Dans les articles précédents, intitulés Hénoc, Noé et Abraham, j’ai suivi le cours du livre de la Genèse jusqu’à la fin du chapitre 24 . Je me propose maintenant de continuer cette étude par la considération des chapitres 25 à 27, où Isaac, après Abraham, est le principal personnage en vue.
Il ne nous est dit toutefois que peu de chose de son histoire et peu de chose de son caractère. À certains égards, ceci importe peu ; car, qu’il y ait peu ou beaucoup, son nom vit dans le souvenir de nous tous qui avons appris à connaître les voies du Dieu de grâce, « le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob », son nom éternellement, son mémorial de génération en génération (Ex. 3 ).
Isaac était étranger sur la terre, un étranger céleste, comme l’avait été son père ; nous le voyons, comme Abraham, avec sa tente et son autel ; nous entendons l’Éternel lui donner les promesses, comme Il les avait données à Abraham.
« Par la foi, Abraham demeura dans la terre de la promesse comme dans une terre étrangère, demeurant sous des tentes avec Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse ».
Cette vie des patriarches sous des tentes avait un caractère particulier de grandeur. C’est ce que nous enseigne Hébreux 11, 9 et 10 . Ce passage nous dit que les pères se contentaient de vivre à la surface de cette terre. Une tente n’a point de fondements. En quelques instants on la dresse ou la plie. Ce lien faible et momentané avec la terre, et la vie sous une tente, suffisaient à ces patriarches ; ils n’en voulaient point d’autre ; ils ne recherchaient pas une cité, ni des fondements, dont Dieu ne fût pas le constructeur. Tant que l’édifice de Dieu n’était pas manifesté, ils étaient en séjour ici-bas ; ils ne faisaient que passer sur la plaine, c’est-à-dire sur la surface de la terre, sans y prendre aucunement racine.
C’est ce que nous disent les tentes de ces pères pèlerins. Et tandis que leurs tentes rendaient témoignage qu’ils étaient des étrangers célestes, leurs autels montraient qu’ils étaient des adorateurs, de vrais adorateurs, car ils élevaient leur autel à Celui qui leur était apparu . Ils ne prétendaient pas trouver Dieu par leur sagesse, puis L’adorer selon les lumières et les imaginations de leurs propres pensées. Ils ne se disaient pas sages, comme le fait la foule dans sa folie ; mais ils connaissaient Dieu, et ils ne L’adoraient que selon la révélation qu’Il leur avait donnée de Lui-même. C’est pourquoi, ce n’était pas l’autel d’un « dieu inconnu » qu’ils servaient ; ils servaient, adoraient en vérité. L’autel des patriarches était, en son temps, aussi beau que la tente des patriarches. La tente exprimait leur relation propre avec le monde qui les entourait ; l’autel exprimait la relation avec l’Éternel, le Dieu des cieux et de la terre, qui était au-dessus d’eux.
Tout cela était également vrai d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Aucun nouveau secret dispensationnel n’est donc révélé en Isaac, aucun nouveau propos des conseils divins, comme en Abraham[18] . Néanmoins, quoiqu’il ne soit point présenté de nouvelle scène typique, nous trouvons, dans l’histoire d’Isaac, un plus ample déploiement des gloires déjà révélées à Abraham et liées à la dispensation ou à l’appel de Dieu. Ce déploiement est aussi d’une très grande importance, et, si nous avons des affections divines, nous devrions l’apprécier immensément. Voici ce que je veux dire : l’appel céleste, ou la position d’étranger sur la terre, était chose commune aux patriarches ; mais, quant au fait caractéristique, nous voyons présentées en Abraham l’élection , et en Isaac la position de fils , l’adoption.
Dieu avait appelé Abraham à sortir du monde, à quitter sa parenté, son pays et la maison de son père, le mettant à part pour Lui-même et pour Ses promesses. Mais Isaac, dans la maison de son père, était déjà choisi, appelé et sanctifié. Il était dans la maison dès sa naissance, et il y était avec Dieu, étant né suivant la promesse, et en vertu d’une énergie qui vivifie les morts ; et dans toutes ces choses, la position de fils nous est présentée en lui, comme l’élection nous avait été présentée en Abraham. En Isaac, nous voyons cette famille qui est « née, non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu » , et qui est placée dans la liberté, comme dit l’apôtre : « Or vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse » . Si nous sommes à Christ, nous sommes tous de la semence d’Abraham, des Isaacs, enfants de la femme libre, possédant l’adoption.
Or, comme le mystère de l’élection avait été donné à connaître en Abraham, le mystère de la position de fils ou de l’adoption, figuré en Isaac, est selon l’ordre divin. Car l’élection de Dieu est pour l’adoption , ainsi que nous lisons : « Nous ayant prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus Christ » ; et, par conséquent, cette haute prérogative personnelle étant figurée en Isaac, nous trouvons dans le cours de l’histoire du fils de Sara une figure extrêmement belle et remarquable du mystère des fils de la femme libre.
Nous voyons, en effet, la naissance , et aussi le sevrage d’Isaac. Or chacun de ces événements fut une occasion de joie dans la maison du père. Le nouveau-né fut appelé « rire », et il y eut un festin le jour où il fut sevré.
Ce sont là de merveilleux secrets du Dieu de grâce. La joie d’un père est d’avoir des enfants ; une autre joie pour lui est que les enfants sachent qu’ils sont enfants . C’est ainsi qu’Isaac naquit et qu’il fut sevré, comme nous le raconte le livre de la Genèse. Et tout cela, nous le retrouvons avec une vivante réalité, après un long intervalle de temps, dans l’épître aux Galates. Car ce qui était figuré en Isaac, se trouve réalisé en nous par l’Esprit. Nous apprenons dans cette épître que nous sommes fils par la foi dans le Christ Jésus . Nous y apprenons aussi que, étant fils, nous en recevons l’Esprit . Nous sommes nés , et nous sommes aussi sevrés . Paul travaillait de nouveau pour l’enfantement des Galates, comme il le dit : « Mes enfants, pour l’enfantement desquels je travaille de nouveau jusqu’à ce que Christ ait été formé en vous » . Le Christ de ce passage, c’est Christ, le Fils : et Paul désirait ardemment qu’ils arrivassent à l’état de fils comme Isaac, à la liberté, dans la conscience de leur adoption. Ils étaient exposés à la tentation de s’attacher de nouveau à des ordonnances, qui enfantaient pour la servitude, et qu’avaient prescrites les tuteurs et les gouverneurs d’une dispensation précédente. L’apôtre voulait, au contraire, les ramener dans la liberté dont il jouissait lui-même dans sa propre âme. Il avait plu à Dieu, comme il le dit, de révéler son Fils en lui . Ce qu’il vivait dans la chair, il le vivait dans la foi au Fils , qui l’avait aimé . Il pouvait donc s’en aller en Arabie, où il n’y avait ni chair, ni sang, dont il pût prendre conseil, point de Jérusalem, de ville à solennités, point d’apôtres, ni d’ordonnances, point de sacrificature selon l’ordre charnel, point de sanctuaire terrestre, par lesquels il pût être approuvé, scellé, rendu parfait. Il ne voulait rien de ce que ces choses, soit en particulier, soit toutes ensemble, pouvaient lui donner, car il avait le Fils révélé en lui . Il était un Isaac sevré, et son désir était que les Galates fussent tels que lui ; il pouvait entendre les paroles autrefois entendues au sujet d’Issac dans la maison d’Abraham : « Chasse la servante et son fils ; car le fils de la servante n’héritera pas avec le fils de la femme libre » .
Tout ceci nous est présenté, d’une manière symbolique, en Isaac, l’enfant de la femme libre, dont la naissance avait donné lieu au rire et à l’allégresse, et dont le sevrage avait été célébré par un festin. Nous voyons donc que ce mystère, rappelé, est pleinement exposé dans l’épître aux Galates.
Lorsque nous pensons à la prédestination, il ne nous faut pas seulement penser à des gloires . Les desseins de Dieu à notre égard sont plus riches encore. Nous sommes prédestinés à un état d’affections satisfaites , aussi bien qu’à une position de gloires manifestées, savoir à être aussi bien enfants par l’adoption et à être « devant lui en amour », qu’à hériter de toutes choses (Éph. 1 ). L’Esprit qui nous a été donné, nous rend capables de crier : « Abba, Père » ; — chose non moins certaine que le fait qu’Il est le sceau de notre droit à la rédemption à venir.
Nous sommes portés à l’oublier. Nous pensons à l’appel et à la prédestination, en rapport avec la gloire, plutôt qu’en rapport avec l’amour, la relation, la famille et la maison du Père.
Et pourtant, c’est la relation qui donnera une joie plus profonde, même que l’héritage et la gloire. La jouissance d’être dans le palais de son père est, pour le plus jeune enfant de la famille royale, d’une autre espèce que celle du plus noble et du plus élevé en dignité dans le palais du roi. L’enfant est là sans aucune question de rang , car il a droit d’y être en raison de sa relation ; d’autre part, les nobles du pays peuvent y être, mais ils sont à la cour en raison de leur dignité ou de leur office. Or, comme je l’ai dit, la jouissance de l’enfant à être dans le palais est d’un caractère plus élevé ; elle est personnelle et non officielle ; le palais pour lui est son chez-lui , et non pas simplement la cour du roi .
Or, en Isaac, ce que nous voyons, c’est le fils, l’enfant chez lui, l’enfant dans les privilèges de la relation. C’est ce qu’Isaac nous présente, ce qu’il est mystiquement. Isaac fut gardé chez son père, soigné dans la famille, nourri et recevant sa part ; les richesses, ainsi que le bien-être de la maison de son père, étaient à lui, comme nous lisons : « Et Abraham donna tout ce qui lui appartenait à Isaac. Et aux fils des concubines qu’eut Abraham, Abraham fit des dons ; et, tandis qu’il était encore en vie, il les renvoya d’auprès d’Isaac, son fils, vers l’orient, au pays d’orient » .
Considéré mystiquement, Isaac l’est comme un fils, né de la femme libre, enfant de la promesse, né de Dieu, comme il est dit : « Je viendrai, et Sara aura un fils » . Isaac est une figure des enfants adoptés, rendus « agréables dans le Bien-aimé » , qui ont revêtu Christ, qui sont dans Sa joie, et sont animés de Son Esprit.
Nous avons toutefois à considérer Isaac moralement , aussi bien que typiquement , c’est-à-dire dans son caractère , aussi bien que dans sa personne . Nous n’avons, il est vrai, que peu d’éléments pour notre étude. Il ne nous est guère raconté d’incidents de sa vie, peu de choses qui nous mettent à même de juger de son caractère. Cela est propre à nous encourager. Nous rencontrons quelquefois chez des élus de Dieu un excellent naturel, une noblesse d’âme, une vertu humaine d’un caractère délicat et captivant ; d’autres fois, au contraire, le naturel est pauvre, peu sympathique, ou même très mauvais. Cela donne quelque soulagement à nos pauvres cœurs. Comme nous nous connaissons nous-mêmes mieux que les autres, il nous est facile de reconnaître que notre propre naturel est pauvre et misérable ; alors c’est pour nous un encouragement, dans un certain sens, de rencontrer chez d’autres enfants de Dieu, des natures semblables à la nôtre.
Isaac manquait de caractère. Son naturel n’était ni bon, ni mauvais. Il avait, comme l’on dit, beaucoup d’aimables qualités qui, selon l’estimation humaine, attiraient le cœur. Mais il manquait de caractère. La manière dont il avait été élevé, pouvait y avoir été pour beaucoup. Son enfance avait été entourée de tendresse. Il n’avait jamais quitté sa mère ; il était l’enfant de sa vieillesse, son unique ; de telles habitudes l’avaient amolli, et lui avaient fait conserver la douceur ordinaire d’une amabilité naturelle. On voit en lui l’amour de la tranquillité et de la retraite, la disposition à la soumission plutôt qu’au ressentiment, et ceci joint à l’indulgence amollissante de la vie domestique. Il était irréprochable, nous avons tout lieu de le supposer, pieux et strict à remplir ses devoirs de famille, comme enfant et comme mari, et il s’attirait le bon vouloir de ses voisins ; mais il manquait de l’énergie qui l’aurait fait être un témoin parmi eux, plus, du moins, que par la séparation dont faisaient foi sa circoncision, son autel et sa tente. Or une telle vie est toujours une vie effacée. Il était, dans une mesure ordinaire, fidèle à sa tente et à son autel ; mais, en dressant l’une et en bâtissant l’autre, il le faisait d’une main plutôt faible.
Isaac avait quarante ans, lorsqu’il reçut Rebecca pour femme. Pendant vingt ans, ils n’eurent point d’enfants ; mais, dans cette épreuve, ils se conduisirent mieux que n’avaient fait Abraham et Sara. Ces deux derniers n’ayant point d’enfants, Sara donne sa servante à son mari. Isaac et Rebecca, n’ayant point d’enfants, prient instamment l’Éternel et s’attendent à Sa bonté. C’était là une différence en leur faveur et, dans ce moment, les derniers sont les premiers et les premiers sont les derniers ; aujourd’hui encore, nous trouvons la même variété morale parmi les enfants de Dieu. Mais ces deux familles suggèrent, quant à leurs enfants, des mystères divins différents, comme aussi la conduite des parents dans chaque cas nous présente un enseignement moral différent.
Abraham avait eu deux fils, Isaac et Ismaël, mais par deux femmes ; Isaac a maintenant deux fils : Jacob et Ésaü, enfants de la même femme.
L’inimitié entre les enfants d’Abraham commença lorsque Ismaël, âgé de quatorze ans, se moqua d’Isaac, quand il fut sevré. Mais la lutte entre les fils d’Isaac eut lieu dans le sein de leur mère. Il y avait là deux nations, comme l’avait dit l’Éternel à Rebecca : « Deux peuples se sépareront, en sortant de tes entrailles » . C’est ce qui arriva. L’homme de Dieu se trouva en Jacob, l’homme du monde en Ésaü ; le principe de la foi fut dans l’un, le principe de la nature dans l’autre. Deux peuples différents se séparèrent, en effet, en sortant de ses entrailles, et s’étaient entre-poussés dans son sein : « L’amitié du monde est inimitié contre Dieu » . Tel était Ésaü. Ésaü fit de la terre la scène de son énergie, de ses jouissances et de ses espérances. Il était « un homme des champs » et « habile à la chasse » . Il prospéra en sa génération. Il aimait la terre et savait en tirer profit. Son désir se portait sur la vie présente, et il sut employer ses dons naturels pour s’en procurer les jouissances. Ses fils ne tardèrent pas à devenir des chefs, et même des rois : ils eurent des villes, comme les enfants d’Ismaël étaient devenus des princes et avaient eu des villages. Leur dignité, leur grandeur procédaient d’eux-mêmes ; et le monde put les voir dans leur magnificence.
Jacob, au contraire, était « un homme simple », un homme de la tente. Il était comme ses pères. De même qu’Abraham et Isaac, il était étranger ici-bas, séjournant pour un temps sur la surface de la terre, l’œil fixé sur la promesse. Tandis que les enfants d’Ésaü étaient des chefs, établis dans leurs domaines, avec l’éclat de leurs dignités et de leurs richesses — ceux de Jacob durent errer de nation en nation, endurer les mauvais traitements et les injustices des Égyptiens arrogants, ou traverser, comme pèlerins, un désert désolé, sans chemin frayé.
Ésaü était l’homme « profane ». Les désirs de son cœur et ses espérances se rapportaient uniquement à la vie de ce monde, car il disait : « Je m’en vais mourir ; et de quoi me sert le droit d’aînesse ? » . Comme les Gadaréniens, et comme Judas, il était prêt à vendre la part qu’il avait à Christ. Mais Jacob avait la foi, et fut prompt à acheter ce qu’Ésaü était prompt à vendre.
Deux peuples différents, sortis des entrailles de Rebecca, se séparaient ainsi, comme nous le voyons. C’est ce qui apparaît dès qu’ils sont mis au monde ; leurs premières habitudes, leurs premières poursuites sont caractéristiques. Ce n’étaient plus la servante et la femme libre, ou les enfants des deux alliances, ainsi que l’avaient été Ismaël et Isaac ; en Ésaü et Jacob, nous avons les deux natures plus clairement exprimées : l’une, réprouvée, héritée d’Adam, profane, mondaine, qui prend sa part sur la terre, et non point en Dieu ; l’autre, divine, reçue de Christ, croyante, pleine d’espérance, s’attendant aux promesses de Dieu et espérant le royaume.
Ces deux natures subsistent encore aujourd’hui ; elles sont très vivantes en divers individus au milieu de nous et autour de nous. On rencontre toujours sur la terre les Caïns, les Nimrods, les Ismaëls et les Ésaüs ; or ces récits et ces exemples offrent des enseignements pour nos âmes. Ils sont d’une merveilleuse simplicité ; mais ils sont trop profonds pour la sagesse du monde, et trop purs pour que le monde les aime.
J’ai réuni ici ces pensées, en raison des leçons morales et des mystères qui y abondent. Mais notre sujet est avant tout Isaac.
Isaac, comme je l’ai déjà fait remarquer, fut élevé dans la tente de sa mère. Il était, à vrai dire, plutôt l’enfant de sa mère que celui de son père — ce qui est le cas habituel pour nous tous dans notre première enfance. Mais pour Isaac, cela persista jusqu’à la mort de Sara ; et à ce moment-là, il devait avoir bien plus de trente ans.
Il connaissait mieux la tente de Sara que la sphère du travail et des occupations plus pénibles des hommes. Dans cette tente, il avait été instruit , aussi bien qu’élevé ; et cette éducation laissa sur son caractère des impressions qui ne s’effacèrent jamais. Quoique incidemment, nous trouvons, au chapitre 24, 67 , une preuve très évidente de la force de l’influence maternelle sur Isaac. Isaac, est-il dit, conduisit Rebecca dans la tente de sa mère, et Isaac se consola quant à sa mère .
Ceci nous donne une idée assez claire du pli qu’il avait pris dans son enfance. Son caractère fut formé ainsi. Il fut l’Isaac facile, doux, docile, pieux aussi, et, comme je l’ai dit, irréprochable et aimable.
Mais, bien qu’il eût assurément toutes ces qualités, ce dont je ne doute pas, je le demande : Fut-ce simplement son naturel ou son caractère qui lui fit prendre sans hésiter le chemin de la montagne de Morija (voir chap. 22 ) ? Fut-ce simplement la piété filiale qui le fit consentir à être lié comme un agneau pour la boucherie, sans ouvrir la bouche ? Pouvons-nous le supposer ? Était-ce là simplement de la force de caractère ? Je dis : Non. Un tel sacrifice était trop pour la douceur, la soumission humaine, même en un Isaac ou en une fille de Jephthé . Je dois plutôt dire que la main de l’Éternel fut sur lui en cette occasion, de même que, longtemps après, elle fut sur le maître de l’ânesse dont il était besoin pour porter le Roi à Jérusalem ; puis sur la multitude qui, en chemin, L’honora comme roi ; ou sur le maître de maison qui prépara la chambre garnie pour la dernière pâque du Seigneur . Dans ces différentes occasions, la main de l’Éternel fut puissante pour façonner la matière, et lui faire prendre l’impression du moment. Il en fut de même aux jours de l’enfance de Samuel, lorsque les vaches portèrent l’arche de l’Éternel tout droit par le chemin vers le pays d’Israël , bien que la nature s’y opposât, car elles laissaient leurs veaux en arrière. Mais la puissance divine était sur elles. En cette occasion-ci, Isaac était aussi sous l’effet de cette même puissance, de franche volonté, je l’admets pleinement, mais rendu tel en un jour de puissance ; car il devait être le type d’un plus grand que lui. Le sceau était appliqué par une main énergique, et il fallait que l’empreinte fût distincte, profonde et lisible : « Voici, je viens pour faire, ô Dieu, ta volonté » , telle est l’inscription sur le sceau. « Comme un agneau muet devant celui qui le tond, ainsi il n’ouvre point la bouche » .
Ce fut un moment important dans la vie d’Isaac, un événement d’une profonde signification. Il en est de même de son union avec Rebecca (voir chapitre 24 ). Dans le fait qu’il prend une femme, non pas de son choix, mais celle que son père lui procure, nous reconnaissons la même main puissante qui est sur lui. Il peut bien y avoir eu en ceci, plus de docilité humaine et de piété filiale, que dans le cas du sacrifice sur la montagne de Morija ; c’est ce que nous pouvons admettre ; néanmoins c’était, comme dans l’autre cas, un moment où le sceau était appliqué. Ce mariage était un type, un mystère, aussi bien que l’avait été le sacrifice. La femme, amenée au fils du père et à son héritier, chez le père, par le serviteur qui était dans son secret et avait sa pleine confiance, était un mystère ; et il faut de nouveau que la matière soit tendre pour prendre l’empreinte qu’elle reçoit de la main. Le potier faisait des vases pour l’usage de sa maison, et il fallait que l’argile s’y pliât. Plusieurs siècles plus tard, les enfants du prophète reçurent les noms qu’il plut à l’Éternel de leur donner, et Ésaïe dut dire d’eux : « Voici, moi et les enfants que l’Éternel m’a donnés, nous sommes pour signes et pour prodiges » (És. 8 ). De même, Isaac et Rebecca, au jour et dans les circonstances de leur mariage, étaient donnés comme « signes et prodiges ». C’est là leur principal honneur — ils déclarent les mystères de Dieu . Ce sont des paraboles aussi bien que des mystères, des événements placés comme types dans le cours de l’histoire du monde, comme le soleil, la lune et les étoiles, sont placés dans les cieux pour signes . Sur chacun de ces types, nous voyons une écriture tracée par la main de Dieu : « J’en graverai la gravure, dit l’Éternel des armées » ; car Il a empreint sur ces événements l’image de quelques-uns de Ses conseils éternels.
Mais, quoique ce naturel doux et docile de notre patriarche Isaac ne fût pas à même de faire les mêmes sacrifices que son père, ou d’abandonner ses droits comme lui, du moins son naturel doux et docile lui donne un caractère spécial. Tantôt ce naturel est aimable et attire le cœur, tantôt il se trahit d’une triste manière. Mais toute la vie, et en toute circonstance, dans les quelques incidents qui nous sont rapportés de lui, nous voyons le même Isaac facile, doux, prompt à céder. Or une seule vertu, toujours la même en toute occasion, je n’ai pas besoin de le dire, est un indice de faiblesse de caractère. C’est dans la réunion de différentes vertus qu’on reconnaît la force de caractère et le cachet d’une œuvre divine. « Le royaume de Dieu est justice, et paix, et joie dans l’Esprit Saint » . L’âme est alors ferme, aussi bien que pleine de grâce et de joie. C’est en cela que consiste la gloire morale ; de même que plusieurs rayons colorés se réunissent pour former un tout immaculé, dans la lumière dont nous jouissons et que nous admirons. Mais cela ne brille ni en Isaac, ni en aucun autre, dans toute sa beauté, sauf en Celui en qui sont réunies et resplendissent toutes les gloires dans leurs manifestations variées.
Jérémie, je me permets de le dire, me paraît avoir été l’homme d’une seule passion, comme Isaac était l’homme d’une seule vertu ; je veux dire, on le comprend, quant à ce qui caractérisait chacun d’eux. Chez Jérémie, c’était une passion pieuse, la douleur au sujet des désolations morales de Sion. Mais cette passion, étant ce qui seul occupait son cœur, le seul sentiment qui remplissait son âme, nous fait éprouver en général un vif intérêt pour lui ; cependant, parfois cette passion l’entraîne à des choses que Dieu réprouve. Il se met en colère contre le peuple qui excitait la douleur de son cœur, et murmure contre Dieu Lui-même. Je parle, cela va sans dire, du caractère de Jérémie, comme il nous est présenté dans son ministère. Je sais, avec toute certitude, que par ce ministère, considéré dans son exercice, il était le prophète de Dieu, et qu’il faisait connaître les messages inspirés par le Saint Esprit. Mais je parle de lui comme homme : comme tel, il était l’homme d’une seule passion, comme Isaac était l’homme d’une seule vertu. Mais ceux chez lesquels se trouvent réunies diverses vertus, nous montrent plus distinctement le cachet de l’œuvre divine, leur ressemblance avec des arbres plantés près des ruisseaux d’eaux, qui rendent leur fruit en leur saison (Ps. 1 ). C’est cette production du fruit en sa saison qui constitue la vraie beauté. Tout est beau en sa saison, et seulement alors. La douceur perd sa beauté, quand le zèle et l’indignation sont requis. L’homme d’une seule vertu est loin d’atteindre à la hauteur de celui qui est décrit dans le psaume 1 ; ce dernier possède un caractère fort, il a de la décision et de l’individualité ; évidemment, c’est en Dieu que son âme puise sa force. « Il sera comme un arbre planté près des ruisseaux d’eaux, qui rend son fruit en sa saison, et dont la feuille ne se flétrit point ; et tout ce qu’il fait prospère ». C’est ce que produit la culture divine ; mais en Isaac, nous ne voyons rien de tel. Chez Abraham, selon sa mesure, et certainement en contraste avec Isaac, nous trouvons la réunion de vertus dont j’ai parlé plus haut ; cette différence entre les deux ressort dans leur manière d’agir en des circonstances semblables, lorsque Abraham, au chapitre 20 , et Isaac, au chapitre 26 , commettent le même péché, en reniant leurs femmes, et les appelant leurs sœurs (voyez « Abraham » ).
Les Philistins avaient traité Isaac très méchamment. Ils s’étaient emparés de force, et l’un après l’autre, des puits qu’il avait creusés lui-même, et avaient bouché ceux que son père avait creusés avant lui. Il avait supporté cette injustice dans un esprit de douceur et de grâce, esprit qui convenait bien à un étranger et forain ici-bas, qui attend sa bourgeoisie dans un autre monde. Il allait d’un lieu à l’autre, à mesure que les Philistins contestaient avec lui et le pressaient. C’était en accord avec la disposition d’esprit, qui, comme nous l’avons dit, le caractérise dans tous les incidents de sa vie. Quand il souffre, il ne menace pas — faisant le bien, et souffrant en conséquence, il accepte patiemment le tort — et ceci, nous le savons, est digne de louange devant Dieu (1 Pier. 2, 20 ). Dieu l’affirme ici ; car Il approuve cette conduite de Son serviteur ; Il vient vers lui de nuit et l’encourage, comme Il avait encouragé Abraham. Mais lorsque, avec le temps, les Philistins sont amenés à de meilleurs sentiments, et qu’Abimélec, le roi, avec Akhuzzath, son ami, et Picol, chef de son armée, vient le trouver et rechercher son alliance, je le demande, son caractère ne se révèle-t-il pas ?
Isaac, cela va sans dire, avait raison de les recevoir, de leur jurer amitié, et de faire avec eux échange de bons offices, de gages et de garanties de bon voisinage, comme ils le demandaient. Car notre devoir est de pardonner, fût-ce soixante-dix fois sept fois en un jour . Mais en même temps, il faut qu’il y ait fidélité au moment opportun, fidélité aussi bien que pardon. « Si ton frère pèche, reprends-le, et s’il se repent, pardonne-lui » . Mais Isaac n’était pas tout à fait à la hauteur de cette vertu plus énergique. Il fait bien quelques plaintes à Abimélec, mais avec tant de douceur et d’indulgence qu’elles ne paraissent pas capables d’atteindre sa conscience. Il met bien plus de zèle à faire alliance avec lui. Il frappe dans la main sans hésiter et, on peut le dire, de grand cœur. Il fait un festin au roi de Guérar, et le renvoie comme son allié, sans l’avoir amené à reconnaître le tort commis par son peuple contre celui duquel il recherchait et obtenait l’amitié. Isaac ne réfute non plus en rien l’assertion d’Abimélec qu’il ne lui avait fait que du bien tout le temps qu’il avait été dans son pays. À en juger par les paroles échangées entre eux, et autant que nous pouvons discerner les pensées du roi de Guérar, les reproches d’Isaac ne lui avaient fait éprouver aucune componction : il retourna chez lui avec ses amis, en paix avec lui-même, aussi bien qu’avec le patriarche. Isaac n’avait pas fait arriver jusqu’à la conscience d’Abimélec les plaintes qu’il avait fait entendre à son oreille. Il n’y avait point en cela de force de caractère, et l’on y reconnaît sa disposition naturelle.
Ce n’était là qu’une pauvre vertu en Isaac. Ce n’est qu’une pauvre vertu lorsqu’elle se fait voir en nous ; et quelques-uns d’entre nous ont à la traiter, et parfois à la confesser comme telle. Elle est agréable dans une certaine forme de la nature humaine aimable, mais ce n’est pas là servir Dieu. Elle est, quand il s’agit de nos propres voies, un sujet d’humiliation. C’est une pauvre vertu et, dans une certaine mesure, notre patriarche Isaac nous en donne ici l’exemple.
Il en avait été autrement d’Abraham. Le roi de Guérar, en son jour, était venu le trouver, et cela pour une raison semblable, et avec le même désir. Abraham le reçoit avec un esprit de pardon non moins noble que celui d’Isaac ; son cœur et sa main sont tout aussi empressés à le recevoir et à lui jurer amitié. Néanmoins, il lui adresse des reproches et les lui fait sentir : « Abraham reprit Abimélec » , lisons-nous ; ce que nous ne lisons pas dans le cas d’Isaac. Abraham ne veut pas le renvoyer satisfait de lui-même, sans remarque aucune, lorsqu’il se vante de ses propres vertus et de celles de son peuple. Il lui donne aussi, tout comme aurait pu le faire Isaac, l’assurance d’un plein pardon et d’une pleine réconciliation ; mais il ne lui cache pas que sa conscience peut avoir quelque reproche à se faire, bien que son voisin l’accueille et lui pardonne ; qu’il y a, entre l’Éternel et lui, certaines choses que, ni le festin d’Abraham, ni son amitié, ne peuvent aucunement régler.
C’était la vérité , la vérité devant Dieu, devant qui, bien-aimés, la vérité nous place toujours. Puissions-nous apprendre à mieux connaître ce secret, et à être droits devant Lui ! C’était beau à Abraham d’agir ainsi ; et par là, il fut en bénédiction à Abimélec, au lieu de lui être simplement agréable . Il n’en fut pas de même d’Isaac, et nous pouvons ne rien ajouter sur sa conduite en cette occasion, au chapitre 26 , tout en nous posant seulement cette question : Cette manière de faire venait-elle simplement de la nature, ou bien d’un esprit renouvelé ? — question qui est toujours de saison pour nous-mêmes.
Isaac était un élu, tout aussi certainement qu’Abraham ; il était étranger avec Dieu sur la terre ; non seulement il portait son autel avec lui, mais il en faisait usage . Il était en prières dans les champs, lorsqu’il reçut sa femme Rebecca. C’est en réponse à ses prières qu’Ésaü et Jacob lui furent accordés. Nous ne parlons que de ce qui concerne son caractère , lorsque nous le mettons ainsi en contraste avec d’autres. Nous parlons des voies d’un croyant dans sa vie pratique : nous voyons en lui un témoignage pour Dieu devant les hommes, uni à l’amabilité et au dévouement dans sa famille. Voilà ce que nous trouvons en Isaac ; nous voyons encore parmi nous des choses semblables, comme le savent bon nombre d’entre nous, pour notre confusion. Quelqu’un me disait une fois : « Beaucoup de ce qui passe auprès de nos frères pour être de la spiritualité , nous le faisons pour avoir leur approbation et pour leur être agréables, et non point comme étant dans la présence de Dieu et en simplicité de cœur ».
C’est assurément une parole vraie ; et il y a profit à nous laisser sonder par elle. Ces remarques sur nos voies habituelles nous blessent, mais il ne faut pas qu’elles nous découragent. Tout au contraire, nous devons les recevoir avec reconnaissance, comme étant pour notre bien. La lumière qui vient dissiper nos ténèbres, reste ensuite pour nous réjouir ; elle a droit à tout remplir en nous, de sorte que nous pouvons chanter en esprit le triomphe de la lumière actuelle sur les ténèbres du passé , en reconnaissant ce que nous étions et ce que nous sommes maintenant.
« Ce que j’étais — mon péché, ma souillure, Ma mort — tout était bien à moi. Ce que je suis, ô Dieu de toute grâce, À toi seul je le dois.
Le mal en moi, ma mauvaise nature, Était bien, hélas ! tout à moi. Le bien qui fait déjà toute ma joie, À toi seul je le dois.
Jadis j’étais gisant dans les ténèbres, Captif, enchaîné, sans espoir. Mais maintenant, je suis dans la lumière, Libre — affranchi par toi. »
Telle est notre position actuelle et non future ; c’est là ce que la foi nous met à même de chanter. Elle parle ainsi, et l’âme qui l’entend, comprend sûrement son langage. La foi nous fait réaliser ces choses par l’énergie du Saint Esprit qui opère en nous. En Hébreux 11 , du commencement à la fin, c’est la foi qui est en jeu. Énoch, Moïse, David, les prophètes, les martyrs d’autrefois, y sont présentés avec leurs œuvres et leurs victoires ; mais c’est la foi , et non le peuple de Dieu, que l’Esprit, par la plume de l’apôtre, met en vue dans ce beau chapitre.
Mais revenons à Isaac.
À la fin du chapitre 26 , nous lisons : « Et Ésaü était âgé de quarante ans, et il prit pour femmes Judith, fille de Beéri, le Héthien, et Basmath, fille d’Élon, le Héthien ; et elles furent une amertume d’esprit pour Isaac et pour Rebecca ».
Ces deux versets contiennent pour nous un important avertissement ; mais pour en tirer un vrai profit, il nous faut considérer certaines choses qui sont en rapport avec ce qui est dit ici, ou y ressemblent, dans l’histoire d’Abraham et dans celle de Jacob, et de son fils Juda.
Le commandement donné dès le commencement à la nation d’Israël était de garder avec un soin très particulier la voie de l’Éternel au sujet du mariage . Les Israélites ne devaient en aucune façon, ni donner leurs filles aux fils des Cananéens, ni prendre les filles des Cananéens pour leurs fils (Deut. 7, 3 ). S’ils le faisaient, c’était sous peine de n’être plus reconnus par l’Éternel (Jos. 23 ). Les jours de l’apostasie de Salomon se font remarquer par la désobéissance à cet ordre (1 Rois 11 ) ; et dans la suite, on ne pouvait considérer aucun retour vers Dieu comme réel, s’il n’y avait de nouveau observation de ce principe dans le mariage (Esdr. 10 ; Néh. 10 ).
L’obéissance à cet égard était donc un critérium particulier de l’état de la nation. C’est ainsi que je considère cette obéissance, dans ces temps primitifs dont la Genèse nous parle ; car, quoique alors la loi divine n’eût pas encore été promulguée, les principes divins étaient compris. On peut considérer l’observation de cette loi, comme exprimant l’état de la religion de la famille telle qu’elle était alors, tandis que plus tard elle exprima l’état de la religion de la nation .
Abraham se distingue éminemment à cet égard, par la manière dont il garde « la voie de l’Éternel » ; de même Éliézer, un des « hommes de sa maison » ; de même Isaac, un de « ses fils ». En effet, Abraham envoie une ambassade spéciale dans un pays lointain, afin d’y chercher pour son fils une femme selon le Seigneur. Éliézer est tout prêt à s’y rendre comme ambassadeur ; et Isaac attend avec patience le résultat de cette ambassade, sans chercher à contracter aucune alliance avec les nations plus rapprochées ; et, bien que triste et solitaire, il se conserve pour la compagne que l’Éternel lui destine. Comme Adam, il attend une compagne de la main même de l’Éternel, quoiqu’il lui faille de la patience et de la douleur dans sa solitude. C’est ce que prouve sa méditation dans les champs à l’approche du soir. Il aurait pu avoir une fille de Canaan, mais il tient ferme. L’attente différée rend le cœur malade : il préfère souffrir que de se marier autrement que « dans le Seigneur », ou de prendre une femme d’entre toutes celles qu’il pourrait choisir. Tout ceci est d’une grande beauté dans la première génération de cette famille élue. Le père, le serviteur et le fils, chacun à sa manière, font voir qu’Abraham avait réglé sa maison selon Dieu, lui enseignant, ainsi qu’à ses fils, la voie de l’Éternel (voir chap. 18, 19 ).
Toutefois, nous remarquons un triste déclin et l’abandon de cette manière d’agir.
Isaac, à son tour, devient le chef de la famille. Mais, comparativement à son père, il est tristement indifférent à cet égard, comme nous le fait voir la fin du chapitre 26 . Il ne veille pas sur les voies de ses fils, pour prévenir le mal, comme avait fait Abraham. Ésaü, son fils, épouse des filles des Héthiens. Isaac et Rebecca en sont affligés, il est vrai ; car ils avaient des âmes justes , qui ne pouvaient qu’en être « tourmentées » ; mais c’était leur indifférence qui avait été la cause de ce tourment.
Nous ne pouvons trouver aucune beauté en cela. Néanmoins, il y avait chez eux un symptôme favorable, une âme juste qui pouvait être tourmentée, qui avait le sentiment de la souillure. C’était une bonne chose. Jacob, lui, tombe encore plus bas. Il ne prévient pas le mal, comme Abraham ; et quand le mal arrive, son âme n’est pas tourmentée, comme celle d’Isaac. D’un cœur indifférent, autant que l’histoire nous l’apprend, il laisse ses fils contracter les alliances qu’il leur plaît, et prendre des femmes d’entre toutes celles qu’ils choisissent.
Cela est triste. Il n’y a point ici de joie pour le cœur, comme dans l’obéissance d’Abraham ; il n’y a point d’encouragement , comme dans la tristesse d’Isaac et de Rebecca.
Juda, fils de Jacob, va bien plus loin encore dans sa terrible chute. Il représente la quatrième génération de cette famille élue. Non seulement il ne prévient pas le mal, comme Abraham, en donnant des préceptes à sa famille, ni ne s’afflige du mal quand il arrive, comme Isaac, ni n’est simplement indifférent comme Jacob, quand le mal arrive, mais lui-même introduit le mal ! Il ne fait rien moins que de prendre une fille des Cananéens pour femme à son fils Er !
Ceci dépasse toute mesure. C’était pécher à main levée. Ainsi, dans cette histoire de quatre générations des patriarches de la Genèse, nous voyons un déclin graduel, mais solennel, jusqu’à l’entier abandon de la voie de l’Éternel.
Mais si ces choses sont sérieuses et tristes, ne sont-elles pas utiles et de saison ? Ne pouvons-nous pas reconnaître sans hésiter qu’elles ont été « écrites pour notre instruction » ? Comme elles nous mettent en garde contre la tendance à nous départir des principes de Dieu ! Ce qui eut lieu dans une même famille élue, génération après génération, peut avoir lieu dans le même individu, année après année. On peut s’éloigner très graduellement des principes de Dieu. On peut d’abord les retenir faiblement , puis les oublier , ensuite les mépriser . La main, d’abord ferme , peut devenir lâche , puis indifférente , et enfin rebelle , au point de les rejeter entièrement. Combien nous en voyons qui, en présence de difficultés et de tentations qui les fascinaient, sont restés d’abord fermement attachés aux principes de Dieu, comme Abraham ; puis, comme Isaac, se sont simplement affligés de ne plus les posséder ; ensuite, comme Jacob, n’en ont pas senti la perte, ni désiré les maintenir ; et enfin, comme Juda, les ont violés à main levée !
Cette remarque nous est suggérée par ce qui est dit à la fin du chapitre 26 . Dans la suite de l’histoire d’Isaac, nous trouverons que son tempérament doux et facile l’associe non seulement à des faiblesses, mais à de la souillure, lorsqu’il se laisse entraîner par les impulsions de la nature animale. Je veux parler du dernier acte de sa vie, lorsqu’il bénit Ésaü et Jacob.
C’est une scène vraiment solennelle, pleine d’instruction pour nous mettre en garde contre nous-mêmes.
Bien qu’Isaac, comme nous l’avons vu, eût été affligé du mariage d’Ésaü avec deux filles des Héthiens, il nous est dit, aussitôt après, que les plus profondes affections de son cœur étaient pour ce même Ésaü, auquel, s’il l’avait pu, il aurait tout sacrifié. Un tel fait est extrêmement triste. Il nous rappelle Josaphat. Josaphat avait une sensibilité selon Dieu ; mais l’énergie correspondante lui faisait défaut. La vanité lui fit commettre de graves péché : en premier lieu, il s’allia par mariage avec Achab, roi d’Israël ; ensuite, il alla à la guerre avec lui. Néanmoins, Dieu avait produit en lui quelque sensibilité spirituelle ; car, au milieu des prophètes de Baal, il n’était pas à son aise. Il avait au-dedans de lui le témoignage que cela n’était pas bien ; aussi demande-t-il : « N’y a-t-il pas ici encore un prophète de l’Éternel, pour que nous nous enquerrions auprès de lui ? » . Malgré tout cela, il monte à la bataille à Ramoth de Galaad, en alliance avec ce même Achab, qui avait blessé si grièvement les affections les plus élevées de son âme et avait, en sa propre présence, dans un esprit d’entière révolte contre le Dieu d’Israël, consulté les prophètes de Baal.
Chose étrange et terrible aussi ; mais tel était le roi Josaphat. De la même manière, notre patriarche Isaac, à l’occasion du mariage d’Ésaü, avait une sensibilité selon Dieu, mais sans l’énergie correspondante. Ayant la crainte de Dieu, il fut affligé de ce mariage avec les filles de Heth ; et cependant, ce même Ésaü, qui attristait ainsi le cœur de son père, s’attira dans la suite et posséda les plus profondes sympathies d’Isaac, et leur fit appel au point d’ôter à ce dernier la liberté d’accomplir la volonté de Dieu.
Ce ne fut point la vanité, comme dans le cas de Josaphat, qui conduisit Isaac à ce triste et étrange faux pas ; mais plutôt la faiblesse habituelle de son caractère, un relâchement général de force morale dans son âme. Mais quelle qu’en fût la cause, il fut séduit, puis-je dire, par cet Ésaü, précurseur d’Achab, bien que son âme eût conscience de l’apostasie de son fils. Il fit tout son possible pour procurer la bénédiction à Ésaü, de même que Josaphat fit tout son possible pour faire obtenir au roi d’Israël la victoire à Ramoth de Galaad.
Quel spectacle pour nous, quelle instruction et quel avertissement dans ces deux cas !
Mais considérons de plus près la scène de famille du chapitre 27 .
Au chapitre 24 , Éliézer, serviteur d’Abraham, arrivant chez Bethuel, apportait de la maison de son maître deux choses : d’abord, des paroles : ce qu’il avait à dire au sujet de ce que l’Éternel avait fait pour Abraham ; ensuite, des présents .
Ces paroles et ces présents deviennent les pierres de touche de cette famille en Mésopotamie. Les paroles traitaient de choses à venir et lointaines, et Dieu y était nécessairement en vue ; quant aux présents, ils auraient pu n’avoir aucun rapport avec Dieu, et la possession en était immédiate. Ce qui fait impression sur Rebecca, ce sont les paroles. Elle accepte les joyaux, il est vrai ; mais elle prend garde avant tout aux nouvelles apportées par le serviteur. La description de ce qui l’attendait au loin, au milieu d’une race que l’Éternel avait bénie, fut assez puissante pour la détacher de la maison paternelle. Ce ne furent pas seulement les richesses d’Abraham. Son père à elle était riche, et elle n’avait pas à aller loin pour trouver un asile assuré et les jouissances de la vie de famille. Mais c’était l’Éternel qui avait béni Abraham, et avait maintenant fait prospérer le voyage de son serviteur. La question pour Rebecca n’était pas si elle devait accepter Isaac et sa part des richesses d’Abraham, ou bien rester pauvre et solitaire. La question pour elle était : Accepterait-elle la portion que l’Éternel lui apportait maintenant, ou bien celle qui lui venait de sa famille et de ses circonstances dans le monde ?
Il en est de même pour nous, bien-aimés. Le choix n’est pas entre le ciel et rien du tout, mais entre le ciel et le monde, entre le bonheur qu’offre le Seigneur dans Ses promesses, ou celui qu’offrent les circonstances humaines pour le temps présent. Aspirons-nous à la joie divine et aux richesses célestes ? Pouvons-nous dire au Seigneur Jésus : « Toi, tu nous choisiras notre héritage » ? Notre but est-il le pays lointain dont il nous a été parlé ? Il en était ainsi de Rebecca ; à ces questions elle répondait : « Oui ». On lui ferait tort de penser que, pour elle, le choix était entre les richesses d’Abraham et la main d’Isaac, d’un côté, et rien du tout, de l’autre. Nullement. Comme nous l’avons déjà dit, et sûrement nous en avons la preuve dans le récit, elle avait de grandes espérances de tout genre, si elle restait dans la maison de son père. Elle n’avait nul besoin d’entreprendre un long voyage à travers l’inconnu, avec un étranger et vers un peuple étranger. Mais toutes les difficultés ne furent rien pour elle, dès qu’elle eut reçu avec foi les paroles du serviteur. Elle partit à l’appel de Dieu.
Rebecca était une vraie fille d’Abraham. Abraham avait traversé le désert à l’appel du Dieu de gloire, et Rebecca traverse maintenant le même désert, lorsqu’elle apprend ce que le Dieu de gloire a fait pour Abraham. Tous les deux avaient le même « esprit de foi ». Cet esprit peut être plus évident en Abraham, mais c’est le « même esprit de foi » . Abraham était parti dans la foi à un appel dont il n’avait aucune preuve ; Rebecca part maintenant, ayant accepté avec foi le rapport du serviteur accrédité d’Abraham. De Canaan à Ur, aucun fruit d’Eshcol n’avait été apporté pour encourager Abraham à entreprendre le voyage ; mais à Rebecca, les serviteurs et les chameaux, l’or et les joyaux disaient : « En voici le fruit ». — C’était un sarment avec une grappe assurément riche et bien fournie. Pour Rebecca, le rapport était muni de son sceau, tandis qu’il n’y en avait point eu pour Abraham. Pour lui, la route était entièrement inconnue ; Rebecca n’avait qu’à marcher sur les traces du troupeau ; mais tous les deux suivirent le même chemin et arrivèrent au même lieu.
La conduite de Rebecca est simple et belle ; et tel est jusqu’à aujourd’hui le chemin de la foi. Mais, bien-aimés, il y a encore un autre côté à considérer. Le caractère de Rebecca avait été déjà formé, comme il l’est chez nous tous, avant que nous ayons été vivifiés par Dieu. Le moment où sa puissance agit en nous, arrive : nous sommes alors rendus vivants de la vie divine ; nous répondons aussi à l’appel qui nous met à part pour Dieu ; mais nous avons déjà un certain caractère, un certain cachet, et une certaine complexion morale. Il se peut que nous soyons des Crétois (Tite 1 ), ou bien des frères et des sœurs de Laban, ou que nous portions la forte empreinte d’une dépravité particulière de notre nature. Alors, ce caractère, cette empreinte, qui nous vient de la nature ou de la famille, de l’éducation ou de choses semblables, nous la gardons en nous après être nés de l’Esprit, et nous la portons à travers le désert de Paddan-Aram jusque chez Abraham.
C’est une chose sérieuse que, bien que nous ayons été vivifiés par l’Esprit, la nature ou la force de l’habitude et de l’éducation dans la jeunesse, ou encore celle du caractère de famille, persiste toujours en nous. « Les Crétois sont toujours menteurs ».
Laban, avec qui Rebecca avait grandi, était un homme mondain, rusé et astucieux. Il est évident que, lors de la visite d’Éliézer, il fut touché seulement par les présents . Les présents ouvrirent un chemin facile au serviteur d’Abraham, comme il est dit : « Le don d’un homme lui fait faire place » (Prov. 18, 16 ). Laban était évidemment l’homme remuant, actif, important, dans la maison de son père Bethuel. Il avait goût aux affaires qui demandaient de l’adresse, ce qui est un très mauvais symptôme. C’en est un aussi quand on a la bourse. Il y a lieu de se méfier de quelqu’un qui est prématurément adroit et habile, ou qui aime, à un âge quelconque, tout ce qui exige du savoir-faire, soit dans les affaires d’état, soit dans les affaires de famille. Tel était précisément Laban ; or Laban était le frère de Rebecca ; Rebecca avait passé toute sa vie jusqu’à son mariage, avec lui ; et le caractère de famille se fait tristement voir dans la seule occasion importante où elle joue un rôle.
Si Abraham et Sara, en quittant la maison de leur père afin de marcher avec Dieu, avaient apporté avec eux leur pacte peu honorable, Rebecca apporta avec elle son caractère de famille, le levain de Laban. Après notre conversion, nous avons encore en nous l’homme naturel dans sa dépravation ; mais nous avons aussi nos traits caractéristiques charnels , qui ne sont pas communs à tous. Notre devoir est de ne les ménager en aucune façon, de sorte que nous restions sains dans la foi, c’est-à-dire que notre foi soit en excellent état moralement (Tite 1, 13 ). Nous retrouvons la même instruction dans le chapitre de l’histoire de cette femme distinguée, qui est devant nous.
Mais Rebecca n’est pas le seul exemple de cette disposition d’esprit. Jacob, aussi bien que sa mère, eut son caractère formé par la même influence pendant sa jeunesse. Il fut toute sa vie — je parle de toute sa vie pratique, active — l’homme des artifices ; c’est ce que nous voyons dans cette scène de famille, au chapitre 27 — élève prompt et intelligent de sa mère, sœur de Laban, et de laquelle il avait été dès sa naissance l’enfant favori. Ainsi, de même que Laban avait corrompu sa sœur Rebecca, Rebecca avait corrompu son fils Jacob.
Il y a plus encore. Comme il nous est dit dans ce même chapitre, Isaac — dont l’esprit et le caractère, nous l’avons vu, avaient été si remarquablement formés dans ses premières années sous la tente de Sara — était tombé si bas, qu’il se laissait aller à obéir à quelques-uns des moins nobles désirs de la nature humaine. Il aimait son fils Ésaü, parce qu’il mangeait de son gibier. Une telle raison était vraiment plus que misérable. Le fait qu’il aimait le gibier, nous pouvons sûrement le supposer, devait encourager Ésaü à la chasse, tout comme l’habileté de Rebecca, acquise et apportée de chez son frère, avait formé l’esprit et le caractère de Jacob, son fils favori. Ainsi, l’un des parents aidait à corrompre l’un des enfants, et l’autre, l’autre.
Quel mal pernicieux, quelle triste souillure dans toute cette scène de famille ! Mais nous n’avons pas encore tout mis au jour ; car non seulement le cœur peut se laisser aller à une telle souillure, mais parfois, il peut avoir l’audace de la porter dans le sanctuaire même . « Peu s’en est fallu que je n’aie été dans toute sorte de mal, au milieu de la congrégation et de l’assemblée » (Prov. 5, 14 ).
Il fut dit longtemps après à Aaron : « Vous ne boirez point de vin ni de boisson forte, toi et tes fils avec toi, quand vous entrerez dans la tente d’assignation » (Lév. 10 ). La nature ne doit être sous l’effet d’aucune excitation, pour vaquer à l’œuvre du service de Dieu et pour l’acquit des devoirs du sanctuaire. La boisson forte peut causer de l’excitation et exalter l’esprit animal ; mais ce n’est pas ce qui rend capable d’être sacrificateur dans la maison de Dieu.
Isaac paraît s’être laissé avilir jusqu’à ce point. « Je te prie, prends tes armes », dit-il à Ésaü, « ton carquois et ton arc, et sors dans les champs, et prends-moi du gibier ; et apprête-moi un mets savoureux, comme j’aime, et apporte-le-moi, et j’en mangerai, afin que mon âme te bénisse avant que je meure » . Il allait accomplir le dernier acte religieux d’un sacrificateur patriarcal, et il demande la nourriture qui correspond au vin et à la boisson forte, afin d’être par elle inspiré et doué pour le service !
C’était chose bien triste qu’il fût occupé de gibier à un pareil moment. Nous pouvons tous avoir conscience combien la nature souille les choses saintes, combien nous nous trompons nous-mêmes en prenant la simple excitation de la chair pour la contrainte et la puissante énergie de l’Esprit. Nous pouvons le reconnaître, lorsque nous sommes dans le lieu où la communion s’exerce ; et il y a de quoi nous affliger et nous humilier ; aussi confessons-le comme mauvais, ou du moins comme étant de la faiblesse, et gardons-nous-en. Mais s’y préparer en mixtionnant avec soin le vin et la boisson forte, et en boire à pleine coupe, c’est l’excès même de la souillure.
Il ne résulte de tout ceci que déshonneur et perte. La souillure de cette famille est jugée selon la sainteté de Dieu, parce que c’est une famille de Dieu sur la terre. « Je vous ai connus vous seuls, de toutes les familles de la terre ; c’est pourquoi je visiterai sur vous toutes vos iniquités » . Isaac est mis de côté. Rebecca ne revoit jamais Jacob, et l’habile « supplanteur », engagé au milieu de perplexités, d’injustices et de difficultés, est maintes fois supplanté et trompé lui-même, et proscrit pendant vingt longues années de la maison de son père. Tout ceci n’aboutit à rien, ni les artifices des uns, ni le favoritisme charnel de l’autre ; tout n’est que désappointement et honte, étant réprouvé par la sainteté de l’Éternel.
Une chose réjouit toutefois, chose très importante, au milieu de cette scène déplorable. « Par la foi, Isaac bénit Jacob et Ésaü, à l’égard des choses à venir ». C’est ainsi que le Saint Esprit lui-même en parle dans Hébreux 11 .
Mais avant de parler du rafraîchissement que nous trouvons ici en pensant à Isaac, je profite de l’occasion pour dire un mot sur la signification et le caractère des bénédictions prononcées par les patriarches sur leurs enfants, et que nous trouvons plus d’une fois mentionnées dans le livre de la Genèse.
Il y avait une bénédiction dans les mains de Melchisédec, au chapitre 14 , comme longtemps après, nous la trouvons entre les mains d’Aaron (Nomb. 6 ). Nous le comprenons facilement : c’était en vertu de leur office , que des sacrificateurs établis de Dieu conféraient ou prononçaient ces bénédictions. Elles n’avaient nullement le caractère de prophéties ou d’oracles. Les paroles dont les sacrificateurs faisaient usage, au moins dans le cas d’Aaron, étaient plutôt préparées pour eux, qu’inspirées . Elles avaient été auparavant divinement prescrites, plutôt que communiquées au moment même par une illumination divine.
Mais il est tout aussi clair qu’il en était autrement d’une bénédiction patriarcale. Ici, au chapitre 27 , nous trouvons une prophétie, un oracle, dans les paroles concernant Ésaü et Jacob. Il en fut de même, au chapitre 49 , dans les paroles de Jacob au sujet de ses enfants, et, au chapitre 48 , dans ses paroles sur les fils de Joseph ; il en avait été de même aussi, au chapitre 9 , dans les paroles concernant Sem, Cham et Japheth.
Mais pourquoi cette haute fonction est-elle ici confiée aux patriarches ? À la réponse sont liés, si je ne me trompe, quelques-uns des secrets de la religion, du culte et du ministère des patriarches. Dans ces jours du commencement, les grandes vérités qui étaient la vie et le principe de la religion, étaient les mêmes qu’aujourd’hui. La chute et le relèvement de l’homme, autrement dits la ruine et la rédemption, étaient révélés et étaient acceptés par la foi. Les autels des pères, l’ordonnance quant aux choses pures et impures, nous disent qu’en ces jours-là il y avait de la foi, et que cette foi saisissait la signification de ces choses. La tente des patriarches pendant leur vie, et le sépulcre des patriarches à Macpéla, nous montrent que ces hommes comprenaient l’appel à la vie d’étranger et la résurrection à venir. Le tamarisc planté par Abraham à Beër-Shéba (Gen. 21 ), et son alliance avec le Gentil au puits du serment, nous disent de même, en un langage symbolique, mais facile à saisir, qu’ils comprenaient quelques-uns des secrets de la gloire et du bonheur du monde millénaire, ou du siècle à venir.
Dans ces jours d’enfance, le culte et le ministère étaient des plus simples dans leurs formes. La nature donnait à comprendre que le père ou chef de la maison devait être le prophète, le sacrificateur et le roi. Dans la suite, lorsque l’état de choses se fut développé, et qu’avec le temps la corruption se fut introduite, la sainteté de Dieu exigea qu’il y eût un peuple séparé, circoncis ; et, en rapport avec lui, des sacrificateurs séparés, oints. Or, au jour actuel, au jour du royaume de Dieu, qui, nous le savons, « n’est pas en parole, mais en puissance » , il faut que le ministère ne soit pas seulement ce que suggère la nature ou ce que demande la sainteté ; il faut qu’il y ait la puissance que l’Esprit communique à l’instrument préparé par Lui ; mais aux jours du commencement dont parle la Genèse, en ces jours de la famille — aux jours de la première enfance — on écoutait la voix de la nature ; et c’est ce qu’il convenait alors de faire ; par conséquent, le chef de la famille était le ministre de Dieu pour la famille ; et la dignité, le service comme prophète, sacrificateur et roi dans le domaine ou dans le temple de la famille, tout était réuni dans la personne du père.
La bénédiction des enfants paraît découler de ce fait. Cette bénédiction était un acte accompli en vertu du fait que les pères, comme nous le voyons, étaient dans leurs propres personnes à la fois prophètes et sacrificateurs. Ils recevaient communication du conseil divin, puis le déclaraient « comme oracles de Dieu » ; et, représentants de Dieu, mis à part comme sacrificateurs pour leurs enfants, ils prononçaient sur eux la bénédiction divine.
Les pères paraissent conserver le caractère de sacrificateurs, d’un bout à l’autre du livre de la Genèse.
Il est extrêmement triste de voir comment cette sacrificature fut exercée par notre patriarche Isaac, plutôt comment il en abusa ; et il en a été de même en tout temps des hautes charges que Dieu a confiées aux hommes ; j’en citerai comme exemples la dignité sacerdotale dans la personne d’Éli, bien qu’il fût un pieux vieillard, et l’autorité royale, dont abusa d’une manière épouvantable, même un homme bien-aimé et hautement honoré, tel que le fils de Jessé.
