Le premier verset de ce chapitre se rattache au chapitre 12 . « Il y eut une famine dans le pays, outre la première famine qui avait eu lieu aux jours d’Abraham ». Les épreuves, que les enfants de Dieu rencontrent pendant leur course ici-bas, sont toutes à peu près de même nature et tendent toujours à manifester jusqu’à quel point leur cœur a trouvé son tout en Dieu. C’est une chose difficile et à laquelle on parvient rarement, que de marcher avec Dieu dans une intimité de communion telle que l’âme soit entièrement indépendante et des hommes et des choses. Les Égypte et les Guérar, qui sont à notre droite et à notre gauche, nous offrent de puissantes tentations, soit pour nous détourner du droit chemin, soit pour nous faire demeurer au-dessous de notre véritable position comme serviteurs du Dieu vivant et vrai.
« Et Isaac s’en alla vers Abimélec, roi des Philistins, à Guérar ». Il y a entre l’Égypte et Guérar une différence manifeste. L’Égypte est l’expression du monde avec ses ressources naturelles et son indépendance de Dieu. « Ma rivière est à moi » , disait un Égyptien qui ne connaissait pas l’Éternel, et ne songeait pas à regarder à Lui pour quoi que ce fût. Par sa situation, l’Égypte était plus éloignée de Canaan que Guérar, et moralement, elle exprimait un état d’âme plus éloigné de Dieu. Il est fait mention de Guérar au chapitre 10 , en ces termes : « Et les limites des Cananéens furent depuis Sidon, quand tu viens vers Guérar, jusqu’à Gaza ; quand tu viens vers Sodome et Gomorrhe et Adna et Tseboïm, jusqu’à Lésha » (v. 19 ). Nous apprenons aussi que « de Guérar à Jérusalem, il y avait le chemin de trois jours ». Guérar était donc rapprochée, comparativement à l’Égypte ; mais elle était dans les limites de bien dangereuses influences. Abraham y rencontra des difficultés et du travail ; il en est de même pour Isaac. Abraham renia sa femme, Isaac en fait autant. C’est quelque chose de solennel que de voir le père et le fils tomber l’un après l’autre dans le même péché, et y tomber au même lieu ; ce fait prouve que l’influence de ce lieu n’était pas bonne. Si Isaac n’était pas allé vers Abimélec, roi de Guérar, il ne se serait pas trouvé dans le cas de renier sa femme ; mais la plus petite déviation dans la voie droite est accompagnée de faiblesse spirituelle. Ce fut pendant que Pierre se chauffait près du feu, dans le palais du souverain sacrificateur, qu’il renia son Maître. Quant à Isaac, il est évident qu’il n’était pas réellement heureux à Guérar. L’Éternel lui dit : « Demeure dans le pays », c’est vrai ; mais combien n’arrive-t-il pas souvent que l’Éternel donne aux siens des ordres moralement adaptés à l’état dans lequel Il les voit, et propres à les amener à un juste sentiment de cet état ? L’Éternel ordonna à Moïse (Nomb. 13 ) d’envoyer des hommes pour reconnaître le pays de Canaan ; mais si l’état moral du peuple n’eût pas été bien bas, cette démarche n’eût pas été nécessaire. Nous savons que la foi n’a pas besoin « de reconnaître » ce que la promesse de Dieu lui assure. De même l’Éternel ordonne à Moïse (Nomb. 11, 16 ) de choisir et d’assembler soixante et dix hommes d’entre les anciens d’Israël, pour qu’ils portent avec lui la charge du peuple ; mais si Moïse avait complètement compris sa haute position et le bonheur qui y était attaché, ce commandement n’eût pas été nécessaire. Il en est de même de l’ordre que l’Éternel donne à Samuel d’établir un roi sur le peuple d’Israël (1 Sam. 8 ). Le peuple n’aurait pas dû être dans le cas d’avoir besoin d’un roi. Il est donc nécessaire, pour bien juger d’un ordre donné, soit à un individu, soit à un peuple, de prendre en considération l’état de cet individu ou de ce peuple.
Mais, dira-t-on peut-être, si Isaac était dans une fausse position à Guérar, pourquoi lisons-nous qu’il « sema dans cette terre ; et il recueillit cette année-là le centuple ; et l’Éternel le bénit » (v. 12 ) ? Nous répondrons que la prospérité extérieure ne prouve pas que l’on soit dans la position voulue de Dieu. Ainsi que nous avons déjà eu l’occasion de le dire, il y a une grande différence entre la bénédiction du Seigneur et Sa présence. Bon nombre de personnes jouissent de la première sans jouir de la dernière ; néanmoins, le cœur est porté à prendre l’une pour l’autre, à confondre la bénédiction avec la présence de Dieu, ou tout au moins à se persuader que l’une doit nécessairement accompagner l’autre. C’est là une grande erreur. Combien ne voyons-nous pas de personnes qui, bien qu’entourées des bénédictions de Dieu, ne jouissent pas de Sa présence et ne la désirent même pas ? Il est important de discerner ceci. Un homme peut grandir et aller grandissant de plus en plus, jusqu’à ce qu’il soit fort grand ; et qu’il ait des troupeaux de menu bétail, et des troupeaux de gros bétail et beaucoup de serviteurs (v. 13, 14 ), sans que pour tout cela il jouisse pleinement et librement de la présence de Dieu. Du gros et du menu bétail ne sont pas le Seigneur : ces biens pouvaient exciter l’envie des Philistins, ce que n’eût pas fait la présence du Seigneur. Isaac aurait pu jouir de la communion la plus heureuse avec Dieu sans que les Philistins y eussent pris garde, par la raison toute simple qu’ils étaient incapables d’en comprendre et d’en apprécier la valeur.
Cependant, à la fin, Isaac s’éloigna des Philistins et monta à Beër-Shéba. « Et l’Éternel lui apparut cette nuit-là, et dit : Je suis le Dieu d’Abraham ton père ; ne crains pas, car je suis avec toi ; et je te bénirai » (v. 24 ). Ce n’était pas seulement la bénédiction du Seigneur, mais le Seigneur Lui-même, qui était avec lui. Et pourquoi ? Parce qu’Isaac s’en était allé, laissant derrière lui les Philistins avec toute leur envie, et leurs démêlés, et leurs contestations, pour se rendre à Beër-Shéba. Là, l’Éternel pouvait se manifester à Son serviteur, tandis qu’Il ne pouvait l’accompagner de Sa présence à Guérar, bien que, d’une main libérale, Il eût répandu sur lui Ses bénédictions pendant qu’il était en ce lieu. Pour jouir de la présence de Dieu, il faut être là où Il est, et ce n’est pas au milieu des querelles et des contestations d’un monde impie que nous Le trouverons ; aussi, plus l’enfant de Dieu se hâtera de quitter ces choses, mieux il s’en trouvera. Ce fut l’expérience que fit Isaac. Aussi longtemps qu’il séjourna parmi les Philistins, il n’exerça aucune influence salutaire sur eux et n’eut pas de repos dans son âme.
Le véritable moyen d’être utile aux hommes de ce monde, c’est de se tenir séparé d’eux, dans la puissance de la communion avec Dieu, leur montrant ainsi le modèle d’un « chemin plus excellent » .
