« Et ce sont ici les commandements, les statuts, et les ordonnances que l’Éternel, votre Dieu, a commandé de vous enseigner, afin que vous les pratiquiez dans le pays dans lequel vous passez pour le posséder ; afin que tu craignes l’Éternel, ton Dieu, pour garder, tous les jours de ta vie, toi, et ton fils, et le fils de ton fils, tous ses statuts et ses commandements que je te commande, et afin que tes jours soient prolongés. Et tu écouteras, Israël ! et tu prendras garde à les pratiquer, afin que tu prospères, et que vous multipliiez beaucoup dans un pays ruisselant de lait et de miel, comme l’Éternel, le Dieu de tes pères, te l’a dit. Écoute, Israël : L’Éternel, notre Dieu, est un seul Éternel » (chap. 6, 1-4 ).
Ici nous est présentée cette grande vérité cardinale, que la nation d’Israël était spécialement responsable de retenir et de confesser, savoir l’unité de la divinité, vérité formant la base même de l’économie judaïque, le centre autour duquel le peuple devait se rallier. Aussi longtemps qu’ils la maintenaient, il y avait pour Israël, bonheur, prospérité et fertilité ; mais cette vérité une fois abandonnée, tout disparaissait. C’était, pour ainsi dire, le grand rempart national qui les séparait de tous les autres peuples de la terre ; ils étaient appelés à confesser cette glorieuse vérité à la face d’un monde idolâtre, et de ses plusieurs dieux et plusieurs seigneurs (voyez 1 Cor. 8, 5 ).
Leur père Abraham avait été appelé hors du centre de l’idolâtrie païenne, pour devenir le témoin du seul Dieu vivant et vrai, se confier en Lui, marcher avec Lui, s’appuyer sur Lui, et Lui obéir.
Le lecteur trouvera dans le dernier chapitre de Josué, une expression très frappante de l’importance que l’Éternel attache à ce fait, lorsqu’il s’adresse pour la dernière fois au peuple : « Josué assembla toutes les tribus d’Israël à Sichem, et il appela les anciens d’Israël, et ses chefs, et ses juges, et ses magistrats ; et ils se tinrent devant Dieu. Et Josué dit à tout le peuple : Ainsi dit l’Éternel, le Dieu d’Israël : Vos pères, Térakh, père d’Abraham et père de Nakhor, ont habité anciennement au-delà du fleuve, et ils ont servi d’autres dieux ; et je pris votre père Abraham d’au-delà du fleuve, et je le fis aller par tout le pays de Canaan, et je multipliai sa semence : je lui donnai Isaac » (Jos. 24, 1-3 ).
Ici Josué rappelle au peuple que leurs pères ont servi d’autres dieux — fait très solennel et dont le souvenir leur aurait rappelé le profond besoin qu’ils avaient de veiller sur eux-mêmes, de peur d’être entraînés de nouveau dans l’idolâtrie, hors de laquelle Dieu, dans Sa grâce souveraine, avait élu et appelé leur père Abraham. C’eût été sagesse de leur part de considérer que, même ce mal dans lequel leurs pères avaient vécu autrefois, était justement celui dont ils se rendraient coupables eux-mêmes.
Après avoir présenté ce fait au peuple, Josué retrace avec une force remarquable tous les principaux événements de leur histoire, depuis la naissance de leur père Isaac, jusqu’au moment où il s’adresse à eux, puis il résume son discours par l’appel suivant : « Et maintenant, craignez l’Éternel, et servez-le en intégrité et en vérité ; et ôtez les dieux que vos pères ont servis de l’autre côté du fleuve, et en Égypte , et servez l’Éternel. Et s’il est mauvais à vos yeux de servir l’Éternel, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir, soit les dieux que vos pères qui étaient de l’autre côté du fleuve ont servis , soit les dieux de l’Amoréen, dans le pays duquel vous habitez. Mais moi et ma maison, nous servirons l’Éternel » (Jos. 24, 14, 15 ).
Remarquez cette allusion répétée au fait que leurs pères avaient adoré des faux dieux ; et, en outre, que le pays dans lequel l’Éternel les avait amenés avait été souillé, d’une extrémité à l’autre, par les abominations de l’idolâtrie païenne.
Ainsi, ce fidèle serviteur de l’Éternel, évidemment inspiré par le Saint Esprit, cherche à représenter au peuple le danger qu’il court d’abandonner la grande vérité fondamentale d’un seul Dieu vivant et vrai, pour retourner au culte des idoles. Il insiste sur la nécessité urgente pour eux d’une décision absolue. « Choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir ». Rien n’égale une décision du cœur franche et complète pour Dieu ; c’est ce que nous Lui devons en tout temps. Quant à Israël, Dieu lui avait donné des preuves évidentes que Lui-même était pour eux, en les rachetant de la servitude d’Égypte et en les conduisant à travers le désert pour les établir au pays de Canaan ; pour cette raison, une consécration complète à l’Éternel n’était de leur part qu’un service raisonnable.
Les paroles de Josué prouvent combien il en sentait profondément l’importance pour ce qui le concernait : « Mais moi et ma maison, nous servirons l’Éternel » . Précieuse décision, qui nous montre que, quelle que soit la déchéance de la religion nationale, celle de la famille, et l’âme individuellement peuvent, par la grâce de Dieu, être maintenues en tout temps et en tous lieux.
Puissions-nous ne pas l’oublier ! « Moi et ma maison » est la réponse claire et précieuse de la foi à ces paroles de Dieu : « Toi et ta maison ». Quelle que puisse être, en un temps donné, la condition du peuple de Dieu ostensible et professant, tout homme de Dieu sincère et fidèle possède le privilège de pouvoir adopter ce principe : « Mais moi et ma maison, nous servirons l’Éternel », et d’y conformer tous ses actes.
Il est vrai que cette sainte résolution ne peut être mise en pratique que par le secours incessant de la grâce de Dieu ; mais nous pouvons être assurés que, si notre cœur est déterminé à suivre entièrement le Seigneur, toute grâce nécessaire nous sera fournie jour après jour, car ces paroles seront toujours vraies : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans l’infirmité » (2 Cor. 12, 9 ).
Considérons maintenant l’effet apparent produit par l’émouvant appel de Josué à la congrégation : ne semble-t-il pas devoir être considérable ?
« Et le peuple répondit et dit : Loin de nous que nous abandonnions l’Éternel pour servir d’autres dieux ! Car l’Éternel, notre Dieu, c’est lui qui nous a fait monter, nous et nos pères, du pays d’Égypte, de la maison de servitude, et qui a fait devant nos yeux ces grands signes, et qui nous a gardés dans tout le chemin par lequel nous avons marché, et parmi tous les peuples au milieu desquels nous avons passé. Et l’Éternel a chassé de devant nous tous les peuples, et l’Amoréen qui habitait dans le pays. Aussi nous, nous servirons l’Éternel, car c’est lui qui est notre Dieu » (Jos. 24, 16-18 ).
Tout ceci sonnait très bien et donnait grand espoir, car le peuple paraissait avoir une claire intelligence du fondement moral des droits de l’Éternel à une obéissance implicite de leur part. Ils étaient en état de faire un récit exact de toutes Ses œuvres de puissance à leur égard, de protester sérieusement, en toute sincérité, contre l’idolâtrie, et avec tout cela de promettre l’obéissance à l’Éternel, leur Dieu.
Cependant, il est évident que Josué n’avait pas une confiance particulière en cette profession, puisqu’il dit au peuple : « Vous ne pourrez pas servir l’Éternel ; car il est un Dieu saint, il est un Dieu jaloux : il ne pardonnera pas votre transgression et vos péchés. Si vous abandonnez l’Éternel, et si vous servez des dieux étrangers, alors il se retournera et vous fera du mal et vous consumera après vous avoir fait du bien. Et le peuple dit à Josué : Non, car nous servirons l’Éternel. Et Josué dit au peuple : Vous êtes témoins contre vous-mêmes que c’est vous qui vous êtes choisi l’Éternel pour le servir. Et ils dirent : Nous en sommes témoins. Et maintenant, ôtez les dieux étrangers qui sont au milieu de vous, et inclinez votre cœur vers l’Éternel, le Dieu d’Israël . Et le peuple dit à Josué : Nous servirons l’Éternel, notre Dieu, et nous écouterons sa voix » (Jos. 24, 19-24 ).
Arrêtons-nous ici pour méditer sur l’aspect sous lequel Josué présente Dieu à la congrégation d’Israël, puisque notre but en nous occupant de ce passage est de montrer la place éminente assignée dans le discours de Josué, à la vérité de l’unité de la divinité ; vérité à laquelle, comme nous l’avons vu, Israël était appelé à rendre témoignage devant toutes les nations de la terre, et dans laquelle se trouvait leur sauvegarde morale contre les influences séductrices de l’idolâtrie.
Or cette vérité même fut celle qu’ils abandonnèrent la première, de la manière la plus signalée. Les promesses, les vœux et les résolutions prises sous l’influence des paroles de Josué, se trouvèrent être semblables à une rosée du matin qui s’en va (Os. 6, 4 ). « Et le peuple servit l’Éternel tous les jours de Josué, et tous les jours des anciens dont les jours se prolongèrent après Josué, et qui avaient vu toute la grande œuvre de l’Éternel, qu’il avait faite pour Israël. Et Josué, fils de Nun, serviteur de l’Éternel, mourut, âgé de cent dix ans… Et toute cette génération fut aussi recueillie vers ses pères ; et après eux, se leva une autre génération qui ne connaissait pas l’Éternel, ni l’œuvre qu’il avait faite pour Israël. Et les fils d’Israël firent ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, et servirent les Baals . Et ils abandonnèrent l’Éternel, le Dieu de leurs pères, qui les avait fait sortir du pays d’Égypte ; et ils marchèrent après d’autres dieux, d’entre les dieux des peuples qui étaient autour d’eux, et se prosternèrent devant eux ; et ils provoquèrent à colère l’Éternel, et abandonnèrent l’Éternel, et servirent Baal et Ashtaroth » (Jug. 2, 7-13 ).
Quel avertissement solennel pour nous tous ! Une vérité si grande, d’une telle importance, sitôt abandonnée ! Se départir du seul Dieu vivant et vrai, pour suivre Baal et Astarté ! Tant que Josué et les anciens vivaient, leur présence et leur influence avaient gardé Israël d’une apostasie ouverte, mais à peine ces digues morales sont-elles ôtées, que le sombre courant de l’idolâtrie les envahit et emporte le fondement même de la foi nationale. L’Éternel, le Dieu d’Israël, était remplacé par les divinités mâles et femelles. L’influence humaine est un pauvre appui, une faible barrière ; il nous faut être soutenus par la puissance de Dieu, autrement, tôt ou tard, nous succomberons. La foi, maintenue simplement par la sagesse des hommes et non par la puissance de Dieu, sera sûrement démontrée faible et sans valeur ; elle ne résistera pas au jour de l’épreuve, ne supportera pas la fournaise, et défaillira inévitablement.
En second lieu, la foi ne suffit pas, il doit y avoir un lien vivant entre l’âme et Dieu. Nous devons avoir affaire avec Dieu pour nous-mêmes, individuellement, autrement lorsque le temps de l’épreuve surviendra nous succomberons. L’exemple et l’influence de l’homme sont bons à leur place ; il était bon de considérer comment Josué et les anciens suivaient le Seigneur ; cette parole est vraie : « Le fer s’aiguise par le fer, et un homme ranime le visage de son ami » (Prov. 27, 17 ). Il est très encourageant d’être entouré de cœurs réellement dévoués ; très doux d’être soutenu par le courant d’une fidélité collective à Christ, à Sa personne et à Sa cause. Mais si c’est tout, si la source profonde d’une foi et d’une connaissance personnelles n’existe pas ; s’il n’y a pas le lien formé et maintenu en Dieu dans une communion individuelle avec Lui, lorsque le courant de l’influence humaine décline, que les appuis humains manquent, lorsqu’en un mot, la décadence générale commence, alors, en principe, nous serons semblables à Israël qui suivait l’Éternel, tous les jours de Josué et des anciens, et qui finit par abandonner la confession de Son nom, pour retourner aux folies et aux vanités de ce présent siècle — choses nullement meilleures, en réalité, que Baal et Ashtaroth.
Mais, d’un autre côté, quand le cœur est fermement établi dans la vérité et la grâce de Dieu ; quand nous pouvons dire — et c’est le privilège de tout vrai croyant : — « Je sais qui j’ai cru, et je suis persuadé qu’il a la puissance de garder ce que je lui ai confié, jusqu’à ce jour-là » (2 Tim. 1, 12 ), alors même que tous se détourneraient de la confession publique de Christ, que tout secours humain viendrait à manquer, « le fondement de Dieu » demeurerait aussi solide que jamais pour nous, et le sentier de l’obéissance aussi distinct devant nous que si des milliers d’âmes le foulaient avec décision et une sainte énergie.
Nous ne devons pas perdre de vue le fait que, selon les décrets divins, l’Église professante de Dieu doit retirer de profondes et saintes leçons de l’histoire d’Israël, « car toutes les choses qui ont été écrites auparavant, ont été écrites pour notre instruction, afin que, par la patience et par la consolation des Écritures, nous ayons espérance » (Rom. 15, 4 ).
Cependant il n’est nullement nécessaire, pour retirer cette instruction des écrits de l’Ancien Testament, que nous nous occupions à rechercher des analogies fantastiques, des théories extraordinaires ou des illustrations hasardées. Combien d’âmes, hélas ! en faisant ainsi, ont été entraînées à de folles et vides conceptions, sinon à de mortelles erreurs, au lieu de trouver « la consolation des Écritures ».
C’est avec les faits réels rapportés par les pages de l’histoire inspirée, que nous avons affaire ; il faut les étudier avec soin, puisque de grandes leçons pratiques peuvent en être retirées. Ce fait, par exemple, que nous venons de faire ressortir dans l’histoire d’Israël, savoir l’abandon de la vérité même qu’ils avaient été spécialement appelés à maintenir et à confesser, au sujet de l’unité de la divinité, ce fait, dis-je, est pour nous un avertissement de la plus grande importance. L’existence même d’Israël, comme nation, dépendait de cette vérité glorieuse, et ils l’abandonnèrent. L’eussent-ils retenue fermement, ils auraient été invincibles, mais en l’abandonnant, ils perdaient tout et devenaient pires que les nations qui les environnaient, en tant qu’ils péchaient contre la lumière et la connaissance, ayant les yeux ouverts, en dépit des plus solennelles exhortations, et ajoutons encore, malgré leurs protestations et leurs promesses d’obéissance souvent répétées.
Oui, lecteur, Israël abandonna le culte du seul Dieu vivant et vrai, l’Éternel Élohim, le Dieu de leur alliance ; non seulement leur Créateur, mais leur Rédempteur ; Celui qui les avait retirés d’Égypte, conduits à travers la mer Rouge, le désert et le Jourdain, pour les établir triomphalement sur l’héritage qu’Il avait promis à Abraham, leur père : « Pays ruisselant de lait et de miel, qui est un ornement entre tous les pays » (Éz. 20, 6 ). Ils se détournèrent de Lui et s’adonnèrent au culte des faux dieux. « Ils le provoquèrent à colère par leurs hauts lieux, et l’émurent à jalousie par leurs images taillées » (Ps. 78, 58 ). Combien cela paraît étonnant, qu’un peuple qui avait autant vu et connu de la bonté et de la grâce de Dieu, qui avait été témoin de Ses actes de puissance, de Sa fidélité, de Sa majesté, de Sa gloire, ait pu en vernir à se prosterner devant une bûche de bois ! Leur histoire entière, depuis les jours du veau d’or, au pied du mont Sinaï, jusqu’au temps où Nebucadnetsar réduisit Jérusalem en ruines, toute cette histoire est marquée par un esprit d’invincible idolâtrie. Ce fut en vain que l’Éternel, dans Sa patiente miséricorde, leur suscita des libérateurs pour les soustraire aux terribles conséquences de leur péché et de leur folie. Plusieurs fois, dans Sa bonté inépuisable, Il les délivra de la main de leurs ennemis, leur suscitant un Othniel, un Éhud, un Barak, un Gédéon, un Jephthé, un Samson, tous ces instruments de Sa puissance et de Sa miséricorde, témoins de Son tendre amour et de Ses compassions envers Son peuple rebelle. À peine chacun de ces juges avait-il disparu de la scène, que la nation se plongeait de nouveau dans l’idolâtrie.
Au temps des rois, nous voyons la même affligeante histoire. Nous découvrons, il est vrai, quelques points brillants, quelques étoiles lumineuses à travers les tristes ténèbres de l’histoire d’Israël ; nous avons un David, un Asa, un Josaphat, un Ézéchias, un Josias — autant d’exceptions bénies et rafraîchissantes à la funeste règle. Mais ces hommes mêmes ne purent extirper du cœur de la nation, cette racine d’idolâtrie. Au milieu des splendeurs sans pareilles du règne de Salomon, cette racine produisit des rejetons sous forme de hauts lieux, élevés à Ashtaroth, déesse des Sidoniens, à Milcom, l’abomination des Ammonites ; et à Kemosh, l’abomination de Moab.
Arrêtez-vous un instant, lecteur, et représentez-vous l’écrivain de l’Ecclésiaste et des Proverbes, se prosternant dans le temple de Moloch ! Est-il possible de se représenter le plus sage et le plus glorieux des monarques d’Israël, brûlant de l’encens, et offrant des sacrifices sur l’autel de Kemosh ? N’y a-t-il pas là, pour nous, quelque instruction à retirer ? Le règne de Salomon fournit une des preuves les plus frappantes du fait qui nous occupe maintenant, savoir l’apostasie complète d’Israël quant à l’unité de la divinité — leur esprit invincible d’idolâtrie. La vérité qu’ils auraient dû maintenir avant tout, fut abandonnée la première.
Nous ne voulons pas rechercher d’autres preuves, ni nous arrêter à l’épouvantable description du jugement de la nation, conséquence de son idolâtrie. La condition actuelle de ce peuple est celle dont parle le prophète Osée : « Car les fils d’Israël resteront beaucoup de jours sans roi, et sans prince, et sans sacrifice, et sans statue, et sans éphod ni théraphim » (Os. 3, 4 ). « L’esprit immonde d’idolâtrie est sorti d’eux » pendant ces « beaucoup de jours », pour retourner bientôt avec « sept autres esprits plus méchants que lui-même » (Luc 11, 24-26 ) — la perfection même de la méchanceté spirituelle. Et alors surviendront des jours de tribulation incomparable pour ce peuple si longtemps égaré et révolté, « le temps de la détresse pour Jacob » (Jér. 30, 7 ).
Mais, Dieu soit béni, la délivrance viendra. Des jours de bonheur sont réservés à la nation restaurée — « jours du ciel sur la terre » — comme nous dit aussi le prophète Osée : « Ensuite, les fils d’Israël retourneront et rechercheront l’Éternel, leur Dieu, et David, leur roi, et se tourneront avec crainte vers l’Éternel et vers sa bonté, à la fin des jours » (Os. 3, 5 ). Toutes les promesses de Dieu à Abraham, Isaac, Jacob et David, s’accompliront ; toutes les brillantes prédictions des prophètes, d’Ésaïe à Malachie, auront un glorieux accomplissement, car « l’Écriture ne peut être anéantie » (Jean 10, 35 ). À la longue nuit, succédera le plus glorieux jour qui ait jamais brillé sur la terre ; la fille de Sion se réchauffera aux rayons du « soleil de justice » ; et « la terre sera pleine de la connaissance de la gloire de l’Éternel, comme les eaux couvrent le fond de la mer » (Hab. 2, 14 ).
Il serait fort intéressant de reproduire ici les beaux passages des prophètes, concernant l’avenir d’Israël ; mais notre désir était seulement d’attirer l’attention sur l’application pratique du fait solennel de l’abandon si prompt et si complet que fit Israël de cette vérité : « Écoute, Israël : L’Éternel, notre Dieu, est un seul Éternel ».
On demandera peut-être : « En quoi ce fait peut-il intéresser l’Église de Dieu ? ». Notre conviction est qu’il a pour elle une portée des plus solennelles ; et nous croirions manquer à notre devoir envers Christ et envers Son Église, en négligeant de signaler cette application.
En considérant l’histoire de l’Église de Dieu, comme témoin public de Christ sur la terre, nous voyons qu’à peine établie dans toute la plénitude des bénédictions et des privilèges qui ont marqué le début de sa carrière, elle commença à laisser échapper les vérités mêmes que le chrétien était spécialement responsable de maintenir et de confesser, et qui devaient caractériser le christianisme et le distinguer de tout ce qui avait précédé. Comme Adam au jardin d’Éden, comme Noé sur la terre restaurée, comme Israël en Canaan, l’Église, à peine établie comme dispensateur responsable des mystères de Dieu, commença son déclin et sa chute. Sous les yeux mêmes des apôtres, des erreurs et des maux surgirent, travaillant à miner les fondements mêmes du témoignage de l’Église.
Les preuves de ce fait abondent. Écoutez les paroles de l’apôtre, qui a répandu plus de larmes sur la ruine de l’Église qu’aucun autre homme : « Je m’étonne », dit-il, « de ce que vous passez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, à un évangile différent, qui n’en est pas un autre ». « Ô Galates insensés, qui vous a ensorcelés, vous devant les yeux de qui Jésus Christ a été dépeint, crucifié au milieu de vous ? ». « Mais alors, ne connaissant pas Dieu, vous étiez asservis à ceux qui, par leur nature, ne sont pas dieux : mais maintenant, ayant connu Dieu, mais plutôt ayant été connus de Dieu, comment retournez-vous de nouveau aux faibles et misérables éléments auxquels vous voulez encore derechef être asservis ? Vous observez des jours, et des mois, et des temps, et des années » ; fêtes soi-disant chrétiennes, très imposantes devant la nature religieuse, et satisfaisant la chair ; mais dont la signification, d’après le jugement de l’apôtre et celui du Saint Esprit, était simplement d’abandonner le christianisme pour retourner au culte des idoles. L’apôtre ajoute : « Je crains quant à vous » (et quoi d’étonnant, quand ces Galates avaient pu si promptement se détourner des grandes vérités caractéristiques d’un christianisme céleste, pour s’occuper d’observances superstitieuses ?) « que peut-être je n’aie travaillé en vain pour vous ». « Vous couriez bien, qui est-ce qui vous a arrêtés pour que vous n’obéissiez pas à la vérité ? La persuasion ne vient pas de celui qui vous appelle. Un peu de levain fait lever la pâte tout entière » (Gal. 1, 6 ; 3, 1 ; 4, 8-11 ; 5, 7-9 ).
Tout ceci se passait au temps même de l’apôtre. L’abandon de la vérité fut encore plus rapide que dans le cas d’Israël ; car ils avaient servi l’Éternel tous les jours de Josué, et tous les jours des anciens qui lui survécurent ; mais, dans la triste et humiliante histoire de l’Église, l’ennemi réussit presque immédiatement à introduire du levain dans la farine, de l’ivraie parmi le blé. Avant même que les apôtres eussent disparu de la scène, une semence avait été jetée, qui continuera dès lors à produire ses fruits pernicieux, jusqu’à ce que des moissonneurs angéliques viennent nettoyer le champ.
Cherchons les preuves de la chose dans l’Écriture. Écoutons le même témoin inspiré, épanchant, à la fin de son ministère, son cœur dans celui de son bien-aimé fils Timothée : « Tu sais ceci, que tous ceux qui sont en Asie, du nombre desquels sont Phygelle et Hermogène, se sont détournés de moi ». Et encore : « Il y aura un temps où ils ne supporteront pas le sain enseignement ; mais, ayant des oreilles qui leur démangent, ils s’amasseront des docteurs selon leurs propres convoitises, et ils détourneront leurs oreilles de la vérité et se tourneront vers les fables » (2 Tim. 1, 15 ; 4, 3, 4 ).
Tel est le témoignage de l’homme qui, en sage architecte, avait posé les fondements de l’Église. Et quant à ses propres expériences personnelles, qu’en était-il ? Comme son Maître, il avait été abandonné, délaissé par ceux qui, une fois, s’étaient rassemblés autour de lui, dans toute la fraîcheur et l’ardeur des premiers temps. Son cœur large et aimant avait été brisé par des docteurs judaïsants, qui cherchaient à renverser les fondements mêmes du christianisme et la foi des élus de Dieu. Il pleurait sur les voies de ceux qui, tout en faisant profession, étaient néanmoins « ennemis de la croix de Christ » .
En un mot, l’apôtre Paul, de sa prison à Rome prévoyait la décadence et la ruine du corps professant, et un sort pareil à celui du vaisseau dans lequel il avait fait son dernier voyage.
Rappelons ici que nous ne sommes occupés maintenant que de la question de l’Église, dans son caractère de témoin responsable pour Christ sur la terre ; il importe d’être au clair là-dessus, pour ne pas laisser nos pensées s’égarer à ce sujet. On ne saurait être assez exact à faire la distinction entre l’Église comme corps de Christ, et l’Église comme luminaire ou témoin de Christ dans le monde. Dans ce premier caractère, il ne peut y avoir de déchéance, tandis que dans le dernier, la ruine est complète et sans espoir.
L’Église, comme corps de Christ, unie à sa Tête vivante et glorifiée dans les cieux, par la présence et l’habitation du Saint Esprit, ne peut jamais, par aucun moyen faillir — jamais être brisée, comme le vaisseau de Paul, par les orages et les flots d’un monde hostile ; l’Église, dis-je, est aussi à l’abri que Christ Lui-même. La Tête et le corps sont un — indissolublement liés. Aucune puissance sur la terre ou dans l’enfer ne pourra jamais toucher ou attaquer le plus faible ou le plus obscur des membres de Son corps. Tous les membres ont la même position devant Dieu, tous sont sous Son œil miséricordieux dans la plénitude, la beauté et l’acceptation de Christ Lui-même. Telle qu’est la Tête, tels sont les membres — tous les membres ensemble — chaque membre en particulier. Tous ont droit aux pleins résultats éternels de l’œuvre accomplie sur la croix. Il ne peut être question ici de responsabilité. La Tête s’est rendue responsable pour les membres, a parfaitement répondu à toutes les obligations, et nous a déchargés de toute responsabilité. Il ne reste rien qu’amour — un amour aussi profond que le cœur de Christ, parfait comme Son œuvre, invariable comme Son trône. Toute question qui aurait pu être soulevée contre quelque individu, ou collectivement contre tous les membres de l’Église de Dieu, a été définitivement réglée, entre Dieu et Son Christ sur la croix. Tous les péchés, toute la culpabilité de chaque membre individuellement, et de tous les membres collectivement — oui, tout, et cela de la manière la plus entière et la plus absolue, a été mis sur Christ et porté par Lui. Dieu, dans Son inflexible justice, et Sa sainteté infinie, a ôté tout ce qui pouvait s’opposer au plein salut, et à la bénédiction parfaite de chacun des membres du corps de Christ, de l’Assemblée de Dieu. Chaque membre du corps subsiste par la vie de la Tête. Tous sont unis ensemble par la puissance d’un lien qui ne peut jamais être dissout.
Comprenons bien, en outre, que l’unité du corps de Christ est absolument indissoluble ; c’est là un point essentiel qui doit être fidèlement maintenu. Mais évidemment, si l’on ne croit pas cette vérité, on ne peut ni la maintenir, ni la confesser ; et à en juger d’après certaines opinions émises à ce sujet, on est tenté de se demander si cette belle vérité de l’unité du corps de Christ — unité maintenue sur la terre par l’habitation du Saint Esprit — a jamais été saisie dans son sens divin, par les personnes qui expriment ces opinions.
Par exemple, nous entendons parler de « diviser le corps de Christ », ce qui est une grave erreur, la chose étant complètement impossible. Les réformateurs furent accusés de rompre ou de désunir le corps de Christ, lorsqu’ils tournèrent le dos au système romain. Cela revenait simplement à la monstrueuse présomption que cette vaste masse de mal moral, d’erreurs doctrinales, de corruption ecclésiastique et de superstition avilissante, devait être reconnue comme le corps de Christ ! Comment, avec le Nouveau Testament en main, aurait-il été possible de considérer la soi-disant église de Rome et ses abominations sans nom et sans nombre, comme étant le corps de Christ ? Comment, avec la plus faible idée de ce qu’est la vraie Église de Dieu, quelqu’un penserait-il jamais à accorder ce titre au Romanisme, sombre amas de méchanceté, le plus grand chef-d’œuvre de Satan que le monde ait jamais contemplé ?
Non, lecteur ; il ne faut jamais confondre les systèmes ecclésiastiques de ce monde — anciens ou modernes, grecs, latins, anglicans, nationaux ou populaires, établis ou dissidents — avec la vraie Église de Dieu, le corps de Christ. Il n’existe de nos jours et n’exista jamais un système religieux, comme qu’il se nomme, qui possède le moindre droit d’être appelé « l’Église de Dieu » ou « le corps de Christ ». Par conséquent, on ne peut à juste titre et intelligemment appeler schisme ou division du corps de Christ, la séparation d’avec de pareils systèmes ; au contraire, le devoir de toute âme qui désire maintenir fidèlement et confesser la vérité de l’unité du corps est de se séparer avec décision de tout ce qui s’appelle faussement une église. On ne peut appeler schisme que l’acte de se séparer de ceux qui, indubitablement et infailliblement, se rassemblent sur le terrain de l’Assemblée de Dieu.
Aucun corps de chrétiens ne peut maintenant revendiquer le droit au titre de corps de Christ, ou d’Église de Dieu. Les membres de ce corps sont dispersés partout ; ils se trouvent dans toutes les diverses organisations religieuses du jour, excepté dans celles qui nient la divinité de notre Seigneur Jésus Christ, car impossible d’admettre l’idée que quelque vrai chrétien que ce soit, puisse continuer à fréquenter un endroit où son Seigneur est blasphémé. Mais quoique aucun autre corps de chrétiens n’ait droit au titre d’Assemblée de Dieu, tous les chrétiens sont responsables de se réunir sur le terrain de cette Assemblée et sur aucun autre.
Et si l’on nous demande : « Comment reconnaître et où trouver ce terrain ? » nous répondrons : « Lorsque ton œil est simple, ton corps tout entier aussi est plein de lumière » (Luc 11, 34 ). « Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra de la doctrine si elle est de Dieu » (Jean 7, 17 ). Il y a un sentier — Dieu en soit béni — « que l’oiseau de proie ne connaît pas, et que l’œil du vautour n’a pas aperçu ». La vue naturelle la plus pénétrante ne peut voir ce sentier ; le lion ne l’a pas traversé. Où est-il donc ? À l’homme , à chacun de nous, Dieu dit : « Voici, la crainte du Seigneur, c’est là la sagesse, et se retirer du mal est l’intelligence » (Job 28, 7, 28 ).
Il y a une autre expression dont se servent assez souvent des personnes desquelles on pourrait attendre plus d’intelligence, savoir « retrancher les membres du corps de Christ »[17] . Ceci aussi est impossible. Pas un seul membre du corps de Christ ne peut être séparé de la Tête, ou même ôté de la place dans laquelle le Saint Esprit l’a incorporé, d’après les desseins éternels de Dieu, et en vertu de l’expiation accomplie par notre Sauveur. Les trois personnes divines en une, sont le gage de l’éternelle sécurité du plus faible des membres du corps, et la cause du maintien de l’unité indissoluble du corps tout entier.
En un mot, il est aussi vrai aujourd’hui que lorsque l’apôtre inspiré écrivait le quatrième chapitre de son épître aux Éphésiens , que « il y a un seul corps », dont Christ est la tête, dont le Saint Esprit est la puissance créatrice, et dont tous les vrais croyants sont les membres. Ce corps a été sur la terre depuis le jour de la Pentecôte ; il est encore sur la terre et continuera d’y être, jusqu’au moment qui approche rapidement, où Christ viendra l’introduire dans la maison de Son Père. Il en est de ce corps dans la succession continue de ses membres, comme, par comparaison, d’un certain régiment de l’armée de la reine ayant été à Waterloo, maintenant en garnison à Aldershot, et qui ne reste pas moins le même régiment, quoique pas un des hommes dont il est composé aujourd’hui n’ait existé lors de la mémorable bataille de 1815.
Le lecteur éprouve-t-il encore quelque difficulté à comprendre tout ceci ? Il se peut qu’il trouve difficile, en présence de la condition actuelle si affligeante des membres de ce corps, de croire et de confesser l’unité inviolable du corps. Il peut être tenté de limiter l’application de Éphésiens 4, 4 , aux jours où l’apôtre écrivait ces mots, lorsque les chrétiens étaient manifestement unis ; lorsqu’il ne pouvait être question d’être membre de telle ou de telle église, parce que tous les croyants étaient membres de la seule Église[18] de Dieu.
En réponse à cette objection, nous devons protester contre l’idée de limiter ainsi la Parole de Dieu. Quel droit avons-nous de séparer un membre de phrase d’Éphésiens 4, 4 à 6 , et de dire qu’il s’applique seulement aux jours des apôtres ? Si une clause peut être limitée, pourquoi pas toutes ? N’y a-t-il pas encore « un seul Esprit, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous » ? Quelqu’un mettra-t-il cette vérité en question ? Sûrement pas. Eh bien donc, il en résulte qu’il y a aussi sûrement un seul corps et un seul Esprit, qu’il y a un seul Seigneur et un seul Dieu. Tous sont intimement liés ensemble, et vous ne pouvez toucher à l’un sans les toucher tous. Nous n’avons pas plus le droit de nier l’existence de ce corps, que de nier l’existence de Dieu, en tant que le même passage qui nous déclare une de ces vérités nous déclare l’autre aussi.
Quelqu’un, sans doute, nous demandera encore : « Où peut-on voir ce seul corps ? N’est-ce pas une absurdité de parler d’une telle chose que l’unité, en face des innombrables dénominations de chrétiens ? ». Nous répondons ceci : « Conviendrait-il d’abandonner la vérité de Dieu, parce que l’homme a manqué de la maintenir et cela d’une manière aussi signalée ? Israël n’a-t-il pas complètement manqué à maintenir et à confesser la vérité de l’unité de la divinité ? Et cette glorieuse vérité a-t-elle été, en quelque manière, atteinte par ces manquements ? N’était-il pas aussi vrai qu’il n’y avait qu’un Dieu, lorsque les autels idolâtres étaient aussi nombreux que les rues de Jérusalem, et que de chaque toit de maison, un nuage d’encens était envoyé à la reine des cieux, que lorsque Moïse prononça aux oreilles de la congrégation entière, ces paroles : « Écoute, Israël : L’Éternel, notre Dieu, est un seul Éternel » ? Grâce à Dieu, Sa vérité ne dépend pas des voies infidèles et insensées des hommes ; elle demeure dans sa propre intégrité divine ; elle brille de son propre éclat céleste, en dépit des manquements les plus grossiers de l’humanité. S’il n’en était pas ainsi, que ferions-nous ? Où nous tournerions-nous, et qu’en adviendrait-il de nous ? De fait, cela revient à ceci que, si nous ne croyions que la faible mesure de vérité pratiquée par les hommes dans leurs voies, nous l’abandonnerions avec désespoir, et serions de tous les hommes les plus misérables.
Mais comment cette vérité de l’unité du corps peut-elle être maintenue pratiquement ? En refusant de reconnaître aucun autre principe de communion chrétienne, aucun autre terrain de rassemblement que Christ. Tous les vrais croyants devraient se réunir sur le simple terrain de communion du corps de Christ, et sur aucun autre. Ils devraient se réunir le premier jour de la semaine autour de la table du Seigneur et rompre le pain, comme membres d’un seul corps, suivant ce que nous lisons en 1 Corinthiens 10, 17 : « Car nous qui sommes plusieurs, sommes un seul pain, un seul corps, car nous participons tous à un seul et même pain ».
Cela est aussi vrai et aussi pratique aujourd’hui que lorsque l’apôtre s’adressait à l’assemblée de Corinthe. Il est vrai qu’il y avait des divisions à Corinthe, comme il y en a dans la chrétienté ; mais cela n’altérait en aucune manière la vérité de Dieu. L’apôtre blâmait les divisions : il les déclarait charnelles. Il n’avait aucune sympathie pour cette misérable idée émise quelquefois, que les divisions sont une bonne chose pour exciter l’émulation. Il croyait au contraire qu’elles étaient une très mauvaise chose — le fruit de la chair ; une œuvre de Satan.
L’apôtre n’aurait pas non plus, nous en sommes certains, accepté cette explication populaire que les divisions dans l’Église sont comme autant de régiments avec des drapeaux divers, mais combattant tous sous le même chef. Cela ne saurait être vrai d’aucune manière. Cela ne peut avoir aucune application quelconque, mais est plutôt en contradiction flagrante avec ce fait distinct et emphatique : « Il y a un seul corps » .
Lecteur ! c’est une vérité glorieuse et qui demande toute notre attention. Examinons la chrétienté à sa lumière, ainsi que notre propre position. Est-ce que nous marchons d’une manière conforme à cette vérité ? Est-ce que nous la proclamons à la table du Seigneur, chaque premier jour de la semaine, comme c’est notre devoir sacré et notre précieux privilège de le faire ? Ne disons pas qu’il se présente des difficultés de toute espèce, des pierres d’achoppement, des faiblesses chez ceux qui font profession de se réunir de la manière dont nous venons de parler. Tout cela, hélas ! n’est que trop vrai, et nous devons nous y attendre. Satan met tout en œuvre pour nous aveugler, afin que nous ne percevions pas la grâce de Dieu envers Son peuple ; mais n’écoutons pas ses suggestions. Il y a toujours eu et il y aura toujours des difficultés à surmonter pour agir d’après la précieuse vérité de Dieu ; l’une des principales se trouve peut-être dans la conduite inconsistante de ceux qui font profession de la pratiquer.
Mais il importe de faire une distinction entre la vérité et ceux qui la professent ; entre le terrain et la marche de ceux qui l’occupent. Ils devraient être d’accord, mais ils ne le sont pas ; et, par conséquent, nous sommes appelés à juger la conduite par le terrain et non le terrain par la conduite. Si nous voyions un agriculteur travailler d’après des principes que nous savons être excellents, tout en étant un mauvais agriculteur, que ferions-nous ? Nous rejetterions sa manière de travailler, tout en maintenant les principes.
Il n’en est pas autrement relativement à la vérité qui nous occupe. Il y avait à Corinthe des hérésies, des schismes, des erreurs, du mal sous toutes les formes. Eh bien ! la vérité de Dieu devait-elle être abandonnée comme un mythe, comme quelque chose de tout à fait impraticable ? Fallait-il y renoncer ? Les Corinthiens devaient-ils se réunir sur quelque autre principe ? Devaient-ils s’organiser sur quelque nouveau terrain ? Devaient-ils se grouper autour d’un autre centre ? Non, Dieu en soit béni ! Sa vérité ne devait pas être abandonnée un seul instant, quoique l’église de Corinthe fût déchirée par mille sectes et son horizon assombri par mille hérésies. Le corps de Christ était un, et l’apôtre déploie simplement à leurs yeux la bannière portant cette inscription bénie : « Vous êtes le corps de Christ, et ses membres chacun en particulier » (1 Cor. 12, 27 ).
Or ces paroles ne s’adressaient pas seulement à « l’assemblée de Dieu qui est à Corinthe », mais aussi « à tous ceux qui en tout lieu invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, et leur Seigneur et le nôtre » . Par conséquent, la vérité de l’unité du corps est permanente et universelle. Tout vrai chrétien est appelé à la reconnaître et à la pratiquer, et toute assemblée de chrétiens, en quelque lieu que ce soit, devrait être l’expression locale de cette grande et si importante vérité.
On demandera, peut-être, comment on pouvait dire à une assemblée : « Vous êtes le corps de Christ » ? N’y avait-il pas des saints à Éphèse, à Colosses et à Philippes ? Sans doute, et si l’apôtre leur eût écrit sur ce même sujet, il aurait pu leur dire de même : « Vous êtes le corps de Christ », en tant qu’ils étaient l’expression locale du corps, et non seulement cela, mais en s’adressant à eux, il pensait à tous les saints jusqu’à la fin de la carrière terrestre de l’Église.
Mais nous devons nous rappeler que l’apôtre ne pouvait donner ce titre à aucun ordre de choses humain, ancien ou moderne ; et, si même toutes ces diverses organisations, quel que soit le nom qu’on leur donne, étaient fondues en une, il ne pourrait les appeler « le corps de Christ ». Ce corps est formé par tous les vrais croyants du monde entier. Si tous ne sont pas réunis sur ce terrain, seul divin, c’est à leur perte et au déshonneur de leur Seigneur. La précieuse vérité : « Il y a un seul corps », subsiste tout de même, et c’est à cette mesure divine que doivent se mesurer toutes les associations ecclésiastiques et tous les systèmes religieux sous le soleil.
Il nous semble nécessaire d’étudier à fond le côté divin de la question de l’Église, afin de sauvegarder la vérité de Dieu, et aussi afin que le lecteur comprenne clairement que lorsque nous parlons de la ruine complète de l’Église, nous avons en vue le côté humain du sujet. C’est à celui-ci que nous revenons.
Il est impossible de lire le Nouveau Testament avec attention et de ne pas voir que l’Église, en tant que témoin responsable pour Christ sur la terre, a totalement et honteusement manqué à sa mission. On remplirait un volume si l’on voulait citer tous les passages à l’appui de cette assertion. Mais examinons les chapitres second et troisième de l’Apocalypse , où l’Église est vue sous le jugement. Nous avons, dans ces chapitres solennels, ce que nous pouvons appeler une histoire divine de l’Église. Sept assemblées sont choisies comme symboles des diverses phases de l’histoire de l’Église, depuis le jour où elle fut placée sur la terre avec sa responsabilité, jusqu’au moment où elle sera vomie de la bouche du Seigneur, comme quelque chose de parfaitement intolérable. Si nous ne discernons pas que ces deux chapitres sont prophétiques aussi bien qu’historiques, nous nous privons d’un vaste champ de précieuses instructions. Aucun langage humain ne pourrait exprimer toutes les richesses que nous avons recueillies dans ces chapitres 2 et 3 de l’Apocalypse , considérés sous leur aspect prophétique.
Toutefois nous ne mentionnons maintenant ces richesses que comme les dernières preuves, parmi tant d’autres dans l’Écriture, à l’appui de notre thèse. Prenons l’adresse à Éphèse, cette même assemblée à laquelle l’apôtre Paul écrivit l’épître où il découvre, d’une manière si bénie, le côté céleste des choses, les desseins éternels de Dieu concernant l’Église — la position et la portion de l’Église acceptée en Christ, et bénie de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Lui. Là aucun manquement ne peut être trouvé. Tout procède de Dieu. Le conseil est de Lui ; l’œuvre est de Lui. C’est Sa grâce, Sa gloire, Sa toute-puissance, Son bon plaisir ; et tout cela, fondé sur le sang de Christ. Il n’est point là question de responsabilité. Les saints qui forment l’Église étaient « morts dans leurs fautes et dans leurs péchés » , mais Christ est mort pour l’Église ; Il s’est placé judiciairement là où elle était moralement, et alors Dieu, dans Sa grâce souveraine, a paru sur la scène et a ressuscité Christ d’entre les morts, et l’Église avec Lui — chose glorieuse ! Ici tout est définitivement réglé. Nous voyons l’Église dans les lieux célestes, en Christ, non l’Église sur la terre pour Christ. C’est le corps « accepté » , non le chandelier jugé . Si nous ne savons pas voir les deux côtés de cette grave question, nous avons encore beaucoup à apprendre.
Mais il y a le côté terrestre, aussi bien que le céleste ; et c’est pourquoi, dans l’adresse judiciaire du chapitre 2 de l’Apocalypse , nous avons des paroles solennelles telles que celles-ci : « J’ai contre toi que tu as abandonné ton premier amour ».
Quelle différence ! Rien de semblable dans l’épître aux Éphésiens ; tandis que dans l’Apocalypse nous ne trouvons rien contre le corps, rien contre l’épouse, mais il y a quelque chose à reprocher au chandelier. Alors déjà la lumière s’était obscurcie. À peine était-elle allumée qu’il fallait employer des mouchettes.
Ainsi, dès le début, des symptômes de déclin se montraient à l’œil pénétrant de celui qui marchait au milieu des sept chandeliers, et lorsque nous arrivons au bout et considérons la dernière phase de la condition de l’Église, telle qu’elle est représentée par l’assemblée de Laodicée, il n’y a plus un seul point favorable ; le cas est presque sans espoir. Le Seigneur se tient dehors, à la porte. « Voici, je me tiens à la porte et je frappe » . Ce n’est pas ici comme à Éphèse : « J’ai quelque chose contre toi ». Tout l’état est mauvais. Toute l’assemblée professante va être rejetée. « Je vais te vomir de ma bouche » . Il attend encore, car Il est toujours lent à quitter le terrain de la grâce pour entrer sur celui du jugement. Cela nous rappelle le départ de la gloire au commencement d’Ézéchiel ; elle marchait d’un pas lent et mesuré, comme regrettant de quitter la maison, le peuple et le pays. « Et la gloire de l’Éternel s’éleva de dessus le chérubin, et vint sur le seuil de la maison ; et la maison fut remplie de la nuée, et le parvis fut rempli de la splendeur de la gloire de l’Éternel ». « Et la gloire de l’Éternel sortit de dessus le seuil de la maison, et se tint au-dessus des chérubins ». Et enfin : « Et la gloire de l’Éternel monta du milieu de la ville, et se tint sur la montagne qui est à l’orient de la ville » (Éz. 10, 4, 18 ; 11, 23 ). Que c’est touchant ! Quel contraste entre ce départ retardé de la gloire, et sa rapide entrée dans la maison au jour de la dédicace de Salomon, en 2 Chroniques 7, 1 . L’Éternel était prompt à entrer dans Sa demeure au milieu de Son peuple, mais lent à la quitter. Il en fut, pour ainsi dire, chassé par les péchés et l’impénitence invétérée de ce peuple insensé.
Il en est de même de l’Église. Nous voyons, au chapitre 2 des Actes , de quelle manière rapide Il entre dans Sa maison spirituelle. Il vint comme un souffle violent et impétueux pour remplir toute la maison de Sa gloire. Mais, au chapitre 3 de l’Apocalypse , quelle est Son attitude ? Il est dehors. Oui, mais Il frappe. Il s’attarde, non avec l’espoir d’une restauration en corps, mais pour le cas où « quelqu’un entendrait Sa voix et Lui ouvrirait la porte ». La fait qu’Il est dehors, montre ce qu’est l’Église. Le fait qu’Il frappe, montre ce qu’Il est.
Lecteur chrétien, il est de la plus haute importance que vous compreniez bien ce sujet. Nous sommes submergés de tous côtés par de fausses notions quant à l’état actuel et à la destinée future de l’église professante. Nous devons les rejeter toutes avec une sainte fermeté, et nous en tenir scrupuleusement à l’enseignement de l’Écriture. Cet enseignement est aussi clair que le jour. L’église professante est en ruines et le jugement est à la porte. Lisez l’épître de Jude ; lisez 2 Pierre 2 et 3 , et la seconde épître à Timothée. Examinez attentivement ces passages solennels, et nous sommes assurés que cette étude vous prouvera infailliblement que la chrétienté n’a rien au-devant d’elle sinon la colère inflexible du Dieu Tout-puissant. Son sort est prononcé dans cette courte, mais solennelle sentence de Romains 11 : « Toi aussi, tu seras coupé ».
