« Quand l’Éternel, ton Dieu, t’aura introduit dans le pays où tu entres pour le posséder, et qu’il aura chassé de devant toi des nations nombreuses,… sept nations plus nombreuses et plus fortes que toi, et que l’Éternel, ton Dieu, les aura livrées devant toi, et que tu les auras frappées, tu les détruiras entièrement comme un anathème ; tu ne traiteras point alliance avec elles, et tu ne leur feras pas grâce ».
Le récit des voies de Dieu envers les nations, en rapport avec Son peuple d’Israël, nous rappelle les paroles qui ouvrent le psaume 101 . « Je chanterai la bonté et le jugement ». Si d’une part nous voyons le déploiement de la grâce de Dieu envers Son peuple, en vertu de Son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob, de l’autre nous voyons l’exécution du jugement sur les nations à cause de leur méchanceté. Dans le premier cas se montre la souveraineté de Dieu ; dans le second Sa justice ; Sa gloire brille dans l’un et dans l’autre. Toutes les voies de Dieu, en grâce, comme en jugement, proclament Ses louanges et seront à jamais célébrées par Son peuple. « Grandes et merveilleuses sont tes œuvres, Seigneur, Dieu, Tout-puissant ! Justes et véritables sont tes voies, ô Roi des nations ![20] Qui ne te craindrait, Seigneur, et qui ne glorifierait ton nom ? Car seul tu es saint ; car toutes les nations viendront et se prosterneront devant toi ; parce que tes faits justes ont été manifestés » (Apoc. 15, 3, 4 ).
Voilà l’esprit avec lequel nous devons considérer les voies de Dieu en gouvernement. Il est des âmes qui, se laissant influencer par une fausse et morbide sentimentalité, se sentent froissées en lisant les ordres donnés à Israël au sujet des Cananéens, au commencement de notre chapitre. Il leur semble qu’un Être tout bon et miséricordieux ne saurait commander à Son peuple de détruire ses semblables sans leur faire aucune grâce, et même de passer des femmes et des enfants au fil de l’épée.
Ces personnes ne sont pas disposées à dire avec les saints, en Apocalypse 15, 3 et 4 : « Justes et véritables sont tes voies, ô Roi des nations ». Elles n’approuvent point Dieu dans toutes Ses voies ; elles vont même jusqu’à Le juger. Elles se permettent de mesurer les dispensations du gouvernement divin d’après leurs faibles pensées ; de comparer l’infini avec ce qui a des limites, en un mot elles jugent Dieu d’après elles-mêmes.
C’est là une faute grave. Nous ne sommes pas compétents pour porter un jugement sur les voies de Dieu, et par conséquent c’est le comble de la présomption pour de pauvres mortels ignorants, d’essayer de le faire. Nous lisons au chapitre 7 de Luc , que « la sagesse a été justifiée par tous ses enfants ». Souvenons-nous de ces paroles et faisons taire tout raisonnement coupable. « Que Dieu soit vrai et tout homme menteur, selon ce qui est écrit : En sorte que tu sois justifié dans tes paroles, et que tu aies gain de cause quand tu es jugé » (Rom. 3, 4 ).
Si le lecteur n’est pas au clair sur ce sujet, qu’il lise le magnifique psaume 136 .
Nous y voyons que la mort des premiers-nés des Égyptiens et la délivrance d’Israël, le passage de la mer Rouge et la destruction de l’armée du Pharaon, ainsi que l’anéantissement des Cananéens, pour donner leur héritage à Israël — tout en un mot était la preuve de la bonté éternelle de Dieu[21] . Et il en est et en sera toujours ainsi. Tout doit contribuer à la gloire de Dieu. Ne l’oublions pas, et laissons de côté tous les faux raisonnements. C’est notre privilège de justifier Dieu dans toutes Ses voies, de courber la tête avec révérence à la vue de Ses insondables jugements, et de demeurer fermement assurés que toutes les voies de Dieu sont bonnes. Nous ne les comprenons pas toutes ; ce qui est borné comprendrait-il l’infini ? Les dispensations de Dieu, les actes de Son gouvernement, sont autant au-dessus de la raison humaine que le Créateur est au-dessus de la créature. Quel est l’esprit humain qui peut sonder les profonds mystères de la providence divine ? Pourquoi arrive-t-il, par exemple, qu’une ville entière remplie d’hommes, de femmes et d’enfants, soit en quelques heures engloutie sous des flots de lave brûlante ? Nous ne pouvons le dire, et cependant ce n’est qu’un fait entre mille dans l’histoire de l’humanité. Voyez, dans nos grandes cités, les milliers d’êtres humains qui vivent dans la misère la plus profonde et dans la plus grande dégradation morale. Pouvons-nous dire pourquoi Dieu le permet ? Sommes-nous appelés à le faire ? N’est-il pas évident que nous n’avons pas à discuter ces questions ? Si, dans notre ignorance et notre folie, nous nous mettons à raisonner sur les mystères inscrutables du gouvernement divin, nous ne pouvons nous attendre qu’à nous égarer complètement et même à tomber dans une incrédulité positive.
Nous comprendrons maintenant les instructions données au commencement de notre chapitre. Les Cananéens ne devaient pas trouver grâce aux yeux des Israélites. Leur iniquité était venue à son comble, et il ne restait plus pour eux que l’exécution du jugement divin. Tu les frapperas, et « tu les détruiras entièrement comme un anathème ; tu ne traiteras point alliance avec elles, et tu ne leur feras pas grâce. Tu ne t’allieras point par mariage avec elles, tu ne donneras pas ta fille à leur fils, et tu ne prendras pas leur fille pour ton fils ; car ils détourneraient de moi ton fils, et il servirait d’autres dieux, et la colère de l’Éternel s’embraserait contre vous et te détruirait aussitôt. Mais vous leur ferez ainsi : Vous démolirez leurs autels, et vous briserez leurs statues, et vous abattrez leurs ashères, et vous brûlerez au feu leurs images taillées » (v. 2-5 ).
Tels étaient les ordres donnés par l’Éternel à Son peuple. Ils étaient clairs et compréhensibles. Pas de grâce pour les Cananéens, pas d’alliance avec eux, aucune union, aucune liaison quelconque ; un jugement sans miséricorde devait être leur part.
Nous savons, hélas ! que les Israélites ne tardèrent pas à négliger ces ordres sacrés. À peine avaient-ils posé leurs pieds dans le pays de Canaan qu’ils firent alliance avec les Gabaonites. Josué lui-même tomba dans le piège. Les vêtements déchirés et le pain moisi de ce peuple rusé, trompèrent les principaux de la congrégation, et les firent agir en directe opposition avec le commandement de Dieu. S’ils eussent été gouvernés par l’autorité de la Parole, ils ne seraient pas tombés dans cette faute grave et n’auraient pas traité alliance avec un peuple qui aurait dû être complètement détruit. Mais ils jugèrent d’après l’œil de la chair, et ils en recueillirent les fruits[22] . L’obéissance implicite est la meilleure sauvegarde contre les ruses de l’ennemi. Le récit des Gabaonites était sans doute fort plausible, et tout leur aspect donnait un air de vérité à leurs assertions, mais rien de tout cela n’aurait dû avoir le moindre poids aux yeux de Josué et des principaux d’Israël. Ils devaient se rappeler les commandements de l’Éternel, et s’en tenir à Sa parole. Au lieu de le faire, ils raisonnèrent et agirent d’après ce qu’ils voyaient. La raison n’est pas un guide pour le peuple de Dieu ; il doit être uniquement et entièrement dirigé et gouverné par Sa Parole.
C’est là un privilège des plus grands, car il est à la portée du plus simple et du plus ignorant des enfants de Dieu. La parole du Père, la voix du Père, l’œil du Père, suffisent pour guider le plus jeune et le plus faible des membres de Sa famille. Ce qu’il nous faut, c’est un cœur aimant et obéissant. Il n’est pas besoin d’une vaste intelligence, ni d’une grande science, car alors, que deviendrait la grande majorité des chrétiens ? Si les savants, les penseurs, les gens instruits étaient seuls capables de tenir ferme contre les ruses de l’adversaire, la plupart d’entre nous devraient renoncer à la lutte.
Mais, grâces à Dieu, il n’en est pas ainsi ; au contraire, en étudiant l’histoire du peuple de Dieu à travers les âges, nous voyons que la sagesse et la science humaines, quand elles ne sont pas laissées à leur vraie place, deviennent des pièges, et ceux qui les possèdent, des instruments d’autant plus dangereux entre les mains de l’ennemi. Par qui ont été introduites la plupart des hérésies qui ont troublé l’Église de Dieu depuis des siècles ? Non par les simples et les ignorants, mais par les savants et les intelligents. Et dans le passage du livre de Josué que nous venons de citer, qui est-ce qui fit alliance avec les Gabaonites ? Le commun du peuple ? Non, mais les principaux de l’assemblée. Tous évidemment commirent la faute, mais les principaux d’Israël donnèrent l’exemple. Les chefs et les conducteurs de l’assemblée tombèrent dans les pièges du diable, pour avoir négligé « d’interroger la bouche de l’Éternel » .
« Tu ne traiteras point alliance avec elles ». Rien n’était plus simple que cela. De vieux vêtements, des souliers raccommodés et du pain moisi pouvaient-ils changer la signification de l’ordre divin, ou enlever à la congrégation l’obligation d’une obéissance implicite ? Non, assurément. Rien ne saurait jamais être une excuse pour diminuer, si peu que ce soit, l’obligation d’obéir à la Parole de Dieu. Si nous rencontrons des difficultés ou des circonstances embarrassantes, si nous ne savons souvent de quel côté nous tourner, que devons-nous faire ? Raisonner ? Discuter ? Agir d’après notre propre jugement ou celui de tel autre ? Certainement non ; mais nous avons à nous attendre à Dieu patiemment, humblement, avec foi, et assurément Il nous montrera notre chemin. « Il fera marcher dans le droit chemin les débonnaires, et il enseignera sa voie aux débonnaires » (Ps. 25, 9 ). En marchant ainsi, nous serons préservés de tout faux pas et gardés jusqu’au royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ.
Au verset 6 de notre chapitre , Moïse place devant le peuple la raison morale pour laquelle il devait rester entièrement séparé des Cananéens et les exterminer : « Car tu es un peuple saint, consacré à l’Éternel, ton Dieu ; l’Éternel, ton Dieu, t’a choisi, afin que tu sois pour lui un peuple qui lui appartienne en propre, d’entre tous les peuples qui sont sur la face de la terre ».
Le principe posé ici est de la plus grande importance. Pourquoi Israël devait-il être entièrement séparé des Cananéens, et refuser absolument de faire aucune alliance avec eux ? Pourquoi devait-il démolir leurs autels, briser leurs statues et abattre leurs ashères ? Simplement, parce qu’il était un peuple saint. Et qui l’avait fait tel ? L’Éternel. Il les avait choisis et Son amour reposait sur eux ; Il les avait sauvés et les avait mis à part pour Lui, et ainsi Il avait le droit de prescrire ce qu’ils devaient être et comment ils devaient agir. « Soyez saints, car moi je suis saint » .
Ce n’était nullement sur le principe de : « Tiens-toi loin, ne me touche pas, car je suis saint vis-à-vis de toi » (És. 65, 5 ). Ils ne valaient pas plus que les autres nations, c’est évident par ce qui suit : « Ce n’est pas parce que vous étiez plus nombreux que tous les peuples, que l’Éternel s’est attaché à vous et vous a choisis ; car vous êtes le plus petit de tous les peuples ; mais parce que l’Éternel vous a aimés et parce qu’il garde le serment qu’il a juré à vos pères, l’Éternel vous a fait sortir à main forte, et t’a racheté de la maison de servitude, de la main du Pharaon, roi d’Égypte » (v. 7, 8 ).
Que ces paroles étaient bien ce qui convenait aux enfants d’Israël ! Ils devaient se souvenir que tous leurs privilèges, leur dignité, et leurs bénédictions, provenaient non de ce qu’ils étaient en eux-mêmes, mais de ce que l’Éternel les avait aimés dans Sa grâce souveraine, et avait traité alliance avec leurs pères — « alliance éternelle, à tous égards bien ordonnée et assurée » .
Il y avait là un antidote divin contre tout orgueil et toute suffisance, et c’était aussi la base sûre et ferme de leur bonheur et de leur sécurité morale. Tout reposait sur la stabilité immuable de la grâce de Dieu. Toute vanterie humaine était ainsi rendue impossible. « Mon âme se glorifiera en l’Éternel ; les débonnaires l’entendront, et se réjouiront » (Ps. 34, 2 ).
Dieu veut que nulle chair ne se glorifie devant Lui . Il abaisse toute prétention humaine et l’orgueil du cœur de l’homme. Israël devait se souvenir de son origine, de sa condition précédente — « de servitude en Égypte » — « le plus petit de tous les peuples ». Il n’était nullement meilleur que les nations qui l’entouraient, et par conséquent ne pouvait expliquer sa grandeur et son élévation que par l’amour gratuit de Dieu et Sa fidélité à Son serment. « Non point à nous, ô Éternel ! non point à nous, mais à ton nom donne gloire, à cause de ta bonté, à cause de ta vérité » (Ps. 115, 1 ).
« Connais donc que c’est l’Éternel, ton Dieu, qui est Dieu, le Dieu fidèle, qui garde l’alliance et la bonté jusqu’à mille générations à ceux qui l’aiment et qui gardent ses commandements, et qui récompense en face ceux qui le haïssent, pour les faire périr : il ne différera pas à l’égard de celui qui le hait ; il le récompensera en face » (v. 9-10 ).
Deux faits de la plus haute importance sont mis ici devant nous ; l’un rempli de riches consolations et de précieux encouragements pour ceux qui aiment Dieu en sincérité ; l’autre d’une grande solennité pour ceux qui Le méprisent. Tous ceux qui aiment Dieu et gardent Ses commandements peuvent compter sur Sa fidélité et Sa grâce en tout temps et en toutes circonstances. « Toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son propos » (Rom. 8, 28 ). Si, par Sa grâce infinie, l’amour de Dieu est dans nos cœurs et Sa crainte devant nos yeux, nous pouvons avancer avec courage et avec une joyeuse confiance, assurés que tout sera bien et doit être bien. « Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance envers Dieu ; et quoi que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous pratiquons les choses qui sont agréables devant lui » (1 Jean 3, 21, 22 ).
C’est là une vérité éternelle pour Israël, comme pour l’Église. Le chapitre 7 du Deutéronome , aussi bien que le troisième de 1 Jean , proclament la même grande vérité pratique, savoir que Dieu prend plaisir en ceux qui Le craignent, qui L’aiment et gardent Ses commandements.
Y a-t-il là quoi que ce soit de légal ? Nullement. L’amour et le légalisme n’ont rien de commun ; ils sont aussi éloignés l’un de l’autre que les pôles. « C’est ici l’amour de Dieu, que nous gardions ses commandements, et ses commandements ne sont pas pénibles » (1 Jean 5, 3 ). Les motifs, le caractère et l’esprit de notre obéissance, sont tout l’opposé du légalisme. Il est des personnes toujours prêtes à crier au légalisme, lorsqu’on leur parle d’obéissance. Elles sont dans une grave erreur. S’il était question d’acquérir par notre obéissance la position et la relation d’enfants de Dieu, alors l’accusation de légalisme serait pleinement justifiée. Mais donner ce nom à l’obéissance chrétienne c’est, nous le répétons, une grave erreur. L’obéissance ne peut précéder la relation filiale ; mais cette relation doit toujours être suivie de l’obéissance.
Occupons-nous maintenant de la vérité solennelle que nous présente le verset 10 de notre chapitre . « Il ne différera pas à l’égard de celui qui le hait ; il le récompensera en face ». Si ceux qui aiment Dieu sont tendrement encouragés, au verset 9 , à garder Ses commandements, le verset 10 fait entendre un sérieux avertissement à ceux qui Le haïssent.
Le temps vient où Dieu agira en personne, face à face avec Ses ennemis. Qu’il est terrible de penser qu’il y a des hommes qui haïssent Dieu — qui haïssent Celui dont le nom est « lumière » et « amour », la source de toute bonté, l’auteur et le donateur de tout don parfait, le Père des lumières ; Celui dont la main libérale supplée aux besoins de toute créature, qui entend le cri du corbeau et apaise la soif de l’âne sauvage ; Celui qui est infiniment bon, le seul sage, le Dieu parfaitement saint, le Seigneur de toute force et puissance, le Créateur de toutes choses, et Celui qui a le pouvoir de jeter l’âme et le corps dans la géhenne .
Pensez, lecteur, à ce que c’est que de haïr un Être tel que Dieu ! Or, nous savons que tous ceux qui n’aiment pas doivent haïr. Peut-être ne croit-on pas cela ; peu de personnes conviendront qu’elles haïssent vraiment Dieu ; mais, dans cette grande question, il n’est pas de terrain neutre ; il nous faut être pour ou contre, et en général les hommes ne tardent pas à montrer sous quel drapeau ils servent. Il arrive le plus souvent que l’inimitié du cœur envers Dieu se montre par la haine pour Son peuple, pour Sa Parole, Son culte, Son service. Que de fois nous entendons proférer des paroles telles que celles-ci : « Je hais les mômiers ». — « Je déteste la religiosité et les prêcheurs ». Pour dire vrai, c’est Dieu Lui-même que l’on hait. « La chair est inimitié contre Dieu, car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, car aussi elle ne le peut pas » ; et cette inimitié se fait jour à propos de tout ce qui concerne Dieu. Tout cœur inconverti recèle une inimitié positive contre Dieu. Tout homme, dans son état naturel, hait Dieu.
Or, Dieu déclare « qu’il ne différera pas à l’égard de celui qui le hait ; il le récompensera en face ». Parole solennelle, à laquelle on devrait prêter une plus sérieuse attention. Les hommes n’aiment pas l’entendre ; beaucoup affectent et font profession de ne pas y croire. Ils cherchent à se persuader et à persuader aux autres que Dieu est trop bon, trop tendre, trop miséricordieux, pour traiter Ses créatures avec sévérité. Ils oublient que les voies de Dieu en gouvernement sont aussi parfaites que Ses voies en grâce. Ils s’imaginent que le gouvernement de Dieu laissera passer ou traitera légèrement le mal et ceux qui le font.
C’est là une fatale erreur et qui, tôt ou tard, portera ses fruits douloureux. Il est vrai, et Dieu en soit béni, que, dans Sa grâce souveraine, Il peut nous pardonner nos péchés, effacer nos transgressions, couvrir nos fautes, nous justifier parfaitement, et répandre dans nos cœurs l’esprit d’adoption. Mais c’est une chose entièrement différente. C’est la grâce régnant par la justice, en vie éternelle, par Jésus Christ, notre Seigneur . C’est Dieu, dans Son amour merveilleux, donnant une justice au pauvre pécheur qui méritait l’enfer, et qui sait et sent et reconnaît que lui-même n’a aucune justice, ni n’en pourrait avoir. Dieu, dans Son amour infini, a trouvé un moyen par lequel Il peut être juste et justifier celui qui croit simplement en Jésus.
Mais comment tout cela a-t-il été accompli ? Est-ce en laissant de côté le péché, comme s’il n’était rien ? Est-ce en lâchant les rênes du gouvernement divin, en abaissant la mesure de la sainteté divine, ou en diminuant en quoi que ce soit les exigences de la loi ? Non, tout au contraire. Il n’aurait jamais pu y avoir une manifestation plus solennelle de la haine de Dieu pour le péché, ou de Son intention irrévocable de le condamner et de le punir éternellement ; il n’aurait jamais pu y avoir une revendication plus glorieuse du gouvernement divin, une exposition plus parfaite de la sainteté, de la vérité et de la justice divines ; jamais la loi n’aurait pu être plus glorieusement défendue ou plus complètement établie que par le plan glorieux de la rédemption — projeté, exécuté et révélé par l’éternelle Trinité dans l’unité — projeté par le Père, exécuté par le Fils et révélé par le Saint Esprit.
