Ces chapitres nous font connaître l’histoire de Jacob, ou tout au moins les principaux événements de sa vie ; l’Esprit de Dieu nous y donne un enseignement profond sur les conseils de la grâce de Dieu, ainsi que sur l’entière incapacité et la corruption absolue de la nature humaine.
Au chapitre 25 , j’ai, avec intention, laissé de côté un passage qui se rapporte à Jacob, et qui sera mieux à sa place ici où nous allons nous occuper de lui : « Et Isaac pria instamment l’Éternel au sujet de sa femme, car elle était stérile ; et l’Éternel se rendit à ses prières, et Rebecca sa femme conçut. Et les enfants s’entrepoussaient dans son sein ; et elle dit : S’il en est ainsi, pourquoi suis-je là ? Et elle alla consulter l’Éternel. Et l’Éternel lui dit : Deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples se sépareront en sortant de tes entrailles ; et un peuple sera plus fort que l’autre peuple, et le plus grand sera asservi au plus petit » (voyez les versets 19 et suivants ). Malachie fait allusion à ce passage : « Je vous ai aimés, dit l’Éternel ; et vous dites : En quoi nous as-tu aimés ? Ésaü n’était-il pas frère de Jacob ? dit l’Éternel ; et j’ai aimé Jacob ; et j’ai haï Ésaü » (Mal. 1, 2, 3 ) ; et ces paroles du prophète sont citées par l’apôtre Paul (Rom. 9, 11-13 ) : « Car avant que les enfants fussent nés et qu’ils eussent rien fait de bon ou de mauvais, afin que le propos de Dieu selon l’élection demeurât, non point sur le principe des œuvres, mais de celui qui appelle, il lui fut dit : « Le plus grand sera asservi au plus petit », ainsi qu’il est écrit : J’ai aimé Jacob, et j’ai haï Ésaü ».
Le conseil éternel de Dieu, selon l’élection de la grâce , nous est ainsi clairement présenté. Cette expression : l’élection de la grâce a une immense portée. Elle anéantit toutes les prétentions de l’homme et proclame le droit de Dieu à agir comme il Lui plaît. Ceci est de la plus haute importance. L’homme ne peut jouir d’aucun bonheur réel aussi longtemps qu’il n’a pas été amené à courber sa tête devant la grâce souveraine. Il lui convient de faire ainsi, attendu qu’il est pécheur et que, comme tel, il est absolument sans titre pour agir, ou pour prescrire à Dieu quelque chose. Le grand avantage qui résulte pour nous de cette position, c’est que, quand nous sommes sur ce terrain, il ne s’agit plus pour nous de ce que nous méritons, mais de ce qu’il plaît à Dieu de nous donner. Le fils prodigue peut vouloir, comme par humilité, se faire serviteur ; mais du moment qu’il est question de mérite, il n’est, de fait, pas digne d’occuper une place de serviteur, et il ne lui reste qu’à accepter ce que le père trouve bon de lui donner, savoir la position la plus élevée, celle de la communion avec lui-même. Il ne peut pas en être autrement, car la grâce couronnera toute l’œuvre dans tous les siècles des siècles. Heureux sommes-nous qu’il en soit ainsi ! À mesure que nous avançons, faisant jour après jour de nouvelles découvertes au sujet de ce que nous sommes, nous avons besoin, pour être soutenus, de l’inébranlable fondement de la grâce. La ruine de l’homme est sans espoir ; il faut, par conséquent, que la grâce soit infinie ; or elle est infinie ; Dieu Lui-même en est la source, Christ le canal et le Saint Esprit la puissance qui l’applique à l’âme et en communique la jouissance. La Trinité est manifestée dans la grâce et par la grâce qui sauve un pauvre pécheur. « La grâce règne par la justice pour la vie éternelle par Jésus Christ notre Seigneur » (Rom. 5, 21 ). La grâce ne pouvait régner qu’en rédemption. Dans la création, nous pouvons contempler la sagesse et la puissance ; dans la providence, la bonté et la longanimité ; mais ce n’est que dans la rédemption que nous voyons le règne de la grâce, et ce règne fondé sur le règne de la justice.
