Ces cinq chapitres forment une partie distincte du livre de l’Exode ; leur contenu peut être rangé sous les trois chefs suivants : les dix jugements de Jéhovah ; la résistance de « Jannès et Jambrès » ; et les quatre objections du Pharaon.
Tout le pays d’Égypte fut ébranlé sous les coups successifs de la verge de Jéhovah. Tous, depuis le monarque assis sur son trône, jusqu’à la servante travaillant au moulin, durent sentir le terrible poids de cette verge. « Il envoya Moïse, son serviteur, Aaron qu’il avait choisi. Ils opérèrent au milieu d’eux ses signes, et des prodiges dans le pays de Cham. Il envoya des ténèbres, et fit une obscurité ; et il ne se rebellèrent pas contre sa parole. Il changea leurs eaux en sang, et fit mourir leurs poissons. Leur terre fourmilla de grenouilles, jusque dans les chambres de leurs rois. Il parla, et il vint des mouches venimeuses, et des moustiques dans tous leurs confins. Il leur donna pour pluie de la grêle, un feu de flammes dans leur pays ; et il frappa leurs vignes et leurs figuiers, et brisa les arbres de leur contrée. Il parla, et les sauterelles vinrent, et des yéleks sans nombre ; et ils dévorèrent toutes les plantes dans leur pays, et dévorèrent le fruit de leur sol. Et il frappa tout premier-né dans leur pays, les prémices de toute leur vigueur » (Ps. 105, 26-36 ).
Ici, le psalmiste nous décrit en termes concis les terribles châtiments que, par la dureté de son cœur, le Pharaon fit venir sur sa terre et sur son peuple. Ce superbe monarque avait entrepris de résister à la volonté souveraine et à la marche du Dieu très-haut, et comme juste conséquence de cet acte, il fut judiciairement aveuglé et endurci. « Et l’Éternel endurcit le cœur du Pharaon, et il ne les écouta pas, comme l’Éternel avait dit à Moïse. Et l’Éternel dit à Moïse : Lève-toi de bon matin, et tiens-toi devant le Pharaon, et dis-lui : Ainsi dit l’Éternel, le Dieu des Hébreux : Laisse aller mon peuple, pour qu’ils me servent ; car cette fois j’envoie toutes mes plaies dans ton cœur, et sur tes serviteurs et sur ton peuple, afin que tu saches que nul n’est comme moi sur toute la terre ; car maintenant j’étendrai ma main et je te frapperai de peste, toi et ton peuple, et tu seras exterminé de dessus la terre. Mais je t’ai fait subsister pour ceci, afin de te faire voir ma puissance, et pour que mon nom soit publié dans toute la terre » (Ex. 9, 12-16 ).
En considérant le Pharaon et ses actes, l’âme se transporte au milieu des scènes émouvantes de l’Apocalypse, qui nous font voir le dernier orgueilleux oppresseur du peuple de Dieu, faisant descendre sur son royaume et sur lui-même les sept coupes de la colère du Tout-puissant. Dieu, dans Ses desseins, a voulu qu’Israël ait la prééminence sur la terre ; il faut donc que quiconque a la prétention de s’opposer à cette prééminence soit mis de côté. Il faut que la grâce divine trouve son objet ; et quiconque entreprendrait d’opposer une barrière à cette grâce doit être « ôté » ; que ce soit l’Égypte, Babylone, ou la bête qui était, et qui n’est plus et qui sera (Apoc. 17, 8 ), peu importe. La puissance divine ouvrira la voie, afin que la grâce divine puisse couler, et une malédiction éternelle sera sur tous ceux qui y mettront obstacle. Ils savoureront, pendant toute l’éternité du siècle des siècles, le fruit amer de leur rébellion contre « Jéhovah, le Dieu des Hébreux ». Il a dit à Son peuple : « Aucun instrument formé contre toi ne réussira » (És. 54, 17 ), et Son immuable fidélité accomplira très certainement ce que Sa grâce infinie a promis. Ainsi, quand le Pharaon persista à retenir de sa main de fer l’Israël de Dieu, les coupes de la colère divine furent répandues sur lui, et le pays d’Égypte tout entier fut couvert de ténèbres, de maladies et de désolation. Il en sera bientôt de même du grand et dernier oppresseur, alors qu’il sortira de l’abîme sans fond, armé de la puissance satanique, pour écraser sous le « pied de l’orgueil » (Ps. 36, 11 ) ceux que Jéhovah s’est choisi pour objets de Sa faveur. Son trône sera renversé, son royaume dévasté par les sept dernières plaies, et finalement il sera lui-même plongé, non dans la mer Rouge, mais « dans l’étang de feu et de soufre » (Apoc. 17, 8 ; 20, 10 ).
Pas un trait ou un iota de ce que Dieu a promis à Abraham, à Isaac et à Jacob ne passera sans être accompli. Dieu accomplira tout. Malgré tout ce qui a été dit ou fait en sens contraire, Dieu se souvient de Ses promesses, et Il les accomplira. Toutes ses promesses sont « oui et amen dans le Christ Jésus » (2 Cor. 1, 20 ). Des dynasties se sont élevées et ont joué leur rôle sur le théâtre de ce monde ; des trônes ont été érigés sur les ruines de l’ancienne gloire de Jérusalem ; des empires ont fleuri pour un temps, et puis se sont écroulés ; d’ambitieux potentats ont combattu pour la possession du « pays de la promesse » ; tout cela a eu lieu, mais Jéhovah a dit concernant la Palestine : « Le pays ne se vendra pas à perpétuité, car le pays est à moi » (Lév. 25, 23 ). Nul autre donc que Jéhovah Lui-même ne possédera en définitive ce pays ; et c’est par la semence d’Abraham qu’Il l’héritera. Un simple passage de l’Écriture suffit pour fixer nos pensées relativement à ce sujet ou à tout autre. La terre de Canaan est pour la postérité d’Abraham, et la postérité d’Abraham pour la terre de Canaan, et jamais aucun pouvoir terrestre ou infernal ne pourra renverser cet ordre divin. Le Dieu éternel a engagé Sa parole, et le sang de l’éternelle alliance a coulé pour ratifier cette parole. Qui donc l’annulerait ? « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point » (Matt. 24, 35 ). « Nul n’est comme le Dieu de Jeshurun, qui est porté sur les cieux à ton secours, et sur les nuées dans sa majesté. Le Dieu d’ancienneté est ta demeure, et au-dessous de toi sont les bras éternels ; il chasse l’ennemi devant toi, et il dit : Détruis ! Et Israël habitera en sécurité, la source de Jacob, à part, dans un pays de froment et de moût, et ses cieux distilleront la rosée. Tu es bienheureux, Israël ! Qui est comme toi, un peuple sauvé par l’Éternel, le bouclier de ton secours et l’épée de ta gloire ? Tes ennemis dissimuleront devant toi, et toi, tu marcheras sur leurs lieux élevés » (Deut. 33, 26-29 ).
Nous avons à considérer maintenant, en second lieu, l’opposition de « Jannès et de Jambrès », les magiciens égyptiens. Nous n’aurions pas connu les noms de ces anciens antagonistes de la vérité de Dieu, s’ils n’eussent été nommés par le Saint Esprit, en relation avec les « temps fâcheux », au sujet desquels l’apôtre Paul avertit son enfant Timothée. Il est important que le lecteur chrétien comprenne bien la vraie nature de la résistance opposée à Moïse par ces magiciens ; et afin qu’il ait une vue complète du sujet, je rapporterai en entier le passage de l’épître de Paul à Timothée. Il est profondément sérieux et solennel.
« Or sache ceci, que dans les derniers jours il surviendra des temps fâcheux ; car les hommes seront égoïstes, avares, vantards, hautains, outrageux, désobéissants à leurs parents, ingrats, sans pitié, sans affection naturelle, implacables, calomniateurs, incontinents, cruels, n’aimant pas le bien, traîtres, téméraires, enflés d’orgueil, amis des voluptés plutôt qu’amis de Dieu, ayant la forme de la piété, mais en ayant renié la puissance. Or, détourne-toi de telles gens. Car d’entre eux sont ceux qui s’introduisent dans les maisons et qui mènent captives des femmelettes chargées de péchés, entraînées par des convoitises diverses, qui apprennent toujours et qui ne peuvent jamais parvenir à la connaissance de la vérité. Or de la même manière dont Jannès et Jambrès résistèrent à Moïse, ainsi aussi ceux-ci résistent à la vérité, hommes corrompus dans leur entendement, réprouvés quant à la foi : mais ils n’iront pas plus avant, car leur folie sera manifeste pour tous, comme a été celle de ceux-là aussi » (2 Tim. 3, 1-9 ).
Or la nature de cette résistance à la vérité est quelque chose de tout particulièrement sérieux. « Jannès et Jambrès » résistèrent à Moïse simplement en imitant, pour autant que cela était en leur pouvoir, tout ce qu’il faisait. Nous ne voyons pas qu’ils aient attribué à une puissance trompeuse ou mauvaise les opérations de Moïse, mais plutôt ils cherchèrent à en neutraliser l’effet sur la conscience, en faisant les mêmes choses que lui. Ce que Moïse faisait, eux aussi pouvaient le faire, en sorte qu’il n’y avait pas, après tout, une grande différence. L’un valait l’autre. Un miracle est un miracle. Si Moïse opérait des miracles pour sortir le peuple hors d’Égypte, ils pouvaient en opérer pour le faire rester au pays : où donc était la différence ?
De tout ceci nous apprenons que la résistance la plus satanique au témoignage de Dieu dans le monde vient de ceux qui, bien qu’ils imitent les effets de la vérité, n’ont que « la forme de la piété » et « en renient la puissance » (2 Tim. 3, 5 ). Ces gens-là peuvent faire les mêmes choses, adopter les mêmes habitudes et les mêmes formes, employer le même langage, et professer les mêmes opinions que d’autres. Si le vrai chrétien, pressé par l’amour du Christ, donne à manger à celui qui a faim ; donne des habits à celui qui est nu ; visite les malades ; répand les Écritures ; distribue des traités ; prie, chante des cantiques, défend et prêche l’évangile, le formaliste peut faire tout cela ; et, qu’on y prenne garde, c’est là le caractère spécial de la résistance opposée à la vérité « dans les derniers jours » ; c’est là l’esprit de Jannès et de Jambrès. Combien il est nécessaire de comprendre cette sérieuse vérité ! Combien il importe de se souvenir que « de la même manière dont Jannès et Jambrès résistèrent à Moïse, ainsi » ces professants, amateurs d’eux-mêmes, du monde et des plaisirs, « résistent à la vérité ». Ils ne voudraient pas être sans « une forme de piété » ! Mais tout en adoptant la forme parce qu’elle est entrée dans les usages, ils en haïssent « la puissance », parce qu’elle implique le renoncement à soi-même. « La puissance de la piété » implique la reconnaissance des droits de Dieu, l’établissement de Son royaume dans le cœur et, comme conséquence, la manifestation de ces choses dans le caractère et la vie tout entière ; mais le formaliste ignore tout cela. « La puissance de la piété » ne pourrait jamais s’accorder avec aucun des hideux caractères que le passage de l’épître à Timothée, cité plus haut, nous signale ; mais « la forme », tout en les cachant, les laisse vivants et insoumis ; et c’est à quoi le formaliste prend plaisir. Il ne tient pas à ce que ses convoitises soient subjuguées, ses plaisirs entravés, ses passions domptées, ses affections réglées, son cœur purifié. Il lui faut tout juste assez de religion pour qu’il puisse tirer le meilleur parti possible du monde présent et du monde à venir. Il ne sait pas ce que c’est que d’abandonner le monde présent parce qu’on a trouvé « le monde à venir ».
En considérant les formes de l’opposition de Satan à la vérité de Dieu, nous voyons que son système a toujours été de résister à cette vérité ; d’abord, par la violence, en l’attaquant ouvertement, et ensuite, quand ce moyen n’a pas réussi, en la corrompant par une contrefaçon. Ainsi, il chercha d’abord à faire mourir Moïse (chap. 2, 15 ), et ne pouvant pas accomplir son dessein, il essaya d’imiter ses œuvres.
Il en a été de même quant à la vérité confiée à l’Église de Dieu. Les premiers efforts de Satan se manifestèrent par la colère des principaux sacrificateurs et des anciens du peuple, par le siège judiciaire, la prison et l’épée. Mais dans le passage de la seconde épître à Timothée, il n’est pas fait mention de semblables agents. L’attaque ouverte a fait place au moyen bien plus subtil et plus dangereux d’une profession vaine, d’une forme sans puissance, d’une contrefaçon humaine. Au lieu de se présenter l’épée de la persécution à la main, l’Ennemi se promène couvert du manteau de la profession. Il professe et il imite ce qu’une fois il combattait et persécutait ; et, par ce moyen, il obtient pour le présent des avantages effrayants. Les formes horribles du mal moral qui, de siècle en siècle, ont souillé les pages de l’histoire de l’humanité, au lieu de ne se trouver que dans les lieux où on pourrait naturellement les chercher, dans les repaires des ténèbres humaines, se trouvent soigneusement arrangées sous les plis d’une froide et impuissante profession, et c’est là un des grands chefs-d’œuvre de Satan.
Il est naturel que l’homme, comme créature déchue et corrompue, soit égoïste, avare, vantard, hautain, profane, ami des voluptés plutôt que de Dieu, mais qu’il soit tout cela, sous la belle apparence d’une « forme de piété », dénote l’énergie spéciale de Satan dans sa résistance à la vérité aux « derniers jours ». Que l’homme manifeste ouvertement ces vices, ces convoitises et ces passions hideuses, résultats nécessaires de son éloignement de la source de la sainteté et de la pureté infinies, cela n’est que trop naturel, car l’homme sera ce qu’il est jusqu’à la fin de son histoire. Mais, d’un autre côté, quand on voit le saint nom du Seigneur Jésus associé à la perversité et à l’implacable méchanceté de l’homme ; quand on voit de saints principes unis à des pratiques impies ; quand on voit tout ce qui caractérise la corruption des Gentils, telle que nous la présente le premier chapitre de l’épître aux Romains , associée à une « forme de piété », alors on peut dire avec vérité : ce sont là les affreux caractères des « derniers jours », la résistance de « Jannès et de Jambrès ».
Toutefois il n’y eut que trois choses dans lesquelles les magiciens de l’Égypte purent imiter les serviteurs du Dieu vivant et vrai : ils changèrent leurs verges en serpents (chap. 7, 12 ) ; ils changèrent l’eau en sang (chap. 7, 22 ) ; et ils firent monter des grenouilles sur le pays (chap. 8, 7 ) ; mais au quatrième signe, qui impliquait la puissance créatrice, la manifestation de la vie, liée à la mise en évidence de l’état d’humiliation de la nature, ils furent confondus et obligés de dire : « C’est le doigt de Dieu » (chap. 8, 16-19 ). Il en est de même de ceux qui résistent à la vérité dans les derniers jours. Tout ce qu’ils font est selon l’énergie directe de Satan et rentre dans les limites de son pouvoir. En outre, leur but spécial est de « résister à la vérité ».
Les trois choses, que « Jannès et Jambrès » eurent le pouvoir d’exécuter, sont caractérisées par l’énergie satanique, la mort et l’impureté, savoir les serpents, le sang et les grenouilles. C’est ainsi qu’ils « résistèrent à Moïse », et ceux-ci de même résistent à la vérité et empêchent son action morale sur la conscience. Rien ne contribue plus à affaiblir la puissance de la vérité que ce fait, savoir que des personnes, qui ne sont pas du tout sous son influence, font exactement les mêmes choses que ceux qui s’y trouvent. C’est là la manière d’agir de Satan dans le moment actuel. Il cherche à faire passer tous les hommes pour des chrétiens. Il aimerait nous faire croire que nous sommes entourés d’un « monde chrétien », mais le « monde chrétien » n’est qu’une chrétienté de contrefaçon qui, loin de rendre témoignage à la vérité, est là, selon les desseins de l’ennemi de la vérité, pour résister à l’influence sanctifiante et purifiante de celle-ci.
En un mot, le serviteur de Christ, le témoin de la vérité, est de toutes parts environné de l’esprit de « Jannès et de Jambrès » ; il est bon qu’il s’en souvienne, qu’il connaisse à fond le mal avec lequel il a à lutter ; qu’il n’oublie pas que le monde qui l’entoure est l’imitation satanique de l’œuvre réelle de Dieu, produite non par la baguette d’un magicien ouvertement méchant, mais par l’action de faux professants, ayant « la forme de la piété, mais en ayant renié la puissance » ; gens qui font des choses paraissant bonnes et justes, mais qui n’ont ni la vie de Christ dans leur âme, ni l’amour de Dieu dans leur cœur, ni la puissance de la Parole de Dieu dans leur conscience.
« Mais, ajoute l’apôtre, ils n’iront pas plus avant ; car leur folie sera manifestée pour tous, comme a été celle de ceux-là aussi ». En effet, la folie de Jannès et de Jambrès fut manifeste pour tous, alors que non seulement ils ne purent pas aller plus avant en imitant les miracles de Moïse et d’Aaron, mais qu’ils furent, de fait, enveloppés dans les jugements de Dieu. Il y a là quelque chose de bien sérieux. La folie de tous ceux qui n’ont que la forme sera pareillement manifestée. Non seulement ils seront incapables d’imiter les effets propres de la vie et de la puissance divines, dans leur entier, mais encore ils deviendront eux-mêmes les objets des jugements qui résulteront de la réjection de cette vérité à laquelle ils ont résisté.
Dira-t-on que tout ceci ne renferme pas d’enseignement pour un temps de profession sans puissance ? Non certainement ; et ces exemples devraient agir sur toute conscience en puissance de vie, parler à tous les cœurs en accents solennels et pénétrants, et porter chacun de nous à s’examiner sérieusement, pour se rendre compte s’il rend témoignage à la vérité, en marchant dans la puissance de la piété, ou, s’il lui fait obstacle et en neutralise les effets, en n’en ayant que la forme. Les effets de la puissance de la piété se montreront en ce que nous « demeurerons dans les choses que nous avons apprises » (2 Tim. 3, 14 ). Ceux-là seuls demeureront qui ont été enseignés de Dieu ; qui, par la puissance de l’Esprit de Dieu, se sont abreuvés du principe divin à la source pure de l’inspiration.
Que Dieu en soit béni, les nombreuses fractions de l’église professante renferment un grand nombre d’hommes semblables. Il y en a, ici et là, plusieurs dont la conscience a été lavée dans le sang expiatoire de « l’Agneau de Dieu » (Jean 1, 29 ) ; dont les cœurs sont pénétrés d’un vrai attachement pour Sa personne et dont les esprits sont réjouis par « la bienheureuse espérance » de Le voir tel qu’Il est, et d’être pour toujours rendus conformes à Son image. On est encouragé en pensant à ceux-là. C’est une grâce indicible que d’avoir communion avec ceux qui peuvent rendre raison de l’espérance qui est en eux, et de la position qu’ils occupent. Puisse le Seigneur en augmenter le nombre tous les jours, et que la puissance de la piété se répande au loin dans ces derniers jours, afin qu’un témoignage éclatant soit rendu au nom de Celui qui en est digne.
Il nous reste encore à examiner le troisième point que nous avons signalé dans cette partie du livre, savoir les quatre objections artificieuses du Pharaon à la parfaite délivrance du peuple de Dieu et à son entière séparation de l’Égypte. La première de ces objections se trouve au chapitre 8 verset 25 . « Et le Pharaon appela Moïse et Aaron, et dit : Allez, sacrifiez à votre Dieu dans le pays ». Il est superflu de remarquer ici que, soit que les magiciens opposent de la résistance, soit que le Pharaon fasse des objections, de fait c’est Satan qui est derrière la scène ; et il est évident que son but, dans la proposition qu’il suggère au Pharaon, était d’empêcher le témoignage qui devait être rendu au nom de Jéhovah et qui se rattachait à la séparation complète du peuple de Dieu d’avec l’Égypte. Il est évident qu’il n’y aurait pas eu de témoignage de ce genre si le peuple fût resté en Égypte, encore qu’il eût sacrifié à Jéhovah. Les Israélites se fussent placés ainsi sur le même terrain que les Égyptiens, et eussent mis Jéhovah au niveau des dieux de l’Égypte ; et un Égyptien eût pu dire à un Israélite : « Je ne vois pas de différence entre nous : vous avez votre culte et nous avons le nôtre : où est la différence ? ».
Les hommes trouvent parfaitement juste, et comme une chose qui va sans dire, que chacun ait une religion, quelle que celle-ci soit d’ailleurs. Pourvu que nous soyons sincères et que nous ne nous mêlions pas de la croyance de notre voisin, peu importe la forme de notre religion. Telles sont les pensées des hommes à l’égard de ce qu’ils appellent : religion ; mais il est bien évident que la gloire du nom de Jésus n’a aucune place dans tout cela. L’Ennemi s’opposera toujours à toute pensée de séparation, et le cœur de l’homme ne la comprend pas. Le cœur peut aspirer à la piété, parce que la conscience atteste que tout n’est pas en règle, mais il aspire après le monde tout aussi bien. Il aimerait « sacrifier à Dieu dans le pays » ; or, quand on accepte une piété mondaine, et qu’on refuse de « sortir et de se séparer », le but de Satan est atteint. Son dessein invariable, depuis le commencement, a été d’empêcher le témoignage rendu au nom de Dieu sur la terre ; et ici aussi son dessein caché était le même quand il faisait dire au Pharaon : « Allez, sacrifiez à votre Dieu dans le pays ! ». N’eût-ce pas été étouffer le témoignage que d’adhérer à cette proposition ! Le peuple de Dieu en Égypte, et Dieu Lui-même associé aux idoles de l’Égypte ! Quel épouvantable blasphème !
Lecteur, nous devrions réfléchir sérieusement à ces choses. L’effort de l’Ennemi, pour induire le peuple d’Israël à sacrifier à Dieu en Égypte, révèle un principe infiniment plus profond que nous ne serions tentés de le supposer au premier abord. L’Ennemi triompherait s’il pouvait obtenir, n’importe en quel temps, par quels moyens et dans quelles circonstances, ne fût-ce que l’apparence d’une sanction divine en faveur de la religion du monde. Il n’a point d’objection contre une religion de cette espèce. Il atteint aussi effectivement son but par ce qu’on appelle « le monde religieux », que par tout autre moyen ; aussi a-t-il gagné un grand point quand il a réussi à amener un vrai chrétien à accréditer la religion du monde. C’est un fait positif, bien connu, que rien n’excite dans le monde plus d’indignation que le principe divin de la séparation d’avec le présent siècle mauvais. On vous laissera croire les mêmes choses, prêcher les mêmes doctrines, faire les mêmes œuvres ; mais si vous essayez, ne fût-ce que dans la plus petite mesure, de vous conformer aux ordres divins : « Détourne-toi de telles gens » (2 Tim. 3, 5 ) et « sortez du milieu d’eux et soyez séparés » (2 Cor. 6, 17 ), vous pouvez vous attendre à la plus violente opposition ! Comment expliquer cela ? Uniquement par le fait que, séparés de la vaine religion du monde, les chrétiens rendent à Christ un témoignage qu’ils ne peuvent jamais Lui rendre tant qu’ils sont associés avec elle.
Il y a entre la religion humaine et Christ une immense différence. Un pauvre hindou, plongé dans les ténèbres, vous parlera de sa religion, mais il ne sait rien de Christ. L’apôtre ne dit pas : « s’il y a quelque consolation dans la religion » (Phil. 2, 1 ), bien que, sans aucun doute, les sectateurs d’une religion quelconque trouvent dans cette religion ce qu’ils estiment être une consolation. Mais Paul avait trouvé sa consolation en Christ, après avoir fait pleinement l’expérience de la vanité de la religion, même sous sa forme la plus belle et la plus imposante (comp. Gal. 1, 13, 14 ; Phil. 3, 4-11 ).
L’Esprit de Dieu, il est vrai, parle d’une « religion pure et sans tache » (Jacq. 1, 27 ) ; mais l’homme irrégénéré ne peut en aucune manière y participer, car comment pourrait-il avoir part à quoi que ce soit de « pur » et qui soit « sans tache » ? Cette religion-là est du ciel, la source de tout ce qui est pur et excellent ; elle est exclusivement « devant notre Dieu et Père », pour l’exercice des fonctions de la nouvelle nature, dont tous ceux qui croient au nom du Fils de Dieu sont faits participants (Jean 1, 12, 13 ; Jacq. 1, 18 ; 1 Pier. 1, 23 ; 1 Jean 5, 1 ). Enfin elle se range sous les deux chefs significatifs de la bienveillance active et de la sainteté personnelle : « visiter les orphelins et les veuves dans leur affliction, et se conserver pur du monde » (Jacq. 1, 27 ).
Si vous parcourez le catalogue des vrais fruits du christianisme, vous les trouverez tous classés sous ces deux chefs ; et il est très intéressant de remarquer que, soit dans le chapitre 8 de l’Exode , soit dans le chapitre 1 de Jacques , la séparation d’avec le monde est présentée comme une qualité indispensable dans le vrai service de Dieu. Rien de ce qui est souillé par le contact du « présent siècle mauvais » ne peut être acceptable devant Dieu, ni recevoir de Sa main ce sceau « pur et sans tache ». « Sortez du milieu d’eux, et soyez séparés, dit le Seigneur, et ne touchez pas à ce qui est impur, et moi, je vous recevrai ; et je vous serai pour Père, et vous, vous me serez pour fils et pour filles, dit le Seigneur, le Tout-puissant » (2 Cor. 6, 17, 18 ).
Il n’y avait point en Égypte de lieu de réunion pour Jéhovah et Son peuple racheté ; la délivrance et la séparation de l’Égypte étaient pour Israël une seule et même chose. Dieu avait dit : « Je suis descendu pour le délivrer » (Ex. 3, 8 ), et rien moins que cela n’aurait pu satisfaire Dieu ou Le glorifier. Un salut, qui eût laissé le peuple en Égypte, n’aurait pas pu être le salut de Dieu. De plus, nous avons à nous souvenir que le dessein de Jéhovah dans le salut d’Israël, aussi bien que dans la destruction du Pharaon, était que Son nom fût publié dans toute la terre (Ex. 9, 16 ). Or quelle déclaration de Son nom ou de Son caractère y aurait-il eu, si Son peuple avait dû entreprendre de Lui rendre culte en Égypte ? Il n’y eût eu aucun témoignage ou qu’un témoignage entièrement faux. Il était donc absolument nécessaire, pour que le caractère de Dieu fût pleinement et fidèlement manifesté, que Son peuple fût entièrement délivré et complètement séparé de l’Égypte ; et il est tout aussi nécessaire maintenant, pour qu’un témoignage clair et sans équivoque soit rendu au Fils de Dieu, que tous ceux qui sont réellement à Lui soient séparés du présent siècle mauvais. Telle est la volonté de Dieu, et c’est pour cela que Christ s’est donné Lui-même, selon ce que nous lisons : « Grâce et paix à vous, de la part de Dieu le Père et de notre seigneur Jésus Christ, qui s’est donné lui-même pour nos péchés, en sorte qu’il nous retirât du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen » (Gal. 1, 3-5 ).
Les Galates commençaient à s’adonner à une religion charnelle et mondaine, une religion d’ordonnances, une religion « de jours, de mois, de temps et d’années » ; et l’apôtre, dès les premiers mots de son épître, leur rappelle que c’est pour délivrer Son peuple de tout ce système-là, que le Seigneur Jésus s’est donné Lui-même. Il faut que le peuple de Dieu soit un peuple séparé, non point sur le principe d’une plus grande sainteté personnelle que celle d’autrui, mais parce qu’il est Son peuple, et pour qu’il réponde intelligemment au but miséricordieux que Dieu s’est proposé en le mettant en rapport avec Lui-même et en l’associant à Son nom. Un peuple qui eût vécu encore au milieu des souillures et des abominations de l’Égypte, n’aurait pas pu être le témoin du Dieu très saint ; et ainsi de même, maintenant, celui qui se mêle aux souillures d’une religion mondaine et corrompue ne peut pas être un puissant et fidèle témoin d’un Christ crucifié et ressuscité.
La réponse de Moïse à la première objection du Pharaon est très remarquable : « Moïse dit : Il n’est pas convenable de faire ainsi ; car nous sacrifierions à l’Éternel, notre Dieu, l’abomination des Égyptiens. Est-ce que nous sacrifierions l’abomination des Égyptiens devant leurs yeux, sans qu’ils nous lapidassent ! Nous irons le chemin de trois jours dans le désert, et nous sacrifierons à l’Éternel, notre Dieu, comme il nous a dit » (chap. 8, 26, 27 ). « Le chemin de trois jours », c’est une séparation réelle de l’Égypte. Rien moins que cela ne pouvait satisfaire la foi. L’Israël de Dieu doit être séparé du pays de la mort et des ténèbres, dans la puissance de la résurrection. Il faut que les eaux de la mer Rouge séparent les rachetés de Dieu du pays d’Égypte avant qu’ils puissent sacrifier convenablement à Jéhovah. S’ils fussent restés en Égypte, ils eussent dû sacrifier à l’Éternel les objets mêmes du culte abominable de l’Égypte[4] . Cela est impossible. Il ne pouvait y avoir en Égypte ni tabernacle, ni temple, ni autel. Il n’y avait pas, dans toute l’étendue du pays, de lieu pour aucune de ces choses. De fait, comme nous le verrons ci-après, Israël ne fit entendre aucun chant de louange, jusqu’à ce que l’assemblée tout entière fût parvenue, dans la puissance d’une rédemption accomplie, au bord de la mer Rouge, qui est vers le pays de Canaan. Il en est exactement de même maintenant. Il faut que le croyant sache où la mort et la résurrection du Seigneur Jésus l’ont placé pour toujours, avant qu’il puisse être un adorateur intelligent, un serviteur approuvé, un vrai et fidèle témoin.
Il ne s’agit pas ici de la question de savoir si l’on est enfant de Dieu et partant sauvé. Un grand nombre d’enfants de Dieu sont loin de connaître le plein résultat de la mort et de la résurrection de Christ pour ce qui les concerne. Ils ne saisissent pas cette vérité précieuse, que la mort de Christ a aboli pour toujours leurs péchés (Héb. 9, 26 ) et qu’ils sont les heureux participants de Sa vie de résurrection, avec laquelle le péché ne peut avoir absolument rien affaire. Christ a été fait malédiction pour nous, non pas, comme quelques-uns voudraient nous l’enseigner, en naissant sous la malédiction d’une loi violée, mais en étant pendu au bois (comp. attentivement Deut. 21, 23 ; Gal. 3, 13 ). Nous étions sous la malédiction, parce que nous étions dans nos péchés ou que nous n’avions pas gardé la loi ; mais Christ, l’homme parfait, ayant magnifié la loi et l’ayant rendue honorable (És. 42, 21 ), par le fait même qu’Il obéit parfaitement à la loi, devint malédiction pour nous, étant pendu au bois. Ainsi dans Sa vie, Il a magnifié la loi de Dieu ; et dans Sa mort, Il a porté la malédiction pour nous. Il n’y a donc maintenant ni péché, ni malédiction, ni colère, ni condamnation pour le croyant ; et bien qu’il doive comparaître devant le tribunal de Christ, ce tribunal lui sera tout aussi favorable alors, que le trône de grâce l’est maintenant. Le tribunal manifestera sa vraie condition, savoir qu’il n’existe rien contre lui ; ce qu’il est, c’est Dieu qui l’a opéré. Il est l’ouvrage de Dieu. Dieu est venu à lui quand il était dans un état de mort et de condamnation, et il a été rendu exactement tel que Dieu voulait qu’il fût. C’est le juge Lui-même qui a effacé tous ses péchés et qui est sa justice, en sorte que le tribunal du jugement ne peut que lui être favorable ; bien plus, il trouvera là la déclaration publique et solennelle, faite au ciel, à la terre et à l’enfer, que celui qui est lavé de ses péchés dans le sang de l’Agneau, est aussi net qu’il est possible à Dieu de le rendre (voyez Jean 5, 24 ; Rom. 8, 1 ; 2 Cor. 5, 5, 10, 11 ; Éph. 2, 10 ). Tout ce qu’il y avait à faire, Dieu Lui-même l’a fait ; et assurément Il ne condamnera pas Sa propre œuvre. La justice qui était requise, Dieu Lui-même l’a fournie ; Lui, certainement, n’y trouvera aucun défaut. La lumière du siège judiciaire sera assez éclatante pour dissiper toutes les vapeurs et tous les nuages qui pourraient obscurcir les gloires incomparables et les vertus éternelles qui appartiennent à la croix, et pour montrer que le croyant est « tout net » (Jean 13, 10 ; 15, 3 ; Éph. 5, 27 ).
C’est pour n’avoir pas saisi, dans la simplicité de la foi, ces vérités fondamentales, qu’un grand nombre d’enfants de Dieu se plaignent de ne pas posséder une paix assurée ; d’éprouver des variations constantes dans leur état spirituel, des hauts et des bas perpétuels dans leur expérience. Chaque doute dans le cœur d’un chrétien est un déshonneur fait à la Parole de Dieu et au sacrifice de Christ. C’est parce qu’il ne se tient pas, déjà dès à présent, dans la lumière qui reluira du siège judiciaire, que le chrétien est tourmenté par des doutes ou par des craintes. Et encore ces fluctuations et ces incertitudes, que tant de personnes ont à déplorer, ne sont comparativement que des conséquences légères, en tant qu’elles n’affectent que l’expérience de ces personnes ; les effets qu’elles produisent sur leur culte, leur service et leur témoignage sont infiniment plus graves, en tant que la gloire du Seigneur y est intéressée. Mais, hélas ! généralement parlant, on pense peu à la gloire du Seigneur, parce que l’objet principal, le but et la fin, pour la plupart des chrétiens de profession, c’est le salut personnel. Nous sommes très portés à considérer comme essentiel tout ce qui se rapporte à nous-mêmes, tandis que tout ce qui ne se rapporte qu’à la gloire de Christ en nous et par nous est envisagé comme non essentiel , comme secondaire .
Il est bon cependant de saisir clairement que la même vérité qui donne à l’âme une paix assurée, la met en état de rendre un culte intelligent, un service agréable et un témoignage efficace. Dans le chapitre 15 de la première épître aux Corinthiens , l’apôtre présente la mort et la résurrection de Christ comme le grand fondement de toutes choses. « Or je vous fais savoir, frères, l’évangile que je vous ai annoncé, que vous avez aussi reçu, et dans lequel vous êtes, par lequel aussi vous êtes sauvés, si vous tenez ferme la parole que je vous ai annoncée, à moins que vous n’ayez cru en vain. Car je vous ai communiqué avant toutes choses ce que j’ai aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures, et qu’il a été enseveli, et qu’il a été ressuscité le troisième jour, selon les Écritures » (v. 1-4 ). Tel est l’évangile ! Un Christ mort et ressuscité est le fondement du salut. « Il a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification » (Rom. 4, 25 ). Voir, des yeux de la foi, Jésus cloué à la croix et assis sur le trône, est quelque chose qui doit donner à la conscience une paix solide, et au cœur une parfaite liberté. Nous pouvons regarder dans la tombe et la voir vide, nous pouvons regarder le trône en haut et le voir occupé, et continuer notre chemin tout joyeux. Le Seigneur Jésus a réglé toutes choses sur la croix en faveur de Son peuple ; et la preuve qu’Il l’a fait, c’est qu’Il est maintenant assis à la droite de Dieu. Un Christ ressuscité est la preuve éternelle d’une rédemption accomplie ; et si la rédemption est un fait accompli, la paix du croyant est une vraie et stable réalité. Ce n’est pas nous qui avons fait la paix, et jamais nous n’aurions pu la faire ; tout effort même, de notre part dans ce sens, n’eût servi qu’à manifester d’une manière plus évidente encore que nous étions des destructeurs de la paix . Mais Christ, ayant fait la paix, par le sang de Sa croix, a pris place dans les hauts lieux, triomphant de tout ennemi. Par Lui, Dieu « annonce la bonne nouvelle de la paix ». La parole de l’évangile porte cette paix ; et l’âme qui croit l’évangile a la paix, une paix établie devant Dieu, car Christ est sa paix (voyez Act. 10, 36 ; Rom. 5, 1 ; Éph. 2, 14 ; Col. 1, 20 ). De cette manière Dieu, non seulement a satisfait aux exigences de la gloire, mais encore, en le faisant, Il a ouvert un chemin par lequel Son amour infini peut descendre jusqu’au plus coupable de la coupable race d’Adam.
