J’ai déjà parcouru la suite du livre de la Genèse jusqu’à la fin du chapitre 27 . Dans les chapitres qui suivent jusqu’au 36 , Jacob est surtout devant nous ; et c’est cette partie du livre que je me propose maintenant de considérer.
Il y a, plus tard, une période très importante de la vie de Jacob, savoir celle de son séjour en Égypte pendant dix-sept ans et de sa mort dans ce pays. Mais nous la trouverons dans la partie du livre, dans laquelle Joseph est le sujet principal ; je n’en ferai donc mention que pour ce qui a trait à Jacob.
La vie de Jacob comprend des événements très nombreux et très variés, d’un caractère tout différents de ceux de la vie de son père Isaac. Nous voyons tout de suite en cela la sagesse de Dieu ; car il y a intention divine dans la construction de ces histoires, comme il y a véracité divine dans les récits. Ces histoires nous font connaître des faits ; mais il est tout aussi certain qu’elles nous font saisir certains mystères. J’ai eu à cœur d’appeler l’attention sur ces mystères, et en même temps, de recueillir des instructions morales dans ce qui nous est dit de ces premiers siècles de la famille humaine et de ces premiers pères des élus de Dieu.
L’élection et l’appel de Dieu, dans l’exercice souverain de Sa grâce, nous les avons vus en Abraham.
La position de fils , dans laquelle nous sommes introduits par l’élection (car nous sommes prédestinés à être adoptés ), nous a ensuite été présentée en Isaac.
La discipline , comme celle qu’un père exerce sur son fils (car qui est le fils que le père ne discipline pas ? ), est ici, à son tour, présentée en Jacob.
C’est ainsi que ces histoires successives ne sont pas seulement l’exposé des faits dans leur ordre, mais elles constituent aussi un aperçu de la manière dont Dieu conduit Son peuple selon Sa grâce et Sa sagesse.
Jacob était un fils, aussi bien que l’avait été Isaac. Mais il était un fils à l’école, ou sous la discipline, non une fils, comme Isaac, soigné et élevé dans la maison paternelle ; il ne lui fut pas donné de connaître les droits et la dignité d’un fils et héritier, mais de connaître l’amour, l’amour pratique, qui discipline et qui corrige. Tel fut Jacob comme élu de Dieu. Mais n’oublions jamais qu’une telle discipline est ce qui prouve plus clairement que toute autre chose, que nous sommes enfants. La discipline implique l’adoption. C’est parce que nous sommes fils que l’exhortation s’adresse à nous, et que nous sommes les objets de la correction. La discipline peut être ce qui est le plus en vue, mais le secret en est l’amour du Père.
Toutefois, je ne signale ce caractère de fils sous la discipline, que comme étant ce qui distingue Jacob d’une manière générale. Quant aux événements de son histoire, quelque variés et frappants qu’ils soient, nous pourrions les séparer en quatre périodes :
1º Sa naissance et sa jeunesse auprès de son père, au pays de Canaan ;
2º Son voyage à Paddan-Aram, et les vingt années de son séjour chez Laban le Syrien ;
3º Son retour de Paddan-Aram, et son second séjour en Canaan ;
4º Son voyage de Canaan en Égypte ; son séjour et sa mort dans ce dernier pays.
Ce qui précède est comme une table des matières simple et naturelle, et je suivrai le même ordre dans mes considérations.
Première partie . — Cette première partie de l’histoire de Jacob traite de sa naissance et de sa vie dans la maison de son père, au pays de Canaan, jusqu’à l’âge d’environ soixante-dix ans[20] . Nous en avons déjà parlé d’une manière générale dans la section précédente, intitulée « Isaac » ; et l’on peut dire qu’il ne pouvait en être autrement ; car elle est entremêlée dans ces chapitres de la Genèse, où Isaac est le principal personnage. Je doit donc y renvoyer le lecteur.
Deuxième partie . — Au chapitre 28 de la Genèse , nous commençons à voir Jacob sous la discipline ; c’est le premier chapitre de la deuxième partie de son histoire, et dès lors, dans le livre de la Genèse, il est le principal personnage devant nous.
Dans son voyage pour se rendre à Paddan, mais avant qu’il eût passé les limites de Canaan, à l’endroit appelé Luz, l’Éternel le rencontre. Ce n’est pas à côté du lit de son père, où il a péché, mais à un endroit éloigné, aride, solitaire, où son péché l’a chassé, et où il est l’objet de la discipline de Dieu, que Celui-ci peut le rencontrer. Il ne peut pas nous apparaître sur la scène de nos iniquités, mais Il peut le faire là où Il corrige. Or tel fut Luz pour Jacob. C’était un endroit désolé. Les pierres du lieu furent son chevet, et le ciel au-dessus de sa tête sa couverture ; il n’avait d’autre ami que son bâton pour le soutenir et le consoler. Mais là le Dieu de ses pères vint le trouver. Il ne change nullement les circonstances du moment, ni ne révoque le châtiment. Il laisse Jacob poursuivre son chemin solitaire, pour trouver ensuite vingt années de dur service sous le joug d’un étranger, années semées de maint tort et de mainte injustice. Mais Dieu lui donne l’assurance que des armées célestes veilleront sur lui et l’entoureront pour le servir.
L’Éternel avait fait, comme nous le savons, de grandes promesses à Abraham ; Il les avait répétées à Isaac ; et maintenant, à Béthel, Il les fait encore à Jacob, mais avec une addition très distincte à ces promesses communes : « Et voici, je suis avec toi ; et je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai dans cette terre-ci, car je ne t’abandonnerai pas jusqu’à ce que j’aie fait ce que je t’ai dit » (v. 15 ). C’était là une nouvelle promesse, une grâce de plus ; précisément parce que Jacob en avait besoin, ce qui n’avait pas été le cas pour Abraham et Isaac. Jacob était le seul des trois qui eût besoin que l’Éternel fût avec lui partout où il irait, et le ramenât dans son pays. Jacob, par son acte coupable, avait rendu nécessaire cette faveur additionnelle ; la grâce la lui accorde, et la vision de l’échelle la lui garantit. Les promesses à Abraham et à Isaac ne comprenaient pas ces soins providentiels, angéliques. Eux étaient restés dans le pays ; mais Jacob était, par son acte, un banni, ayant un besoin spécial des soins et de la vigilance d’un protecteur céleste, et Dieu répond à ce besoin. Ce soin des anges qui, comme ils en avaient reçu commission directe du ciel, veillaient sur lui pendant les jours de son exil et de son pénible labeur, résultats de sa propre faute, lui donne une place à part comme objet de miséricorde. Il était héritier du royaume, en tant que « débiteur à une miséricorde spéciale », en raison de la grâce abondante qui était venue à son aide et l’avait gardé au milieu des amers résultats de sa propre faute. David, en son jour, triompha de même, par la foi en « l’alliance éternelle » établie avec lui, quoiqu’à ce moment sa maison fût en ruines par son propre péché (2 Sam. 23 ).
Telles sont les voies de Dieu, excellentes et parfaites par l’union de la grâce avec la sainteté. À ce propos, je ferai remarquer que, dans toutes les circonstances, il y a deux objets à considérer : la nature regarde à l’un, la foi à l’autre. Ainsi, dans la discipline divine, telle que celle dont Jacob était ici l’objet, il y a d’un côté la verge , et de l’autre la main qui l’applique . La nature voit l’une, la foi reconnaît l’autre. Job, en son jour, faiblit sous la verge, parce que la verge était tout ce qui l’occupait. S’il avait regardé au conseil de « Celui qui la décrétait », à Son cœur, à Sa main (ainsi que nous sommes exhortés à le faire en Michée 6, 9 ), il serait resté debout. Mais la nature eut le dessus ; il tint les yeux fixés sur la verge, et ce fut trop pour lui.
De même, dans les manquements , aussi bien que dans les circonstances, il y a deux objets : celui de la conscience et, d’autre part, celui de la foi. Mais il ne faut pas permettre à la conscience de priver la foi de ses précieuses ressources — les trésors de la grâce qui pardonne, qui restaure, et que l’amour de Dieu en Christ a mis en réserve pour la foi.
C’est là un grand sujet de consolation. Il ne faut pas que la nature s’occupe trop des circonstances, ni la conscience des manquements. La nature doit sentir qu’aucune affliction n’est, pour le présent, un sujet de joie ; et il se peut que la conscience ou le cœur soient brisés ; mais dans l’un ou l’autre cas, la foi doit être à son poste et faire son devoir ; or dans les épîtres, l’énergie de l’Esprit est, dans une grande mesure, occupée en grâce à mettre la foi à son poste et à l’encourager à faire son devoir. Les apôtres, instruits par le Saint Esprit, ont connaissance du danger et des tentations auxquels nous sommes exposés en raison de la nature qui est en nous ; et, tout en s’attachant à recommander que la conscience soit délicate et en éveil, ils établissent la nécessité que la foi ne se maintienne pas moins en activité.
Connaître Dieu en grâce est ce qui L’honore, et c’est notre joie. D’après nos conceptions naturelles, c’est-à-dire selon les instincts d’une nature déchue, nous nous imaginons que Dieu exige notre obéissance et réclame notre service . La foi, au contraire, Le connaît comme Celui qui donne et qui nous parle de nos privilèges, de la liberté et de la bénédiction qui sont nôtres, en raison de notre relation avec Lui.
Mais l’âme de Jacob n’était pas tout à fait à même de jouir de cette manière d’agir de la grâce. Il trouva que le lieu où il avait vu l’échelle et les anges, et où le Dieu de ses pères lui avait parlé, était un « lieu terrible » . Dans un sens, c’était trop pour lui ; il en fut de même, longtemps plus tard, pour Pierre sur la sainte montagne . Mais Dieu reste fidèle à l’abondance de Sa grâce. Jacob peut dire : « Que ce lieu-ci est terrible ! ». Pierre et ses compagnons peuvent être pleins de frayeur ; mais l’échelle n’en atteint pas moins jusqu’aux cieux, et les anges y montent et y descendent aux yeux du patriarche ; de même, la gloire continue à briller sur la montagne. La grâce de Dieu est plus riche que notre âme n’est capable de le concevoir. Dieu resplendit en Lui-même, bien plus que nous ne l’apercevons. Or c’est en Lui-même qu’Il doit être connu, et non point dans les reflets que nous pouvons en recevoir.
Toutefois, comme Pierre sur la montagne, Jacob, dans un certain sens, trouva qu’il était bon de demeurer à Luz, et il appela le lieu Béthel. C’était pour lui la maison de Dieu, car Dieu avait été là avec lui et lui avait parlé ; c’était à ses yeux la porte des cieux ; car là les anges lui étaient apparus, descendant de leur demeure céleste. « Ce n’est autre chose que la maison de Dieu », dit-il, « et c’est ici la porte des cieux » .
Dieu déclare à Jacob Son nom, et le glorifie aussi. Il le déclare, le révèle d’abord, et la foi l’accepte. Au moment opportun, Il justifie cette déclaration ou ce témoignage, accomplit tout ce qu’Il a promis et glorifie ainsi Son nom. Partout où Il met la mémoire de Son nom , là est Sa maison. L’aire d’Ornan, longtemps après, eut le même privilège que Luz reçoit ici, et au même titre. « C’est ici la maison de l’Éternel Dieu, et c’est ici l’autel pour l’holocauste d’Israël », dit David, en parlant de l’aire du Jébusien (1 Chron. 22, 1 ). Car, comme le Béthel de notre patriarche, c’était l’endroit où la miséricorde s’était glorifiée vis-à-vis du jugement , où Dieu s’était révélé selon l’abondance de Sa grâce ; et la foi sait y voir la maison de Dieu. Jacob et David, chacun en son jour, étaient des saints sous la discipline ; mais le Seigneur vint vers eux selon les riches conseils de Son amour, se révélant Lui-même en déclarant Son nom ; et pour eux, c’était Sa maison. Mais il est plus facile de consacrer la maison que de recevoir l’enseignement qui y est donné. Jacob exprima bien les pensées de son cœur, sous la puissance des impressions que la vision avait nécessairement produites ; mais il y a encore en lui beaucoup du vieux Jacob. Il se laisse entraîner par le mauvais penchant de son cœur ; il semble calculer ici, conclure un marché, faire des conditions, bien que l’Éternel lui ait parlé le langage de la promesse, selon Sa bonté libre et souveraine. La nature est active en lui, malgré mainte répréhension et mainte défaite ; elle survit à ce qui a pu paraître un instant être un coup mortel. Jacob ne la laisse pas davantage derrière lui à Béthel, qu’il ne l’a laissée derrière lui dans la tente de sa mère.
Il poursuit sa route. La grâce raccourcit le chemin de Jacob, objet de la discipline, et lui fait accomplir assez rapidement son voyage jusqu’au « pays des fils de l’orient » , jusqu’à Paddan-Aram, où sa mère lui avait conseillé de se rendre et où, sans nul doute, la main de Dieu l’amène maintenant.
C’est auprès du puits et au milieu des troupeaux, que Jacob trouve tout d’abord Rachel ; c’était auprès du puits qu’Éliézer, le représentant d’Isaac, avait trouvé Rebecca. Mais Jacob était l’homme pauvre, Isaac l’homme riche. Isaac pouvait enrichir Rebecca, en lui donnant l’anneau et les bracelets d’or, gages du bel héritage qu’il lui réservait. Jacob n’avait que son labeur à la sueur de son visage. Isaac était fils et héritier, Jacob un homme qui, par sa faute, s’était réduit au dénuement et avait à se frayer de son mieux un chemin, Dieu aidant, à travers les ronces et les épines de la vie. « Israël servit pour une femme ; et pour une femme, il garda les troupeaux » (Os. 12, 13 ). Il allait trouver ce service très dur ; mais il l’entreprend aussitôt, et y persévère pendant vingt longues années (Gen. 29 à 31 ).
La scène se passe dans la maison de Laban, frère de sa mère, et bientôt s’y déroulent, d’une manière continue, des actes moraux divers. Là sont non seulement Jacob lui-même et Laban, mais aussi les deux femmes de Jacob, Léa et Rachel, et leurs deux servantes, Zilpa et Bilha.
Jacob n’est pas longtemps en butte aux épreuves et aux afflictions de son séjour chez Laban, qu’il lui faut souffrir une offense toute semblable à celle qu’il avait lui-même commise chez son père. Il avait trompé son père au sujet de son frère et de la bénédiction. Laban le trompe maintenant au sujet de Rachel et du mariage. Toutefois, dans une grande partie de sa conduite pendant les vingt années qu’il passe chez Laban, nous voyons ce qu’il y avait en lui d’excellent. Car la conscience du fait que la main de Dieu est sur nous pour nous discipliner , a nécessairement un effet très marqué sur tout esprit qui a quelque droiture devant Dieu. Ce n’est pas que la nature soit changée par là, ou que sa volonté soit brisée, mais elle peut être plus ou moins bridée. David, lorsqu’il est châtié d’une manière plus sévère, et plus humiliante qu’aucun saint de Dieu ne l’avait jamais été, se conduit admirablement sous la discipline. Ses paroles à Itthaï, à Tsadok et à Hushaï, son indignation à la proposition des fils de Tseruïa, ses paroles d’humiliation, ses lamentations sur Absalom, sa conduite après sa victoire, comme si la victoire eût été une défaite, tout cela, et d’autres faits du même genre, nous fait voir que l’Esprit avait opéré une œuvre bénie dans son âme. Nous ne trouvons, je le sais, rien d’équivalent chez Jacob à Paddan-Aram ; mais, si je ne me trompe, nous y voyons un saint sous la discipline, qui en a conscience et comprend clairement le caractère de sa position, la main de Dieu étant sur lui, et la juste répréhension du Seigneur ; il se conduit avec débonnaireté et vigilance. Il se soumet en silence aux injustices d’un maître outrageux. Il sert patiemment et souffre sans se plaindre. Son salaire est changé dix fois, mais il ne proteste pas. En tout cela, il s’humilie sous la puissante main de Dieu , comme quelqu’un qui ne veut pas oublier ce qu’a été sa conduite passée. Aussi, à la fin de vingt années de pénible travail et de mauvais traitements, il peut affirmer qu’il a été fidèle, et Dieu Lui-même paraît mettre Son sceau sur ce témoignage. Par les soins de Sa providence, et par Ses révélations, en le visitant par Son Esprit, par Son intervention directe, et en parlant à Laban lui-même, l’Éternel protège, bénit et justifie Jacob.
Cela est beau à voir. Je ne dirai pas que la nature fût mortifiée, que la racine d’amertume fût jugée. Nous trouverons, je le sais, que plus tard Jacob est toujours le vieux Jacob, et se fait tristement reconnaître par le même levain qui avait travaillé en lui dès le commencement. Mais tant qu’il est dans la maison du Syrien, Jacob paraît avoir conscience que la puissante main de Dieu est sur lui en discipline, et il se conduit en conséquence, subissant les reproches sans se justifier, et ne luttant pas pour obtenir ses droits injustement violés.
Telle est l’impression que me donne Jacob chez Laban. Quant à ce dernier, lorsque Jacob entre dans sa maison, il est en tout point un homme du monde, et c’est ce qu’il est encore au départ de Jacob. Dans toutes ses transactions, du commencement à la fin, il n’a en vue que son propre avantage. Il est contraint de reconnaître que la main de Dieu est avec Jacob ; mais il voudrait, par l’intermédiaire de Jacob, faire travailler cette main à ses propres intérêts, et faire tourner à son profit la faveur de Dieu envers Jacob. Pendant vingt années, il voit de ses yeux, dans sa maison même, et de jour en jour, la main du Seigneur et les opérations de Sa grâce et de Sa puissance ; mais il n’en reste pas moins un homme du monde. Dieu vient tout près de lui, comme Jésus plus tard, de Bethsaïda et de Chorazin, opérant des miracles ; mais il n’y a point de repentance. Le départ de Jacob, à la fin, est comme une fuite de dessous la main de l’ennemi, ou comme l’oiseau échappant au piège de l’oiseleur. C’est une espèce d’exode — un exode de famille, comme plus tard celui d’Israël comme nation. Laban et Paddan-Aram furent pour notre patriarche ce que furent le Pharaon et l’Égypte pour Israël. Laban aurait bien voulu garder Jacob en esclavage ; tout au plus l’aurait-il congédié à vide ; mais l’Éternel prend en main la cause de Jacob auprès de Laban, comme Il prit plus tard celle d’Israël auprès du Pharaon. Laban et le Pharaon, chacun en son jour, virent de leurs yeux ce que Dieu fit, mais ni l’un ni l’autre n’en jouirent .
Laban était assurément en tout point ami du monde, et il ne fut jamais rien de mieux ; il était rusé, et de plus hypocrite, deux choses qui vont habituellement de compagnie. À la fin, lorsque tous ses artifices sont déjoués, et qu’aucun enchantement n’a pu avoir d’effet, comme plus tard pour Israël, il fait ce qu’il peut selon les calculs misérables et détestables d’un cœur astucieux, pour cacher le dessein qui a maintenant échoué et sauver les apparences. Il feint de croire que Jacob l’a quitté simplement parce qu’il languissait après la maison de son père, tandis que sa conscience doit lui dire qu’il y avait de tout autres raisons. Il affecte la douleur et l’indignation de ce qu’il n’a pu baiser ses filles et leurs enfants, et les renvoyer honorablement, tandis que sa conscience doit lui rappeler comment il les a vendues plus d’une fois. Il parle comme s’il était en souci à leur sujet, maintenant qu’elles seront à la charge de Jacob, comme s’il avait eu pour elles les soins d’un père. Il feint d’épargner Jacob en raison de son respect religieux pour les paroles de Dieu, tandis qu’il a dû se voir, bon gré, mal gré, absolument arrêté par Dieu, religieux ou profane, comme le fut Balaam dans la suite. Il donne aussi une apparence de sérieux au dernier engagement pris entre lui et Jacob ; il y introduit le nom du Dieu d’Abraham, quand le moment d’avant il était occupé à chercher ses idoles, et se préparait à retourner au pays dont Dieu avait fait sortir Abraham, pour y rester homme du monde, sans cœur, et y adorer ses propres dieux.
Misérable Laban ! Son histoire nous donne une leçon sainte et sérieuse.
Mais, outre Laban le Syrien, nous avons les femmes et les enfants de Paddan-Aram. Les femmes et les enfants du livre de la Genèse sont tous des symboles. C’est ce que nous voyons en Ève et en ses trois fils, dans la Sara, l’Agar et la Ketura d’Abraham, et dans la semence de chacune d’elles. Dans l’article sur Isaac, nous avons fait ressortir le même caractère symbolique en Rebecca, sa femme, et en Ésaü et Jacob, ses fils. Chacun d’eux et tous ensemble sont, comme figures, des parties composant le dessein de Dieu. Ici, de même, nous trouvons des symboles dans les femmes que Jacob épouse à Paddan, la sœur aînée, la sœur cadette, les servantes données à toutes deux, et les enfants de chacune d’elles.
Dans les enfants d’Israël, c’est-à-dire dans la nation, semence d’Abraham, nous trouvons trois classes : 1º Jadis, Israël selon la chair , établi dans le pays en raison de sa parenté charnelle avec Abraham. 2º Actuellement, la nation dans la servitude , qui a dû apprendre à se courber sous le joug des Gentils. 3º Dans l’avenir, la nation établie en grâce , Israël racheté et accepté, établi dans les choses promises aux pères.
Ce sont là les trois générations de la nation d’Israël : ce qu’elle a été, ce qu’elle est maintenant, ce qu’elle sera plus tard. Nous en voyons comme une ombre, dans les familles de Jacob à Paddan ; savoir, dans les enfants de Léa, qui avaient les droits de leur mère dans la chair ; dans les enfants des servantes, et dans ceux de Rachel, la bien-aimée, qui n’avait point de force quant à la nature, mais dont la semence était tout entière semence de promesse ou de Dieu.
Les voies de la sagesse de Dieu sont ainsi données à connaître dans les femmes et les enfants de Jacob, aux chapitres 29 à 31 , comme elles l’avaient été dans les scènes de famille précédemment décrites dans ce livre admirable.
Aussitôt que Joseph, l’enfant de la promesse, fils de Rachel la bien-aimée, lui a été donné, Jacob parle de quitter Paddan, lieu de son exil et de sa servitude (30, 25, 26 ). Quelque simple que la chose paraisse, elle a sa signification. La condition d’étranger et de serviteur ne lui convenait plus, dès qu’il eut reçu « la semence », signe pour lui de la puissance de Dieu en sa faveur. Il sentit, plutôt instinctivement peut-être, qu’il lui convenait de revendiquer sa liberté et de penser à sa maison paternelle et à son héritage. Je ne dirai pas que Jacob comprît vraiment cela, ou que ce fût pour lui comme une inspiration reçue, car, dans tout ce qu’elle impliquait, elle dépassait son intelligence. Quoi qu’il en soit, aussitôt après la naissance de Joseph, il dit à Laban : « Renvoie-moi, et j’irai dans mon lieu et dans mon pays ».
Il en avait été à peu près de même auparavant pour Abraham. Lorsqu’Isaac fut sevré, la scène autour d’Abraham change aussitôt : l’enfant de la servante doit quitter la maison, et Abraham a le pas sur le Gentil (Gen. 21 ). Le sevrage d’Isaac fut le point tournant dans l’état d’âme d’Abraham. En esprit, pour un moment, il entre dans le royaume, bâtit un nouvel autel, un autel au « Dieu d’éternité », et plante un tamarisc. Ceci est très beau, et j’en ai considéré la signification en son lieu[21] . Maintenant il en est de Jacob comme jadis d’Abraham. Dès que Joseph, l’enfant de la promesse, dont la naissance était une démonstration de la grâce et de la puissance de Dieu, lui est donné, la pensée de la liberté et de la maison de son père se présente à son esprit.
C’était un bel et frappant exemple de l’intelligence d’un esprit renouvelé. Je puis ajouter que, dans la même occasion, on voit en Rachel le caractère de la foi ; car elle appelle son fils « Joseph », c’est-à-dire : « Qu’il ajoute » ; elle a l’assurance que l’Éternel, qui a maintenant commencé à lui accorder Ses grâces, les lui continuera et les achèvera . C’est ainsi qu’aujourd’hui, dans le même esprit, nos cœurs et nos lèvres disent par la foi : « Celui qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? » . Non seulement les dons reçus furent pour Rachel un prétexte pour demander encore davantage à Dieu, mais ils enhardirent sa foi, la rendirent plus heureuse, et elle en conclut qu’elle pouvait avoir confiance qu’Il donnerait encore davantage.
Malgré cela, l’association de Laban et de Jacob continue quelque temps après la naissance de Joseph ; ce sont des circonstances entièrement différentes qui les obligent à se séparer, et alors Laban reste devant nous, plus encore qu’auparavant, une espèce de statue de sel, un monument solennel de ce dont nos méchants cœurs sont capables.
Troisième partie . — La période de servitude de Jacob se termine au chapitre 31 . Il est à ce moment en route pour retourner de Paddan-Aram en Canaan ; les scènes des principaux événements de ce voyage sont la montagne de Galaad , où la plus grande partie du chemin était déjà derrière lui, et Mahanaïm , près du torrent de Jabbok, comme il allait entrer dans le pays.
Ce fut à la montagne de Galaad, que Jacob et Laban prirent congé l’un de l’autre, car Laban l’avait poursuivi jusque-là. Mais là ils firent alliance, offrant un sacrifice, puis mangeant ensemble, pour ainsi dire, sur le sacrifice.
Cette scène est une figure symbolique de nos bénédictions. Car nous jouissons d’une alliance de paix, qui a été assurée par un sacrifice, et dont il a été rendu témoignage par une fête. De même, la nuit de la rédemption hors d’Égypte, l’autel et la table, c’est-à-dire le sacrifice et la fête, se retrouvent. Le sang est sur le linteau de la porte, et les gens de la maison, délivrés par la rançon, sont à l’abri dans la maison, et se nourrissent de l’agneau, dont le sang les protège et les délivre.
Mais en cette occasion-ci, il y a une autre chose à remarquer : c’est Jacob qui offre le sacrifice .
Ceci est très significatif, et nous montre que Jacob connaissait sa place et sa dignité devant Dieu. Laban avait pour lui tous les droits que la nature, la chair et la relation pouvaient lui donner ; mais malgré tout cela, c’est Jacob qui agit. Laban était le plus âgé des deux ; il était le maître et le beau-père. Néanmoins, Jacob prend la place du « plus excellent » et offre le sacrifice, dans le même esprit de foi qu’Abraham lorsqu’il fit alliance avec le roi de Guérar (Gen. 21 ), ou comme Jéthro, à Horeb, au milieu de l’Israël de Dieu et en présence d’Aaron (Ex. 18 ).
De tels cas sont au nombre des triomphes de la foi ; et ce ne sont pas des triomphes de petite importance. Connaître notre haute dignité en Christ, et ne l’abandonner à aucun prix, même lorsque les circonstances nous humilient, n’est point chose facile. Jacob à Paddan-Aram était sous la discipline. Là il n’avait point d’autel. Devant Dieu, il était plutôt un pénitent qu’un adorateur ; mais devant Laban, il a conscience qu’il est un saint de Dieu ; ici, à la montagne de Galaad, il a sa stèle, son sacrifice et sa fête ; sa foi est en activité pour lui donner la hardiesse d’agir selon sa dignité de saint et de sacrificateur devant Dieu, en présence de tous les droits de la chair et du sang. Élihu, dans le livre de Job, bien que se renonçant lui-même devant ceux qui étaient plus âgés que lui, fait valoir les droits de l’Esprit en lui , en présence des droits les plus élevés de la nature.
Il est très encourageant de voir de telles expressions de la pensée de Christ dans les saints. Jamais, du commencement à la fin, Jacob ne douta de sa position devant Dieu, bien qu’il fût toute sa vie sous la discipline. Or c’est une chose précieuse que de prendre la place que la grâce nous donne selon sa richesse, sa richesse infinie, selon sa gloire et son abondance. Je ne crois pas que, si Pierre, en Jean 21 , avait voulu venir vers le Seigneur en pénitent , il serait venu en hâte à Lui comme il le fit. Un pénitent se serait approché de Lui d’un pas mesuré. Mais Pierre ne pensait pas alors à son reniement du Seigneur si récent encore ; il pensait à son Seigneur Lui-même. Il va donc en hâte et plein d’ardeur. Il avait, il est très vrai, péché contre son Maître, et aurait pu être confus et honteux. Mais, chose merveilleuse ! comme Pierre repentant aurait été moins prompt et moins ardent à venir à Jésus, de même Pierre, arrivé auprès de son Maître, n’aurait pas été aussi bienvenu de Lui, s’il avait montré moins de confiance, quoiqu’ayant si tristement manqué. Nous voyons en ceci ce que sont la grâce et le cœur de Celui à qui seul nous avons affaire.
Toutefois, nous n’avons ici que des fragments, des colonnes brisées des temples de Dieu. La nature est toujours la nature ; et Jacob, peu après tout ceci, reste encore le vieux Jacob.
Quelqu’un a dit que, si la main de l’Éternel avait cessé de peser sur Job, après sa première épreuve, il n’aurait pas atteint la bénédiction. Il y eut pour lui une trêve, et on aurait pu penser que tout était fini. Mais le but de Dieu en grâce n’était pas encore atteint ; et nous pouvons être certains que la malice de Satan n’était pas encore satisfaite. L’infatigable adversaire se remet à l’œuvre, l’Éternel lui lâche la bride, et Job est visité une seconde fois.
Or la nature est tout aussi obstinée que Satan. Chassez-la, elle reviendra. Nous venons de voir en Jacob, à la montagne de Galaad, un petit arrêt dans la marche de la nature ; nous avons vu un moment en lui la pensée et quelques expressions de la gloire ; mais bientôt, trop tôt assurément, le vieil homme reparaît.
Jacob part de la montagne de Galaad et continue sa route, et comme il approche de la frontière du pays, les anges de Dieu le rencontrent. Jacob les reconnaît aussitôt. « C’est l’armée de Dieu », dit-il, et il appelle le lieu Mahanaïm.
C’était une terre sainte. Dieu avait été fidèle à Sa parole ; les promesses de Béthel (Gen. 28 ) avaient été accomplies. C’est pourquoi il n’y a point ici d’échelle. La protection providentielle, angélique, a été effective : Jacob a été gardé dans le pays lointain et a été ramené dans son pays. L’échelle peut donc être enlevée ; au lieu que les anges montent et descendent entre le ciel et le patriarche, les anges le rencontrent . Ils se tiennent devant lui, simplement pour le saluer, lui souhaiter la bienvenue à son retour. L’Éternel Dieu de ses pères et des promesses souhaitait la bienvenue à notre patriarche rentrant dans son pays, et des serviteurs des parvis célestes avaient été envoyés pour lui faire connaître les pensées de leur Roi à son égard.
C’était « jouer de la flûte » à Jacob, et lui aurait dû « danser » . Il aurait dû tressaillir de joie, et célébrer le triomphe avant que la bataille fût livrée, ou que les armées fussent rangées pour le combat. Comme Josaphat, il aurait dû entrer en campagne avec des chants. Si les armées du ciel se mettaient ainsi à son service, qu’avait-il à craindre des armées d’Ésaü ? « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » . Il n’en fut pas ainsi de Jacob. Au son de la flûte, il « se lamente » plutôt que de se réjouir. Il tremble, il prie, il calcule. Il range ses troupes, comme si la bataille était sa bataille. Tout est ici à la fois religieux et incrédule ; et assurément, cela afflige le cœur du Seigneur, comme un son discordant. Il avait souhaité la bienvenue à Jacob rentrant dans son pays, avec tous les signes d’une vraie joie et en lui faisant honneur, et voici que Jacob était tout découragé.
Le Seigneur travaille à être en communion avec nous et à ce que nous soyons en communion avec Lui ; cette discordance d’âme ne saurait donc Lui plaire. Il résiste à Jacob, comme nous lisons : « Un homme lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore » . C’était la réponse à la prière de Jacob. Tout ceci est plein d’instruction pour nous.
Nous trouvons beaucoup plus facile de nous confier dans le Seigneur dans toutes les questions qui se présentent entre Lui et nous, que de Le faire intervenir, de nous servir de Lui et de nous confier en Lui dans les questions qui se présentent entre nous et d’autres — beaucoup plus facile de nous confier en Lui pour l’éternité que pour demain, parce que l’éternité dépend entièrement de Lui. Demain, selon notre estimation, est plus ou moins partagé entre Lui et d’autres — gouverné par les circonstances aussi bien que par Dieu. Abraham avait laissé voir jadis la même inconséquence. Il était sorti à l’appel du Dieu de gloire, quittant pays, parenté et maison de son père ; mais dès que survient la famine, sa foi fait défaut, et au lieu de se confier en l’Éternel dans ces nouvelles circonstances, il descend en Égypte .
Jacob, à Mahanaïm, laisse voir la même faiblesse naturelle. Il est incapable de se fier à Dieu en présence d’Ésaü. Les quatre cents hommes d’Ésaü l’épouvantent ; il placera entre eux et lui, en premier lieu, ses messagers porteurs de paroles de paix et d’amitié ; ensuite ses présents, afin que par l’un ou l’autre moyen, il puisse calmer l’ardeur de la colère de son frère. Il n’a aucune foi en Dieu, pour Le voir se placer entre lui et Ésaü. Il tremble, il prie, il calcule, il dispose les gens de sa maison comme pour une bataille rangée. Les circonstances se sont trouvées dépasser sa foi. Mais aussitôt après, lorsque le Seigneur Lui-même s’oppose à lui, lorsque la question est entre lui et Dieu, il est hardi et il prévaut. Il ne perd pas courage, quoiqu’il soit repris, vertement repris, par le Seigneur. Il se conduit comme un champion de la foi, et il reçoit témoignage. Il se comporte en prince, et il acquiert de nouveaux honneurs. Ainsi faisons-nous communément, et c’est ce que nous voyons dans l’histoire de Jacob au torrent de Jabbok.
Toutefois, une telle victoire ne met pas nécessairement fin au découragement qui avait donné lieu à la lutte précédente ; et Jacob va en être maintenant un exemple, et, pour nous, un nouvel avertissement. Déjà au chapitre 33 où la même action se poursuit dans une autre scène, il est toujours le même homme timide, manquant de foi, plein de calculs en présence d’Ésaü, comme il l’avait été, avant d’avoir prévalu dans sa lutte à Jabbok.
Il y a en cela un avertissement pour nous. On peut trouver des exercices d’âme devant Dieu, et néanmoins peu de progrès en force pour continuer la lutte avec le monde. En aucun moment de cette histoire, l’état moral de Jacob ne paraît plus mauvais qu’aussitôt après Peniel. Il n’est aucunement purifié de son vieux moi. Il calcule, il prévarique, il affecte l’amabilité et la confiance, il ment, il flatte. Il avait tenu ferme contre l’étranger à Jabbok ; il avait été puissant en foi et avait glorifié la grâce de Dieu, même quand Dieu avait un débat avec lui. Mais devant Ésaü, sa manière d’agir est, à sa honte, tout à fait celle du vieil homme. Il se débarrasse de son frère par un grossier faux-fuyant. Il n’est qu’un vil flatteur, un servile courtisan, comparant sans rougir la face d’Ésaü à celle de Dieu. Sa conduite est pitoyable ; c’est un tableau humiliant de l’état moral dans lequel un saint peut tomber, pour un temps, s’il laisse agir la nature.
Notre esprit a ses moments de joie, ce dont nous pouvons être reconnaissants ; ainsi, au chapitre précédent , Jacob avait dit : « C’est l’armée de Dieu », et encore : « J’ai vu Dieu face à face ; et mon âme a été délivrée ». C’étaient là des moments de joie pour lui. Mais ils peuvent n’être que des rafraîchissements , sans édification réelle ; et il est vraiment triste de voir ensuite un croyant revenir si vite au vieux moi : « Quel était donc votre bonheur ? » , disait Paul aux Galates.
Qui donc se fiera à son propre cœur, après avoir vu combien celui de Jacob était trompeur ? Jacob avait perdu la connaissance du nom de Dieu. Il dut Lui demander quel était Son nom, au lieu de s’en servir et d’en jouir. Ce nom était « le Tout-puissant », pleinement suffisant pour tout ce dont Jacob avait besoin. Mais Jacob avait perdu ce nom, au chapitre 32 ; et au chapitre 33 , on ne le voit pas comme quelqu’un qui l’a retrouvé. Il emploie des artifices pour se tirer d’affaire. Nous pouvons, de la même manière, perdre la connaissance du nom qui nous a été révélé à nous : celui de « Père », nom qui devrait donner à l’âme une force, une liberté et un calme permanents. Ce nom est un refuge pour le cœur. « Celui qui demeure dans l’amour, demeure en Dieu » . Ce refuge est suffisant pour que notre joie soit accomplie, comme dit Jean. Aussi, bien que Sa main puisse peser sur nous en discipline, comme elle pesait sur Jacob, nous ne devons pas moins connaître la puissance de ce nom, l’amour parfait, secret et inaltérable d’un père. S’il n’en est pas ainsi pour nos âmes, c’est que, comme Jacob dans ces deux chapitres, nous avons oublié le nom de Dieu. « Vous avez oublié l’exhortation qui s’adresse à vous comme à des fils », nous dit l’apôtre (Héb. 12, 5 ). Jacob ne sera donc plus pour nous un sujet d’étonnement ; nous nous étonnerons parfois plutôt de ce que nous sommes nous-mêmes.
Ensuite, continuant notre voyage depuis l’endroit où il a pris congé d’Ésaü, il arrive à Succoth et ensuite à Sichem ; nous pouvons dire qu’il est maintenant rentré en Canaan. Mais il ne va pas moins de mal en pis. Il semble pendant un certain temps avoir entièrement oublié ce qu’il est, aussi bien que l’appel de Dieu. Il ne peut en résulter que du chagrin. Notre conduite devrait naturellement être en rapport avec notre appel. Nous manquons tous en cela, de mille manières différentes peut-être ; mais si nous le faisons volontairement, notre conscience ayant perdu sa sensibilité, les moyens de défense les plus ordinaires de notre être moral pourront faire bientôt défaut. La vérité et l’intégrité pourront être contraintes de plier, et l’on pourra enfin rencontrer des souillures telles, comme dit l’apôtre, qu’elles n’existent pas même parmi les nations .
À Succoth, où notre patriarche arrive d’abord, il se bâtit une maison ; puis à Sichem, il achète un champ — choses qu’Abraham et Isaac, plus fidèles à l’appel de Dieu, n’avaient, ni n’auraient jamais faites. Comment, dans de telles circonstances, pouvait-il compter sur une sécurité morale ? La tente avait été échangée contre une maison ; l’étranger, le forain était devenu citoyen du pays et propriétaire. N’était-ce pas oublier ce que l’appel de Dieu avait fait de lui ? Le Seigneur, longtemps après, fit comprendre à David, par Son serviteur Nathan, qu’il y a une différence entre une maison et une tente , et qu’Il voulait que cette différence fût maintenue (1 Chron. 17 ). Mais ici, à Succoth, Jacob la méconnaît. Le fait de demeurer sous des tentes (Héb. 11, 9 ) était aussi le mémorial divin de la sainteté des patriarches ; mais à Succoth, Jacob, de propos délibéré, abandonne ce mémorial. L’Éternel n’avait pas non plus donné à Abraham, en Canaan, une place où poser son pied (Act. 7, 5 ) ; ici, en paix à Sichem, Jacob veut avoir une portion de champ, et l’achète comme héritage.
L’autel, qui est ensuite ajouté au catalogue après la maison et le champ, peut, au premier abord, paraître avoir pour effet de relever et de sanctifier les deux premières choses, comme étant la bonne chose à reconnaître au milieu de la corruption. Mais peut-être est-ce le pire de tout ? L’autel n’est pas dressé à Celui qui lui était apparu. Il n’y avait eu aucune communion entre Jacob et l’Éternel, pas plus à Sichem qu’à Succoth. Sichem n’était pas Béthel, et cette portion de champ où fut dressé El-Élohé-Israël, n’était pas le lieu des pierres et du dénuement, où, des cieux ouverts, la grâce surabondante avait brillé sur la tête du patriarche privé de tout. Sichem était la portion de champ que Jacob avait achetée des fils de Hamor, père de Sichem. L’autel ne fut pas dressé par un étranger céleste au Dieu qui l’avait visité ; il le fut au milieu des incirconcis. On dirait que Jacob tâchait ainsi d’obtenir la sanction du Seigneur sur la perte qu’il avait faite de son caractère de forain, de nazaréen ; qu’il tâchait d’attacher le nom et le culte de l’Éternel à ce sur quoi Son jugement était suspendu, pendant qu’Il usait de patience jusqu’à ce que l’iniquité fût à son comble.
Assurément, c’est plutôt un Jacob incirconcis qui est ici en vue, et non des Sichémites circoncis. Toute cette scène est pitoyable. Est-ce là un fils d’Abraham, un saint de Dieu, un étranger dans un monde révolté contre Lui ? Cela ressemble à l’énergie religieuse de la chrétienté, associant le nom de Christ avec le monde qui est sous la sentence du jugement, et qu’Il ne supporte que dans Sa patience. C’est comme si le peuple d’Israël avait consenti à servir le Pharaon et avait entrepris de bâtir en Égypte un autel à Jéhovah. Mais de tels autels ne sont pas des autels, de même qu’un évangile différent n’en est pas un autre . Un tel service religieux est vain, soit aux jours d’autrefois à Sichem, soit au jour actuel de la chrétienté, parmi les nations, au jour d’un monde jugé, condamné, dont nous sommes séparés par l’appel de Dieu. Mais cela n’a aucune valeur. On aura avec le monde un commerce avantageux, auquel on se livrera avec toute son énergie, sans vigilance et sans exercice de conscience ; mais on se gardera de jamais négliger le service religieux de la famille et les ordonnances religieuses nationales, qui sont l’ordre moderne de Sichem.
C’est du fruit de tout cela que Jacob devait dire plus tard : « Mon âme, n’entre pas dans leur conseil secret ; ma gloire, ne t’unis pas à leur assemblée » ! Car c’est de ce qui s’était passé au chapitre 34 , que Jacob, sur le point de mourir, parle ainsi au chapitre 49 . À la fin, ses yeux sont ouverts sur le vrai caractère de tout ce que nous venons de voir, et sur le résultat de son habitation à Sichem. La colère y avait fait tuer des hommes ; mais auparavant, Jacob lui-même avait enlevé la barrière de Dieu, le mur de clôture que sa vocation avait élevé entre les purs et les impurs, entre la circoncision et les Gentils. En esprit, il l’avait abattu, lorsqu’il s’était fixé comme citoyen et propriétaire sur le domaine qu’il avait acheté de Sichem. Bientôt après, Siméon et Lévi complèteront à leur gré cette destruction.
« Et Dina, fille de Léa, qu’elle avait enfantée à Jacob, sortit pour voir les filles du pays » (Gen. 34, 1 ). Une telle manière de faire avait-elle été celle de la maison d’Abraham ? Était-ce bien ici la famille du patriarche séparé gardant la voie de l’Éternel ? Abraham s’était-il relâché ainsi ? Quelles communications avait-il permises à ses enfants avec les fils ou les filles du pays ?
Combien tout ceci est triste, et quelle honte en ressort ! Sichem est tout à côté de Sodome, quoique, sans doute, ce ne soit pas Sodome. Jacob n’est pas un Lot. Nous pouvons et devons faire la différence, bien qu’il soit triste de devoir s’occuper de la faire. Chez tous les croyants dont l’histoire nous est rapportée, la nature s’affirme, chez les uns plus, chez les autres moins. Il y a chez eux une variété morale , souvent une prépondérance de la nature , et nous sommes appelés à discerner en eux les choses excellentes. On rencontre chez eux le vêtement souillé , mais aussi le vêtement d’une étoffe mélangée . Nous avons, sous la direction de l’Esprit, à maintenir notre vêtement à la fois sans souillure et sans mélange. C’est là nous conserver « purs du monde » . Toutefois, un vêtement souillé ne doit pas être assimilé à un vêtement « d’une étoffe mélangée , de laine et de lin tissés ensemble » , comme nous dit l’Écriture. Un vêtement qui aurait par-ci, par-là, un fil d’« une autre espèce », ne doit pas non plus être confondu avec un vêtement d’une étoffe de laine et de lin tissés expressément ensemble. L’Écriture, toujours pleine d’instruction et parfaite, nous présente des caractères formés par ce qu’on appelle des « principes mélangés », comme aussi des caractères qui à l’occasion laissent apercevoir le mélange, mais n’en sont pas formés dans leur entier. La vie de Lot fut d’un bout à l’autre formée de principes mélangés. Dès que la tentation se présentait à lui, il s’unissait aussitôt au mal. Quoiqu’associé à la vocation divine, il dut être sauvé comme à travers le feu . Le vêtement de Lot était d’une étoffe mélangée, de laine et de lin. Le vêtement d’Abraham fut parfois un vêtement souillé, mais jamais un vêtement comme celui de Lot. Ce dernier, dès le début de sa carrière jusqu’à la fin, fut infidèle à l’appel de Dieu. Il devint citoyen là où il aurait dû être étranger : il eut une maison dans la ville même de Sodome, tandis qu’Abraham parcourait la surface du pays, dressant partout sa tente. La vie de Lot, tissée de faux principes, l’entraîne dans des afflictions qui deviennent sa honte , et c’est là la vraie misère. Pour lui, point de consolation dans son affliction. Son âme juste était tourmentée, comme il nous est dit ; mais il n’y avait pour lui ni joie, ni sérénité, ni triomphe. Les anges se montrèrent très réservés avec lui. Il dut échapper, n’ayant que sa vie pour butin et en faisant la perte de tout le reste.
Notre patriarche Jacob n’était pas de cette génération-là. Nous ne voudrions pas dire qu’il fût un homme à principes mélangés, mais il portait d’habitude un vêtement souillé, et à Succoth et à Sichem, son vêtement montrait bien des fils étrangers à sa trame. Ses ruses et ses calculs le déparent et en font un vêtement souillé ; tandis que sa maison de Succoth et son champ de Sichem, deux choses dans lesquelles il fut infidèle à l’appel de Dieu, et à la vie de ses pères sous des tentes, ressemblent plutôt à un vêtement dans lequel sont tissés des fils d’une autre espèce.
Cependant Jacob ne doit pas être mis au rang de Lot. Sa vie n’était pas formée de principes mélangés. Il était vraiment étranger avec Dieu sur la terre. Mais, comme Lot, il alla de propos délibéré au domicile des incirconcis ; et il eut maintenant à sentir l’amertume de sa propre voie ; aussi, ce que Sodome avait été pour Lot, Sichem l’est maintenant dans une grande mesure pour Jacob. Il est sauvé (ne peut-on pas le dire ?) toutefois comme à travers le feu . L’iniquité de Siméon et de Lévi, dont les glaives avaient été des instruments de violence, abat profondément le pauvre Jacob. Il ne sait où se rendre au milieu de ce peuple, dont il avait acquis son domaine, et dans le voisinage duquel il avait, à l’exemple de Lot, consenti à s’établir.
L’état de choses est maintenant au pire. Mais par la grâce de Dieu, Jacob va heureusement échapper à tout cela, et être entièrement libéré de Sichem et de toutes ses souillures.
« Une parole dite en son temps, combien elle est bonne ! » . Nous en faisons souvent l’expérience nous-mêmes. Une seule parole nous sera parfois plus utile que de longs discours. Car « la force est en Dieu ». Le « Suis-moi », sorti des lèvres de Christ, eut la force de détacher Lévi du bureau de recette ; tandis que, dans le même chapitre, d’autres entendirent des paroles qui n’eurent aucun effet sur eux (Luc 5 ).
Ici, la scène change. « Ton peuple », est-il dit au psaume 110 , « sera un peuple de franche volonté, au jour de ta puissance », ce même peuple dont il avait été dit auparavant : « Tout le long du jour j’ai étendu mes mains vers un peuple désobéissant et contredisant » .
Nous trouvons un exemple de cette puissance dans l’histoire de Jacob au moment où nous sommes arrivés, c’est-à-dire au chapitre 35, 1 : « Lève-toi, monte à Béthel », lui dit l’Éternel, « et habite là, et fais-y un autel au Dieu qui t’apparut comme tu t’enfuyais de devant la face d’Ésaü, ton frère ».
Ces quelques paroles étaient adressées avec puissance. Elles marquent, je crois, l’époque importante dans la vie de Jacob, ou plutôt dans l’histoire de son âme. L’injonction était brève et simple, sans rien d’étrange ou d’extraordinaire ; elle n’était accompagnée ni d’une vision, ni d’un miracle ; mais c’était un jour de puissance. Après la vision de l’échelle à Béthel, après la vue magnifique de l’armée angélique à Mahanaïm, et après la lutte avec l’étranger divin à Peniel, Jacob avait continué sa route, à peine fortifié, ayant fait à peine un progrès quelconque quant à la vraie énergie de son âme. Mais maintenant la puissance vient sur lui, et la puissance de Dieu peut employer le plus faible instrument : cela ne fait aucune différence. La main de Dieu peut faire le travail de Dieu, même avec une fronde et une pierre , ou une mâchoire d’âne , ou des torches et des cruches ; de même, l’Esprit de Dieu peut faire le travail de Dieu dans les âmes, simplement par une parole, un regard ou un soupir.
Ces quelques paroles du commencement du chapitre 35 produisent leur effet sur Jacob : « Lève-toi, monte à Béthel ». Béthel est écrit de nouveau sur son cœur et sur sa conscience, comme par le doigt de Dieu. Il s’incline, comme Abraham, au chapitre 17 , était tombé sur sa face au nom du « Dieu Tout-puissant », ou comme Pierre longtemps après (en Luc 22 ), se sentit brisé sous le regard de Jésus.
De même que la lumière, la puissance se rend toujours témoignage à elle-même. Ces paroles, qui ont en elles-mêmes la puissance de Dieu, sont désormais tout pour l’âme de notre patriarche. Elles manifestent instantanément leur vertu, tout comme au simple attouchement de la femme dans la foule. Aussitôt que Jacob les entend, sans commandement ultérieur de le faire, il nettoie sa maison, et exige que ses tentes soient purifiées de toutes les abominations que les siens avaient apportées avec eux de Paddan. Il est déjà, en esprit, à Béthel, le lieu où Dieu l’avait rencontré selon les richesses de Sa grâce, au jour de sa misère. Béthel est de nouveau présenté à son cœur — mieux encore, est manifesté à son âme en traits plus vivants que jamais. Il comprend maintenant l’histoire de la grâce mieux qu’il ne l’avait jamais comprise ; or la grâce sollicite à la sainteté . La Pâque doit précéder la fête des pains sans levain. La grâce de Dieu qui apporte le salut, nous enseigne à renier l’impiété et les convoitises mondaines . C’est pourquoi, au nom de Béthel prononcé dans la puissance de l’Esprit, Jacob veut, sans nouvel ordre, sans injonction ou commandement, que sa maison et les gens de sa maison soient purifiés.
Cela est plein de beauté et d’instruction. La souillure ne peut être tolérée quand on a le sentiment et la joie de la grâce débordante. Faux dieux et boucles d’oreilles, idoles et vanités, sont tous enterrés ensemble sous un térébinthe à Sichem, puis l’on quitte Sichem. Le patriarche se lève avec tout ce qui est à lui, et est bientôt sur le chemin de Béthel. Il a célébré la fête des pains sans levain, après avoir fait la Pâque, comme plus tard les Israélites en Égypte ; et, comme eux aussi, le bâton à la main et les sandales aux pieds, il tourne aussitôt le dos à son Égypte. Le Seigneur l’accompagne, comme Il accompagnera les Israélites au jour de leur exode ; et Il l’accompagne aussi par Sa puissance : comme Moïse fraya le chemin aux Israélites, à la face de leurs ennemis, comme Celui qui était dans la colonne de feu et de nuée, regarda et mit en déroute l’armée du Pharaon , de même ici, nous voyons Jacob et les siens partir, « et la frayeur de Dieu fut sur les villes qui les entouraient, et on ne poursuivit pas les fils de Jacob » .
Ce moment de l’histoire du patriarche est plein de beauté et d’instruction. Nous trouvons ici la grâce et la bénédiction, mais aussi l’humiliation. Les Israélites en Égypte avaient perdu le sentiment de la puissance du nom de Dieu, et Jacob doit maintenant apprendre qu’il a aussi perdu l’honneur attaché à son propre nom. Mais tout lui est rendu. Les noms de « Dieu Tout-puissant », d’« Israël » et de « Béthel », lui sont révélés de nouveau, au moment où il est restauré.
Il faut que Dieu soit adoré comme le Dieu du salut. Il le faut absolument dans le monde où nous sommes. Une telle adoration est la seule adoration « en vérité » (Jean 4, 23 ). En Lévitique 17 et en Deutéronome 12 , la jalousie divine à cet égard est exprimée avec beaucoup de force. C’est comme « Sauveur » que Dieu fait connaître Son nom dans une scène de péché et de mort. Ainsi Il dit par Son prophète : « Hors de moi il n’y a pas de Dieu : — de Dieu juste et Sauveur , il n’y en a point si ce n’est moi » (És. 45, 21 ). C’est là une révélation de Lui-même, et le fondement de toute adoration. Dans cette déclaration, Il met la mémoire de Son nom, et c’est là qu’est le lieu de Sa louange. Dieu avait mis à Béthel la mémoire de Son nom ; c’est là qu’était Sa maison ; c’est là que Jacob apporte maintenant ses sacrifices. Il dresse son autel et l’appelle El-Béthel. C’est son tabernacle du désert, son temple sur la montagne de Morija, et sur l’aire d’Ornan. Aussi son acte est-il infiniment agréable à Dieu, qui rend aussitôt expressément témoignage qu’Il y trouve Son plaisir : car, dès que Jacob y a dressé l’autel, Dieu lui apparaît, le bénit et lui dit : « Ton nom ne sera plus appelé Jacob ; mais Israël sera ton nom. Et il appela son nom Israël. Et Dieu lui dit : Je suis le Dieu Tout-puissant ; fructifie et multiplie ; une nation, et une multitude de nations, proviendra de toi ; et des rois sortiront de tes reins. Et le pays que j’ai donné à Abraham et à Isaac, je te le donnerai, et je le donnerai à ta semence après toi. Et Dieu monta d’auprès de lui, dans le lieu où il avait parlé avec lui » .
Telle fut l’expression de la divine acceptation et du plaisir de Dieu en l’autel de Jacob à Béthel. Ce fut comme la gloire qui remplit le tabernacle en Exode 40 , et remplit encore le temple en 2 Chroniques 5 . Le Dieu de la grâce et du salut venait, selon Son désir de le faire, occuper la maison, et acceptait l’adoration exprimée et rendue par un pauvre pécheur qui avait goûté Sa riche grâce. Rien ne peut être d’un intérêt plus profond qu’un tel moment. Salomon en sentit la puissance ; car, voyant la gloire remplir la maison qu’il avait bâtie, il exprima ce qu’éprouvait son cœur par ces admirables paroles : « L’Éternel a dit qu’il habiterait dans l’obscurité profonde. Mais moi, j’ai bâti une maison d’habitation pour toi, un lieu fixe pour que tu y demeures à toujours » . Le temple où l’on vit la miséricorde se glorifier vis-à-vis du jugement , eut pour effet de faire sortir l’Éternel Dieu de l’obscurité profonde, retraite de la justice, et Le faire venir au milieu d’un peuple d’adorateurs.
Qu’est-ce qui aurait pu surpasser une telle manifestation divine ? Or, aux jours des patriarches, elle fut vue à cet autel de Béthel. La gloire vint là ; l’Éternel y apparut et parla à Jacob, comme plus tard à Salomon. Luz fut semblable à l’aire d’Ornan ; ces deux endroits étaient devenus la maison de Dieu. Jacob, pour la seconde fois, appelle l’endroit Béthel ; mais il n’a aucune des appréhensions qui avaient troublé son esprit la première fois qu’il y avait été. Il y reste avec le même esprit que Salomon devant la gloire dans le temple : il sait que Dieu est revenu à lui, et que Sa présence même est avec lui.
Ensuite, avec la liberté et la force qui sont la conséquence de toutes ces choses, notre patriarche se remet en marche. De Béthel il va à Bethléhem, et de là, par Migdal-Éder, à Mamré, au pays du midi, où habitait son père Isaac. Mais dans aucun de ces endroits, il n’est de nouveau question de bâtir une maison ou d’acheter un champ. Il y a la tente et l’autel, la stèle, le voyage qui se poursuit, la sépulture de son vieux père, et enfin, comme ses pères, l’habitation dans le pays où ils avaient habité avant lui (chap. 37, 1 ).
Ce voyage, quant à son caractère moral, était bien différent de celui qu’il avait fait précédemment de Paddan à la montagne de Galaad, puis de là à Sichem par Mahanaïm et Succoth. Jacob n’a plus de répréhension à subir. Il n’y a point de lutte comme à Peniel, nul ordre péremptoire de partir, comme à Sichem. Nous ne craignons plus désormais qu’il abandonne de nouveau sa tente, ou qu’il oublie l’appel de Dieu. Le mot de « Béthel » dans la bouche du Seigneur et dans l’oreille de Jacob, a merveilleusement opéré. Nous pouvons rappeler de nouveau ici combien « une parole dite en son temps est bonne ! » . « Voici, Dieu se montre élevé dans sa puissance : qui enseigne comme lui ? » . Après cette seconde scène de Béthel, Dieu pouvait sûrement adresser à Son enfant, égaré mais repentant, les paroles d’Ésaïe : « Ainsi dit l’Éternel, ton Rédempteur, le Saint d’Israël : Moi, je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’enseigne pour ton profit, qui te dirige par le chemin par lequel tu dois marcher » .
Ce n’est pas que tout soit encore à l’état parfait. L’iniquité de Ruben révèle cela d’une manière trop pénible pour que nous puissions nous faire illusion. Mais Jacob s’est élevé au-dessus du niveau de la nature et a moralement dégagé son cœur de l’esprit du monde. Cependant, il n’en a pas encore fini avec la discipline. Est-ce jamais le cas ? Il ne trouve plus Rebecca avec Isaac à Mamré. Il ne revoit pas sa mère, la mère qui l’avait tant soigné et chéri. Il enterre la nourrice de sa mère, et, bien plus, il perd sa Rachel bien-aimée. Il reçoit, il est vrai, un gage de vigueur dans « le fils de sa droite », mais ce même fils lui rappelle sa douleur au sujet de Rachel. Ainsi il est encore sous la discipline ; mais il est dans le chemin de Dieu, aussi bien que sous la main de Dieu. C’est là la chose nouvelle. La discipline produit son effet sur lui, et atteint son but. Le sentier en est illuminé ; la dernière étape du chemin sera la plus brillante.