Oui, tel est le langage de l’Écriture : « Coupé », « vomi ». L’église professante a totalement failli en tant que témoin de Christ sur la terre. Il en a été de l’Église comme d’Israël, elle a abandonné la vérité même qu’elle était responsable de garder et de confesser. À peine les écrits du Nouveau Testament étaient-ils terminés, à peine les premiers ouvriers avaient-ils quitté le champ, que d’épaisses ténèbres se répandirent sur toute l’église professante. De quel côté que l’on se tourne ou que l’on feuillette les gros volumes des « pères », comme on les appelle, on ne trouvera pas trace de ces grandes vérités caractéristiques de notre glorieux christianisme. Tout, tout avait été honteusement abandonné. Comme Israël, en Canaan, abandonna l’Éternel pour Baal et Ashtaroth, de même l’Église abandonna la précieuse Parole de Dieu pour des fables puériles et de dangereuses erreurs. Ce déclin si rapide est des plus étonnants. Mais c’était précisément ce que l’apôtre Paul avait prédit aux anciens d’Éphèse : « Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau au milieu duquel l’Esprit Saint vous a établis surveillants pour paître l’assemblée de Dieu, laquelle il a acquise par le sang de son propre Fils. Moi je sais qu’après mon départ il entrera parmi vous des loups redoutables qui n’épargneront pas le troupeau ; et il se lèvera d’entre vous-mêmes des hommes qui annonceront des doctrines perverses pour attirer les disciples après eux » (Act. 20, 28-30 ).
Quel tableau ! Les saints apôtres de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ, remplacés presque immédiatement par des « loups redoutables » et par des propagateurs de doctrines perverses ; l’Église tout entière plongée dans les ténèbres épaisses ; la lampe de la révélation divine presque cachée aux regards ; la corruption ecclésiastique sous toutes ses formes ; la domination sacerdotale avec toutes ses terribles conséquences. Bref, l’histoire de l’Église — l’histoire de la chrétienté — est l’histoire la plus effroyable qui ait jamais été écrite.
Il est vrai que Dieu s’est toujours suscité des témoins. De siècle en siècle Il a appelé, ici ou là, comme en Israël, des hommes pour proclamer Sa vérité. Même au milieu des ténèbres les plus épaisses du Moyen-Âge, une étoile paraît parfois au-dessus de l’horizon. Les Vaudois et d’autres encore purent, par la grâce de Dieu, s’en tenir à Sa Parole, et confesser le nom de Jésus malgré la tyrannie et les cruelles persécutions de l’église romaine.
Puis vint l’époque du seizième siècle, où Dieu suscita Luther et ses bien-aimés compagnons d’œuvre, pour prêcher la grande vérité de la justification par la foi, et pour donner au monde le précieux volume de Dieu en langue moderne. Le langage humain est trop faible pour exprimer tous les bienfaits de cette époque mémorable. Des milliers d’âmes entendirent la bonne nouvelle du salut — l’entendirent, la crurent, et furent sauvées. Des milliers d’âmes qui avaient gémi longtemps sous le poids intolérable des superstitions romaines, accueillirent avec une profonde reconnaissance le message céleste. Des milliers s’abreuvèrent avec joie à ces sources inspirées, qui avaient été scellées pendant des siècles par l’ignorance et l’intolérance des papes. La lumière de la révélation divine, si longtemps voilée par la main de l’ennemi, put de nouveau jeter ses rayons au milieu des ténèbres, et des myriades se réjouirent à cette lumière céleste.
Mais, tout en bénissant Dieu pour tous les résultats glorieux de ce qu’on nomme ordinairement la Réformation, nous ne saurions y voir rien qui ressemble à un retour de l’Église à sa première condition. Loin de là. Luther et ses confrères, à en juger par leurs écrits — quelque précieux qu’ils soient — ne saisirent jamais la portion de l’Église, corps de Christ. Ils ne comprirent point l’unité du corps, ni la présence du Saint Esprit dans l’assemblée et Son habitation en chaque croyant. Ils ne connurent pas la grande vérité du ministère dans l’Église, sa nature, sa source, sa puissance et sa responsabilité. Ils en restèrent toujours à l’idée que le ministère est basé sur une autorité humaine. Ils se taisent sur la vraie espérance de l’Église, savoir la venue de Christ pour Son peuple — l’étoile brillante du matin. Ils ne comprirent pas toute la portée des prophéties, et ne surent pas distribuer comme il faut la Parole de vérité.
Qu’on ne se méprenne pas, nous aimons la mémoire des réformateurs. Leurs noms nous sont chers et familiers. C’étaient des serviteurs de Christ, dévoués et bénis. Plût à Dieu qu’il y en eût beaucoup comme eux dans ces jours de papisme et de basse incrédulité ! Nous ne le cédons à personne en amour et en estime pour Luther, Mélanchton, Calvin, Farel, Latimer et Knox. Ils furent des lumières brillantes en leur temps, et des milliers d’âmes béniront Dieu durant toute l’éternité de ce qu’ils ont vécu, prêché et écrit. Et si on les considère dans leurs vies privées et dans leurs ministères publics, ils font honte à beaucoup de chrétiens qui ont le privilège de connaître toute une série de vérités, que nous cherchons en vain dans les écrits volumineux des réformateurs.
Mais, en admettant tout cela, nous sommes néanmoins convaincus que ces honorés serviteurs de Christ ne saisirent point plusieurs des vérités spéciales et caractéristiques du christianisme, et par conséquent ne les prêchèrent, ni ne les enseignèrent ; du moins nous ne trouvons pas ces vérités dans leurs écrits. Ils prêchèrent la précieuse vérité de la justification par la foi ; ils donnèrent les Saintes Écritures au peuple ; ils foulèrent aux pieds beaucoup de superstitions romaines. Ils firent tout cela, par la grâce de Dieu, et nous en bénissons le Père des miséricordes. Mais le protestantisme n’est pas le christianisme, et les églises nommées églises de la Réformation, qu’elles soient nationales ou dissidentes, ne sont pas l’Église de Dieu, loin de là. Jetons un regard en arrière sur les dix-huit siècles écoulés, et malgré de soi-disant réveils, malgré les lumières brillantes qui ont lui de temps à autre sur l’horizon de l’Église — lumières qui paraissaient d’autant plus vives par le contraste des ténèbres profondes qui les entouraient — malgré les nombreuses manifestations de l’Esprit de Dieu, soit en Europe, soit en Amérique, au siècle passé et dans celui où nous sommes, malgré, dis-je, toutes ces choses, pour lesquelles nous bénissons Dieu, nous en revenons sans hésiter à notre assertion, savoir que l’église professante a fait naufrage, que la chrétienté descend rapidement la pente fatale qui mène aux ténèbres finales, que ces contrées favorisées, où la vérité évangélique a été prêchée, où les Bibles et les traités ont circulé par millions, seront couvertes de ténèbres épaisses, et tomberont dans une énergie d’erreur pour croire au mensonge.
Verra-t-on alors un monde converti ? Non, mais une église jugée . Les saints de Dieu, dispersés dans la chrétienté, tous les vrais membres du corps de Christ, seront enlevés à la rencontre du Seigneur — les saints endormis seront ressuscités, les vivants transmués en un instant — et tous ravis en même temps pour être toujours avec le Seigneur . Alors le mystère d’iniquité se montrera en la personne de l’homme de péché , du méchant, de l’Antichrist. Le Seigneur Jésus viendra, et tous Ses saints avec Lui, pour exécuter le jugement sur la Bête, c’est-à-dire sur l’empire romain qui aura repris vie et sur l’antichrist ; l’empire romain en Occident, le faux prophète en Orient.
Ce jugement sera un acte sommaire de jugement guerrier sans procès juridique quelconque, vu que soit la Bête, soit le faux prophète, seront trouvés en révolte ouverte et en opposition blasphématoire contre Dieu et contre l’Agneau. Ensuite aura lieu le jugement des nations vivantes, tel qu’il est rapporté en Matthieu 25, 31 à 46 .
Dès lors, tout mal ayant été détruit, Christ régnera en justice et en paix pendant mille ans — période heureuse et bénie, vrai sabbat pour Israël et pour toute la terre — période marquée par ces deux grands faits : Satan lié et Christ régnant. Faits glorieux, dont la seule mention fait déborder le cœur en louanges !
Mais, après sa captivité de mille ans, Satan sera délié, et il lui sera permis de faire encore un effort contre Dieu et contre Son Christ. « Et quand les mille ans seront accomplis, Satan sera délié de sa prison ; et il sortira pour égarer les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, pour les assembler pour le combat, eux dont le nombre est comme le sable de la mer[19] . Et ils montèrent sur la largeur de la terre, et ils environnèrent le camp des saints et la cité bien-aimée ; et du feu descendit du ciel de la part de Dieu et les dévora. Et le diable qui les avait égarés fut jeté dans l’étang de feu et de soufre, où sont et la bête et le faux prophète ; et ils seront tourmentés, jour et nuit, aux siècles des siècles » (Apoc. 20, 7-10 ).
Ce sera le dernier effort de Satan, suivi de sa perdition éternelle. Ensuite, nous avons le jugement des morts, « petits et grands », de tous ceux qui sont morts dans leurs péchés, depuis les jours de Caïn. Scène terrible que rien ne saurait dépeindre !
Enfin nous voyons se dérouler devant nous l’état éternel : les nouveaux cieux et la nouvelle terre où la justice habitera.
Tel est l’ordre des événements que nous trouvons tracés de la manière la plus claire dans les pages inspirées. Nous venons d’en donner un court résumé, en rapport avec les vérités qui nous ont occupés, vérités qui, nous le savons, ne sont point populaires ; mais notre devoir est d’annoncer tout le conseil de Dieu et non pas de rechercher la popularité. Nous ne nous attendons pas à ce que la vérité de Dieu soit populaire dans la chrétienté ; nous avons, au contraire, cherché à prouver que, tout comme Israël abandonna la vérité qu’il devait garder, de même l’église professante a laissé échapper toutes les grandes vérités qui caractérisent le christianisme du Nouveau Testament. Notre désir est de réveiller les cœurs de tous les vrais chrétiens, au sujet de ces vérités et de la responsabilité qui leur incombe, non seulement de les recevoir, mais de chercher à les réaliser mieux et à en faire une plus noble confession. Nous voudrions voir se lever nombreux, dans ces heures dernières de l’histoire terrestre de l’Église, des hommes doués d’une véritable puissance spirituelle, pour proclamer avec ardeur les vérités trop longtemps oubliées de l’évangile de Dieu. Veuille le Seigneur, dans Sa grande bonté envers Son peuple, susciter de tels hommes et les envoyer. Puisse le Seigneur Jésus frapper de plus en plus fort à la porte, afin que beaucoup d’âmes entendent et Lui ouvrent, selon le désir de Son cœur, et qu’elles goûtent la douceur d’une communion personnelle avec Lui-même, en attendant Sa venue !
Il n’y a aucune limite aux bénédictions de l’âme qui entend la voix de Christ et Lui ouvre la porte ; et ce qui est vrai pour une âme, l’est aussi pour des milliers. Mais soyons simples, sincères, reconnaissant notre faiblesse et notre néant, mettant de côté toute vaine prétention, ne cherchant pas à être quelque chose, mais gardant la Parole de Christ et ne reniant pas Son nom ; trouvant notre bonheur à rester à Ses pieds, à nous nourrir de Lui, et notre joie à Le servir en toutes choses. Alors nous cheminerons tous ensemble en bon accord et en amour, ayant notre centre commun en Christ, et pour but commun de faire avancer Sa cause et connaître Sa gloire. Plût à Dieu qu’il en fût ainsi, de nos jours, pour tous les chers enfants de Dieu ! Quel aspect différent nous présenterions au monde ! Le Seigneur veuille réveiller Son peuple !
Le lecteur trouvera peut-être que nous nous sommes bien écartés du sixième chapitre du Deutéronome . Nous lui rappellerons, une fois pour toutes, que ce n’est point seulement ce que chaque chapitre renferme qui demande notre attention, mais aussi ce qu’il suggère . Et de plus, notre désir en écrivant est d’être conduit par l’Esprit de Dieu à développer certaines vérités qui peuvent s’appliquer aux besoins de tous nos lecteurs. Pourvu que le cher troupeau de Christ soit nourri, instruit et consolé, peu importe que ce soit par des explications complètes et suivies, ou par des fragments détachés.
Nous continuerons maintenant notre chapitre.
Moïse ayant posé la grande vérité fondamentale, contenue au verset 4 : « Écoute, Israël : L’Éternel, notre Dieu, est un seul Éternel », continue à enjoindre à la congrégation, ses devoirs sacrés envers cet Être béni. Il n’était pas seulement un Dieu, mais Il était leur Dieu. Il avait daigné faire une alliance avec eux. Il les avait délivrés, portés comme sur des ailes d’aigle et amenés à Lui, afin qu’ils Lui fussent un peuple et que Lui fût leur Dieu.
Relation précieuse ! Mais il fallait qu’on rappelât à Israël quelle était la conduite qui convenait à une telle relation et qui ne pouvait résulter que d’un cœur aimant : « Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta force ». C’est le secret de toute vraie religion pratique. Sans cela, tout est sans valeur pour Dieu : « Mon fils, donne-moi ton cœur » . Lorsque le cœur est donné, tout va bien. On peut comparer le cœur au régulateur d’une montre, lequel fait agir le petit ressort, puis celui-ci fait mouvoir le grand ressort, lequel pousse les aiguilles dans leur marche tout autour du cadran. Si votre montre va mal, il ne suffit pas de changer la position des aiguilles, il faut toucher le régulateur. Dieu demande un travail réel, venant du cœur. Il nous dit : « Enfants, n’aimons pas de parole ni de langue, mais en action et en vérité » (1 Jean 3, 18 ).
Comme nous devrions Le bénir pour des paroles si touchantes ! Elles nous révèlent si bien Son cœur aimant ! Il nous aime en action et en vérité, et rien autre ne saurait Le satisfaire, soit dans notre conduite envers Lui, soit envers nos semblables. Tout doit procéder directement du cœur.
« Et ces paroles, que je te commande aujourd’hui, seront sur ton cœur », à la source même de la vie. Tout ce qui est dans le cœur sort par les lèvres et dans la vie. Combien donc il importe que le cœur soit rempli de la Parole de Dieu ; tellement plein qu’il n’y ait plus de place pour les folies et les vanités de ce monde. Alors notre conversation sera toujours dans un esprit de grâce, assaisonnée de sel. « De l’abondance du cœur la bouche parle » . Nous pouvons donc juger, par ce qui sort de la bouche, de ce qui est dans le cœur. La langue est l’organe du cœur — l’organe de l’homme. « L’homme bon, du bon trésor, produit de bonnes choses, et l’homme mauvais, du mauvais trésor, produit de mauvaises choses » (Matt. 12, 34-35 ). Quand le cœur est réellement gouverné par la Parole de Dieu, toute la conduite le montre et il faut qu’il en soit ainsi, car le cœur est le ressort principal de tout notre être moral ; il est au centre de toutes ces influences morales qui gouvernent notre vie et dirigent notre carrière individuelle.
Dans toutes les pages du volume divin, nous voyons l’importance que Dieu attache à l’état du cœur vis-à-vis de Lui ou de Sa Parole, ce qui est la même chose. Lorsque le cœur est vrai pour Dieu, tout va bien ; s’il devient froid ou négligent pour la vérité, tôt ou tard un éloignement manifeste du chemin de la justice s’en suivra. Il y a donc une grande force dans cette exhortation, adressée par Barnabas aux nouveaux convertis d’Antioche : « Il les exhortait tous à demeurer attachés au Seigneur de tout leur cœur (ou du propos de leur cœur ) » (Act. 11, 23 ).
Exhortation nécessaire, maintenant comme alors. Ce « propos du cœur » est précieux à Dieu. C’est ce que nous osons appeler le grand régulateur moral. Il donne au caractère chrétien un sérieux qui devrait être souhaité par chacun de nous. C’est l’antidote divin contre la tiédeur, la mort, le formalisme, toutes choses haïssables aux yeux de Dieu. La vie extérieure peut être correcte et les principes tout à fait orthodoxes, mais si le propos du cœur manque, si tout l’être moral ne s’attache pas avec amour à Dieu et à Son Christ, tout le reste est sans valeur.
C’est par le cœur que le Saint Esprit nous enseigne. C’est pourquoi l’apôtre priait pour les saints à Éphèse, que « les yeux de leur cœur » (cardias ) fussent éclairés, et encore : « que le Christ habite, par la foi, dans vos cœurs » (Éph. 1, 18 ; 3, 17 ).
Ainsi donc nous voyons l’harmonie parfaite de toute l’Écriture avec l’exhortation contenue dans notre chapitre : « Et ces paroles, que je te commande aujourd’hui, seront sur ton cœur ». S’il les eût gardées, combien Israël aurait évité d’égarements, et surtout ce terrible péché national de l’idolâtrie dans lequel il retomba si souvent ! Si les précieuses paroles de l’Éternel eussent trouvé leur place dans leur cœur, ils n’eussent pas eu peur de Baal ou d’Ashtaroth. En un mot, toutes les idoles des païens auraient été estimées pour ce qu’elles valaient, si la parole de l’Éternel avait été gardée dans le cœur d’Israël.
Remarquons ici comme tout cela est caractéristique du livre du Deutéronome. Il ne s’agit pas seulement ici de certaines observances religieuses, de sacrifices, de rites et de cérémonies. Tout cela y a sans doute sa place, mais ce n’est nullement la chose principale. La Parole est l’objet capital dans le Deutéronome. C’est la parole de l’Éternel sur le cœur d’Israël . Le lecteur doit bien saisir cela, s’il désire avoir la clef du Deutéronome. Ce n’est point un livre de cérémonies ; c’est un livre d’obéissance morale. Il enseigne, presque à chaque page, que le cœur qui aime, apprécie et honore la Parole de Dieu, est prêt à tout acte d’obéissance, soit pour offrir un sacrifice, soit pour observer un certain jour. Il pouvait arriver qu’un Israélite se trouvât en un lieu ou au milieu de circonstances où il ne pouvait adhérer strictement aux rites et aux cérémonies de sa religion ; mais il ne pouvait jamais être placé dans un milieu où il ne pût aimer, révérer la Parole de Dieu, et lui obéir. Fût-il emmené captif aux bouts de la terre, rien ne pouvait lui enlever le précieux privilège de répéter ces paroles précieuses et d’agir en conséquence : « J’ai caché ta parole dans mon cœur, afin que je ne pèche pas contre toi » .
Dans leur court commentaire, ces paroles renferment le grand principe du livre du Deutéronome, et nous pouvons ajouter le grand principe de la vie divine en tous temps et en tous lieux. Il ne saurait jamais perdre sa force et sa valeur morales. Il subsiste à toujours. Il était vrai au temps des patriarches, pour Israël en Canaan, pour Israël dispersé jusqu’aux bouts de la terre, vrai pour l’Église entière, vrai pour chaque croyant individuel au milieu des ruines désolées de l’Église. En un mot, l’obéissance sera toujours le devoir sacré, le grand privilège de la créature — une obéissance simple, immédiate, à la Parole du Seigneur. C’est là une grâce pour laquelle nous pouvons bénir sans cesse notre Dieu. Il nous a donné Sa Parole, et Il nous exhorte à laisser cette Parole habiter dans nos cœurs, et gouverner toute notre vie et toute notre conduite.
« Et ces paroles que je te commande aujourd’hui, seront sur ton cœur. Tu les inculqueras à tes fils, et tu en parleras, quand tu seras assis dans ta maison, et quand tu marcheras par le chemin, et quand tu te coucheras, et quand tu te lèveras ; et tu les lieras comme un signe sur ta main, et elles te seront pour fronteau entre les yeux, et tu les écriras aussi sur les poteaux de ta maison et sur tes portes ».
Tout cela est magnifique : la Parole de Dieu cachée dans le cœur, et découlant du cœur en douces instructions pour les enfants et en sainte conversation dans le sein de la famille ; la Parole brillant dans tous les actes de la vie journalière, de sorte que tous ceux qui passaient par les portes ou entraient dans la maison, pouvaient voir que la Parole de Dieu était la bannière de tous ses habitants.
C’est ainsi qu’il en devait être jadis pour Israël, c’est ainsi qu’il en devrait être maintenant des chrétiens. En est-il ainsi ? Est-ce de la sorte que nous enseignons nos enfants ? Nous efforçons-nous toujours de rendre la Parole de Dieu attrayante pour leurs jeunes cœurs ? La voient-ils briller dans notre vie journalière, influencer notre humeur, notre caractère, nos habitudes, nos occupations, nos affaires ? C’est ce que signifient ces expressions : « lier la Parole comme un signe sur la main et un fronteau entre les yeux » ; « l’écrire sur les poteaux de la maison et sur les portes ».
Il ne sert pas à grand-chose de nous efforcer d’enseigner la Parole de Dieu à nos enfants, si nos vies ne sont pas gouvernées par elle. Ce précieux volume ne doit pas être un simple livre d’école qu’il s’agirait d’apprendre comme une tâche. Nos enfants devraient voir que nous vivons dans l’atmosphère de l’Écriture, et qu’elle forme le sujet de notre conversation dans nos moments de loisir, au sein de nos familles.
Mais n’avons-nous pas sujet d’être humiliés, lorsque nous réfléchissons au caractère habituel de nos conversations, soit à table, soit dans le cercle de la famille ? Combien peu s’y trouvent les éléments de Deutéronome 6, 7 ! Combien, au contraire, de causeries oiseuses et de plaisanteries qui ne sont point bienséantes ! Que de médisances sur nos frères, nos voisins, nos connaissances ! Que de babil futile !
D’où cela provient-il ? Simplement de l’état de notre cœur. La Parole de Dieu, les commandements et les préceptes de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ n’habitent pas dans nos cœurs, et par conséquent, ils ne sont pas remplis, et ne débordent pas en fleuves de grâce et d’édification.
Quelqu’un dira-t-il que le chrétien n’a pas besoin de considérer ces choses ? Mais alors que signifie l’exhortation suivante : « Qu’aucune parole déshonnête ne sorte de votre bouche, mais celle-là qui est bonne, propre à l’édification selon le besoin, afin qu’elle communique la grâce à ceux qui l’entendent ». Et celle-ci : « Soyez remplis de l’Esprit, vous entretenant par des psaumes et des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et psalmodiant de votre cœur au Seigneur ; rendant toujours grâces pour toutes choses, au nom de notre Seigneur Jésus Christ, à Dieu le Père » (Éph. 4, 29 ; 5, 18-20 ).
Ces paroles étaient adressées aux saints à Éphèse, et assurément elles nous concernent aussi. Il se peut que nous ne nous rendions pas compte à quel degré nous manquons de maintenir notre conversation à un degré spirituel. C’est dans nos familles et dans nos relations journalières, que le manque de spiritualité se remarque surtout. Aussi avons-nous grand besoin des paroles d’exhortation citées plus haut. Il est évident que le Saint Esprit prévit ce besoin et y pourvut dans Sa grâce. Écoutez ce qu’Il dit « aux saints et fidèles frères en Christ qui sont à Colosses » : « Que la paix du Christ, à laquelle aussi vous avez été appelés en un seul corps, préside dans vos cœurs ; et soyez reconnaissants. Que la parole du Christ habite en vous richement — en toute sagesse vous enseignant et vous exhortant l’un l’autre, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos cœurs à Dieu dans un esprit de grâce » (Col. 3, 15-16 ).
Quel tableau délicieux de ce que devrait être toute vie chrétienne ! C’est le développement de ce qui se trouve dans notre chapitre, où nous voyons l’Israélite au milieu de sa famille, la Parole de Dieu découlant de son cœur en tendres instructions à ses enfants, où nous le voyons dans sa vie journalière, dans toutes ses occupations au-dedans ou au-dehors, sous l’influence bénie des paroles de l’Éternel.
Ayons donc un cœur rempli de la paix de Christ, de la Parole de Christ, de Christ Lui-même. Il ne faut rien moins que cela. Commençons avec le cœur, et quand il sera entièrement occupé des choses célestes, nous en aurons vite fini avec toute espèce de médisances et de plaisanteries.
« Et il arrivera, quand l’Éternel, ton Dieu, t’aura introduit dans le pays qu’il a juré à tes pères, à Abraham, à Isaac et à Jacob, de te donner : de grandes et bonnes villes que tu n’as pas bâties, et des maisons pleines de tous biens que tu n’as pas remplies, et des puits creusés que tu n’as pas creusés, des vignes et des oliviers que tu n’as pas plantés ; et que tu mangeras, et que tu seras rassasié ; alors prends garde à toi, de peur que tu n’oublies l’Éternel qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude » (v. 10-12 ).
Au milieu de toutes les bénédictions de la terre de Canaan, ils devaient se souvenir de Celui qui les avait tirés de la maison de servitude. Ils devaient se rappeler aussi que toutes ces choses leur étaient données gratuitement. Le pays et tout ce qu’il contenait devenait leur partage, en vertu des promesses de Dieu à Abraham, à Isaac et à Jacob. Les villes bâties, les maisons remplies, les puits creusés, les vignes et les oliviers prêts pour la récolte, tout était don gratuit de la grâce souveraine. Tout ce qu’ils avaient à faire, c’était de prendre possession avec une foi simple, et de garder à toujours dans leurs cœurs le souvenir du tendre Donateur. Ils devaient penser à Lui et trouver dans Son amour le vrai motif d’une vie d’obéissance filiale. De quelque côté qu’ils tournassent leurs regards, ils voyaient les preuves de Sa grande bonté, les fruits abondants de Son amour merveilleux. Chaque ville, chaque maison, chaque puits, chaque vigne et chaque olivier leur parlaient de la grâce de l’Éternel et leur offraient la preuve évidente de Sa fidélité inviolable à Sa promesse.
« Tu craindras l’Éternel, ton Dieu, et tu le serviras, et tu jureras par son nom. Vous n’irez point après d’autres dieux, d’entre les dieux des peuples qui seront autour de vous ; car l’Éternel, ton Dieu, qui est au milieu de toi, est un Dieu jaloux ; de peur que la colère de l’Éternel, ton Dieu, ne s’embrase contre toi, et qu’il ne te détruise de dessus la face de la terre » (v. 13-15 ).
Deux grands motifs sont placés, dans notre chapitre, devant la congrégation : « l’amour », au verset 5 , et la « crainte », au verset 13 . Nous trouvons ces motifs dans toute l’Écriture, et on ne saurait leur donner trop d’importance comme mobiles de la vie et de la conduite du chrétien. « La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse ». Nous sommes exhortés à être « tout le jour dans la crainte de l’Éternel » (Prov. 9, 10 ; 23, 17 ). C’est le refuge moral contre le mal. « Et il dit à l’homme : Voici, la crainte du Seigneur, c’est là la sagesse, et se retirer du mal est l’intelligence » (Job 28, 28 ).
Le livre divin abonde en passages qui montrent la grande importance de la crainte de Dieu. « Comment », dit Joseph, « ferais-je ce grand mal, et pécherais-je contre Dieu ? » . Le chrétien, qui marche habituellement dans la crainte de Dieu, est préservé de commettre toute espèce de mal. La réalisation constante de la présence divine doit être une protection efficace contre toute tentation. Que de fois nous voyons la présence d’un chrétien spirituel, mettre un frein à la légèreté et à la folie ; et si telle peut être l’influence d’un de nos semblables, combien plus puissante doit être celle de la présence de Dieu réalisée par une âme ?
Lecteur chrétien, efforçons-nous de vivre comme étant en la présence immédiate de Dieu ; alors nous serons préservés du mal sous mille formes diverses ; nous y sommes exposés journellement, et nos dispositions nous y poussent. La pensée que les yeux de Dieu sont sur nous, aurait sur nos vies et nos paroles une influence beaucoup plus puissante que la présence de tous les saints sur la terre et que celle de tous les anges du ciel. Cette crainte de l’Éternel, dont l’Écriture parle tant, deviendrait pour nous un rempart contre toute mauvaise pensée ou action, contre tout ce qui est mal, quelle qu’en soit la forme.
Nous vivons, nous nous mouvons, et nous sommes peu en la présence de Dieu (Act. 17, 28 ). Si nous nous rappelions que Dieu nous voit, et qu’Il entend chacune de nos paroles, qu’Il connaît chacune de nos pensées, chacun de nos actes, comme nous nous conduirions différemment !
C’est alors que nous pourrons montrer la vaste influence de l’amour qui nous « étreint ». Nous entrerons dans la sainte activité que cet amour produit toujours. « L’amour du Christ nous étreint », dit l’apôtre, « en ce que nous avons jugé ceci, que si un est mort pour tous, tous donc sont morts, et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité » (2 Cor. 5, 14-15 ).
Plût à Dieu que tout cela fût plus pleinement réalisé parmi nous, et que la crainte et l’amour de Dieu fussent continuellement dans nos cœurs avec leur puissance sanctifiante ! Alors notre vie journalière serait à Sa louange et en bénédiction pour tous ceux avec lesquels nous sommes appelés à être en contact.
Le verset 16 de notre chapitre demande une attention toute spéciale. « Vous ne tenterez point l’Éternel, votre Dieu, comme vous l’avez tenté à Massa ». Ces paroles furent citées par notre Seigneur, lorsqu’Il fut tenté par Satan à se jeter du haut du temple : « Alors le diable le transporte dans la ville sainte, et le place sur le faîte du temple, et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas, car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, et ils te porteront sur leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre une pierre » (Matt. 4, 5, 6 ).
Ce passage est très remarquable. Il prouve que Satan peut citer l’Écriture, lorsque cela lui convient. Mais il omet une clause importante : « De te garder en toutes tes voies ». Or il n’entrait point dans les voies de Christ de se jeter du faîte du temple. Ce n’était pas le chemin du devoir. Il n’avait pas reçu de commandement de Dieu à ce sujet, et, par conséquent, Il refuse de le faire. Il n’avait pas besoin de tenter Dieu, de Le mettre à l’épreuve. Il avait, comme homme, la confiance en Dieu la plus entière, la plus grande assurance en Sa protection.
De plus, Il n’allait pas quitter le sentier du devoir afin de se convaincre si Dieu aurait soin de Lui ; et cela nous enseigne une importante leçon. Nous pouvons toujours compter sur la protection de Dieu, tant que nous sommes sur le chemin du devoir. Mais si nous choisissons notre propre route, si nous recherchons notre plaisir ou notre intérêt, c’est une coupable présomption que de dire que nous comptons sur Dieu.
Sans doute, notre Dieu est plein de grâce et d’amour et Ses compassions sont sur nous, lors même que nous nous écartons du chemin du devoir ; mais cela ne touche en rien ce que nous avançons, savoir que nous ne pouvons compter sur la protection divine que lorsque nous marchons dans le sentier de l’obéissance. Si un chrétien expose sa vie en escaladant les Alpes simplement pour son plaisir, a-t-il le droit de croire que Dieu prendra soin de lui ? Que sa conscience réponde. Si Dieu nous appelle à traverser un lac en tourmente pour aller prêcher l’évangile ; s’Il nous ordonne de traverser les Alpes en vue d’un service spécial à Lui rendre, alors, assurément, nous pouvons nous confier à Sa main puissante pour nous protéger contre tout mal. Le grand point, pour chacun de nous, c’est d’être trouvé dans le chemin du devoir. Il se peut qu’il soit étroit, rude et solitaire, mais il n’en est pas moins ombragé par les ailes du Tout-puissant, et illuminé par la lumière de Sa face.
Avant de quitter le sujet suggéré par le verset 16 , remarquons ce fait intéressant que notre Seigneur, dans Sa réponse à Satan, ne fait aucune remarque sur sa fausse interprétation du psaume 91, 11 . Au lieu de dire à l’ennemi : Tu as omis une clause importante du passage que tu viens de rapporter, Il cite simplement un autre passage, comme faisant autorité pour Sa propre conduite. C’est de cette manière qu’Il vainquit le tentateur et qu’Il nous laissa un exemple béni.
Remarquons encore que le Seigneur Jésus ne vainquit pas Satan par Son pouvoir divin. S’il en eût été ainsi, Il ne pourrait être un exemple pour nous. Mais lorsque nous Le voyons, comme homme, se servir de la Parole seule pour arme, et par elle remporter la victoire, nos cœurs sont encouragés et consolés, et nous apprenons comment nous devons, dans notre sphère individuelle, agir et résister aux tentations. L’homme Christ Jésus vainquit en se confiant simplement en Dieu et en obéissant à Sa Parole.
Fait rempli d’encouragement et de consolation pour nous ! Satan ne pouvait rien sur Celui qui ne voulait agir que sur l’autorité divine et par la puissance de l’Esprit. Jésus ne fit jamais Sa propre volonté, quoique, nous le savons, cette volonté fut absolument parfaite. Il descendit du ciel, ainsi qu’Il nous le dit Lui-même en Jean 6 , non pour faire Sa volonté, mais la volonté du Père qui L’avait envoyé. Du commencement à la fin, Il fut un serviteur parfait. Sa règle de conduite était la Parole de Dieu, Sa puissance pour agir était le Saint Esprit ; Son seul motif d’action, la volonté de Dieu ; par conséquent le prince de ce monde n’avait rien en Lui . Satan, avec toutes ses ruses, ne pouvait Lui faire quitter le chemin de l’obéissance ou la place de dépendance.
Lecteur chrétien, souvenons-nous que notre Seigneur et Maître nous a laissé un exemple, afin que nous suivions Ses traces . Puissions-nous les suivre avec zèle, pendant le peu de temps qui nous reste, avec l’aide du Saint Esprit, comprendre davantage que nous sommes appelés à marcher comme Jésus a marché ! Il est notre grand modèle en toutes choses. Étudions-Le mieux, afin de Le reproduire plus fidèlement.
Nous terminerons cette longue section, en vous priant de lire attentivement les versets 17 à 25 du chapitre qui vient de nous occuper ; ce passage, d’une puissance, d’une plénitude et d’une profondeur remarquable, est aussi très caractéristique du livre tout entier du Deutéronome.
La Parole de Dieu est placée devant l’âme dans chaque page, dans chaque paragraphe de ce livre. C’est le grand sujet de tous les discours du législateur et celui qui lui tient le plus au cœur. Son but est de glorifier la Parole de Dieu sous tous ses aspects, soit sous la forme de témoignages, de commandements, de statuts ou d’ordonnances, et de démontrer l’importance morale, l’urgente nécessité d’une obéissance entière, complète et zélée, de la part du peuple. « Vous garderez soigneusement les commandements de l’Éternel, votre Dieu ». Et plus loin : « Tu feras ce qui est droit et bon aux yeux de l’Éternel ».
Nous voyons ici se dérouler devant nos yeux ces principes éternels qu’aucun changement de dispensation, de milieu, ou de circonstances, ne peut altérer. « Ce qui est droit et bon » sera toujours d’une application universelle et permanente. Cela nous rappelle les paroles de l’apôtre Jean à son ami bien-aimé Gaïus. « Bien-aimé, n’imite pas le mal, mais le bien » . Il se pouvait que l’assemblée fût dans un triste état, que beaucoup de choses affligeassent le cœur de Gaïus ; Diotrèphe se comportait d’une manière impardonnable envers le vénérable apôtre et envers d’autres ; tout cela était vrai et il se pouvait qu’il y eût des choses pires encore. Que devait faire Gaïus ? Simplement imiter ce qui était droit et bon ; ouvrir son cœur, sa main et sa maison à tous ceux qui apportaient la vérité ; chercher de toute manière à aider la cause de Christ.
C’est aussi ce que doit faire tout vrai disciple de Christ, en toutes circonstances. Il se peut que nous soyons en petit nombre, peut-être même presque seuls, mais n’importe ; nous devons imiter ce qui est bon, coûte que coûte. Nous devons nous retirer de l’iniquité, nous purifier des vases à déshonneur, fuir les convoitises de la jeunesse , nous détourner des professants sans vie ; puis, poursuivre « la justice, la foi, l’amour et la paix ». Dans l’isolement ? Non, mais « avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur » (2 Tim. 2, 22 ). Je puis me trouver seul pour un temps ; mais il ne peut y avoir d’isolement aussi longtemps que le corps de Christ est sur la terre, et jusqu’à ce qu’Il vienne nous prendre. Nous pouvons donc toujours espérer de trouver ici ou là des âmes qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur ; c’est notre devoir de les chercher, et les ayant trouvées, de marcher avec elles dans une sainte communion « jusqu’à la fin ».
Matthieu
12 ◊ 1 En ce temps-là, Jésus allait par les blés, un jour de sabbat ; et ses disciples avaient faim, et se mirent à arracher des épis et à manger. ◊ 2 Et les pharisiens voyant [cela], lui dirent : Voilà, tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire en un jour de sabbat. ◊ 3 Mais il leur dit : N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, et ceux qui étaient avec lui ; ◊ 4 comment il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de proposition, qu’il ne lui était pas permis de manger ni à ceux qui étaient avec lui, mais aux sacrificateurs seuls ? ◊ 5 Ou n’avez-vous pas lu dans la loi, que, le jour de sabbat, les sacrificateurs dans le temple profanent le sabbat et ne sont pas coupables ? ◊ 6 Mais je vous dis qu’il y a ici quelque chose de plus grand que le temple. ◊ 7 Et si vous aviez connu ce que c’est que : « Je veux miséricorde et non pas sacrifice », vous n’auriez pas condamné ceux qui ne sont pas coupables. ◊ 8 Car le fils de l’homme est seigneur du sabbat.
◊ 9 Et étant parti de là, il vint dans leur synagogue. ◊ 10 Et voici, il y avait [là] un homme qui avait la main sèche. Et ils l’interrogèrent, disant : Est-il permis de guérir, le jour de sabbat ? — afin de l’accuser. ◊ 11 Mais il leur dit : Quel sera l’homme d’entre vous, qui aura une brebis, et qui, si elle vient à tomber dans une fosse un jour de sabbat, ne la prendra et ne la relèvera pas ? ◊ 12 Combien donc un homme vaut-il mieux qu’une brebis ! De sorte qu’il est permis de faire du bien le jour de sabbat. ◊ 13 Alors il dit à l’homme : Étends ta main. Et il l’étendit, et elle fut rendue saine comme l’autre.
◊ 14 Et les pharisiens, étant sortis, tinrent conseil contre lui pour le faire périr ; ◊ 15 mais Jésus, le sachant, se retira de là ; et de grandes foules le suivirent, et il les guérit tous. ◊ 16 Et il leur défendit expressément de rendre son nom public, ◊ 17 afin que fût accompli ce qui a été dit par Ésaïe le prophète, disant : ◊ 18 « Voici mon serviteur que j’ai élu, mon bien-aimé, en qui mon âme a trouvé son plaisir ; je mettrai mon Esprit sur lui, et il annoncera [le] jugement aux nations. ◊ 19 Il ne contestera pas, et ne criera pas, et personne n’entendra sa voix dans les rues ; ◊ 20 il ne brisera pas le roseau froissé, et il n’éteindra pas le lumignon qui fume, jusqu’à ce qu’il ait produit en victoire le jugement ; ◊ 21 et les nations espéreront en son nom ».
◊ 22 Alors il lui fut amené un démoniaque aveugle et muet, et il le guérit ; de sorte que l’homme aveugle et muet parlait et voyait. ◊ 23 Et toutes les foules étaient hors d’elles et disaient : Celui-ci serait-il le fils de David ? ◊ 24 Mais les pharisiens, ayant entendu cela, dirent : Celui-ci ne chasse les démons que par Béelzébul, chef des démons. ◊ 25 Et Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : Tout royaume divisé contre lui-même sera réduit en désert ; et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne subsistera pas. ◊ 26 Et si Satan chasse Satan, il est divisé contre lui-même ; comment donc son royaume subsistera-t-il ? ◊ 27 Et si c’est par Béelzébul que moi je chasse les démons, vos fils par qui les chassent-ils ? C’est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. ◊ 28 Mais si moi je chasse les démons par l’Esprit de Dieu, alors le royaume de Dieu est parvenu jusqu’à vous. ◊ 29 Ou comment quelqu’un pourra-t-il entrer dans la maison de l’homme fort et piller ses biens, si premièrement il n’a lié l’homme fort ? et alors il pillera sa maison. ◊ 30 Celui qui n’est pas avec moi, est contre moi ; et celui qui n’assemble pas avec moi, disperse. ◊ 31 C’est pourquoi je vous dis : tout péché et [tout] blasphème sera pardonné aux hommes ; mais le blasphème contre l’Esprit ne sera pas pardonné aux hommes. ◊ 32 Et quiconque aura parlé contre le fils de l’homme, il lui sera pardonné ; mais quiconque aura parlé contre l’Esprit Saint, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle, ni dans celui qui est à venir.
◊ 33 Ou faites l’arbre bon et son fruit bon, ou faites l’arbre mauvais et son fruit mauvais, car l’arbre est connu par son fruit. ◊ 34 Race de vipères, comment, étant méchants, pouvez-vous dire de bonnes choses ? car de l’abondance du cœur la bouche parle. ◊ 35 L’homme bon, du bon trésor, produit de bonnes choses, et l’homme mauvais, du mauvais trésor, produit de mauvaises choses. ◊ 36 Et je vous dis que, de toute parole oiseuse qu’ils auront dite, les hommes rendront compte au jour de jugement ; ◊ 37 car par tes paroles tu seras justifié, et par tes paroles tu seras condamné.
◊ 38 Alors quelques-uns des scribes et des pharisiens lui répondirent, disant : Maître, nous désirons voir un signe de ta part. ◊ 39 Mais lui, répondant, leur dit : Une génération méchante et adultère recherche un signe ; et il ne lui sera pas donné de signe, si ce n’est le signe de Jonas le prophète. ◊ 40 Car, comme Jonas fut dans le ventre du cétacé trois jours et trois nuits, ainsi le fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. ◊ 41 Des hommes de Ninive se lèveront au jugement avec cette génération et la condamneront, car ils se sont repentis à la prédication de Jonas, et voici, il y a ici plus que Jonas. ◊ 42 Une reine du midi se lèvera au jugement avec cette génération et la condamnera, car elle vint des bouts de la terre pour entendre la sagesse de Salomon, et voici, il y a ici plus que Salomon.
◊ 43 Or quand l’esprit immonde est sorti d’un homme, il va par des lieux secs, cherchant du repos, et il n’en trouve point. ◊ 44 Alors il dit : Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti. Et y étant venu, il la trouve vide, balayée et ornée. ◊ 45 Alors il va, et prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui-même ; et étant entrés, ils habitent là ; et la dernière condition de cet homme-là est pire que la première. Ainsi en sera-t-il aussi de cette génération méchante.
◊ 46 Et comme il parlait encore aux foules, voici, sa mère et ses frères se tenaient dehors, cherchant à lui parler. ◊ 47 Et quelqu’un lui dit : Voici, ta mère et tes frères se tiennent dehors, cherchant à te parler. ◊ 48 Mais lui, répondant, dit à celui qui lui parlait : Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? ◊ 49 Et étendant sa main vers ses disciples, il dit : Voici ma mère et mes frères ; ◊ 50 car quiconque fera la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère.
Proverbes
27 ◊ 1 Ne te glorifie pas du jour de demain, car tu ne sais pas ce qu’un jour enfantera.
◊ 2 Qu’un autre te loue, et non ta bouche, — un étranger, et non tes lèvres.
◊ 3 La pierre est pesante et le sable est lourd ; mais l’humeur d’un fou est plus pesante que tous les deux.
◊ 4 La fureur est cruelle et la colère déborde, mais qui subsistera devant la jalousie ?
◊ 5 Mieux vaut une réprimande ouverte qu’un amour caché.
◊ 6 Les blessures faites par un ami sont fidèles, mais les baisers de celui qui hait sont fréquents.
◊ 7 L’âme rassasiée foule aux pieds les rayons de miel, mais pour l’âme qui a faim tout ce qui est amer est doux.
◊ 8 Comme un oiseau erre çà et là loin de son nid, ainsi est l’homme qui erre loin de son lieu.
◊ 9 L’huile et le parfum réjouissent le cœur, et la douceur d’un ami est [le fruit] d’un conseil qui vient du cœur.
◊ 10 N’abandonne point ton ami, ni l’ami de ton père, et n’entre pas dans la maison de ton frère au jour de ta calamité. Mieux vaut un voisin proche qu’un frère éloigné.
◊ 11 Mon fils, sois sage et réjouis mon cœur, afin que j’aie de quoi répondre à celui qui m’outrage.
◊ 12 L’homme avisé voit le mal [et] se cache ; les simples passent outre [et] en portent la peine.
◊ 13 Prends son vêtement, car il a cautionné autrui ; et prends de lui un gage, à cause de l’étrangère.
◊ 14 À celui qui bénit son ami à haute voix, se levant le matin de bonne heure, on le lui comptera comme une malédiction.
◊ 15 Une gouttière continuelle en un jour de pluie, et une femme querelleuse, cela se ressemble. ◊ 16 Qui l’arrête, arrête le vent, et sa droite trouve de l’huile.
◊ 17 Le fer s’aiguise par le fer, et un homme ranime le visage de son ami.
◊ 18 Celui qui soigne le figuier mange de son fruit, et celui qui veille sur son maître sera honoré.
◊ 19 Comme dans l’eau le visage répond au visage, ainsi le cœur de l’homme répond à l’homme.
◊ 20 Le shéol et l’abîme sont insatiables, et les yeux de l’homme sont insatiables.
◊ 21 Le creuset est pour l’argent, et le fourneau pour l’or, ainsi l’homme, pour la bouche qui le loue.
◊ 22 Quand tu broierais le fou dans un mortier, au milieu du grain, avec un pilon, sa folie ne se retirerait pas de lui.
◊ 23 Connais bien la face de ton menu bétail, veille sur tes troupeaux ; ◊ 24 car l’abondance n’est pas pour toujours, et une couronne [dure-t-elle] de génération en génération ? ◊ 25 Le foin disparaît, et l’herbe tendre se montre, et l’on ramasse les herbes des montagnes. ◊ 26 Les agneaux sont pour ton vêtement, et les boucs pour le prix d’un champ, ◊ 27 et l’abondance du lait de tes chèvres pour ta nourriture, pour la nourriture de ta maison, et pour la vie de tes servantes.
Proverbes
23 ◊ 1 Quand tu t’assieds pour manger le pain avec un gouverneur, considère bien celui qui est devant toi ; ◊ 2 et mets un couteau à ta gorge, si tu es gourmand. ◊ 3 Ne désire point ses friandises, car c’est un pain trompeur.
◊ 4 Ne te fatigue pas pour acquérir des richesses, finis-en avec ta prudence. ◊ 5 Jetteras-tu tes yeux sur elles ?… Déjà elles ne sont plus ; car certes elles se font des ailes, et, comme l’aigle, s’envolent vers les cieux.
◊ 6 Ne mange point le pain de celui qui a l’œil mauvais, et ne désire pas ses friandises ; ◊ 7 car comme il a pensé dans son âme, tel il est. Mange et bois, te dira-t-il ; mais son cœur n’est pas avec toi. ◊ 8 Ton morceau que tu as mangé, tu le vomiras, et tu perdras tes paroles agréables.
◊ 9 Ne parle pas aux oreilles du sot, car il méprisera la sagesse de ton discours.
◊ 10 Ne recule pas la borne ancienne, et n’entre pas dans les champs des orphelins ; ◊ 11 car leur rédempteur est fort, il prendra en main leur cause contre toi.
◊ 12 Applique ton cœur à l’instruction et tes oreilles aux paroles de la connaissance.
◊ 13 Ne manque pas de corriger le jeune garçon ; quand tu l’auras frappé de la verge, il n’en mourra pas. ◊ 14 Tu le frapperas de la verge, mais tu délivreras son âme du shéol.
