Dans les scènes qui se rattachent à la croix, la méchanceté de l’homme déchu paraît dans toute son horreur. Toutes les classes de la société y sont représentées — les Juifs et les Gentils, les sacrificateurs et le peuple, le gouverneur et ses soldats, les passants et les brigands. Malgré leurs différences sur le plan politique ou social, ils sont tous unis dans leur haine et leur rejet de Christ (v. 1-32 ).
Quand l’homme et toute sa méchanceté disparaissent dans les ténèbres qui couvrent le pays, il nous est accordé d’entendre le cri du Sauveur, exprimant Son abandon de Dieu, au moment où, comme la sainte victime, Il a été fait péché afin que nous devenions justice de Dieu en Lui (v. 33-38 ).
Enfin, après les heures d’abandon, nous avons le triple témoignage rendu au Seigneur Jésus par le centurion, par quelques femmes pieuses et par Joseph d’Arimathée (v. 39-47 ).
Versets 1 à 15 . Le Seigneur a déjà été condamné injustement par le sanhédrin des Juifs. Mais il faut que le monde entier soit démontré coupable ; ainsi, comme le parfait serviteur de l’Éternel, le Seigneur consent à comparaître devant le tribunal de la puissance romaine, ce qui n’aura d’autre résultat que de prouver la faillite totale du gouvernement placé entre les mains des Gentils.
Pilate interroge de nouveau le Seigneur quant à la vérité, car la première chose qu’il demande est : « Toi, tu es le roi des Juifs ? ». Le Seigneur répond : « Tu le dis ». Comme quelqu’un l’a dit : « Que ce soit devant le souverain sacrificateur ou devant Pilate, c’est la vérité qu’Il confessait et c’est pour la vérité qu’Il a été condamné par l’homme » (W.K.). Aux accusations des Juifs, Il ne répond rien. Dans la perfection de Sa marche, Il sait quand parler et quand garder le silence. Il parlera pour établir la vérité, mais quand il ne s’agit que de méchanceté contre Lui-même, Il se tait. Puissions-nous tirer profit de Son exemple parfait et suivre les traces de Celui qui, lorsqu’on L’outrageait, ne rendait pas d’outrage . Il y a des moments où le silence produit sur la conscience un effet beaucoup plus grand que n’importe quelle parole. Pourtant, un tel silence est totalement étranger à notre nature déchue. Aussi Pilate s’en étonne-t-il.
Sachant parfaitement que toutes les accusations des Juifs contre Christ n’avaient aucune valeur, Pilate cherche d’une part à apaiser les Juifs et d’autre part à ne pas commettre l’infamie de condamner un innocent. Pour cela il recourt à la coutume de relâcher un prisonnier à la fête de la Pâque, quel que soit celui qu’ils demandaient. À cette époque, il y avait un prisonnier célèbre, nommé Barabbas, qui était détenu pour cause de sédition et de meurtre. Encouragé par la foule qui réclamait à grands cris qu’il soit fait selon cette coutume, Pilate suggère de relâcher Jésus, le Roi des Juifs, plutôt que Barabbas, le meurtrier.
Le recours à cette coutume n’était qu’un compromis et ajoutait à la méchanceté du juge ; car si le Seigneur était innocent — comme Pilate le savait — un jugement juste aurait exigé qu’Il soit relâché indépendamment de toute coutume. En outre, l’injustice de Pilate en ne relâchant pas immédiatement un innocent est aggravée par le fait qu’il était parfaitement conscient que c’était par envie que ces hommes méchants avaient lié le Seigneur et L’avaient amené devant le tribunal. Chez un pécheur ou chez un croyant, l’envie — ou la jalousie — est l’une des plus puissantes incitations au mal dans le monde. C’est la jalousie qui a conduit au premier meurtre, quand Caïn tua son frère ; c’est la jalousie qui a mené au plus grand des meurtres, quand les Juifs ont mis à mort leur Messie. Le prédicateur peut bien dire : « La fureur est cruelle et la colère déborde, mais qui subsistera devant la jalousie ? » (Prov. 27, 4 ). Les cœurs remplis de jalousie, ces chefs religieux excitent le peuple à choisir Barabbas plutôt que Christ. Poussés par la jalousie, ils rejettent Christ, Celui dont toute la personne « est désirable » , et choisissent un meurtrier et un rebelle. Puissent tous les croyants prendre à cœur les leçons de cette scène solennelle, et être attentifs aux paroles de l’apôtre Jacques, qui nous met en garde contre « une jalousie amère et un esprit de querelle » dans nos cœurs. Si ces choses ne sont pas jugées dans le cœur, elles conduiront à du désordre et à toute espèce de mauvaises actions, même parmi les croyants (Jacq. 3, 14-16 ).
Pilate est peut-être un homme du monde endurci, mais du moins fait-il quelque faible objection à la condamnation de Celui que tous savent être innocent. Et s’il doit relâcher Barabbas, il demande : « Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs ? ». Sans aucune hésitation, ils s’écrient : « Crucifie-le ! ». Nous ne tenons pas à la compagnie d’un rebelle et d’un meurtrier, mais l’inimitié de la chair contre Dieu est telle que si nous sommes laissés à nous-mêmes, et que nous ayons à choisir entre un meurtrier et Christ, nous préférons le premier.
Pilate demande encore : « Mais quel mal a-t-il fait ? ». Leur réponse est ce seul cri irraisonné : « Crucifie-le ! ». Voulant contenter la foule, Pilate renonce à toute apparence de justice, relâche Barabbas et, ayant fait fouetter Celui qu’il sait être innocent, il Le livre pour être crucifié.
Versets 16 à 20 . Dans le traitement que les soldats infligent au Seigneur, nous voyons toute la brutalité de l’homme prenant plaisir à outrager Celui qui est sans défense. Il ne faisait pas partie du devoir d’un soldat de maltraiter un détenu ; mais l’humilité, la grâce et la perfection de ce saint prisonnier les mettaient en présence de Dieu ; et cela, l’homme déchu ne peut le supporter. Celui qui sera bientôt couronné de plusieurs diadèmes par la main d’un Dieu juste, consent à ce que les mains d’hommes iniques mettent sur Sa tête une couronne d’épines. Celui qui paîtra les nations avec une verge de fer permet à de misérables hommes de Le frapper avec un roseau. Par dérision, ils se mettent à genoux et rendent hommage à Celui devant lequel ils devront se courber au jour du jugement.
Verset 21 . Ces soldats brutaux, ne se souciant ni de la liberté ni des droits des autres, contraignent un homme venant des champs de porter la croix. Simon le Cyrénéen a eu l’honneur de porter la croix pour Celui qui, sur elle, a souffert pour le monde entier. Apparemment, Dieu n’est pas resté indifférent à ce petit service rendu au Seigneur, car il nous est dit que ce Simon était le père d’Alexandre et de Rufus. On peut voir là une allusion au Rufus mentionné en Romains 16, 13 , ce qui impliquerait qu’Alexandre et Rufus étaient des croyants bien connus à l’époque où Marc écrivit son évangile.
Versets 22 à 32 . Aucun affront, aucune humiliation ne sont épargnés au Seigneur. Après L’avoir crucifié au « lieu du crâne », les soldats partagent Ses vêtements, en tirant au sort. Par dérision et par mépris pour la nation, ils inscrivent sur l’écriteau portant le sujet de Son accusation : « Le roi des Juifs », et en même temps, ils Le crucifient entre deux brigands. À leur insu, ils accomplissent l’Écriture qui dit : « Il a été compté parmi les iniques » .
On aurait pu penser que les passants au moins s’abstiendraient d’intervenir dans cette scène terrible, mais même eux hochent la tête, se raillent de Lui, déforment Ses paroles, et Le provoquent en disant : « Sauve-toi toi-même, et descends de la croix ! ».