Si nous désirons voir dans toute sa réalité le gouvernement de Dieu, Sa colère contre le péché, et le vrai caractère de Sa sainteté, nous n’avons qu’à contempler la croix, à écouter ce cri d’angoisse qui sortit du cœur du Fils de Dieu et retentit au milieu des ténèbres du Calvaire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » . Jamais semblable question n’avait été faite auparavant, jamais il n’en fut fait de semblable dès lors, et cette question ne se fera ni ne pourrait plus se faire. Soit que nous considérions Celui qui la fit, Celui à qui elle était adressée, ou la réponse, elle demeure unique dans l’éternité. La croix est la mesure de la haine de Dieu contre le péché, tout comme elle est la mesure de Son amour pour le pécheur. C’est la base impérissable du trône de grâce, le terrain divinement juste, sur lequel Dieu peut pardonner nos péchés, et nous constituer parfaitement justes en un Christ ressuscité et glorifié.
Mais si les hommes méprisent la croix, et persistent dans leur haine contre Dieu, tout en disant qu’Il est trop bon et trop clément pour punir les méchants, que deviendront-ils ? Voici la réponse : « Qui désobéit (àpéithon ) au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3, 36 )[23] .
Pouvons-nous croire un seul instant qu’un Dieu juste eût livré à la mort Son Fils unique et bien-aimé, Ses délices de tous les jours, alors que ce Fils était fait péché pour nous, pour laisser ensuite échapper les pécheurs impénitents ? Jésus, l’homme parfait, saint et sans tache — le seul homme parfait, qui ait jamais marché sur la terre — a dû souffrir pour les péchés, le juste pour les injustes ; est-ce pour que les méchants, les incrédules, ceux qui haïssent Dieu et désobéissent au Fils, soient sauvés et bénis et introduits dans le ciel ? Et l’on voudrait affirmer cela sous le prétexte que Dieu est trop bon et trop clément pour punir éternellement les pécheurs ! Lorsque Dieu a dû donner, abandonner et frapper Son Fils bien-aimé afin de sauver Son peuple de leurs péchés , est-ce que les pécheurs, les moqueurs et les rebelles pourraient être sauvés dans leurs péchés ? Le Seigneur Jésus est-Il mort pour rien ? L’Éternel L’a-t-Il froissé et a-t-Il caché Sa face de Lui sans nécessité ? Pourquoi toutes les horreurs du Calvaire ? Pourquoi les trois heures de ténèbres ? Pourquoi le cri d’angoisse : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné » ? Pourquoi, si les pécheurs peuvent aller au ciel sans cela ? Quelle inconcevable folie ! Jusqu’où peut aller la crédulité des hommes, pourvu qu’il ne s’agisse pas de la vérité de Dieu ! Le pauvre cœur humain affectera de croire la plus monstrueuse absurdité, afin d’avoir une excuse pour rejeter le simple enseignement de la sainte Écriture. Ce que les hommes ne songeraient jamais à attribuer à un bon gouvernement humain, ils n’hésitent pas à l’attribuer au gouvernement du Dieu seul sage, seul vrai et seul juste. Que penserions-nous d’un gouvernement qui ne pourrait ou ne voudrait pas punir les méchants et les criminels ? Voudrions-nous vivre sous ce gouvernement ?
Le verset qui nous occupe renverse complètement toutes les théories que les hommes, dans leur folie et leur ignorance, ont avancées touchant le gouvernement de Dieu, et réfute les arguments par lesquels ils cherchent à l’affaiblir. « C’est l’Éternel, ton Dieu, qui est Dieu, le Dieu fidèle qui… récompense en face ceux qui le haïssent, pour les faire périr : il ne différera pas à l’égard de celui qui le hait ; il le récompensera en face ».
Oh ! si les hommes voulaient écouter la Parole de Dieu ! S’ils voulaient croire à ses avertissements si solennels et si clairs au sujet de la colère à venir, du jugement et des peines éternelles ! Si, au lieu de chercher à se persuader à eux-mêmes et à d’autres qu’il n’y a pas d’enfer, pas de ver qui ne meurt point ni de feu qui ne s’éteint point, pas d’éternel tourment, ils écoutaient la voix qui les avertit de s’enfuir, avant qu’il soit trop tard, vers le refuge que leur présente l’évangile ! Là serait la vraie sagesse. Dieu dit qu’Il rendra la pareille à ceux qui Le haïssent. Qu’elle est terrible la pensée de cette rétribution ! Qui pourrait l’affronter ? Le gouvernement de Dieu est parfait, et parce qu’il est tel, il est impossible qu’il laisse le mal sans le juger. Rien n’est plus simple que cela. Toute l’Écriture, de la Genèse à l’Apocalypse, le présente en termes si clairs et si positifs que c’est le comble de la folie pour les hommes d’essayer de discuter la chose. Combien il est plus sage et plus sûr de fuir la colère à venir, que de nier qu’elle viendra ou qu’elle sera éternelle dans sa durée. C’est en vain qu’on essaie de raisonner en opposition à la vérité de Dieu. Toute parole de Dieu subsistera à toujours. Nous voyons les dispensations de Son gouvernement à l’égard de Son peuple d’Israël et à l’égard des chrétiens maintenant. Laissait-Il passer le mal chez Son peuple terrestre ? Non, au contraire, Il leur appliquait continuellement Sa verge, et cela précisément parce que c’était Son peuple, ainsi qu’Il le dit par le prophète Amos : « Écoutez cette parole que l’Éternel prononce sur vous, fils d’Israël, sur la famille entière que j’ai fait monter du pays d’Égypte, disant : Je vous ai connus, vous seuls, de toutes les familles de la terre ; c’est pourquoi je visiterai sur vous toutes vos iniquités » (Amos 3, 1, 2 ).
Le même principe est appliqué aux chrétiens dans la première épître de Pierre : « Car le temps est venu de commencer le jugement par la maison de Dieu ; mais s’il commence premièrement par nous, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’évangile de Dieu ? Et si le juste est sauvé difficilement, où paraîtra l’impie et le pécheur ? » (4, 17, 18 ).
Dieu châtie les siens parce qu’ils sont les siens, et afin qu’ils ne soient « pas condamnés avec le monde » (1 Cor. 11, 32 ). Les enfants de ce monde cheminent paisiblement, mais leur jour vient — un jour sombre et terrible — un jour de jugement et d’inexorable colère. Les hommes peuvent raisonner et discuter là-dessus, mais l’Écriture est claire et positive : « Dieu… a établi un jour auquel il doit juger en justice la terre habitée, par l’homme qu’il a destiné à cela » (Act. 17, 31 ). Le grand jour des rétributions est près, où Dieu rendra la pareille à chacun en face.
Il est profondément édifiant de remarquer de quelle manière Moïse, ce serviteur bien-aimé et honoré de Dieu, conduit par le Saint Esprit, place les solennelles réalités du gouvernement de Dieu devant les Israélites, afin d’agir sur leurs consciences. Écoutez-le plaider et exhorter : « Et tu garderas les commandements, et les statuts et les ordonnances que je te commande aujourd’hui, pour les pratiquer . Et si vous écoutez ces ordonnances, et que vous les gardiez et les fassiez , il arrivera que l’Éternel, ton Dieu, te gardera l’alliance et la bonté qu’il a jurées à tes pères. Et il t’aimera , et te bénira , et te multipliera ; et il bénira le fruit de ton ventre, et le fruit de ta terre, ton froment, et ton moût, et ton huile, et la portée de ton gros bétail, et l’accroissement de ton menu bétail, sur la terre qu’il a juré à tes pères de te donner. Tu seras béni plus que tous les peuples ; il n’y aura, parmi toi et parmi tes bêtes, ni mâle ni femelle stérile ; et l’Éternel éloignera de toi toute maladie, et il ne mettra sur toi aucune des plaies malignes de l’Égypte, que tu as connues, mais il les mettra sur tous ceux qui te haïssent. Et tu consumeras tous les peuples que l’Éternel, ton Dieu, te livre ; ton œil ne les épargnera pas, et tu ne serviras pas leurs dieux, car ce serait un piège pour toi » (v. 11-16 ).
Quel plaidoyer puissant et touchant ! Remarquez le contraste : Israël devait « écouter », « garder » et « faire ». L’Éternel devait « aimer », « bénir » et « multiplier ». Hélas ! Israël manqua totalement et honteusement à ce que l’Éternel demandait de lui, sous la loi et sous le gouvernement, et par conséquent, au lieu de la bénédiction et de l’accroissement, il n’y eut pour lui que jugement, malédiction, stérilité, dispersion et désolation.
Mais, béni soit le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, si Israël a failli sous la loi et sous le gouvernement , Lui n’a pas fait défaut dans Sa riche et précieuse grâce et Sa miséricorde . Il gardera l’alliance qu’Il a jurée à leurs pères. Pas une de Ses promesses ne tombera à terre ; Il les accomplira à la lettre. Et s’Il ne peut le faire en vertu de l’obéissance d’Israël, Il le fera à cause du sang de l’alliance éternelle, du précieux sang de Jésus, Son Fils éternel. Gloire et honneur à Son nom adorable !
Non, le Dieu d’Israël ne peut laisser une seule de Ses précieuses promesses tomber à terre. Que deviendrions-nous s’Il le faisait ? Quelle assurance, quel repos, quelle paix pourrions-nous avoir, si l’alliance de l’Éternel avec Abraham manquait en un seul point ? Il est vrai qu’Israël a perdu tous ses droits. S’il s’agit de prérogative selon la chair, Ismaël et Ésaü ont des droits antérieurs. S’il s’agit d’obéissance légale, le veau d’or et les tables brisées racontent sa triste histoire. S’il s’agit de gouvernement en vertu de l’alliance de Sinaï, les enfants d’Israël n’ont pas une seule excuse à mettre en avant.
Mais Dieu reste le même en dépit de la lamentable infidélité d’Israël. « Les dons de grâce et l’appel de Dieu sont sans repentir » (Rom. 11, 29 ), et c’est pourquoi « tout Israël sera sauvé ». Dieu tiendra certainement Son serment à Abraham, malgré toute la ruine de la postérité d’Abraham. Soyons-en fermement convaincus, quoiqu’on puisse dire de contraire. Israël sera restauré et béni, et il se multipliera dans la terre à laquelle il est affectionné. Un jour les Israélites reprendront leurs harpes suspendues aux saules , et, à l’ombre de leurs vignes et de leurs figuiers, ils chanteront les louanges de leur Dieu Sauveur, durant le glorieux sabbat millénaire qui les attend. Tel est le témoignage invariable de l’Écriture, et il s’accomplira jusqu’aux moindres détails, pour la gloire de Dieu et en vertu de l’alliance éternelle.
Revenons à notre chapitre, dont les derniers versets demandent une attention toute particulière. Il est touchant de voir de quelle manière Moïse cherche à encourager le peuple au sujet des nations qu’il pouvait redouter en Canaan. Il comprend ses craintes et cherche à les dissiper. « Si tu dis dans ton cœur : Ces nations sont plus nombreuses que moi, etc. », lisez versets 17 à 26 .
Le grand remède pour toutes les craintes causées par l’incrédulité est simplement d’avoir l’œil fixé sur le Dieu vivant ; alors le cœur est élevé au-dessus des difficultés de quelque nature qu’elles soient. On ne saurait nier qu’il n’y ait des difficultés et des influences fâcheuses de toute espèce. Bien des personnes affectent de parler légèrement des épreuves et des difficultés. Cela prouve, non la connaissance qu’elles ont de Dieu, mais leur profonde ignorance des sérieuses réalités de la vie. Elles voudraient nous persuader qu’il ne faudrait pas sentir les peines, les chagrins, les difficultés de la route. Autant vaudrait nous dire que nous ne devrions pas avoir de tête sur les épaules, ou de cœur dans notre poitrine. De telles personnes ne peuvent point encourager ceux qui sont abattus, car elles sont tout à fait incapables de comprendre les âmes qui passent par la lutte, ou qui sont aux prises avec les difficultés de la vie.
Comment Moïse s’efforce-t-il d’encourager les cœurs de ses frères ? « Tu ne t’épouvanteras pas », dit-il, non parce qu’il n’y avait pas d’ennemis, de difficultés ou de dangers, mais parce que « l’Éternel, ton Dieu, est au milieu de toi, un Dieu grand et terrible ». C’était là le vrai encouragement : les ennemis étaient là, mais Dieu est un refuge assuré. C’est ainsi que Josaphat, pressé par l’ennemi, cherchait à encourager lui-même ses frères : « Ô notre Dieu ! ne les jugeras-tu pas ? Car il n’y a point de force en nous devant cette grande multitude qui vient contre nous, et nous ne savons ce que nous devons faire, mais nos yeux sont sur toi » (2 Chron. 20, 12 ).
Voilà le précieux secret. Les yeux reposent sur Dieu ; Sa puissance intervient et tout est réglé. « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » . Moïse va au-devant des craintes qui s’élèvent dans le cœur d’Israël. « Ces nations sont plus nombreuses que moi ». Oui, mais elles ne sont pas plus fortes que « le Dieu grand et terrible ». Quelles nations pourraient Lui résister ? Toutes avaient un terrible compte à rendre à cause de leurs iniquités ; la coupe était comble ; le moment de la rétribution était arrivé, et le Dieu d’Israël allait les exterminer devant Son peuple.
Israël, par conséquent, n’avait pas lieu de craindre la puissance de l’ennemi ; l’Éternel était avec lui ; mais il y avait une chose qui était bien plus à redouter, c’était l’influence séductrice de l’idolâtrie. Aussi l’Éternel dit-il : « Vous brûlerez au feu les images taillées de leurs dieux ; tu ne désireras par l’argent ou l’or qui sont dessus, et tu ne les prendras pas pour toi ». « Quoi », serait porté à dire plus d’un cœur, « devons-nous détruire l’or et l’argent qui ornent ces images ? Ne pourrait-on en tirer un bon parti ? N’est-ce point dommage de détruire quelque chose d’aussi précieux ? Passe encore de brûler les images, mais pourquoi ne pas épargner l’or et l’argent ? ».
Ah ! c’est justement de cette manière que le pauvre cœur est porté à raisonner, et c’est ainsi que nous nous séduisons nous-mêmes, lorsque nous sommes appelés à juger et à abandonner ce qui est mal. Nous nous persuadons que nous pouvons faire quelque réserve, et qu’il nous est permis de choisir et de faire des distinctions. Nous sommes prêts à abandonner une partie du mal, mais non pas tout. Nous sommes d’avis de brûler le bois de l’image, mais d’épargner l’or et l’argent.
Fatale illusion ! « Tu ne désireras pas l’argent ou l’or qui sont dessus, et tu ne les prendras pas pour toi, de peur que, par là, tu ne sois pris dans un piège ; car c’est une abomination pour l’Éternel, ton Dieu ». Il faut que tout soit détruit. Retenir un atome de la chose maudite, c’est tomber dans le piège de l’ennemi et nous associer avec ce qui est une abomination aux yeux de Dieu, quelque estime que les hommes en fassent.
Or, d’après le dernier verset du chapitre , introduire une abomination dans la maison était devenir anathème soi-même. Combien cela est solennel ! Le comprenons-nous bien ?
Que le Seigneur garde nos cœurs séparés de tout mal, et fidèles pour Lui !
2 Chroniques
20 ◊ 1 * Et il arriva, après ces choses, que les fils de Moab et les fils d’Ammon, et avec eux une partie des Maonites, vinrent contre Josaphat pour faire la guerre. ◊ 2 Et on vint et on rapporta à Josaphat, en disant : Il est venu contre toi une grande multitude, de l’autre côté de la mer, de la Syrie ; et voici, ils sont à Hatsatson-Thamar, qui est En-Guédi. ◊ 3 Et Josaphat craignit, et tourna sa face pour rechercher l’Éternel, et proclama un jeûne par tout Juda. ◊ 4 Et Juda s’assembla pour chercher [secours] de la part de l’Éternel : et on vint aussi de toutes les villes de Juda pour rechercher l’Éternel. ◊ 5 Et Josaphat se tint debout dans la congrégation de Juda et de Jérusalem, dans la maison de l’Éternel, devant le nouveau parvis ; ◊ 6 et il dit : Éternel, Dieu de nos pères ! n’es-tu pas le Dieu qui es dans les cieux, et [n’est-ce pas] toi qui domines sur tous les royaumes des nations ? Et en ta main est la puissance et la force, et nul ne peut te résister. ◊ 7 N’est-ce pas toi, notre Dieu, qui as dépossédé les habitants de ce pays devant ton peuple Israël, et qui l’as donné à toujours à la semence d’Abraham, ton ami ? ◊ 8 Et ils y ont habité, et t’y ont bâti un sanctuaire pour ton nom, disant : ◊ 9 S’il nous arrive du mal, épée, jugement, ou peste, ou famine, et que nous nous tenions devant cette maison et devant toi, car ton nom est dans cette maison, et que nous criions à toi à cause de notre angoisse, tu écouteras, et tu sauveras. ◊ 10 Et maintenant, voici, les fils d’Ammon et de Moab, et ceux de la montagne de Séhir, chez lesquels tu ne permis pas à Israël d’entrer lorsqu’ils venaient du pays d’Égypte (car ils se détournèrent d’eux, et ne les détruisirent pas), ◊ 11 les voici qui nous récompensent en venant pour nous chasser de ton héritage que tu nous as fait posséder. ◊ 12 Ô notre Dieu, ne les jugeras-tu pas ? car il n’y a point de force en nous devant cette grande multitude qui vient contre nous, et nous ne savons ce que nous devons faire, mais nos yeux sont sur toi ! ◊ 13 Et tout Juda se tenait devant l’Éternel, avec leurs petits enfants, leurs femmes et leurs fils.
◊ 14 Et l’Esprit de l’Éternel vint, au milieu de la congrégation, sur Jakhaziel, fils de Zacharie, fils de Benaïa, fils de Jehiel, fils de Matthania, lévite d’entre les fils d’Asaph. ◊ 15 Et il dit : Soyez attentifs, vous, tout Juda, et vous, habitants de Jérusalem, et toi, roi Josaphat. Ainsi vous dit l’Éternel : Ne craignez point, et ne soyez point effrayés à cause de cette grande multitude ; car cette guerre n’est pas la vôtre, mais celle de Dieu. ◊ 16 Demain, descendez contre eux : voici, ils vont monter par la montée de Tsits, et vous les trouverez au bout de la vallée, devant le désert de Jeruel. ◊ 17 Ce n’est point à vous de combattre en cette affaire ; présentez-vous, [et] tenez-vous là, et voyez la délivrance de l’Éternel [qui est] avec vous. Juda et Jérusalem, ne craignez pas et ne soyez pas effrayés ; demain, sortez à leur rencontre, et l’Éternel sera avec vous. ◊ 18 Et Josaphat s’inclina le visage contre terre, et tout Juda et les habitants de Jérusalem tombèrent [sur leurs faces] devant l’Éternel, pour adorer l’Éternel. ◊ 19 Et les lévites d’entre les fils des Kehathites et d’entre les fils des Corites se levèrent pour louer l’Éternel, le Dieu d’Israël, à grande et haute voix.