C’est ainsi qu’Isaac voulait faire servir sa dignité sacerdotale, non seulement à obtenir ce que lui dictait sa partialité personnelle, mais même à satisfaire ses appétits sensuels, et cela en dépit d’un solennel avertissement divin. La parole était venue auparavant concernant les enfants d’Isaac (Ésaü l’aîné et Jacob le plus jeune) : « Le plus grand sera asservi au plus petit » . Mais le favoritisme charnel et les appétits d’Isaac, l’avaient rendu indifférent à cette parole et la lui avaient fait oublier ; il aurait voulu faire d’Ésaü l’aîné, l’héritier de la promesse.
Nous pouvons rappeler ici que Caïphe, en son jour, était tel qu’Isaac, à la fois prophète et sacrificateur en sa propre personne. Caïphe aurait voulu abuser de son office et de son don pour satisfaire sa haine. Il prononça une vraie prophétie, mais en respirant le meurtre contre le Seigneur Jésus (Jean 11 ). Longtemps auparavant, le prophète Balaam avait été de la même génération. Il fit tout ce qu’il put pour faire servir son don à assouvir ses convoitises. Dieu toutefois se servit de lui, malgré lui, et obligea ses lèvres à prononcer la sentence de justice, le jugement de vérité. Et quoiqu’il soit triste de nommer ensemble de tels hommes, même à propos d’une seule de leurs actions, la chose n’en est pas moins vraie ; car tel fut Isaac, en Genèse 27 . Bien qu’il fût un vase sanctifié et rempli, il aurait voulu faire servir le trésor qu’il portait en lui à la satisfaction des secrets désirs de son cœur ; mais Dieu se servit de lui malgré lui, et comme oracle de Son souverain propos arrêté. Je le répète, il est triste de classer ensemble deux hommes tels qu’Isaac et Balaam, en raison d’un acte moral semblable qu’ils ont commis. Mais nous savons que « ce qui est né de la chair, est chair » . Comme l’a dit un vieil auteur : « L’eau sale du puits ne sera pas propre une fois versée dans le seau ». La chair en Isaac est comme la chair en Balaam ; et le monde est le même monde dans le cœur de chacun d’eux.
Mais ces deux hommes ne vont pas ensemble jusqu’au bout . C’est là la consolation, la consolation par grâce dont j’ai parlé plus haut. Balaam est toujours Balaam, celui qui aima le salaire d’iniquité et s’abandonna à sa propre erreur pour une récompense ; il resta Balaam, conseillant à Balak de jeter une pierre d’achoppement devant le peuple de Dieu, et il tomba enfin, toujours le même Balaam, avec les incirconcis, tué par l’épée, semblable à ceux qui descendent dans la fosse. Isaac, au contraire, se repentit d’une tristesse selon Dieu et qui opère une repentance dont on n’a pas de regret . Lorsque ses yeux furent ouverts, et qu’il reconnaît ce qu’il a fait, et comment Jacob a obtenu la bénédiction qu’il avait préparée pour Ésaü, lorsqu’il se trouve en présence du fait qu’il a résisté à Dieu, mais qu’il n’a pu prévaloir, son âme paraît se réveiller comme d’un sommeil, et avoir alors conscience de tout ce qu’il a fait ; car il fut saisi, lisons-nous, d’un tremblement très grand (27, 33 ). La vue, la perception morale du rôle qu’il a joué, épouvante son âme. Il tremble au-dedans de lui-même. La chair qu’il avait nourrie ne peut le maintenir debout dans un pareil moment — aussi n’a-t-il pas recours à la chair — il lui a été donné de voir ce qu’elle est ; et, dans la lumière et l’énergie de l’homme nouveau, il est guidé par la foi, et il dit, parlant maintenant de Jacob et non plus d’Ésaü : « Je l’ai béni : aussi il sera béni » .
Il n’y eut rien de semblable en Balaam ; Balaam ne revint pas en arrière. Lorsque l’ange lui résista dans le chemin étroit et que son ânesse se coucha sous lui , il n’y eut aucune tristesse selon Dieu, opérant la repentance. Mais Isaac est restauré. Il cherche un autre chemin et le suit ; il marche dès ce moment vers le but de Dieu. Ce n’est pas de « la folie du prophète » que l’Esprit fait mention en Isaac, comme il dut le faire en Balaam ; mais c’est de la foi du prophète. Car en cette heure où il rentre dans l’heureuse communion avec la pensée de Dieu, après son tremblement, « saisi d’un tremblement très grand », l’Esprit met Son sceau sur la conduite d’Isaac et la signale à notre attention : « Par la foi, Isaac bénit Jacob et Ésaü à l’égard des choses à venir » . Or c’est le seul trait dans la vie d’Isaac que l’Esprit mentionne dans ce chapitre 11 de l’épître aux Hébreux.
Mais cet acte d’Isaac était preuve de caractère, et l’Esprit l’a mis en relief. Les victoires de la foi remportées par Moïse sont très belles. Il résista aux attractions de l’Égypte et aussi à ses terreurs , d’abord en refusant d’être appelé fils de la fille du roi, puis en quittant le pays, ne craignant pas la colère du roi. Ce furent là deux grandes victoires ; et elles sont grandes encore aujourd’hui, lorsqu’elles sont remportées par un homme de Dieu. Mais il y a des victoires beaucoup moins glorieuses, qui n’en sont pas moins des victoires, et qui sont rappelées dans ce chapitre où sont célébrés les actes de foi. On peut les voir en Isaac et en Jacob. Ces deux témoins de la foi, chacun en son jour, bénirent leurs fils ou leurs petits-fils devant eux, selon la pensée de Dieu , bien que contrairement à la nature . Isaac aurait préféré Ésaü, et Joseph aurait préféré Manassé ; mais Isaac persista à bénir Jacob, et Jacob persista à bénir Éphraïm ; or en ceci, la nature fut vaincue. Il est vrai, ce n’était pas le monde , qui, soit par ses pièges, soit par ses dangers, s’élevait pour éprouver la force de la foi de l’homme de Dieu ; néanmoins, c’était un adversaire : c’était la nature , soit par ses suggestions, ses sympathies ou sa partialité ; et, tout en admirant l’éclat des victoires d’un Moïse ou d’un Abraham, rappelons-nous, et veillons-y, que nous combattons le combat de la foi contre la nature , et que nous devons avoir le dessus dans cette lutte en compagnie d’Isaac et de Jacob.
Quant au rôle de Jacob dans cette scène de famille, nous pouvons assurément dire que, s’il avait laissé les choses entre les mains du Seigneur, telles qu’elles avaient été dès le commencement, dès avant sa naissance, et s’il n’avait pas laissé sa mère les prendre entre les siennes, il s’en serait bien mieux trouvé. Combien de fois, depuis les jours de Genèse 27 , plus d’un Jacob a fait la même expérience ! L’Éternel lui avait promis la bénédiction sans condition quelconque. « Le plus grand sera asservi au plus petit ». Mais il ne sut pas, dans la patience de la foi, attendre le moment du Seigneur, et Sa manière à Lui d’accomplir sa promesse. En conséquence, la promesse s’encombre de restrictions, de difficultés et de fardeaux. Elle s’accomplira certainement. La promesse du Seigneur est assurée, et jamais encore elle n’est tombée à terre. Il est puissant pour la maintenir. Le plus grand sera asservi au plus petit — mais maintenant, en conséquence de l’incrédulité et des artifices de Jacob, l’aîné causera du tourment au plus jeune ; et puisque le plus jeune a cru bon de travailler à faire aboutir la promesse par sa propre adresse et son habileté, il ne pourra l’obtenir qu’après beaucoup de retard, de chagrins et de honte.
Aussi Ésaü lui-même, en cette occasion, reçoit-il de l’Éternel, par la bouche de son père Isaac, une promesse qui n’avait pas été d’abord en vue dans le propos divin de grâce envers Jacob. « Et Isaac, son père, répondit et lui dit : Voici, ton habitation sera en la graisse de la terre et en la rosée des cieux en haut. Et tu vivras de ton épée, et tu serviras ton frère ; et il arrivera que, lorsque tu seras devenu nomade, tu briseras son joug de dessus ton cou » (v. 39, 40 ).
Tout ceci se réalisa dans la suite. David, qui procédait de Jacob, mit des garnisons en Édom, et les Édomites lui sont asservis. Joram, qui descendait aussi de Jacob, perd plus tard les Édomites comme serviteurs et tributaires. Ils se révoltèrent jusqu’à ce jour (2 Sam. 8, 14 ; 2 Chron. 21, 8 ).
Des sauveurs monteront ci-après en Sion pour juger la montagne d’Ésaü (Abd. 21 ). Le tabernacle de David qui est tombé, sera relevé, et Israël possédera Édom et le résidu des nations (Amos 9 ). Ceci s’accomplira en son temps, car le plus grand sera asservi au plus petit : la promesse est oui et amen. Depuis les jours de Joram, fils de Josaphat, de la maison de David et de la famille de Jacob, Ésaü ou Édom a été en révolte ; et la promesse est ainsi retardée, compliquée et entravée, quand ce n’avait jamais été le propos de la grâce de Dieu — et par des voies telles que Jacob n’aurait jamais eu à les subir, si sa foi avait été plus simple.
On trouve bien des choses semblables dans l’expérience chrétienne. Voyez les disciples sur la mer de Galilée (Marc 4 ). Le Seigneur leur avait dit : « Passons à l’autre rive ». Cette parole leur était une garantie qu’ils l’atteindraient certainement. Ils n’avaient nullement à être craintifs. Ils auraient pu, s’ils l’avaient voulu, se coucher et dormir avec leur Maître. Mais non : ils ont peur, et ils consultent la chair et le sang ; la conséquence en est qu’ils atteignirent l’autre rive avec tremblement et honte. En raison de leurs craintes, leur esprit a à porter ce poids qui leur aurait été épargné si, pour l’accomplissement de la parole, ils s’en étaient remis à Celui qui avait donné le commandement. De même, l’incrédulité de Jacob, en Genèse 27 — le fait qu’il plaça la promesse de Dieu entre les mains de sa mère — ajouta à l’histoire de sa maison des perplexités, des contradictions et des changements qui, comme nous l’avons dit, n’avaient rien à faire avec la promesse, telle qu’elle avait été déclarée au commencement, le don devant être tout gratuit.
L’incrédulité des disciples leur fit faire bien d’autres expériences semblables, pendant qu’ils étaient dans la compagnie du Seigneur Jésus, tout le temps qu’Il entra et sortit au milieu d’eux ; et l’incrédulité nous en a fait aussi faire beaucoup, à nous Ses saints d’aujourd’hui. Il en résulte pour nous étonnement et honte, tandis que nous aurions pu ne connaître que les calmes et sereines jouissances de la foi, regardant, pour ainsi dire, à Jésus endormi, et connaissant Sa suffisance pour toutes les promesses, malgré tout le tumulte des vents et des vagues.
Ainsi en fut-il de Jacob, en raison du rôle qu’il joua, dans cette triste scène de famille. Ici, Ésaü n’est pas le coupable . Il est plutôt celui qui souffre , et, en conséquence, selon les dispensations de Celui par qui « les actions sont pesées » , Ésaü est le seul à gagner quelque chose. Tous les autres doivent apprendre ce qui se trouve au bout de la voie tracée par leurs propres cœurs. C’est le cas de chacun d’eux : Isaac, Rebecca, Jacob. Ésaü, celui qui souffrit alors, est celui qui y gagne quelque chose, comme nous l’avons dit. Il vit de son épée, et, dans la suite, et pour un temps, il brise de dessus son cou le joug de son plus jeune frère[19] .
Après toutes ces choses, à la fin de ses voies, quoique non à la fin de ses jours, suivant le désir de Rebecca, soupçonneuse et effrayée, Isaac fait partir Jacob, et cela avec tristesse, honte et désappointement, fruit amer de leur manière d’agir. Tout aurait été bien différent, si l’esprit et l’obéissance de la foi les avaient fait rester dans la voie du Seigneur (Gen. 27, 42 ; 28, 5 ).
Ici, nous arrivons à la fin de la vie pratique de notre patriarche. Il vit encore, il est vrai, quarante ans de plus, peut-être davantage ; mais il est perdu pour nous. Il est comme s’il n’existait pas.
À la fin du chapitre 35 , nous lisons : « Et Jacob vint vers Isaac, son père, à Mamré, à Kiriath-Arba, qui est Hébron, où Abraham et Isaac avaient séjourné. Et les jours d’Isaac furent cent quatre-vingts ans. Et Isaac expira et mourut, et fut recueilli vers ses peuples, âgé et rassasié de jours ; et Ésaü et Jacob, ses fils, l’enterrèrent ».
Abraham avait eu soin d’acquérir Macpéla lors de la mort de Sara ; là il avait enterré Sara, et là Isaac et Ismaël l’avaient enterré ; là encore Jacob et Ésaü enterrent maintenant Isaac ; et là, dans la suite, les douze fils de Jacob enterrent leur père.
L’achat de cette portion de champ, et le soin que prenaient les patriarches de s’y faire enterrer, nous disent qu’ils croyaient à une bienheureuse résurrection et à leur entrée en possession du pays qui en est la conséquence. Ils nous disent que leur espérance était aussi ferme que leur foi ; ils s’appuyaient en parfaite assurance sur la certitude de leur appel et de leur adoption, et avec une assurance non moins ferme, sur la certitude de la vie et de l’héritage préparé pour eux dans le siècle à venir. Ils vécurent dans la foi, et moururent dans la foi. Les patriarches étaient des hommes qui connaissaient dans leurs âmes la vie de foi et d’espérance, et en savouraient les jouissances. La nature se laisse voir en eux mainte et mainte fois ; ils s’égarent, ils changent, ils usent d’artifices, et parfois, dans leur incrédulité, veulent tromper Dieu ; ils s’attirent la discipline et la répréhension ; et parfois ils sont humiliés devant les hommes ; mais ils paraissent ne jamais douter du fait béni que c’est le Dieu de gloire qui les a adoptés et leur a donné leur portion . La foi et l’espérance étaient vivantes dans leurs âmes. Je ne dis pas qu’ils possédassent ce que nous possédons. Nous avons maintenant une onction, des arrhes et un témoignage, fruit de l’Esprit qui a été donné, qui demeure en nous, et nous communique non seulement la puissance, mais aussi le caractère du jour actuel. Toutefois, les patriarches, dans ce siècle d’enfance, paraissent ne jamais douter . Or c’est une chose précieuse que Dieu, dans les toutes premières communications de Lui-même à Ses élus, même aux jours d’enfance dont parle la Genèse, ait voulu être connu d’eux comme un Dieu en qui ils pouvaient se confier pour le présent et pour l’avenir.
Je le répète, c’est une chose précieuse. L’Esprit nourrit l’espérance dans l’âme des élus, aussi certainement que la foi. C’est ce que nous enseigne Macpéla, quant aux patriarches. Mais il en avait été ainsi avant eux, et depuis il en a toujours été de même. Adam avait l’espérance aussi bien que la foi : dès qu’il eut la foi, il eut l’espérance. Il marcha en étranger sur la terre, ayant en même temps conscience qu’il possédait la vie . Les saints d’avant le déluge marchèrent avec lui, et comme lui.
Les Israélites, dans la suite, célébrèrent la dernière nuit de leur séjour en Égypte, leurs bâtons à la main, et leurs sandales aux pieds , avec la même simplicité et la même assurance dans laquelle ils avaient mis le sang sur les linteaux de leurs portes. Leur espérance d’un objet au-delà de l’Égypte était tout aussi ferme que la certitude de leur sécurité en Égypte.
Moïse avait devant les yeux de son esprit cet état d’âme d’Israël, état qui convenait dans le camp de Dieu selon la puissance de la foi et de l’espérance, lorsque plus tard il disait à Hobab : « Nous partons pour le lieu dont l’Éternel nous a dit : Je vous le donnerai » . De même, Paul, en parlant devant le roi Agrippa : « À laquelle [promesse] nos douze tribus, en servant Dieu sans relâche nuit et jour, espèrent parvenir » .
L’huile, dans les vaisseaux des vierges prudentes, est l’expression de la puissance de l’espérance. Elles avaient une provision pour veiller jusqu’à l’apparition retardée de Celui dont elles n’attendaient que le retour, qu’elles eussent beaucoup ou peu de temps à attendre.
Et afin que notre espérance possède sa gloire morale la plus élevée, la plus magnifique, il nous est révélé que le ciel actuel de Jésus est un ciel d’espérance. Bien qu’assis à la droite de la Majesté dans les hauts lieux, Il attend, nous le savons, « jusqu’à ce que ses ennemis soient mis pour marchepied de ses pieds » . Dans les temps à venir, la pensée de l’Église glorifiée sera en unisson avec cette pensée de son Seigneur glorifié ; car le ciel d’Apocalypse 5 est aussi ce ciel d’espérance. « Tu es digne », disent dans le ciel les animaux et les vingt-quatre anciens, qui ont quitté leurs trônes pour tomber sur leurs faces : « Tu es digne de prendre le livre et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as acheté pour Dieu par ton sang, de toute tribu, et langue, et peuple, et nation ; et tu les as faits rois et sacrificateurs pour notre Dieu ; et ils régneront sur la terre » .
Nous voyons que les pères du livre de la Genèse sont tous unis dans cette vie de foi et d’espérance. Ils nous présentent des figures de divers mystères, et nous fournissent diverses leçons morales ; mais ils sont un dans cette vie de foi et d’espérance, et chacun d’eux en son jour — Abraham, Isaac, Jacob — est recueilli vers ses peuples (Gen. 25 ; 35 ; 49 ). Chacun d’eux est « une poignée de poussière sainte » déposée dans la caverne du champ d’Éphron, le Héthien, dans l’espérance sûre et certaine d’une résurrection pour la vie éternelle et pour la possession de l’héritage.
On connaît le dicton : « Mieux vaut s’user que se rouiller ». Mais ce ne fut pas le cas d’Isaac. Il fut atteint de la rouille. Tel fut le résultat naturel d’une telle vie.
Isaac fut-il un vase gâté sur le tour du potier et mis de côté comme étant impropre, ou du moins comme n’étant plus propre à l’usage du Maître ? C’est ce que semble nous dire son histoire. Tel n’avait point été Abraham. En lui, et jusqu’à son dernier jour, s’étaient fait voir tous les fruits propres de cette énergie qui l’avait vivifié au début. C’est ce que nous avons déjà considéré dans la marche d’Abraham. La feuille de cet arbre-là ne se flétrit point. Il rendit son fruit dans sa vieillesse. Il en fut de même de Moïse, de David, et de l’apôtre Paul. Ils moururent sous le harnais, à la charrue, ou dans la bataille. Ils commirent en chemin des fautes et parfois des actions pires que des fautes, soit pour soutenir leur cause, soit dans leur travail ; mais jamais ils ne furent mis de côté. Moïse donne ses conseils à Israël campé près des rives du Jourdain ; David règle l’ordre du royaume et remet ce dernier dans sa beauté et sa force entre les mains de Salomon ; Paul a jusqu’au bout son armure sur lui et ses reins ceints pour le combat et pour la course. Nous pouvons dire que, lorsque le temps de leur départ arrive, le Maître les trouve « faisant ainsi » (Luc 12 ), comme cela convenait à des esclaves. Il n’en est pas ainsi d’Isaac : Isaac est mis de côté. Pendant un long espace de quarante années, il ne nous est rien dit de lui. Il a été, pour ainsi dire, consumé par la rouille. Le vase s’est détruit peu à peu jusqu’à tomber en poudre.
Il y a sûrement pour nous instruction et avertissement en cela.
Cependant — tant les témoignages de Dieu sont riches en instructions — l’Écriture nous parle d’autres hommes dans d’autres générations, par lesquels nous recevons des enseignements et des avertissements encore plus solennels. C’est une chose humiliante d’être mis de côté comme n’étant plus d’aucune utilité, mais il est triste d’être laissé dans ce monde simplement pour se réveiller de son sommeil, et il est terrible d’y être laissé pour se souiller . Les témoignages de Dieu nous présentent des exemples de ces divers cas. Jacob , pendant ses dernières années en Égypte, n’est pas un vase inutile ; c’est là qu’il se réveille. Je sais que plusieurs choses précieuses nous sont dites au sujet de Jacob pendant ces dix-sept années, et nous pouvons retirer le plus grand profit des enseignements de l’Esprit par ce qu’Il nous dit de la vie de Jacob en Égypte. Néanmoins, la grande leçon morale pour nous, c’est que nous voyons ici un croyant, après qu’il a été l’objet d’une sainte discipline, se réveiller et produire du fruit tel que doit en produire celui qui est réveillé. Si nous y réfléchissons, ce n’est encore qu’un pauvre résultat. Mais la fin de Salomon est bien plus triste. Il finit par la souillure, chose déplorable et terrible. Ce n’était ni la fin d’Isaac, ni celle de Jacob — ni celle d’un saint mis simplement de côté, ni celle d’un saint auquel il est accordé du temps pour se réveiller. Isaac, dans un sens général, fut irréprochable jusqu’au bout, et les derniers jours de Jacob furent ses meilleurs jours ; mais quant à Salomon, nous lisons : « Il arriva, au temps de la vieillesse de Salomon , que ses femmes détournèrent son cœur après d’autres dieux » . La conséquence en est que la tablette placée à sa mémoire, au-dessus de son nom, a jusqu’à aujourd’hui un sens équivoque, et qu’elle est difficile à déchiffrer.
Telles sont, bien-aimés, les leçons que nous donnent Isaac, Jacob et Salomon ; telles sont les instructions détaillées et variées présentées à nos âmes dans les pages riches et vivantes des oracles de Dieu. Elles nous mettent à même de voir, dans la maison de Dieu, des vases utiles et utilisés jusqu’au bout, des vases mis de côté pour se rouiller plutôt que pour s’user, des vases qui réussissent tout au plus à se purifier de leur souillure, et des vases qui, à la fin de leur service, se déshonorent en en contractant de nouvelles.
Merveilleux et variés sont les enseignements et les voies de la grâce, de la surabondante grâce ! Combien l’âme est prompte à concevoir à l’égard de Dieu, des pensées selon les suggestions de la nature , au lieu de Le connaître par la foi . La nature Le présente à l’âme comme un juge, comme imposant une loi, ou comme exigeant la justice, comme voulant, la balance à la main, peser toutes les pensées et toutes les œuvres des hommes, étant attentif au moindre contact de mal pour en tirer vengeance. La foi, au contraire, Le présente aux yeux de notre cœur, qui se prosterne devant Lui, comme étant Celui qui nous aime toujours, quoi qu’Il fasse, ou dise. Car la foi opère par l’amour (Gal. 5, 6 ) — elle opère, ayant en vue le Dieu qui est amour, et par suite dans un esprit de confiance et de liberté. Nos âmes sont-elles oppressées par un esprit de crainte, de servitude ou d’incertitude, nous pouvons être certains que la main de notre foi a lâché prise, et que nous nous sommes laissé conduire par les tuteurs et les curateurs que nous fournit la nature. Il ne devrait point en être ainsi. Il nous faut savoir que nous avons toujours affaire avec l’amour ! Soit que nous lisions, que nous priions, que nous conversions, que nous confessions, que nous servions, que nous chantions, que nous considérions Sa main dans Sa providence, ou que nous méditions en secret sur Son nom, puissions-nous jouir de la communion de la foi avec Dieu ! Il nous aime. La relation dans laquelle nous sommes avec Lui, et dont notre patriarche Isaac était l’expression, fait que c’est là une vérité nécessaire .
C’est à Lui-même que Dieu nous a amenés, et pour Lui-même qu’Il nous a adoptés, « nous ayant prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté » (Éph. 1, 5 ). Ces mots « pour lui » nous disent la joie propre de Dieu à adopter les élus, à faire d’eux des fils — joie semblable à celle d’Abraham lorsqu’il sevra Isaac. Christ se présente l’Assemblée à Lui-même (Éph. 5, 27 ), et le Père réunit les élus comme fils, en les adoptant pour Lui . L’un et l’autre ont un intérêt personnel et une joie personnelle dans les mystères de la grâce ; et, en conséquence, le Saint Esprit, dans l’épître aux Galates, à laquelle l’histoire d’Isaac a trait d’une manière si remarquable, plaide devant nous la cause du Père, aussi bien que celle de Christ. Il nous enseigne que, par Christ, nous sommes rachetés de la malédiction de la loi , et que, par l’Esprit qui nous a été donné par le Père, nous sommes rachetés de la servitude de la loi . Tout ceci est plein de bénédiction pour nous, et nous est suggéré par le mystère d’Isaac, le fils de la femme libre.
La foi est en nous le principe en vertu duquel le Seigneur Jésus peut (Dieu seul le peut, en effet) entièrement par Lui-même, soutenir la confiance du pécheur et en être l’objet immédiat, unique. Mais, dans la dispensation actuelle, la foi implique la relation . Par la foi, nous sommes dans la personne de Christ, en même temps que nous nous reposons sur Son œuvre ; or Christ étant le Fils, nous sommes fils, de même que nous sommes des pécheurs sauvés. « Nous sommes tous fils de Dieu par la foi dans le Christ Jésus » (Gal. 3, 26 ). Quant à Ismaël, il ne doit pas avoir part dans la maison avec Isaac. L’esprit de servitude engendré par la loi ou par la religion des ordonnances, doit être exclu, et l’esprit de liberté seul doit remplir la maison. Car l’héritage est maintenant assuré à un fils, et non à un serviteur ; à Isaac, et non à Éliézer ; et cette relation est la joie de Dieu comme elle est la nôtre. « Le Père en cherche de tels qui l’adorent » . Merveilleuses paroles de grâce surabondante, bien-aimés ! Et la joie de Sara en Isaac le déclara aux jours des patriarches.
Matthieu
18 ◊ 1 En cette heure-là les disciples vinrent à Jésus, disant : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? ◊ 2 Et Jésus, ayant appelé auprès de lui un petit enfant, le plaça au milieu d’eux, ◊ 3 et dit : En vérité, je vous dis : si vous ne vous convertissez et ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux. ◊ 4 Quiconque donc s’abaissera comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux ; ◊ 5 et quiconque reçoit un seul petit enfant tel que celui-ci en mon nom, me reçoit. ◊ 6 Et quiconque est une occasion de chute pour un de ces petits qui croient en moi, il serait avantageux pour lui qu’on lui eût pendu au cou une meule d’âne et qu’il eût été noyé dans les profondeurs de la mer. ◊ 7 Malheur au monde à cause des occasions de chute ! car il est nécessaire qu’il arrive des occasions de chute ; mais malheur à cet homme par qui l’occasion de chute arrive. ◊ 8 Et si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-les et jette-les loin de toi : il vaut mieux pour toi d’entrer dans la vie boiteux ou estropié, que d’avoir deux mains ou deux pieds, et d’être jeté dans le feu éternel. ◊ 9 Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il vaut mieux pour toi d’entrer dans la vie n’ayant qu’un œil, que d’avoir deux yeux, et d’être jeté dans la géhenne du feu. ◊ 10 Prenez garde de ne pas mépriser un de ces petits ; car je vous dis que, dans les cieux, leurs anges voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux. ◊ 11 Car le fils de l’homme est venu pour sauver ce qui était perdu. ◊ 12 Que vous en semble ? Si un homme a cent brebis, et que l’une d’elles se soit égarée, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf sur les montagnes, pour s’en aller chercher celle qui s’est égarée ? ◊ 13 Et s’il arrive qu’il la trouve, — en vérité, je vous dis qu’il a plus de joie de celle-là que des quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. ◊ 14 Ainsi, ce n’est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux, qu’un seul de ces petits périsse.
◊ 15 Et si ton frère pèche contre toi, va, reprends-le, entre toi et lui seul ; s’il t’écoute, tu as gagné ton frère ; ◊ 16 mais s’il ne t’écoute pas, prends avec toi encore une ou deux personnes, afin que par la bouche de deux ou de trois témoins toute parole soit établie. ◊ 17 Et s’il ne veut pas les écouter, dis-le à l’assemblée ; et s’il ne veut pas écouter l’assemblée non plus, qu’il te soit comme un homme des nations et comme un publicain. ◊ 18 En vérité, je vous dis : Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. ◊ 19 Je vous dis encore que si deux d’entre vous sont d’accord sur la terre pour une chose quelconque, quelle que soit la chose qu’ils demanderont, elle sera faite pour eux par mon Père qui est dans les cieux ; ◊ 20 car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux.
◊ 21 Alors Pierre, s’approchant de lui, dit : Seigneur, combien de fois mon frère péchera-t-il contre moi, et lui pardonnerai-je ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? ◊ 22 Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. ◊ 23 C’est pourquoi le royaume des cieux a été fait semblable à un roi qui voulut compter avec ses esclaves. ◊ 24 Et quand il eut commencé à compter, on lui en amena un qui lui devait dix mille talents. ◊ 25 Et comme il n’avait pas de quoi payer, son seigneur ordonna qu’il fût vendu, [lui], et sa femme, et ses enfants, et tout ce qu’il avait ; et que le payement fût fait. ◊ 26 L’esclave donc, se jetant à ses pieds, lui rendit hommage, disant : Seigneur, use de patience envers moi, et je te payerai tout. ◊ 27 Et le seigneur de cet esclave-là, touché de compassion, le relâcha et lui remit la dette. ◊ 28 Mais cet esclave, étant sorti, trouva un de ceux qui étaient esclaves avec lui, qui lui devait cent deniers ; et l’ayant saisi, il l’étranglait, disant : Paye, si tu dois quelque chose. ◊ 29 Celui donc qui était esclave avec lui, se jetant à ses pieds, le supplia, disant : Use de patience envers moi, et je te payerai. ◊ 30 Et il ne voulut pas ; mais il s’en alla et le jeta en prison jusqu’à ce qu’il eût payé la dette. ◊ 31 Or ceux qui étaient esclaves avec lui, voyant ce qui était arrivé, furent extrêmement affligés, et s’en vinrent et déclarèrent à leur seigneur tout ce qui s’était passé. ◊ 32 Alors son seigneur, l’ayant appelé auprès de lui, lui dit : Méchant esclave, je t’ai remis toute cette dette, parce que tu m’en as supplié ; ◊ 33 n’aurais-tu pas dû aussi avoir pitié de celui qui est esclave avec toi, comme moi aussi j’ai eu pitié de toi ? ◊ 34 Et son seigneur, étant en colère, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il eût payé tout ce qui lui était dû. ◊ 35 Ainsi aussi mon Père céleste vous fera, si vous ne pardonnez pas de tout votre cœur, chacun à son frère.
Matthieu
20 ◊ 1 Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le point du jour afin de louer des ouvriers pour sa vigne. ◊ 2 Et étant tombé d’accord avec les ouvriers pour un denier par jour, il les envoya dans sa vigne. ◊ 3 Et sortant vers la troisième heure, il en vit d’autres qui étaient sur la place du marché à ne rien faire ; ◊ 4 et il dit à ceux-ci : Allez, vous aussi, dans la vigne, et je vous donnerai ce qui sera juste ; ◊ 5 et ils s’en allèrent. Sortant encore vers la sixième heure et vers la neuvième heure, il fit de même. ◊ 6 Et sortant vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient là ; et il leur dit : Pourquoi vous tenez-vous ici tout le jour sans rien faire ? ◊ 7 Ils lui disent : Parce que personne ne nous a engagés. Il leur dit : Allez, vous aussi, dans la vigne, et vous recevrez ce qui sera juste. ◊ 8 Et le soir étant venu, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelle les ouvriers, et paye-leur leur salaire, en commençant depuis les derniers jusqu’aux premiers. ◊ 9 Et lorsque ceux [qui avaient été engagés] vers la onzième heure furent venus, ils reçurent chacun un denier ; ◊ 10 et quand les premiers furent venus, ils croyaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun un denier. ◊ 11 Et l’ayant reçu, ils murmuraient contre le maître de maison, ◊ 12 disant : Ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et tu les as faits égaux à nous qui avons porté le faix du jour et la chaleur. ◊ 13 Et lui, répondant, dit à l’un d’entre eux : Mon ami, je ne te fais pas tort : n’es-tu pas tombé d’accord avec moi pour un denier ? ◊ 14 Prends ce qui est à toi et va-t’en. Mais je veux donner à ce dernier autant qu’à toi. ◊ 15 Ne m’est-il pas permis de faire ce que je veux de ce qui est mien ? Ton œil est-il méchant, parce que moi, je suis bon ? ◊ 16 Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers les derniers, car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.
◊ 17 Et Jésus, montant à Jérusalem, prit à part sur le chemin les douze disciples, et leur dit : ◊ 18 Voici, nous montons à Jérusalem, et le fils de l’homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes, et ils le condamneront à mort ; ◊ 19 et ils le livreront aux nations pour s’en moquer, et le fouetter, et le crucifier ; et le troisième jour il ressuscitera.
◊ 20 Alors la mère des fils de Zébédée vint à lui avec ses fils, [lui] rendant hommage et lui demandant quelque chose. ◊ 21 Et il lui dit : Que veux-tu ? Elle lui dit : Ordonne que mes deux fils que voici, s’asseyent, l’un à ta droite et l’un à ta gauche, dans ton royaume. ◊ 22 Et Jésus, répondant, dit : Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que moi, je vais boire ? Ils lui disent : Nous le pouvons. ◊ 23 Et il leur dit : Vous boirez bien ma coupe ; mais de s’asseoir à ma droite et à ma gauche, n’est pas à moi pour le donner, sinon à ceux pour lesquels cela est préparé par mon Père. ◊ 24 Et les dix, l’ayant entendu, furent indignés à l’égard des deux frères. ◊ 25 Et Jésus, les ayant appelés auprès de lui, dit : Vous savez que les chefs des nations dominent sur elles, et que les grands usent d’autorité sur elles. ◊ 26 Il n’en sera pas ainsi parmi vous ; mais quiconque voudra devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; ◊ 27 et quiconque voudra être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave ; ◊ 28 de même que le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie en rançon pour plusieurs.
◊ 29 Et comme ils sortaient de Jéricho, une grande foule le suivit. ◊ 30 Et voici, deux aveugles assis sur le bord du chemin, ayant ouï que Jésus passait, s’écrièrent, disant : Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David. ◊ 31 Et la foule les reprit, afin qu’ils se tussent ; mais ils criaient plus fort, disant : Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David. ◊ 32 Et Jésus, s’arrêtant, les appela et dit : Que voulez-vous que je vous fasse ? ◊ 33 Ils lui disent : Seigneur, que nos yeux soient ouverts. ◊ 34 Et Jésus, ému de compassion, toucha leurs yeux ; et aussitôt leurs yeux recouvrèrent la vue ; et ils le suivirent.
2 Chroniques
21 ◊ 1 * Et Josaphat s’endormit avec ses pères, et il fut enterré avec ses pères dans la ville de David. Et Joram, son fils, régna à sa place. ◊ 2 Et il avait des frères, fils de Josaphat : Azaria, et Jekhiel, et Zacharie, et Azaria, et Micaël, et Shephatia ; tous ceux-là étaient fils de Josaphat, roi d’Israël. ◊ 3 Et leur père leur avait fait de grands dons en argent et en or, et en choses précieuses, avec des villes fortes en Juda ; mais il avait donné le royaume à Joram, parce qu’il était le premier-né. ◊ 4 Et Joram s’établit sur le royaume de son père, et s’y fortifia, et tua par l’épée tous ses frères, et quelques-uns aussi des chefs d’Israël.
◊ 5 Joram était âgé de trente-deux ans lorsqu’il commença de régner ; et il régna huit ans à Jérusalem. ◊ 6 Et il marcha dans la voie des rois d’Israël, selon ce que faisait la maison d’Achab, car il avait pour femme une fille d’Achab ; et il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel. ◊ 7 Mais l’Éternel ne voulut point détruire la maison de David, à cause de l’alliance qu’il avait faite avec David et selon ce qu’il avait dit, qu’il lui donnerait une lampe, à lui et à ses fils, à toujours.
◊ 8 En ses jours, Édom se révolta de dessous la main de Juda, et ils établirent un roi sur eux. ◊ 9 Et Joram se mit en marche avec ses chefs, et tous les chars avec lui ; et il se leva de nuit, et frappa Édom, qui l’avait entouré, et les chefs des chars. ◊ 10 Mais Édom se révolta de dessous la main de Juda, jusqu’à ce jour. Alors, dans ce même temps, Libna se révolta de dessous sa main, car il avait abandonné l’Éternel, le Dieu de ses pères. ◊ 11 Il fit aussi des hauts lieux dans les montagnes de Juda, et fit que les habitants de Jérusalem se prostituèrent, et il y poussa Juda.
◊ 12 Et il vint à lui un écrit d’Élie, le prophète, disant : Ainsi dit l’Éternel, le Dieu de David, ton père : Parce que tu n’as pas marché dans les voies de Josaphat, ton père, ni dans les voies d’Asa, roi de Juda, ◊ 13 mais que tu as marché dans la voie des rois d’Israël, et que tu as fait que ceux de Juda et les habitants de Jérusalem se sont prostitués selon les prostitutions de la maison d’Achab, et aussi parce que tu as tué tes frères, la maison de ton père, qui étaient meilleurs que toi, ◊ 14 — voici, l’Éternel te frappera d’un grand coup dans ton peuple et dans tes fils et dans tes femmes et dans tous tes biens, ◊ 15 et toi-même de grandes maladies, d’une maladie d’entrailles, jusqu’à ce que tes entrailles sortent par l’effet de la maladie, jour après jour. ◊ 16 Et l’Éternel réveilla contre Joram l’esprit des Philistins et des Arabes qui sont à côté des Éthiopiens ; ◊ 17 et ils montèrent contre Juda, et en forcèrent l’entrée, et emmenèrent tous les biens qui furent trouvés dans la maison du roi, et aussi ses fils et ses femmes ; et il ne lui resta aucun fils, sinon Joakhaz, le plus petit de ses fils. ◊ 18 Et après tout cela, l’Éternel le frappa dans ses entrailles d’une maladie incurable. ◊ 19 Et il arriva, de jour en jour, et au temps où la seconde année tirait à sa fin, que ses entrailles sortirent par l’effet de la maladie, et il mourut dans de cruelles souffrances ; et son peuple ne fit pas brûler pour lui [des aromates], comme on en avait fait brûler pour ses pères. ◊ 20 Il était âgé de trente-deux ans lorsqu’il commença de régner ; et il régna huit ans à Jérusalem ; et il s’en alla sans être regretté ; et on l’enterra dans la ville de David, mais non dans les sépulcres des rois.
Actes
8 ◊ 1 et Saul consentait à sa mort.
Or en ce temps-là, il y eut une grande persécution contre l’assemblée qui était à Jérusalem ; et tous furent dispersés dans les contrées de la Judée et de la Samarie, excepté les apôtres. ◊ 2 Et des hommes pieux emportèrent Étienne pour l’ensevelir, et menèrent un grand deuil sur lui.
◊ 3 Or Saul ravageait l’assemblée, entrant dans les maisons ; et traînant hommes et femmes, il les livrait [pour être jetés] en prison.
◊ 4 Ceux donc qui avaient été dispersés allaient çà et là, annonçant la parole. ◊ 5 Et Philippe, étant descendu dans une ville de la Samarie, leur prêcha le Christ. ◊ 6 Et les foules, d’un commun accord, étaient attentives aux choses que Philippe disait, l’entendant, et voyant les miracles qu’il faisait ; ◊ 7 car les esprits immondes, criant à haute voix, sortaient de plusieurs qui en étaient possédés ; et beaucoup de paralytiques et de boiteux furent guéris ; ◊ 8 et il y eut une grande joie dans cette ville-là.
◊ 9 Or, avant cela, il y avait dans la ville un homme nommé Simon, qui exerçait la magie et étonnait le peuple de la Samarie, se disant être quelque grand personnage ; ◊ 10 auquel tous s’attachaient, depuis le petit jusqu’au grand, disant : Celui-ci est la puissance de Dieu appelée la grande. ◊ 11 Et ils s’attachaient à lui, parce que depuis longtemps il les étonnait par sa magie. ◊ 12 Mais quand ils eurent cru Philippe qui leur annonçait les bonnes nouvelles touchant le royaume de Dieu et le nom de Jésus Christ, tant les hommes que les femmes furent baptisés. ◊ 13 Et Simon crut aussi lui-même ; et après avoir été baptisé, il se tenait toujours auprès de Philippe ; et voyant les prodiges et les grands miracles qui se faisaient, il était dans l’étonnement.
◊ 14 Or les apôtres qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la parole de Dieu, leur envoyèrent Pierre et Jean, ◊ 15 qui, étant descendus, prièrent pour eux, pour qu’ils reçussent l’Esprit Saint : ◊ 16 car il n’était encore tombé sur aucun d’eux, mais seulement ils avaient été baptisés pour le nom du seigneur Jésus. ◊ 17 Puis ils leur imposèrent les mains, et ils reçurent l’Esprit Saint. ◊ 18 Or Simon, voyant que l’Esprit Saint était donné par l’imposition des mains des apôtres, leur offrit de l’argent, ◊ 19 disant : Donnez-moi aussi ce pouvoir, afin que tous ceux à qui j’imposerai les mains reçoivent l’Esprit Saint. ◊ 20 Mais Pierre lui dit : Que ton argent périsse avec toi, parce que tu as pensé acquérir avec de l’argent le don de Dieu. ◊ 21 Tu n’as ni part ni portion dans cette affaire ; car ton cœur n’est pas droit devant Dieu. ◊ 22 Repens-toi donc de cette méchanceté, et supplie le Seigneur, afin que, si faire se peut, la pensée de ton cœur te soit pardonnée ; ◊ 23 car je vois que tu es dans un fiel d’amertume et dans un lien d’iniquité. ◊ 24 Et Simon, répondant, dit : Vous, suppliez le Seigneur pour moi, en sorte que rien ne vienne sur moi de ce dont vous avez parlé. ◊ 25 Eux donc, après avoir rendu témoignage et avoir annoncé la parole du Seigneur, s’en retournaient à Jérusalem ; et ils évangélisaient plusieurs villages des Samaritains.
◊ 26 Et un ange du *Seigneur parla à Philippe, disant : Lève-toi, et va vers le midi, sur le chemin qui descend de Jérusalem à Gaza, lequel est désert. ◊ 27 Et lui, se levant, s’en alla. Et voici, un Éthiopien, eunuque, homme puissant à la cour de Candace, reine des Éthiopiens, intendant de tous ses trésors, et qui était venu pour adorer à Jérusalem, s’en retournait ; ◊ 28 et il était assis dans son char et lisait le prophète Ésaïe. ◊ 29 Et l’Esprit dit à Philippe : Approche-toi et joins-toi à ce char. ◊ 30 Et Philippe étant accouru, l’entendit qui lisait le prophète Ésaïe ; et il dit : Mais comprends-tu ce que tu lis ? ◊ 31 Et il dit : Comment donc le pourrais-je, si quelqu’un ne me conduit ? Et il pria Philippe de monter et de s’asseoir avec lui. ◊ 32 Or le passage de l’écriture qu’il lisait était celui-ci : « Il a été mené comme une brebis à la boucherie ; et comme un agneau, muet devant celui qui le tond, ainsi il n’ouvre point sa bouche ; ◊ 33 dans son humiliation, son jugement a été ôté ; et qui racontera sa génération ? car sa vie est ôtée de la terre ». ◊ 34 Et l’eunuque, répondant, dit à Philippe : Je te prie, de qui le prophète dit-il cela ? De lui-même, ou de quelque autre ? ◊ 35 Et Philippe, ouvrant sa bouche et commençant par cette écriture, lui annonça Jésus. ◊ 36 Et comme ils continuaient leur chemin, ils arrivèrent à une eau, et l’eunuque dit : Voici de l’eau, qu’est-ce qui m’empêche d’être baptisé ? ◊ 38 Et il donna l’ordre qu’on arrêtât le char, et ils descendirent tous deux à l’eau, et Philippe et l’eunuque ; et [Philippe] le baptisa. ◊ 39 Et, quand ils furent remontés hors de l’eau, l’Esprit du Seigneur enleva Philippe, et l’eunuque ne le vit plus, car il continua son chemin tout joyeux ; ◊ 40 mais Philippe fut trouvé à Azot ; et en passant au travers [du pays], il évangélisa toutes les villes, jusqu’à ce qu’il fut arrivé à Césarée.
Exode
12 ◊ 1 * Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron dans le pays d’Égypte, disant : ◊ 2 Ce mois-ci sera pour vous le commencement des mois ; il sera pour vous le premier des mois de l’année. ◊ 3 Parlez à toute l’assemblée d’Israël, disant : Au dixième [jour] de ce mois, vous prendrez chacun un agneau par maison de père, un agneau par maison. ◊ 4 Et si la maison est trop peu nombreuse pour un agneau, que lui et son voisin le plus rapproché de sa maison, le prennent, selon le nombre des âmes ; vous compterez pour l’agneau d’après ce que chacun peut manger. ◊ 5 Vous aurez un agneau sans défaut, mâle, âgé d’un an ; vous le prendrez d’entre les moutons ou d’entre les chèvres ; ◊ 6 et vous le tiendrez en garde jusqu’au quatorzième jour de ce mois ; et toute la congrégation de l’assemblée d’Israël l’égorgera entre les deux soirs. ◊ 7 Et ils prendront de son sang, et en mettront sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte, aux maisons dans lesquelles ils le mangeront ; ◊ 8 et ils en mangeront la chair cette nuit-là ; ils la mangeront rôtie au feu, avec des pains sans levain, et des herbes amères. ◊ 9 Vous n’en mangerez pas qui soit à demi cuit ou qui ait été cuit dans l’eau, mais rôti au feu : la tête, et les jambes, et l’intérieur. ◊ 10 Et vous n’en laisserez rien de reste jusqu’au matin ; et ce qui en resterait jusqu’au matin, vous le brûlerez au feu. ◊ 11 Et vous le mangerez ainsi : vos reins ceints, vos sandales à vos pieds, et votre bâton en votre main ; et vous le mangerez à la hâte. C’est la pâque de l’Éternel. ◊ 12 Et je passerai par le pays d’Égypte cette nuit-là, et je frapperai tout premier-né dans le pays d’Égypte, depuis l’homme jusqu’aux bêtes, et j’exercerai des jugements sur tous les dieux de l’Égypte. Je suis l’Éternel. ◊ 13 Et le sang vous sera pour signe sur les maisons où vous serez ; et je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n’y aura point de plaie à destruction au milieu de vous, quand je frapperai le pays d’Égypte. ◊ 14 Et ce jour-là vous sera en mémorial, et vous le célébrerez comme une fête à l’Éternel ; vous le célébrerez en vos générations comme un statut perpétuel. ◊ 15 Pendant sept jours vous mangerez des pains sans levain : dès le premier jour, vous ôterez le levain de vos maisons ; car quiconque mangera du pain levé, du premier jour au septième jour, cette âme-là sera retranchée d’Israël. ◊ 16 Et le premier jour vous aurez une sainte convocation, et le septième jour une sainte convocation ; il ne se fera aucune œuvre en ces jours-là ; seulement ce que chacun mangera, cela seul se fera par vous.
◊ 17 Et vous garderez la fête des pains sans levain, car en ce même jour j’ai fait sortir vos armées du pays d’Égypte ; et vous garderez ce jour-là en vos générations, comme un statut perpétuel. ◊ 18 Le premier mois, le quatorzième jour du mois, au soir, vous mangerez des pains sans levain, jusqu’au vingt et unième jour du mois, au soir. ◊ 19 Pendant sept jours il ne se trouvera point de levain dans vos maisons ; car quiconque mangera de ce qui est levé, cette âme-là sera retranchée de l’assemblée d’Israël, étranger ou Israélite de naissance. ◊ 20 Vous ne mangerez rien de levé ; dans toutes vos habitations vous mangerez des pains sans levain.
◊ 21 Et Moïse appela tous les anciens d’Israël, et leur dit : Tirez à part et prenez du menu bétail selon vos familles, et égorgez la pâque. ◊ 22 Et vous prendrez un bouquet d’hysope, et vous le tremperez dans le sang qui sera dans le bassin ; et du sang qui sera dans le bassin, vous aspergerez le linteau et les deux poteaux ; et nul d’entre vous ne sortira de la porte de sa maison, jusqu’au matin. ◊ 23 Car l’Éternel passera pour frapper les Égyptiens ; et il verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, et l’Éternel passera par-dessus la porte, et ne permettra pas au destructeur d’entrer dans vos maisons pour frapper. ◊ 24 Et vous garderez cela comme un statut pour toi et pour tes enfants, à toujours. ◊ 25 Et lorsque vous serez entrés dans le pays que l’Éternel vous donnera, comme il l’a dit, il arrivera que vous garderez ce service. ◊ 26 Et quand vos enfants vous diront : Que signifie pour vous ce service ? ◊ 27 il arrivera que vous direz : C’est le sacrifice de la pâque à l’Éternel, qui passa par-dessus les maisons des fils d’Israël en Égypte, lorsqu’il frappa les Égyptiens et qu’il préserva nos maisons.
Et le peuple s’inclina, et ils se prosternèrent. ◊ 28 Et les fils d’Israël s’en allèrent, et firent comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse et à Aaron ; ils firent ainsi. ◊ 29 Et il arriva, au milieu de la nuit, que l’Éternel frappa tout premier-né dans le pays d’Égypte, depuis le premier-né du Pharaon qui était assis sur son trône, jusqu’au premier-né du captif qui était dans la maison de la fosse, et tout premier-né des bêtes. ◊ 30 Et le Pharaon se leva de nuit, lui et tous ses serviteurs, et toute l’Égypte ; et il y eut un grand cri en Égypte, car il n’y avait pas de maison où il n’y eût un mort. ◊ 31 Et il appela Moïse et Aaron de nuit, et dit : Levez-vous, sortez du milieu de mon peuple, tant vous que les fils d’Israël, et allez-vous-en, servez l’Éternel, comme vous l’avez dit ; ◊ 32 prenez votre menu bétail et votre gros bétail, comme vous l’avez dit, et allez-vous-en, et bénissez-moi aussi. ◊ 33 Et les Égyptiens pressaient le peuple, pour le renvoyer du pays en hâte ; car ils disaient : Nous sommes tous morts. ◊ 34 Et le peuple prit sa pâte avant qu’elle fût levée, ayant leurs huches liées dans leurs vêtements sur leurs épaules. ◊ 35 Et les fils d’Israël firent selon la parole de Moïse, et demandèrent aux Égyptiens des objets d’argent, et des objets d’or, et des vêtements. ◊ 36 Et l’Éternel fit que le peuple trouva faveur aux yeux des Égyptiens, qui accordèrent leurs demandes ; et ils dépouillèrent les Égyptiens.
◊ 37 Et les fils d’Israël partirent de Ramsès pour Succoth, environ six cent mille hommes de pied, les hommes faits, sans les petits enfants ; ◊ 38 et aussi un grand amas de gens monta avec eux, et du menu et du gros bétail, des troupeaux en très grand nombre. ◊ 39 Et ils cuisirent en gâteaux sans levain la pâte qu’ils avaient emportée d’Égypte ; car elle n’avait pas levé, parce qu’ils avaient été chassés d’Égypte et n’avaient pu tarder ; ils ne s’étaient pas fait non plus de provisions.
◊ 40 Et l’habitation des fils d’Israël qui avaient habité en Égypte, fut de quatre cent trente ans. ◊ 41 Et il arriva, au bout de quatre cent trente ans, il arriva, en ce même jour, que toutes les armées de l’Éternel sortirent du pays d’Égypte. ◊ 42 C’est une nuit à garder pour l’Éternel, parce qu’il les a fait sortir du pays d’Égypte ; — cette nuit-là est à garder pour l’Éternel par tous les fils d’Israël, en leurs générations.
◊ 43 Et l’Éternel dit à Moïse et à Aaron : C’est ici le statut de la Pâque : Aucun étranger n’en mangera ; ◊ 44 mais tout esclave, homme acheté à prix d’argent, tu le circonciras ; alors il en mangera. ◊ 45 L’habitant et l’homme à gages n’en mangeront point. ◊ 46 Elle sera mangée dans une même maison ; tu n’emporteras point de sa chair hors de la maison, et vous n’en casserez pas un os. ◊ 47 Toute l’assemblée d’Israël la fera. ◊ 48 Et si un étranger séjourne chez toi, et veut faire la Pâque à l’Éternel, que tout mâle qui est à lui soit circoncis ; et alors il s’approchera pour la faire, et sera comme l’Israélite de naissance ; mais aucun incirconcis n’en mangera. ◊ 49 Il y aura une même loi pour l’Israélite de naissance et pour l’étranger qui séjourne parmi vous. ◊ 50 Et tous les fils d’Israël firent comme l’Éternel avait commandé à Moïse et à Aaron ; ils firent ainsi.
◊ 51 Et il arriva, en ce même jour, que l’Éternel fit sortir les fils d’Israël du pays d’Égypte, selon leurs armées.
Luc
12 ◊ 1 Cependant les foules s’étant rassemblées par milliers, de sorte qu’ils se foulaient les uns les autres, il se mit, avant tout, à dire à ses disciples : Tenez-vous en garde contre le levain des pharisiens, qui est l’hypocrisie. ◊ 2 Mais il n’y a rien de couvert qui ne sera révélé, ni rien de secret qui ne sera connu. ◊ 3 C’est pourquoi toutes les choses que vous avez dites dans les ténèbres seront entendues dans la lumière, et ce dont vous avez parlé à l’oreille dans les chambres sera publié sur les toits. ◊ 4 Mais je vous dis à vous, mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui après cela ne peuvent rien faire de plus ; ◊ 5 mais je vous montrerai qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne : oui, vous dis-je, craignez celui-là. ◊ 6 Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux sous ? et pas un seul d’entre eux n’est oublié devant Dieu. ◊ 7 Mais les cheveux même de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc pas : vous valez mieux que beaucoup de passereaux. ◊ 8 Et je vous dis : Quiconque m’aura confessé devant les hommes, le fils de l’homme le confessera aussi devant les anges de Dieu ; ◊ 9 mais celui qui m’aura renié devant les hommes sera renié devant les anges de Dieu. ◊ 10 Et quiconque parlera contre le fils de l’homme, il lui sera pardonné ; mais à celui qui aura proféré des paroles injurieuses contre le Saint Esprit, il ne sera pas pardonné. ◊ 11 Et quand ils vous mèneront devant les synagogues et les magistrats et les autorités, ne soyez pas en souci comment, ou quelle chose vous répondrez, ou de ce que vous direz ; ◊ 12 car le Saint Esprit vous enseignera à l’heure même ce qu’il faudra dire.
◊ 13 Et quelqu’un lui dit du milieu de la foule : Maître, dis à mon frère de partager avec moi l’héritage. ◊ 14 Mais il lui dit : Homme, qui est-ce qui m’a établi sur vous [pour être votre] juge et pour faire vos partages ? ◊ 15 Et il leur dit : Voyez, et gardez-vous de toute avarice ; car encore que quelqu’un soit riche, sa vie n’est pas dans ses biens. ◊ 16 Et il leur dit une parabole, disant : Les champs d’un homme riche avaient beaucoup rapporté ; ◊ 17 et il raisonnait en lui-même, disant : Que ferai-je, car je n’ai pas où je puisse assembler mes fruits ? ◊ 18 Et il dit : Voici ce que je ferai : j’abattrai mes greniers et j’en bâtirai de plus grands, et j’y assemblerai tous mes produits et mes biens ; ◊ 19 et je dirai à mon âme : [Mon] âme, tu as beaucoup de biens assemblés pour beaucoup d’années ; repose-toi, mange, bois, fais grande chère. ◊ 20 Mais Dieu lui dit : Insensé ! cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ces choses que tu as préparées, à qui seront-elles ? ◊ 21 Il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et qui n’est pas riche quant à Dieu.
◊ 22 Et il dit à ses disciples : À cause de cela, je vous dis : Ne soyez pas en souci pour la vie, de ce que vous mangerez ; ni pour le corps, de quoi vous serez vêtus : ◊ 23 la vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement. ◊ 24 Considérez les corbeaux : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’ont pas de cellier ni de grenier ; et Dieu les nourrit : combien valez-vous mieux que les oiseaux ! ◊ 25 Et qui d’entre vous, par le souci qu’il se donne, peut ajouter une coudée à sa taille ? ◊ 26 Si donc vous ne pouvez pas même ce qui est très petit, pourquoi êtes-vous en souci du reste ? ◊ 27 Considérez les lis, comment ils croissent : ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous dis que même Salomon, dans toute sa gloire, n’était pas vêtu comme l’un d’eux. ◊ 28 Et si Dieu revêt ainsi l’herbe qui est aujourd’hui au champ et qui demain est jetée dans le four, combien plus vous [vêtira-t-il], gens de petite foi ! ◊ 29 Et vous, ne recherchez pas ce que vous mangerez ou ce que vous boirez, et n’en soyez pas en peine ; ◊ 30 car les nations du monde recherchent toutes ces choses, et votre Père sait que vous avez besoin de ces choses ; ◊ 31 mais recherchez son royaume, et ces choses vous seront données par-dessus. ◊ 32 — Ne crains pas, petit troupeau, car il a plu à votre Père de vous donner le royaume. ◊ 33 Vendez ce que vous avez, et donnez l’aumône ; faites-vous des bourses qui ne vieillissent pas, un trésor qui ne défaille pas, dans les cieux, d’où le voleur n’approche pas, et où la teigne ne détruit pas ; ◊ 34 car là où est votre trésor, là sera aussi votre cœur. ◊ 35 Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées ; ◊ 36 et soyez vous-mêmes semblables à des hommes qui attendent leur maître, à quelque moment qu’il revienne des noces, afin que, quand il viendra et qu’il heurtera, ils lui ouvrent aussitôt. ◊ 37 Bienheureux sont ces esclaves, que le maître, quand il viendra, trouvera veillant. En vérité, je vous dis qu’il se ceindra et les fera mettre à table, et, s’avançant, il les servira. ◊ 38 Et s’il vient à la seconde veille, et s’il vient à la troisième, et qu’il les trouve ainsi, bienheureux sont ces [esclaves]-là. ◊ 39 Mais sachez ceci, que si le maître de la maison eût su à quelle heure le voleur devait venir, il eût veillé et n’eût pas laissé percer sa maison. ◊ 40 Vous donc aussi soyez prêts ; car, à l’heure que vous ne pensez pas, le fils de l’homme vient. ◊ 41 Et Pierre lui dit : Seigneur, dis-tu cette parabole pour nous, ou aussi pour tous ? ◊ 42 Et le Seigneur dit : Qui donc est l’économe fidèle et prudent que le maître établira sur les domestiques de sa maison, pour leur donner au temps convenable leur ration de blé ? ◊ 43 Bienheureux est cet esclave-là, que son maître lorsqu’il viendra, trouvera faisant ainsi. ◊ 44 En vérité, je vous dis qu’il l’établira sur tous ses biens. ◊ 45 Mais si cet esclave-là dit en son cœur : Mon maître tarde à venir, et qu’il se mette à battre les serviteurs et les servantes, et à manger et à boire et à s’enivrer, ◊ 46 le maître de cet esclave-là viendra en un jour qu’il n’attend pas, et à une heure qu’il ne sait pas, et il le coupera en deux, et lui donnera sa part avec les infidèles. ◊ 47 Or cet esclave qui a connu la volonté de son maître, et qui ne s’est pas préparé et n’a point fait selon sa volonté, sera battu de plusieurs coups ; ◊ 48 et celui qui ne l’a point connue, et qui a fait des choses qui méritent des coups, sera battu de peu de coups : car à quiconque il aura été beaucoup donné, il sera beaucoup redemandé ; et à celui à qui il aura été beaucoup confié, il sera plus redemandé. ◊ 49 Je suis venu jeter le feu sur la terre ; et que veux-je, si déjà il est allumé ? ◊ 50 Mais j’ai à être baptisé d’un baptême ; et combien suis-je à l’étroit jusqu’à ce qu’il soit accompli ! ◊ 51 Pensez-vous que je sois venu donner la paix sur la terre ? Non, vous dis-je ; mais plutôt la division. ◊ 52 Car désormais ils seront cinq dans une maison, divisés : trois seront divisés contre deux, et deux contre trois ; ◊ 53 le père contre le fils, et le fils contre le père ; la mère contre la fille, et la fille contre la mère ; la belle-mère contre sa belle-fille, et la belle-fille contre sa belle-mère.