Quatrième partie . — Depuis le commencement du chapitre 37 , Joseph est le principal personnage en scène, et aussi le principal dans les pensées de l’Esprit de Dieu. Cela est prouvé par ce qui est dit au verset 2 : « Ce sont ici les générations de Jacob : Joseph, âgé de dix-sept ans », etc. Mais depuis ce chapitre jusqu’à la fin du livre, nous trouvons diverses mentions de Jacob, qui constituent la dernière partie de son histoire.
Il est maintenant, pour ainsi dire, un veuf. Nous le voyons solitaire, dans la retraite, avec les souvenirs du passé, plutôt qu’avec les occupations du présent. Il est bien le patriarche, le chef et père de toutes les maisons de ses enfants, reconnu tel par eux ; mais les affaires de la famille sont plutôt entre leurs mains ; et il passe le temps de son veuvage, sans chercher à reprendre la vie d’activité et d’énergie de jadis.
Sa retraite, toutefois, n’est pas comme l’avait été celle de son père Isaac. Il ne nous est pas dit un mot des quarante dernières années de la vie de ce dernier ; il semble avoir été mis de côté comme un instrument impropre à tout usage, non comme un instrument qui s’use par l’emploi, mais comme un instrument que la rouille envahit (voir « Isaac » ). Il n’en est pas ainsi des dernières années de Jacob. Il n’est plus un homme d’entreprises, mais dans sa retraite, il n’est point inactif . C’est alors qu’il semble avoir passé par les exercices d’âme les plus bénis, les plus heureux, les plus purs ; et ces exercices deviennent de plus en plus profonds jusqu’à la fin ; discipliné et châtié, comme nous l’avons vu, il porte maintenant son fruit pour le cultivateur divin. Nous ne pouvons pas dire tout à fait que Jacob ait jamais atteint la haute dignité de serviteur de Dieu, mais, arrivés au terme de son histoire, nous pouvons dire qu’il porta du fruit pour Dieu.
Il y a, en effet, une différence entre servir et porter du fruit . Le service est plus en vue et plus actif, la production de fruit peut être cachée. La main ou le pied peuvent servir, et c’est leur devoir. Le sang et l’huile ayant été appliqués sur le pouce et sur le gros orteil, ces derniers doivent être des instruments dans la main du Maître de la maison ; mais c’est dans les profondeurs secrètes du cœur que, l’Esprit opérant avec puissance par la vérité, Son labourage produira du fruit pour Dieu. Le fruit se voit dans la culture de ces grâces et de ces vertus qui donnent au peuple de Dieu son vrai caractère intrinsèque ; dans les habitudes, les dispositions et les qualités de l’homme intérieur, lesquelles sont d’un grand prix devant Dieu . C’est au-dedans, et sortant « du cœur », que ces plantes, agréables à Celui par qui l’âme est labourée, donnent leur parfum et leur beauté, rendant témoignage à la riche vertu de la pluie du ciel qui a arrosé le sol.
Cette production de fruit, me semble-t-il, nous la trouvons chez notre patriarche, dans la dernière partie de son pèlerinage. Nous en avons eu quelques aperçus moins distincts, pendant qu’il était encore en Canaan et avant qu’il se mît en route pour l’Égypte. Mais la moisson la plus riche de ce labourage est recueillie pendant les dix-sept années qu’il passe en Égypte, avant d’être lui-même recueilli vers ses pères. La participation à la sainteté de Dieu, fruit de la discipline du Père des esprits, est en général graduelle ; et ce fut le cas pour Jacob, la lumière alla croissant jusqu’à ce que le plein jour fût établi (Prov. 4, 18 ), la dernière heure étant la plus brillante de toutes.
Dans le cours du chapitre 37 , auquel nous sommes arrivés, il nous est dit que les frères de Joseph étaient allés paître leurs troupeaux à Sichem. Mais pourquoi ce retour à Sichem ? Est-ce parce que c’était là que se trouvait le terrain acheté, le domaine de la famille[22] ? C’était un lieu où il était dangereux de se tenir. Il avait été en piège à toute la famille, et l’Éternel les avait appelés à en sortir. Si Jacob avait été aussi vigilant qu’il aurait dû l’être, nous n’aurions peut-être pas entendu reparler de Sichem, et de la présence en ce lieu des troupeaux et des frères de Joseph. Néanmoins, on est heureux de voir qu’il y avait dans l’esprit de Jacob des symptômes de malaise à cet égard ; car il envoie Joseph voir ce qui en est des troupeaux et de ses frères, comme s’il avait quelque appréhension à leur sujet, les sachant dans un lieu si suspect. Nous pouvons voir en ceci un indice, bien faible, il est vrai, du réveil opéré dans l’âme de notre patriarche.
De même plus tard, au chapitre 43, 14 , lorsqu’il envoie pour la seconde fois ses fils en Égypte pour y acheter des vivres, il les recommande à l’Éternel, comme au « Dieu Tout-puissant ». « Le Dieu Tout-puissant », leur dit-il, « vous fasse trouver compassion devant l’homme, afin qu’il renvoie votre autre frère et Benjamin ». Ces paroles font voir aussi l’heureux état d’âme de Jacob, et que, dans une mesure du moins, il avait recouvré le sentiment de la puissance de ce nom qu’il avait une fois perdu , et que, comme nous l’avons vu, tous les exercices d’âme à Peniel ne lui avaient pas rendu.
D’après ces passages, nous pouvons dire que, dans les jours auxquels nous sommes arrivés, Dieu faisait passer Jacob par des exercices d’âme, afin de se faire mieux connaître à lui. Je n’ai pas besoin de le suivre davantage jusqu’au moment où nous le voyons se préparer à descendre en Égypte, pour y voir son fils avant de mourir, moment d’une très haute importance dans le progrès spirituel de son âme ; — il faut donc nous y arrêter dans le cours de nos méditations.
Lorsqu’il apprit que Joseph était encore vivant et qu’il était gouverneur de tout le pays d’Égypte, le cœur de Jacob resta froid, car il ne le crut pas . Ceci était de par l’Éternel, car c’était la vérité ; mais c’était une chose merveilleuse aux yeux de Jacob. De joie, il ne croyait pas et s’étonnait, car c’était recevoir Joseph vivant d’entre les morts. Au premier abord, c’était trop pour lui ; mais, lorsqu’il vit les chariots que le Pharaon avait envoyés pour le transporter en Égypte, lui et tout ce qui était à lui, son esprit se ranima, et, sans plus hésiter, il dit : « C’est assez ! Joseph, mon fils, vit encore ; j’irai et je le verrai avant que je meure » .
La nature parle ainsi aussitôt en Jacob, dès qu’il a cru ce qui lui a été rapporté ; il n’a besoin d’aucune autre instance pour se mettre en route pour l’Égypte. Mais à ce transport, à cette ébullition de la nature, succède un moment plus calme, comme nous allons le voir, et alors la précipitation naturelle est corrigée.
« Et Israël partit, et tout ce qui était à lui, et il vint à Beër-Shéba, et offrit des sacrifices au Dieu de son père Isaac » . Ceci est remarquable. Pourquoi ces sacrifices à Beër-Shéba ? Il n’y en avait point eu à Mamré, avant le départ de Jacob. Pourquoi donc cette halte à Beër-Shéba et ce service au Dieu d’Isaac ? On peut, au premier abord, s’en étonner ; mais on trouvera que de telles choses arrivent souvent (je dirais presque qu’elles sont nécessaires) dans les voies du peuple de Dieu.
La nature avait agi en Jacob à Mamré, aussitôt qu’il avait cru ce qui lui avait été dit de Joseph, et elle l’avait fait immédiatement partir pour l’Égypte. Mais maintenant ses sentiments spirituels ont été réveillés, et lui font examiner les décisions de la nature. C’est ce qui arrive très ordinairement. Jacob est maintenant circonspect comme saint , là où, comme père , il ne l’avait pas été. Il n’avait pas pris conseil avec le Seigneur au sujet de ce voyage, en le commençant ; mais la pensée de Christ, dans son cœur, sa conscience spirituelle, deviennent maintenant son guide, la décision de la nature est de nouveau considérée, et cela à la lumière du Seigneur.
Bien des années auparavant, l’Éternel avait dit à Isaac : « Ne descends pas en Égypte » (Gen. 26, 2 ) ; et ceci lui avait été dit en un jour de famine, comme celui que traversait Jacob. Jacob se rappelle cela dès qu’il arrive à Beër-Shéba, le dernier endroit au midi sur le chemin de l’Égypte, et d’où rien n’arrête la vue du côté du pays, où Isaac avait été averti de ne pas aller.
Tout cela me dit le pourquoi des sacrifices de Jacob à Beër-Shéba au Dieu de son père Isaac, et contient une grande instruction morale. Il se fit un puissant travail dans l’âme de Jacob, et ce travail fut très agréable au Seigneur. Nous trouvons un fait semblable au jour du siège de Samarie. Les pauvres lépreux hors de la ville satisfont aussitôt leur faim et pillent pour eux-mêmes dans les tentes des Syriens. Il était naturel, presque nécessaire, qu’ils fissent ainsi. Mais bientôt une autre pensée commence à les travailler, et ils disent : « Nous ne faisons pas bien. Ce jour est un jour de bonnes nouvelles, et nous nous taisons. Si nous attendons jusqu’à la lumière du matin, l’iniquité nous trouvera. Et maintenant, venez, allons et rapportons-le à la maison du roi » (2 Rois 7 ). Cette pensée venait d’un meilleur esprit que la satisfaction de leur désir naturel, et de même le travail produit ici dans l’âme de Jacob. Ce réveil spirituel de Jacob est si agréable au Seigneur, qu’Il vient aussitôt à lui avec des paroles de consolation : « Moi, je suis Dieu, le Dieu de ton père ; ne crains pas de descendre en Égypte ; car je t’y ferai devenir une grande nation. Moi, je descendrai avec toi en Égypte, et moi, je t’en ferai aussi certainement remonter ; et Joseph mettra sa main sur tes yeux » .
En y réfléchissant un moment, nous pouvons bien dire : Quelle communication que celle-ci ! Comme elle fit bien comprendre à Jacob que le Seigneur avait lu tout ce qui était dans son cœur, ses craintes du moment, ses affections antérieures, ses pensées comme père et ses pensées comme saint, les désirs de la nature et les besoins de l’esprit ! « Ne crains pas de descendre en Égypte » : cette parole calma le malaise momentané de son entendement renouvelé. « Joseph mettra certainement sa main sur tes yeux » : cette autre parole répondit au désir qui remplissait auparavant son cœur au sujet de son fils longtemps perdu. Quelle pleine satisfaction pour lui ! Avec quelle perfection tout ceci prouvait la réalité de la sympathie divine dans tous les exercices de cœur d’un élu ! Jacob trouvait en Dieu la piété et la grâce pour avoir du secours au moment opportun . « Quand mon esprit était accablé en moi, toi tu as connu mon sentier », disait David (Ps. 142, 3 ) ; et c’est ce que Jacob comprend sûrement ici. Le gémissement qu’il n’avait fait entendre à aucune oreille humaine, était parvenu avec toute sa signification à l’oreille de Celui qui sonde le cœur. Après cela, Jacob ne peut plus prolonger sa halte à Beër-Shéba, ni douter qu’il ne doive poursuivre son voyage en Égypte.
Il accomplit ce voyage ; la première fois qu’il voit Joseph, comme nous pouvions nous y attendre, et comme c’était entièrement la volonté du Seigneur, fut l’occasion où son cœur, si longtemps privé de son objet, éprouva la plus parfaite joie. Mon impression, quant à Jacob dans ces dernières années de sa vie, est qu’il était devenu un vieillard à profondes affections ; et c’est là un fait heureux, un indice de plus d’un meilleur état de son cœur. Car un homme à l’esprit calculateur, tel qu’il l’avait été dans ses habitudes et dans ses procédés, est ordinairement, et comme par nécessité morale, peu attentif et peu prévenant quant à ce qui concerne les autres. Naturellement, le moi est trop son propre objet. Mais maintenant, il n’en est point ainsi de Jacob. Sa douleur, quand il avait perdu Joseph, avait été extrême. Il se lamente amèrement aussi sur Siméon, et semble prêt à braver les horreurs de la famine, plutôt que de risquer la perte d’aucun autre de ses enfants. Ensuite, vers la fin de ces années, son adoption des fils de Joseph, sa sympathie avec Joseph, attristé de ce que le plus jeune fils soit préféré au premier-né, ce qu’il dit de Rachel et de son ensevelissement à Éphrath, sa mention de Léa, et de ses pères et de leurs femmes en rapport avec Macpéla, tout cela vient d’un cœur aimant. Le deuil général occasionné par sa mort, semble nous dire qu’il avait été au milieu du peuple un vieillard aimé et affectionné. Il y a un grand charme à remarquer ces choses.
Mais à côté de tout cela, nous le trouvons en Égypte dans sa propre personne et dans ses voies, à très peu près le même homme solitaire et veuf, que nous avons vu en Canaan pendant des années, avant qu’il en partît. Seulement, il était cela, malgré la très forte tentation d’être autre chose ; car il garda sa position d’étranger, bien qu’il eût maintenant l’occasion de faire de nouveau de la terre la scène de ses efforts et de ses espérances. Nous aimons une dignité dont nous portons le reflet. Nous en connaissons très bien les charmes. Si nous lâchions la bride à la nature, nous tirerions de notre parenté, de nos connaissances, toute la gloire que nous pourrions, et ferions parade devant les hommes de toute alliance avec ce qui est en honneur dans notre génération. Jacob, en Égypte, était on ne peut mieux placé pour satisfaire dans ce sens tout le désir de son cœur. Son fils faisait l’orgueil de ce pays. Joseph était le second dans le royaume, or Joseph était le fils de Jacob. C’était donc une tentation pour Jacob de se mettre en avant et de se montrer au monde. Le père de Joseph aurait été en vue. Tous les yeux n’auraient-ils pas été sur lui ? Ne lui aurait-on pas fait place, ne lui aurait-on pas cédé le pas, partout où il se serait montré ? La nature devait dire : Si Jacob possède de tels avantages, qu’il se montre lui-même au monde. L’esprit du monde doit le lui avoir suggéré, comme longtemps plus tard, il le fit à un plus grand que Jacob, qui n’avait point de gloires empruntées à faire briller, mais n’avait que des gloires personnelles : « Si tu fais ces choses, montre-toi au monde toi-même » (Jean 7, 4 ). Mais, avec l’esprit d’un homme qui, à sa manière, avait vaincu le monde, Jacob, pendant les dix-sept ans de sa vie en Égypte, reste dans la retraite. Il fut étranger, là où toutes les attractions humaines étaient réunies pour le faire succomber à la tentation d’être citoyen.
Je reconnais ici le fruit exquis d’un esprit soumis, façonné par la discipline divine à participer à la sainteté de Dieu, sainteté convenant à l’appel de Jacob qui avait fait de lui un étranger et un forain sur la terre. À Sichem, il nous rappelait Lot à Sodome ; il nous rappelle ici Abraham repoussant toutes les offres du roi de Sodome.
Toutefois, cette séparation d’avec le monde n’est pas le produit d’une fausse humilité. Au milieu de toute sa vie pratique d’étranger, il connaît et manifeste la dignité que Dieu lui a conférée. Quand il entre en la présence du Pharaon, et quand il en sort (Gen. 47 ), c’est lui qui bénit le roi. Il est important de le remarquer. Debout en présence du souverain, il se reconnaît comme forain sur la terre, pauvre même et fatigué ; mais en entrant et en sortant, il le bénit, comme quelqu’un qui sait ce qu’il est selon l’élection et la grâce de Dieu ; car, « sans contredit, le moindre est béni par celui qui est plus excellent » . Ce n’est point ce que fit le vieux Siméon, lorsqu’il tint dans ses bras le petit enfant de Bethléhem ; mais c’est ce que fait le vieux Jacob lorsqu’il a devant lui le plus grand des hommes de la terre. Il ne fait point de demande au roi, quoiqu’il eût raisonnablement pu attendre de lui tout ce qu’il aurait demandé. Il ne dit pas un mot de tout ce que le Pharaon ou l’Égypte ferait pour lui, mais il parle comme le plus excellent qui bénit le moindre jusqu’à deux fois. Il est comme l’apôtre prisonnier et enchaîné, devant les dignitaires et les officiers de l’empire romain. Paul déclare hardiment à Agrippa et au gouverneur romain que lui, leur prisonnier, portait en lui-même et possédait la bonne part, et qu’il ne pouvait leur désirer rien de meilleur que d’être comme il était lui-même . C’est là la foi qui glorifie la grâce — car il appartient à la foi de glorifier la grâce — une foi de grand prix, soit chez l’apôtre prisonnier, soit chez le patriarche étranger dans son exil. Rome et l’Égypte possèdent les richesses et la puissance du monde, ce que les hommes envient et ce qu’ils louent ; mais Paul et Jacob portent en eux-mêmes un secret qui leur fait tenir un autre langage.
Tout ce qui est dit de notre patriarche est riche en instruction. La gloire est cachée dans un vase de terre ; mais elle y est, et le vase a conscience de sa présence. Jacob, pendant ses dix-sept années en Égypte, ne travaille nullement à contribuer à l’histoire du monde ; il ne prend aucune part aux changements qui y ont lieu ; il en ignore les intérêts et les progrès ; il dépend d’autres personnes autour de lui, il prend ce qu’elles lui donnent, il est ce qu’elles le font être ; mais il possède un secret qui élève son esprit au-dessus du leur. D’autres peuvent prospérer en Égypte, lui ne fait qu’y passer le reste de ses jours (Gen. 47, 27, 28 ).
Je suis dans l’admiration devant ces voies du Seigneur, de l’Esprit de Dieu, à l’égard de Jacob. Après une vie comme la sienne, une fin telle que celle-ci convenait parfaitement. Il est à déplorer qu’il faille cet arrêt à la fin de sa carrière ; mais s’il est nécessaire, il est beau de le voir si riche en fruits. Pendant ce long labour de son âme, opéré par « le Père des esprits » , et qui dura dix-sept années en Égypte, ne pouvons-nous pas supposer que Jacob fut souvent assis devant le Seigneur, méditant sur les années passées, non sans confusion de face ; mais alors s’allumait le feu, pour que l’œuvre de l’affineur pût se poursuivre.
Lorsque ces années de silence et de retraite tirent à leur fin, nous voyons assez soudainement Jacob éveillé et actif. Il parle à Joseph de sa sépulture. Il veut non seulement qu’il promette, mais qu’il jure de l’enterrer dans le pays de ses pères (Gen. 47, 30 ). Ce trait est remarquable. Nous ne le voyons jamais en activité quant aux conditions de sa vie en Égypte ; il semble, comme nous l’avons dit, accepter volontiers ce qu’on lui donne, et être volontiers ce qu’on le fait être ; mais quant à la question de sa sépulture , il ne souffre aucun délai, et n’a aucune hésitation quelconque. Il veut une promesse confirmée par un serment ; il veut que son fils emporte son corps mort au pays, témoin de la promesse que Dieu lui a faite. Il parle d’une manière pressante, péremptoire, lui qui auparavant semblait si indifférent. Car la foi aime à lire l’avenir d’une façon claire, incontestable et irrévocable. Abraham avait désiré que l’héritage lui fût assuré par une alliance , aussi bien que par une promesse orale (Gen. 15 ). Jacob veut que sa sépulture, une sépulture digne des espérances d’un fils d’Abraham, lui soit assurée non seulement par promesse, mais par serment .
Cela nous fait connaître un autre Jacob que celui que nous avons connu autrefois. Il participe maintenant à la sainteté de Dieu ; son esprit et son caractère sont en conformité avec l’appel de Dieu. Il est étranger avec Dieu sur la terre, mais avec une espérance sûre et certaine de l’héritage promis. C’est là le fruit produit : je ne dis pas que ce soit le service, mais c’est une belle production de fruit dans l’homme intérieur.
Au chapitre 48 nous est raconté l’acte unique dans sa vie qui soit signalé par l’Esprit de Dieu, comme étant un acte de foi (Héb. 11, 21 ). Mais tout ce chapitre est beau. Tout est grâce de la part de Dieu, tout est foi dans le cœur de Jacob. Car c’est le propre de la foi , c’est son devoir, d’accepter les décrets de la grâce ; or c’est précisément ce que la grâce avait fait ici : la grâce adopte les fils de Joseph, qui n’avaient aucun droit selon la chair, et les introduit dans la famille d’Abraham. La grâce donne à Éphraïm la position et la part du premier-né ; à tous deux la double part, comme s’ils eussent été Ruben et Siméon. Elle met le plus jeune au-dessus de l’aîné ; elle donne à Joseph, le premier-né par adoption, les arrhes de son héritage à venir. Devant toutes ces choses, Jacob s’incline ; il obéit ; par la foi, il accepte les décrets de la grâce. La nature peut en être froissée ; mais Jacob est fidèle à la parole de grâce qui lui a été confiée. Joseph est peiné de voir son père mettre Éphraïm au-dessus de Manassé. Le cœur de Jacob sympathise à sa peine ; mais, quelque surprise pénible que son acte donne au cœur naturel, le patriarche accomplit la commission qu’il a reçue de Dieu. Il ne se laisse pas diriger par les sentiments naturels dans son fils Joseph, comme, bien des années auparavant, il s’était laissé diriger par les sentiments de sa mère Rebecca[23] .
Cette scène est pleine de beauté : la foi accepte les décrets de la grâce. Mais en cela, Jacob était aussi l’oracle de Dieu. Non seulement il obéissait par la foi au conseil de la grâce ; mais il était employé par Dieu comme un vase dans Sa maison, pour déclarer Ses pensées, pour représenter et accomplir Ses desseins dans ces mystères de la grâce, l’adoption , l’héritage et les arrhes .
Ce vase s’étant montré propre à l’usage du Maître, est employé ensuite. Nous voyons et entendons Jacob comme oracle de Dieu, lorsque nous arrivons au chapitre 49 . Il appelle ses douze fils et les bénit. Il prononce les paroles inspirées et les jugements de Dieu à leur égard. Mais ce fut pour lui un moment très pénible. Jamais rien ne lui coûta davantage. En préférant Éphraïm à Manassé, il avait souffert en quelque mesure ; mais lui, qui alors n’avait pas écouté la voix de la nature chez son fils, ne veut pas maintenant l’écouter pour lui-même. Cette scène-ci est triste et humiliante pour lui, et il le sent avec amertume à certains moments. Néanmoins, il continue jusqu’au bout ce qu’il a à dire. Inspiré par l’Esprit, et comme l’oracle de Dieu, il doit rappeler à ses fils là présents, leurs voies dans le passé, et déclarer quel sera le fruit de ces voies dans les jours à venir. Beaucoup de ces choses font saigner son cœur et lui remémorent ce qui ne peut qu’être profondément humiliant. Car ces paroles qu’il prononce sur ses fils, sont une espèce de jugement sur lui-même, en raison de sa négligence à l’égard de ses enfants dans le passé. Mais néanmoins il ne s’arrête pas, il accomplit son service comme l’oracle de Dieu, et cela, même avec une telle sympathie, avec de telles affections, qu’elles sont pour nous de nouvelles et précieuses preuves de son état d’âme purifié.
L’iniquité de Lévi et de Siméon passe devant lui. Mais il en est maintenant affecté, et d’un chagrin dont on ne voyait pas trace en lui au jour où cette iniquité avait été commise. Il avait alors été troublé à cause du mal qui pouvait en résulter de la part de ses voisins. « Vous m’avez troublé », dit-il, « en me mettant en mauvaise odeur auprès des habitants du pays, les Cananéens et les Phéréziens ; et moi, je n’ai qu’un petit nombre d’hommes ; et ils s’assembleront contre moi, et me frapperont, et je serai détruit, moi et ma maison » (Gen. 34, 30 ). Telle était sa pensée, lorsqu’il était citoyen de Sichem. Maintenant, il est sur un tout autre terrain, sur un terrain plus élevé ; il respire un air plus pur ; et son âme rejette cette iniquité. C’était une iniquité : cela suffit ; il ne permettra point que son honneur y soit associé. Après cela paraît devant lui l’impureté de Ruben, et il en est rempli d’horreur. Ensuite, lorsque l’apostasie de Dan se présente à sa vue, toute son âme en frémit, et il s’abandonne à l’espérance du salut de Dieu, seul moyen de délivrance, le seul et unique qu’il veuille reconnaître, la seule ressource pour échapper à tout ce qui est autour de lui, derrière lui et devant lui. « Dan sera un serpent sur le chemin, une vipère sur le sentier, qui mord les talons du cheval, et celui qui le monte tombe à la renverse. J’ai attendu ton salut, ô Éternel ! » .
Quelles affections et quelle énergie nous découvrons là ! Avec quelle délicate perception, cet instrument fait son service de vase à honneur dans la maison de Dieu ! Au jour de la défaite d’Absalom, le pauvre David éprouva bien plus que la douleur causée par la perte de son fils. Cette mort lui rappelait le souvenir de son péché. Ici Jacob, avec une entière sympathie personnelle, entre dans la pensée des conseils de Dieu, et reconnaît sa part de culpabilité dans les choses passées dont le souvenir ne peut que remuer profondément sa conscience.
Non seulement il annonce ces jugements de Dieu, mais son cœur en est oppressé. Il n’est pas simplement un instrument, il est un instrument vivant ; et il est fidèle à Celui qui l’a établi, quoique ce service soit extrêmement humiliant et plein d’amertume pour lui.
Nous avons vu Jacob muet pour un temps. Nous avons remarqué que le silence avait caractérisé notre patriarche pendant bien des années vers la fin de sa vie. Mais sa bouche a maintenant été ouverte par la foi, et dès lors Dieu se sert remarquablement de lui comme oracle prophétique. Son cas est comme celui de Zacharie, en Luc 1 . Zacharie, comme nous le savons, fut lui aussi muet pour un temps ; mais par la foi, il écrivit sur une tablette le nom de son fils, et ensuite le Seigneur se servit de lui comme prophète.
Ici finit l’histoire de Jacob ; mais je crois que nous en avons recueilli l’enseignement moral. Par la manière dont la main du Seigneur a pris soin de lui, nous voyons combien Il est infatigable à l’égard des siens, malgré leur folie et leur perversité. Nous remarquons aussi bien la variété , que la patience , qui accompagnent cette éducation morale continue. Jacob avait différentes leçons à apprendre ; et Celui à qui il avait affaire, avait, dans Sa grâce patiente, pris à tâche de les lui faire toutes apprendre. Comme nous l’avons vu, Béthel, Peniel, puis Béthel une seconde fois, puis Beër-Shéba, en sont autant de témoins. En outre, tout le long d’une carrière à incidents variés, tant dans le pays qu’au-dehors, dans sa jeunesse et dans son âge mûr, parmi des étrangers et aux côtés de son père et de sa mère, Jacob fit voir qu’il avait besoin de correction à bien des égards ; et la leçon fut renouvelée mainte et mainte fois.
Son histoire nous rappelle celle des disciples du Seigneur Jésus. De combien de manières n’eut-Il pas à les reprendre et à les instruire ! Il en fut ainsi jusqu’à la fin, et la patience de leur divin Maître ne se démentit jamais. L’ignorance, l’égoïsme, dont ils faisaient preuve, leurs fautes morales constantes, les différentes occasions où ils allaient à l’encontre de la pensée de leur Maître, tout faisait ressortir Sa bonté dont ils étaient les objets. Cette histoire peut nous rappeler aussi celle d’Israël supporté dans le désert pendant quarante ans. Elle peut encore nous rappeler à nous-mêmes de combien de manières nous éprouvons journalièrement les effets de la grâce et de la patience du même Dieu.
Comme nous l’avons remarqué au début, avant de commencer cette méditation sur l’histoire de Jacob, et que nous l’avons vu depuis, ce patriarche nous offre un exemple de la discipline d’un enfant. La discipline est salutaire, et fait du bien comme une médecine. Quand nous en avons besoin, c’est la seule bonne chose pour nous. Lorsqu’aux jours de Samuel, Israël demanda un roi, aurait-il été utile au peuple que l’Éternel lui eût donné David ? L’Éternel avait David en réserve pour Lui ; mais était-ce le bon moment ? Aurait-il été salutaire pour le peuple que David lui eût été donné immédiatement, lorsque, dans sa propre volonté et sa rébellion, il demandait un roi ? Assurément il fallait d’abord qu’il eût fait l’expérience de l’amertume de ses propres voies. Quand Israël demande un roi, c’est un Saül qu’il lui faut. C’était une discipline, et la seule chose qui pût lui être salutaire. Mais lorsqu’il eut senti l’amertume de sa propre volonté, l’Éternel, ayant pitié de sa misère, lui donna celui qu’Il avait en réserve pour lui, l’homme selon Son propre cœur, qui accomplirait tout Son bon plaisir.
Comme tout cela est parfait ! Si David eût été donné à Israël au jour de 1 Samuel 11 , cette histoire n’aurait eu aucun enseignement moral pour nous. Mais l’amour est le même, qu’il dispense discipline ou consolation, médecine amère ou nourriture. Tel est l’enseignement caractéristique que nous trouvons dans l’histoire de notre patriarche.
Sa sépulture à Macpéla avait été le premier sujet des entretiens de Jacob avec ses fils avant de mourir ; c’est aussi le dernier (Gen. 47, 29 ; 49, 29 ). Il avait déjà la promesse et le serment de Joseph à ce sujet ; il faut maintenant qu’il leur fasse prendre à tous le même engagement. La mort était pour lui plus importante que la vie. La vie le retenait en Égypte, la mort le faisait rentrer en Canaan. La mort le reliait avec le Dieu de ses pères et avec la promesse qu’Il leur avait faite. Le fondement des espérances de la foi était au-delà de la vie, et en dehors de l’Égypte. En esprit, il disait : Absent du corps, présent avec le Seigneur. « Nous avons, dis-je, de la confiance, et nous aimons mieux être absents du corps et être présents avec le Seigneur » . Jacob exprimait cela, autant que la foi des patriarches pouvait l’exprimer. Au dernier moment de sa vie, « quand Jacob eut achevé de donner ses commandements à ses fils, il retira ses pieds dans le lit, et expira, et fut recueilli vers ses peuples » .
Pendant les années qu’il passa en Égypte, Jacob ne fut assurément ni oisif, ni stérile. Quoiqu’il ne pût aucunement s’employer lui-même, ni employer ses bras aux affaires de la vie, il n’était pas envahi par la rouille , comme nous le disions d’Isaac. Le silence de Jacob fut un temps de labour. Nous sommes réjouis de voir que ses derniers jours furent ses meilleurs jours. Nous sommes encore plus réjouis de voir que la grâce lui procura ce temps de repos à la fin de sa carrière, afin que, suivant le langage du psalmiste, il recouvrât sa force, avant de s’en aller et de n’être plus .
Quelle grâce de Dieu envers nous tous, Ses élus, qu’Il ait placé devant nous un tel spectacle, un tel exemple de la patience, de la sagesse et de la bonté divines. Ce spectacle est vraiment remarquable : il a une place spéciale parmi l’infidélité de formes et de caractères que prend la grâce en rapport avec les besoins des saints. Les derniers jours de Jacob furent ses jours de bonheur. Pour ses fils, pour leur menu et leur gros bétail, l’Égypte fut un pays de Goshen, mais non point pour le menu et le gros bétail de Jacob, car nous ne lisons pas qu’il en eût ; mais c’est pour l’âme de Jacob que l’Égypte fut un Goshen, le pays le plus riche, le plus beau, le mieux arrosé dont il eût jamais joui. Elle fut plus réellement pour lui la porte des cieux, que ne l’avait été Béthel. Elle fut davantage la « face de Dieu » que ne l’avait été Peniel. Là le Seigneur se révéla à lui dans le secret et dans le silence, mais avec une puissance réelle et vivante. Malgré tout ce qui aurait pu naturellement le mettre à l’aise sur la terre et l’y retenir, il fut un étranger. En Égypte, Jacob fut un homme affranchi , comme, dès le début et pendant toute sa vie, il avait été un homme élu et appelé.
Faisons notre profit de ce que Dieu lui enseignait. Recherchons en simplicité de cœur la portion d’étrangers pour Dieu, pensant plus à Macpéla qu’à l’Égypte, plus à l’enlèvement des saints, à l’espérance qui attache nos cœurs à la promesse, qu’à toute la prospérité de ce présent siècle mauvais.
Matthieu
11 ◊ 1 Et il arriva, quand Jésus eut achevé de donner ses ordres à ses douze disciples, qu’il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes.
◊ 2 Et Jean, ayant ouï parler dans la prison des œuvres du Christ, envoya par ses disciples, et lui dit : ◊ 3 Es-tu celui qui vient, ou devons-nous en attendre un autre ? ◊ 4 Et Jésus, répondant, leur dit : Allez, et rapportez à Jean les choses que vous entendez et que vous voyez : ◊ 5 les aveugles recouvrent la vue et les boiteux marchent ; les lépreux sont rendus nets et les sourds entendent, et les morts sont ressuscités, et l’évangile est annoncé aux pauvres. ◊ 6 Et bienheureux est quiconque n’aura pas été scandalisé en moi.
◊ 7 Et comme ils s’en allaient, Jésus se mit à dire de Jean aux foules : Qu’êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité par le vent ? ◊ 8 Mais qu’êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu de vêtements précieux ? Voici, ceux qui portent des choses précieuses sont dans les maisons des rois. ◊ 9 Mais qu’êtes-vous allés voir ? Un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète ; ◊ 10 car c’est ici celui dont il est écrit : « Voici, moi j’envoie mon messager devant ta face, lequel préparera ton chemin devant toi ». ◊ 11 En vérité, je vous dis : parmi ceux qui sont nés de femme, il n’en a été suscité aucun de plus grand que Jean le baptiseur ; mais le moindre dans le royaume des cieux est plus grand que lui. ◊ 12 Mais, depuis les jours de Jean le baptiseur jusqu’à maintenant, le royaume des cieux est pris par violence, et les violents le ravissent. ◊ 13 Car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu’à Jean. ◊ 14 Et si vous voulez recevoir [ce que je vous dis], celui-ci est Élie qui doit venir. ◊ 15 Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende. ◊ 16 Mais à qui comparerai-je cette génération ? Elle est semblable à de petits enfants assis dans les marchés, et criant à leurs compagnons, ◊ 17 et disant : Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé ; nous vous avons chanté des complaintes, et vous ne vous êtes pas lamentés. ◊ 18 Car Jean est venu ne mangeant ni ne buvant, et ils disent : Il a un démon. ◊ 19 Le fils de l’homme est venu mangeant et buvant, et ils disent : Voici un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des pécheurs. Et la sagesse a été justifiée par ses enfants.
◊ 20 Alors il commença à adresser des reproches aux villes dans lesquelles le plus grand nombre de ses miracles avaient été faits, parce qu’elles ne s’étaient pas repenties : ◊ 21 Malheur à toi, Chorazin ! malheur à toi, Bethsaïda ! car si les miracles qui ont été faits au milieu de vous eussent été faits dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps qu’elles se seraient repenties sous le sac et la cendre. ◊ 22 Mais je vous dis que le sort de Tyr et de Sidon sera plus supportable au jour de jugement que le vôtre. ◊ 23 Et toi, Capernaüm, qui as été élevée jusqu’au ciel, tu seras abaissée jusque dans le hadès ; car si les miracles qui ont été faits au milieu de toi eussent été faits dans Sodome, elle serait demeurée jusqu’à aujourd’hui. ◊ 24 Mais je vous dis que le sort du pays de Sodome sera plus supportable au jour de jugement que le tien.
◊ 25 En ce temps-là, Jésus répondit et dit : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants. ◊ 26 Oui, Père, car c’est ce que tu as trouvé bon devant toi. ◊ 27 Toutes choses m’ont été livrées par mon Père ; et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père ; ni personne ne connaît le Père, si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils voudra le révéler. ◊ 28 Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos. ◊ 29 Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi, car je suis débonnaire et humble de cœur ; et vous trouverez le repos de vos âmes. ◊ 30 Car mon joug est aisé et mon fardeau est léger.
Psaumes
Instruction de David ; lorsqu’il était dans la caverne. Prière.
142 ◊ 1 De ma voix, je crie à l’Éternel ; de ma voix, je supplie l’Éternel.
◊ 2 Je répands devant lui ma plainte, je déclare ma détresse devant lui.
◊ 3 * Quand mon esprit était accablé en moi, toi tu as connu mon sentier. Sur le chemin par lequel je marchais, ils m’ont caché un piège.
◊ 4 Regarde à droite, et vois ; il n’y a personne qui me reconnaisse ; tout refuge est perdu pour moi ; il n’y a personne qui s’enquière de mon âme.
◊ 5 J’ai crié vers toi, Éternel ! j’ai dit : Tu es mon refuge, ma part dans la terre des vivants.
◊ 6 Sois attentif à mon cri, car je suis très misérable ; délivre-moi de mes persécuteurs, car ils sont plus forts que moi.
◊ 7 Fais sortir mon âme de la prison, pour célébrer ton nom. Les justes m’environneront, parce que tu m’auras fait du bien.
Ésaïe
48 ◊ 1 Écoutez ceci, maison de Jacob, vous qui êtes appelés du nom d’Israël et qui sortez des eaux de Juda, qui jurez par le nom de l’Éternel, et faites mention du Dieu d’Israël, [mais] non pas en vérité ni en justice. ◊ 2 Car ils se nomment d’après la ville sainte, et s’appuient sur le Dieu d’Israël : l’Éternel des armées est son nom. ◊ 3 J’ai déclaré les premières choses dès longtemps, et elles sont sorties de ma bouche et je les ai fait entendre ; je les ai faites subitement, et elles sont arrivées. ◊ 4 Parce que je savais que tu es obstiné, et que ton cou est une barre de fer, et ton front, d’airain, ◊ 5 je te les ai déclarées dès longtemps ; avant qu’elles arrivassent je te les ai fait entendre, de peur que tu ne disses : Mon idole les a faites ; et mon image taillée ou mon image de fonte les a ordonnées. ◊ 6 Tu les as entendues, vois-les tout entières. Et vous, ne voulez-vous pas les déclarer ? Je t’ai fait entendre des choses nouvelles, dès maintenant, et des choses cachées et que tu n’as pas connues. ◊ 7 Elles sont créées maintenant, et non dès longtemps ; et avant ce jour tu ne les as pas entendues, de peur que tu ne disses : Voici, je les savais ! ◊ 8 Et tu n’as pas entendu, et tu n’as pas su, et dès longtemps ton oreille ne s’est pas ouverte ; car je [te] connais : tu agis toujours perfidement, et tu as été appelé transgresseur dès la matrice.
◊ 9 À cause de mon nom je différerai ma colère, et à cause de ma louange je me retiendrai à ton égard, pour ne pas te retrancher. ◊ 10 Voici, je te purifierai, mais non comme de l’argent : je t’ai choisi au creuset de l’affliction. ◊ 11 À cause de moi-même, à cause de moi-même, je [le] ferai ; car comment [mon nom] serait-il profané ? Et je ne donnerai pas ma gloire à un autre. ◊ 12 Écoute-moi, Jacob, et toi, Israël, que j’ai appelé. Moi, je suis le Même, — moi, le premier, et moi, le dernier. ◊ 13 Ma main aussi a fondé la terre, et ma droite a étendu les cieux ; moi je les appelle : ils se tiennent là ensemble. ◊ 14 Rassemblez-vous, vous tous, et écoutez. Qui d’entre eux a déclaré ces choses ? Celui que l’Éternel a aimé exécutera son bon plaisir sur Babylone, et son bras [sera sur] les Chaldéens. ◊ 15 Moi, moi j’ai parlé, moi je l’ai aussi appelé ; je l’ai fait venir, et son chemin prospérera. ◊ 16 Approchez-vous de moi, écoutez ceci : Je n’ai pas parlé en secret dès le commencement ; dès le temps où cela a existé, je suis là ; et maintenant le Seigneur l’Éternel m’a envoyé, et son Esprit.
◊ 17 Ainsi dit l’Éternel, ton rédempteur, le Saint d’Israël : Moi, je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’enseigne pour ton profit, qui te dirige dans le chemin [par lequel] tu dois marcher. ◊ 18 Oh ! si tu avais fait attention à mes commandements, ta paix aurait été comme un fleuve, et ta justice comme les flots de la mer ; ◊ 19 et ta semence aurait été comme le sable, et ceux qui sortent de tes entrailles, comme le gravier de la mer : son nom n’aurait pas été retranché ni détruit de devant moi.
◊ 20 Sortez de Babylone, fuyez du milieu des Chaldéens, avec une voix de chant de joie ! Déclarez et faites entendre ceci, portez-le jusqu’au bout de la terre ; dites : L’Éternel a racheté son serviteur Jacob ! ◊ 21 Et ils n’ont pas eu soif, quand il les fit marcher dans les déserts ; du rocher il a fait jaillir pour eux les eaux ; il a fendu le rocher, et les eaux ont coulé.
◊ 22 Il n’y a pas de paix, dit l’Éternel, pour les méchants.
Ésaïe
45 ◊ 1 Ainsi dit l’Éternel à son oint, à Cyrus, dont j’ai tenu la droite pour soumettre devant lui des nations ;… et je délierai les reins des rois, pour ouvrir les deux battants devant lui afin que les portes ne soient pas fermées : ◊ 2 Moi, j’irai devant toi, et j’aplanirai les choses élevées ; je briserai les portes d’airain, et je casserai les barres de fer ; ◊ 3 et je te donnerai les trésors des ténèbres et les richesses des lieux cachés ; afin que tu saches que moi, l’Éternel, qui t’ai appelé par ton nom, je suis le Dieu d’Israël. ◊ 4 À cause de mon serviteur Jacob, et d’Israël, mon élu, je t’ai appelé par ton nom, je t’ai donné un nom, et tu ne me connaissais pas. ◊ 5 Moi, je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre ; il n’y a point de Dieu si ce n’est moi. Je t’ai ceint, et tu ne me connaissais pas ;… ◊ 6 afin qu’ils sachent, depuis le lever du soleil et depuis le couchant, qu’il n’y en a point hors moi. Moi, je suis l’Éternel, et il n’y en a pas d’autre, ◊ 7 — [moi] qui ai formé la lumière et qui ai créé les ténèbres ; qui fais la prospérité, et qui crée le malheur : moi, l’Éternel, je fais toutes ces choses.
◊ 8 Cieux, distillez d’en haut, et que les nuages fassent ruisseler la justice ; que la terre s’ouvre, et que, à la fois, le salut se produise et la justice germe ! Moi, l’Éternel, je l’ai créé. ◊ 9 Malheur à celui qui conteste avec celui qui l’a formé ! Qu’un tesson [conteste] avec des tessons de la terre… ! L’argile dira-t-elle à celui qui la forme : Que fais-tu ? — et ton œuvre : Il n’a pas de mains ? ◊ 10 Malheur à celui qui dit à son père : Qu’as-tu engendré ? et à sa mère : Qu’as-tu enfanté ? ◊ 11 Ainsi dit l’Éternel, le Saint d’Israël, et celui qui l’a formé : Enquérez-vous de moi touchant les choses à venir ; commandez-moi à l’égard de mes fils et à l’égard de l’œuvre de mes mains. ◊ 12 Moi, j’ai fait la terre, et j’ai créé l’homme sur elle ; c’est moi, ce sont mes mains qui ont étendu les cieux, et j’ai ordonné toute leur armée. ◊ 13 Moi, je l’ai suscité en justice, et je rendrai droites toutes ses voies : lui, bâtira ma ville, et renverra libres mes captifs, sans prix et sans présent, dit l’Éternel des armées.
◊ 14 Ainsi dit l’Éternel : Le travail de l’Égypte et le gain de l’Éthiopie et des Sabéens, hommes de haute taille, passeront vers toi et seront à toi. Ils marcheront après toi ; ils passeront enchaînés, et se prosterneront devant toi ; ils te supplieront, [disant] : Certainement *Dieu est au milieu de toi ; il n’y en a pas d’autre, point d’autre Dieu… ◊ 15 Certes, tu es un *Dieu qui te caches, le Dieu d’Israël, le sauveur… ◊ 16 Ils auront honte, et seront aussi tous confus ; ils s’en iront ensemble avec confusion, les fabricateurs d’idoles. ◊ 17 Israël sera sauvé par l’Éternel d’un salut éternel ; vous n’aurez pas honte et vous ne serez pas confus, aux siècles des siècles.
◊ 18 Car ainsi dit l’Éternel qui a créé les cieux, le Dieu qui a formé la terre et qui l’a faite, celui qui l’a établie, qui ne l’a pas créée [pour être] vide, qui l’a formée pour être habitée : Moi, je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre. ◊ 19 Je n’ai pas parlé en secret, dans un lieu ténébreux de la terre ; je n’ai pas dit à la semence de Jacob : Cherchez-moi en vain. Je suis l’Éternel parlant justice, déclarant ce qui est droit.
◊ 20 Rassemblez-vous et venez, approchez-vous ensemble, réchappés des nations ! — Ils n’ont point de connaissance, ceux qui portent le bois de leur image taillée et présentent leur supplication à un *dieu qui ne sauve pas. ◊ 21 — Déclarez, et faites-[les] approcher ! Oui, qu’ensemble ils consultent ! Qui a fait entendre cela d’ancienneté ? Qui l’a déclaré dès longtemps ? N’est-ce pas moi, l’Éternel ? Et hors moi il n’y a pas de Dieu ; — de *Dieu juste et sauveur, il n’y en a point si ce n’est moi. ◊ 22 Tournez-vous vers moi, et soyez sauvés, vous, tous les bouts de la terre ; car moi, je suis *Dieu, et il n’y en a pas d’autre. ◊ 23 J’ai juré par moi-même, la parole est sortie de ma bouche [en] justice, et ne reviendra pas, que devant moi tout genou se ploiera, [par moi] toute langue jurera. ◊ 24 En l’Éternel seul, dira-t-on, j’ai justice et force. C’est à lui qu’on viendra, et tous ceux qui s’irritent contre lui auront honte. ◊ 25 En l’Éternel sera justifiée et se glorifiera toute la semence d’Israël.
Psaumes
Au chef de musique, à Jeduthun. Psaume de David.
39 ◊ 1 J’ai dit : Je prendrai garde à mes voies, afin que je ne pèche point par ma langue ; je garderai ma bouche avec une muselière pendant que le méchant est devant moi.
◊ 2 J’ai été muet, dans le silence ; je me suis tu à l’égard du bien ; et ma douleur a été excitée.
◊ 3 Mon cœur s’est échauffé au-dedans de moi ; dans ma méditation le feu s’est allumé, j’ai parlé de ma langue :
◊ 4 Éternel ! fais-moi connaître ma fin, et la mesure de mes jours, ce qu’elle est ; je saurai combien je suis fragile.
◊ 5 Voici, tu m’as donné des jours comme la largeur d’une main, et ma durée est comme un rien devant toi. Certainement, tout homme qui se tient debout n’est que vanité. Sélah.
◊ 6 Certainement l’homme se promène parmi ce qui n’a que l’apparence ; certainement il s’agite en vain ; il amasse [des biens], et il ne sait qui les recueillera.
◊ 7 * Et maintenant, qu’est-ce que j’attends, Seigneur ? Mon attente est en toi.
◊ 8 Délivre-moi de toutes mes transgressions ; ne me livre pas à l’opprobre de l’insensé.
◊ 9 Je suis resté muet, je n’ai pas ouvert la bouche, car c’est toi qui l’as fait.
◊ 10 Retire de dessus moi ta plaie : je suis consumé par les coups de ta main.
◊ 11 Quand tu châties un homme, en le corrigeant à cause de l’iniquité, tu consumes comme la teigne sa beauté ; certainement, tout homme n’est que vanité. Sélah.
◊ 12 * Écoute ma prière, ô Éternel ! et prête l’oreille à mon cri ; ne sois pas sourd à mes larmes, car je suis un étranger, un hôte, chez toi, comme tous mes pères.
◊ 13 Détourne tes regards de moi, et que je retrouve ma force, avant que je m’en aille et que je ne sois plus.
Actes
7 ◊ 1 Et le souverain sacrificateur dit : Ces choses donc sont-elles ainsi ? ◊ 2 Et il dit : Hommes frères et pères, écoutez : Le Dieu de gloire apparut à notre père Abraham, lorsqu’il était en Mésopotamie, avant qu’il habitât en Charran, ◊ 3 et il lui dit : Sors de ton pays et de ta parenté, et viens au pays que je te montrerai. ◊ 4 Alors, sortant du pays des Chaldéens, il habita en Charran ; et de là, après que son père fut mort, Dieu le fit passer dans ce pays où vous habitez maintenant. ◊ 5 Et il ne lui donna pas d’héritage dans ce pays, pas même où poser son pied, et il lui promit de le lui donner en possession, et à sa postérité après lui, alors qu’il n’avait point d’enfant. ◊ 6 Et Dieu parla ainsi : « Sa postérité séjournera dans une terre étrangère, et on l’asservira et on la maltraitera pendant quatre cents ans ; ◊ 7 et je jugerai, moi, la nation à laquelle ils auront été asservis, dit Dieu ; et après cela ils sortiront et me serviront en ce lieu-ci ». ◊ 8 Et il lui donna l’alliance de la circoncision ; et ainsi Abraham engendra Isaac et le circoncit le huitième jour ; et Isaac, Jacob ; et Jacob, les douze patriarches. ◊ 9 Et les patriarches, étant pleins d’envie contre Joseph, le vendirent [pour être mené] en Égypte ; et Dieu était avec lui ; ◊ 10 et il le délivra de toutes ses afflictions, et lui fit trouver grâce et sagesse auprès du Pharaon, roi d’Égypte ; et il l’établit gouverneur sur l’Égypte et sur toute sa maison. ◊ 11 Or il survint une famine dans tout le pays d’Égypte et en Canaan, et une grande détresse, et nos pères ne trouvèrent pas de nourriture. ◊ 12 Et Jacob, ayant ouï dire qu’il y avait du blé en Égypte, y envoya une première fois nos pères ; ◊ 13 et, la seconde fois, Joseph fut reconnu de ses frères, et la famille de Joseph fut connue du Pharaon. ◊ 14 Et Joseph envoya chercher son père Jacob et toute sa parenté, en [tout] soixante-quinze âmes. ◊ 15 Et Jacob descendit en Égypte ; et il mourut, lui et nos pères, ◊ 16 et ils furent transportés à Sichem, et mis dans le sépulcre qu’Abraham avait acheté à prix d’argent des fils d’Emmor, le [père] de Sichem.
◊ 17 Mais comme le temps de la promesse que Dieu avait promise à Abraham, approchait, le peuple s’accrut et se multiplia en Égypte, ◊ 18 jusqu’à ce qu’il se leva un autre roi sur l’Égypte, qui ne connaissait pas Joseph. ◊ 19 Celui-ci, usant de ruse contre notre race, maltraita les pères jusqu’à leur faire exposer leurs enfants pour qu’ils ne demeurassent pas en vie.
◊ 20 En ce temps-là naquit Moïse, et il était divinement beau ; et il fut nourri trois mois dans la maison du père. ◊ 21 Mais, ayant été exposé, la fille du Pharaon l’emporta, et l’éleva pour elle, afin qu’il fût son fils. ◊ 22 Et Moïse fut instruit dans toute la sagesse des Égyptiens ; et il était puissant dans ses paroles et dans ses actions. ◊ 23 Mais quand il fut parvenu à l’âge de quarante ans, il lui vint au cœur de visiter ses frères, les fils d’Israël ; ◊ 24 et voyant l’un d’eux à qui l’on faisait tort, il le défendit, et vengea l’opprimé, en frappant l’Égyptien. ◊ 25 Or il croyait que ses frères comprendraient que Dieu leur donnerait la délivrance par sa main, mais ils ne le comprirent point. ◊ 26 Et le jour suivant, il se montra à eux comme ils se battaient ; et il les engagea à la paix, disant : Vous êtes frères ; pourquoi vous faites-vous tort l’un à l’autre ? ◊ 27 Mais celui qui faisait tort à son prochain, le repoussa, disant : Qui t’a établi chef et juge sur nous ? ◊ 28 Veux-tu me tuer, toi, comme tu tuas hier l’Égyptien ? ◊ 29 Et Moïse s’enfuit à cette parole, et fut étranger dans le pays de Madian, où il engendra deux fils. ◊ 30 Et, quarante ans s’étant écoulés, un ange lui apparut au désert de la montagne de Sinaï, dans la flamme de feu d’un buisson. ◊ 31 Et Moïse, voyant cela, fut étonné de la vision ; et comme il approchait pour regarder, une voix du *Seigneur se fit [entendre] : ◊ 32 Moi, je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d’Abraham, et d’Isaac, et de Jacob. Et Moïse, devenu tout tremblant, n’osait regarder. ◊ 33 Et le *Seigneur lui dit : Délie les sandales de tes pieds ; car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte. ◊ 34 J’ai vu, j’ai vu l’oppression de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu leur gémissement, et je suis descendu pour les délivrer ; et maintenant viens, je t’enverrai en Égypte. ◊ 35 Ce Moïse qu’ils avaient rejeté, disant : Qui t’a établi chef et juge ? celui-là, Dieu l’a envoyé pour chef et pour libérateur, par la main de l’ange qui lui était apparu au buisson. ◊ 36 C’est lui qui les conduisit dehors, en faisant des prodiges et des miracles dans le pays d’Égypte, et dans la mer Rouge, et au désert pendant quarante ans. ◊ 37 C’est ce Moïse qui a dit aux fils d’Israël : Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi ; [écoutez-le]. ◊ 38 C’est lui qui fut dans l’assemblée au désert, avec l’ange qui lui parlait sur la montagne de Sinaï, et avec nos pères ; qui reçut des oracles vivants pour nous les donner ; ◊ 39 auquel nos pères ne voulurent pas être soumis ; mais ils le repoussèrent et retournèrent de leur cœur en Égypte, ◊ 40 disant à Aaron : Fais-nous des dieux qui aillent devant nous, car, quant à ce Moïse qui nous a conduits hors du pays d’Égypte, nous ne savons ce qui lui est arrivé. ◊ 41 Et ils firent en ces jours-là un veau, et offrirent un sacrifice à l’idole, et se réjouirent dans les œuvres de leurs mains. ◊ 42 Et Dieu se retourna, et les livra au service de l’armée du ciel, ainsi qu’il est écrit au livre des prophètes : « M’avez-vous offert des bêtes égorgées et des sacrifices pendant quarante ans dans le désert, maison d’Israël ? ◊ 43 Et vous avez porté le tabernacle de Moloch et l’étoile de votre dieu Remphan, les figures que vous avez faites pour leur rendre hommage ; et je vous transporterai au-delà de Babylone ».
◊ 44 Nos pères avaient le tabernacle du témoignage dans le désert, comme avait ordonné celui qui avait dit à Moïse de le faire selon le modèle qu’il avait vu. ◊ 45 Et nos pères, l’ayant reçu, l’introduisirent avec Josué, en prenant possession des nations que Dieu chassa de devant la face de nos pères, jusqu’aux jours de David, ◊ 46 qui trouva grâce devant Dieu, et qui demanda de trouver un tabernacle pour le Dieu de Jacob. ◊ 47 Mais Salomon lui bâtit une maison. ◊ 48 Mais le Très-haut n’habite point dans des [demeures] faites de main ; selon que dit le prophète : ◊ 49 « Le ciel est mon trône, et la terre est le marchepied de mes pieds. Quelle maison me bâtirez-vous, dit le *Seigneur, et quel sera le lieu de mon repos ? ◊ 50 Ma main n’a-t-elle pas fait toutes ces choses ? ».
◊ 51 Gens de col roide et incirconcis de cœur et d’oreilles, vous résistez toujours à l’Esprit Saint ; comme vos pères, vous aussi. ◊ 52 Lequel des prophètes vos pères n’ont-ils pas persécuté ? Et ils ont tué ceux qui ont prédit la venue du Juste, lequel maintenant vous, vous avez livré et mis à mort, ◊ 53 vous qui avez reçu la loi par la disposition des anges, et qui ne l’avez point gardée…
◊ 54 En entendant ces choses, ils frémissaient de rage dans leurs cœurs, et ils grinçaient les dents contre lui. ◊ 55 Mais lui, étant plein de l’Esprit Saint, et ayant les yeux attachés sur le ciel, vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu ; ◊ 56 et il dit : Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu.
◊ 57 Et criant à haute voix, ils bouchèrent leurs oreilles, et d’un commun accord se précipitèrent sur lui ; ◊ 58 et l’ayant poussé hors de la ville, ils le lapidaient ; et les témoins déposèrent leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul. ◊ 59 Et ils lapidaient Étienne, qui priait et disait : Seigneur Jésus, reçois mon esprit. ◊ 60 Et s’étant mis à genoux, il cria à haute voix : Seigneur, ne leur impute point ce péché. Et quand il eut dit cela, il s’endormit ;
Exode
14 ◊ 1 * Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 2 Dis aux fils d’Israël qu’ils se détournent, et qu’ils campent devant Pi-Hahiroth, entre Migdol et la mer ; devant Baal-Tsephon, vis-à-vis, vous camperez près de la mer. ◊ 3 Et le Pharaon dira des fils d’Israël : Ils sont embarrassés dans le pays, le désert les a enfermés. ◊ 4 Et j’endurcirai le cœur du Pharaon, et il les poursuivra : et je serai glorifié dans le Pharaon et en toute son armée ; et les Égyptiens sauront que je suis l’Éternel. Et ils firent ainsi.