◊ 20 Et ils se levèrent de bonne heure le matin, et sortirent vers le désert de Thekoa ; et comme ils sortaient, Josaphat se tint là et dit : Écoutez-moi, Juda, et vous, habitants de Jérusalem : Croyez à l’Éternel, votre Dieu, et vous serez affermis ; croyez ses prophètes, et vous prospérerez. ◊ 21 Et il tint conseil avec le peuple, et il établit des chantres pour l’Éternel, et ceux qui louaient dans la sainte magnificence, et disaient, en sortant devant les troupes équipées : Célébrez l’Éternel, car sa bonté [demeure] à toujours. ◊ 22 Et au moment où ils commençaient le chant de triomphe et la louange, l’Éternel mit des embûches contre les fils d’Ammon [et] de Moab et [ceux de] la montagne de Séhir, qui venaient contre Juda, et ils furent battus. ◊ 23 Et les fils d’Ammon et de Moab se levèrent contre les habitants de la montagne de Séhir, pour les exterminer et les détruire ; et quand ils en eurent fini avec les habitants de Séhir, ils s’aidèrent l’un l’autre à se détruire. ◊ 24 Et Juda vint sur un lieu élevé [d’où l’on voyait] le désert ; et ils regardèrent du côté de la multitude, et voici, c’étaient des cadavres étendus par terre, et personne n’était échappé. ◊ 25 Et Josaphat et son peuple vinrent pour piller leur butin, et ils trouvèrent parmi eux en abondance des richesses et des cadavres, et des objets précieux, et ils en ramassèrent à ne pouvoir les porter ; et ils furent trois jours à piller le butin, car il était abondant. ◊ 26 Et le quatrième jour, ils s’assemblèrent dans la vallée de Beraca, car là ils bénirent l’Éternel ; c’est pourquoi on a appelé ce lieu-là du nom de vallée de Beraca, jusqu’à ce jour. ◊ 27 Et tous les hommes de Juda et de Jérusalem, et Josaphat à leur tête, s’en retournèrent, revenant à Jérusalem avec joie ; car l’Éternel les avait réjouis au sujet de leurs ennemis. ◊ 28 Et ils vinrent à Jérusalem, à la maison de l’Éternel, avec des luths et des harpes et des trompettes. ◊ 29 Et la frayeur de Dieu fut sur tous les royaumes des pays, quand ils entendirent que l’Éternel combattait contre les ennemis d’Israël. ◊ 30 Et le royaume de Josaphat fut tranquille, et son Dieu lui donna du repos tout à l’entour.
◊ 31 Et Josaphat régna sur Juda. Il était âgé de trente-cinq ans lorsqu’il commença de régner, et il régna vingt-cinq ans à Jérusalem ; et le nom de sa mère était Azuba, fille de Shilkhi. ◊ 32 Et il marcha dans la voie d’Asa, son père, et ne s’en détourna pas, faisant ce qui est droit aux yeux de l’Éternel. ◊ 33 Seulement, les hauts lieux ne furent pas ôtés, et le peuple n’avait pas encore disposé son cœur à [rechercher] le Dieu de ses pères. ◊ 34 Et le reste des actes de Josaphat, les premiers et les derniers, voici, ils sont écrits dans les paroles de Jéhu, fils de Hanani, lesquelles sont insérées dans le livre des rois d’Israël. ◊ 35 Et après cela, Josaphat, roi de Juda, se lia avec Achazia, roi d’Israël, qui agissait méchamment. ◊ 36 Et il s’associa avec lui pour construire des navires pour aller à Tarsis ; et ils construisirent les navires à Étsion-Guéber. ◊ 37 Et Éliézer, fils de Dodava, de Marésha, prophétisa contre Josaphat, disant : Parce que tu t’es lié avec Achazia, l’Éternel a détruit tes œuvres : et les navires furent brisés, et ne purent aller à Tarsis.
Matthieu
10 ◊ 1 Et ayant appelé ses douze disciples, il leur donna autorité sur les esprits immondes pour les chasser, et pour guérir toute maladie et toute langueur. ◊ 2 Or ce sont ici les noms des douze apôtres : le premier, Simon appelé Pierre, et André son frère ; Jacques le [fils] de Zébédée, et Jean son frère ; ◊ 3 Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques le [fils] d’Alphée, et Lebbée surnommé Thaddée ; ◊ 4 Simon le Cananéen, et Judas l’Iscariote, qui aussi le livra.
◊ 5 Jésus envoya ces douze et leur donna des ordres, disant : Ne vous en allez pas sur le chemin des nations, et n’entrez dans aucune ville de Samaritains ; ◊ 6 mais allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. ◊ 7 Et quand vous irez, prêchez, disant : Le royaume des cieux s’est approché. ◊ 8 Guérissez les infirmes ; [ressuscitez les morts] ; rendez nets les lépreux ; chassez les démons : vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. ◊ 9 Ne faites provision ni d’or, ni d’argent, ni de cuivre dans vos ceintures, ◊ 10 ni d’un sac pour le chemin, ni de deux tuniques, ni de sandales, ni d’un bâton, car l’ouvrier est digne de sa nourriture. ◊ 11 Et dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous qui y est digne ; et demeurez là jusqu’à ce que vous partiez. ◊ 12 Et quand vous entrerez dans une maison, saluez-la. ◊ 13 Et si la maison [en] est digne, que votre paix vienne sur elle ; mais si elle n’[en] est pas digne, que votre paix retourne à vous. ◊ 14 Et si quelqu’un ne vous reçoit pas et n’écoute pas vos paroles, — quand vous partirez de cette maison ou de cette ville, secouez la poussière de vos pieds. ◊ 15 En vérité, je vous dis : le sort du pays de Sodome et de Gomorrhe sera plus supportable au jour de jugement que celui de cette ville-là. ◊ 16 Voici, moi je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ; soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes ; ◊ 17 et soyez en garde contre les hommes, car ils vous livreront aux sanhédrins et vous fouetteront dans leurs synagogues ; ◊ 18 et vous serez menés même devant les gouverneurs et les rois, à cause de moi, en témoignage à eux et aux nations. ◊ 19 Et quand ils vous livreront, ne soyez pas en souci comment vous parlerez, ni de ce que vous direz ; car il vous sera donné dans cette heure-là ce que vous direz ; ◊ 20 car ce n’est pas vous qui parlez, mais c’est l’Esprit de votre Père qui parle en vous. ◊ 21 Et le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant ; et les enfants s’élèveront contre leurs parents et les feront mourir ; ◊ 22 et vous serez haïs de tous à cause de mon nom ; et celui qui persévérera jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. ◊ 23 Mais quand on vous persécutera dans cette ville, fuyez dans l’autre ; car, en vérité, je vous dis : Vous n’aurez point achevé [de parcourir] les villes d’Israël, que le fils de l’homme ne soit venu. ◊ 24 Le disciple n’est pas au-dessus du maître, ni l’esclave au-dessus de son seigneur. ◊ 25 Il suffit au disciple qu’il soit comme son maître, et à l’esclave qu’il soit comme son seigneur : s’ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul, combien plus les gens de sa maison ? ◊ 26 Ne les craignez donc pas ; car il n’y a rien de couvert qui ne sera révélé, ni rien de secret qui ne sera connu. ◊ 27 Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le dans la lumière ; et ce qui vous est dit à l’oreille, prêchez-le sur les toits. ◊ 28 Et ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent pas tuer l’âme ; mais craignez plutôt celui qui peut détruire et l’âme et le corps, dans la géhenne. ◊ 29 Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou ? Et pas un seul d’entre eux ne tombe en terre, sans votre Père. ◊ 30 Et pour vous, les cheveux même de votre tête sont tous comptés. ◊ 31 Ne craignez donc pas : vous valez mieux que beaucoup de passereaux. ◊ 32 Quiconque donc me confessera devant les hommes, moi aussi je le confesserai devant mon Père qui est dans les cieux ; ◊ 33 mais quiconque me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux. ◊ 34 Ne pensez pas que je sois venu mettre la paix sur la terre ; je ne suis pas venu mettre la paix, mais l’épée : ◊ 35 car je suis venu jeter la division entre un homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; ◊ 36 et les ennemis d’un homme seront les gens de sa maison. ◊ 37 Celui qui aime père ou mère plus que moi, n’est pas digne de moi ; et celui qui aime fils ou fille plus que moi, n’est pas digne de moi ; ◊ 38 et celui qui ne prend pas sa croix et ne vient pas après moi, n’est pas digne de moi. ◊ 39 Celui qui aura trouvé sa vie, la perdra ; et celui qui aura perdu sa vie pour l’amour de moi, la trouvera. ◊ 40 Celui qui vous reçoit, me reçoit ; et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé. ◊ 41 Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète, recevra la récompense d’un prophète ; et celui qui reçoit un juste en qualité de juste, recevra la récompense d’un juste. ◊ 42 Et quiconque aura donné à boire seulement une coupe d’eau froide à l’un de ces petits, en qualité de disciple, en vérité, je vous dis, il ne perdra point sa récompense.
1 Corinthiens
11 ◊ 1 Soyez mes imitateurs, comme moi aussi je le suis de Christ.
◊ 2 Or je vous loue de ce que vous vous souvenez de moi en toutes choses, et de ce que vous gardez les enseignements, comme je vous les ai donnés. ◊ 3 Mais je veux que vous sachiez que le chef de tout homme, c’est le Christ, et que le chef de la femme, c’est l’homme, et que le chef du Christ, c’est Dieu. ◊ 4 Tout homme qui prie ou qui prophétise en ayant [quelque chose] sur la tête, déshonore sa tête ; ◊ 5 et toute femme qui prie ou qui prophétise, la tête découverte, déshonore sa tête, car c’est la même chose qu’une femme qui serait rasée. ◊ 6 Car si la femme n’est pas couverte, qu’on lui coupe aussi les cheveux. Mais s’il est déshonnête pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle soit couverte. ◊ 7 Car l’homme, étant l’image et la gloire de Dieu, ne doit pas se couvrir la tête ; mais la femme est la gloire de l’homme. ◊ 8 Car l’homme ne procède pas de la femme, mais la femme de l’homme ; ◊ 9 car aussi l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme à cause de l’homme. ◊ 10 C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête [une marque de l’]autorité [à laquelle elle est soumise]. ◊ 11 Toutefois, ni la femme n’est sans l’homme, ni l’homme sans la femme, dans le Seigneur ; ◊ 12 car comme la femme procède de l’homme, ainsi aussi l’homme est par la femme ; mais toutes choses procèdent de Dieu. ◊ 13 Jugez-en en vous-mêmes : est-il convenable qu’une femme prie Dieu sans être couverte ? ◊ 14 La nature même ne vous enseigne-t-elle pas que, si un homme a une longue chevelure, c’est un déshonneur pour lui ? ◊ 15 Mais si une femme a une longue chevelure, c’est une gloire pour elle, parce que la chevelure lui est donnée en guise de voile. ◊ 16 Mais si quelqu’un paraît vouloir contester, nous, nous n’avons pas une telle coutume, ni les assemblées de Dieu.
◊ 17 Or, en prescrivant ceci, je ne [vous] loue pas, — c’est que vous vous réunissez, non pas pour votre profit, mais à votre détriment. ◊ 18 Car d’abord, quand vous vous réunissez en assemblée, j’entends dire qu’il y a des divisions parmi vous, et je le crois en partie ; ◊ 19 car il faut aussi qu’il y ait des sectes parmi vous, afin que ceux qui sont approuvés soient manifestes parmi vous.
◊ 20 Quand donc vous vous réunissez ensemble, ce n’est pas manger la cène dominicale : ◊ 21 car lorsqu’on mange, chacun prend par avance son propre souper, et l’un a faim, et l’autre s’enivre. ◊ 22 N’avez-vous donc pas des maisons pour manger et pour boire ? Ou méprisez-vous l’assemblée de Dieu, et faites-vous honte à ceux qui n’ont rien ? Que vous dirai-je ? Vous louerai-je ? En cela, je ne vous loue pas. ◊ 23 Car moi, j’ai reçu du Seigneur ce qu’aussi je vous ai enseigné : c’est que le seigneur Jésus, la nuit qu’il fut livré, prit du pain, ◊ 24 et après avoir rendu grâces, il le rompit et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. » ◊ 25 De même [il prit] la coupe aussi, après le souper, en disant : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang : faites ceci, toutes les fois que vous la boirez, en mémoire de moi. » ◊ 26 Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne. ◊ 27 Ainsi quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement sera coupable à l’égard du corps et du sang du Seigneur. ◊ 28 Mais que chacun s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe ; ◊ 29 car celui qui mange et qui boit, mange et boit un jugement contre lui-même, ne distinguant pas le corps. ◊ 30 C’est pour cela que plusieurs sont faibles et malades parmi vous, et qu’un assez grand nombre dorment. ◊ 31 Mais si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. ◊ 32 Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde. ◊ 33 Ainsi, mes frères, quand vous vous réunissez pour manger, attendez-vous l’un l’autre ; ◊ 34 si quelqu’un a faim, qu’il mange chez lui, afin que vous ne vous réunissiez pas pour être jugés. Or, quant aux autres points, je les réglerai quand j’irai [vers vous].
Ésaïe
65 ◊ 1 Je suis recherché de ceux qui ne s’enquéraient pas [de moi], je suis trouvé de ceux qui ne me cherchaient pas. J’ai dit : Me voici, me voici, à une nation qui n’était pas appelée de mon nom. ◊ 2 J’ai étendu ma main tout le jour vers un peuple rebelle, qui marche dans une voie qui n’est pas bonne, après leurs propres pensées ; ◊ 3 un peuple qui me provoque continuellement en face, qui sacrifie dans des jardins et brûle de l’encens sur des [autels de] briques ; ◊ 4 qui habite les sépulcres et passe la nuit dans les lieux cachés ; qui mange la chair du porc, et le jus des choses impures est dans leurs vases ; ◊ 5 qui dit : Tiens-toi loin, ne me touche pas, car je suis saint vis-à-vis de toi. Ceux-ci sont une fumée dans mes narines, un feu qui brûle tout le jour. ◊ 6 Voici, cela est écrit devant moi ; je ne me tairai point, mais je rendrai, oui, je rendrai dans leur sein à la fois, ◊ 7 dit l’Éternel, vos iniquités et les iniquités de vos pères, qui ont brûlé de l’encens sur les montagnes, et m’ont outragé sur les collines, — et je mesurerai dans leur sein leur œuvre passée.
◊ 8 Ainsi dit l’Éternel : Comme le moût est trouvé dans la grappe, et qu’on dit : Ne la détruis pas, car il y a une bénédiction en elle, ainsi je ferai à cause de mes serviteurs, pour ne pas détruire le tout. ◊ 9 Et je ferai sortir de Jacob une semence, et de Juda un possesseur de mes montagnes, et mes élus posséderont le pays et mes serviteurs y demeureront. ◊ 10 Et le Saron sera une demeure du menu bétail, et la vallée d’Acor, un lieu où couchera le gros bétail, pour mon peuple qui m’aura cherché. ◊ 11 Mais vous qui abandonnez l’Éternel, vous qui oubliez ma montagne sainte, qui dressez une table pour Gad, et qui remplissez pour Meni [la coupe] de vin mixtionné, ◊ 12 je vous ai aussi comptés pour l’épée, et vous vous courberez tous dans le carnage, parce que j’ai appelé et vous n’avez pas répondu, j’ai parlé et vous n’avez pas écouté, et parce que vous faites ce qui est mauvais à mes yeux, et que vous avez choisi ce en quoi je ne prends pas plaisir.
◊ 13 C’est pourquoi, ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Voici, mes serviteurs mangeront, et vous aurez faim ; voici, mes serviteurs boiront, et vous aurez soif ; voici, mes serviteurs se réjouiront, et vous serez honteux ; ◊ 14 voici, mes serviteurs chanteront de joie à cause du bonheur de [leur] cœur, et vous, vous crierez à cause de la douleur de [votre] cœur, et vous hurlerez à cause du brisement de [votre] esprit. ◊ 15 Et vous laisserez votre nom comme imprécation à mes élus ; car le Seigneur, l’Éternel, te mettra à mort, et appellera ses serviteurs d’un autre nom, ◊ 16 de sorte que celui qui se bénira dans le pays, se bénira par le Dieu de vérité, et celui qui jurera dans le pays, jurera par le Dieu de vérité ; car les détresses précédentes seront oubliées, et elles seront cachées de devant mes yeux.
◊ 17 Car voici, je crée de nouveaux cieux et une nouvelle terre, et on ne se souviendra plus de ceux qui ont précédé, et ils ne monteront pas au cœur.
◊ 18 Mais réjouissez-vous et égayez-vous à toujours de ce que je crée ; car voici, je crée Jérusalem [pour être] une jubilation, et son peuple, une joie ; ◊ 19 et je m’égayerai sur Jérusalem, et je me réjouirai en mon peuple. Et on n’y entendra plus la voix des pleurs et la voix des cris. ◊ 20 Il n’y aura plus, dès lors, ni petit enfant de peu de jours, ni vieillard qui n’ait pas accompli ses jours. Car le jeune homme mourra âgé de cent ans, et le pécheur âgé de cent ans sera maudit. ◊ 21 Et ils bâtiront des maisons et les habiteront, et ils planteront des vignes et en mangeront le fruit ; ◊ 22 ils ne bâtiront pas pour qu’un autre habite ; ils ne planteront pas pour qu’un autre mange ; car les jours de mon peuple seront comme les jours d’un arbre, et mes élus useront [eux-mêmes] l’ouvrage de leurs mains. ◊ 23 Ils ne travailleront pas en vain, ni n’engendreront pour la frayeur ; car ils sont la semence des bénis de l’Éternel, et leur postérité avec eux. ◊ 24 Et il arrivera que, avant qu’ils crient, je répondrai, [et] pendant qu’ils parlent, j’exaucerai. ◊ 25 Le loup et l’agneau paîtront ensemble, et le lion mangera de la paille comme le bœuf ; et la poussière sera la nourriture du serpent. On ne fera pas de tort, et on ne détruira pas sur toute ma montagne sainte, dit l’Éternel.
Romains
11 ◊ 1 Je dis donc : Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Qu’ainsi n’advienne ! Car moi aussi je suis Israélite, de la semence d’Abraham, de la tribu de Benjamin. ◊ 2 Dieu n’a point rejeté son peuple, lequel il a préconnu. Ne savez-vous pas ce que l’écriture dit dans [l’histoire d’]Élie, comment il fait requête à Dieu contre Israël ? ◊ 3 « *Seigneur, ils ont tué tes prophètes ; ils ont renversé tes autels ; et moi, je suis demeuré seul, et ils cherchent ma vie ». ◊ 4 Mais que lui dit la réponse divine ? « Je me suis réservé sept mille hommes qui n’ont pas fléchi le genou devant Baal ». ◊ 5 Ainsi donc, au temps actuel aussi, il y a un résidu selon [l’]élection de [la] grâce. ◊ 6 Or, si c’est par la grâce, ce n’est plus sur le principe des œuvres, puisque autrement la grâce n’est plus [la] grâce. ◊ 7 Quoi donc ? Ce qu’Israël recherche, il ne l’a pas obtenu, mais l’élection l’a obtenu, et les autres ont été endurcis, ◊ 8 selon qu’il est écrit : « Dieu leur a donné un esprit d’étourdissement, des yeux pour ne point voir et des oreilles pour ne point entendre, jusqu’au jour d’aujourd’hui ». ◊ 9 Et David dit : « Que leur table devienne pour eux un filet, et un piège, et une occasion de chute, et une rétribution ; ◊ 10 que leurs yeux soient obscurcis pour ne point voir ; et courbe continuellement leur dos ».
◊ 11 Je dis donc : Ont-ils bronché afin qu’ils tombassent ? Qu’ainsi n’advienne ! Mais par leur chute, le salut [parvient] aux nations pour les exciter à la jalousie. ◊ 12 Or, si leur chute est la richesse du monde, et leur diminution, la richesse des nations, combien plus le sera leur plénitude ! ◊ 13 Car je parle à vous, nations, en tant que moi je suis en effet apôtre des nations, je glorifie mon ministère, ◊ 14 si en quelque façon je puis exciter à la jalousie ma chair et sauver quelques-uns d’entre eux. ◊ 15 Car si leur réjection est la réconciliation du monde, quelle sera leur réception, sinon la vie d’entre les morts.