◊ 54 Et il dit aussi aux foules : Quand vous voyez une nuée se lever de l’occident, aussitôt vous dites : Une ondée vient ; et cela arrive ainsi. ◊ 55 Et quand [vous voyez] souffler le vent du midi, vous dites : Il fera chaud ; et cela arrive. ◊ 56 Hypocrites ! vous savez discerner les apparences de la terre et du ciel, et comment ne discernez-vous pas ce temps-ci ? ◊ 57 Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes de ce qui est juste ? ◊ 58 Car quand tu vas avec ta partie adverse devant le magistrat, efforce-toi en chemin d’en être délivré, de peur qu’elle ne te tire devant le juge ; et le juge te livrera au sergent, et le sergent te jettera en prison. ◊ 59 Je te dis que tu ne sortiras point de là, que tu n’aies payé jusqu’à la dernière pite.
Genèse
9 ◊ 1 Et Dieu bénit Noé et ses fils, et leur dit : Fructifiez et multipliez et remplissez la terre. ◊ 2 Et vous serez un sujet de crainte et de frayeur pour tout animal de la terre, et pour tout oiseau des cieux, pour tout ce qui se meut sur la terre, aussi bien que pour tous les poissons de la mer ; ils sont livrés entre vos mains. ◊ 3 Tout ce qui se meut [et] qui est vivant vous sera pour nourriture ; comme l’herbe verte, je vous donne tout. ◊ 4 Seulement, vous ne mangerez pas la chair avec sa vie, [c’est-à-dire] son sang ; ◊ 5 et certes je redemanderai le sang de vos vies ; de la main de tout animal je le redemanderai, et de la main de l’homme ; de la main de chacun, de son frère, je redemanderai la vie de l’homme. ◊ 6 Qui aura versé le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé ; car à l’image de Dieu, il a fait l’homme. ◊ 7 Et vous, fructifiez et multipliez ; foisonnez sur la terre, et multipliez sur elle.
◊ 8 Et Dieu parla à Noé et à ses fils avec lui, disant : ◊ 9 Et moi, voici, j’établis mon alliance avec vous, et avec votre semence après vous, ◊ 10 et avec tout être vivant qui est avec vous, tant oiseaux que bétail et tout animal de la terre avec vous, d’entre tout ce qui est sorti de l’arche, — tout animal de la terre. ◊ 11 Et j’établis mon alliance avec vous, et toute chair ne périra plus par les eaux du déluge, et il n’y aura plus de déluge pour détruire la terre. ◊ 12 Et Dieu dit : C’est ici le signe de l’alliance que je mets entre moi et vous et tout être vivant qui est avec vous, pour les générations, à toujours : ◊ 13 je mettrai mon arc dans la nuée, et il sera pour signe d’alliance entre moi et la terre ; ◊ 14 et il arrivera que quand je ferai venir des nuages sur la terre, alors l’arc apparaîtra dans la nuée, ◊ 15 et je me souviendrai de mon alliance qui est entre moi et vous et tout être vivant de toute chair ; et les eaux ne deviendront plus un déluge pour détruire toute chair. ◊ 16 Et l’arc sera dans la nuée, et je le verrai pour me souvenir de l’alliance perpétuelle entre Dieu et tout être vivant de toute chair qui est sur la terre. ◊ 17 Et Dieu dit à Noé : C’est là le signe de l’alliance que j’établis entre moi et toute chair qui est sur la terre.
◊ 18 * Et les fils de Noé qui sortirent de l’arche étaient Sem, et Cham, et Japheth : et Cham fut le père de Canaan. ◊ 19 Ces trois sont fils de Noé ; et c’est d’eux que la population fut disséminée sur toute la terre.
◊ 20 Et Noé commença à être cultivateur et il planta une vigne ; ◊ 21 et il but du vin, et il s’enivra et se découvrit au milieu de la tente. ◊ 22 Et Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et le rapporta à ses deux frères, dehors. ◊ 23 Et Sem et Japheth prirent le manteau et le mirent, les deux, sur leurs épaules et marchèrent en arrière et couvrirent la nudité de leur père ; et leur visage était [tourné] en arrière, et ils ne virent pas la nudité de leur père. ◊ 24 Et Noé se réveilla de son vin et sut ce que lui avait fait son plus jeune fils ; et il dit : ◊ 25 Maudit soit Canaan ! Il sera l’esclave des esclaves de ses frères. ◊ 26 Et il dit : Béni soit l’Éternel, le Dieu de Sem, et que Canaan soit son esclave ! ◊ 27 Que Dieu élargisse Japheth, et qu’il demeure dans les tentes de Sem, et que Canaan soit son esclave !
◊ 28 Et Noé vécut, après le déluge, trois cent cinquante ans. ◊ 29 Et tous les jours de Noé furent neuf cent cinquante ans ; et il mourut.
1 Samuel
2 ◊ 1 * Et Anne pria, et dit :
Mon cœur s’égaie en l’Éternel ; ma corne est élevée en l’Éternel ; ma bouche s’ouvre sur mes ennemis, car je me réjouis en ton salut.
◊ 2 Nul n’est saint comme l’Éternel, car il n’y en a point d’autre que toi ; et il n’y a pas de rocher comme notre Dieu.
◊ 3 Ne multipliez pas vos paroles hautaines ; que l’insolence ne sorte pas de votre bouche ; car l’Éternel est un *Dieu de connaissance, et par lui les actions sont pesées.
◊ 4 L’arc des puissants est brisé, et ceux qui chancelaient se ceignent de force.
◊ 5 Ceux qui étaient rassasiés se sont loués pour du pain ; et ceux qui étaient affamés ont cessé de l’être ; même la stérile en enfante sept, et celle qui avait beaucoup de fils est devenue languissante.
◊ 6 L’Éternel fait mourir et fait vivre ; il fait descendre au shéol et [en] fait monter.
◊ 7 L’Éternel appauvrit et enrichit ; il abaisse, et il élève aussi.
◊ 8 De la poussière il fait lever le misérable, de dessus le fumier il élève le pauvre, pour les faire asseoir avec les nobles : et il leur donne en héritage un trône de gloire ; car les piliers de la terre sont à l’Éternel, et sur eux il a posé le monde.
◊ 9 Il garde les pieds de ses saints, et les méchants se taisent dans les ténèbres ; car l’homme ne prévaut pas par sa force.
◊ 10 Ceux qui contestent contre l’Éternel seront brisés ; il tonnera sur eux dans les cieux. L’Éternel jugera les bouts de la terre, et il donnera la force à son roi, et élèvera la corne de son oint.
◊ 11 Et Elkana s’en alla à Rama, dans sa maison ; et le jeune garçon servait l’Éternel en la présence d’Éli, le sacrificateur.
◊ 12 * Et les fils d’Éli étaient des fils de Bélial, ils ne connaissaient pas l’Éternel. ◊ 13 Et la coutume des sacrificateurs à l’égard du peuple [était celle-ci] : quand quelqu’un sacrifiait un sacrifice, le serviteur du sacrificateur venait, lorsqu’on faisait bouillir la chair, ayant en sa main une fourchette à trois dents, ◊ 14 et il piquait dans la chaudière, ou dans le chaudron, ou dans la marmite, ou dans le pot : le sacrificateur en prenait tout ce que la fourchette amenait en haut. Ils faisaient ainsi à tous ceux d’Israël qui venaient là, à Silo. ◊ 15 Même, avant qu’on eût fait fumer la graisse, le serviteur du sacrificateur venait, et disait à l’homme qui sacrifiait : Donne de la chair à rôtir pour le sacrificateur ; et il ne prendra pas de toi de la chair bouillie, mais [de la chair] crue. ◊ 16 Si l’homme lui disait : On va d’abord faire fumer la graisse, puis tu prendras selon le désir de ton âme, alors il [lui] disait : Non, car tu en donneras maintenant ; sinon, j’en prendrai de force. ◊ 17 Et le péché de ces jeunes hommes fut très grand devant l’Éternel ; car les hommes méprisaient l’offrande de l’Éternel.
◊ 18 Et Samuel servait devant l’Éternel, jeune garçon, ceint d’un éphod de lin. ◊ 19 Et sa mère lui faisait une petite robe et la lui apportait d’année en année quand elle montait avec son mari pour sacrifier le sacrifice annuel. ◊ 20 Et Éli bénit Elkana et sa femme, et dit : Que l’Éternel te donne des enfants de cette femme, à la place du prêt qui a été fait à l’Éternel ! Et ils s’en retournèrent chez lui. ◊ 21 Et l’Éternel visita Anne, et elle conçut, et enfanta trois fils et deux filles ; et le jeune garçon Samuel grandissait auprès de l’Éternel.
◊ 22 Et Éli était fort âgé, et il apprit tout ce que ses fils faisaient à l’égard de tout Israël, et qu’ils couchaient avec les femmes qui servaient à l’entrée de la tente d’assignation. ◊ 23 Et il leur dit : Pourquoi faites-vous des actions comme celles-là ? Car, de tout le peuple, j’apprends vos méchantes actions. ◊ 24 Non, mes fils ; car ce que j’entends dire n’est pas bon : vous entraînez à la transgression le peuple de l’Éternel. ◊ 25 Si un homme a péché contre un homme, Dieu le jugera ; mais si un homme pèche contre l’Éternel, qui priera pour lui ? Mais ils n’écoutèrent pas la voix de leur père, car c’était le bon plaisir de l’Éternel de les faire mourir.
◊ 26 Et le jeune garçon Samuel allait grandissant, agréable à l’Éternel et aux hommes.
◊ 27 Et un homme de Dieu vint vers Éli, et lui dit : Ainsi dit l’Éternel : Je me suis clairement révélé à la maison de ton père, quand ils étaient en Égypte dans la maison du Pharaon, ◊ 28 et je l’ai choisi d’entre toutes les tribus d’Israël, pour être mon sacrificateur, pour offrir [des sacrifices] sur mon autel, pour faire fumer l’encens, pour porter l’éphod devant moi ; et j’ai donné à la maison de ton père tous les sacrifices des fils d’Israël faits par feu. ◊ 29 Pourquoi foulez-vous aux pieds mon sacrifice et mon offrande, que j’ai commandé [de faire] dans ma demeure ? Et tu honores tes fils plus que moi, pour vous engraisser des prémices de toutes les offrandes d’Israël, mon peuple. ◊ 30 C’est pourquoi l’Éternel, le Dieu d’Israël, dit : J’avais bien dit : Ta maison et la maison de ton père marcheront devant moi à toujours ; mais maintenant l’Éternel dit : Que cela soit loin de moi ; car ceux qui m’honorent, je les honorerai ; et ceux qui me méprisent seront en petite estime. ◊ 31 Voici, les jours viennent que je couperai ton bras et le bras de la maison de ton père, de sorte qu’il n’y aura plus de vieillard dans ta maison. ◊ 32 Et tu verras un adversaire [établi dans ma] demeure, dans tout le bien qui aura été fait à Israël ; et il n’y aura plus de vieillard dans ta maison à jamais. ◊ 33 Et celui des tiens que je ne retrancherai pas d’auprès de mon autel, sera pour consumer tes yeux et attrister ton âme ; et tout l’accroissement de ta maison : — ils mourront à la fleur de l’âge. ◊ 34 Et ceci t’en sera le signe : ce qui arrivera à tes deux fils, Hophni et Phinées ; ils mourront tous deux en un seul jour. ◊ 35 Et je me susciterai un sacrificateur fidèle : il fera selon ce qui est dans mon cœur et dans mon âme, et je lui bâtirai une maison stable, et il marchera toujours devant mon oint. ◊ 36 Et il arrivera que quiconque restera de ta maison viendra et se prosternera devant lui, pour avoir une pièce d’argent et un rond de pain, et dira : Place-moi, je te prie, dans quelqu’une des charges de la sacrificature, afin que je mange une bouchée de pain !
Josué
23 ◊ 1 * Et longtemps après que l’Éternel eut donné du repos à Israël de tous leurs ennemis à l’entour, — et Josué était vieux, avancé en âge, ◊ 2 — il arriva que Josué appela tout Israël, ses anciens, et ses chefs, et ses juges, et ses magistrats, et leur dit : Je suis vieux, je suis avancé en âge ; ◊ 3 et vous avez vu tout ce que l’Éternel, votre Dieu, a fait à toutes ces nations à cause de vous ; car l’Éternel, votre Dieu, est celui qui a combattu pour vous. ◊ 4 Voyez, je vous ai distribué par le sort, en héritage, selon vos tribus, ces nations qui restent, depuis le Jourdain, ainsi que toutes les nations que j’ai exterminées, jusqu’à la grande mer vers le soleil couchant. ◊ 5 Et l’Éternel, votre Dieu, les chassera devant vous, et les dépossèdera devant vous ; et vous prendrez possession de leur pays, comme l’Éternel, votre Dieu, vous l’a dit. ◊ 6 Et fortifiez-vous beaucoup pour garder et pour pratiquer tout ce qui est écrit dans le livre de la loi de Moïse, afin de ne vous en écarter ni à droite ni à gauche, ◊ 7 afin que vous n’entriez pas parmi ces nations qui restent parmi vous, et que vous ne fassiez pas mention du nom de leurs dieux, et que vous ne fassiez pas jurer par eux, et que vous ne les serviez pas, et que vous ne vous prosterniez pas devant eux. ◊ 8 Mais vous vous attacherez à l’Éternel, votre Dieu, comme vous l’avez fait jusqu’à ce jour. ◊ 9 Et l’Éternel a dépossédé devant vous des nations grandes et fortes ; et quant à vous, personne n’a tenu devant vous, jusqu’à ce jour. ◊ 10 Un seul homme d’entre vous en poursuit mille ; car l’Éternel, votre Dieu, est celui qui combat pour vous, comme il vous l’a dit. ◊ 11 Or prenez bien garde à vos âmes pour aimer l’Éternel, votre Dieu. ◊ 12 Car si vous retournez en arrière, et que vous vous attachiez au reste de ces nations, à celles qui sont demeurées parmi vous, et que vous vous alliiez par mariage avec elles, et que vous entriez parmi elles et elles parmi vous, ◊ 13 sachez certainement que l’Éternel, votre Dieu, ne continuera pas à déposséder ces nations devant vous ; et elles vous seront un filet, et un piège, et un fouet dans vos côtés, et des épines dans vos yeux, jusqu’à ce que vous ayez péri de dessus ce bon pays que l’Éternel, votre Dieu, vous a donné. ◊ 14 Et voici, moi je m’en vais aujourd’hui le chemin de toute la terre, et vous savez de tout votre cœur et de toute votre âme qu’il n’est pas tombé un seul mot de toutes les bonnes paroles que l’Éternel, votre Dieu, a dites à votre sujet : tout vous est arrivé ; il n’en est pas tombé un seul mot. ◊ 15 Et il arrivera que, comme chaque bonne parole que l’Éternel, votre Dieu, vous a dite, s’est accomplie à votre égard, ainsi l’Éternel fera venir sur vous chaque mauvaise parole, jusqu’à ce qu’il vous ait détruits de dessus ce bon pays que l’Éternel, votre Dieu, vous a donné, ◊ 16 lorsque vous aurez transgressé l’alliance de l’Éternel, votre Dieu, qu’il vous a commandée, et que vous serez allés et aurez servi d’autres dieux, et que vous vous serez prosternés devant eux, en sorte que la colère de l’Éternel s’embrase contre vous, et que vous périssiez rapidement de dessus le bon pays qu’il vous a donné.
Néhémie
10 ◊ 1 Et à la tête de ceux qui apposèrent leur sceau furent : Néhémie, le Thirshatha, fils de Hacalia, et Sédécias. ◊ 2 — Seraïa, Azaria, Jérémie, ◊ 3 Pashkhur, Amaria, Malkija, ◊ 4 Hattush, Shebania, Malluc, ◊ 5 Harim, Merémoth, Abdias, ◊ 6 Daniel, Guinnethon, Baruc, ◊ 7 Meshullam, Abija, Mijamin, ◊ 8 Maazia, Bilgaï, Shemahia : c’étaient là les sacrificateurs. ◊ 9 — Et les lévites : Jéshua, fils d’Azania ; Binnuï, des fils de Hénadad ; Kadmiel, ◊ 10 et leurs frères, Shebania, Hodija, Kelita, Pelaïa, Hanan, ◊ 11 Michée, Rehob, Hashabia, ◊ 12 Zaccur, Shérébia, Shebania, ◊ 13 Hodija, Bani, Beninu. ◊ 14 — Les chefs du peuple : Parhosh, Pakhath-Moab, Élam, Zatthu, Bani, ◊ 15 Bunni, Azgad, Bébaï, ◊ 16 Adonija, Bigvaï, Adin, ◊ 17 Ater, Ézéchias, Azzur, ◊ 18 Hodija, Hashum, Bétsaï, ◊ 19 Hariph, Anathoth, Nébaï, ◊ 20 Magpiash, Meshullam, Hézir, ◊ 21 Meshézabeël, Tsadok, Jaddua, ◊ 22 Pelatia, Hanan, Anaïa, ◊ 23 Osée, Hanania, Hashub, ◊ 24 Hallokhesh, Pilkha, Shobek, ◊ 25 Rehum, Hashabna, Maascéïa ◊ 26 et Akhija, Hanan, Anan, ◊ 27 Malluc, Harim, Baana.
◊ 28 Et le reste du peuple, les sacrificateurs, les lévites, les portiers, les chantres, les Nethiniens, et tous ceux qui s’étaient séparés des peuples des pays [pour s’attacher] à la loi de Dieu, leurs femmes, leurs fils et leurs filles, tous ceux qui avaient de la connaissance [et] de l’intelligence, ◊ 29 se joignirent à leurs frères, les principaux d’entre eux, et s’engagèrent par exécration et par serment de marcher selon la loi de Dieu qui avait été donnée par Moïse, serviteur de Dieu, et d’observer et de pratiquer tous les commandements de l’Éternel, notre Seigneur, et ses ordonnances et ses statuts, ◊ 30 et [promettant] que nous ne donnerions pas nos filles aux peuples du pays, et que nous ne prendrions pas leurs filles pour nos fils ; ◊ 31 et que, si les peuples du pays apportaient des marchandises ou toutes sortes de grains, le jour du sabbat, pour les vendre, nous n’en prendrions pas le [jour du] sabbat, ni en un jour saint ; et que nous laisserions [la terre en friche] la septième année, et remettrions toute espèce de dettes.
◊ 32 Et nous nous établîmes des commandements, nous imposant le tiers d’un sicle par an pour le service de la maison de notre Dieu, ◊ 33 pour les pains à placer en rangées, et pour l’offrande de gâteau continuelle, et pour les holocaustes, l’[holocauste] continuel, [celui] des sabbats, [et celui] des nouvelles lunes, pour les jours solennels et pour les choses saintes, et pour les sacrifices pour le péché, afin de faire propitiation pour Israël, et pour toute l’œuvre de la maison de notre Dieu. ◊ 34 Et nous jetâmes le sort, sacrificateurs, lévites, et peuple, au sujet de l’offrande du bois à amener à la maison de notre Dieu, selon nos maisons de pères, à des époques fixes, chaque année, pour le brûler sur l’autel de l’Éternel, notre Dieu, comme il est écrit dans la loi. ◊ 35 Et [nous nous engageâmes à apporter les prémices de notre terre, et les prémices de tous les fruits de tous les arbres, chaque année, à la maison de l’Éternel, ◊ 36 et les premiers-nés de nos fils et de nos bêtes, comme il est écrit dans la loi ; et à apporter les premiers-nés de notre gros et de notre menu bétail, à la maison de notre Dieu, aux sacrificateurs qui font le service dans la maison de notre Dieu : ◊ 37 et nous apporterons les prémices de notre pâte et nos offrandes élevées, et le fruit de tout arbre, le moût et l’huile, aux sacrificateurs, dans les chambres de la maison de notre Dieu, et les dîmes de notre terre aux lévites ; et eux, les lévites, prélèveront la dîme dans toutes les villes de notre labour ; ◊ 38 et le sacrificateur, fils d’Aaron, sera avec les lévites quand les lévites prélèveront la dîme, et les lévites apporteront la dîme de la dîme à la maison de notre Dieu, dans les chambres de la maison du trésor ; ◊ 39 car les fils d’Israël et les fils de Lévi apporteront l’offrande élevée du blé, du moût, et de l’huile, dans les chambres où sont les ustensiles du sanctuaire, et les sacrificateurs qui font le service, et les portiers et les chantres. Et nous n’abandonnerons pas la maison de notre Dieu.
Apocalypse
5 ◊ 1 Et je vis dans la droite de celui qui était assis sur le trône, un livre, écrit au-dedans et sur le revers, scellé de sept sceaux. ◊ 2 Et je vis un ange puissant, proclamant à haute voix : Qui est digne d’ouvrir le livre et d’en rompre les sceaux ? ◊ 3 Et personne, ni dans le ciel, ni sur la terre, ni au-dessous de la terre, ne pouvait ouvrir le livre ni le regarder. ◊ 4 Et moi, je pleurais fort, parce que nul n’était trouvé digne d’ouvrir le livre ni de le regarder. ◊ 5 Et l’un des anciens me dit : Ne pleure pas ; voici, le lion qui est de la tribu de Juda, la racine de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux.
◊ 6 Et je vis au milieu du trône et des quatre animaux, et au milieu des anciens, un agneau qui se tenait là, comme immolé, ayant sept cornes et sept yeux, qui sont les sept Esprits de Dieu, envoyés sur toute la terre. ◊ 7 Et il vint et prit [le livre] de la main droite de celui qui était assis sur le trône. ◊ 8 Et lorsqu’il eut pris le livre, les quatre animaux et les vingt-quatre anciens tombèrent [sur leurs faces] devant l’Agneau, ayant chacun une harpe et des coupes d’or pleines de parfums, qui sont les prières des saints. ◊ 9 Et ils chantent un cantique nouveau, disant : Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as acheté pour Dieu par ton sang, de toute tribu, et langue, et peuple, et nation ; ◊ 10 et tu les as faits rois et sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre.
◊ 11 Et je vis : et j’ouïs une voix de beaucoup d’anges à l’entour du trône et des animaux et des anciens ; et leur nombre était des myriades de myriades et des milliers de milliers, ◊ 12 disant à haute voix : Digne est l’Agneau qui a été immolé, de recevoir la puissance, et richesse, et sagesse, et force, et honneur, et gloire, et bénédiction. ◊ 13 Et j’entendis toutes les créatures qui sont dans le ciel, et sur la terre, et au-dessous de la terre, et sur la mer, et toutes les choses qui y sont, disant : À celui qui est assis sur le trône et à l’Agneau, la bénédiction, et l’honneur, et la gloire, et la force, aux siècles des siècles ! ◊ 14 Et les quatre animaux disaient : Amen ! Et les anciens tombèrent [sur leurs faces] et rendirent hommage.
Nombres
6 ◊ 1 * Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 2 Parle aux fils d’Israël, et dis-leur : Si un homme ou une femme se consacre en faisant vœu de nazaréat, pour se séparer [afin d’être] à l’Éternel, ◊ 3 il s’abstiendra de vin et de boisson forte, il ne boira ni vinaigre de vin, ni vinaigre de boisson forte, et il ne boira d’aucune liqueur de raisins, et ne mangera point de raisins, frais ou secs. ◊ 4 Pendant tous les jours de son nazaréat, il ne mangera rien de ce qui est fait de la vigne, depuis les pépins jusqu’à la peau. ◊ 5 Pendant tous les jours du vœu de son nazaréat, le rasoir ne passera pas sur sa tête ; jusqu’à l’accomplissement des jours pour lesquels il s’est séparé [pour être] à l’Éternel, il sera saint ; il laissera croître les boucles des cheveux de sa tête. ◊ 6 Pendant tous les jours de sa consécration à l’Éternel, il ne s’approchera d’aucune personne morte. ◊ 7 Il ne se rendra pas impur pour son père, ni pour sa mère, [ni] pour son frère, ni pour sa sœur, quand ils mourront ; car le nazaréat de son Dieu est sur sa tête. ◊ 8 Pendant tous les jours de son nazaréat, il est consacré à l’Éternel. ◊ 9 Et si quelqu’un vient à mourir subitement auprès de lui, d’une manière imprévue, et qu’il ait rendu impure la tête de son nazaréat, il rasera sa tête au jour de sa purification ; il la rasera le septième jour. ◊ 10 Et le huitième jour il apportera au sacrificateur deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, à l’entrée de la tente d’assignation. ◊ 11 Et le sacrificateur offrira l’un en sacrifice pour le péché, et l’autre en holocauste, et fera propitiation pour lui de ce qu’il a péché à l’occasion du mort ; et il sanctifiera sa tête ce jour-là. ◊ 12 Et il consacrera à l’Éternel les jours de son nazaréat, et il amènera un agneau, âgé d’un an, en sacrifice pour le délit ; et les premiers jours seront comptés pour rien, car il a rendu impur son nazaréat.
◊ 13 Et c’est ici la loi du nazaréen : au jour où les jours de son nazaréat seront accomplis, on le fera venir à l’entrée de la tente d’assignation ; ◊ 14 et il présentera son offrande à l’Éternel, un agneau mâle, âgé d’un an, sans défaut, pour holocauste, et un agneau femelle, âgé d’un an, sans défaut, en sacrifice pour le péché, et un bélier sans défaut, pour sacrifice de prospérités ; ◊ 15 et une corbeille de pains sans levain, des gâteaux de fleur de farine pétris à l’huile, et des galettes sans levain ointes d’huile, et leur offrande de gâteau et leurs libations. ◊ 16 Et le sacrificateur les présentera devant l’Éternel, et il offrira son sacrifice pour le péché, et son holocauste ; ◊ 17 et il offrira le bélier en sacrifice de prospérités à l’Éternel, avec la corbeille des pains sans levain ; et le sacrificateur offrira son offrande de gâteau et sa libation. ◊ 18 Et le nazaréen rasera, à l’entrée de la tente d’assignation, la tête de son nazaréat, et il prendra les cheveux de la tête de son nazaréat et les mettra sur le feu qui est sous le sacrifice de prospérités. ◊ 19 Et le sacrificateur prendra l’épaule cuite du bélier, et un gâteau sans levain de la corbeille, et une galette sans levain, et il les mettra sur les paumes des mains du nazaréen, après qu’il aura fait raser [les cheveux de] son nazaréat. ◊ 20 Et le sacrificateur les tournoiera en offrande tournoyée devant l’Éternel : c’est une chose sainte qui appartient au sacrificateur, avec la poitrine tournoyée, et avec l’épaule élevée. Et après cela le nazaréen boira du vin.
◊ 21 Telle est la loi du nazaréen qui se sera voué, [telle] son offrande à l’Éternel pour son nazaréat, outre ce que sa main aura pu atteindre ; selon son vœu qu’il aura fait, ainsi il fera, suivant la loi de son nazaréat.
◊ 22 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 23 Parle à Aaron et à ses fils, disant : Vous bénirez ainsi les fils d’Israël, en leur disant : ◊ 24 L’Éternel te bénisse, et te garde ! ◊ 25 L’Éternel fasse lever la lumière de sa face sur toi et use de grâce envers toi ! ◊ 26 L’Éternel lève sa face sur toi et te donne la paix ! ◊ 27 Et ils mettront mon nom sur les fils d’Israël ; et moi, je les bénirai.
Ésaïe
53 ◊ 1 Qui a cru à ce que nous avons fait entendre, et à qui le bras de l’Éternel a-t-il été révélé ? ◊ 2 Il montera devant lui comme un rejeton, et comme une racine [sortant] d’une terre aride. Il n’a ni forme, ni éclat ; quand nous le voyons, il n’y a point d’apparence [en lui] pour nous le faire désirer. ◊ 3 Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et sachant ce que c’est que la langueur, et comme quelqu’un de qui on cache sa face ; il est méprisé, et nous n’avons eu pour lui aucune estime.
◊ 4 Certainement, lui, a porté nos langueurs, et s’est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l’avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé ; ◊ 5 mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris. ◊ 6 Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et l’Éternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous. ◊ 7 Il a été opprimé et affligé, et il n’a pas ouvert sa bouche. Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n’a pas ouvert sa bouche. ◊ 8 Il est ôté de l’angoisse et du jugement ; et sa génération, qui la racontera ? Car il a été retranché de la terre des vivants ; à cause de la transgression de mon peuple, lui, a été frappé. ◊ 9 Et on lui donna son sépulcre avec les méchants ; mais il a été avec le riche dans sa mort, parce qu’il n’avait fait aucune violence, et qu’il n’y avait pas de fraude dans sa bouche. ◊ 10 Mais il plut à l’Éternel de le meurtrir ; il l’a soumis à la souffrance. S’il livre son âme en sacrifice pour le péché, il verra une semence ; il prolongera ses jours, et le plaisir de l’Éternel prospérera en sa main. ◊ 11 Il verra [du fruit] du travail de son âme, [et] sera satisfait. Par sa connaissance mon serviteur juste enseignera la justice à plusieurs, et lui, il portera leurs iniquités. ◊ 12 C’est pourquoi je lui assignerai une part avec les grands, et il partagera le butin avec les forts, parce qu’il aura livré son âme à la mort, et qu’il aura été compté parmi les transgresseurs, et qu’il a porté le péché de plusieurs, et qu’il a intercédé pour les transgresseurs.
1 Samuel
6 ◊ 1 Et l’arche de l’Éternel fut sept mois dans le pays des Philistins ; ◊ 2 et les Philistins appelèrent les sacrificateurs et les devins, disant : Que ferons-nous de l’arche de l’Éternel ? Faites-nous savoir comment nous la renverrons en son lieu. ◊ 3 Et ils dirent : Si vous renvoyez l’arche du dieu d’Israël, ne la renvoyez pas à vide ; ne manquez pas de lui rendre un sacrifice pour le délit ; alors vous serez guéris, et vous saurez pourquoi sa main ne s’est pas retirée de vous. ◊ 4 Et ils dirent : Quel est le sacrifice pour le délit que nous lui rendrons ? Et ils dirent : Selon le nombre des princes des Philistins, cinq hémorroïdes d’or, et cinq souris d’or ; car une même plaie a été sur vous tous et sur vos princes. ◊ 5 Et vous ferez des figures de vos hémorroïdes, et des figures de vos souris qui détruisent le pays, et vous donnerez gloire au dieu d’Israël. Peut-être allégera-t-il sa main de dessus vous, et de dessus vos dieux, et de dessus votre pays. ◊ 6 Et pourquoi endurciriez-vous votre cœur, comme les Égyptiens et le Pharaon ont endurci leur cœur ? Après qu’il eut opéré puissamment parmi eux, ne les laissèrent-ils pas aller ? et ils s’en allèrent. ◊ 7 Et maintenant, faites un chariot neuf, et prenez deux vaches qui allaitent, sur lesquelles le joug n’ait jamais été mis, et attelez les vaches au chariot, et faites ramener à la maison leurs petits d’auprès d’elles. ◊ 8 Et prenez l’arche de l’Éternel, et mettez-la sur le chariot, et mettez dans un coffret, à côté d’elle, les objets d’or que vous lui rendez comme offrande pour le délit ; et vous la renverrez, et elle s’en ira. ◊ 9 Et vous verrez : si elle monte par le chemin de sa frontière, vers Beth-Shémesh, c’est lui qui nous a fait ce grand mal ; sinon, nous saurons que ce n’est pas sa main qui nous a frappés, [mais] que c’est une chose accidentelle qui nous est arrivée.
◊ 10 Et les hommes firent ainsi, et prirent deux vaches qui allaitaient, et les attelèrent au chariot, et enfermèrent leurs petits dans la maison ; ◊ 11 et ils mirent l’arche de l’Éternel sur le chariot, et le coffret, avec les souris d’or et les figures de leurs hémorroïdes. ◊ 12 Et les vaches allèrent tout droit par le chemin, du côté de Beth-Shémesh ; elles marchèrent par une seule route, allant et mugissant, et elles ne se détournèrent ni à droite ni à gauche ; et les princes des Philistins allèrent après elles jusqu’à la frontière de Beth-Shémesh. ◊ 13 Et ceux de Beth-Shémesh moissonnaient les froments dans la vallée ; et ils levèrent leurs yeux et virent l’arche, et se réjouirent en la voyant.
◊ 14 Et le chariot vint au champ de Josué, le Beth-Shémite, et s’arrêta là. Et il y avait là une grande pierre ; et ils fendirent le bois du chariot, et offrirent les vaches en holocauste à l’Éternel. ◊ 15 Et les Lévites descendirent l’arche de l’Éternel, et le coffret qui était auprès, dans lequel étaient les objets d’or, et ils les mirent sur la grande pierre. Et les hommes de Beth-Shémesh offrirent en ce jour des holocaustes et sacrifièrent des sacrifices à l’Éternel. ◊ 16 Et les cinq princes des Philistins virent cela, et s’en retournèrent à Ékron ce jour-là.
◊ 17 Et ce sont ici les hémorroïdes d’or que les Philistins rendirent à l’Éternel comme offrande pour le délit : pour Asdod une, pour Gaza une, pour Askalon une, pour Gath une, pour Ékron une ; ◊ 18 et les souris d’or, selon le nombre de toutes les villes des Philistins, des cinq princes, depuis les villes fortifiées jusqu’aux villages des campagnards ; et [ils les amenèrent] jusqu’à la grande [pierre d’]Abel, sur laquelle ils posèrent l’arche de l’Éternel ; elle est jusqu’à ce jour dans le champ de Josué, le Beth-Shémite. ◊ 19 Et [l’Éternel] frappa des hommes de Beth-Shémesh, car ils regardèrent dans l’arche de l’Éternel ; et il frappa du peuple soixante-dix hommes ; et le peuple mena deuil, parce que l’Éternel avait frappé le peuple d’un grand coup. ◊ 20 Et les hommes de Beth-Shémesh dirent : Qui peut tenir devant l’Éternel, ce Dieu saint ? Et vers qui montera-t-il de chez nous ? ◊ 21 Et ils envoyèrent des messagers aux habitants de Kiriath-Jéarim, disant : Les Philistins ont ramené l’arche de l’Éternel : descendez, faites-la monter vers vous.
Juges
11 ◊ 1 Or Jephthé, le Galaadite, était un fort et vaillant homme, et il était fils d’une prostituée ; et Galaad avait engendré Jephthé. ◊ 2 Et la femme de Galaad lui enfanta des fils ; et les fils de sa femme grandirent, et chassèrent Jephthé, et lui dirent : Tu n’auras point d’héritage dans la maison de notre père ; car toi, tu es fils d’une autre femme. ◊ 3 Et Jephthé s’enfuit de devant ses frères, et habita dans le pays de Tob ; et des hommes légers se ramassèrent autour de Jephthé, et ils entraient en campagne avec lui.
◊ 4 Et il arriva, quelque temps après, que les fils d’Ammon firent la guerre à Israël ; ◊ 5 et comme les fils d’Ammon faisaient la guerre à Israël, les anciens de Galaad allèrent pour amener Jephthé du pays de Tob. ◊ 6 Et ils dirent à Jephthé : Viens, et tu seras notre capitaine, et nous combattrons contre les fils d’Ammon. ◊ 7 Et Jephthé dit aux anciens de Galaad : N’est-ce pas vous qui m’avez haï et qui m’avez chassé de la maison de mon père ? Et pourquoi venez-vous à moi, maintenant que vous êtes dans la détresse ? ◊ 8 Et les anciens de Galaad dirent à Jephthé : C’est pour ceci que nous sommes maintenant revenus vers toi, afin que tu viennes avec nous, et que tu fasses la guerre contre les fils d’Ammon ; et tu seras notre chef, à nous tous, les habitants de Galaad. ◊ 9 Et Jephthé dit aux anciens de Galaad : Si vous me ramenez pour faire la guerre contre les fils d’Ammon et que l’Éternel les livre devant moi, serai-je votre chef ? ◊ 10 Et les anciens de Galaad dirent à Jephthé : L’Éternel est témoin entre nous si nous ne faisons pas selon ce que tu as dit ! ◊ 11 Et Jephthé alla avec les anciens de Galaad, et le peuple l’établit chef et capitaine sur lui. Et Jephthé prononça toutes ses paroles devant l’Éternel, à Mitspa.
◊ 12 Et Jephthé envoya des messagers au roi des fils d’Ammon, disant : Qu’y a-t-il entre moi et toi, que tu viennes contre moi pour faire la guerre à mon pays ? ◊ 13 Et le roi des fils d’Ammon dit aux messagers de Jephthé : C’est parce qu’Israël a pris mon pays, quand il monta d’Égypte, depuis l’Arnon jusqu’au Jabbok et jusqu’au Jourdain ; et maintenant, rends-moi ces [contrées] en paix. ◊ 14 Et Jephthé envoya de nouveau des messagers au roi des fils d’Ammon, ◊ 15 et lui dit : Ainsi dit Jephthé : Israël n’a point pris le pays de Moab ni le pays des fils d’Ammon ; ◊ 16 car, quand ils montèrent d’Égypte, Israël marcha par le désert jusqu’à la mer Rouge, et il vint à Kadès ; ◊ 17 et Israël envoya des messagers au roi d’Édom, disant : Laisse-moi passer par ton pays ; mais le roi d’Édom n’écouta pas. Et il envoya aussi au roi de Moab ; mais il ne voulut pas. Et Israël demeura à Kadès. ◊ 18 Et il marcha par le désert, et tourna le pays d’Édom et le pays de Moab, et vint du côté du soleil levant au pays de Moab, et ils campèrent au-delà de l’Arnon, mais n’entrèrent pas dans les limites de Moab, car l’Arnon était la limite de Moab. ◊ 19 Et Israël envoya des messagers à Sihon, roi des Amoréens, roi de Hesbon, et Israël lui dit : Laisse-nous passer par ton pays, jusqu’en notre lieu. ◊ 20 Mais Sihon ne se fia pas à Israël pour le laisser passer par ses limites ; et Sihon rassembla tout son peuple, et ils campèrent à Jahtsa, et combattirent contre Israël. ◊ 21 Et l’Éternel, le Dieu d’Israël, livra Sihon et tout son peuple en la main d’Israël, et [Israël] les frappa ; et Israël prit possession de tout le pays des Amoréens qui habitaient dans ce pays-là : ◊ 22 et ils eurent la possession de tout le territoire des Amoréens, depuis l’Arnon jusqu’au Jabbok, et depuis le désert jusqu’au Jourdain. ◊ 23 Et maintenant l’Éternel, le Dieu d’Israël, a dépossédé les Amoréens devant son peuple Israël, et toi, tu nous en dépossèderais ? ◊ 24 Ne possèdes-tu pas ce que ton dieu Kemosh t’a fait posséder ? Et nous aurons la possession de tous ceux que l’Éternel, notre Dieu, aura dépossédés devant nous. ◊ 25 Et maintenant, vaux-tu donc mieux que Balak, fils de Tsippor, roi de Moab ? A-t-il jamais contesté contre Israël ? a-t-il jamais combattu contre eux ? ◊ 26 Pendant qu’Israël a habité Hesbon et les villages de son ressort, et Aroër et les villages de son ressort, et toutes les villes qui sont le long de l’Arnon, pendant trois cents ans, pourquoi ne les avez-vous pas délivrées en ce temps-là ? ◊ 27 Et ce n’est pas moi qui ai péché contre toi ; mais c’est toi qui me fais tort, en m’attaquant. L’Éternel, le juge, jugera aujourd’hui entre les fils d’Israël et les fils d’Ammon.
◊ 28 Et le roi des fils d’Ammon n’écouta pas les paroles que Jephthé lui avait envoyées. ◊ 29 Et l’Esprit de l’Éternel fut sur Jephthé ; et il passa à travers Galaad et Manassé, et il passa par Mitspé de Galaad, et de Mitspé de Galaad, il passa vers les fils d’Ammon.
◊ 30 Et Jephthé voua un vœu à l’Éternel, et dit : Si tu livres en ma main les fils d’Ammon, ◊ 31 il arrivera que ce qui sortira des portes de ma maison à ma rencontre, lorsque je reviendrai en paix des fils d’Ammon, sera à l’Éternel, et je l’offrirai en holocauste.
◊ 32 Et Jephthé passa vers les fils d’Ammon pour combattre contre eux ; et l’Éternel les livra en sa main : ◊ 33 et il leur infligea une très grande défaite, depuis Aroër jusqu’à ce que tu viennes à Minnith, [leur prenant] vingt villes, et jusqu’à Abel-Keramim ; et les fils d’Ammon furent humiliés devant les fils d’Israël.
◊ 34 Et Jephthé vint à Mitspa, dans sa maison ; et voici, sa fille sortit à sa rencontre avec des tambourins et des danses ; et elle était seule, unique : il n’avait, à part elle, ni fils ni fille. ◊ 35 Et il arriva, quand il la vit, qu’il déchira ses vêtements, et dit : Ah, ma fille ! tu m’as accablé, et tu es de ceux qui me troublent ! car j’ai ouvert [ma] bouche à l’Éternel, et ne puis revenir en arrière. ◊ 36 Et elle lui dit : Mon père, si tu as ouvert ta bouche à l’Éternel, fais-moi selon ce qui est sorti de ta bouche, après que l’Éternel t’a vengé de tes ennemis, les fils d’Ammon. ◊ 37 Et elle dit à son père : Que cette chose me soit faite : laisse-moi pendant deux mois, et je m’en irai, et je descendrai sur les montagnes, et je pleurerai ma virginité, moi et mes compagnes. ◊ 38 Et il lui dit : Va. Et il la renvoya pour deux mois. Et elle s’en alla, elle et ses compagnes, et pleura sa virginité sur les montagnes. ◊ 39 Et il arriva, au bout de deux mois, qu’elle revint vers son père ; et il accomplit à son égard le vœu qu’il avait voué. Et elle n’avait point connu d’homme. ◊ 40 Et ce fut une coutume en Israël, que d’année en année les filles d’Israël allaient célébrer la fille de Jephthé, le Galaadite, quatre jours par année.
Jean
11 ◊ 1 Or il y avait un certain homme malade, Lazare, de Béthanie, du village de Marie et de Marthe sa sœur. ◊ 2 (Et c’était la Marie qui oignit le Seigneur d’un parfum et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, de laquelle Lazare, le malade, était le frère.) ◊ 3 Les sœurs donc envoyèrent vers lui, disant : Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. ◊ 4 Jésus, l’ayant entendu, dit : Cette maladie n’est pas à la mort, mais pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. ◊ 5 Or Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare. ◊ 6 Après donc qu’il eut entendu que Lazare était malade, il demeura encore deux jours au lieu où il était. ◊ 7 Puis après cela, il dit à ses disciples : Retournons en Judée. ◊ 8 Les disciples lui disent : Rabbi, les Juifs cherchaient tout à l’heure à te lapider, et tu y vas encore ! ◊ 9 Jésus répondit : N’y a-t-il pas douze heures au jour ? Si quelqu’un marche de jour, il ne bronche pas, car il voit la lumière de ce monde ; ◊ 10 mais si quelqu’un marche de nuit, il bronche, car la lumière n’est pas en lui. ◊ 11 Il dit ces choses ; et après cela il leur dit : Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais pour l’éveiller. ◊ 12 Les disciples donc lui dirent : Seigneur, s’il s’est endormi, il sera guéri. ◊ 13 Or Jésus avait parlé de sa mort ; mais eux pensaient qu’il avait parlé du dormir du sommeil. ◊ 14 Jésus leur dit donc alors ouvertement : Lazare est mort ; ◊ 15 et je me réjouis, à cause de vous, de ce que je n’étais pas là, afin que vous croyiez. Mais allons vers lui. ◊ 16 Thomas donc, appelé Didyme, dit à ses condisciples : Allons-y, nous aussi, afin que nous mourions avec lui.
◊ 17 Jésus étant donc arrivé trouva qu’il était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre. ◊ 18 Or Béthanie était près de Jérusalem, à une distance d’environ quinze stades. ◊ 19 Et plusieurs d’entre les Juifs étaient venus auprès de Marthe et de Marie, pour les consoler au sujet de leur frère. ◊ 20 Marthe donc, quand elle eut ouï dire que Jésus venait, alla au-devant de lui ; mais Marie se tenait assise dans la maison. ◊ 21 Marthe donc dit à Jésus : Seigneur, si tu eusses été ici mon frère ne serait pas mort ; ◊ 22 [mais] même maintenant je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera. ◊ 23 Jésus lui dit : Ton frère ressuscitera. ◊ 24 Marthe lui dit : Je sais qu’il ressuscitera en la résurrection, au dernier jour. ◊ 25 Jésus lui dit : Moi, je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, encore qu’il soit mort, vivra ; ◊ 26 et quiconque vit, et croit en moi, ne mourra point, à jamais. Crois-tu cela ? ◊ 27 Elle lui dit : Oui, Seigneur, moi je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde. ◊ 28 Et ayant dit cela, elle s’en alla et appela secrètement Marie, sa sœur, disant : Le maître est venu, et il t’appelle. ◊ 29 Celle-ci, aussitôt qu’elle l’eut entendu, se lève promptement et s’en vient à lui. ◊ 30 (Or Jésus n’était pas encore arrivé dans le village ; mais il était au lieu où Marthe l’avait rencontré.) ◊ 31 Les Juifs donc qui étaient avec Marie dans la maison et qui la consolaient, ayant vu que Marie s’était levée promptement et était sortie, la suivirent, disant : Elle s’en va au sépulcre pour y pleurer. ◊ 32 Marie donc, quand elle fut venue là où était Jésus, et qu’elle l’eut vu, se jeta à ses pieds, lui disant : Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. ◊ 33 Jésus donc, quand il la vit pleurer, et les Juifs qui étaient venus avec elle, pleurer, frémit en [son] esprit, et se troubla, ◊ 34 et dit : Où l’avez-vous mis ? Ils lui disent : Seigneur, viens et vois. ◊ 35 Jésus pleura. ◊ 36 Les Juifs donc dirent : Voyez comme il l’affectionnait. ◊ 37 Mais quelques-uns d’entre eux dirent : Celui-ci, qui a ouvert les yeux de l’aveugle, n’aurait-il pas pu faire aussi que cet homme ne mourût pas ? ◊ 38 Jésus donc, frémissant encore en lui-même, vient au sépulcre (or c’était une grotte, et il y avait une pierre dessus). ◊ 39 Jésus dit : Ôtez la pierre. Marthe, la sœur du mort, lui dit : Seigneur, il sent déjà, car il est [là] depuis quatre jours. ◊ 40 Jésus lui dit : Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? ◊ 41 Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut et dit : Père, je te rends grâces de ce que tu m’as entendu. ◊ 42 Or moi je savais que tu m’entends toujours ; mais je l’ai dit à cause de la foule qui est autour de moi, afin qu’ils croient que toi, tu m’as envoyé. ◊ 43 Et ayant dit ces choses, il cria à haute voix : Lazare, sors dehors ! ◊ 44 Et le mort sortit, ayant les pieds et les mains liés de bandes ; et son visage était enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : Déliez-le, et laissez-le aller.
◊ 45 Plusieurs donc d’entre les Juifs qui étaient venus auprès de Marie, et qui avaient vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui ; ◊ 46 mais quelques-uns d’entre eux s’en allèrent auprès des pharisiens et leur dirent ce que Jésus avait fait. ◊ 47 Les principaux sacrificateurs et les pharisiens donc assemblèrent un sanhédrin, et dirent : Que faisons-nous ? car cet homme fait beaucoup de miracles. ◊ 48 Si nous le laissons ainsi [faire], tous croiront en lui, et les Romains viendront, et ôteront et notre lieu et notre nation. ◊ 49 Et l’un d’entre eux, [appelé] Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là, leur dit : ◊ 50 Vous ne savez rien, ni ne considérez qu’il nous est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple et que la nation entière ne périsse pas. ◊ 51 Or il ne dit pas cela de lui-même ; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; ◊ 52 et non pas seulement pour la nation, mais aussi pour rassembler en un les enfants de Dieu dispersés. ◊ 53 Depuis ce jour-là donc, ils consultèrent [ensemble] pour le faire mourir. ◊ 54 Jésus donc ne marcha plus ouvertement parmi les Juifs ; mais il s’en alla de là dans la contrée qui est près du désert, en une ville appelée Éphraïm ; et il séjourna là avec les disciples.
◊ 55 Or la Pâque des Juifs était proche, et plusieurs montèrent de la campagne à Jérusalem, avant la Pâque, afin de se purifier. ◊ 56 Ils cherchaient donc Jésus, et se disaient l’un à l’autre, comme ils étaient dans le temple : Que vous semble ? [Pensez-vous] qu’il ne viendra point à la fête ? ◊ 57 Or les principaux sacrificateurs et les pharisiens avaient donné ordre que si quelqu’un savait où il était, il le déclarât, afin qu’on le prît.
Genèse
14 ◊ 1 * Et il arriva, aux jours d’Amraphel, roi de Shinhar, d’Arioc, roi d’Ellasar, de Kedor-Laomer, roi d’Élam, et de Tidhal, roi des nations, ◊ 2 qu’ils firent la guerre contre Béra, roi de Sodome, et contre Birsha, roi de Gomorrhe, [contre] Shineab, roi d’Adma, et [contre] Shéméber, roi de Tseboïm, et [contre] le roi de Béla, qui est Tsoar. ◊ 3 Tous ceux-ci se joignirent dans la vallée de Siddim, qui est la mer Salée. ◊ 4 Douze ans, ils avaient été asservis à Kedor-Laomer, mais, la treizième année, ils se révoltèrent. ◊ 5 Et la quatorzième année, Kedor-Laomer vint, et les rois qui étaient avec lui, et ils frappèrent les Rephaïm à Ashteroth-Karnaïm, et les Zuzim à Ham, et les Émim à Shavé-Kiriathaïm, ◊ 6 et les Horiens dans leur montagne de Séhir, jusqu’à El-Paran, qui est près du désert. ◊ 7 Et ils retournèrent, et vinrent à En-Mishpath, qui est Kadès, et ils frappèrent toute la contrée des Amalékites, et aussi les Amoréens qui habitaient à Hatsatson-Thamar. ◊ 8 Et le roi de Sodome, et le roi de Gomorrhe, et le roi d’Adma, et le roi de Tseboïm, et le roi de Béla, qui est Tsoar, sortirent et se rangèrent en bataille contre eux dans la vallée de Siddim, ◊ 9 contre Kedor-Laomer, roi d’Élam, et Tidhal, roi des nations, et Amraphel, roi de Shinhar, et Arioc, roi d’Ellasar : quatre rois contre cinq. ◊ 10 Et la vallée de Siddim était pleine de puits de bitume ; et les rois de Sodome et de Gomorrhe s’enfuirent, et y tombèrent ; et ceux qui restèrent s’enfuirent dans la montagne. ◊ 11 Et ils prirent tous les biens de Sodome et de Gomorrhe, et tous leurs vivres, et ils s’en allèrent. ◊ 12 Ils prirent aussi Lot, fils du frère d’Abram, et son bien, et ils s’en allèrent ; car [Lot] habitait dans Sodome.
◊ 13 Et un homme qui était échappé, vint et le rapporta à Abram, l’Hébreu, qui demeurait auprès des chênes de Mamré, l’Amoréen, frère d’Eshcol et frère d’Aner : ceux-ci étaient alliés d’Abram. ◊ 14 Et Abram apprit que son frère avait été emmené captif, et il mit en campagne ses hommes exercés, trois cent dix-huit [hommes], nés dans sa maison, et poursuivit [les rois] jusqu’à Dan ; ◊ 15 et il divisa [sa troupe, et se jeta] sur eux de nuit, lui et ses serviteurs, et il les frappa, et les poursuivit jusqu’à Hoba, qui est à la gauche de Damas. ◊ 16 Et il ramena tout le bien, et ramena aussi Lot, son frère, et son bien, et aussi les femmes et le peuple. ◊ 17 Et comme il s’en revenait après avoir frappé Kedor-Laomer et les rois qui étaient avec lui, le roi de Sodome sortit à sa rencontre dans la vallée de Shavé, qui est la vallée du roi. ◊ 18 Et Melchisédec, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin, (or il était sacrificateur du *Dieu Très-haut) ; ◊ 19 et il le bénit, et dit : Béni soit Abram de par le *Dieu Très-haut, possesseur des cieux et de la terre ! ◊ 20 Et béni soit le *Dieu Très-haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains ! Et [Abram] lui donna la dîme de tout. ◊ 21 Et le roi de Sodome dit à Abram : Donne-moi les personnes, et prends les biens pour toi. ◊ 22 Et Abram dit au roi de Sodome : J’ai levé ma main vers l’Éternel, le *Dieu Très-haut, possesseur des cieux et de la terre : ◊ 23 si, depuis un fil jusqu’à une courroie de sandale, oui, si, de tout ce qui est à toi, je prends quoi que ce soit,… afin que tu ne dises pas : Moi, j’ai enrichi Abram !… ◊ 24 sauf seulement ce qu’ont mangé les jeunes gens, et la part des hommes qui sont allés avec moi, Aner, Eshcol et Mamré : eux, ils prendront leur part.
Genèse
18 ◊ 1 * Et l’Éternel lui apparut auprès des chênes de Mamré ; et il était assis à l’entrée de la tente, pendant la chaleur du jour. ◊ 2 Et il leva les yeux et regarda ; et voici, trois hommes se tenaient près de lui ; et quand il les vit, il courut de l’entrée de la tente à leur rencontre, et se prosterna en terre ; ◊ 3 et il dit : Seigneur, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, ne passe point outre, je te prie, d’auprès de ton serviteur. ◊ 4 Qu’on prenne, je te prie, un peu d’eau, et vous laverez vos pieds, et vous vous reposerez sous l’arbre ; ◊ 5 et je prendrai un morceau de pain, et vous réconforterez votre cœur, après quoi vous passerez outre ; car c’est pour cela que vous avez passé près de votre serviteur. Et ils dirent : Fais ainsi, comme tu l’as dit.
◊ 6 Et Abraham alla en hâte dans la tente vers Sara, et dit : Prends vite trois mesures de fleur de farine, pétris, et fais des gâteaux. ◊ 7 Et Abraham courut au troupeau, et prit un veau tendre et bon, et le donna à un jeune homme qui se hâta de l’apprêter. ◊ 8 Et il prit de la crème et du lait, et le veau qu’il avait apprêté, et le mit devant eux, et il se tint auprès d’eux sous l’arbre, et ils mangèrent.
◊ 9 Et ils lui dirent : Où est Sara, ta femme ? Et il dit : Voici, dans la tente. ◊ 10 Et il dit : Je reviendrai certainement vers toi quand [son] terme sera là, et voici, Sara, ta femme, aura un fils. Et Sara écoutait à l’entrée de la tente, qui était derrière lui. ◊ 11 Or Abraham et Sara étaient vieux, avancés en âge ; Sara avait cessé d’avoir ce qu’ont les femmes. ◊ 12 Et Sara rit en elle-même, disant : Étant vieille, aurai-je du plaisir ?… mon seigneur aussi est âgé. ◊ 13 Et l’Éternel dit à Abraham : Pourquoi Sara a-t-elle ri, disant : Est-ce que vraiment j’aurai un enfant, moi qui suis vieille ? ◊ 14 Y a-t-il quelque chose qui soit trop difficile pour l’Éternel ? Au temps fixé je reviendrai vers toi, quand [son] terme sera là, et Sara aura un fils. ◊ 15 Et Sara [le] nia, disant : Je n’ai pas ri ; car elle eut peur. Et il dit : Non, car tu as ri.
◊ 16 Et les hommes se levèrent de là, et regardèrent du côté de Sodome ; et Abraham allait avec eux pour leur faire la conduite. ◊ 17 Et l’Éternel dit : Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire, ◊ 18 puisque Abraham doit certainement devenir une nation grande et forte, et qu’en lui seront bénies toutes les nations de la terre ? ◊ 19 Car je le connais, [et je sais] qu’il commandera à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l’Éternel, pour pratiquer ce qui est juste et droit, afin que l’Éternel fasse venir sur Abraham ce qu’il a dit à son égard. ◊ 20 Et l’Éternel dit : Parce que le cri de Sodome et de Gomorrhe est grand, et que leur péché est très aggravé, ◊ 21 eh bien, je descendrai, et je verrai s’ils ont fait entièrement selon le cri qui en est venu jusqu’à moi ; et sinon, je le saurai.