◊ 5 Et il fut rapporté au roi d’Égypte que le peuple s’était enfui ; et le cœur du Pharaon et de ses serviteurs fut changé à l’égard du peuple, et ils dirent : Qu’avons-nous fait de laisser aller Israël, pour qu’il ne nous servît plus ? ◊ 6 Et il attela son char, et prit son peuple avec lui. ◊ 7 Et il prit six cents chars d’élite, et tous les chars de l’Égypte, et des capitaines sur tous. ◊ 8 Et l’Éternel endurcit le cœur du Pharaon, roi d’Égypte, et il poursuivit les fils d’Israël. Et les fils d’Israël sortaient à main levée. ◊ 9 Et les Égyptiens les poursuivirent ; et tous les chevaux, les chars du Pharaon, et ses cavaliers et son armée, les atteignirent campés près de la mer, près de Pi-Hahiroth, devant Baal-Tsephon.
◊ 10 Et le Pharaon s’approcha, et les fils d’Israël levèrent leurs yeux, et voici, les Égyptiens marchaient après eux : et les fils d’Israël eurent une grande peur, et crièrent à l’Éternel ; ◊ 11 et ils dirent à Moïse : Est-ce parce qu’il n’y avait pas de sépulcres en Égypte, que tu nous as emmenés pour mourir dans le désert ? Que nous as-tu fait, de nous avoir fait sortir d’Égypte ? ◊ 12 N’est-ce pas ici la parole que nous te disions en Égypte, disant : Laisse-nous, et nous servirons les Égyptiens ? Car il nous vaut mieux servir les Égyptiens que de mourir dans le désert. ◊ 13 Et Moïse dit au peuple : Ne craignez point ; tenez-vous là, et voyez la délivrance de l’Éternel, qu’il opérera pour vous aujourd’hui ; car les Égyptiens que vous voyez aujourd’hui, vous ne les verrez plus, à jamais. ◊ 14 L’Éternel combattra pour vous, et vous, vous demeurerez tranquilles.
◊ 15 Et l’Éternel dit à Moïse : Que cries-tu à moi ? Parle aux fils d’Israël, et qu’ils marchent. ◊ 16 Et toi, lève ta verge, et étends ta main sur la mer, et fends-la ; et que les fils d’Israël entrent au milieu de la mer à sec. ◊ 17 Et moi, voici, j’endurcirai le cœur des Égyptiens, et ils entreront après eux ; et je me glorifierai dans le Pharaon et en toute son armée, en ses chars et en ses cavaliers ; ◊ 18 et les Égyptiens sauront que je suis l’Éternel, quand je serai glorifié dans le Pharaon, en ses chars et en ses cavaliers. ◊ 19 Et l’Ange de Dieu, qui allait devant le camp d’Israël, partit, et s’en alla derrière eux ; et la colonne de nuée partit de devant eux et se tint derrière eux ; ◊ 20 et elle vint entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël ; et elle fut [pour les uns] une nuée et des ténèbres, et [pour les autres] elle éclairait la nuit ; et l’un n’approcha pas de l’autre de toute la nuit. ◊ 21 Et Moïse étendit sa main sur la mer : et l’Éternel fit aller la mer toute la nuit par un fort vent d’orient, et mit la mer à sec, et les eaux se fendirent ; ◊ 22 et les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à sec ; et les eaux étaient pour eux un mur à leur droite et à leur gauche. ◊ 23 Et les Égyptiens les poursuivirent, et entrèrent après eux, tous les chevaux du Pharaon, ses chars et ses cavaliers, au milieu de la mer. ◊ 24 Et il arriva, sur la veille du matin, que l’Éternel, dans la colonne de feu et de nuée, regarda l’armée des Égyptiens, et mit en désordre l’armée des Égyptiens. ◊ 25 Et il ôta les roues de leurs chars, et fit qu’on les menait difficilement. Et les Égyptiens dirent : Fuyons devant Israël, car l’Éternel combat pour eux contre les Égyptiens.
◊ 26 Et l’Éternel dit à Moïse : Étends ta main sur la mer, et les eaux retourneront sur les Égyptiens, sur leurs chars et sur leurs cavaliers. ◊ 27 Et Moïse étendit sa main sur la mer : et, vers le matin, la mer reprit sa force ; et les Égyptiens s’enfuirent à sa rencontre ; et l’Éternel précipita les Égyptiens au milieu de la mer. ◊ 28 Et les eaux retournèrent et couvrirent les chars et les cavaliers de toute l’armée du Pharaon qui était entrée après eux dans la mer ; il n’en resta pas même un seul. ◊ 29 Et les fils d’Israël marchèrent à sec au milieu de la mer, et les eaux étaient pour eux un mur à leur droite et à leur gauche. ◊ 30 Et l’Éternel délivra en ce jour-là Israël de la main des Égyptiens, et Israël vit les Égyptiens morts sur le rivage de la mer. ◊ 31 Et Israël vit la grande puissance que l’Éternel avait déployée contre les Égyptiens ; et le peuple craignit l’Éternel, et ils crurent à l’Éternel, et à Moïse son serviteur.
Exode
18 ◊ 1 * Et Jéthro, sacrificateur de Madian, beau-père de Moïse, apprit tout ce que Dieu avait fait à Moïse et à Israël, son peuple, — que l’Éternel avait fait sortir Israël d’Égypte ; ◊ 2 et Jéthro, beau-père de Moïse, prit Séphora, la femme de Moïse, après que celui-ci l’eut renvoyée, ◊ 3 et ses deux fils, dont l’un s’appelait Guershom, car il avait dit : J’ai séjourné dans un pays étranger ; ◊ 4 et l’autre Éliézer : Car le Dieu de mon père m’a été en aide, et m’a délivré de l’épée du Pharaon. ◊ 5 Et Jéthro, beau-père de Moïse, vint, avec les fils et la femme de Moïse, vers celui-ci, au désert où il était campé, à la montagne de Dieu ; ◊ 6 et il fit dire à Moïse : Moi, ton beau-père Jéthro, je suis venu vers toi, et ta femme, et ses deux fils avec elle. ◊ 7 Et Moïse sortit à la rencontre de son beau-père, et se prosterna et le baisa ; et ils s’enquirent l’un de l’autre touchant leur bien-être, et entrèrent dans la tente. ◊ 8 Et Moïse raconta à son beau-père tout ce que l’Éternel avait fait au Pharaon et à l’Égypte à cause d’Israël, toute la fatigue qui les avait atteints en chemin, et comment l’Éternel les avait délivrés. ◊ 9 Et Jéthro se réjouit de tout le bien que l’Éternel avait fait à Israël, en ce qu’il l’avait délivré de la main des Égyptiens. ◊ 10 Et Jéthro dit : Béni soit l’Éternel, qui vous a délivrés de la main des Égyptiens et de la main du Pharaon, — qui a délivré le peuple de dessous la main des Égyptiens ! ◊ 11 Maintenant je connais que l’Éternel est plus grand que tous les dieux ; car en cela [même] en quoi ils ont agi présomptueusement, il a été au-dessus d’eux. ◊ 12 Et Jéthro, beau-père de Moïse, prit un holocauste et des sacrifices pour Dieu ; et Aaron et tous les anciens d’Israël vinrent pour manger le pain avec le beau-père de Moïse, en la présence de Dieu.
◊ 13 Et il arriva, le lendemain, que Moïse s’assit pour juger le peuple ; et le peuple se tint auprès de Moïse depuis le matin jusqu’au soir ; ◊ 14 et le beau-père de Moïse vit tout ce qu’il faisait avec le peuple, et il dit : Que fais-tu là avec le peuple ? Pourquoi es-tu assis seul, et tout le peuple se tient auprès de toi depuis le matin jusqu’au soir ? ◊ 15 Et Moïse dit à son beau-père : C’est que le peuple vient à moi pour consulter Dieu. ◊ 16 Quand ils ont quelque affaire, on vient à moi, et je juge entre l’un et l’autre, et je leur fais connaître les statuts de Dieu et ses lois. ◊ 17 Et le beau-père de Moïse lui dit : Ce que tu fais n’est pas bon. ◊ 18 Tu t’épuiseras certainement, toi et ce peuple qui est avec toi, car la chose est trop lourde pour toi ; tu ne peux la faire toi seul. ◊ 19 Maintenant, écoute ma voix, je te conseillerai, et Dieu sera avec toi. Sois pour le peuple auprès de Dieu, et rapporte les affaires à Dieu ; ◊ 20 et enseigne-leur les statuts et les lois, et fais-leur connaître la voie dans laquelle ils doivent marcher, et l’œuvre qu’ils ont à faire. ◊ 21 Et choisis d’entre tout le peuple des hommes capables, craignant Dieu, des hommes de vérité, haïssant le gain déshonnête, et établis-les sur eux, chefs de milliers, chefs de centaines, chefs de cinquantaines, et chefs de dizaines ; ◊ 22 et qu’ils jugent le peuple en tout temps : et il arrivera qu’ils porteront devant toi toutes les grandes affaires, et toutes les petites affaires ils les jugeront eux-mêmes. Tu allégeras ce qui [pèse] sur toi ; ils le porteront avec toi. ◊ 23 Si tu fais cela, et que Dieu te le commande, tu pourras subsister, et tout ce peuple aussi arrivera en paix en son lieu. ◊ 24 Et Moïse écouta la voix de son beau-père, et fit tout ce qu’il avait dit. ◊ 25 Et Moïse choisit d’entre tout Israël des hommes capables, et les établit chefs sur le peuple, chefs de milliers, chefs de centaines, chefs de cinquantaines, et chefs de dizaines ; ◊ 26 et ils jugèrent le peuple en tout temps : ils portaient devant Moïse les affaires difficiles, et toutes les petites affaires ils les jugeaient eux-mêmes. ◊ 27 Et Moïse laissa partir son beau-père, et il s’en alla dans son pays.
1 Samuel
11 ◊ 1 * Et Nakhash, l’Ammonite, monta et campa contre Jabès de Galaad. Et tous les hommes de Jabès dirent à Nakhash : Fais alliance avec nous, et nous te servirons. ◊ 2 Et Nakhash, l’Ammonite, leur dit : Je traiterai avec vous, à la condition que je vous crève à tous l’œil droit et que j’en mette l’opprobre sur tout Israël. ◊ 3 Et les anciens de Jabès lui dirent : Donne-nous un délai de sept jours, et nous enverrons des messagers dans tous les confins d’Israël ; et s’il n’y a personne qui nous sauve, alors nous sortirons vers toi. ◊ 4 Et les messagers vinrent à Guibha de Saül, et dirent ces paroles aux oreilles du peuple. Et tout le peuple éleva sa voix, et pleura. ◊ 5 Et voici, Saül venait des champs, derrière ses bœufs ; et Saül dit : Qu’a donc le peuple, pour qu’ils pleurent ? Et on lui raconta les paroles des hommes de Jabès. ◊ 6 Et l’Esprit de Dieu saisit Saül, lorsqu’il entendit ces paroles, et sa colère s’embrasa fortement. ◊ 7 Et il prit une paire de bœufs, et les coupa en morceaux, et envoya dans tous les confins d’Israël par des messagers, en disant : Celui qui ne sortira pas après Saül et après Samuel, on fera ainsi à ses bœufs. Et la frayeur de l’Éternel tomba sur le peuple, et ils sortirent comme un seul homme. ◊ 8 Et [Saül] les dénombra en Bézek ; et les fils d’Israël étaient trois cent mille, et les hommes de Juda trente mille.
◊ 9 Et ils dirent aux messagers qui étaient venus : Vous direz ainsi aux hommes de Jabès de Galaad : Demain vous serez délivrés, quand le soleil sera dans sa chaleur. Et les messagers vinrent et rapportèrent cela aux hommes de Jabès, et ils s’en réjouirent. ◊ 10 Et les hommes de Jabès dirent [aux Ammonites] : Demain nous sortirons vers vous, et vous nous ferez selon tout ce qui sera bon à vos yeux.
◊ 11 Et il arriva que, le lendemain, Saül rangea le peuple en trois corps ; et ils entrèrent au milieu du camp pendant la veille du matin, et ils frappèrent Ammon jusqu’à la chaleur du jour ; et ceux qui restèrent furent dispersés ; et il n’en resta pas deux ensemble.
◊ 12 Et le peuple dit à Samuel : Qui est-ce qui a dit : Saül régnera-t-il sur nous ? Livrez ces hommes, et nous les ferons mourir. ◊ 13 Et Saül dit : On ne fera mourir personne en ce jour, car l’Éternel a opéré aujourd’hui une délivrance en Israël. ◊ 14 Et Samuel dit au peuple : Venez, et allons à Guilgal, et nous y renouvellerons la royauté. ◊ 15 Et tout le peuple s’en alla à Guilgal ; et là ils établirent Saül pour roi, devant l’Éternel, à Guilgal ; et ils sacrifièrent là des sacrifices de prospérités devant l’Éternel ; et Saül et tous les hommes d’Israël firent là de grandes réjouissances.
1 Samuel
17 ◊ 1 * Et les Philistins rassemblèrent leurs armées pour faire la guerre, et ils s’assemblèrent à Soco, qui appartient à Juda, et campèrent entre Soco et Azéka, à Éphès-Dammim. ◊ 2 Et Saül et les hommes d’Israël se rassemblèrent, et campèrent dans la vallée d’Éla, et se rangèrent en bataille contre les Philistins. ◊ 3 Et les Philistins se tenaient sur la montagne, d’un côté, et Israël se tenait sur la montagne, de l’autre côté, et le ravin était entre eux.
◊ 4 Et il sortit du camp des Philistins un champion [de l’armée] ; son nom était Goliath, il était de Gath ; sa hauteur était de six coudées et un empan. ◊ 5 Et il avait un casque d’airain sur sa tête, et était revêtu d’une cotte de mailles à écailles ; et le poids de la cotte de mailles était de cinq mille sicles d’airain ; ◊ 6 et il avait des jambières d’airain aux jambes, et un javelot d’airain entre ses épaules ; ◊ 7 et le bois de sa lance était comme l’ensouple des tisserands, et le fer de sa lance pesait six cents sicles de fer ; et celui qui portait son bouclier marchait devant lui. ◊ 8 Et il se tenait là et criait aux troupes rangées d’Israël, et leur disait : Pourquoi sortez-vous pour vous ranger en bataille ? Ne suis-je pas le Philistin, et vous, des serviteurs de Saül ? Choisissez-vous un homme, et qu’il descende contre moi. ◊ 9 S’il est capable de combattre avec moi et qu’il me tue, nous serons vos serviteurs ; et si moi j’ai l’avantage sur lui et que je le tue, c’est vous qui serez nos serviteurs et qui nous servirez. ◊ 10 Et le Philistin dit : Moi, j’ai outragé aujourd’hui les troupes rangées d’Israël ! Donnez-moi un homme, et nous combattrons ensemble. ◊ 11 Et Saül et tout Israël entendirent ces paroles du Philistin, et ils furent effrayés et eurent une grande peur.
◊ 12 Et David était fils de cet homme éphratien de Bethléhem de Juda, dont le nom était Isaï ; et il avait huit fils ; et cet homme, aux jours de Saül, était vieux, avancé en âge parmi les hommes. ◊ 13 Et les trois fils aînés d’Isaï étaient partis, ils avaient suivi Saül à la guerre. Et les noms de ses trois fils qui étaient partis pour la guerre, étaient : Éliab, le premier-né, et Abinadab, le second, et Shamma, le troisième. ◊ 14 Et David était le plus jeune ; et les trois aînés avaient suivi Saül. ◊ 15 Et David allait et revenait d’auprès de Saül pour paître le menu bétail de son père à Bethléhem.
◊ 16 Et le Philistin s’approchait le matin et le soir, et il se présenta pendant quarante jours.
◊ 17 Et Isaï dit à David, son fils : Prends, je te prie, pour tes frères, cet épha de froment rôti et ces dix pains, et porte-les vite au camp vers tes frères. ◊ 18 Et ces dix fromages de lait, tu les porteras au chef du millier ; et tu t’informeras touchant le bien-être de tes frères, et tu prendras d’eux un gage.
◊ 19 Or Saül, et eux, et tous les hommes d’Israël, étaient dans la vallée d’Éla, faisant la guerre contre les Philistins.
◊ 20 Et David se leva de bonne heure le matin et laissa le menu bétail à un gardien, et prit sa charge et s’en alla, comme Isaï le lui avait commandé ; et il vint à l’enceinte formée par les chars. Or l’armée sortait pour se ranger en bataille, et on poussait le cri de guerre ; ◊ 21 et Israël et les Philistins se rangèrent en bataille, ligne contre ligne. ◊ 22 Et David laissa aux mains de celui qui gardait le bagage les objets qu’il portait, et courut vers la ligne de bataille ; et il vint et interrogea ses frères touchant leur bien-être. ◊ 23 Et comme il parlait avec eux, voici le champion, nommé Goliath, le Philistin de Gath, qui s’avançait hors des rangs des Philistins et il proféra les mêmes paroles ; et David l’entendit. ◊ 24 Et tous les hommes d’Israël, voyant l’homme, s’enfuirent de devant lui et eurent très peur. ◊ 25 Et les hommes d’Israël dirent : Avez-vous vu cet homme-là qui monte ? car c’est pour outrager Israël qu’il est monté. Et il arrivera que l’homme qui le frappera, le roi l’enrichira de grandes richesses, et il lui donnera sa fille, et affranchira la maison de son père en Israël. ◊ 26 Et David parla aux hommes qui se tenaient là avec lui, disant : Que sera-t-il fait à l’homme qui aura frappé ce Philistin-là, et qui aura ôté l’opprobre de dessus Israël ? Car qui est ce Philistin, cet incirconcis, pour outrager les troupes rangées du Dieu vivant ? ◊ 27 Et le peuple lui parla selon cette parole, et dit : C’est ainsi qu’on fera à l’homme qui l’aura frappé. ◊ 28 Et Éliab, son frère aîné, entendit pendant qu’il parlait à ces hommes ; et la colère d’Éliab s’embrasa contre David, et il [lui] dit : Pourquoi donc es-tu descendu ? et à qui as-tu laissé ce peu de brebis dans le désert ? Je connais, moi, ton orgueil et la méchanceté de ton cœur ; car c’est pour voir la bataille que tu es descendu. ◊ 29 Et David dit : Qu’ai-je fait maintenant ? N’y a-t-il pas de quoi ? ◊ 30 Et il se détourna d’auprès de lui vers un autre, et dit les mêmes paroles ; et le peuple lui répondit comme la première fois.
◊ 31 Et les paroles que David avait dites furent entendues, et on les rapporta en la présence de Saül ; et il le fit venir. ◊ 32 Et David dit à Saül : Que le cœur ne défaille à personne à cause de lui ! Ton serviteur ira et combattra avec ce Philistin. ◊ 33 Et Saül dit à David : Tu n’es pas capable d’aller contre ce Philistin pour combattre avec lui ; car tu es un jeune homme, et lui, il est homme de guerre dès sa jeunesse. ◊ 34 Et David dit à Saül : Ton serviteur paissait le menu bétail de son père, et un lion vint, et un ours : et il enleva un mouton du troupeau. ◊ 35 Et je sortis après lui et le frappai, et je délivrai [le mouton] de sa gueule ; et il se leva contre moi, et je le saisis par sa barbe, et le frappai, et le tuai. ◊ 36 Ton serviteur a frappé et le lion et l’ours ; et ce Philistin, cet incirconcis, sera comme l’un d’eux, car il a outragé les troupes rangées du Dieu vivant. ◊ 37 Et David dit : L’Éternel qui m’a délivré de la patte du lion et de la patte de l’ours, lui me délivrera de la main de ce Philistin. Et Saül dit à David : Va, et que l’Éternel soit avec toi.
◊ 38 Et Saül revêtit David de ses vêtements, et lui mit un casque d’airain sur la tête, et le revêtit d’une cotte de mailles. ◊ 39 Et David ceignit son épée par-dessus ses vêtements, et voulut marcher, car il ne l’avait pas essayé. Et David dit à Saül : Je ne puis marcher avec ces choses, car je ne l’ai [jamais] essayé. Et David les ôta de dessus lui ; ◊ 40 et il prit son bâton en sa main, et se choisit du torrent cinq pierres lisses, et les mit dans le sac de berger qu’il avait, dans la poche ; et il avait sa fronde à la main. Et il s’approcha du Philistin.
◊ 41 Et le Philistin s’avança, allant et s’approchant de David, et, devant lui, l’homme qui portait son bouclier. ◊ 42 Et le Philistin regarda et vit David, et le méprisa ; car c’était un jeune homme au teint rosé, et beau de visage. ◊ 43 Et le Philistin dit à David : Suis-je un chien, moi, que tu viennes à moi avec des bâtons ? Et le Philistin maudit David par ses dieux. ◊ 44 Et le Philistin dit à David : Viens vers moi, et je donnerai ta chair aux oiseaux des cieux et aux bêtes des champs. ◊ 45 Et David dit au Philistin : Toi, tu viens à moi avec une épée, et avec une lance, et avec un javelot ; et moi, je viens à toi au nom de l’Éternel des armées, du Dieu des troupes rangées d’Israël, que tu as outragé. ◊ 46 En ce jour, l’Éternel te livrera en ma main ; et je te frapperai, et j’ôterai ta tête de dessus toi, et je donnerai en ce jour les cadavres du camp des Philistins aux oiseaux des cieux et aux animaux de la terre ; et toute la terre saura qu’il y a un Dieu pour Israël : ◊ 47 et toute cette congrégation saura que ce n’est ni par l’épée, ni par la lance, que l’Éternel sauve ; car la bataille est à l’Éternel, et il vous livrera entre nos mains.
◊ 48 Et il arriva que, comme le Philistin se levait et s’avançait, et s’approchait à la rencontre de David, David se hâta et courut vers la ligne de bataille, à la rencontre du Philistin. ◊ 49 Et David mit sa main à son sac, et y prit une pierre, et la lança avec sa fronde ; et il frappa le Philistin au front, et la pierre s’enfonça dans son front ; et il tomba sur sa face contre terre. ◊ 50 Et David, avec une fronde et une pierre, fut plus fort que le Philistin, et frappa le Philistin et le tua ; et David n’avait pas d’épée en sa main. ◊ 51 Et David courut, et se tint sur le Philistin, et prit son épée, et la tira de son fourreau, et le tua, et lui coupa la tête. Et les Philistins, voyant que leur homme fort était mort, s’enfuirent. ◊ 52 Et les hommes d’Israël et de Juda se levèrent et poussèrent des cris, et poursuivirent les Philistins jusqu’à l’entrée du ravin et jusqu’aux portes d’Ékron ; et les Philistins tombèrent tués, sur le chemin de Shaaraïm, et jusqu’à Gath, et jusqu’à Ékron. ◊ 53 Et les fils d’Israël s’en revinrent de la poursuite des Philistins et pillèrent leur camp. ◊ 54 Et David prit la tête du Philistin et l’apporta à Jérusalem ; et ses armes, il les mit dans sa tente.
◊ 55 Et quand Saül avait vu David sortant à la rencontre du Philistin, il avait dit à Abner, chef de l’armée : Abner, de qui ce jeune homme est-il fils ? Et Abner avait dit : Ton âme est vivante, ô roi ! je n’en sais rien. ◊ 56 Et le roi dit : Enquiers-toi de qui ce jeune homme est fils. ◊ 57 Et comme David revenait d’avoir frappé le Philistin, Abner le prit et l’amena devant Saül, ayant la tête du Philistin à la main. ◊ 58 Et Saül lui dit : Jeune homme, de qui es-tu fils ? Et David dit : Je suis fils de ton serviteur Isaï, le Bethléhémite.
Exode
20 ◊ 1 * Et Dieu prononça toutes ces paroles, disant : ◊ 2 Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude. ◊ 3 Tu n’auras point d’autres dieux devant ma face.
◊ 4 Tu ne te feras point d’image taillée, ni aucune ressemblance de ce qui est dans les cieux en haut, et de ce qui est sur la terre en bas, et de ce qui est dans les eaux au-dessous de la terre. ◊ 5 Tu ne t’inclineras point devant elles, et tu ne les serviras point ; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un *Dieu jaloux, qui visite l’iniquité des pères sur les fils, sur la troisième et sur la quatrième [génération] de ceux qui me haïssent, ◊ 6 et qui use de bonté envers des milliers de ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements.
◊ 7 Tu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain ; car l’Éternel ne tiendra point pour innocent celui qui aura pris son nom en vain.
◊ 8 Souviens-toi du jour du sabbat, pour le sanctifier. ◊ 9 Six jours tu travailleras, et tu feras toute ton œuvre ; ◊ 10 mais le septième jour est le sabbat [consacré] à l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucune œuvre, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, [ni] ton serviteur, ni ta servante, ni ta bête, ni ton étranger qui est dans tes portes. ◊ 11 Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, et la terre, la mer, et tout ce qui est en eux, et il s’est reposé le septième jour ; c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du sabbat, et l’a sanctifié.
◊ 12 Honore ton père et ta mère, afin que tes jours soient prolongés sur la terre que l’Éternel, ton Dieu, te donne.
◊ 13 Tu ne tueras point.
◊ 14 Tu ne commettras point adultère.
◊ 15 Tu ne déroberas point.
◊ 16 Tu ne diras point de faux témoignage contre ton prochain.
◊ 17 Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien qui soit à ton prochain.
◊ 18 * Et tout le peuple aperçut les tonnerres, et les flammes, et le son de la trompette, et la montagne fumante ; et le peuple vit [cela], et ils tremblèrent et se tinrent loin, et dirent à Moïse : ◊ 19 Toi, parle avec nous, et nous écouterons ; mais que Dieu ne parle point avec nous, de peur que nous ne mourions. ◊ 20 Et Moïse dit au peuple : Ne craignez pas ; car c’est afin de vous éprouver que Dieu est venu, et afin que sa crainte soit devant vos yeux, pour que vous ne péchiez point. ◊ 21 Et le peuple se tint loin ; et Moïse s’approcha de l’obscurité profonde où Dieu était. ◊ 22 Et l’Éternel dit à Moïse : Tu diras ainsi aux fils d’Israël : Vous avez vu que j’ai parlé avec vous des cieux. ◊ 23 Vous ne ferez point de dieux d’argent à côté de moi, et vous ne vous ferez pas des dieux d’or. ◊ 24 Tu me feras un autel de terre, et tu sacrifieras dessus tes holocaustes et tes sacrifices de prospérités, ton menu et ton gros bétail. En tout lieu où je mettrai la mémoire de mon nom, je viendrai à toi, et je te bénirai. ◊ 25 Et si tu me fais un autel de pierres, tu ne le bâtiras point de pierres taillées ; car si tu lèves ton ciseau dessus, tu le profaneras. ◊ 26 Et tu ne monteras point à mon autel par des degrés, afin que ta nudité n’y soit pas découverte.
Genèse
12 ◊ 1 Et l’Éternel avait dit à Abram : Va-t’en de ton pays, et de ta parenté, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai ; ◊ 2 et je te ferai devenir une grande nation, et je te bénirai, et je rendrai ton nom grand, et tu seras une bénédiction ; ◊ 3 et je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et en toi seront bénies toutes les familles de la terre. ◊ 4 Et Abram s’en alla, comme l’Éternel lui avait dit ; et Lot s’en alla avec lui. Et Abram était âgé de soixante-quinze ans lorsqu’il sortit de Charan. ◊ 5 Et Abram prit Saraï, sa femme, et Lot, fils de son frère, et tout leur bien qu’ils avaient amassé, et les âmes qu’ils avaient acquises à Charan, et ils sortirent pour aller au pays de Canaan ; et ils entrèrent au pays de Canaan. ◊ 6 Et Abram passa au travers du pays, jusqu’au lieu de Sichem, jusqu’au chêne de Moré. ◊ 7 Et le Cananéen était alors dans le pays. Et l’Éternel apparut à Abram, et dit : Je donnerai ce pays à ta semence. Et [Abram] bâtit là un autel à l’Éternel, qui lui était apparu. ◊ 8 Et il se transporta de là vers la montagne, à l’orient de Béthel, et tendit sa tente, [ayant] Béthel à l’occident et Aï à l’orient ; et il bâtit là un autel à l’Éternel et invoqua le nom de l’Éternel.
◊ 9 Et Abram partit, marchant et allant vers le midi. ◊ 10 Et il y eut une famine dans le pays ; et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. ◊ 11 Et il arriva, comme il était près d’entrer en Égypte, qu’il dit à Saraï, sa femme : Voici, je sais que tu es une femme belle de visage ; ◊ 12 et il arrivera que lorsque les Égyptiens te verront, ils diront : C’est sa femme ; et ils me tueront, et te laisseront vivre. ◊ 13 Dis, je te prie, que tu es ma sœur, afin qu’il m’arrive du bien en considération de toi, et que mon âme vive à cause de toi.
◊ 14 Et il arriva que, lorsque Abram entra en Égypte, les Égyptiens virent sa femme, qu’elle était très belle. ◊ 15 Et les princes du Pharaon la virent, et la louèrent devant le Pharaon ; et la femme fut emmenée dans la maison du Pharaon. ◊ 16 Et il traita bien Abram à cause d’elle ; et il eut du menu bétail et du gros bétail, et des ânes, et des serviteurs et des servantes, et des ânesses, et des chameaux. ◊ 17 Et l’Éternel frappa de grandes plaies le Pharaon et sa maison, à cause de Saraï, femme d’Abram. ◊ 18 Et le Pharaon appela Abram, et dit : Qu’est-ce que tu m’as fait ? Pourquoi ne m’as-tu pas déclaré qu’elle était ta femme ? ◊ 19 Pourquoi as-tu dit : Elle est ma sœur, de sorte que je l’ai prise pour ma femme ; et maintenant, voici ta femme : prends-la, et va-t’en. ◊ 20 Et le Pharaon donna ordre à ses gens à son sujet, et ils le renvoyèrent, lui, et sa femme, et tout ce qui était à lui.
Genèse
15 ◊ 1 * Après ces choses, la parole de l’Éternel fut [adressée] à Abram dans une vision, disant : Abram, ne crains point ; moi, je suis ton bouclier [et] ta très grande récompense. ◊ 2 Et Abram dit : Seigneur Éternel, que me donneras-tu ? Je m’en vais sans enfants, et l’héritier de ma maison, c’est Éliézer de Damas. ◊ 3 Et Abram dit : Voici, tu ne m’as pas donné de postérité ; et voici, celui qui est né dans ma maison est mon héritier. ◊ 4 Et voici, la parole de l’Éternel [vint] à lui, disant : Celui-ci ne sera pas ton héritier ; mais celui qui sortira de tes entrailles, lui, sera ton héritier. ◊ 5 Et il le fit sortir dehors, et dit : Regarde vers les cieux, et compte les étoiles, si tu peux les compter. Et il lui dit : Ainsi sera ta semence. ◊ 6 Et il crut l’Éternel ; et il lui compta cela à justice. ◊ 7 Et il lui dit : Moi, je suis l’Éternel, qui t’ai fait sortir d’Ur des Chaldéens, afin de te donner ce pays-ci pour le posséder. ◊ 8 Et il dit : Seigneur Éternel, à quoi connaîtrai-je que je le posséderai ? ◊ 9 Et il lui dit : Prends une génisse de trois ans, et une chèvre de trois ans, et un bélier de trois ans, et une tourterelle, et un jeune pigeon. ◊ 10 Et il prit toutes ces choses, et les partagea par le milieu, et en mit les moitiés l’une vis-à-vis de l’autre ; mais il ne partagea pas les oiseaux. ◊ 11 Et les oiseaux de proie descendirent sur ces bêtes mortes ; et Abram les écarta. ◊ 12 Et comme le soleil se couchait, un profond sommeil tomba sur Abram ; et voici, une frayeur, une grande obscurité, tomba sur lui. ◊ 13 Et [l’Éternel] dit à Abram : Sache certainement que ta semence séjournera dans un pays qui n’est pas le sien, et ils l’asserviront, et l’opprimeront pendant quatre cents ans. ◊ 14 Mais aussi je jugerai, moi, la nation qui les aura asservis ; et après cela ils sortiront avec de grands biens. ◊ 15 Et toi, tu t’en iras vers tes pères en paix ; tu seras enterré en bonne vieillesse. ◊ 16 Et en la quatrième génération ils reviendront ici, car l’iniquité des Amoréens n’est pas encore venue à son comble. ◊ 17 Et il arriva que le soleil s’étant couché, il y eut une obscurité épaisse ; et voici une fournaise fumante, et un brandon de feu qui passa entre les pièces des animaux. ◊ 18 En ce jour-là, l’Éternel fit une alliance avec Abram, disant : Je donne ce pays à ta semence, depuis le fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, le fleuve Euphrate : ◊ 19 le Kénien, et le Kenizien, et le Kadmonien, ◊ 20 et le Héthien, et le Phérézien, et les Rephaïm, ◊ 21 et l’Amoréen, et le Cananéen, et le Guirgasien, et le Jébusien.
Osée
12 ◊ 1 Éphraïm m’entoure de mensonge, et la maison d’Israël de fraude ; mais Juda marche encore avec *Dieu, et avec les vrais saints. ◊ 2 Éphraïm se repaît de vent, et poursuit le vent d’orient ; tout le jour il multiplie le mensonge et la dévastation ; et ils font alliance avec l’Assyrie, et portent de l’huile en Égypte. ◊ 3 L’Éternel a aussi un débat avec Juda, et il punira Jacob selon ses voies, et il lui rendra selon ses actions. ◊ 4 Dans le ventre il prit son frère par le talon, et par sa force il lutta avec Dieu ; ◊ 5 oui, il lutta avec l’Ange et prévalut : il pleura et le supplia. À Béthel, il le trouva ; et là, il parla avec nous : ◊ 6 et l’Éternel, le Dieu des armées, — l’Éternel, est son mémorial. ◊ 7 Et toi, retourne à ton Dieu, garde la piété et le jugement, et attends-toi à ton Dieu continuellement.
◊ 8 C’est un marchand ; la fausse balance est dans sa main ; il aime à extorquer. ◊ 9 Et Éphraïm dit : Toutefois je me suis enrichi, je me suis procuré des biens. Dans tout mon travail on n’a trouvé contre moi aucune iniquité qui soit péché. ◊ 10 Et moi, l’Éternel ton Dieu dès le pays d’Égypte, je te ferai encore habiter sous des tentes, comme aux jours de la fête solennelle. ◊ 11 Et j’ai parlé aux prophètes ; et moi, j’ai multiplié les visions, et, par les prophètes, j’ai parlé en similitudes. ◊ 12 Si Galaad est vanité, eux, ils ne seront que néant. À Guilgal, ils ont sacrifié des bœufs ; leurs autels aussi seront comme des tas de pierres dans les sillons des champs. ◊ 13 Et Jacob s’enfuit dans la plaine de Syrie ; et Israël servit pour une femme ; et pour une femme, il garda [les troupeaux]. ◊ 14 Et, par un prophète, l’Éternel fit monter Israël d’Égypte, et par un prophète il fut gardé. ◊ 15 Éphraïm a amèrement provoqué la colère : son Seigneur laissera sur lui son sang, et lui rendra ses mépris.
Genèse
17 ◊ 1 * Et Abram était âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans ; et l’Éternel apparut à Abram, et lui dit : Je suis le *Dieu Tout-puissant ; marche devant ma face, et sois parfait ; ◊ 2 et je mettrai mon alliance entre moi et toi, et je te multiplierai extrêmement. ◊ 3 Et Abram tomba sur sa face, et Dieu parla avec lui, disant : ◊ 4 Quant à moi, voici, mon alliance est avec toi, et tu seras père d’une multitude de nations ; ◊ 5 et ton nom ne sera plus appelé Abram, mais ton nom sera Abraham, car je t’ai établi père d’une multitude de nations. ◊ 6 Et je te ferai fructifier extrêmement, et je te ferai devenir des nations ; et des rois sortiront de toi. ◊ 7 Et j’établirai mon alliance entre moi et toi et ta semence après toi, en leurs générations, pour être une alliance perpétuelle, afin que je sois ton Dieu, à toi et à ta semence après toi. ◊ 8 Et je te donne, et à ta semence après toi, le pays de ton séjournement, tout le pays de Canaan, en possession perpétuelle ; et je serai leur Dieu. ◊ 9 Et Dieu dit à Abraham : Et toi, tu garderas mon alliance, toi et ta semence après toi, en leurs générations. ◊ 10 C’est ici mon alliance, que vous garderez entre moi et vous et ta semence après toi : que tout mâle d’entre vous soit circoncis. ◊ 11 Et vous circoncirez la chair de votre prépuce, et ce sera un signe d’alliance entre moi et vous. ◊ 12 Et tout mâle de huit jours, en vos générations, sera circoncis parmi vous, celui qui est né dans la maison, et celui qui est acheté à prix d’argent, tout fils d’étranger qui n’est point de ta semence. ◊ 13 On ne manquera point de circoncire celui qui est né dans ta maison et celui qui est acheté de ton argent ; et mon alliance sera en votre chair comme alliance perpétuelle. ◊ 14 Et le mâle incirconcis, qui n’aura point été circoncis en la chair de son prépuce, cette âme sera retranchée de ses peuples : il a violé mon alliance.
◊ 15 Et Dieu dit à Abraham : Quant à Saraï, ta femme, tu n’appelleras plus son nom Saraï ; mais Sara sera son nom. ◊ 16 Et je la bénirai, et même je te donnerai d’elle un fils ; et je la bénirai, et elle deviendra des nations ; des rois de peuples sortiront d’elle. ◊ 17 Et Abraham tomba sur sa face, et il rit et dit en son cœur : Naîtrait-il [un fils] à un homme âgé de cent ans ? et Sara, âgée de quatre-vingt-dix ans, enfanterait-elle ? ◊ 18 Et Abraham dit à Dieu : Oh, qu’Ismaël vive devant toi ! ◊ 19 Et Dieu dit : Certainement Sara, ta femme, t’enfantera un fils ; et tu appelleras son nom Isaac ; et j’établirai mon alliance avec lui, comme alliance perpétuelle, pour sa semence après lui. ◊ 20 Et, à l’égard d’Ismaël, je t’ai exaucé : voici, je l’ai béni, et je le ferai fructifier et multiplier extrêmement ; il engendrera douze chefs, et je le ferai devenir une grande nation. ◊ 21 Mais mon alliance, je l’établirai avec Isaac, que Sara t’enfantera en cette saison, l’année qui vient. ◊ 22 Et ayant achevé de parler avec lui, Dieu monta d’auprès d’Abraham.
◊ 23 Et Abraham prit Ismaël, son fils, et tous ceux qui étaient nés dans sa maison, et tous ceux qui avaient été achetés de son argent, tous les mâles parmi les gens de la maison d’Abraham, et il circoncit la chair de leur prépuce en ce même jour-là, comme Dieu lui avait dit. ◊ 24 Et Abraham était âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans lorsqu’il fut circoncis en la chair de son prépuce ; ◊ 25 et Ismaël, son fils, était âgé de treize ans lorsqu’il fut circoncis en la chair de son prépuce. ◊ 26 En ce même jour-là Abraham fut circoncis, et Ismaël son fils, ◊ 27 et tous les hommes de sa maison, ceux qui étaient nés dans la maison, et ceux qui avaient été achetés à prix d’argent d’entre les fils de l’étranger, furent circoncis avec lui.
Proverbes
4 ◊ 1 Fils, écoutez l’instruction d’un père et soyez attentifs pour connaître l’intelligence ; ◊ 2 car je vous donne une bonne doctrine : n’abandonnez pas mon enseignement. ◊ 3 Car j’ai été un fils pour mon père, tendre et unique auprès de ma mère. ◊ 4 Il m’a enseigné et m’a dit : Que ton cœur retienne mes paroles ; garde mes commandements, et tu vivras. ◊ 5 Acquiers la sagesse, acquiers l’intelligence ; ne [l’]oublie pas, et ne te détourne pas des paroles de ma bouche. ◊ 6 Ne l’abandonne pas, et elle te gardera ; aime-la, et elle te conservera. ◊ 7 Le commencement de la sagesse, c’est : Acquiers la sagesse, et, au prix de toutes tes acquisitions, acquiers l’intelligence. ◊ 8 Exalte-la, et elle t’élèvera ; elle t’honorera quand tu l’auras embrassée. ◊ 9 Elle mettra sur ta tête une guirlande de grâce, elle te donnera une couronne de gloire.
◊ 10 Écoute, mon fils, et reçois mes paroles, et les années de ta vie te seront multipliées. ◊ 11 Je t’enseignerai la voie de la sagesse, je te dirigerai dans les chemins de la droiture. ◊ 12 Quand tu marcheras, tes pas ne seront pas gênés, et si tu cours, tu ne broncheras pas. ◊ 13 Tiens ferme l’instruction, ne la lâche pas ; garde-la, car elle est ta vie.
◊ 14 N’entre pas dans le sentier des méchants, et ne marche pas dans la voie des iniques. ◊ 15 Éloigne-t’en, n’y passe point ; détourne-t’en, et passe outre. ◊ 16 Car ils ne dormiraient pas s’ils n’avaient fait du mal, et le sommeil leur serait ôté s’ils n’avaient fait trébucher [quelqu’un] ; ◊ 17 car ils mangent le pain de méchanceté, et ils boivent le vin des violences. ◊ 18 Mais le sentier des justes est comme la lumière resplendissante qui va croissant jusqu’à ce que le plein jour soit établi. ◊ 19 Le chemin des méchants est comme l’obscurité ; ils ne savent contre quoi ils trébucheront.
◊ 20 Mon fils, sois attentif à mes paroles, incline ton oreille à mes discours. ◊ 21 Qu’ils ne s’éloignent point de tes yeux ; garde-les au-dedans de ton cœur ; ◊ 22 car ils sont la vie de ceux qui les trouvent, et la santé de toute leur chair.
◊ 23 Garde ton cœur plus que tout ce que l’on garde, car de lui sont les issues de la vie.
◊ 24 Écarte de toi la fausseté de la bouche, et éloigne de toi la perversité des lèvres.
◊ 25 Que tes yeux regardent droit en avant, et que tes paupières se dirigent droit devant toi.
◊ 26 Pèse le chemin de tes pieds, et que toutes tes voies soient bien réglées. ◊ 27 N’incline ni à droite ni à gauche ; éloigne ton pied du mal.
Jean
21 ◊ 1 Après ces choses, Jésus se manifesta encore aux disciples près de la mer de Tibérias ; et il se manifesta ainsi : ◊ 2 Simon Pierre, et Thomas, appelé Didyme, et Nathanaël de Cana de Galilée, et les [fils] de Zébédée, et deux autres de ses disciples étaient ensemble. ◊ 3 Simon Pierre leur dit : Je m’en vais pêcher. Ils lui disent : Nous allons aussi avec toi. Ils sortirent, et montèrent dans la nacelle : et cette nuit-là ils ne prirent rien. ◊ 4 Et le matin venant déjà, Jésus se tint sur le rivage ; les disciples toutefois ne savaient pas que ce fût Jésus. ◊ 5 Jésus donc leur dit : Enfants, avez-vous quelque chose à manger ? Ils lui répondirent : Non. ◊ 6 Et il leur dit : Jetez le filet au côté droit de la nacelle, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le tirer, à cause de la multitude des poissons. ◊ 7 Ce disciple donc que Jésus aimait, dit à Pierre : C’est le Seigneur. Simon Pierre donc, ayant entendu que c’était le Seigneur, ceignit sa robe de dessus, car il était nu, et se jeta dans la mer. ◊ 8 Et les autres disciples vinrent dans la petite nacelle (car ils n’étaient pas loin de terre, mais à environ deux cents coudées), traînant le filet de poissons. ◊ 9 Quand ils furent donc descendus à terre, ils voient là de la braise, et du poisson mis dessus, et du pain. ◊ 10 Jésus leur dit : Apportez quelques-uns des poissons que vous venez de prendre. ◊ 11 Simon Pierre monta, et tira le filet à terre, plein de cent cinquante-trois gros poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet n’avait pas été déchiré. ◊ 12 Jésus leur dit : Venez, dînez. Et aucun des disciples n’osait lui demander : Qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. ◊ 13 Jésus vient et prend le pain, et le leur donne, et de même le poisson. ◊ 14 Ce fut là la troisième fois déjà que Jésus fut manifesté aux disciples, après qu’il fut ressuscité d’entre les morts.
◊ 15 Lors donc qu’ils eurent dîné, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, [fils] de Jonas, m’aimes-tu plus que [ne font] ceux-ci ? Il lui dit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Il lui dit : Pais mes agneaux. ◊ 16 Il lui dit encore une seconde fois : Simon, [fils] de Jonas, m’aimes-tu ? Il lui dit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Il lui dit : Sois berger de mes brebis. ◊ 17 Il lui dit pour la troisième fois : Simon, [fils] de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui disait pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui dit : Seigneur, tu connais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. ◊ 18 En vérité, en vérité, je te dis : Quand tu étais jeune, tu te ceignais, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras devenu vieux, tu étendras les mains, et un autre te ceindra, et te conduira où tu ne veux pas. ◊ 19 Or il dit cela pour indiquer de quelle mort il glorifierait Dieu. Et quand il eut dit cela, il lui dit : Suis-moi. ◊ 20 Pierre, se retournant, voit suivre le disciple que Jésus aimait, qui aussi, durant le souper, s’était penché sur sa poitrine, et avait dit : Seigneur, lequel est celui qui te livrera ? ◊ 21 Pierre, le voyant, dit à Jésus : Seigneur, et celui-ci, — que [lui arrivera-t-il] ? ◊ 22 Jésus lui dit : Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. ◊ 23 Cette parole donc se répandit parmi les frères, que ce disciple-là ne mourrait pas. Et Jésus ne lui avait pas dit qu’il ne mourrait pas, mais : Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ?
◊ 24 C’est ce disciple-là qui rend témoignage de ces choses, et qui a écrit ces choses, et nous savons que son témoignage est vrai. ◊ 25 Et il y a aussi plusieurs autres choses que Jésus a faites, lesquelles, si elles étaient écrites une à une, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qui seraient écrits.
Genèse
26 ◊ 1 * Et il y eut une famine dans le pays, outre la première famine qui avait eu lieu aux jours d’Abraham ; et Isaac s’en alla vers Abimélec, roi des Philistins, à Guérar. ◊ 2 Et l’Éternel lui apparut, et dit : Ne descends pas en Égypte ; demeure dans le pays que je t’ai dit ; ◊ 3 séjourne dans ce pays-ci, et je serai avec toi, et je te bénirai ; car à toi et à ta semence je donnerai tous ces pays, et j’accomplirai le serment que j’ai juré à Abraham, ton père, ◊ 4 et je multiplierai ta semence comme les étoiles des cieux, et je donnerai tous ces pays à ta semence, et toutes les nations de la terre se béniront en ta semence, ◊ 5 — parce qu’Abraham a écouté ma voix, et a gardé mon ordonnance, mes commandements, mes statuts et mes lois. ◊ 6 Et Isaac habita à Guérar. ◊ 7 Et les hommes du lieu s’enquirent au sujet de sa femme, et il dit : C’est ma sœur, car il craignait de dire : ma femme ; de peur, [pensait-il], que les hommes du lieu ne me tuent à cause de Rebecca, car elle est belle de visage.
◊ 8 Et il arriva, comme son séjour dans ce [lieu] se prolongeait, qu’Abimélec, roi des Philistins, regarda par la fenêtre ; et il vit, et voici, Isaac se jouait avec Rebecca sa femme. ◊ 9 Et Abimélec appela Isaac, et dit : Voici, assurément c’est ta femme ; et comment as-tu dit : C’est ma sœur ? Et Isaac lui dit : Parce que je disais : De peur que je ne meure à cause d’elle. ◊ 10 Et Abimélec dit : Qu’est-ce que tu nous as fait ? Car peu s’en est fallu que quelqu’un du peuple n’ait couché avec ta femme, et tu aurais fait venir la culpabilité sur nous. ◊ 11 Et Abimélec commanda à tout le peuple, disant : Celui qui touchera cet homme ou sa femme sera certainement mis à mort. ◊ 12 Et Isaac sema dans cette terre ; et il recueillit cette année-là le centuple ; et l’Éternel le bénit. ◊ 13 Et l’homme grandissait, et il allait grandissant de plus en plus, jusqu’à ce qu’il devint fort grand ; ◊ 14 et il eut des troupeaux de menu bétail, et des troupeaux de gros bétail, et beaucoup de serviteurs ; et les Philistins lui portèrent envie ; ◊ 15 et tous les puits que les serviteurs de son père avaient creusés aux jours d’Abraham, son père, les Philistins les bouchèrent et les remplirent de terre. ◊ 16 Et Abimélec dit à Isaac : Va-t’en d’avec nous ; car tu es beaucoup plus puissant que nous.
◊ 17 Et Isaac partit de là, et campa dans la vallée de Guérar, et y habita. ◊ 18 Et Isaac recreusa les puits d’eau qu’on avait creusés aux jours d’Abraham, son père, et que les Philistins avaient bouchés après la mort d’Abraham ; et il leur donna des noms selon les noms que son père leur avait donnés. ◊ 19 Et les serviteurs d’Isaac creusèrent dans la vallée, et ils y trouvèrent un puits d’eau vive. ◊ 20 Et les bergers de Guérar contestèrent avec les bergers d’Isaac, disant : L’eau est à nous. Et il appela le nom du puits Ések, parce qu’ils s’étaient disputés avec lui. ◊ 21 Et ils creusèrent un autre puits, et ils contestèrent aussi pour celui-là ; et il appela son nom Sitna. ◊ 22 Et il se transporta de là, et creusa un autre puits, et ils ne contestèrent pas pour celui-là ; et il appela son nom Rehoboth, parce que, dit-il, l’Éternel nous a maintenant donné de l’espace, et nous fructifierons dans le pays.
◊ 23 Et de là il monta à Beër-Shéba. ◊ 24 Et l’Éternel lui apparut cette nuit-là, et dit : Je suis le Dieu d’Abraham ton père ; ne crains pas, car je suis avec toi ; et je te bénirai, et je multiplierai ta semence, à cause d’Abraham, mon serviteur. ◊ 25 Et il bâtit là un autel, et invoqua le nom de l’Éternel ; et il y dressa sa tente ; et les serviteurs d’Isaac y creusèrent un puits. ◊ 26 Et Abimélec alla de Guérar vers lui, avec Akhuzzath, son ami, et Picol, chef de son armée. ◊ 27 Et Isaac leur dit : Pourquoi venez-vous vers moi, puisque vous me haïssez et que vous m’avez renvoyé d’auprès de vous ? ◊ 28 Et ils dirent : Nous avons vu clairement que l’Éternel est avec toi, et nous avons dit : Qu’il y ait donc un serment entre nous, entre nous et toi ; et nous ferons une alliance avec toi : ◊ 29 que tu ne nous feras pas de mal, comme nous ne t’avons pas touché, et comme nous ne t’avons fait que du bien, et t’avons renvoyé en paix. Tu es maintenant le béni de l’Éternel. ◊ 30 Et il leur fit un festin, et ils mangèrent et burent. ◊ 31 Et ils se levèrent de bon matin, et se jurèrent l’un à l’autre ; et Isaac les renvoya, et ils s’en allèrent d’avec lui en paix. ◊ 32 Et il arriva, en ce jour-là, que les serviteurs d’Isaac vinrent, et l’avertirent au sujet du puits qu’ils avaient creusé, et lui dirent : Nous avons trouvé de l’eau. ◊ 33 Et il l’appela Shéba ; c’est pourquoi le nom de la ville a été Beër-Shéba, jusqu’à aujourd’hui.
◊ 34 Et Ésaü était âgé de quarante ans, et il prit pour femmes Judith, fille de Beéri, le Héthien, et Basmath, fille d’Élon, le Héthien ; ◊ 35 et elles furent une amertume d’esprit pour Isaac et pour Rebecca.
Genèse
27 ◊ 1 * Et il arriva, lorsque Isaac fut vieux et que ses yeux furent affaiblis de manière à ne plus voir, qu’il appela Ésaü, son fils aîné, et lui dit : Mon fils ! Et il lui dit : Me voici. ◊ 2 Et il dit : Tu vois que je suis vieux ; je ne sais pas le jour de ma mort. ◊ 3 Et maintenant, je te prie, prends tes armes, ton carquois et ton arc, et sors dans les champs, et prends-moi du gibier ; ◊ 4 et apprête-moi un mets savoureux comme j’aime, et apporte-le-moi, et j’en mangerai, afin que mon âme te bénisse avant que je meure. ◊ 5 Et Rebecca entendait Isaac pendant qu’il parlait à Ésaü, son fils. Et Ésaü s’en alla aux champs pour prendre du gibier, pour l’apporter.
◊ 6 Et Rebecca parla à Jacob, son fils, disant : Voici, j’ai entendu ton père qui parlait à Ésaü, ton frère, disant : ◊ 7 Apporte-moi du gibier, et apprête-moi un mets savoureux, afin que j’en mange, et que je te bénisse devant l’Éternel avant ma mort. ◊ 8 Et maintenant, mon fils, écoute ma voix dans ce que je te commanderai. ◊ 9 Va, je te prie, au troupeau, et prends-moi là deux bons chevreaux ; et j’en apprêterai un mets savoureux pour ton père, comme il aime ; ◊ 10 et tu le porteras à ton père, et il mangera, afin qu’il te bénisse avant sa mort. ◊ 11 Et Jacob dit à Rebecca, sa mère : Voici, Ésaü, mon frère, est un homme velu, et moi je suis un homme sans poil. ◊ 12 Peut-être que mon père me tâtera, et je passerai à ses yeux pour un trompeur, et je ferai venir sur moi la malédiction, et non pas la bénédiction. ◊ 13 Et sa mère lui dit : Que ta malédiction soit sur moi, mon fils ! Seulement, écoute ma voix, et va, prends-les-moi. ◊ 14 Et il alla et les prit, et les apporta à sa mère ; et sa mère apprêta un mets savoureux comme son père aimait. ◊ 15 Et Rebecca prit les vêtements d’Ésaü, son fils aîné, les habits précieux qu’elle avait avec elle dans la maison, et elle en revêtit Jacob, son plus jeune fils ; ◊ 16 et avec les peaux des chevreaux elle recouvrit ses mains, et le nu de son cou. ◊ 17 Et elle mit dans la main de Jacob, son fils, le mets savoureux et le pain qu’elle avait préparés.
◊ 18 Et il vint vers son père, et dit : Mon père ! Et il dit : Me voici ; qui es-tu, mon fils ? ◊ 19 Et Jacob dit à son père : Je suis Ésaü, ton premier-né ; j’ai fait comme tu m’as dit : Lève-toi, je te prie, assieds-toi, et mange de mon gibier, afin que ton âme me bénisse. ◊ 20 Et Isaac dit à son fils : Comment en as-tu trouvé si tôt, mon fils ? Et il dit : Parce que l’Éternel, ton Dieu, me l’a fait rencontrer devant moi. ◊ 21 Et Isaac dit à Jacob : Approche, je te prie, et je te tâterai, mon fils, [pour savoir] si tu es véritablement mon fils Ésaü, ou non. ◊ 22 Et Jacob s’approcha d’Isaac, son père ; et il le tâta, et dit : La voix est la voix de Jacob ; mais les mains sont les mains d’Ésaü. ◊ 23 Et il ne le reconnut pas, parce que ses mains étaient velues comme les mains d’Ésaü, son frère ; et il le bénit ; ◊ 24 et il dit : Es-tu vraiment mon fils Ésaü ? Et il dit : Je le suis. ◊ 25 Et il dit : Sers-moi, et que je mange du gibier de mon fils, afin que mon âme te bénisse. Et il le servit, et il mangea ; et il lui apporta du vin, et il but. ◊ 26 Et Isaac, son père, lui dit : Approche-toi, je te prie, et baise-moi, mon fils. ◊ 27 Et il s’approcha, et le baisa. Et il sentit l’odeur de ses vêtements, et il le bénit, et dit : Regarde, — l’odeur de mon fils est comme l’odeur d’un champ que l’Éternel a béni. ◊ 28 Que Dieu te donne de la rosée des cieux et de la graisse de la terre, et une abondance de froment et de moût ! ◊ 29 Que des peuples te servent, et que des peuplades se prosternent devant toi ! Sois le maître de tes frères, et que les fils de ta mère se prosternent devant toi ! Maudit soit qui te maudit, et béni, qui te bénit !
◊ 30 Et comme Isaac avait achevé de bénir Jacob, et que Jacob était à peine sorti de devant Isaac, son père, il arriva qu’Ésaü, son frère, revint de sa chasse. ◊ 31 Et lui aussi apprêta un mets savoureux, et l’apporta à son père ; et il dit à son père : Que mon père se lève, et qu’il mange du gibier de son fils, afin que ton âme me bénisse. ◊ 32 Et Isaac, son père, lui dit : Qui es-tu ? Et il dit : Je suis ton fils, ton premier-né, Ésaü. ◊ 33 Alors Isaac fut saisi d’un tremblement très grand, et il dit : Qui donc est celui qui a pris du gibier, et m’en a apporté ? Et j’ai mangé de tout avant que tu vinsses, et je l’ai béni : aussi il sera béni. ◊ 34 Lorsque Ésaü entendit les paroles de son père, il jeta un cri très grand et amer ; et il dit à son père : Bénis-moi, moi aussi, mon père ! ◊ 35 Et il dit : Ton frère est venu avec ruse et a pris ta bénédiction. ◊ 36 Et il dit : N’est-ce pas qu’on a appelé son nom Jacob ? et il m’a supplanté ces deux fois : il a pris mon droit d’aînesse ; et voici, maintenant il a pris ma bénédiction ! Et il dit : Ne m’as-tu pas réservé une bénédiction ? ◊ 37 Et Isaac répondit et dit à Ésaü : Voici, je l’ai établi ton maître, et je lui ai donné tous ses frères pour serviteurs, et je l’ai sustenté avec du froment et du moût ; que ferai-je donc pour toi, mon fils ? ◊ 38 Et Ésaü dit à son père : N’as-tu que cette seule bénédiction, mon père ? Bénis-moi, moi aussi, mon père ! Et Ésaü éleva sa voix et pleura. ◊ 39 Et Isaac, son père, répondit et lui dit : Voici, ton habitation sera en la graisse de la terre et en la rosée des cieux d’en haut. ◊ 40 Et tu vivras de ton épée, et tu serviras ton frère ; et il arrivera que, lorsque tu seras devenu nomade, tu briseras son joug de dessus ton cou.