Les principaux sacrificateurs aussi se moquent du Seigneur avec les scribes, disant : « Il a sauvé les autres, il ne peut se sauver lui-même ». C’était certes vrai, même s’ils réalisaient bien peu la vérité de leurs paroles. Mais ce qu’ils ajoutent : « Que le Christ, le roi d’Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions ! » est entièrement faux. La foi vient de ce qu’on entend et non pas de ce qu’on voit. En outre, s’Il était descendu de la croix, la foi aurait été vaine. Nous serions encore dans nos péchés.
Finalement, le Christ de Dieu est rejeté et méprisé par les plus vils criminels ; nous lisons en effet : « Ceux aussi qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient ».
Versets 33 à 36 . Nous avons vu le Seigneur rejeté par tous les hommes, des plus élevés aux plus misérables, et abandonné de Ses disciples. Il nous est accordé maintenant de considérer des souffrances infiniment plus profondes, celles qu’Il endure lorsqu’Il est abandonné de Dieu. Ce ne sont plus l’envie, la méchanceté et la cruauté des hommes qu’Il doit supporter, mais le châtiment du péché alors qu’Il est livré à la mort par un Dieu saint. Personne ne peut, ni ne doit, pénétrer dans cette scène solennelle. Il y eut des ténèbres sur tout le pays. Christ était seul avec Dieu, caché à tous les regards, quand Il a été fait péché, Lui qui n’avait pas connu le péché . Fait péché, Il a dû endurer l’abandon de Dieu. Mais ne pouvons-nous pas dire que jamais Il n’a été plus précieux pour Dieu que lorsque, dans une obéissance parfaite, Il a connu l’abandon de Dieu ? Il a toujours glorifié le Père, mais jamais à un degré plus élevé que quand Il a été fait péché et qu’Il a été abandonné. Qu’un tel sacrifice ait été nécessaire magnifie la nature sainte de Dieu ; qu’un tel sacrifice ait pu être offert, exalte Son amour. Rien de moins que ce sacrifice ne pouvait satisfaire la gloire de Dieu ou obtenir le salut des hommes.
Mais qu’est-ce que cela a dû être pour Sa nature sainte que d’être fait péché ! Lorsqu’Il est entré dans le monde, Il a été désigné comme la « sainte chose » qui naîtrait ; lorsqu’Il en est sorti, Il a été « fait péché ». Celui qui était l’objet des délices du Père de toute éternité est abandonné. Le psaume 22 nous apprend que Celui qui a poussé le cri : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » peut seul donner la réponse : « Et toi, tu es saint, toi qui habites au milieu des louanges d’Israël ». Si le propos du cœur de Dieu de demeurer au milieu d’un peuple qui Le loue doit trouver son accomplissement, il faut d’abord que la sainteté de Dieu soit satisfaite. Et rien ne peut répondre aux saintes exigences d’un Dieu saint à l’égard du péché, si ce n’est l’offrande sans tache de Christ.
Versets 37 et 38 . Lorsque tout fut accompli, « Jésus, ayant jeté un grand cri, expira ». Ce grand cri était la preuve que Sa mort ne résultait pas de la défaillance et de l’épuisement des forces naturelles. On a dit[11] : « Jésus n’est pas mort parce qu’Il ne pouvait plus vivre, comme il en est pour tous les autres hommes ». Pour que la sainteté de Dieu puisse être satisfaite, et que le salut des pécheurs soit rendu possible, il fallait qu’Il meure, mais personne ne Lui a ôté la vie, Il l’a laissée de Lui-même .
Aussitôt le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas. Le voile séparait le lieu saint du lieu très saint. Il parlait bien de la présence de Dieu, mais montrait que l’homme en était exclu. C’était là le caractère de la période de la loi : Dieu présent, mais l’homme incapable de s’approcher de Lui. Le voile déchiré proclamait que c’en était fini du judaïsme ; mais de plus, il nous dit que Dieu peut maintenant, en toute justice, se révéler en grâce et apporter à l’homme la bonne nouvelle du pardon ; et que l’homme lui-même peut s’approcher de Dieu sur le fondement du sang précieux de Christ.
Verset 39 . L’œuvre de la croix étant achevée, la première voix à se faire entendre en témoignage à la gloire de la personne de Christ est celle d’un Gentil, précurseur du jour nouveau où une grande multitude de Gentils reconnaîtront le Sauveur comme étant le Fils de Dieu. Ce centurion avait certainement été témoin de bien des morts sur les champs de bataille, mais il n’avait jamais vu une mort semblable à celle de Christ. Il reconnaît que Celui qui peut ainsi rendre Son esprit en jetant un grand cri, doit être plus qu’un homme. Aussi peut-il dire : « Certainement, cet homme était Fils de Dieu ».
Versets 40 et 41 . Quelques femmes dévouées, qui avaient suivi le Seigneur et L’avaient assisté de leurs biens dans les jours de Sa chair, sont ensuite honorées d’une mention. Par amour, elles avaient suivi le Seigneur pendant Sa vie de service, elles ne L’avaient pas quitté au moment de Sa mort sur la croix et elles regardent lorsque Son corps est déposé dans le sépulcre. On peut facilement s’attarder sur leur manque d’intelligence, tout en étant bien loin derrière elles dans leur amour plein de dévouement.
Versets 42 à 47 . Si ces femmes dévouées se distinguent au jour du danger, alors que les disciples s’étaient enfuis, ainsi aussi, un conseiller honorable prend sur lui d’aller demander le corps du Seigneur pour l’ensevelir. Il était un vrai croyant qui attendait le royaume de Dieu ; toutefois sa position sociale élevée l’avait peut-être retenu de s’identifier avec Jésus dans Son abaissement et de s’associer à Ses humbles disciples. Mais, comme cela arrive si souvent, l’intensité du mal contraint la foi à se manifester, et ceux que nous aurions pu considérer comme étant spirituellement de peu de poids, se déclarent résolument pour le Seigneur, alors que d’autres dont nous aurions pensé qu’ils montreraient l’exemple, faillissent entièrement.
Ainsi la Parole de Dieu s’accomplit : bien que les hommes Lui aient donné Son sépulcre avec les méchants, Il a été avec le riche dans Sa mort (És. 53, 9 ). Et s’il a été permis aux hommes de clouer ignominieusement Christ sur une croix, afin que le conseil de Dieu s’accomplisse, il est pourvu — une fois cette grande œuvre achevée — à ce que Son corps soit enseveli avec tous les honneurs qui Lui sont dus, et sans que les hommes méchants ne puissent Lui infliger davantage d’affronts.
Romains
16 ◊ 1 Or je vous recommande Phœbé, notre sœur, qui est servante de l’assemblée qui est à Cenchrée, ◊ 2 afin que vous la receviez dans le Seigneur, comme il convient à des saints, et que vous l’assistiez dans toute affaire pour laquelle elle aurait besoin de vous ; car elle-même aussi a été en aide à plusieurs, et à moi-même. ◊ 3 Saluez Prisca et Aquilas, mes compagnons d’œuvre dans le christ Jésus ◊ 4 (qui, pour ma vie, ont exposé leur propre cou ; auxquels je ne rends pas grâces moi seul, mais aussi toutes les assemblées des nations), ◊ 5 et l’assemblée qui [se réunit] dans leur maison. Saluez Épaïnète, mon bien-aimé, qui est les prémices de l’Asie pour Christ. ◊ 6 Saluez Marie, qui a beaucoup travaillé pour vous. ◊ 7 Saluez Andronique et Junias, mes parents et mes compagnons de captivité, qui sont distingués parmi les apôtres, qui même ont été avant moi en Christ. ◊ 8 Saluez Amplias, mon bien-aimé dans le Seigneur. ◊ 9 Saluez Urbain, notre compagnon d’œuvre en Christ, et Stachys, mon bien-aimé. ◊ 10 Saluez Appellès, approuvé en Christ. Saluez ceux de chez Aristobule. ◊ 11 Saluez Hérodion, mon parent. Saluez ceux de chez Narcisse qui sont dans le Seigneur. ◊ 12 Saluez Tryphène et Tryphose, lesquelles travaillent dans le Seigneur. Saluez Persis, la bien-aimée, qui a beaucoup travaillé dans le Seigneur. ◊ 13 Saluez Rufus, l’élu dans le Seigneur, et sa mère, qui est aussi la mienne. ◊ 14 Saluez Asyncrite, Phlégon, Hermas, Patrobas, Hermès, et les frères qui sont avec eux. ◊ 15 Saluez Philologue, et Julie, Nérée et sa sœur, et Olympas, et tous les saints qui sont avec eux. ◊ 16 Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Toutes les assemblées du Christ vous saluent.