Ensuite, quant au résultat pratique, la croix de Christ a non seulement ôté les péchés du croyant, mais elle a encore rompu pour toujours le lien qui le rattachait au monde, en vertu de quoi il a le privilège de pouvoir considérer le monde comme une chose crucifiée, et d’être estimé par le monde comme un crucifié. Telle est la position respective du croyant et du monde l’un vis-à-vis de l’autre. Ils sont crucifiés l’un à l’autre. Le jugement, porté sur Christ par le monde, a été exprimé par la position dans laquelle le monde a, de propos délibéré, placé Christ. Le monde fut appelé à choisir entre Christ et un meurtrier. Il donna au meurtrier la liberté et cloua Christ à la croix entre deux brigands. Or si le croyant marche sur les traces de Christ, s’il se pénètre de Son esprit, et le manifeste, il occupera la même place que Christ dans l’estimation du monde ; et de cette manière, non seulement il connaîtra que, quant à sa position devant Dieu, il est crucifié avec Christ, mais il sera amené à réaliser ce fait dans sa marche et son expérience de tous les jours.
Mais, tandis que la croix a ainsi rompu le lien qui unissait le chrétien et le monde, la résurrection a introduit celui qui croit dans la puissance de nouveaux liens et de nouvelles relations. Si, à la croix, nous voyons le jugement du monde à l’égard de Christ, nous voyons, dans la résurrection, le jugement de Dieu. Le monde a crucifié Christ, mais « Dieu l’a haut élevé » (Phil. 2, 9 ). L’homme Lui a donné la place la plus basse, Dieu Lui a donné la place la plus élevée ; et puisque le croyant est appelé à une pleine communion avec Dieu, dans ses pensées à l’égard de Christ, il partagera la place que le monde a faite à Christ, et il pourra, de son côté, regarder le monde comme une chose crucifiée. Si donc, le croyant est sur une croix et le monde sur une autre, la distance morale qui les sépare est considérable en effet. Et si la distance est considérable en principe, elle devrait l’être en pratique aussi. Le monde et le chrétien ne devraient avoir absolument rien en commun, et ils n’auront rien en commun, si ce n’est pour autant que le chrétien renie son Seigneur et Maître. Le croyant se montre infidèle à Christ en proportion de la communion qu’il entretient avec le monde.
Tout cela est assez clair ; mais, cher lecteur, où cela nous place-t-il quant à ce qui concerne le monde ? Assurément, en dehors de lui, et cela complètement. Nous sommes morts au monde et vivants avec Christ. Nous sommes à la fois participants de Sa réjection par la terre et de Son acceptation dans le ciel ; et la joie de cette acceptation nous fait compter pour rien l’épreuve qui se rattache à la réjection. Être rejeté de la terre, sans savoir que j’ai une place et une part dans le ciel, serait pour moi insupportable ; mais quand les gloires du ciel absorbent les regards de l’âme, très peu de la terre suffit. Mais on demandera peut-être : « Qu’est-ce que le monde ? » — il serait difficile de trouver une expression aussi vague et mal déterminée que celle de « monde » ou de « mondanité », parce que nous sommes en général enclins à faire commencer la mondanité à un ou deux degrés au-dessus du point où nous nous trouvons nous-mêmes. La Parole de Dieu, cependant, définit avec une parfaite précision ce que c’est que « le monde », quand elle le caractérise par « ce qui n’est pas du Père » (1 Jean 2, 15, 16 ). Ainsi, plus ma communion avec le Père sera profonde, plus aussi sera exercé mon discernement à l’égard de ce qui est du monde. Telle est la manière d’enseigner de Dieu. Plus vous vous réjouissez dans l’amour du Père, plus aussi vous rejetez le monde. Mais qui est-ce qui révèle le Père ? C’est le Fils. Et Il le fait par la puissance du Saint Esprit. C’est pourquoi, plus je sais, dans la puissance d’un Esprit non contristé, m’abreuver dans la révélation que le Fils fait du Père, plus mon discernement de ce qui est du monde est juste. C’est à mesure que le royaume de Dieu gagne du terrain dans le cœur, que le jugement à l’égard de la mondanité devient plus juste. On ne peut guère définir la mondanité ; elle est, comme quelqu’un l’a dit, graduellement nuancée, depuis le blanc jusqu’au noir le plus obscur. Vous ne pouvez pas poser une limite et dire : « ici commence la mondanité » ; mais la vive et exquise sensibilité de la nature divine recule devant elle ; et tout ce dont nous avons besoin, c’est de marcher dans la puissance de cette nature, afin de nous tenir éloignés de toute forme de mondanité. « Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point la convoitise de la chair » (Gal. 5, 16 ). Marchez avec Dieu et vous ne marcherez pas avec le monde. De froides distinctions, des règles sévères, ne sont ici d’aucune efficacité. C’est la puissance divine qu’il nous faut. Nous avons besoin de comprendre la signification et l’application spirituelle du « chemin de trois jours dans le désert », lequel nous sépare pour toujours non seulement des fours à briques et des commissaires de l’Égypte, mais aussi de ses temples et de ses autels.
La seconde objection du Pharaon participait à un haut degré du caractère et de la tendance de la première. « Et le Pharaon dit : Je vous laisserai aller, et vous sacrifierez à l’Éternel, votre Dieu, dans le désert ; seulement ne vous éloignez pas trop en vous en allant » (chap. 8, 28 ). S’il ne pouvait pas garder les Israélites en Égypte, il voulait au moins chercher à les tenir près des frontières, de manière à pouvoir agir sur eux par les diverses influences du pays. Le peuple pourrait être ainsi ramené, et le témoignage plus effectivement anéanti que si Israël n’eût jamais quitté l’Égypte. Les personnes qui retournent au monde, après avoir paru l’abandonner, nuisent beaucoup plus à la cause de Christ que si elles étaient toujours restées dans le monde ; car elles confessent virtuellement que, ayant essayé des choses divines, elles ont découvert que les choses terrestres sont meilleures et plus satisfaisantes.
Ce n’est pas tout. L’effet moral de la vérité sur la conscience des gens inconvertis reçoit un sérieux échec par ceux qui, après avoir fait profession d’abandonner le monde, retournent aux choses qu’ils semblaient avoir laissées. Non pas que de semblables cas fournissent à qui que ce soit la moindre autorisation à rejeter la vérité de Dieu, attendu que chacun est responsable pour lui-même et aura à rendre compte pour lui-même à Dieu. Mais l’effet produit, à cet égard, est toujours mauvais. « Car, si, après avoir échappé aux souillures du monde par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, étant de nouveau enlacés, ils sont vaincus par elles, leur dernière condition est pire que la première ; car il leur eût mieux valu n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné » (2 Pier. 2, 20, 21 ).
C’est pourquoi, si l’on ne veut pas « s’en aller entièrement », mieux vaut ne pas bouger du tout. L’Ennemi ne l’ignorait pas ; de là sa seconde objection. Le maintien d’une position de voisinage répond admirablement bien à ses desseins. Ceux qui ne savent pas prendre une position décidée sont toujours faibles et inconséquents ; et, de fait, leur influence, quelle qu’elle soit, porte d’un côté entièrement faux.
Il est très important de bien saisir que le but de Satan, dans chacune de ces objections, était de mettre obstacle au témoignage, qui ne pouvait être rendu au nom du Dieu d’Israël que par un pèlerinage « de trois jours dans le désert ». C’était là, en toute vérité, « s’éloigner », aller bien plus loin que le Pharaon ne pouvait se l’imaginer, ou qu’il n’aurait pu suivre Israël. Et quel bonheur ce serait, si tous ceux qui font profession de sortir de l’Égypte s’en éloignaient ainsi véritablement, dans l’esprit de leur entendement et par l’élévation de leur caractère ; s’ils savaient bien reconnaître la croix et la tombe de Christ comme formant la limite entre eux et le monde ! Nul homme ne peut par la seule énergie de sa nature se placer sur ce terrain-là. Le psalmiste a pu dire : « N’entre pas en jugement avec ton serviteur, car devant toi nul homme vivant ne sera justifié » (Ps. 143, 2 ). Il en est de même pour ce qui regarde la séparation vraie et effective d’avec le monde. « Nul homme vivant » ne peut la réaliser. Ce n’est que comme mort avec Christ, et ressuscité avec Lui par la foi en l’opération de Dieu (Col. 2, 12 ), que l’on peut être « justifié » devant Dieu ou séparé du monde. Voilà ce que l’on peut appeler « s’éloigner ». Puissent tous ceux qui font profession d’être chrétiens et qui s’appellent de ce nom, s’éloigner ainsi ! Alors leur lampe donnerait une lumière constante ; leur témoignage rendrait un son intelligible ; leur marche serait élevée ; leur expérience riche et profonde ; leur paix coulerait comme un fleuve ; leurs affections seraient célestes et leurs vêtements purs. Et par-dessus tout, le nom du Seigneur Jésus serait magnifié en eux, par la puissance du Saint Esprit, selon la volonté de Dieu le Père.
La troisième objection du Pharaon réclame de notre part une attention toute spéciale. « Et on fit revenir Moïse et Aaron vers le Pharaon ; et il leur dit : Allez, servez l’Éternel, votre Dieu. Qui sont ceux qui iront ? Et Moïse dit : Nous irons avec nos jeunes gens et avec nos vieillards, nous irons avec nos fils et avec nos filles, avec notre menu bétail et avec notre gros bétail ; car nous avons à célébrer une fête à l’Éternel. Et il leur dit : Que l’Éternel soit ainsi avec vous, comme je vous laisserai aller avec vos petits enfants ! Regardez, car le mal est devant vous. Il n’en sera pas ainsi ; allez donc, vous les hommes faits, et servez l’Éternel ; car c’est là ce que vous avez désiré. Et on les chassa de devant la face du Pharaon » (chap. 10, 8-11 ). Ici encore, nous voyons que l’Ennemi cherche à porter un coup mortel au témoignage rendu au nom du Dieu d’Israël. Les parents au désert et les enfants en Égypte, quelle affreuse anomalie ! Ce n’eût été qu’une demi-délivrance, à la fois inutile pour Israël et déshonorante pour le Dieu d’Israël. Il n’était pas possible qu’il en fût ainsi. Si les enfants fussent restés en Égypte, on n’aurait pas pu dire des parents qu’ils avaient quitté l’Égypte, attendu que leurs enfants étaient une partie d’eux-mêmes. Tout ce qu’on aurait pu dire d’eux en pareil cas, c’est qu’ils servaient en partie Jéhovah et en partie le Pharaon. Mais Jéhovah ne pouvait avoir aucune part avec le Pharaon, il fallait qu’Il eût tout ou rien. C’est ici un principe important pour des parents chrétiens. Puissions-nous le prendre sérieusement à cœur ! C’est notre heureux privilège de compter sur Dieu pour nos enfants et de les « élever dans la discipline et sous les avertissements du Seigneur » (Éph. 6, 4 ). Nous ne devons nous contenter d’aucune autre portion pour nos enfants, que celle dont nous jouissons nous-mêmes.
La quatrième et dernière objection du Pharaon se rapportait au gros et au menu bétail. « Et le Pharaon appela Moïse, et dit : Allez, servez l’Éternel ; seulement que votre menu et votre gros bétail restent ; vos petits enfants aussi iront avec vous » (chap. 10, 24 ). Avec quelle persévérance Satan disputait à Israël chaque pouce de terrain de son chemin hors de l’Égypte ! Il cherche premièrement à les faire rester dans le pays ; ensuite à les faire rester dans le voisinage du pays ; puis à retenir une partie du peuple dans le pays ; et enfin, quand il ne réussit dans aucune de ces trois tentatives, il cherche à les faire partir sans aucun moyen de servir l’Éternel. S’il ne peut retenir les serviteurs, il cherche à retenir ce par quoi ils peuvent servir, et à arriver au même but par ce procédé. S’il ne peut les induire à sacrifier dans le pays, il voudrait les envoyer hors du pays sans victimes pour les sacrifices.
La réponse de Moïse à cette dernière objection nous présente une magnifique exposition des droits souverains de Jéhovah sur Son peuple et sur tout ce qui lui appartient. « Et Moïse dit : Tu nous donneras aussi dans nos mains des sacrifices et des holocaustes, et nous les offrirons à l’Éternel, notre Dieu ; nos troupeaux aussi iront avec nous ; il n’en restera pas un ongle , car nous en prendrons pour servir l’Éternel, notre Dieu ; et nous ne savons pas comment nous servirons l’Éternel, jusqu’à ce que nous soyons parvenus là » (chap. 10, 25, 26 ). Ce n’est que quand les enfants de Dieu savent prendre, par une foi simple et enfantine, la haute position dans laquelle la mort et la résurrection les ont placés, qu’ils peuvent avoir une intelligence quelque peu exacte des droits de Dieu sur eux. « Nous ne savons pas comment nous servirons l’Éternel, jusqu’à ce que nous soyons parvenus là » ; Israël ne connaissait pas quelles étaient sa responsabilité et les exigences de Dieu jusqu’à ce qu’il eût fait « le chemin de trois jours ». Il ne pouvait pas connaître ces choses au milieu de l’atmosphère corrompue de l’Égypte. Il faut que la rédemption soit connue comme un fait accompli, avant que l’on puisse avoir en aucune manière une idée juste ou complète de la responsabilité. Tout ceci est parfait et d’une grande beauté. « Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra de la doctrine » (Jean 7, 17 ). Il faut que, dans la puissance de la mort et de la résurrection, nous soyons complètement hors de l’Égypte ; alors, et seulement alors, nous connaîtrons ce qu’est réellement le service du Seigneur. C’est quand, par la foi, nous prenons place dans ces riches et glorieux parvis, dans lesquels le précieux sang de Christ nous introduit ; c’est quand nous regardons autour de nous et que nous contemplons les résultats variés, excellents et merveilleux de l’amour qui nous a rachetés ; c’est quand nous considérons attentivement la personne de Celui qui nous a introduits dans ce lieu et qui nous a fait don de toutes ces richesses, que nous sommes pressés de dire avec le poète :
Que mettre aux pieds d’un tel amour ? Que donner au Seigneur pour sa grâce infinie ? Ah ! ma vie et mon cœur sont à lui sans retour.
« Il n’en restera pas un ongle » ; ce sont de nobles paroles ! L’Égypte n’est pas le lieu de quoi que ce soit qui appartienne aux rachetés de Dieu : Dieu est digne de tout ; « corps, âme, esprit », tout ce que nous sommes, tout ce que nous avons Lui appartient. « Vous n’êtes pas à vous-mêmes ; car vous avez été achetés à prix » (1 Cor. 6, 19, 20 ) ; et c’est notre heureux privilège de nous consacrer nous-mêmes, avec tout ce que nous possédons, à Celui auquel nous appartenons et que nous sommes appelés à servir. Il n’y a rien ici d’un esprit légal. Les paroles : « jusqu’à ce que nous soyons parvenus là », sont notre sauvegarde contre ce mal affreux. Nous avons fait « le chemin de trois jours », avant qu’un seul mot relatif au sacrifice se soit fait entendre ou ait pu être compris ; nous sommes mis en possession pleine et incontestés de la vie de résurrection et de la justice éternelle ; nous avons quitté ce pays de mort et de ténèbres ; nous avons été amenés à Dieu Lui-même, en sorte que nous pouvons jouir de Lui, dans la puissance de cette vie qu’Il nous a donnée, et dans cette sphère de justice dans laquelle nous avons été placés : servir devient ainsi notre joie. Il n’y a pas dans le cœur une seule affection dont Dieu ne soit digne ; il n’y a pas, dans tout le troupeau, de sacrifice trop précieux pour Son autel. Plus nous marcherons près de Lui et dans une communion intime avec Lui, plus aussi nous estimerons que notre nourriture et notre breuvage sont de faire Sa sainte volonté. Le croyant considère comme son plus grand privilège, de servir le Seigneur. Il prend son plaisir dans tout exercice et toute manifestation de la nature divine. Il ne marche pas chargé d’un lourd et pénible joug. Son joug est rompu « à cause de l’onction » (És. 10, 27 ) ; son fardeau a été ôté pour toujours par le sang de la croix, tandis que lui-même, il s’avance racheté, régénéré et affranchi, en vertu de ces consolantes et encourageantes paroles : « Laisse aller mon peuple »[5] .
1 Corinthiens
6 ◊ 1 Quelqu’un de vous, lorsqu’il a une affaire avec un autre, ose-t-il entrer en procès devant les injustes et non devant les saints ? ◊ 2 Ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde ? Et si le monde est jugé par vous, êtes-vous indignes des plus petits jugements ? ◊ 3 Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? et [nous ne jugerions] pas les affaires de cette vie ? ◊ 4 Si donc vous avez des procès pour les affaires de cette vie, établissez ceux-là [pour juges] qui sont peu estimés dans l’assemblée. ◊ 5 Je parle pour vous faire honte : ainsi il n’y a pas d’[homme] sage parmi vous, pas même un seul, qui soit capable de décider entre ses frères ? ◊ 6 Mais un frère entre en procès avec un frère, et cela devant les incrédules. ◊ 7 C’est donc de toute manière déjà une faute en vous, que vous ayez des procès entre vous. Pourquoi ne supportez-vous pas plutôt des injustices ? pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt faire tort ? ◊ 8 Mais vous, vous faites des injustices et vous faites tort, et cela à vos frères. ◊ 9 Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point du royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni fornicateurs, ni idolâtres, ni adultères, ni efféminés, ni ceux qui abusent d’eux-mêmes avec des hommes, ◊ 10 ni voleurs, ni avares, ni ivrognes, ni outrageux, ni ravisseurs, n’hériteront du royaume de Dieu. ◊ 11 Et quelques-uns de vous, vous étiez tels ; mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du seigneur Jésus, et par l’Esprit de notre Dieu.
◊ 12 Toutes choses me sont permises, mais toutes choses ne sont pas avantageuses ; toutes choses me sont permises, mais je ne me laisserai, moi, asservir par aucune. ◊ 13 Les viandes pour l’estomac, et l’estomac pour les viandes ; mais Dieu mettra à néant et celui-ci et celles-là.
Or le corps n’est pas pour la fornication, mais pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps. ◊ 14 Mais Dieu a ressuscité le Seigneur, et il nous ressuscitera par sa puissance. ◊ 15 Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ ? Prendrai-je donc les membres du Christ pour en faire les membres d’une prostituée ? Qu’ainsi n’advienne ! ◊ 16 Ne savez-vous pas que celui qui est uni à une prostituée est un seul corps [avec elle] ? « Car les deux, dit-il, seront une seule chair » ; ◊ 17 mais celui qui est uni au Seigneur est un seul esprit [avec lui]. ◊ 18 Fuyez la fornication : quelque péché que l’homme commette, il est hors du corps, mais le fornicateur pèche contre son propre corps. ◊ 19 Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous, et que vous avez de Dieu ? Et vous n’êtes pas à vous-mêmes ; ◊ 20 car vous avez été achetés à prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps.
Ésaïe
42 ◊ 1 Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu [en qui] mon âme trouve son plaisir. Je mettrai mon Esprit sur lui ; il fera valoir le jugement à l’égard des nations. ◊ 2 Il ne criera pas, et il n’élèvera pas sa voix, et il ne la fera pas entendre dans la rue. ◊ 3 Il ne brisera pas le roseau froissé, et n’éteindra pas le lin qui brûle à peine. Il fera valoir le jugement en faveur de la vérité. ◊ 4 Il ne se lassera pas, et il ne se hâtera pas, jusqu’à ce qu’il ait établi le juste jugement sur la terre ; et les îles s’attendront à sa loi.
◊ 5 Ainsi dit *Dieu, l’Éternel, qui a créé les cieux et les a déployés, qui a étendu la terre et ses produits, qui donne la respiration au peuple [qui est] sur elle, et un esprit à ceux qui y marchent : ◊ 6 Moi, l’Éternel, je t’ai appelé en justice ; et je tiendrai ta main ; et je te garderai ; et je te donnerai pour [être] une alliance du peuple, pour [être] une lumière des nations, ◊ 7 pour ouvrir les yeux aveugles, pour faire sortir de la prison le prisonnier, [et] du cachot ceux qui sont assis dans les ténèbres. ◊ 8 Je suis l’Éternel : c’est là mon nom ; et je ne donnerai pas ma gloire à un autre, ni ma louange à des images taillées. ◊ 9 Voici, les premières choses sont arrivées, et je déclare les choses nouvelles : avant qu’elles germent, je vous les ferai entendre.
◊ 10 Chantez à l’Éternel un cantique nouveau, sa louange du bout de la terre, vous qui descendez sur la mer, et ce qui la remplit, les îles et ceux qui les habitent ! ◊ 11 Que le désert et ses villes élèvent [la voix], les villages qu’habite Kédar ! Que les habitants du rocher exultent ! Que du haut des montagnes on jette des cris ! ◊ 12 Qu’on donne gloire à l’Éternel, et qu’on déclare sa louange dans les îles ! ◊ 13 L’Éternel sortira comme un homme vaillant, il éveillera la jalousie comme un homme de guerre ; il criera, oui, il jettera des cris ; contre ses ennemis il se montrera vaillant. ◊ 14 Dès longtemps je suis resté tranquille, je me suis tu, je me suis contenu. Je crierai comme une femme qui enfante, je soufflerai et je serai haletant à la fois. ◊ 15 Je dévasterai les montagnes et les collines, et je dessécherai toute leur verdure ; je changerai les rivières en îles, et je mettrai à sec les étangs ; ◊ 16 et je ferai marcher les aveugles par un chemin qu’ils n’ont pas connu, par des sentiers qu’ils n’ont pas connus je les conduirai. Je changerai les ténèbres en lumière devant eux, et les chemins tortueux en ce qui est droit. Je leur ferai ces choses, et je ne les abandonnerai pas. ◊ 17 Ils se retireront en arrière, ils seront couverts de honte, ceux qui mettent leur confiance en une image taillée, qui disent à une image de fonte : Vous êtes nos dieux. ◊ 18 Écoutez, sourds, et vous, aveugles, regardez pour voir.
◊ 19 Qui est aveugle, si ce n’est mon serviteur, et sourd, comme mon messager que j’ai envoyé ? Qui est aveugle comme celui en qui je me confie, et aveugle comme le serviteur de l’Éternel, ◊ 20 pour voir bien des choses et ne pas y faire attention ? Les oreilles ouvertes, il n’entend pas. ◊ 21 L’Éternel a pris plaisir [en lui] à cause de sa justice : il a rendu la loi grande et honorable. ◊ 22 Mais c’est ici un peuple pillé et dépouillé ; ils sont tous liés dans des fosses, et ils sont cachés dans des prisons ; ils sont devenus un butin, et il n’y a personne qui délivre, — une proie, et il n’y a personne qui dise : Restitue ! ◊ 23 Qui parmi vous prêtera l’oreille à cela ? Qui fera attention, et écoutera ce qui est à venir ? ◊ 24 Qui a livré Jacob pour être une proie, et Israël à ceux qui le pillent ? N’est-ce pas l’Éternel, celui contre qui nous avons péché ? Et ils n’ont pas voulu marcher dans ses voies, et ils n’ont pas écouté sa loi ; ◊ 25 et il a versé sur lui l’ardeur de sa colère et la force de la guerre : et elle l’a embrasé de tous côtés, et il ne l’a pas su ; et elle l’a brûlé, et il ne l’a pas pris à cœur.
Exode
3 ◊ 1 Et Moïse faisait paître le bétail de Jéthro, son beau-père, sacrificateur de Madian. Et il mena le troupeau derrière le désert, et il vint à la montagne de Dieu, à Horeb. ◊ 2 Et l’Ange de l’Éternel lui apparut dans une flamme de feu, du milieu d’un buisson à épines ; et il regarda, et voici, le buisson était [tout] ardent de feu, et le buisson n’était pas consumé. ◊ 3 Et Moïse dit : Je me détournerai, et je verrai cette grande vision, pourquoi le buisson ne se consume pas. ◊ 4 Et l’Éternel vit qu’il se détournait pour voir ; et Dieu l’appela du milieu du buisson, et dit : Moïse ! Moïse ! Et il dit : Me voici. ◊ 5 Et il dit : N’approche pas d’ici ; ôte tes sandales de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte. ◊ 6 Et il dit : Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob. Et Moïse cacha son visage, car il craignait de regarder vers Dieu.
◊ 7 Et l’Éternel dit : J’ai vu, j’ai vu l’affliction de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu le cri qu’il a jeté à cause de ses exacteurs ; car je connais ses douleurs. ◊ 8 Et je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens, et pour le faire monter de ce pays-là dans un pays bon et spacieux, dans un pays ruisselant de lait et de miel, dans le lieu d’habitation du Cananéen, et du Héthien, et de l’Amoréen, et du Phérézien, et du Hévien, et du Jébusien. ◊ 9 Et maintenant, voici, le cri des fils d’Israël est venu jusqu’à moi ; et j’ai aussi vu l’oppression dont les Égyptiens les oppriment. ◊ 10 Et maintenant, viens, et je t’enverrai vers le Pharaon, et tu feras sortir hors d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. ◊ 11 Et Moïse dit à Dieu : Qui suis-je, moi, pour que j’aille vers le Pharaon, et pour que je fasse sortir hors d’Égypte les fils d’Israël ? ◊ 12 Et il dit : Parce que je serai avec toi ; et ceci te sera le signe que c’est moi qui t’ai envoyé : lorsque tu auras fait sortir le peuple hors d’Égypte, vous servirez Dieu sur cette montagne. ◊ 13 Et Moïse dit à Dieu : Voici, quand je viendrai vers les fils d’Israël, et que je leur dirai : Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous, et qu’ils me diront : Quel est son nom ? que leur dirai-je ? ◊ 14 Et Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui suis . Et il dit : Tu diras ainsi aux fils d’Israël : Je suis m’a envoyé vers vous. ◊ 15 Et Dieu dit encore à Moïse : Tu diras ainsi aux fils d’Israël : L’Éternel, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob, m’a envoyé vers vous : c’est là mon nom éternellement, et c’est là mon mémorial de génération en génération. ◊ 16 Va, et assemble les anciens d’Israël, et dis-leur : L’Éternel, le Dieu de vos pères, m’est apparu, le Dieu d’Abraham, d’Isaac, et de Jacob, disant : Certainement je vous ai visités, et [j’ai vu] ce qu’on vous fait en Égypte ; ◊ 17 et j’ai dit : Je vous ferai monter hors de l’affliction de l’Égypte, dans le pays du Cananéen, et du Héthien, et de l’Amoréen, et du Phérézien, et du Hévien, et du Jébusien, dans un pays ruisselant de lait et de miel. ◊ 18 Et ils écouteront ta voix, et tu entreras, toi et les anciens d’Israël, vers le roi d’Égypte, et vous lui direz : L’Éternel, le Dieu des Hébreux, s’est rencontré avec nous ; et maintenant, nous te prions, laisse-nous aller le chemin de trois jours dans le désert, afin que nous sacrifiions à l’Éternel, notre Dieu. ◊ 19 Et je sais que le roi d’Égypte ne vous permettra pas de vous en aller, pas même [contraint] par main forte. ◊ 20 Et j’étendrai ma main, et je frapperai l’Égypte par toutes mes merveilles que je ferai au milieu d’elle ; et après cela il vous renverra. ◊ 21 Et je ferai trouver faveur à ce peuple aux yeux des Égyptiens, et il arrivera que, quand vous vous en irez, vous ne vous en irez pas à vide ; ◊ 22 et une femme demandera à sa voisine, et à celle qui séjourne dans sa maison, des objets d’argent, et des objets d’or, et des vêtements, et vous les mettrez sur vos fils et sur vos filles ; et vous dépouillerez les Égyptiens.
Exode
2 ◊ 1 * Et un homme de la maison de Lévi alla, et prit une fille de Lévi ; ◊ 2 et la femme conçut, et enfanta un fils ; et elle vit qu’il était beau ; et elle le cacha trois mois. ◊ 3 Et comme elle ne pouvait plus le cacher, elle prit pour lui un coffret de joncs, et l’enduisit de bitume et de poix, et mit dedans l’enfant, et le posa parmi les roseaux sur le bord du fleuve. ◊ 4 Et sa sœur se tint à distance pour savoir ce qu’on lui ferait. ◊ 5 Et la fille du Pharaon descendit au fleuve pour se laver, et ses jeunes filles se promenaient sur le bord du fleuve ; et elle vit le coffret au milieu des roseaux, et elle envoya sa servante, qui le prit ; ◊ 6 et elle l’ouvrit, et vit l’enfant ; et voici, c’était un petit garçon qui pleurait. Et elle eut compassion de lui, et dit : C’est un des enfants des Hébreux. ◊ 7 Et sa sœur dit à la fille du Pharaon : Irai-je et appellerai-je auprès de toi une nourrice d’entre les Hébreues, et elle t’allaitera l’enfant ? ◊ 8 Et la fille du Pharaon lui dit : Va. Et la jeune fille alla, et appela la mère de l’enfant. ◊ 9 Et la fille du Pharaon lui dit : Emporte cet enfant, et allaite-le pour moi, et je te donnerai ton salaire. Et la femme prit l’enfant, et l’allaita. ◊ 10 Et l’enfant grandit, et elle l’amena à la fille du Pharaon, et il fut son fils ; et elle appela son nom Moïse, et dit : Car je l’ai tiré des eaux.
◊ 11 Et il arriva, en ces jours-là, que Moïse, étant devenu grand, sortit vers ses frères ; et il vit leurs fardeaux. Et il vit un homme égyptien qui frappait un Hébreu d’entre ses frères ; ◊ 12 et il regarda çà et là, et vit qu’il n’y avait personne, et il frappa l’Égyptien, et le cacha dans le sable. ◊ 13 Et il sortit le second jour ; et voici, deux hommes hébreux se querellaient. Et il dit au coupable : Pourquoi frappes-tu ton compagnon ? ◊ 14 Et il dit : Qui t’a établi chef et juge sur nous ? Est-ce que tu veux me tuer, comme tu as tué l’Égyptien ? Et Moïse eut peur, et dit : Certainement le fait est connu.
◊ 15 Et le Pharaon apprit la chose, et chercha à tuer Moïse ; mais Moïse s’enfuit de devant le Pharaon, et habita dans le pays de Madian. Et il s’assit près d’un puits ; ◊ 16 or le sacrificateur de Madian avait sept filles ; et elles vinrent, et puisèrent, et emplirent les auges pour abreuver le bétail de leur père. ◊ 17 Et les bergers vinrent, et les chassèrent ; et Moïse se leva, et les secourut, et abreuva leur bétail. ◊ 18 Et elles vinrent vers Rehuel, leur père ; et il dit : Pourquoi êtes-vous venues sitôt aujourd’hui ? ◊ 19 Et elles dirent : Un homme égyptien nous a délivrées de la main des bergers, et il a aussi puisé abondamment pour nous, et a abreuvé le bétail. ◊ 20 Et il dit à ses filles : Où est-il donc ? Pourquoi avez-vous laissé là cet homme ? Appelez-le, et qu’il mange du pain. ◊ 21 Et Moïse consentit à habiter avec lui ; et il donna Séphora, sa fille, à Moïse. ◊ 22 Et elle enfanta un fils, et il appela son nom Guershom ; car, dit-il, j’ai séjourné dans un pays étranger.
◊ 23 * Et il arriva en ces jours, qui furent nombreux, que le roi d’Égypte mourut ; et les fils d’Israël soupirèrent à cause de leur service, et ils crièrent ; et leur cri monta vers Dieu à cause de leur service. ◊ 24 Et Dieu ouït leur gémissement, et Dieu se souvint de son alliance avec Abraham, avec Isaac, et avec Jacob. ◊ 25 Et Dieu regarda les fils d’Israël, et Dieu connut [leur état].
Psaumes
Psaume de David.
143 ◊ 1 Éternel ! écoute ma prière ; prête l’oreille à mes supplications ; dans ta fidélité réponds-moi dans ta justice.
◊ 2 Et n’entre pas en jugement avec ton serviteur, car devant toi nul homme vivant ne sera justifié.
◊ 3 * Car l’ennemi poursuit mon âme, il foule ma vie par terre ; il me fait habiter dans des lieux ténébreux, comme ceux qui sont morts depuis longtemps.
◊ 4 Et mon esprit est accablé en moi, mon cœur est désolé au-dedans de moi.
◊ 5 Je me souviens des jours d’autrefois, je pense à tous tes actes, je médite les œuvres de tes mains.
◊ 6 J’étends mes mains vers toi ; mon âme, comme une terre altérée, [a soif] de toi. Sélah.
◊ 7 * Éternel ! hâte-toi, réponds-moi ! mon esprit défaut en moi. Ne me cache pas ta face ! autrement je serai semblable à ceux qui descendent dans la fosse.
◊ 8 Fais-moi entendre dès le matin ta bonté, car en toi j’ai mis ma confiance ; fais-moi connaître le chemin où j’ai à marcher, car c’est à toi que j’élève mon âme.
◊ 9 Éternel ! délivre-moi de mes ennemis ! c’est vers toi que je me réfugie.
◊ 10 Enseigne-moi à faire ce qui te plaît, car tu es mon Dieu ; que ton bon Esprit me conduise dans un pays uni.
◊ 11 À cause de ton nom, ô Éternel ! fais-moi vivre ; dans ta justice, fais sortir mon âme de la détresse,
◊ 12 Et, dans ta bonté, extermine mes ennemis, et détruis tous ceux qui oppriment mon âme ; car je suis ton serviteur.
Exode
11 ◊ 1 Et l’Éternel dit à Moïse : Je ferai venir encore une plaie sur le Pharaon et sur l’Égypte ; après cela il vous laissera aller d’ici ; lorsqu’il vous laissera aller complètement, il vous chassera tout à fait d’ici. ◊ 2 Parle donc aux oreilles du peuple : Que chaque homme demande à son voisin, et chaque femme à sa voisine, des objets d’argent et des objets d’or. ◊ 3 Et l’Éternel fit que le peuple trouva faveur aux yeux des Égyptiens ; l’homme Moïse aussi était très grand dans le pays d’Égypte, aux yeux des serviteurs du Pharaon et aux yeux du peuple. ◊ 4 Et Moïse dit : Ainsi dit l’Éternel : Sur le minuit je sortirai au milieu de l’Égypte ; ◊ 5 et tout premier-né dans le pays d’Égypte mourra, depuis le premier-né du Pharaon, qui est assis sur son trône, jusqu’au premier-né de la servante qui est derrière la meule, et tout premier-né des bêtes. ◊ 6 Et il y aura un grand cri dans tout le pays d’Égypte, comme il n’y en a pas eu et il n’y en aura jamais de semblable. ◊ 7 Mais contre tous les fils d’Israël, depuis l’homme jusqu’aux bêtes, pas un chien ne remuera sa langue ; afin que vous sachiez que l’Éternel distingue entre les Égyptiens et Israël. ◊ 8 Et tous ces tiens serviteurs descendront vers moi, et se prosterneront devant moi, disant : Sors, toi, et tout le peuple qui est à tes pieds. Et après cela je sortirai. Et [Moïse] sortit d’auprès du Pharaon dans une ardente colère. ◊ 9 Et l’Éternel dit à Moïse : Le Pharaon ne vous écoutera point, afin de multiplier mes miracles dans le pays d’Égypte. ◊ 10 Et Moïse et Aaron firent tous ces miracles devant le Pharaon. Et l’Éternel endurcit le cœur du Pharaon, et il ne laissa point aller de son pays les fils d’Israël.
