi il peut s’attendre à être regardé, par les fils de la terre, comme étant « hors de sens ». Ce jugement du monde ne devrait donc ni le désappointer, ni le décourager. Mais une chose infiniment plus pénible encore pour lui, c’est de voir son ministère et son témoignage mal interprétés, méconnus ou rejetés par ceux qui en sont eux-mêmes les objets particuliers. En pareil cas, il a besoin d’être beaucoup avec Dieu, dans le secret de Ses pensées ; il a besoin de vivre beaucoup dans la puissance de la communion avec Lui, pour être maintenu dans la constante réalité de Sa voie et de Son service. Si, dans des circonstances aussi difficiles, on n’est pas pleinement persuadé d’avoir reçu mission d’en haut, si l’on n’est pas conscient d’avoir avec soi la présence divine, on est presque sûr de succomber.
Si Moïse n’avait pas été ainsi soutenu, comment eût-il persévéré quand l’oppression croissante de la puissance du Pharaon arracha aux commissaires des enfants d’Israël des paroles de découragement comme celles-ci : « Que l’Éternel vous regarde, et qu’il juge ; car vous nous avez mis en mauvaise odeur auprès du Pharaon et auprès de ses serviteurs, de manière à leur mettre une épée à la main pour nous tuer » (v. 20, 21 ). Il y avait là de quoi accabler Moïse, et Moïse le sentait, car il retourna vers l’Éternel et dit : « Seigneur, pourquoi as-tu fait du mal à ce peuple ? Pourquoi donc m’as-tu envoyé ? Depuis que je suis entré vers le Pharaon pour parler en ton nom, il a fait du mal à ce peuple et tu n’as pas du tout délivré ton peuple ». Au moment même où la délivrance semblait proche, les choses avaient pris l’aspect le plus décourageant ; tout comme dans la nature, l’heure la plus sombre de la nuit est souvent celle qui précède immédiatement l’aube du jour. Ainsi il en sera de l’histoire d’Israël aux derniers jours. L’heure de l’obscurité la plus profonde et de l’angoisse la plus effrayante précèdera l’apparition soudaine du « soleil de justice » (Mal. 4, 1, 2 ) apportant la santé dans ses ailes, pour guérir d’une guérison éternelle « la plaie de la fille de son peuple » (Jér. 6, 14 ; 8, 11 ).
On peut se demander jusqu’à quel point le « pourquoi » de Moïse, cité dans le passage plus haut, fut dicté par une foi réelle et par une volonté mortifiée ? Toujours est-il que le Seigneur ne reprend pas Moïse pour son « pourquoi », occasionné par la grandeur de l’affliction du moment. Il lui répond avec bonté : « Tu verras maintenant ce que je ferai au Pharaon, car contraint par main forte, il les laissera aller, et… il les chassera de son pays » (chap. 6, 1 ). Cette réponse est empreinte d’une grâce toute particulière. Au lieu de censurer l’insolence de celui qui se permettait de mettre en question les voies insondables de « Je suis », ce Dieu toujours miséricordieux cherche à relever l’esprit accablé de Son serviteur, en lui dévoilant ce qu’Il allait faire. C’était agir d’une manière digne de Dieu, de qui descend toute grâce excellente et tout don parfait, qui donne à tous libéralement et qui ne fait pas de reproches (Jacq. 1, 5, 17 ). « Car il sait de quoi nous sommes formés, il se souvient que nous sommes poussière » (Ps. 103, 14 ). Ce n’est pas non plus uniquement dans Ses actes, mais en Lui-même, dans Son propre nom et dans Son caractère, qu’Il voudrait faire trouver au cœur la consolation et la joie ; et là est le bonheur parfait, divin, éternel. Quand le cœur trouve en Dieu Lui-même le soulagement dont il a besoin, quand il peut se réfugier dans le sûr asile que lui offre Son nom, quand il peut trouver dans le caractère de Dieu la réponse parfaite à tous ses besoins, alors il est véritablement élevé au-dessus de la région des choses créées ; il peut abandonner les belles promesses de la terre, et estimer à leur juste valeur les superbes prétentions de l’homme. Le cœur qui connaît Dieu par expérience peut non seulement regarder la terre et dire : « Tout est vanité » ; mais encore regarder directement à Dieu et dire : « Toutes mes sources sont en toi » (Ps. 87, 7 ).
« Et Dieu parla à Moïse, et lui dit : Je suis l’Éternel (Jéhovah). Je suis apparu à Abraham, à Isaac, et à Jacob, comme le Dieu Tout-puissant ; mais je n’ai pas été connu d’eux par mon nom d’Éternel (Jéhovah). Et j’ai aussi établi mon alliance avec eux, pour leur donner le pays de Canaan, le pays de leur séjournement, dans lequel ils ont séjourné. Et j’ai aussi entendu le gémissement des fils d’Israël, que les Égyptiens font servir, et je me suis souvenu de mon alliance » (v. 2-5 ). « Jéhovah » est le titre que Dieu prend comme Libérateur de Son peuple, en vertu de Son alliance de pure et souveraine grâce. Il se révèle Lui-même comme étant la source éternelle de l’amour rédempteur ; établissant Ses conseils, accomplissant Ses promesses, délivrant Son peuple élu de tout ennemi et de tout mal. C’était le privilège d’Israël de demeurer toujours sous la sauvegarde de ce nom significatif de Jéhovah, de ce nom qui manifeste Dieu comme agissant pour Sa propre gloire, et formant Son peuple opprimé pour publier par lui cette gloire (comp. És. 43, 11, 12, 15, 21 ).
« C’est pourquoi dis aux fils d’Israël : Je suis l’Éternel, et je vous ferai sortir de dessous les fardeaux des Égyptiens, et je vous délivrerai de leur servitude ; et je vous rachèterai à bras étendu, et par de grands jugements ; et je vous prendrai pour être mon peuple, et je vous serai Dieu ; et vous saurez que je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous fais sortir de dessous les fardeaux des Égyptiens. Et je vous ferai entrer dans le pays au sujet duquel j’ai levé ma main, pour le donner à Abraham, à Isaac, et à Jacob, et je vous le donnerai en possession. Je suis l’Éternel » (v. 6-8 ). Tout ceci proclame la grâce la plus pure, la plus gratuite, la plus riche. Jéhovah se présente au cœur des siens comme étant Celui qui agirait en eux, pour eux et avec eux, pour la manifestation de Sa propre gloire. Quelques faibles et misérables qu’ils fussent, Il était descendu pour faire voir Sa gloire, manifester Sa grâce et donner un exemple de Sa puissance, dans leur entière délivrance. Sa gloire et leur salut étaient inséparablement liés. Plus tard, toutes ces choses ont été rappelées à leur souvenir : « Ce n’est pas parce que vous étiez plus nombreux que tous les peuples, que l’Éternel s’est attaché à vous et vous a choisis : car vous êtes le plus petit de tous les peuples ; mais parce que l’Éternel vous a aimés et parce qu’il garde le serment qu’il a juré à vos pères, l’Éternel vous a fait sortir à main forte, et t’a racheté de la maison de servitude, de la main du Pharaon, roi d’Égypte » (Deut. 7, 7, 8 ).
Rien n’est plus propre à affermir et à établir sur un solide fondement le cœur craintif et tremblant que de savoir que Dieu s’est chargé de nous, tels que nous sommes et en connaissant parfaitement ce que nous sommes ; et que, de plus, Il ne peut jamais faire en nous aucune nouvelle découverte qui pourrait altérer le caractère ou la mesure de Son amour pour nous. « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’à la fin » (Jean 13, 1 ). Celui qu’Il aime, Il l’aime jusqu’à la fin d’un amour invariable ; c’est là un sujet de joie inexprimable. Dieu savait tout ce que nous étions ; Il connaissait ce qu’il y avait de plus mauvais en nous, alors qu’Il manifesta Son amour pour nous dans le don de Son Fils. Il savait ce dont nous avions besoin, et Il y a pourvu. Il connaissait le montant de la dette, et Il l’a payée. Il savait ce qu’il y avait à faire, et Il l’a accompli. Les exigences de Sa propre gloire devaient être satisfaites, et Il y a satisfait. Tout est Son œuvre à Lui. C’est pourquoi Il dit à Israël : « Je vous ferai sortir » ; — « Je vous ferai entrer » ; — « Je vous prendrai pour mon peuple » ; — « Je vous donnerai le pays » ; — « Je suis l’Éternel ». — C’était là ce qu’Il voulait faire , en vertu de ce qu’Il était ; et aussi longtemps que cette grande vérité n’a pas été pleinement saisie, aussi longtemps qu’elle n’a pas été reçue dans l’âme par la puissance du Saint Esprit, il ne peut pas y avoir de paix solide. On ne peut pas avoir le cœur heureux, ni la conscience tranquille, avant de savoir et de croire que tous les droits divins ont été divinement satisfaits.
Le reste de ce chapitre contient un registre des « chefs des maisons » des pères des Israélites. Ce registre est intéressant en ce qu’il nous montre Jéhovah venant faire le dénombrement de ceux qui Lui appartiennent, bien qu’ils fussent encore dans le royaume de l’Ennemi. Israël était le peuple de Dieu, et Dieu fait ici le dénombrement de ceux sur lesquels Il avait un droit souverain. Quelle grâce merveilleuse ! Trouver un objet d’intérêt dans ceux qui étaient au milieu de toute la dégradation de la servitude de l’Égypte, était digne de Dieu ! Celui qui a fait les mondes et qui est entouré d’anges non déchus, toujours prêts à faire « son bon plaisir » (Ps. 103, 21 ), descendit ici-bas dans le but d’adopter quelques esclaves, au nom desquels Il voulut bien unir Son nom. Il descendit au milieu des fours à briques d’Égypte, Il vit là un peuple gémissant sous le fouet de l’oppresseur, et prononça alors ces mémorables paroles : « Laisse aller mon peuple ». En ayant dit ainsi, Il commença à en faire le dénombrement, comme pour dire : Ceux-ci sont à moi ; voyons combien ils sont afin que nul ne soit laissé en arrière. « De la poussière il fait lever le misérable, de dessus le fumier il élève le pauvre, pour les faire asseoir avec les nobles : et il leur donne en héritage un trône de gloire » (1 Sam. 2, 8 ).
Psaumes
Des fils de Coré. Psaume. Cantique.
87 ◊ 1 La fondation qu’il a posée est dans les montagnes de sainteté.
◊ 2 L’Éternel aime les portes de Sion plus que toutes les demeures de Jacob.
◊ 3 * Des choses glorieuses sont dites de toi, cité de Dieu. Sélah.
◊ 4 Je ferai mention de Rahab et de Babylone à ceux qui me connaissent ; voici la Philistie, et Tyr, avec l’Éthiopie : celui-ci était né là.
◊ 5 Et de Sion il sera dit : Celui-ci et celui-là sont nés en elle ; et le Très-haut, lui, l’établira.
◊ 6 Quand l’Éternel enregistrera les peuples, il comptera : Celui-ci est né là. Sélah.
◊ 7 Et en chantant et en dansant, [ils diront] : Toutes mes sources sont en toi !
Jérémie
8 ◊ 1 En ce temps-là, dit l’Éternel, on sortira de leurs sépulcres les os des rois de Juda, et les os de ses princes, et les os des sacrificateurs, et les os des prophètes, et les os des habitants de Jérusalem, ◊ 2 et on les étendra devant le soleil, et devant la lune, et devant toute l’armée des cieux, qu’ils ont aimés, et qu’ils ont servis, et après lesquels ils ont marché, et qu’ils ont recherchés, et devant lesquels ils se sont prosternés : ils ne seront pas recueillis, et ne seront pas enterrés ; ils seront du fumier sur la face du sol. ◊ 3 Et tout le résidu choisira la mort plutôt que la vie, ceux qui restent de cette méchante famille dans tous les lieux où j’aurai chassé ceux qui sont de reste, dit l’Éternel des armées.
◊ 4 Et tu leur diras : Ainsi dit l’Éternel : Est-ce qu’on tombe, et qu’on ne se relève pas ? Est-ce qu’on se détourne, et qu’on ne revient pas ? ◊ 5 Pourquoi ce peuple de Jérusalem s’est-il détourné par un égarement continuel ? Ils tiennent ferme à la tromperie, ils refusent de revenir. ◊ 6 J’ai fait attention, et j’ai écouté : ils ne parlent pas droitement, il n’y a personne qui se repente de son iniquité, disant : Qu’ai-je fait ? Tous ils retournent à leur course, comme le cheval qui se précipite dans la bataille. ◊ 7 Même la cigogne dans les cieux connaît sa saison ; et la tourterelle, et l’hirondelle, et la grue, prennent garde au temps où elles doivent venir, mais mon peuple ne connaît pas le jugement de l’Éternel.
◊ 8 Comment dites-vous : Nous sommes sages, et la loi de l’Éternel est avec nous ? — Mais voici, la plume menteuse des scribes [en] a fait une fausseté. ◊ 9 Les sages sont couverts de honte, ils ont peur, et sont pris ; voici, ils ont méprisé la parole de l’Éternel, et quelle sagesse ont-ils ? ◊ 10 C’est pourquoi je donnerai leurs femmes à d’autres, leurs champs à ceux qui les posséderont ; car depuis le petit jusqu’au grand, ils sont tous adonnés au gain déshonnête ; depuis le prophète jusqu’au sacrificateur, tous usent de fausseté. ◊ 11 Et ils ont pansé la plaie de la fille de mon peuple légèrement, disant : Paix, paix ! et il n’y avait point de paix. ◊ 12 Avaient-ils honte, parce qu’ils avaient commis l’abomination ? Ils n’ont eu même aucune honte, et ils ne savent pas ce que c’est que d’être confus ; c’est pourquoi ils tomberont parmi ceux qui tombent ; au temps de leur visitation ils trébucheront, dit l’Éternel. ◊ 13 Je les ôterai entièrement, dit l’Éternel. Il n’y a pas de raisins sur la vigne, et pas de figues sur le figuier, et la feuille est flétrie ; et je les livrerai à ceux qui passeront sur eux.
◊ 14 Pourquoi sommes-nous là assis ? Assemblez-vous, et entrons dans les villes fortes, et là nous garderons le silence ; car l’Éternel, notre Dieu, nous a réduits au silence et nous a fait boire de l’eau de fiel, car nous avons péché contre l’Éternel. ◊ 15 On attend la paix, et il n’y a rien de bon, — le temps de la guérison, et voici l’épouvante. ◊ 16 De Dan nous avons entendu le ronflement de ses chevaux ; au bruit des hennissements de ses puissants [coursiers] tout le pays a tremblé ; ils sont venus, et ont dévoré le pays et ce qu’il contient, la ville et ceux qui y habitent. ◊ 17 Car voici, j’envoie au milieu de vous des serpents, des vipères, contre lesquels il n’y a point de charmes, et ils vous mordront, dit l’Éternel.
◊ 18 Ô ma consolation dans ma douleur ! Mon cœur est languissant au-dedans de moi. ◊ 19 Voici, la voix du cri de la fille de mon peuple [vient] d’un pays lointain : L’Éternel n’est-il pas dans Sion ? Son Roi n’est-il pas au milieu d’elle ? Pourquoi m’ont-ils provoqué par leurs images taillées, par les vanités de l’étranger ? ◊ 20 La moisson est passée, l’été est fini, et nous ne sommes pas sauvés. ◊ 21 Je suis brisé de la ruine de la fille de mon peuple ; je mène deuil, l’épouvante m’a saisi. ◊ 22 N’y a-t-il point de baume en Galaad ? N’y a-t-il point là de médecin ? Car pourquoi n’a-t-on pas appliqué un appareil de pansement à la fille de mon peuple ?
Jean
11 ◊ 1 Or il y avait un certain homme malade, Lazare, de Béthanie, du village de Marie et de Marthe sa sœur. ◊ 2 (Et c’était la Marie qui oignit le Seigneur d’un parfum et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, de laquelle Lazare, le malade, était le frère.) ◊ 3 Les sœurs donc envoyèrent vers lui, disant : Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. ◊ 4 Jésus, l’ayant entendu, dit : Cette maladie n’est pas à la mort, mais pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. ◊ 5 Or Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare. ◊ 6 Après donc qu’il eut entendu que Lazare était malade, il demeura encore deux jours au lieu où il était. ◊ 7 Puis après cela, il dit à ses disciples : Retournons en Judée. ◊ 8 Les disciples lui disent : Rabbi, les Juifs cherchaient tout à l’heure à te lapider, et tu y vas encore ! ◊ 9 Jésus répondit : N’y a-t-il pas douze heures au jour ? Si quelqu’un marche de jour, il ne bronche pas, car il voit la lumière de ce monde ; ◊ 10 mais si quelqu’un marche de nuit, il bronche, car la lumière n’est pas en lui. ◊ 11 Il dit ces choses ; et après cela il leur dit : Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais pour l’éveiller. ◊ 12 Les disciples donc lui dirent : Seigneur, s’il s’est endormi, il sera guéri. ◊ 13 Or Jésus avait parlé de sa mort ; mais eux pensaient qu’il avait parlé du dormir du sommeil. ◊ 14 Jésus leur dit donc alors ouvertement : Lazare est mort ; ◊ 15 et je me réjouis, à cause de vous, de ce que je n’étais pas là, afin que vous croyiez. Mais allons vers lui. ◊ 16 Thomas donc, appelé Didyme, dit à ses condisciples : Allons-y, nous aussi, afin que nous mourions avec lui.
◊ 17 Jésus étant donc arrivé trouva qu’il était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre. ◊ 18 Or Béthanie était près de Jérusalem, à une distance d’environ quinze stades. ◊ 19 Et plusieurs d’entre les Juifs étaient venus auprès de Marthe et de Marie, pour les consoler au sujet de leur frère. ◊ 20 Marthe donc, quand elle eut ouï dire que Jésus venait, alla au-devant de lui ; mais Marie se tenait assise dans la maison. ◊ 21 Marthe donc dit à Jésus : Seigneur, si tu eusses été ici mon frère ne serait pas mort ; ◊ 22 [mais] même maintenant je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera. ◊ 23 Jésus lui dit : Ton frère ressuscitera. ◊ 24 Marthe lui dit : Je sais qu’il ressuscitera en la résurrection, au dernier jour. ◊ 25 Jésus lui dit : Moi, je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, encore qu’il soit mort, vivra ; ◊ 26 et quiconque vit, et croit en moi, ne mourra point, à jamais. Crois-tu cela ? ◊ 27 Elle lui dit : Oui, Seigneur, moi je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde. ◊ 28 Et ayant dit cela, elle s’en alla et appela secrètement Marie, sa sœur, disant : Le maître est venu, et il t’appelle. ◊ 29 Celle-ci, aussitôt qu’elle l’eut entendu, se lève promptement et s’en vient à lui. ◊ 30 (Or Jésus n’était pas encore arrivé dans le village ; mais il était au lieu où Marthe l’avait rencontré.) ◊ 31 Les Juifs donc qui étaient avec Marie dans la maison et qui la consolaient, ayant vu que Marie s’était levée promptement et était sortie, la suivirent, disant : Elle s’en va au sépulcre pour y pleurer. ◊ 32 Marie donc, quand elle fut venue là où était Jésus, et qu’elle l’eut vu, se jeta à ses pieds, lui disant : Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. ◊ 33 Jésus donc, quand il la vit pleurer, et les Juifs qui étaient venus avec elle, pleurer, frémit en [son] esprit, et se troubla, ◊ 34 et dit : Où l’avez-vous mis ? Ils lui disent : Seigneur, viens et vois. ◊ 35 Jésus pleura. ◊ 36 Les Juifs donc dirent : Voyez comme il l’affectionnait. ◊ 37 Mais quelques-uns d’entre eux dirent : Celui-ci, qui a ouvert les yeux de l’aveugle, n’aurait-il pas pu faire aussi que cet homme ne mourût pas ? ◊ 38 Jésus donc, frémissant encore en lui-même, vient au sépulcre (or c’était une grotte, et il y avait une pierre dessus). ◊ 39 Jésus dit : Ôtez la pierre. Marthe, la sœur du mort, lui dit : Seigneur, il sent déjà, car il est [là] depuis quatre jours. ◊ 40 Jésus lui dit : Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? ◊ 41 Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut et dit : Père, je te rends grâces de ce que tu m’as entendu. ◊ 42 Or moi je savais que tu m’entends toujours ; mais je l’ai dit à cause de la foule qui est autour de moi, afin qu’ils croient que toi, tu m’as envoyé. ◊ 43 Et ayant dit ces choses, il cria à haute voix : Lazare, sors dehors ! ◊ 44 Et le mort sortit, ayant les pieds et les mains liés de bandes ; et son visage était enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : Déliez-le, et laissez-le aller.