Le progrès spirituel qu’a fait Isaac se manifeste ici avec l’effet moral produit par sa marche. De là, il monta à Beër-Shéba. Et l’Éternel lui apparut, et il bâtit là un autel ; il invoqua l’Éternel, il y dressa ses tentes, et ses serviteurs y creusèrent un puits. Il y a là un heureux progrès. Dès qu’Isaac eut fait le premier pas dans la voie droite, il marcha de force en force ; il entra dans la joie de la présence de Dieu et goûta les douceurs d’un vrai culte ; il montra qu’il était étranger et voyageur, et trouva paix et repos, et un puits incontesté que les Philistins ne pouvaient lui boucher, car ils n’étaient pas là. Ces résultats, heureux pour Isaac lui-même, produisirent aussi un salutaire effet sur les autres : « Et Abimélec alla de Guérar vers lui, avec Akhuzzath, son ami, et Picol, chef de son armée. Et Isaac leur dit : Pourquoi venez-vous vers moi, puisque vous me haïssez et que vous m’avez renvoyé d’auprès de vous ? Et ils dirent : Nous avons vu clairement que l’Éternel est avec toi, et nous avons dit : Qu’il y ait donc un serment entre nous », etc. Pour pouvoir agir sur le cœur et la conscience des gens du monde, il faut vivre dans une séparation complète d’avec eux, tout en usant d’une parfaite grâce. Aussi longtemps qu’Isaac demeura à Guérar, il n’y eut entre lui et eux que querelles et contestations ; Isaac recueillit du chagrin pour lui et ne fit aucun bien à ceux qui l’entouraient. Mais dès qu’il les eut quittés, leurs cœurs furent touchés, ils le suivirent et voulurent conclure une alliance avec lui.
L’histoire des enfants de Dieu offre de nombreux exemples du même genre. Ce qui doit nous importer avant tout, c’est de savoir que nous sommes dans la position dans laquelle Dieu nous veut , et que nous sommes en règle avec Lui non seulement dans notre position, mais dans la condition morale de notre âme. Si nous sommes en règle avec Dieu, nous pouvons espérer d’agir sur les autres d’une manière salutaire. Dès qu’Isaac fut monté à Beër-Shéba, dès qu’il eut pris la position d’adorateur, son âme fut restaurée et Dieu se servit de lui pour agir sur ceux qui l’entouraient. La pauvreté spirituelle nous prive de beaucoup de bénédictions et nous fait faillir à notre témoignage et à notre service. Nous ne devons pas non plus, quand nous nous trouvons dans une fausse position, nous arrêter, comme il arrive souvent, pour nous demander : Où trouverons-nous quelque chose de meilleur ? Le commandement de Dieu est : « Cessez de mal faire » ; puis, quand nous avons obéi à ce saint commandement, Dieu nous en fait entendre un autre : « Apprenez à bien faire » (És. 1, 16 ). Nous sommes dans une complète erreur si nous comptons « apprendre à bien faire », avant que de « cesser de mal faire ». « Réveille-toi, toi qui dors, et relève-toi d’entre les morts (ek tôn nekrôn ), et le Christ luira sur toi » (Éph. 5, 14 ).
Lecteur, si vous faites ce que vous savez être mal, ou si vous participez en quelque manière que ce soit à ce que vous savez être contraire à l’Écriture, écoutez (avec attention) la parole du Seigneur : « Cessez de mal faire » ; et soyez sûr que si vous obéissez à cette parole, vous ne serez pas longtemps dans l’ignorance quant à la route que vous avez à suivre. L’incrédulité seule nous conduit à penser que nous ne pouvons pas cesser de mal faire avant d’avoir trouvé quelque chose de mieux à faire.
Que le Seigneur nous donne un œil simple et un esprit docile.
Psaumes
Au chef de musique. Sur Guitthith. Des fils de Coré. Psaume.
84 ◊ 1 Combien sont aimables tes demeures, ô Éternel des armées !
◊ 2 Mon âme désire, et même elle languit après les parvis de l’Éternel ; mon cœur et ma chair crient après le *Dieu vivant.
◊ 3 Le passereau même a trouvé une maison, et l’hirondelle un nid pour elle, où elle a mis ses petits :… tes autels, ô Éternel des armées ! mon roi et mon Dieu !
◊ 4 Bienheureux ceux qui habitent dans ta maison ; ils te loueront incessamment ! Sélah.
◊ 5 * Bienheureux l’homme dont la force est en toi, [et ceux] dans le cœur desquels sont les chemins frayés !
◊ 6 Passant par la vallée de Baca, ils en font une fontaine ; la pluie aussi la couvre de bénédictions.
◊ 7 Ils marchent de force en force, ils paraissent devant Dieu en Sion.
◊ 8 * Éternel, Dieu des armées ! écoute ma prière ; Dieu de Jacob ! prête l’oreille. Sélah.
◊ 9 Toi, notre bouclier ! — vois, ô Dieu ! et regarde la face de ton oint.
◊ 10 Car un jour dans tes parvis vaut mieux que mille. J’aimerais mieux me tenir sur le seuil dans la maison de mon Dieu, que de demeurer dans les tentes de la méchanceté.
◊ 11 Car l’Éternel Dieu est un soleil et un bouclier ; l’Éternel donnera la grâce et la gloire ; il ne refusera aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité.
◊ 12 * Éternel des armées ! bienheureux l’homme qui se confie en toi !
Genèse
12 ◊ 1 Et l’Éternel avait dit à Abram : Va-t’en de ton pays, et de ta parenté, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai ; ◊ 2 et je te ferai devenir une grande nation, et je te bénirai, et je rendrai ton nom grand, et tu seras une bénédiction ; ◊ 3 et je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et en toi seront bénies toutes les familles de la terre. ◊ 4 Et Abram s’en alla, comme l’Éternel lui avait dit ; et Lot s’en alla avec lui. Et Abram était âgé de soixante-quinze ans lorsqu’il sortit de Charan. ◊ 5 Et Abram prit Saraï, sa femme, et Lot, fils de son frère, et tout leur bien qu’ils avaient amassé, et les âmes qu’ils avaient acquises à Charan, et ils sortirent pour aller au pays de Canaan ; et ils entrèrent au pays de Canaan. ◊ 6 Et Abram passa au travers du pays, jusqu’au lieu de Sichem, jusqu’au chêne de Moré. ◊ 7 Et le Cananéen était alors dans le pays. Et l’Éternel apparut à Abram, et dit : Je donnerai ce pays à ta semence. Et [Abram] bâtit là un autel à l’Éternel, qui lui était apparu. ◊ 8 Et il se transporta de là vers la montagne, à l’orient de Béthel, et tendit sa tente, [ayant] Béthel à l’occident et Aï à l’orient ; et il bâtit là un autel à l’Éternel et invoqua le nom de l’Éternel.
◊ 9 Et Abram partit, marchant et allant vers le midi. ◊ 10 Et il y eut une famine dans le pays ; et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. ◊ 11 Et il arriva, comme il était près d’entrer en Égypte, qu’il dit à Saraï, sa femme : Voici, je sais que tu es une femme belle de visage ; ◊ 12 et il arrivera que lorsque les Égyptiens te verront, ils diront : C’est sa femme ; et ils me tueront, et te laisseront vivre. ◊ 13 Dis, je te prie, que tu es ma sœur, afin qu’il m’arrive du bien en considération de toi, et que mon âme vive à cause de toi.