◊ 15 Mon fils, si ton cœur est sage, mon cœur s’en réjouira, oui, moi-même, ◊ 16 et mes reins s’égayeront quand tes lèvres diront des choses droites.
◊ 17 Que ton cœur n’envie pas les méchants ; mais sois tout le jour dans la crainte de l’Éternel ; ◊ 18 car certainement il y a une fin, et ton attente ne sera pas réduite à néant.
◊ 19 Toi, mon fils, écoute et sois sage, et dirige ton cœur dans le chemin. ◊ 20 Ne sois pas parmi les buveurs de vin, ni parmi les gourmands ; ◊ 21 car le buveur et le gourmand deviendront pauvres, et sommeiller revêt de haillons.
◊ 22 Écoute ton père qui t’a engendré, et ne méprise pas ta mère quand elle aura vieilli.
◊ 23 Achète la vérité, et ne la vends point, — la sagesse, et l’instruction, et l’intelligence.
◊ 24 Le père du juste aura beaucoup de joie, et celui qui a engendré le sage, se réjouira en lui. ◊ 25 Que ton père et ta mère se réjouissent, et que celle qui t’a enfanté ait de la joie.
◊ 26 Mon fils, donne-moi ton cœur, et que tes yeux se plaisent à mes voies ; ◊ 27 car la prostituée est une fosse profonde, et l’étrangère un puits de détresse : ◊ 28 aussi se tient-elle aux embûches comme un voleur, et elle augmente le nombre des perfides parmi les hommes.
◊ 29 Pour qui les : Hélas ? Pour qui les : Malheur à moi ? Pour qui les querelles, pour qui la plainte, pour qui les blessures sans cause ? Pour qui la rougeur des yeux ? ◊ 30 Pour ceux qui s’attardent auprès du vin, qui vont essayer le vin mixtionné. ◊ 31 — Ne regarde pas le vin quand il est vermeil, quand il est perlé dans la coupe, et qu’il coule aisément ; ◊ 32 à la fin, il mord comme un serpent et il pique comme une vipère : ◊ 33 tes yeux regarderont les étrangères, et ton cœur dira des choses perverses ; ◊ 34 et tu seras comme celui qui se coucherait au cœur de la mer, et comme celui qui se coucherait au sommet d’un mât… ◊ 35 On m’a frappé, [et] je n’en ai point été malade ; on m’a battu, [et] je ne l’ai pas su. Quand me réveillerai-je ? J’y reviendrai, je le rechercherai encore !
Luc
11 ◊ 1 Et comme il était en prière dans un certain lieu, il arriva, après qu’il eut cessé, que quelqu’un de ses disciples lui dit : Seigneur, enseigne-nous à prier, comme aussi Jean l’a enseigné à ses disciples. ◊ 2 Et il leur dit : Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié ; que ton règne vienne ; ◊ 3 donne-nous chaque jour le pain qu’il nous faut ; ◊ 4 et remets-nous nos péchés, car nous-mêmes aussi nous remettons à tous ceux qui nous doivent ; et ne nous induis pas en tentation. ◊ 5 Et il leur dit : Qui sera celui d’entre vous qui, ayant un ami, aille à lui sur le minuit, et lui dise : Ami, prête-moi trois pains, ◊ 6 car mon ami est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui présenter ?… ◊ 7 et celui qui est dedans, répondant, dira : Ne m’importune pas ; la porte est déjà fermée, et mes enfants sont au lit avec moi ; je ne puis me lever et t’en donner. ◊ 8 — Je vous dis que, bien qu’il ne se lève pas et ne lui en donne pas parce qu’il est son ami, pourtant, à cause de son importunité, il se lèvera et lui en donnera autant qu’il en a besoin. ◊ 9 Et moi, je vous dis : Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez ; heurtez, et il vous sera ouvert ; ◊ 10 car quiconque demande, reçoit ; et celui qui cherche, trouve ; et à celui qui heurte, il sera ouvert. ◊ 11 Or quel est le père d’entre vous à qui son fils demandera un pain et qui lui donnera une pierre ? ou aussi, [s’il demande] un poisson, lui donnera, au lieu d’un poisson, un serpent ? ◊ 12 ou aussi, s’il demande un œuf, lui donnera un scorpion ? ◊ 13 Si donc vous qui êtes méchants, vous savez donner à vos enfants des choses bonnes, combien plus le Père qui est du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent.
◊ 14 Et il chassa un démon qui était muet. Et il arriva que, quand le démon fut sorti, le muet parla ; et les foules s’en étonnèrent. ◊ 15 Mais quelques-uns d’entre eux disaient : Il chasse les démons par Béelzébul, le chef des démons. ◊ 16 Et d’autres, pour l’éprouver, lui demandaient un signe du ciel. ◊ 17 Mais lui, connaissant leurs pensées, leur dit : Tout royaume divisé contre lui-même sera réduit en désert ; et une maison [divisée] contre elle-même tombe ; ◊ 18 et si Satan aussi est divisé contre lui-même, comment son royaume subsistera-t-il ? parce que vous dites que je chasse les démons par Béelzébul. ◊ 19 Or si c’est par Béelzébul que moi je chasse les démons, vos fils, par qui les chassent-ils ? C’est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. ◊ 20 Mais si je chasse les démons par le doigt de Dieu, alors le royaume de Dieu est parvenu jusqu’à vous. ◊ 21 Quand l’homme fort, revêtu de ses armes, garde son palais, ses biens sont en paix ; ◊ 22 mais s’il en survient un plus fort que lui qui le vainque, il lui ôte son armure à laquelle il se confiait, et fait le partage de ses dépouilles. ◊ 23 Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; et celui qui n’assemble pas avec moi, disperse. ◊ 24 Quand l’esprit immonde est sorti d’un homme, il va par des lieux secs, cherchant du repos ; et n’en trouvant point, il dit : Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti. ◊ 25 Et y étant venu, il la trouve balayée et ornée. ◊ 26 Alors il va, et prend sept autres esprits plus méchants que lui-même ; et étant entrés, ils habitent là ; et la dernière condition de cet homme-là est pire que la première. ◊ 27 Et il arriva, comme il disait ces choses, qu’une femme éleva sa voix du milieu de la foule et lui dit : Bienheureux est le ventre qui t’a porté, et les mamelles que tu as tétées. ◊ 28 Et il dit : Mais plutôt, bienheureux sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent.
◊ 29 Et comme les foules s’amassaient, il se mit à dire : Cette génération est une méchante génération ; elle demande un signe ; et il ne lui sera pas donné de signe, si ce n’est le signe de Jonas. ◊ 30 Car comme Jonas fut un signe aux Ninivites, ainsi aussi sera le fils de l’homme à cette génération. ◊ 31 Une reine du midi se lèvera au jugement avec les hommes de cette génération et les condamnera ; car elle vint des bouts de la terre pour entendre la sagesse de Salomon, et voici, il y a ici plus que Salomon. ◊ 32 Des hommes de Ninive se lèveront au jugement avec cette génération et la condamneront ; car ils se sont repentis à la prédication de Jonas, et voici, il y a ici plus que Jonas. ◊ 33 Or personne, après avoir allumé une lampe, ne la met dans un lieu caché, ni sous le boisseau, mais sur le pied de lampe, afin que ceux qui entrent voient la lumière. ◊ 34 La lampe du corps, c’est ton œil ; lorsque ton œil est simple, ton corps tout entier aussi est plein de lumière ; mais lorsqu’il est méchant, ton corps aussi est ténébreux. ◊ 35 Prends donc garde que la lumière qui est en toi ne soit ténèbres. ◊ 36 Si donc ton corps tout entier est plein de lumière, n’ayant aucune partie ténébreuse, il sera tout plein de lumière, comme quand la lampe t’éclaire de son éclat.
◊ 37 Et comme il parlait, un pharisien le pria de dîner chez lui ; et entrant, il se mit à table. ◊ 38 Mais le pharisien, voyant [cela], s’étonna parce qu’il ne s’était pas premièrement lavé avant le dîner. ◊ 39 Et le Seigneur lui dit : Pour vous, pharisiens, vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, mais au-dedans vous êtes pleins de rapine et de méchanceté. ◊ 40 Insensés ! celui qui a fait le dehors, n’a-t-il pas fait le dedans aussi ? ◊ 41 Mais donnez l’aumône de ce que vous avez ; et voici, toutes choses vous seront nettes. ◊ 42 Mais malheur à vous, pharisiens ! car vous payez la dîme de la menthe et de la rue et de toute sorte d’herbe, et vous négligez le jugement et l’amour de Dieu : il fallait faire ces choses-ci, et ne pas laisser celles-là. ◊ 43 Malheur à vous, pharisiens ! car vous aimez les premiers sièges dans les synagogues, et les salutations dans les places publiques. ◊ 44 Malheur à vous ! car vous êtes comme les sépulcres qui ne paraissent pas ; et les hommes, marchant dessus, n’en savent rien. ◊ 45 Et l’un des docteurs de la loi, répondant, lui dit : Maître, en disant ces choses tu nous dis aussi des injures. ◊ 46 Et il dit : À vous aussi, malheur, docteurs de la loi ! car vous chargez les hommes de fardeaux difficiles à porter, et vous-mêmes vous ne touchez pas ces fardeaux d’un seul de vos doigts. ◊ 47 Malheur à vous ! car vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et vos pères les ont tués. ◊ 48 Vous rendez donc témoignage aux œuvres de vos pères et vous y prenez plaisir ; car eux, ils les ont tués, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux. ◊ 49 C’est pourquoi aussi la sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, et ils en tueront et en chasseront par des persécutions : ◊ 50 afin que le sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde soit redemandé à cette génération, ◊ 51 depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui périt entre l’autel et la maison : oui, vous dis-je, il sera redemandé à cette génération. ◊ 52 Malheur à vous, les docteurs de la loi ! car vous avez enlevé la clef de la connaissance : vous n’êtes pas entrés vous-mêmes, et vous avez empêché ceux qui entraient. ◊ 53 Et comme il leur disait ces choses, les scribes et les pharisiens se mirent à le presser fortement ; et ils le provoquaient à parler de plusieurs choses, ◊ 54 lui dressant des pièges, et cherchant à surprendre quelque chose de sa bouche, afin de l’accuser.
Actes
2 ◊ 1 Et comme le jour de la Pentecôte s’accomplissait, ils étaient tous ensemble dans un même lieu. ◊ 2 Et il se fit tout à coup du ciel un son, comme d’un souffle violent et impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. ◊ 3 Et il leur apparut des langues divisées, comme de feu ; et elles se posèrent sur chacun d’eux. ◊ 4 Et ils furent tous remplis de l’Esprit Saint, et commencèrent à parler d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’énoncer.
◊ 5 Or il y avait des Juifs séjournant à Jérusalem, hommes pieux, de toute nation d’entre ceux qui sont sous le ciel. ◊ 6 Et le bruit de ceci s’étant répandu, la multitude s’assembla, et fut confondue de ce que chacun les entendait parler dans son propre langage. ◊ 7 Et ils étaient tous hors d’eux-mêmes, et s’étonnaient, disant : Voici, tous ceux-ci qui parlent ne sont-ils pas des Galiléens ? ◊ 8 Et comment les entendons-nous, chacun dans son propre langage, [celui du pays] dans lequel nous sommes nés ? ◊ 9 Parthes et Mèdes et Élamites, et nous qui habitons la Mésopotamie, la Judée et la Cappadoce, le Pont et l’Asie, ◊ 10 la Phrygie et la Pamphylie, l’Égypte et les quartiers de la Libye qui est près de Cyrène, et nous, Romains qui séjournons [ici], ◊ 11 tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, — nous les entendons annoncer dans nos langues les choses magnifiques de Dieu. ◊ 12 Et ils étaient tous hors d’eux-mêmes et en perplexité, disant l’un à l’autre : Que veut dire ceci ? ◊ 13 Et d’autres, se moquant, disaient : Ils sont pleins de vin doux.
◊ 14 Mais Pierre, s’étant levé avec les onze, éleva sa voix, et leur parla : Hommes juifs, et vous tous qui habitez Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l’oreille à mes paroles ; ◊ 15 car ceux-ci ne sont pas ivres, comme vous pensez, car c’est la troisième heure du jour ; ◊ 16 mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : ◊ 17 « Et il arrivera aux derniers jours, dit Dieu, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair, et vos fils et vos filles prophétiseront, et vos jeunes hommes verront des visions, et vos vieillards songeront en songes ; ◊ 18 et sur mes serviteurs et sur mes servantes, en ces jours-là, je répandrai de mon Esprit, et ils prophétiseront ; ◊ 19 et je montrerai des prodiges dans le ciel en haut, et des signes sur la terre en bas, du sang et du feu, et une vapeur de fumée ; ◊ 20 le soleil sera changé en ténèbres et la lune en sang, avant que vienne la grande et éclatante journée du *Seigneur. ◊ 21 Et il arrivera que quiconque invoquera le nom du *Seigneur sera sauvé ». ◊ 22 Hommes israélites, écoutez ces paroles : Jésus le Nazaréen, homme approuvé de Dieu auprès de vous par les miracles et les prodiges et les signes que Dieu a faits par lui au milieu de vous, comme vous-mêmes vous le savez, ◊ 23 ayant été livré par le conseil défini et par la préconnaissance de Dieu, — lui, vous l’avez cloué à [une croix] et vous l’avez fait périr par la main d’hommes iniques, ◊ 24 lequel Dieu a ressuscité, ayant délié les douleurs de la mort, puisqu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. ◊ 25 Car David dit de lui : « Je contemplais toujours le *Seigneur devant moi ; car il est à ma droite, afin que je ne sois pas ébranlé. ◊ 26 C’est pourquoi mon cœur s’est réjoui, et ma langue a tressailli de joie ; et plus encore, ma chair aussi reposera en espérance ; ◊ 27 car tu ne laisseras pas mon âme en hadès, et tu ne permettras pas que ton saint voie la corruption. ◊ 28 Tu m’as fait connaître les chemins de la vie, tu me rempliras de joie par [le regard de] ta face ». ◊ 29 Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire avec liberté, touchant le patriarche David, et qu’il est mort, et qu’il a été enseveli, et que son sépulcre est au milieu de nous jusqu’à ce jour. ◊ 30 Étant donc prophète, et sachant que Dieu lui avait juré, avec serment, qu’il ferait asseoir [quelqu’un suscité] du fruit de ses reins, sur son trône, ◊ 31 il a dit de la résurrection du Christ, en la prévoyant, qu’il n’a pas été laissé dans le hadès, et que sa chair non plus n’a pas vu la corruption. ◊ 32 Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité, ce dont nous, nous sommes tous témoins. ◊ 33 Ayant donc été exalté par la droite de Dieu, et ayant reçu de la part du Père l’Esprit Saint promis, il a répandu ce que vous voyez et entendez. ◊ 34 Car David n’est pas monté dans les cieux ; mais lui-même dit : « Le *Seigneur a dit à mon seigneur : ◊ 35 Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis pour marchepied de tes pieds ». ◊ 36 Que toute la maison d’Israël donc sache certainement que Dieu a fait et Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié.
◊ 37 Et ayant ouï [ces choses], ils eurent le cœur saisi de componction, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : Que ferons-nous, frères ? ◊ 38 Et Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, en rémission des péchés ; et vous recevrez le don du Saint Esprit : ◊ 39 car à vous est la promesse et à vos enfants, et à tous ceux qui sont loin, autant que le *Seigneur notre Dieu en appellera à lui. ◊ 40 Et par plusieurs autres paroles, il conjurait et exhortait, disant : Sauvez-vous de cette génération perverse. ◊ 41 Ceux donc qui reçurent sa parole, furent baptisés ; et en ce jour-là furent ajoutées environ trois mille âmes.
◊ 42 Et ils persévéraient dans la doctrine et la communion des apôtres, dans la fraction du pain et les prières. ◊ 43 Et toute âme avait de la crainte ; et beaucoup de prodiges et de miracles se faisaient par les apôtres. ◊ 44 Et tous les croyants étaient en un même lieu, et ils avaient toutes choses communes ; ◊ 45 et ils vendaient leurs possessions et leurs biens, et les distribuaient à tous, selon que quelqu’un pouvait en avoir besoin. ◊ 46 Et tous les jours ils persévéraient d’un commun accord dans le temple ; et, rompant le pain dans leurs maisons, ils prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, ◊ 47 louant Dieu, et ayant la faveur de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait tous les jours à l’assemblée ceux qui devaient être sauvés.
Philippiens
3 ◊ 1 Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur : vous écrire les mêmes choses n’est pas pénible pour moi, et c’est votre sûreté. ◊ 2 Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde à la concision ; ◊ 3 car nous sommes la circoncision, nous qui rendons culte par l’Esprit de Dieu, et qui nous glorifions dans le christ Jésus, et qui n’avons pas confiance en la chair : ◊ 4 bien que moi, j’aie [de quoi avoir] confiance même dans la chair. Si quelque autre s’imagine [pouvoir] se confier en la chair, moi davantage : ◊ 5 [moi] circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu des Hébreux ; quant à la loi, pharisien ; ◊ 6 quant au zèle, persécutant l’assemblée ; quant à la justice qui est par [la] loi, étant sans reproche. ◊ 7 Mais les choses qui pour moi étaient un gain, je les ai regardées, à cause du Christ, comme une perte. ◊ 8 Et je regarde même aussi toutes choses comme étant une perte, à cause de l’excellence de la connaissance du christ Jésus, mon Seigneur, à cause duquel j’ai fait la perte de toutes et je les estime comme des ordures, afin que je gagne Christ, ◊ 9 et que je sois trouvé en lui, n’ayant pas ma justice qui est de [la] loi, mais celle qui est par [la] foi en Christ, la justice qui est de Dieu, moyennant la foi ; ◊ 10 pour le connaître, lui, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, étant rendu conforme à sa mort, ◊ 11 si en quelque manière que ce soit je puis parvenir à la résurrection d’entre les morts. ◊ 12 Non que j’aie déjà reçu [le prix] ou que je sois déjà parvenu à la perfection ; mais je poursuis, cherchant à le saisir, vu aussi que j’ai été saisi par le Christ. ◊ 13 Frères, pour moi, je ne pense pas moi-même l’avoir saisi ; ◊ 14 mais [je fais] une chose : oubliant les choses qui sont derrière et tendant avec effort vers celles qui sont devant, je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le christ Jésus. ◊ 15 Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons ce sentiment ; et si en quelque chose vous avez un autre sentiment, cela aussi Dieu vous le révélera ; ◊ 16 cependant, dans les choses auxquelles nous sommes parvenus, marchons dans le même [sentier].
◊ 17 Soyez tous ensemble mes imitateurs, frères, et portez vos regards sur ceux qui marchent ainsi suivant le modèle que vous avez en nous. ◊ 18 Car plusieurs marchent, dont je vous ai dit souvent et dont maintenant je le dis même en pleurant, qu’ils sont ennemis de la croix du Christ, ◊ 19 dont la fin est la perdition, dont le dieu est le ventre et dont la gloire est dans leur honte, qui ont leurs pensées aux choses terrestres. ◊ 20 Car notre bourgeoisie est dans les cieux, d’où aussi nous attendons le Seigneur Jésus Christ [comme] Sauveur, ◊ 21 qui transformera le corps de notre abaissement en la conformité du corps de sa gloire, selon l’opération de ce pouvoir qu’il a de s’assujettir même toutes choses.
Apocalypse
3 ◊ 1 Et à l’ange de l’assemblée qui est à Sardes, écris : Voici ce que dit celui qui a les sept Esprits de Dieu et les sept étoiles :
Je connais tes œuvres, — que tu as le nom de vivre, et tu es mort. ◊ 2 Sois vigilant, et affermis ce qui reste, qui s’en va mourir, car je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu. ◊ 3 Souviens-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si donc tu ne veilles pas, je viendrai [sur toi] comme un voleur, et tu ne sauras point à quelle heure je viendrai sur toi. ◊ 4 Toutefois tu as quelques noms à Sardes qui n’ont pas souillé leurs vêtements ; et ils marcheront avec moi en [vêtements] blancs, car ils en sont dignes.
◊ 5 Celui qui vaincra, celui-là sera vêtu de vêtements blancs, et je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges.
◊ 6 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées.
◊ 7 Et à l’ange de l’assemblée qui est à Philadelphie, écris : Voici ce que dit le saint, le véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre et nul ne fermera, qui ferme et nul n’ouvrira :
◊ 8 Je connais tes œuvres. Voici, j’ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer, car tu as peu de force, et tu as gardé ma parole, et tu n’as pas renié mon nom. ◊ 9 Voici, je donne [de ceux] de la synagogue de Satan qui se disent être Juifs, — et ils ne le sont pas, mais ils mentent ; voici, je les ferai venir et se prosterner devant tes pieds, et ils connaîtront que moi je t’ai aimé. ◊ 10 Parce que tu as gardé la parole de ma patience, moi aussi je te garderai de l’heure de l’épreuve qui va venir sur la terre habitée tout entière, pour éprouver ceux qui habitent sur la terre. ◊ 11 Je viens bientôt ; tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne.
◊ 12 Celui qui vaincra, je le ferai une colonne dans le temple de mon Dieu, et il ne sortira plus jamais dehors ; et j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la cité de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nouveau nom.
◊ 13 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées.
◊ 14 Et à l’ange de l’assemblée qui est à Laodicée, écris : Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu :
◊ 15 Je connais tes œuvres, — que tu n’es ni froid ni bouillant. Je voudrais que tu fusses ou froid ou bouillant ! ◊ 16 Ainsi, parce que tu es tiède et que tu n’es ni froid ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche. ◊ 17 Parce que tu dis : Je suis riche, et je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et que tu ne connais pas que, toi, tu es le malheureux et le misérable, et pauvre, et aveugle, et nu : ◊ 18 je te conseille d’acheter de moi de l’or passé au feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. ◊ 19 Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime ; aie donc du zèle et repens-toi. ◊ 20 Voici, je me tiens à la porte et je frappe : si quelqu’un entend ma voix et qu’il ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je souperai avec lui, et lui avec moi.
◊ 21 Celui qui vaincra, — je lui donnerai de s’asseoir avec moi sur mon trône, comme moi aussi j’ai vaincu et je me suis assis avec mon Père sur son trône.
◊ 22 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées.
Apocalypse
2 ◊ 1 À l’ange de l’assemblée qui est à Éphèse, écris : Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa droite, qui marche au milieu des sept lampes d’or :
◊ 2 Je connais tes œuvres, et ton travail, et ta patience, et que tu ne peux supporter les méchants ; et tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et ne le sont pas, et tu les as trouvés menteurs ; ◊ 3 et tu as patience, et tu as supporté [des afflictions] pour mon nom, et tu ne t’es pas lassé ; ◊ 4 mais j’ai contre toi que tu as abandonné ton premier amour. ◊ 5 Souviens-toi donc d’où tu es déchu, et repens-toi, et fais les premières œuvres ; autrement, je viens à toi et j’ôterai ta lampe de son lieu, à moins que tu ne te repentes. ◊ 6 Mais tu as ceci, que tu hais les œuvres des Nicolaïtes, lesquelles moi aussi je hais.
◊ 7 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées. À celui qui vaincra, je lui donnerai de manger de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu.
◊ 8 Et à l’ange de l’assemblée qui est à Smyrne, écris : Voici ce que dit le premier et le dernier, qui a été mort et qui a repris vie :
◊ 9 Je connais ta tribulation, et ta pauvreté (mais tu es riche), et l’outrage de ceux qui se disent être Juifs ; et ils ne le sont pas, mais ils sont la synagogue de Satan. ◊ 10 Ne crains en aucune manière les choses que tu vas souffrir. Voici, le diable va jeter [quelques-uns] d’entre vous en prison, afin que vous soyez éprouvés : et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort et je te donnerai la couronne de vie.
◊ 11 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées. Celui qui vaincra n’aura point à souffrir de la seconde mort.
◊ 12 Et à l’ange de l’assemblée qui est à Pergame, écris : Voici ce que dit celui qui a l’épée aiguë à deux tranchants :
◊ 13 Je sais où tu habites, là où est le trône de Satan ; et tu tiens ferme mon nom, et tu n’as pas renié ma foi, même dans les jours dans lesquels Antipas était mon fidèle témoin, qui a été mis à mort parmi vous, là où Satan habite. ◊ 14 Mais j’ai quelques choses contre toi : c’est que tu as là des gens qui tiennent la doctrine de Balaam, lequel enseignait à Balac à jeter une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangeassent des choses sacrifiées aux idoles et qu’ils commissent la fornication. ◊ 15 Ainsi tu en as, toi aussi, qui tiennent la doctrine des Nicolaïtes pareillement. ◊ 16 Repens-toi donc ; autrement je viens à toi promptement, et je combattrai contre eux par l’épée de ma bouche.
◊ 17 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées. À celui qui vaincra, je lui donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc, et, sur le caillou, un nouveau nom écrit, que nul ne connaît, sinon celui qui le reçoit.
◊ 18 Et à l’ange de l’assemblée qui est à Thyatire, écris : Voici ce que dit le Fils de Dieu, qui a ses yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à de l’airain brillant :
◊ 19 Je connais tes œuvres, et ton amour, et ta foi, et ton service, et ta patience, et tes dernières œuvres qui dépassent les premières. ◊ 20 Mais j’ai contre toi, que tu laisses faire la femme Jésabel qui se dit prophétesse ; et elle enseigne et égare mes esclaves [en les entraînant] à commettre la fornication et à manger des choses sacrifiées aux idoles. ◊ 21 Et je lui ai donné du temps afin qu’elle se repentît ; et elle ne veut pas se repentir de sa fornication. ◊ 22 Voici, je la jette sur un lit, et ceux qui commettent adultère avec elle, dans une grande tribulation, à moins qu’ils ne se repentent de ses œuvres ; ◊ 23 et je ferai mourir de mort ses enfants ; et toutes les assemblées connaîtront que c’est moi qui sonde les reins et les cœurs ; et je vous donnerai à chacun selon vos œuvres. ◊ 24 Mais à vous je dis, aux autres qui sont à Thyatire, autant qu’il y en a qui n’ont pas cette doctrine, qui n’ont pas connu les profondeurs de Satan, comme ils disent : je ne vous impose pas d’autre charge ; ◊ 25 mais seulement, ce que vous avez, tenez-le ferme jusqu’à ce que je vienne. ◊ 26 Et celui qui vaincra, et celui qui gardera mes œuvres jusqu’à la fin, — je lui donnerai autorité sur les nations ; ◊ 27 et il les paîtra avec une verge de fer, comme sont brisés les vases de poterie, selon que moi aussi j’ai reçu de mon Père ; ◊ 28 et je lui donnerai l’étoile du matin.
◊ 29 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées.
2 Corinthiens
12 ◊ 1 Il est vrai qu’il est sans profit pour moi de me glorifier, car j’en viendrai à des visions et à des révélations du Seigneur. ◊ 2 Je connais un homme en Christ, qui, il y a quatorze ans (si ce fut dans le corps, je ne sais ; si ce fut hors du corps, je ne sais ; Dieu le sait), [je connais] un tel homme qui a été ravi jusqu’au troisième ciel. ◊ 3 Et je connais un tel homme, (si ce fut dans le corps, si ce fut hors du corps, je ne sais, Dieu le sait,) ◊ 4 — qu’il a été ravi dans le paradis, et a entendu des paroles ineffables qu’il n’est pas permis à l’homme d’exprimer. ◊ 5 Je me glorifierai d’un tel homme, mais je ne me glorifierai pas de moi-même, si ce n’est dans mes infirmités. ◊ 6 Car quand je voudrais me glorifier, je ne serais pas insensé, car je dirais la vérité ; mais je m’en abstiens, de peur que quelqu’un ne m’estime au-dessus de ce qu’il me voit être ou de ce qu’il a pu entendre dire de moi. ◊ 7 Et afin que je ne m’enorgueillisse pas à cause de l’extraordinaire des révélations, il m’a été donné une écharde pour la chair, un ange de Satan pour me souffleter, afin que je ne m’enorgueillisse pas. ◊ 8 À ce sujet j’ai supplié trois fois le Seigneur, afin qu’elle se retirât de moi ; ◊ 9 et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans l’infirmité. Je me glorifierai donc très volontiers plutôt dans mes infirmités, afin que la puissance du Christ demeure sur moi. ◊ 10 C’est pourquoi je prends plaisir dans les infirmités, dans les outrages, dans les nécessités, dans les persécutions, dans les détresses pour Christ : car quand je suis faible, alors je suis fort.
◊ 11 Je suis devenu insensé : vous m’y avez contraint ; car moi, j’aurais dû être recommandé par vous ; car je n’ai été en rien moindre que les plus excellents apôtres, quoique je ne sois rien. ◊ 12 Certainement les signes d’un apôtre ont été opérés au milieu de vous avec toute patience, [par] des signes, et des prodiges, et des miracles. ◊ 13 Car en quoi avez-vous été inférieurs aux autres assemblées, sinon en ce que moi-même je ne vous ai pas été à charge ? Pardonnez-moi ce tort. ◊ 14 Voici, cette troisième fois, je suis prêt à aller auprès de vous ; et je ne vous serai pas à charge, car je ne cherche pas vos biens, mais vous-mêmes ; car ce ne sont pas les enfants qui doivent amasser pour leurs parents, mais les parents pour leurs enfants. ◊ 15 Or moi, très volontiers je dépenserai et je serai entièrement dépensé pour vos âmes, si même, vous aimant beaucoup plus, je devais être moins aimé.
◊ 16 Mais soit ! moi, je ne vous ai pas été à charge, mais, étant rusé, je vous ai pris par finesse. ◊ 17 Me suis-je enrichi à vos dépens par aucun de ceux que je vous ai envoyés ? ◊ 18 J’ai prié Tite et j’ai envoyé le frère avec lui. Tite s’est-il enrichi à vos dépens ? N’avons-nous pas marché dans le même esprit ? N’avons-nous pas marché sur les mêmes traces ?
◊ 19 Vous avez longtemps pensé que nous nous justifions auprès de vous. Nous parlons devant Dieu en Christ, et toutes choses, bien-aimés, pour votre édification. ◊ 20 Car je crains que, quand j’arriverai, je ne vous trouve pas tels que je voudrais, et que moi je ne sois trouvé par vous tel que vous ne voudriez pas, [et] qu’il n’y ait des querelles, des jalousies, des colères, des intrigues, des médisances, des insinuations, des enflures d’orgueil, des désordres, ◊ 21 et qu’étant de nouveau revenu [au milieu de vous], mon Dieu ne m’humilie quant à vous, et que je ne sois affligé à l’occasion de plusieurs de ceux qui ont péché auparavant et qui ne se sont pas repentis de l’impureté et de la fornication et de l’impudicité qu’ils ont commises.
Josué
24 ◊ 1 * Et Josué assembla toutes les tribus d’Israël à Sichem, et il appela les anciens d’Israël, et ses chefs, et ses juges, et ses magistrats ; et ils se tinrent devant Dieu. ◊ 2 Et Josué dit à tout le peuple : Ainsi dit l’Éternel, le Dieu d’Israël : Vos pères, Térakh, père d’Abraham et père de Nakhor, ont habité anciennement au-delà du fleuve, et ils ont servi d’autres dieux ; ◊ 3 et je pris votre père Abraham d’au-delà du fleuve, et je le fis aller par tout le pays de Canaan, et je multipliai sa semence : ◊ 4 je lui donnai Isaac, et je donnai à Isaac Jacob et Ésaü ; et je donnai à Ésaü la montagne de Séhir pour la posséder ; et Jacob et ses fils descendirent en Égypte ; ◊ 5 et j’envoyai Moïse et Aaron, et je frappai l’Égypte de plaies, selon ce que j’ai fait au milieu d’elle ; et ensuite je vous en fis sortir. ◊ 6 Je fis sortir vos pères de l’Égypte, et vous vîntes à la mer ; et les Égyptiens poursuivirent vos pères avec des chars et des cavaliers jusqu’à la mer Rouge ; ◊ 7 et ils crièrent à l’Éternel, et il mit une obscurité entre vous et les Égyptiens, et fit venir la mer sur eux, et les couvrit ; et vos yeux virent ce que je fis aux Égyptiens ; et vous habitâtes longtemps dans le désert. ◊ 8 Et je vous amenai au pays des Amoréens qui habitaient au-delà du Jourdain ; et ils vous firent la guerre ; et je les livrai en votre main, et vous prîtes possession de leur pays, et je les détruisis devant vous. ◊ 9 Et Balak, fils de Tsippor, roi de Moab, se leva et fit la guerre contre Israël ; et il envoya et appela Balaam, fils de Béor, pour vous maudire ; ◊ 10 mais je ne voulus pas écouter Balaam, et il vous bénit expressément ; et je vous délivrai de sa main. ◊ 11 Et vous passâtes le Jourdain, et vous vîntes à Jéricho ; et les hommes de Jéricho, [et] l’Amoréen, et le Phérézien, et le Cananéen, et le Héthien, et le Guirgasien, le Hévien, et le Jébusien, vous firent la guerre, et je les livrai en votre main ; ◊ 12 et j’envoyai devant vous les frelons qui les chassèrent devant vous, [comme] les deux rois des Amoréens : ce ne fut point par ton épée ni par ton arc. ◊ 13 Et je vous donnai un pays où tu n’avais pas travaillé et des villes que vous n’aviez point bâties, et vous y habitez ; vous mangez [le fruit] des vignes et des oliviers que vous n’avez pas plantés. ◊ 14 Et maintenant, craignez l’Éternel, et servez-le en intégrité et en vérité ; et ôtez les dieux que vos pères ont servis de l’autre côté du fleuve et en Égypte, et servez l’Éternel. ◊ 15 Et s’il est mauvais à vos yeux de servir l’Éternel, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir, soit les dieux que vos pères qui étaient de l’autre côté du fleuve ont servis, soit les dieux de l’Amoréen, dans le pays duquel vous habitez. Mais moi et ma maison, nous servirons l’Éternel.
◊ 16 Et le peuple répondit et dit : Loin de nous que nous abandonnions l’Éternel pour servir d’autres dieux ! ◊ 17 Car l’Éternel, notre Dieu, c’est lui qui nous a fait monter, nous et nos pères, du pays d’Égypte, de la maison de servitude, et qui a fait devant nos yeux ces grands signes, et qui nous a gardés dans tout le chemin par lequel nous avons marché, et parmi tous les peuples au milieu desquels nous avons passé. ◊ 18 Et l’Éternel a chassé de devant nous tous les peuples, et l’Amoréen qui habitait dans le pays. Aussi nous, nous servirons l’Éternel, car c’est lui qui est notre Dieu.
◊ 19 Et Josué dit au peuple : Vous ne pourrez pas servir l’Éternel ; car il est un Dieu saint, il est un *Dieu jaloux : il ne pardonnera pas votre transgression et vos péchés. ◊ 20 Si vous abandonnez l’Éternel, et si vous servez des dieux étrangers, alors il se retournera et vous fera du mal et vous consumera après vous avoir fait du bien. ◊ 21 Et le peuple dit à Josué : Non, car nous servirons l’Éternel. ◊ 22 Et Josué dit au peuple : Vous êtes témoins contre vous-mêmes que c’est vous qui vous êtes choisi l’Éternel pour le servir. Et ils dirent : [Nous en sommes] témoins. ◊ 23 Et maintenant, ôtez les dieux étrangers qui sont au milieu de vous, et inclinez votre cœur vers l’Éternel, le Dieu d’Israël. ◊ 24 Et le peuple dit à Josué : Nous servirons l’Éternel, notre Dieu, et nous écouterons sa voix.
◊ 25 Et Josué fit une alliance avec le peuple en ce jour-là, et lui établit un statut et une ordonnance, à Sichem. ◊ 26 Et Josué écrivit ces paroles dans le livre de la loi de Dieu. Et il prit une grande pierre, et la dressa là sous le chêne qui était auprès du sanctuaire de l’Éternel ; ◊ 27 et Josué dit à tout le peuple : Voici, cette pierre sera témoin contre nous, car elle a entendu toutes les paroles de l’Éternel, qu’il nous a dites ; et elle sera témoin contre vous, de peur que vous ne reniiez votre Dieu. ◊ 28 Et Josué renvoya le peuple, chacun à son héritage.
◊ 29 Et il arriva, après ces choses, que Josué, fils de Nun, serviteur de l’Éternel, mourut, âgé de cent dix ans. ◊ 30 Et on l’enterra dans les limites de son héritage, à Thimnath-Sérakh, qui est dans la montagne d’Éphraïm, au nord de la montagne de Gaash.
◊ 31 Et Israël servit l’Éternel tous les jours de Josué, et tous les jours des anciens dont les jours se prolongèrent après Josué et qui avaient connu toute l’œuvre de l’Éternel, qu’il avait faite pour Israël.
◊ 32 Et on enterra à Sichem les os de Joseph, que les fils d’Israël avaient transportés d’Égypte, dans la portion de champ que Jacob avait achetée des fils de Hamor, père de Sichem, pour cent kesitas, et qui devint l’héritage des fils de Joseph.
◊ 33 Et Éléazar, fils d’Aaron, mourut ; et on l’enterra dans le coteau de Phinées, son fils, qui lui avait été donné dans la montagne d’Éphraïm.
3 Jean
1 ◊ 1 L’ancien à Gaïus, le bien-aimé, que j’aime dans [la] vérité.
◊ 2 Bien-aimé, je souhaite qu’à tous égards tu prospères et que tu sois en bonne santé, comme ton âme prospère ; ◊ 3 car je me suis très fort réjoui quand des frères sont venus et ont rendu témoignage à ta vérité, comment toi tu marches dans la vérité. ◊ 4 Je n’ai pas de plus grande joie que ceci, c’est que j’entende dire que mes enfants marchent dans la vérité. ◊ 5 Bien-aimé, tu agis fidèlement dans tout ce que tu fais envers les frères, et cela [envers ceux-là même qui sont] étrangers, ◊ 6 qui ont rendu témoignage à ton amour devant l’assemblée ; et tu feras bien de leur faire la conduite d’une manière digne de Dieu, ◊ 7 car ils sont sortis pour le nom, ne recevant rien de ceux des nations. ◊ 8 Nous donc, nous devons recevoir de tels hommes, afin que nous coopérions avec la vérité. ◊ 9 J’ai écrit quelque chose à l’assemblée ; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit pas ; ◊ 10 c’est pourquoi, si je viens, je me souviendrai des œuvres qu’il fait en débitant de méchantes paroles contre nous ; et, non content de cela, lui-même il ne reçoit pas les frères et il empêche ceux qui veulent [les recevoir], et les chasse de l’assemblée.
◊ 11 Bien-aimé, n’imite pas le mal, mais le bien. Celui qui fait le bien est de Dieu ; celui qui fait le mal n’a pas vu Dieu. ◊ 12 Démétrius a le témoignage de tous et de la vérité elle-même ; et nous aussi, nous lui rendons témoignage : et tu sais que notre témoignage est vrai.
◊ 13 J’avais beaucoup de choses à t’écrire, mais je ne veux pas t’écrire avec l’encre et la plume, ◊ 14 mais j’espère te voir bientôt et nous parlerons bouche à bouche. ◊ 15 Paix te soit. Les amis te saluent. Salue les amis, chacun par son nom.
Jean
10 ◊ 1 En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie des brebis, mais qui y monte par ailleurs, celui-là est un voleur et un larron. ◊ 2 Mais celui qui entre par la porte, est le berger des brebis. ◊ 3 À celui-ci le portier ouvre ; et les brebis écoutent sa voix ; et il appelle ses propres brebis par leur nom, et les mène dehors. ◊ 4 Et quand il a mis dehors toutes ses propres [brebis], il va devant elles ; et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix ; ◊ 5 mais elles ne suivront point un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. ◊ 6 Jésus leur dit cette similitude ; mais ils ne comprirent pas ce que c’était qu’il leur disait.
◊ 7 Jésus donc leur dit encore : En vérité, en vérité, je vous dis que moi je suis la porte des brebis. ◊ 8 Tous, autant qu’il en est venu avant moi, sont des voleurs et des larrons ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. ◊ 9 Moi, je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; et il entrera et il sortira, et il trouvera de la pâture. ◊ 10 Le voleur ne vient que pour voler, et tuer, et détruire : moi, je suis venu afin qu’elles aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance. ◊ 11 Moi, je suis le bon berger : le bon berger met sa vie pour les brebis ; ◊ 12 mais l’homme qui reçoit des gages, et qui n’est pas le berger, à qui les brebis n’appartiennent pas en propre, voit venir le loup, et laisse les brebis, et s’enfuit ; et le loup les ravit, et il disperse les brebis. ◊ 13 Or l’homme à gages s’enfuit, parce qu’il est un homme à gages et qu’il ne se met pas en souci des brebis. ◊ 14 Moi, je suis le bon berger, et je connais les miens et je suis connu des miens, ◊ 15 comme le Père me connaît et moi je connais le Père ; et je mets ma vie pour les brebis. ◊ 16 Et j’ai d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie ; il faut que je les amène, elles aussi ; et elles écouteront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. ◊ 17 À cause de ceci le Père m’aime, c’est que moi je laisse ma vie, afin que je la reprenne. ◊ 18 Personne ne me l’ôte, mais moi, je la laisse de moi-même ; j’ai le pouvoir de la laisser, et j’ai le pouvoir de la reprendre : j’ai reçu ce commandement de mon Père. ◊ 19 Il y eut encore de la division parmi les Juifs à cause de ces paroles ; ◊ 20 et plusieurs d’entre eux disaient : Il a un démon, et il est fou ; pourquoi l’écoutez-vous ? ◊ 21 D’autres disaient : Ces paroles ne sont pas d’un démoniaque ; un démon peut-il ouvrir les yeux des aveugles ?
◊ 22 Or la fête de la Dédicace se célébrait à Jérusalem, et c’était en hiver. ◊ 23 Et Jésus se promenait dans le temple, au portique de Salomon. ◊ 24 Les Juifs donc l’environnèrent et lui dirent : Jusques à quand tiens-tu notre âme en suspens ? Si toi, tu es le Christ, dis-le-nous franchement. ◊ 25 Jésus leur répondit : Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que moi je fais au nom de mon Père, celles-ci rendent témoignage de moi ; ◊ 26 mais vous, vous ne croyez pas, car vous n’êtes pas de mes brebis, comme je vous l’ai dit. ◊ 27 Mes brebis écoutent ma voix, et moi je les connais, et elles me suivent, ◊ 28 et moi, je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront jamais ; et personne ne les ravira de ma main. ◊ 29 Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous, et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. ◊ 30 Moi et le Père, nous sommes un.
◊ 31 Les Juifs donc levèrent encore des pierres pour le lapider. ◊ 32 Jésus leur répondit : Je vous ai fait voir plusieurs bonnes œuvres de la part de mon Père : pour laquelle de ces œuvres me lapidez-vous ? ◊ 33 Les Juifs lui répondirent : Nous ne te lapidons pas pour une bonne œuvre, mais pour blasphème ; et parce que toi, étant homme, tu te fais Dieu. ◊ 34 Jésus leur répondit : N’est-il pas écrit dans votre loi : « Moi j’ai dit : Vous êtes des dieux » ? ◊ 35 S’il appelle dieux ceux à qui la parole de Dieu est venue (et l’écriture ne peut être anéantie), ◊ 36 dites-vous à celui que le Père a sanctifié, et qu’il a envoyé dans le monde : Tu blasphèmes, parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu ? ◊ 37 Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas ; ◊ 38 mais si je les fais, alors même que vous ne me croiriez pas, croyez les œuvres, afin que vous connaissiez et que vous croyiez que le Père est en moi, et moi en lui.
◊ 39 Ils cherchaient donc encore à le prendre ; mais il échappa de leur main ◊ 40 et s’en alla encore au-delà du Jourdain, à l’endroit où Jean avait baptisé au commencement, et il demeura là. ◊ 41 Et plusieurs vinrent à lui, et ils disaient : Jean n’a fait aucun miracle ; mais toutes les choses que Jean a dites de celui-ci étaient vraies. ◊ 42 Et plusieurs crurent là en lui.
Ézéchiel
10 ◊ 1 Et je regardai, et voici, sur l’étendue, qui était au-dessus de la tête des chérubins, parut comme une pierre de saphir, comme l’aspect de la ressemblance d’un trône, au-dessus d’eux. ◊ 2 Et il parla à l’homme vêtu de lin, et dit : Viens entre les roues, au-dessous du chérubin, et remplis le creux de tes mains de charbons de feu pris d’entre les chérubins, et répands-les sur la ville. Et il entra, devant mes yeux. ◊ 3 Et les chérubins se tenaient à droite de la maison lorsque l’homme entra, et la nuée remplissait le parvis intérieur. ◊ 4 Et la gloire de l’Éternel s’éleva de dessus le chérubin, [et vint] sur le seuil de la maison ; et la maison fut remplie de la nuée, et le parvis fut rempli de la splendeur de la gloire de l’Éternel. ◊ 5 Et le bruit des ailes des chérubins s’entendit jusqu’au parvis extérieur, comme la voix du *Dieu Tout-puissant quand il parle. ◊ 6 Et il arriva que, lorsqu’il eut commandé à l’homme vêtu de lin, disant : Prends du feu d’entre les roues, d’entre les chérubins, il entra et se tint à côté de la roue. ◊ 7 Et le chérubin étendit sa main entre les chérubins, vers le feu qui était entre les chérubins, et il [en] prit, et le mit dans le creux des mains de l’[homme] vêtu de lin ; et il le prit et sortit.
◊ 8 Et on voyait aux chérubins la figure d’une main d’homme sous leurs ailes. ◊ 9 Et je regardai, et voici, quatre roues à côté des chérubins, une roue à côté d’un chérubin, et une roue à côté d’un chérubin, et l’aspect des roues était comme l’apparence d’une pierre de chrysolithe. ◊ 10 Et quant à leur aspect, elles avaient les quatre une seule ressemblance, comme si une roue était au milieu d’une roue. ◊ 11 Quand elles allaient, elles allaient sur leurs quatre côtés ; elles ne se tournaient pas, quand elles allaient ; mais, vers le lieu où la tête regardait, elles allaient après elle : elles ne se tournaient pas quand elles allaient. ◊ 12 Et tout leur corps, et leur dos, et leurs mains, et leurs ailes, et les roues, étaient pleins d’yeux tout autour, — à eux quatre, leurs roues. ◊ 13 Quant aux roues, on leur cria, moi l’entendant : Roue ! ◊ 14 Et chacun avait quatre faces : la première face était la face d’un chérubin, et la seconde face était la face d’un homme, et la troisième était la face d’un lion, et la quatrième, la face d’un aigle. ◊ 15 Et les chérubins s’élevèrent. C’était là l’animal que j’avais vu près du fleuve Kebar. ◊ 16 Et quand les chérubins allaient, les roues allaient à côté d’eux ; et quand les chérubins levaient leurs ailes pour s’élever de dessus terre, les roues aussi ne se détournaient point d’à côté d’eux ; ◊ 17 quand ils s’arrêtaient, elles s’arrêtaient, et quand ils s’élevaient, elles s’élevaient avec eux, car l’esprit de l’animal était en elles.