◊ 45 Plusieurs donc d’entre les Juifs qui étaient venus auprès de Marie, et qui avaient vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui ; ◊ 46 mais quelques-uns d’entre eux s’en allèrent auprès des pharisiens et leur dirent ce que Jésus avait fait. ◊ 47 Les principaux sacrificateurs et les pharisiens donc assemblèrent un sanhédrin, et dirent : Que faisons-nous ? car cet homme fait beaucoup de miracles. ◊ 48 Si nous le laissons ainsi [faire], tous croiront en lui, et les Romains viendront, et ôteront et notre lieu et notre nation. ◊ 49 Et l’un d’entre eux, [appelé] Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là, leur dit : ◊ 50 Vous ne savez rien, ni ne considérez qu’il nous est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple et que la nation entière ne périsse pas. ◊ 51 Or il ne dit pas cela de lui-même ; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; ◊ 52 et non pas seulement pour la nation, mais aussi pour rassembler en un les enfants de Dieu dispersés. ◊ 53 Depuis ce jour-là donc, ils consultèrent [ensemble] pour le faire mourir. ◊ 54 Jésus donc ne marcha plus ouvertement parmi les Juifs ; mais il s’en alla de là dans la contrée qui est près du désert, en une ville appelée Éphraïm ; et il séjourna là avec les disciples.
◊ 55 Or la Pâque des Juifs était proche, et plusieurs montèrent de la campagne à Jérusalem, avant la Pâque, afin de se purifier. ◊ 56 Ils cherchaient donc Jésus, et se disaient l’un à l’autre, comme ils étaient dans le temple : Que vous semble ? [Pensez-vous] qu’il ne viendra point à la fête ? ◊ 57 Or les principaux sacrificateurs et les pharisiens avaient donné ordre que si quelqu’un savait où il était, il le déclarât, afin qu’on le prît.
Psaumes
Au chef de musique. Des fils de Coré. Psaume.
85 ◊ 1 Éternel ! tu as été propice à ta terre, tu as rétabli les captifs de Jacob.
◊ 2 Tu as pardonné l’iniquité de ton peuple, tu as couvert tous leurs péchés. Sélah.
◊ 3 Tu as retiré tout ton courroux, tu es revenu de l’ardeur de ta colère.
◊ 4 Ramène-nous, ô Dieu de notre salut, et fais cesser ton indignation contre nous.
◊ 5 Veux-tu être à toujours en colère contre nous, faire durer ta colère de génération en génération ?
◊ 6 Ne veux-tu pas nous faire vivre de nouveau, afin que ton peuple se réjouisse en toi ?
◊ 7 Éternel ! fais-nous voir ta bonté, et accorde-nous ton salut.
◊ 8 * J’écouterai ce que dira *Dieu, l’Éternel ; car il dira paix à son peuple et à ses saints. Mais qu’ils ne retournent pas à la folie !
◊ 9 Certainement, son salut est près de ceux qui le craignent, afin que la gloire demeure dans notre pays.
◊ 10 La bonté et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont entre-baisées.
◊ 11 La vérité germera de la terre, et la justice regardera des cieux.
◊ 12 L’Éternel aussi donnera ce qui est bon, et notre pays rendra son fruit.
◊ 13 La justice marchera devant lui, et elle mettra ses pas sur le chemin.
Habakuk
1 ◊ 1 L’oracle qu’a vu Habakuk, le prophète.
◊ 2 Jusques à quand, Éternel, crierai-je, et tu n’entendras pas ? Je crie à toi : Violence ! et tu ne sauves pas. ◊ 3 Pourquoi me fais-tu voir l’iniquité, et contemples-tu l’oppression ? La dévastation et la violence sont devant moi, et il y a contestation, et la discorde s’élève. ◊ 4 C’est pourquoi la loi reste impuissante, et le juste jugement ne vient jamais au jour ; car le méchant cerne le juste ; c’est pourquoi le jugement sort perverti.
◊ 5 Voyez parmi les nations, et regardez, et soyez stupéfaits ; car je ferai en vos jours une œuvre que vous ne croirez pas, si elle [vous] est racontée. ◊ 6 Car voici, je suscite les Chaldéens, la nation cruelle et impétueuse, qui marche par la largeur de la terre pour prendre possession de domiciles qui ne lui appartiennent pas. ◊ 7 Elle est formidable et terrible ; son jugement et sa dignité procèdent d’elle-même. ◊ 8 Ses chevaux sont plus rapides que les léopards, plus agiles que les loups du soir ; et ses cavaliers s’élancent fièrement, et ses cavaliers viennent de loin : ils volent comme l’aigle se hâte pour dévorer. ◊ 9 Ils viennent tous pour la violence ; leurs faces sont toutes ensemble tournées en avant ; ils rassemblent les captifs comme le sable. ◊ 10 Et il se moque des rois, et les princes lui sont une risée ; il se rit de toutes les forteresses : il entassera de la poussière et les prendra.
◊ 11 Alors il changera de pensée, et passera outre et péchera : cette puissance qu’il a, est devenue son +dieu ! ◊ 12 — Toi, n’es-tu pas de toute ancienneté, Éternel, mon Dieu, mon Saint ? Nous ne mourrons pas ! Ô Éternel, tu l’as établi pour le jugement, et tu l’as fondé, ô Rocher, pour châtier. ◊ 13 Tu as les yeux trop purs pour voir le mal, et tu ne peux contempler l’oppression. Pourquoi contemples-tu ceux qui agissent perfidement, [et] gardes-tu le silence quand le méchant engloutit celui qui est plus juste que lui ? ◊ 14 Tu rends aussi les hommes comme les poissons de la mer, comme la bête rampante qui n’a personne qui la gouverne. ◊ 15 Il les fait tous monter avec l’hameçon ; il les tire dans son filet, et les rassemble dans son rets ; c’est pourquoi il se réjouit et s’égaie : ◊ 16 c’est pourquoi il sacrifie à son filet, et brûle de l’encens à son rets, parce que, par leur moyen, sa portion est grasse et sa nourriture succulente. ◊ 17 Videra-t-il pour cela son filet, et égorgera-t-il toujours les nations, sans épargner ?
Jean
13 ◊ 1 Or, avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue pour passer de ce monde au Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à la fin. ◊ 2 Et pendant qu’ils étaient à souper, le diable ayant déjà mis dans le cœur de Judas Iscariote, [fils] de Simon, de le livrer, ◊ 3 — [Jésus], sachant que le Père lui avait mis toutes choses entre les mains, et qu’il était venu de Dieu, et s’en allait à Dieu, ◊ 4 se lève du souper et met de côté ses vêtements ; et ayant pris un linge, il s’en ceignit. ◊ 5 Puis il verse de l’eau dans le bassin, et se met à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. ◊ 6 Il vient donc à Simon Pierre ; et celui-ci lui dit : Seigneur, me laves-tu, toi, les pieds ? ◊ 7 Jésus répondit et lui dit : Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le sauras dans la suite. ◊ 8 Pierre lui dit : Tu ne me laveras jamais les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’as pas de part avec moi. ◊ 9 Simon Pierre lui dit : Seigneur, non pas mes pieds seulement, mais aussi mes mains et ma tête. ◊ 10 Jésus lui dit : Celui qui a tout le corps lavé n’a besoin que de se laver les pieds ; mais il est tout net ; et vous, vous êtes nets, mais non pas tous. ◊ 11 Car il savait qui le livrerait ; c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous nets.
◊ 12 Quand donc il eut lavé leurs pieds et qu’il eut repris ses vêtements, s’étant remis à table, il leur dit : Savez-vous ce que je vous ai fait ? ◊ 13 Vous m’appelez maître et seigneur, et vous dites bien, car je le suis ; ◊ 14 si donc moi, le seigneur et le maître, j’ai lavé vos pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. ◊ 15 Car je vous ai donné un exemple, afin que, comme je vous ai fait, moi, vous aussi vous fassiez. ◊ 16 En vérité, en vérité, je vous dis : L’esclave n’est pas plus grand que son seigneur, ni l’envoyé plus grand que celui qui l’a envoyé. ◊ 17 Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites. ◊ 18 Je ne parle pas de vous tous ; moi, je connais ceux que j’ai choisis ; mais c’est afin que l’écriture soit accomplie : « Celui qui mange le pain avec moi a levé son talon contre moi ». ◊ 19 Je vous le dis dès maintenant, avant que cela arrive, afin que, quand ce sera arrivé, vous croyiez que c’est moi. ◊ 20 En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui reçoit quelqu’un que j’envoie, me reçoit ; et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.
◊ 21 Ayant dit ces choses, Jésus fut troublé dans [son] esprit, et rendit témoignage et dit : En vérité, en vérité, je vous dis que l’un d’entre vous me livrera. ◊ 22 Les disciples se regardaient donc les uns les autres, étant en perplexité, [ne sachant] de qui il parlait. ◊ 23 Or l’un d’entre ses disciples, que Jésus aimait, était à table dans le sein de Jésus. ◊ 24 Simon Pierre donc lui fait signe de demander lequel était celui dont il parlait. ◊ 25 Et lui, s’étant penché sur la poitrine de Jésus, lui dit : Seigneur, lequel est-ce ? ◊ 26 Jésus répond : C’est celui à qui moi je donnerai le morceau après l’avoir trempé. Et ayant trempé le morceau, il le donne à Judas Iscariote, [fils] de Simon. ◊ 27 Et après le morceau, alors Satan entra en lui. Jésus donc lui dit : Ce que tu fais, fais-le promptement. ◊ 28 Mais aucun de ceux qui étaient à table ne comprit pourquoi il lui avait dit cela ; ◊ 29 car quelques-uns pensaient que, puisque Judas avait la bourse, Jésus lui avait dit : Achète ce dont nous avons besoin pour la fête ; ou, qu’il donnât quelque chose aux pauvres. ◊ 30 Ayant donc reçu le morceau, il sortit aussitôt ; or il était nuit.
◊ 31 Lors donc qu’il fut sorti, Jésus dit : Maintenant le fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. ◊ 32 Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même ; et incontinent il le glorifiera. ◊ 33 Enfants, je suis encore pour un peu de temps avec vous : vous me chercherez ; et, comme j’ai dit aux Juifs : Là où moi je vais, vous, vous ne pouvez venir, je vous le dis aussi maintenant à vous. ◊ 34 Je vous donne un commandement nouveau, que vous vous aimiez l’un l’autre ; comme je vous ai aimés, que vous aussi vous vous aimiez l’un l’autre. ◊ 35 À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour entre vous. ◊ 36 Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus lui répondit : Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant, mais tu me suivras plus tard. ◊ 37 Pierre lui dit : Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je laisserai ma vie pour toi. ◊ 38 Jésus répond : Tu laisseras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te dis : Le coq ne chantera point, que tu ne m’aies renié trois fois.
Ecclésiaste
1 ◊ 1 Les paroles du Prédicateur, fils de David, roi à Jérusalem.
◊ 2 Vanité des vanités, dit le prédicateur ; vanité des vanités ! Tout est vanité.
◊ 3 Quel profit a l’homme de tout son labeur dont il se tourmente sous le soleil ?
◊ 4 Une génération s’en va, et une génération vient ; et la terre subsiste toujours. ◊ 5 Et le soleil se lève, et le soleil se couche, et il se hâte vers son lieu où il se lève. ◊ 6 Le vent va vers le midi, et il tourne vers le nord ; il tourne et retourne ; et le vent revient sur ses circuits. ◊ 7 Toutes les rivières vont vers la mer, et la mer n’est pas remplie ; au lieu où les rivières allaient, là elles vont de nouveau. ◊ 8 Toutes choses travaillent, l’homme ne peut le dire ; l’œil ne se rassasie pas de voir, et l’oreille ne se satisfait pas d’entendre. ◊ 9 Ce qui a été, c’est ce qui sera ; et ce qui a été fait, c’est ce qui se fera ; et il n’y a rien de nouveau sous le soleil. ◊ 10 Y a-t-il une chose dont on puisse dire : Regarde ceci, c’est nouveau ? — Elle a été déjà, dans les siècles qui furent avant nous. ◊ 11 Il n’y a pas de souvenir des choses qui ont précédé ; et de même, de celles qui seront après, il n’y en aura pas de souvenir chez ceux qui vivront plus tard.
◊ 12 Moi, le prédicateur, j’ai été roi sur Israël à Jérusalem, ◊ 13 et j’ai appliqué mon cœur à rechercher et à explorer par la sagesse tout ce qui se fait sous les cieux : c’est une occupation ingrate que Dieu a donnée aux fils des hommes afin qu’ils s’y fatiguent. ◊ 14 J’ai vu tous les travaux qui se font sous le soleil ; et voici, tout est vanité et poursuite du vent. ◊ 15 Ce qui est tordu ne peut être redressé, et ce qui manque ne peut être compté.
◊ 16 J’ai parlé en mon cœur, disant : Voici, je suis devenu grand et j’ai acquis de la sagesse plus que tous ceux qui ont été avant moi sur Jérusalem, et mon cœur a vu beaucoup de sagesse et de connaissance ; ◊ 17 et j’ai appliqué mon cœur à la connaissance de la sagesse et à la connaissance des choses déraisonnables et de la folie. J’ai connu que cela aussi, c’est la poursuite du vent. ◊ 18 Car à beaucoup de sagesse, beaucoup de chagrin ; et qui augmente la connaissance, augmente la douleur.
1 Thessaloniciens
4 ◊ 1 Au reste donc, frères, nous vous prions et nous vous exhortons par le seigneur Jésus, pour que, comme vous avez reçu de nous de quelle manière il faut que vous marchiez et plaisiez à Dieu, comme aussi vous marchez, vous y abondiez de plus en plus. ◊ 2 Car vous savez quels commandements nous vous avons donnés par le seigneur Jésus. ◊ 3 Car c’est ici la volonté de Dieu, votre sainteté, que vous vous absteniez de la fornication, ◊ 4 que chacun de vous sache posséder son propre vase en sainteté et en honneur, ◊ 5 non dans la passion de la convoitise comme font les nations aussi qui ne connaissent pas Dieu ; ◊ 6 que personne ne circonvienne son frère ni ne lui fasse tort dans l’affaire, parce que le Seigneur est le vengeur de toutes ces choses, comme aussi nous vous l’avons dit précédemment et affirmé. ◊ 7 Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais dans la sainteté. ◊ 8 C’est pourquoi celui qui méprise, ne méprise pas l’homme, mais Dieu, qui vous a aussi donné son Esprit Saint.
◊ 9 Or, quant à l’amour fraternel, vous n’avez pas besoin que je vous en écrive ; car vous-mêmes, vous êtes enseignés de Dieu à vous aimer l’un l’autre ; ◊ 10 car aussi c’est ce que vous faites à l’égard de tous les frères qui sont dans toute la Macédoine ; mais nous vous exhortons, frères, à y abonder de plus en plus, ◊ 11 et à vous appliquer à vivre paisiblement, à faire vos propres affaires et à travailler de vos propres mains, ainsi que nous vous l’avons ordonné, ◊ 12 afin que vous marchiez honorablement envers ceux de dehors et que vous n’ayez besoin de personne.
◊ 13 Or nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance à l’égard de ceux qui dorment, afin que vous ne soyez pas affligés comme les autres qui n’ont pas d’espérance. ◊ 14 Car si nous croyons que Jésus mourut et qu’il est ressuscité, de même aussi, avec lui, Dieu amènera ceux qui se sont endormis par Jésus. ◊ 15 (Car nous vous disons ceci par la parole du Seigneur : que nous, les vivants, qui demeurons jusqu’à la venue du Seigneur, nous ne devancerons aucunement ceux qui se sont endormis. ◊ 16 Car le Seigneur lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange, et avec [la] trompette de Dieu, descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront premièrement ; ◊ 17 puis nous, les vivants qui demeurons, nous serons ravis ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air ; et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. ◊ 18 Consolez-vous donc l’un l’autre par ces paroles.)
Jean
17 ◊ 1 Jésus dit ces choses, et leva ses yeux au ciel, et dit : Père, l’heure est venue ; glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, ◊ 2 comme tu lui as donné autorité sur toute chair, afin que, [quant à] tout ce que tu lui as donné, il leur donne la vie éternelle. ◊ 3 Et c’est ici la vie éternelle, qu’ils te connaissent seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. ◊ 4 Moi, je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire ; ◊ 5 et maintenant glorifie-moi, toi, Père, auprès de toi-même, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût.
◊ 6 J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu m’as donnés du monde ; ils étaient à toi, et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta parole. ◊ 7 Maintenant ils ont connu que tout ce que tu m’as donné vient de toi ; ◊ 8 car je leur ai donné les paroles que tu m’as données, et ils les ont reçues ; et ils ont vraiment connu que je suis sorti d’auprès de toi, et ils ont cru que toi tu m’as envoyé. ◊ 9 Moi, je fais des demandes pour eux ; je ne fais pas de demandes pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi ◊ 10 (et tout ce qui est à moi, est à toi ; et ce qui est à toi est à moi), et je suis glorifié en eux. ◊ 11 Et je ne suis plus dans le monde, et ceux-ci sont dans le monde, et moi, je viens à toi. Père saint, garde-les en ton nom que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous. ◊ 12 Quand j’étais avec eux, moi je les gardais en ton nom ; j’ai gardé ceux que tu m’as donnés, et aucun d’entre eux n’est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l’écriture fût accomplie. ◊ 13 Et maintenant je viens à toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu’ils aient ma joie accomplie en eux-mêmes. ◊ 14 Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. ◊ 15 Je ne fais pas la demande que tu les ôtes du monde, mais que tu les gardes du mal. ◊ 16 Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. ◊ 17 Sanctifie-les par la vérité ; ta parole est la vérité. ◊ 18 Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde. ◊ 19 Et moi, je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité. ◊ 20 Or je ne fais pas seulement des demandes pour ceux-ci, mais aussi pour ceux qui croient en moi par leur parole ; ◊ 21 afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi ; afin qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que toi tu m’as envoyé. ◊ 22 Et la gloire que tu m’as donnée, moi, je la leur ai donnée, afin qu’ils soient un, comme nous, nous sommes un ; ◊ 23 moi en eux, et toi en moi ; afin qu’ils soient consommés en un, et que le monde connaisse que toi tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. ◊ 24 Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire, que tu m’as donnée ; car tu m’as aimé avant la fondation du monde. ◊ 25 Père juste ; — et le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu ; et ceux-ci ont connu que toi tu m’as envoyé. ◊ 26 Et je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et moi en eux.
Ésaïe
43 ◊ 1 Mais maintenant, ainsi dit l’Éternel, qui t’a créé, ô Jacob, et qui t’a formé, ô Israël : Ne crains point, car je t’ai racheté ; je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi. ◊ 2 Quand tu passeras par les eaux, je serai avec toi, et par les rivières, elles ne te submergeront pas ; quand tu marcheras dans le feu, tu ne seras pas brûlé, et la flamme ne te consumera pas. ◊ 3 Car moi, je suis l’Éternel, ton Dieu, le Saint d’Israël, ton sauveur. J’ai donné l’Égypte pour ta rançon, Cush et Seba pour toi. ◊ 4 Depuis que tu es devenu précieux à mes yeux, tu as été glorieux, et moi, je t’ai aimé ; et je donnerai des hommes pour toi et des peuples pour ta vie. ◊ 5 Ne crains pas, car je suis avec toi. Je ferai venir du levant ta semence, et je te rassemblerai du couchant ; ◊ 6 je dirai au nord : Donne, et au midi : Ne retiens pas ; amène mes fils de loin, et mes filles du bout de la terre, ◊ 7 chacun qui est appelé de mon nom, et que j’ai créé pour ma gloire, que j’ai formé, oui, que j’ai fait.
◊ 8 Fais sortir le peuple aveugle qui a des yeux, et les sourds qui ont des oreilles. ◊ 9 Que toutes les nations soient réunies ensemble, et que les peuples se rassemblent ! Qui d’entre eux a déclaré cela, et nous a fait entendre les choses précédentes ? Qu’ils produisent leurs témoins et qu’ils se justifient, ou qu’ils entendent, et disent : C’est la vérité ! ◊ 10 Vous êtes mes témoins, dit l’Éternel, [vous] et mon serviteur que j’ai choisi, afin que vous connaissiez, et que vous me croyiez, et que vous compreniez que moi je suis le Même : avant moi aucun *Dieu n’a été formé, et après moi il n’y en aura pas. ◊ 11 Moi, moi, je suis l’Éternel, et hors moi il n’y en a point qui sauve. ◊ 12 Moi, j’ai déclaré, et j’ai sauvé, et j’ai fait entendre, quand il n’y avait pas de [dieu] étranger au milieu de vous ; et vous êtes mes témoins, dit l’Éternel, que je suis *Dieu. ◊ 13 Aussi, depuis qu’il y a un jour, je suis le Même, et il n’y a personne qui délivre de ma main : j’opérerai, et qui peut [m’en] détourner ?
