Année 2, 9 septembre

1 Chroniques 18, 1-17 ; 20, 4-8

* Et il arriva, après cela, que David frappa les Philistins et les subjugua, et prit Gath et les villes de son ressort de la main des Philistins. Et il frappa Moab, et les Moabites devinrent serviteurs de David : ils lui apportèrent des présents.

Et David frappa Hadarézer, roi de Tsoba, à Hamath, comme il allait pour établir sa puissance sur le fleuve Euphrate. Et David lui prit mille chars, et sept mille cavaliers, et vingt mille hommes de pied ; et David coupa les jarrets [aux chevaux] de tous les chars, mais il réserva cent attelages. Et les Syriens de Damas vinrent au secours d’Hadarézer, roi de Tsoba ; et David frappa vingt-deux mille hommes des Syriens. Et David mit [des garnisons] dans la Syrie de Damas, et les Syriens devinrent serviteurs de David : ils lui apportèrent des présents. Et l’Éternel sauvait David partout où il allait.

Et David prit les boucliers d’or qui étaient aux serviteurs d’Hadarézer, et les apporta à Jérusalem. Et de Tibkhath et de Cun, villes d’Hadarézer, David prit une grande quantité d’airain, dont Salomon fit la mer d’airain, et les colonnes, et les vases d’airain.

Et Tohu, roi de Hamath, apprit que David avait frappé toutes les forces d’Hadarézer, roi de Tsoba ; et il envoya Hadoram, son fils, au roi David, pour le saluer et le féliciter de ce qu’il avait fait la guerre à Hadarézer et l’avait battu ; car Hadarézer était continuellement en guerre avec Tohu ; [il envoya] aussi toutes sortes de vases d’or, et d’argent, et d’airain. Ceux-ci aussi, le roi David les consacra à l’Éternel, avec l’argent et l’or qu’il avait emportés de toutes les nations, d’Édom, et de Moab, et des fils d’Ammon, et des Philistins, et d’Amalek.

Et Abishaï, fils de Tseruïa, frappa dans la vallée du Sel dix-huit mille [hommes] d’Édom ; et il mit des garnisons en Édom, et tout Édom fut asservi à David. Et l’Éternel sauvait David partout où il allait.

Et David régna sur tout Israël, et il faisait droit et justice à tout son peuple. Et Joab, fils de Tseruïa, était [préposé] sur l’armée ; et Josaphat, fils d’Akhilud, était rédacteur des chroniques ; et Tsadok, fils d’Akhitub, et Abimélec, fils d’Abiathar, étaient sacrificateurs ; et Shavsha était scribe ; et Benaïa, fils de Jehoïada, était [préposé] sur les Keréthiens et les Peléthiens ; et les fils de David étaient les premiers à côté du roi.

Et il arriva, après cela, qu’il y eut un combat à Guézer avec les Philistins. Alors Sibbecaï, le Hushathite, frappa Sippaï [qui était] d’entre les enfants du géant ; et ils furent subjugués. Et il y eut encore un combat avec les Philistins : et Elkhanan, fils de Jaïr, frappa Lakhmi, frère de Goliath, le Guitthien ; et le bois de sa lance était comme l’ensouple des tisserands. Et il y eut encore un combat à Gath : et il y avait [là] un homme de haute stature qui avait six doigts et six [orteils], [en tout] vingt-quatre ; et lui aussi était né au géant. Et il outragea Israël ; mais Jonathan, fils de Shimha, frère de David, le frappa. Ceux-là étaient nés au géant, à Gath, et tombèrent par la main de David et par la main de ses serviteurs.


Les chapitres 18, 19 et 20 se rapportent aux guerres de David. Ils groupent des faits qui, dans le second livre de Samuel, sont dispersés à divers moments de l’histoire du roi. Nous les y avons déjà considérés, et il n’y a pas de différences appréciables entre les deux textes. À l’exception d’une seule : le silence total qui est fait, au début du chapitre 20, sur le terrible péché de David et sur ses conséquences tragiques. Ni la scandaleuse affaire d’Urie, ni le péché d’Amnon suivi de son assassinat, ni la conspiration d’Absalom, ni le rôle criminel de Joab, ne trouvent place dans ce livre des Chroniques. C’est ainsi qu’agit la grâce. « Bienheureux celui dont la transgression est pardonnée et dont le péché est couvert », dira David dans le psaume 32. — Chacun de nos lecteurs fait-il partie de ces bienheureux ? — David triomphe successivement des Philistins, des Moabites, des Syriens, des Édomites ; puis encore des fils d’Ammon (chap. 19 et 20). Tous les ennemis traditionnels d’Israël sont subjugués, figure du moment où Dieu assujettira toutes choses à Christ, et mettra Ses ennemis pour marchepied de Ses pieds (Héb. 1, 13 et 2, 8).