◊ 16 Or, si les prémices sont saintes, la masse l’est aussi ; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi. ◊ 17 Or, si quelques-unes des branches ont été arrachées, et si toi qui étais un olivier sauvage, as été enté au milieu d’elles, et es devenu coparticipant de la racine et de la graisse de l’olivier, ◊ 18 ne te glorifie pas contre les branches ; mais si tu te glorifies, ce n’est pas toi qui portes la racine, mais c’est la racine qui te porte. ◊ 19 Tu diras donc : Les branches ont été arrachées, afin que moi je fusse enté. ◊ 20 Bien ! elles ont été arrachées pour cause d’incrédulité, et toi tu es debout par la foi. Ne t’enorgueillis pas, ◊ 21 mais crains (si en effet Dieu n’a pas épargné les branches [qui sont telles] selon la nature), qu’il ne t’épargne pas non plus. ◊ 22 Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu : la sévérité envers ceux qui sont tombés ; la bonté de Dieu envers toi, si tu persévères dans cette bonté ; puisque autrement, toi aussi, tu seras coupé. ◊ 23 Et eux aussi, s’ils ne persévèrent pas dans l’incrédulité, ils seront entés, car Dieu est puissant pour les enter de nouveau. ◊ 24 Car si toi, tu as été coupé de l’olivier qui selon la nature était sauvage, et as été enté contre nature sur l’olivier franc, combien plus ceux qui en sont selon la nature seront-ils entés sur leur propre olivier ? ◊ 25 Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère-ci, afin que vous ne soyez pas sages à vos propres yeux : c’est qu’un endurcissement partiel est arrivé à Israël jusqu’à ce que la plénitude des nations soit entrée ; ◊ 26 et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit : « Le libérateur viendra de Sion ; il détournera de Jacob l’impiété. ◊ 27 Et c’est là l’alliance de ma part pour eux, lorsque j’ôterai leurs péchés ». ◊ 28 En ce qui concerne l’évangile, ils sont ennemis à cause de vous ; mais en ce qui concerne l’élection, ils sont bien-aimés à cause des pères. ◊ 29 Car les dons de grâce et l’appel de Dieu sont sans repentir. ◊ 30 Car comme vous aussi vous avez été autrefois désobéissants à Dieu et que maintenant vous êtes devenus des objets de miséricorde par la désobéissance de ceux-ci, ◊ 31 de même ceux-ci aussi ont été maintenant désobéissants à votre miséricorde, afin qu’eux aussi deviennent des objets de miséricorde. ◊ 32 Car Dieu a renfermé tous, [Juifs et nations], dans la désobéissance, afin de faire miséricorde à tous. ◊ 33 Ô profondeur des richesses et de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies introuvables ! ◊ 34 Car qui a connu la pensée du *Seigneur, ou qui a été son conseiller ? ◊ 35 ou qui lui a donné le premier, et il lui sera rendu ? ◊ 36 Car de lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses ! À lui soit la gloire éternellement ! Amen.
Josué
9 ◊ 1 * Et il arriva que, lorsque tous les rois qui étaient en deçà du Jourdain, dans la montagne et dans le pays plat, et sur tout le rivage de la grande mer, jusque vers le Liban, le Héthien, et l’Amoréen, le Cananéen, le Phérézien, le Hévien, et le Jébusien, eurent entendu [ces choses], ◊ 2 ils se réunirent ensemble pour faire la guerre à Josué et à Israël, d’un commun accord.
◊ 3 Et les habitants de Gabaon entendirent ce que Josué avait fait à Jéricho et à Aï ; ◊ 4 et ils usèrent de ruse, eux aussi ; et ils se mirent en route, préparés comme pour un voyage, et prirent de vieux sacs sur leurs ânes, et de vieilles outres à vin crevassées et recousues, ◊ 5 et de vieilles sandales rapiécées à leurs pieds, et de vieux habits sur eux ; et tout le pain de leur provision était sec [et] s’était moisi. ◊ 6 Et ils allèrent vers Josué, au camp de Guilgal, et ils lui dirent, et aux hommes d’Israël : Nous venons d’un pays éloigné ; et maintenant, traitez alliance avec nous. ◊ 7 Et les hommes d’Israël dirent au Hévien : Peut-être que tu habites au milieu de nous ; et comment traiterions-nous alliance avec toi ? ◊ 8 Et ils dirent à Josué : Nous sommes tes serviteurs. Et Josué leur dit : Qui êtes-vous ? et d’où venez-vous ? ◊ 9 Et ils lui dirent : Tes serviteurs viennent d’un pays très éloigné, au nom de l’Éternel, ton Dieu ; car nous avons entendu sa renommée, ◊ 10 et tout ce qu’il a fait en Égypte, et tout ce qu’il a fait aux deux rois des Amoréens qui étaient au-delà du Jourdain, à Sihon, roi de Hesbon, et à Og, roi de Basan, qui était à Ashtaroth. ◊ 11 Et nos anciens et tous les habitants de notre pays nous ont parlé, disant : Prenez avec vous des provisions pour la route, et allez au-devant d’eux, et dites-leur : Nous sommes vos serviteurs, et maintenant traitez alliance avec nous. ◊ 12 C’est ici notre pain ; nous le prîmes chaud de nos maisons pour notre provision, le jour que nous partîmes pour venir vers vous ; et maintenant, voici, il est sec et s’est moisi. ◊ 13 Et ce sont ici les outres à vin que nous avions remplies neuves ; et voici, elles se sont crevassées ; et ce sont ici nos habits et nos sandales qui sont vieillis à cause de la grande longueur de la route. ◊ 14 Et les hommes [d’Israël] prirent de leurs provisions ; et on n’interrogea point la bouche de l’Éternel. ◊ 15 Et Josué fit la paix avec eux, et traita alliance avec eux, pour les laisser vivre ; et les princes de l’assemblée s’obligèrent envers eux par serment.
◊ 16 Et il arriva qu’au bout de trois jours, après avoir traité alliance avec eux, ils entendirent qu’ils étaient leurs voisins, et qu’ils habitaient au milieu d’eux.
◊ 17 Et les fils d’Israël partirent, et vinrent à leurs villes, le troisième jour. Et leurs villes étaient Gabaon, et Kephira, et Beéroth, et Kiriath-Jéarim. ◊ 18 Et les fils d’Israël ne les frappèrent point, car les princes de l’assemblée s’étaient obligés envers eux par serment au nom de l’Éternel, le Dieu d’Israël ; et toute l’assemblée murmura contre les princes. ◊ 19 Et tous les princes dirent à toute l’assemblée : Nous nous sommes obligés envers eux par serment au nom de l’Éternel, le Dieu d’Israël ; et maintenant, nous ne pouvons pas les toucher. ◊ 20 Faisons-leur ceci, et laissons-les vivre, et il n’y aura point de colère sur nous à cause de notre serment. ◊ 21 Et les princes leur dirent : Qu’ils vivent. Et ils furent coupeurs de bois et puiseurs d’eau pour toute l’assemblée, comme les princes avaient dit à leur égard.
◊ 22 Et Josué les appela, et leur parla, disant : Pourquoi nous avez-vous trompés, en disant : Nous sommes très éloignés de vous, tandis que vous habitez au milieu de nous ? ◊ 23 Or maintenant, vous êtes maudits, et vous ne cesserez jamais d’être serviteurs, coupeurs de bois et puiseurs d’eau pour la maison de mon Dieu. ◊ 24 Et ils répondirent à Josué, et dirent : Parce qu’il a été clairement déclaré à tes serviteurs, que l’Éternel, ton Dieu, avait commandé à Moïse, son serviteur, de vous donner tout le pays et d’exterminer tous les habitants du pays devant vous ; et nous avons beaucoup craint pour nos vies à cause de vous, et nous avons fait cela. ◊ 25 Et maintenant nous voici en ta main ; fais comme il est bon et droit à tes yeux de nous faire. ◊ 26 Et il leur fit ainsi, et les sauva de la main des fils d’Israël ; et ils ne les tuèrent pas. ◊ 27 Et en ce jour-là Josué les établit coupeurs de bois et puiseurs d’eau pour l’assemblée et pour l’autel de l’Éternel, jusqu’à ce jour, dans le lieu qu’il choisirait.
Psaumes
Psaume de David.
101 ◊ 1 Je chanterai la bonté et le jugement ; à toi, ô Éternel, je psalmodierai.
◊ 2 * Je veux agir sagement, dans une voie parfaite ; — quand viendras-tu à moi ? — Je marcherai dans l’intégrité de mon cœur au milieu de ma maison.
◊ 3 Je ne mettrai pas devant mes yeux une chose de Bélial ; je hais la conduite de ceux qui se détournent : elle ne s’attachera point à moi.
◊ 4 Le cœur pervers se retirera d’auprès de moi ; je ne connaîtrai pas le mal.
◊ 5 Celui qui calomnie en secret son prochain, je le détruirai ; celui qui a les yeux hautains et le cœur orgueilleux, je ne le supporterai pas.
◊ 6 J’aurai les yeux sur les fidèles du pays, pour les faire habiter avec moi ; celui qui marche dans une voie parfaite, lui me servira.
◊ 7 Celui qui pratique la fraude n’habitera pas au-dedans de ma maison ; celui qui profère des mensonges ne subsistera pas devant mes yeux.
◊ 8 Chaque matin, je détruirai tous les méchants du pays, pour retrancher de la ville de l’Éternel tous les ouvriers d’iniquité.
2 Samuel
23 ◊ 1 * Et ce sont ici les dernières paroles de David. David, le fils d’Isaï, a dit, et l’homme haut placé, l’oint du Dieu de Jacob, et le doux psalmiste d’Israël, a dit :
◊ 2 L’Esprit de l’Éternel a parlé en moi, et sa parole a été sur ma langue.
◊ 3 Le Dieu d’Israël a dit, le Rocher d’Israël m’a parlé :
Celui qui domine parmi les hommes sera juste, dominant en la crainte de Dieu, ◊ 4 et il sera comme la lumière du matin, quand le soleil se lève, un matin sans nuages : par sa clarté l’herbe tendre [germe] de la terre après la pluie.
◊ 5 Quoique ma maison ne soit pas ainsi avec *Dieu, cependant il a établi avec moi une alliance éternelle, à tous égards bien ordonnée et assurée, car c’est là tout mon salut et tout mon plaisir, quoiqu’il ne la fasse pas germer.
◊ 6 Mais [les fils de] Bélial sont tous comme des épines qu’on jette loin, car on ne les prend pas avec la main,
◊ 7 Et l’homme qui les touche se munit d’un fer ou d’un bois de lance ; et ils seront entièrement brûlés par le feu sur le lieu même.
◊ 8 * Ce sont ici les noms des hommes forts qu’avait David : Josheb-Bashébeth, Thacmonite, chef des principaux capitaines ; c’était Adino, l’Etsnite, qui eut le dessus sur huit cents hommes, qu’il tua en une fois.
◊ 9 Et après lui, Éléazar, fils de Dodo, fils d’un Akhokhite ; il était l’un des trois hommes forts qui étaient avec David, lorsqu’ils avaient défié les Philistins qui s’étaient assemblés là pour combattre, et que les hommes d’Israël étaient montés. ◊ 10 Il se leva, et frappa les Philistins, jusqu’à ce que sa main fut lasse et que sa main demeura attachée à l’épée ; et l’Éternel opéra une grande délivrance ce jour-là ; et le peuple revint après [Éléazar], seulement pour piller.
◊ 11 Et après lui, Shamma, fils d’Agué, Hararite : les Philistins s’étaient assemblés en troupe ; et il y avait là une portion de champ pleine de lentilles, et le peuple avait fui devant les Philistins : ◊ 12 et il se plaça au milieu du champ, et le sauva, et frappa les Philistins ; et l’Éternel opéra une grande délivrance.
◊ 13 Et trois des trente chefs descendirent et vinrent au temps de la moisson vers David, dans la caverne d’Adullam, comme une troupe de Philistins était campée dans la vallée des Rephaïm. ◊ 14 Et David était alors dans le lieu fort, et il y avait alors un poste des Philistins à Bethléhem. ◊ 15 Et David convoita, et dit : Qui me fera boire de l’eau du puits de Bethléhem, qui est près de la porte ? ◊ 16 Et les trois hommes forts forcèrent le passage à travers le camp des Philistins, et puisèrent de l’eau du puits de Bethléhem, qui est près de la porte, et la prirent et l’apportèrent à David ; et il ne voulut pas la boire, mais il en fit une libation à l’Éternel. ◊ 17 Et il dit : Loin de moi, Éternel, que je fasse cela ! N’est-ce pas le sang des hommes qui sont allés au péril de leur vie ? Et il ne voulut pas la boire. Ces trois hommes forts firent cela.
◊ 18 Et Abishaï, frère de Joab, fils de Tseruïa, était chef de trois ; il leva sa lance contre trois cents hommes, qu’il tua. Et il eut un nom parmi les trois. ◊ 19 Ne fut-il pas le plus honoré des trois ? Et il fut leur chef ; mais il n’atteignit pas les trois [premiers].
◊ 20 Et Benaïa, fils de Jehoïada, fils d’un homme vaillant, de Kabtseël, grand en exploits, lui, frappa deux lions de Moab ; et il descendit, et frappa le lion dans une fosse, par un jour de neige. ◊ 21 Et c’est lui qui frappa un homme égyptien qui était de grande apparence, et l’Égyptien avait en sa main une lance ; et il descendit vers lui avec un bâton, et arracha la lance de la main de l’Égyptien, et le tua avec sa propre lance. ◊ 22 Voilà ce que fit Benaïa, fils de Jehoïada ; et il eut un nom parmi les trois hommes forts : ◊ 23 il fut plus honoré que les trente, mais il n’atteignit pas les trois [premiers]. Et David lui donna une place dans ses audiences privées.
◊ 24 Asçaël, frère de Joab, était des trente ; Elkhanan, fils de Dodo, de Bethléhem ; ◊ 25 Shamma, le Harodite ; Élika, le Harodite ; ◊ 26 Hélets, le Paltite ; Ira, fils d’Ikkesh, le Thekohite ; ◊ 27 Abiézer, l’Anathothite ; Mebunnaï, le Hushathite ; ◊ 28 Tsalmon, l’Akhokhite ; Maharaï, le Netophathite ; ◊ 29 Héleb, fils de Baana, le Netophathite ; Itthaï, fils de Ribaï, de Guibha des fils de Benjamin ; ◊ 30 Benaïa, le Pirhathonite ; Hiddaï, des torrents de Gaash ; ◊ 31 Abi-Albon, l’Arbathite ; Azmaveth, le Barkhumite ; ◊ 32 Éliakhba, le Shaalbonite ; Bené-Jashen ; Jonathan ; ◊ 33 Shamma, l’Hararite ; Akhiam, fils de Sharar, l’Ararite ; ◊ 34 Éliphéleth, fils d’Akhasbaï, fils d’un Maacathien ; Éliam, fils d’Akhitophel, le Guilonite ; ◊ 35 Hetsraï, le Carmélite ; Paaraï, l’Arbite ; ◊ 36 Jighal, fils de Nathan, de Tsoba ; Bani, le Gadite ; ◊ 37 Tsélek, l’Ammonite ; Nakharaï, le Beérothien, qui portait les armes de Joab, fils de Tseruïa ; ◊ 38 Ira, le Jéthrien ; Gareb, le Jéthrien ; ◊ 39 Urie, le Héthien : en tout, trente-sept.
1 Corinthiens
1 ◊ 1 Paul, apôtre appelé de Jésus Christ par la volonté de Dieu, et Sosthène, le frère, ◊ 2 à l’assemblée de Dieu qui est à Corinthe, aux sanctifiés dans le christ Jésus, saints appelés, avec tous ceux qui en tout lieu invoquent le nom de notre seigneur Jésus Christ, et leur [seigneur] et le nôtre : ◊ 3 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !
◊ 4 Je rends toujours grâces à mon Dieu pour vous, à cause de la grâce de Dieu qui vous a été donnée dans le christ Jésus, ◊ 5 de ce qu’en toutes choses vous avez été enrichis en lui en toute parole et toute connaissance, ◊ 6 selon que le témoignage du Christ a été confirmé au milieu de vous, ◊ 7 de sorte que vous ne manquez d’aucun don de grâce pendant que vous attendez la révélation de notre seigneur Jésus Christ, ◊ 8 qui aussi vous affermira jusqu’à la fin [pour être] irréprochables dans la journée de notre seigneur Jésus Christ. ◊ 9 Dieu, par qui vous avez été appelés à la communion de son Fils Jésus Christ, notre Seigneur, est fidèle.
◊ 10 Or je vous exhorte, frères, par le nom de notre seigneur Jésus Christ, à parler tous un même langage, et à ce qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous, mais que vous soyez parfaitement unis dans un même sentiment et dans un même avis. ◊ 11 Car, mes frères, il m’a été dit de vous, par ceux qui sont de chez Chloé, qu’il y a des dissensions parmi vous. ◊ 12 Or voici ce que je dis, c’est que chacun de vous dit : Moi, je suis de Paul ; et moi, d’Apollos ; et moi, de Céphas ; et moi, de Christ. ◊ 13 Le Christ est-il divisé ? Paul a-t-il été crucifié pour vous ? ou avez-vous été baptisés pour le nom de Paul ? ◊ 14 Je rends grâces à Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous, sinon Crispus et Gaïus, ◊ 15 afin que personne ne dise que j’ai baptisé pour mon nom. ◊ 16 J’ai bien aussi baptisé la maison de Stéphanas ; du reste je ne sais pas si j’ai baptisé quelqu’un d’autre. ◊ 17 Car Christ ne m’a pas envoyé baptiser, mais évangéliser, non point avec sagesse de parole, afin que la croix du Christ ne soit pas rendue vaine ; ◊ 18 car la parole de la croix est folie pour ceux qui périssent, mais à nous qui obtenons le salut elle est la puissance de Dieu. ◊ 19 Car il est écrit : « Je détruirai la sagesse des sages et j’annulerai l’intelligence des intelligents ». ◊ 20 Où est le sage ? où est le scribe ? où est le disputeur de ce siècle ? Dieu n’a-t-il pas fait de la sagesse du monde une folie ? ◊ 21 Car, puisque, dans la sagesse de Dieu, le monde, par la sagesse, n’a pas connu Dieu, il a plu à Dieu, par la folie de la prédication, de sauver ceux qui croient ; ◊ 22 puisque les Juifs demandent des miracles et que les Grecs recherchent la sagesse ; ◊ 23 mais nous, nous prêchons Christ crucifié, aux Juifs occasion de chute, aux nations folie, ◊ 24 mais à ceux qui sont appelés, et Juifs et Grecs, Christ la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu ; ◊ 25 parce que la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et que la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes. ◊ 26 Car considérez votre appel, frères, — qu’il n’y a pas beaucoup de sages selon la chair, pas beaucoup de puissants, pas beaucoup de nobles,… ◊ 27 Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour couvrir de honte les [hommes] sages ; et Dieu a choisi les choses faibles du monde pour couvrir de honte les choses fortes ; ◊ 28 et Dieu a choisi les choses viles du monde, et celles qui sont méprisées, et celles qui ne sont pas, pour annuler celles qui sont ; ◊ 29 en sorte que nulle chair ne se glorifie devant Dieu. ◊ 30 Or vous êtes de lui dans le christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption, ◊ 31 afin que, comme il est écrit, « celui qui se glorifie, se glorifie dans le *Seigneur ».
Romains
5 ◊ 1 Ayant donc été justifiés sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre seigneur Jésus Christ, ◊ 2 par lequel nous avons trouvé aussi accès, par la foi, à cette faveur dans laquelle nous sommes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu.
◊ 3 Et non seulement [cela], mais aussi nous nous glorifions dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la patience, ◊ 4 et la patience l’expérience, et l’expérience l’espérance ; ◊ 5 et l’espérance ne rend point honteux, parce que l’amour de Dieu est versé dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. ◊ 6 Car Christ, alors que nous étions encore sans force, au temps convenable, est mort pour des impies. ◊ 7 Car à peine, pour un juste, quelqu’un mourra-t-il, (car pour l’homme de bien, peut-être, quelqu’un se résoudrait même à mourir) ; ◊ 8 mais Dieu constate son amour à lui envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. ◊ 9 Beaucoup plutôt donc, ayant été maintenant justifiés par son sang, serons-nous sauvés de la colère par lui. ◊ 10 Car si, étant ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, beaucoup plutôt, ayant été réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.