◊ 17 Or je vous exhorte, frères, à avoir l’œil sur ceux qui causent les divisions et les occasions de chute par [des choses qui ne sont] pas selon la doctrine que vous avez apprise ; et éloignez-vous d’eux. ◊ 18 Car ces sortes de gens ne servent pas notre seigneur Christ, mais leur propre ventre ; et par de douces paroles et un beau langage, ils séduisent les cœurs des simples. ◊ 19 Car votre obéissance est venue à [la connaissance de] tous. Je me réjouis donc à votre sujet ; mais je désire que vous soyez sages quant au bien, et simples quant au mal. ◊ 20 Or le Dieu de paix brisera bientôt Satan sous vos pieds. Que la grâce de notre seigneur Jésus Christ soit avec vous !
◊ 21 Timothée, mon compagnon d’œuvre, et Lucius, et Jason, et Sosipater, mes parents, vous saluent.
◊ 22 Moi, Tertius, qui ai écrit la lettre, je vous salue dans le Seigneur. ◊ 23 Gaïus, mon hôte et celui de toute l’assemblée, vous salue. Éraste, l’administrateur de la ville, et le frère Quartus vous saluent. ◊ 24 Que la grâce de notre seigneur Jésus Christ soit avec vous tous ! Amen.
◊ 25 Or, à celui qui est puissant pour vous affermir selon mon évangile et la prédication de Jésus Christ, selon la révélation du mystère à l’égard duquel le silence a été gardé dès les temps éternels, ◊ 26 mais qui a été manifesté maintenant, et qui, par des écrits prophétiques, a été donné à connaître à toutes les nations, selon le commandement du Dieu éternel, pour [l’]obéissance de [la] foi,… ◊ 27 au Dieu qui seul est sage, par Jésus Christ, — auquel soit la gloire éternellement ! Amen.
1 Pierre
2 ◊ 1 Rejetant donc toute malice et toute fraude, et l’hypocrisie et l’envie, et toutes médisances, ◊ 2 désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait intellectuel, afin que vous croissiez par lui à salut, ◊ 3 si toutefois vous avez goûté que le Seigneur est bon ; ◊ 4 duquel vous approchant [comme] d’une pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse auprès de Dieu, ◊ 5 vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, êtes édifiés une maison spirituelle, une sainte sacrificature, pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ. ◊ 6 Parce qu’on trouve dans l’écriture : « Voici, je pose en Sion une maîtresse pierre de coin, élue, précieuse ; et celui qui croit en elle ne sera point confus ». ◊ 7 C’est donc pour vous qui croyez, qu’elle a ce prix ; mais pour les désobéissants, « la pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin », ◊ 8 « et une pierre d’achoppement et un rocher de chute », lesquels heurtent contre la parole, étant désobéissants, à quoi aussi ils ont été destinés. ◊ 9 Mais vous, vous êtes une race élue, une sacrificature royale, une nation sainte, un peuple acquis, pour que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ; ◊ 10 vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, mais qui maintenant êtes le peuple de Dieu ; vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, mais qui maintenant avez obtenu miséricorde.
◊ 11 Bien-aimés, je vous exhorte, comme forains et étrangers, à vous abstenir des convoitises charnelles, lesquelles font la guerre à l’âme, ◊ 12 ayant une conduite honnête parmi les nations, afin que, quant aux choses dans lesquelles ils médisent de vous comme de gens qui font le mal, ils glorifient Dieu au jour de la visitation, à cause de vos bonnes œuvres qu’ils observent.
◊ 13 Soyez donc soumis à tout ordre humain pour l’amour du Seigneur, soit au roi comme étant au-dessus de tous, ◊ 14 soit aux gouverneurs comme à ceux qui sont envoyés de sa part pour punir ceux qui font le mal et pour louer ceux qui font le bien ; ◊ 15 car c’est ici la volonté de Dieu, qu’en faisant le bien vous fermiez la bouche à l’ignorance des hommes dépourvus de sens, ◊ 16 comme libres, et non comme ayant la liberté pour voile de la méchanceté, mais comme esclaves de Dieu. ◊ 17 Honorez tous les hommes ; aimez tous les frères ; craignez Dieu ; honorez le roi.
◊ 18 Vous, domestiques, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont fâcheux ; ◊ 19 car c’est une chose digne de louange, si quelqu’un, par conscience envers Dieu, supporte des afflictions, souffrant injustement. ◊ 20 Car quelle gloire y a-t-il, si, souffletés pour avoir mal fait, vous l’endurez ? mais si, en faisant le bien, vous souffrez, et que vous l’enduriez, cela est digne de louange devant Dieu, ◊ 21 car c’est à cela que vous avez été appelés ; car aussi Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces, ◊ 22 « lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il n’a pas été trouvé de fraude » ; ◊ 23 qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas d’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement ; ◊ 24 qui lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts aux péchés, nous vivions à la justice ; « par la meurtrissure duquel vous avez été guéris » ; ◊ 25 car vous étiez errants comme des brebis, mais maintenant vous êtes retournés au berger et au surveillant de vos âmes.
Psaumes
Au chef de musique. Sur Ajéleth-Hasha-khar. Psaume de David.
22 ◊ 1 Mon *Dieu ! mon *Dieu ! pourquoi m’as-tu abandonné, [te tenant] loin de mon salut, — des paroles de mon rugissement ?
◊ 2 Mon Dieu ! je crie de jour, mais tu ne réponds point ; et de nuit, et il n’y a point de repos pour moi.
◊ 3 Et toi, tu es saint, toi qui habites [au milieu des] louanges d’Israël.
◊ 4 * Nos pères se sont confiés en toi ; ils se sont confiés, et tu les as délivrés.
◊ 5 Ils ont crié vers toi, et ils ont été sauvés ; ils se sont confiés en toi, et ils n’ont point été confus.
◊ 6 Mais moi, je suis un ver, et non point un homme ; l’opprobre des hommes, et le méprisé du peuple.
◊ 7 Tous ceux qui me voient se moquent de moi ; ils ouvrent la bouche, ils hochent la tête :
◊ 8 Il se confie à l’Éternel : qu’il le fasse échapper, qu’il le délivre, car il prend son plaisir en lui !
◊ 9 Mais c’est toi qui m’as tiré du sein [qui m’a porté] ; tu m’as donné confiance sur les mamelles de ma mère.
◊ 10 C’est à toi que je fus remis dès la matrice ; tu es mon *Dieu dès le ventre de ma mère.
◊ 11 Ne te tiens pas loin de moi, car la détresse est proche, car il n’y a personne qui secoure.
◊ 12 * Beaucoup de taureaux m’ont environné, des puissants de Basan m’ont entouré ;
◊ 13 Ils ouvrent leur gueule contre moi, comme un lion déchirant et rugissant.
◊ 14 Je suis répandu comme de l’eau, et tous mes os se déjoignent ; mon cœur est comme de la cire, il est fondu au-dedans de mes entrailles.
◊ 15 Ma vigueur est desséchée comme un têt, et ma langue est attachée à mon palais ; et tu m’as mis dans la poussière de la mort.