◊ 14 Ainsi dit l’Éternel, votre rédempteur, le Saint d’Israël : À cause de vous j’ai envoyé à Babylone, et je les ai fait descendre tous comme des fugitifs, même les Chaldéens, dans les vaisseaux où s’entend leur cri. ◊ 15 Moi, je suis l’Éternel, votre Saint, le créateur d’Israël, votre roi.
◊ 16 Ainsi dit l’Éternel, qui donne un chemin dans la mer et un sentier dans les eaux puissantes, ◊ 17 qui fait sortir le char et le cheval, l’armée et les forts, — ils sont couchés ensemble, ils ne se lèveront pas ; ils finissent, éteints comme une mèche : ◊ 18 Ne vous souvenez pas des choses précédentes, et ne considérez pas les choses anciennes. ◊ 19 Voici, je fais une chose nouvelle ; maintenant elle va germer : ne la connaîtrez-vous pas ? Oui, je mettrai un chemin dans le désert, des rivières dans le lieu désolé. ◊ 20 La bête des champs me glorifiera, les chacals et les autruches ; car j’ai donné des eaux dans le désert, des rivières dans le lieu désolé, pour abreuver mon peuple, mon élu. ◊ 21 J’ai formé ce peuple pour moi-même ; ils raconteront ma louange. ◊ 22 Mais tu ne m’as pas invoqué, ô Jacob ; car tu as été las de moi, ô Israël. ◊ 23 Tu ne m’as pas apporté le menu bétail de tes holocaustes, et tu ne m’as pas glorifié par tes sacrifices. Je ne t’ai pas asservi à des offrandes de gâteau, et je ne t’ai pas fatigué pour l’encens. ◊ 24 Tu n’as pas acheté pour moi du roseau aromatique pour de l’argent, et tu ne m’as pas rassasié de la graisse de tes sacrifices ; mais tu m’as asservi par tes péchés, tu m’as fatigué par tes iniquités. ◊ 25 — C’est moi, c’est moi qui efface tes transgressions à cause de moi-même ; et je ne me souviendrai pas de tes péchés. ◊ 26 Fais-moi souvenir, plaidons ensemble ; raconte toi-même, afin que tu sois justifié. ◊ 27 Ton premier père a péché, et tes médiateurs se sont rebellés contre moi ; ◊ 28 et j’ai profané les chefs du lieu saint, et j’ai livré Jacob à la destruction et Israël à l’opprobre.
Ésaïe
42 ◊ 1 Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu [en qui] mon âme trouve son plaisir. Je mettrai mon Esprit sur lui ; il fera valoir le jugement à l’égard des nations. ◊ 2 Il ne criera pas, et il n’élèvera pas sa voix, et il ne la fera pas entendre dans la rue. ◊ 3 Il ne brisera pas le roseau froissé, et n’éteindra pas le lin qui brûle à peine. Il fera valoir le jugement en faveur de la vérité. ◊ 4 Il ne se lassera pas, et il ne se hâtera pas, jusqu’à ce qu’il ait établi le juste jugement sur la terre ; et les îles s’attendront à sa loi.
◊ 5 Ainsi dit *Dieu, l’Éternel, qui a créé les cieux et les a déployés, qui a étendu la terre et ses produits, qui donne la respiration au peuple [qui est] sur elle, et un esprit à ceux qui y marchent : ◊ 6 Moi, l’Éternel, je t’ai appelé en justice ; et je tiendrai ta main ; et je te garderai ; et je te donnerai pour [être] une alliance du peuple, pour [être] une lumière des nations, ◊ 7 pour ouvrir les yeux aveugles, pour faire sortir de la prison le prisonnier, [et] du cachot ceux qui sont assis dans les ténèbres. ◊ 8 Je suis l’Éternel : c’est là mon nom ; et je ne donnerai pas ma gloire à un autre, ni ma louange à des images taillées. ◊ 9 Voici, les premières choses sont arrivées, et je déclare les choses nouvelles : avant qu’elles germent, je vous les ferai entendre.
◊ 10 Chantez à l’Éternel un cantique nouveau, sa louange du bout de la terre, vous qui descendez sur la mer, et ce qui la remplit, les îles et ceux qui les habitent ! ◊ 11 Que le désert et ses villes élèvent [la voix], les villages qu’habite Kédar ! Que les habitants du rocher exultent ! Que du haut des montagnes on jette des cris ! ◊ 12 Qu’on donne gloire à l’Éternel, et qu’on déclare sa louange dans les îles ! ◊ 13 L’Éternel sortira comme un homme vaillant, il éveillera la jalousie comme un homme de guerre ; il criera, oui, il jettera des cris ; contre ses ennemis il se montrera vaillant. ◊ 14 Dès longtemps je suis resté tranquille, je me suis tu, je me suis contenu. Je crierai comme une femme qui enfante, je soufflerai et je serai haletant à la fois. ◊ 15 Je dévasterai les montagnes et les collines, et je dessécherai toute leur verdure ; je changerai les rivières en îles, et je mettrai à sec les étangs ; ◊ 16 et je ferai marcher les aveugles par un chemin qu’ils n’ont pas connu, par des sentiers qu’ils n’ont pas connus je les conduirai. Je changerai les ténèbres en lumière devant eux, et les chemins tortueux en ce qui est droit. Je leur ferai ces choses, et je ne les abandonnerai pas. ◊ 17 Ils se retireront en arrière, ils seront couverts de honte, ceux qui mettent leur confiance en une image taillée, qui disent à une image de fonte : Vous êtes nos dieux. ◊ 18 Écoutez, sourds, et vous, aveugles, regardez pour voir.
◊ 19 Qui est aveugle, si ce n’est mon serviteur, et sourd, comme mon messager que j’ai envoyé ? Qui est aveugle comme celui en qui je me confie, et aveugle comme le serviteur de l’Éternel, ◊ 20 pour voir bien des choses et ne pas y faire attention ? Les oreilles ouvertes, il n’entend pas. ◊ 21 L’Éternel a pris plaisir [en lui] à cause de sa justice : il a rendu la loi grande et honorable. ◊ 22 Mais c’est ici un peuple pillé et dépouillé ; ils sont tous liés dans des fosses, et ils sont cachés dans des prisons ; ils sont devenus un butin, et il n’y a personne qui délivre, — une proie, et il n’y a personne qui dise : Restitue ! ◊ 23 Qui parmi vous prêtera l’oreille à cela ? Qui fera attention, et écoutera ce qui est à venir ? ◊ 24 Qui a livré Jacob pour être une proie, et Israël à ceux qui le pillent ? N’est-ce pas l’Éternel, celui contre qui nous avons péché ? Et ils n’ont pas voulu marcher dans ses voies, et ils n’ont pas écouté sa loi ; ◊ 25 et il a versé sur lui l’ardeur de sa colère et la force de la guerre : et elle l’a embrasé de tous côtés, et il ne l’a pas su ; et elle l’a brûlé, et il ne l’a pas pris à cœur.
Psaumes
De David.
103 ◊ 1 Mon âme, bénis l’Éternel ! Et que tout ce qui est au-dedans de moi, [bénisse] son saint nom !
◊ 2 Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits.
◊ 3 C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes infirmités,
◊ 4 Qui rachète ta vie de la fosse, qui te couronne de bonté et de compassions,
◊ 5 Qui rassasie de biens ta vieillesse ; ta jeunesse se renouvelle comme celle de l’aigle.
◊ 6 * L’Éternel fait justice et droit à tous les opprimés.
◊ 7 Il a fait connaître ses voies à Moïse, ses actes aux fils d’Israël.
◊ 8 L’Éternel est miséricordieux, et plein de grâce, lent à la colère et d’une grande bonté.
◊ 9 Il ne contestera pas à jamais, et il ne garde pas sa colère à toujours.
◊ 10 Il ne nous a pas fait selon nos péchés, et ne nous a pas rendu selon nos iniquités.
◊ 11 Car comme les cieux sont élevés au-dessus de la terre, sa bonté est grande envers ceux qui le craignent.
◊ 12 Autant l’orient est loin de l’occident, autant il a éloigné de nous nos transgressions.
◊ 13 * Comme un père a compassion de ses fils, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent.
◊ 14 Car il sait de quoi nous sommes formés, il se souvient que nous sommes poussière.
◊ 15 L’homme,… ses jours sont comme l’herbe ; il fleurit comme la fleur des champs ;
◊ 16 Car le vent passe dessus, et elle n’est plus, et son lieu ne la reconnaît plus.
◊ 17 Mais la bonté de l’Éternel est de tout temps et à toujours sur ceux qui le craignent, et sa justice pour les fils de leurs fils,
◊ 18 Pour ceux qui gardent son alliance, et qui se souviennent de ses préceptes pour les faire.
◊ 19 * L’Éternel a établi son trône dans les cieux, et son royaume domine sur tout.
◊ 20 Bénissez l’Éternel, vous, ses anges puissants en force, qui exécutez sa parole, écoutant la voix de sa parole !
◊ 21 Bénissez l’Éternel, vous, toutes ses armées, qui êtes ses serviteurs, accomplissant son bon plaisir !
◊ 22 Bénissez l’Éternel, vous, toutes ses œuvres, dans tous les lieux de sa domination ! Mon âme, bénis l’Éternel !
Exode
5 ◊ 1 * Et après [cela], Moïse et Aaron allèrent, et dirent au Pharaon : Ainsi dit l’Éternel, le Dieu d’Israël : Laisse aller mon peuple, afin qu’il me célèbre une fête dans le désert. ◊ 2 Et le Pharaon dit : Qui est l’Éternel pour que j’écoute sa voix et que je laisse aller Israël ? Je ne connais pas l’Éternel, et je ne laisserai pas non plus aller Israël. ◊ 3 Et ils dirent : Le Dieu des Hébreux s’est rencontré avec nous. Nous te prions, laisse-nous aller le chemin de trois jours dans le désert, et que nous sacrifiions à l’Éternel, notre Dieu ; de peur qu’il ne se jette sur nous par la peste ou par l’épée. ◊ 4 Et le roi d’Égypte leur dit : Moïse et Aaron, pourquoi détournez-vous le peuple de son ouvrage ? Allez à vos corvées. ◊ 5 Et le Pharaon dit : Voici, le peuple du pays est maintenant nombreux, et vous les faites chômer de leurs corvées.
◊ 6 Et le Pharaon commanda, ce jour-là, aux exacteurs du peuple et à ses commissaires, disant : ◊ 7 Vous ne continuerez pas à donner de la paille au peuple pour faire des briques, comme auparavant ; qu’ils aillent eux-mêmes, et qu’ils se ramassent de la paille. ◊ 8 Et vous leur imposerez la quantité de briques qu’ils faisaient auparavant. Vous n’en retrancherez rien, car ils sont paresseux ; c’est pourquoi ils crient, disant : Allons, et sacrifions à notre Dieu. ◊ 9 Que le service pèse sur ces hommes, et qu’ils s’y occupent, et ne regardent pas à des paroles de mensonge.
◊ 10 Et les exacteurs du peuple et ses commissaires sortirent, et parlèrent au peuple, disant : Ainsi dit le Pharaon : Je ne vous donnerai point de paille ; ◊ 11 allez vous-mêmes, et prenez de la paille où vous en trouverez ; car il ne sera rien retranché de votre service. ◊ 12 Et le peuple se dispersa dans tout le pays d’Égypte pour ramasser du chaume en lieu de paille. ◊ 13 Et les exacteurs les pressaient, disant : Achevez vos ouvrages ; à chaque jour sa tâche, comme quand il y avait de la paille. ◊ 14 Et les commissaires des fils d’Israël, qu’avaient établis sur eux les exacteurs du Pharaon, furent battus, et il leur fut dit : Pourquoi n’avez-vous pas achevé votre tâche en faisant des briques, hier et aujourd’hui, comme auparavant ?
◊ 15 Et les commissaires des fils d’Israël vinrent et crièrent au Pharaon, disant : Pourquoi fais-tu ainsi à tes serviteurs ? ◊ 16 On ne donne point de paille à tes serviteurs, et on nous dit : Faites des briques ! Et voici, tes serviteurs sont battus, et c’est ton peuple qui est coupable. ◊ 17 Et il dit : Vous êtes paresseux, paresseux ; c’est pourquoi vous dites : Allons, et sacrifions à l’Éternel. ◊ 18 Et maintenant, allez, travaillez ; on ne vous donnera point de paille, et vous livrerez la quantité de briques. ◊ 19 Et les commissaires des fils d’Israël virent que leur cas était mauvais, puisqu’on disait : Vous ne retrancherez rien de vos briques ; à chaque jour sa tâche. ◊ 20 Et ils rencontrèrent Moïse et Aaron, qui se tenaient là pour les rencontrer, comme ils sortaient de devant le Pharaon ; ◊ 21 et ils leur dirent : Que l’Éternel vous regarde, et qu’il juge ; car vous nous avez mis en mauvaise odeur auprès du Pharaon et auprès de ses serviteurs, de manière à leur mettre une épée à la main pour nous tuer. ◊ 22 Et Moïse retourna vers l’Éternel, et dit : Seigneur, pourquoi as-tu fait du mal à ce peuple ? Pourquoi donc m’as-tu envoyé ? ◊ 23 Depuis que je suis entré vers le Pharaon pour parler en ton nom, il a fait du mal à ce peuple, et tu n’as pas du tout délivré ton peuple.
Malachie
4 ◊ 1 Car voici, le jour vient, brûlant comme un four ; et tous les orgueilleux, et tous ceux qui pratiquent la méchanceté seront du chaume, et le jour qui vient les brûlera, dit l’Éternel des armées, de manière à ne leur laisser ni racine, ni branche. ◊ 2 Et pour vous qui craignez mon nom, se lèvera le soleil de justice ; et la guérison sera dans ses ailes ; et vous sortirez, et vous prospérerez comme des veaux à l’engrais. ◊ 3 Et vous foulerez les méchants, car ils seront de la cendre sous la plante de vos pieds, au jour que je ferai, dit l’Éternel des armées.
◊ 4 Souvenez-vous de la loi de Moïse, mon serviteur, que je lui commandai en Horeb pour tout Israël, — des statuts et des ordonnances. ◊ 5 Voici, je vous envoie Élie, le prophète, avant que vienne le grand et terrible jour de l’Éternel. ◊ 6 Et il fera retourner le cœur des pères vers les fils, et le cœur des fils vers leurs pères, de peur que je ne vienne et ne frappe le pays de malédiction.
Jérémie
13 ◊ 1 * Ainsi m’a dit l’Éternel : Va, et achète-toi une ceinture de lin, et mets-la sur tes reins, et ne la trempe pas dans l’eau. ◊ 2 Et j’achetai une ceinture, selon la parole de l’Éternel, et je la mis sur mes reins. ◊ 3 Et la parole de l’Éternel vint à moi pour la seconde fois, disant : ◊ 4 Prends la ceinture que tu as achetée, qui est sur tes reins, et lève-toi, va vers l’Euphrate, et là, cache-la dans le creux d’un rocher. ◊ 5 Et je m’en allai, et la cachai dans l’Euphrate, comme l’Éternel m’avait commandé. ◊ 6 Et il arriva, à la fin de plusieurs jours, que l’Éternel me dit : Lève-toi, va vers l’Euphrate, et prends de là la ceinture que je t’avais commandé d’y cacher. ◊ 7 Et je m’en allai vers l’Euphrate, et je creusai, et je pris la ceinture du lieu où je l’avais cachée ; et voici, la ceinture était gâtée, elle n’était plus bonne à rien.
◊ 8 Et la parole de l’Éternel vint à moi, disant : ◊ 9 Ainsi dit l’Éternel : C’est ainsi que je détruirai l’orgueil de Juda, et le grand orgueil de Jérusalem. ◊ 10 Ce peuple mauvais, qui refuse d’écouter mes paroles, qui marche dans l’obstination de son cœur, et qui marche après d’autres dieux pour les servir et pour se prosterner devant eux, sera comme cette ceinture qui n’est bonne à rien. ◊ 11 Car, comme une ceinture s’attache aux reins d’un homme, ainsi je me suis attaché toute la maison d’Israël et toute la maison de Juda, dit l’Éternel, pour être mon peuple, et un renom, et une louange, et un ornement ; mais ils n’ont pas écouté.
◊ 12 Et tu leur diras cette parole : Ainsi dit l’Éternel, le Dieu d’Israël : Toute cruche sera remplie de vin. Et ils te diront : Ne savons-nous pas bien que toute cruche sera remplie de vin ? ◊ 13 Et tu leur diras : Ainsi dit l’Éternel : Voici, je remplis d’ivresse tous les habitants de ce pays, et les rois [issus] de David, qui sont assis sur son trône, et les sacrificateurs, et les prophètes, et tous les habitants de Jérusalem ; ◊ 14 et je les briserai l’un contre l’autre, et les pères et les fils ensemble, dit l’Éternel ; je n’aurai pas de compassion, et je n’épargnerai pas, et je n’aurai pas de pitié pour ne pas les détruire. ◊ 15 Écoutez, et prêtez l’oreille ! Ne vous élevez point, car l’Éternel a parlé ! ◊ 16 Donnez gloire à l’Éternel, votre Dieu, avant qu’il fasse venir des ténèbres, et avant que vos pieds se heurtent contre les montagnes du crépuscule : vous attendrez la lumière, et il en fera une ombre de mort et la réduira en obscurité profonde. ◊ 17 Et si vous n’écoutez pas ceci, mon âme pleurera en secret à cause de votre orgueil, et mon œil pleurera amèrement et se fondra en larmes, car le troupeau de l’Éternel est allé en captivité. ◊ 18 Parle au roi et à la reine : Humiliez-vous, asseyez-vous [par terre] ; car la couronne de votre magnificence est descendue de dessus vos têtes. ◊ 19 Les villes du midi sont fermées, et il n’y a personne qui les ouvre ; tout Juda est transporté, il est tout entier transporté.
◊ 20 Levez vos yeux, et voyez ceux qui viennent du nord. Où est le troupeau qui t’a été donné, le troupeau de ta gloire ? ◊ 21 Que diras-tu quand il te punira ? Toi-même tu les as enseignés à être princes et chefs sur toi. Les douleurs ne te saisiront-elles pas comme une femme qui enfante ? ◊ 22 Et si tu dis en ton cœur : Pourquoi me sont arrivées ces choses ? C’est par la multitude de tes iniquités que les pans de ta robe ont été découverts, [et] que tes talons ont été violemment déchaussés. ◊ 23 L’Éthiopien peut-il changer sa peau, et le léopard ses taches ? [Alors] aussi vous pourrez faire le bien, vous qui êtes instruits à faire le mal. ◊ 24 — Et je les disperserai comme le chaume qui s’en va par le vent du désert. ◊ 25 C’est là ton lot, ta portion mesurée de par moi, dit l’Éternel, parce que tu m’as oublié, et que tu t’es confiée au mensonge. ◊ 26 Et moi aussi, je relèverai tes pans sur ton visage, et ta honte se verra. ◊ 27 Tes adultères, tes hennissements, l’infamie de ta prostitution sur les collines, dans les champs, — tes abominations, je [les] ai vues. Malheur à toi, Jérusalem ! Ne te purifieras-tu pas,… après combien de temps encore ?
Exode
6 ◊ 1 Et l’Éternel dit à Moïse : Tu verras maintenant ce que je ferai au Pharaon, car [contraint] par main forte, il les laissera aller, et [contraint] par main forte, il les chassera de son pays.
◊ 2 Et Dieu parla à Moïse, et lui dit : Je suis l’Éternel (Jéhovah ). ◊ 3 Je suis apparu à Abraham, à Isaac, et à Jacob, comme le *Dieu Tout-puissant ; mais je n’ai pas été connu d’eux par mon nom d’Éternel (Jéhovah ). ◊ 4 Et j’ai aussi établi mon alliance avec eux, pour leur donner le pays de Canaan, le pays de leur séjournement, dans lequel ils ont séjourné. ◊ 5 Et j’ai aussi entendu le gémissement des fils d’Israël, que les Égyptiens font servir, et je me suis souvenu de mon alliance. ◊ 6 C’est pourquoi dis aux fils d’Israël : Je suis l’Éternel, et je vous ferai sortir de dessous les fardeaux des Égyptiens, et je vous délivrerai de leur servitude ; et je vous rachèterai à bras étendu, et par de grands jugements ; ◊ 7 et je vous prendrai pour être mon peuple, et je vous serai Dieu ; et vous saurez que je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous fais sortir de dessous les fardeaux des Égyptiens. ◊ 8 Et je vous ferai entrer dans le pays au sujet duquel j’ai levé ma main, pour le donner à Abraham, à Isaac, et à Jacob, et je vous le donnerai en possession. Je suis l’Éternel.
◊ 9 Et Moïse parla ainsi aux fils d’Israël ; mais ils n’écoutèrent pas Moïse, à cause de leur angoisse d’esprit, et à cause de leur dure servitude.