Or, nous voyons en Jacob la puissance de la grâce divine, parce que nous trouvons en lui un exemple remarquable de la puissance de la nature humaine. La nature apparaît en Jacob dans toute l’obliquité de ses voies, et ainsi la grâce se montre dans toute sa puissance et sa beauté morales. Il semble, d’après les faits qui nous sont rapportés que, déjà avant sa naissance, au moment de sa naissance et après sa naissance, l’énergie extraordinaire de sa nature se soit montrée. Avant sa naissance, nous lisons que « les enfants s’entrepoussaient dans son ventre » ; — à sa naissance : « et sa main tenait le talon d’Ésaü » ; — et après sa naissance, nous ne voyons d’un bout à l’autre de sa carrière, sans en excepter la phase du chapitre 32 , que des manifestations de la nature la moins aimable ; mais tout cela, comme un fond noir, ne sert qu’à faire ressortir la grâce de Celui qui condescend à s’appeler du nom de « Dieu de Jacob », de ce nom qui est la touchante expression de la grâce.
Nous avons à nous occuper maintenant de l’examen des chapitres 27 à 35.
Genèse
32 ◊ 1 * Et Jacob alla son chemin. Et les anges de Dieu le rencontrèrent ; ◊ 2 et Jacob dit, quand il les vit : C’est l’armée de Dieu. Et il appela le nom de ce lieu-là Mahanaïm.
◊ 3 Et Jacob envoya devant lui des messagers à Ésaü, son frère, au pays de Séhir, dans la campagne d’Édom ; ◊ 4 et il leur commanda, disant : Vous parlerez ainsi à mon seigneur Ésaü : Ainsi a dit ton serviteur Jacob : J’ai séjourné chez Laban, et m’y suis arrêté jusqu’à présent ; ◊ 5 et j’ai des bœufs, et des ânes, du menu bétail, et des serviteurs et des servantes ; et je l’ai envoyé annoncer à mon seigneur, afin de trouver grâce à tes yeux.
◊ 6 Et les messagers revinrent vers Jacob, disant : Nous sommes allés vers ton frère, vers Ésaü, et même il vient à ta rencontre, et quatre cents hommes avec lui. ◊ 7 Et Jacob craignit beaucoup, et fut dans l’angoisse ; et il partagea le peuple qui était avec lui, et le menu bétail et le gros bétail, et les chameaux, en deux bandes ; ◊ 8 et il dit : Si Ésaü vient à l’une des bandes et la frappe, la bande qui restera pourra échapper. ◊ 9 Et Jacob dit : Dieu de mon père Abraham, et Dieu de mon père Isaac ! Éternel, qui m’as dit : Retourne en ton pays et vers ta parenté, et je te ferai du bien ! ◊ 10 Je suis trop petit pour toutes les grâces et pour toute la vérité dont tu as usé envers ton serviteur ; car j’ai passé ce Jourdain avec mon bâton ; et maintenant je suis devenu deux bandes. ◊ 11 Délivre-moi, je te prie, de la main de mon frère, de la main d’Ésaü, car je le crains, de peur qu’il ne vienne et ne me frappe — la mère avec les fils. ◊ 12 Et toi, tu as dit : Certes, je te ferai du bien, et je ferai devenir ta semence comme le sable de la mer, qui ne se peut nombrer à cause de son abondance. ◊ 13 Et il passa là cette nuit ; et il prit, de ce qui lui vint sous la main, un présent pour Ésaü, son frère : ◊ 14 deux cents chèvres, et vingt boucs ; deux cents brebis, et vingt béliers ; ◊ 15 trente chamelles allaitantes, et leurs petits ; quarante vaches, et dix taureaux ; vingt ânesses, et dix ânons. ◊ 16 Et il les mit entre les mains de ses serviteurs, chaque troupeau à part, et il dit à ses serviteurs : Passez devant moi, et mettez de l’espace entre troupeau et troupeau. ◊ 17 Et il commanda au premier, disant : Quand Ésaü, mon frère, te rencontrera, et t’interrogera, disant : À qui es-tu ? et où vas-tu ? et à qui sont ces [troupeaux] devant toi ? ◊ 18 tu diras : À ton serviteur Jacob ; c’est un présent envoyé à mon seigneur Ésaü ; et voici, lui-même aussi [vient] après nous. ◊ 19 Et il commanda de même au second, de même au troisième, de même à tous ceux qui suivaient les troupeaux, disant : Selon cette parole vous parlerez à Ésaü, quand vous le trouverez ; ◊ 20 et vous direz aussi : Voici, ton serviteur Jacob [vient] après nous. Car il disait : Je l’apaiserai par le présent qui va devant moi, et après cela je verrai sa face ; peut-être qu’il m’accueillera favorablement. ◊ 21 Et le présent passa devant lui ; mais, pour lui, il passa cette nuit-là dans le camp.