◊ 14 Et il arriva que, lorsque Abram entra en Égypte, les Égyptiens virent sa femme, qu’elle était très belle. ◊ 15 Et les princes du Pharaon la virent, et la louèrent devant le Pharaon ; et la femme fut emmenée dans la maison du Pharaon. ◊ 16 Et il traita bien Abram à cause d’elle ; et il eut du menu bétail et du gros bétail, et des ânes, et des serviteurs et des servantes, et des ânesses, et des chameaux. ◊ 17 Et l’Éternel frappa de grandes plaies le Pharaon et sa maison, à cause de Saraï, femme d’Abram. ◊ 18 Et le Pharaon appela Abram, et dit : Qu’est-ce que tu m’as fait ? Pourquoi ne m’as-tu pas déclaré qu’elle était ta femme ? ◊ 19 Pourquoi as-tu dit : Elle est ma sœur, de sorte que je l’ai prise pour ma femme ; et maintenant, voici ta femme : prends-la, et va-t’en. ◊ 20 Et le Pharaon donna ordre à ses gens à son sujet, et ils le renvoyèrent, lui, et sa femme, et tout ce qui était à lui.
1 Corinthiens
12 ◊ 1 Or, pour ce qui est des [manifestations] spirituelles, frères, je ne veux pas que vous soyez ignorants. ◊ 2 Vous savez que, quand vous étiez [gens des] nations, [vous étiez] entraînés vers les idoles muettes, selon que vous étiez menés. ◊ 3 C’est pourquoi je vous fais savoir que nul homme parlant par l’Esprit de Dieu, ne dit : « Anathème [à] Jésus » ; et que nul ne peut dire « Seigneur Jésus », si ce n’est par l’Esprit Saint.
◊ 4 Or il y a diversité de dons de grâce, mais le même Esprit : ◊ 5 et il y a diversité de services, et le même Seigneur ; ◊ 6 et il y a diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. ◊ 7 Or à chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue de l’utilité. ◊ 8 Car à l’un est donnée, par l’Esprit, la parole de sagesse ; et à un autre la parole de connaissance, selon le même Esprit ; ◊ 9 et à un autre la foi, par le même Esprit ; et à un autre des dons de grâce de guérisons, par le même Esprit ; ◊ 10 et à un autre des opérations de miracles ; et à un autre la prophétie ; et à un autre des discernements d’esprits ; et à un autre [diverses] sortes de langues ; et à un autre l’interprétation des langues. ◊ 11 Mais le seul et même Esprit opère toutes ces choses, distribuant à chacun en particulier comme il lui plaît. ◊ 12 Car de même que le corps est un et qu’il a plusieurs membres, mais que tous les membres du corps, quoiqu’ils soient plusieurs, sont un seul corps, ainsi aussi est le Christ. ◊ 13 Car aussi nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit hommes libres ; et nous avons tous été abreuvés pour [l’unité d’]un seul Esprit. ◊ 14 Car aussi le corps n’est pas un seul membre, mais plusieurs. ◊ 15 Si le pied disait : Parce que je ne suis pas main, je ne suis pas du corps, est-ce qu’à cause de cela il n’est pas du corps ? ◊ 16 Et si l’oreille disait : Parce que je ne suis pas œil, je ne suis pas du corps, est-ce qu’à cause de cela elle n’est pas du corps ? ◊ 17 Si le corps tout entier était œil, où serait l’ouïe ? Si tout était ouïe, où serait l’odorat ? ◊ 18 Mais maintenant, Dieu a placé les membres, — chacun d’eux, — dans le corps, comme il l’a voulu. ◊ 19 Or, si tous étaient un seul membre, où serait le corps ? ◊ 20 Mais maintenant les membres sont plusieurs, mais le corps, un. ◊ 21 L’œil ne peut pas dire à la main : Je n’ai pas besoin de toi ; ou bien encore la tête, aux pieds : Je n’ai pas besoin de vous ; ◊ 22 — mais bien plutôt les membres du corps qui paraissent être les plus faibles, sont nécessaires ; ◊ 23 et les membres du corps que nous estimons être les moins honorables, nous les environnons d’un honneur plus grand ; et nos membres qui ne sont pas décents sont les plus parés, ◊ 24 tandis que nos membres décents n’en ont pas besoin. Mais Dieu a composé le corps en donnant un plus grand honneur à ce qui en manquait, ◊ 25 afin qu’il n’y ait point de division dans le corps, mais que les membres aient un égal soin les uns des autres. ◊ 26 Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ; si un membre est glorifié, tous les membres se réjouissent avec lui. ◊ 27 Or vous êtes le corps de Christ, et [ses] membres chacun en particulier. ◊ 28 Et Dieu a placé les uns dans l’assemblée : — d’abord des apôtres, en second lieu des prophètes, en troisième lieu des docteurs, ensuite des miracles, puis des dons de grâce de guérisons, des aides, des gouvernements, [diverses] sortes de langues. ◊ 29 Tous sont-ils apôtres ? Tous sont-ils prophètes ? Tous sont-ils docteurs ? Tous [font-ils] des miracles ? ◊ 30 Tous ont-ils des dons de grâce de guérisons ? Tous parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ? ◊ 31 Or désirez avec ardeur des dons de grâce plus grands : et je vous montre encore un chemin bien plus excellent.
Genèse
10 ◊ 1 * Et ce sont ici les générations des fils de Noé : Sem, Cham, et Japheth ; il leur naquit des fils après le déluge.
◊ 2 Les fils de Japheth : Gomer, et Magog, et Madaï, et Javan, et Tubal, et Méshec, et Tiras. ◊ 3 — Et les fils de Gomer : Ashkenaz, et Riphath, et Togarma. ◊ 4 — Et les fils de Javan : Élisha, et Tarsis, Kittim, et Dodanim. ◊ 5 — De ceux-là est venue la répartition des îles des nations selon leurs pays, chacune selon sa langue, selon leurs familles, dans leurs nations.
◊ 6 Et les fils de Cham : Cush, et Mitsraïm, et Puth, et Canaan. ◊ 7 — Et les fils de Cush : Seba, et Havila, et Sabta, et Rahma, et Sabteca. Et les fils de Rahma : Sheba et Dedan. ◊ 8 Et Cush engendra Nimrod : lui, commença à être puissant sur la terre ; ◊ 9 il fut un puissant chasseur devant l’Éternel ; c’est pourquoi on dit : Comme Nimrod, puissant chasseur devant l’Éternel. ◊ 10 Et le commencement de son royaume fut Babel, et Érec, et Accad, et Calné, au pays de Shinhar. ◊ 11 De ce pays-là sortit Assur, et il bâtit Ninive, et Rehoboth-Ir, et Calakh, ◊ 12 et Résen entre Ninive et Calakh : c’est la grande ville. ◊ 13 — Et Mitsraïm engendra les Ludim, et les Anamim, et les Lehabim, et les Naphtukhim, ◊ 14 et les Pathrusim, et les Caslukhim (d’où sortirent les Philistins), et les Caphtorim. ◊ 15 — Et Canaan engendra Sidon, son premier-né, et Heth, ◊ 16 et le Jébusien, et l’Amoréen, et le Guirgasien, ◊ 17 et le Hévien, et l’Arkien, et le Sinien, ◊ 18 et l’Arvadien, et le Tsemarien, et le Hamathien. Et ensuite les familles des Cananéens se dispersèrent. ◊ 19 Et les limites des Cananéens furent depuis Sidon, quand tu viens vers Guérar, jusqu’à Gaza ; quand tu viens vers Sodome et Gomorrhe et Adma et Tseboïm, jusqu’à Lésha. ◊ 20 — Ce sont là les fils de Cham, selon leurs familles, selon leurs langues, dans leurs pays, dans leurs nations.