◊ 41 * Et Ésaü eut Jacob en haine, à cause de la bénédiction dont son père l’avait béni ; et Ésaü dit en son cœur : Les jours du deuil de mon père approchent, et je tuerai Jacob, mon frère. ◊ 42 Et on rapporta à Rebecca les paroles d’Ésaü, son fils aîné ; et elle envoya, et appela Jacob, son plus jeune fils, et lui dit : Voici, Ésaü, ton frère, se console à ton sujet dans l’espoir de te tuer. ◊ 43 Et maintenant, mon fils, écoute ma voix : Lève-toi, fuis chez Laban, mon frère, à Charan ; ◊ 44 et tu demeureras avec lui quelques jours, jusqu’à ce que la fureur de ton frère se détourne, ◊ 45 jusqu’à ce que la colère de ton frère se détourne de toi et qu’il oublie ce que tu lui as fait, et que j’envoie et que je te tire de là. Pourquoi serais-je privée de vous deux en un jour ?
◊ 46 Et Rebecca dit à Isaac : J’ai la vie en aversion à cause des filles de Heth. Si Jacob prend une femme d’entre les filles de Heth, comme celles-ci, d’entre les filles du pays, à quoi bon pour moi de vivre ?
Genèse
28 ◊ 1 Et Isaac appela Jacob, et le bénit, et lui commanda, et lui dit : Tu ne prendras pas de femme d’entre les filles de Canaan. ◊ 2 Lève-toi, va à Paddan-Aram, à la maison de Bethuel, père de ta mère, et prends de là une femme d’entre les filles de Laban, frère de ta mère. ◊ 3 Et que le *Dieu Tout-puissant te bénisse, et te fasse fructifier et te multiplie, afin que tu deviennes une assemblée de peuples ; ◊ 4 et qu’il te donne la bénédiction d’Abraham, à toi et à ta semence avec toi, afin que tu possèdes le pays où tu as séjourné, lequel Dieu a donné à Abraham. ◊ 5 Et Isaac fit partir Jacob, qui s’en alla à Paddan-Aram, vers Laban, fils de Bethuel, l’Araméen, frère de Rebecca, mère de Jacob et d’Ésaü.
◊ 6 Et Ésaü vit qu’Isaac avait béni Jacob, et l’avait fait partir pour Paddan-Aram pour y prendre une femme, et qu’en le bénissant il lui avait commandé, disant : Tu ne prendras pas de femme d’entre les filles de Canaan ; ◊ 7 et que Jacob avait écouté son père et sa mère, et s’en était allé à Paddan-Aram ; ◊ 8 alors Ésaü vit que les filles de Canaan étaient mal vues d’Isaac, son père ; ◊ 9 et Ésaü s’en alla vers Ismaël, et prit pour femme, outre les femmes qu’il avait, Mahalath, fille d’Ismaël, fils d’Abraham, sœur de Nebaïoth.
◊ 10 Et Jacob sortit de Beër-Shéba, et s’en alla à Charan ; ◊ 11 et il se rencontra en un lieu où il passa la nuit, car le soleil était couché ; et il prit des pierres du lieu, et s’en fit un chevet, et se coucha en ce lieu-là. ◊ 12 Et il songea : et voici une échelle dressée sur la terre, et son sommet touchait aux cieux ; et voici, les anges de Dieu montaient et descendaient sur elle. ◊ 13 Et voici, l’Éternel se tenait sur elle, et il dit : Je suis l’Éternel, le Dieu d’Abraham, ton père, et le Dieu d’Isaac ; la terre, sur laquelle tu es couché, je te la donnerai, et à ta semence ; ◊ 14 et ta semence sera comme la poussière de la terre ; et tu t’étendras à l’occident, et à l’orient, et au nord, et au midi ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta semence. ◊ 15 Et voici, je suis avec toi ; et je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai dans cette terre-ci, car je ne t’abandonnerai pas jusqu’à ce que j’aie fait ce que je t’ai dit. ◊ 16 Et Jacob se réveilla de son sommeil, et il dit : Certainement, l’Éternel est dans ce lieu, et moi je ne le savais pas. ◊ 17 Et il eut peur, et dit : Que ce lieu-ci est terrible ! Ce n’est autre chose que la maison de Dieu, et c’est ici la porte des cieux ! ◊ 18 Et Jacob se leva de bon matin, et prit la pierre dont il avait fait son chevet, et la dressa en stèle, et versa de l’huile sur son sommet. ◊ 19 Et il appela le nom de ce lieu-là Béthel ; mais premièrement le nom de la ville était Luz. ◊ 20 Et Jacob fit un vœu, en disant : Si Dieu est avec moi et me garde dans ce chemin où je marche, et qu’il me donne du pain à manger et un vêtement pour me vêtir, ◊ 21 et que je retourne en paix à la maison de mon père, l’Éternel sera mon Dieu. ◊ 22 Et cette pierre que j’ai dressée en stèle sera la maison de Dieu ; et de tout ce que tu me donneras, je t’en donnerai la dîme.
Genèse
29 ◊ 1 * Et Jacob se mit en marche, et s’en alla au pays des fils de l’orient. ◊ 2 Et il regarda, et voici un puits dans les champs, et voilà trois troupeaux de menu bétail couchés auprès, (car de ce puits-là on abreuvait les troupeaux) ; et il y avait une grosse pierre sur l’ouverture du puits. ◊ 3 Et tous les troupeaux se rassemblaient là, et on roulait la pierre de dessus l’ouverture du puits, et on abreuvait le bétail ; puis on remettait la pierre à sa place, sur l’ouverture du puits. ◊ 4 Et Jacob leur dit : Mes frères, d’où êtes-vous ? Et ils dirent : Nous sommes de Charan. ◊ 5 Et il leur dit : Connaissez-vous Laban, fils de Nakhor ? Et ils dirent : Nous le connaissons. ◊ 6 Et il leur dit : Se porte-t-il bien ? Et ils dirent : Bien ; et voici Rachel, sa fille, qui vient avec le bétail. ◊ 7 Et il dit : Voici, il est encore grand jour, il n’est pas temps de rassembler les troupeaux ; abreuvez le bétail, et allez, faites-le paître. ◊ 8 Et ils dirent : Nous ne le pouvons pas, jusqu’à ce que tous les troupeaux soient rassemblés ; alors on roule la pierre de dessus l’ouverture du puits, et nous abreuvons le bétail. ◊ 9 Comme il parlait encore avec eux, Rachel vint avec le bétail qui était à son père ; car elle était bergère. ◊ 10 Et il arriva, quand Jacob vit Rachel, fille de Laban, frère de sa mère, et le bétail de Laban, frère de sa mère, que Jacob s’approcha, et roula la pierre de dessus l’ouverture du puits, et abreuva le bétail de Laban, frère de sa mère. ◊ 11 Et Jacob baisa Rachel, et éleva sa voix, et pleura. ◊ 12 Et Jacob apprit à Rachel qu’il était frère de son père et qu’il était fils de Rebecca ; et elle courut le rapporter à son père. ◊ 13 Et il arriva que, lorsque Laban apprit les nouvelles de Jacob, fils de sa sœur, il courut à sa rencontre, et l’embrassa et le baisa, et le fit entrer dans sa maison ; et [Jacob] raconta à Laban toutes ces choses. ◊ 14 Et Laban lui dit : Certes, tu es mon os et ma chair. Et il demeura avec lui un mois de temps.
◊ 15 Et Laban dit à Jacob : Parce que tu es mon frère, me serviras-tu pour rien ? Dis-moi quel sera ton salaire ? ◊ 16 Or Laban avait deux filles ; le nom de l’aînée était Léa, et le nom de la plus jeune, Rachel. ◊ 17 Et Léa avait les yeux délicats ; mais Rachel était belle de taille et belle de visage. ◊ 18 Et Jacob aimait Rachel, et il dit : Je te servirai sept ans pour Rachel, ta plus jeune fille. ◊ 19 Et Laban dit : Mieux vaut que je te la donne que de la donner à un autre homme ; demeure avec moi. ◊ 20 Et Jacob servit pour Rachel sept années ; et elles furent à ses yeux comme peu de jours, parce qu’il l’aimait.
◊ 21 Et Jacob dit à Laban : Donne-moi ma femme ; car mes jours sont accomplis, et je viendrai vers elle. ◊ 22 Et Laban rassembla tous les gens du lieu, et fit un festin. ◊ 23 Et il arriva, le soir, qu’il prit Léa, sa fille, et la lui amena ; et il vint vers elle. ◊ 24 Et Laban donna Zilpa, sa servante, à Léa, sa fille, pour servante. ◊ 25 Et il arriva, au matin, que voici, c’était Léa. Et il dit à Laban : Que m’as-tu fait ? N’est-ce pas pour Rachel que je t’ai servi ? et pourquoi m’as-tu trompé ? ◊ 26 Et Laban dit : On ne fait pas ainsi, dans notre lieu, de donner la plus jeune avant l’aînée. ◊ 27 Accomplis la semaine de celle-ci, et nous te donnerons aussi celle-là, pour le service que tu feras chez moi encore sept autres années. ◊ 28 Et Jacob fit ainsi, et il accomplit la semaine de celle-ci. Et [Laban] lui donna Rachel, sa fille, pour femme. ◊ 29 Et Laban donna Bilha, sa servante, à Rachel, sa fille, pour servante. ◊ 30 Et il vint aussi vers Rachel ; et il aima aussi Rachel plus que Léa. Et il servit Laban encore sept autres années.
◊ 31 Et l’Éternel vit que Léa était haïe, et il ouvrit sa matrice ; mais Rachel était stérile. ◊ 32 Et Léa conçut, et enfanta un fils, et elle appela son nom Ruben, car elle dit : Parce que l’Éternel a regardé mon affliction ; car maintenant mon mari m’aimera. ◊ 33 Et elle conçut encore, et enfanta un fils, et dit : Parce que l’Éternel a entendu que j’étais haïe, il m’a donné aussi celui-ci ; et elle appela son nom Siméon. ◊ 34 Et elle conçut encore, et enfanta un fils, et dit : Maintenant, cette fois, mon mari s’attachera à moi, car je lui ai enfanté trois fils ; c’est pourquoi on appela son nom Lévi. ◊ 35 Et elle conçut encore, et enfanta un fils, et dit : Cette fois, je louerai l’Éternel ; c’est pourquoi elle appela son nom Juda ; et elle cessa d’enfanter.
Genèse
29 ◊ 1 * Et Jacob se mit en marche, et s’en alla au pays des fils de l’orient. ◊ 2 Et il regarda, et voici un puits dans les champs, et voilà trois troupeaux de menu bétail couchés auprès, (car de ce puits-là on abreuvait les troupeaux) ; et il y avait une grosse pierre sur l’ouverture du puits. ◊ 3 Et tous les troupeaux se rassemblaient là, et on roulait la pierre de dessus l’ouverture du puits, et on abreuvait le bétail ; puis on remettait la pierre à sa place, sur l’ouverture du puits. ◊ 4 Et Jacob leur dit : Mes frères, d’où êtes-vous ? Et ils dirent : Nous sommes de Charan. ◊ 5 Et il leur dit : Connaissez-vous Laban, fils de Nakhor ? Et ils dirent : Nous le connaissons. ◊ 6 Et il leur dit : Se porte-t-il bien ? Et ils dirent : Bien ; et voici Rachel, sa fille, qui vient avec le bétail. ◊ 7 Et il dit : Voici, il est encore grand jour, il n’est pas temps de rassembler les troupeaux ; abreuvez le bétail, et allez, faites-le paître. ◊ 8 Et ils dirent : Nous ne le pouvons pas, jusqu’à ce que tous les troupeaux soient rassemblés ; alors on roule la pierre de dessus l’ouverture du puits, et nous abreuvons le bétail. ◊ 9 Comme il parlait encore avec eux, Rachel vint avec le bétail qui était à son père ; car elle était bergère. ◊ 10 Et il arriva, quand Jacob vit Rachel, fille de Laban, frère de sa mère, et le bétail de Laban, frère de sa mère, que Jacob s’approcha, et roula la pierre de dessus l’ouverture du puits, et abreuva le bétail de Laban, frère de sa mère. ◊ 11 Et Jacob baisa Rachel, et éleva sa voix, et pleura. ◊ 12 Et Jacob apprit à Rachel qu’il était frère de son père et qu’il était fils de Rebecca ; et elle courut le rapporter à son père. ◊ 13 Et il arriva que, lorsque Laban apprit les nouvelles de Jacob, fils de sa sœur, il courut à sa rencontre, et l’embrassa et le baisa, et le fit entrer dans sa maison ; et [Jacob] raconta à Laban toutes ces choses. ◊ 14 Et Laban lui dit : Certes, tu es mon os et ma chair. Et il demeura avec lui un mois de temps.
◊ 15 Et Laban dit à Jacob : Parce que tu es mon frère, me serviras-tu pour rien ? Dis-moi quel sera ton salaire ? ◊ 16 Or Laban avait deux filles ; le nom de l’aînée était Léa, et le nom de la plus jeune, Rachel. ◊ 17 Et Léa avait les yeux délicats ; mais Rachel était belle de taille et belle de visage. ◊ 18 Et Jacob aimait Rachel, et il dit : Je te servirai sept ans pour Rachel, ta plus jeune fille. ◊ 19 Et Laban dit : Mieux vaut que je te la donne que de la donner à un autre homme ; demeure avec moi. ◊ 20 Et Jacob servit pour Rachel sept années ; et elles furent à ses yeux comme peu de jours, parce qu’il l’aimait.
◊ 21 Et Jacob dit à Laban : Donne-moi ma femme ; car mes jours sont accomplis, et je viendrai vers elle. ◊ 22 Et Laban rassembla tous les gens du lieu, et fit un festin. ◊ 23 Et il arriva, le soir, qu’il prit Léa, sa fille, et la lui amena ; et il vint vers elle. ◊ 24 Et Laban donna Zilpa, sa servante, à Léa, sa fille, pour servante. ◊ 25 Et il arriva, au matin, que voici, c’était Léa. Et il dit à Laban : Que m’as-tu fait ? N’est-ce pas pour Rachel que je t’ai servi ? et pourquoi m’as-tu trompé ? ◊ 26 Et Laban dit : On ne fait pas ainsi, dans notre lieu, de donner la plus jeune avant l’aînée. ◊ 27 Accomplis la semaine de celle-ci, et nous te donnerons aussi celle-là, pour le service que tu feras chez moi encore sept autres années. ◊ 28 Et Jacob fit ainsi, et il accomplit la semaine de celle-ci. Et [Laban] lui donna Rachel, sa fille, pour femme. ◊ 29 Et Laban donna Bilha, sa servante, à Rachel, sa fille, pour servante. ◊ 30 Et il vint aussi vers Rachel ; et il aima aussi Rachel plus que Léa. Et il servit Laban encore sept autres années.
◊ 31 Et l’Éternel vit que Léa était haïe, et il ouvrit sa matrice ; mais Rachel était stérile. ◊ 32 Et Léa conçut, et enfanta un fils, et elle appela son nom Ruben, car elle dit : Parce que l’Éternel a regardé mon affliction ; car maintenant mon mari m’aimera. ◊ 33 Et elle conçut encore, et enfanta un fils, et dit : Parce que l’Éternel a entendu que j’étais haïe, il m’a donné aussi celui-ci ; et elle appela son nom Siméon. ◊ 34 Et elle conçut encore, et enfanta un fils, et dit : Maintenant, cette fois, mon mari s’attachera à moi, car je lui ai enfanté trois fils ; c’est pourquoi on appela son nom Lévi. ◊ 35 Et elle conçut encore, et enfanta un fils, et dit : Cette fois, je louerai l’Éternel ; c’est pourquoi elle appela son nom Juda ; et elle cessa d’enfanter.
30 ◊ 1 Et Rachel vit qu’elle ne donnait pas d’enfants à Jacob, et Rachel fut jalouse de sa sœur, et dit à Jacob : Donne-moi des fils, sinon je meurs. ◊ 2 Et la colère de Jacob s’enflamma contre Rachel, et il dit : Suis-je à la place de Dieu, qui t’a refusé le fruit du ventre ? ◊ 3 Et elle dit : Voici ma servante Bilha : va vers elle ; et elle enfantera sur mes genoux, et moi aussi j’aurai des enfants par elle. ◊ 4 Et elle lui donna Bilha, sa servante, pour femme ; et Jacob vint vers elle. ◊ 5 Et Bilha conçut, et enfanta un fils à Jacob. ◊ 6 Et Rachel dit : Dieu m’a fait justice, et il a aussi entendu ma voix, et m’a donné un fils ; c’est pourquoi elle appela son nom Dan. ◊ 7 Et Bilha, servante de Rachel, conçut encore, et enfanta un second fils à Jacob. ◊ 8 Et Rachel dit : J’ai soutenu des luttes de Dieu avec ma sœur, aussi je l’ai emporté. Et elle appela son nom Nephthali.
◊ 9 Et Léa vit qu’elle avait cessé d’enfanter, et elle prit Zilpa, sa servante, et la donna pour femme à Jacob. ◊ 10 Et Zilpa, servante de Léa, enfanta un fils à Jacob. ◊ 11 Et Léa dit : La bonne fortune vient. Et elle appela son nom Gad. ◊ 12 Et Zilpa, servante de Léa, enfanta un second fils à Jacob. ◊ 13 Et Léa dit : Pour mon bonheur ! car les filles me diront bienheureuse. Et elle appela son nom Aser.
◊ 14 Et Ruben sortit aux jours de la moisson du froment, et il trouva des mandragores dans les champs, et les apporta à Léa, sa mère. Et Rachel dit à Léa : Donne-moi, je te prie, des mandragores de ton fils. ◊ 15 Et elle lui dit : Est-ce peu de chose que tu m’aies pris mon mari, et tu prends aussi les mandragores de mon fils ! Et Rachel dit : Eh bien, il couchera avec toi cette nuit pour les mandragores de ton fils. ◊ 16 Et Jacob vint des champs sur le soir, et Léa sortit à sa rencontre, et dit : C’est vers moi que tu viendras, car je t’ai loué pour les mandragores de mon fils. Et il coucha avec elle cette nuit-là. ◊ 17 Et Dieu entendit Léa, et elle conçut, et enfanta à Jacob un cinquième fils. ◊ 18 Et Léa dit : Dieu m’a donné mon salaire, parce que j’ai donné ma servante à mon mari. Et elle appela son nom Issacar. ◊ 19 Et Léa conçut encore, et enfanta à Jacob un sixième fils. ◊ 20 Et Léa dit : Dieu m’a fait un beau don ; cette fois mon mari habitera avec moi, car je lui ai enfanté six fils. Et elle appela son nom Zabulon. ◊ 21 Et après, elle enfanta une fille, et appela son nom Dina.
◊ 22 Et Dieu se souvint de Rachel ; et Dieu l’écouta et ouvrit sa matrice. ◊ 23 Et elle conçut, et enfanta un fils, et dit : Dieu a ôté mon opprobre. ◊ 24 Et elle appela son nom Joseph, en disant : Que l’Éternel m’ajoute un autre fils !
◊ 25 Et il arriva, quand Rachel eut enfanté Joseph, que Jacob dit à Laban : Renvoie-moi, et j’irai dans mon lieu et dans mon pays. ◊ 26 Donne-moi mes femmes pour lesquelles je t’ai servi, et mes enfants, et je m’en irai ; car tu sais quel a été le service que je t’ai rendu. ◊ 27 Et Laban lui dit : [Écoute], si au moins j’ai trouvé grâce à tes yeux ! J’ai aperçu que l’Éternel m’a béni à cause de toi. ◊ 28 Et il dit : Fixe-moi ton salaire, et je te le donnerai. ◊ 29 Et il lui dit : Tu sais comment je t’ai servi, et ce qu’est devenu ton troupeau avec moi ; ◊ 30 car ce que tu avais avant moi était peu de chose, et s’est accru et est devenu une multitude ; et l’Éternel t’a béni depuis que je suis venu. Et maintenant, quand travaillerai-je, moi aussi, pour ma maison ? ◊ 31 Et [Laban] dit : Que te donnerai-je ? Et Jacob dit : Tu ne me donneras rien. Si tu veux faire ceci pour moi, je paîtrai encore ton bétail, [et] je le garderai : ◊ 32 je passerai aujourd’hui par tout ton bétail, j’en ôterai toute bête marquetée et tachetée, et tous les agneaux foncés, et ce qui est tacheté et marqueté parmi les chèvres ; et ce sera là mon salaire. ◊ 33 Et ma justice répondra pour moi désormais, quand elle viendra devant toi pour mon salaire ; tout ce qui ne sera pas marqueté et tacheté parmi les chèvres, et foncé parmi les agneaux, auprès de moi, sera tenu pour volé. ◊ 34 Et Laban dit : Voici, qu’il en soit selon ta parole. ◊ 35 Et il ôta ce jour-là les boucs rayés et tachetés, et toutes les chèvres marquetées et tachetées, toutes celles qui avaient du blanc, et tout ce qui était foncé parmi les agneaux, et il les remit entre les mains de ses fils. ◊ 36 Et il mit trois journées de chemin entre lui et Jacob ; et Jacob paissait le reste du bétail de Laban. ◊ 37 — Et Jacob prit des branches fraîches de peuplier blanc, de coudrier, et d’érable, et y pela des raies blanches, mettant à nu le blanc qui était aux branches. ◊ 38 Et il plaça les branches, qu’il avait pelées, devant le bétail dans les auges, dans les abreuvoirs où le bétail venait boire ; et le bétail entrait en chaleur lorsqu’il venait boire ; ◊ 39 le bétail entrait en chaleur devant les branches, et il faisait des petits, rayés, marquetés, et tachetés. ◊ 40 Et Jacob sépara les agneaux, et tourna la face du troupeau vers ce qui était rayé et tout ce qui était foncé dans le bétail de Laban ; et il mit ses troupeaux à part, et ne les mit pas auprès du bétail de Laban. ◊ 41 Et il arrivait que toutes les fois que les bêtes vigoureuses entraient en chaleur, Jacob mettait les branches dans les auges, devant les yeux du bétail, afin qu’elles entrassent en chaleur en face des branches. ◊ 42 Mais quand les bêtes étaient chétives, il ne les mettait pas ; et les chétives étaient à Laban, et les vigoureuses à Jacob. ◊ 43 Et l’homme s’accrut extrêmement, et eut un bétail nombreux, et des servantes et des serviteurs, et des chameaux et des ânes.
31 ◊ 1 Et il entendit les paroles des fils de Laban, qui disaient : Jacob a pris tout ce qui était à notre père ; et c’est avec ce qui était à notre père qu’il s’est fait toute cette gloire. ◊ 2 Et Jacob regarda le visage de Laban ; et voici, il n’était pas envers lui comme auparavant. ◊ 3 Et l’Éternel dit à Jacob : Retourne au pays de tes pères et vers ta parenté, et je serai avec toi. ◊ 4 Et Jacob envoya, et appela Rachel et Léa aux champs, vers son troupeau ; ◊ 5 et il leur dit : Je vois le visage de votre père, qu’il n’est pas envers moi comme auparavant ; mais le Dieu de mon père a été avec moi. ◊ 6 Et vous savez vous-mêmes que j’ai servi votre père de toute ma force. ◊ 7 Et votre père s’est moqué de moi, et a changé dix fois mon salaire ; mais Dieu ne lui a pas permis de me faire du mal. ◊ 8 S’il disait ainsi : Les marquetés seront ton salaire, alors tout le bétail faisait des marquetés. Et s’il disait ainsi : Les rayés seront ton salaire, alors tout le bétail faisait des rayés. ◊ 9 Et Dieu a ôté le troupeau de votre père et me l’a donné. ◊ 10 Et il arriva, au temps où le bétail entrait en chaleur, que je levai mes yeux, et je vis en songe, et voici, les boucs qui couvraient le menu bétail étaient rayés, marquetés, et picotés de blanc. ◊ 11 Et l’Ange de Dieu me dit en songe : Jacob ! Et je dis : Me voici. ◊ 12 Et il dit : Lève tes yeux, et vois : tous les boucs qui couvrent le menu bétail sont rayés, marquetés, et picotés de blanc ; car j’ai vu tout ce que t’a fait Laban. ◊ 13 Je suis le *Dieu de Béthel, où tu oignis une stèle, où tu me fis un vœu. Maintenant, lève-toi, sors de ce pays, et retourne au pays de ta parenté. ◊ 14 Et Rachel et Léa répondirent et lui dirent : Avons-nous encore une portion et un héritage dans la maison de notre père ? ◊ 15 N’avons-nous pas été réputées par lui des étrangères ? car il nous a vendues, et a même toujours mangé notre argent. ◊ 16 Car toutes les richesses que Dieu a ôtées à notre père sont à nous et à nos enfants. Et maintenant, fais tout ce que Dieu t’a dit.
◊ 17 Et Jacob se leva, et fit monter ses fils et ses femmes sur les chameaux ; ◊ 18 et il emmena tous ses troupeaux et tout son bien qu’il avait acquis, les troupeaux qu’il possédait, qu’il avait acquis à Paddan-Aram, pour aller vers Isaac, son père, au pays de Canaan. ◊ 19 Et Laban était allé tondre son menu bétail, et Rachel vola les théraphim qui étaient à son père. ◊ 20 Et Jacob trompa Laban, l’Araméen, car il ne lui apprit pas qu’il s’enfuyait. ◊ 21 Et il s’enfuit, lui, et tout ce qui était à lui ; et il se leva, et passa le fleuve, et dressa sa face vers la montagne de Galaad.
◊ 22 Et le troisième jour on rapporta à Laban que Jacob s’était enfui. ◊ 23 Et il prit ses frères avec lui, et le poursuivit le chemin de sept jours, et l’atteignit à la montagne de Galaad. ◊ 24 Et Dieu vint vers Laban, l’Araméen, dans un songe, la nuit, et lui dit : Garde-toi de parler à Jacob, ni en bien, ni en mal. ◊ 25 Et Laban atteignit Jacob ; et Jacob avait dressé sa tente sur la montagne ; et Laban dressa [la sienne] avec ses frères, sur la montagne de Galaad. ◊ 26 Et Laban dit à Jacob : Qu’as-tu fait de m’avoir trompé, et d’avoir emmené mes filles comme des captives de guerre. ◊ 27 Pourquoi t’es-tu enfui en cachette, et t’es-tu dérobé d’avec moi, et ne m’as-tu pas averti ? Et je t’eusse renvoyé avec joie, et avec des chants, avec le tambourin et avec la harpe. ◊ 28 Et tu ne m’as pas laissé baiser mes fils et mes filles ; en cela, tu as agi follement. ◊ 29 J’ai en ma main le pouvoir de vous faire du mal ; mais le Dieu de votre père m’a parlé la nuit passée, disant : Garde-toi de parler à Jacob, ni en bien, ni en mal. ◊ 30 Et maintenant que tu t’en es allé, parce que tu languissais tant après la maison de ton père, pourquoi as-tu volé mes dieux ? ◊ 31 Et Jacob répondit et dit à Laban : Parce que j’ai craint ; car j’ai dit : De peur que tu ne me ravisses tes filles. ◊ 32 Qu’il ne vive pas, celui auprès de qui tu trouveras tes dieux ! Devant nos frères reconnais ce qui est à toi chez moi, et prends-le. Or Jacob ne savait pas que Rachel les avait volés. ◊ 33 Et Laban entra dans la tente de Jacob, et dans la tente de Léa, et dans la tente des deux servantes, et ne trouva [rien] ; et il sortit de la tente de Léa, et entra dans la tente de Rachel. ◊ 34 Or Rachel avait pris les théraphim, et les avait mis dans le bât du chameau, et s’était assise dessus ; et Laban fouilla toute la tente, et ne trouva [rien]. ◊ 35 Et elle dit à son père : Que mon seigneur ne voie pas d’un œil irrité que je ne puis me lever devant toi, car j’ai ce que les femmes ont coutume d’avoir. Et il chercha, mais il ne trouva pas les théraphim. ◊ 36 Et Jacob se mit en colère, et querella Laban ; et Jacob répondit et dit à Laban : Quelle est ma faute, quel est mon péché, que tu m’aies poursuivi avec ardeur ? ◊ 37 Quand tu as fouillé tous mes effets, qu’as-tu trouvé de tous les effets de ta maison ? Mets-le ici devant mes frères et tes frères, et qu’ils jugent entre nous deux. ◊ 38 Ces vingt années j’ai été avec toi ; tes brebis et tes chèvres n’ont pas avorté, et je n’ai pas mangé les béliers de ton troupeau. ◊ 39 Ce qui a été déchiré, je ne te l’ai pas rapporté ; moi j’ai dû en souffrir la perte ; tu as redemandé de ma main ce qui m’avait été volé de jour et ce qui m’avait été volé de nuit. ◊ 40 J’en étais là, que, de jour, la sécheresse me dévorait, et de nuit, la gelée ; et mon sommeil fuyait mes yeux. ◊ 41 Ces vingt années j’ai été dans ta maison ; je t’ai servi quatorze ans pour tes deux filles, et six ans pour ton menu bétail, et tu as changé dix fois mon salaire. ◊ 42 Si le Dieu de mon père, le Dieu d’Abraham et la frayeur d’Isaac, n’eût été pour moi, certes, tu m’eusses maintenant renvoyé à vide. Dieu a vu mon affliction et le labeur de mes mains, et il t’a repris la nuit passée. ◊ 43 Et Laban répondit et dit à Jacob : Les filles sont mes filles, et les fils sont mes fils, et le bétail est mon bétail, et tout ce que tu vois est à moi ! Et que ferais-je aujourd’hui à celles-ci, mes filles, ou à leurs fils qu’elles ont enfantés ? ◊ 44 Et maintenant, viens, nous ferons une alliance, moi et toi ; et elle sera en témoignage entre moi et toi.
◊ 45 Et Jacob prit une pierre, et la dressa en stèle. ◊ 46 Et Jacob dit à ses frères : Amassez des pierres. Et ils prirent des pierres, et en firent un monceau ; et ils mangèrent là sur le monceau. ◊ 47 Et Laban l’appela Jegar-Sahadutha, et Jacob l’appela Galhed. ◊ 48 Et Laban dit : Ce monceau est aujourd’hui témoin entre moi et toi. C’est pourquoi il appela son nom Galhed, ◊ 49 et Mitspa, parce qu’il dit : Que l’Éternel veille entre moi et toi, quand nous serons cachés l’un à l’autre. ◊ 50 Si tu maltraites mes filles, et si tu prends des femmes outre mes filles (il n’y a aucun homme avec nous), regarde, Dieu est témoin entre moi et toi. ◊ 51 Et Laban dit à Jacob : Voici ce monceau, et voici la stèle que j’ai élevée entre moi et toi ; ◊ 52 ce monceau sera témoin, et la stèle sera témoin, que moi je ne passerai point ce monceau [pour aller] vers toi, et que toi, tu ne passeras point ce monceau et cette stèle [pour venir] vers moi, pour [faire] du mal. ◊ 53 Que le Dieu d’Abraham et le Dieu de Nakhor, le Dieu de leur père, juge entre nous. Et Jacob jura par la frayeur de son père Isaac. ◊ 54 Et Jacob offrit un sacrifice sur la montagne et invita ses frères à manger le pain : et ils mangèrent le pain, et passèrent la nuit sur la montagne.
◊ 55 Et Laban se leva de bon matin, et il baisa ses fils et ses filles, et les bénit ; et Laban s’en alla, et retourna en son lieu.
Genèse
21 ◊ 1 Et l’Éternel visita Sara comme il avait dit, et l’Éternel fit à Sara comme il en avait parlé. ◊ 2 Et Sara conçut, et enfanta à Abraham un fils dans sa vieillesse, au temps fixé dont Dieu lui avait parlé. ◊ 3 Et Abraham appela le nom de son fils qui lui était né, que Sara lui avait enfanté, Isaac. ◊ 4 Et Abraham circoncit Isaac, son fils, à l’âge de huit jours, comme Dieu le lui avait commandé. ◊ 5 Et Abraham était âgé de cent ans lorsque Isaac, son fils, lui naquit. ◊ 6 Et Sara dit : Dieu m’a donné lieu de rire ; quiconque l’entendra rira avec moi. ◊ 7 Et elle dit : Qui eût dit à Abraham : Sara allaitera des fils ? Car je lui ai enfanté un fils dans sa vieillesse.
◊ 8 Et l’enfant grandit, et fut sevré ; et Abraham fit un grand festin le jour où Isaac fut sevré. ◊ 9 Et Sara vit rire le fils d’Agar, l’Égyptienne, qu’elle avait enfanté à Abraham ; ◊ 10 et elle dit à Abraham : Chasse cette servante et son fils ; car le fils de cette servante n’héritera pas avec mon fils, avec Isaac. ◊ 11 Et cela fut très mauvais aux yeux d’Abraham, à cause de son fils. ◊ 12 Et Dieu dit à Abraham : Que cela ne soit pas mauvais à tes yeux à cause de l’enfant, et à cause de ta servante. Dans tout ce que Sara t’a dit, écoute sa voix ; car en Isaac te sera appelée [une] semence. ◊ 13 Et je ferai aussi devenir une nation le fils de la servante, car il est ta semence. ◊ 14 Et Abraham se leva de bon matin, et il prit du pain et une outre d’eau, et les donna à Agar, les mettant sur son épaule, et [il lui donna] l’enfant, et la renvoya. Et elle s’en alla, et erra dans le désert de Beër-Shéba. ◊ 15 Et l’eau de l’outre étant épuisée, elle jeta l’enfant sous un des arbrisseaux, ◊ 16 et s’en alla et s’assit vis-à-vis, à une portée d’arc ; car elle disait : Que je ne voie pas mourir l’enfant. Et elle s’assit vis-à-vis, et elle éleva sa voix et pleura. ◊ 17 Et Dieu entendit la voix de l’enfant, et l’Ange de Dieu appela des cieux Agar, et lui dit : Qu’as-tu, Agar ? Ne crains point, car Dieu a entendu la voix de l’enfant, là où il est. ◊ 18 Lève-toi, relève l’enfant et prends-le de ta main ; car je le ferai devenir une grande nation. ◊ 19 Et Dieu lui ouvrit les yeux, et elle vit un puits d’eau ; et elle alla et remplit d’eau l’outre, et fit boire l’enfant. ◊ 20 Et Dieu fut avec l’enfant, et il grandit, et habita dans le désert et devint tireur d’arc. ◊ 21 Et il habita dans le désert de Paran ; et sa mère lui prit une femme du pays d’Égypte.
◊ 22 Et il arriva, dans ce temps-là, qu’Abimélec, et Picol, chef de son armée, parlèrent à Abraham, disant : Dieu est avec toi en tout ce que tu fais. ◊ 23 Et maintenant, jure-moi ici, par Dieu, que tu n’agiras faussement ni envers moi, ni envers mes enfants, ni envers mes petits-enfants : selon la bonté dont j’ai usé envers toi, tu agiras envers moi et envers le pays dans lequel tu as séjourné. ◊ 24 Et Abraham dit : Je le jurerai. ◊ 25 Et Abraham reprit Abimélec à cause d’un puits d’eau dont les serviteurs d’Abimélec s’étaient emparés de force. ◊ 26 Et Abimélec dit : Je ne sais pas qui a fait cette chose-là, et aussi tu ne m’en as pas averti, et moi, je n’en ai entendu parler qu’aujourd’hui. ◊ 27 Et Abraham prit du menu et du gros bétail, et le donna à Abimélec, et ils firent alliance, eux deux. ◊ 28 Et Abraham mit à part sept jeunes brebis du troupeau ; ◊ 29 et Abimélec dit à Abraham : Qu’est-ce que ces sept jeunes brebis que tu as mises à part ? ◊ 30 Et il répondit : C’est que tu prendras de ma main ces sept jeunes brebis, pour me servir de témoignage que j’ai creusé ce puits. ◊ 31 C’est pourquoi on appela ce lieu-là Beër-Shéba, parce qu’ils y jurèrent, les deux. ◊ 32 Et ils firent alliance à Beër-Shéba. Et Abimélec se leva, et Picol, chef de son armée, et ils retournèrent au pays des Philistins. ◊ 33 Et [Abraham] planta un tamarisc à Beër-Shéba ; et là il invoqua le nom de l’Éternel, le *Dieu d’éternité. ◊ 34 Et Abraham séjourna longtemps dans le pays des Philistins.
Romains
10 ◊ 1 Frères, le souhait de mon cœur, et la supplication [que j’adresse] à Dieu pour eux, c’est qu’ils soient sauvés. ◊ 2 Car je leur rends témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais non selon la connaissance. ◊ 3 Car, ignorant la justice de Dieu et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu. ◊ 4 Car Christ est [la] fin de [la] loi pour justice à tout croyant.
◊ 5 Car Moïse décrit la justice qui vient de la loi : « L’homme qui aura pratiqué ces choses vivra par elles ». ◊ 6 Mais la justice qui est sur le principe de la foi parle ainsi : Ne dis pas en ton cœur : « Qui montera au ciel ? » — c’est à savoir pour en faire descendre Christ ; ◊ 7 ou : « Qui descendra dans l’abîme ? » — c’est à savoir pour faire monter Christ d’entre les morts. ◊ 8 Mais que dit-elle ? « La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur », c’est-à-dire la parole de la foi, laquelle nous prêchons, ◊ 9 [savoir] que, si tu confesses de ta bouche Jésus comme Seigneur et que tu croies dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé. ◊ 10 Car du cœur on croit à justice, et de la bouche on fait confession à salut. ◊ 11 Car l’écriture dit : « Quiconque croit en lui ne sera pas confus ». ◊ 12 Car il n’y a pas de différence de Juif et de Grec, car le même Seigneur de tous est riche envers tous ceux qui l’invoquent ; ◊ 13 « car quiconque invoquera le nom du *Seigneur sera sauvé ».
◊ 14 Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont point cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont point entendu parler ? Et comment entendront-ils sans quelqu’un qui prêche ? ◊ 15 Et comment prêcheront-ils, à moins qu’ils ne soient envoyés ? selon qu’il est écrit : « Combien sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix, de ceux qui annoncent de bonnes choses ». ◊ 16 Mais tous n’ont pas obéi à l’évangile ; car Ésaïe dit : « *Seigneur, qui est-ce qui a cru à ce qu’il a entendu de nous ? ». ◊ 17 Ainsi la foi est de ce qu’on entend, et ce qu’on entend par la parole de Dieu. ◊ 18 Mais je dis : N’ont-ils pas entendu ? Oui, certes, « leur voix est allée par toute la terre, et leurs paroles jusqu’aux extrémités de la terre habitée ». ◊ 19 Mais je dis : Israël n’a-t-il pas connu ? Moïse, le premier, dit : « Je vous exciterai à la jalousie par ce qui n’est pas une nation ; je vous provoquerai à la colère par une nation sans intelligence ». ◊ 20 Mais Ésaïe s’enhardit tout à fait, et dit : « J’ai été trouvé de ceux qui ne me cherchaient point, et j’ai été manifesté à ceux qui ne s’enquéraient point de moi ». ◊ 21 Mais quant à Israël, il dit : « Tout le long du jour j’ai étendu mes mains vers un peuple désobéissant et contredisant ».
Juges
7 ◊ 1 Et Jerubbaal, qui est Gédéon, se leva de bonne heure, et tout le peuple qui était avec lui, et ils campèrent près de la source de Harod ; et il avait le camp de Madian au nord, du côté de la colline de Moré, dans la vallée. ◊ 2 Et l’Éternel dit à Gédéon : Le peuple qui est avec toi est trop nombreux, pour que je livre Madian en leur main, de peur qu’Israël ne se glorifie contre moi, disant : Ma main m’a sauvé. ◊ 3 Et maintenant, crie aux oreilles du peuple, disant : Quiconque est peureux et tremble, qu’il s’en retourne et s’éloigne de la montagne de Galaad. Et vingt-deux mille [hommes] du peuple s’en retournèrent ; et il en resta dix mille. ◊ 4 Et l’Éternel dit à Gédéon : Le peuple est encore nombreux ; fais-les descendre vers l’eau, et là je te les épurerai ; et il arrivera que celui dont je te dirai : Celui-ci ira avec toi, celui-là ira avec toi ; et que chacun de qui je te dirai : Celui-ci n’ira pas avec toi, celui-là n’ira pas. ◊ 5 Et il fit descendre le peuple vers l’eau. Et l’Éternel dit à Gédéon : Quiconque lapera l’eau avec sa langue, comme lape le chien, tu le mettras à part, et aussi tous ceux qui se courberont sur leurs genoux pour boire. ◊ 6 Et le nombre de ceux qui lapèrent dans leur main [en la portant] à leur bouche, fut de trois cents hommes ; et tout le reste du peuple se courba sur ses genoux pour boire l’eau. ◊ 7 Et l’Éternel dit à Gédéon : Par les trois cents hommes qui ont lapé [l’eau] je vous sauverai, et je livrerai Madian en ta main ; mais que tout le peuple s’en aille, chacun en son lieu. ◊ 8 Et les [trois cents hommes] prirent en leurs mains les vivres du peuple et ses trompettes. Et [Gédéon] renvoya tous les hommes d’Israël, chacun à sa tente, et retint les trois cents hommes. Or le camp de Madian était au-dessous de lui, dans la vallée.
◊ 9 Et il arriva, cette nuit-là, que l’Éternel lui dit : Lève-toi ; descends au camp, car je l’ai livré en ta main ; ◊ 10 et si tu crains d’y descendre, descends vers le camp, toi et Pura, ton jeune homme ; ◊ 11 et tu entendras ce qu’ils diront, et ensuite tes mains seront fortifiées et tu descendras au camp. Et il descendit, lui et Pura, son jeune homme, aux avant-postes des hommes armés qui étaient dans le camp. ◊ 12 Et Madian et Amalek et tous les fils de l’orient s’étendaient dans la vallée, nombreux comme des sauterelles ; et leurs chameaux étaient sans nombre, en multitude comme le sable qui est sur le bord de la mer. ◊ 13 Et Gédéon arriva, et voici, un homme racontait un songe à son compagnon ; et il disait : Voici, j’ai songé un songe ; et voici, un gâteau de pain d’orge roulait dans le camp de Madian, et il arriva jusqu’à la tente et la heurta, et elle tomba ; et il la retourna sens dessus dessous, et la tente était là renversée. ◊ 14 Et son compagnon répondit et dit : Ce n’est pas autre chose que l’épée de Gédéon, fils de Joas, homme d’Israël : Dieu a livré Madian et tout le camp en sa main.
◊ 15 Et il arriva que, lorsque Gédéon entendit le récit du songe et son interprétation, il se prosterna. Et il retourna au camp d’Israël, et dit : Levez-vous, car l’Éternel a livré le camp de Madian en votre main. ◊ 16 Et il divisa les trois cents hommes en trois corps, et il leur mit à tous des trompettes à la main, et des cruches vides, et des torches dans les cruches. ◊ 17 Et il leur dit : Regardez ce que je vais faire, et faites de même ; voici, quand j’arriverai au bout du camp, alors ce que je ferai, vous le ferez de même ; ◊ 18 et quand je sonnerai de la trompette, moi et tous ceux qui sont avec moi, vous aussi vous sonnerez des trompettes autour de tout le camp, et vous direz : Pour l’Éternel et pour Gédéon ! ◊ 19 Et Gédéon et les cent hommes qui étaient avec lui arrivèrent au bout du camp, au commencement de la veille du milieu [de la nuit] ; on venait seulement de placer les gardes. Et ils sonnèrent des trompettes, et brisèrent les cruches qu’ils avaient à la main ; ◊ 20 et les trois corps sonnèrent des trompettes, et brisèrent les cruches : ils tenaient dans leur main gauche les torches, et dans leur main droite les trompettes pour sonner, et criaient : L’épée de l’Éternel et de Gédéon ! ◊ 21 Et ils se tenaient chacun à sa place autour du camp ; et tout le camp se mit à courir, et à pousser des cris, et à fuir. ◊ 22 Et les trois cents hommes sonnaient des trompettes ; et l’Éternel tourna l’épée de chacun contre son compagnon, dans tout le camp. Et le camp s’enfuit jusqu’à Beth-Sitta, vers Tseréra, jusqu’au bord d’Abel-Mehola, près de Tabbath.
◊ 23 Et les hommes d’Israël se rassemblèrent, de Nephthali, et d’Aser, et de tout Manassé, et poursuivirent Madian. ◊ 24 Et Gédéon envoya des messagers dans toute la montagne d’Éphraïm, pour dire : Descendez à la rencontre de Madian, et enlevez-leur les eaux jusqu’à Beth-Bara, et le Jourdain. Et tous les hommes d’Éphraïm se rassemblèrent, et s’emparèrent des eaux jusqu’à Beth-Bara, et du Jourdain. ◊ 25 Et ils prirent les deux princes de Madian, Oreb et Zeëb ; et ils tuèrent Oreb au rocher d’Oreb, et ils tuèrent Zeëb au pressoir de Zeëb. Et ils poursuivirent Madian, et apportèrent les têtes d’Oreb et de Zeëb à Gédéon, de l’autre côté du Jourdain.
2 Corinthiens
5 ◊ 1 Car nous savons que, si notre maison terrestre qui n’est qu’une tente, est détruite, nous avons un édifice de la part de Dieu, une maison qui n’est pas faite de main, éternelle, dans les cieux. ◊ 2 Car aussi, dans cette tente, nous gémissons, désirant avec ardeur d’avoir revêtu notre domicile qui est du ciel, ◊ 3 si toutefois, même en étant vêtus, nous ne sommes pas trouvés nus. ◊ 4 Car aussi nous qui sommes dans la tente, nous gémissons, étant chargés ; non pas que nous désirions d’être dépouillés, mais [nous désirons] d’être revêtus, afin que ce qui est mortel soit absorbé par la vie. ◊ 5 Or celui qui nous a formés à cela même, c’est Dieu, qui nous a aussi donné les arrhes de l’Esprit. ◊ 6 Nous avons donc toujours confiance, et nous savons qu’étant présents dans le corps, nous sommes absents du Seigneur, ◊ 7 car nous marchons par la foi, non par la vue ; ◊ 8 nous avons, dis-je, de la confiance, et nous aimons mieux être absents du corps et être présents avec le Seigneur. ◊ 9 C’est pourquoi aussi, que nous soyons présents ou que nous soyons absents, nous nous appliquons avec ardeur à lui être agréables ; ◊ 10 car il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive les choses [accomplies] dans le corps, selon ce qu’il aura fait, soit bien, soit mal. ◊ 11 Connaissant donc combien le Seigneur doit être craint, nous persuadons les hommes, mais nous avons été manifestés à Dieu, et j’espère aussi que nous avons été manifestés dans vos consciences. ◊ 12 Nous ne nous recommandons pas de nouveau à vous, mais nous vous donnons occasion de vous glorifier de nous, afin que vous ayez [de quoi répondre] à ceux qui se glorifient extérieurement et non pas du cœur. ◊ 13 Car si nous sommes hors de nous-mêmes, c’est pour Dieu ; si nous sommes de sens rassis, c’est pour vous. ◊ 14 Car l’amour du Christ nous étreint, en ce que nous avons jugé ceci, que si un est mort pour tous, tous donc sont morts, ◊ 15 et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité. ◊ 16 En sorte que nous, désormais, nous ne connaissons personne selon la chair ; et, si même nous avons connu Christ selon la chair, toutefois maintenant nous ne le connaissons plus [ainsi]. ◊ 17 En sorte que si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles ; ◊ 18 et toutes sont du Dieu qui nous a réconciliés avec lui-même par Christ, et qui nous a donné le service de la réconciliation, ◊ 19 savoir, que Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, ne leur imputant pas leurs fautes et mettant en nous la parole de la réconciliation. ◊ 20 Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ, — Dieu, pour ainsi dire, exhortant par notre moyen ; nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! ◊ 21 Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devinssions justice de Dieu en lui.
Exode
40 ◊ 1 * Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 2 Au premier mois, le premier jour du mois, tu dresseras le tabernacle de la tente d’assignation ; ◊ 3 et tu y placeras l’arche du témoignage, et tu couvriras l’arche avec le voile. ◊ 4 Et tu apporteras la table, et tu y arrangeras ce qui doit y être arrangé ; et tu apporteras le chandelier, et tu allumeras ses lampes. ◊ 5 Et tu mettras l’autel d’or pour l’encens devant l’arche du témoignage ; et tu placeras le rideau à l’entrée du tabernacle. ◊ 6 Et tu mettras l’autel de l’holocauste devant l’entrée du tabernacle de la tente d’assignation. ◊ 7 Et tu mettras la cuve entre la tente d’assignation et l’autel, et tu y mettras de l’eau. ◊ 8 Et tu placeras le parvis tout autour, et tu mettras le rideau de la porte du parvis.
◊ 9 Et tu prendras l’huile de l’onction, et tu en oindras le tabernacle et tout ce qui est dedans ; et tu le sanctifieras avec tous ses ustensiles, et il sera saint. ◊ 10 Et tu oindras l’autel de l’holocauste et tous ses ustensiles ; et tu sanctifieras l’autel, et l’autel sera une chose très sainte. ◊ 11 Et tu oindras la cuve et son soubassement, et tu la sanctifieras.
◊ 12 Et tu feras approcher Aaron et ses fils à l’entrée de la tente d’assignation, et tu les laveras avec de l’eau. ◊ 13 Et tu revêtiras Aaron des saints vêtements, et tu l’oindras, et tu le sanctifieras, et il exercera la sacrificature devant moi. ◊ 14 Et tu feras approcher ses fils, et tu les revêtiras des tuniques, ◊ 15 et tu les oindras comme tu auras oint leur père ; et ils exerceront la sacrificature devant moi ; et leur onction leur sera pour [exercer] une sacrificature perpétuelle en leurs générations. ◊ 16 Et Moïse fit selon tout ce que l’Éternel lui avait commandé ; il fit ainsi.
◊ 17 Et il arriva, le premier mois, en la seconde année, le premier [jour] du mois, que le tabernacle fut dressé. ◊ 18 Et Moïse dressa le tabernacle, et mit ses bases, et plaça ses ais, et mit ses traverses, et dressa ses piliers. ◊ 19 Et il étendit la tente sur le tabernacle, et mit la couverture de la tente sur elle, par-dessus, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse.
◊ 20 Et il prit et mit le témoignage dans l’arche ; et il plaça les barres à l’arche ; et il mit le propitiatoire sur l’arche, par-dessus. ◊ 21 Et il apporta l’arche dans le tabernacle, et plaça le voile qui sert de rideau, et en couvrit l’arche du témoignage, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse.
◊ 22 Et il mit la table dans la tente d’assignation, sur le côté du tabernacle, vers le nord, en dehors du voile ; ◊ 23 et il rangea sur elle, en ordre, le pain devant l’Éternel, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse.
◊ 24 Et il plaça le chandelier dans la tente d’assignation, vis-à-vis de la table, sur le côté du tabernacle, vers le midi ; ◊ 25 et il alluma les lampes devant l’Éternel, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse.
◊ 26 Et il plaça l’autel d’or dans la tente d’assignation, devant le voile ; ◊ 27 et il fit fumer dessus l’encens des drogues odoriférantes, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse.
◊ 28 Et il plaça le rideau de l’entrée du tabernacle.
◊ 29 Et il plaça l’autel de l’holocauste à l’entrée du tabernacle de la tente d’assignation, et il offrit sur lui l’holocauste et l’offrande de gâteau, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse.
◊ 30 Et il plaça la cuve entre la tente d’assignation et l’autel, et y mit de l’eau pour se laver. ◊ 31 Et Moïse, et Aaron et ses fils, s’y lavèrent les mains et les pieds ; ◊ 32 lorsqu’ils entraient dans la tente d’assignation, et qu’ils s’approchaient de l’autel, ils se lavaient, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse.
◊ 33 Et il dressa le parvis tout autour du tabernacle et de l’autel, et mit le rideau à la porte du parvis. Et Moïse acheva l’œuvre.
◊ 34 Et la nuée couvrit la tente d’assignation, et la gloire de l’Éternel remplit le tabernacle ; ◊ 35 et Moïse ne pouvait entrer dans la tente d’assignation ; car la nuée demeura dessus, et la gloire de l’Éternel remplissait le tabernacle.
◊ 36 Et quand la nuée se levait de dessus le tabernacle, les fils d’Israël partaient, dans toutes leurs traites ; ◊ 37 et si la nuée ne se levait pas, ils ne partaient pas, jusqu’au jour où elle se levait ; ◊ 38 car la nuée de l’Éternel était sur le tabernacle le jour, et un feu y était la nuit, aux yeux de toute la maison d’Israël, dans toutes leurs traites.
Job
36 ◊ 1 Et Élihu continua et dit :
◊ 2 Attends-moi un peu, et je te montrerai que j’ai encore des paroles pour +Dieu.
◊ 3 J’apporterai de loin ce que je sais, et je donnerai justice à mon créateur.
◊ 4 Car certainement mes discours ne sont pas des mensonges ; celui qui est parfait en connaissances est avec toi.
◊ 5 * Voici, *Dieu est puissant et ne méprise personne ; il est puissant en force d’intelligence.
◊ 6 Il ne fait pas vivre le méchant, mais il fait droit aux malheureux.
◊ 7 Il ne retire pas ses yeux de dessus le juste, et [celui-ci] est avec les rois sur le trône, et il les fait asseoir à toujours, et ils sont élevés.
◊ 8 Et si, liés dans les chaînes, ils sont pris dans les cordeaux du malheur,
◊ 9 Il leur montre ce qu’ils ont fait, et leurs transgressions, parce qu’elles sont devenues grandes ;
◊ 10 Et il ouvre leurs oreilles à la discipline, et leur dit de revenir de l’iniquité.
◊ 11 S’ils écoutent et le servent, ils accompliront leurs jours dans la prospérité et leurs années dans les choses agréables [de la vie] ;
◊ 12 Mais s’ils n’écoutent pas, ils s’en iront par l’épée, et expireront sans connaissance.
◊ 13 Les hypocrites de cœur amassent la colère ; ils ne crient pas quand [Dieu] les lie.
◊ 14 Ils mourront dans la jeunesse, et leur vie est parmi les hommes voués à l’infamie.
◊ 15 Il délivre le malheureux dans son malheur, et lui ouvre l’oreille dans l’oppression.
◊ 16 Il t’aurait aussi tiré de la gueule de la détresse [et mis] au large, là où il n’y a point de gêne, et la graisse abonderait dans les mets de ta table.
◊ 17 Mais tu es plein des jugements des méchants ; le jugement et la justice [te] saisiront.
◊ 18 Puisqu’il y a de la colère, prends garde qu’elle ne t’enlève par le châtiment ; et une grande rançon ne te le fera pas éviter.
◊ 19 Tiendra-t-il compte de tes richesses ? Non ; — ni de l’or, ni de toutes les ressources de la puissance.
◊ 20 Ne soupire pas après la nuit qui enlèvera les peuples de leur place.
◊ 21 Prends garde à toi ! Ne te tourne pas vers l’iniquité, car c’est ce que tu as choisi plutôt que l’affliction.
◊ 22 * Voici, *Dieu se montre élevé dans sa puissance : qui enseigne comme lui ?
◊ 23 Qui lui a prescrit son chemin, et qui a dit : Tu as mal agi ?
◊ 24 Souviens-toi de glorifier son œuvre, que les hommes célèbrent :
◊ 25 Tout homme la contemple, le mortel la regarde de loin.
◊ 26 Voici, *Dieu est grand, et nous ne le connaissons pas ; le nombre de ses années, nul ne le sonde.
◊ 27 Car il attire les gouttes d’eau : des vapeurs qu’il forme elles distillent la pluie,
◊ 28 Que les nuages font couler ; ils tombent en gouttes sur les hommes, abondamment.
◊ 29 Mais qui peut comprendre le déploiement de la nuée, le fracas de son tabernacle ?
◊ 30 Voici, il étend sa lumière autour de lui, et couvre le fond de la mer.
◊ 31 Car par ces choses il juge les peuples, il donne la nourriture en abondance.
◊ 32 Il couvre ses mains de l’éclair, et lui commande où il doit frapper ;
◊ 33 Son bruit l’annonce, le bétail même en présage la venue !
Genèse
33 ◊ 1 Et Jacob leva ses yeux, et regarda ; et voici, Ésaü venait, et quatre cents hommes avec lui. Et il partagea les enfants entre Léa et Rachel et les deux servantes. ◊ 2 Et il mit à la tête les servantes et leurs enfants, et puis Léa et ses enfants, et puis Rachel et Joseph. ◊ 3 Et il passa devant eux, et se prosterna en terre par sept fois, jusqu’à ce qu’il fût proche de son frère. ◊ 4 Et Ésaü courut à sa rencontre, et l’embrassa, et se jeta à son cou, et le baisa ; et ils pleurèrent. ◊ 5 Et il leva ses yeux, et vit les femmes et les enfants, et dit : Que te sont-ils, ceux-là ? Et il dit : Ce sont les enfants que Dieu a donnés à ton serviteur. ◊ 6 Et les servantes s’approchèrent, elles et leurs enfants, et se prosternèrent. ◊ 7 Et Léa aussi s’approcha avec ses enfants, et ils se prosternèrent ; et ensuite Joseph et Rachel s’approchèrent, et se prosternèrent. ◊ 8 Et il dit : Que veux-tu avec tout ce camp que j’ai rencontré ? Et il dit : C’est pour trouver grâce aux yeux de mon seigneur. ◊ 9 Et Ésaü dit : J’ai [de tout] en abondance, mon frère ; que ce qui est à toi soit à toi. ◊ 10 Et Jacob dit : Non, je te prie ; si j’ai trouvé grâce à tes yeux, prends mon présent de ma main, car c’est pour cela que j’ai vu ta face comme si j’avais vu la face de Dieu, et que tu m’as accueilli favorablement. ◊ 11 Prends, je te prie, mon présent qui t’a été amené ; car Dieu a usé de grâce envers moi, et j’ai de tout. Et il le pressa, et il le prit. ◊ 12 Et [Ésaü] dit : Partons et allons-nous-en, et je marcherai devant toi. ◊ 13 Et [Jacob] lui dit : Mon seigneur sait que les enfants sont délicats, et que je suis chargé de menu et de gros bétail qui allaite ; et si on les presse un seul jour, ils mourront — tout le troupeau. ◊ 14 Que mon seigneur, je te prie, passe devant son serviteur ; et moi je cheminerai tout doucement au pas de ce bétail qui est devant moi, et au pas des enfants, jusqu’à ce que j’arrive auprès de mon seigneur, à Séhir. ◊ 15 Et Ésaü dit : Je te prie, que je laisse avec toi quelques-uns des gens qui sont avec moi. Et il dit : Pourquoi cela ? Que je trouve grâce aux yeux de mon seigneur ! ◊ 16 Et Ésaü s’en retourna ce jour-là, par son chemin, à Séhir.