◊ 22 Et il se leva cette nuit-là, et prit ses deux femmes, et ses deux servantes, et ses onze enfants, et passa le gué de Jabbok. ◊ 23 Il les prit, et leur fit passer le torrent ; et il fit passer ce qui était à lui.
◊ 24 Et Jacob resta seul ; et un homme lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore. ◊ 25 Et lorsqu’il vit qu’il ne prévalait pas sur lui, il toucha l’emboîture de sa hanche ; et l’emboîture de la hanche de Jacob fut luxée, comme il luttait avec lui. ◊ 26 Et il dit : Laisse-moi aller, car l’aurore se lève. Et il dit : Je ne te laisserai point aller sans que tu m’aies béni. ◊ 27 Et il lui dit : Quel est ton nom ? Et il dit : Jacob. ◊ 28 Et il dit : Ton nom ne sera plus appelé Jacob, mais Israël ; car tu as lutté avec Dieu et avec les hommes, et tu as prévalu. ◊ 29 Et Jacob demanda, et dit : Je te prie, déclare-moi ton nom. Et il dit : Pourquoi demandes-tu mon nom ? Et il le bénit là. ◊ 30 Et Jacob appela le nom du lieu Peniel : Car j’ai vu Dieu face à face, et mon âme a été délivrée. ◊ 31 Et le soleil se levait sur lui comme il passait Peniel ; et il boitait sur sa cuisse. ◊ 32 C’est pourquoi, jusqu’à ce jour, les fils d’Israël ne mangent point du tendon qui est sur l’emboîture de la hanche ; car il toucha l’emboîture de la hanche de Jacob sur le tendon.
Malachie
1 ◊ 1 L’oracle de la parole de l’Éternel à Israël par Malachie.
◊ 2 Je vous ai aimés, dit l’Éternel ; et vous dites : En quoi nous as-tu aimés ? Ésaü n’était-il pas frère de Jacob ? dit l’Éternel ; et j’ai aimé Jacob ; ◊ 3 et j’ai haï Ésaü, et j’ai fait de ses montagnes une désolation, et [j’ai livré] son héritage aux chacals du désert. ◊ 4 Si Édom dit : Nous sommes détruits, mais nous rebâtirons ce qui est ruiné, — ainsi dit l’Éternel des armées : Ils bâtiront, mais moi, je renverserai, et on les appellera contrée de méchanceté, et le peuple contre lequel l’Éternel est indigné à toujours. ◊ 5 Et vos yeux le verront, et vous direz : L’Éternel sera magnifié par-delà les confins d’Israël.
◊ 6 Un fils honore son père, et un serviteur, son maître. Si donc je suis père, où est mon honneur ? et si je suis maître, où est la crainte qui m’est due ? dit l’Éternel des armées, à vous, sacrificateurs, qui méprisez mon nom. Et vous dites : En quoi avons-nous méprisé ton nom ? ◊ 7 Vous présentez sur mon autel du pain souillé, et vous dites : En quoi t’avons-nous profané ? En ce que vous dites : La table de l’Éternel est méprisable. ◊ 8 Et si vous présentez une [bête] aveugle en sacrifice, n’est-ce pas mal ? et si vous [en] présentez une boiteuse et malade, n’est-ce pas mal ? Offre-la donc à ton gouverneur : t’agréera-t-il, ou te recevra-t-il avec faveur ? dit l’Éternel des armées. ◊ 9 Et maintenant, implorez donc *Dieu, afin qu’il use de grâce envers nous. C’est par vos mains que cela a eu lieu : vous recevra-t-il avec faveur ? dit l’Éternel des armées. ◊ 10 Qui même d’entre vous fermerait les portes ? et vous n’allumeriez pas [le feu] sur mon autel pour rien ! Je ne prends pas plaisir en vous, dit l’Éternel des armées, et l’offrande, je ne l’agréerai pas de vos mains.
◊ 11 Car, du soleil levant jusqu’au soleil couchant, mon nom sera grand parmi les nations, et, en tout lieu, l’encens sera brûlé à mon nom, et une offrande pure sera présentée, car mon nom sera grand parmi les nations, dit l’Éternel des armées. ◊ 12 Mais vous, vous le profanez, en ce que vous dites : La table du Seigneur est souillée ; et ce qu’elle fournit, sa nourriture, est méprisable. ◊ 13 Et vous dites : Voilà, quel ennui ! et vous soufflez dessus, dit l’Éternel des armées, et vous apportez ce qui a été déchiré, et la [bête] boiteuse, et la malade ; c’est ainsi que vous apportez l’offrande. Agréerais-je cela de votre main ? dit l’Éternel. ◊ 14 Et maudit est celui qui trompe, et qui a dans son troupeau un mâle, et fait un vœu et sacrifie au Seigneur ce qui est corrompu ; car je suis un grand roi, dit l’Éternel des armées, et mon nom est terrible parmi les nations.