◊ 18 Et la gloire de l’Éternel sortit de dessus le seuil de la maison, et se tint au-dessus des chérubins. ◊ 19 Et les chérubins haussèrent leurs ailes et s’élevèrent de terre à mes yeux, quand ils sortirent ; et les roues étaient auprès d’eux. Et ils s’arrêtèrent à l’entrée de la porte orientale de la maison de l’Éternel ; et la gloire du Dieu d’Israël était au-dessus d’eux, en haut. ◊ 20 C’était là l’animal que j’avais vu au-dessous du Dieu d’Israël, près du fleuve Kebar ; et je connus que c’étaient des chérubins. ◊ 21 Chacun avait quatre faces, et chacun, quatre ailes, et il y avait une ressemblance de mains d’homme sous leurs ailes. ◊ 22 Et quant à la ressemblance de leurs faces, c’étaient les faces que j’avais vues près du fleuve Kebar, leur aspect, et eux-mêmes ; ils allaient chacun droit devant soi.
Jean
14 ◊ 1 Que votre cœur ne soit pas troublé ; vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. ◊ 2 Dans la maison de mon Père, il y a plusieurs demeures ; s’il en était autrement, je vous l’eusse dit, car je vais vous préparer une place. ◊ 3 Et si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi. ◊ 4 Et vous savez où moi je vais, et vous en savez le chemin. ◊ 5 Thomas lui dit : Seigneur, nous ne savons pas où tu vas ; et comment pouvons-nous en savoir le chemin ? ◊ 6 Jésus lui dit : Moi, je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; nul ne vient au Père que par moi. ◊ 7 Si vous m’aviez connu, vous auriez connu aussi mon Père ; et dès maintenant vous le connaissez et vous l’avez vu. ◊ 8 Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. ◊ 9 Jésus lui dit : Je suis depuis si longtemps avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ? Celui qui m’a vu, a vu le Père ; et comment toi, dis-tu : Montre-nous le Père ? ◊ 10 Ne crois-tu pas que moi je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que moi je vous dis, je ne les dis pas de par moi-même ; mais le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres. ◊ 11 Croyez-moi, que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ; sinon, croyez-moi à cause des œuvres elles-mêmes. ◊ 12 En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que moi je fais, et il en fera de plus grandes que celles-ci ; parce que moi, je m’en vais au Père. ◊ 13 Et quoi que vous demandiez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. ◊ 14 Si vous demandez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai.
◊ 15 Si vous m’aimez, gardez mes commandements ; ◊ 16 et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, pour être avec vous éternellement, ◊ 17 l’Esprit de vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous, et qu’il sera en vous. ◊ 18 Je ne vous laisserai pas orphelins ; je viens à vous. ◊ 19 Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez ; parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez. ◊ 20 En ce jour-là, vous connaîtrez que moi je suis en mon Père, et vous en moi et moi en vous. ◊ 21 Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime, sera aimé de mon Père ; et moi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. ◊ 22 Jude (non pas l’Iscariote) lui dit : Seigneur, comment se fait-il que tu vas te manifester à nous, et non pas au monde ? ◊ 23 Jésus répondit et lui dit : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; et nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. ◊ 24 Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas la mienne, mais celle du Père qui m’a envoyé. ◊ 25 Je vous ai dit ces choses demeurant avec vous ; ◊ 26 mais le Consolateur, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera toutes choses et vous rappellera toutes les choses que je vous ai dites. ◊ 27 Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne. Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif. ◊ 28 Vous avez entendu que moi je vous ai dit : Je m’en vais, et je viens à vous. Si vous m’aviez aimé, vous vous seriez réjouis de ce que je m’en vais au Père, car mon Père est plus grand que moi. ◊ 29 Et maintenant je vous l’ai dit avant que cela arrive, afin que, quand ce sera arrivé, vous croyiez. ◊ 30 Je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le chef du monde vient, et il n’a rien en moi ; ◊ 31 mais afin que le monde connaisse que j’aime le Père ; et selon que le Père m’a commandé, ainsi je fais. Levez-vous, partons d’ici !
1 Corinthiens
10 ◊ 1 Car je ne veux pas que vous ignoriez, frères, que nos pères ont tous été sous la nuée, et que tous ils ont passé à travers la mer, ◊ 2 et que tous ils ont été baptisés pour Moïse dans la nuée et dans la mer, ◊ 3 et que tous ils ont mangé la même viande spirituelle, ◊ 4 et que tous ils ont bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient d’un rocher spirituel qui les suivait : et le rocher était le Christ. ◊ 5 Mais Dieu n’a point pris plaisir en la plupart d’entre eux, car ils tombèrent dans le désert. ◊ 6 Or ces choses arrivèrent comme types de ce qui nous concerne, afin que nous ne convoitions pas des choses mauvaises, comme ceux-là aussi ont convoité. ◊ 7 Ne soyez pas non plus idolâtres, comme quelques-uns d’eux, ainsi qu’il est écrit : « Le peuple s’assit pour manger et pour boire, et ils se levèrent pour jouer ». ◊ 8 Ne commettons pas non plus la fornication, comme quelques-uns d’eux ont commis la fornication, et il en est tombé en un seul jour vingt-trois mille. ◊ 9 Ne tentons pas non plus le Christ, comme quelques-uns d’eux l’ont tenté et ont péri par les serpents. ◊ 10 Ne murmurez pas non plus, comme quelques-uns d’eux ont murmuré et ont péri par le destructeur. ◊ 11 Or toutes ces choses leur arrivèrent comme types, et elles ont été écrites pour nous servir d’avertissement, à nous que les fins des siècles ont atteints. ◊ 12 Ainsi, que celui qui croit être debout prenne garde qu’il ne tombe. ◊ 13 Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été une tentation humaine ; et Dieu est fidèle, qui ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de ce que vous pouvez [supporter], mais avec la tentation il fera aussi l’issue, afin que vous puissiez la supporter.
◊ 14 C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie. ◊ 15 Je parle comme à des personnes intelligentes : jugez vous-mêmes de ce que je dis. ◊ 16 La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion du sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion du corps du Christ ? ◊ 17 Car nous qui sommes plusieurs, sommes un seul pain, un seul corps, car nous participons tous à un seul et même pain. ◊ 18 Considérez l’Israël selon la chair : ceux qui mangent les sacrifices n’ont-ils pas communion avec l’autel ? ◊ 19 Que dis-je donc ? que ce qui est sacrifié à une idole soit quelque chose ? ou qu’une idole soit quelque chose ? ◊ 20 [Non], mais que les choses que les nations sacrifient, elles les sacrifient à des démons et non pas à Dieu : or je ne veux pas que vous ayez communion avec les démons. ◊ 21 Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons ; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur et à la table des démons. ◊ 22 Provoquons-nous le Seigneur à la jalousie ? Sommes-nous plus forts que lui ?
◊ 23 Toutes choses sont permises, mais toutes choses ne sont pas avantageuses ; toutes choses sont permises, mais toutes choses n’édifient pas. ◊ 24 Que personne ne cherche son propre intérêt, mais celui d’autrui. ◊ 25 Mangez de tout ce qui se vend à la boucherie, sans vous enquérir de rien à cause de la conscience : ◊ 26 « car la terre est au *Seigneur, et tout ce qu’elle contient ». ◊ 27 Or si quelqu’un des incrédules vous convie, et que vous vouliez aller, mangez de tout ce qui est mis devant vous, sans vous enquérir de rien à cause de la conscience. ◊ 28 Mais si quelqu’un vous dit : Ceci a été offert en sacrifice, — n’en mangez pas, à cause de celui qui vous a avertis, et à cause de la conscience. ◊ 29 Or je dis : la conscience, non la tienne, mais celle de l’autre ; car pourquoi ma liberté est-elle jugée par la conscience d’autrui ? ◊ 30 Si moi, je participe avec action de grâces, pourquoi suis-je blâmé pour une chose dont moi je rends grâces ? ◊ 31 Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, ou quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. ◊ 32 Ne devenez une cause d’achoppement ni aux Juifs, ni aux Grecs, ni à l’assemblée de Dieu ; ◊ 33 comme moi aussi je complais à tous en toutes choses, ne cherchant pas mon avantage propre, mais celui du grand nombre, afin qu’ils soient sauvés.
1 Corinthiens
12 ◊ 1 Or, pour ce qui est des [manifestations] spirituelles, frères, je ne veux pas que vous soyez ignorants. ◊ 2 Vous savez que, quand vous étiez [gens des] nations, [vous étiez] entraînés vers les idoles muettes, selon que vous étiez menés. ◊ 3 C’est pourquoi je vous fais savoir que nul homme parlant par l’Esprit de Dieu, ne dit : « Anathème [à] Jésus » ; et que nul ne peut dire « Seigneur Jésus », si ce n’est par l’Esprit Saint.
◊ 4 Or il y a diversité de dons de grâce, mais le même Esprit : ◊ 5 et il y a diversité de services, et le même Seigneur ; ◊ 6 et il y a diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. ◊ 7 Or à chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue de l’utilité. ◊ 8 Car à l’un est donnée, par l’Esprit, la parole de sagesse ; et à un autre la parole de connaissance, selon le même Esprit ; ◊ 9 et à un autre la foi, par le même Esprit ; et à un autre des dons de grâce de guérisons, par le même Esprit ; ◊ 10 et à un autre des opérations de miracles ; et à un autre la prophétie ; et à un autre des discernements d’esprits ; et à un autre [diverses] sortes de langues ; et à un autre l’interprétation des langues. ◊ 11 Mais le seul et même Esprit opère toutes ces choses, distribuant à chacun en particulier comme il lui plaît. ◊ 12 Car de même que le corps est un et qu’il a plusieurs membres, mais que tous les membres du corps, quoiqu’ils soient plusieurs, sont un seul corps, ainsi aussi est le Christ. ◊ 13 Car aussi nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit hommes libres ; et nous avons tous été abreuvés pour [l’unité d’]un seul Esprit. ◊ 14 Car aussi le corps n’est pas un seul membre, mais plusieurs. ◊ 15 Si le pied disait : Parce que je ne suis pas main, je ne suis pas du corps, est-ce qu’à cause de cela il n’est pas du corps ? ◊ 16 Et si l’oreille disait : Parce que je ne suis pas œil, je ne suis pas du corps, est-ce qu’à cause de cela elle n’est pas du corps ? ◊ 17 Si le corps tout entier était œil, où serait l’ouïe ? Si tout était ouïe, où serait l’odorat ? ◊ 18 Mais maintenant, Dieu a placé les membres, — chacun d’eux, — dans le corps, comme il l’a voulu. ◊ 19 Or, si tous étaient un seul membre, où serait le corps ? ◊ 20 Mais maintenant les membres sont plusieurs, mais le corps, un. ◊ 21 L’œil ne peut pas dire à la main : Je n’ai pas besoin de toi ; ou bien encore la tête, aux pieds : Je n’ai pas besoin de vous ; ◊ 22 — mais bien plutôt les membres du corps qui paraissent être les plus faibles, sont nécessaires ; ◊ 23 et les membres du corps que nous estimons être les moins honorables, nous les environnons d’un honneur plus grand ; et nos membres qui ne sont pas décents sont les plus parés, ◊ 24 tandis que nos membres décents n’en ont pas besoin. Mais Dieu a composé le corps en donnant un plus grand honneur à ce qui en manquait, ◊ 25 afin qu’il n’y ait point de division dans le corps, mais que les membres aient un égal soin les uns des autres. ◊ 26 Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ; si un membre est glorifié, tous les membres se réjouissent avec lui. ◊ 27 Or vous êtes le corps de Christ, et [ses] membres chacun en particulier. ◊ 28 Et Dieu a placé les uns dans l’assemblée : — d’abord des apôtres, en second lieu des prophètes, en troisième lieu des docteurs, ensuite des miracles, puis des dons de grâce de guérisons, des aides, des gouvernements, [diverses] sortes de langues. ◊ 29 Tous sont-ils apôtres ? Tous sont-ils prophètes ? Tous sont-ils docteurs ? Tous [font-ils] des miracles ? ◊ 30 Tous ont-ils des dons de grâce de guérisons ? Tous parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ? ◊ 31 Or désirez avec ardeur des dons de grâce plus grands : et je vous montre encore un chemin bien plus excellent.
Osée
6 ◊ 1 Venez, retournons à l’Éternel, car lui a déchiré, et il nous guérira ; il a frappé, et il bandera nos plaies. ◊ 2 Dans deux jours, il nous fera vivre ; au troisième jour, il nous mettra debout, et nous vivrons devant sa face, ◊ 3 et nous connaîtrons [et] nous nous attacherons à connaître l’Éternel. Sa sortie est préparée comme l’aube du jour ; et il viendra à nous comme la pluie, comme la pluie de la dernière saison arrose la terre.
◊ 4 * Que te ferai-je, Éphraïm ? Que te ferai-je, Juda ? Votre piété est comme la nuée du matin et comme la rosée qui s’en va de bonne heure. ◊ 5 C’est pourquoi je les ai hachés par les prophètes, je les ai tués par les paroles de ma bouche… Et mon jugement sort comme la lumière. ◊ 6 Car j’ai aimé la bonté, et non le sacrifice, et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes ; ◊ 7 mais eux, comme Adam, ont transgressé [l’]alliance ; là ils ont agi perfidement envers moi.
◊ 8 Galaad est une ville d’ouvriers d’iniquité, couverte de traces de sang. ◊ 9 Et comme les troupes [de voleurs] guettent un homme, la bande des sacrificateurs assassine sur le chemin de Sichem ; car ils commettent des infamies. ◊ 10 J’ai vu des choses horribles dans la maison d’Israël : là est la prostitution d’Éphraïm ! Israël s’est souillé ! ◊ 11 Pour toi aussi, Juda, une moisson t’est assignée, quand je rétablirai les captifs de mon peuple.
Ézéchiel
11 ◊ 1 Et l’Esprit m’éleva et me transporta à la porte orientale de la maison de l’Éternel qui regarde vers l’orient ; et voici, à l’entrée de la porte, vingt-cinq hommes ; et je vis au milieu d’eux Jaazania, fils d’Azzur, et Pelatia, fils de Benaïa, princes du peuple. ◊ 2 Et il me dit : Fils d’homme, ce sont ici les hommes qui méditent l’iniquité et qui donnent de mauvais conseils dans cette ville, ◊ 3 qui disent : Ce n’est pas le moment de bâtir des maisons ; elle est la marmite, et nous sommes la chair. ◊ 4 C’est pourquoi prophétise contre eux, prophétise, fils d’homme ! ◊ 5 Et l’Esprit de l’Éternel tomba sur moi et me dit : Parle : Ainsi dit l’Éternel : Vous dites ainsi, maison d’Israël ; et je connais ce qui monte dans votre esprit. ◊ 6 Vous avez multiplié le nombre de vos tués dans cette ville, et vous avez rempli ses rues de tués. ◊ 7 C’est pourquoi, ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Vos tués, que vous avez mis au milieu d’elle, c’est la chair, et elle, c’est la marmite ; mais vous, je vous ferai sortir du milieu d’elle. ◊ 8 Vous avez eu peur de l’épée ; et je ferai venir l’épée sur vous, dit le Seigneur, l’Éternel. ◊ 9 Et je vous ferai sortir du milieu d’elle, et je vous livrerai en la main des étrangers, et j’exécuterai des jugements contre vous : ◊ 10 vous tomberez par l’épée ; dans les confins d’Israël je vous jugerai, et vous saurez que je suis l’Éternel. ◊ 11 Elle ne sera pas pour vous une marmite, et vous ne serez pas la chair au milieu d’elle ; je vous jugerai dans les confins d’Israël ; ◊ 12 et vous saurez que je suis l’Éternel, dans les statuts duquel vous n’avez point marché, et dont vous n’avez point pratiqué les ordonnances ; mais vous avez agi selon les droits établis des nations qui sont autour de vous. ◊ 13 Et il arriva, comme je prophétisais, que Pelatia, fils de Benaïa, mourut ; et je tombai sur ma face, et je criai à haute voix, et je dis : Ah, Seigneur Éternel ! veux-tu détruire entièrement le reste d’Israël ?
◊ 14 Et la parole de l’Éternel vint à moi, disant : ◊ 15 Fils d’homme, tes frères, tes frères, les hommes de ta parenté, et toute la maison d’Israël, eux tous, sont ceux auxquels les habitants de Jérusalem disent : Éloignez-vous de l’Éternel, ce pays nous est donné en possession. ◊ 16 C’est pourquoi dis : Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Bien que je les aie éloignés parmi les nations, et bien que je les aie dispersés par les pays, toutefois je leur serai comme un petit sanctuaire dans les pays où ils sont venus. ◊ 17 C’est pourquoi dis : Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Aussi je vous rassemblerai d’entre les peuples, et je vous recueillerai des pays où vous êtes dispersés, et je vous donnerai la terre d’Israël. ◊ 18 Et là ils viendront, et ils en ôteront toutes ses choses exécrables et toutes ses abominations. ◊ 19 Et je leur donnerai un seul cœur, et je mettrai au-dedans de vous un esprit nouveau ; et j’ôterai de leur chair le cœur de pierre, et je leur donnerai un cœur de chair, ◊ 20 — afin qu’ils marchent dans mes statuts, et qu’ils gardent mes ordonnances et les pratiquent ; et ils seront mon peuple, et moi je serai leur Dieu. ◊ 21 Mais quant à ceux dont le cœur marche au gré de leurs choses exécrables et de leurs abominations, je ferai retomber leur voie sur leur tête, dit le Seigneur, l’Éternel.
◊ 22 Et les chérubins levèrent leurs ailes, et les roues étaient auprès d’eux ; et la gloire du Dieu d’Israël était au-dessus d’eux, en haut. ◊ 23 Et la gloire de l’Éternel monta du milieu de la ville, et se tint sur la montagne qui est à l’orient de la ville. ◊ 24 Et l’Esprit m’éleva et me transporta en Chaldée, vers ceux de la transportation, en vision, par l’Esprit de Dieu ; et la vision que j’avais vue monta d’auprès de moi. ◊ 25 Et je dis à ceux de la transportation toutes les choses que l’Éternel m’avait fait voir.
Jérémie
30 ◊ 1 * La parole qui vint à Jérémie de par l’Éternel, disant : ◊ 2 Ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël, disant : Écris pour toi dans un livre toutes les paroles que je t’ai dites. ◊ 3 Car voici, les jours viennent, dit l’Éternel, où je rétablirai les captifs de mon peuple Israël et Juda, dit l’Éternel ; et je les ferai retourner au pays que j’ai donné à leurs pères, et ils le posséderont.
◊ 4 Et ce sont ici les paroles que l’Éternel a dites touchant Israël et touchant Juda ; ◊ 5 car ainsi dit l’Éternel : Nous entendons la voix de la frayeur ; il y a la peur, et point de paix. ◊ 6 Demandez, je vous prie, et voyez si un mâle enfante. Pourquoi vois-je tout homme tenant ses mains sur ses reins comme une femme qui enfante, et pourquoi tous les visages sont-ils devenus pâles ? ◊ 7 Hélas ! que cette journée est grande ! Il n’y en a point de semblable ; et c’est le temps de la détresse pour Jacob, mais il en sera sauvé. ◊ 8 Et il arrivera en ce jour-là, dit l’Éternel des armées, que je briserai son joug de dessus ton cou, et que je romprai tes liens, et les étrangers ne se serviront plus de lui ; ◊ 9 et ils serviront l’Éternel, leur Dieu, et David, leur roi, lequel je leur susciterai. ◊ 10 Et toi, mon serviteur Jacob, ne crains point, dit l’Éternel, et ne t’effraye pas, Israël ! car voici, je te sauve d’un [pays] lointain, et ta semence, du pays de leur captivité, et Jacob reviendra, et sera tranquille et en repos, et il n’y aura personne qui l’effraye. ◊ 11 Car je suis avec toi, dit l’Éternel, pour te sauver ; car je détruirai entièrement toutes les nations où je t’ai dispersé ; mais quant à toi, je ne te détruirai pas entièrement, mais je te corrigerai avec mesure, et je ne te tiendrai point pour innocent.
◊ 12 Car ainsi dit l’Éternel : Ta blessure est incurable, ta plaie est difficile à guérir. ◊ 13 Nul ne défend ta cause pour bander [ta plaie] ; il n’y a point de remèdes, [point] de guérison pour toi. ◊ 14 Tous tes amants t’ont oubliée, ils ne te recherchent pas ; car je t’ai frappée d’une plaie d’ennemi, d’une correction d’homme cruel, à cause de la grandeur de ton iniquité : tes péchés se sont renforcés. ◊ 15 Pourquoi cries-tu à cause de ton brisement ? Ta douleur est incurable ; je t’ai fait ces choses à cause de la grandeur de ton iniquité, [parce que] tes péchés se sont renforcés.
◊ 16 C’est pourquoi tous ceux qui te dévorent seront dévorés, et tous tes ennemis, oui, tous, iront en captivité, et ceux qui te dépouillent seront dépouillés, et tous ceux qui te pillent je les livrerai au pillage. ◊ 17 Car je t’appliquerai un appareil et je te guérirai de tes plaies, dit l’Éternel ; car ils t’ont appelée la Chassée : c’est Sion, que personne ne recherche !
◊ 18 Ainsi dit l’Éternel : Voici, je rétablirai les captifs des tentes de Jacob, et j’aurai compassion de ses demeures ; et la ville sera bâtie sur le monceau de ses ruines, et le palais sera habité selon sa coutume. ◊ 19 Et il en sortira la louange et la voix de gens qui s’égaient ; et je les multiplierai, et ils ne seront pas diminués ; et je les glorifierai, et ils ne seront pas amoindris. ◊ 20 Et ses fils seront comme jadis, et son assemblée sera affermie devant moi, et je punirai tous ses oppresseurs. ◊ 21 Et son chef sera de lui, et son dominateur sortira du milieu de lui ; et je le ferai approcher, et il viendra à moi ; car qui est celui qui engage son cœur pour venir à moi ? dit l’Éternel. ◊ 22 Et vous serez mon peuple, et moi je serai votre Dieu.
◊ 23 Voici, une tempête de l’Éternel, la fureur, est sortie ; une tempête continue fondra sur la tête des méchants. ◊ 24 L’ardeur de la colère de l’Éternel ne retournera pas, jusqu’à ce qu’il ait exécuté et accompli les pensées de son cœur. À la fin des jours vous le comprendrez.
Osée
3 ◊ 1 Et l’Éternel me dit : Va encore, aime une femme aimée d’un ami, et adultère, selon l’amour de l’Éternel pour les fils d’Israël, tandis qu’eux se tournent vers d’autres dieux et aiment les gâteaux de raisins. ◊ 2 Et je me l’achetai pour quinze [pièces] d’argent, et un khomer d’orge et un léthec d’orge. ◊ 3 Et je lui dis : Durant beaucoup de jours tu m’attendras, tu ne te prostitueras pas, et tu ne seras à [aucun] homme ; et moi [je ferai] de même à ton égard. ◊ 4 Car les fils d’Israël resteront beaucoup de jours sans roi, et sans prince, et sans sacrifice, et sans statue, et sans éphod ni théraphim. ◊ 5 Ensuite, les fils d’Israël retourneront et rechercheront l’Éternel, leur Dieu, et David, leur roi, et se tourneront avec crainte vers l’Éternel et vers sa bonté, à la fin des jours.
2 Timothée
1 ◊ 1 Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, selon la promesse de la vie qui est dans le christ Jésus, ◊ 2 à Timothée, [mon] enfant bien-aimé : Grâce, miséricorde, paix, de la part de Dieu le Père et du christ Jésus notre Seigneur !
◊ 3 Je suis reconnaissant envers Dieu, que je sers dès mes ancêtres avec une conscience pure, de ce que je me souviens si constamment de toi dans mes supplications, nuit et jour ◊ 4 (désirant ardemment de te voir, me souvenant de tes larmes, afin que je sois rempli de joie,) ◊ 5 me rappelant la foi sincère qui [est] en toi, et qui a d’abord habité dans ta grand’mère Loïs et dans ta mère Eunice, et, j’en suis persuadé, en toi aussi. ◊ 6 C’est pourquoi je te rappelle de ranimer le don de grâce de Dieu qui est en toi par l’imposition de mes mains ; ◊ 7 car Dieu ne nous a pas donné un esprit de crainte, mais de puissance, et d’amour, et de conseil. ◊ 8 N’aie donc pas honte du témoignage de notre Seigneur, ni de moi son prisonnier, mais prends part aux souffrances de l’évangile, selon la puissance de Dieu, ◊ 9 qui nous a sauvés et nous a appelés d’un saint appel, non selon nos œuvres, mais selon son propre dessein, et sa propre grâce qui nous a été donnée dans le christ Jésus avant les temps des siècles, ◊ 10 mais qui a été manifestée maintenant par l’apparition de notre Sauveur Jésus Christ, qui a annulé la mort et a fait luire la vie et l’incorruptibilité par l’évangile ; ◊ 11 pour lequel moi j’ai été établi prédicateur et apôtre et docteur des nations. ◊ 12 C’est pourquoi aussi je souffre ces choses ; mais je n’ai pas de honte, car je sais qui j’ai cru, et je suis persuadé qu’il a la puissance de garder ce que je lui ai confié, jusqu’à ce jour-là. ◊ 13 Aie un modèle des saines paroles que tu as entendues de moi, dans la foi et l’amour qui est dans le christ Jésus. ◊ 14 Garde le bon dépôt par l’Esprit Saint qui habite en nous. ◊ 15 Tu sais ceci, que tous ceux qui sont en Asie, du nombre desquels sont Phygelle et Hermogène, se sont détournés de moi. ◊ 16 Le Seigneur fasse miséricorde à la maison d’Onésiphore, car il m’a souvent consolé et n’a point eu honte de ma chaîne, ◊ 17 mais, quand il a été à Rome, il m’a cherché très soigneusement et il m’a trouvé. ◊ 18 Le Seigneur lui fasse trouver miséricorde de la part du Seigneur dans ce jour-là ; et tu sais mieux [que personne] combien de services il a rendus dans Éphèse.
2 Timothée
2 ◊ 1 Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est dans le christ Jésus ; ◊ 2 et les choses que tu as entendues de moi devant plusieurs témoins, commets-les à des hommes fidèles qui soient capables d’instruire aussi les autres. ◊ 3 Prends ta part des souffrances comme un bon soldat de Jésus Christ. ◊ 4 Nul homme qui va à la guerre ne s’embarrasse dans les affaires de la vie, afin qu’il plaise à celui qui l’a enrôlé pour la guerre ; ◊ 5 de même si quelqu’un combat dans la lice, il n’est pas couronné s’il n’a pas combattu selon les lois ; ◊ 6 il faut que le laboureur travaille premièrement, pour qu’il jouisse des fruits.
◊ 7 Considère ce que je dis ; car le Seigneur te donnera de l’intelligence en toutes choses.
◊ 8 Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, de la semence de David, selon mon évangile, ◊ 9 dans lequel j’endure des souffrances jusqu’à être lié de chaînes comme un malfaiteur ; toutefois la parole de Dieu n’est pas liée. ◊ 10 C’est pourquoi j’endure tout pour l’amour des élus, afin qu’eux aussi obtiennent le salut qui est dans le christ Jésus, avec la gloire éternelle. ◊ 11 Cette parole est certaine ; car si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui ; ◊ 12 si nous souffrons, nous régnerons aussi avec lui ; si nous le renions, lui aussi nous reniera ; ◊ 13 si nous sommes incrédules, lui demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même.
◊ 14 Remets ces choses en mémoire, protestant devant le Seigneur qu’on n’ait pas de disputes de mots, [ce qui est] sans aucun profit, [et] pour la subversion des auditeurs. ◊ 15 Étudie-toi à te présenter approuvé à Dieu, ouvrier qui n’a pas à avoir honte, exposant justement la parole de la vérité ; ◊ 16 mais évite les discours vains et profanes, car [ceux qui s’y livrent] iront plus avant dans l’impiété, ◊ 17 et leur parole rongera comme une gangrène, desquels sont Hyménée et Philète ◊ 18 qui se sont écartés de la vérité, disant que la résurrection a déjà eu lieu, et qui renversent la foi de quelques-uns. ◊ 19 Toutefois le solide fondement de Dieu demeure, ayant ce sceau : Le Seigneur connaît ceux qui sont siens, et : Qu’il se retire de l’iniquité, quiconque prononce le nom du Seigneur. ◊ 20 Or, dans une grande maison, il n’y a pas seulement des vases d’or et d’argent, mais aussi de bois et de terre ; et les uns à honneur, les autres à déshonneur. ◊ 21 Si donc quelqu’un se purifie de ceux-ci, il sera un vase à honneur, sanctifié, utile au maître, préparé pour toute bonne œuvre. ◊ 22 Mais fuis les convoitises de la jeunesse, et poursuis la justice, la foi, l’amour, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur ; ◊ 23 mais évite les questions folles et insensées, sachant qu’elles engendrent des contestations. ◊ 24 Et il ne faut pas que l’esclave du Seigneur conteste, mais qu’il soit doux envers tous, propre à enseigner, ayant du support ; ◊ 25 enseignant avec douceur les opposants, [attendant] si Dieu, peut-être, ne leur donnera pas la repentance pour reconnaître la vérité, ◊ 26 et s’ils ne se réveilleront pas du piège du diable, par qui ils ont été pris, pour faire sa volonté.
2 Timothée
4 ◊ 1 Je t’en adjure devant Dieu et le christ Jésus, qui va juger vivants et morts, et par son apparition et par son règne : ◊ 2 prêche la parole, insiste en temps et hors de temps, convaincs, reprends, exhorte, avec toute longanimité et doctrine ; ◊ 3 car il y aura un temps où ils ne supporteront pas le sain enseignement ; mais, ayant des oreilles qui leur démangent, ils s’amasseront des docteurs selon leurs propres convoitises, ◊ 4 et ils détourneront leurs oreilles de la vérité et se tourneront vers les fables. ◊ 5 Mais toi, sois sobre en toutes choses, endure les souffrances, fais l’œuvre d’un évangéliste, accomplis pleinement ton service ; ◊ 6 car, pour moi, je sers déjà de libation, et le temps de mon départ est arrivé ; ◊ 7 j’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi : ◊ 8 désormais m’est réservée la couronne de justice, que le Seigneur juste juge me donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui aiment son apparition.
◊ 9 Empresse-toi de venir bientôt auprès de moi, ◊ 10 car Démas m’a abandonné, ayant aimé le présent siècle ; et il s’en est allé à Thessalonique, Crescens en Galatie, Tite en Dalmatie ; ◊ 11 Luc seul est avec moi. Prends Marc et amène-le avec toi, car il m’est utile pour le service. ◊ 12 Or j’ai envoyé Tychique à Éphèse. ◊ 13 Quand tu viendras, apporte le manteau que j’ai laissé en Troade chez Carpus, et les livres, spécialement les parchemins. ◊ 14 Alexandre, l’ouvrier en cuivre, a montré envers moi beaucoup de méchanceté ; le Seigneur lui rendra selon ses œuvres. ◊ 15 Garde-toi aussi de lui, car il s’est fort opposé à nos paroles. ◊ 16 Dans ma première défense, personne n’a été avec moi, mais tous m’ont abandonné : que cela ne leur soit pas imputé. ◊ 17 Mais le Seigneur s’est tenu près de moi et m’a fortifié, afin que par moi la prédication fût pleinement accomplie et que toutes les nations l’entendissent ; et j’ai été délivré de la gueule du lion. ◊ 18 Le Seigneur me délivrera de toute mauvaise œuvre et me conservera pour son royaume céleste. À lui la gloire, aux siècles des siècles ! Amen.
◊ 19 Salue Prisca et Aquilas et la maison d’Onésiphore. ◊ 20 Éraste est demeuré à Corinthe, et j’ai laissé Trophime malade à Milet. ◊ 21 Empresse-toi de venir avant l’hiver. Eubulus et Pudens, et Linus et Claudia, et tous les frères, te saluent. ◊ 22 Le seigneur Jésus Christ soit avec ton esprit. Que la grâce soit avec vous !
Psaumes
Pour instruire. D’Asaph.
78 ◊ 1 Prête l’oreille à ma loi, mon peuple ! inclinez vos oreilles aux paroles de ma bouche.
◊ 2 J’ouvrirai ma bouche en paraboles, j’annoncerai les énigmes [des jours] d’autrefois,
◊ 3 Que nous avons entendues et connues, et que nos pères nous ont racontées.
◊ 4 Nous ne les cèlerons pas à leurs fils ; nous raconterons à la génération à venir les louanges de l’Éternel, et sa force, et ses merveilles qu’il a faites.
◊ 5 * Il a établi un témoignage en Jacob, et il a mis en Israël une loi qu’il a commandée à nos pères, pour qu’ils les fissent connaître à leurs fils,
◊ 6 Afin que la génération à venir, les fils qui naîtraient, les connussent, [et] qu’ils se levassent et les annonçassent à leurs fils,
◊ 7 Et qu’ils missent leur confiance en Dieu, et qu’ils n’oubliassent pas les œuvres de *Dieu, et qu’ils observassent ses commandements,
◊ 8 Et qu’ils ne fussent pas, comme leurs pères, une génération indocile et rebelle, une génération qui n’a point affermi son cœur, et dont l’esprit n’a pas été fidèle à *Dieu.
◊ 9 * Les fils d’Éphraïm, armés [et] tirant de l’arc, ont tourné le dos le jour du combat.
◊ 10 Ils n’ont pas gardé l’alliance de Dieu, et ont refusé de marcher selon sa loi ;
◊ 11 Et ils ont oublié ses actes et ses œuvres merveilleuses, qu’il leur avait fait voir.
◊ 12 * Il fit des merveilles devant leurs pères dans le pays d’Égypte, dans la campagne de Tsoan.
◊ 13 Il fendit la mer, et les fit passer : il fit se dresser les eaux comme un monceau ;
◊ 14 Et il les conduisit, le jour par une nuée, et toute la nuit par une lumière de feu.
◊ 15 Il fendit les rochers dans le désert, et les abreuva comme aux abîmes, abondamment ;
◊ 16 Et il fit sortir des ruisseaux du rocher, et fit couler les eaux comme des fleuves.
◊ 17 * Et ils péchèrent de nouveau contre lui, irritant le Très-haut dans le désert ;
◊ 18 Et ils tentèrent *Dieu dans leurs cœurs, en demandant de la viande selon leur désir ;
◊ 19 Et ils parlèrent contre Dieu ; ils dirent : *Dieu pourrait-il dresser une table dans le désert ?
◊ 20 Voici, il a frappé le rocher, et les eaux ont coulé, et des rivières ont débordé : pourrait-il aussi donner du pain, ou préparer de la chair à son peuple ?
◊ 21 * C’est pourquoi l’Éternel les entendit, et se mit en grande colère ; et le feu s’alluma contre Jacob, et la colère aussi monta contre Israël,
◊ 22 Car ils ne crurent pas Dieu, et ne se fièrent pas en son salut,
◊ 23 Bien qu’il eût commandé aux nuées d’en haut, et qu’il eût ouvert les portes des cieux,
◊ 24 Et qu’il eût fait pleuvoir sur eux la manne pour manger, et qu’il leur eût donné le blé des cieux :
◊ 25 L’homme mangea le pain des puissants ; il leur envoya des vivres à satiété.
◊ 26 * Il fit lever dans les cieux le vent d’orient, et il amena par sa puissance le vent du midi ;
◊ 27 Et il fit pleuvoir sur eux de la chair comme de la poussière, et, comme le sable des mers, des oiseaux ailés ;
◊ 28 Et il les fit tomber au milieu de leur camp, autour de leurs demeures.
◊ 29 Et ils en mangèrent, et en furent abondamment rassasiés. Il leur envoya ce qu’ils convoitaient.
◊ 30 Ils ne s’étaient pas encore détournés de leur convoitise, leur viande était encore dans leur bouche,
◊ 31 Que la colère de Dieu monta contre eux ; et il tua de leurs hommes forts, et abattit les hommes d’élite d’Israël.
◊ 32 * Avec tout cela ils péchèrent encore, et ne crurent point par ses œuvres merveilleuses ;
◊ 33 Et il consuma leurs jours par la vanité, et leurs années par la frayeur.
◊ 34 S’il les tuait, alors ils le recherchaient, et ils se retournaient, et cherchaient *Dieu dès le matin ;
◊ 35 Et ils se souvenaient que Dieu était leur rocher, et *Dieu, le Très-haut, leur rédempteur ;
◊ 36 Mais ils le flattaient de leur bouche et ils lui mentaient de leur langue ;
◊ 37 Et leur cœur n’était pas ferme envers lui, et ils ne furent pas fidèles dans son alliance.
◊ 38 Mais lui, étant miséricordieux, pardonna l’iniquité et ne [les] détruisit pas ; mais il détourna souvent sa colère, et n’éveilla pas toute sa fureur.
◊ 39 Et il se souvint qu’ils étaient chair, un souffle qui passe et ne revient pas.
◊ 40 * Que de fois ils l’irritèrent dans le désert, [et] le provoquèrent dans le lieu désolé !
◊ 41 Et ils recommencèrent et tentèrent *Dieu, et affligèrent le Saint d’Israël :
◊ 42 Ils ne se souvinrent pas de sa main au jour où il les avait délivrés de l’oppresseur,
◊ 43 Lorsqu’il mit ses signes en Égypte, et ses prodiges dans les campagnes de Tsoan,
◊ 44 Et qu’il changea en sang leurs canaux et leurs courants d’eau, de sorte qu’ils n’en pussent pas boire ;
◊ 45 Il envoya contre eux des mouches qui les dévorèrent, et des grenouilles qui les détruisirent ;
◊ 46 Et il livra leurs fruits à la locuste, et leur travail à la sauterelle.
◊ 47 Il fit périr leurs vignes par la grêle, et leurs sycomores par les grêlons ;
◊ 48 Et il livra leur bétail à la grêle, et leurs troupeaux à la foudre.
◊ 49 Il envoya sur eux l’ardeur de sa colère, la fureur, et l’indignation, et la détresse, une troupe d’anges de malheur.
◊ 50 Il fraya un chemin à sa colère ; il ne préserva pas leurs âmes de la mort, et livra leur vie à la peste ;
◊ 51 Et il frappa tout premier-né en Égypte, les prémices de la vigueur dans les tentes de Cham.
◊ 52 Et il fit partir son peuple comme des brebis, et les mena comme un troupeau dans le désert ;
◊ 53 Et il les conduisit sains et saufs, et ils furent sans crainte ; et la mer couvrit leurs ennemis.
◊ 54 Et il les introduisit dans les confins de sa sainte [terre], cette montagne que sa droite s’est acquise.
◊ 55 Et il chassa de devant eux les nations, et leur partagea un héritage, et fit habiter dans leurs tentes les tribus d’Israël.
◊ 56 * Mais ils tentèrent et irritèrent le Dieu Très-haut, et ne gardèrent pas ses témoignages,
◊ 57 Et se retirèrent, et agirent infidèlement, comme leurs pères ; ils tournèrent comme un arc trompeur.
◊ 58 Et ils le provoquèrent à colère par leurs hauts lieux, et l’émurent à jalousie par leurs images taillées.
◊ 59 Dieu l’entendit, et se mit en grande colère, et il méprisa fort Israël.
◊ 60 Et il abandonna la demeure de Silo, la tente où il avait habité parmi les hommes ;
◊ 61 Et il livra à la captivité sa force, et sa magnificence en la main de l’ennemi ;
◊ 62 Et il livra son peuple à l’épée, et se mit en grande colère contre son héritage :
◊ 63 Le feu dévora leurs jeunes hommes, et leurs vierges ne furent pas célébrées ;
◊ 64 Leurs sacrificateurs tombèrent par l’épée, et leurs veuves ne se lamentèrent pas.
◊ 65 * Alors le Seigneur s’éveilla comme un homme qui dort, et comme un homme puissant qui, [animé] par le vin, pousse des cris.
◊ 66 Et il frappa ses ennemis par-derrière, il les livra à un opprobre éternel.
◊ 67 Et il méprisa la tente de Joseph, et ne choisit pas la tribu d’Éphraïm ;
◊ 68 Mais il choisit la tribu de Juda, la montagne de Sion qu’il aima.
◊ 69 Et il bâtit son sanctuaire comme des lieux très hauts, comme la terre qu’il a fondée pour toujours.
◊ 70 Et il choisit David, son serviteur, et le prit des parcs des brebis ;
◊ 71 Il le fit venir d’auprès des brebis qui allaitent, pour paître Jacob, son peuple, et Israël, son héritage.
◊ 72 Et il les fit paître selon l’intégrité de son cœur, et les conduisit par l’intelligence de ses mains.
Romains
15 ◊ 1 Or nous devons, nous les forts, porter les infirmités des faibles, et non pas nous plaire à nous-mêmes. ◊ 2 Que chacun de nous cherche à plaire à son prochain, en vue du bien, pour l’édification. ◊ 3 Car aussi le Christ n’a point cherché à plaire à lui-même, mais selon qu’il est écrit : « Les outrages de ceux qui t’outragent sont tombés sur moi ». ◊ 4 Car toutes les choses qui ont été écrites auparavant ont été écrites pour notre instruction, afin que, par la patience et par la consolation des écritures, nous ayons espérance. ◊ 5 Or le Dieu de patience et de consolation vous donne d’avoir entre vous un même sentiment selon le christ Jésus, ◊ 6 afin que, d’un commun accord, d’une même bouche, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ. ◊ 7 C’est pourquoi recevez-vous les uns les autres, comme aussi le Christ vous a reçus, à la gloire de Dieu.
◊ 8 Car je dis que Jésus Christ a été serviteur de [la] circoncision, pour la vérité de Dieu, pour la confirmation des promesses [faites] aux pères, ◊ 9 et pour que les nations glorifiassent Dieu pour [la] miséricorde, selon qu’il est écrit : « C’est pourquoi je te célébrerai parmi les nations, et je psalmodierai à ton nom ». ◊ 10 Et encore, il dit : « Nations, réjouissez-vous avec son peuple ». ◊ 11 Et encore : « Louez le *Seigneur, vous toutes les nations, et que tous les peuples le célèbrent ». ◊ 12 Et encore Ésaïe dit : « Il y aura la racine de Jessé, et il y en aura un qui s’élèvera pour gouverner les nations ; c’est en lui que les nations espéreront ». ◊ 13 Or que le Dieu d’espérance vous remplisse de toute joie et paix en croyant, pour que vous abondiez en espérance par la puissance de l’Esprit Saint.
◊ 14 Or je suis persuadé, mes frères, moi-même aussi, à votre égard, que vous-mêmes aussi vous êtes pleins de bonté, remplis de toute connaissance et capables de vous exhorter l’un l’autre. ◊ 15 Mais je vous ai écrit en quelque sorte plus hardiment, frères, comme réveillant vos souvenirs, à cause de la grâce qui m’a été donnée par Dieu, ◊ 16 pour que je sois ministre du christ Jésus envers les nations, exerçant la sacrificature dans l’évangile de Dieu, afin que l’offrande des nations soit agréable, étant sanctifiée par l’Esprit Saint. ◊ 17 J’ai donc de quoi me glorifier dans le christ Jésus, dans les choses qui concernent Dieu. ◊ 18 Car je n’oserai rien dire que Christ n’ait accompli par moi pour l’obéissance des nations, par parole et par œuvre, ◊ 19 par la puissance de miracles et de prodiges, par la puissance de l’Esprit [de Dieu] ; de sorte que, depuis Jérusalem, et tout alentour, jusqu’en Illyrie, j’ai pleinement annoncé l’évangile du Christ ; ◊ 20 mais ainsi m’attachant à évangéliser, non pas là où Christ avait été prêché, (afin que je n’édifiasse pas sur le fondement d’autrui) ◊ 21 mais selon qu’il est écrit : « Ceux à qui il n’a pas été annoncé, verront, et ceux qui n’ont pas entendu, comprendront ». ◊ 22 C’est pourquoi aussi j’ai été souvent empêché d’aller vers vous ; ◊ 23 mais maintenant, n’ayant plus de sujet [de m’arrêter] dans ces pays-ci, et ayant depuis plusieurs années un grand désir d’aller vers vous, ◊ 24 pour le cas où je me rendrais en Espagne… ; car j’espère que je vous verrai à mon passage, et que vous me ferez la conduite de ce côté-là, quand j’aurai d’abord un peu joui de vous ; ◊ 25 mais à présent je vais à Jérusalem, étant occupé au service des saints ; ◊ 26 car la Macédoine et l’Achaïe ont trouvé bon de subvenir, par une contribution, aux besoins des pauvres d’entre les saints qui sont à Jérusalem ; ◊ 27 car elles l’ont pris à cœur, et elles sont leurs débiteurs ; car si les nations ont participé à leurs [biens] spirituels, elles sont aussi sous l’obligation de les servir dans les choses charnelles. ◊ 28 Après donc que j’aurai achevé cette [œuvre] et que je leur aurai scellé ce fruit, j’irai en Espagne en passant par [chez] vous. ◊ 29 Et je sais qu’en allant auprès de vous, j’irai dans la plénitude de la bénédiction de Christ. ◊ 30 Mais je vous exhorte, frères, par notre seigneur Jésus Christ et par l’amour de l’Esprit, à combattre avec moi dans vos prières à Dieu pour moi, ◊ 31 afin que je sois délivré des incrédules qui sont en Judée, et que mon service que j’ai [à accomplir] à Jérusalem soit agréable aux saints, ◊ 32 afin que j’aille vers vous avec joie par la volonté de Dieu, et que je me récrée avec vous. ◊ 33 Or, que le Dieu de paix soit avec vous tous ! Amen.
Romains
11 ◊ 1 Je dis donc : Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Qu’ainsi n’advienne ! Car moi aussi je suis Israélite, de la semence d’Abraham, de la tribu de Benjamin. ◊ 2 Dieu n’a point rejeté son peuple, lequel il a préconnu. Ne savez-vous pas ce que l’écriture dit dans [l’histoire d’]Élie, comment il fait requête à Dieu contre Israël ? ◊ 3 « *Seigneur, ils ont tué tes prophètes ; ils ont renversé tes autels ; et moi, je suis demeuré seul, et ils cherchent ma vie ». ◊ 4 Mais que lui dit la réponse divine ? « Je me suis réservé sept mille hommes qui n’ont pas fléchi le genou devant Baal ». ◊ 5 Ainsi donc, au temps actuel aussi, il y a un résidu selon [l’]élection de [la] grâce. ◊ 6 Or, si c’est par la grâce, ce n’est plus sur le principe des œuvres, puisque autrement la grâce n’est plus [la] grâce. ◊ 7 Quoi donc ? Ce qu’Israël recherche, il ne l’a pas obtenu, mais l’élection l’a obtenu, et les autres ont été endurcis, ◊ 8 selon qu’il est écrit : « Dieu leur a donné un esprit d’étourdissement, des yeux pour ne point voir et des oreilles pour ne point entendre, jusqu’au jour d’aujourd’hui ». ◊ 9 Et David dit : « Que leur table devienne pour eux un filet, et un piège, et une occasion de chute, et une rétribution ; ◊ 10 que leurs yeux soient obscurcis pour ne point voir ; et courbe continuellement leur dos ».
◊ 11 Je dis donc : Ont-ils bronché afin qu’ils tombassent ? Qu’ainsi n’advienne ! Mais par leur chute, le salut [parvient] aux nations pour les exciter à la jalousie. ◊ 12 Or, si leur chute est la richesse du monde, et leur diminution, la richesse des nations, combien plus le sera leur plénitude ! ◊ 13 Car je parle à vous, nations, en tant que moi je suis en effet apôtre des nations, je glorifie mon ministère, ◊ 14 si en quelque façon je puis exciter à la jalousie ma chair et sauver quelques-uns d’entre eux. ◊ 15 Car si leur réjection est la réconciliation du monde, quelle sera leur réception, sinon la vie d’entre les morts.