◊ 16 * Car des chiens m’ont environné, une assemblée de méchants m’a entouré ; ils ont percé mes mains et mes pieds ;
◊ 17 Je compterais tous mes os. Ils me contemplent, ils me regardent ;
◊ 18 Ils partagent entre eux mes vêtements, et sur ma robe ils jettent le sort.
◊ 19 Et toi, Éternel ! ne te tiens pas loin ; ma Force ! hâte-toi de me secourir.
◊ 20 Délivre mon âme de l’épée, mon unique de la patte du chien.
◊ 21 Sauve-moi de la gueule du lion.
* Tu m’as répondu d’entre les cornes des buffles.
◊ 22 J’annoncerai ton nom à mes frères, je te louerai au milieu de la congrégation.
◊ 23 Vous qui craignez l’Éternel, louez-le ; toute la semence de Jacob, glorifiez-le ; et révérez-le, vous, toute la semence d’Israël ;
◊ 24 Car il n’a pas méprisé ni rejeté l’affliction de l’affligé, et n’a point caché sa face de lui ; mais, quand il a crié vers lui, il l’a écouté.
◊ 25 * De toi [vient] ma louange dans la grande congrégation. Je payerai mes vœux devant ceux qui le craignent.
◊ 26 Les débonnaires mangeront et seront rassasiés ; ceux qui cherchent l’Éternel le loueront ; votre cœur vivra à toujours.
◊ 27 * Tous les bouts de la terre se souviendront, et ils se tourneront vers l’Éternel, et toutes les familles des nations se prosterneront devant toi.
◊ 28 Car le royaume est à l’Éternel, et il domine au milieu des nations.
◊ 29 Tous les gras de la terre mangeront et se prosterneront : devant lui se courberont tous ceux qui descendent dans la poussière, et celui qui ne peut faire vivre son âme.
◊ 30 * Une semence le servira ; elle sera comptée au Seigneur comme une génération.
◊ 31 Ils viendront et raconteront sa justice à un peuple qui naîtra,… qu’il a fait [ces choses].
Jacques
3 ◊ 1 Ne soyez pas beaucoup de docteurs, mes frères, sachant que nous en recevrons un jugement plus sévère ; ◊ 2 car nous faillissons tous à plusieurs égards. Si quelqu’un ne faillit pas en paroles, celui-là est un homme parfait, capable de tenir aussi tout le corps en bride. ◊ 3 Voici, nous mettons les mors des chevaux dans leurs bouches, pour qu’ils nous obéissent, et nous dirigeons çà et là leur corps tout entier. ◊ 4 Voici, les navires aussi, qui sont si grands et qui sont poussés par des vents violents, sont dirigés çà et là par un très petit gouvernail, où que ce soit que le veuille l’impulsion de celui qui les gouverne. ◊ 5 Ainsi aussi la langue est un petit membre et elle se vante de grandes choses. Voici, un petit feu, quelle grande forêt allume-t-il ! ◊ 6 Et la langue est un feu. La langue, un monde d’iniquité, est établie parmi nos membres ; c’est elle qui souille tout le corps, et enflamme tout le cours de la nature, et est enflammée par la géhenne. ◊ 7 Car toute espèce de bêtes sauvages et d’oiseaux, de reptiles et d’animaux marins, se dompte et a été domptée par l’espèce humaine ; ◊ 8 mais pour la langue, aucun des hommes ne peut la dompter : c’est un mal désordonné, plein d’un venin mortel. ◊ 9 Par elle nous bénissons le Seigneur et Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à la ressemblance de Dieu ; ◊ 10 de la même bouche procède la bénédiction et la malédiction. Mes frères, il ne devrait pas en être ainsi. ◊ 11 Une fontaine fait-elle jaillir par une même ouverture le doux et l’amer ? ◊ 12 Mes frères, un figuier peut-il produire des olives, ou une vigne, des figues ? De l’eau salée ne peut pas non plus faire de l’eau douce.
◊ 13 Qui est sage et intelligent parmi vous ? Que par une bonne conduite il montre ses œuvres avec la douceur de la sagesse. ◊ 14 Mais si vous avez une jalousie amère et un esprit de querelle dans vos cœurs, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. ◊ 15 Ce n’est pas là la sagesse qui descend d’en haut, mais [une sagesse] terrestre, animale, diabolique. ◊ 16 Car où il y a de la jalousie et un esprit de querelle, là il y a du désordre et toute espèce de mauvaises actions. ◊ 17 Mais la sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite paisible, modérée, traitable, pleine de miséricorde et de bons fruits, sans partialité, sans hypocrisie. ◊ 18 Or le fruit de la justice, dans la paix, se sème pour ceux qui procurent la paix.
Jean
10 ◊ 1 En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie des brebis, mais qui y monte par ailleurs, celui-là est un voleur et un larron. ◊ 2 Mais celui qui entre par la porte, est le berger des brebis. ◊ 3 À celui-ci le portier ouvre ; et les brebis écoutent sa voix ; et il appelle ses propres brebis par leur nom, et les mène dehors. ◊ 4 Et quand il a mis dehors toutes ses propres [brebis], il va devant elles ; et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix ; ◊ 5 mais elles ne suivront point un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. ◊ 6 Jésus leur dit cette similitude ; mais ils ne comprirent pas ce que c’était qu’il leur disait.
◊ 7 Jésus donc leur dit encore : En vérité, en vérité, je vous dis que moi je suis la porte des brebis. ◊ 8 Tous, autant qu’il en est venu avant moi, sont des voleurs et des larrons ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. ◊ 9 Moi, je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; et il entrera et il sortira, et il trouvera de la pâture. ◊ 10 Le voleur ne vient que pour voler, et tuer, et détruire : moi, je suis venu afin qu’elles aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance. ◊ 11 Moi, je suis le bon berger : le bon berger met sa vie pour les brebis ; ◊ 12 mais l’homme qui reçoit des gages, et qui n’est pas le berger, à qui les brebis n’appartiennent pas en propre, voit venir le loup, et laisse les brebis, et s’enfuit ; et le loup les ravit, et il disperse les brebis. ◊ 13 Or l’homme à gages s’enfuit, parce qu’il est un homme à gages et qu’il ne se met pas en souci des brebis. ◊ 14 Moi, je suis le bon berger, et je connais les miens et je suis connu des miens, ◊ 15 comme le Père me connaît et moi je connais le Père ; et je mets ma vie pour les brebis. ◊ 16 Et j’ai d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie ; il faut que je les amène, elles aussi ; et elles écouteront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. ◊ 17 À cause de ceci le Père m’aime, c’est que moi je laisse ma vie, afin que je la reprenne. ◊ 18 Personne ne me l’ôte, mais moi, je la laisse de moi-même ; j’ai le pouvoir de la laisser, et j’ai le pouvoir de la reprendre : j’ai reçu ce commandement de mon Père. ◊ 19 Il y eut encore de la division parmi les Juifs à cause de ces paroles ; ◊ 20 et plusieurs d’entre eux disaient : Il a un démon, et il est fou ; pourquoi l’écoutez-vous ? ◊ 21 D’autres disaient : Ces paroles ne sont pas d’un démoniaque ; un démon peut-il ouvrir les yeux des aveugles ?
◊ 22 Or la fête de la Dédicace se célébrait à Jérusalem, et c’était en hiver. ◊ 23 Et Jésus se promenait dans le temple, au portique de Salomon. ◊ 24 Les Juifs donc l’environnèrent et lui dirent : Jusques à quand tiens-tu notre âme en suspens ? Si toi, tu es le Christ, dis-le-nous franchement. ◊ 25 Jésus leur répondit : Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que moi je fais au nom de mon Père, celles-ci rendent témoignage de moi ; ◊ 26 mais vous, vous ne croyez pas, car vous n’êtes pas de mes brebis, comme je vous l’ai dit. ◊ 27 Mes brebis écoutent ma voix, et moi je les connais, et elles me suivent, ◊ 28 et moi, je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront jamais ; et personne ne les ravira de ma main. ◊ 29 Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous, et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. ◊ 30 Moi et le Père, nous sommes un.