Exode
7 ◊ 1 * Et l’Éternel dit à Moïse : Vois, je t’ai fait Dieu pour le Pharaon ; et Aaron, ton frère, sera ton prophète. ◊ 2 Toi, tu diras tout ce que je te commanderai ; et Aaron, ton frère, parlera au Pharaon, pour qu’il laisse aller les fils d’Israël hors de son pays. ◊ 3 Et moi, j’endurcirai le cœur du Pharaon, et je multiplierai mes signes et mes miracles dans le pays d’Égypte. ◊ 4 Et le Pharaon ne vous écoutera pas ; et je mettrai ma main sur l’Égypte, et je ferai sortir mes armées, mon peuple, les fils d’Israël, hors du pays d’Égypte, par de grands jugements ; ◊ 5 et les Égyptiens sauront que je suis l’Éternel, lorsque j’aurai étendu ma main sur l’Égypte et que j’aurai fait sortir les fils d’Israël du milieu d’eux.
◊ 6 Et Moïse et Aaron firent comme l’Éternel leur avait commandé ; ils firent ainsi. ◊ 7 Et Moïse était âgé de quatre-vingts ans, et Aaron âgé de quatre-vingt-trois ans, quand ils parlèrent au Pharaon.
◊ 8 Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron, disant : ◊ 9 Quand le Pharaon vous parlera, en disant : Montrez pour vous un miracle, tu diras à Aaron : Prends ta verge, et jette-la devant le Pharaon : elle deviendra un serpent. ◊ 10 Et Moïse et Aaron vinrent vers le Pharaon, et firent ainsi, selon que l’Éternel avait commandé ; et Aaron jeta sa verge devant le Pharaon et devant ses serviteurs, et elle devint un serpent. ◊ 11 Et le Pharaon appela aussi les sages et les magiciens ; et eux aussi, les devins d’Égypte, firent ainsi par leurs enchantements : ◊ 12 ils jetèrent chacun sa verge, et elles devinrent des serpents ; mais la verge d’Aaron engloutit leurs verges. ◊ 13 Et le cœur du Pharaon s’endurcit, et il ne les écouta point, comme avait dit l’Éternel.
◊ 14 Et l’Éternel dit à Moïse : Le cœur du Pharaon est endurci ; il refuse de laisser aller le peuple. ◊ 15 Va, le matin, vers le Pharaon ; voici, il sortira vers l’eau : et tu te présenteras à sa rencontre, sur le bord du fleuve, et tu prendras dans ta main la verge qui a été changée en serpent ; ◊ 16 et tu lui diras : L’Éternel, le Dieu des Hébreux, m’a envoyé vers toi, disant : Laisse aller mon peuple, pour qu’ils me servent dans le désert. Et voici, tu n’as point écouté jusqu’ici. ◊ 17 Ainsi dit l’Éternel : À ceci tu connaîtras que je suis l’Éternel : Voici, je frappe de la verge qui est dans ma main les eaux qui sont dans le fleuve, et elles seront changées en sang ; ◊ 18 et le poisson qui est dans le fleuve mourra, et le fleuve deviendra puant, et les Égyptiens seront dégoûtés de boire des eaux du fleuve. ◊ 19 Et l’Éternel dit à Moïse : Dis à Aaron : Prends ta verge, et étends ta main sur les eaux des Égyptiens, sur leurs rivières, sur leurs canaux, et sur leurs étangs, et sur tous leurs amas d’eau ; et elles deviendront du sang ; et il y aura du sang par tout le pays d’Égypte, et dans les vases de bois et dans les vases de pierre. ◊ 20 Et Moïse et Aaron firent ainsi, selon que l’Éternel l’avait commandé. Et il leva la verge, et frappa les eaux qui étaient dans le fleuve, aux yeux du Pharaon et aux yeux de ses serviteurs : et toutes les eaux qui étaient dans le fleuve furent changées en sang ; ◊ 21 et le poisson qui était dans le fleuve mourut ; et le fleuve devint puant, et les Égyptiens ne pouvaient boire de l’eau du fleuve ; et il y avait du sang dans tout le pays d’Égypte. ◊ 22 Et les devins d’Égypte firent de même par leurs enchantements. Et le cœur du Pharaon s’endurcit, et il ne les écouta point, comme avait dit l’Éternel. ◊ 23 Et le Pharaon se tourna, et entra dans sa maison, et n’appliqua pas son cœur à cela non plus. ◊ 24 Et tous les Égyptiens creusèrent autour du fleuve [pour trouver] de l’eau à boire, car ils ne pouvaient boire des eaux du fleuve. ◊ 25 Et sept jours s’accomplirent après que l’Éternel eut frappé le fleuve.
Exode
9 ◊ 1 Et l’Éternel dit à Moïse : Va vers le Pharaon, et dis-lui : Ainsi dit l’Éternel, le Dieu des Hébreux : Laisse aller mon peuple, pour qu’ils me servent. ◊ 2 Car si tu refuses de les laisser aller, et que tu les retiennes encore, ◊ 3 voici, la main de l’Éternel sera sur tes troupeaux qui sont aux champs, sur les chevaux, sur les ânes, sur les chameaux, sur le gros bétail, et sur le menu bétail ; il y aura une peste très grande ; ◊ 4 et l’Éternel distinguera entre les troupeaux des Israélites et les troupeaux des Égyptiens, et rien ne mourra de tout ce qui est aux fils d’Israël. ◊ 5 Et l’Éternel assigna un temps, disant : Demain l’Éternel fera cela dans le pays. ◊ 6 Et l’Éternel fit cela le lendemain ; et tous les troupeaux des Égyptiens moururent ; mais des troupeaux des fils d’Israël, il n’en mourut pas une [bête]. ◊ 7 Et le Pharaon envoya, et voici, il n’y avait pas même une seule [bête] morte des troupeaux des Israélites. Et le cœur du Pharaon s’endurcit, et il ne laissa point aller le peuple.
◊ 8 Et l’Éternel dit à Moïse et à Aaron : Prenez plein vos mains de cendre de fournaise, et que Moïse la répande vers les cieux, devant les yeux du Pharaon ; ◊ 9 et elle deviendra une fine poussière sur tout le pays d’Égypte, et elle deviendra, sur les hommes et sur les bêtes, un ulcère faisant éruption en pustules, dans tout le pays d’Égypte. ◊ 10 Et ils prirent de la cendre de fournaise, et se tinrent devant le Pharaon ; et Moïse la répandit vers les cieux ; et elle devint un ulcère faisant éruption en pustules, sur les hommes et sur les bêtes. ◊ 11 Et les devins ne purent se tenir devant Moïse, à cause de l’ulcère ; car l’ulcère était sur les devins et sur tous les Égyptiens. ◊ 12 Et l’Éternel endurcit le cœur du Pharaon, et il ne les écouta pas, comme l’Éternel avait dit à Moïse.
◊ 13 Et l’Éternel dit à Moïse : Lève-toi de bon matin, et tiens-toi devant le Pharaon, et dis-lui : Ainsi dit l’Éternel, le Dieu des Hébreux : Laisse aller mon peuple, pour qu’ils me servent ; ◊ 14 car cette fois j’envoie toutes mes plaies dans ton cœur, et sur tes serviteurs et sur ton peuple, afin que tu saches que nul n’est comme moi, sur toute la terre ; ◊ 15 car maintenant, j’étendrai ma main, et je te frapperai de peste, toi et ton peuple, et tu seras exterminé de dessus la terre. ◊ 16 Mais je t’ai fait subsister pour ceci, afin de te faire voir ma puissance, et pour que mon nom soit publié dans toute la terre. ◊ 17 T’élèves-tu encore contre mon peuple, pour ne pas les laisser aller, ◊ 18 voici, je ferai pleuvoir demain, à ces heures, une grêle très grosse, telle qu’il n’y en a pas eu en Égypte, depuis le jour qu’elle a été fondée jusqu’à maintenant. ◊ 19 Et maintenant, envoie, fais mettre en sûreté tes troupeaux et tout ce que tu as dans les champs ; car la grêle tombera sur tout homme et toute bête qui se trouveront dans les champs et qu’on n’aura pas recueillis dans les maisons, et ils mourront. ◊ 20 Celui d’entre les serviteurs du Pharaon qui craignit la parole de l’Éternel, fit se réfugier dans les maisons ses serviteurs et ses troupeaux ; ◊ 21 et celui qui n’appliqua pas son cœur à la parole de l’Éternel laissa ses serviteurs et ses troupeaux dans les champs. ◊ 22 Et l’Éternel dit à Moïse : Étends ta main vers les cieux, et il y aura de la grêle dans tout le pays d’Égypte, sur les hommes et sur les bêtes, et sur toute herbe des champs dans le pays d’Égypte. ◊ 23 Et Moïse étendit sa verge vers les cieux : et l’Éternel envoya des tonnerres et de la grêle, et le feu se promenait sur la terre. Et l’Éternel fit pleuvoir de la grêle sur le pays d’Égypte. ◊ 24 Et il y eut de la grêle, et du feu entremêlé au milieu de la grêle, [qui était] très grosse, telle qu’il n’y en a pas eu dans tout le pays d’Égypte depuis qu’il est devenu une nation. ◊ 25 Et la grêle frappa, dans tout le pays d’Égypte, tout ce qui était aux champs, depuis l’homme jusqu’aux bêtes ; la grêle frappa aussi toute l’herbe des champs, et brisa tous les arbres des champs. ◊ 26 Seulement dans le pays de Goshen, où étaient les fils d’Israël, il n’y eut point de grêle. ◊ 27 Et le Pharaon envoya, et appela Moïse et Aaron, et leur dit : J’ai péché cette fois ; l’Éternel est juste, et moi et mon peuple nous sommes méchants. ◊ 28 Suppliez l’Éternel ; et que ce soit assez des tonnerres de Dieu, et de la grêle ; et je vous laisserai aller, et vous ne resterez pas davantage. ◊ 29 Et Moïse lui dit : Quand je sortirai de la ville, j’étendrai mes mains vers l’Éternel ; les tonnerres cesseront, et il n’y aura plus de grêle : afin que tu saches que la terre est à l’Éternel. ◊ 30 Mais, quant à toi et à tes serviteurs, je sais que vous ne craindrez pas encore l’Éternel Dieu. ◊ 31 Et le lin et l’orge avaient été frappés ; car l’orge était en épis, et le lin nouait ; ◊ 32 et le froment et l’épeautre n’avaient pas été frappés, parce qu’ils sont tardifs. ◊ 33 Et Moïse sortit d’auprès du Pharaon, hors de la ville, et étendit ses mains vers l’Éternel : et les tonnerres et la grêle cessèrent, et la pluie ne se déversa plus sur la terre. ◊ 34 Et le Pharaon vit que la pluie, et la grêle, et les tonnerres, avaient cessé, et il continua de pécher, et il endurcit son cœur, lui et ses serviteurs. ◊ 35 Et le cœur du Pharaon s’endurcit, et il ne laissa point aller les fils d’Israël, comme l’Éternel avait dit par Moïse.
Psaumes
Au chef de musique. Du serviteur de l’Éternel. De David.
36 ◊ 1 La transgression du méchant dit, au-dedans de mon cœur, qu’il n’y a point de crainte de Dieu devant ses yeux.
◊ 2 Car il se flatte à ses propres yeux quand son iniquité se présente pour être haïe.
◊ 3 Les paroles de sa bouche sont iniquité et tromperie ; il s’est désisté d’être sage, de faire le bien.
◊ 4 Il médite la vanité sur son lit ; il se tient sur un chemin qui n’est pas bon ; il n’a point en horreur le mal.
◊ 5 * Éternel, ta bonté est dans les cieux, ta fidélité [atteint] jusqu’aux nues.
◊ 6 Ta justice est comme de hautes montagnes ; tes jugements sont un grand abîme. Éternel, tu sauves l’homme et la bête.
◊ 7 Combien est précieuse ta bonté, ô Dieu ! Aussi les fils des hommes se réfugient sous l’ombre de tes ailes.
◊ 8 Ils seront abondamment rassasiés de la graisse de ta maison, et tu les abreuveras au fleuve de tes délices ;
◊ 9 Car par-devers toi est la source de la vie, en ta lumière nous verrons la lumière.
◊ 10 Continue ta bonté à ceux qui te connaissent, et ta justice à ceux qui sont droits de cœur.
◊ 11 Que le pied de l’orgueil ne m’atteigne pas, et que la main des méchants ne me chasse pas loin.
◊ 12 Là sont tombés les ouvriers d’iniquité ; ils ont été renversés, et n’ont pu se relever.
Psaumes
105 ◊ 1 Célébrez l’Éternel, invoquez son nom ; faites connaître parmi les peuples ses actes !
◊ 2 Chantez-lui, chantez-lui des cantiques ! Méditez toutes ses œuvres merveilleuses.
◊ 3 Glorifiez-vous de son saint nom ; que le cœur de ceux qui cherchent l’Éternel se réjouisse !
◊ 4 * Recherchez l’Éternel et sa force, cherchez continuellement sa face ;
◊ 5 Souvenez-vous de ses œuvres merveilleuses qu’il a faites, de ses prodiges, et des jugements de sa bouche,
◊ 6 Vous, semence d’Abraham, son serviteur ; vous, fils de Jacob, ses élus.
◊ 7 Lui, l’Éternel, est notre Dieu ; ses jugements sont en toute la terre.
◊ 8 * Il s’est souvenu pour toujours de son alliance, de la parole qu’il commanda pour mille générations,
◊ 9 [De l’alliance] qu’il a faite avec Abraham, et qu’il a jurée à Isaac,
◊ 10 Et qu’il a établie pour Jacob comme statut, pour Israël comme alliance perpétuelle,
◊ 11 Disant : Je te donnerai le pays de Canaan, le lot de votre héritage ;
◊ 12 Quand ils étaient un petit nombre d’hommes, peu de chose, et étrangers dans le [pays],
◊ 13 Et allant de nation en nation, d’un royaume vers un autre peuple.
◊ 14 Il ne permit à personne de les opprimer, et il reprit des rois à cause d’eux,
◊ 15 [Disant] : Ne touchez pas à mes oints, et ne faites pas de mal à mes prophètes.
◊ 16 Et il appela la famine sur la terre ; il brisa tout le bâton du pain.
◊ 17 Il envoya un homme devant eux : Joseph fut vendu pour être esclave.
◊ 18 On lui serra les pieds dans les ceps, son âme entra dans les fers,
◊ 19 Jusqu’au temps où arriva ce qu’il avait dit : la parole de l’Éternel l’éprouva.
◊ 20 Le roi envoya, et il le mit en liberté ; le dominateur des peuples le relâcha.
◊ 21 Il l’établit seigneur sur sa maison, et gouverneur sur toutes ses possessions,
◊ 22 Pour lier ses princes à son plaisir, et pour rendre sages ses anciens.
◊ 23 * Alors Israël entra en Égypte, et Jacob séjourna dans le pays de Cham.
◊ 24 Et [l’Éternel] fit beaucoup multiplier son peuple, et le rendit plus puissant que ses oppresseurs.
◊ 25 Il changea leur cœur pour qu’ils haïssent son peuple, pour qu’ils complotassent contre ses serviteurs.
◊ 26 Il envoya Moïse, son serviteur, Aaron qu’il avait choisi.
◊ 27 Ils opérèrent au milieu d’eux ses signes, et des prodiges dans le pays de Cham.
◊ 28 Il envoya des ténèbres, et fit une obscurité ; et ils ne se rebellèrent pas contre sa parole.
◊ 29 Il changea leurs eaux en sang, et fit mourir leurs poissons.
◊ 30 Leur terre fourmilla de grenouilles, [jusque] dans les chambres de leurs rois.
◊ 31 Il parla, et il vint des mouches venimeuses, [et] des moustiques dans tous leurs confins.
◊ 32 Il leur donna pour pluie de la grêle, un feu de flammes dans leur pays ;
◊ 33 Et il frappa leurs vignes et leurs figuiers, et brisa les arbres de leur contrée.
◊ 34 Il parla, et les sauterelles vinrent, et des yéleks sans nombre ;
◊ 35 Et ils dévorèrent toutes les plantes dans leur pays, et dévorèrent le fruit de leur sol.
◊ 36 Et il frappa tout premier-né dans leur pays, les prémices de toute leur vigueur.
◊ 37 Et il les fit sortir avec de l’argent et de l’or, et il n’y eut aucun infirme dans ses tribus.
◊ 38 L’Égypte se réjouit à leur sortie, car la frayeur d’Israël était tombée sur eux.
◊ 39 * Il étendit une nuée pour couverture, et un feu pour éclairer de nuit.
◊ 40 Ils demandèrent, et il fit venir des cailles, et il les rassasia du pain des cieux.
◊ 41 Il ouvrit le rocher, et les eaux en découlèrent ; elles allèrent par les lieux secs, comme une rivière.
◊ 42 Car il se souvint de sa parole sainte, [et] d’Abraham, son serviteur.
◊ 43 Et il fit sortir son peuple avec joie, ses élus avec chant de triomphe ;
◊ 44 Et il leur donna les pays des nations, et ils possédèrent le travail des peuples ;
◊ 45 Afin qu’ils gardassent ses statuts, et qu’ils observassent ses lois. Louez Jah !
Exode
8 ◊ 1 Et l’Éternel dit à Moïse : Va vers le Pharaon, et dis-lui : Ainsi dit l’Éternel : Laisse aller mon peuple, pour qu’ils me servent. ◊ 2 Mais si tu refuses de le laisser aller, voici, je vais frapper de grenouilles toutes tes limites ; ◊ 3 et le fleuve fourmillera de grenouilles, et elles monteront et entreront dans ta maison, et dans la chambre où tu couches, et sur ton lit, et dans la maison de tes serviteurs, et parmi ton peuple, et dans tes fours et dans tes huches. ◊ 4 Et les grenouilles monteront sur toi, et sur ton peuple, et sur tous tes serviteurs. ◊ 5 Et l’Éternel dit à Moïse : Dis à Aaron : Étends ta main avec ta verge, sur les rivières, et sur les canaux, et sur les étangs, et fais monter les grenouilles sur le pays d’Égypte. ◊ 6 Et Aaron étendit sa main sur les eaux de l’Égypte : et les grenouilles montèrent, et couvrirent le pays d’Égypte. ◊ 7 Et les devins firent de même par leurs enchantements, et firent monter des grenouilles sur le pays d’Égypte. ◊ 8 Et le Pharaon appela Moïse et Aaron, et dit : Suppliez l’Éternel, afin qu’il retire les grenouilles de moi et de mon peuple ; et je laisserai aller le peuple, et ils sacrifieront à l’Éternel. ◊ 9 Et Moïse dit au Pharaon : Glorifie-toi sur moi ! Pour quand supplierai-je [l’Éternel] pour toi, et pour tes serviteurs, et pour ton peuple, afin qu’il ôte les grenouilles d’avec toi et de tes maisons ? Il en restera seulement dans le fleuve. ◊ 10 Et il dit : Pour demain. Et il dit : Selon ta parole ! afin que tu saches que nul n’est comme l’Éternel, notre Dieu. ◊ 11 Et les grenouilles se retireront d’avec toi, et de tes maisons, et d’avec tes serviteurs, et d’avec ton peuple ; il en restera seulement dans le fleuve. ◊ 12 Et Moïse et Aaron sortirent d’auprès du Pharaon ; et Moïse cria à l’Éternel au sujet des grenouilles qu’il avait fait venir sur le Pharaon. ◊ 13 Et l’Éternel fit selon la parole de Moïse. Et les grenouilles moururent dans les maisons, dans les cours et dans les champs ; ◊ 14 et on les amassa par monceaux, et la terre devint puante. ◊ 15 Et le Pharaon vit qu’il y avait du relâche, et il endurcit son cœur, et ne les écouta pas, comme avait dit l’Éternel.
◊ 16 Et l’Éternel dit à Moïse : Dis à Aaron : Étends ta verge, et frappe la poussière de la terre, et elle deviendra des moustiques dans tout le pays d’Égypte. ◊ 17 Et ils firent ainsi. Et Aaron étendit sa main avec sa verge, et frappa la poussière de la terre, et elle devint des moustiques sur les hommes et sur les bêtes ; toute la poussière de la terre devint des moustiques dans tout le pays d’Égypte. ◊ 18 Et les devins firent de même par leurs enchantements, pour produire les moustiques ; mais ils ne le purent. Et les moustiques furent sur les hommes et sur les bêtes. ◊ 19 Et les devins dirent au Pharaon : C’est le doigt de Dieu. Et le cœur du Pharaon s’endurcit, et il ne les écouta point, comme avait dit l’Éternel.
◊ 20 Et l’Éternel dit à Moïse : Lève-toi de bon matin, et tiens-toi devant le Pharaon ; voici, il sortira vers l’eau, et tu lui diras : Ainsi dit l’Éternel : Laisse aller mon peuple, pour qu’ils me servent. ◊ 21 Car si tu ne laisses pas aller mon peuple, voici, j’enverrai contre toi, et contre tes serviteurs, et contre ton peuple, et dans tes maisons, la mouche venimeuse ; et les maisons des Égyptiens seront remplies de mouches venimeuses, et aussi le sol sur lequel ils sont. ◊ 22 Et je distinguerai, en ce jour-là, le pays de Goshen, où se tient mon peuple, en sorte que là il n’y ait point de mouches venimeuses ; afin que tu saches que moi, l’Éternel, je suis au milieu du pays. ◊ 23 Et je mettrai une séparation entre mon peuple et ton peuple. Ce signe sera pour demain. ◊ 24 Et l’Éternel fit ainsi : et les mouches entrèrent en multitude dans la maison du Pharaon et dans les maisons de ses serviteurs, et dans tout le pays d’Égypte ; — le pays fut ruiné par la mouche venimeuse. ◊ 25 Et le Pharaon appela Moïse et Aaron, et dit : Allez, sacrifiez à votre Dieu dans le pays. ◊ 26 Et Moïse dit : Il n’est pas convenable de faire ainsi ; car nous sacrifierions à l’Éternel, notre Dieu, l’abomination des Égyptiens. Est-ce que nous sacrifierions l’abomination des Égyptiens devant leurs yeux, sans qu’ils nous lapidassent ! ◊ 27 Nous irons le chemin de trois jours dans le désert, et nous sacrifierons à l’Éternel, notre Dieu, comme il nous a dit. ◊ 28 Et le Pharaon dit : Je vous laisserai aller, et vous sacrifierez à l’Éternel, votre Dieu, dans le désert ; seulement ne vous éloignez pas trop en vous en allant. Priez pour moi. ◊ 29 Et Moïse dit : Voici, je sors d’auprès de toi, et je supplierai l’Éternel, et demain les mouches se retireront du Pharaon, de ses serviteurs, et de son peuple ; seulement, que le Pharaon ne continue pas à se moquer, en ne laissant pas aller le peuple pour sacrifier à l’Éternel. ◊ 30 Et Moïse sortit d’auprès du Pharaon, et supplia l’Éternel. ◊ 31 Et l’Éternel fit selon la parole de Moïse : et il retira les mouches du Pharaon, de ses serviteurs, et de son peuple ; il n’en resta pas une. ◊ 32 Et le Pharaon endurcit son cœur aussi cette fois, et ne laissa point aller le peuple.
Galates
1 ◊ 1 Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par l’homme, mais par Jésus Christ, et Dieu le Père qui l’a ressuscité d’entre les morts, ◊ 2 et tous les frères qui sont avec moi, aux assemblées de la Galatie : ◊ 3 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu le Père et de notre seigneur Jésus Christ, ◊ 4 qui s’est donné lui-même pour nos péchés, en sorte qu’il nous retirât du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, ◊ 5 auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen.
◊ 6 Je m’étonne de ce que vous passez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, à un évangile différent, ◊ 7 qui n’en est pas un autre ; mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent pervertir l’évangile du Christ. ◊ 8 Mais quand nous-mêmes, ou quand un ange venu du ciel vous évangéliserait outre ce que nous vous avons évangélisé, qu’il soit anathème. ◊ 9 Comme nous l’avons déjà dit, maintenant aussi je le dis encore : si quelqu’un vous évangélise outre ce que vous avez reçu, qu’il soit anathème. ◊ 10 Car maintenant, est-ce que je m’applique à satisfaire des hommes, ou Dieu ? Ou est-ce que je cherche à complaire à des hommes ? Si je complaisais encore à des hommes, je ne serais pas esclave de Christ.
◊ 11 Or je vous fais savoir, frères, que l’évangile qui a été annoncé par moi n’est pas selon l’homme. ◊ 12 Car moi, je ne l’ai pas reçu de l’homme non plus, ni appris, mais par la révélation de Jésus Christ. ◊ 13 Car vous avez ouï dire [quelle a été] autrefois ma conduite dans le judaïsme, comment je persécutais outre mesure l’assemblée de Dieu et la dévastais, ◊ 14 et comment j’avançais dans le judaïsme plus que plusieurs de ceux de mon âge dans ma nation, étant le plus ardent zélateur des traditions de mes pères. ◊ 15 Mais quand il plut à Dieu, qui m’a mis à part dès le ventre de ma mère et qui m’a appelé par sa grâce, ◊ 16 de révéler son Fils en moi, afin que je l’annonçasse parmi les nations, aussitôt, je ne pris pas conseil de la chair ni du sang, ◊ 17 ni ne montai à Jérusalem vers ceux qui étaient apôtres avant moi, mais je m’en allai en Arabie, et je retournai de nouveau à Damas. ◊ 18 Puis, trois ans après, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai chez lui quinze jours ; ◊ 19 et je ne vis aucun autre des apôtres, sinon Jacques le frère du Seigneur. ◊ 20 Or dans les choses que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point. ◊ 21 Ensuite j’allai dans les pays de Syrie et de Cilicie. ◊ 22 Or j’étais inconnu de visage aux assemblées de la Judée qui sont en Christ, ◊ 23 mais seulement elles entendaient dire : Celui qui nous persécutait autrefois, annonce maintenant la foi qu’il détruisait jadis ; ◊ 24 et elles glorifiaient Dieu à cause de moi.
Exode
10 ◊ 1 Et l’Éternel dit à Moïse : Va vers le Pharaon ; car j’ai endurci son cœur et le cœur de ses serviteurs, afin que je mette ces miens signes au milieu d’eux ; ◊ 2 et afin que tu racontes aux oreilles de ton fils et du fils de ton fils, ce que j’ai accompli en Égypte, et mes signes que j’ai opérés au milieu d’eux ; et vous saurez que moi je suis l’Éternel. ◊ 3 Et Moïse et Aaron vinrent vers le Pharaon, et lui dirent : Ainsi dit l’Éternel, le Dieu des Hébreux : Jusques à quand refuseras-tu de t’humilier devant moi ? Laisse aller mon peuple, pour qu’ils me servent. ◊ 4 Car si tu refuses de laisser aller mon peuple, voici, je vais faire venir demain des sauterelles dans tes confins, ◊ 5 et elles couvriront la face de la terre, de sorte qu’on ne pourra pas voir la terre ; et elles mangeront le reste qui est échappé, que la grêle vous a laissé, et elles mangeront tout arbre qui croît dans vos champs ; ◊ 6 et elles rempliront tes maisons, et les maisons de tous tes serviteurs, et les maisons de tous les Égyptiens : ce que tes pères n’ont point vu, ni les pères de tes pères, depuis le jour qu’ils ont été sur la terre, jusqu’à ce jour. Et il se tourna, et sortit d’auprès du Pharaon. ◊ 7 Et les serviteurs du Pharaon lui dirent : Jusques à quand celui-ci sera-t-il pour nous un piège ? Laisse aller ces hommes, et qu’ils servent l’Éternel, leur Dieu. Ne sais-tu pas encore que l’Égypte est ruinée ? ◊ 8 Et on fit revenir Moïse et Aaron vers le Pharaon ; et il leur dit : Allez, servez l’Éternel, votre Dieu. Qui sont ceux qui iront ? ◊ 9 Et Moïse dit : Nous irons avec nos jeunes gens et avec nos vieillards, nous irons avec nos fils et avec nos filles, avec notre menu bétail et avec notre gros bétail ; car nous avons [à célébrer] une fête à l’Éternel. ◊ 10 Et il leur dit : Que l’Éternel soit ainsi avec vous, comme je vous laisserai aller avec vos petits enfants ! Regardez, car le mal est devant vous. ◊ 11 Il n’en sera pas ainsi ; allez donc, [vous] les hommes faits, et servez l’Éternel : car c’est là ce que vous avez désiré. Et on les chassa de devant la face du Pharaon. ◊ 12 Et l’Éternel dit à Moïse : Étends ta main sur le pays d’Égypte, pour les sauterelles, et qu’elles montent sur le pays d’Égypte, et qu’elles mangent toute l’herbe du pays, tout ce que la grêle a laissé. ◊ 13 Et Moïse étendit sa verge sur le pays d’Égypte ; et l’Éternel amena sur le pays un vent d’orient, tout ce jour-là et toute la nuit : le matin arriva, et le vent d’orient apporta les sauterelles. ◊ 14 Et les sauterelles montèrent sur tout le pays d’Égypte, et se posèrent dans tous les confins de l’Égypte, un fléau terrible ; avant elles il n’y avait point eu de sauterelles semblables, et après elles il n’y en aura point de pareilles. ◊ 15 Et elles couvrirent la face de tout le pays, et le pays fut obscurci ; et elles mangèrent toute l’herbe de la terre, et tout le fruit des arbres que la grêle avait laissé ; et il ne demeura de reste aucune verdure aux arbres, ni à l’herbe des champs, dans tout le pays d’Égypte. ◊ 16 Et le Pharaon se hâta d’appeler Moïse et Aaron, et dit : J’ai péché contre l’Éternel, votre Dieu, et contre vous ; ◊ 17 et maintenant, pardonne, je te prie, mon péché seulement pour cette fois ; et suppliez l’Éternel, votre Dieu, afin seulement qu’il retire de dessus moi cette mort-ci. ◊ 18 Et il sortit d’auprès du Pharaon, et il supplia l’Éternel. ◊ 19 Et l’Éternel tourna [le vent en] un vent d’occident très fort, qui enleva les sauterelles, et les enfonça dans la mer Rouge. Il ne resta pas une sauterelle dans tous les confins de l’Égypte. ◊ 20 Et l’Éternel endurcit le cœur du Pharaon, et il ne laissa point aller les fils d’Israël.
◊ 21 Et l’Éternel dit à Moïse : Étends ta main vers les cieux, et il y aura sur le pays d’Égypte des ténèbres, et on touchera de la main les ténèbres. ◊ 22 Et Moïse étendit sa main vers les cieux : et il y eut d’épaisses ténèbres dans tout le pays d’Égypte, trois jours. ◊ 23 On ne se voyait pas l’un l’autre, et nul ne se leva du lieu où il était pendant trois jours ; mais pour tous les fils d’Israël il y eut de la lumière dans leurs habitations.
◊ 24 Et le Pharaon appela Moïse, et dit : Allez, servez l’Éternel ; seulement que votre menu et votre gros bétail restent ; vos petits enfants aussi iront avec vous. ◊ 25 Et Moïse dit : Tu nous donneras aussi dans nos mains des sacrifices et des holocaustes, et nous [les] offrirons à l’Éternel, notre Dieu ; ◊ 26 nos troupeaux aussi iront avec nous ; il n’en restera pas un ongle, car nous en prendrons pour servir l’Éternel, notre Dieu ; et nous ne savons pas comment nous servirons l’Éternel, jusqu’à ce que nous soyons parvenus là. ◊ 27 Et l’Éternel endurcit le cœur du Pharaon, et il ne voulut pas les laisser aller. ◊ 28 Et le Pharaon lui dit : Va-t’en d’auprès de moi ; garde-toi de revoir ma face ! car, au jour où tu verras ma face, tu mourras. ◊ 29 Et Moïse dit : Comme tu l’as dit, je ne reverrai plus ta face !
Romains
4 ◊ 1 Que dirons-nous donc que, selon la chair, Abraham notre père a trouvé ? ◊ 2 Car si Abraham a été justifié sur le principe des œuvres, il a de quoi se glorifier, mais non pas relativement à Dieu ; ◊ 3 car que dit l’écriture ? « Et Abraham crut Dieu, et cela lui fut compté à justice ». ◊ 4 Or à celui qui fait des œuvres, le salaire n’est pas compté à titre de grâce, mais à titre de chose due ; ◊ 5 mais à celui qui ne fait pas des œuvres, mais qui croit en celui qui justifie l’impie, sa foi [lui] est comptée à justice ; ◊ 6 ainsi que David aussi exprime la béatitude de l’homme à qui Dieu compte la justice sans œuvres : ◊ 7 « Bienheureux ceux dont les iniquités ont été pardonnées et dont les péchés ont été couverts ; ◊ 8 bienheureux l’homme à qui le *Seigneur ne compte point le péché ».
◊ 9 Cette béatitude donc [vient-elle] sur la circoncision ou aussi sur l’incirconcision ? Car nous disons que la foi fut comptée à Abraham à justice. ◊ 10 Comment donc lui fut-elle comptée ? quand il était dans la circoncision, ou dans l’incirconcision ? — Non pas dans la circoncision, mais dans l’incirconcision. ◊ 11 Et il reçut le signe de la circoncision, comme sceau de la justice de la foi qu’[il avait] dans l’incirconcision, pour qu’il fût le père de tous ceux qui croient étant dans l’incirconcision, pour que la justice leur fût aussi comptée, ◊ 12 et qu’il fût père de circoncision, non seulement pour ceux qui sont de la circoncision, mais aussi pour ceux qui marchent sur les traces de la foi qu’a eue notre père Abraham, dans l’incirconcision.
◊ 13 Car ce n’est pas par [la] loi que la promesse d’être héritier du monde [a été faite] à Abraham ou à sa semence, mais par [la] justice de [la] foi. ◊ 14 Car si ceux qui sont du principe de [la] loi sont héritiers, la foi est rendue vaine et la promesse annulée ; ◊ 15 car [la] loi produit la colère, mais là où il n’y a pas de loi, il n’y a pas non plus de transgression. ◊ 16 Pour cette raison, [c’est] sur le principe de [la] foi, afin que [ce soit] selon [la] grâce, pour que la promesse soit assurée à toute la semence, non seulement à celle qui est de la loi, mais aussi à celle qui est de la foi d’Abraham, lequel est père de nous tous ◊ 17 (selon qu’il est écrit : « Je t’ai établi père de plusieurs nations »), devant Dieu qu’il a cru, — qui fait vivre les morts et appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient, ◊ 18 — qui, contre espérance, crut avec espérance, pour devenir père de plusieurs nations, selon ce qui a été dit : « Ainsi sera ta semence ». ◊ 19 Et n’étant pas faible dans la foi, il n’eut pas égard à son propre corps déjà amorti, âgé qu’il était d’environ cent ans, ni à l’état de mort du sein de Sara ; ◊ 20 et il ne forma point de doute sur la promesse de Dieu par incrédulité, mais il fut fortifié dans la foi, donnant gloire à Dieu, ◊ 21 et étant pleinement persuadé que ce qu’il a promis, il est puissant aussi pour l’accomplir. ◊ 22 C’est pourquoi aussi cela lui a été compté à justice. ◊ 23 Or ce n’est pas pour lui seul qu’il a été écrit que cela lui a été compté, ◊ 24 mais aussi pour nous, à qui il sera compté, à nous qui croyons en celui qui a ressuscité d’entre les morts Jésus notre Seigneur, ◊ 25 lequel a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification.
Romains
5 ◊ 1 Ayant donc été justifiés sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre seigneur Jésus Christ, ◊ 2 par lequel nous avons trouvé aussi accès, par la foi, à cette faveur dans laquelle nous sommes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu.
◊ 3 Et non seulement [cela], mais aussi nous nous glorifions dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la patience, ◊ 4 et la patience l’expérience, et l’expérience l’espérance ; ◊ 5 et l’espérance ne rend point honteux, parce que l’amour de Dieu est versé dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. ◊ 6 Car Christ, alors que nous étions encore sans force, au temps convenable, est mort pour des impies. ◊ 7 Car à peine, pour un juste, quelqu’un mourra-t-il, (car pour l’homme de bien, peut-être, quelqu’un se résoudrait même à mourir) ; ◊ 8 mais Dieu constate son amour à lui envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. ◊ 9 Beaucoup plutôt donc, ayant été maintenant justifiés par son sang, serons-nous sauvés de la colère par lui. ◊ 10 Car si, étant ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, beaucoup plutôt, ayant été réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.