Romains
5 ◊ 1 Ayant donc été justifiés sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre seigneur Jésus Christ, ◊ 2 par lequel nous avons trouvé aussi accès, par la foi, à cette faveur dans laquelle nous sommes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu.
◊ 3 Et non seulement [cela], mais aussi nous nous glorifions dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la patience, ◊ 4 et la patience l’expérience, et l’expérience l’espérance ; ◊ 5 et l’espérance ne rend point honteux, parce que l’amour de Dieu est versé dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. ◊ 6 Car Christ, alors que nous étions encore sans force, au temps convenable, est mort pour des impies. ◊ 7 Car à peine, pour un juste, quelqu’un mourra-t-il, (car pour l’homme de bien, peut-être, quelqu’un se résoudrait même à mourir) ; ◊ 8 mais Dieu constate son amour à lui envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. ◊ 9 Beaucoup plutôt donc, ayant été maintenant justifiés par son sang, serons-nous sauvés de la colère par lui. ◊ 10 Car si, étant ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, beaucoup plutôt, ayant été réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.
◊ 11 Et non seulement [cela], mais aussi nous nous glorifions en Dieu par notre seigneur Jésus Christ, par lequel nous avons maintenant reçu la réconciliation.
◊ 12 C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort a passé à tous les hommes, en ce que tous ont péché… ◊ 13 (car jusqu’à [la] loi [le] péché était dans le monde ; mais [le] péché n’est pas mis en compte quand il n’y a pas de loi ; ◊ 14 mais la mort régna depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui ne péchèrent pas selon la ressemblance de la transgression d’Adam, qui est la figure de celui qui devait venir. ◊ 15 Mais n’en est-il pas du don de grâce comme de la faute ? car si, par la faute d’un seul, plusieurs sont morts, beaucoup plutôt la grâce de Dieu et le don ont abondé envers plusieurs, par la grâce qui est d’un seul homme, Jésus Christ. ◊ 16 Et n’en est-il pas du don comme [de ce qui est arrivé] par un seul qui a péché ? car le jugement vient d’un seul en condamnation, — mais le don de grâce, de plusieurs fautes, en justification. ◊ 17 Car si, par la faute d’un seul, la mort a régné par un seul, beaucoup plutôt ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice, régneront-ils en vie par un seul, Jésus Christ) ; ◊ 18 ainsi donc, comme par une seule faute [les conséquences de cette faute furent] envers tous les hommes en condamnation, ainsi aussi par une seule justice [les conséquences de cette justice furent] envers tous les hommes en justification de vie. ◊ 19 Car comme par la désobéissance d’un seul homme plusieurs ont été constitués pécheurs, ainsi aussi par l’obéissance d’un seul, plusieurs seront constitués justes. ◊ 20 Or [la] loi est intervenue afin que la faute abondât ; mais là où le péché abondait, la grâce a surabondé, ◊ 21 afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi aussi la grâce régnât par [la] justice pour [la] vie éternelle par Jésus Christ notre Seigneur.
Genèse
25 ◊ 1 * Et Abraham prit encore une femme, nommée Ketura ; ◊ 2 et elle lui enfanta Zimran, et Jokshan, et Medan, et Madian, et Jishbak, et Shuakh. ◊ 3 — Et Jokshan engendra Sheba et Dedan. Et les fils de Dedan furent Ashurim, et Letushim, et Leümmim. ◊ 4 — Et les fils de Madian : Épha, et Épher, et Hénoc, et Abida, et Eldaa. — Tous ceux-là furent fils de Ketura.
◊ 5 Et Abraham donna tout ce qui lui appartenait à Isaac. ◊ 6 Et aux fils des concubines qu’eut Abraham, Abraham fit des dons ; et, tandis qu’il était encore en vie, il les renvoya d’auprès d’Isaac, son fils, vers l’orient, au pays d’orient.