◊ 10 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 11 Entre, et parle au Pharaon, roi d’Égypte, pour qu’il laisse sortir les fils d’Israël de son pays. ◊ 12 Et Moïse parla devant l’Éternel, en disant : Voici, les fils d’Israël ne m’ont point écouté ; et comment le Pharaon m’écoutera-t-il, moi qui suis incirconcis de lèvres ? ◊ 13 Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron, et leur donna des ordres pour les fils d’Israël, et pour le Pharaon, roi d’Égypte, pour faire sortir les fils d’Israël du pays d’Égypte.
◊ 14 Ce sont ici les chefs de leurs maisons de pères : les fils de Ruben, premier-né d’Israël : Hénoc et Pallu, Hetsron et Carmi ; ce sont là les familles de Ruben. ◊ 15 — Et les fils de Siméon : Jemuel, et Jamin, et Ohad, et Jakin, et Tsokhar, et Saül, fils d’une Cananéenne ; ce sont là les familles de Siméon.
◊ 16 Et ce sont ici les noms des fils de Lévi, selon leurs générations : Guershon, et Kehath, et Merari. Et les années de la vie de Lévi furent cent trente-sept ans. ◊ 17 — Les fils de Guershon : Libni et Shimhi, selon leurs familles. ◊ 18 — Et les fils de Kehath : Amram, et Jitsehar, et Hébron, et Uziel. Et les années de la vie de Kehath furent cent trente-trois ans. ◊ 19 — Et les fils de Merari : Makhli, et Mushi. Ce sont là les familles de Lévi, selon leurs générations.
◊ 20 Et Amram prit pour femme Jokébed, sa tante, et elle lui enfanta Aaron et Moïse. Et les années de la vie d’Amram furent cent trente-sept ans. ◊ 21 — Et les fils de Jitsehar : Coré, et Népheg, et Zicri. ◊ 22 — Et les fils d’Uziel : Mishaël, et Eltsaphan, et Sithri. ◊ 23 — Et Aaron prit pour femme Élishéba, fille d’Amminadab, sœur de Nakhshon, et elle lui enfanta Nadab, et Abihu, Éléazar, et Ithamar. ◊ 24 — Et les fils de Coré : Assir, et Elkana, et Abiasaph ; ce sont là les familles des Corites. ◊ 25 — Et Éléazar, fils d’Aaron, prit pour femme une des filles de Putiel, et elle lui enfanta Phinées. — Ce sont là les chefs des pères des Lévites, selon leurs familles.
◊ 26 C’est là cet Aaron et ce Moïse auxquels l’Éternel dit : Faites sortir les fils d’Israël du pays d’Égypte, selon leurs armées. ◊ 27 Ce sont eux qui parlèrent au Pharaon, roi d’Égypte, pour faire sortir d’Égypte les fils d’Israël : c’est ce Moïse, et cet Aaron. ◊ 28 Et il arriva, le jour que l’Éternel parla à Moïse dans le pays d’Égypte, ◊ 29 que l’Éternel parla à Moïse, disant : Je suis l’Éternel ; dis au Pharaon, roi d’Égypte, tout ce que je te dis. ◊ 30 Et Moïse dit devant l’Éternel : Voici, je suis incirconcis de lèvres ; et comment le Pharaon m’écoutera-t-il ?
Exode
9 ◊ 1 Et l’Éternel dit à Moïse : Va vers le Pharaon, et dis-lui : Ainsi dit l’Éternel, le Dieu des Hébreux : Laisse aller mon peuple, pour qu’ils me servent. ◊ 2 Car si tu refuses de les laisser aller, et que tu les retiennes encore, ◊ 3 voici, la main de l’Éternel sera sur tes troupeaux qui sont aux champs, sur les chevaux, sur les ânes, sur les chameaux, sur le gros bétail, et sur le menu bétail ; il y aura une peste très grande ; ◊ 4 et l’Éternel distinguera entre les troupeaux des Israélites et les troupeaux des Égyptiens, et rien ne mourra de tout ce qui est aux fils d’Israël. ◊ 5 Et l’Éternel assigna un temps, disant : Demain l’Éternel fera cela dans le pays. ◊ 6 Et l’Éternel fit cela le lendemain ; et tous les troupeaux des Égyptiens moururent ; mais des troupeaux des fils d’Israël, il n’en mourut pas une [bête]. ◊ 7 Et le Pharaon envoya, et voici, il n’y avait pas même une seule [bête] morte des troupeaux des Israélites. Et le cœur du Pharaon s’endurcit, et il ne laissa point aller le peuple.
◊ 8 Et l’Éternel dit à Moïse et à Aaron : Prenez plein vos mains de cendre de fournaise, et que Moïse la répande vers les cieux, devant les yeux du Pharaon ; ◊ 9 et elle deviendra une fine poussière sur tout le pays d’Égypte, et elle deviendra, sur les hommes et sur les bêtes, un ulcère faisant éruption en pustules, dans tout le pays d’Égypte. ◊ 10 Et ils prirent de la cendre de fournaise, et se tinrent devant le Pharaon ; et Moïse la répandit vers les cieux ; et elle devint un ulcère faisant éruption en pustules, sur les hommes et sur les bêtes. ◊ 11 Et les devins ne purent se tenir devant Moïse, à cause de l’ulcère ; car l’ulcère était sur les devins et sur tous les Égyptiens. ◊ 12 Et l’Éternel endurcit le cœur du Pharaon, et il ne les écouta pas, comme l’Éternel avait dit à Moïse.
◊ 13 Et l’Éternel dit à Moïse : Lève-toi de bon matin, et tiens-toi devant le Pharaon, et dis-lui : Ainsi dit l’Éternel, le Dieu des Hébreux : Laisse aller mon peuple, pour qu’ils me servent ; ◊ 14 car cette fois j’envoie toutes mes plaies dans ton cœur, et sur tes serviteurs et sur ton peuple, afin que tu saches que nul n’est comme moi, sur toute la terre ; ◊ 15 car maintenant, j’étendrai ma main, et je te frapperai de peste, toi et ton peuple, et tu seras exterminé de dessus la terre. ◊ 16 Mais je t’ai fait subsister pour ceci, afin de te faire voir ma puissance, et pour que mon nom soit publié dans toute la terre. ◊ 17 T’élèves-tu encore contre mon peuple, pour ne pas les laisser aller, ◊ 18 voici, je ferai pleuvoir demain, à ces heures, une grêle très grosse, telle qu’il n’y en a pas eu en Égypte, depuis le jour qu’elle a été fondée jusqu’à maintenant. ◊ 19 Et maintenant, envoie, fais mettre en sûreté tes troupeaux et tout ce que tu as dans les champs ; car la grêle tombera sur tout homme et toute bête qui se trouveront dans les champs et qu’on n’aura pas recueillis dans les maisons, et ils mourront. ◊ 20 Celui d’entre les serviteurs du Pharaon qui craignit la parole de l’Éternel, fit se réfugier dans les maisons ses serviteurs et ses troupeaux ; ◊ 21 et celui qui n’appliqua pas son cœur à la parole de l’Éternel laissa ses serviteurs et ses troupeaux dans les champs. ◊ 22 Et l’Éternel dit à Moïse : Étends ta main vers les cieux, et il y aura de la grêle dans tout le pays d’Égypte, sur les hommes et sur les bêtes, et sur toute herbe des champs dans le pays d’Égypte. ◊ 23 Et Moïse étendit sa verge vers les cieux : et l’Éternel envoya des tonnerres et de la grêle, et le feu se promenait sur la terre. Et l’Éternel fit pleuvoir de la grêle sur le pays d’Égypte. ◊ 24 Et il y eut de la grêle, et du feu entremêlé au milieu de la grêle, [qui était] très grosse, telle qu’il n’y en a pas eu dans tout le pays d’Égypte depuis qu’il est devenu une nation. ◊ 25 Et la grêle frappa, dans tout le pays d’Égypte, tout ce qui était aux champs, depuis l’homme jusqu’aux bêtes ; la grêle frappa aussi toute l’herbe des champs, et brisa tous les arbres des champs. ◊ 26 Seulement dans le pays de Goshen, où étaient les fils d’Israël, il n’y eut point de grêle. ◊ 27 Et le Pharaon envoya, et appela Moïse et Aaron, et leur dit : J’ai péché cette fois ; l’Éternel est juste, et moi et mon peuple nous sommes méchants. ◊ 28 Suppliez l’Éternel ; et que ce soit assez des tonnerres de Dieu, et de la grêle ; et je vous laisserai aller, et vous ne resterez pas davantage. ◊ 29 Et Moïse lui dit : Quand je sortirai de la ville, j’étendrai mes mains vers l’Éternel ; les tonnerres cesseront, et il n’y aura plus de grêle : afin que tu saches que la terre est à l’Éternel. ◊ 30 Mais, quant à toi et à tes serviteurs, je sais que vous ne craindrez pas encore l’Éternel Dieu. ◊ 31 Et le lin et l’orge avaient été frappés ; car l’orge était en épis, et le lin nouait ; ◊ 32 et le froment et l’épeautre n’avaient pas été frappés, parce qu’ils sont tardifs. ◊ 33 Et Moïse sortit d’auprès du Pharaon, hors de la ville, et étendit ses mains vers l’Éternel : et les tonnerres et la grêle cessèrent, et la pluie ne se déversa plus sur la terre. ◊ 34 Et le Pharaon vit que la pluie, et la grêle, et les tonnerres, avaient cessé, et il continua de pécher, et il endurcit son cœur, lui et ses serviteurs. ◊ 35 Et le cœur du Pharaon s’endurcit, et il ne laissa point aller les fils d’Israël, comme l’Éternel avait dit par Moïse.
Actes
4 ◊ 1 Mais comme ils parlaient au peuple, les sacrificateurs et le commandant du temple et les sadducéens survinrent, ◊ 2 étant en peine de ce qu’ils enseignaient le peuple et annonçaient par Jésus la résurrection d’entre les morts. ◊ 3 Et ils mirent les mains sur eux, et les firent garder jusqu’au lendemain, car c’était déjà le soir. ◊ 4 Mais plusieurs de ceux qui avaient ouï la parole crurent ; et le nombre des hommes se monta à environ cinq mille.
◊ 5 Or il arriva que, le lendemain, leurs chefs et leurs anciens et leurs scribes, s’assemblèrent à Jérusalem, ◊ 6 et Anne, le souverain sacrificateur, et Caïphe, et Jean, et Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race souveraine sacerdotale. ◊ 7 Et les ayant fait comparaître, ils [leur] demandaient : Par quelle puissance ou par quel nom avez-vous fait ceci ? ◊ 8 Alors Pierre, étant rempli de l’Esprit Saint, leur dit : Chefs du peuple et anciens d’Israël, ◊ 9 si aujourd’hui nous sommes interrogés au sujet de la bonne œuvre qui a été faite à un homme impotent, [et qu’on veuille apprendre] comment il a été guéri, ◊ 10 sachez, vous tous, et tout le peuple d’Israël, que ç’a été par le nom de Jésus Christ le Nazaréen, que vous, vous avez crucifié, [et] que Dieu a ressuscité d’entre les morts ; c’est, [dis-je], par ce [nom] que cet homme est ici devant vous plein de santé. ◊ 11 Celui-ci est la pierre méprisée par vous qui bâtissez, qui est devenue la pierre angulaire ; ◊ 12 et il n’y a de salut en aucun autre ; car aussi il n’y a point d’autre nom sous le ciel, qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faille être sauvés. ◊ 13 — Et, voyant la hardiesse de Pierre et de Jean, et s’étant aperçus qu’ils étaient des hommes illettrés et du commun, ils s’en étonnaient, et ils les reconnaissaient pour avoir été avec Jésus. ◊ 14 Et, voyant là présent avec eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à opposer. ◊ 15 Et leur ayant ordonné de sortir du sanhédrin, ils conférèrent entre eux, ◊ 16 disant : Que ferons-nous à ces hommes ? car il est apparent pour tous les habitants de Jérusalem, qu’un miracle notoire a été fait par eux, et nous ne pouvons le nier ; ◊ 17 mais afin que cela ne soit pas répandu davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces, de parler davantage en ce nom à qui que ce soit. ◊ 18 Et les ayant appelés, ils [leur] enjoignirent de ne plus parler ni enseigner, en aucune manière, au nom de Jésus. ◊ 19 Mais Pierre et Jean, répondant, leur dirent : Jugez s’il est juste devant Dieu de vous écouter plutôt que Dieu. ◊ 20 Car, pour nous, nous ne pouvons pas ne pas parler des choses que nous avons vues et entendues. ◊ 21 Et après les avoir menacés, ils les relâchèrent, ne trouvant pas comment ils pourraient les punir, à cause du peuple ; parce que tous glorifiaient Dieu de ce qui avait été fait. ◊ 22 Car l’homme en qui avait été faite cette miraculeuse guérison, avait plus de quarante ans.
◊ 23 Et ayant été relâchés, ils vinrent vers les leurs et leur rapportèrent tout ce que les principaux sacrificateurs et les anciens leur avaient dit. ◊ 24 Et l’ayant entendu, ils élevèrent d’un commun accord leur voix à Dieu, et dirent : Ô Souverain ! toi, tu es le Dieu qui as fait le ciel et la terre, et la mer, et toutes les choses qui y sont : ◊ 25 qui as dit, par la bouche de David ton serviteur : « Pourquoi se sont déchaînées les nations, et les peuples ont-ils projeté des choses vaines ? ◊ 26 Les rois de la terre se sont trouvés là, et les chefs se sont réunis ensemble, contre le *Seigneur et contre son Christ ». ◊ 27 Car en effet, dans cette ville, contre ton saint serviteur Jésus que tu as oint, se sont assemblés et Hérode et Ponce Pilate, avec les nations et les peuples d’Israël, ◊ 28 pour faire toutes les choses que ta main et ton conseil avaient à l’avance déterminé devoir être faites. ◊ 29 Et maintenant, Seigneur, regarde à leurs menaces, et donne à tes esclaves d’annoncer ta parole avec toute hardiesse, ◊ 30 en étendant ta main pour guérir, et pour qu’il se fasse des miracles et des prodiges par le nom de ton saint serviteur Jésus. ◊ 31 Et comme ils faisaient leur supplication, le lieu où ils étaient assemblés fut ébranlé, et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et annonçaient la parole de Dieu avec hardiesse.
◊ 32 Et la multitude de ceux qui avaient cru était un cœur et une âme ; et nul ne disait d’aucune des choses qu’il possédait, qu’elle fût à lui ; mais toutes choses étaient communes entre eux. ◊ 33 Et les apôtres rendaient avec une grande puissance le témoignage de la résurrection du seigneur Jésus ; et une grande grâce était sur eux tous. ◊ 34 Car il n’y avait parmi eux aucune personne nécessiteuse ; car tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, et apportaient le prix des choses vendues, ◊ 35 et le mettaient aux pieds des apôtres ; et il était distribué à chacun, selon que l’un ou l’autre pouvait en avoir besoin. ◊ 36 Et Joseph qui, par les apôtres, fut surnommé Barnabas (ce qui, étant interprété, est fils de consolation), lévite, et Cypriote de naissance, ◊ 37 ayant une terre, la vendit, et en apporta la valeur, et la mit aux pieds des apôtres.
Luc
11 ◊ 1 Et comme il était en prière dans un certain lieu, il arriva, après qu’il eut cessé, que quelqu’un de ses disciples lui dit : Seigneur, enseigne-nous à prier, comme aussi Jean l’a enseigné à ses disciples. ◊ 2 Et il leur dit : Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié ; que ton règne vienne ; ◊ 3 donne-nous chaque jour le pain qu’il nous faut ; ◊ 4 et remets-nous nos péchés, car nous-mêmes aussi nous remettons à tous ceux qui nous doivent ; et ne nous induis pas en tentation. ◊ 5 Et il leur dit : Qui sera celui d’entre vous qui, ayant un ami, aille à lui sur le minuit, et lui dise : Ami, prête-moi trois pains, ◊ 6 car mon ami est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui présenter ?… ◊ 7 et celui qui est dedans, répondant, dira : Ne m’importune pas ; la porte est déjà fermée, et mes enfants sont au lit avec moi ; je ne puis me lever et t’en donner. ◊ 8 — Je vous dis que, bien qu’il ne se lève pas et ne lui en donne pas parce qu’il est son ami, pourtant, à cause de son importunité, il se lèvera et lui en donnera autant qu’il en a besoin. ◊ 9 Et moi, je vous dis : Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez ; heurtez, et il vous sera ouvert ; ◊ 10 car quiconque demande, reçoit ; et celui qui cherche, trouve ; et à celui qui heurte, il sera ouvert. ◊ 11 Or quel est le père d’entre vous à qui son fils demandera un pain et qui lui donnera une pierre ? ou aussi, [s’il demande] un poisson, lui donnera, au lieu d’un poisson, un serpent ? ◊ 12 ou aussi, s’il demande un œuf, lui donnera un scorpion ? ◊ 13 Si donc vous qui êtes méchants, vous savez donner à vos enfants des choses bonnes, combien plus le Père qui est du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent.
◊ 14 Et il chassa un démon qui était muet. Et il arriva que, quand le démon fut sorti, le muet parla ; et les foules s’en étonnèrent. ◊ 15 Mais quelques-uns d’entre eux disaient : Il chasse les démons par Béelzébul, le chef des démons. ◊ 16 Et d’autres, pour l’éprouver, lui demandaient un signe du ciel. ◊ 17 Mais lui, connaissant leurs pensées, leur dit : Tout royaume divisé contre lui-même sera réduit en désert ; et une maison [divisée] contre elle-même tombe ; ◊ 18 et si Satan aussi est divisé contre lui-même, comment son royaume subsistera-t-il ? parce que vous dites que je chasse les démons par Béelzébul. ◊ 19 Or si c’est par Béelzébul que moi je chasse les démons, vos fils, par qui les chassent-ils ? C’est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. ◊ 20 Mais si je chasse les démons par le doigt de Dieu, alors le royaume de Dieu est parvenu jusqu’à vous. ◊ 21 Quand l’homme fort, revêtu de ses armes, garde son palais, ses biens sont en paix ; ◊ 22 mais s’il en survient un plus fort que lui qui le vainque, il lui ôte son armure à laquelle il se confiait, et fait le partage de ses dépouilles. ◊ 23 Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; et celui qui n’assemble pas avec moi, disperse. ◊ 24 Quand l’esprit immonde est sorti d’un homme, il va par des lieux secs, cherchant du repos ; et n’en trouvant point, il dit : Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti. ◊ 25 Et y étant venu, il la trouve balayée et ornée. ◊ 26 Alors il va, et prend sept autres esprits plus méchants que lui-même ; et étant entrés, ils habitent là ; et la dernière condition de cet homme-là est pire que la première. ◊ 27 Et il arriva, comme il disait ces choses, qu’une femme éleva sa voix du milieu de la foule et lui dit : Bienheureux est le ventre qui t’a porté, et les mamelles que tu as tétées. ◊ 28 Et il dit : Mais plutôt, bienheureux sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent.
◊ 29 Et comme les foules s’amassaient, il se mit à dire : Cette génération est une méchante génération ; elle demande un signe ; et il ne lui sera pas donné de signe, si ce n’est le signe de Jonas. ◊ 30 Car comme Jonas fut un signe aux Ninivites, ainsi aussi sera le fils de l’homme à cette génération. ◊ 31 Une reine du midi se lèvera au jugement avec les hommes de cette génération et les condamnera ; car elle vint des bouts de la terre pour entendre la sagesse de Salomon, et voici, il y a ici plus que Salomon. ◊ 32 Des hommes de Ninive se lèveront au jugement avec cette génération et la condamneront ; car ils se sont repentis à la prédication de Jonas, et voici, il y a ici plus que Jonas. ◊ 33 Or personne, après avoir allumé une lampe, ne la met dans un lieu caché, ni sous le boisseau, mais sur le pied de lampe, afin que ceux qui entrent voient la lumière. ◊ 34 La lampe du corps, c’est ton œil ; lorsque ton œil est simple, ton corps tout entier aussi est plein de lumière ; mais lorsqu’il est méchant, ton corps aussi est ténébreux. ◊ 35 Prends donc garde que la lumière qui est en toi ne soit ténèbres. ◊ 36 Si donc ton corps tout entier est plein de lumière, n’ayant aucune partie ténébreuse, il sera tout plein de lumière, comme quand la lampe t’éclaire de son éclat.