◊ 11 Et non seulement [cela], mais aussi nous nous glorifions en Dieu par notre seigneur Jésus Christ, par lequel nous avons maintenant reçu la réconciliation.
◊ 12 C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort a passé à tous les hommes, en ce que tous ont péché… ◊ 13 (car jusqu’à [la] loi [le] péché était dans le monde ; mais [le] péché n’est pas mis en compte quand il n’y a pas de loi ; ◊ 14 mais la mort régna depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui ne péchèrent pas selon la ressemblance de la transgression d’Adam, qui est la figure de celui qui devait venir. ◊ 15 Mais n’en est-il pas du don de grâce comme de la faute ? car si, par la faute d’un seul, plusieurs sont morts, beaucoup plutôt la grâce de Dieu et le don ont abondé envers plusieurs, par la grâce qui est d’un seul homme, Jésus Christ. ◊ 16 Et n’en est-il pas du don comme [de ce qui est arrivé] par un seul qui a péché ? car le jugement vient d’un seul en condamnation, — mais le don de grâce, de plusieurs fautes, en justification. ◊ 17 Car si, par la faute d’un seul, la mort a régné par un seul, beaucoup plutôt ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice, régneront-ils en vie par un seul, Jésus Christ) ; ◊ 18 ainsi donc, comme par une seule faute [les conséquences de cette faute furent] envers tous les hommes en condamnation, ainsi aussi par une seule justice [les conséquences de cette justice furent] envers tous les hommes en justification de vie. ◊ 19 Car comme par la désobéissance d’un seul homme plusieurs ont été constitués pécheurs, ainsi aussi par l’obéissance d’un seul, plusieurs seront constitués justes. ◊ 20 Or [la] loi est intervenue afin que la faute abondât ; mais là où le péché abondait, la grâce a surabondé, ◊ 21 afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi aussi la grâce régnât par [la] justice pour [la] vie éternelle par Jésus Christ notre Seigneur.
Romains
3 ◊ 1 Quel est donc l’avantage du Juif, ou quel est le profit de la circoncision ? ◊ 2 — Grand de toute manière, et d’abord en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés. ◊ 3 Quoi donc ? Si quelques-uns n’ont pas cru, leur incrédulité annulera-t-elle la fidélité de Dieu ? ◊ 4 Qu’ainsi n’advienne ! mais que Dieu soit vrai et tout homme menteur, selon ce qui est écrit : « En sorte que tu sois justifié dans tes paroles, et que tu aies gain de cause quand tu es jugé ». ◊ 5 Mais si notre injustice constate la justice de Dieu, que dirons-nous ? Dieu est-il injuste quand il donne cours à la colère ? — Je parle selon l’homme. ◊ 6 — Qu’ainsi n’advienne ! puisqu’[alors], comment Dieu jugera-t-il le monde ? ◊ 7 Car si la vérité de Dieu dans mon mensonge a abondé pour sa gloire, pourquoi moi aussi suis-je encore jugé comme pécheur ? ◊ 8 Et non, comme nous sommes calomnieusement accusés et que quelques-uns prétendent que nous disons : Faisons du mal, afin qu’arrive le bien ? — desquels le jugement est juste.
◊ 9 Quoi donc ? Sommes-nous plus excellents ? Nullement. Car nous avons ci-devant accusé et Juifs et Grecs d’être tous sous [le] péché, ◊ 10 selon qu’il est écrit : « Il n’y a point de juste, non pas même un seul ; ◊ 11 il n’y a personne qui ait de l’intelligence, il n’y a personne qui recherche Dieu ; ◊ 12 ils se sont tous détournés, ils se sont tous ensemble rendus inutiles ; il n’y en a aucun qui exerce la bonté, il n’y en a pas même un seul » ; ◊ 13 « c’est un sépulcre ouvert que leur gosier ; ils ont frauduleusement usé de leurs langues » ; « il y a du venin d’aspic sous leurs lèvres » ; ◊ 14 « et leur bouche est pleine de malédiction et d’amertume » ; ◊ 15 « leurs pieds sont rapides pour verser le sang ; ◊ 16 la destruction et la misère sont dans leurs voies, ◊ 17 et ils n’ont point connu la voie de la paix » ; ◊ 18 « il n’y a point de crainte de Dieu devant leurs yeux ». ◊ 19 Or nous savons que tout ce que la loi dit, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit coupable devant Dieu. ◊ 20 C’est pourquoi nulle chair ne sera justifiée devant lui par des œuvres de loi, car par [la] loi est la connaissance du péché.
◊ 21 Mais maintenant, sans loi, [la] justice de Dieu est manifestée, témoignage lui étant rendu par la loi et [par] les prophètes, ◊ 22 [la] justice, dis-je, de Dieu par [la] foi en Jésus Christ envers tous, et sur tous ceux qui croient ; car il n’y a pas de différence, ◊ 23 car tous ont péché et n’atteignent pas à la gloire de Dieu, ◊ 24 — étant justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le christ Jésus, ◊ 25 lequel Dieu a présenté pour propitiatoire, par la foi en son sang, afin de montrer sa justice à cause du support des péchés précédents dans la patience de Dieu, ◊ 26 afin de montrer, [dis-je], sa justice dans le temps présent, en sorte qu’il soit juste et justifiant celui qui est de la foi de Jésus.
◊ 27 Où donc est la vanterie ? — Elle a été exclue. — Par quelle loi ? — celle des œuvres ? — Non, mais par la loi de la foi ; ◊ 28 car nous concluons que l’homme est justifié par [la] foi, sans œuvres de loi. ◊ 29 [Dieu] est-il seulement le Dieu des Juifs ? ne l’est-il pas aussi des nations ? — Certes, aussi des nations ; ◊ 30 puisque c’est un seul Dieu qui justifiera la circoncision sur le principe de [la] foi et l’incirconcision par la foi. ◊ 31 Annulons-nous donc [la] loi par la foi ? Qu’ainsi n’advienne ! au contraire, nous établissons [la] loi.
Romains
8 ◊ 1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le christ Jésus ; ◊ 2 car la loi de l’Esprit de vie dans le christ Jésus, m’a affranchi de la loi du péché et de la mort ; ◊ 3 car ce qui était impossible à la loi, en ce qu’elle était faible par la chair, Dieu, ayant envoyé son propre Fils en ressemblance de chair de péché, et pour [le] péché, a condamné le péché dans la chair, ◊ 4 afin que la juste exigence de la loi fût accomplie en nous, qui ne marchons pas selon [la] chair, mais selon [l’]Esprit. ◊ 5 Car ceux qui sont selon [la] chair ont leurs pensées aux choses de la chair ; mais ceux qui sont selon [l’]Esprit, aux choses de l’Esprit ; ◊ 6 car la pensée de la chair est [la] mort ; mais la pensée de l’Esprit, vie et paix ; ◊ 7 — parce que la pensée de la chair est inimitié contre Dieu, car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, car aussi elle ne le peut pas. ◊ 8 Et ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu. ◊ 9 Or vous n’êtes pas dans [la] chair, mais dans [l’]Esprit, si du moins [l’]Esprit de Dieu habite en vous ; mais si quelqu’un n’a pas [l’]Esprit de Christ, celui-là n’est pas de lui. ◊ 10 Mais si Christ est en vous, le corps est bien mort à cause du péché, mais l’Esprit est vie à cause de [la] justice. ◊ 11 Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts vivifiera vos corps mortels aussi, à cause de son Esprit qui habite en vous.
◊ 12 Ainsi donc, frères, nous sommes débiteurs, non pas à la chair pour vivre selon [la] chair ; ◊ 13 car si vous vivez selon [la] chair, vous mourrez ; mais si par [l’]Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez. ◊ 14 Car tous ceux qui sont conduits par [l’]Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. ◊ 15 Car vous n’avez pas reçu un esprit de servitude pour être derechef dans la crainte, mais vous avez reçu [l’]Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba, Père ! ◊ 16 L’Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu ; ◊ 17 et si [nous sommes] enfants, [nous sommes] aussi héritiers ; héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ ; si du moins nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui.
◊ 18 Car j’estime que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes [d’être comparées] avec la gloire à venir qui doit nous être révélée. ◊ 19 Car la vive attente de la création attend la révélation des fils de Dieu. ◊ 20 Car la création a été assujettie à la vanité (non de sa volonté, mais à cause de celui qui l’a assujettie), ◊ 21 dans l’espérance que la création elle-même aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour [jouir de] la liberté de la gloire des enfants de Dieu. ◊ 22 Car nous savons que toute la création ensemble soupire et est en travail jusqu’à maintenant ; ◊ 23 et non seulement [elle], mais nous-mêmes aussi qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi, nous soupirons en nous-mêmes, attendant l’adoption, la délivrance de notre corps. ◊ 24 Car nous avons été sauvés en espérance : or une espérance qu’on voit n’est pas une espérance ; car ce que quelqu’un voit, pourquoi aussi l’espère-t-il ? ◊ 25 Mais si ce que nous ne voyons pas, nous l’espérons, nous l’attendons avec patience. ◊ 26 De même aussi l’Esprit nous est en aide dans notre infirmité ; car nous ne savons pas ce qu’il faut demander comme il convient ; mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; ◊ 27 — et celui qui sonde les cœurs sait quelle est la pensée de l’Esprit, car il intercède pour les saints, selon Dieu ; ◊ 28 — mais nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon [son] propos. ◊ 29 Car ceux qu’il a préconnus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, pour qu’il soit premier-né entre plusieurs frères. ◊ 30 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
◊ 31 Que dirons-nous donc à ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? ◊ 32 Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? ◊ 33 Qui intentera accusation contre des élus de Dieu ? — C’est Dieu qui justifie ; ◊ 34 qui est celui qui condamne ? — C’est Christ qui est mort, mais plutôt qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous ; ◊ 35 qui est-ce qui nous séparera de l’amour du Christ ? Tribulation, ou détresse, ou persécution, ou famine, ou nudité, ou péril, ou épée ? ◊ 36 Selon qu’il est écrit : « Pour l’amour de toi, nous sommes mis à mort tout le jour ; nous avons été estimés comme des brebis de tuerie ». ◊ 37 Au contraire, dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. ◊ 38 Car je suis assuré que ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni choses présentes, ni choses à venir, ni puissances, ◊ 39 ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le christ Jésus, notre Seigneur.
Jean
3 ◊ 1 Mais il y avait un homme d’entre les pharisiens, dont le nom était Nicodème, qui était un chef des Juifs. ◊ 2 Celui-ci vint à lui de nuit, et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que toi tu fais, si Dieu n’est avec lui. ◊ 3 Jésus répondit et lui dit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. ◊ 4 Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître ? ◊ 5 Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né d’eau et de l’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. ◊ 6 Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit. ◊ 7 Ne t’étonne pas de ce que je t’ai dit : Il vous faut être nés de nouveau. ◊ 8 Le vent souffle où il veut, et tu en entends le son ; mais tu ne sais pas d’où il vient, ni où il va : il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit. ◊ 9 Nicodème répondit et lui dit : Comment ces choses peuvent-elles se faire ? ◊ 10 Jésus répondit et lui dit : Tu es le docteur d’Israël, et tu ne connais pas ces choses ? ◊ 11 En vérité, en vérité, je te dis : Nous disons ce que nous connaissons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. ◊ 12 Si je vous ai parlé des choses terrestres, et que vous ne croyiez pas, comment croirez-vous, si je vous parle des choses célestes ? ◊ 13 Et personne n’est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le fils de l’homme qui est dans le ciel. ◊ 14 Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi il faut que le fils de l’homme soit élevé, ◊ 15 afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. ◊ 16 Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. ◊ 17 Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde afin qu’il jugeât le monde, mais afin que le monde fût sauvé par lui. ◊ 18 Celui qui croit en lui n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. ◊ 19 Or c’est ici le jugement, que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises ; ◊ 20 car quiconque fait des choses mauvaises hait la lumière, et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient reprises ; ◊ 21 mais celui qui pratique la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, qu’elles sont faites en Dieu.
◊ 22 Après ces choses, Jésus vint dans le pays de Judée, et ses disciples [avec lui] ; et il séjourna là avec eux, et baptisait. ◊ 23 Et Jean aussi baptisait en Énon, près de Salim, parce qu’il y avait là beaucoup d’eau ; et on venait, et on était baptisé. ◊ 24 Car Jean n’avait pas encore été jeté en prison. ◊ 25 Il y eut donc une discussion entre quelques-uns des disciples de Jean et un Juif, touchant la purification. ◊ 26 Et ils vinrent à Jean, et lui dirent : Rabbi, celui qui était avec toi au-delà du Jourdain, à qui tu as toi-même rendu témoignage, voilà, il baptise, et tous viennent à lui. ◊ 27 Jean répondit et dit : Un homme ne peut rien recevoir, à moins qu’il ne lui soit donné du ciel. ◊ 28 Vous-mêmes, vous me rendez témoignage que j’ai dit : Ce n’est pas moi qui suis le Christ, mais je suis envoyé devant lui. ◊ 29 Celui qui a l’épouse est l’époux ; mais l’ami de l’époux, qui assiste et l’entend, est tout réjoui à cause de la voix de l’époux ; cette joie donc, qui est la mienne, est accomplie. ◊ 30 Il faut que lui croisse, et que moi je diminue. ◊ 31 Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est de la terre, et parle [comme étant] de la terre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous ; ◊ 32 [et] de ce qu’il a vu et entendu, de cela il rend témoignage ; et personne ne reçoit son témoignage. ◊ 33 Celui qui a reçu son témoignage, a scellé que Dieu est vrai ; ◊ 34 car celui que Dieu a envoyé parle les paroles de Dieu, car Dieu ne donne pas l’Esprit par mesure. ◊ 35 Le Père aime le Fils, et a mis toutes choses entre ses mains. ◊ 36 Qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.
Psaumes
115 ◊ 1 Non point à nous, ô Éternel ! non point à nous, mais à ton nom donne gloire, à cause de ta bonté, à cause de ta vérité.
◊ 2 * Pourquoi les nations diraient-elles : Où donc est leur Dieu ?
◊ 3 Mais notre Dieu est aux cieux ; tout ce qu’il lui a plu, il l’a fait.
◊ 4 Leurs idoles sont de l’argent et de l’or, ouvrage de mains d’homme :
◊ 5 Elles ont une bouche et ne parlent pas ; elles ont des yeux et ne voient pas ;
◊ 6 Elles ont des oreilles et n’entendent pas ; elles ont un nez et ne sentent pas ;
◊ 7 Elles ont des mains et ne touchent pas ; des pieds, et ne marchent pas ; elles ne rendent aucun son de leur gosier.
◊ 8 Ceux qui les ont faites, tous ceux qui se confient en elles, sont comme elles.
◊ 9 * Israël, confie-toi en l’Éternel : il est leur secours et leur bouclier.
◊ 10 Maison d’Aaron, confiez-vous en l’Éternel : il est leur secours et leur bouclier.
◊ 11 Vous qui craignez l’Éternel, confiez-vous en l’Éternel : il est leur secours et leur bouclier.
◊ 12 * L’Éternel s’est souvenu de nous : il bénira, il bénira la maison d’Israël ; il bénira la maison d’Aaron ;
◊ 13 Il bénira ceux qui craignent l’Éternel, les petits avec les grands.
◊ 14 L’Éternel vous augmentera [sa bénédiction], à vous et à vos fils.
◊ 15 Vous êtes bénis de l’Éternel, qui a fait les cieux et la terre.
◊ 16 * Les cieux sont les cieux de l’Éternel, mais il a donné la terre aux fils des hommes.
◊ 17 Ni les morts, ni tous ceux qui descendent dans le silence, ne loueront Jah.
◊ 18 Mais nous, nous bénirons Jah, dès maintenant et à toujours. Louez Jah !
Luc
7 ◊ 1 Or, quand il eut achevé tous ses discours, le peuple l’entendant, il entra dans Capernaüm. ◊ 2 Et l’esclave d’un certain centurion, à qui il était fort cher, était malade et s’en allait mourir. ◊ 3 Et ayant ouï parler de Jésus, il envoya vers lui des anciens des Juifs, le priant de venir sauver son esclave. ◊ 4 Et étant venus à Jésus, ils le priaient instamment, disant : Il est digne que tu lui accordes cela, ◊ 5 car il aime notre nation et nous a lui-même bâti la synagogue. ◊ 6 Et Jésus alla avec eux. Et déjà comme il n’était plus guère loin de la maison, le centurion envoya des amis vers lui, lui disant : Seigneur, ne te donne pas de fatigue, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ; ◊ 7 c’est pourquoi je ne me suis pas cru digne moi-même non plus d’aller vers toi ; mais dis une parole et mon serviteur sera guéri. ◊ 8 Car moi aussi, je suis un homme placé sous l’autorité [d’autrui], ayant sous moi des soldats ; et je dis à l’un : Va, et il va ; et à un autre : Viens, et il vient ; et à mon esclave : Fais cela, et il le fait. ◊ 9 Et Jésus, ayant entendu ces choses, l’admira ; et se tournant vers la foule qui le suivait, il dit : Je vous dis que je n’ai pas trouvé, même en Israël, une si grande foi. ◊ 10 Et ceux qui avaient été envoyés, s’en étant retournés à la maison, trouvèrent bien portant l’esclave malade.
◊ 11 Et le jour suivant, il arriva que [Jésus] allait à une ville appelée Naïn, et plusieurs de ses disciples et une grande foule allaient avec lui. ◊ 12 Et comme il approchait de la porte de la ville, voici, on portait dehors un mort, fils unique de sa mère, et elle était veuve ; et une foule considérable de la ville était avec elle. ◊ 13 Et le Seigneur, la voyant, fut ému de compassion envers elle et lui dit : Ne pleure pas. ◊ 14 Et s’approchant, il toucha la bière ; et ceux qui la portaient s’arrêtèrent ; et il dit : Jeune homme, je te dis, lève-toi. ◊ 15 Et le mort se leva sur son séant, et commença à parler ; et il le donna à sa mère. ◊ 16 Et ils furent tous saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu, disant : Un grand prophète a été suscité parmi nous, et Dieu a visité son peuple. ◊ 17 Et le bruit de ce fait se répandit à son sujet dans toute la Judée et dans tout le pays d’alentour.
◊ 18 Et les disciples de Jean lui rapportèrent toutes ces choses. ◊ 19 Et ayant appelé deux de ses disciples, Jean les envoya vers Jésus, disant : Es-tu celui qui vient, ou devons-nous en attendre un autre ? ◊ 20 Et les hommes, étant venus à lui, dirent : Jean le baptiseur nous a envoyés auprès de toi, disant : Es-tu celui qui vient, ou devons-nous en attendre un autre ? ◊ 21 (En cette heure-là, il guérit plusieurs personnes de maladies et de fléaux et de mauvais esprits, et il donna la vue à plusieurs aveugles.) ◊ 22 Et Jésus, répondant, leur dit : Allez, et rapportez à Jean les choses que vous avez vues et entendues : que les aveugles recouvrent la vue, que les boiteux marchent, que les lépreux sont rendus nets, que les sourds entendent, que les morts ressuscitent, et que l’évangile est annoncé aux pauvres. ◊ 23 Et bienheureux est quiconque n’aura pas été scandalisé en moi.