◊ 17 * Et Jacob s’en alla à Succoth, et bâtit une maison pour lui, et fit des cabanes pour son bétail : c’est pourquoi on appela le nom du lieu Succoth.
◊ 18 Et Jacob arriva en paix à la ville de Sichem, qui est dans le pays de Canaan, comme il venait de Paddan-Aram ; et il campa en face de la ville. ◊ 19 Et il acheta de la main des fils de Hamor, père de Sichem, pour cent kesitas, la portion du champ où il avait dressé sa tente ; ◊ 20 et il dressa là un autel et l’appela El-Élohé-Israël.
Genèse
34 ◊ 1 Et Dina, fille de Léa, qu’elle avait enfantée à Jacob, sortit pour voir les filles du pays ; ◊ 2 et Sichem, fils de Hamor, le Hévien, prince du pays, la vit, et la prit, et coucha avec elle et l’humilia. ◊ 3 Et son âme s’attacha à Dina, fille de Jacob, et il aima la jeune fille, et parla au cœur de la jeune fille. ◊ 4 Et Sichem parla à Hamor, son père, disant : Prends-moi cette jeune fille pour femme. ◊ 5 Et Jacob apprit qu’on avait déshonoré Dina, sa fille. Or ses fils étaient aux champs avec ses troupeaux ; et Jacob se tut jusqu’à ce qu’ils vinssent. ◊ 6 Et Hamor, père de Sichem, vint vers Jacob pour parler avec lui. ◊ 7 Et les fils de Jacob vinrent des champs lorsqu’ils apprirent [ce qui était arrivé], et ces hommes furent affligés, et ils furent très irrités, parce qu’on avait commis une infamie en Israël, en couchant avec la fille de Jacob, ce qui ne devait point se faire. ◊ 8 Et Hamor leur parla, disant : L’âme de Sichem, mon fils, s’est attachée à votre fille ; donnez-la-lui, je vous prie, pour femme ; ◊ 9 et alliez-vous avec nous : donnez-nous vos filles, et prenez nos filles pour vous, ◊ 10 et habitez avec nous, et le pays sera devant vous ; habitez-y, et trafiquez, et ayez-y des possessions. ◊ 11 Et Sichem dit au père et aux frères de Dina : Que je trouve grâce à vos yeux, et ce que vous me direz je le donnerai. ◊ 12 Haussez beaucoup pour moi la dot et le présent, et je donnerai selon que vous me direz ; et donnez-moi la jeune fille pour femme. ◊ 13 Et les fils de Jacob répondirent avec ruse à Sichem et à Hamor, son père, et leur parlèrent (parce qu’il avait déshonoré Dina, leur sœur) ; et ils leur dirent : ◊ 14 Nous ne pouvons point faire cela, de donner notre sœur à un homme incirconcis, car ce serait un opprobre pour nous ; ◊ 15 nous nous accorderons avec vous seulement sous cette condition, que vous soyez comme nous en circoncisant tout mâle parmi vous ; ◊ 16 alors nous vous donnerons nos filles, et nous prendrons vos filles, et nous habiterons avec vous ; et nous serons un seul peuple. ◊ 17 Mais si vous ne nous écoutez pas, pour être circoncis, nous prendrons notre fille, et nous nous en irons.
◊ 18 Et leurs paroles furent bonnes aux yeux de Hamor, et aux yeux de Sichem, fils de Hamor. ◊ 19 Et le jeune homme ne différa point de faire la chose ; car la fille de Jacob lui agréait beaucoup, et il était plus considéré que tous ceux de la maison de son père. ◊ 20 Et Hamor, et Sichem, son fils, vinrent à la porte de leur ville, et parlèrent aux hommes de leur ville, disant : ◊ 21 Ces hommes sont paisibles à notre égard ; qu’ils habitent dans le pays, et y trafiquent : et voici, le pays est vaste devant eux ; nous prendrons leurs filles pour femmes, et nous leur donnerons nos filles ; ◊ 22 mais ces hommes s’accorderont avec nous, pour habiter avec nous, pour devenir un même peuple, seulement sous cette condition, que tout mâle parmi nous soit circoncis, comme ils sont circoncis. ◊ 23 Leurs troupeaux, et leurs biens, et toutes leurs bêtes, ne seront-ils pas à nous ? Seulement accordons-nous avec eux, et ils habiteront avec nous. ◊ 24 Et tous ceux qui sortaient par la porte de sa ville écoutèrent Hamor et Sichem, son fils ; et tout mâle fut circoncis, tous ceux qui sortaient par la porte de sa ville.
◊ 25 Et il arriva, au troisième jour, comme ils étaient dans les souffrances, que deux fils de Jacob, Siméon et Lévi, frères de Dina, prirent chacun son épée, et vinrent hardiment contre la ville, et tuèrent tous les mâles. ◊ 26 Et ils passèrent au fil de l’épée Hamor et Sichem, son fils, et emmenèrent Dina de la maison de Sichem, et s’en allèrent. ◊ 27 Les fils de Jacob se jetèrent sur les tués et pillèrent la ville, parce qu’on avait déshonoré leur sœur ; ◊ 28 ils prirent leur menu bétail, et leur gros bétail, et leurs ânes, et ce qu’il y avait dans la ville et ce qu’il y avait aux champs, ◊ 29 et ils emmenèrent et pillèrent tous leurs biens, et tous leurs petits enfants, et leurs femmes, et tout ce qui était dans les maisons. ◊ 30 Et Jacob dit à Siméon et à Lévi : Vous m’avez troublé, en me mettant en mauvaise odeur auprès des habitants du pays, les Cananéens et les Phéréziens, et moi je n’ai qu’un petit nombre d’hommes ; et ils s’assembleront contre moi, et me frapperont, et je serai détruit, moi et ma maison. ◊ 31 Et ils dirent : Traitera-t-on notre sœur comme une prostituée ?
Genèse
35 ◊ 1 * Et Dieu dit à Jacob : Lève-toi, monte à Béthel, et habite là, et fais-y un autel au *Dieu qui t’apparut comme tu t’enfuyais de devant la face d’Ésaü, ton frère. ◊ 2 Et Jacob dit à sa maison et à tous ceux qui étaient avec lui : Ôtez les dieux étrangers qui sont au milieu de vous, et purifiez-vous, et changez vos vêtements ; ◊ 3 et nous nous lèverons, et nous monterons à Béthel, et je ferai là un autel à *Dieu, qui m’a répondu au jour de ma détresse, et qui a été avec moi dans le chemin où j’ai marché. ◊ 4 Et ils donnèrent à Jacob tous les dieux étrangers qui étaient en leurs mains, et les anneaux qui étaient à leurs oreilles, et Jacob les cacha sous le térébinthe qui était près de Sichem. ◊ 5 Et ils partirent ; et la frayeur de Dieu fut sur les villes qui les entouraient, et on ne poursuivit pas les fils de Jacob.
◊ 6 Et Jacob vint à Luz (c’est Béthel), qui est dans le pays de Canaan, lui et tout le peuple qui était avec lui ; ◊ 7 et il bâtit là un autel, et il appela le lieu El-Béthel ; car c’est là que Dieu s’était révélé à lui comme il s’enfuyait de devant la face de son frère. ◊ 8 Et Debora, la nourrice de Rebecca, mourut ; et elle fut enterrée au-dessous de Béthel, sous un chêne dont le nom fut appelé Allon-Bacuth.
◊ 9 Et Dieu apparut encore à Jacob, à son retour de Paddan-Aram, et le bénit ; ◊ 10 et Dieu lui dit : Ton nom est Jacob ; ton nom ne sera plus appelé Jacob, mais Israël sera ton nom. Et il appela son nom Israël. ◊ 11 Et Dieu lui dit : Je suis le *Dieu Tout-puissant ; fructifie et multiplie ; une nation, et une multitude de nations, proviendra de toi ; et des rois sortiront de tes reins. ◊ 12 Et le pays que j’ai donné à Abraham et à Isaac, je te le donnerai, et je donnerai le pays à ta semence après toi. ◊ 13 Et Dieu monta d’auprès de lui, dans le lieu où il avait parlé avec lui. ◊ 14 Et Jacob érigea une stèle au lieu où il avait parlé avec lui, une stèle de pierre, et il répandit dessus une libation, et y versa de l’huile. ◊ 15 Et Jacob appela le nom du lieu où Dieu avait parlé avec lui Béthel.
◊ 16 Et ils partirent de Béthel ; et il y avait encore quelque espace de pays pour arriver à Éphrath, et Rachel enfanta, et elle eut un enfantement pénible. ◊ 17 Et comme elle était en grand travail pour enfanter, la sage-femme lui dit : Ne crains point, car tu as ici encore un fils. ◊ 18 Et il arriva, comme son âme s’en allait (car elle mourut), qu’elle appela le nom du fils Ben-oni ; et son père l’appela Benjamin. ◊ 19 Et Rachel mourut ; et elle fut enterrée au chemin d’Éphrath, qui est Bethléhem. ◊ 20 Et Jacob érigea une stèle sur son sépulcre : c’est la stèle du sépulcre de Rachel, jusqu’à aujourd’hui.
◊ 21 Et Israël partit, et dressa sa tente au-delà de Migdal-Éder. ◊ 22 Et il arriva, pendant qu’Israël demeurait dans ce pays-là, que Ruben alla et coucha avec Bilha, concubine de son père ; et Israël l’apprit.
◊ 23 Et les fils de Jacob étaient douze. Les fils de Léa : Ruben, premier-né de Jacob, et Siméon, et Lévi, et Juda, et Issacar, et Zabulon ; ◊ 24 les fils de Rachel : Joseph et Benjamin ; ◊ 25 et les fils de Bilha, la servante de Rachel : Dan et Nephthali ; ◊ 26 et les fils de Zilpa, la servante de Léa : Gad et Aser. Ce sont là les fils de Jacob, qui lui naquirent à Paddan-Aram.
◊ 27 Et Jacob vint vers Isaac, son père, à Mamré, à Kiriath-Arba, qui est Hébron, où Abraham et Isaac avaient séjourné. ◊ 28 Et les jours d’Isaac furent cent quatre-vingts ans. ◊ 29 Et Isaac expira et mourut, et fut recueilli vers ses peuples, âgé et rassasié de jours ; et Ésaü et Jacob, ses fils, l’enterrèrent.
Genèse
36 ◊ 1 * Et ce sont ici les générations d’Ésaü, qui est Édom. ◊ 2 Ésaü prit ses femmes d’entre les filles de Canaan : Ada, fille d’Élon, le Héthien ; et Oholibama, fille d’Ana, fille de Tsibhon, le Hévien ; ◊ 3 et Basmath, fille d’Ismaël, sœur de Nebaïoth. ◊ 4 Et Ada enfanta à Ésaü Éliphaz ; et Basmath enfanta Rehuel. ◊ 5 Et Oholibama enfanta Jehush, et Jahlam, et Coré. Ce sont là les fils d’Ésaü, qui lui naquirent dans le pays de Canaan. ◊ 6 Et Ésaü prit ses femmes, et ses fils et ses filles, et toutes les personnes de sa maison, et ses troupeaux, et tout son bétail, et tout le bien qu’il avait acquis dans le pays de Canaan, et il s’en alla dans un pays, loin de Jacob, son frère ; ◊ 7 car leur avoir était trop grand pour qu’ils pussent habiter ensemble, et le pays de leur séjour ne pouvait les porter à cause de leurs troupeaux. ◊ 8 Et Ésaü habita dans la montagne de Séhir : Ésaü, c’est Édom.
◊ 9 Et ce sont ici les générations d’Ésaü, père d’Édom, dans la montagne de Séhir. ◊ 10 Ce sont ici les noms des fils d’Ésaü : Éliphaz, fils d’Ada, femme d’Ésaü ; Rehuel, fils de Basmath, femme d’Ésaü. ◊ 11 — Et les fils d’Éliphaz furent Théman, Omar, Tsepho, et Gahtam, et Kenaz. ◊ 12 Et Thimna fut concubine d’Éliphaz, fils d’Ésaü, et elle enfanta à Éliphaz Amalek. Ce sont là les fils d’Ada, femme d’Ésaü. ◊ 13 — Et ce sont ici les fils de Rehuel : Nakhath et Zérakh, Shamma et Mizza. Ceux-là furent fils de Basmath, femme d’Ésaü. ◊ 14 — Et ceux-ci furent fils d’Oholibama, fille d’Ana, fille de Tsibhon, femme d’Ésaü : et elle enfanta à Ésaü Jehush, et Jahlam, et Coré.
◊ 15 Ce sont ici les chefs des fils d’Ésaü. Les fils d’Éliphaz, premier-né d’Ésaü : le chef Théman, le chef Omar, le chef Tsepho, le chef Kenaz, ◊ 16 le chef Coré, le chef Gahtam, le chef Amalek. Ce sont là les chefs [issus] d’Éliphaz, au pays d’Édom. Ce sont là les fils d’Ada. ◊ 17 — Et ce sont ici les fils de Rehuel, fils d’Ésaü : le chef Nakhath, le chef Zérakh, le chef Shamma, le chef Mizza. Ce sont là les chefs [issus] de Rehuel, au pays d’Édom. Ce sont là les fils de Basmath, femme d’Ésaü. ◊ 18 — Et ce sont ici les fils d’Oholibama, femme d’Ésaü : le chef Jehush, le chef Jahlam, le chef Coré. Ce sont là les chefs [issus] d’Oholibama, fille d’Ana, femme d’Ésaü. ◊ 19 — Ce sont là les fils d’Ésaü ; et ce sont là leurs chefs : c’est Édom.
◊ 20 Ce sont ici les fils de Séhir, le Horien, qui habitaient le pays : Lotan, et Shobal, et Tsibhon, et Ana, ◊ 21 et Dishon, et Étser, et Dishan. Ce sont là les chefs des Horiens, fils de Séhir, au pays d’Édom. ◊ 22 Et les fils de Lotan furent Hori et Hémam ; et la sœur de Lotan, Thimna. ◊ 23 — Et ce sont ici les fils de Shobal : Alvan, et Manakhath, et Ébal, Shepho et Onam. ◊ 24 — Et ce sont ici les fils de Tsibhon : et Aïa et Ana. C’est cet Ana qui trouva les sources chaudes au désert, tandis qu’il paissait les ânes de Tsibhon, son père. ◊ 25 — Et ce sont ici les fils d’Ana : Dishon, et Oholibama, fille d’Ana. ◊ 26 — Et ce sont ici les fils de Dishon : Hemdan, et Eshban, et Jithran, et Keran. ◊ 27 — Ce sont ici les fils d’Étser : Bilhan, et Zaavan, et Akan. ◊ 28 — Ce sont ici les fils de Dishan : Uts et Aran.
◊ 29 Ce sont ici les chefs des Horiens : le chef Lotan, le chef Shobal, le chef Tsibhon, le chef Ana, ◊ 30 le chef Dishon, le chef Étser, le chef Dishan. Ce sont là les chefs des Horiens, selon leurs chefs, dans le pays de Séhir.
◊ 31 Et ce sont ici les rois qui régnèrent dans le pays d’Édom, avant qu’un roi régnât sur les fils d’Israël. ◊ 32 Béla, fils de Béor, régna en Édom, et le nom de sa ville était Dinhaba. ◊ 33 — Et Béla mourut ; et Jobab, fils de Zérakh, de Botsra, régna à sa place. ◊ 34 — Et Jobab mourut, et Husham, du pays des Thémanites, régna à sa place. ◊ 35 — Et Husham mourut ; et à sa place régna Hadad, fils de Bedad, qui frappa Madian dans les champs de Moab ; et le nom de sa ville était Avith. ◊ 36 — Et Hadad mourut ; et Samla, de Masréka, régna à sa place. ◊ 37 — Et Samla mourut ; et Saül, de Rehoboth sur le fleuve, régna à sa place. ◊ 38 — Et Saül mourut ; et Baal-Hanan, fils d’Acbor, régna à sa place. ◊ 39 — Et Baal-Hanan, fils d’Acbor, mourut ; et Hadar régna à sa place ; et le nom de sa ville était Pahu ; et le nom de sa femme, Mehétabeël, fille de Matred, fille de Mézahab.
◊ 40 Et ce sont ici les noms des chefs d’Ésaü, selon leurs familles, selon leurs lieux, par leurs noms : le chef Thimna, le chef Alva, le chef Jetheth, ◊ 41 le chef Oholibama, le chef Éla, le chef Pinon, ◊ 42 le chef Kenaz, le chef Théman, le chef Mibtsar, ◊ 43 le chef Magdiel, le chef Iram. Ce sont là les chefs d’Édom, selon leurs habitations dans le pays de leur possession. C’est Ésaü, père d’Édom.
Genèse
37 ◊ 1 * Et Jacob habita dans le pays où son père avait séjourné, dans le pays de Canaan.
◊ 2 Ce sont ici les générations de Jacob : Joseph, âgé de dix-sept ans, paissait le menu bétail avec ses frères, et, [encore] jeune garçon, il était avec les fils de Bilha et les fils de Zilpa, femmes de son père ; et Joseph rapporta à leur père leur mauvaise renommée. ◊ 3 Et Israël aimait Joseph plus que tous ses fils, parce qu’il était pour lui le fils de sa vieillesse, et il lui fit une tunique bigarrée. ◊ 4 Et ses frères virent que leur père l’aimait plus que tous ses frères ; et ils le haïssaient, et ne pouvaient lui parler paisiblement. ◊ 5 Et Joseph songea un songe, et le raconta à ses frères, et ils le haïrent encore davantage. ◊ 6 Et il leur dit : Écoutez, je vous prie, ce songe que j’ai songé : ◊ 7 Voici, nous étions à lier des gerbes au milieu des champs ; et voici, ma gerbe se leva, et elle se tint debout ; et voici, vos gerbes l’entourèrent, et se prosternèrent devant ma gerbe. ◊ 8 Et ses frères lui dirent : Est-ce que tu dois donc régner sur nous ? Domineras-tu sur nous ? Et ils le haïrent encore davantage, à cause de ses songes et de ses paroles. ◊ 9 Et il songea encore un autre songe, et le raconta à ses frères. Et il dit : Voici, j’ai encore songé un songe ; et voici, le soleil, et la lune, et onze étoiles, se prosternaient devant moi. ◊ 10 Et il le conta à son père et à ses frères. Et son père le reprit, et lui dit : Qu’est-ce que ce songe que tu as songé ? Est-ce que moi, et ta mère, et tes frères, nous viendrons nous prosterner en terre devant toi ? ◊ 11 Et ses frères furent jaloux de lui ; mais son père gardait cette parole.
◊ 12 Et ses frères allèrent paître le menu bétail de leur père à Sichem. ◊ 13 Et Israël dit à Joseph : Tes frères ne paissent-ils pas [le troupeau] à Sichem ? Viens, et je t’enverrai vers eux. Et il lui dit : Me voici. ◊ 14 Et il lui dit : Va, je te prie ; vois si tes frères se portent bien, et si le bétail est en bon état, et rapporte-m’en des nouvelles. Et il l’envoya de la vallée de Hébron ; et il vint à Sichem. ◊ 15 Et un homme le trouva, et voici, il errait dans les champs. Et l’homme lui demanda, disant : Que cherches-tu ? ◊ 16 Et il dit : Je cherche mes frères ; indique-moi, je te prie, où ils paissent [le troupeau]. ◊ 17 Et l’homme dit : Ils sont partis d’ici, car j’ai entendu qu’ils disaient : Allons à Dothan. Et Joseph alla après ses frères, et il les trouva en Dothan. ◊ 18 Et ils le virent de loin ; et avant qu’il fût proche d’eux, ils complotèrent contre lui pour le faire mourir. ◊ 19 Et ils se dirent l’un à l’autre : Le voici, il vient, ce maître songeur ! ◊ 20 Et maintenant, venez, tuons-le, et jetons-le dans une des citernes, et nous dirons : Une mauvaise bête l’a dévoré ; et nous verrons ce que deviendront ses songes. ◊ 21 Et Ruben entendit [cela], et le délivra de leurs mains ; et il dit : Ne le frappons pas à mort. ◊ 22 Et Ruben leur dit : Ne versez pas le sang. Jetez-le dans cette citerne qui est dans le désert, et ne mettez pas la main sur lui. [C’était] afin de le délivrer de leurs mains, pour le faire retourner vers son père. ◊ 23 Et il arriva, lorsque Joseph fut venu auprès de ses frères, qu’ils dépouillèrent Joseph de sa tunique, de la tunique bigarrée qui était sur lui ; ◊ 24 et ils le prirent et le jetèrent dans la citerne ; or la citerne était vide : il n’y avait point d’eau dedans.
◊ 25 Et ils s’assirent pour manger le pain ; et ils levèrent les yeux et regardèrent, et voici, une caravane d’Ismaélites venait de Galaad ; et leurs chameaux portaient des épices, du baume, et de la myrrhe, qu’ils allaient porter en Égypte. ◊ 26 Et Juda dit à ses frères : Quel profit aurons-nous à tuer notre frère et à cacher son sang ? ◊ 27 Venez, vendons-le aux Ismaélites ; et que notre main ne soit pas sur lui ; car il est notre frère, notre chair. Et ses frères l’écoutèrent. ◊ 28 Et les hommes madianites, des marchands, passèrent. Et ils tirèrent Joseph de la citerne et le firent remonter ; et ils vendirent Joseph pour vingt pièces d’argent aux Ismaélites ; et ceux-ci emmenèrent Joseph en Égypte. ◊ 29 Et Ruben retourna à la citerne ; et voici, Joseph n’était pas dans la citerne ; ◊ 30 et il déchira ses vêtements, et retourna vers ses frères, et dit : L’enfant n’y est pas, et moi, où irai-je ?
◊ 31 Et ils prirent la tunique de Joseph, et tuèrent un bouc, et plongèrent la tunique dans le sang ; ◊ 32 et ils envoyèrent la tunique bigarrée, et la firent parvenir à leur père, et dirent : Nous avons trouvé ceci ; reconnais si c’est la tunique de ton fils, ou non. ◊ 33 Et il la reconnut, et dit : C’est la tunique de mon fils ; une mauvaise bête l’a dévoré : Joseph a certainement été déchiré ! ◊ 34 Et Jacob déchira ses vêtements, et mit un sac sur ses reins, et mena deuil sur son fils plusieurs jours. ◊ 35 Et tous ses fils se levèrent, et toutes ses filles, pour le consoler ; mais il refusa de se consoler, et dit : Certainement je descendrai, menant deuil, vers mon fils, au shéol. Et son père le pleura.
◊ 36 Et les Madianites le vendirent en Égypte à Potiphar, officier du Pharaon, chef des gardes.
1 Chroniques
17 ◊ 1 * Et il arriva, comme David habitait dans sa maison, que David dit à Nathan, le prophète : Voici, moi j’habite dans une maison de cèdres, et l’arche de l’alliance de l’Éternel est sous des tapis. ◊ 2 Et Nathan dit à David : Fais tout ce qui est dans ton cœur, car Dieu est avec toi.
◊ 3 Et il arriva, cette nuit-là, que la parole de Dieu vint à Nathan, disant : ◊ 4 Va, et dis à David, mon serviteur : Ainsi dit l’Éternel : Tu ne me bâtiras pas de maison pour y habiter ; ◊ 5 car je n’ai pas habité dans une maison, depuis le jour où j’ai fait monter Israël, jusqu’à ce jour ; mais j’ai été de tente en tente, et de demeure [en demeure]. ◊ 6 Partout où j’ai marché au milieu de tout Israël, ai-je dit un mot à l’un des juges d’Israël, à qui j’ai commandé de paître mon peuple, en disant : Pourquoi ne me bâtissez-vous pas une maison de cèdres ? ◊ 7 Et maintenant, tu diras ainsi à mon serviteur, à David : Ainsi dit l’Éternel des armées : Je t’ai pris des parcs, d’auprès du menu bétail, pour que tu fusses prince sur mon peuple Israël ; ◊ 8 et j’ai été avec toi partout où tu as marché ; et j’ai retranché tous tes ennemis de devant toi, et je t’ai fait un nom, comme le nom des grands qui sont sur la terre. ◊ 9 Et j’ai établi un lieu à mon peuple Israël, et je le planterai, et il habitera chez lui, et ne sera plus agité ; et les fils d’iniquité ne le consumeront plus comme au commencement, ◊ 10 et depuis les jours où j’ai établi des juges sur mon peuple Israël. Et je subjuguerai tous tes ennemis ; et je t’annonce que l’Éternel te bâtira une maison. ◊ 11 Et il arrivera, quand tes jours seront accomplis pour t’en aller vers tes pères, que je susciterai après toi ta semence, qui sera un de tes fils, et j’affermirai son royaume. ◊ 12 Lui, me bâtira une maison ; et j’affermirai son trône pour toujours. ◊ 13 Moi, je lui serai pour père, et lui me sera pour fils ; et je ne retirerai pas d’avec lui ma bonté, comme je l’ai retirée de celui qui a été avant toi ; ◊ 14 et je l’établirai dans ma maison et dans mon royaume à toujours, et son trône sera affermi pour toujours. ◊ 15 Nathan parla ainsi à David, selon toutes ces paroles et selon toute cette vision.
◊ 16 Et le roi David entra et s’assit devant l’Éternel, et dit : Qui suis-je, Éternel Dieu ! et quelle est ma maison, que tu m’aies amené jusqu’ici ? ◊ 17 Et cela a été peu de chose à tes yeux, ô Dieu ! et tu as parlé de la maison de ton serviteur pour un long avenir, et tu m’as regardé selon le rang d’un homme haut élevé, ô Éternel Dieu ! ◊ 18 Que pourrait te [dire] encore David pour la gloire de ton serviteur ? Et toi, tu connais ton serviteur. ◊ 19 Ô Éternel ! tu as fait toute cette grande chose à cause de ton serviteur, et selon ton cœur, pour faire connaître toutes ces grandes choses. ◊ 20 Ô Éternel ! il n’y en a point comme toi, et il n’y a point de Dieu si ce n’est toi, selon tout ce que nous avons entendu de nos oreilles. ◊ 21 Et qui est comme ton peuple Israël, seule nation sur la terre que Dieu soit allé racheter, afin qu’elle lui soit un peuple,… pour te faire un nom, par de grands et terribles [actes], en chassant les nations de devant ton peuple, que tu as racheté d’Égypte ? ◊ 22 Et tu t’es fait de ton peuple Israël un peuple, à toujours ; et toi, Éternel, tu es devenu leur Dieu. ◊ 23 Et maintenant, ô Éternel, que la parole que tu as prononcée touchant ton serviteur et touchant sa maison soit ferme à toujours, et fais comme tu as dit ; ◊ 24 et que cela soit ferme, et que ton nom soit magnifié à toujours, de sorte qu’on dise : L’Éternel des armées, le Dieu d’Israël, est Dieu à Israël. Et que la maison de David, ton serviteur, soit affermie devant toi ! ◊ 25 Car toi, ô mon Dieu, tu as révélé à ton serviteur que tu lui bâtiras une maison ; c’est pourquoi ton serviteur a trouvé [dans son cœur] de te présenter [cette] prière. ◊ 26 Et maintenant, ô Éternel, toi, tu es Dieu, et tu as dit ce bien à ton serviteur. ◊ 27 Et maintenant, qu’il te plaise de bénir la maison de ton serviteur, afin qu’elle soit à toujours devant toi ; car toi, ô Éternel, tu l’as bénie, et elle sera bénie pour toujours.
2 Chroniques
6 ◊ 1 Alors Salomon dit : L’Éternel a dit qu’il habiterait dans l’obscurité profonde. ◊ 2 Mais moi j’ai bâti une maison d’habitation pour toi, un lieu fixe pour que tu y demeures à toujours. ◊ 3 Et le roi tourna sa face, et bénit toute la congrégation d’Israël ; et toute la congrégation d’Israël était debout. ◊ 4 Et il dit : Béni soit l’Éternel, le Dieu d’Israël, qui parla de sa bouche à David, mon père, et de sa main a accompli [sa parole], disant : ◊ 5 Depuis le jour que j’ai fait sortir mon peuple du pays d’Égypte, je n’ai choisi aucune ville d’entre toutes les tribus d’Israël pour [y] bâtir une maison afin que mon nom y fût, et je n’ai pas choisi d’homme pour être prince sur mon peuple Israël ; ◊ 6 mais j’ai choisi Jérusalem, afin que mon nom y soit ; et j’ai choisi David pour être [roi] sur mon peuple Israël. ◊ 7 Et David, mon père, avait à cœur de bâtir une maison pour le nom de l’Éternel, le Dieu d’Israël. ◊ 8 Et l’Éternel dit à David, mon père : Puisque tu as eu à cœur de bâtir une maison pour mon nom, tu as bien fait de l’avoir eu à cœur ; ◊ 9 toutefois, tu ne bâtiras pas la maison ; mais ton fils qui sortira de tes reins, lui, bâtira une maison pour mon nom. ◊ 10 Et l’Éternel a accompli sa parole, qu’il a prononcée ; et je me suis levé à la place de David, mon père, et je suis assis sur le trône d’Israël, comme l’Éternel l’a dit ; et j’ai bâti la maison pour le nom de l’Éternel, le Dieu d’Israël, ◊ 11 et j’y ai mis l’arche, où est l’alliance de l’Éternel, qu’il a faite avec les fils d’Israël.
◊ 12 Et il se tint devant l’autel de l’Éternel, en face de toute la congrégation d’Israël, et étendit ses mains ; ◊ 13 car Salomon avait fait une estrade d’airain, longue de cinq coudées, large de cinq coudées, et haute de trois coudées, et l’avait mise au milieu de la cour ; et il s’y tint, et fléchit les genoux en face de toute la congrégation d’Israël, et étendit ses mains vers les cieux, ◊ 14 et dit : Éternel, Dieu d’Israël ! il n’y a point de Dieu comme toi, dans les cieux et sur la terre, qui gardes l’alliance et la bonté envers tes serviteurs qui marchent devant toi de tout leur cœur, ◊ 15 toi qui as gardé envers ton serviteur David, mon père, ce que tu lui as dit : tu as parlé de ta bouche, et de ta main tu as accompli [ta parole], comme [il paraît] aujourd’hui. ◊ 16 Et maintenant, Éternel, Dieu d’Israël, garde envers ton serviteur David, mon père, ce que tu lui as dit, disant : Tu ne manqueras pas, devant ma face, d’un homme assis sur le trône d’Israël ; si seulement tes fils prennent garde à leur voie, pour marcher dans ma loi, comme tu as marché devant moi. ◊ 17 Et maintenant, Éternel, Dieu d’Israël, que ta parole, que tu as dite à ton serviteur David, soit ferme. ◊ 18 Mais Dieu habitera-t-il vraiment avec l’homme sur la terre ? Voici, les cieux, et les cieux des cieux, ne peuvent te contenir ; combien moins cette maison que j’ai bâtie ! ◊ 19 Cependant, Éternel, mon Dieu, aie égard à la prière de ton serviteur et à sa supplication, pour écouter le cri et la prière que ton serviteur t’adresse, ◊ 20 pour que tes yeux soient ouverts jour et nuit sur cette maison, sur le lieu où tu as dit que tu mettrais ton nom, pour écouter la prière que ton serviteur t’adressera [en se tournant] vers ce lieu-ci. ◊ 21 Et écoute les supplications de ton serviteur et de ton peuple Israël, qu’ils t’adresseront [en se tournant] vers ce lieu-ci : toi, écoute des cieux, du lieu de ton habitation ; écoute et pardonne !
◊ 22 Si un homme pèche contre son prochain, et qu’on lui impose le serment, pour le faire jurer, et que le serment vienne devant ton autel dans cette maison : ◊ 23 alors, toi, écoute des cieux, et agis, et juge tes serviteurs, en rendant au méchant [selon ce qu’il a fait], en faisant retomber sa voie sur sa tête, et en justifiant le juste, en lui donnant selon sa justice.
◊ 24 Et si ton peuple Israël est battu devant l’ennemi, parce qu’ils ont péché contre toi, et qu’ils retournent [vers toi], et confessent ton nom, et te prient, et présentent leur supplication devant toi dans cette maison : ◊ 25 alors, toi, écoute des cieux, et pardonne le péché de ton peuple Israël ; et fais-les retourner dans la terre que tu leur as donnée, à eux et à leurs pères.
◊ 26 Quand les cieux seront fermés et qu’il n’y aura pas de pluie, parce qu’ils auront péché contre toi, s’ils prient [en se tournant] vers ce lieu-ci, et qu’ils confessent ton nom et reviennent de leur péché, parce que tu les auras affligés : ◊ 27 alors, toi, écoute dans les cieux, et pardonne le péché de tes serviteurs et de ton peuple Israël, quand tu leur auras enseigné le bon chemin dans lequel ils doivent marcher ; et donne la pluie sur ton pays que tu as donné en héritage à ton peuple. ◊ 28 S’il y a famine dans le pays, s’il y a peste, s’il y a brûlure, ou rouille, sauterelles ou locustes, si ses ennemis l’assiègent dans le pays de ses portes, quelque plaie ou quelque maladie qu’il y ait, ◊ 29 quelle que soit la prière, quelle que soit la supplication que fera un homme quelconque, ou tout ton peuple Israël, quand ils reconnaîtront chacun sa plaie et sa souffrance et qu’ils étendront leurs mains vers cette maison : ◊ 30 alors, toi, écoute des cieux, du lieu de ton habitation, et pardonne, et donne à chacun selon toutes ses voies, suivant que tu connais son cœur (car tu connais, toi seul, le cœur des fils des hommes), ◊ 31 afin qu’ils te craignent pour marcher dans tes voies, tous les jours qu’ils vivront sur la face de la terre que tu as donnée à nos pères.
◊ 32 Et quant à l’étranger aussi, qui ne sera pas de ton peuple Israël, mais qui viendra d’un pays lointain à cause de ton grand nom, et de ta main forte, et de ton bras étendu, s’il vient et présente sa prière [en se tournant] vers cette maison : ◊ 33 alors, toi, écoute des cieux, du lieu de ton habitation, et agis selon tout ce que l’étranger réclamera de toi ; afin que tous les peuples de la terre connaissent ton nom, et te craignent, comme ton peuple Israël, et qu’ils sachent que cette maison que j’ai bâtie est appelée de ton nom.
◊ 34 Lorsque ton peuple sortira pour la guerre contre ses ennemis, par le chemin par lequel tu l’auras envoyé, et qu’ils te prieront en se tournant vers cette ville que tu as choisie et vers la maison que j’ai bâtie pour ton nom : ◊ 35 alors, écoute des cieux leur prière et leur supplication, et fais-leur droit.
◊ 36 S’ils ont péché contre toi (car il n’y a point d’homme qui ne pèche), et que tu te sois irrité contre eux, et que tu les aies livrés à l’ennemi, et qu’ils les aient emmenés captifs en un pays éloigné ou rapproché, ◊ 37 et que, dans le pays où ils auront été emmenés captifs, ils rentrent en eux-mêmes, et reviennent [à toi] et te supplient, dans le pays de leur captivité, disant : Nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, et nous avons agi méchamment, ◊ 38 — et s’ils reviennent à toi de tout leur cœur et de toute leur âme, dans le pays de leur captivité, où on les aura emmenés captifs, et [te] prient en se tournant vers leur pays que tu as donné à leurs pères, et vers la ville que tu as choisie, et vers la maison que j’ai bâtie pour ton nom : ◊ 39 alors, écoute des cieux, du lieu de ton habitation, leur prière et leurs supplications, et fais-leur droit, et pardonne à ton peuple ce en quoi ils ont péché contre toi.
◊ 40 Maintenant, mon Dieu, que tes yeux, je te prie, soient ouverts, et que tes oreilles soient attentives à la prière [qu’on te fera] de ce lieu-ci. ◊ 41 Et maintenant, Éternel Dieu ! lève-toi pour [entrer dans] ton repos, toi et l’arche de ta force ! Que tes sacrificateurs, Éternel Dieu, soient revêtus de salut, et que tes saints se réjouissent en [ta] bonté ! ◊ 42 Éternel Dieu, ne repousse pas la face de ton oint ; souviens-toi de [tes] grâces, envers David, ton serviteur.
1 Corinthiens
5 ◊ 1 On entend dire partout qu’il y a de la fornication parmi vous, et une fornication telle qu’elle [n’existe] pas même parmi les nations, de sorte que quelqu’un aurait la femme de son père. ◊ 2 Et vous êtes enflés d’orgueil, et vous n’avez pas plutôt mené deuil, afin que celui qui a commis cette action fût ôté du milieu de vous. ◊ 3 Car pour moi, étant absent de corps, mais présent en esprit, j’ai déjà, comme présent, jugé ◊ 4 (vous et mon esprit étant assemblés, avec la puissance de notre seigneur Jésus Christ), [de livrer], au nom de notre seigneur Jésus Christ, celui qui a ainsi commis cette action, ◊ 5 [j’ai jugé, dis-je,] de livrer un tel homme à Satan pour la destruction de la chair, afin que l’esprit soit sauvé dans la journée du Seigneur Jésus. ◊ 6 Votre vanterie n’est pas bonne ; ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever la pâte tout entière ? ◊ 7 Ôtez le vieux levain, afin que vous soyez une nouvelle pâte, comme vous êtes sans levain. Car aussi notre pâque, Christ, a été sacrifiée : ◊ 8 c’est pourquoi célébrons la fête, non avec du vieux levain, ni avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec des pains sans levain de sincérité et de vérité.
◊ 9 Je vous ai écrit dans la lettre, de ne pas avoir de commerce avec des fornicateurs, ◊ 10 non pas absolument avec les fornicateurs de ce monde, ou les avares et les ravisseurs, ou les idolâtres, puisqu’ainsi il faudrait que vous sortissiez du monde ; ◊ 11 mais, maintenant, je vous ai écrit que, si quelqu’un appelé frère est fornicateur, ou avare, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, vous n’ayez pas de commerce avec lui, que vous ne mangiez pas même avec un tel homme. ◊ 12 Car qu’ai-je affaire de juger ceux de dehors aussi ? Vous, ne jugez-vous pas ceux qui sont de dedans ? ◊ 13 Mais ceux de dehors, Dieu les juge. Ôtez le méchant du milieu de vous-mêmes.
2 Chroniques
5 ◊ 1 Et tout l’ouvrage que Salomon fit pour la maison de l’Éternel fut achevé. Et Salomon apporta les choses saintes de David, son père, tant l’argent que l’or, et tous les ustensiles : il les mit dans les trésors de la maison de Dieu.
◊ 2 * Alors Salomon assembla à Jérusalem les anciens d’Israël et tous les chefs des tribus, les princes des pères des fils d’Israël, pour faire monter l’arche de l’alliance de l’Éternel, de la ville de David, qui est Sion. ◊ 3 Et tous les hommes d’Israël s’assemblèrent vers le roi, à la fête, celle du septième mois. ◊ 4 Et tous les anciens d’Israël vinrent, et les Lévites portèrent l’arche. ◊ 5 Et ils firent monter l’arche, et la tente d’assignation, et tous les ustensiles du lieu saint qui étaient dans la tente : les sacrificateurs, les Lévites, les firent monter. ◊ 6 Et le roi Salomon et toute l’assemblée d’Israël qui s’était réunie auprès de lui devant l’arche, sacrifiaient du menu et du gros bétail, qu’on ne pouvait nombrer ni compter à cause de [sa] multitude. ◊ 7 Et les sacrificateurs firent entrer l’arche de l’alliance de l’Éternel en son lieu, dans l’oracle de la maison, dans le lieu très saint, sous les ailes des chérubins. ◊ 8 Et les chérubins étendaient les ailes sur le lieu de l’arche ; et les chérubins couvraient l’arche et ses barres, par-dessus. ◊ 9 Et les barres étaient longues, de sorte que les bouts des barres se voyaient hors de l’arche sur le devant de l’oracle, mais ils ne se voyaient pas du dehors ; et elles sont là jusqu’à ce jour. ◊ 10 Il n’y avait rien dans l’arche, sauf les deux tables que Moïse y mit en Horeb, quand l’Éternel fit alliance avec les fils d’Israël, lorsqu’ils sortirent d’Égypte.
◊ 11 Et il arriva, comme les sacrificateurs sortaient du lieu saint (car tous les sacrificateurs qui s’y trouvaient s’étaient sanctifiés sans observer les classes), ◊ 12 et que les lévites, les chantres, eux tous, Asaph, et Héman, et Jeduthun, et leurs fils et leurs frères, vêtus de byssus, avec des cymbales et des luths et des harpes, se tenaient à l’orient de l’autel, et avec eux cent vingt sacrificateurs sonnant des trompettes, ◊ 13 — il arriva, lorsque les trompettes et les chantres furent comme un seul homme pour faire entendre une même voix en louant et en célébrant l’Éternel, et qu’ils élevèrent la voix avec des trompettes, et des cymbales, et des instruments de musique, en louant l’Éternel de ce qu’il est bon, parce que sa bonté demeure à toujours, [il arriva] que la maison, la maison de l’Éternel, fut remplie d’une nuée ; ◊ 14 et les sacrificateurs ne pouvaient pas s’y tenir pour faire le service, à cause de la nuée, car la gloire de l’Éternel remplissait la maison de Dieu.
Genèse
30 ◊ 1 Et Rachel vit qu’elle ne donnait pas d’enfants à Jacob, et Rachel fut jalouse de sa sœur, et dit à Jacob : Donne-moi des fils, sinon je meurs. ◊ 2 Et la colère de Jacob s’enflamma contre Rachel, et il dit : Suis-je à la place de Dieu, qui t’a refusé le fruit du ventre ? ◊ 3 Et elle dit : Voici ma servante Bilha : va vers elle ; et elle enfantera sur mes genoux, et moi aussi j’aurai des enfants par elle. ◊ 4 Et elle lui donna Bilha, sa servante, pour femme ; et Jacob vint vers elle. ◊ 5 Et Bilha conçut, et enfanta un fils à Jacob. ◊ 6 Et Rachel dit : Dieu m’a fait justice, et il a aussi entendu ma voix, et m’a donné un fils ; c’est pourquoi elle appela son nom Dan. ◊ 7 Et Bilha, servante de Rachel, conçut encore, et enfanta un second fils à Jacob. ◊ 8 Et Rachel dit : J’ai soutenu des luttes de Dieu avec ma sœur, aussi je l’ai emporté. Et elle appela son nom Nephthali.
◊ 9 Et Léa vit qu’elle avait cessé d’enfanter, et elle prit Zilpa, sa servante, et la donna pour femme à Jacob. ◊ 10 Et Zilpa, servante de Léa, enfanta un fils à Jacob. ◊ 11 Et Léa dit : La bonne fortune vient. Et elle appela son nom Gad. ◊ 12 Et Zilpa, servante de Léa, enfanta un second fils à Jacob. ◊ 13 Et Léa dit : Pour mon bonheur ! car les filles me diront bienheureuse. Et elle appela son nom Aser.
◊ 14 Et Ruben sortit aux jours de la moisson du froment, et il trouva des mandragores dans les champs, et les apporta à Léa, sa mère. Et Rachel dit à Léa : Donne-moi, je te prie, des mandragores de ton fils. ◊ 15 Et elle lui dit : Est-ce peu de chose que tu m’aies pris mon mari, et tu prends aussi les mandragores de mon fils ! Et Rachel dit : Eh bien, il couchera avec toi cette nuit pour les mandragores de ton fils. ◊ 16 Et Jacob vint des champs sur le soir, et Léa sortit à sa rencontre, et dit : C’est vers moi que tu viendras, car je t’ai loué pour les mandragores de mon fils. Et il coucha avec elle cette nuit-là. ◊ 17 Et Dieu entendit Léa, et elle conçut, et enfanta à Jacob un cinquième fils. ◊ 18 Et Léa dit : Dieu m’a donné mon salaire, parce que j’ai donné ma servante à mon mari. Et elle appela son nom Issacar. ◊ 19 Et Léa conçut encore, et enfanta à Jacob un sixième fils. ◊ 20 Et Léa dit : Dieu m’a fait un beau don ; cette fois mon mari habitera avec moi, car je lui ai enfanté six fils. Et elle appela son nom Zabulon. ◊ 21 Et après, elle enfanta une fille, et appela son nom Dina.
◊ 22 Et Dieu se souvint de Rachel ; et Dieu l’écouta et ouvrit sa matrice. ◊ 23 Et elle conçut, et enfanta un fils, et dit : Dieu a ôté mon opprobre. ◊ 24 Et elle appela son nom Joseph, en disant : Que l’Éternel m’ajoute un autre fils !
◊ 25 Et il arriva, quand Rachel eut enfanté Joseph, que Jacob dit à Laban : Renvoie-moi, et j’irai dans mon lieu et dans mon pays. ◊ 26 Donne-moi mes femmes pour lesquelles je t’ai servi, et mes enfants, et je m’en irai ; car tu sais quel a été le service que je t’ai rendu. ◊ 27 Et Laban lui dit : [Écoute], si au moins j’ai trouvé grâce à tes yeux ! J’ai aperçu que l’Éternel m’a béni à cause de toi. ◊ 28 Et il dit : Fixe-moi ton salaire, et je te le donnerai. ◊ 29 Et il lui dit : Tu sais comment je t’ai servi, et ce qu’est devenu ton troupeau avec moi ; ◊ 30 car ce que tu avais avant moi était peu de chose, et s’est accru et est devenu une multitude ; et l’Éternel t’a béni depuis que je suis venu. Et maintenant, quand travaillerai-je, moi aussi, pour ma maison ? ◊ 31 Et [Laban] dit : Que te donnerai-je ? Et Jacob dit : Tu ne me donneras rien. Si tu veux faire ceci pour moi, je paîtrai encore ton bétail, [et] je le garderai : ◊ 32 je passerai aujourd’hui par tout ton bétail, j’en ôterai toute bête marquetée et tachetée, et tous les agneaux foncés, et ce qui est tacheté et marqueté parmi les chèvres ; et ce sera là mon salaire. ◊ 33 Et ma justice répondra pour moi désormais, quand elle viendra devant toi pour mon salaire ; tout ce qui ne sera pas marqueté et tacheté parmi les chèvres, et foncé parmi les agneaux, auprès de moi, sera tenu pour volé. ◊ 34 Et Laban dit : Voici, qu’il en soit selon ta parole. ◊ 35 Et il ôta ce jour-là les boucs rayés et tachetés, et toutes les chèvres marquetées et tachetées, toutes celles qui avaient du blanc, et tout ce qui était foncé parmi les agneaux, et il les remit entre les mains de ses fils. ◊ 36 Et il mit trois journées de chemin entre lui et Jacob ; et Jacob paissait le reste du bétail de Laban. ◊ 37 — Et Jacob prit des branches fraîches de peuplier blanc, de coudrier, et d’érable, et y pela des raies blanches, mettant à nu le blanc qui était aux branches. ◊ 38 Et il plaça les branches, qu’il avait pelées, devant le bétail dans les auges, dans les abreuvoirs où le bétail venait boire ; et le bétail entrait en chaleur lorsqu’il venait boire ; ◊ 39 le bétail entrait en chaleur devant les branches, et il faisait des petits, rayés, marquetés, et tachetés. ◊ 40 Et Jacob sépara les agneaux, et tourna la face du troupeau vers ce qui était rayé et tout ce qui était foncé dans le bétail de Laban ; et il mit ses troupeaux à part, et ne les mit pas auprès du bétail de Laban. ◊ 41 Et il arrivait que toutes les fois que les bêtes vigoureuses entraient en chaleur, Jacob mettait les branches dans les auges, devant les yeux du bétail, afin qu’elles entrassent en chaleur en face des branches. ◊ 42 Mais quand les bêtes étaient chétives, il ne les mettait pas ; et les chétives étaient à Laban, et les vigoureuses à Jacob. ◊ 43 Et l’homme s’accrut extrêmement, et eut un bétail nombreux, et des servantes et des serviteurs, et des chameaux et des ânes.
1 Corinthiens
3 ◊ 1 Et moi, frères, je n’ai pas pu vous parler comme à des hommes spirituels, mais comme à des hommes charnels, comme à de petits enfants en Christ. ◊ 2 Je vous ai donné du lait à boire, non pas de la viande, car vous ne pouviez pas encore [la supporter], et même maintenant encore vous ne le pouvez pas, ◊ 3 car vous êtes encore charnels. Car, puisqu’il y a parmi vous de l’envie et des querelles, n’êtes-vous pas charnels et ne marchez-vous pas à la manière des hommes ? ◊ 4 Car quand l’un dit : Moi, je suis de Paul ; et l’autre : moi, je suis d’Apollos, n’êtes-vous pas des hommes ? ◊ 5 Qui donc est Apollos, et qui Paul ? Des serviteurs par lesquels vous avez cru, et comme le Seigneur a donné à chacun d’eux. ◊ 6 Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais Dieu a donné l’accroissement. ◊ 7 De sorte que ni celui qui plante n’est rien, ni celui qui arrose, mais Dieu qui donne l’accroissement. ◊ 8 Or celui qui plante et celui qui arrose sont un ; mais chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail. ◊ 9 Car nous sommes collaborateurs de Dieu ; vous êtes le labourage de Dieu, l’édifice de Dieu. ◊ 10 Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, comme un sage architecte, j’ai posé le fondement, et un autre édifie dessus ; mais que chacun considère comment il édifie dessus. ◊ 11 Car personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui est posé, lequel est Jésus Christ. ◊ 12 Or si quelqu’un édifie sur ce fondement de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, ◊ 13 l’ouvrage de chacun sera rendu manifeste, car le jour le fera connaître, parce qu’il est révélé en feu ; et quel est l’ouvrage de chacun, le feu l’éprouvera. ◊ 14 Si l’ouvrage de quelqu’un qu’il aura édifié dessus demeure, il recevra une récompense ; ◊ 15 si l’ouvrage de quelqu’un vient à être consumé, il en éprouvera une perte, mais lui-même il sera sauvé, toutefois comme à travers le feu.
◊ 16 Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? ◊ 17 Si quelqu’un corrompt le temple de Dieu, Dieu le détruira, car le temple de Dieu est saint, et tels vous êtes.
◊ 18 Que personne ne s’abuse soi-même : si quelqu’un parmi vous a l’air d’être sage dans ce siècle, qu’il devienne fou, afin de devenir sage ; ◊ 19 car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu ; car il est écrit : « Celui qui prend les sages dans leurs ruses », ◊ 20 et encore : « Le *Seigneur connaît les raisonnements des sages, qu’ils sont vains ». ◊ 21 Que personne donc ne se glorifie dans les hommes, car toutes choses sont à vous, ◊ 22 soit Paul, soit Apollos, soit Céphas, soit monde, soit vie, soit mort, soit choses présentes, soit choses à venir : toutes choses sont à vous, ◊ 23 et vous à Christ, et Christ à Dieu.
2 Samuel
23 ◊ 1 * Et ce sont ici les dernières paroles de David. David, le fils d’Isaï, a dit, et l’homme haut placé, l’oint du Dieu de Jacob, et le doux psalmiste d’Israël, a dit :
◊ 2 L’Esprit de l’Éternel a parlé en moi, et sa parole a été sur ma langue.
◊ 3 Le Dieu d’Israël a dit, le Rocher d’Israël m’a parlé :
Celui qui domine parmi les hommes sera juste, dominant en la crainte de Dieu, ◊ 4 et il sera comme la lumière du matin, quand le soleil se lève, un matin sans nuages : par sa clarté l’herbe tendre [germe] de la terre après la pluie.
◊ 5 Quoique ma maison ne soit pas ainsi avec *Dieu, cependant il a établi avec moi une alliance éternelle, à tous égards bien ordonnée et assurée, car c’est là tout mon salut et tout mon plaisir, quoiqu’il ne la fasse pas germer.
◊ 6 Mais [les fils de] Bélial sont tous comme des épines qu’on jette loin, car on ne les prend pas avec la main,
◊ 7 Et l’homme qui les touche se munit d’un fer ou d’un bois de lance ; et ils seront entièrement brûlés par le feu sur le lieu même.
◊ 8 * Ce sont ici les noms des hommes forts qu’avait David : Josheb-Bashébeth, Thacmonite, chef des principaux capitaines ; c’était Adino, l’Etsnite, qui eut le dessus sur huit cents hommes, qu’il tua en une fois.
◊ 9 Et après lui, Éléazar, fils de Dodo, fils d’un Akhokhite ; il était l’un des trois hommes forts qui étaient avec David, lorsqu’ils avaient défié les Philistins qui s’étaient assemblés là pour combattre, et que les hommes d’Israël étaient montés. ◊ 10 Il se leva, et frappa les Philistins, jusqu’à ce que sa main fut lasse et que sa main demeura attachée à l’épée ; et l’Éternel opéra une grande délivrance ce jour-là ; et le peuple revint après [Éléazar], seulement pour piller.
◊ 11 Et après lui, Shamma, fils d’Agué, Hararite : les Philistins s’étaient assemblés en troupe ; et il y avait là une portion de champ pleine de lentilles, et le peuple avait fui devant les Philistins : ◊ 12 et il se plaça au milieu du champ, et le sauva, et frappa les Philistins ; et l’Éternel opéra une grande délivrance.
◊ 13 Et trois des trente chefs descendirent et vinrent au temps de la moisson vers David, dans la caverne d’Adullam, comme une troupe de Philistins était campée dans la vallée des Rephaïm. ◊ 14 Et David était alors dans le lieu fort, et il y avait alors un poste des Philistins à Bethléhem. ◊ 15 Et David convoita, et dit : Qui me fera boire de l’eau du puits de Bethléhem, qui est près de la porte ? ◊ 16 Et les trois hommes forts forcèrent le passage à travers le camp des Philistins, et puisèrent de l’eau du puits de Bethléhem, qui est près de la porte, et la prirent et l’apportèrent à David ; et il ne voulut pas la boire, mais il en fit une libation à l’Éternel. ◊ 17 Et il dit : Loin de moi, Éternel, que je fasse cela ! N’est-ce pas le sang des hommes qui sont allés au péril de leur vie ? Et il ne voulut pas la boire. Ces trois hommes forts firent cela.
◊ 18 Et Abishaï, frère de Joab, fils de Tseruïa, était chef de trois ; il leva sa lance contre trois cents hommes, qu’il tua. Et il eut un nom parmi les trois. ◊ 19 Ne fut-il pas le plus honoré des trois ? Et il fut leur chef ; mais il n’atteignit pas les trois [premiers].
◊ 20 Et Benaïa, fils de Jehoïada, fils d’un homme vaillant, de Kabtseël, grand en exploits, lui, frappa deux lions de Moab ; et il descendit, et frappa le lion dans une fosse, par un jour de neige. ◊ 21 Et c’est lui qui frappa un homme égyptien qui était de grande apparence, et l’Égyptien avait en sa main une lance ; et il descendit vers lui avec un bâton, et arracha la lance de la main de l’Égyptien, et le tua avec sa propre lance. ◊ 22 Voilà ce que fit Benaïa, fils de Jehoïada ; et il eut un nom parmi les trois hommes forts : ◊ 23 il fut plus honoré que les trente, mais il n’atteignit pas les trois [premiers]. Et David lui donna une place dans ses audiences privées.
◊ 24 Asçaël, frère de Joab, était des trente ; Elkhanan, fils de Dodo, de Bethléhem ; ◊ 25 Shamma, le Harodite ; Élika, le Harodite ; ◊ 26 Hélets, le Paltite ; Ira, fils d’Ikkesh, le Thekohite ; ◊ 27 Abiézer, l’Anathothite ; Mebunnaï, le Hushathite ; ◊ 28 Tsalmon, l’Akhokhite ; Maharaï, le Netophathite ; ◊ 29 Héleb, fils de Baana, le Netophathite ; Itthaï, fils de Ribaï, de Guibha des fils de Benjamin ; ◊ 30 Benaïa, le Pirhathonite ; Hiddaï, des torrents de Gaash ; ◊ 31 Abi-Albon, l’Arbathite ; Azmaveth, le Barkhumite ; ◊ 32 Éliakhba, le Shaalbonite ; Bené-Jashen ; Jonathan ; ◊ 33 Shamma, l’Hararite ; Akhiam, fils de Sharar, l’Ararite ; ◊ 34 Éliphéleth, fils d’Akhasbaï, fils d’un Maacathien ; Éliam, fils d’Akhitophel, le Guilonite ; ◊ 35 Hetsraï, le Carmélite ; Paaraï, l’Arbite ; ◊ 36 Jighal, fils de Nathan, de Tsoba ; Bani, le Gadite ; ◊ 37 Tsélek, l’Ammonite ; Nakharaï, le Beérothien, qui portait les armes de Joab, fils de Tseruïa ; ◊ 38 Ira, le Jéthrien ; Gareb, le Jéthrien ; ◊ 39 Urie, le Héthien : en tout, trente-sept.