◊ 21 Et à Sem, père de tous les fils d’Héber, [et] frère de Japheth, l’aîné, à lui aussi il naquit [des fils]. ◊ 22 Les fils de Sem : Élam, et Assur, et Arpacshad, et Lud, et Aram. ◊ 23 — Et les fils d’Aram : Uts, et Hul, et Guéther, et Mash. ◊ 24 — Et Arpacshad engendra Shélakh, et Shélakh engendra Héber. ◊ 25 Et il naquit à Héber deux fils : le nom de l’un fut Péleg, car en ses jours la terre fut partagée ; et le nom de son frère fut Joktan. ◊ 26 Et Joktan engendra Almodad, et Shéleph, et Hatsarmaveth, et Jérakh, ◊ 27 et Hadoram, et Uzal, et Dikla, ◊ 28 et Obal, et Abimaël, et Sheba, ◊ 29 et Ophir, et Havila, et Jobab. Tous ceux-là étaient fils de Joktan. ◊ 30 Et leur demeure était depuis Mésha, quand tu viens vers Sephar, montagne de l’orient. ◊ 31 — Ce sont là les fils de Sem selon leurs familles, selon leurs langues, dans leurs pays, selon leurs nations.
◊ 32 Ce sont là les familles des fils de Noé, selon leurs générations, dans leurs nations ; et c’est d’eux qu’est venue la répartition des nations sur la terre après le déluge.
Ésaïe
1 ◊ 1 La vision d’Ésaïe, fils d’Amots, qu’il a vue touchant Juda et Jérusalem, aux jours d’Ozias, de Jotham, d’Achaz, et d’Ézéchias, rois de Juda.
◊ 2 Écoutez, cieux, et prête l’oreille, terre ! car l’Éternel a parlé : J’ai nourri et élevé des fils, et ils se sont rebellés contre moi. ◊ 3 Le bœuf connaît son possesseur, et l’âne la crèche de son maître ; Israël ne connaît pas, mon peuple n’a point d’intelligence. ◊ 4 Ha ! nation pécheresse, peuple chargé d’iniquité, race de gens qui font le mal, fils qui se corrompent ! Ils ont abandonné l’Éternel, ils ont méprisé le Saint d’Israël ; ils se sont retirés en arrière. ◊ 5 Pourquoi seriez-vous encore frappés ? vous ajouterez des révoltes ! Toute la tête est malade et tout le cœur défaut. ◊ 6 Depuis la plante du pied jusqu’à la tête, il n’y a rien en lui qui soit sain : [tout est] blessure, et meurtrissure, et plaies vives ; elles n’ont pas été pansées, ni bandées, ni adoucies avec l’huile. ◊ 7 Votre pays est dévasté, vos villes sont brûlées par le feu ; votre terre, des étrangers la dévorent devant vos yeux, et elle est dévastée, comme ruinée par des étrangers. ◊ 8 Et la fille de Sion est laissée comme une hutte dans une vigne, comme une cabane dans un champ de concombres, comme une ville assiégée. ◊ 9 Si l’Éternel des armées ne nous eût laissé un bien petit résidu, nous aurions été comme Sodome, nous ressemblerions à Gomorrhe.
◊ 10 Écoutez la parole de l’Éternel, chefs de Sodome ; prêtez l’oreille à la loi de notre Dieu, peuple de Gomorrhe. ◊ 11 À quoi me sert la multitude de vos sacrifices ? dit l’Éternel. Je suis rassasié d’holocaustes de béliers, et de la graisse de bêtes grasses ; et je ne prends pas plaisir au sang des taureaux, et des agneaux, et des boucs. ◊ 12 Quand vous venez pour paraître devant ma face, qui a demandé cela de vos mains, que vous fouliez mes parvis ? ◊ 13 Ne continuez pas d’apporter de vaines offrandes : l’encens m’est une abomination, — la nouvelle lune et le sabbat, la convocation des assemblées ; je ne puis supporter l’iniquité et la fête solennelle. ◊ 14 Vos nouvelles lunes et vos assemblées, mon âme les hait ; elles me sont à charge, je suis las de les supporter. ◊ 15 Et quand vous étendrez vos mains, je cacherai de vous mes yeux ; quand même vous multiplierez la prière, je n’écouterai pas. Vos mains sont pleines de sang. ◊ 16 Lavez-vous, purifiez-vous ; ôtez de devant mes yeux le mal de vos actions ; cessez de mal faire, ◊ 17 apprenez à bien faire ; recherchez le juste jugement, rendez heureux l’opprimé ; faites droit à l’orphelin, plaidez la cause de la veuve.
◊ 18 Venez, et plaidons ensemble, dit l’Éternel : Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont rouges comme l’écarlate, ils seront comme la laine. ◊ 19 Si vous êtes de bonne volonté et que vous écoutiez, vous mangerez des biens du pays ; ◊ 20 mais si vous refusez, et que vous soyez rebelles, vous serez consumés par l’épée ; car la bouche de l’Éternel a parlé.
◊ 21 Comment la ville fidèle est-elle devenue une prostituée ? Elle était pleine de droiture ; la justice habitait en elle, et maintenant, des meurtriers ! ◊ 22 Ton argent est devenu des scories, ton vin est mêlé avec de l’eau ; ◊ 23 tes princes sont rebelles et compagnons de voleurs ; chacun aime les présents et court après les récompenses ; ils ne font pas droit à l’orphelin, et la cause de la veuve n’a pas accès auprès d’eux.
◊ 24 C’est pourquoi le Seigneur, l’Éternel des armées, le Puissant d’Israël, dit : Ha ! je me satisferai en mes adversaires, et je me vengerai de mes ennemis ; ◊ 25 et je tournerai ma main sur toi, et je te purifierai de tes scories comme avec de la potasse, et j’ôterai tout ton étain ; ◊ 26 et je rétablirai tes juges comme au commencement, et tes conseillers comme dans les premiers temps. Après cela, tu seras appelée ville de justice, cité fidèle. ◊ 27 Sion sera rachetée par le jugement, et les siens qui reviennent, par la justice ; ◊ 28 mais la ruine des transgresseurs et des pécheurs arrivera en une fois, et ceux qui abandonnent l’Éternel seront consumés. ◊ 29 Car ils auront honte des térébinthes auxquels vous avez pris plaisir, et vous rougirez des jardins que vous aurez choisis ; ◊ 30 car vous serez comme un térébinthe dont la feuille se flétrit, et comme un jardin qui n’a pas d’eau. ◊ 31 Et le fort sera de l’étoupe, et son œuvre une étincelle, et tous deux brûleront ensemble, et il n’y a personne qui éteigne.