◊ 24 Et lorsque les messagers de Jean s’en furent allés, il se mit à dire de Jean aux foules : Qu’êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité par le vent ? ◊ 25 Mais qu’êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu de vêtements précieux ? Voici, ceux qui sont vêtus magnifiquement et qui vivent dans les délices, sont dans les palais des rois. ◊ 26 Mais qu’êtes-vous allés voir ? Un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète. ◊ 27 C’est ici celui dont il est écrit : « Voici, j’envoie mon messager devant ta face, lequel préparera ton chemin devant toi » ; ◊ 28 car je vous dis : Parmi ceux qui sont nés de femme, il n’y a aucun prophète plus grand que Jean le baptiseur ; mais le moindre dans le royaume de Dieu est plus grand que lui. ◊ 29 (Et tout le peuple qui entendait cela, et les publicains, justifiaient Dieu, ayant été baptisés du baptême de Jean ; ◊ 30 mais les pharisiens et les docteurs de la loi rejetaient contre eux-mêmes le conseil de Dieu, n’ayant pas été baptisés par lui.) ◊ 31 À qui donc comparerai-je les hommes de cette génération, et à qui ressemblent-ils ? ◊ 32 Ils sont semblables à des petits enfants qui sont assis au marché et qui crient les uns aux autres et disent : Nous vous avons joué de la flûte et vous n’avez pas dansé ; nous vous avons chanté des complaintes et vous n’avez pas pleuré. ◊ 33 Car Jean le baptiseur est venu, ne mangeant pas de pain et ne buvant pas de vin, et vous dites : Il a un démon. ◊ 34 Le fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et vous dites : Voici un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des pécheurs. ◊ 35 Et la sagesse a été justifiée par tous ses enfants.
◊ 36 Et un des pharisiens le pria de manger avec lui. Et entrant dans la maison du pharisien, il se mit à table. ◊ 37 Et voici, une femme dans la ville, qui était une pécheresse, et qui savait qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre [plein] de parfum ; ◊ 38 et se tenant derrière à ses pieds, et pleurant, elle se mit à les arroser de ses larmes, et elle les essuyait avec les cheveux de sa tête, et couvrait ses pieds de baisers, et les oignait avec le parfum. ◊ 39 Et le pharisien qui l’avait convié, voyant cela, dit en lui-même : Celui-ci, s’il était prophète, saurait qui et quelle est cette femme qui le touche, car c’est une pécheresse. ◊ 40 Et Jésus, répondant, lui dit : Simon, j’ai quelque chose à te dire. Et il dit : Maître, dis-le. ◊ 41 Un créancier avait deux débiteurs : l’un lui devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante ; ◊ 42 et comme ils n’avaient pas de quoi payer, il quitta la dette à l’un et à l’autre. Dis donc lequel des deux l’aimera le plus. ◊ 43 Et Simon, répondant, dit : J’estime que c’est celui à qui il a été quitté davantage. Et il lui dit : Tu as jugé justement. ◊ 44 Et se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison ; tu ne m’as pas donné d’eau pour mes pieds, mais elle a arrosé mes pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux. ◊ 45 Tu ne m’as pas donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, n’a pas cessé de couvrir mes pieds de baisers. ◊ 46 Tu n’as pas oint ma tête d’huile, mais elle a oint mes pieds avec un parfum. ◊ 47 C’est pourquoi je te dis : Ses nombreux péchés sont pardonnés, car elle a beaucoup aimé ; mais celui à qui il est peu pardonné, aime peu. ◊ 48 Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés. ◊ 49 Et ceux qui étaient à table avec lui, se mirent à dire en eux-mêmes : Qui est celui-ci qui même pardonne les péchés ? ◊ 50 Et il dit à la femme : Ta foi t’a sauvée, va-t’en en paix.
Matthieu
5 ◊ 1 Or, voyant les foules, il monta sur la montagne ; et lorsqu’il se fut assis, ses disciples s’approchèrent de lui ; ◊ 2 et ayant ouvert la bouche, il les enseignait, disant : ◊ 3 Bienheureux les pauvres en esprit, car c’est à eux qu’est le royaume des cieux ; ◊ 4 bienheureux ceux qui mènent deuil, car c’est eux qui seront consolés ; ◊ 5 bienheureux les débonnaires, car c’est eux qui hériteront de la terre ; ◊ 6 bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car c’est eux qui seront rassasiés ; ◊ 7 bienheureux les miséricordieux, car c’est à eux que miséricorde sera faite ; ◊ 8 bienheureux ceux qui sont purs de cœur, car c’est eux qui verront Dieu ; ◊ 9 bienheureux ceux qui procurent la paix, car c’est eux qui seront appelés fils de Dieu ; ◊ 10 bienheureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice, car c’est à eux qu’est le royaume des cieux. ◊ 11 Vous êtes bienheureux quand on vous injuriera, et qu’on vous persécutera, et qu’on dira, en mentant, toute espèce de mal contre vous, à cause de moi. ◊ 12 Réjouissez-vous et tressaillez de joie, car votre récompense est grande dans les cieux ; car on a persécuté ainsi les prophètes qui ont été avant vous.
◊ 13 Vous êtes le sel de la terre ; mais si le sel a perdu sa saveur, avec quoi sera-t-il salé ? Il n’est plus bon à rien qu’à être jeté dehors et à être foulé aux pieds par les hommes.
◊ 14 Vous êtes la lumière du monde : une ville située sur une montagne ne peut être cachée. ◊ 15 Aussi n’allume-t-on pas une lampe pour la mettre ensuite sous le boisseau, mais sur le pied de lampe ; et elle luit pour tous ceux qui sont dans la maison. ◊ 16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, en sorte qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.
◊ 17 Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes : je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir ; ◊ 18 car, en vérité, je vous dis : Jusqu’à ce que le ciel et la terre passent, un seul iota ou un seul trait de lettre ne passera point de la loi, que tout ne soit accompli. ◊ 19 Quiconque donc aura supprimé l’un de ces plus petits commandements et aura enseigné ainsi les hommes, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; et quiconque l’aura pratiqué et enseigné, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. ◊ 20 Car je vous dis que, si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux.
◊ 21 Vous avez ouï qu’il a été dit aux anciens : « Tu ne tueras pas ; et quiconque tuera, sera passible du jugement ». ◊ 22 Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère légèrement contre son frère sera passible du jugement ; et quiconque dira à son frère : « Raca », sera passible [du jugement] du sanhédrin ; et quiconque dira « fou », sera passible de la géhenne du feu. ◊ 23 Si donc tu offres ton don à l’autel, et que là il te souvienne que ton frère a quelque chose contre toi, ◊ 24 laisse là ton don devant l’autel, et va d’abord, réconcilie-toi avec ton frère ; et alors viens et offre ton don. ◊ 25 Mets-toi promptement d’accord avec ta partie adverse, pendant que tu es en chemin avec elle, de peur que ta partie adverse ne te livre au juge, et que le juge ne te livre au sergent, et que tu ne sois jeté en prison ; ◊ 26 en vérité, je te dis : Tu ne sortiras point de là, jusqu’à ce que tu aies payé le dernier quadrant.
◊ 27 Vous avez ouï qu’il a été dit : « Tu ne commettras pas adultère ». ◊ 28 Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter, a déjà commis adultère avec elle dans son cœur. ◊ 29 Mais si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un de tes membres périsse, et que tout ton corps ne soit pas jeté dans la géhenne. ◊ 30 Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un de tes membres périsse, et que tout ton corps ne soit pas jeté dans la géhenne.
◊ 31 Il a été dit aussi : « Si quelqu’un répudie sa femme, qu’il lui donne une lettre de divorce ». ◊ 32 Mais moi, je vous dis que quiconque répudiera sa femme, si ce n’est pour cause de fornication, la fait commettre adultère ; et quiconque épousera une femme répudiée, commet adultère.
◊ 33 Vous avez encore ouï qu’il a été dit aux anciens : « Tu ne te parjureras pas, mais tu rendras justement au *Seigneur tes serments ». ◊ 34 Mais moi, je vous dis de ne pas jurer du tout ; ni par le ciel, car il est le trône de Dieu ; ◊ 35 ni par la terre, car elle est le marchepied de ses pieds ; ni par Jérusalem, car elle est la ville du grand Roi. ◊ 36 Tu ne jureras pas non plus par ta tête, car tu ne peux faire blanc ou noir un cheveu. ◊ 37 Mais que votre parole soit : Oui, oui ; non, non ; car ce qui est de plus vient du mal.
◊ 38 Vous avez ouï qu’il a été dit : « Œil pour œil, et dent pour dent ». ◊ 39 Mais moi, je vous dis : Ne résistez pas au mal ; mais si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre ; ◊ 40 et à celui qui veut plaider contre toi et t’ôter ta tunique, laisse-lui encore le manteau ; ◊ 41 et si quelqu’un veut te contraindre de faire un mille, vas-en deux avec lui. ◊ 42 Donne à qui te demande, et ne te détourne pas de qui veut emprunter de toi.
◊ 43 Vous avez ouï qu’il a été dit : « Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi ». ◊ 44 Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, [bénissez, et priez pour ceux qui [vous font du tort et] vous persécutent, ◊ 45 en sorte que vous soyez les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et envoie sa pluie sur les justes et sur les injustes. ◊ 46 Car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense avez-vous ? Les publicains même n’en font-ils pas autant ? ◊ 47 Et si vous saluez vos frères seulement, que faites-vous de plus [que les autres] ? Les nations même ne font-elles pas ainsi ? ◊ 48 Vous, soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait.
Actes
17 ◊ 1 Et ayant traversé Amphipolis et Apollonie, ils vinrent à Thessalonique, où était la synagogue des Juifs. ◊ 2 Et selon sa coutume, Paul entra vers eux, et, pendant trois sabbats, il discourut avec eux d’après les écritures, ◊ 3 expliquant et exposant qu’il fallait que le Christ souffrît et qu’il ressuscitât d’entre les morts ; — et [disant], que celui-ci, Jésus, que moi je vous annonce, est le Christ. ◊ 4 Et quelques-uns d’entre eux furent persuadés et se joignirent à Paul et à Silas, et une grande multitude de Grecs qui servaient [Dieu], et des femmes de premier rang en assez grand nombre.
◊ 5 Mais les Juifs, pleins de jalousie, ayant pris quelques méchants hommes de la populace, et ayant fait un amas de peuple, troublèrent la ville, et ayant assailli la maison de Jason, ils cherchèrent Paul et Silas pour les amener au peuple. ◊ 6 Mais ne les ayant pas trouvés, ils traînèrent Jason et quelques frères devant les magistrats de la ville, en criant : Ces gens qui ont bouleversé la terre habitée, sont aussi venus ici ; ◊ 7 et Jason les a reçus chez lui, et ils contreviennent tous aux ordonnances de César, disant qu’il y a un autre roi, Jésus. ◊ 8 Et la foule et les magistrats de la ville, qui entendaient ces choses, furent troublés. ◊ 9 Et après avoir reçu caution de Jason et des autres, ils les relâchèrent.
◊ 10 Et aussitôt les frères envoyèrent Paul et Silas, de nuit, à Bérée, lesquels étant arrivés, entrèrent dans la synagogue des Juifs. ◊ 11 Or ceux-ci étaient plus nobles que ceux de Thessalonique ; et ils reçurent la parole avec toute bonne volonté, examinant chaque jour les écritures [pour voir] si les choses étaient ainsi. ◊ 12 Plusieurs donc d’entre eux crurent, et des femmes grecques de qualité et des hommes aussi, en assez grand nombre. ◊ 13 Mais quand les Juifs de Thessalonique surent que la parole de Dieu était aussi annoncée par Paul à Bérée, ils y vinrent aussi, agitant les foules. ◊ 14 Mais alors les frères renvoyèrent aussitôt Paul, comme pour aller à la mer ; mais Silas et Timothée demeurèrent encore là. ◊ 15 Et ceux qui conduisaient Paul le menèrent jusqu’à Athènes ; et après avoir reçu pour Silas et pour Timothée l’ordre de le rejoindre au plus tôt, ils partirent.
◊ 16 Et comme Paul les attendait à Athènes, son esprit était excité au-dedans de lui, en voyant la ville remplie d’idoles. ◊ 17 Il discourait donc dans la synagogue avec les Juifs et avec ceux qui servaient [Dieu], et tous les jours sur la place publique avec ceux qui s’y rencontraient. ◊ 18 Et quelques-uns aussi des philosophes épicuriens et des philosophes stoïciens s’en prirent à lui ; et les uns disaient : Que veut dire ce discoureur ? et d’autres : Il semble annoncer des divinités étrangères ; parce qu’il leur annonçait Jésus et la résurrection.
◊ 19 Et l’ayant pris, ils le menèrent à l’Aréopage, disant : Pourrions-nous savoir quelle est cette nouvelle doctrine dont tu parles ? ◊ 20 car tu nous fais entendre certaines choses étranges ; nous voudrions donc savoir ce que veulent dire ces choses. ◊ 21 Or tous les Athéniens et les étrangers séjournant [à Athènes], ne passaient leur temps à autre chose qu’à dire ou à ouïr quelque nouvelle.
◊ 22 Mais Paul, se tenant au milieu de l’Aréopage, dit : Hommes athéniens, je vois qu’en toutes choses vous êtes voués au culte des démons ; ◊ 23 car, en passant et en contemplant les objets de votre culte, j’ai trouvé aussi un autel sur lequel était inscrit : Au dieu inconnu ! Celui donc que vous honorez sans le connaître, c’est celui que moi je vous annonce. ◊ 24 Le Dieu qui a fait le monde et toutes les choses qui y sont, lui qui est le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite pas dans des temples faits de main ; ◊ 25 et il n’est pas servi par des mains d’hommes, comme s’il avait besoin de quelque chose, lui qui donne à tous la vie et la respiration et toutes choses ; ◊ 26 et il a fait d’un seul sang toutes les races des hommes pour habiter sur toute la face de la terre, ayant déterminé les temps ordonnés et les bornes de leur habitation, ◊ 27 pour qu’ils cherchent Dieu, s’ils pourraient en quelque sorte le toucher en tâtonnant et le trouver, quoiqu’il ne soit pas loin de chacun de nous ; ◊ 28 car en lui nous vivons et nous nous mouvons et nous sommes, comme aussi quelques-uns de vos poètes ont dit : « Car aussi nous sommes sa race ». ◊ 29 Étant donc la race de Dieu, nous ne devons pas penser que la divinité soit semblable à de l’or, ou à de l’argent, ou à de la pierre, à une œuvre sculptée de l’art et de l’imagination de l’homme. ◊ 30 Dieu donc, ayant passé par-dessus les temps de l’ignorance, ordonne maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent ; ◊ 31 parce qu’il a établi un jour auquel il doit juger en justice la terre habitée, par l’homme qu’il a destiné [à cela], de quoi il a donné une preuve certaine à tous, l’ayant ressuscité d’entre les morts.
◊ 32 Mais quand ils ouïrent parler de la résurrection des morts, les uns s’en moquaient, et les autres disaient : Nous t’entendrons encore sur ce sujet. ◊ 33 Ainsi Paul sortit du milieu d’eux. ◊ 34 Mais quelques hommes se joignirent à lui et crurent, entre lesquels aussi était Denys, l’Aréopagite, et une femme nommée Damaris, et d’autres avec eux.
1 Pierre
4 ◊ 1 Christ donc ayant souffert pour nous dans la chair, vous aussi, armez-vous de cette même pensée, que celui qui a souffert dans la chair s’est reposé du péché, ◊ 2 pour ne plus vivre le reste de [son] temps dans la chair pour les convoitises des hommes, mais pour la volonté de Dieu. ◊ 3 Car il nous suffit d’avoir accompli, dans le temps déjà écoulé, la volonté des nations, alors que nous marchions dans la débauche, les convoitises, l’ivrognerie, les excès dans le manger et le boire et les criminelles idolâtries, ◊ 4 en quoi ils trouvent étrange que vous ne couriez pas avec eux dans le même bourbier de corruption, [vous] disant des injures ; ◊ 5 et ils rendront compte à celui qui est prêt à juger les vivants et les morts. ◊ 6 Car c’est pour cela qu’il a été évangélisé à ceux aussi qui sont morts, afin qu’ils fussent jugés, selon les hommes, quant à la chair ; et qu’ils vécussent, selon Dieu, quant à l’esprit.
◊ 7 Mais la fin de toutes choses s’est approchée ; soyez donc sobres et veillez pour prier ; ◊ 8 mais, avant toutes choses, ayant entre vous un amour fervent, car l’amour couvre une multitude de péchés ; ◊ 9 étant hospitaliers les uns envers les autres, sans murmures. ◊ 10 Suivant que chacun de vous a reçu quelque don de grâce, employez-le les uns pour les autres, comme bons dispensateurs de la grâce variée de Dieu. ◊ 11 Si quelqu’un parle, qu’il le fasse comme oracle de Dieu ; si quelqu’un sert, qu’il serve comme par la force que Dieu fournit, afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus Christ, à qui est la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen.
◊ 12 Bien-aimés, ne trouvez pas étrange le feu ardent qui est au milieu de vous, qui est venu sur vous pour votre épreuve, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire ; ◊ 13 mais, en tant que vous avez part aux souffrances de Christ, réjouissez-vous, afin qu’aussi, à la révélation de sa gloire, vous vous réjouissiez avec transport. ◊ 14 Si vous êtes insultés pour le nom de Christ, vous êtes bienheureux, car l’Esprit de gloire et de Dieu repose sur vous : [de leur part, il est blasphémé, mais quant à vous, glorifié]. ◊ 15 Mais que nul de vous ne souffre comme meurtrier ou voleur, ou comme faisant le mal, ou s’ingérant dans les affaires d’autrui ; ◊ 16 mais si [quelqu’un souffre] comme chrétien, qu’il n’en ait pas honte, mais qu’il glorifie Dieu en ce nom. ◊ 17 Car le temps [est venu] de commencer le jugement par la maison de Dieu ; mais s’il commence premièrement par nous, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’évangile de Dieu ? ◊ 18 Et si le juste est sauvé difficilement, où paraîtra l’impie et le pécheur ?
◊ 19 Que ceux donc aussi qui souffrent selon la volonté de Dieu, remettent leurs âmes en faisant le bien, à un fidèle créateur.
Psaumes
De David, quand il dissimula sa raison devant Abimélec, qui le chassa, et il s’en alla.
34 ◊ 1 Je bénirai l’Éternel en tout temps ; sa louange sera continuellement dans ma bouche.
◊ 2 Mon âme se glorifiera en l’Éternel ; les débonnaires l’entendront, et se réjouiront.
◊ 3 Magnifiez l’Éternel avec moi, et exaltons ensemble son nom.
◊ 4 * J’ai cherché l’Éternel ; et il m’a répondu, et m’a délivré de toutes mes frayeurs.
◊ 5 Ils ont regardé vers lui, et ils ont été illuminés, et leurs faces n’ont pas été confuses.
◊ 6 Cet affligé a crié ; et l’Éternel l’a entendu, et l’a sauvé de toutes ses détresses.
◊ 7 * L’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui le craignent, et les délivre.
◊ 8 Goûtez et voyez que l’Éternel est bon ! Bienheureux l’homme qui se confie en lui !
◊ 9 Craignez l’Éternel, vous ses saints ; car rien ne manque à ceux qui le craignent.
◊ 10 Les lionceaux souffrent disette, et ont faim ; mais ceux qui cherchent l’Éternel ne manquent d’aucun bien.
◊ 11 * Venez, fils, écoutez-moi : je vous enseignerai la crainte de l’Éternel.
◊ 12 Qui est l’homme qui prenne plaisir à la vie [et] qui aime les jours pour voir du bien ?
◊ 13 Garde ta langue du mal, et tes lèvres de proférer la tromperie ;
◊ 14 Retire-toi du mal, et fais le bien ; cherche la paix, et poursuis-la.
◊ 15 Les yeux de l’Éternel [regardent] vers les justes, et ses oreilles sont [ouvertes] à leur cri.
◊ 16 La face de l’Éternel est contre ceux qui font le mal, pour retrancher de la terre leur mémoire.
◊ 17 [Les justes] crient, et l’Éternel entend, et il les délivre de toutes leurs détresses.
◊ 18 L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit abattu.