◊ 11 Et non seulement [cela], mais aussi nous nous glorifions en Dieu par notre seigneur Jésus Christ, par lequel nous avons maintenant reçu la réconciliation.
◊ 12 C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort a passé à tous les hommes, en ce que tous ont péché… ◊ 13 (car jusqu’à [la] loi [le] péché était dans le monde ; mais [le] péché n’est pas mis en compte quand il n’y a pas de loi ; ◊ 14 mais la mort régna depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui ne péchèrent pas selon la ressemblance de la transgression d’Adam, qui est la figure de celui qui devait venir. ◊ 15 Mais n’en est-il pas du don de grâce comme de la faute ? car si, par la faute d’un seul, plusieurs sont morts, beaucoup plutôt la grâce de Dieu et le don ont abondé envers plusieurs, par la grâce qui est d’un seul homme, Jésus Christ. ◊ 16 Et n’en est-il pas du don comme [de ce qui est arrivé] par un seul qui a péché ? car le jugement vient d’un seul en condamnation, — mais le don de grâce, de plusieurs fautes, en justification. ◊ 17 Car si, par la faute d’un seul, la mort a régné par un seul, beaucoup plutôt ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice, régneront-ils en vie par un seul, Jésus Christ) ; ◊ 18 ainsi donc, comme par une seule faute [les conséquences de cette faute furent] envers tous les hommes en condamnation, ainsi aussi par une seule justice [les conséquences de cette justice furent] envers tous les hommes en justification de vie. ◊ 19 Car comme par la désobéissance d’un seul homme plusieurs ont été constitués pécheurs, ainsi aussi par l’obéissance d’un seul, plusieurs seront constitués justes. ◊ 20 Or [la] loi est intervenue afin que la faute abondât ; mais là où le péché abondait, la grâce a surabondé, ◊ 21 afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi aussi la grâce régnât par [la] justice pour [la] vie éternelle par Jésus Christ notre Seigneur.
Philippiens
2 ◊ 1 Si donc il y a quelque consolation en Christ, si quelque soulagement d’amour, si quelque communion de l’Esprit, si quelque tendresse et quelques compassions, ◊ 2 rendez ma joie accomplie [en ceci] que vous ayez une même pensée, ayant un même amour, étant d’un même sentiment, pensant à une seule et même chose. ◊ 3 [Que] rien [ne se fasse] par esprit de parti, ou par vaine gloire ; mais que, dans l’humilité, l’un estime l’autre supérieur à lui-même, ◊ 4 chacun ne regardant pas à ce qui est à lui, mais chacun aussi à ce qui est aux autres. ◊ 5 Qu’il y ait donc en vous cette pensée qui a été aussi dans le christ Jésus, ◊ 6 lequel, étant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, ◊ 7 mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ; ◊ 8 et, étant trouvé en figure comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. ◊ 9 C’est pourquoi aussi Dieu l’a haut élevé et lui a donné un nom au-dessus de tout nom, ◊ 10 afin qu’au nom de Jésus se ploie tout genou des êtres célestes, et terrestres, et infernaux, ◊ 11 et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.
◊ 12 Ainsi donc, mes bien-aimés, de même que vous avez toujours obéi, non seulement comme en ma présence, mais beaucoup plus maintenant en mon absence, travaillez à votre propre salut avec crainte et tremblement : ◊ 13 car c’est Dieu qui opère en vous et le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. ◊ 14 Faites toutes choses sans murmures et sans raisonnements, ◊ 15 afin que vous soyez sans reproche et purs, des enfants de Dieu irréprochables, au milieu d’une génération tortue et perverse, parmi laquelle vous reluisez comme des luminaires dans le monde, ◊ 16 présentant la parole de vie, pour ma gloire au jour de Christ, [en témoignage] que je n’ai pas couru en vain ni travaillé en vain. ◊ 17 Mais si même je sers d’aspersion sur le sacrifice et le service de votre foi, j’en suis joyeux et je m’en réjouis avec vous tous. ◊ 18 Pareillement, vous aussi, soyez-en joyeux et réjouissez-vous-en avec moi.
◊ 19 Or j’espère dans le seigneur Jésus vous envoyer bientôt Timothée, afin que moi aussi j’aie bon courage quand j’aurai connu l’état de vos affaires ; ◊ 20 car je n’ai personne qui soit animé d’un même sentiment [avec moi] pour avoir une sincère sollicitude à l’égard de ce qui vous concerne ; ◊ 21 parce que tous cherchent leurs propres intérêts, non pas ceux de Jésus Christ. ◊ 22 Mais vous savez qu’il a été connu à l’épreuve, [savoir] qu’il a servi avec moi dans l’évangile comme un enfant [sert] son père. ◊ 23 J’espère donc l’envoyer incessamment, quand j’aurai vu la tournure que prendront mes affaires. ◊ 24 Mais j’ai confiance dans le Seigneur que, moi-même aussi, j’irai [vous voir] bientôt ; ◊ 25 mais j’ai estimé nécessaire de vous envoyer Épaphrodite mon frère, mon compagnon d’œuvre et mon compagnon d’armes, mais votre envoyé et ministre pour mes besoins. ◊ 26 Car il pensait à vous tous avec une vive affection, et il était fort abattu parce que vous aviez entendu dire qu’il était malade ; ◊ 27 en effet il a été malade, fort près de la mort, mais Dieu a eu pitié de lui, et non seulement de lui, mais aussi de moi, afin que je n’eusse pas tristesse sur tristesse. ◊ 28 Je l’ai donc envoyé avec d’autant plus d’empressement, afin qu’en le revoyant vous ayez de la joie, et que moi j’aie moins de tristesse. ◊ 29 Recevez-le donc dans le Seigneur avec toute sorte de joie, et honorez de tels hommes ; ◊ 30 car, pour l’œuvre, il a été proche de la mort, ayant exposé sa vie, afin de compléter ce qui manquait à votre service envers moi.
Romains
1 ◊ 1 Paul, esclave de Jésus Christ, apôtre appelé, mis à part pour l’évangile de Dieu ◊ 2 (lequel il avait auparavant promis par ses prophètes dans de saintes écritures), ◊ 3 touchant son Fils (né de la semence de David, selon la chair, ◊ 4 déterminé Fils de Dieu, en puissance, selon [l’]Esprit de sainteté, par [la] résurrection des morts), Jésus Christ, notre Seigneur, ◊ 5 par lequel nous avons reçu grâce et apostolat, pour [l’]obéissance de [la] foi parmi toutes les nations, pour son nom, ◊ 6 parmi lesquelles vous aussi, vous êtes des appelés de Jésus Christ, ◊ 7 — à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome, saints appelés : Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !
◊ 8 Premièrement, je rends grâces à mon Dieu, par Jésus Christ, pour vous tous, de ce que votre foi est publiée dans le monde entier. ◊ 9 Car Dieu, que je sers dans mon esprit dans l’évangile de son Fils, m’est témoin que sans cesse je fais mention de vous, ◊ 10 demandant toujours dans mes prières, si en quelque manière, maintenant une fois, il me sera accordé par la volonté de Dieu d’aller vers vous. ◊ 11 Car je désire ardemment de vous voir, afin de vous faire part de quelque don de grâce spirituel, pour que vous soyez affermis, ◊ 12 c’est-à-dire pour que nous soyons consolés ensemble au milieu de vous, vous et moi, chacun par la foi qui est dans l’autre. ◊ 13 Or je ne veux pas que vous ignoriez, frères, que je me suis souvent proposé d’aller vers vous (et que j’en ai été empêché jusqu’à présent), afin de recueillir quelque fruit parmi vous aussi, comme parmi les autres nations. ◊ 14 Je suis débiteur et envers les Grecs et envers les barbares, et envers les sages et envers les inintelligents : ◊ 15 ainsi, pour autant qu’il dépend de moi, je suis tout prêt à vous annoncer l’évangile, à vous aussi qui êtes à Rome.
◊ 16 Car je n’ai pas honte de l’évangile, car il est [la] puissance de Dieu en salut à quiconque croit, et au Juif premièrement, et au Grec. ◊ 17 Car [la] justice de Dieu y est révélée sur le principe de la foi pour la foi, selon qu’il est écrit : « Or le juste vivra de foi ».
◊ 18 Car [la] colère de Dieu est révélée du ciel contre toute impiété et toute iniquité des hommes qui possèdent la vérité [tout en vivant] dans l’iniquité : ◊ 19 parce que ce qui se peut connaître de Dieu est manifeste parmi eux ; car Dieu le leur a manifesté ; ◊ 20 car, depuis la fondation du monde, ce qui ne se peut voir de lui, [savoir] et sa puissance éternelle et sa divinité, se discerne par le moyen de l’intelligence, par les choses qui sont faites, de manière à les rendre inexcusables : ◊ 21 — parce que, ayant connu Dieu, ils ne le glorifièrent point comme Dieu, ni ne lui rendirent grâces ; mais ils devinrent vains dans leurs raisonnements, et leur cœur destitué d’intelligence fut rempli de ténèbres : ◊ 22 se disant sages, ils sont devenus fous, ◊ 23 et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en la ressemblance de l’image d’un homme corruptible et d’oiseaux et de quadrupèdes et de reptiles. ◊ 24 C’est pourquoi Dieu les a aussi livrés, dans les convoitises de leurs cœurs, à l’impureté, en sorte que leurs corps soient déshonorés entre eux-mêmes : ◊ 25 eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et ont honoré et servi la créature plutôt que celui qui l’a créée, qui est béni éternellement. Amen ! ◊ 26 C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes, car leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature ; ◊ 27 et les hommes aussi pareillement, laissant l’usage naturel de la femme, se sont embrasés dans leur convoitise l’un envers l’autre, commettant l’infamie, mâles avec mâles, et recevant en eux-mêmes la due récompense de leur égarement. ◊ 28 Et comme ils n’ont pas eu de sens moral pour garder la connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à un esprit réprouvé, pour pratiquer des choses qui ne conviennent pas, ◊ 29 étant remplis de toute injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice, — pleins d’envie, de meurtres, de querelles, de fraude, de mauvaises mœurs, ◊ 30 — délateurs, médisants, haïssables pour Dieu, outrageux, hautains, vantards, inventeurs de mauvaises choses, désobéissants à leurs parents, ◊ 31 sans intelligence, ne tenant pas ce qu’ils ont promis, sans affection naturelle, sans miséricorde, ◊ 32 [et] qui, ayant connu la juste sentence de Dieu, que ceux qui commettent de telles choses sont dignes de mort, non seulement les pratiquent, mais encore trouvent leur plaisir en ceux qui les commettent.
Philippiens
3 ◊ 1 Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur : vous écrire les mêmes choses n’est pas pénible pour moi, et c’est votre sûreté. ◊ 2 Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde à la concision ; ◊ 3 car nous sommes la circoncision, nous qui rendons culte par l’Esprit de Dieu, et qui nous glorifions dans le christ Jésus, et qui n’avons pas confiance en la chair : ◊ 4 bien que moi, j’aie [de quoi avoir] confiance même dans la chair. Si quelque autre s’imagine [pouvoir] se confier en la chair, moi davantage : ◊ 5 [moi] circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu des Hébreux ; quant à la loi, pharisien ; ◊ 6 quant au zèle, persécutant l’assemblée ; quant à la justice qui est par [la] loi, étant sans reproche. ◊ 7 Mais les choses qui pour moi étaient un gain, je les ai regardées, à cause du Christ, comme une perte. ◊ 8 Et je regarde même aussi toutes choses comme étant une perte, à cause de l’excellence de la connaissance du christ Jésus, mon Seigneur, à cause duquel j’ai fait la perte de toutes et je les estime comme des ordures, afin que je gagne Christ, ◊ 9 et que je sois trouvé en lui, n’ayant pas ma justice qui est de [la] loi, mais celle qui est par [la] foi en Christ, la justice qui est de Dieu, moyennant la foi ; ◊ 10 pour le connaître, lui, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, étant rendu conforme à sa mort, ◊ 11 si en quelque manière que ce soit je puis parvenir à la résurrection d’entre les morts. ◊ 12 Non que j’aie déjà reçu [le prix] ou que je sois déjà parvenu à la perfection ; mais je poursuis, cherchant à le saisir, vu aussi que j’ai été saisi par le Christ. ◊ 13 Frères, pour moi, je ne pense pas moi-même l’avoir saisi ; ◊ 14 mais [je fais] une chose : oubliant les choses qui sont derrière et tendant avec effort vers celles qui sont devant, je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le christ Jésus. ◊ 15 Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons ce sentiment ; et si en quelque chose vous avez un autre sentiment, cela aussi Dieu vous le révélera ; ◊ 16 cependant, dans les choses auxquelles nous sommes parvenus, marchons dans le même [sentier].
◊ 17 Soyez tous ensemble mes imitateurs, frères, et portez vos regards sur ceux qui marchent ainsi suivant le modèle que vous avez en nous. ◊ 18 Car plusieurs marchent, dont je vous ai dit souvent et dont maintenant je le dis même en pleurant, qu’ils sont ennemis de la croix du Christ, ◊ 19 dont la fin est la perdition, dont le dieu est le ventre et dont la gloire est dans leur honte, qui ont leurs pensées aux choses terrestres. ◊ 20 Car notre bourgeoisie est dans les cieux, d’où aussi nous attendons le Seigneur Jésus Christ [comme] Sauveur, ◊ 21 qui transformera le corps de notre abaissement en la conformité du corps de sa gloire, selon l’opération de ce pouvoir qu’il a de s’assujettir même toutes choses.
Jean
1 ◊ 1 Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu. ◊ 2 Elle était au commencement auprès de Dieu. ◊ 3 Toutes choses furent faites par elle, et sans elle pas une seule chose ne fut faite de ce qui a été fait. ◊ 4 En elle était [la] vie, et la vie était la lumière des hommes. ◊ 5 Et la lumière luit dans les ténèbres ; et les ténèbres ne l’ont pas comprise.
◊ 6 Il y eut un homme envoyé de Dieu ; son nom était Jean. ◊ 7 Celui-ci vint pour [rendre] témoignage, pour rendre témoignage de la lumière, afin que tous crussent par lui. ◊ 8 Lui n’était pas la lumière, mais pour rendre témoignage de la lumière : ◊ 9 la vraie lumière était celle, qui, venant dans le monde, éclaire tout homme. ◊ 10 Il était dans le monde, et le monde fut fait par lui ; et le monde ne l’a pas connu. ◊ 11 Il vint chez soi ; et les siens ne l’ont pas reçu. ◊ 12 Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, [savoir] à ceux qui croient en son nom ; ◊ 13 lesquels sont nés, non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.
◊ 14 Et la Parole devint chair, et habita au milieu de nous (et nous vîmes sa gloire, une gloire comme d’un fils unique de la part du Père) pleine de grâce et de vérité ; ◊ 15 — Jean rend témoignage de lui, et a crié, disant : C’était celui-ci duquel je disais : Celui qui vient après moi prend place avant moi ; car il était avant moi ; ◊ 16 — car, de sa plénitude, nous tous nous avons reçu, et grâce sur grâce. ◊ 17 Car la loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité vinrent par Jésus Christ. ◊ 18 Personne ne vit jamais Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître.
◊ 19 Et c’est ici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des lévites, pour lui demander : Toi, qui es-tu ? ◊ 20 Et il confessa, et ne nia pas, et confessa : Moi, je ne suis pas le Christ. ◊ 21 Et ils lui demandèrent : Quoi donc ? Es-tu Élie ? Et il dit : Je ne le suis pas. Es-tu le prophète ? Et il répondit : Non. ◊ 22 Ils lui dirent donc : Qui es-tu, afin que nous donnions réponse à ceux qui nous ont envoyés ? Que dis-tu de toi-même ? ◊ 23 Il dit : Moi, je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Faites droit le chemin du *Seigneur, comme dit Ésaïe le prophète. ◊ 24 Et ils avaient été envoyés d’entre les pharisiens. ◊ 25 Et ils l’interrogèrent et lui dirent : Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le prophète ? ◊ 26 Jean leur répondit, disant : Moi, je baptise d’eau ; [mais] au milieu de vous il y en a un que vous ne connaissez pas, ◊ 27 celui qui vient après moi, duquel moi je ne suis pas digne de délier la courroie de la sandale. ◊ 28 Ces choses arrivèrent à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.
◊ 29 Le lendemain, il voit Jésus venant à lui, et il dit : Voilà l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! ◊ 30 C’est de celui-ci que moi, je disais : Après moi vient un homme qui prend place avant moi, car il était avant moi. ◊ 31 Et pour moi, je ne le connaissais pas ; mais afin qu’il fût manifesté à Israël, à cause de cela, je suis venu baptiser d’eau.
◊ 32 Et Jean rendit témoignage, disant : J’ai vu l’Esprit descendant du ciel comme une colombe, et il demeura sur lui. ◊ 33 Et pour moi, je ne le connaissais pas ; mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau, celui-là me dit : Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre, et demeurer sur lui, c’est celui-là qui baptise de l’Esprit Saint. ◊ 34 Et moi, j’ai vu et j’ai rendu témoignage que celui-ci est le Fils de Dieu.
◊ 35 Le lendemain encore, Jean se tint là, et deux de ses disciples ; ◊ 36 et regardant Jésus qui marchait, il dit : Voilà l’agneau de Dieu ! ◊ 37 Et les deux disciples l’entendirent parler, et ils suivirent Jésus. ◊ 38 Et Jésus se retournant, et voyant qu’ils le suivaient, ◊ 39 leur dit : Que cherchez-vous ? Et ils lui dirent : Rabbi (ce qui, interprété, signifie maître), où demeures-tu ? ◊ 40 Il leur dit : Venez et voyez. Ils allèrent donc, et virent où il demeurait ; et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là : c’était environ la dixième heure. ◊ 41 André, le frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient ouï parler [de lui] à Jean, et qui l’avaient suivi. ◊ 42 Celui-ci trouve d’abord son propre frère Simon, et lui dit : Nous avons trouvé le Messie (ce qui, interprété, est Christ). ◊ 43 Et il le mena à Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, le fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas (qui est interprété Pierre).
◊ 44 Le lendemain, il voulut s’en aller en Galilée. Et Jésus trouve Philippe, et lui dit : Suis-moi. ◊ 45 Or Philippe était de Bethsaïda, de la ville d’André et de Pierre. ◊ 46 Philippe trouve Nathanaël et lui dit : Nous avons trouvé celui duquel Moïse a écrit dans la loi et duquel les prophètes ont écrit, Jésus, le fils de Joseph, qui est de Nazareth. ◊ 47 Et Nathanaël lui dit : Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? Philippe lui dit : Viens et vois. ◊ 48 Jésus vit Nathanaël venir vers lui, et il dit de lui : Voici un vrai Israélite, en qui il n’y a pas de fraude. ◊ 49 Nathanaël lui dit : D’où me connais-tu ? Jésus répondit et lui dit : Avant que Philippe t’eût appelé, quand tu étais sous le figuier, je te voyais. ◊ 50 Nathanaël répondit et lui dit : Rabbi, tu es le Fils de Dieu ; tu es le roi d’Israël. ◊ 51 Jésus répondit et lui dit : Parce que je t’ai dit que je te voyais sous le figuier, tu crois ? tu verras de plus grandes choses que celles-ci. ◊ 52 Et il lui dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Désormais vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu montant et descendant sur le fils de l’homme.
Exode
7 ◊ 1 * Et l’Éternel dit à Moïse : Vois, je t’ai fait Dieu pour le Pharaon ; et Aaron, ton frère, sera ton prophète. ◊ 2 Toi, tu diras tout ce que je te commanderai ; et Aaron, ton frère, parlera au Pharaon, pour qu’il laisse aller les fils d’Israël hors de son pays. ◊ 3 Et moi, j’endurcirai le cœur du Pharaon, et je multiplierai mes signes et mes miracles dans le pays d’Égypte. ◊ 4 Et le Pharaon ne vous écoutera pas ; et je mettrai ma main sur l’Égypte, et je ferai sortir mes armées, mon peuple, les fils d’Israël, hors du pays d’Égypte, par de grands jugements ; ◊ 5 et les Égyptiens sauront que je suis l’Éternel, lorsque j’aurai étendu ma main sur l’Égypte et que j’aurai fait sortir les fils d’Israël du milieu d’eux.
◊ 6 Et Moïse et Aaron firent comme l’Éternel leur avait commandé ; ils firent ainsi. ◊ 7 Et Moïse était âgé de quatre-vingts ans, et Aaron âgé de quatre-vingt-trois ans, quand ils parlèrent au Pharaon.
◊ 8 Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron, disant : ◊ 9 Quand le Pharaon vous parlera, en disant : Montrez pour vous un miracle, tu diras à Aaron : Prends ta verge, et jette-la devant le Pharaon : elle deviendra un serpent. ◊ 10 Et Moïse et Aaron vinrent vers le Pharaon, et firent ainsi, selon que l’Éternel avait commandé ; et Aaron jeta sa verge devant le Pharaon et devant ses serviteurs, et elle devint un serpent. ◊ 11 Et le Pharaon appela aussi les sages et les magiciens ; et eux aussi, les devins d’Égypte, firent ainsi par leurs enchantements : ◊ 12 ils jetèrent chacun sa verge, et elles devinrent des serpents ; mais la verge d’Aaron engloutit leurs verges. ◊ 13 Et le cœur du Pharaon s’endurcit, et il ne les écouta point, comme avait dit l’Éternel.
◊ 14 Et l’Éternel dit à Moïse : Le cœur du Pharaon est endurci ; il refuse de laisser aller le peuple. ◊ 15 Va, le matin, vers le Pharaon ; voici, il sortira vers l’eau : et tu te présenteras à sa rencontre, sur le bord du fleuve, et tu prendras dans ta main la verge qui a été changée en serpent ; ◊ 16 et tu lui diras : L’Éternel, le Dieu des Hébreux, m’a envoyé vers toi, disant : Laisse aller mon peuple, pour qu’ils me servent dans le désert. Et voici, tu n’as point écouté jusqu’ici. ◊ 17 Ainsi dit l’Éternel : À ceci tu connaîtras que je suis l’Éternel : Voici, je frappe de la verge qui est dans ma main les eaux qui sont dans le fleuve, et elles seront changées en sang ; ◊ 18 et le poisson qui est dans le fleuve mourra, et le fleuve deviendra puant, et les Égyptiens seront dégoûtés de boire des eaux du fleuve. ◊ 19 Et l’Éternel dit à Moïse : Dis à Aaron : Prends ta verge, et étends ta main sur les eaux des Égyptiens, sur leurs rivières, sur leurs canaux, et sur leurs étangs, et sur tous leurs amas d’eau ; et elles deviendront du sang ; et il y aura du sang par tout le pays d’Égypte, et dans les vases de bois et dans les vases de pierre. ◊ 20 Et Moïse et Aaron firent ainsi, selon que l’Éternel l’avait commandé. Et il leva la verge, et frappa les eaux qui étaient dans le fleuve, aux yeux du Pharaon et aux yeux de ses serviteurs : et toutes les eaux qui étaient dans le fleuve furent changées en sang ; ◊ 21 et le poisson qui était dans le fleuve mourut ; et le fleuve devint puant, et les Égyptiens ne pouvaient boire de l’eau du fleuve ; et il y avait du sang dans tout le pays d’Égypte. ◊ 22 Et les devins d’Égypte firent de même par leurs enchantements. Et le cœur du Pharaon s’endurcit, et il ne les écouta point, comme avait dit l’Éternel. ◊ 23 Et le Pharaon se tourna, et entra dans sa maison, et n’appliqua pas son cœur à cela non plus. ◊ 24 Et tous les Égyptiens creusèrent autour du fleuve [pour trouver] de l’eau à boire, car ils ne pouvaient boire des eaux du fleuve. ◊ 25 Et sept jours s’accomplirent après que l’Éternel eut frappé le fleuve.
8 ◊ 1 Et l’Éternel dit à Moïse : Va vers le Pharaon, et dis-lui : Ainsi dit l’Éternel : Laisse aller mon peuple, pour qu’ils me servent. ◊ 2 Mais si tu refuses de le laisser aller, voici, je vais frapper de grenouilles toutes tes limites ; ◊ 3 et le fleuve fourmillera de grenouilles, et elles monteront et entreront dans ta maison, et dans la chambre où tu couches, et sur ton lit, et dans la maison de tes serviteurs, et parmi ton peuple, et dans tes fours et dans tes huches. ◊ 4 Et les grenouilles monteront sur toi, et sur ton peuple, et sur tous tes serviteurs. ◊ 5 Et l’Éternel dit à Moïse : Dis à Aaron : Étends ta main avec ta verge, sur les rivières, et sur les canaux, et sur les étangs, et fais monter les grenouilles sur le pays d’Égypte. ◊ 6 Et Aaron étendit sa main sur les eaux de l’Égypte : et les grenouilles montèrent, et couvrirent le pays d’Égypte. ◊ 7 Et les devins firent de même par leurs enchantements, et firent monter des grenouilles sur le pays d’Égypte. ◊ 8 Et le Pharaon appela Moïse et Aaron, et dit : Suppliez l’Éternel, afin qu’il retire les grenouilles de moi et de mon peuple ; et je laisserai aller le peuple, et ils sacrifieront à l’Éternel. ◊ 9 Et Moïse dit au Pharaon : Glorifie-toi sur moi ! Pour quand supplierai-je [l’Éternel] pour toi, et pour tes serviteurs, et pour ton peuple, afin qu’il ôte les grenouilles d’avec toi et de tes maisons ? Il en restera seulement dans le fleuve. ◊ 10 Et il dit : Pour demain. Et il dit : Selon ta parole ! afin que tu saches que nul n’est comme l’Éternel, notre Dieu. ◊ 11 Et les grenouilles se retireront d’avec toi, et de tes maisons, et d’avec tes serviteurs, et d’avec ton peuple ; il en restera seulement dans le fleuve. ◊ 12 Et Moïse et Aaron sortirent d’auprès du Pharaon ; et Moïse cria à l’Éternel au sujet des grenouilles qu’il avait fait venir sur le Pharaon. ◊ 13 Et l’Éternel fit selon la parole de Moïse. Et les grenouilles moururent dans les maisons, dans les cours et dans les champs ; ◊ 14 et on les amassa par monceaux, et la terre devint puante. ◊ 15 Et le Pharaon vit qu’il y avait du relâche, et il endurcit son cœur, et ne les écouta pas, comme avait dit l’Éternel.
◊ 16 Et l’Éternel dit à Moïse : Dis à Aaron : Étends ta verge, et frappe la poussière de la terre, et elle deviendra des moustiques dans tout le pays d’Égypte. ◊ 17 Et ils firent ainsi. Et Aaron étendit sa main avec sa verge, et frappa la poussière de la terre, et elle devint des moustiques sur les hommes et sur les bêtes ; toute la poussière de la terre devint des moustiques dans tout le pays d’Égypte. ◊ 18 Et les devins firent de même par leurs enchantements, pour produire les moustiques ; mais ils ne le purent. Et les moustiques furent sur les hommes et sur les bêtes. ◊ 19 Et les devins dirent au Pharaon : C’est le doigt de Dieu. Et le cœur du Pharaon s’endurcit, et il ne les écouta point, comme avait dit l’Éternel.
◊ 20 Et l’Éternel dit à Moïse : Lève-toi de bon matin, et tiens-toi devant le Pharaon ; voici, il sortira vers l’eau, et tu lui diras : Ainsi dit l’Éternel : Laisse aller mon peuple, pour qu’ils me servent. ◊ 21 Car si tu ne laisses pas aller mon peuple, voici, j’enverrai contre toi, et contre tes serviteurs, et contre ton peuple, et dans tes maisons, la mouche venimeuse ; et les maisons des Égyptiens seront remplies de mouches venimeuses, et aussi le sol sur lequel ils sont. ◊ 22 Et je distinguerai, en ce jour-là, le pays de Goshen, où se tient mon peuple, en sorte que là il n’y ait point de mouches venimeuses ; afin que tu saches que moi, l’Éternel, je suis au milieu du pays. ◊ 23 Et je mettrai une séparation entre mon peuple et ton peuple. Ce signe sera pour demain. ◊ 24 Et l’Éternel fit ainsi : et les mouches entrèrent en multitude dans la maison du Pharaon et dans les maisons de ses serviteurs, et dans tout le pays d’Égypte ; — le pays fut ruiné par la mouche venimeuse. ◊ 25 Et le Pharaon appela Moïse et Aaron, et dit : Allez, sacrifiez à votre Dieu dans le pays. ◊ 26 Et Moïse dit : Il n’est pas convenable de faire ainsi ; car nous sacrifierions à l’Éternel, notre Dieu, l’abomination des Égyptiens. Est-ce que nous sacrifierions l’abomination des Égyptiens devant leurs yeux, sans qu’ils nous lapidassent ! ◊ 27 Nous irons le chemin de trois jours dans le désert, et nous sacrifierons à l’Éternel, notre Dieu, comme il nous a dit. ◊ 28 Et le Pharaon dit : Je vous laisserai aller, et vous sacrifierez à l’Éternel, votre Dieu, dans le désert ; seulement ne vous éloignez pas trop en vous en allant. Priez pour moi. ◊ 29 Et Moïse dit : Voici, je sors d’auprès de toi, et je supplierai l’Éternel, et demain les mouches se retireront du Pharaon, de ses serviteurs, et de son peuple ; seulement, que le Pharaon ne continue pas à se moquer, en ne laissant pas aller le peuple pour sacrifier à l’Éternel. ◊ 30 Et Moïse sortit d’auprès du Pharaon, et supplia l’Éternel. ◊ 31 Et l’Éternel fit selon la parole de Moïse : et il retira les mouches du Pharaon, de ses serviteurs, et de son peuple ; il n’en resta pas une. ◊ 32 Et le Pharaon endurcit son cœur aussi cette fois, et ne laissa point aller le peuple.
9 ◊ 1 Et l’Éternel dit à Moïse : Va vers le Pharaon, et dis-lui : Ainsi dit l’Éternel, le Dieu des Hébreux : Laisse aller mon peuple, pour qu’ils me servent. ◊ 2 Car si tu refuses de les laisser aller, et que tu les retiennes encore, ◊ 3 voici, la main de l’Éternel sera sur tes troupeaux qui sont aux champs, sur les chevaux, sur les ânes, sur les chameaux, sur le gros bétail, et sur le menu bétail ; il y aura une peste très grande ; ◊ 4 et l’Éternel distinguera entre les troupeaux des Israélites et les troupeaux des Égyptiens, et rien ne mourra de tout ce qui est aux fils d’Israël. ◊ 5 Et l’Éternel assigna un temps, disant : Demain l’Éternel fera cela dans le pays. ◊ 6 Et l’Éternel fit cela le lendemain ; et tous les troupeaux des Égyptiens moururent ; mais des troupeaux des fils d’Israël, il n’en mourut pas une [bête]. ◊ 7 Et le Pharaon envoya, et voici, il n’y avait pas même une seule [bête] morte des troupeaux des Israélites. Et le cœur du Pharaon s’endurcit, et il ne laissa point aller le peuple.
◊ 8 Et l’Éternel dit à Moïse et à Aaron : Prenez plein vos mains de cendre de fournaise, et que Moïse la répande vers les cieux, devant les yeux du Pharaon ; ◊ 9 et elle deviendra une fine poussière sur tout le pays d’Égypte, et elle deviendra, sur les hommes et sur les bêtes, un ulcère faisant éruption en pustules, dans tout le pays d’Égypte. ◊ 10 Et ils prirent de la cendre de fournaise, et se tinrent devant le Pharaon ; et Moïse la répandit vers les cieux ; et elle devint un ulcère faisant éruption en pustules, sur les hommes et sur les bêtes. ◊ 11 Et les devins ne purent se tenir devant Moïse, à cause de l’ulcère ; car l’ulcère était sur les devins et sur tous les Égyptiens. ◊ 12 Et l’Éternel endurcit le cœur du Pharaon, et il ne les écouta pas, comme l’Éternel avait dit à Moïse.
◊ 13 Et l’Éternel dit à Moïse : Lève-toi de bon matin, et tiens-toi devant le Pharaon, et dis-lui : Ainsi dit l’Éternel, le Dieu des Hébreux : Laisse aller mon peuple, pour qu’ils me servent ; ◊ 14 car cette fois j’envoie toutes mes plaies dans ton cœur, et sur tes serviteurs et sur ton peuple, afin que tu saches que nul n’est comme moi, sur toute la terre ; ◊ 15 car maintenant, j’étendrai ma main, et je te frapperai de peste, toi et ton peuple, et tu seras exterminé de dessus la terre. ◊ 16 Mais je t’ai fait subsister pour ceci, afin de te faire voir ma puissance, et pour que mon nom soit publié dans toute la terre. ◊ 17 T’élèves-tu encore contre mon peuple, pour ne pas les laisser aller, ◊ 18 voici, je ferai pleuvoir demain, à ces heures, une grêle très grosse, telle qu’il n’y en a pas eu en Égypte, depuis le jour qu’elle a été fondée jusqu’à maintenant. ◊ 19 Et maintenant, envoie, fais mettre en sûreté tes troupeaux et tout ce que tu as dans les champs ; car la grêle tombera sur tout homme et toute bête qui se trouveront dans les champs et qu’on n’aura pas recueillis dans les maisons, et ils mourront. ◊ 20 Celui d’entre les serviteurs du Pharaon qui craignit la parole de l’Éternel, fit se réfugier dans les maisons ses serviteurs et ses troupeaux ; ◊ 21 et celui qui n’appliqua pas son cœur à la parole de l’Éternel laissa ses serviteurs et ses troupeaux dans les champs. ◊ 22 Et l’Éternel dit à Moïse : Étends ta main vers les cieux, et il y aura de la grêle dans tout le pays d’Égypte, sur les hommes et sur les bêtes, et sur toute herbe des champs dans le pays d’Égypte. ◊ 23 Et Moïse étendit sa verge vers les cieux : et l’Éternel envoya des tonnerres et de la grêle, et le feu se promenait sur la terre. Et l’Éternel fit pleuvoir de la grêle sur le pays d’Égypte. ◊ 24 Et il y eut de la grêle, et du feu entremêlé au milieu de la grêle, [qui était] très grosse, telle qu’il n’y en a pas eu dans tout le pays d’Égypte depuis qu’il est devenu une nation. ◊ 25 Et la grêle frappa, dans tout le pays d’Égypte, tout ce qui était aux champs, depuis l’homme jusqu’aux bêtes ; la grêle frappa aussi toute l’herbe des champs, et brisa tous les arbres des champs. ◊ 26 Seulement dans le pays de Goshen, où étaient les fils d’Israël, il n’y eut point de grêle. ◊ 27 Et le Pharaon envoya, et appela Moïse et Aaron, et leur dit : J’ai péché cette fois ; l’Éternel est juste, et moi et mon peuple nous sommes méchants. ◊ 28 Suppliez l’Éternel ; et que ce soit assez des tonnerres de Dieu, et de la grêle ; et je vous laisserai aller, et vous ne resterez pas davantage. ◊ 29 Et Moïse lui dit : Quand je sortirai de la ville, j’étendrai mes mains vers l’Éternel ; les tonnerres cesseront, et il n’y aura plus de grêle : afin que tu saches que la terre est à l’Éternel. ◊ 30 Mais, quant à toi et à tes serviteurs, je sais que vous ne craindrez pas encore l’Éternel Dieu. ◊ 31 Et le lin et l’orge avaient été frappés ; car l’orge était en épis, et le lin nouait ; ◊ 32 et le froment et l’épeautre n’avaient pas été frappés, parce qu’ils sont tardifs. ◊ 33 Et Moïse sortit d’auprès du Pharaon, hors de la ville, et étendit ses mains vers l’Éternel : et les tonnerres et la grêle cessèrent, et la pluie ne se déversa plus sur la terre. ◊ 34 Et le Pharaon vit que la pluie, et la grêle, et les tonnerres, avaient cessé, et il continua de pécher, et il endurcit son cœur, lui et ses serviteurs. ◊ 35 Et le cœur du Pharaon s’endurcit, et il ne laissa point aller les fils d’Israël, comme l’Éternel avait dit par Moïse.