Genèse
31 ◊ 1 Et il entendit les paroles des fils de Laban, qui disaient : Jacob a pris tout ce qui était à notre père ; et c’est avec ce qui était à notre père qu’il s’est fait toute cette gloire. ◊ 2 Et Jacob regarda le visage de Laban ; et voici, il n’était pas envers lui comme auparavant. ◊ 3 Et l’Éternel dit à Jacob : Retourne au pays de tes pères et vers ta parenté, et je serai avec toi. ◊ 4 Et Jacob envoya, et appela Rachel et Léa aux champs, vers son troupeau ; ◊ 5 et il leur dit : Je vois le visage de votre père, qu’il n’est pas envers moi comme auparavant ; mais le Dieu de mon père a été avec moi. ◊ 6 Et vous savez vous-mêmes que j’ai servi votre père de toute ma force. ◊ 7 Et votre père s’est moqué de moi, et a changé dix fois mon salaire ; mais Dieu ne lui a pas permis de me faire du mal. ◊ 8 S’il disait ainsi : Les marquetés seront ton salaire, alors tout le bétail faisait des marquetés. Et s’il disait ainsi : Les rayés seront ton salaire, alors tout le bétail faisait des rayés. ◊ 9 Et Dieu a ôté le troupeau de votre père et me l’a donné. ◊ 10 Et il arriva, au temps où le bétail entrait en chaleur, que je levai mes yeux, et je vis en songe, et voici, les boucs qui couvraient le menu bétail étaient rayés, marquetés, et picotés de blanc. ◊ 11 Et l’Ange de Dieu me dit en songe : Jacob ! Et je dis : Me voici. ◊ 12 Et il dit : Lève tes yeux, et vois : tous les boucs qui couvrent le menu bétail sont rayés, marquetés, et picotés de blanc ; car j’ai vu tout ce que t’a fait Laban. ◊ 13 Je suis le *Dieu de Béthel, où tu oignis une stèle, où tu me fis un vœu. Maintenant, lève-toi, sors de ce pays, et retourne au pays de ta parenté. ◊ 14 Et Rachel et Léa répondirent et lui dirent : Avons-nous encore une portion et un héritage dans la maison de notre père ? ◊ 15 N’avons-nous pas été réputées par lui des étrangères ? car il nous a vendues, et a même toujours mangé notre argent. ◊ 16 Car toutes les richesses que Dieu a ôtées à notre père sont à nous et à nos enfants. Et maintenant, fais tout ce que Dieu t’a dit.
◊ 17 Et Jacob se leva, et fit monter ses fils et ses femmes sur les chameaux ; ◊ 18 et il emmena tous ses troupeaux et tout son bien qu’il avait acquis, les troupeaux qu’il possédait, qu’il avait acquis à Paddan-Aram, pour aller vers Isaac, son père, au pays de Canaan. ◊ 19 Et Laban était allé tondre son menu bétail, et Rachel vola les théraphim qui étaient à son père. ◊ 20 Et Jacob trompa Laban, l’Araméen, car il ne lui apprit pas qu’il s’enfuyait. ◊ 21 Et il s’enfuit, lui, et tout ce qui était à lui ; et il se leva, et passa le fleuve, et dressa sa face vers la montagne de Galaad.
◊ 22 Et le troisième jour on rapporta à Laban que Jacob s’était enfui. ◊ 23 Et il prit ses frères avec lui, et le poursuivit le chemin de sept jours, et l’atteignit à la montagne de Galaad. ◊ 24 Et Dieu vint vers Laban, l’Araméen, dans un songe, la nuit, et lui dit : Garde-toi de parler à Jacob, ni en bien, ni en mal. ◊ 25 Et Laban atteignit Jacob ; et Jacob avait dressé sa tente sur la montagne ; et Laban dressa [la sienne] avec ses frères, sur la montagne de Galaad. ◊ 26 Et Laban dit à Jacob : Qu’as-tu fait de m’avoir trompé, et d’avoir emmené mes filles comme des captives de guerre. ◊ 27 Pourquoi t’es-tu enfui en cachette, et t’es-tu dérobé d’avec moi, et ne m’as-tu pas averti ? Et je t’eusse renvoyé avec joie, et avec des chants, avec le tambourin et avec la harpe. ◊ 28 Et tu ne m’as pas laissé baiser mes fils et mes filles ; en cela, tu as agi follement. ◊ 29 J’ai en ma main le pouvoir de vous faire du mal ; mais le Dieu de votre père m’a parlé la nuit passée, disant : Garde-toi de parler à Jacob, ni en bien, ni en mal. ◊ 30 Et maintenant que tu t’en es allé, parce que tu languissais tant après la maison de ton père, pourquoi as-tu volé mes dieux ? ◊ 31 Et Jacob répondit et dit à Laban : Parce que j’ai craint ; car j’ai dit : De peur que tu ne me ravisses tes filles. ◊ 32 Qu’il ne vive pas, celui auprès de qui tu trouveras tes dieux ! Devant nos frères reconnais ce qui est à toi chez moi, et prends-le. Or Jacob ne savait pas que Rachel les avait volés. ◊ 33 Et Laban entra dans la tente de Jacob, et dans la tente de Léa, et dans la tente des deux servantes, et ne trouva [rien] ; et il sortit de la tente de Léa, et entra dans la tente de Rachel. ◊ 34 Or Rachel avait pris les théraphim, et les avait mis dans le bât du chameau, et s’était assise dessus ; et Laban fouilla toute la tente, et ne trouva [rien]. ◊ 35 Et elle dit à son père : Que mon seigneur ne voie pas d’un œil irrité que je ne puis me lever devant toi, car j’ai ce que les femmes ont coutume d’avoir. Et il chercha, mais il ne trouva pas les théraphim. ◊ 36 Et Jacob se mit en colère, et querella Laban ; et Jacob répondit et dit à Laban : Quelle est ma faute, quel est mon péché, que tu m’aies poursuivi avec ardeur ? ◊ 37 Quand tu as fouillé tous mes effets, qu’as-tu trouvé de tous les effets de ta maison ? Mets-le ici devant mes frères et tes frères, et qu’ils jugent entre nous deux. ◊ 38 Ces vingt années j’ai été avec toi ; tes brebis et tes chèvres n’ont pas avorté, et je n’ai pas mangé les béliers de ton troupeau. ◊ 39 Ce qui a été déchiré, je ne te l’ai pas rapporté ; moi j’ai dû en souffrir la perte ; tu as redemandé de ma main ce qui m’avait été volé de jour et ce qui m’avait été volé de nuit. ◊ 40 J’en étais là, que, de jour, la sécheresse me dévorait, et de nuit, la gelée ; et mon sommeil fuyait mes yeux. ◊ 41 Ces vingt années j’ai été dans ta maison ; je t’ai servi quatorze ans pour tes deux filles, et six ans pour ton menu bétail, et tu as changé dix fois mon salaire. ◊ 42 Si le Dieu de mon père, le Dieu d’Abraham et la frayeur d’Isaac, n’eût été pour moi, certes, tu m’eusses maintenant renvoyé à vide. Dieu a vu mon affliction et le labeur de mes mains, et il t’a repris la nuit passée. ◊ 43 Et Laban répondit et dit à Jacob : Les filles sont mes filles, et les fils sont mes fils, et le bétail est mon bétail, et tout ce que tu vois est à moi ! Et que ferais-je aujourd’hui à celles-ci, mes filles, ou à leurs fils qu’elles ont enfantés ? ◊ 44 Et maintenant, viens, nous ferons une alliance, moi et toi ; et elle sera en témoignage entre moi et toi.
◊ 45 Et Jacob prit une pierre, et la dressa en stèle. ◊ 46 Et Jacob dit à ses frères : Amassez des pierres. Et ils prirent des pierres, et en firent un monceau ; et ils mangèrent là sur le monceau. ◊ 47 Et Laban l’appela Jegar-Sahadutha, et Jacob l’appela Galhed. ◊ 48 Et Laban dit : Ce monceau est aujourd’hui témoin entre moi et toi. C’est pourquoi il appela son nom Galhed, ◊ 49 et Mitspa, parce qu’il dit : Que l’Éternel veille entre moi et toi, quand nous serons cachés l’un à l’autre. ◊ 50 Si tu maltraites mes filles, et si tu prends des femmes outre mes filles (il n’y a aucun homme avec nous), regarde, Dieu est témoin entre moi et toi. ◊ 51 Et Laban dit à Jacob : Voici ce monceau, et voici la stèle que j’ai élevée entre moi et toi ; ◊ 52 ce monceau sera témoin, et la stèle sera témoin, que moi je ne passerai point ce monceau [pour aller] vers toi, et que toi, tu ne passeras point ce monceau et cette stèle [pour venir] vers moi, pour [faire] du mal. ◊ 53 Que le Dieu d’Abraham et le Dieu de Nakhor, le Dieu de leur père, juge entre nous. Et Jacob jura par la frayeur de son père Isaac. ◊ 54 Et Jacob offrit un sacrifice sur la montagne et invita ses frères à manger le pain : et ils mangèrent le pain, et passèrent la nuit sur la montagne.
◊ 55 Et Laban se leva de bon matin, et il baisa ses fils et ses filles, et les bénit ; et Laban s’en alla, et retourna en son lieu.
2 Rois
7 ◊ 1 Et Élisée dit : Écoutez la parole de l’Éternel. Ainsi dit l’Éternel : Demain à cette heure-ci, la mesure de fleur de farine sera à un sicle, et les deux mesures d’orge à un sicle, à la porte de Samarie. ◊ 2 Et le capitaine, sur la main duquel le roi s’appuyait, répondit à l’homme de Dieu, et dit : Voici, quand l’Éternel ferait des fenêtres aux cieux, cela arriverait-il ? Et [Élisée] dit : Voici, tu le verras de tes yeux, mais tu n’en mangeras pas.
◊ 3 Et il y avait à l’entrée de la porte quatre hommes lépreux, et ils se dirent l’un à l’autre : Pourquoi sommes-nous assis ici jusqu’à ce que nous mourions ? ◊ 4 Si nous disons : Entrons dans la ville, la famine est dans la ville, et nous y mourrons ; et si nous restons assis ici, nous mourrons. Et maintenant, venez, et passons dans le camp des Syriens : s’ils nous laissent vivre, nous vivrons ; et s’ils nous font mourir, nous mourrons. ◊ 5 Et ils se levèrent au crépuscule pour entrer dans le camp des Syriens ; et ils vinrent jusqu’au bout du camp des Syriens, et voici, il n’y avait personne. ◊ 6 Car le Seigneur avait fait entendre dans le camp des Syriens un bruit de chars et un bruit de chevaux, le bruit d’une grande armée ; et ils se dirent l’un à l’autre : Voici, le roi d’Israël a pris à sa solde contre nous les rois des Héthiens et les rois des Égyptiens, pour venir sur nous. ◊ 7 Et ils se levèrent au crépuscule, et s’enfuirent ; et ils abandonnèrent leurs tentes, et leurs chevaux, et leurs ânes, le camp tel quel ; et ils s’enfuirent pour [sauver] leur vie. ◊ 8 Et ces lépreux vinrent jusqu’au bout du camp ; et ils entrèrent dans une tente, et mangèrent et burent, et en emportèrent de l’argent, et de l’or, et des vêtements ; et ils s’en allèrent et les cachèrent. Et ils retournèrent, et entrèrent dans une autre tente et en emportèrent [du butin], et ils s’en allèrent et le cachèrent. ◊ 9 Et ils se dirent l’un à l’autre : Nous ne faisons pas bien. Ce jour est un jour de bonnes nouvelles, et nous nous taisons. Si nous attendons jusqu’à la lumière du matin, l’iniquité nous trouvera. Et maintenant, venez, allons et rapportons-le à la maison du roi. ◊ 10 Et ils vinrent et crièrent aux portiers de la ville, et leur rapportèrent, disant : Nous sommes venus dans le camp des Syriens ; et voici, il n’y avait personne, ni voix d’homme, seulement les chevaux attachés, et les ânes attachés, et les tentes comme elles étaient. ◊ 11 Et les portiers le crièrent et le rapportèrent dans la maison du roi, à l’intérieur.
◊ 12 Et le roi se leva de nuit, et dit à ses serviteurs : Je veux vous dire ce que les Syriens nous ont fait : ils savent que nous avons faim, et ils sont sortis du camp pour se cacher dans les champs, disant : Ils sortiront hors de la ville, et nous les prendrons vivants, et nous entrerons dans la ville. ◊ 13 Et un de ses serviteurs répondit et dit : Qu’on prenne donc cinq des chevaux restants, qui demeurent de reste dans la [ville] ; voici, ils sont comme toute la multitude d’Israël qui est de reste en elle ; voici, ils sont comme toute la multitude d’Israël qui a péri. Envoyons-les, et nous verrons. ◊ 14 Et ils prirent deux chars avec leurs chevaux, et le roi envoya après le camp des Syriens, disant : Allez et voyez. ◊ 15 Et ils s’en allèrent après eux jusqu’au Jourdain ; et voici, tout le chemin était plein de vêtements et d’objets que les Syriens avaient jetés dans leur fuite précipitée ; et les messagers s’en retournèrent et le rapportèrent au roi.
◊ 16 Et le peuple sortit, et pilla le camp des Syriens : et la mesure de fleur de farine fut à un sicle, et les deux mesures d’orge à un sicle, selon la parole de l’Éternel. ◊ 17 Et le roi avait commis à la garde de la porte le capitaine sur la main duquel il s’appuyait ; et le peuple le foula aux pieds dans la porte, et il mourut, selon ce qu’avait dit l’homme de Dieu, ce qu’il avait dit quand le roi était descendu vers lui. ◊ 18 Et il arriva selon la parole que l’homme de Dieu avait adressée au roi, disant : Les deux mesures d’orge seront à un sicle, et la mesure de fleur de farine sera à un sicle, demain à cette heure-ci, à la porte de Samarie. ◊ 19 Et le capitaine avait répondu à l’homme de Dieu, et avait dit : Voici, quand l’Éternel ferait des fenêtres aux cieux, pareille chose arriverait-elle ? Et il dit : Voici, tu le verras de tes yeux, mais tu n’en mangeras pas. ◊ 20 Et il lui en arriva ainsi : le peuple le foula aux pieds dans la porte, et il mourut.
1 Chroniques
22 ◊ 1 Et David dit : C’est ici la maison de l’Éternel Dieu, et c’est ici l’autel pour l’holocauste d’Israël. ◊ 2 Et David ordonna de rassembler les étrangers qui étaient dans le pays d’Israël, et il établit des tailleurs de pierres pour tailler des pierres de taille, pour bâtir la maison de Dieu. ◊ 3 Et David prépara du fer en abondance, pour les clous pour les battants des portes et pour les assemblages, et de l’airain en abondance, sans poids, ◊ 4 et des bois de cèdre sans nombre, car les Sidoniens et les Tyriens amenèrent à David des bois de cèdre en abondance. ◊ 5 Car David dit : Salomon, mon fils, est jeune et délicat, et la maison à bâtir pour l’Éternel doit être très grande en renom et en beauté dans tous les pays ; ainsi je préparerai pour elle [ce qu’il faut] : et David le prépara en abondance avant sa mort.
◊ 6 Et il appela Salomon, son fils, et lui commanda de bâtir une maison à l’Éternel, le Dieu d’Israël. ◊ 7 Et David dit à Salomon : Mon fils, j’ai eu à cœur de bâtir une maison pour le nom de l’Éternel, mon Dieu ; ◊ 8 mais la parole de l’Éternel vint à moi, disant : Tu as versé beaucoup de sang, et tu as fait de grandes guerres ; tu ne bâtiras point une maison à mon nom, car tu as versé beaucoup de sang sur la terre devant moi. ◊ 9 Voici, un fils te naîtra ; lui, sera un homme de paix ; et je lui donnerai du repos de tous ses ennemis tout à l’entour ; car son nom sera Salomon. Et en ses jours je donnerai paix et tranquillité à Israël. ◊ 10 Lui, bâtira une maison à mon nom ; et il me sera pour fils, et moi je lui serai pour père ; et j’affermirai le trône de son royaume sur Israël pour toujours. ◊ 11 Maintenant, mon fils, que l’Éternel soit avec toi, et te fasse prospérer ; et tu bâtiras la maison de l’Éternel, ton Dieu, selon ce qu’il a prononcé à ton sujet. ◊ 12 Seulement, que l’Éternel te donne de la sagesse et de l’intelligence, et qu’il t’établisse sur Israël, et pour garder la loi de l’Éternel, ton Dieu. ◊ 13 Alors tu prospéreras, si tu prends garde à pratiquer les statuts et les ordonnances que l’Éternel commanda à Moïse pour Israël. Fortifie-toi, et sois ferme ; ne crains point, et ne t’effraye point. ◊ 14 Et voici, dans mon affliction, j’ai préparé pour la maison de l’Éternel de l’or, cent mille talents, et de l’argent, mille milliers de talents, et de l’airain et du fer, sans poids, car il est en abondance ; et j’ai préparé du bois et des pierres ; et tu y ajouteras. ◊ 15 Et tu as avec toi beaucoup d’ouvriers, des tailleurs de pierres, des maçons, et des charpentiers, et toute espèce d’hommes experts en tout ouvrage ; ◊ 16 l’or, l’argent, et l’airain, et le fer, sont sans nombre : lève-toi, et agis, et l’Éternel sera avec toi.
◊ 17 Et David commanda à tous les chefs d’Israël d’aider à Salomon, son fils, [disant] : ◊ 18 L’Éternel, votre Dieu, n’est-il pas avec vous, et ne vous a-t-il pas donné du repos tout à l’entour ? Car il a livré en ma main les habitants du pays, et le pays est soumis devant l’Éternel et devant son peuple. ◊ 19 Maintenant, appliquez vos cœurs et vos âmes à rechercher l’Éternel, votre Dieu ; et levez-vous, et bâtissez le sanctuaire de l’Éternel Dieu, pour amener l’arche de l’alliance de l’Éternel et les ustensiles du sanctuaire de Dieu dans la maison qui sera bâtie pour le nom de l’Éternel.
Genèse
32 ◊ 1 * Et Jacob alla son chemin. Et les anges de Dieu le rencontrèrent ; ◊ 2 et Jacob dit, quand il les vit : C’est l’armée de Dieu. Et il appela le nom de ce lieu-là Mahanaïm.
◊ 3 Et Jacob envoya devant lui des messagers à Ésaü, son frère, au pays de Séhir, dans la campagne d’Édom ; ◊ 4 et il leur commanda, disant : Vous parlerez ainsi à mon seigneur Ésaü : Ainsi a dit ton serviteur Jacob : J’ai séjourné chez Laban, et m’y suis arrêté jusqu’à présent ; ◊ 5 et j’ai des bœufs, et des ânes, du menu bétail, et des serviteurs et des servantes ; et je l’ai envoyé annoncer à mon seigneur, afin de trouver grâce à tes yeux.
◊ 6 Et les messagers revinrent vers Jacob, disant : Nous sommes allés vers ton frère, vers Ésaü, et même il vient à ta rencontre, et quatre cents hommes avec lui. ◊ 7 Et Jacob craignit beaucoup, et fut dans l’angoisse ; et il partagea le peuple qui était avec lui, et le menu bétail et le gros bétail, et les chameaux, en deux bandes ; ◊ 8 et il dit : Si Ésaü vient à l’une des bandes et la frappe, la bande qui restera pourra échapper. ◊ 9 Et Jacob dit : Dieu de mon père Abraham, et Dieu de mon père Isaac ! Éternel, qui m’as dit : Retourne en ton pays et vers ta parenté, et je te ferai du bien ! ◊ 10 Je suis trop petit pour toutes les grâces et pour toute la vérité dont tu as usé envers ton serviteur ; car j’ai passé ce Jourdain avec mon bâton ; et maintenant je suis devenu deux bandes. ◊ 11 Délivre-moi, je te prie, de la main de mon frère, de la main d’Ésaü, car je le crains, de peur qu’il ne vienne et ne me frappe — la mère avec les fils. ◊ 12 Et toi, tu as dit : Certes, je te ferai du bien, et je ferai devenir ta semence comme le sable de la mer, qui ne se peut nombrer à cause de son abondance. ◊ 13 Et il passa là cette nuit ; et il prit, de ce qui lui vint sous la main, un présent pour Ésaü, son frère : ◊ 14 deux cents chèvres, et vingt boucs ; deux cents brebis, et vingt béliers ; ◊ 15 trente chamelles allaitantes, et leurs petits ; quarante vaches, et dix taureaux ; vingt ânesses, et dix ânons. ◊ 16 Et il les mit entre les mains de ses serviteurs, chaque troupeau à part, et il dit à ses serviteurs : Passez devant moi, et mettez de l’espace entre troupeau et troupeau. ◊ 17 Et il commanda au premier, disant : Quand Ésaü, mon frère, te rencontrera, et t’interrogera, disant : À qui es-tu ? et où vas-tu ? et à qui sont ces [troupeaux] devant toi ? ◊ 18 tu diras : À ton serviteur Jacob ; c’est un présent envoyé à mon seigneur Ésaü ; et voici, lui-même aussi [vient] après nous. ◊ 19 Et il commanda de même au second, de même au troisième, de même à tous ceux qui suivaient les troupeaux, disant : Selon cette parole vous parlerez à Ésaü, quand vous le trouverez ; ◊ 20 et vous direz aussi : Voici, ton serviteur Jacob [vient] après nous. Car il disait : Je l’apaiserai par le présent qui va devant moi, et après cela je verrai sa face ; peut-être qu’il m’accueillera favorablement. ◊ 21 Et le présent passa devant lui ; mais, pour lui, il passa cette nuit-là dans le camp.
◊ 22 Et il se leva cette nuit-là, et prit ses deux femmes, et ses deux servantes, et ses onze enfants, et passa le gué de Jabbok. ◊ 23 Il les prit, et leur fit passer le torrent ; et il fit passer ce qui était à lui.
◊ 24 Et Jacob resta seul ; et un homme lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore. ◊ 25 Et lorsqu’il vit qu’il ne prévalait pas sur lui, il toucha l’emboîture de sa hanche ; et l’emboîture de la hanche de Jacob fut luxée, comme il luttait avec lui. ◊ 26 Et il dit : Laisse-moi aller, car l’aurore se lève. Et il dit : Je ne te laisserai point aller sans que tu m’aies béni. ◊ 27 Et il lui dit : Quel est ton nom ? Et il dit : Jacob. ◊ 28 Et il dit : Ton nom ne sera plus appelé Jacob, mais Israël ; car tu as lutté avec Dieu et avec les hommes, et tu as prévalu. ◊ 29 Et Jacob demanda, et dit : Je te prie, déclare-moi ton nom. Et il dit : Pourquoi demandes-tu mon nom ? Et il le bénit là. ◊ 30 Et Jacob appela le nom du lieu Peniel : Car j’ai vu Dieu face à face, et mon âme a été délivrée. ◊ 31 Et le soleil se levait sur lui comme il passait Peniel ; et il boitait sur sa cuisse. ◊ 32 C’est pourquoi, jusqu’à ce jour, les fils d’Israël ne mangent point du tendon qui est sur l’emboîture de la hanche ; car il toucha l’emboîture de la hanche de Jacob sur le tendon.
Galates
1 ◊ 1 Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par l’homme, mais par Jésus Christ, et Dieu le Père qui l’a ressuscité d’entre les morts, ◊ 2 et tous les frères qui sont avec moi, aux assemblées de la Galatie : ◊ 3 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu le Père et de notre seigneur Jésus Christ, ◊ 4 qui s’est donné lui-même pour nos péchés, en sorte qu’il nous retirât du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, ◊ 5 auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen.
◊ 6 Je m’étonne de ce que vous passez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, à un évangile différent, ◊ 7 qui n’en est pas un autre ; mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent pervertir l’évangile du Christ. ◊ 8 Mais quand nous-mêmes, ou quand un ange venu du ciel vous évangéliserait outre ce que nous vous avons évangélisé, qu’il soit anathème. ◊ 9 Comme nous l’avons déjà dit, maintenant aussi je le dis encore : si quelqu’un vous évangélise outre ce que vous avez reçu, qu’il soit anathème. ◊ 10 Car maintenant, est-ce que je m’applique à satisfaire des hommes, ou Dieu ? Ou est-ce que je cherche à complaire à des hommes ? Si je complaisais encore à des hommes, je ne serais pas esclave de Christ.
◊ 11 Or je vous fais savoir, frères, que l’évangile qui a été annoncé par moi n’est pas selon l’homme. ◊ 12 Car moi, je ne l’ai pas reçu de l’homme non plus, ni appris, mais par la révélation de Jésus Christ. ◊ 13 Car vous avez ouï dire [quelle a été] autrefois ma conduite dans le judaïsme, comment je persécutais outre mesure l’assemblée de Dieu et la dévastais, ◊ 14 et comment j’avançais dans le judaïsme plus que plusieurs de ceux de mon âge dans ma nation, étant le plus ardent zélateur des traditions de mes pères. ◊ 15 Mais quand il plut à Dieu, qui m’a mis à part dès le ventre de ma mère et qui m’a appelé par sa grâce, ◊ 16 de révéler son Fils en moi, afin que je l’annonçasse parmi les nations, aussitôt, je ne pris pas conseil de la chair ni du sang, ◊ 17 ni ne montai à Jérusalem vers ceux qui étaient apôtres avant moi, mais je m’en allai en Arabie, et je retournai de nouveau à Damas. ◊ 18 Puis, trois ans après, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai chez lui quinze jours ; ◊ 19 et je ne vis aucun autre des apôtres, sinon Jacques le frère du Seigneur. ◊ 20 Or dans les choses que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point. ◊ 21 Ensuite j’allai dans les pays de Syrie et de Cilicie. ◊ 22 Or j’étais inconnu de visage aux assemblées de la Judée qui sont en Christ, ◊ 23 mais seulement elles entendaient dire : Celui qui nous persécutait autrefois, annonce maintenant la foi qu’il détruisait jadis ; ◊ 24 et elles glorifiaient Dieu à cause de moi.
Marc
9 ◊ 1 Et il leur dit : En vérité, je vous dis, que de ceux qui sont ici présents, il y en a quelques-uns qui ne goûteront point la mort jusqu’à ce qu’ils aient vu le royaume de Dieu venu avec puissance.
◊ 2 Et après six jours, Jésus prend avec lui Pierre et Jacques et Jean, et les mène seuls à l’écart, sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux ; ◊ 3 et ses vêtements devinrent brillants et d’une extrême blancheur, comme de la neige, tels qu’il n’y a point de foulon sur la terre qui puisse ainsi blanchir. ◊ 4 Et Élie leur apparut avec Moïse, et ils parlaient avec Jésus. ◊ 5 Et Pierre, répondant, dit à Jésus : Rabbi, il est bon que nous soyons ici ; et faisons trois tentes : une pour toi, et une pour Moïse, et une pour Élie. ◊ 6 Car il ne savait que dire ; car ils étaient épouvantés. ◊ 7 Et il vint une nuée qui les couvrit, et il vint de la nuée une voix : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. ◊ 8 Et aussitôt, ayant regardé de tous côtés, ils ne virent plus personne, sinon Jésus seul avec eux.
◊ 9 Et comme ils descendaient de la montagne, il leur enjoignit de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, sinon lorsque le fils de l’homme serait ressuscité d’entre les morts. ◊ 10 Et ils gardèrent cette parole, s’entre-demandant ce que c’était que ressusciter d’entre les morts. ◊ 11 Et ils l’interrogèrent, disant : Pourquoi les scribes disent-ils qu’il faut qu’Élie vienne premièrement ? ◊ 12 Et lui, répondant, leur dit : En effet, Élie vient premièrement et rétablit toutes choses ; — et comment il est écrit du fils de l’homme, qu’il souffrira beaucoup et qu’il sera chargé de mépris. ◊ 13 Mais je vous dis qu’aussi Élie est venu, et ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu, comme il est écrit de lui.
◊ 14 Et venant vers les disciples, il vit autour d’eux une grande foule, et des scribes qui disputaient avec eux. ◊ 15 Et aussitôt toute la foule, le voyant, fut saisie d’étonnement ; et ils accoururent et le saluèrent. ◊ 16 Et il les interrogea, [disant] : De quoi disputez-vous avec eux ? ◊ 17 Et quelqu’un de la foule lui répondit : Maître, je t’ai amené mon fils qui a un esprit muet, ◊ 18 et, partout où il le saisit, il l’agite violemment ; et il écume, et grince des dents, et il devient sec ; et j’ai dit à tes disciples de le chasser, et ils n’ont pas pu. ◊ 19 Et lui, leur répondant, dit : Ô génération incrédule, jusques à quand serai-je avec vous ? jusques à quand vous supporterai-je ? Amenez-le-moi. ◊ 20 Et ils le lui amenèrent ; et quand il l’eut vu, aussitôt l’esprit le déchira ; et [l’enfant], tombant à terre, se roulait en écumant. ◊ 21 Et Jésus demanda au père de l’enfant : Combien y a-t-il de temps que ceci lui est arrivé ? Et il dit : Dès son enfance ; ◊ 22 et souvent il l’a jeté dans le feu et dans les eaux pour le faire périr ; mais si tu peux quelque chose, assiste-nous, étant ému de compassion envers nous. ◊ 23 Et Jésus lui dit : Le « Si tu peux », c’est : Crois ! toutes choses sont possibles à celui qui croit. ◊ 24 Et aussitôt le père de l’enfant, s’écriant, dit avec larmes : Je crois, viens en aide à mon incrédulité. ◊ 25 Et Jésus, voyant que la foule accourait ensemble, tança l’esprit immonde, lui disant : Esprit muet et sourd, je te commande, moi, sors de lui et n’y rentre plus. ◊ 26 Et ayant crié et l’ayant violemment déchiré, il sortit ; et [l’enfant] devint comme mort, de sorte que la plupart disaient : Il est mort. ◊ 27 Et Jésus, l’ayant pris par la main, le redressa ; et il se leva.
◊ 28 Et lorsqu’il fut entré dans la maison, ses disciples lui demandèrent en particulier : Pourquoi n’avons-nous pu le chasser ? ◊ 29 Et il leur dit : Cette sorte ne peut sortir en aucune façon, si ce n’est par la prière et par le jeûne.
◊ 30 Et étant sortis de là, ils traversèrent la Galilée ; et il ne voulut pas que personne le sût. ◊ 31 Car il enseignait ses disciples et leur disait : Le fils de l’homme est livré entre les mains des hommes, et ils le feront mourir ; et ayant été mis à mort, il ressuscitera le troisième jour. ◊ 32 Mais ils ne comprenaient pas ce discours, et ils craignaient de l’interroger.
◊ 33 Et il vint à Capernaüm ; et quand il fut dans la maison, il leur demanda : Sur quoi raisonniez-vous en chemin ? ◊ 34 Et ils gardaient le silence, car ils avaient disputé entre eux, en chemin, qui serait le plus grand. ◊ 35 Et lorsqu’il se fut assis, il appela les douze et leur dit : Si quelqu’un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous. ◊ 36 Et ayant pris un petit enfant, il le plaça au milieu d’eux ; et l’ayant pris entre ses bras, il leur dit : ◊ 37 Quiconque recevra l’un de tels petits enfants en mon nom, me reçoit ; et quiconque me recevra, ce n’est pas moi qu’il reçoit, mais c’est celui qui m’a envoyé. ◊ 38 Et Jean lui répondit, disant : Maître, nous avons vu quelqu’un qui chassait des démons en ton nom, qui ne nous suit pas ; et nous le lui avons défendu, parce qu’il ne nous suit pas. ◊ 39 Et Jésus leur dit : Ne le lui défendez pas ; car il n’y a personne qui fasse un miracle en mon nom, et qui puisse aussitôt mal parler de moi, ◊ 40 car celui qui n’est pas contre nous est pour nous. ◊ 41 Car quiconque vous donnera à boire une coupe d’eau en [mon] nom, parce que vous êtes de Christ, en vérité, je vous dis qu’il ne perdra point sa récompense. ◊ 42 Et quiconque sera une occasion de chute pour un des petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui mît au cou une pierre de meule, et qu’il fût jeté dans la mer. ◊ 43 Et si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la : il vaut mieux pour toi d’entrer estropié dans la vie, que d’avoir les deux mains, et d’aller dans la géhenne, dans le feu inextinguible, ◊ 44 là où leur ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas. ◊ 45 Et si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le : il vaut mieux pour toi d’entrer boiteux dans la vie, que d’avoir les deux pieds, et d’être jeté dans la géhenne, dans le feu inextinguible, ◊ 46 là où leur ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas. ◊ 47 Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le : il vaut mieux pour toi d’entrer dans le royaume de Dieu, n’ayant qu’un œil, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans la géhenne de feu, ◊ 48 là où leur ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas. ◊ 49 Car chacun sera salé de feu ; et tout sacrifice sera salé de sel. ◊ 50 Le sel est bon ; mais si le sel devient insipide, avec quoi lui donnerez-vous de la saveur ? ◊ 51 Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix entre vous.
Genèse
45 ◊ 1 Et Joseph ne put plus se contenir devant tous ceux qui se tenaient près de lui, et il cria : Faites sortir tout le monde d’auprès de moi. Et personne ne se tint près de Joseph quand il se fit connaître à ses frères. ◊ 2 Et il laissa éclater sa voix en pleurs, et les Égyptiens l’entendirent, et la maison du Pharaon l’entendit. ◊ 3 Et Joseph dit à ses frères : Je suis Joseph. Mon père vit-il encore ? Et ses frères ne pouvaient lui répondre, car ils étaient troublés devant lui. ◊ 4 Et Joseph dit à ses frères : Approchez-vous de moi. Et ils s’approchèrent. Et il dit : Je suis Joseph, votre frère, que vous avez vendu pour l’Égypte. ◊ 5 Et maintenant, ne soyez pas attristés, et ne voyez pas d’un œil chagrin que vous m’ayez vendu ici, car c’est pour la conservation de la vie que Dieu m’a envoyé devant vous. ◊ 6 Car voici deux ans que la famine est dans le pays, et il y a encore cinq ans, pendant lesquels il n’y aura ni labour, ni moisson. ◊ 7 Et Dieu m’a envoyé devant vous pour vous conserver de reste sur la terre, et pour vous conserver la vie par une grande délivrance. ◊ 8 Et maintenant, ce n’est pas vous qui m’avez envoyé ici, mais c’est Dieu ; et il m’a établi père du Pharaon, et seigneur de toute sa maison, et gouverneur sur tout le pays d’Égypte. ◊ 9 Hâtez-vous, et montez vers mon père, et vous lui direz : Ainsi dit ton fils, Joseph : Dieu m’a établi seigneur de toute l’Égypte ; descends vers moi, ne t’arrête pas. ◊ 10 Et tu habiteras dans le pays de Goshen, et tu seras près de moi, toi, et tes fils, et les fils de tes fils, et ton menu et ton gros bétail, et tout ce qui est à toi ; ◊ 11 et je t’y entretiendrai, car il y a encore cinq années de famine, de peur que tu ne sois réduit à la misère, toi, et ta maison, et tout ce qui est à toi. ◊ 12 Et voici, vos yeux, et les yeux de Benjamin, mon frère, voient que c’est ma bouche qui vous parle. ◊ 13 Et vous raconterez à mon père toute ma gloire en Égypte, et tout ce que vous avez vu ; et vous vous hâterez, et vous ferez descendre ici mon père. ◊ 14 Et il se jeta au cou de Benjamin, son frère, et pleura ; et Benjamin pleura sur son cou ; ◊ 15 et il baisa tous ses frères, et pleura sur eux ; et après cela, ses frères parlèrent avec lui.
◊ 16 Et la rumeur en arriva dans la maison du Pharaon, disant : Les frères de Joseph sont venus. Et cela fut bon aux yeux du Pharaon et aux yeux de ses serviteurs. ◊ 17 Et le Pharaon dit à Joseph : Dis à tes frères : Faites ceci ; chargez vos bêtes, et allez, entrez au pays de Canaan ; ◊ 18 et prenez votre père et vos familles, et venez vers moi ; et je vous donnerai ce qu’il y a de meilleur au pays d’Égypte, et vous mangerez la graisse du pays. ◊ 19 Et à toi, il t’est ordonné : Faites ceci ; prenez du pays d’Égypte des chariots pour vos petits enfants et pour vos femmes, et faites-y monter votre père, et venez. ◊ 20 Que vos yeux ne regrettent pas vos meubles ; car le meilleur de tout le pays d’Égypte sera à vous.
◊ 21 Et les fils d’Israël firent ainsi ; et Joseph leur donna des chariots, selon le commandement du Pharaon ; et il leur donna des provisions pour le chemin. ◊ 22 Il donna à chacun d’eux tous des vêtements de rechange ; et à Benjamin il donna trois cents [pièces] d’argent, et cinq vêtements de rechange. ◊ 23 Et à son père il envoya ceci : dix ânes chargés de ce qu’il y avait de meilleur en Égypte, et dix ânesses chargées de blé, et de pain, et de vivres pour son père, pour le chemin. ◊ 24 Et il renvoya ses frères, et ils s’en allèrent. Et il leur dit : Ne vous querellez pas en chemin. ◊ 25 Et ils montèrent de l’Égypte, et vinrent au pays de Canaan, vers Jacob, leur père ; ◊ 26 et ils lui rapportèrent, disant : Joseph vit encore ; et même c’est lui qui gouverne tout le pays d’Égypte. Mais son cœur resta froid, car il ne les crut pas. ◊ 27 Et ils lui dirent toutes les paroles de Joseph, qu’il leur avait dites ; et il vit les chariots que Joseph avait envoyés pour le transporter ; et l’esprit de Jacob leur père se ranima. ◊ 28 Et Israël dit : C’est assez ! Joseph mon fils vit encore ; j’irai, et je le verrai avant que je meure.
Genèse
46 ◊ 1 Et Israël partit, et tout ce qui était à lui ; et il vint à Beër-Shéba, et offrit des sacrifices au Dieu de son père Isaac. ◊ 2 Et Dieu parla à Israël dans les visions de la nuit, et il dit : Jacob ! Jacob ! Et il dit : Me voici. ◊ 3 Et il dit : Moi, je suis *Dieu, le Dieu de ton père : ne crains pas de descendre en Égypte ; car je t’y ferai devenir une grande nation. ◊ 4 Moi, je descendrai avec toi en Égypte, et moi je t’en ferai aussi certainement remonter ; et Joseph mettra sa main sur tes yeux. ◊ 5 Et Jacob se leva de Beër-Shéba ; et les fils d’Israël firent monter Jacob, leur père, et leurs petits enfants, et leurs femmes, sur les chariots que le Pharaon avait envoyés pour le transporter. ◊ 6 Et ils prirent leur bétail, et leur bien, qu’ils avaient acquis dans le pays de Canaan, et vinrent en Égypte, Jacob, et toute sa descendance avec lui ; ◊ 7 il amena avec lui en Égypte ses fils et les fils de ses fils, ses filles et les filles de ses fils, et toute sa descendance.
◊ 8 Et ce sont ici les noms des fils d’Israël qui vinrent en Égypte : Jacob et ses enfants. Le premier-né de Jacob : Ruben. ◊ 9 Et les fils de Ruben : Hénoc, Pallu, et Hetsron, et Carmi. ◊ 10 — Et les fils de Siméon : Jemuel, et Jamin, et Ohad, et Jakin, et Tsokhar, et Saül, fils d’une Cananéenne. ◊ 11 — Et les fils de Lévi : Guershon, Kehath, et Merari. ◊ 12 — Et les fils de Juda : Er, et Onan, et Shéla, et Pérets, et Zérakh ; et Er et Onan moururent dans le pays de Canaan. Et les fils de Pérets furent Hetsron et Hamul. ◊ 13 — Et les fils d’Issacar : Thola, et Puva, et Job, et Shimron. ◊ 14 — Et les fils de Zabulon : Séred, et Élon, et Jakhleël. ◊ 15 — Ce sont là les fils de Léa, qu’elle enfanta à Jacob à Paddan-Aram, et Dina, sa fille ; toutes les âmes, ses fils et ses filles, trente-trois.
◊ 16 Et les fils de Gad : Tsiphion, et Haggui, Shuni, et Etsbon, Éri, et Arodi, et Areéli. ◊ 17 — Et les fils d’Aser : Jimna, et Jishva, et Jishvi, et Beriha, et Sérakh, leur sœur. Et les fils de Beriha : Héber et Malkiel. ◊ 18 — Ce sont là les fils de Zilpa, que Laban donna à Léa, sa fille ; et elle enfanta ceux-là à Jacob, seize âmes.
◊ 19 Les fils de Rachel, femme de Jacob : Joseph et Benjamin. ◊ 20 Et il naquit à Joseph, dans le pays d’Égypte, Manassé et Éphraïm, que lui enfanta Asnath, fille de Poti-Phéra, sacrificateur d’On. ◊ 21 — Et les fils de Benjamin : Béla, et Béker, et Ashbel, Guéra, et Naaman, Ékhi, et Rosh, Muppim, et Huppim, et Ard. ◊ 22 — Ce sont là les fils de Rachel, qui naquirent à Jacob ; toutes les âmes, quatorze.
◊ 23 Et les fils de Dan : Hushim. ◊ 24 — Et les fils de Nephthali : Jahtseël, et Guni, et Jétser, et Shillem. ◊ 25 — Ce sont là les fils de Bilha, que Laban donna à Rachel sa fille ; et elle enfanta ceux-là à Jacob ; toutes les âmes, sept.
◊ 26 Tous ceux qui vinrent en Égypte, appartenant à Jacob, issus de ses reins, outre les femmes des fils de Jacob, toutes les âmes, soixante-six. ◊ 27 Et les fils de Joseph qui lui étaient nés en Égypte, deux âmes. Toutes les âmes de la maison de Jacob qui vinrent en Égypte furent soixante-dix.
◊ 28 Et [Jacob] envoya Juda devant lui vers Joseph, pour qu’il préparât le chemin devant lui en Goshen. Et ils vinrent dans le pays de Goshen. ◊ 29 Et Joseph attela son char, et monta à la rencontre d’Israël, son père, en Goshen. Et il se montra à lui, et se jeta à son cou, et pleura longtemps sur son cou. ◊ 30 Et Israël dit à Joseph : Que je meure à présent, après que j’ai vu ton visage, puisque tu vis encore.
◊ 31 * Et Joseph dit à ses frères, et à la maison de son père : Je monterai, et je rapporterai au Pharaon, et je lui dirai : Mes frères, et la maison de mon père, qui étaient dans le pays de Canaan, sont venus vers moi ; ◊ 32 et ces hommes sont bergers, car ils s’occupent de bétail, et ils ont amené leur menu et leur gros bétail, et tout ce qui est à eux. ◊ 33 Et il arrivera que lorsque le Pharaon vous appellera et vous dira : Quelle est votre occupation ? ◊ 34 vous direz : Tes serviteurs se sont occupés de bétail, dès notre jeunesse jusqu’à maintenant, tant nous que nos pères ; afin que vous habitiez dans le pays de Goshen : car tous les bergers sont une abomination pour les Égyptiens.
Genèse
47 ◊ 1 Et Joseph entra, et rapporta au Pharaon, et dit : Mon père et mes frères, et leur menu et leur gros bétail, et tout ce qui est à eux, sont venus du pays de Canaan ; et voici, ils sont dans le pays de Goshen. ◊ 2 Et, d’entre ses frères, il prit cinq hommes, et les présenta au Pharaon. ◊ 3 Et le Pharaon dit à ses frères : Quelle est votre occupation ? Et ils dirent au Pharaon : Tes serviteurs sont bergers, tant nous que nos pères. ◊ 4 Et ils dirent au Pharaon : Nous sommes venus pour séjourner dans le pays, parce qu’il n’y a point de pâture pour le bétail de tes serviteurs, car la famine pèse sur le pays de Canaan ; et maintenant, que tes serviteurs, nous t’en prions, habitent dans le pays de Goshen.
◊ 5 Et le Pharaon parla à Joseph, disant : Ton père et tes frères sont venus vers toi. ◊ 6 Le pays d’Égypte est devant toi ; fais habiter ton père et tes frères dans la meilleure partie du pays : qu’ils demeurent dans le pays de Goshen ; et si tu connais qu’il y ait parmi eux des hommes capables, tu les établiras chefs des troupeaux qui sont à moi.
◊ 7 Et Joseph fit entrer Jacob, son père, et le fit se tenir devant le Pharaon ; et Jacob bénit le Pharaon. ◊ 8 Et le Pharaon dit à Jacob : Combien sont les jours des années de ta vie ? ◊ 9 Et Jacob dit au Pharaon : Les jours des années de mon séjournement sont cent trente ans ; les jours des années de ma vie ont été courts et mauvais, et ils n’ont pas atteint les jours des années de la vie de mes pères, dans les jours de leur séjournement. ◊ 10 Et Jacob bénit le Pharaon, et sortit de devant le Pharaon.
◊ 11 Et Joseph assigna une demeure à son père et à ses frères, et leur donna une possession dans le pays d’Égypte, dans la meilleure partie du pays, dans le pays de Ramsès, comme le Pharaon l’avait commandé. ◊ 12 Et Joseph fournit de pain son père et ses frères, et toute la maison de son père, selon le nombre des enfants.
◊ 13 * Et il n’y avait pas de pain dans tout le pays, car la famine était très intense ; et le pays d’Égypte et le pays de Canaan étaient épuisés à cause de la famine. ◊ 14 Et Joseph recueillit tout l’argent qui se trouva dans le pays d’Égypte et dans le pays de Canaan, pour le blé qu’on achetait ; et Joseph fit entrer l’argent dans la maison du Pharaon. ◊ 15 Et quand l’argent du pays d’Égypte et du pays de Canaan fut épuisé, tous les Égyptiens vinrent à Joseph, disant : Donne-nous du pain ; et pourquoi mourrions-nous devant toi, car l’argent manque ? ◊ 16 Et Joseph dit : Donnez votre bétail, et je vous donnerai [du pain] contre votre bétail, si l’argent vous manque. ◊ 17 Et ils amenèrent leur bétail à Joseph ; et Joseph leur donna du pain contre des chevaux, et contre des troupeaux de menu bétail, et contre des troupeaux de gros bétail, et contre des ânes : et il les fournit de pain cette année-là contre tous leurs troupeaux.
◊ 18 Et cette année-là finit ; et ils vinrent à lui la seconde année, et lui dirent : Nous ne cacherons pas à mon seigneur que l’argent est épuisé, et mon seigneur a les troupeaux de bétail : il ne reste rien devant mon seigneur que nos corps et nos terres. ◊ 19 Pourquoi mourrions-nous devant tes yeux, tant nous que nos terres ? Achète-nous, et nos terres, contre du pain ; et nous serons, nous et nos terres, serviteurs du Pharaon. Et donne-nous de la semence, afin que nous vivions et ne mourions pas, et que la terre ne soit pas désolée. ◊ 20 Et Joseph acheta tout le sol de l’Égypte pour le Pharaon : car les Égyptiens vendirent chacun son champ, parce que la famine les pressait ; et la terre fut au Pharaon. ◊ 21 Et quant au peuple, il le fit passer dans les villes, d’un bout des limites de l’Égypte jusqu’à l’autre bout. ◊ 22 Seulement il n’acheta pas les terres des sacrificateurs, car il y avait de la part du Pharaon une portion assignée pour les sacrificateurs ; et ils mangeaient leur portion assignée que le Pharaon leur donnait ; c’est pourquoi ils ne vendirent pas leurs terres. ◊ 23 Et Joseph dit au peuple : Voici, je vous ai achetés aujourd’hui, et vos terres, pour le Pharaon. Voici de la semence pour vous : ensemencez la terre. ◊ 24 Et il arrivera, lors des récoltes, que vous donnerez le cinquième au Pharaon, et les quatre [autres] parties seront pour vous, pour la semence des champs, et pour votre nourriture, et pour ceux qui sont dans vos maisons, et pour la nourriture de vos petits enfants. ◊ 25 Et ils dirent : Tu nous as conservé la vie ; que nous trouvions grâce aux yeux de mon seigneur, et nous serons serviteurs du Pharaon. ◊ 26 Et Joseph en fit une loi, jusqu’à ce jour, sur les terres de l’Égypte : au Pharaon un cinquième. Seulement, les terres des sacrificateurs seuls ne furent pas au Pharaon.
◊ 27 * Et Israël habita dans le pays d’Égypte, dans le pays de Goshen ; et ils y acquirent des possessions, et fructifièrent, et multiplièrent extrêmement.
◊ 28 Et Jacob vécut dans le pays d’Égypte dix-sept ans ; et les jours de Jacob, les années de sa vie, furent cent quarante-sept ans. ◊ 29 Et les jours d’Israël s’approchèrent de la mort. Et il appela Joseph, son fils, et lui dit : Si j’ai trouvé grâce à tes yeux, mets, je te prie, ta main sous ma cuisse, et use envers moi de bonté et de vérité : ne m’enterre pas, je te prie, en Égypte ; ◊ 30 mais quand je serai couché avec mes pères, tu m’emporteras d’Égypte, et tu m’enterreras dans leur sépulcre. Et il dit : Je ferai selon ta parole. ◊ 31 Et [Jacob] dit : Jure-le-moi. Et il le lui jura. Et Israël se prosterna sur le chevet du lit.
Genèse
48 ◊ 1 * Et il arriva après ces choses, qu’on dit à Joseph : Voici, ton père est malade. Et il prit avec lui ses deux fils, Manassé et Éphraïm. ◊ 2 Et on avertit Jacob, et on dit : Voici, ton fils Joseph vient vers toi. Et Israël rassembla ses forces, et s’assit sur le lit. ◊ 3 Et Jacob dit à Joseph : Le *Dieu Tout-puissant m’est apparu à Luz, dans le pays de Canaan, et il m’a béni, et m’a dit : ◊ 4 Voici, je te ferai fructifier et je te multiplierai, et je te ferai devenir une assemblée de peuples, et je donnerai ce pays à ta semence, après toi, en possession perpétuelle. ◊ 5 Et maintenant, tes deux fils qui te sont nés dans le pays d’Égypte, avant que je vinsse vers toi en Égypte, sont à moi : Éphraïm et Manassé sont à moi comme Ruben et Siméon. ◊ 6 Et tes enfants que tu as engendrés après eux seront à toi ; ils seront appelés d’après le nom de leurs frères, dans leur héritage. ◊ 7 Et moi,… comme je venais de Paddan, Rachel mourut auprès de moi, dans le pays de Canaan, en chemin, comme il y avait encore quelque espace de pays pour arriver à Éphrath ; et je l’enterrai là, sur le chemin d’Éphrath, qui est Bethléhem.
◊ 8 Et Israël vit les fils de Joseph, et il dit : Qui sont ceux-ci ? ◊ 9 Et Joseph dit à son père : Ce sont mes fils, que Dieu m’a donnés ici. Et il dit : Amène-les-moi, je te prie, et je les bénirai. ◊ 10 Or les yeux d’Israël étaient appesantis de vieillesse ; il ne pouvait voir. Et [Joseph] les fit approcher de lui, et il les baisa et les embrassa. ◊ 11 Et Israël dit à Joseph : Je n’avais pas pensé voir ton visage ; et voici, Dieu m’a fait voir aussi ta semence. ◊ 12 Et Joseph les retira d’entre ses genoux, et se prosterna le visage contre terre. ◊ 13 Et Joseph les prit les deux, Éphraïm de sa main droite, à la gauche d’Israël, et Manassé de sa main gauche, à la droite d’Israël, et les fit approcher de lui ; ◊ 14 mais Israël étendit sa main droite, et la posa sur la tête d’Éphraïm (or il était le plus jeune), et sa main gauche sur la tête de Manassé, plaçant ainsi ses mains à dessein, car Manassé était le premier-né. ◊ 15 Et il bénit Joseph, et dit : Que le Dieu devant la face duquel ont marché mes pères, Abraham et Isaac, le Dieu qui a été mon berger depuis que je suis jusqu’à ce jour, ◊ 16 l’Ange qui m’a délivré de tout mal, bénisse ces jeunes hommes ; et qu’ils soient appelés de mon nom et du nom de mes pères, Abraham et Isaac, et qu’ils croissent pour être une multitude au milieu du pays.
◊ 17 Et Joseph vit que son père posait sa main droite sur la tête d’Éphraïm, et cela fut mauvais à ses yeux ; et il saisit la main de son père pour la détourner de dessus la tête d’Éphraïm [et la poser] sur la tête de Manassé. ◊ 18 Et Joseph dit à son père : Pas ainsi, mon père ; car celui-ci est le premier-né ; mets ta main droite sur sa tête. ◊ 19 Et son père refusa, disant : Je le sais, mon fils, je le sais ; lui aussi deviendra un peuple, et lui aussi sera grand ; toutefois son frère, qui est le plus jeune, sera plus grand que lui, et sa semence sera une plénitude de nations. ◊ 20 Et il les bénit ce jour-là, disant : En toi Israël bénira, disant : Dieu te rende tel qu’Éphraïm et que Manassé ! Et il mit Éphraïm avant Manassé. ◊ 21 Et Israël dit à Joseph : Voici, je meurs ; et Dieu sera avec vous, et vous fera retourner dans le pays de vos pères. ◊ 22 Et moi, je te donne, de plus qu’à tes frères, une portion que j’ai prise de la main de l’Amoréen avec mon épée et mon arc.
Genèse
49 ◊ 1 * Et Jacob appela ses fils, et dit : Assemblez-vous, et je vous ferai savoir ce qui vous arrivera à la fin des jours.
◊ 2 Réunissez-vous, et écoutez, fils de Jacob ; écoutez Israël, votre père.
◊ 3 * Ruben, tu es mon premier-né, ma force, et le commencement de ma vigueur, prééminent en dignité, et prééminent en force !
◊ 4 Bouillonnant comme les eaux, tu n’excelleras pas, car tu es monté sur la couche de ton père ; tu l’as alors profanée… Il est monté sur mon lit !
◊ 5 * Siméon et Lévi sont frères. Leurs glaives ont été des instruments de violence.
◊ 6 Mon âme, n’entre pas dans leur conseil secret ; ma gloire, ne t’unis pas à leur assemblée !
Car dans leur colère ils ont tué des hommes, et pour leur plaisir ils ont coupé les jarrets du taureau.
◊ 7 Maudite soit leur colère, car elle a été violente ; et leur furie, car elle a été cruelle !
Je les diviserai en Jacob, et les disperserai en Israël.
◊ 8 * Toi, Juda, tes frères te loueront ; ta main sera sur la nuque de tes ennemis ; les fils de ton père se prosterneront devant toi.
◊ 9 Juda est un jeune lion. Tu es monté d’auprès de la proie, mon fils.
Il se courbe, il se couche comme un lion, et comme une lionne ; qui le fera lever ?
◊ 10 Le sceptre ne se retirera point de Juda, ni un législateur d’entre ses pieds, jusqu’à ce que Shilo vienne ; et à lui sera l’obéissance des peuples.
◊ 11 Il attache à la vigne son ânon, et au cep excellent le petit de son ânesse ; il lave dans le vin son vêtement, et dans le sang des raisins son manteau.
◊ 12 Ses yeux sont rouges de vin, et ses dents blanches de lait.
◊ 13 * Zabulon logera sur la côte des mers, et sera sur la côte des navires ; et son côté sera près de Sidon.
◊ 14 * Issacar est un âne ossu, couché entre deux parcs.
◊ 15 Il voit que le repos est bon, et que le pays est agréable, et il incline son épaule pour porter, et s’assujettit au tribut du serviteur.
◊ 16 * Dan jugera son peuple, comme une autre des tribus d’Israël.
◊ 17 Dan sera un serpent sur le chemin, une vipère sur le sentier, qui mord les talons du cheval, et celui qui le monte tombe à la renverse.
◊ 18 J’ai attendu ton salut, ô Éternel !
◊ 19 * Gad, une troupe lui tombera dessus ; et lui, il leur tombera sur les talons.
◊ 20 * D’Aser [viendra] le pain excellent ; et lui, il fournira les délices royales.
◊ 21 * Nephthali est une biche lâchée ; il profère de belles paroles.
◊ 22 * Joseph est une branche qui porte du fruit, une branche qui porte du fruit près d’une fontaine ; [ses] rameaux poussent par-dessus la muraille.
◊ 23 Les archers l’ont provoqué amèrement, et ont tiré contre lui, et l’ont haï ;
◊ 24 Mais son arc est demeuré ferme, et les bras de ses mains sont souples par les mains du Puissant de Jacob.
◊ 25 De là est le berger, la pierre d’Israël : du *Dieu de ton père, et il t’aidera ; et du Tout-Puissant, et il te bénira des bénédictions des cieux en haut, des bénédictions de l’abîme qui est en bas, des bénédictions des mamelles et de la matrice.
◊ 26 Les bénédictions de ton père surpassent les bénédictions de mes ancêtres jusqu’au bout des collines éternelles ; elles seront sur la tête de Joseph, et sur le sommet de la tête de celui qui a été mis à part de ses frères.
◊ 27 * Benjamin est un loup qui déchire : le matin, il dévore la proie, et le soir, il partage le butin.
◊ 28 Tous ceux-là sont les douze tribus d’Israël, et c’est là ce que leur père leur dit en les bénissant : il les bénit, chacun selon sa bénédiction. ◊ 29 Et il leur commanda, et leur dit : Je suis recueilli vers mon peuple ; enterrez-moi auprès de mes pères, dans la caverne qui est dans le champ d’Éphron, le Héthien, ◊ 30 dans la caverne qui est dans le champ de Macpéla, qui est en face de Mamré, au pays de Canaan, et qu’Abraham acheta d’Éphron, le Héthien, avec le champ, pour la posséder comme sépulcre : ◊ 31 là on a enterré Abraham et Sara, sa femme ; là on a enterré Isaac et Rebecca, sa femme ; et là j’ai enterré Léa. ◊ 32 L’acquisition du champ et de la caverne qui y est [fut faite] des fils de Heth. ◊ 33 Et quand Jacob eut achevé de donner ses commandements à ses fils, il retira ses pieds dans le lit, et expira, et fut recueilli vers ses peuples.