◊ 19 * Les maux du juste sont en grand nombre ; mais l’Éternel le délivre de tous :
◊ 20 Il garde tous ses os, pas un d’eux n’est cassé.
◊ 21 Le mal fera mourir le méchant ; et ceux qui haïssent le juste en porteront la peine.
◊ 22 L’Éternel rachète l’âme de ses serviteurs ; et aucun de ceux qui se confient en lui ne sera tenu pour coupable.
1 Jean
5 ◊ 1 Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu ; et quiconque aime celui qui a engendré, aime aussi celui qui est engendré de lui. ◊ 2 Par ceci nous savons que nous aimons les enfants de Dieu, c’est quand nous aimons Dieu et que nous gardons ses commandements ; ◊ 3 car c’est ici l’amour de Dieu, que nous gardions ses commandements, et ses commandements ne sont pas pénibles, ◊ 4 parce que tout ce qui est né de Dieu est victorieux du monde ; et c’est ici la victoire qui a vaincu le monde, [savoir] notre foi. ◊ 5 Qui est celui qui est victorieux du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?
◊ 6 C’est lui qui est venu par [l’]eau et par [le] sang, Jésus le Christ, non seulement dans [la puissance de] l’eau, mais dans [la puissance de] l’eau et du sang ; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, car l’Esprit est la vérité ; ◊ 7 car il y en a trois qui rendent témoignage : ◊ 8 l’Esprit, et l’eau, et le sang, et les trois sont [d’accord] pour un même [témoignage]. ◊ 9 Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car c’est ici le témoignage de Dieu qu’il a rendu au sujet de son Fils. ◊ 10 Celui qui croit au Fils de Dieu, a le témoignage au-dedans de lui-même ; celui qui ne croit pas Dieu, l’a fait menteur, car il n’a pas cru au témoignage que Dieu a rendu au sujet de son Fils. ◊ 11 Et c’est ici le témoignage : que Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils : ◊ 12 Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.
◊ 13 Je vous ai écrit ces choses afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu.
◊ 14 Et c’est ici la confiance que nous avons en lui, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute ; ◊ 15 et si nous savons qu’il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons les choses que nous lui avons demandées.
◊ 16 Si quelqu’un voit son frère pécher d’un péché qui ne soit pas à la mort, il demandera [pour lui] ; et il lui donnera la vie, [savoir] à ceux qui ne pèchent pas à la mort. Il y a un péché à la mort : pour ce péché-là, je ne dis pas qu’il demande. ◊ 17 Toute iniquité est péché, et il y a tel péché qui n’est pas à la mort. ◊ 18 Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche pas, mais celui qui est né de Dieu se conserve lui-même, et le méchant ne le touche pas. ◊ 19 Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier gît dans le méchant. ◊ 20 Or nous savons que le Fils de Dieu est venu, et il nous a donné une intelligence afin que nous connaissions le Véritable, et nous sommes dans le Véritable, [savoir] dans son Fils Jésus Christ : lui est le Dieu véritable et la vie éternelle.
◊ 21 Enfants, gardez-vous des idoles.
1 Pierre
3 ◊ 1 Pareillement, vous, femmes, soyez soumises à vos propres maris, afin que, si même il y en a qui n’obéissent pas à la parole, ils soient gagnés sans [la] parole, par la conduite de leurs femmes, ◊ 2 ayant observé la pureté de votre conduite dans la crainte, ◊ 3 — vous, dont la parure ne doit pas être [une parure] extérieure qui consiste à avoir les cheveux tressés et à être paré d’or et habillé de [beaux] vêtements, ◊ 4 mais l’homme caché du cœur, dans l’incorruptibilité d’un esprit doux et paisible qui est d’un grand prix devant Dieu ; ◊ 5 car c’est ainsi que jadis se paraient aussi les saintes femmes qui espéraient en Dieu, étant soumises à leurs propres maris, ◊ 6 comme Sara obéissait à Abraham, l’appelant seigneur, de laquelle vous êtes devenues les enfants, en faisant le bien et en ne craignant aucune frayeur.
◊ 7 Pareillement, vous, maris, demeurez avec elles selon la connaissance, comme avec un vase plus faible, [c’est-à-dire] féminin, leur portant honneur comme étant aussi ensemble héritiers de la grâce de la vie, pour que vos prières ne soient pas interrompues.
◊ 8 Enfin, soyez tous d’un même sentiment, sympathisants, fraternels, compatissants, humbles, ◊ 9 ne rendant pas mal pour mal, ou outrage pour outrage, mais au contraire bénissant, parce que vous avez été appelés à ceci, c’est que vous héritiez de la bénédiction ; ◊ 10 « car celui qui veut aimer la vie et voir d’heureux jours, qu’il garde sa langue de mal, et ses lèvres de proférer la fraude ; ◊ 11 qu’il se détourne du mal et qu’il fasse le bien ; qu’il recherche la paix et qu’il la poursuive ; ◊ 12 car les yeux du *Seigneur sont sur les justes et ses oreilles sont [tournées] vers leurs supplications ; mais la face du *Seigneur est contre ceux qui font le mal ». ◊ 13 Et qui est-ce qui vous fera du mal, si vous êtes devenus les imitateurs de celui qui est bon ? ◊ 14 Mais, si même vous souffrez pour la justice, vous êtes bienheureux ; « et ne craignez pas leurs craintes, et ne soyez pas troublés, ◊ 15 mais sanctifiez le *Seigneur le Christ dans vos cœurs » ; et soyez toujours prêts à répondre, mais avec douceur et crainte, à quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous, ◊ 16 ayant une bonne conscience, afin que, quant aux choses dans lesquelles ils médisent de vous comme de gens qui font le mal, ceux qui calomnient votre bonne conduite en Christ, soient confus. ◊ 17 Car il vaut mieux, si la volonté de Dieu le voulait, souffrir en faisant le bien, qu’en faisant le mal ; ◊ 18 car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés, [le] juste pour les injustes, afin qu’il nous amenât à Dieu, ayant été mis à mort en chair, mais vivifié par l’Esprit, ◊ 19 par lequel aussi étant allé, il a prêché aux esprits [qui sont] en prison, ◊ 20 qui ont été autrefois désobéissants, quand la patience de Dieu attendait dans les jours de Noé, tandis que l’arche se construisait, dans laquelle un petit nombre, savoir huit personnes, furent sauvées à travers l’eau ; ◊ 21 or cet antitype vous sauve aussi maintenant, [c’est-à-dire] le baptême, non le dépouillement de la saleté de la chair, mais la demande à Dieu d’une bonne conscience, par la résurrection de Jésus Christ, ◊ 22 qui est à la droite de Dieu (étant allé au ciel), anges, et autorités, et puissances lui étant soumis.
Deutéronome
7 ◊ 1 Quand l’Éternel, ton Dieu, t’aura introduit dans le pays où tu entres pour le posséder, et qu’il aura chassé de devant toi des nations nombreuses, le Héthien, et le Guirgasien, et l’Amoréen, et le Cananéen, et le Phérézien, et le Hévien, et le Jébusien, sept nations plus nombreuses et plus fortes que toi, ◊ 2 et que l’Éternel, ton Dieu, les aura livrées devant toi, et que tu les auras frappées, tu les détruiras entièrement comme un anathème ; tu ne traiteras point alliance avec elles, et tu ne leur feras pas grâce. ◊ 3 Tu ne t’allieras point par mariage avec elles, tu ne donneras pas ta fille à leur fils, et tu ne prendras pas leur fille pour ton fils ; ◊ 4 car ils détourneraient de moi ton fils, et il servirait d’autres dieux, et la colère de l’Éternel s’embraserait contre vous, et te détruirait aussitôt. ◊ 5 Mais vous leur ferez ainsi : Vous démolirez leurs autels, et vous briserez leurs statues, et vous abattrez leurs ashères, et vous brûlerez au feu leurs images taillées. ◊ 6 Car tu es un peuple saint, [consacré] à l’Éternel, ton Dieu ; l’Éternel, ton Dieu, t’a choisi, afin que tu sois pour lui un peuple qui lui appartienne en propre, d’entre tous les peuples qui sont sur la face de la terre.
◊ 7 Ce n’est pas parce que vous étiez plus nombreux que tous les peuples, que l’Éternel s’est attaché à vous et vous a choisis ; car vous êtes le plus petit de tous les peuples ; ◊ 8 mais parce que l’Éternel vous a aimés et parce qu’il garde le serment qu’il a juré à vos pères, l’Éternel vous a fait sortir à main forte, et t’a racheté de la maison de servitude, de la main du Pharaon, roi d’Égypte.
◊ 9 Connais donc que c’est l’Éternel, ton Dieu, qui est Dieu, le *Dieu fidèle, qui garde l’alliance et la bonté jusqu’à mille générations à ceux qui l’aiment et qui gardent ses commandements, ◊ 10 et qui récompense en face ceux qui le haïssent, pour les faire périr : il ne différera pas à l’égard de celui qui le hait ; il le récompensera en face. ◊ 11 Et tu garderas les commandements, et les statuts et les ordonnances que je te commande aujourd’hui, pour les pratiquer. ◊ 12 Et, si vous écoutez ces ordonnances, et que vous les gardiez et les fassiez, il arrivera que l’Éternel, ton Dieu, te gardera l’alliance et la bonté qu’il a jurées à tes pères. ◊ 13 Et il t’aimera, et te bénira, et te multipliera ; et il bénira le fruit de ton ventre, et le fruit de ta terre, ton froment, et ton moût, et ton huile, et la portée de ton gros bétail, et l’accroissement de ton menu bétail, sur la terre qu’il a juré à tes pères de te donner. ◊ 14 Tu seras béni plus que tous les peuples ; il n’y aura, parmi toi et parmi tes bêtes, ni mâle ni femelle stérile ; ◊ 15 et l’Éternel éloignera de toi toute maladie, et il ne mettra sur toi aucune des plaies malignes de l’Égypte, que tu as connues, mais il les mettra sur tous ceux qui te haïssent. ◊ 16 Et tu consumeras tous les peuples que l’Éternel, ton Dieu, te livre ; ton œil ne les épargnera pas, et tu ne serviras pas leurs dieux, car ce serait un piège pour toi. ◊ 17 Si tu dis dans ton cœur : Ces nations sont plus nombreuses que moi, comment pourrai-je les déposséder ? ◊ 18 ne les crains point ; souviens-toi de ce que l’Éternel, ton Dieu, a fait au Pharaon et à toute l’Égypte, ◊ 19 de ces grandes épreuves que tes yeux ont vues, et des signes et des prodiges, et de la main forte et du bras étendu, par lesquels l’Éternel, ton Dieu, t’a fait sortir : ainsi fera l’Éternel, ton Dieu, à tous les peuples dont tu as peur. ◊ 20 Et l’Éternel, ton Dieu, enverra aussi les frelons contre eux, jusqu’à ce que ceux qui seront restés et ceux qui se seront cachés devant toi aient péri. ◊ 21 Tu ne t’épouvanteras pas à cause d’eux, car l’Éternel, ton Dieu, est au milieu de toi, un *Dieu grand et terrible. ◊ 22 Et l’Éternel, ton Dieu, chassera ces nations de devant toi peu à peu. Tu ne pourras pas les détruire tout aussitôt, de peur que les bêtes des champs ne se multiplient contre toi. ◊ 23 Mais l’Éternel, ton Dieu, les livrera devant toi, et les jettera dans une grande confusion, jusqu’à ce qu’il les ait détruites ; ◊ 24 et il livrera leurs rois en ta main, et tu feras périr leur nom de dessous les cieux ; nul ne tiendra devant toi, jusqu’à ce que tu les aies détruits. ◊ 25 Vous brûlerez au feu les images taillées de leurs dieux ; tu ne désireras pas l’argent ou l’or qui sont dessus, et tu ne les prendras pas pour toi, de peur que, par là, tu ne sois pris dans un piège ; car c’est une abomination pour l’Éternel, ton Dieu ; ◊ 26 afin que tu n’introduises pas l’abomination dans ta maison, et que tu ne sois pas anathème comme elle : tu l’auras en extrême horreur et en extrême abomination ; car c’est un anathème.
1 Pierre
1 ◊ 1 Pierre, apôtre de Jésus Christ, à ceux de la dispersion, du Pont, de la Galatie, de la Cappadoce, de l’Asie et de la Bithynie, qui séjournent [parmi les nations], ◊ 2 élus selon la préconnaissance de Dieu le Père, en sainteté de l’Esprit, pour l’obéissance et l’aspersion du sang de Jésus Christ : Que la grâce et la paix vous soient multipliées !
◊ 3 Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, ◊ 4 pour un héritage incorruptible, sans souillure, immarcescible, conservé dans les cieux pour vous, ◊ 5 qui êtes gardés par la puissance de Dieu par la foi, pour un salut qui est prêt à être révélé au dernier temps ; ◊ 6 en quoi vous vous réjouissez, tout en étant affligés maintenant pour un peu de temps par diverses tentations, si cela est nécessaire, ◊ 7 afin que l’épreuve de votre foi, bien plus précieuse que celle de l’or qui périt et qui toutefois est éprouvé par le feu, soit trouvée [tourner] à louange, et à gloire, et à honneur, dans la révélation de Jésus Christ, ◊ 8 lequel, quoique vous ne l’ayez pas vu, vous aimez ; et, croyant en lui, quoique maintenant vous ne le voyiez pas, vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse, ◊ 9 recevant la fin de votre foi, [le] salut des âmes ; ◊ 10 duquel salut les prophètes qui ont prophétisé de la grâce qui vous était destinée se sont informés et enquis avec soin, ◊ 11 recherchant quel temps ou quelle sorte de temps l’Esprit de Christ qui était en eux indiquait, rendant par avance témoignage des souffrances qui devaient être la part de Christ et des gloires qui suivraient ; ◊ 12 et il leur fut révélé que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu’ils administraient ces choses, qui vous sont maintenant annoncées par ceux qui vous ont annoncé la bonne nouvelle par l’Esprit Saint envoyé du ciel, dans lesquelles des anges désirent de regarder de près.
◊ 13 C’est pourquoi, ayant ceint les reins de votre entendement et étant sobres, espérez parfaitement dans la grâce qui vous sera apportée à la révélation de Jésus Christ, ◊ 14 — comme des enfants d’obéissance, ne vous conformant pas à vos convoitises d’autrefois pendant votre ignorance ; ◊ 15 mais, comme celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute [votre] conduite ; ◊ 16 parce qu’il est écrit : « Soyez saints, car moi je suis saint ». ◊ 17 Et si vous invoquez comme père celui qui, sans acception de personnes, juge selon l’œuvre de chacun, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre séjour [ici-bas], ◊ 18 sachant que vous avez été rachetés de votre vaine conduite qui vous avait été enseignée par vos pères, non par des choses corruptibles, de l’argent ou de l’or, ◊ 19 mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache, ◊ 20 préconnu dès avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps pour vous, ◊ 21 qui, par lui, croyez en Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance fussent en Dieu. ◊ 22 Ayant purifié vos âmes par l’obéissance à la vérité, pour [que vous ayez] une affection fraternelle sans hypocrisie, aimez-vous l’un l’autre ardemment, d’un cœur pur, ◊ 23 vous qui êtes régénérés, non par une semence corruptible, mais [par une semence] incorruptible, par la vivante et permanente parole de Dieu : ◊ 24 parce que « toute chair est comme l’herbe, et toute sa gloire comme la fleur de l’herbe : l’herbe a séché et sa fleur est tombée, ◊ 25 mais la parole du *Seigneur demeure éternellement ». Or c’est cette parole qui vous a été annoncée.
1 Jean
3 ◊ 1 — Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu ; c’est pourquoi le monde ne nous connaît pas, parce qu’il ne l’a pas connu. ◊ 2 Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; nous savons que quand il sera manifesté, nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est. ◊ 3 Et quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui est pur.
◊ 4 Quiconque pratique le péché, pratique aussi l’iniquité, et le péché est l’iniquité. ◊ 5 Et vous savez que lui a été manifesté, afin qu’il ôtât nos péchés ; et il n’y a point de péché en lui. ◊ 6 Quiconque demeure en lui ne pèche pas ; quiconque pèche ne l’a pas vu, ni ne l’a pas connu.
◊ 7 Enfants, que personne ne vous égare : celui qui pratique la justice est juste, comme lui est juste. ◊ 8 Celui qui pratique le péché est du diable, car dès le commencement le diable pèche. C’est pour ceci que le Fils de Dieu a été manifesté, afin qu’il détruisît les œuvres du diable. ◊ 9 Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, car la semence de Dieu demeure en lui, et il ne peut pas pécher, parce qu’il est né de Dieu. ◊ 10 Par ceci sont [rendus] manifestes les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, et celui qui n’aime pas son frère. ◊ 11 Car c’est ici le message que vous avez entendu dès le commencement, [savoir] que nous nous aimions l’un l’autre, ◊ 12 non comme Caïn était du méchant et tua son frère. Et pour quelle raison le tua-t-il ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises et que celles de son frère étaient justes.
◊ 13 Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait. ◊ 14 Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères ; celui qui n’aime pas son frère demeure dans la mort. ◊ 15 Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui.
◊ 16 Par ceci nous avons connu l’amour, c’est que lui a laissé sa vie pour nous ; et nous, nous devons laisser nos vies pour les frères. ◊ 17 Mais celui qui a les biens de ce monde, et qui voit son frère dans le besoin, et qui lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ?
◊ 18 Enfants, n’aimons pas de parole ni de langue, mais en action et en vérité. ◊ 19 Et par ceci nous saurons que nous sommes de la vérité, et nous assurerons nos cœurs devant lui ◊ 20 — que, si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur et il sait toutes choses. ◊ 21 Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance envers Dieu ; ◊ 22 et quoi que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous pratiquons les choses qui sont agréables devant lui. ◊ 23 — Et c’est ici son commandement, que nous croyions au nom de son Fils Jésus Christ et que nous nous aimions l’un l’autre, selon qu’il nous en a donné le commandement ; ◊ 24 et celui qui garde ses commandements demeure en lui, et lui en cet homme ; et par ceci nous savons qu’il demeure en nous, [savoir] par l’Esprit qu’il nous a donné.
Apocalypse
15 ◊ 1 Et je vis dans le ciel un autre signe, grand et merveilleux : sept anges, ayant sept plaies, les dernières ; car en elles le courroux de Dieu est consommé.
◊ 2 Et je vis comme une mer de verre, mêlée de feu, et ceux qui avaient remporté la victoire sur la bête, et sur son image, et sur le nombre de son nom, se tenant debout sur la mer de verre, ayant des harpes de Dieu. ◊ 3 Et ils chantent le cantique de Moïse, esclave de Dieu, et le cantique de l’Agneau, disant : Grandes et merveilleuses sont tes œuvres, *Seigneur, Dieu, Tout-puissant ! Justes et véritables sont tes voies, ô Roi des nations ! ◊ 4 Qui ne te craindrait, *Seigneur, et qui ne glorifierait ton nom ? car seul tu es saint ; car toutes les nations viendront et se prosterneront devant toi ; parce que tes faits justes ont été manifestés.
◊ 5 Et après ces choses je vis : et le temple du tabernacle du témoignage dans le ciel fut ouvert. ◊ 6 Et les sept anges qui avaient les sept plaies sortirent du temple, vêtus d’un lin pur et éclatant, et ceints sur leurs poitrines de ceintures d’or. ◊ 7 Et l’un des quatre animaux donna aux sept anges sept coupes d’or, pleines du courroux de Dieu qui vit aux siècles des siècles. ◊ 8 Et le temple fut rempli de la fumée qui procédait de la gloire de Dieu et de sa puissance ; et personne ne pouvait entrer dans le temple, jusqu’à ce que les sept plaies des sept anges fussent consommées.
Matthieu
27 ◊ 1 Or, quand le matin fut venu, tous les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire mourir. ◊ 2 Et l’ayant lié, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Ponce Pilate, le gouverneur.