◊ 37 Et comme il parlait, un pharisien le pria de dîner chez lui ; et entrant, il se mit à table. ◊ 38 Mais le pharisien, voyant [cela], s’étonna parce qu’il ne s’était pas premièrement lavé avant le dîner. ◊ 39 Et le Seigneur lui dit : Pour vous, pharisiens, vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, mais au-dedans vous êtes pleins de rapine et de méchanceté. ◊ 40 Insensés ! celui qui a fait le dehors, n’a-t-il pas fait le dedans aussi ? ◊ 41 Mais donnez l’aumône de ce que vous avez ; et voici, toutes choses vous seront nettes. ◊ 42 Mais malheur à vous, pharisiens ! car vous payez la dîme de la menthe et de la rue et de toute sorte d’herbe, et vous négligez le jugement et l’amour de Dieu : il fallait faire ces choses-ci, et ne pas laisser celles-là. ◊ 43 Malheur à vous, pharisiens ! car vous aimez les premiers sièges dans les synagogues, et les salutations dans les places publiques. ◊ 44 Malheur à vous ! car vous êtes comme les sépulcres qui ne paraissent pas ; et les hommes, marchant dessus, n’en savent rien. ◊ 45 Et l’un des docteurs de la loi, répondant, lui dit : Maître, en disant ces choses tu nous dis aussi des injures. ◊ 46 Et il dit : À vous aussi, malheur, docteurs de la loi ! car vous chargez les hommes de fardeaux difficiles à porter, et vous-mêmes vous ne touchez pas ces fardeaux d’un seul de vos doigts. ◊ 47 Malheur à vous ! car vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et vos pères les ont tués. ◊ 48 Vous rendez donc témoignage aux œuvres de vos pères et vous y prenez plaisir ; car eux, ils les ont tués, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux. ◊ 49 C’est pourquoi aussi la sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, et ils en tueront et en chasseront par des persécutions : ◊ 50 afin que le sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde soit redemandé à cette génération, ◊ 51 depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui périt entre l’autel et la maison : oui, vous dis-je, il sera redemandé à cette génération. ◊ 52 Malheur à vous, les docteurs de la loi ! car vous avez enlevé la clef de la connaissance : vous n’êtes pas entrés vous-mêmes, et vous avez empêché ceux qui entraient. ◊ 53 Et comme il leur disait ces choses, les scribes et les pharisiens se mirent à le presser fortement ; et ils le provoquaient à parler de plusieurs choses, ◊ 54 lui dressant des pièges, et cherchant à surprendre quelque chose de sa bouche, afin de l’accuser.
Romains
7 ◊ 1 Ignorez-vous, frères, (car je parle à gens qui entendent ce que c’est que [la] loi,) que la loi a autorité sur l’homme aussi longtemps qu’il vit ? ◊ 2 Car la femme qui est soumise à un mari, est liée à son mari par [la] loi, tant qu’il vit ; mais si le mari meurt, elle est déliée de la loi du mari. ◊ 3 Ainsi donc, le mari étant vivant, elle sera appelée adultère si elle est à un autre homme ; mais si le mari meurt, elle est libre de la loi, de sorte qu’elle n’est pas adultère en étant à un autre homme. ◊ 4 C’est pourquoi, mes frères, vous aussi, vous avez été mis à mort à la loi par le corps du Christ, pour être à un autre, à celui qui est ressuscité d’entre les morts, afin que nous portions du fruit pour Dieu. ◊ 5 Car, quand nous étions dans la chair, les passions des péchés, lesquelles sont par la loi, agissaient dans nos membres pour porter du fruit pour la mort ; ◊ 6 mais maintenant nous avons été déliés de la loi, étant morts dans ce en quoi nous étions tenus, en sorte que nous servions en nouveauté d’esprit, et non pas en vieillesse de lettre.
◊ 7 Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? — Qu’ainsi n’advienne ! Mais je n’eusse pas connu le péché, si ce n’eût été par [la] loi ; car je n’eusse pas eu conscience de la convoitise, si la loi n’eût dit : « Tu ne convoiteras point ». ◊ 8 Mais le péché, ayant trouvé une occasion par le commandement, a produit en moi toutes les convoitises, car sans [la] loi [le] péché est mort. ◊ 9 Or moi, étant autrefois sans loi, je vivais ; mais le commandement étant venu, le péché a repris vie, et moi je mourus ; ◊ 10 et le commandement qui était pour la vie, a été trouvé lui-même pour moi pour la mort. ◊ 11 Car le péché, ayant trouvé une occasion par le commandement, me séduisit, et par lui me tua.
◊ 12 La loi donc est sainte, et le commandement est saint, et juste, et bon. ◊ 13 Ce qui est bon est-il donc devenu pour moi [la] mort ? — Qu’ainsi n’advienne ! Mais le péché, afin qu’il parût péché, m’a causé la mort par ce qui est bon, afin que le péché devînt par le commandement excessivement pécheur. ◊ 14 Car nous savons que la loi est spirituelle : mais moi je suis charnel, vendu au péché ; ◊ 15 car ce que je fais, je ne le reconnais pas, car ce n’est pas ce que je veux, que je fais, mais ce que je hais, je le pratique. ◊ 16 Or si c’est ce que je ne veux pas que je pratique, j’approuve la loi, [reconnaissant] qu’elle est bonne. ◊ 17 Or maintenant, ce n’est plus moi qui fais cela, mais c’est le péché qui habite en moi. ◊ 18 Car je sais qu’en moi, c’est-à-dire en ma chair, il n’habite point de bien ; car le vouloir est avec moi, mais accomplir le bien, [cela] je ne le trouve pas. ◊ 19 Car le bien que je veux, je ne le pratique pas ; mais le mal que je ne veux pas, je le fais. ◊ 20 Or si ce que je ne veux pas, moi, — je le pratique, ce n’est plus moi qui l’accomplis, mais c’est le péché qui habite en moi. ◊ 21 Je trouve donc cette loi pour moi qui veux pratiquer le bien, que le mal est avec moi. ◊ 22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu selon l’homme intérieur ; ◊ 23 mais je vois dans mes membres une autre loi qui combat contre la loi de mon entendement et qui me rend captif de la loi du péché qui existe dans mes membres. ◊ 24 Misérable homme que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort ? ◊ 25 Je rends grâces à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur. Ainsi donc moi-même, de l’entendement je sers la loi de Dieu ; mais de la chair, la loi du péché.
Exode
5 ◊ 1 * Et après [cela], Moïse et Aaron allèrent, et dirent au Pharaon : Ainsi dit l’Éternel, le Dieu d’Israël : Laisse aller mon peuple, afin qu’il me célèbre une fête dans le désert. ◊ 2 Et le Pharaon dit : Qui est l’Éternel pour que j’écoute sa voix et que je laisse aller Israël ? Je ne connais pas l’Éternel, et je ne laisserai pas non plus aller Israël. ◊ 3 Et ils dirent : Le Dieu des Hébreux s’est rencontré avec nous. Nous te prions, laisse-nous aller le chemin de trois jours dans le désert, et que nous sacrifiions à l’Éternel, notre Dieu ; de peur qu’il ne se jette sur nous par la peste ou par l’épée. ◊ 4 Et le roi d’Égypte leur dit : Moïse et Aaron, pourquoi détournez-vous le peuple de son ouvrage ? Allez à vos corvées. ◊ 5 Et le Pharaon dit : Voici, le peuple du pays est maintenant nombreux, et vous les faites chômer de leurs corvées.
◊ 6 Et le Pharaon commanda, ce jour-là, aux exacteurs du peuple et à ses commissaires, disant : ◊ 7 Vous ne continuerez pas à donner de la paille au peuple pour faire des briques, comme auparavant ; qu’ils aillent eux-mêmes, et qu’ils se ramassent de la paille. ◊ 8 Et vous leur imposerez la quantité de briques qu’ils faisaient auparavant. Vous n’en retrancherez rien, car ils sont paresseux ; c’est pourquoi ils crient, disant : Allons, et sacrifions à notre Dieu. ◊ 9 Que le service pèse sur ces hommes, et qu’ils s’y occupent, et ne regardent pas à des paroles de mensonge.
◊ 10 Et les exacteurs du peuple et ses commissaires sortirent, et parlèrent au peuple, disant : Ainsi dit le Pharaon : Je ne vous donnerai point de paille ; ◊ 11 allez vous-mêmes, et prenez de la paille où vous en trouverez ; car il ne sera rien retranché de votre service. ◊ 12 Et le peuple se dispersa dans tout le pays d’Égypte pour ramasser du chaume en lieu de paille. ◊ 13 Et les exacteurs les pressaient, disant : Achevez vos ouvrages ; à chaque jour sa tâche, comme quand il y avait de la paille. ◊ 14 Et les commissaires des fils d’Israël, qu’avaient établis sur eux les exacteurs du Pharaon, furent battus, et il leur fut dit : Pourquoi n’avez-vous pas achevé votre tâche en faisant des briques, hier et aujourd’hui, comme auparavant ?
◊ 15 Et les commissaires des fils d’Israël vinrent et crièrent au Pharaon, disant : Pourquoi fais-tu ainsi à tes serviteurs ? ◊ 16 On ne donne point de paille à tes serviteurs, et on nous dit : Faites des briques ! Et voici, tes serviteurs sont battus, et c’est ton peuple qui est coupable. ◊ 17 Et il dit : Vous êtes paresseux, paresseux ; c’est pourquoi vous dites : Allons, et sacrifions à l’Éternel. ◊ 18 Et maintenant, allez, travaillez ; on ne vous donnera point de paille, et vous livrerez la quantité de briques. ◊ 19 Et les commissaires des fils d’Israël virent que leur cas était mauvais, puisqu’on disait : Vous ne retrancherez rien de vos briques ; à chaque jour sa tâche. ◊ 20 Et ils rencontrèrent Moïse et Aaron, qui se tenaient là pour les rencontrer, comme ils sortaient de devant le Pharaon ; ◊ 21 et ils leur dirent : Que l’Éternel vous regarde, et qu’il juge ; car vous nous avez mis en mauvaise odeur auprès du Pharaon et auprès de ses serviteurs, de manière à leur mettre une épée à la main pour nous tuer. ◊ 22 Et Moïse retourna vers l’Éternel, et dit : Seigneur, pourquoi as-tu fait du mal à ce peuple ? Pourquoi donc m’as-tu envoyé ? ◊ 23 Depuis que je suis entré vers le Pharaon pour parler en ton nom, il a fait du mal à ce peuple, et tu n’as pas du tout délivré ton peuple.
6 ◊ 1 Et l’Éternel dit à Moïse : Tu verras maintenant ce que je ferai au Pharaon, car [contraint] par main forte, il les laissera aller, et [contraint] par main forte, il les chassera de son pays.
◊ 2 Et Dieu parla à Moïse, et lui dit : Je suis l’Éternel (Jéhovah ). ◊ 3 Je suis apparu à Abraham, à Isaac, et à Jacob, comme le *Dieu Tout-puissant ; mais je n’ai pas été connu d’eux par mon nom d’Éternel (Jéhovah ). ◊ 4 Et j’ai aussi établi mon alliance avec eux, pour leur donner le pays de Canaan, le pays de leur séjournement, dans lequel ils ont séjourné. ◊ 5 Et j’ai aussi entendu le gémissement des fils d’Israël, que les Égyptiens font servir, et je me suis souvenu de mon alliance. ◊ 6 C’est pourquoi dis aux fils d’Israël : Je suis l’Éternel, et je vous ferai sortir de dessous les fardeaux des Égyptiens, et je vous délivrerai de leur servitude ; et je vous rachèterai à bras étendu, et par de grands jugements ; ◊ 7 et je vous prendrai pour être mon peuple, et je vous serai Dieu ; et vous saurez que je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous fais sortir de dessous les fardeaux des Égyptiens. ◊ 8 Et je vous ferai entrer dans le pays au sujet duquel j’ai levé ma main, pour le donner à Abraham, à Isaac, et à Jacob, et je vous le donnerai en possession. Je suis l’Éternel.
◊ 9 Et Moïse parla ainsi aux fils d’Israël ; mais ils n’écoutèrent pas Moïse, à cause de leur angoisse d’esprit, et à cause de leur dure servitude.
◊ 10 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 11 Entre, et parle au Pharaon, roi d’Égypte, pour qu’il laisse sortir les fils d’Israël de son pays. ◊ 12 Et Moïse parla devant l’Éternel, en disant : Voici, les fils d’Israël ne m’ont point écouté ; et comment le Pharaon m’écoutera-t-il, moi qui suis incirconcis de lèvres ? ◊ 13 Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron, et leur donna des ordres pour les fils d’Israël, et pour le Pharaon, roi d’Égypte, pour faire sortir les fils d’Israël du pays d’Égypte.
◊ 14 Ce sont ici les chefs de leurs maisons de pères : les fils de Ruben, premier-né d’Israël : Hénoc et Pallu, Hetsron et Carmi ; ce sont là les familles de Ruben. ◊ 15 — Et les fils de Siméon : Jemuel, et Jamin, et Ohad, et Jakin, et Tsokhar, et Saül, fils d’une Cananéenne ; ce sont là les familles de Siméon.
◊ 16 Et ce sont ici les noms des fils de Lévi, selon leurs générations : Guershon, et Kehath, et Merari. Et les années de la vie de Lévi furent cent trente-sept ans. ◊ 17 — Les fils de Guershon : Libni et Shimhi, selon leurs familles. ◊ 18 — Et les fils de Kehath : Amram, et Jitsehar, et Hébron, et Uziel. Et les années de la vie de Kehath furent cent trente-trois ans. ◊ 19 — Et les fils de Merari : Makhli, et Mushi. Ce sont là les familles de Lévi, selon leurs générations.
◊ 20 Et Amram prit pour femme Jokébed, sa tante, et elle lui enfanta Aaron et Moïse. Et les années de la vie d’Amram furent cent trente-sept ans. ◊ 21 — Et les fils de Jitsehar : Coré, et Népheg, et Zicri. ◊ 22 — Et les fils d’Uziel : Mishaël, et Eltsaphan, et Sithri. ◊ 23 — Et Aaron prit pour femme Élishéba, fille d’Amminadab, sœur de Nakhshon, et elle lui enfanta Nadab, et Abihu, Éléazar, et Ithamar. ◊ 24 — Et les fils de Coré : Assir, et Elkana, et Abiasaph ; ce sont là les familles des Corites. ◊ 25 — Et Éléazar, fils d’Aaron, prit pour femme une des filles de Putiel, et elle lui enfanta Phinées. — Ce sont là les chefs des pères des Lévites, selon leurs familles.
◊ 26 C’est là cet Aaron et ce Moïse auxquels l’Éternel dit : Faites sortir les fils d’Israël du pays d’Égypte, selon leurs armées. ◊ 27 Ce sont eux qui parlèrent au Pharaon, roi d’Égypte, pour faire sortir d’Égypte les fils d’Israël : c’est ce Moïse, et cet Aaron. ◊ 28 Et il arriva, le jour que l’Éternel parla à Moïse dans le pays d’Égypte, ◊ 29 que l’Éternel parla à Moïse, disant : Je suis l’Éternel ; dis au Pharaon, roi d’Égypte, tout ce que je te dis. ◊ 30 Et Moïse dit devant l’Éternel : Voici, je suis incirconcis de lèvres ; et comment le Pharaon m’écoutera-t-il ?
1 Jean
5 ◊ 1 Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu ; et quiconque aime celui qui a engendré, aime aussi celui qui est engendré de lui. ◊ 2 Par ceci nous savons que nous aimons les enfants de Dieu, c’est quand nous aimons Dieu et que nous gardons ses commandements ; ◊ 3 car c’est ici l’amour de Dieu, que nous gardions ses commandements, et ses commandements ne sont pas pénibles, ◊ 4 parce que tout ce qui est né de Dieu est victorieux du monde ; et c’est ici la victoire qui a vaincu le monde, [savoir] notre foi. ◊ 5 Qui est celui qui est victorieux du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?
◊ 6 C’est lui qui est venu par [l’]eau et par [le] sang, Jésus le Christ, non seulement dans [la puissance de] l’eau, mais dans [la puissance de] l’eau et du sang ; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, car l’Esprit est la vérité ; ◊ 7 car il y en a trois qui rendent témoignage : ◊ 8 l’Esprit, et l’eau, et le sang, et les trois sont [d’accord] pour un même [témoignage]. ◊ 9 Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car c’est ici le témoignage de Dieu qu’il a rendu au sujet de son Fils. ◊ 10 Celui qui croit au Fils de Dieu, a le témoignage au-dedans de lui-même ; celui qui ne croit pas Dieu, l’a fait menteur, car il n’a pas cru au témoignage que Dieu a rendu au sujet de son Fils. ◊ 11 Et c’est ici le témoignage : que Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils : ◊ 12 Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.
◊ 13 Je vous ai écrit ces choses afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu.
◊ 14 Et c’est ici la confiance que nous avons en lui, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute ; ◊ 15 et si nous savons qu’il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons les choses que nous lui avons demandées.
◊ 16 Si quelqu’un voit son frère pécher d’un péché qui ne soit pas à la mort, il demandera [pour lui] ; et il lui donnera la vie, [savoir] à ceux qui ne pèchent pas à la mort. Il y a un péché à la mort : pour ce péché-là, je ne dis pas qu’il demande. ◊ 17 Toute iniquité est péché, et il y a tel péché qui n’est pas à la mort. ◊ 18 Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche pas, mais celui qui est né de Dieu se conserve lui-même, et le méchant ne le touche pas. ◊ 19 Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier gît dans le méchant. ◊ 20 Or nous savons que le Fils de Dieu est venu, et il nous a donné une intelligence afin que nous connaissions le Véritable, et nous sommes dans le Véritable, [savoir] dans son Fils Jésus Christ : lui est le Dieu véritable et la vie éternelle.
◊ 21 Enfants, gardez-vous des idoles.
1 Pierre
3 ◊ 1 Pareillement, vous, femmes, soyez soumises à vos propres maris, afin que, si même il y en a qui n’obéissent pas à la parole, ils soient gagnés sans [la] parole, par la conduite de leurs femmes, ◊ 2 ayant observé la pureté de votre conduite dans la crainte, ◊ 3 — vous, dont la parure ne doit pas être [une parure] extérieure qui consiste à avoir les cheveux tressés et à être paré d’or et habillé de [beaux] vêtements, ◊ 4 mais l’homme caché du cœur, dans l’incorruptibilité d’un esprit doux et paisible qui est d’un grand prix devant Dieu ; ◊ 5 car c’est ainsi que jadis se paraient aussi les saintes femmes qui espéraient en Dieu, étant soumises à leurs propres maris, ◊ 6 comme Sara obéissait à Abraham, l’appelant seigneur, de laquelle vous êtes devenues les enfants, en faisant le bien et en ne craignant aucune frayeur.
◊ 7 Pareillement, vous, maris, demeurez avec elles selon la connaissance, comme avec un vase plus faible, [c’est-à-dire] féminin, leur portant honneur comme étant aussi ensemble héritiers de la grâce de la vie, pour que vos prières ne soient pas interrompues.
◊ 8 Enfin, soyez tous d’un même sentiment, sympathisants, fraternels, compatissants, humbles, ◊ 9 ne rendant pas mal pour mal, ou outrage pour outrage, mais au contraire bénissant, parce que vous avez été appelés à ceci, c’est que vous héritiez de la bénédiction ; ◊ 10 « car celui qui veut aimer la vie et voir d’heureux jours, qu’il garde sa langue de mal, et ses lèvres de proférer la fraude ; ◊ 11 qu’il se détourne du mal et qu’il fasse le bien ; qu’il recherche la paix et qu’il la poursuive ; ◊ 12 car les yeux du *Seigneur sont sur les justes et ses oreilles sont [tournées] vers leurs supplications ; mais la face du *Seigneur est contre ceux qui font le mal ». ◊ 13 Et qui est-ce qui vous fera du mal, si vous êtes devenus les imitateurs de celui qui est bon ? ◊ 14 Mais, si même vous souffrez pour la justice, vous êtes bienheureux ; « et ne craignez pas leurs craintes, et ne soyez pas troublés, ◊ 15 mais sanctifiez le *Seigneur le Christ dans vos cœurs » ; et soyez toujours prêts à répondre, mais avec douceur et crainte, à quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous, ◊ 16 ayant une bonne conscience, afin que, quant aux choses dans lesquelles ils médisent de vous comme de gens qui font le mal, ceux qui calomnient votre bonne conduite en Christ, soient confus. ◊ 17 Car il vaut mieux, si la volonté de Dieu le voulait, souffrir en faisant le bien, qu’en faisant le mal ; ◊ 18 car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés, [le] juste pour les injustes, afin qu’il nous amenât à Dieu, ayant été mis à mort en chair, mais vivifié par l’Esprit, ◊ 19 par lequel aussi étant allé, il a prêché aux esprits [qui sont] en prison, ◊ 20 qui ont été autrefois désobéissants, quand la patience de Dieu attendait dans les jours de Noé, tandis que l’arche se construisait, dans laquelle un petit nombre, savoir huit personnes, furent sauvées à travers l’eau ; ◊ 21 or cet antitype vous sauve aussi maintenant, [c’est-à-dire] le baptême, non le dépouillement de la saleté de la chair, mais la demande à Dieu d’une bonne conscience, par la résurrection de Jésus Christ, ◊ 22 qui est à la droite de Dieu (étant allé au ciel), anges, et autorités, et puissances lui étant soumis.