Genèse
26 ◊ 1 * Et il y eut une famine dans le pays, outre la première famine qui avait eu lieu aux jours d’Abraham ; et Isaac s’en alla vers Abimélec, roi des Philistins, à Guérar. ◊ 2 Et l’Éternel lui apparut, et dit : Ne descends pas en Égypte ; demeure dans le pays que je t’ai dit ; ◊ 3 séjourne dans ce pays-ci, et je serai avec toi, et je te bénirai ; car à toi et à ta semence je donnerai tous ces pays, et j’accomplirai le serment que j’ai juré à Abraham, ton père, ◊ 4 et je multiplierai ta semence comme les étoiles des cieux, et je donnerai tous ces pays à ta semence, et toutes les nations de la terre se béniront en ta semence, ◊ 5 — parce qu’Abraham a écouté ma voix, et a gardé mon ordonnance, mes commandements, mes statuts et mes lois. ◊ 6 Et Isaac habita à Guérar. ◊ 7 Et les hommes du lieu s’enquirent au sujet de sa femme, et il dit : C’est ma sœur, car il craignait de dire : ma femme ; de peur, [pensait-il], que les hommes du lieu ne me tuent à cause de Rebecca, car elle est belle de visage.
◊ 8 Et il arriva, comme son séjour dans ce [lieu] se prolongeait, qu’Abimélec, roi des Philistins, regarda par la fenêtre ; et il vit, et voici, Isaac se jouait avec Rebecca sa femme. ◊ 9 Et Abimélec appela Isaac, et dit : Voici, assurément c’est ta femme ; et comment as-tu dit : C’est ma sœur ? Et Isaac lui dit : Parce que je disais : De peur que je ne meure à cause d’elle. ◊ 10 Et Abimélec dit : Qu’est-ce que tu nous as fait ? Car peu s’en est fallu que quelqu’un du peuple n’ait couché avec ta femme, et tu aurais fait venir la culpabilité sur nous. ◊ 11 Et Abimélec commanda à tout le peuple, disant : Celui qui touchera cet homme ou sa femme sera certainement mis à mort. ◊ 12 Et Isaac sema dans cette terre ; et il recueillit cette année-là le centuple ; et l’Éternel le bénit. ◊ 13 Et l’homme grandissait, et il allait grandissant de plus en plus, jusqu’à ce qu’il devint fort grand ; ◊ 14 et il eut des troupeaux de menu bétail, et des troupeaux de gros bétail, et beaucoup de serviteurs ; et les Philistins lui portèrent envie ; ◊ 15 et tous les puits que les serviteurs de son père avaient creusés aux jours d’Abraham, son père, les Philistins les bouchèrent et les remplirent de terre. ◊ 16 Et Abimélec dit à Isaac : Va-t’en d’avec nous ; car tu es beaucoup plus puissant que nous.
◊ 17 Et Isaac partit de là, et campa dans la vallée de Guérar, et y habita. ◊ 18 Et Isaac recreusa les puits d’eau qu’on avait creusés aux jours d’Abraham, son père, et que les Philistins avaient bouchés après la mort d’Abraham ; et il leur donna des noms selon les noms que son père leur avait donnés. ◊ 19 Et les serviteurs d’Isaac creusèrent dans la vallée, et ils y trouvèrent un puits d’eau vive. ◊ 20 Et les bergers de Guérar contestèrent avec les bergers d’Isaac, disant : L’eau est à nous. Et il appela le nom du puits Ések, parce qu’ils s’étaient disputés avec lui. ◊ 21 Et ils creusèrent un autre puits, et ils contestèrent aussi pour celui-là ; et il appela son nom Sitna. ◊ 22 Et il se transporta de là, et creusa un autre puits, et ils ne contestèrent pas pour celui-là ; et il appela son nom Rehoboth, parce que, dit-il, l’Éternel nous a maintenant donné de l’espace, et nous fructifierons dans le pays.
◊ 23 Et de là il monta à Beër-Shéba. ◊ 24 Et l’Éternel lui apparut cette nuit-là, et dit : Je suis le Dieu d’Abraham ton père ; ne crains pas, car je suis avec toi ; et je te bénirai, et je multiplierai ta semence, à cause d’Abraham, mon serviteur. ◊ 25 Et il bâtit là un autel, et invoqua le nom de l’Éternel ; et il y dressa sa tente ; et les serviteurs d’Isaac y creusèrent un puits. ◊ 26 Et Abimélec alla de Guérar vers lui, avec Akhuzzath, son ami, et Picol, chef de son armée. ◊ 27 Et Isaac leur dit : Pourquoi venez-vous vers moi, puisque vous me haïssez et que vous m’avez renvoyé d’auprès de vous ? ◊ 28 Et ils dirent : Nous avons vu clairement que l’Éternel est avec toi, et nous avons dit : Qu’il y ait donc un serment entre nous, entre nous et toi ; et nous ferons une alliance avec toi : ◊ 29 que tu ne nous feras pas de mal, comme nous ne t’avons pas touché, et comme nous ne t’avons fait que du bien, et t’avons renvoyé en paix. Tu es maintenant le béni de l’Éternel. ◊ 30 Et il leur fit un festin, et ils mangèrent et burent. ◊ 31 Et ils se levèrent de bon matin, et se jurèrent l’un à l’autre ; et Isaac les renvoya, et ils s’en allèrent d’avec lui en paix. ◊ 32 Et il arriva, en ce jour-là, que les serviteurs d’Isaac vinrent, et l’avertirent au sujet du puits qu’ils avaient creusé, et lui dirent : Nous avons trouvé de l’eau. ◊ 33 Et il l’appela Shéba ; c’est pourquoi le nom de la ville a été Beër-Shéba, jusqu’à aujourd’hui.
◊ 34 Et Ésaü était âgé de quarante ans, et il prit pour femmes Judith, fille de Beéri, le Héthien, et Basmath, fille d’Élon, le Héthien ; ◊ 35 et elles furent une amertume d’esprit pour Isaac et pour Rebecca.
Nombres
13 ◊ 1 * Et après, le peuple partit de Hatséroth, et il campa au désert de Paran.
◊ 2 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 3 Envoie des hommes, et ils reconnaîtront le pays de Canaan, que je donne aux fils d’Israël ; vous enverrez un homme pour chaque tribu de ses pères, tous des princes parmi eux. ◊ 4 Et Moïse les envoya du désert de Paran, selon le commandement de l’Éternel. Tous ces hommes étaient des chefs des fils d’Israël.
◊ 5 Et ce sont ici leurs noms : pour la tribu de Ruben, Shammua, fils de Zaccur ; ◊ 6 pour la tribu de Siméon, Shaphath, fils de Hori ; ◊ 7 pour la tribu de Juda, Caleb, fils de Jephunné ; ◊ 8 pour la tribu d’Issacar, Jighal, fils de Joseph ; ◊ 9 pour la tribu d’Éphraïm, Osée, fils de Nun ; ◊ 10 pour la tribu de Benjamin, Palti, fils de Raphu ; ◊ 11 pour la tribu de Zabulon, Gaddiel, fils de Sodi ; ◊ 12 pour la tribu de Joseph, pour la tribu de Manassé, Gaddi, fils de Susi ; ◊ 13 pour la tribu de Dan, Ammiel, fils de Guemalli ; ◊ 14 pour la tribu d’Aser, Sethur, fils de Micaël ; ◊ 15 pour la tribu de Nephthali, Nakhbi, fils de Vophsi ; ◊ 16 pour la tribu de Gad, Gueuël, fils de Maki. ◊ 17 — Ce sont là les noms des hommes que Moïse envoya pour reconnaître le pays. Et Moïse appela Osée, fils de Nun, Josué.