◊ 7 Et ce sont ici les jours des années de la vie d’Abraham, qu’il vécut : cent soixante-quinze ans. ◊ 8 Et Abraham expira et mourut dans une bonne vieillesse, âgé et rassasié [de jours] ; et il fut recueilli vers ses peuples. ◊ 9 Et Isaac et Ismaël, ses fils, l’enterrèrent dans la caverne de Macpéla, dans le champ d’Éphron, fils de Tsokhar, le Héthien, qui est en face de Mamré, ◊ 10 le champ qu’Abraham avait acheté des fils de Heth. Là fut enterré Abraham, ainsi que Sara, sa femme. ◊ 11 Et il arriva, après la mort d’Abraham, que Dieu bénit Isaac, son fils. Et Isaac habitait près du puits de Lakhaï-roï.
◊ 12 * Et ce sont ici les générations d’Ismaël, fils d’Abraham, qu’Agar, l’Égyptienne, servante de Sara, avait enfanté à Abraham ; ◊ 13 et voici les noms des fils d’Ismaël, par leurs noms, selon leurs générations : Le premier-né d’Ismaël, Nebaïoth ; et Kédar, et Adbeël, et Mibsam, ◊ 14 et Mishma, et Duma, et Massa, ◊ 15 Hadar, et Théma, Jetur, Naphish et Kedma. ◊ 16 Ce sont là les fils d’Ismaël, et ce sont là leurs noms, selon leurs villages et leurs campements : douze princes de leurs tribus. ◊ 17 Et ce sont ici les années de la vie d’Ismaël : cent trente-sept ans ; et il expira et mourut, et fut recueilli vers ses peuples. ◊ 18 Et ils habitèrent depuis Havila jusqu’à Shur, qui est en face de l’Égypte, quand tu viens vers l’Assyrie. Il s’établit à la vue de tous ses frères.
◊ 19 * Et ce sont ici les générations d’Isaac, fils d’Abraham : Abraham engendra Isaac. ◊ 20 Et Isaac était âgé de quarante ans lorsqu’il prit pour femme Rebecca, fille de Bethuel l’Araméen de Paddan-Aram, sœur de Laban l’Araméen. ◊ 21 Et Isaac pria instamment l’Éternel au sujet de sa femme, car elle était stérile ; et l’Éternel se rendit à ses prières, et Rebecca sa femme conçut. ◊ 22 Et les enfants s’entrepoussaient dans son sein ; et elle dit : S’il en est ainsi, pourquoi suis-je là ? Et elle alla consulter l’Éternel. ◊ 23 Et l’Éternel lui dit : Deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples se sépareront en sortant de tes entrailles ; et un peuple sera plus fort que l’autre peuple, et le plus grand sera asservi au plus petit.
◊ 24 Et les jours où elle devait enfanter s’accomplirent, et voici, il y avait des jumeaux dans son ventre. ◊ 25 Et le premier sortit, roux, tout entier comme un manteau de poil ; et ils appelèrent son nom Ésaü. ◊ 26 Et ensuite sortit son frère, et sa main tenait le talon d’Ésaü ; et on appela son nom Jacob. Et Isaac était âgé de soixante ans quand ils naquirent. ◊ 27 Et les enfants grandirent : et Ésaü était un homme habile à la chasse, un homme des champs ; et Jacob était un homme simple, qui habitait les tentes. ◊ 28 Et Isaac aimait Ésaü, car le gibier était sa viande ; mais Rebecca aimait Jacob.
◊ 29 Et Jacob cuisait un potage ; et Ésaü arriva des champs, et il était las. ◊ 30 Et Ésaü dit à Jacob : Laisse-moi, je te prie, avaler du roux, de ce roux-là ; car je suis las. C’est pourquoi on appela son nom Édom. ◊ 31 Et Jacob dit : Vends-moi aujourd’hui ton droit d’aînesse. ◊ 32 Et Ésaü dit : Voici, je m’en vais mourir ; et de quoi me sert le droit d’aînesse ? ◊ 33 Et Jacob dit : Jure-moi aujourd’hui. Et il lui jura, et vendit son droit d’aînesse à Jacob. ◊ 34 Et Jacob donna à Ésaü du pain et du potage de lentilles ; et il mangea et but, et se leva, et s’en alla : et Ésaü méprisa son droit d’aînesse.