◊ 3 Alors Judas qui l’avait livré, voyant qu’il était condamné, ayant du remords, reporta les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens, ◊ 4 disant : J’ai péché en livrant le sang innocent. Mais ils dirent : Que nous importe ! tu y aviseras. ◊ 5 Et ayant jeté l’argent dans le temple, il se retira ; et s’en étant allé, il se pendit. ◊ 6 Mais les principaux sacrificateurs, ayant pris les pièces d’argent, dirent : Il n’est pas permis de les mettre dans le trésor sacré, puisque c’est le prix du sang. ◊ 7 Et ayant tenu conseil, ils achetèrent avec cet [argent] le champ du potier, pour la sépulture des étrangers ; ◊ 8 c’est pourquoi ce champ-là a été appelé Champ de sang, jusqu’à aujourd’hui. ◊ 9 Alors fut accompli ce qui avait été dit par Jérémie le prophète, disant : Et ils ont pris les trente pièces d’argent, le prix de celui qui a été évalué, lequel ceux d’entre les fils d’Israël ont évalué ; ◊ 10 et ils les ont données pour le champ du potier, comme le *Seigneur m’avait ordonné.
◊ 11 Or Jésus se tenait devant le gouverneur ; et le gouverneur l’interrogea, disant : Es-tu, toi, le roi des Juifs ? Et Jésus lui dit : Tu le dis. ◊ 12 Et étant accusé par les principaux sacrificateurs et les anciens, il ne répondit rien. ◊ 13 Alors Pilate lui dit : N’entends-tu pas de combien de choses ils portent témoignage contre toi ? ◊ 14 Et il ne lui répondit pas même un seul mot ; en sorte que le gouverneur s’en étonnait fort. ◊ 15 Or, à la fête, le gouverneur avait coutume de relâcher un prisonnier à la foule, celui qu’ils voulaient. ◊ 16 Et il y avait alors un prisonnier fameux, nommé Barabbas. ◊ 17 Comme donc ils étaient assemblés, Pilate leur dit : Lequel voulez-vous que je vous relâche, Barabbas, ou Jésus qui est appelé Christ ? ◊ 18 Car il savait qu’ils l’avaient livré par envie. ◊ 19 Et comme il était assis sur le tribunal, sa femme lui envoya dire : N’aie rien à faire avec ce juste ; car j’ai beaucoup souffert aujourd’hui à son sujet dans un songe. ◊ 20 Mais les principaux sacrificateurs et les anciens persuadèrent aux foules de demander Barabbas et de faire périr Jésus. ◊ 21 Et le gouverneur, répondant, leur dit : Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? Et ils dirent : Barabbas. ◊ 22 Pilate leur dit : Que ferai-je donc de Jésus, qui est appelé Christ ? Ils disent tous : Qu’il soit crucifié ! ◊ 23 Et le gouverneur dit : Mais quel mal a-t-il fait ? Et ils s’écriaient encore plus fort, disant : Qu’il soit crucifié ! ◊ 24 Et Pilate, voyant qu’il ne gagnait rien, mais que plutôt il s’élevait un tumulte, prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, disant : Je suis innocent du sang de ce juste ; vous, vous y aviserez. ◊ 25 Et tout le peuple, répondant, dit : Que son sang soit sur nous et sur nos enfants ! ◊ 26 Alors il leur relâcha Barabbas ; et ayant fait fouetter Jésus, il le livra pour être crucifié.
◊ 27 Alors les soldats du gouverneur, ayant emmené Jésus au prétoire, assemblèrent contre lui toute la cohorte. ◊ 28 Et lui ayant ôté ses vêtements, ils lui mirent un manteau d’écarlate ; ◊ 29 et ayant tressé une couronne d’épines, ils la mirent sur sa tête, et un roseau dans sa main droite ; et fléchissant les genoux devant lui, ils se moquaient de lui, disant : Salut, roi des Juifs ! ◊ 30 Et ayant craché contre lui, ils prirent le roseau et lui en frappaient la tête. ◊ 31 Et après qu’ils se furent moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau, et le revêtirent de ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier.
◊ 32 Et comme ils sortaient, ils trouvèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, qu’ils contraignirent de porter sa croix. ◊ 33 Et étant arrivés au lieu appelé Golgotha, ce qui signifie lieu du crâne, ◊ 34 ils lui donnèrent à boire du vinaigre mêlé de fiel ; et l’ayant goûté, il n’en voulut pas boire. ◊ 35 Et l’ayant crucifié, ils partagèrent ses vêtements, en tirant au sort ; ◊ 36 et s’étant assis, ils veillaient là sur lui. ◊ 37 Et ils placèrent au-dessus de sa tête son accusation écrite : Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. ◊ 38 Alors sont crucifiés avec lui deux brigands, un à la droite, et un à la gauche.
◊ 39 Et ceux qui passaient par là l’injuriaient, hochant la tête, ◊ 40 et disant : Toi qui détruis le temple et qui le bâtis en trois jours, sauve-toi toi-même. Si tu es Fils de Dieu, descends de la croix. ◊ 41 Et pareillement aussi les principaux sacrificateurs avec les scribes et les anciens, se moquant, disaient : ◊ 42 Il a sauvé les autres, il ne peut se sauver lui-même ; s’il est le roi d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui. ◊ 43 Il s’est confié en Dieu ; qu’il le délivre maintenant, s’il tient à lui ; car il a dit : Je suis fils de Dieu. ◊ 44 Et les brigands aussi qui avaient été crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière.
◊ 45 Mais, depuis la sixième heure, il y eut des ténèbres sur tout le pays, jusqu’à la neuvième heure. ◊ 46 Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une forte voix, disant : Éli, Éli, lama sabachthani ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ◊ 47 Et quelques-uns de ceux qui se tenaient là, ayant entendu [cela], disaient : Il appelle Élie, celui-ci ! ◊ 48 Et aussitôt l’un d’entre eux courut et prit une éponge, et l’ayant remplie de vinaigre, la mit au bout d’un roseau, et lui donna à boire. ◊ 49 Mais les autres disaient : Laisse, voyons si Élie vient pour le sauver.
◊ 50 Et Jésus, ayant encore crié d’une forte voix, rendit l’esprit. ◊ 51 Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; et la terre trembla, et les rochers se fendirent, ◊ 52 et les sépulcres s’ouvrirent ; et beaucoup de corps des saints endormis ressuscitèrent, ◊ 53 et étant sortis des sépulcres après sa résurrection, ils entrèrent dans la sainte ville, et apparurent à plusieurs.
◊ 54 Et le centurion et ceux qui avec lui veillaient sur Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d’arriver, eurent une fort grande peur, disant : Certainement celui-ci était Fils de Dieu. ◊ 55 Et il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin, qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée, en le servant, ◊ 56 entre lesquelles étaient Marie de Magdala, et Marie, la mère de Jacques et de Joses, et la mère des fils de Zébédée.
◊ 57 Et, le soir étant venu, il arriva un homme riche d’Arimathée, dont le nom était Joseph, qui aussi lui-même était disciple de Jésus. ◊ 58 Celui-ci étant allé auprès de Pilate, demanda le corps de Jésus ; alors Pilate donna l’ordre que le corps fût livré. ◊ 59 Et Joseph, ayant pris le corps, l’enveloppa d’un linceul net, ◊ 60 et le mit dans son sépulcre neuf qu’il avait taillé dans le roc ; et ayant roulé une grande pierre contre la porte du sépulcre, il s’en alla. ◊ 61 Et Marie de Magdala et l’autre Marie étaient là, assises vis-à-vis du sépulcre.
◊ 62 Et le lendemain, qui est après la Préparation, les principaux sacrificateurs et les pharisiens s’assemblèrent auprès de Pilate, ◊ 63 disant : Seigneur, il nous souvient que ce séducteur, pendant qu’il était encore en vie, disait : Après trois jours, je ressuscite. ◊ 64 Ordonne donc que le sépulcre soit gardé avec soin jusqu’au troisième jour ; de peur que ses disciples ne viennent et ne le dérobent, et ne disent au peuple : Il est ressuscité des morts ; et ce dernier égarement sera pire que le premier. ◊ 65 Et Pilate leur dit : Vous avez une garde ; allez, rendez-le sûr comme vous l’entendez. ◊ 66 Et eux, s’en allant, rendirent le sépulcre sûr, scellant la pierre, et y mettant la garde.
Amos
3 ◊ 1 * Écoutez cette parole que l’Éternel prononce sur vous, fils d’Israël, sur la famille entière que j’ai fait monter du pays d’Égypte, disant : ◊ 2 Je vous ai connus, vous seuls, de toutes les familles de la terre ; c’est pourquoi je visiterai sur vous toutes vos iniquités. ◊ 3 Deux [hommes] peuvent-ils marcher ensemble s’ils ne sont pas d’accord ? ◊ 4 Le lion rugira-t-il dans la forêt s’il n’a pas de proie ? Le lionceau fera-t-il entendre sa voix de son repaire, s’il n’a pris quelque chose ? ◊ 5 L’oiseau tombera-t-il dans le piège sur la terre, quand il n’y a pas de filet [tendu] pour lui ? Le piège se lèvera-t-il du sol, s’il n’a rien pris du tout ? ◊ 6 Sonnera-t-on de la trompette dans une ville, et le peuple ne tremblera pas ? Y aura-t-il du mal dans une ville, et l’Éternel ne l’aura pas fait ? ◊ 7 Or le Seigneur, l’Éternel, ne fera rien, qu’il ne révèle son secret à ses serviteurs les prophètes.
◊ 8 Le lion a rugi : qui n’aura peur ? Le Seigneur, l’Éternel, a parlé : qui ne prophétisera ?
◊ 9 Faites-le entendre dans les palais dans Asdod, et dans les palais dans le pays d’Égypte, et dites : Assemblez-vous sur les montagnes de Samarie, et voyez la grande confusion qui est au milieu d’elle, et les oppressions [qui ont lieu] dans son sein : ◊ 10 et ils ne savent pas faire ce qui est droit, dit l’Éternel, eux qui amassent la violence et la rapine dans leurs palais. ◊ 11 C’est pourquoi, ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : L’ennemi ! — et tout autour du pays ! Et il abattra ta force, et tes palais seront pillés. ◊ 12 Ainsi dit l’Éternel : Comme le berger sauve de la gueule du lion deux jambes ou un bout d’oreille, ainsi seront sauvés les fils d’Israël qui sont assis à Samarie sur le coin d’un lit, et sur le damas d’un divan.
◊ 13 Écoutez, et rendez témoignage dans la maison de Jacob, dit le Seigneur, l’Éternel, le Dieu des armées, ◊ 14 qu’au jour où je visiterai les transgressions d’Israël sur lui, je punirai les autels de Béthel, et les cornes de l’autel seront coupées et tomberont à terre. ◊ 15 Et je frapperai la maison d’hiver avec la maison d’été, et les maisons d’ivoire périront, et beaucoup de maisons cesseront d’exister, dit l’Éternel.
Psaumes
137 ◊ 1 Auprès des fleuves de Babylone, là nous nous sommes assis, et nous avons pleuré quand nous nous sommes souvenus de Sion.
◊ 2 Aux saules qui étaient au milieu d’elle nous avons suspendu nos harpes.
◊ 3 Car là, ceux qui nous avaient emmenés captifs nous demandaient des cantiques, et ceux qui nous faisaient gémir, de la joie : Chantez-nous un des cantiques de Sion.
◊ 4 * Comment chanterions-nous un cantique de l’Éternel sur un sol étranger ?
◊ 5 Si je t’oublie, ô Jérusalem, que ma droite s’oublie !
◊ 6 Que ma langue s’attache à mon palais si je ne me souviens de toi, si je n’élève Jérusalem au-dessus de la première de mes joies !
◊ 7 Éternel ! souviens-toi des fils d’Édom, qui, dans la journée de Jérusalem, disaient : Rasez, rasez jusqu’à ses fondements !
◊ 8 Fille de Babylone, qui vas être détruite, bienheureux qui te rendra la pareille de ce que tu nous as fait !
◊ 9 Bienheureux qui saisira tes petits enfants, et les écrasera contre le roc !
Psaumes
136 ◊ 1 Célébrez l’Éternel ! Car il est bon ; car sa bonté demeure à toujours.
◊ 2 Célébrez le Dieu des dieux ! car sa bonté demeure à toujours.
◊ 3 Célébrez le Seigneur des seigneurs ! car sa bonté demeure à toujours ;
◊ 4 * Celui qui seul fait de grandes merveilles, car sa bonté demeure à toujours :
◊ 5 Qui a fait les cieux par [son] intelligence, car sa bonté demeure à toujours ;
◊ 6 Qui a étendu la terre sur les eaux, car sa bonté demeure à toujours ;
◊ 7 Qui a fait de grands luminaires, car sa bonté demeure à toujours :
◊ 8 Le soleil pour dominer sur le jour, car sa bonté demeure à toujours ;
◊ 9 La lune et les étoiles pour dominer sur la nuit, car sa bonté demeure à toujours ;
◊ 10 Qui a frappé l’Égypte en ses premiers-nés, car sa bonté demeure à toujours ;
◊ 11 Et a fait sortir Israël du milieu d’eux, car sa bonté demeure à toujours, —
◊ 12 À main forte et à bras étendu, car sa bonté demeure à toujours ;
◊ 13 Qui a divisé en deux la mer Rouge, car sa bonté demeure à toujours ;
◊ 14 Et a fait passer Israël au milieu d’elle, car sa bonté demeure à toujours ;
◊ 15 Et a précipité le Pharaon et son armée dans la mer Rouge, car sa bonté demeure à toujours ;
◊ 16 Qui a conduit son peuple par le désert, car sa bonté demeure à toujours ;
◊ 17 Qui a frappé de grands rois, car sa bonté demeure à toujours ;
◊ 18 Et a tué de puissants rois, car sa bonté demeure à toujours :
◊ 19 Sihon, roi des Amoréens, car sa bonté demeure à toujours,
◊ 20 Et Og, roi de Basan, car sa bonté demeure à toujours ;
◊ 21 Et a donné leur pays en héritage, car sa bonté demeure à toujours, —
◊ 22 En héritage à Israël, son serviteur, car sa bonté demeure à toujours ;
◊ 23 * Qui, dans notre bas état, s’est souvenu de nous, car sa bonté demeure à toujours,
◊ 24 Et nous a délivrés de nos ennemis, car sa bonté demeure à toujours ;
◊ 25 Qui donne du pain à toute chair, car sa bonté demeure à toujours.
◊ 26 Célébrez le *Dieu des cieux ! Car sa bonté demeure à toujours.
Éphésiens
6 ◊ 1 Enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car cela est juste. ◊ 2 « Honore ton père et ta mère », (c’est le premier commandement avec promesse,) ◊ 3 « afin que tu prospères et que tu vives longtemps sur la terre ». ◊ 4 Et vous, pères, ne provoquez pas vos enfants, mais élevez-les dans la discipline et sous les avertissements du Seigneur.
◊ 5 Esclaves, obéissez à vos maîtres selon la chair avec crainte et tremblement, en simplicité de cœur, comme à Christ, ◊ 6 ne servant pas sous leurs yeux seulement, comme voulant plaire aux hommes, mais comme esclaves de Christ, faisant de cœur la volonté de Dieu, ◊ 7 servant joyeusement, comme asservis au Seigneur et non pas aux hommes, ◊ 8 sachant que chacun, soit esclave, soit homme libre, quelque bien qu’il fasse, le recevra du Seigneur. ◊ 9 Et vous, maîtres, faites-en de même envers eux, renonçant aux menaces, sachant que et leur maître et le vôtre est dans les cieux, et qu’il n’y a pas d’acception de personnes auprès de lui.
◊ 10 Au reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force ; ◊ 11 revêtez-vous de l’armure complète de Dieu, afin que vous puissiez tenir ferme contre les artifices du diable : ◊ 12 car notre lutte n’est pas contre le sang et la chair, mais contre les principautés, contre les autorités, contre les dominateurs de ces ténèbres, contre la [puissance] spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes. ◊ 13 C’est pourquoi prenez l’armure complète de Dieu, afin que, au mauvais jour, vous puissiez résister, et, après avoir tout surmonté, tenir ferme. ◊ 14 Tenez donc ferme, ayant ceint vos reins de [la] vérité, et ayant revêtu la cuirasse de la justice, ◊ 15 et ayant chaussé vos pieds de la préparation de l’évangile de paix ; ◊ 16 par-dessus tout, prenant le bouclier de la foi par lequel vous pourrez éteindre tous les dards enflammés du méchant. ◊ 17 Prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu ; ◊ 18 priant par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillant à cela avec toute persévérance et des supplications pour tous les saints, ◊ 19 et pour moi, afin qu’il me soit donné de parler à bouche ouverte pour donner à connaître avec hardiesse le mystère de l’évangile, ◊ 20 pour lequel je suis un ambassadeur lié de chaînes, afin que j’use de hardiesse en lui, comme je dois parler.
◊ 21 Mais afin que vous aussi vous sachiez ce qui me concerne, comment je me trouve, Tychique, le bien-aimé frère et fidèle serviteur dans le Seigneur, vous fera tout savoir : ◊ 22 je l’ai envoyé vers vous tout exprès, afin que vous connaissiez l’état de nos affaires, et qu’il console vos cœurs.
◊ 23 Paix aux frères, et amour, avec la foi, de la part de Dieu le Père et du seigneur Jésus Christ ! ◊ 24 Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre seigneur Jésus Christ en pureté !
Psaumes
De David.
25 ◊ 1 À toi, Éternel, j’élève mon âme.
◊ 2 Mon Dieu, en toi j’ai mis ma confiance ; que je ne sois pas confus, que mes ennemis ne triomphent pas de moi.
◊ 3 Non, aucun de ceux qui s’attendent à toi ne sera confus ; ceux-là seront confus qui agissent perfidement sans cause.
◊ 4 * Fais-moi connaître tes voies, ô Éternel ! enseigne-moi tes sentiers.
◊ 5 Fais-moi marcher dans ta vérité, et enseigne-moi, car tu es le Dieu de mon salut ; c’est à toi que je m’attends tout le jour.
◊ 6 Souviens-toi de ta miséricorde, ô Éternel, et de ta bonté ; car elles sont de tout temps.
◊ 7 Ne te souviens pas des péchés de ma jeunesse ni de mes transgressions ; selon ta gratuité souviens-toi de moi à cause de ta bonté, ô Éternel.
◊ 8 * L’Éternel est bon et droit ; c’est pourquoi il enseignera le chemin aux pécheurs.
◊ 9 Il fera marcher dans le droit [chemin] les débonnaires, et il enseignera sa voie aux débonnaires.
◊ 10 Tous les sentiers de l’Éternel sont gratuité et vérité, pour ceux qui gardent son alliance et ses témoignages.
◊ 11 À cause de ton nom, ô Éternel ! tu me pardonneras mon iniquité ; car elle est grande.
◊ 12 Qui est l’homme qui craint l’Éternel ? Il lui enseignera le chemin qu’il doit choisir.
◊ 13 Son âme habitera au milieu du bien, et sa semence possédera la terre.
◊ 14 Le secret de l’Éternel est pour ceux qui le craignent, pour leur faire connaître son alliance.
◊ 15 Mes yeux sont continuellement sur l’Éternel ; car c’est lui qui fera sortir mes pieds du filet.
◊ 16 * Tourne-toi vers moi et use de grâce envers moi, car je suis seul et affligé.
◊ 17 Les détresses de mon cœur se sont agrandies ; fais-moi sortir de mes angoisses.
◊ 18 Regarde mon affliction et mes peines, et pardonne tous mes péchés.
◊ 19 Regarde mes ennemis, car ils sont nombreux, et ils me haïssent d’une haine violente.
◊ 20 Garde mon âme, et délivre-moi ; que je ne sois pas confus, car je me suis confié en toi.
◊ 21 Que l’intégrité et la droiture me gardent, car je me suis attendu à toi.
◊ 22 Ô Dieu ! rachète Israël de toutes ses détresses.