◊ 18 Et Moïse les envoya pour reconnaître le pays de Canaan, et leur dit : Montez de ce côté, par le midi ; et vous monterez [dans] la montagne ; ◊ 19 et vous verrez le pays, ce qu’il est, et le peuple qui l’habite ; s’il est fort ou faible, s’il est en petit nombre ou en grand nombre ; ◊ 20 et quel est le pays où il habite, s’il est bon ou mauvais ; et quelles sont les villes dans lesquelles il habite, si c’est dans des camps ou dans des villes murées ; ◊ 21 et quel est le pays, s’il est gras ou maigre, s’il y a des arbres ou s’il n’y en a pas. Ayez bon courage, et prenez du fruit du pays. Or c’était le temps des premiers raisins.
◊ 22 Et ils montèrent et reconnurent le pays, depuis le désert de Tsin jusqu’à Rehob, quand on vient à Hamath. ◊ 23 Et ils montèrent par le midi, et vinrent jusqu’à Hébron ; et là étaient Akhiman, Shéshaï et Thalmaï, enfants d’Anak. Et Hébron avait été bâtie sept ans avant Tsoan d’Égypte. ◊ 24 Et ils vinrent jusqu’au torrent d’Eshcol, et coupèrent de là un sarment avec une grappe de raisin ; et ils le portèrent à deux au moyen d’une perche, et des grenades et des figues. ◊ 25 On appela ce lieu-là torrent d’Eshcol, à cause de la grappe que les fils d’Israël y coupèrent. ◊ 26 Et ils revinrent de la reconnaissance du pays au bout de quarante jours.
◊ 27 Et ils allèrent, et arrivèrent auprès de Moïse et d’Aaron, et de toute l’assemblée des fils d’Israël, au désert de Paran, à Kadès ; et ils leur rendirent compte, ainsi qu’à toute l’assemblée, et leur montrèrent le fruit du pays. ◊ 28 Et ils racontèrent à Moïse, et dirent : Nous sommes allés dans le pays où tu nous as envoyés ; et vraiment il est ruisselant de lait et de miel, et en voici le fruit. ◊ 29 Seulement, le peuple qui habite dans le pays est fort, et les villes sont fortifiées, très grandes ; et nous y avons vu aussi les enfants d’Anak. ◊ 30 Amalek habite le pays du midi ; et le Héthien, le Jébusien et l’Amoréen habitent la montagne ; et le Cananéen habite le long de la mer et sur le rivage du Jourdain. ◊ 31 Et Caleb fit taire le peuple devant Moïse, et dit : Montons hardiment et prenons possession du [pays], car nous sommes bien capables de le faire. ◊ 32 Mais les hommes qui étaient montés avec lui, dirent : Nous ne sommes pas capables de monter contre ce peuple, car il est plus fort que nous. ◊ 33 Et ils décrièrent devant les fils d’Israël le pays qu’ils avaient reconnu, disant : Le pays par lequel nous avons passé pour le reconnaître est un pays qui dévore ses habitants, et tout le peuple que nous y avons vu est de haute stature. ◊ 34 Et nous y avons vu les géants, fils d’Anak, qui est [de la race] des géants ; et nous étions à nos yeux comme des sauterelles, et nous étions de même à leurs yeux.
Ézéchiel
29 ◊ 1 * La dixième année, au dixième [mois], le douzième [jour] du mois, la parole de l’Éternel vint à moi, disant : ◊ 2 Fils d’homme, tourne ta face contre le Pharaon, le roi d’Égypte, et prophétise contre lui et contre l’Égypte tout entière. ◊ 3 Parle, et dis : Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Voici, j’en veux à toi, le Pharaon, roi d’Égypte, grand monstre des eaux, couché au milieu de ses fleuves, qui dis : Mon fleuve est à moi, et je me le suis fait ! ◊ 4 Et je mettrai un anneau dans tes mâchoires, et j’attacherai à tes écailles les poissons de tes fleuves, et je te ferai monter du milieu de tes fleuves, et tous les poissons de tes fleuves qui sont attachés à tes écailles. ◊ 5 Et je te jetterai dans le désert, toi et tous les poissons de tes fleuves ; tu tomberas sur la face des champs, tu ne seras pas recueilli ni rassemblé ; je te donnerai en pâture aux bêtes de la terre et aux oiseaux des cieux. ◊ 6 Et tous les habitants de l’Égypte sauront que je suis l’Éternel, parce qu’ils ont été un appui de roseau pour la maison d’Israël ; ◊ 7 lorsqu’ils t’ont pris par la main, tu t’es rompu, et tu leur as déchiré toute l’épaule ; et quand ils se sont appuyés sur toi, tu t’es cassé, et tu as fait chanceler tous leurs reins.
◊ 8 C’est pourquoi, ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Voici, je fais venir l’épée sur toi, et je retrancherai de toi hommes et bêtes. ◊ 9 Et le pays d’Égypte sera une désolation et un désert ; et ils sauront que je suis l’Éternel, parce qu’il a dit : Le fleuve est à moi, et moi je l’ai fait. ◊ 10 C’est pourquoi, voici, j’en veux à toi et à tes fleuves, et je ferai du pays d’Égypte des déserts d’aridité et de désolation, depuis Migdol à Syène, et jusqu’à la frontière de l’Éthiopie ; ◊ 11 le pied de l’homme n’y passera pas, et le pied de la bête n’y passera pas ; et il ne sera pas habité pendant quarante ans. ◊ 12 Et je ferai du pays d’Égypte une désolation au milieu des pays désolés, et ses villes seront, au milieu des villes dévastées, une désolation pendant quarante ans ; et je disperserai les Égyptiens parmi les nations, et je les disséminerai dans les pays.
◊ 13 Mais ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Au bout de quarante ans, je rassemblerai les Égyptiens d’entre les peuples parmi lesquels ils auront été dispersés ; ◊ 14 et je rétablirai les captifs de l’Égypte, et je les ferai revenir dans le pays de Pathros, dans le pays de leur origine ; et ils seront là un royaume abaissé. ◊ 15 Il sera plus bas que tous les royaumes, et il ne s’élèvera plus au-dessus des nations, et je les diminuerai, en sorte qu’ils ne dominent plus sur les nations. ◊ 16 Et il ne sera plus la confiance de la maison d’Israël, mettant en mémoire son iniquité quand elle se tournait après eux ; et ils sauront que je suis le Seigneur, l’Éternel.
◊ 17 Et il arriva, la vingt-septième année, au premier [mois], le premier [jour] du mois, que la parole de l’Éternel vint à moi, disant : ◊ 18 Fils d’homme, Nebucadretsar, roi de Babylone, a fait travailler son armée à un grand travail contre Tyr : toute tête en est devenue chauve, et toute épaule en a été écorchée ; et il n’a eu de Tyr aucun salaire, ni pour lui, ni pour son armée, pour le travail qu’il a fait contre elle. ◊ 19 C’est pourquoi, ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Voici, je donne à Nebucadretsar, roi de Babylone, le pays d’Égypte ; et il en enlèvera la multitude, il en emportera le butin, et en fera le pillage : et ce sera le salaire de son armée. ◊ 20 En récompense de son travail contre Tyr, je lui ai donné le pays d’Égypte, parce qu’ils ont travaillé pour moi, dit le Seigneur, l’Éternel. ◊ 21 En ce jour-là je ferai germer la corne de la maison d’Israël, et je te donnerai une bouche ouverte au milieu d’eux ; et ils sauront que je suis l’Éternel.