◊ 22 Et les hommes se détournèrent de là, et ils allaient vers Sodome ; et Abraham se tenait encore devant l’Éternel. ◊ 23 Et Abraham s’approcha, et dit : Feras-tu périr le juste avec le méchant ? ◊ 24 Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville ; [la] détruiras-tu, et ne pardonneras-tu pas à la ville à cause des cinquante justes qui seront en elle ? ◊ 25 Loin de toi d’agir de cette manière, de faire mourir le juste avec le méchant, et qu’il en soit du juste comme du méchant ! Loin de toi ! Le juge de toute la terre ne fera-t-il pas ce qui est juste ? ◊ 26 Et l’Éternel dit : Si je trouve dans Sodome cinquante justes, au-dedans de la ville, je pardonnerai à tout le lieu à cause d’eux. ◊ 27 Et Abraham répondit et dit : Voici, je te prie, j’ai osé parler au Seigneur, moi qui suis poussière et cendre. ◊ 28 Peut-être en manquera-t-il cinq, des cinquante justes ; détruiras-tu pour cinq toute la ville ? Et il dit : Je ne la détruirai pas, si j’y en trouve quarante-cinq. ◊ 29 Et il continua encore de lui parler, et dit : Peut-être s’y en trouvera-t-il quarante ? Et il dit : Je ne le ferai pas, à cause des quarante. ◊ 30 Et il dit : Je te prie, que le Seigneur ne s’irrite pas, et je parlerai : Peut-être s’y en trouvera-t-il trente ? Et il dit : Je ne le ferai pas, si j’y en trouve trente. ◊ 31 Et il dit : Voici, j’ai osé parler au Seigneur : Peut-être s’y en trouvera-t-il vingt ? Et il dit : Je ne la détruirai pas, à cause des vingt. ◊ 32 Et il dit : Je te prie, que le Seigneur ne s’irrite pas, et je parlerai encore une seule fois : Peut-être s’y en trouvera-t-il dix ? Et il dit : Je ne la détruirai pas, à cause des dix. ◊ 33 Et l’Éternel s’en alla quand il eut achevé de parler à Abraham ; et Abraham s’en retourna en son lieu.
Abdias
1 ◊ 1 La vision d’Abdias. — Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel, touchant Édom. Nous avons entendu une rumeur de par l’Éternel, et un ambassadeur a été envoyé parmi les nations : Levez-vous ! et levons-nous contre lui pour la guerre. ◊ 2 Voici, je t’ai fait petit parmi les nations ; tu es fort méprisé. ◊ 3 L’arrogance de ton cœur t’a séduit, toi qui demeures dans les creux du rocher, ta haute habitation ; [toi] qui dis dans ton cœur : Qui me fera descendre par terre ? ◊ 4 Si tu t’élèves comme l’aigle, et que parmi les étoiles tu mettes ton nid, je te ferai descendre de là, dit l’Éternel. ◊ 5 Si des voleurs, si des pillards de nuit venaient chez toi (comme tu es ruiné !) voleraient-ils plus que ce qui leur suffit ? Si des vendangeurs venaient chez toi, ne laisseraient-ils pas des grappillages ? ◊ 6 Comme Ésaü est fouillé ! comme ses choses cachées sont mises à découvert !
◊ 7 Tous tes alliés t’ont poussé à la frontière ; ceux qui étaient en paix avec toi t’ont trompé, ils ont prévalu contre toi ; [ceux qui mangeaient] ton pain ont mis un piège sous toi. Il n’y a pas d’intelligence en lui ! ◊ 8 N’est-ce pas en ce jour-là, dit l’Éternel, que je détruirai du milieu d’Édom les sages, et de la montagne d’Ésaü, l’intelligence ? ◊ 9 Et tes hommes forts, ô Théman, seront terrifiés, afin que chacun soit retranché de la montagne d’Ésaü par le carnage. ◊ 10 À cause de la violence [faite] à ton frère Jacob, la honte te couvrira, et tu seras retranché pour toujours. ◊ 11 Au jour où tu te tins vis-à-vis, au jour où des étrangers emportaient ses richesses, et où des forains entraient dans ses portes et jetaient le sort sur Jérusalem, toi aussi tu étais comme l’un d’eux. ◊ 12 Mais tu n’aurais pas dû regarder le jour de ton frère, le jour de son désastre ; et tu n’aurais pas dû te réjouir au sujet des fils de Juda, au jour de leur destruction, et tu n’aurais pas dû ouvrir ta bouche toute grande au jour de la détresse. ◊ 13 Tu n’aurais pas dû entrer dans la porte de mon peuple, au jour de leur calamité ; ni regarder, toi non plus, sa misère, au jour de sa calamité ; et tu n’aurais pas dû porter [la main] sur ses richesses au jour de sa calamité ; ◊ 14 et tu n’aurais pas dû te tenir au carrefour pour exterminer ses réchappés, et tu n’aurais pas dû livrer ceux des siens qui étaient demeurés de reste au jour de la détresse.
◊ 15 Car le jour de l’Éternel est proche, contre toutes les nations : comme tu as fait, il te sera fait ; ta récompense retombera sur ta tête. ◊ 16 Car, comme vous avez bu sur ma montagne sainte, toutes les nations boiront continuellement ; et elles boiront, et elles avaleront, et elles seront comme si elles n’avaient pas été. ◊ 17 Et sur la montagne de Sion il y aura délivrance ; et elle sera sainte, et la maison de Jacob possédera ses possessions. ◊ 18 Et la maison de Jacob sera un feu, et la maison de Joseph, une flamme ; et la maison d’Ésaü sera du chaume ; et elles y mettront le feu et la dévoreront ; et il n’y aura pas de reste de la maison d’Ésaü, car l’Éternel a parlé. ◊ 19 Et ceux du midi posséderont la montagne d’Ésaü, et ceux du pays plat, les Philistins ; et [les fils d’Israël] posséderont la campagne d’Éphraïm et la campagne de Samarie ; et Benjamin [possédera] Galaad. ◊ 20 Et les captifs de cette armée des fils d’Israël [posséderont] ce qui appartenait aux Cananéens jusqu’à Sarepta, et les captifs de Jérusalem, qui [avaient été] à Sepharad, posséderont les villes du midi. ◊ 21 Et des sauveurs monteront sur la montagne de Sion pour juger la montagne d’Ésaü. Et le royaume sera à l’Éternel.
2 Pierre
2 ◊ 1 Or il y a eu aussi de faux prophètes parmi le peuple, comme aussi il y aura parmi vous de faux docteurs qui introduiront furtivement des sectes de perdition, reniant aussi le maître qui les a achetés, faisant venir sur eux-mêmes une prompte destruction ; ◊ 2 et plusieurs suivront leurs excès : et à cause d’eux la voie de la vérité sera blasphémée ; ◊ 3 et, par cupidité, ils feront trafic de vous avec des paroles artificieuses ; mais leur jugement, dès longtemps, ne demeure pas oisif, et leur destruction ne sommeille pas. ◊ 4 Car, si Dieu n’a pas épargné les anges qui ont péché, mais, les ayant précipités dans l’abîme, les a livrés pour être gardés dans des chaînes d’obscurité pour le jugement ; ◊ 5 — et s’il n’a pas épargné l’ancien monde, mais a préservé Noé, lui huitième, prédicateur de justice, faisant venir [le] déluge sur un monde d’impies ; ◊ 6 — et si, réduisant en cendres les villes de Sodome et de Gomorrhe, il les a condamnées par une totale subversion, les établissant pour être un exemple à ceux qui vivraient dans l’impiété ; ◊ 7 et s’il a délivré le juste Lot, accablé par la conduite débauchée de ces hommes pervers, ◊ 8 (car ce juste qui habitait parmi eux, les voyant et les entendant, tourmentait de jour en jour son âme juste à cause de leurs actions iniques,) ◊ 9 — le Seigneur sait délivrer de la tentation les hommes pieux, et réserver les injustes pour le jour du jugement, pour être punis, ◊ 10 mais spécialement ceux qui suivent la chair dans la convoitise de l’impureté et qui méprisent la domination. Gens audacieux, adonnés à leur sens, ils ne tremblent pas en injuriant les dignités, ◊ 11 tandis que les anges, plus grands en force et en puissance, ne portent pas contre elles de jugement injurieux devant le *Seigneur. ◊ 12 Mais ceux-ci, comme des bêtes sans raison, [purement] animales, nées pour être prises et détruites, parlant injurieusement dans les choses qu’ils ignorent, périront aussi dans leur propre corruption, ◊ 13 recevant la récompense de l’iniquité, estimant plaisir les voluptés d’un jour ; — des taches et des souillures, s’abandonnant aux délices de leurs propres tromperies tout en faisant des festins avec vous ; ◊ 14 ayant les yeux pleins d’adultère et ne cessant jamais de pécher ; amorçant les âmes mal affermies, ayant le cœur exercé à la cupidité, enfants de malédiction. ◊ 15 Ayant laissé le droit chemin, ils se sont égarés, ayant suivi le chemin de Balaam, [fils] de Bosor, qui aima le salaire d’iniquité ; ◊ 16 mais il fut repris de sa propre désobéissance : une bête de somme muette, parlant d’une voix d’homme, réprima la folie du prophète. ◊ 17 Ce sont des fontaines sans eau et des nuages poussés par la tempête, [des gens] à qui l’obscurité des ténèbres est réservée pour toujours ; ◊ 18 car, en prononçant d’orgueilleux discours de vanité, ils amorcent par les convoitises de la chair, par leurs impudicités, ceux qui avaient depuis peu échappé à ceux qui vivent dans l’erreur ; ◊ 19 — leur promettant la liberté, eux qui sont esclaves de la corruption ; car on est esclave de celui par qui on est vaincu. ◊ 20 Car, si, après avoir échappé aux souillures du monde par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, étant de nouveau enlacés, ils sont vaincus par elles, leur dernière condition est pire que la première ; ◊ 21 car il leur eût mieux valu n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné ; ◊ 22 mais ce que dit le proverbe véritable leur est arrivé : Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi lui-même, et la truie lavée, à se vautrer au bourbier.
Romains
15 ◊ 1 Or nous devons, nous les forts, porter les infirmités des faibles, et non pas nous plaire à nous-mêmes. ◊ 2 Que chacun de nous cherche à plaire à son prochain, en vue du bien, pour l’édification. ◊ 3 Car aussi le Christ n’a point cherché à plaire à lui-même, mais selon qu’il est écrit : « Les outrages de ceux qui t’outragent sont tombés sur moi ». ◊ 4 Car toutes les choses qui ont été écrites auparavant ont été écrites pour notre instruction, afin que, par la patience et par la consolation des écritures, nous ayons espérance. ◊ 5 Or le Dieu de patience et de consolation vous donne d’avoir entre vous un même sentiment selon le christ Jésus, ◊ 6 afin que, d’un commun accord, d’une même bouche, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ. ◊ 7 C’est pourquoi recevez-vous les uns les autres, comme aussi le Christ vous a reçus, à la gloire de Dieu.
◊ 8 Car je dis que Jésus Christ a été serviteur de [la] circoncision, pour la vérité de Dieu, pour la confirmation des promesses [faites] aux pères, ◊ 9 et pour que les nations glorifiassent Dieu pour [la] miséricorde, selon qu’il est écrit : « C’est pourquoi je te célébrerai parmi les nations, et je psalmodierai à ton nom ». ◊ 10 Et encore, il dit : « Nations, réjouissez-vous avec son peuple ». ◊ 11 Et encore : « Louez le *Seigneur, vous toutes les nations, et que tous les peuples le célèbrent ». ◊ 12 Et encore Ésaïe dit : « Il y aura la racine de Jessé, et il y en aura un qui s’élèvera pour gouverner les nations ; c’est en lui que les nations espéreront ». ◊ 13 Or que le Dieu d’espérance vous remplisse de toute joie et paix en croyant, pour que vous abondiez en espérance par la puissance de l’Esprit Saint.
◊ 14 Or je suis persuadé, mes frères, moi-même aussi, à votre égard, que vous-mêmes aussi vous êtes pleins de bonté, remplis de toute connaissance et capables de vous exhorter l’un l’autre. ◊ 15 Mais je vous ai écrit en quelque sorte plus hardiment, frères, comme réveillant vos souvenirs, à cause de la grâce qui m’a été donnée par Dieu, ◊ 16 pour que je sois ministre du christ Jésus envers les nations, exerçant la sacrificature dans l’évangile de Dieu, afin que l’offrande des nations soit agréable, étant sanctifiée par l’Esprit Saint. ◊ 17 J’ai donc de quoi me glorifier dans le christ Jésus, dans les choses qui concernent Dieu. ◊ 18 Car je n’oserai rien dire que Christ n’ait accompli par moi pour l’obéissance des nations, par parole et par œuvre, ◊ 19 par la puissance de miracles et de prodiges, par la puissance de l’Esprit [de Dieu] ; de sorte que, depuis Jérusalem, et tout alentour, jusqu’en Illyrie, j’ai pleinement annoncé l’évangile du Christ ; ◊ 20 mais ainsi m’attachant à évangéliser, non pas là où Christ avait été prêché, (afin que je n’édifiasse pas sur le fondement d’autrui) ◊ 21 mais selon qu’il est écrit : « Ceux à qui il n’a pas été annoncé, verront, et ceux qui n’ont pas entendu, comprendront ». ◊ 22 C’est pourquoi aussi j’ai été souvent empêché d’aller vers vous ; ◊ 23 mais maintenant, n’ayant plus de sujet [de m’arrêter] dans ces pays-ci, et ayant depuis plusieurs années un grand désir d’aller vers vous, ◊ 24 pour le cas où je me rendrais en Espagne… ; car j’espère que je vous verrai à mon passage, et que vous me ferez la conduite de ce côté-là, quand j’aurai d’abord un peu joui de vous ; ◊ 25 mais à présent je vais à Jérusalem, étant occupé au service des saints ; ◊ 26 car la Macédoine et l’Achaïe ont trouvé bon de subvenir, par une contribution, aux besoins des pauvres d’entre les saints qui sont à Jérusalem ; ◊ 27 car elles l’ont pris à cœur, et elles sont leurs débiteurs ; car si les nations ont participé à leurs [biens] spirituels, elles sont aussi sous l’obligation de les servir dans les choses charnelles. ◊ 28 Après donc que j’aurai achevé cette [œuvre] et que je leur aurai scellé ce fruit, j’irai en Espagne en passant par [chez] vous. ◊ 29 Et je sais qu’en allant auprès de vous, j’irai dans la plénitude de la bénédiction de Christ. ◊ 30 Mais je vous exhorte, frères, par notre seigneur Jésus Christ et par l’amour de l’Esprit, à combattre avec moi dans vos prières à Dieu pour moi, ◊ 31 afin que je sois délivré des incrédules qui sont en Judée, et que mon service que j’ai [à accomplir] à Jérusalem soit agréable aux saints, ◊ 32 afin que j’aille vers vous avec joie par la volonté de Dieu, et que je me récrée avec vous. ◊ 33 Or, que le Dieu de paix soit avec vous tous ! Amen.
Ésaïe
8 ◊ 1 Et l’Éternel me dit : Prends-toi une grande plaque, et écris dessus avec un style d’homme : Maher-Shalal-Hash-Baz. ◊ 2 Et je me pris de fidèles témoins pour témoigner, Urie, le sacrificateur, et Zacharie, fils de Jebérékia. ◊ 3 Et je m’approchai de la prophétesse, et elle conçut, et enfanta un fils ; et l’Éternel me dit : Appelle son nom : Maher-Shalal-Hash-Baz ; ◊ 4 car avant que l’enfant sache crier : Mon père, et, Ma mère, on emportera la puissance de Damas et le butin de Samarie devant le roi d’Assyrie.
◊ 5 Et l’Éternel me parla encore, disant : ◊ 6 Parce que ce peuple rejette les eaux de Siloé qui vont doucement, et qu’il trouve son plaisir en Retsin et dans le fils de Remalia ; ◊ 7 à cause de cela, voici, le Seigneur fait monter sur eux les eaux du fleuve, fortes et grosses, le roi d’Assyrie et toute sa gloire ; et il montera sur tout son lit, et s’en ira par-dessus tous ses bords ; ◊ 8 et il traversera Juda, il débordera et passera outre, il atteindra jusqu’au cou ; et le déploiement de ses ailes remplira la largeur de ton pays, ô Emmanuel.
◊ 9 Associez-vous, peuples, et vous serez brisés ; et prêtez l’oreille, vous tous qui habitez au loin sur la terre ! Ceignez-vous, et vous serez brisés ! Ceignez-vous, et vous serez brisés ! ◊ 10 Prenez un conseil, et il n’aboutira à rien ; dites la parole, et elle n’aura pas d’effet : car *Dieu est avec nous. ◊ 11 Car ainsi m’a dit l’Éternel avec main forte, et il m’a averti de ne pas marcher dans le chemin de ce peuple, disant : ◊ 12 Ne dites pas conjuration, de tout ce dont ce peuple dira conjuration, et ne craignez pas leur crainte, et ne soyez pas effrayés ; ◊ 13 l’Éternel des armées, lui, sanctifiez-le, et que lui soit votre crainte, et lui, votre frayeur ; ◊ 14 et il sera pour sanctuaire, et pour pierre d’achoppement et rocher de trébuchement aux deux maisons d’Israël, pour piège et pour lacet aux habitants de Jérusalem. ◊ 15 Et beaucoup d’entre eux trébucheront, et tomberont, et seront brisés, et enlacés, et pris. ◊ 16 Lie le témoignage, scelle la loi parmi mes disciples. ◊ 17 Et je m’attendrai à l’Éternel qui cache sa face de la maison de Jacob, et je l’attendrai.
◊ 18 Voici, moi et les enfants que l’Éternel m’a donnés, nous sommes pour signes et pour prodiges en Israël de la part de l’Éternel des armées qui demeure en la montagne de Sion. ◊ 19 Et s’ils vous disent : Enquérez-vous des évocateurs d’esprits et des diseurs de bonne aventure, qui murmurent et qui chuchotent,… un peuple ne s’enquiert-il pas de son Dieu ? [ira-t-il] aux morts pour les vivants ? ◊ 20 À la loi et au témoignage ! S’ils ne parlent pas selon cette parole, il n’y a pas d’aurore pour lui.
◊ 21 Et il passera là, affligé et ayant faim ; et il arrivera que, lorsqu’il aura faim, il se dépitera, et maudira son roi et son Dieu ; ◊ 22 et il regardera en haut, et il fixera son regard sur la terre, et voici la détresse et les ténèbres, l’obscurité de l’angoisse ! et il est repoussé dans d’épaisses ténèbres.
Romains
14 ◊ 1 Or quant à celui qui est faible en foi, recevez-le ; non pas pour la décision de questions [douteuses]. ◊ 2 L’un croit pouvoir manger de toutes choses ; l’autre qui est faible, mange des herbes : ◊ 3 que celui qui mange ne méprise pas celui qui ne mange pas ; et que celui qui ne mange pas ne juge pas celui qui mange, car Dieu l’a reçu. ◊ 4 Qui es-tu, toi qui juges le domestique d’autrui ? Il se tient debout ou il tombe pour son propre maître ; et il sera tenu debout, car le Seigneur est puissant pour le tenir debout. ◊ 5 L’un estime un jour plus qu’un autre jour, et l’autre estime tous les jours [égaux] : que chacun soit pleinement persuadé dans son propre esprit. ◊ 6 Celui qui a égard au jour, y a égard à cause du Seigneur ; et celui qui mange, mange à cause du Seigneur, car il rend grâces à Dieu ; et celui qui ne mange pas, ne mange pas à cause du Seigneur, et il rend grâces à Dieu. ◊ 7 Car nul de nous ne vit ayant égard à lui-même, et nul ne meurt ayant égard à lui-même : ◊ 8 mais soit que nous vivions, nous vivons ayant égard au Seigneur, soit que nous mourions, nous mourons ayant égard au Seigneur ; soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes du Seigneur. ◊ 9 Car c’est pour cela que Christ est mort et qu’il a revécu, afin qu’il dominât et sur les morts et sur les vivants. ◊ 10 Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère ? Ou aussi toi, pourquoi méprises-tu ton frère ? Car nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu ; ◊ 11 car il est écrit : « Je suis vivant, dit le *Seigneur, que tout genou se ploiera devant moi, et que toute langue confessera hautement Dieu ». ◊ 12 Ainsi donc, chacun de nous rendra compte pour lui-même à Dieu. ◊ 13 Ne nous jugeons donc plus l’un l’autre ; mais jugez plutôt ceci, de ne pas mettre une pierre d’achoppement ou une occasion de chute devant votre frère. ◊ 14 Je sais, et je suis persuadé dans le seigneur Jésus, que rien n’est souillé par soi-même, sauf qu’à celui qui croit qu’une chose est souillée, elle lui est souillée. ◊ 15 Car si, à cause d’une viande, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l’amour. Ne détruis pas par ta viande celui pour lequel Christ est mort. ◊ 16 Que ce qui est bien en vous ne soit donc pas blâmé. ◊ 17 Car le royaume de Dieu n’est pas manger et boire, mais justice, et paix, et joie dans l’Esprit Saint. ◊ 18 Car celui qui en cela sert le Christ est agréable à Dieu et approuvé des hommes.
◊ 19 Ainsi donc poursuivons les choses qui tendent à la paix et celles qui tendent à l’édification mutuelle. ◊ 20 À cause d’une viande, ne détruis pas l’œuvre de Dieu. Toutes choses, il est vrai, sont pures ; mais il y a du mal pour l’homme qui mange en bronchant. ◊ 21 Il est bon de ne pas manger de chair, de ne pas boire de vin, et de ne [faire aucune chose] en laquelle ton frère bronche, ou est scandalisé, ou est faible. ◊ 22 Toi, tu as de la foi ; aie-la par-devers toi-même devant Dieu ; bienheureux est celui qui ne se juge pas lui-même en ce qu’il approuve ; ◊ 23 mais celui qui hésite, s’il mange, est condamné, parce qu’[il n’agit] pas sur un principe de foi. Or tout ce qui n’est pas sur le principe de la foi est péché.
Genèse
22 ◊ 1 * Et il arriva, après ces choses, que Dieu éprouva Abraham, et lui dit : Abraham ! Et il dit : Me voici. ◊ 2 Et [Dieu] dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste, sur une des montagnes que je te dirai. ◊ 3 Et Abraham se leva de bon matin et bâta son âne et prit avec lui deux de ses jeunes hommes, et Isaac, son fils ; et il fendit le bois pour l’holocauste, et se leva, et s’en alla vers le lieu que Dieu lui avait dit.
◊ 4 Le troisième jour, Abraham leva ses yeux, et vit le lieu de loin. ◊ 5 Et Abraham dit à ses jeunes hommes : Restez ici, vous, avec l’âne ; et moi et l’enfant nous irons jusque-là, et nous adorerons ; et nous reviendrons vers vous. ◊ 6 Et Abraham prit le bois de l’holocauste, et le mit sur Isaac, son fils ; et il prit dans sa main le feu et le couteau ; et ils allaient les deux ensemble. ◊ 7 Et Isaac parla à Abraham, son père, et dit : Mon père ! Et il dit : Me voici, mon fils. Et il dit : Voici le feu et le bois ; mais où est l’agneau pour l’holocauste ? ◊ 8 Et Abraham dit : Mon fils, Dieu se pourvoira de l’agneau pour l’holocauste. Et ils allaient les deux ensemble. ◊ 9 Et ils arrivèrent au lieu que Dieu lui avait dit. Et Abraham bâtit là l’autel, et arrangea le bois, et lia Isaac, son fils, et le mit sur l’autel, sur le bois. ◊ 10 Et Abraham étendit sa main et prit le couteau pour égorger son fils. ◊ 11 Mais l’Ange de l’Éternel lui cria des cieux, et dit : Abraham ! Abraham ! Et il dit : Me voici. ◊ 12 Et il dit : N’étends pas ta main sur l’enfant, et ne lui fais rien ; car maintenant je sais que tu crains Dieu, et que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. ◊ 13 Et Abraham leva ses yeux, et vit, et voici, il y avait derrière [lui] un bélier retenu à un buisson par les cornes ; et Abraham alla et prit le bélier, et l’offrit en holocauste à la place de son fils. ◊ 14 Et Abraham appela le nom de ce lieu-là : Jéhovah-Jiré, comme on dit aujourd’hui : En la montagne de l’Éternel il y sera pourvu.
◊ 15 Et l’Ange de l’Éternel cria des cieux à Abraham, une seconde fois, ◊ 16 et dit : J’ai juré par moi-même, dit l’Éternel : Parce que tu as fait cette chose-là, et que tu n’as pas refusé ton fils, ton unique, ◊ 17 certainement je te bénirai, et je multiplierai abondamment ta semence comme les étoiles des cieux et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta semence possédera la porte de ses ennemis. ◊ 18 Et toutes les nations de la terre se béniront en ta semence, parce que tu as écouté ma voix.
◊ 19 Et Abraham retourna vers ses jeunes hommes ; et ils se levèrent, et s’en allèrent ensemble à Beër-Shéba ; et Abraham habita à Beër-Shéba.
◊ 20 * Et il arriva, après ces choses, qu’on rapporta à Abraham en disant : Voici, Milca, elle aussi, a enfanté des enfants à Nakhor, ton frère : ◊ 21 Uts, son premier-né ; et Buz, son frère ; et Kemuel, père d’Aram ; ◊ 22 et Késed, et Hazo, et Pildash, et Jidlaph, et Bethuel. ◊ 23 Or Bethuel engendra Rebecca. Milca enfanta ces huit à Nakhor, frère d’Abraham. ◊ 24 Et sa concubine, nommée Reüma, elle aussi enfanta Tébakh, et Gakham, et Thakhash, et Maaca.
Genèse
24 ◊ 1 * Et Abraham était vieux, avancé en âge ; et l’Éternel avait béni Abraham en toute chose. ◊ 2 Et Abraham dit à son serviteur, le plus ancien de sa maison, qui avait le gouvernement de tout ce qui était à lui : Mets, je te prie, ta main sous ma cuisse, ◊ 3 et je te ferai jurer par l’Éternel, le Dieu des cieux et le Dieu de la terre, que tu ne prendras pas de femme pour mon fils d’entre les filles des Cananéens, parmi lesquels j’habite ; ◊ 4 mais tu iras dans mon pays et vers ma parenté, et tu prendras une femme pour mon fils, pour Isaac. ◊ 5 Et le serviteur lui dit : Peut-être la femme ne voudra-t-elle pas me suivre dans ce pays-ci ; me faudra-t-il faire retourner ton fils dans le pays d’où tu es sorti ? ◊ 6 Et Abraham lui dit : Garde-toi d’y faire retourner mon fils. ◊ 7 L’Éternel, le Dieu des cieux, qui m’a pris de la maison de mon père et du pays de ma parenté, et qui m’a parlé et qui m’a juré, disant : Je donnerai à ta semence ce pays-ci, lui-même enverra son ange devant toi, et tu prendras de là une femme pour mon fils. ◊ 8 Et si la femme ne veut pas te suivre, alors tu seras quitte envers moi de ce serment ; seulement, tu ne feras pas retourner là mon fils. ◊ 9 Et le serviteur mit sa main sous la cuisse d’Abraham, son seigneur, et lui jura au sujet de ces choses.
◊ 10 Et le serviteur prit dix chameaux d’entre les chameaux de son maître, et s’en alla ; or il avait tout le bien de son maître sous sa main. Et il se leva et s’en alla en Mésopotamie, à la ville de Nakhor. ◊ 11 Et il fit agenouiller les chameaux en dehors de la ville, auprès d’un puits d’eau, au temps du soir, au temps où sortent celles qui vont puiser. ◊ 12 Et il dit : Éternel, Dieu de mon seigneur Abraham, fais-moi faire, je te prie, une [heureuse] rencontre aujourd’hui, et use de grâce envers mon seigneur Abraham. ◊ 13 Voici, je me tiens près de la fontaine d’eau, et les filles des gens de la ville sortent pour puiser de l’eau ; ◊ 14 qu’il arrive donc que la jeune fille à laquelle je dirai : Abaisse ta cruche, je te prie, afin que je boive, et qui dira : Bois, et j’abreuverai aussi tes chameaux, soit celle que tu as destinée à ton serviteur, à Isaac ; et à cela je connaîtrai que tu as usé de grâce envers mon seigneur.
◊ 15 Et il arriva, avant qu’il eût achevé de parler, que voici sortir Rebecca, sa cruche sur son épaule : elle était née à Bethuel, fils de Milca, femme de Nakhor, frère d’Abraham. ◊ 16 Et la jeune fille était très belle de visage, vierge, et nul ne l’avait connue. Et elle descendit à la fontaine, et remplit sa cruche, et remonta. ◊ 17 Et le serviteur courut à sa rencontre et dit : Permets, je te prie, que je boive un peu d’eau de ta cruche. ◊ 18 Et elle dit : Bois, mon seigneur. Et vite elle abaissa sa cruche sur sa main, et lui donna à boire. ◊ 19 Et, après qu’elle eut achevé de lui donner à boire, elle dit : Je puiserai aussi pour tes chameaux, jusqu’à ce qu’ils aient fini de boire. ◊ 20 Et elle se hâta et vida sa cruche dans l’auge, et elle courut encore au puits pour puiser, et puisa pour tous ses chameaux. ◊ 21 Et l’homme la regardait avec étonnement sans rien dire, pour savoir si l’Éternel aurait fait prospérer son voyage, ou non.
◊ 22 Et il arriva, quand les chameaux eurent fini de boire, que l’homme prit un anneau d’or, du poids d’un demi-sicle, et deux bracelets pour ses mains, du poids de dix [sicles] d’or. ◊ 23 Et il dit : De qui es-tu fille ? Fais-le-moi savoir, je te prie. Y a-t-il pour nous, dans la maison de ton père, un lieu pour y loger ? ◊ 24 Et elle lui dit : Je suis fille de Bethuel, fils de Milca, qu’elle a enfanté à Nakhor. ◊ 25 Et elle lui dit : Il y a chez nous de la paille, et aussi du fourrage en abondance, et de la place pour loger.
◊ 26 Et l’homme s’inclina, et se prosterna devant l’Éternel, et dit : ◊ 27 Béni soit l’Éternel, le Dieu de mon seigneur Abraham, qui ne s’est pas départi de sa grâce et de sa vérité envers mon seigneur. Lorsque j’étais en chemin, l’Éternel m’a conduit à la maison des frères de mon seigneur.
◊ 28 Et la jeune fille courut, et rapporta ces choses dans la maison de sa mère ; ◊ 29 or Rebecca avait un frère, nommé Laban ; et Laban courut vers l’homme, dehors, à la fontaine. ◊ 30 Et il arriva que, lorsqu’il vit l’anneau et les bracelets aux mains de sa sœur, et qu’il entendit les paroles de Rebecca, sa sœur, disant : Ainsi m’a parlé l’homme, il vint vers l’homme. Et voici, il se tenait auprès des chameaux, près de la fontaine. ◊ 31 Et il dit : Entre, béni de l’Éternel ; pourquoi te tiens-tu dehors ? car j’ai préparé la maison, et de la place pour les chameaux.
◊ 32 Et l’homme entra dans la maison, et on débarrassa les chameaux ; et on donna de la paille et du fourrage aux chameaux, et [pour lui] de l’eau pour laver ses pieds et les pieds des gens qui étaient avec lui. ◊ 33 Et on mit devant lui de quoi manger ; mais il dit : Je ne mangerai pas avant d’avoir dit ce que j’ai à dire. Et [Laban] dit : Parle. ◊ 34 Et il dit : Je suis serviteur d’Abraham. ◊ 35 Or l’Éternel a béni abondamment mon seigneur, et il est devenu grand ; et il lui a donné du menu bétail, et du gros bétail, et de l’argent, et de l’or, et des serviteurs, et des servantes, et des chameaux, et des ânes. ◊ 36 Et Sara, femme de mon seigneur, a dans sa vieillesse enfanté un fils à mon seigneur ; et il lui a donné tout ce qu’il a. ◊ 37 Et mon seigneur m’a fait jurer, disant : Tu ne prendras pas de femme pour mon fils d’entre les filles des Cananéens, dans le pays desquels j’habite ; ◊ 38 mais tu iras à la maison de mon père et vers ma famille, et tu prendras une femme pour mon fils. ◊ 39 Et je dis à mon seigneur : Peut-être la femme ne viendra-t-elle pas après moi. ◊ 40 Et il me dit : L’Éternel, devant qui je marche, enverra son ange avec toi et fera prospérer ton voyage, et tu prendras pour mon fils une femme de ma famille et de la maison de mon père. ◊ 41 Quand tu seras arrivé auprès de ma famille, alors tu seras quitte du serment que je te fais faire ; et, si on ne te la donne pas, tu seras quitte du serment que je te fais faire. ◊ 42 Et je suis venu aujourd’hui à la fontaine, et j’ai dit : Éternel, Dieu de mon seigneur Abraham, si tu veux bien faire prospérer le voyage que je fais, ◊ 43 voici, je me tiens près de la fontaine d’eau : qu’il arrive que la jeune fille qui sortira pour puiser, et à laquelle je dirai : Donne-moi, je te prie, à boire un peu d’eau de ta cruche, et qui me dira : ◊ 44 Bois toi-même, et je puiserai aussi pour tes chameaux, que celle-là soit la femme que l’Éternel a destinée au fils de mon seigneur. ◊ 45 Avant que j’eusse achevé de parler en mon cœur, voici sortir Rebecca, sa cruche sur son épaule ; et elle est descendue à la fontaine, et a puisé ; et je lui ai dit : Donne-moi à boire, je te prie. ◊ 46 Et elle s’est hâtée et a abaissé sa cruche de dessus son épaule, et a dit : Bois, et j’abreuverai aussi tes chameaux. Et j’ai bu, et elle a aussi abreuvé les chameaux. ◊ 47 Et je l’ai interrogée, et j’ai dit : De qui es-tu fille ? Et elle a dit : Je suis fille de Bethuel, fils de Nakhor, que Milca lui a enfanté. Et j’ai mis l’anneau à son nez, et les bracelets à ses mains. ◊ 48 Et je me suis incliné et je me suis prosterné devant l’Éternel, et j’ai béni l’Éternel, le Dieu de mon seigneur Abraham, qui m’a conduit par le vrai chemin, pour prendre la fille du frère de mon seigneur pour son fils. ◊ 49 Et maintenant, si vous voulez user de grâce et de vérité envers mon seigneur, déclarez-le-moi ; et sinon, déclarez-le-moi, et je me tournerai à droite ou à gauche.
◊ 50 Et Laban et Bethuel répondirent et dirent : La chose procède de l’Éternel ; nous ne pouvons te dire ni mal, ni bien. ◊ 51 Voici Rebecca devant toi ; prends-la, et t’en va ; et qu’elle soit la femme du fils de ton seigneur, comme l’Éternel l’a dit. ◊ 52 Et il arriva, lorsque le serviteur d’Abraham entendit leurs paroles, qu’il se prosterna en terre devant l’Éternel ; ◊ 53 et le serviteur sortit des objets d’argent et des objets d’or, et des vêtements, et les donna à Rebecca ; il fit aussi de riches présents à son frère et à sa mère.
◊ 54 Et ils mangèrent et burent, lui et les hommes qui étaient avec lui, et ils logèrent là ; et ils se levèrent le matin, et il dit : Renvoyez-moi à mon seigneur. ◊ 55 Et le frère et la mère dirent : Que la jeune fille reste avec nous [quelques] jours, dix au moins ; ensuite elle s’en ira. ◊ 56 Et il leur dit : Ne me retardez point, quand l’Éternel a fait prospérer mon voyage ; renvoyez-moi, et que je m’en aille vers mon seigneur. ◊ 57 Et ils dirent : Appelons la jeune fille, et entendons-la. ◊ 58 Et ils appelèrent Rebecca, et lui dirent : Iras-tu avec cet homme ? Et elle dit : J’irai. ◊ 59 Et ils firent partir Rebecca, leur sœur, et sa nourrice, et le serviteur d’Abraham et ses gens. ◊ 60 Et ils bénirent Rebecca, et lui dirent : Toi, notre sœur, deviens des milliers de myriades, et que ta semence possède la porte de ses ennemis ! ◊ 61 Et Rebecca se leva, et ses filles ; et elles montèrent sur les chameaux, et s’en allèrent après l’homme. Et le serviteur prit Rebecca, et s’en alla.
◊ 62 Et Isaac venait d’arriver du puits de Lakhaï-roï ; or il habitait au pays du midi. ◊ 63 Et Isaac était sorti dans les champs pour méditer, à l’approche du soir. Et il leva ses yeux, et regarda, et voici des chameaux qui venaient. ◊ 64 Et Rebecca leva ses yeux, et vit Isaac ; et elle descendit de dessus le chameau. ◊ 65 Or elle avait dit au serviteur : Qui est cet homme qui marche dans les champs à notre rencontre ? Et le serviteur dit : C’est mon seigneur. Et elle prit son voile et se couvrit. ◊ 66 Et le serviteur raconta à Isaac toutes les choses qu’il avait faites. ◊ 67 Et Isaac la conduisit dans la tente de Sara, sa mère ; et il prit Rebecca, et elle fut sa femme, et il l’aima ; et Isaac se consola quant à sa mère.
Genèse
25 ◊ 1 * Et Abraham prit encore une femme, nommée Ketura ; ◊ 2 et elle lui enfanta Zimran, et Jokshan, et Medan, et Madian, et Jishbak, et Shuakh. ◊ 3 — Et Jokshan engendra Sheba et Dedan. Et les fils de Dedan furent Ashurim, et Letushim, et Leümmim. ◊ 4 — Et les fils de Madian : Épha, et Épher, et Hénoc, et Abida, et Eldaa. — Tous ceux-là furent fils de Ketura.
◊ 5 Et Abraham donna tout ce qui lui appartenait à Isaac. ◊ 6 Et aux fils des concubines qu’eut Abraham, Abraham fit des dons ; et, tandis qu’il était encore en vie, il les renvoya d’auprès d’Isaac, son fils, vers l’orient, au pays d’orient.
◊ 7 Et ce sont ici les jours des années de la vie d’Abraham, qu’il vécut : cent soixante-quinze ans. ◊ 8 Et Abraham expira et mourut dans une bonne vieillesse, âgé et rassasié [de jours] ; et il fut recueilli vers ses peuples. ◊ 9 Et Isaac et Ismaël, ses fils, l’enterrèrent dans la caverne de Macpéla, dans le champ d’Éphron, fils de Tsokhar, le Héthien, qui est en face de Mamré, ◊ 10 le champ qu’Abraham avait acheté des fils de Heth. Là fut enterré Abraham, ainsi que Sara, sa femme. ◊ 11 Et il arriva, après la mort d’Abraham, que Dieu bénit Isaac, son fils. Et Isaac habitait près du puits de Lakhaï-roï.
◊ 12 * Et ce sont ici les générations d’Ismaël, fils d’Abraham, qu’Agar, l’Égyptienne, servante de Sara, avait enfanté à Abraham ; ◊ 13 et voici les noms des fils d’Ismaël, par leurs noms, selon leurs générations : Le premier-né d’Ismaël, Nebaïoth ; et Kédar, et Adbeël, et Mibsam, ◊ 14 et Mishma, et Duma, et Massa, ◊ 15 Hadar, et Théma, Jetur, Naphish et Kedma. ◊ 16 Ce sont là les fils d’Ismaël, et ce sont là leurs noms, selon leurs villages et leurs campements : douze princes de leurs tribus. ◊ 17 Et ce sont ici les années de la vie d’Ismaël : cent trente-sept ans ; et il expira et mourut, et fut recueilli vers ses peuples. ◊ 18 Et ils habitèrent depuis Havila jusqu’à Shur, qui est en face de l’Égypte, quand tu viens vers l’Assyrie. Il s’établit à la vue de tous ses frères.
◊ 19 * Et ce sont ici les générations d’Isaac, fils d’Abraham : Abraham engendra Isaac. ◊ 20 Et Isaac était âgé de quarante ans lorsqu’il prit pour femme Rebecca, fille de Bethuel l’Araméen de Paddan-Aram, sœur de Laban l’Araméen. ◊ 21 Et Isaac pria instamment l’Éternel au sujet de sa femme, car elle était stérile ; et l’Éternel se rendit à ses prières, et Rebecca sa femme conçut. ◊ 22 Et les enfants s’entrepoussaient dans son sein ; et elle dit : S’il en est ainsi, pourquoi suis-je là ? Et elle alla consulter l’Éternel. ◊ 23 Et l’Éternel lui dit : Deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples se sépareront en sortant de tes entrailles ; et un peuple sera plus fort que l’autre peuple, et le plus grand sera asservi au plus petit.
◊ 24 Et les jours où elle devait enfanter s’accomplirent, et voici, il y avait des jumeaux dans son ventre. ◊ 25 Et le premier sortit, roux, tout entier comme un manteau de poil ; et ils appelèrent son nom Ésaü. ◊ 26 Et ensuite sortit son frère, et sa main tenait le talon d’Ésaü ; et on appela son nom Jacob. Et Isaac était âgé de soixante ans quand ils naquirent. ◊ 27 Et les enfants grandirent : et Ésaü était un homme habile à la chasse, un homme des champs ; et Jacob était un homme simple, qui habitait les tentes. ◊ 28 Et Isaac aimait Ésaü, car le gibier était sa viande ; mais Rebecca aimait Jacob.
◊ 29 Et Jacob cuisait un potage ; et Ésaü arriva des champs, et il était las. ◊ 30 Et Ésaü dit à Jacob : Laisse-moi, je te prie, avaler du roux, de ce roux-là ; car je suis las. C’est pourquoi on appela son nom Édom. ◊ 31 Et Jacob dit : Vends-moi aujourd’hui ton droit d’aînesse. ◊ 32 Et Ésaü dit : Voici, je m’en vais mourir ; et de quoi me sert le droit d’aînesse ? ◊ 33 Et Jacob dit : Jure-moi aujourd’hui. Et il lui jura, et vendit son droit d’aînesse à Jacob. ◊ 34 Et Jacob donna à Ésaü du pain et du potage de lentilles ; et il mangea et but, et se leva, et s’en alla : et Ésaü méprisa son droit d’aînesse.
Genèse
26 ◊ 1 * Et il y eut une famine dans le pays, outre la première famine qui avait eu lieu aux jours d’Abraham ; et Isaac s’en alla vers Abimélec, roi des Philistins, à Guérar. ◊ 2 Et l’Éternel lui apparut, et dit : Ne descends pas en Égypte ; demeure dans le pays que je t’ai dit ; ◊ 3 séjourne dans ce pays-ci, et je serai avec toi, et je te bénirai ; car à toi et à ta semence je donnerai tous ces pays, et j’accomplirai le serment que j’ai juré à Abraham, ton père, ◊ 4 et je multiplierai ta semence comme les étoiles des cieux, et je donnerai tous ces pays à ta semence, et toutes les nations de la terre se béniront en ta semence, ◊ 5 — parce qu’Abraham a écouté ma voix, et a gardé mon ordonnance, mes commandements, mes statuts et mes lois. ◊ 6 Et Isaac habita à Guérar. ◊ 7 Et les hommes du lieu s’enquirent au sujet de sa femme, et il dit : C’est ma sœur, car il craignait de dire : ma femme ; de peur, [pensait-il], que les hommes du lieu ne me tuent à cause de Rebecca, car elle est belle de visage.
◊ 8 Et il arriva, comme son séjour dans ce [lieu] se prolongeait, qu’Abimélec, roi des Philistins, regarda par la fenêtre ; et il vit, et voici, Isaac se jouait avec Rebecca sa femme. ◊ 9 Et Abimélec appela Isaac, et dit : Voici, assurément c’est ta femme ; et comment as-tu dit : C’est ma sœur ? Et Isaac lui dit : Parce que je disais : De peur que je ne meure à cause d’elle. ◊ 10 Et Abimélec dit : Qu’est-ce que tu nous as fait ? Car peu s’en est fallu que quelqu’un du peuple n’ait couché avec ta femme, et tu aurais fait venir la culpabilité sur nous. ◊ 11 Et Abimélec commanda à tout le peuple, disant : Celui qui touchera cet homme ou sa femme sera certainement mis à mort. ◊ 12 Et Isaac sema dans cette terre ; et il recueillit cette année-là le centuple ; et l’Éternel le bénit. ◊ 13 Et l’homme grandissait, et il allait grandissant de plus en plus, jusqu’à ce qu’il devint fort grand ; ◊ 14 et il eut des troupeaux de menu bétail, et des troupeaux de gros bétail, et beaucoup de serviteurs ; et les Philistins lui portèrent envie ; ◊ 15 et tous les puits que les serviteurs de son père avaient creusés aux jours d’Abraham, son père, les Philistins les bouchèrent et les remplirent de terre. ◊ 16 Et Abimélec dit à Isaac : Va-t’en d’avec nous ; car tu es beaucoup plus puissant que nous.
◊ 17 Et Isaac partit de là, et campa dans la vallée de Guérar, et y habita. ◊ 18 Et Isaac recreusa les puits d’eau qu’on avait creusés aux jours d’Abraham, son père, et que les Philistins avaient bouchés après la mort d’Abraham ; et il leur donna des noms selon les noms que son père leur avait donnés. ◊ 19 Et les serviteurs d’Isaac creusèrent dans la vallée, et ils y trouvèrent un puits d’eau vive. ◊ 20 Et les bergers de Guérar contestèrent avec les bergers d’Isaac, disant : L’eau est à nous. Et il appela le nom du puits Ések, parce qu’ils s’étaient disputés avec lui. ◊ 21 Et ils creusèrent un autre puits, et ils contestèrent aussi pour celui-là ; et il appela son nom Sitna. ◊ 22 Et il se transporta de là, et creusa un autre puits, et ils ne contestèrent pas pour celui-là ; et il appela son nom Rehoboth, parce que, dit-il, l’Éternel nous a maintenant donné de l’espace, et nous fructifierons dans le pays.
◊ 23 Et de là il monta à Beër-Shéba. ◊ 24 Et l’Éternel lui apparut cette nuit-là, et dit : Je suis le Dieu d’Abraham ton père ; ne crains pas, car je suis avec toi ; et je te bénirai, et je multiplierai ta semence, à cause d’Abraham, mon serviteur. ◊ 25 Et il bâtit là un autel, et invoqua le nom de l’Éternel ; et il y dressa sa tente ; et les serviteurs d’Isaac y creusèrent un puits. ◊ 26 Et Abimélec alla de Guérar vers lui, avec Akhuzzath, son ami, et Picol, chef de son armée. ◊ 27 Et Isaac leur dit : Pourquoi venez-vous vers moi, puisque vous me haïssez et que vous m’avez renvoyé d’auprès de vous ? ◊ 28 Et ils dirent : Nous avons vu clairement que l’Éternel est avec toi, et nous avons dit : Qu’il y ait donc un serment entre nous, entre nous et toi ; et nous ferons une alliance avec toi : ◊ 29 que tu ne nous feras pas de mal, comme nous ne t’avons pas touché, et comme nous ne t’avons fait que du bien, et t’avons renvoyé en paix. Tu es maintenant le béni de l’Éternel. ◊ 30 Et il leur fit un festin, et ils mangèrent et burent. ◊ 31 Et ils se levèrent de bon matin, et se jurèrent l’un à l’autre ; et Isaac les renvoya, et ils s’en allèrent d’avec lui en paix. ◊ 32 Et il arriva, en ce jour-là, que les serviteurs d’Isaac vinrent, et l’avertirent au sujet du puits qu’ils avaient creusé, et lui dirent : Nous avons trouvé de l’eau. ◊ 33 Et il l’appela Shéba ; c’est pourquoi le nom de la ville a été Beër-Shéba, jusqu’à aujourd’hui.
◊ 34 Et Ésaü était âgé de quarante ans, et il prit pour femmes Judith, fille de Beéri, le Héthien, et Basmath, fille d’Élon, le Héthien ; ◊ 35 et elles furent une amertume d’esprit pour Isaac et pour Rebecca.
Genèse
27 ◊ 1 * Et il arriva, lorsque Isaac fut vieux et que ses yeux furent affaiblis de manière à ne plus voir, qu’il appela Ésaü, son fils aîné, et lui dit : Mon fils ! Et il lui dit : Me voici. ◊ 2 Et il dit : Tu vois que je suis vieux ; je ne sais pas le jour de ma mort. ◊ 3 Et maintenant, je te prie, prends tes armes, ton carquois et ton arc, et sors dans les champs, et prends-moi du gibier ; ◊ 4 et apprête-moi un mets savoureux comme j’aime, et apporte-le-moi, et j’en mangerai, afin que mon âme te bénisse avant que je meure. ◊ 5 Et Rebecca entendait Isaac pendant qu’il parlait à Ésaü, son fils. Et Ésaü s’en alla aux champs pour prendre du gibier, pour l’apporter.
◊ 6 Et Rebecca parla à Jacob, son fils, disant : Voici, j’ai entendu ton père qui parlait à Ésaü, ton frère, disant : ◊ 7 Apporte-moi du gibier, et apprête-moi un mets savoureux, afin que j’en mange, et que je te bénisse devant l’Éternel avant ma mort. ◊ 8 Et maintenant, mon fils, écoute ma voix dans ce que je te commanderai. ◊ 9 Va, je te prie, au troupeau, et prends-moi là deux bons chevreaux ; et j’en apprêterai un mets savoureux pour ton père, comme il aime ; ◊ 10 et tu le porteras à ton père, et il mangera, afin qu’il te bénisse avant sa mort. ◊ 11 Et Jacob dit à Rebecca, sa mère : Voici, Ésaü, mon frère, est un homme velu, et moi je suis un homme sans poil. ◊ 12 Peut-être que mon père me tâtera, et je passerai à ses yeux pour un trompeur, et je ferai venir sur moi la malédiction, et non pas la bénédiction. ◊ 13 Et sa mère lui dit : Que ta malédiction soit sur moi, mon fils ! Seulement, écoute ma voix, et va, prends-les-moi. ◊ 14 Et il alla et les prit, et les apporta à sa mère ; et sa mère apprêta un mets savoureux comme son père aimait. ◊ 15 Et Rebecca prit les vêtements d’Ésaü, son fils aîné, les habits précieux qu’elle avait avec elle dans la maison, et elle en revêtit Jacob, son plus jeune fils ; ◊ 16 et avec les peaux des chevreaux elle recouvrit ses mains, et le nu de son cou. ◊ 17 Et elle mit dans la main de Jacob, son fils, le mets savoureux et le pain qu’elle avait préparés.
◊ 18 Et il vint vers son père, et dit : Mon père ! Et il dit : Me voici ; qui es-tu, mon fils ? ◊ 19 Et Jacob dit à son père : Je suis Ésaü, ton premier-né ; j’ai fait comme tu m’as dit : Lève-toi, je te prie, assieds-toi, et mange de mon gibier, afin que ton âme me bénisse. ◊ 20 Et Isaac dit à son fils : Comment en as-tu trouvé si tôt, mon fils ? Et il dit : Parce que l’Éternel, ton Dieu, me l’a fait rencontrer devant moi. ◊ 21 Et Isaac dit à Jacob : Approche, je te prie, et je te tâterai, mon fils, [pour savoir] si tu es véritablement mon fils Ésaü, ou non. ◊ 22 Et Jacob s’approcha d’Isaac, son père ; et il le tâta, et dit : La voix est la voix de Jacob ; mais les mains sont les mains d’Ésaü. ◊ 23 Et il ne le reconnut pas, parce que ses mains étaient velues comme les mains d’Ésaü, son frère ; et il le bénit ; ◊ 24 et il dit : Es-tu vraiment mon fils Ésaü ? Et il dit : Je le suis. ◊ 25 Et il dit : Sers-moi, et que je mange du gibier de mon fils, afin que mon âme te bénisse. Et il le servit, et il mangea ; et il lui apporta du vin, et il but. ◊ 26 Et Isaac, son père, lui dit : Approche-toi, je te prie, et baise-moi, mon fils. ◊ 27 Et il s’approcha, et le baisa. Et il sentit l’odeur de ses vêtements, et il le bénit, et dit : Regarde, — l’odeur de mon fils est comme l’odeur d’un champ que l’Éternel a béni. ◊ 28 Que Dieu te donne de la rosée des cieux et de la graisse de la terre, et une abondance de froment et de moût ! ◊ 29 Que des peuples te servent, et que des peuplades se prosternent devant toi ! Sois le maître de tes frères, et que les fils de ta mère se prosternent devant toi ! Maudit soit qui te maudit, et béni, qui te bénit !
◊ 30 Et comme Isaac avait achevé de bénir Jacob, et que Jacob était à peine sorti de devant Isaac, son père, il arriva qu’Ésaü, son frère, revint de sa chasse. ◊ 31 Et lui aussi apprêta un mets savoureux, et l’apporta à son père ; et il dit à son père : Que mon père se lève, et qu’il mange du gibier de son fils, afin que ton âme me bénisse. ◊ 32 Et Isaac, son père, lui dit : Qui es-tu ? Et il dit : Je suis ton fils, ton premier-né, Ésaü. ◊ 33 Alors Isaac fut saisi d’un tremblement très grand, et il dit : Qui donc est celui qui a pris du gibier, et m’en a apporté ? Et j’ai mangé de tout avant que tu vinsses, et je l’ai béni : aussi il sera béni. ◊ 34 Lorsque Ésaü entendit les paroles de son père, il jeta un cri très grand et amer ; et il dit à son père : Bénis-moi, moi aussi, mon père ! ◊ 35 Et il dit : Ton frère est venu avec ruse et a pris ta bénédiction. ◊ 36 Et il dit : N’est-ce pas qu’on a appelé son nom Jacob ? et il m’a supplanté ces deux fois : il a pris mon droit d’aînesse ; et voici, maintenant il a pris ma bénédiction ! Et il dit : Ne m’as-tu pas réservé une bénédiction ? ◊ 37 Et Isaac répondit et dit à Ésaü : Voici, je l’ai établi ton maître, et je lui ai donné tous ses frères pour serviteurs, et je l’ai sustenté avec du froment et du moût ; que ferai-je donc pour toi, mon fils ? ◊ 38 Et Ésaü dit à son père : N’as-tu que cette seule bénédiction, mon père ? Bénis-moi, moi aussi, mon père ! Et Ésaü éleva sa voix et pleura. ◊ 39 Et Isaac, son père, répondit et lui dit : Voici, ton habitation sera en la graisse de la terre et en la rosée des cieux d’en haut. ◊ 40 Et tu vivras de ton épée, et tu serviras ton frère ; et il arrivera que, lorsque tu seras devenu nomade, tu briseras son joug de dessus ton cou.
◊ 41 * Et Ésaü eut Jacob en haine, à cause de la bénédiction dont son père l’avait béni ; et Ésaü dit en son cœur : Les jours du deuil de mon père approchent, et je tuerai Jacob, mon frère. ◊ 42 Et on rapporta à Rebecca les paroles d’Ésaü, son fils aîné ; et elle envoya, et appela Jacob, son plus jeune fils, et lui dit : Voici, Ésaü, ton frère, se console à ton sujet dans l’espoir de te tuer. ◊ 43 Et maintenant, mon fils, écoute ma voix : Lève-toi, fuis chez Laban, mon frère, à Charan ; ◊ 44 et tu demeureras avec lui quelques jours, jusqu’à ce que la fureur de ton frère se détourne, ◊ 45 jusqu’à ce que la colère de ton frère se détourne de toi et qu’il oublie ce que tu lui as fait, et que j’envoie et que je te tire de là. Pourquoi serais-je privée de vous deux en un jour ?
◊ 46 Et Rebecca dit à Isaac : J’ai la vie en aversion à cause des filles de Heth. Si Jacob prend une femme d’entre les filles de Heth, comme celles-ci, d’entre les filles du pays, à quoi bon pour moi de vivre ?
2 Chroniques
18 ◊ 1 Et Josaphat eut beaucoup de richesses et de gloire ; et il s’allia par mariage avec Achab. ◊ 2 Et au bout de quelques années, il descendit vers Achab à Samarie ; et Achab tua pour lui et pour le peuple qui était avec lui du menu et du gros bétail en abondance, et il le persuada de monter contre Ramoth de Galaad. ◊ 3 Et Achab, roi d’Israël, dit à Josaphat, roi de Juda : Viendras-tu avec moi à Ramoth de Galaad ? Et il lui dit : Moi, je suis comme toi, et mon peuple comme ton peuple ; et [je serai] avec toi dans la guerre.
◊ 4 Et Josaphat dit au roi d’Israël : Enquiers-toi aujourd’hui, je te prie, de la parole de l’Éternel. ◊ 5 Et le roi d’Israël rassembla les prophètes, quatre cents hommes, et leur dit : Irons-nous à la guerre contre Ramoth de Galaad, ou m’en abstiendrai-je ? Et ils dirent : Monte ; et Dieu la livrera en la main du roi. ◊ 6 Et Josaphat dit : N’y a-t-il pas ici encore un prophète de l’Éternel, pour que nous nous enquérions auprès de lui ? ◊ 7 Et le roi d’Israël dit à Josaphat : Il y a encore un homme, pour consulter l’Éternel par lui ; mais je le hais, car il ne prophétise pas du bien à mon égard, mais toujours du mal ; c’est Michée, fils de Jimla. Et Josaphat dit : Que le roi ne parle pas ainsi ! ◊ 8 Et le roi d’Israël appela un eunuque, et dit : Fais promptement venir Michée, fils de Jimla. ◊ 9 Et le roi d’Israël et Josaphat, roi de Juda, étaient assis chacun sur son trône, revêtus de leurs robes ; ils étaient assis sur une place ouverte à l’entrée de la porte de Samarie ; et tous les prophètes prophétisaient devant eux. ◊ 10 Et Sédécias, fils de Kenaana, se fit des cornes de fer, et dit : Ainsi dit l’Éternel : Avec celles-ci tu heurteras les Syriens jusqu’à les exterminer. ◊ 11 Et tous les prophètes prophétisaient de même, disant : Monte à Ramoth de Galaad, et prospère ; et l’Éternel la livrera en la main du roi.
◊ 12 Et le messager qui était allé pour appeler Michée lui parla, disant : Voici, les paroles des prophètes, d’une seule bouche, [annoncent] du bien au roi ; que ta parole donc soit, je te prie, comme celle de l’un d’eux, et annonce du bien. ◊ 13 Mais Michée dit : L’Éternel est vivant, que ce que mon Dieu dira, je l’annoncerai. Et il vint vers le roi. ◊ 14 Et le roi lui dit : Michée, irons-nous à la guerre à Ramoth de Galaad, ou m’en abstiendrai-je ? Et il dit : Montez et prospérez ; et ils seront livrés entre vos mains. ◊ 15 Et le roi lui dit : Combien de fois t’adjurerai-je de ne me dire que la vérité au nom de l’Éternel ? ◊ 16 Et [Michée] dit : J’ai vu tout Israël dispersé sur les montagnes comme un troupeau qui n’a pas de berger ; et l’Éternel a dit : Ceux-ci n’ont pas de seigneur ; qu’ils s’en retournent en paix chacun à sa maison. ◊ 17 Et le roi d’Israël dit à Josaphat : Ne t’ai-je pas dit qu’il ne prophétise pas du bien à mon égard, mais du mal ?