Jean
4 ◊ 1 Quand donc le Seigneur connut que les pharisiens avaient entendu dire : Jésus fait et baptise plus de disciples que Jean ◊ 2 (toutefois Jésus lui-même ne baptisait pas, mais ses disciples), ◊ 3 il quitta la Judée, et s’en alla encore en Galilée. ◊ 4 Et il fallait qu’il traversât la Samarie. ◊ 5 Il vient donc à une ville de la Samarie, nommée Sichar, près de la terre que Jacob donna à Joseph son fils. ◊ 6 Et il y avait là une fontaine de Jacob. Jésus donc, étant lassé du chemin, se tenait là assis sur la fontaine ; c’était environ la sixième heure. ◊ 7 Une femme de la Samarie vient pour puiser de l’eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire ◊ 8 (car ses disciples s’en étaient allés à la ville pour acheter des vivres). ◊ 9 La femme samaritaine lui dit donc : Comment toi qui es Juif, me demandes-tu à boire à moi qui suis une femme samaritaine ? (Car les Juifs n’ont point de relations avec les Samaritains.) ◊ 10 Jésus répondit et lui dit : Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, toi, tu lui eusses demandé, et il t’eût donné de l’eau vive. ◊ 11 La femme lui dit : Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond ; d’où as-tu donc cette eau vive ? ◊ 12 Es-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné le puits ; et lui-même en a bu, et ses fils, et son bétail ? ◊ 13 Jésus répondit et lui dit : Quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif ; ◊ 14 mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif à jamais ; mais l’eau que je lui donnerai, sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle. ◊ 15 La femme lui dit : Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie pas soif et que je ne vienne pas ici pour puiser. ◊ 16 Jésus lui dit : Va, appelle ton mari, et viens ici. ◊ 17 La femme répondit et dit : Je n’ai pas de mari. Jésus lui dit : Tu as bien dit : Je n’ai pas de mari ; ◊ 18 car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; en cela tu as dit vrai. ◊ 19 La femme lui dit : Seigneur, je vois que tu es un prophète. ◊ 20 Nos pères ont adoré sur cette montagne-ci, et vous, vous dites qu’à Jérusalem est le lieu où il faut adorer. ◊ 21 Jésus lui dit : Femme, crois-moi : l’heure vient que vous n’adorerez le Père, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem. ◊ 22 Vous, vous adorez, vous ne savez quoi ; nous, nous savons ce que nous adorons ; car le salut vient des Juifs. ◊ 23 Mais l’heure vient, et elle est maintenant, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi le Père en cherche de tels qui l’adorent. ◊ 24 Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité. ◊ 25 La femme lui dit : Je sais que le Messie qui est appelé le Christ, vient ; quand celui-là sera venu, il nous fera connaître toutes choses. ◊ 26 Jésus lui dit : Je le suis, moi qui te parle. ◊ 27 Et là-dessus ses disciples vinrent ; et ils s’étonnaient de ce qu’il parlait avec une femme ; toutefois nul ne dit : Que lui demandes-tu ? ou, de quoi parles-tu avec elle ?
◊ 28 La femme donc laissa sa cruche et s’en alla à la ville, et dit aux hommes : ◊ 29 Venez, voyez un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ; celui-ci n’est-il point le Christ ? ◊ 30 Ils sortirent de la ville, et ils venaient vers lui.
◊ 31 Mais pendant ce temps, les disciples le priaient, disant : Rabbi, mange. ◊ 32 Mais il leur dit : Moi, j’ai de la viande à manger que vous, vous ne connaissez pas. ◊ 33 Les disciples donc dirent entre eux : Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? ◊ 34 Jésus leur dit : Ma viande est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre. ◊ 35 Ne dites-vous pas, vous : Il y a encore quatre mois, et la moisson vient ? Voici, je vous dis : Levez vos yeux et regardez les campagnes ; car elles sont déjà blanches pour la moisson. ◊ 36 Celui qui moissonne reçoit un salaire et assemble du fruit en vie éternelle ; afin que, et celui qui sème et celui qui moissonne, se réjouissent ensemble. ◊ 37 Car en ceci est [vérifiée] la vraie parole : L’un sème, et un autre moissonne. ◊ 38 Moi, je vous ai envoyés moissonner ce à quoi vous n’avez pas travaillé ; d’autres ont travaillé, et vous, vous êtes entrés dans leur travail.
◊ 39 Or plusieurs des Samaritains de cette ville-là crurent en lui, à cause de la parole de la femme qui avait rendu témoignage : Il m’a dit tout ce que j’ai fait. ◊ 40 Quand donc les Samaritains furent venus vers lui, ils le priaient de demeurer avec eux ; et il demeura là deux jours. ◊ 41 Et beaucoup plus de gens crurent à cause de sa parole ; ◊ 42 et ils disaient à la femme : Ce n’est plus à cause de ton dire que nous croyons ; car nous-mêmes nous [l’]avons entendu, et nous connaissons que celui-ci est véritablement le Sauveur du monde.
◊ 43 Or, après les deux jours, il partit de là, et s’en alla en Galilée ; ◊ 44 car Jésus lui-même rendait témoignage qu’un prophète n’est pas honoré dans son propre pays. ◊ 45 Quand donc il fut venu en Galilée, les Galiléens le reçurent, ayant vu toutes les choses qu’il avait faites à Jérusalem pendant la fête ; car eux aussi allaient à la fête.
◊ 46 Il vint donc encore à Cana de Galilée, où il avait, de l’eau, fait du vin. Et il y avait à Capernaüm un seigneur de la cour, duquel le fils était malade ; ◊ 47 celui-ci, ayant ouï dire que Jésus était venu de la Judée en Galilée, s’en alla vers lui, et le pria de descendre et de guérir son fils ; car il allait mourir. ◊ 48 Jésus donc lui dit : Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croirez point. ◊ 49 Le seigneur de la cour lui dit : Seigneur, descends avant que mon enfant meure. ◊ 50 Jésus lui dit : Va, ton fils vit. Et l’homme crut la parole que Jésus lui avait dite, et s’en alla. ◊ 51 Et, déjà comme il descendait, ses esclaves vinrent au-devant de lui, et lui rapportèrent que son fils vivait. ◊ 52 Alors il s’enquit d’eux à quelle heure il s’était trouvé mieux ; et ils lui dirent : Hier, à la septième heure, la fièvre l’a quitté. ◊ 53 Le père donc connut que c’était à cette heure-là à laquelle Jésus lui avait dit : Ton fils vit. Et il crut, lui et toute sa maison. ◊ 54 Jésus fit encore ce second miracle, quand il fut venu de Judée en Galilée.
Romains
8 ◊ 1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le christ Jésus ; ◊ 2 car la loi de l’Esprit de vie dans le christ Jésus, m’a affranchi de la loi du péché et de la mort ; ◊ 3 car ce qui était impossible à la loi, en ce qu’elle était faible par la chair, Dieu, ayant envoyé son propre Fils en ressemblance de chair de péché, et pour [le] péché, a condamné le péché dans la chair, ◊ 4 afin que la juste exigence de la loi fût accomplie en nous, qui ne marchons pas selon [la] chair, mais selon [l’]Esprit. ◊ 5 Car ceux qui sont selon [la] chair ont leurs pensées aux choses de la chair ; mais ceux qui sont selon [l’]Esprit, aux choses de l’Esprit ; ◊ 6 car la pensée de la chair est [la] mort ; mais la pensée de l’Esprit, vie et paix ; ◊ 7 — parce que la pensée de la chair est inimitié contre Dieu, car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, car aussi elle ne le peut pas. ◊ 8 Et ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu. ◊ 9 Or vous n’êtes pas dans [la] chair, mais dans [l’]Esprit, si du moins [l’]Esprit de Dieu habite en vous ; mais si quelqu’un n’a pas [l’]Esprit de Christ, celui-là n’est pas de lui. ◊ 10 Mais si Christ est en vous, le corps est bien mort à cause du péché, mais l’Esprit est vie à cause de [la] justice. ◊ 11 Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts vivifiera vos corps mortels aussi, à cause de son Esprit qui habite en vous.
◊ 12 Ainsi donc, frères, nous sommes débiteurs, non pas à la chair pour vivre selon [la] chair ; ◊ 13 car si vous vivez selon [la] chair, vous mourrez ; mais si par [l’]Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez. ◊ 14 Car tous ceux qui sont conduits par [l’]Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. ◊ 15 Car vous n’avez pas reçu un esprit de servitude pour être derechef dans la crainte, mais vous avez reçu [l’]Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba, Père ! ◊ 16 L’Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu ; ◊ 17 et si [nous sommes] enfants, [nous sommes] aussi héritiers ; héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ ; si du moins nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui.
◊ 18 Car j’estime que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes [d’être comparées] avec la gloire à venir qui doit nous être révélée. ◊ 19 Car la vive attente de la création attend la révélation des fils de Dieu. ◊ 20 Car la création a été assujettie à la vanité (non de sa volonté, mais à cause de celui qui l’a assujettie), ◊ 21 dans l’espérance que la création elle-même aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour [jouir de] la liberté de la gloire des enfants de Dieu. ◊ 22 Car nous savons que toute la création ensemble soupire et est en travail jusqu’à maintenant ; ◊ 23 et non seulement [elle], mais nous-mêmes aussi qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi, nous soupirons en nous-mêmes, attendant l’adoption, la délivrance de notre corps. ◊ 24 Car nous avons été sauvés en espérance : or une espérance qu’on voit n’est pas une espérance ; car ce que quelqu’un voit, pourquoi aussi l’espère-t-il ? ◊ 25 Mais si ce que nous ne voyons pas, nous l’espérons, nous l’attendons avec patience. ◊ 26 De même aussi l’Esprit nous est en aide dans notre infirmité ; car nous ne savons pas ce qu’il faut demander comme il convient ; mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; ◊ 27 — et celui qui sonde les cœurs sait quelle est la pensée de l’Esprit, car il intercède pour les saints, selon Dieu ; ◊ 28 — mais nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon [son] propos. ◊ 29 Car ceux qu’il a préconnus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, pour qu’il soit premier-né entre plusieurs frères. ◊ 30 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
◊ 31 Que dirons-nous donc à ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? ◊ 32 Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? ◊ 33 Qui intentera accusation contre des élus de Dieu ? — C’est Dieu qui justifie ; ◊ 34 qui est celui qui condamne ? — C’est Christ qui est mort, mais plutôt qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous ; ◊ 35 qui est-ce qui nous séparera de l’amour du Christ ? Tribulation, ou détresse, ou persécution, ou famine, ou nudité, ou péril, ou épée ? ◊ 36 Selon qu’il est écrit : « Pour l’amour de toi, nous sommes mis à mort tout le jour ; nous avons été estimés comme des brebis de tuerie ». ◊ 37 Au contraire, dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. ◊ 38 Car je suis assuré que ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni choses présentes, ni choses à venir, ni puissances, ◊ 39 ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le christ Jésus, notre Seigneur.
Jean
7 ◊ 1 Et après ces choses, Jésus se tenait en Galilée, car il ne voulait pas se tenir en Judée, parce que les Juifs cherchaient à le faire mourir. ◊ 2 Or la fête des Juifs, celle des tabernacles, était proche. ◊ 3 Ses frères lui dirent donc : Pars d’ici et va en Judée, afin que tes disciples aussi voient les œuvres que tu fais ; ◊ 4 car nul ne fait quelque chose en secret et ne cherche à être lui-même publiquement connu ; si tu fais ces choses, montre-toi au monde toi-même. ◊ 5 Car ses frères ne croyaient pas en lui non plus. ◊ 6 Jésus donc leur dit : Mon temps n’est pas encore venu, mais votre temps est toujours prêt. ◊ 7 Le monde ne peut pas vous haïr ; mais il me hait, parce que moi je rends témoignage de lui, que ses œuvres sont mauvaises. ◊ 8 Vous, montez à cette fête ; moi, je ne monte pas à cette fête, car mon temps n’est pas encore accompli. ◊ 9 Leur ayant dit ces choses, il demeura en Galilée.
◊ 10 Mais lorsque ses frères furent montés, alors lui aussi monta à la fête, non pas publiquement, mais comme en secret. ◊ 11 Les Juifs donc le cherchaient à la fête et disaient : Où est cet [homme] ? ◊ 12 Et il y avait une grande rumeur à son sujet parmi les foules. Les uns disaient : Il est homme de bien. D’autres disaient : Non, mais il séduit la foule. ◊ 13 Toutefois personne ne parlait ouvertement de lui, par crainte des Juifs.
◊ 14 Mais, comme on était déjà au milieu de la fête, Jésus monta au temple, et il enseignait. ◊ 15 Les Juifs donc s’étonnaient, disant : Comment celui-ci connaît-il les lettres, vu qu’il ne [les] a point apprises ? ◊ 16 Jésus donc leur répondit et dit : Ma doctrine n’est pas mienne, mais de celui qui m’a envoyé. ◊ 17 Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra de la doctrine si elle est de Dieu, ou si moi je parle de par moi-même. ◊ 18 Celui qui parle de par lui-même cherche sa propre gloire ; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé, celui-là est vrai, et il n’y a point d’injustice en lui. ◊ 19 Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi ? Et nul d’entre vous n’observe la loi. Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir ? ◊ 20 La foule répondit et dit : Tu as un démon ; qui cherche à te faire mourir ? ◊ 21 Jésus répondit et leur dit : J’ai fait une œuvre, et vous vous étonnez tous. ◊ 22 C’est pourquoi Moïse vous a donné la circoncision (non qu’elle soit de Moïse, mais elle est des pères), et vous circoncisez un homme en un jour de sabbat. ◊ 23 Si un homme reçoit la circoncision en un jour de sabbat, afin que la loi de Moïse ne soit pas violée, êtes-vous irrités contre moi de ce que j’ai guéri un homme tout entier en un jour de sabbat ? ◊ 24 Ne jugez pas sur l’apparence, mais portez un jugement juste. ◊ 25 Quelques-uns donc de ceux de Jérusalem disaient : N’est-ce pas celui qu’ils cherchent à faire mourir ? ◊ 26 Et voici, il parle librement, et ils ne lui disent rien : les chefs auraient-ils vraiment reconnu que celui-ci est le Christ ? ◊ 27 Mais nous connaissons celui-ci, [et nous savons] d’où il est ; mais lorsque le Christ viendra, personne ne sait d’où il est. ◊ 28 Jésus donc criait dans le temple, enseignant et disant : Et vous me connaissez, et vous savez d’où je suis : et je ne suis pas venu de par moi-même, mais celui qui m’a envoyé est véritable, et vous ne le connaissez pas. ◊ 29 Moi, je le connais, car je viens de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. ◊ 30 Ils cherchaient donc à le prendre ; et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n’était pas encore venue. ◊ 31 Et plusieurs d’entre la foule crurent en lui, et disaient : Le Christ, quand il sera venu, fera-t-il plus de miracles que celui-ci n’en a fait ? ◊ 32 Les pharisiens entendirent la foule murmurant ces choses de lui ; et les pharisiens et les principaux sacrificateurs envoyèrent des huissiers pour le prendre. ◊ 33 Jésus donc dit : Je suis encore pour un peu de temps avec vous, et je m’en vais à celui qui m’a envoyé. ◊ 34 Vous me chercherez, et vous ne me trouverez pas ; et là où moi je serai, vous, vous ne pouvez venir. ◊ 35 Les Juifs donc dirent entre eux : Où celui-ci va-t-il aller que nous ne le trouverons pas ? Va-t-il aller à la dispersion [au milieu] des Grecs, et enseigner les Grecs ? ◊ 36 Quelle est cette parole qu’il a dite : Vous me chercherez, et vous ne me trouverez pas ; et là où moi je serai, vous, vous ne pouvez venir ?
◊ 37 Et en la dernière journée, la grande journée de la fête, Jésus se tint là et cria, disant : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. ◊ 38 Celui qui croit en moi, selon ce qu’a dit l’écriture, des fleuves d’eau vive couleront de son ventre. ◊ 39 (Or il disait cela de l’Esprit qu’allaient recevoir ceux qui croyaient en lui ; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié.) ◊ 40 Des gens de la foule donc, ayant entendu cette parole, disaient : Celui-ci est véritablement le prophète. ◊ 41 D’autres disaient : Celui-ci est le Christ. D’autres disaient : Le Christ vient-il donc de Galilée ? ◊ 42 L’écriture n’a-t-elle pas dit que le Christ vient de la semence de David et de la bourgade de Bethléhem, où était David ? ◊ 43 Il y eut donc de la division dans la foule à cause de lui. ◊ 44 Et quelques-uns d’entre eux voulaient le prendre ; mais personne ne mit les mains sur lui. ◊ 45 Les huissiers donc s’en vinrent vers les principaux sacrificateurs et les pharisiens ; et ceux-ci leur dirent : Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? ◊ 46 Les huissiers répondirent : Jamais homme ne parla comme cet homme. ◊ 47 Les pharisiens donc leur répondirent : Et vous aussi, êtes-vous séduits ? ◊ 48 Aucun d’entre les chefs ou d’entre les pharisiens, a-t-il cru en lui ? ◊ 49 Mais cette foule qui ne connaît pas la loi est maudite. ◊ 50 Nicodème, qui était l’un d’entre eux, leur dit : ◊ 51 Notre loi juge-t-elle l’homme avant de l’avoir entendu et d’avoir connu ce qu’il fait ? ◊ 52 Ils répondirent et lui dirent : Et toi, es-tu aussi de Galilée ? Enquiers-toi, et vois qu’un prophète n’est pas suscité de Galilée.
◊ 53 Et chacun s’en alla dans sa maison.
Luc
1 ◊ 1 Puisque plusieurs ont entrepris de rédiger un récit des choses qui sont reçues parmi nous avec une pleine certitude, ◊ 2 comme nous les ont transmises ceux qui, dès le commencement, ont été les témoins oculaires et les ministres de la parole, ◊ 3 il m’a semblé bon à moi aussi, qui ai suivi exactement toutes choses depuis le commencement, très excellent Théophile, de te [les] écrire par ordre, ◊ 4 afin que tu connaisses la certitude des choses dont tu as été instruit.
◊ 5 Aux jours d’Hérode, roi de Judée, il y avait un certain sacrificateur, nommé Zacharie, de la classe d’Abia ; et sa femme était des filles d’Aaron, et son nom était Élisabeth. ◊ 6 Et ils étaient tous deux justes devant Dieu, marchant dans tous les commandements et dans toutes les ordonnances du *Seigneur, sans reproche. ◊ 7 Et ils n’avaient pas d’enfant, parce qu’Élisabeth était stérile ; et ils étaient tous deux fort avancés en âge. ◊ 8 Or il arriva, pendant qu’il exerçait la sacrificature devant Dieu dans l’ordre de sa classe, ◊ 9 que, selon la coutume de la sacrificature, le sort lui échut d’offrir le parfum en entrant dans le temple du *Seigneur. ◊ 10 Et toute la multitude du peuple priait dehors, à l’heure du parfum. ◊ 11 Et un ange du *Seigneur lui apparut, se tenant au côté droit de l’autel du parfum. ◊ 12 Et Zacharie, le voyant, fut troublé, et la crainte le saisit. ◊ 13 Et l’ange lui dit : Ne crains pas, Zacharie, parce que tes supplications ont été exaucées, et ta femme Élisabeth t’enfantera un fils, et tu appelleras son nom Jean. ◊ 14 Et il sera pour toi un sujet de joie et d’allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance ; ◊ 15 car il sera grand devant le *Seigneur, et il ne boira ni vin ni cervoise ; et il sera rempli de l’Esprit Saint déjà dès le ventre de sa mère. ◊ 16 Et il fera retourner plusieurs des fils d’Israël au *Seigneur leur Dieu. ◊ 17 Et il ira devant lui dans l’esprit et la puissance d’Élie, pour faire retourner les cœurs des pères vers les enfants, et les désobéissants à la pensée des justes, pour préparer au *Seigneur un peuple bien disposé. ◊ 18 Et Zacharie dit à l’ange : Comment connaîtrai-je cela ? car moi, je suis un vieillard, et ma femme est fort avancée en âge. ◊ 19 Et l’ange, répondant, lui dit : Moi, je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu, et j’ai été envoyé pour te parler et pour t’annoncer ces bonnes nouvelles. ◊ 20 Et voici, tu seras muet et tu ne pourras point parler jusqu’au jour où ces choses arriveront, parce que tu n’as pas cru mes paroles qui s’accompliront en leur temps. ◊ 21 Et le peuple attendait Zacharie ; et ils s’étonnaient de ce qu’il tardait tant dans le temple. ◊ 22 Et quand il fut sorti, il ne pouvait pas leur parler : et ils reconnurent qu’il avait vu une vision dans le temple ; et lui-même leur faisait des signes, et il demeura muet. ◊ 23 Et il arriva que, quand les jours de son ministère furent accomplis, il s’en alla dans sa maison.
◊ 24 Or après ces jours, Élisabeth sa femme conçut, et elle se cacha cinq mois, disant : ◊ 25 Le *Seigneur m’a ainsi fait aux jours où il m’a regardée, pour ôter mon opprobre parmi les hommes.
◊ 26 Et au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, nommée Nazareth, ◊ 27 à une vierge, fiancée à un homme dont le nom était Joseph, de la maison de David ; et le nom de la vierge était Marie. ◊ 28 Et l’ange étant entré auprès d’elle, dit : Je te salue, toi que [Dieu] fait jouir de sa faveur ! Le *Seigneur est avec toi ; tu es bénie entre les femmes. ◊ 29 Et elle, le voyant, fut troublée à sa parole ; et elle raisonnait en elle-même sur ce que pourrait être cette salutation. ◊ 30 Et l’ange lui dit : Ne crains pas, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. ◊ 31 Et voici, tu concevras dans ton ventre, et tu enfanteras un fils, et tu appelleras son nom Jésus. ◊ 32 Il sera grand et sera appelé le Fils du Très-haut ; et le *Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; ◊ 33 et il régnera sur la maison de Jacob à toujours, et il n’y aura pas de fin à son royaume. ◊ 34 Et Marie dit à l’ange : Comment ceci arrivera-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? ◊ 35 Et l’ange répondant, lui dit : L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi aussi la sainte chose qui naîtra sera appelée Fils de Dieu. ◊ 36 Et voici, Élisabeth ta parente, elle aussi a conçu un fils dans sa vieillesse, et c’est ici le sixième mois pour celle qui était appelée stérile ; ◊ 37 car rien ne sera impossible à Dieu. ◊ 38 Et Marie dit : Voici l’esclave du *Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. Et l’ange se retira d’auprès d’elle.
◊ 39 Et Marie, se levant en ces jours-là, s’en alla en hâte au pays des montagnes, dans une ville de Juda. ◊ 40 Et elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. ◊ 41 Et il arriva, comme Élisabeth entendait la salutation de Marie, que le petit enfant tressaillit dans son ventre ; et Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, ◊ 42 et elle s’écria à haute voix et dit : Tu es bénie entre les femmes, et béni est le fruit de ton ventre ! ◊ 43 Et d’où me vient ceci, que la mère de mon Seigneur vienne vers moi ? ◊ 44 Car voici, dès que la voix de ta salutation est parvenue à mes oreilles, le petit enfant a tressailli de joie dans mon ventre. ◊ 45 Et bienheureuse est celle qui a cru ; car il y aura un accomplissement des choses qui lui ont été dites de la part du *Seigneur.
◊ 46 Et Marie dit : Mon âme magnifie le *Seigneur, ◊ 47 et mon esprit s’est réjoui en Dieu mon Sauveur, ◊ 48 car il a regardé l’humble état de son esclave ; car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse ; ◊ 49 car le Puissant m’a fait de grandes choses, et son nom est saint ; ◊ 50 et sa miséricorde est de générations en générations sur ceux qui le craignent. ◊ 51 Il a agi puissamment par son bras ; il a dispersé les orgueilleux dans la pensée de leur cœur ; ◊ 52 il a fait descendre les puissants de leurs trônes, et il a élevé les petits ; ◊ 53 il a rempli de biens ceux qui avaient faim, et il a renvoyé les riches à vide ; ◊ 54 il a pris la cause d’Israël, son serviteur, pour se souvenir de sa miséricorde ◊ 55 (selon qu’il avait parlé à nos pères) envers Abraham et envers sa semence, à jamais. ◊ 56 — Et Marie demeura avec elle environ trois mois ; et elle s’en retourna en sa maison.
◊ 57 Or le temps où elle devait accoucher fut accompli pour Élisabeth, et elle mit au monde un fils. ◊ 58 Et ses voisins et ses parents apprirent que le *Seigneur avait magnifié sa miséricorde envers elle, et ils se réjouirent avec elle. ◊ 59 Et il arriva qu’au huitième jour ils vinrent pour circoncire le petit enfant ; et ils l’appelaient Zacharie, du nom de son père. ◊ 60 Et sa mère, répondant, dit : Non, mais il sera appelé Jean. ◊ 61 Et ils lui dirent : Il n’y a personne dans ta parenté qui soit appelé de ce nom. ◊ 62 Et ils firent signe à son père [qu’il déclarât] comment il voulait qu’il fût appelé. ◊ 63 Et ayant demandé des tablettes, il écrivit, disant : Jean est son nom. Et ils en furent tous étonnés. ◊ 64 Et à l’instant sa bouche fut ouverte et sa langue [déliée] ; et il parlait, louant Dieu. ◊ 65 Et tous leurs voisins furent saisis de crainte ; et on s’entretenait de toutes ces choses par tout le pays des montagnes de la Judée ; ◊ 66 et tous ceux qui les entendirent, les mirent dans leur cœur, disant : Que sera donc cet enfant ? Et la main du *Seigneur était avec lui.
◊ 67 Et Zacharie, son père, fut rempli de l’Esprit Saint, et prophétisa, disant : ◊ 68 Béni soit le *Seigneur, le Dieu d’Israël, car il a visité et sauvé son peuple, ◊ 69 et nous a suscité une corne de délivrance dans la maison de David son serviteur, ◊ 70 selon ce qu’il avait dit par la bouche de ses saints prophètes, qui ont été de tout temps, ◊ 71 une délivrance de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent ; ◊ 72 pour accomplir la miséricorde envers nos pères et pour se souvenir de sa sainte alliance, ◊ 73 du serment qu’il a juré à Abraham notre père, ◊ 74 de nous accorder, étant libérés de la main de nos ennemis, de le servir sans crainte, ◊ 75 en sainteté et en justice devant lui, tous nos jours. ◊ 76 Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-haut : car tu iras devant la face du *Seigneur pour préparer ses voies, ◊ 77 pour donner la connaissance du salut à son peuple, dans la rémission de leurs péchés, ◊ 78 par les entrailles de miséricorde de notre Dieu, selon lesquelles l’Orient d’en haut nous a visités, ◊ 79 afin de luire à ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort, pour conduire nos pieds dans le chemin de la paix.
◊ 80 Et l’enfant croissait et se fortifiait en esprit ; et il fut dans les déserts jusqu’au jour de sa manifestation à Israël.
Tite
2 ◊ 1 Mais toi, annonce les choses qui conviennent au sain enseignement : ◊ 2 que les vieillards soient sobres, graves, sages, sains dans la foi, dans l’amour, dans la patience. ◊ 3 De même, que les femmes âgées soient, dans toute leur manière d’être, comme il convient à de saintes femmes, — ni médisantes, ni asservies à beaucoup de vin, enseignant de bonnes choses, ◊ 4 afin qu’elles instruisent les jeunes femmes à aimer leurs maris, à aimer leurs enfants, ◊ 5 à être sages, pures, occupées des soins de la maison, bonnes, soumises à leurs propres maris, afin que la parole de Dieu ne soit pas blasphémée. ◊ 6 Exhorte de même les jeunes hommes à être sobres, ◊ 7 te montrant toi-même en toutes choses un modèle de bonnes œuvres, [faisant preuve] dans l’enseignement, de pureté de doctrine, ◊ 8 de gravité, de parole saine qu’on ne peut condamner, afin que celui qui s’oppose ait honte, n’ayant rien de mauvais à dire de nous. ◊ 9 [Exhorte] les esclaves à être soumis à leurs propres maîtres, à leur complaire en toutes choses, n’étant pas contredisants ; ◊ 10 ne détournant rien, mais montrant toute bonne fidélité, afin qu’ils ornent en toutes choses l’enseignement qui est de notre Dieu sauveur. ◊ 11 Car la grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes, ◊ 12 nous enseignant que, reniant l’impiété et les convoitises mondaines, nous vivions dans le présent siècle sobrement, et justement, et pieusement, ◊ 13 attendant la bienheureuse espérance et l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ, ◊ 14 qui s’est donné lui-même pour nous, afin qu’il nous rachetât de toute iniquité et qu’il purifiât pour lui-même un peuple acquis, zélé pour les bonnes œuvres. ◊ 15 Annonce ces choses, exhorte et reprends, avec toute autorité de commander. Que personne ne te méprise.
Psaumes
De David. Psaume.
110 ◊ 1 L’Éternel a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je mette tes ennemis pour le marchepied de tes pieds.
◊ 2 * L’Éternel enverra de Sion la verge de ta force : Domine au milieu de tes ennemis !
◊ 3 Ton peuple sera [un peuple] de franche volonté, au jour de ta puissance, en sainte magnificence. Du sein de l’aurore te [viendra] la rosée de ta jeunesse.
◊ 4 L’Éternel a juré, et il ne se repentira point : Tu es sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédec.
◊ 5 * Le Seigneur, à ta droite, brisera les rois au jour de sa colère.
◊ 6 Il jugera parmi les nations, il remplira [tout] de corps morts, il brisera le chef d’un grand pays.
◊ 7 Il boira du torrent dans le chemin, c’est pourquoi il lèvera haut la tête.
Genèse
43 ◊ 1 * Et la famine pesait sur le pays. ◊ 2 Et il arriva, lorsqu’ils eurent achevé de manger le blé qu’ils avaient apporté d’Égypte, que leur père leur dit : Retournez, achetez-nous un peu de vivres. ◊ 3 Et Juda lui parla, disant : Cet homme nous a expressément protesté, disant : Vous ne verrez pas ma face, à moins que votre frère ne soit avec vous. ◊ 4 Si tu envoies notre frère avec nous, nous descendrons, et nous t’achèterons des vivres ; ◊ 5 mais si tu ne l’envoies pas, nous ne descendrons pas ; car l’homme nous a dit : Vous ne verrez pas ma face, à moins que votre frère ne soit avec vous. ◊ 6 Et Israël dit : Pourquoi m’avez-vous fait le tort de déclarer à l’homme que vous aviez encore un frère ? ◊ 7 Et ils dirent : L’homme s’est soigneusement enquis de nous et de notre parenté, disant : Votre père vit-il encore ? Avez-vous [encore] un frère ? Et nous l’avons informé selon la teneur de ces paroles. Pouvions-nous donc savoir qu’il dirait : Faites descendre votre frère ? ◊ 8 Et Juda dit à Israël, son père : Envoie le jeune homme avec moi, et nous nous lèverons et nous irons, et nous vivrons et ne mourrons pas, ni nous, ni toi, ni nos petits enfants. ◊ 9 Moi, je réponds de lui ; tu le redemanderas de ma main. Si je ne te le ramène, et si je ne le présente devant ta face, je serai tous mes jours coupable envers toi. ◊ 10 Car si nous n’avions pas tardé, certes nous serions déjà revenus deux fois.
◊ 11 Et Israël, leur père, leur dit : Eh bien, s’il en est ainsi, faites ceci : Prenez dans vos vases des meilleurs produits du pays, et portez à l’homme un présent : un peu de baume et un peu de miel, des épices et de la myrrhe, des pistaches et des amandes. ◊ 12 Et prenez d’autre argent dans vos mains ; et l’argent qui a été remis à l’ouverture de vos sacs, reportez-le dans vos mains ; peut-être était-ce une erreur. ◊ 13 Et prenez votre frère, et levez-vous, retournez vers l’homme ; ◊ 14 et le *Dieu Tout-puissant vous fasse trouver compassion devant l’homme, afin qu’il renvoie votre autre frère, et Benjamin ! Et moi, si je suis privé d’enfants, j’en serai privé.
◊ 15 Et les hommes prirent ce présent ; et ils prirent double argent dans leurs mains, et Benjamin, et ils se levèrent, et descendirent en Égypte ; et ils se tinrent devant Joseph.
◊ 16 Et Joseph vit Benjamin avec eux ; et il dit à celui qui était [préposé] sur sa maison : Mène ces hommes dans la maison, et tue, et apprête ; car ces hommes mangeront avec moi à midi. ◊ 17 Et l’homme fit comme Joseph avait dit, et il amena les hommes dans la maison de Joseph. ◊ 18 Et les hommes eurent peur de ce qu’on les menait dans la maison de Joseph, et ils dirent : C’est à cause de l’argent qui fut remis dans nos sacs au commencement, que nous sommes emmenés, pour qu’on se jette sur nous, et pour qu’on tombe sur nous, et pour qu’on nous prenne comme serviteurs, avec nos ânes. ◊ 19 Et ils s’approchèrent de l’homme qui était [préposé] sur la maison de Joseph, et lui parlèrent à l’entrée de la maison, et dirent : ◊ 20 Ah, mon seigneur ! nous sommes descendus au commencement pour acheter des vivres ; ◊ 21 et il est arrivé, lorsque nous fûmes venus au caravansérail, que nous avons ouvert nos sacs, et voici, l’argent de chacun était à l’ouverture de son sac, notre argent selon son poids ; et nous l’avons rapporté dans nos mains. ◊ 22 Et nous avons apporté d’autre argent dans nos mains pour acheter des vivres ; nous ne savons pas qui a mis notre argent dans nos sacs. ◊ 23 Et il dit : Paix vous soit, ne craignez pas. C’est votre Dieu et le Dieu de votre père qui vous a donné un trésor dans vos sacs ; votre argent m’est parvenu. Et il fit sortir Siméon vers eux.
◊ 24 Et l’homme introduisit ces hommes dans la maison de Joseph, et leur donna de l’eau, et ils lavèrent leurs pieds ; et il donna du fourrage à leurs ânes. ◊ 25 Et ils préparèrent le présent pour l’arrivée de Joseph à midi, car ils avaient entendu qu’ils mangeraient là le pain. ◊ 26 Et Joseph vint à la maison, et ils lui apportèrent dans la maison le présent qui était dans leurs mains, et se prosternèrent devant lui contre terre. ◊ 27 Et il leur demanda s’ils étaient bien, et il dit : Votre père, le vieillard dont vous m’avez parlé, est-il bien ? vit-il encore ? ◊ 28 Et ils dirent : Ton serviteur, notre père, est bien ; il vit encore. Et ils s’inclinèrent et se prosternèrent. ◊ 29 Et il leva les yeux, et vit Benjamin, son frère, fils de sa mère, et dit : Est-ce là votre plus jeune frère dont vous m’avez parlé ? Et il dit : Dieu te fasse grâce, mon fils ! ◊ 30 Et Joseph se hâta, car ses entrailles s’étaient émues envers son frère, et il cherchait [où] pleurer ; et il entra dans sa chambre, et y pleura. ◊ 31 Puis il se lava le visage, et sortit ; et il se contint, et dit : Servez le pain. ◊ 32 Et on le servit, lui à part, et eux à part, et les Égyptiens qui mangeaient avec lui, à part : car les Égyptiens ne pouvaient manger le pain avec les Hébreux ; car c’est une abomination pour les Égyptiens. ◊ 33 Et ils s’assirent devant lui, le premier-né selon son droit d’aînesse, et le plus jeune selon sa jeunesse ; et ces hommes s’étonnaient entre eux. ◊ 34 Et il leur fit porter des mets de devant lui ; et la portion de Benjamin était cinq fois plus grande que les portions d’eux tous ; et ils burent, et firent bonne chère avec lui.
Lévitique
17 ◊ 1 * Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 2 Parle à Aaron et à ses fils, et à tous les fils d’Israël, et dis-leur : C’est ici ce que l’Éternel a commandé, disant : ◊ 3 Quiconque de la maison d’Israël aura égorgé un bœuf ou un mouton ou une chèvre, dans le camp, ou qui l’aura égorgé hors du camp, ◊ 4 et ne l’aura pas amené à l’entrée de la tente d’assignation pour le présenter comme offrande à l’Éternel devant le tabernacle de l’Éternel, le sang sera imputé à cet homme-là : il a versé du sang ; cet homme-là sera retranché du milieu de son peuple ; ◊ 5 — afin que les fils d’Israël amènent leurs sacrifices qu’ils sacrifient dans les champs, qu’ils les amènent à l’Éternel, à l’entrée de la tente d’assignation, vers le sacrificateur, et qu’ils les sacrifient en sacrifices de prospérités à l’Éternel. ◊ 6 Et le sacrificateur fera aspersion du sang sur l’autel de l’Éternel, à l’entrée de la tente d’assignation, et en fera fumer la graisse en odeur agréable à l’Éternel ; ◊ 7 et ils ne sacrifieront plus leurs sacrifices aux démons après lesquels ils se prostituent. Ceci sera pour eux un statut perpétuel, en leurs générations. ◊ 8 Et tu leur diras : Quiconque de la maison d’Israël, ou des étrangers qui séjournent au milieu d’eux, offrira un holocauste ou un sacrifice, ◊ 9 et ne l’amènera pas à l’entrée de la tente d’assignation pour le sacrifier à l’Éternel, cet homme-là sera retranché de ses peuples.
◊ 10 Et quiconque de la maison d’Israël ou des étrangers qui séjournent au milieu d’eux, aura mangé de quelque sang que ce soit, je mettrai ma face contre celui qui aura mangé du sang, et je le retrancherai du milieu de son peuple ; ◊ 11 car l’âme de la chair est dans le sang ; et moi je vous l’ai donné sur l’autel, pour faire propitiation pour vos âmes ; car c’est le sang qui fait propitiation pour l’âme. ◊ 12 C’est pourquoi j’ai dit aux fils d’Israël : Personne d’entre vous ne mangera du sang, et l’étranger qui séjourne au milieu de vous ne mangera pas de sang. ◊ 13 Et quiconque des fils d’Israël et des étrangers qui séjournent au milieu d’eux prendra, à la chasse, une bête ou un oiseau qui se mange, en versera le sang et le recouvrira de poussière ; ◊ 14 car, quant à la vie de toute chair, son sang est sa vie en elle ; et j’ai dit aux fils d’Israël : Vous ne mangerez le sang d’aucune chair ; car l’âme de toute chair est son sang ; quiconque en mangera sera retranché. ◊ 15 Et toute personne, tant l’Israélite de naissance que l’étranger, qui mangera du corps d’une bête morte [d’elle-même] ou déchirée, lavera ses vêtements et se lavera dans l’eau, et sera impure jusqu’au soir : alors elle sera pure. ◊ 16 Et si elle ne lave pas [ses vêtements] et ne lave pas sa chair, elle portera son iniquité.
Luc
5 ◊ 1 Or il arriva, comme la foule se jetait sur lui pour entendre la parole de Dieu, qu’il se tenait sur le bord du lac de Génésareth. ◊ 2 Et il vit deux nacelles qui étaient au bord du lac. Or les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. ◊ 3 Et montant dans l’une des nacelles qui était à Simon, il le pria de s’éloigner un peu de terre ; et, s’étant assis, il enseignait les foules de dessus la nacelle. ◊ 4 Et quand il eut cessé de parler, il dit à Simon : Mène en pleine eau, et lâchez vos filets pour la pêche. ◊ 5 Et Simon, répondant, lui dit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit, et nous n’avons rien pris ; mais sur ta parole je lâcherai le filet. ◊ 6 Et ayant fait cela, ils enfermèrent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. ◊ 7 Et ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre nacelle de venir les aider ; et ils vinrent et remplirent les deux nacelles, de sorte qu’elles enfonçaient. ◊ 8 Et Simon Pierre, ayant vu cela, se jeta aux genoux de Jésus, disant : Seigneur, retire-toi de moi, car je suis un homme pécheur. ◊ 9 Car la frayeur l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la prise de poissons qu’ils venaient de faire ; ◊ 10 de même que Jacques et Jean aussi, fils de Zébédée, qui étaient associés de Simon. Et Jésus dit à Simon : Ne crains pas ; dorénavant tu prendras des hommes. ◊ 11 Et ayant mené les nacelles à terre, ils quittèrent tout et le suivirent.
◊ 12 Et il arriva, comme il était dans une des villes, que voici un homme plein de lèpre ; et voyant Jésus, il se jeta sur sa face et le supplia, disant : Seigneur, si tu veux, tu peux me rendre net. ◊ 13 Et étendant la main, il le toucha, disant : Je veux, sois net. Et aussitôt la lèpre se retira de lui. ◊ 14 Et il lui commanda de ne le dire à personne : mais va et montre-toi au sacrificateur, et offre pour ta purification selon ce que Moïse a ordonné, pour que cela leur serve de témoignage. ◊ 15 Et sa renommée se répandait de plus en plus ; et de grandes foules s’assemblèrent pour l’entendre et pour être guéries de leurs infirmités ; ◊ 16 mais lui, se tenait retiré dans les déserts et priait.
◊ 17 Et il arriva, l’un de ces jours, qu’il enseignait. Et des pharisiens et des docteurs de la loi, qui étaient venus de chaque bourgade de Galilée, et de Judée, et de Jérusalem, étaient assis [là], et la puissance du *Seigneur était [là] pour les guérir. ◊ 18 Et voici des hommes portant sur un lit un homme qui était paralysé ; et ils cherchaient à l’introduire et à le mettre devant lui. ◊ 19 Et ne trouvant pas par quel moyen ils pourraient l’introduire, à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et le descendirent par les tuiles, avec son petit lit, au milieu, devant Jésus. ◊ 20 Et voyant leur foi, il dit : Homme, tes péchés te sont pardonnés. ◊ 21 Et les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner, disant : Qui est celui-ci qui profère des blasphèmes ? Qui peut pardonner les péchés, si ce n’est Dieu seul ? ◊ 22 Et Jésus, connaissant leurs pensées, répondant, leur dit : Pourquoi raisonnez-vous dans vos cœurs ? ◊ 23 Lequel est le plus facile, de dire : Tes péchés te sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi et marche ? ◊ 24 Or, afin que vous sachiez que le fils de l’homme a le pouvoir sur la terre de pardonner les péchés (il dit au paralytique) : Je te dis, lève-toi, et, prenant ton petit lit, va dans ta maison. ◊ 25 Et à l’instant, s’étant levé devant eux, il prit [le lit] sur lequel il était couché, et s’en alla dans sa maison, glorifiant Dieu. ◊ 26 Et ils furent tous saisis d’étonnement, et glorifiaient Dieu ; et ils furent remplis de crainte, disant : Nous avons vu aujourd’hui des choses étranges.
◊ 27 Et après cela il sortit ; et il vit un publicain nommé Lévi, assis au bureau de recette, et il lui dit : Suis-moi. ◊ 28 Et quittant tout, il se leva et le suivit. ◊ 29 Et Lévi lui fit un grand festin dans sa maison ; et il y avait une grande foule de publicains et d’autres gens qui étaient avec eux à table. ◊ 30 Et leurs scribes et les pharisiens murmuraient contre ses disciples, disant : Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? ◊ 31 Et Jésus, répondant, leur dit : Ceux qui sont en santé n’ont pas besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal. ◊ 32 Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs à la repentance. ◊ 33 Et ils lui dirent : Pourquoi les disciples de Jean jeûnent-ils souvent et font-ils des prières, pareillement aussi ceux des pharisiens, mais les tiens mangent et boivent ? ◊ 34 Et il leur dit : Pouvez-vous faire jeûner les fils de la chambre nuptiale pendant que l’époux est avec eux ? ◊ 35 Mais des jours viendront, où aussi l’époux leur aura été ôté ; alors ils jeûneront en ces jours-là. ◊ 36 Et il leur dit aussi une parabole : Personne ne met un morceau d’un habit neuf à un vieil habit ; autrement il déchirera le neuf, et aussi la pièce [prise] du neuf ne s’accordera pas avec le vieux. ◊ 37 Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement le vin nouveau rompra les outres, et il se répandra, et les outres seront perdues ; ◊ 38 mais le vin nouveau doit être mis dans des outres neuves, et tous les deux se conservent. ◊ 39 Et il n’y a personne qui ait bu du vieux, qui veuille aussitôt du nouveau ; car il dit : Le vieux est meilleur.
Juges
15 ◊ 1 Et il arriva quelque temps après, pendant les jours de la moisson des froments, que Samson alla visiter sa femme, avec un chevreau ; et il dit : Je veux entrer vers ma femme dans la chambre. Mais le père ne lui permit pas d’entrer. ◊ 2 Et le père dit : J’ai pensé que tu l’avais en haine, et je l’ai donnée à ton compagnon. Sa jeune sœur n’est-elle pas plus belle qu’elle ? Prends-la à sa place, je te prie. ◊ 3 Et Samson leur dit : Cette fois je suis innocent à l’égard des Philistins si je leur fais du mal. ◊ 4 Et Samson s’en alla, et prit trois cents chacals ; et il prit des torches, et tourna [les chacals] queue contre queue, et mit une torche entre les deux queues, au milieu. ◊ 5 Et il mit le feu aux torches, et lâcha [les chacals] dans les blés des Philistins ; et il brûla tant les tas de gerbes que le blé sur pied et les plantations d’oliviers. ◊ 6 Et les Philistins dirent : Qui a fait cela ? Et on dit : Samson, le gendre du Thimnite ; parce qu’il lui a pris sa femme et l’a donnée à son compagnon. Et les Philistins montèrent, et la brûlèrent au feu, elle et son père. ◊ 7 Et Samson leur dit : Si c’est ainsi que vous faites, alors certes je me vengerai de vous, et après je cesserai. ◊ 8 Et il les frappa d’un grand coup, à leur casser bras et jambes. Et il descendit, et habita dans une caverne du rocher d’Étam.
◊ 9 Et les Philistins montèrent, et campèrent en Juda, et se répandirent en Lékhi. ◊ 10 Et les hommes de Juda dirent : Pourquoi êtes-vous montés contre nous ? Et ils dirent : Nous sommes montés pour lier Samson, afin de lui faire comme il nous a fait. ◊ 11 Et trois mille hommes de Juda descendirent à la caverne du rocher d’Étam, et dirent à Samson : Ne sais-tu pas que les Philistins dominent sur nous ? Et que nous as-tu fait ? Et il leur dit : Comme ils m’ont fait, ainsi je leur ai fait. ◊ 12 Et ils lui dirent : Nous sommes descendus pour te lier, afin de te livrer en la main des Philistins. Et Samson leur dit : Jurez-moi que vous ne vous jetterez pas sur moi. ◊ 13 Et ils lui parlèrent, disant : Non, mais nous voulons te lier, et nous te livrerons en leur main ; mais certainement nous ne te tuerons pas. Et ils le lièrent avec deux cordes neuves, et le firent monter hors du rocher. ◊ 14 Il vint jusqu’à Lékhi, et les Philistins poussèrent des cris à sa rencontre. Et l’Esprit de l’Éternel le saisit ; et les cordes qui étaient à ses bras devinrent comme de l’étoupe qui brûle au feu, et ses liens coulèrent de dessus ses mains. ◊ 15 Et il trouva une mâchoire d’âne fraîche, et il étendit sa main et la prit, et en frappa mille hommes. ◊ 16 Et Samson dit :
Avec la mâchoire de l’âne, un monceau, deux monceaux ! Avec la mâchoire de l’âne j’ai frappé mille hommes.
◊ 17 Et il arriva que, quand il eut achevé de parler, il jeta de sa main la mâchoire, et nomma ce lieu-là Ramath-Lékhi. ◊ 18 Et il eut une très grande soif, et il cria à l’Éternel, et dit : Tu as donné par la main de ton serviteur cette grande délivrance, et maintenant je mourrais de soif, et je tomberais entre les mains des incirconcis ! ◊ 19 Et Dieu fendit le rocher creux qui était à Lékhi, et il en sortit de l’eau ; et il but, et son esprit revint, et il vécut : c’est pourquoi le nom de cette [source] fut appelé En-Hakkoré ; elle est à Lékhi, jusqu’à ce jour.
◊ 20 Et [Samson] jugea Israël, aux jours des Philistins, vingt ans.
Michée
6 ◊ 1 * Écoutez, je vous prie, ce que dit l’Éternel : Lève-toi, plaide devant les montagnes, et que les collines entendent ta voix ! ◊ 2 Écoutez, montagnes, le plaidoyer de l’Éternel, et vous, fondements immuables de la terre ; car l’Éternel a un débat avec son peuple, et il conteste avec Israël. ◊ 3 Mon peuple, que t’ai-je fait, et en quoi t’ai-je lassé ? Réponds-moi ! ◊ 4 Car je t’ai fait monter du pays d’Égypte, et je t’ai racheté de la maison de servitude ; et j’ai envoyé devant toi Moïse, Aaron et Marie. ◊ 5 Mon peuple, souviens-toi, je te prie, du dessein que forma Balak, roi de Moab, et de ce que Balaam, fils de Béor, lui répondit, de Sittim jusqu’à Guilgal, afin que vous connaissiez la justice de l’Éternel.
◊ 6 Avec quoi m’approcherai-je de l’Éternel, m’inclinerai-je devant le Dieu d’en haut ? M’approcherai-je de lui avec des holocaustes, avec des veaux âgés d’un an ? ◊ 7 L’Éternel prendra-t-il plaisir à des milliers de béliers, à des myriades de torrents d’huile ? Donnerai-je mon premier-né pour ma transgression, le fruit de mon ventre pour le péché de mon âme ? ◊ 8 Il t’a déclaré, ô homme, ce qui est bon. Et qu’est-ce que l’Éternel recherche de ta part, sinon que tu fasses ce qui est droit, que tu aimes la bonté, et que tu marches humblement avec ton Dieu ?
◊ 9 La voix de l’Éternel crie à la ville, et la sagesse a l’œil sur ton nom. Écoutez la verge et celui qui l’a décrétée ! ◊ 10 Y a-t-il encore des trésors de méchanceté dans la maison du méchant, et un épha petit, chose maudite ? ◊ 11 Serai-je pur avec une balance inique et avec un sac de faux poids ? ◊ 12 Parce que ses riches sont pleins de violence, et que ses habitants disent des mensonges, et que leur langue est fausse dans leur bouche : ◊ 13 moi aussi, je te rendrai malade en te frappant, je te rendrai désolée à cause de tes péchés. ◊ 14 Tu mangeras, et tu ne seras pas rassasiée, et ton ventre sera vide ; et tu emporteras, mais tu ne sauveras pas ; et ce que tu sauveras, je le livrerai à l’épée. ◊ 15 Tu sèmeras, et tu ne moissonneras pas ; tu fouleras les olives, mais tu ne t’oindras pas d’huile, et le moût, mais tu ne boiras pas de vin. ◊ 16 Car on observe les statuts d’Omri et toutes les œuvres de la maison d’Achab ; et vous marchez selon leurs conseils, afin que je fasse de toi une désolation, et de ses habitants un objet de sifflement ; et vous porterez l’opprobre de mon peuple.
Hébreux
4 ◊ 1 — Craignons donc qu’une promesse ayant été laissée d’entrer dans son repos, quelqu’un d’entre vous paraisse ne pas l’atteindre ; ◊ 2 car nous aussi, nous avons été évangélisés de même que ceux-là ; mais la parole qu’ils entendirent ne leur servit de rien, n’étant pas mêlée avec de la foi dans ceux qui l’entendirent. ◊ 3 Car nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, comme il a dit : « Ainsi je jurai dans ma colère : S’ils entrent dans mon repos », bien que les œuvres aient été faites dès la fondation du monde. ◊ 4 Car il a dit ainsi quelque part touchant le septième jour : « Et Dieu se reposa de toutes ses œuvres au septième jour » ; ◊ 5 et encore dans ce passage : « S’ils entrent dans mon repos ! » ◊ 6 Puis donc qu’il reste que quelques-uns y entrent, et que ceux qui auparavant avaient été évangélisés ne sont pas entrés à cause de leur désobéissance, ◊ 7 encore une fois il détermine un certain jour, disant, en David, si longtemps après : « Aujourd’hui », comme il a été dit auparavant : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. » ◊ 8 Car si Josué leur avait donné le repos, il n’aurait pas parlé après cela d’un autre jour. ◊ 9 Il reste donc un repos sabbatique pour le peuple de Dieu. ◊ 10 Car celui qui est entré dans son repos, lui aussi s’est reposé de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes propres. ◊ 11 Appliquons-nous donc à entrer dans ce repos-là, afin que personne ne tombe en imitant une semblable désobéissance. ◊ 12 Car la parole de Dieu est vivante et opérante, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants, et atteignant jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; et elle discerne les pensées et les intentions du cœur. ◊ 13 Et il n’y a aucune créature qui soit cachée devant lui, mais toutes choses sont nues et découvertes aux yeux de celui à qui nous avons affaire.
◊ 14 Ayant donc un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, tenons ferme [notre] confession ; ◊ 15 car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse sympathiser à nos infirmités, mais [nous en avons un qui a été] tenté en toutes choses comme nous, à part le péché. ◊ 16 Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce, afin que nous recevions miséricorde et que nous trouvions grâce pour [avoir du] secours au moment opportun.
Hébreux
7 ◊ 1 Car ce Melchisédec, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très-haut, qui alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, et qui le bénit, ◊ 2 auquel aussi Abraham donna pour part la dîme de tout, premièrement, étant interprété, roi de justice, et puis aussi roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix ; ◊ 3 sans père, sans mère, sans généalogie, n’ayant ni commencement de jours, ni fin de vie, mais assimilé au Fils de Dieu, demeure sacrificateur à perpétuité. ◊ 4 Mais considérez combien grand était celui à qui même Abraham donna une dîme du butin, lui le patriarche. ◊ 5 Et ceux d’entre les fils de Lévi qui reçoivent la sacrificature ont bien un commandement de dîmer le peuple selon la loi, c’est-à-dire leurs frères, bien qu’ils soient sortis des reins d’Abraham ; ◊ 6 mais celui qui ne tire pas généalogiquement son origine d’eux, a dîmé Abraham et a béni celui qui avait les promesses. ◊ 7 Or, sans contredit, le moindre est béni par celui qui est plus excellent. ◊ 8 Et ici, des hommes qui meurent reçoivent des dîmes ; mais là, celui de qui il est rendu témoignage qu’il vit ; ◊ 9 et, pour ainsi dire, Lévi même, qui reçoit des dîmes, a été dîmé en Abraham, ◊ 10 car il était encore dans les reins de son père quand Melchisédec alla au-devant de lui.
◊ 11 Si donc la perfection était par la sacrificature lévitique (car c’est en relation avec elle que le peuple a reçu sa loi,) quel besoin était-il encore qu’un autre sacrificateur se levât selon l’ordre de Melchisédec et qui ne fût pas nommé selon l’ordre d’Aaron ? ◊ 12 Car la sacrificature étant changée, il y a aussi par nécessité un changement de loi. ◊ 13 Car celui à l’égard duquel ces choses sont dites appartient à une autre tribu, dont personne n’a été attaché à l’autel ; ◊ 14 car il est évident que notre Seigneur a surgi de Juda, tribu à l’égard de laquelle Moïse n’a rien dit concernant des sacrificateurs. ◊ 15 Et cela est encore bien plus évident, si, à la ressemblance de Melchisédec, un autre sacrificateur se lève, ◊ 16 qui n’a pas été établi selon la loi d’un commandement charnel, mais selon la puissance d’une vie impérissable. ◊ 17 Car [ce] témoignage [lui] est rendu : « Tu es sacrificateur pour l’éternité, selon l’ordre de Melchisédec ».
◊ 18 Car il y a abrogation du commandement qui a précédé, à cause de sa faiblesse et de son inutilité ◊ 19 (car la loi n’a rien amené à la perfection), et introduction d’une meilleure espérance par laquelle nous approchons de Dieu. ◊ 20 Et en tant que [cela n’a] pas [eu lieu] sans serment ◊ 21 (car ceux-là sont devenus sacrificateurs sans serment, mais celui-ci [l’est devenu] avec serment, par celui qui a dit de lui : « Le *Seigneur a juré et ne se repentira pas : Tu es sacrificateur pour l’éternité [selon l’ordre de Melchisédec] »), ◊ 22 c’est d’une alliance d’autant meilleure que Jésus a été fait le garant. ◊ 23 Et ceux-là étaient plusieurs sacrificateurs, parce que la mort les empêchait de demeurer ; ◊ 24 mais celui-ci, parce qu’il demeure éternellement, a la sacrificature qui ne se transmet pas. ◊ 25 De là vient aussi qu’il peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder pour eux. ◊ 26 Car un tel souverain sacrificateur nous convenait, saint, innocent, sans souillure, séparé des pécheurs, et élevé plus haut que les cieux, ◊ 27 qui n’est pas journellement dans la nécessité, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple ; car cela, il l’a fait une fois pour toutes, s’étant offert lui-même. ◊ 28 Car la loi établit pour souverains sacrificateurs des hommes qui sont dans l’infirmité, mais la parole du serment, qui est après la loi, [établit] un Fils qui est consommé pour l’éternité.
Deutéronome
22 ◊ 1 Si tu vois le bœuf de ton frère, ou son mouton, égarés, tu ne te cacheras pas de devant eux : tu ne manqueras pas de les ramener à ton frère. ◊ 2 Et si ton frère n’est pas près de toi, ou que tu ne le connaisses pas, tu mèneras la bête dans ta maison ; et elle sera chez toi jusqu’à ce que ton frère la cherche, alors tu la lui rendras. ◊ 3 Et tu feras de même pour son âne, et tu feras de même pour son vêtement, et tu feras de même pour tout objet perdu que ton frère aura perdu et que tu auras trouvé : tu ne pourras pas te cacher. ◊ 4 Si tu vois l’âne de ton frère, ou son bœuf, tombés sur le chemin, tu ne te cacheras pas de devant eux : tu ne manqueras pas de les relever avec lui.
◊ 5 La femme ne portera pas un habit d’homme, et l’homme ne se vêtira pas d’un vêtement de femme ; car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel, ton Dieu.
◊ 6 Si tu rencontres devant toi dans le chemin, sur quelque arbre ou sur la terre, un nid d’oiseau avec des petits ou des œufs, et que la mère soit assise sur les petits ou sur les œufs, tu ne prendras pas la mère avec les petits ; ◊ 7 tu ne manqueras pas de laisser aller la mère, et tu prendras les petits pour toi ; afin que tu prospères et que tu prolonges tes jours.
◊ 8 Si tu bâtis une maison neuve, tu feras un parapet à ton toit, afin que tu ne mettes pas du sang sur ta maison, si quelqu’un venait à en tomber.
◊ 9 Tu ne sèmeras pas ta vigne de deux espèces [de semence], de peur que la totalité de la semence que tu as semée et le rapport de ta vigne ne soient sanctifiés. ◊ 10 — Tu ne laboureras pas avec un bœuf et un âne [attelés] ensemble. ◊ 11 — Tu ne te vêtiras pas d’une étoffe mélangée, de laine et de lin [tissés] ensemble.
◊ 12 Tu te feras des houppes aux quatre coins de ton vêtement, dont tu te couvres.