1 Samuel
8 ◊ 1 Et il arriva que, lorsque Samuel fut vieux, il établit ses fils juges sur Israël. ◊ 2 Et le nom de son fils premier-né était Joël, et le nom de son second [fils], Abija : ils jugeaient à Beër-Shéba. ◊ 3 Et ses fils ne marchaient pas dans ses voies ; mais ils se détournaient après le gain déshonnête, et prenaient des présents, et faisaient fléchir le jugement. ◊ 4 Et tous les anciens d’Israël s’assemblèrent et vinrent vers Samuel, à Rama ; ◊ 5 et ils lui dirent : Voici, tu es vieux, et tes fils ne marchent pas dans tes voies ; maintenant, établis sur nous un roi pour nous juger, comme toutes les nations. ◊ 6 Et la chose fut mauvaise aux yeux de Samuel, qu’ils eussent dit : Donne-nous un roi pour nous juger. Et Samuel pria l’Éternel.
◊ 7 Et l’Éternel dit à Samuel : Écoute la voix du peuple en tout ce qu’ils te disent ; car ce n’est pas toi qu’ils ont rejeté, mais c’est moi qu’ils ont rejeté, afin que je ne règne pas sur eux. ◊ 8 Selon toutes les actions qu’ils ont commises, depuis le jour où je les ai fait monter d’Égypte, jusqu’à ce jour, en ce qu’ils m’ont abandonné et ont servi d’autres dieux : ainsi ils font aussi à ton égard. ◊ 9 Et maintenant, écoute leur voix ; seulement tu leur rendras clairement témoignage, et tu leur annonceras le régime du roi qui régnera sur eux.
◊ 10 Et Samuel dit toutes les paroles de l’Éternel au peuple qui lui demandait un roi. ◊ 11 Et il dit : Ce sera ici le régime du roi qui régnera sur vous : il prendra vos fils et les mettra pour lui sur son char et parmi ses cavaliers, et ils courront devant son char ; ◊ 12 et [il les prendra] pour s’en faire des chefs de milliers et des chefs de cinquantaines, et pour labourer ses champs, et pour récolter sa moisson, et pour faire ses instruments de guerre et l’attirail de ses chars. ◊ 13 Et il prendra vos filles pour parfumeuses et pour cuisinières et pour boulangères. ◊ 14 Et il prendra vos champs et vos vignes et vos oliviers, les meilleurs, et les donnera à ses serviteurs ; ◊ 15 et il prendra la dîme de vos semences et de vos vignes, et la donnera à ses eunuques et à ses serviteurs ; ◊ 16 et il prendra vos serviteurs et vos servantes et vos jeunes hommes d’élite, les meilleurs, et vos ânes, et les emploiera à ses ouvrages ; ◊ 17 il dîmera votre menu bétail, et vous serez ses serviteurs. ◊ 18 Et en ce jour-là vous crierez à cause de votre roi que vous vous serez choisi ; mais l’Éternel ne vous exaucera pas, en ce jour-là.
◊ 19 Et le peuple refusa d’écouter la voix de Samuel ; et ils dirent : Non, mais il y aura un roi sur nous, ◊ 20 et nous serons, nous aussi, comme toutes les nations ; et notre roi nous jugera, et il sortira devant nous et conduira nos guerres. ◊ 21 Et Samuel écouta toutes les paroles du peuple, et les rapporta aux oreilles de l’Éternel. ◊ 22 Et l’Éternel dit à Samuel : Écoute leur voix, et établis sur eux un roi. Et Samuel dit aux hommes d’Israël : Allez chacun dans sa ville.
Nombres
11 ◊ 1 * Et il arriva que comme le peuple se plaignait, cela fut mauvais aux oreilles de l’Éternel ; et l’Éternel l’entendit, et sa colère s’embrasa, et le feu de l’Éternel brûla parmi eux, et dévora au bout du camp. ◊ 2 Et le peuple cria à Moïse, et Moïse pria l’Éternel, et le feu s’éteignit. ◊ 3 Et on appela le nom de ce lieu Tabhéra, parce que le feu de l’Éternel avait brûlé parmi eux.
◊ 4 * Et le ramassis [de peuple] qui était au milieu d’eux s’éprit de convoitise, et les fils d’Israël aussi se mirent encore à pleurer, et dirent : Qui nous fera manger de la chair ? ◊ 5 Il nous souvient du poisson que nous mangions en Égypte pour rien, des concombres, et des melons, et des poireaux, et des oignons, et de l’ail ; ◊ 6 et maintenant notre âme est asséchée ; il n’y a rien, si ce n’est cette manne devant nos yeux. ◊ 7 — Et la manne était comme la graine de coriandre, et son apparence comme l’apparence du bdellium. ◊ 8 Le peuple se dispersait et la ramassait ; et ils la broyaient sous la meule ou la pilaient dans le mortier ; et ils la cuisaient dans des pots, et en faisaient des gâteaux ; et son goût était comme le goût d’un gâteau à l’huile. ◊ 9 Et quand la rosée descendait la nuit sur le camp la manne descendait dessus.
◊ 10 Et Moïse entendit le peuple pleurant, selon ses familles, chacun à l’entrée de sa tente ; et la colère de l’Éternel s’embrasa extrêmement, et cela fut mauvais aux yeux de Moïse. ◊ 11 Et Moïse dit à l’Éternel : Pourquoi as-tu fait ce mal à ton serviteur ? et pourquoi n’ai-je pas trouvé grâce à tes yeux, que tu aies mis sur moi le fardeau de tout ce peuple ? ◊ 12 Est-ce moi qui ai conçu tout ce peuple ? Est-ce moi qui l’ai enfanté, pour que tu me dises : Porte-le dans ton sein, comme le nourricier porte l’enfant qui tète, jusqu’au pays que tu as promis par serment à ses pères ? ◊ 13 D’où aurais-je de la chair pour en donner à tout ce peuple ? car ils pleurent après moi, disant : Donne-nous de la chair, afin que nous en mangions. ◊ 14 Je ne puis, moi seul, porter tout ce peuple, car il est trop pesant pour moi. ◊ 15 Et si tu agis ainsi avec moi, tue-moi donc, je te prie, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, et que je ne voie pas mon malheur. ◊ 16 Et l’Éternel dit à Moïse : Assemble-moi soixante-dix hommes des anciens d’Israël, que tu sais être les anciens du peuple et ses magistrats, et amène-les à la tente d’assignation, et ils se tiendront là avec toi. ◊ 17 Et je descendrai, et je parlerai là avec toi, et j’ôterai de l’Esprit qui est sur toi, et je le mettrai sur eux, afin qu’ils portent avec toi le fardeau du peuple, et que tu ne le portes pas toi seul. ◊ 18 Et tu diras au peuple : Sanctifiez-vous pour demain, et vous mangerez de la chair ; car vous avez pleuré aux oreilles de l’Éternel, disant : Qui nous fera manger de la chair ? car nous étions bien en Égypte ! Et l’Éternel vous donnera de la chair, et vous en mangerez. ◊ 19 Vous n’en mangerez pas un jour, ni deux jours, ni cinq jours, ni dix jours, ni vingt jours, ◊ 20 [mais] jusqu’à un mois entier, jusqu’à ce qu’elle vous sorte par les narines et que vous l’ayez en dégoût ; parce que vous avez méprisé l’Éternel qui est au milieu de vous, et que vous avez pleuré devant lui, disant : Pourquoi sommes-nous donc sortis d’Égypte ? ◊ 21 Et Moïse dit : Il y a six cent mille hommes de pied dans ce peuple au milieu duquel je suis, et tu as dit : Je leur donnerai de la chair, et ils en mangeront un mois entier. ◊ 22 Leur égorgera-t-on du menu et du gros bétail, afin qu’il y en ait assez pour eux ? ou assemblera-t-on tous les poissons de la mer pour eux, afin qu’il y en ait assez pour eux ? ◊ 23 Et l’Éternel dit à Moïse : La main de l’Éternel est-elle devenue courte ? Tu verras maintenant si ce que j’ai dit t’arrivera ou non.
