Année 4, 5 janvier

Psaume 45

Au chef de musique. Sur Shoshannim. Des fils de Coré. Instruction. Un cantique du bien-aimé.

Mon cœur bouillonne d’une bonne parole ; je dis ce que j’ai composé au sujet du roi ; ma langue est le style d’un écrivain habile.

* Tu es plus beau que les fils des hommes ; la grâce est répandue sur tes lèvres : c’est pourquoi Dieu t’a béni à toujours.

Ceins ton épée sur ton côté, homme vaillant, [dans] ta majesté et ta magnificence ;

Et, prospérant dans ta magnificence, mène en avant ton char, à cause de la vérité et de la débonnaireté [et] de la justice ; et ta droite t’enseignera des choses terribles.

Tes flèches sont aiguës, — les peuples tomberont sous toi, — dans le cœur des ennemis du roi.

* Ton trône, ô Dieu, est pour toujours et à perpétuité ; c’est un sceptre de droiture que le sceptre de ton règne.

Tu as aimé la justice, et tu as haï la méchanceté ; c’est pourquoi Dieu, ton Dieu, t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes compagnons.

Tous tes vêtements sont myrrhe, aloès, et casse, [quand tu sors] des palais d’ivoire d’où ils t’ont réjoui.

Des filles de rois ont été parmi tes dames d’honneur ; la reine est à ta droite, parée d’or d’Ophir.

Écoute, fille ! et vois, et incline ton oreille ; et oublie ton peuple et la maison de ton père ;

Et le roi désirera ta beauté, car il est ton seigneur : adore-le.

Et avec une offrande, la fille de Tyr, les plus riches du peuple rechercheront ta faveur.

La fille du roi est tout gloire, dans l’intérieur [du palais] ; son vêtement est de broderies d’or.

Elle sera amenée au roi en vêtements de brocart ; des vierges qui la suivent, ses compagnes, te seront amenées ;

Elles te seront amenées avec joie et allégresse, elles entreront dans le palais du roi.

* Au lieu de tes pères, tu auras tes fils ; tu les établiras pour princes dans tout le pays.

Je rappellerai ton nom dans toutes les générations ; c’est pourquoi les peuples te célébreront à toujours et à perpétuité.


Sous l’action du Saint Esprit, « écrivain habile », ce psaume nous invite à louer Christ, le Bien-aimé, Celui qui surpasse en beauté et en grâce tous les fils des hommes. Mais avant de jaillir sur les lèvres, la louange a été préparée, méditée dans un cœur qui bouillonne (comp. Matt. 12, 34) ; elle célèbre Sa personne, Ses paroles, Ses œuvres. — On a pu dire que le culte du dimanche était le cantique réunissant toutes les strophes que l’Esprit a enseignées au racheté, durant les jours de la semaine, sur les thèmes inépuisables des gloires et des grâces du Seigneur Jésus. Il est « le roi », mais les versets 6, 7, cités en Hébreux 1, 8, 9, l’appellent « Dieu ». Quand Il paraît dans Sa majesté et Sa magnificence, Il est l’objet d’une admiration universelle. Sa puissance s’affirme dans le terrible jugement qu’Il accomplit (v. 3-5). Des parfums imprègnent Ses vêtements : la myrrhe rappelle Ses souffrances, l’aloès Sa mort (Jean 19, 39), et la casse Son élévation. Mais ce qui aura pour Christ plus de prix que toutes ces gloires, ce sera la beauté de l’Épouse qui Lui sera présentée (ici Jérusalem), et l’amour qu’elle Lui rendra. Ami chrétien, c’est ton privilège de Lui exprimer, dès maintenant, cet amour reconnaissant. « Il est ton Seigneur : adore-le » (v. 11).