10 ◊ 1 Et l’Éternel dit à Moïse : Va vers le Pharaon ; car j’ai endurci son cœur et le cœur de ses serviteurs, afin que je mette ces miens signes au milieu d’eux ; ◊ 2 et afin que tu racontes aux oreilles de ton fils et du fils de ton fils, ce que j’ai accompli en Égypte, et mes signes que j’ai opérés au milieu d’eux ; et vous saurez que moi je suis l’Éternel. ◊ 3 Et Moïse et Aaron vinrent vers le Pharaon, et lui dirent : Ainsi dit l’Éternel, le Dieu des Hébreux : Jusques à quand refuseras-tu de t’humilier devant moi ? Laisse aller mon peuple, pour qu’ils me servent. ◊ 4 Car si tu refuses de laisser aller mon peuple, voici, je vais faire venir demain des sauterelles dans tes confins, ◊ 5 et elles couvriront la face de la terre, de sorte qu’on ne pourra pas voir la terre ; et elles mangeront le reste qui est échappé, que la grêle vous a laissé, et elles mangeront tout arbre qui croît dans vos champs ; ◊ 6 et elles rempliront tes maisons, et les maisons de tous tes serviteurs, et les maisons de tous les Égyptiens : ce que tes pères n’ont point vu, ni les pères de tes pères, depuis le jour qu’ils ont été sur la terre, jusqu’à ce jour. Et il se tourna, et sortit d’auprès du Pharaon. ◊ 7 Et les serviteurs du Pharaon lui dirent : Jusques à quand celui-ci sera-t-il pour nous un piège ? Laisse aller ces hommes, et qu’ils servent l’Éternel, leur Dieu. Ne sais-tu pas encore que l’Égypte est ruinée ? ◊ 8 Et on fit revenir Moïse et Aaron vers le Pharaon ; et il leur dit : Allez, servez l’Éternel, votre Dieu. Qui sont ceux qui iront ? ◊ 9 Et Moïse dit : Nous irons avec nos jeunes gens et avec nos vieillards, nous irons avec nos fils et avec nos filles, avec notre menu bétail et avec notre gros bétail ; car nous avons [à célébrer] une fête à l’Éternel. ◊ 10 Et il leur dit : Que l’Éternel soit ainsi avec vous, comme je vous laisserai aller avec vos petits enfants ! Regardez, car le mal est devant vous. ◊ 11 Il n’en sera pas ainsi ; allez donc, [vous] les hommes faits, et servez l’Éternel : car c’est là ce que vous avez désiré. Et on les chassa de devant la face du Pharaon. ◊ 12 Et l’Éternel dit à Moïse : Étends ta main sur le pays d’Égypte, pour les sauterelles, et qu’elles montent sur le pays d’Égypte, et qu’elles mangent toute l’herbe du pays, tout ce que la grêle a laissé. ◊ 13 Et Moïse étendit sa verge sur le pays d’Égypte ; et l’Éternel amena sur le pays un vent d’orient, tout ce jour-là et toute la nuit : le matin arriva, et le vent d’orient apporta les sauterelles. ◊ 14 Et les sauterelles montèrent sur tout le pays d’Égypte, et se posèrent dans tous les confins de l’Égypte, un fléau terrible ; avant elles il n’y avait point eu de sauterelles semblables, et après elles il n’y en aura point de pareilles. ◊ 15 Et elles couvrirent la face de tout le pays, et le pays fut obscurci ; et elles mangèrent toute l’herbe de la terre, et tout le fruit des arbres que la grêle avait laissé ; et il ne demeura de reste aucune verdure aux arbres, ni à l’herbe des champs, dans tout le pays d’Égypte. ◊ 16 Et le Pharaon se hâta d’appeler Moïse et Aaron, et dit : J’ai péché contre l’Éternel, votre Dieu, et contre vous ; ◊ 17 et maintenant, pardonne, je te prie, mon péché seulement pour cette fois ; et suppliez l’Éternel, votre Dieu, afin seulement qu’il retire de dessus moi cette mort-ci. ◊ 18 Et il sortit d’auprès du Pharaon, et il supplia l’Éternel. ◊ 19 Et l’Éternel tourna [le vent en] un vent d’occident très fort, qui enleva les sauterelles, et les enfonça dans la mer Rouge. Il ne resta pas une sauterelle dans tous les confins de l’Égypte. ◊ 20 Et l’Éternel endurcit le cœur du Pharaon, et il ne laissa point aller les fils d’Israël.
◊ 21 Et l’Éternel dit à Moïse : Étends ta main vers les cieux, et il y aura sur le pays d’Égypte des ténèbres, et on touchera de la main les ténèbres. ◊ 22 Et Moïse étendit sa main vers les cieux : et il y eut d’épaisses ténèbres dans tout le pays d’Égypte, trois jours. ◊ 23 On ne se voyait pas l’un l’autre, et nul ne se leva du lieu où il était pendant trois jours ; mais pour tous les fils d’Israël il y eut de la lumière dans leurs habitations.
◊ 24 Et le Pharaon appela Moïse, et dit : Allez, servez l’Éternel ; seulement que votre menu et votre gros bétail restent ; vos petits enfants aussi iront avec vous. ◊ 25 Et Moïse dit : Tu nous donneras aussi dans nos mains des sacrifices et des holocaustes, et nous [les] offrirons à l’Éternel, notre Dieu ; ◊ 26 nos troupeaux aussi iront avec nous ; il n’en restera pas un ongle, car nous en prendrons pour servir l’Éternel, notre Dieu ; et nous ne savons pas comment nous servirons l’Éternel, jusqu’à ce que nous soyons parvenus là. ◊ 27 Et l’Éternel endurcit le cœur du Pharaon, et il ne voulut pas les laisser aller. ◊ 28 Et le Pharaon lui dit : Va-t’en d’auprès de moi ; garde-toi de revoir ma face ! car, au jour où tu verras ma face, tu mourras. ◊ 29 Et Moïse dit : Comme tu l’as dit, je ne reverrai plus ta face !
11 ◊ 1 Et l’Éternel dit à Moïse : Je ferai venir encore une plaie sur le Pharaon et sur l’Égypte ; après cela il vous laissera aller d’ici ; lorsqu’il vous laissera aller complètement, il vous chassera tout à fait d’ici. ◊ 2 Parle donc aux oreilles du peuple : Que chaque homme demande à son voisin, et chaque femme à sa voisine, des objets d’argent et des objets d’or. ◊ 3 Et l’Éternel fit que le peuple trouva faveur aux yeux des Égyptiens ; l’homme Moïse aussi était très grand dans le pays d’Égypte, aux yeux des serviteurs du Pharaon et aux yeux du peuple. ◊ 4 Et Moïse dit : Ainsi dit l’Éternel : Sur le minuit je sortirai au milieu de l’Égypte ; ◊ 5 et tout premier-né dans le pays d’Égypte mourra, depuis le premier-né du Pharaon, qui est assis sur son trône, jusqu’au premier-né de la servante qui est derrière la meule, et tout premier-né des bêtes. ◊ 6 Et il y aura un grand cri dans tout le pays d’Égypte, comme il n’y en a pas eu et il n’y en aura jamais de semblable. ◊ 7 Mais contre tous les fils d’Israël, depuis l’homme jusqu’aux bêtes, pas un chien ne remuera sa langue ; afin que vous sachiez que l’Éternel distingue entre les Égyptiens et Israël. ◊ 8 Et tous ces tiens serviteurs descendront vers moi, et se prosterneront devant moi, disant : Sors, toi, et tout le peuple qui est à tes pieds. Et après cela je sortirai. Et [Moïse] sortit d’auprès du Pharaon dans une ardente colère. ◊ 9 Et l’Éternel dit à Moïse : Le Pharaon ne vous écoutera point, afin de multiplier mes miracles dans le pays d’Égypte. ◊ 10 Et Moïse et Aaron firent tous ces miracles devant le Pharaon. Et l’Éternel endurcit le cœur du Pharaon, et il ne laissa point aller de son pays les fils d’Israël.
Jean
5 ◊ 1 Après ces choses, il y avait une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem. ◊ 2 Or il y a à Jérusalem, près de la porte des brebis, un réservoir d’eau, appelé en hébreu Béthesda, ayant cinq portiques, ◊ 3 dans lesquels étaient couchés une multitude d’infirmes, d’aveugles, de boiteux et de gens qui avaient les membres secs, [attendant le mouvement de l’eau. ◊ 4 Car à de certaines saisons un ange descendait dans le réservoir et agitait l’eau ; le premier donc qui entrait après que l’eau avait été agitée, était guéri, de quelque maladie qu’il fût pris]. ◊ 5 Or il y avait là un homme infirme depuis trente-huit ans. ◊ 6 Jésus, le voyant couché là, et sachant qu’il était dans cet état déjà depuis longtemps, lui dit : Veux-tu être guéri ? ◊ 7 Le malade lui répondit : Seigneur, je n’ai personne qui, lorsque l’eau a été agitée, me jette dans le réservoir ; et, pendant que moi je viens, un autre descend avant moi. ◊ 8 Jésus lui dit : Lève-toi, prends ton petit lit, et marche. ◊ 9 Et aussitôt l’homme fut guéri, et il prit son petit lit, et marcha. Or c’était sabbat ce jour-là. ◊ 10 Les Juifs donc dirent à celui qui avait été guéri : C’est [un jour de] sabbat ; il ne t’est pas permis de prendre ton petit lit. ◊ 11 Il leur répondit : Celui qui m’a guéri, celui-là m’a dit : Prends ton petit lit, et marche. ◊ 12 Ils lui demandèrent donc : Qui est l’homme qui t’a dit : Prends ton petit lit, et marche ? ◊ 13 Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était ; car Jésus s’était retiré de là, une foule se trouvant dans ce lieu. ◊ 14 Après ces choses, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit : Voici, tu es guéri ; ne pèche plus, de peur que pis ne t’arrive. ◊ 15 L’homme s’en alla et annonça aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. ◊ 16 Et à cause de cela les Juifs persécutaient Jésus [et cherchaient à le faire mourir], parce qu’il avait fait ces choses en un jour de sabbat. ◊ 17 Mais Jésus leur répondit : Mon Père travaille jusqu’à maintenant, et moi je travaille. ◊ 18 À cause de cela donc les Juifs cherchaient d’autant plus à le faire mourir, parce que non seulement il violait le sabbat, mais aussi parce qu’il disait que Dieu était son propre Père, se faisant égal à Dieu. ◊ 19 Jésus donc répondit et leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Le Fils ne peut rien faire de lui-même, à moins qu’il ne voie faire une chose au Père, car quelque chose que celui-ci fasse, cela, le Fils aussi de même le fait. ◊ 20 Car le Père aime le Fils, et lui montre toutes les choses qu’il fait lui-même, et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l’admiration. ◊ 21 Car comme le Père réveille les morts et les vivifie, de même aussi le Fils vivifie ceux qu’il veut ; ◊ 22 car aussi le Père ne juge personne, mais il a donné tout le jugement au Fils ; ◊ 23 afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils, n’honore pas le Père qui l’a envoyé. ◊ 24 En vérité, en vérité, je vous dis que celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie. ◊ 25 En vérité, en vérité, je vous dis que l’heure vient, et elle est maintenant, que les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. ◊ 26 Car comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils aussi d’avoir la vie en lui-même ; ◊ 27 et il lui a donné autorité de juger aussi, parce qu’il est fils de l’homme. ◊ 28 Ne vous étonnez pas de cela ; car l’heure vient en laquelle tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix ; ◊ 29 et ils sortiront, ceux qui auront pratiqué le bien, en résurrection de vie ; et ceux qui auront fait le mal, en résurrection de jugement. ◊ 30 Je ne puis rien faire, moi, de moi-même ; je juge selon ce que j’entends, et mon jugement est juste ; car je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. ◊ 31 Si moi je rends témoignage de moi-même, mon témoignage n’est pas vrai. ◊ 32 C’est un autre qui rend témoignage de moi ; et je sais que le témoignage qu’il rend de moi est vrai. ◊ 33 Vous, vous avez envoyé auprès de Jean, et il a rendu témoignage à la vérité ; ◊ 34 mais moi, je ne reçois pas témoignage de l’homme, mais je dis ces choses afin que vous, vous soyez sauvés. ◊ 35 Celui-là était la lampe ardente et brillante ; et vous, vous avez voulu vous réjouir pour un temps à sa lumière ; ◊ 36 mais moi, j’ai un témoignage plus grand que celui de Jean ; car les œuvres que le Père m’a données pour les accomplir, ces œuvres mêmes que je fais rendent témoignage de moi, que le Père m’a envoyé. ◊ 37 Et le Père qui m’a envoyé, lui, a rendu témoignage de moi. Jamais vous n’avez entendu sa voix, ni vu sa figure ; ◊ 38 et vous n’avez pas sa parole demeurant en vous ; car celui-là que lui a envoyé, vous, vous ne le croyez pas. ◊ 39 Sondez les écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi : ◊ 40 — et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie. ◊ 41 Je ne reçois pas de gloire des hommes ; ◊ 42 mais je vous connais, [et je sais] que vous n’avez pas l’amour de Dieu en vous. ◊ 43 Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, celui-là vous le recevrez. ◊ 44 Comment pouvez-vous croire, vous qui recevez de la gloire l’un de l’autre et qui ne cherchez pas la gloire qui [vient] de Dieu seul ? ◊ 45 Ne pensez pas que moi, je vous accuserai devant le Père ; il y en a un qui vous accuse, Moïse en qui vous espérez. ◊ 46 Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi ; car lui a écrit de moi. ◊ 47 Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ?
Romains
8 ◊ 1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le christ Jésus ; ◊ 2 car la loi de l’Esprit de vie dans le christ Jésus, m’a affranchi de la loi du péché et de la mort ; ◊ 3 car ce qui était impossible à la loi, en ce qu’elle était faible par la chair, Dieu, ayant envoyé son propre Fils en ressemblance de chair de péché, et pour [le] péché, a condamné le péché dans la chair, ◊ 4 afin que la juste exigence de la loi fût accomplie en nous, qui ne marchons pas selon [la] chair, mais selon [l’]Esprit. ◊ 5 Car ceux qui sont selon [la] chair ont leurs pensées aux choses de la chair ; mais ceux qui sont selon [l’]Esprit, aux choses de l’Esprit ; ◊ 6 car la pensée de la chair est [la] mort ; mais la pensée de l’Esprit, vie et paix ; ◊ 7 — parce que la pensée de la chair est inimitié contre Dieu, car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, car aussi elle ne le peut pas. ◊ 8 Et ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu. ◊ 9 Or vous n’êtes pas dans [la] chair, mais dans [l’]Esprit, si du moins [l’]Esprit de Dieu habite en vous ; mais si quelqu’un n’a pas [l’]Esprit de Christ, celui-là n’est pas de lui. ◊ 10 Mais si Christ est en vous, le corps est bien mort à cause du péché, mais l’Esprit est vie à cause de [la] justice. ◊ 11 Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts vivifiera vos corps mortels aussi, à cause de son Esprit qui habite en vous.
◊ 12 Ainsi donc, frères, nous sommes débiteurs, non pas à la chair pour vivre selon [la] chair ; ◊ 13 car si vous vivez selon [la] chair, vous mourrez ; mais si par [l’]Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez. ◊ 14 Car tous ceux qui sont conduits par [l’]Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. ◊ 15 Car vous n’avez pas reçu un esprit de servitude pour être derechef dans la crainte, mais vous avez reçu [l’]Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba, Père ! ◊ 16 L’Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu ; ◊ 17 et si [nous sommes] enfants, [nous sommes] aussi héritiers ; héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ ; si du moins nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui.
◊ 18 Car j’estime que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes [d’être comparées] avec la gloire à venir qui doit nous être révélée. ◊ 19 Car la vive attente de la création attend la révélation des fils de Dieu. ◊ 20 Car la création a été assujettie à la vanité (non de sa volonté, mais à cause de celui qui l’a assujettie), ◊ 21 dans l’espérance que la création elle-même aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour [jouir de] la liberté de la gloire des enfants de Dieu. ◊ 22 Car nous savons que toute la création ensemble soupire et est en travail jusqu’à maintenant ; ◊ 23 et non seulement [elle], mais nous-mêmes aussi qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi, nous soupirons en nous-mêmes, attendant l’adoption, la délivrance de notre corps. ◊ 24 Car nous avons été sauvés en espérance : or une espérance qu’on voit n’est pas une espérance ; car ce que quelqu’un voit, pourquoi aussi l’espère-t-il ? ◊ 25 Mais si ce que nous ne voyons pas, nous l’espérons, nous l’attendons avec patience. ◊ 26 De même aussi l’Esprit nous est en aide dans notre infirmité ; car nous ne savons pas ce qu’il faut demander comme il convient ; mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; ◊ 27 — et celui qui sonde les cœurs sait quelle est la pensée de l’Esprit, car il intercède pour les saints, selon Dieu ; ◊ 28 — mais nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon [son] propos. ◊ 29 Car ceux qu’il a préconnus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, pour qu’il soit premier-né entre plusieurs frères. ◊ 30 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
◊ 31 Que dirons-nous donc à ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? ◊ 32 Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? ◊ 33 Qui intentera accusation contre des élus de Dieu ? — C’est Dieu qui justifie ; ◊ 34 qui est celui qui condamne ? — C’est Christ qui est mort, mais plutôt qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous ; ◊ 35 qui est-ce qui nous séparera de l’amour du Christ ? Tribulation, ou détresse, ou persécution, ou famine, ou nudité, ou péril, ou épée ? ◊ 36 Selon qu’il est écrit : « Pour l’amour de toi, nous sommes mis à mort tout le jour ; nous avons été estimés comme des brebis de tuerie ». ◊ 37 Au contraire, dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. ◊ 38 Car je suis assuré que ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni choses présentes, ni choses à venir, ni puissances, ◊ 39 ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le christ Jésus, notre Seigneur.
Ésaïe
54 ◊ 1 * Exulte, stérile, qui n’enfantais pas ; éclate en chants de triomphe, et pousse des cris de joie, toi qui n’as pas été en travail ! car les fils de la désolée sont plus nombreux que les fils de la femme mariée, dit l’Éternel. ◊ 2 Élargis le lieu de ta tente, et qu’on étende les tentures de tes tabernacles ; n’épargne pas, allonge tes cordages et affermis tes pieux. ◊ 3 Car tu t’étendras à droite et à gauche, et ta semence possédera les nations et fera que les villes désolées seront habitées. ◊ 4 Ne crains pas, car tu ne seras pas honteuse ; et ne sois pas confuse, car tu n’auras pas à rougir ; car tu oublieras la honte de ta jeunesse, et tu ne te souviendras plus de l’opprobre de ton veuvage. ◊ 5 Car celui qui t’a faite est ton mari ; son nom est l’Éternel des armées, et ton rédempteur, le Saint d’Israël : il sera appelé Dieu de toute la terre. ◊ 6 Car l’Éternel t’a appelée comme une femme délaissée et affligée d’esprit, et une épouse de la jeunesse [et] qu’on a méprisée, dit ton Dieu. ◊ 7 Pour un petit moment je t’ai abandonnée, mais avec de grandes compassions je te rassemblerai. ◊ 8 Dans l’effusion de la colère, je t’ai caché ma face pour un moment ; mais avec une bonté éternelle j’aurai compassion de toi, dit ton rédempteur, l’Éternel. ◊ 9 Car ceci m’est [comme] les eaux de Noé, lorsque je jurai que les eaux de Noé ne passeraient plus sur la terre : ainsi j’ai juré que je ne serais plus courroucé contre toi, et que je ne te tancerais plus. ◊ 10 Car les montagnes se retireraient et les collines seraient ébranlées, que ma bonté ne se retirerait pas d’avec toi, et que mon alliance de paix ne serait pas ébranlée, dit l’Éternel, qui a compassion de toi.
◊ 11 Ô affligée, battue de la tempête, qui ne trouves pas de consolation, voici, moi je pose tes pierres dans la stibine, et je te fonde sur des saphirs ; ◊ 12 et je ferai tes créneaux de rubis, et tes portes d’escarboucles, et toute ton enceinte de pierres précieuses. ◊ 13 Et tous tes fils [seront] enseignés de l’Éternel, et la paix de tes fils sera grande. ◊ 14 Tu seras établie en justice ; tu seras loin de l’oppression, car tu ne craindras pas, — et de l’effroi, car il n’approchera pas de toi. ◊ 15 Voici, ils s’assembleront, [mais] ce ne sera pas de par moi : celui qui s’assemble contre toi tombera à cause de toi. ◊ 16 Voici, moi j’ai créé le forgeron qui souffle le feu du charbon et forme un instrument pour son ouvrage ; et moi, j’ai créé le destructeur pour ruiner. ◊ 17 Aucun instrument formé contre toi ne réussira, et toute langue qui se lèvera contre toi en jugement, tu la condamneras. C’est là l’héritage des serviteurs de l’Éternel, et leur justice est de par moi, dit l’Éternel.
Ésaïe
10 ◊ 1 Malheur à ceux qui rendent des décrets d’iniquité, et à ceux qui écrivent des arrêts d’oppression, ◊ 2 pour empêcher que justice ne soit faite aux pauvres, et pour ravir leur droit aux affligés de mon peuple ; pour faire des veuves leur proie et piller les orphelins. ◊ 3 Et que ferez-vous au jour de la visitation et de la destruction qui vient de loin ? Vers qui vous enfuirez-vous pour avoir du secours, et où laisserez-vous votre gloire ? ◊ 4 [Il ne reste] qu’à se courber sous les prisonniers ; et ils tomberont sous ceux qui sont massacrés. Pour tout cela, sa colère ne s’est pas détournée, et sa main est encore étendue.
◊ 5 Ha ! l’Assyrie, verge de ma colère ! Et le bâton qui est dans leur main, c’est mon indignation ! ◊ 6 Je l’enverrai contre une nation profane ; et je lui donnerai un mandat contre le peuple de ma fureur, pour [le] butiner et [le] piller, et pour le fouler aux pieds comme la boue des rues. ◊ 7 Mais lui n’en juge pas ainsi, et son cœur ne pense pas ainsi ; car il a au cœur de dévaster et de retrancher des nations, pas en petit nombre. ◊ 8 Car il a dit : Mes princes ne sont-ils pas tous des rois ? ◊ 9 Calno n’est-elle pas comme Carkemish ? Hamath n’est-elle pas comme Arpad ? Samarie n’est-elle pas comme Damas ? ◊ 10 Comme ma main a trouvé les royaumes des idoles (et leurs images étaient plus que celles de Jérusalem et de Samarie), ◊ 11 ne ferai-je pas à Jérusalem et à ses images ainsi que j’ai fait à Samarie et à ses idoles ?
◊ 12 Et il arrivera que, quand le Seigneur aura achevé toute son œuvre contre la montagne de Sion et contre Jérusalem, je visiterai le fruit de l’arrogance du cœur du roi d’Assyrie et la gloire de la fierté de ses yeux. ◊ 13 Car il a dit : Par la force de ma main je l’ai fait, et par ma sagesse, car je suis intelligent ; et j’ai ôté les bornes des peuples, et j’ai pillé leurs trésors, et comme un [homme] puissant j’ai fait descendre ceux qui étaient assis [sur des trônes]. ◊ 14 Et ma main a trouvé comme un nid les richesses des peuples ; et, comme on ramasse des œufs délaissés, moi, j’ai ramassé toute la terre, et il n’y en a pas eu un qui ait remué l’aile, ni ouvert le bec, ni crié. ◊ 15 — La cognée se glorifiera-t-elle contre celui qui s’en sert ? La scie s’élèvera-t-elle contre celui qui la manie ? Comme si la verge faisait mouvoir ceux qui la lèvent, comme si le bâton levait celui qui n’est pas du bois ! ◊ 16 C’est pourquoi le Seigneur, l’Éternel des armées, enverra la maigreur parmi ses [hommes] gras, et, sous sa gloire, allumera un incendie comme un incendie de feu. ◊ 17 Et la lumière d’Israël sera un feu, et son Saint, une flamme ; et il brûlera et dévorera ses épines et ses ronces, en un seul jour ; ◊ 18 et il consumera la gloire de sa forêt et de son champ fertile, depuis l’âme jusqu’à la chair ; et il en sera comme d’un malade qui va dépérissant. ◊ 19 Et le reste des arbres de sa forêt sera un petit nombre, et un enfant les inscrirait. ◊ 20 Et il arrivera, en ce jour-là, que le résidu d’Israël et les réchappés de la maison de Jacob ne s’appuieront plus sur celui qui les a frappés ; mais ils s’appuieront sur l’Éternel, le Saint d’Israël, en vérité. ◊ 21 Le résidu reviendra, le résidu de Jacob, au *Dieu fort ; ◊ 22 car ton peuple Israël fût-il comme le sable de la mer, un résidu [seulement] reviendra ; la consomption décrétée débordera en justice. ◊ 23 Car le Seigneur, l’Éternel des armées, accomplit au milieu de toute la terre une consomption, et une [consomption] décrétée.
◊ 24 C’est pourquoi, ainsi dit le Seigneur, l’Éternel des armées : Mon peuple, qui habites en Sion, ne crains pas l’Assyrien ! Il te frappera avec une verge et lèvera son bâton sur toi à la manière de l’Égypte ; ◊ 25 car encore très peu de temps, et l’indignation sera accomplie, et ma colère, dans leur destruction. ◊ 26 Et l’Éternel des armées suscitera contre lui un fouet, comme Madian a été frappé au rocher d’Oreb ; et son bâton [sera] sur la mer, et il le lèvera à la manière de l’Égypte. ◊ 27 Et il arrivera en ce jour-là, que son fardeau sera ôté de dessus ton épaule, et son joug de dessus ton cou ; et le joug sera détruit à cause de l’onction… ◊ 28 Il est arrivé à Aïath, il a traversé Migron, il a déposé ses bagages à Micmash. ◊ 29 Ils ont passé le défilé ; ils ont dressé leur camp à Guéba. Rama tremble, Guibha de Saül a pris la fuite. ◊ 30 Pousse des cris, fille de Gallim ! Fais attention, Laïs ! — Pauvre Anathoth ! ◊ 31 Madména est en fuite, les habitants de Guébim se sauvent. ◊ 32 Encore un jour d’arrêt à Nob ; il menace de sa main la montagne de la fille de Sion, la colline de Jérusalem… ◊ 33 Voici, le Seigneur, l’Éternel des armées, abat les hautes branches avec violence, et ceux qui sont grands de stature seront coupés, et ceux qui sont élevés seront abaissés ; ◊ 34 et il éclaircira avec le fer les épais taillis de la forêt, et le Liban tombera par un puissant.
Jean
7 ◊ 1 Et après ces choses, Jésus se tenait en Galilée, car il ne voulait pas se tenir en Judée, parce que les Juifs cherchaient à le faire mourir. ◊ 2 Or la fête des Juifs, celle des tabernacles, était proche. ◊ 3 Ses frères lui dirent donc : Pars d’ici et va en Judée, afin que tes disciples aussi voient les œuvres que tu fais ; ◊ 4 car nul ne fait quelque chose en secret et ne cherche à être lui-même publiquement connu ; si tu fais ces choses, montre-toi au monde toi-même. ◊ 5 Car ses frères ne croyaient pas en lui non plus. ◊ 6 Jésus donc leur dit : Mon temps n’est pas encore venu, mais votre temps est toujours prêt. ◊ 7 Le monde ne peut pas vous haïr ; mais il me hait, parce que moi je rends témoignage de lui, que ses œuvres sont mauvaises. ◊ 8 Vous, montez à cette fête ; moi, je ne monte pas à cette fête, car mon temps n’est pas encore accompli. ◊ 9 Leur ayant dit ces choses, il demeura en Galilée.
◊ 10 Mais lorsque ses frères furent montés, alors lui aussi monta à la fête, non pas publiquement, mais comme en secret. ◊ 11 Les Juifs donc le cherchaient à la fête et disaient : Où est cet [homme] ? ◊ 12 Et il y avait une grande rumeur à son sujet parmi les foules. Les uns disaient : Il est homme de bien. D’autres disaient : Non, mais il séduit la foule. ◊ 13 Toutefois personne ne parlait ouvertement de lui, par crainte des Juifs.
◊ 14 Mais, comme on était déjà au milieu de la fête, Jésus monta au temple, et il enseignait. ◊ 15 Les Juifs donc s’étonnaient, disant : Comment celui-ci connaît-il les lettres, vu qu’il ne [les] a point apprises ? ◊ 16 Jésus donc leur répondit et dit : Ma doctrine n’est pas mienne, mais de celui qui m’a envoyé. ◊ 17 Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra de la doctrine si elle est de Dieu, ou si moi je parle de par moi-même. ◊ 18 Celui qui parle de par lui-même cherche sa propre gloire ; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé, celui-là est vrai, et il n’y a point d’injustice en lui. ◊ 19 Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi ? Et nul d’entre vous n’observe la loi. Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir ? ◊ 20 La foule répondit et dit : Tu as un démon ; qui cherche à te faire mourir ? ◊ 21 Jésus répondit et leur dit : J’ai fait une œuvre, et vous vous étonnez tous. ◊ 22 C’est pourquoi Moïse vous a donné la circoncision (non qu’elle soit de Moïse, mais elle est des pères), et vous circoncisez un homme en un jour de sabbat. ◊ 23 Si un homme reçoit la circoncision en un jour de sabbat, afin que la loi de Moïse ne soit pas violée, êtes-vous irrités contre moi de ce que j’ai guéri un homme tout entier en un jour de sabbat ? ◊ 24 Ne jugez pas sur l’apparence, mais portez un jugement juste. ◊ 25 Quelques-uns donc de ceux de Jérusalem disaient : N’est-ce pas celui qu’ils cherchent à faire mourir ? ◊ 26 Et voici, il parle librement, et ils ne lui disent rien : les chefs auraient-ils vraiment reconnu que celui-ci est le Christ ? ◊ 27 Mais nous connaissons celui-ci, [et nous savons] d’où il est ; mais lorsque le Christ viendra, personne ne sait d’où il est. ◊ 28 Jésus donc criait dans le temple, enseignant et disant : Et vous me connaissez, et vous savez d’où je suis : et je ne suis pas venu de par moi-même, mais celui qui m’a envoyé est véritable, et vous ne le connaissez pas. ◊ 29 Moi, je le connais, car je viens de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. ◊ 30 Ils cherchaient donc à le prendre ; et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n’était pas encore venue. ◊ 31 Et plusieurs d’entre la foule crurent en lui, et disaient : Le Christ, quand il sera venu, fera-t-il plus de miracles que celui-ci n’en a fait ? ◊ 32 Les pharisiens entendirent la foule murmurant ces choses de lui ; et les pharisiens et les principaux sacrificateurs envoyèrent des huissiers pour le prendre. ◊ 33 Jésus donc dit : Je suis encore pour un peu de temps avec vous, et je m’en vais à celui qui m’a envoyé. ◊ 34 Vous me chercherez, et vous ne me trouverez pas ; et là où moi je serai, vous, vous ne pouvez venir. ◊ 35 Les Juifs donc dirent entre eux : Où celui-ci va-t-il aller que nous ne le trouverons pas ? Va-t-il aller à la dispersion [au milieu] des Grecs, et enseigner les Grecs ? ◊ 36 Quelle est cette parole qu’il a dite : Vous me chercherez, et vous ne me trouverez pas ; et là où moi je serai, vous, vous ne pouvez venir ?
◊ 37 Et en la dernière journée, la grande journée de la fête, Jésus se tint là et cria, disant : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. ◊ 38 Celui qui croit en moi, selon ce qu’a dit l’écriture, des fleuves d’eau vive couleront de son ventre. ◊ 39 (Or il disait cela de l’Esprit qu’allaient recevoir ceux qui croyaient en lui ; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié.) ◊ 40 Des gens de la foule donc, ayant entendu cette parole, disaient : Celui-ci est véritablement le prophète. ◊ 41 D’autres disaient : Celui-ci est le Christ. D’autres disaient : Le Christ vient-il donc de Galilée ? ◊ 42 L’écriture n’a-t-elle pas dit que le Christ vient de la semence de David et de la bourgade de Bethléhem, où était David ? ◊ 43 Il y eut donc de la division dans la foule à cause de lui. ◊ 44 Et quelques-uns d’entre eux voulaient le prendre ; mais personne ne mit les mains sur lui. ◊ 45 Les huissiers donc s’en vinrent vers les principaux sacrificateurs et les pharisiens ; et ceux-ci leur dirent : Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? ◊ 46 Les huissiers répondirent : Jamais homme ne parla comme cet homme. ◊ 47 Les pharisiens donc leur répondirent : Et vous aussi, êtes-vous séduits ? ◊ 48 Aucun d’entre les chefs ou d’entre les pharisiens, a-t-il cru en lui ? ◊ 49 Mais cette foule qui ne connaît pas la loi est maudite. ◊ 50 Nicodème, qui était l’un d’entre eux, leur dit : ◊ 51 Notre loi juge-t-elle l’homme avant de l’avoir entendu et d’avoir connu ce qu’il fait ? ◊ 52 Ils répondirent et lui dirent : Et toi, es-tu aussi de Galilée ? Enquiers-toi, et vois qu’un prophète n’est pas suscité de Galilée.
◊ 53 Et chacun s’en alla dans sa maison.
Deutéronome
33 ◊ 1 * Et c’est ici la bénédiction dont Moïse, homme de Dieu, bénit les fils d’Israël, avant sa mort. ◊ 2 Et il dit :
L’Éternel est venu de Sinaï, et il s’est levé pour eux de Séhir ; il a resplendi de la montagne de Paran, et est venu des saintes myriades ; de sa droite [sortit] une loi de feu pour eux.
◊ 3 Oui, il aime les peuples ; tous ses saints sont dans ta main, et ils se tiennent à tes pieds ; ils reçoivent tes paroles.
◊ 4 Moïse nous a commandé une loi, héritage de la congrégation de Jacob ; ◊ 5 et il a été roi en Jeshurun, quand les chefs du peuple se réunirent ensemble avec les tribus d’Israël.
◊ 6 * Que Ruben vive et ne meure pas, et que ses hommes soient en petit nombre.
◊ 7 * Et ceci pour Juda : et il dit : Éternel, écoute la voix de Juda, et amène-le à son peuple ; qu’il combatte de ses mains pour lui, et sois-lui en aide contre ses ennemis.
◊ 8 * Et de Lévi il dit : Tes thummim et tes urim sont à l’homme de ta bonté, que tu as éprouvé à Massa, [et] avec lequel tu as contesté aux eaux de Meriba ;
◊ 9 Qui dit de son père et de sa mère : Je ne l’ai point vu ; et qui n’a pas reconnu ses frères, et n’a pas connu ses fils. Car ils ont gardé tes paroles et observé ton alliance ;
◊ 10 Ils enseigneront tes ordonnances à Jacob et ta loi à Israël ; ils mettront l’encens sous tes narines et l’holocauste sur ton autel.
◊ 11 Éternel ! bénis sa force ; et que l’œuvre de ses mains te soit agréable ! Brise les reins de ceux qui s’élèvent contre lui, et de ceux qui le haïssent, en sorte qu’ils ne puissent plus se relever.
◊ 12 * De Benjamin il dit : Le bien-aimé de l’Éternel, — il habitera en sécurité auprès de lui ; [l’Éternel] le couvrira tout le jour, et il habitera entre ses épaules.
◊ 13 * Et de Joseph il dit : Son pays soit béni par l’Éternel de ce qu’il y a de plus précieux au ciel, de la rosée, et [de ce qui vient] des profondeurs qui gisent en bas ;
◊ 14 Et du plus précieux des produits du soleil, et du plus précieux des produits des mois ;
◊ 15 Et de [ce qui croît sur] le sommet des montagnes d’ancienneté, et du plus précieux des collines éternelles ;
◊ 16 Et du plus précieux de la terre et de sa plénitude.
Et que la faveur de celui qui demeurait dans le buisson, vienne sur la tête de Joseph, sur le sommet de la tête de celui qui a été mis à part de ses frères !
◊ 17 Sa magnificence est comme le premier-né de son taureau, et ses cornes sont des cornes de buffle.