Romains
5 ◊ 1 Ayant donc été justifiés sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre seigneur Jésus Christ, ◊ 2 par lequel nous avons trouvé aussi accès, par la foi, à cette faveur dans laquelle nous sommes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu.
◊ 3 Et non seulement [cela], mais aussi nous nous glorifions dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la patience, ◊ 4 et la patience l’expérience, et l’expérience l’espérance ; ◊ 5 et l’espérance ne rend point honteux, parce que l’amour de Dieu est versé dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. ◊ 6 Car Christ, alors que nous étions encore sans force, au temps convenable, est mort pour des impies. ◊ 7 Car à peine, pour un juste, quelqu’un mourra-t-il, (car pour l’homme de bien, peut-être, quelqu’un se résoudrait même à mourir) ; ◊ 8 mais Dieu constate son amour à lui envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. ◊ 9 Beaucoup plutôt donc, ayant été maintenant justifiés par son sang, serons-nous sauvés de la colère par lui. ◊ 10 Car si, étant ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, beaucoup plutôt, ayant été réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.
◊ 11 Et non seulement [cela], mais aussi nous nous glorifions en Dieu par notre seigneur Jésus Christ, par lequel nous avons maintenant reçu la réconciliation.
◊ 12 C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort a passé à tous les hommes, en ce que tous ont péché… ◊ 13 (car jusqu’à [la] loi [le] péché était dans le monde ; mais [le] péché n’est pas mis en compte quand il n’y a pas de loi ; ◊ 14 mais la mort régna depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui ne péchèrent pas selon la ressemblance de la transgression d’Adam, qui est la figure de celui qui devait venir. ◊ 15 Mais n’en est-il pas du don de grâce comme de la faute ? car si, par la faute d’un seul, plusieurs sont morts, beaucoup plutôt la grâce de Dieu et le don ont abondé envers plusieurs, par la grâce qui est d’un seul homme, Jésus Christ. ◊ 16 Et n’en est-il pas du don comme [de ce qui est arrivé] par un seul qui a péché ? car le jugement vient d’un seul en condamnation, — mais le don de grâce, de plusieurs fautes, en justification. ◊ 17 Car si, par la faute d’un seul, la mort a régné par un seul, beaucoup plutôt ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice, régneront-ils en vie par un seul, Jésus Christ) ; ◊ 18 ainsi donc, comme par une seule faute [les conséquences de cette faute furent] envers tous les hommes en condamnation, ainsi aussi par une seule justice [les conséquences de cette justice furent] envers tous les hommes en justification de vie. ◊ 19 Car comme par la désobéissance d’un seul homme plusieurs ont été constitués pécheurs, ainsi aussi par l’obéissance d’un seul, plusieurs seront constitués justes. ◊ 20 Or [la] loi est intervenue afin que la faute abondât ; mais là où le péché abondait, la grâce a surabondé, ◊ 21 afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi aussi la grâce régnât par [la] justice pour [la] vie éternelle par Jésus Christ notre Seigneur.
1 Jean
4 ◊ 1 Bien-aimés, ne croyez pas tout esprit, mais éprouvez les esprits [pour voir] s’ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes sont sortis dans le monde. ◊ 2 Par ceci vous connaissez l’Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus Christ venu en chair est de Dieu, ◊ 3 et tout esprit qui ne confesse pas Jésus Christ venu en chair n’est pas de Dieu ; et ceci est l’[esprit] de l’antichrist, duquel vous avez ouï dire qu’il vient, et déjà maintenant il est dans le monde. ◊ 4 Pour vous, enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. ◊ 5 Pour eux, ils sont du monde ; c’est pourquoi ils parlent selon les principes du monde, et le monde les écoute. ◊ 6 Nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas : à cela nous connaissons l’esprit de vérité et l’esprit d’erreur.
◊ 7 Bien-aimés, aimons-nous l’un l’autre, car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. ◊ 8 Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. ◊ 9 En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous, c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui ; ◊ 10 en ceci est l’amour, non en ce que nous, nous ayons aimé Dieu, mais en ce que lui nous aima et qu’il envoya son Fils [pour être la] propitiation pour nos péchés.
◊ 11 Bien-aimés, si Dieu nous aima ainsi, nous aussi nous devons nous aimer l’un l’autre. ◊ 12 Personne ne vit jamais Dieu ; si nous nous aimons l’un l’autre, Dieu demeure en nous, et son amour est consommé en nous. ◊ 13 Par ceci nous savons que nous demeurons en lui et lui en nous, c’est qu’il nous a donné de son Esprit ; ◊ 14 et nous, nous avons vu et nous témoignons que le Père a envoyé le Fils [pour être le] Sauveur du monde.
◊ 15 Quiconque confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui et lui en Dieu. ◊ 16 Et nous avons connu et cru l’amour que Dieu a pour nous. Dieu est amour, et celui qui demeure dans l’amour, demeure en Dieu et Dieu en lui. ◊ 17 En ceci est consommé l’amour avec nous, afin que nous ayons toute assurance au jour du jugement, c’est que, comme il est, lui, nous sommes, nous aussi, dans ce monde. ◊ 18 Il n’y a pas de crainte dans l’amour, mais l’amour parfait chasse la crainte, car la crainte porte avec elle du tourment ; et celui qui craint n’est pas consommé dans l’amour. ◊ 19 Nous, nous l’aimons parce que lui nous a aimés le premier.
◊ 20 Si quelqu’un dit : J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, il est menteur ; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? ◊ 21 Et nous avons ce commandement de sa part, que celui qui aime Dieu, aime aussi son frère.
Deutéronome
7 ◊ 1 Quand l’Éternel, ton Dieu, t’aura introduit dans le pays où tu entres pour le posséder, et qu’il aura chassé de devant toi des nations nombreuses, le Héthien, et le Guirgasien, et l’Amoréen, et le Cananéen, et le Phérézien, et le Hévien, et le Jébusien, sept nations plus nombreuses et plus fortes que toi, ◊ 2 et que l’Éternel, ton Dieu, les aura livrées devant toi, et que tu les auras frappées, tu les détruiras entièrement comme un anathème ; tu ne traiteras point alliance avec elles, et tu ne leur feras pas grâce. ◊ 3 Tu ne t’allieras point par mariage avec elles, tu ne donneras pas ta fille à leur fils, et tu ne prendras pas leur fille pour ton fils ; ◊ 4 car ils détourneraient de moi ton fils, et il servirait d’autres dieux, et la colère de l’Éternel s’embraserait contre vous, et te détruirait aussitôt. ◊ 5 Mais vous leur ferez ainsi : Vous démolirez leurs autels, et vous briserez leurs statues, et vous abattrez leurs ashères, et vous brûlerez au feu leurs images taillées. ◊ 6 Car tu es un peuple saint, [consacré] à l’Éternel, ton Dieu ; l’Éternel, ton Dieu, t’a choisi, afin que tu sois pour lui un peuple qui lui appartienne en propre, d’entre tous les peuples qui sont sur la face de la terre.
◊ 7 Ce n’est pas parce que vous étiez plus nombreux que tous les peuples, que l’Éternel s’est attaché à vous et vous a choisis ; car vous êtes le plus petit de tous les peuples ; ◊ 8 mais parce que l’Éternel vous a aimés et parce qu’il garde le serment qu’il a juré à vos pères, l’Éternel vous a fait sortir à main forte, et t’a racheté de la maison de servitude, de la main du Pharaon, roi d’Égypte.
◊ 9 Connais donc que c’est l’Éternel, ton Dieu, qui est Dieu, le *Dieu fidèle, qui garde l’alliance et la bonté jusqu’à mille générations à ceux qui l’aiment et qui gardent ses commandements, ◊ 10 et qui récompense en face ceux qui le haïssent, pour les faire périr : il ne différera pas à l’égard de celui qui le hait ; il le récompensera en face. ◊ 11 Et tu garderas les commandements, et les statuts et les ordonnances que je te commande aujourd’hui, pour les pratiquer. ◊ 12 Et, si vous écoutez ces ordonnances, et que vous les gardiez et les fassiez, il arrivera que l’Éternel, ton Dieu, te gardera l’alliance et la bonté qu’il a jurées à tes pères. ◊ 13 Et il t’aimera, et te bénira, et te multipliera ; et il bénira le fruit de ton ventre, et le fruit de ta terre, ton froment, et ton moût, et ton huile, et la portée de ton gros bétail, et l’accroissement de ton menu bétail, sur la terre qu’il a juré à tes pères de te donner. ◊ 14 Tu seras béni plus que tous les peuples ; il n’y aura, parmi toi et parmi tes bêtes, ni mâle ni femelle stérile ; ◊ 15 et l’Éternel éloignera de toi toute maladie, et il ne mettra sur toi aucune des plaies malignes de l’Égypte, que tu as connues, mais il les mettra sur tous ceux qui te haïssent. ◊ 16 Et tu consumeras tous les peuples que l’Éternel, ton Dieu, te livre ; ton œil ne les épargnera pas, et tu ne serviras pas leurs dieux, car ce serait un piège pour toi. ◊ 17 Si tu dis dans ton cœur : Ces nations sont plus nombreuses que moi, comment pourrai-je les déposséder ? ◊ 18 ne les crains point ; souviens-toi de ce que l’Éternel, ton Dieu, a fait au Pharaon et à toute l’Égypte, ◊ 19 de ces grandes épreuves que tes yeux ont vues, et des signes et des prodiges, et de la main forte et du bras étendu, par lesquels l’Éternel, ton Dieu, t’a fait sortir : ainsi fera l’Éternel, ton Dieu, à tous les peuples dont tu as peur. ◊ 20 Et l’Éternel, ton Dieu, enverra aussi les frelons contre eux, jusqu’à ce que ceux qui seront restés et ceux qui se seront cachés devant toi aient péri. ◊ 21 Tu ne t’épouvanteras pas à cause d’eux, car l’Éternel, ton Dieu, est au milieu de toi, un *Dieu grand et terrible. ◊ 22 Et l’Éternel, ton Dieu, chassera ces nations de devant toi peu à peu. Tu ne pourras pas les détruire tout aussitôt, de peur que les bêtes des champs ne se multiplient contre toi. ◊ 23 Mais l’Éternel, ton Dieu, les livrera devant toi, et les jettera dans une grande confusion, jusqu’à ce qu’il les ait détruites ; ◊ 24 et il livrera leurs rois en ta main, et tu feras périr leur nom de dessous les cieux ; nul ne tiendra devant toi, jusqu’à ce que tu les aies détruits. ◊ 25 Vous brûlerez au feu les images taillées de leurs dieux ; tu ne désireras pas l’argent ou l’or qui sont dessus, et tu ne les prendras pas pour toi, de peur que, par là, tu ne sois pris dans un piège ; car c’est une abomination pour l’Éternel, ton Dieu ; ◊ 26 afin que tu n’introduises pas l’abomination dans ta maison, et que tu ne sois pas anathème comme elle : tu l’auras en extrême horreur et en extrême abomination ; car c’est un anathème.
Jacques
1 ◊ 1 Jacques, esclave de Dieu et du seigneur Jésus Christ, aux douze tribus qui sont dans la dispersion, salut !
◊ 2 Estimez-le comme une parfaite joie, mes frères, quand vous serez en butte à diverses tentations, ◊ 3 sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. ◊ 4 Mais que la patience ait son œuvre parfaite, afin que vous soyez parfaits et accomplis, ne manquant de rien. ◊ 5 Et si quelqu’un de vous manque de sagesse, qu’il demande à Dieu qui donne à tous libéralement et qui ne fait pas de reproches, et il lui sera donné ; ◊ 6 mais qu’il demande avec foi, ne doutant nullement ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et jeté çà et là ; ◊ 7 or que cet homme-là ne pense pas qu’il recevra quoi que ce soit du Seigneur : ◊ 8 il est un homme incertain dans ses pensées, inconstant dans toutes ses voies.
◊ 9 Or que le frère de basse condition se glorifie dans son élévation, ◊ 10 et le riche dans son abaissement, car il passera comme la fleur de l’herbe. ◊ 11 Car le soleil s’est levé avec sa brûlante chaleur et a séché l’herbe, et sa fleur est tombée, et la grâce de sa forme a péri : ainsi aussi le riche se flétrira dans ses voies. ◊ 12 Bienheureux est l’homme qui endure la tentation ; car, quand il aura été manifesté fidèle par l’épreuve il recevra la couronne de vie, qu’Il a promise à ceux qui l’aiment.
◊ 13 Que nul, quand il est tenté, ne dise : Je suis tenté par Dieu ; — car Dieu ne peut être tenté par le mal, et lui ne tente personne. ◊ 14 Mais chacun est tenté, étant attiré et amorcé par sa propre convoitise ; ◊ 15 puis la convoitise, ayant conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort.
◊ 16 Ne vous égarez pas, mes frères bien-aimés : ◊ 17 tout ce qui nous est donné de bon et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, en qui il n’y a pas de variation ou d’ombre de changement. ◊ 18 De sa propre volonté, il nous a engendrés par la parole de la vérité, pour que nous soyons une sorte de prémices de ses créatures.
◊ 19 Ainsi, mes frères bien-aimés, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à la colère ; ◊ 20 car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu. ◊ 21 C’est pourquoi, rejetant toute saleté et tout débordement de malice, recevez avec douceur la parole implantée, qui a la puissance de sauver vos âmes. ◊ 22 Mais mettez la parole en pratique, et ne l’écoutez pas seulement, vous séduisant vous-mêmes. ◊ 23 Car si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui considère sa face naturelle dans un miroir ; ◊ 24 car il s’est considéré lui-même et s’en est allé, et aussitôt il a oublié quel il était. ◊ 25 Mais celui qui aura regardé de près dans la loi parfaite, celle de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais un faiseur d’œuvre, celui-là sera bienheureux dans son faire. ◊ 26 Si quelqu’un pense être religieux et qu’il ne tienne pas sa langue en bride, mais séduise son cœur, le service religieux de cet homme est vain. ◊ 27 Le service religieux pur et sans tache devant Dieu le Père, est celui-ci : de visiter les orphelins et les veuves dans leur affliction, de se conserver pur du monde.
Jean
1 ◊ 1 Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu. ◊ 2 Elle était au commencement auprès de Dieu. ◊ 3 Toutes choses furent faites par elle, et sans elle pas une seule chose ne fut faite de ce qui a été fait. ◊ 4 En elle était [la] vie, et la vie était la lumière des hommes. ◊ 5 Et la lumière luit dans les ténèbres ; et les ténèbres ne l’ont pas comprise.
◊ 6 Il y eut un homme envoyé de Dieu ; son nom était Jean. ◊ 7 Celui-ci vint pour [rendre] témoignage, pour rendre témoignage de la lumière, afin que tous crussent par lui. ◊ 8 Lui n’était pas la lumière, mais pour rendre témoignage de la lumière : ◊ 9 la vraie lumière était celle, qui, venant dans le monde, éclaire tout homme. ◊ 10 Il était dans le monde, et le monde fut fait par lui ; et le monde ne l’a pas connu. ◊ 11 Il vint chez soi ; et les siens ne l’ont pas reçu. ◊ 12 Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, [savoir] à ceux qui croient en son nom ; ◊ 13 lesquels sont nés, non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.
◊ 14 Et la Parole devint chair, et habita au milieu de nous (et nous vîmes sa gloire, une gloire comme d’un fils unique de la part du Père) pleine de grâce et de vérité ; ◊ 15 — Jean rend témoignage de lui, et a crié, disant : C’était celui-ci duquel je disais : Celui qui vient après moi prend place avant moi ; car il était avant moi ; ◊ 16 — car, de sa plénitude, nous tous nous avons reçu, et grâce sur grâce. ◊ 17 Car la loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité vinrent par Jésus Christ. ◊ 18 Personne ne vit jamais Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître.
◊ 19 Et c’est ici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des lévites, pour lui demander : Toi, qui es-tu ? ◊ 20 Et il confessa, et ne nia pas, et confessa : Moi, je ne suis pas le Christ. ◊ 21 Et ils lui demandèrent : Quoi donc ? Es-tu Élie ? Et il dit : Je ne le suis pas. Es-tu le prophète ? Et il répondit : Non. ◊ 22 Ils lui dirent donc : Qui es-tu, afin que nous donnions réponse à ceux qui nous ont envoyés ? Que dis-tu de toi-même ? ◊ 23 Il dit : Moi, je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Faites droit le chemin du *Seigneur, comme dit Ésaïe le prophète. ◊ 24 Et ils avaient été envoyés d’entre les pharisiens. ◊ 25 Et ils l’interrogèrent et lui dirent : Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le prophète ? ◊ 26 Jean leur répondit, disant : Moi, je baptise d’eau ; [mais] au milieu de vous il y en a un que vous ne connaissez pas, ◊ 27 celui qui vient après moi, duquel moi je ne suis pas digne de délier la courroie de la sandale. ◊ 28 Ces choses arrivèrent à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.
◊ 29 Le lendemain, il voit Jésus venant à lui, et il dit : Voilà l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! ◊ 30 C’est de celui-ci que moi, je disais : Après moi vient un homme qui prend place avant moi, car il était avant moi. ◊ 31 Et pour moi, je ne le connaissais pas ; mais afin qu’il fût manifesté à Israël, à cause de cela, je suis venu baptiser d’eau.
◊ 32 Et Jean rendit témoignage, disant : J’ai vu l’Esprit descendant du ciel comme une colombe, et il demeura sur lui. ◊ 33 Et pour moi, je ne le connaissais pas ; mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau, celui-là me dit : Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre, et demeurer sur lui, c’est celui-là qui baptise de l’Esprit Saint. ◊ 34 Et moi, j’ai vu et j’ai rendu témoignage que celui-ci est le Fils de Dieu.
◊ 35 Le lendemain encore, Jean se tint là, et deux de ses disciples ; ◊ 36 et regardant Jésus qui marchait, il dit : Voilà l’agneau de Dieu ! ◊ 37 Et les deux disciples l’entendirent parler, et ils suivirent Jésus. ◊ 38 Et Jésus se retournant, et voyant qu’ils le suivaient, ◊ 39 leur dit : Que cherchez-vous ? Et ils lui dirent : Rabbi (ce qui, interprété, signifie maître), où demeures-tu ? ◊ 40 Il leur dit : Venez et voyez. Ils allèrent donc, et virent où il demeurait ; et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là : c’était environ la dixième heure. ◊ 41 André, le frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient ouï parler [de lui] à Jean, et qui l’avaient suivi. ◊ 42 Celui-ci trouve d’abord son propre frère Simon, et lui dit : Nous avons trouvé le Messie (ce qui, interprété, est Christ). ◊ 43 Et il le mena à Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, le fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas (qui est interprété Pierre).
◊ 44 Le lendemain, il voulut s’en aller en Galilée. Et Jésus trouve Philippe, et lui dit : Suis-moi. ◊ 45 Or Philippe était de Bethsaïda, de la ville d’André et de Pierre. ◊ 46 Philippe trouve Nathanaël et lui dit : Nous avons trouvé celui duquel Moïse a écrit dans la loi et duquel les prophètes ont écrit, Jésus, le fils de Joseph, qui est de Nazareth. ◊ 47 Et Nathanaël lui dit : Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? Philippe lui dit : Viens et vois. ◊ 48 Jésus vit Nathanaël venir vers lui, et il dit de lui : Voici un vrai Israélite, en qui il n’y a pas de fraude. ◊ 49 Nathanaël lui dit : D’où me connais-tu ? Jésus répondit et lui dit : Avant que Philippe t’eût appelé, quand tu étais sous le figuier, je te voyais. ◊ 50 Nathanaël répondit et lui dit : Rabbi, tu es le Fils de Dieu ; tu es le roi d’Israël. ◊ 51 Jésus répondit et lui dit : Parce que je t’ai dit que je te voyais sous le figuier, tu crois ? tu verras de plus grandes choses que celles-ci. ◊ 52 Et il lui dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Désormais vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu montant et descendant sur le fils de l’homme.
1 Samuel
2 ◊ 1 * Et Anne pria, et dit :
Mon cœur s’égaie en l’Éternel ; ma corne est élevée en l’Éternel ; ma bouche s’ouvre sur mes ennemis, car je me réjouis en ton salut.
◊ 2 Nul n’est saint comme l’Éternel, car il n’y en a point d’autre que toi ; et il n’y a pas de rocher comme notre Dieu.
◊ 3 Ne multipliez pas vos paroles hautaines ; que l’insolence ne sorte pas de votre bouche ; car l’Éternel est un *Dieu de connaissance, et par lui les actions sont pesées.
◊ 4 L’arc des puissants est brisé, et ceux qui chancelaient se ceignent de force.
◊ 5 Ceux qui étaient rassasiés se sont loués pour du pain ; et ceux qui étaient affamés ont cessé de l’être ; même la stérile en enfante sept, et celle qui avait beaucoup de fils est devenue languissante.