Romains
9 ◊ 1 Je dis la vérité en Christ ; je ne mens point, ma conscience me rendant témoignage par l’Esprit Saint, ◊ 2 que j’ai une grande tristesse et une douleur continuelle dans mon cœur ; ◊ 3 car moi-même j’ai souhaité d’être [par] anathème [séparé] du Christ, pour mes frères, mes parents selon la chair, ◊ 4 qui sont Israélites, auxquels sont l’adoption, et la gloire, et les alliances, et le don de la loi, et le service [divin], et les promesses ; ◊ 5 auxquels sont les pères, et desquels, selon la chair, est [issu] le Christ, qui est sur toutes choses Dieu béni éternellement. Amen ! ◊ 6 — Ce n’est pas cependant comme si la parole de Dieu avait été sans effet, car tous ceux qui sont [issus] d’Israël ne sont pas Israël ; ◊ 7 aussi, pour être [la] semence d’Abraham, ils ne sont pas tous enfants ; mais « en Isaac te sera appelée [une] semence » ; ◊ 8 c’est-à-dire, ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu ; mais les enfants de la promesse sont comptés pour semence. ◊ 9 Car cette parole est [une parole] de promesse : « En cette saison-ci, je viendrai, et Sara aura un fils ». ◊ 10 Et non seulement [cela], mais aussi quant à Rebecca, lorsqu’elle conçut d’un, d’Isaac, notre père, ◊ 11 (car avant que les enfants fussent nés et qu’ils eussent rien fait de bon ou de mauvais, afin que le propos de Dieu selon l’élection demeurât, non point sur le principe des œuvres, mais de celui qui appelle,) ◊ 12 il lui fut dit : « Le plus grand sera asservi au plus petit » ; ◊ 13 ainsi qu’il est écrit : « J’ai aimé Jacob, et j’ai haï Ésaü ».
◊ 14 Que dirons-nous donc ? Y a-t-il de l’injustice en Dieu ? Qu’ainsi n’advienne ! ◊ 15 Car il dit à Moïse : « Je ferai miséricorde à celui à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion ». ◊ 16 Ainsi donc ce n’est pas de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. ◊ 17 Car l’écriture dit au Pharaon : « C’est pour cela même que je t’ai suscité, pour montrer en toi ma puissance, et pour que mon nom soit publié dans toute la terre ». ◊ 18 Ainsi donc il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut.
◊ 19 Tu me diras donc : Pourquoi se plaint-il encore ? car qui est-ce qui a résisté à sa volonté ? ◊ 20 Mais plutôt, toi, ô homme, qui es-tu, qui contestes contre Dieu ? La chose formée dira-t-elle à celui qui l’a formée : Pourquoi m’as-tu ainsi faite ? ◊ 21 Le potier n’a-t-il pas pouvoir sur l’argile pour faire de la même masse un vase à honneur et un autre à déshonneur ? ◊ 22 Et si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience des vases de colère tout préparés pour la destruction ; ◊ 23 — et afin de faire connaître les richesses de sa gloire dans des vases de miséricorde qu’il a préparés d’avance pour la gloire… ? ◊ 24 lesquels aussi il a appelés, [savoir] nous, non seulement d’entre les Juifs, mais aussi d’entre les nations : ◊ 25 comme aussi il dit en Osée : « J’appellerai mon peuple celui qui n’était pas mon peuple, et bien-aimée celle qui n’était pas bien-aimée » ; ◊ 26 « et il arrivera que dans le lieu où il leur a été dit : Vous n’êtes pas mon peuple, là ils seront appelés fils du Dieu vivant ». ◊ 27 Mais Ésaïe s’écrie au sujet d’Israël : « Quand le nombre des fils d’Israël serait comme le sable de la mer, le résidu [seul] sera sauvé. ◊ 28 Car il consomme et abrège l’affaire en justice, parce que le *Seigneur fera une affaire abrégée sur la terre ». ◊ 29 Et comme Ésaïe a dit auparavant : « Si le *Seigneur Sabaoth ne nous avait laissé [quelque] semence, nous serions devenus comme Sodome et nous aurions été semblables à Gomorrhe ».
◊ 30 Que dirons-nous donc ? Que les nations qui ne poursuivaient pas [la] justice, ont trouvé [la] justice, [la] justice qui est sur le principe de [la] foi. ◊ 31 Mais Israël, poursuivant une loi de justice, n’est point parvenu à [cette] loi. ◊ 32 Pourquoi ? — Parce que ce n’a point été sur le principe de la foi, mais comme sur le principe des œuvres : car ils ont heurté contre la pierre d’achoppement, ◊ 33 selon qu’il est écrit : « Voici, je mets en Sion une pierre d’achoppement, et un rocher de chute », et « celui qui croit en lui ne sera pas confus ».