Avec elles, il poussera les peuples ensemble jusqu’aux bouts de la terre.
Ce sont les myriades d’Éphraïm, et ce sont les milliers de Manassé.
◊ 18 * Et de Zabulon il dit : Réjouis-toi, Zabulon, en ta sortie ; et toi, Issacar, dans tes tentes !
◊ 19 Ils appelleront les peuples à la montagne ; là ils offriront des sacrifices de justice, car ils suceront l’abondance des mers, et les trésors cachés du sable.
◊ 20 * Et de Gad il dit : Béni soit celui qui élargit Gad. Il habite comme une lionne, et il déchire le bras, même le sommet de la tête.
◊ 21 Et il s’est choisi la première partie [du pays] ; car là était réservée la part du législateur ; et il est allé [avec] les chefs du peuple ; il a accompli avec Israël la justice de l’Éternel et ses jugements.
◊ 22 * Et de Dan il dit : Dan est un jeune lion, il s’élance de Basan.
◊ 23 * Et de Nephthali il dit : Nephthali, rassasié de faveurs et comblé de la bénédiction de l’Éternel, possède la mer et le Darôm !
◊ 24 * Et d’Aser il dit : Aser sera béni en fils ; il sera agréable à ses frères, et il trempera son pied dans l’huile.
◊ 25 Tes verrous seront de fer et d’airain, et ton repos comme tes jours.
◊ 26 * Nul n’est comme le *Dieu de Jeshurun, qui est porté sur les cieux à ton secours, et sur les nuées dans sa majesté.
◊ 27 Le Dieu d’ancienneté est [ta] demeure, et au-dessous [de toi] sont les bras éternels ; il chasse l’ennemi devant toi, et il dit : Détruis !
◊ 28 Et Israël habitera en sécurité, la source de Jacob, à part, dans un pays de froment et de moût, et ses cieux distilleront la rosée.
◊ 29 Tu es bienheureux, Israël ! Qui est comme toi, un peuple sauvé par l’Éternel, le bouclier de ton secours et l’épée de ta gloire ? Tes ennemis dissimuleront devant toi, et toi, tu marcheras sur leurs lieux élevés.
Jean
15 ◊ 1 Moi, je suis le vrai cep, et mon Père est le cultivateur. ◊ 2 Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit, il l’ôte ; et tout sarment qui porte du fruit, il le nettoie, afin qu’il porte plus de fruit. ◊ 3 Vous, vous êtes déjà nets, à cause de la parole que je vous ai dite. ◊ 4 Demeurez en moi, et moi en vous. Comme le sarment ne peut pas porter de fruit de lui-même, à moins qu’il ne demeure dans le cep, de même vous non plus [vous ne le pouvez pas], à moins que vous ne demeuriez en moi. ◊ 5 Moi, je suis le cep, vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; car, séparés de moi, vous ne pouvez rien faire. ◊ 6 Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment, et il sèche ; et on les amasse, et on les met au feu, et ils brûlent. ◊ 7 Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez, et il vous sera fait. ◊ 8 En ceci mon Père est glorifié, que vous portiez beaucoup de fruit ; et vous serez mes disciples. ◊ 9 Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés ; demeurez dans mon amour. ◊ 10 Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour ; comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. ◊ 11 Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit accomplie. ◊ 12 C’est ici mon commandement : Que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés. ◊ 13 Personne n’a un plus grand amour que celui-ci, qu’il laisse sa vie pour ses amis. ◊ 14 Vous êtes mes amis, si vous faites tout ce que moi je vous commande. ◊ 15 Je ne vous appelle plus esclaves, car l’esclave ne sait pas ce que son maître fait ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai ouï de mon Père. ◊ 16 Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais c’est moi qui vous ai choisis et qui vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure ; afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. ◊ 17 Je vous commande ces choses, c’est que vous vous aimiez les uns les autres. ◊ 18 Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. ◊ 19 Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui serait sien ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, mais que moi je vous ai choisis du monde, à cause de cela le monde vous hait. ◊ 20 Souvenez-vous de la parole que moi je vous ai dite : L’esclave n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. ◊ 21 Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé. ◊ 22 Si je n’étais pas venu, et que je ne leur eusse pas parlé, ils n’auraient pas eu de péché ; mais maintenant ils n’ont pas de prétexte pour leur péché. ◊ 23 Celui qui me hait, hait aussi mon Père. ◊ 24 Si je n’avais pas fait parmi eux les œuvres qu’aucun autre n’a faites, ils n’auraient pas eu de péché ; mais maintenant ils ont, et vu, et haï et moi et mon Père. ◊ 25 Mais c’est afin que fût accomplie la parole qui est écrite dans leur loi : « Ils m’ont haï sans cause ». ◊ 26 Mais quand le Consolateur sera venu, lequel moi je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité, qui procède du Père, celui-là rendra témoignage de moi. ◊ 27 Et vous aussi, vous rendrez témoignage ; parce que dès le commencement vous êtes avec moi.
1 Corinthiens
15 ◊ 1 Or je vous fais savoir, frères, l’évangile que je vous ai annoncé, que vous avez aussi reçu, et dans lequel vous êtes, ◊ 2 par lequel aussi vous êtes sauvés, si vous tenez ferme la parole que je vous ai annoncée, à moins que vous n’ayez cru en vain. ◊ 3 Car je vous ai communiqué avant toutes choses ce que j’ai aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les écritures, ◊ 4 et qu’il a été enseveli, et qu’il a été ressuscité le troisième jour, selon les écritures ; ◊ 5 et qu’il a été vu de Céphas, puis des douze. ◊ 6 Ensuite il a été vu de plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont demeurés [en vie] jusqu’à présent, mais quelques-uns aussi se sont endormis. ◊ 7 Ensuite il a été vu de Jacques, puis de tous les apôtres ; ◊ 8 et, après tous, comme d’un avorton, il a été vu aussi de moi. ◊ 9 Car je suis le moindre des apôtres, moi qui ne suis pas digne d’être appelé apôtre, parce que j’ai persécuté l’assemblée de Dieu. ◊ 10 Mais par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis ; et sa grâce envers moi n’a pas été vaine, mais j’ai travaillé beaucoup plus qu’eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. ◊ 11 Soit donc moi, soit eux, nous prêchons ainsi, et vous avez cru ainsi. ◊ 12 Or si Christ est prêché, — qu’il a été ressuscité d’entre les morts, comment disent quelques-uns parmi vous qu’il n’y a pas de résurrection de morts ? ◊ 13 Mais s’il n’y a pas de résurrection de morts, Christ n’a pas été ressuscité non plus ; ◊ 14 et si Christ n’a pas été ressuscité, notre prédication donc est vaine aussi, et votre foi aussi est vaine ; ◊ 15 et même nous sommes trouvés de faux témoins de Dieu, car nous avons rendu témoignage à l’égard de Dieu qu’il a ressuscité Christ, lequel il n’a pas ressuscité si réellement les morts ne ressuscitent pas. ◊ 16 Car si les morts ne ressuscitent pas, Christ n’a pas été ressuscité non plus ; ◊ 17 et si Christ n’a pas été ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés : ◊ 18 ceux donc aussi qui se sont endormis en Christ ont péri. ◊ 19 Si, pour cette vie seulement, nous avons espérance en Christ, nous sommes plus misérables que tous les hommes.
◊ 20 (Mais maintenant Christ a été ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui sont endormis. ◊ 21 Car puisque la mort est par l’homme, c’est par l’homme aussi qu’est la résurrection des morts ; ◊ 22 car, comme dans l’Adam tous meurent, de même aussi dans le Christ tous seront rendus vivants ; ◊ 23 mais chacun dans son propre rang : les prémices, Christ ; puis ceux qui sont du Christ, à sa venue ; ◊ 24 ensuite la fin, quand il aura remis le royaume à Dieu le Père, quand il aura aboli toute principauté, et toute autorité, et [toute] puissance. ◊ 25 Car il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait mis tous les ennemis sous ses pieds : ◊ 26 le dernier ennemi qui sera aboli, c’est la mort. ◊ 27 Car « il a assujetti toutes choses sous ses pieds ». Or, quand il dit que toutes choses sont assujetties, il est évident que c’est à l’exclusion de celui qui lui a assujetti toutes choses. ◊ 28 Mais quand toutes choses lui auront été assujetties, alors le Fils aussi lui-même sera assujetti à celui qui lui a assujetti toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous.)
◊ 29 Autrement, que feront ceux qui sont baptisés pour les morts, si les morts ne ressuscitent absolument pas ? Pourquoi aussi sont-ils baptisés pour eux ? ◊ 30 Pourquoi aussi nous, bravons-nous le péril à toute heure ? ◊ 31 Par votre confiance que j’ai dans le christ Jésus notre Seigneur, je meurs chaque jour. ◊ 32 Si, [pour parler] à la manière des hommes, j’ai combattu contre les bêtes à Éphèse, quel profit en ai-je si les morts ne ressuscitent pas ? « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons ». ◊ 33 Ne soyez pas séduits : les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. ◊ 34 Réveillez-vous [pour vivre] justement, et ne péchez pas ; car quelques-uns sont dans l’ignorance de Dieu, je vous le dis à votre honte.
◊ 35 Mais quelqu’un dira : Comment ressuscitent les morts, et avec quel corps viennent-ils ? ◊ 36 Insensé ! ce que tu sèmes n’est pas vivifié s’il ne meurt ; ◊ 37 et quant à ce que tu sèmes, tu ne sèmes pas le corps qui sera, mais le simple grain, de blé, comme il se rencontre, ou de quelqu’une des autres semences ; ◊ 38 mais Dieu lui donne un corps comme il a voulu, et à chacune des semences son propre corps. ◊ 39 Toute chair n’est pas la même chair ; mais autre est celle des hommes, autre la chair des bêtes, autre celle des oiseaux, autre celle des poissons : ◊ 40 et il y a des corps célestes et des corps terrestres ; mais différente est la gloire des célestes, et différente celle des terrestres ; ◊ 41 autre la gloire du soleil, et autre la gloire de la lune, et autre la gloire des étoiles, car une étoile diffère d’une [autre] étoile en gloire. ◊ 42 Ainsi aussi est la résurrection des morts : il est semé en corruption, il ressuscite en incorruptibilité ; ◊ 43 il est semé en déshonneur, il ressuscite en gloire ; il est semé en faiblesse, il ressuscite en puissance ; ◊ 44 il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps animal, il y en a aussi un spirituel ; ◊ 45 c’est ainsi aussi qu’il est écrit : « Le premier homme Adam devint une âme vivante », le dernier Adam, un esprit vivifiant. ◊ 46 Mais ce qui est spirituel n’est pas le premier, mais ce qui est animal ; ensuite ce qui est spirituel. ◊ 47 Le premier homme est [tiré] de la terre, — poussière ; le second homme est [venu] du ciel. ◊ 48 Tel qu’est celui qui est poussière, tels aussi sont ceux qui sont poussière ; et tel qu’est le céleste, tels aussi sont les célestes. ◊ 49 Et comme nous avons porté l’image de celui qui est poussière, nous porterons aussi l’image du céleste. ◊ 50 Or je dis ceci, frères, que la chair et le sang ne peuvent pas hériter du royaume de Dieu, et que la corruption non plus n’hérite pas de l’incorruptibilité.
◊ 51 Voici, je vous dis un mystère : Nous ne nous endormirons pas tous, mais nous serons tous changés : ◊ 52 en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette, car la trompette sonnera et les morts seront ressuscités incorruptibles, et nous, nous serons changés. ◊ 53 Car il faut que ce corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce mortel revête l’immortalité. ◊ 54 Or quand ce corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite : « La mort a été engloutie en victoire ». ◊ 55 « Où est, ô mort, ton aiguillon ? où est, ô mort, ta victoire ? ». ◊ 56 Or l’aiguillon de la mort, c’est le péché ; et la puissance du péché, c’est la loi. ◊ 57 Mais grâces à Dieu, qui nous donne la victoire par notre seigneur Jésus Christ ! ◊ 58 Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, abondant toujours dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur.
Jean
13 ◊ 1 Or, avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue pour passer de ce monde au Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à la fin. ◊ 2 Et pendant qu’ils étaient à souper, le diable ayant déjà mis dans le cœur de Judas Iscariote, [fils] de Simon, de le livrer, ◊ 3 — [Jésus], sachant que le Père lui avait mis toutes choses entre les mains, et qu’il était venu de Dieu, et s’en allait à Dieu, ◊ 4 se lève du souper et met de côté ses vêtements ; et ayant pris un linge, il s’en ceignit. ◊ 5 Puis il verse de l’eau dans le bassin, et se met à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. ◊ 6 Il vient donc à Simon Pierre ; et celui-ci lui dit : Seigneur, me laves-tu, toi, les pieds ? ◊ 7 Jésus répondit et lui dit : Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le sauras dans la suite. ◊ 8 Pierre lui dit : Tu ne me laveras jamais les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’as pas de part avec moi. ◊ 9 Simon Pierre lui dit : Seigneur, non pas mes pieds seulement, mais aussi mes mains et ma tête. ◊ 10 Jésus lui dit : Celui qui a tout le corps lavé n’a besoin que de se laver les pieds ; mais il est tout net ; et vous, vous êtes nets, mais non pas tous. ◊ 11 Car il savait qui le livrerait ; c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous nets.
◊ 12 Quand donc il eut lavé leurs pieds et qu’il eut repris ses vêtements, s’étant remis à table, il leur dit : Savez-vous ce que je vous ai fait ? ◊ 13 Vous m’appelez maître et seigneur, et vous dites bien, car je le suis ; ◊ 14 si donc moi, le seigneur et le maître, j’ai lavé vos pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. ◊ 15 Car je vous ai donné un exemple, afin que, comme je vous ai fait, moi, vous aussi vous fassiez. ◊ 16 En vérité, en vérité, je vous dis : L’esclave n’est pas plus grand que son seigneur, ni l’envoyé plus grand que celui qui l’a envoyé. ◊ 17 Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites. ◊ 18 Je ne parle pas de vous tous ; moi, je connais ceux que j’ai choisis ; mais c’est afin que l’écriture soit accomplie : « Celui qui mange le pain avec moi a levé son talon contre moi ». ◊ 19 Je vous le dis dès maintenant, avant que cela arrive, afin que, quand ce sera arrivé, vous croyiez que c’est moi. ◊ 20 En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui reçoit quelqu’un que j’envoie, me reçoit ; et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.
◊ 21 Ayant dit ces choses, Jésus fut troublé dans [son] esprit, et rendit témoignage et dit : En vérité, en vérité, je vous dis que l’un d’entre vous me livrera. ◊ 22 Les disciples se regardaient donc les uns les autres, étant en perplexité, [ne sachant] de qui il parlait. ◊ 23 Or l’un d’entre ses disciples, que Jésus aimait, était à table dans le sein de Jésus. ◊ 24 Simon Pierre donc lui fait signe de demander lequel était celui dont il parlait. ◊ 25 Et lui, s’étant penché sur la poitrine de Jésus, lui dit : Seigneur, lequel est-ce ? ◊ 26 Jésus répond : C’est celui à qui moi je donnerai le morceau après l’avoir trempé. Et ayant trempé le morceau, il le donne à Judas Iscariote, [fils] de Simon. ◊ 27 Et après le morceau, alors Satan entra en lui. Jésus donc lui dit : Ce que tu fais, fais-le promptement. ◊ 28 Mais aucun de ceux qui étaient à table ne comprit pourquoi il lui avait dit cela ; ◊ 29 car quelques-uns pensaient que, puisque Judas avait la bourse, Jésus lui avait dit : Achète ce dont nous avons besoin pour la fête ; ou, qu’il donnât quelque chose aux pauvres. ◊ 30 Ayant donc reçu le morceau, il sortit aussitôt ; or il était nuit.
◊ 31 Lors donc qu’il fut sorti, Jésus dit : Maintenant le fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. ◊ 32 Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même ; et incontinent il le glorifiera. ◊ 33 Enfants, je suis encore pour un peu de temps avec vous : vous me chercherez ; et, comme j’ai dit aux Juifs : Là où moi je vais, vous, vous ne pouvez venir, je vous le dis aussi maintenant à vous. ◊ 34 Je vous donne un commandement nouveau, que vous vous aimiez l’un l’autre ; comme je vous ai aimés, que vous aussi vous vous aimiez l’un l’autre. ◊ 35 À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour entre vous. ◊ 36 Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus lui répondit : Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant, mais tu me suivras plus tard. ◊ 37 Pierre lui dit : Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je laisserai ma vie pour toi. ◊ 38 Jésus répond : Tu laisseras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te dis : Le coq ne chantera point, que tu ne m’aies renié trois fois.
Actes
10 ◊ 1 Or, à Césarée, un homme nommé Corneille, centurion de la cohorte appelée Italique, ◊ 2 pieux et craignant Dieu avec toute sa maison, faisant beaucoup d’aumônes au peuple, et priant Dieu continuellement, ◊ 3 vit clairement en vision, environ vers la neuvième heure du jour, un ange de Dieu entrant auprès de lui et lui disant : Corneille ! ◊ 4 Et, fixant les yeux sur lui et étant tout effrayé, il dit : Qu’est-ce, Seigneur ? Et il lui dit : Tes prières et tes aumônes sont montées pour mémorial devant Dieu. ◊ 5 Et maintenant envoie des hommes à Joppé, et fais venir Simon qui est surnommé Pierre ; ◊ 6 il est logé chez un certain Simon, corroyeur, qui a sa maison au bord de la mer. ◊ 7 Et quand l’ange qui lui parlait s’en fut allé, Corneille, ayant appelé deux de ses domestiques et un soldat pieux d’entre ceux qui se tenaient toujours auprès de lui, ◊ 8 et leur ayant tout raconté, les envoya à Joppé.
◊ 9 Or le lendemain, comme ils marchaient et qu’ils approchaient de la ville, Pierre monta sur le toit pour prier, vers la sixième heure. ◊ 10 Et il eut très faim, et voulut manger ; et comme on lui apprêtait [à manger], il lui survint une extase. ◊ 11 Et il voit le ciel ouvert, et un vase descendant comme une grande toile [liée] par les quatre coins et dévalée en terre, ◊ 12 dans laquelle il y avait tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre, et les oiseaux du ciel. ◊ 13 Et une voix lui [fut adressée, disant] : Lève-toi, Pierre, tue et mange. ◊ 14 Mais Pierre dit : Non point, Seigneur ; car jamais je n’ai rien mangé qui soit impur ou immonde. ◊ 15 Et une voix lui [fut adressée] encore, pour la seconde fois, [disant] : Ce que Dieu a purifié, toi, ne le tiens pas pour impur. ◊ 16 Et cela eut lieu par trois fois, et le vase fut aussitôt élevé au ciel.
◊ 17 Et comme Pierre était en perplexité en lui-même à l’égard de ce qu’était cette vision qu’il avait vue, voici aussi, les hommes envoyés de la part de Corneille, s’étant enquis de la maison de Simon, se tenaient à la porte ; ◊ 18 et ayant appelé, ils demandèrent si Simon surnommé Pierre, logeait là. ◊ 19 Et comme Pierre méditait sur la vision, l’Esprit lui dit : Voilà, trois hommes te cherchent ; ◊ 20 mais lève-toi, et descends, et va avec eux sans hésiter, parce que c’est moi qui les ai envoyés. ◊ 21 Et Pierre étant descendu vers les hommes, dit : Voici, moi, je suis celui que vous cherchez ; quelle est la cause pour laquelle vous êtes venus ? ◊ 22 Et ils dirent : Corneille, centurion, homme juste et craignant Dieu, et qui a un [bon] témoignage de toute la nation des Juifs, a été averti divinement par un saint ange de te faire venir dans sa maison et d’entendre des paroles de ta part. ◊ 23 Les ayant donc fait entrer, il les logea ; et le lendemain, se levant, il s’en alla avec eux ; et quelques-uns des frères de Joppé allèrent avec lui. ◊ 24 Et le lendemain ils entrèrent à Césarée. Et Corneille les attendait, ayant assemblé ses parents et ses intimes amis.
◊ 25 Et comme il arrivait que Pierre entrait, Corneille allant au-devant de lui se jeta à ses pieds et lui rendit hommage. ◊ 26 Mais Pierre le releva, disant : Lève-toi ; et moi aussi je suis un homme. ◊ 27 Et conversant avec lui, il entra et trouva plusieurs personnes assemblées. ◊ 28 Et il leur dit : Vous savez, vous, que c’est une chose illicite pour un Juif que de se lier avec un étranger, ou d’aller à lui ; et Dieu m’a montré, à moi, à n’appeler aucun homme impur ou immonde. ◊ 29 C’est pourquoi aussi, lorsque vous m’avez envoyé chercher, je suis venu sans faire de difficulté. Je vous demande donc pour quel sujet vous m’avez fait venir. ◊ 30 Et Corneille dit : Il y a quatre jours que j’étais en jeûne jusqu’à cette heure-ci, et à la neuvième heure, je priais dans ma maison ; et voici, un homme se tint devant moi dans un vêtement éclatant, ◊ 31 et dit : Corneille, ta prière est exaucée, et tes aumônes ont été rappelées en mémoire devant Dieu. ◊ 32 Envoie donc à Joppé, et fais venir Simon qui est surnommé Pierre ; il loge dans la maison de Simon, corroyeur, au bord de la mer ; et lorsqu’il sera venu, il te parlera. ◊ 33 J’ai donc aussitôt envoyé vers toi, et tu as bien fait de venir. Maintenant donc, nous sommes tous présents devant Dieu, pour entendre tout ce qui t’a été ordonné de Dieu.
◊ 34 Et Pierre, ouvrant la bouche, dit : En vérité, je comprends que Dieu ne fait pas acception de personnes, ◊ 35 mais qu’en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice, lui est agréable. ◊ 36 Vous connaissez la parole qu’il a envoyée aux fils d’Israël, annonçant la bonne nouvelle de la paix par Jésus Christ (lui est Seigneur de tous), ◊ 37 ce qui a été annoncé par toute la Judée, en commençant par la Galilée, après le baptême que Jean a prêché, ◊ 38 — Jésus qui était de Nazareth, comment Dieu l’a oint de l’Esprit Saint et de puissance, lui qui a passé de lieu en lieu, faisant du bien, et guérissant tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance ; car Dieu était avec lui ; ◊ 39 (et nous, nous sommes témoins de toutes les choses qu’il a faites, au pays des Juifs et à Jérusalem ;) lequel aussi ils ont fait mourir, le pendant au bois ; ◊ 40 — celui-ci, Dieu l’a ressuscité le troisième jour, et l’a donné pour être manifesté, ◊ 41 non à tout le peuple, mais à des témoins qui avaient été auparavant choisis de Dieu, [savoir] à nous qui avons mangé et bu avec lui après qu’il eut été ressuscité d’entre les morts. ◊ 42 Et il nous a commandé de prêcher au peuple, et d’attester que c’est lui qui est établi de Dieu juge des vivants et des morts. ◊ 43 Tous les prophètes lui rendent témoignage, que, par son nom, quiconque croit en lui reçoit la rémission des péchés.
◊ 44 Comme Pierre prononçait encore ces mots, l’Esprit Saint tomba sur tous ceux qui entendaient la parole. ◊ 45 Et les fidèles de la circoncision, tous ceux qui étaient venus avec Pierre, s’étonnèrent de ce que le don du Saint Esprit était répandu aussi sur les nations, ◊ 46 car ils les entendaient parler en langues et magnifier Dieu. ◊ 47 Alors Pierre répondit : Quelqu’un pourrait-il refuser l’eau, afin que ceux-ci ne soient pas baptisés, eux qui ont reçu l’Esprit Saint comme nous-mêmes ? ◊ 48 Et il commanda qu’ils fussent baptisés au nom du Seigneur. Alors ils le prièrent de demeurer [là] quelques jours.
2 Pierre
2 ◊ 1 Or il y a eu aussi de faux prophètes parmi le peuple, comme aussi il y aura parmi vous de faux docteurs qui introduiront furtivement des sectes de perdition, reniant aussi le maître qui les a achetés, faisant venir sur eux-mêmes une prompte destruction ; ◊ 2 et plusieurs suivront leurs excès : et à cause d’eux la voie de la vérité sera blasphémée ; ◊ 3 et, par cupidité, ils feront trafic de vous avec des paroles artificieuses ; mais leur jugement, dès longtemps, ne demeure pas oisif, et leur destruction ne sommeille pas. ◊ 4 Car, si Dieu n’a pas épargné les anges qui ont péché, mais, les ayant précipités dans l’abîme, les a livrés pour être gardés dans des chaînes d’obscurité pour le jugement ; ◊ 5 — et s’il n’a pas épargné l’ancien monde, mais a préservé Noé, lui huitième, prédicateur de justice, faisant venir [le] déluge sur un monde d’impies ; ◊ 6 — et si, réduisant en cendres les villes de Sodome et de Gomorrhe, il les a condamnées par une totale subversion, les établissant pour être un exemple à ceux qui vivraient dans l’impiété ; ◊ 7 et s’il a délivré le juste Lot, accablé par la conduite débauchée de ces hommes pervers, ◊ 8 (car ce juste qui habitait parmi eux, les voyant et les entendant, tourmentait de jour en jour son âme juste à cause de leurs actions iniques,) ◊ 9 — le Seigneur sait délivrer de la tentation les hommes pieux, et réserver les injustes pour le jour du jugement, pour être punis, ◊ 10 mais spécialement ceux qui suivent la chair dans la convoitise de l’impureté et qui méprisent la domination. Gens audacieux, adonnés à leur sens, ils ne tremblent pas en injuriant les dignités, ◊ 11 tandis que les anges, plus grands en force et en puissance, ne portent pas contre elles de jugement injurieux devant le *Seigneur. ◊ 12 Mais ceux-ci, comme des bêtes sans raison, [purement] animales, nées pour être prises et détruites, parlant injurieusement dans les choses qu’ils ignorent, périront aussi dans leur propre corruption, ◊ 13 recevant la récompense de l’iniquité, estimant plaisir les voluptés d’un jour ; — des taches et des souillures, s’abandonnant aux délices de leurs propres tromperies tout en faisant des festins avec vous ; ◊ 14 ayant les yeux pleins d’adultère et ne cessant jamais de pécher ; amorçant les âmes mal affermies, ayant le cœur exercé à la cupidité, enfants de malédiction. ◊ 15 Ayant laissé le droit chemin, ils se sont égarés, ayant suivi le chemin de Balaam, [fils] de Bosor, qui aima le salaire d’iniquité ; ◊ 16 mais il fut repris de sa propre désobéissance : une bête de somme muette, parlant d’une voix d’homme, réprima la folie du prophète. ◊ 17 Ce sont des fontaines sans eau et des nuages poussés par la tempête, [des gens] à qui l’obscurité des ténèbres est réservée pour toujours ; ◊ 18 car, en prononçant d’orgueilleux discours de vanité, ils amorcent par les convoitises de la chair, par leurs impudicités, ceux qui avaient depuis peu échappé à ceux qui vivent dans l’erreur ; ◊ 19 — leur promettant la liberté, eux qui sont esclaves de la corruption ; car on est esclave de celui par qui on est vaincu. ◊ 20 Car, si, après avoir échappé aux souillures du monde par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, étant de nouveau enlacés, ils sont vaincus par elles, leur dernière condition est pire que la première ; ◊ 21 car il leur eût mieux valu n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné ; ◊ 22 mais ce que dit le proverbe véritable leur est arrivé : Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi lui-même, et la truie lavée, à se vautrer au bourbier.
Hébreux
9 ◊ 1 La première donc avait aussi des ordonnances pour le culte, et le sanctuaire, un [sanctuaire] terrestre. ◊ 2 Car un tabernacle fut construit, — le premier, qui est appelé saint, dans lequel était le chandelier, et la table, et la proposition des pains ; ◊ 3 et, après le second voile, un tabernacle qui est appelé saint des saints, ◊ 4 ayant l’encensoir d’or, et l’arche de l’alliance entièrement couverte d’or tout autour, dans laquelle était la cruche d’or qui renfermait la manne, et la verge d’Aaron qui avait bourgeonné, et les tables de l’alliance ; ◊ 5 et, au-dessus de l’arche, des chérubins de gloire ombrageant le propitiatoire ; sur quoi nous n’avons pas à parler dans ce moment en détail.
◊ 6 Or ces choses étant ainsi disposées, les sacrificateurs entrent constamment dans le premier tabernacle, accomplissant le service ; ◊ 7 mais, dans le second, le seul souverain sacrificateur, une fois l’an, non sans du sang qu’il offre pour lui-même et pour les fautes du peuple, ◊ 8 l’Esprit Saint indiquant ceci : le chemin des lieux saints n’a pas encore été manifesté, tandis que le premier tabernacle a encore sa place, ◊ 9 lequel est une figure pour le temps présent, dans lequel sont offerts des dons et des sacrifices qui ne peuvent pas rendre parfait quant à la conscience celui qui rend le culte, ◊ 10 [culte qui consiste] seulement en viandes, en breuvages, en diverses ablutions, ordonnances charnelles imposées jusqu’au temps du redressement. ◊ 11 Mais Christ étant venu, souverain sacrificateur des biens à venir, par le tabernacle plus grand et plus parfait qui n’est pas fait de main, c’est-à-dire qui n’est pas de cette création, ◊ 12 et non avec le sang de boucs et de veaux, mais avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle. ◊ 13 Car si le sang de boucs et de taureaux, — et la cendre d’une génisse avec laquelle on fait aspersion sur ceux qui sont souillés, — sanctifie pour la pureté de la chair, ◊ 14 combien plus le sang du Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, pour que vous serviez le Dieu vivant ! ◊ 15 Et c’est pourquoi il est médiateur d’une nouvelle alliance, en sorte que, la mort étant intervenue pour la rançon des transgressions qui étaient sous la première alliance, ceux qui sont appelés reçoivent l’héritage éternel qui a été promis. ◊ 16 (Car là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur intervienne ; ◊ 17 car un testament est valide lorsque la mort est intervenue, puisqu’il n’a pas de force tant que le testateur vit.) ◊ 18 De là vient qu’aussi la première [alliance] n’a pas été inaugurée sans du sang. ◊ 19 Car chaque commandement, pour ce qui concerne la loi, ayant été proclamé par Moïse à tout le peuple, il prit le sang des veaux et des boucs, avec de l’eau et de la laine écarlate et de l’hysope, et en fit aspersion sur le livre lui-même et sur tout le peuple, ◊ 20 en disant : « C’est ici le sang de l’alliance que Dieu vous a ordonnée ». ◊ 21 Et, de la même manière, il fit aspersion du sang sur le tabernacle aussi et sur tous les ustensiles du service. ◊ 22 Et presque toutes choses sont purifiées par du sang, selon la loi ; et sans effusion de sang il n’y a pas de rémission. ◊ 23 Il était donc nécessaire que les images des choses qui sont dans les cieux fussent purifiées par de telles choses, mais que les choses célestes elles-mêmes le fussent par de meilleurs sacrifices que ceux-là. ◊ 24 Car le Christ n’est pas entré dans des lieux saints faits de main, copies des vrais, mais dans le ciel même, afin de paraître maintenant pour nous devant la face de Dieu, ◊ 25 — ni, non plus, afin de s’offrir lui-même plusieurs fois, ainsi que le souverain sacrificateur entre dans les lieux saints chaque année avec un sang autre [que le sien] ◊ 26 (puisque [dans ce cas] il aurait fallu qu’il souffrît plusieurs fois depuis la fondation du monde) ; mais maintenant, en la consommation des siècles, il a été manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice. ◊ 27 Et comme il est réservé aux hommes de mourir une fois, — et après cela [le] jugement, ◊ 28 ainsi le Christ aussi, ayant été offert une fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra une seconde fois, sans péché, à salut à ceux qui l’attendent.
2 Timothée
3 ◊ 1 Or sache ceci, que dans les derniers jours il surviendra des temps fâcheux ; ◊ 2 car les hommes seront égoïstes, avares, vantards, hautains, outrageux, désobéissants à leurs parents, ingrats, sans piété, ◊ 3 sans affection naturelle, implacables, calomniateurs, incontinents, cruels, n’aimant pas le bien, ◊ 4 traîtres, téméraires, enflés d’orgueil, amis des voluptés plutôt qu’amis de Dieu, ◊ 5 ayant la forme de la piété, mais en ayant renié la puissance. Or détourne-toi de telles gens. ◊ 6 Car d’entre eux sont ceux qui s’introduisent dans les maisons et qui mènent captives des femmelettes chargées de péchés, entraînées par des convoitises diverses, ◊ 7 qui apprennent toujours et qui ne peuvent jamais parvenir à la connaissance de la vérité. ◊ 8 Or de la même manière dont Jannès et Jambrès résistèrent à Moïse, ainsi aussi ceux-ci résistent à la vérité, hommes corrompus dans leur entendement, réprouvés quant à la foi : ◊ 9 mais ils n’iront pas plus avant, car leur folie sera manifeste pour tous, comme a été celle de ceux-là aussi. ◊ 10 Mais toi, tu as pleinement compris ma doctrine, ma conduite, mon but constant, ma foi, mon support, mon amour, ma patience, ◊ 11 mes persécutions, mes souffrances, telles qu’elles me sont arrivées à Antioche, à Iconium et à Lystre, quelles persécutions j’ai endurées ; — et le Seigneur m’a délivré de toutes. ◊ 12 Et tous ceux aussi qui veulent vivre pieusement dans le christ Jésus, seront persécutés ; ◊ 13 mais les hommes méchants et les imposteurs iront de mal en pis, séduisant et étant séduits. ◊ 14 Mais toi, demeure dans les choses que tu as apprises et dont tu as été pleinement convaincu, sachant de qui tu les as apprises, ◊ 15 et que, dès l’enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi qui est dans le christ Jésus. ◊ 16 Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, ◊ 17 afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement accompli pour toute bonne œuvre.
Lévitique
25 ◊ 1 * Et l’Éternel parla à Moïse, sur la montagne de Sinaï, disant : ◊ 2 Parle aux fils d’Israël, et dis-leur : Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, le pays célébrera un sabbat à l’Éternel. ◊ 3 Pendant six ans tu sèmeras ton champ, et pendant six ans tu tailleras ta vigne, et tu en recueilleras le rapport ; ◊ 4 et la septième année, il y aura un sabbat de repos pour le pays, un sabbat [consacré] à l’Éternel : tu ne sèmeras pas ton champ, et tu ne tailleras pas ta vigne. ◊ 5 Tu ne moissonneras pas ce qui vient de soi-même de ta moisson [précédente], et tu ne vendangeras pas les grappes de ta vigne non taillée : ce sera une année de repos pour le pays. ◊ 6 Et le sabbat du pays vous servira de nourriture, à toi, et à ton serviteur, et à ta servante, et à ton homme à gages et à ton hôte qui séjournent chez toi, ◊ 7 et à ton bétail et aux animaux qui seront dans ton pays : tout son rapport servira de nourriture.