◊ 18 Et [Michée] dit : C’est pourquoi, écoutez la parole de l’Éternel. J’ai vu l’Éternel assis sur son trône, et toute l’armée des cieux se tenant à sa droite et à sa gauche ; ◊ 19 et l’Éternel dit : Qui persuadera Achab, roi d’Israël, afin qu’il monte et qu’il tombe à Ramoth de Galaad ? Et on parla, celui-ci disant ainsi, et celui-là disant ainsi. ◊ 20 Et un esprit sortit, et se tint devant l’Éternel, et dit : Moi, je le persuaderai. Et l’Éternel lui dit : Comment ? ◊ 21 Et il dit : Je sortirai, et je serai un esprit de mensonge dans la bouche de tous ses prophètes. Et [l’Éternel] dit : Tu le persuaderas, et aussi tu réussiras : sors, et fais ainsi. ◊ 22 Et maintenant, voici, l’Éternel a mis un esprit de mensonge dans la bouche de tes prophètes que voilà, et l’Éternel a prononcé du mal à ton sujet. ◊ 23 Et Sédécias, fils de Kenaana, s’approcha et frappa Michée sur la joue, et dit : Par quel chemin a passé l’Esprit de l’Éternel, d’avec moi, pour te parler ? ◊ 24 Et Michée dit : Voici, tu le verras ce jour-là, quand tu iras de chambre en chambre pour te cacher. ◊ 25 Et le roi d’Israël dit : Prenez Michée, et emmenez-le à Amon, chef de la ville, et à Joas, fils du roi ; ◊ 26 et vous direz : Ainsi dit le roi : Mettez cet [homme] en prison, et donnez-lui à manger le pain d’affliction et l’eau d’affliction, jusqu’à ce que je revienne en paix. ◊ 27 Et Michée dit : Si jamais tu reviens en paix, l’Éternel n’a point parlé par moi. Et il dit : Peuples, entendez-le tous !
◊ 28 Et le roi d’Israël monta, et Josaphat, roi de Juda, à Ramoth de Galaad. ◊ 29 Et le roi d’Israël dit à Josaphat : Je me déguiserai, et j’irai à la bataille ; mais toi, revêts-toi de tes robes. Et le roi d’Israël se déguisa, et ils allèrent à la bataille. ◊ 30 Et le roi de Syrie commanda aux chefs de ses chars, disant : Ne combattez ni contre petit, ni contre grand, mais contre le roi d’Israël seul. ◊ 31 Et il arriva que, quand les chefs des chars virent Josaphat, ils dirent : C’est le roi d’Israël. Et ils l’entourèrent pour combattre contre lui. Et Josaphat cria, et l’Éternel le secourut ; et Dieu les porta [à s’éloigner] de lui. ◊ 32 Et il arriva que, lorsque les chefs des chars virent que ce n’était pas le roi d’Israël, ils s’en revinrent de sa poursuite.
◊ 33 Et un homme tira de l’arc à l’aventure et frappa le roi d’Israël entre les pièces d’attache et la cuirasse ; et [Achab] dit au conducteur du char : Tourne ta main, et mène-moi hors de l’armée, car je suis blessé. ◊ 34 Et la bataille se renforça ce jour-là, et le roi d’Israël se soutint sur [son] char, vis-à-vis des Syriens, jusqu’au soir ; et il mourut vers le temps où le soleil se couchait.
Proverbes
5 ◊ 1 Mon fils, sois attentif à ma sagesse, incline ton oreille à mon intelligence, ◊ 2 pour garder les pensées réfléchies et pour que tes lèvres conservent la connaissance.
◊ 3 Car les lèvres de l’étrangère distillent du miel, et son palais est plus doux que l’huile ; ◊ 4 mais à la fin elle est amère comme l’absinthe, aiguë comme une épée à deux tranchants. ◊ 5 Ses pieds descendent à la mort, ses pas atteignent le shéol, ◊ 6 de sorte qu’elle ne pèse pas le sentier de la vie ; ses voies sont errantes : elle n’a pas de connaissance.
◊ 7 Et maintenant, [mes] fils, écoutez-moi, et ne vous détournez pas des paroles de ma bouche. ◊ 8 Éloigne ta voie d’auprès d’elle, et ne t’approche point de l’entrée de sa maison ; ◊ 9 de peur que tu ne donnes ton honneur à d’autres, et tes années à l’homme cruel ; ◊ 10 de peur que des étrangers ne se rassasient de ton bien, et que ton travail ne soit dans la maison d’un étranger ; ◊ 11 et que tu ne gémisses à ta fin, quand ta chair et ton corps se consumeront ; ◊ 12 et que tu ne dises : Comment ai-je haï l’instruction, et mon cœur a-t-il méprisé la répréhension ? ◊ 13 Comment n’ai-je pas écouté la voix de ceux qui m’instruisaient, ni incliné mon oreille vers ceux qui m’enseignaient ? ◊ 14 Peu s’en est fallu que je n’aie été dans toute sorte de mal, au milieu de la congrégation et de l’assemblée.
◊ 15 Bois des eaux de ta citerne, et de ce qui coule du milieu de ton puits. ◊ 16 Tes fontaines se répandront au-dehors, des ruisseaux d’eau dans les places. ◊ 17 Qu’elles soient à toi seul, et non à des étrangers avec toi. ◊ 18 Que ta source soit bénie, et réjouis-toi de la femme de ta jeunesse, ◊ 19 biche des amours, et chevrette pleine de grâce ; que ses seins t’enivrent en tout temps ; sois continuellement épris de son amour. ◊ 20 Et pourquoi, mon fils, serais-tu épris d’une étrangère, et embrasserais-tu le sein de l’étrangère ?
◊ 21 Car les voies de l’homme sont devant les yeux de l’Éternel, et il pèse tous ses chemins. ◊ 22 Le méchant, ses iniquités le saisiront, et il sera tenu par les cordes de son péché ; ◊ 23 il mourra faute de discipline, et il s’égarera dans la grandeur de sa folie.
Genèse
28 ◊ 1 Et Isaac appela Jacob, et le bénit, et lui commanda, et lui dit : Tu ne prendras pas de femme d’entre les filles de Canaan. ◊ 2 Lève-toi, va à Paddan-Aram, à la maison de Bethuel, père de ta mère, et prends de là une femme d’entre les filles de Laban, frère de ta mère. ◊ 3 Et que le *Dieu Tout-puissant te bénisse, et te fasse fructifier et te multiplie, afin que tu deviennes une assemblée de peuples ; ◊ 4 et qu’il te donne la bénédiction d’Abraham, à toi et à ta semence avec toi, afin que tu possèdes le pays où tu as séjourné, lequel Dieu a donné à Abraham. ◊ 5 Et Isaac fit partir Jacob, qui s’en alla à Paddan-Aram, vers Laban, fils de Bethuel, l’Araméen, frère de Rebecca, mère de Jacob et d’Ésaü.
◊ 6 Et Ésaü vit qu’Isaac avait béni Jacob, et l’avait fait partir pour Paddan-Aram pour y prendre une femme, et qu’en le bénissant il lui avait commandé, disant : Tu ne prendras pas de femme d’entre les filles de Canaan ; ◊ 7 et que Jacob avait écouté son père et sa mère, et s’en était allé à Paddan-Aram ; ◊ 8 alors Ésaü vit que les filles de Canaan étaient mal vues d’Isaac, son père ; ◊ 9 et Ésaü s’en alla vers Ismaël, et prit pour femme, outre les femmes qu’il avait, Mahalath, fille d’Ismaël, fils d’Abraham, sœur de Nebaïoth.
◊ 10 Et Jacob sortit de Beër-Shéba, et s’en alla à Charan ; ◊ 11 et il se rencontra en un lieu où il passa la nuit, car le soleil était couché ; et il prit des pierres du lieu, et s’en fit un chevet, et se coucha en ce lieu-là. ◊ 12 Et il songea : et voici une échelle dressée sur la terre, et son sommet touchait aux cieux ; et voici, les anges de Dieu montaient et descendaient sur elle. ◊ 13 Et voici, l’Éternel se tenait sur elle, et il dit : Je suis l’Éternel, le Dieu d’Abraham, ton père, et le Dieu d’Isaac ; la terre, sur laquelle tu es couché, je te la donnerai, et à ta semence ; ◊ 14 et ta semence sera comme la poussière de la terre ; et tu t’étendras à l’occident, et à l’orient, et au nord, et au midi ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta semence. ◊ 15 Et voici, je suis avec toi ; et je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai dans cette terre-ci, car je ne t’abandonnerai pas jusqu’à ce que j’aie fait ce que je t’ai dit. ◊ 16 Et Jacob se réveilla de son sommeil, et il dit : Certainement, l’Éternel est dans ce lieu, et moi je ne le savais pas. ◊ 17 Et il eut peur, et dit : Que ce lieu-ci est terrible ! Ce n’est autre chose que la maison de Dieu, et c’est ici la porte des cieux ! ◊ 18 Et Jacob se leva de bon matin, et prit la pierre dont il avait fait son chevet, et la dressa en stèle, et versa de l’huile sur son sommet. ◊ 19 Et il appela le nom de ce lieu-là Béthel ; mais premièrement le nom de la ville était Luz. ◊ 20 Et Jacob fit un vœu, en disant : Si Dieu est avec moi et me garde dans ce chemin où je marche, et qu’il me donne du pain à manger et un vêtement pour me vêtir, ◊ 21 et que je retourne en paix à la maison de mon père, l’Éternel sera mon Dieu. ◊ 22 Et cette pierre que j’ai dressée en stèle sera la maison de Dieu ; et de tout ce que tu me donneras, je t’en donnerai la dîme.
Psaumes
1 ◊ 1 Bienheureux l’homme qui ne marche pas dans le conseil des méchants, et ne se tient pas dans le chemin des pécheurs, et ne s’assied pas au siège des moqueurs,
◊ 2 Mais qui a son plaisir en la loi de l’Éternel, et médite dans sa loi jour et nuit !
◊ 3 Et il sera comme un arbre planté près des ruisseaux d’eaux, qui rend son fruit en sa saison, et dont la feuille ne se flétrit point ; et tout ce qu’il fait prospère.
◊ 4 * Il n’en est pas ainsi des méchants, mais ils sont comme la balle que le vent chasse.
◊ 5 C’est pourquoi les méchants ne subsisteront point dans le jugement, ni les pécheurs dans l’assemblée des justes ;
◊ 6 Car l’Éternel connaît la voie des justes ; mais la voie des méchants périra.
Genèse
20 ◊ 1 * Et Abraham s’en alla de là au pays du midi, et habita entre Kadès et Shur, et séjourna à Guérar. ◊ 2 Et Abraham dit de Sara, sa femme : Elle est ma sœur. Et Abimélec, roi de Guérar, envoya et prit Sara. ◊ 3 Et Dieu vint vers Abimélec la nuit, dans un songe, et lui dit : Voici, tu es mort à cause de la femme que tu as prise, car elle est une femme mariée. ◊ 4 Or Abimélec ne s’était pas approché d’elle ; et il dit : Seigneur, feras-tu périr même une nation juste ? ◊ 5 Ne m’a-t-il pas dit : Elle est ma sœur ? Et elle-même m’a dit : Il est mon frère. J’ai fait cela dans l’intégrité de mon cœur et dans l’innocence de mes mains. ◊ 6 Et Dieu lui dit en songe : Moi aussi je sais que tu as fait cela dans l’intégrité de ton cœur, et aussi je t’ai retenu de pécher contre moi ; c’est pourquoi je n’ai pas permis que tu la touchasses. ◊ 7 Et maintenant, rends la femme de cet homme ; car il est prophète, et il priera pour toi, et tu vivras. Mais si tu ne la rends pas, sache que tu mourras certainement, toi et tout ce qui est à toi. ◊ 8 Et Abimélec se leva de bon matin, et appela tous ses serviteurs, et dit toutes ces paroles à leurs oreilles ; et ces hommes eurent une grande peur. ◊ 9 Et Abimélec appela Abraham, et lui dit : Que nous as-tu fait ? et en quoi ai-je péché contre toi, que tu aies fait venir sur moi et sur mon royaume un grand péché ? Tu as fait à mon égard des choses qui ne se doivent pas faire. ◊ 10 Et Abimélec dit à Abraham : Qu’as-tu vu pour avoir fait ainsi ? ◊ 11 Et Abraham dit : C’est parce que je disais : Assurément il n’y a point de crainte de Dieu en ce lieu, et ils me tueront à cause de ma femme. ◊ 12 Et aussi, à la vérité, elle est ma sœur, fille de mon père ; seulement elle n’est pas fille de ma mère, et elle est devenue ma femme. ◊ 13 Et il est arrivé, lorsque Dieu m’a fait errer loin de la maison de mon père, que je lui ai dit : Voici la grâce que tu me feras : Dans tous les lieux où nous arriverons, dis de moi : Il est mon frère.
◊ 14 Et Abimélec prit du menu bétail et du gros bétail, et des serviteurs et des servantes, et il les donna à Abraham, et lui rendit Sara, sa femme ; ◊ 15 et Abimélec dit : Voici, mon pays est devant toi ; habite où il te plaira. ◊ 16 Et à Sara il dit : Voici, j’ai donné mille [pièces] d’argent à ton frère ; voici, cela te sera une couverture des yeux pour tous ceux qui sont avec toi, et pour tous. Ainsi elle fut reprise. ◊ 17 Et Abraham pria Dieu, et Dieu guérit Abimélec, et sa femme et ses servantes, et elles eurent des enfants : ◊ 18 car l’Éternel avait entièrement fermé toute matrice de la maison d’Abimélec, à cause de Sara, femme d’Abraham.
Genèse
21 ◊ 1 Et l’Éternel visita Sara comme il avait dit, et l’Éternel fit à Sara comme il en avait parlé. ◊ 2 Et Sara conçut, et enfanta à Abraham un fils dans sa vieillesse, au temps fixé dont Dieu lui avait parlé. ◊ 3 Et Abraham appela le nom de son fils qui lui était né, que Sara lui avait enfanté, Isaac. ◊ 4 Et Abraham circoncit Isaac, son fils, à l’âge de huit jours, comme Dieu le lui avait commandé. ◊ 5 Et Abraham était âgé de cent ans lorsque Isaac, son fils, lui naquit. ◊ 6 Et Sara dit : Dieu m’a donné lieu de rire ; quiconque l’entendra rira avec moi. ◊ 7 Et elle dit : Qui eût dit à Abraham : Sara allaitera des fils ? Car je lui ai enfanté un fils dans sa vieillesse.
◊ 8 Et l’enfant grandit, et fut sevré ; et Abraham fit un grand festin le jour où Isaac fut sevré. ◊ 9 Et Sara vit rire le fils d’Agar, l’Égyptienne, qu’elle avait enfanté à Abraham ; ◊ 10 et elle dit à Abraham : Chasse cette servante et son fils ; car le fils de cette servante n’héritera pas avec mon fils, avec Isaac. ◊ 11 Et cela fut très mauvais aux yeux d’Abraham, à cause de son fils. ◊ 12 Et Dieu dit à Abraham : Que cela ne soit pas mauvais à tes yeux à cause de l’enfant, et à cause de ta servante. Dans tout ce que Sara t’a dit, écoute sa voix ; car en Isaac te sera appelée [une] semence. ◊ 13 Et je ferai aussi devenir une nation le fils de la servante, car il est ta semence. ◊ 14 Et Abraham se leva de bon matin, et il prit du pain et une outre d’eau, et les donna à Agar, les mettant sur son épaule, et [il lui donna] l’enfant, et la renvoya. Et elle s’en alla, et erra dans le désert de Beër-Shéba. ◊ 15 Et l’eau de l’outre étant épuisée, elle jeta l’enfant sous un des arbrisseaux, ◊ 16 et s’en alla et s’assit vis-à-vis, à une portée d’arc ; car elle disait : Que je ne voie pas mourir l’enfant. Et elle s’assit vis-à-vis, et elle éleva sa voix et pleura. ◊ 17 Et Dieu entendit la voix de l’enfant, et l’Ange de Dieu appela des cieux Agar, et lui dit : Qu’as-tu, Agar ? Ne crains point, car Dieu a entendu la voix de l’enfant, là où il est. ◊ 18 Lève-toi, relève l’enfant et prends-le de ta main ; car je le ferai devenir une grande nation. ◊ 19 Et Dieu lui ouvrit les yeux, et elle vit un puits d’eau ; et elle alla et remplit d’eau l’outre, et fit boire l’enfant. ◊ 20 Et Dieu fut avec l’enfant, et il grandit, et habita dans le désert et devint tireur d’arc. ◊ 21 Et il habita dans le désert de Paran ; et sa mère lui prit une femme du pays d’Égypte.
◊ 22 Et il arriva, dans ce temps-là, qu’Abimélec, et Picol, chef de son armée, parlèrent à Abraham, disant : Dieu est avec toi en tout ce que tu fais. ◊ 23 Et maintenant, jure-moi ici, par Dieu, que tu n’agiras faussement ni envers moi, ni envers mes enfants, ni envers mes petits-enfants : selon la bonté dont j’ai usé envers toi, tu agiras envers moi et envers le pays dans lequel tu as séjourné. ◊ 24 Et Abraham dit : Je le jurerai. ◊ 25 Et Abraham reprit Abimélec à cause d’un puits d’eau dont les serviteurs d’Abimélec s’étaient emparés de force. ◊ 26 Et Abimélec dit : Je ne sais pas qui a fait cette chose-là, et aussi tu ne m’en as pas averti, et moi, je n’en ai entendu parler qu’aujourd’hui. ◊ 27 Et Abraham prit du menu et du gros bétail, et le donna à Abimélec, et ils firent alliance, eux deux. ◊ 28 Et Abraham mit à part sept jeunes brebis du troupeau ; ◊ 29 et Abimélec dit à Abraham : Qu’est-ce que ces sept jeunes brebis que tu as mises à part ? ◊ 30 Et il répondit : C’est que tu prendras de ma main ces sept jeunes brebis, pour me servir de témoignage que j’ai creusé ce puits. ◊ 31 C’est pourquoi on appela ce lieu-là Beër-Shéba, parce qu’ils y jurèrent, les deux. ◊ 32 Et ils firent alliance à Beër-Shéba. Et Abimélec se leva, et Picol, chef de son armée, et ils retournèrent au pays des Philistins. ◊ 33 Et [Abraham] planta un tamarisc à Beër-Shéba ; et là il invoqua le nom de l’Éternel, le *Dieu d’éternité. ◊ 34 Et Abraham séjourna longtemps dans le pays des Philistins.
2 Corinthiens
7 ◊ 1 Ayant donc ces promesses, bien-aimés, purifions-nous nous-mêmes de toute souillure de chair et d’esprit, achevant la sainteté dans la crainte de Dieu.
◊ 2 Recevez-nous : nous n’avons fait tort à personne, nous n’avons ruiné personne, nous ne nous sommes enrichis aux dépens de personne. ◊ 3 Je ne dis pas ceci pour [vous] condamner, car j’ai déjà dit que vous êtes dans nos cœurs à mourir ensemble et à vivre ensemble. ◊ 4 Ma franchise est grande envers vous, je me glorifie grandement de vous ; je suis rempli de consolation ; ma joie surabonde au milieu de toute notre affliction. ◊ 5 Car aussi, lorsque nous arrivâmes en Macédoine, notre chair n’eut aucun repos, mais nous fûmes affligés en toute manière : au-dehors, des combats ; au-dedans, des craintes. ◊ 6 Mais celui qui console ceux qui sont abaissés, Dieu, nous a consolés par la venue de Tite, ◊ 7 et non seulement par sa venue, mais aussi par la consolation dont il a été rempli à votre sujet, en nous racontant votre grand désir, vos larmes, votre affection ardente envers moi, de sorte que je me suis d’autant plus réjoui. ◊ 8 Car si aussi je vous ai attristés par ma lettre, je n’en ai pas de regret, si même j’en ai eu du regret (car je vois que cette lettre vous a attristés, lors même que [ce n’a été que] pour un temps). ◊ 9 Maintenant je me réjouis, non de ce que vous avez été attristés, mais de ce que vous avez été attristés à repentance ; car vous avez été attristés selon Dieu, afin qu’en rien vous ne receviez de préjudice de notre part. ◊ 10 Car la tristesse qui est selon Dieu opère une repentance à salut dont on n’a pas de regret, mais la tristesse du monde opère la mort. ◊ 11 Car voici, ce [fait] même que vous avez été attristés selon Dieu, quel empressement il a produit en vous, mais quelles excuses, mais quelle indignation, mais quelle crainte, mais quel ardent désir, mais quel zèle, mais quelle vengeance : À tous égards, vous avez montré que vous êtes purs dans l’affaire. ◊ 12 Ainsi, si même je vous ai écrit, ce n’a point été à cause de celui qui a fait le tort ni à cause de celui à qui on a fait tort, mais afin que le zèle que nous avons pour vous, vous fût manifesté devant Dieu. ◊ 13 C’est pourquoi nous avons été consolés. Et nous nous sommes réjouis d’autant plus abondamment, dans notre consolation, de la joie de Tite, parce que son esprit a été récréé par vous tous. ◊ 14 Parce que, si en quelque chose je me suis glorifié de vous auprès de lui, je n’en ai pas été confus ; mais comme nous vous avons dit toutes choses selon la vérité, ainsi aussi ce dont nous nous étions glorifiés auprès de Tite s’est trouvé vrai, ◊ 15 et son affection se porte plus abondamment sur vous, quand il se souvient de l’obéissance de vous tous, comment vous l’avez reçu avec crainte et tremblement. ◊ 16 Je me réjouis de ce qu’en toutes choses j’ai de la confiance à votre égard.
2 Corinthiens
4 ◊ 1 C’est pourquoi, ayant ce ministère comme ayant obtenu miséricorde, nous ne nous lassons point, ◊ 2 mais nous avons entièrement renoncé aux choses honteuses qui se font en secret, ne marchant point avec ruse et ne falsifiant point la parole de Dieu, mais, par la manifestation de la vérité, nous recommandant nous-mêmes à toute conscience d’homme devant Dieu : ◊ 3 et si aussi notre évangile est voilé, il est voilé en ceux qui périssent, ◊ 4 en lesquels le dieu de ce siècle a aveuglé les pensées des incrédules, pour que la lumière de l’évangile de la gloire du Christ qui est l’image de Dieu, ne resplendît pas [pour eux]. ◊ 5 Car nous ne nous prêchons pas nous-mêmes, mais [nous prêchons] le christ Jésus comme Seigneur, et nous-mêmes comme vos esclaves pour l’amour de Jésus. ◊ 6 Car c’est le Dieu qui a dit que du sein des ténèbres la lumière resplendît, qui a relui dans nos cœurs pour faire luire la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ.
◊ 7 Mais nous avons ce trésor dans des vases de terre, afin que l’excellence de la puissance soit de Dieu et non pas de nous : ◊ 8 étant dans la tribulation de toute manière, mais non pas réduits à l’étroit ; dans la perplexité, mais non pas sans ressource ; ◊ 9 persécutés, mais non pas abandonnés ; abattus, mais ne périssant pas ; ◊ 10 portant toujours partout dans le corps la mort de Jésus, afin que la vie aussi de Jésus soit manifestée dans notre corps. ◊ 11 Car nous qui vivons, nous sommes toujours livrés à la mort pour l’amour de Jésus, afin que la vie aussi de Jésus soit manifestée dans notre chair mortelle. ◊ 12 Ainsi donc la mort opère en nous, mais la vie en vous. ◊ 13 Or, ayant le même esprit de foi, selon ce qui est écrit : « J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé », nous aussi nous croyons, c’est pourquoi aussi nous parlons : ◊ 14 sachant que celui qui a ressuscité le seigneur Jésus, nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous présentera avec vous. ◊ 15 Car toutes choses sont pour vous, afin que la grâce, abondant par le moyen de plusieurs, multiplie les actions de grâces à la gloire de Dieu.
◊ 16 C’est pourquoi nous ne nous lassons point ; mais si même notre homme extérieur dépérit, toutefois l’homme intérieur est renouvelé de jour en jour. ◊ 17 Car notre légère tribulation d’un moment, opère pour nous, en mesure surabondante, un poids éternel de gloire, ◊ 18 nos regards n’étant pas fixés sur les choses qui se voient, mais sur celles qui ne se voient pas : car les choses qui se voient sont pour un temps, mais celles qui ne se voient pas sont éternelles.
Lévitique
10 ◊ 1 * Et les fils d’Aaron, Nadab et Abihu, prirent chacun leur encensoir, et y mirent du feu, et placèrent de l’encens dessus, et présentèrent devant l’Éternel un feu étranger, ce qu’il ne leur avait pas commandé. ◊ 2 Et le feu sortit de devant l’Éternel, et les dévora, et ils moururent devant l’Éternel. ◊ 3 Et Moïse dit à Aaron : C’est là ce que l’Éternel prononça, en disant : Je serai sanctifié en ceux qui s’approchent de moi, et devant tout le peuple je serai glorifié. Et Aaron se tut. ◊ 4 Et Moïse appela Mishaël et Eltsaphan, fils d’Uziel, oncle d’Aaron, et leur dit : Approchez-vous, emportez vos frères de devant le lieu saint, hors du camp. ◊ 5 Et ils s’approchèrent, et les emportèrent dans leurs tuniques hors du camp, comme Moïse avait dit. ◊ 6 Et Moïse dit à Aaron, et à Éléazar et à Ithamar, ses fils : Ne découvrez pas vos têtes et ne déchirez pas vos vêtements, afin que vous ne mouriez pas, et qu’il n’y ait pas de la colère contre toute l’assemblée ; mais vos frères, toute la maison d’Israël, pleureront l’embrasement que l’Éternel a allumé. ◊ 7 Et ne sortez pas de l’entrée de la tente d’assignation, de peur que vous ne mouriez, car l’huile de l’onction de l’Éternel est sur vous. Et ils firent selon la parole de Moïse.
◊ 8 Et l’Éternel parla à Aaron, disant : ◊ 9 Vous ne boirez point de vin ni de boisson forte, toi et tes fils avec toi, quand vous entrerez dans la tente d’assignation, afin que vous ne mouriez pas. [C’est] un statut perpétuel, en vos générations, ◊ 10 afin que vous discerniez entre ce qui est saint et ce qui est profane, et entre ce qui est impur et ce qui est pur, ◊ 11 et afin que vous enseigniez aux fils d’Israël tous les statuts que l’Éternel leur a dits par Moïse.
◊ 12 Et Moïse dit à Aaron, et à Éléazar et à Ithamar, ses fils qui restaient : Prenez l’offrande de gâteau, ce qui reste des sacrifices de l’Éternel faits par feu, et mangez-la en pains sans levain, à côté de l’autel ; car c’est une chose très sainte. ◊ 13 Et vous la mangerez dans un lieu saint, parce que c’est là ta part et la part de tes fils dans les sacrifices de l’Éternel faits par feu ; car il m’a été ainsi commandé. ◊ 14 Et vous mangerez la poitrine tournoyée et l’épaule élevée, dans un lieu pur, toi et tes fils et tes filles avec toi ; car elles vous sont données comme ta part et la part de tes fils dans les sacrifices de prospérités des fils d’Israël. ◊ 15 Ils apporteront l’épaule élevée et la poitrine tournoyée (avec les sacrifices par feu, qui sont les graisses), pour les tournoyer comme offrande tournoyée devant l’Éternel ; et cela t’appartiendra, et à tes fils avec toi, par statut perpétuel, comme l’Éternel l’a commandé. ◊ 16 Et Moïse chercha diligemment le bouc du sacrifice pour le péché ; mais voici, il avait été brûlé ; et [Moïse] se mit en colère contre Éléazar et Ithamar, les fils d’Aaron qui restaient, et il [leur] dit : ◊ 17 Pourquoi n’avez-vous pas mangé le sacrifice pour le péché dans un lieu saint ? car c’est une chose très sainte ; et Il vous l’a donné pour porter l’iniquité de l’assemblée, pour faire propitiation pour eux devant l’Éternel : ◊ 18 voici, son sang n’a pas été porté dans l’intérieur du lieu saint ; vous devez de toute manière le manger dans le lieu saint, comme je l’ai commandé. ◊ 19 Et Aaron dit à Moïse : Voici, ils ont présenté aujourd’hui leur sacrifice pour le péché et leur holocauste devant l’Éternel, et ces choses me sont arrivées ; et si j’eusse mangé aujourd’hui le sacrifice pour le péché, cela eût-il été bon aux yeux de l’Éternel ? ◊ 20 Et Moïse l’entendit, et cela fut bon à ses yeux.
Genèse
35 ◊ 1 * Et Dieu dit à Jacob : Lève-toi, monte à Béthel, et habite là, et fais-y un autel au *Dieu qui t’apparut comme tu t’enfuyais de devant la face d’Ésaü, ton frère. ◊ 2 Et Jacob dit à sa maison et à tous ceux qui étaient avec lui : Ôtez les dieux étrangers qui sont au milieu de vous, et purifiez-vous, et changez vos vêtements ; ◊ 3 et nous nous lèverons, et nous monterons à Béthel, et je ferai là un autel à *Dieu, qui m’a répondu au jour de ma détresse, et qui a été avec moi dans le chemin où j’ai marché. ◊ 4 Et ils donnèrent à Jacob tous les dieux étrangers qui étaient en leurs mains, et les anneaux qui étaient à leurs oreilles, et Jacob les cacha sous le térébinthe qui était près de Sichem. ◊ 5 Et ils partirent ; et la frayeur de Dieu fut sur les villes qui les entouraient, et on ne poursuivit pas les fils de Jacob.
◊ 6 Et Jacob vint à Luz (c’est Béthel), qui est dans le pays de Canaan, lui et tout le peuple qui était avec lui ; ◊ 7 et il bâtit là un autel, et il appela le lieu El-Béthel ; car c’est là que Dieu s’était révélé à lui comme il s’enfuyait de devant la face de son frère. ◊ 8 Et Debora, la nourrice de Rebecca, mourut ; et elle fut enterrée au-dessous de Béthel, sous un chêne dont le nom fut appelé Allon-Bacuth.
◊ 9 Et Dieu apparut encore à Jacob, à son retour de Paddan-Aram, et le bénit ; ◊ 10 et Dieu lui dit : Ton nom est Jacob ; ton nom ne sera plus appelé Jacob, mais Israël sera ton nom. Et il appela son nom Israël. ◊ 11 Et Dieu lui dit : Je suis le *Dieu Tout-puissant ; fructifie et multiplie ; une nation, et une multitude de nations, proviendra de toi ; et des rois sortiront de tes reins. ◊ 12 Et le pays que j’ai donné à Abraham et à Isaac, je te le donnerai, et je donnerai le pays à ta semence après toi. ◊ 13 Et Dieu monta d’auprès de lui, dans le lieu où il avait parlé avec lui. ◊ 14 Et Jacob érigea une stèle au lieu où il avait parlé avec lui, une stèle de pierre, et il répandit dessus une libation, et y versa de l’huile. ◊ 15 Et Jacob appela le nom du lieu où Dieu avait parlé avec lui Béthel.
◊ 16 Et ils partirent de Béthel ; et il y avait encore quelque espace de pays pour arriver à Éphrath, et Rachel enfanta, et elle eut un enfantement pénible. ◊ 17 Et comme elle était en grand travail pour enfanter, la sage-femme lui dit : Ne crains point, car tu as ici encore un fils. ◊ 18 Et il arriva, comme son âme s’en allait (car elle mourut), qu’elle appela le nom du fils Ben-oni ; et son père l’appela Benjamin. ◊ 19 Et Rachel mourut ; et elle fut enterrée au chemin d’Éphrath, qui est Bethléhem. ◊ 20 Et Jacob érigea une stèle sur son sépulcre : c’est la stèle du sépulcre de Rachel, jusqu’à aujourd’hui.
◊ 21 Et Israël partit, et dressa sa tente au-delà de Migdal-Éder. ◊ 22 Et il arriva, pendant qu’Israël demeurait dans ce pays-là, que Ruben alla et coucha avec Bilha, concubine de son père ; et Israël l’apprit.
◊ 23 Et les fils de Jacob étaient douze. Les fils de Léa : Ruben, premier-né de Jacob, et Siméon, et Lévi, et Juda, et Issacar, et Zabulon ; ◊ 24 les fils de Rachel : Joseph et Benjamin ; ◊ 25 et les fils de Bilha, la servante de Rachel : Dan et Nephthali ; ◊ 26 et les fils de Zilpa, la servante de Léa : Gad et Aser. Ce sont là les fils de Jacob, qui lui naquirent à Paddan-Aram.
◊ 27 Et Jacob vint vers Isaac, son père, à Mamré, à Kiriath-Arba, qui est Hébron, où Abraham et Isaac avaient séjourné. ◊ 28 Et les jours d’Isaac furent cent quatre-vingts ans. ◊ 29 Et Isaac expira et mourut, et fut recueilli vers ses peuples, âgé et rassasié de jours ; et Ésaü et Jacob, ses fils, l’enterrèrent.
Marc
14 ◊ 1 Or, deux jours après, c’était la Pâque et les Pains sans levain. Et les principaux sacrificateurs et les scribes cherchaient comment ils pourraient se saisir de lui par ruse, et le faire mourir ; ◊ 2 car ils disaient : Non pas pendant la fête, de peur qu’il n’y ait du tumulte parmi le peuple.
◊ 3 Et comme il était à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, et qu’il était à table, une femme vint, ayant un vase d’albâtre [plein] d’un parfum de nard pur et de grand prix ; et, ayant brisé le vase, elle le répandit sur sa tête. ◊ 4 Et quelques-uns étaient [là], qui s’indignaient en eux-mêmes et disaient : À quoi bon la perte de ce parfum ? ◊ 5 Car ce parfum aurait pu être vendu plus de trois cents deniers, et être donné aux pauvres ; et ils la reprenaient vivement. ◊ 6 Mais Jésus dit : Laissez-la ; pourquoi lui donnez-vous du déplaisir ? Elle a fait une bonne œuvre envers moi ; ◊ 7 car vous avez toujours les pauvres avec vous, et quand vous voudrez, vous pourrez leur faire du bien ; mais moi, vous ne m’avez pas toujours. ◊ 8 Ce qui était en son pouvoir, elle l’a fait ; elle a anticipé [le moment] d’oindre mon corps pour ma sépulture. ◊ 9 Et en vérité, je vous dis : en quelque lieu que cet évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce que cette femme a fait, en mémoire d’elle.
◊ 10 Et Judas Iscariote, l’un des douze, s’en alla vers les principaux sacrificateurs pour le leur livrer ; ◊ 11 et ceux-ci, l’ayant entendu, s’en réjouirent et promirent de lui donner de l’argent ; et il cherchait comment il le livrerait commodément.
◊ 12 Et le premier jour des pains sans levain, lorsqu’on sacrifiait la pâque, ses disciples lui disent : Où veux-tu que nous allions préparer [ce qu’il faut], afin que tu manges la pâque ? ◊ 13 Et il envoie deux de ses disciples et leur dit : Allez à la ville ; et un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre ; suivez-le. ◊ 14 Et où qu’il entre, dites au maître de la maison : Le maître dit : Où est mon logis où je mangerai la pâque avec mes disciples ? ◊ 15 Et lui vous montrera une grande chambre garnie, toute prête ; apprêtez-nous là [ce qu’il faut]. ◊ 16 Et ses disciples s’en allèrent et entrèrent dans la ville, et trouvèrent [tout] comme il leur avait dit ; et ils apprêtèrent la pâque.
◊ 17 Et le soir étant venu, il vient avec les douze. ◊ 18 Et comme ils étaient à table et qu’ils mangeaient, Jésus dit : En vérité, je vous dis que l’un d’entre vous qui mange avec moi, me livrera. ◊ 19 Et ils commencèrent à s’attrister et à lui dire l’un après l’autre : Est-ce moi ? Et un autre : Est-ce moi ? ◊ 20 Mais répondant, il leur dit : C’est l’un d’entre les douze qui trempe avec moi au plat. ◊ 21 Le fils de l’homme s’en va, selon qu’il est écrit de lui ; mais malheur à cet homme par qui le fils de l’homme est livré ! Il eût été bon pour cet homme-là qu’il ne fût pas né.
◊ 22 Et comme ils mangeaient, Jésus, ayant pris un pain [et] ayant béni, le rompit et le leur donna, et dit : Prenez ; ceci est mon corps. ◊ 23 Et ayant pris la coupe [et] ayant rendu grâces, il la leur donna ; et ils en burent tous. ◊ 24 Et il leur dit : Ceci est mon sang, le [sang] de la nouvelle alliance, qui est versé pour plusieurs. ◊ 25 En vérité, je vous dis que je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu. ◊ 26 Et ayant chanté une hymne, ils sortirent [et s’en allèrent] à la montagne des Oliviers.
◊ 27 Et Jésus leur dit : Vous serez tous scandalisés ; car il est écrit : « Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées » ; ◊ 28 mais après que je serai ressuscité, j’irai devant vous en Galilée. ◊ 29 Et Pierre lui dit : Si même tous étaient scandalisés, je ne le serai pourtant pas, moi. ◊ 30 Et Jésus lui dit : En vérité, je te dis qu’aujourd’hui, cette nuit-ci, avant que le coq ait chanté deux fois, toi, tu me renieras trois fois. ◊ 31 Mais [Pierre disait encore plus fortement : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai point. Et ils dirent tous aussi la même chose.
◊ 32 Et ils viennent en un lieu dont le nom était Gethsémané. Et il dit à ses disciples : Asseyez-vous ici, jusqu’à ce que j’aie prié. ◊ 33 Et il prend avec lui Pierre et Jacques et Jean ; et il commença à être saisi d’effroi et fort angoissé. ◊ 34 Et il leur dit : Mon âme est saisie de tristesse jusqu’à la mort ; demeurez ici et veillez. ◊ 35 Et s’en allant un peu plus avant, il se jeta contre terre, et il priait que, s’il était possible, l’heure passât loin de lui. ◊ 36 Et il disait : Abba, Père, toutes choses te sont possibles ; fais passer cette coupe loin de moi ; toutefois non pas ce que je veux, moi, mais ce que tu veux, toi ! ◊ 37 Et il vient, et les trouve dormant ; et il dit à Pierre : Simon, tu dors ? Tu n’as pu veiller une heure ? ◊ 38 Veillez et priez, afin que vous n’entriez pas en tentation ; l’esprit est prompt, mais la chair est faible. ◊ 39 Et il s’en alla de nouveau, et il pria, disant les mêmes paroles. ◊ 40 Et s’en étant retourné, il les trouva de nouveau dormant (car leurs yeux étaient appesantis) ; et ils ne savaient que lui répondre. ◊ 41 Et il vient pour la troisième fois et leur dit : Dormez dorénavant et reposez-vous ; il suffit, l’heure est venue ; voici, le fils de l’homme est livré entre les mains des pécheurs. ◊ 42 Levez-vous, allons ; voici, celui qui me livre s’est approché.
◊ 43 Et aussitôt, comme il parlait encore, Judas, l’un des douze, se trouve là, et avec lui une grande foule avec des épées et des bâtons, de la part des principaux sacrificateurs et des scribes et des anciens. ◊ 44 Et celui qui le livrait leur avait donné un signe, disant : Celui que je baiserai, c’est lui ; saisissez-le, et emmenez-le sûrement. ◊ 45 Et quand il fut venu, aussitôt s’approchant de lui, il dit : Rabbi, Rabbi ! et il le baisa avec empressement. ◊ 46 Et ils mirent les mains sur lui et se saisirent de lui. ◊ 47 Et l’un de ceux qui étaient là présents, ayant tiré l’épée, frappa l’esclave du souverain sacrificateur, et lui emporta l’oreille. ◊ 48 Et Jésus, répondant, leur dit : Êtes-vous sortis comme après un brigand, avec des épées et des bâtons, pour me prendre ? ◊ 49 J’étais tous les jours avec vous, enseignant dans le temple, et vous ne vous êtes pas saisis de moi ; mais c’est afin que les écritures soient accomplies. ◊ 50 Et tous le laissèrent et s’enfuirent. ◊ 51 Et un certain jeune homme le suivit, enveloppé d’une toile de fin lin sur le corps nu ; et ils le saisissent ; ◊ 52 et, abandonnant la toile de fin lin, il leur échappa tout nu.
◊ 53 Et ils amenèrent Jésus au souverain sacrificateur ; et tous les principaux sacrificateurs et les anciens et les scribes s’assemblent auprès de lui. ◊ 54 Et Pierre le suivit de loin, jusque dans l’intérieur du palais du souverain sacrificateur, et il s’assit avec les huissiers, et se chauffait près du feu.
◊ 55 Or les principaux sacrificateurs et tout le sanhédrin cherchaient [quelque] témoignage contre Jésus, pour le faire mourir ; et ils n’en trouvaient point. ◊ 56 Car plusieurs portaient de faux témoignages contre lui ; et les témoignages ne s’accordaient pas. ◊ 57 Et quelques-uns s’élevèrent et portèrent un faux témoignage contre lui, disant : ◊ 58 Nous l’avons entendu disant : Moi, je détruirai ce temple qui est fait de main, et en trois jours j’en bâtirai un autre qui ne sera pas fait de main. ◊ 59 Et ainsi non plus leur témoignage ne s’accordait pas. ◊ 60 Et le souverain sacrificateur, se levant devant tous, interrogea Jésus, disant : Ne réponds-tu rien ? De quoi ceux-ci témoignent-ils contre toi ? ◊ 61 Et il garda le silence, et ne répondit rien. Le souverain sacrificateur l’interrogea encore, et lui dit : Toi, tu es le Christ, le Fils du Béni ? ◊ 62 Et Jésus dit : Je le suis ; et vous verrez le fils de l’homme assis à la droite de la puissance, et venant avec les nuées du ciel. ◊ 63 Et le souverain sacrificateur, ayant déchiré ses vêtements, dit : Qu’avons-nous encore besoin de témoins ? ◊ 64 Vous avez ouï le blasphème : que vous en semble ? Et tous le condamnèrent comme méritant la mort. ◊ 65 Et quelques-uns se mirent à cracher contre lui, et à lui couvrir le visage, et à lui donner des soufflets, et à lui dire : Prophétise. Et les huissiers le frappaient de leurs mains.
◊ 66 Et comme Pierre était en bas, dans la cour, une des servantes du souverain sacrificateur vient, ◊ 67 et, apercevant Pierre qui se chauffait, elle le regarda et dit : Et toi, tu étais avec le Nazarénien Jésus. ◊ 68 Et il le nia, disant : Je ne sais ni n’entends ce que tu dis. Et il sortit dehors dans le vestibule ; et le coq chanta. ◊ 69 Et la servante, l’apercevant encore, se mit à dire à ceux qui étaient là : Celui-ci est de ces gens-là. ◊ 70 Et il le nia de nouveau. Et encore un peu après, ceux qui étaient là présents dirent à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là ; car aussi tu es Galiléen. ◊ 71 Et il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. ◊ 72 Et le coq chanta pour la seconde fois. Et Pierre se ressouvint de la parole que Jésus lui avait dite : Avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois. Et en y pensant, il pleura.
Genèse
38 ◊ 1 * Et il arriva, dans ce temps-là, que Juda descendit d’auprès de ses frères, et se retira vers un homme adullamite, nommé Hira. ◊ 2 Et Juda y vit la fille d’un homme cananéen, et son nom était Shua ; et il la prit, et vint vers elle. ◊ 3 Et elle conçut, et enfanta un fils, et on appela son nom Er. ◊ 4 Et elle conçut encore, et enfanta un fils, et elle appela son nom Onan. ◊ 5 Et elle enfanta encore un fils, et elle appela son nom Shéla. Et [Juda] était à Kezib quand elle l’enfanta. ◊ 6 Et Juda prit pour Er, son premier-né, une femme qui se nommait Tamar. ◊ 7 Et Er, premier-né de Juda, était méchant aux yeux de l’Éternel, et l’Éternel le fit mourir. ◊ 8 Et Juda dit à Onan : Va vers la femme de ton frère, et remplis envers elle le devoir de beau-frère, et suscite de la semence à ton frère. ◊ 9 Et Onan savait que la semence ne serait pas à lui ; et il arriva que lorsqu’il entra vers la femme de son frère, il perdit sur la terre, pour ne pas donner de semence à son frère. ◊ 10 Et ce qu’il faisait fut mauvais aux yeux de l’Éternel, et il le fit mourir aussi. ◊ 11 Et Juda dit à Tamar, sa belle-fille : Demeure veuve dans la maison de ton père, jusqu’à ce que Shéla, mon fils, soit devenu grand ; car il dit : De peur qu’il ne meure, lui aussi, comme ses frères. Et Tamar s’en alla, et demeura dans la maison de son père.
◊ 12 Et les jours se multiplièrent, et la fille de Shua, femme de Juda, mourut ; et Juda se consola, et monta à Thimna, lui et Hira, l’Adullamite, son ami, vers les tondeurs de son troupeau. ◊ 13 Et on l’annonça à Tamar, en disant : Voici, ton beau-père monte à Thimna pour tondre son troupeau. ◊ 14 Et elle ôta de dessus elle les vêtements de son veuvage, et se couvrit d’un voile, et s’enveloppa, et s’assit à l’entrée d’Énaïm, qui était sur le chemin de Thimna ; car elle voyait que Shéla était devenu grand, et qu’elle ne lui était pas donnée pour femme. ◊ 15 Et Juda la vit, et la tint pour une prostituée, car elle avait couvert son visage. ◊ 16 Et il se détourna vers elle, dans le chemin, et dit : Permets, je te prie, que je vienne vers toi. Car il ne savait pas que ce fût sa belle-fille. Et elle dit : Que me donneras-tu, afin que tu viennes vers moi ? ◊ 17 Et il dit : J’enverrai un chevreau du troupeau. Et elle dit : [Me] donneras-tu un gage, jusqu’à ce que tu l’envoies ? ◊ 18 Et il dit : Quel gage te donnerai-je ? Et elle dit : Ton cachet, et ton cordon, et ton bâton qui est en ta main. Et il [les] lui donna ; et il vint vers elle, et elle conçut de lui. ◊ 19 Et elle se leva et s’en alla, et ôta son voile de dessus elle, et revêtit les vêtements de son veuvage. ◊ 20 Et Juda envoya le chevreau par la main de son ami, l’Adullamite, pour recevoir le gage de la main de la femme ; mais il ne la trouva pas. ◊ 21 Et il interrogea les hommes du lieu, disant : Où est cette prostituée qui était à Énaïm, sur le chemin ? Et ils dirent : Il n’y a pas eu ici de prostituée. ◊ 22 Et il retourna vers Juda, et dit : Je ne l’ai pas trouvée, et aussi les gens du lieu m’ont dit : Il n’y a pas eu ici de prostituée. ◊ 23 Et Juda dit : Qu’elle prenne le [gage] pour elle, de peur que nous ne soyons en mépris. Voici, j’ai envoyé ce chevreau, et toi tu ne l’as pas trouvée.
◊ 24 Et il arriva, environ trois mois après, qu’on informa Juda, en disant : Tamar, ta belle-fille, s’est prostituée, et voici, elle est même enceinte par la prostitution. Et Juda dit : Faites-la sortir, et qu’elle soit brûlée. ◊ 25 Comme on la faisait sortir, elle envoya vers son beau-père, disant : C’est de l’homme à qui appartiennent ces choses que je suis enceinte. Et elle dit : Reconnais, je te prie, à qui est ce cachet, et ce cordon, et ce bâton. ◊ 26 Et Juda [les] reconnut, et dit : Elle est plus juste que moi ; parce que je ne l’ai pas donnée à Shéla, mon fils. Et il ne la connut plus. ◊ 27 Et il arriva, au temps où elle enfanta, que voici, des jumeaux étaient dans son ventre ; ◊ 28 et il arriva, comme elle enfantait, que [l’un d’eux] tendit la main ; et la sage-femme la prit, et lia sur sa main un fil écarlate, en disant : Celui-ci sort le premier. ◊ 29 Et il arriva, comme il retira sa main, que voici, son frère sortit ; et elle dit : Quelle brèche tu as faite ! La brèche est sur toi. Et on appela son nom Pérets. ◊ 30 Et ensuite sortit son frère, sur la main duquel était le fil écarlate ; et on appela son nom Zérakh.
Marc
4 ◊ 1 Et il se mit encore à enseigner près de la mer. Et une grande foule se rassembla auprès de lui ; de sorte que, montant dans une nacelle, il s’assit sur la mer ; et toute la foule était à terre sur le bord de la mer. ◊ 2 Et il leur enseignait beaucoup de choses par des paraboles ; et il leur disait dans son enseignement : ◊ 3 Écoutez : Voici, un semeur sortit pour semer. ◊ 4 Et il arriva qu’en semant, quelques [grains] tombèrent le long du chemin ; et les oiseaux vinrent et les dévorèrent. ◊ 5 Et d’autres tombèrent sur les endroits rocailleux où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; et aussitôt ils levèrent, parce qu’ils n’avaient pas une terre profonde ; ◊ 6 et quand le soleil se leva, ils furent brûlés, et, parce qu’ils n’avaient pas de racine, ils furent séchés. ◊ 7 Et d’autres tombèrent dans les épines ; et les épines montèrent et les étouffèrent, et ils ne donnèrent pas de fruit. ◊ 8 Et d’autres tombèrent dans la bonne terre, et donnèrent du fruit, montant et croissant, et rapportèrent, l’un trente, et l’un soixante, et l’un cent. ◊ 9 Et il dit : Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende. ◊ 10 Et quand il fut en particulier, ceux qui étaient autour de lui, avec les douze, l’interrogèrent touchant la parabole. ◊ 11 Et il leur dit : À vous [il] est donné [de connaître] le mystère du royaume de Dieu ; mais pour ceux qui sont dehors, toutes choses se traitent par des paraboles, ◊ 12 afin qu’en voyant ils voient et n’aperçoivent pas, et qu’en entendant ils entendent et ne comprennent pas : de peur qu’ils ne se convertissent et que leurs péchés ne leur soient pardonnés. ◊ 13 Et il leur dit : Ne connaissez-vous pas cette parabole ? et comment connaîtrez-vous toutes les paraboles ? ◊ 14 Le semeur sème la parole. ◊ 15 Et ce sont ici ceux qui sont le long du chemin, là où la parole est semée ; et quand ils ont entendu, Satan vient aussitôt et ravit la parole semée en eux. ◊ 16 Et pareillement, ceux qui sont semés sur les endroits rocailleux, ce sont ceux qui, quand ils ont entendu la parole, la reçoivent aussitôt avec joie ; ◊ 17 et ils n’ont pas de racine en eux-mêmes, mais ne sont que pour un temps ; puis, quand la tribulation ou la persécution survient à cause de la parole, ils sont aussitôt scandalisés. ◊ 18 Et d’autres sont ceux qui sont semés dans les épines : ce sont ceux qui ont entendu la parole ; ◊ 19 et les soucis du siècle, et la tromperie des richesses, et les convoitises à l’égard des autres choses, entrant, étouffent la parole, et elle est sans fruit. ◊ 20 Et ceux qui sont semés sur la bonne terre, ce sont ceux qui entendent la parole, et la reçoivent, et portent du fruit : l’un trente, et l’un soixante, et l’un cent. ◊ 21 Et il leur dit : La lampe vient-elle pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas pour être mise sur le pied de lampe ? ◊ 22 Car il n’y a rien de secret qui ne soit manifesté, et rien de caché n’arrive, si ce n’est afin de venir en évidence. ◊ 23 Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende. ◊ 24 Et il leur dit : Prenez garde à ce que vous entendez : de la mesure dont vous mesurerez il vous sera mesuré ; et à vous [qui entendez, il sera ajouté ; ◊ 25 car à quiconque a, il sera donné ; et à celui qui n’a pas, cela même qu’il a sera ôté.
◊ 26 Il dit aussi : Ainsi est le royaume de Dieu : c’est comme si un homme jetait de la semence sur la terre, ◊ 27 et dormait et se levait de nuit et de jour, et que la semence germât et crût sans qu’il sache comment. ◊ 28 La terre produit spontanément du fruit, premièrement l’herbe, ensuite l’épi, et puis le plein froment dans l’épi ; ◊ 29 et quand le fruit est produit, on y met aussitôt la faucille, parce que la moisson est arrivée.
◊ 30 Il disait aussi : Comment comparerons-nous le royaume de Dieu, ou par quelle parabole le représenterons-nous ? ◊ 31 Il est semblable à un grain de moutarde, qui, lorsqu’il est semé sur la terre, est la plus petite de toutes les semences qui sont sur la terre ; ◊ 32 et après qu’il est semé, il monte et devient plus grand que toutes les herbes, et jette de grandes branches, de sorte que les oiseaux du ciel peuvent demeurer sous son ombre. ◊ 33 Et par plusieurs paraboles de cette sorte, il leur annonçait la parole, selon qu’ils pouvaient l’entendre ; ◊ 34 mais il ne leur parlait pas sans parabole ; et en particulier il interprétait tout à ses disciples.
◊ 35 Et en ce jour-là, le soir étant venu, il leur dit : Passons à l’autre rive. ◊ 36 Et ayant renvoyé la foule, ils le prennent dans une nacelle, comme il était ; et d’autres nacelles aussi étaient avec lui. ◊ 37 Et il se lève un grand tourbillon de vent, et les vagues se jetaient dans la nacelle, de sorte qu’elle s’emplissait déjà. ◊ 38 Et il était, lui, à la poupe, dormant sur un oreiller ; et ils le réveillent et lui disent : Maître, ne te mets-tu pas en peine que nous périssions ? ◊ 39 Et s’étant réveillé, il reprit le vent, et dit à la mer : Fais silence, tais-toi ! Et le vent tomba, et il se fit un grand calme. ◊ 40 Et il leur dit : Pourquoi êtes-vous ainsi craintifs ? Comment n’avez-vous pas de foi ? ◊ 41 Et ils furent saisis d’une grande peur, et ils dirent entre eux : Qui donc est celui-ci, que le vent même et la mer lui obéissent ?
Nombres
22 ◊ 1 * Et les fils d’Israël partirent, et campèrent dans les plaines de Moab, de l’autre côté du Jourdain de Jéricho.
◊ 2 Et Balak, fils de Tsippor, vit tout ce qu’Israël avait fait aux Amoréens ; ◊ 3 et Moab eut une fort grande peur du peuple, car il était nombreux ; et Moab fut dans l’effroi à cause des fils d’Israël. ◊ 4 Et Moab dit aux anciens de Madian : Maintenant, cette multitude broutera tout ce qui est autour de nous, comme le bœuf broute l’herbe des champs. Or Balak, fils de Tsippor, était roi de Moab en ce temps-là. ◊ 5 Et il envoya des messagers à Balaam, fils de Béor, à Pethor, qui est sur le fleuve, dans le pays des fils de son peuple, pour l’appeler, disant : Voici, un peuple est sorti d’Égypte ; voici, il couvre le dessus du pays, et il habite vis-à-vis de moi. ◊ 6 Et maintenant, viens, je te prie, maudis-moi ce peuple, car il est plus fort que moi : peut-être pourrai-je le frapper, et le chasserai-je du pays ; car je sais que celui que tu bénis est béni, et que celui que tu maudis est maudit. ◊ 7 Et les anciens de Moab et les anciens de Madian s’en allèrent, ayant dans leurs mains le salaire de la divination ; et ils vinrent à Balaam et lui dirent les paroles de Balak. ◊ 8 Et il leur dit : Passez ici la nuit, et je vous rapporterai la parole selon que l’Éternel m’aura parlé. Et les seigneurs de Moab demeurèrent avec Balaam. ◊ 9 Et Dieu vint à Balaam, et dit : Qui sont ces hommes [que tu as] chez toi ? ◊ 10 Et Balaam dit à Dieu : Balak, fils de Tsippor, roi de Moab, a envoyé vers moi : ◊ 11 Voici, un peuple est sorti d’Égypte, et il couvre le dessus du pays ; viens maintenant, maudis-le-moi : peut-être pourrai-je combattre contre lui, et le chasserai-je. ◊ 12 Et Dieu dit à Balaam : Tu n’iras pas avec eux ; tu ne maudiras pas le peuple, car il est béni. ◊ 13 Et Balaam se leva le matin, et dit aux seigneurs de Balak : Allez dans votre pays ; car l’Éternel refuse de me laisser aller avec vous. ◊ 14 Et les seigneurs de Moab se levèrent, et s’en allèrent vers Balak, et dirent : Balaam a refusé de venir avec nous.
◊ 15 Et Balak envoya encore des seigneurs, plus nombreux et plus considérables que ceux-là ; ◊ 16 et ils vinrent à Balaam, et lui dirent : Ainsi a dit Balak, fils de Tsippor : Je te prie, ne te laisse pas empêcher de venir vers moi ; ◊ 17 car je te comblerai d’honneurs, et tout ce que tu me diras, je le ferai ; viens donc, je te prie, maudis-moi ce peuple. ◊ 18 Et Balaam répondit et dit aux serviteurs de Balak : Quand Balak me donnerait plein sa maison d’argent et d’or, je ne pourrais transgresser le commandement de l’Éternel, mon Dieu, pour faire une chose petite ou grande ; ◊ 19 et maintenant, je vous prie, demeurez ici, vous aussi, cette nuit, et je saurai ce que l’Éternel aura de plus à me dire. ◊ 20 Et Dieu vint la nuit à Balaam, et lui dit : Si ces hommes sont venus pour t’appeler, lève-toi, va avec eux ; seulement, la parole que je te dirai, tu la feras. ◊ 21 Et Balaam se leva le matin, et sella son ânesse, et s’en alla avec les seigneurs de Moab.