◊ 31 Les Juifs donc levèrent encore des pierres pour le lapider. ◊ 32 Jésus leur répondit : Je vous ai fait voir plusieurs bonnes œuvres de la part de mon Père : pour laquelle de ces œuvres me lapidez-vous ? ◊ 33 Les Juifs lui répondirent : Nous ne te lapidons pas pour une bonne œuvre, mais pour blasphème ; et parce que toi, étant homme, tu te fais Dieu. ◊ 34 Jésus leur répondit : N’est-il pas écrit dans votre loi : « Moi j’ai dit : Vous êtes des dieux » ? ◊ 35 S’il appelle dieux ceux à qui la parole de Dieu est venue (et l’écriture ne peut être anéantie), ◊ 36 dites-vous à celui que le Père a sanctifié, et qu’il a envoyé dans le monde : Tu blasphèmes, parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu ? ◊ 37 Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas ; ◊ 38 mais si je les fais, alors même que vous ne me croiriez pas, croyez les œuvres, afin que vous connaissiez et que vous croyiez que le Père est en moi, et moi en lui.
◊ 39 Ils cherchaient donc encore à le prendre ; mais il échappa de leur main ◊ 40 et s’en alla encore au-delà du Jourdain, à l’endroit où Jean avait baptisé au commencement, et il demeura là. ◊ 41 Et plusieurs vinrent à lui, et ils disaient : Jean n’a fait aucun miracle ; mais toutes les choses que Jean a dites de celui-ci étaient vraies. ◊ 42 Et plusieurs crurent là en lui.
Marc
15 ◊ 1 Et aussitôt, au matin, les principaux sacrificateurs avec les anciens et les scribes et tout le sanhédrin, ayant tenu conseil, lièrent Jésus et l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate. ◊ 2 Et Pilate l’interrogea : Toi, tu es le roi des Juifs ? Et répondant, il lui dit : Tu le dis. ◊ 3 Et les principaux sacrificateurs l’accusaient de beaucoup de choses. ◊ 4 Et Pilate l’interrogea encore, disant : Ne réponds-tu rien ? Vois de combien de choses ils portent témoignage contre toi. ◊ 5 Mais encore Jésus ne répondit rien, de sorte que Pilate s’en étonnait. ◊ 6 Or il leur relâchait à la fête un prisonnier, lequel que ce fût qu’ils demandassent. ◊ 7 Et il y avait le nommé Barabbas qui était détenu avec ses compagnons de sédition, lesquels, dans la sédition, avaient commis un meurtre. ◊ 8 Et la foule, poussant des cris, se mit à lui demander [de faire] comme il leur avait toujours fait. ◊ 9 Et Pilate leur répondit, disant : Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? ◊ 10 Car il savait que les principaux sacrificateurs l’avaient livré par envie. ◊ 11 Mais les principaux sacrificateurs excitèrent le peuple [à demander] que plutôt il leur relâchât Barabbas. ◊ 12 Et Pilate, répondant, leur dit encore : Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez roi des Juifs ? ◊ 13 Et ils s’écrièrent encore : Crucifie-le ! ◊ 14 Et Pilate leur dit : Mais quel mal a-t-il fait ? Et ils s’écrièrent encore plus fort : Crucifie-le ! ◊ 15 Et Pilate, voulant contenter la foule, leur relâcha Barabbas ; et, ayant fait fouetter Jésus, il le livra pour être crucifié.
◊ 16 Et les soldats l’emmenèrent dans la cour, qui est le prétoire. Et ils assemblent toute la cohorte ; ◊ 17 et ils le revêtent de pourpre, et ayant tressé une couronne d’épines, ils la lui mettent autour [de la tête]. ◊ 18 Et ils se mirent à le saluer, [disant] : Salut, roi des Juifs ! ◊ 19 Et ils lui frappaient la tête avec un roseau et crachaient contre lui, et, se mettant à genoux, ils lui rendaient hommage. ◊ 20 Et après qu’ils se furent moqués de lui, ils le dépouillèrent de la pourpre et le revêtirent de ses propres vêtements ; et ils l’emmènent dehors pour le crucifier. ◊ 21 Et ils contraignent un certain homme, Simon, Cyrénéen, père d’Alexandre et de Rufus, qui passait par là, venant des champs, de porter sa croix.
◊ 22 Et ils le mènent au lieu [appelé] Golgotha, ce qui, interprété, est : lieu du crâne. ◊ 23 Et ils lui donnèrent à boire du vin mixtionné de myrrhe ; mais il ne le prit pas. ◊ 24 Et l’ayant crucifié, ils partagent ses vêtements, en tirant au sort [pour savoir] ce que chacun en prendrait. ◊ 25 Et c’était la troisième heure, et ils le crucifièrent. ◊ 26 Et l’écriteau concernant le sujet de son accusation portait écrit : Le roi des Juifs. ◊ 27 Et, avec lui, ils crucifient deux brigands, un à sa droite, et un à sa gauche. ◊ 28 [Et l’écriture fut accomplie, qui dit : « Et il a été compté parmi les iniques ».
◊ 29 Et ceux qui passaient par là, l’injuriaient, hochant la tête et disant : Hé ! toi qui détruis le temple et qui le bâtis en trois jours, ◊ 30 sauve-toi toi-même, et descends de la croix ! ◊ 31 Pareillement aussi les principaux sacrificateurs, se moquant entre eux avec les scribes, disaient : Il a sauvé les autres, il ne peut se sauver lui-même. ◊ 32 Que le Christ, le roi d’Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions ! Ceux aussi qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.
◊ 33 Et quand la sixième heure fut venue, il y eut des ténèbres sur tout le pays jusqu’à la neuvième heure. ◊ 34 Et à la neuvième heure, Jésus s’écria d’une forte voix, disant : Éloï, Éloï, lama sabachthani ? ce qui, interprété, est : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ◊ 35 Et quelques-uns de ceux qui étaient là présents, ayant entendu cela, disaient : Voici, il appelle Élie. ◊ 36 Et l’un d’eux courut, et ayant rempli une éponge de vinaigre et l’ayant mise au bout d’un roseau, il lui donna à boire, disant : Laissez, voyons si Élie vient pour le faire descendre.
◊ 37 Et Jésus, ayant jeté un grand cri, expira. ◊ 38 Et le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas. ◊ 39 Et le centurion qui était là vis-à-vis de lui, voyant qu’il avait expiré en criant ainsi, dit : Certainement, cet homme était Fils de Dieu. ◊ 40 Et il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin, entre lesquelles étaient aussi Marie de Magdala, et Marie, la mère de Jacques le mineur et de Joses, et Salomé, ◊ 41 qui, lorsqu’il était en Galilée, l’avaient suivi et l’avaient servi, et plusieurs autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem.
◊ 42 Et le soir étant déjà venu, puisque c’était la Préparation, ce qui est le jour qui précède un sabbat, ◊ 43 Joseph qui était d’Arimathée, conseiller honorable, qui aussi lui-même attendait le royaume de Dieu, vint et prit sur lui d’entrer auprès de Pilate, et lui demanda le corps de Jésus. ◊ 44 Et Pilate s’étonna, [ayant peine à croire] qu’il fût déjà mort ; et ayant appelé le centurion, il lui demanda s’il y avait longtemps qu’il était mort. ◊ 45 Et l’ayant appris du centurion, il donna le corps à Joseph. ◊ 46 Et Joseph, ayant acheté un linceul, le descendit, et l’enveloppa du linceul, et le mit dans un sépulcre qui était taillé dans le roc, et roula une pierre contre la porte du sépulcre. ◊ 47 Et Marie de Magdala, et Marie, la [mère] de Joses, regardaient où on le mettait.