◊ 8 Et tu compteras sept sabbats d’années, sept fois sept ans ; et les jours de ces sept sabbats d’années te feront quarante-neuf ans. ◊ 9 Et, au septième mois, le dixième [jour] du mois, tu feras passer le son bruyant de la trompette ; le jour des propitiations, vous ferez passer la trompette par tout votre pays ; ◊ 10 et vous sanctifierez l’année de l’an cinquantième, et vous publierez la liberté dans le pays à tous ses habitants : ce sera pour vous un jubilé ; vous retournerez chacun dans sa possession, et vous retournerez chacun à sa famille. ◊ 11 Cette année de l’an cinquantième sera pour vous un jubilé : vous ne sèmerez pas, et vous ne moissonnerez pas ce qui vient de soi-même, et vous ne vendangerez pas la vigne non taillée ; ◊ 12 car c’est le Jubilé : il vous sera saint ; vous mangerez en l’y prenant ce que le champ rapportera. ◊ 13 En cette année du Jubilé, vous retournerez chacun dans sa possession. ◊ 14 Et si vous vendez quelque chose à votre prochain, ou si vous achetez de la main de votre prochain, que nul ne fasse tort à son frère. ◊ 15 Tu achèteras de ton prochain d’après le nombre des années depuis le Jubilé ; il te vendra d’après le nombre des années de rapport. ◊ 16 À proportion que le nombre des années sera grand, tu augmenteras le prix ; et à proportion que le nombre des années sera petit, tu diminueras le prix, car c’est le nombre des récoltes qu’il te vend. ◊ 17 Et nul de vous ne fera tort à son prochain, et tu craindras ton Dieu, car moi, je suis l’Éternel, votre Dieu. ◊ 18 Et vous pratiquerez mes statuts, et vous garderez mes ordonnances, et vous les pratiquerez, et ainsi vous habiterez dans le pays en sécurité ; ◊ 19 et le pays vous donnera son fruit, et vous mangerez à rassasiement, et vous l’habiterez en sécurité. ◊ 20 Et si vous dites : Que mangerons-nous la septième année ; voici, nous ne semons pas, et nous ne recueillons pas nos produits ? ◊ 21 je commanderai que ma bénédiction soit sur vous en la sixième année, et elle donnera le produit de trois ans. ◊ 22 Et vous sèmerez la huitième année et vous mangerez du vieux produit, jusqu’à la neuvième année ; jusqu’à ce que son produit soit venu, vous mangerez le vieux. ◊ 23 Et le pays ne se vendra pas à perpétuité, car le pays est à moi ; car vous, vous êtes chez moi comme des étrangers et comme des hôtes. ◊ 24 Et dans tout le pays de votre possession, vous donnerez le droit de rachat pour la terre.
◊ 25 Si ton frère est devenu pauvre, et vend une partie de sa possession, alors que celui qui a le droit de rachat, son plus proche parent, vienne et rachète la chose vendue par son frère. ◊ 26 Mais si un homme n’a personne qui ait le droit de rachat, et que sa main ait acquis et trouvé suffisamment de quoi faire son rachat, ◊ 27 il comptera les années depuis sa vente, et restituera le surplus à celui à qui il avait vendu, et il retournera dans sa possession. ◊ 28 Et si sa main n’a pas trouvé suffisamment de quoi lui rendre, la chose vendue restera en la main de celui qui l’aura achetée, jusqu’à l’année du Jubilé : la chose vendue sera libérée au Jubilé, et [le vendeur] rentrera dans sa possession.
◊ 29 Et si quelqu’un a vendu une maison d’habitation dans une ville murée, il aura son droit de rachat jusqu’à la fin de l’année de sa vente : son droit de rachat subsistera une année entière ; ◊ 30 mais si elle n’est pas rachetée avant que l’année entière soit accomplie, la maison qui est dans la ville murée restera définitivement à l’acheteur, en ses générations ; elle ne sera pas libérée au Jubilé. ◊ 31 Mais les maisons des villages qui n’ont pas de murs tout autour, seront considérées comme des champs du pays ; il y aura droit de rachat pour elles, et elles seront libérées au Jubilé. ◊ 32 Et quant aux villes des Lévites et aux maisons des villes de leur possession, les Lévites auront un droit perpétuel de rachat. ◊ 33 Et si quelqu’un a racheté d’un des Lévites, la maison vendue dans la ville de sa possession sera libérée au Jubilé ; car les maisons des villes des Lévites sont leur possession au milieu des fils d’Israël. ◊ 34 Et les champs des banlieues de leurs villes ne seront pas vendus, car c’est leur possession à perpétuité.
◊ 35 Et si ton frère est devenu pauvre, et que sa main devienne tremblante à côté de toi, tu le soutiendras, étranger ou hôte, afin qu’il vive à côté de toi. ◊ 36 Tu ne prendras de lui ni intérêt ni usure ; et tu craindras ton Dieu, afin que ton frère vive à côté de toi. ◊ 37 Tu ne lui donneras pas ton argent à intérêt, et tu ne lui donneras pas tes vivres à usure. ◊ 38 Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d’Égypte pour vous donner le pays de Canaan, pour être votre Dieu.
◊ 39 Et si ton frère est devenu pauvre à côté de toi, et qu’il se vende à toi, tu ne lui feras pas faire un service d’esclave ; ◊ 40 il sera avec toi comme un homme à gages et un hôte ; il te servira jusqu’à l’année du Jubilé : ◊ 41 alors il sortira de chez toi, lui et ses fils avec lui, et il retournera à sa famille, et retournera dans la possession de ses pères. ◊ 42 Car ils sont mes serviteurs, que j’ai fait sortir du pays d’Égypte ; ils ne seront pas vendus comme on vend les esclaves. ◊ 43 Tu ne domineras pas sur lui avec dureté, et tu craindras ton Dieu. ◊ 44 Mais quant à ton serviteur et à ta servante qui seront à toi,… d’entre les nations qui vous environnent, de ceux-là, vous achèterez des serviteurs et des servantes. ◊ 45 Et vous en achèterez aussi des fils des étrangers qui séjournent chez vous, et de leurs familles qui sont avec vous, qu’ils engendreront dans votre pays ; et ils seront votre possession. ◊ 46 Et vous les laisserez en héritage à vos fils après vous, pour qu’ils en aient la possession ; vous vous servirez d’eux à toujours ; mais quant à vos frères, les fils d’Israël, un homme ne dominera pas avec dureté sur son frère.
◊ 47 Et si un étranger ou un homme qui séjourne chez toi s’est enrichi, et que ton frère qui est à côté de lui soit devenu pauvre et se soit vendu à l’étranger qui séjourne chez toi, ou à un homme issu de la famille de l’étranger, ◊ 48 — après qu’il se sera vendu, il y aura pour lui droit de rachat ; un de ses frères le rachètera ; ◊ 49 ou son oncle, ou le fils de son oncle le rachètera ; ou quelque proche parent de sa famille le rachètera ; ou si sa main y peut atteindre, il se rachètera lui-même. ◊ 50 Et il comptera avec celui qui l’a acheté, depuis l’année qu’il s’est vendu à lui jusqu’à l’année du Jubilé ; et l’argent de son prix sera à raison du nombre des années ; il sera chez son maître selon les journées d’un homme à gages. ◊ 51 S’il y a encore beaucoup d’années, il restituera le prix de son rachat à raison de celles-ci, sur le prix pour lequel il aura été acheté ; ◊ 52 et s’il reste peu d’années jusqu’à l’année du Jubilé, il comptera avec lui ; à raison du nombre des années, il restituera le prix de son rachat. ◊ 53 Il sera chez lui comme un homme à gages, d’année en année ; le maître ne dominera pas sur lui avec dureté devant tes yeux. ◊ 54 Et s’il n’est pas racheté par un de ces moyens, il sortira l’année du Jubilé, lui et ses fils avec lui. ◊ 55 Car les fils d’Israël me sont serviteurs ; ils sont mes serviteurs que j’ai fait sortir du pays d’Égypte. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu.
Deutéronome
21 ◊ 1 Quand on trouvera sur la terre que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour la posséder, un homme tué, étendu dans les champs, sans qu’on sache qui l’a frappé, ◊ 2 tes anciens et tes juges sortiront, et mesureront jusqu’aux villes qui sont autour de l’homme tué. ◊ 3 Et [quand ils auront établi quelle est] la ville la plus rapprochée de l’homme tué, les anciens de cette ville prendront une génisse qui n’a pas servi et qui n’a pas tiré au joug, ◊ 4 et les anciens de cette ville feront descendre la génisse dans une vallée [où coule un torrent] qui ne tarit pas, dans laquelle on ne travaille ni ne sème, et là, dans la vallée, ils briseront la nuque à la génisse. ◊ 5 Et les sacrificateurs, fils de Lévi, s’approcheront ; car ce sont eux que l’Éternel, ton Dieu, a choisis pour faire son service et pour bénir au nom de l’Éternel ; et ce sont eux qui prononceront sur tout différend et sur toute blessure. ◊ 6 Et tous les anciens de cette ville, qui sont les plus rapprochés de l’homme tué, laveront leurs mains sur la génisse à laquelle on aura brisé la nuque dans la vallée ; ◊ 7 et ils prendront la parole et diront : Nos mains n’ont pas versé ce sang, et nos yeux ne l’ont pas vu. ◊ 8 Pardonne, ô Éternel, à ton peuple Israël que tu as racheté, et n’impute pas à ton peuple Israël le sang innocent. Et le sang leur sera pardonné. ◊ 9 Et toi, tu ôteras le sang innocent du milieu de toi, quand tu auras fait ce qui est droit aux yeux de l’Éternel.
◊ 10 Si tu sors pour faire la guerre contre tes ennemis, et que l’Éternel, ton Dieu, les livre en ta main, et que tu en emmènes des captifs, ◊ 11 si tu vois parmi les captifs une femme belle de figure, et que tu t’attaches à elle, et que tu la prennes pour femme, ◊ 12 tu l’introduiras dans l’intérieur de ta maison ; et elle rasera sa tête et se fera les ongles, ◊ 13 et elle ôtera de dessus elle le vêtement de sa captivité ; et elle habitera dans ta maison, et pleurera son père et sa mère un mois entier ; et après cela tu viendras vers elle, et tu seras son mari, et elle sera ta femme. ◊ 14 Et s’il arrive qu’elle ne te plaise pas, tu la renverras à son gré ; mais tu ne la vendras point pour de l’argent : tu ne la traiteras pas en esclave, parce que tu l’as humiliée.
◊ 15 Si un homme a deux femmes, l’une aimée et l’autre haïe, et qu’elles lui aient enfanté des fils, tant celle qui est aimée que celle qui est haïe, et que le fils premier-né soit de celle qui est haïe, ◊ 16 alors, le jour où il fera hériter à ses fils ce qui est à lui, il ne pourra pas faire premier-né le fils de celle qui est aimée, de préférence au fils de celle qui est haïe, lequel est le premier-né ; ◊ 17 mais il reconnaîtra pour premier-né le fils de celle qui est haïe, pour lui donner double portion de tout ce qui se trouvera être à lui ; car il est le commencement de sa vigueur, le droit d’aînesse lui appartient.
◊ 18 Si un homme a un fils indocile et rebelle, qui n’écoute pas la voix de son père ni la voix de sa mère, et qu’ils l’aient châtié, et qu’il ne les ait pas écoutés, ◊ 19 alors son père et sa mère le prendront et l’amèneront aux anciens de sa ville, à la porte de son lieu ; ◊ 20 et ils diront aux anciens de sa ville : Voici notre fils, il est indocile et rebelle, il n’écoute pas notre voix, il est débauché et ivrogne ; ◊ 21 et tous les hommes de sa ville le lapideront avec des pierres, et il mourra ; et tu ôteras le mal du milieu de toi, et tout Israël l’entendra et craindra.
◊ 22 Et si un homme a commis un péché digne de mort, et qu’il ait été mis à mort, et que tu l’aies pendu à un bois, ◊ 23 son cadavre ne passera pas la nuit sur le bois ; mais tu l’enterreras sans faute le jour même, car celui qui est pendu est malédiction de Dieu ; et tu ne rendras pas impure la terre que l’Éternel, ton Dieu, te donne en héritage.
Galates
3 ◊ 1 Ô Galates insensés, qui vous a ensorcelés, vous devant les yeux de qui Jésus Christ a été dépeint, crucifié [au milieu de vous] ? ◊ 2 Je voudrais seulement apprendre ceci de vous : avez-vous reçu l’Esprit sur le principe des œuvres de loi, ou de l’ouïe de [la] foi ? ◊ 3 Êtes-vous si insensés ? Ayant commencé par l’Esprit, achèveriez-vous maintenant par la chair ? ◊ 4 Avez-vous tant souffert en vain, si toutefois c’est en vain ? ◊ 5 Celui donc qui vous fournit l’Esprit et qui opère des miracles au milieu de vous, [le fait-il] sur le principe des œuvres de loi, ou de l’ouïe de [la] foi ? ◊ 6 comme Abraham a cru Dieu, et cela lui fut compté à justice. ◊ 7 Sachez donc que ceux qui sont sur le principe de [la] foi, ceux-là sont fils d’Abraham. ◊ 8 Or l’écriture, prévoyant que Dieu justifierait les nations sur le principe de [la] foi, a d’avance annoncé la bonne nouvelle à Abraham : « En toi toutes les nations seront bénies ». ◊ 9 De sorte que ceux qui sont sur le principe de [la] foi sont bénis avec le croyant Abraham. ◊ 10 Car tous ceux qui sont sur le principe des œuvres de loi sont sous malédiction ; car il est écrit : « Maudit est quiconque ne persévère pas dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi pour les faire ». ◊ 11 Or que par [la] loi personne ne soit justifié devant Dieu, cela est évident, parce que : « Le juste vivra de foi ». ◊ 12 Mais la loi n’est pas sur le principe de [la] foi, mais : « Celui qui aura fait ces choses vivra par elles ». ◊ 13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous (car il est écrit : « Maudit est quiconque est pendu au bois »), ◊ 14 afin que la bénédiction d’Abraham parvînt aux nations dans le christ Jésus, afin que nous reçussions par la foi l’Esprit promis.
◊ 15 Frères, je parle selon l’homme : personne n’annule une alliance qui est confirmée, même [celle] d’un homme, ni n’y ajoute. ◊ 16 Or c’est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa semence. Il ne dit pas : « et aux semences », comme [parlant] de plusieurs ; mais comme [parlant] d’un seul : — « et à ta semence », qui est Christ. ◊ 17 Or je dis ceci : que la loi, qui est survenue quatre cent trente ans après, n’annule point une alliance antérieurement confirmée par Dieu, de manière à rendre la promesse sans effet.
◊ 18 Car si l’héritage est sur le principe de loi, il n’est plus sur le principe de promesse ; mais Dieu a fait le don à Abraham par promesse.
◊ 19 Pourquoi donc la loi ? Elle a été ajoutée à cause des transgressions, jusqu’à ce que vînt la semence à laquelle la promesse est faite, ayant été ordonnée par des anges, par la main d’un médiateur. ◊ 20 Or un médiateur n’est pas [médiateur] d’un seul, mais Dieu est un seul.
◊ 21 La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Qu’ainsi n’advienne ! Car s’il avait été donné une loi qui eût le pouvoir de faire vivre, la justice serait en réalité sur le principe de [la] loi. ◊ 22 Mais l’écriture a renfermé toutes choses sous le péché, afin que la promesse, sur le principe de [la] foi en Jésus Christ, fût donnée à ceux qui croient. ◊ 23 Or avant que la foi vînt, nous étions gardés sous [la] loi, renfermés pour la foi qui devait être révélée ; ◊ 24 de sorte que la loi a été notre conducteur jusqu’à Christ, afin que nous fussions justifiés sur le principe de [la] foi ; ◊ 25 mais, la foi étant venue, nous ne sommes plus sous un conducteur, ◊ 26 car vous êtes tous fils de Dieu par la foi dans le christ Jésus. ◊ 27 Car vous tous qui avez été baptisés pour Christ, vous avez revêtu Christ : ◊ 28 il n’y a ni Juif, ni Grec ; il n’y a ni esclave, ni homme libre ; il n’y a ni mâle, ni femelle ; car vous tous, vous êtes un dans le christ Jésus. ◊ 29 Or si vous êtes de Christ, vous êtes donc [la] semence d’Abraham, héritiers selon [la] promesse.
1 Jean
5 ◊ 1 Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu ; et quiconque aime celui qui a engendré, aime aussi celui qui est engendré de lui. ◊ 2 Par ceci nous savons que nous aimons les enfants de Dieu, c’est quand nous aimons Dieu et que nous gardons ses commandements ; ◊ 3 car c’est ici l’amour de Dieu, que nous gardions ses commandements, et ses commandements ne sont pas pénibles, ◊ 4 parce que tout ce qui est né de Dieu est victorieux du monde ; et c’est ici la victoire qui a vaincu le monde, [savoir] notre foi. ◊ 5 Qui est celui qui est victorieux du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?
◊ 6 C’est lui qui est venu par [l’]eau et par [le] sang, Jésus le Christ, non seulement dans [la puissance de] l’eau, mais dans [la puissance de] l’eau et du sang ; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, car l’Esprit est la vérité ; ◊ 7 car il y en a trois qui rendent témoignage : ◊ 8 l’Esprit, et l’eau, et le sang, et les trois sont [d’accord] pour un même [témoignage]. ◊ 9 Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car c’est ici le témoignage de Dieu qu’il a rendu au sujet de son Fils. ◊ 10 Celui qui croit au Fils de Dieu, a le témoignage au-dedans de lui-même ; celui qui ne croit pas Dieu, l’a fait menteur, car il n’a pas cru au témoignage que Dieu a rendu au sujet de son Fils. ◊ 11 Et c’est ici le témoignage : que Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils : ◊ 12 Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.
◊ 13 Je vous ai écrit ces choses afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu.
◊ 14 Et c’est ici la confiance que nous avons en lui, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute ; ◊ 15 et si nous savons qu’il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons les choses que nous lui avons demandées.
◊ 16 Si quelqu’un voit son frère pécher d’un péché qui ne soit pas à la mort, il demandera [pour lui] ; et il lui donnera la vie, [savoir] à ceux qui ne pèchent pas à la mort. Il y a un péché à la mort : pour ce péché-là, je ne dis pas qu’il demande. ◊ 17 Toute iniquité est péché, et il y a tel péché qui n’est pas à la mort. ◊ 18 Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche pas, mais celui qui est né de Dieu se conserve lui-même, et le méchant ne le touche pas. ◊ 19 Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier gît dans le méchant. ◊ 20 Or nous savons que le Fils de Dieu est venu, et il nous a donné une intelligence afin que nous connaissions le Véritable, et nous sommes dans le Véritable, [savoir] dans son Fils Jésus Christ : lui est le Dieu véritable et la vie éternelle.
◊ 21 Enfants, gardez-vous des idoles.
Galates
5 ◊ 1 Christ nous a placés dans la liberté en nous affranchissant ; tenez-vous donc fermes, et ne soyez pas de nouveau retenus sous un joug de servitude. ◊ 2 Voici, moi Paul, je vous dis que si vous êtes circoncis, Christ ne vous profitera de rien ; ◊ 3 et je proteste de nouveau à tout homme circoncis, qu’il est tenu d’accomplir toute la loi. ◊ 4 Vous vous êtes séparés de tout le bénéfice qu’il y a dans le Christ, vous tous qui vous justifiez par [la] loi ; vous êtes déchus de la grâce. ◊ 5 Car nous, par [l’]Esprit, sur le principe de [la] foi, nous attendons l’espérance de la justice. ◊ 6 Car, dans le christ Jésus, ni circoncision, ni incirconcision, n’ont de valeur, mais [la] foi opérante par [l’]amour. ◊ 7 Vous couriez bien, qui est-ce qui vous a arrêtés pour que vous n’obéissiez pas à la vérité ? ◊ 8 La persuasion ne vient pas de celui qui vous appelle. ◊ 9 Un peu de levain fait lever la pâte tout entière. ◊ 10 J’ai confiance à votre égard par le Seigneur, que vous n’aurez point d’autre sentiment ; mais celui qui vous trouble, quel qu’il soit, en portera le jugement.
◊ 11 Mais moi, frères, si je prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je encore persécuté ? — alors le scandale de la croix est anéanti. ◊ 12 Je voudrais que ceux qui vous bouleversent se retranchassent même.
◊ 13 Car vous, frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement [n’usez] pas de la liberté comme d’une occasion pour la chair, mais, par amour, servez-vous l’un l’autre ; ◊ 14 car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». ◊ 15 Mais si vous vous mordez et vous dévorez l’un l’autre, prenez garde que vous ne soyez consumés l’un par l’autre.
◊ 16 Mais je dis : Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point la convoitise de la chair. ◊ 17 Car la chair convoite contre l’Esprit, et l’Esprit contre la chair ; et ces choses sont opposées l’une à l’autre, afin que vous ne pratiquiez pas les choses que vous voudriez. ◊ 18 Mais si vous êtes conduits par [l’]Esprit, vous n’êtes pas sous [la] loi. ◊ 19 Or les œuvres de la chair sont manifestes, lesquelles sont la fornication, l’impureté, l’impudicité, ◊ 20 l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les colères, les intrigues, les divisions, les sectes, ◊ 21 les envies, les meurtres, les ivrogneries, les orgies, et les choses semblables à celles-là, au sujet desquelles je vous déclare d’avance, comme aussi je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront pas du royaume de Dieu. ◊ 22 Mais le fruit de l’Esprit est l’amour, la joie, la paix, la longanimité, la bienveillance, la bonté, la fidélité, ◊ 23 la douceur, la tempérance : contre de telles choses, il n’y a pas de loi. ◊ 24 Or ceux qui sont du Christ ont crucifié la chair avec les passions et les convoitises. ◊ 25 Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit. ◊ 26 Ne soyons pas désireux de vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres [et] en nous portant envie les uns aux autres.
Galates
4 ◊ 1 Or je dis qu’aussi longtemps que l’héritier est en bas âge, il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit seigneur de tout ; ◊ 2 mais il est sous des tuteurs et des curateurs jusqu’à l’époque fixée par le père. ◊ 3 Ainsi aussi nous, lorsque nous étions en bas âge, nous étions asservis sous les éléments du monde ; ◊ 4 mais, quand l’accomplissement du temps est venu, Dieu a envoyé son Fils, né de femme, né sous [la] loi, ◊ 5 afin qu’il rachetât ceux [qui étaient] sous [la] loi, afin que nous reçussions l’adoption. ◊ 6 Et, parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant : Abba, Père : ◊ 7 de sorte que tu n’es plus esclave, mais fils ; et, si fils, héritier aussi par Dieu. ◊ 8 Mais alors, ne connaissant pas Dieu, vous étiez asservis à ceux qui, par [leur] nature, ne sont pas dieux : ◊ 9 mais maintenant, ayant connu Dieu, mais plutôt ayant été connus de Dieu, comment retournez-vous de nouveau aux faibles et misérables éléments auxquels vous voulez encore derechef être asservis ? ◊ 10 Vous observez des jours, et des mois, et des temps, et des années. ◊ 11 Je crains, quant à vous, que peut-être je n’aie travaillé en vain pour vous.
◊ 12 Soyez comme moi, car moi aussi [je suis] comme vous, frères ; je vous en prie. Vous ne m’avez fait aucun tort ; ◊ 13 — et vous savez que dans l’infirmité de la chair je vous ai évangélisé au commencement ; ◊ 14 et vous n’avez point méprisé, ni rejeté avec dégoût ma tentation qui était en ma chair ; mais vous m’avez reçu comme un ange de Dieu, comme le christ Jésus. ◊ 15 Quel était donc votre bonheur ? Car je vous rends témoignage que, si cela eût été possible, arrachant vos propres yeux, vous me les eussiez donnés. ◊ 16 Je suis donc devenu votre ennemi en vous disant la vérité ? ◊ 17 Ils ne sont pas zélés à votre égard comme il faut, mais ils veulent vous exclure, afin que vous soyez zélés à leur égard. ◊ 18 Mais il est bon d’être toujours zélé pour le bien, et de ne pas l’être seulement quand je suis présent avec vous.
◊ 19 Mes enfants, pour l’enfantement desquels je travaille de nouveau jusqu’à ce que Christ ait été formé en vous, ◊ 20 oui, je voudrais être maintenant auprès de vous et changer de langage, car je suis en perplexité à votre sujet.
◊ 21 Dites-moi, vous qui voulez être sous [la] loi, n’écoutez-vous pas la loi ? ◊ 22 Car il est écrit qu’Abraham a eu deux fils, l’un de la servante, et l’autre de la femme libre. ◊ 23 Mais celui qui [naquit] de la servante naquit selon la chair, et celui qui [naquit] de la femme libre [naquit] par la promesse. ◊ 24 Ces choses doivent être prises dans un sens allégorique : car ce sont deux alliances, l’une du mont Sina, enfantant pour la servitude, et c’est Agar. ◊ 25 Car « Agar » est le mont Sina, en Arabie, et correspond à la Jérusalem de maintenant, car elle est dans la servitude avec ses enfants. ◊ 26 Mais la Jérusalem d’en haut est la femme libre qui est notre mère. ◊ 27 Car il est écrit : « Réjouis-toi, stérile qui n’enfantes point ; éclate [de joie] et pousse des cris, toi qui n’es point en travail d’enfant ; car les enfants de la délaissée sont plus nombreux que [les enfants] de celle qui a un mari ». ◊ 28 Or vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de promesse. ◊ 29 Mais, comme alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui [était né] selon l’Esprit, [il en est] de même aussi maintenant. ◊ 30 Mais que dit l’écriture ? « Chasse la servante et son fils, car le fils de la servante n’héritera point avec le fils de la femme libre ». ◊ 31 Ainsi, frères, nous ne sommes pas enfants de [la] servante, mais de la femme libre.
1 Pierre
1 ◊ 1 Pierre, apôtre de Jésus Christ, à ceux de la dispersion, du Pont, de la Galatie, de la Cappadoce, de l’Asie et de la Bithynie, qui séjournent [parmi les nations], ◊ 2 élus selon la préconnaissance de Dieu le Père, en sainteté de l’Esprit, pour l’obéissance et l’aspersion du sang de Jésus Christ : Que la grâce et la paix vous soient multipliées !
◊ 3 Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, ◊ 4 pour un héritage incorruptible, sans souillure, immarcescible, conservé dans les cieux pour vous, ◊ 5 qui êtes gardés par la puissance de Dieu par la foi, pour un salut qui est prêt à être révélé au dernier temps ; ◊ 6 en quoi vous vous réjouissez, tout en étant affligés maintenant pour un peu de temps par diverses tentations, si cela est nécessaire, ◊ 7 afin que l’épreuve de votre foi, bien plus précieuse que celle de l’or qui périt et qui toutefois est éprouvé par le feu, soit trouvée [tourner] à louange, et à gloire, et à honneur, dans la révélation de Jésus Christ, ◊ 8 lequel, quoique vous ne l’ayez pas vu, vous aimez ; et, croyant en lui, quoique maintenant vous ne le voyiez pas, vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse, ◊ 9 recevant la fin de votre foi, [le] salut des âmes ; ◊ 10 duquel salut les prophètes qui ont prophétisé de la grâce qui vous était destinée se sont informés et enquis avec soin, ◊ 11 recherchant quel temps ou quelle sorte de temps l’Esprit de Christ qui était en eux indiquait, rendant par avance témoignage des souffrances qui devaient être la part de Christ et des gloires qui suivraient ; ◊ 12 et il leur fut révélé que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu’ils administraient ces choses, qui vous sont maintenant annoncées par ceux qui vous ont annoncé la bonne nouvelle par l’Esprit Saint envoyé du ciel, dans lesquelles des anges désirent de regarder de près.
◊ 13 C’est pourquoi, ayant ceint les reins de votre entendement et étant sobres, espérez parfaitement dans la grâce qui vous sera apportée à la révélation de Jésus Christ, ◊ 14 — comme des enfants d’obéissance, ne vous conformant pas à vos convoitises d’autrefois pendant votre ignorance ; ◊ 15 mais, comme celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute [votre] conduite ; ◊ 16 parce qu’il est écrit : « Soyez saints, car moi je suis saint ». ◊ 17 Et si vous invoquez comme père celui qui, sans acception de personnes, juge selon l’œuvre de chacun, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre séjour [ici-bas], ◊ 18 sachant que vous avez été rachetés de votre vaine conduite qui vous avait été enseignée par vos pères, non par des choses corruptibles, de l’argent ou de l’or, ◊ 19 mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache, ◊ 20 préconnu dès avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps pour vous, ◊ 21 qui, par lui, croyez en Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance fussent en Dieu. ◊ 22 Ayant purifié vos âmes par l’obéissance à la vérité, pour [que vous ayez] une affection fraternelle sans hypocrisie, aimez-vous l’un l’autre ardemment, d’un cœur pur, ◊ 23 vous qui êtes régénérés, non par une semence corruptible, mais [par une semence] incorruptible, par la vivante et permanente parole de Dieu : ◊ 24 parce que « toute chair est comme l’herbe, et toute sa gloire comme la fleur de l’herbe : l’herbe a séché et sa fleur est tombée, ◊ 25 mais la parole du *Seigneur demeure éternellement ». Or c’est cette parole qui vous a été annoncée.
1 Jean
2 ◊ 1 Mes enfants, je vous écris ces choses afin que vous ne péchiez pas ; et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ, le juste ; ◊ 2 et lui est la propitiation pour nos péchés, et non pas seulement pour les nôtres, mais aussi pour le monde entier.
◊ 3 Et par ceci nous savons que nous le connaissons, [savoir] si nous gardons ses commandements. ◊ 4 Celui qui dit : Je le connais, et qui ne garde pas ses commandements, est menteur, et la vérité n’est pas en lui. ◊ 5 Mais quiconque garde sa parole, — en lui l’amour de Dieu est véritablement consommé : par cela nous savons que nous sommes en lui. ◊ 6 Celui qui dit demeurer en lui, doit lui-même aussi marcher comme lui a marché.
◊ 7 Bien-aimés, je ne vous écris pas un commandement nouveau, mais un commandement ancien que vous avez eu dès le commencement. Le commandement ancien est la parole que vous avez entendue. ◊ 8 Encore une fois, je vous écris un commandement nouveau, ce qui est vrai en lui et en vous, parce que les ténèbres s’en vont et que la vraie lumière luit déjà. ◊ 9 Celui qui dit être dans la lumière et qui hait son frère, est dans les ténèbres jusqu’à maintenant. ◊ 10 Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et il n’y a point en lui d’occasion de chute. ◊ 11 Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, et il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.
◊ 12 Je vous écris, enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés par son nom.
◊ 13 Je vous écris, pères, parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement.
Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le méchant.
Je vous écris, petits enfants, parce que vous connaissez le Père.
◊ 14 Je vous ai écrit, pères, parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement.
Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le méchant. ◊ 15 N’aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde : si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui ; ◊ 16 parce que tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, et la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, n’est pas du Père, mais est du monde ; ◊ 17 et le monde s’en va et sa convoitise, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement.
◊ 18 Petits enfants, c’est la dernière heure ; et comme vous avez entendu que l’antichrist vient, maintenant aussi il y a plusieurs antichrists, par quoi nous savons que c’est la dernière heure : ◊ 19 ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n’étaient pas des nôtres ; car s’ils eussent été des nôtres, ils fussent demeurés avec nous ; mais c’est afin qu’ils fussent manifestés comme n’étant aucun [d’eux] des nôtres. ◊ 20 Et vous, vous avez l’onction de la part du Saint et vous connaissez toutes choses. ◊ 21 Je ne vous ai pas écrit parce que vous ne connaissez pas la vérité, mais parce que vous la connaissez et qu’aucun mensonge ne vient de la vérité. ◊ 22 Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l’antichrist, qui nie le Père et le Fils. ◊ 23 Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père ; celui qui confesse le Fils a aussi le Père. ◊ 24 Pour vous, que ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous : si ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous, vous aussi vous demeurerez dans le Fils et dans le Père. ◊ 25 Et c’est ici la promesse que lui nous a promise, — la vie éternelle. ◊ 26 Je vous ai écrit ces choses touchant ceux qui vous égarent ; ◊ 27 et, pour vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin que personne vous enseigne ; mais comme la même onction vous enseigne à l’égard de toutes choses, et qu’elle est vraie et n’est pas mensonge, — et selon qu’elle vous a enseignés, vous demeurerez en lui.
◊ 28 Et maintenant, enfants, demeurez en lui, afin que, quand il sera manifesté, nous ayons de l’assurance et que nous ne soyons pas couverts de honte, de par lui, à sa venue.
◊ 29 Si vous savez qu’il est juste, sachez que quiconque pratique la justice est né de lui.
Jacques
1 ◊ 1 Jacques, esclave de Dieu et du seigneur Jésus Christ, aux douze tribus qui sont dans la dispersion, salut !
◊ 2 Estimez-le comme une parfaite joie, mes frères, quand vous serez en butte à diverses tentations, ◊ 3 sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. ◊ 4 Mais que la patience ait son œuvre parfaite, afin que vous soyez parfaits et accomplis, ne manquant de rien. ◊ 5 Et si quelqu’un de vous manque de sagesse, qu’il demande à Dieu qui donne à tous libéralement et qui ne fait pas de reproches, et il lui sera donné ; ◊ 6 mais qu’il demande avec foi, ne doutant nullement ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et jeté çà et là ; ◊ 7 or que cet homme-là ne pense pas qu’il recevra quoi que ce soit du Seigneur : ◊ 8 il est un homme incertain dans ses pensées, inconstant dans toutes ses voies.
◊ 9 Or que le frère de basse condition se glorifie dans son élévation, ◊ 10 et le riche dans son abaissement, car il passera comme la fleur de l’herbe. ◊ 11 Car le soleil s’est levé avec sa brûlante chaleur et a séché l’herbe, et sa fleur est tombée, et la grâce de sa forme a péri : ainsi aussi le riche se flétrira dans ses voies. ◊ 12 Bienheureux est l’homme qui endure la tentation ; car, quand il aura été manifesté fidèle par l’épreuve il recevra la couronne de vie, qu’Il a promise à ceux qui l’aiment.
◊ 13 Que nul, quand il est tenté, ne dise : Je suis tenté par Dieu ; — car Dieu ne peut être tenté par le mal, et lui ne tente personne. ◊ 14 Mais chacun est tenté, étant attiré et amorcé par sa propre convoitise ; ◊ 15 puis la convoitise, ayant conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort.
◊ 16 Ne vous égarez pas, mes frères bien-aimés : ◊ 17 tout ce qui nous est donné de bon et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, en qui il n’y a pas de variation ou d’ombre de changement. ◊ 18 De sa propre volonté, il nous a engendrés par la parole de la vérité, pour que nous soyons une sorte de prémices de ses créatures.
◊ 19 Ainsi, mes frères bien-aimés, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à la colère ; ◊ 20 car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu. ◊ 21 C’est pourquoi, rejetant toute saleté et tout débordement de malice, recevez avec douceur la parole implantée, qui a la puissance de sauver vos âmes. ◊ 22 Mais mettez la parole en pratique, et ne l’écoutez pas seulement, vous séduisant vous-mêmes. ◊ 23 Car si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui considère sa face naturelle dans un miroir ; ◊ 24 car il s’est considéré lui-même et s’en est allé, et aussitôt il a oublié quel il était. ◊ 25 Mais celui qui aura regardé de près dans la loi parfaite, celle de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais un faiseur d’œuvre, celui-là sera bienheureux dans son faire. ◊ 26 Si quelqu’un pense être religieux et qu’il ne tienne pas sa langue en bride, mais séduise son cœur, le service religieux de cet homme est vain. ◊ 27 Le service religieux pur et sans tache devant Dieu le Père, est celui-ci : de visiter les orphelins et les veuves dans leur affliction, de se conserver pur du monde.
Matthieu
24 ◊ 1 Et Jésus sortit et s’en alla du temple ; et ses disciples s’approchèrent pour lui montrer les bâtiments du temple. ◊ 2 Et lui, répondant, leur dit : Ne voyez-vous pas toutes ces choses ? En vérité, je vous dis : Il ne sera point laissé ici pierre sur pierre qui ne soit jetée à bas. ◊ 3 Et comme il était assis sur la montagne des Oliviers, les disciples vinrent à lui en particulier, disant : Dis-nous quand ces choses auront lieu, et quel sera le signe de ta venue et de la consommation du siècle. ◊ 4 Et Jésus, répondant, leur dit : Prenez garde que personne ne vous séduise ; ◊ 5 car plusieurs viendront en mon nom, disant : Moi, je suis le Christ ; et ils en séduiront plusieurs. ◊ 6 Et vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres ; prenez garde que vous ne soyez troublés, car il faut que tout arrive ; mais la fin n’est pas encore. ◊ 7 Car nation s’élèvera contre nation, et royaume contre royaume ; et il y aura des famines, et des pestes, et des tremblements de terre en divers lieux. ◊ 8 Mais toutes ces choses sont un commencement de douleurs. ◊ 9 Alors ils vous livreront pour être affligés, et ils vous feront mourir ; et vous serez haïs de toutes les nations à cause de mon nom. ◊ 10 Et alors plusieurs seront scandalisés, et se livreront l’un l’autre, et se haïront l’un l’autre ; ◊ 11 et plusieurs faux prophètes s’élèveront et en séduiront plusieurs : ◊ 12 et parce que l’iniquité prévaudra, l’amour de plusieurs sera refroidi ; ◊ 13 mais celui qui persévérera jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. ◊ 14 Et cet évangile du royaume sera prêché dans la terre habitée tout entière, en témoignage à toutes les nations ; et alors viendra la fin.
