Bible:Job/Chapitre 3/texten

De mipe
Sauter à la navigation Sauter à la recherche


[verset 1] * Après cela, Job ouvrit sa bouche et maudit son jour. [verset 2] Et Job prit la parole et dit:

[verset 3] Périsse le jour auquel je naquis, et la nuit qui dit : Un homme a été conçu !

[verset 4] Ce jour-là, qu’il soit ténèbres ; que +Dieu (note : en hébreu : Éloah ; voyez la note, Deutéronome chapitre 32 verset 15.) ne s’en enquière pas d’en haut, et que la lumière ne resplendisse pas sur lui !

[verset 5] Que les ténèbres et l’ombre de la mort le réclament ; que les nuées demeurent sur lui ; que ce qui assombrit les jours le terrifie !

[verset 6] Cette nuit-là, que l’obscurité s’en empare ; qu’elle ne se réjouisse point parmi les jours de l’année, qu’elle n’entre pas dans le nombre des mois !

[verset 7] Voici, que cette nuit-là soit stérile ; que les cris de joie n’y entrent pas !

[verset 8] Que ceux qui maudissent le jour la maudissent, ceux qui sont prêts à réveiller Léviathan !

[verset 9] Que les étoiles de son crépuscule soient obscurcies ; qu’elle attende la lumière, et qu’il n’y en ait point, et qu’elle ne voie pas les cils de l’aurore !

[verset 10] Parce qu’elle n’a pas fermé les portes du sein qui m’a porté (note : littéralement : de mon sein.), et n’a pas caché la misère de devant mes yeux.

[verset 11] * Pourquoi ne suis-je pas mort dès la matrice, n’ai-je pas expiré quand je suis sortis du ventre ?

[verset 12] Pourquoi les genoux m’ont-ils rencontré, et pourquoi les mamelles, pour les téter ?

[verset 13] Car maintenant je serais couché et je serais tranquille, je dormirais : alors j’aurais du repos,

[verset 14] Avec les rois et les conseillers de la terre qui se bâtissent des solitudes (note : ou : qui rebâtissent des édifices ruinés.),

[verset 15] Ou avec les princes qui ont de l’or, qui ont rempli d’argent leurs maisons ;

[verset 16] Ou, comme un avorton caché, je n’aurais pas été, — comme les petits enfants qui n’ont pas vu la lumière.

[verset 17] Là, les méchants ont cessé leur tumulte, et là ceux dont les forces sont épuisées par la fatigue sont en repos ;

[verset 18] Les prisonniers demeurent ensemble tranquilles, ils n’entendent pas la voix de l’exacteur ;

[verset 19] Là sont le petit et le grand, et le serviteur libéré de son maître.

[verset 20] * Pourquoi la lumière est-elle donnée au misérable, et la vie à ceux qui ont l’amertume dans l’âme,

[verset 21] À ceux qui attendent la mort, et elle n’est pas là, — qui la cherchent plus que des trésors cachés,

[verset 22] Qui se réjouissent jusqu’aux transports [et] sont dans l’allégresse, parce qu’ils (note : ou : lorsqu’ils.) ont trouvé le sépulcre, —

[verset 23] À l’homme de qui le chemin est caché et que +Dieu a enfermé de toutes parts ?

[verset 24] Car mon gémissement vient avant mon pain, et mes rugissements débordent comme des eaux.

[verset 25] Car j’ai eu une crainte, et elle est venue sur moi, et ce que j’appréhendais m’est arrivé.

[verset 26] Je n’étais pas en sécurité, et je n’étais pas tranquille ni en repos, et le trouble est venu.