◊ 13 Si un homme a pris une femme, et est allé vers elle, et qu’il la haïsse, ◊ 14 et lui impute des actes qui donnent occasion de parler, et fasse courir sur elle quelque mauvais bruit, et dise : J’ai pris cette femme, et je me suis approché d’elle, et je ne l’ai pas trouvée vierge : ◊ 15 alors le père de la jeune femme, et sa mère, prendront les signes de la virginité de la jeune femme et les produiront devant les anciens de la ville, à la porte ; ◊ 16 et le père de la jeune femme dira aux anciens : J’ai donné ma fille pour femme à cet homme, et il la hait ; ◊ 17 et voici, il lui impute des actes qui donnent occasion de parler, disant : Je n’ai pas trouvé ta fille vierge ; et voici les signes de la virginité de ma fille. Et ils déploieront le drap devant les anciens de la ville. ◊ 18 Et les anciens de cette ville prendront l’homme et le châtieront. ◊ 19 Et parce qu’il aura fait courir un mauvais bruit sur une vierge d’Israël, ils lui feront payer une amende de cent pièces d’argent, et ils les donneront au père de la jeune femme ; et elle restera sa femme, et il ne pourra pas la renvoyer, tous ses jours. ◊ 20 — Mais si cette chose est vraie, si les signes de la virginité n’ont pas été trouvés chez la jeune femme, ◊ 21 alors ils feront sortir la jeune femme à l’entrée de la maison de son père, et les hommes de sa ville l’assommeront de pierres, et elle mourra ; car elle a commis une infamie en Israël, en se prostituant dans la maison de son père ; et tu ôteras le mal du milieu de toi.
◊ 22 Si un homme a été trouvé couché avec une femme mariée, ils mourront tous deux, l’homme qui a couché avec la femme, et la femme ; et tu ôteras le mal [du milieu] d’Israël. ◊ 23 — Si une jeune fille vierge est fiancée à un homme, et qu’un homme la trouve dans la ville et couche avec elle, ◊ 24 vous les ferez sortir tous les deux à la porte de cette ville, et vous les assommerez de pierres, et ils mourront : la jeune fille, parce que, étant dans la ville, elle n’a pas crié, et l’homme, parce qu’il a humilié la femme de son prochain ; et tu ôteras le mal du milieu de toi. ◊ 25 Et si c’est dans les champs, que l’homme a trouvé la jeune fille fiancée, et que, lui faisant violence, il couche avec elle, alors l’homme qui aura couché avec elle mourra, lui seul ; ◊ 26 et tu ne feras rien à la jeune fille : il n’y a pas de péché digne de mort sur la jeune fille ; car c’est comme si quelqu’un s’élevait contre son prochain et le tuait : ainsi est ce cas ; ◊ 27 car il l’a trouvée dans les champs, la jeune fille fiancée a crié, et il n’y a eu personne pour la sauver.
◊ 28 Si un homme trouve une jeune fille vierge qui n’est pas fiancée, et qu’il la saisisse et couche avec elle, et qu’ils soient trouvés, ◊ 29 l’homme qui aura couché avec elle donnera au père de la jeune fille cinquante pièces d’argent, et elle sera sa femme, puisqu’il l’a humiliée ; il ne pourra pas la renvoyer, tous ses jours.
◊ 30 Un homme ne prendra pas la femme de son père, et ne relèvera pas le pan du vêtement de son père.
1 Pierre
5 ◊ 1 J’exhorte les anciens qui sont parmi vous, moi qui suis ancien avec eux et témoin des souffrances de Christ, qui aussi ai part à la gloire qui va être révélée : ◊ 2 paissez le troupeau de Dieu qui est avec vous, le surveillant, non point par contrainte, mais volontairement, ni pour un gain honteux, mais de bon gré, ◊ 3 ni comme dominant sur des héritages, mais en étant [les] modèles du troupeau ; ◊ 4 et quand le souverain pasteur sera manifesté, vous recevrez la couronne inflétrissable de gloire.
◊ 5 Pareillement, vous, jeunes gens, soyez soumis aux anciens ; et tous, les uns à l’égard des autres, soyez revêtus d’humilité ; car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne [la] grâce aux humbles. ◊ 6 Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève quand le temps sera venu, ◊ 7 rejetant sur lui tout votre souci, car il a soin de vous.
◊ 8 Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde autour [de vous], cherchant qui il pourra dévorer. ◊ 9 Résistez-lui, étant fermes dans la foi, sachant que les mêmes souffrances s’accomplissent dans vos frères qui sont dans le monde. ◊ 10 Mais le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le christ Jésus, lorsque vous aurez souffert un peu de temps, vous rendra lui-même accomplis, vous affermira, vous fortifiera, et vous établira sur un fondement [inébranlable]. ◊ 11 À lui [la gloire et] la puissance, aux siècles des siècles ! Amen.
◊ 12 Je vous ai écrit brièvement par Silvain, qui est un frère fidèle, comme je le pense, vous exhortant et attestant que cette [grâce] dans laquelle vous êtes est la vraie grâce de Dieu. ◊ 13 Celle qui est élue avec vous à Babylone, vous salue, et Marc, mon fils. ◊ 14 Saluez-vous les uns les autres par un baiser d’amour. Paix soit à vous tous qui êtes en Christ !
Hébreux
11 ◊ 1 Or la foi est l’assurance des choses qu’on espère, et la conviction de celles qu’on ne voit pas. ◊ 2 Car c’est par elle que les anciens ont reçu témoignage. ◊ 3 Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu, de sorte que ce qui se voit n’a pas été fait de choses qui paraissent. ◊ 4 Par la foi, Abel offrit à Dieu un plus excellent sacrifice que Caïn, et par ce sacrifice il a reçu le témoignage d’être juste, Dieu rendant témoignage à ses dons ; et par lui, étant mort, il parle encore. ◊ 5 Par la foi, Énoch fut enlevé pour qu’il ne vît pas la mort ; et il ne fut pas trouvé, parce que Dieu l’avait enlevé ; car, avant son enlèvement, il a reçu le témoignage d’avoir plu à Dieu. ◊ 6 Or, sans la foi il est impossible de lui plaire ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que [Dieu] est, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le recherchent. ◊ 7 Par la foi, Noé, étant averti divinement des choses qui ne se voyaient pas encore, craignit et bâtit une arche pour la conservation de sa maison ; et par cette arche il condamna le monde et devint héritier de la justice qui est selon la foi.
◊ 8 Par la foi, Abraham, étant appelé, obéit pour s’en aller au lieu qu’il devait recevoir pour héritage ; et il s’en alla, ne sachant où il allait. ◊ 9 Par la foi, il demeura dans la terre de la promesse comme dans [une terre] étrangère, demeurant sous des tentes avec Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse ; ◊ 10 car il attendait la cité qui a les fondements, de laquelle Dieu est l’architecte et le créateur. ◊ 11 Par la foi, Sara elle-même aussi reçut la force de fonder une postérité, et [cela], étant hors d’âge, puisqu’elle estima fidèle celui qui avait promis ; ◊ 12 c’est pourquoi aussi d’un seul, et d’un homme déjà amorti, sont nés des gens qui sont comme les étoiles du ciel en nombre et comme le sable qui est sur le rivage de la mer, lequel ne peut se compter.
◊ 13 Tous ceux-ci sont morts dans la foi, n’ayant pas reçu les choses promises, mais les ayant vues de loin et saluées, ayant confessé qu’ils étaient étrangers et forains sur la terre. ◊ 14 Car ceux qui disent de telles choses montrent clairement qu’ils recherchent une patrie ; ◊ 15 et en effet, s’ils se fussent souvenus de celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu du temps pour y retourner ; ◊ 16 mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste ; c’est pourquoi Dieu n’a point honte d’eux, savoir d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité.
◊ 17 Par la foi, Abraham, étant éprouvé, a offert Isaac ; et celui qui avait reçu les promesses offrit son fils unique, ◊ 18 à l’égard duquel il avait été dit : « En Isaac te sera appelée [une] semence », ◊ 19 — ayant estimé que Dieu pouvait le ressusciter même d’entre les morts, d’où aussi, en figure, il le reçut. ◊ 20 Par la foi, Isaac bénit Jacob et Ésaü à l’égard des choses à venir. ◊ 21 Par la foi, Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph, et adora, [appuyé] sur le bout de son bâton. ◊ 22 Par la foi, Joseph, en terminant sa vie, fit mention de la sortie des fils d’Israël et donna un ordre touchant ses os.
◊ 23 Par la foi, Moïse, étant né, fut caché trois mois par ses parents, parce qu’ils virent que l’enfant était beau, et ils ne craignirent pas l’ordonnance du roi. ◊ 24 Par la foi, Moïse, étant devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille du Pharaon, ◊ 25 choisissant plutôt d’être dans l’affliction avec le peuple de Dieu, que de jouir pour un temps des délices du péché, ◊ 26 estimant l’opprobre du Christ un plus grand trésor que les richesses de l’Égypte ; car il regardait à la rémunération. ◊ 27 Par la foi, il quitta l’Égypte, ne craignant pas la colère du roi, car il tint ferme, comme voyant celui qui est invisible. ◊ 28 Par la foi, il a fait la pâque et l’aspersion du sang, afin que le destructeur des premiers-nés ne les touchât pas. ◊ 29 Par la foi, ils traversèrent la mer Rouge comme une terre sèche, ce que les Égyptiens ayant essayé, ils furent engloutis. ◊ 30 Par la foi, les murs de Jéricho tombèrent, après qu’on en eut fait le tour sept jours durant. ◊ 31 Par la foi, Rahab, la prostituée, ne périt pas avec ceux qui n’ont pas cru, ayant reçu les espions en paix.
◊ 32 Et que dirai-je davantage ? Car le temps me manquera si je discours de Gédéon, de Barac et de Samson et de Jephté, de David et de Samuel et des prophètes, ◊ 33 qui par la foi subjuguèrent des royaumes, accomplirent la justice, obtinrent les choses promises, fermèrent la gueule des lions, ◊ 34 éteignirent la force du feu, échappèrent au tranchant de l’épée, de faibles qu’ils étaient furent rendus vigoureux, devinrent forts dans la bataille, firent ployer les armées des étrangers. ◊ 35 Les femmes reçurent leurs morts par la résurrection ; et d’autres furent torturés, n’acceptant pas la délivrance, afin d’obtenir une meilleure résurrection ; ◊ 36 et d’autres furent éprouvés par des moqueries et par des coups, et encore par des liens et par la prison ; ◊ 37 ils furent lapidés, sciés, tentés ; ils moururent égorgés par l’épée ; ils errèrent çà et là, vêtus de peaux de brebis, de peaux de chèvres, dans le besoin, affligés, maltraités, ◊ 38 (desquels le monde n’était pas digne,) errant dans les déserts et les montagnes, et les cavernes et les trous de la terre.
◊ 39 Et tous ceux-ci, ayant reçu témoignage par la foi, n’ont pas reçu ce qui avait été promis, ◊ 40 Dieu ayant eu en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu’ils ne parvinssent pas à la perfection sans nous.
1 Pierre
3 ◊ 1 Pareillement, vous, femmes, soyez soumises à vos propres maris, afin que, si même il y en a qui n’obéissent pas à la parole, ils soient gagnés sans [la] parole, par la conduite de leurs femmes, ◊ 2 ayant observé la pureté de votre conduite dans la crainte, ◊ 3 — vous, dont la parure ne doit pas être [une parure] extérieure qui consiste à avoir les cheveux tressés et à être paré d’or et habillé de [beaux] vêtements, ◊ 4 mais l’homme caché du cœur, dans l’incorruptibilité d’un esprit doux et paisible qui est d’un grand prix devant Dieu ; ◊ 5 car c’est ainsi que jadis se paraient aussi les saintes femmes qui espéraient en Dieu, étant soumises à leurs propres maris, ◊ 6 comme Sara obéissait à Abraham, l’appelant seigneur, de laquelle vous êtes devenues les enfants, en faisant le bien et en ne craignant aucune frayeur.
◊ 7 Pareillement, vous, maris, demeurez avec elles selon la connaissance, comme avec un vase plus faible, [c’est-à-dire] féminin, leur portant honneur comme étant aussi ensemble héritiers de la grâce de la vie, pour que vos prières ne soient pas interrompues.
◊ 8 Enfin, soyez tous d’un même sentiment, sympathisants, fraternels, compatissants, humbles, ◊ 9 ne rendant pas mal pour mal, ou outrage pour outrage, mais au contraire bénissant, parce que vous avez été appelés à ceci, c’est que vous héritiez de la bénédiction ; ◊ 10 « car celui qui veut aimer la vie et voir d’heureux jours, qu’il garde sa langue de mal, et ses lèvres de proférer la fraude ; ◊ 11 qu’il se détourne du mal et qu’il fasse le bien ; qu’il recherche la paix et qu’il la poursuive ; ◊ 12 car les yeux du *Seigneur sont sur les justes et ses oreilles sont [tournées] vers leurs supplications ; mais la face du *Seigneur est contre ceux qui font le mal ». ◊ 13 Et qui est-ce qui vous fera du mal, si vous êtes devenus les imitateurs de celui qui est bon ? ◊ 14 Mais, si même vous souffrez pour la justice, vous êtes bienheureux ; « et ne craignez pas leurs craintes, et ne soyez pas troublés, ◊ 15 mais sanctifiez le *Seigneur le Christ dans vos cœurs » ; et soyez toujours prêts à répondre, mais avec douceur et crainte, à quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous, ◊ 16 ayant une bonne conscience, afin que, quant aux choses dans lesquelles ils médisent de vous comme de gens qui font le mal, ceux qui calomnient votre bonne conduite en Christ, soient confus. ◊ 17 Car il vaut mieux, si la volonté de Dieu le voulait, souffrir en faisant le bien, qu’en faisant le mal ; ◊ 18 car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés, [le] juste pour les injustes, afin qu’il nous amenât à Dieu, ayant été mis à mort en chair, mais vivifié par l’Esprit, ◊ 19 par lequel aussi étant allé, il a prêché aux esprits [qui sont] en prison, ◊ 20 qui ont été autrefois désobéissants, quand la patience de Dieu attendait dans les jours de Noé, tandis que l’arche se construisait, dans laquelle un petit nombre, savoir huit personnes, furent sauvées à travers l’eau ; ◊ 21 or cet antitype vous sauve aussi maintenant, [c’est-à-dire] le baptême, non le dépouillement de la saleté de la chair, mais la demande à Dieu d’une bonne conscience, par la résurrection de Jésus Christ, ◊ 22 qui est à la droite de Dieu (étant allé au ciel), anges, et autorités, et puissances lui étant soumis.
Hébreux
12 ◊ 1 C’est pourquoi, nous aussi, ayant une si grande nuée de témoins qui nous entoure, rejetant tout fardeau et le péché qui [nous] enveloppe si aisément, courons avec patience la course qui est devant nous, ◊ 2 fixant les yeux sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, lequel, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu. ◊ 3 Car considérez celui qui a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne soyez pas las, étant découragés dans vos âmes.
◊ 4 Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang en combattant contre le péché, ◊ 5 et vous avez oublié l’exhortation qui s’adresse à vous comme à des fils : « Mon fils, ne méprise pas la discipline du *Seigneur, et ne perds pas courage quand tu es repris par lui ; ◊ 6 car celui que le *Seigneur aime, il le discipline, et il fouette tout fils qu’il agrée ». ◊ 7 Vous endurez [des peines] comme discipline : Dieu agit envers vous comme envers des fils, car qui est le fils que le père ne discipline pas ? ◊ 8 Mais si vous êtes sans [la] discipline à laquelle tous participent, alors vous êtes des bâtards et non pas des fils. ◊ 9 De plus, nous avons eu les pères de notre chair pour nous discipliner, et nous les avons respectés ; ne serons-nous pas beaucoup plutôt soumis au Père des esprits, et nous vivrons ? ◊ 10 Car ceux-là disciplinaient pendant peu de jours, selon qu’ils le trouvaient bon ; mais celui-ci [nous discipline] pour notre profit, afin que nous participions à sa sainteté. ◊ 11 Or aucune discipline, pour le présent, ne semble être [un sujet] de joie, mais de tristesse ; mais plus tard, elle rend le fruit paisible de la justice à ceux qui sont exercés par elle. ◊ 12 C’est pourquoi, redressez les mains lassées et les genoux défaillants, ◊ 13 et faites des sentiers droits à vos pieds, afin que ce qui est boiteux ne se dévoie pas, mais plutôt se guérisse. ◊ 14 Poursuivez la paix avec tous, et la sainteté, sans laquelle nul ne verra le Seigneur, ◊ 15 veillant de peur que quelqu’un ne manque de la grâce de Dieu ; de peur que quelque racine d’amertume, bourgeonnant en haut, ne [vous] trouble, et que par elle plusieurs ne soient souillés ; ◊ 16 de peur qu’il n’y ait quelque fornicateur, ou profane comme Ésaü, qui pour un seul mets vendit son droit de premier-né ; ◊ 17 car vous savez que, aussi, plus tard, désirant hériter de la bénédiction, il fut rejeté, (car il ne trouva pas lieu à la repentance,) quoiqu’il l’eût recherchée avec larmes.
◊ 18 Car vous n’êtes pas venus à la montagne qui peut être touchée, ni au feu brûlant, ni à l’obscurité, ni aux ténèbres, ni à la tempête, ◊ 19 ni au son de la trompette, ni à la voix de paroles, [voix telle] que ceux qui l’entendaient prièrent que la parole ne leur fût plus adressée ; ◊ 20 (car ils ne pouvaient supporter ce qui était enjoint : « Si même une bête touche la montagne, elle sera lapidée » ; ◊ 21 et Moïse, si terrible était ce qui paraissait, dit : Je suis épouvanté et tout tremblant ;) ◊ 22 mais vous êtes venus à la montagne de Sion ; et à la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste ; et à des myriades d’anges, l’assemblée universelle ; ◊ 23 et à l’assemblée des premiers-nés écrits dans les cieux ; et à Dieu, juge de tous ; et aux esprits des justes consommés ; ◊ 24 et à Jésus, médiateur d’une nouvelle alliance ; et au sang d’aspersion qui parle mieux qu’Abel. ◊ 25 Prenez garde que vous ne refusiez pas celui qui parle : car si ceux-là n’ont pas échappé qui refusèrent celui qui parlait en oracles sur la terre, combien moins [échapperons]-nous, si nous nous détournons de celui qui [parle ainsi] des cieux, ◊ 26 duquel la voix ébranla alors la terre ; mais maintenant il a promis, disant : « Encore une fois je secouerai non seulement la terre, mais aussi le ciel ». ◊ 27 Or ce « Encore une fois » indique le changement des choses muables, comme ayant été faites, afin que celles qui sont immuables demeurent. ◊ 28 C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, retenons la grâce par laquelle nous servions Dieu d’une manière qui lui soit agréable, avec révérence et avec crainte. ◊ 29 Car aussi notre Dieu est un feu consumant.
Galates
4 ◊ 1 Or je dis qu’aussi longtemps que l’héritier est en bas âge, il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit seigneur de tout ; ◊ 2 mais il est sous des tuteurs et des curateurs jusqu’à l’époque fixée par le père. ◊ 3 Ainsi aussi nous, lorsque nous étions en bas âge, nous étions asservis sous les éléments du monde ; ◊ 4 mais, quand l’accomplissement du temps est venu, Dieu a envoyé son Fils, né de femme, né sous [la] loi, ◊ 5 afin qu’il rachetât ceux [qui étaient] sous [la] loi, afin que nous reçussions l’adoption. ◊ 6 Et, parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant : Abba, Père : ◊ 7 de sorte que tu n’es plus esclave, mais fils ; et, si fils, héritier aussi par Dieu. ◊ 8 Mais alors, ne connaissant pas Dieu, vous étiez asservis à ceux qui, par [leur] nature, ne sont pas dieux : ◊ 9 mais maintenant, ayant connu Dieu, mais plutôt ayant été connus de Dieu, comment retournez-vous de nouveau aux faibles et misérables éléments auxquels vous voulez encore derechef être asservis ? ◊ 10 Vous observez des jours, et des mois, et des temps, et des années. ◊ 11 Je crains, quant à vous, que peut-être je n’aie travaillé en vain pour vous.
◊ 12 Soyez comme moi, car moi aussi [je suis] comme vous, frères ; je vous en prie. Vous ne m’avez fait aucun tort ; ◊ 13 — et vous savez que dans l’infirmité de la chair je vous ai évangélisé au commencement ; ◊ 14 et vous n’avez point méprisé, ni rejeté avec dégoût ma tentation qui était en ma chair ; mais vous m’avez reçu comme un ange de Dieu, comme le christ Jésus. ◊ 15 Quel était donc votre bonheur ? Car je vous rends témoignage que, si cela eût été possible, arrachant vos propres yeux, vous me les eussiez donnés. ◊ 16 Je suis donc devenu votre ennemi en vous disant la vérité ? ◊ 17 Ils ne sont pas zélés à votre égard comme il faut, mais ils veulent vous exclure, afin que vous soyez zélés à leur égard. ◊ 18 Mais il est bon d’être toujours zélé pour le bien, et de ne pas l’être seulement quand je suis présent avec vous.
◊ 19 Mes enfants, pour l’enfantement desquels je travaille de nouveau jusqu’à ce que Christ ait été formé en vous, ◊ 20 oui, je voudrais être maintenant auprès de vous et changer de langage, car je suis en perplexité à votre sujet.
◊ 21 Dites-moi, vous qui voulez être sous [la] loi, n’écoutez-vous pas la loi ? ◊ 22 Car il est écrit qu’Abraham a eu deux fils, l’un de la servante, et l’autre de la femme libre. ◊ 23 Mais celui qui [naquit] de la servante naquit selon la chair, et celui qui [naquit] de la femme libre [naquit] par la promesse. ◊ 24 Ces choses doivent être prises dans un sens allégorique : car ce sont deux alliances, l’une du mont Sina, enfantant pour la servitude, et c’est Agar. ◊ 25 Car « Agar » est le mont Sina, en Arabie, et correspond à la Jérusalem de maintenant, car elle est dans la servitude avec ses enfants. ◊ 26 Mais la Jérusalem d’en haut est la femme libre qui est notre mère. ◊ 27 Car il est écrit : « Réjouis-toi, stérile qui n’enfantes point ; éclate [de joie] et pousse des cris, toi qui n’es point en travail d’enfant ; car les enfants de la délaissée sont plus nombreux que [les enfants] de celle qui a un mari ». ◊ 28 Or vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de promesse. ◊ 29 Mais, comme alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui [était né] selon l’Esprit, [il en est] de même aussi maintenant. ◊ 30 Mais que dit l’écriture ? « Chasse la servante et son fils, car le fils de la servante n’héritera point avec le fils de la femme libre ». ◊ 31 Ainsi, frères, nous ne sommes pas enfants de [la] servante, mais de la femme libre.
1 Jean
4 ◊ 1 Bien-aimés, ne croyez pas tout esprit, mais éprouvez les esprits [pour voir] s’ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes sont sortis dans le monde. ◊ 2 Par ceci vous connaissez l’Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus Christ venu en chair est de Dieu, ◊ 3 et tout esprit qui ne confesse pas Jésus Christ venu en chair n’est pas de Dieu ; et ceci est l’[esprit] de l’antichrist, duquel vous avez ouï dire qu’il vient, et déjà maintenant il est dans le monde. ◊ 4 Pour vous, enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. ◊ 5 Pour eux, ils sont du monde ; c’est pourquoi ils parlent selon les principes du monde, et le monde les écoute. ◊ 6 Nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas : à cela nous connaissons l’esprit de vérité et l’esprit d’erreur.
◊ 7 Bien-aimés, aimons-nous l’un l’autre, car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. ◊ 8 Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. ◊ 9 En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous, c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui ; ◊ 10 en ceci est l’amour, non en ce que nous, nous ayons aimé Dieu, mais en ce que lui nous aima et qu’il envoya son Fils [pour être la] propitiation pour nos péchés.
◊ 11 Bien-aimés, si Dieu nous aima ainsi, nous aussi nous devons nous aimer l’un l’autre. ◊ 12 Personne ne vit jamais Dieu ; si nous nous aimons l’un l’autre, Dieu demeure en nous, et son amour est consommé en nous. ◊ 13 Par ceci nous savons que nous demeurons en lui et lui en nous, c’est qu’il nous a donné de son Esprit ; ◊ 14 et nous, nous avons vu et nous témoignons que le Père a envoyé le Fils [pour être le] Sauveur du monde.
◊ 15 Quiconque confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui et lui en Dieu. ◊ 16 Et nous avons connu et cru l’amour que Dieu a pour nous. Dieu est amour, et celui qui demeure dans l’amour, demeure en Dieu et Dieu en lui. ◊ 17 En ceci est consommé l’amour avec nous, afin que nous ayons toute assurance au jour du jugement, c’est que, comme il est, lui, nous sommes, nous aussi, dans ce monde. ◊ 18 Il n’y a pas de crainte dans l’amour, mais l’amour parfait chasse la crainte, car la crainte porte avec elle du tourment ; et celui qui craint n’est pas consommé dans l’amour. ◊ 19 Nous, nous l’aimons parce que lui nous a aimés le premier.
◊ 20 Si quelqu’un dit : J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, il est menteur ; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? ◊ 21 Et nous avons ce commandement de sa part, que celui qui aime Dieu, aime aussi son frère.
Jacques
2 ◊ 1 Mes frères, n’ayez pas la foi de notre seigneur Jésus Christ, [seigneur] de gloire, en faisant acception de personnes. ◊ 2 Car s’il entre dans votre synagogue un homme portant une bague d’or, en vêtements éclatants, et qu’il entre aussi un pauvre en vêtements sales, ◊ 3 et que vous regardiez vers celui qui porte les vêtements éclatants, et que vous disiez : Toi, assieds-toi ici à ton aise ; et que vous disiez au pauvre : Toi, tiens-toi là debout ; ou : Assieds-toi ici au bas de mon marchepied ; ◊ 4 n’avez-vous pas fait une distinction en vous-mêmes, et n’êtes-vous pas devenus des juges ayant de mauvaises pensées ? ◊ 5 Écoutez, mes frères bien-aimés : Dieu n’a-t-il pas choisi les pauvres quant au monde, riches en foi et héritiers du royaume qu’il a promis à ceux qui l’aiment ? ◊ 6 Mais vous, vous avez méprisé le pauvre. Les riches ne vous oppriment-ils pas, et ne sont-ce pas eux qui vous tirent devant les tribunaux ? ◊ 7 Ne sont-ce pas eux qui blasphèment le beau nom qui a été invoqué sur vous ? ◊ 8 Si en effet vous accomplissez la loi royale, selon l’écriture : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », vous faites bien ; ◊ 9 mais si vous faites acception de personnes, vous commettez le péché, et vous êtes convaincus par la loi comme transgresseurs. ◊ 10 Car quiconque gardera toute la loi et faillira en un seul point, est coupable sur tous. ◊ 11 Car celui qui a dit : « Tu ne commettras pas adultère », a dit aussi : « Tu ne tueras pas ». Or si tu ne commets pas adultère, mais que tu tues, tu es devenu transgresseur de [la] loi. ◊ 12 Ainsi parlez, et ainsi agissez comme devant être jugés par la loi de la liberté ; ◊ 13 car le jugement est sans miséricorde pour celui qui n’a pas usé de miséricorde. La miséricorde se glorifie vis-à-vis du jugement.
◊ 14 Mes frères, quel profit y a-t-il si quelqu’un dit qu’il a la foi, et qu’il n’ait pas d’œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? ◊ 15 Et si un frère ou une sœur sont nus et manquent de leur nourriture de tous les jours, ◊ 16 et que quelqu’un d’entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et rassasiez-vous, — et que vous ne leur donniez pas les choses nécessaires pour le corps, quel profit y a-t-il ? ◊ 17 De même aussi la foi, si elle n’a pas d’œuvres, est morte par elle-même. ◊ 18 Mais quelqu’un dira : Tu as la foi, et moi j’ai des œuvres. Montre-moi ta foi sans œuvres, et moi, par mes œuvres, je te montrerai ma foi. ◊ 19 Tu crois que Dieu est un ; tu fais bien : les démons aussi croient, et ils frissonnent. ◊ 20 Mais veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est morte ? ◊ 21 Abraham, notre père, n’a-t-il pas été justifié par des œuvres, ayant offert son fils Isaac sur l’autel ? ◊ 22 Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres ; et par les œuvres la foi fut rendue parfaite. ◊ 23 Et l’écriture a été accomplie qui dit : « Et Abraham crut Dieu, et cela lui fut compté à justice » ; et il a été appelé ami de Dieu. ◊ 24 Vous voyez qu’un homme est justifié par les œuvres et non par la foi seulement. ◊ 25 Et pareillement Rahab aussi, la prostituée, n’a-t-elle pas été justifiée par les œuvres, ayant reçu les messagers et les ayant mis dehors par un autre chemin ? ◊ 26 Car comme le corps sans esprit est mort, ainsi aussi la foi sans les œuvres est morte.
Jacques
1 ◊ 1 Jacques, esclave de Dieu et du seigneur Jésus Christ, aux douze tribus qui sont dans la dispersion, salut !
◊ 2 Estimez-le comme une parfaite joie, mes frères, quand vous serez en butte à diverses tentations, ◊ 3 sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. ◊ 4 Mais que la patience ait son œuvre parfaite, afin que vous soyez parfaits et accomplis, ne manquant de rien. ◊ 5 Et si quelqu’un de vous manque de sagesse, qu’il demande à Dieu qui donne à tous libéralement et qui ne fait pas de reproches, et il lui sera donné ; ◊ 6 mais qu’il demande avec foi, ne doutant nullement ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et jeté çà et là ; ◊ 7 or que cet homme-là ne pense pas qu’il recevra quoi que ce soit du Seigneur : ◊ 8 il est un homme incertain dans ses pensées, inconstant dans toutes ses voies.
◊ 9 Or que le frère de basse condition se glorifie dans son élévation, ◊ 10 et le riche dans son abaissement, car il passera comme la fleur de l’herbe. ◊ 11 Car le soleil s’est levé avec sa brûlante chaleur et a séché l’herbe, et sa fleur est tombée, et la grâce de sa forme a péri : ainsi aussi le riche se flétrira dans ses voies. ◊ 12 Bienheureux est l’homme qui endure la tentation ; car, quand il aura été manifesté fidèle par l’épreuve il recevra la couronne de vie, qu’Il a promise à ceux qui l’aiment.
◊ 13 Que nul, quand il est tenté, ne dise : Je suis tenté par Dieu ; — car Dieu ne peut être tenté par le mal, et lui ne tente personne. ◊ 14 Mais chacun est tenté, étant attiré et amorcé par sa propre convoitise ; ◊ 15 puis la convoitise, ayant conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort.
◊ 16 Ne vous égarez pas, mes frères bien-aimés : ◊ 17 tout ce qui nous est donné de bon et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, en qui il n’y a pas de variation ou d’ombre de changement. ◊ 18 De sa propre volonté, il nous a engendrés par la parole de la vérité, pour que nous soyons une sorte de prémices de ses créatures.
◊ 19 Ainsi, mes frères bien-aimés, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à la colère ; ◊ 20 car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu. ◊ 21 C’est pourquoi, rejetant toute saleté et tout débordement de malice, recevez avec douceur la parole implantée, qui a la puissance de sauver vos âmes. ◊ 22 Mais mettez la parole en pratique, et ne l’écoutez pas seulement, vous séduisant vous-mêmes. ◊ 23 Car si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui considère sa face naturelle dans un miroir ; ◊ 24 car il s’est considéré lui-même et s’en est allé, et aussitôt il a oublié quel il était. ◊ 25 Mais celui qui aura regardé de près dans la loi parfaite, celle de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais un faiseur d’œuvre, celui-là sera bienheureux dans son faire. ◊ 26 Si quelqu’un pense être religieux et qu’il ne tienne pas sa langue en bride, mais séduise son cœur, le service religieux de cet homme est vain. ◊ 27 Le service religieux pur et sans tache devant Dieu le Père, est celui-ci : de visiter les orphelins et les veuves dans leur affliction, de se conserver pur du monde.
Proverbes
15 ◊ 1 Une réponse douce détourne la fureur, mais la parole blessante excite la colère.
◊ 2 La langue des sages fait valoir la connaissance, mais la bouche des sots fait jaillir la folie.
◊ 3 Les yeux de l’Éternel sont en tout lieu, regardant les méchants et les bons.
◊ 4 La bénignité de la langue est un arbre de vie, mais la perversité en elle est un brisement d’esprit.
◊ 5 Le fou méprise l’instruction de son père, mais celui qui a égard à la répréhension devient avisé.
◊ 6 Dans la maison du juste il y a un grand trésor, mais dans le revenu du méchant il y a du trouble.
◊ 7 Les lèvres des sages répandent la connaissance, mais le cœur des sots ne fait pas ainsi.
◊ 8 Le sacrifice des méchants est en abomination à l’Éternel, mais la prière des hommes droits lui est agréable.
◊ 9 La voie du méchant est en abomination à l’Éternel, mais il aime celui qui poursuit la justice.
◊ 10 Une discipline fâcheuse attend celui qui abandonne le [droit] sentier ; celui qui hait la correction mourra.
◊ 11 Le shéol et l’abîme sont devant l’Éternel, combien plus les cœurs des fils des hommes !
◊ 12 Le moqueur n’aime pas celui qui le reprend ; il ne va pas vers les sages.
◊ 13 Le cœur joyeux égaie le visage, mais par le chagrin du cœur l’esprit est abattu.
◊ 14 Le cœur de l’homme intelligent cherche la connaissance, mais la bouche des sots se repaît de folie.
◊ 15 Tous les jours du malheureux sont mauvais, mais le cœur heureux est un festin continuel.
◊ 16 Mieux vaut peu, avec la crainte de l’Éternel, qu’un grand trésor avec du trouble.
◊ 17 Mieux vaut un repas d’herbes, et de l’amour, qu’un bœuf engraissé, et de la haine.
◊ 18 L’homme violent excite la querelle, mais celui qui est lent à la colère apaise la dispute.
◊ 19 La voie du paresseux est comme une haie d’épines, mais le sentier des hommes droits est aplani.
◊ 20 Un fils sage réjouit son père, mais l’homme insensé méprise sa mère.
◊ 21 La folie est la joie de celui qui est dépourvu de sens, mais l’homme intelligent règle ses pas.
◊ 22 Les projets échouent là où il n’y a point de conseil, mais, par la multitude des conseillers, ils réussissent.
◊ 23 Il y a de la joie pour un homme dans la réponse de sa bouche ; et une parole [dite] en son temps, combien elle est bonne !
◊ 24 Le sentier de la vie est en haut pour les intelligents, afin qu’ils se détournent du shéol, en bas.
◊ 25 L’Éternel démolit la maison des orgueilleux, mais il rend ferme la borne de la veuve.
◊ 26 Les machinations de l’inique sont en abomination à l’Éternel, mais les paroles pures [lui] sont agréables.
◊ 27 Celui qui cherche le gain déshonnête trouble sa maison, mais celui qui hait les dons vivra.
◊ 28 Le cœur du juste réfléchit pour répondre, mais la bouche des méchants fait jaillir les choses mauvaises.
◊ 29 L’Éternel est loin des méchants, mais il écoute la prière des justes.
◊ 30 Ce qui éclaire les yeux réjouit le cœur ; une bonne nouvelle engraisse les os.
◊ 31 L’oreille qui écoute la répréhension de vie logera au milieu des sages.
◊ 32 Celui qui rejette l’instruction méprise sa vie ; mais celui qui écoute la répréhension acquiert du sens.
◊ 33 La crainte de l’Éternel est la discipline de la sagesse, et l’abaissement va devant la gloire.
Actes
26 ◊ 1 Et Agrippa dit à Paul : Il t’est permis de parler pour toi. Alors Paul, ayant étendu la main, prononça son apologie : ◊ 2 Je m’estime heureux, roi Agrippa, de ce que, au sujet de toutes les choses dont je suis accusé par les Juifs, je dois faire mon apologie aujourd’hui devant toi, ◊ 3 surtout parce que tu es au fait de toutes les coutumes et questions qui [existent] parmi les Juifs ; c’est pourquoi je te prie de m’écouter avec patience. ◊ 4 Ma manière de vivre donc dès ma jeunesse, telle qu’elle a été dès le commencement au milieu de ma nation à Jérusalem, tous les Juifs la connaissent, ◊ 5 m’ayant connu depuis le commencement, s’ils veulent en rendre témoignage, [et sachant] que, selon la secte la plus exacte de notre culte, j’ai vécu pharisien. ◊ 6 Et maintenant je comparais en jugement pour l’espérance de la promesse faite par Dieu à nos pères, ◊ 7 à laquelle nos douze tribus, en servant [Dieu] sans relâche nuit et jour, espèrent parvenir ; et c’est pour cette espérance, ô roi, que je suis accusé par les Juifs. ◊ 8 Pourquoi, parmi vous, juge-t-on incroyable que Dieu ressuscite des morts ? ◊ 9 Pour moi donc, j’ai pensé en moi-même qu’il fallait faire beaucoup contre le nom de Jésus le Nazaréen : ◊ 10 ce que j’ai fait aussi dans Jérusalem ; et j’ai enfermé dans les prisons plusieurs des saints, après en avoir reçu le pouvoir des principaux sacrificateurs ; et quand on les faisait mourir, j’y donnais ma voix ; ◊ 11 et souvent, dans toutes les synagogues, en les punissant, je les contraignais de blasphémer ; et transporté de fureur contre eux, je les persécutais même jusque dans les villes étrangères. ◊ 12 Et comme j’allais aussi à Damas pour cela, avec pouvoir et commission de la part des principaux sacrificateurs, ◊ 13 en chemin, en plein midi, je vis, ô roi, une lumière plus éclatante que la splendeur du soleil, laquelle resplendit du ciel autour de moi et de ceux qui étaient en chemin avec moi. ◊ 14 Et comme nous étions tous tombés à terre, j’entendis une voix qui me parlait et qui disait en langue hébraïque : Saul ! Saul ! pourquoi me persécutes-tu ? Il t’est dur de regimber contre les aiguillons. ◊ 15 Et moi je dis : Qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus que tu persécutes. ◊ 16 Mais lève-toi et tiens-toi sur tes pieds : car je te suis apparu afin de te désigner pour serviteur et témoin, et des choses que tu as vues et de celles pour [la révélation] desquelles je t’apparaîtrai, ◊ 17 en te retirant du milieu du peuple et des nations vers lesquelles moi je t’envoie ◊ 18 pour ouvrir leurs yeux, pour qu’ils se tournent des ténèbres à la lumière, et du pouvoir de Satan à Dieu ; pour qu’ils reçoivent la rémission des péchés et une part avec ceux qui sont sanctifiés, par la foi en moi. ◊ 19 Ainsi, ô roi Agrippa, je n’ai pas été désobéissant à la vision céleste ; ◊ 20 mais j’ai annoncé premièrement à ceux de Damas, et à Jérusalem, et à tout le pays de la Judée, et aux nations, de se repentir et de se tourner vers Dieu, en faisant des œuvres convenables à la repentance. ◊ 21 À cause de cela les Juifs, m’ayant pris dans le temple, cherchaient à me tuer. ◊ 22 Ayant donc reçu le secours qui vient de Dieu, me voici debout jusqu’à ce jour, rendant témoignage aux petits et aux grands, ne disant rien d’autre que ce que les prophètes et Moïse ont annoncé devoir arriver, ◊ 23 [savoir] qu’il fallait que le Christ fût soumis aux souffrances, et que, le premier par [la] résurrection des morts il devait annoncer la lumière et au peuple et aux nations.
◊ 24 Et comme il parlait ainsi pour sa défense, Festus dit à haute voix : Tu es hors de sens, Paul ; ton grand savoir te met hors de sens. ◊ 25 Mais Paul dit : Je ne suis point hors de sens, très excellent Festus, mais je prononce des paroles de vérité et de sens rassis : ◊ 26 car le roi a la connaissance de ces choses, et je parle hardiment devant lui, car je suis persuadé qu’il n’ignore rien de ces choses : car ceci n’a point été fait en secret. ◊ 27 Ô roi Agrippa ! crois-tu aux prophètes ? Je sais que tu [y] crois. ◊ 28 Et Agrippa [dit] à Paul : Tu me persuaderas bientôt d’être chrétien. ◊ 29 Mais Paul [dit] : Plût à Dieu que non seulement toi, mais aussi tous ceux qui m’entendent aujourd’hui, vous devinssiez de toutes manières tels que je suis, hormis ces liens.
◊ 30 Et le roi se leva, et le gouverneur et Bérénice, et ceux qui étaient assis avec eux ; ◊ 31 et quand ils se furent retirés, ils conférèrent entre eux, disant : Cet homme ne fait rien qui soit digne de mort ou de liens. ◊ 32 Et Agrippa dit à Festus : Cet homme aurait pu être relâché, s’il n’en avait appelé à César.
Éphésiens
1 ◊ 1 Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, aux saints et fidèles dans le christ Jésus, qui sont à Éphèse : ◊ 2 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !
◊ 3 Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ; ◊ 4 selon qu’il nous a élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous fussions saints et irréprochables devant lui en amour, ◊ 5 nous ayant prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, ◊ 6 à la louange de la gloire de sa grâce dans laquelle il nous a rendus agréables dans le Bien-aimé ; ◊ 7 en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des fautes selon les richesses de sa grâce : ◊ 8 laquelle il a fait abonder envers nous en toute sagesse et intelligence, ◊ 9 nous ayant fait connaître le mystère de sa volonté selon son bon plaisir, ◊ 10 qu’il s’est proposé en lui-même pour l’administration de la plénitude des temps, [savoir] de réunir en un toutes choses dans le Christ, les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre, en lui, ◊ 11 en qui nous avons aussi été faits héritiers, ayant été prédestinés selon le propos de celui qui opère toutes choses selon le conseil de sa volonté, ◊ 12 afin que nous soyons à la louange de sa gloire, nous qui avons espéré à l’avance dans le Christ : ◊ 13 en qui vous aussi [vous avez espéré], ayant entendu la parole de la vérité, l’évangile de votre salut ; auquel aussi ayant cru, vous avez été scellés du Saint Esprit de la promesse, ◊ 14 qui est les arrhes de notre héritage, pour la rédemption de la possession acquise, à la louange de sa gloire.
◊ 15 C’est pourquoi moi aussi, ayant ouï parler de la foi au seigneur Jésus qui est en vous, et de l’amour que [vous avez] pour tous les saints, ◊ 16 je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention [de vous] dans mes prières, ◊ 17 afin que le Dieu de notre seigneur Jésus Christ, le Père de gloire, vous donne [l’]esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance, ◊ 18 les yeux de votre cœur étant éclairés, pour que vous sachiez quelle est l’espérance de son appel, et quelles sont les richesses de la gloire de son héritage dans les saints, ◊ 19 et quelle est l’excellente grandeur de sa puissance envers nous qui croyons, selon l’opération de la puissance de sa force, ◊ 20 qu’il a opérée dans le Christ, en le ressuscitant d’entre les morts ; — (et il l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes, ◊ 21 au-dessus de toute principauté, et autorité, et puissance, et domination, et de tout nom qui se nomme, non seulement dans ce siècle, mais aussi dans celui qui est à venir ; ◊ 22 et il a assujetti toutes choses sous ses pieds, et l’a donné [pour être] chef sur toutes choses à l’assemblée, ◊ 23 qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous ;)
Deutéronome
12 ◊ 1 * Ce sont ici les statuts et les ordonnances que vous garderez pour les pratiquer dans le pays que l’Éternel, le Dieu de tes pères, te donne pour le posséder, tous les jours que vous vivrez sur la terre. ◊ 2 Vous détruirez entièrement tous les lieux où les nations que vous déposséderez auront servi leurs dieux sur les hautes montagnes et sur les collines et sous tout arbre vert ; ◊ 3 et vous démolirez leurs autels, et vous briserez leurs statues ; et vous brûlerez au feu leurs ashères, et vous abattrez les images taillées de leurs dieux, et vous ferez périr leur nom de ce lieu-là.
◊ 4 Vous ne ferez pas ainsi à l’Éternel, votre Dieu ; ◊ 5 mais vous chercherez le lieu que l’Éternel, votre Dieu, choisira d’entre toutes vos tribus pour y mettre son nom, le lieu où il habitera, et vous y viendrez ; ◊ 6 et vous apporterez là vos holocaustes, et vos sacrifices, et vos dîmes, et l’offrande élevée de vos mains, et vos vœux, et vos offrandes volontaires, et les premiers-nés de votre gros et de votre menu bétail. ◊ 7 Et là, vous mangerez devant l’Éternel, votre Dieu, et vous vous réjouirez, vous et vos maisons, dans toutes les choses auxquelles vous aurez mis la main, dans lesquelles l’Éternel, ton Dieu, t’aura béni. ◊ 8 Vous ne ferez pas selon tout ce que nous faisons ici aujourd’hui, chacun ce qui est bon à ses yeux ; ◊ 9 car, jusqu’à présent, vous n’êtes pas entrés dans le repos et dans l’héritage que l’Éternel, ton Dieu, te donne. ◊ 10 Mais lorsque vous aurez passé le Jourdain, et que vous habiterez dans le pays que l’Éternel, votre Dieu, vous fait hériter, et qu’il vous aura donné du repos à l’égard de tous vos ennemis, à l’entour, et que vous habiterez en sécurité, ◊ 11 alors il y aura un lieu que l’Éternel, votre Dieu, choisira pour y faire habiter son nom ; là vous apporterez tout ce que je vous commande, vos holocaustes, et vos sacrifices, vos dîmes, et l’offrande élevée de vos mains, et tout le choix de vos vœux que vous aurez voués à l’Éternel. ◊ 12 Et vous vous réjouirez devant l’Éternel, votre Dieu, vous, et vos fils, et vos filles, et vos serviteurs, et vos servantes, et le Lévite qui est dans vos portes, car il n’a point de part ni d’héritage avec vous. ◊ 13 Prends garde à toi, de peur que tu n’offres tes holocaustes dans tous les lieux que tu verras ; ◊ 14 mais dans le lieu que l’Éternel choisira dans l’une de tes tribus, là tu offriras tes holocaustes, et là tu feras tout ce que je te commande. ◊ 15 Toutefois, suivant tout le désir de ton âme, tu sacrifieras et tu mangeras de la chair dans toutes tes portes, selon la bénédiction de l’Éternel, ton Dieu, qu’il t’aura donnée. Celui qui est impur et celui qui est pur en mangeront, comme [on mange] de la gazelle et du cerf ; ◊ 16 seulement, vous ne mangerez pas le sang : tu le verseras sur la terre, comme de l’eau. ◊ 17 Tu ne pourras pas manger, dans tes portes, la dîme de ton froment, ou de ton moût, ou de ton huile, ni les premiers-nés de ton gros et de ton menu bétail, ni aucune des choses que tu auras vouées, ni tes offrandes volontaires, ni l’offrande élevée de ta main ; ◊ 18 mais tu les mangeras devant l’Éternel, ton Dieu, au lieu que l’Éternel, ton Dieu, aura choisi, toi, et ton fils, et ta fille, et ton serviteur, et ta servante, et le Lévite qui est dans tes portes ; et tu te réjouiras devant l’Éternel, ton Dieu, en tout ce à quoi tu auras mis la main. ◊ 19 Prends garde à toi, de peur que tu ne délaisses le Lévite, tous les jours que tu seras sur ta terre.
◊ 20 Quand l’Éternel, ton Dieu, aura étendu tes limites, comme il te l’a promis, et que tu diras : Je mangerai de la chair, parce que ton âme désirera de manger de la chair, tu mangeras de la chair, selon tout le désir de ton âme. ◊ 21 Si le lieu que l’Éternel, ton Dieu, aura choisi pour y mettre son nom est loin de toi, alors tu sacrifieras de ton gros et de ton menu bétail, que l’Éternel t’aura donné, comme je te l’ai commandé, et tu en mangeras dans tes portes, selon tout le désir de ton âme ; ◊ 22 comme on mange de la gazelle et du cerf, ainsi tu en mangeras : celui qui est impur et celui qui est pur en mangeront également. ◊ 23 Seulement, tiens ferme à ne pas manger le sang, car le sang est la vie ; et tu ne mangeras pas l’âme avec la chair. ◊ 24 Tu n’en mangeras pas, tu le verseras sur la terre, comme de l’eau. ◊ 25 Tu n’en mangeras pas, afin que tu prospères, toi et tes fils après toi, parce que tu auras fait ce qui est droit aux yeux de l’Éternel. ◊ 26 Toutefois les choses que tu auras sanctifiées, qui seront à toi, et celles que tu auras vouées, tu les prendras, et tu viendras au lieu que l’Éternel aura choisi ; ◊ 27 et tu offriras tes holocaustes, la chair et le sang, sur l’autel de l’Éternel, ton Dieu, et le sang de tes sacrifices sera versé sur l’autel de l’Éternel, ton Dieu, et tu en mangeras la chair. ◊ 28 Prends garde à écouter toutes ces paroles que je te commande, afin que tu prospères, toi et tes fils après toi, à toujours, parce que tu auras fait ce qui est bon et droit aux yeux de l’Éternel, ton Dieu.
◊ 29 Quand l’Éternel, ton Dieu, aura retranché devant toi les nations vers lesquelles tu entres pour les posséder, et que tu les posséderas, et que tu habiteras dans leur pays, ◊ 30 prends garde à toi, de peur que tu ne sois pris au piège pour faire comme elles, après qu’elles auront été détruites devant toi, et de peur que tu ne recherches leurs dieux, en disant : Comment ces nations servaient-elles leurs dieux ? et je ferai de même, moi aussi. ◊ 31 Tu ne feras pas ainsi à l’Éternel, ton Dieu ; car tout ce qui est en abomination à l’Éternel, ce qu’il hait, ils l’ont fait à leurs dieux ; car même ils ont brûlé au feu leurs fils et leurs filles à leurs dieux. ◊ 32 Toutes les choses que je vous commande, vous prendrez garde à les pratiquer. Tu n’y ajouteras rien, et tu n’en retrancheras rien.
Luc
22 ◊ 1 Or la fête des pains sans levain, qui est appelée la Pâque, approchait. ◊ 2 Et les principaux sacrificateurs et les scribes cherchaient comment ils pourraient le faire mourir ; car ils craignaient le peuple.
◊ 3 Et Satan entra dans Judas, surnommé Iscariote, qui était du nombre des douze ; ◊ 4 et il s’en alla et parla avec les principaux sacrificateurs et [les] capitaines sur la manière dont il le leur livrerait. ◊ 5 Et ils se réjouirent, et convinrent de lui donner de l’argent. ◊ 6 Et il s’engagea ; et il cherchait une bonne occasion pour le leur livrer sans que la foule y fût.
◊ 7 Et le jour des pains sans levain, dans lequel il fallait sacrifier la pâque, arriva. ◊ 8 Et il envoya Pierre et Jean, disant : Allez, et apprêtez-nous la pâque, afin que nous la mangions. ◊ 9 Et ils lui dirent : Où veux-tu que nous l’apprêtions ? ◊ 10 Et il leur dit : Voici, quand vous entrerez dans la ville, un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre ; suivez-le dans la maison où il entrera. ◊ 11 Et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le logis où je mangerai la pâque avec mes disciples ? ◊ 12 Et lui vous montrera une grande chambre garnie ; apprêtez là [la pâque]. ◊ 13 Et s’en étant allés, ils trouvèrent [tout] comme il leur avait dit ; et ils apprêtèrent la pâque.
◊ 14 Et quand l’heure fut venue, il se mit à table, et les [douze] apôtres avec lui. ◊ 15 Et il leur dit : J’ai fort désiré de manger cette pâque avec vous, avant que je souffre ; ◊ 16 car je vous dis que je n’en mangerai plus jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. ◊ 17 Et ayant reçu une coupe, il rendit grâces et dit : Prenez ceci et le distribuez entre vous, ◊ 18 car je vous dis que je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. ◊ 19 Et ayant pris un pain, [et] ayant rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ; ◊ 20 — de même la coupe aussi, après le souper, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous ; ◊ 21 mais voici, la main de celui qui me livre est avec moi à table. ◊ 22 Et le fils de l’homme s’en va bien, selon ce qui est déterminé ; mais malheur à cet homme par qui il est livré ! ◊ 23 Et ils se mirent à s’entre-demander l’un à l’autre, qui donc serait celui d’entre eux qui allait faire cela.
◊ 24 Et il arriva aussi une contestation entre eux [pour savoir] lequel d’entre eux serait estimé le plus grand. ◊ 25 Et il leur dit : Les rois des nations les dominent, et ceux qui exercent l’autorité sur elles sont appelés bienfaiteurs ; ◊ 26 mais il n’en sera pas ainsi de vous ; mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus jeune, et celui qui conduit comme celui qui sert. ◊ 27 Car lequel est le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Or moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert. ◊ 28 Mais vous, vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes tentations. ◊ 29 Et moi, je vous confère un royaume comme mon Père m’en a conféré un, ◊ 30 afin que vous mangiez et que vous buviez à ma table dans mon royaume ; et que vous soyez assis sur des trônes, jugeant les douze tribus d’Israël.
◊ 31 Et le Seigneur dit : Simon, Simon, voici, Satan a demandé à vous avoir pour vous cribler comme le blé ; ◊ 32 mais moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ; et toi, quand une fois tu seras revenu, fortifie tes frères. ◊ 33 — Et il lui dit : Seigneur, avec toi, je suis prêt à aller et en prison et à la mort. ◊ 34 — Et il dit : Pierre, je te dis : le coq ne chantera point aujourd’hui, que premièrement tu n’aies nié trois fois de me connaître.
◊ 35 Et il leur dit : Quand je vous ai envoyés sans bourse, sans sac et sans sandales, avez-vous manqué de quelque chose ? Et ils dirent : De rien. ◊ 36 Il leur dit donc : Mais maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, et de même [celui qui a] un sac, et que celui qui n’a pas [d’épée] vende son vêtement et achète une épée. ◊ 37 Car je vous dis, qu’il faut encore que ceci qui est écrit, soit accompli en moi : « Et il a été compté parmi les iniques ». Car aussi les choses qui me concernent vont avoir leur fin. ◊ 38 Et ils dirent : Seigneur, voici ici deux épées. Et il leur dit : C’est assez.
◊ 39 Et sortant, il s’en alla, selon sa coutume, à la montagne des Oliviers, et les disciples aussi le suivirent. ◊ 40 Et quand il fut en ce lieu-là, il leur dit : Priez que vous n’entriez pas en tentation. ◊ 41 Et il s’éloigna d’eux lui-même environ d’un jet de pierre, et s’étant mis à genoux, il priait, ◊ 42 disant : Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi ! Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite. ◊ 43 Et un ange du ciel lui apparut, le fortifiant. ◊ 44 Et étant dans [l’angoisse du] combat, il priait plus instamment ; et sa sueur devint comme des grumeaux de sang découlant sur la terre. ◊ 45 Et s’étant levé de sa prière, il vint vers les disciples, qu’il trouva endormis de tristesse ; ◊ 46 et il leur dit : Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous, et priez afin que vous n’entriez pas en tentation.
◊ 47 Comme il parlait encore, voici une foule, et celui qui avait nom Judas, l’un des douze, les précédait ; et il s’approcha de Jésus, pour le baiser. ◊ 48 Et Jésus lui dit : Judas, tu livres le fils de l’homme par un baiser ? ◊ 49 Et ceux qui étaient autour de lui, voyant ce qui allait arriver, lui dirent : Seigneur, frapperons-nous de l’épée ? ◊ 50 Et l’un d’entre eux frappa l’esclave du souverain sacrificateur et lui emporta l’oreille droite. ◊ 51 Mais Jésus, répondant, dit : Laissez [faire] jusqu’ici ; et lui ayant touché l’oreille, il le guérit. ◊ 52 Et Jésus dit aux principaux sacrificateurs et aux capitaines du temple et aux anciens qui étaient venus contre lui : Êtes-vous sortis comme contre un brigand avec des épées et des bâtons ? ◊ 53 Lorsque j’étais tous les jours avec vous, dans le temple, vous n’avez pas étendu vos mains contre moi ; mais c’est ici votre heure, et le pouvoir des ténèbres.
◊ 54 Et se saisissant de lui, ils l’emmenèrent, et le conduisirent dans la maison du souverain sacrificateur. Or Pierre suivait de loin. ◊ 55 Et lorsqu’ils eurent allumé un feu au milieu de la cour et qu’ils se furent assis ensemble, Pierre s’assit au milieu d’eux. ◊ 56 Et une servante, le voyant assis auprès de la lumière, et l’ayant regardé fixement, dit : Celui-ci aussi était avec lui. ◊ 57 Mais il le renia, disant : Femme, je ne le connais pas. ◊ 58 Et peu après, un autre le voyant, dit : Et toi, tu es de ces gens-là. Mais Pierre dit : Ô homme, je n’en suis point. ◊ 59 Et environ une heure après, un autre affirma, disant : En vérité, celui-ci aussi était avec lui ; car aussi il est Galiléen. ◊ 60 Et Pierre dit : Ô homme, je ne sais ce que tu dis. Et à l’instant, comme il parlait encore, le coq chanta. ◊ 61 Et le Seigneur, se tournant, regarda Pierre ; et Pierre se ressouvint de la parole du Seigneur, comme il lui avait dit : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. ◊ 62 Et Pierre, étant sorti dehors, pleura amèrement.
◊ 63 Et les hommes qui tenaient Jésus se moquaient de lui et le frappaient ; ◊ 64 et lui couvrant [les yeux], ils l’interrogeaient, disant : Prophétise ; qui est celui qui t’a frappé ? ◊ 65 Et ils disaient plusieurs autres choses contre lui, en l’outrageant.
◊ 66 Et quand le jour fut venu, le corps des anciens du peuple, principaux sacrificateurs et scribes, s’assembla ; et ils l’amenèrent dans leur sanhédrin, disant : ◊ 67 Si toi, tu es le Christ, dis-le-nous. Et il leur dit : Si je vous le disais, vous ne le croiriez point ; ◊ 68 et si je vous interroge, vous ne me répondrez point [ou ne me laisserez point aller]. ◊ 69 Mais désormais le fils de l’homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. ◊ 70 Et ils dirent tous : Toi, tu es donc le Fils de Dieu ? Et il leur dit : Vous dites vous-mêmes que je le suis. ◊ 71 Et ils dirent : Qu’avons-nous encore besoin de témoignage ? Car nous-mêmes nous l’avons entendu de sa bouche.