Proverbes
27 ◊ 1 Ne te glorifie pas du jour de demain, car tu ne sais pas ce qu’un jour enfantera.
◊ 2 Qu’un autre te loue, et non ta bouche, — un étranger, et non tes lèvres.
◊ 3 La pierre est pesante et le sable est lourd ; mais l’humeur d’un fou est plus pesante que tous les deux.
◊ 4 La fureur est cruelle et la colère déborde, mais qui subsistera devant la jalousie ?
◊ 5 Mieux vaut une réprimande ouverte qu’un amour caché.
◊ 6 Les blessures faites par un ami sont fidèles, mais les baisers de celui qui hait sont fréquents.
◊ 7 L’âme rassasiée foule aux pieds les rayons de miel, mais pour l’âme qui a faim tout ce qui est amer est doux.
◊ 8 Comme un oiseau erre çà et là loin de son nid, ainsi est l’homme qui erre loin de son lieu.
◊ 9 L’huile et le parfum réjouissent le cœur, et la douceur d’un ami est [le fruit] d’un conseil qui vient du cœur.
◊ 10 N’abandonne point ton ami, ni l’ami de ton père, et n’entre pas dans la maison de ton frère au jour de ta calamité. Mieux vaut un voisin proche qu’un frère éloigné.
◊ 11 Mon fils, sois sage et réjouis mon cœur, afin que j’aie de quoi répondre à celui qui m’outrage.
◊ 12 L’homme avisé voit le mal [et] se cache ; les simples passent outre [et] en portent la peine.
◊ 13 Prends son vêtement, car il a cautionné autrui ; et prends de lui un gage, à cause de l’étrangère.
◊ 14 À celui qui bénit son ami à haute voix, se levant le matin de bonne heure, on le lui comptera comme une malédiction.
◊ 15 Une gouttière continuelle en un jour de pluie, et une femme querelleuse, cela se ressemble. ◊ 16 Qui l’arrête, arrête le vent, et sa droite trouve de l’huile.
◊ 17 Le fer s’aiguise par le fer, et un homme ranime le visage de son ami.
◊ 18 Celui qui soigne le figuier mange de son fruit, et celui qui veille sur son maître sera honoré.
◊ 19 Comme dans l’eau le visage répond au visage, ainsi le cœur de l’homme répond à l’homme.
◊ 20 Le shéol et l’abîme sont insatiables, et les yeux de l’homme sont insatiables.
◊ 21 Le creuset est pour l’argent, et le fourneau pour l’or, ainsi l’homme, pour la bouche qui le loue.
◊ 22 Quand tu broierais le fou dans un mortier, au milieu du grain, avec un pilon, sa folie ne se retirerait pas de lui.
◊ 23 Connais bien la face de ton menu bétail, veille sur tes troupeaux ; ◊ 24 car l’abondance n’est pas pour toujours, et une couronne [dure-t-elle] de génération en génération ? ◊ 25 Le foin disparaît, et l’herbe tendre se montre, et l’on ramasse les herbes des montagnes. ◊ 26 Les agneaux sont pour ton vêtement, et les boucs pour le prix d’un champ, ◊ 27 et l’abondance du lait de tes chèvres pour ta nourriture, pour la nourriture de ta maison, et pour la vie de tes servantes.
Ésaïe
53 ◊ 1 Qui a cru à ce que nous avons fait entendre, et à qui le bras de l’Éternel a-t-il été révélé ? ◊ 2 Il montera devant lui comme un rejeton, et comme une racine [sortant] d’une terre aride. Il n’a ni forme, ni éclat ; quand nous le voyons, il n’y a point d’apparence [en lui] pour nous le faire désirer. ◊ 3 Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et sachant ce que c’est que la langueur, et comme quelqu’un de qui on cache sa face ; il est méprisé, et nous n’avons eu pour lui aucune estime.
◊ 4 Certainement, lui, a porté nos langueurs, et s’est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l’avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé ; ◊ 5 mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris. ◊ 6 Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et l’Éternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous. ◊ 7 Il a été opprimé et affligé, et il n’a pas ouvert sa bouche. Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n’a pas ouvert sa bouche. ◊ 8 Il est ôté de l’angoisse et du jugement ; et sa génération, qui la racontera ? Car il a été retranché de la terre des vivants ; à cause de la transgression de mon peuple, lui, a été frappé. ◊ 9 Et on lui donna son sépulcre avec les méchants ; mais il a été avec le riche dans sa mort, parce qu’il n’avait fait aucune violence, et qu’il n’y avait pas de fraude dans sa bouche. ◊ 10 Mais il plut à l’Éternel de le meurtrir ; il l’a soumis à la souffrance. S’il livre son âme en sacrifice pour le péché, il verra une semence ; il prolongera ses jours, et le plaisir de l’Éternel prospérera en sa main. ◊ 11 Il verra [du fruit] du travail de son âme, [et] sera satisfait. Par sa connaissance mon serviteur juste enseignera la justice à plusieurs, et lui, il portera leurs iniquités. ◊ 12 C’est pourquoi je lui assignerai une part avec les grands, et il partagera le butin avec les forts, parce qu’il aura livré son âme à la mort, et qu’il aura été compté parmi les transgresseurs, et qu’il a porté le péché de plusieurs, et qu’il a intercédé pour les transgresseurs.
Luc
1 ◊ 1 Puisque plusieurs ont entrepris de rédiger un récit des choses qui sont reçues parmi nous avec une pleine certitude, ◊ 2 comme nous les ont transmises ceux qui, dès le commencement, ont été les témoins oculaires et les ministres de la parole, ◊ 3 il m’a semblé bon à moi aussi, qui ai suivi exactement toutes choses depuis le commencement, très excellent Théophile, de te [les] écrire par ordre, ◊ 4 afin que tu connaisses la certitude des choses dont tu as été instruit.
◊ 5 Aux jours d’Hérode, roi de Judée, il y avait un certain sacrificateur, nommé Zacharie, de la classe d’Abia ; et sa femme était des filles d’Aaron, et son nom était Élisabeth. ◊ 6 Et ils étaient tous deux justes devant Dieu, marchant dans tous les commandements et dans toutes les ordonnances du *Seigneur, sans reproche. ◊ 7 Et ils n’avaient pas d’enfant, parce qu’Élisabeth était stérile ; et ils étaient tous deux fort avancés en âge. ◊ 8 Or il arriva, pendant qu’il exerçait la sacrificature devant Dieu dans l’ordre de sa classe, ◊ 9 que, selon la coutume de la sacrificature, le sort lui échut d’offrir le parfum en entrant dans le temple du *Seigneur. ◊ 10 Et toute la multitude du peuple priait dehors, à l’heure du parfum. ◊ 11 Et un ange du *Seigneur lui apparut, se tenant au côté droit de l’autel du parfum. ◊ 12 Et Zacharie, le voyant, fut troublé, et la crainte le saisit. ◊ 13 Et l’ange lui dit : Ne crains pas, Zacharie, parce que tes supplications ont été exaucées, et ta femme Élisabeth t’enfantera un fils, et tu appelleras son nom Jean. ◊ 14 Et il sera pour toi un sujet de joie et d’allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance ; ◊ 15 car il sera grand devant le *Seigneur, et il ne boira ni vin ni cervoise ; et il sera rempli de l’Esprit Saint déjà dès le ventre de sa mère. ◊ 16 Et il fera retourner plusieurs des fils d’Israël au *Seigneur leur Dieu. ◊ 17 Et il ira devant lui dans l’esprit et la puissance d’Élie, pour faire retourner les cœurs des pères vers les enfants, et les désobéissants à la pensée des justes, pour préparer au *Seigneur un peuple bien disposé. ◊ 18 Et Zacharie dit à l’ange : Comment connaîtrai-je cela ? car moi, je suis un vieillard, et ma femme est fort avancée en âge. ◊ 19 Et l’ange, répondant, lui dit : Moi, je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu, et j’ai été envoyé pour te parler et pour t’annoncer ces bonnes nouvelles. ◊ 20 Et voici, tu seras muet et tu ne pourras point parler jusqu’au jour où ces choses arriveront, parce que tu n’as pas cru mes paroles qui s’accompliront en leur temps. ◊ 21 Et le peuple attendait Zacharie ; et ils s’étonnaient de ce qu’il tardait tant dans le temple. ◊ 22 Et quand il fut sorti, il ne pouvait pas leur parler : et ils reconnurent qu’il avait vu une vision dans le temple ; et lui-même leur faisait des signes, et il demeura muet. ◊ 23 Et il arriva que, quand les jours de son ministère furent accomplis, il s’en alla dans sa maison.