◊ 24 Et Moïse sortit, et dit au peuple les paroles de l’Éternel ; et il assembla soixante-dix hommes des anciens du peuple, et les fit se tenir tout autour de la tente. ◊ 25 Et l’Éternel descendit dans la nuée, et lui parla ; et il ôta de l’Esprit qui était sur lui, et le mit sur les soixante-dix anciens. Et il arriva qu’aussitôt que l’Esprit reposa sur eux, ils prophétisèrent, mais ils ne continuèrent pas. ◊ 26 Et il était demeuré deux hommes dans le camp ; le nom de l’un était Eldad, et le nom du second, Médad ; et l’Esprit reposa sur eux ; et ils étaient de ceux qui avaient été inscrits, mais ils n’étaient pas sortis vers la tente, et ils prophétisèrent dans le camp. ◊ 27 Et un jeune homme courut et rapporta cela à Moïse, disant : Eldad et Médad prophétisent dans le camp. ◊ 28 Et Josué, fils de Nun, qui servait Moïse, l’un de ses jeunes gens, répondit et dit : Mon seigneur Moïse, empêche-les. ◊ 29 Et Moïse lui dit : Es-tu jaloux pour moi ? Ah ! que plutôt tout le peuple de l’Éternel fût prophète ; que l’Éternel mît son Esprit sur eux !
◊ 30 Et Moïse revint dans le camp, lui et les anciens d’Israël. ◊ 31 Et il se leva, de par l’Éternel, un vent qui fit venir de la mer des cailles, et les jeta sur le camp, environ une journée de chemin en deçà, et environ une journée de chemin en delà, tout autour du camp, et environ deux coudées sur la surface de la terre. ◊ 32 Et le peuple se leva tout ce jour-là, et toute la nuit, et tout le jour du lendemain, et amassa des cailles : celui qui en avait amassé le moins, en avait amassé dix khomers ; et ils les étendirent pour eux tout autour du camp. ◊ 33 — La chair était encore entre leurs dents, avant qu’elle fût mâchée, que la colère de l’Éternel s’embrasa contre le peuple, et que l’Éternel frappa le peuple d’un fort grand coup. ◊ 34 Et on appela le nom de ce lieu-là Kibroth-Hattaava, parce qu’on y enterra le peuple qui avait convoité. ◊ 35 De Kibroth-Hattaava le peuple partit pour Hatséroth, et ils furent à Hatséroth.
Éphésiens
5 ◊ 1 Soyez donc imitateurs de Dieu comme de bien-aimés enfants, ◊ 2 et marchez dans l’amour, comme aussi le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu, en parfum de bonne odeur.
◊ 3 Mais que ni la fornication, ni aucune impureté ou cupidité, ne soient même nommées parmi vous, comme il convient à des saints ; ◊ 4 ni aucune chose honteuse, ni parole folle ou plaisanterie, lesquelles ne sont pas bienséantes, mais plutôt des actions de grâces. ◊ 5 Cela en effet vous le savez, connaissant qu’aucun fornicateur, ou impur, ou cupide (qui est un idolâtre), n’a d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu. ◊ 6 Que personne ne vous séduise par de vaines paroles ; car, à cause de ces choses, la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance. ◊ 7 N’ayez donc pas de participation avec eux ; ◊ 8 car vous étiez autrefois ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur ; marchez comme des enfants de lumière ◊ 9 (car le fruit de la lumière [consiste] en toute bonté, et justice, et vérité), ◊ 10 éprouvant ce qui est agréable au Seigneur. ◊ 11 Et n’ayez rien de commun avec les œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt reprenez-les aussi ; ◊ 12 car les choses qu’ils font en secret, il est honteux même de les dire. ◊ 13 Mais toutes choses, étant reprises par la lumière, sont manifestées ; car ce qui manifeste tout, c’est la lumière ; ◊ 14 c’est pourquoi il dit : « Réveille-toi, toi qui dors, et relève-toi d’entre les morts, et le Christ luira sur toi ». ◊ 15 Prenez donc garde à marcher soigneusement, non pas comme étant dépourvus de sagesse, mais comme étant sages ; ◊ 16 saisissant l’occasion, parce que les jours sont mauvais. ◊ 17 C’est pourquoi ne soyez pas sans intelligence, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur. ◊ 18 Et ne vous enivrez pas de vin, en quoi il y a de la dissolution ; mais soyez remplis de l’Esprit, ◊ 19 vous entretenant par des psaumes et des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et psalmodiant de votre cœur au Seigneur ; ◊ 20 rendant toujours grâces pour toutes choses, au nom de notre seigneur Jésus Christ, à Dieu le Père ; ◊ 21 étant soumis les uns aux autres dans la crainte de Christ.
◊ 22 Femmes, soyez soumises à vos propres maris comme au Seigneur ; ◊ 23 parce que le mari est le chef de la femme, comme aussi le Christ est le chef de l’assemblée, lui, le sauveur du corps. ◊ 24 Mais comme l’assemblée est soumise au Christ, ainsi que les femmes le soient aussi à leurs maris en toutes choses. ◊ 25 Maris, aimez vos propres femmes, comme aussi le Christ a aimé l’assemblée et s’est livré lui-même pour elle, ◊ 26 afin qu’il la sanctifiât, en la purifiant par le lavage d’eau par [la] parole ; ◊ 27 afin que lui se présentât l’assemblée à lui-même, glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais afin qu’elle fût sainte et irréprochable. ◊ 28 De même aussi, les maris doivent aimer leurs propres femmes comme leurs propres corps ; celui qui aime sa propre femme s’aime lui-même. ◊ 29 Car personne n’a jamais haï sa propre chair, mais il la nourrit et la chérit, comme aussi le Christ l’assemblée : ◊ 30 car nous sommes membres de son corps, — de sa chair et de ses os. ◊ 31 « C’est pour cela que l’homme laissera son père et sa mère et sera joint à sa femme ; et les deux seront une seule chair ». ◊ 32 Ce mystère est grand ; mais moi je parle relativement à Christ et à l’assemblée. ◊ 33 Toutefois, que chacun de vous aussi en particulier aime sa propre femme comme lui-même ; et quant à la femme, qu’elle craigne son mari.