◊ 22 Mais la colère de Dieu s’embrasa parce qu’il s’en allait ; et l’Ange de l’Éternel se plaça sur le chemin pour s’opposer à lui. Et il était monté sur son ânesse, et ses deux jeunes hommes étaient avec lui. ◊ 23 Et l’ânesse vit l’Ange de l’Éternel se tenant dans le chemin, son épée nue dans sa main ; et l’ânesse se détourna du chemin et alla dans les champs ; et Balaam frappa l’ânesse pour la faire retourner dans le chemin. ◊ 24 Et l’Ange de l’Éternel se tint dans un chemin creux, dans les vignes ; il y avait un mur d’un côté et un mur de l’autre côté. ◊ 25 Et l’ânesse vit l’Ange de l’Éternel, et elle se serra contre la muraille, et serra le pied de Balaam contre la muraille ; et il la frappa de nouveau. ◊ 26 Et l’Ange de l’Éternel passa plus loin, et se tint dans un lieu étroit où il n’y avait point de chemin pour se détourner à droite ou à gauche. ◊ 27 Et l’ânesse vit l’Ange de l’Éternel, et elle se coucha sous Balaam ; et la colère de Balaam s’embrasa, et il frappa l’ânesse avec le bâton. ◊ 28 Et l’Éternel ouvrit la bouche de l’ânesse, et elle dit à Balaam : Que t’ai-je fait, que tu m’aies frappée ces trois fois ? ◊ 29 Et Balaam dit à l’ânesse : Parce que tu t’es jouée de moi. Que n’ai-je une épée dans ma main ; certes je te tuerais maintenant ! ◊ 30 Et l’ânesse dit à Balaam : Ne suis-je pas ton ânesse, sur laquelle tu montes depuis que je suis à toi jusqu’à ce jour ? Ai-je accoutumé de te faire ainsi ? Et il dit : Non. ◊ 31 Et l’Éternel ouvrit les yeux de Balaam, et il vit l’Ange de l’Éternel qui se tenait sur le chemin, son épée nue dans sa main ; et il s’inclina et se prosterna sur sa face. ◊ 32 Et l’Ange de l’Éternel lui dit : Pourquoi as-tu frappé ton ânesse ces trois fois ? Voici, moi, je suis sorti pour m’opposer à toi, car ton chemin est pervers devant moi. ◊ 33 Et l’ânesse m’a vu et s’est détournée devant moi ces trois fois ; si elle ne se fût détournée de devant moi, je t’eusse maintenant tué ; et elle, je l’eusse laissée en vie. ◊ 34 Et Balaam dit à l’Ange de l’Éternel : J’ai péché, car je ne savais pas que tu te fusses placé à ma rencontre dans le chemin ; et maintenant, si cela est mauvais à tes yeux, je m’en retournerai. ◊ 35 Et l’Ange de l’Éternel dit à Balaam : Va avec les hommes ; mais seulement tu ne diras que la parole que je te dirai. Et Balaam s’en alla avec les seigneurs de Balak.
◊ 36 Et Balak entendit que Balaam venait, et il sortit à sa rencontre, jusqu’à la ville de Moab, sur la frontière de l’Arnon qui est à l’extrémité de la frontière. ◊ 37 Et Balak dit à Balaam : N’ai-je pas envoyé vers toi avec instance pour t’appeler ? Pourquoi n’es-tu pas venu vers moi ? Vraiment, ne puis-je pas te donner des honneurs ? ◊ 38 Et Balaam dit à Balak : Voici, je suis venu vers toi ; maintenant, puis-je dire quoi que ce soit ? La parole que Dieu m’aura mise dans la bouche, je la dirai. ◊ 39 Et Balaam alla avec Balak, et ils vinrent à Kiriath-Hutsoth. ◊ 40 Et Balak sacrifia du gros et du menu bétail, et il en envoya à Balaam et aux seigneurs qui étaient avec lui.
◊ 41 Et il arriva, le matin, que Balak prit Balaam et le fit monter aux hauts lieux de Baal, et de là il vit l’extrémité du peuple.
1 Corinthiens
4 ◊ 1 Que [tout] homme pense ainsi à notre égard, — [qu’il nous tienne] pour des serviteurs de Christ et pour des administrateurs des mystères de Dieu. ◊ 2 Ici, au reste, ce qui est requis dans des administrateurs, c’est qu’un homme soit trouvé fidèle. ◊ 3 Mais il m’importe fort peu, à moi, que je sois jugé par vous, ou de jugement d’homme ; et même je ne me juge pas moi-même. ◊ 4 Car je n’ai rien sur ma conscience ; mais par là je ne suis pas justifié ; mais celui qui me juge, c’est le Seigneur. ◊ 5 Ainsi ne jugez rien avant le temps, jusqu’à ce que le Seigneur vienne, qui aussi mettra en lumière les choses cachées des ténèbres, et qui manifestera les conseils des cœurs ; et alors chacun recevra sa louange de la part de Dieu.
◊ 6 Or, frères, j’ai tourné ceci sur moi et sur Apollos, à cause de vous, afin qu’en nous, vous appreniez à ne pas élever vos pensées au-dessus de ce qui est écrit, afin que vous ne vous enfliez pas pour l’un contre un autre. ◊ 7 Car qui est-ce qui met de la différence entre toi [et un autre] ? Et qu’as-tu, que tu n’aies reçu ? Et si aussi tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu ? ◊ 8 Déjà vous êtes rassasiés ; déjà vous êtes riches ; vous avez régné sans nous ; et je voudrais bien que vous régnassiez, afin que nous aussi nous régnassions avec vous ! ◊ 9 Car je pense que Dieu nous a produits les derniers sur la scène, nous les apôtres, comme des gens voués à la mort ; car nous avons été faits un spectacle pour le monde, et pour les anges et pour les hommes. ◊ 10 Nous, nous sommes fous pour l’amour de Christ, mais vous, vous êtes sages en Christ ; nous sommes faibles, mais vous forts ; vous en honneur, mais nous dans le mépris. ◊ 11 Jusqu’à cette heure nous souffrons et la faim et la soif, et nous sommes nus, et nous sommes souffletés, et nous sommes sans demeure fixe, ◊ 12 et nous prenons de la peine, travaillant de nos propres mains ; injuriés, nous bénissons ; persécutés, nous [le] supportons ; ◊ 13 calomniés, nous supplions ; nous sommes devenus comme les balayures du monde [et] le rebut de tous jusqu’à maintenant. ◊ 14 Ce n’est pas pour vous faire honte que j’écris ces choses, mais je vous avertis comme mes enfants bien-aimés. ◊ 15 Car quand vous auriez dix mille maîtres dans le Christ, vous n’avez cependant pas beaucoup de pères, car moi je vous ai engendrés dans le christ Jésus par l’évangile. ◊ 16 Je vous supplie donc d’être mes imitateurs.
◊ 17 C’est pourquoi je vous ai envoyé Timothée, qui est mon enfant bien-aimé et qui est fidèle dans le Seigneur ; il vous fera souvenir de mes voies en Christ, selon que j’enseigne partout dans chaque assemblée. ◊ 18 Or quelques-uns se sont enflés d’orgueil, comme si je ne devais pas aller vers vous ; ◊ 19 mais j’irai bientôt vers vous, si le Seigneur le veut, et je connaîtrai, non la parole de ceux qui se sont enflés, mais la puissance. ◊ 20 Car le royaume de Dieu n’est pas en parole, mais en puissance. ◊ 21 Que voulez-vous ? Que j’aille vers vous avec la verge, ou avec amour et un esprit de douceur ?
Exode
3 ◊ 1 Et Moïse faisait paître le bétail de Jéthro, son beau-père, sacrificateur de Madian. Et il mena le troupeau derrière le désert, et il vint à la montagne de Dieu, à Horeb. ◊ 2 Et l’Ange de l’Éternel lui apparut dans une flamme de feu, du milieu d’un buisson à épines ; et il regarda, et voici, le buisson était [tout] ardent de feu, et le buisson n’était pas consumé. ◊ 3 Et Moïse dit : Je me détournerai, et je verrai cette grande vision, pourquoi le buisson ne se consume pas. ◊ 4 Et l’Éternel vit qu’il se détournait pour voir ; et Dieu l’appela du milieu du buisson, et dit : Moïse ! Moïse ! Et il dit : Me voici. ◊ 5 Et il dit : N’approche pas d’ici ; ôte tes sandales de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte. ◊ 6 Et il dit : Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob. Et Moïse cacha son visage, car il craignait de regarder vers Dieu.
◊ 7 Et l’Éternel dit : J’ai vu, j’ai vu l’affliction de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu le cri qu’il a jeté à cause de ses exacteurs ; car je connais ses douleurs. ◊ 8 Et je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens, et pour le faire monter de ce pays-là dans un pays bon et spacieux, dans un pays ruisselant de lait et de miel, dans le lieu d’habitation du Cananéen, et du Héthien, et de l’Amoréen, et du Phérézien, et du Hévien, et du Jébusien. ◊ 9 Et maintenant, voici, le cri des fils d’Israël est venu jusqu’à moi ; et j’ai aussi vu l’oppression dont les Égyptiens les oppriment. ◊ 10 Et maintenant, viens, et je t’enverrai vers le Pharaon, et tu feras sortir hors d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. ◊ 11 Et Moïse dit à Dieu : Qui suis-je, moi, pour que j’aille vers le Pharaon, et pour que je fasse sortir hors d’Égypte les fils d’Israël ? ◊ 12 Et il dit : Parce que je serai avec toi ; et ceci te sera le signe que c’est moi qui t’ai envoyé : lorsque tu auras fait sortir le peuple hors d’Égypte, vous servirez Dieu sur cette montagne. ◊ 13 Et Moïse dit à Dieu : Voici, quand je viendrai vers les fils d’Israël, et que je leur dirai : Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous, et qu’ils me diront : Quel est son nom ? que leur dirai-je ? ◊ 14 Et Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui suis . Et il dit : Tu diras ainsi aux fils d’Israël : Je suis m’a envoyé vers vous. ◊ 15 Et Dieu dit encore à Moïse : Tu diras ainsi aux fils d’Israël : L’Éternel, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob, m’a envoyé vers vous : c’est là mon nom éternellement, et c’est là mon mémorial de génération en génération. ◊ 16 Va, et assemble les anciens d’Israël, et dis-leur : L’Éternel, le Dieu de vos pères, m’est apparu, le Dieu d’Abraham, d’Isaac, et de Jacob, disant : Certainement je vous ai visités, et [j’ai vu] ce qu’on vous fait en Égypte ; ◊ 17 et j’ai dit : Je vous ferai monter hors de l’affliction de l’Égypte, dans le pays du Cananéen, et du Héthien, et de l’Amoréen, et du Phérézien, et du Hévien, et du Jébusien, dans un pays ruisselant de lait et de miel. ◊ 18 Et ils écouteront ta voix, et tu entreras, toi et les anciens d’Israël, vers le roi d’Égypte, et vous lui direz : L’Éternel, le Dieu des Hébreux, s’est rencontré avec nous ; et maintenant, nous te prions, laisse-nous aller le chemin de trois jours dans le désert, afin que nous sacrifiions à l’Éternel, notre Dieu. ◊ 19 Et je sais que le roi d’Égypte ne vous permettra pas de vous en aller, pas même [contraint] par main forte. ◊ 20 Et j’étendrai ma main, et je frapperai l’Égypte par toutes mes merveilles que je ferai au milieu d’elle ; et après cela il vous renverra. ◊ 21 Et je ferai trouver faveur à ce peuple aux yeux des Égyptiens, et il arrivera que, quand vous vous en irez, vous ne vous en irez pas à vide ; ◊ 22 et une femme demandera à sa voisine, et à celle qui séjourne dans sa maison, des objets d’argent, et des objets d’or, et des vêtements, et vous les mettrez sur vos fils et sur vos filles ; et vous dépouillerez les Égyptiens.
Zacharie
3 ◊ 1 * Et il me fit voir Joshua, le grand sacrificateur, debout devant l’Ange de l’Éternel, et Satan se tenant à sa droite pour s’opposer à lui.
◊ 2 Et l’Éternel dit à Satan : Que l’Éternel te tance, Satan ; que l’Éternel, qui a choisi Jérusalem, te tance ! Celui-ci n’est-il pas un tison sauvé du feu ? ◊ 3 Et Joshua était vêtu de vêtements sales, et se tenait devant l’Ange. ◊ 4 Et [l’Ange] prit la parole et parla à ceux qui se tenaient devant lui, disant : Ôtez de dessus lui les vêtements sales. Et il lui dit : Regarde, j’ai fait passer de dessus toi ton iniquité, et je te revêts d’habits de fête. ◊ 5 Et je dis : Qu’ils mettent une tiare pure sur sa tête ; et ils mirent la tiare pure sur sa tête, et le revêtirent de vêtements ; et l’Ange de l’Éternel se tenait là.
◊ 6 Et l’Ange de l’Éternel protesta à Joshua, disant : ◊ 7 Ainsi dit l’Éternel des armées : Si tu marches dans mes voies, et si tu fais l’acquit de la charge que je te confie, alors tu jugeras aussi ma maison, et tu auras aussi la garde de mes parvis, et je te donnerai de marcher au milieu de ceux-ci qui se tiennent [devant moi].
◊ 8 Écoute, Joshua, grand sacrificateur, toi et tes compagnons qui sont assis devant toi, car ce sont des hommes [qui servent] de signes ; car voici, je ferai venir mon serviteur, le Germe. ◊ 9 Car voici, la pierre que j’ai placée devant Joshua ; sur cette seule pierre, [il y aura] sept yeux ; voici, j’en graverai la gravure, dit l’Éternel des armées ; et j’ôterai l’iniquité de ce pays en un seul jour. ◊ 10 En ce jour-là, dit l’Éternel des armées, vous convierez chacun son prochain sous la vigne et sous le figuier.
Galates
1 ◊ 1 Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par l’homme, mais par Jésus Christ, et Dieu le Père qui l’a ressuscité d’entre les morts, ◊ 2 et tous les frères qui sont avec moi, aux assemblées de la Galatie : ◊ 3 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu le Père et de notre seigneur Jésus Christ, ◊ 4 qui s’est donné lui-même pour nos péchés, en sorte qu’il nous retirât du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, ◊ 5 auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen.
◊ 6 Je m’étonne de ce que vous passez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, à un évangile différent, ◊ 7 qui n’en est pas un autre ; mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent pervertir l’évangile du Christ. ◊ 8 Mais quand nous-mêmes, ou quand un ange venu du ciel vous évangéliserait outre ce que nous vous avons évangélisé, qu’il soit anathème. ◊ 9 Comme nous l’avons déjà dit, maintenant aussi je le dis encore : si quelqu’un vous évangélise outre ce que vous avez reçu, qu’il soit anathème. ◊ 10 Car maintenant, est-ce que je m’applique à satisfaire des hommes, ou Dieu ? Ou est-ce que je cherche à complaire à des hommes ? Si je complaisais encore à des hommes, je ne serais pas esclave de Christ.
◊ 11 Or je vous fais savoir, frères, que l’évangile qui a été annoncé par moi n’est pas selon l’homme. ◊ 12 Car moi, je ne l’ai pas reçu de l’homme non plus, ni appris, mais par la révélation de Jésus Christ. ◊ 13 Car vous avez ouï dire [quelle a été] autrefois ma conduite dans le judaïsme, comment je persécutais outre mesure l’assemblée de Dieu et la dévastais, ◊ 14 et comment j’avançais dans le judaïsme plus que plusieurs de ceux de mon âge dans ma nation, étant le plus ardent zélateur des traditions de mes pères. ◊ 15 Mais quand il plut à Dieu, qui m’a mis à part dès le ventre de ma mère et qui m’a appelé par sa grâce, ◊ 16 de révéler son Fils en moi, afin que je l’annonçasse parmi les nations, aussitôt, je ne pris pas conseil de la chair ni du sang, ◊ 17 ni ne montai à Jérusalem vers ceux qui étaient apôtres avant moi, mais je m’en allai en Arabie, et je retournai de nouveau à Damas. ◊ 18 Puis, trois ans après, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai chez lui quinze jours ; ◊ 19 et je ne vis aucun autre des apôtres, sinon Jacques le frère du Seigneur. ◊ 20 Or dans les choses que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point. ◊ 21 Ensuite j’allai dans les pays de Syrie et de Cilicie. ◊ 22 Or j’étais inconnu de visage aux assemblées de la Judée qui sont en Christ, ◊ 23 mais seulement elles entendaient dire : Celui qui nous persécutait autrefois, annonce maintenant la foi qu’il détruisait jadis ; ◊ 24 et elles glorifiaient Dieu à cause de moi.
Jean
1 ◊ 1 Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu. ◊ 2 Elle était au commencement auprès de Dieu. ◊ 3 Toutes choses furent faites par elle, et sans elle pas une seule chose ne fut faite de ce qui a été fait. ◊ 4 En elle était [la] vie, et la vie était la lumière des hommes. ◊ 5 Et la lumière luit dans les ténèbres ; et les ténèbres ne l’ont pas comprise.
◊ 6 Il y eut un homme envoyé de Dieu ; son nom était Jean. ◊ 7 Celui-ci vint pour [rendre] témoignage, pour rendre témoignage de la lumière, afin que tous crussent par lui. ◊ 8 Lui n’était pas la lumière, mais pour rendre témoignage de la lumière : ◊ 9 la vraie lumière était celle, qui, venant dans le monde, éclaire tout homme. ◊ 10 Il était dans le monde, et le monde fut fait par lui ; et le monde ne l’a pas connu. ◊ 11 Il vint chez soi ; et les siens ne l’ont pas reçu. ◊ 12 Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, [savoir] à ceux qui croient en son nom ; ◊ 13 lesquels sont nés, non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.
◊ 14 Et la Parole devint chair, et habita au milieu de nous (et nous vîmes sa gloire, une gloire comme d’un fils unique de la part du Père) pleine de grâce et de vérité ; ◊ 15 — Jean rend témoignage de lui, et a crié, disant : C’était celui-ci duquel je disais : Celui qui vient après moi prend place avant moi ; car il était avant moi ; ◊ 16 — car, de sa plénitude, nous tous nous avons reçu, et grâce sur grâce. ◊ 17 Car la loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité vinrent par Jésus Christ. ◊ 18 Personne ne vit jamais Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître.
◊ 19 Et c’est ici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des lévites, pour lui demander : Toi, qui es-tu ? ◊ 20 Et il confessa, et ne nia pas, et confessa : Moi, je ne suis pas le Christ. ◊ 21 Et ils lui demandèrent : Quoi donc ? Es-tu Élie ? Et il dit : Je ne le suis pas. Es-tu le prophète ? Et il répondit : Non. ◊ 22 Ils lui dirent donc : Qui es-tu, afin que nous donnions réponse à ceux qui nous ont envoyés ? Que dis-tu de toi-même ? ◊ 23 Il dit : Moi, je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Faites droit le chemin du *Seigneur, comme dit Ésaïe le prophète. ◊ 24 Et ils avaient été envoyés d’entre les pharisiens. ◊ 25 Et ils l’interrogèrent et lui dirent : Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le prophète ? ◊ 26 Jean leur répondit, disant : Moi, je baptise d’eau ; [mais] au milieu de vous il y en a un que vous ne connaissez pas, ◊ 27 celui qui vient après moi, duquel moi je ne suis pas digne de délier la courroie de la sandale. ◊ 28 Ces choses arrivèrent à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.
◊ 29 Le lendemain, il voit Jésus venant à lui, et il dit : Voilà l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! ◊ 30 C’est de celui-ci que moi, je disais : Après moi vient un homme qui prend place avant moi, car il était avant moi. ◊ 31 Et pour moi, je ne le connaissais pas ; mais afin qu’il fût manifesté à Israël, à cause de cela, je suis venu baptiser d’eau.
◊ 32 Et Jean rendit témoignage, disant : J’ai vu l’Esprit descendant du ciel comme une colombe, et il demeura sur lui. ◊ 33 Et pour moi, je ne le connaissais pas ; mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau, celui-là me dit : Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre, et demeurer sur lui, c’est celui-là qui baptise de l’Esprit Saint. ◊ 34 Et moi, j’ai vu et j’ai rendu témoignage que celui-ci est le Fils de Dieu.
◊ 35 Le lendemain encore, Jean se tint là, et deux de ses disciples ; ◊ 36 et regardant Jésus qui marchait, il dit : Voilà l’agneau de Dieu ! ◊ 37 Et les deux disciples l’entendirent parler, et ils suivirent Jésus. ◊ 38 Et Jésus se retournant, et voyant qu’ils le suivaient, ◊ 39 leur dit : Que cherchez-vous ? Et ils lui dirent : Rabbi (ce qui, interprété, signifie maître), où demeures-tu ? ◊ 40 Il leur dit : Venez et voyez. Ils allèrent donc, et virent où il demeurait ; et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là : c’était environ la dixième heure. ◊ 41 André, le frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient ouï parler [de lui] à Jean, et qui l’avaient suivi. ◊ 42 Celui-ci trouve d’abord son propre frère Simon, et lui dit : Nous avons trouvé le Messie (ce qui, interprété, est Christ). ◊ 43 Et il le mena à Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, le fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas (qui est interprété Pierre).
◊ 44 Le lendemain, il voulut s’en aller en Galilée. Et Jésus trouve Philippe, et lui dit : Suis-moi. ◊ 45 Or Philippe était de Bethsaïda, de la ville d’André et de Pierre. ◊ 46 Philippe trouve Nathanaël et lui dit : Nous avons trouvé celui duquel Moïse a écrit dans la loi et duquel les prophètes ont écrit, Jésus, le fils de Joseph, qui est de Nazareth. ◊ 47 Et Nathanaël lui dit : Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? Philippe lui dit : Viens et vois. ◊ 48 Jésus vit Nathanaël venir vers lui, et il dit de lui : Voici un vrai Israélite, en qui il n’y a pas de fraude. ◊ 49 Nathanaël lui dit : D’où me connais-tu ? Jésus répondit et lui dit : Avant que Philippe t’eût appelé, quand tu étais sous le figuier, je te voyais. ◊ 50 Nathanaël répondit et lui dit : Rabbi, tu es le Fils de Dieu ; tu es le roi d’Israël. ◊ 51 Jésus répondit et lui dit : Parce que je t’ai dit que je te voyais sous le figuier, tu crois ? tu verras de plus grandes choses que celles-ci. ◊ 52 Et il lui dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Désormais vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu montant et descendant sur le fils de l’homme.
Genèse
48 ◊ 1 * Et il arriva après ces choses, qu’on dit à Joseph : Voici, ton père est malade. Et il prit avec lui ses deux fils, Manassé et Éphraïm. ◊ 2 Et on avertit Jacob, et on dit : Voici, ton fils Joseph vient vers toi. Et Israël rassembla ses forces, et s’assit sur le lit. ◊ 3 Et Jacob dit à Joseph : Le *Dieu Tout-puissant m’est apparu à Luz, dans le pays de Canaan, et il m’a béni, et m’a dit : ◊ 4 Voici, je te ferai fructifier et je te multiplierai, et je te ferai devenir une assemblée de peuples, et je donnerai ce pays à ta semence, après toi, en possession perpétuelle. ◊ 5 Et maintenant, tes deux fils qui te sont nés dans le pays d’Égypte, avant que je vinsse vers toi en Égypte, sont à moi : Éphraïm et Manassé sont à moi comme Ruben et Siméon. ◊ 6 Et tes enfants que tu as engendrés après eux seront à toi ; ils seront appelés d’après le nom de leurs frères, dans leur héritage. ◊ 7 Et moi,… comme je venais de Paddan, Rachel mourut auprès de moi, dans le pays de Canaan, en chemin, comme il y avait encore quelque espace de pays pour arriver à Éphrath ; et je l’enterrai là, sur le chemin d’Éphrath, qui est Bethléhem.
◊ 8 Et Israël vit les fils de Joseph, et il dit : Qui sont ceux-ci ? ◊ 9 Et Joseph dit à son père : Ce sont mes fils, que Dieu m’a donnés ici. Et il dit : Amène-les-moi, je te prie, et je les bénirai. ◊ 10 Or les yeux d’Israël étaient appesantis de vieillesse ; il ne pouvait voir. Et [Joseph] les fit approcher de lui, et il les baisa et les embrassa. ◊ 11 Et Israël dit à Joseph : Je n’avais pas pensé voir ton visage ; et voici, Dieu m’a fait voir aussi ta semence. ◊ 12 Et Joseph les retira d’entre ses genoux, et se prosterna le visage contre terre. ◊ 13 Et Joseph les prit les deux, Éphraïm de sa main droite, à la gauche d’Israël, et Manassé de sa main gauche, à la droite d’Israël, et les fit approcher de lui ; ◊ 14 mais Israël étendit sa main droite, et la posa sur la tête d’Éphraïm (or il était le plus jeune), et sa main gauche sur la tête de Manassé, plaçant ainsi ses mains à dessein, car Manassé était le premier-né. ◊ 15 Et il bénit Joseph, et dit : Que le Dieu devant la face duquel ont marché mes pères, Abraham et Isaac, le Dieu qui a été mon berger depuis que je suis jusqu’à ce jour, ◊ 16 l’Ange qui m’a délivré de tout mal, bénisse ces jeunes hommes ; et qu’ils soient appelés de mon nom et du nom de mes pères, Abraham et Isaac, et qu’ils croissent pour être une multitude au milieu du pays.
◊ 17 Et Joseph vit que son père posait sa main droite sur la tête d’Éphraïm, et cela fut mauvais à ses yeux ; et il saisit la main de son père pour la détourner de dessus la tête d’Éphraïm [et la poser] sur la tête de Manassé. ◊ 18 Et Joseph dit à son père : Pas ainsi, mon père ; car celui-ci est le premier-né ; mets ta main droite sur sa tête. ◊ 19 Et son père refusa, disant : Je le sais, mon fils, je le sais ; lui aussi deviendra un peuple, et lui aussi sera grand ; toutefois son frère, qui est le plus jeune, sera plus grand que lui, et sa semence sera une plénitude de nations. ◊ 20 Et il les bénit ce jour-là, disant : En toi Israël bénira, disant : Dieu te rende tel qu’Éphraïm et que Manassé ! Et il mit Éphraïm avant Manassé. ◊ 21 Et Israël dit à Joseph : Voici, je meurs ; et Dieu sera avec vous, et vous fera retourner dans le pays de vos pères. ◊ 22 Et moi, je te donne, de plus qu’à tes frères, une portion que j’ai prise de la main de l’Amoréen avec mon épée et mon arc.
Genèse
49 ◊ 1 * Et Jacob appela ses fils, et dit : Assemblez-vous, et je vous ferai savoir ce qui vous arrivera à la fin des jours.
◊ 2 Réunissez-vous, et écoutez, fils de Jacob ; écoutez Israël, votre père.
◊ 3 * Ruben, tu es mon premier-né, ma force, et le commencement de ma vigueur, prééminent en dignité, et prééminent en force !
◊ 4 Bouillonnant comme les eaux, tu n’excelleras pas, car tu es monté sur la couche de ton père ; tu l’as alors profanée… Il est monté sur mon lit !
◊ 5 * Siméon et Lévi sont frères. Leurs glaives ont été des instruments de violence.
◊ 6 Mon âme, n’entre pas dans leur conseil secret ; ma gloire, ne t’unis pas à leur assemblée !
Car dans leur colère ils ont tué des hommes, et pour leur plaisir ils ont coupé les jarrets du taureau.
◊ 7 Maudite soit leur colère, car elle a été violente ; et leur furie, car elle a été cruelle !
Je les diviserai en Jacob, et les disperserai en Israël.
◊ 8 * Toi, Juda, tes frères te loueront ; ta main sera sur la nuque de tes ennemis ; les fils de ton père se prosterneront devant toi.
◊ 9 Juda est un jeune lion. Tu es monté d’auprès de la proie, mon fils.
Il se courbe, il se couche comme un lion, et comme une lionne ; qui le fera lever ?
◊ 10 Le sceptre ne se retirera point de Juda, ni un législateur d’entre ses pieds, jusqu’à ce que Shilo vienne ; et à lui sera l’obéissance des peuples.
◊ 11 Il attache à la vigne son ânon, et au cep excellent le petit de son ânesse ; il lave dans le vin son vêtement, et dans le sang des raisins son manteau.
◊ 12 Ses yeux sont rouges de vin, et ses dents blanches de lait.
◊ 13 * Zabulon logera sur la côte des mers, et sera sur la côte des navires ; et son côté sera près de Sidon.
◊ 14 * Issacar est un âne ossu, couché entre deux parcs.
◊ 15 Il voit que le repos est bon, et que le pays est agréable, et il incline son épaule pour porter, et s’assujettit au tribut du serviteur.
◊ 16 * Dan jugera son peuple, comme une autre des tribus d’Israël.
◊ 17 Dan sera un serpent sur le chemin, une vipère sur le sentier, qui mord les talons du cheval, et celui qui le monte tombe à la renverse.
◊ 18 J’ai attendu ton salut, ô Éternel !
◊ 19 * Gad, une troupe lui tombera dessus ; et lui, il leur tombera sur les talons.
◊ 20 * D’Aser [viendra] le pain excellent ; et lui, il fournira les délices royales.
◊ 21 * Nephthali est une biche lâchée ; il profère de belles paroles.
◊ 22 * Joseph est une branche qui porte du fruit, une branche qui porte du fruit près d’une fontaine ; [ses] rameaux poussent par-dessus la muraille.
◊ 23 Les archers l’ont provoqué amèrement, et ont tiré contre lui, et l’ont haï ;
◊ 24 Mais son arc est demeuré ferme, et les bras de ses mains sont souples par les mains du Puissant de Jacob.
◊ 25 De là est le berger, la pierre d’Israël : du *Dieu de ton père, et il t’aidera ; et du Tout-Puissant, et il te bénira des bénédictions des cieux en haut, des bénédictions de l’abîme qui est en bas, des bénédictions des mamelles et de la matrice.
◊ 26 Les bénédictions de ton père surpassent les bénédictions de mes ancêtres jusqu’au bout des collines éternelles ; elles seront sur la tête de Joseph, et sur le sommet de la tête de celui qui a été mis à part de ses frères.
◊ 27 * Benjamin est un loup qui déchire : le matin, il dévore la proie, et le soir, il partage le butin.
◊ 28 Tous ceux-là sont les douze tribus d’Israël, et c’est là ce que leur père leur dit en les bénissant : il les bénit, chacun selon sa bénédiction. ◊ 29 Et il leur commanda, et leur dit : Je suis recueilli vers mon peuple ; enterrez-moi auprès de mes pères, dans la caverne qui est dans le champ d’Éphron, le Héthien, ◊ 30 dans la caverne qui est dans le champ de Macpéla, qui est en face de Mamré, au pays de Canaan, et qu’Abraham acheta d’Éphron, le Héthien, avec le champ, pour la posséder comme sépulcre : ◊ 31 là on a enterré Abraham et Sara, sa femme ; là on a enterré Isaac et Rebecca, sa femme ; et là j’ai enterré Léa. ◊ 32 L’acquisition du champ et de la caverne qui y est [fut faite] des fils de Heth. ◊ 33 Et quand Jacob eut achevé de donner ses commandements à ses fils, il retira ses pieds dans le lit, et expira, et fut recueilli vers ses peuples.
Jean
4 ◊ 1 Quand donc le Seigneur connut que les pharisiens avaient entendu dire : Jésus fait et baptise plus de disciples que Jean ◊ 2 (toutefois Jésus lui-même ne baptisait pas, mais ses disciples), ◊ 3 il quitta la Judée, et s’en alla encore en Galilée. ◊ 4 Et il fallait qu’il traversât la Samarie. ◊ 5 Il vient donc à une ville de la Samarie, nommée Sichar, près de la terre que Jacob donna à Joseph son fils. ◊ 6 Et il y avait là une fontaine de Jacob. Jésus donc, étant lassé du chemin, se tenait là assis sur la fontaine ; c’était environ la sixième heure. ◊ 7 Une femme de la Samarie vient pour puiser de l’eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire ◊ 8 (car ses disciples s’en étaient allés à la ville pour acheter des vivres). ◊ 9 La femme samaritaine lui dit donc : Comment toi qui es Juif, me demandes-tu à boire à moi qui suis une femme samaritaine ? (Car les Juifs n’ont point de relations avec les Samaritains.) ◊ 10 Jésus répondit et lui dit : Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, toi, tu lui eusses demandé, et il t’eût donné de l’eau vive. ◊ 11 La femme lui dit : Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond ; d’où as-tu donc cette eau vive ? ◊ 12 Es-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné le puits ; et lui-même en a bu, et ses fils, et son bétail ? ◊ 13 Jésus répondit et lui dit : Quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif ; ◊ 14 mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif à jamais ; mais l’eau que je lui donnerai, sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle. ◊ 15 La femme lui dit : Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie pas soif et que je ne vienne pas ici pour puiser. ◊ 16 Jésus lui dit : Va, appelle ton mari, et viens ici. ◊ 17 La femme répondit et dit : Je n’ai pas de mari. Jésus lui dit : Tu as bien dit : Je n’ai pas de mari ; ◊ 18 car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; en cela tu as dit vrai. ◊ 19 La femme lui dit : Seigneur, je vois que tu es un prophète. ◊ 20 Nos pères ont adoré sur cette montagne-ci, et vous, vous dites qu’à Jérusalem est le lieu où il faut adorer. ◊ 21 Jésus lui dit : Femme, crois-moi : l’heure vient que vous n’adorerez le Père, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem. ◊ 22 Vous, vous adorez, vous ne savez quoi ; nous, nous savons ce que nous adorons ; car le salut vient des Juifs. ◊ 23 Mais l’heure vient, et elle est maintenant, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi le Père en cherche de tels qui l’adorent. ◊ 24 Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité. ◊ 25 La femme lui dit : Je sais que le Messie qui est appelé le Christ, vient ; quand celui-là sera venu, il nous fera connaître toutes choses. ◊ 26 Jésus lui dit : Je le suis, moi qui te parle. ◊ 27 Et là-dessus ses disciples vinrent ; et ils s’étonnaient de ce qu’il parlait avec une femme ; toutefois nul ne dit : Que lui demandes-tu ? ou, de quoi parles-tu avec elle ?
◊ 28 La femme donc laissa sa cruche et s’en alla à la ville, et dit aux hommes : ◊ 29 Venez, voyez un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ; celui-ci n’est-il point le Christ ? ◊ 30 Ils sortirent de la ville, et ils venaient vers lui.
◊ 31 Mais pendant ce temps, les disciples le priaient, disant : Rabbi, mange. ◊ 32 Mais il leur dit : Moi, j’ai de la viande à manger que vous, vous ne connaissez pas. ◊ 33 Les disciples donc dirent entre eux : Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? ◊ 34 Jésus leur dit : Ma viande est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre. ◊ 35 Ne dites-vous pas, vous : Il y a encore quatre mois, et la moisson vient ? Voici, je vous dis : Levez vos yeux et regardez les campagnes ; car elles sont déjà blanches pour la moisson. ◊ 36 Celui qui moissonne reçoit un salaire et assemble du fruit en vie éternelle ; afin que, et celui qui sème et celui qui moissonne, se réjouissent ensemble. ◊ 37 Car en ceci est [vérifiée] la vraie parole : L’un sème, et un autre moissonne. ◊ 38 Moi, je vous ai envoyés moissonner ce à quoi vous n’avez pas travaillé ; d’autres ont travaillé, et vous, vous êtes entrés dans leur travail.
◊ 39 Or plusieurs des Samaritains de cette ville-là crurent en lui, à cause de la parole de la femme qui avait rendu témoignage : Il m’a dit tout ce que j’ai fait. ◊ 40 Quand donc les Samaritains furent venus vers lui, ils le priaient de demeurer avec eux ; et il demeura là deux jours. ◊ 41 Et beaucoup plus de gens crurent à cause de sa parole ; ◊ 42 et ils disaient à la femme : Ce n’est plus à cause de ton dire que nous croyons ; car nous-mêmes nous [l’]avons entendu, et nous connaissons que celui-ci est véritablement le Sauveur du monde.
◊ 43 Or, après les deux jours, il partit de là, et s’en alla en Galilée ; ◊ 44 car Jésus lui-même rendait témoignage qu’un prophète n’est pas honoré dans son propre pays. ◊ 45 Quand donc il fut venu en Galilée, les Galiléens le reçurent, ayant vu toutes les choses qu’il avait faites à Jérusalem pendant la fête ; car eux aussi allaient à la fête.
◊ 46 Il vint donc encore à Cana de Galilée, où il avait, de l’eau, fait du vin. Et il y avait à Capernaüm un seigneur de la cour, duquel le fils était malade ; ◊ 47 celui-ci, ayant ouï dire que Jésus était venu de la Judée en Galilée, s’en alla vers lui, et le pria de descendre et de guérir son fils ; car il allait mourir. ◊ 48 Jésus donc lui dit : Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croirez point. ◊ 49 Le seigneur de la cour lui dit : Seigneur, descends avant que mon enfant meure. ◊ 50 Jésus lui dit : Va, ton fils vit. Et l’homme crut la parole que Jésus lui avait dite, et s’en alla. ◊ 51 Et, déjà comme il descendait, ses esclaves vinrent au-devant de lui, et lui rapportèrent que son fils vivait. ◊ 52 Alors il s’enquit d’eux à quelle heure il s’était trouvé mieux ; et ils lui dirent : Hier, à la septième heure, la fièvre l’a quitté. ◊ 53 Le père donc connut que c’était à cette heure-là à laquelle Jésus lui avait dit : Ton fils vit. Et il crut, lui et toute sa maison. ◊ 54 Jésus fit encore ce second miracle, quand il fut venu de Judée en Galilée.
Jean
3 ◊ 1 Mais il y avait un homme d’entre les pharisiens, dont le nom était Nicodème, qui était un chef des Juifs. ◊ 2 Celui-ci vint à lui de nuit, et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que toi tu fais, si Dieu n’est avec lui. ◊ 3 Jésus répondit et lui dit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. ◊ 4 Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître ? ◊ 5 Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né d’eau et de l’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. ◊ 6 Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit. ◊ 7 Ne t’étonne pas de ce que je t’ai dit : Il vous faut être nés de nouveau. ◊ 8 Le vent souffle où il veut, et tu en entends le son ; mais tu ne sais pas d’où il vient, ni où il va : il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit. ◊ 9 Nicodème répondit et lui dit : Comment ces choses peuvent-elles se faire ? ◊ 10 Jésus répondit et lui dit : Tu es le docteur d’Israël, et tu ne connais pas ces choses ? ◊ 11 En vérité, en vérité, je te dis : Nous disons ce que nous connaissons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. ◊ 12 Si je vous ai parlé des choses terrestres, et que vous ne croyiez pas, comment croirez-vous, si je vous parle des choses célestes ? ◊ 13 Et personne n’est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le fils de l’homme qui est dans le ciel. ◊ 14 Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi il faut que le fils de l’homme soit élevé, ◊ 15 afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. ◊ 16 Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. ◊ 17 Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde afin qu’il jugeât le monde, mais afin que le monde fût sauvé par lui. ◊ 18 Celui qui croit en lui n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. ◊ 19 Or c’est ici le jugement, que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises ; ◊ 20 car quiconque fait des choses mauvaises hait la lumière, et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient reprises ; ◊ 21 mais celui qui pratique la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, qu’elles sont faites en Dieu.
◊ 22 Après ces choses, Jésus vint dans le pays de Judée, et ses disciples [avec lui] ; et il séjourna là avec eux, et baptisait. ◊ 23 Et Jean aussi baptisait en Énon, près de Salim, parce qu’il y avait là beaucoup d’eau ; et on venait, et on était baptisé. ◊ 24 Car Jean n’avait pas encore été jeté en prison. ◊ 25 Il y eut donc une discussion entre quelques-uns des disciples de Jean et un Juif, touchant la purification. ◊ 26 Et ils vinrent à Jean, et lui dirent : Rabbi, celui qui était avec toi au-delà du Jourdain, à qui tu as toi-même rendu témoignage, voilà, il baptise, et tous viennent à lui. ◊ 27 Jean répondit et dit : Un homme ne peut rien recevoir, à moins qu’il ne lui soit donné du ciel. ◊ 28 Vous-mêmes, vous me rendez témoignage que j’ai dit : Ce n’est pas moi qui suis le Christ, mais je suis envoyé devant lui. ◊ 29 Celui qui a l’épouse est l’époux ; mais l’ami de l’époux, qui assiste et l’entend, est tout réjoui à cause de la voix de l’époux ; cette joie donc, qui est la mienne, est accomplie. ◊ 30 Il faut que lui croisse, et que moi je diminue. ◊ 31 Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est de la terre, et parle [comme étant] de la terre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous ; ◊ 32 [et] de ce qu’il a vu et entendu, de cela il rend témoignage ; et personne ne reçoit son témoignage. ◊ 33 Celui qui a reçu son témoignage, a scellé que Dieu est vrai ; ◊ 34 car celui que Dieu a envoyé parle les paroles de Dieu, car Dieu ne donne pas l’Esprit par mesure. ◊ 35 Le Père aime le Fils, et a mis toutes choses entre ses mains. ◊ 36 Qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.
Romains
9 ◊ 1 Je dis la vérité en Christ ; je ne mens point, ma conscience me rendant témoignage par l’Esprit Saint, ◊ 2 que j’ai une grande tristesse et une douleur continuelle dans mon cœur ; ◊ 3 car moi-même j’ai souhaité d’être [par] anathème [séparé] du Christ, pour mes frères, mes parents selon la chair, ◊ 4 qui sont Israélites, auxquels sont l’adoption, et la gloire, et les alliances, et le don de la loi, et le service [divin], et les promesses ; ◊ 5 auxquels sont les pères, et desquels, selon la chair, est [issu] le Christ, qui est sur toutes choses Dieu béni éternellement. Amen ! ◊ 6 — Ce n’est pas cependant comme si la parole de Dieu avait été sans effet, car tous ceux qui sont [issus] d’Israël ne sont pas Israël ; ◊ 7 aussi, pour être [la] semence d’Abraham, ils ne sont pas tous enfants ; mais « en Isaac te sera appelée [une] semence » ; ◊ 8 c’est-à-dire, ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu ; mais les enfants de la promesse sont comptés pour semence. ◊ 9 Car cette parole est [une parole] de promesse : « En cette saison-ci, je viendrai, et Sara aura un fils ». ◊ 10 Et non seulement [cela], mais aussi quant à Rebecca, lorsqu’elle conçut d’un, d’Isaac, notre père, ◊ 11 (car avant que les enfants fussent nés et qu’ils eussent rien fait de bon ou de mauvais, afin que le propos de Dieu selon l’élection demeurât, non point sur le principe des œuvres, mais de celui qui appelle,) ◊ 12 il lui fut dit : « Le plus grand sera asservi au plus petit » ; ◊ 13 ainsi qu’il est écrit : « J’ai aimé Jacob, et j’ai haï Ésaü ».
◊ 14 Que dirons-nous donc ? Y a-t-il de l’injustice en Dieu ? Qu’ainsi n’advienne ! ◊ 15 Car il dit à Moïse : « Je ferai miséricorde à celui à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion ». ◊ 16 Ainsi donc ce n’est pas de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. ◊ 17 Car l’écriture dit au Pharaon : « C’est pour cela même que je t’ai suscité, pour montrer en toi ma puissance, et pour que mon nom soit publié dans toute la terre ». ◊ 18 Ainsi donc il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut.
◊ 19 Tu me diras donc : Pourquoi se plaint-il encore ? car qui est-ce qui a résisté à sa volonté ? ◊ 20 Mais plutôt, toi, ô homme, qui es-tu, qui contestes contre Dieu ? La chose formée dira-t-elle à celui qui l’a formée : Pourquoi m’as-tu ainsi faite ? ◊ 21 Le potier n’a-t-il pas pouvoir sur l’argile pour faire de la même masse un vase à honneur et un autre à déshonneur ? ◊ 22 Et si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience des vases de colère tout préparés pour la destruction ; ◊ 23 — et afin de faire connaître les richesses de sa gloire dans des vases de miséricorde qu’il a préparés d’avance pour la gloire… ? ◊ 24 lesquels aussi il a appelés, [savoir] nous, non seulement d’entre les Juifs, mais aussi d’entre les nations : ◊ 25 comme aussi il dit en Osée : « J’appellerai mon peuple celui qui n’était pas mon peuple, et bien-aimée celle qui n’était pas bien-aimée » ; ◊ 26 « et il arrivera que dans le lieu où il leur a été dit : Vous n’êtes pas mon peuple, là ils seront appelés fils du Dieu vivant ». ◊ 27 Mais Ésaïe s’écrie au sujet d’Israël : « Quand le nombre des fils d’Israël serait comme le sable de la mer, le résidu [seul] sera sauvé. ◊ 28 Car il consomme et abrège l’affaire en justice, parce que le *Seigneur fera une affaire abrégée sur la terre ». ◊ 29 Et comme Ésaïe a dit auparavant : « Si le *Seigneur Sabaoth ne nous avait laissé [quelque] semence, nous serions devenus comme Sodome et nous aurions été semblables à Gomorrhe ».
◊ 30 Que dirons-nous donc ? Que les nations qui ne poursuivaient pas [la] justice, ont trouvé [la] justice, [la] justice qui est sur le principe de [la] foi. ◊ 31 Mais Israël, poursuivant une loi de justice, n’est point parvenu à [cette] loi. ◊ 32 Pourquoi ? — Parce que ce n’a point été sur le principe de la foi, mais comme sur le principe des œuvres : car ils ont heurté contre la pierre d’achoppement, ◊ 33 selon qu’il est écrit : « Voici, je mets en Sion une pierre d’achoppement, et un rocher de chute », et « celui qui croit en lui ne sera pas confus ».
Nombres
10 ◊ 1 * Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 2 Fais-toi deux trompettes ; tu les feras d’argent battu ; et elles te serviront pour la convocation de l’assemblée, et pour le départ des camps. ◊ 3 Et lorsqu’on en sonnera, toute l’assemblée s’assemblera vers toi, à l’entrée de la tente d’assignation. ◊ 4 Et si l’on sonne d’une seule, alors les princes, les chefs des milliers d’Israël, s’assembleront vers toi. ◊ 5 Et quand vous sonnerez avec éclat, les camps qui sont campés à l’orient partiront. ◊ 6 Et quand vous sonnerez avec éclat une seconde fois, les camps qui sont campés au midi partiront ; on sonnera avec éclat pour leurs départs. ◊ 7 Et quand on réunira la congrégation, vous sonnerez, mais non pas avec éclat. ◊ 8 Les fils d’Aaron, les sacrificateurs, sonneront des trompettes ; et elles seront pour vous un statut perpétuel en vos générations. ◊ 9 Et quand, dans votre pays, vous irez à la guerre contre l’ennemi qui vous presse, alors vous sonnerez des trompettes avec éclat, et vous serez rappelés en mémoire devant l’Éternel, votre Dieu, et vous serez délivrés de vos ennemis. ◊ 10 Et dans vos jours de joie, et dans vos jours solennels, et au commencement de vos mois, vous sonnerez des trompettes sur vos holocaustes, et sur vos sacrifices de prospérités, et elles seront un mémorial pour vous devant votre Dieu. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu.
◊ 11 * Et il arriva, en la seconde année, au second mois, le vingtième [jour] du mois, que la nuée se leva de dessus le tabernacle du témoignage. ◊ 12 Et les fils d’Israël partirent du désert de Sinaï, selon leur ordre de départ, et la nuée demeura dans le désert de Paran. ◊ 13 Et ils partirent, pour la première fois, selon le commandement de l’Éternel par Moïse. ◊ 14 La bannière du camp des fils de Juda partit la première, selon leurs armées ; et son armée était sous Nakhshon, fils d’Amminadab ; ◊ 15 et l’armée de la tribu des fils d’Issacar était sous Nethaneël, fils de Tsuar ; ◊ 16 et l’armée de la tribu des fils de Zabulon était sous Éliab, fils de Hélon. ◊ 17 Et le tabernacle fut démonté ; puis les fils de Guershon et les fils de Merari partirent, portant le tabernacle. ◊ 18 Et la bannière du camp de Ruben partit, selon leurs armées ; et son armée était sous Élitsur, fils de Shedéur ; ◊ 19 et l’armée de la tribu des fils de Siméon était sous Shelumiel, fils de Tsurishaddaï ; ◊ 20 et l’armée de la tribu des fils de Gad était sous Éliasaph, fils de Dehuel. ◊ 21 Puis les Kehathites partirent, portant le sanctuaire ; et on dressa le tabernacle, en attendant leur arrivée. ◊ 22 Et la bannière du camp des fils d’Éphraïm partit, selon leurs armées ; et son armée était sous Élishama, fils d’Ammihud ; ◊ 23 et l’armée de la tribu des fils de Manassé était sous Gameliel, fils de Pedahtsur ; ◊ 24 et l’armée de la tribu des fils de Benjamin était sous Abidan, fils de Guidhoni. ◊ 25 Et la bannière du camp des fils de Dan partit, à l’arrière-garde de tous les camps, selon leurs armées ; et son armée était sous Akhiézer, fils d’Ammishaddaï ; ◊ 26 et l’armée de la tribu des fils d’Aser était sous Paghiel, fils d’Ocran ; ◊ 27 et l’armée de la tribu des fils de Nephthali était sous Akhira, fils d’Énan. ◊ 28 Tel fut l’ordre de marche des fils d’Israël, selon leurs armées ; et ils partirent.
◊ 29 Et Moïse dit à Hobab, fils de Rehuel, Madianite, beau-père de Moïse : Nous partons pour le lieu dont l’Éternel a dit : Je vous le donnerai. Viens avec nous, et nous te ferons du bien ; car l’Éternel a dit du bien à l’égard d’Israël. ◊ 30 Et il lui dit : Je n’irai pas ; mais je m’en irai dans mon pays, et vers ma parenté. ◊ 31 Et [Moïse] dit : Je te prie, ne nous laisse pas, parce que tu connais les lieux où nous aurons à camper dans le désert ; et tu nous serviras d’yeux. ◊ 32 Et il arrivera, si tu viens avec nous, que le bien que l’Éternel veut nous faire nous te le ferons.
◊ 33 Et ils partirent de la montagne de l’Éternel, le chemin de trois jours ; et l’arche de l’alliance de l’Éternel alla devant eux, le chemin de trois jours, pour leur chercher un lieu de repos. ◊ 34 Et la nuée de l’Éternel était sur eux de jour, quand ils partaient de leur campement. ◊ 35 Et il arrivait qu’au départ de l’arche, Moïse disait : Lève-toi, Éternel ! et que tes ennemis soient dispersés, et que ceux qui te haïssent s’enfuient devant toi ! ◊ 36 Et quand elle se reposait, il disait : Reviens, Éternel, aux dix mille milliers d’Israël !
Tite
1 ◊ 1 Paul, esclave de Dieu, et apôtre de Jésus Christ selon la foi des élus de Dieu et la connaissance de la vérité qui est selon la piété, ◊ 2 dans l’espérance de la vie éternelle que Dieu, qui ne peut mentir, a promise avant les temps des siècles… ; ◊ 3 mais il a manifesté, au temps propre, sa parole, dans la prédication qui m’a été confiée à moi selon le commandement de notre Dieu sauveur, ◊ 4 — à Tite, mon véritable enfant selon la commune foi : Grâce et paix, de la part de Dieu le Père et du christ Jésus notre Sauveur !
◊ 5 Je t’ai laissé en Crète dans ce but, que tu mettes en bon ordre les choses qui restent [à régler], et que, dans chaque ville, tu établisses des anciens, suivant que moi je t’ai ordonné : ◊ 6 si quelqu’un est irréprochable, mari d’une seule femme, ayant des enfants fidèles, qui ne soient pas accusés de dissipation, ou insubordonnés. ◊ 7 Car il faut que le surveillant soit irréprochable comme administrateur de Dieu, non adonné à son sens, non colère, non adonné au vin, non batteur, non avide d’un gain honteux, ◊ 8 mais hospitalier, aimant le bien, sage, juste, pieux, continent, ◊ 9 tenant ferme la fidèle parole selon la doctrine, afin qu’il soit capable, tant d’exhorter par un sain enseignement, que de réfuter les contredisants. ◊ 10 Car il y a beaucoup d’insubordonnés vains discoureurs et séducteurs, principalement ceux qui sont de la circoncision, ◊ 11 auxquels il faut fermer la bouche, qui renversent des maisons entières, enseignant ce qui ne convient pas, pour un gain honteux. ◊ 12 Quelqu’un d’entre eux, leur propre prophète, a dit : « Les Crétois sont toujours menteurs, de méchantes bêtes, des ventres paresseux. » ◊ 13 Ce témoignage est vrai ; c’est pourquoi reprends-les vertement, afin qu’ils soient sains dans la foi, ◊ 14 ne s’attachant pas aux fables judaïques et aux commandements des hommes qui se détournent de la vérité. ◊ 15 Toutes choses sont pures pour ceux qui sont purs ; mais, pour ceux qui sont souillés et incrédules, rien n’est pur, mais leur entendement et leur conscience sont souillés. ◊ 16 Ils professent de connaître Dieu, mais par leurs œuvres ils le renient, étant abominables et désobéissants, et, à l’égard de toute bonne œuvre, réprouvés.
1 Rois
11 ◊ 1 * Mais le roi Salomon aima beaucoup de femmes étrangères, outre la fille du Pharaon : des Moabites, des Ammonites, des Édomites, des Sidoniennes, des Héthiennes, ◊ 2 — d’entre les nations dont l’Éternel avait dit aux fils d’Israël : Vous n’entrerez pas vers elles, et elles ne viendront pas vers vous ; certainement elles détourneraient vos cœurs après leurs dieux ; Salomon s’attacha à elles par amour. ◊ 3 Et il avait sept cents femmes princesses, et trois cents concubines ; et ses femmes détournèrent son cœur. ◊ 4 Et il arriva, au temps de la vieillesse de Salomon, que ses femmes détournèrent son cœur après d’autres dieux, et son cœur ne fut pas parfait avec l’Éternel, son Dieu, comme le cœur de David, son père. ◊ 5 Et Salomon alla après Ashtoreth, la divinité des Sidoniens, et après Milcom, l’abomination des Ammonites. ◊ 6 Et Salomon fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, et ne suivit pas pleinement l’Éternel, comme David, son père. ◊ 7 Alors Salomon bâtit un haut lieu pour Kemosh, l’abomination de Moab, sur la montagne qui est vis-à-vis de Jérusalem, et pour Moloc, l’abomination des fils d’Ammon. ◊ 8 Et il en fit ainsi pour toutes ses femmes étrangères, qui brûlaient de l’encens et sacrifiaient à leurs dieux.
◊ 9 Et l’Éternel eut de la colère contre Salomon, parce que son cœur s’était détourné de l’Éternel, le Dieu d’Israël, qui s’était révélé à lui deux fois, ◊ 10 et lui avait commandé, à ce sujet, de ne pas aller après d’autres dieux, et il ne garda pas ce que l’Éternel lui avait commandé. ◊ 11 Et l’Éternel dit à Salomon : Parce que tu as fait cela, et que tu n’as pas gardé mon alliance et mes statuts, que je t’ai commandés, je t’arracherai certainement le royaume, et je le donnerai à ton serviteur. ◊ 12 Seulement, je ne le ferai pas dans tes jours, à cause de David, ton père ; [mais] je l’arracherai de la main de ton fils. ◊ 13 Toutefois je ne [lui] arracherai pas tout le royaume ; je donnerai une tribu à ton fils, à cause de David, mon serviteur, et à cause de Jérusalem, que j’ai choisie.
◊ 14 Et l’Éternel suscita un adversaire à Salomon, Hadad, l’Édomite : il était de la semence royale en Édom. ◊ 15 Et il était arrivé, pendant que David était en Édom [et] que Joab, chef de l’armée, était monté pour enterrer les morts, car il avait frappé tout mâle en Édom ◊ 16 (or Joab resta là six mois avec tout Israël, jusqu’à ce qu’il eût retranché tous les mâles en Édom), ◊ 17 qu’Hadad s’enfuit, lui et quelques Édomites d’entre les serviteurs de son père avec lui, pour aller en Égypte ; et Hadad était un jeune garçon. ◊ 18 Et ils se levèrent de Madian et vinrent à Paran ; et ils prirent des hommes avec eux de Paran, et vinrent en Égypte vers le Pharaon, roi d’Égypte, qui lui donna une maison, et lui assigna des provisions, et lui donna des terres. ◊ 19 Et Hadad trouva grande faveur aux yeux du Pharaon, et [le Pharaon] lui donna pour femme la sœur de sa femme, la sœur de la reine Thakhpenès. ◊ 20 Et la sœur de Thakhpenès lui enfanta Guenubath, son fils, et Thakhpenès le sevra dans la maison du Pharaon ; et Guenubath était dans la maison du Pharaon, parmi les fils du Pharaon. ◊ 21 Et Hadad apprit en Égypte que David s’était endormi avec ses pères, et que Joab, chef de l’armée, était mort ; et Hadad dit au Pharaon : Laisse-moi aller, et j’irai dans mon pays. ◊ 22 Et le Pharaon lui dit : Que te manque-t-il auprès de moi, que voici, tu désires de t’en aller dans ton pays ? Et il dit : Rien, mais quoi qu’il en soit, laisse-moi aller.
◊ 23 Dieu lui suscita encore un adversaire, Rezon, fils d’Éliada, qui s’enfuit de chez Hadadézer, roi de Tsoba, son seigneur ; ◊ 24 et il rassembla des hommes auprès de lui, et devint chef de bande, lorsque David tua ceux [de Tsoba]. Et ils s’en allèrent à Damas, et y demeurèrent, et ils régnèrent à Damas. ◊ 25 Et il fut l’adversaire d’Israël tous les jours de Salomon, outre le mal que [fit] Hadad ; et il détesta Israël, et régna sur la Syrie.