◊ 6 L’Éternel fait mourir et fait vivre ; il fait descendre au shéol et [en] fait monter.
◊ 7 L’Éternel appauvrit et enrichit ; il abaisse, et il élève aussi.
◊ 8 De la poussière il fait lever le misérable, de dessus le fumier il élève le pauvre, pour les faire asseoir avec les nobles : et il leur donne en héritage un trône de gloire ; car les piliers de la terre sont à l’Éternel, et sur eux il a posé le monde.
◊ 9 Il garde les pieds de ses saints, et les méchants se taisent dans les ténèbres ; car l’homme ne prévaut pas par sa force.
◊ 10 Ceux qui contestent contre l’Éternel seront brisés ; il tonnera sur eux dans les cieux. L’Éternel jugera les bouts de la terre, et il donnera la force à son roi, et élèvera la corne de son oint.
◊ 11 Et Elkana s’en alla à Rama, dans sa maison ; et le jeune garçon servait l’Éternel en la présence d’Éli, le sacrificateur.
◊ 12 * Et les fils d’Éli étaient des fils de Bélial, ils ne connaissaient pas l’Éternel. ◊ 13 Et la coutume des sacrificateurs à l’égard du peuple [était celle-ci] : quand quelqu’un sacrifiait un sacrifice, le serviteur du sacrificateur venait, lorsqu’on faisait bouillir la chair, ayant en sa main une fourchette à trois dents, ◊ 14 et il piquait dans la chaudière, ou dans le chaudron, ou dans la marmite, ou dans le pot : le sacrificateur en prenait tout ce que la fourchette amenait en haut. Ils faisaient ainsi à tous ceux d’Israël qui venaient là, à Silo. ◊ 15 Même, avant qu’on eût fait fumer la graisse, le serviteur du sacrificateur venait, et disait à l’homme qui sacrifiait : Donne de la chair à rôtir pour le sacrificateur ; et il ne prendra pas de toi de la chair bouillie, mais [de la chair] crue. ◊ 16 Si l’homme lui disait : On va d’abord faire fumer la graisse, puis tu prendras selon le désir de ton âme, alors il [lui] disait : Non, car tu en donneras maintenant ; sinon, j’en prendrai de force. ◊ 17 Et le péché de ces jeunes hommes fut très grand devant l’Éternel ; car les hommes méprisaient l’offrande de l’Éternel.
◊ 18 Et Samuel servait devant l’Éternel, jeune garçon, ceint d’un éphod de lin. ◊ 19 Et sa mère lui faisait une petite robe et la lui apportait d’année en année quand elle montait avec son mari pour sacrifier le sacrifice annuel. ◊ 20 Et Éli bénit Elkana et sa femme, et dit : Que l’Éternel te donne des enfants de cette femme, à la place du prêt qui a été fait à l’Éternel ! Et ils s’en retournèrent chez lui. ◊ 21 Et l’Éternel visita Anne, et elle conçut, et enfanta trois fils et deux filles ; et le jeune garçon Samuel grandissait auprès de l’Éternel.
◊ 22 Et Éli était fort âgé, et il apprit tout ce que ses fils faisaient à l’égard de tout Israël, et qu’ils couchaient avec les femmes qui servaient à l’entrée de la tente d’assignation. ◊ 23 Et il leur dit : Pourquoi faites-vous des actions comme celles-là ? Car, de tout le peuple, j’apprends vos méchantes actions. ◊ 24 Non, mes fils ; car ce que j’entends dire n’est pas bon : vous entraînez à la transgression le peuple de l’Éternel. ◊ 25 Si un homme a péché contre un homme, Dieu le jugera ; mais si un homme pèche contre l’Éternel, qui priera pour lui ? Mais ils n’écoutèrent pas la voix de leur père, car c’était le bon plaisir de l’Éternel de les faire mourir.
◊ 26 Et le jeune garçon Samuel allait grandissant, agréable à l’Éternel et aux hommes.
◊ 27 Et un homme de Dieu vint vers Éli, et lui dit : Ainsi dit l’Éternel : Je me suis clairement révélé à la maison de ton père, quand ils étaient en Égypte dans la maison du Pharaon, ◊ 28 et je l’ai choisi d’entre toutes les tribus d’Israël, pour être mon sacrificateur, pour offrir [des sacrifices] sur mon autel, pour faire fumer l’encens, pour porter l’éphod devant moi ; et j’ai donné à la maison de ton père tous les sacrifices des fils d’Israël faits par feu. ◊ 29 Pourquoi foulez-vous aux pieds mon sacrifice et mon offrande, que j’ai commandé [de faire] dans ma demeure ? Et tu honores tes fils plus que moi, pour vous engraisser des prémices de toutes les offrandes d’Israël, mon peuple. ◊ 30 C’est pourquoi l’Éternel, le Dieu d’Israël, dit : J’avais bien dit : Ta maison et la maison de ton père marcheront devant moi à toujours ; mais maintenant l’Éternel dit : Que cela soit loin de moi ; car ceux qui m’honorent, je les honorerai ; et ceux qui me méprisent seront en petite estime. ◊ 31 Voici, les jours viennent que je couperai ton bras et le bras de la maison de ton père, de sorte qu’il n’y aura plus de vieillard dans ta maison. ◊ 32 Et tu verras un adversaire [établi dans ma] demeure, dans tout le bien qui aura été fait à Israël ; et il n’y aura plus de vieillard dans ta maison à jamais. ◊ 33 Et celui des tiens que je ne retrancherai pas d’auprès de mon autel, sera pour consumer tes yeux et attrister ton âme ; et tout l’accroissement de ta maison : — ils mourront à la fleur de l’âge. ◊ 34 Et ceci t’en sera le signe : ce qui arrivera à tes deux fils, Hophni et Phinées ; ils mourront tous deux en un seul jour. ◊ 35 Et je me susciterai un sacrificateur fidèle : il fera selon ce qui est dans mon cœur et dans mon âme, et je lui bâtirai une maison stable, et il marchera toujours devant mon oint. ◊ 36 Et il arrivera que quiconque restera de ta maison viendra et se prosternera devant lui, pour avoir une pièce d’argent et un rond de pain, et dira : Place-moi, je te prie, dans quelqu’une des charges de la sacrificature, afin que je mange une bouchée de pain !
Jean
5 ◊ 1 Après ces choses, il y avait une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem. ◊ 2 Or il y a à Jérusalem, près de la porte des brebis, un réservoir d’eau, appelé en hébreu Béthesda, ayant cinq portiques, ◊ 3 dans lesquels étaient couchés une multitude d’infirmes, d’aveugles, de boiteux et de gens qui avaient les membres secs, [attendant le mouvement de l’eau. ◊ 4 Car à de certaines saisons un ange descendait dans le réservoir et agitait l’eau ; le premier donc qui entrait après que l’eau avait été agitée, était guéri, de quelque maladie qu’il fût pris]. ◊ 5 Or il y avait là un homme infirme depuis trente-huit ans. ◊ 6 Jésus, le voyant couché là, et sachant qu’il était dans cet état déjà depuis longtemps, lui dit : Veux-tu être guéri ? ◊ 7 Le malade lui répondit : Seigneur, je n’ai personne qui, lorsque l’eau a été agitée, me jette dans le réservoir ; et, pendant que moi je viens, un autre descend avant moi. ◊ 8 Jésus lui dit : Lève-toi, prends ton petit lit, et marche. ◊ 9 Et aussitôt l’homme fut guéri, et il prit son petit lit, et marcha. Or c’était sabbat ce jour-là. ◊ 10 Les Juifs donc dirent à celui qui avait été guéri : C’est [un jour de] sabbat ; il ne t’est pas permis de prendre ton petit lit. ◊ 11 Il leur répondit : Celui qui m’a guéri, celui-là m’a dit : Prends ton petit lit, et marche. ◊ 12 Ils lui demandèrent donc : Qui est l’homme qui t’a dit : Prends ton petit lit, et marche ? ◊ 13 Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était ; car Jésus s’était retiré de là, une foule se trouvant dans ce lieu. ◊ 14 Après ces choses, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit : Voici, tu es guéri ; ne pèche plus, de peur que pis ne t’arrive. ◊ 15 L’homme s’en alla et annonça aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. ◊ 16 Et à cause de cela les Juifs persécutaient Jésus [et cherchaient à le faire mourir], parce qu’il avait fait ces choses en un jour de sabbat. ◊ 17 Mais Jésus leur répondit : Mon Père travaille jusqu’à maintenant, et moi je travaille. ◊ 18 À cause de cela donc les Juifs cherchaient d’autant plus à le faire mourir, parce que non seulement il violait le sabbat, mais aussi parce qu’il disait que Dieu était son propre Père, se faisant égal à Dieu. ◊ 19 Jésus donc répondit et leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Le Fils ne peut rien faire de lui-même, à moins qu’il ne voie faire une chose au Père, car quelque chose que celui-ci fasse, cela, le Fils aussi de même le fait. ◊ 20 Car le Père aime le Fils, et lui montre toutes les choses qu’il fait lui-même, et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l’admiration. ◊ 21 Car comme le Père réveille les morts et les vivifie, de même aussi le Fils vivifie ceux qu’il veut ; ◊ 22 car aussi le Père ne juge personne, mais il a donné tout le jugement au Fils ; ◊ 23 afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils, n’honore pas le Père qui l’a envoyé. ◊ 24 En vérité, en vérité, je vous dis que celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie. ◊ 25 En vérité, en vérité, je vous dis que l’heure vient, et elle est maintenant, que les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. ◊ 26 Car comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils aussi d’avoir la vie en lui-même ; ◊ 27 et il lui a donné autorité de juger aussi, parce qu’il est fils de l’homme. ◊ 28 Ne vous étonnez pas de cela ; car l’heure vient en laquelle tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix ; ◊ 29 et ils sortiront, ceux qui auront pratiqué le bien, en résurrection de vie ; et ceux qui auront fait le mal, en résurrection de jugement. ◊ 30 Je ne puis rien faire, moi, de moi-même ; je juge selon ce que j’entends, et mon jugement est juste ; car je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. ◊ 31 Si moi je rends témoignage de moi-même, mon témoignage n’est pas vrai. ◊ 32 C’est un autre qui rend témoignage de moi ; et je sais que le témoignage qu’il rend de moi est vrai. ◊ 33 Vous, vous avez envoyé auprès de Jean, et il a rendu témoignage à la vérité ; ◊ 34 mais moi, je ne reçois pas témoignage de l’homme, mais je dis ces choses afin que vous, vous soyez sauvés. ◊ 35 Celui-là était la lampe ardente et brillante ; et vous, vous avez voulu vous réjouir pour un temps à sa lumière ; ◊ 36 mais moi, j’ai un témoignage plus grand que celui de Jean ; car les œuvres que le Père m’a données pour les accomplir, ces œuvres mêmes que je fais rendent témoignage de moi, que le Père m’a envoyé. ◊ 37 Et le Père qui m’a envoyé, lui, a rendu témoignage de moi. Jamais vous n’avez entendu sa voix, ni vu sa figure ; ◊ 38 et vous n’avez pas sa parole demeurant en vous ; car celui-là que lui a envoyé, vous, vous ne le croyez pas. ◊ 39 Sondez les écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi : ◊ 40 — et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie. ◊ 41 Je ne reçois pas de gloire des hommes ; ◊ 42 mais je vous connais, [et je sais] que vous n’avez pas l’amour de Dieu en vous. ◊ 43 Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, celui-là vous le recevrez. ◊ 44 Comment pouvez-vous croire, vous qui recevez de la gloire l’un de l’autre et qui ne cherchez pas la gloire qui [vient] de Dieu seul ? ◊ 45 Ne pensez pas que moi, je vous accuserai devant le Père ; il y en a un qui vous accuse, Moïse en qui vous espérez. ◊ 46 Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi ; car lui a écrit de moi. ◊ 47 Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ?
Jean
3 ◊ 1 Mais il y avait un homme d’entre les pharisiens, dont le nom était Nicodème, qui était un chef des Juifs. ◊ 2 Celui-ci vint à lui de nuit, et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que toi tu fais, si Dieu n’est avec lui. ◊ 3 Jésus répondit et lui dit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. ◊ 4 Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître ? ◊ 5 Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né d’eau et de l’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. ◊ 6 Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit. ◊ 7 Ne t’étonne pas de ce que je t’ai dit : Il vous faut être nés de nouveau. ◊ 8 Le vent souffle où il veut, et tu en entends le son ; mais tu ne sais pas d’où il vient, ni où il va : il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit. ◊ 9 Nicodème répondit et lui dit : Comment ces choses peuvent-elles se faire ? ◊ 10 Jésus répondit et lui dit : Tu es le docteur d’Israël, et tu ne connais pas ces choses ? ◊ 11 En vérité, en vérité, je te dis : Nous disons ce que nous connaissons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. ◊ 12 Si je vous ai parlé des choses terrestres, et que vous ne croyiez pas, comment croirez-vous, si je vous parle des choses célestes ? ◊ 13 Et personne n’est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le fils de l’homme qui est dans le ciel. ◊ 14 Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi il faut que le fils de l’homme soit élevé, ◊ 15 afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. ◊ 16 Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. ◊ 17 Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde afin qu’il jugeât le monde, mais afin que le monde fût sauvé par lui. ◊ 18 Celui qui croit en lui n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. ◊ 19 Or c’est ici le jugement, que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises ; ◊ 20 car quiconque fait des choses mauvaises hait la lumière, et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient reprises ; ◊ 21 mais celui qui pratique la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, qu’elles sont faites en Dieu.
◊ 22 Après ces choses, Jésus vint dans le pays de Judée, et ses disciples [avec lui] ; et il séjourna là avec eux, et baptisait. ◊ 23 Et Jean aussi baptisait en Énon, près de Salim, parce qu’il y avait là beaucoup d’eau ; et on venait, et on était baptisé. ◊ 24 Car Jean n’avait pas encore été jeté en prison. ◊ 25 Il y eut donc une discussion entre quelques-uns des disciples de Jean et un Juif, touchant la purification. ◊ 26 Et ils vinrent à Jean, et lui dirent : Rabbi, celui qui était avec toi au-delà du Jourdain, à qui tu as toi-même rendu témoignage, voilà, il baptise, et tous viennent à lui. ◊ 27 Jean répondit et dit : Un homme ne peut rien recevoir, à moins qu’il ne lui soit donné du ciel. ◊ 28 Vous-mêmes, vous me rendez témoignage que j’ai dit : Ce n’est pas moi qui suis le Christ, mais je suis envoyé devant lui. ◊ 29 Celui qui a l’épouse est l’époux ; mais l’ami de l’époux, qui assiste et l’entend, est tout réjoui à cause de la voix de l’époux ; cette joie donc, qui est la mienne, est accomplie. ◊ 30 Il faut que lui croisse, et que moi je diminue. ◊ 31 Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est de la terre, et parle [comme étant] de la terre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous ; ◊ 32 [et] de ce qu’il a vu et entendu, de cela il rend témoignage ; et personne ne reçoit son témoignage. ◊ 33 Celui qui a reçu son témoignage, a scellé que Dieu est vrai ; ◊ 34 car celui que Dieu a envoyé parle les paroles de Dieu, car Dieu ne donne pas l’Esprit par mesure. ◊ 35 Le Père aime le Fils, et a mis toutes choses entre ses mains. ◊ 36 Qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.
Romains
9 ◊ 1 Je dis la vérité en Christ ; je ne mens point, ma conscience me rendant témoignage par l’Esprit Saint, ◊ 2 que j’ai une grande tristesse et une douleur continuelle dans mon cœur ; ◊ 3 car moi-même j’ai souhaité d’être [par] anathème [séparé] du Christ, pour mes frères, mes parents selon la chair, ◊ 4 qui sont Israélites, auxquels sont l’adoption, et la gloire, et les alliances, et le don de la loi, et le service [divin], et les promesses ; ◊ 5 auxquels sont les pères, et desquels, selon la chair, est [issu] le Christ, qui est sur toutes choses Dieu béni éternellement. Amen ! ◊ 6 — Ce n’est pas cependant comme si la parole de Dieu avait été sans effet, car tous ceux qui sont [issus] d’Israël ne sont pas Israël ; ◊ 7 aussi, pour être [la] semence d’Abraham, ils ne sont pas tous enfants ; mais « en Isaac te sera appelée [une] semence » ; ◊ 8 c’est-à-dire, ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu ; mais les enfants de la promesse sont comptés pour semence. ◊ 9 Car cette parole est [une parole] de promesse : « En cette saison-ci, je viendrai, et Sara aura un fils ». ◊ 10 Et non seulement [cela], mais aussi quant à Rebecca, lorsqu’elle conçut d’un, d’Isaac, notre père, ◊ 11 (car avant que les enfants fussent nés et qu’ils eussent rien fait de bon ou de mauvais, afin que le propos de Dieu selon l’élection demeurât, non point sur le principe des œuvres, mais de celui qui appelle,) ◊ 12 il lui fut dit : « Le plus grand sera asservi au plus petit » ; ◊ 13 ainsi qu’il est écrit : « J’ai aimé Jacob, et j’ai haï Ésaü ».
◊ 14 Que dirons-nous donc ? Y a-t-il de l’injustice en Dieu ? Qu’ainsi n’advienne ! ◊ 15 Car il dit à Moïse : « Je ferai miséricorde à celui à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion ». ◊ 16 Ainsi donc ce n’est pas de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. ◊ 17 Car l’écriture dit au Pharaon : « C’est pour cela même que je t’ai suscité, pour montrer en toi ma puissance, et pour que mon nom soit publié dans toute la terre ». ◊ 18 Ainsi donc il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut.
◊ 19 Tu me diras donc : Pourquoi se plaint-il encore ? car qui est-ce qui a résisté à sa volonté ? ◊ 20 Mais plutôt, toi, ô homme, qui es-tu, qui contestes contre Dieu ? La chose formée dira-t-elle à celui qui l’a formée : Pourquoi m’as-tu ainsi faite ? ◊ 21 Le potier n’a-t-il pas pouvoir sur l’argile pour faire de la même masse un vase à honneur et un autre à déshonneur ? ◊ 22 Et si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience des vases de colère tout préparés pour la destruction ; ◊ 23 — et afin de faire connaître les richesses de sa gloire dans des vases de miséricorde qu’il a préparés d’avance pour la gloire… ? ◊ 24 lesquels aussi il a appelés, [savoir] nous, non seulement d’entre les Juifs, mais aussi d’entre les nations : ◊ 25 comme aussi il dit en Osée : « J’appellerai mon peuple celui qui n’était pas mon peuple, et bien-aimée celle qui n’était pas bien-aimée » ; ◊ 26 « et il arrivera que dans le lieu où il leur a été dit : Vous n’êtes pas mon peuple, là ils seront appelés fils du Dieu vivant ». ◊ 27 Mais Ésaïe s’écrie au sujet d’Israël : « Quand le nombre des fils d’Israël serait comme le sable de la mer, le résidu [seul] sera sauvé. ◊ 28 Car il consomme et abrège l’affaire en justice, parce que le *Seigneur fera une affaire abrégée sur la terre ». ◊ 29 Et comme Ésaïe a dit auparavant : « Si le *Seigneur Sabaoth ne nous avait laissé [quelque] semence, nous serions devenus comme Sodome et nous aurions été semblables à Gomorrhe ».
◊ 30 Que dirons-nous donc ? Que les nations qui ne poursuivaient pas [la] justice, ont trouvé [la] justice, [la] justice qui est sur le principe de [la] foi. ◊ 31 Mais Israël, poursuivant une loi de justice, n’est point parvenu à [cette] loi. ◊ 32 Pourquoi ? — Parce que ce n’a point été sur le principe de la foi, mais comme sur le principe des œuvres : car ils ont heurté contre la pierre d’achoppement, ◊ 33 selon qu’il est écrit : « Voici, je mets en Sion une pierre d’achoppement, et un rocher de chute », et « celui qui croit en lui ne sera pas confus ».
Éphésiens
2 ◊ 1 — et vous, lorsque vous étiez morts dans vos fautes et dans vos péchés, ◊ 2 (dans lesquels vous avez marché autrefois, selon le train de ce monde, selon le chef de l’autorité de l’air, de l’esprit qui opère maintenant dans les fils de la désobéissance ; ◊ 3 parmi lesquels, nous aussi, nous avons tous conversé autrefois dans les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et des pensées ; et nous étions par nature des enfants de colère, comme aussi les autres. ◊ 4 Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés,) ◊ 5 alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés ensemble avec le Christ (vous êtes sauvés par [la] grâce), ◊ 6 et nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le christ Jésus, ◊ 7 afin qu’il montrât dans les siècles à venir les immenses richesses de sa grâce, dans sa bonté envers nous dans le christ Jésus. ◊ 8 Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; ◊ 9 non pas sur le principe des œuvres, afin que personne ne se glorifie ; ◊ 10 car nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le christ Jésus pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance, afin que nous marchions en elles.