◊ 15 Quand donc vous verrez l’abomination de la désolation, dont il a été parlé par Daniel le prophète, établie dans [le] lieu saint (que celui qui lit comprenne), ◊ 16 alors que ceux qui sont en Judée s’enfuient dans les montagnes ; ◊ 17 que celui qui est sur le toit ne descende pas pour emporter ses effets hors de sa maison ; ◊ 18 et que celui qui est aux champs ne retourne pas en arrière pour emporter son vêtement. ◊ 19 Mais malheur à celles qui sont enceintes et à celles qui allaitent en ces jours-là ! ◊ 20 Et priez que votre fuite n’ait pas lieu en hiver, ni un jour de sabbat ; ◊ 21 car alors il y aura une grande tribulation, telle qu’il n’y en a point eu depuis le commencement du monde jusqu’à maintenant, et qu’il n’y en aura jamais. ◊ 22 Et si ces jours-là n’eussent été abrégés, nulle chair n’eût été sauvée ; mais, à cause des élus, ces jours-là seront abrégés. ◊ 23 Alors, si quelqu’un vous dit : Voici, le Christ est ici, ou : Il est là, ne le croyez pas. ◊ 24 Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes ; et ils montreront de grands signes et des prodiges, de manière à séduire, si possible, même les élus. ◊ 25 Voici, je vous l’ai dit à l’avance. ◊ 26 Si donc on vous dit : Voici, il est au désert, ne sortez pas ; voici, il est dans les chambres intérieures, ne le croyez pas. ◊ 27 Car comme l’éclair sort de l’orient et apparaît jusqu’à l’occident, ainsi sera la venue du fils de l’homme. ◊ 28 Car, où que soit le corps mort, là s’assembleront les aigles.
◊ 29 Et aussitôt après la tribulation de ces jours-là, le soleil sera obscurci, et la lune ne donnera pas sa lumière, et les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées. ◊ 30 Et alors paraîtra le signe du fils de l’homme dans le ciel : et alors toutes les tribus de la terre se lamenteront et verront le fils de l’homme venant sur les nuées du ciel, avec puissance et une grande gloire. ◊ 31 Et il enverra ses anges avec un grand son de trompette ; et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis l’un des bouts du ciel jusqu’à l’autre bout.
◊ 32 Mais apprenez du figuier la parabole [qu’il vous offre] : Quand déjà son rameau est tendre et qu’il pousse des feuilles, vous connaissez que l’été est proche. ◊ 33 De même aussi vous, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que cela est proche, à la porte. ◊ 34 En vérité, je vous dis : Cette génération ne passera point que toutes ces choses ne soient arrivées. ◊ 35 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. ◊ 36 Mais, quant à ce jour-là et à l’heure, personne n’en a connaissance, pas même les anges des cieux, si ce n’est mon Père seul. ◊ 37 Mais comme ont été les jours de Noé, ainsi sera aussi la venue du fils de l’homme. ◊ 38 Car, comme dans les jours avant le déluge on mangeait et on buvait, on se mariait et on donnait en mariage, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche, ◊ 39 et ils ne connurent rien, jusqu’à ce que le déluge vint et les emporta tous, ainsi sera aussi la venue du fils de l’homme. ◊ 40 Alors deux hommes seront au champ, l’un sera pris et l’autre laissé ; ◊ 41 deux femmes moudront à la meule, l’une sera prise et l’autre laissée. ◊ 42 Veillez donc ; car vous ne savez pas à quelle heure votre Seigneur vient. ◊ 43 Mais sachez ceci, que si le maître de la maison eût su à quelle veille le voleur devait venir, il eût veillé, et n’eût pas laissé percer sa maison. ◊ 44 C’est pourquoi, vous aussi, soyez prêts ; car, à l’heure que vous ne pensez pas, le fils de l’homme vient. ◊ 45 Qui donc est l’esclave fidèle et prudent, que son maître a établi sur les domestiques de sa maison pour leur donner leur nourriture au temps convenable ? ◊ 46 Bienheureux est cet esclave-là que son maître, lorsqu’il viendra, trouvera faisant ainsi. ◊ 47 En vérité, je vous dis qu’il l’établira sur tous ses biens. ◊ 48 Mais si ce méchant esclave-là dit en son cœur : Mon maître tarde à venir, ◊ 49 et qu’il se mette à battre ceux qui sont esclaves avec lui, et qu’il mange et boive avec les ivrognes, ◊ 50 le maître de cet esclave-là viendra en un jour qu’il n’attend pas, et à une heure qu’il ne sait pas, ◊ 51 et il le coupera en deux et lui donnera sa part avec les hypocrites : là seront les pleurs et les grincements de dents.
Apocalypse
17 ◊ 1 Et l’un des sept anges qui avaient les sept coupes, vint et me parla, disant : Viens ici ; je te montrerai la sentence de la grande prostituée qui est assise sur plusieurs eaux, ◊ 2 avec laquelle les rois de la terre ont commis fornication ; et ceux qui habitent sur la terre ont été enivrés du vin de sa fornication. ◊ 3 Et il m’emporta en esprit dans un désert : et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes. ◊ 4 Et la femme était vêtue de pourpre et d’écarlate, et parée d’or et de pierres précieuses et de perles, ayant dans sa main une coupe d’or pleine d’abominations, et les impuretés de sa fornication ; ◊ 5 et [il y avait] sur son front un nom écrit : Mystère, Babylone la grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre. ◊ 6 Et je vis la femme enivrée du sang des saints, et du sang des témoins de Jésus ; et, en la voyant, je fus saisi d’un grand étonnement. ◊ 7 Et l’ange me dit : Pourquoi es-tu étonné ? Je te dirai, moi, le mystère de la femme et de la bête qui la porte, qui a les sept têtes et les dix cornes.
◊ 8 La bête que tu as vue était, et n’est pas, et va monter de l’abîme et aller à la perdition ; et ceux qui habitent sur la terre, dont les noms ne sont pas écrits dès la fondation du monde au livre de vie, s’étonneront, en voyant la bête, — qu’elle était, et qu’elle n’est pas, et qu’elle sera présente.
◊ 9 Ici est l’entendement, qui a de la sagesse : Les sept têtes sont sept montagnes où la femme est assise ; ◊ 10 ce sont aussi sept rois : cinq sont tombés ; l’un est ; l’autre n’est pas encore venu, et, quand il sera venu, il faut qu’il demeure un peu de temps. ◊ 11 Et la bête qui était et qui n’est pas, est, elle aussi, un huitième, et elle est d’entre les sept, et elle s’en va à la perdition.
◊ 12 Et les dix cornes que tu as vues sont dix rois qui n’ont pas encore reçu de royaume, mais reçoivent pouvoir comme rois, une heure, avec la bête. ◊ 13 Ceux-ci ont une seule et même pensée, et ils donnent leur puissance et leur pouvoir à la bête. ◊ 14 Ceux-ci combattront contre l’Agneau ; et l’Agneau les vaincra, car il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois, et ceux qui sont avec lui, appelés, et élus, et fidèles.
◊ 15 Et il me dit : Les eaux que tu as vues, où la prostituée est assise, sont des peuples et des foules et des nations et des langues. ◊ 16 Et les dix cornes que tu as vues et la bête, — celles-ci haïront la prostituée et la rendront déserte et nue, et mangeront sa chair et la brûleront au feu ; ◊ 17 car Dieu a mis dans leurs cœurs d’exécuter sa pensée, et d’exécuter une seule et même pensée, et de donner leur royaume à la bête, jusqu’à ce que les paroles de Dieu soient accomplies.
◊ 18 Et la femme que tu as vue est la grande ville qui a la royauté sur les rois de la terre.
Colossiens
1 ◊ 1 Paul, apôtre du christ Jésus par la volonté de Dieu, et Timothée, le frère, ◊ 2 aux saints et fidèles frères en Christ qui sont à Colasses : Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père [et du seigneur !
◊ 3 Nous rendons grâces au Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, priant toujours pour vous, ◊ 4 ayant ouï parler de votre foi dans le christ Jésus et de l’amour que vous avez pour tous les saints, ◊ 5 à cause de l’espérance qui vous est réservée dans les cieux et dont vous avez déjà ouï parler dans la parole de la vérité de l’évangile, ◊ 6 qui est parvenu jusqu’à vous, comme aussi [il l’est] dans tout le monde, et qui porte du fruit et croît, comme aussi parmi vous, depuis le jour où vous avez entendu et connu la grâce de Dieu en vérité, ◊ 7 comme vous l’avez entendue d’Épaphras, notre bien-aimé compagnon de service, qui est un fidèle serviteur du Christ pour vous, ◊ 8 qui nous a aussi fait connaître votre amour dans l’Esprit.
◊ 9 C’est pourquoi nous aussi, depuis le jour où nous en avons ouï parler, nous ne cessons pas de prier et de demander pour vous que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, ◊ 10 pour marcher d’une manière digne du Seigneur pour lui plaire à tous égards, portant du fruit en toute bonne œuvre, et croissant par la connaissance de Dieu : ◊ 11 étant fortifiés en toute force, selon la puissance de sa gloire, pour toute patience et constance, avec joie, ◊ 12 rendant grâces au Père qui nous a rendus capables de participer au lot des saints dans la lumière ; ◊ 13 qui nous a délivrés du pouvoir des ténèbres, et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, ◊ 14 en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés ; ◊ 15 qui est [l’]image du Dieu invisible, [le] premier-né de toute [la] création ; ◊ 16 car par lui ont été créées toutes choses, les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre, les visibles et les invisibles, soit trônes, ou seigneuries, ou principautés, ou autorités : toutes choses ont été créées par lui et pour lui ; ◊ 17 et lui est avant toutes choses, et toutes choses subsistent par lui ; ◊ 18 et il est le chef du corps, de l’assemblée, lui qui est [le] commencement, [le] premier-né d’entre les morts, afin qu’en toutes choses il tienne, lui, la première place ; ◊ 19 car, en lui, toute la plénitude s’est plu à habiter, ◊ 20 et, par lui, à réconcilier toutes choses avec elle-même, ayant fait la paix par le sang de sa croix, par lui, soit les choses qui sont sur la terre, soit les choses qui sont dans les cieux. ◊ 21 Et vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis quant à votre entendement, dans les mauvaises œuvres, il vous a toutefois maintenant réconciliés ◊ 22 dans le corps de sa chair, par la mort, pour vous présenter saints et irréprochables et irrépréhensibles devant lui, ◊ 23 si du moins vous demeurez dans la foi, fondés et fermes, et ne vous laissant pas détourner de l’espérance de l’évangile que vous avez ouï, lequel a été prêché dans toute la création qui est sous le ciel, [et] duquel moi, Paul, je suis devenu serviteur.
◊ 24 Maintenant, je me réjouis dans les souffrances pour vous, et j’accomplis dans ma chair ce qui reste [encore à souffrir] des afflictions du Christ pour son corps qui est l’assemblée, ◊ 25 de laquelle moi je suis devenu serviteur selon l’administration de Dieu qui m’a été donnée envers vous, pour compléter la parole de Dieu, ◊ 26 [savoir] le mystère qui avait été caché dès les siècles et dès les générations, mais qui a été maintenant manifesté à ses saints, ◊ 27 auxquels Dieu a voulu donner à connaître quelles sont les richesses de la gloire de ce mystère parmi les nations, c’est-[à-dire] Christ en vous l’espérance de la gloire, ◊ 28 lequel nous annonçons, exhortant tout homme et enseignant tout homme en toute sagesse, afin que nous présentions tout homme parfait en Christ : ◊ 29 à quoi aussi je travaille, combattant selon son opération qui opère en moi avec puissance.
Colossiens
2 ◊ 1 Car je veux que vous sachiez quel combat j’ai pour vous et pour ceux qui sont à Laodicée, et tous ceux qui n’ont point vu mon visage en la chair, ◊ 2 afin que leurs cœurs soient consolés, étant unis ensemble dans l’amour et pour toutes les richesses de la pleine certitude d’intelligence, pour la connaissance du mystère de Dieu, ◊ 3 dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. ◊ 4 Or je dis ceci, afin que personne ne vous séduise par des discours spécieux ; ◊ 5 car lors même que je suis absent de corps, toutefois je suis avec vous en esprit, me réjouissant et voyant votre ordre, et la fermeté de votre foi en Christ.
◊ 6 Comme donc vous avez reçu le christ Jésus, le Seigneur, ◊ 7 marchez en lui, enracinés et édifiés en lui, et affermis dans la foi, selon que vous avez été enseignés, abondant en elle avec des actions de grâces.
◊ 8 Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par de vaines déceptions, selon l’enseignement des hommes, selon les éléments du monde, et non selon Christ ; ◊ 9 car en lui habite toute la plénitude de la déité corporellement ; ◊ 10 et vous êtes accomplis en lui, qui est le chef de toute principauté et autorité, ◊ 11 en qui aussi vous avez été circoncis d’une circoncision qui n’a pas été faite de main, dans le dépouillement du corps de la chair par la circoncision du Christ, ◊ 12 étant ensevelis avec lui dans le baptême, dans lequel aussi vous avez été ressuscités ensemble par la foi en l’opération de Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts. ◊ 13 Et vous, lorsque vous étiez morts dans vos fautes et dans l’incirconcision de votre chair, il vous a vivifiés ensemble avec lui, nous ayant pardonné toutes nos fautes, ◊ 14 ayant effacé l’obligation qui était contre nous, [laquelle consistait] en ordonnances [et] qui nous était contraire, et il l’a ôtée en la clouant à la croix : ◊ 15 ayant dépouillé les principautés et les autorités, il les a produites en public, triomphant d’elles en la [croix].
◊ 16 Que personne donc ne vous juge en ce qui concerne le manger ou le boire, ou à propos d’un jour de fête ou de nouvelle lune, ou de sabbats, ◊ 17 qui sont une ombre des choses à venir ; mais le corps est du Christ. ◊ 18 Que personne ne vous frustre du prix [du combat], faisant sa volonté propre dans [l’]humilité et dans [le] culte des anges, s’ingérant dans les choses qu’il n’a pas vues, enflé d’un vain orgueil par les pensées de sa chair, ◊ 19 et ne tenant pas ferme le chef, duquel tout le corps, alimenté et bien uni ensemble par des jointures et des liens, croît de l’accroissement de Dieu.
◊ 20 Si vous êtes morts avec Christ aux éléments du monde, pourquoi, comme si vous étiez encore en vie dans le monde, établissez-vous des ordonnances, ◊ 21 — ne prends pas, ne goûte pas, ne touche pas ! ◊ 22 — (choses qui sont toutes destinées à périr par l’usage,) selon les commandements et les enseignements des hommes ◊ 23 (qui ont bien une apparence de sagesse en dévotion volontaire et en humilité, et en ce qu’elles n’épargnent pas le corps, ne [lui] rendant pas un certain honneur), pour la satisfaction de la chair ?
Éphésiens
2 ◊ 1 — et vous, lorsque vous étiez morts dans vos fautes et dans vos péchés, ◊ 2 (dans lesquels vous avez marché autrefois, selon le train de ce monde, selon le chef de l’autorité de l’air, de l’esprit qui opère maintenant dans les fils de la désobéissance ; ◊ 3 parmi lesquels, nous aussi, nous avons tous conversé autrefois dans les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et des pensées ; et nous étions par nature des enfants de colère, comme aussi les autres. ◊ 4 Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés,) ◊ 5 alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés ensemble avec le Christ (vous êtes sauvés par [la] grâce), ◊ 6 et nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le christ Jésus, ◊ 7 afin qu’il montrât dans les siècles à venir les immenses richesses de sa grâce, dans sa bonté envers nous dans le christ Jésus. ◊ 8 Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; ◊ 9 non pas sur le principe des œuvres, afin que personne ne se glorifie ; ◊ 10 car nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le christ Jésus pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance, afin que nous marchions en elles.
◊ 11 C’est pourquoi souvenez-vous que vous, autrefois les nations dans la chair, qui étiez appelés incirconcision par ce qui est appelé la circoncision, faite de main dans la chair, ◊ 12 vous étiez en ce temps-là sans Christ, sans droit de cité en Israël et étrangers aux alliances de la promesse, n’ayant pas d’espérance, et étant sans Dieu dans le monde. ◊ 13 Mais maintenant, dans le christ Jésus, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été approchés par le sang du Christ. ◊ 14 Car c’est lui qui est notre paix, qui des deux en a fait un et a détruit le mur mitoyen de clôture, ◊ 15 ayant aboli dans sa chair l’inimitié, la loi des commandements [qui consiste] en ordonnances, afin qu’il créât les deux en lui-même pour être un seul homme nouveau, en faisant la paix ; ◊ 16 et qu’il les réconciliât tous les deux en un seul corps à Dieu par la croix, ayant tué par elle l’inimitié. ◊ 17 Et il est venu, et a annoncé la bonne nouvelle de la paix à vous qui étiez loin, et la [bonne nouvelle de la] paix à ceux qui étaient près ; ◊ 18 car par lui nous avons, les uns et les autres, accès auprès du Père par un seul Esprit. ◊ 19 Ainsi donc vous n’êtes plus étrangers ni forains, mais vous êtes concitoyens des saints et gens de la maison de Dieu, ◊ 20 ayant été édifiés sur le fondement des apôtres et prophètes, Jésus Christ lui-même étant la maîtresse pierre du coin, ◊ 21 en qui tout l’édifice, bien ajusté ensemble, croît pour être un temple saint dans le Seigneur ; ◊ 22 en qui, vous aussi, vous êtes édifiés ensemble, pour être une habitation de Dieu par l’Esprit.
Apocalypse
20 ◊ 1 Et je vis un ange descendant du ciel, ayant la clef de l’abîme et une grande chaîne dans sa main. ◊ 2 Et il saisit le dragon, le serpent ancien qui est le diable et Satan, et le lia pour mille ans ; ◊ 3 et il le jeta dans l’abîme, et l’enferma ; et il mit un sceau sur lui, afin qu’il ne séduisît plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis ; après cela, il faut qu’il soit délié pour un peu de temps.
◊ 4 Et je vis des trônes, et ils étaient assis dessus, et le jugement leur fut donné ; et les âmes de ceux qui avaient été décapités pour le témoignage de Jésus, et pour la parole de Dieu ; et ceux qui n’avaient pas rendu hommage à la bête ni à son image, et qui n’avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main ; et ils vécurent et régnèrent avec le Christ mille ans : ◊ 5 le reste des morts ne vécut pas jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. C’est ici la première résurrection. ◊ 6 Bienheureux et saint celui qui a part à la première résurrection : sur eux la seconde mort n’a point de pouvoir ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et du Christ, et ils régneront avec lui mille ans.
◊ 7 Et quand les mille ans seront accomplis, Satan sera délié de sa prison ; ◊ 8 et il sortira pour égarer les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, pour les assembler pour le combat, eux dont le nombre est comme le sable de la mer. ◊ 9 Et ils montèrent sur la largeur de la terre, et ils environnèrent le camp des saints et la cité bien-aimée ; et du feu descendit du ciel [de la part de Dieu] et les dévora. ◊ 10 Et le diable qui les avait égarés fut jeté dans l’étang de feu et de soufre, où sont et la bête et le faux prophète ; et ils seront tourmentés, jour et nuit, aux siècles des siècles.
◊ 11 Et je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus, de devant la face duquel la terre s’enfuit et le ciel ; et il ne fut pas trouvé de lieu pour eux.
◊ 12 Et je vis les morts, les grands et les petits, se tenant devant le trône ; et des livres furent ouverts ; et un autre livre fut ouvert qui est celui de la vie. Et les morts furent jugés d’après les choses qui étaient écrites dans les livres, selon leurs œuvres. ◊ 13 Et la mer rendit les morts qui étaient en elle ; et la mort et le hadès rendirent les morts qui étaient en eux, et ils furent jugés chacun selon leurs œuvres. ◊ 14 Et la mort et le hadès furent jetés dans l’étang de feu : c’est ici la seconde mort, l’étang de feu. ◊ 15 Et si quelqu’un n’était pas trouvé écrit dans le livre de vie, il était jeté dans l’étang de feu.
Éphésiens
6 ◊ 1 Enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car cela est juste. ◊ 2 « Honore ton père et ta mère », (c’est le premier commandement avec promesse,) ◊ 3 « afin que tu prospères et que tu vives longtemps sur la terre ». ◊ 4 Et vous, pères, ne provoquez pas vos enfants, mais élevez-les dans la discipline et sous les avertissements du Seigneur.
◊ 5 Esclaves, obéissez à vos maîtres selon la chair avec crainte et tremblement, en simplicité de cœur, comme à Christ, ◊ 6 ne servant pas sous leurs yeux seulement, comme voulant plaire aux hommes, mais comme esclaves de Christ, faisant de cœur la volonté de Dieu, ◊ 7 servant joyeusement, comme asservis au Seigneur et non pas aux hommes, ◊ 8 sachant que chacun, soit esclave, soit homme libre, quelque bien qu’il fasse, le recevra du Seigneur. ◊ 9 Et vous, maîtres, faites-en de même envers eux, renonçant aux menaces, sachant que et leur maître et le vôtre est dans les cieux, et qu’il n’y a pas d’acception de personnes auprès de lui.
◊ 10 Au reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force ; ◊ 11 revêtez-vous de l’armure complète de Dieu, afin que vous puissiez tenir ferme contre les artifices du diable : ◊ 12 car notre lutte n’est pas contre le sang et la chair, mais contre les principautés, contre les autorités, contre les dominateurs de ces ténèbres, contre la [puissance] spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes. ◊ 13 C’est pourquoi prenez l’armure complète de Dieu, afin que, au mauvais jour, vous puissiez résister, et, après avoir tout surmonté, tenir ferme. ◊ 14 Tenez donc ferme, ayant ceint vos reins de [la] vérité, et ayant revêtu la cuirasse de la justice, ◊ 15 et ayant chaussé vos pieds de la préparation de l’évangile de paix ; ◊ 16 par-dessus tout, prenant le bouclier de la foi par lequel vous pourrez éteindre tous les dards enflammés du méchant. ◊ 17 Prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu ; ◊ 18 priant par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillant à cela avec toute persévérance et des supplications pour tous les saints, ◊ 19 et pour moi, afin qu’il me soit donné de parler à bouche ouverte pour donner à connaître avec hardiesse le mystère de l’évangile, ◊ 20 pour lequel je suis un ambassadeur lié de chaînes, afin que j’use de hardiesse en lui, comme je dois parler.
◊ 21 Mais afin que vous aussi vous sachiez ce qui me concerne, comment je me trouve, Tychique, le bien-aimé frère et fidèle serviteur dans le Seigneur, vous fera tout savoir : ◊ 22 je l’ai envoyé vers vous tout exprès, afin que vous connaissiez l’état de nos affaires, et qu’il console vos cœurs.
◊ 23 Paix aux frères, et amour, avec la foi, de la part de Dieu le Père et du seigneur Jésus Christ ! ◊ 24 Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre seigneur Jésus Christ en pureté !
2 Corinthiens
6 ◊ 1 Or, travaillant à cette même œuvre, nous aussi, nous exhortons à ce que vous n’ayez pas reçu la grâce de Dieu en vain ; ◊ 2 (car il dit : « Au temps agréé je t’ai exaucé, et en un jour de salut je t’ai secouru ». Voici, c’est maintenant le temps agréable ; voici, c’est maintenant le jour du salut) ◊ 3 — ne donnant aucun scandale en rien, afin que le service ne soit pas blâmé, ◊ 4 mais en toutes choses nous recommandant comme serviteurs de Dieu, par une grande patience, dans les tribulations, dans les nécessités, dans les détresses, ◊ 5 sous les coups, dans les prisons, dans les troubles, dans les travaux, dans les veilles, dans les jeûnes, ◊ 6 par la pureté, par la connaissance, par la longanimité, par la bonté, par l’Esprit Saint, par un amour sans hypocrisie, ◊ 7 par la parole de la vérité, par la puissance de Dieu, par les armes de justice de la main droite et de la main gauche, ◊ 8 dans la gloire et dans l’ignominie, dans la mauvaise et dans la bonne renommée ; comme séducteurs, et véritables ; ◊ 9 comme inconnus, et bien connus ; comme mourants, et voici, nous vivons ; comme châtiés, et non mis à mort ; ◊ 10 comme attristés, mais toujours joyeux ; comme pauvres, mais enrichissant plusieurs ; comme n’ayant rien, et possédant toutes choses.
◊ 11 Notre bouche est ouverte pour vous, ô Corinthiens ! notre cœur s’est élargi : ◊ 12 vous n’êtes pas à l’étroit en nous, mais vous êtes à l’étroit dans vos entrailles ; ◊ 13 et, en juste récompense, (je [vous] parle comme à mes enfants,) élargissez-vous, vous aussi. ◊ 14 Ne vous mettez pas sous un joug mal assorti avec les incrédules ; car quelle participation y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? ou quelle communion entre la lumière et les ténèbres ? ◊ 15 et quel accord de Christ avec Béliar ? ou quelle part a le croyant avec l’incrédule ? ◊ 16 et quelle convenance y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car vous êtes le temple du Dieu vivant, selon ce que Dieu a dit : « J’habiterai au milieu d’eux, et j’y marcherai, et je serai leur Dieu, et eux seront mon peuple ». ◊ 17 « C’est pourquoi sortez du milieu d’eux, et soyez séparés, dit le *Seigneur, et ne touchez pas à ce qui est impur, et moi, je vous recevrai » ; ◊ 18 « et je vous serai pour père, et vous, vous me serez pour fils et pour filles, dit le *Seigneur, [le] Tout-puissant ».
Éphésiens
5 ◊ 1 Soyez donc imitateurs de Dieu comme de bien-aimés enfants, ◊ 2 et marchez dans l’amour, comme aussi le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu, en parfum de bonne odeur.
◊ 3 Mais que ni la fornication, ni aucune impureté ou cupidité, ne soient même nommées parmi vous, comme il convient à des saints ; ◊ 4 ni aucune chose honteuse, ni parole folle ou plaisanterie, lesquelles ne sont pas bienséantes, mais plutôt des actions de grâces. ◊ 5 Cela en effet vous le savez, connaissant qu’aucun fornicateur, ou impur, ou cupide (qui est un idolâtre), n’a d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu. ◊ 6 Que personne ne vous séduise par de vaines paroles ; car, à cause de ces choses, la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance. ◊ 7 N’ayez donc pas de participation avec eux ; ◊ 8 car vous étiez autrefois ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur ; marchez comme des enfants de lumière ◊ 9 (car le fruit de la lumière [consiste] en toute bonté, et justice, et vérité), ◊ 10 éprouvant ce qui est agréable au Seigneur. ◊ 11 Et n’ayez rien de commun avec les œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt reprenez-les aussi ; ◊ 12 car les choses qu’ils font en secret, il est honteux même de les dire. ◊ 13 Mais toutes choses, étant reprises par la lumière, sont manifestées ; car ce qui manifeste tout, c’est la lumière ; ◊ 14 c’est pourquoi il dit : « Réveille-toi, toi qui dors, et relève-toi d’entre les morts, et le Christ luira sur toi ». ◊ 15 Prenez donc garde à marcher soigneusement, non pas comme étant dépourvus de sagesse, mais comme étant sages ; ◊ 16 saisissant l’occasion, parce que les jours sont mauvais. ◊ 17 C’est pourquoi ne soyez pas sans intelligence, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur. ◊ 18 Et ne vous enivrez pas de vin, en quoi il y a de la dissolution ; mais soyez remplis de l’Esprit, ◊ 19 vous entretenant par des psaumes et des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et psalmodiant de votre cœur au Seigneur ; ◊ 20 rendant toujours grâces pour toutes choses, au nom de notre seigneur Jésus Christ, à Dieu le Père ; ◊ 21 étant soumis les uns aux autres dans la crainte de Christ.
◊ 22 Femmes, soyez soumises à vos propres maris comme au Seigneur ; ◊ 23 parce que le mari est le chef de la femme, comme aussi le Christ est le chef de l’assemblée, lui, le sauveur du corps. ◊ 24 Mais comme l’assemblée est soumise au Christ, ainsi que les femmes le soient aussi à leurs maris en toutes choses. ◊ 25 Maris, aimez vos propres femmes, comme aussi le Christ a aimé l’assemblée et s’est livré lui-même pour elle, ◊ 26 afin qu’il la sanctifiât, en la purifiant par le lavage d’eau par [la] parole ; ◊ 27 afin que lui se présentât l’assemblée à lui-même, glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais afin qu’elle fût sainte et irréprochable. ◊ 28 De même aussi, les maris doivent aimer leurs propres femmes comme leurs propres corps ; celui qui aime sa propre femme s’aime lui-même. ◊ 29 Car personne n’a jamais haï sa propre chair, mais il la nourrit et la chérit, comme aussi le Christ l’assemblée : ◊ 30 car nous sommes membres de son corps, — de sa chair et de ses os. ◊ 31 « C’est pour cela que l’homme laissera son père et sa mère et sera joint à sa femme ; et les deux seront une seule chair ». ◊ 32 Ce mystère est grand ; mais moi je parle relativement à Christ et à l’assemblée. ◊ 33 Toutefois, que chacun de vous aussi en particulier aime sa propre femme comme lui-même ; et quant à la femme, qu’elle craigne son mari.
2 Corinthiens
5 ◊ 1 Car nous savons que, si notre maison terrestre qui n’est qu’une tente, est détruite, nous avons un édifice de la part de Dieu, une maison qui n’est pas faite de main, éternelle, dans les cieux. ◊ 2 Car aussi, dans cette tente, nous gémissons, désirant avec ardeur d’avoir revêtu notre domicile qui est du ciel, ◊ 3 si toutefois, même en étant vêtus, nous ne sommes pas trouvés nus. ◊ 4 Car aussi nous qui sommes dans la tente, nous gémissons, étant chargés ; non pas que nous désirions d’être dépouillés, mais [nous désirons] d’être revêtus, afin que ce qui est mortel soit absorbé par la vie. ◊ 5 Or celui qui nous a formés à cela même, c’est Dieu, qui nous a aussi donné les arrhes de l’Esprit. ◊ 6 Nous avons donc toujours confiance, et nous savons qu’étant présents dans le corps, nous sommes absents du Seigneur, ◊ 7 car nous marchons par la foi, non par la vue ; ◊ 8 nous avons, dis-je, de la confiance, et nous aimons mieux être absents du corps et être présents avec le Seigneur. ◊ 9 C’est pourquoi aussi, que nous soyons présents ou que nous soyons absents, nous nous appliquons avec ardeur à lui être agréables ; ◊ 10 car il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive les choses [accomplies] dans le corps, selon ce qu’il aura fait, soit bien, soit mal. ◊ 11 Connaissant donc combien le Seigneur doit être craint, nous persuadons les hommes, mais nous avons été manifestés à Dieu, et j’espère aussi que nous avons été manifestés dans vos consciences. ◊ 12 Nous ne nous recommandons pas de nouveau à vous, mais nous vous donnons occasion de vous glorifier de nous, afin que vous ayez [de quoi répondre] à ceux qui se glorifient extérieurement et non pas du cœur. ◊ 13 Car si nous sommes hors de nous-mêmes, c’est pour Dieu ; si nous sommes de sens rassis, c’est pour vous. ◊ 14 Car l’amour du Christ nous étreint, en ce que nous avons jugé ceci, que si un est mort pour tous, tous donc sont morts, ◊ 15 et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité. ◊ 16 En sorte que nous, désormais, nous ne connaissons personne selon la chair ; et, si même nous avons connu Christ selon la chair, toutefois maintenant nous ne le connaissons plus [ainsi]. ◊ 17 En sorte que si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles ; ◊ 18 et toutes sont du Dieu qui nous a réconciliés avec lui-même par Christ, et qui nous a donné le service de la réconciliation, ◊ 19 savoir, que Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, ne leur imputant pas leurs fautes et mettant en nous la parole de la réconciliation. ◊ 20 Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ, — Dieu, pour ainsi dire, exhortant par notre moyen ; nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! ◊ 21 Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devinssions justice de Dieu en lui.
2 Corinthiens
1 ◊ 1 Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, et Timothée, le frère, à l’assemblée de Dieu qui est à Corinthe, avec tous les saints qui sont dans l’Achaïe tout entière : ◊ 2 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !
◊ 3 Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, ◊ 4 qui nous console à l’égard de toute notre affliction, afin que nous soyons capables de consoler ceux qui sont dans quelque affliction que ce soit, par la consolation dont nous sommes nous-mêmes consolés de Dieu. ◊ 5 Car comme les souffrances du Christ abondent à notre égard, ainsi, par le Christ, notre consolation aussi abonde. ◊ 6 Et soit que nous soyons affligés, c’est pour votre consolation et votre salut, qui est opéré en ce que vous endurez les mêmes souffrances que nous aussi nous souffrons (et notre espérance à votre égard est ferme) ; soit que nous soyons consolés, c’est pour votre consolation et votre salut ; ◊ 7 sachant que, comme vous avez part aux souffrances, de même aussi vous avez part à la consolation.
◊ 8 Car nous ne voulons pas, frères, que vous ignoriez, quant à notre affliction qui [nous] est arrivée en Asie, que nous avons été excessivement chargés, au-delà de notre force, de sorte que nous avons désespéré même de vivre. ◊ 9 Mais nous-mêmes nous avions en nous-mêmes la sentence de mort, afin que nous n’eussions pas confiance en nous-mêmes, mais en Dieu qui ressuscite les morts, ◊ 10 qui nous a délivrés d’une si grande mort, et qui nous délivre ; en qui nous espérons qu’il nous délivrera aussi encore, ◊ 11 vous aussi coopérant par vos supplications pour nous, afin que, pour le don de grâce qui nous est [accordé] par le moyen de plusieurs personnes, des actions de grâces soient rendues pour nous par plusieurs. ◊ 12 Car notre gloire est celle-ci, [savoir] le témoignage de notre conscience, qu’avec simplicité et sincérité de Dieu, non pas avec une sagesse charnelle, mais par la grâce de Dieu, nous nous sommes conduits dans le monde et plus encore envers vous. ◊ 13 Car nous ne vous écrivons pas autre chose que ce que vous savez, et que vous reconnaissez, et que vous reconnaîtrez, je l’espère, jusqu’à la fin, ◊ 14 comme aussi vous nous avez reconnus en partie, que nous sommes votre sujet de gloire, comme vous êtes aussi le nôtre dans la journée du seigneur Jésus. ◊ 15 Et dans cette confiance j’avais voulu aller auprès de vous d’abord, afin que vous eussiez une seconde grâce, ◊ 16 et par chez vous passer en Macédoine, et de Macédoine de nouveau aller auprès de vous ; et puis que vous me fissiez la conduite vers la Judée. ◊ 17 En me proposant donc cela, est-ce que j’aurais usé de légèreté ? Ou les choses que je me propose, me les proposé-je selon la chair, en sorte qu’il y ait en moi le oui, oui, et le non, non ? ◊ 18 Mais Dieu est fidèle, que notre parole que nous vous avons adressée, n’est pas oui et non. ◊ 19 Car le Fils de Dieu, Jésus Christ, qui a été prêché par nous au milieu de vous, [savoir] par moi et par Silvain et par Timothée, n’a pas été oui et non, mais il y a oui en lui ; ◊ 20 car autant il y a de promesses de Dieu, en lui est le oui et en lui l’amen, à la gloire de Dieu par nous. ◊ 21 Or celui qui nous lie fermement avec vous à Christ et qui nous a oints, c’est Dieu, ◊ 22 qui aussi nous a scellés, et nous a donné les arrhes de l’Esprit dans nos cœurs.
◊ 23 Or, moi, j’appelle Dieu à témoin sur mon âme, que ç’a été pour vous épargner que je ne suis pas encore allé à Corinthe, ◊ 24 non que nous dominions sur votre foi, mais nous coopérons à votre joie : car c’est par la foi que vous êtes debout.