◊ 16 Or, si les prémices sont saintes, la masse l’est aussi ; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi. ◊ 17 Or, si quelques-unes des branches ont été arrachées, et si toi qui étais un olivier sauvage, as été enté au milieu d’elles, et es devenu coparticipant de la racine et de la graisse de l’olivier, ◊ 18 ne te glorifie pas contre les branches ; mais si tu te glorifies, ce n’est pas toi qui portes la racine, mais c’est la racine qui te porte. ◊ 19 Tu diras donc : Les branches ont été arrachées, afin que moi je fusse enté. ◊ 20 Bien ! elles ont été arrachées pour cause d’incrédulité, et toi tu es debout par la foi. Ne t’enorgueillis pas, ◊ 21 mais crains (si en effet Dieu n’a pas épargné les branches [qui sont telles] selon la nature), qu’il ne t’épargne pas non plus. ◊ 22 Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu : la sévérité envers ceux qui sont tombés ; la bonté de Dieu envers toi, si tu persévères dans cette bonté ; puisque autrement, toi aussi, tu seras coupé. ◊ 23 Et eux aussi, s’ils ne persévèrent pas dans l’incrédulité, ils seront entés, car Dieu est puissant pour les enter de nouveau. ◊ 24 Car si toi, tu as été coupé de l’olivier qui selon la nature était sauvage, et as été enté contre nature sur l’olivier franc, combien plus ceux qui en sont selon la nature seront-ils entés sur leur propre olivier ? ◊ 25 Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère-ci, afin que vous ne soyez pas sages à vos propres yeux : c’est qu’un endurcissement partiel est arrivé à Israël jusqu’à ce que la plénitude des nations soit entrée ; ◊ 26 et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit : « Le libérateur viendra de Sion ; il détournera de Jacob l’impiété. ◊ 27 Et c’est là l’alliance de ma part pour eux, lorsque j’ôterai leurs péchés ». ◊ 28 En ce qui concerne l’évangile, ils sont ennemis à cause de vous ; mais en ce qui concerne l’élection, ils sont bien-aimés à cause des pères. ◊ 29 Car les dons de grâce et l’appel de Dieu sont sans repentir. ◊ 30 Car comme vous aussi vous avez été autrefois désobéissants à Dieu et que maintenant vous êtes devenus des objets de miséricorde par la désobéissance de ceux-ci, ◊ 31 de même ceux-ci aussi ont été maintenant désobéissants à votre miséricorde, afin qu’eux aussi deviennent des objets de miséricorde. ◊ 32 Car Dieu a renfermé tous, [Juifs et nations], dans la désobéissance, afin de faire miséricorde à tous. ◊ 33 Ô profondeur des richesses et de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies introuvables ! ◊ 34 Car qui a connu la pensée du *Seigneur, ou qui a été son conseiller ? ◊ 35 ou qui lui a donné le premier, et il lui sera rendu ? ◊ 36 Car de lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses ! À lui soit la gloire éternellement ! Amen.
Proverbes
9 ◊ 1 La sagesse a bâti sa maison, elle a taillé ses sept colonnes ; ◊ 2 elle a tué ses bêtes, elle a mixtionné son vin, elle a aussi dressé sa table ; ◊ 3 elle a envoyé ses servantes ; elle crie sur les sommets des hauteurs de la ville : ◊ 4 Qui est simple ? qu’il se retire ici. À celui qui est dépourvu de sens, elle dit : ◊ 5 Venez, mangez de mon pain, et buvez du vin que j’ai mixtionné. ◊ 6 Laissez la sottise, et vivez, et marchez dans la voie de l’intelligence.
◊ 7 Qui instruit un moqueur reçoit pour lui-même de la confusion ; et qui reprend un méchant [reçoit] pour lui-même une tache. ◊ 8 Ne reprends pas le moqueur, de peur qu’il ne te haïsse ; reprends le sage, et il t’aimera. ◊ 9 Donne au sage, et il deviendra encore plus sage ; enseigne le juste, et il croîtra en science. ◊ 10 La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse, et la connaissance du Saint est l’intelligence. ◊ 11 Car par moi tes jours seront multipliés, et des années de vie te seront ajoutées. ◊ 12 Si tu es sage, tu seras sage pour toi-même ; et si tu es moqueur, tu en porteras seul la peine.
◊ 13 La femme folle est bruyante, elle est sotte, il n’y a pas de connaissance en elle. ◊ 14 Et elle s’assied à l’entrée de sa maison sur un trône, dans les lieux élevés de la ville, ◊ 15 pour appeler ceux qui passent sur la route, qui vont droit leur chemin : ◊ 16 Qui est simple ? qu’il se retire ici. Et à celui qui est dépourvu de sens, elle dit : ◊ 17 Les eaux dérobées sont douces, et le pain [mangé] en secret est agréable ! ◊ 18 Et il ne sait pas que les trépassés sont là, [et] que ses conviés sont dans les profondeurs du shéol.
Josué
7 ◊ 1 * Mais les fils d’Israël commirent un crime au sujet de l’anathème : Acan, fils de Carmi, fils de Zabdi, fils de Zérakh, de la tribu de Juda, prit de l’anathème ; et la colère de l’Éternel s’embrasa contre les fils d’Israël. ◊ 2 Or Josué envoya de Jéricho des hommes vers Aï, qui est près de Beth-Aven, à l’orient de Béthel, et leur parla, disant : Montez, et explorez le pays. Et les hommes montèrent, et explorèrent Aï. ◊ 3 Et ils retournèrent vers Josué, et lui dirent : Que tout le peuple ne monte point ; que deux mille ou trois mille hommes environ montent, et ils frapperont Aï. Ne fatigue pas tout le peuple [en l’envoyant] là ; car ils sont peu nombreux. ◊ 4 Et il y monta du peuple environ trois mille hommes ; mais ils s’enfuirent devant les hommes d’Aï. ◊ 5 Et les hommes d’Aï en frappèrent environ trente-six hommes, et ils les poursuivirent depuis la porte jusqu’à Shebarim, et les battirent à la descente ; et le cœur du peuple se fondit et devint comme de l’eau.
◊ 6 Et Josué déchira ses vêtements, et tomba sur sa face contre terre, devant l’arche de l’Éternel, jusqu’au soir, lui et les anciens d’Israël, et ils jetèrent de la poussière sur leurs têtes. ◊ 7 Et Josué dit : Hélas, Seigneur Éternel ! pourquoi donc as-tu fait passer le Jourdain à ce peuple, pour nous livrer en la main de l’Amoréen, pour nous faire périr ? Si seulement nous avions su être contents, et que nous fussions demeurés au-delà du Jourdain ! ◊ 8 Hélas, Seigneur ! que dirai-je, après qu’Israël a tourné le dos devant ses ennemis ? ◊ 9 Le Cananéen et tous les habitants du pays l’entendront, et nous envelopperont, et ils retrancheront notre nom de dessus la terre ; et que feras-tu pour ton grand nom ? ◊ 10 Et l’Éternel dit à Josué : Lève-toi ; pourquoi te jettes-tu ainsi sur ta face ? ◊ 11 Israël a péché, et même ils ont transgressé mon alliance que je leur avais commandée, et même ils ont pris de l’anathème, et même ils ont volé, et même ils ont menti, et ils l’ont aussi mis dans leur bagage. ◊ 12 Et les fils d’Israël ne pourront subsister devant leurs ennemis, ils tourneront le dos devant leurs ennemis ; car ils sont devenus anathème. Je ne serai plus avec vous si vous ne détruisez pas l’anathème du milieu de vous. ◊ 13 Lève-toi, sanctifie le peuple, et dis : Sanctifiez-vous pour demain ; car ainsi a dit l’Éternel, le Dieu d’Israël : Il y a de l’anathème au milieu de toi, Israël ; tu ne pourras pas subsister devant tes ennemis, jusqu’à ce que vous ayez ôté l’anathème du milieu de vous. ◊ 14 Vous vous approcherez le matin, selon vos tribus ; et il arrivera que la tribu que l’Éternel prendra s’approchera par familles ; et la famille que l’Éternel prendra s’approchera par maisons ; et la maison que l’Éternel prendra s’approchera par hommes : ◊ 15 et il arrivera que celui qui aura été pris avec de l’anathème sera brûlé au feu, lui et tout ce qui est à lui ; car il a transgressé l’alliance de l’Éternel, et il a commis une iniquité en Israël.
◊ 16 Et Josué se leva de bonne heure le matin, et fit approcher Israël selon ses tribus ; et la tribu de Juda fut prise. ◊ 17 Et il fit approcher les familles de Juda ; et il prit la famille des Zarkhites. Et il fit approcher la famille des Zarkhites par hommes ; et Zabdi fut pris. ◊ 18 Et il fit approcher sa maison par hommes ; et Acan, fils de Carmi, fils de Zabdi, fils de Zérakh, de la tribu de Juda, fut pris. ◊ 19 Et Josué dit à Acan : Mon fils, je te prie, donne gloire à l’Éternel, le Dieu d’Israël, et rends-lui louange ; et déclare-moi, je te prie, ce que tu as fait ; ne me le cache pas. ◊ 20 Et Acan répondit à Josué et dit : En vérité, j’ai péché contre l’Éternel, le Dieu d’Israël, et j’ai fait telle et telle chose : ◊ 21 j’ai vu parmi le butin un beau manteau de Shinhar, et deux cents sicles d’argent, et un lingot d’or du poids de cinquante sicles ; je les ai convoités, et je les ai pris ; et voilà, ils sont cachés dans la terre, au milieu de ma tente, et l’argent est dessous. ◊ 22 Et Josué envoya des messagers qui coururent à la tente, et voici, [le manteau] était caché dans la tente d’Acan, et l’argent dessous. ◊ 23 Et ils les prirent du milieu de la tente, et les apportèrent à Josué et à tous les fils d’Israël, et les déposèrent devant l’Éternel. ◊ 24 Alors Josué et tout Israël avec lui prirent Acan, fils de Zérakh, et l’argent, et le manteau, et le lingot d’or, et ses fils, et ses filles, et ses bœufs, et ses ânes, et son menu bétail, et sa tente, et tout ce qui était à lui, et les firent monter dans la vallée d’Acor. ◊ 25 Et Josué dit : Comme tu nous as troublés ! L’Éternel te troublera en ce jour. Et tout Israël le lapida avec des pierres, et ils les brûlèrent au feu et les assommèrent avec des pierres. ◊ 26 Et ils élevèrent sur lui un grand monceau de pierres, [qui est demeuré] jusqu’à ce jour. Et l’Éternel revint de l’ardeur de sa colère. C’est pourquoi on a appelé le nom de ce lieu-là la vallée d’Acor, jusqu’à ce jour.
Ézéchiel
20 ◊ 1 * Et il arriva, la septième année, au cinquième [mois], le dixième [jour] du mois, que des hommes d’entre les anciens d’Israël vinrent pour consulter l’Éternel ; et ils s’assirent devant moi. ◊ 2 Et la parole de l’Éternel vint à moi, disant : ◊ 3 Fils d’homme, parle aux anciens d’Israël, et dis-leur : Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Êtes-vous venus pour me consulter ? Je suis vivant, dit le Seigneur, l’Éternel, si je suis consulté par vous ! ◊ 4 Les jugeras-tu, les jugeras-tu, fils d’homme ? Fais-leur connaître les abominations de leurs pères, et dis-leur : ◊ 5 Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Au jour que je choisis Israël, et que je levai ma main à la semence de la maison de Jacob, et que je me fis connaître à eux dans le pays d’Égypte, et que je leur levai ma main, disant : Je suis l’Éternel, votre Dieu, ◊ 6 — en ce jour-là je leur levai ma main de les faire sortir du pays d’Égypte [pour les amener] dans le pays sur lequel j’avais jeté les yeux pour eux, [pays] ruisselant de lait et de miel, qui est un ornement entre tous les pays ; ◊ 7 et je leur dis : Que chacun de vous rejette les abominations que ses yeux regardent, et ne vous rendez pas impurs par les idoles de l’Égypte. Je suis l’Éternel, votre Dieu. ◊ 8 Et ils se rebellèrent contre moi, et ne voulurent pas m’écouter ; aucun d’eux ne rejeta les abominations que ses yeux regardaient, ni ne quitta les idoles de l’Égypte ; et je dis que je verserais ma fureur sur eux, et que je consommerais ma colère sur eux, au milieu du pays d’Égypte. ◊ 9 Mais j’ai agi à cause de mon nom, afin de ne pas le profaner aux yeux des nations au milieu desquelles ils étaient, aux yeux desquelles je m’étais fait connaître à eux, en les faisant sortir du pays d’Égypte.
◊ 10 Et je les fis sortir du pays d’Égypte, et les amenai au désert ; ◊ 11 et je leur donnai mes statuts et leur fis connaître mes ordonnances, — par lesquels, s’il les pratique, un homme vivra. ◊ 12 Et je leur donnai aussi mes sabbats, pour être un signe entre moi et eux, afin qu’ils connussent que je suis l’Éternel qui les sanctifie. ◊ 13 Et la maison d’Israël se rebella contre moi dans le désert ; ils ne marchèrent pas dans mes statuts, et ils rejetèrent mes ordonnances, — par lesquels, s’il les pratique, un homme vivra ; et ils profanèrent extrêmement mes sabbats ; et je dis que je verserais sur eux ma fureur dans le désert, pour les consumer. ◊ 14 Mais j’ai agi à cause de mon nom, afin de ne pas le profaner aux yeux des nations sous les yeux desquelles je les avais fait sortir.
◊ 15 Et je leur levai aussi ma main dans le désert, que je ne les amènerais pas dans le pays que je [leur] avais donné, [pays] ruisselant de lait et de miel, qui est un ornement entre tous les pays ; ◊ 16 parce qu’ils avaient rejeté mes ordonnances, et qu’ils n’avaient pas marché dans mes statuts, et qu’ils avaient profané mes sabbats ; car leur cœur marchait après leurs idoles. ◊ 17 Mais mon œil eut compassion d’eux pour ne pas les détruire, et je ne les consumai pas entièrement dans le désert. ◊ 18 Et je dis à leurs fils dans le désert : Ne marchez pas dans les statuts de vos pères, et ne gardez point leurs ordonnances, et ne vous rendez pas impurs par leurs idoles. ◊ 19 Je suis l’Éternel, votre Dieu ; marchez dans mes statuts, et gardez mes ordonnances et pratiquez-les ; ◊ 20 et sanctifiez mes sabbats, et qu’ils soient un signe entre moi et vous, afin que vous connaissiez que je suis l’Éternel, votre Dieu. ◊ 21 Et les fils se rebellèrent contre moi ; ils ne marchèrent pas dans mes statuts et ne gardèrent pas mes ordonnances pour les pratiquer, — par lesquels, s’il les pratique, un homme vivra ; ils profanèrent mes sabbats ; et je dis que je verserais sur eux ma fureur, pour consommer ma colère contre eux dans le désert. ◊ 22 Mais je retirai ma main ; et j’ai agi à cause de mon nom, afin de ne pas le profaner aux yeux des nations sous les yeux desquelles je les avais fait sortir.
◊ 23 Je leur levai aussi ma main dans le désert, que je les disperserais parmi les nations et que je les disséminerais dans les pays, ◊ 24 parce qu’ils ne pratiquaient pas mes ordonnances, et qu’ils rejetaient mes statuts et profanaient mes sabbats, et que leurs yeux étaient après les idoles de leurs pères. ◊ 25 Et moi aussi, je leur donnai des statuts qui n’étaient pas bons et des ordonnances par lesquelles ils ne pouvaient vivre ; ◊ 26 et je les rendis impurs dans leurs dons, en ce qu’ils consacraient tout ce qui ouvrait la matrice, afin que je les misse en désolation, pour qu’ils connussent que je suis l’Éternel. ◊ 27 C’est pourquoi, fils d’homme, parle à la maison d’Israël, et dis-leur : Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Encore en ceci vos pères m’ont outragé, en étant infidèles envers moi. ◊ 28 Quand je les introduisis dans le pays touchant lequel j’avais levé ma main de le leur donner, ils ont regardé toute haute colline et tout arbre touffu, et là ils ont offert leurs sacrifices, et là ils ont présenté la provocation de leur offrande, et là ils ont placé leurs parfums agréables, et là ils ont répandu leurs libations. ◊ 29 Et je leur dis : Qu’est-ce que ce haut lieu où vous allez ? et son nom a été appelé Bama, jusqu’à ce jour.
◊ 30 C’est pourquoi, dis à la maison d’Israël : Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Ne vous rendez-vous pas impurs dans la voie de vos pères, et ne vous prostituez-vous pas après leurs abominations ? ◊ 31 Et quand vous offrez vos dons, en faisant passer vos fils par le feu, vous vous rendez impurs par toutes vos idoles jusqu’à aujourd’hui, — et moi, je serais consulté par vous, maison d’Israël ? Je suis vivant, dit le Seigneur, l’Éternel, si je suis consulté par vous ! ◊ 32 Et ce qui monte dans votre esprit n’arrivera nullement, en ce que vous dites : Nous serons comme les nations, comme les familles des pays, en servant le bois et la pierre. ◊ 33 Je suis vivant, dit le Seigneur, l’Éternel, si je ne règne sur vous avec une main forte et un bras étendu, et avec effusion de fureur, ◊ 34 et si je ne vous fais sortir d’entre les peuples, et ne vous rassemble hors des pays dans lesquels vous êtes dispersés, avec une main forte et un bras étendu, et avec effusion de fureur, ◊ 35 et si je ne vous introduis dans le désert des peuples, et là n’entre en jugement avec vous face à face ! ◊ 36 Comme je suis entré en jugement avec vos pères dans le désert du pays d’Égypte, ainsi j’entrerai en jugement avec vous, dit le Seigneur, l’Éternel ; ◊ 37 et je vous ferai passer sous la verge, et vous introduirai dans le lien de l’alliance ; ◊ 38 et je séparerai d’entre vous les rebelles et ceux qui se sont révoltés contre moi : je les ferai sortir du pays dans lequel ils séjournent, mais ils n’entreront point dans la terre d’Israël ; et vous saurez que je suis l’Éternel.
◊ 39 Et vous, maison d’Israël ! ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Allez, servez chacun vos idoles, à l’avenir aussi, si aucun de vous ne veut m’écouter ; mais ne profanez plus mon saint nom par vos dons et par vos idoles. ◊ 40 Car en ma montagne sainte, en la haute montagne d’Israël, dit le Seigneur, l’Éternel, là me servira la maison d’Israël tout entière, dans le pays ; là je prendrai plaisir en eux, et là je demanderai vos offrandes élevées et les prémices de vos offrandes, dans toutes vos choses saintes. ◊ 41 Je prendrai plaisir en vous comme en un parfum agréable, quand je vous aurai fait sortir d’entre les peuples, et que je vous aurai rassemblés des pays dans lesquels vous serez dispersés, et que je serai sanctifié en vous aux yeux des nations. ◊ 42 Et vous saurez que je suis l’Éternel, quand je vous aurai fait entrer dans la terre d’Israël, dans le pays touchant lequel j’ai levé ma main de le donner à vos pères. ◊ 43 Et là vous vous souviendrez de vos voies et de toutes vos actions par lesquelles vous vous êtes rendus impurs, et vous aurez horreur de vous-mêmes à cause de toutes vos iniquités, que vous avez commises ; ◊ 44 et vous saurez que je suis l’Éternel, quand j’agirai envers vous à cause de mon nom, non pas selon vos mauvaises voies et selon vos actions corrompues, ô maison d’Israël, dit le Seigneur, l’Éternel.
Juges
2 ◊ 1 Et l’Ange de l’Éternel monta de Guilgal à Bokim ; et il dit : Je vous ai fait monter d’Égypte, et je vous ai introduits dans le pays que j’avais promis par serment à vos pères, et j’ai dit : Je ne romprai jamais mon alliance avec vous ; ◊ 2 et vous, vous ne traiterez point alliance avec les habitants de ce pays, vous démolirez leurs autels. Et vous n’avez pas écouté ma voix. Pourquoi avez-vous fait cela ? ◊ 3 Et aussi j’ai dit : Je ne les chasserai pas de devant vous, et ils seront à vos côtés, et leurs dieux vous seront en piège. ◊ 4 Et il arriva que, comme l’Ange de l’Éternel disait ces paroles à tous les fils d’Israël, le peuple éleva sa voix et pleura. ◊ 5 Et ils appelèrent le nom de ce lieu-là Bokim ; et ils sacrifièrent là à l’Éternel.
◊ 6 * Et Josué renvoya le peuple, et les fils d’Israël s’en allèrent chacun à son héritage pour posséder le pays. ◊ 7 Et le peuple servit l’Éternel tous les jours de Josué, et tous les jours des anciens dont les jours se prolongèrent après Josué, [et] qui avaient vu toute la grande œuvre de l’Éternel, qu’il avait faite pour Israël. ◊ 8 Et Josué, fils de Nun, serviteur de l’Éternel, mourut, âgé de cent dix ans. ◊ 9 Et on l’enterra dans les limites de son héritage, à Thimnath-Hérès, dans la montagne d’Éphraïm, au nord de la montagne de Gaash.
◊ 10 Et toute cette génération fut aussi recueillie vers ses pères ; et après eux, se leva une autre génération qui ne connaissait pas l’Éternel, ni l’œuvre qu’il avait faite pour Israël. ◊ 11 Et les fils d’Israël firent ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, et servirent les Baals. ◊ 12 Et ils abandonnèrent l’Éternel, le Dieu de leurs pères, qui les avait fait sortir du pays d’Égypte ; et ils marchèrent après d’autres dieux, d’entre les dieux des peuples qui étaient autour d’eux, et se prosternèrent devant eux ; et ils provoquèrent à colère l’Éternel, ◊ 13 et abandonnèrent l’Éternel, et servirent Baal et Ashtaroth. ◊ 14 Et la colère de l’Éternel s’embrasa contre Israël ; et il les livra en la main de pillards qui les pillèrent ; et il les vendit en la main de leurs ennemis d’alentour ; et ils ne purent plus se maintenir devant leurs ennemis. ◊ 15 Partout où ils sortaient, la main de l’Éternel était contre eux en mal, comme l’Éternel avait dit, et comme l’Éternel le leur avait juré ; et ils furent dans une grande détresse. ◊ 16 Et l’Éternel suscita des juges ; et ils les délivrèrent de la main de ceux qui les pillaient. ◊ 17 Mais, même leurs juges, ils ne les écoutèrent pas ; car ils se prostituèrent après d’autres dieux et se prosternèrent devant eux ; ils se détournèrent vite du chemin où leurs pères avaient marché en écoutant les commandements de l’Éternel : ils ne firent pas ainsi. ◊ 18 Et quand l’Éternel leur suscitait des juges, l’Éternel était avec le juge, et les délivrait de la main de leurs ennemis pendant tous les jours du juge ; car l’Éternel avait pitié, à cause de leur gémissement devant ceux qui les opprimaient et qui les accablaient. ◊ 19 Et il arrivait que, lorsque le juge mourait, ils retournaient à se corrompre plus que leurs pères, marchant après d’autres dieux pour les servir et pour se prosterner devant eux : ils n’abandonnaient rien de leurs actions et de leur voie obstinée. ◊ 20 Et la colère de l’Éternel s’embrasa contre Israël, et il dit : Puisque cette nation a transgressé mon alliance, que j’avais commandée à leurs pères, et qu’ils n’ont pas écouté ma voix, ◊ 21 moi aussi je ne déposséderai plus un homme devant eux, d’entre les nations que Josué laissa quand il mourut, ◊ 22 afin d’éprouver par elles Israël, s’ils garderont la voie de l’Éternel pour y marcher, comme leurs pères l’ont gardée, ou non. ◊ 23 Et l’Éternel laissa subsister ces nations sans se hâter de les déposséder ; il ne les livra pas en la main de Josué.
2 Thessaloniciens
2 ◊ 1 Or nous vous prions, frères, par la venue de notre seigneur Jésus Christ et par notre rassemblement auprès de lui, ◊ 2 de ne pas vous laisser promptement bouleverser dans vos pensées, ni troubler, ni par esprit, ni par parole, ni par lettre, comme [si c’était] par nous, comme si le jour du Seigneur était là. ◊ 3 Que personne ne vous séduise en aucune manière, car [ce jour-là ne viendra pas] que l’apostasie ne soit arrivée auparavant et que l’homme de péché n’ait été révélé, le fils de perdition, ◊ 4 qui s’oppose et s’élève contre tout ce qui est appelé Dieu ou qui est un objet de vénération, en sorte que lui-même s’assiéra au temple de Dieu, se présentant lui-même comme étant Dieu. ◊ 5 Ne vous souvenez-vous pas que, quand j’étais encore auprès de vous, je vous disais ces choses ? ◊ 6 Et maintenant vous savez ce qui retient pour qu’il soit révélé en son propre temps. ◊ 7 Car le mystère d’iniquité opère déjà ; seulement celui qui retient maintenant, [le fera] jusqu’à ce qu’il soit loin. ◊ 8 Et alors sera révélé l’inique, que le seigneur Jésus consumera par le souffle de sa bouche et qu’il anéantira par l’apparition de sa venue ; ◊ 9 duquel la venue est selon l’opération de Satan, en toute sorte de miracles et signes et prodiges de mensonge, ◊ 10 et en toute séduction d’injustice pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. ◊ 11 Et à cause de cela, Dieu leur envoie une énergie d’erreur pour qu’ils croient au mensonge, ◊ 12 afin que tous ceux-là soient jugés qui n’ont pas cru la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice.
◊ 13 Mais nous, nous devons toujours rendre grâces à Dieu pour vous, frères aimés du Seigneur, de ce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, dans la sainteté de l’Esprit et la foi de la vérité, ◊ 14 à quoi il vous a appelés par notre évangile, pour que vous obteniez la gloire de notre seigneur Jésus Christ. ◊ 15 Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les enseignements que vous avez appris soit par parole, soit par notre lettre. ◊ 16 Or notre seigneur Jésus Christ lui-même, et notre Dieu et Père, qui nous a aimés et [nous] a donné une consolation éternelle et une bonne espérance par grâce, ◊ 17 veuille consoler vos cœurs et [vous] affermir en toute bonne œuvre et en toute bonne parole.
2 Corinthiens
5 ◊ 1 Car nous savons que, si notre maison terrestre qui n’est qu’une tente, est détruite, nous avons un édifice de la part de Dieu, une maison qui n’est pas faite de main, éternelle, dans les cieux. ◊ 2 Car aussi, dans cette tente, nous gémissons, désirant avec ardeur d’avoir revêtu notre domicile qui est du ciel, ◊ 3 si toutefois, même en étant vêtus, nous ne sommes pas trouvés nus. ◊ 4 Car aussi nous qui sommes dans la tente, nous gémissons, étant chargés ; non pas que nous désirions d’être dépouillés, mais [nous désirons] d’être revêtus, afin que ce qui est mortel soit absorbé par la vie. ◊ 5 Or celui qui nous a formés à cela même, c’est Dieu, qui nous a aussi donné les arrhes de l’Esprit. ◊ 6 Nous avons donc toujours confiance, et nous savons qu’étant présents dans le corps, nous sommes absents du Seigneur, ◊ 7 car nous marchons par la foi, non par la vue ; ◊ 8 nous avons, dis-je, de la confiance, et nous aimons mieux être absents du corps et être présents avec le Seigneur. ◊ 9 C’est pourquoi aussi, que nous soyons présents ou que nous soyons absents, nous nous appliquons avec ardeur à lui être agréables ; ◊ 10 car il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive les choses [accomplies] dans le corps, selon ce qu’il aura fait, soit bien, soit mal. ◊ 11 Connaissant donc combien le Seigneur doit être craint, nous persuadons les hommes, mais nous avons été manifestés à Dieu, et j’espère aussi que nous avons été manifestés dans vos consciences. ◊ 12 Nous ne nous recommandons pas de nouveau à vous, mais nous vous donnons occasion de vous glorifier de nous, afin que vous ayez [de quoi répondre] à ceux qui se glorifient extérieurement et non pas du cœur. ◊ 13 Car si nous sommes hors de nous-mêmes, c’est pour Dieu ; si nous sommes de sens rassis, c’est pour vous. ◊ 14 Car l’amour du Christ nous étreint, en ce que nous avons jugé ceci, que si un est mort pour tous, tous donc sont morts, ◊ 15 et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité. ◊ 16 En sorte que nous, désormais, nous ne connaissons personne selon la chair ; et, si même nous avons connu Christ selon la chair, toutefois maintenant nous ne le connaissons plus [ainsi]. ◊ 17 En sorte que si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles ; ◊ 18 et toutes sont du Dieu qui nous a réconciliés avec lui-même par Christ, et qui nous a donné le service de la réconciliation, ◊ 19 savoir, que Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, ne leur imputant pas leurs fautes et mettant en nous la parole de la réconciliation. ◊ 20 Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ, — Dieu, pour ainsi dire, exhortant par notre moyen ; nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! ◊ 21 Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devinssions justice de Dieu en lui.
Ézéchiel
38 ◊ 1 * Et la parole de l’Éternel vint à moi, disant : ◊ 2 Fils d’homme, tourne ta face vers Gog, le pays de Magog, [le] prince de Rosh, de Méshec et de Tubal, et prophétise contre lui, ◊ 3 et dis : Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Voici, j’en veux à toi, Gog, prince de Rosh, de Méshec et de Tubal ! ◊ 4 et je te ferai retourner, et je mettrai un anneau dans tes mâchoires, et je te ferai sortir, toi et toute ton armée, chevaux et cavaliers, tous parfaitement équipés, un grand rassemblement, avec le bouclier et l’écu, tous portant l’épée ; ◊ 5 avec eux la Perse, Cush, et Puth, ayant tous des boucliers et des casques ; ◊ 6 Gomer et toutes ses bandes ; la maison de Togarma, du fond du nord, et toutes ses bandes, — beaucoup de peuples avec toi. ◊ 7 Prépare-toi, et tiens-toi prêt, toi et tout ton rassemblement qui est assemblé auprès de toi, et sois leur chef. ◊ 8 Après beaucoup de jours tu seras visité : à la fin des années tu viendras dans le pays délivré de l’épée [et] rassemblé d’entre beaucoup de peuples, sur les montagnes d’Israël qui ont été une désolation perpétuelle, vers ceux qui sont sortis d’entre les peuples et qui habitent tous en sécurité. ◊ 9 Et tu monteras, tu viendras comme une tempête, tu seras comme une nuée pour couvrir le pays, toi et toutes tes bandes, et beaucoup de peuples avec toi.
◊ 10 Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Il arrivera en ce jour-là, que des choses monteront dans ton cœur et que tu concevras une mauvaise pensée ; ◊ 11 et tu diras : Je monterai dans un pays de villes ouvertes, je viendrai vers ceux qui sont tranquilles, qui habitent en sécurité, qui tous habitent là où il n’y a pas de murailles et chez qui il n’y a ni barres ni portes, ◊ 12 pour emporter un butin et faire un pillage, pour tourner ta main sur des lieux désolés [de nouveau] habités, et sur un peuple rassemblé d’entre les nations, qui a acquis du bétail et des biens, et habite le centre du pays. ◊ 13 Sheba, et Dedan, et les marchands de Tarsis, et tous ses lionceaux, te diront : Est-ce pour emporter un butin que tu es venu ? est-ce pour faire le pillage que tu as assemblé ton rassemblement [de peuples], pour enlever de l’argent et de l’or, pour prendre le bétail et les biens, pour emporter un grand butin ?
◊ 14 C’est pourquoi, fils d’homme, prophétise, et dis à Gog : Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : En ce jour-là, quand mon peuple Israël habitera en sécurité, ne le sauras-tu pas ? ◊ 15 Et tu viendras de ton lieu, du fond du nord, toi et beaucoup de peuples avec toi, tous montés sur des chevaux, un grand rassemblement et une nombreuse armée ; ◊ 16 et tu monteras contre mon peuple Israël comme une nuée, pour couvrir le pays. Ce sera à la fin des jours ; et je te ferai venir sur mon pays, afin que les nations me connaissent, quand je serai sanctifié en toi, ô Gog ! devant leurs yeux.
◊ 17 Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : N’es-tu pas celui dont j’ai parlé dans les jours d’autrefois, par mes serviteurs les prophètes d’Israël, qui, en ces jours-là, pendant des années, ont prophétisé que je te ferais venir contre eux ? ◊ 18 Et il arrivera en ce jour-là, au jour où Gog viendra contre la terre d’Israël, dit le Seigneur, l’Éternel, que ma fureur me montera au visage ; ◊ 19 — et je parle dans ma jalousie, dans le feu de mon courroux : Oui, en ce jour-là, il y aura une grande commotion sur la terre d’Israël ; ◊ 20 et les poissons de la mer, et les oiseaux des cieux, et les bêtes des champs, trembleront devant moi, et tout ce qui rampe sur la terre, et tout homme qui est sur la face de la terre ; et les montagnes seront renversées, et les hauts rochers s’écrouleront, et toutes les murailles tomberont par terre. ◊ 21 Et j’appellerai contre lui l’épée sur toutes mes montagnes, dit le Seigneur, l’Éternel ; l’épée de chacun sera contre son frère. ◊ 22 Et j’entrerai en jugement avec lui par la peste et par le sang ; et je ferai pleuvoir une pluie torrentielle, et des pierres de grêle, du feu et du soufre, sur lui et sur ses bandes, et sur les peuples nombreux qui seront avec lui. ◊ 23 Et je me glorifierai et je me sanctifierai, et je serai connu aux yeux de beaucoup de nations ; et elles sauront que je suis l’Éternel.
39 ◊ 1 Et toi, fils d’homme, prophétise contre Gog, et dis : Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Voici, j’en veux à toi, Gog, prince de Rosh, de Méshec et de Tubal ; ◊ 2 et je te ferai retourner, et je te mènerai, et je te ferai monter du fond du nord, et je te ferai venir sur les montagnes d’Israël. ◊ 3 Et j’abattrai ton arc de ta main gauche, et je ferai tomber tes flèches de ta main droite ; ◊ 4 tu tomberas sur les montagnes d’Israël, toi et toutes tes bandes, et les peuples qui seront avec toi ; je te donnerai en pâture aux oiseaux de proie de toute aile, et aux bêtes des champs ; ◊ 5 tu tomberas sur la face des champs ; car moi, j’ai parlé, dit le Seigneur, l’Éternel. ◊ 6 Et j’enverrai un feu en Magog et parmi ceux qui habitent les îles en sécurité ; et ils sauront que je suis l’Éternel. ◊ 7 Et je ferai connaître mon saint nom au milieu de mon peuple Israël, et je ne profanerai plus mon saint nom ; et les nations sauront que je suis l’Éternel, le Saint en Israël.
◊ 8 Voici, cela vient et s’accomplit, dit le Seigneur, l’Éternel : c’est ici le jour dont j’ai parlé. ◊ 9 Et les habitants des villes d’Israël sortiront et allumeront du feu, et brûleront les armes, et les écus, et les boucliers avec les arcs, et les flèches, et les épieux, et les piques ; et ils en feront du feu pendant sept ans. ◊ 10 Et ils n’apporteront point de bois des champs et ils n’en couperont point des forêts, car ils feront du feu avec des armes ; et ils butineront ceux qui les ont butinés, et ils pilleront ceux qui les ont pillés, dit le Seigneur, l’Éternel.
◊ 11 Et il arrivera, en ce jour-là, que je donnerai là à Gog un lieu pour sépulcre en Israël, la vallée des passants, à l’orient de la mer ; et le chemin sera [ainsi] fermé aux passants, et on enterrera là Gog et toute la multitude ; et on l’appellera la vallée de Hamon-Gog. ◊ 12 Et la maison d’Israël les enterrera pendant sept mois, pour purifier le pays ; ◊ 13 et tout le peuple du pays les enterrera ; et ce sera un renom pour eux, le jour où je me glorifierai, dit le Seigneur, l’Éternel. ◊ 14 Et ils mettront à part, pour un [service] continuel, des hommes qui parcourront le pays [et] qui, avec les passants, enterreront ceux qui seront demeurés sur la face du pays, pour le purifier : au bout de sept mois ils en chercheront. ◊ 15 Et les passants passeront par le pays, et s’ils voient un ossement d’homme, ils élèveront à côté de lui un signal, jusqu’à ce que les enterreurs l’aient enterré dans la vallée de Hamon-Gog ; ◊ 16 et le nom de la ville aussi sera Hamona. Ainsi on purifiera le pays.
◊ 17 Et toi, fils d’homme, ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Dis aux oiseaux de toute aile, et à toutes les bêtes des champs : Assemblez-vous et venez, réunissez-vous de toutes parts vers mon sacrifice que je sacrifie pour vous, un grand sacrifice sur les montagnes d’Israël, et mangez de la chair et buvez du sang. ◊ 18 Vous mangerez la chair des forts, et vous boirez le sang des princes de la terre, — des béliers, des agneaux, des boucs, des bœufs, tous, bêtes grasses de Basan. ◊ 19 Vous mangerez de la graisse à satiété, et vous boirez du sang à en être enivrés, du sacrifice que j’ai sacrifié pour vous. ◊ 20 Et à ma table vous serez rassasiés de chevaux et d’attelages, d’hommes forts et de toute sorte d’hommes de guerre, dit le Seigneur, l’Éternel. ◊ 21 Et je mettrai ma gloire parmi les nations ; et toutes les nations verront mon jugement, que j’aurai exécuté, et ma main, que j’aurai mise sur eux. ◊ 22 Et la maison d’Israël saura que je suis l’Éternel, leur Dieu, dès ce jour-là et dans la suite. ◊ 23 Et les nations sauront que la maison d’Israël est allée en captivité à cause de son iniquité, parce qu’ils ont été infidèles envers moi, et que je leur avais caché ma face, et que je les avais livrés en la main de leurs ennemis ; et ils sont tous tombés par l’épée. ◊ 24 Je leur ai fait selon leur impureté et selon leurs transgressions, et je leur ai caché ma face.
◊ 25 C’est pourquoi, ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Maintenant je rétablirai les captifs de Jacob et j’aurai compassion de toute la maison d’Israël, et je serai jaloux de mon saint nom, ◊ 26 et ils porteront [en eux] leur confusion, et toutes leurs infidélités par lesquelles ils ont été infidèles envers moi, alors qu’ils habiteront en sécurité dans leur terre et qu’il n’y aura personne qui les effraye, ◊ 27 quand je les aurai ramenés d’entre les peuples et que je les aurai rassemblés des pays de leurs ennemis, et que je serai sanctifié en eux aux yeux de beaucoup de nations. ◊ 28 Et ils sauront que je suis l’Éternel, leur Dieu, parce que je les ai emmenés captifs parmi les nations, et que je les aurai rassemblés dans leur terre, et que je n’en aurai laissé là aucun de reste. ◊ 29 Et je ne leur cacherai plus ma face, parce que j’aurai répandu mon Esprit sur la maison d’Israël, dit le Seigneur, l’Éternel.
2 Pierre
2 ◊ 1 Or il y a eu aussi de faux prophètes parmi le peuple, comme aussi il y aura parmi vous de faux docteurs qui introduiront furtivement des sectes de perdition, reniant aussi le maître qui les a achetés, faisant venir sur eux-mêmes une prompte destruction ; ◊ 2 et plusieurs suivront leurs excès : et à cause d’eux la voie de la vérité sera blasphémée ; ◊ 3 et, par cupidité, ils feront trafic de vous avec des paroles artificieuses ; mais leur jugement, dès longtemps, ne demeure pas oisif, et leur destruction ne sommeille pas. ◊ 4 Car, si Dieu n’a pas épargné les anges qui ont péché, mais, les ayant précipités dans l’abîme, les a livrés pour être gardés dans des chaînes d’obscurité pour le jugement ; ◊ 5 — et s’il n’a pas épargné l’ancien monde, mais a préservé Noé, lui huitième, prédicateur de justice, faisant venir [le] déluge sur un monde d’impies ; ◊ 6 — et si, réduisant en cendres les villes de Sodome et de Gomorrhe, il les a condamnées par une totale subversion, les établissant pour être un exemple à ceux qui vivraient dans l’impiété ; ◊ 7 et s’il a délivré le juste Lot, accablé par la conduite débauchée de ces hommes pervers, ◊ 8 (car ce juste qui habitait parmi eux, les voyant et les entendant, tourmentait de jour en jour son âme juste à cause de leurs actions iniques,) ◊ 9 — le Seigneur sait délivrer de la tentation les hommes pieux, et réserver les injustes pour le jour du jugement, pour être punis, ◊ 10 mais spécialement ceux qui suivent la chair dans la convoitise de l’impureté et qui méprisent la domination. Gens audacieux, adonnés à leur sens, ils ne tremblent pas en injuriant les dignités, ◊ 11 tandis que les anges, plus grands en force et en puissance, ne portent pas contre elles de jugement injurieux devant le *Seigneur. ◊ 12 Mais ceux-ci, comme des bêtes sans raison, [purement] animales, nées pour être prises et détruites, parlant injurieusement dans les choses qu’ils ignorent, périront aussi dans leur propre corruption, ◊ 13 recevant la récompense de l’iniquité, estimant plaisir les voluptés d’un jour ; — des taches et des souillures, s’abandonnant aux délices de leurs propres tromperies tout en faisant des festins avec vous ; ◊ 14 ayant les yeux pleins d’adultère et ne cessant jamais de pécher ; amorçant les âmes mal affermies, ayant le cœur exercé à la cupidité, enfants de malédiction. ◊ 15 Ayant laissé le droit chemin, ils se sont égarés, ayant suivi le chemin de Balaam, [fils] de Bosor, qui aima le salaire d’iniquité ; ◊ 16 mais il fut repris de sa propre désobéissance : une bête de somme muette, parlant d’une voix d’homme, réprima la folie du prophète. ◊ 17 Ce sont des fontaines sans eau et des nuages poussés par la tempête, [des gens] à qui l’obscurité des ténèbres est réservée pour toujours ; ◊ 18 car, en prononçant d’orgueilleux discours de vanité, ils amorcent par les convoitises de la chair, par leurs impudicités, ceux qui avaient depuis peu échappé à ceux qui vivent dans l’erreur ; ◊ 19 — leur promettant la liberté, eux qui sont esclaves de la corruption ; car on est esclave de celui par qui on est vaincu. ◊ 20 Car, si, après avoir échappé aux souillures du monde par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, étant de nouveau enlacés, ils sont vaincus par elles, leur dernière condition est pire que la première ; ◊ 21 car il leur eût mieux valu n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné ; ◊ 22 mais ce que dit le proverbe véritable leur est arrivé : Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi lui-même, et la truie lavée, à se vautrer au bourbier.
3 ◊ 1 Je vous écris déjà, bien-aimés, cette seconde lettre ; et, dans l’une et dans l’autre, je réveille votre pure intelligence en rappelant [ces choses] à votre mémoire, ◊ 2 afin que vous vous souveniez des paroles qui ont été dites à l’avance par les saints prophètes, et du commandement du Seigneur et Sauveur par vos apôtres, ◊ 3 sachant tout d’abord ceci, qu’aux derniers jours des moqueurs viendront, marchant dans la moquerie selon leurs propres convoitises et disant : ◊ 4 Où est la promesse de sa venue ? car, depuis que les pères se sont endormis, toutes choses demeurent au même état dès le commencement de la création. ◊ 5 Car ils ignorent volontairement ceci, que, par la parole de Dieu, des cieux subsistaient jadis, et une terre [tirée] des eaux et subsistant au milieu des eaux, ◊ 6 par lesquelles le monde d’alors fut détruit, étant submergé par de l’eau. ◊ 7 Mais les cieux et la terre de maintenant sont réservés par sa parole pour le feu, gardés pour le jour du jugement et de la destruction des hommes impies. ◊ 8 Mais n’ignorez pas cette chose, bien-aimés, c’est qu’un jour est devant le *Seigneur comme mille ans, et mille ans comme un jour. ◊ 9 Le *Seigneur ne tarde pas pour ce qui concerne la promesse, comme quelques-uns estiment qu’il y a du retardement ; mais il est patient envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance. ◊ 10 Or le jour du *Seigneur viendra comme un voleur ; et, dans ce jour-là, les cieux passeront avec un bruit sifflant, et les éléments embrasés seront dissous, et la terre et les œuvres qui sont en elle seront brûlées entièrement.
◊ 11 Toutes ces choses devant donc se dissoudre, quelles [gens] devriez-vous être en sainte conduite et en piété, ◊ 12 attendant et hâtant la venue du jour de Dieu, à cause duquel les cieux en feu seront dissous et les éléments embrasés se fondront. ◊ 13 Mais, selon sa promesse, nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre, dans lesquels la justice habite. ◊ 14 C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant ces choses, étudiez-vous à être trouvés sans tache et irréprochables devant lui, en paix ; ◊ 15 et estimez que la patience de notre Seigneur est salut, comme notre bien-aimé frère Paul aussi vous a écrit selon la sagesse qui lui a été donnée, ◊ 16 ainsi qu’[il le fait] aussi dans toutes ses lettres, où il parle de ces choses, parmi lesquelles il y en a de difficiles à comprendre, que les ignorants et les mal affermis tordent, comme aussi les autres écritures, à leur propre destruction.
◊ 17 Vous donc, bien-aimés, sachant [ces choses] à l’avance, prenez garde, de peur qu’étant entraînés par l’erreur des pervers, vous ne veniez à déchoir de votre propre fermeté ; ◊ 18 mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. À lui la gloire, et maintenant et jusqu’au jour d’éternité ! Amen.
1 Thessaloniciens
4 ◊ 1 Au reste donc, frères, nous vous prions et nous vous exhortons par le seigneur Jésus, pour que, comme vous avez reçu de nous de quelle manière il faut que vous marchiez et plaisiez à Dieu, comme aussi vous marchez, vous y abondiez de plus en plus. ◊ 2 Car vous savez quels commandements nous vous avons donnés par le seigneur Jésus. ◊ 3 Car c’est ici la volonté de Dieu, votre sainteté, que vous vous absteniez de la fornication, ◊ 4 que chacun de vous sache posséder son propre vase en sainteté et en honneur, ◊ 5 non dans la passion de la convoitise comme font les nations aussi qui ne connaissent pas Dieu ; ◊ 6 que personne ne circonvienne son frère ni ne lui fasse tort dans l’affaire, parce que le Seigneur est le vengeur de toutes ces choses, comme aussi nous vous l’avons dit précédemment et affirmé. ◊ 7 Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais dans la sainteté. ◊ 8 C’est pourquoi celui qui méprise, ne méprise pas l’homme, mais Dieu, qui vous a aussi donné son Esprit Saint.
◊ 9 Or, quant à l’amour fraternel, vous n’avez pas besoin que je vous en écrive ; car vous-mêmes, vous êtes enseignés de Dieu à vous aimer l’un l’autre ; ◊ 10 car aussi c’est ce que vous faites à l’égard de tous les frères qui sont dans toute la Macédoine ; mais nous vous exhortons, frères, à y abonder de plus en plus, ◊ 11 et à vous appliquer à vivre paisiblement, à faire vos propres affaires et à travailler de vos propres mains, ainsi que nous vous l’avons ordonné, ◊ 12 afin que vous marchiez honorablement envers ceux de dehors et que vous n’ayez besoin de personne.