◊ 26 Et Jéroboam, fils de Nebath, Éphratien de Tseréda, serviteur de Salomon (et le nom de sa mère, une femme veuve, était Tserua), leva aussi sa main contre le roi. ◊ 27 Et c’est ici l’occasion pour laquelle il leva sa main contre le roi : Salomon bâtissait Millo, [et] fermait la brèche de la ville de David, son père ; ◊ 28 et Jéroboam était un fort et vaillant homme ; et Salomon vit que le jeune homme faisait de l’ouvrage, et le préposa sur tout le travail de la maison de Joseph. ◊ 29 Et il arriva en ce temps-là que Jéroboam sortit de Jérusalem ; et Akhija, le Silonite, le prophète, le trouva sur le chemin, et il était revêtu d’un manteau neuf, et ils étaient seuls, eux deux, dans les champs. ◊ 30 Et Akhija saisit le manteau neuf qu’il avait sur lui, et le déchira en douze morceaux. ◊ 31 Et il dit à Jéroboam : Prends dix morceaux pour toi ; car ainsi dit l’Éternel, le Dieu d’Israël : Voici, j’arrache le royaume de la main de Salomon, et je te donne dix tribus ; ◊ 32 mais une tribu sera à lui, à cause de mon serviteur David, et à cause de Jérusalem, la ville que j’ai choisie d’entre toutes les tribus d’Israël ; ◊ 33 parce qu’ils m’ont abandonné, et ont adoré Ashtoreth, la divinité des Sidoniens, Kemosh, le dieu de Moab, et Milcom, le dieu des fils d’Ammon, et n’ont pas marché dans mes voies pour pratiquer ce qui est droit à mes yeux, et mes statuts et mes ordonnances, comme David, son père. ◊ 34 Cependant je n’ôterai pas tout le royaume de sa main, car je l’établirai prince tous les jours de sa vie, à cause de David, mon serviteur, que j’ai choisi, qui gardait mes commandements et mes statuts ; ◊ 35 mais j’ôterai le royaume de la main de son fils, et je te le donnerai, [savoir] dix tribus ; ◊ 36 et je donnerai une tribu à son fils, afin qu’il y ait toujours une lampe pour David, mon serviteur, devant moi, à Jérusalem, la ville que je me suis choisie pour y placer mon nom. ◊ 37 Et je te prendrai, et tu régneras sur tout ce que ton âme désire, et tu seras roi sur Israël. ◊ 38 Et si tu écoutes tout ce que je te commanderai, et si tu marches dans mes voies et que tu fasses ce qui est droit à mes yeux, en gardant mes statuts et mes commandements, comme a fait David, mon serviteur, alors je serai avec toi, et je te bâtirai une maison stable, comme je l’ai bâtie pour David, et je te donnerai Israël. ◊ 39 Et j’humilierai la semence de David, à cause de cela, seulement pas à toujours. ◊ 40 Et Salomon chercha à faire mourir Jéroboam ; et Jéroboam se leva et s’enfuit en Égypte, vers Shishak, roi d’Égypte ; et il fut en Égypte jusqu’à la mort de Salomon.
◊ 41 Et le reste des actes de Salomon, et tout ce qu’il fit, et sa sagesse, cela n’est-il pas écrit dans le livre des actes de Salomon ? ◊ 42 Et les jours que Salomon régna à Jérusalem sur tout Israël furent quarante ans. ◊ 43 Et Salomon s’endormit avec ses pères, et fut enterré dans la ville de David, son père ; et Roboam, son fils, régna à sa place.
Genèse
25 ◊ 1 * Et Abraham prit encore une femme, nommée Ketura ; ◊ 2 et elle lui enfanta Zimran, et Jokshan, et Medan, et Madian, et Jishbak, et Shuakh. ◊ 3 — Et Jokshan engendra Sheba et Dedan. Et les fils de Dedan furent Ashurim, et Letushim, et Leümmim. ◊ 4 — Et les fils de Madian : Épha, et Épher, et Hénoc, et Abida, et Eldaa. — Tous ceux-là furent fils de Ketura.
◊ 5 Et Abraham donna tout ce qui lui appartenait à Isaac. ◊ 6 Et aux fils des concubines qu’eut Abraham, Abraham fit des dons ; et, tandis qu’il était encore en vie, il les renvoya d’auprès d’Isaac, son fils, vers l’orient, au pays d’orient.
◊ 7 Et ce sont ici les jours des années de la vie d’Abraham, qu’il vécut : cent soixante-quinze ans. ◊ 8 Et Abraham expira et mourut dans une bonne vieillesse, âgé et rassasié [de jours] ; et il fut recueilli vers ses peuples. ◊ 9 Et Isaac et Ismaël, ses fils, l’enterrèrent dans la caverne de Macpéla, dans le champ d’Éphron, fils de Tsokhar, le Héthien, qui est en face de Mamré, ◊ 10 le champ qu’Abraham avait acheté des fils de Heth. Là fut enterré Abraham, ainsi que Sara, sa femme. ◊ 11 Et il arriva, après la mort d’Abraham, que Dieu bénit Isaac, son fils. Et Isaac habitait près du puits de Lakhaï-roï.
◊ 12 * Et ce sont ici les générations d’Ismaël, fils d’Abraham, qu’Agar, l’Égyptienne, servante de Sara, avait enfanté à Abraham ; ◊ 13 et voici les noms des fils d’Ismaël, par leurs noms, selon leurs générations : Le premier-né d’Ismaël, Nebaïoth ; et Kédar, et Adbeël, et Mibsam, ◊ 14 et Mishma, et Duma, et Massa, ◊ 15 Hadar, et Théma, Jetur, Naphish et Kedma. ◊ 16 Ce sont là les fils d’Ismaël, et ce sont là leurs noms, selon leurs villages et leurs campements : douze princes de leurs tribus. ◊ 17 Et ce sont ici les années de la vie d’Ismaël : cent trente-sept ans ; et il expira et mourut, et fut recueilli vers ses peuples. ◊ 18 Et ils habitèrent depuis Havila jusqu’à Shur, qui est en face de l’Égypte, quand tu viens vers l’Assyrie. Il s’établit à la vue de tous ses frères.
◊ 19 * Et ce sont ici les générations d’Isaac, fils d’Abraham : Abraham engendra Isaac. ◊ 20 Et Isaac était âgé de quarante ans lorsqu’il prit pour femme Rebecca, fille de Bethuel l’Araméen de Paddan-Aram, sœur de Laban l’Araméen. ◊ 21 Et Isaac pria instamment l’Éternel au sujet de sa femme, car elle était stérile ; et l’Éternel se rendit à ses prières, et Rebecca sa femme conçut. ◊ 22 Et les enfants s’entrepoussaient dans son sein ; et elle dit : S’il en est ainsi, pourquoi suis-je là ? Et elle alla consulter l’Éternel. ◊ 23 Et l’Éternel lui dit : Deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples se sépareront en sortant de tes entrailles ; et un peuple sera plus fort que l’autre peuple, et le plus grand sera asservi au plus petit.
◊ 24 Et les jours où elle devait enfanter s’accomplirent, et voici, il y avait des jumeaux dans son ventre. ◊ 25 Et le premier sortit, roux, tout entier comme un manteau de poil ; et ils appelèrent son nom Ésaü. ◊ 26 Et ensuite sortit son frère, et sa main tenait le talon d’Ésaü ; et on appela son nom Jacob. Et Isaac était âgé de soixante ans quand ils naquirent. ◊ 27 Et les enfants grandirent : et Ésaü était un homme habile à la chasse, un homme des champs ; et Jacob était un homme simple, qui habitait les tentes. ◊ 28 Et Isaac aimait Ésaü, car le gibier était sa viande ; mais Rebecca aimait Jacob.
◊ 29 Et Jacob cuisait un potage ; et Ésaü arriva des champs, et il était las. ◊ 30 Et Ésaü dit à Jacob : Laisse-moi, je te prie, avaler du roux, de ce roux-là ; car je suis las. C’est pourquoi on appela son nom Édom. ◊ 31 Et Jacob dit : Vends-moi aujourd’hui ton droit d’aînesse. ◊ 32 Et Ésaü dit : Voici, je m’en vais mourir ; et de quoi me sert le droit d’aînesse ? ◊ 33 Et Jacob dit : Jure-moi aujourd’hui. Et il lui jura, et vendit son droit d’aînesse à Jacob. ◊ 34 Et Jacob donna à Ésaü du pain et du potage de lentilles ; et il mangea et but, et se leva, et s’en alla : et Ésaü méprisa son droit d’aînesse.
26 ◊ 1 * Et il y eut une famine dans le pays, outre la première famine qui avait eu lieu aux jours d’Abraham ; et Isaac s’en alla vers Abimélec, roi des Philistins, à Guérar. ◊ 2 Et l’Éternel lui apparut, et dit : Ne descends pas en Égypte ; demeure dans le pays que je t’ai dit ; ◊ 3 séjourne dans ce pays-ci, et je serai avec toi, et je te bénirai ; car à toi et à ta semence je donnerai tous ces pays, et j’accomplirai le serment que j’ai juré à Abraham, ton père, ◊ 4 et je multiplierai ta semence comme les étoiles des cieux, et je donnerai tous ces pays à ta semence, et toutes les nations de la terre se béniront en ta semence, ◊ 5 — parce qu’Abraham a écouté ma voix, et a gardé mon ordonnance, mes commandements, mes statuts et mes lois. ◊ 6 Et Isaac habita à Guérar. ◊ 7 Et les hommes du lieu s’enquirent au sujet de sa femme, et il dit : C’est ma sœur, car il craignait de dire : ma femme ; de peur, [pensait-il], que les hommes du lieu ne me tuent à cause de Rebecca, car elle est belle de visage.
◊ 8 Et il arriva, comme son séjour dans ce [lieu] se prolongeait, qu’Abimélec, roi des Philistins, regarda par la fenêtre ; et il vit, et voici, Isaac se jouait avec Rebecca sa femme. ◊ 9 Et Abimélec appela Isaac, et dit : Voici, assurément c’est ta femme ; et comment as-tu dit : C’est ma sœur ? Et Isaac lui dit : Parce que je disais : De peur que je ne meure à cause d’elle. ◊ 10 Et Abimélec dit : Qu’est-ce que tu nous as fait ? Car peu s’en est fallu que quelqu’un du peuple n’ait couché avec ta femme, et tu aurais fait venir la culpabilité sur nous. ◊ 11 Et Abimélec commanda à tout le peuple, disant : Celui qui touchera cet homme ou sa femme sera certainement mis à mort. ◊ 12 Et Isaac sema dans cette terre ; et il recueillit cette année-là le centuple ; et l’Éternel le bénit. ◊ 13 Et l’homme grandissait, et il allait grandissant de plus en plus, jusqu’à ce qu’il devint fort grand ; ◊ 14 et il eut des troupeaux de menu bétail, et des troupeaux de gros bétail, et beaucoup de serviteurs ; et les Philistins lui portèrent envie ; ◊ 15 et tous les puits que les serviteurs de son père avaient creusés aux jours d’Abraham, son père, les Philistins les bouchèrent et les remplirent de terre. ◊ 16 Et Abimélec dit à Isaac : Va-t’en d’avec nous ; car tu es beaucoup plus puissant que nous.
◊ 17 Et Isaac partit de là, et campa dans la vallée de Guérar, et y habita. ◊ 18 Et Isaac recreusa les puits d’eau qu’on avait creusés aux jours d’Abraham, son père, et que les Philistins avaient bouchés après la mort d’Abraham ; et il leur donna des noms selon les noms que son père leur avait donnés. ◊ 19 Et les serviteurs d’Isaac creusèrent dans la vallée, et ils y trouvèrent un puits d’eau vive. ◊ 20 Et les bergers de Guérar contestèrent avec les bergers d’Isaac, disant : L’eau est à nous. Et il appela le nom du puits Ések, parce qu’ils s’étaient disputés avec lui. ◊ 21 Et ils creusèrent un autre puits, et ils contestèrent aussi pour celui-là ; et il appela son nom Sitna. ◊ 22 Et il se transporta de là, et creusa un autre puits, et ils ne contestèrent pas pour celui-là ; et il appela son nom Rehoboth, parce que, dit-il, l’Éternel nous a maintenant donné de l’espace, et nous fructifierons dans le pays.
◊ 23 Et de là il monta à Beër-Shéba. ◊ 24 Et l’Éternel lui apparut cette nuit-là, et dit : Je suis le Dieu d’Abraham ton père ; ne crains pas, car je suis avec toi ; et je te bénirai, et je multiplierai ta semence, à cause d’Abraham, mon serviteur. ◊ 25 Et il bâtit là un autel, et invoqua le nom de l’Éternel ; et il y dressa sa tente ; et les serviteurs d’Isaac y creusèrent un puits. ◊ 26 Et Abimélec alla de Guérar vers lui, avec Akhuzzath, son ami, et Picol, chef de son armée. ◊ 27 Et Isaac leur dit : Pourquoi venez-vous vers moi, puisque vous me haïssez et que vous m’avez renvoyé d’auprès de vous ? ◊ 28 Et ils dirent : Nous avons vu clairement que l’Éternel est avec toi, et nous avons dit : Qu’il y ait donc un serment entre nous, entre nous et toi ; et nous ferons une alliance avec toi : ◊ 29 que tu ne nous feras pas de mal, comme nous ne t’avons pas touché, et comme nous ne t’avons fait que du bien, et t’avons renvoyé en paix. Tu es maintenant le béni de l’Éternel. ◊ 30 Et il leur fit un festin, et ils mangèrent et burent. ◊ 31 Et ils se levèrent de bon matin, et se jurèrent l’un à l’autre ; et Isaac les renvoya, et ils s’en allèrent d’avec lui en paix. ◊ 32 Et il arriva, en ce jour-là, que les serviteurs d’Isaac vinrent, et l’avertirent au sujet du puits qu’ils avaient creusé, et lui dirent : Nous avons trouvé de l’eau. ◊ 33 Et il l’appela Shéba ; c’est pourquoi le nom de la ville a été Beër-Shéba, jusqu’à aujourd’hui.
◊ 34 Et Ésaü était âgé de quarante ans, et il prit pour femmes Judith, fille de Beéri, le Héthien, et Basmath, fille d’Élon, le Héthien ; ◊ 35 et elles furent une amertume d’esprit pour Isaac et pour Rebecca.
27 ◊ 1 * Et il arriva, lorsque Isaac fut vieux et que ses yeux furent affaiblis de manière à ne plus voir, qu’il appela Ésaü, son fils aîné, et lui dit : Mon fils ! Et il lui dit : Me voici. ◊ 2 Et il dit : Tu vois que je suis vieux ; je ne sais pas le jour de ma mort. ◊ 3 Et maintenant, je te prie, prends tes armes, ton carquois et ton arc, et sors dans les champs, et prends-moi du gibier ; ◊ 4 et apprête-moi un mets savoureux comme j’aime, et apporte-le-moi, et j’en mangerai, afin que mon âme te bénisse avant que je meure. ◊ 5 Et Rebecca entendait Isaac pendant qu’il parlait à Ésaü, son fils. Et Ésaü s’en alla aux champs pour prendre du gibier, pour l’apporter.
◊ 6 Et Rebecca parla à Jacob, son fils, disant : Voici, j’ai entendu ton père qui parlait à Ésaü, ton frère, disant : ◊ 7 Apporte-moi du gibier, et apprête-moi un mets savoureux, afin que j’en mange, et que je te bénisse devant l’Éternel avant ma mort. ◊ 8 Et maintenant, mon fils, écoute ma voix dans ce que je te commanderai. ◊ 9 Va, je te prie, au troupeau, et prends-moi là deux bons chevreaux ; et j’en apprêterai un mets savoureux pour ton père, comme il aime ; ◊ 10 et tu le porteras à ton père, et il mangera, afin qu’il te bénisse avant sa mort. ◊ 11 Et Jacob dit à Rebecca, sa mère : Voici, Ésaü, mon frère, est un homme velu, et moi je suis un homme sans poil. ◊ 12 Peut-être que mon père me tâtera, et je passerai à ses yeux pour un trompeur, et je ferai venir sur moi la malédiction, et non pas la bénédiction. ◊ 13 Et sa mère lui dit : Que ta malédiction soit sur moi, mon fils ! Seulement, écoute ma voix, et va, prends-les-moi. ◊ 14 Et il alla et les prit, et les apporta à sa mère ; et sa mère apprêta un mets savoureux comme son père aimait. ◊ 15 Et Rebecca prit les vêtements d’Ésaü, son fils aîné, les habits précieux qu’elle avait avec elle dans la maison, et elle en revêtit Jacob, son plus jeune fils ; ◊ 16 et avec les peaux des chevreaux elle recouvrit ses mains, et le nu de son cou. ◊ 17 Et elle mit dans la main de Jacob, son fils, le mets savoureux et le pain qu’elle avait préparés.
◊ 18 Et il vint vers son père, et dit : Mon père ! Et il dit : Me voici ; qui es-tu, mon fils ? ◊ 19 Et Jacob dit à son père : Je suis Ésaü, ton premier-né ; j’ai fait comme tu m’as dit : Lève-toi, je te prie, assieds-toi, et mange de mon gibier, afin que ton âme me bénisse. ◊ 20 Et Isaac dit à son fils : Comment en as-tu trouvé si tôt, mon fils ? Et il dit : Parce que l’Éternel, ton Dieu, me l’a fait rencontrer devant moi. ◊ 21 Et Isaac dit à Jacob : Approche, je te prie, et je te tâterai, mon fils, [pour savoir] si tu es véritablement mon fils Ésaü, ou non. ◊ 22 Et Jacob s’approcha d’Isaac, son père ; et il le tâta, et dit : La voix est la voix de Jacob ; mais les mains sont les mains d’Ésaü. ◊ 23 Et il ne le reconnut pas, parce que ses mains étaient velues comme les mains d’Ésaü, son frère ; et il le bénit ; ◊ 24 et il dit : Es-tu vraiment mon fils Ésaü ? Et il dit : Je le suis. ◊ 25 Et il dit : Sers-moi, et que je mange du gibier de mon fils, afin que mon âme te bénisse. Et il le servit, et il mangea ; et il lui apporta du vin, et il but. ◊ 26 Et Isaac, son père, lui dit : Approche-toi, je te prie, et baise-moi, mon fils. ◊ 27 Et il s’approcha, et le baisa. Et il sentit l’odeur de ses vêtements, et il le bénit, et dit : Regarde, — l’odeur de mon fils est comme l’odeur d’un champ que l’Éternel a béni. ◊ 28 Que Dieu te donne de la rosée des cieux et de la graisse de la terre, et une abondance de froment et de moût ! ◊ 29 Que des peuples te servent, et que des peuplades se prosternent devant toi ! Sois le maître de tes frères, et que les fils de ta mère se prosternent devant toi ! Maudit soit qui te maudit, et béni, qui te bénit !
◊ 30 Et comme Isaac avait achevé de bénir Jacob, et que Jacob était à peine sorti de devant Isaac, son père, il arriva qu’Ésaü, son frère, revint de sa chasse. ◊ 31 Et lui aussi apprêta un mets savoureux, et l’apporta à son père ; et il dit à son père : Que mon père se lève, et qu’il mange du gibier de son fils, afin que ton âme me bénisse. ◊ 32 Et Isaac, son père, lui dit : Qui es-tu ? Et il dit : Je suis ton fils, ton premier-né, Ésaü. ◊ 33 Alors Isaac fut saisi d’un tremblement très grand, et il dit : Qui donc est celui qui a pris du gibier, et m’en a apporté ? Et j’ai mangé de tout avant que tu vinsses, et je l’ai béni : aussi il sera béni. ◊ 34 Lorsque Ésaü entendit les paroles de son père, il jeta un cri très grand et amer ; et il dit à son père : Bénis-moi, moi aussi, mon père ! ◊ 35 Et il dit : Ton frère est venu avec ruse et a pris ta bénédiction. ◊ 36 Et il dit : N’est-ce pas qu’on a appelé son nom Jacob ? et il m’a supplanté ces deux fois : il a pris mon droit d’aînesse ; et voici, maintenant il a pris ma bénédiction ! Et il dit : Ne m’as-tu pas réservé une bénédiction ? ◊ 37 Et Isaac répondit et dit à Ésaü : Voici, je l’ai établi ton maître, et je lui ai donné tous ses frères pour serviteurs, et je l’ai sustenté avec du froment et du moût ; que ferai-je donc pour toi, mon fils ? ◊ 38 Et Ésaü dit à son père : N’as-tu que cette seule bénédiction, mon père ? Bénis-moi, moi aussi, mon père ! Et Ésaü éleva sa voix et pleura. ◊ 39 Et Isaac, son père, répondit et lui dit : Voici, ton habitation sera en la graisse de la terre et en la rosée des cieux d’en haut. ◊ 40 Et tu vivras de ton épée, et tu serviras ton frère ; et il arrivera que, lorsque tu seras devenu nomade, tu briseras son joug de dessus ton cou.
◊ 41 * Et Ésaü eut Jacob en haine, à cause de la bénédiction dont son père l’avait béni ; et Ésaü dit en son cœur : Les jours du deuil de mon père approchent, et je tuerai Jacob, mon frère. ◊ 42 Et on rapporta à Rebecca les paroles d’Ésaü, son fils aîné ; et elle envoya, et appela Jacob, son plus jeune fils, et lui dit : Voici, Ésaü, ton frère, se console à ton sujet dans l’espoir de te tuer. ◊ 43 Et maintenant, mon fils, écoute ma voix : Lève-toi, fuis chez Laban, mon frère, à Charan ; ◊ 44 et tu demeureras avec lui quelques jours, jusqu’à ce que la fureur de ton frère se détourne, ◊ 45 jusqu’à ce que la colère de ton frère se détourne de toi et qu’il oublie ce que tu lui as fait, et que j’envoie et que je te tire de là. Pourquoi serais-je privée de vous deux en un jour ?
◊ 46 Et Rebecca dit à Isaac : J’ai la vie en aversion à cause des filles de Heth. Si Jacob prend une femme d’entre les filles de Heth, comme celles-ci, d’entre les filles du pays, à quoi bon pour moi de vivre ?
Actes
17 ◊ 1 Et ayant traversé Amphipolis et Apollonie, ils vinrent à Thessalonique, où était la synagogue des Juifs. ◊ 2 Et selon sa coutume, Paul entra vers eux, et, pendant trois sabbats, il discourut avec eux d’après les écritures, ◊ 3 expliquant et exposant qu’il fallait que le Christ souffrît et qu’il ressuscitât d’entre les morts ; — et [disant], que celui-ci, Jésus, que moi je vous annonce, est le Christ. ◊ 4 Et quelques-uns d’entre eux furent persuadés et se joignirent à Paul et à Silas, et une grande multitude de Grecs qui servaient [Dieu], et des femmes de premier rang en assez grand nombre.
◊ 5 Mais les Juifs, pleins de jalousie, ayant pris quelques méchants hommes de la populace, et ayant fait un amas de peuple, troublèrent la ville, et ayant assailli la maison de Jason, ils cherchèrent Paul et Silas pour les amener au peuple. ◊ 6 Mais ne les ayant pas trouvés, ils traînèrent Jason et quelques frères devant les magistrats de la ville, en criant : Ces gens qui ont bouleversé la terre habitée, sont aussi venus ici ; ◊ 7 et Jason les a reçus chez lui, et ils contreviennent tous aux ordonnances de César, disant qu’il y a un autre roi, Jésus. ◊ 8 Et la foule et les magistrats de la ville, qui entendaient ces choses, furent troublés. ◊ 9 Et après avoir reçu caution de Jason et des autres, ils les relâchèrent.
◊ 10 Et aussitôt les frères envoyèrent Paul et Silas, de nuit, à Bérée, lesquels étant arrivés, entrèrent dans la synagogue des Juifs. ◊ 11 Or ceux-ci étaient plus nobles que ceux de Thessalonique ; et ils reçurent la parole avec toute bonne volonté, examinant chaque jour les écritures [pour voir] si les choses étaient ainsi. ◊ 12 Plusieurs donc d’entre eux crurent, et des femmes grecques de qualité et des hommes aussi, en assez grand nombre. ◊ 13 Mais quand les Juifs de Thessalonique surent que la parole de Dieu était aussi annoncée par Paul à Bérée, ils y vinrent aussi, agitant les foules. ◊ 14 Mais alors les frères renvoyèrent aussitôt Paul, comme pour aller à la mer ; mais Silas et Timothée demeurèrent encore là. ◊ 15 Et ceux qui conduisaient Paul le menèrent jusqu’à Athènes ; et après avoir reçu pour Silas et pour Timothée l’ordre de le rejoindre au plus tôt, ils partirent.
◊ 16 Et comme Paul les attendait à Athènes, son esprit était excité au-dedans de lui, en voyant la ville remplie d’idoles. ◊ 17 Il discourait donc dans la synagogue avec les Juifs et avec ceux qui servaient [Dieu], et tous les jours sur la place publique avec ceux qui s’y rencontraient. ◊ 18 Et quelques-uns aussi des philosophes épicuriens et des philosophes stoïciens s’en prirent à lui ; et les uns disaient : Que veut dire ce discoureur ? et d’autres : Il semble annoncer des divinités étrangères ; parce qu’il leur annonçait Jésus et la résurrection.
◊ 19 Et l’ayant pris, ils le menèrent à l’Aréopage, disant : Pourrions-nous savoir quelle est cette nouvelle doctrine dont tu parles ? ◊ 20 car tu nous fais entendre certaines choses étranges ; nous voudrions donc savoir ce que veulent dire ces choses. ◊ 21 Or tous les Athéniens et les étrangers séjournant [à Athènes], ne passaient leur temps à autre chose qu’à dire ou à ouïr quelque nouvelle.
◊ 22 Mais Paul, se tenant au milieu de l’Aréopage, dit : Hommes athéniens, je vois qu’en toutes choses vous êtes voués au culte des démons ; ◊ 23 car, en passant et en contemplant les objets de votre culte, j’ai trouvé aussi un autel sur lequel était inscrit : Au dieu inconnu ! Celui donc que vous honorez sans le connaître, c’est celui que moi je vous annonce. ◊ 24 Le Dieu qui a fait le monde et toutes les choses qui y sont, lui qui est le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite pas dans des temples faits de main ; ◊ 25 et il n’est pas servi par des mains d’hommes, comme s’il avait besoin de quelque chose, lui qui donne à tous la vie et la respiration et toutes choses ; ◊ 26 et il a fait d’un seul sang toutes les races des hommes pour habiter sur toute la face de la terre, ayant déterminé les temps ordonnés et les bornes de leur habitation, ◊ 27 pour qu’ils cherchent Dieu, s’ils pourraient en quelque sorte le toucher en tâtonnant et le trouver, quoiqu’il ne soit pas loin de chacun de nous ; ◊ 28 car en lui nous vivons et nous nous mouvons et nous sommes, comme aussi quelques-uns de vos poètes ont dit : « Car aussi nous sommes sa race ». ◊ 29 Étant donc la race de Dieu, nous ne devons pas penser que la divinité soit semblable à de l’or, ou à de l’argent, ou à de la pierre, à une œuvre sculptée de l’art et de l’imagination de l’homme. ◊ 30 Dieu donc, ayant passé par-dessus les temps de l’ignorance, ordonne maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent ; ◊ 31 parce qu’il a établi un jour auquel il doit juger en justice la terre habitée, par l’homme qu’il a destiné [à cela], de quoi il a donné une preuve certaine à tous, l’ayant ressuscité d’entre les morts.
◊ 32 Mais quand ils ouïrent parler de la résurrection des morts, les uns s’en moquaient, et les autres disaient : Nous t’entendrons encore sur ce sujet. ◊ 33 Ainsi Paul sortit du milieu d’eux. ◊ 34 Mais quelques hommes se joignirent à lui et crurent, entre lesquels aussi était Denys, l’Aréopagite, et une femme nommée Damaris, et d’autres avec eux.
Jude
1 ◊ 1 Jude, esclave de Jésus Christ et frère de Jacques, aux appelés, bien-aimés en Dieu le Père, et conservés en Jésus Christ : ◊ 2 Que la miséricorde, et la paix, et l’amour vous soient multipliés !
◊ 3 Bien-aimés, quand j’usais de toute diligence pour vous écrire de notre commun salut, je me suis trouvé dans la nécessité de vous écrire afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a été une fois enseignée aux saints ; ◊ 4 car certains hommes se sont glissés [parmi les fidèles], inscrits jadis à l’avance pour ce jugement, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient notre seul maître et seigneur, Jésus Christ.
◊ 5 Or je désire vous rappeler, à vous qui une fois saviez tout, que le Seigneur, ayant délivré le peuple du pays d’Égypte, a détruit ensuite ceux qui n’ont pas cru ; ◊ 6 — et qu’il a réservé dans des liens éternels, sous l’obscurité, pour le jugement du grand jour, les anges qui n’ont pas gardé leur origine, mais qui ont abandonné leur propre demeure ; ◊ 7 comme Sodome et Gomorrhe, et les villes d’alentour, s’étant abandonnées à la fornication de la même manière que ceux-là, et étant allées après une autre chair, sont là comme exemple, subissant la peine d’un feu éternel. ◊ 8 De la même manière cependant, ces rêveurs aussi souillent la chair, et méprisent la domination, et injurient les dignités. ◊ 9 Mais Michel l’archange, quand, discutant avec le diable, il contestait touchant le corps de Moïse, n’osa pas proférer de jugement injurieux contre [lui] ; mais il dit : Que le *Seigneur te censure ! ◊ 10 Mais ceux-ci, ils injurient tout ce qu’ils ne connaissent pas, et se corrompent dans tout ce qu’ils comprennent naturellement comme des bêtes sans raison. ◊ 11 Malheur à eux, car ils ont marché dans le chemin de Caïn, et se sont abandonnés à l’erreur de Balaam pour une récompense, et ont péri dans la contradiction de Coré. ◊ 12 Ceux-ci, ils sont des taches dans vos agapes, faisant des festins avec vous sans crainte, se repaissant eux-mêmes : nuées sans eau, emportées par les vents ; arbres d’automne, sans fruit, deux fois morts, déracinés ; ◊ 13 vagues impétueuses de la mer, jetant l’écume de leurs infamies ; étoiles errantes, à qui l’obscurité des ténèbres est réservée pour toujours. ◊ 14 Or Énoch aussi, le septième depuis Adam, a prophétisé de ceux-ci, en disant : Voici, le Seigneur est venu au milieu de ses saintes myriades, ◊ 15 pour exécuter le jugement contre tous, et pour convaincre tous les impies d’entre eux de toutes leurs œuvres d’impiété qu’ils ont impiement commises et de toutes les [paroles] dures que les pécheurs impies ont proférées contre lui. ◊ 16 Ceux-ci, ils sont des murmurateurs, se plaignant de leur sort, marchant selon leurs propres convoitises (tandis que leur bouche prononce d’orgueilleux discours), et admirant les hommes en vue de [leur propre] profit.
◊ 17 Mais vous, bien-aimés, souvenez-vous des paroles qui ont été dites auparavant par les apôtres de notre seigneur Jésus Christ, ◊ 18 comment ils vous disaient que, à la fin du temps, il y aurait des moqueurs, marchant selon leurs propres convoitises d’impiétés ; ◊ 19 ceux-ci sont ceux qui se séparent [eux-mêmes], des hommes naturels, n’ayant pas l’Esprit. ◊ 20 Mais vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, priant par le Saint Esprit, ◊ 21 conservez-vous dans l’amour de Dieu, attendant la miséricorde de notre seigneur Jésus Christ pour la vie éternelle ; ◊ 22 et les uns qui contestent, reprenez-les ; ◊ 23 les autres sauvez-les avec crainte, les arrachant hors du feu, haïssant même le vêtement souillé par la chair.
◊ 24 Or, à celui qui a le pouvoir de vous garder sans que vous bronchiez et de vous placer irréprochables devant sa gloire avec abondance de joie, ◊ 25 — au seul Dieu, notre Sauveur, par notre seigneur Jésus Christ, gloire, majesté, force et pouvoir, dès avant tout siècle, et maintenant, et pour tous les siècles ! Amen.
Hébreux
11 ◊ 1 Or la foi est l’assurance des choses qu’on espère, et la conviction de celles qu’on ne voit pas. ◊ 2 Car c’est par elle que les anciens ont reçu témoignage. ◊ 3 Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu, de sorte que ce qui se voit n’a pas été fait de choses qui paraissent. ◊ 4 Par la foi, Abel offrit à Dieu un plus excellent sacrifice que Caïn, et par ce sacrifice il a reçu le témoignage d’être juste, Dieu rendant témoignage à ses dons ; et par lui, étant mort, il parle encore. ◊ 5 Par la foi, Énoch fut enlevé pour qu’il ne vît pas la mort ; et il ne fut pas trouvé, parce que Dieu l’avait enlevé ; car, avant son enlèvement, il a reçu le témoignage d’avoir plu à Dieu. ◊ 6 Or, sans la foi il est impossible de lui plaire ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que [Dieu] est, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le recherchent. ◊ 7 Par la foi, Noé, étant averti divinement des choses qui ne se voyaient pas encore, craignit et bâtit une arche pour la conservation de sa maison ; et par cette arche il condamna le monde et devint héritier de la justice qui est selon la foi.
◊ 8 Par la foi, Abraham, étant appelé, obéit pour s’en aller au lieu qu’il devait recevoir pour héritage ; et il s’en alla, ne sachant où il allait. ◊ 9 Par la foi, il demeura dans la terre de la promesse comme dans [une terre] étrangère, demeurant sous des tentes avec Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse ; ◊ 10 car il attendait la cité qui a les fondements, de laquelle Dieu est l’architecte et le créateur. ◊ 11 Par la foi, Sara elle-même aussi reçut la force de fonder une postérité, et [cela], étant hors d’âge, puisqu’elle estima fidèle celui qui avait promis ; ◊ 12 c’est pourquoi aussi d’un seul, et d’un homme déjà amorti, sont nés des gens qui sont comme les étoiles du ciel en nombre et comme le sable qui est sur le rivage de la mer, lequel ne peut se compter.
◊ 13 Tous ceux-ci sont morts dans la foi, n’ayant pas reçu les choses promises, mais les ayant vues de loin et saluées, ayant confessé qu’ils étaient étrangers et forains sur la terre. ◊ 14 Car ceux qui disent de telles choses montrent clairement qu’ils recherchent une patrie ; ◊ 15 et en effet, s’ils se fussent souvenus de celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu du temps pour y retourner ; ◊ 16 mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste ; c’est pourquoi Dieu n’a point honte d’eux, savoir d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité.
◊ 17 Par la foi, Abraham, étant éprouvé, a offert Isaac ; et celui qui avait reçu les promesses offrit son fils unique, ◊ 18 à l’égard duquel il avait été dit : « En Isaac te sera appelée [une] semence », ◊ 19 — ayant estimé que Dieu pouvait le ressusciter même d’entre les morts, d’où aussi, en figure, il le reçut. ◊ 20 Par la foi, Isaac bénit Jacob et Ésaü à l’égard des choses à venir. ◊ 21 Par la foi, Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph, et adora, [appuyé] sur le bout de son bâton. ◊ 22 Par la foi, Joseph, en terminant sa vie, fit mention de la sortie des fils d’Israël et donna un ordre touchant ses os.
◊ 23 Par la foi, Moïse, étant né, fut caché trois mois par ses parents, parce qu’ils virent que l’enfant était beau, et ils ne craignirent pas l’ordonnance du roi. ◊ 24 Par la foi, Moïse, étant devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille du Pharaon, ◊ 25 choisissant plutôt d’être dans l’affliction avec le peuple de Dieu, que de jouir pour un temps des délices du péché, ◊ 26 estimant l’opprobre du Christ un plus grand trésor que les richesses de l’Égypte ; car il regardait à la rémunération. ◊ 27 Par la foi, il quitta l’Égypte, ne craignant pas la colère du roi, car il tint ferme, comme voyant celui qui est invisible. ◊ 28 Par la foi, il a fait la pâque et l’aspersion du sang, afin que le destructeur des premiers-nés ne les touchât pas. ◊ 29 Par la foi, ils traversèrent la mer Rouge comme une terre sèche, ce que les Égyptiens ayant essayé, ils furent engloutis. ◊ 30 Par la foi, les murs de Jéricho tombèrent, après qu’on en eut fait le tour sept jours durant. ◊ 31 Par la foi, Rahab, la prostituée, ne périt pas avec ceux qui n’ont pas cru, ayant reçu les espions en paix.
◊ 32 Et que dirai-je davantage ? Car le temps me manquera si je discours de Gédéon, de Barac et de Samson et de Jephté, de David et de Samuel et des prophètes, ◊ 33 qui par la foi subjuguèrent des royaumes, accomplirent la justice, obtinrent les choses promises, fermèrent la gueule des lions, ◊ 34 éteignirent la force du feu, échappèrent au tranchant de l’épée, de faibles qu’ils étaient furent rendus vigoureux, devinrent forts dans la bataille, firent ployer les armées des étrangers. ◊ 35 Les femmes reçurent leurs morts par la résurrection ; et d’autres furent torturés, n’acceptant pas la délivrance, afin d’obtenir une meilleure résurrection ; ◊ 36 et d’autres furent éprouvés par des moqueries et par des coups, et encore par des liens et par la prison ; ◊ 37 ils furent lapidés, sciés, tentés ; ils moururent égorgés par l’épée ; ils errèrent çà et là, vêtus de peaux de brebis, de peaux de chèvres, dans le besoin, affligés, maltraités, ◊ 38 (desquels le monde n’était pas digne,) errant dans les déserts et les montagnes, et les cavernes et les trous de la terre.
◊ 39 Et tous ceux-ci, ayant reçu témoignage par la foi, n’ont pas reçu ce qui avait été promis, ◊ 40 Dieu ayant eu en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu’ils ne parvinssent pas à la perfection sans nous.
Galates
3 ◊ 1 Ô Galates insensés, qui vous a ensorcelés, vous devant les yeux de qui Jésus Christ a été dépeint, crucifié [au milieu de vous] ? ◊ 2 Je voudrais seulement apprendre ceci de vous : avez-vous reçu l’Esprit sur le principe des œuvres de loi, ou de l’ouïe de [la] foi ? ◊ 3 Êtes-vous si insensés ? Ayant commencé par l’Esprit, achèveriez-vous maintenant par la chair ? ◊ 4 Avez-vous tant souffert en vain, si toutefois c’est en vain ? ◊ 5 Celui donc qui vous fournit l’Esprit et qui opère des miracles au milieu de vous, [le fait-il] sur le principe des œuvres de loi, ou de l’ouïe de [la] foi ? ◊ 6 comme Abraham a cru Dieu, et cela lui fut compté à justice. ◊ 7 Sachez donc que ceux qui sont sur le principe de [la] foi, ceux-là sont fils d’Abraham. ◊ 8 Or l’écriture, prévoyant que Dieu justifierait les nations sur le principe de [la] foi, a d’avance annoncé la bonne nouvelle à Abraham : « En toi toutes les nations seront bénies ». ◊ 9 De sorte que ceux qui sont sur le principe de [la] foi sont bénis avec le croyant Abraham. ◊ 10 Car tous ceux qui sont sur le principe des œuvres de loi sont sous malédiction ; car il est écrit : « Maudit est quiconque ne persévère pas dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi pour les faire ». ◊ 11 Or que par [la] loi personne ne soit justifié devant Dieu, cela est évident, parce que : « Le juste vivra de foi ». ◊ 12 Mais la loi n’est pas sur le principe de [la] foi, mais : « Celui qui aura fait ces choses vivra par elles ». ◊ 13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous (car il est écrit : « Maudit est quiconque est pendu au bois »), ◊ 14 afin que la bénédiction d’Abraham parvînt aux nations dans le christ Jésus, afin que nous reçussions par la foi l’Esprit promis.
◊ 15 Frères, je parle selon l’homme : personne n’annule une alliance qui est confirmée, même [celle] d’un homme, ni n’y ajoute. ◊ 16 Or c’est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa semence. Il ne dit pas : « et aux semences », comme [parlant] de plusieurs ; mais comme [parlant] d’un seul : — « et à ta semence », qui est Christ. ◊ 17 Or je dis ceci : que la loi, qui est survenue quatre cent trente ans après, n’annule point une alliance antérieurement confirmée par Dieu, de manière à rendre la promesse sans effet.
◊ 18 Car si l’héritage est sur le principe de loi, il n’est plus sur le principe de promesse ; mais Dieu a fait le don à Abraham par promesse.
◊ 19 Pourquoi donc la loi ? Elle a été ajoutée à cause des transgressions, jusqu’à ce que vînt la semence à laquelle la promesse est faite, ayant été ordonnée par des anges, par la main d’un médiateur. ◊ 20 Or un médiateur n’est pas [médiateur] d’un seul, mais Dieu est un seul.
◊ 21 La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Qu’ainsi n’advienne ! Car s’il avait été donné une loi qui eût le pouvoir de faire vivre, la justice serait en réalité sur le principe de [la] loi. ◊ 22 Mais l’écriture a renfermé toutes choses sous le péché, afin que la promesse, sur le principe de [la] foi en Jésus Christ, fût donnée à ceux qui croient. ◊ 23 Or avant que la foi vînt, nous étions gardés sous [la] loi, renfermés pour la foi qui devait être révélée ; ◊ 24 de sorte que la loi a été notre conducteur jusqu’à Christ, afin que nous fussions justifiés sur le principe de [la] foi ; ◊ 25 mais, la foi étant venue, nous ne sommes plus sous un conducteur, ◊ 26 car vous êtes tous fils de Dieu par la foi dans le christ Jésus. ◊ 27 Car vous tous qui avez été baptisés pour Christ, vous avez revêtu Christ : ◊ 28 il n’y a ni Juif, ni Grec ; il n’y a ni esclave, ni homme libre ; il n’y a ni mâle, ni femelle ; car vous tous, vous êtes un dans le christ Jésus. ◊ 29 Or si vous êtes de Christ, vous êtes donc [la] semence d’Abraham, héritiers selon [la] promesse.
Galates
2 ◊ 1 Ensuite, au bout de quatorze ans, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, prenant aussi Tite avec moi. ◊ 2 Or j’y montai selon une révélation, et je leur exposai l’évangile que je prêche parmi les nations, mais, dans le particulier, à ceux qui étaient considérés, de peur qu’en quelque manière je ne courusse ou n’eusse couru en vain ◊ 3 (cependant, même Tite qui était avec moi, quoiqu’il fût Grec, ne fut pas contraint à être circoncis) : ◊ 4 et cela à cause des faux frères, furtivement introduits, qui s’étaient insinués pour épier la liberté que nous avons dans le christ Jésus, afin de nous réduire à la servitude ; ◊ 5 auxquels nous n’avons pas cédé par soumission, non pas même un moment, afin que la vérité de l’évangile demeurât avec vous. ◊ 6 Or, de ceux qui étaient considérés comme étant quelque chose…, quels qu’ils aient pu être, cela ne m’importe en rien : Dieu n’a point égard à l’apparence de l’homme…, à moi, certes, ceux qui étaient considérés n’ont rien communiqué de plus ; ◊ 7 mais au contraire, ayant vu que l’évangile de l’incirconcision m’a été confié, comme celui de la circoncision l’a été à Pierre, ◊ 8 (car celui qui a opéré en Pierre pour l’apostolat de la circoncision a opéré en moi aussi envers les nations), ◊ 9 et ayant reconnu la grâce qui m’a été donnée, Jacques, et Céphas, et Jean, qui étaient considérés comme étant des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous [allassions] vers les nations, et eux vers la circoncision, ◊ 10 [voulant] seulement que nous nous souvinssions des pauvres, ce qu’aussi je me suis appliqué à faire.
◊ 11 Mais quand Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était condamné. ◊ 12 Car, avant que quelques-uns fussent venus d’auprès de Jacques, il mangeait avec ceux des nations ; mais quand ceux-là furent venus, il se retira et se sépara lui-même, craignant ceux de la circoncision ; ◊ 13 et les autres Juifs aussi usèrent de dissimulation avec lui, de sorte que Barnabas même fut entraîné avec eux par leur dissimulation. ◊ 14 Mais quand je vis qu’ils ne marchaient pas droit, selon la vérité de l’évangile, je dis à Céphas devant tous : Si toi qui es Juif, tu vis comme les nations et non pas comme les Juifs, comment contrains-tu les nations à judaïser ? ◊ 15 Nous qui, de nature, sommes Juifs et non point pécheurs d’entre les nations, ◊ 16 sachant néanmoins que l’homme n’est pas justifié sur le principe des œuvres de loi, ni autrement que par la foi en Jésus Christ, nous aussi, nous avons cru au christ Jésus, afin que nous fussions justifiés sur le principe de la foi en Christ et non pas sur le principe des œuvres de loi : parce que sur le principe des œuvres de loi nulle chair ne sera justifiée. ◊ 17 Or si, en cherchant à être justifiés en Christ, nous-mêmes aussi nous avons été trouvés pécheurs, Christ donc est ministre de péché ? Qu’ainsi n’advienne ! ◊ 18 Car si ces mêmes choses que j’ai renversées, je les réédifie, je me constitue transgresseur moi-même. ◊ 19 Car moi, par [la] loi, je suis mort à [la] loi, afin que je vive à Dieu. ◊ 20 Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi ; — et ce que je vis maintenant dans [la] chair, je le vis dans [la] foi, la [foi] au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. ◊ 21 Je n’annule pas la grâce de Dieu ; car si [la] justice est par [la] loi, Christ est donc mort pour rien.
Hébreux
10 ◊ 1 Car la loi, ayant l’ombre des biens à venir, non l’image même des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices que l’on offre continuellement chaque année, rendre parfaits ceux qui s’approchent. ◊ 2 Autrement n’eussent-ils pas cessé d’être offerts, puisque ceux qui rendent le culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de péchés ? ◊ 3 Mais il y a dans ces [sacrifices], chaque année, un acte remémoratif de péchés. ◊ 4 Car il est impossible que le sang de taureaux et de boucs ôte les péchés. ◊ 5 C’est pourquoi, en entrant dans le monde, il dit : « Tu n’as pas voulu de sacrifice ni d’offrande, mais tu m’as formé un corps. ◊ 6 Tu n’as pas pris plaisir aux holocaustes ni aux sacrifices pour le péché ; ◊ 7 alors j’ai dit : Voici, je viens, — il est écrit de moi dans le rouleau du livre — pour faire, ô Dieu, ta volonté ». ◊ 8 Ayant dit plus haut : « Tu n’as pas voulu de sacrifices, ni d’offrandes, ni d’holocaustes, ni de sacrifices pour le péché, et tu n’y as pas pris plaisir » — lesquels sont offerts selon la loi, ◊ 9 — alors il dit : « Voici, je viens pour faire ta volonté ». Il ôte le premier afin d’établir le second. ◊ 10 C’est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ [faite] une fois pour toutes. ◊ 11 — Et tout sacrificateur se tient debout chaque jour, faisant le service et offrant souvent les mêmes sacrifices qui ne peuvent jamais ôter les péchés ; ◊ 12 mais celui-ci, ayant offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis à perpétuité à la droite de Dieu, ◊ 13 attendant désormais « jusqu’à ce que ses ennemis soient mis pour marchepied de ses pieds ». ◊ 14 Car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés. ◊ 15 Et l’Esprit Saint aussi nous en rend témoignage ; car, après avoir dit : ◊ 16 « C’est ici l’alliance que j’établirai pour eux après ces jours-là, dit le *Seigneur : En mettant mes lois dans leurs cœurs, je les écrirai aussi sur leurs entendements », ◊ 17 [il dit] : « Et je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités ». ◊ 18 Or, là où il y a rémission de ces choses, il n’y a plus d’offrande pour le péché.
◊ 19 Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, ◊ 20 par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair, ◊ 21 et ayant un grand sacrificateur [établi] sur la maison de Dieu, ◊ 22 approchons-nous avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, [ayant] les cœurs par aspersion purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’eau pure. ◊ 23 Retenons la confession de notre espérance sans chanceler, car celui qui a promis est fidèle ; ◊ 24 et prenons garde l’un à l’autre pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres, ◊ 25 n’abandonnant pas le rassemblement de nous-mêmes, comme quelques-uns ont l’habitude [de faire], mais nous exhortant [l’un l’autre], et cela d’autant plus que vous voyez le jour approcher. ◊ 26 Car si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, ◊ 27 mais une certaine attente terrible de jugement et l’ardeur d’un feu qui va dévorer les adversaires. ◊ 28 Si quelqu’un a méprisé la loi de Moïse, il meurt sans miséricorde sur [la déposition de] deux ou [de] trois témoins : ◊ 29 d’une punition combien plus sévère pensez-vous que sera jugé digne celui qui a foulé aux pieds le Fils de Dieu, et qui a estimé profane le sang de l’alliance par lequel il avait été sanctifié, et qui a outragé l’Esprit de grâce ? ◊ 30 Car nous connaissons celui qui a dit : « À moi la vengeance ; moi je rendrai, dit le *Seigneur » ; et encore : « Le *Seigneur jugera son peuple ». ◊ 31 C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant !
◊ 32 Mais rappelez dans votre mémoire les jours précédents, dans lesquels, ayant été éclairés, vous avez enduré un grand combat de souffrances, ◊ 33 soit en ce que vous avez été offerts en spectacle par des opprobres et des afflictions, soit en ce que vous vous êtes associés à ceux qui ont été ainsi traités. ◊ 34 Car vous avez montré de la sympathie pour les prisonniers et vous avez accepté avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez pour vous-mêmes des biens meilleurs et permanents. ◊ 35 Ne rejetez donc pas loin votre confiance qui a une grande récompense. ◊ 36 Car vous avez besoin de patience, afin que, ayant fait la volonté de Dieu, vous receviez les choses promises. ◊ 37 Car encore très peu de temps, « et celui qui vient viendra, et il ne tardera pas. ◊ 38 Or le juste vivra de foi ; et : Si [quelqu’un] se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui ». ◊ 39 Mais pour nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour la perdition, mais de ceux qui croient pour la conservation de l’âme.
1 Pierre
4 ◊ 1 Christ donc ayant souffert pour nous dans la chair, vous aussi, armez-vous de cette même pensée, que celui qui a souffert dans la chair s’est reposé du péché, ◊ 2 pour ne plus vivre le reste de [son] temps dans la chair pour les convoitises des hommes, mais pour la volonté de Dieu. ◊ 3 Car il nous suffit d’avoir accompli, dans le temps déjà écoulé, la volonté des nations, alors que nous marchions dans la débauche, les convoitises, l’ivrognerie, les excès dans le manger et le boire et les criminelles idolâtries, ◊ 4 en quoi ils trouvent étrange que vous ne couriez pas avec eux dans le même bourbier de corruption, [vous] disant des injures ; ◊ 5 et ils rendront compte à celui qui est prêt à juger les vivants et les morts. ◊ 6 Car c’est pour cela qu’il a été évangélisé à ceux aussi qui sont morts, afin qu’ils fussent jugés, selon les hommes, quant à la chair ; et qu’ils vécussent, selon Dieu, quant à l’esprit.
◊ 7 Mais la fin de toutes choses s’est approchée ; soyez donc sobres et veillez pour prier ; ◊ 8 mais, avant toutes choses, ayant entre vous un amour fervent, car l’amour couvre une multitude de péchés ; ◊ 9 étant hospitaliers les uns envers les autres, sans murmures. ◊ 10 Suivant que chacun de vous a reçu quelque don de grâce, employez-le les uns pour les autres, comme bons dispensateurs de la grâce variée de Dieu. ◊ 11 Si quelqu’un parle, qu’il le fasse comme oracle de Dieu ; si quelqu’un sert, qu’il serve comme par la force que Dieu fournit, afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus Christ, à qui est la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen.
◊ 12 Bien-aimés, ne trouvez pas étrange le feu ardent qui est au milieu de vous, qui est venu sur vous pour votre épreuve, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire ; ◊ 13 mais, en tant que vous avez part aux souffrances de Christ, réjouissez-vous, afin qu’aussi, à la révélation de sa gloire, vous vous réjouissiez avec transport. ◊ 14 Si vous êtes insultés pour le nom de Christ, vous êtes bienheureux, car l’Esprit de gloire et de Dieu repose sur vous : [de leur part, il est blasphémé, mais quant à vous, glorifié]. ◊ 15 Mais que nul de vous ne souffre comme meurtrier ou voleur, ou comme faisant le mal, ou s’ingérant dans les affaires d’autrui ; ◊ 16 mais si [quelqu’un souffre] comme chrétien, qu’il n’en ait pas honte, mais qu’il glorifie Dieu en ce nom. ◊ 17 Car le temps [est venu] de commencer le jugement par la maison de Dieu ; mais s’il commence premièrement par nous, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’évangile de Dieu ? ◊ 18 Et si le juste est sauvé difficilement, où paraîtra l’impie et le pécheur ?
◊ 19 Que ceux donc aussi qui souffrent selon la volonté de Dieu, remettent leurs âmes en faisant le bien, à un fidèle créateur.
Galates
5 ◊ 1 Christ nous a placés dans la liberté en nous affranchissant ; tenez-vous donc fermes, et ne soyez pas de nouveau retenus sous un joug de servitude. ◊ 2 Voici, moi Paul, je vous dis que si vous êtes circoncis, Christ ne vous profitera de rien ; ◊ 3 et je proteste de nouveau à tout homme circoncis, qu’il est tenu d’accomplir toute la loi. ◊ 4 Vous vous êtes séparés de tout le bénéfice qu’il y a dans le Christ, vous tous qui vous justifiez par [la] loi ; vous êtes déchus de la grâce. ◊ 5 Car nous, par [l’]Esprit, sur le principe de [la] foi, nous attendons l’espérance de la justice. ◊ 6 Car, dans le christ Jésus, ni circoncision, ni incirconcision, n’ont de valeur, mais [la] foi opérante par [l’]amour. ◊ 7 Vous couriez bien, qui est-ce qui vous a arrêtés pour que vous n’obéissiez pas à la vérité ? ◊ 8 La persuasion ne vient pas de celui qui vous appelle. ◊ 9 Un peu de levain fait lever la pâte tout entière. ◊ 10 J’ai confiance à votre égard par le Seigneur, que vous n’aurez point d’autre sentiment ; mais celui qui vous trouble, quel qu’il soit, en portera le jugement.
◊ 11 Mais moi, frères, si je prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je encore persécuté ? — alors le scandale de la croix est anéanti. ◊ 12 Je voudrais que ceux qui vous bouleversent se retranchassent même.
◊ 13 Car vous, frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement [n’usez] pas de la liberté comme d’une occasion pour la chair, mais, par amour, servez-vous l’un l’autre ; ◊ 14 car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». ◊ 15 Mais si vous vous mordez et vous dévorez l’un l’autre, prenez garde que vous ne soyez consumés l’un par l’autre.
◊ 16 Mais je dis : Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point la convoitise de la chair. ◊ 17 Car la chair convoite contre l’Esprit, et l’Esprit contre la chair ; et ces choses sont opposées l’une à l’autre, afin que vous ne pratiquiez pas les choses que vous voudriez. ◊ 18 Mais si vous êtes conduits par [l’]Esprit, vous n’êtes pas sous [la] loi. ◊ 19 Or les œuvres de la chair sont manifestes, lesquelles sont la fornication, l’impureté, l’impudicité, ◊ 20 l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les colères, les intrigues, les divisions, les sectes, ◊ 21 les envies, les meurtres, les ivrogneries, les orgies, et les choses semblables à celles-là, au sujet desquelles je vous déclare d’avance, comme aussi je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront pas du royaume de Dieu. ◊ 22 Mais le fruit de l’Esprit est l’amour, la joie, la paix, la longanimité, la bienveillance, la bonté, la fidélité, ◊ 23 la douceur, la tempérance : contre de telles choses, il n’y a pas de loi. ◊ 24 Or ceux qui sont du Christ ont crucifié la chair avec les passions et les convoitises. ◊ 25 Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit. ◊ 26 Ne soyons pas désireux de vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres [et] en nous portant envie les uns aux autres.
Galates
4 ◊ 1 Or je dis qu’aussi longtemps que l’héritier est en bas âge, il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit seigneur de tout ; ◊ 2 mais il est sous des tuteurs et des curateurs jusqu’à l’époque fixée par le père. ◊ 3 Ainsi aussi nous, lorsque nous étions en bas âge, nous étions asservis sous les éléments du monde ; ◊ 4 mais, quand l’accomplissement du temps est venu, Dieu a envoyé son Fils, né de femme, né sous [la] loi, ◊ 5 afin qu’il rachetât ceux [qui étaient] sous [la] loi, afin que nous reçussions l’adoption. ◊ 6 Et, parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant : Abba, Père : ◊ 7 de sorte que tu n’es plus esclave, mais fils ; et, si fils, héritier aussi par Dieu. ◊ 8 Mais alors, ne connaissant pas Dieu, vous étiez asservis à ceux qui, par [leur] nature, ne sont pas dieux : ◊ 9 mais maintenant, ayant connu Dieu, mais plutôt ayant été connus de Dieu, comment retournez-vous de nouveau aux faibles et misérables éléments auxquels vous voulez encore derechef être asservis ? ◊ 10 Vous observez des jours, et des mois, et des temps, et des années. ◊ 11 Je crains, quant à vous, que peut-être je n’aie travaillé en vain pour vous.
◊ 12 Soyez comme moi, car moi aussi [je suis] comme vous, frères ; je vous en prie. Vous ne m’avez fait aucun tort ; ◊ 13 — et vous savez que dans l’infirmité de la chair je vous ai évangélisé au commencement ; ◊ 14 et vous n’avez point méprisé, ni rejeté avec dégoût ma tentation qui était en ma chair ; mais vous m’avez reçu comme un ange de Dieu, comme le christ Jésus. ◊ 15 Quel était donc votre bonheur ? Car je vous rends témoignage que, si cela eût été possible, arrachant vos propres yeux, vous me les eussiez donnés. ◊ 16 Je suis donc devenu votre ennemi en vous disant la vérité ? ◊ 17 Ils ne sont pas zélés à votre égard comme il faut, mais ils veulent vous exclure, afin que vous soyez zélés à leur égard. ◊ 18 Mais il est bon d’être toujours zélé pour le bien, et de ne pas l’être seulement quand je suis présent avec vous.
◊ 19 Mes enfants, pour l’enfantement desquels je travaille de nouveau jusqu’à ce que Christ ait été formé en vous, ◊ 20 oui, je voudrais être maintenant auprès de vous et changer de langage, car je suis en perplexité à votre sujet.