◊ 11 C’est pourquoi souvenez-vous que vous, autrefois les nations dans la chair, qui étiez appelés incirconcision par ce qui est appelé la circoncision, faite de main dans la chair, ◊ 12 vous étiez en ce temps-là sans Christ, sans droit de cité en Israël et étrangers aux alliances de la promesse, n’ayant pas d’espérance, et étant sans Dieu dans le monde. ◊ 13 Mais maintenant, dans le christ Jésus, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été approchés par le sang du Christ. ◊ 14 Car c’est lui qui est notre paix, qui des deux en a fait un et a détruit le mur mitoyen de clôture, ◊ 15 ayant aboli dans sa chair l’inimitié, la loi des commandements [qui consiste] en ordonnances, afin qu’il créât les deux en lui-même pour être un seul homme nouveau, en faisant la paix ; ◊ 16 et qu’il les réconciliât tous les deux en un seul corps à Dieu par la croix, ayant tué par elle l’inimitié. ◊ 17 Et il est venu, et a annoncé la bonne nouvelle de la paix à vous qui étiez loin, et la [bonne nouvelle de la] paix à ceux qui étaient près ; ◊ 18 car par lui nous avons, les uns et les autres, accès auprès du Père par un seul Esprit. ◊ 19 Ainsi donc vous n’êtes plus étrangers ni forains, mais vous êtes concitoyens des saints et gens de la maison de Dieu, ◊ 20 ayant été édifiés sur le fondement des apôtres et prophètes, Jésus Christ lui-même étant la maîtresse pierre du coin, ◊ 21 en qui tout l’édifice, bien ajusté ensemble, croît pour être un temple saint dans le Seigneur ; ◊ 22 en qui, vous aussi, vous êtes édifiés ensemble, pour être une habitation de Dieu par l’Esprit.
Actes
25 ◊ 1 Festus donc, étant arrivé dans la province, monta trois jours après de Césarée à Jérusalem. ◊ 2 Et les principaux sacrificateurs et les principaux d’entre les Juifs portèrent plainte devant lui contre Paul ; et ils lui présentaient leur requête, ◊ 3 lui demandant contre [Paul] cette grâce qu’il le fît venir à Jérusalem, dressant des embûches pour le tuer en chemin. ◊ 4 Festus donc répondit que Paul serait gardé à Césarée, et que lui-même allait bientôt partir. ◊ 5 Que les hommes influents parmi vous descendent donc avec [moi], dit-il ; et s’il y a quelque crime en cet homme, qu’ils l’accusent. ◊ 6 Et n’ayant pas séjourné parmi eux plus de huit ou dix jours, il descendit à Césarée ; et le lendemain, s’étant assis sur le tribunal, il donna l’ordre que Paul fût amené. ◊ 7 Et lorsqu’il fut arrivé, les Juifs qui étaient descendus de Jérusalem se tinrent à l’entour, portant contre [Paul] de nombreuses et graves accusations qu’ils ne pouvaient prouver ; ◊ 8 tandis que Paul se défendait, [en disant] : Je n’ai péché en rien, ni contre la loi des Juifs, ni contre le temple, ni contre César. ◊ 9 Mais Festus, voulant gagner la faveur des Juifs, répondit à Paul et dit : Veux-tu monter à Jérusalem pour y être jugé quant à ces choses, devant moi ? ◊ 10 Et Paul dit : Je suis ici devant le tribunal de César, où je dois être jugé. Je n’ai fait aucun tort aux Juifs, comme tu le sais toi-même très bien. ◊ 11 Si donc je leur ai fait tort, ou que j’aie fait quelque chose qui soit digne de mort, je ne refuse pas de mourir ; mais si rien n’est [vrai] de ce dont ils m’accusent, personne ne peut me livrer à eux : j’en appelle à César. ◊ 12 Alors Festus, ayant conféré avec le conseil, répondit : Tu en as appelé à César, tu iras à César.
◊ 13 Or, quelques jours s’étant écoulés, le roi Agrippa et Bérénice vinrent à Césarée pour saluer Festus. ◊ 14 Et comme ils séjournaient là plusieurs jours, Festus exposa au roi l’affaire de Paul, disant : Un certain homme a été laissé [ici] prisonnier par Félix, ◊ 15 au sujet duquel, lorsque j’étais à Jérusalem, les principaux sacrificateurs et les anciens des Juifs ont porté plainte, sollicitant une sentence contre lui : ◊ 16 mais je leur ai répondu que ce n’est pas la coutume des Romains de livrer quelqu’un avant que l’accusé ait ses accusateurs devant lui et qu’il ait l’occasion de se défendre de ce dont il est accusé. ◊ 17 Quand donc ils furent venus ici, sans aucun délai, le jour suivant, m’étant assis sur le tribunal, j’ordonnai que cet homme fût amené ; ◊ 18 au sujet duquel les accusateurs, se tenant là, n’avancèrent aucune charge relativement aux choses que moi je supposais ; ◊ 19 mais ils avaient contre lui quelques questions touchant leur culte religieux et touchant un certain Jésus mort, que Paul affirmait être vivant. ◊ 20 Et comme moi j’étais dans l’embarras pour procéder à une information sur ces choses, je demandai [à cet homme] s’il voulait aller à Jérusalem pour y être jugé quant à ces choses. ◊ 21 Mais Paul, en ayant appelé, [demandant] à être réservé au jugement d’Auguste, je donnai ordre qu’il fût gardé jusqu’à ce que je l’envoyasse à César. ◊ 22 Et Agrippa [dit] à Festus : Je voudrais bien moi-même aussi entendre cet homme. Demain, dit-il, tu l’entendras.
◊ 23 Le lendemain donc, Agrippa et Bérénice étant venus en grande pompe, et étant entrés dans la salle d’audience avec les chiliarques et les principaux de la ville, Paul, sur l’ordre de Festus, fut amené. ◊ 24 Et Festus dit : Roi Agrippa, et vous tous qui êtes ici présents avec nous, vous voyez cet homme au sujet duquel toute la multitude des Juifs m’a sollicité, tant à Jérusalem qu’ici, s’écriant qu’il ne devait plus vivre. ◊ 25 Mais moi, ayant trouvé qu’il n’avait rien fait qui fût digne de mort, et cet homme lui-même en ayant appelé à Auguste, j’ai résolu de l’envoyer. ◊ 26 Mais je n’ai rien de certain à écrire à l’empereur à son sujet, c’est pourquoi je l’ai amené devant vous, et principalement devant toi, roi Agrippa, en sorte qu’après avoir procédé à un interrogatoire, j’aie quelque chose à écrire ; ◊ 27 car il me semble déraisonnable d’envoyer un prisonnier sans indiquer en même temps les choses qui sont mises à sa charge.
2 Corinthiens
5 ◊ 1 Car nous savons que, si notre maison terrestre qui n’est qu’une tente, est détruite, nous avons un édifice de la part de Dieu, une maison qui n’est pas faite de main, éternelle, dans les cieux. ◊ 2 Car aussi, dans cette tente, nous gémissons, désirant avec ardeur d’avoir revêtu notre domicile qui est du ciel, ◊ 3 si toutefois, même en étant vêtus, nous ne sommes pas trouvés nus. ◊ 4 Car aussi nous qui sommes dans la tente, nous gémissons, étant chargés ; non pas que nous désirions d’être dépouillés, mais [nous désirons] d’être revêtus, afin que ce qui est mortel soit absorbé par la vie. ◊ 5 Or celui qui nous a formés à cela même, c’est Dieu, qui nous a aussi donné les arrhes de l’Esprit. ◊ 6 Nous avons donc toujours confiance, et nous savons qu’étant présents dans le corps, nous sommes absents du Seigneur, ◊ 7 car nous marchons par la foi, non par la vue ; ◊ 8 nous avons, dis-je, de la confiance, et nous aimons mieux être absents du corps et être présents avec le Seigneur. ◊ 9 C’est pourquoi aussi, que nous soyons présents ou que nous soyons absents, nous nous appliquons avec ardeur à lui être agréables ; ◊ 10 car il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive les choses [accomplies] dans le corps, selon ce qu’il aura fait, soit bien, soit mal. ◊ 11 Connaissant donc combien le Seigneur doit être craint, nous persuadons les hommes, mais nous avons été manifestés à Dieu, et j’espère aussi que nous avons été manifestés dans vos consciences. ◊ 12 Nous ne nous recommandons pas de nouveau à vous, mais nous vous donnons occasion de vous glorifier de nous, afin que vous ayez [de quoi répondre] à ceux qui se glorifient extérieurement et non pas du cœur. ◊ 13 Car si nous sommes hors de nous-mêmes, c’est pour Dieu ; si nous sommes de sens rassis, c’est pour vous. ◊ 14 Car l’amour du Christ nous étreint, en ce que nous avons jugé ceci, que si un est mort pour tous, tous donc sont morts, ◊ 15 et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité. ◊ 16 En sorte que nous, désormais, nous ne connaissons personne selon la chair ; et, si même nous avons connu Christ selon la chair, toutefois maintenant nous ne le connaissons plus [ainsi]. ◊ 17 En sorte que si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles ; ◊ 18 et toutes sont du Dieu qui nous a réconciliés avec lui-même par Christ, et qui nous a donné le service de la réconciliation, ◊ 19 savoir, que Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, ne leur imputant pas leurs fautes et mettant en nous la parole de la réconciliation. ◊ 20 Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ, — Dieu, pour ainsi dire, exhortant par notre moyen ; nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! ◊ 21 Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devinssions justice de Dieu en lui.
Jérémie
6 ◊ 1 Fils de Benjamin, fuyez du milieu de Jérusalem, et sonnez de la trompette à Thekoa, et élevez un signal sur Beth-Hakkérem ! car du nord apparaît le mal, et une grande ruine. ◊ 2 La belle et la délicate, la fille de Sion, je la détruis. ◊ 3 Les pasteurs et leurs troupeaux viennent contre elle ; ils dressent leurs tentes contre elle tout à l’entour ; ils broutent chacun son quartier. ◊ 4 Préparez le combat contre elle ; levez-vous, et montons en plein midi. Malheur à nous ! car le jour baisse, car les ombres du soir s’allongent. ◊ 5 Levez-vous, et montons de nuit, et détruisons ses palais. ◊ 6 Car ainsi dit l’Éternel des armées : Coupez des arbres, et élevez des terrasses contre Jérusalem : c’est la ville qui doit être visitée ; tout est oppression au milieu d’elle. ◊ 7 Comme un puits fait couler ses eaux, ainsi elle fait sourdre son iniquité ; on entend en elle la violence et la dévastation ; il y a devant moi continuellement souffrance et blessure. ◊ 8 Reçois instruction, ô Jérusalem, de peur que mon âme ne se détache de toi, de peur que je ne fasse de toi une désolation, une terre inhabitée.
◊ 9 Ainsi dit l’Éternel des armées : On grappillera entièrement, comme une vigne, le reste d’Israël. Remets, comme le vendangeur, ta main dans les paniers. ◊ 10 À qui parlerai-je, et qui avertirai-je, pour qu’ils entendent ? Voici, leur oreille est incirconcise, et ils ne peuvent prêter attention ; voici, la parole de l’Éternel est en opprobre parmi eux, ils n’y trouvent point de plaisir. ◊ 11 Et je suis plein de la fureur de l’Éternel, je suis las de la retenir. Verse-la sur les petits enfants dans la rue, et sur l’assemblée des jeunes gens réunis ; car et l’homme et la femme seront pris, le vieillard et celui qui est comblé de jours. ◊ 12 Et leurs maisons passeront à d’autres, les champs et les femmes également ; car j’étendrai ma main sur les habitants du pays, dit l’Éternel ; ◊ 13 car, depuis le petit d’entre eux jusqu’au grand, ils sont tous adonnés au gain déshonnête, et, depuis le prophète jusqu’au sacrificateur, tous usent de fausseté. ◊ 14 Et ils ont pansé la plaie de la fille de mon peuple légèrement, disant : Paix, paix ! et il n’y avait point de paix. ◊ 15 Avaient-ils honte, parce qu’ils avaient commis l’abomination ? Ils n’ont eu même aucune honte, ils n’ont même pas connu la confusion ; c’est pourquoi ils tomberont parmi ceux qui tombent ; au temps où je les visiterai, ils trébucheront, dit l’Éternel.
◊ 16 Ainsi dit l’Éternel : Tenez-vous sur les chemins, et regardez, et enquérez-vous touchant les sentiers anciens, quelle est la bonne voie ; et marchez-y, et vous trouverez du repos pour vos âmes. Mais ils ont dit : Nous n’y marcherons pas. ◊ 17 J’ai aussi établi sur vous des sentinelles : soyez attentifs à la voix de la trompette. Mais ils ont dit : Nous n’y serons pas attentifs. ◊ 18 C’est pourquoi, écoutez, nations ; et toi, assemblée, sache ce qui est au milieu d’eux. ◊ 19 Écoute, terre : Voici, je fais venir un mal sur ce peuple, le fruit de leurs pensées ; car ils n’ont pas été attentifs à mes paroles, et ma loi, ils l’ont rejetée. ◊ 20 À quoi me sert que l’encens vienne de Sheba, et le doux roseau du pays lointain ? Vos holocaustes ne me sont pas agréables, et vos sacrifices ne me plaisent pas. ◊ 21 C’est pourquoi, ainsi dit l’Éternel : Voici, je mets devant ce peuple des pierres d’achoppement, et les pères et les fils ensemble trébucheront contre elles, le voisin et son compagnon périront. ◊ 22 Ainsi dit l’Éternel : Voici, un peuple vient du pays du nord, et une grande nation se réveille des extrémités de la terre. ◊ 23 Ils saisissent l’arc et le javelot ; ils sont cruels, et ils n’ont pas de compassion ; leur voix bruit comme la mer, et ils sont montés sur des chevaux, préparés comme un homme pour la guerre, contre toi, fille de Sion. ◊ 24 Nous en avons entendu la rumeur ; nos mains sont devenues lâches, la détresse nous a saisis, l’angoisse comme celle d’une femme qui enfante. ◊ 25 Ne sortez pas dans les champs, et n’allez point par le chemin ; car l’épée de l’ennemi, la terreur est partout.
◊ 26 Fille de mon peuple, ceins-toi d’un sac, et roule-toi dans la cendre ; mène deuil comme pour un fils unique, [fais] une lamentation amère, car le dévastateur est venu subitement sur nous.
◊ 27 Je t’ai établi comme un essayeur au milieu de mon peuple, une forteresse, afin que tu connaisses et que tu éprouves leur voie. ◊ 28 Ils sont tous des rebelles entre les rebelles ; ils marchent dans la calomnie ; ils sont de l’airain et du fer ; ils sont tous des corrupteurs. ◊ 29 Le soufflet brûle, le plomb est consumé par le feu, on affine, on affine en vain : les mauvais n’ont point été ôtés. ◊ 30 On les nommera : Argent réprouvé ; car l’Éternel les a rejetés.
Luc
4 ◊ 1 Or Jésus, plein de l’Esprit Saint, s’en retourna du Jourdain et fut mené par l’Esprit dans le désert, ◊ 2 étant tenté par le diable quarante jours. Et il ne mangea rien pendant ces jours-là ; et lorsqu’ils furent accomplis, il eut faim. ◊ 3 Et le diable lui dit : Si tu es Fils de Dieu, dis à cette pierre qu’elle devienne du pain. ◊ 4 Et Jésus lui répondit, disant : Il est écrit que « l’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole de Dieu ».
◊ 5 Et le diable, le menant sur une haute montagne, lui montra, en un instant, tous les royaumes de la terre habitée. ◊ 6 Et le diable lui dit : Je te donnerai toute cette autorité et la gloire de ces royaumes ; car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux. ◊ 7 Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi. ◊ 8 Et Jésus, lui répondant, dit : Il est écrit : « Tu rendras hommage au *Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui seul ».
◊ 9 Et il l’amena à Jérusalem, et le plaça sur le faîte du temple et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d’ici en bas ; ◊ 10 car il est écrit : « Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, pour te garder ; ◊ 11 et ils te porteront sur leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre une pierre ». ◊ 12 Et Jésus, répondant, lui dit : Il est dit : « Tu ne tenteras pas le *Seigneur ton Dieu ».
◊ 13 Et ayant accompli toute tentation, le diable se retira d’avec lui pour un temps.
◊ 14 Et Jésus s’en retourna en Galilée, dans la puissance de l’Esprit ; et sa renommée se répandit par tout le pays d’alentour. ◊ 15 Et lui-même enseignait dans leurs synagogues, étant glorifié par tous.
◊ 16 Et il vint à Nazareth où il avait été élevé ; et il entra dans la synagogue au jour du sabbat, selon sa coutume, et se leva pour lire. ◊ 17 Et on lui donna le livre du prophète Ésaïe ; et ayant déployé le livre, il trouva le passage où il était écrit : ◊ 18 « L’Esprit du *Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer de bonnes nouvelles aux pauvres ; ◊ 19 il m’a envoyé pour publier aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue ; pour renvoyer libres ceux qui sont foulés, et pour publier l’an agréable du *Seigneur ». ◊ 20 Et ayant ployé le livre, et l’ayant rendu à celui qui était de service, il s’assit ; et les yeux de tous ceux qui étaient dans la synagogue étaient arrêtés sur lui. ◊ 21 Et il se mit à leur dire : Aujourd’hui cette écriture est accomplie, vous l’entendant. ◊ 22 Et tous lui rendaient témoignage, et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient : Celui-ci n’est-il pas le fils de Joseph ? ◊ 23 Et il leur dit : Assurément vous me direz cette parabole : Médecin, guéris-toi toi-même ; fais ici aussi dans ton pays toutes les choses que nous avons ouï dire qui ont été faites à Capernaüm. ◊ 24 Et il dit : En vérité, je vous dis qu’aucun prophète n’est reçu dans son pays. ◊ 25 Et, en vérité, je vous dis qu’il y avait plusieurs veuves en Israël, aux jours d’Élie, lorsque le ciel fut fermé trois ans et six mois, de sorte qu’il y eut une grande famine par tout le pays ; ◊ 26 et Élie ne fut envoyé vers aucune d’elles, sinon à Sarepta de la Sidonie vers une femme veuve. ◊ 27 Et il y avait plusieurs lépreux en Israël au temps d’Élisée le prophète ; et aucun d’eux ne fut rendu net, sinon Naaman, le Syrien. ◊ 28 Et ils furent tous remplis de colère dans la synagogue en entendant ces choses ; ◊ 29 et s’étant levés, ils le chassèrent hors de la ville, et le menèrent jusqu’au bord escarpé de la montagne sur laquelle leur ville était bâtie, de manière à l’en précipiter. ◊ 30 Mais lui, passant au milieu d’eux, s’en alla.
◊ 31 Et il descendit à Capernaüm, ville de Galilée, et il les enseignait au jour de sabbat. ◊ 32 Et ils s’étonnaient de sa doctrine, parce que sa parole était avec autorité. ◊ 33 Et il y avait dans la synagogue un homme qui avait un esprit de démon immonde ; et il s’écria à haute voix, disant : ◊ 34 Ha ! qu’y a-t-il entre nous et toi, Jésus Nazarénien ? Es-tu venu pour nous détruire ? Je te connais, qui tu es : le Saint de Dieu. ◊ 35 Et Jésus le tança, disant : Tais-toi, et sors de lui. Et le démon, l’ayant jeté au milieu [de tous], sortit de lui sans lui avoir fait aucun mal. ◊ 36 Et ils furent tous saisis d’étonnement, et ils parlaient entre eux, disant : Quelle parole est celle-ci ? car il commande avec autorité et puissance aux esprits immondes, et ils sortent. ◊ 37 Et sa renommée se répandait dans tous les lieux d’alentour.
◊ 38 Et s’étant levé, [il sortit] de la synagogue et entra dans la maison de Simon. Et la belle-mère de Simon était prise d’une grosse fièvre, et on le pria pour elle. ◊ 39 Et s’étant penché sur elle, il tança la fièvre, et [la fièvre] la quitta ; et à l’instant s’étant levée, elle les servit.
◊ 40 Et comme le soleil se couchait, tous ceux qui avaient des infirmes atteints de diverses maladies, les lui amenèrent ; et ayant imposé les mains à chacun d’eux, il les guérit. ◊ 41 Et les démons aussi sortaient de plusieurs, criant et disant : Tu es le Fils de Dieu. Et, les tançant, il ne leur permettait pas de parler, parce qu’ils savaient qu’il était le Christ.
◊ 42 Et quand il fut jour, il sortit et s’en alla en un lieu désert ; et les foules le recherchaient et vinrent jusqu’à lui ; et elles le retenaient, afin qu’il ne s’en allât point d’auprès d’elles. ◊ 43 Mais il leur dit : Il faut que j’annonce le royaume de Dieu aux autres villes aussi ; car j’ai été envoyé pour cela. ◊ 44 Et il prêchait dans les synagogues de la Galilée.