◊ 13 Or nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance à l’égard de ceux qui dorment, afin que vous ne soyez pas affligés comme les autres qui n’ont pas d’espérance. ◊ 14 Car si nous croyons que Jésus mourut et qu’il est ressuscité, de même aussi, avec lui, Dieu amènera ceux qui se sont endormis par Jésus. ◊ 15 (Car nous vous disons ceci par la parole du Seigneur : que nous, les vivants, qui demeurons jusqu’à la venue du Seigneur, nous ne devancerons aucunement ceux qui se sont endormis. ◊ 16 Car le Seigneur lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange, et avec [la] trompette de Dieu, descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront premièrement ; ◊ 17 puis nous, les vivants qui demeurons, nous serons ravis ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air ; et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. ◊ 18 Consolez-vous donc l’un l’autre par ces paroles.)
Genèse
39 ◊ 1 * Et Joseph fut amené en Égypte ; et Potiphar, officier du Pharaon, chef des gardes, homme égyptien, l’acheta de la main des Ismaélites qui l’y avaient amené. ◊ 2 Et l’Éternel fut avec Joseph ; et il était un homme qui faisait [tout] prospérer ; et il était dans la maison de son seigneur, l’Égyptien. ◊ 3 Et son seigneur vit que l’Éternel était avec lui, et que tout ce qu’il faisait, l’Éternel le faisait prospérer en sa main. ◊ 4 Et Joseph trouva grâce à ses yeux, et il le servait ; et [Potiphar] l’établit sur sa maison, et il mit entre ses mains tout ce qui était à lui. ◊ 5 Et il arriva, depuis qu’il l’eut établi sur sa maison et sur tout ce qui était à lui, que l’Éternel bénit la maison de l’Égyptien à cause de Joseph ; et la bénédiction de l’Éternel fut sur tout ce qui était à lui, dans la maison et aux champs. ◊ 6 Et il laissa aux mains de Joseph tout ce qui était à lui, et il ne prenait avec lui connaissance d’aucune chose, sauf du pain qu’il mangeait. Or Joseph était beau de taille et beau de visage.
◊ 7 Et il arriva, après ces choses, que la femme de son seigneur leva ses yeux sur Joseph ; et elle dit : Couche avec moi. ◊ 8 Et il refusa, et dit à la femme de son seigneur : Voici, mon seigneur ne prend avec moi connaissance de quoi que ce soit dans la maison, et il a mis entre mes mains tout ce qui est à lui. ◊ 9 Personne n’est plus grand que moi dans cette maison, et il ne m’a rien interdit que toi, parce que tu es sa femme ; et comment ferais-je ce grand mal, et pécherais-je contre Dieu ? ◊ 10 Et il arriva, comme elle parlait à Joseph, jour après jour, qu’il ne l’écouta pas pour coucher à côté d’elle, pour être avec elle. ◊ 11 — Et il arriva, un certain jour, qu’il entra dans la maison pour faire ce qu’il avait à faire, et qu’il n’y avait là, dans la maison, aucun des hommes de la maison. ◊ 12 Et elle le prit par son vêtement, disant : Couche avec moi. Et il laissa son vêtement dans sa main, et s’enfuit, et sortit dehors. ◊ 13 Et il arriva, quand elle vit qu’il lui avait laissé son vêtement dans la main et s’était enfui dehors, ◊ 14 qu’elle appela les hommes de sa maison, et leur parla, disant : Voyez ! on nous a amené un homme hébreu pour se moquer de nous : il est venu vers moi pour coucher avec moi ; et j’ai crié à haute voix ; ◊ 15 et il est arrivé, quand il a entendu que j’élevais ma voix et que je criais, qu’il a laissé son vêtement à côté de moi, et s’est enfui, et est sorti dehors. ◊ 16 Et elle posa le vêtement de Joseph à côté d’elle, jusqu’à ce que son seigneur vînt à la maison. ◊ 17 Et elle lui parla selon ces paroles, disant : Le serviteur hébreu que tu nous as amené est venu vers moi pour se moquer de moi ; ◊ 18 et il est arrivé, comme j’élevais ma voix et que je criais, qu’il a laissé son vêtement à côté de moi et s’est enfui dehors. ◊ 19 Et quand son seigneur entendit les paroles de sa femme qu’elle lui disait : C’est de cette manière que ton serviteur a agi envers moi — il arriva que sa colère s’enflamma. ◊ 20 Et le seigneur de Joseph le prit, et le mit dans la tour, dans le lieu où les prisonniers du roi étaient enfermés ; et il fut là, dans la tour. ◊ 21 Et l’Éternel était avec Joseph ; et il étendit sa bonté sur lui, et lui fit trouver grâce aux yeux du chef de la tour. ◊ 22 Et le chef de la tour mit en la main de Joseph tous les prisonniers qui étaient dans la tour, et tout ce qui se faisait là, c’est lui qui le faisait ; ◊ 23 le chef de la tour ne regardait rien de tout ce qui était en sa main, parce que l’Éternel était avec lui ; et ce qu’il faisait, l’Éternel le faisait prospérer.
1 Corinthiens
8 ◊ 1 Pour ce qui est des choses sacrifiées aux idoles, nous savons — (car nous avons tous de la connaissance ; la connaissance enfle, mais l’amour édifie. ◊ 2 Si quelqu’un pense savoir quelque chose, il ne connaît rien encore comme il faut connaître ; ◊ 3 mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est connu de lui). ◊ 4 — Pour ce qui est donc de manger des choses sacrifiées aux idoles, nous savons qu’une idole n’est rien dans le monde, et qu’il n’y a point d’autre Dieu qu’un seul. ◊ 5 Car aussi, s’il y en a qui sont appelés dieux, soit dans le ciel, soit sur la terre, (comme il y a beaucoup de dieux et beaucoup de seigneurs,) ◊ 6 toutefois, pour nous, il y a un seul Dieu, le Père, duquel sont toutes choses, et nous pour lui, et un seul Seigneur, Jésus Christ, par lequel sont toutes choses, et nous par lui. ◊ 7 Toutefois la connaissance n’est pas en tous ; mais quelques-uns, ayant jusqu’à maintenant conscience de l’idole, mangent des choses comme sacrifiées aux idoles, et leur conscience, étant faible, en est souillée. ◊ 8 Or la viande ne nous recommande pas à Dieu ; si nous ne mangeons pas, nous n’avons pas moins, et si nous mangeons, nous n’avons rien de plus. ◊ 9 Mais prenez garde que cette liberté que vous avez ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles. ◊ 10 Car si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d’idoles, sa conscience à lui qui est faible, ne sera-t-elle pas enhardie à manger les choses sacrifiées à l’idole ? ◊ 11 et celui qui est faible, le frère pour lequel Christ est mort, périra par ta connaissance. ◊ 12 Or en péchant ainsi contre les frères, et en blessant leur conscience qui est faible, vous péchez contre Christ. ◊ 13 C’est pourquoi, si la viande est une occasion de chute pour mon frère, je ne mangerai pas de chair, à jamais, pour ne pas être une occasion de chute pour mon frère.
2 Chroniques
7 ◊ 1 Et quand Salomon eut achevé de prier, le feu descendit des cieux et consuma l’holocauste et les sacrifices, et la gloire de l’Éternel remplit la maison. ◊ 2 Et les sacrificateurs ne pouvaient entrer dans la maison de l’Éternel, car la gloire de l’Éternel remplissait la maison de l’Éternel. ◊ 3 Et tous les fils d’Israël, voyant descendre le feu, et la gloire de l’Éternel sur la maison, s’inclinèrent le visage en terre sur le pavement, et se prosternèrent, et célébrèrent l’Éternel : Car il est bon, car sa bonté [demeure] à toujours !
◊ 4 Et le roi et tout le peuple sacrifièrent des sacrifices devant l’Éternel. ◊ 5 Et le roi Salomon sacrifia un sacrifice de vingt-deux mille bœufs et de cent vingt mille moutons. Et le roi et tout le peuple firent la dédicace de la maison de Dieu. ◊ 6 Et les sacrificateurs se tinrent à leurs charges, et les lévites avec les instruments de musique de l’Éternel, que le roi David avait faits pour célébrer l’Éternel, parce que sa bonté [demeure] à toujours, — quand David louait par leur moyen. Et les sacrificateurs sonnèrent des trompettes vis-à-vis d’eux, et tout Israël se tenait là. ◊ 7 Et Salomon sanctifia le milieu du parvis qui était devant la maison de l’Éternel ; car il offrit là les holocaustes et la graisse des sacrifices de prospérités, parce que l’autel d’airain que Salomon avait fait ne pouvait recevoir l’holocauste, et l’offrande de gâteau, et les graisses.
◊ 8 Et Salomon célébra la fête en ce temps-là, pendant sept jours, et tout Israël avec lui, depuis l’entrée de Hamath jusqu’au torrent d’Égypte, une très grande congrégation. ◊ 9 Et au huitième jour ils célébrèrent une fête solennelle ; car ils firent la dédicace de l’autel pendant sept jours, et la fête pendant sept jours. ◊ 10 Et le vingt-troisième jour du septième mois, il renvoya le peuple à ses tentes, joyeux et le cœur heureux à cause du bien que l’Éternel avait fait à David, et à Salomon, et à Israël, son peuple.
◊ 11 Et Salomon acheva la maison de l’Éternel et la maison du roi ; et, en tout ce que Salomon avait eu à cœur de faire dans la maison de l’Éternel et dans sa maison, il réussit.
◊ 12 Et l’Éternel apparut de nuit à Salomon, et lui dit : J’ai entendu ta prière, et je me suis choisi ce lieu-ci pour une maison de sacrifice. ◊ 13 Si je ferme les cieux et qu’il n’y ait pas de pluie, et si je commande à la sauterelle de dévorer la terre, et si j’envoie la peste parmi mon peuple, ◊ 14 et que mon peuple, qui est appelé de mon nom, s’humilie, et prie, et cherche ma face, et revienne de ses mauvaises voies, moi aussi j’écouterai des cieux, et je pardonnerai leur péché, et je guérirai leur pays. ◊ 15 Maintenant mes yeux seront ouverts et mes oreilles attentives à la prière [qu’on fera] de ce lieu ; ◊ 16 car maintenant j’ai choisi et sanctifié cette maison, afin que mon nom y soit à jamais ; et mes yeux et mon cœur seront toujours là. ◊ 17 Et toi, si tu marches devant moi comme a marché David, ton père, pour faire selon tout ce que je t’ai commandé, et si tu gardes mes statuts et mes ordonnances, ◊ 18 j’affermirai le trône de ton royaume, selon que j’ai fait alliance avec David, ton père, disant : Tu ne manqueras pas d’un homme pour gouverner Israël. ◊ 19 Mais si vous vous détournez, et que vous abandonniez mes statuts et mes commandements que j’ai mis devant vous, et que vous alliez et serviez d’autres dieux et vous prosterniez devant eux, ◊ 20 je vous arracherai de dessus ma terre que je vous ai donnée ; et cette maison que j’ai sanctifiée pour mon nom, je la rejetterai de devant ma face, et j’en ferai un proverbe et un sujet de raillerie parmi tous les peuples. ◊ 21 Et cette maison, si haut élevée qu’elle soit, quiconque passera près d’elle sera étonné et dira : Pourquoi l’Éternel a-t-il fait ainsi à ce pays et à cette maison ? ◊ 22 Et on dira : Parce qu’ils ont abandonné l’Éternel, le Dieu de leurs pères, qui les fit sortir du pays d’Égypte, et qu’ils se sont attachés à d’autres dieux, et se sont prosternés devant eux et les ont servis : c’est pourquoi il a fait venir sur eux tout ce mal.
1 Corinthiens
1 ◊ 1 Paul, apôtre appelé de Jésus Christ par la volonté de Dieu, et Sosthène, le frère, ◊ 2 à l’assemblée de Dieu qui est à Corinthe, aux sanctifiés dans le christ Jésus, saints appelés, avec tous ceux qui en tout lieu invoquent le nom de notre seigneur Jésus Christ, et leur [seigneur] et le nôtre : ◊ 3 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !
◊ 4 Je rends toujours grâces à mon Dieu pour vous, à cause de la grâce de Dieu qui vous a été donnée dans le christ Jésus, ◊ 5 de ce qu’en toutes choses vous avez été enrichis en lui en toute parole et toute connaissance, ◊ 6 selon que le témoignage du Christ a été confirmé au milieu de vous, ◊ 7 de sorte que vous ne manquez d’aucun don de grâce pendant que vous attendez la révélation de notre seigneur Jésus Christ, ◊ 8 qui aussi vous affermira jusqu’à la fin [pour être] irréprochables dans la journée de notre seigneur Jésus Christ. ◊ 9 Dieu, par qui vous avez été appelés à la communion de son Fils Jésus Christ, notre Seigneur, est fidèle.
◊ 10 Or je vous exhorte, frères, par le nom de notre seigneur Jésus Christ, à parler tous un même langage, et à ce qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous, mais que vous soyez parfaitement unis dans un même sentiment et dans un même avis. ◊ 11 Car, mes frères, il m’a été dit de vous, par ceux qui sont de chez Chloé, qu’il y a des dissensions parmi vous. ◊ 12 Or voici ce que je dis, c’est que chacun de vous dit : Moi, je suis de Paul ; et moi, d’Apollos ; et moi, de Céphas ; et moi, de Christ. ◊ 13 Le Christ est-il divisé ? Paul a-t-il été crucifié pour vous ? ou avez-vous été baptisés pour le nom de Paul ? ◊ 14 Je rends grâces à Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous, sinon Crispus et Gaïus, ◊ 15 afin que personne ne dise que j’ai baptisé pour mon nom. ◊ 16 J’ai bien aussi baptisé la maison de Stéphanas ; du reste je ne sais pas si j’ai baptisé quelqu’un d’autre. ◊ 17 Car Christ ne m’a pas envoyé baptiser, mais évangéliser, non point avec sagesse de parole, afin que la croix du Christ ne soit pas rendue vaine ; ◊ 18 car la parole de la croix est folie pour ceux qui périssent, mais à nous qui obtenons le salut elle est la puissance de Dieu. ◊ 19 Car il est écrit : « Je détruirai la sagesse des sages et j’annulerai l’intelligence des intelligents ». ◊ 20 Où est le sage ? où est le scribe ? où est le disputeur de ce siècle ? Dieu n’a-t-il pas fait de la sagesse du monde une folie ? ◊ 21 Car, puisque, dans la sagesse de Dieu, le monde, par la sagesse, n’a pas connu Dieu, il a plu à Dieu, par la folie de la prédication, de sauver ceux qui croient ; ◊ 22 puisque les Juifs demandent des miracles et que les Grecs recherchent la sagesse ; ◊ 23 mais nous, nous prêchons Christ crucifié, aux Juifs occasion de chute, aux nations folie, ◊ 24 mais à ceux qui sont appelés, et Juifs et Grecs, Christ la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu ; ◊ 25 parce que la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et que la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes. ◊ 26 Car considérez votre appel, frères, — qu’il n’y a pas beaucoup de sages selon la chair, pas beaucoup de puissants, pas beaucoup de nobles,… ◊ 27 Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour couvrir de honte les [hommes] sages ; et Dieu a choisi les choses faibles du monde pour couvrir de honte les choses fortes ; ◊ 28 et Dieu a choisi les choses viles du monde, et celles qui sont méprisées, et celles qui ne sont pas, pour annuler celles qui sont ; ◊ 29 en sorte que nulle chair ne se glorifie devant Dieu. ◊ 30 Or vous êtes de lui dans le christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption, ◊ 31 afin que, comme il est écrit, « celui qui se glorifie, se glorifie dans le *Seigneur ».
Galates
1 ◊ 1 Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par l’homme, mais par Jésus Christ, et Dieu le Père qui l’a ressuscité d’entre les morts, ◊ 2 et tous les frères qui sont avec moi, aux assemblées de la Galatie : ◊ 3 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu le Père et de notre seigneur Jésus Christ, ◊ 4 qui s’est donné lui-même pour nos péchés, en sorte qu’il nous retirât du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, ◊ 5 auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen.
◊ 6 Je m’étonne de ce que vous passez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, à un évangile différent, ◊ 7 qui n’en est pas un autre ; mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent pervertir l’évangile du Christ. ◊ 8 Mais quand nous-mêmes, ou quand un ange venu du ciel vous évangéliserait outre ce que nous vous avons évangélisé, qu’il soit anathème. ◊ 9 Comme nous l’avons déjà dit, maintenant aussi je le dis encore : si quelqu’un vous évangélise outre ce que vous avez reçu, qu’il soit anathème. ◊ 10 Car maintenant, est-ce que je m’applique à satisfaire des hommes, ou Dieu ? Ou est-ce que je cherche à complaire à des hommes ? Si je complaisais encore à des hommes, je ne serais pas esclave de Christ.
◊ 11 Or je vous fais savoir, frères, que l’évangile qui a été annoncé par moi n’est pas selon l’homme. ◊ 12 Car moi, je ne l’ai pas reçu de l’homme non plus, ni appris, mais par la révélation de Jésus Christ. ◊ 13 Car vous avez ouï dire [quelle a été] autrefois ma conduite dans le judaïsme, comment je persécutais outre mesure l’assemblée de Dieu et la dévastais, ◊ 14 et comment j’avançais dans le judaïsme plus que plusieurs de ceux de mon âge dans ma nation, étant le plus ardent zélateur des traditions de mes pères. ◊ 15 Mais quand il plut à Dieu, qui m’a mis à part dès le ventre de ma mère et qui m’a appelé par sa grâce, ◊ 16 de révéler son Fils en moi, afin que je l’annonçasse parmi les nations, aussitôt, je ne pris pas conseil de la chair ni du sang, ◊ 17 ni ne montai à Jérusalem vers ceux qui étaient apôtres avant moi, mais je m’en allai en Arabie, et je retournai de nouveau à Damas. ◊ 18 Puis, trois ans après, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai chez lui quinze jours ; ◊ 19 et je ne vis aucun autre des apôtres, sinon Jacques le frère du Seigneur. ◊ 20 Or dans les choses que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point. ◊ 21 Ensuite j’allai dans les pays de Syrie et de Cilicie. ◊ 22 Or j’étais inconnu de visage aux assemblées de la Judée qui sont en Christ, ◊ 23 mais seulement elles entendaient dire : Celui qui nous persécutait autrefois, annonce maintenant la foi qu’il détruisait jadis ; ◊ 24 et elles glorifiaient Dieu à cause de moi.
Psaumes
91 ◊ 1 Celui qui habite dans la [demeure] secrète du Très-haut logera à l’ombre du Tout-puissant.
◊ 2 * J’ai dit de l’Éternel : Il est ma confiance et mon lieu fort ; il est mon Dieu, je me confierai en lui.
◊ 3 * Car il te délivrera du piège de l’oiseleur, de la peste calamiteuse.
◊ 4 Il te couvrira de ses plumes, et sous ses ailes tu auras un refuge ; sa vérité sera ton bouclier et ta rondache.
◊ 5 Tu n’auras pas peur des frayeurs de la nuit, ni de la flèche qui vole de jour,
◊ 6 Ni de la peste qui marche dans les ténèbres, ni de la destruction qui dévaste en plein midi.
◊ 7 Il en tombera mille à ton côté, et dix mille à ta droite ; — toi, tu ne seras pas atteint.
◊ 8 Seulement tu contempleras de tes yeux, et tu verras la récompense des méchants.
◊ 9 * Parce que toi tu as mis l’Éternel, mon refuge, le Très-haut, pour ta demeure,
◊ 10 Aucun mal ne t’arrivera, et aucune plaie n’approchera de ta tente ;
◊ 11 Car il commandera à ses anges à ton sujet, de te garder en toutes tes voies :
◊ 12 Ils te porteront sur leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre une pierre.
◊ 13 Tu marcheras sur le lion et sur l’aspic, tu fouleras le lionceau et le dragon.
◊ 14 * Parce qu’il a mis son affection sur moi, je le délivrerai ; je le mettrai en une haute retraite, parce qu’il a connu mon nom.
◊ 15 Il m’invoquera, et je lui répondrai ; dans la détresse je serai avec lui ; je le délivrerai et le glorifierai.
◊ 16 Je le rassasierai de longs jours, et je lui ferai voir mon salut.
Jean
7 ◊ 1 Et après ces choses, Jésus se tenait en Galilée, car il ne voulait pas se tenir en Judée, parce que les Juifs cherchaient à le faire mourir. ◊ 2 Or la fête des Juifs, celle des tabernacles, était proche. ◊ 3 Ses frères lui dirent donc : Pars d’ici et va en Judée, afin que tes disciples aussi voient les œuvres que tu fais ; ◊ 4 car nul ne fait quelque chose en secret et ne cherche à être lui-même publiquement connu ; si tu fais ces choses, montre-toi au monde toi-même. ◊ 5 Car ses frères ne croyaient pas en lui non plus. ◊ 6 Jésus donc leur dit : Mon temps n’est pas encore venu, mais votre temps est toujours prêt. ◊ 7 Le monde ne peut pas vous haïr ; mais il me hait, parce que moi je rends témoignage de lui, que ses œuvres sont mauvaises. ◊ 8 Vous, montez à cette fête ; moi, je ne monte pas à cette fête, car mon temps n’est pas encore accompli. ◊ 9 Leur ayant dit ces choses, il demeura en Galilée.
◊ 10 Mais lorsque ses frères furent montés, alors lui aussi monta à la fête, non pas publiquement, mais comme en secret. ◊ 11 Les Juifs donc le cherchaient à la fête et disaient : Où est cet [homme] ? ◊ 12 Et il y avait une grande rumeur à son sujet parmi les foules. Les uns disaient : Il est homme de bien. D’autres disaient : Non, mais il séduit la foule. ◊ 13 Toutefois personne ne parlait ouvertement de lui, par crainte des Juifs.
◊ 14 Mais, comme on était déjà au milieu de la fête, Jésus monta au temple, et il enseignait. ◊ 15 Les Juifs donc s’étonnaient, disant : Comment celui-ci connaît-il les lettres, vu qu’il ne [les] a point apprises ? ◊ 16 Jésus donc leur répondit et dit : Ma doctrine n’est pas mienne, mais de celui qui m’a envoyé. ◊ 17 Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra de la doctrine si elle est de Dieu, ou si moi je parle de par moi-même. ◊ 18 Celui qui parle de par lui-même cherche sa propre gloire ; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé, celui-là est vrai, et il n’y a point d’injustice en lui. ◊ 19 Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi ? Et nul d’entre vous n’observe la loi. Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir ? ◊ 20 La foule répondit et dit : Tu as un démon ; qui cherche à te faire mourir ? ◊ 21 Jésus répondit et leur dit : J’ai fait une œuvre, et vous vous étonnez tous. ◊ 22 C’est pourquoi Moïse vous a donné la circoncision (non qu’elle soit de Moïse, mais elle est des pères), et vous circoncisez un homme en un jour de sabbat. ◊ 23 Si un homme reçoit la circoncision en un jour de sabbat, afin que la loi de Moïse ne soit pas violée, êtes-vous irrités contre moi de ce que j’ai guéri un homme tout entier en un jour de sabbat ? ◊ 24 Ne jugez pas sur l’apparence, mais portez un jugement juste. ◊ 25 Quelques-uns donc de ceux de Jérusalem disaient : N’est-ce pas celui qu’ils cherchent à faire mourir ? ◊ 26 Et voici, il parle librement, et ils ne lui disent rien : les chefs auraient-ils vraiment reconnu que celui-ci est le Christ ? ◊ 27 Mais nous connaissons celui-ci, [et nous savons] d’où il est ; mais lorsque le Christ viendra, personne ne sait d’où il est. ◊ 28 Jésus donc criait dans le temple, enseignant et disant : Et vous me connaissez, et vous savez d’où je suis : et je ne suis pas venu de par moi-même, mais celui qui m’a envoyé est véritable, et vous ne le connaissez pas. ◊ 29 Moi, je le connais, car je viens de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. ◊ 30 Ils cherchaient donc à le prendre ; et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n’était pas encore venue. ◊ 31 Et plusieurs d’entre la foule crurent en lui, et disaient : Le Christ, quand il sera venu, fera-t-il plus de miracles que celui-ci n’en a fait ? ◊ 32 Les pharisiens entendirent la foule murmurant ces choses de lui ; et les pharisiens et les principaux sacrificateurs envoyèrent des huissiers pour le prendre. ◊ 33 Jésus donc dit : Je suis encore pour un peu de temps avec vous, et je m’en vais à celui qui m’a envoyé. ◊ 34 Vous me chercherez, et vous ne me trouverez pas ; et là où moi je serai, vous, vous ne pouvez venir. ◊ 35 Les Juifs donc dirent entre eux : Où celui-ci va-t-il aller que nous ne le trouverons pas ? Va-t-il aller à la dispersion [au milieu] des Grecs, et enseigner les Grecs ? ◊ 36 Quelle est cette parole qu’il a dite : Vous me chercherez, et vous ne me trouverez pas ; et là où moi je serai, vous, vous ne pouvez venir ?
◊ 37 Et en la dernière journée, la grande journée de la fête, Jésus se tint là et cria, disant : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. ◊ 38 Celui qui croit en moi, selon ce qu’a dit l’écriture, des fleuves d’eau vive couleront de son ventre. ◊ 39 (Or il disait cela de l’Esprit qu’allaient recevoir ceux qui croyaient en lui ; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié.) ◊ 40 Des gens de la foule donc, ayant entendu cette parole, disaient : Celui-ci est véritablement le prophète. ◊ 41 D’autres disaient : Celui-ci est le Christ. D’autres disaient : Le Christ vient-il donc de Galilée ? ◊ 42 L’écriture n’a-t-elle pas dit que le Christ vient de la semence de David et de la bourgade de Bethléhem, où était David ? ◊ 43 Il y eut donc de la division dans la foule à cause de lui. ◊ 44 Et quelques-uns d’entre eux voulaient le prendre ; mais personne ne mit les mains sur lui. ◊ 45 Les huissiers donc s’en vinrent vers les principaux sacrificateurs et les pharisiens ; et ceux-ci leur dirent : Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? ◊ 46 Les huissiers répondirent : Jamais homme ne parla comme cet homme. ◊ 47 Les pharisiens donc leur répondirent : Et vous aussi, êtes-vous séduits ? ◊ 48 Aucun d’entre les chefs ou d’entre les pharisiens, a-t-il cru en lui ? ◊ 49 Mais cette foule qui ne connaît pas la loi est maudite. ◊ 50 Nicodème, qui était l’un d’entre eux, leur dit : ◊ 51 Notre loi juge-t-elle l’homme avant de l’avoir entendu et d’avoir connu ce qu’il fait ? ◊ 52 Ils répondirent et lui dirent : Et toi, es-tu aussi de Galilée ? Enquiers-toi, et vois qu’un prophète n’est pas suscité de Galilée.
◊ 53 Et chacun s’en alla dans sa maison.
Jean
6 ◊ 1 Après ces choses Jésus s’en alla de l’autre côté de la mer de Galilée, [qui est la mer] de Tibérias. ◊ 2 Et une grande foule le suivit, parce qu’ils voyaient les miracles qu’il faisait sur ceux qui étaient malades. ◊ 3 Et Jésus monta sur la montagne, et s’assit là avec ses disciples. ◊ 4 Or la Pâque, la fête des Juifs, était proche. ◊ 5 Jésus donc, ayant levé les yeux, et voyant qu’une grande foule venait à lui, dit à Philippe : D’où achèterons-nous des pains, afin que ceux-ci mangent ? ◊ 6 Mais il disait cela pour l’éprouver, car lui savait ce qu’il allait faire. ◊ 7 Philippe lui répondit : Pour deux cents deniers de pain ne leur suffirait pas, pour que chacun en reçût quelque peu. ◊ 8 L’un de ses disciples, André, le frère de Simon Pierre, lui dit : ◊ 9 Il y a ici un petit garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons ; mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ? ◊ 10 Et Jésus dit : Faites asseoir les gens (or il y avait beaucoup d’herbe en ce lieu-là). Les hommes donc s’assirent, au nombre d’environ cinq mille. ◊ 11 Et Jésus prit les pains ; et ayant rendu grâces, il les distribua à ceux qui étaient assis ; de même aussi des poissons, autant qu’ils en voulaient. ◊ 12 Et après qu’ils furent rassasiés, il dit à ses disciples : Amassez les morceaux qui sont de reste, afin que rien ne soit perdu. ◊ 13 Ils les amassèrent donc et remplirent douze paniers des morceaux qui étaient de reste des cinq pains d’orge, lorsqu’ils eurent mangé. ◊ 14 Les hommes donc, ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient : Celui-ci est véritablement le prophète qui vient dans le monde. ◊ 15 Jésus donc, sachant qu’ils allaient venir et l’enlever afin de le faire roi, se retira encore sur la montagne, lui tout seul.
◊ 16 Et quand le soir fut venu, ses disciples descendirent à la mer. ◊ 17 Et étant montés sur une nacelle, ils allèrent de l’autre côté de la mer, à Capernaüm. Et il faisait déjà nuit, et Jésus n’était pas venu à eux. ◊ 18 Et la mer s’élevait par un grand vent qui soufflait. ◊ 19 Ayant donc ramé environ vingt-cinq ou trente stades, ils voient Jésus marchant sur la mer et s’approchant de la nacelle ; et ils furent saisis de peur. ◊ 20 Mais il leur dit : C’est moi, n’ayez point de peur. ◊ 21 Ils étaient donc tout disposés à le recevoir dans la nacelle ; et aussitôt la nacelle prit terre au lieu où ils allaient.
◊ 22 Le lendemain, la foule qui était de l’autre côté de la mer, voyant qu’il n’y avait point là d’autre petite nacelle que celle-là sur laquelle ses disciples étaient montés, et que Jésus n’était pas entré avec ses disciples dans la nacelle, mais que ses disciples s’en étaient allés seuls ◊ 23 (mais d’autres petites nacelles étaient venues de Tibérias, près du lieu où ils avaient mangé le pain, après que le Seigneur eut rendu grâces) ; ◊ 24 — lors donc que la foule vit que Jésus n’était point là, ni ses disciples, ils montèrent eux-mêmes sur les nacelles, et vinrent à Capernaüm, cherchant Jésus. ◊ 25 Et l’ayant trouvé de l’autre côté de la mer, ils lui dirent : Rabbi, quand es-tu venu ici ? ◊ 26 Jésus leur répondit et dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Vous me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés. ◊ 27 Travaillez, non point pour la viande qui périt, mais pour la viande qui demeure jusque dans la vie éternelle, laquelle le fils de l’homme vous donnera ; car c’est lui que le Père, Dieu, a scellé. ◊ 28 Ils lui dirent donc : Que ferons-nous pour faire les œuvres de Dieu ? ◊ 29 Jésus répondit et leur dit : C’est ici l’œuvre de Dieu, que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. ◊ 30 Ils lui dirent donc : Quel miracle fais-tu donc, toi, afin que nous le voyions, et que nous te croyions ? Quelle œuvre fais-tu ? ◊ 31 Nos pères ont mangé la manne au désert, ainsi qu’il est écrit : « Il leur a donné à manger du pain venant du ciel ». ◊ 32 Jésus donc leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Moïse ne vous a pas donné le pain qui vient du ciel, mais mon Père vous donne le véritable pain qui vient du ciel. ◊ 33 Car le pain de Dieu est celui qui descend du ciel, et qui donne la vie au monde. ◊ 34 Ils lui dirent donc : Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. ◊ 35 Et Jésus leur dit : Moi, je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; et celui qui croit en moi n’aura jamais soif. ◊ 36 Mais je vous ai dit qu’aussi vous m’avez vu, et vous ne croyez pas. ◊ 37 Tout ce que le Père me donne viendra à moi ; et je ne mettrai point dehors celui qui vient à moi ; ◊ 38 car je suis descendu du ciel, non pour faire ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. ◊ 39 Or c’est ici la volonté de celui qui m’a envoyé : que je ne perde rien de tout ce qu’il m’a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour. ◊ 40 Car c’est ici la volonté de mon Père : que quiconque discerne le Fils et croit en lui, ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. ◊ 41 Les Juifs donc murmuraient contre lui, parce qu’il avait dit : Moi, je suis le pain descendu du ciel ; ◊ 42 et ils disaient : N’est-ce pas ici Jésus, le fils de Joseph, duquel nous connaissons le père et la mère ? Comment donc celui-ci dit-il : Je suis descendu du ciel ? ◊ 43 Jésus donc répondit et leur dit : Ne murmurez pas entre vous. ◊ 44 Nul ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m’a envoyé ne le tire ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. ◊ 45 Il est écrit dans les prophètes : « Et ils seront tous enseignés de Dieu ». Quiconque a entendu le Père et a appris [de lui], vient à moi. ◊ 46 Non pas que quelqu’un ait vu le Père, sinon celui qui est de Dieu ; celui-là a vu le Père. ◊ 47 En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui croit [en moi], a la vie éternelle. ◊ 48 Moi, je suis le pain de vie. ◊ 49 Vos pères ont mangé la manne au désert, et sont morts ; ◊ 50 c’est ici le pain qui descend du ciel, afin que quelqu’un en mange et ne meure pas. ◊ 51 Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; or le pain aussi que moi je donnerai, c’est ma chair, laquelle moi je donnerai pour la vie du monde. ◊ 52 Les Juifs disputaient donc entre eux, disant : Comment celui-ci peut-il nous donner sa chair à manger ? ◊ 53 Jésus donc leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Si vous ne mangez la chair du fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’avez pas la vie en vous-mêmes. ◊ 54 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. ◊ 55 Car ma chair est en vérité un aliment, et mon sang est en vérité un breuvage. ◊ 56 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi et moi en lui. ◊ 57 Comme le Père [qui est] vivant m’a envoyé, et que moi, je vis à cause du Père, de même celui qui me mangera, celui-là aussi vivra à cause de moi. ◊ 58 C’est ici le pain qui est descendu du ciel, non pas comme les pères mangèrent et moururent : celui qui mangera ce pain vivra éternellement. ◊ 59 Il dit ces choses dans la synagogue, enseignant à Capernaüm.
◊ 60 Plusieurs donc de ses disciples, l’ayant entendu, dirent : Cette parole est dure ; qui peut l’ouïr ? ◊ 61 Et Jésus, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient là-dessus, leur dit : Ceci vous scandalise-t-il ? ◊ 62 Si donc vous voyez le fils de l’homme monter où il était auparavant… ? ◊ 63 C’est l’Esprit qui vivifie ; la chair ne profite de rien : les paroles que moi je vous ai dites sont esprit et sont vie ; ◊ 64 mais il y en a quelques-uns d’entre vous qui ne croient pas ; car Jésus savait, dès le commencement, qui étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait. ◊ 65 Et il dit : C’est pour cela que je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, à moins qu’il ne lui soit donné du Père. ◊ 66 Dès lors plusieurs de ses disciples se retirèrent ; et ils ne marchaient plus avec lui. ◊ 67 Jésus donc dit aux douze : Et vous, voulez-vous aussi vous en aller ? ◊ 68 Simon Pierre lui répondit : Seigneur, auprès de qui nous en irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ; ◊ 69 et nous, nous croyons et nous savons que toi, tu es le Saint de Dieu. ◊ 70 Jésus leur répondit : N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous, les douze, et l’un d’entre vous est un diable ? ◊ 71 Or il parlait de Judas Iscariote, [fils] de Simon ; car c’était lui qui allait le livrer, lui qui était l’un des douze.
Psaumes
119 ◊ 1 * Bienheureux ceux qui sont intègres dans leur voie, qui marchent dans la loi de l’Éternel.
◊ 2 Bienheureux ceux qui gardent ses témoignages, qui le cherchent de tout leur cœur,
◊ 3 Qui aussi ne font pas d’iniquité ; ils marchent dans ses voies.
◊ 4 Tu as commandé tes préceptes pour qu’on les garde soigneusement.
◊ 5 Oh, que mes voies fussent dressées, pour garder tes statuts !
◊ 6 Alors je ne serai pas honteux quand je regarderai à tous tes commandements.
◊ 7 Je te célébrerai d’un cœur droit, quand j’aurai appris les ordonnances de ta justice.
◊ 8 Je garderai tes statuts ; ne me délaisse pas tout à fait.
◊ 9 * Comment un jeune homme rendra-t-il pure sa voie ? Ce sera en y prenant garde selon ta parole.
◊ 10 Je t’ai cherché de tout mon cœur ; ne me laisse pas m’égarer de tes commandements.
◊ 11 J’ai caché ta parole dans mon cœur, afin que je ne pèche pas contre toi.
◊ 12 Éternel ! tu es béni ; enseigne-moi tes statuts.
◊ 13 J’ai raconté de mes lèvres toutes les ordonnances de ta bouche.
◊ 14 J’ai pris plaisir au chemin de tes témoignages, autant qu’à toutes les richesses.
◊ 15 Je méditerai tes préceptes et je regarderai à tes sentiers.
◊ 16 Je fais mes délices de tes statuts, je n’oublierai pas ta parole.
◊ 17 * Fais du bien à ton serviteur, [et] je vivrai et je garderai ta parole.
◊ 18 Ouvre mes yeux, et je verrai les merveilles qui sont dans ta loi.
◊ 19 Je suis étranger dans le pays ; ne me cache pas tes commandements.
◊ 20 Mon âme est brisée par l’ardent désir qu’elle a en tout temps pour tes ordonnances.
◊ 21 Tu as tancé les orgueilleux, les maudits, qui s’égarent de tes commandements.
◊ 22 Roule de dessus moi l’opprobre et le mépris ; car je garde tes témoignages.
◊ 23 Les princes même se sont assis [et] parlent contre moi ; ton serviteur médite tes statuts.
◊ 24 Tes témoignages sont aussi mes délices, les hommes de mon conseil.
◊ 25 * Mon âme est attachée à la poussière ; fais-moi vivre selon ta parole.
◊ 26 Je [t’]ai déclaré mes voies, et tu m’as répondu ; enseigne-moi tes statuts.
◊ 27 Fais-moi comprendre la voie de tes préceptes, et je méditerai sur tes merveilles.
◊ 28 Mon âme, de tristesse, se fond en larmes ; affermis-moi selon ta parole.
◊ 29 Éloigne de moi la voie du mensonge, et, dans ta grâce, donne-moi ta loi.
◊ 30 J’ai choisi la voie de la fidélité, j’ai placé [devant moi] tes jugements.
◊ 31 Je suis attaché à tes témoignages : Éternel ! ne me rends point honteux.
◊ 32 Je courrai dans la voie de tes commandements, quand tu auras mis mon cœur au large.
◊ 33 * Éternel ! enseigne-moi la voie de tes statuts, et je l’observerai jusqu’à la fin.
◊ 34 Donne-moi de l’intelligence, et j’observerai ta loi, et je la garderai de tout mon cœur.
◊ 35 Fais-moi marcher dans le chemin de tes commandements, car j’y prends plaisir.
◊ 36 Incline mon cœur à tes témoignages, et non point au gain.
◊ 37 Détourne mes yeux pour qu’ils ne regardent pas la vanité ; fais-moi vivre dans ta voie.
◊ 38 Confirme ta parole à ton serviteur, qui est [adonné] à ta crainte.
◊ 39 Détourne de moi l’opprobre que je crains ; car tes jugements sont bons.
◊ 40 Voici, j’ai ardemment désiré tes préceptes ; fais-moi vivre dans ta justice.
◊ 41 * Et que ta bonté vienne à moi, ô Éternel ! — ton salut, selon ta parole !
◊ 42 Et j’aurai de quoi répondre à celui qui m’outrage ; car je me suis confié en ta parole.
◊ 43 Et n’ôte pas entièrement de ma bouche la parole de la vérité ; car je me suis attendu à tes jugements.
◊ 44 Alors je garderai ta loi continuellement, à toujours et à perpétuité ;
◊ 45 Et je marcherai au large, car j’ai recherché tes préceptes ;
◊ 46 Et je parlerai de tes témoignages devant des rois, et je ne serai pas honteux ;
◊ 47 Et je trouverai mes délices en tes commandements que j’ai aimés ;
◊ 48 Et je lèverai mes mains vers tes commandements que j’ai aimés, et je méditerai tes statuts.
◊ 49 * Souviens-toi de ta parole à ton serviteur, à laquelle tu as fait que je me suis attendu.
◊ 50 C’est ici ma consolation dans mon affliction, que ta parole m’a fait vivre.
◊ 51 Les orgueilleux se sont moqués de moi excessivement : je n’ai pas dévié de ta loi ;
◊ 52 Je me suis souvenu de tes ordonnances de jadis, ô Éternel ! et je me suis consolé.
◊ 53 Une ardente indignation m’a saisi à cause des méchants qui abandonnent ta loi.
◊ 54 Tes statuts m’ont été des cantiques, dans la maison de mon pèlerinage.
◊ 55 Je me suis souvenu de ton nom pendant la nuit, ô Éternel ! et j’ai gardé ta loi.
◊ 56 Cela m’est arrivé, car j’ai observé tes préceptes.
◊ 57 * Ma part, ô Éternel ! je l’ai dit, c’est de garder tes paroles.
◊ 58 Je t’ai imploré de tout mon cœur : use de grâce envers moi selon ta parole.
◊ 59 J’ai pensé à mes voies, et j’ai tourné mes pieds vers tes témoignages.
◊ 60 Je me suis hâté, et je n’ai point différé de garder tes commandements.
◊ 61 Les cordes des méchants m’ont entouré : je n’ai pas oublié ta loi.
◊ 62 Je me lève à minuit pour te célébrer à cause des ordonnances de ta justice.
◊ 63 Je suis le compagnon de tous ceux qui te craignent, et de ceux qui gardent tes préceptes.
◊ 64 La terre, ô Éternel ! est pleine de ta bonté ; enseigne-moi tes statuts.
◊ 65 * Tu as fait du bien à ton serviteur, ô Éternel ! selon ta parole.
◊ 66 Enseigne-moi le bon sens et la connaissance ; car j’ai ajouté foi à tes commandements.
◊ 67 Avant que je fusse affligé, j’errais ; mais maintenant je garde ta parole.
◊ 68 Tu es bon et bienfaisant ; enseigne-moi tes statuts.
◊ 69 Les orgueilleux ont inventé contre moi des mensonges ; j’observerai tes préceptes de tout mon cœur.
◊ 70 Leur cœur est épaissi comme la graisse ; moi, je trouve mes délices en ta loi.
◊ 71 Il est bon pour moi que j’aie été affligé, afin que j’apprenne tes statuts.
◊ 72 La loi de ta bouche est meilleure pour moi que des milliers [de pièces] d’or et d’argent.
◊ 73 * Tes mains m’ont fait et façonné ; rends-moi intelligent, et j’apprendrai tes commandements.
◊ 74 Ceux qui te craignent me verront, et se réjouiront ; car je me suis attendu à ta parole.
◊ 75 Je sais, ô Éternel ! que tes jugements sont justice, et que c’est en fidélité que tu m’as affligé.
◊ 76 Que ta bonté, je te prie, soit ma consolation, selon ta parole à ton serviteur.
◊ 77 Que tes compassions viennent sur moi, et je vivrai ; car ta loi fait mes délices.
◊ 78 Que les orgueilleux soient couverts de honte, car sans cause ils ont agi perversement envers moi ; moi, je médite tes préceptes.
◊ 79 Que ceux qui te craignent se tournent vers moi, et ceux qui connaissent tes témoignages.
◊ 80 Que mon cœur soit intègre dans tes statuts, afin que je ne sois pas honteux.
◊ 81 * Mon âme languit après ton salut ; je m’attends à ta parole.
◊ 82 Mes yeux languissent après ta parole ; et j’ai dit : Quand me consoleras-tu ?
◊ 83 Car je suis devenu comme une outre mise à la fumée ; je n’oublie pas tes statuts.
◊ 84 Combien [dureront] les jours de ton serviteur ? Quand exécuteras-tu le jugement contre ceux qui me persécutent ?
◊ 85 Les orgueilleux ont creusé pour moi des fosses, ce qui n’est pas selon ta loi.
◊ 86 Tous tes commandements sont fidélité. On me persécute sans cause ; aide-moi !
◊ 87 Peu s’en est fallu qu’ils ne m’eussent consumé sur la terre ; mais moi, je n’ai pas abandonné tes préceptes.
◊ 88 Selon ta bonté, fais-moi vivre, et je garderai le témoignage de ta bouche.
◊ 89 * Éternel ! ta parole est établie à toujours dans les cieux.
◊ 90 Ta fidélité est de génération en génération. Tu as établi la terre, et elle demeure ferme.
◊ 91 Selon tes ordonnances, [ces choses] demeurent fermes aujourd’hui ; car toutes choses te servent.
◊ 92 Si ta loi n’eût fait mes délices, j’eusse péri dans mon affliction.
◊ 93 Jamais je n’oublierai tes préceptes, car par eux tu m’as fait vivre.
◊ 94 Je suis à toi, sauve-moi ; car j’ai recherché tes préceptes.
◊ 95 Les méchants m’attendent pour me faire périr ; [mais] je suis attentif à tes témoignages.
◊ 96 J’ai vu la fin de toute perfection ; ton commandement est fort étendu.
◊ 97 * Combien j’aime ta loi ! tout le jour je la médite.
◊ 98 Tes commandements m’ont rendu plus sage que mes ennemis, car ils sont toujours avec moi.
◊ 99 J’ai plus d’intelligence que tous ceux qui m’enseignent, parce que je médite tes préceptes.
◊ 100 J’ai plus de sens que les anciens, parce que j’observe tes préceptes.
◊ 101 J’ai gardé mes pieds de toute mauvaise voie, afin que je garde ta parole.
◊ 102 Je ne me suis pas détourné de tes ordonnances, car c’est toi qui m’as instruit.
◊ 103 Que tes paroles ont été douces à mon palais, plus que le miel à ma bouche !
◊ 104 Par tes préceptes je suis devenu intelligent ; c’est pourquoi je hais toute voie de mensonge.
◊ 105 * Ta parole est une lampe à mon pied, et une lumière à mon sentier.
◊ 106 J’ai juré, et je le tiendrai, de garder les ordonnances de ta justice.
◊ 107 Je suis extrêmement affligé, ô Éternel ! fais-moi vivre selon ta parole !
◊ 108 Agrée, je te prie, ô Éternel ! les offrandes volontaires de ma bouche, et enseigne-moi tes ordonnances.
◊ 109 Ma vie est continuellement dans ma main, mais je n’oublie pas ta loi.
◊ 110 Les méchants m’ont tendu un piège ; mais je ne me suis pas égaré de tes préceptes.
◊ 111 Tes témoignages me sont un héritage à toujours ; car ils sont la joie de mon cœur.
◊ 112 J’ai incliné mon cœur à pratiquer tes statuts, à toujours, jusqu’à la fin.
◊ 113 * J’ai eu en haine ceux qui sont doubles de cœur, mais j’aime ta loi.
◊ 114 Tu es mon asile et mon bouclier ; je me suis attendu à ta parole.
◊ 115 Retirez-vous de moi, vous qui faites le mal, et j’observerai les commandements de mon Dieu.
◊ 116 Soutiens-moi selon ta parole, et je vivrai ; et ne me laisse pas être confus en mon espérance.
◊ 117 Soutiens-moi, et je serai sauvé, et je regarderai continuellement tes statuts.
◊ 118 Tu as rejeté tous ceux qui s’égarent de tes statuts ; car leur tromperie n’est que mensonge.
◊ 119 Tu ôtes tous les méchants de la terre, comme des scories ; c’est pourquoi j’aime tes témoignages.
◊ 120 Ma chair frissonne de la frayeur que j’ai de toi, et j’ai craint à cause de tes jugements.
◊ 121 * J’ai pratiqué le jugement et la justice ; ne m’abandonne pas à mes oppresseurs.