◊ 24 Or après ces jours, Élisabeth sa femme conçut, et elle se cacha cinq mois, disant : ◊ 25 Le *Seigneur m’a ainsi fait aux jours où il m’a regardée, pour ôter mon opprobre parmi les hommes.
◊ 26 Et au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, nommée Nazareth, ◊ 27 à une vierge, fiancée à un homme dont le nom était Joseph, de la maison de David ; et le nom de la vierge était Marie. ◊ 28 Et l’ange étant entré auprès d’elle, dit : Je te salue, toi que [Dieu] fait jouir de sa faveur ! Le *Seigneur est avec toi ; tu es bénie entre les femmes. ◊ 29 Et elle, le voyant, fut troublée à sa parole ; et elle raisonnait en elle-même sur ce que pourrait être cette salutation. ◊ 30 Et l’ange lui dit : Ne crains pas, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. ◊ 31 Et voici, tu concevras dans ton ventre, et tu enfanteras un fils, et tu appelleras son nom Jésus. ◊ 32 Il sera grand et sera appelé le Fils du Très-haut ; et le *Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; ◊ 33 et il régnera sur la maison de Jacob à toujours, et il n’y aura pas de fin à son royaume. ◊ 34 Et Marie dit à l’ange : Comment ceci arrivera-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? ◊ 35 Et l’ange répondant, lui dit : L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi aussi la sainte chose qui naîtra sera appelée Fils de Dieu. ◊ 36 Et voici, Élisabeth ta parente, elle aussi a conçu un fils dans sa vieillesse, et c’est ici le sixième mois pour celle qui était appelée stérile ; ◊ 37 car rien ne sera impossible à Dieu. ◊ 38 Et Marie dit : Voici l’esclave du *Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. Et l’ange se retira d’auprès d’elle.
◊ 39 Et Marie, se levant en ces jours-là, s’en alla en hâte au pays des montagnes, dans une ville de Juda. ◊ 40 Et elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. ◊ 41 Et il arriva, comme Élisabeth entendait la salutation de Marie, que le petit enfant tressaillit dans son ventre ; et Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, ◊ 42 et elle s’écria à haute voix et dit : Tu es bénie entre les femmes, et béni est le fruit de ton ventre ! ◊ 43 Et d’où me vient ceci, que la mère de mon Seigneur vienne vers moi ? ◊ 44 Car voici, dès que la voix de ta salutation est parvenue à mes oreilles, le petit enfant a tressailli de joie dans mon ventre. ◊ 45 Et bienheureuse est celle qui a cru ; car il y aura un accomplissement des choses qui lui ont été dites de la part du *Seigneur.
◊ 46 Et Marie dit : Mon âme magnifie le *Seigneur, ◊ 47 et mon esprit s’est réjoui en Dieu mon Sauveur, ◊ 48 car il a regardé l’humble état de son esclave ; car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse ; ◊ 49 car le Puissant m’a fait de grandes choses, et son nom est saint ; ◊ 50 et sa miséricorde est de générations en générations sur ceux qui le craignent. ◊ 51 Il a agi puissamment par son bras ; il a dispersé les orgueilleux dans la pensée de leur cœur ; ◊ 52 il a fait descendre les puissants de leurs trônes, et il a élevé les petits ; ◊ 53 il a rempli de biens ceux qui avaient faim, et il a renvoyé les riches à vide ; ◊ 54 il a pris la cause d’Israël, son serviteur, pour se souvenir de sa miséricorde ◊ 55 (selon qu’il avait parlé à nos pères) envers Abraham et envers sa semence, à jamais. ◊ 56 — Et Marie demeura avec elle environ trois mois ; et elle s’en retourna en sa maison.
◊ 57 Or le temps où elle devait accoucher fut accompli pour Élisabeth, et elle mit au monde un fils. ◊ 58 Et ses voisins et ses parents apprirent que le *Seigneur avait magnifié sa miséricorde envers elle, et ils se réjouirent avec elle. ◊ 59 Et il arriva qu’au huitième jour ils vinrent pour circoncire le petit enfant ; et ils l’appelaient Zacharie, du nom de son père. ◊ 60 Et sa mère, répondant, dit : Non, mais il sera appelé Jean. ◊ 61 Et ils lui dirent : Il n’y a personne dans ta parenté qui soit appelé de ce nom. ◊ 62 Et ils firent signe à son père [qu’il déclarât] comment il voulait qu’il fût appelé. ◊ 63 Et ayant demandé des tablettes, il écrivit, disant : Jean est son nom. Et ils en furent tous étonnés. ◊ 64 Et à l’instant sa bouche fut ouverte et sa langue [déliée] ; et il parlait, louant Dieu. ◊ 65 Et tous leurs voisins furent saisis de crainte ; et on s’entretenait de toutes ces choses par tout le pays des montagnes de la Judée ; ◊ 66 et tous ceux qui les entendirent, les mirent dans leur cœur, disant : Que sera donc cet enfant ? Et la main du *Seigneur était avec lui.
◊ 67 Et Zacharie, son père, fut rempli de l’Esprit Saint, et prophétisa, disant : ◊ 68 Béni soit le *Seigneur, le Dieu d’Israël, car il a visité et sauvé son peuple, ◊ 69 et nous a suscité une corne de délivrance dans la maison de David son serviteur, ◊ 70 selon ce qu’il avait dit par la bouche de ses saints prophètes, qui ont été de tout temps, ◊ 71 une délivrance de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent ; ◊ 72 pour accomplir la miséricorde envers nos pères et pour se souvenir de sa sainte alliance, ◊ 73 du serment qu’il a juré à Abraham notre père, ◊ 74 de nous accorder, étant libérés de la main de nos ennemis, de le servir sans crainte, ◊ 75 en sainteté et en justice devant lui, tous nos jours. ◊ 76 Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-haut : car tu iras devant la face du *Seigneur pour préparer ses voies, ◊ 77 pour donner la connaissance du salut à son peuple, dans la rémission de leurs péchés, ◊ 78 par les entrailles de miséricorde de notre Dieu, selon lesquelles l’Orient d’en haut nous a visités, ◊ 79 afin de luire à ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort, pour conduire nos pieds dans le chemin de la paix.
◊ 80 Et l’enfant croissait et se fortifiait en esprit ; et il fut dans les déserts jusqu’au jour de sa manifestation à Israël.
Romains
10 ◊ 1 Frères, le souhait de mon cœur, et la supplication [que j’adresse] à Dieu pour eux, c’est qu’ils soient sauvés. ◊ 2 Car je leur rends témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais non selon la connaissance. ◊ 3 Car, ignorant la justice de Dieu et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu. ◊ 4 Car Christ est [la] fin de [la] loi pour justice à tout croyant.