◊ 21 Dites-moi, vous qui voulez être sous [la] loi, n’écoutez-vous pas la loi ? ◊ 22 Car il est écrit qu’Abraham a eu deux fils, l’un de la servante, et l’autre de la femme libre. ◊ 23 Mais celui qui [naquit] de la servante naquit selon la chair, et celui qui [naquit] de la femme libre [naquit] par la promesse. ◊ 24 Ces choses doivent être prises dans un sens allégorique : car ce sont deux alliances, l’une du mont Sina, enfantant pour la servitude, et c’est Agar. ◊ 25 Car « Agar » est le mont Sina, en Arabie, et correspond à la Jérusalem de maintenant, car elle est dans la servitude avec ses enfants. ◊ 26 Mais la Jérusalem d’en haut est la femme libre qui est notre mère. ◊ 27 Car il est écrit : « Réjouis-toi, stérile qui n’enfantes point ; éclate [de joie] et pousse des cris, toi qui n’es point en travail d’enfant ; car les enfants de la délaissée sont plus nombreux que [les enfants] de celle qui a un mari ». ◊ 28 Or vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de promesse. ◊ 29 Mais, comme alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui [était né] selon l’Esprit, [il en est] de même aussi maintenant. ◊ 30 Mais que dit l’écriture ? « Chasse la servante et son fils, car le fils de la servante n’héritera point avec le fils de la femme libre ». ◊ 31 Ainsi, frères, nous ne sommes pas enfants de [la] servante, mais de la femme libre.
1 Pierre
2 ◊ 1 Rejetant donc toute malice et toute fraude, et l’hypocrisie et l’envie, et toutes médisances, ◊ 2 désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait intellectuel, afin que vous croissiez par lui à salut, ◊ 3 si toutefois vous avez goûté que le Seigneur est bon ; ◊ 4 duquel vous approchant [comme] d’une pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse auprès de Dieu, ◊ 5 vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, êtes édifiés une maison spirituelle, une sainte sacrificature, pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ. ◊ 6 Parce qu’on trouve dans l’écriture : « Voici, je pose en Sion une maîtresse pierre de coin, élue, précieuse ; et celui qui croit en elle ne sera point confus ». ◊ 7 C’est donc pour vous qui croyez, qu’elle a ce prix ; mais pour les désobéissants, « la pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin », ◊ 8 « et une pierre d’achoppement et un rocher de chute », lesquels heurtent contre la parole, étant désobéissants, à quoi aussi ils ont été destinés. ◊ 9 Mais vous, vous êtes une race élue, une sacrificature royale, une nation sainte, un peuple acquis, pour que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ; ◊ 10 vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, mais qui maintenant êtes le peuple de Dieu ; vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, mais qui maintenant avez obtenu miséricorde.
◊ 11 Bien-aimés, je vous exhorte, comme forains et étrangers, à vous abstenir des convoitises charnelles, lesquelles font la guerre à l’âme, ◊ 12 ayant une conduite honnête parmi les nations, afin que, quant aux choses dans lesquelles ils médisent de vous comme de gens qui font le mal, ils glorifient Dieu au jour de la visitation, à cause de vos bonnes œuvres qu’ils observent.
◊ 13 Soyez donc soumis à tout ordre humain pour l’amour du Seigneur, soit au roi comme étant au-dessus de tous, ◊ 14 soit aux gouverneurs comme à ceux qui sont envoyés de sa part pour punir ceux qui font le mal et pour louer ceux qui font le bien ; ◊ 15 car c’est ici la volonté de Dieu, qu’en faisant le bien vous fermiez la bouche à l’ignorance des hommes dépourvus de sens, ◊ 16 comme libres, et non comme ayant la liberté pour voile de la méchanceté, mais comme esclaves de Dieu. ◊ 17 Honorez tous les hommes ; aimez tous les frères ; craignez Dieu ; honorez le roi.
◊ 18 Vous, domestiques, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont fâcheux ; ◊ 19 car c’est une chose digne de louange, si quelqu’un, par conscience envers Dieu, supporte des afflictions, souffrant injustement. ◊ 20 Car quelle gloire y a-t-il, si, souffletés pour avoir mal fait, vous l’endurez ? mais si, en faisant le bien, vous souffrez, et que vous l’enduriez, cela est digne de louange devant Dieu, ◊ 21 car c’est à cela que vous avez été appelés ; car aussi Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces, ◊ 22 « lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il n’a pas été trouvé de fraude » ; ◊ 23 qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas d’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement ; ◊ 24 qui lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts aux péchés, nous vivions à la justice ; « par la meurtrissure duquel vous avez été guéris » ; ◊ 25 car vous étiez errants comme des brebis, mais maintenant vous êtes retournés au berger et au surveillant de vos âmes.
Deutéronome
7 ◊ 1 Quand l’Éternel, ton Dieu, t’aura introduit dans le pays où tu entres pour le posséder, et qu’il aura chassé de devant toi des nations nombreuses, le Héthien, et le Guirgasien, et l’Amoréen, et le Cananéen, et le Phérézien, et le Hévien, et le Jébusien, sept nations plus nombreuses et plus fortes que toi, ◊ 2 et que l’Éternel, ton Dieu, les aura livrées devant toi, et que tu les auras frappées, tu les détruiras entièrement comme un anathème ; tu ne traiteras point alliance avec elles, et tu ne leur feras pas grâce. ◊ 3 Tu ne t’allieras point par mariage avec elles, tu ne donneras pas ta fille à leur fils, et tu ne prendras pas leur fille pour ton fils ; ◊ 4 car ils détourneraient de moi ton fils, et il servirait d’autres dieux, et la colère de l’Éternel s’embraserait contre vous, et te détruirait aussitôt. ◊ 5 Mais vous leur ferez ainsi : Vous démolirez leurs autels, et vous briserez leurs statues, et vous abattrez leurs ashères, et vous brûlerez au feu leurs images taillées. ◊ 6 Car tu es un peuple saint, [consacré] à l’Éternel, ton Dieu ; l’Éternel, ton Dieu, t’a choisi, afin que tu sois pour lui un peuple qui lui appartienne en propre, d’entre tous les peuples qui sont sur la face de la terre.
◊ 7 Ce n’est pas parce que vous étiez plus nombreux que tous les peuples, que l’Éternel s’est attaché à vous et vous a choisis ; car vous êtes le plus petit de tous les peuples ; ◊ 8 mais parce que l’Éternel vous a aimés et parce qu’il garde le serment qu’il a juré à vos pères, l’Éternel vous a fait sortir à main forte, et t’a racheté de la maison de servitude, de la main du Pharaon, roi d’Égypte.
◊ 9 Connais donc que c’est l’Éternel, ton Dieu, qui est Dieu, le *Dieu fidèle, qui garde l’alliance et la bonté jusqu’à mille générations à ceux qui l’aiment et qui gardent ses commandements, ◊ 10 et qui récompense en face ceux qui le haïssent, pour les faire périr : il ne différera pas à l’égard de celui qui le hait ; il le récompensera en face. ◊ 11 Et tu garderas les commandements, et les statuts et les ordonnances que je te commande aujourd’hui, pour les pratiquer. ◊ 12 Et, si vous écoutez ces ordonnances, et que vous les gardiez et les fassiez, il arrivera que l’Éternel, ton Dieu, te gardera l’alliance et la bonté qu’il a jurées à tes pères. ◊ 13 Et il t’aimera, et te bénira, et te multipliera ; et il bénira le fruit de ton ventre, et le fruit de ta terre, ton froment, et ton moût, et ton huile, et la portée de ton gros bétail, et l’accroissement de ton menu bétail, sur la terre qu’il a juré à tes pères de te donner. ◊ 14 Tu seras béni plus que tous les peuples ; il n’y aura, parmi toi et parmi tes bêtes, ni mâle ni femelle stérile ; ◊ 15 et l’Éternel éloignera de toi toute maladie, et il ne mettra sur toi aucune des plaies malignes de l’Égypte, que tu as connues, mais il les mettra sur tous ceux qui te haïssent. ◊ 16 Et tu consumeras tous les peuples que l’Éternel, ton Dieu, te livre ; ton œil ne les épargnera pas, et tu ne serviras pas leurs dieux, car ce serait un piège pour toi. ◊ 17 Si tu dis dans ton cœur : Ces nations sont plus nombreuses que moi, comment pourrai-je les déposséder ? ◊ 18 ne les crains point ; souviens-toi de ce que l’Éternel, ton Dieu, a fait au Pharaon et à toute l’Égypte, ◊ 19 de ces grandes épreuves que tes yeux ont vues, et des signes et des prodiges, et de la main forte et du bras étendu, par lesquels l’Éternel, ton Dieu, t’a fait sortir : ainsi fera l’Éternel, ton Dieu, à tous les peuples dont tu as peur. ◊ 20 Et l’Éternel, ton Dieu, enverra aussi les frelons contre eux, jusqu’à ce que ceux qui seront restés et ceux qui se seront cachés devant toi aient péri. ◊ 21 Tu ne t’épouvanteras pas à cause d’eux, car l’Éternel, ton Dieu, est au milieu de toi, un *Dieu grand et terrible. ◊ 22 Et l’Éternel, ton Dieu, chassera ces nations de devant toi peu à peu. Tu ne pourras pas les détruire tout aussitôt, de peur que les bêtes des champs ne se multiplient contre toi. ◊ 23 Mais l’Éternel, ton Dieu, les livrera devant toi, et les jettera dans une grande confusion, jusqu’à ce qu’il les ait détruites ; ◊ 24 et il livrera leurs rois en ta main, et tu feras périr leur nom de dessous les cieux ; nul ne tiendra devant toi, jusqu’à ce que tu les aies détruits. ◊ 25 Vous brûlerez au feu les images taillées de leurs dieux ; tu ne désireras pas l’argent ou l’or qui sont dessus, et tu ne les prendras pas pour toi, de peur que, par là, tu ne sois pris dans un piège ; car c’est une abomination pour l’Éternel, ton Dieu ; ◊ 26 afin que tu n’introduises pas l’abomination dans ta maison, et que tu ne sois pas anathème comme elle : tu l’auras en extrême horreur et en extrême abomination ; car c’est un anathème.
Luc
17 ◊ 1 Or il dit à ses disciples : Il est impossible qu’il n’arrive pas des scandales ; mais malheur à celui par qui ils arrivent ! ◊ 2 Mieux lui vaudrait qu’on lui mît au cou une meule d’âne, et qu’il fût jeté dans la mer, que de scandaliser un de ces petits. ◊ 3 Prenez garde à vous-mêmes. Si ton frère pèche, reprends-le, et s’il se repent, pardonne-lui ; ◊ 4 et si sept fois le jour il pèche contre toi, et que sept fois il retourne à toi, disant : Je me repens, tu lui pardonneras.
◊ 5 Et les apôtres dirent au Seigneur : Augmente-nous la foi. ◊ 6 Et le Seigneur dit : Si vous avez de la foi comme un grain de moutarde, vous diriez à ce mûrier : Déracine-toi, et plante-toi dans la mer ; et il vous obéirait. ◊ 7 Mais qui est celui d’entre vous, qui, ayant un esclave labourant ou paissant [le bétail], quand il revient des champs, dise : Avance-toi de suite et mets-toi à table ? ◊ 8 Ne lui dira-t-il pas au contraire : Apprête-moi à souper et ceins-toi, et me sers jusqu’à ce que j’aie mangé et bu ; et après cela, tu mangeras et tu boiras, toi ? ◊ 9 Est-il obligé à l’esclave de ce qu’il a fait ce qui avait été commandé ? Je ne le pense pas. ◊ 10 Ainsi, vous aussi, quand vous aurez fait toutes les choses qui vous ont été commandées, dites : Nous sommes des esclaves inutiles ; ce que nous étions obligés de faire, nous l’avons fait.
◊ 11 Et il arriva qu’en allant à Jérusalem, il traversait la Samarie et la Galilée. ◊ 12 Et comme il entrait dans un village, dix hommes lépreux le rencontrèrent ; et ils s’arrêtèrent de loin ; ◊ 13 et ils élevèrent la voix, disant : Jésus, maître, aie pitié de nous ! ◊ 14 Et les voyant, il leur dit : Allez, montrez-vous aux sacrificateurs. Et il arriva qu’en s’en allant ils furent rendus nets. ◊ 15 Or l’un d’entre eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, glorifiant Dieu à haute voix ; ◊ 16 et il se jeta sur sa face aux pieds de Jésus, lui rendant grâces. Et c’était un Samaritain. ◊ 17 Et Jésus, répondant, dit : Les dix n’ont-ils pas été rendus nets ? Et les neuf, où sont-ils ? ◊ 18 Il ne s’en est point trouvé qui soient revenus pour donner gloire à Dieu, si ce n’est cet étranger. ◊ 19 Et il lui dit : Lève-toi, et t’en va ; ta foi t’a guéri.
◊ 20 Or, étant interrogé par les pharisiens quand viendrait le royaume de Dieu, il leur répondit et dit : Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à attirer l’attention ; ◊ 21 et on ne dira pas : Voici, il est ici ; ou, voilà, il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous. ◊ 22 Et il dit aux disciples : Les jours viendront où vous désirerez de voir l’un des jours du fils de l’homme, et vous ne le verrez pas. ◊ 23 Et on vous dira : Voici, il est ici ; ou, voilà, il est là. N’y allez pas, et ne les suivez pas. ◊ 24 Car comme l’éclair qui brille, luit de l’un des côtés de dessous le ciel jusqu’à l’autre côté de dessous le ciel, ainsi sera le fils de l’homme en son jour. ◊ 25 Mais auparavant il faut qu’il souffre beaucoup, et qu’il soit rejeté par cette génération. ◊ 26 Et comme il arriva aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il aux jours du fils de l’homme aussi : ◊ 27 on mangeait, on buvait, on se mariait, on donnait en mariage, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; et le déluge vint, et les fit tous périr. ◊ 28 De même aussi, comme il arriva aux jours de Lot : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; ◊ 29 mais, au jour où Lot sortit de Sodome, il plut du feu et du soufre du ciel, qui les fit tous périr ; ◊ 30 il en sera de même au jour où le fils de l’homme sera manifesté. ◊ 31 En ce jour-là, que celui qui sera sur le toit et qui aura ses effets dans la maison, ne descende pas pour les emporter ; et pareillement que celui qui sera aux champs ne retourne pas en arrière. ◊ 32 Souvenez-vous de la femme de Lot. ◊ 33 Quiconque cherchera à sauver sa vie, la perdra ; et quiconque la perdra, la gagnera. ◊ 34 Je vous dis qu’en cette nuit-là deux seront sur un même lit, l’un sera pris et l’autre laissé ; ◊ 35 deux femmes moudront ensemble, l’une sera prise et l’autre laissée ; ◊ 36 [deux seront aux champs, l’un sera pris et l’autre laissé]. ◊ 37 Et répondant, ils lui disent : Où, Seigneur ? Et il leur dit : Là où est le corps, là aussi s’assembleront les aigles.
1 Rois
22 ◊ 1 * Et on resta trois ans sans qu’il y eût guerre entre la Syrie et Israël. ◊ 2 Et il arriva, en la troisième année, que Josaphat, roi de Juda, descendit vers le roi d’Israël. ◊ 3 Et le roi d’Israël dit à ses serviteurs : Savez-vous que Ramoth de Galaad est à nous ? Et nous nous taisons, sans la reprendre de la main du roi de Syrie ! ◊ 4 Et il dit à Josaphat : Viendras-tu avec moi à la guerre, à Ramoth de Galaad ? Et Josaphat dit au roi d’Israël : Moi, je suis comme toi, mon peuple comme ton peuple, mes chevaux comme tes chevaux.
◊ 5 Et Josaphat dit au roi d’Israël : Enquiers-toi aujourd’hui, je te prie, de la parole de l’Éternel. ◊ 6 Et le roi d’Israël rassembla les prophètes, environ quatre cents hommes, et leur dit : Irai-je à la guerre contre Ramoth de Galaad, ou m’en abstiendrai-je ? Et ils dirent : Monte ; et le Seigneur la livrera en la main du roi. ◊ 7 Et Josaphat dit : N’y a-t-il pas ici encore un prophète de l’Éternel, pour que nous nous enquérions auprès de lui ? ◊ 8 Et le roi d’Israël dit à Josaphat : Il y a encore un homme, pour consulter l’Éternel par lui ; mais je le hais, car il ne prophétise pas du bien à mon égard, mais du mal ; c’est Michée, fils de Jimla. Et Josaphat dit : Que le roi ne parle pas ainsi ! ◊ 9 Et le roi d’Israël appela un eunuque, et dit : Fais promptement venir Michée, fils de Jimla. ◊ 10 Et le roi d’Israël et Josaphat, roi de Juda, étaient assis chacun sur son trône, revêtus de leurs robes, sur une place ouverte, à l’entrée de la porte de Samarie ; et tous les prophètes prophétisaient devant eux. ◊ 11 Et Sédécias, fils de Kenaana, se fit des cornes de fer, et dit : Ainsi dit l’Éternel : Avec celles-ci tu heurteras les Syriens, jusqu’à les exterminer. ◊ 12 Et tous les prophètes prophétisaient de même, disant : Monte à Ramoth de Galaad, et prospère ; et l’Éternel la livrera en la main du roi.
◊ 13 Et le messager qui était allé pour appeler Michée, lui parla, disant : Voici, les paroles des prophètes, d’une seule bouche, [annoncent] du bien au roi ; que ta parole soit, je te prie, comme la parole de l’un d’eux, et annonce du bien. ◊ 14 Mais Michée dit : L’Éternel est vivant, que ce que l’Éternel me dira, je l’annoncerai. Et il vint vers le roi. ◊ 15 Et le roi lui dit : Michée, irons-nous à la guerre à Ramoth de Galaad, ou nous en abstiendrons-nous ? Et il lui dit : Monte et prospère ; et l’Éternel la livrera en la main du roi. ◊ 16 Et le roi lui dit : Combien de fois t’adjurerai-je de ne me dire que la vérité au nom de l’Éternel ? ◊ 17 Et [Michée] dit : J’ai vu tout Israël dispersé sur les montagnes, comme un troupeau qui n’a pas de berger ; et l’Éternel a dit : Ceux-ci n’ont pas de seigneur ; qu’ils s’en retournent en paix chacun à sa maison. ◊ 18 Et le roi d’Israël dit à Josaphat : Ne t’ai-je pas dit qu’il ne prophétise pas du bien à mon égard, mais du mal ?
◊ 19 Et [Michée] dit : C’est pourquoi, écoute la parole de l’Éternel. J’ai vu l’Éternel assis sur son trône, et toute l’armée des cieux se tenant près de lui, à sa droite et à sa gauche ; ◊ 20 et l’Éternel dit : Qui persuadera Achab, afin qu’il monte et qu’il tombe à Ramoth de Galaad ? Et celui-ci dit ainsi, et celui-là dit ainsi. ◊ 21 Et un esprit sortit, et se tint devant l’Éternel, et dit : Moi, je le persuaderai. Et l’Éternel lui dit : Comment ? ◊ 22 Et il dit : Je sortirai, et je serai un esprit de mensonge dans la bouche de tous ses prophètes. Et [l’Éternel] dit : Tu le persuaderas, et aussi tu réussiras : sors, et fais ainsi. ◊ 23 Et maintenant, voici, l’Éternel a mis un esprit de mensonge dans la bouche de tous tes prophètes que voilà, et l’Éternel a prononcé du mal à ton sujet. ◊ 24 Et Sédécias, fils de Kenaana, s’approcha et frappa Michée sur la joue, et dit : Par où a passé l’Esprit de l’Éternel, d’avec moi, pour te parler ? ◊ 25 Et Michée dit : Voici, tu le verras ce jour-là, quand tu iras de chambre en chambre pour te cacher. ◊ 26 Et le roi d’Israël dit : Prends Michée, et emmène-le à Amon, chef de la ville, et à Joas, fils du roi ; ◊ 27 et tu diras : Ainsi dit le roi : Mettez cet [homme] en prison, et donnez-lui à manger le pain d’affliction et l’eau d’affliction, jusqu’à ce que je revienne en paix. ◊ 28 Et Michée dit : Si jamais tu reviens en paix, l’Éternel n’a point parlé par moi. Et il dit : Peuples, entendez-le tous !
◊ 29 Et le roi d’Israël monta, et Josaphat, roi de Juda, à Ramoth de Galaad. ◊ 30 Et le roi d’Israël dit à Josaphat : Je me déguiserai, et j’irai à la bataille ; mais toi, revêts-toi de tes robes. Et le roi d’Israël se déguisa et fut à la bataille. ◊ 31 Et le roi de Syrie commanda aux trente-deux chefs de ses chars, disant : Ne combattez ni contre petit ni contre grand, mais contre le roi d’Israël seul. ◊ 32 Et il arriva que, quand les chefs des chars virent Josaphat, ils dirent : Certainement c’est le roi d’Israël. Et ils se détournèrent, pour combattre contre lui ; et Josaphat cria. ◊ 33 Et il arriva que, lorsque les chefs des chars virent que ce n’était pas le roi d’Israël, ils s’en revinrent de sa poursuite.
◊ 34 Et un homme tira de l’arc à l’aventure et frappa le roi d’Israël entre les pièces d’attache et la cuirasse ; et [Achab] dit au conducteur de son char : Tourne ta main, et mène-moi hors de l’armée, car je suis blessé. ◊ 35 Et la bataille se renforça ce jour-là, et le roi fut soutenu debout sur [son] char, vis-à-vis des Syriens ; et il mourut le soir ; et le sang de la blessure coulait dans le fond du char. ◊ 36 Et une proclamation passa par le camp, au coucher du soleil, disant : Chacun à sa ville, et chacun à son pays ! ◊ 37 Et le roi mourut, et on l’amena à Samarie ; et on enterra le roi à Samarie. ◊ 38 Et on lava le char à l’étang de Samarie, et les chiens léchèrent le sang d’Achab, là où les prostituées se lavaient, selon la parole de l’Éternel qu’il avait prononcée.
◊ 39 Et le reste des actes d’Achab, et tout ce qu’il fit, et la maison d’ivoire qu’il bâtit, et toutes les villes qu’il bâtit : ces choses ne sont-elles pas écrites dans le livre des chroniques des rois d’Israël ? ◊ 40 Et Achab s’endormit avec ses pères ; et Achazia, son fils, régna à sa place.
◊ 41 * Et Josaphat, fils d’Asa, commença de régner sur Juda, la quatrième année d’Achab, roi d’Israël. ◊ 42 Josaphat était âgé de trente-cinq ans, lorsqu’il commença de régner, et il régna vingt-cinq ans à Jérusalem ; et le nom de sa mère était Azuba, fille de Shilkhi. ◊ 43 Et il marcha dans toute la voie d’Asa, son père ; il ne s’en détourna pas, faisant ce qui est droit aux yeux de l’Éternel. ◊ 44 Seulement, les hauts lieux ne furent pas ôtés : le peuple sacrifiait encore et faisait fumer de l’encens sur les hauts lieux. ◊ 45 Et Josaphat fut en paix avec le roi d’Israël.
◊ 46 Et le reste des actes de Josaphat, et la puissance qu’il montra, et les guerres qu’il fit, cela n’est-il pas écrit dans le livre des chroniques des rois de Juda ? ◊ 47 Et il extermina du pays le reste des hommes voués à la prostitution, qui étaient restés dans les jours d’Asa, son père. ◊ 48 Et il n’y avait pas de roi en Édom ; un gouverneur y régnait. ◊ 49 Josaphat construisit des navires de Tarsis pour aller à Ophir chercher de l’or ; mais ils n’allèrent pas, car les navires furent brisés à Étsion-Guéber. ◊ 50 Alors Achazia, fils d’Achab, dit à Josaphat : Que mes serviteurs aillent avec tes serviteurs dans les navires ; et Josaphat ne le voulut pas. ◊ 51 Et Josaphat s’endormit avec ses pères, et il fut enterré avec ses pères dans la ville de David, son père ; et Joram, son fils, régna à sa place.
◊ 52 * Achazia, fils d’Achab, commença de régner sur Israël, à Samarie, la dix-septième année de Josaphat, roi de Juda ; et il régna sur Israël deux ans. ◊ 53 Et il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, et il marcha dans la voie de son père, et dans la voie de sa mère, et dans la voie de Jéroboam, fils de Nebath, qui fit pécher Israël. ◊ 54 Et il servit Baal, et se prosterna devant lui, et provoqua à colère l’Éternel, le Dieu d’Israël, selon tout ce que son père avait fait.
2 Samuel
8 ◊ 1 * Et il arriva, après cela, que David frappa les Philistins et les subjugua ; et David prit Métheg-Amma de la main des Philistins. ◊ 2 Et il frappa Moab, et il les mesura au cordeau, les faisant coucher par terre, et il en mesura deux cordeaux pour les faire mourir, et un plein cordeau pour les laisser vivre ; et les Moabites devinrent serviteurs de David : ils lui apportèrent des présents.
◊ 3 Et David frappa Hadadézer, fils de Rehob, roi de Tsoba, comme il allait pour rétablir sa puissance sur le fleuve [Euphrate]. ◊ 4 Et David lui prit mille sept cents cavaliers et vingt mille hommes de pied ; et David coupa les jarrets [aux chevaux] de tous les chars, mais il réserva cent attelages. ◊ 5 Et les Syriens de Damas vinrent au secours d’Hadadézer, roi de Tsoba ; et David frappa vingt-deux mille hommes des Syriens. ◊ 6 Et David mit des garnisons dans la Syrie de Damas, et les Syriens devinrent serviteurs de David : ils lui apportèrent des présents. Et l’Éternel sauvait David partout où il allait.
◊ 7 Et David prit les boucliers d’or qui étaient aux serviteurs d’Hadadézer, et les apporta à Jérusalem. ◊ 8 Et de Bétakh et de Bérothaï, villes d’Hadadézer, le roi David prit une grande quantité d’airain.
◊ 9 Et Tohi, roi de Hamath, apprit que David avait frappé toutes les forces d’Hadadézer. ◊ 10 Et Tohi envoya Joram, son fils, au roi David, pour le saluer et le féliciter de ce qu’il avait fait la guerre à Hadadézer et l’avait battu ; car Hadadézer était continuellement en guerre avec Tohi ; et [Joram] avait avec lui des vases d’argent, et des vases d’or, et des vases d’airain. ◊ 11 Ceux-ci aussi, le roi David les consacra à l’Éternel, avec l’argent et l’or qu’il avait consacrés de toutes les nations qu’il avait soumises : ◊ 12 de Syrie, et de Moab, et des fils d’Ammon, et des Philistins, et d’Amalek, et du butin d’Hadadézer, fils de Rehob, roi de Tsoba.
◊ 13 Et David se fit un nom, en revenant d’avoir frappé les Syriens dans la vallée du Sel, [au nombre de] dix-huit mille. ◊ 14 Et il mit des garnisons en Édom ; il mit des garnisons dans tout Édom, et tout Édom fut asservi à David. Et l’Éternel sauvait David partout où il allait.
◊ 15 Et David régna sur tout Israël ; et David faisait droit et justice à tout son peuple. ◊ 16 Et Joab, fils de Tseruïa, était [préposé] sur l’armée ; et Josaphat, fils d’Akhilud, était rédacteur des chroniques ; ◊ 17 et Tsadok, fils d’Akhitub, et Akhimélec, fils d’Abiathar, étaient sacrificateurs ; et Seraïa était scribe ; ◊ 18 et Benaïa, fils de Jehoïada, [était chef] des Keréthiens et des Peléthiens ; et les fils de David étaient les principaux officiers.
Proverbes
18 ◊ 1 Celui qui se tient à l’écart recherche ce qui lui plaît ; il conteste contre toute sagesse.
◊ 2 Le sot ne prend pas plaisir à l’intelligence, mais à ce que son cœur soit manifesté.
◊ 3 Quand vient le méchant, le mépris vient aussi, et avec l’ignominie, l’opprobre.
◊ 4 Les paroles de la bouche d’un homme sont des eaux profondes, et la fontaine de la sagesse est un torrent qui coule.
◊ 5 Ce n’est pas bien d’avoir acception de la personne du méchant pour faire frustrer le juste dans le jugement.
◊ 6 Les lèvres du sot entrent en dispute, et sa bouche appelle les coups.
◊ 7 La bouche du sot est sa ruine, et ses lèvres sont un piège pour son âme.
◊ 8 Les paroles du rapporteur sont comme des friandises, et elles descendent jusqu’au-dedans des entrailles.
◊ 9 Celui-là aussi qui est lâche dans son ouvrage est frère du destructeur.
◊ 10 Le nom de l’Éternel est une forte tour ; le juste y court et s’y trouve en une haute retraite.
◊ 11 Les biens du riche sont sa ville forte, et comme une haute muraille, dans son imagination.
◊ 12 Avant la ruine le cœur de l’homme s’élève, et la débonnaireté va devant la gloire.
◊ 13 Répondre avant d’avoir entendu, c’est une folie et une confusion pour qui le fait.
◊ 14 L’esprit d’un homme soutient son infirmité ; mais l’esprit abattu, qui le supportera ?
◊ 15 Le cœur de l’homme intelligent acquiert la connaissance, et l’oreille des sages cherche la connaissance.
◊ 16 Le don d’un homme lui fait faire place et l’introduit devant les grands.
◊ 17 Celui qui est le premier dans son procès est juste ; son prochain vient, et l’examine.
◊ 18 Le sort fait cesser les querelles et sépare les puissants.
◊ 19 Un frère offensé est plus [difficile] à gagner qu’une ville forte, et les querelles sont comme les verrous d’un palais.
◊ 20 Le ventre d’un homme est rassasié du fruit de sa bouche ; du revenu de ses lèvres il est rassasié.
◊ 21 La mort et la vie sont au pouvoir de la langue, et celui qui l’aime mangera de son fruit.
◊ 22 Celui qui a trouvé une femme a trouvé une bonne chose, et il a obtenu faveur de la part de l’Éternel.
◊ 23 Le pauvre parle en supplications, mais le riche répond des choses dures.
◊ 24 L’homme qui a [beaucoup] de compagnons va se ruinant ; mais il est tel ami plus attaché qu’un frère.
Amos
9 ◊ 1 * Je vis le Seigneur se tenant debout sur l’autel, et il dit : Frappe le linteau, afin que les seuils soient ébranlés, et brise-leur la tête à tous ; et ce qui restera d’eux, je le tuerai par l’épée. Celui d’entre eux qui s’enfuira, ne se sauvera pas par la fuite, et celui d’entre eux qui échappera, ne sera pas délivré. ◊ 2 Quand ils pénétreraient jusque dans le shéol, de là ma main les prendra ; et quand ils monteraient dans les cieux, je les en ferai descendre ; ◊ 3 et quand ils se cacheraient au sommet du Carmel, je les y chercherai, et de là je les prendrai ; et quand ils se seraient cachés de devant mes yeux, au fond de la mer, là je commanderai au serpent, et il les mordra ; ◊ 4 et quand ils iraient en captivité devant leurs ennemis, là, je commanderai à l’épée, et elle les tuera ; et je mettrai mes yeux sur eux pour le mal et non pour le bien. ◊ 5 Et le Seigneur, l’Éternel des armées, c’est lui qui touche le pays, et il fond ; et tous ceux qui y habitent mèneront deuil ; et il montera tout entier comme le Nil, et il s’abaissera comme le fleuve d’Égypte. ◊ 6 C’est lui qui bâtit dans les cieux ses degrés, et qui a fondé sa voûte sur la terre ; qui appelle les eaux de la mer, et les verse sur la face de la terre ; l’Éternel est son nom.
◊ 7 N’êtes-vous pas pour moi comme les fils des Éthiopiens, ô fils d’Israël ? dit l’Éternel. N’ai-je pas fait monter Israël du pays d’Égypte, et les Philistins de Caphtor, et les Syriens de Kir ? ◊ 8 Voici, les yeux du Seigneur, l’Éternel, sont sur le royaume pécheur, et je le détruirai de dessus la face de la terre ; seulement je ne détruirai pas entièrement la maison de Jacob, dit l’Éternel. ◊ 9 Car voici, je commande, et je secouerai la maison d’Israël parmi toutes les nations, comme on secoue dans un crible, mais pas un grain ne tombera à terre. ◊ 10 C’est par l’épée que mourront tous les pécheurs de mon peuple, qui disent : Le mal ne nous atteindra pas, et ne viendra pas jusqu’à nous.
◊ 11 En ce jour-là, je relèverai le tabernacle de David, qui est tombé, et je fermerai ses brèches, et je relèverai ses ruines, et je le bâtirai comme aux jours d’autrefois, ◊ 12 afin qu’ils possèdent le reste d’Édom, et toutes les nations sur lesquelles mon nom est réclamé, dit l’Éternel qui fait cela.
◊ 13 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, où celui qui laboure atteindra celui qui moissonne, et celui qui foule les raisins, celui qui répand la semence ; et les montagnes ruisselleront de moût, et toutes les collines se fondront. ◊ 14 Et je rétablirai les captifs de mon peuple Israël, et ils bâtiront les villes dévastées et y habiteront, et ils planteront des vignes et en boiront le vin, et ils feront des jardins et en mangeront le fruit. ◊ 15 Et je les planterai sur leur terre, et ils ne seront plus arrachés de dessus leur terre que je leur ai donnée, dit l’Éternel, ton Dieu.
Jacques
4 ◊ 1 D’où viennent les guerres, et d’où les batailles parmi vous ? N’est-ce pas de cela, de vos voluptés qui combattent dans vos membres ? ◊ 2 Vous convoitez, et vous n’avez pas ; vous tuez et vous avez d’ardents désirs, et vous ne pouvez obtenir ; vous contestez et vous faites la guerre ; vous n’avez pas, parce que vous ne demandez pas ; ◊ 3 vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, afin de le dépenser pour vos voluptés. ◊ 4 Adultères, ne savez-vous pas que l’amitié du monde est inimitié contre Dieu ? Quiconque donc voudra être ami du monde, se constitue ennemi de Dieu. ◊ 5 Ou pensez-vous que l’écriture parle en vain ? L’Esprit qui demeure en nous, désire-t-il avec envie ? ◊ 6 Mais il donne une plus grande grâce. C’est pourquoi il dit : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne [la] grâce aux humbles ». ◊ 7 Soumettez-vous donc à Dieu. Résistez au diable, et il s’enfuira de vous. ◊ 8 Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs, et purifiez vos cœurs, vous qui êtes doubles de cœur. ◊ 9 Sentez vos misères, et menez deuil et pleurez. Que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse. ◊ 10 Humiliez-vous devant le *Seigneur, et il vous élèvera.
◊ 11 Ne parlez pas l’un contre l’autre, frères. Celui qui parle contre son frère ou qui juge son frère, parle contre la loi et juge la loi. Or si tu juges la loi, tu n’es pas un observateur de la loi, mais un juge. ◊ 12 Un seul est législateur et juge, celui qui peut sauver et détruire ; mais toi, qui es-tu qui juges ton prochain ?
◊ 13 À vous maintenant, qui dites : Aujourd’hui ou demain nous irons dans telle ou telle ville, et nous y passerons une année, et nous trafiquerons et nous gagnerons, ◊ 14 vous qui ne savez pas ce [qui arrivera] le jour de demain ; (car qu’est-ce que votre vie ? car elle n’est qu’une vapeur paraissant pour un peu de temps et puis disparaissant ;) ◊ 15 au lieu de dire : Si le Seigneur le veut et si nous vivons, nous ferons aussi ceci ou cela. ◊ 16 Mais maintenant vous vous glorifiez dans vos vanteries. Toute jactance pareille est mauvaise. ◊ 17 Pour celui donc qui sait faire le bien et qui ne le fait pas, pour lui c’est pécher.
Amos
3 ◊ 1 * Écoutez cette parole que l’Éternel prononce sur vous, fils d’Israël, sur la famille entière que j’ai fait monter du pays d’Égypte, disant : ◊ 2 Je vous ai connus, vous seuls, de toutes les familles de la terre ; c’est pourquoi je visiterai sur vous toutes vos iniquités. ◊ 3 Deux [hommes] peuvent-ils marcher ensemble s’ils ne sont pas d’accord ? ◊ 4 Le lion rugira-t-il dans la forêt s’il n’a pas de proie ? Le lionceau fera-t-il entendre sa voix de son repaire, s’il n’a pris quelque chose ? ◊ 5 L’oiseau tombera-t-il dans le piège sur la terre, quand il n’y a pas de filet [tendu] pour lui ? Le piège se lèvera-t-il du sol, s’il n’a rien pris du tout ? ◊ 6 Sonnera-t-on de la trompette dans une ville, et le peuple ne tremblera pas ? Y aura-t-il du mal dans une ville, et l’Éternel ne l’aura pas fait ? ◊ 7 Or le Seigneur, l’Éternel, ne fera rien, qu’il ne révèle son secret à ses serviteurs les prophètes.
◊ 8 Le lion a rugi : qui n’aura peur ? Le Seigneur, l’Éternel, a parlé : qui ne prophétisera ?
◊ 9 Faites-le entendre dans les palais dans Asdod, et dans les palais dans le pays d’Égypte, et dites : Assemblez-vous sur les montagnes de Samarie, et voyez la grande confusion qui est au milieu d’elle, et les oppressions [qui ont lieu] dans son sein : ◊ 10 et ils ne savent pas faire ce qui est droit, dit l’Éternel, eux qui amassent la violence et la rapine dans leurs palais. ◊ 11 C’est pourquoi, ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : L’ennemi ! — et tout autour du pays ! Et il abattra ta force, et tes palais seront pillés. ◊ 12 Ainsi dit l’Éternel : Comme le berger sauve de la gueule du lion deux jambes ou un bout d’oreille, ainsi seront sauvés les fils d’Israël qui sont assis à Samarie sur le coin d’un lit, et sur le damas d’un divan.
◊ 13 Écoutez, et rendez témoignage dans la maison de Jacob, dit le Seigneur, l’Éternel, le Dieu des armées, ◊ 14 qu’au jour où je visiterai les transgressions d’Israël sur lui, je punirai les autels de Béthel, et les cornes de l’autel seront coupées et tomberont à terre. ◊ 15 Et je frapperai la maison d’hiver avec la maison d’été, et les maisons d’ivoire périront, et beaucoup de maisons cesseront d’exister, dit l’Éternel.
Proverbes
13 ◊ 1 Un fils sage [écoute] l’instruction du père, mais le moqueur n’écoute pas la répréhension.
◊ 2 Du fruit de sa bouche l’homme mange du bien, mais l’âme des perfides [mange] la violence.
◊ 3 Qui surveille sa bouche garde son âme ; la ruine est pour celui qui ouvre ses lèvres toutes grandes.
◊ 4 L’âme du paresseux désire, et il n’y a rien ; mais l’âme des diligents sera engraissée.
◊ 5 Le juste hait la parole mensongère, mais le méchant se rend odieux et se couvre de honte.
◊ 6 La justice garde celui qui est intègre dans sa voie, mais la méchanceté renverse le pécheur.
◊ 7 Tel fait le riche et n’a rien du tout ; et tel se fait pauvre et a de grands biens.
◊ 8 La rançon pour la vie d’un homme, c’est sa richesse ; mais le pauvre n’entend pas la réprimande.
◊ 9 La lumière des justes est joyeuse, mais la lampe des méchants s’éteindra.
◊ 10 Ce n’est que de l’orgueil que vient la querelle, mais la sagesse est avec ceux qui se laissent conseiller.
◊ 11 Les biens qui viennent de la vanité diminuent, mais celui qui amasse à la main les accroîtra.
◊ 12 L’attente différée rend le cœur malade, mais le désir qui arrive est un arbre de vie.
◊ 13 Qui méprise la parole sera lié par elle ; mais qui craint le commandement, celui-là sera récompensé.
◊ 14 L’enseignement du sage est une fontaine de vie, pour faire éviter les pièges de la mort.
◊ 15 Le bon sens procure la faveur, mais la voie des perfides est dure.
◊ 16 Tout homme avisé agit avec connaissance, mais le sot fait étalage de sa folie.
◊ 17 Un messager méchant tombe dans le mal, mais un ambassadeur fidèle est santé.
◊ 18 La pauvreté et la honte arrivent à qui rejette l’instruction, mais celui qui a égard à la répréhension sera honoré.
◊ 19 Le désir accompli est agréable à l’âme, mais se détourner du mal est une abomination pour les sots.
◊ 20 Qui marche avec les sages devient sage, mais le compagnon des sots s’en trouvera mal.
◊ 21 Le mal poursuit les pécheurs ; mais le bien est la récompense des justes.
◊ 22 L’homme de bien laisse un héritage aux fils de ses fils, mais la richesse du pécheur est réservée pour le juste.
◊ 23 Il y a beaucoup à manger dans le défrichement des pauvres, mais il y a ce qui se perd faute de règle.
◊ 24 Celui qui épargne la verge hait son fils, mais celui qui l’aime met de la diligence à le discipliner.
◊ 25 Le juste mange pour le rassasiement de son âme, mais le ventre des méchants aura disette.
Actes
26 ◊ 1 Et Agrippa dit à Paul : Il t’est permis de parler pour toi. Alors Paul, ayant étendu la main, prononça son apologie : ◊ 2 Je m’estime heureux, roi Agrippa, de ce que, au sujet de toutes les choses dont je suis accusé par les Juifs, je dois faire mon apologie aujourd’hui devant toi, ◊ 3 surtout parce que tu es au fait de toutes les coutumes et questions qui [existent] parmi les Juifs ; c’est pourquoi je te prie de m’écouter avec patience. ◊ 4 Ma manière de vivre donc dès ma jeunesse, telle qu’elle a été dès le commencement au milieu de ma nation à Jérusalem, tous les Juifs la connaissent, ◊ 5 m’ayant connu depuis le commencement, s’ils veulent en rendre témoignage, [et sachant] que, selon la secte la plus exacte de notre culte, j’ai vécu pharisien. ◊ 6 Et maintenant je comparais en jugement pour l’espérance de la promesse faite par Dieu à nos pères, ◊ 7 à laquelle nos douze tribus, en servant [Dieu] sans relâche nuit et jour, espèrent parvenir ; et c’est pour cette espérance, ô roi, que je suis accusé par les Juifs. ◊ 8 Pourquoi, parmi vous, juge-t-on incroyable que Dieu ressuscite des morts ? ◊ 9 Pour moi donc, j’ai pensé en moi-même qu’il fallait faire beaucoup contre le nom de Jésus le Nazaréen : ◊ 10 ce que j’ai fait aussi dans Jérusalem ; et j’ai enfermé dans les prisons plusieurs des saints, après en avoir reçu le pouvoir des principaux sacrificateurs ; et quand on les faisait mourir, j’y donnais ma voix ; ◊ 11 et souvent, dans toutes les synagogues, en les punissant, je les contraignais de blasphémer ; et transporté de fureur contre eux, je les persécutais même jusque dans les villes étrangères. ◊ 12 Et comme j’allais aussi à Damas pour cela, avec pouvoir et commission de la part des principaux sacrificateurs, ◊ 13 en chemin, en plein midi, je vis, ô roi, une lumière plus éclatante que la splendeur du soleil, laquelle resplendit du ciel autour de moi et de ceux qui étaient en chemin avec moi. ◊ 14 Et comme nous étions tous tombés à terre, j’entendis une voix qui me parlait et qui disait en langue hébraïque : Saul ! Saul ! pourquoi me persécutes-tu ? Il t’est dur de regimber contre les aiguillons. ◊ 15 Et moi je dis : Qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus que tu persécutes. ◊ 16 Mais lève-toi et tiens-toi sur tes pieds : car je te suis apparu afin de te désigner pour serviteur et témoin, et des choses que tu as vues et de celles pour [la révélation] desquelles je t’apparaîtrai, ◊ 17 en te retirant du milieu du peuple et des nations vers lesquelles moi je t’envoie ◊ 18 pour ouvrir leurs yeux, pour qu’ils se tournent des ténèbres à la lumière, et du pouvoir de Satan à Dieu ; pour qu’ils reçoivent la rémission des péchés et une part avec ceux qui sont sanctifiés, par la foi en moi. ◊ 19 Ainsi, ô roi Agrippa, je n’ai pas été désobéissant à la vision céleste ; ◊ 20 mais j’ai annoncé premièrement à ceux de Damas, et à Jérusalem, et à tout le pays de la Judée, et aux nations, de se repentir et de se tourner vers Dieu, en faisant des œuvres convenables à la repentance. ◊ 21 À cause de cela les Juifs, m’ayant pris dans le temple, cherchaient à me tuer. ◊ 22 Ayant donc reçu le secours qui vient de Dieu, me voici debout jusqu’à ce jour, rendant témoignage aux petits et aux grands, ne disant rien d’autre que ce que les prophètes et Moïse ont annoncé devoir arriver, ◊ 23 [savoir] qu’il fallait que le Christ fût soumis aux souffrances, et que, le premier par [la] résurrection des morts il devait annoncer la lumière et au peuple et aux nations.
◊ 24 Et comme il parlait ainsi pour sa défense, Festus dit à haute voix : Tu es hors de sens, Paul ; ton grand savoir te met hors de sens. ◊ 25 Mais Paul dit : Je ne suis point hors de sens, très excellent Festus, mais je prononce des paroles de vérité et de sens rassis : ◊ 26 car le roi a la connaissance de ces choses, et je parle hardiment devant lui, car je suis persuadé qu’il n’ignore rien de ces choses : car ceci n’a point été fait en secret. ◊ 27 Ô roi Agrippa ! crois-tu aux prophètes ? Je sais que tu [y] crois. ◊ 28 Et Agrippa [dit] à Paul : Tu me persuaderas bientôt d’être chrétien. ◊ 29 Mais Paul [dit] : Plût à Dieu que non seulement toi, mais aussi tous ceux qui m’entendent aujourd’hui, vous devinssiez de toutes manières tels que je suis, hormis ces liens.
◊ 30 Et le roi se leva, et le gouverneur et Bérénice, et ceux qui étaient assis avec eux ; ◊ 31 et quand ils se furent retirés, ils conférèrent entre eux, disant : Cet homme ne fait rien qui soit digne de mort ou de liens. ◊ 32 Et Agrippa dit à Festus : Cet homme aurait pu être relâché, s’il n’en avait appelé à César.
Éphésiens
1 ◊ 1 Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, aux saints et fidèles dans le christ Jésus, qui sont à Éphèse : ◊ 2 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !
◊ 3 Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ; ◊ 4 selon qu’il nous a élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous fussions saints et irréprochables devant lui en amour, ◊ 5 nous ayant prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, ◊ 6 à la louange de la gloire de sa grâce dans laquelle il nous a rendus agréables dans le Bien-aimé ; ◊ 7 en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des fautes selon les richesses de sa grâce : ◊ 8 laquelle il a fait abonder envers nous en toute sagesse et intelligence, ◊ 9 nous ayant fait connaître le mystère de sa volonté selon son bon plaisir, ◊ 10 qu’il s’est proposé en lui-même pour l’administration de la plénitude des temps, [savoir] de réunir en un toutes choses dans le Christ, les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre, en lui, ◊ 11 en qui nous avons aussi été faits héritiers, ayant été prédestinés selon le propos de celui qui opère toutes choses selon le conseil de sa volonté, ◊ 12 afin que nous soyons à la louange de sa gloire, nous qui avons espéré à l’avance dans le Christ : ◊ 13 en qui vous aussi [vous avez espéré], ayant entendu la parole de la vérité, l’évangile de votre salut ; auquel aussi ayant cru, vous avez été scellés du Saint Esprit de la promesse, ◊ 14 qui est les arrhes de notre héritage, pour la rédemption de la possession acquise, à la louange de sa gloire.
◊ 15 C’est pourquoi moi aussi, ayant ouï parler de la foi au seigneur Jésus qui est en vous, et de l’amour que [vous avez] pour tous les saints, ◊ 16 je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention [de vous] dans mes prières, ◊ 17 afin que le Dieu de notre seigneur Jésus Christ, le Père de gloire, vous donne [l’]esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance, ◊ 18 les yeux de votre cœur étant éclairés, pour que vous sachiez quelle est l’espérance de son appel, et quelles sont les richesses de la gloire de son héritage dans les saints, ◊ 19 et quelle est l’excellente grandeur de sa puissance envers nous qui croyons, selon l’opération de la puissance de sa force, ◊ 20 qu’il a opérée dans le Christ, en le ressuscitant d’entre les morts ; — (et il l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes, ◊ 21 au-dessus de toute principauté, et autorité, et puissance, et domination, et de tout nom qui se nomme, non seulement dans ce siècle, mais aussi dans celui qui est à venir ; ◊ 22 et il a assujetti toutes choses sous ses pieds, et l’a donné [pour être] chef sur toutes choses à l’assemblée, ◊ 23 qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous ;)
Esdras
10 ◊ 1 Et comme Esdras priait et faisait sa confession, pleurant et se prosternant devant la maison de Dieu, il se rassembla vers lui, d’Israël, une très grande congrégation d’hommes et de femmes et d’enfants, car le peuple pleurait beaucoup. ◊ 2 Et Shecania, fils de Jekhiel, des fils d’Élam, prit la parole et dit à Esdras : Nous avons été infidèles à notre Dieu, et nous avons pris des femmes étrangères d’entre les peuples du pays. Mais maintenant, il y a espérance pour Israël à cet égard. ◊ 3 Et maintenant, faisons alliance avec notre Dieu pour renvoyer toutes les femmes et ceux qui sont nés d’elles, selon le conseil de mon seigneur et de ceux qui tremblent aux commandements de notre Dieu, et qu’il soit fait selon la loi. ◊ 4 Lève-toi, car la chose repose sur toi, et nous serons avec toi ; sois fort et agis. ◊ 5 Et Esdras se leva, et il fit jurer aux chefs des sacrificateurs, des lévites, et de tout Israël, d’agir selon cette parole ; et ils jurèrent. ◊ 6 Et Esdras se leva de devant la maison de Dieu, et alla dans la chambre de Jokhanan, fils d’Éliashib ; et il entra là : il ne mangea point de pain et ne but point d’eau, car il menait deuil sur le péché de ceux qui avaient été transportés.
◊ 7 Et on fit passer en Juda et à Jérusalem un appel à tous les fils de la transportation de se rassembler à Jérusalem, ◊ 8 et pour que quiconque ne viendrait pas dans les trois jours selon le conseil des chefs et des anciens, tous ses biens fussent confisqués, et que lui-même fût séparé de la congrégation de ceux qui avaient été transportés.
◊ 9 Et tous les hommes de Juda et de Benjamin se rassemblèrent à Jérusalem dans les trois jours : c’était le neuvième mois, le vingtième [jour] du mois ; et tout le peuple était assis dans la place de la maison de Dieu, tremblant à cause de cette affaire et à cause des pluies. ◊ 10 Et Esdras, le sacrificateur, se leva et leur dit : Vous avez été infidèles, et vous avez pris des femmes étrangères, pour ajouter à la coulpe d’Israël. ◊ 11 Et maintenant, faites confession à l’Éternel, le Dieu de vos pères, et faites ce qui lui est agréable, et séparez-vous des peuples du pays et des femmes étrangères. ◊ 12 Et toute la congrégation répondit et dit à haute voix : Oui, à nous de faire selon tes paroles ; ◊ 13 mais le peuple est nombreux, et c’est la saison des pluies, et il n’y a pas moyen de se tenir dehors ; et ce n’est pas l’œuvre d’un jour ni de deux, car nous avons grandement péché dans cette affaire. ◊ 14 Que nos chefs donc, pendant cette affaire, se tiennent là pour toute la congrégation, et que tous ceux qui, dans nos villes, ont pris des femmes étrangères, viennent à des époques déterminées, et avec eux les anciens de chaque ville et ses juges, jusqu’à ce que l’ardeur de la colère de notre Dieu soit détournée de nous. ◊ 15 Seuls, Jonathan, fils d’Asçaël, et Jakhzia, fils de Thikva, s’opposèrent à cela ; et Meshullam, et Shabthaï, le lévite, les appuyèrent.
◊ 16 Et les fils de la transportation firent ainsi. Et Esdras, le sacrificateur, et des hommes qui étaient chefs des pères, furent séparés selon leurs maisons de pères, et tous par leurs noms. Et ils s’assirent le premier jour du dixième mois pour examiner l’affaire ; ◊ 17 et, le premier jour du premier mois, ils en eurent fini avec tous les hommes qui avaient pris des femmes étrangères. ◊ 18 Et, parmi les fils des sacrificateurs, il s’en trouva qui avaient pris des femmes étrangères : des fils de Jéshua, fils de Jotsadak, et de ses frères : Maascéïa, et Éliézer, et Jarib, et Guedalia. ◊ 19 Et ils s’engagèrent à renvoyer leurs femmes, et ils offrirent pour leur faute, un bélier du troupeau comme offrande pour le délit. ◊ 20 Et des fils d’Immer : Hanani et Zebadia ; ◊ 21 et des fils de Harim, Maascéïa, et Élie, et Shemahia, et Jekhiel, et Ozias ; ◊ 22 et des fils de Pashkhur, Élioénaï, Maascéïa, Ismaël, Nethaneël, Jozabad et Elhasça. ◊ 23 Et des lévites : Jozabad, et Shimhi, et Kélaïa (c’est Kelita), Pethakhia, Juda, et Éliézer. ◊ 24 Et des chantres : Éliashib. Et des portiers : Shallum, et Télem, et Uri. ◊ 25 Et de ceux d’Israël : des fils de Parhosh, Ramia, et Jizzija, et Malkija, et Mijamin, et Éléazar, et Malkija, et Benaïa ; ◊ 26 et des fils d’Élam, Matthania, Zacharie, et Jekhiel, et Abdi, et Jerémoth, et Élie ; ◊ 27 et des fils de Zatthu, Élioénaï, Éliashib, Matthania, et Jerémoth, et Zabad, et Aziza ; ◊ 28 et des fils de Bébaï, Jokhanan, Hanania, Zabbaï, Athlaï ; ◊ 29 et des fils de Bani, Meshullam, Malluc et Adaïa, Jashub, et Sheal, et Ramoth ; ◊ 30 et des fils de Pakhath-Moab, Adna et Kelal, Benaïa, Maascéïa, Matthania, Betsaleël, et Binnuï, et Manassé ; ◊ 31 et les fils de Harim, Éliézer, Jishija, Malkija, Shemahia, Siméon, ◊ 32 Benjamin, Malluc, Shemaria ; ◊ 33 des fils de Hashum, Mathnaï, Matthattha, Zabad, Éliphéleth, Jerémaï, Manassé, Shimhi ; ◊ 34 des fils de Bani, Maadaï, Amram et Uel, ◊ 35 Benaïa, Bédia, Keluhu, ◊ 36 Vania, Merémoth, Éliashib, ◊ 37 Matthania, Mathnaï, et Jaasçaï, ◊ 38 et Bani, et Binnuï, Shimhi, ◊ 39 et Shélémia, et Nathan, et Adaïa, ◊ 40 Macnadbaï, Shashaï, Sharaï, ◊ 41 Azareël et Shélémia, Shemaria, ◊ 42 Shallum, Amaria, Joseph ; ◊ 43 des fils de Nebo, Jehiel, Matthithia, Zabad, Zebina, Jaddaï et Joël, Benaïa. ◊ 44 Tous ceux-ci avaient pris des femmes étrangères, et il y en avait parmi eux dont les femmes avaient eu des enfants.
Éphésiens
5 ◊ 1 Soyez donc imitateurs de Dieu comme de bien-aimés enfants, ◊ 2 et marchez dans l’amour, comme aussi le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu, en parfum de bonne odeur.
◊ 3 Mais que ni la fornication, ni aucune impureté ou cupidité, ne soient même nommées parmi vous, comme il convient à des saints ; ◊ 4 ni aucune chose honteuse, ni parole folle ou plaisanterie, lesquelles ne sont pas bienséantes, mais plutôt des actions de grâces. ◊ 5 Cela en effet vous le savez, connaissant qu’aucun fornicateur, ou impur, ou cupide (qui est un idolâtre), n’a d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu. ◊ 6 Que personne ne vous séduise par de vaines paroles ; car, à cause de ces choses, la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance. ◊ 7 N’ayez donc pas de participation avec eux ; ◊ 8 car vous étiez autrefois ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur ; marchez comme des enfants de lumière ◊ 9 (car le fruit de la lumière [consiste] en toute bonté, et justice, et vérité), ◊ 10 éprouvant ce qui est agréable au Seigneur. ◊ 11 Et n’ayez rien de commun avec les œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt reprenez-les aussi ; ◊ 12 car les choses qu’ils font en secret, il est honteux même de les dire. ◊ 13 Mais toutes choses, étant reprises par la lumière, sont manifestées ; car ce qui manifeste tout, c’est la lumière ; ◊ 14 c’est pourquoi il dit : « Réveille-toi, toi qui dors, et relève-toi d’entre les morts, et le Christ luira sur toi ». ◊ 15 Prenez donc garde à marcher soigneusement, non pas comme étant dépourvus de sagesse, mais comme étant sages ; ◊ 16 saisissant l’occasion, parce que les jours sont mauvais. ◊ 17 C’est pourquoi ne soyez pas sans intelligence, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur. ◊ 18 Et ne vous enivrez pas de vin, en quoi il y a de la dissolution ; mais soyez remplis de l’Esprit, ◊ 19 vous entretenant par des psaumes et des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et psalmodiant de votre cœur au Seigneur ; ◊ 20 rendant toujours grâces pour toutes choses, au nom de notre seigneur Jésus Christ, à Dieu le Père ; ◊ 21 étant soumis les uns aux autres dans la crainte de Christ.
◊ 22 Femmes, soyez soumises à vos propres maris comme au Seigneur ; ◊ 23 parce que le mari est le chef de la femme, comme aussi le Christ est le chef de l’assemblée, lui, le sauveur du corps. ◊ 24 Mais comme l’assemblée est soumise au Christ, ainsi que les femmes le soient aussi à leurs maris en toutes choses. ◊ 25 Maris, aimez vos propres femmes, comme aussi le Christ a aimé l’assemblée et s’est livré lui-même pour elle, ◊ 26 afin qu’il la sanctifiât, en la purifiant par le lavage d’eau par [la] parole ; ◊ 27 afin que lui se présentât l’assemblée à lui-même, glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais afin qu’elle fût sainte et irréprochable. ◊ 28 De même aussi, les maris doivent aimer leurs propres femmes comme leurs propres corps ; celui qui aime sa propre femme s’aime lui-même. ◊ 29 Car personne n’a jamais haï sa propre chair, mais il la nourrit et la chérit, comme aussi le Christ l’assemblée : ◊ 30 car nous sommes membres de son corps, — de sa chair et de ses os. ◊ 31 « C’est pour cela que l’homme laissera son père et sa mère et sera joint à sa femme ; et les deux seront une seule chair ». ◊ 32 Ce mystère est grand ; mais moi je parle relativement à Christ et à l’assemblée. ◊ 33 Toutefois, que chacun de vous aussi en particulier aime sa propre femme comme lui-même ; et quant à la femme, qu’elle craigne son mari.