◊ 122 Sois le garant de ton serviteur pour [son] bien ; que les orgueilleux ne m’oppriment pas.
◊ 123 Mes yeux languissent après ton salut et la parole de ta justice.
◊ 124 Agis envers ton serviteur selon ta bonté, et enseigne-moi tes statuts.
◊ 125 Je suis ton serviteur ; rends-moi intelligent, et je connaîtrai tes témoignages.
◊ 126 Il est temps que l’Éternel agisse : ils ont annulé ta loi.
◊ 127 C’est pourquoi j’aime tes commandements plus que l’or, et que l’or épuré.
◊ 128 C’est pourquoi j’estime droits tous [tes] préceptes, à l’égard de toutes choses ; je hais toute voie de mensonge.
◊ 129 * Tes témoignages sont merveilleux ; c’est pourquoi mon âme les observe.
◊ 130 L’entrée de tes paroles illumine, donnant de l’intelligence aux simples.
◊ 131 J’ai ouvert ma bouche, et j’ai soupiré ; car j’ai un ardent désir de tes commandements.
◊ 132 Tourne-toi vers moi et use de grâce envers moi, selon ta coutume envers ceux qui aiment ton nom.
◊ 133 Affermis mes pas dans ta parole, et qu’aucune iniquité ne domine en moi.
◊ 134 Rachète-moi de l’oppression de l’homme, et je garderai tes préceptes.
◊ 135 Fais luire ta face sur ton serviteur, et enseigne-moi tes statuts.
◊ 136 Des ruisseaux d’eau coulent de mes yeux, parce qu’on ne garde pas ta loi.
◊ 137 * Tu es juste, ô Éternel ! et droit dans tes jugements.
◊ 138 Tu as commandé la justice de tes témoignages, et la fidélité, strictement.
◊ 139 Mon zèle m’a dévoré ; car mes oppresseurs ont oublié tes paroles.
◊ 140 Ta parole est bien affinée, et ton serviteur l’aime.
◊ 141 Je suis petit et méprisé ; je n’ai pas oublié tes préceptes.
◊ 142 Ta justice est une justice à toujours, et ta loi est vérité.
◊ 143 La détresse et l’angoisse m’avaient atteint ; tes commandements sont mes délices.
◊ 144 La justice de tes témoignages est à toujours ; donne-moi de l’intelligence, et je vivrai.
◊ 145 * J’ai crié de tout mon cœur ; réponds-moi, Éternel ! j’observerai tes statuts.
◊ 146 Je t’invoque : sauve-moi ! et je garderai tes témoignages.
◊ 147 J’ai devancé le crépuscule, et j’ai crié ; je me suis attendu à ta parole.
◊ 148 Mes yeux ont devancé les veilles de la nuit pour méditer ta parole.
◊ 149 Écoute ma voix, selon ta bonté, ô Éternel ! Fais-moi vivre selon ton ordonnance.
◊ 150 Ceux qui poursuivent la méchanceté se sont approchés de moi ; ils s’éloignent de ta loi.
◊ 151 Éternel ! tu es proche ; et tous tes commandements sont vérité.
◊ 152 Dès longtemps j’ai connu, d’après tes témoignages, que tu les as fondés pour toujours.
◊ 153 * Vois mon affliction, et délivre-moi ! Car je n’ai pas oublié ta loi.
◊ 154 Prends en main ma cause, et rachète-moi ! Fais-moi vivre selon ta parole.
◊ 155 Le salut est loin des méchants, car ils ne recherchent pas tes statuts.
◊ 156 Tes compassions sont en grand nombre, ô Éternel ! — fais-moi vivre selon tes ordonnances.
◊ 157 Mes persécuteurs et mes oppresseurs sont en grand nombre ; je n’ai point dévié de tes témoignages.
◊ 158 J’ai vu les perfides, et j’en ai eu horreur, parce qu’ils ne gardaient pas ta parole.
◊ 159 Considère que j’ai aimé tes préceptes ; Éternel ! fais-moi vivre selon ta bonté.
◊ 160 La somme de ta parole est [la] vérité, et toute ordonnance de ta justice est pour toujours.
◊ 161 * Des princes m’ont persécuté sans cause ; mais mon cœur a eu peur de ta parole.
◊ 162 J’ai de la joie en ta parole, comme un [homme] qui trouve un grand butin.
◊ 163 Je hais, et j’ai en horreur le mensonge ; j’aime ta loi.
◊ 164 Sept fois le jour je te loue, à cause des ordonnances de ta justice.
◊ 165 Grande est la paix de ceux qui aiment ta loi ; et pour eux il n’y a pas de chute.
◊ 166 J’ai espéré en ton salut, ô Éternel ! et j’ai pratiqué tes commandements.
◊ 167 Mon âme a gardé tes témoignages, et je les aime beaucoup.
◊ 168 J’ai gardé tes préceptes et tes témoignages ; car toutes mes voies sont devant toi.
◊ 169 * Que mon cri parvienne devant toi, ô Éternel ! Rends-moi intelligent, selon ta parole !
◊ 170 Que ma supplication vienne devant toi ; délivre-moi selon ta parole !
◊ 171 Mes lèvres publieront [ta] louange, quand tu m’auras enseigné tes statuts.
◊ 172 Ma langue parlera haut de ta parole ; car tous tes commandements sont justice.
◊ 173 Ta main me sera pour secours, car j’ai choisi tes préceptes.
◊ 174 J’ai ardemment désiré ton salut, ô Éternel ! et ta loi est mes délices.
◊ 175 Que mon âme vive, et elle te louera ; et fais que tes ordonnances me soient en aide !
◊ 176 J’ai erré comme une brebis qui périt : cherche ton serviteur, car je n’ai pas oublié tes commandements.
Habakuk
2 ◊ 1 * Je me placerai en observation et je me tiendrai sur la tour, et je veillerai pour voir ce qu’il me dira, et ce que je répliquerai quand il contestera avec moi.
◊ 2 Et l’Éternel me répondit et dit : Écris la vision et grave-la sur des tablettes, afin que celui qui la lit puisse courir. ◊ 3 Car la vision est encore pour un temps déterminé, et elle parle de la fin, et ne mentira pas. Si elle tarde, attends-la, car elle viendra sûrement, elle ne sera pas différée. ◊ 4 Voici, son âme enflée d’orgueil n’est pas droite en lui ; mais le juste vivra par sa foi. ◊ 5 Et bien plus, le vin est perfide ; [cet] homme est arrogant et ne se tient pas tranquille, lui qui élargit son désir comme le shéol, et est comme la mort, et ne peut être rassasié ; et il rassemble vers lui toutes les nations, et recueille vers lui tous les peuples. ◊ 6 Tous ceux-ci ne proféreront-ils pas sur lui un proverbe, et une allégorie [et] des énigmes contre lui ? Et ils diront : Malheur à qui accumule ce qui n’est pas à lui :… jusques à quand ? — et qui se charge d’un fardeau de gages ! ◊ 7 Ne se lèveront-ils pas subitement, ceux qui te mordront ? et ne s’éveilleront-ils pas, ceux qui te tourmenteront ? et tu seras leur proie. ◊ 8 Car tu as pillé beaucoup de nations, [et] tout le reste des peuples te pillera, à cause du sang des hommes et de la violence [faite] au pays, à la ville, et à tous ceux qui y habitent.
◊ 9 Malheur à qui fait un gain inique pour sa maison, afin de placer haut son nid, pour échapper à la main du malheur. ◊ 10 Tu as pris conseil pour [couvrir de] honte ta maison, pour détruire beaucoup de peuples, et tu as péché contre ta propre âme. ◊ 11 Car de la muraille, la pierre crie, et de la charpente, le chevron répond ! ◊ 12 Malheur à celui qui bâtit une ville avec du sang et qui établit une cité sur l’iniquité ! ◊ 13 Voici, n’est-ce pas de par l’Éternel des armées que les peuples travaillent pour le feu, et que les peuplades se lassent pour néant ? ◊ 14 Car la terre sera pleine de la connaissance de la gloire de l’Éternel, comme les eaux couvrent [le fond de] la mer. ◊ 15 Malheur à celui qui donne à boire à son prochain, — à toi qui verses ton outre, et qui aussi enivres, afin que tu regardes leur nudité ! ◊ 16 Tu t’es rassasié d’ignominie plus que de gloire ; bois, toi aussi, et découvre ton incirconcision ! La coupe de la droite de l’Éternel s’est tournée vers toi, et il y aura un honteux vomissement sur ta gloire. ◊ 17 Car la violence [faite] au Liban te couvrira, et la destruction qui effraya les bêtes, à cause du sang des hommes, et de la violence [faite] au pays, à la ville et à tous ceux qui y habitent. ◊ 18 De quel profit est l’image taillée, que l’ouvrier l’ait taillée ? [À quoi sert] l’image de fonte, enseignant le mensonge, pour que l’ouvrier se confie en sa propre œuvre pour faire des idoles muettes ? ◊ 19 Malheur à celui qui dit au bois : Réveille-toi ! — à la pierre muette : Lève-toi ! Elle, elle enseignerait ? Voici, elle est plaquée d’or et d’argent, et il n’y a aucun souffle au-dedans d’elle. ◊ 20 L’Éternel est dans le palais de sa sainteté :… que toute la terre fasse silence devant lui !
Actes
11 ◊ 1 Or les apôtres et les frères qui étaient en Judée apprirent que les nations aussi avaient reçu la parole de Dieu. ◊ 2 Et quand Pierre fut monté à Jérusalem, ceux de la circoncision disputaient avec lui, disant : ◊ 3 Tu es entré chez des hommes incirconcis, et tu as mangé avec eux. ◊ 4 Mais Pierre se mit à leur exposer [les choses] par ordre, disant : ◊ 5 J’étais en prière dans la ville de Joppé, et je vis dans une extase une vision, [savoir] un vase descendant comme une grande toile dévalée du ciel par les quatre coins ; et elle vint jusqu’à moi ; ◊ 6 et y ayant jeté les yeux, je considérais, et je vis les quadrupèdes de la terre, et les bêtes sauvages, et les reptiles, et les oiseaux du ciel ; ◊ 7 et j’ouïs aussi une voix qui me dit : Lève-toi, Pierre, tue et mange. ◊ 8 Et je dis : Non point, Seigneur ; car jamais chose impure ou immonde n’entra dans ma bouche. ◊ 9 Et une voix répondit pour la seconde fois du ciel : Ce que Dieu a purifié, toi, ne le tiens pas pour impur. ◊ 10 Et cela eut lieu par trois fois, et tout fut de nouveau retiré dans le ciel. ◊ 11 Et voici, aussitôt, trois hommes qui avaient été envoyés de Césarée vers moi, se trouvèrent devant la maison où j’étais. ◊ 12 Et l’Esprit me dit d’aller avec eux sans hésiter ; et les six frères que voici vinrent avec moi, et nous entrâmes dans la maison de cet homme. ◊ 13 Et il nous raconta comment il avait vu dans sa maison l’ange qui, se tenant là, lui avait dit : Envoie à Joppé, et fais venir Simon qui est surnommé Pierre, ◊ 14 qui te dira des choses par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison. ◊ 15 Et comme je commençais à parler, l’Esprit Saint tomba sur eux, comme aussi [il est tombé] sur nous au commencement. ◊ 16 Et je me souvins de la parole du Seigneur, comment il a dit : Jean a baptisé avec de l’eau, mais vous, vous serez baptisés de l’Esprit Saint. ◊ 17 Si donc Dieu leur a fait le même don qu’à nous qui avons cru au seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour pouvoir l’interdire à Dieu ? ◊ 18 Et ayant ouï ces choses, ils se turent, et glorifièrent Dieu disant : Dieu a donc en effet donné aux nations la repentance pour la vie !
◊ 19 Ceux donc qui avaient été dispersés par la tribulation qui arriva à l’occasion d’Étienne, passèrent jusqu’en Phénicie, et à Chypre, et à Antioche, n’annonçant la parole à personne, si ce n’est à des Juifs seulement. ◊ 20 Mais quelques-uns d’entre eux étaient des Cypriotes et des Cyrénéens, qui, étant venus à Antioche, parlaient aussi aux Grecs, annonçant le seigneur Jésus ; ◊ 21 et la main du Seigneur était avec eux ; et un grand nombre, ayant cru, se tournèrent vers le Seigneur. ◊ 22 Et le bruit en vint aux oreilles de l’assemblée qui était à Jérusalem ; et ils envoyèrent Barnabas pour passer jusqu’à Antioche ; ◊ 23 lequel, y étant arrivé et ayant vu la grâce de Dieu, se réjouit ; et il les exhortait tous à demeurer [attachés] au Seigneur de tout leur cœur, ◊ 24 car il était homme de bien et plein de l’Esprit Saint et de foi ; et une grande foule fut ajoutée au Seigneur. ◊ 25 Et il s’en alla à Tarse, pour chercher Saul ; ◊ 26 et l’ayant trouvé, il le mena à Antioche. Et il leur arriva que, pendant un an tout entier, ils se réunirent dans l’assemblée et enseignèrent une grande foule, — et que ce fut à Antioche premièrement que les disciples furent nommés chrétiens.
◊ 27 Or en ces jours-là, des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche. ◊ 28 Et l’un d’entre eux, nommé Agabus, se leva et déclara par l’Esprit, qu’une grande famine aurait lieu dans toute la terre habitée, laquelle aussi eut lieu sous Claude. ◊ 29 Et les disciples, chacun selon ses ressources, déterminèrent d’envoyer quelque chose pour le service des frères qui demeuraient en Judée : ◊ 30 ce qu’ils firent aussi, l’envoyant aux anciens par les mains de Barnabas et de Saul.
Matthieu
4 ◊ 1 Alors Jésus fut emmené dans le désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. ◊ 2 Et ayant jeûné quarante jours et quarante nuits, après cela il eut faim. ◊ 3 Et le tentateur, s’approchant de lui, dit : Si tu es Fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains. ◊ 4 Mais lui, répondant, dit : Il est écrit : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ».
◊ 5 Alors le diable le transporte dans la ville sainte, et le place sur le faîte du temple, ◊ 6 et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas, car il est écrit : « Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, et ils te porteront sur [leurs] mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre une pierre ». ◊ 7 Jésus lui dit : Il est encore écrit : « Tu ne tenteras pas le *Seigneur ton Dieu ».
◊ 8 Le diable le transporte encore sur une fort haute montagne, et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire, ◊ 9 et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si, te prosternant, tu me rends hommage. ◊ 10 Alors Jésus lui dit : Va-t’en, Satan, car il est écrit : « Tu rendras hommage au *Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui seul ».
◊ 11 Alors le diable le laisse : et voici, des anges s’approchèrent et le servirent.
◊ 12 Or, ayant ouï dire que Jean avait été livré, il se retira en Galilée ; ◊ 13 et ayant quitté Nazareth, il alla demeurer à Capernaüm, qui est au bord de la mer, sur les confins de Zabulon et de Nephthali, ◊ 14 afin que fût accompli ce qui avait été dit par Ésaïe le prophète, disant : ◊ 15 « Terre de Zabulon, et terre de Nephthali, chemin de la mer au-delà du Jourdain, Galilée des nations : ◊ 16 le peuple assis dans les ténèbres a vu une grande lumière ; et sur ceux qui sont assis dans la région et dans l’ombre de la mort, la lumière s’est levée ». ◊ 17 Dès lors Jésus commença à prêcher et à dire : Repentez-vous, car le royaume des cieux s’est approché.
◊ 18 Et comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon appelé Pierre, et André son frère, qui jetaient un filet dans la mer, car ils étaient pêcheurs ; ◊ 19 et il leur dit : Venez après moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. ◊ 20 Et eux aussitôt, ayant laissé leurs filets, le suivirent. ◊ 21 Et, passant de là plus avant, il vit deux autres frères, Jacques le [fils] de Zébédée, et Jean son frère, dans la nacelle avec Zébédée leur père, raccommodant leurs filets, et il les appela ; ◊ 22 et eux aussitôt, ayant quitté la nacelle et leur père, le suivirent.
◊ 23 Et Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans leurs synagogues, et prêchant l’évangile du royaume, et guérissant toute sorte de maladies et toute sorte de langueurs parmi le peuple. ◊ 24 Et sa renommée se répandit dans toute la Syrie ; et on lui amena tous ceux qui se portaient mal, qui étaient affligés de diverses maladies et de divers tourments, et des démoniaques, et des lunatiques, et des paralytiques, et il les guérit. ◊ 25 Et de grandes foules le suivirent de la Galilée, et de Décapolis, et de Jérusalem, et de Judée, et de par-delà le Jourdain.
Malachie
4 ◊ 1 Car voici, le jour vient, brûlant comme un four ; et tous les orgueilleux, et tous ceux qui pratiquent la méchanceté seront du chaume, et le jour qui vient les brûlera, dit l’Éternel des armées, de manière à ne leur laisser ni racine, ni branche. ◊ 2 Et pour vous qui craignez mon nom, se lèvera le soleil de justice ; et la guérison sera dans ses ailes ; et vous sortirez, et vous prospérerez comme des veaux à l’engrais. ◊ 3 Et vous foulerez les méchants, car ils seront de la cendre sous la plante de vos pieds, au jour que je ferai, dit l’Éternel des armées.
◊ 4 Souvenez-vous de la loi de Moïse, mon serviteur, que je lui commandai en Horeb pour tout Israël, — des statuts et des ordonnances. ◊ 5 Voici, je vous envoie Élie, le prophète, avant que vienne le grand et terrible jour de l’Éternel. ◊ 6 Et il fera retourner le cœur des pères vers les fils, et le cœur des fils vers leurs pères, de peur que je ne vienne et ne frappe le pays de malédiction.
Actes
17 ◊ 1 Et ayant traversé Amphipolis et Apollonie, ils vinrent à Thessalonique, où était la synagogue des Juifs. ◊ 2 Et selon sa coutume, Paul entra vers eux, et, pendant trois sabbats, il discourut avec eux d’après les écritures, ◊ 3 expliquant et exposant qu’il fallait que le Christ souffrît et qu’il ressuscitât d’entre les morts ; — et [disant], que celui-ci, Jésus, que moi je vous annonce, est le Christ. ◊ 4 Et quelques-uns d’entre eux furent persuadés et se joignirent à Paul et à Silas, et une grande multitude de Grecs qui servaient [Dieu], et des femmes de premier rang en assez grand nombre.
◊ 5 Mais les Juifs, pleins de jalousie, ayant pris quelques méchants hommes de la populace, et ayant fait un amas de peuple, troublèrent la ville, et ayant assailli la maison de Jason, ils cherchèrent Paul et Silas pour les amener au peuple. ◊ 6 Mais ne les ayant pas trouvés, ils traînèrent Jason et quelques frères devant les magistrats de la ville, en criant : Ces gens qui ont bouleversé la terre habitée, sont aussi venus ici ; ◊ 7 et Jason les a reçus chez lui, et ils contreviennent tous aux ordonnances de César, disant qu’il y a un autre roi, Jésus. ◊ 8 Et la foule et les magistrats de la ville, qui entendaient ces choses, furent troublés. ◊ 9 Et après avoir reçu caution de Jason et des autres, ils les relâchèrent.
◊ 10 Et aussitôt les frères envoyèrent Paul et Silas, de nuit, à Bérée, lesquels étant arrivés, entrèrent dans la synagogue des Juifs. ◊ 11 Or ceux-ci étaient plus nobles que ceux de Thessalonique ; et ils reçurent la parole avec toute bonne volonté, examinant chaque jour les écritures [pour voir] si les choses étaient ainsi. ◊ 12 Plusieurs donc d’entre eux crurent, et des femmes grecques de qualité et des hommes aussi, en assez grand nombre. ◊ 13 Mais quand les Juifs de Thessalonique surent que la parole de Dieu était aussi annoncée par Paul à Bérée, ils y vinrent aussi, agitant les foules. ◊ 14 Mais alors les frères renvoyèrent aussitôt Paul, comme pour aller à la mer ; mais Silas et Timothée demeurèrent encore là. ◊ 15 Et ceux qui conduisaient Paul le menèrent jusqu’à Athènes ; et après avoir reçu pour Silas et pour Timothée l’ordre de le rejoindre au plus tôt, ils partirent.
◊ 16 Et comme Paul les attendait à Athènes, son esprit était excité au-dedans de lui, en voyant la ville remplie d’idoles. ◊ 17 Il discourait donc dans la synagogue avec les Juifs et avec ceux qui servaient [Dieu], et tous les jours sur la place publique avec ceux qui s’y rencontraient. ◊ 18 Et quelques-uns aussi des philosophes épicuriens et des philosophes stoïciens s’en prirent à lui ; et les uns disaient : Que veut dire ce discoureur ? et d’autres : Il semble annoncer des divinités étrangères ; parce qu’il leur annonçait Jésus et la résurrection.
◊ 19 Et l’ayant pris, ils le menèrent à l’Aréopage, disant : Pourrions-nous savoir quelle est cette nouvelle doctrine dont tu parles ? ◊ 20 car tu nous fais entendre certaines choses étranges ; nous voudrions donc savoir ce que veulent dire ces choses. ◊ 21 Or tous les Athéniens et les étrangers séjournant [à Athènes], ne passaient leur temps à autre chose qu’à dire ou à ouïr quelque nouvelle.
◊ 22 Mais Paul, se tenant au milieu de l’Aréopage, dit : Hommes athéniens, je vois qu’en toutes choses vous êtes voués au culte des démons ; ◊ 23 car, en passant et en contemplant les objets de votre culte, j’ai trouvé aussi un autel sur lequel était inscrit : Au dieu inconnu ! Celui donc que vous honorez sans le connaître, c’est celui que moi je vous annonce. ◊ 24 Le Dieu qui a fait le monde et toutes les choses qui y sont, lui qui est le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite pas dans des temples faits de main ; ◊ 25 et il n’est pas servi par des mains d’hommes, comme s’il avait besoin de quelque chose, lui qui donne à tous la vie et la respiration et toutes choses ; ◊ 26 et il a fait d’un seul sang toutes les races des hommes pour habiter sur toute la face de la terre, ayant déterminé les temps ordonnés et les bornes de leur habitation, ◊ 27 pour qu’ils cherchent Dieu, s’ils pourraient en quelque sorte le toucher en tâtonnant et le trouver, quoiqu’il ne soit pas loin de chacun de nous ; ◊ 28 car en lui nous vivons et nous nous mouvons et nous sommes, comme aussi quelques-uns de vos poètes ont dit : « Car aussi nous sommes sa race ». ◊ 29 Étant donc la race de Dieu, nous ne devons pas penser que la divinité soit semblable à de l’or, ou à de l’argent, ou à de la pierre, à une œuvre sculptée de l’art et de l’imagination de l’homme. ◊ 30 Dieu donc, ayant passé par-dessus les temps de l’ignorance, ordonne maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent ; ◊ 31 parce qu’il a établi un jour auquel il doit juger en justice la terre habitée, par l’homme qu’il a destiné [à cela], de quoi il a donné une preuve certaine à tous, l’ayant ressuscité d’entre les morts.
◊ 32 Mais quand ils ouïrent parler de la résurrection des morts, les uns s’en moquaient, et les autres disaient : Nous t’entendrons encore sur ce sujet. ◊ 33 Ainsi Paul sortit du milieu d’eux. ◊ 34 Mais quelques hommes se joignirent à lui et crurent, entre lesquels aussi était Denys, l’Aréopagite, et une femme nommée Damaris, et d’autres avec eux.
Jude
1 ◊ 1 Jude, esclave de Jésus Christ et frère de Jacques, aux appelés, bien-aimés en Dieu le Père, et conservés en Jésus Christ : ◊ 2 Que la miséricorde, et la paix, et l’amour vous soient multipliés !
◊ 3 Bien-aimés, quand j’usais de toute diligence pour vous écrire de notre commun salut, je me suis trouvé dans la nécessité de vous écrire afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a été une fois enseignée aux saints ; ◊ 4 car certains hommes se sont glissés [parmi les fidèles], inscrits jadis à l’avance pour ce jugement, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient notre seul maître et seigneur, Jésus Christ.
◊ 5 Or je désire vous rappeler, à vous qui une fois saviez tout, que le Seigneur, ayant délivré le peuple du pays d’Égypte, a détruit ensuite ceux qui n’ont pas cru ; ◊ 6 — et qu’il a réservé dans des liens éternels, sous l’obscurité, pour le jugement du grand jour, les anges qui n’ont pas gardé leur origine, mais qui ont abandonné leur propre demeure ; ◊ 7 comme Sodome et Gomorrhe, et les villes d’alentour, s’étant abandonnées à la fornication de la même manière que ceux-là, et étant allées après une autre chair, sont là comme exemple, subissant la peine d’un feu éternel. ◊ 8 De la même manière cependant, ces rêveurs aussi souillent la chair, et méprisent la domination, et injurient les dignités. ◊ 9 Mais Michel l’archange, quand, discutant avec le diable, il contestait touchant le corps de Moïse, n’osa pas proférer de jugement injurieux contre [lui] ; mais il dit : Que le *Seigneur te censure ! ◊ 10 Mais ceux-ci, ils injurient tout ce qu’ils ne connaissent pas, et se corrompent dans tout ce qu’ils comprennent naturellement comme des bêtes sans raison. ◊ 11 Malheur à eux, car ils ont marché dans le chemin de Caïn, et se sont abandonnés à l’erreur de Balaam pour une récompense, et ont péri dans la contradiction de Coré. ◊ 12 Ceux-ci, ils sont des taches dans vos agapes, faisant des festins avec vous sans crainte, se repaissant eux-mêmes : nuées sans eau, emportées par les vents ; arbres d’automne, sans fruit, deux fois morts, déracinés ; ◊ 13 vagues impétueuses de la mer, jetant l’écume de leurs infamies ; étoiles errantes, à qui l’obscurité des ténèbres est réservée pour toujours. ◊ 14 Or Énoch aussi, le septième depuis Adam, a prophétisé de ceux-ci, en disant : Voici, le Seigneur est venu au milieu de ses saintes myriades, ◊ 15 pour exécuter le jugement contre tous, et pour convaincre tous les impies d’entre eux de toutes leurs œuvres d’impiété qu’ils ont impiement commises et de toutes les [paroles] dures que les pécheurs impies ont proférées contre lui. ◊ 16 Ceux-ci, ils sont des murmurateurs, se plaignant de leur sort, marchant selon leurs propres convoitises (tandis que leur bouche prononce d’orgueilleux discours), et admirant les hommes en vue de [leur propre] profit.
◊ 17 Mais vous, bien-aimés, souvenez-vous des paroles qui ont été dites auparavant par les apôtres de notre seigneur Jésus Christ, ◊ 18 comment ils vous disaient que, à la fin du temps, il y aurait des moqueurs, marchant selon leurs propres convoitises d’impiétés ; ◊ 19 ceux-ci sont ceux qui se séparent [eux-mêmes], des hommes naturels, n’ayant pas l’Esprit. ◊ 20 Mais vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, priant par le Saint Esprit, ◊ 21 conservez-vous dans l’amour de Dieu, attendant la miséricorde de notre seigneur Jésus Christ pour la vie éternelle ; ◊ 22 et les uns qui contestent, reprenez-les ; ◊ 23 les autres sauvez-les avec crainte, les arrachant hors du feu, haïssant même le vêtement souillé par la chair.
◊ 24 Or, à celui qui a le pouvoir de vous garder sans que vous bronchiez et de vous placer irréprochables devant sa gloire avec abondance de joie, ◊ 25 — au seul Dieu, notre Sauveur, par notre seigneur Jésus Christ, gloire, majesté, force et pouvoir, dès avant tout siècle, et maintenant, et pour tous les siècles ! Amen.
Galates
3 ◊ 1 Ô Galates insensés, qui vous a ensorcelés, vous devant les yeux de qui Jésus Christ a été dépeint, crucifié [au milieu de vous] ? ◊ 2 Je voudrais seulement apprendre ceci de vous : avez-vous reçu l’Esprit sur le principe des œuvres de loi, ou de l’ouïe de [la] foi ? ◊ 3 Êtes-vous si insensés ? Ayant commencé par l’Esprit, achèveriez-vous maintenant par la chair ? ◊ 4 Avez-vous tant souffert en vain, si toutefois c’est en vain ? ◊ 5 Celui donc qui vous fournit l’Esprit et qui opère des miracles au milieu de vous, [le fait-il] sur le principe des œuvres de loi, ou de l’ouïe de [la] foi ? ◊ 6 comme Abraham a cru Dieu, et cela lui fut compté à justice. ◊ 7 Sachez donc que ceux qui sont sur le principe de [la] foi, ceux-là sont fils d’Abraham. ◊ 8 Or l’écriture, prévoyant que Dieu justifierait les nations sur le principe de [la] foi, a d’avance annoncé la bonne nouvelle à Abraham : « En toi toutes les nations seront bénies ». ◊ 9 De sorte que ceux qui sont sur le principe de [la] foi sont bénis avec le croyant Abraham. ◊ 10 Car tous ceux qui sont sur le principe des œuvres de loi sont sous malédiction ; car il est écrit : « Maudit est quiconque ne persévère pas dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi pour les faire ». ◊ 11 Or que par [la] loi personne ne soit justifié devant Dieu, cela est évident, parce que : « Le juste vivra de foi ». ◊ 12 Mais la loi n’est pas sur le principe de [la] foi, mais : « Celui qui aura fait ces choses vivra par elles ». ◊ 13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous (car il est écrit : « Maudit est quiconque est pendu au bois »), ◊ 14 afin que la bénédiction d’Abraham parvînt aux nations dans le christ Jésus, afin que nous reçussions par la foi l’Esprit promis.
◊ 15 Frères, je parle selon l’homme : personne n’annule une alliance qui est confirmée, même [celle] d’un homme, ni n’y ajoute. ◊ 16 Or c’est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa semence. Il ne dit pas : « et aux semences », comme [parlant] de plusieurs ; mais comme [parlant] d’un seul : — « et à ta semence », qui est Christ. ◊ 17 Or je dis ceci : que la loi, qui est survenue quatre cent trente ans après, n’annule point une alliance antérieurement confirmée par Dieu, de manière à rendre la promesse sans effet.
◊ 18 Car si l’héritage est sur le principe de loi, il n’est plus sur le principe de promesse ; mais Dieu a fait le don à Abraham par promesse.
◊ 19 Pourquoi donc la loi ? Elle a été ajoutée à cause des transgressions, jusqu’à ce que vînt la semence à laquelle la promesse est faite, ayant été ordonnée par des anges, par la main d’un médiateur. ◊ 20 Or un médiateur n’est pas [médiateur] d’un seul, mais Dieu est un seul.
◊ 21 La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Qu’ainsi n’advienne ! Car s’il avait été donné une loi qui eût le pouvoir de faire vivre, la justice serait en réalité sur le principe de [la] loi. ◊ 22 Mais l’écriture a renfermé toutes choses sous le péché, afin que la promesse, sur le principe de [la] foi en Jésus Christ, fût donnée à ceux qui croient. ◊ 23 Or avant que la foi vînt, nous étions gardés sous [la] loi, renfermés pour la foi qui devait être révélée ; ◊ 24 de sorte que la loi a été notre conducteur jusqu’à Christ, afin que nous fussions justifiés sur le principe de [la] foi ; ◊ 25 mais, la foi étant venue, nous ne sommes plus sous un conducteur, ◊ 26 car vous êtes tous fils de Dieu par la foi dans le christ Jésus. ◊ 27 Car vous tous qui avez été baptisés pour Christ, vous avez revêtu Christ : ◊ 28 il n’y a ni Juif, ni Grec ; il n’y a ni esclave, ni homme libre ; il n’y a ni mâle, ni femelle ; car vous tous, vous êtes un dans le christ Jésus. ◊ 29 Or si vous êtes de Christ, vous êtes donc [la] semence d’Abraham, héritiers selon [la] promesse.
Deutéronome
6 ◊ 1 * Et ce sont ici les commandements, les statuts, et les ordonnances, que l’Éternel, votre Dieu, a commandé de vous enseigner, afin que vous les pratiquiez dans le pays dans lequel vous passez pour le posséder ; ◊ 2 afin que tu craignes l’Éternel, ton Dieu, pour garder, tous les jours de ta vie, toi, et ton fils, et le fils de ton fils, tous ses statuts et ses commandements que je te commande, et afin que tes jours soient prolongés. ◊ 3 Et tu écouteras, Israël ! et tu prendras garde à les pratiquer, afin que tu prospères, et que vous multipliiez beaucoup dans un pays ruisselant de lait et de miel, comme l’Éternel, le Dieu de tes pères, te l’a dit.
◊ 4 Écoute, Israël : L’Éternel, notre Dieu, est un seul Éternel. ◊ 5 Et tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta force. ◊ 6 Et ces paroles, que je te commande aujourd’hui, seront sur ton cœur. ◊ 7 Tu les inculqueras à tes fils, et tu en parleras, quand tu seras assis dans ta maison, et quand tu marcheras par le chemin, et quand tu te coucheras, et quand tu te lèveras ; ◊ 8 et tu les lieras comme un signe sur ta main, et elles te seront pour fronteau entre les yeux, ◊ 9 et tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes. ◊ 10 Et il arrivera, quand l’Éternel, ton Dieu, t’aura introduit dans le pays qu’il a juré à tes pères, à Abraham, à Isaac, et à Jacob, de te donner : de grandes et bonnes villes que tu n’as pas bâties, ◊ 11 et des maisons pleines de tout bien que tu n’as pas remplies, et des puits creusés que tu n’as pas creusés, des vignes et des oliviers que tu n’as pas plantés ; et que tu mangeras, et que tu seras rassasié ; ◊ 12 [alors] prends garde à toi, de peur que tu n’oublies l’Éternel qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude. ◊ 13 Tu craindras l’Éternel, ton Dieu, et tu le serviras, et tu jureras par son nom. ◊ 14 Vous n’irez point après d’autres dieux, d’entre les dieux des peuples qui seront autour de vous ; ◊ 15 car l’Éternel, ton Dieu, qui est au milieu de toi, est un *Dieu jaloux ; de peur que la colère de l’Éternel, ton Dieu, ne s’embrase contre toi, et qu’il ne te détruise de dessus la face de la terre. ◊ 16 Vous ne tenterez point l’Éternel, votre Dieu, comme vous l’avez tenté à Massa. ◊ 17 Vous garderez soigneusement les commandements de l’Éternel, votre Dieu, et ses témoignages et ses statuts qu’il t’a commandés. ◊ 18 Et tu feras ce qui est droit et bon aux yeux de l’Éternel, afin que tu prospères, et que tu entres dans le bon pays que l’Éternel a promis par serment à tes pères, et que tu le possèdes, ◊ 19 en chassant tous tes ennemis de devant toi, comme l’Éternel l’a dit. ◊ 20 Quand ton fils t’interrogera à l’avenir, disant : Que sont les témoignages, et les statuts et les ordonnances que l’Éternel, notre Dieu, vous a commandés ? ◊ 21 alors tu diras à ton fils : Nous étions serviteurs du Pharaon en Égypte, et l’Éternel nous a fait sortir d’Égypte à main forte ; ◊ 22 et l’Éternel a opéré, devant nos yeux, des signes et des prodiges, grands et accablants, sur l’Égypte, sur le Pharaon, et sur toute sa maison ; ◊ 23 et il nous a fait sortir de là, pour nous faire entrer dans le pays qu’il avait promis par serment à nos pères, pour nous le donner. ◊ 24 Et l’Éternel nous a commandé de pratiquer tous ces statuts, de craindre l’Éternel, notre Dieu, pour notre bien, toujours, pour nous conserver en vie, comme [il paraît] aujourd’hui. ◊ 25 Et ce sera notre justice, que nous prenions garde à pratiquer tous ces commandements devant l’Éternel, notre Dieu, comme il nous l’a commandé.
Galates
5 ◊ 1 Christ nous a placés dans la liberté en nous affranchissant ; tenez-vous donc fermes, et ne soyez pas de nouveau retenus sous un joug de servitude. ◊ 2 Voici, moi Paul, je vous dis que si vous êtes circoncis, Christ ne vous profitera de rien ; ◊ 3 et je proteste de nouveau à tout homme circoncis, qu’il est tenu d’accomplir toute la loi. ◊ 4 Vous vous êtes séparés de tout le bénéfice qu’il y a dans le Christ, vous tous qui vous justifiez par [la] loi ; vous êtes déchus de la grâce. ◊ 5 Car nous, par [l’]Esprit, sur le principe de [la] foi, nous attendons l’espérance de la justice. ◊ 6 Car, dans le christ Jésus, ni circoncision, ni incirconcision, n’ont de valeur, mais [la] foi opérante par [l’]amour. ◊ 7 Vous couriez bien, qui est-ce qui vous a arrêtés pour que vous n’obéissiez pas à la vérité ? ◊ 8 La persuasion ne vient pas de celui qui vous appelle. ◊ 9 Un peu de levain fait lever la pâte tout entière. ◊ 10 J’ai confiance à votre égard par le Seigneur, que vous n’aurez point d’autre sentiment ; mais celui qui vous trouble, quel qu’il soit, en portera le jugement.
◊ 11 Mais moi, frères, si je prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je encore persécuté ? — alors le scandale de la croix est anéanti. ◊ 12 Je voudrais que ceux qui vous bouleversent se retranchassent même.
◊ 13 Car vous, frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement [n’usez] pas de la liberté comme d’une occasion pour la chair, mais, par amour, servez-vous l’un l’autre ; ◊ 14 car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». ◊ 15 Mais si vous vous mordez et vous dévorez l’un l’autre, prenez garde que vous ne soyez consumés l’un par l’autre.
◊ 16 Mais je dis : Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point la convoitise de la chair. ◊ 17 Car la chair convoite contre l’Esprit, et l’Esprit contre la chair ; et ces choses sont opposées l’une à l’autre, afin que vous ne pratiquiez pas les choses que vous voudriez. ◊ 18 Mais si vous êtes conduits par [l’]Esprit, vous n’êtes pas sous [la] loi. ◊ 19 Or les œuvres de la chair sont manifestes, lesquelles sont la fornication, l’impureté, l’impudicité, ◊ 20 l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les colères, les intrigues, les divisions, les sectes, ◊ 21 les envies, les meurtres, les ivrogneries, les orgies, et les choses semblables à celles-là, au sujet desquelles je vous déclare d’avance, comme aussi je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront pas du royaume de Dieu. ◊ 22 Mais le fruit de l’Esprit est l’amour, la joie, la paix, la longanimité, la bienveillance, la bonté, la fidélité, ◊ 23 la douceur, la tempérance : contre de telles choses, il n’y a pas de loi. ◊ 24 Or ceux qui sont du Christ ont crucifié la chair avec les passions et les convoitises. ◊ 25 Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit. ◊ 26 Ne soyons pas désireux de vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres [et] en nous portant envie les uns aux autres.
Galates
4 ◊ 1 Or je dis qu’aussi longtemps que l’héritier est en bas âge, il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit seigneur de tout ; ◊ 2 mais il est sous des tuteurs et des curateurs jusqu’à l’époque fixée par le père. ◊ 3 Ainsi aussi nous, lorsque nous étions en bas âge, nous étions asservis sous les éléments du monde ; ◊ 4 mais, quand l’accomplissement du temps est venu, Dieu a envoyé son Fils, né de femme, né sous [la] loi, ◊ 5 afin qu’il rachetât ceux [qui étaient] sous [la] loi, afin que nous reçussions l’adoption. ◊ 6 Et, parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant : Abba, Père : ◊ 7 de sorte que tu n’es plus esclave, mais fils ; et, si fils, héritier aussi par Dieu. ◊ 8 Mais alors, ne connaissant pas Dieu, vous étiez asservis à ceux qui, par [leur] nature, ne sont pas dieux : ◊ 9 mais maintenant, ayant connu Dieu, mais plutôt ayant été connus de Dieu, comment retournez-vous de nouveau aux faibles et misérables éléments auxquels vous voulez encore derechef être asservis ? ◊ 10 Vous observez des jours, et des mois, et des temps, et des années. ◊ 11 Je crains, quant à vous, que peut-être je n’aie travaillé en vain pour vous.
◊ 12 Soyez comme moi, car moi aussi [je suis] comme vous, frères ; je vous en prie. Vous ne m’avez fait aucun tort ; ◊ 13 — et vous savez que dans l’infirmité de la chair je vous ai évangélisé au commencement ; ◊ 14 et vous n’avez point méprisé, ni rejeté avec dégoût ma tentation qui était en ma chair ; mais vous m’avez reçu comme un ange de Dieu, comme le christ Jésus. ◊ 15 Quel était donc votre bonheur ? Car je vous rends témoignage que, si cela eût été possible, arrachant vos propres yeux, vous me les eussiez donnés. ◊ 16 Je suis donc devenu votre ennemi en vous disant la vérité ? ◊ 17 Ils ne sont pas zélés à votre égard comme il faut, mais ils veulent vous exclure, afin que vous soyez zélés à leur égard. ◊ 18 Mais il est bon d’être toujours zélé pour le bien, et de ne pas l’être seulement quand je suis présent avec vous.
◊ 19 Mes enfants, pour l’enfantement desquels je travaille de nouveau jusqu’à ce que Christ ait été formé en vous, ◊ 20 oui, je voudrais être maintenant auprès de vous et changer de langage, car je suis en perplexité à votre sujet.
◊ 21 Dites-moi, vous qui voulez être sous [la] loi, n’écoutez-vous pas la loi ? ◊ 22 Car il est écrit qu’Abraham a eu deux fils, l’un de la servante, et l’autre de la femme libre. ◊ 23 Mais celui qui [naquit] de la servante naquit selon la chair, et celui qui [naquit] de la femme libre [naquit] par la promesse. ◊ 24 Ces choses doivent être prises dans un sens allégorique : car ce sont deux alliances, l’une du mont Sina, enfantant pour la servitude, et c’est Agar. ◊ 25 Car « Agar » est le mont Sina, en Arabie, et correspond à la Jérusalem de maintenant, car elle est dans la servitude avec ses enfants. ◊ 26 Mais la Jérusalem d’en haut est la femme libre qui est notre mère. ◊ 27 Car il est écrit : « Réjouis-toi, stérile qui n’enfantes point ; éclate [de joie] et pousse des cris, toi qui n’es point en travail d’enfant ; car les enfants de la délaissée sont plus nombreux que [les enfants] de celle qui a un mari ». ◊ 28 Or vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de promesse. ◊ 29 Mais, comme alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui [était né] selon l’Esprit, [il en est] de même aussi maintenant. ◊ 30 Mais que dit l’écriture ? « Chasse la servante et son fils, car le fils de la servante n’héritera point avec le fils de la femme libre ». ◊ 31 Ainsi, frères, nous ne sommes pas enfants de [la] servante, mais de la femme libre.
1 Pierre
2 ◊ 1 Rejetant donc toute malice et toute fraude, et l’hypocrisie et l’envie, et toutes médisances, ◊ 2 désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait intellectuel, afin que vous croissiez par lui à salut, ◊ 3 si toutefois vous avez goûté que le Seigneur est bon ; ◊ 4 duquel vous approchant [comme] d’une pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse auprès de Dieu, ◊ 5 vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, êtes édifiés une maison spirituelle, une sainte sacrificature, pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ. ◊ 6 Parce qu’on trouve dans l’écriture : « Voici, je pose en Sion une maîtresse pierre de coin, élue, précieuse ; et celui qui croit en elle ne sera point confus ». ◊ 7 C’est donc pour vous qui croyez, qu’elle a ce prix ; mais pour les désobéissants, « la pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin », ◊ 8 « et une pierre d’achoppement et un rocher de chute », lesquels heurtent contre la parole, étant désobéissants, à quoi aussi ils ont été destinés. ◊ 9 Mais vous, vous êtes une race élue, une sacrificature royale, une nation sainte, un peuple acquis, pour que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ; ◊ 10 vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, mais qui maintenant êtes le peuple de Dieu ; vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, mais qui maintenant avez obtenu miséricorde.
◊ 11 Bien-aimés, je vous exhorte, comme forains et étrangers, à vous abstenir des convoitises charnelles, lesquelles font la guerre à l’âme, ◊ 12 ayant une conduite honnête parmi les nations, afin que, quant aux choses dans lesquelles ils médisent de vous comme de gens qui font le mal, ils glorifient Dieu au jour de la visitation, à cause de vos bonnes œuvres qu’ils observent.
◊ 13 Soyez donc soumis à tout ordre humain pour l’amour du Seigneur, soit au roi comme étant au-dessus de tous, ◊ 14 soit aux gouverneurs comme à ceux qui sont envoyés de sa part pour punir ceux qui font le mal et pour louer ceux qui font le bien ; ◊ 15 car c’est ici la volonté de Dieu, qu’en faisant le bien vous fermiez la bouche à l’ignorance des hommes dépourvus de sens, ◊ 16 comme libres, et non comme ayant la liberté pour voile de la méchanceté, mais comme esclaves de Dieu. ◊ 17 Honorez tous les hommes ; aimez tous les frères ; craignez Dieu ; honorez le roi.
◊ 18 Vous, domestiques, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont fâcheux ; ◊ 19 car c’est une chose digne de louange, si quelqu’un, par conscience envers Dieu, supporte des afflictions, souffrant injustement. ◊ 20 Car quelle gloire y a-t-il, si, souffletés pour avoir mal fait, vous l’endurez ? mais si, en faisant le bien, vous souffrez, et que vous l’enduriez, cela est digne de louange devant Dieu, ◊ 21 car c’est à cela que vous avez été appelés ; car aussi Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces, ◊ 22 « lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il n’a pas été trouvé de fraude » ; ◊ 23 qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas d’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement ; ◊ 24 qui lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts aux péchés, nous vivions à la justice ; « par la meurtrissure duquel vous avez été guéris » ; ◊ 25 car vous étiez errants comme des brebis, mais maintenant vous êtes retournés au berger et au surveillant de vos âmes.
1 Jean
3 ◊ 1 — Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu ; c’est pourquoi le monde ne nous connaît pas, parce qu’il ne l’a pas connu. ◊ 2 Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; nous savons que quand il sera manifesté, nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est. ◊ 3 Et quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui est pur.
◊ 4 Quiconque pratique le péché, pratique aussi l’iniquité, et le péché est l’iniquité. ◊ 5 Et vous savez que lui a été manifesté, afin qu’il ôtât nos péchés ; et il n’y a point de péché en lui. ◊ 6 Quiconque demeure en lui ne pèche pas ; quiconque pèche ne l’a pas vu, ni ne l’a pas connu.
◊ 7 Enfants, que personne ne vous égare : celui qui pratique la justice est juste, comme lui est juste. ◊ 8 Celui qui pratique le péché est du diable, car dès le commencement le diable pèche. C’est pour ceci que le Fils de Dieu a été manifesté, afin qu’il détruisît les œuvres du diable. ◊ 9 Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, car la semence de Dieu demeure en lui, et il ne peut pas pécher, parce qu’il est né de Dieu. ◊ 10 Par ceci sont [rendus] manifestes les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, et celui qui n’aime pas son frère. ◊ 11 Car c’est ici le message que vous avez entendu dès le commencement, [savoir] que nous nous aimions l’un l’autre, ◊ 12 non comme Caïn était du méchant et tua son frère. Et pour quelle raison le tua-t-il ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises et que celles de son frère étaient justes.
◊ 13 Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait. ◊ 14 Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères ; celui qui n’aime pas son frère demeure dans la mort. ◊ 15 Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui.