◊ 5 Car Moïse décrit la justice qui vient de la loi : « L’homme qui aura pratiqué ces choses vivra par elles ». ◊ 6 Mais la justice qui est sur le principe de la foi parle ainsi : Ne dis pas en ton cœur : « Qui montera au ciel ? » — c’est à savoir pour en faire descendre Christ ; ◊ 7 ou : « Qui descendra dans l’abîme ? » — c’est à savoir pour faire monter Christ d’entre les morts. ◊ 8 Mais que dit-elle ? « La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur », c’est-à-dire la parole de la foi, laquelle nous prêchons, ◊ 9 [savoir] que, si tu confesses de ta bouche Jésus comme Seigneur et que tu croies dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé. ◊ 10 Car du cœur on croit à justice, et de la bouche on fait confession à salut. ◊ 11 Car l’écriture dit : « Quiconque croit en lui ne sera pas confus ». ◊ 12 Car il n’y a pas de différence de Juif et de Grec, car le même Seigneur de tous est riche envers tous ceux qui l’invoquent ; ◊ 13 « car quiconque invoquera le nom du *Seigneur sera sauvé ».
◊ 14 Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont point cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont point entendu parler ? Et comment entendront-ils sans quelqu’un qui prêche ? ◊ 15 Et comment prêcheront-ils, à moins qu’ils ne soient envoyés ? selon qu’il est écrit : « Combien sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix, de ceux qui annoncent de bonnes choses ». ◊ 16 Mais tous n’ont pas obéi à l’évangile ; car Ésaïe dit : « *Seigneur, qui est-ce qui a cru à ce qu’il a entendu de nous ? ». ◊ 17 Ainsi la foi est de ce qu’on entend, et ce qu’on entend par la parole de Dieu. ◊ 18 Mais je dis : N’ont-ils pas entendu ? Oui, certes, « leur voix est allée par toute la terre, et leurs paroles jusqu’aux extrémités de la terre habitée ». ◊ 19 Mais je dis : Israël n’a-t-il pas connu ? Moïse, le premier, dit : « Je vous exciterai à la jalousie par ce qui n’est pas une nation ; je vous provoquerai à la colère par une nation sans intelligence ». ◊ 20 Mais Ésaïe s’enhardit tout à fait, et dit : « J’ai été trouvé de ceux qui ne me cherchaient point, et j’ai été manifesté à ceux qui ne s’enquéraient point de moi ». ◊ 21 Mais quant à Israël, il dit : « Tout le long du jour j’ai étendu mes mains vers un peuple désobéissant et contredisant ».
2 Corinthiens
5 ◊ 1 Car nous savons que, si notre maison terrestre qui n’est qu’une tente, est détruite, nous avons un édifice de la part de Dieu, une maison qui n’est pas faite de main, éternelle, dans les cieux. ◊ 2 Car aussi, dans cette tente, nous gémissons, désirant avec ardeur d’avoir revêtu notre domicile qui est du ciel, ◊ 3 si toutefois, même en étant vêtus, nous ne sommes pas trouvés nus. ◊ 4 Car aussi nous qui sommes dans la tente, nous gémissons, étant chargés ; non pas que nous désirions d’être dépouillés, mais [nous désirons] d’être revêtus, afin que ce qui est mortel soit absorbé par la vie. ◊ 5 Or celui qui nous a formés à cela même, c’est Dieu, qui nous a aussi donné les arrhes de l’Esprit. ◊ 6 Nous avons donc toujours confiance, et nous savons qu’étant présents dans le corps, nous sommes absents du Seigneur, ◊ 7 car nous marchons par la foi, non par la vue ; ◊ 8 nous avons, dis-je, de la confiance, et nous aimons mieux être absents du corps et être présents avec le Seigneur. ◊ 9 C’est pourquoi aussi, que nous soyons présents ou que nous soyons absents, nous nous appliquons avec ardeur à lui être agréables ; ◊ 10 car il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive les choses [accomplies] dans le corps, selon ce qu’il aura fait, soit bien, soit mal. ◊ 11 Connaissant donc combien le Seigneur doit être craint, nous persuadons les hommes, mais nous avons été manifestés à Dieu, et j’espère aussi que nous avons été manifestés dans vos consciences. ◊ 12 Nous ne nous recommandons pas de nouveau à vous, mais nous vous donnons occasion de vous glorifier de nous, afin que vous ayez [de quoi répondre] à ceux qui se glorifient extérieurement et non pas du cœur. ◊ 13 Car si nous sommes hors de nous-mêmes, c’est pour Dieu ; si nous sommes de sens rassis, c’est pour vous. ◊ 14 Car l’amour du Christ nous étreint, en ce que nous avons jugé ceci, que si un est mort pour tous, tous donc sont morts, ◊ 15 et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité. ◊ 16 En sorte que nous, désormais, nous ne connaissons personne selon la chair ; et, si même nous avons connu Christ selon la chair, toutefois maintenant nous ne le connaissons plus [ainsi]. ◊ 17 En sorte que si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles ; ◊ 18 et toutes sont du Dieu qui nous a réconciliés avec lui-même par Christ, et qui nous a donné le service de la réconciliation, ◊ 19 savoir, que Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, ne leur imputant pas leurs fautes et mettant en nous la parole de la réconciliation. ◊ 20 Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ, — Dieu, pour ainsi dire, exhortant par notre moyen ; nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! ◊ 21 Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devinssions justice de Dieu en lui.
Cantique des cantiques
5 ◊ 1 Je suis venu dans mon jardin, ma sœur, [ma] fiancée ! J’ai cueilli ma myrrhe avec mes aromates, j’ai mangé mon rayon de miel avec mon miel, j’ai bu mon vin avec mon lait. Mangez, amis ; buvez, buvez abondamment, bien-aimés !
◊ 2 * Je dormais, mais mon cœur était réveillé. C’est la voix de mon bien-aimé qui heurte : Ouvre-moi, ma sœur, mon amie, ma colombe, ma parfaite ! Car ma tête est pleine de rosée, mes boucles, des gouttes de la nuit. ◊ 3 — Je me suis dépouillée de ma tunique, comment la revêtirais-je ? J’ai lavé mes pieds, comment les salirais-je ? ◊ 4 — Mon bien-aimé a avancé sa main par le guichet, et mes entrailles se sont émues à cause de lui. ◊ 5 Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé, et de mes mains a dégoutté la myrrhe, et de mes doigts, la myrrhe limpide, sur les poignées du verrou. ◊ 6 J’ai ouvert à mon bien-aimé, mais mon bien-aimé s’était retiré, il avait passé plus loin ; mon âme s’en était allée pendant qu’il parlait. Je le cherchai, mais je ne le trouvai pas ; je l’appelai, mais il ne me répondit pas. ◊ 7 Les gardes qui font la ronde par la ville me trouvèrent ; ils me frappèrent, ils m’ont blessée ; les gardes des murailles m’ont ôté mon voile de dessus moi. ◊ 8 Je vous adjure, filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien-aimé, que lui direz-vous ? Que je suis malade d’amour.
◊ 9 Ton bien-aimé qu’est-il de plus qu’un autre bien-aimé, ô la plus belle parmi les femmes ? Ton bien-aimé qu’est-il de plus qu’un autre bien-aimé, que tu nous adjures ainsi ?
◊ 10 Mon bien-aimé est blanc et vermeil, un porte-bannière entre dix mille. ◊ 11 Sa tête est un or très fin ; ses boucles sont flottantes, noires comme un corbeau ; ◊ 12 ses yeux, comme des colombes près des ruisseaux d’eau, baignés dans le lait, bien enchâssés ; ◊ 13 ses joues, comme des parterres d’aromates, des corbeilles de fleurs parfumées ; ses lèvres, des lis distillant une myrrhe limpide ; ◊ 14 ses mains, des rondelles d’or, où sont enchâssés des chrysolithes ; son ventre, un ivoire poli, couvert de saphirs ; ◊ 15 ses jambes, des colonnes de marbre blanc, reposant sur des socles d’or fin ; son port, comme le Liban, distingué comme les cèdres ; ◊ 16 son palais est plein de douceur, et toute sa personne est désirable. Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami, filles de Jérusalem !