◊ 16 Par ceci nous avons connu l’amour, c’est que lui a laissé sa vie pour nous ; et nous, nous devons laisser nos vies pour les frères. ◊ 17 Mais celui qui a les biens de ce monde, et qui voit son frère dans le besoin, et qui lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ?
◊ 18 Enfants, n’aimons pas de parole ni de langue, mais en action et en vérité. ◊ 19 Et par ceci nous saurons que nous sommes de la vérité, et nous assurerons nos cœurs devant lui ◊ 20 — que, si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur et il sait toutes choses. ◊ 21 Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance envers Dieu ; ◊ 22 et quoi que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous pratiquons les choses qui sont agréables devant lui. ◊ 23 — Et c’est ici son commandement, que nous croyions au nom de son Fils Jésus Christ et que nous nous aimions l’un l’autre, selon qu’il nous en a donné le commandement ; ◊ 24 et celui qui garde ses commandements demeure en lui, et lui en cet homme ; et par ceci nous savons qu’il demeure en nous, [savoir] par l’Esprit qu’il nous a donné.
Job
28 ◊ 1 Oui, il y a pour l’argent [un endroit] d’où on le tire, et un lieu pour l’or qu’on affine ;
◊ 2 Le fer se tire de la poussière, et la pierre fondue donne le cuivre.
◊ 3 [L’homme met fin aux ténèbres et explore jusqu’à l’extrémité de tout, la pierre d’obscurité et de l’ombre de la mort.
◊ 4 On creuse un puits loin de ceux qui séjournent [sur la terre] ; oubliés du pied [de l’homme], ils sont suspendus, balancés loin des humains.
◊ 5 La terre,… d’elle sort le pain ; et au-dessous, elle est bouleversée comme par le feu.
◊ 6 Ses pierres sont le lieu du saphir, et la poussière d’or s’y trouve.
◊ 7 C’est un sentier que l’oiseau de proie ne connaît pas, et que l’œil du vautour n’a pas aperçu ;
◊ 8 La bête fauve ne l’a pas foulé, le lion ne l’a pas traversé.
◊ 9 [L’homme] porte sa main sur le roc dur, il renverse les montagnes depuis la racine ;
◊ 10 Il creuse des canaux dans les rochers ; et son œil voit tout ce qui est précieux ;
◊ 11 Il enserre les fleuves pour qu’ils ne suintent pas ; et il produit à la lumière les choses cachées.
◊ 12 * Mais la sagesse, où la trouvera-t-on ? et où est le lieu de l’intelligence ?
◊ 13 Aucun mortel n’en connaît le prix, et elle ne se trouve pas sur la terre des vivants.
◊ 14 L’abîme dit : Elle n’est pas en moi ; et la mer dit : Elle n’est pas chez moi.
◊ 15 Elle ne s’échange pas contre de l’or pur, et l’argent ne se pèse pas pour l’acheter.
◊ 16 On ne la met pas dans la balance avec l’or d’Ophir, avec l’onyx précieux et le saphir.
◊ 17 On ne peut lui comparer ni l’or ni le verre, ni l’échanger contre un vase d’or fin.
◊ 18 [À côté d’elle] le corail et le cristal ne viennent pas dans la mémoire ; et la possession de la sagesse vaut mieux que les perles.
◊ 19 La topaze d’Éthiopie ne lui est pas comparée, on ne la met pas dans la balance avec l’or pur.
◊ 20 Mais la sagesse, d’où vient-elle ? et où est le lieu de l’intelligence ?
◊ 21 Elle est voilée aux yeux de tous les vivants, et elle est cachée aux oiseaux des cieux.
◊ 22 La destruction et la mort disent : De nos oreilles nous en avons entendu la rumeur.
◊ 23 Dieu comprend son chemin, et lui, il connaît son lieu.
◊ 24 Car lui, voit jusqu’aux bouts de la terre : sa vue s’étend sous tous les cieux.
◊ 25 Quand il fixait au vent sa pesanteur, et qu’il établissait les eaux selon leur mesure ;
◊ 26 Quand il faisait une loi pour la pluie, et un chemin pour le sillon de la foudre :
◊ 27 Alors il la vit et la manifesta ; il l’établit, et il la sonda aussi ;
◊ 28 Et il dit à l’homme : Voici, la crainte du Seigneur, c’est là la sagesse, et se retirer du mal est l’intelligence.
Matthieu
25 ◊ 1 Alors le royaume des cieux sera fait semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, sortirent à la rencontre de l’époux. ◊ 2 Et cinq d’entre elles étaient prudentes, et cinq folles. ◊ 3 Celles qui étaient folles, en prenant leurs lampes, ne prirent pas d’huile avec elles ; ◊ 4 mais les prudentes prirent de l’huile dans leurs vaisseaux avec leurs lampes. ◊ 5 Or, comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. ◊ 6 Mais au milieu de la nuit il se fit un cri : Voici l’époux ; sortez à sa rencontre. ◊ 7 Alors toutes ces vierges se levèrent et apprêtèrent leurs lampes. ◊ 8 Et les folles dirent aux prudentes : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent. ◊ 9 Mais les prudentes répondirent, disant : [Non], de peur qu’il n’y en ait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt vers ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous-mêmes. ◊ 10 Or, comme elles s’en allaient pour en acheter, l’époux vint ; et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui aux noces ; et la porte fut fermée. ◊ 11 Ensuite viennent aussi les autres vierges, disant : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! ◊ 12 Mais lui, répondant, dit : En vérité, je vous dis : je ne vous connais pas. ◊ 13 Veillez donc ; car vous ne savez ni le jour ni l’heure.
◊ 14 Car c’est comme un homme qui, s’en allant hors du pays, appela ses propres esclaves et leur remit ses biens. ◊ 15 Et à l’un, il donna cinq talents ; à un autre, deux ; à un autre, un ; à chacun selon sa propre capacité ; et aussitôt il s’en alla hors du pays. ◊ 16 Or celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla et les fit valoir, et acquit cinq autres talents. ◊ 17 De même aussi, celui qui avait reçu les deux, en gagna, lui aussi, deux autres. ◊ 18 Mais celui qui en avait reçu un, s’en alla et creusa dans la terre, et cacha l’argent de son maître. ◊ 19 Et longtemps après, le maître de ces esclaves vient et règle compte avec eux. ◊ 20 Et celui qui avait reçu les cinq talents vint et apporta cinq autres talents, disant : Maître, tu m’as remis cinq talents ; voici, j’ai gagné cinq autres talents par-dessus. ◊ 21 Son maître lui dit : Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en peu de chose, je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître. ◊ 22 Et celui qui avait reçu les deux talents vint aussi et dit : Maître, tu m’as remis deux talents ; voici, j’ai gagné deux autres talents par-dessus. ◊ 23 Son maître lui dit : Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en peu de chose, je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître. ◊ 24 Et celui qui avait reçu un talent vint aussi et dit : Maître, je te connaissais, que tu es un homme dur, moissonnant où tu n’as pas semé et recueillant où tu n’as pas répandu ; ◊ 25 et, craignant, je m’en suis allé et j’ai caché ton talent dans la terre ; voici, tu as ce qui est à toi. ◊ 26 Et son maître, répondant, lui dit : Méchant et paresseux esclave, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que je recueille où je n’ai pas répandu, ◊ 27 — tu aurais donc dû placer mon argent chez les banquiers, et, quand je serais venu, j’aurais reçu ce qui est à moi avec l’intérêt. ◊ 28 Ôtez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents ; ◊ 29 car à chacun qui a il sera donné, et il sera dans l’abondance ; mais à celui qui n’a pas, cela même qu’il a lui sera ôté. ◊ 30 Et jetez l’esclave inutile dans les ténèbres de dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents.
◊ 31 Or, quand le fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il s’assiéra sur le trône de sa gloire, ◊ 32 et toutes les nations seront assemblées devant lui ; et il séparera les uns d’avec les autres, comme un berger sépare les brebis d’avec les chèvres ; ◊ 33 et il mettra les brebis à sa droite et les chèvres à sa gauche. ◊ 34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, les bénis de mon Père, héritez du royaume qui vous est préparé dès la fondation du monde ; ◊ 35 car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli ; ◊ 36 j’étais nu, et vous m’avez vêtu ; j’étais infirme, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus auprès de moi. ◊ 37 Alors les justes lui répondront, disant : Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim, et que nous t’avons nourri ; ou avoir soif, et que nous t’avons donné à boire ? ◊ 38 Et quand est-ce que nous t’avons vu étranger, et que nous t’avons recueilli ; ou nu, et que nous t’avons vêtu ? ◊ 39 Et quand est-ce que nous t’avons vu infirme, ou en prison, et que nous sommes venus auprès de toi ? ◊ 40 Et le roi, répondant, leur dira : En vérité, je vous dis : En tant que vous l’avez fait à l’un des plus petits de ceux-ci [qui sont] mes frères, vous me l’avez fait à moi. ◊ 41 Alors il dira aussi à ceux qui seront à sa gauche : Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges ; ◊ 42 car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; ◊ 43 j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli ; nu, et vous ne m’avez pas vêtu ; infirme et en prison, et vous ne m’avez pas visité. ◊ 44 Alors eux aussi répondront, disant : Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim, ou avoir soif, ou être étranger, ou nu, ou infirme, ou en prison, et que nous ne t’avons pas servi ? ◊ 45 Alors il leur répondra, disant : En vérité, je vous dis : En tant que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, vous ne me l’avez pas fait non plus à moi. ◊ 46 Et ceux-ci s’en iront dans les tourments éternels, et les justes, dans la vie éternelle.
Apocalypse
2 ◊ 1 À l’ange de l’assemblée qui est à Éphèse, écris : Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa droite, qui marche au milieu des sept lampes d’or :
◊ 2 Je connais tes œuvres, et ton travail, et ta patience, et que tu ne peux supporter les méchants ; et tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et ne le sont pas, et tu les as trouvés menteurs ; ◊ 3 et tu as patience, et tu as supporté [des afflictions] pour mon nom, et tu ne t’es pas lassé ; ◊ 4 mais j’ai contre toi que tu as abandonné ton premier amour. ◊ 5 Souviens-toi donc d’où tu es déchu, et repens-toi, et fais les premières œuvres ; autrement, je viens à toi et j’ôterai ta lampe de son lieu, à moins que tu ne te repentes. ◊ 6 Mais tu as ceci, que tu hais les œuvres des Nicolaïtes, lesquelles moi aussi je hais.
◊ 7 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées. À celui qui vaincra, je lui donnerai de manger de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu.
◊ 8 Et à l’ange de l’assemblée qui est à Smyrne, écris : Voici ce que dit le premier et le dernier, qui a été mort et qui a repris vie :
◊ 9 Je connais ta tribulation, et ta pauvreté (mais tu es riche), et l’outrage de ceux qui se disent être Juifs ; et ils ne le sont pas, mais ils sont la synagogue de Satan. ◊ 10 Ne crains en aucune manière les choses que tu vas souffrir. Voici, le diable va jeter [quelques-uns] d’entre vous en prison, afin que vous soyez éprouvés : et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort et je te donnerai la couronne de vie.
◊ 11 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées. Celui qui vaincra n’aura point à souffrir de la seconde mort.
◊ 12 Et à l’ange de l’assemblée qui est à Pergame, écris : Voici ce que dit celui qui a l’épée aiguë à deux tranchants :
◊ 13 Je sais où tu habites, là où est le trône de Satan ; et tu tiens ferme mon nom, et tu n’as pas renié ma foi, même dans les jours dans lesquels Antipas était mon fidèle témoin, qui a été mis à mort parmi vous, là où Satan habite. ◊ 14 Mais j’ai quelques choses contre toi : c’est que tu as là des gens qui tiennent la doctrine de Balaam, lequel enseignait à Balac à jeter une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangeassent des choses sacrifiées aux idoles et qu’ils commissent la fornication. ◊ 15 Ainsi tu en as, toi aussi, qui tiennent la doctrine des Nicolaïtes pareillement. ◊ 16 Repens-toi donc ; autrement je viens à toi promptement, et je combattrai contre eux par l’épée de ma bouche.
◊ 17 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées. À celui qui vaincra, je lui donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc, et, sur le caillou, un nouveau nom écrit, que nul ne connaît, sinon celui qui le reçoit.
◊ 18 Et à l’ange de l’assemblée qui est à Thyatire, écris : Voici ce que dit le Fils de Dieu, qui a ses yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à de l’airain brillant :
◊ 19 Je connais tes œuvres, et ton amour, et ta foi, et ton service, et ta patience, et tes dernières œuvres qui dépassent les premières. ◊ 20 Mais j’ai contre toi, que tu laisses faire la femme Jésabel qui se dit prophétesse ; et elle enseigne et égare mes esclaves [en les entraînant] à commettre la fornication et à manger des choses sacrifiées aux idoles. ◊ 21 Et je lui ai donné du temps afin qu’elle se repentît ; et elle ne veut pas se repentir de sa fornication. ◊ 22 Voici, je la jette sur un lit, et ceux qui commettent adultère avec elle, dans une grande tribulation, à moins qu’ils ne se repentent de ses œuvres ; ◊ 23 et je ferai mourir de mort ses enfants ; et toutes les assemblées connaîtront que c’est moi qui sonde les reins et les cœurs ; et je vous donnerai à chacun selon vos œuvres. ◊ 24 Mais à vous je dis, aux autres qui sont à Thyatire, autant qu’il y en a qui n’ont pas cette doctrine, qui n’ont pas connu les profondeurs de Satan, comme ils disent : je ne vous impose pas d’autre charge ; ◊ 25 mais seulement, ce que vous avez, tenez-le ferme jusqu’à ce que je vienne. ◊ 26 Et celui qui vaincra, et celui qui gardera mes œuvres jusqu’à la fin, — je lui donnerai autorité sur les nations ; ◊ 27 et il les paîtra avec une verge de fer, comme sont brisés les vases de poterie, selon que moi aussi j’ai reçu de mon Père ; ◊ 28 et je lui donnerai l’étoile du matin.
◊ 29 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées.
3 ◊ 1 Et à l’ange de l’assemblée qui est à Sardes, écris : Voici ce que dit celui qui a les sept Esprits de Dieu et les sept étoiles :
Je connais tes œuvres, — que tu as le nom de vivre, et tu es mort. ◊ 2 Sois vigilant, et affermis ce qui reste, qui s’en va mourir, car je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu. ◊ 3 Souviens-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si donc tu ne veilles pas, je viendrai [sur toi] comme un voleur, et tu ne sauras point à quelle heure je viendrai sur toi. ◊ 4 Toutefois tu as quelques noms à Sardes qui n’ont pas souillé leurs vêtements ; et ils marcheront avec moi en [vêtements] blancs, car ils en sont dignes.
◊ 5 Celui qui vaincra, celui-là sera vêtu de vêtements blancs, et je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges.
◊ 6 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées.
◊ 7 Et à l’ange de l’assemblée qui est à Philadelphie, écris : Voici ce que dit le saint, le véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre et nul ne fermera, qui ferme et nul n’ouvrira :
◊ 8 Je connais tes œuvres. Voici, j’ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer, car tu as peu de force, et tu as gardé ma parole, et tu n’as pas renié mon nom. ◊ 9 Voici, je donne [de ceux] de la synagogue de Satan qui se disent être Juifs, — et ils ne le sont pas, mais ils mentent ; voici, je les ferai venir et se prosterner devant tes pieds, et ils connaîtront que moi je t’ai aimé. ◊ 10 Parce que tu as gardé la parole de ma patience, moi aussi je te garderai de l’heure de l’épreuve qui va venir sur la terre habitée tout entière, pour éprouver ceux qui habitent sur la terre. ◊ 11 Je viens bientôt ; tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne.
◊ 12 Celui qui vaincra, je le ferai une colonne dans le temple de mon Dieu, et il ne sortira plus jamais dehors ; et j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la cité de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nouveau nom.
◊ 13 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées.
◊ 14 Et à l’ange de l’assemblée qui est à Laodicée, écris : Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu :
◊ 15 Je connais tes œuvres, — que tu n’es ni froid ni bouillant. Je voudrais que tu fusses ou froid ou bouillant ! ◊ 16 Ainsi, parce que tu es tiède et que tu n’es ni froid ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche. ◊ 17 Parce que tu dis : Je suis riche, et je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et que tu ne connais pas que, toi, tu es le malheureux et le misérable, et pauvre, et aveugle, et nu : ◊ 18 je te conseille d’acheter de moi de l’or passé au feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. ◊ 19 Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime ; aie donc du zèle et repens-toi. ◊ 20 Voici, je me tiens à la porte et je frappe : si quelqu’un entend ma voix et qu’il ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je souperai avec lui, et lui avec moi.
◊ 21 Celui qui vaincra, — je lui donnerai de s’asseoir avec moi sur mon trône, comme moi aussi j’ai vaincu et je me suis assis avec mon Père sur son trône.
◊ 22 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées.
Colossiens
1 ◊ 1 Paul, apôtre du christ Jésus par la volonté de Dieu, et Timothée, le frère, ◊ 2 aux saints et fidèles frères en Christ qui sont à Colasses : Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père [et du seigneur !
◊ 3 Nous rendons grâces au Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, priant toujours pour vous, ◊ 4 ayant ouï parler de votre foi dans le christ Jésus et de l’amour que vous avez pour tous les saints, ◊ 5 à cause de l’espérance qui vous est réservée dans les cieux et dont vous avez déjà ouï parler dans la parole de la vérité de l’évangile, ◊ 6 qui est parvenu jusqu’à vous, comme aussi [il l’est] dans tout le monde, et qui porte du fruit et croît, comme aussi parmi vous, depuis le jour où vous avez entendu et connu la grâce de Dieu en vérité, ◊ 7 comme vous l’avez entendue d’Épaphras, notre bien-aimé compagnon de service, qui est un fidèle serviteur du Christ pour vous, ◊ 8 qui nous a aussi fait connaître votre amour dans l’Esprit.
◊ 9 C’est pourquoi nous aussi, depuis le jour où nous en avons ouï parler, nous ne cessons pas de prier et de demander pour vous que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, ◊ 10 pour marcher d’une manière digne du Seigneur pour lui plaire à tous égards, portant du fruit en toute bonne œuvre, et croissant par la connaissance de Dieu : ◊ 11 étant fortifiés en toute force, selon la puissance de sa gloire, pour toute patience et constance, avec joie, ◊ 12 rendant grâces au Père qui nous a rendus capables de participer au lot des saints dans la lumière ; ◊ 13 qui nous a délivrés du pouvoir des ténèbres, et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, ◊ 14 en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés ; ◊ 15 qui est [l’]image du Dieu invisible, [le] premier-né de toute [la] création ; ◊ 16 car par lui ont été créées toutes choses, les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre, les visibles et les invisibles, soit trônes, ou seigneuries, ou principautés, ou autorités : toutes choses ont été créées par lui et pour lui ; ◊ 17 et lui est avant toutes choses, et toutes choses subsistent par lui ; ◊ 18 et il est le chef du corps, de l’assemblée, lui qui est [le] commencement, [le] premier-né d’entre les morts, afin qu’en toutes choses il tienne, lui, la première place ; ◊ 19 car, en lui, toute la plénitude s’est plu à habiter, ◊ 20 et, par lui, à réconcilier toutes choses avec elle-même, ayant fait la paix par le sang de sa croix, par lui, soit les choses qui sont sur la terre, soit les choses qui sont dans les cieux. ◊ 21 Et vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis quant à votre entendement, dans les mauvaises œuvres, il vous a toutefois maintenant réconciliés ◊ 22 dans le corps de sa chair, par la mort, pour vous présenter saints et irréprochables et irrépréhensibles devant lui, ◊ 23 si du moins vous demeurez dans la foi, fondés et fermes, et ne vous laissant pas détourner de l’espérance de l’évangile que vous avez ouï, lequel a été prêché dans toute la création qui est sous le ciel, [et] duquel moi, Paul, je suis devenu serviteur.
◊ 24 Maintenant, je me réjouis dans les souffrances pour vous, et j’accomplis dans ma chair ce qui reste [encore à souffrir] des afflictions du Christ pour son corps qui est l’assemblée, ◊ 25 de laquelle moi je suis devenu serviteur selon l’administration de Dieu qui m’a été donnée envers vous, pour compléter la parole de Dieu, ◊ 26 [savoir] le mystère qui avait été caché dès les siècles et dès les générations, mais qui a été maintenant manifesté à ses saints, ◊ 27 auxquels Dieu a voulu donner à connaître quelles sont les richesses de la gloire de ce mystère parmi les nations, c’est-[à-dire] Christ en vous l’espérance de la gloire, ◊ 28 lequel nous annonçons, exhortant tout homme et enseignant tout homme en toute sagesse, afin que nous présentions tout homme parfait en Christ : ◊ 29 à quoi aussi je travaille, combattant selon son opération qui opère en moi avec puissance.
Actes
20 ◊ 1 Or, après que le tumulte eut cessé, Paul fit venir les disciples, et les ayant embrassés, il partit pour aller en Macédoine. ◊ 2 Et ayant traversé ces quartiers-là, et ayant beaucoup exhorté les [disciples], il vint en Grèce. ◊ 3 Et après qu’il y eut séjourné trois mois, les Juifs lui ayant dressé des embûches comme il allait s’embarquer pour la Syrie, on fut d’avis de s’en retourner par la Macédoine. ◊ 4 Et Sopater de Bérée, [fils] de Pyrrhus, l’accompagna jusqu’en Asie, et les Thessaloniciens Aristarque et Second, et Gaïus, et Timothée de Derbe, et Tychique et Trophime d’Asie. ◊ 5 Ceux-ci ayant pris les devants, nous attendirent en Troade. ◊ 6 Et pour nous, nous partîmes à force de voiles, de Philippes, après les jours des pains sans levain, et nous arrivâmes au bout de cinq jours auprès d’eux dans la Troade, et nous y séjournâmes sept jours.
◊ 7 Et le premier jour de la semaine, lorsque nous étions assemblés pour rompre le pain, Paul qui devait partir le lendemain, leur fit un discours, et il prolongea le discours jusqu’à minuit. ◊ 8 Or il y avait beaucoup de lampes dans la chambre haute où nous étions assemblés. ◊ 9 Et un jeune homme nommé Eutyche, qui était assis sur la fenêtre, accablé d’un profond sommeil, comme Paul prêchait très longuement, tomba, accablé par le sommeil, du troisième étage en bas, et fut relevé mort. ◊ 10 Mais Paul étant descendu, se pencha sur lui, et l’ayant embrassé, il dit : Ne soyez pas troublés, car son âme est en lui. ◊ 11 Et après qu’il fut remonté, et qu’il eut rompu le pain et mangé, et qu’il eut conversé longtemps jusqu’à l’aube, il partit. ◊ 12 Et ils amenèrent le jeune garçon vivant, et furent extrêmement consolés.
◊ 13 Or pour nous, ayant pris les devants sur un navire, nous fîmes voile vers Assos où nous devions prendre Paul à bord ; car il l’avait ainsi ordonné, étant dans l’intention d’aller lui-même à pied. ◊ 14 Et lorsqu’il nous eut rejoints à Assos, nous le prîmes à bord, et nous allâmes à Mitylène. ◊ 15 Et ayant fait voile de là, nous arrivâmes le lendemain à la hauteur de Chios ; et le jour suivant nous touchâmes à Samos ; et, nous étant arrêtés à Trogylle, nous vînmes le jour d’après à Milet ; ◊ 16 car Paul avait résolu de passer devant Éphèse, de manière à ne pas dépenser son temps en Asie ; car il se hâtait pour être, s’il lui était possible, le jour de la Pentecôte, à Jérusalem.
◊ 17 Or il envoya de Milet à Éphèse, et appela auprès de lui les anciens de l’assemblée ; ◊ 18 et quand ils furent venus vers lui, il leur dit : Vous savez de quelle manière je me suis conduit envers vous tout le temps, depuis le premier jour que je suis entré en Asie, ◊ 19 servant le Seigneur en toute humilité, et avec des larmes, et des épreuves qui me sont arrivées par les embûches des Juifs ; ◊ 20 comment je n’ai rien caché des choses qui étaient profitables, en sorte que je ne vous eusse pas prêché et enseigné publiquement et dans les maisons, ◊ 21 insistant et auprès des Juifs et auprès des Grecs sur la repentance envers Dieu et la foi en notre seigneur Jésus Christ. ◊ 22 Et maintenant, voici, étant lié dans mon esprit, je m’en vais à Jérusalem, ignorant les choses qui m’y doivent arriver, ◊ 23 sauf que l’Esprit Saint rend témoignage de ville en ville, me disant que des liens et de la tribulation m’attendent. ◊ 24 Mais je ne fais aucun cas de ma vie, [ni ne la tiens] pour précieuse à moi-même, pourvu que j’achève ma course, et le service que j’ai reçu du seigneur Jésus pour rendre témoignage à l’évangile de la grâce de Dieu. ◊ 25 Et maintenant, voici, moi je sais que vous tous, parmi lesquels j’ai passé en prêchant le royaume de Dieu, vous ne verrez plus mon visage. ◊ 26 C’est pourquoi je vous prends aujourd’hui à témoin, que je suis net du sang de tous ; ◊ 27 car je n’ai mis aucune réserve à vous annoncer tout le conseil de Dieu. ◊ 28 Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau au milieu duquel l’Esprit Saint vous a établis surveillants pour paître l’assemblée de Dieu, laquelle il a acquise par le sang de son propre [fils]. ◊ 29 Moi je sais qu’après mon départ il entrera parmi vous des loups redoutables qui n’épargneront pas le troupeau ; ◊ 30 et il se lèvera d’entre vous-mêmes des hommes qui annonceront des [doctrines] perverses pour attirer les disciples après eux. ◊ 31 C’est pourquoi veillez, vous souvenant que, durant trois ans, je n’ai cessé nuit et jour d’avertir chacun [de vous] avec larmes. ◊ 32 Et maintenant je vous recommande à Dieu, et à la parole de sa grâce, qui a la puissance d’édifier et de [vous] donner un héritage avec tous les sanctifiés. ◊ 33 Je n’ai convoité ni l’argent, ni l’or, ni la robe de personne. ◊ 34 Vous savez vous-mêmes que ces mains ont été employées pour mes besoins et pour les personnes qui étaient avec moi. ◊ 35 Je vous ai montré en toutes choses, qu’en travaillant ainsi il nous faut secourir les faibles, et nous souvenir des paroles du seigneur Jésus, qui lui-même a dit : Il est plus heureux de donner que de recevoir. ◊ 36 Et ayant dit ces choses, il se mit à genoux et pria avec eux tous. ◊ 37 Et ils versaient tous beaucoup de larmes, et se jetant au cou de Paul, ils le couvraient de baisers, ◊ 38 étant surtout peinés de la parole qu’il avait dite, qu’ils ne verraient plus son visage. Et ils l’accompagnèrent au navire.
Colossiens
3 ◊ 1 Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez les choses qui sont en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu ; ◊ 2 pensez aux choses qui sont en haut, non pas à celles qui sont sur la terre ; ◊ 3 car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. ◊ 4 Quand le Christ qui est notre vie, sera manifesté, alors vous aussi, vous serez manifestés avec lui en gloire.
◊ 5 Mortifiez donc vos membres qui sont sur la terre, la fornication, l’impureté, les affections déréglées, la mauvaise convoitise, et la cupidité, qui est de l’idolâtrie ; ◊ 6 à cause desquelles la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance ; ◊ 7 parmi lesquels vous aussi vous avez marché autrefois, quand vous viviez dans ces choses.
◊ 8 Mais maintenant, renoncez, vous aussi, à toutes ces choses : colère, courroux, malice, injures, paroles honteuses venant de votre bouche. ◊ 9 Ne mentez point l’un à l’autre, ayant dépouillé le vieil homme avec ses actions ◊ 10 et ayant revêtu le nouvel [homme] qui est renouvelé en connaissance, selon [l’]image de celui qui l’a créé, ◊ 11 où il n’y a pas Grec et Juif, circoncision et incirconcision, barbare, Scythe, esclave, homme libre ; mais où Christ est tout et en tous.
◊ 12 Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de longanimité, ◊ 13 vous supportant l’un l’autre et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a un sujet de plainte contre un autre ; comme aussi le Christ vous a pardonné, vous aussi [faites] de même. ◊ 14 Et par-dessus toutes ces choses, [revêtez-vous] de l’amour, qui est le lien de la perfection. ◊ 15 Et que la paix du Christ, à laquelle aussi vous avez été appelés en un seul corps, préside dans vos cœurs ; et soyez reconnaissants.
◊ 16 Que la parole du Christ habite en vous richement, — en toute sagesse vous enseignant et vous exhortant l’un l’autre, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos cœurs à Dieu dans [un esprit de] grâce. ◊ 17 Et quelque chose que vous fassiez, en parole ou en œuvre, [faites] tout au nom du seigneur Jésus, rendant grâces par lui à Dieu le Père.
◊ 18 Femmes, soyez soumises à vos maris, comme il convient dans le Seigneur. ◊ 19 Maris, aimez vos femmes et ne vous aigrissez pas contre elles. ◊ 20 Enfants, obéissez à vos parents en toutes choses, car cela est agréable dans le Seigneur. ◊ 21 Pères, n’irritez pas vos enfants, afin qu’ils ne soient pas découragés. ◊ 22 Esclaves, obéissez en toutes choses à vos maîtres selon la chair, ne servant pas sous leurs yeux seulement, comme voulant plaire aux hommes, mais en simplicité de cœur, craignant le Seigneur. ◊ 23 Quoi que vous fassiez, faites-[le] de cœur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes, ◊ 24 sachant que du Seigneur vous recevrez la récompense de l’héritage : vous servez le seigneur Christ. ◊ 25 Car celui qui agit injustement, recevra ce qu’il aura fait injustement ; et il n’y a pas d’acception de personnes.
Éphésiens
2 ◊ 1 — et vous, lorsque vous étiez morts dans vos fautes et dans vos péchés, ◊ 2 (dans lesquels vous avez marché autrefois, selon le train de ce monde, selon le chef de l’autorité de l’air, de l’esprit qui opère maintenant dans les fils de la désobéissance ; ◊ 3 parmi lesquels, nous aussi, nous avons tous conversé autrefois dans les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et des pensées ; et nous étions par nature des enfants de colère, comme aussi les autres. ◊ 4 Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés,) ◊ 5 alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés ensemble avec le Christ (vous êtes sauvés par [la] grâce), ◊ 6 et nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le christ Jésus, ◊ 7 afin qu’il montrât dans les siècles à venir les immenses richesses de sa grâce, dans sa bonté envers nous dans le christ Jésus. ◊ 8 Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; ◊ 9 non pas sur le principe des œuvres, afin que personne ne se glorifie ; ◊ 10 car nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le christ Jésus pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance, afin que nous marchions en elles.
◊ 11 C’est pourquoi souvenez-vous que vous, autrefois les nations dans la chair, qui étiez appelés incirconcision par ce qui est appelé la circoncision, faite de main dans la chair, ◊ 12 vous étiez en ce temps-là sans Christ, sans droit de cité en Israël et étrangers aux alliances de la promesse, n’ayant pas d’espérance, et étant sans Dieu dans le monde. ◊ 13 Mais maintenant, dans le christ Jésus, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été approchés par le sang du Christ. ◊ 14 Car c’est lui qui est notre paix, qui des deux en a fait un et a détruit le mur mitoyen de clôture, ◊ 15 ayant aboli dans sa chair l’inimitié, la loi des commandements [qui consiste] en ordonnances, afin qu’il créât les deux en lui-même pour être un seul homme nouveau, en faisant la paix ; ◊ 16 et qu’il les réconciliât tous les deux en un seul corps à Dieu par la croix, ayant tué par elle l’inimitié. ◊ 17 Et il est venu, et a annoncé la bonne nouvelle de la paix à vous qui étiez loin, et la [bonne nouvelle de la] paix à ceux qui étaient près ; ◊ 18 car par lui nous avons, les uns et les autres, accès auprès du Père par un seul Esprit. ◊ 19 Ainsi donc vous n’êtes plus étrangers ni forains, mais vous êtes concitoyens des saints et gens de la maison de Dieu, ◊ 20 ayant été édifiés sur le fondement des apôtres et prophètes, Jésus Christ lui-même étant la maîtresse pierre du coin, ◊ 21 en qui tout l’édifice, bien ajusté ensemble, croît pour être un temple saint dans le Seigneur ; ◊ 22 en qui, vous aussi, vous êtes édifiés ensemble, pour être une habitation de Dieu par l’Esprit.
Éphésiens
1 ◊ 1 Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, aux saints et fidèles dans le christ Jésus, qui sont à Éphèse : ◊ 2 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !
◊ 3 Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ; ◊ 4 selon qu’il nous a élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous fussions saints et irréprochables devant lui en amour, ◊ 5 nous ayant prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, ◊ 6 à la louange de la gloire de sa grâce dans laquelle il nous a rendus agréables dans le Bien-aimé ; ◊ 7 en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des fautes selon les richesses de sa grâce : ◊ 8 laquelle il a fait abonder envers nous en toute sagesse et intelligence, ◊ 9 nous ayant fait connaître le mystère de sa volonté selon son bon plaisir, ◊ 10 qu’il s’est proposé en lui-même pour l’administration de la plénitude des temps, [savoir] de réunir en un toutes choses dans le Christ, les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre, en lui, ◊ 11 en qui nous avons aussi été faits héritiers, ayant été prédestinés selon le propos de celui qui opère toutes choses selon le conseil de sa volonté, ◊ 12 afin que nous soyons à la louange de sa gloire, nous qui avons espéré à l’avance dans le Christ : ◊ 13 en qui vous aussi [vous avez espéré], ayant entendu la parole de la vérité, l’évangile de votre salut ; auquel aussi ayant cru, vous avez été scellés du Saint Esprit de la promesse, ◊ 14 qui est les arrhes de notre héritage, pour la rédemption de la possession acquise, à la louange de sa gloire.
◊ 15 C’est pourquoi moi aussi, ayant ouï parler de la foi au seigneur Jésus qui est en vous, et de l’amour que [vous avez] pour tous les saints, ◊ 16 je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention [de vous] dans mes prières, ◊ 17 afin que le Dieu de notre seigneur Jésus Christ, le Père de gloire, vous donne [l’]esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance, ◊ 18 les yeux de votre cœur étant éclairés, pour que vous sachiez quelle est l’espérance de son appel, et quelles sont les richesses de la gloire de son héritage dans les saints, ◊ 19 et quelle est l’excellente grandeur de sa puissance envers nous qui croyons, selon l’opération de la puissance de sa force, ◊ 20 qu’il a opérée dans le Christ, en le ressuscitant d’entre les morts ; — (et il l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes, ◊ 21 au-dessus de toute principauté, et autorité, et puissance, et domination, et de tout nom qui se nomme, non seulement dans ce siècle, mais aussi dans celui qui est à venir ; ◊ 22 et il a assujetti toutes choses sous ses pieds, et l’a donné [pour être] chef sur toutes choses à l’assemblée, ◊ 23 qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous ;)
Éphésiens
4 ◊ 1 Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le Seigneur, à marcher d’une manière digne de l’appel dont vous avez été appelés, ◊ 2 avec toute humilité et douceur, avec longanimité, vous supportant l’un l’autre dans l’amour ; ◊ 3 vous appliquant à garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix. ◊ 4 [Il y a] un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés pour une seule espérance de votre appel. ◊ 5 [Il y a] un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême. ◊ 6 [Il y a] un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tout, et partout, et en nous tous. ◊ 7 Mais à chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ. ◊ 8 C’est pourquoi il dit : « Étant monté en haut, il a emmené captive la captivité, et a donné des dons aux hommes ». ◊ 9 Or, qu’il soit monté, qu’est-ce, sinon qu’il est aussi descendu dans les parties inférieures de la terre ? ◊ 10 Celui qui est descendu est le même que celui qui est aussi monté au-dessus de tous les cieux, afin qu’il remplît toutes choses ; ◊ 11 et lui, a donné les uns [comme] apôtres, les autres [comme] prophètes, les autres [comme] évangélistes, les autres [comme] pasteurs et docteurs ; ◊ 12 en vue du perfectionnement des saints, pour l’œuvre du service, pour l’édification du corps de Christ ; ◊ 13 jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature de la plénitude du Christ : ◊ 14 afin que nous ne soyons plus de petits enfants, ballottés et emportés çà et là par tout vent de doctrine dans la tromperie des hommes, dans leur habileté à user de voies détournées pour égarer ; ◊ 15 mais que, étant vrais dans l’amour, nous croissions en toutes choses jusqu’à lui qui est le chef, le Christ ; ◊ 16 duquel tout le corps, bien ajusté et lié ensemble par chaque jointure du fournissement, produit, selon l’opération de chaque partie dans sa mesure, l’accroissement du corps pour l’édification de lui-même en amour.
◊ 17 Voici donc ce que je dis et témoigne dans le Seigneur, c’est que vous ne marchiez plus comme le reste des nations marche, dans la vanité de leurs pensées, ◊ 18 ayant leur entendement obscurci, étant étrangers à la vie de Dieu à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur cœur ; ◊ 19 et qui, ayant perdu tout sentiment moral, se sont livrés à la débauche, pour pratiquer avidement toute impureté.
◊ 20 Mais vous n’avez pas ainsi appris le Christ, ◊ 21 si du moins vous l’avez entendu et avez été instruits en lui selon que la vérité est en Jésus : ◊ 22 [c’est-à-dire], en ce qui concerne votre première manière de vivre, d’avoir dépouillé le vieil homme qui se corrompt selon les convoitises trompeuses, ◊ 23 et d’être renouvelés dans l’esprit de votre entendement, ◊ 24 et d’avoir revêtu le nouvel homme, créé selon Dieu, en justice et sainteté de la vérité.
◊ 25 C’est pourquoi, ayant dépouillé le mensonge, parlez la vérité chacun à son prochain ; car nous sommes membres les uns des autres. ◊ 26 Mettez-vous en colère et ne péchez pas : que le soleil ne se couche pas sur votre irritation ; ◊ 27 et ne donnez pas occasion au diable. ◊ 28 Que celui qui dérobait ne dérobe plus, mais plutôt qu’il travaille en faisant de ses propres mains ce qui est bon, afin qu’il ait de quoi donner à celui qui est dans le besoin. ◊ 29 Qu’aucune parole déshonnête ne sorte de votre bouche, mais celle-là qui est bonne, [propre] à l’édification selon le besoin, afin qu’elle communique la grâce à ceux qui l’entendent. ◊ 30 Et n’attristez pas le Saint Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. ◊ 31 Que toute amertume, et tout courroux, et toute colère, et toute crierie, et toute injure, soient ôtés du milieu de vous, de même que toute malice ; ◊ 32 mais soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant les uns aux autres comme Dieu aussi, en Christ, vous a pardonné.
Apocalypse
20 ◊ 1 Et je vis un ange descendant du ciel, ayant la clef de l’abîme et une grande chaîne dans sa main. ◊ 2 Et il saisit le dragon, le serpent ancien qui est le diable et Satan, et le lia pour mille ans ; ◊ 3 et il le jeta dans l’abîme, et l’enferma ; et il mit un sceau sur lui, afin qu’il ne séduisît plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis ; après cela, il faut qu’il soit délié pour un peu de temps.
◊ 4 Et je vis des trônes, et ils étaient assis dessus, et le jugement leur fut donné ; et les âmes de ceux qui avaient été décapités pour le témoignage de Jésus, et pour la parole de Dieu ; et ceux qui n’avaient pas rendu hommage à la bête ni à son image, et qui n’avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main ; et ils vécurent et régnèrent avec le Christ mille ans : ◊ 5 le reste des morts ne vécut pas jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. C’est ici la première résurrection. ◊ 6 Bienheureux et saint celui qui a part à la première résurrection : sur eux la seconde mort n’a point de pouvoir ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et du Christ, et ils régneront avec lui mille ans.
◊ 7 Et quand les mille ans seront accomplis, Satan sera délié de sa prison ; ◊ 8 et il sortira pour égarer les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, pour les assembler pour le combat, eux dont le nombre est comme le sable de la mer. ◊ 9 Et ils montèrent sur la largeur de la terre, et ils environnèrent le camp des saints et la cité bien-aimée ; et du feu descendit du ciel [de la part de Dieu] et les dévora. ◊ 10 Et le diable qui les avait égarés fut jeté dans l’étang de feu et de soufre, où sont et la bête et le faux prophète ; et ils seront tourmentés, jour et nuit, aux siècles des siècles.
◊ 11 Et je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus, de devant la face duquel la terre s’enfuit et le ciel ; et il ne fut pas trouvé de lieu pour eux.
◊ 12 Et je vis les morts, les grands et les petits, se tenant devant le trône ; et des livres furent ouverts ; et un autre livre fut ouvert qui est celui de la vie. Et les morts furent jugés d’après les choses qui étaient écrites dans les livres, selon leurs œuvres. ◊ 13 Et la mer rendit les morts qui étaient en elle ; et la mort et le hadès rendirent les morts qui étaient en eux, et ils furent jugés chacun selon leurs œuvres. ◊ 14 Et la mort et le hadès furent jetés dans l’étang de feu : c’est ici la seconde mort, l’étang de feu. ◊ 15 Et si quelqu’un n’était pas trouvé écrit dans le livre de vie, il était jeté dans l’étang de feu.
Éphésiens
3 ◊ 1 C’est pour cela que moi, Paul, le prisonnier du christ Jésus pour vous, les nations ◊ 2 — (si du moins vous avez entendu parler de l’administration de la grâce de Dieu qui m’a été donnée envers vous : ◊ 3 comment, par révélation, le mystère m’a été donné à connaître (ainsi que je l’ai déjà écrit en peu de mots ; ◊ 4 d’après quoi, en le lisant, vous pouvez comprendre quelle est mon intelligence dans le mystère du Christ), ◊ 5 lequel, en d’autres générations, n’a pas été donné à connaître aux fils des hommes, comme il a été maintenant révélé à ses saints apôtres et prophètes par l’Esprit : ◊ 6 [savoir] que les nations seraient cohéritières et d’un même corps et coparticipantes de sa promesse dans le christ Jésus, par l’évangile ; ◊ 7 duquel je suis devenu serviteur, selon le don de la grâce de Dieu qui m’a été donné selon l’opération de sa puissance. ◊ 8 À moi, qui suis moins que le moindre de tous les saints, cette grâce a été donnée d’annoncer parmi les nations les richesses insondables du Christ, ◊ 9 et de mettre en lumière devant tous quelle est l’administration du mystère caché dès les siècles en Dieu qui a créé toutes choses ; ◊ 10 afin que la sagesse si diverse de Dieu soit maintenant donnée à connaître aux principautés et aux autorités dans les lieux célestes, par l’assemblée, ◊ 11 selon le propos des siècles, lequel il a établi dans le christ Jésus notre Seigneur, ◊ 12 en qui nous avons hardiesse et accès en confiance, par la foi en lui. ◊ 13 C’est pourquoi je [vous] prie de ne pas perdre courage à cause de mes afflictions pour vous, ce qui est votre gloire. ◊ 14 — C’est pour cela que je fléchis mes genoux devant le Père [de notre seigneur Jésus Christ], ◊ 15 duquel est nommée toute famille dans les cieux et sur la terre ; ◊ 16 afin que, selon les richesses de sa gloire, il vous donne d’être fortifiés en puissance par son Esprit, quant à l’homme intérieur ; ◊ 17 de sorte que le Christ habite, par la foi, dans vos cœurs, ◊ 18 [et que vous soyez] enracinés et fondés dans l’amour ; afin que vous soyez capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur, et la profondeur et la hauteur, ◊ 19 — et de connaître l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance ; afin que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu. ◊ 20 Or, à celui qui peut faire infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons, selon la puissance qui opère en nous, ◊ 21 à lui gloire dans l’assemblée dans le christ Jésus, pour toutes les générations du siècle des siècles ! Amen.)
Éphésiens
5 ◊ 1 Soyez donc imitateurs de Dieu comme de bien-aimés enfants, ◊ 2 et marchez dans l’amour, comme aussi le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu, en parfum de bonne odeur.
◊ 3 Mais que ni la fornication, ni aucune impureté ou cupidité, ne soient même nommées parmi vous, comme il convient à des saints ; ◊ 4 ni aucune chose honteuse, ni parole folle ou plaisanterie, lesquelles ne sont pas bienséantes, mais plutôt des actions de grâces. ◊ 5 Cela en effet vous le savez, connaissant qu’aucun fornicateur, ou impur, ou cupide (qui est un idolâtre), n’a d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu. ◊ 6 Que personne ne vous séduise par de vaines paroles ; car, à cause de ces choses, la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance. ◊ 7 N’ayez donc pas de participation avec eux ; ◊ 8 car vous étiez autrefois ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur ; marchez comme des enfants de lumière ◊ 9 (car le fruit de la lumière [consiste] en toute bonté, et justice, et vérité), ◊ 10 éprouvant ce qui est agréable au Seigneur. ◊ 11 Et n’ayez rien de commun avec les œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt reprenez-les aussi ; ◊ 12 car les choses qu’ils font en secret, il est honteux même de les dire. ◊ 13 Mais toutes choses, étant reprises par la lumière, sont manifestées ; car ce qui manifeste tout, c’est la lumière ; ◊ 14 c’est pourquoi il dit : « Réveille-toi, toi qui dors, et relève-toi d’entre les morts, et le Christ luira sur toi ». ◊ 15 Prenez donc garde à marcher soigneusement, non pas comme étant dépourvus de sagesse, mais comme étant sages ; ◊ 16 saisissant l’occasion, parce que les jours sont mauvais. ◊ 17 C’est pourquoi ne soyez pas sans intelligence, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur. ◊ 18 Et ne vous enivrez pas de vin, en quoi il y a de la dissolution ; mais soyez remplis de l’Esprit, ◊ 19 vous entretenant par des psaumes et des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et psalmodiant de votre cœur au Seigneur ; ◊ 20 rendant toujours grâces pour toutes choses, au nom de notre seigneur Jésus Christ, à Dieu le Père ; ◊ 21 étant soumis les uns aux autres dans la crainte de Christ.
◊ 22 Femmes, soyez soumises à vos propres maris comme au Seigneur ; ◊ 23 parce que le mari est le chef de la femme, comme aussi le Christ est le chef de l’assemblée, lui, le sauveur du corps. ◊ 24 Mais comme l’assemblée est soumise au Christ, ainsi que les femmes le soient aussi à leurs maris en toutes choses. ◊ 25 Maris, aimez vos propres femmes, comme aussi le Christ a aimé l’assemblée et s’est livré lui-même pour elle, ◊ 26 afin qu’il la sanctifiât, en la purifiant par le lavage d’eau par [la] parole ; ◊ 27 afin que lui se présentât l’assemblée à lui-même, glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais afin qu’elle fût sainte et irréprochable. ◊ 28 De même aussi, les maris doivent aimer leurs propres femmes comme leurs propres corps ; celui qui aime sa propre femme s’aime lui-même. ◊ 29 Car personne n’a jamais haï sa propre chair, mais il la nourrit et la chérit, comme aussi le Christ l’assemblée : ◊ 30 car nous sommes membres de son corps, — de sa chair et de ses os. ◊ 31 « C’est pour cela que l’homme laissera son père et sa mère et sera joint à sa femme ; et les deux seront une seule chair ». ◊ 32 Ce mystère est grand ; mais moi je parle relativement à Christ et à l’assemblée. ◊ 33 Toutefois, que chacun de vous aussi en particulier aime sa propre femme comme lui-même ; et quant à la femme, qu’elle craigne son mari.